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Accueil du site > 13- Livre Treize : ART ET REVOLUTION > Théâtre engagé, théâtre militant, théâtre et révolution

Théâtre engagé, théâtre militant, théâtre et révolution

samedi 27 février 2010, par Robert Paris

Jacques Prévert et la révolution

Ici, Anouk Grinberg lit des lettres de Rosa Luxemburg

Barricade de Jolie Môme

En Belgique après la grève générale de 1961...

Site : Matière et révolution

www.matierevolution.fr

Le journal du théâtre

Albert Camus, homme de théâtre engagé

VLADIMIR MAÏAKOVSKI

Sommaire du site

13-1 Art et révolution

13-2 Art et socialisme

13-3 Théâtre engagé, théâtre militant, théâtre et révolution

13-4 Cinéma et révolution

13-5 Littérature et révolution

13-6 Romans et révolution

13-7 Les misérables, de Victor Hugo

13-8 Quatrevingt-treize, de Victor Hugo

13-9 Histoire d’un homme du peuple, d’Erckmann-Chatrian

13-10 Musique et révolution

13-11 Peinture et révolution

13-12 Art, science et révolution

13-13 Art révolutionnaire et art socialiste

13-14 Une culture prolétarienne ? Pas pour Trotsky !

13-15 Serge Essénine

13-16 Culture et socialisme

13-17 Le stalinisme et l’art

13-17 Trotsky et Breton

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Un peu plus loin dans le texte, nous indiquons des spectacles, notamment ceux de la Compagnie Jolie Môme : compagnie joilie môme

Festival La Belle Rouge

Le cabaret déchaîné


Le théâtre de Jacques Prévert

Prévert et le groupe Octobre

De 1932 à 1936, Jacques Prévert a écrit pour le groupe Octobre des pièces, des sketches, des saynètes, des chansons et des choeurs parlés (textes dits à plusieurs voix), dans lesquels il met en scène les puissants de ce monde (les politiciens dans La Bataille de Fontenoy, les souverains dans :

Un drame à la cour, ou Le gâteau de Marina, les industriels dans Citroën, la bourgeoisie dans La Famille Tuyau de Poêle, l¿Eglise avec Conte de Noël),

soulignant leurs travers et leurs ridicules, leurs égoïsmes et leurs manigances.

Mais au-delà de la caricature, Prévert appelle le peuple à faire son théâtre. Ce que dénonce le principal auteur du groupe Octobre (dont font notamment partie Pierre Prévert, son frère, Raymond Bussières, Sylvia Bataille, Maurice Baquet, Paul Grimault, etc.), c’est en effet l’art bourgeois en général, et le théâtre bourgeois en particulier. En s’adressant au public, Prévert l’incite à se servir des mots. Parce qu’il sait que réinventer l’art, c’est réinventer la vie, et inversement.

A l’occasion du trentième anniversaire de la mort de Jacques Prévert, et en écho à la publication en mai 2007 chez Gallimard du livre Octobre. Sketches et choeurs parlés pour le groupe Octobre (1932-1936), réunis et commentés par André Heinrich, recueil rassemblant les textes de Prévert pour Octobre connus à ce jour, la plupart rares ou inédits, France Culture propose d’entendre un certain nombre de ces pièces, mises en ondes par Myron Meerson.

Des courtes pièces ou sketches : "La tête sur les épaules", "Attention Camarades", "Citroën", "Printemps-été 36", "Famille Tuyau de Poêle", "Mange ta soupe", "L’homme sur le banc", "Le sandwich", "Il ne faut pas rire avec ces gens-là", "Pars à la guerre", "Le visiteur inattendu", ponctués par des chansons : "Marche ou crève", "A la belle étoile", "Histoire du cheval", "C’est un mauvais garçon", "Les gars de la marine", "La pêche à la baleine", "Le tendre et dangereux visage de l’amour", "Et puis après", et éclairés par les propos d’André Heinrich, qui vient de préfacer et de commenter la publication de ces textes chez Gallimard.


Depuis les années 1960, de nombreuses expériences théâtrales ont revendiqué en France un clair dessein politique. Inscrit au cœur des luttes (anti-impérialistes, ouvrières, féministes, immigrées, homosexuelles, altermondialistes, etc.) et des révolutions, ce théâtre militant s’est donné pour but de contribuer, à sa manière, aux combats d’émancipation de son temps. Injustement déprécié ou ignoré, il constitue pourtant tout un pan de l’histoire théâtrale.

Comment représenter la colère, l’injustice et l’espérance ? Quelles formes pour dire la lutte ou expliquer les mécanismes du capitalisme ? Et à qui de telles représentations doivent-elles être destinées ? Contrairement aux idées reçues, le théâtre militant n’a jamais cessé d’inventer des solutions dramaturgiques et scéniques pour mettre en scène le présent : un présent à transformer.

Héritier d’Erwin Piscator, de Bertolt Brecht et des troupes d’agit-prop soviétiques, ce théâtre n’est pas homogène : il est traversé d’options politiques et esthétiques diverses, voire contradictoires, d’Armand Gatti à Augusto Boal, en passant par Alain Badiou, André Benedetto et de nombreux collectifs (la Troupe Z, Al Assifa, le Levant, le Groupov…). Le théâtre du Soleil. Ou encore la Compagnie Jolie Môme...

Le théâtre de Brecht

L’idée dans la pièce de théâtre


Apologie d’un théâtre engagé

de N. Lygeros

Avant de défendre l’idée d’un théâtre engagé, il est sans doute nécessaire d’expliquer ce que nous entendons par cette expression car nous ne la considérons pas uniquement dans le cadre habituel. Il ne s’agit pas seulement d’un contexte politique ou national dans lequel le terme engagé est relativement simple et clair. Dans cette note nous l’envisageons dans un cadre plus large où il s’identifie à une activité cérébrale supérieure de l’homme. En d’autres termes, nous considérons le théâtre comme un moyen efficace et vivant d’atteindre des objectifs philosophiques et de les mettre en évidence grâce à lui. Nous nous situons donc dans la lignée des apports philosophiques de Berthold Brecht, d’Albert Camus et de Jean-Paul Sartre. Ainsi le théâtre n’est pas considéré comme une fin en soi mais comme l’émergence d’une structure cognitive plus abstraite qui peut être une thèse ou même une véritable théorie. Dire que le théâtre est un art vivant constitue un truisme pour tout le monde ; comme si le caractère vivant de l’art était une évidence. Comme si le fait d’être un spectacle vivant était suffisant en soi. Alors qu’écrire un texte, monter une pièce et jouer du théâtre ne saurait être suffisant. Quelle peut être la valeur de la vie si elle est dépourvue de pensée ? Le théâtre semble omniprésent dans la vie culturelle et sociale. Mais quel théâtre ? La confusion entre le théâtre et le spectacle est si importante qu’il est nécessaire de mettre en évidence le fait que le théâtre est ce que le spectacle n’est pas. Ces nouvelles mises en scène qui tentent d’élever le corps au niveau de l’esprit ne sont que la preuve de la médiocrité de l’esprit de ceux qui n’ont qu’un corps. Les facéties corporelles de Sganarelle n’atteindront jamais le génie de la langue de Dom Juan. Non pas parce qu’elles lui sont inférieures mais parce que celui-ci est incomparable !

La première trahison subie par le théâtre date de l’antiquité. Les théatres grecs ont été transformés en arènes romaines et les tragédies de l’essentiel en jeux de cirque. De nos jours, la trahison est plus subtile car elle utilise le même cadre et emploie la rhétorique pour s’exprimer à travers lui. Sous couvert d’une politique qui agit sous la bannière de l’art pour l’art, le théâtre est ontologiquement aliéné pour être massivement consommé. Comme si la quantité de spectacteurs pouvait être une justification de la médiocrité. La recherche de la nouveauté et de la communication prime sur la qualité et l’esthétique. Faire connaître est devenu une fin en soi alors qu’il ne s’agit que d’un medium qui ne doit être utilisé que de manière axiologique.

Le théâtre est autre. Le théâtre est un autre. Il est le premier moyen cognitif trouvé par l’homme pour s’étudier, se caractériser et se définir ontologiquement. Il est l’autre pensée qui permet de considérer la vie - cet objet unique - comme un objet d’étude. Le théâtre est l’instrument de la multiplicité de l’un, le seul capable de couvrir l’ensemble du spectre humain jusque dans ses bords les plus extrêmes. Au sein du théâtre, tous les sentiments sont permis du plus bas au plus noble car il est pour ainsi dire socialement amoral. L’indépendance sociale du théâtre engagé lui offre l’opportunité de s’enfoncer librement dans les méandres de la pensée humaine sans le carcan consensuel de la masse. Ainsi, il est par essence un lieu expérimental.

Cette caractéristique du théâtre engagé à savoir sa liberté expérimentale doit être comprise au sens intellectuel du terme et non au premier degré comme c’est bien souvent le cas. Et il ne peut exister que dans ce cadre conceptuel. Il est alors naturel qu’il s’imprègne de l’ensemble de la littérature sans pour autant perdre l’essence de sa structure. C’est un arbre qui puise ses forces dans la littérature et la philosophie à l’instar d’une émergence vivante de la matière première. Le théâtre engagé vit par le texte et pour le texte. Sans le théâtre, le texte ne serait pas vivant et sans le texte, le théâtre n’existerait pas. Dans ce cadre il acquiert une nouvelle interprétation. En effet, du point de vue de l’écriture, le théâtre est non seulement la réalisation d’idées abstraites mais aussi la preuve vivante de l’altruisme de l’auteur. L’intelligence de celui-ci offre un texte à la réalité et tant que celui-ci n’est pas réalisé, il n’est qu’une pensée dépourvue de sens pour le monde. L’écriture théâtrale se différencie des autres par le fait qu’elle ne peut exister en soi. Elle n’existe que pour la mise en scène. Et en ce sens, elle s’approche de la composition musicale qui peut alors être considérée comme son équivalent cognitif lorsque celle-ci est un assemblage instrumental.

Le spectacle n’est que la représentation de la mort intellectuelle du théâtre. Alors que le théâtre engagé est la mise en scène de la pensée humaine offerte en don à la réalité sociale. Conscient de n’être rien devant la vie, le théâtre engagé est capable de tout via la multiplicité de l’un. Il représente le choix de la pensée d’agir sur le monde et c’est en cela qu’il est profondément humain.

Menaces sur le monde du spectacle

La colère d’Ariane Mnouchkine

Figure phare du théâtre public, Ariane Mnouchkine critique les choix culturels du gouvernement et attend une mobilisation de la société, pour que tous aient accès à l’art et à la culture

Le Nouvel Observateur. - Que pensez-vous des propos du Premier ministre François Fillon, qui affirme que les artistes ne sauraient rester à l’écart de l’effort de solidarité nationale ? Ariane Mnouchkine. - Cette demande serait légitime de la part d’un gouvernement dont l’un des premiers gestes n’aurait pas été d’augmenter le salaire du président de la République de quelque 200% ni de faire un énorme cadeau fiscal aux plus privilégiés, d’un gouvernement qui mènerait, sincèrement, une politique de solidarité nationale et de lutte contre la pauvreté. Ce n’est pas le cas. De plus, les baisses de budget - j’en parle d’autant plus librement que la subvention du Théâtre du Soleil, tout comme celle des grandes institutions, n’a pas été touchée concernent comme par hasard les plus fragiles et les plus jeunes : soit toutes les compagnies sans distinction, et toutes les petites structures qui mènent une action de terrain importante. Or, en plus de la baisse globale de 6% des subventions, c’est environ 20% qui sont supprimés des crédits affectés à l’action culturelle, ce qui signifie, pour certains, une amputation d’au moins 26% ! C’est totalement destructeur, et François Fillon le sait, tout comme il sait bien que ses propos livrent les artistes à un jugement démagogique, ignorant la variété des situations, des actions, des talents. Le courage politique serait d’énoncer des critères d’appréciation acceptables qui légitimeraient éventuellement le fait de dire : écoutez, vous ne faites pas votre travail. J’admets que ces critères seraient durs à négocier, mais, après tout, c’est cela le courage politique. Mais non, on sabre. Alors, entre nos propres égoïsmes et la politique actuelle, toute une génération va avoir du mal à survivre. C’est extrêmement grave. N. O. - L’organisation du système culturel français, globalement héritée des années Malraux, ne peut pas rester immuable. Par exemple, le nombre d’intermittents du spectacle inscrits aux Assedic n’a cessé d’augmenter. A. Mnouchkine. - Rien ne peut rester immuable. Mais tout détruire sans rien proposer à la place, rayer d’un trait tout un travail, ce n’est pas supportable. Etre solidaire comme l’exige le Premier ministre ne veut pas dire accepter de se faire hara-kiri, tout de même ! N. O. - Dans sa lettre de mission à la ministre de la Culture, le président de la République a mis en avant l’échec de la démocratisation culturelle... A. Mnouchkine. - Quand on évoque cet échec de la démocratisation, je réponds : ce rêve qui date de la dernière guerre, du grand rêve du Conseil national de la Résistance, n’est pas entièrement réalisé, c’est vrai, mais est-ce vraiment un tel échec ? N’y a-t-il vraiment eu aucune démocratisation de la culture en France ? Dasté, Gignoux, Vilar, Jeanne Laurent ont-ils travaillé pour rien ? Aurions-nous dilapidé tout l’héritage ? Les centaines, les milliers de lycéens, de collégiens que leurs professeurs amènent au Théâtre du Soleil, ou dans d’autres théâtres, ce n’est rien, cela ne vaut rien ? Est-ce mieux dans les pays où il n’existe pas ou trop peu de subventionnement de la culture ? Non, c’est désastreux ! De plus, Nicolas Sarkozy a un double discours, il demande « du public dans les salles », or les baisses de subvention frappent au premier chef ceux qui, sur le terrain, mènent des actions d’élargissement du public souvent exemplaires. Et ce qui m’attriste, c’est que ce discours a gagné du terrain, du moins à en juger par certaines réactions sur internet, sur les forums notamment : les artistes seraient des assis, des privilégiés, qui profiteraient des deniers publics pour produire à grands frais des spectacles qui font bâiller le monde. Soit ce ne sont que les mécontents qui s’expriment - et il faut absolument que ceux qui ne pensent pas comme eux nous défendent et répondent -, soit c’est beaucoup plus grave. Car, que notre travail ne soit pas reconnu par le pouvoir actuel, c’est hélas normal, mais que ce mépris trouve des échos dans l’esprit de certains de nos concitoyens, c’est bien contre cela que nous devons agir, nous mobiliser. Ce n’est pas par la dénégation et l’autoproclamation obstinée qu’il faut lutter, mais, bien au-delà de notre public, par le dialogue avec ceux qui composent ce qu’on nommait en 1968 « le non-public », les citoyens qui n’ont pas accès à l’art, ou que l’art n’intéresse pas, et qui estiment qu’ils paient « une danseuse aux bourgeois ». Nous, nous pensons être utiles à la société, mais après tout, qu’en pense la société ? La plupart des Français, paraît-il, placent la culture au cinquième ou sixième rang de leurs soucis, derrière le pouvoir d’achat, la santé, la justice, l’éducation. Ce que je trouve normal en ces temps difficiles. Mais quand on dit se soucier d’éducation, je crois que l’accès à l’art fait partie de ce souci. Car, si beaucoup considèrent parfois qu’on dépense leur argent pour une chose dont ils ne profitent pas, il faudrait qu’ils soient sûrs que leurs enfants du moins auront accès à cette culture qui contribue - et je crois qu’ils peuvent le comprendre - à l’humanisation de chaque individu et de notre société. N. O. - Pensez-vous que la société soit aussi bloquée qu’en 1968 ? A. Mnouchkine. - La société ? Nous n’avons peut-être pas la place d’en parler ici ! Mais paradoxalement, oui, le système théâtral est bloqué. Il y a de moins en moins d’interstices pour pouvoir entrer dans ce triste jeu de chaises musicales institutionnel qui s’est mis en place au cours des années. Avec la complicité et la responsabilité de tous. Des gouvernements successifs qui soit nous ont méprises, soit, quand ce n était pas le cas, n’ont pas eu le courage de faire des choix. Des syndicats et leur corporatisme à courte vue. Et de nous, les artistes, avec notre narcissisme parfois arrogant, sourd et aveugle. En tout cas, il est urgent que nous, gens de théâtre, et au-delà tous les artistes du service public, acceptions de comprendre ce que la collectivité a le devoir de nous accorder, mais aussi le droit d’exiger de nous. Il nous faut écouter ce qu’elle a à exprimer d’ignorance, d’indifférence, de déception, mais aussi de besoins parfois ignorés, et d’attentes, même confuses. Je suis convaincue que, si nous ne nous mobilisons qu’entre nous, nous obtiendrons au mieux une victoire « à la chauffeurs de taxi », une victoire de corporation qui crie, provoque des embouteillages, fait reculer provisoirement le pouvoir, qui, le moment venu, frappera encore plus fort.

Odile Quirot

Le Nouvel Observateur - 2263 - 20/03/2008

Un mal qui répand la terreur

Une peur sournoise qui s’infiltre dans les salles de répétitions, sur les plateaux de tournage, dans les bureaux des théâtres ; une inquiétude sourde qui modifie les actes, les discours et les pensées de chacun ; un monstre bureaucratique qui méduse les oppositions : ce qu’on rassemble sous le nom générique de « contrôle » apparaît bien comme un mal qui répand la terreur. Depuis plusieurs mois une politique de contrôles des intermittents et les structures qui les emploient est menée. Ces contrôles diligentés par plusieurs organismes ou ministères ont pris des formes ubuesques et parfois scandaleuses. On se souvient il y a un an de ces intermittents d’Annnecy appréhendés par la police, fouillés au corps et gardés à vue à Annecy à la suite d’une plainte des Assedic. Aujourd’hui c’est un funambule du Jura à qui les Assedic réclament le remboursement d’un trop perçu de cent mille euros, l’accusant d’être son propre employeur. D’un point de vue général, ce sont tous ceux qui ne sont pas employés en CDI qui sont désignés à l’opprobre, accusés d’être des fraudeurs professionnels ou d’occasion, coupable de ne pas travailler ou de ne pas travailler comme il faut sur le même rythme, sur le même mode qui serait celui des honnêtes gens, ceux qui bossent et se lèvent tôt.

On peut s’indigner ou rire de ces discours nous dénonçant comme des assistés, on peut dénoncer la répression qu’il annonce. Cependant, cette suspicion lancée sur nos modes de vie, cette pénalisation de nos pratiques n’obéît ni à un air du temps, une météorologie médiatique dont les foudres s’abattraient au petit bonheur la chance sur les enseignants, les cheminots en grève, les immigrés clandestins, les incendiaires du samedi soir. Les dispositifs bureaucratiques de contrôles qui se multiplient (depuis la licence d’entrepreneurs du spectacle jusqu’au nouveau numéro d’objet qui devra orner chaque feuille de salaire d’intermittent), les accusations de fraudes aux revenus de remplacement lancée par les assedics dés qu’ils constatent une quelconque anomalie sur les feuilles de pointage, la mise en place par le gouvernement de nouveau organes interministériels de lutte contre le travail illégal, les descentes de polices organisées dans les clubs de jazz, ne sont ni un disfonctionnement due au zèle de quelque fonctionnaire obtus, ni la traduction courtelinesque d’une machine bureaucratique produisant naturellement du formulaire comme la forêt amazonienne produit du carbone. Au contraire, ces contrôles obéissent à une volonté politique.

Un dispositif politique

Programmés depuis août 2003, les contrôles sont une des rares promesses tenues par les gouvernements successifs pour répondre au mouvement des intermittents. La signature du protocole actuel régissant les annexes 8 et 10 était conditionnée par la CFDT à l’engagement par le gouvernement de mener ces contrôles. La CFDT l’a donc voulu, le Médef l’a signé, l’Unedic et le gouvernement l’appliquent. Il convient aussi de rappeler que la lutte contre les abus, responsables supposés du déficit des annexes 8 et 10, fut (à tort ou à raison) une exigence d’une partie du mouvement des intermittents. Étaient visés à l’époque les grandes entreprises de l’audiovisuel public ou privés déclarant comme intermittents des salariés travaillant de fait comme permanent (des permitents). On pourrait applaudir à ce sursaut vertueux. Mais, après nous être plongé depuis trois ans dans cette question des contrôles, force est bien de constater que ni l’enjeu économique, ni moral ne sont centraux dans la dénonciation des abus ni dans la lutte contre la fraude. L’enjeu est, à notre sens, de disposer avec les contrôles de la seconde mâchoire d’un piège qui se resserre sur les intermittents. La première mâchoire fut constituée par le protocole de 2003 qui brisait l’annualité, et donc la temporalité de travail des intermittents qui permettait d’échapper à l’aliénation du temps de travail. La seconde mâchoire vise à démantibuler les pratiques d’emplois qui sont les nôtres, à briser notre capacité à nous rassembler pour travailler, et donc aussi à nous constituer en force politique. Le but de cette politique n’est pas de nous interdire de produire des spectacles ou des films, elle ne vise pas à brimer l’expression artistique. Cette politique vise à transformer les assistés que sont supposés être les acteurs de la culture en entrepreneurs d’eux-mêmes, à les faire passer -si possible de façon consentante- de l’assistanat débilitant à la saine concurrence. L’enjeu pourrait paraître anecdotique, eut égard à l’ensemble des offensives qui sont menées sur ce terrain d’une « remise au travail » par des forces hétéroclite qui vont de l’Ump au Ps, du Médef à la CFDT. Elle ne l’est pas dans la mesure où la forme de vie artistique, de marginale qu’elle était, est devenue centrale dans notre société. Créatif, disponible, mobile, en perpétuel apprentissage, adaptable, l’artiste présente le salarié idéal des inventeurs du mot « employabilité ». Ce salarié idéal avait deux défauts. D’abord, des droits sociaux qui lui permettaient de refuser, donc de choisir ses emplois. Ensuite, des pratiques d’emploi qui lui permettait d’échapper aux catégories de l’emploi, et notamment à une de ses normes majeures qui est le lien de subordination. Avec le protocole actuel régissant les annexes 8 et 10, la première question semble réglée. Les contrôles règleront la seconde si nous ne parvenons pas à nous y opposer.

Tous ne mouraient pas mais tous étaient touchés

Depuis trois ans se réunit à l’intérieur de la Coordination des Intermittents et Précaires d’Ile-de-France une commission intitulée Face aux contrôles. Elle s’est constitué devant l’afflux soudain de demandes de renseignement, de conseils, d’aides émanant d’intermittents subissant un contrôle mandataire des assedics, un refus de renouvellement de licence d’entrepreneur du spectacle de la Drac, ou accusé de fraude pour avoir vu ses heures d’enseignement artistique déclaré sous forme de cachet. Certains de ces intermittents posaient des questions embarrassantes pour les militants que nous sommes : une compagnie sans argent peut-elle avoir ses comédiens payés au Smic horaire, et deux heures par jour durant le festival d’Avignon ? Nous avons rassemblé, et continuons de rassembler ces témoignages. (Voir annexe) Tous témoignent d’un désarroi, d’une incompréhension, d’une douleur et d’une colère face à l’expression d’une suspicion infamante à l’égard des plus innocentes ou les plus obligées de nos pratiques. Le fond de l’affaire, et ce qui motive la continuité de notre action sur ce sujet, est que comme dans la fable, si nous ne sommes pas tous contrôlé, en l’état actuel de la législation, nous sommes tous potentiellement coupables. En effet, même si nous proclamons de bonne foi que les compagnies ne sont pas des associations de malfaiteurs, nous savons aussi que chaque déclaration mensuelle de situation est discutable, que chaque déclaration de nombre d’heure, de jour, d’emploi est problématique ou ambiguë. Et nous savons aussi que la plupart des bureaux des associations supposés diriger les compagnies de théâtre sont des fictions, masquant le fait que les intermittents les dirigent et sont leur propre employeur.

