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Accueil du site > 11- Livre Onze : FEMMES - CONTRE L’OPPRESSION > La religion judéo-chrétienne contre les femmes

La religion judéo-chrétienne contre les femmes

mercredi 20 février 2008, par Robert Paris

Site : Matière et révolution

www.matierevolution.fr

Sommaire du site

Pourquoi ce site ?

11-1 L’origine de la famille et de l’oppression des femmes

11-2 La femme et le socialisme

11-3 Un point de vue récent sur l’oppression des femmes

11-4 La révolution russe et l’oppression des femmes

11-5 Le "socialiste" Proudhon contre les femmes

11-6 La religion judéo-chrétienne contre les femmes

11-7 Quand les femmes s’y mettent, c’est la révolution sociale

11-8 La lutte contre l’oppression des femmes est inséparable de la révolution sociale

11-9 Les revendications de la suppression de l’oppression des femmes

11-10 Le mouvement féministe et le rôle de la femme travailleuse dans la lutte de classe

11-11 La question de la femme

11-12 Les femmes révolutionnaires dans la Révolution française

11-13 Le stalinisme et l’oppression de la femme

11-14 Une pièce de théâtre : les femmes reprennent le pouvoir

11-15 La femme algérienne a besoin de révolution

11-16 Femmes au Mali


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« Merci, Mon Dieu de ne pas m’avoir fait naître femme… ». Ainsi débute la prière juive du matin. En Inde dans les célébrations de mariage, on souhaite rituellement à la jeune mariée de nombreux fils… mais pas de filles. Plus bucolique enfin, mais niant toujours l’existence des filles pour le salut des parents, le psaume 127 de l’Evangile selon Saint Paul : « Heureux es-tu, ta femme est une vigne généreuse au fond de ta maison, et tes fils, des plans d’olivier autour de ta table ».

Genèse 1:26-27

"Et Dieu dit : Faisons [l’] homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’ils dominent sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur le bétail, et sur toute la terre, et sur tout [animal] rampant qui rampe sur la terre. Et Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu ; il les créa mâle et femelle."

Genèse 2:15-25 " Et l’Eternel Dieu prit l’homme et le plaça dans le jardin d’Eden pour le cultiver et le garder. Et l’Eternel Dieu commanda à l’homme, disant : Tu mangeras librement de tout arbre du jardin ; mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas ; car, au jour que tu en mangeras, tu mourras certainement = "mourant " ou "mortel" tu deviendras.Et l’Eternel Dieu dit : "Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide qui lui corresponde. Et l’Eternel Dieu forma de la terre (litt. : "du sol") tous les animaux des champs et tous les oiseaux des cieux, et les fit venir vers l’homme pour voir comment il les nommerait ; et tout nom que l’homme donnait à un être vivant fut son nom. Et l’homme donna des noms à tout le bétail, et aux oiseaux des cieux, et à toutes les bêtes des champs. Mais pour Adam, il ne trouva pas d’aide qui lui correspondit. Et l’Eternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, et il dormit ; et il prit une de ses côtes, et il en ferma la place avec de la chair. Et l’Eternel Dieu forma (litt. : "bâtit") une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme. Et l’homme dit : Cette fois, celle-ci est os de mes os et chair de ma chair ; celle-ci sera appelée femme (Isha), parce qu’elle a été prise de l’homme (Ish). C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils seront une seule chair. Et ils étaient tous deux nus, l’homme et sa femme, et ils n’en avaient pas honte."

Au verset 15 nous est donné le rôle de l’homme : cultiver et garder le jardin d’Eden.

Le verbe "cultiver" aurait pu être aussi traduit par "labourer" ou "travailler". Le verbe "garder" aurait pu, lui, être rendu par "surveiller, veiller sur, protéger" ; et dans un deuxième sens, par "conserver, retenir...". Nous verrons que l’homme, à cause de la chute, faillira vis-à-vis de ses deux tâches : ce ne sera plus seulement lui qui travaillera le sol, mais le sol va aussi "le travailler" (il aura de la peine). De même, à cause du péché, le jardin ne sera plus gardé par l’homme, ni même conservé (du péché).

[Au verset 17, Dieu donne un ordre à l’homme. Certains ont pensé que la femme n’était pas encore là quand Dieu a donné cet ordre à l’homme. (Les versets suivants appuient cette hypothèse qui est tout à fait vraisemblable). De là à tirer la conclusion qu’Adam "aurait joué le rôle d’intermédiaire entre Dieu et la femme", c’est jouer à pile où face ! Rien ne permet de l’affirmer, ni de soutenir le contraire d’ailleurs !]

Le verset 18 nous apprend que l’homme tout seul, ce n’est pas bon. Il y a donc là un besoin de personnel qualifié, autrement dit, une "aide qui lui corresponde !".

Genèse 2.18 L’Éternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui.

Genèse 2.19 L’Éternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l’homme, pour voir comment il les appellerait, et afin que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l’homme.

Genèse 2.20 Et l’homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs ; mais, pour l’homme, il ne trouva point d’aide semblable à lui.

Genèse 2.21 Alors l’Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place.

Genèse 2.22 L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme.

Genèse 2.23 Et l’homme dit : Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! on l’appellera femme, parce qu’elle a été prise de l’homme.

Genèse 2.24 C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.

Genèse 2.25 L’homme et sa femme étaient tous deux nus, et ils n’en avaient point honte.

Le jardin d’Eden et le péché d’Adam (la chute)

3.1 Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ?

3.2 La femme répondit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin.

3.3 Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez.

3.4 Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point ;

3.5 mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.

3.6 La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence ; elle prit de son fruit, et en mangea ; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d’elle, et il en mangea.

3.7 Les yeux de l’un et de l’autre s’ouvrirent, ils connurent qu’ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s’en firent des ceintures.

3.8 Alors ils entendirent la voix de l’Éternel Dieu, qui parcourait le jardin vers le soir, et l’homme et sa femme se cachèrent loin de la face de l’Éternel Dieu, au milieu des arbres du jardin.

3.9 Mais l’Éternel Dieu appela l’homme, et lui dit : Où es-tu ?

3.10 Il répondit : J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché.

3.11 Et l’Éternel Dieu dit : Qui t’a appris que tu es nu ? Est-ce que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger ?

3.12 L’homme répondit : La femme que tu as mise auprès de moi m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé.

3.13 Et l’Éternel Dieu dit à la femme : Pourquoi as-tu fait cela ? La femme répondit : Le serpent m’a séduite, et j’en ai mangé.

3.14 L’Éternel Dieu dit au serpent : Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre tout le bétail et entre tous les animaux des champs, tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie.

3.15 Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon. 3.16 Il dit à la femme : J’augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi.

3.17 Il dit à l’homme : Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre : Tu n’en mangeras point ! le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie, 3.18 il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l’herbe des champs.

3.19 C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière.

3.20 Adam donna à sa femme le nom d’Eve : car elle a été la mère de tous les vivants.

3.21 L’Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des habits de peau, et il les en revêtit.

3.22 L’Éternel Dieu dit : Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d’avancer sa main, de prendre de l’arbre de vie, d’en manger, et de vivre éternellement.

3.23 Et l’Éternel Dieu le chassa du jardin d’Éden, pour qu’il cultivât la terre, d’où il avait été pris.

3.24 C’est ainsi qu’il chassa Adam ; et il mit à l’orient du jardin d’Éden les chérubins qui agitent une épée flamboyante, pour garder le chemin de l’arbre de vie.

