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Accueil du site > 03 - Livre Trois : HISTOIRE > 2eme chapitre : Révolutions de l’Antiquité > Révolutions en Palestine (Canaan) et en Israël antiques

Révolutions en Palestine (Canaan) et en Israël antiques

dimanche 3 janvier 2010, par Robert Paris

Renversement des sociétés phénicienne et cananéenne

Sommaire du site

Site antique de Meggiddo (ou Almaggeddon)

Le temple juif de Meggiddo

L’époque où le temple des Juifs, c’était Meggiddo en Israël et pas Jerusalem de Juda

Des groupes humains de langue sémitique s’établissent dans les plaines littorales de l’actuel Liban, au pied du mont Liban, l’un des très rares lieux du Moyen-Orient à connaître la neige en hiver.

Les nouveaux-venus sont connus dans la haute Antiquité sous le nom de Cananéens. C’est en particulier le nom qu’ils portent dans la Bible, leur pays portant celui de Canaan. Les Grecs les appelaient Phéniciens.

La civilisation cananéenne était à son zénith et comportait de nombreuses villes puissamment fortifiées aussi bien à l’intérieur – Hazor, Sichem, Gézer, Lakish, Hébron, Jérusalem… – que sur la côte – Akko, Jaffa, Ashqélôn… En étudiant les résultats des fouilles archéologiques et des explorations de surface, les spécialistes de démographie antique ont pu très approximativement estimer la population de la Palestine à cette époque à quelque 140 000 habitants.

Ils ne forment pas un État ni ne constituent à proprement parler un peuple. Ils vivent dans des cités plus ou moins indépendantes, chacune gouvernée par un roi, avec une divinité qui lui est propre.

Ces cités deviennent des centres du grand commerce et d’une flotte nombreuse et prospère. Elles accroissent considérablement leur richesse et leurs inégalités jusqu’à atteindre leur sommet et connaître des révolutions...

Les villes phéniciennes et cananéennes ont connu de grandes réussites commerciales et elles ont prospéré jusqu’à connaître de graves crises de la domination des classes dirigeantes sur le petit peuple des villes et des ports dues à des inégalités sociales croissantes. Bien des mythologies ont été bâties sur cette disparition des villes prospères transformées en ruines par la répression : la Bible (ancien testament) en est un exemple. Alors que les Phéniciens et la Cananéens sont de prospères commerçants qui règnent sur des villes fabuleuses, au deuxième millénaire, venant d’Our en Mésopotamie, dirigés par les Patriarches comme Abraham, les Hébreux migrent vers la côte méditerranéenne, vont jusqu’au Delta égyptien et reviennent s’installer en pays de Canaan. Ils sont à la recherche des meilleurs pâturages pour leurs troupeaux. Ils trouvent sur place les Amorites et les Phéniciens.

LA VILLE DE TYR

TYR, AU PLUS HAUT DE SA FORTUNE, S’EFFONDRE SOUS SA PROPRE REVOLTE

« Tyr, c’est toi qui as dit Moi je suis parfaite en beauté ! Tes frontières étaient au cœur des mers. Tes constructeurs avaient parachevé ta beauté. Ils avaient construit pour toi en cyprès de Senir tous tes bordages. (…) Tous les navires de la mer et leurs marins étaient chez toi pour assurer ton commerce. La Perse, Loud et Pout faisaient partie de ton armée ; ils étaient tes hommes de guerre. (…)

Edom était ton fournisseur ; à cause de l’abondance de tes produits il pourvoyait tes marchés en malachite, pourpre rouge, broderies, byssus, corail et rubis. Judas et le pays d’Israël trafiquaient avec toi ; ils pourvoyaient ton commerce en blé de Minnith, en millet, en miel, en huile et en résine. (…)

Tu t’es emplie et tu es devenue très pesante au cœur des mers. Tes richesses, tes réserves, ton commerce, ceux qui réparaient tes avaries et qui assuraient ton commerce et tous tes hommes de guerre qui étaient chez toi, avec toute la foule qui était au milieu de toi, tomberont au cœur des mers quand tu couleras.

Au son des clameurs de tes marins les vagues seront soulevées. Alors descendront de leurs navires tous ceux qui manient les rames ; les mariniers et tous les matelots de la mer s’arrêteront à terre. Ils feront entendre leur voix à ton sujet et crieront amèrement ; ils lanceront de la poussière sur leur tête et se rouleront dans la cendre. (…)

Ils entonneront à ton sujet un chant funèbre : qui a été réduit au silence comme Tyr au milieu de la mer ? Quand tes réserves étaient débarquées des mers, tu rassasiais des peuples nombreux. Par l’abondance de tes richesses et de tes produits commerciaux, tu enrichissais les rois de la terre.

A présent (…) les rois sont secoués d’un frisson et les visages sont accablés. Les marchands parmi les nations sifflent à cause toi : tu es devenue un objet d’épouvante ; à jamais tu seras abolie » EZECHIEL XXVII