L’une des difficultés principale à laquelle nous nous sommes heurtés dans le travail de notre commission a été de chercher le point commun qui unissait tous ces centaines de cas distincts, toutes ces accusations diverses allant du travail au noir, à la fraude aux Assedic, au travail dissimulé, à la sur déclaration ou la sous déclaration des périodes d’emploi, à la mauvaise qualification du travail. Les organes de contrôles sont d’ailleurs aussi extrêmement divers. Certains sont du ressort du Ministère de la Culture, d’autre du Ministère du travail, les activités de certains offices sont du ressort d’un suivi interministériel. On ne peut s’empêcher de sourire en découvrant qu’une « brigade de répression de la délinquance astucieuse » du ministère de l’intérieur est, entre autre choses, chargée de surveiller les fraudes des intermittents . Pour notre part, la commission à laquelle nous participons n’a, à aucun moment récusé la légitimité des contrôles, ni la nécessité de payer les charges sociale, ou de travailler en conformité avec le code du travail. Ce que nous contestons, c’est la manière dont ces contrôles sont menés, et plus largement des dispositifs réglementaires ou législatifs totalement inadéquats à nos pratiques et à nos usages. Depuis trois ans notre commission s’est aussi heurté à l’individualisation grandissante des situations. Ainsi, si les intermittents en butte à un contrôle viennent nous confier leur situation, si nos avis ou conseil leur permettent d’éviter les dangers le plus évidents, force nous est de constater que la solution des conflits est souvent individuelle. Par exemple, certains, peu confiants en la justice de leur pays, et terrorisés par les menaces des contrôleurs, ont préféré abandonner leur compagnie, trouver un autre métier et payer durant des années les sommes réclamées par les assedics. Par ailleurs, les décisions individuelles de défense politiques peuvent entraîner des conséquences collectives pour des salariés, qui pour être intéressés à l’affaire ne sont pas parties prenantes dans cette décision de défense politique. Ainsi, nous avons pensé un instant écrire un manifeste qui, à l’instar du manifeste dit des « deux cent quarante trois salopes » reconnaissant dans les années 60 avoir avortées, regrouperait un nombre significatif d’artistes reconnaissant avoir fait répéter ou avoir répété sans être payé, avoir déclaré sous forme de cachet des heures d’enseignement, ou proclamant être le dirigeant de l’association qui l’emploie de façon intermittente. Hélas, Ce type d’aveux, pouvaient entraîner un contrôle mettant en cause non seulement l’artiste, mais tous les salariés employés par sa compagnie. En effet, les contrôles ne visent pas uniquement à réprimer une fraude présente, mais à contrôler les activités d’une association ou d’un intermittent sur plusieurs années antérieure. On peut au reste se scandaliser à juste titre de cette justice rétroactive : c’est ainsi que le funambule du Jura se voit réclamer le remboursement de dix ans d’indemnité assedics ! Nous nous sommes pourtant attelés à un projet de défense collective. Le but du présent texte est d’ailleurs (entre autres choses) de nourrir la réflexion commune menée avec d’autres organisations concernées.

Qui c’est qui commande ?

La première réponse qui vient spontanément à l’esprit face aux contrôles est de réclamer le financement de la culture qui permettrait de payer à son juste prix - à supposer que celui-ci existe - le travail artistique. Et ce faisant, de supprimer la majeure partie des fraudes qui est du travail bénévole ou sous-déclaré. Cependant, chacun sait que jamais la marge artistique des théâtres n’a été aussi faible voire inexistante. Et les récentes évolutions budgétaires confirment que cette tendance n’est pas prête de s’inverser. Dans ces conditions, où sont les budgets qui permettraient de payer les répétitions non rémunérées traquées par les contrôleurs des Assedics ? Pour l’heure le seul financement qu’ont trouvés le ministère de la culture comme les théâtres accueillant les spectacles est dans la trésorerie des compagnies et dans le portefeuilles des intermittents : dans les acrobaties financières des associations et dans le bénévolat des artistes et des techniciens. La charge financière, juridique et morale que constitue la feuille de paye est un mistigri que les collectivités locales,comme les théâtres, essayent de se débarrasser auprès des compagnies. Le rapport de force ne leur étant guère favorable, ces dernières ne peuvent que l’accepter. Elles l’acceptent d’autant plus volontiers que cette situation d’employeur leur permet de se constituer une marge de liberté à la fois réelle et illusoire. Au fond, les directeurs de compagnies sont encore les derniers à accepter de se comporter en patron, et non en entrepreneur. Pour le meilleur et le pire, ils endossent la défroque du pater familias qui couvrait encore récemment le patron, et non sans paternalisme parfois, prennent la responsabilité de l’emploi, du contrat, de l’engagement, du soucis de l’autre qu’est l’employé. Ce faisant, il accepte que le théâtre ou la collectivité locale qui est le véritable donneur d’ordre, deviennent un simple client, et lui un vendeur de prestations artistiques.

Cette situation paradoxale a une traduction dans les chiffres.

L’enquête sociologique menée par la Coordination des Intermittents et Précaires a montré que parmi le millier d’intermittents qu’elle a interrogée, un tiers sur l’ensemble de la France reconnaissent être à la fois l’employeur et l’employé d’une des association qui les emploient. En région, le pourcentage monte jusqu’à quarante quatre pour cent. Pour ceux qui l’ignorent encore, au regard de la législation et des contrôleurs des Assedic, cette situation est illégale. On ne peut à la fois décider de son embauche et de son licenciement et bénéficier des allocations réservées aux salariés privés contre leur volonté de leur emploi.

Lors d’une occupation des bureau de la Dilti (l’organisme interministériel chargé de répression du travail illégal), nous avons demandé à son responsable quelle réponse il apporterait aux quelques trente mille employeurs/employé que son service allait immanquablement débusquer lorsque ceux-ci demanderons comment il aurait du se mettre en règle avec la loi. « En créant une entreprise en nom propre » nous fut-il répondu. Cette réponse constante, comme l’observation des évolutions de la société qui encourage chacun chaque jour un peu plus à devenir les entrepreneurs de lui-même, nous fait penser qu’une augmentation des subventions distribuées par le ministère de la Culture pour indispensable qu’elle soit, mais ne réglerait pas le problème de fond, qui est, à notre sens, idéologique et pas comptable, politique et pas économique.

Ce que traquent les assedics, ce qui fait horreur aux adversaires de l’intermittence, ce n’est ni l’augmentation du déficit des annexes 8 et 10, ni la médiocrité supposé de la production artistique française comme ils le clament, mais l’invention d’un type de production, d’une organisation du travail, d’un mode de vie qui déjoue depuis plus de vingt ans les normes du salariat, et sape le lien de subordination qui scelle le contrat entre l’employeur et l’employé. C’est la raison pour laquelle, parmi l’armada hétéroclite des contrôles nous avons voulu nous concentrer sur un seul type de contrôle, à notre sens emblématique de tous les autres : le contrôle mandataire . Nous faisons volontairement l’impasse sur d’autres formes de contrôles qui ne sont pas moins pernicieux comme les contrôles sur les champs d’application (on reproche à un employé de ne pas avoir un emploi compatible avec le code naf de son employeur, ou d’exercer ces activités ne relevant pas de son emploi, pour un comédien de conduire un camion, où à un trapéziste d’aider à monter le chapiteau). Nous n’évoquerons pas non plus les contrôles à venir sur le numéro d’objet (qui permettra de vérifier si tel employé , et jour travaillait sur tel projet et uniquement sur ce projet là, avec les autres salariés employés exclusivement pour ce projet là). Non pas que ces modes d’inquisition ou de délire taxinomique ne nous préoccupent pas, mais ils nous semblent moins emblématiques et politiquement moins significatifs.

Le contrôle mandataire vise à prouver par l’accumulation de preuves concordante qu’un salarié n’a pas de lien de subordination avec son employeur, et dirige de fait l’association qui l’emploie : il signe des chèques au nom de l’association, il a un lien de parenté avec un membre du bureau, le siège social est le même que son domicile par exemple. Remarquons qu’un seul de ces faits ne suffit à prouver la gestion de fait, mais que leur addition, qui est souvent le fait d’intermittents qui ne peuvent déléguer cette gestion, par manque de moyen, dénonce l’absence de subordination, et entraîne les poursuites juridiques.

Rien n’est plus insupportable aux hommes que d’être soumis à leurs égaux et d’être dirigés par eux. (Baruch Spinoza). Cette délicate et complexe question du lien de subordination mérite ici d’être développée. Nous savons que soulevant cette question, nous prenons le risque d¹un désaccord profond avec les alliés syndicaux traditionnels de la Coordination. La définition juridique du salariat par la subordination est un résultat d’un siècle de lutte syndicale pour imposer la reconnaissance du rapport asymétrique entre l’employeur et l’employé. La théorie libérale imagine ce rapport comme un échange entre deux libres propriétaires de deux marchandises différentes. L’un donne sa force de travail, l’autre de l’argent. L’échange entre propriétaires supposés égaux serait régulé par le marché. Marx s’était déjà employé à démontrer l’aspect spécieux de cet échange, en observant que d’abord la marchandise échangée est inséparable du corps du salarié et que dans les conditions de la production capitaliste, le salarié ne peut être qualifié de libre . N’ayant pas d’autres ressources, il est obligé de vendre sa force de travail, - c’est-à-dire ses capacités physiques et intellectuelles - pour vivre. Le salarié vend la disponibilité de sa force de travail : une fois le contrat établi, l’usage de cette marchandise (l’usage de ses capacités physiques et intellectuelles) est à la discrétion de l’acquéreur.

Les luttes syndicales et politiques depuis le dix-neuvième siècle, ont globalement visée à réduire la pouvoir discrétionnaire de l’employeur dans son usage de la force de travail du salarié. Il faut rappeler que, pendant longtemps, elles visaient non pas l’aménagement, mais l’abolition du salariat et donc l’abolition de la subordination : les choses sont allées comment elles sont allées et les syndicats se retrouvent aujourd’hui à défendre le salariat et la subordination. La définition du salariat par la subordination est donc un acquis de ces luttes syndicales.

Elle implique, ce qui n’est pas négligeable, depuis la moitié du vingtième siècle l’accès à la Sécurité sociale pour le salarié, qui voit ainsi compensée l’asymétrie de sa relation avec son employeur. L’entrepreneur, défini par son autonomie ou indépendance n’y a, lui, pas droit. Mais cette victoire du mouvement ouvrier est paradoxale. En imposant la reconnaissance de l’asymétrie dans la relation employeur/salarié, elle institutionnalise la subordination. Les catégories juridiques d’autonomie et de subordination consacrent une division et une hiérarchie des fonctions et de rôles sociaux. Pour l’employeur, le commandement , l’activité , l’indépendance et la liberté d’entreprendre. Pour le salarié, l’obéissance , la passivité , la dépendance et l’exécution. Il s’agit donc une conquête à double tranchant. En posant des limites et un cadre juridique à l’usage de la force de travail, elle donne des droits aux salariés, mais, en même temps, elle légitime et reconnaît la subordination comme seule modalité d’exercice des capacités intellectuelles et physiques des salariés. Les choses se compliquent lorsqu’à partir des années 60 des millions de salariés luttent, non seulement pour défendre et élargir leurs droits de salariés, mais commencent aussi à bricoler, produire, inventer des pratiques de travail, d’emploi et de chômage qui leur permettent de fuir, d’esquiver, de contourner la subordination.

Autour de 68 se produit un tournant politique fondamental : ce n¹est pas seulement la subordination salariale qui est mise en discussion, mais au fond, toute forme de subordination. La subordination de la femme à l’homme, des enfants au père, des élèves aux maîtres, des jeunes aux vieux. C’est la question de l’autorité et du gouvernement des conduites dans tous les domaines de la vie dont nous avons étudié les modalités dans l’Université Ouverte organisée par la Coordination l’année dernière, qui est au coeur des luttes du mai 68.

Le discours conclusif de la campagne électorale de l’actuel président de la République lançait ses foudres sur 68, afin sans doute d’exorciser cette insubordination à l’autorité et à la volonté d’autrui, insubordination qui, même transformée, diminuée et diluée, informe encore les comportements d’une large partie de la population. Les salariés, les femmes, les élèves, comme beaucoup de salariés refusent de se faire gouverner par d’autres, expérimentent d’autres mode de gouvernement des conduites ou expriment le désir de se gouverner eux­mêmes. C’est ici précisément que se situe le décrochages culturel , (c’est le cas de le dire !), entre la gauche syndicale et politique (qu’elle soit réformiste ou révolutionnaire, peu importe) avec les comportements de salariés et les pratiques de la population.

Ce qui est révolutionnaire dans l’intermittence, ce ne sont pas les productions artistiques des intermittents, ce sont leurs pratiques. Les pratiques de travail d¹une partie importante des intermittents participent de cette expérimentation : bricolage, invention des pratiques de production où le principe de ne pas se faire gouverner par d’autres et de se gouverner eux­même reste une des guides de l’action. La création de structures de productions autonomes permettaient d’échapper à l’alternative infernale : soit se soumettre aux règles de la subordination salariale, soit devenir l’entrepreneur de soi­-même. Cette récusation ou plutôt contournement de la subordination a pris différentes formes dans nos métiers. Elle est ambiguë, comme l’enquête l’a montré : « à la fois ultra­libérale et ultra­libertaire », disait un intermittent interviewé. La situation est ambivalente comme toute pratique qui sort des cadres juridiques, des normes, des codes établis .

Face à cette invention politique d’un mode de travail inédit, nous recevons deux réponse différentes. Toutes deux essayent de fixer ou de plier cette ambivalence de la conduite des intermittents à leur logique propre.

1) Le libéraux veulent reconduire cette volonté de ne pas se faire gouverner à la logique de ce qu’ils appellent le « capital humain » . Ils nous disent : « Vous voulez être libres, indépendant, autonomes ? L¹entreprise et le marché doivent alors constituer la finalité et la mesure de votre action. Devenez entrepreneurs de vous mêmes, révélez le micro­capitaliste qui est en vous ». Pour les libéraux, la liberté est concevable seulement comme liberté individuelle d’entreprendre, dans une concurrence de tous contre tous. Ils voient dans ces nouvelles pratiques l’occasion de requalifier l’asymétrie du contrat de travail en contrat commercial (comme celui de droit d’auteurs par exemple) pour éviter les contraintes et les coûts de la reconnaissance juridique de la subordination.

2) Les syndicats, au contraire, veulent reconduire ces mêmes comportements dans le cadre de la subordination salariale : « Vous voulez des garanties et des droits qui vous protègent dans votre travail ? Vous espérez une couverture sociale pour le chômage, la santé, la retraite ? Alors, vous devez accepter l’institutionnalisation de la subordination, et cessez de faire sortir vos pratiques du cadre et des limites du salariat ». Observons, que les syndicats, à la différence des patrons, essayent au moins de requalifier ces nouvelles situations hybrides que nos pratiques ont développé dans le sens du contrat de travail. La CFDT considère les petites compagnies et les petites structures comme autant des petits patrons, illégitimes, fraudeurs, pillards des caisses chômages des salariés normaux, subordonnés, qui se lèvent tôt, payent leurs cotisations et cessent la grève quand leur syndicat a signé un accord. La CGT, ne sait, ne peut, ne veut rien faire : défendre les figures hybrides des employeurs/salarié l’obligerait à mettre en discussion ce concept de « subordination » qui définit le salariat et dont elle est qu’elle le veuille ou non l’héritière. Pour autant, la solidarité, la fraternité, et simplement leur connaissance de la situation, font que ses fédérations en régions peuvent aussi discrètement donner des conseils avisés aux intermittents craignant un contrôle mandataire.

Derrière le refus de la subordination, il y a des nombreuses questions qui animent des comportements positifs qu’il faudrait interroger et assumer, au lieu de les ignorer ou de les récuser : qu’est-ce qu’on produit ? comment on le produit ? pourquoi et pour qui ? Des questions qui problématisent à la fois le contenu, le sens et les modalités du travail et de l’activité et le contenu, le sens et les modalités de fonctionnement des institutions comme l’Assurance Chômage et la Sécurité sociale.

Brisons le silence, ne nous plaignons pas, portons plainte ! Nous n’avons pas honte de ce que nous sommes. Nous n’avons pas honte de nos pratiques. Nous ne sommes pas des escrocs et nos structures de productions ne sont pas des associations de malfaiteurs. Nous refusons de vivre dans la peur et l’hypocrisie, dans ce monde du contrôle bureaucratique, du petit arrangement entre l’excellence artistique et la nomenclatura culturelle, de la délation et de la répression obtuse . Oui, nous revendiquons nos pratiques. Nous ne sommes pas des entrepreneurs du spectacles vivant réclamant à des commissions se réunissant honteusement dans des bureaux des Dracs la licence de monter des spectacles. La licence, nul n’a à nous la donner. Cela fait des années que nous l’avons prise, parfois sans diplôme, sans protection, et sans filiation. Quant aux structures que nous dirigeons ou auxquelles nous participons, elles ne sont pas des entreprises.

Elles ne comporte aucune des visée de conquête auquel renvoie l’étymologie du mot. Les oeuvres auxquelles nous participons, ne sont pas sans risques, mais notre but n’est pas de retirer un bénéfice proportionnel au risque. Certes, le succès et l’échec sont individuels, mais dans des activités parfois aussi heureusement désuètes que le sont le théâtre ou le cinéma, ou aussi joyeusement primesautière que la vidéo ou le documentaire, le travail est inévitablement collectif. Les contrôles, comme l’ensemble du conflit politique ouvert en 2003, vise à normaliser nos pratiques, à démolir non pas une exception, mais une exemplarité culturelle, une incapacité à travailler seul, un certain mode à être ensemble, de commercer avec la société qui ne passe pas par le profit immédiat.

Le but politique des contrôles n’est pas de purger le corps social de ses parasites, mais de faire vivre chacun dans la peur d’être aujourd’hui stigmatisé comme assisté et demain comme fraudeur. Pour ce faire, nul besoin de contrôler tout le monde. Il suffit de s’attaquer aux plus faibles, aux plus naïfs, aux plus isolés. Le bruit se propage. Qui peut lire les témoignages sur les contrôles sans ressentir stupeur et tremblement ? Qui en s’informant ou en informant ses camarades ne comprends pas qu’il fait ainsi le travail de propagande de la CFDT ?

Alors, qui peut croire qu’il sera possible de sortir seul de cette nasse vers laquelle on nous dirige ? Certes, on peut penser que nous ne serons pas tous contrôlé, mais qui sera certain de ne jamais l’être, et de ne jamais être condamné ? Face au contrôle il est impératif d’être solidaire et de montrer que nous sommes nombreux et déterminés

Être démocrate, c’est être délivré de la peur

Faire face aux contrôles, c’est simplement comprendre quelle est la nature du monstre en face de nous qui nous méduse. Les contrôles, mandataires ou autres ne sont qu’un bras de ce poulpe. Le numéro d’ordre, le refus d’accorder les licences, les diminutions de subvention, l’évaluation à l’audimat des spectacles, sont autant de bras qui s’agitent, enserrent le corps politique qui s’est constitué autour de l’intermittence et lentement le démembre. Pour lutter et l’emporter, il importe donc d’abord de savoir ce que nous sommes, et de nous souvenir comment nous avons constitués nos vies autour de nos pratiques et de l’intermittence. Il est ensuite nécessaire d’inventer une traduction politique de ces pratiques, de les revendiquer et de bâtir une défense collective autour des cas exemplaires. Il est indispensable enfin de ne pas rester isolé, et de d’établir des liens avec tous ceux (Rmiste, handicapés) qui sont soumis à la même inquisition.

Nous réaliserons alors combien on est seul face à un guichet, et nombreux dans la rue. Combien on est faible seuls... et forts, nombreux. Brice Philip Donarier

MANIFESTE

juillet 2007

Chômeurs, intermittents, intérimaires, vacataires, pigistes, rmistes, stagiaires, travailleurs pauvres, précaires, étudiants, nous savons compter et les chiffres sont têtus :

Nous vivons dans un pays riche où les politiques successives de l’emploi ont fait preuve de leur impuissance à améliorer notre sort.

L’ANPE compte 4,5 millions d’inscrits. Moins d’un chômeur sur deux est indemnisé. 1,1 millions de personnes percoivent le RMI. Si l’on inclut les conjoints et les enfants, 3 millions de personnes en dépendent. Plus de 12 millions de salariés précaires ou à temps partiel ont un revenu mensuel inférieur à 843 euros.

Et pourtant, les discours de droite comme de gauche prétendent encore « réhabiliter le travail » par l’illusion du rétablissement du plein « emploi ». Aujourd’hui, 80 % des embauches se font en CDD, la flexibilité est la norme.

Le « plein emploi » est un mythe. Il n’a jamais été une donnée mais une représentation par rapport à une « norme » de l’emploi. Depuis 1999, en application de son projet de « refondation sociale », le Medef, avec la complicité de certains syndicats dont la CFDT, sape méthodiquement l’assurance-chômage, en accord avec ce que l’OCDE et les gouvernants appellent « activer les dépenses passives », et qui consiste à transformer le chômeur indemnisé en salarié précaire mal payé, assujetti aux employeurs habilités dans certains cas (RMA, CAE...), à percevoir directement les allocations.

Chômeurs, intermittents, intérimaires, vacataires, pigistes, rmistes, stagiaires, travailleurs pauvres, précaires, étudiants, nous savons lire :

nous trouvons dans les recommandations de l’OCDE [1] le paragraphe suivant :

« Les réformes structurelles qui commencent par générer des coûts avant de produire des avantages, peuvent se heurter à une opposition politique moindre si le poids du changement politique est supporté dans un premier temps par les chômeurs. En effet, ces derniers sont moins susceptibles que les employeurs ou les salariés en place de constituer une majorité politique capable de bloquer la réforme, dans la mesure où ils sont moins nombreux et souvent moins organisés ».

Pourquoi l’assurance-chômage a-t-elle été particulièrement visée ? Parce qu’elle attribuait un revenu aux chômeurs. Pourquoi le système de l’intermittence devait-il être démantelé ? Parce qu’il offrait un modèle alternatif à la précarisation.

Au croisement du droit du travail et du système de protection sociale, il existait une zone d’exception où la flexibilité des emplois se combinait avec une certaine « sécurité » pour lesalarié, garantissant des marges de liberté plus larges et une certaine mobilité choisie. Ainsi, jusqu’à la réforme de juin 2003, pour un bon nombre d’intermittents la flexibilité de l’emploi n’entraînait ni la précarisation, ni la pauperisation et ouvrait des espaces d’autonomie dans les diverses temporalités de la vie.

Le danger de l’attaque qui a été portée au régime spécifique des intermittents du spectacle ne vient pas du fait qu’elle se concentre sur le secteur culturel, mais bien qu’elle détruit un exemple de garantie de revenus, qui aurait pu s’élargir à toute situation de discontinuité de l’emploi, quel que soit le secteur d’activité.

L’ancienne couverture sociale des intermittents du spectacle fonctionnait selon un principe mutualiste de redistribution vers les plus faibles revenus. La réforme de 2003 voulue par les gestionnaires de l’Unedic (Medef et CFDT), a introduit un principe résolument inégalitaire de capitalisation des droits suivant lequel les plus employés et les mieux payés sont également les mieux indemnisés. C’est ainsi que les exclus du régime financent les allocations Assedic de « luxe » versées aux salariés à haut revenu. La réforme du 18 avril 2006 agréée le 2 avril 2007 vient conforter ce principe.

Aujourd’hui, par exemple, un salarié intermittent percevant en moyenne 12 000 euros de salaire mensuel peut se voir octroyer, par le nouveau système de capitalisation, environ 20 000 euros d’allocations Assedic réparties sur 243 jours. Ce type d’aberration n’était pas possible avant les réformes, qui se révèlent au final plus coûteuses. Mais le but clairement avoué par le rapport de la Cour des comptes et par le Medef ne se pose pas en termes de coût, mais de réduction des effectifs. « La question n’est pas le déficit, mais le nombre d’intermittents » déclarait ainsi tranquillement M. Gautier-Sauvagnac, négociateur du Medef à l’Unedic.