Caïn et Abel

Descendants de Caïn

4.1 Adam connut Eve, sa femme ; elle conçut, et enfanta Caïn et elle dit : J’ai formé un homme avec l’aide de l’Éternel.

4.2 Elle enfanta encore son frère Abel. Abel fut berger, et Caïn fut laboureur.

4.3 Au bout de quelque temps, Caïn fit à l’Éternel une offrande des fruits de la terre ; 4.4 et Abel, de son côté, en fit une des premiers-nés de son troupeau et de leur graisse. L’Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande ; 4.5 mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande. Caïn fut très irrité, et son visage fut abattu. 4.6 Et l’Éternel dit à Caïn : Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu ? 4.7 Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui. 4.8 Cependant, Caïn adressa la parole à son frère Abel ; mais, comme ils étaient dans les champs, Caïn se jeta sur son frère Abel, et le tua. 4.9 L’Éternel dit à Caïn : Où est ton frère Abel ? Il répondit : Je ne sais pas ; suis-je le gardien de mon frère ? 4.10 Et Dieu dit : Qu’as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu’à moi. 4.11 Maintenant, tu seras maudit de la terre qui a ouvert sa bouche pour recevoir de ta main le sang de ton frère. 4.12 Quand tu cultiveras le sol, il ne te donnera plus sa richesse. Tu seras errant et vagabond sur la terre. 4.13 Caïn dit à l’Éternel : Mon châtiment est trop grand pour être supporté. 4.14 Voici, tu me chasses aujourd’hui de cette terre ; je serai caché loin de ta face, je serai errant et vagabond sur la terre, et quiconque me trouvera me tuera. 4.15 L’Éternel lui dit : Si quelqu’un tuait Caïn, Caïn serait vengé sept fois. Et l’Éternel mit un signe sur Caïn pour que quiconque le trouverait ne le tuât point. 4.16 Puis, Caïn s’éloigna de la face de l’Éternel, et habita dans la terre de Nod, à l’orient d’Éden. 4.17 Caïn connut sa femme ; elle conçut, et enfanta Hénoc. Il bâtit ensuite une ville, et il donna à cette ville le nom de son fils Hénoc. 4.18 Hénoc engendra Irad, Irad engendra Mehujaël, Mehujaël engendra Metuschaël, et Metuschaël engendra Lémec. 4.19 Lémec prit deux femmes : le nom de l’une était Ada, et le nom de l’autre Tsilla. 4.20 Ada enfanta Jabal : il fut le père de ceux qui habitent sous des tentes et près des troupeaux. 4.21 Le nom de son frère était Jubal : il fut le père de tous ceux qui jouent de la harpe et du chalumeau. 4.22 Tsilla, de son côté, enfanta Tubal Caïn, qui forgeait tous les instruments d’airain et de fer. La soeur de Tubal Caïn était Naama. 4.23 Lémec dit à ses femmes : Ada et Tsilla, écoutez ma voix ! Femmes de Lémec, écoutez ma parole ! J’ai tué un homme pour ma blessure, Et un jeune homme pour ma meurtrissure. 4.24 Caïn sera vengé sept fois, Et Lémec soixante-dix-sept fois. 4.25 Adam connut encore sa femme ; elle enfanta un fils, et l’appela du nom de Seth, car, dit-elle, Dieu m’a donnée un autre fils à la place d’Abel, que Caïn a tué. 4.26 Seth eut aussi un fils, et il l’appela du nom d’Énosch. C’est alors que l’on commença à invoquer le nom de l’Éternel. Postérité d’Adam par Seth jusqu’à Noé 5.1 Voici le livre de la postérité d’Adam. Lorsque Dieu créa l’homme, il le fit à la ressemblance de Dieu. 5.2 Il créa l’homme et la femme, il les bénit, et il les appela du nom d’homme, lorsqu’ils furent créés. 5.3 Adam, âgé de cent trente ans, engendra un fils à sa ressemblance, selon son image, et il lui donna le nom de Seth. 5.4 Les jours d’Adam, après la naissance de Seth, furent de huit cents ans ; et il engendra des fils et des filles. 5.5 Tous les jours qu’Adam vécut furent de neuf cent trente ans ; puis il mourut. 5.6 Seth, âgé de cent cinq ans, engendra Énosch. 5.7 Seth vécut, après la naissance d’Énosch, huit cent sept ans ; et il engendra des fils et des filles. 5.8 Tous les jours de Seth furent de neuf cent douze ans ; puis il mourut. 5.9 Énosch, âgé de quatre-vingt-dix ans, engendra Kénan. 5.10 Énosch vécut, après la naissance de Kénan, huit cent quinze ans ; et il engendra des fils et des filles. 5.11 Tous les jours d’Énosch furent de neuf cent cinq ans ; puis il mourut. 5.12 Kénan, âgé de soixante-dix ans, engendra Mahalaleel. 5.13 Kénan vécut, après la naissance de Mahalaleel, huit cent quarante ans ; et il engendra des fils et des filles. 5.14 Tous les jours de Kénan furent de neuf cent dix ans ; puis il mourut. 5.15 Mahalaleel, âgé de soixante-cinq ans, engendra Jéred. 5.16 Mahalaleel vécut, après la naissance de Jéred, huit cent trente ans ; et il engendra des fils et des filles. 5.17 Tous les jours de Mahalaleel furent de huit cent quatre-vingt-quinze ans ; puis il mourut. 5.18 Jéred, âgé de cent soixante-deux ans, engendra Hénoc. 5.19 Jéred vécut, après la naissance d’Hénoc, huit cents ans ; et il engendra des fils et des filles. 5.20 Tous les jours de Jéred furent de neuf cent soixante-deux ans ; puis il mourut. 5.21 Hénoc, âgé de soixante-cinq ans, engendra Metuschélah. 5.22 Hénoc, après la naissance de Metuschélah, marcha avec Dieu trois cents ans ; et il engendra des fils et des filles. 5.23 Tous les jours d’Hénoc furent de trois cent soixante-cinq ans. 5.24 Hénoc marcha avec Dieu ; puis il ne fut plus, parce que Dieu le prit. 5.25 Metuschélah, âgé de cent quatre-vingt-sept ans, engendra Lémec. 5.26 Metuschélah vécut, après la naissance de Lémec, sept cent quatre-vingt deux ans ; et il engendra des fils et des filles. 5.27 Tous les jours de Metuschélah furent de neuf cent soixante-neuf ans ; puis il mourut. 5.28 Lémec, âgé de cent quatre-vingt-deux ans, engendra un fils. 5.29 Il lui donna le nom de Noé, en disant : Celui-ci nous consolera de nos fatigues et du travail pénible de nos mains, provenant de cette terre que l’Éternel a maudite. 5.30 Lémec vécut, après la naissance de Noé, cinq cent quatre-vingt-quinze ans ; et il engendra des fils et des filles. 5.31 Tous les jours de Lémec furent de sept cent soixante-dix sept ans ; puis il mourut. 5.32 Noé, âgé de cinq cents ans, engendra Sem, Cham et Japhet. Corruption du genre humain - Le déluge 6.1 Lorsque les hommes eurent commencé à se multiplier sur la face de la terre, et que des filles leur furent nées, 6.2 les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles, et ils en prirent pour femmes parmi toutes celles qu’ils choisirent. 6.3 Alors l’Éternel dit : Mon esprit ne restera pas à toujours dans l’homme, car l’homme n’est que chair, et ses jours seront de cent vingt ans.

Ephésiens 5:31 4 "C’est pour cela que l’homme laissera son père et sa mère et sera joint à sa femme ; et les deux seront une seule chair."

Corinthiens 11:8-9 "Car l’homme ne procède (litt. : n’est) pas de la femme, mais la femme de l’homme ; car aussi l’homme n’a pas été créé à cause de la femme, mais la femme à cause de l’homme."

Timothée 2:15 "La femme est tombée dans la transgression, mais elle sera sauvée en devenant mère (ou : en enfantant)"

Genèse 3:16 nous rapporte le rôle de la femme vis-à-vis de l’homme : "Ton désir sera [tourné] vers ton mari".

Genèse 3:16 "Je rendrai très grandes tes souffrances et ta grossesse..."