Prophétie d’Ezéchiel

« La onzième année, le premier jour du mois, la parole de l’Éternel me fut adressée, en ces mots : Fils de l’homme, parce que Tyr a dit sur Jérusalem : Ah ! ah ! Elle est brisée, la porte des peuples ! On se tourne vers moi, Je me remplirai, elle est déserte ! A cause de cela, ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Voici, j’en veux à toi, Tyr ! Je ferai monter contre toi des nations nombreuses, Comme la mer fait monter ses flots. Elles détruiront les murs de Tyr, Elles abattront ses tours, Et j’en raclerai la poussière ; Je ferai d’elle un rocher nu ; Elle sera dans la mer un lieu où l’on étendra les filets ; Car j’ai parlé, dit le Seigneur, l’Éternel. Elle sera la proie des nations. Ses filles sur son territoire Seront tuées par l’épée. Et ils sauront que je suis l’Éternel. Car ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Voici, j’amène du septentrion contre Tyr Nebucadnetsar, roi de Babylone, le roi des rois, avec des chevaux, des chars, des cavaliers, et une grande multitude de peuples. Il tuera par l’épée tes filles sur ton territoire ; il fera contre toi des retranchements, il élèvera contre toi des terrasses, et il dressera contre toi le bouclier. Il dirigera les coups de son bélier contre tes murs, et il renversera tes tours avec ses machines. La multitude de ses chevaux te couvrira de poussière ; tes murs trembleront au bruit des cavaliers, des roues et des chars, lorsqu’il entrera dans tes portes comme on entre dans une ville conquise. Il foulera toutes tes rues avec les sabots de ses chevaux, il tuera ton peuple par l’épée, et les monuments de ton orgueil tomberont à terre. On enlèvera tes richesses, on pillera tes marchandises, on abattra tes murs, on renversera tes maisons de plaisance, et l’on jettera au milieu des eaux tes pierres, ton bois, et ta poussière. Je ferai cesser le bruit de tes chants, et l’on n’entendra plus le son de tes harpes. Je ferai de toi un rocher nu ; tu seras un lieu où l’on étendra les filets ; tu ne seras plus rebâtie. Car moi, l’Éternel, j’ai parlé, dit le Seigneur, l’Éternel. Ainsi parle à Tyr le Seigneur, l’Éternel : Au bruit de ta chute, Quand les mourants gémissent, Quand le carnage est dans ton sein, Les îles tremblent. 16 Tous les princes de la mer descendent de leurs trônes, Ils ôtent leurs manteaux, Et quittent leurs vêtements brodés ; Ils s’enveloppent de frayeur, et s’asseyent sur la terre ; A chaque instant l’épouvante les saisit, Et ils sont consternés à cause de toi. Ils prononcent sur toi une complainte, et te disent : Eh quoi ! tu es détruite, Toi que peuplaient ceux qui parcourent les mers, Ville célèbre, qui étais puissante sur la mer ! Elle est détruite avec ses habitants, Qui inspiraient la terreur à tous ceux d’alentour ! Maintenant les îles tremblent au jour de ta chute, Les îles de la mer sont épouvantées de ta fin. Car ainsi parle le Seigneur, l’Éternel : Quand je ferai de toi une ville déserte, Comme les villes qui n’ont point d’habitants, Quand je ferai monter contre toi l’abîme, Et que les grandes eaux te couvriront, Je te précipiterai avec ceux qui sont descendus dans la fosse, Vers le peuple d’autrefois, Je te placerai dans les profondeurs de la terre, Dans les solitudes éternelles, Près de ceux qui sont descendus dans la fosse, Afin que tu ne sois plus habitée ; Et je réserverai la gloire pour le pays des vivants. Je te réduirai au néant, et tu ne seras plus ; On te cherchera, et l’on ne te trouvera plus jamais, Dit le Seigneur, l’Éternel. (…) »

Révolutions chez les Phéniciens et Cananéens

Révolutions dans l’empire hittite

Baruch Spinoza dans "Traité théologico-politique" :

"Les Hébreux furent insoumis plus que le reste des mortels. (...) De là de constantes rumeurs, puis la lassitude ressentie par les Hébreux, surtout les années de disette, de nourrir des hommes oiseux et détestés auxquels ne les rattachait même pas des liens du sang. Rien de surprenant donc à ce que dans le repos, quand les miracles manifestes venaient à manquer, qu’il n’y avait pas d’hommes d’une autorité tout à fait rare, l’âme populaire aigrie et attachée aux intérêts matériels perdît d’abord de son ardeur religieuse, puis qu’elle finit par abandonner un culte, divin à la vérité, mais outrageant pour elle et suspect, qu’elle voulut du nouveau. (...) Cela est d’ailleurs confirmé par les récits. Sitôt au désert, le peuple commença à jouir du repos, beaucoup d’hommes (...) saisirent cette occasion de croire que Moïse avait établi toutes ces institutions non pour le commandement de dieu, mais selon son bon plaisir ; il avait en effet choisi sa propre tribu et donné pour l’éternité le pontificat à son frère ; dans leur excitation, ils l’assaillirent en tumulte, criant que tous étaient également saints et que sa propre élévation était contraire au droit. (...) Après un grand carnage (...) la fatigue amena l’apaisement (...) la sédition avait pris fin sans que le concordat régnât. Cela est attesté par l’Ecriture (Deut, chap XXXI) (...) De là de grands changements (...) qui amenèrent la décadence de l’Etat, jusqu’au moment où, plusieurs fois soumis, ils rompirent le pacte avec Dieu dont le droit fut déchu ; ils voulurent avoir des rois mortels, ce qui entraînait que la demeure du pouvoir ne fût plus le temple, mais une cour, et que les hommes de toutes les tribus fussent dorénavant concitoyens non plus en tant que soumis au droit de dieu et au pontificat, mais en tant qu’ayant le même roi. Ce changement fut une cause considérable de séditions nouvelles qui finirent par amener la ruine complète de l’Etat. Quoi de plus insupportable en effet pour les rois que de régner à titre précaire et d’avoir à souffrir un Etat dans l’Etat ? Les premiers qui, simples particuliers, furent élus, se contentèrent du degré de dignité où ils s’étaient haussés, mais quand les fils régnèrent par droit de succession, ils s’appliquèrent par des changement graduels à parvenir enfin à posséder seuls la totalité du droit constituant le pouvoir d’Etat. Ils en étaient privés pour une très grande part aussi longtemps qu’à leurs droits s’opposaient des lois indépendantes d’eux, gardées par le Pontife dans le sanctuaire et interprétées au peuple par lui. (...) Pendant la durée du pouvoir populaire, il y eut une seule guerre civile (...) Par contre, quand le peuple, peu fait aux rois, eut substitué à la première forme de gouvernement, la monarchie, les guerres civiles ne cessèrent pour ainsi dire plus, et l’on se livra des combats dont l’acharnement est sans égal dans la renommée. Dans un seul combat (c’est à peine croyable) quinze cent mille hommes d’Israël furent massacrés par ceux de Juda ; par contre, dans dans un autre, ceux ceux d’Israël font un grand carnage de ceux de Juda (l’Écriture n’en donne pas le nombre), s’emparent du roi, démolissent presque entièrement les murailles de Jérusalem, et, pour qu’on sache que leur colère ne connaît pas de mesure, dépouillent entièrement le Temple, puis lourdement chargés de du butin pris sur leurs frères et rassasiés de sang, ils se font remettre des otages, abandonnent le roi dans son royaume presque dévasté, et déposent les armes, se reposant non sur la foi mais sur la faiblesse de ceux de Juda."