Chômeurs, intermittents, intérimaires, vacataires, pigistes, rmistes, stagiaires, travailleurs pauvres, précaires, étudiants, nous observons le fonctionnement politique qui s’installe :

Pour accélérer les radiations des chômeurs, tout un arsenal de dispositifs de contraintes à l’emploi et de contrôles est mis en place. On fabrique ainsi une nouvelle insécurité sociale, faite d’acceptation de n’importe quel emploi, de course aux cachets, de peur de se voir supprimer une allocation.

Quatre ans de lutte, d’actions, de rapports, de missions d’information, de réunions à l’Assemblée nationale et aux Ministères, de réflexions, d’expertises, de propositions sont balayés d’un revers de la main sans aucune discussion.

Avec le laboratoire de recherche Matisse-ISYS de l’Université Paris 1, nous avons mené une enquête sociologique sur l’intermittence. Les analyses et conclusions que nous en tirons dépassent largement le monde spécifique du spectacle. Les constats sont clairs : l’activité déborde largement le temps de travail effectué sous contrat. Il est temps d’arrêter d’opposer de façon binaire emploi et chômage : le temps de non-emploi, considéré comme chômé est aussi sinon plus producteur de richesses que le temps en emploi. Il faut repenser les droits sociaux et le revenu au-delà de l’emploi et du chômage. L’assurance chômage n’est pas un coût. C’est un investissement collectif.

Chômeurs, intermittents, intérimaires, vacataires, pigistes, rmistes, stagiaires, travailleurs pauvres, précaires, étudiants, nous voulons réformer les annexes 8 et 10, et aussi plus largement l’assurance chômage. Mais nous voulons le faire autrement que le MEDEF et la CFDT.

Le Nouveau Modèle d’indemnisation des salariés à l’emploi discontinu, élaboré par la Coordination des intermittents et précaires constitue un au delà de l’indemnisation chômage, et se veut un modèle de garantie de la continuité du revenu en situation de discontinuité de l’emploi. Il répond à un double objectif : d’abord être adapté aux pratiques d’emploi et de travail des intermittents, ensuite assurer un revenu au moins égal au SMIC. Construit sur un principe de mutualisation, le Nouveau Modèle intègre un plafond mensuel calculé sur la base de l’ensemble des revenus perçus dans le mois (salaires et indemnités). Il permet ainsi une redistribution en faveur de ceux qui perçoivent des salaires plus faibles et connaissent une plus grande discontinuité de l’emploi.

Le Nouveau Modèle peut s’appliquer à tout travailleur à employeurs multiples, avec un taux de rémunération variable : c’est-à-dire pas exclusivement aux intermittents du spectacle mais à toutes les personnes en emploi discontinu.

Loin de tout corporatisme ou de défense de privilèges acquis, la philosophie du Nouveau Modèle s’appuie sur la continuité de revenu pour tous, conçue comme bien commun au même titre que le logement, la santé et l’éducation.

Enfin, une refonte politique de l’Unedic s’impose, à commencer par la remise en cause radicale d’un paritarisme initié après la seconde guerre mondiale et aujourd’hui à bout de souffle. Les syndicats de salariés (CFDT, CGC, CFTC) qui ont osé signer les dernières réformes scandaleuses de l’assurance chômage élaborées par le Medef ne représentent aucun chômeur. Il est inconcevable que les premiers concernés, à savoir les chômeurs, les intermittents, les précaires, ne puissent pas discuter des réformes qui décident de leur vie. Il en est de même pour tous les syndicats non représentés à l’Unedic. On peut également s’interroger sur l’absence de l’État. Les 4 derniers ministres des affaires sociales et de l’emploi Martine Aubry, Elizabeth Guigou, François Fillon et Jean-Louis Borloo se sont pliés aux décisions du Medef, avouant ainsi leur totale impuissance ou leur parfait consentement. Il est fort à parier qu’il en sera de même pour Xavier Bertrand, assis aujourd’hui dans ce même fauteuil.

Le temps libre nécessite des supports sociaux. Il s’agit de replacer l’émancipation individuelle et collective au coeur de l’action politique.

Chômeurs, intermittents, intérimaires, vacataires, pigistes, rmistes, stagiaires, travailleurs pauvres, précaires, étudiants, nous ne voulons ni la pseudo loi de l’économie ni une politique compassionnelle.

Nous sommes nombreux et en avons assez d’être plaints.

CIP-IDF, juillet 2007

UNEDIC, LES MOBILES DU CRIME

Libération le 08/04/04

Nous avons beaucoup entendu depuis la débâcle électorale de la droite aux régionales que les réformes accomplies, entreprises ou à venir étaient absolument nécessaires et mal comprises ou mal acceptées. Sans doute la réforme de l’assurance-chômage des intermittents fait-elle partie dans l’esprit du gouvernement de ces potions amères que nos docteurs Diafoirus de la Faculté néolibérale prescrivent avec force lavements de cotisations, saignement des ayants droit et purge des emplois administrés à la malade France. Trop d’allocataires, trop de malades, trop de recherche, trop de notes, trop de trop, une saignée, une saignée ! Nous connaissons un peu le spectacle, c’est notre métier, alors souffrez, Molière oblige, que nous rappelions ici quelques vérités de bon sens concernant tout d’abord notre cas, même si, en cours de route, on verra que le problème est général, d’intérêt général.

Nous, intermittents, nous disons et prouvons depuis un an que la réforme mise en place n’est pas la réforme qu’il faut parce qu’elle est injuste et inefficace. Injuste, car elle n’obéit pas au principe de la solidarité avec les plus fragiles au sein d’une activité imprévisible. Inefficace, car elle ne dissuade nullement les opérateurs publics et privés, centraux et régionaux, de la culture de la communication et de la publicité, de détourner cette forme d’emploi. Certains compensent un sous-financement massif de leur activité, d’autres optimisent leurs profits. Que nos bons docteurs ne nous traitent ni de sourds ni de simples d’esprit. Qu’ils ne comptent pas trop sur leur supplément de pédagogie ou de bâton pour nous mettre « leur » réforme dans la tête. C’est peine perdue. Nous avons étudié de très près la réforme mise en place. Si nous disons avec constance sur tous les toits dans toutes les manifestations culturelles que nous n’en voulons pas, ce n’est pas parce qu’à l’instar d’ânes butés nous refuserions d’avancer, mais tout simplement parce que nous ne sommes pas d’accord.

Mieux encore, nous avons élaboré une alternative au protocole désastreux qui nous a été imposé. C’est le fruit d’un travail collectif, d’une réflexion qui condense l’expérience en première ligne de centaines d’affiliés de l’Unedic, de confrontations kafkaïennes avec les administrations, consternantes avec les employeurs. Les bobos et les maladies graves du système, nous les connaissons bien mieux que nos médecins imaginaires. Vous voulez une réforme, en voici une. Des droits stables pour compenser des emplois aléatoires, le soutien mutuel au lieu de l’exclusion que charrie la capitalisation ; les Assedic doivent être un revenu de remplacement et non de complément, certains doivent accepter de cumuler moins, bref, un peu d’égalité dans ce monde de brutes, voilà ce que nous proposons.

Nous réclamons qu’au minimum nous soyons respectés, et, au-delà, comme le souligne Thomas Piketty dans les colonnes de Libération le 29 mars, que notre modèle de réforme soit examiné sérieusement, avec les moyens que ce travail d’utilité publique requiert, avec un véritable accès aux données administratives retenues par l’Unedic. Prenons le temps d’évaluer notre modèle, ses avantages, ses éventuels défauts, et de mesurer les besoins de financement. C’est la seule garantie d’une expertise incontestable. Que ce soit la mission parlementaire présidée par Dominique Paillé (UMP) qui considère que la réforme ne répond à aucun des critères demandés, ou bien le comité de suivi, rassemblant les groupes parlementaires PS, PC, Verts, UDF au complet et des personnalités de l’UMP, dont Marie-Josée Roig nouvelle ministre, on ne compte plus les voix qui s’élèvent pour demander une solution à ce conflit par « la renégociation de l’accord sur les bases des contre-propositions ». N’étant pas réduit à l’état de ce bon « peuple d’en bas » voué par la grâce de notre grand chambellan du Poitou à la seule intelligence des mains, nous aimons nous servir de notre corps, de notre voix et, au besoin, de notre cerveau. Alors, quelques remarques de plus sur la réforme à long terme du régime des intermittents.

Au chevet des intermittents, se pressent aussi quelques bons conseilleurs ; tel « expert » en statut des artistes s’arroge le droit de juger qui est digne de l’excellence et de trancher dans les effectifs encore plus drastiquement que le protocole du 26 juin. Tel syndicat en la personne de son secrétaire confédéral François Chérèque a, dans les colonnes de Libération du 5 mars, proposé son remède. Ne saignons plus, ne purgeons plus, caisse-complémentarisons ! Ah, la belle médecine générale que voilà ! Chômeurs recalculés, retraités, hospitalisés et autres échaudés, vos pensions, vos indemnités, vos remboursements battent de l’aile, un seul remède : caisse-complémentarisez-vous ! Intermittents, votre régime sera toujours boiteux. Caisse-complémentarisez-vous !

Docteur Chérèque, nous sommes d’avis qu’indemniser des travailleurs précaires à l’emploi par définition discontinu, fagoté de pleins de contrats courts, de plus en plus courts, à partir des recettes des cotisations prises sur les salaires est un vrai tonneau des Danaïdes et qu’il faut faire quelque chose. Mais à propos, dites-nous, n’est-ce pas la situation du bon quart de la population active française qui se retrouve enrôlée sous le joli terme de « forme particulière d’emploi » (la réalité est moins plaisante) ?

Les intérimaires de l’automobile, du bâtiment, de la métallurgie, les saisonniers des stations de ski, les chercheurs contractuels..., n’auraient-ils pas droit eux aussi à leur miraculeuse caisse complémentaire ? Mais quand tous les secteurs auront chacun leur caisse complémentaire, le risque sera réparti sur des effectifs si faibles que la mutualisation sera abandonnée pour une assurance individuelle : les riches auront des compléments corrects, les pauvres auront des compléments misérables. Ah, l’admirable médecine... Nous aurons droit à un régime commun réduit au minimum et, pour le reste, le principe d’assurance y pourvoira, comme dit la fourmi de la fable. Docteur Chérèque, c’est étonnant, mais vous aboutissez aux mêmes remèdes proposés par le médecin du Medef, Denis Kessler et ses sociétés d’assurances.

Docteur Chérèque, nos métiers nous font nourrir un faible pour la cigale. Naïvement, nous pensions que la protection pour tous ceux qui sont le plus exposés à l’insécurité sociale consistait justement à mieux répartir, partager les risques, et non à organiser la charité. Voilà le terrain d’une belle réforme. Pour deux raisons dont chacune se suffit à elle-même.

La première c’est que la maladie de l’emploi est générale. Vous proposez - quelle nouveauté ! - aux salariés flexibles du seul secteur culturel, un traitement exceptionnel : financer cette caisse complémentaire par des aides publiques... Ces sources de financement complémentaires ressemblent d’ailleurs étrangement aux subventions déjà rares de la politique culturelle. Une confusion trop commode : ce n’est pas sur le terrain de la politique culturelle que se résoudra cette question, mais bien sur celui de la solidarité interprofessionnelle. La guérison ne consiste pas à se débarrasser du microbe en le repassant à quelqu’un d’autre.

La seconde c’est que les cigales ne fournissent pas seulement du bon temps aux fourmis qui les entretiennent, comme le pense le baron Seillière, allocataire de la rente garantie. Mais les cigales, comme les abeilles, butinent ; avec quelques autres, elles sont en train de s’apercevoir qu’elles contribuent fortement au lien social, à l’intelligence collective, à la production de connaissance, à la coopération. Il n’est pas jusqu’aux buralistes et aux restaurateurs (d’Avignon ou d’ailleurs), pour ne pas parler des agences immobilières, qui ne dépendent de leur chanson pour savoir ce qu’ils auront dans leur assiette. Qui travaille pour qui ? Tout le monde. Celui qui se vante de faire vivre les autres de son industrie ou de son génie pourrait bien découvrir qu’il dépend lui aussi des intermittents.

La richesse se fabrique dans le grand entrelacs de la société. N’allez pas la chercher seulement dans l’entreprise, car les profits ont appris à se cacher. La richesse se trouve là où elle passe. Et pour passer, elle a besoin de plus en plus d’actifs mobiles. Seulement, aujourd’hui, ces mobiles dont nous sommes sont voués à une condition précaire systématique. Sortir les travailleurs mobiles, non pas de la mobilité, mais de l’insécurité sociale généralisée suppose d’inventer autre chose qu’un financement reposant sur la cotisation sociale. La droite se délecte à nous raconter tous les jours que nos finances sont à genoux : de moins en moins de recettes et davantage de dépenses. C’est sur ce débat d’intérêt général, sur la réforme de la protection sociale, que nous apportons notre contribution fondée sur nos pratiques. Il faut rompre avec la logique néolibérale de faillite organisée de l’Unedic par la baisse des cotisations, sans alternative de financement, où la variable humaine sert d’ajustement (850 000 recalculés et 30 000 intermittents exclus). La flexibilité devenant la norme et rapportant beaucoup d’argent tout en donnant de moins en moins d’emplois, l’assiette des cotisations ne suffit plus. Nous voyons la richesse là où elle circule (les flux financiers, interbancaires, de communication, autoroutiers...). Il faut réfléchir à d’autres formes d’impôt sur les nouvelles formes de richesse. Le système de prélèvements obligatoires qui devra financer la mobilité reste à inventer. Ce n’est pas le code du travail qu’il faut revoir de toute urgence, comme se préparent à le faire nos grands médecins, c’est le code des impôts.

Qu’enseigne-t-on à tous nos conseilleurs en réforme : peut-être devraient-ils passer par la formation permanente. Ou peut-être une saignée ?

article dans Libération

INFORMATIONS DE LA COMPAGNIE JOLIE MOME :

La Compagnie Jolie Môme est une compagnie de théâtre, nous avons créé et joué récemment un spectacle sur la Commune de Paris, des pièces de Brecht, Prévert… Attachés à la beauté et à la force des mots, nous espérons faire un théâtre populaire. C’est à dire un théâtre festif, où l’on se retrouve entre amis, entre camarades et où règne une atmosphère d’insolence, de rébellion. Cette atmosphère fraternelle participe à faire de notre théâtre un acte politique. Si nous chantons sur scène, vous nous verrez aussi souvent au détour d’une rue ou d’une manif pour soutenir des travailleurs en lutte, arborant tranquillement un grand et beau drapeau rouge.

La compagnie Jolie Môme démarre la tournée "Basta Ya !" :

Le Dimanche 20 avril 2008 à Billy-Montigny (62)

Le 1er mai 2008 à Saint-Avertin (37)

Le 11 mai 2008 à Saint-Nazaire (44)

Le 12 mai 2008 à Presles (95) ...

La suite, toutes les dates, tous les renseignements ici :

http://www.cie-joliemome.org/agenda...

1/ La compagnie Jolie Môme lance sa tournée : "68, pas de commémoration mais des mobilisations !"

Spectacle Basta Ya !

- Dimanche 20 avril à Billy-Montigny (62) à 17h Salle Léon Delfosse, avenue de la Fosse Z. Réservations au 03 21 13 81 26

- Jeudi 1er mai à Saint-Avertin (37) à 17h30 Maison des syndicats,18 rue de l’Oiselet Entrée libre.

- Dimanche 11 mai à Saint-Nazaire (44) 17h Fête des nouvelles de Loire Atlantique Parc Paysager, avenue Léo Lagrange

- Lundi 12 mai à Presles (95) à 13h30 Grande scène de la fete de Lutte Ouvrière

- vendredi 16 mai à Drocourt (62) 20h30 salle Agora

- Samedi 17 mai à Paris Soutien à la Palestine, Parc des Expos porte de Versailles. Paris (75)

- Mardi 20 mai à La Pommeraie (49) Nous contacter.

- vendredi 23 mai à Genève (Suisse) Maison de quartier de la jonction http://www.maison-quartier-jonction.ch/

- Samedi 31 mai à Valence (26) fête de La CMCAS de Valence

- Le 15 juin à Paris Evenement particulier, plus d’informations très bientôt.

- Samedi 23 juin à Montreuil (93) Parc Montreau Entrée libre

- le 6 juillet à Beauvais (60) A 17h. Spectacles gratuits tout l’apres-midi


2/ Pour que 68, ne nous fasse pas oublier 36 :

La Crosse en l’air de Jacques Prévert mis en scène par la Compagnie Jolie Môme

Samedi 7 juin à 20h24 à La Penne Sur Huveaune (13) à 20h24, Salle de spectacle de La Penne Sur huveaune Reservations : 04 91 89 40 66

— -

Réservez vos dates d’été : Festival La Belle Rouge

Théâtre, Musique, Cinéma, Cirque, Ateliers, Rencontres et Fraternité Le festival conçu par la Compagnie Jolie Môme pour ses amis. à Saint-Amant-Roche-Savine (63) Les 25-26-27 juillet 2008 Programme complet et réservations très bientôt.


3/ L’annonce enfin :

si vous êtes contrebassiste, Si vous aimez notre travail, et si en plus l’idée de servir comme comédien(-ne)ne vous fait pas peur  ;-)... prenez contact avec Michel au 01 49 98 39 20


A La Belle Etoile, à Saint-Denis,

tous les lundis,Prolongation jusqu’au 5 mai 2008 de La Botte Secrète de Dom Juan, par la Cie AFAG

"Une épopée légère et bondissante, des combats époustouflants, des alexandrins surprenants et un théâtre populaire qui a séduit la compagnie Jolie Môme comme son public."

toutes les infos ici :

http://www.cie-joliemome.org/le-lie...

Réservations au 01 47 57 16 15

— -

La plainte contre Ludovic et Michel va jusqu’au procès, celui-ci est fixé au 25 juin 2008 à Paris.

De nouvelles informations très bientôt, d’ici là :

Signez et faites circuler la petition :"si j’avais su j’y serais allé"

http://www.cie-joliemome.org/petition -

— 

Le festival "La Belle Rouge" organisé par la compagnie Jolie Môme se prépare pour les 25-26-27 juillet 2008 à Saint-Amant-Roche-Savine (63)

Le programme et toutes les informations très bientôt !


Et puis les grévistes du carrefourà Marseille ont besoin de nous tous, plus d’infos :

http://www.cie-joliemome.org/actual... a+

Jolie Môme www.cie-joliemome.org-


La Belle Etoile14 rue Saint-Just - La Plaine, Saint-Denis


La Compagnie Jolie Môme est accueillie à La Belle Etoile par la ville de Saint Denis

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*

Dans son livre, « Théâtres en lutte »1, Olivier Neveux retrace, depuis les années 1960, le parcours du théâtre engagé, qui n’oublie pas de travailler sur la forme des pièces.

• Art et militantisme, particulièrement en théâtre, sont des sujets peu traités. Qu’est-ce que pourrait être un artiste militant ?

Olivier Neveux – Ce n’est pas tant, dans mon livre, l’activité militante des artistes (pétitions, manifs) qui m’intéresse, que les œuvres – ce qu’écrivait Brecht, d’ailleurs, aux peintres communistes : « Si l’on vous demande si vous êtes communistes, mieux vaut produire comme preuve vos tableaux plutôt que votre carte du parti »… Comment une représentation théâtrale peut participer, à sa manière, à une lutte ? Comment donne-t-elle à voir le combat (ou ses causes, ou ses perspectives) ? Quels dispositifs inventent-elles ? Dans quelle position met-elle le spectateur ? Disons, pour donner une définition large, que le « théâtre militant » caractérise ici un théâtre au service des luttes, un théâtre qui « combat » ouvertement, sans détour, qui prend à bras-le-corps le présent. Dès lors, on voit bien que le mot militant ne suffit pas. Il faut toujours compléter : militant pour qui, contre qui, pour quoi, contre quoi ? Et dater : on ne milite pas de la même manière dans un contexte offensif ou dans une période de démobilisation, etc. Bien sûr, l’histoire du xxe siècle nous invite à prendre quelques précautions : il n’est pas question d’imposer une obligation militante aux artistes, pas plus que conclure que seul ce théâtre serait politique. Pour autant, doit-on continuer à ne pas s’interroger et à ne pas travailler sur ce qui s’est joué, sur ce qui se joue dans ces théâtres, comme s’ils n’existaient pas ou que nous n’avions rien à en apprendre ?

• Comme tu le démontres dans ton livre, il n’y a pas un théâtre militant, mais plusieurs : témoin ou relais des luttes, soutien aux mobilisations...

O. Neveux – Il ne s’agit pas d’unifier ce qui est profondément divisé, traversé de contradictions, de conflits – et qui doit le rester. Divisé sur les perspectives politiques mais aussi, logiquement, divisé sur des questions esthétiques, le théâtre militant n’est pas homogène. Des artistes, des troupes, plus ou moins anonymes, éphémères, ont apporté des réponses singulières, parfois antagoniques à une question : à quoi peut (encore) servir le théâtre, dès lors que le primat est à la transformation des rapports sociaux ? Certains partent à la rencontre des luttes (comme à Lip ou au Larzac, en 1973) ou naissent au cœur même des luttes (comme Al Assifa, une importante troupe de travailleurs immigrés) ; d’autres, à distance, tentent d’en penser l’importance, les contradictions (comme tout un théâtre en solidarité avec le peuple vietnamien à la fin des années 1960 : un théâtre divisé, clivé par diverses orientations). Certains optent ainsi pour un théâtre de popularisation, de galvanisation, de communion autour de revendications et de combats, d’autres se mettent à l’étude (Benedetto, dans Emballage, met en scène le livre 1 du Capital ; plus récemment, le Groupov a mené longuement l’enquête, pour comprendre et représenter la responsabilité des impérialismes et colonialismes français et belges dans le génocide des Rwandais tutsis).

• L’un des travers récurrents, lorsque l’on parle de théâtre militant, est bien souvent de considérer celui-ci comme plus figé sur le fond politique, qu’attentif aux recherches formelles. Dans quelle mesure cette image est-elle proche de la réalité ?

O. Neveux – Il est certain que la réécriture révisionniste, dans les années 1980, de l’histoire du théâtre a, en partie, réussi à évincer les formes militantes. Comme si le théâtre ne s’était jamais inventé au contact des luttes. Pour cela, il a fallu effacer ce qui s’était passé et jeter le discrédit sur ce qui ne pouvait être totalement gommé : réduire le théâtre militant à des formes sclérosées, dogmatiques, académiques. Et pourtant, le « théâtre politique », au xxe siècle, ce sont de grandes inventions de théâtre (les propositions de Piscator, dans les années 1920 en Allemagne, l’abolition du spectateur chez Boal, etc.), de grandes expériences d’écriture (le théâtre dialectique du bolchevik Brecht, ou le théâtre des possibles de l’anarchiste Gatti). Chaque fois, ce théâtre – plus que tout autre – doit se reposer des questions : comment représenter le présent ou ce qui est en train d’advenir ? Quelles fictions ? Quel jeu d’acteur ? À qui s’adresser ? Au nom de quoi et de qui ? Etc.

• Pourtant, dans la façon même de faire du théâtre, le lien a bien du mal à se faire entre les convictions politiques et la pratique. Quelles expériences ont été tentées à ce niveau ?

O. Neveux – De nombreuses troupes refusent de continuer à créer sans interroger leurs pratiques « naturelles et spontanées », hiérarchisées et inégalitaires. Se tentent audacieusement des expériences de travail collectif, de répartition égalitaire des tâches, de rupture avec l’opposition classique amateurs/professionnels, etc. On quitte les théâtres pour aller jouer là où vit la population, là où elle lutte ; on refuse d’avoir un public passif et indistinct. Bref, ce qui est essayé, durant notamment la décennie post-68 et qui est aujourd’hui allégrement moqué, n’en comporte pas moins (au-delà du fantasme de vivre le communisme tout de suite) une critique en creux de l’art, de sa fétichisation et le refus de considérer comme naturels et immuables les processus de création, de diffusion et de réception dominants.

