English German Espagnol Portugese Chinese Japanese Arab Rusian Italian Norvegian Dutch Hebrew Polish Turkish Hindi
Accueil du site > 0 - PREFACE > Introduction : Pourquoi ce site ?

Introduction : Pourquoi ce site ?

vendredi 9 janvier 2009, par Robert Paris, Tiekoura Levi Hamed


Pourquoi un site marxiste au 21ème siècle ?

Pourquoi ce site mêle révolution, sciences, philosophie et politique ?

Pourquoi parler de révolution en sciences ?

Quelle philosophie en sciences ?

La nature en révolution

Pour nous écrire, cliquez sur Répondre à cet article

POUR PRENDRE CONTACT, LAISSEZ VOTRE EMAIL DANS LA RÉPONSE


Contribution au débat sur la philosophie dialectique

du mode de formation et de transformation

de la matière, de la vie, de l’homme et de la société

Le travail que nous diffusons ici est incomplet et inachevé, dans sa conception comme dans sa rédaction. Cependant, l’ampleur du sujet, la longueur du travail nécessaire, justifie de mettre ce texte en circulation sans tarder. Il sera progressivement complété et corrigé. Le sujet, la révolution, n’est pas un thème si courant, y compris dans le pays souvent présenté comme celui de la Révolution française. Depuis le stalinisme, le maoïsme et les diverses « versions » prétendues du socialisme et du communisme, la signification de la révolution sociale s’est perdue ou a été faussée. Si, pour bien des travailleurs, leur classe se bat pour l’emploi ou le salaire, ils ne se voient pas comme la classe opprimée la plus puissante de l’Histoire, capable, à l’échelle internationale, de libérer l’humanité de l’oppression et de l’exploitation. Il ne faut pas concevoir ce mouvement de la conscience de classe comme un recul linéaire. De même qu’il ne faut pas interpréter le mouvement qui s’est manifesté de Marx à Lénine et Trotsky, ou de la Commune de Paris de 1871 à la révolution en Russie en 1917 et en Europe en 1918-1920, comme une montée continue. Le mouvement de l’Histoire, celui des luttes, celui de la conscience de classe, celui de l’organisation de classe, ces trois mouvements qui ne sont d’ailleurs pas similaires, ne suivent pas un cours graduel, mais connaissent des sauts brutaux. Et, parfois aussi, des chutes brutales. Aujourd’hui, suite au recul des illusions dans la social-démocratie (au service du grand capital depuis la première guerre mondiale), dans le stalinisme (principale force anti-communiste depuis 1925), et dans les nationalismes du tiers-monde (venus au pouvoir depuis la deuxième guerre mondiale), un nouveau cycle semble se profiler. Les illusions sur le capitalisme sont également retombées (même dans les Pays de l’Est), et un nouvel anticapitalisme semble en train de renaître dans une nouvelle génération de la classe ouvrière mondiale. Cela ne veut pas dire qu’une nouvelle compréhension du monde naîtra directement et spontanément, car de nouvelles tromperies peuvent très bien remplacer les anciennes. L’anticapitalisme, à la mode aujourd’hui, est un mouvement composite qui ne développe pas une conscience claire de la nécessité de renverser définitivement le capitalisme et de le remplacer par le pouvoir des travailleurs. Ce courant ne permet pas non plus une avancée dans la compréhension du rôle de l’Etat bourgeois, étant donné qu’il professe une défense de la démocratie citoyenne qui reste dans le cadre bourgeois. Pas question par exemple pour les anticapitalistes, et encore moins pour les altermondialistes, de destruction de l’Etat bourgeois, et surtout pas d’idée de mise en place d’un pouvoir aux travailleurs. La question de la propriété privée des grands moyens de production n’est nullement envisagée. On constate ainsi que, sous de nouvelles couleurs et de nouvelles formes, il est très possible de donner à la critique du capitalisme un caractère fondamentalement réformiste, c’est-à-dire visant au sauvetage du capitalisme en le rendant acceptable aux masses opprimées. Les idées de « développement durable », d’altermondialisme, de « décroissance », de « défense de la planète » sont de nouveaux moyens de détourner de la lutte des classes en prétendant que tous les hommes sont responsables des destructions, causées par le grand capital. Le capitalisme « éthique », « durable », « écologique », « solidaire », « régulé », l’alter-capitalisme en somme, n’est qu’une nouvelle forme de l’illusion réformiste qui refuse de prendre en compte le fondement de classe du capitalisme et sa conséquence : la nécessité pour les exploités de renverser ce système. De nouveaux types de réformismes, de nationalismes, de stalinismes, d’intégrismes religieux ou d’autres idéologies réactionnaires peuvent apparaître, détournant à nouveau les mouvements sociaux. Il n’y aura pas de naissance purement spontanée d’une nouvelle analyse critique du système. Et cela se déroule à un moment où une nouvelle crise du capitalisme se profile à l’horizon, grosse de nouveaux sacrifices pour les opprimés mais grosse aussi de nouvelles révolutions, c’est-à-dire de nouvelles potentialités d’en finir définitivement avec l’exploitation de l’homme par l’homme.

Il est d’autant plus important de repenser (c’est-à-dire de reconstruire) ce que signifient véritablement le socialisme et la révolution, dans le monde d’aujourd’hui. Pendant de trop longues années, les révolutionnaires eux-mêmes, en panne de révolutions, se sont tournés vers des luttes armées (guérillas n’ayant rien à voir avec l’action du prolétariat), vers des formes non classistes de contestation (altermondialisme, écologisme), ou vers des formes d’accommodation critique au système (syndicalisme, électoralisme). Dans tout cela, la révolution (et d’abord la destruction de l’Etat bourgeois et de l’ordre économique du capital) est bien oubliée. La question n’est même plus étudiée, ni discutée publiquement, que ce soit au nom d’un espèce de réalisme (la révolution n’est pas à l’ordre du jour), ou d’un renoncement plus ouvert à cette perspective.

Dans cette étude, on appellera révolution la situation de crise dans laquelle les opprimés cessent de suivre les idées et les organisations de la classe dirigeante, commencent eux-mêmes à s’organiser, d’une manière totalement nouvelle et émergente, en vue de leurs propres intérêts de classe et, surtout, appliquent leurs propres décisions, créant une situation de double pouvoir porteuse de la possibilité de changement radical du cours de l’Histoire, vers un pouvoir aux travailleurs. Cette définition ne considère pas la violence (la fameuse lutte armée) comme le critère fondamental, mais souligne plutôt le caractère radical du contenu social et politique donné par les opprimés eux-mêmes, et la destruction rapide des bases réelles de l’ancien ordre. Au sens large, scientifique, nous appellerons « révolution » tout état transitoire dans lequel l’ordre établi peut basculer qualitativement et brutalement. Mais, surtout, nous appellerons révolution une situation qui mène à l’émergence brutale d’une structure, qualitativement nouvelle, issue de l’agitation et des contradictions à l’échelon hiérarchique inférieur, encore appelée auto-organisation. Du coup, ce processus concerne aussi bien les différents domaines des sciences. La politique est particulièrement concernée par la question de l’auto-organisation des prolétaires. Rappelons l’expression qu’en donnait Karl Marx  : « Le socialisme sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes. » Pour se préparer à devenir un nouveau pouvoir, les exploités ont besoin de retrouver le sens de l’organisation collective et la confiance dans leurs propres forces.

Ce texte tente de tirer des leçons générales, philosophiques, des travaux récents des sciences, naturelles, historiques, économiques, et sociales. Les avancées scientifiques, qui font progresser nos connaissances et nos compétences techniques, influencent notre philosophie du monde. Du moins, elles devraient le faire. La vulgarisation scientifique touche un large public, mais la philosophie tirée des sciences est peu diffusée. La pensée scientifique a profondément changé, même si le grand public, inondé d’informations techniques, l’ignore souvent. La science actuelle n’est plus fondée sur des objets fixes, ni sur un ordre figé, mais sur l’organisation spontanée du désordre d’un grand nombre d’éléments interagissant. La matière n’est plus conçue comme une masse inerte, mais comme le produit d’une dynamique collective extraordinairement agitée. Renversement brutal des structures, la révolution est un processus de construction, par l’organisation spontanée des agitations sous-jacentes, de structures nouvelles, dites émergentes. La compréhension de ce mécanisme révolutionnaire, qui caractérise les phénomènes historiques, n’est pas évidente, ne découle pas directement de l’observation, et nécessite un effort de conceptualisation philosophique. Les anciennes oppositions diamétrales entre matière inerte et vivante, entre vie et mort, entre ordre et désordre, entre destruction et construction, entre hasard et nécessité, sont désormais caduques. Dépassant ces anciennes dichotomies, la nouvelle philosophie scientifique reconnaît l’interpénétration entre déterminisme et contingence, entre lois et désordre, entre singularités et universalité, entre atomisme et vitalisme, et entre matérialisme et création. Concevoir la dynamique, la tâche est rude, mais les éléments sont fournis par les sciences elles-mêmes.

La réflexion sur le processus actif de la nature, sur les rythmes de son mouvement historique, est porteuse d’un mode de pensée qui est indispensable, autant en sciences que pour l’étude de la société humaine. La capacité des opprimés de construire leur pouvoir dépend avant tout de leur expérience politique, de leur participation, active, organisée et consciente à leurs propres luttes. Une classe n’est pas seulement constituée d’hommes ayant des intérêts matériels. C’est d’abord une conscience, faite d’échecs, d’espoirs, de tentatives, de virtualités, d’idées et de potentialités. Le mécanisme d’émergence de la conscience de classe et le fonctionnement dynamique de la matière, sans cesse transformée par l’interaction entre virtuel et réel, entre destruction et construction, en permanence en révolution, sont du même type.

La compréhension de la révolution est d’une importance capitale pour la pensée scientifique comme pour l’action politique et sociale. Elle est particulièrement nécessaire au mouvement ouvrier, victime des idéologies de l’ordre et de la réforme, défenseurs de la continuité de l’Etat. L’a priori du continu, préjugé opposant progrès et changement brutal, est largement propagé, par les scientifiques comme par les courants politiques et sociaux, sociaux-démocrates, associatifs, écologistes, alter-mondialistes, syndicalistes ou staliniens. L’idée du rôle central de la classe travailleuse pour changer radicalement le cours de la société humaine est fortement combattue. La conscience de la classe opprimée dépend en premier de sa compréhension de ses capacités à transformer le monde. La signification de la société à construire est aujourd’hui altérée. La révolution, incomprise, est souvent rejetée. La rencontre des idées communistes vivantes et du prolétariat révolutionnaire reste le principal danger mortel pour les exploiteurs et la seule perspective d’avenir pour les exploités.

Ce texte est soumis à la réflexion, à la critique de tous. Il peut être librement cité, édité et traduit. Aucun copyright pour aucun pays. Envoyez toute observation et critique aux auteurs Robert Paris et Tiekoura Levi hamed.


"La Commune de Paris (1871) est la première tentative de la révolution prolétarienne pour briser la machine d’Etat bourgeoise. Elle est la forme politique enfin trouvée par quoi l’on peut et l’on doit remplacer ce qui a été brisé."

Vous voulez vérifier que la Commune de Paris n’était pas un pouvoir politique comme les autres. Alors, lisez cette affiche :

Texte de l’affiche apposée avant l’élection de la Commune de Paris :

« Citoyens,

Ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant votre vie, souffrant des mêmes maux. Défiez-vous autant des ambitieux que des parvenus ; les uns comme les autres ne consultent que leur propre intérêt et finissent toujours par se considérer comme indispensables. Défiez-vous également des parleurs, incapables de passer à l’action ; ils sacrifieront tout à un beau discours, à un effet oratoire ou à mot spirituel. Evitez également ceux que la fortune a trop favorisés, car trop rarement celui qui possède la fortune est disposé à regarder le travailleur comme un frère. Enfin, cherchez des hommes aux convictions sincères, des hommes du peuple, résolus, actifs, ayant un sens droit et une honnêteté reconnue. Portez vos préférences sur ceux qui ne brigueront pas vos suffrages ; le véritable mérite est modeste, et c’est aux électeurs à choisir leurs hommes, et non à ceux-ci de se présenter. Citoyens, Nous sommes convaincus que si vous tenez compte de ces observations, vous aurez enfin inauguré la véritable représentation populaire, vous aurez trouvé des mandataires qui ne se considèrent jamais comme vos maîtres.

