English German Espagnol Portugese Chinese Japanese Arab Rusian Italian Norvegian Dutch Hebrew Polish Turkish Hindi
Accueil du site > 16- EDITORIAUX DE LA VOIX DES TRAVAILLEURS > Editorial 08-02-2010 - La "guerre juste" d’Obama contre le peuple (...)

Editorial 08-02-2010 - La "guerre juste" d’Obama contre le peuple haïtien

dimanche 7 février 2010, par Robert Paris

LA VOIX DES TRAVAILLEURS

« Travailleurs de tous les pays unissez-vous »

Karl Marx

Nous ne voulons plus de la Minustah, troupes étrangères quittez le pays tout de suite !

Des casques bleus ont tiré mardi des gaz lacrymogènes pour tenter de contrôler une foule de sinistrés lors d’une distribution de vivres à Port-au-Prince, deux semaines après le tremblement de terre qui a dévasté Haïti. /Photo prise le 26 janvier 2010

La révolte des Haïtiens, le film

A BAS L’INTERVENTION MILITAIRE INTERNATIONALE CONTRE LE PEUPLE HAITIEN !

Des centaines d’Haïtiens ont manifesté à Port-au-Prince lors de la venue Bill Clinton, nouveau gouverneur américain d’Haïti, et pour le conspuer parce qu’elles n’ont toujours reçu aucune tente ni moyen quelconque de dormir. Le gouvernement haïtien de Préval a annoncé officiellement que, pour le moment, il n’avait touché aucun centime de l’aide internationale pour Haïti ! Tous les peuples du monde sont sollicités actuellement par des campagnes massives pour faire croire que l’on aide ce "malheureux peuple victime de la nature et du sort"... Mais tel n’est nullement l’objectif de l’intervention internationale qui avait été planifiée avant le séisme. Elle visait à mettre Haïti sous tutelle internationale, sous occupation militaire et sous l’égide d’un gouvernorat dirigé par les USA.

Le séisme a seulement servi de prétexte pour couvrir cette opération de police... Les USA, le Canada, le Brésil, la France,... ont envahi Haïti militairement. Ce n’est ni les sauveteurs, ni les médecins, ni la nourriture qui débarquent massivement dans l’île ravagée, mais trente mille hommes en armes et notamment des marines et des paras, les fameux bérets noirs US. Ce n’était pas pour lutter contre de petits voleurs dans les magasins ou sécuriser les envois de nourriture !

On peut lire dans la presse : "Nelson Jobin, ministre brésilien de la Défense, de retour au Brésil, a évoqué « le risque d’émeutes ». Ce ne sont pas les pillages de Carrefour, qui motivent les inquiétudes du chef de la protection civile et l’envoi massif de renforts militaires en Haïti. C’est bien la perspective d’une insurrection générale, dans un pays désormais sans infrastructure étatique autre que celle que tentent de constituer les grandes nations et l’Onu, qui est redoutée." Mr Kouchner, quelques heures à peine après la catastrophe, a déclaré : « il faut préserver l’ordre, arrêter les pillages, garantir les propriétés » ! Interrogé sur la chaîne NBC, l’ambassadeur américain à Port-au-Prince, Kenneth Merten, a indiqué que “les soldats américains n’intervenaient que dans le cas où ni la police haïtienne, ni les casques bleus ne pouvaient assurer la sécurité”.

Ces grandes puissances ont vu avec le séisme une occasion d’en finir avec les risques révolutionnaires de l’île qui avait renversé Bébé Doc et ses macoutes. Elle s’était révoltée contre les coups d’état militaires, n’a pas accepté les troupes d’occupation onusiennes américaines et françaises, s’est révoltée contre la faim en 2008 et a mené une grève générale en 2009 pour une augmentation de 200 gourdes. Et, suite au séisme, elle a manifesté aux cris de « de la nourriture et de l’aide, pas des soldats ! » et organisé des émeutes, avec des barricades, et même une tentative insurrectionnelle en lançant le bruit d’un tsunami.

Les grandes puissances, réunies à Montréal, ont considéré que le plus important à reconstruire n’est ni des hôpitaux ni des logements, mais des prisons, des casernes, un pouvoir central, une police et une armée. Elles veulent réembaucher les militaires haïtiens, démissionnés en 1995, pourtant une armée de tortionnaires corrompus. Ainsi, l’armée haïtienne pourrait être la seule miraculée du séisme. En attendant, les USA, le Brésil ou la Canada fournissent l’armée d’occupation, l’Europe, qui tient à distinguer son petit rôle, propose de devenir la force de police....