• La figure de l’artiste engagé se fait plus rare. Est-ce seulement dû à la diminution des luttes ?

O. Neveux – Le théâtre militant n’est, heureusement, pas hors de l’histoire. Ses périodes intenses correspondent aux périodes intenses du mouvement social : les années 1920-1930 et, différemment, les années post-68, où tout un théâtre rouge, noir, féministe, etc., voit le jour. De fait, aujourd’hui, la conjoncture n’est plus la même. Et pourtant, depuis plus d’une dizaine d’années, de nouvelles formes apparaissent, dans et hors l’institution. Ce théâtre-là, qui s’écrit au présent, poursuit, – souvent sans le savoir – l’histoire riche, valeureuse mais opprimée, de ce théâtre des opprimés.

Propos recueillis par Yvan Guimbert (Rouge)

Notes

1. La Découverte, 321 pages, 23 euros.

Le théâtre de Jacques Prévert :

« C’est le moment de faire son théâtre soi-même ! » écrit Prévert en 1931. La joyeuse équipe de la rue du Château a quitté domicile ; le compagnonnage surréaliste a vécu ses plus riches heures. Face à la crise et à la misère du prolétariat, contre la corruption des élites et la montée des nationalismes, le temps est à l’action militante. Et c’est sur la scène, au plus près des mouvements prolétaires et de ceux qui les soutiennent, que Prévert donne alors le meilleur de lui-même, avant que le cinéma ne l’occupe plus encore. Les cinq années qui précèdent l’avènement du Front populaire seront, pour Prévert et ses amis, celles du théâtre révolutionnaire, où la bouffonnerie est politique et la farce, féroce dénonciation. Antimilitarisme, anticléricalisme, antiparlementarisme, antifascisme... le ton est plus que radical. Mais l’imagination a sa place et souvent, à la manière poétique de Prévert, la « vie des rêves fait irruption ». Le groupe Octobre est l’une de ces troupes de théâtre amateur fédérées par le parti communiste, constituées dans le prolongement de l’agit-prop soviétique. Le groupe de Prévert, par la force de ses textes et la créativité débridée qui le caractérisent, devient vite le plus en vue du mouvement. Son originalité le conduit même jusqu’à Moscou, au printemps 1933, où la troupe jouera devant Staline - malgré les trotskistes de la bande ! - quelques pièces de son répertoire. Répertoire que Prévert, bien plus tard, reprendra partiellement dans ses recueils poétiques, à l’image de La Bataille de Fontenoy ou de La Pêche à la baleine. Ce recueil rassemble les textes de Prévert écrits pour Octobre : sketches et saynètes, choeurs parlés et chansons ; la plupart sont rares ou inédits. L’actualité des temps troublés qui les virent naître y est partout présente. C’est, au-delà du guignol et de l’épaisseur du trait, Prévert et son époque qui s’y trouvent réunis, à grand bruit. Comme écrira Antonin Artaud à propos d’Octobre, qu’il admirait beaucoup, « l’humour de Jacques Prévert signale que la vie de l’époque est malade ».

THEATRES DE LA CARTOUCHERIE DE VINCENNES :

Théâtre de l’Aquarium Direction Julie Brochen Tél. 01 43 74 99 61 - Fax 01 43 28 13 60 Site : www.theatredelaquarium.com Email : theatredelaquarium@wanadoo.fr

Théâtre de l’Epée de Bois Direction Antonio Diaz-Florian Tél. 01 48 08 39 74 - Fax 01 43 28 56 53 Site : www.epeedebois.com Email : theatreepeedebois@yahoo.fr

Théâtre de la Tempête Direction Philippe Adrien Tél. 01 43 28 36 36 - Fax 01 43 74 14 51 Site : www.la-tempete.fr Email : theatre@la-tempete.fr

Atelier de Recherche des Traditions de l’Acteur Direction Lucia Bensasson et Jean-François Dusigne Tél. 01 43 98 20 61 - Fax 01 43 74 87 65 Site : http://assoc.wanadoo.fr/arta/ Email : arta@wanadoo.fr

Théâtre du Chaudron Direction Anne-Marie Choisne Tél. 01 43 28 97 04 - Fax 01 43 28 40 15 Email : lechaudron@wanadoo.fr

Théâtre du Soleil Direction Ariane Mnouchkine Tél. 01 43 74 24 08 - Fax 01 43 28 33 61 Site : www.theatre-du-soleil.fr Email : thsoleil@theatre-du-soleil.fr

Atelier de Paris de Carolyn Carlson Direction Yannick Marzin Tél. 01 417 417 07 - Fax : 01 417 400 22 Site : www.atelierdeparis.org Email : office@atelierdeparis.org

Atelier de Recherche et de Réalisation Théâtrale Direction Philippe Adrien Tél. 01 43 65 66 54 - Fax : 01 43 65 56 82 Site : www.la-tempete.fr/arrt Email : arrt@la-tempete.fr

suite à venir ....

73 Messages de forum

  • > Bonjour,
    >
    > je suis ludo

    > Michel de la compagnie Jolie Môme et moi-même sommes convoqués au tribunal suite à une plainte de la CFDT invoquant la "violation de domicile". En avril 2005, nous étions parmi la centaine de chômeurs, précaires, intermittents à entrer au siège de la CFDT boulevard de belleville à paris...
    >
    > Le procès est fixé au 11 decembre, la mobilisation rentre dans la dernière ligne droite en s’inscrivant dans l’actualité.
    >
    > Ce procès, en cas de victoire de la CFDT, créerait une jurisprudence à l’encontre de l’action de "visite", "occupation" - pratique diffuse dans les milieux militants, associatifs et activistes...
    >
    > En outre, si je suis poursuivi devant le tribunal c’est parce que j’ai été identifié - après de longues recherches polici&egra ! ve ;res et is, au départ, d’un article que j’avais écrit et publié sur HNS-info au sortir de cette action du 19 avril 2005. Ce procès est donc aussi une attaque contre l’information alternative, libre, ...
    >
    > Pour en savoir plus sur le procès :
    > http://www.hns-info.net/spip.php?ar...
    > http://www.hns-info.net/spip.php?ru...
    > http://www.cie-joliemome.org/
    > http://www.cip-idf.org/.
    >
    > Pour signer la pétition : http://www.cie-joliemome.org/petition/
    >
    > Par ailleurs, nous (HNS-info) organisons un débat samedi 29 novembre à la CIP-IDF sur l’avenir des médias alternatifs. Vous y êtes bien entendu les bienvenuEs !
    > http://www.hns-info.net/article.php...
    >
    > Merci de faire circuler l’info et de participer à cette mobilisation.
    > témoignages et communiqués de ! soutien r />> ludo

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    • Théâtre engagé, théâtre militant, théâtre et révolution 3 décembre 2008 10:17, par Robert Paris

      A tous les signataires de la pétition "Si j’avais su, j’y serais allé"

      Bonjour.
      Le 6 décembre 2008 à Paris : grande manifestation contre le chômage et
      la Précarité et pour la justice sociale.
      Le comité de soutien à Ludovic et Michel entend y être visible.
      Nous espèrons vous y retrouver nombreux... avec drapeaux, banderoles et
      pancartes.

      Départ à 14h de Stalingrad pour finir Place clichy.

      si dans d’autres villes le soutien est visible, n’hésitez pas à nous
      faire parvenir vos photos ou montages vidéo !

      En attendant vous pouvez télécharger et faire circuler le clip réalisé
      par "Regarde à Vue" pour mobiliser d’ici au 11 décembre.

      http://www.cie-joliemome.org/spip.p...

      Salutations fraternelles,
      Le comité de soutien à Ludovic et Michel.


      Liste d’information
      Pétition : Si j’avais su, j’y serais allé
      http://www.cie-joliemome.org/petition/

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      http://listes.samizdat.net/sympa/si...

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      • Nous vous espérons nombreux au Palais de Justice de Paris,
        M° Cité, jeudi 11 décembre à 13h pour soutenir Ludovic et Michel,
        attaqués par la direction nationale de la CFDT suite à une action des
        intermittents et des précaires en avril 2005.

        A cette époque une centaine d’intermittents, de chômeurs, de
        précaires... étaient allés demander au
        siège national de la CFDT au nom de qui et au nom de quoi ils avaient
        signé des accords remettant
        en cause l’indemnisation des chômeurs et des intermittents.

        La CFDT porte plainte pour "violation de domicile" !
        Elle tente donc de criminaliser une pratique pourtant courante de
        l’action syndicale qui consiste à aller
        demander en nombre une réponse à celui qui devrait être au moins un
        interlocuteur, voire un défenseur
        de nos droits et non un partenaire du MEDEF et un plaignant.

        Rendez-vous à 13h jeudi 11 décembre 2008
        14eme chambre correctionnelle
        Palais de justice de Paris, M° Cité

        www.cie-joliemome.org
        www.hns-info.net
        www.cip-idf.org


        Liste d’information
        Pétition : Si j’avais su, j’y serais allé
        http://www.cie-joliemome.org/petition/

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  • Des nouvelles après le procès de Ludovic et Michel ! - D’abord un très grand merci à tous ceux qui sont venusou ont envoyé des messages de soutien.

    - Ce que l’on peut déjà retenir, c’est que le délibéréétant le 22 janvier 2009 à 13h, nous vous appelons à venir nombreux chercher la Relaxe de Ludovic et Michel à la 14eme chambre du tribunal correctionnel de Paris, M° Cité - Nous vous avions promis un compte-rendu plus précis que le messagelaconique mis sur notre site le soir même, en voilà deux excellentsrédigés par nos camarades du comité de soutien :

    ont envoyé des messages de soutien. - Ce que l’on peut déjà retenir, c’est que le délibéréétant le 22 janvier 2009 à 13h, nous vous appelons à venir nombreux chercher la Relaxe de Ludovic et Michel à la 14eme chambre du tribunal correctionnel de Paris, M° Cité - Nous vous avions promis un compte-rendu plus précis que le messagelaconique mis sur notre site le soir même, en voilà deux excellentsrédigés par nos camarades du comité de soutien : "article rouge midi"http://www.rougemidi.org/spip.php?a... "article hns"http://www.hns-info.net/spip.php?ar... Et puis deux contributions de la presse qui nous ont plu : "article libé"http://www.liberation.fr/societe/01... "article l’huma"http://www.humanite.fr/2008-12-15_C... - Enfin, la mobilisation des intermittents, chômeurs, précaires reprend de plus belle face à la nouvelle "négociation" en cours !Une assemblee generale aura lieu au théâtre du Rond-Point à Paris lundi22/12 à 19h, d’autres rendez-vous sont prévus en régions... soyons-ynombreux ! a+Jolie Môme Toutes les infos sur :www.cie-joliemome.orgwww.hns...

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  • *Procès CFDT contre Ludovic Prieur et Michel Roger, délibéré le 22 janvier*
    *Pourquoi nous voulons la relaxe :*

    Le comité de soutien à Ludovic Prieur, animateur du site hns-info.net,
    et Michel Roger metteur en scène de la compagnie Jolie Môme, appelle à
    un rassemblement le jeudi 22 janvier 2009 à 13 heures au Palais de
    Justice de Paris.

    Ce 22 janvier, les juges de la 14 ème chambre correctionnelle de Paris
    rendront leur délibéré dans l’affaire qui oppose la direction nationale
    de la CFDT à Ludovic Prieur et Michel Roger.
    La CFDT a porté plainte pour "violation de domicile" à la suite de
    l’occupation de son siège en 2005 par plus d’une centaine
    d’intermittents du spectacle, de chômeurs et de précaires. Alors que ce
    syndicat poursuivait son oeuvre de destruction des droits sociaux et
    notamment ceux des personnes les plus fragiles (qu’ils ne cessent de
    poursuivre en étant les uniques signataires avec le MEDEF des nouveaux
    accords UNEDIC...), cette mobilisation voulait dénoncer les choix de la
    confédération et demander, une fois encore, un débat public. Le débat
    n’a pas eu lieu, en revanche le syndicat déposa plainte !

    Lors de l’audience du 11 décembre dernier, le parquet avait demandé au
    tribunal de condamner les prévenus à une peine dite "symbolique"... de
    prison avec sursis !

    *Relaxe !*
    Le comité de soutien à Ludovic Prieur et Michel Roger rappelle qu’une
    condamnation même légère :
    - Aurait valeur de jurisprudence dans l’ensemble des affaires qui
    opposent des associations de lutte pour les droits à des tiers pour
    occupation d’un local.
    - Renverrait la justice à de nouvelles compétences : celles de gérer les
    conflits sur les droits sociaux !
    - Enfin, avec la loi sur la récidive, inventée par Sarkozy, une
    condamnation ferait peser de lourdes menaces sur Ludovic Prieur et
    Michel Roger lors des mobilisations à venir contre les multiples
    atteintes aux droits sociaux de tous.

    Pour en savoir plus : http://www.hns-info.net/spip.php?ar...
    Pétition de soutien, signée à ce jour par plus de 12000 personnes :
    http://www.cie-joliemome.org/petition/
    Voir le clip de la mobilisation :
    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...

    Etonnant concours de circonstance, le jour du délibéré tombe pour la
    première de notre spectacle.
    On l’a évidemment pas fait exprès mais puisqu’il en est ainsi on vous
    annonce la reprise d’*Alerte, Gaïa et Prométhée
    *à la Belle Etoile à La Plaine Saint-Denis :
    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...


    Liste d’information
    Pétition : Si j’avais su, j’y serais allé
    http://www.cie-joliemome.org/petition/

    Désabonnement
    http://listes.samizdat.net/sympa/si...

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  • DES NOUVELLES DU PROCES CONTRE LUDOVIC ET MICHEL PAR LA CFDT

    Le résultat d’hier en quelques mots :

    Deux mille euros d’amende avec sursis et 1 euro symbolique de dommages
    et intérêts à verser à la CFDT pour "violation de domicile"
    Voila ce a quoi sont condamnés Michel et Ludovic.
    Et ce pour avoir osé demander, en nombre et pacifiquement des
    explications aux dirigeants nationaux de la CFDT, signataires des
    accords de 2003 concernant les chômeurs et intermittents.

    Parce que l’on ne peut pas laisser condamner cet outil traditionnel et
    parfois indispensable de la lutte, syndicale ou politique qu’est
    l’occupation.
    Parce que l’on a eu raison de demander des comptes à un syndicat qui
    signe avec le MEDEF contre les travailleurs.
    Parce que la CFDT vient à nouveau de signer un accord UNEDIC qui prévoit
    de laisser plus de la moitié des chômeurs non indemnisés.
    Parce que ni Michel ni Ludovic ne doivent être privés de leur droit à
    manifester pour les 5 années qui viennent.
    Parce que la politique de la direction nationale de la CFDT s’attaque à
    tous les salariés.
    Parce que l’époque impose de nécessaires mobilisations...

    Ils ont décidé de faire appel dés aujourd’hui.

    Tous les soutiens sont les bienvenus.
    Merci à ceux qui ont manifesté leur soutien aujourd’hui et depuis le
    début de cette affaire.

    Retrouvons nous vite et nombreux dés les prochaines échéances :

    Lundi 26 janvier à 19h
    Assemblée générale des travailleurs du spectacle au Théâtre des Folies
    Bergère
    32 rue Richer 75009 PARIS - M° Cadet ou Grands Boulevards

    Jeudi 29 janvier, en grève et en manifestation !
    Bastille à 14h
    Rdv spectacle : angle Bd Beaumarchais et rue de la Bastille

    Et un premier commentaire qui nous a plu :

    /L’Histoire du mouvement ouvrier a été marquée par de grandes conquêtes
    sociales : Sécurité sociale, retraites, congés payés, allocations
    chômage... Obtenues le plus souvent avec l’aide des syndicats.
    Il faut bien admettre que ces conquêtes remontent à il y a fort
    longtemps. De nouveaux droits se font attendre.
    Malheureusement, au moment où l’on attend un sursaut de la part des
    organisations syndicales pour faire face à toutes les attaques du
    patronat et du gouvernement, l’une des plus importantes d’entre elles,
    la CFDT, invente une nouvelle forme de pratique qu’elle croit sans doute
    moderne : la collaboration (de plus en plus) étroite avec le MEDEF.

    La CFDT se retrouve aujourd’hui toute seule à signer un accord visant à
    diminuer les droits des chômeurs. Mais ce n’est pas tout. La CFDT,
    considérant sans doute qu’il n’y a plus lieu d’employer des moyens
    d’action désuets tels que la grève (François Chérèque dénonce l’action
    du syndicat Sud de la gare Saint-Lazare) ou l’occupation, vient de faire
    condamner aujourd’hui deux militants ayant participé, il y a trois ans,
    à une action visant à interpeller ses dirigeants suite à son approbation
    de la contre-réforme des retraites et la signature d’accords avec le
    MEDEF sur le dos des intermittents et précaires.

    Cette condamnation est gravissime pour les militants de tous les
    syndicats. Même si la peine est relativement légère, elle n’est pas
    symbolique. C’est la première fois dans l’Histoire qu’un syndicat fait
    condamner en justice une pratique syndicale. Comme a pu le dire le
    député André Chassaigne, venu à la barre soutenir Ludovic et Michel :
    "comment je vais faire, maintenant, alors que je soutiens, l’action de
    militants CFDT qui occupent leur usine ?"
    Aujourd’hui, alors que Michèle Alliot-Marie envisage de criminaliser les
    occupations de lieux publics ou privés, le gouvernement vient de
    recevoir un sacré coup de main de la part de la CFDT pour concrétiser
    cette intention.
    Tous les syndicats doivent à réagir à cette ignominie./

    Toutes les informations sur www.hns-info.net www.cip-idf.org
    www.cie-joliemome.org


    Liste d’information
    Pétition : Si j’avais su, j’y serais allé
    http://www.cie-joliemome.org/petition/

    Désabonnement
    http://listes.samizdat.net/sympa/si...

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  • A l’initiative de la Compagnie Jolie Môme
    Avec la participation du PCF Saint-Denis, du N.P.A. Saint-Denis, de
    Lutte Ouvrière Saint-Denis...

    Après un mois de grève générale en Guadeloupe,
    Avec l’extension à La Martinique, à la Guyane,
    Que se passe-t-il aux Antilles ?
    Et ici ? Si on suivait leurs voix ?

    Débat public,
    Avec l’intervention de Patrice Gano, militant Guadeloupéen à Cercasol,
    ancien président d’Attac Guadeloupe et militant syndical.

    Dimanche 15 février à 18h30 à La Belle Etoile, 14 rue Saint-Just à La
    Plaine Saint-Denis
    (à l’issue de la dernière du spectacle de la Compagnie Jolie Môme)
    Petite restauration. Entrée libre.
    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...
    /www.cie-joliemome.org>
    Renseignements au 01 49 98 39 20


    Ceux qui n’ont pas encore vu le spectacle de nos amis de Tamerantong
    "Les Bons, Les Brutes et les Truands"
    peuvent le faire la semaine prochaine à l’Européen.
    Renseignements là :
    www.myspace.com/compagnietam...


    et pour ceux qui avaient oublié,
    les dernières occasions de voir Alerte, Gaïa et Prométhée sont à saisir là :
    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...


    Et enfin
    pour ceux qui l’aurait raté quand ils jouaient chez nous....

    Bonjour,
    La Botte Secrète de Dom Juan revient à Paris !
    Après avoir raconté l’histoire des Trois Mousquetaires au Panthéon,
    nous reprenons celle de cette fameuse botte secrète au théâtre
    Le Méry, 7, place de Clichy,
    tous les lundis de Février, Mars et Avril, à 20h30
    et tous les dimanches de Mars et Avril, à 15h.
    (relâche le 2 Mars)
    Comme on joue pendant trois mois, c’est pratique :
    vous allez pouvoir faire partager ce spectacle tellement drôle et
    tellement intelligent à tous vos amis...
    mais pour qu’eux aussi, à leur tour, puissent le faire partager, faites
    les venir dès le mois de Février !
    Nous souhaitons une joyeuse année à tous ceux qui ne viendront pas nous
    voir
    et nous nous efforcerons de la rendre joyeuse à ceux que nous aurons le
    plaisir de retrouver.
    amusez-vous bien et soyez contents...(c’est tout ce qui nous reste...)
    P.S : pour réserver au Méry, le numéro est 0145220306

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  • Le spectacle de chansons "Basta Ya !"
    sous forme de dîners-spectacles à La Belle Etoile, c’est maintenant.

    Pour se mettre en forme pour le 1er mai...
    Pour garder cette énergie les jours qui suivent
    car comme l’a si bien suggéré Aline Pailler :
    On pourrait bien décider de ne plus rentrer chez nous après la manif...
    ( http://www.21mars2009.fr/ )

    Parce que Jolie Môme a de nouvelles chansons à vous présenter,
    Parce que nous voulons un cadre convivial où comédiens et spectateurs
    ont du temps à partager,
    Parce que l’équipe de cuistots-cheminots est toujours à nos côtés,
    Parce qu’il est temps que cela chauffe au printemps...

    *Basta Ya !*
    Chaque soir un apéro, un diner, un intervenant et notre spectacle de
    chansons.

    Il reste de la place, alors on compte sur vous pour diffuser
    l’information et inviter tous vos amis !

    Pour plus d’infos :
    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...

    Pour réserver (impératif) :
    01 49 98 39 20

    Pour voir les dîners spectacles filmés par Regarde à Vue il y a deux ans :
    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...

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  • LE FESTIVAL JOLIE MOME

    La Belle Rouge 2009 !
    Le festival d’été de la compagnie Jolie Môme
    par la compagnie Jolie Môme et ses invités :
    Du 24 au 26 juillet 2009 à Saint-Amant-Roche-Savine (63)


    Faut pas payer !
    Dario Fo. Par la Compagnie Jolie Môme
    Première ébauche pour les spectateurs de La Belle Rouge 2009.

    Raymond Raymondson
    Solo clownesque à prétention magique de la Cie Okupa Mobil.
    Et en 1ère partie : Vulcano Solo pour un clown seul qui veut d’un monde
    sans dieu, ni maître, ni tribun... sauf si c’est lui.

    Scop Le Pavé
    Incultures IV
    Conférence gesticulée sur les conséquences de la fin du pétrole.

    Les Blérots de R.A.V.E.L.
    En concert avec leur univers foutraque, festif, faussement léger,
    de fanfare et de chanson.

    Africa Paradis
    Cinéma : l’immigration change de sens...

    Les frères Molotov
    Cocktail musical explosif !

    Bringuebal
    Le retour du bal le plus chaleureux et le plus séduisant pour chanter,
    danser...

    Microsillons
    Spectacle musical pour les moins de 4 ans, avec un accompagnateur gratuit.
    Par le Théâtre Buissonnier

    Basta Ya !
    La Compagnie Jolie Môme clôture le week-end en chansons.

    Et encore des "bonus gratuits" dans la limite des places disponibles :
    Les Pieds Dedans spectacle en chantier de création sur l’affaire de Tarnac,
    Des courts-métrages et documentaires sélectionnés par Regarde A Vue et
    Envie de Tempête
    Des ateliers improbables animés par nos invités Aline Pailler, Pierre
    Rimbert, la cie N.A.J.E, Samizdat, Le Pavé...
    Des spectacles de rue, des Olympiades Populaires,
    Des stands associatifs et politiques,
    Une librairie, des expos,...
    Et pour notre plus grand plaisir,
    le Théâtre de l’Epée de Bois avec Les Ecrivains contre la Commune.


    EN PRATIQUE :


    Nous vous conseillons vivement de prendre un forfait.
    Il vous ouvre les portes des spectacles payants, des ateliers, des
    olympiades...
    Attention le nombre de forfaits est strictement limité à 500.
    Et il est recommandé de l’acheter avant le 5 juillet.
    Les forfaits sont prioritaires.
    Les places disponibles après l’entrée de tous les « forfaits » seront en
    vente avec une billetterie classique.
    Afin d’éviter les files d’attentes et la distribution de tickets pour
    les porteurs de forfaits, votre n° de forfait déterminera un parcours,
    autrement dit un planning de votre festival.
    Ainsi tous les titulaires de forfaits pourront voir tous les spectacles
    du « IN », sans stress et sans refaire la queue... Ah, ça progresse...

