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Accueil du site > 04 - Livre Quatre : HISTOIRE CONTEMPORAINE > 03- L’extermination des Juifs d’Europe > Marxisme et antisémitisme

Marxisme et antisémitisme

vendredi 31 mai 2019, par Robert Paris

Marxisme et antisémitisme

Marx, Engels et leurs successeurs ont combattu bien des antisémites comme Dühring, Proudhon ou Bakounine sans parler des antisémites des bourgeoisies en place… Cela n’empêche pas les commentateurs bourgeois de les taxer d’antisémitisme !

N’oublions pas, par contre, que ces révolutionnaires jusqu’à Trotsky n’avaient pas connu le génocide juif, étant morts avant...

Karl Marx

Que disait Marx dans « La question juive » :

« Ne cherchons pas le secret du Juif dans sa religion, mais cherchons le secret de la religion dans le Juif réel. »

« Le judaïsme s’est conservé, non pas malgré l’histoire, mais par l’histoire. »

« Aussi ne disons-nous pas aux Juifs, avec Bauer : vous ne pouvez être politiquement émancipés, sans vous émanciper radicalement du judaïsme. Nous leur disons plutôt : c’est parce que vous pouvez être émancipés politiquement, sans vous détacher complètement et définitivement du judaïsme, que l’émancipation politique elle-même n’est pas l’émancipation humaine. Si vous, Juifs, vous désirez votre émancipation politique sans vous émanciper vous-mêmes humainement, c’est que l’imperfection et la contradiction ne sont pas seulement en vous, mais ils sont inhérentes à l’essence et à la catégorie de l’émancipation politique. »

Réponse de Marx dans « La sainte famille » :

« On n’a pas du tout nié, comme M. Bauer voudrait le faire accroire, que la question juive soit aussi une question religieuse. On a au contraire montré que M. Bauer ne conçoit que l’essence religieuse du judaïsme, mais non pas la base laïque, réelle de cette essence religieuse. Il combat la conscience religieuse en tant qu’essence autonome. C’est pourquoi M. Bauer explique les Juifs réels par la religion juive, au lieu d’expliquer le mystère de la religion juive par les Juifs réels. M. Bauer ne comprend donc le Juif qu’autant qu’il est objet immédiat de la théologie ou théologien.

M. Bauer ne se doute donc pas que le judaïsme réel, laïque, et par suite le judaïsme religieux lui-même, est constamment engendré par la vie bourgeoise actuelle et trouve son suprême achèvement dans le système monétaire. Il ne pouvait s’en douter parce qu’il ne connaissait pas le judaïsme comme maillon du monde réel, mais uniquement comme maillon de son monde à lui, la théologie ; parce que, soumis et pieux comme il l’est, le Juif réel lui apparaissait non pas sous les traits du Juif actif des jours ouvrables, mais sous ceux du Juif hypocrite du sabbat. Pour M. Bauer, théologien chrétien orthodoxe, il faut que la signification historique du judaïsme ait cessé à l’heure même où naissait le christianisme. Il était donc forcé de répéter la vieille opinion orthodoxe selon laquelle le judaïsme s’est maintenu malgré l’histoire ; et on devait retrouver chez lui la vieille superstition théologique selon laquelle le judaïsme existe simplement comme confirmation de la malédiction divine, comme preuve sensible de la révélation chrétienne, sous cette forme critico-théologique que le judaïsme n’existe et n’a existé qu’au titre de doute religieux grossier touchant l’origine surnaturelle du christianisme, c’est-à-dire comme preuve sensible à l’encontre de la révélation chrétienne. »

Sur la question juive, Marx répond à B. Bauer qui a traité le judaïsme d’"épine dans l’oeil" de la civilisation européenne, qu’"une épine qui s’incruste dans mon œil, croît et prend forme avec lui, n’est pas une épine ordinaire, mais une épine merveilleuse, qui fait partie intégrante de mon œil, et qui devrait même contribuer à un développement fort original de mon sens visuel."