Le Comité Central de la Garde Nationale »

Le Comité central de la Garde nationale, installé à l’Hôtel de Ville depuis la soirée du 18 mars, précise, dans son appel du 22 mars aux électeurs, sa conception de la démocratie : ” Les membres de l’assemblée municipale, sans cesse contrôlés, surveillés, discutés par l’opinion, sont révocables, comptables et responsables. ”

C’est ce que confirme la Commune élue dans son Journal officiel du 21 mars 1871 :

” Les prolétaires de la capitale, au milieu des défaillances et des trahisons des classes gouvernantes, ont compris que l’heure était arrivée pour eux de sauver la situation en prenant en main la direction des affaires publiques. ”

Friedrich Engels écrivait :

« Le philistin social-démocrate a une fois de plus été envahi par une terrible frayeur à la prononciation des mots ¨dictature du prolétariat¨. Eh bien, messieurs, voulez-vous savoir à quoi ressemble cette dictature ? Regardez la Commune de Paris, c’était cela la dictature du prolétariat. »

SITE : MATIÈRE ET RÉVOLUTION

Pour nous écrire, cliquez sur Répondre à cet article

PLAN DU SITE

Sommaire par pays

www.matierevolution.fr et www.matierevolution.org

POUR LIRE LES TEXTES LES PLUS RÉCENTS DE MATIEREVOLUTION ACCÉDEZ A LA DEUXIÈME PARTIE SUR www.matierevolution.org

Éditoriaux

VIVE LA RÉVOLUTION EN LIBYE !!! A BAS LE TYRAN SANGUINAIRE !!! TOUT LE POUVOIR AU PEUPLE TRAVAILLEUR ORGANISÉ DANS SES COMITÉS !!! SOLDATS MUTINÉS, FORMEZ VOS COMITÉS !!!

Le socialisme sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes

Prolétaires sauvons nous nous-mêmes

POUR LE TRIOMPHE DE LA RÉVOLUTION EN ÉGYPTE

Après Ben Ali, dehors les Moubarak, Bouteflika, Hussein, Assad, Saleh, Ghannouchi ! Dehors aussi la domination impérialiste qui les a mis au pouvoir et fait prospérer !

VIVE LA RÉVOLTE AU MAGHREB ET DANS LE MONDE ARABE !!!

A BAS LES DICTATURES DES PROFITEURS !!!!

LES SOLDATS AVEC LE PEUPLE !!!!

PLUS D’OBÉISSANCE A LA HIÉRARCHIE !!!

TOUT LE POUVOIR AUX COMITÉS DE TRAVAILLEURS, DE CHÔMEURS, DE SOLDATS ET DE JEUNES !!!!!

Pour le peuple haïtien, j’accuse...

Lire ici la situation d’Haïti

Ci-dessus un instrument de lutte contre la misère, le manque de logements, de nourriture, de soins et contre le choléra !!!

Les troupes internationales qui occupent Haïti y sont venues sous le prétexte du tremblement de terre, mais elles y restent.

Par contre, l’aide n’arrive pas...

Cherchez l’erreur.

Des troupes internationales occupent Haïti à cause de la situation sociale et politique et non à cause des catastrophes naturelles.

Elles occupent parce que le peuple travailleur est révolté et que l’Etat bourgeois est absent avec, du coup, des risques révolutionnaires.

La Minustah et le choléra sont jumeaux

Ils sont le choléra du monde

La nuit est mauve dans mon cœur
Les troncs noirs sur le soleil couchant
Il pleut dans mon âme
Les branches mortes gouttent
Sur la terre rouge
L’heure est tendre et triste
Mon corps git au sol
Jeté par les soldats
Des forces internationales
Venues de partout
Pour nous sauver de la vie
Pour nous assassiner
Pas de sépulture
Pas de pitié
Pas de regrets
Ne m’oublie pas mon ami
Mon camarade
Prolétaire du monde
Mais, surtout, n’oublie pas
Que ces soldats sont là aussi
Pour préparer ta mort
Comme ils ont organisé la mienne
Pas de haine, pas de regrets
Mais n’oublie rien
N’aie pas de pitié pour cet ordre inique
Qui opprime et qui tue....

Poète haïtien anonyme

Il est dans les femmes
Il est dans les hommes de ma terre
Humiliés et meurtris
Jusqu’à plus mal

Mais ne t’y fies pas trop !

Car

Tout comme le volcan
Un jour
Comme l’éclair du soleil
La vague en furie
La tempête de pluie
La fougue des cyclones
La parole des arbres
La force essentielle du tambour

ILS SE DÉCHAINERONT !

Et ce jour-là …

Ah ! Etranger !
Si tu pouvais entendre cette terre !

Alain Phoebé CAPRICE

They are the cholera of the world

The night is purple in my heart

The trunks are black in the sunset

It’s raining in my soul

Dead branches dripping

On the red earth

Time is tender and sad

My body lies on the ground

Thrown by soldiers

Of International forces

Coming from everywhere

Pretending to protect our lives

But to kill us

No burial

No mercy

No regrets

Do not forget me, my friend

My Comrade

Proletarian of all the world

More importantly, do not forget

That these soldiers are there too

To prepare for your death

As they held mine

No hate, no regrets

But remember everything

Do not be sorry for the killing

Of this unjust order

Which oppresses and kills ....


Le mouvement des retraites en France en 2010

Ce que nous voulons
.

Nous ne sommes rien ! Soyons tout !!!

Exploités licenciés, précarisés aujourd’hui, comme ici les ouvriers du textile égyptiens

nous sommes la force d’avenir si nous savons ne pas lier notre sort ...

... au système d’exploitation en pleine déconfiture

............Effondrement de la production et des échanges...........

..................Dollar en chute libre..................

La classe dirigeante n’est plus capable de faire fonctionner le système

N’acceptons plus aucun système d’exploitation et d’oppression... Vive la révolution communiste !!!!

Fondons partout nos comités ouvriers et nos conseils d’habitants pour nous défendre (comme ici à Toyota)....

puis ... pour nous gouverner nous-mêmes, nous les travailleurs !

Qu’est-ce que signifie nous gouverner nous-mêmes ? Faire comme les communards de 1871 !

Vous voulez vérifier que la Commune de Paris n’était pas un pouvoir politique comme les autres. Alors, lisez cette affiche :

Texte de l’affiche apposée avant l’élection de la Commune de Paris :

« Citoyens,

Ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant votre vie, souffrant des mêmes maux. Défiez-vous autant des ambitieux que des parvenus ; les uns comme les autres ne consultent que leur propre intérêt et finissent toujours par se considérer comme indispensables. Défiez-vous également des parleurs, incapables de passer à l’action ; ils sacrifieront tout à un beau discours, à un effet oratoire ou à mot spirituel. Evitez également ceux que la fortune a trop favorisés, car trop rarement celui qui possède la fortune est disposé à regarder le travailleur comme un frère. Enfin, cherchez des hommes aux convictions sincères, des hommes du peuple, résolus, actifs, ayant un sens droit et une honnêteté reconnue. Portez vos préférences sur ceux qui ne brigueront pas vos suffrages ; le véritable mérite est modeste, et c’est aux électeurs à choisir leurs hommes, et non à ceux-ci de se présenter. Citoyens, Nous sommes convaincus que si vous tenez compte de ces observations, vous aurez enfin inauguré la véritable représentation populaire, vous aurez trouvé des mandataires qui ne se considèrent jamais comme vos maîtres.

Le Comité Central de la Garde Nationale »

Vive la Commune de Paris !!

.

La bourgeoisie prétend que les travailleurs ne peuvent pas diriger la société, mais elle n’a pas laissé la Commune Paris suivre son expérience. Elle l’a écrasée dans un bain de sang.

.

Dehors d’Haïti les troupes US et impérialistes !!!

VOICI UN SAUVETEUR ENVOYÉ EN HAÏTI PAR LES GRANDES PUISSANCES, PORTEUR DE NOURRITURE, DE SOINS, DE LOGEMENTS OU PORTEUR DE RÉPRESSION ET DE MORT ?

HAITI :

LE SÉISME SERT DE PRÉTEXTE A UNE OCCUPATION MILITAIRE

C’EST CONTRE LA RÉVOLTE DU PEUPLE HAÏTIEN QUE CES TROUPES INTERVIENNENT

HORS D’HAÏTI LES TROUPES ÉTRANGÈRES

LE PEUPLE HAÏTIEN A BESOIN DE TOUT SAUF D’ARMÉES ET DE NOUVEAUX MAITRES !!!

LES OBJECTIFS DES GRANDES PUISSANCES EN HAÏTI

CES MARINES ET BÉRETS NOIRS DES FORCES SPÉCIALES NE VIENNENT PAS POUR NOUS SAUVER !!!

ON NE S’EST PAS BATTUS CONTRE LA DICTATURE POUR SUPPORTER CELLE-CI !!!

LA GRANDE ARNAQUE DE L’OPERATION "SAUVER HAITI"


AYITI : ABA LOKIPASYON PALE GRAND PWISANS !!!

DECHOUKE LOKIPASYON !!!!!

DECHOUKE LESPLWATASYON !!!!!

POU KILES LE POUVWA ?

PWOLETARYA DAYITI !!!!!

La force Minustah de stabilisation de la dictature est désormais épaulée par les Marines et les bérets noirs US !!!

La nouvelle "guerre juste" d’Obama : pour écraser le peuple travailleur d’Haïti !!!!

Vous aurez reconnu l’"intervention humanitaire"....

HAÏTI : LE PEUPLE CRÈVE DE FAIM !!

IL NE REÇOIT PAS L’AIDE INTERNATIONALE !!!

LE DÉBARQUEMENT MILITAIRE N’EST PAS UNE OPÉRATION DE SAUVETAGE

LES CLASSES DIRIGEANTES NE VONT PAS SAUVER LE PEUPLE HAÏTIEN

LUI SEUL PEUT SE SAUVER EN PRENANT SON SORT EN MAINS !

SEUL LE PROLÉTARIAT A UNE SOLUTION POUR HAÏTI

Le prolétariat haïtien

AYITI : KI SOLISYION POU PEYI A ?

PWOLETARYA !!!!!

A QUI VA PROFITER LA RECONSTRUCTION ?

REKONSTRUKSIYON : BENEFIS POU KILES ?

A BAS L’EXPLOITATION ! A BAS L’OCCUPATION !!

VIVE LA LUTTE DE LA CLASSE OUVRIÈRE ! VIVE LA LUTTE DE TOUT LE PEUPLE TRAVAILLEUR !

IL FAUT DE LA NOURRITURE, DES SOINS, DES LOGEMENTS, PAS DES MILITAIRES !

ABA LESPLWATASYON ! ABA OKIPASYON !

VIV LIT KLAS OUVRIYÈ A ! VIV LIT TOUT TRAVAYÈ ! VIV LIT MAS POPILÈ YO AN JENERAL !

VIV KONSTRIKSYON KAN PÈP LA AK TRAVAYÈ YO KÒM POTO MITAN ANBA DIREKSYON KLAS OUVRIYÈ A !

TOUT MOUN GEN DWA VIV

DWA METE BYEN, PWOPRIETE AK KAY MOUN

RÉQUISITION DES PROPRIÉTÉS POUR SATISFAIRE LES BESOINS DE TOUS

Pou yo gen dwa pren pwopriyete yon moun, nan espwopriyasyon

ABA OKIPASYON

A bas l’occupation militaire !

CE QUE VOUS NE VERREZ PAS A LA TÉLÉ :

Comment les forces internationales pour sauver Haïti répriment les manifestations populaires, le film

AYITI : NOU PA VLE RETE ANBA DJOL OKENN PEYI ETRANJE

Nous ne voulons pas nous placer sous la tutelle des pays étrangers

GRO PEYI-YO KITE AYITI VIV

Que les grands pays laissent vivre Haïti

REVOLISYON SEL SOLISYON

La révolution est la seule solution

VIVE LES TRAVAILLEURS, SEULE FORCE CAPABLE DE CONSTRUIRE L’AVENIR D’HAITI ! VIVE LA LUTTE DE CLASSE !

Viv Lit travayè ak travayèz peyi d Ayiti ! Viv lit de klas !

VIV LIT TRAVAYÈ YO, VIV LIT KAN PÈP LA !

PAS D’ARMÉES ÉTRANGÈRES, PAS D’ESCADRONS DE LA MORT HAÏTIENS

Aba Lokipasyon ! Ayiti pou nou, pa pou peyi etranje !

NON AU RETOUR DES GALONNES DE L’ARMÉE HAÏTIENNE

Aba Fòs Ame d Ayiti.

GOUVERNEMENT DU PEUPLE TRAVAILLEUR PAR SES COMITÉS DE QUARTIERS ET D’USINES !!!!

You sel solisyon pou Ayiti, se oganizasyon !

Sel fos nou, se pep-la !

Sel pep-la, se fos nou !

La Revolisyon,se sel solisyon pou se pep-la !

PROLÉTAIRES, SAUVONS NOUS NOUS-MEMES !

An nou konte sou fos nou !

Travayè nou rezoud pwoblèm nou noumenm, san entèvansyon etranje !

LE POUVOIR AUX TRAVAILLEURS EST LA SEULE SOLUTION

Gouvènman an tout travayè

Des pancartes de la révolution de 1986 contre Duvalier en Haïti :

"La révolution est la seule solution" !!

"Que les grands pays laissent vivre Haïti"

"Nous ne voulons pas nous placer sous la tutelle des pays étrangers"

PAS D’ETAT POUR NOUS ECRASER !

Lire sur Haïti

Chronologie d’Haïti révolutionnaire en lutte

Comment le peuple travailleur d’Haïti voit les troupes d’occupation

ABA POLIS NASYONAL KRAZE-ZO A !

ABA MINUSTAH-ZAM-FANN FWA A !

ABA BOUJWA AK PWOPRIYETÈ FONSYE YO !

ABA GOUVÈNMAN PREVAL/DIVIVYE-PYÈLWI A !

ABA TOUT PALMANTÈ REYAKSYONÈ !

ABA TOUT REYAKSYONÈ NAN PEYI A !

