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Le sionisme d’extrême droite peut-il conduire au nazisme ?

mardi 28 février 2017, par Robert Paris

Lieberman, un gouvernant israélien, adepte de la "solution finale" !!

Netanyahu et Lieberman, les fascistes au pouvoir

Les rescapés des camps de la mort contre la politique d’Israël Contre la guerre d’Israël au Liban

Palestine-Israël : de la colonisation à l’expulsion, jusqu’où peut aller l’extrême droite israélienne, jusqu’à la « solution finale » de la question palestinienne, jusqu’au nazisme ?

Censé répondre à la Shoah, le sionisme s’achemine vers une reproduction du crime nazi…

Il n’y a pas si longtemps, une grande partie de la population israélienne était violemment opposée à une telle politique, dénonçait elle-même ce fascisme israélien, que ce soit lors de l’offensive militaire de Sharon au Liban ou lorsque les forces de l’ordre cassaient les os des enfants palestiniens révoltés. Une moitié des Israéliens traitait alors l’autre moitié de « nazis », au sein même des familles, au sein même de l’Etat et de l’armée ! Un ancien responsable du Shin Beth allait jusqu’à s’enchaîner aux grilles du parlement pour protester au nom du mouvement « La Paix Maintenant ».

Mais maintenant, c’est la guerre à outrance. On est loin de l’époque où les soi-disant centristes de Ehud Olmert affichaient leur modération : ils ont basculé dans la guerre la plus violente contre Gaza, le meurtre à ciel ouvert…

On est encore plus loin de l’époque où les travaillistes, pas moins sionistes et guerriers que les autres, avaient le pouvoir sans conteste et se divisaient quand même entre faucons et colombes. Eux aussi ont complètement donné le pouvoir aux faucons avant de le céder à l’extrême droite.

Et cette extrême droite se radicalise de plus en plus et la population israélienne aussi…

Il faut dire que « le camp de la paix » israélien a démontré son incapacité à combattre à la fois le clan des généraux et de leurs associés civils, les sociétés de l’armement israélien, et aussi l’ensemble de la classe dirigeante israélienne qui tire profit du rôle de gendarme d’Israël face aux Etats arabes et des subsides copieux versés pour ce rôle par l’Etat américain. Il faut dire aussi que, sur le terrain social, le camp de la paix n’a rien à dire… La question palestinienne a toujours été, en Israël, dissociée de la question sociale. Le rôle du syndicat unique Histadrout dans le soutien au sionisme guerrier, qui n’a jamais changé, y est pour quelque chose. La classe ouvrière n’a pas d’autre moyen d’expression sur le terrain des luttes que ce syndicat lié par mille liens aux travaillistes et à l’Etat sioniste. La Paix Maintenant conteste les choix les plus violents de l’Etat israélien mais sans dénoncer réellement leur caractère de classe, sans montrer comment ces choix découlent des intérêts de la bourgeoisie israélienne. Ce mouvement n’est pas engagé sur le terrain social, même lorsque des mouvements sociaux de contestation débordent la Histadrout et c’est arrivé plusieurs fois.

Une autre raison des succès de la poussée à droite de la politique israélienne, c’est la politique des bourgeoisies arabes et notamment des organisations palestiniennes, à commencer par l’Autorité palestinienne, l’OLP et le Hamas. Si ces bourgeoisies et ces organisations ont longtemps fait mine de soutenir le peuple palestinien contre Israël, ce n’était que des mimiques mensongères et que des moyens de maintenir la révolution palestinienne dans un cadre nationaliste étouffant, empêchant notamment la liaison avec les masses arabes prolétarienne, et aussi la liaison avec les opprimés d’Israël, y compris les Arabes d’Israël !

Pas plus les révoltes, détournées par des organisations bourgeoises soutenant les dictatures arabes, que les négociations avec Israël n’ont fait autre chose qu’enfoncer de plus en plus le peuple palestinien dans une situation d’oppression s’aggravant sans cesse : territoires occupés, territoires colonisés, territoires découpés, cassés par le mur israélien, colonisation officielle, colonisation illégale, territoires palestiniens coupés de leur approvisionnement en eau, coupés des villages, coupés des marchés et des villes, travailleurs palestiniens interdits de travail, points de contrôles fermés et on en passe sur l’état d’occupation militaire permanent que subit le peuple palestinien et que le peuple israélien est contraint de réaliser contre lui, servant de plus en plus de véritable gardien de camp de concentration, avec les barbelés, les miradors, les arrestations, les assassinats, les répressions violentes, avec le ghetto de Gaza, un mouroir à ciel ouvert à massacrer tous les quelques temps comme un nouveau ghetto de Varsovie, avec ses victimes palestiniennes remplaçant les victimes juives...