    Le bon de commande pour vos forfaits est à télécharger sur le site de la
    compagnie Jolie Môme :
    www.cie-joliemome.org /www.cie-joliemome.org/>

    Le tarif du forfait est de 54 euros. Il existe un tarif réduit à 38 euros.

    Vous savez probablement que nous ne demandons aucun justificatif de
    réduction.
    Vous savez aussi que pour payer les artistes et techniciens, nous avons
    au maximum besoin des 54 euros !


    LOGEMENT - RESTAURATION


    Deux campings gratuits sont équipés en sanitaires et mis à votre
    disposition,
    l’un pour les lève-tôt, l’autre pour les couche-tard, à vous de vous
    déterminer !

    Pour les hébergements en dur, nous vous conseillons de vous adresser à :
    l’office du tourisme de Saint-Germain l’Herm 04 73 72 05 95
    www.hautlivradoistourisme.com /www.hautlivradoistourisme.com/>

    Autre bonne nouvelle dans ce morose contexte,
    les petits stands de restauration sont multipliés,
    donc moins d’attente et diversité des menus...

    Attention, selon vos besoins, pensez que le tabac, le distributeur de
    billets, le supermarché les plus proches... sont à Ambert à 10km.

    Saint-Amant-Roche-Savine est à 905m d’altitude,
    les soirées sont fraiches donc outre votre tente,
    n’oubliez pas de bons pulls !


    ACCES


    Par la route, Saint-Amant-Roche-Savine, se situe à 10 km d’Ambert (63),
    à 60km de Clermont-Ferrand (63), 70km de Saint-Etienne (42) et du Puy en
    Velay (43).

    En transports en commun :
    Les cars SNCF vous amènent depuis Vichy, Thiers ou Clermont-Ferrand
    jusqu’à Ambert.
    De là, le stop ou une navette "Jolie Môme" le vendredi après-midi
    fonctionnent assez bien !

    A bientôt !
    La compagnie Jolie Môme
    01 49 98 39 20
    www.cie-joliemome.org /www.cie-joliemome.org/>

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  • Ci-joint quelques images du Festival Jolie-Môme de 2009

    C’était un beau week-end ! Et les participants sont prêts pour ... l’année prochaine !!!

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  • Théâtre engagé, théâtre militant, théâtre et révolution 1er octobre 2009 12:32, par Robert Paris

    Bonjour. Basta Ya !2 spectacles de chansons le dimanche 4octobre :- De 11h à 13h, rue Mouffetard (Paris 5eme)- A 16h, en soutien aux sans-papiers qui ont ouvert le Ministère de la régularisation Globale de Sans-Papiers,rue Baudelique Paris 18eme M° simplonen compagnie de Christian Paccoud et du Gros Choeur--- La Dionyversité et la compagnie Jolie Mômeaccueillent à La Belle Etoilela projection de "Chomsky et Compagnie",film sur Noam Chomsky suivi d’un débat avec Daniel Mermet.Jeudi 8 octobre à 19hEntrée libre mais réservation obligatoire au 01 49 98 39 20--- Et puis les réservations viennent d’ouvrir pour notre nouveau spectacle :Faut Pas Payer ! de Dario FoA La Belle EtoileDu 13/11 au 13/12Les jeudi, vendredi, samedi à 20h30, les dimanche à 16h.Réservations au 01 49 98 39 20http://www.cie-joliemome.org/ Compagnie Jolie Môme - La Belle Etoile14 rue Saint-Just, La Plaine Saint-Denis93210 Saint-Denis Acces :- M° Porte de la Chapelle ou RER B La Plaine Stade de France- Bus 153 ou 302 arrêt Eglise de La Plaine- Stations Velib et Welcome

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  • Théâtre engagé, théâtre militant, théâtre et révolution 2 octobre 2009 18:06, par Robert Paris

    Changement de lieu !

    La Dionyversité et la compagnie Jolie Môme
    accueillent à LA BOURSE DU TRAVAIL DE SAINT-DENIS,
    rue Bobby Sands, M° Porte de Paris (L13)
    la projection de "Chomsky et Compagnie",
    film sur Noam Chomsky suivi d’un débat avec Daniel Mermet.

    Jeudi 8 octobre à 19h

    Entrée libre. Les réservations ne sont pas nécessaires pour cette salle.

    — -

    Mais ça ne change rien au fait que la compagnie Jolie Môme joue :

    Basta Ya !

    2 spectacles de chansons le dimanche 4octobre :

    - De 11h à 13h, rue Mouffetard (Paris 5eme)

    - A 16h, en soutien aux sans-papiers qui ont ouvert le Ministère de la
    régularisation Globale de Sans-Papiers,
    rue Baudelique Paris 18eme M° simplon
    en compagnie de Christian Paccoud et du Gros Choeur

    — -

    Et puis les réservations viennent d’ouvrir pour notre nouveau spectacle :

    Faut Pas Payer ! de Dario Fo

    A La Belle Etoile

    Du 13/11 au 13/12

    Les jeudi, vendredi, samedi à 20h30, les dimanche à 16h.

    Réservations au 01 49 98 39 20

    http://www.cie-joliemome.org/

    Compagnie Jolie Môme - La Belle Etoile

    14 rue Saint-Just, La Plaine Saint-Denis

    93210 Saint-Denis

    Acces :

    - M° Porte de la Chapelle ou RER B La Plaine Stade de France

    - Bus 153 ou 302 arrêt Eglise de La Plaine

    - Stations Velib et Velcom

    BONUS !

    En ces temps de mobilisation pour les services publics,
    La Rabia, tout jeune groupe né du départ d’un des comédiens de Jolie Môme,
    a composé cette chanson sur La Poste... Publique !

    http://www.larabia.lautre.net/la-vi...

    www.la-rabia.fr

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  • Théâtre engagé, théâtre militant, théâtre et révolution 17 octobre 2009 16:21, par Robert Paris

    La compagnie Jolie Môme chante "Basta Ya !"
    dimanche 18 octobre à 17h
    en soutien aux mal logés du 76 rue Gabriel Péri à Saint-Denis.

    Certains d’entre-eux ont entamé une grève de la Faim
    pour que la préfecture tienne ses engagements de relogement.

    Le concert de soutien aura lieu de 16h à 18h à La Ligne 13,
    Place de La Résistance, Saint-Denis, M° Porte de Paris
    Plus d’infos ici :
    http://76peri.wordpress.com/


    Mercredi 21 octobre commencent à La Belle Etoile,
    les ateliers de réalisation vidéo pour une télé du quartier La Plaine :

    Le Centre média local de Seine-Saint-Denis installe ses micros et
    caméras à la Belle Etoile, en partenariat avec la Compagnie Jolie Môme
    et la Maison du quartier, pour former une comité de rédaction et une
    équipe de reporters locaux qui tout au long de l’année 2010 produira et
    réalisera une série de films courts d’information locale, racontant et
    montrant la vie du quartier La Plaine et de ses habitants.
    D’abord, trois rencontres préparatoires :
    les mercredi 21 octobre, 18 novembre et 9 décembre, de 10h à 13H, pour
    s’initier au tourné-monté, technique d’apprentissage rapide de
    réalisation de films courts, et apprendre le cadrage, la prise de son et
    le montage. Entrée libre.
    Puis, de janvier à juin 2010, un rendez-vous hebdomadaire, le mercredi
    de 10h à 13h, pour choisir les sujets, écrire, tourner et monter des
    films courts, qui seront diffusés sur notre site internet cml93.free.fr
    et au cinéma l’Ecran, à Saint-Denis, en première partie des films de
    long métrage, le vendredi, à toutes les séances.

    Fin juin, un événement à la Belle Etoile rassemblera les habitants du
    quartier et les auteurs autour des films produits pendant l’année, dans
    une séance de découverte et d’échanges amicaux.

    Ces films seront la base d’une future télévision de quartier.
    Celles et ceux qui possèdent déjà leur matériel et savent filmer sont
    invités à
    venir partager leurs connaissances et leurs choix de sujets avec nous.

    Rejoignez-nous pour vous exprimer,
    filmer La Plaine et ses habitants,
    constituer la mémoire d’un quartier en pleine transformation, le vôtre.
    Pour tous renseignements et inscriptions : Tel : 01 43 55 16 97 - Email
    <rivnord@gmail.com>ou directement à la Belle Etoile, 14 Allée Saint-Juste Tel 01 48 59 67
    80 (RER Saint-Danis la Plaine Stade de France, ou métro Porte de la
    chapelle, puis longer l’Avenue Wilson)
    L’équipe du Centre Média local


    Dimanche 1er Novembre
    La Belle Etoile accueille La Fabrique du Macadam

    Hip hop "Cabaret Urbain " Musique, danse, slam, graff, beatbox ... Le
    1er novembre 2009 à 16h

    Toutes les infos ici :
    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...

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  • Théâtre engagé, théâtre militant, théâtre et révolution 30 octobre 2009 07:06, par Robert Paris

    A voir et à entendre :

    ici

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  • La compagnie du théatre de l’Epée de bois joue à partir de Lundi et pendant 1 mois la pièce : Ecrits contre la Commune

    Cliquez ici pour voir plus de détails

    Cette pièce reprend le livre "les écrivains contre la Commune" qui dénonce l’attitude, les propos et les écrits de plusieurs écrivains français aussi connus que Flaubert, Théophile Gautier, Ernest Feydeau, Georges Sand, Zola.

    Edmond de Goncourt ne cache pas sa satisfaction devant la répression contre les communards après leur défaite en juin 1871 :

    "C"est bon. Il n’y a eu ni conciliation, ni transaction. La solution a été brutale. C’a été de la force pure. La solution a redonné confiance à l’armée qui a appris, dans le sang des communeux, qu’elle était encore capable de se battre. Enfin la saignée a été une saignée à blanc ; et les saignée comme celle ci, en tuant la partie bataillante d’une population, ajournent d’une conscription la nouvelle révolution. C’est vingt ans de repos que l’ancienne société a devant elle, si le pouvoir ose tout ce qu’il peut oser en ce moment".
    extrait de Journal le 31 mai 1871.

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  • Au sommaire des bonnes nouvelles :
    1 / Faut Pas Payer ! L’idée fait son chemin donc : On prolonge les
    représentations.
    2 / Kateb Yacine vit toujours au théâtre comme au cinéma : On accueille.
    3/ La Coordination des Intermittents et Précaires mobilise : On soutient
    en chansons.

    — -

    *1 / Faut Pas Payer ! : Faut prolonger !*
    Comme vous êtes très nombreux à venir et que vous semblez vouloir
    partager ce spectacle avec vos amis...
    Nous prolongeons jusqu’au 20 décembre inclus.
    Il reste tout de même des places pour les prochaines représentations.
    Attention réservation nécessaire au 01 49 98 39 20.
    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...

    C’est la crise, la crise, la crise...

    De cette situation dramatique, Dario Fo, prix Nobel de littérature,
    imagine une farce, drôle, rythmée, insolente, voire franchement séditieuse.
    Du théâtre populaire, une espèce de /Boulevard politique /joué par la
    compagnie Jolie Môme.
    A La Belle Etoile, 14 rue saint-Just, La plaine, Saint-Denis.

    *2/ Kateb Yacine, 20 ans après sa mort*
    Lundi 30 novembre 20h30
    L’Etoile Assombrie : Hommage à Kateb Yacine
    Création de l’Atelier Imagine d’Oran à partir de textes de Kateb Yacine
    réunis et mis en scène par Brahim Hadj Slimane
    /www.wikio.fr/news/Brahim+Hadj+Slimane>.
    Puis projection du film « La troisième vie de Kateb » de Brahim
    Hadj-Slimane, en présence du réalisateur
    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...
    A La Belle Etoile, 14 rue saint-Just, La plaine, Saint-Denis.

    *3/ Basta Ya !*
    samedi 28 novembre à 14h
    en soutien à la Coordination des Intermittents et Précaires d’Ile de France
    14 quai de Charentes, M° Porte de La Villette ou Corentin Cariou
    http://www.cip-idf.org/article.php3...

    La CIP IDF propose aussi un débat à La Belle Etoile dimanche 29/11 à
    l’issue de la représentation de Faut Pas Payer !
    *
    *"Carrefour, Avignon, Pôle-emploi, bloquez-moi tout ça !*
    Autoréductions et pratiques d’autodéfense sociale : quelles luttes ici
    et maintenant ?"
    *

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  • - Faut Pas Payer !
    De Dario Fo, par la compagnie Jolie Môme est prolongé jusqu’au 20 décembre.
    Réservations indispensables au 01 49 98 39 20

    - Jolie Môme sera présente à la Manifestation des chômeurs, précaires et
    intermittents
    Rejoignez-nous samedi 5 décembre à 14h M° Stalingrad

    - Les rencontres du dimanche, après la représentation de Faut Pas
    Payer !, aux alentours de 18h30
    Le 6 décembre avec Aline Pailler pour le collectif "Je ne veux plus
    rentrer chez moi"
    http://www.21mars2009.fr/
    Le 13 décembre avec la Cgt Edf-GDF de Paris pour "Les Robins des Bois"
    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...

    - Le Théâtre Buissonnier jouera Microsillons pour les 0 à 5ans
    à La Belle Etoile, il reste des places le mercredi 9 décembre à 14h30,
    15h30 et 16h30
    Réservation conseillée : 06 86 68 12 25
    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...

    - Le Cirque des Mirages jouera à La Belle Etoile
    invité par la Dionyversité, université populaire de Saint-Denis
    Lundi 14 décembre à 20h. Réservations au 01 49 98 39 20
    http://www.dionyversite.org

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  • Théâtre engagé, théâtre militant, théâtre et révolution 6 décembre 2009 11:54, par Robert Paris

    Soudain l’été dernier
    De Tennessee Williams
    mise en scène René Loyon

    Avec Agathe Alexis, Blandine Baudrillart, Clément Bresson, Laurence Campet, Marie Delmarès, Martine Laisné, Igor Mendjisky.

    Sud profond, ambiance tropicale suffocante, famille patricienne toute-puissante, violence d’une société marquée par l’injustice, le racisme, l’homophobie : dans sa dimension à la fois réaliste et onirique, Soudain l’été dernier est une pièce sur la peur. Nous sommes dans le monde de Tennessee Williams, un auteur à bien des égards méconnu mais d’une irrécusable actualité.

    Du 13 novembre au 13 décembre 2009
    mardi, mercredi, vendredi, samedi 20 h 30
    jeudi 19 h 30 dimanche 16 h
    - supplémentaire le samedi 21 novembre à 17 h,
    - relâche le mardi 24 novembre
    durée 1h45

    Plein tarif 18 €, tarifs réduits 14 € et 10 €
    Tarif unique le mercredi à 10 €

    Renseignements et réservations :
    01 43 28 36 36 du mardi au samedi 11h30-13h et 14h-18h ; Collectivités : 01 43 74 73 83
    www.la-tempete.fr

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  • Théâtre engagé, théâtre militant, théâtre et révolution 18 janvier 2010 22:41, par La botte secrète de Don Juan

    Bonjour,

    On vous avait prévenu que nous allions reprendre « */La Botte Secrète de Dom Juan/*/ / » pour sept semaines au *Ranelagh* et bien tenez-vous bien, en un mot comme en cent, je vous le donne en mille, etc…nous allons reprendre « */La Botte Secrète de Dom Juan/* » pour sept semaines au *Ranelagh* :

    Du 11 Février au 28 Mars

    Du mercredi au samedi à 19 heures et les dimanches à 15 heures

    Théâtre Le Ranelagh

    5, rue des Vignes 75016 Paris

    réservation : 01 42 88 64 44

    Et pour fêter ça, on fait une avant-première le *25 Janvier* à laquelle vous êtes tous invités, surtout si vous réservez dans les *100 premiers*…

    Vous savez que notre compagnie ne marche que sur le bouche à oreilles, alors n’hésitez pas à faire partager la nouvelle, il nous faut des bouches au début pour avoir des oreilles à la fin…

    Joyeux moments à tous !

    *AfAg.*

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  • Théâtre engagé, théâtre militant, théâtre et révolution 10 février 2010 22:36, par Robert Paris

    19-20 -21 février 2010 :
    LES PIEDS DEDANS
    Théâtre-récit sur trois jeunes accusés de "terrorisme contre des
    caténaires"...
    Certains d’entre vous ont peut-être vu une étape de travail à La Belle
    Rouge, l’été dernier.
    La compagnie Théâtre en question vient à La Belle Etoile pendant trois
    jours présenter la nouvelle version de son spectacle.
    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...

    Vendredi 19 et samedi 20 février à 20h30, dimanche 21 février à 16h
    - suivi d’un débat-
    Restauration légère sur place.
    Réservations 01 42 55 50 25
    Tarifs 14 et 9 euros
    La Belle Etoile, 14 rue Saint-Just, 93210 Saint Denis - La Plaine


    Basta Ya ! à Paris en février
    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...

    - Dimanche 14 février de 11h à 13h rue Mouffetard (sous réserve de la
    météo)

    - Samedi 20 février à 13h15 à l’Européen
    Extrait du spectacle joué en soutien aux collectifs de Sans-papiers du
    17eme arrondissement
    Journée de soutien de 10h à 15h, à l’Européen, rue Biot, M° Place clichy

    - Samedi 20 février à 16h à La Marquise
    Spectacle joué en soutien aux occupants de "La Marquise" place des
    Vosges et de l’association Jeudi Noir
    — -

    Et commencez à réserver vos soirées de :
    Barricade !
    reprise du spectacle de la compagnie Jolie Môme sur la Commune de Paris
    à La Belle Etoile du 1er au 18 avril.
    Renseignements et réservations au 01 49 98 39 20
    Dossier pédagogique disponible pour les enseignants.
    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...

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  • « Tandis que la tragédie rougissait les rues, la bergerie florissait au théâtre » constatai déjà Chateaubriand. En dépit d’une intense production dramatique pendant la décennie révolutionnaire, acte de naissance d’un véritable théâtre militant, force est d’y constater la prédominance, tous théâtres confondus, des reprises de pièces anciennes et des comédies légères, sentimentales ou fantaisistes. Souvent constaté, rarement analysé, ce phénomène mérite d’être interrogé. Parler de politique du
    répertoire ne se réduit, ni aux engagements des écrivains dans les conflits de leur temps ; ni à l’instrumentalisation des spectacles et des spectateurs par des politiques culturelles volontaristes mais coercitives ; ni au pouvoir mobilisateur des textes auprès des spectateurs ; ni même aux représentations, littéralement à l’oeuvre dans les pièces, d’une
    situation sociohistorique donnée. C’est une façon d’interroger l’efficacité performative de l’interaction entre poétique de l’écriture et politique des textes. Cela permet d’abord d’établir un inventaire des auteurs « classiques » les plus joués pendant la Révolution et d’analyser, à partir des manuscrits de souffleur censurés et éditions caviardées, lanature des transformations subies par les textes sous la pression conjointe des stratégies des auteurs, des comédiens, des censeurs révolutionnaires, mais aussi de l’opinion publique, force politique montante. Cela permet aussi de mettre en évidence la façon dont l’Histoire en train de se faire s’inscrit dans les pièces de théâtre, envisagées sous l’angle des créations, mais aussi des reprises, censurées, caviardées et
    réécrites pour les besoins de la cause. Cela permet enfin d’envisager les nouvelles dramaturgies nées de la conception militante d’un théâtre « école du peuple » (théâtre de propagande, historique, civique, patriotique…) ; mais aussi celles, taxées de « réactionnaires », inspirées par des attitudes de résistance ou de réticence aux idées et idéaux nouveaux
    (théâtre contre-révolutionnaire, d’émigration, anti-jacobin…) ; enfin celles cherchant dans les paradis artificiels de mondes imaginaires à éviter de prendre trop directement position sur les événements (utopies,
    uchronies, allégories, fééries…), tout en tenant, par la voie détournée du symbolique, un discours authentiquement politique de transformation des représentations dominantes.

    Dirigé par Martial Poirson, cet ouvrage collectif en partie issu d’un
    colloque organisé au Musée de la Révolution française de Vizille et l’UMR
    LIRE-CNRS

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  • Espace Jean Vilar
    Réservations : 01 46 15 09 93

    Vendredi 12 mars à 12h, à la Galerie Julio Gonzalez, "Midi des mots" avec Jean-François Maurier, metteur en scène de la Cie le Crik.
    Explication sur sa démarche de travail autour du spectacle "Rêve général", suivi d’un buffet-repas.

    Gratuit, sur réservation.

    Durée 1h

    « NE TRAVAILLEZ JAMAIS ! »

    Ironie de l’histoire, ce slogan apparu sur les murs de 68 se lit de nos jours d’une manière quelque peu différente pour pas mal de gens dans nos contrées prospères. Là où il fallait voir une dénonciation rageuse du travail aliénant et asservissant, nous y entrevoyons à présent une menace.

    Concerné et solidaire, après les attaques incessantes et de plus en plus méprisantes qui frappent le monde du travail (et les chômeurs en première ligne), atteint lui-même dans ce domaine, via ses collaborateurs ar la dite « crise des intermittents », à sa manière et fidèle à sa vocation, Le Crik fait le point et pose sur ce monde un regard amusé et critique.
    "Rêve Général" est une machine qui s’emballe, capable de monter et démonter le travail.

    PARISCOPE, coup de cœur

    « Rêve général est une vision clownesque autour du monde du travail. Cela ne lui fait pas de mal d’être regardé ainsi. Mis en scène par Jean-François Maurier, les artistes du CRIK vont, sous une forme loufoque, débusquer les lâchetés, persécutions, compromissions, mesquineries et autres nobles attitudes.

    Sans un mot, mais dans une suite d’images où le rythme ressemble à un film burlesque, ils nous proposent un spectacle d’une belle facture. Dans un jeu extrêmement juste et créatif, chacun apporte sa petite lueur comique et d’émotion » .

    LE PARISIEN

    « A l’heure où certains parlent de grève générale, d’autres font un rêve. « On voudrait que s’aère la notion de travail » reconnaît le Crik.

    La compagnie s’attaque avec fantaisie aux hiérarchies dans l’entreprise, aux lois du marché et autres conséquences du libéralisme économique.

    Le travail de bureau mais aussi celui de l’usine sont passés à la moulinette du rire car l’indolence naturelle des clowns, leur propension à créer de l’inutile, en lieu et place de la rentabilité, aboutit à créer des situations cocasses. Une création qui invite à rire plus pour travailler mieux. »

    LE POINT

    « Il y a du Keaton, du Tati, du Chaplin dans ces six drôles de zigs en rouge, noir et gris. Leur décor ? L’entreprise. En ces temps de guerre économique, c’est un monde cruel, le lieu des abus, de la quête du pouvoir, du harcèlement, de l’écrasement de l’autre.

    Tout cela n’est pas rose, mais, avec un nez de clown et du blanc sur les joues, le constat prête davantage à rire. Scénographie ingénieuse, belles trouvailles de mise en scène, interprètes virtuoses dans l’absurde, le tout presque sans un mot. D’un rire féroce et galvanisant. »

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  • Rêve général (critique de Cédric Enjalbert), Théâtre Daniel-Sorano à Vincennes

    Crik, krach, clowns

    Le PNB est en berne, le moral des Français dans les chaussettes de la crise, c’est le krach. Soit. Mais pas une raison pour chanter le blues. Séchez donc vos larmes et suivez le cours du Crik ! Le « Club de réflexion et d’investigation clownesque » s’est lancé dans l’industrie mécanique zygomatique. Quelques ratés, des longueurs, un travail d’atelier pas toujours bien abouti donnent à cet appel au « Rêve général », lancé au Théâtre Daniel-Sorano, un air de chantier poétique. En travaux, donc.

