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Brochure - Pandémie et effondrement économique, lequel est la cause de l’autre

lundi 20 avril 2020, par Robert Paris

La chute économique a commencé en 2019... et même en 2007

Le recul de la production date aussi de 2019 :

La nouvelle chute économique mondiale, après celle de 2007-2008, n’a pas été initiée en 2020 par le coronavirus, mais en 2019 par le fait que l’état de survie artificielle depuis 2008 atteint lui aussi ses limites

L’année 2019 commence au milieu de l’interaction explosive des crises géopolitiques, économiques et sociales. Il ne reste plus rien de l’optimisme vertigineux qui régnait au sein des cercles dirigeants après la chute de l’Union soviétique. En fait, la classe capitaliste internationale est animée d’une immense anxiété. Les turbulences extrêmes qui ont ravagé les bourses internationales à la fin de 2018 sont considérées comme un signe que les mesures désespérées visant à redynamiser les marchés après le krach de 2008 se sont épuisées. Le pessimisme dominant est résumé dans le titre phare de l’édition de fin d’année de la Neue Zürcher Zeitung, le porte-parole des banquiers suisses et le plus astucieux des journaux bourgeois, qui proclamait : « Les conditions doivent tout d’abord s’aggraver ». La déclaration en première page était claire : la classe dirigeante internationale répondra à l’aggravation de la crise économique par des mesures draconiennes dirigées contre la classe ouvrière.

Toute l’année 2019, malgré des profits spéculatifs incroyables produits par les politiques des Etats et des banques centrales, est une préparation générale à la chute économique et financière !

En 2019, on a enregistré le pire résultat en matière de PIB depuis 29 ans.

En 2019, la dette publique chinoise a atteint près de 18 mille milliards de dollars.

En août 2019, la dette nationale américaine a atteint, en 2019, 22 000 milliards de dollars (19 600 milliards d’euros), dépassant ainsi le montant du PIB annuel du pays. Ce montant recouvre plusieurs bulles spéculatives, comme autant de potentielles bombes à retardement économiques pour le pays  : la dette des entreprises a ainsi doublé en dix ans, quand, de leur côté, les étudiants ne parviennent que difficilement à rembourser leurs dettes.

En France, la dette privée atteint 133 % du PIB contre 98 % pour la dette publique et la dette privée est cause de l’essentiel de la dette publique !!

En 2019, la dette mondiale avait atteint les 300% du PIB. Source

En 2019, la hausse spéculative des marchés boursiers (Le Nasdaq a doublé son indice, le Dow Jones a presque triplé, et le Standard & Poor’s 500, qui répertorie essentiellement les plus grandes entreprises de Wall Street, a littéralement triplé en l’espace de 10 ans.) a certes atteint un sommet mais le fossé entre ces « bons résultats » et la réalité économique (absence d’investissements productifs dans la plupart des secteurs et même dans tous mis à part la haute technologie) a été plus large que jamais.

En 2019, le décalage entre la faible croissance de l’économie américaine dans son ensemble et la multiplication financière sur les marchés boursiers a atteint un sommet. L’injection d’argent sponsorisée par la FED (l’« assouplissement monétaire ») a lui aussi dépassé tous les niveaux précédemment atteints !

En 2019, on a constaté que les plus célèbres entreprises du monde capitalistes développaient leurs profits à un rythme accéléré sans même un centime de profit réel tiré de la production.

En août 2019, les risques d’effondrement grandissants font plonger Wall Street !!!

En septembre 2019, avant le coronavirus, une augmentation soudaine du taux des prêts interbancaires aux États-Unis a fait intervenir la FED sur ce marché après une décennie ‒ le système financier américain commençait à indiquer un manque de flux d’argent.

La presse économique écrivait en août :

« Le taux d’intérêt sur les bons du Trésor américains à dix ans est passé temporairement sous celui des bons à deux ans. Une première depuis 2007 pour cet indicateur particulièrement redouté des marchés financiers. La bourse de New-York a connu l’une de ses pires journées de l’année. Les principaux indices de Wall Street poursuivaient leur dégringolade mercredi peu avant la clôture dans un marché toujours lesté par les craintes sur un ralentissement de l’économie mondiale. L’indice vedette de la Bourse new-yorkaise lâchait 2,78% aux alentours de 19H40 GMT, peu après être descendu sous la barre des 3%. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, perdait 2,89%, après avoir lui aussi chuté de plus de 3% en séance, et l’indice élargi S&P 500 reculait de 2,73%. Des statistiques en provenance de Chine, où la croissance de la production industrielle est tombée en juillet au plus bas en 17 ans, et d’Allemagne, où l’activité économique s’est contractée au deuxième trimestre, ont suscité une vague d’inquiétudes. « Les données économiques en provenance de Chine et d’Allemagne sapent le moral des investisseurs », a souligné Lilan Currens de Schaeffer. La combinaison des indicateurs et de la chute des taux à long terme « accroît la peur d’une récession imminente », selon Tony Dwyer, stratégiste pour Canaccord Genuity. »

On pouvait y lire en septembre 2019 :

« Les marchés ont été pris, mardi, dans un « orage parfait » nous dit la presse économique !!! Pour y faire face, la Fed a été obligée d’injecter en catastrophe 53 milliards de dollars de liquidités dans le système financier !!! Depuis la crise de 2008, l’Institution monétaire avait acheté les créances des banques (le fameux quantitative easing) pour maintenir la liquidité sur les marchés, mais elle a, depuis, fait marche arrière et réduit la quantité de titres en portefeuille. Résultat, les établissements bancaires ont moins de réserves de cash disponibles auprès de la Fed (1 300 milliards de dollars contre 2 900 milliards en 2014), ce qui les rend plus vulnérables à un besoin soudain de liquidités. »

Nous pouvions écrire en juin 2019 :

« A nouveau, le système capitaliste mondial, ce navire à la dérive, à l’abandon depuis qu’il a heurté un rocher en 2007, puis été rafistolé par des moyens de fortune en 2008, lance un nouvel appel de détresse. La coque est complètement défoncée et l’eau a pénétré les profondeurs du bateau. Les shadoks ne cessent de pomper et le niveau de l’eau dans les cales (les dettes mondiales) n’en cesse pas pour autant de monter. Nul ne sait à quel instant, il va couler définitivement. Une simple annonce (le déclin chinois ou l’insécurité des routes du pétrole) le fait frémir. Il suffit d’une vague pour l’engloutir. N’importe quel écueil, n’importe quelle petite tempête peut achever la destruction et nul ne peut prédire quand cela se produira. Mais la mort du capitalisme n’aura rien de conjoncturel. Au contraire, ce sont des causes fondamentales, des principes fondamentaux du fonctionnement et de la dynamique qui auront déterminé la fin de celle-ci. Quelles sont ces raisons fondamentales qui entraînent inéluctablement sa chute définitive ? Les signes avant coureurs d’effondrement ou les mauvais signaux conjoncturels (l’inversion de la courbe des taux, baisse de la croissance chinoise, montée des protectionnismes, crise européenne, crise automobile, conflit USA/Chine, échec des politiques monétaires des banques centrales, etc.) sont multiples mais ne doivent pas être confondus avec les causes profondes de l’absence de pérennité du système capitaliste (baisse de la production industrielle, baisse des investissements productifs, dépassement de la croissance par les dettes privées et publiques, etc). Loin de continuer à développer les économies, les infrastructures, les richesses, les productions, les échanges, le tissu social, les emplois, l’activité économique sous toutes ses formes, le capitalisme a désormais un rôle essentiellement prévaricateur, prédateur, sangsue, destructeur de toute la société et de ses richesses. Le capitalisme se dévore lui-même de l’intérieur. Il détruit son propre cœur qui est l’investissement productif privé. Il investit plus dans le financier nécrophile destructeur qui mise sur les dettes, sur les chutes, sur les réductions d’activités, sur les concentrations avec suppressions des doublons, que sur l’investissement productif. Sans l’aide de l’Etat et des banques centrales, aucun trust et aucune banque ne fonctionnerait aujourd’hui. Et tous n’ont pas seulement eu besoin d’être aidés ponctuellement mais ils ont besoin de l’engagement de l’Etat à les aider à tout moment, sans condition, pour simplement exister. Sans quoi la méfiance des autres capitalistes, des autres banques, des autres Etats les tuerait immédiatement, tant la méfiance mutuelle au sein des capitalistes est générale et mortelle. Le grand capital proclame ainsi lui-même sa propre mort tous les jours. La phase dynamique du capitalisme est achevée et ne reviendra plus. »