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INTRODUCTION

Les événements qui vont être évoqués ici sont bien connus dans le monde, ou du moins on croit bien les connaitre, du fait qu’ils sont évoqués par la Bible dont l’Ancien Testament est reconnu à la fois par les religions juive, chrétienne et même musulmane. Cependant, les études archéologiques menées ces dernières années ont profondément modifié notre connaissance de ces époques antiques. Elles révèlent des discontinuités de la civilisation, des ruptures qui expliquent notamment que la société israélite ait pu être fondée. En effet, plusieurs points demeuraient obscurs. Comment une société de pasteurs nomades, vivant essentiellement de l’élevage, avait-elle pu se développer en fondant une civilisation agraire, des villes puissantes et riches et une grande religion, alors qu’elle était enserrée entre des régions dominées par des régimes très puissants : l’Egypte et la Mésopotamie (royaume Hittite, Assyrie, Babylone notamment) ? Comment expliquer notamment que ces pasteurs des montagnes, qui ne disposaient d’aucun Etat et notamment qui étaient sans armes, aient pu vaincre des cités du pays riche et prospère de Canaan qui étaient protégées militairement ? Il n’y a eu aucune conquête militaire de Canaan par les Israélites contre les Philistins, contrairement à la légende du combat de David et du géant Philistin Goliath, pour la simple raison que cette civilisation s’était effondrée bien avant que les Hébreux ne fondent des villes dans ses riches vallées. La discontinuité de la civilisation est la seule explication. les Israélites ont profité des effondrements brutaux des civilisations ou des régimes de la région, de l’effondrement du régime pharaonique puis de celui de Canaan. D’autre part, la société israélite s’est développée longtemps sans disposer d’un Etat. Contrairement à ce que rapporte la légende, les rois Saül, David et Salomon ne disposaient pas d’un Etat : ni palais, ni temple, ni armée, ni administration. A cette époque ( - 1025 av. J.C. à - 931 av. J.C.), ils ne dominaient pas les riches vallées de Canaan et n’ont pas eu à s’affronter aux régimes qui s’y trouvaient. Et cette discontinuité, ces révolutions sociales notamment, ont continué à marquer la société du Levant, notamment celle des Israélites qui en a connu de nombreuses. C’’est ici aussi que réside l’explication de l’étonnante religion du dieu unique de Jérusalem lancée par les dirigeants et chefs religieux de Juda. Cette région sud montagneuse et pauvre n’a connu qu’un développement tardif alors que l’Etat du nord, Israêl, était depuis longtemps prospère. Ces deux régions ont vécu longtemps séparément, avec des mœurs différentes liées aux différences économiques et sociales. Beaucoup plus riche, Israêl était beaucoup plus ouverte sur le monde extérieur avec lequel il commerçait. les deux régions n’avaient pas le même dieu : Elohim au nord et Yahvé au sud. C’est l’invasion assyrienne qui envahit, occupe le nord et en déporte la population qui a donné sa chance au sud. ce dernier a affirmé, au travers du texte biblique, que dieu avait choisi le sud du fait des mœurs trop ouvertes du nord et de sa moindre rigueur religieuse. Juda a reçu un apport de populations israélites venues du nord et son développement s’est considérablement accru. D’où l’affirmation, au travers de la Bible, que Juda est le regroupement de tous les Israélites et la revendication d’un dieu unique.

CHRONOLOGIE DES REVOLUTIONS EN PALESTINE ET DANS LA REGION

- 3500 av. J.C. Civilisation de l’âge du Bronze. Au Bronze ancien, Canaan jouit déjà d’un grand développement économique, sociale et politique avec des grandes villes et une grande civilisation.

-1230 av. J.C. Vague révolutionnaire qui renverse les régimes du Levant de l’âge du Bronze, dont ceux du pays de Canaan et de Syrie, mais aussi de Grèce. Ecroulement des grandes villes cananéennes d’Haçor, Aphek, Lakish et Meggiddo se produit sous les coups des crises économiques, sociales et politiques. Dans le pays de Canaan, les régimes sont renversés par les paysans pauvres et les Apirou (sédentaires hors système). Les villes sont détruites et abandonnées. le système économique et social s’écroule sans suite.

Une vague de révoltes et de révolutions

- 1210 avant J.-C.

Famines, perturbations des échanges économiques, déstabilisation des systèmes sociaux et des régimes politiques commencent à frapper successivement toutes les civilisations méditérannéennes C’est une vague révolutionnaire qui a été interprétée souvent par une idée de guerre plutôt que de révolution et d’invasion extérieure (les peuples de la mer) plutôt que de déstabilisation intérieure. Le résultat a été la chute des régimes politiques mais aussi l’abandon par la population de l’ancien système de domination sociale et souvent l’abandon de toute activité collective avancée. La chute de la Grèce Mycénienne a cette origine.

- 1200 avant J.-C.

En Anatolie, les révoltes gagnent l’ancien territoire d’Arzawa, ainsi qu’Hattusa, la capitale de l’empire Hittite. Les villes d’Ishuwa, Kizzuwatna, and Tarhuntassa tombent également. En Syrie et au pays de Canaan, toute une série de villes connaissent des troubles sociaux et politiques menant à la destruction d’ Alalakh, Amurru, Hazor et Arvad.

- 1195 avant J.-C.

Révolte à Ugarit, ville portuaire cananéenne, la plus importante de la Syrie du nord. La chute du commerce a déstabilisé socialement cette riche cité.

Ruines d’Ugarit

- 1185 avant J ;-C.

En Syrie, la ville d’Emar est détruite par la révolte et de grandes régions de Syrie et d’Anatolie renoncent à la civilisation et reculent économiquement et socialement (dépeuplement).

- 1182 avant J.-C.

Ugarit disparaît et, à Chypre, la ville Alashiya, s’effondre sous la révolte.

- 1150 av. J.C.

Age du Fer

environ - 1025 av J.C.

Développement de la civilisation par les Israélites (pas encore des cités-Etats et encore moins des Etats) avec un roi du peuple qui est élu. Saül est élu premier roi des Israélites.

-935 av. J.C.

Echec d’un soulèvement du peuple de Juda contre Salomon

- 934 av. J.C.

Fin du règne du roi Salomon de Juda

-933 av. J.C.

Révolte pour l’allègement des corvées Sous le règne de Roboam (roi de Juda), le peuple réclame l’allègement des impôts et des corvées. Onze des douze tribus du Royaume se soulevèrent et firent sécession du Royaume de Juda, pour former le royaume d’Israël. En - 931, Jéroboam 1er est élu roi d’Israël. Contrairement à la thèse qui restera dans le texte boiblique, ce qui sépare Israël de Juda n’est pas seulement d’ordre religieux. Les tendances au polythéisme ne concerneront pas seulement Israël mais aussi Juda. Tant qu’Israël n’est pas écrasé par l’Assyrie, il est le plus développé et donc commerce le plus avec ses voisins et accepte leur influence idéologique. ce ser anesuite le cas aussi de Juda.

- 900 av. J.C.

Victoire du roi araméen Hazaël contre la coalition de Juda et Israël.

- 890 av. J.C.

Développement d’une grande production d’huile d’olive au nord et des grandes villes d’Israël (Etat du Nord du pays) : Samarie (la capitale), Magiddo, Jezréel

-882 av. J.C.

Élisée était un prophète d’Israël, disciple d’Élie. Il ne s’adressait pas aux riches et aux puissants mais encourageait le peuple à se libérer lui-même. Il fut l’un des premiers à mener une action révolutionnaire. Il préconisait la suppression des corvées et de l’esclavage (vers -820).

-842 av. J.C.