Et il défend le fait qu’un mouvement social est du même coup un mouvement politique : "Si les mouvements politiques ont une signification sociale, comment les intérêts politiques peuvent-ils paraître "insignifiants" au regard de leur propre signification sociale ?"

Marx s’insurge contre l’illusion d’une "société" (bourgeoise) tolérante :

« La société procède avec le même exclusivisme que l’Etat, mais elle y met plus de formes : au lieu de vous jeter dehors elle vous rend la vie tellement désagréable que de vous-mêmes vous prenez la porte. »

Remarquons que ces passages de Marx sonnent de manière "philosémite", et que B. Bauer finira en néoconservateur réellement, lui, antisémite.

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Engels

À propos de l’antisémitisme

(extrait d’une lettre à un Viennois)

19 avril 1890

[1] ...Est-ce qu’avec l’antisémitisme, vous n’iriez pas causer plus de dégâts que vous ne feriez avancer les choses ? Je vous demande d’y réfléchir. L’antisémitisme est la marque d’une culture arriérée, ce qui fait qu’il n’y en a qu’en Prusse et en Autriche ou en Russie. Si on s’avisait de faire de l’antisémitisme ici en Angleterre, ou en Amérique, on ne s’attirerait tout simplement que des moqueries, et à Paris, avec ses écrits – qui, intellectuellement, surpassent de fort loin ceux des antisémites allemands - Monsieur Drumont arrive tout juste à faire un peu sensation l’espace d’une journée, sans plus. De surcroît, maintenant qu’il est candidat aux élections municipales, il est bien forcé de dire qu’il est autant hostile au capital chrétien qu’au capital juif ! Et on le lirait encore même s’il défendait le contraire.

En Prusse, c’est la petite noblesse des hobereaux, celle qui, ayant un revenu de 10 000 marks et en dépensant 20 000, est tout le temps fourrée chez les usuriers, qui cultive l’antisémitisme, en Prusse et en Autriche, c’est chez les petits-bourgeois écrasés par la concurrence du grand capital, les artisans des corporations et les petits épiciers, que se recrute le chœur des braillards. Mais quand le capital élimine ces classes sociales-là, des classes réactionnaires de bout en bout, il ne fait que remplir son office, et ce qu’il fait est positif, qu’il soit sémite ou aryen, circoncis ou baptisé. Il aide les Prussiens et les Autrichiens arriérés à aller de l’avant, à accéder enfin à un état de choses moderne où toutes les vieilles différences sociales se dissolvent dans un antagonisme unique, le grand antagonisme opposant capitalistes et ouvriers salariés. C’est seulement dans les régions où on n’en est pas encore arrivé à ce stade-là, où il n’existe pas encore de puissante classe de capitalistes, et donc pas non plus de puissante classe ouvrière, où le capital est encore trop faible pour s’emparer de l’ensemble de la production nationale et a pour cette raison comme terrain principal d’activité la Bourse des valeurs, où donc la production est encore entre les mains de paysans, de seigneurs fonciers, d’artisans et autres classes pareillement issues du Moyen-Âge – c’est là seulement que le capital est principalement juif, c’est là seulement que fleurit l’antisémitisme.

Dans toute l’Amérique du nord, où il y a des millionnaires dont nos minables marks, florins ou francs ne seraient guère en mesure d’énoncer la richesse, on ne trouvera pas un seul Juif parmi eux, et comparés à ces Américains, les Rothschild sont de vrais mendiants. Et même ici, en Angleterre, Rothschild est un homme à la fortune modeste à côté par exemple du duc de Westminster. Même chez nous, au bord du Rhin, chez nous qui, avec l’aide des Français, avons mis il y a 95 ans la noblesse à la porte du pays et avons créé une industrie moderne, où sont-ils, les Juifs ?