Source

C’est dès 2018-2019 que toute la presse financière savait que l’économie allait s’effondrer !!! SANS CORONAVIRUS !!! Ou avant lui…

Voir ici :

« Les cieux s’assombrissent », titre la Banque Mondiale pour son épais rapport annuel sur les perspectives économiques Source

« Comment vous préparer à l’effondrement économique », titre Economie Matin : Source

« Les dix risques pour l’économie », pour The Economist : Source

« Face au risque d’effondrement : les actions prioritaires » Source

« Vers une nouvelle crise économique mondiale à la fin de l’été » Source

« Vers un tsunami financier mondial dès 2020 ». Source

« La finance va vivre un tsunami d’ici fin 2020 », selon l’ex-n°2 de Wall Street. Source

En juillet 2019, on pouvait lire :

« L’endettement des pays émergents atteint 70.000 milliards de dollars !!! En Chine, la croissance au plus bas depuis au moins vingt-sept ans !!! La Banque du Japon est en faillite dépassée... Et, malgré les aides d’Etat massives, l’économie mondiale ralentit... » Le journal bourgeois "Les Echos" conclue :

« Les risques d’une récession mondiale s’accumulent pour 2020. »

« La capacité des banques centrales à faire office de prêteurs de dernier recours devenant de plus en plus limitée, les marchés financiers illiquides sont vulnérables aux « krachs éclairs » et autres perturbations. » Source

ET TOUT CELA EST ECRIT AVANT LE CORONAVIRUS !!!!

L’effondrement du capitalisme n’est nullement le produit de la pandémie de Covid-19

La thèse qui est défendue clairement et nettement, par tous les gouvernants, par toutes les institutions, par tous les média, par tous les hommes politiques, par tous les syndicats, par tous les partis, dans toute la société, mais sans aucune preuve réelle, c’est celle du coronavirus cause unique de la chute économique, sociale et politique actuelle. Et elle est complètement mensongère !

Dire que tout cet effondrement économique, avec ses conséquences catastrophiques pour les peuples, est dû au coronavirus, que le capitalisme est resté fondamentalement sain mais qu’il doit seulement faire face à une maladie d’origine naturelle, est carrément stupide. C’est comme si on avait dit que la pandémie de « grippe espagnole » de 1918 avait causé la première guerre mondiale de 1914 !!! Cette fois, ce serait la pandémie de Covid-19 de la fin 2019 qui aurait causé une chute du capitalisme datant de… 2007-2008 !

Il est manifeste que l’ancien système d’exploitation se met de plus en plus à l’arrêt et la seule interprétation de ce fait apparemment incroyable est donnée par le développement, lui aussi incroyable, de la pandémie et de l’extension de son effet mortel sur la population du monde. Mais ce n’est que l’apparence et que l’interprétation officielle des dirigeants de la société en place qui ont déjà bien démontré combien ils étaient capables de mentir.

Ce qui est incontestable, c’est que l’activité économique décroit régulièrement, le chômage s’accroît, l’inactivité industrielle s’étend, le communications internationales se grippent, les accords internationaux sont rompus, les bourses font le yoyo (engrangent des aides institutionnelles et étatiques qui s’accroissent sans cesse puis s’effondrent à nouveau), le nombre de milliardaires mondiaux lui-même chute sans cesse avec la chute des bourses et des investissements financiers ainsi qu’avec la chute du pétrole, du commerce mondial et de la production, la confiance économique et financière des capitalistes eux-mêmes recule d’heure en heure, les capitaux reçoivent une rente distribuée par les banques centrales et les Etats qui s’indépendantise de plus en plus de la production de richesses réelles cassant la loi capitaliste de la valeur, les faillites se multiplient, les principaux trusts sont menacés, les banques centrales déboursent « un pognon dingue » qu’elles ne possèdent pas, les bourses menacent au point de craindre de devoir fermer, etc. Chaque jour, chaque heure, un bout du navire Titanic prend l’eau… L’économie recule, les Etats s’endettent, les populations sombrent… Bien entendu, comme dans le Titanic, il y a ceux qui ont les canoës de sauvetage et les autres, ceux qui sont dans les cabines du bas et coulent les premiers… Mais tout le navire coule quand même ! Parmi les salariés, il y a ceux qui ont déjà perdu un emploi précaire ou un emploi surexploité dans une entreprise petite ou moyenne, ceux qui vont le perdre bientôt dans une grande entreprise, puis ceux du secteur public qui finiront par le perdre du fait de la faillite financière de l’Etat, uniquement préoccupé de sauver trusts, banques, assurances, bourses et financiers. Et alors, on ne parlera plus de réformer les retraites et les allocations chômage, on se contentera de les supprimer…

Tout cela pourrait avoir un caractère provisoire, s’interrompant avec le recul du nombre de malades du coronavirus, s’il était vrai que l’effondrement était seulement une conséquence de la pandémie. Mais, comme c’est un mensonge, soit le système va laisser perdurer le coronavirus, le laisser aller et venir, soit il sera obligé de montrer que l’effondrement n’a pas une origine sanitaire mais économique et sociale : celle d’une société qui n’est plus capable de perturber dans son fonctionnement normal et qui, en chutant, fait également chuter tout ce qui pouvait sembler acquis aux populations (emplois, revenus, bien-être, santé, logement, éducation, vie familiale, etc.) et qui faisait qu’elles acceptaient bon an mal an son fonctionnement inégalitaire, injuste, oppressif et scandaleux.

Bien sûr, tout cela est fait pour qu’il ne devienne pas immédiatement évident pour la population que le capitalisme n’a plus d’avenir et c’est bien pour cela que les dissertations des présidents, des ministres, des partis, des média, et ainsi de suite discourent à perte de vue sur les possibles « conséquences économiques » du coronavirus présenté comme la cause d’un effondrement du capitalisme, présenté lui comme tout à fait viable sans pandémie.

La raison fondamentale qui prouve que le coronavirus n’est en rien la cause, c’est le fait que l’effondrement a eu lieu en 2007 et pas en 2020 ! Et aussi que, depuis 2008, c’est-à-dire depuis que tous les Etats et toutes les banques centrales ont fait le choix de ne pas laisser se dérouler normalement, de manière classique, la crise économique, en empêchant tout effondrement de grande banque, de grand trust, de grand assureur et de grand financier, en déversant des milliers de milliards de dollars dans tous les circuits, sur tous les marchés, du fait de ce choix même, il est clair que les classes dirigeantes ont estimé que la chute était irréversible. S’ils pensaient le contraire, ils n’auraient jamais fait ce choix car ce dernier est une cause fondamentale de l’impossibilité de toute reprise du fonctionnement normal.

Pour le comprendre, il est indispensable de savoir pourquoi l’effondrement de 2007 a eu lieu, quelle en est la cause fondamentale. Bien sûr, la plupart des gens croient savoir : ce sont les subprimes et ce sont les dettes privées exagérées, tout particulièrement aux Etats-Unis, dettes si importantes que les capitaux avaient commencé à spéculer sur les dettes de manière irraisonnable. Mais, là aussi, c’est prendre la forme pour le fond, le superficiel pour le fondamental, le cours des événements pour leur analyse. L’étude de l’évolution du capitalisme dit tout autre chose que « subprimes ». Elle dit essentiellement : suraccumulation du grand capital. Et il ne s’agit pas d’un surcroît de capital conjoncturel ni régional ni momentané mais général, global et permanent !

C’est un signe tout autre qu’une simple spéculation, qui, en étant très aigüe, peut entraîner une crise classique mais pas un effondrement général.

Qu’est-ce qu’un surcroît de capital ? La population n’en a jamais entendu parler ! Comment les capitalistes pourraient-ils être malades d’être devenus trop riches ? Eh bien, c’est pourtant à peu près cela !

Il convient de rappeler que le capitalisme n’est resté dynamique que du moment qu’il a pu distribuer des richesses accrues aux possesseurs de capitaux en proportion des richesses produites par les prolétaires. Cela nécessitait que la plus-value extraite du travail humain soit sans cesse accrue en proportion des profits distribués aux possesseurs de capitaux, et donc qu’une fraction considérable de ces capitaux investis le soient dans le domaine de la production. Sans production de plus-value, bien des capitaux parviennent à tirer des profits mais c’est par une répartition des revenus entre capitalistes. Si le grand capital ne s’investit plus assez dans la production de valeurs supplémentaires issues du travail humain (du fait que le paiement des salaires est très inférieur aux richesses produites par les travailleurs en production), la quantité de valeurs crées devient sans cesse plus inférieure à la quantité de valeurs distribuées au grand capital et on va à l’effondrement.

