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Que nous apprennent les planètes hors du système solaire ?

jeudi 21 janvier 2016, par Robert Paris

L’exoplanète Kepler-438b serait la planète la plus semblable à la Terre jamais découverte à ce jour. Sa découverte repose la question de la vie extraterrestre.

C’est cette semaine que des chercheurs ont annoncé la découverte de plusieurs exoplanètes semblables à la Terre, notamment de Kepler-438b qui serait la planète la plus semblable à la Terre jamais découverte à ce jour.

Cette planète, située à 475 années-lumière de notre planète, a été découverte par le télescope spatial Kepler de la NASA, un dispositif qui a déjà observé la luminosité de 150 000 étoiles en trois ans. Ses observations ont révélé de nombreuses surprises, comme le fait que notre système solaire est loin d’être typique, que des planètes aussi grosses que Jupiter sont proches de leur étoile ou encore que leur « année » ne dure que quelques jours, certaines planètes sont en orbite autour d’étoiles binaires, etc.

Kepler-438b est de taille semblable à la Terre, que son orbite la situe dans la zone habitable, ce qui signifie qu’elle peut avoir de l’eau à l’état liquide, la question qui se pose est bien évidemment de savoir s’il y a une atmosphère ? Une réponse positive signifierait que cette planète pourrait parfaitement être habitable au sens où nous l’entendons. De là, il est possible d’imaginer qu’elle soit déjà habitée. Si on poursuit ce raisonnement, on peut également imaginer que cette forme de vie soit suffisamment évoluée pour observer l’espace, observer sa galaxie, observer le reste de l’univers… et donc pourquoi pas nous observer comme nous le faisons nous-mêmes. En suffisamment cette hypothèse, on pourrait dire que ces étrangers observeraient une planète avec des nuances de bleus, plus ou moins prononcées selon que c’est le Pacifique ou les zones émergées des continents qui font face à eux. Ils pourraient tout autant déterminer la longueur de notre année et celle de nos jours, voire analyser les inférences lumineuses qui montrent l’existence d’une atmosphère. Si nous, nous ne sommes pas encore capables de le faire à de si longues distances, pourquoi eux ne pourraient pas le faire ?

En fait, si, nous pourrons le faire, mais pas avant 2030, lorsque l’ELT (Extremely Large Telescope) sera opérationnel. Sa construction devrait prochainement débuter au Chili.

Ce que nous apprennent les exoplanètes

Une exoplanète, ou planète extrasolaire, est une planète située en-dehors du Système solaire. Cela comprend des planètes tournant autour d’une étoile ou d’un système de deux étoiles. Cette définition est étendue, à la suite des découvertes récentes, aux « planètes errantes », c’est-à-dire n’étant liées par la gravité à aucune étoile, et qui seraient peut-être même plus nombreuses que les planètes au sens traditionnel. Cette terminologie pourrait également inclure les planètes qui pourraient théoriquement graviter autour de trous noirs.

Tout d’abord nous apprenons que nous ne sommes pas une particularité, un centre du monde, ni même le seul système solaire, loin de là… Il y a un très grand nombre de systèmes solaires, une multitude peut-on dire. Au 19 avril 2014 on recense1 1 783 exoplanètes dans 1 105 systèmes planétaires dont 460 multiples. La Voie lactée posséderait à elle seule plus de 100 milliards de planètes voire plus de 200 milliards. Par ailleurs, même si aucun n’a encore été formellement identifié, nombre d’entre elles possèdent certainement des satellites. Selon une étude publiée en novembre 2013 dans les Proceedings of the National Academy of Sciences, le nombre de planètes semblables à la Terre présentes dans notre galaxie est estimé à environ 8,8 milliards46,47. Le 26 février 2014 la NASA annonce la confirmation de 715 nouvelles exoplanètes détectées grâce au télescope spatial Kepler. Ce faisant, le nombre d’exoplanètes confirmées passe la barre des 1750.