Genèse 2:18 "...Je lui ferai une aide qui soit son vis-à-vis." Genèse 3:16 "...il dominera sur toi !"
- Elle s’occupait des troupeaux : Gen 29:6 ; Ex 2:16...
- Elle filait la laine et faisait des vêtements pour la famille : Ex 35:26 ; Prov 31:19 ; 1 Sam 2:19...
- Elle tissait et cousait de façon à augmenter les revenus du foyer (il y avait déjà des fins de mois difficiles ! Remarquons que la femme est, ici, "une aide"), et à aider les malheureux : Prov 31:13,24...
- Elle puisait de l’eau : Gen 24:13...
- Elle pétrissait la pâte : Ex 12:34 ; Deut 28:5...
- Elle préparait les repas : Gen 18:6 ; 2 Sam 13:8...
- Elle élevait et instruisait les enfants : Prov 31:1...
- Elle surveillait les servantes : Prov 31:27... La condition de la femme dans l’Ancien Testament : Je laisse ici la place à des experts en histoire : Monsieur de Vaux, dans son livre "Les Institutions de l’Ancien Testament", à la page 67, fait remarquer ceci : "La femme appelle son mari "ba`al" maître, c’est-à-dire qu’elle lui donne les titres qu’un esclave donnait à son maître, un sujet à son roi. Le décalogue compte la femme parmi les possessions du mari Genèse 31:14-15 "... car il (le père) nous (Rachel et Léa) a vendues, et a même toujours mangé notre argent" ; Ruth 4:10 "(Boaz dit...) je me suis acquis pour femme Ruth, la Moabite", avec la maison et le champ, le serviteur et la servante, le bœuf et l’âne (Exode 20:17 ; Deutéronome 5:21). Son mari peut la répudier, mais elle ne peut demander le divorce, elle reste une perpétuelle mineure. La femme n’hérite pas de son mari, ni les filles de leur père, sauf en l’absence d’un héritier mâle (Nombres 27:8)[et encore... Dans ce cas, elle ne pouvait pas marier quelqu’un d’une autre tribu (Nombres 36:6-9)]. Le vœu d’une jeune fille ou celui d’une femme mariée n’est valide que par le consentement du père ou du mari et peut être annulé par eux." En hébreu, le verbe "épouser" (ba`al) est littéralement "devenir maître", "posséder", "dominer" ! [Remarque : le "ba`al"= le mari, le maître, le propriétaire, possesseur.] (Sander et Trenel) "La position de la femme selon l’Ancien Testament était bien supérieure (malgré tout) à celle que leur reconnaissait les nations païennes environnantes. Elle jouissait de libertés plus grandes, ses activités étaient plus variées et plus importantes, sa situation sociale beaucoup plus élevée et respectée." Néanmoins, "la femme ordinaire avait, dans la société hébraïque, une position légale secondaire." "La femme dans l’Ancien Testament ne doit pas quand même être considérée comme une esclave. La Bible peint des portraits magnifiques de la femme (Proverbes 31 ; Cantique des Cantiques)." "L’estime de la femme s’agrandit lorsqu’elle devient mère (Genèse 29:31 ; 30:24)". "La stérilité est le plus grand tort que peut subir une femme..." "Une femme estimait comme un grand malheur, voire un châtiment divin, le fait de rester sans enfants. Le mari pouvait d’ailleurs la répudier, si elle ne lui avait pas donné des enfants au bout de dix ans." Le monde Gréco-Romain (contexte au Nouveau Testament) était pis encore : Aristote (384-322 avant J-C) considérait la femme comme un être inférieur, intermédiaire entre l’homme libre et l’esclave. Socrate (470-399 avant J-C) et Démosthène (384-322 avant J-C) la tenaient aussi en petite estime, quant à Platon (428-348 avant J-C), qui était disciple de Socrate et maître d’Aristote, il recommandait la possession en commun des femmes. (N.D.B.) Ces conceptions sont parvenues à Rome surtout après le triomphe de la culture (et quelle culture !) des Grecs. "La femme ne peut pas avoir une part active au culte, ni être citée comme témoin au tribunal." A. Kuen remarquera dans son livre que je ne peux que recommander (pour un tout autre sujet), "Le culte dans la Bible et dans l’histoire" : "Il suffisait d’être dix hommes pour fonder une synagogue (les femmes ne comptaient pas et ne participaient pas au culte)..." (p.99) Un texte du deuxième siècle de notre ère demande "que le Juif remercie chaque jour Dieu de ne l’avoir point créé femme"(Tosefta, traité Berahôth, 7, 18). "L’éducation de la femme consistait surtout dans l’apprentissage des travaux domestique ; elle sortait peu, la tête couverte, et il était inconvenant de lui parler ou même de la regarder." A la synagogue, les femmes n’intervenaient ni pour la lecture de la Torah, ni pour les prières, assimilées en cela aux enfants et aux esclaves (bT, Megillah, 23a). Josèphe (un historien juif né à Jérusalem en 37 ap.J-C et décédé en l’an 100) a écrit (Contre Apion,2,24) : "La femme, dit (la loi), est inférieure à l’homme en toute choses". Il est à remarquer que le contexte dans lequel vivait le peuple de Dieu l’a poussé à voir les choses comme les autres nations. Et même à l’appuyer par la loi ! (Je souligne que Josèphe ne faisait certainement pas allusion à la loi de Moïse, car il n’y a aucune trace de ce qu’il avance...) Bref, depuis la création du monde, beaucoup de choses ont changé. Et notamment aux dépens de la femme. Le Nouveau Testament allait apporter matière à "révolution" pour la libération de la femme. En tout cas, comme le remarquait R. Lefèbvre, qu’un petit groupe de femmes aient suivis Jésus (Luc 8:1-3 ; Marc 15:41) devait, en son temps, sembler insolite.

(Ephésiens 5:22-33) :

"Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur ; car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l’Église, qui est son corps, et dont il est le Sauveur. Or, de même que l’Église est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l’être à leurs maris en toutes choses. Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l’avoir purifiée par le baptême d’eau, afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même. Car jamais personne n’a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l’Église, parce que nous sommes membres de son corps. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand ; je dis cela par rapport à Christ et à l’Église. Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari."

Le Nouveau Testament et les femmes

"Le Christ est le chef de tout homme, l’homme est le chef de la femme, et Dieu le chef du Christ." (1 Cor 11, 3)

"Dans la crainte du Christ, soyez tout dévouement les uns aux autres, les femmes pour leur mari comme au Seigneur, car leur mari est la tête de la femme comme le christ est la tête de l’église, son corps, dont il est le sauveur. L’église est tout dévouement au Christ, qu’il en soit toujours de même pour les femmes vis à vis de leur mari." (Ephé 6, 21-24)

« Mais comme l’Église est soumise au Christ, ainsi les femmes doivent l’être en tout à leur mari. »( Éphésiens, V, 24)

Le voile n’est pas le propre du discours islamiste :

"Toute femme qui prie ou parle sous l’inspiration de Dieu sans voile sur la tête, commet une faute identique, comme si elle avait la tête rasée. Si donc une femme ne porte pas de voile, qu’elle se tonde ; ou plutôt, qu’elle mette un voile puisque c’est une faute pour une femme d’avoir les cheveux tondus ou rasés." (1 Cor 11, 5-6)

Et plus loin, en (1 Cor 11, 10) : "C’est pourquoi la femme doit avoir la tête couverte, signe de sa dépendance par respect des messagers de Dieu".

"Que les femmes se taisent pendant les assemblées ; il ne leur est pas permis d’y parler, elle doivent obtempérer comme le veut la loi. Si elles souhaitent une explication sur quelque point particulier, qu’elles interrogent leur mari chez elles, car il n’est pas convenable à une femme de parler dans une assemblée".(1 Cor 14, 34-35)

"Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de faire la loi à l’homme, qu’elle se tienne tranquille. C’est Adam en effet qui fut formé le premier, Eve ensuite. Et ce n’est pas Adam qui se laissa séduire, mais la femme qui séduite, a désobéi." (1 Tim 2, 12-14)

"Néanmoins, elle sera sauvée par la maternité". (1 Tim 2, 15)

« Tout homme qui prie ou prophétise le chef couvert fait honte à son chef. Toute femme qui prie ou prophétise le chef non voilé fait honte à son chef, elle est comme une femme rasée. Si une femme ne se voile pas, qu’on la tonde aussi et, s’il est honteux pour une femme d’être tondue ou rasée, qu’elle se voile. Car l’homme ne doit pas se couvrir le chef puisqu’il est l’image de la gloire de Dieu, mais la femme est la gloire de l’homme, Car l’homme ne vient pas de la femme, mais la femme de l’homme, car l’homme n’a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l’homme » (Corinthiens, XI, 3-9)

« « Que la femme apprenne en silence, en toute soumission ; et je ne permets pas à la femme d’enseigner ni de prendre autorité sur l’homme, mais de garder le silence. Car Adam a été fait le premier, et Ève ensuite ; et ce n’est pas Adam qui a été séduit, mais la femme qui, une fois séduite, en est venue à transgresser. Mais elles seront sauvées par la maternité, si elles demeurent dans la foi, la charité et la sanctification, avec du bon sens » (Timothée, II, 12-15).

Extraits de "La femme et le socialisme"

d’Auguste Bebel

"I : La femme dans le passé

Écoutons ce que disent de la femme et du mariage la Bible et le christianisme. Déjà, dans l’histoire de la création, il est ordonné à la femme de se soumettre à l’homme. Les dix commandements de l’Ancien Testament ne s’adressent à proprement parler qu’à l’homme, car la femme est nommée dans le neuvième commandement en même temps que les valets et les animaux domestiques. La femme était bien une pièce de propriété que l’homme acquérait contre espèces ou en échange de services rendus. Appartenant à une secte qui s’imposait la continence la plus absolue, notamment dans les relations sexuelles, Jésus méprisait le mariage et s’écriait : « Il y a des hommes qui sont eunuques dès le sein de leurs mères ; il y en a d’autres qui sont faits eunuques par la main des hommes ; il y en a enfin qui se sont faits eunuques eux-mêmes en vue du royaume du ciel. » Au repas des noces de Cana, il répondait à sa mère qui implorait humblement son secours : « Femme, qu’y a-t-il de commun entre vous et moi » ?

Et Paul, que l’on peut, au plus haut degré, appeler le fondateur du christianisme autant que Jésus lui-même, Paul qui le premier donna à cette doctrine le caractère international et l’arracha aux limites étroites de l’esprit de secte des Juifs, disait : « le mariage est un état inférieur ; se marier est bien, ne pas se marier est mieux ». « Vivez de votre esprit et résistez aux désirs de la chair. La chair conspire contre l’esprit, et l’esprit conspire contre la chair ». « Ceux que le Christ a gagnés à lui ont mortifié leur chair avec ses passions et ses désirs ». Paul suivit lui-même ses préceptes et ne se maria pas. Cette haine de la chair, c’est la haine de la femme qui est présentée comme la corruptrice de l’homme. Voyez plutôt la scène du paradis terrestre qui a là sa signification profonde. C’est dans cet esprit que les Apôtres et les Pères de l’Église ont prêché, c’est dans cet esprit que l’Église a opéré pendant tout le moyen âge, en créant les couvents, c’est dans cet esprit qu’elle agit encore.