Pour comprendre comment une masse de capitaux a pu s’investir dans des placements plus que douteux, ne misant que sur des dettes, sur des faillites, sur des incapacités de payer des logements, sur la crise, sur la chute, sur les dettes privées et publiques, et que cela se soit produit à une échelle considérable par rapport à ce que l’on appelle « l’économie réelle », il faut que le capital se soit détourné massivement de la production. La chute relative massive de l’activité productive par rapport à la masse totale de capitaux a été en croissance permanente depuis les années 2000 et elle a produit une spéculation d’autant plus massive que, plus on spécule, plus devient rentable de spéculer… jusqu’à l‘effondrement…

Pourquoi le choix mondial du capitalisme de 2008 d’empêcher la crise économique de se développer « normalement » signifie-t-elle que les classes possédantes estiment que le capitalisme n’a plus de chance de repartir ? Eh bien, dès que les classes dirigeantes ont proclamé qu’il était interdit de laisser se faire la faillite d’une seule « too big to fail » (trop grosse pour qu’on puisse la laisser chuter) car cela aurait entraîné un « risque systémique », ils ont également décidé que toute faillite de grand trust, de grande banque, de grande assurance était interdite et que l’on allait donc détourner tout le fonctionnement « normal » du capitalisme, y compris et d’abord le fonctionnement en période de crise.

Et surtout, soulignons que cela signifiait que, dans un moment où la cause principale de la chute était le trop plein de capitaux, les Etats et les banques centrales ont injecté une masse incroyable de capitaux, aggravant massivement la taille de la catastrophe pour retarder l’effondrement mais rendant impossible désormais tout arrêt de ces injections de capitaux publics fictifs, détournant complètement du mécanisme normal de la production de richesses issues du travail humain.

Et, effectivement, depuis 2008, jamais les puissances capitalistes n’ont pu revenir en arrière. Dès qu’il y a une chute, elles sont contraintes d’injecter à nouveau des sommes folles qu’elles ne possèdent pas et que personne n’a produites. Et le faire de manière durable, c’est complètement contraire au fonctionnement normal du capitalisme qui peut, éventuellement anticiper, et distribuer des capitaux non encore fabriqués par la plus-value, mais qui, dans le fonctionnement classique du capitalisme tel qu’il a existé depuis ses débuts, doivent absolument chuter si cette plus-value ne finit pas par être d’une manière ou d’une autre produite.

Cette situation d’un capitalisme sous perfusion ne date donc pas de 2020 mais de 2007 au moins, et a subsisté de 2008 à 2020. Ce qui s’est produit en 2020, c’est que les palliatifs permettant d’empêcher ou plutôt de retarder la chute massive inexorable ont atteint de plus en plus leurs limites. Le coronavirus n’a été que le révélateur de la situation critique du capitalisme comme n’importe quelle crise autre que sanitaire aurait pu l’être aussi bien, comme une guerre, une grande faillite, une concurrence exacerbée, etc.

Examinons ici dix preuves principales montrant le coronavirus n’est pas coupable de la chute de l’économie mondiale, mais que cette dernière n’attendait que l’occasion de s’effondrer à la moindre crise, guerre, chute économique, sociale ou politique. Les classes possédantes ont préféré laisser se développer la pandémie (si elles ne l’ont pas suscité) pour mieux l’accuser de l’effondrement économique et social et pour mieux prendre barre ensuite sur les populations, durement frappées par la vague mortelle, à coups de répression d’Etat au nom de l’ « urgence sanitaire », cassant ainsi le début d’une vague mondiale de révolution sociale et pour mieux faire accepter les sacrifices qu’il leur faudra imposer au peuple travailleur.

1°) Le premier effondrement a eu lieu en 2007 et s’est poursuivi en 2008. Le maintien officiel de la domination du système capitaliste sur le monde n’est rien d’autre qu’une tromperie puisque ce n’est plus son fonctionnement normal qui a cours, les modifications étant fondamentales et touchant des secteurs aussi cruciaux que la formation de la valeur, la plus-value, l’accumulation du capital, le rôle des Etats et des banques centrales dans l’économie, la loi de la valeur comme de la valeur-travail, la recherche du profit dans les investissements productifs, les crises comme régulateur économique des aléas de la concurrence, les cycles crise/reprise, etc. La fin du capitalisme en 2008 n’a aucun caractère conjoncturel ni accidentel, ne découle d’aucune « fausse politique », d’aucun « choix malencontreux », d’aucune décision étatique ou centrale que l’on pourrait défaire ou contredire au sein du système. On ne peut rien au fait historique qui en est la cause : dans les années 2000, les trop grands succès de l’accumulation du capital s’accroissant à grande vitesse et s’accumulant dans un nombre de mains de plus en plus petit a amené le capitalisme à ses limites. Le maximum du niveau d’accumulation de la valeur-travail entre les mains du grand capital a été atteint. Ce n’est pas une valeur théorique qui a exprimé ce seuil infranchissable. Ce sont les capitaux eux-mêmes qui ont indiqué que cette limite était atteinte. Cela ne signifie bien entendu pas que les capitalistes eux-mêmes ne veulent pas être plus riches, ni que leurs sociétés ne veulent pas annoncer des profits supérieurs, ni que les boursicoteurs ne sont pas prêts à annoncer des gains en hausse, etc. Non, cela signifie que le système d’enrichissement d’ensemble de la société n’en est plus capable car le secteur producteur de richesses supplémentaires, celui de la production de marchandises, ne permet pas d’investir davantage en conservant des profits aussi élevés, ce qui fait que les capitaux privés commencent à s’en détourner massivement. Dès lors, l’effet de croissance exponentielle investissement productif/développement/consommation/production/investissement/développement se retourne en son inverse et devient désinvestissement/spéculation/destruction de biens/aides d’Etat/désinvestissements nouveaux, pour profiter des aides d’Etat ou des banques centrales… Le cycle destructeur a succédé au cycle de développement, le même moteur qui faisait marcher le premier, l’intérêt du capital privé, actionne désormais le second sans que personne n’y puisse rien. Le capitalisme est entré dans sa phase d’autodestruction irrépressible, le menant vers sa tombe. Et il menace d’y entraîner toute l’humanité. La politique menée en 2008 ne peut qu’augmenter follement la masse des capitaux sur les marchés financiers, ce qui ne fait qu’accroitre le niveau de la suraccumulation du capital, même si cela a permis de retarder la chute de 13 ans ! La crise sanitaire n’est rien d’autre que l’occasion pour l’ensemble du système mondial de reconnaitre sa chute et de l’attribuer à une prétendue cause naturelle. On nous dit que le système d’exploitation serait victime du même fléau que le peuple mondial et que les deux auraient les mêmes intérêts aux mesures de sacrifice et de répression qui vont être menés par les classes possédantes et leurs Etats. Rien n’est plus mensonger et plus criminel mais c’est exactement la thèse de tout ce qui existe d’officiel, des média aux gouvernants…

2°) La meilleure preuve que l’effondrement actuel n’est pas le produit du coronavirus, c’est que tout le monde capitaliste reconnaissait dès octobre-novembre 2020 s’attendre à une chute incroyable devant laquelle 2007-2008 n’était rien. Il n’y a aucune difficulté à retrouver les articles de la presse économique qui le reconnaissait ouvertement par avance, même si plus personne n’y fait référence. Tous les signaux économiques de cette fin 2019 étaient au rouge et indiquaient que la limite des possibilités d’intervention financière centrale pour faire perdurer le système artificiellement, par perfusion permanente, étaient dépassées et que le Titanic prenait l’eau de manière irrépressible, les banques centrales ayant épuisé tous les artifices et les tendances naturelles du grand capital à ponctionner l’argent public et à spéculer contre l’économie l’emportant sur tous les efforts des institutions mondiales. Quand ils ont retiré des actions pourries et des investissements nécrophiles des mains des spéculateurs, il leur a fallu les leur acheter à des prix spéculatifs, ces investisseurs nécrophiles s’empressant de recommencer l’opération ! Et quand ces capitaux nuisibles ne trouvent plus de possibilités de se payer leur rente, ce sont ces institutions centrales qui sont chargées d’inonder les marchés financiers pour la leur payer. Les mécanismes économiques de la production de valeurs sont complètement détournés, contournés, dévalorisés, supprimés… La seule « solution » qui resterait, consistant à retirer aux capitalistes leurs capitaux ne servant plus qu’à détruire l’économie, n’est pas possible pour des Etats et des institutions exclusivement au service des propriétaires privés de capitaux. Seuls les travailleurs, en prenant en mains le pouvoir politique et les capitaux peuvent le faire.