    Ils sont six, avec un tarin blanc à faire sourire Cyrano. Des employés zélés : petit matin, lever, pointeuse, bureau, petit numéro (quotidien). Une mécanique bien réglée ? C’est sans compter avec les clowns, ces intermittents drôlement inutiles. Un pas de travers, un papier égaré, et la machine se détraque. Une crise arrive plus vite qu’on ne le pense et, n’en déplaise à la chanson, la petite entreprise n’y résiste pas. Le chef de service, despote aux petits bras, plie bagages. Et le service ? Même régime : allez voir sur la grève si j’y suis. Grève ? grève ? Bien, bien… pris au mot alors (on rigole pas avec les clowns) : « Rêve général » ! Banco. De digression en régression, les clowns de bureau, branche tertiaire de service, se recyclent en OS du secondaire Puis en artisans primaires. Spécialité : la machine à faire du vent, tendance moulin à pied, histoire de brasser l’air et de prendre son temps. Ingénieux mécanisme : faire tourner les petits vélos dans la tête, c’est de l’emploi à plein temps.

    [Rêve général]

    Le Crik annonçait un spectacle qui « fait le point et pose sur ce monde un regard amusé et critique », qui parle « salaires, délocalisations, flexibilité », qui mette « à distance [les] discours actuels sur le travail ». C’était un peu ambitieux, car excepté une belle scène réussie autour du poétique managérial et un ton gentiment moqueur, Rêve général n’est pas franchement critique ou polémique. Fantaisiste, oui, utopique aussi, comique, pas vraiment. De là, une entrée difficile dans l’univers du Crik : quand sont attendus des clowns qui font rire, entrent des clowns à faire rêver. La première partie, en outre, trop longue et insuffisamment dirigée, mine l’intensité du spectacle dans son ensemble. De plus, le travail gestuel manque de précision et de lenteur, d’efficacité et d’attention en somme. Beaucoup d’agitation, peu de répit : les gestes se perdent et se recouvrent sans aller jusqu’au bout de leur signification. Le décor est à l’avenant : encombrant. Trop de portants, de portes, de murs à roulettes (surtout pour cette petite scène sans profondeur du Théâtre Sorano) ; une structure plus simple, unique, avec les mêmes accessoires rendrait l’expression de nos joyeux trublions plus libre. Moins entravé, le jeu plein de verve gagnerait en amplitude et en visibilité.

    Plus léger ensuite, le spectacle parvient à nous emporter dans les méandres de son krach poétique. Un joli renversement de situation fait des anciens despotes les bons à tout faire d’un nouveau chef de chantier (la hiérarchie est un jeu de chaise musicale). Il faut créer, innover, augmenter le budget R & D. Mais enfin ! Foin du travail aliénant, à la chaîne, à responsabilité, de pointe : retour enfin sur la machine à remonter le temps, le vélo à faire du vent, à empaqueter des boîtes à vide. C’est le dernier tableau, et nos clowns se révèlent très prometteurs. Un peu de Buster Keaton, du mime Marceau, des accents de clown blanc et quelques paroles (parfois encore trop, ou trop peu, articulées) : voilà qui constitue leur langage et leur état d’âme. Alors poursuivez le Crik ! Un repositionnement technico-scénographique à prévoir pour booster la bottom line, mais votre commerce est d’avenir, équitable et durable, « humain et généreux et chouette » : c’est trop bon, l’inutile. ¶

    Cédric Enjalbert

    Les Trois Coups

    www.lestroiscoups.com

    Rêve général

    Compagnie Le Crik

    Conception et mise en scène : Jean-François Maurier

    Réalisation et jeu : Rafael Batonnet, Gilles Berry, Marie Chavelet, Cathy Deruel, Philippe Kieffer, Sandrine Righeschi

    Collaboration artistique : Sophie Maillard

    Assistante à la mise en scène : Soraya Ifrene

    Scénographie et costumes : Sandrine Righeschi

    Machines et accessoires : Grégoire Danset

    Lumières : Denis Desanglois

    Théâtre Daniel-Sorano • 16, rue Charles-Pathé • 94300 Vincennes

    Réservations : 01 43 74 73 74

    www.espacesorano.com

    Du 11 mars au 19 avril 2009, du mercredi au samedi à 20 h 45, dimanche à 16 heures

    Durée : 1 h 30

    25 € | 21 €

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  • Si ta révolution ne sait pas danser, ne m’invite pas à ta révolution"
    Sous-commandant Marcos

    Finies les "élections", voici peut-être le temps des manifestations...
    mais voici surtout le moment de la BARRICADE !

    La compagnie Jolie Môme reprend son spectacle sur La Commune de Paris.

    Créé en 1999 au Théâtre de l’Epée de Bois, à la Cartoucherie,
    nous le rejouons à La Belle Etoile à Saint-Denis,
    pour vous qui nous avez découvert récemment,
    pour vous qui l’avez aimé et souhaitez le partager avec vos amis, vos collègues, vos camarades,
    pour tous ceux qui pensent que la Commune est pleine d’enseignements et trop peu enseignée,
    pour tous ceux qui pensent que le théâtre peut-être vivant, indépendant,
    contestataire voire séditieux mais aussi tendre et fraternel...

    Réservez vite au 01 49 98 39 20.

    — -

    Barricade
    Spectacle de la Compagnie Jolie Môme

    du 1er au 18 avril 2010
    Du jeudi au samedi : 20h30 Dimanche : 16h
    Au théâtre La Belle Étoile

    Tarifs 18 et 10 euros
    Réservations nécessaires au 01 49 98 39 20
    Restauration légère sur place
    www.cie-joliemome.org

    La Belle Etoile, 14 rue Saint-Just, La Plaine, Saint-Denis
    M° Porte de La chapelle ou Rer B La Plaine Stade de France
    Bus 153-302 arrêt Eglise de La Plaine

    La compagnie Jolie Môme est accueillie à La Belle Etoile par la ville de Saint-Denis
    et soutenue par le Conseil Régional Ile De France

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  • Lundi 5 avril à 16h à la Belle Etoile
    Dans le cadre de la campagne de libération de Jean-Marc Rouillan et
    Georges Cipriani, prisonniers d’action directe

    Projection de Rouge bandit,
    un film de Fred K. Nicolas :

    Jeunesses Communistes, Soutien au FLN, réquisitions, braquages,
    25 ans de prison, 8 ans de QHS...
    Charlie Bauer continue encore aujourd’hui le combat.

    Il sera à La Belle Etoile pour présenter Rouge bandit et la mobilisation
    pour la libération des militants d’Action Directe, emprisonnés depuis 23 ans.

    Projection suivie d’un débat avec Charlie Bauer
    et les collectifs de soutien DEFENSE ACTIVE et NE LAISSONS PAS FAIRE !
    Entrée 5 euros

    Pour plus d’info sur la campagne :
    http://www.action-directe.net
    http://action-directe.over-blog.com
    http://nlpf.samizdat.net

    14 Allée Saint-Just, La Plaine - Saint-Denis
    Métro porte de la chapelle ou RER B La Plaine Stade de France
    puis bus 153 ou 302, arrêt église de la plaine
    www.cie-joliemome.org


    Et BARRICADE commence aujourd’hui !

    Réservez au 01 49 98 39 20 pour revivre la Commune de Paris
    avec Henriette, Lulu, Pietro, Nenette et les autres...

    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...

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  • Samedi 10 Avril 2010
    *SAMULNORI, LA LÉGENDE DE BEKCHE.*

    Conte coréen et découverte des percussions coréennes.
    *Spectacle jeune public 7-10 ans. *

    Deux séances publiques samedi 10 Avril : à 13h et à 15h.
    Tarif 5 euros.
    *Réservations au 06 07 97 34 12*

    — -

    Et plus que quelques représentations à La Belle Etoile de :
    *BARRICADE*
    Spectacle de la Compagnie Jolie Môme sur La Commune de Paris.

    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...

    Vendredi 9/04 COMPLET
    Samedi 10/04 COMPLET
    Dimanche 11/04 à 16h
    Jeudi 15/04 à 20h30
    Vendredi 16/04 à 20h30
    Samedi 17/04 à 20h30
    Dimanche 18/04 à 16h

    *Réservations au 01 49 98 39 20*
    www.cie-joliemome.org

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  • Théâtre engagé, théâtre militant, théâtre et révolution 17 mai 2010 13:32, par nouvelles théâtrales

    Sganarelle ou le cocu imaginaire

    Salut,

    Il ne reste plus qu’une semaine pour aller voir la pièce !

    Si vous êtes intéressé, on pourrait organiser une sortie . Perso, je pourrai être dispo les mardi 18, mercredi 19 ou jeudi 20, voire éventuellement le vendredi 21 (même si j’ai autre chose prévu le vendredi !)

    Infos :

    Enfants de l’Épée de Bois, les membres de la compagnie Aigle de Sable proposent un Molière énergique et farcesque dans la veine d’un théâtre populaire et citoyen aux ancestrales recettes.
    Martine et Sganarelle et Célia et Lélio. Ou Sganarelle et Célia et Martine et Lélio ? Chacun aime autant sa chacune qu’il la soupçonne et les craintes sont aussi réciproques que les attachements… Tous se croient cocus et on rit à perdre haleine au spectacle de cette pourtant si cruelle blessure qu’est la trahison amoureuse : c’est justement ce subtil équilibre de la farce et de l’émotion qu’ont voulu illustrer les membres de la compagnie Aigle de Sable. Réduisant la partition de Molière pour quatre comédiens et faisant tenir les soubresauts de l’intrigue sur un petit tréteau au rideau orangé en forme de boîte à musique et à malices, la compagnie s’inspire de la tradition dont l’Illustre Théâtre portait hauts les couleurs et propose une version chorégraphiée, stylisée et poétique de cette farce drôle et grave, pétillante et poignante.

    Catherine Robert


    Sganarelle ou le cocu imaginaire, de Molière ; mise en scène de Milena Vlach. Du 11 au 23 mai 2010. Du mardi au samedi à 21h ; le dimanche à 18h. Théâtre de l’Epée de Bois, Cartoucherie, route du Champ-de-Manœuvre, 75012 Paris. Réservations au 01 48 08 39 74.

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  • Du théatre engagé venu de Belgique

    Le Géant de Kaillass à La Villette

    Du 06 au 31 octobre 2010

    Mercredi, vendredi, samedi à 20h30 / jeudi à 19h30 / dimanche à 16h

    Espace Chapiteaux de La Villette

    métro Porte de la Villette (ligne 7)

    www.villette.com

    Arsenic est aujourd’hui l’une des plus importantes compagnies itinérantes de Belgique. Son théâtre engagé s’inspire de multiples esthétiques pour composer des spectacles en kaléidoscope conçus pour des structures nomades et qui s’adressent à tous les publics. Le Géant de Kaillass se conçoit comme un point d’orgue dans son parcours, un spectacle où viennent se rejoindre les différentes lignes de force qui, depuis Le Dragon jusqu’à MacBeth en passant par Éclats d’Harms Cabaret, ont soutenu dix ans d’aventures théâtrales.

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  • 1 / Les spectacles de Jolie Môme

    Samedi 25 septembre Basta Ya !
    à Ytrac (15) avec les faucheurs volontaires

    Samedi 2 octobre : BASTA YA !
    à 18h, à côté de la Basilique, pour la fête de Saint-Denis (93)

    INFLAMMABLE – Huis clos en usine occupée
    Nouveau spectacle de la Compagnie Jolie Môme
    à La Belle Etoile, La Plaine - Saint-Denis (93).
    Du 19 novembre au 19 décembre 2010
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    2 / Les spectacles de La Belle Etoile
    Samedi 18 septembre :Brocante et portes ouvertes
    16h30 Spectacle de l’atelier chanson de La Belle Etoile
    18h : Bal du TransBalExpress

    Samedi 2 octobre : Grand Peur et Misère du 3ème Reich
    D’après Bertold Brecht par la Compagnie Emoi.
    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...

    Samedi 9 et dimanche 10 octobre : Bougouniéré invite à diner
    Kotéba joué par la compagnie malienne Blonba.
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    Samedi 23 octobre : Révoltes d’hier, révoltes d’aujourd’hui, rencontre de théâtres populaires
    En Suivant Emma, d’Howard Zinn, par le collectif Bordonor
    Les Blousons Noirs par le Théâtre du Fil
    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...

    3 / Les ateliers à La Belle Etoile
    Atelier de théâtre les mardis soir
    Atelier de chanson les mercredis soirs
    Atelier de fanfare les mercredis soirs (en lien avec l’atelier chanson)
    Atelier audiovisuel de Tourné-Monté avec le Centre Media Local 93, le mercredi en journée
    Atelier de théâtre enfant avec la Compagnie Tamérantong les vendredi
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    4/ Le procès contre la CFDT
    Le verdict de l’appel était rendu aujourd’hui :
    Ludovic et Michel sont RELAXES.
    La Direction Nationale de la CFDT a perdu son procès !
    (les communiqués plus détaillés vous parviennent sous peu)

    www.cie-joliemome.org
    La Belle Etoile, 14 rue Saint-Just, La Plaine, Saint-Denis, 01 49 98 39 20
    La compagnie Jolie Môme est accueillie à La Belle Etoile par la ville de Saint-Denis

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  • Théâtre engagé, théâtre militant, théâtre et révolution 30 septembre 2010 21:44, par Jolie Môme

    Au programme de la Compagnie Jolie Môme le 2 octobre :

    - 13h : manifestation à Saint-Denis (93)
    contre la "réforme" des retraites.
    Nous manifesterons avec nos voisins, avec les travailleurs et les habitants de Saint-Denis... et avec nos spectateurs : Venez nombreux !
    Rendez-vous 13h devant la Mairie de Saint-Denis, M°Basilique (Ligne 13)

    - 18h : Basta Ya !
    spectacle de chansons de la Compagnie Jolie Môme
    Square Pierre de Montreuil, à côté de La Basilique, pour la fête de la Ville de Saint-Denis (93)

    - 20h30 : Grand Peur et Misère du 3ème Reich
    de Bertold Brecht, à La Belle Etoile, par la Compagnie Emoi.
    Réservations conseillées au 06 11 64 23 35
    Plus d’infos ici : http://www.cie-joliemome.org/spip.p...
    La Belle Etoile, 14 rue Saint-Just, La Plaine, Saint-Denis


    Et puis 4 brèves :

    BOUGOUNIERE INVITE A DINER à La Belle Etoile
    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...

    EN SUIVANT EMMA et LES BLOUSONS NOIRS à La Belle Etoile
    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...

    INFLAMMABLE nouveau spectacle de la Compagnie Jolie Môme à partir du 19 novembre 2010.
    Les réservations sont ouvertes.
    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...

    LA CGT SPECTACLE, syndicat majoritaire chez nous, appelle à la grève reconductible à partir du 12 octobre.
    Si cela peut donner des idées...

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  • Théâtre engagé, théâtre militant, théâtre et révolution 10 octobre 2010 09:40, par joilie môme

    Manifestations mardi 12 octobre :

    - Le matin, appel aux dionysiens !
    RDV à 11h à la fac de Paris VIII - Saint-Denis
    pour partir en cortège jusqu’à la Porte de Paris puis en car jusqu’à Montparnasse.
    avec le collectif "Ensemble à Saint-Denis pour les retraites"

    - L’après-midi soutien à la grève illimitée des cheminots !
    RDV 13h30 Place du 18 juin, devant le C.C. Montparnasse
    avec nos fougueux camarades de Sud Rail Saint-Lazare.
    — -

    Révoltes d’hier, révoltes d’aujourd’hui, rencontre de théâtres populaires.
    La Compagnie Jolie Môme accueille le samedi 23 octobre à 15h :
    Le Collectif Bordonor (33) : En Suivant Emma de Howard Zinn
    et
    Le Théâtre du fil (91) : Les Blousons Noirs d’Emmanuelle Lenne

    La Belle Etoile,14 rue Saint-Just, La Plaine, Saint-Denis (93)
    Réservations 01.49.98.39.20
    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...
    — -

    En espérant que c’est prémonitoire,
    INFLAMMABLE, notre prochaine pièce d’après un texte de Thierry Gatinet
    se déroule dans une usine occupée par ses ouvriers...
    à partir du 19 novembre à La Belle Etoile.
    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...
    Réservations 01.49.98.39.20

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  • Théâtre engagé, théâtre militant, théâtre et révolution 27 octobre 2010 16:30, par Jolie Môme

    "Quand l’oppression se fait plus lourde, nombreux sont les découragés, mais son courage à lui augmente"
    - Eloge du révolutionnaire-
    Bertold Brecht

    Jeudi 28 octobre à 13h : Grève et manifestation
    La Compagnie Jolie Môme vous invite à manifester derrière sa banderole :
    "La retraite c’est bien !
    L’offensive c’est mieux !"
    Nous serons avec le cortège du Spectacle devant le n°2 Boulevard Saint-Martin, M° République

    à demain.

    — -
    INFLAMMABLE
    A partir du 19 novembre à La Belle Etoile
    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...
    — -
    BASTA YA ! en Soutien au Droit Au Logement
    Dimanche 31 octobre à 15h
    http://www.ledalfeteses20ans.org

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  • Jacques Prévert / Le groupe Octobre

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    Un théâtre populaire et solidaire
    Deux ans après sa rupture avec les surréalistes, Prévert s’intègre à un autre groupe qui lui permet à nouveau d’exprimer ses révoltes, mais cette fois en tant qu’auteur. Certains membres de la troupe Prémices, qui appartient à la Fédération du théâtre ouvrier de France (F.T.O.F.), ont trouvé que leur metteur en scène, Roger Legris, négligeait le combat politique, et ont décidé de suivre leur propre chemin. L’un de ces contestataires, Lazare Fuchsmann, a été en Allemagne, où il a découvert le théâtre d’Erwin Piscator. Dans la continuité du théâtre révolutionnaire russe, Piscator avait essayé d’intéresser un public populaire, par le biais du spectacle, aux questions sociales et politiques. Son Théâtre prolétarien, fondé en 1920, s’était donné pour tâche de propager l’idée de « lutte des classes » et d’aller chercher le public ouvrier sur ses lieux de loisirs et de travail. Quand les dissidents de Prémices, décidant de s’engager sur la même voie, partent en quête d’un auteur, Léon Moussinac, auquel ils demandent conseil, leur recommande Jacques Prévert, qui vient de publier dans des revues quelques textes à l’humour corrosif (notamment « Souvenirs de famille ou l’Ange garde-chiourme » dans Bifur, « Tentative de description d’un dîner de têtes à Paris-France » dans Commerce). Prévert vient de voir la pièce d’un collaborateur de Piscator, nommé Bertolt Brecht, L’Opéra de quat’sous, dans sa mise en images par Pabst, et il est tout de suite séduit par ce projet d’un théâtre où l’individu s’efface au profit du groupe, où il faudra soutenir les ouvriers dans leurs grèves et leurs revendications, parler non seulement pour eux mais avec eux. La troupe prend le nom de groupe Octobre.

    Inciter le peuple à faire son théâtre
    De 1932 à 1936 Prévert écrit pour le groupe Octobre des pièces et des chœurs parlés (textes dits à plusieurs voix). Il met en scène les puissants de ce monde (politiciens, souverains, industriels) et il souligne leurs travers et leurs ridicules en les caricaturant à outrance, mettant en relief leur nocivité, éclairant le public sur leurs égoïsmes et leurs manigances, appelant à se révolter contre eux après en avoir ri. La Bataille de Fontenoy (1932) prend pour personnages des hommes politiques très connus à l’époque, auxquels l’auteur emprunte leurs propres discours, montrant qu’ils sont pernicieux ou vides. La Famille Tuyau de Poêle (1933) propose l’envers du décor, en présentant dans leur intimité des bourgeois, respectables en apparence, qui pratiquent adultère, inceste, homosexualité et amours ancillaires, alors qu’ils prônent hypocritement la vertu. Mais au-delà de la caricature qui permet de ne pas se laisser impressionner par ceux qui détiennent le pouvoir ou l’argent - souvent les mêmes -, Prévert appelle le peuple à faire son théâtre. Ce que veut le principal auteur du groupe Octobre, c’est en effet renvoyer à sa poussière l’art bourgeois. En s’adressant au public, Prévert l’incite à se servir des mots. Parce qu’il sait que réinventer l’art, c’est réinventer la vie, et inversement. Son adaptation du Tableau des merveilles de Cervantès (1935) introduit des personnages d’ouvriers et de paysans absents de la version originale : comme dans beaucoup de ses autres pièces il fait intervenir le peuple, celui-ci s’emparant de la scène et y faisant son spectacle, ou sa fête.

    Du voyage à Moscou au procès de Moscou
    Le nom que s’est donné le groupe Octobre est un signe politique fort. Il est clair que sa référence n’est pas seulement le théâtre mais aussi la révolution russe. Prévert, qui avait été tenté d’adhérer au parti communiste avec certains surréalistes, ne s’y est finalement pas inscrit. Mais c’est au moment où il écrit pour Octobre qu’il en est le plus proche. Il en partage l’internationalisme, la volonté de se battre contre les injustices sociales, le pacifisme. Un voyage en Russie en 1933 avec le groupe, choisi par référendum pour concourir à l’Olympiade du théâtre ouvrier à Moscou, ne le fait pas changer radicalement d’opinion. Mais il est agacé, à partir de 1935, par l’évolution des communistes, qui commencent à brandir le drapeau tricolore, à chanter La Marseillaise, à tendre la main aux catholiques, à parler de la nécessité d’une guerre. Parallèlement, le groupe Octobre se désagrège (raisons personnelles, financières, politiques). Enfin Prévert, en décembre 1936, signe l’« Appel aux hommes » de la revue Les Humbles, qui, après les procès de Moscou, exige une commission d’enquête internationale.

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  • Théâtre engagé, théâtre militant, théâtre et révolution 13 novembre 2010 18:37, par jolie mome

    Nous avions depuis longtemps envie de parler de la classe ouvrière qui se bat aujourd’hui.
    Nous avons travaillé une pièce écrite par Thierry Gatinet, un auteur de polars qui nous est proche.
    Cela donne un Huis clos, dans une usine occupée,
    pour lequel nous espérons vous retrouver très nombreux à La Belle Etoile.

    Du 19 novembre au 19 décembre 2010
    INFLAMMABLE

    Une petite ville...
    Une petite usine...
    Une désormais banale annonce de fermeture, de délocalisation...
    L’activité n’est plus rentable, ou plutôt non, les actionnaires ne font plus assez de profit avec ce placement...
    Licenciements, plan social comme ils disent, reclassements, se profilent... puis le chômage, l’oubli...
    Dans cette actualité tristement récurrente, une fermeture d’usine passe presque inaperçue.
    Alors, les ouvriers d’Olfatrix décident de faire parler d’eux, de tenter le tout pour le tout, d’aller jusqu’au bout...

    Espérant qu’un jour, cet aphorisme de Jacques Prévert :
    « un ouvrier c’est comme un vieux pneu,
    quand y’en a un qui crève on l’entend même pas crever »
    ne soit plus qu’un mauvais vieux souvenir.

    à La Belle Etoile ( Saint-Denis - 93 )

    14 rue Saint-Just, quartier de La Plaine Saint-Denis M°Porte de La Chapelle.
    Bus 153 et 302 arrêt Eglise de La Plaine. Bus 239 arrêt Métallurgie
    Jeudi, Vendredi, Samedi :20h30. Dimanche : 16h
    Tarifs 18 et 10 euros. Restauration légère sur place
    Réservations conseillées au 01 49 98 39 20

    www.cie-joliemome.org

    La Compagnie Jolie Môme est accueillie à La Belle Etoile
    par la ville de Saint-Denis et soutenue par la Région Ile de France

    http://www.cie-joliemome.org/local/...

