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Dix raisons pour lesquelles aucune machine, aucun ordinateur, aucun robot, aucun algorithme ne peut mimer un cerveau, comprendre un cerveau, fonctionner comme un cerveau humain

vendredi 1er mars 2019, par Robert Paris

Dix raisons pour lesquelles aucune machine, aucun ordinateur, aucun robot, aucun algorithme ne peut mimer un cerveau, comprendre un cerveau, fonctionner comme un cerveau humain

1) Le cerveau humain imagine des hypothèses avant de les comparer à la réalité et ces hypothèses peuvent parfaitement être complètement absurdes, contre-intuitives, contraires aux apparences, fondées sur ce que l’on ne voit pas, sur ce que l’on ne sait pas, sur des idées qui semblent rigoureusement absurdes, contraires à la logique, contraires au bon sens, contraires aux réponses de nos sens. Contrairement aux machines, le cerveau est capable de gérer les contradictions logiques. Il y a plusieurs raisons à cela et elles réfèrent toutes au fait que les sources des pensées humaines sont en lutte entre elles, en compétition permanente, conscient et inconscient, hémisphères droit et gauche, diverses zones pour la même fonction, cerveau et environnement, abstrait et concret, observation et raisonnement, rationnel et irrationnel, ordre et désorde, etc.

2) Le cerveau a une démarche qui n’est absolument pas linéaire, ni cumulative, ni fondée sur un lien direct expérience/pensée, cause/effet, qui n’est pas dans la logique formelle contrairement aux machines informatiques.

3) Notre cerveau fonctionne sur le mode de l’erreur créatrice, de la fausse hypothèse créatrice de pensée, de la progression par exclusion de suppositions gratuites, alors qu’en informatique, l’erreur bloque tout et ne fait rien avancer. Le robot ne peut pas tâtonner, essayer, faire des hypothèses avant de les tester. C’est l’homme qui produit les hypothèses quand les machines les testent.

4) Le cerveau fonctionne sur la base de la pensée fugitive, de la pensée songeuse, du rêveur, de l’inconscient, de l’irrationnel. On trouve des idées en… pensant à autre chose, en n’y pensant pas, en dormant…

5) Notre cerveau n’est pas une masse de connaissances et de connexions entre ces connaissances, mais il produit tout autre chose que des connaissances et des connexions, mais la fabrication de produits de la pensée : les idées, les concepts. Les machines ont-elles produit une idée neuve ? Quand et où a-t-on vu cela ?

6) La réutilisation des idées, l’évocation des pensées ne cesse de les transformer quand c’est l’homme qui le fait et pas quand la machine ne fait : un algorithme reproduit toujours le même cheminement.

7) Notre cerveau fonctionne d’abord et avant tout en détruisant l’immense majorité de toutes les idées, pensées, images qui l’on traversé. Pas les machines.

8) Notre cerveau est bâti sur la base d’un chaos déterministe très proche d’uns simple agitation mais contrainte par des lois non-linéaires et qui marie admirablement bien ordre et désordre, hasard et nécessité. Pas de hasard dans la machine et le robot.

9) La mémoire du cerveau humain n’est pas simplement cumulative car toute évocation de souvenirs les transforme. Les machines ne transforment jamais leurs éléments de mémoire par simple réévocation.

10) L’apprentissage distingue encore cerveau et machine. Plus le cerveau s’exerce plus il devient compétent. L’exercice ne joue pas de la même manière dans le cas des machines et des robots.

Au fait, on vient de donner dix bonnes raisons de ne pas comparer cerveau et machines artificielles. Mais on aurait pu en donner mille autres, cela n’empêcherait pas des hommes d’affirmer que le cerveau est une machine, que la machine imite le cerveau ou le remplace et autre balivernes. Contrairement à ce que disent ces gens-là, cela démontre exactement l’inverse : la capacité du cerveau d’affirmer le contraire de la réalité, qui est justement une capacité propre à l’homme de s’illusionner et d’inventer, de broder, de se mentir, de croire à des choses complètement contraires aux faits observés et de s’accrocher à des fadaises !!! Pas de meilleures preuves des capacités tout à fait particulières du cerveau par rapport à la machine que la thèse inverse…

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