3°) Les effondrements que l’on constate en 2020 ne sont nullement des produits de la pandémie Covid-19. Des pays qui ne sont pas atteints par le virus sont frappés par la chute économique, financière, commerciale, etc. Les grands trusts qui chutent actuellement ont tous chuté avant novembre 2019, date d’apparition du virus en Chine, que ce soit, par exemple en France, Renault, Air France, Safran, pétrole, nucléaire, finances, etc. Les bourses ont menacé de s’effondrer déjà en octobre 2019 et ne se sont relevées que sous l’action financière massive des banques centrales et des Etats, notamment des USA (Trump et la FED ne produisant qu’une reprise américaine factice), faussant tous les cours « naturels » de l’économie capitaliste, trompant tous les indices, cassant toutes les régulations normales. Les dettes, les actions pourries, les investissements nocifs, ont continué de se multiplier plus vite que les petits pains, obligeant les banques centrales de les racheter. Tout cela s’est produit sans coronavirus, avant tout coronavirus ! C’est bien avant le coronavirus que les profits de Renault ou de Safran ont chuté irrémédiablement.

4°) L’activité économique n’a pas été arrêtée pour protéger la population du coronavirus mais du fait de l’effondrement économique qui n’a rien à voir avec la pandémie. Elle n’a pas été arrêtée en fonction des risques courus par les travailleurs. A preuve des secteurs productifs florissants comme Airbus, qui ne fait qu’exécuter des commandes déjà finalisées de même que l’aéronautique militaire ou le secteur du Bâtiment, secteurs industriels rentables qui n’ont pas voulu arrêter leur production malgré les risques mortels pour les travailleurs, alors qu’ils ne sont en rien des secteurs indispensables, vitaux, pour les populations. Par contre, ces secteurs de production détournent des secteurs vitaux les masques de protection, indispensables, n’en déplaise aux gouvernants menteurs, pour travailler de manière un tout petit peu protégée. Ils ont arrêté une grande partie de l’activité économique, d’abord et avant tout pour faire croire que, si le capitalisme s’arrête, c’est à cause d’un petit virus !!! Un grand mensonge sur un petit organisme, sangsue du vivant, pour la défense d’un grand organisme économique, sangsue de la vie sociale.

Il s’agit de camoufler que le capitalisme n’est plus du tout en état de fonctionner ! Les aides actuelles, si on peut parler d’aides quand il s’agit d’un argent public qui remplace complètement l’intervention des capitaux privés, ne peuvent que faire durer un tout petit peu le mensonge mais la réalité est ailleurs : le capitalisme, cet ancien système d’exploitation, n’est mort ni en 2019 ni en 2020 mais en 2007-2008 !!! Nous parlons de l’ancien système d’exploitation, car ce qui fonctionne dans le monde depuis 2008 ne peut pas être taxé de capitalisme !!!

Le mécanisme fondamental qui le fait marcher aujourd’hui, si on peut parler de marcher, n’est pas la loi de la valeur-travail mais un système de nourrissement artificiel non fondé sur la création de valeur par la plus-value extraite du travail humain. Ce qui le régule, ce n’est plus les crises capitalistes. Les classes possédantes sont essentiellement nourries comme des sangsues des institutions financières centrales. Les interventions de l’Etat lui-même pour encourager les capitalistes n’ont rien à voir avec la rentabilité.

Le nouveau rôle de l’Etat ne consiste pas seulement à réprimer la population ou à l’encadrer violemment sous prétexte de coronavirus. Certes, l’Etat en période de crise devient dictatorial mais ce processus ne décrit pas spécialement la période actuelle, période bien différente où l’Etat supplée carrément à tous les mécanismes économiques !!!

5°) On voit parfaitement bien, à la manière dont les secteurs d’activité se grippent, à la manière dont le commerce international chute, à la manière dont les bourses dévissent malgré les déversements fous d’argent public, qu’il ne s’agit pas du tout d’une simple récession, d’un recul économique conjoncturel et momentané. La chute est vertigineuse, seulement bloquée quelques heures, quelques jours, par des interventions financières folles et complètement artificielles des Etats et banques centrales, interventions qui ne vont nullement dans le sens de la rentabilité capitaliste, puis elle reprend de plus belle. Et cela n’a rien à voir avec les hauts et les bas de la pandémie dans telle ou telle partie du monde.

6°) Une crise capitaliste classique ne ressemble nullement à cela, même si des dizaines de crises capitalistes ont été très différentes les unes des autres. Cette fois, c’est bel et bien un effondrement sans crise de régulation, sans reprise, sans relance, sans assainissement des affaires !

L’arrêt (il ne s’agit pas d’une simple baisse d’activité) de l’économie mondiale, à peine ralenti par des interventions affolées des institutions, des bourses, de la production et du commerce mondial, de toutes les relations économiques « normales » ne ressemble à aucune crise classique de l’histoire du capitalisme. Parler de crise, de récession, même en la qualifiant de pire que 2008 ou que 1929, ne peut qu’être un mensonge.

7°) La réaction politique et sociale des gouvernants à cette situation démontre clairement ce mensonge général de la société en place pour tromper les peuples. En effet, s’il s’agissait seulement de combattre une pandémie, pourquoi les Etats mèneraient-ils des politiques qui vont clairement en sens inverse, allant jusqu’à encourager le développement de la pandémie, sous prétexte de thèses de l’immunité collective naturelle (qui suppose de laisser le virus se propager partout, affirmant que, de toutes manières, ce serait « inexorable » comme l’a dit Macron et aussi de laisser des millions d’êtres humains mourir). On le voit aux efforts intenses et prolongés pour empêcher les populations de se protéger, d’avoir des masques, d’être testés, de disposer de personnels médicaux en suffisance et protégés, etc. On le voit encore dans tous les aspects répressifs des politiques d’Etat justifiés mensongèrement par le coronavirus. On le voit enfin aux politiques économiques et sociales qui déversent « un pognon fou » (pour détourner les propos de Macron) sur les marchés financiers et pas sur les hôpitaux publics, qui aident les capitalistes pas les familles victimes, pas les malades, pas les plus démunis, qui profitent de la situation pour casser les droits sociaux, les libertés, pour accélérer ici la privatisation de La Poste, et là pour protéger les intérêts capitalistes en les couvrant de l’aile protectrice de l’Etat par la « nationalisation », joli terme pour cacher le sauvetage du grand capital de Renault, Air France ou Safran ! Tout cela n’a rien à voir avec une « guerre sanitaire », sauf si la santé en question est uniquement celle des affaires et des affairistes, qui nécessite des appareils respiratoires d’Etat !!!

8°) Aucune des mesures simples contre la pandémie n’ont été prises par les Etats : diffuser, partout et dès le premier mois de la maladie, les caractéristiques de la nouvelle maladie ainsi que les moyens de s’en défendre, comme la durée d’incubation, les modes de propagation, l’existence de malades asymptomatiques, l’existence de porteurs sains, l’existence de symptômes peu visibles, les modes de nettoyage des surfaces et des matériaux, les risques de propagation dans l’air (virus portés notamment par les microparticules), la manière de recycler les anciens masques plutôt que de les jeter, la protection même faible des écharpes, la réquisition réelle de tous les masques largement utilisés dans l’industrie, le développement rapide et massif d’un secteur de santé d’Etat dédié à la maladie plutôt que d’engluer tout l’hôpital public, les tests pour éviter la diffusion de la maladie, la fabrication en masse d’appareils respiratoires, et on en passe des mesures qui n’ont pas été prises sciemment par des gouvernants et qui ne s’expliquent pas seulement par la bêtise crasse de leurs auteurs, par leur incompétence ou leur absence de réactivité, celle-ci étant polarisée par la défense des intérêts des trusts. Quand les gouvernants semblent aussi incapables de faire face aux situations de crise, cela n’est pas dû au hasard, c’est qu’ils défendent un ancien système de domination, un ancien mode de production, d’anciennes relations sociales complètement dépassés par l’Histoire. Tous les systèmes sociaux du passé ont connu de telles phases comme l’Ancien Régime en 1789 ou le capitalisme russe sous le tsarisme en 1917. On s’étonne toujours de l’aveuglement et de la bêtise des régnants de ces époques et on continue aujourd’hui à s’en étonner mais c’est un phénomène général des classes sociales dominantes dépassées par l’Histoire… Cela aussi témoigne que la situation actuelle ne peut pas être traitée comme une crise conjoncturelle, même grave, même critique, mais comme le symptôme de la fin d’un système, comme la mort du capitalisme, les Etats étant seulement capables de maintenir la dictature d’Etat mais pas le fonctionnement du système économique et social.