La « gauche » israélienne peut difficilement être crédible pour dénoncer les violences d’extrême droite, elle qui n’a jamais été réticente pour écraser militairement et policièrement les Palestiniens quand elle gouvernait le pays sans partage, sans la moindre contestation de sa droite et de son extrême droite. Etre de gauche en Israël n’a jamais été synonyme d’être pro-palestinien ! Ni moins colonialiste, ni moins guerrière, ni moins violente contre les Palestiniens, la gauche gouvernementale israélienne et elle a été jusqu’à participer aux gouvernements de l’extrême droite quasiment sans s’en démarquer jamais, quitte à voir disparaître l’essentiel de son crédit électoral et de son crédit politique !

De toutes ces trahisons, de tous ces crimes, il résulte une haine entre les peuples qui conduit des civils palestiniens isolés à ne plus voir d’autre perspective que de prendre un couteau et de s’attaquer à n’importe quel Israélien qui passe et, ensuite, à une foule israélienne chauffée à lancer un pogrome contre tout arabe israélien qui passe dans la rue d’à côté, insensible au fait que ce sont maintenant des Juifs qui organisent des pogromes, des lynchages, des massacres nazis…

Avoir semé la haine chez les Palestiniens a permis aux classes dirigeantes de la semer aussi chez les Israéliens, couvrant ainsi leurs crimes d’une prétendue politique de défense des citoyens israéliens, citoyens que, par ailleurs, ils condamnent à une misère de plus en plus accrue. Bien des fois, les anciennes victimes des camps de la mort ont souligné par des manifestations publiques qu’ils se démarquaient de ces prétentions et même affirmé que cet Etat qui se dit le défenseur des victimes de la Shoah condamne celles-ci à la mendicité et à la misère !

Loin de prendre le chemin de se calmer, cette politique fasciste de l’Etat d’Israël est en voie de radicalisation. Il y a de cela plusieurs raisons intérieures comme extérieures.

Tout d’abord, il y a la recrudescence de la guerre internationale entre chiites et sunnites, guerre dans laquelle Israël a choisi de faire mine de soutenir les sunnites, affirmant que le principal danger pour Israël serait l’Iran, pays qui n’a pourtant pas de frontière commune avec Israël et qui n’accorde aucun soutien particulièrement radical aux luttes des Palestiniens !!! Un peu de propagande verbale de certains dirigeants iraniens a suffi à développer ce discours israélien et a servi surtout à mettre en place un pacte public entre les Etats arabes, Arabie saoudite en tête, et Israël, un pacte qui autrefois aurait paru invraisemblable !

Du coup, que ce soit au Yémen, en Syrie, en Irak, au Liban, dans les émirats, Israël et les pays arabes, notamment ceux du Golfe, ont mené des actions militaires conjointes avec soutien financier, d’armements et de stratégie communes. Exit, pour ces Etats arabes de tout soutien aux Palestiniens ! Plus question de dénonciations de la politique israélienne contre les Palestiniens.

L’élection de Trump à la présidence des Etats-Unis permet de cautionner une radicalisation des exactions de l’Etat d’Israël, non pas que la présidence d’Obama ait permis aux Palestiniens d’avoir un point d’appui aux USA ! Non, c’est sous la présidence d’Obama que l’Etat d’Israël dirigé par le fasciste Netanyahu a reçu le plus d’aides financières de l’Etat américain, même si Obama faisait mine de grimacer aux annonces violentes du chef de l’Etat israélien… Les négociations de paix en Palestine n’ont pas fait un pas en avant avec Obama aux commandes, ni les droits des Palestiniens, ni la reconnaissance d’un Etat palestiniens. Mais, avec l’élection de Trump, c’est carrément une manière de caution au rejet définitif de la reconnaissance de tout Etat palestinien, appelée hypocritement « la solution à deux Etats ». Trump a affirmé qu’il se contenterait volontiers d’un seul Etat, envisage d’amener l’ambassade US en Israël à Jérusalem, reconnaissant que la capitale palestinienne serait une capitale israélienne, et soutenu la mesure radicale et violente de Netanyahu de légalisation des saisies illégales de terres de Cisjordanie par des colons israéliens.