Succès du soulèvement révolutionnaire contre la maison royale d’Israël. Tous les membres de la famille royale sont assassinés. Une nouvelle royauté succède : celle d’Omri. La dynastie des Omrides sera la plus puissante de l’histoire d’Israël qui devient l’Etat le plus peuplé et l’une des plus grandes armées du Levant. La famille Omride sera la plus puissante famille royale d’Israël mais aussi la plus corrompue et oppresseuse, au point que toute la famille royale d’Achab et Jezabel sera elle aussi massacrée. Cette fois, la Bible ne se contente pas de rapporter des comportements impie des rois mais retrace comment cette dynastie a opprimé le peuple.

- 840 av. J.C.

Période de grande prospérité de Juda presque cent ans après celle d’Israël et qui n’aura jamais la même ampleur. Fondation de l’Etat de Juda et début de la véritable urbanisation de Jérusalem. Cependant, Israël est bien plus riche et plus puissante et va atteindre son sommet sous les rois Joas (- 800 av. J.C.) et Jéroboam II (- 788 av. J.C.).

- 730 av. J.C.

L’armée assyrienne dirigée par le roi Téglar-Phalasar écrase Israël, ravagé par des coups d’Etat, des dissensions internes et des révolutions.

- 722 av. J.C.

Prise de Samarie par les Assyriens. C’est la fin du royaume d’Israël.

- 700 av. J.C.

Juda profite de la chute d’Israël. Ecriture de la saga de David et de Salomon de la Bible par le royaume de Juda

- 623 av. J.C. guerre civile interne qui met à bas le pouvoir assyrien. L’Assyrie doit quitter ses conquêtes en Israël, territoires que Juda tente de prendre.

-597 av. J.C.

Juda tombe momentanément aux mains de Babylone

-587 av. J.C.

Juda est écrasé par Babylone

-193 av. J.C. à -160

Judas Macchabée est un héros de l’indépendance juive. Il entraîne la population rurale juive opprimée dans un combat victorieux contre la bourgeoisie de Jérusalem et les maîtres syriens pour créer un état théocratique juif indépendant.

-167 av. J.C. à -164

Soulèvement juif Judas Machabée, soutenu par les ouvriers agricoles, bat les syriens alliés aux Juifs riches et conquiert Jérusalem.

63 après J.C.

Prise de Juda par le général romain Pompée

64 après J.C.

Les Juifs quittent la Palestine du fait de l’occupation romaine

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Viviane Koenig dans "L’Egypte au temps des pharaons" : "Après -2300, l’ensemble du Levant est gagné par un déclin dont les causes, mal connues, combinent vraisemblablement facteur écologique et facteur économique, avec notamment un ralentissement considérable de l’activité commerciale, qui est en partie lié à l’affaiblissement puis à la disparition de l’Ancien Empire égyptien. En tout état de cause, la région va subir jusqu’à la fin du millénaire un recul important de la civilisation urbaine. Les cités sont pour la plupart abandonnées et certaines détruites. Ces destructions, que l’on retrouve depuis la Palestine jusqu’à la Syrie, sont généralement associées à des mouvements de populations amorrites. Pourtant rien n’est moins assuré. (...) Un temps ininterrompu pendant la période de crise qui prévaut à la fin du 3e millénaire. (...) Le monde proche oriental, dont la plupart des régions ont été touchées à des degrés divers par la crise générale de la fin du 3e millénaire, n’a pourtant pas tardé à retrouver une réelle prospérité (…) »

Cela peut paraître étonnant : l’histoire du peuple juif est encore plus parsemée de révolutions que celle des autres peuples ! De l’Ancien testament, on aura retenu que le peuple juif a mené des combats identitaires ou nationaux contre tous les régimes oppressifs de la région : Etats égyptien ou mésopotamien par exemple. Pourtant, l’essentiel des révolutions menées par ce peuple l’ont été contre les dirigeants juifs eux-mêmes.

Le peuple juif a certes gardé le souvenir de la révolte de la population paysanne opprimée menée par Judas Macchabée, entre – 193 et –160 mais elle le présente comme un acte de conscience nationale et confessionnel, alors que cette révolution a opposé des masses rurales à la bourgeoisie juive de Jérusalem alliée aux maîtres syriens, révolution qui a triomphé entre -167 et -164. Que tous les Etats de la région aient à un moment ou à un autre attaqué ou renversé le pouvoir des Hébreux, on s’en souvient. Mais qui se souvient que le pouvoir, le gouvernement ou l’Etat juif ont été attaqués ou renversés par le peuple juif en – 935, en – 933, en – 842, et de – 193 à – 160. Et, surtout, qui se souvient que l’existence même d’un pouvoir du peuple juif dans le pays ce Canaan autrefois dominé par le régime égyptien, provient d’une révolution sociale qui a renversé les potentats locaux des villes ? C’est ce que prouvent les fouilles archéologiques effectuées dans la région. Quand les Hébreux se sont installés dans les villes, alors qu’ils étaient bergers des collines, c’est parce que celles-ci étaient brûlées, en ruines, détruites par une vague violente de soulèvements sociaux.

Rappelons ainsi les études des fameux archéologues Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman. Ils écrivent ainsi dans « La Bible dévoilée » : « L’émergence d’Israël fut le résultat, non la cause, de l’effondrement de la culture cananéenne. » Ils expliquent que les Israélites étaient des bergers cananéens et qu’ils n’ont bâti leur propre domination sociale que lorsque les révolutions ont balayé la société cananéenne. La mise en place de la société des hébreux n’est pas le résultat d’une guerre ou d’une invasion d’une armée des Juifs ou d’un peuple venu d’une région étrangère comme l’Egypte (mythe de la sortie d’Egypte) : « Depuis 1967, le cœur de l’habitat israélite – les territoires traditionnels des tribus de Juda, de Benjamin, d’Ephraïm et de Manassé – a fait l’objet d’explorations intensives. (…) Cette mission d’exploration a révolutionné l’étude de l’ancien Israël. La découverte des vestiges d’un réseau très dense de villages de montagne – établis apparemment en l’espace de quelques générations – indique qu’aux alentours de 1200 av. J.C., une transformation sociale radicale a eu lieu dans la région montagneuse du centre de Canaan. On n’y trouve pas la moindre trace d’invasion violente, ni même d’infiltration d’un groupe ethnique clairement défini. Cela ressemblerait plutôt à une révolution dans le mode de vie. Dans les hautes terres auparavant dépeuplées, depuis les monts de Judée au sud jusqu’aux montagnes de Samarie au nord, loin des cités cananéennes, menacées par l’effondrement et la désintégration, environ deux cent cinquante communautés ont soudain occupé les zones élevées. Ce furent les premiers Israélites.