9°) Ce qui a rendu indispensable, pour les classes possédantes, ce tournant brutal des politiques des gouvernants contre les peuples, ce n’est pas la « guerre sanitaire » mais la guerre de classe, contre les prolétaires. Les déploiements dans le monde des armées et des polices, le développement partout de la dictature ne provient nullement d’une mobilisation contre une maladie de la santé mais contre les effets révolutionnaires de la chute historique du système mondial. C’est la révolution sociale du peuple travailleur qui est visée comme on le voit clairement du Chili au Liban, de l’Iran à la France, de la Chine à l’Algérie… Le Covid-19 sert d’arme de guerre virologique contre les gilets jaunes des prolétaires du monde ! Cela vaut bien les charges de police à cheval ici, ou les flash-balls là, ou encore les tirs à balles réelles encore ailleurs ! Le capitalisme remplit les cimetières, non seulement en laissant se propager sciemment la pandémie mais aussi par sa répression d’Etat violente. Et ce n’est pas fini, il se réserve encore bien des bains de sang fascistes et des guerres internationales pour détourner les peuples de la révolution sociale ! La cause de tout cela ne date pas du coronavirus de 2019 mais de la vague internationale des révolutions sociales qui ont parcouru le chemin du Liban au Chili et de l’Iran à la France en passant par l’Algérie. Ces mouvements se sont révélés des vagues de luttes de classes renversant l’influence des réformistes, refusant et rejetant radicalement toutes les institutions de la société jusque là admises et respectées. C’est là que réside l’explication de la haine contre les peuples qui se voit aux refus des gouvernants, que certains jugent inexplicables, de combattre la pandémie et même aux efforts pour la propager.

A la fermeture des frontières du nationalisme économique (ils n’ont pas voulu fermer les frontières quand il s’agissait de cantonner le virus !), nous devons opposer l’union des peuples travailleurs du monde ! Le protectionnisme international ne mène qu’aux guerres mondiales !!!

10°) La politique des Etats intitulée « c’est une guerre » est un témoignage de plus que l’ennemi n’est pas un virus car on ne combat pas une pandémie en treillis militaire mais en blouse blanche, pas avec des mitraillettes ni des mitrailleuses mais avec des hôpitaux et des personnels de santé ! L’intervention armée des Etats consiste à essayer d’empêcher le cours de l’Histoire de se dérouler, le capitalisme de quitter la scène parce que son temps est venu, le peuple travailleur du monde de venir au pouvoir car c’est la seule manière que l’humanité poursuive sa progression. Ce n’est pas l’ancien capitalisme que les banques centrales, les Etats, les armées et les polices du monde peuvent faire subsister mais un enfer de camps de concentration et de bandes armées de massacreurs !

A la guerre des Etats contre les peuples, opposons la guerre sociale des travailleurs organisés en comités et prenant le pouvoir !

Il n’y a aucune fatalité que le capitalisme enterre avec lui l’humanité ! Non, les peuples du monde ont montré leur capacité, lors de la dernière vague des révolutions, à se défaire de tous les liens qui les attachaient à l’ancien système et il ne leur reste plus qu’à la mettre en œuvre pour se débarrasser des Etats capitalistes, armes de guerre contre l’humanité, et des sangsues capitalistes que ces Etats défendent ! On verra alors clairement que le seul virus que craignent les possesseurs de capitaux, c’est bel et bien le virus de la révolution sociale et du pouvoir aux travailleurs !!!

26 Messages de forum

  • En 2019, on pouvait déjà titrer un article d’analyse de l’OFCE : « Coup de frein sur la croissance » ! Source

    En octobre 2019, le rapport du FMI intitulé "Perspectives de l’économie mondiale" déclarait au chapitre un :

    "Le niveau des échanges commerciaux au premier semestre de 2019 est de 1 %, soit le plus faible niveau enregistré depuis 2012."

    Source :
    Perspectives de l’économie mondiale, chapitre 1, octobre 2019
    www.imf.org › Files › WEO › 2019 › October › French
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  • En août 2019, on pouvait lire :

    "Tous les signaux économiques indiquent déjà que le programme de Trump ne permet même plus de cacher le recul économique qui arrive à toute vitesse, une fois que toutes les techniques trompeuses de l’Etat ne peuvent plus que cacher le déclin. Le Dow Jones n’a jamais connu autant de chutes successives en un an. La dette nationale est au maximum. Les cadeaux aux trusts sont tous épuisés. La guerre commerciale, lancée par Trump contre de multiples pays dont en premier la Chine, bat son plein mais, même si elle est tournée contre la Chine et le monde entier, elle finit par se retourner contre les trusts américains eux-mêmes. En misant sur le déclin des pays concurrents, Trump favorise aussi le recul du commerce américain et donc son industrie.

    Le grand capital estime maintenant de manière générale que les signaux indicateurs sont au rouge pour les USA avec les conséquences que l’on a vu pour le Dow Jones et pour toutes les bourses du monde. Tout indique la chute : les bulles spéculatives sont au plus haut, les valeurs financières et boursières sont considérées comme largement surévaluées du fait de la spéculation, les dettes publiques et privées sont au plus haut, l’économie « réelle » est menacée dans tous les domaines, à commencer par l’automobile et tous les secteurs industriels, etc.

    Aux USA, comme partout dans le monde y compris la Chine et l’Inde, ce qui frappe c’est la désaffection envers l’investissement industriel qui est pourtant le moyen essentiel d’accumuler de la plus-value extraite du travail humain, seule source de richesse permettant ensuite de rétribuer l’ensemble des autres capitaux. Les banques centrales peuvent distribuer des richesses fictives par un jeu du type Madoff, de cavalerie financière, mais un tel jeu n’est pas éternel et n’enrichit, ne crée aucune valeur supplémentaire.

    Les interventions des banques centrales et des Etats sont incapables d’améliorer durablement la situation de l’économie mondiale. Pire même, leurs injections de fonds, leurs aides aux capitalistes et aux banquiers, leurs taux d’intérêts bas ou négatifs ne font qu’aggraver les causes de fond de la catastrophe puisqu’ils augmentent, certes fictivement, le capital total alors que celui-ci était déjà en excès catastrophique.

    C’est cet excès de capitaux, par rapport au total des capitaux capables de s’investir dans l’économie réelle, qui les entraîne à se lancer dans des spéculations sur le chute des économies plutôt que dans leur développement. On en arrive à ce paradoxe que, pour l’intérêt du grand capital, il vaut mieux détruire que construire. Et aussi à cet autre paradoxe que les dividendes des capitalistes augmentent et que les grandes fortunes augmentent alors que l’économie recule, que les investissements reculent, que la production recule. Le capital en excédent, qui n’est plus une faible fraction de celui-ci mais une part essentielle, ne peut que se tourner vers des investissements spéculatifs destructifs, nocifs, pervers et nécrophiles.

    Le grand capital est ainsi devenu le principal danger mortel pour le système capitaliste mondial !!!"

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    Il n’y avait alors pas de coronavirus aux USA !!!!

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  • On y lisait aussi :

    "Il faudrait de longs ouvrages pour décrire toutes les méthodes incroyables par lesquelles les capitaux enregistrent des profits fabuleux sans rien produire et il en faudrait une encore plus longue série pour décrire les moyens des banques centrales et des Etats pour faire des cadeaux au grand capital et capter ainsi une partie du surplus de capital dû à la suraccumulation. Toutes ces techniques sont super-sophistiquées et se cachent derrière des terminologies qui sont inaccessibles au commun des hommes. Elles signifient à terme la destruction de toute la société, sucée jusqu’au sang par ces rapaces sans limites.

    Le capitalisme ne peut pas s’en tenir aux profits qu’il a déjà réalisé car ce serait alors la mort de ce qui fait son existence : le profit tiré du capital. Il ne peut pas se calmer. Il ne peut pas éviter de courir à encore plus de profits, quitte à aller vers sa propre mort. Les gouvernants et les banques centrales font semblant qu’ils gouvernent le système mais cela est faux : c’est le système qui, en aveugle, les gouverne et y compris qui gouverne les individus possesseurs de capitaux, sans que ceux-ci n’y puissent rien. Aucun être humain ni groupe d’êtres humains ne peut rien empêcher à la férocité du dragon-capital qui n’a rien à voir avec des buts humains, fusse même la rapacité individuelle des capitalistes. C’est la loi du capital qui gouverne le monde et pas la loi des seuls individus capitalistes.