La question « Sommes-nous seuls dans l’Univers ? » est ancienne (ainsi, Fontenelle y a consacré ses Entretiens sur la pluralité des mondes). Elle entraîne la question de savoir s’il existe ou non d’autres planètes sur lesquelles pourraient se développer d’autres formes de vie. Au XVIe siècle, Giordano Bruno, partisan de la théorie de Nicolas Copernic selon laquelle la Terre et les autres planètes seraient en orbite autour du Soleil, a mis en avant une théorie selon laquelle les étoiles sont telles le Soleil et ainsi accompagnées de planètes26. Au XVIIIe siècle, Isaac Newton fait de même dans le General Scholium (en), la conclusion de ses Principia : « Et si les étoiles fixes sont les centres de systèmes semblables, ils seront alors tous construits selon le même concept et sujets à la domination de l’Un. » (« And if the fixed stars are the centers of similar systems, they will all be constructed according to a similar design and subject to the dominion of One. »)27 Christiaan Huygens est le premier astronome à envisager l’utilisation des instruments d’observation afin de détecter de telles planètes. À la fin du XXe siècle, grâce aux progrès technologiques des télescopes, tels que les détecteurs à couplage de charge (CCD), le traitement d’image, ainsi que le télescope spatial Hubble, qui permettent des mesures plus précises du mouvement des étoiles, beaucoup d’astronomes espéraient détecter des planètes extrasolaires. Dans les années 1980 et au début des années 1990, quelques annonces sont faites mais démenties après vérification. Il faut attendre l’année 1995 pour que la découverte de la première exoplanète soit confirmée. Des découvertes d’exoplanètes ont été revendiquées dès le XIXe siècle. Plusieurs annonces parmi les plus anciennes impliquent l’étoile binaire 70 Ophiuchi. En 1855, le capitaine W. S. Jacob à l’observatoire de Madras de la British East India Company relève des anomalies qui rendent la présence d’un « corps planétaire » dans ce système « hautement probable »28. Dans les années 1890, Thomas J. J. See de l’université de Chicago et de l’United States Naval Observatory énonce que les anomalies prouvent l’existence d’un corps sombre dans le système de 70 Ophiuchi, avec une période orbitale de 36 ans autour de l’une des étoiles 29. Néanmoins, Forest Ray Moulton publie alors un article prouvant qu’un système à trois corps avec de tels paramètres orbitaux serait hautement instable 30. Durant les années 1950 et 1960, Peter van de Kamp du Swarthmore College fait une autre série remarquée de revendications de détection, cette fois pour des planètes en orbite autour de l’étoile de Barnard 31. De nos jours, les astronomes considèrent généralement tous les anciens rapports de détection comme erronés 32. En 1991, Andrew G. Lyne, M. Bailes et S.L. Shemar ont revendiqué la découverte d’une planète de pulsar en orbite autour de PSR B1829-10, en utilisant la mesure des infimes variations de la périodicité des pulsars, qui permettent de calculer les principaux paramètres orbitaux des corps responsables de ces perturbations (chronométrie de pulsar (en))33. L’annonce a brièvement fait l’objet d’une attention intense, mais Lyne et son équipe l’ont ensuite rétractée34. Le premier objet de masse planétaire confirmé fut annoncé dans la revue Nature le 4 mai 1989 par David W. Latham, Robert P. Stefanik, Tsevi Mazeh, Michel Mayor et Gilbert Burki autour de l’étoile de type solaire nommée HD 11476235,36 : il s’agit de HD 114762 b, un objet d’une masse minimale de 11 fois la masse de Jupiter qui peut donc, selon l’inclinaison de son orbite et la définition adoptée, être une planète ou une naine brune. En septembre 1990, Aleksander Wolszczan et Dale Frail (du radiotélescope d’Arecibo) découvrent plusieurs planètes autour du pulsar PSR B1257+12, qu’ils annoncent le 9 janvier 199237. Le 6 octobre 199538 Michel Mayor et Didier Queloz (de l’observatoire de Genève) ont annoncé la découverte du premier objet dont la masse en fait sans nul doute une planète en orbite autour d’une étoile de type solaire : le Jupiter chaud nommé 51 Pegasi b, en orbite autour de l’étoile 51 Pegasi. Cette découverte a été faite grâce à des observations qu’ils ont réalisées à l’observatoire de Haute-Provence grâce à la méthode des vitesses radiales. Ce système39, situé dans la constellation de Pégase, se trouve à environ 40 années-lumière de la Terre. Depuis lors, plus de 1800 planètes ont été détectées. Plus de la moitié ont été découvertes à l’université de Genève par des équipes internationales. Le premier système où l’on a détecté plusieurs planètes était Upsilon Andromedae, dans la constellation d’Andromède. Le deuxième fut 55 Cancri40. La majorité des planètes détectées pour l’instant sont des géantes gazeuses ayant une orbite très excentrique, certaines se sont finalement révélées être des naines brunes. Le fait de découvrir essentiellement des géantes gazeuses proches de leur étoile est généralement interprété comme un biais de l’observation : il est beaucoup plus simple de découvrir une planète massive tournant rapidement autour de son étoile par la méthode de la vitesse radiale qui détecte la planète en interpolant sa présence par les fluctuations de la trajectoire de l’étoile. Au premier semestre 2005, une polémique a agité le monde astronomique. Des équipes de la Nasa et de l’ESO ont annoncé des découvertes grâce au VLT et au télescope spatial Spitzer. Finalement, il semble que l’Europe a bien obtenu les premières images directes de planètes extrasolaires. En l’occurrence, elles orbitent autour de la naine brune GPCC-2M1207 et de l’étoile GQ Lupi. Cela dit, le compagnon de GQ Lupi est probablement une naine brune. En novembre 2009, le « mystère du lithium » est résolu grâce aux données compilées sur les exoplanètes et leurs étoiles41. Garik Israelian : « Nous venons de découvrir que la quantité de lithium dans les étoiles semblables au Soleil dépend de la présence, ou non, de planètes. » Les étoiles à planètes contiennent moins de 1 % de la quantité de lithium des autres étoiles. L’existence de planètes situées en dehors du Système solaire est évoquée dès le XVIe siècle mais ce n’est qu’au cours du XIXe siècle que les exoplanètes deviennent l’objet de recherches de quelques scientifiques. Beaucoup d’astronomes supposent qu’elles peuvent exister, mais aucun moyen technique d’observation ne permet de prouver leur existence. La distance mais aussi le manque de luminosité de ces objets célestes si petits en comparaison des étoiles autour desquelles ils orbitent rendaient leur détection impossible. Ce n’est que dans les années 1990 que les premières exoplanètes sont détectées de manière indirecte, puis depuis 2008 de manière directe. La plupart des exoplanètes découvertes à ce jour orbitent autour d’étoiles situées à moins de 400 années-lumière du Système solaire. En date du 19 avril 2014, 1 783 exoplanètes ont été confirmées dans 1 105 systèmes planétaires dont 460 multiples. Plusieurs milliers d’exoplanètes supplémentaires découvertes au moyen de télescopes terrestres ou d’observatoires spatiaux, dont Kepler, sont en attente de confirmation. En extrapolant à partir des découvertes déjà effectuées, il existerait au moins 100 milliards de planètes rien que dans notre galaxie.