(…) Contrastant avec la culture des cités cananéennes et des villages des plaines, les villages des hautes terres ne possédaient aucun bâtiment administratif, palais, entrepôt ou temple. Les traces d’activité scripturale – comme la préservation d’archives, sceaux ou impressions de sceaux – sont quasiment absentes. On n’y trouve pratiquement aucun produit de luxe, comme de la poterie importée ou des bijoux.. les maisons villageoises auraient toutes à peu près la même dimension, preuve d’une répartition assez équitable des richesses entre les familles. (…) L’agriculture céréalière représentant l’essentiel de l’activité du village. Cependant, l’élevage restait important (…) Les villages ne possédaient pas d’autel ni de sanctuaire (…) Il faut également noter – ce qui contraste avec le récit de la Bible, qui fait état d’une guerre perpétuelle entre les Israélites et leurs voisins – que les villages n’étaient pas fortifiés. Soit les habitants se sentaient en sécurité dans leurs habitats isolés, au point de n’éprouver aucune nécessité de posséder des systèmes de protection, soit ils ne possédaient ni les moyens ni l’organisation nécessaire pour entreprendre des travaux de cette nature. Aucune arme, du type épée ou lance, ne fut découverte – alors que ce genre de trouvailles est typique des villages des plaines. On ne trouve non plus aucune trace d’incendie ou de destruction témoignant d’une attaque."

Ces Israélites ne se sont pas battus contre les villes cananéennes, bien plus puissantes et armées. Ils n’ont commencé leur développement qu’après la chute de la société cananéenne, due à des causes internes. Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman rapportent cette « série chaotique de révoltes, dues à des facteurs variés et perpétrées par différents groupes » dans « La Bible dévoilée » : « En vérité, on ignore les rasions précises qui ont présidé à l’effondrement des civilisations du Bronze ancien dans cette partie du monde antique. Et pourtant, les preuves archéologiques du résultat abondent. La plus évidente nous vient de la partie méridionale d’Israêl – L’ancienne terre des Philistins (…) Les fouilles entreprises sur les sites des deux centres les plus importants du pays philistin – Ashdod et Eprôn – ont mis au jour des témoignages de ces années mouvementées. Au 13ème siècle av. J.C., la ville cananéenne d’Ashdod (…) fut détruite par le feu. (…) Ailleurs dans le pays, l’ordre qui dominait au Bronze récent fut déstabilisé par une violence généralisée dont on ne sait pas à qui attribuer la cause. (...) L’un après l’autre, les anciens centres cananéens ont disparu, soit en raison de désastres soudains, soit au cours d’un graduel déclin. Au nord, le feu détruisit Haçor ; les statues des dieux du palais royal furent décapitées et brisées. Sur la plaine littorale, Aphek fut ravagée par un terrible incendie. (…) Plus au sud, l’imposante cité cananéenne de Lakish fut incendiée et abandonnée. Dans l’opulente vallée de Jezréel, Megiddo fut réduite en cendres et son palais se retrouva enfoui sous deux mètres de débris de briques calcinées. (…) Les raisons possibles incluent l’invasion, des troubles sociaux, ou la guerre civile. Quoiqu’il en soit, on ne peut attribuer leur destruction à une seule armée, opérant au cours d’une unique campagne militaire. »

Mais le pays de Canaan ne fut pas un cas unique. la révolution résonnait partout dans la région : "Si l’on veut comprendre l’ampleur des événements qui survinrent au Bronze ancien, il faut envelopper toute la partie orientale de la Méditerranée. Les fouilles entreprises en Grèce, en Turquie, en Syrie et en Egypte ont révélé une histoire étonnante d’insurrections, de guerres et de bouleversements sociaux de très vaste amplitude. Au cours des dernières années du 13ème siècle et du début du 12ème siècle av. J.C., l’ensemble du vieux monde connut une période de transformations radicales. Une crise dévastatrice balaya les royaumes de l’âge du Bronze et un nouveau monde commença à émerger. Ce fut l’une des périodes les plus dramatiques et les plus chaotiques de l’histoire. Les anciens empires furent engloutis ; de nouveaux pouvoirs émergèrent pour les remplacer. Auparavant – jusqu’à la moitié du 13ème siècle av. J.C., -, deux empires se partageaient la région. Au sud, l’Egypte, qui était à son apogée. Sous Ramsès II, elle contrôlait tout Canaan, y compris les territoires du Liban moderne et le sud-ouest de la Syrie. L’empire égyptien entreprenait de monumentales constructions et contribuait au commerce lucratif qui faisait la richesse du pourtour oriental de la Méditerranée (…) L’autre grand empire de la région était situé en Anatolie. Il s’agissait du puissant Etat des Hittites, gouverné à partir de la capitale, Hattousa, à l’est de la moderne Ankara. Les Hittites contrôlaient toute l’Asie Mineure et le nord de la Syrie. Leurs œuvres en matière d’architecture, de littérature et de stratégie, étaient remarquables (…) Les territoires des deux empires – égyptien et hittite – se rejoignaient en Syrie. L’affrontement, inévitable, eut lieu au début du 13ème siècle. Le choc, formidable, entre les deux armées se déroula à Qadesh, sur le fleuve Oronte, en Syrie occidentale. L’issue de la bataille resta incertaine et les deux pouvoirs durent arriver à un compromis. (…) La situation créée par l’impasse entre les Egyptiens et les Hittites laissait le champ libre à l’émergence d’un troisième pouvoir, à l’occident, dont la puissance n’était pas militaire, mais maritime : les Mycéniens, bâtisseurs des fameuses citadelles de Mycènes et Tirynthe et des fastueux palais de Pylos et Thèbes. (…) Pouvoir, richesse et commerce caractérisent le Bronze récent. (…) Aussi paisible et harmonieux que dût sembler le paysage vu des terrasses des palais de Canaan, des menaces se préparaient à l’horizon, qui n’allaient pas tarder à jeter à bas toutes les structures sociales dominantes du Bronze récent. Dès 1190 av. J.C., nous découvrons un monde radicalement changé. Il diffère tellement du précédent qu’un habitant de Mycènes, de No Amon (ancienne capitale de l’Egypte appelée aujourd’hui Louxor) ou d’Hattousa de l’an 1230 ne s’y retrouverait pas. En 1130, l’Egypte, qui n’était plus que l’ombre de sa gloire passée, avait perdu la plupart de ses colonies. Hattousa gisait en ruine. Le monde mycénien, avec ses anciens palais détruits, n’était plus qu’un vague souvenir. Chypre était complètement transformée : le commerce du cuivre et d’autres articles avait cessé. Un grand nombre de ports cananéens sur la côte méditerranéenne, dont le grand comptoir maritime d’Ougarit au nord, avaient été réduits en cendres. D’impressionnantes cités de l’intérieur, comme Megiddo ou Haçor, n’étaient plus que champs de ruines désertés.