C’est que le petit peuple d’Haïti n’est pas seulement une population très pauvre, mais aussi un prolétariat révolutionnaire craint des classes dirigeantes mondiales. Depuis la révolution de 1986, la population haïtienne a appris à se battre par ses propres moyens et à se méfier des forces de l’ordre et des classes dirigeantes. Ces dernières craignent par dessus tout le discrédit de l’Etat haïtien et l’absence de forces de répression qui rendrait irrépressible un mouvement populaire.

Le séisme a contribué à détruire l’Etat haïtien. Si les édifices du pouvoir ont été démolis, la confiance de la population dans cet Etat l’a également été, en voyant qu’il était complètement absent pour sauver les victimes et organiser les secours. Pour répondre à l’absence d’aide de l’Etat haïtien, les gens s’organisent par eux-mêmes en comités de quartiers. La population apprend à se passer d’un Etat bourgeois. Et les classes dirigeantes craignent que les opprimés d’Haïti deviennent ingouvernables. Cette crainte les amène à démolir les villes en poussant la population dans des camps de tentes à l’extérieur des villes et encadrés militairement. C’est un véritable chantage : on vous aide si vous acceptez l’occupation militaire !

Il y a une autre alternative : que les masses populaires d’Haïti ne cèdent pas au chantage des grandes puissances et s’organisent de manière indépendante pour bâtir une société débarrassée des exploiteurs et des galonnés !

8 Messages de forum

  • Le Bureau de l’Information et de la Communication de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti communique, "ce mardi 14 décembre 2004, la MINUSTAH, a entamé, à 4 heures du matin, une vaste opération de sécurisation de Cité Soleil, l’un des quartiers de Port-au-Prince abritant les bandes armées".

    "Cette opération de grande envergure a pour objectif le rétablissement de l’ordre et de la loi dans cette partie de la capitale haïtienne".

    "Elle a nécessité l’implication des troupes terrestres brésiliennes, jordaniennes, sri lankaises et de l’aviation chilienne, ainsi que des Unités de Police Constituée (Formed Police Unit -FPU) de la police civile de la MINUSTAH issues des contingents jordanien et chinois".

    "Le quartier Cité Soleil est actuellement sous contrôle des forces de la MINUSTAH. Aucune perte en vie humaine ni blessure n’a, jusqu’à présent, été rapportée. Les forces de la MINUSTAH comptent installer et maintenir une présence permanente et transférer graduellement la responsabilité de la sécurité de Cité Soleil à la Police Nationale d’Haïti".

    Cette initiative militaire pose trois questions :

    1 - Pourquoi ces opérations d’envergure sont-elles toujours dirigées contre des quartiers populaires (Bel-Air, Cité Soleil), alors que les bandes armées et d’autres gangsters violent l’ordre et la loi sur tout le territoire du pays, depuis que le coup d’Etat a renversé l’ordre constitutionnel et rétabli l’état sauvage illégal.

    2 - Quelles sont les garanties légales que les populations des quartiers populaires peuvent-elles attendre d’une police truffée d’escadrons de la mort appliquant le plan d’extermination du parti et de l’électorat d’Aristide ?

    3 - Pourquoi céder aux pressions hégémoniques au lieu d’appliquer une politique juste, impliquant la libération des prisonniers politiques et le rétablissement des droits de tous les partis politiques, surtout qu’une telle politique d’injustice sociale et nationale, apparemment plus commode, conduirait cette nation dans une voie sans issue ?

    Est-ce que l’ONU va s’y engager ? Demain nous le dira !

    Samedi Smith

    Répondre à ce message

  • Haïti : les photos d’une manifestation censurées par l’armée américaine

    (AFP) – Il y a 3 jours

    PARIS — Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé jeudi la confiscation par l’armée américaine de l’appareil d’un photographe du quotidien haïtien Le Nouvelliste alors qu’il couvrait une manifestation devant le siège de l’ambassade des Etats-Unis, mercredi dans un faubourg de Port-au-Prince.

    "Six marines se sont approchés de moi, m’ont encerclé avant de prendre mon appareil dans mon sac de travail ouvert. Ils sont ensuite partis avec", a raconté le photographe Homère Cardichon, cité par l’organisation de défense des journalistes basée à Paris.