ABA REPRESYON SOU TOUT FÒM ANN AYITI !

VIV REVANDIKASYON ETIDYAN YO !

VIV REVANDIKASYON OUVRIYE/TRAVAYÈ YO !

Message d’un Haïtien reçu sur le site :

Depuis que les US marines ont profité du tremblement de terre pour prendre (non)officiellement le contrôle de l’île qui est si chère à mon coeur sous le couvert d’une soi-disante aide humanitaire, ceci pour le pétrole - la plus grande réserve de l’hémisphère ouest - et de nombreux autres raisons de stratégie agressive, depuis qu’ils ont hissé leur drapeau au-dessus de notre pays, depuis que vous êtes d’accord avec moi : nous allons nous battre.

Dépi solda Etazunyen té pwofité twanbléman tè pou pwann kontrol zil-mwen jan yo di sé aid sèlman yo ap vini menemn, tout sa pou petwol -plis gwò résèv émisfè west- ak anpil zòt rézon estrateji agresiv, dépi w dakò avè’m ; nou alé pou konbat.

Since the US marines (un)officially took advantage of the earthquake to take over the island which is so dear to my heart on the cover of a so-called aid, this for petroleum -the biggest reserve of the western hemisphere- and many other agressive-strategic reasons ; since they’ve run up their flag above our country, since you agree with me : we gonna fight.


"La Fran­ce pleu­re sur les 40.​000 ca­dav­res de l’île mi­nu­s­cu­le, et le monde en­t­ier s’em­pres­se de sécher les lar­mes de la Répu­bli­que. Mais com­ment était-​ce quand, il y a quel­ques siècles, la Fran­ce a versé le sang à tor­rents pour prend­re les Pe­ti­tes et les Gran­des An­til­les ? En mer, au large des côtes de l’Afri­que de l’Est exis­te l’île volca­ni­que de Ma­da­g­a­s­car. Il y a 50 ans, nous vîmes com­ment la Répu­bli­que au­jourd’hui in­con­solable et qui pleu­re la perte de ses en­fants, a alors so­u­mis les indigènes ob­s­tinés à son joug par les chaînes et l’épée. Nul volcan n’y a ou­vert son cratère, ce sont les bou­ches des ca­nons français qui ont semé la mort et de la déso­la­ti­on. Les tirs de l’ar­til­le­rie française ont balayé des mil­liers de vies hu­mai­nes de la sur­face de la terre jusqu’à ce que ce peup­le libre se pros­ter­ne face cont­re terre et que la reine des « sau­va­ges » soit traînée, comme trophée, dans la « Cité des Lumières ».

Et nous vous avons vus, vous aussi, oh République, en larmes ! C’était le 23 mai 1871, quand le soleil glorieux du printemps brillait sur Paris, des milliers d’êtres humains pâles dans des vêtements de travail étaient enchaînés ensemble dans les rues, dans les cours de prison, corps contre corps et tête contre tête ; les mitrailleuses faisaient crépiter par les meurtrières leurs museaux sanguinaires. Aucun volcan n’avait éclaté, aucun jet de lave n’avait été versé. Vos canons, République, ont tiré sur la foule compacte, poussant des cris de douleur - plus de 20.000 cadavres ont recouvert les trottoirs de Paris !

Et vous tous - Français et Anglais, Russes et Allemands, Italiens et Américains - nous vous avons vus tous ensemble pour une première fois dans une entente fraternelle, unie dans une grande ligue des nations, aidant et vous entraidant les uns les autres : c’était en Chine. Là, vous aviez oublié toutes les querelles entre vous, là aussi vous aviez fait la paix des peuples - pour le meurtre et l’incendie. Ah ! Combien d’individus sont tombés sous vos balles, comme un champ de blé mûr haché par la grêle ! Ah ! Combien de femmes jetées à l’eau, pleurant leurs morts dans leurs bras froids et fuyant les tortures mêlées à vos embrassades ardentes !

Et maintenant, ils se tournent tous vers la Martinique d’un même mouvement et le cœur sur la main, ces meurtriers bienveillants aident, sauvent, sèchent les larmes et maudissent les ravages du volcan. Mont Pelé, géant au grand cœur, tu peux en rire ; tu peux les mépriser, ces carnivores pleurants, ces bêtes en habits de Samaritains. Mais un jour viendra où un autre volcan fera entendre sa voix de tonnerre, un volcan qui grondera et bouillonnera et, que vous le vouliez ou non, balayera toute ce monde dégoulinant de sang de la surface de la terre. Et c’est seulement sur ses ruines que les nations se réuniront en une véritable humanité qui n’aura plus qu’un seul ennemi mortel : la nature aveugle."

Rosa Luxemburg dans "Martinique" (1902)

Haïti occupée militairement : pour lutter contre les risques d’un séisme ? Oui ! Le séisme social !

Que veut dire Haïti occupée par des troupes étrangères ?

La première ile où les esclaves se sont libérés en prenant le pouvoir et en battant les puissances esclavagistes, l’Angleterre et la France, n’a pas besoin de troupes étrangères d’occupation, même si si ces brigands se disent animés des meilleures intentions du monde !!!! Les grandes puissances veulent seulement démanteler les villes, enfermer la population travailleuse dans des camps militairement surveillés, seulement faire travailler la population à du déblaiement et faire partir les autres en exode. Ils veulent seulement écraser l’ile révolutionnaire. Ne soyons pas dupes du matraquage médiatique et politique. Ces puissances-là n’ont jamais eu la moindre intention humanitaire et pacifique !!!

Haïti : l’intervention "humanitaire" cache une guerre contre le peuple haïtien révolté

Le rôle de la Minustah, le film

A bas l’occupation militaire étrangère d’Haïti sous prétexte de séisme, de sécurité des habitants ou de cyclones !

Haïti révolutionnaire qui fait peur aux grandes puissances

Les interventions armées ont apporté à Haïti... misère et massacres...

Haïti : du séisme à la révolte

Comment les forces internationales répriment la population pauvre, le film

Haïti : l’intervention "humanitaire" cache une guerre contre le peuple révolté

C’est sans délai que des forces armées considérables (des dizaines de milliers de soldats) venues des USA, de France et du reste du monde ont débarqué en Haïti, suite au tremblement de terre qui a frappé durement la capitale, Port-au-Prince. Et, malgré un discours médiatique voulant faire croire à une aide humanitaire, la tâche essentielle qui leur est assignée est le rétablissement de l’ordre. Elles sont équipées pour la répression et non pour le sauvetage. Des unités US spécialistes anti-émeutes ont été dépêchées. Les équipes de sauveteurs sont bloquées par la priorité donnée à l’envoi des militaires. Un avion-hôpital et des secouristes avec chiens ont été refusés pour faire passer en priorité les troupes de Marines, spécialistes de la répression des révoltes populaires. Certaines équipes de sauveteurs liées à des ONG n’ont toujours pas pu se rendre sur place tandis que les forces armées sur place sont des centaines de fois supérieures en nombre aux équipes de sauveteurs. Des navires de guerre US sont à proximité d’Haïti pour intervenir en cas d’insurrection générale.

Du coup les secours et les secouristes n’arrivent pas. La plupart des gens n’ont reçu ni aide alimentaire, ni sanitaire et certaines villes n’ont encore vu personne. Aucune force gouvernementale, aucune armée n’a participé aux sauvetages de première urgence réalisés à mains nues par la population elle-même. L’inquiétude des grandes puissances, ce sont les réactions populaires et pas les victimes à sauver et les populations survivantes à aider, contrairement ce que l’on cherche à nous faire croire ici. Si les forces armées du monde se sont empressées d’intervenir, c’est pour éviter que le vide du pouvoir, causé par le tremblement de terre qui a mis à bas les édifices publics, les bâtiments de l’Etat et des forces armées d’occupation étrangères, ne se transforme en tremblement de terre... social. Et ces forces cachent leur crainte du peuple d’Haïti derrière de prétendus pillages, mais, quand on crève de faim, se servir dans les magasins, c’est simplement vital, ce n’est pas un crime !

Pour comprendre le rôle des armées étrangères en Haïti, il faut se rappeler que l’intervention militaire américaine, onusienne ou française ne date pas du tremblement de terre. Elle a pour prétexte la défense de la sécurité de la population civile mais, en fait, elle est le produit de la révolte sociale qu’a connu Haïti lorsque, en 1986, le peuple haïtien s’est débarrassé de la dictature des Duvalier que soutenaient les pays occidentaux. Oui, le peuple travailleur d’Haïti a vécu une révolution, en s’attaquant aux barbares « tontons macoutes » et en renversant la dictature de « Bébé Doc » Duvalier, soutenue par les USA. Le pouvoir a été durablement ébranlé.

Ce n’est que récemment que les grandes puissances occupant Haïti ont pu permettre à l’armée haïtienne de retourner dans ses quartiers généraux. L’échec de cette révolution haïtienne provenait du fait que les partis et organisations sociales, syndicales, religieuses et politiques qui en avaient pris la tête, loin de souhaiter la prise de pouvoir par les opprimés, ne visaient qu’à faire rentrer le peuple dans le rang. Jamais ils n’ont averti le peuple contre l’armée de Duvalier à peine reconvertie. Jamais ils n’ont appelé le peuple à se lier aux petits soldats et ces derniers à ne plus obéir à leur hiérarchie. Au contraire, tous les efforts des dirigeants syndicalistes, religieux, sociaux-démocrates et staliniens ont été de réconcilier le peuple avec l’armée et les classes dirigeantes, avec l’aide d’Aristide, devenu en 1994 la marionnette des USA.

Et les dizaines de milliers de soldats des armées étrangères occupant le pays depuis 2004 ne visent nullement à remettre en cause la dictature et la misère. Ils ont occupé le pays parce que le peuple menaçait le pouvoir et les classes dirigeantes haïtiennes. Cette prétendue « force de paix » n’a fait qu’attaquer violemment la population des quartiers pauvres et des bidonvilles aux côtés des forces armées et des milices locales. Lors des dernières émeutes de la faim en 2008, le petit peuple d’Haïti, entre autres revendications, réclamait le départ des troupes de l’ONU et des troupes étrangères.

Toutes ces forces armées n’ont rien fait contre la classe dirigeante, contre la misère et l’exploitation. Rien face aux cyclones. Celui qui a détruit Gonaïves, la ville la plus révolutionnaire du pays, a laissé le peuple détruit, englué dans la boue sans que cette fameuse « communauté internationale » ne bouge le petit doigt. Le tremblement de terre a achevé de détruire la crédibilité du pouvoir, et les grandes puissances craignent que le peuple haïtien se saisisse de l’occasion pour se débarrasser de ses oppresseurs.

Quant aux travailleurs d’ici, loin de marcher dans la propagande humanitaire hypocrite des grandes puissances, ils devraient souhaiter au peuple haïtien ce que ses oppresseurs craignent le plus : que le peuple se libère et que l’île révolutionnaire renaisse de ses cendres.... !

Pour nous écrire, cliquez sur Répondre à cet article

Lorsque les Etats occidentaux justifient leur intervention militaire, ils prétendent être bloqués par les émeutes de gens se disputant pour recevoir des vivres et par les pillards. C’est faux ! Les vivres bloqués sur l’aéroport, ce n’est pas à cause de bandits ou d’émeutes... Les Haîtiens dénoncent les troupes étrangères parce qu’ils les connaissent. Depuis 1994 pour les USA, depuis 2004 pour toutes les troupes étrangères, elles occupent le pays et ce n’est pas pour les sauver d’une catastrophe naturelle !!! Elles interviennent contre la population. Elles prétendent que, si les secours n’arrivent pas, c’est dû à l’état des routes. C’est faux ! Elles affirment vouloir sauver le peuple haïtien, c’est faux !

Les forces armées internationales ne surveillent que les quartiers pauvres alors que les riches entretiennent des bandes armées qui pillent, terrorisent et assassinent.

Les horreurs de l’exploitation en Haïti

Les émeutes de la faim

Les bandes armées du pouvoir haïtien intervenant contre la population en 2004


"Pour les prolétaires qui se laissent amuser par des promenades ridicules dans les rues, par des plantations d’arbres de la liberté, par des phrases sonores d’avocat, il y aura de l’eau bénite d’abord, des injures ensuite, enfin de la mitraille, de la misère toujours."