    Dans ces conditions, impossible pour le capitalisme de s’en sortir puisque le seul fait de voir le capital augmenter est une cause de catastrophe. Impossible que les profits spéculatifs cessent d’être plus rentables que les profits industriels ou productifs en général, dans un monde où les dettes sont plus immenses que jamais et sont le principal moyen de s’enrichir rapidement. Impossible de distribuer durablement des dividendes au capital puisque la plus-value extraite du travail humain se réduit en même temps.

    Les prétendues « mesures économiques », aides incitatives, travaux financés par l’Etat, mesures financières ou bancaires, ne sont que des subterfuges qui peuvent seulement retarder une chute de plus en plus clairement annoncée. Il n’existe aucun plan réel de sauvetage du capitalisme car les gouvernants savent qu’il ne peut pas en exister. Il y a seulement des plans d’agression violente contre les exploités qui se préparent et qui se déploieront dès que la catastrophe sera là."

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  • En juillet 2019, on voyait déjà que la politique de Trump de relance artificielle était du flan : « En voulant les aider, Trump plombe les maillons faibles de l’économie américaine ! » Source

    Wall Street, dont les trois indices phare avaient ouvert en hausse, a basculé dans le rouge après la publication de l’indice ISM qui a montré que l’activité manufacturière s’était contractée en septembre aux Etats-Unis à son niveau le plus faible depuis près de dix ans dans un contexte de détérioration de la conjoncture économique et de tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis.

    Les coups de bluff de Trump, les aides financières et les cadeaux d’impôts, la politique protectionniste, rien de tout cela n’augmente la production aux USA.

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  • En juin 2019, un article titrait : "Les dix principales raisons de l’agonie du capitalisme" ! Ce n’est pas la pandémie qu’il prévoyait !!!

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    En avril 2019, un autre article titrait : "Pourquoi le monde capitaliste court à sa perte". Ce n’est pas coronavirus qui pointait son nez !!!

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    Le journal capitaliste français « Les Echos » du 6 mars 2020 écrit ainsi :

    « C’est un beau plongeon. L’observation en temps réel de la position des navires de transport et les statistiques relatives aux marchandises qu’ils transportent montrent un net recul du commerce international depuis fin janvier. Tel est le constat d’Abudi Zein, directeur général de Clipper Data, dans une note publiée par la Cnuced . Dans les faits, le coronavirus n’a fait qu’accentuer une tendance déjà à l’oeuvre. « Les entreprises de transport maritime ont réduit leur capacité depuis environ août 2018 sur la plupart des voies commerciales », indique-t-il. Les tensions commerciales ont ralenti la demande mondiale de capacité de fret. « Dans la seconde moitié de janvier et début février, cette baisse s’est fortement accélérée », écrit-il. »

    Le journal capitaliste français La Tribune commente ainsi les mesures prises pour tenter de maintenir à flot l’économie mondiale :

    « Face à la crise financière, les Etats et les banques centrales ont inondé les banques de liquidités pour éviter un effondrement par effet dominos qui se serait transmis ensuite à la sphère réelle. Et globalement cela a marché, au prix de la construction de nouvelles bulles financières… Si les banques centrales ont eu raison d’agir vite et fort pour baisser les taux d’intérêt et permettre aux banques de tenir la digue des besoins de trésorerie de leurs clients, ce ne sera qu’un cautère sur une jambe de bois si la crise dure longtemps. Christine Lagarde, très énervée du manque de coordination des Etats européens qui pratiquent le chacun pour soi, a été « cristal clear » dans ses propos : « L’Europe pourrait connaître un scénario qui rappellerait celui de la grande crise de 2008 » si elle n’agit pas ; « certaines parties de vos économies pourraient s’effondrer », prévient-elle à la veille d’annoncer des mesures de financement exceptionnelles suite à la réunion de la BCE. Mais pas de baisse des taux, au risque d’aggraver l’inquiétude des marchés européens qui se sont effondrés jeudi. »

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  • C’est d’ailleurs la Chine qui avait lancé les mauvaises annonces économiques en 2019 !!!

    On pouvait alors lire dans la presse économique :

    La nouvelle année a commencé avec la nouvelle qu’un indice manufacturier clé en Chine avait enregistré sa pire valeur en 19 mois, un autre signe que l’économie chinoise commence à ralentir. On craint que l’absence d’accord commercial avec les États-Unis d’ici la date limite du 1er mars ait d’autres répercussions négatives et que Washington menace de faire passer de 10 à 25 % les droits de douane sur des produits chinois d’une valeur de deux cents milliards de dollars.

    La dégradation des perspectives de l’économie chinoise a été soulignée par l’indice Caixin des directeurs d’achats (PMI), qui suit principalement les usines privées et qui est tombé à 49,7 en décembre contre 50,2 en novembre. C’est la première fois depuis mai 2017 que l’indice tombe en dessous de 50, ce qui marque la ligne entre expansion et contraction.

    Les données sur le secteur privé ont été publiées deux jours après que le PMI officiel de la Chine, qui suit principalement les sociétés d’État, ait atteint 49,4, la première fois depuis juillet 2016 qu’il tombe en dessous de 50.

    Il est significatif que dans les deux indices, les nouvelles commandes soient passées de l’expansion à la contraction entre novembre et décembre. Les PMI des économies chinoises dépendantes de Taiwan, de la Malaisie et des Philippines ont également enregistré des baisses pour le mois de décembre.

    D’autres données chinoises vont dans le même sens. En novembre, les bénéfices des entreprises industrielles ont chuté pour la première fois en trois ans et la croissance des ventes au détail a atteint son plus bas niveau en 15 ans, l’industrie automobile étant particulièrement touchée. Selon la société de conseil internationale PwC, la Chine a la capacité de produire 43 millions de véhicules, mais en construira moins de 29 millions, grâce aux importants investissements étrangers des grands constructeurs automobiles, dont Ford, Peugeot, Hyundai et Volkswagen.

    Le Wall Street Journal a commenté les dernières nouvelles du ralentissement de l’activité manufacturière en déclarant qu’il s’agissait d’un « signe que neuf mois d’assouplissement monétaire de la part de la banque centrale n’ont pas réussi à stimuler le crédit dans l’économie réelle, bien qu’il ait réussi à pousser les prix des obligations d’État dans un territoire plein de vitalité. Ce fléchissement de l’appareil de politique monétaire de la Chine est de mauvais augure pour 2019, et les prévisions selon lesquelles la croissance atteindre son plancher au premier trimestre semblent optimistes ».

    Les banques continuaient à prêter, mais à d’autres institutions financières et non pas aux « entreprises en manque de liquidités qui sont les véritables moteurs de la croissance ».

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  • On peut lire aussi :

    "Un premier grand choc boursier a eu lieu en décembre 2018 à Wall Street et sous pression d’une poignée de grandes banques privées et de l’Administration de Donald Trump, la Réserve fédérale des États-Unis avait recommencé à baisser ses taux et avait été applaudie par les quelques grandes firmes privées qui dominent les marchés financiers. La frénésie de l’augmentation des valeurs boursières a repris de plus belle et les grandes entreprises ont continué à racheter leurs propres actions en bourse pour amplifier le phénomène. Profitant de la baisse des taux, les grandes entreprises privées ont augmenté leur endettement et les grands fonds d’investissements ont augmenté le rachat d’entreprises de toutes sortes, y compris industrielles, en recourant à l’endettement(6)).

    Ensuite, de nouveau à Wall Street à partir de septembre 2019, il y a eu une très grosse crise de pénurie de liquidité dans un marché financier pourtant gorgé de liquidité. Une crise de liquidité alors qu’il y a profusion de liquidité, ce n’est qu’un paradoxe apparent comme je l’expliquais(7). Il s’agissait d’une crise grave et la Réserve fédérale est intervenue massivement en injectant au total des centaines de milliards de dollars pour tenter d’éviter l’effondrement des marchés. Elle a également gardé dans son bilan plus de 1 300 milliards de dollars de produits structurés toxiques qu’elle avait achetés aux banques en 2008 et 2009 car elle était persuadée à juste titre que si elles les mettaient en vente sur le marché secondaire des dettes, leur prix s’effondrerait et entraînerait une grande crise financière et des faillites bancaires. Si la Fed a fait cela ce n’est pas pour défendre l’intérêt général, c’est pour défendre les intérêts du Grand Capital, c’est-à-dire du « 1 % » le plus riche de la société. La BCE et les autres grandes banques centrales (R-U, Japon, Suisse, Chine...) ont appliqué grosso modo le même type de politique et elles portent une responsabilité très importante dans l’accumulation de matières inflammables dans la sphère financière (8)

    On a assisté à une énorme augmentation de création de capital fictif et dans chaque crise financière une partie importante de ce capital fictif doit « disparaître » car cela fait partie du fonctionnement normal du système capitaliste. Le capital fictif est une forme du capital, il se développe exclusivement dans la sphère financière sans véritable lien avec la production. Il est fictif au sens où il ne repose pas directement sur la production matérielle et sur l’exploitation directe du travail humain et de la nature. Comme le dit l’économiste français membre d’ATTAC Jean-Marie Harribey : « Les bulles éclatent quand le décalage entre valeur réalisée et valeur promise devient trop grand et que certains spéculateurs comprennent que les promesses de liquidation profitable ne pourront être honorées pour tous, en d’autres termes, quand les plus-values financières ne pourront jamais être réalisées faute de plus-value suffisante dans la production. »(9).

