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Fukushima : ils arrêtent de congeler les eaux de refroidissement radioactives et ils continuent de polluer la mer !!

samedi 20 juillet 2019

Fukushima : ils arrêtent de congeler les eaux de refroidissement radioactives et ils continuent de polluer la mer !!!

Voilà ce que l’on pouvait lire en 2011 : Le projet de congélation de l’eau toxique de Fukushima en échec

Voilà ce qu’on pouvait lire en 2015 : Toujours pas de solution pour l’eau contaminée

Voilà ce que l’on pouvait lire en 2017 : « Pour empêcher que trop d’eau s’infiltre dans la centrale et s’écoule dans le Pacifique, Tepco a construit un immense mur de glace dans un long périmètre autour de la centrale, qui doit geler le sous-sol et emprisonné liquides contaminés et radioéléments. Le sol est en voie de congélation assure Tepco. »

En fait c’était du pipeau et la responsabilité de cette opération est retirée à Tepco !!

Voilà ce que l’on pouvait lire en 2018 : « Plus de deux ans après la catastrophe, la situation reste critique à Fukushima. Et c’est désormais l’Etat nippon qui a repris le dossier. Avec une solution radicale : emprisonner tout le sous -sol du site dans une gigantes que gangue de glace ! Objectif : juguler enfin les fuites radio actives qui s ’ écoulent de partout. »

En février 2019, on nous servait encore cette « solution miracle » : voir ici

Eh bien ! C’est fini, la prétendue solution miracle ! Plus de congélation !!! Les eaux de mer sont contaminées et personne n’y peut rien !!!

Aujourd’hui, les 3 réacteurs qui ont explosé sont encore aspergés d’eau, il faut les refroidir. Une eau qui devient radioactive et qui s’accumule... 1 million de m³ sont entreposés dans des citernes et les Japonais ne savent pas quoi en faire. Ils la reversent petit à petit dans l’océan pour que la radioactivité se dilue.

Par ailleurs, les eaux stockées sur le site contiennent non seulement plus de 1000 billions de Bq de tritium mais aussi du césium 137 et 134 et du strontium. TEPCO et les autorités japonaises préconisent aujourd’hui de les rejeter dans l’Océan Pacifique. Quant à la commission citoyenne du nucléaire (organisation associative des scientifiques indépendants) cette dernière suggère de stocker cette eau dans les grands réservoirs pour 100 ans. Pour le moment la décision est suspendue.

À la suite des explosions, les employés de TEPCO cherchent à refroidir à tout prix les cœurs des combustibles en fusion ainsi que les barres de combustible usagées stockées dans les piscines. Une seule solution pour cela, immerger en permanence ces éléments dans un courant d’eau froide afin d’éviter de nouveaux rejets de radioactivité dans l’atmosphère. Des équipes se relaient ainsi en permanence pour arroser les cœurs des réacteurs et les piscines de combustible, mais ces opérations engendrent un autre problème insurmontable : l’eau se retrouve chargée d’éléments radioactifs, et il faut absolument éviter qu’elle se déverse dans l’océan ou qu’elle s’infiltre dans les nappes phréatiques. Au bout de quelques semaines, un expédient de fortune est décidé. L’eau contaminée sera stockée dans des réservoirs sur place et elle sera à nouveau réutilisée pour refroidir les réacteurs endommagés. Malheureusement, le circuit utilisé pour cette opération est tout sauf étanche, les enceintes de confinement ayant été très sérieusement détruites par les explosions, de l’eau en fuit en permanence et se répand dans l’océan Pacifique et dans le sous-sol. Les accidents et les graves fuites sur les opérations de refroidissement se succèdent, la fuite d’eau très radioactive du mois d’avril 2011 (pendant laquelle les rejets ont atteint 20 000 fois l’autorisation de rejet annuel !), devrait à elle seule être considérée comme un accident nucléaire de niveau 5 ou 6 sur l’échelle INES ! Aujourd’hui près de 6 000 personnes travaillent quotidiennement sur le chantier de décontamination de Fukushima où plus de 300 m³ d’eau sont injectés chaque jour dans les circuits de refroidissement pour rejoindre ensuite les quelque 400 000 tonnes d’eau contaminée accumulées sur le site dans de gigantesques réservoirs occupant de plus en plus d’espace… et dont on ne sait que faire !