Auguste Blanqui

« Participer au processus historique les yeux pleinement ouverts, avec une volonté tendue, telle est la satisfaction par excellence qui puisse être donnée à un être pensant... »

Trotsky, dans Leur morale et la nôtre


Pour nous écrire, cliquez sur Répondre à cet article

POUR PRENDRE CONTACT, LAISSEZ VOTRE EMAIL DANS LA RÉPONSE


Contribution au débat sur la philosophie dialectique

du mode de formation et de transformation

de la matière, de la vie, de l’homme et de la société

Le travail que nous diffusons ici est incomplet et inachevé, dans sa conception comme dans sa rédaction. Cependant, l’ampleur du sujet, la longueur du travail nécessaire, justifie de mettre ce texte en circulation sans tarder. Il sera progressivement complété et corrigé. Le sujet, la révolution, n’est pas un thème si courant, y compris dans le pays souvent présenté comme celui de la Révolution française. Depuis le stalinisme, le maoïsme et les diverses « versions » prétendues du socialisme et du communisme, la signification de la révolution sociale s’est perdue ou a été faussée. Si, pour bien des travailleurs, leur classe se bat pour l’emploi ou le salaire, ils ne se voient pas comme la classe opprimée la plus puissante de l’Histoire, capable, à l’échelle internationale, de libérer l’humanité de l’oppression et de l’exploitation. Il ne faut pas concevoir ce mouvement de la conscience de classe comme un recul linéaire. De même qu’il ne faut pas interpréter le mouvement qui s’est manifesté de Marx à Lénine et Trotsky, ou de la Commune de Paris de 1871 à la révolution en Russie en 1917 et en Europe en 1918-1920, comme une montée continue. Le mouvement de l’Histoire, celui des luttes, celui de la conscience de classe, celui de l’organisation de classe, ces trois mouvements qui ne sont d’ailleurs pas similaires, ne suivent pas un cours graduel, mais connaissent des sauts brutaux. Et, parfois aussi, des chutes brutales. Aujourd’hui, suite au recul des illusions dans la social-démocratie (au service du grand capital depuis la première guerre mondiale), dans le stalinisme (principale force anti-communiste depuis 1925), et dans les nationalismes du tiers-monde (venus au pouvoir depuis la deuxième guerre mondiale), un nouveau cycle semble se profiler. Les illusions sur le capitalisme sont également retombées (même dans les Pays de l’Est), et un nouvel anticapitalisme semble en train de renaître dans une nouvelle génération de la classe ouvrière mondiale. Cela ne veut pas dire qu’une nouvelle compréhension du monde naîtra directement et spontanément, car de nouvelles tromperies peuvent très bien remplacer les anciennes. L’anticapitalisme, à la mode aujourd’hui, est un mouvement composite qui ne développe pas une conscience claire de la nécessité de renverser définitivement le capitalisme et de le remplacer par le pouvoir des travailleurs. Ce courant ne permet pas non plus une avancée dans la compréhension du rôle de l’Etat bourgeois, étant donné qu’il professe une défense de la démocratie citoyenne qui reste dans le cadre bourgeois. Pas question par exemple pour les anticapitalistes, et encore moins pour les altermondialistes, de destruction de l’Etat bourgeois, et surtout pas d’idée de mise en place d’un pouvoir aux travailleurs. La question de la propriété privée des grands moyens de production n’est nullement envisagée. On constate ainsi que, sous de nouvelles couleurs et de nouvelles formes, il est très possible de donner à la critique du capitalisme un caractère fondamentalement réformiste, c’est-à-dire visant au sauvetage du capitalisme en le rendant acceptable aux masses opprimées. Les idées de « développement durable », d’altermondialisme, de « décroissance », de « défense de la planète » sont de nouveaux moyens de détourner de la lutte des classes en prétendant que tous les hommes sont responsables des destructions, causées par le grand capital. Le capitalisme « éthique », « durable », « écologique », « solidaire », « régulé », l’alter-capitalisme en somme, n’est qu’une nouvelle forme de l’illusion réformiste qui refuse de prendre en compte le fondement de classe du capitalisme et sa conséquence : la nécessité pour les exploités de renverser ce système. De nouveaux types de réformismes, de nationalismes, de stalinismes, d’intégrismes religieux ou d’autres idéologies réactionnaires peuvent apparaître, détournant à nouveau les mouvements sociaux. Il n’y aura pas de naissance purement spontanée d’une nouvelle analyse critique du système. Et cela se déroule à un moment où une nouvelle crise du capitalisme se profile à l’horizon, grosse de nouveaux sacrifices pour les opprimés mais grosse aussi de nouvelles révolutions, c’est-à-dire de nouvelles potentialités d’en finir définitivement avec l’exploitation de l’homme par l’homme.

Il est d’autant plus important de repenser (c’est-à-dire de reconstruire) ce que signifient véritablement le socialisme et la révolution, dans le monde d’aujourd’hui. Pendant de trop longues années, les révolutionnaires eux-mêmes, en panne de révolutions, se sont tournés vers des luttes armées (guérillas n’ayant rien à voir avec l’action du prolétariat), vers des formes non classistes de contestation (altermondialisme, écologisme), ou vers des formes d’accommodation critique au système (syndicalisme, électoralisme). Dans tout cela, la révolution (et d’abord la destruction de l’Etat bourgeois et de l’ordre économique du capital) est bien oubliée. La question n’est même plus étudiée, ni discutée publiquement, que ce soit au nom d’un espèce de réalisme (la révolution n’est pas à l’ordre du jour), ou d’un renoncement plus ouvert à cette perspective.

Dans cette étude, on appellera révolution la situation de crise dans laquelle les opprimés cessent de suivre les idées et les organisations de la classe dirigeante, commencent eux-mêmes à s’organiser, d’une manière totalement nouvelle et émergente, en vue de leurs propres intérêts de classe et, surtout, appliquent leurs propres décisions, créant une situation de double pouvoir porteuse de la possibilité de changement radical du cours de l’Histoire, vers un pouvoir aux travailleurs. Cette définition ne considère pas la violence (la fameuse lutte armée) comme le critère fondamental, mais souligne plutôt le caractère radical du contenu social et politique donné par les opprimés eux-mêmes, et la destruction rapide des bases réelles de l’ancien ordre. Au sens large, scientifique, nous appellerons « révolution » tout état transitoire dans lequel l’ordre établi peut basculer qualitativement et brutalement. Mais, surtout, nous appellerons révolution une situation qui mène à l’émergence brutale d’une structure, qualitativement nouvelle, issue de l’agitation et des contradictions à l’échelon hiérarchique inférieur, encore appelée auto-organisation. Du coup, ce processus concerne aussi bien les différents domaines des sciences. La politique est particulièrement concernée par la question de l’auto-organisation des prolétaires. Rappelons l’expression qu’en donnait Karl Marx  : « Le socialisme sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes. » Pour se préparer à devenir un nouveau pouvoir, les exploités ont besoin de retrouver le sens de l’organisation collective et la confiance dans leurs propres forces.

Ce texte tente de tirer des leçons générales, philosophiques, des travaux récents des sciences, naturelles, historiques, économiques, et sociales. Les avancées scientifiques, qui font progresser nos connaissances et nos compétences techniques, influencent notre philosophie du monde. Du moins, elles devraient le faire. La vulgarisation scientifique touche un large public, mais la philosophie tirée des sciences est peu diffusée. La pensée scientifique a profondément changé, même si le grand public, inondé d’informations techniques, l’ignore souvent. La science actuelle n’est plus fondée sur des objets fixes, ni sur un ordre figé, mais sur l’organisation spontanée du désordre d’un grand nombre d’éléments interagissant. La matière n’est plus conçue comme une masse inerte, mais comme le produit d’une dynamique collective extraordinairement agitée. Renversement brutal des structures, la révolution est un processus de construction, par l’organisation spontanée des agitations sous-jacentes, de structures nouvelles, dites émergentes. La compréhension de ce mécanisme révolutionnaire, qui caractérise les phénomènes historiques, n’est pas évidente, ne découle pas directement de l’observation, et nécessite un effort de conceptualisation philosophique. Les anciennes oppositions diamétrales entre matière inerte et vivante, entre vie et mort, entre ordre et désordre, entre destruction et construction, entre hasard et nécessité, sont désormais caduques. Dépassant ces anciennes dichotomies, la nouvelle philosophie scientifique reconnaît l’interpénétration entre déterminisme et contingence, entre lois et désordre, entre singularités et universalité, entre atomisme et vitalisme, et entre matérialisme et création. Concevoir la dynamique, la tâche est rude, mais les éléments sont fournis par les sciences elles-mêmes.

La réflexion sur le processus actif de la nature, sur les rythmes de son mouvement historique, est porteuse d’un mode de pensée qui est indispensable, autant en sciences que pour l’étude de la société humaine. La capacité des opprimés de construire leur pouvoir dépend avant tout de leur expérience politique, de leur participation, active, organisée et consciente à leurs propres luttes. Une classe n’est pas seulement constituée d’hommes ayant des intérêts matériels. C’est d’abord une conscience, faite d’échecs, d’espoirs, de tentatives, de virtualités, d’idées et de potentialités. Le mécanisme d’émergence de la conscience de classe et le fonctionnement dynamique de la matière, sans cesse transformée par l’interaction entre virtuel et réel, entre destruction et construction, en permanence en révolution, sont du même type.

La compréhension de la révolution est d’une importance capitale pour la pensée scientifique comme pour l’action politique et sociale. Elle est particulièrement nécessaire au mouvement ouvrier, victime des idéologies de l’ordre et de la réforme, défenseurs de la continuité de l’Etat. L’a priori du continu, préjugé opposant progrès et changement brutal, est largement propagé, par les scientifiques comme par les courants politiques et sociaux, sociaux-démocrates, associatifs, écologistes, alter-mondialistes, syndicalistes ou staliniens. L’idée du rôle central de la classe travailleuse pour changer radicalement le cours de la société humaine est fortement combattue. La conscience de la classe opprimée dépend en premier de sa compréhension de ses capacités à transformer le monde. La signification de la société à construire est aujourd’hui altérée. La révolution, incomprise, est souvent rejetée. La rencontre des idées communistes vivantes et du prolétariat révolutionnaire reste le principal danger mortel pour les exploiteurs et la seule perspective d’avenir pour les exploités.

Ce texte est soumis à la réflexion, à la critique de tous. Il peut être librement cité, édité et traduit. Aucun copyright pour aucun pays. Envoyez toute observation et critique aux auteurs Robert Paris et Tiekoura Levi Hamed.


"La Commune de Paris (1871) est la première tentative de la révolution prolétarienne pour briser la machine d’Etat bourgeoise. Elle est la forme politique enfin trouvée par quoi l’on peut et l’on doit remplacer ce qui a été brisé."

Lénine dans "L’Etat et la révolution".

"Quand la Commune de Paris prit la direction de la révolution entre ses propres mains ; quand de simples ouvriers, pour la première fois, osèrent toucher au privilège gouvernemental de leurs « supérieurs naturels », les possédants, et, dans des circonstances d’une difficulté sans exemple, accomplirent leur oeuvre modestement, consciencieusement et efficacement (et l’accomplirent pour des salaires dont le plus élevé atteignait à peine le cinquième de ce qui, à en croire une haute autorité scientifique, le professeur Huxley, est le minimum requis pour un secrétaire du conseil de l’instruction publique de Londres), le vieux monde se tordit dans des convulsions de rage à la vue du drapeau rouge, symbole de la République du travail, flottant sur l’Hôtel de Ville. Et pourtant, c’était la première révolution dans laquelle la classe ouvrière était ouvertement reconnue comme la seule qui fût encore capable d’initiative sociale, même par la grande masse de la classe moyenne de Paris." Karl Marx dans "La guerre civile en France"

La Commune de Paris, Karl Marx

La Commune de Paris (1971), le film

Karl Marx : "Les principes de la Commune sont éternels et ne peuvent être détruits. Ils resurgiront toujours de nouveau jusqu’à ce que la classe ouvrière soit émancipée."


SITE : MATIERE ET REVOLUTION

EDITORIAUX LA VOIX DES TRAVAILLEURS

www.matierevolution.fr

TABLE DES MATIERES

SOMMAIRE PAR PAYS

La classe ouvrière : une classe porteuse d’avenir ....

La révolution, le film

« Seule l’explication marxiste de tout ce qui s’est passé peut rendre à l’avant-garde prolétarienne sa confiance en elle-même. »

Léon Trotsky dans « Le marxisme et notre époque »

Testament de Léon Trotsky (extraits) :

"Je n’ai pas besoin de réfuter une fois de plus ici les stupides et viles calomnies de Staline et de ses agents : il n’y a pas une seule tache sur mon honneur révolutionnaire. Je ne suis jamais entré, que ce soit directement ou indirectement, dans aucun accord en coulisse, ou même négociation, avec les ennemis de la classe ouvrière. (...) Pendant quarante-trois années de ma vie consciente je suis resté un révolutionnaire ; pendant quarante-deux de ces années j’ai lutté sous la bannière du marxisme. Si j’avais à tout recommencer, j’essaierais certes d’éviter telle ou telle erreur, mais le cours général de ma vie resterait inchangé. Je mourrai révolutionnaire prolétarien, marxiste, matérialiste dialectique, et par conséquent intraitable athéiste. Ma foi dans l’avenir communiste de l’humanité n’est pas moins ardente, bien au contraire elle est plus ferme aujourd’hui qu’elle n’était au temps de ma jeunesse. (...) La vie est belle. Que les générations futures la nettoient de tout mal, de toute oppression et de toute violence, et en jouissent pleinement."

Léon Trotsky, le film1

Léon Trotsky et la révolution russe

LA REVOLUTION RUSSE DE 1917

"Aux citoyens de Russie !