    Je réaffirme que la pandémie de coronavirus ne constitue pas la cause réelle et profonde de la crise boursière qui a éclaté au cours de la dernière semaine de février 2020 et qui se poursuit. Cette pandémie constitue le détonateur, l’étincelle. Des évènements graves d’une autre nature auraient pu constituer cette étincelle ou ce détonateur. Par exemple, une guerre déclarée et chaude entre Washington et l’Iran ou une intervention militaire directe des États-Unis au Venezuela."

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  • Capital écrivait : "La crise de 2019, celle qui ridiculisera toutes les autres ?"

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  • Même France Info voyait venir "une catastrophe économique imminente" en septembre 2019 : lire ici

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  • Les Echos, septembre 2019 : « La croissance mondiale à son plus bas depuis 10 ans. »

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  • Les mêmes revues économiques essaient de faire le lien entre le début d’effondrement de 2019 et celui de 2020 :

    Au total, 2019 apparaît comme une année où les cours boursiers étaient déconnectés des fondamentaux économiques. En d’autres termes, les marchés financiers et l’économie réelle n’étaient pas en phase et si une situation doit être considérée comme « anormale », c’est bien celle-ci.

    Ce bref retour sur 2019 permet de saisir et comprendre les mouvements que l’on observe actuellement sur les places financières internationales. Aujourd’hui, on assiste en effet à une correction, c’est-à-dire à un retour aux fondamentaux économiques.

    Indépendamment de l’incertitude liée à la crise sanitaire en elle-même, l’incertitude économique est toujours très importante. Pour ne citer que quelques exemples, malgré une légère accalmie, le conflit commercial sino-américain reste d’actualité, de même que les tensions géopolitiques au niveau mondial – en particulier, autour du pétrole. De façon similaire, les interrogations liées aux conséquences du Brexit subsistent, la crise migratoire ne cesse d’être d’actualité, etc.

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    Bien entendu, c’est encore une manière de faire croire que tout va revenir à une espèce de normalité capitaliste.

    En un sens, c’est aussi le discours du "socialiste" Le Drian qui plaide que le capitalisme sera seulement pire qu’avant ! voir ici

    En fait, il ne le craint pas, il l’espère ! Le propre des politiciens est de dire presque exactement le contraire de ce qu’ils pensent !!!

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  • On pouvait lire en décembre 2018 :

    L’affaire peut sembler étrange. Pendant près de dix ans, les marchés financiers ont prospéré grâce aux soutiens directs des banques centrales qui ont acheté auprès des « investisseurs » des milliards de dollars d’actifs. Parallèlement, l’économie « réelle » peinait à se remettre de la crise. La croissance économique restait faible, comme celle de la productivité et des salaires. Le décalage entre la richesse produite par l’économie et celle créée par les marchés était immense.

    Or ce décalage donnait le sentiment d’être en passe de se résoudre.

    La croissance aux États-Unis s’est accélérée, à 4,2 % au deuxième trimestre 2018 et 3,5 % au troisième. Le chômage est au plus bas niveau historique, à 3,7 % de la population active ; la croissance des salaires et de la consommation est solide et les bénéfices des entreprises ont crû au troisième trimestre de 3,5 % pour atteindre un plus-haut historique. Et pourtant, voici que les marchés piquent à présent du nez…

    Toutefois il n’y a là aucun mystère. La croissance aux États-Unis a été « dopée » par les baisses massives d’impôts de l’administration Trump. Ces dernières n’ont cependant pas renforcé structurellement l’économie états-unienne. « Il y a certes eu un petit rebond de l’investissement, mais qui inclut en grande partie des investissements déjà prévus », explique Christopher Dembik, économiste en chef pour Saxo Bank à Paris.

    La première économie du monde reste frappée par une très faible productivité et une grande dépendance à l’égard du capital et des biens extérieurs. Sa croissance demeure fondamentalement plus faible qu’avant la crise de 2008-2009, et, partant, l’écart entre l’envolée des marchés depuis cette date et la réalité productive demeure immense.

    Les investisseurs savent donc que l’effet du plan Trump finira par s’atténuer et laissera alors apparaître à nouveau cette réalité. Depuis quelques mois, la crainte de la future récession aux États-Unis hante donc les esprits des opérateurs.

    source

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  • Historique : en chute libre aux États-Unis, le baril de pétrole est passé sous la barre de zéro dollar !

    Après les prêts des banques centrales centrales sous le zéro !

    Bientôt les actions en bourse et déjà les investissements productifs !!!

    Sous le zéro tout le capitalisme !

    Il importe dans ces conditions de comprendre que l’on n’a pas affaire à une crise classique et ce n’est pas une discussion de spécialistes MAIS LE PROBLEME POLITIQUE CRUCIAL DU PROLETARIAT ! Il doit se préparer par ses actions même défensives à passer à l’offensive et non soutenir les propositions réformistes des syndicats au nom de l’unité ouvrière !!!

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  • L’effondrement capitaliste est d’ailleurs aussi politique !

    Il est vrai que l’année 2019 s’ouvre sur le soulèvement français débuté dès le 17 novembre 2018. Mais dès janvier, des peuples criaient leur colère au Venezuela et au Soudan où commençait une mobilisation de longue haleine. En février les villes d’Haïti se faisaient entendre contre la vie chère, celles du Sénégal étaient le théâtre de violences électorales. En Mars la jeunesse algérienne entamait un cycle de vendredis de mobilisation contre le « système ». En avril commençait une mobilisation universitaire en Colombie qui allait se prolonger jusqu’à l’automne. En mai (et jusqu’en octobre), la privatisation de la Santé et de l’École mettait le Honduras à feu et à sang. En juin, les ombrelles envahissaient les rues de Hong Kong en raison d’un projet de loi d’extradition. En août, le gouvernement indonésien faisait face à des émeutes en Papouasie. En septembre, les Haïtiens commençaient à réclamer bruyamment la démission de leur président Moise Jovenel tandis que les indonésiens prenaient la rue contre une réforme du code pénal particulièrement rigoriste. Le mois d’octobre, dans ces conditions ressemble à un bouquet final : soulèvement Oromo en Éthiopie contre Abiy Ahmed, premier ministre récemment nobélisé, soulèvement en Bolivie contre Evo Morales, président réélu et soupçonné de fraude électorale, en Équateur contre le prix de l’essence décidé par le président Lenin Moreno, élu en 2017 sur des promesses socialistes, au Chili contre Sebastian Piñera et la hausse du prix du métro, à Panama contre une réforme constitutionnelle interdisant le mariage Gay, en Irak contre les pénuries et la corruption, au Liban contre une taxe sur WhatsApp, au Honduras contre un président, Juan Orlando Hernandez, dont le frère vient d’être condamné pour trafic de drogue, en Guinée Conakry contre le 3° mandat du président Alpha Condé, en Catalogne contre la condamnation des dirigeants indépendantistes et l’État espagnol. Le 16 novembre, l’augmentation du prix de l’essence déclenche une flambée d’émeutes en Iran, auxquelles le régime répond par une répression brutale et la coupure d’Internet. Une quarantaine de villes sont touchées dont la capitale, Téhéran. Au total, ces mobilisations d’une ampleur et d’une longueur variable, mais toutes aussi déterminées et prêtes à l’affrontement physique avec le pouvoir, touchent 20 pays sur quatre continents. C’est plus, en extension géographique et en durée, que les mobilisations de 2011 nommées alors « printemps arabe ». En janvier et février 2011, les soulèvements tunisien et égyptien avaient chacun duré à peine un mois.