Mais, rassurez-vous : le Japon fait des adeptes !!! Eh oui ! au Canada

Si quelqu’un vous dit que le nucléaire pollue moins parce qu’il ne fabrique pas de CO², dites lui : NON !!! NON !!! NON !!! Rien ne pollue plus la planète que le nucléaire : le CO² n’est même pas un polluant !!!

3 Messages de forum

  • Un séisme de magnitude 6,3 a fait trembler ce dimanche la préfecture japonaise de Fukushima, tristement célèbre pour l’accident nucléaire qui avait suivi le séisme et le tsunami meurtriers d’avril 2011. La secousse, survenue à une cinquantaine de kilomètres de la côte est d’Honshu, principale île de l’archipel nippon, et près de 40 km de profondeur, a été ressentie jusqu’à Tokyo, à 250 km plus au sud. Aucune alerte au tsunami n’a toutefois été déclenchée.

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  • Il n’y a plus d’espace pour stocker l’eau radioactive de la centrale de Fukushima en 2022 !!!

    La société exploitant le site de la centrale nucléaire – Tokyo Electric Power Company (Tepco) – l’a annoncé, vendredi 9 août…

    La centrale a accumulé plus d’un million de tonnes d’eau dans un millier de réservoirs. L’opérateur Tepco indique sa volonté de construire plus de réservoirs mais ne peut contenir que jusqu’à 1,37 million de tonnes d’eau, ce qui sera atteint à l’été 2022.

    Un groupe d’experts mandatés par le gouvernement a choisi cinq alternatives, dont celle recommandant de relâcher de façon contrôlée l’eau dans l’océan Pacifique. Les experts, parmi lesquels des membres de l’Agence internationale de l’énergie atomique, affirment qu’il s’agit de la seule option réaliste.

    De leur côté, les pêcheurs et les habitants de Fukushima s’opposent fermement à cette option, craignant que cette eau déversée soit un suicide pour l’agriculture et le secteur de la pêche. Comme l’estime Chang Mari, représentante de Greenpeace Corée, à l’antenne de RFI :

    « Une fois que cette eau contaminée et ce tritium seront dans l’océan, ils suivront les courants marins et se retrouveront partout, y compris dans la mer à l’est de la Corée. On estime qu’il faudra dix-sept ans pour que cette contamination radioactive soit assez diluée pour atteindre un niveau sûr. Les Coréens sont très inquiets. C’est un problème qui concerne le monde entier. »

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  • Le ministre japonais de l’Environnement a été blâmé mardi par sa hiérarchie après avoir présenté comme inévitable le rejet en mer de l’eau pleine de tritium stockée à la centrale nucléaire de Fukushima, ravagée par le tsunami de mars 2011. Pourtant le rejet en mer est préconisé depuis longtemps. Dès 2014, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avait conseillé l’option "du rejet contrôlé en mer". Une autre commission gouvernementale japonaise examine depuis 2016 l’hypothèse en s’interrogeant sur les dommages collatéraux sur l’image du Japon et l’impact sur les secteurs de la pêche et de l’agriculture. Rejeter à la mer le million de tonnes d’eau pompée dans les installations radioactives de Fukushima et conservée dans des citernes sur le site est une hypothèse ouvertement envisagée depuis des années. Cette eau est en fait celle qui sert à refroidir régulièrement les réacteurs, et qui est stockée après usage et filtrage, dans un parc d’un millier de réservoirs, en raison de sa radioactivité.

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