Le Gouvernement provisoire est destitué. Le pouvoir de l’Etat est passé aux mains de l’organe du Soviet des députés ouvriers et soldats de Pétrograd, le Comité révolutionnaire militaire qui est à la tête du prolétariat et de la garnison de Pétrograd. La cause pour laquelle le peuple a lutté : proposition immédiate de paix démocratique, abolition du droit de propriété sur la terre des propriétaires fonciers, contrôle ouvrier de la production, création d’un gouvernement des Soviets, cette cause est assurée. Vive la révolution des ouvriers, des soldats et des paysans ! "

Proclamation du Comité révolutionnaire militaire

auprès du Soviet des députés ouvriers et soldats de Pétrograd

25 octobre 1917, 10 heures du matin

"Que signifie cette révolution ouvrière et paysanne ? Avant tout, le sens de cette révolution, c’est que nous aurons un gouvernement des Soviets, notre pouvoir à nous, sans la moindre participation de la bourgeoisie. Les masses opprimées créeront elles-mêmes le pouvoir. Le vieil appareil d’Etat sera radicalement détruit et il sera créé un nouvel appareil de direction dans la personne des organisations des Soviets.

Une nouvelle étape s’ouvre dans l’histoire de la Russie, et cette troisième révolution russe doit en fin de compte mener à la victoire du socialisme."

Lénine au Soviet de Pétrograd le 25 octobre 1917

"Nous nous assignons comme but final la suppression de l’État, c’est-à-dire de toute violence organisée et systématique, de toute violence exercée sur les hommes, en général. Nous n’attendons pas l’avènement d’un ordre social où le principe de la soumission de la minorité à la majorité ne serait pas observé. Mais, aspirant au socialisme, nous sommes convaincus que dans son évolution il aboutira au communisme et que, par suite, disparaîtra toute nécessité de recourir en général à la violence contre les hommes, toute nécessité de la soumission d’un homme à un autre, d’une partie de la population à une autre ; car les hommes s’habitueront à observer les conditions élémentaires de la vie en société, sans violence et sans soumission."

L’État et la Révolution (1917), Lénine

52 Messages de forum

  • Introduction 15 mai 2008 09:47, par Robert Paris

    A PROPOS DU GENOCIDE RWANDAIS

    Je viens de lire rapidement le texte portant sur le génocide rwandais. Mon point de vu est que dans cet texte vous nous présentez l’image d’une nation dirigée par une forte dictature, qui était couverte et encouragée par la France ; dont les dirigeants ont fortement méprisé la population par les massacres et par le non partage du pouvoir dans un pays dit démocratique en adoptant le génocide lors du quel la dictature rwandaise cherchant à mettre fin aux opposants, qui pourraient peut-être mettre en place le multipartisme en bannissant le régime dictatorial. J’aimerais alors savoir, dans un pays comme le Rwanda ou le multipartisme est sous la menace des dictateurs encouragée par un pays initiateur de la démocratie en Afrique comment se fera alors l’adoption d’une vraie démocratie ? Est-ce que ce cas n’est pas l’image de la plupart des pays au monde ? Et quels sont les dispositifs pour mettre fin a ces comportements, qui bannissent le développement de la population pauvre ?

    Répondre à ce message

    • Introduction 15 mai 2008 10:02, par Robert Paris

      cher lecteur

      Le génocide rwandais est parfaitement connu dans le monde et pourtant il reste inconnu de la plupart dans ses buts profonds. Si les classes dirigeantes rwandaises ont reçu le soutien de l’impérialisme français et bénéficié de la passivité des autres impérialismes, c’est que la menace était sérieuse. il ne s’agissait pas seulement des risques que faisait courir une démocratisation pour les anciens dirigeants. il s’agissait d’une lutte sociale qui menaçait de prendre un tour révolutionnaire à l’intérieur du pays. La réponse aux classes pauvres a été la formation de milices fascistes, les Interhamwe, puis leur utilisation dans le massacre.

      C’est justement le fait que les dirigeants de la lutte de 1990, démocrates petits-bourgeois, aient limité la lutte à la prétendue démocratisation du pouvoir avec leur propre participation à ce pouvoir qui a permis au pouvoir de se maintenir puis de réagir en prenant l’offensive.

      Le génocide rwandais est un des exemples de contre-révolution préventive que l’histoire récente nous ait donné.

      Il démontre que lorsque la situation est explosive, il est dramatique que les seuls dirigeants de la lutte soient des réformistes.

      On ne peut pas taquiner le tigre. Quant on est face à face, ou on le tue ou il vous tue.

      Il en va de même du pouvoir des classes dirigeantes. La démocratie, c’est l’illusion que le peuple peut avoir la parole tout en préservant la société d’exploitation. cette illusion n’a plus aucun contenu quand la lutte des classes se radicalise. Il est alors criminel de faire renaitre ces illusions en prétendant former des gouvernement de grande coalition, d’union nationale et autres ententes qui ne peuvent pas éviter l’affrontement.

      La seule alternative, c’est la révolution sociale. C’est que les masses pauvres s’organisent pour mettre en place la seule véritable démocratie : le pouvoir des opprimés. Le premier geste de cette démocratie prolétarienne devra être de désarmer l’ancien pouvoir et d’armer les travailleurs. Un autre point essentiel du pouvoir populaire devra être l’organisation de comités sur tous les lieux de travail et quartiers, comités qui seront le véritable nouveau pouvoir. Sans de telles mesures, toute réforme démocratique ne peut que mener à de nouveaux massacres.

      Robert Paris

      Répondre à ce message

  • Introduction : Pourquoi ce site ? 7 juillet 2008 20:50

    L’ETUSA paralysée
    2 100 travailleurs en grève illimitée

    L’ensemble des travailleurs de l’Entreprise de transport urbain et suburbain à Alger (Etusa) a suivi, hier, le mot d’ordre de grève décidé par son syndicat d’entreprise, suite à un préavis déposé à la tutelle le 2 juin dernier. En effet, les bus de cette entreprise ont été totalement paralysés dans la journée d’hier par une grève suivie à 100% et qui risque de durer plus longtemps si les revendications des travailleurs ne seront pas prises en charge dans les plus brefs délais.
    Selon Rabeh Bouâabache, le secrétaire général de la section syndicale de l’unité Hassiba Ben-Bouali (Alger), ceux sont
    2 100 travailleurs qui ont répondu favorablement à l’appel de grève décidé par le syndicat national suite à plusieurs problèmes socioprofessionnels notamment celui lié au retard du règlement de leurs salaires chaque mois. Une situation qui prévaut depuis le début de cette année. Plusieurs dizaines de ces travailleurs, réunis hier au garage des bus de l’ETUSA à Alger, se plaignent du retard qui atteint parfois un mois et qui se reflète négativement sur leur vie sociale. « Nous avons touché le salaire du mois de mai le 15 juin et celui de juin n’est pas encore versé », crient-ils contre cette situation qu’ils vivent depuis le mois de janvier, si ce n’est pas bien avant.
    Le retard des salaires est, selon les travailleurs, la goutte qui a fait déborder le vase. Leurs problèmes ne se limitent pas à ce stade mais, explique-t-on, dans la grille des salaires qui n’arrive pas à combler la moitié de leurs besoins.
    Il s’agit, également, de « la mauvaise gestion de certains cadres de l’entreprise et le retard enregistré dans l’application de la subvention de la tutelle à leur entreprise ». Les représentants des travailleurs ont évoqué, comme solution à leur crise, une série de requêtes adressée depuis le début de l’année au ministère des transports.
    Ce dernier, expliquent-ils
    – documents à l’appui – les a reçus par le biais de son inspecteur général le début du mois de juin et « qui a donné des réponses verbales et des promesses concernant leurs revendications » qui ne semblent pas encore être prises en charge, d’autant plus que leurs salaires ne sont pas encore réglés par la direction de l’entreprise. Les grévistes sont décidés à ne pas reprendre le travail s’ils ne touchent pas le salaire du mois de juin et si ce problème n’est pas entièrement résolu. « On touche déjà des salaires minables et c’est encore pire quand ils ne sont pas versés à temps. Nous voulons que ce problème soit réglé définitivement, sinon, nous continuons notre mouvement de protestation », affirment les travailleurs. Et de réclamer concernant ce qu’ils appellent « la mauvaise gestion », le départ de l’actuel directeur général de l’entreprise et certains dirigeants s’ils n’arrivent toujours pas à accomplir leurs missions et endiguer la crise qui menace l’existence même de l’Etusa.
    Le retour à la circulation des bus bleus est donc étroitement lié à la réponse réservée aux revendications des travailleurs, sauf si l’entreprise et la tutelle prennent de nouvelles décisions. En définitif, aucune date n’est encore fixée ni pour résoudre leurs problèmes ni pour interrompre le mouvement de grève.

    07-07-2008
    Radia Zerrouki

    Répondre à ce message

  • Introduction : Pourquoi ce site ? 19 novembre 2008 23:25, par Max

    holà,
    Mon grand père était militant ouvrier dans une usine en Seine saint Denis dans les années 30.Je ne l’ai pas connu car il a été fusillé à la "libération" en 1944.
    Sacré libération : les tickets de rationnement pour tout le monde et le PC qui titre dans l’Humanité " à chacun son bosh".
    Du coup mon père, électricien pour la Thomson, n’a jamais milité et n’a pas eu la chance de tomber sur des militants communistes sincères et critiques, donc Trotskistes.
    Par contre il a toujours eu cet soif de lire, comprendre les évènements nationaux et internationaux. Et plus que tout il a toujours tenu avec ma mère à ce que nous puissions avoir accès à la culture même si nous habitions dans une ville ouvrière ou le conservatoire se résumait à la maison particulière d’un musicien sympathisant du PC. Ils habitent toujours à Valenton (région parisienne) et même si le PC a fait installer des caméras de surveillance dans mon ancien collège, il n’y a toujours pas plus de moyen pour la culture.
    Valenton est une ville ou les cités dortoirs sont isolés de tout.
    Ma révolte a commencé dans ce collège en écoutant simplement le récit d’un jeune copain d’origine africaine vivant dans ces tours.
    Par contre mon engagement pour les idées communistes et donc trotskistes ne pouvaient commencer qu’en lisant et en comprenant toute une littérature marxiste, scientifique et romanesque.
    Les militants rencontrés devenaient des "modèles"car très enthousiasmants et sérieux dans leur engagement.
    Je retrouve cela dans ce site et félicite le camarade qui en est à l’origine.
    Longue vie à cette rage de comprendre et partager ces connaissances que nous nous devons d’entretenir en permanence.
    Max

    Répondre à ce message

  • Introduction : Pourquoi ce site ? 1er février 2009 10:46

    Faut-il une philosophie en science ?...L’avènement de la science est due à une forte mobilisation , le courage, la vérification, sa question "Comment ?" et sa revolution pour une amélioration de la condition de vie humaine. Certes, elle a decouvert bon nombre de choses bénéfique à l’homme. Cependant, elle prend sa source au sein d’une revolution ardente. Avec la découverte de l’ordinateur qui permet ainsi d’être informer partout dans le monde. La mise en place des moyens de déplacement à l’instar des avions, des automobiles qui est confortable à l’homme.suite aux problèmes de connexion, je ferai le reste sur ma clé à la maison .

    Répondre à ce message

  • Introduction : Pourquoi ce site ? 7 février 2009 15:40

    URGENCE AU SRI-LANKA !!!
    Au Sri Lanka, En septembre 2008, l’État de Sri-Lankais a lancé une grande offensive militaire contre les LTTE. En effet, depuis 1972, l’organisation des « Tigres de Libération de l’Eelam Tamoul » (LTTE) a commencé une guérilla contre le gouvernement de Colombo et depuis lors ce conflit a fait des dizaines de milliers morts.
    Le pouvoir Sri-Lankais opprime depuis longtemps la population tamoule en massacrant les populations des zones de guérilla, raflant, emprisonnant arbitrairement et torturant des milliers de personnes au seul motif qu’elles sont tamoules ou sur le simple soupçon de sympathie envers « Tigres ». Nulle part au Sri-Lanka, un tamoul n’y est en sécurité. Une ségrégation digne de l’Apartheid est appliquée par le gouvernement Sri lankais sur les populations tamoules. Le moindre déplacement est contrôlé, tous les tamouls doivent être enregistrés dans les commissariats et dans les camps militaires.
    De leur côté, les « Tigres » de LTTE tiennent d’une main de fer la population Tamoul, revendiquant la représentation exclusive des Tamouls pour leurs émancipations, éliminant tous les membres dans les autres organisations politiques tamoules. En outre, les « Tigres » pratiquent l’enrôlement forcé d’adultes et d’enfants pour la lutte armée. Pire, depuis 1990, les « Tigres » imposent un blocus aux populations des zones sous leur contrôle. Nul n’obtient de laisser passer pour sortir de la zone sous contrôle des « Tigres » à l’exception des personnes jugé digne de confiance d’eux, mais encore faut-il qu’un proche reste en otage sous leur contrôle et réponde de sa vie pour la personne qui sort de la zone.
    Depuis l’offensive gouvernementale de septembre 2008, la situation s’est encore aggravée pour les civils. Les « Tigres » imposent toujours leurs blocus obligeant ainsi les civils à rester sous le feu de l’armée de Colombo. Ceux qui réussissent à fuir les hostilités sont parqués et entassés dans de véritables camps de concentration, zones de non-droit où les militaires gouvernementaux continuent à éliminer tout individu suspect à leurs yeux. À ce jour, des centaines réfugiées identifiées ont proprement disparus. Une zone de « sécurité » vient d’être créée, trop petite pour contenir les populations des zones de combats (environs 500.000 personnes), qui subissent d’une part toujours le blocus des « Tigres », et d’autre part, dans le même temps, les bombardements de l’artillerie et de l’aviation gouvernementale, sur cette même zone.
    La situation est encore compliquée par le fait que d’autres groupes paramilitaires tamouls, notamment le TMVP, (milice formée par d’anciens membres des Tigres) collabore avec l’armée Sri-Lankaise, à raquettes, violence à la population, enlèvement d’enfant, et cela avec la bénédiction de l’Etat Sri Lankais.
    Nous exigeons :
    • L’Arrêt des massacres au Sri Lanka !
    • Liberté pour tous les peuples opprimés du Sri Lanka !
    Et demandons la solidarité, l’aide et le secours de toute la population française, en tant que simple citoyen ou au travers de ses associations et organisations syndicales et politiques.