    Les similitudes sont nombreuses et ont été décrites à l’envie. Comme en 2011, ce sont des soulèvements qui, sauf exception (Éthiopie peut-être), se font sans crier gare, c’est-à-dire sans préparation, sans organisation, sans leader. Ce sont des soulèvements massifs et largement populaires, qui imposent leur présence physique par des cortèges ou, comme en 2011, par des occupations de places (place Tahrir à Bagdad, sit-in géant au Soudan). Leurs répertoires semblent en écho les uns des autres. Ce sont des soulèvements d’engagement corporel, résilients face à la violence d’État, marquant par la mise en danger de soi la gravité et l’urgence de leurs exigences.

    Leur déclencheur est toujours très concret et lié à une décision ou à des pratiques gouvernementales ressenties comme une mise en danger de la survie matérielle des personnes et des familles ou une remise en cause des libertés : le tarif des transports ou du carburant en France, en Équateur, au Chili ou en Iran, une loi liberticide en Indonésie, à Panama ou Hong Kong, des élections peu démocratiques en Algérie, en Bolivie et en Guinée, une taxe sur les communications au Liban.

    Ces soulèvements ne sont portés par aucune idéologie préexistante, aucun projet politique connu ou reconnu qui les réunirait, aucune stratégie de type révolutionnaire. Mais ils se prolongent souvent au-delà de leur première victoire et tentent de s’organiser dans la durée.

    Ni simples révoltes sans lendemain, ni révolutions à l’ancienne, ces mouvements portent une forte exigence vis-à-vis des pouvoirs : exigence de démocratie, exigence de justice et d’égalité, exigence de moralité publique. Au fond une exigence d’humanité solidaire.

    Les soulèvements que le monde vit ou regarde avec sidération en cette année 2019, comme les soulèvements précédents, sont d’abord des soulèvements des corps, ceux des places occupées, ceux des affrontements avec les forces de l’ordre. Faute d’arguments et de légitimité, la réponse des gouvernements est toujours la même : une répression de plus en plus féroce. Si, comme l’analysait Foucault, « la politique, c’est la guerre continuée par d’autres moyens », alors la disparition de la politique caractéristique de notre temps ouvre à la possibilité d’une guerre menée par des pouvoirs contre leur propres peuples. Le président chilien Sebastian Piñera le déclare lui-même le 21 octobre : «  Nous sommes en guerre contre un ennemi puissant, implacable, qui ne respecte rien ni personne et qui est prêt à faire usage de la violence et de la délinquance sans aucune limite  ». Sur le fond, le ministre français de l’Intérieur ne disait pas autre chose au plus fort de la mobilisation des Gilets Jaunes. La violence de la réaction des gouvernements face aux soulèvements de 2019 est à la mesure de la peur panique qu’ils leur ont inspirée.

    Cette peur fut palpable en France pendant l’hiver dernier. Elle le fut aussi en Algérie où on a vu l’armée prendre les choses en main et pousser Bouteflika vers la sortie pour calmer la rue. Elle est aussi réelle à Hong Kong où après des semaines d’affrontements, l’Empire du milieu hésite devant un second Tien An Men et Carrie Lam, cheffe de l’exécutif, annonce le retrait du projet de loi sur l’extradition dès le 4 septembre. Car la peur ne se manifeste pas seulement par la violence de la répression. Elle se mesure aux concessions rapides faites par des gouvernements qui ne nous avaient pas habitués à une telle capacité « d’écoute » ces dernières décennies. En Équateur, la hausse des prix du carburant est annulée le 15 octobre alors qu’elle s’intégrait à un plan d’ajustement demandé par le FMI moyennant une aide de 4.2 milliards de dollars. Il en est de même de la hausse du prix du métro au Chili, « suspendue » le 19 octobre. En Irak, le pouvoir propose élections et transformations institutionnelles. Au Liban, le premier ministre démissionne le 30 octobre. En France, les mesures annoncées par le président en réponse aux Gilets Jaunes dès le mois de décembre 2018 se chiffrent à 17 milliards d’euros, assez pour contribuer à donner un coup de fouet à l’économie du pays dans les semaines suivantes. Au Soudan, la mobilisation civile qui a eu raison du dictateur Omar el-Bechir le 11 avril 2019 obtient le 4 août un compromis avec l’armée sur la transition politique.

    À l’instar du soulèvement des Gilets Jaunes, ce surgissement désoriente observateurs et analystes qui tentent de convoquer les vieux schémas d’interprétation : révolte mondialisée ? Prémisses d’une révolution internationale ? Le journaliste François Lenglet parle même de « giletjaunisation » du Monde…

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  • Natixis dans cette note du 31 octobre 2019 :

    « Ce n’est plus la peine de s’interroger sur le risque de crise financière, nous sommes en crise financière avec la dépréciation des devises des pays émergents, avec le recul des cours boursiers, particulièrement en Chine, pour les banques européennes. Il faut réviser à la baisse les hypothèses de croissance, car cette crise aura des conséquences négatives sur la croissance. »

    Toujours en octobre 2019 :

    « La menace d’une récession et d’une crise financière se précise. »

    Source

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  • Il en suffit pas de prendre conscience du mensonge selon lequel le capitalisme serait, comme nous, victime d’une pandémie, ni de se contenter de réaliser que les bases de la crise existaient en 2019, ni que le coronavirus a été l’étincelle, ni même d’admettre que ce n’est que la suite de la chute de 2007-2008 ; tout cela se trouve aisément dans la presse capitaliste, il ne suffit pas de parler de nouvelle crise grave, de la comparer à 2007 ou à 1929. Non ! C’est à quelque chose de tout à fait nouveau que le capitalisme nous amène : non pas à une crise capitaliste de surproduction mais à la rupture de tout son système d’accumulation du capital.

    Et cela change complètement la perspective pour la classe capitaliste et pour ses gouvernants !

    Cela devrait changer aussi complètement la perspective politique et sociale pour les travailleurs mais les syndicats et autres réformistes de tous poils s’ingénient à faire comme si la réalité ne les touchait pas !!! Ils ont en face d’eux un système mort qui ne demande qu’à être remplacé par un nouveau système vivant et ils ne veulent surtout pas entendre parler de cette réalité là !!!

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  • Le capitalisme n’est ni à son déclin durable ou passager, ni malade soignable ou pas, ni attaqué de l’extérieur. Il est mort parce qu’il est arrivé à sa fin : à son sommet ! Ne pouvant pas accumuler davantage, il ne peut plus avancer et s’effondre sur lui-même !

    Léon Trotsky écrit dans "Le marxisme et notre époque" :

    « Karl Marx avait dit : " Le capitalisme ne sera jamais aussi vulnérable que quand il atteindra son apogée." »

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  • La question posée par cet article n’est pas un débat entre savants mais concerne directement tous les peuples : est-ce le capitalisme qui nous frappe actuellement ou seulement un coronavirus ?

    L’effondrement menace immédiatement 1,25 milliard de travailleurs dans le monde (selon BFMTV) !

    Ce n’est pas la même chose si ce sont des victimes d’un virus ou d’un système social déliquescent !!!

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  • La chute de la santé mondiale non plus n’a pas commencé début 2020 mais en 2008 !!!

    Le nombre de décès en France a augmenté non pas en 2020 mais en 2007 !!!! Quel hasard !!! Voir ici la courbe

    Voir aussi

    Et aussi

    Voir toujours

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  • La thèse de l’ « immunité naturelle » fait des dégâts !!! elle consiste à dire : « Laissons le virus se développer librement et l’homme développera rapidement des défenses, les fragiles étant les seules victimes. »

    C’est uen thèse fausse et criminelle.

    Plus elle a été défendue par les gouvernants et plus il y a eu de victimes !!!

    L’Angleterre, haut lieu de cette thèse en Europe, est en tête. Les Pays-Bas misent aussi dessus. La France oscille entre oui et non. Les USA, principal défenseur, a la palme… des morts !!!

    Lire ici

    Lire aussi

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  • La mortalité, en France comme dans le monde, a commencé à grimper bien avant la pandémie, depuis la crise de 2007-2008 !!

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  • La FED américaine essaie de faire croire que la bulle explosive de dettes qui détruit l’économie serait due exclusivement à Covid !!!

    https://fr.sputniknews.com/economie...

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  • Le confinement a été un choix éminent politique et absolument pas économique ou sanitaire. Il sert à camoufler que le capitalisme s’arrête déjà de lui-même et pas du fait de la pandémie.

    Karl Marx écrivait déjà :

    « N’importe quel enfant sait que toute nation crèverait qui cesserait le travail, je ne veux pas dire pour un an, mais ne fût-ce que pour quelques semaines. »

    Source : https://www.marxists.org/francais/m...

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