Toutes ces politiques sanglantes d’Israël sont bien entendu légitimées par la soi-disant défense des intérêts des citoyens Israéliens, les Arabes d’Israël étant bien entendu exclus de cette appellation mais pas les ressortissants venus de Russie, d’Europe ou d’Asie, qu’ils soient ou pas Juifs…

Mais c’est un gros mensonge, cela a toujours été un gros mensonge, avec la gauche comme avec l’extrême droite au pouvoir. Pas moins, pas plus que tous les Etats du monde ! Aucun Etat bourgeois n’a jamais défendu « l’intérêt du pays » ni l’intérêt des citoyens, des « nationaux » et toujours l’intérêt de la classe dirigeante, au niveau national comme international. L’Etat d’Israël ne départ pas dans le lot. Il ne défend ni un peuple, ni une nation, ni une religion, ni une ethnie, ni une communauté mais une classe, celle des exploiteurs, celle qui jette dans la misère une grande partie du peuple israélien et transforme toute la population en meurtriers, en cibles vivantes et en complices de ses crimes.

Dans les préoccupations réelles et permanentes des classes dirigeantes israéliennes, il y a d’abord d’entretenir la guerre permanente dans toute la région, d’opposer entre eux les peuples, les religions, les ethnies, les régions, etc…

Le soutien israélien à la guerre entre chiites et sunnites en fait partie, le soutien notamment au groupe terroriste Etat islamique Daesh en Irak et en Syrie que les gouvernants occidentaux prétendent combattre mais dont ils ne dénoncent jamais le soutien israélien et saoudien… Il y a la nécessité pour les classes dirigeantes israéliennes de se rendre toujours aussi indispensables à l’Etat et aux classes dirigeantes américaines, de mériter un soutien financier massif et une aide en armement record.

A l’intérieur d’Israël aussi, tout concourt à donner le gouvernement de Netanyahu le plus à l’extrême droite de l’histoire du pays… Depuis l’arrivée du républicain à la Maison-Blanche, la coalition au pouvoir la plus à droite de l’histoire israélienne a annoncé en deux semaines la construction de 6.000 nouveaux logements dans les colonies.

Le Premier ministre, Benyamin Netanyahu, a de surcroît constitué un comité destiné à établir une nouvelle colonie en Cisjordanie. Une première depuis 1991. La droite dure se sent pousser des ailes.

En nommant à la Défense l’ultranationaliste Avigdor Lieberman, Benjamin Netanyahu dirige le gouvernement le plus à droite de l’histoire de l’État hébreu.

Liberman appelle ouvertement à « la délocalisation » des Arabes israéliens… Ces « transferts de terres et de populations » ne sont pas une nouvelle position prise par Liberman, mais bien l’un des points principaux de son plan de paix, et ce depuis 2004.

Le Parlement israélien a voté, le 6 février au soir, une loi qui permettra à l’État hébreu de s’approprier des centaines d’hectares de terres palestiniennes dans les territoires occupés. Il s’agit de légaliser les « colonies sauvages »…

Et Netanyahu est dépassé par sa propre extrême droite, au sein de son parti comme à l’extérieur !!!

De plus en plus, cette extrême droite reconnaît que son but est le grand Israël duquel les Palestiniens et autres Arabes auront été expulsés violemment !!! La solution finale en somme de la question palestinienne commence à rejoindre la tristement célèbre solution finale de la question juive…

Le 22 mai, un salarié palestinien citoyen israélien de 25 ans, Maysam Abou Alqian, sort les poubelles du supermarché où il travaille. Un homme, en short et sandales, s’approche de lui et lui demande ses papiers. Maysam Abou Alqian répond qu’ils sont à l’intérieur, puis s’enquiert de savoir qui est l’homme. Celui-ci dit être policier. Très vite, rejoint par un autre, puis par un troisième, ils se mettent à frapper le Palestinien. Il s’avèrera qu’ils sont membres de la police des frontières. Sans uniforme, ils n’étaient évidemment pas en fonction. Le Palestinien sera déféré au tribunal, accusé par la police d’agression. Le juge l’inculpera, mais refusera son incarcération. Car là encore, la scène a été filmée, cette fois par les caméras de surveillance du supermarché. La sauvagerie des policiers est épouvantable. Pourtant, on n’est pas là à Hébron — où l’abomination est devenue banalité depuis des dizaines d’années ; on est en plein Tel-Aviv, au grand jour. « Qu’Alqian ait été lynché par des policiers n’est pas une coïncidence. C’est la face même du gouvernement israélien. (…) À cet instant, aucun dirigeant gouvernemental, sans même parler du premier ministre, n’a cru bon de condamner » leur comportement, écrira le lendemain le quotidien Haaretz dans son éditorial. L’affaire, conclura-t-il, « est un symptôme du désastre vers lequel ce gouvernement nous entraîne ».