    CDSI

    Comité de défense social international

    Répondre à ce message

    • Introduction : Pourquoi ce site ? 8 février 2009 21:01, par Robert Paris

      Bien entendu le site "Matière et révolution" ne peut qu’être aux côtés de tous ceux qui sont solidaires des opprimés victimes de la violece des classes dirigeantes.

      N’oublions jamais que ces pays où des guerres civiles permanentes ont lieu sont aussi des pays où les luttes de classes des travailleurs contre les patrons se sont développées et où les classes dirigeantes ont choisi de détourner un climat social explosif en guerre permanente.

      N’oublions donc pas les opprimés du Sri Lanka mais aussi du Guatemala, du Congo Kinshasa, du Tchad ... etc

      Répondre à ce message

  • Contre les massacres au Sri-Lanka joignons-nous à la
    Manifestation samedi 7 mars 2009
    15h00

    Place Georges Pompidou (près du Centre Pompidou)
    Paris 4ème, Métro Rambuteau ou Hôtel de Ville, Les Halles

    avec les slogans :

    Stop aux massacres des civils par l’armée Sri-lankaise

    Travailleurs tamouls et cinghalais unis contre la dictature et ses massacres

    Régularisation des sri-lankais sans-papiers

    Accor, Lipton, Nike, Bouygues complices de la dictature sri-lankaise

    Solidarité avec les « slum dogs » du Sri-Lanka

    Non aux violences contre les femmes

    Liberté pour tous les opprimés du Sri-Lanka,

    Solidarité des travailleurs français avec les travailleurs sri-lankais, là-bas comme ici.

    Le 1er mars 2009

    Répondre à ce message

    • Chers prolétaires,
      chers petits commerçants, ouvriers, manoeuvres, pauvres, bras-vide de la planète ceci nous concerne.
      Les travailleurs n’ont pas de patrie.

      Prolétaires de tous les pays, unissons-nous !

      J’appelle prolétaire, une petite famille qui habite à côté de ma case et qui halète, qui se soucie des dépenses de demain, qui rêve de quoi à mettre dans le ventre.

      J’appelle prolétaire, un homme qui est mort aujourd’hui, cet homme qui n’avait que ses bras pour vivre.

      J’appelle prolétaire, un homme qui vient d’être juger calomnieusement.

      Et puisque le temps ne me permet pas de tout dire ; en d’autres mots J’appelle prolétaire nous les pauvres, les sans espoir riche, les coupables.

      Prolétaires de tous les pays, unissons-nous ! et comme le dit Karl Marx, nous n’avons pas de patrie. Tout ce que l’on a de mieux à faire sur cette terre c’est de nous battre. Oui, nous battre comme un Socrate. Nous unir même si pour certains il est impossible. Je crois fermément de nouveau, que nous devons, je dis bien nous devons, nous sacrifier pour ainsi atteindre à l’obsession. Cette obsession qui est notre rêve, notre désir sinon notre raison d’être. Mais nous n’arrivons jamais à cela tant que nous avons le souci d’avoir un ventre plein vu que "toute personne qui pense à son ventre ne raisonne jamais". Nous devons lutter, nous battre jusqu’à l’infini. Il n’y a de plus ignorant qu’une personne qui pense que l’Etat est pour les pauvres.

      Luttons sans frontière !!!

      Bill de bko

      Répondre à ce message

  • La notion de la révolution, à mon avis, est une polémique réellement profonde. Et il est vraiment difficile de le definir et le terminer. Vu que pour certain il n’y a pas de revolutionnaire même si certains considerent Socrate comme un grand revolutionnaire. La révolution est par ailleurs très importante dans la société. On peut également jetter un coup d’oeil sur les changements qui ont marqué le monde , qui sont dûs à la revolution de l’homme pour une vie meilleure. Ainsi, nous avons la révolution française de 1789 ou celle de la Russie qui ont considérablement marqué l’histoire du continent. La revolution scientifique, la revolution pour la reclamation de la dignité humaine et beaucoup d’autres...La revolution est en effet un thème discutif.bil de bko

    Répondre à ce message

    • Introduction : Pourquoi ce site ? 11 mars 2009 22:20, par Robert Paris

      La difficulté de définir n’est pas spécialement celle de la notion de révolution. rien n’est facile à définir parce toute réalité est dynamique et contradictoire. on serait bien en peine de définir la vie ou l’homme ou encore la matière. Définir, c’est prendre position, c’est s’engager. Ceux qui ont le plus de mal à savoir qui est révolutionnaire et qui ne l’est pas ont du mal à s’engager eux-mêmes. on ne peut pas le leur reprocher car c’est une décision importante à prendre et qui a des conséquences. Pour moi, il est indiscutable que Socrate ou Zénon ou Emiliano Zapata étaient des révolutionnaires. Pourquoi ? parce qu’ils estimaient que la vérité leur était plus chère que leur propre vie.

      Répondre à ce message

  • Introduction : Pourquoi ce site ? 1er avril 2009 10:32, par Max

    Juste un petit commentaire à propos de la vidéo, Trotsky et la révolution russe. C’est toujours très fort de voir en image, les soldats, ouvriers et paysans autour d’un dirigeant communiste révolutionnaire. Trotsky n’arrète pas de discuter avec les individus, militants, autour de lui et alors on se dit que c’est forcément l’opposé d’un Staline, qui adore les poses photos, les podiums ou il parle tout seul, les défilés ou l’ordre règne. Le seul moment ou Trotsky ne parle pas ou très peu, c’est pour le traité de paix à Brest Litovsk en 1918, ou les dirigeants impérialistes se font des honneurs entre eux.

    Répondre à ce message

  • bil de bko L’histoire du monde n’a été que la lutte des classes.
    Mais des classes inférieures.
    La classe prolétaire, ce qui nous averti ainsi à comprendre un peu le monde.
    Penser que c’est anormal de voir les impérialistes ou les bourgeois à embellir leur vie, à entretenir leurs enfants même si c’est avec des pots-de-vin ( l’argent de corruption).
    Penser que c’est anormal de voir les impérialistes dormir sous des climatiseurs alors que les prolétaires sont sous des cases ou des hûtes.
    Et encore parce qu’on en peut jamais finir d’en parler, penser que c’est immoral pour les bougeois d’envoyer leurs enfants à l’étranger pour aller étudier.
    Moi je dirais que c’est mal connaître la fonction de l’Etat !!!!!
    Il n’est point là pour nous !
    Je pense même qu’il est inutile de dire ces clichés :
    Nous votons pour eux mais une fois élus, ils ne nous connaissent plus !

    La fonction de l’Etat c’est d’éliminer les prolétaires.
    Quand même pas pour eux.
    bil de bko..a la prochaine sur d’autre sujet.

    Répondre à ce message

  • Introduction : Pourquoi ce site ? 27 avril 2009 13:19, par Robert Paris

    Révolutions dans l’Afrique antique * c’est moshé ..reponse a bil de bko sur l’afrique.je suis d’accor avec fklein.je ne veus pas lui repété car on les exprime diféramen.dans toutson texte par tout ou c’est écris Afrique Euroe je dirais ou la classedominante africainne ou europeenne ou le prolétariat africaines oueuropeennee ect ect.t’es bléssé mort ou devenu malade par ces propos ?mais t’es pas bléssé mort ou devenu fou par ce qui arrivé auprolétarat rouwandais en algerien au malien au senégalais auproplétarias du monde entier ?JE SUIS d’accord avec kleins sur plein dechoses.porte toi bien .a la prochaine sur d’autre sujet.moshé pour bil. Le problème, c’est de décortiquer pourquoi les propos de l’uncherchent à insulter l’Afrique, pourquoi ça fonctionne, et pourquoiles excuses sont formulées par une autre, et pourquoi ces excusesfonctionnent. Être touché par l’un ou par l’autre discours signifieque l’on croit à la parole de ces gens-là alors qu’ils n’ont rienà voir avec nous, les travailleurs. Moi, je raisonne en scientifique, en communiste, révolutionnaire,prolétarien, et internationnaliste, donc marxiste. Donc, je me moque desdiscours des dirigeants politiques de la bourgeoisie. Je ne me sens pasaffecté par eux. En revanche, je les prends en compte pour mon analyse dela situation. Rien d’autre. Ma démarche, quand je découvre qu’une phrase qui fait parler a étécitée par un autre près de 130 ans plus tôt, il me semble utile etmême nécessaire de le dire. Hugo a prononcé ces mots dans une période de crise économique profonde : depuis 1873, la grande dépression avait commencé. Elle a duré plus de20 ans et s’est "résolue", pour l’Europe, par la colonisation del’Afrique (1880-1914). Hugo par son discours et par cette phrase asemble-t-il, cautionné idéologiquement cette colonisation. Si dans un contexte de crise où plus aucun continent ne paraît libre àcoloniser, 130 ans plus tard, un dirigeant Européen répète les mêmesmots, que cela signifie-t-il ? Que les appétits européens se préparentà reproduire la colonisation des années 1880-1914 ? Voici ce à quoi l’information donnée me fait penser, trèssuperficiellement pour le moment. Je n’ai aucune réponse, mais je me pose des questions dans tous lessens depuis que je sais que NS a cité V. Hugo. Creusons ces questionsensemble, mon camarade, plutôt que se sentir insulté par desprovocations bien calculées.

    Répondre à ce message

  • DÉFENDRE LE PALAIS DE LA DÉCOUVERTE ET LA CITE DES SCIENCES

    Face aux inquiétudes des salariés sur les conséquences de la fusion de la Cité des sciences et du Palais de la découverte (prévue en 2009), le Comité d’Entreprise a engagé une procédure d’alerte telle que prévue par le Code du Travail.

    La direction a contesté ce droit d’alerte et a assigné le CE devant le Tribunal de Grande Instance.

    Aujourd’hui le tribunal vient de donner raison au CE et a débouté la direction !

    Par ces motifs

    Le tribunal statuant en audience publique, par jugement contradictoire et en premier ressort :

    * Rejette l’intégralité de la demande principale de la Cité des sciences et de l’industrie.
    * Dit bien fondé le déclenchement de la procédure d’alerte interne par le comité d’entreprise de la Cité des sciences et de l’industrie et valide en conséquence la délibération (point 5 de l’ordre du jour) de la réunion du 18 septembre 2008.
    * Déclare la présente juridiction incompétente pour statuer sur la demande de réduction d’honoraires de la société Syndex.
    * Condamne la Cité des sciences et de l’industrie à verser au comité d’entreprise de la Cité des sciences et de l’industrie la somme de 3000 euros sur fondement de l’article 700 du code de procédure civile.
    * Condamne la Cité des sciences et de l’industrie aux dépens.

    Fait et jugé à Paris le 19 mai 2009.

    Répondre à ce message

  • Introduction : Pourquoi ce site ? 17 juin 2009 19:03, par moshé

    "Nous nous assignons comme but final la suppression de l’État, c’est-à-dire de toute violence organisée et systématique, de toute violence exercée sur les hommes, en général. Nous n’attendons pas l’avènement d’un ordre social où le principe de la soumission de la minorité à la majorité ne serait pas observé. Mais, aspirant au socialisme, nous sommes convaincus que dans son évolution il aboutira au communisme et que, par suite, disparaîtra toute nécessité de recourir en général à la violence contre les hommes, toute nécessité de la soumission d’un homme à un autre, d’une partie de la population à une autre ; car les hommes s’habitueront à observer les conditions élémentaires de la vie en société, sans violence et sans soumission."

    L’État et la Révolution (1917), Lénine

    Répondre à ce message

    • Introduction : Pourquoi ce site ? 10 juillet 2009 10:23, par BIL DE BKO

      La conséquence de toutes ces grèves est déplorable. Quand on observe l’article on comprend que le motif du licenciement des 900 travailleurs est parce qu’ils ont soutenu leurs collègues ! La solidarité ! Mais moi j’approuve impérativement la décision des grévistes. Il ne peut y avoir de travail sans coalition ! C’est quoi le travail ? Je crois que ce n’est autre qu’un effort physique ou intellectuel qu’effectue le genre humain en vue d’être rémunéré. N’est ce pas cela ? Donc les Workers doivent être dans de bonnes conditions pour travailler convenablement. Cependant si le soulèvement des travailleurs se transforme en licenciement, ceci sera alors une déroute pour Total ! Pareil pour la grève de RFI aussi ! Nous sommes en 6ème semaine de leur grève parce que le gouvernement ou l’Etat français ou je ne sais quoi, veut moderniser la radio avec la suppression de plus 200 postes ! N’est-ce pas démesuré ? Pourquoi ce remaniement ? Un accord de non-suppression d’emplois avait été violé par la direction. Cela est il légitime ? La partie ou le phénomène que préfère l’homme dans son corps étant sa voix puisque l’on puisse exterminer une personne suite au non-respect de sa parole. Elle mérite le minimum de respects. Au minimum la direction n’aurait pas dû violer sa propre promesse. Quand un homme n’a pas de respect pour sa parole, je crois qu’il ne mérite pas lui aussi de respect.