La femme, selon le christianisme, est l’impure, la corruptrice, qui a apporté le péché sur la terre et perdu l’homme. Aussi les Apôtres et les Pères de l’Église n’ont-ils jamais considéré le mariage que comme un mal nécessaire, de même qu’on le dit aujourd’hui de la prostitution. Tertullien s’écrie : « Femme, tu devrais t’en aller toujours dans le deuil et en guenilles, offrant aux regards tes yeux pleins de larmes de repentir, pour faire oublier que tu as perdu le genre humain. Femme, tu es la porte de l’enfer ! » Hieronyme dit : « Le mariage est toujours une faute ; tout ce que l’on peut faire, c’est de se le faire pardonner en le sanctifiant. » Voilà pourquoi on a fait du mariage un sacrement de l’Église. Origène trouvait que « le mariage est une chose impie et impure, l’instrument de la sensualité », et pour résister à la tentation, il s’émascula. « Il faut faire choix du célibat, dût le genre humain en périr », dit Tertullien. Et Augustin : « Ceux qui ne seront pas mariés brilleront au ciel comme des étoiles resplendissantes, tandis que leurs parents (ceux qui les auront engendrés) ressembleront aux astres obscurs. » Eusèbe et Hieronyme sont d’accord pour dire que la parole le la Bible : « Soyez féconds et multipliez » ne devait plus s’appliquer au temps ou ils vivaient et que les chrétiens n’avaient pas à s’en préoccuper. Il serait facile de produire encore des centaines de citations empruntées aux plus considéra­bles des hommes que l’on appelle des lumières de l’Église. Tous ont enseigné dans le même sens ; tous, par leurs prédications constantes, ont contribué à répandre ces idées monstrueuses sur les choses sexuelles et les relations de l’homme et de la femme, relations qui sont pourtant une loi de la nature dont l’application est un des devoirs les plus essentiels des fins humaines. La société actuelle souffre encore cruellement de ces doctrines et elle ne s’en guérit qu’avec lenteur.

Pierre dit aux femmes avec insistance : « femmes, soyez dociles à vos maris. » Paul écrit aux Éphésiens : « l’homme est le maître de la femme comme le Christ est le chef de l’Église » ; aux Corinthiens : « l’homme est l’image et la gloire de Dieu, et la femme est la gloire de l’homme. » D’après tout cela, le premier niais venu peut se croire au-dessus de la femme la plus distinguée, et, dans la pratique, il en est ainsi, même à présent.

Paul élève aussi contre l’éducation et l’instruction supérieure de la femme sa voix influente, car il dit : « il ne faut pas permettre à la femme d’acquérir de l’éducation ou de s’instruire ; qu’elle obéisse, qu’elle serve et se taise ».

Sans doute, ces doctrines n’étaient pas propres au seul christianisme. De même que celui-ci est un mélange de judaïsme et de philosophie grecque, qui de leur côté avaient leurs racines dans les anciennes civilisations de l’Égypte, de Babylone et de l’Inde, de même la position inférieure que le christianisme assignait à la femme était commune à tout l’ancien monde civilisé. Et cette infériorité s’est maintenue jusqu’aujourd’hui dans la civilisation arriérée de l’Orient plus forte encore que dans le christianisme. Ce qui a progressivement amélioré le sort de la femme dans ce qu’on est convenu d’appeler le monde chrétien, ce n’est pas le christianisme, mais bien les progrès que la civilisation a faits en Occident malgré lui.

Ce n’est donc pas la faute du christianisme si la situation de la femme est aujourd’hui supérieure à ce qu’elle était lorsqu’il naquit. Ce n’est qu’à contre-cœur et la main forcée qu’il a renoncé à sa véritable façon d’agir à l’endroit de la femme. Les fanatiques de la « mission libératrice du christianisme » sont d’un avis opposé sur ce point comme sur beaucoup d’autres. Ils affirment audacieusement que le christianisme a délivré la femme de sa basse condition primitive ; ils s’appuient surtout pour cela sur le culte de Marie, mère de Dieu, qui surgit postérieurement dans la religion nouvelle et qui devait être considéré par le sexe féminin comme un hommage à lui rendu. L’Église catholique, qui observe aujourd’hui encore ce culte, devrait hautement protester contre cette assertion. Les Saints et les Pères de l’Église - et nous pourrions facilement en citer bien d’autres, parmi lesquels les premiers et les plus illustres - se prononcent tous, sans exception, contre la femme. Le concile de Mâcon, que nous avons déjà cité, et qui, au VIème siècle, discuta sur la question de savoir si la femme avait une âme ou non, fournit un argument probant contre cette version de la bienveillance des doctrines du catholicisme pour la femme. L’introduction du célibat des prêtres par Grégoire VII [1], la furie des réformateurs, de Calvin en particulier, contre les « plaisirs de la chair », et avant tout la Bible elle-même dans ses mons­trueuses sentences l’hostilité contre la femme et le genre humain, nous démontrent le contraire.

En établissant le culte de Marie, l’Église catholique substituait, par un calcul adroit, le culte de sa propre déesse à celui des déesses païennes qui était en honneur chez tous les peuples sur lesquels le christianisme se répandit. Marie remplaça la Cybèle, la Mylitta, l’Aphrodite, la Vénus, etc.., des peuples du Sud, l’Edda, la Freya, etc., des peuples Germains ; seulement on en fit un idéal de spiritualisme chrétien.

Les peuplades primitives, physiquement saines, barbares il est vrai, mais non encore dépravées, qui, dans les premiers siècles de notre ère, se précipitèrent de l’Est et du Nord comme les flots immenses de l’Océan, et envahirent dans son sommeil l’empire universel des Romains où le christianisme s’était peu à peu imposé en maître, résistèrent de toutes leurs forces aux doctrines ascétiques des prédicateurs chrétiens ; ceux-ci durent, bon gré mal gré, compter avec ces saintes natures. Les Romains virent avec étonnement que les mœurs de ces peuplades étaient absolument différentes des leurs. Tacite rendit hommage à ce fait en s’exprimant ainsi sur le compte des Germains : « Les mariages sont chastes et nulle partie des mœurs germaines ne mérite plus d’éloges. Presque les seuls d’entre les barbares, ils se contentent d’une seule femme Les adultères sont très rares dans une nation si nombreuse. La peine est immédiate et c’est au mari qu’il appartient de l’infliger. Les cheveux coupés, nue, en présence des proches, la coupable est chassée de la maison par son mari qui la conduit à coups de fouet à travers la bourgade. Il n’y a point de pardon pour la pudeur qui s’est prostituée. Ni la beauté, ni l’âge, ni les richesses, ne font trouver un autre époux à la femme adultère. Nul, ici, ne rit des vices, et corrompre et être corrompu ne s’appelle pas vivre selon le siècle. Les jeunes gens aiment tard ; de là une puberté inépuisable. Les filles ne sont pas mariées hâtivement ; égaux en jeunesse, en taille, en vigueur, la famille qui naît de tels époux hérite de leurs forces. »

Il ne faut pas perdre de vue que Tacite, pour offrir un modèle aux Romains, a peint un peu en rose les mœurs conjugales des anciens Germains, ou bien qu’il ne les connaissait pas suffisamment. S’il est vrai que la femme adultère était sévèrement punie, il n’en était pas de même pour l’homme qui avait commis le même crime. La femme germaine était soumise au pouvoir absolu de l’homme ; celui-ci était son maître ; elle pourvoyait aux travaux les plus pénibles et prenait soin du ménage tandis que lui se livrait à la guerre et à la chasse, ou, étendu sur sa peau d’ours, s’adonnait au jeu et à la boisson, ou bien encore passait ses journées en rêveries.

Chez les anciens Germains comme chez tous les autres peuples, la famille patriar­cale fut la première forme de la société. Elle donna naissance à la commune, à l’association par marche et par clan. Le chef suprême de la famille était aussi le chef-né de cette communauté, dont les membres masculins venaient après lui. Les femmes, les filles, les brus étaient exclues du conseil et du commandement.

Il arriva, il est vrai, qu’à la faveur de circonstances particulières, le commande­ment d’une tribu tomba entre les mains d’une femme - ce que Tacite relate avec grande horreur et force commentaires méprisants -, mais ce furent là des exceptions.

À l’origine, les femmes ne jouissaient pas du droit d’hérédité ; ce ne fut que plus tard qu’on le leur accorda en partie.