Mais cette multitude des systèmes solaires est loin d’être la seule nouveauté…

Tout d’abord on a trouvé des conditions de formation des planètes et des systèmes solaires très différentes de celles que nous connaissons dans notre système solaire.

Yves Quéré dans « La sagesse du physicien » :

« Beaucoup de ces exoplanètes se comportent de manière tout à fait imprévue, remettant en cause un des corpus de notre science les mieux établis. Depuis des siècles en effet que l’on scrute notre ciel proche et que l’on étudie nos planètes-sœurs, de Mercure – la plus proche du soleil – à Uranus et au-delà, les astronomes ont su bâtir une représentation fiable et convaincante de la formation des planètes. Voici l’image très simplifiée que l’on peut s’en faire. Tout débute, quelque part dans l’univers, par un disque de matière tournant violemment sur lui-même. Peu à peu, sous l’effet des forces de gravitation, cette matière s’agglomère en des sortes de grumeaux de tailles variables à partir desquels notre soleil, au centre, puis les planètes, à la périphérie, vont naître. Lorsque, au-delà de cette vision qualitative, on bâtit un modèle plus précis, fondé sur les lois de la mécanique physique, on établit que les grumeaux en question donnent naissance à ce que nous appelons des planètes – toutes sphériques dès lors qu’elles ont une taille supérieure à quelques centaines de kilomètres – et que ces planètes se répartissent par tailles croissantes (en moyenne) à partir du soleil. Ainsi Mercure est plus petite que la Terre, plus petite elle-même que Jupiter, Saturne ou Uranus, ces planètes géantes se formant, assez naturellement, là où il y a le plus de matière disponible. On pense donc, dès lors, en termes de la relation simple (et rciproque) : planète petite = planète proche du soleil. De plus, ces planètes tournent autour d’elles-mêmes en une « journée », variable de l’une à l’autre ; et toutes, approximativement dans le même plan (celui du disque initial), autour du soleil en une « année », celle-ci de plus en plus longue au fur et à mesure que l’on s’éloigne du soleil. Et voilà que cette belle élaboration – exemplaire de la si efficace collaboration entre observations, mesures, traval de l’imagination puis « modélisation » mathématique et calcul numérique – est mise à mal. En effet, cette première exo-planète découverte (puis bien d’autres après coup) est située à proximité de son soleil tout en étant énorme, et son année dure quelques uns de nos jours ! »