L’idée du délitement du sens moral avait puissamment resurgi en Israël après le meurtre commis à Hébron, le 24 mars, par le sergent franco-israélien Elior Azaria. Celui-ci avait froidement tué à bout portant Abdel Fattah Al-Sharif, un Palestinien de 21 ans qui avait tenté d’attaquer au couteau des soldats israéliens, et gisait à terre dans son sang. Son crime commis, Azaria avait déclaré à son entourage : « Il ne méritait pas de vivre ». Azaria était politiquement lié à la mouvance d’extrême droite. Avant même son crime, Eizenkot, s’adressant à des lycéens peu après que des policiers eussent tiré sur une jeune Palestinienne soupçonnée de tenir des ciseaux en main, avait tenté de leur expliquer que toute situation ne se résume pas à l’alternative « tuer ou être tué ». « Lorsqu’une fillette de 13 ans tient en main des ciseaux ou un couteau et se trouve à bonne distance des soldats, je ne veux pas voir un soldat vider son chargeur sur elle », a-t-il déclaré le 17 février.

De plus en plus, ce sont des nazis qui gouvernent Israël et les victimes se transforment bourreaux, comme l’ont dénoncé des Juifs et des Israéliens eux-mêmes !!!

La question est posée en Israël même puisque les gouvernants projettent de faire voter une loi interdisant des opposants de les traiter de « nazis » !!! Mais une loi effacera-t-elle une réalité ?

« Les judéo-nazis existent ! » déclare Yeshayahou Leibowitz, écrivain israélien. voir ici

Et Amos Oz affirme la même chose !!!

Amos Oz dénonce les nazis d’Israël

Yaïr Golan, le chef d’Etat-major adjoint de l’Armée de défense d’Israël (ADI), lui-même, a comparé l’évolution à l’extrême droite de la société israélienne avec le type d’évolution de l’Europe vers le fascisme. voir ici

Des juifs dénoncent la transformation des victimes en bourreaux

D’où vient l’extrême-droite qui gouverne aujourd’hui en Israël ? Du terrorisme !

La crise toxique de la société israélienne

Le peuple d’Israël, toutes origines confondues, subit la misère imposée par les classes dirigeantes israéliennes

Les victimes israéliennes d’Israël La question palestinienne et… Israël

Début 2009 : un nouveau crime contre le peuple palestinien

Quand Israël et les dirigeants palestiniens ont la même préoccupation : contrer les révolutions

La grande alliance stratégique entre Israël, l’Arabie saoudite et Etat islamique

Quand les gouvernements arabes se préoccupent des Palestiniens

La question palestinienne, d’abord une lutte de classes

La guerre et la paix, les deux pièges

Obama : des paroles pour la paix et des actes pour la guerre Quelle "solution" en Palestine ?

Des survivants de l’Holocauste accusent Israël de massacre à Gaza

Le sionisme, cet antisémitisme

Grève générale et révolte en Palestine

La révolte des Israéliens aussi

Palestine : les faux amis et les vrais ennemis

Les classes dirigeantes israéliennes n’ont pas d’autre perspective que de transformer de plus en plus le peuple israélien en gardien de ghetto, de prison et de camp…

Vous voulez comparer ? Vous trouverez ici les photos de la comparaison :

Maison juive détruite par un nazi allemand

Maison palestinienne détruite par un nazi israélien

Pogrom anti-juif par des nazis allemands

Pogrom anti-palestinien par des nazis israéliens

Tortures de juifs par des nazis allemands

Tortures de palestiniens par des nazis israéliens

Arrestations d’enfants juifs par des nazis allemands

Arrestations d’enfants palestiniens par des nazis israéliens

Murs nazis allemands pour enfermer la population juive dans un ghetto

Murs nazis israéliens pour enfermer la population palestinienne dans un ghetto

En vert la Palestine et en jaune Israël...

Nétanyahou efface le vert en guise de "solution finale" de la question palestinienne comme Hitler et sa fameuse "solution finale" de la question juive...

Une lettre historique

A l’éditeur du New-York Times

New York, 2 Dec. 1948

Parmi les phénomènes politiques les plus inquiétants de notre époque, il y a dans l’Etat nouvellement créé d’Israël, l’apparition du « Parti de la Liberté » (Tnuat Haherut), un parti politique étroitement apparenté dans son organisation, ses méthodes, sa philosophie politique et son appel social aux partis Nazi et fascistes.

Il a été formé par les membres et partisans de l’ancien Irgun Zvai Leumi, une organisation terroriste d’Extrème-Droite et nationaliste en Palestine.

La visite actuelle de Menahem Begin, le chef de ce parti, aux Etats-Unis est évidemment calculée pour donner l’impression d’un soutien américain à son parti lors des prochaines élections israéliennes, et pour cimenter les liens politiques avec les éléments Sionistes conservateurs aux Etats-Unis.