Tout Germain né libre avait droit à une portion de la propriété foncière collective, laquelle était divisée par lots entre les membres de la commune et de la marche, à l’exception des forêts, des pâturages et des eaux qui servaient à l’usage général. Dès que le jeune Germain se mariait, on lui assignait son lot foncier. Lui venait-il des enfants ? il avait encore droit à une autre pièce de terre. Il était aussi généralement établi que les jeunes mariés recevaient des allocations spéciales pour l’installation de leur ménage, par exemple une charretée de bois de hêtre et les madriers nécessaires à la construction de leur maison. Les voisins leur venaient de grand cœur en aide pour rentrer le bois, faire la charpente et fabriquer le mobilier du ménage et les instruments aratoires. Leur venait-il une fille, ils avaient droit à une charretée de bois ; l’enfant nouveau-né était-il au contraire un fils, ils en recevaient deux. On voit que le sexe féminin n’était estimé que la moitié de la valeur de l’autre.

Il n’existait qu’une façon de conclure le mariage. Il n’était question d’aucune pra­tique religieuse ; la déclaration du consentement mutuel suffisait, et le couple une fois entré dans le lit nuptial, le mariage était consommé. La coutume d’après laquelle, pour être valable, l’union nuptiale avait besoin d’un acte religieux, ne prit guère naissance qu’au IXème siècle et ne fut déclarée sacrement de l’église qu’au XVIème par le Concile de Trente. Aucun historien n’indique que cette forme primitive, si élémentaire du mariage, lequel n’était qu’un simple contrat privé entre deux personnes de sexe différent, ait eu un inconvénient quelconque pour la chose publique ou pour la « moralité. » Ce n’est pas dans la forme de l’union conjugale que se trouvait le danger pour la moralité, mais dans ce fait que l’homme libre, maître absolu de ses esclaves et de ses serfs, pouvait aussi abuser de son pouvoir sur la partie féminine de ceux-ci dans les rapports sexuels, et qu’il en restait impuni.

Sous forme d’esclavage et de servage, le seigneur foncier avait une autorité absolue sur ses esclaves, presque illimitée sur ses serfs. Il avait le droit de contraindre au mariage tout jeune homme dès sa dix-huitième année, et toute jeune fille dés sa quatorzième. Il pouvait imposer la femme à l’homme, l’homme à la femme. Le même droit lui appartenait en ce qui concernait les veufs et les veuves. Il détenait aussi ce qu’on appelait le « jus primae noctis », auquel il pouvait toutefois renoncer contre le payement d’une certaine taxe dont le nom seul révèle suffisamment la nature [2].

La multiplicité des mariages était donc de l’intérêt du seigneur, étant donné que les enfants qui en naissaient restaient vis-à-vis de lui dans le même état de sujétion que leurs parents, que par suite il disposait de plus de bras, et que sa richesse s’en augmentait. C’est pourquoi les seigneurs, tant spirituels que temporels, poussaient au mariage de leurs sujets. L’Église agissait d’autre manière lorsqu’elle avait en vue, en empêchant certains mariages, d’amener terres et gens en sa possession, par suite de legs. Mais cela ne visait que les hommes libres, et encore les plus humbles, ceux dont la situation devenait toujours plus intolérable, par suite de circonstances qu’il n’y a pas lieu d’exposer ici, et qui, obéissant en foule aux suggestions et aux préjugés de la religion, abandonnaient leurs biens à l’Église et cherchaient un asile et la paix dernière les murailles du cloître. D’autres propriétaires fonciers encore, se trouvant trop faibles pour résister à la puissance des grands seigneurs féodaux, se mettaient sous la protection de l’Église moyennant le payement de certaines redevances ou l’obligation de rendre certains services. Mais nombre de leurs descendants eurent de la sorte le sort auquel leurs pères avaient voulu se soustraire ; ils tombèrent dans la dépendance et sous le servage de l’Église, ou bien on fit d’eux des prosélytes pour les couvents, afin de pouvoir empocher leur fortune.

Les cités, devenues florissantes au moyen âge, eurent, dans les premiers siècles de notre ère, un intérêt vital à encourager l’augmentation de leur population, en facilitant autant que possible l’établissement des étrangers et le mariage. Mais, avec le temps, cet état de choses se modifia. Dès que les villes eurent acquis quelque puissance, qu’elles eurent entre les mains un corps d’artisans connaissant à fond leur métier et organisés entre eux, l’esprit d’hostilité grandit contre les nouveaux arrivants, dans lesquels on ne voyait que des concurrents importuns. La puissance de la cité crois­sant, on multiplia les barrières élevées contre l’immigration. Les taxes élevées frappées sur l’établissement de domicile, les coûteuses épreuves de maîtrise, la limitation de chaque corps de métier à un certain nombre de maîtres et de compa­gnons, obligèrent des milliers d’hommes à vivre dans la dépendance, le célibat forcé et le vagabondage.

Mais lorsque la prospérité des villes décrût et que vint la décadence, on renforça encore, conformément aux idées étroites du temps, les obstacles apportés à l’immigration et à l’établissement du domicile. D’autres causes encore exerçaient une action également démoralisatrice.

La tyrannie des seigneurs fonciers prit graduellement une extension telle que beaucoup de leurs sujets préférèrent échanger la vie de chien qu’ils menaient contre celle des mendiants, des vagabonds et des brigands que l’étendue des forêts et le mauvais état des chemins favorisaient au plus haut degré. Ou bien ils se faisaient lansquenets, et allaient se vendre là où la solde était la plus forte et où le butin paraissait devoir être le plus riche. Il se constitua ainsi un innombrable prolétariat de gueux, hommes et femmes, qui devint un véritable fléau pour les campagnes. L’Église contribua honnêtement à la corruption générale. Déjà le célibat des prêtres était la principale cause qui provoquait les débauches sexuelles que les relations constantes avec Rome et l’Italie ne firent que favoriser.

Rome n’était pas seulement la capitale de la chrétienté et la résidence du Pape ; elle était aussi la nouvelle Babel, la grande école européenne de l’immoralité, dont le palais papal était le principal siège. L’empire romain avait, en tombant, légué a l’Europe chrétienne ses vices bien plus que ses vertus ; l’Italie cultiva surtout les premiers, que les allées et venues du clergé contribuaient principalement à répandre en Allemagne. L’innombrable foule des prêtres était en majeure partie composée d’hommes vigoureux dont une vie de paresse et de luxe portait à l’extrême les besoins sexuels que le célibat obligatoire les forçait à satisfaire dans le plaisir solitaire ou dans des pratiques contre nature ; cela porta le dérèglement dans toutes les classes de la société et devint un danger contagieux pour le moral du sexe féminin, dans les villes comme dans les campagnes. Les couvents de moines et de nonnes ne se diffé­renciaient guère des maisons publiques qu’en ce que la vie y était plus effrénée encore et plus licencieuse, et que les nombreux crimes, notamment les infanticides, qui s’y commettaient, pouvaient se dissimuler d’autant mieux que ceux-là même qui seuls avaient à y exercer la justice étaient les meneurs de cette corruption. Les habitants des campagnes cherchaient à garantir leurs femmes et leurs filles de la subornation du clergé en refusant d’admettre commue « pasteur des âmes » tout prêtre qui ne s’engageait pas à prendre une concubine. Cet usage fournit à un évêque de Constance l’occasion de frapper les curés de son diocèse d’un impôt sur le concubinage. Ainsi s’explique ce fait que, par exemple, dans ce moyen âge représenté comme si pieux et si moral par des romantiques à courte vue, il n’y eut pas moins de 1.500 filles de joie qui parurent, en 1414, au concile de Constance.

La situation des femmes, à cette époque, devint d’autant plus déplorable qu’à tous les obstacles qui rendaient déjà si difficiles leur mariage et leur établissement vint s’ajouter encore que leur nombre dépassa sensiblement celui des hommes. Ce phénomène eut pour principales causes le grand nombre des guerres et des combats, le danger des voyages commerciaux, l’augmentation de la mortalité des hommes par suite de leurs dérèglements et de leur intempérance. Le genre de vie qu’ils menaient ne fit qu’accroître la proportion de cette mortalité au milieu des nombreuses maladies pestilentielles qui sévirent pendant tout le moyen âge. C’est ainsi que, de 1326 à 1400, on compta 32 années d’épidémie, de 1400 à 1500, 41, de 1500 à 1600, trente [3].

Des bandes de femmes, saltimbanques, chanteuses, musiciennes, couraient les grands chemins, en compagnie d’étudiants et de clercs vagabonds, envahissant les foires, les marchés et tous autres lieux où il y avait fêtes et grand concours de peuple. Dans les armées de mercenaires, elles formaient des escouades spéciales, ayant leur propre prévôt. Selon leur beauté et leur âge, conformément aux idées corporatives du temps, on les attribuait à l’un des différents services de l’armée, en dehors duquel elles ne pouvaient, sous peine de châtiments sévères, se livrer à personne. Dans les camps, elles avaient, de concert avec les soldats du train, à faire le fourrage, la paille et les provisions de bois, à combler les fossés, les mares et les trous, à veiller à la propreté du campement. Dans les sièges, elles avaient pour mission de combler les fossés de la place avec des fagots, des fascines et des pièces de bois pour faciliter l’assaut ; elles devaient aider à mettre en position les pièces d’artillerie ou à dégager celles-ci quand elles restaient embourbées dans les chemins défoncés.