Que s’était-il passé ? Comment expliquer la disparition brutale de l’ancien monde ? Les savants qui se sont penchés sur la question sont convaincus que la raison majeure doit être attribuée à des peuplades violentes et mystérieuses qu’on appelle les « Peuples de la Mer ». (…) Des théories plus récentes proposent des explications sensiblement différentes. Certains savants évoquent de soudains bouleversements climatiques qui auraient ravagé l’agriculture et provoqué des famines sur une large échelle. D’autres avancent l’hypothèse d’un effondrement subit de l’ensemble des sociétés du pourtour oriental de la Méditerranée, devenues trop spécialisées pour supporter les changements économiques ou les tensions sociales. Dans ces deux scénarios, la migration soudaine des peuples de la Mer est devenue l’effet et non plus la cause de l’effondrement.. Autrement dit, la dégradation de l’économie de palais du bronze récent aurait jeté sur les routes des hordes de gens déracinés qui auraient envahi les rivages de la Méditerranée orientale pour y fonder de nouveaux foyers et y trouver de nouveaux moyens d’existence. »

En tout cas, la civilisation cananéenne était complètement morte depuis longtemps quand les Israélites descendirent des montagnes pour fonder leurs villes à côtés des ruines des anciennes cités cananéennes. « Les fouilles de Haçor révèlent que la splendide cité cananéenne, à l’image de tant d’autres villes du pays, connut une fin brutale au 13ème siècle avant J.C.. Soudain, sans le moindre signe annonciateur d’un déclin, Haçor fut attaquée, dévastée, incendiée. les murs en briques crues du palais, soudain cuites par la chaleur terrifiante, sont encore préservées aujourd’hui sur une hauteuir de près de deux mètres. Après une période d’abandon, un modeste habitat occupa une partie des vastes ruines. Les poteries ressemblent à celles des premiers habitants israélites établis dans les montagnes centrales du sud. (...) Les savants ont identifié le site d’A¨et celui de Khhirbet et-Tell. Le mot arabe Telle signifie ruine et le mot hébreux aï signifie à peu près la même chose." C’est donc à côté de ruines très anciennes, dont les nouveaux habitants ignoraient jusqu’à l’origine, que se sont établies progressivement des villes israélites beaucoup plus modestes. "Les habitants (israélites) de Béthel à l’âge du Fer avaient dû remarquer le gigantesque amas de ruines du Bronze ancien à l’est de leur cité. Le champ de ruines était presque plus étendu que leur propre ville et les vestiges des fortifications étaient encore impressionnants. » Guerres ou révolutions sociales, l’essentiel des anciens centres cananéens étaient depuis bien longtemps détruits au point que la Bible était contrainte de broder pour imaginer comment ces cités avaient été détruites. Mais ce n’est pas seulement la disparition des centres de pouvoir de la civilisation cananéenne qui explique l’apparition de celle des Israélites. L’existence d’une civilisation israélite n’était possible que si les pasteurs hébreux nomades étaient amenés à se sédentariser. C’est également un mécanisme économique et social : tant que la société cananéenne s’est maintenue les éleveurs sont restés nomades et ont dépendu pour leurs céréales de la production agricole des sédentaires. Dès que la société cananéenne s’est effondrée, les éleveurs, les Israélites, se sont sédentarisés : « Les deux composantes de la société du Moyen-Orient – fermiers et pasteurs nomades – ont toujours maintenu une relation économique d’interdépendance (…) Les nomades ont besoin du marché des villages sédentaires pour se procurer des céréales et d’autres produits agricoles ; quant aux fermiers, ils dépendent des nomades pour leur approvisionnement régulier en viande, produits laitiers et peaux. (…) Aussi longtemps qu’ils sont en mesure de commercer avec des villageois, les nomades peuvent se consacrer essentiellement à l’élevage. Mais dès qu’ils ne peuvent plus obtenir de céréales en échange de leur propre production, les nomades sont contraints de les faire pousser eux-mêmes. (…) L’émergence d’Israël fut le résultat, non la cause, de l’effondrement de la culture cananéenne. »

Ces archéologues écrivent : "Le processus que nous décrivons ici est à l’opposé de celui que décrit la Bible (...) Le récit des Juges met en scène des conflits qui opposent les Israélites aux Philistins, aux Moabites, aux Médianites et aux Ammonites (...) Il illustre en permanence un thème unique : celui de la relation houleuse entre Dieu et son peuple. YMVH est déepeint comme un dieu amer et colérique : en effet, après avoir délivré les Isréalites de l’esclavage égyptien et leur avoir donné la Terre promise en héritage, YMVH découvre qu’il a affaire à un peuple d’impies et d’ingrats. Les Israélites ne cessent de le trahir en courant après les dieux étrangers. Pour les châtier, YMVH les livre aux coups de leurs ennemis." Les auteurs montrent que le livre des Juges a été écrit pour justifier la situation politique du rayaume juif du sud, le royaume de Juda, alors que le royaume du nord, le royaume d’Israël a disparu. La Bible présente les Juifs du nord comme des mécréants qui ont été punies par dieu parce qu’elles n’ont écrasé les villes cananéennes alors que le royaume du nord a été écrasé par l’empire Hittite. La chute d’Israël a permis à l’Etat de Juda de se faire passer pour le seul véritable représentant du judaïsme et faire du temple de Jérusalem le seul centre de l’israélisme, dit alors "judaïsme". Finkelstein et Silberman expliquent que "Jusqu’au 7ème siècle avant J.C., Juda était un royaume plutôt isolé, à la population clairsemée. En étendue, en prospérité et en puissance militaire, il ne souffrait pas la comparaison avec Israël, le royaume du Nord. L’alphabétisation y était peu répandue et sa capitale, Jérusalem, n’était qu’une modeste bourgade de montagne. Mais, à la suite de l’anéantissement du royaume d’Israël par l’Empire assyrien, en 720 av. J.C., la population de Juda crût considérablement : le royaume se dota d’une administration élaborée et finit par émerger comme l’un des pouvoirs dominants de la région. Dirigée par une très ancienne dynastie, la capitale se targuait de posséder le Templs le plus important consacré au dieu d’Israël. (...) C’est la raison pour laquelle le récit patriarcal de la Bible (écrit depuis Juda) dépeint une ascendance commune à tout le peuple israélite, en la faisant remonter au plus judéen des patriarches : Abraham. Il est d’ailleurs présenté dans la Bible comme ayant présidé à la formation de centre cultuels dans le royaume isréalité du nord, étant donné que les sites cultuels du nors étaient en réalité beaucoup plus importants que le Temple de Jérusalem.

