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Pendant la pandémie et l’effondrement économique, les violences contre les femmes et les enfants se multiplient

jeudi 14 janvier 2021, par Robert Paris, Tiekoura Levi Hamed

Pendant la pandémie et l’effondrement économique, les violences contre les femmes et les enfants se multiplient

Femmes et enfants sont d’avantage frappés par la violence depuis l’effondrement économique, social et sanitaire. On le constate par le nombre de blessés et de morts, par le nombre d’événements sanglants plus ou moins relayés par les médias, par le nombre de plaintes et de signalements, par leur radicalité, par la plus large palette de milieux frappés par cette épidémie de violences, par le nombre de pays concernés, pays riches comme pays pauvres… Qu’il s’agisse de violences au sein de la famille ou en dehors…

Comment ne pas remarquer, parmi toutes les violences en hausse, notamment celles de la répression policière, celles des licenciements, des dégradations des conditions de travail, celles des difficultés de toutes sortes liées à la chute économique, à la pandémie et au confinement, que les violences faites aux femmes, aux jeunes, aux migrants, aux sans logis, aux chômeurs, aux précaires, à toutes les personnes les plus faibles sont, elles aussi, en hausse exponentielle !!! On ne peut pas y voir un hasard mais plutôt une évolution violente de la société de classe qui veut frapper les plus démunis pour les démoraliser et parce que les classes possédantes les craignent et sont inquiètes du fait qu’avec les derniers soulèvements du type gilets jaunes, ces démunis se munissent des moyens de se faire entendre en masse dans la rue, par l’action directe, sans passer par les appareils réformistes.

Et, dans cette liste, notons que les femmes et les enfants sont victimes non seulement de la violence sociale générale mais aussi de la violence domestique et le sont plus que depuis nombre d’années. La pandémie, la situation catastrophique des plus démunis, le confinement se rajoutent aux autres causes d’aggravation des tensions et des violences. La volonté du pouvoir capitaliste de s’en prendre aux plus faibles est la cause principale et on la constate bien sûr en premier dans les violences policières à l’encontre des femmes et des jeunes dans les manifestations, les rassemblements et aussi dans les contrôles dans la rue. Certains de ces contrôles se sont même terminés dramatiquement et mortellement ou avec de graves séquelles pour les victimes !

Il y a plusieurs avantages pour les classes dirigeantes à pousser ou à laisser se développer des violences contre les femmes et les enfants. Cela accentue d’abord les divisions dans la population. Ensuite, cela accentue la démoralisation. Cela permet de frapper encore plus dur les plus démunis qui seront les plus amenés à des dérives du fait de leur situation socialement difficile et du fait que le confinement aggrave toutes les difficultés et dissensions. Enfin, cela permet de mettre en avant les défauts des gens pour cacher les tares des classes possédantes. Et aussi de mettre ainsi en accusation des violences des gens pour cacher les violences des classes possédantes dans une phase où celles-ci s’accroissent follement.

Les classes dirigeantes ont bien vu, dans le mouvement des gilets jaunes, les femmes plus démunies s’unir avec les hommes qui le sont et ils veulent casser ce lien.

En confinant, dans les milieux les plus démunis, ils ont rendu certaines situations intenables. On ne se confine pas de la même manière dans l’aisance et dans la pauvreté ! Ce qui était supportable en liberté de mouvement ne l’est plus en confinement ! Et les classes possédantes le savaient bien en prenant cette décision qui, d’ailleurs, n’empêchait pas sérieusement la propagation du virus dans la mesure où d’autres mesures n’étaient pas prises, comme de distribuer gratuitement partout des masques, de permettre massivement de vrais tests, de fermer les écoles, les lycées et les crèches, etc.

C’est avec la chute économique, un véritabe effondrement déjà, de 2007-2008 du capitalisme que l’on a vu les violences contre les femmes et les enfants croitre de manière phénoménale et c’est encore une fois la crise économique qui est cause du même phénomène.

En chute libre, ayant atteint ses limites, le capitalisme ne peut plus offrir ni démocratie, ni sécurité, ni bien-être, ni emploi à la population et doit pousser de plus en plus à la guerre civile comme la situation américaine l’a bien montré. Dans ces conditions, on a vu qu’il a poussé aux USA aux violences contre les noirs, les chômeurs, les précaires, mais aussi contre les femmes et les enfants. Et il en va de même dans le reste du monde, contre les migrants, les chômeurs, les précaires, mais aussi contre les femmes et les enfants.

La crise sanitaire et sa gestion calamiteuse par les classes dirigeantes aggrave follement les conditions de vie et de travail et particulièrement la situation des femmes et des enfants.

On peut citer de nombreux textes qui montrent cette montée des violences contre les femmes et les enfants ou les jeunes…

https://ici.radio-canada.ca/nouvell...

https://information.tv5monde.com/te...

https://www.liberation.fr/france/20...

https://www.vie-publique.fr/rapport...

https://www.lamontagne.fr/moulins-0...

https://www.yvelines-infos.fr/viole...

https://www.rtbf.be/info/belgique/d...

https://www.humanite.fr/crise-sanit...

https://www.axellemag.be/femmes-du-...

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