    "Une heure plus tard, l’un d’entre eux est revenu pour me photographier et me rendre mon appareil. J’ai constaté que les soldats avaient détruit certaines photos", a ajouté le photographe.

    Dénonçant "un acte de censure flagrant", RSF souligne que "l’information est indispensable à la reconstruction d’Haïti et à la mobilisation des citoyens pour leur propre avenir".

    Répondre à ce message

  • Malgré les autorisations obtenues, deux avions de MSF, dont l’un porteur d’un hôpital gonflable de 100 lits, ont dû être détournés sur Saint-Domingue, engendrant des retards de 48 heures, selon Benoît Le Duc. Il s’est dit "frustré" de ces retards, faisant état de la pénurie de matériel.
    Un hôpital de campagne français a subi le même sort, le secrétaire d’Etat à la coopération, Alain Joyandet, annonçant avoir protesté auprès des autorités américaines .
    La situation semble tout aussi dramatique dans les villes des environs de Port-au-Prince, "détruites à 80%" et qui ne disposent toujours pas d’assistance humanitaire six jours après la catastrophe.

    Par Romain Loury , http://www.infirmiers.com 18 janvier 2010

    Répondre à ce message

  • Depuis que les US marines ont profité du tremblement de terre pour prendre (non)officiellement le contrôle de l’île qui est si chère à mon coeur sous le couvert d’une soi-disante aide humanitaire, ceci pour le pétrole - la plus grande réserve de l’hémisphère ouest - et de nombreux autres raisons de stratégie agressive, depuis qu’ils ont hissé leur drapeau au-dessus de notre pays, depuis que vous êtes d’accord avec moi : nous allons nous battre.

    Dépi solda Etazunyen té pwofité twanbléman tè pou pwann kontrol zil-mwen jan yo di sé aid sèlman yo ap vini menemn, tout sa pou petwol -plis gwò résèv émisfè west- ak anpil zòt rézon estrateji agresiv, dépi w dakò avè’m ; nou alé pou konbat.

    Since the US marines (un)officially took advantage of the earthquake to take over the island which is so dear to my heart on the cover of a so-called aid, this for petroleum -the biggest reserve of the western hemisphere- and many other agressive-strategic reasons ; since they’ve run up their flag above our country, since you agree with me : we gonna fight.

    Répondre à ce message

  • Yon kout plon gaye ki lage blan plat atè
    Yon sèl kout ròch touye twa koukou
    Kataklis natirel, kout loray tonnè osinon tranblemandetè

    « Si un jour sur tes rives
    Reparaissent nos tyrans
    Que leur horde fugitive
    Serve d’engrais à nos champs »

    Répondre à ce message

  • Le pouvoir n’est plus l La nature a horreur du vide. Les classes dirigeantes aussi. Bill le remplit pour eux.

    Répondre à ce message

  • Une population affamée, révoltée, doit être contrôlée : la faim pourrait la rendre dangereuse. Cette tâche revient à des spécialistes entrainés et équipés pour maintenir l’ordre public, à des guerriers et non à des sauveteurs. A des commandos et des parachutistes équipés d´armes de guerre, comme le sont ceux de votre 82º Division Aéroportée. La même qui a participé aussi aux guerres du Vietnam, de Corée, d’Afghanistan et d’Irak. Quelle bataille menez-vous maintenant ?

    Répondre à ce message

  • Quatre ressortissants américains ont été assassinés à Port-au-Prince depuis le séisme qui a ravagé Haïti le 12 janvier, a indiqué lundi le département d’Etat, sans plus de détails, relevant son niveau d’alerte destiné aux voyageurs souhaitant se rendre dans le pays.

    « Le département d’Etat exhorte fortement les citoyens à éviter de voyager en Haïti », est-il indiqué sur le site internet de la diplomatie américaine.

    Pourquoi les USA refusent-ils de dire de quoi sont morts ces citoyens US et qui ils étaient, que faisaient-ils en Haïti, étaient-ils militaires ? Ont ils participé à des répression de la popualtion haïtienne ? Ont-ils tué des Haïtiens ? Et combien ?

    Eh oui, combien de Haïtiens ont été tués et considérés comme victimes du séisme, tués parce qu’on les estimait dangereux du côté américain ?

    Répondre à ce message

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0