Les révoltes et révolutions dans l’histoire de la Judée-Palestine face aux Romains

Extraits de "La Palestine à l’époque romaine" de Caroline Arnould-Béhar (collection Les belles lettres) :

"L’histoire de la Palestine à l’époque romaine nous est connue de façon inégale. Grâce au récit de Flavius Josèphe qui en fut un témoin et un acteur, le déroulement de la première révolte peut être restitué avec précision. la deuxième révolte est, elle, beaucoup moins bien documentée même si les manuscrits découverts dans le désert de Juda et la documentation archéologique permettent en partie de compenser l’absence de textes contemporains. (...) La période est marquée par deux soulèvements de grande ampleur dont les conséquences se feront sentir à la fois sur l’évolution du judaïsme et sur l’administration du pays dans lequel la présence militaire sera renforcée. Ces révoltes illustrent d’un côté la difficulté de Rome à gouverner la province (...) Nouées dans les meilleures conditions à l’époque héllénistique, les relations entre Juifs et Romains se dégradent dès la conquête de la Judée au milieu du 1er siècle après J.-C. et surtout après que la Judée a été confiée à un gouverneur nommé par Rome. Sur le plan administratif, l’histoire se découpe en plusieurs phases. la première est celle d’une semi-indépendance, celle d’abord de la dynastie hasmonéenne qui se maintient en place après la conquête romaine, tout en perdant de nombreuses prérogatives. le royaume hérodien qui lui succède est lui aussi vassal de Rome. Tandis qu’il se disloque avec les successeurs d’hérode le Grand, la mainmise de Rome devient plus forte puisqu’à partir du début du 1er siècle après J.-C., elle administre directement la Judée. Dans cette deuxième phase, l’autorité est aux mains d’un préfet puis d’un procurateur. La première révolte qui secoue le pays se place à cette époque. Un demi siècle plus tard, la province connait une modification de son statut avec l’envoi d’un gouverneur de rang consulaire et d’une deuxième légion. la deuxième révolte se déclenche peu après. Si la première partie de la période est marquée par les insurrections et l’agitation anti-romaine, celle qui s’étend du milieu du 2ème siècle au début du 4ème - la fin de la période romaine - est un temps d’accalmie dans les relations judéo-romaines. (...)

La dynastie hasmonéenne s’est instaurée à la suite du soulèvement mené au milieu du 2ème siècle avant J.-C. par le prêtre Mattathias et ses cinq fils, les Maccabée, contre les Séleucides qui dominaient la Judée. (...) A la suite de la victoire de Judas Maccabée sur l’armée séleucide, en 161 avant J.-C., une délégation de Juifs se rendit à Rome et conclut un traité d’alliance avec les Romains. (...) Entre 63 et 37 - le début du règne d’Hérode le Grand -, la dynastie hasmonénne se maintient mais elle est soumise à Rome. Pompéi modifie le statut et les limites de la Judée. Le titre de roi est aboli. (...) La Judée est placée sous le contrôle du gouverneur de la province de Syrie nouvellement créée et dépend de lui pour sa politique extérieure. Elle est soumise à un tribut, ce qui marque le changement de ses relations avec Rome à laquelle elle est subordonnée. (...) En 40, les Parthes envahissent la Syrie-Palestine (...) L’ascension d’Hérode au pouvoir a été très rapide et rendue possible par l’intérêt qu’avaient les Romains à le soutenir (...) face à leurs ennmis les Parthes. (...) Sa position de roi "ami et allié du peuple romain" s’accompagne du versement d’un tribut. (...) Son royaume comprend la Galilée jusqu’aux sources du Jourdain, la Samarie, la Judée, l’Idumée, le littoral depuis la tour de Straton jusqu’à Gaza, la Pérée et un vaste territoire à l’est du lac de Tibériade comprenant la Gaulanitide, la Batanée, l’Auranitide et la Trachonitide. (...) Les successeurs d’Hérode n’ont pas la même aptitude que leur père à l’exercice du pouvoir. (...) Antipas a connu un règne agité. La Galilée, où le mouvement zélote prend naissance, est secouée par des troubles annonciateurs de la première révolte. Dans la ligne de son père, Antipas a affirmé sa loyauté à l’égard de Rome et fondé une ville nouvelle, Tibériade, nommée d’après l’empereur romain Tibère. (...) En 6 après J.-C., les Romains décident de gouvernenr directement le territoire. (...) A ses débuts, la nouvelle situation ne fut pas mal vécue par les habitants qui ne su^pportaient pas l’autorité de la dynastie hérodienne. Mais progressivement, la brutalité et la corruption des procurateurs attisèrent le ressentiment d’une part grandissante de la population. (...) Après l’instauration du nouveau statut, probablement en 6 après J.-C., le gouverneur de Syrie effectua un recensement de la population destiné à la mise en place de l’imposition. (...) Une insurrection menée par Judas le Galiléen, dont le père Ezechias avait été éxecuté par le roi Hérodote, est déclenchée en réaction au recensement. ce noyau de résistance est à l’origine du mouvement zélote dont Flavius Josèphe place l’apparition à la période des procurateurs. Proches des Pharisiens dont ils sont issus et dont ils adoptent les principales conceptions, les zélotes développent l’idée d’une lutte nécessaire contre le pouvoir jugé illégitime de la puissance païenne de Rome. Josèphe qui parle d’un "quatrième parti" (après ceux des pharisiens, des saduccéens et des esséniens), dit qu’ils ont un invincible amour de la liberté (...)