      Révolution sans frontière !

      Répondre à ce message

  • Introduction : Pourquoi ce site ? 15 septembre 2009 17:13

    Ouvriers chez Renault, nous cherchons à vous contacter.

    Répondre à ce message

  • Introduction : Pourquoi ce site ? 17 septembre 2009 07:46

    Voici un lien vers une vidéo très intéressante sur des militants américains : un groupe de 2 ! qui à déjà touché plus de 300 millions de personnes

    on peut voir ce programme encore quelques jours sur arte+7

    Le film

    Répondre à ce message

  • Introduction : Pourquoi ce site ? 21 octobre 2009 17:48, par MOSHE

    Contribution au débat sur la philosophie dialectique
    du mode de formation et de transformation
    de la matière, de la vie, de l’homme et de la société

    Le travail que nous diffusons ici est incomplet et inachevé, dans sa conception comme dans sa rédaction. Cependant, l’ampleur du sujet, la longueur du travail nécessaire, justifie de mettre ce texte en circulation sans tarder. Il sera progressivement complété et corrigé. Le sujet, la révolution, n’est pas un thème si courant, y compris dans le pays souvent présenté comme celui de la Révolution française.

    Répondre à ce message

  • Introduction : Pourquoi ce site ? 28 octobre 2009 13:08, par MOSHE

    La clef de l’histoire est à trouver dans l’histoire des luttes de classe et des révolutions

    Répondre à ce message

  • Introduction : Pourquoi ce site ? 16 novembre 2009 18:29, par Robert Paris

    « La philosophie est présente dans la physique. Et la réciproque est vraie. »

    Le physicien Gilles Cohen-Tannoudji

    dans « La Matière-Espace-Temps »

    Répondre à ce message

  • Introduction : Pourquoi ce site ? 11 décembre 2009 21:53, par Robert Paris

    "Les pensées vraies et la pénétration scientifique peuvent seulement se gagner par le travail du concept. Le concept seul peut produire l’universalité du savoir."

    Georg Wilhelm Friedrich Hegel

    Répondre à ce message

  • Introduction : Pourquoi ce site ? 19 janvier 2010 22:38, par Michael Chossudovski

    Haiti has a longstanding history of US military intervention and occupation going back to the beginning of the 20th Century. US interventionism has contributed to the destruction of Haiti’s national economy and the impoverishment of its population.

    The devastating earthquake is presented to World public opinion as the sole cause of the country’s predicament.

    A country has been destroyed, its infrastructure demolished. Its people precipitated into abysmal poverty and despair.

    Haiti’s history, its colonial past have been erased.

    The US military has come to the rescue of an impoverished Nation. What is its Mandate ?

    Is it a Humanitarian Operation or an Invasion ?

    The main actors in America’s "humanitarian operation" are the Department of Defense, the State Department and the U.S. Agency for International Development (USAID). (See USAID Speeches : On-The-Record Briefing on the Situation in Haiti, 01/13/10). USAID has also been entrusted in channelling food aid to Haiti, which is distributed by the World Food Program. (See USAID Press Release : USAID to Provide Emergency Food Aid for Haiti Earthquake Victims, January 13, 2010)

    The military component of the US mission, however, tends to overshadow the civilian functions of rescuing a desperate and impoverished population. The overall humanitarian operation is not being led by civilian governmental agencies such as FEMA or USAID, but by the Pentagon.

    The dominant decision making role has been entrusted to US Southern Command (SOUTHCOM).

    A massive deployment of military hardware and personnel is contemplated. The Chairman of the Joint Chiefs of Staff Admiral Mike Mullen has confirmed that the US will be sending nine to ten thousand troops to Haiti, including 2000 marines. (American Forces Press Service, January 14, 2010)

    Aircraft carrier, USS Carl Vinson and its complement of supporting ships has already arrived in Port au Prince. (January 15, 2010). The 2,000-member Marine Amphibious Unit as well as and soldiers from the U.S. Army’s 82nd Airborne division "are trained in a wide variety of missions including security and riot-control in addition to humanitarian tasks."

    In contrast to rescue and relief teams dispatched by various civilian organizations, the humanitarian mandate of the US military is not clearly defined :

    “Marines are definitely warriors first, and that is what the world knows the Marines for,... [but] we’re equally as compassionate when we need to be, and this is a role that we’d like to show — that compassionate warrior, reaching out with a helping hand for those who need it. We are very excited about this.” (Marines’ Spokesman, Marines Embark on Haiti Response Mission, Army Forces Press Services, January 14, 2010)

    While presidents Obama and Préval spoke on the phone, there were no reports of negotiations between the two governments regarding the entry and deployment of US troops on Haitian soil. The decision was taken and imposed unilaterally by Washington. The total lack of a functioning government in Haiti was used to legitimize, on humanitarian grounds, the sending in of a powerful military force, which has de facto taken over several governmental functions.

    Répondre à ce message

  • Introduction : Pourquoi ce site ? 2 juin 2010 21:58, par jérôme

    J’ai eu votre tract lors de la manif de paris. La question que je me pose c’est de savoir quelle est votre filiation historique : êtes de vous dans la mouvance troskiste ? et si oui ! quel sont vos rapports avec LO, le NPA et d’autres organisation d’extréme gauche ? maoiste ?

    Répondre à ce message

    • Introduction : Pourquoi ce site ? 3 juin 2010 09:52, par Robert Paris

      La meilleure réponse à ta question est sans doute de t’inviter à lire ce que nous écrivons sur l’extrême gauche dans Où en sont les révolutionnaires ?

      Ceci dit, en résumé, nous sommes trotskystes, issus de LO et de la Fraction de LO mais nous n’estimons pas, contrairement à la Fraction, qu’il faille s’associer au NPA.

      Mais, bien entendu, une fois que l’on a dit cela, on n’a pas dit grand chose. Si bien des groupes anciennement trotskystes, comme le PT et la LCR, ont abandonné ce qualificatif et pas nous, l’essentiel est le contenu que l’on donne à cela et non l’étiquette, qui a recouvert autrefois bien des politiques différentes voire opposées.

      Sur ce point : ce que nous voulons, je t’invite à lire le texte du même nom qui est dans la préface.

      En espérant continuer le débat commencé à la manif

      amicalement

      Robert Paris

      Répondre à ce message

  • Introduction : Pourquoi ce site ? 10 juin 2010 20:57, par jérôme

    Après la manifestation du 27 mai, comme je l’ai évoqué j’ai lu votre tract. Même si je ne partage pas tout, il y est des idées essentielles que je soutien. Je suis d’accord avec vous par exemple pour dire que les retraites ne sont qu’une « petite partie des coupes sombres ». De même, qu’il est nécessaire de dénoncer comme vous le faites à propos des retraites le mensonge de l’alibi démographique alors que le problème est celui de la crise et du chômage. C’est vrai, derrière la "réforme" il y a aussi les « tromperies » de la gauche et des syndicats. L’insistance sur les comités de luttes, AG, me semble aussi important, la nécessité de l’extension de la lutte, dès le départ. Il est nécessaire de défendre l’autonomie de la classe ouvrière dans son combat. Comme vous le dites, « le combat pour les retraites ne doit pas être isolé des autres combats ». C’est aussi vrai, le "capitalisme n’est pas éternel » et c’est à la classe ouvrière de « prendre la tête de toutes les couches menacées".
    Peut-être avez-vous pu prendre aussi connaissance du tract du CCI (http://fr.internationalism.org/file...) qui défend aussi la nécessité de la lutte, de la riposte ouvrière. Que pensez vous de son contenu ?

    Répondre à ce message

    • Introduction : Pourquoi ce site ? 10 juin 2010 21:20, par Robert Paris

      Je suis d’accord avec toi : on ne peut que converger avec ce tract de CCI. Il convient cependant de débattre maintenant ensemble de la manière de comprendre ce que la classe ouvrière peut faire pour renverser la vapeur...

      Répondre à ce message

      • Introduction : Pourquoi ce site ? 12 juin 2010 10:31, par jérome

        Dire qu’il faut que la classe ouvrière « change la vapeur » pose la question du rapport de force entre les classes. En effet, la réponse de la classe ouvrière n’est pas à la hauteur des attaques portées contre ses conditions de vie et de travail. Après le coup de massue lié à l’accélération brutale de la crise, on voit que le prolétariat n’est pas résigné, certes, mais qu’il manque de confiance et de perspectives. Quel axe d’intervention voyez vous justement pour permettre de développer la conscience ouvrière dans ce contexte ? C’est vrai que c’est à discuter.

        Répondre à ce message

        • Introduction : Pourquoi ce site ? 12 juin 2010 21:31, par Robert Paris

          Seule la classe ouvrière peut offrir une alternative à la société capitaliste en faillite. Et, pour cela, il n’est pas besoin d’attendre de mythique « grand soir ». Il faut agir dès maintenant. Préparer l’avenir, c’est nous réunir dans nos entreprises et nos quartiers pour débattre de l’état de la société et des moyens d’y faire face. Et cela sans attendre les nouvelles attaques de la crise. C’est débattre aussi de nos revendications, de nos objectifs et de nos moyens d’action. C’est non seulement nous lier entre travailleurs du public et du privé mais également chercher les moyens de nous lier, par un programme s’adressant à eux, aux paysans pauvres, aux petits pêcheurs, aux petits épargnants, aux retraités, aux jeunes, à tous ceux qui, dans les milieux populaires, sont ou vont être frappés par la crise. Pour leur dire, bien entendu, que nous sommes de leur côté dans la crise et qu’ils n’ont pas besoin de se tourner, pour se défendre, du côté des gros paysans, des grandes exploitations et des capitalistes qui ne craindront jamais de les couler. Et surtout pour leur montrer qu’ils n’ont aucune raison de se détourner de la classe ouvrière qui leur est présentée comme égoïste et corporatiste. Et il ne faut pas craindre de s’attaquer à la sacro sainte propriété du grand capital : aux banques, à la finance mais aussi à tout le grand capital car les plus riches volent aussi bien les salariés que les petits paysans, petits artisans, petits pêcheurs ou petits épargnants. Plus la classe ouvrière se montrera décidée, moins elle semblera liée à cette société complètement foutue, et plus elle montrera à ces classes moyennes qu’elle est une perspective d’avenir. Si elle ne le faisait pas, le danger serait grand que ces classes moyennes lui soient opposées et soient livrées aux démagogues de l’extrême droite, que la jeunesse, elle aussi, soit détournée d’un véritable changement de société.

          Répondre à ce message

        • Introduction : Pourquoi ce site ? 12 juin 2010 21:45, par Robert Paris
          • Introduction : Pourquoi ce site ? 15 juin 2010 22:26, par jérôme

            Il faut agir dès maintenant. Préparer l’avenir, c’est nous réunir dans nos entreprises et nos quartiers pour débattre de l’état de la société et des moyens d’y faire face. Et cela sans attendre les nouvelles attaques de la crise. C’est débattre aussi de nos revendications, de nos objectifs et de nos moyens d’action ». Tout a fait d’accord ! D’accord avec toi sur le fait que seule la classe ouvrière peut offrir une alternative à la société capitaliste. C’est pour cela qu’à mon avis l’effort doit porter sur la question de son unité. L’insistance sur l’importance de la discussion pour agir collectivement est en effet centrale. Il est nécessaire de prendre en main nos luttes et de les étendre. La question prioritaire à mon avis est donc celle des moyens pour y parvenir. En ce sens, s’il est vrai que la classe ouvrière doit entraîner les couches non exploiteuses, comme tu le souligne, l’effort préalable, me semble t-il, est de chercher la solidarité au sein du prolétariat. Le souci de ne pas se mettre à dos « les petits paysans, petits artisans, petits pêcheurs ou petits épargnants » me semble juste aussi, même s’il ne se place pas au même niveau. Quels sont les moyens d’action de la calsse ouvrière ? Je pense que le moyen central à défendre, dans les discussions, pour l’instant, c’est celui de la nécessité de la lutte. Ensuite, défendre le principe de la nécessité des AG pour décider ensemble. Elles doivent être souveraines, regroupant différents secteurs. Il faut défendre la aussi nécessité la solidarité. Donc, défendre par exemple le principe d’envoyer des délégations massives dans les usines et sur les tous les lieux de travail. Si ce n’est réalisable immédiatement, il me semble que c’est important au moins à défendre dans des discussions.