L’antisémitisme n’est donc rien d’autre que la réaction développée par des catégories sociales issues du Moyen-Âge et en train de couler par le fond, pour protester contre la société moderne essentiellement constituée de capitalistes et d’ouvriers salariés, et pour cette raison, derrière un camouflage socialiste en apparence, il ne sert que des objectifs réactionnaires. C’est une sous-espèce du socialisme féodal, et nous n’avons strictement rien à voir avec ça. Qu’il soit possible quelque part, prouve seulement que le capital y est insuffisamment développé. Capital et travail salarié sont aujourd’hui inséparables. Plus le capital est fort, plus l’est aussi la classe ouvrière, plus proche est donc la fin de la domination du capital. Je nous souhaite donc à nous autres Allemands, au nombre desquels je compte aussi les Viennois, que l’économie capitaliste se développe promptement, et en aucune manière qu’elle végète et stagne.

En outre, l’antisémitisme fausse toute la perception de la situation. Il ne connaît même pas les Juifs contre lesquels il vocifère. Sinon, il saurait qu’ici en Angleterre et en Amérique, grâce aux antisémites d’Europe orientale et de Turquie, grâce à l’Inquisition espagnole, il y a des milliers et des milliers de prolétaires juifs ; et ces Juifs sont les plus exploités et les plus misérables des ouvriers. Nous avons eu ici en Angleterre dans l’année qui vient de s’écouler trois grèves d’ouvriers juifs, et on voudrait que nous endossions l’antisémitisme au titre de la lutte contre le capital ?

Et par ailleurs, notre dette envers les Juifs est bien trop importante. Sans parler de Heine et de Börne, Marx était de sang tout ce qu’il y a de plus juif, Lassalle était juif. Parmi les meilleurs des nôtres, il y a beaucoup de Juifs. Mon ami Victor Adler, qui paie en prison à Vienne son dévouement à la cause du prolétariat, Eduard Bernstein, le rédacteur du « Social-démocrate » de Londres, Paul Singer, l’un de nos meilleurs représentants au Reichstag – des gens dont l’amitié me remplit de fierté, et tous Juifs ! N’ai-je pas moi-même été traité de Juif par la « Gartenlaube » [2], et certes, si je devais choisir, je préférerais être Juif plutôt qu’un « Monsieur de... quelque chose » !

Londres, le 19 avril 1890

Friedrich Engels

Notes

[1] Engels répond à un dénommé Isidor Ehrenfreund, employé de banque autrichien, qui lui avait écrit le 21 mars 1890 que l’antisémitisme était largement répandu parmi les membres du club des employés des banques de Vienne auquel il appartenait, ainsi que dans une partie de la population viennoise, et s’exprimait dans une propagande contre le capital juif. Extrait publié dans la presse social-démocrate.

[2] « La Tonnelle » : Hebdomadaire familial illustré à grand tirage de tendance petite-bourgeoise conservatrice.

Source

Engels dénonce « la condition infâme des juifs » de Pologne

Certains prétendent qu’Engels n’a pas critiqué Dühring pour son antisémitisme : « Il ne peut mettre sur pied sa philosophie du réel sans imposer comme une loi de valeur universelle au reste de l’humanité, y compris les Juifs, sa répugnance pour le tabac, les chats et les Juifs. »