    Du 19 novembre au 19 décembre 2010 :
    INFLAMMABLE

    Réservations conseillées au 01 49 98 39 20
    www.cie-joliemome.org

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  • Théâtre engagé, théâtre militant, théâtre et révolution 5 décembre 2010 15:57, par Robert Paris

    A signaler, à faire connaitre, à voir et à revoir

    Le cirque "Les arrosés"

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  • 1- Basta Ya ! à Clermont-ferrand (63000)

    - Spectacle de chansons de la compagnie Jolie Môme
    Mardi 11 Janvier 2011 à 18h30
    Maison du peuple, Place de La Liberté
    Rens : 04 73 42 12 58
    — -

    2- Basta Ya ! à Gonfreville-l’orcher (76700)

    - Spectacle de chansons de la compagnie Jolie Môme
    Samedi 15 Janvier 2011 à 20h30
    Salle des fêtes, r Corderies, Gournay
    Rens : 02 35 13 16 54
    — -

    3- Basta Ya ! à Saint-Etienne (42000)

    - Spectacle de chansons de la compagnie Jolie Môme
    Vendredi 28 Janvier 2011 à 20h30
    Salle Tardy, 86 rue Vaillant Couturier
    Rens : 04 77 32 47 51

    4- La Compagnie Jolie Môme accueille la Dionyversité, Université populaire de Saint-Denis :

    Mardi 18 janvier à 19h30 à La Belle Etoile, à Saint-Denis (93)
    Retour sur une défaite sociale annoncée (les retraites et tous les systèmes sociaux…)
    Rencontre, interventions, débat avec Bernard Friot, Annie Lacroix-Riz, Hugues Lenoir, Guillaume Desguerriers et Pierre Concialdi.

    Après de courtes interventions, le propos est de donner libre cours à la parole des uns et des autres afin de revisiter les dernières luttes menées contre la casse des régimes de retraites et se donner des orientations pour les actions à venir.

    A La Belle Etoile, Compagnie Jolie Môme 14, rue Saint-Just (quartier la Plaine) Saint-Denis,
    Métro Porte de la chapelle (ligne 12) puis cinq minutes de bus 153 ou 302 ou 239, arrêt Eglise de la Plaine.

    Entrée libre.

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  • Un spectacle à ne pas manquer ...

    Vox Populi

    de Marie Duisic

    Avez-vous déjà trouvé que l’opéra était une véritable pièce gaie, spirituelle, belle ? Vous n’avez pas encore été à l’opéra. C’est là qu’il faut aller...

    Les Samedis à 20H30

    du 15 janvier au 9 avril 2011

    Théâtre Darius Milhaud

    à Paris

    Métro porte de Pantin

    Contactez nous

    ou Tel 01 42 01 92 26

    Didon et Enée

    Don Juan

    Les noces de Figaro

    Norma

    Paillase

    La Traviata

    Carmen

    etc..

    (airs et extraits)

    Relâche les 12 et 19 février

    Vous ne le regretterez pas...

    Marie, merci de nous faire rêver

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  • 140ème anniversaire de La Commune de Paris :
    18 mars 1871, le peuple de Paris se soulève et proclame la Commune de Paris :
    Séparation de l’Eglise et de l’Etat,
    suppression de l’armée permanente au profit de l’armée du peuple,
    école laïque gratuite et obligatoire, coopérative ouvrière, droit de vote des étrangers,
    droits des femmes, élus révocables, réquisition des logements inoccupés...

    Alors que reste-t-il de notre histoire ?
    Que reste-t-il de notre première révolution ouvrière ?

    Le souvenir des 40 000 morts et 30 000 déportés ? Peut-être
    L’émancipation des femmes ? Un peu
    La démocratie authentique ? Trop peu
    L’autogestion ? Très peu
    Le rejet des exclusions et des inégalités ? Si peu
    La participation des masses au pouvoir ? Pas du tout
    L’envie de tout recommencer ? A la folie !!!
    ...
    140 ans jour pour jour après le début de La Commune :
    La Compagnie Jolie Môme joue son spectacle
    Barricade,
    du 18 mars au 10 avril 2011,
    Jeudi, vendredi, samedi à 20h30, dimanche à 16h
    Théâtre La Belle Etoile
    14 rue Saint-Just, La Plaine, Saint-Denis
    M° Porte de La chapelle ou Rer B La Plaine Stade de France
    Bus 153-302 arrêt Eglise de La Plaine
    Réservations au 01 49 98 39 20
    Tarifs 18 et 10 euros

    Restauration légère sur place.
    Expos de Carine Boeuf et de Christian Schweyer.

    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...

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  • Bonjour,

    la Compagnie Jolie Môme prépare

    Un stage pour travailler l’interprétation théâtrale de chansons,
    du Vendredi 5 au dimanche 14 Août 2011,
    à Saint-Amant-Roche-Savine (63).

    Pour info, le festival La Belle Rouge 2011
    se déroulera du vendredi 29 au dimanche 31 Juillet.
    [http://www.cie-joliemome.org/spip.p...]

    Le stage de l’été 2011 :
    Le stage est organisé et encadré par la Compagnie Jolie Môme,
    avec la participation d’intervenants-amis de la Compagnie sur des
    ateliers spécifiques.
    Il est ouvert à tous, y compris aux individus ne faisant pas déjà partie
    d’une compagnie ou d’une chorale.

    Il ne vous a pas échappé que nous proposons un stage et non une
    rencontre.... Ce qui ne nous empêchera pas de nous rencontrer... mais
    avant tout le but est d’essayer d’aborder le plus professionnellement
    possible notre discipline !
    Bref, nous proposons une atmosphère de travail et une envie de se dépasser.

    L’objet principal de ce stage est :
    Une interprétation théâtrale de chansons,
    sur un répertoire connu à l’avance des participants.

    En plus de ce travail, des ateliers seront proposés (en journée ou soirée) :
    sound-painting, écriture, fanfare, chant classique et théâtre.

    Des soirées seront consacrées à des projections de films, rencontre avec
    un intervenant politique...
    Une intervention musico-politico-agitative est envisagée (peut-être au
    Puy en Velay)

    L’hébergement se fera en camping équipé de sanitaires.
    Les repas sont pris en charge par la Compagnie dans un réfectoire commun.
    Différents lieux de travail sont aménagés en fonction des besoins du stage.
    L’accès en train se fait par la gare d’Ambert, des covoiturages sont
    envisageables.

    Quelques détails restent à préciser :
    - Nous attendons des réponses de quelques-uns des intervenants avant de
    fixer plus précisément le programme.
    - Nous cherchons également des financements avant d’annoncer un prix
    définitif.
    Le coût est actuellement estimé entre 150 et 200€ pour 10 jours, selon
    les revenus.
    Il pourrait être revu à la baisse fonction du nombre de participants et
    des financements.
    Afin d’avoir plus de chances de diminuer les coûts et de trouver les
    financements adaptés, nous avons besoin d’estimer le nombre des stagiaires.

    Si vous souhaitez participer à ce stage,
    nous vous demandons donc de vous pré-inscrire avant le 15 Avril.
    Faute d’un nombre de participants suffisant, nous annulerions ce stage.

    Pour plus de renseignements n’hésitez pas à appeler Caroline au 01 49 98
    39 20

    A bientôt !
    La Compagnie Jolie Môme
    www.cie-joliemome.org

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  • Basta Ya !
    En soutien aux cheminots, dont un militant est menacé de licenciement pour... fait de grève.
    mardi 22 mars à 10h30
    (le rassemblement appelé par Sud-Rail commence à 8h)
    le long de la gare de l’est à Paris (75010)
    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...

    — -
    Barricade
    La Commune vue et jouée par la Compagnie Jolie Môme
    les représentations ont commencé à La Belle Etoile... mais il reste encore trois semaines !
    Réservez vite pour vous et vos amis... 01 49 98 39 20
    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...

    — -
    En cette période où nous parlons beaucoup de La Commune de Paris...
    Petit communiqué de la Compagnie Jolie Môme sur la guerre qui démarre :

    On tente ces jours-ci de nous faire croire que le peuple d’occident part à la défense de La Commune de Libye.

    De cette Commune nous savons bien peu de choses.
    Mais de ceux qui bombardent, nous savons qu’ils ne sont pas La Garde Nationale.
    Ce sont bel et bien des Versaillais qui oeuvrent pour leurs seuls intérêts.

    Méfions-nous de la propagande médiatique, Le Figaro est toujours publié, et il est comme presque toute la presse aux mains des marchands d’armes.

    Ce sont bien les peuples de Libye et du monde entier qu’il faut soutenir
    et nous ne croyons pas un seul instant que la guerre menée aujourd’hui par Versailles soit faite pour les servir.

    A bas la guerre, vive la Révolution !

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  • Théâtre engagé, théâtre militant, théâtre et révolution 1er septembre 2011 18:48, par Jolie Môme

    Vous les avez peut-être rencontrés cet été à nos côtés à
    Saint-Amant-Roche-Savine (63), la famille Hajeti et Hasania été arrêtée ce
    matin par les gendarmes. Ils ont tous été directement emmenés au centre de
    rétention de Rouen pour éviter les manifestations de soutien en Auvergne.

    En effet cette famille kosovar est certes sans-papiers mais pas sans
    soutien :

    Accueillie et logée par le village de Saint-Amant-Roche-Savine,
    parrainée par la Compagnie Jolie Môme,
    suivie par des associations du Puy de Dôme,...
    les Hajeti et Hasani, déjà remis en liberté par un juge à Lille,
    auraient la possibilité de vivre enfin sereinement en France
    sans les lois liberticides et l’arbitraire policier qui les harcèlent.

    Dés aujourd’hui deux rassemblements de soutien ont eu lieu devant la
    sous-prefecture d’Ambert et la préfecture de clermont-Ferrand.
    Les associations de Rouen telles que RESF, LDH et France Terre d’asile se
    mobilisent à leur tour.

    Nous vous invitons :

    - A signer et faire circuler la pétition demandant leur remise en liberté :
    http://www.educationsansfrontieres....
    - A nous signaler toutes les initiatives de soutien qui seront menées pour
    demander La libération et un titre de séjour pour les familles Hajeti et
    Hasani.

    Merci à tous.

    La compagnie Jolie Môme

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  • La Cour des comptes critique vertement le fonctionnement de la caisse des congés spectacles et demande sa suppression au profit du régime commun, dans son deuxième rapport sur le sujet en quatre ans, publié mardi. Les intermittents du spectacle (35 000 employeurs adhérents et 190 000 salariés déclarés) perçoivent leurs indemnités de congés payés selon un régime dérogatoire au droit commun (lequel prévoit pour les contrats courts une indemnité compensatrice de 10 % du salaire brut, versée en même temps que le salaire). La caisse des congés spectacles verse aux intermittents qui en font la demande leurs indemnités à partir du mois de mai.

    Des menaces en perspective...

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  • "Tournez tournez
    Petites filles
    Tournez autours des fabriques,
    Bientôt vous serez dedans
    Tournez autour des pêcheurs
    filles de paysans

    Les Fées qui sont venues
    autour de vos berceaux
    les fées étaient payés
    par les gens du château
    elle vous ont dit l’avenir
    et il n’était pas beau

    Vous vivrez malheureuses
    et vous aurez beaucoup d’enfants
    beaucoup d’enfants
    qui vivrons malheureux
    et qui auront beaucoup d’enfants
    beaucoup d’enfants
    beaucoup d’enfants

    Tournez tournez
    Petites filles
    Tournez autours des fabriques,
    Bientôt vous serez dedans
    Tournez autour des pêcheurs
    filles de paysans"

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  • Les travailleurs du spectacle, les intérimaires, les chômeurs occupent la Cour des Comptes.

    Cette institution a trop souvent dénoncé à tort et à travers des "déficits", des "coûts" exagérés voire imaginaires.
    Et trop souvent les politiques d’austérité, les attaques sur nos droits ont pris pour prétextes les rapports de cette Cour des Comptes.

    Alors si aujourd’hui, nous sommes dans leurs locaux, c’est parce que c’est à nous de leur demander des comptes !

    Ce ne sont pas les chômeurs,
    Ce ne sont pas les retraités,
    Ce ne sont pas les intermittents,
    Ce ne sont pas les services publics,
    Ce ne sont pas les salariés,
    qui coûtent à la société
    Ce sont les énormes dividendes versés aux actionnaires !

    Vous pouvez nous rejoindre pour témoigner votre soutien.
    Vous pouvez prévenir vos amis intermittents, chômeurs et intérimaires.

    Rendez-vous aux manifestations des 18 et 20 mars 2014 !

    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...

    La Compagnie Jolie Môme

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  • Jeudi 1er mai
    Nous jouons Parole de Mutins ! à Toulouse (31)
    dans le cadre de Bazar au Bazacle, ses débats, ses spectacles...
    et la manifestation du dit 1er mai bien sûr !

    Samedi 3 mai
    Nous jouons Parole de Mutins ! à Saint-Michel de Chabrillanoux (07)
    pour la fête de la FSU Ardèche, ses débats, ses spectacles, ses projections...

    Le week end des 26 et 27 avril
    Nous accueillons la Coordination nationale des intermittents et précaires.

    Attention :
    Vous avez entendu que nous, intermittents intérimaires et chômeurs, avons déjà gagné ?!
    Et bien celui qui s’exprimait, était en train de vous mentir...

    Alors attention aux intox médiatiques et ministérielles,
    conférence de presse à La Belle Etoile, Dimanche 27 avril à 16h.

    A bientôt !
    La Compagnie Jolie Môme
    01 49 98 39 20

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  • Vive la grève des intermittents du spectacle qui joignent leur lutte à celle des cheminots, des hôpitaux psychiatriques, des crèches, des postiers, ...

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  • A Paris, à Montpellier, à Marseille ou encore à Toulouse, les intermittents du spectacle s’étaient donné rendez-vous, lundi 16 juin, devant des lieux culturels. Déguisés et munis de pancartes, ils ont ensuite défilé pour protester contre une éventuelle remise à plat de leur régime d’indemnisation chômage.

    Plusieurs milliers de manifestants ont battu le pavé à Paris (10 000, selon la CGT), dont des personnalités comme Philippe Torreton, Alain Françon, Stanislas Nordey, Jean-Michel Ribes, Jack Lang, Daniel Pennac. Ils étaient dans le même temps entre 1 000 et 2 000 à Marseille, entre 600 et 1 000 à Bordeaux, 450 à Rennes, 400 à Montpellier, et une centaine à Strasbourg.

    La grève des intermittents se développe et s’étend. Valls-Hollande doivent reculer !

    Vive la liaison intermittents-cheminots-hôpitaux en grève !!!

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  • La prochaine AG des intermittents aura lieu ce soir mercredi à La Villette, à 19heures.

    C’est du moins ce que l’AG de lundi dernier a annoncé.

    Des actions sont prévues dans la journée...

    Mais le problème est que cette AG est dirigée par une intersyndicale... et pas par les gréviste eux-mêmes !!!!

    A l’AG de lundi, un élu du PCF, qui n’a donc rien de communiste, est venu faire sa métaphysique lyrique et a été fort applaudit : ce n’est pas avec une telle idéologie que les camardes du spectacles peuvent s’armer pour vaincre.

    Le camarade de LO avec qui j’ai parlé prend ses désirs pour la réalité : très impliqué dans l’organisation de l’AG, il ne voit pas qu’il organise et aide à organiser ceux qui préparent la défaite de la grève...

    Car la CGT a dit clairement que le but est de négocier... alors que la réforme du régime de chômage est passé en force à l’UNEDIC, même pas lu par les signataires, et que le gouvernement s’apprête à signer l’agrément des textes réformant au rabais drastique des allocations.. ne permettant qu’au gratin du spectacle de continuer à profiter du système alors que tous les artistes vont passer au régime général.

    En fait, cette réforme va prolétariser les intermittents techniciens comme artistes... il est donc temps que les intermittents arrêtent de suivre les directions syndicales et se mettent à s’organiser en tant que prolétaires !

    Prolétaires, camarades du spectacles : seule votre organisation en AG autonomes, indépendantes des syndicats et des militants qui mènent la politique de ces syndicats peut vous permettre de vaincre.

    Les rapprochements interprofessionnels doivent être organisés par vos comités de lutte et de grève. Et non pas les intersyndicales qui ont toujours mené les grèves dans le mur !!!!

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    • L’AG d’hier s’est tenue à la Villette.

      Il semble que les grévistes et les dirigeants cherchent à construire le mouvements et faisaient appel à pas mal de coups de mains pour élargir la CIP.
      Car c’est cette coordination intermittents précaires qui dirige les AG.
      Cette AG est un véritable spectacles : micros, éclairages, etc.
      Les intermittents ont un sens de l’organisation de par leur métier.
      Les AG regroupent plusieurs centaines de personnes. 500 lundi, 400 hier, environ.
      Ce ne sont pas les mêmes personnes qui étaient là hier et lundi.

      Le bulletin du service public du rail a été très bien reçu et même demandé : il semble que la politique de ce mouvement se cherche.

      Des armes politiques sont en ce moment très prisées par les travailleurs, apparemment fort désorientés par la politique d’extrême droite de la gauche.

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  • Théâtre engagé, théâtre militant, théâtre et révolution 21 juin 2014 15:03, par Pique Nique convergence ce soir

    Ce soir [Samedi 21 juin] à partir de 19h sur les pelouses le long de la grande halle de la Villette,
    aura lieu un grand pique nique convergence des luttes.
    Apportez de quoi festoyer, à boire et à manger et venez avec tous vos potes.
    Il fait froid le soir à la villette alors un conseil à ne pas ignorer : prenez vos plaids.
    Ce sera chouette alors mets tes baskets, c’est sympa tu verra.

    Métro : Porte de Pantin

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    • Ce pic-nic est encore de la poudre aux yeux de convergence.

      C’est encore le NPA qui mène les grévistes dans le mur car il ne conteste en rien la direction du mouvement aux bureaucraties syndicales (et ne propose même pas cette contestation) , mais manoeuvre pour faire adhérer quelques jeunes à son parti.

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  • "Le ciel dans la peau c’est la seule chose qu’il te reste.

    Après ça tu ne veux plus rien savoir.

    Tu veux parler mais tu ne peux pas, tu ne peux pas, tu ne peux plus…."

    Le ciel dans la peau /Edgar Chias par La compagnie les Montures du Tempsqui est une équipe de création implantée sur le territoire de Villeurbanne et dans le Rhône depuis 2003.

    Le ciel dans la peau dénonce le phénomène du féminicide au Mexique. Ce texte poétique et puissant, nous interroge sur la condition féminine qui change peu et mal. Une jeune fille parle, c’est la seule façon pour elle de rester en vie. Dans ce Mexique bruyant et déchiré, elle dit l’admirable résistance des femmes face à la corruption du pouvoir et à la violence des narcotrafiquants.

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  • Théâtre engagé, théâtre militant, théâtre et révolution 12 novembre 2014 19:18, par Jolie Môme

    Bonjour, ça y est c’est parti pour
    14/19 La mémoire nous joue des tours.

    Merci à tous ceux qui sont venus si nombreux avec nous pour ces premières représentations !
    Pour les autres, réservez vos places et contactez vos amis si ce n’est déjà fait...
    nous vous attendons pendant un mois et demi.

    Les infos sur le spectacle sont ici :http://www.cie-joliemome.org/spip.p...
    Pour réserver : 01 49 98 39 20

    Nous vous signalons plusieurs représentations exceptionnelles,
    des rencontres avec des auteurs, des expositions...

    Guillaume Davranche présentera son livre à l’occasion de sa sortie officielle
    Trop jeunes pour mourir, aux éditions Libertalia
    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...

    Rémi Adam a régulièrement accompagné notre travail pendant
    la création de 14/19 La mémoire nous joue des tours
    Il présentera ses livres, publiés aux éditions Les Bons Caractères
    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...

    Julien Chuzeville viendra présenter son livre Militants contre la guerre,
    aux éditions Spartacus ainsi que la réédition des textes de Rosa Luxembourg
    La brochure de Junius aux éditions Agone
    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...

    Sabine Delbo viendra présenter le film La der des ders inaugure un siècle de barbarie
    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...

    L’exposition présentée dans l’accueil de La Belle Etoile a été imprimée
    à partir de documents d’époque prêtés par Michel Dixmier.
    Laurent Bihl viendra la commenter et évoquer les caricatures de14/18

    D’autres rencontres viendront, en particulier avec Benoit Bréville,
    rédacteur en chef du Monde Diplomatique, autour de la récente parution du
    Manuel d’Histoire Critique, Hors série du Monde Diplomatique.

    A bientôt !
    La Compagnie jolie Môme
    01 49 98 39 20
    www.cie-joliemome.org

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  • Le situation de la classe laborieuse, de Friedrich Engels

    http://www.theatredenesle.com/e/la-...

    • Date : Du 16 mars 2015 à 20 h 30 min

    • Jour(s) & horaire(s) : Toutes les semaines le Lundi jusqu’au 30 mars 2015

    • Tarif plein : 16€ PT, 12€ TR, 10€ groupe 10p.

    • Du 9 au 30 Mars les Lundi à 20h30. Engels, jeune bourgeois allemand, part en Angleterre en 1842 pour travailler dans une filature appartenant à son père. Il découvre les ravages d’une Révolution Industrielle qui plonge les ouvriers dans une grande misère. Révolté, il décide de relater ce qui s’étale devant ses yeux "afin de faire connaître au monde civilisé la dégradante situation où il leur faut vivre". Ce sera "La situation de la classe laborieuse en Angleterre". Débat à l’issue de chaque représentation.

    • Auteur : Engels

    • Mise en scène : Olivier Hueber

    • Avec : Geoffroy Guerrier

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  • Beaumarchais dans sa préface de la pièce de théâtre "Le mariage de Figaro" :

    " J’ai pensé, je pense encore, qu"on n’obtient ni grand pathétique, ni profonde moralité, ni bon et vrai comique, au théâtre, sans des situations fortes et qui naissent toujours d’une disconvenance sociale dans le sujet qu’on veut traiter "

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  • Juste un petit message pour notre public historique parisien, ou notre historique public parisien … celui qui a vu naître la compagnie il y a fort longtemps… et qui, si ça se trouve, n’a toujours pas eu l’occasion de voir notre dernier spectacle de rue… juste un petit message, donc, disais-je, pour dire que les Pirates sont aux portes de Paris ! Tremblez bourgeois ! ( ne le prenez pas mal, je dis ça parce que j’aime bien dire bourgeois après tremblez, mais les prolétaires peuvent trembler aussi bien sûr, quand ils auront fini de s’unir de tous les pays…)

    Venez donc embarquer avec nous :

    La Vraie Vie des Pirates

    le 30 Mai

    Festival Bain de rue

    Clichy (92)

    http://www.ville-clichy.fr/include/...

    La Vraie Vie des Pirates

    le 31 Mai

    Festival Chemins de Traverse

    - Noisy le Grand (93)

    http://www.espacemichelsimon.fr/age...

    et aussi

    L’histoire des trois mousquetaires racontée

    à deux en une demi heure

    29 mai 2015

    - Givors (69)

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    Lettre-afag@afagtheatre.org

    https://listes.lautre.net/cgi-bin/m...

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  • Nous vous informons, pour votre sécurité, que des individus hirsutes, armés,
    tenant des propos oiseux et pratiquant un humour délétère ont été aperçus un peu partout sur le territoire.

    Parce que vos vacances peuvent être brusquement gâchées, nous vous recommandons la plus grande prudence

    à l’égard de ces individus et mettons ici à votre disposition une liste des dates et lieux
    à éviter afin de garantir au mieux votre sécurité.

    N’hésitez pas à nous signaler tout spectacle qui vous paraîtrait suspect,
    l’étiquetage des spectacles est obligatoire afin qu’ils ne soient pas considérés comme de la culture abandonnée.

    Pour que vos vacances se passent en toute sécurité, soyons vigilants ensemble.