La perspective des zélotes, comme celle du groupe, plus radical et plus récent, des sicaires (du latin sico : poignard à lame courbe), est de débarrasser la Judée de l’occupant. (...) Tibère Alexandre fait crucifier deux chefs zélotes et, au début de la révolte, Cessius Florus massacre, aux dires de Josèphe, 3.600 personnes en une journée. Les zélotes et les sicaires multiplient les actions. (...) Le prélèvement d’une somme dans le trésor du Temple par les envoyés du procurateur Gessius Florus marque le début de la révolte. L’insurrection menée jusque-là par des groupes divers et de manière désorganisée prend alors la forme d’une guerre ouverte. La principale cause de révolte est l’exacerbation d’un sentiment de rejet à l’égard de Rome. Les problèmes économiques et sociaux et le contexte spirituel sont d’autres facteurs qui expliquent son déclenchement. La population paysanne s’est appauvrie à cause du poids des impôts, qui s’ajoute à celui des taxes du Temple, et des conditions diffciles de l’agriculture. La grande disette qui se produit autour de 60 en témoigne. Le clivage est grand entre les paysans et, de l’autre côté, les propriétaires fonciers et l’aristocratie sacerdotale. On note un ressentiment à l’égard des nantis, surtout des grands propriétaires (...) Le début de la révolte a pour cadre Jérusalem. C’est là que les premiers affrontements ont lieu, au printemps 66, après l’incident du trésor du Temple. (...) Le gouverneur de Syrie est dépêché pour réprimer la révolte mais ses troupes essuient une défaite après s’être retirées de Jérusalem. (...) En 67, la révolte s’étend en même temps qu’elle s’organise. (...) Du côté romain, la direction des opérations est confiée au général Vespasien qui dispose de trois légions Le théâtre des oéprations est la Galilée quadrillée par les armées de Vespasien (...) Après la prise de Jotapata, de nombreuses villes tombent aux mains des Romains et, à la fin de l’année, la Galilée est entièrement soumise. Les années 68 et 69 voient la poursuite de la conquête de Vespasien tandis qu’à Jérusalem la situation évolue vers une guerre civile. Au milieu de l’année 68, les insurgés ne contrôlent plus que la Judée et les rives de la mer Morte. Autour de Jean de Gischala qui s’était réfugié à Jérusalem après avoir fui la Galilée, les zélotes radicalisent la révolte et imposent leur autorité. (...) Ils éliminent plusieurs membres de familles sacerdotales et de l’aristocratie. En 69, Simon bar Giora, un autre chef zélote de la tendance radicale, réussit à s’emparer de la ville haute. (...) Au printemps 70, Vespasien met le siège devant Jérusalem. (...) Le Temple tombe le 9 du mois. Tous les habitants présents sont massacrés. (...) En 73, Flavius Silva, le nouveau légat, entre prend le siège de la forteresse de Massada avec 15.000 hommes. Il dure onze mois. (...) La situation de la Palestine au lendemain de la révolte est désastreuse. Un tiers peut-être de la population a disparu. Les survivants sont, pour beaucoup d’entre eux, réduits en esclavage ou contraints aux travaux forcés. (...) La société juive est affectée en profondeur par la perte du Temps (...) et de la classe sacerdotale. (...) L’académie Jammia-Yavné qui remet en place le judaïsme a été fondée par Yohanan ben Zakkaï, lors du siège de Jérusalem, avec l’accord des Romains. (...) Dans plusieurs centres de la diaspora, des soulèvements éclatent à la fin du règne de Trajan, entre 113 et 117. Les principaux foyers en sont l’Egypte, surtout Alexandrie, et la Cyrénaïque. Des insurrections se produisent aussi à Chypre. (...) La seconde révolte se déclenche en Palestine en 132 (...) et dure trois années et demi. (...) La révolte se serait déroulée en Judée. (...) Simon ben Kosiba surnommé Bar Kokhba en est considéré comme le chef (...) et son slogan "Liberté de Jérusalem" figure sur la monnaie de la révolte.

suite à venir ....

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vulgarisation :

La Bible dévoilée. Les nouvelles révélations de l’archéologie, Bayard, 2002, édité en livre de poche dans la collection Folio Histoire aux éditions Gallimard (2004) (titre original : The Bible unearthed : archaeology’s new vision of ancient Israel and the origin of its sacred texts, New York, Free Press, 2001)

Les rois sacrés de la Bible. À la recherche de David et Salomon, Bayard, 2006 (titre original : David and Salomon. In search of the Bible’s Sacred Kings and the Roots of Western Tradition, éditions The Free Press, New York, 2001)

6 Messages de forum

  • Bonjour je suis Ramiro c’est en regardant sur le plan du site que je me suis rendu compte parce que j’ai vu quasiment l’histoire du monde antique dans cette multitude d’histoire des continents j’ai voulu en savoir n peu plus sur Cannan, Judée etc.. Ce qui correspond à peu pret à la syrie, palestine israel etc donc j’aimerai étudier pour comprendre comment à évoluer cette région du monde jusqu’à nos jours depuis 5 à 6 mille ans mais c’est ma première fois d’intervenir sur le site et je compte comprendre ce sujet là. à plus tard

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    • Révolutions en Palestine (Canaan) et en Israël antiques 7 juillet 2009 23:42, par Bill, bamako

      Cher ami, je suis très ravi de te lire car moi aussi il y a 7 mois j’étais un étranger sur le site. Mais après quelques entretien avec un membre du site c’était comme si je sortais de la caverne pour contempler le monde intelligible. La vraie fonction de l’Etat ( mon ami c’est sur le site avec un texte de karl Marx, le marxisme...). Ce que l’on voit en apparence de l’Etat n’est que source trompeuse. Il faut comprendre que l’Etat n’a rien de particulier, de bien. Le pouvoir sent mauvais car le sable n’est pas toujours pur, il est bien souvent mêlé à la boue.
      Bill

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  • La civilisation cananéenne était à son zénith et comportait de nombreuses villes puissamment fortifiées aussi bien à l’intérieur – Hazor, Sichem, Gézer, Lakish, Hébron, Jérusalem… – que sur la côte – Akko, Jaffa, Ashqélôn… En étudiant les résultats des fouilles archéologiques et des explorations de surface, les spécialistes de démographie antique ont pu très approximativement estimer la population de la Palestine à cette époque à quelque 140 000 habitants.

    Ils ne forment pas un État ni ne constituent à proprement parler un peuple. Ils vivent dans des cités plus ou moins indépendantes, chacune gouvernée par un roi, avec une divinité qui lui est propre.

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  • Les nomades venus d’Arabie, aujourd’hui Arabie saoudite, ne consommaient pas de porc. Qu’il s’agisse des Juifs, ou de leurs ancêtres, ou des Arabes et de leurs ancêtres. Une hypothèse a consisté à dire que les mœurs et croyances régionales interdisaient cette consommation. Une autre a été envisagée avec une maladie du porc aurait contraint ces éleveurs à s’y refuser. Mais il est fort possible que ces nomades contraints de passer d’Arabie en Mésopotamie et Palestine n’aient tout simplement pas pu emmener les porcs vus les importants trajets en question alors que les vaches ou les moutons pouvaient effectuer un tel périple…

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  • Révolutions en Palestine (Canaan) et en Israël antiques 20 février 2013 20:54, par JB London

    Alors que tous les gouvernements font semblant de faire croire qu’ils decouvrent subitement que les trusts vendais de la viande de cheval a la place du beuf, Un grand patron anglais, John Young, l’ancient directeur du Food Standards Agency vient de declare, dans le journale Le Sun date du 18 fevrier 2013, qu’il avais avise le gouvernement anglais du fait que certain grands groupe vendais aux consommateurs, de la viende de cheval a la place du beuf.

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  • Échec d’un soulèvement du peuple de Juda contre Salomon 935 av. J.-C.

    Révolte pour l’allègement des corvées 933 av. J.-C.

    Sous le règne de Roboam, le peuple réclame l’allègement des impôts et des corvées. Onze des douze tribus du Royaume se soulevèrent et firent sécession du Royaume de Juda, pour former le royaume d’Israël.

    Élisée était un prophète d’Israël, disciple d’Élie. Il ne s’adressait pas aux riches et aux puissants mais encourageait le peuple à se libérer lui-même. Il fut l’un des premiers à mener une action révolutionnaire. Il préconisait la suppression des corvées et de l’esclavage (vers 820 av. J.-C.).

    Succès du soulèvement contre la maison royale d’Israël 842 av. J.-C.

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