Vincent Coudé du Foresto, Thérèse Encrenaz, Dominique Bockelée-Morvan, Daniel Rouan, Philippe Zarka dans « Exoplanètes et origine des systèmes planétaires » :

« L’exploration des exoplanètes nous a montré que les systèmes planétaires multiples étaient courants dans l’Univers. Avec la découverte de très nombreuses exoplanètes géantes à proximité immédiate de leur étoile-hôte, elle a aussi mis en évidence le fait que le Système Solaire est loin d’être unique, mais que le scénario de sa formation, tel que nous le comprenons, n’est pas immédiatement applicable aux systèmes extrasolaires. Il apparaît que les phénomènes de migration sont sans doute fréquents dans ces systèmes, et des travaux récents ont aussi mis en évidence leur importance au sein même de notre Système Solaire. Ces analogies mettent en évidence le besoin d’un couplage fort entre l’étude de l’origine du Système Solaire et celle des systèmes planétaires, le Système Solaire apparaissant comme un système-témoin que l’on peut étudier en détail, voire in-situ. »

La suite sur la formation des systèmes solaires

Des astronomes américains ont découvert deux exoplanètes (planètes hors du système solaire) à très courte distance l’une de l’autre, un phénomène jamais vu dans l’Univers. Imaginez qu’au lieu de la pleine lune se levant à l’horizon, c’est une planète gazeuse géante qui apparaît trois fois plus grande, expliquent ces chercheurs, dont les travaux sont publiés jeudi aux Etats-Unis dans l’édition en ligne de la revue Science.

Ce monde existe bel et bien et consiste en un système stellaire doté de deux étoiles dans la constellation du Cygne, à environ 1200 années-lumière de la Terre (une année-lumière correspond à 9460 milliards de km). Il est baptisé Kepler-36, du nom du télescope spatial américain consacré à la recherche des exoplanètes. « Ces deux planètes passent très près l’une de l’autre », indique Josh Carter, du Centre d’Astophysique de Harvard-Smithsonian, un des principaux auteurs de ces travaux. « Elles sont les plus proches que nous ayons jamais observées dans un système planétaire », ajoute l’astronome Eric Agol, de l’Université de Washington.

Les deux planètes se rapprochent au plus près tous les 97 jours en moyenne. Elle sont alors séparées par une distance inférieure à cinq fois la distance de la Terre à la Lune, soit quelque 1,9 million de km. Ces astronomes ont déniché ces deux planètes en analysant les données recueillies par le télescope Kepler capable de détecter une exoplanète quand elle passe devant son étoile en diminuant alors brièvement son rayonnement. Ce nouveau système planétaire contient seulement ces deux planètes en orbite autour d’une étoile ressemblant à notre soleil mais plus vieux de plusieurs milliards d’années. Une équipe internationale d’astronomes a découvert la première planète hors du système solaire d’une taille comparable à la Terre et sur laquelle les températures permettent à l’eau d’exister à l’état liquide et d’être ainsi propice à la vie. Cette découverte grâce au télescope spatial américain Kepler, conforte la probabilité de trouver des planètes soeurs de la Terre dans notre galaxie, la Voie Lactée, estiment ces scientifiques dirigés par une astronome de la Nasa et dont les travaux paraissent jeudi dans la revue américaine Science. "C’est la première exoplanète de la taille de la Terre trouvée dans la zone habitable d’une autre étoile", souligne Elisa Quintana, astronome du SETI Institute au centre de recherche Ames de la Nasa, qui a mené cette recherche. "Ce qui rend cette découverte particulièrement intéressante c’est le fait que cette planète baptisée Kepler-186f est de taille terrestre en orbite autour d’une étoile dite naine rouge, plus petite et moins chaude que le Soleil, dans la zone tempérée où l’eau peut être liquide", précise-t-elle. Ces étoiles sont les plus fréquentes dans la Voie Lactée avec 70% du total. Cette zone est dite habitable car la vie telle que nous la connaissons et qui dépend de l’eau, a la plus grande probabilité de s’y développer, relèvent ces chercheurs. Pour Fred Adams, astronome à l’Université du Michigan, "il s’agit d’un pas important dans la quête pour découvrir une exoplanète identique à la Terre", l’objectif de la mission Kepler. Sur les près de 1.800 exoplanètes détectées depuis 1994 une vingtaine sont en orbite autour de leur étoile dans la zone habitable. Mais ces planètes sont nettement plus grandes que la Terre et de ce fait il est difficile de déterminer si elles sont gazeuses ou rocheuses.