Lénne

« L’antisémitisme signifie de répandre la haine contre les juifs. Quand la monarchie tsariste maudite vivait ses derniers jours, elle essaya de monter les ouvriers et paysans ignorants contre les juifs. La police tsariste, en alliance avec les propriétaires terriens et les capitalistes, organisa des pogroms contre les juifs. Les propriétaires terriens et les capitalistes essayèrent de dévoyer par défaut la haine des ouvriers et paysans torturés contre les juifs. Dans d’autres pays aussi, on voit souvent les capitalistes fomenter la haine contre les juifs afin d’aveugler les ouvriers, de détourner leur attention du véritable ennemi du peuple travailleur, le capital. La haine contre les juifs subsiste uniquement dans ces pays où l’esclavage des propriétaires terriens et des capitalistes a créé une ignorance abyssale parmi les ouvriers et paysans. Seuls les personnes les plus ignorantes et les plus opprimées peuvent croire les mensonges et les calomnies qui sont répandus contre les juifs. Cela est une survivance des anciens temps féodaux, où les prêtres brûlaient les hérétiques au bûcher, où les paysans vivaient dans le servage, et que où les gens étaient écrasés et amorphes. Cette vieille ignorance féodale est en train de s’éteindre ; les yeux du peuple sont en train de s’ouvrir. Ce ne sont pas les juifs qui sont les ennemis du peuple travailleur. Les ennemis des ouvriers sont les capitalistes de tous les pays. Parmi les juifs, il y a des travailleurs, et ils forment la majorité. Ce sont nos frères, qui, comme nous, sont opprimés par le capital ; ce sont nos camarades dans la lutte pour le socialisme. Parmi les juifs, il y a des koulaks, des exploiteurs et des capitalistes, tout simplement comme il y en a chez les russes, et parmi les peuples de toutes les nations. Les capitalistes s’efforcent de semer et fomenter la haine parmi les ouvriers de différentes confessions, différentes nations et différentes races. Ceux qui ne travaillent pas sont maintenus au pouvoir par la puissance et la force du capital. Les riches juifs, comme les riches russes, et les riches de tous les pays, sont en alliance pour opprimer, écraser, voler et désunir les ouvriers. Honte au tsarisme maudit qui torturait et persécutait les juifs ! Honte à ceux qui fomentent la haine contre les juifs, qui fomentent la haine contre d’autres nations ! Vive la confiance fraternelle et l’alliance combattante des ouvriers de toutes les nations dans la lutte pour renverser le capital ! » Contre l’antisémitisme (discours enregistré) Lénine, mars 1919.

« Dès le début de la guerre les classes dominantes qui, sur les champs de batailles avaient tué plus de dix millions d’hommes et en avaient estropiés encore bien davantage, ont érigé à l’intérieur de leurs pays aussi le régime de la dictature sanglante. Le gouvernement tsariste russe fusilla et pendit les ouvriers, organisa des pogromes contre les juifs, extermina tout ce qui vivait dans le pays. La monarchie autrichienne étrangla dans le sang l’insurrection des paysans et des ouvriers ukrainiens et tchèques. La bourgeoisie anglaise assassina les meilleurs représentants du peuple irlandais. L’impérialisme allemand fit rage à l’intérieur de son pays et les marins révolutionnaires furent les première victimes de cette brute. En France on abattit les soldats russes qui n’étaient pas prêts à défendre les profits des banquiers français. En Amérique la bourgeoisie lyncha les internationalistes, condamna des centaines parmi les meilleurs prolétaires à vingt ans de travaux forcés, abattit les ouvriers pour faits de grèves. »

1er Congrès de l’I.C. (troisième internationale)

Résolution sur la terreur blanche

Mars 1919

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Les bolcheviks

La politique des bolcheviks par rapport aux juifs

Quand la révolution russe se battait contre la terreur blanche qui organisait la première shoah

Trotsky

Comprenant la barbarie du nazisme, Trotsky avait prévu l’extermination des juifs. Le 22 décembre 1938, il écrivait :

« Il est possible de s’imaginer sans difficultés ce qui attend les Juifs lorsque la guerre qui vient va éclater. Mais même sans guerre, les prochains développements de la réaction mondiale signifient avec certitude l’extermination physique des Juifs... Seule une audacieuse mobilisation des travailleurs contre la réaction, la création de milices ouvrières, une résistance physique directe aux bandes fascistes, accroissant la confiance, l’activité et l’audace de tous les opprimés, peut provoquer un changement dans le rapport des forces, stopper la vague mondiale de fascisme, et ouvrir un nouveau chapitre dans l’histoire de l’humanité. »

L’analyse marxiste a permis à Trotsky d’anticiper l’Holocauste, prédisant en décembre 1938 que « les prochains développements de la réaction mondiale signifient presque avec certitude l’extermination physique des Juifs. »

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Le 22 décembre 1938, Léon Trotsky prévenait dans « La bourgeoisie juive et la lutte révolutionnaire » : « Le nombre de pays qui expulsent les Juifs ne cesse de croître. Le nombre de pays capables de les accueillir diminue. En même temps la lutte ne fait que s’exacerber. Il est possible d’imaginer sans difficulté ce qui attend les Juifs dès le début de la future guerre mondiale. Mais, même sans guerre, le prochain développement de la réaction mondiale signifie presque avec certitude l’extermination physique des Juifs. »