    L’Histoire des trois mousquetaires

    racontée à deux en une demi-heure

    le 4 juillet

    Le Carroi en Terre Vive

    Menetou Salon (18)

    L’Histoire des trois mousquetaires

    racontée à deux en une demi-heure

    le 5 juillet

    Festival Renaissances - BAR-LE-DUC (55)

    L’Histoire des trois mousquetaires

    racontée à deux en une demi-heure

    les 10, 11 et 12 juillet

    festival Hop hop hop -METZ (57)

    La Vraie Vie des Pirates

    les 10, 11 et 12 juillet

    festival Hop hop hop -METZ (57)

    L’Histoire des trois mousquetaires

    racontée à deux en une demi-heure

    le 13 juillet

    Place aux momes

    Place des Halles à 18h

    - Plouescat (29)

    L’Histoire des trois mousquetaires

    racontée à deux en une demi-heure

    le 14 juillet

    Place aux momes

    Cap Coz à 18h

    - Fouesnant (29)

    L’Histoire des trois mousquetaires

    racontée à deux en une demi-heure

    le 15 juillet

    Place aux momes

    Place de Kerascoët à 18h

    - Nevez (29)

    L’Histoire des trois mousquetaires

    racontée à deux en une demi-heure

    le 16 juillet

    Place aux momes

    Esplanade du casino à 17h30

    - St Quay (22)

    L’Histoire des trois mousquetaires

    racontée à deux en une demi-heure

    le 17 juillet

    Place aux momes

    sous la halle à 16h30

    - Erquy (22)

    L’Histoire des trois mousquetaires

    racontée à deux en une demi-heure

    le 18 juillet

    Festival vivacité

    La Réole (33)

    D’Artagnan Hors La Loi

    le 21 juillet

    Collonges la Rouge

    La Vraie Vie des Pirates

    les 23/24/25/26 juillet

    Chalon dans la Rue OFF cour du Foin (71)

    L’Histoire des trois mousquetaires

    racontée à deux en une demi-heure

    le 29 juillet

    Festival la Déferlante - LA TRANCHE SUR MER (85)

    Août

    D’Artagnan Hors La Loi

    le 1 août

    21h30 Saint Félicien

    L’Histoire des trois mousquetaires

    racontée à deux en une demi-heure

    le 2 août

    chateau de Laas (67)

    avec initiation à l’escrime artistique)

    La Vraie Vie des Pirates

    le 4 août

    Les fondus du Macadam-Thonon-les-Bains (74)

    L’Histoire des trois mousquetaires

    racontée à deux en une demi-heure

    le 6 août

    Saint Hilaire de Riez (85)

    Festival Vers Les Arts - 18h

    L’Histoire des trois mousquetaires

    racontée à deux en une demi-heure

    le 8 août

    Châteauneuf (21)

    La Botte Secrète de Dom Juan

    le 19 août

    AUDES (03)

    La Vraie Vie des Pirates

    du 20/08 au 22/08

    Festival Eclat d’Aurillac (off)

    L’Histoire des trois mousquetaires

    racontée à deux en une demi-heure

    du 20/08 au 22/08

    Festival Eclat d’Aurillac (off)

    L’Histoire des trois mousquetaires

    racontée à deux en une demi-heure

    le 29 août

    Gaillard (74)

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  • Bonjour

    A quelques semaines de notre 10ème festival,
    voici la bande annonce de La Belle Rouge
    à faire circuler largement : https://youtu.be/WTtbuxMGJ9Y

    et le programme complet,
    avec tous les débats venus enrichir ce week end de spectacles et de rencontres.
    Dès le jeudi 23 juillet pour ceux qui seront déjà à Saint-Amant-Roche-Savine
    et surtout du vendredi 24 au dimanche 26 juillet :

    http://www.cie-joliemome.org/spip.p...

    Vous pouvez le télécharger et l’imprimer...

    mais attention, on n’exclut pas d’ajouter ou modifier des éléments jusqu’au dernier moment.

    Il reste des forfaits pour trois jours disponibles, à commander ici
    Il y aura des places en vente à l’unité le jour même (non-réservables à l’avance)

    à bientôt !

    La Compagnie Jolie Môme

    01 49 98 39 20 - 06 83 59 80 11

    — www.cie-joliemome.org

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  • Bonjour,

    On ne va pas faire nos spectacles pour être dans la résistance,
    on ne va pas vous demander de venir nous voir jouer par militantisme
    pour un mode vie,
    on va jouer nos spectacles parce que c’est notre boulot et que si on
    joue pas, après, on n’aura rien à bouffer…
    Sinon, pour ceux qui nous suivent et qui nous aiment bien,
    il y a un nouveau spectacle en préparation pour l’été prochain,
    ce sera en rue, on se tapera dessus avec des épées, et on va essayer
    d’être drôle en parlant d’identité nationale…

    Pour ceux qui nous suivent et qui ne nous aiment pas,
    on se demande bien pourquoi vous nous suivez, vous n’avez pas autre
    chose à faire, non ?

    Si vous voulez venir discuter avec nous cet hiver, voilà où vous pouvez
    nous trouver :*

    La Vraie Vie des Pirates *

    le 5 déc

    à Strasbourg (67)

    Festival "Paye ton noël"

    20h


    *La Vraie Vie des Pirates *

    le 10 déc

    La nuit des troubadours (92)

    22h


    *
    D’Artagnan Hors la Loi *

    Samedi 9 janvier

    20h45

    Salle de La Bonnette

    La-Queue-Lez-Yvelines

    Beynes (78)


    *
    **D’Artagnan Hors la Loi *

    le 15 Janv

    20h30

    Salle de la Pastourelle

    Brouzils (85)


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  • bonjour

    Samedi 5 décembre nous vous proposons une journée particulière dans cette période particulière :

    Les internationalistes dans les guerres

    Regard en arrière sur deux périodes particulières,
    qui pourrait nous amener à parler aussi d’aujourd’hui.

    15h-19h Les internationalistes dans la guerre d’Algérie

    - Projection du film ils ont choisi l’Algérie

    - Rencontre avec Maurice Rajsfus, Jean Asselmeyer, Sami Tigharghar et Nils Anderson.

    - Hommage à Frantz Fanon par Denise Chevalier et Mohieddine Bentir
    PAF : 5€

    19h couscous de l’amitié entre les peuples

    20h30 Internationalistes dans la première guerre mondiale

    14/19 La mémoire nous joue des tours

    spectacle de la Compagnie Jolie Môme

    Croire en l’histoire officielle,

    c’est croire des criminels sur parole.

    Simone Weil

    Renseignements et réservations au 01 49 98 39 20

    Autres représentations de 14/19 La mémoire noue jous des tours

    - Vendredi 4 décembre à 20h30

    - Dimanche 6 décembre à 16h, précédée à 15h d’une intervention de Jean-Baptiste Thomas sur "Zimmerwald, du refus de la guerre à la Révolution"

    - Samedi 12 décembre à 20h30

    - Dimanche 13 décembre à 16h, précédée à 15h d’une intervention de Maurice Rajsfus sur "Censures militaire et civile en 14-18"

    Représentations de Parole de Mutins

    Spectacle de chansons de la compagnie Jolie Môme :

    - Vendredi 11 décembre diner-spectacle à La Belle Etoile

    - Vendredi 18 décembre diner-spectacle à La Belle Etoile

    sur réservation uniquement : 01 49 98 39 20

    www.cie-joliemome.org

    Le site

    www.cie-joliemome.org

    pour nous écrire

    courrier@cie-joliemome.org

    La compagnie Jolie Môme est accueillie par la ville de Saint-Denis

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  • On est pas en verve pour les voeux. Vous ne nous en voudrez pas, on sait qu’on est pas les seuls.
    Alors à défaut d’écrire... on agit fort ces prochaines semaines à La Belle Etoile :

    1- NOUS PREPARONS UN NOUVEL ALBUM,
    il sortira pour La Belle Rouge cet été... nous fêterons ça ensemble

    2- Avec les amis du Monde Diplomatique, nous accueillons COMME DES LIONS,
    des extraits du film à sortir en mars 2016 sur la lutte des PSA à Aulnay,
    pour en discuter avec Françoise Davisse, la réalisatrice et Philippe Julien, ouvrier et délégué dans la lutte.
    jeudi 21 janvier à 19h entrée libre

    3- Nous projetons GIRAFADA, très beau film que l’on peut voir en famille (dès 8 ans).
    Un enfant palestinien décide de sauver la dernière girafe du dernier zoo de Palestine.
    Samedi 23 janvier à 16h entrée libre

    4- Nous accueillons, la Cie Le Pas de l’Oiseau,
    venus de Gap pour leur spectacle LA COOPERATIVE,
    suivi d’un débat sur "l’économie solidaire" Jeudi 4 février à 19h entrée libre

    5- Nous défendons LA SANTE UN DROIT POUR TOUS avec Paul Cesbron, Christophe Prudhomme et Stéphane Degl’Inocenti, trois médecins et personnels soignants, venus en discuter avec nous, accueillis pas les amis du Monde Diplomatique.
    Jeudi 11 février à 19h entrée libre

    6- Nous jouons PAROLE DE MUTINS, notre dîner-spectacle de chansons
    parce qu’il y a bien besoin de souffles d’insoumission !
    Vendredi 12 février
    Réservations au 01 49 98 39 20

    ... et c’est pas fini, vous apercevrez peut-être des membres de la troupe à l’écran, si vous ne ratez pas l’une des avant-premières du film MERCI PATRON, de François Ruffin,
    vendredi 15 janvier à Saint-Denis
    lundi 8 février salle Olympe de Gouges à Paris

    A bientôt
    Compagnie Jolie Môme - La Belle Etoile
    14 rue Saint-Just - La Plaine - Saint-Denis
    M° Front Populaire ou bus 139-153-239-302-512 ou Velib
    www.cie-joliemome.org - 01 49 98 39 20

    La Compagnie Jolie Môme est acueillie à La Belle Etoile par la ville de Saint-Denis
    www.cie-joliemome.org

    Le site
    www.cie-joliemome.org
    pour nous écrire
    courrier@cie-joliemome.org

    La compagnie Jolie Môme est accueillie par la ville de Saint-Denis

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  • Théâtre engagé, théâtre militant, théâtre et révolution 31 janvier 2016 19:23, par Compagnie Afag Théâtre

    Bonjour derniers amis,

    On a bien conscience qu’avec la redéfinition des priorités,
    l’argent vient à manquer dans le secteur culturel et les compagnies de théâtre
    telles que la nôtre se font de plus en plus rares sur les planches…
    Les budgets sont désormais alloués au numérique et à l’art participatif,
    j’en veux pour preuve la prolifération des caméras dans nos cités
    et le nombre sans cesse grandissant de comédiens amateurs
    dont elles enregistrent les moindres performances…
    et la seule compagnie dont le budget augmente aujourd’hui est républicaine et de sécurité…

    A ce propos, si vous voulez connaître les municipalités inconscientes
    qui, au lieu de préserver la sécurité de leurs concitoyens,
    continuent de dilapider l’argent du contribuable pour des préoccupations vaines,
    nous vous communiquons ici une liste, non-exhaustive, des villes à éviter :

    La vraie vie des Pirates

    le 5 fév

    L’Archipel

    Granville (50)

    D’Artagnan Hors la Loi

    le 6 Fév

    20h30

    Dammarie Les Lys (77)

    La Botte Secrète de Dom Juan

    Le 20 mars, 16h00

    Lardy (91)


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    Lettre-afag@afagtheatre.org

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  • Théâtre engagé, théâtre militant, théâtre et révolution 2 février 2016 08:48, par jolie môme

    loic Cie-joliemome <loic@cie-joliemome.org>

    fév 1 à 9h27 PM

    - Jeudi 4 février à 19h,

    nos amis de la Cie Le Pas de l’Oiseau jouent leur spectacle La Coopérative
    suivi d’un débat sur... les coopératives.

    - Samedi 6 février à 17h

    Le comité pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah
    vous invite à découvrir ce prisonnier, incarcéré depuis 32 ans en France

    - Lundi 8 février à 18h30

    l’avant première parisienne de Merci Patron ! se fera non pas à La Belle Etoile,
    mais à la salle Olympe de Gouge à Paris, qui est beaucoup plus grande.
    En compagnie de Frédéric Lordon, des Pinson-Charlot et quelques autres comparses.

    - Jeudi 11 février à 19h

    Les amis du Monde diplomatique de Saint-Denis invitent :
    Paul Cesbron, Christophe Prudhomme et Stephane Degl’Inocenti
    La santé, un droit pour tous.

    - Vendredi 12 février

    La Compagnie Jolie Môme joue Parole de Mutins,
    le diner-spectacle... et c’est complet !

    pensez à réserver pour les prochains :

    vendredi 11 mars et vendredi 8 avril

    - Mercredi 17 et samedi 20 février

    La Cie des Sonnets joue Au hasard des berges,
    conte musical et théâtre d’ombres pour enfants de 6 à 11ans

    ---- amis du Nord, de la Picardie et du Pas de Calais ----

    le 8 mars à 14h, à Grenay (62), nous jouerons

    14/19 La Mémoire nous joue des tours !
    On vous attend nombreux.

    A bientôt !

    Compagnie Jolie Môme - La Belle Etoile

    14 rue Saint-Just - La Plaine Saint-Denis

    01 49 98 39 20 www.cie-joliemome.org

    www.cie-joliemome.org

    Le site

    www.cie-joliemome.org

    pour nous écrire

    courrier@cie-joliemome.org

    La compagnie Jolie Môme est accueillie par la ville de Saint-Denis

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  • Bonjour !

    Bienvenus sur notre nouveau site internet,
    mis en ligne tout fraichement par Flo.
    Visitez-le, partagez-le et n’hésitez pas à nous faire des commentaires, suggestions...

    Des spectacles :

    Mardi 8 mars à 14h30
    Nous jouons 14/19 La mémoire nous joue des tours à Grenay (62)
    Retour sur les commémorations de la première guerre mondiale...

    Jeudi 10 mars
    Rencontre-débat
    avec les amis du Monde Diplomatique
    nous accueillons à La Belle Etoile à Saint-Denis
    Gregory Jarry, auteur de la bande dessinée :
    Petite histoire des colonies françaises

    Vendredi 11 mars
    Dîner-spectacle Parole de Mutins
    à La Belle Etoile à Saint-Denis
    Réservations indispensables au 01 49 98 39 20

    Samedi 12 mars à 14h30
    Parole de Mutins à Amiens
    avec les goodyear, l’équipe de Fakir/Merci Patron, Frédéric Lordon...

    et des manifs !

    Chômeurs et intermittents :
    - Lundi 7/03 à 19h, Bourse du travail de Paris
    Assemblée générale à l’appel de la CGT spectacle
    - Mardi 8/03 à 14h, av Bosquet Paris 7eme
    Rassemblement devant le MEDEF où se fait la négociation assurance chômage

    Mercredi 9/03
    Manifestation contre la loi El Khomri à Paris à 14h place de la République

    Samedi 12/03
    à Paris, Saint-Michel 14h : Contre l’Etat d’urgence
    à Amiens Tous ensemble ! (voir plus haut)

    Le 31/03 contre la loi El Khomri... et tous avec toutes nos revendications :
    AirFrance, intermittents, Goodyear, chômeurs, NotreDameDesLandes, enseignants, sans-papiers, personnels hospitaliers, victimes des violences policères, Electriciens-gaziers, cheminots, mal logés...
    L’équipe de Merci Patron et leurs acolites proposent même de ne plus rentrer chez soi après la manif !

    Alors au mois de mars :
    C’est dans la rue qu’ça s’passe !

    www.cie-joliemome.org

    Bonjour !

    Bienvenus sur notre nouveau site internet,
    mis en ligne tout fraichement par Flo.
    Visitez-le, partagez-le et n’hésitez pas à nous faire des commentaires, suggestions...

    Mardi 8 mars à 14h30
    Nous jouons 14/19 La mémoire nous joue des tours à Grenay (62)
    Retour sur les commémorations de la première guerre mondiale...

    Jeudi 10 mars
    Rencontre avec les amis du Monde Diplomatique
    nous accueillons à La Belle Etoile à Saint-Denis
    Gregory Jarry, auteur des bandes dessinées :
    Petite histoire des colonies françaises

    Vendredi 11 mars
    Dîner-spectacle Parole de Mutins
    à La Belle Etoile à Saint-Denis
    Réservations indispensables au 01 49 98 39 20

    Samedi 12 mars à 14h30
    Parole de Mutins à Amiens
    avec les goodyear, l’équipe de Fakir/Merci Patron, Frédéric Lordon...

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  • Eva Castro reprend "Elise ou la vraie vie" au théâtre de la Manufacture des Abbesses

    "Élise ou la vraie vie" d’après le roman éponyme de Claire Etcherelli, prix Fémina 1967 Adaptation, mise en scène et jeu par Eva Castro à la Manufacture des Abbesses, 7 rue Véron, Paris 18ème Durée : 1h05 Horaire : à 19 heures mercredi jeudi vendredi et samedi du 2 mars au 2 avril 2016. Info etréservation ici.

    J’ai lu ce roman, qui a bouleversé plusieurs générations, à l’époque des émeutes des banlieues à l’automne 2005, suivies plus tard par une mobilisation des étudiants et des jeunes précaires qui a traversé la France au printemps 2006. J’ai vu dans les jeunes révoltés des banlieues, les descendants des ouvriers immigrés décrits dans le roman.
    Aujourd’hui, Elise ou la vraie vie continue de m’émouvoir et me questionne : Où en sommes-nous de la vraie vie ?
    En choisissant ce texte, je m’intéresse à un travail sur la mémoire et à une réflexion sur notre présent. Les sujets abordés nous concernent encore : la guerre d’Algérie, le capitalisme, le besoin de réagir par l’engagement à une violence subie, les dérives de ceux qui perdent en chemin la fidélité à la source de leur engagement, la condition des femmes au travail, le racisme, l’amour comme antidote contre la barbarie.
    Je vois en Elise l’être humain confronté à l’agression d’un système délétère, et qui garde, malgré tout, sa capacité à aimer, à s’émouvoir, à espérer, à résister. Je monte aussi ce spectacle comme une invitation à entretenir ces facultés.
    Dans mon adaptation, j’ai choisi l’entrepôt d’un supermarché, comme symbole du système politique et économique qui sévit encore dans le monde. Le récit d’Elise, ouvrière à la chaîne en 1957, nous parvient plus d’un demi-siècle plus tard à travers Elsa, une jeune caissière. A partir de l’histoire que raconte le roman, j’ai construit un récit privilégiant les passages qui mettent en relief la prise de conscience sociale et politique d’Elise. J’ai mis le récit au présent, en grande partie, pour le rendre plus proche et mieux servir l’incarnation de ce monologue (il s’agit d’un roman écrit à la première personne et c’est à travers le personnage d’Elise que le roman se raconte), tout en conservant l’écriture sobre et précise de Claire Etcherelli.
    Le jeu, le décor, la bande son et les lumières sont travaillés dans la mise en scène du récit de façon à transmettre l’empreinte des sensations gravées dans le souvenir d’Elise.
    Eva Castro

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    • L’actrice est seule en scène. Le livre, et donc la pièce, décrivent l’ambiance de 1958 à Paris en pleine guerre... clin d’oeil à l’état d’urgence que nous vivons, Eva Castro est consciente de bien des aspects similaires et différent des périodes 1958 et 2016.

      La discussion, après le spectacle, avec l’actrice, révèle une information intéressante. La police en france, depuis pluie urs mois fait tout pour obtenir des syndics de co-propriété l’autorisation pour intervenir dans les parties communes d’immeubles...

      Les poursuites pourront donc se faire même dans les caves, avec tortures ou bastonnades en fin de manif ou autre. Bref, on met en place des outils de collaboration avant l’instauration du fascisme dans le pays, déjà si bien quadrillé depuis le 14 novembre. Tout est prêt pour affronter un mouvement massif. C’est dire que l’état ne croit plus à la capacité des syndicats pour encadrer un mouvement d’ampleur.

      Ce mouvement d’ampleur, l’état et le gouvernement n’étaient pas prêt à l’affronter il y a un an ou même à l’automne. Maintenant, il l’est bien plus. Mais personne ne sait la fin de l’histoire... alors qu’en 1958 on sait comment cela s’est passé.

      La pièce adaptée du roman Elise ou la vraie vie montre donc une jeune femme, caissière, qui s’endort durant une pause après avoir lu le roman. Et tout le rêve relate l’histoire de Elise, jeune provinciale venue à Paris, puis devenue ouvrière sur une chaine de production dans l’automobile. Humaniste, l’ambiance la révolte : les algériens sont discriminés par les chefs, et ainsi les ouvriers sont divisés par le racisme entretenu dans l’usine comme dans les rues. Les ratonnades sont vécues par Elise et son amant, Areski.

      Tous les personnages sont joués par l’actrice. C’est uniquement le timbre de voix qui indique le changement de personnage. Tour à tour acteur, témoin, la pièce se prête à merveille à l’adaptation d’un roman écrit à la première personne.

      Seule en scène pendant une heure environ, Eva Castro nous plonge dans une ambiance que l’on aimerait ne pas vivre, et en même temps nous rend conscient de ce qui nous attend dans les semaines ou les mois qui viennent.

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  • Bonjour

    message rapide pour vous informer que dimanche 12 juin nous jouerons Parole de Mutins à Alès pour fêter ensemble une lutte victorieuse. Venez nombreux !

    Le prochain diner-spectacle aura lieu vendredi 17 juin à La Belle Etoile.

    il reste des places réservez les vôtres au 01 49 98 39 20

    Et samedi 18 juin à 19h nous recevons une troupe de théâtre coréenne qui jouer La Lune en Papier
    Réservations au 01 49 98 39 20

    Du côté des mobilisations, lundi soir, assemblée générale des interittents du spectacle Paris
    Mardi nous serons tous en grève et en manifestation
    Jeudi la mobilisation continue pour les intermittents et les chômeurs...

    Et un grand merci pour tous vos messages de soutien, on vous tient informé très vite de la manière dont un comité de soutien va éventuellement se mettre en place pour préparer le procès annoncé pour le 5 aout.

    Merci et à très bientôt !

    La compagnie Jolie Môme

    Le site

    www.cie-joliemome.org

    pour nous écrire
    courrier@cie-joliemome.org

    La compagnie Jolie Môme est accueillie par la ville de Saint-Denis

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  • Pour le procès de Loïc, de la compagnie Jolie Môme, suite à notre occupation du MEDEF le 7 juin, on demande un report de l’audience pour que les témoins puissent être présents au tribunal.

    Il n’est donc pas utile de se déplacer le 5 aout, mais promis on prépare la mobilisation pour l’automne et vous serez invités à y prendre part !

    En attendant, vous pouvez encore signer et faire circuler l’appel, on peut même vous l’envoyer en version papier si vous souhaitez le diffuser.

    http://cie-joliemome.org/?p=2245

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  • A ne pas manquer en mars au cirque Romanès
    « Les jours qui ébranlèrent le monde ». La révolution russe en théâtre, un spectacle incontournable

    A voir les 6, 7, 13 et 14 mars 2017 à 20h30 au cirque Romanès, Square Parodi, boulevard de l’Amiral Bruix, 75016 Paris (métro Porte Maillot).

    A l’occasion du centenaire de la Révolution Russe, ce vendredi 3 février se jouait à La Parole Errante l’avant-première de la pièce de théâtre « Les jours qui ébranlèrent le monde », création collective de la compagnie La Bourlingue, mise en scène par Pascal Turbé à partir de l’ouvrage du même nom écrit par le journaliste et socialiste américain John Reed en 1920. Avec un talent et une créativité défiant l’échelle du temps, les sept comédiens entraînent le public sur les pas de la Révolution Russe dans les moments précédents la prise du pouvoir par les Bolchéviques, décrits avec brio par John Reed, témoin direct des évènements qui ont littéralement ébranlé le monde en 1917. Par une interprétation qui redonne toute sa vitalité et une actualité saisissante à la révolution d’octobre, le metteur en scène a souhaité raconter cette révolution effacée des livres scolaires, où l’ « on ne parle que du stalinisme mais pas de la révolution russe ». Sa volonté était d’y revenir « sans se focaliser sur les grandes figures mais plutôt sur le quotidien de ces jours-là », en se plongeant au cœur des débats de l’époque entre les acteurs de ce chamboulement historique, les masses ouvrières et paysannes. Et il faut reconnaître que le pari est particulièrement réussi.

    suite de l’interviewici.

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