Pour venir en aide à la misère des nombreuses femmes laissées sans ressources, on créa dans beaucoup de villes des hôtels-Dieu placés sous l’administration muni­cipale. Les femmes y étaient défrayées, et tenues de mener une vie régulière. Mais ni le grand nombre de ces institutions, ni celui des couvents de femmes, ne permettaient de recueillir toutes celles qui demandaient du secours.

Comme, d’après les idées du moyen âge, aucune profession, si méprisable fût-elle, ne pouvait s’exercer sans réglementation spéciale, la prostitution reçut, elle aussi, une organisation corporative. Il y eut, dans toutes les villes, des maisons de femmes qui relevaient fiscalement soit de la cité, soit du seigneur, soit même de l’Église dans les caisses respectives desquels tombait leur revenu net. Les femmes qui peuplaient ces maisons élisaient elles-même une matrone qui avait le soin de la discipline et du bon ordre, et veillait avec zèle à ce que les concurrentes n’appartenant pas à la corporation ne vinssent gâter le métier. Prises en flagrant délit de raccrochage, celles-ci étaient punies et pourchassées avec fureur. Les maisons de femmes jouissaient d’une protec­tion particulière ; troubler la paix publique dans leur voisinage entraînait un châtiment d’une sévérité double. Les courtisanes réunies en corporation avaient aussi le droit de figurer dans les processions et dans les fêtes auxquelles les autres corporations prenaient surtout régulièrement part, et il arrivait fréquemment qu’elles étaient invitées à s’asseoir à la table des seigneurs et des magistrats.

Cela ne veut pas dire que, surtout dans les premiers temps, on ne poursuivit avec une extrême rigueur les filles de joie, sans toucher naturellement aux hommes qui les entretenaient de leur commerce et de leur argent. Que dire de Charlemagne qui édictait que la prostituée devait être traînée nue, à coups de fouet, sur le marché, alors que lui-même, l’empereur et roi « très chrétien », n’avait pas moins de six femmes à la fois !

Ces mêmes communes qui organisaient officiellement le service des bordels, les prenaient sous leur protection, et investissaient de privilèges de toutes sortes les prêtresses de Vénus, réservaient les châtiments les plus sévères et les plus barbares à la pauvre fille tombée et abandonnée. L’infanticide qui, de désespoir, tuait le fruit de ses entrailles, était, en règle générale, livrée à la mort la plus cruelle, tandis que pas un cri ne s’élevait contre le séducteur sans conscience. Il siégeait peut-être même parmi les juges qui prononçaient la peine de mort contre la pauvre victime. Et pareils cas se produisent aujourd’hui encore [4].

À Wurzbourg, au moyen âge, le tenancier d’une maison publique prêtait devant le Magistrat le serment d’être « fidèle et dévoué à la ville et de lui procurer des fem­mes. » Il en était de même à Nuremberg, à Ulm, à Leipzig, à Cologne, à Francfort et ailleurs. À Ulm, où les maisons publiques avaient été supprimées en l537, les corporations réclamèrent en I55l leur réouverture pour « éviter de plus grands désordres ». On mettait des filles de joie à la disposition des étrangers de distinction, aux frais de la ville. Lorsque le roi Ladislas entra à Vienne en 1452, le Magistrat envoya à sa rencontre une députation de filles publiques, qui, vêtues seulement de gaze légère, montraient les formes corporelles les plus harmonieuses. Lors de son entrée à Bruges, l’empereur Charles-Quint fut salué par une députation de filles entièrement nues. Des cas semblables se présentaient assez fréquemment à cette époque, sans soulever grand scandale.

Des romantiques fantaisistes et des gens de calcul adroit ont entrepris de nous présenter le moyen âge comme particulièrement « moral » et animé d’une réelle vénération pour la femme. C’est surtout le temps des trouvères en Allemagne, de la fin du XIIème jusqu’au XIVème siècle, qu’ils invoquent à l’appui de leur assertion. Le fameux « service d’amour » que les chevaleries française, italienne et allemande venaient d’apprendre à connaître chez les Maures en Espagne et en Sicile doit, parait-il, témoigner de la haute estime dans laquelle la femme était tenue à cette époque. Rappelons de suite, à ce propos, un fait. D’abord, la chevalerie ne constituait qu’une partie infime de la population, et par suite les « dames » étaient avant tout une minorité parmi les femmes ; ensuite une faible partie seulement de la chevalerie a pratiqué véritablement le service d’amour ; enfin la véritable nature de ce service d’amour a été fortement exagérée, est restée incomprise ou a été intentionnellement altérée. Le temps où fleurissait ce service d’amour fut aussi celui où la loi du plus fort sévit de la pire façon en Allemagne, où, tout au moins dans les campagnes, les liens de l’ordre étaient relâchés et où la chevalerie se livrait au brigandage, à la rapine et au rançonnement. Il saute aux yeux qu’une pareille époque, toute à la violence la plus brutale, n’était pas le celles où pouvaient prédominer dune façon particulière des sentiments de douceur et de poésie. Bien au contraire, elle contribua à détruire dans la mesure du possible le peu de respect dont jouissait encore le sexe féminin. La cheva­lerie, dans les campagnes aussi bien que dans les villes, se composait en majeure partie de rudes et frustes compagnons dont la principale passion, après se battre et boire outre mesure, était la satisfaction effrénée de leurs appétits sexuels. Toutes les chroniques du temps n’en finissent pas de raconter les viols et les attentats dont la noblesse se rendit coupable, dans les campagnes comme plus particulièrement encore dans les villes où, jusqu’au XIIIème et au XIVème siècle, elle avait exclusivement entre les mains l’administration municipale, sans que les malheureux si odieusement traités eussent le moyen de se faire rendre justice. Car, à la ville, les hobereaux occu­paient le banc des échevins et dans les campagnes on avait à compter avec le seigneur foncier, chevalier ou évêque, entre les mains de qui était la juridiction criminelle. Il est donc absolument impossible qu’avec de pareilles mœurs et de semblables habitudes, la chevalerie ait eu un respect particulier de ses propres femmes et filles et les ait choyées comme une sorte d’êtres supérieurs.

À quelque degré que fût pratiqué le service d’amour - et il ne devait l’être que par une petite minorité d’hommes, sincèrement enthousiastes de la beauté féminine - il arrivait fréquemment aussi qu’il comptait parmi ses adeptes des hommes qui, comme Ulrich de Lichtenstein, n’étaient pas maîtres de leurs sens et chez lesquels le mysticisme et l’ascétisme chrétiens, unis à la sensualité native ou inculquée, aboutis­saient à un genre tout particulier de célibat. D’autres, plus prosaïques, poursuivaient un but plus réel. Mais, en somme, le service d’amour fut la déification de l’amante aux dépens de la femme légitime, l’hétairisme tel qu’il est dépeint en Grèce au temps de Périclès transporté dans le monde chrétien. En réalité, la séduction mutuelle des femmes fut, dans la chevalerie du moyen age, un service d’amour largement pratiqué, et les mêmes façons de faire se renouvellent aujourd’hui dans certains cercles de notre bourgeoisie.

Notes

[1] Ce fut une décision contre laquelle le clergé séculier du diocèse de Mayence protesta notamment d’une façon catégorique : « Vous, évêques, ainsi que les abbés, vous avez de grandes richesses, des banquets de rois, de somptueux équipages de chasse ; nous, pauvres et simples clercs, nous n’avons que la consolation d’avoir une femme. La continence peut être une belle vertu, mais, en vérité, trop difficile et trop rude ! » (Yves Guyot « Études sur les doctrines sociales du christia­nisme », 2ème édition, Paris, 1881).

[2] L’existence de ce « droit » a été récemment contestée ; il n’aurait jamais été en vigueur. Elle me semble pourtant surabondamment prouvée. Que pareil droit n’ait jamais été écrit, et qu’il n’existât pas, dûment paragraphé, cela est certain ; il découla de la nature même de la servitude, sans avoir été couché sur parchemin. L’esclave plaisait-elle au maître ? Il s’en servait. Ne lui plaisait-elle pas ? Il ne s’en servait pas. En Hongrie, en Transylvanie, dans les principautés du Danube, il n’existe pas davantage de jus primae noctis écrit. Ecoutez pourtant ceux qui en connaissent le pays et les gens vous dire de quelle façon en usent les seigneurs fonciers avec la partie féminine du peuple. Il n’est pas possible de nier qu’une taxe était prélevée sous les noms que nous avons dits, et ces noms sont par eux-mêmes assez significatifs.