Léon Trotsky écrivait dans le Manifeste d’alarme de la quatrième internationale en mai 1940 (chapitre "les causes de la guerre") :

« La période de la disparition du commerce mondial et du déclin du commerce national est en même temps celle d’une intensification monstrueuse du chauvinisme et particulièrement de l’antisémitisme. A l’époque de sa montée, le capitalisme a sorti le peuple juif du ghetto et en a fait l’instrument de son expansion commerciale. Aujourd’hui, la société capitaliste en déclin essaie de presser le peuple juif par tous ses pores : dix sept millions d’individus sur les deux milliards qui habitent la terre, c’est à-dire moins de 1 %, ne peuvent plus trouver de place sur notre planète ! Au milieu des vastes étendues de terres et des merveilles de la technique qui a conquis pour l’homme le ciel comme la terre, la bourgeoisie s’est arrangée pour faire de notre planète une abominable prison. »

Stalinisme et antisémitisme

1 Message

  • Marxisme et antisémitisme 19 juin 11:54, par R.

    Il ne faut pas oublier que le marxisme a infiniment plus souvent été accusé d’être pro-sémite qu’antisémite !!!

    « Il n’y a pas de raison d’exagérer la part jouée dans la création du Bolchevisme et l’apport réel à la Révolution Russe par ces Juifs internationaux et pour la plupart, athées. Elle est certainement très grande ; elle dépasse probablement en importance toutes les autres. A l’exception notable de Lénine, la majorité des personnages dirigeants sont des Juifs. Plus encore, l’inspiration principale et le pouvoir dirigeant viennent des dirigeants juifs. »

    Winston Churchill dans « Sionisme contre Bolchevisme : un combat pour l’âme du peuple juif »

    « J’avais entre temps découvert les rapports existants entre cette doctrine destructrice (communisme et socialisme) et le caractère spécifique d’un peuple (le peuple juif). »

    Adolf Hitler en 1923 dans « Mein Kampf »

    Déjà dans les années 20, avant Mein Kampf, « papi Ford », le patron des usines automobiles américaines, avait imprimé et envoyé en Allemagne à ses frais un tirage d’un demi-million du « Protocole des Sages de Sion », et ensuite deux de ses livres, « le judaïsme mondial » et « l’Activité des juifs en Amérique ».

    Il faut savoir que ce n’est pas des préjugés qui portaient les classes possédantes européennes à l’antisémitisme mais la conscience d’un danger révolutionnaire causé par l’oppression des Juifs d’Europe.

    Président Wilson, au Conseil des Quatre à Paris (30 avril 1919) :

    « Un des éléments qui troublent la paix du monde est la persécution des Juifs. Vous savez qu’ils sont particulièrement mal traités en Pologne et qu’ils sont privés des droits de citoyen en Roumanie. (...) Rappelez-vous que, quand les Juifs étaient traités en hors la loi en Angleterre, ils agissaient comme des gens hors la loi. Notre désir est de les ramener partout dans la loi commune. (...) (Suite le 3 mai) Nos gouvernements, du moins les gouvernements britannique et américain, ont pris, vis-à-vis des Juifs, l’engagement d’établir en Palestine quelque chose qui ressemble à un Etat israélite, et les Arabes y sont très opposés.

    - (Suite le 17 mai, toujours le président Wilson) Ce n’est pas seulement un sentiment de bienveillance à l’égard des Juifs, mais par l’incertitude du danger que le traitement injuste des Juifs crée dans différentes parties de l’Europe. Le rôle des Juifs dans le mouvement bolcheviste est dû sans aucun doute à l’oppression que leur race a subi pendant si longtemps. Les persécutions empêchent le sentiment patriotique de naître et provoquent l’esprit de révolte. A moins que nous ne portions remède à la situation des Juifs, elle restera un danger pour le monde... Le plus important est d’apaiser les inquiétudes des Juifs. Je crains toujours de laisser subsister de ce côté un ferment dangereux. »

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