            Répondre à ce message

            • Introduction : Pourquoi ce site ? 30 juin 2010 11:37, par jérôme

              Tu demandes ce que je pense du texte « ce que nous voulons ». Je partage un certain nombre d’éléments qui me paraissent à priori justes. Par exemple, lorsque vous dites qu’il est nécessaire de : « Combattre les illusions réformistes qui cherchent à faire croire en la possibilité d’améliorer le monde actuel sans changement radical dans lequel les opprimés enlèvent le pouvoir à la classe dominante pour le prendre eux-mêmes en mains. » (C’est moi qui souligne). Vous dites aussi : « Apprendre des luttes nécessite que les exploités et les jeunes s’organisent eux-mêmes ce que la plupart des bureaucraties syndicales et des directions politiques ne souhaitent pas, désirant garder la mainmise sur les mouvements. ». D’accord, même si je trouve la formule ambiguë. Car vous dites par ailleurs, comme si nous devions le déplorer : « la classe exploitée se voie refuser (…) aussi le droit de s’organiser (…), syndicalement et localement pour défendre ses intérêts » (c’est moi qui souligne). Ne pensez vous pas que justement, comme vous le dites très bien, qu’ il faut « combattre les illusions réformistes » donc mettre en garde contre les syndicats et surtout l’idéologie du syndicalisme qui sont de puissants véhicules de l’idéologie bourgeoisie démocratique et des saboteurs patenté de la lutte ?

              Répondre à ce message

  • Sur le site http://davidharvey.org/2008/06/marx... se trouve la première des videos du cours de David Harvey correspondant à un cours qu’il a donné pendant 40 ans, qui est un commentaire du Capital chapitre par chapitre. Elles sont en anglais mais la diction du prof est très claire, un niveau de base en anglais peut suffire.

    Dans une interview avant les videos du cours proprement dit, Harvey commence par expliquer pourquoi il décida de lire le Capital alors qu’il arrivait d’Angleterre aux USA (à Baltimore) en 1969. Le monde était en plein bouleversement : (guerre du Vitenam, révolte de noirs, assassinat de Luther King en 68 puis des leaders des Black Panthers, grèves étudiantes) . Il voulait une méthode, un cadre général pour comprendre ... il décida de lire Le Capital ! Avec d’autres étudiants il forme un groupe de lecture. Arrivé à la fin il commence à comprendre, et décide de le relire. Cela lui plait tellement, l’aide à comprendre le monde dans lequel on vit, que pendant 40 ans il fera un cours sur le capital, une lecture suivie, le but étant que les étudiants le lisent. Avoir pu passer toute sa carrière sur la lecture d’un seul livre sans s’ennuyer montre, explique-t-il, la profondeur de ce livre.

    Le début du cours est un bref rappel des trois sources du marxisme (économie politique anglaise, philo allemande, socialisme français).

    Puis ce qui est intéressant c’est qu’il insite sur la dialectique, sans laquelle on ne peut comprendre le raisonnement de Marx. Tout le début tourne autour de la dialectique : chaque catégorie introduite par Marx ne peut se comprendre que dans ses relations avec les autres : marchandise, valeur d’échange, valeur d’usage, valeur d’échange etc. Harvey montre que dialectiquement tout se déroule à partir de la première phrase du capital : La richesse des sociétés dans lesquelles règne le mode de production capitaliste s’annonce comme une « immense accumulation de marchandises ». L’analyse de la marchandise, forme élémentaire de cette richesse, sera par conséquent le point de départ de nos recherches.

    L’exposé est très vivant, de l’humour, des références à des situations quotidiennes, et aide à rentrer dans la lecture du ivre qui n’est pas le plus facile de Marx, en insistant sur la dialectique qui l’imprègne à partir de la première ligne.

    Répondre à ce message

  • Introduction : Pourquoi ce site ? 17 novembre 2010 13:34, par MOSHE

    Le socialisme sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes

    Prolétaires sauvons nous nous-mêmes

    Pour le peuple haïtien, j’accuse...

    Ils sont le choléra du monde

    La nuit est mauve dans mon cœur
    Les troncs noirs sur le soleil couchant
    Il pleut dans mon âme
    Les branches mortes gouttent
    Sur la terre rouge
    L’heure est tendre et triste
    Mon corps git au sol
    Jeté par les soldats
    Des forces internationales
    Venues de partout
    Pour nous sauver de la vie
    Pour nous assassiner
    Pas de sépulture
    Pas de pitié
    Pas de regrets
    Ne m’oublie pas mon ami
    Mon camarade
    Prolétaire du monde
    Mais, surtout, n’oublie pas
    Que ces soldats sont là aussi
    Pour préparer ta mort
    Comme ils ont organisé la mienne
    Pas de haine, pas de regrets
    Mais n’oublie rien
    N’aie pas de pitié pour cet ordre inique
    Qui opprime et qui tue....

    Poète haïtien anonyme

    Répondre à ce message

  • Introduction : Pourquoi ce site ? 19 novembre 2010 14:00, par MOSHE

    Ils sont le choléra du monde

    La nuit est mauve dans mon cœur
    Les troncs noirs sur le soleil couchant
    Il pleut dans mon âme
    Les branches mortes gouttent
    Sur la terre rouge
    L’heure est tendre et triste
    Mon corps git au sol
    Jeté par les soldats
    Des forces internationales
    Venues de partout
    Pour nous sauver de la vie
    Pour nous assassiner
    Pas de sépulture
    Pas de pitié
    Pas de regrets
    Ne m’oublie pas mon ami
    Mon camarade
    Prolétaire du monde
    Mais, surtout, n’oublie pas
    Que ces soldats sont là aussi
    Pour préparer ta mort
    Comme ils ont organisé la mienne
    Pas de haine, pas de regrets
    Mais n’oublie rien
    N’aie pas de pitié pour cet ordre inique
    Qui opprime et qui tue....

    Poète haïtien anonym

    Répondre à ce message

  • Introduction : Pourquoi ce site ? 17 janvier 2011 03:23, par dennery

    A quoi ils sont entrains de jouer, ils ont faires quoi a l’homme, ils l’ont tué.

    Répondre à ce message

  • Introduction : Pourquoi ce site ? 23 janvier 2011 19:59, par Christophe31

    Bonjour ! J’ai trouvé votre site assez pertinant ! Je ne le connaissais pas à ce jour. Pourtant militant marxiste actif depuis 8ans (et au délà)... Je tenais à vous signaler le livre d’Alan Woods "Reason in Revolt" qui explique la dialectique depuis l’origine de l’humanité, jusqu’à la nécessité actuelle d’en finir avec le capitalisme... Et le tour de la façon la plus scientifique qu’il soit ! Sa traduction en français est en cours, et sera publié par le biais de l’associatio LA RIPOSTE. (www.lariposte.com) qui défend en france, de façon militante toutes ces idées.

    J’espère vous avoir aidé à étayer encore un peu plus votre culture scientifique et révolutionnaire camarade.

    Fraternellement,
    Christophe

    Répondre à ce message

  • Introduction : Pourquoi ce site ? 3 février 2011 13:17, par MOSHE

    VIVE LA RÉVOLTE DES PEUPLES ALGÉRIEN ET TUNISIEN !!!
    VIVE LA RÉVOLTE AU MAGHREB ET DANS LE MONDE ARABE !!!

    A BAS LES DICTATURES DES PROFITEURS !!!!

    LES SOLDATS AVEC LE PEUPLE !!!!

    PLUS D’OBÉISSANCE A LA HIÉRARCHIE !!!

    TOUT LE POUVOIR AUX COMITÉS DE TRAVAILLEURS, DE CHÔMEURS, DE SOLDATS ET DE JEUNES !!!!!

    Répondre à ce message

  • Introduction : Pourquoi ce site ? 16 février 2011 12:20, par moshe

    le jeu du nouveau pouvoir militaire : dissocier les forces qui ont fait tomber Moubarak en discréditant les grèves et en poussant les forces bourgeoises à se solidariser avec lui. les travailleurs doivent agir avec décision, entraîner la petite bourgeoisie et les soldats.

    Répondre à ce message

  • Introduction : Pourquoi ce site ? 19 février 2011 11:23, par ouvrier communiste

    L’émancipation de la classe ouvrière sera l’œuvre de la classe ouvrière elle même !

    Bien ! Seulement une fois cela affirmé, la première des infamies politique consiste à parler d’écrire en son nom, quant du point de vue des conditions d’existence et de ses rapports à la production de la plus-valus ont n’y appartient pas ; en cela et en autre chose, la composition sociale petite bourgeoise des groupes trotskistes dans leur multitude de courants aura été et continu d’être un bel exemple d’usurpation identitaire de classe.

    La seconde, pratiquer le travestissement de faits d’histoire en donnant une dimension tronquée des rapports politiques entre Trotsky et Lénine alors qu’un lecteur un tant soit peu averti, pourra découvrir dans les œuvres du second, combien celui-ci fustige l’opportunisme de Trotsky et quel mépris il affichait à l’égard de ses prétentions.

    Un ouvrier authentique

    Répondre à ce message

    • Introduction : Pourquoi ce site ? 20 février 2011 22:37, par Robert Paris

      C’est bien d’être un ouvrier authentique (dommage pour les faux !) mais cela ne signifie pas que ce que tu dis est authentique...

      Tu écris : "la première des infamies politique consiste à parler d’écrire en son nom, quant du point de vue des conditions d’existence et de ses rapports à la production de la plus-valus ont n’y appartient pas"

      Tu dis cela pour qui ? Pour Marx ? Pour Blanqui ? Pour Lénine ?

      Il ne suffit pas d’appartenir à la classe ouvrière pour défendre une politique révolutionnaire prolétarienne...

      Tu écris : "La seconde, pratiquer le travestissement de faits d’histoire en donnant une dimension tronquée des rapports politiques entre Trotsky et Lénine alors qu’un lecteur un tant soit peu averti, pourra découvrir dans les œuvres du second, combien celui-ci fustige l’opportunisme de Trotsky "

      C’est certainement pourquoi Lénine a proposé que, plutôt que lui Trotsky soit le dirigeant de l’Etat et qu’il l’a proposé pour être le chef de l’armée rouge pour ne citer que ces deux points de détail...

      Répondre à ce message

  • Introduction : Pourquoi ce site ? 23 février 2011 09:21, par RP

    Bien entendu, ces deux derniers faits ne sont que des exemples parmi tant d’autres...

    On pourrait citer aussi en 1917, entre février et octobre, la cooptation de toute la direction du groupe de Trotsky à la direction du parti bolchevik suivie du choix de Lénine de faire voter pour Trotsky à la direction du soviet central de Pétrograd, à la direction aussi cu comité militaire révolutionnaire qui a pris la tête de l’insurrection d’octobre.

    Mais les faits ne sont rien quand on croit à la thèse sournoise de la bureaucratie stalinienne...

    Répondre à ce message

  • Introduction : Pourquoi ce site ? 21 mars 2011 14:41, par Robert Paris

    Il n’est pas concevable que les exploités et les exploiteurs élaborent des "solutions" communes à la crise actuelle. Tous ceux qui prétendent en chercher, ou en négocier, ne sont que des adversaires déguisés.

    Cela signifie que la lutte entre le Capital et le Travail devient impitoyable.

    Tous les moyens vont être bons pour détourner les travailleurs de la défense de leurs intérêts et de ceux de l’humanité. Les vernis "démocratiques" des sociétés capitalistes tombent. Avec eux, se dévoilent tous les mensonges du développement et du bien être en système capitaliste.

    La première conséquence de la crise du capitalisme est : le droit de vivre en travaillant et de faire vivre une famille va devoir être placé au dessus du droit de détenir un capital et de l’exploiter.

    La deuxième conséquence est : il n’est plus possible de laisser les classes dirigeantes et leurs hommes politiques gouverner la planète. C’est, pour les exploités, une question de vie ou de mort de les déposséder du pouvoir.

    Plus tôt, les travailleurs auront conscience de cette tâche inévitable, moins l’humanité paiera de souffrances ce changement incontournable.

    Répondre à ce message

  • Introduction : Pourquoi ce site ? 7 octobre 2012 23:42, par Frédéric

    Le groupe La Sociale (Rennes) de la Fédération anarchiste organise un

    meeting de rue, suivi d’un débat
    mercredi 10 octobre à 18 h
    Place de la République à Rennes

    sur le thème : Seule la lutte paie !

    A l’heure où le gouvernement dit de gauche protège les intérêts du patronat
    dans la stricte continuité du gouvernement précédent, la seule issue reste la lutte sociale.
    Il y a urgence à réagir. Il y a urgence à s’organiser. A bas la résignation !

    Répondre à ce message

  • Introduction : Pourquoi ce site ? 14 mai 2016 17:08, par GIGC

    Nous aimerions vous envoyer la Revue Révolution ou Guerre éditée par le Groupe International de la Gauche communiste.
    Si vous êtes intéressés, il faudrait nous envoyer votre email. Notre site web est : www.igcl.org et notre email intleftcom@gmail.com

    Répondre à ce message

  • Introduction : Pourquoi ce site ? 23 septembre 03:32, par J. London

    Que peut apporter l’opposition dans la lutte que maine actuellement le peuple Togolais, Si ce n’est que traison et desilution ?

    Répondre à ce message

    • Introduction : Pourquoi ce site ? 23 septembre 08:28, par Robert Paris

      Ce que peut apporter la lutte contre la dictature, au Togo comme ailleurs, c’est que le peuple travailleurs ’organise lui-même et prenne le pouvoir pour lui, pas pour les oppositions politiciennes !

      Répondre à ce message

Répondre à cet article