[3] Dr Karl Bücher : « La question des femmes au moyen age ». Tubingue.

[4] Léon Richer, dans « La Femme libre », cite ce cas d’une servante condamnée à Paris pour infan­ticide par le propre père de son enfant, un avocat pieux et considéré, qui faisait partie du jury. Bien plus, cet avocat était lui-même le meurtrier, et l’accusée absolument innocente, comme l’héroïque fille le déclara à la justice, mais après sa condamnation seulement.

12 Messages de forum

  • La religion judéo-chrétienne contre les femmes 30 septembre 2010 09:13, par max

    En ce moment sur la radio fm france. Culture 93.5. L iran et les femmes

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  • Prière juive du matin

    Les garçons doivent dire :

    "Nous te bénissons, Hashem, notre Dieu, roi de l’univers, pour ne pas m’avoir fait être une femme."

    Les filles doivent dire :

    "Nous te bénissons, Hashem, notre Dieu, roi de l’univers, pour m’avoir fait comme tu l’a souhaité."

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  • Je n’y crois pas à cette prière de l’homme juif le matin !““””

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  • Si tu n’y crois pas, tu n’as qu’à te référer par exemple à ce site juif : cliquer ici

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  • La religion judéo-chrétienne contre les femmes 4 janvier 2016 07:08, par Robert Paris

    La pratique actuelle des juifs est bien moins hostile aux femmes que le texte religieux…

    De façon typique, lorsque le service funéraire se termine, les hommes endeuillés (à l’exclusion des femmes) viennent jeter une ou trois pelletées de terre afin de combler la fosse. Sur le plan symbolique, ceci permet aux endeuillés de clôturer, comme ils observent la tombe se refermer.
    La tradition juive demande aux dames de ne pas accompagner le cercueil jusqu’au lieu de l’enterrement et de ne pas assister à ce moment. S’il n’est pas possible d’empêcher les dames d’accompagner le cercueil, les dames veilleront à se regrouper entre elles et feront très attention à ne pas se mélanger avec les hommes. Dans tous les cas, les dames ne jettent pas de pelletées de terre.

    Seuls les hommes récitent le kaddish, et s’il n’y a pas de parents (masculins) endeuillés présents, ou qu’il n’y en ait pas du tout et que seules des femmes soient endeuillées (situation plus rare), on demandera à un homme non apparenté (ayant de préférence déjà connu un deuil lui-même) de réciter le Kaddish au nom des femmes.

    Les femmes mariées qui ne peuvent être considérées comme veuves (et donc éventuellement se remarier) qu’une fois que la mort de leur mari a été confirmée. Dans le cas contraire une telle femme reste avec le statut "d’Agouna" (femme qui n’a pas obtenu le divorce religieux de son mari ou dont la mort de celui-ci n’a pas été confirmée). Il n’en va pas de même pour les hommes.

    Les lois de la nidda (« éloignement ») se rapportent à l’éloignement obligatoire de la femme durant sa période menstruelle, (le mari et son épouse ne dorment pas dans le même lit) et sont appelées « lois de la pureté familiale », les rapports avant mariage étant prohibés, et le mariage survenant vers l’époque de la puberté (aux temps bibliques). Diverses autres lois régissant les rapports entre hommes et femmes s’y rattachent, comme la tsniout (la « pudeur », c’est-à-dire la modestie dans l’habillement), et sont perçues comme des facteurs vitaux de la vie juive, en particulier chez les Orthodoxes, mais ils sont rarement suivis chez les autres.
    Les lois de la nidda proprement dites édictent que les rapports sexuels ne peuvent avoir lieu tant que dure le flux menstruel. La femme doit ensuite vérifier ses pertes jusqu’à totaliser sept jours « propres », après quoi elle se rend au mikvé pour se purifier. En suivant ce rite, la femme n’est permise à son mari qu’à partir environ du douzième jour de son cycle et jusqu’à ce que son prochain cycle survienne.

    Pour la religion, les détenteurs d’une autorité spirituelle ne peuvent être des femmes, même si cela se pratique parfois aujourd’hui.

    La Torah ne peut pas être lue par des femmes.

    "Sois béni, Seigneur notre Dieu, Roi de l’Univers, qui ne m’as pas fait femme", une des prières que tout bon juif doit prononcer chaque matin.

    Pure invention de quelques mâles qui auraient détourné le message biblique ? Pas vraiment car dans la Bible, qui s’ouvre par le livre de la Genèse, il ne faut pas attendre longtemps pour apprendre que l’homme n’a effectivement fauté que parce que la femme l’y a entraîné. La pomme dégustée dans le Jardin d’Eden par la gourmandise féminine propulse l’humanité dans le Mal. Ce dieu, qui paraît-il n’est qu’amour, condamne alors la femme a enfanter dans la souffrance et l’assigne à l’obéissance perpétuelle à son mari (Genèse 3, 16) : "Le Seigneur dit ensuite à la femme : « Je rendrai tes grossesses pénibles, tu souffriras pour mettre au monde tes enfants. Tu te sentiras attirée par ton mari, mais il dominera sur toi »". La version biblique de "Qui aime bien châtie bien"...

    Après l’épisode de Caïn et Abel, fils d’Adam et Eve dans cette fable multimillénaire, suit la longue énumération de la descendance d’Adam jusqu’à Noé où seuls les enfants mâles se voient nommés ; une dynastie n’a que faire des filles dans sa transmission. Idem pour la liste de la filiation de Sem, fils de Noé, jusqu’à Abraham. Avec ce dernier patriarche, les femmes commencent à faire parler d’elles, ou plus exactement c’est leur ventre qui entre en scène. Mais toutes n’ont pas un rôle de premier plan. Sara, épouse d’Abraham, est stérile. La cause n’est pas précisée mais aucun croyant n’osera exiger de son dieu qu’il lui en donne une justification. Abraham en serait-il alors réduit à un amour uniquement charnel avec son épouse légitime ? La perpétuation d’une race soumise à son dieu oppresseur exige au contraire son tribut de nouveaux nés afin de mieux le célébrer et le servir. Il est donc permis à Abraham de s’acoquiner avec Agar, l’esclave de Sara, et Ismaël viendra au monde peu de temps après. Abraham, père d’un enfant hors mariage... Sara, retrouvant sa fécondité, put alors accoucher d’un fils, Isaac. Enfin, après le décès de Sara et parce qu’il ne sert à rien de se morfondre dans le veuvage, Abraham prit une troisième femme qui porta à huit le nombre de ses enfants, tous des garçons naturellement. Aurait-on idée d’assurer une lignée par le sexe fautif ?

    Si Abraham a montré une réelle virtuosité dans la reproduction divinement assistée, Jacob, son petit fils, en suivit les préceptes avec encore plus de succès. Jacob sut exploiter toutes les ressources de la polygamie que son grand père n’aurait certainement pas dénigrées. Et le bilan est éloquent : un père, Jacob, quatre femmes dont deux légitimes, treize enfants. Les esprits mauvais imagineront immédiatement que ces treize rejetons furent exclusivement des fils mais la mansuétude divine prendra en défaut ces blasphémateurs : le treizième enfant est une fille, résidu inutile d’une procréation abondante dont la finalité était uniquement la création d’Israël. Les douze garçons seront les chefs des douze tribus d’Israël. Objets de consommation épisodique, les quatre femmes de Jacob ne sont que des utérus dont les souhaits, les angoisses, les personnalités n’intéressent pas les rédacteurs multiples de la Genèse. Il est à noter qu’une femme est mentionnée d’autant plus longtemps qu’elle est fertile ; le sort des épouses stériles étant expédié en quelques lignes (jamais il n’est question de stérilité masculine ce qui participe précisément de la culpabilisation systématique de la femme).

    Pourtant, certaines d’entre elles ont droit à quelque apparition sans rôle reproductif. La condamnation n’en est que plus ferme où les seuls traits féminins se résument au commerce de leur sexualité (Genèse 19, 6) et à la séduction perfide comme compagne du mensonge (Genèse 39, 7-20).

    Mais la perversité féminine éclate aussi dans la seule fonction reproductrice que lui reconnaît la Bible, preuve que la nocivité intrinsèque de la femme s’insinue même dans ce qui devrait la grandir. Loth, neveu d’Abraham, a deux filles célibataires. Soucieuses de procréer, elles enivrent leur père et, par l’inceste, parviennent à leurs fins.

    La Bible n’est donc qu’un ouvrage abject et répugnant, incarnation d’un machisme religieux pour lequel une femme ne reçoit de statut que dans la maternité.
    La femme est toujours sous tutelle masculine, le père, l’oncle, le frère ou le mari…

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  • Aujourd’hui, le judaïsme n’a plus cette vision étroite qui n’est pas religieuse mais antique.