Plusieurs Américains de réputation nationale ont prêté leurs noms pour accueillir sa visite.

Il est inconcevable que ceux qui s’opposent au fascisme dans le monde entier, si correctement informés quant au passé et aux perspectives politiques de M. Begin, puissent ajouter leurs noms et soutenir le mouvement qu’il représente.

Avant que des dommages irréparables ne soient faits par des contributions financières, des manifestations publiques en soutien à Begin et avant de donner l’impression en Palestine qu’une grande partie de l’Amérique soutient des éléments fascistes en Israel, le public américain doit être informé sur le passé et les objectifs de M. Begin et de son mouvement.

Les déclarations publiques du parti de Begin ne montrent rien quant à leur caractère réel. Aujourd’hui ils parlent de liberté, de démocratie et d’anti-impérialisme, alors que jusqu’à récemment ils ont prêché ouvertement la doctrine de l’Etat Fasciste.

C’est dans ses actions que le parti terroriste trahit son véritable caractère. De ses actions passées nous pouvons juger ce qu’il pourrait faire à l’avenir.

Attaque d’un village Arabe

Un exemple choquant fût leur comportement dans le village Arabe de Deir Yassine Ce village, à l’écart des routes principales et entouré par des terres Juives, n’avait pas pris part à la guerre et avait même combattu des bandes arabes qui voulaient utiliser comme base le village.

Le 9 Avril, d’après le New-York Times, des bandes de terroristes ont attaqué ce village paisible, qui n’était pas un objectif militaire dans le combat, ont tué la plupart de ses habitants – 240 hommes, femmes et enfants – et ont maintenu quelques uns en vie pour les faire défiler comme captifs dans les rues de Jérusalem.

La majeure partie de la communauté juive a été horrifiée par cet acte, et l’Agence Juive a envoyé un télégramme d’excuses au Roi Abdullah de Trans-Jordanie.

Mais les terroristes, loin d’avoir honte de leurs actes, étaient fiers de ce massacre, l’ont largement annoncé et ont invité tous les correspondants étrangers présents dans le pays à venir voir les tas de cadavres et les dégâts causés à Deir Yassin.

L’incident de Deir Yassin illustre le caractère et les actions du Parti de la Liberté. Au sein de la communauté juive, ils ont prêché un mélange d’ultra-nationalisme, de mysticisme religieux et de supériorité raciale.

Comme d’autres partis fascistes, ils ont été utilisés pour casser les grèves et ont eux-même encouragé la destruction des syndicats libres. Dans leur Convention, ils ont proposé les syndicats de corporation sur le modèle fasciste italien.

Lors des dernières années de violences sporadiques anti-Britanniques, l’IZL et le groupe Stern ont inauguré le règne de la terreur parmi la communauté juive de Palestine.

Des professeurs ont été battus pour s’être exprimés contre eux, des adultes ont été abattus pour ne pas avoir laissé leurs enfants les rejoindre.

Par des méthodes de gangsters, des tabassages, des bris de fenêtres et des vols largement répandus, les terroristes ont intimidé la population et ont exigé un lourd tribut.

Les hommes du Parti de la Liberté n’ont pas pris part aux accomplissements constructifs en Palestine. Ils n’ont repris aucune terre, n’ont construit aucune colonie et ont seulement amoindri l’activité de la Défense Juive.

Leurs efforts dans l’immigration, très divulgués, étaient minutieux et consacrés principalement à faire venir des compatriotes fascistes.

Contradictions

Les contradictions entre les affirmations « en or » faites actuellement par Begin et son Parti et les rapports de leur performance passée en Palestine donnent l’impression d’un parti politique peu ordinaire.

C’est la marque indubitable d’un parti fasciste pour qui le terrorisme (contre les Juifs, les Arabes ainsi que les Britanniques) et les fausses déclarations sont des moyens, et dont un « Etat Leader » est l’objectif.

À la lumière des observations précédentes, il est impératif que la vérité au sujet de M. Begin et de son mouvement soit connue dans ce pays. Il est encore plus tragique que la haute direction du Sionisme américain ait refusé de faire campagne contre les efforts de Begin, ou même d’exposer à ses propres éléments les dangers pour Israel que représente le soutien à Begin. Les soussignés prennent donc ces moyens pour présenter publiquement quelques faits frappants au sujet de Begin et de son parti et pour recommander à tous ceux qui sont concernés de ne pas soutenir cette dernière manifestation du fascisme.

de nombreux signataires dont ALBERT EINSTEIN

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