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  • La religion judéo-chrétienne contre les femmes 18 janvier 2016 08:14, par Robert Paris

    Tiens donc ! Vous croyez cela ?

    Voici un exemple d’interprétation récente de l’Ancien Testament, celle du Grand Rabbin Ernest Gugenheim (voir ici) :

    "Aujourd’hui, même dans les milieux les plus religieux, les femmes sortent, peuvent exercer une profession, ont des responsabilités dans la société. Mais il est important de souligner que si cette activité extérieure était de nature à compromette l’équilibre du foyer, celui des enfants, ce serait quelque chose de très grave. Et cette fois, tout à fait contraire à l’esprit du judaïsme. Lorsque je parle du rôle de la femme au foyer, j’entends par là qu’elle incarne "la maison" et tout ce que cela représente : à savoir la grande force de cohésion de la "femme juive". Elle a été la forteresse qui a maintenu le peuple juif à travers les siècles. C’est là, à mon avis, le rôle essentiel de la femme. Or, aujourd’hui, la vie à l’extérieur, prend tant de place que l’équilibre familial est souvent ébranlée. Lorsque les enfants rentrent à la maison, ils ont besoin de sentir la chaleur, la force, la sérénité de la présence maternelle. S’ils trouvent une mère nerveuse, épuisée par son travail à l’extérieur, si ce travail créé des tensions dans la vie du couple et de la famille, cela équivaudrait à une faillite sur le plan familial et sur celui – par voie de conséquence – de l’esprit du judaïsme. Et j’ajouterai qu’une telle situation fait courir au judaïsme un grave risque de désintégration... D’après la Halakha, une femme ne peut pas être juge. L’exemple de Déborah, et de quelques autres, constituent des exceptions. Autre incapacité juridique : elle ne peut pas témoigner. Plus exactement, elle ne peut témoigner dans les affaires où, selon le texte de la Torah, un fait doit être établi "sur la foi de deux témoins". Par exemple, pour valider un mariage, il faut deux témoins – obligatoirement masculins -. De même lorsqu’il s’agit de donner, devant un tribunal, valeur à un acte de vente... Bien des postes de responsabilité gagneraient, sans aucun doute, à être occupés par des femmes plutôt que par des hommes. Mais on ne pourrait attribuer à ces fonctions le sens d’une "dignité sociale", d’une nomination... Ce refus d’une "nomination" des femmes est une disposition de la Guemara avec force de loi, stipulant qu’une femme ne peut être nommée reine parce qu’il est dit : "Tu mettras sur toi un roi", un roi et non une reine. Ce principe a été étendu à tous les "minouyim" en Israël, ceux-ci pouvant être définis comme une dignité religieuse et politique au sein d’une société régie par la Halakha... L’homme remercie D. de ne pas l’avoir fait femme et la femme de l’avoir faite selon sa volonté... L’idée fondamentale est celle-ci : l’homme exprime sa gratitude de pouvoir accomplir les mitzwoth (commandements religieux), toutes les mitzwoth, étant donné que les femmes sont dispensées d’un certain nombre d’entre elles. Quant à la "petite phrase" de la femme, tout dépend de l’esprit dans laquelle on la conçoit : on peut y mettre soit un ton d’acceptation volontaire et joyeuse, soit un accent de résignation, selon la manière dont on assume sa féminité et son destin... D’après la Halakha, elles sont dispensées des mitswoth. Mais il faut préciser qu’elles les ont actuellement "reprises", pour ainsi dire, presque toutes, à quelques exceptions près comme les tsitsith ou les tefilin. Il reste que celui qui accomplit un devoir par obligation, sous le joug de la loi, est considéré comme ayant davantage de mérite que celui ou celle qui l’accomplit volontairement, parce qu’en ce cas, il suit simplement ses tendances naturelles. La "petite phrase" conserve donc sa raison d’être. Il faut cependant ajouter une précision très importante : nos maîtres ont exprimé, à maintes reprises, l’idée que la femme est dispensée des mitzwoth liées au temps parce qu’elle n’en a pas réellement besoin, qu’elle porte en elle biologiquement au plus profond de son être, une disponibilité à la sanctification... Il faut dire cependant que, traditionnellement, les femmes n’étudient pas la Torah Shebalpé (le Talmud), au sens le plus fort du terme, d’études fondamentales auxquelles, pendant des années, on consacre tout son temps. En d’autres termes, les femmes ne vont pas à la Yeshiva. Ces études-là, en effet, sont non seulement extrêmement astreignantes, mais constituent un combat intellectuel de tous les instants – on dit, en hébreu, la guerre pour l’acquisition de la Torah – qui ne correspond pas, pense-t-on, à ce que l’on attend de la femme, ni à sa nature profonde... Le régime habituel en droit rabbinique veut que tous les biens de la femme, tout en restant en sa possession, soient soumis à l’administration et à l’usufruit du mari... La femme n’est jamais l’héritière de son mari, l’héritage va aux enfants. La femme n’a droit qu’à sa Ketouba (somme d’argent stipulée sur le contrat de mariage)... Selon la Halakha, l’adultère commis par la femme entraîne obligatoirement le divorce, dissout ipso facto le mariage, même si le mari est désireux de pardonner."

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  • La religion judéo-chrétienne contre les femmes 29 décembre 2016 09:02, par Will

    Comment peut-on prétendre que la religion juive donnerait une place d’inférieures aux femmes juives, alors que la judéité est transmise par les femmes et nullement par les hommes, les enfants d’un père juif et d’une mère non juive n’étant pas reconnus comme juifs !

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  • La religion judéo-chrétienne contre les femmes 29 décembre 2016 09:04, par Robert

    C’est vrai que l’on reconnaît dans la Bible des juifs l’appartenance à la communauté juive par les femmes parce que la descendance féminine était alors la seule preuve indiscutable mais l’Ancien Testament est fondé sur des lignées de Juifs qui s’expriment ainsi : « Isaac a engendré Jacob, Jacob a engendré… » et ainsi de suite. Or dans cette liste d’engendrements qui fondent la communauté juive, eh bien il n’y a ni femme ni fille, ce sont des hommes qui engendrent seulement des hommes… Belle reconnaissance du rôle de la femme dans l’enfantement !!! Quant à ce dernier, il est seulement dit que dieu a voulu que les femmes engendrent dans la douleur pour les punir d’avoir perverti les hommes !!!

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  • Les écritures dites saintes des religions monothéistes ou polythéistes : le Judaïsme, le Christianisme, l’Islam, l’Hindouisme et le Bouddhisme s’adressent exclusivement à l’homme au masculin. Certains chapitres ou paragraphes traitent tout de même de la femme, mais toujours en s’adressant à l’homme et en considérant la femme comme une propriété de celui-ci et au mieux comme un accessoire pour son confort.

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  • Normalement dans un catalogue Ikea, il y a des hommes, des femmes et des familles dans une ambiance égalitaire. Problème, dans un autre catalogue destiné à la communauté juive ultraorthodoxe israélienne, il n’y a plus que des pères et leurs fils, les mères ont été gommées.

    En 2012 déjà, Ikea avait retiré les femmes d’un catalogue destiné à l’Arabie Saoudite, là encore pour des raisons religieuses.

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  • « L’adultère commis par une femme est une conduite que la société condamne et condamne fortement », peut-on lire dans la décision du tribunal de Porto, qui explique « comprendre la violence de l’homme, victime de cette trahison après avoir été vexé et humilié par sa femme ».

    « Dans la Bible, nous pouvons lire que la femme adultère devait être punie par la peine de mort », rappelle le texte qui cite également la lapidation de femmes infidèles dans certaines sociétés et une loi portugaise de 1876 prévoyant des peines légères à l’encontre d’un homme qui tuait sa femme coupable d’adultère.

    Ce jugement, rendu public lundi, a suscité une vive émotion au Portugal. « Nous sommes perplexes et révoltées », affirme l’UMAR (Union de Femmes Alternative et Réponse), qui, à l’instar, d’autres mouvements féministes « condamne » le verdict. « Cette décision légitime tout simplement la violence conjugale contre les femmes », a fait valoir l’UMAR dans un communiqué ajoutant qu’évoquer la Bible au cours d’un jugement constitue une atteinte « à l’Etat de droit dans lequel nous vivons ». Une pétition lancée sur les réseaux sociaux pour protester contre cette décision a recueilli, ce jeudi, plus de 15.000 signatures de personnes s’estimant « choquées », tandis qu’un appel à manifester était lancé pour vendredi.

    Sur son site portugais, Amnesty International a déclaré que la mention de la Bible dans la décision « viole le principe de séparation de l’église et de l’État ». « Amnesty International Portugal défend l’absence de considérations religieuses comme motifs juridiques au nom du respect du principe de la laïcité. »

    Invité à réagir, le président portugais Marcelo Rebelo de Sousa, un conservateur, s’est contenté de rappeler qu’en tant que chef de l’Etat il se devait de faire respecter la constitution...

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