Selon les modèles théoriques sur la formation planétaire, des planètes dont le rayon est inférieur à 1,5 fois celui de la Terre ont peu de chance d’accumuler une atmosphère épaisse comme les planètes gazeuses géantes de notre système solaire. "Nous avons appris ces dernières années qu’il y a une nette transition entre les exoplanètes dont le rayon dépasse 1,5 fois celui de la Terre", note Stephen Kane, astronome à l’Université d’Etat de San Francisco, un des co-auteurs de la découverte. "Lorsque leur rayon mesure entre 1,5 et 2 fois le rayon terrestre, les planètes deviennent suffisamment massives pour accumuler une atmosphère épaisse d’hydrogène et d’hélium", dit-il. La planète Kepler-186f a un rayon de 1,1 fois celui de la Terre. Elle entre ainsi dans la catégorie des planètes rocheuses de notre système solaire comme la Terre, Mars ou Venus. "Vu la petite taille de cette exoplanète, il y a de grandes probabilités qu’elle soit rocheuse et qu’elle ait une atmosphère. Si cette atmosphère offre de bonnes conditions, l’eau peut exister à l’état liquide en surface", explique à l’AFP Emeline Bolmont, chercheuse de l’Université de Bordeaux qui a participé à cette avancée. Elle souligne que ces conclusions sont fondées sur des extrapolations car "pour être sûr qu’elle soit rocheuse il faudrait avoir la masse de la planète ce qui n’est pas possible avec les instruments actuels". Kepler-186f se trouve dans un système stellaire à 490 années-lumière du Soleil (une année lumière équivaut à 9.460 milliards de kilomètres) comptant cinq planètes toutes de taille proche de celle de la Terre mais seule Kepler-186f est dans la zone habitable. Elle orbite son étoile en 130 jours et reçoit un tiers de l’énergie lumineuse que la Terre obtient du soleil. "Les futures missions de la Nasa comme le télescope spatial James Webb (qui succédera à Hubble en 2018 et sera plus puissant, ndlr), pourront découvrir les exoplanètes rocheuses les plus proches et déterminer leur composition ainsi que la nature de leur atmosphère", a dit Paul Hertz, directeur de la division d’astrophysique de l’agence spatiale, lors d’une conférence de presse. Fin 2013 des astronomes avaient estimé que des milliards de planètes de taille terrestre en orbite autour d’étoiles similaires au Soleil dans notre galaxie seraient potentiellement habitables. Les chercheurs s’étaient basés sur les données des trois premières années d’observation de Kepler lancé en 2009 pour scruter plus de 100.000 étoiles ressemblant à notre Soleil situées dans les constellations du Cygne et de la Lyre.

En utilisant le Télescope spatial Hubble (NASA/ESA), les astronomes ont observé des changements importants dans la haute atmosphère d’une exoplanète lointaine. Juste après une forte éruption de son étoile observée en rayons-X, la planète a subi un violent épisode d’échappement atmosphérique. Il s’agit de la première observation détaillée de variations dans l’atmosphère d’une planète extrasolaire ; ce résultat contribue à notre connaissance des variations climatiques et des changements météorologiques dans des conditions extrêmes. L’équipe dirigée par Alain Lecavelier des Etangs (IAP, CNRS-UPMC) a utilisé le télescope Hubble pour observer l’atmosphère de l’exoplanète HD 189733b. La planète a été observée deux fois alors qu’elle passait devant son étoile à la manière de Vénus devant le Soleil : la première fois en avril 2010, puis en septembre 2011. Lors de ces passages, l’atmosphère de la planète imprime sa signature sur la lumière de l’étoile, qui est analysée à l’aide des spectrographes du télescope Hubble, permettant ainsi aux astronomes de mesurer les propriétés de cette atmosphère. Les observations ont été effectuées afin de confirmer ce que l’équipe avait déjà vu une première fois dans un autre système planétaire : l’évaporation de l’atmosphère d’une exoplanète (heic0303).

La première série d’observations obtenues en avril 2010 ne montrait aucune trace de l’atmosphère de la planète. Mais lorsque Hubble a observé un deuxième passage de la planète en septembre 2011, la signature de l’atmosphère en évaporation est apparue de manière évidente. Le spectre obtenu avec Hubble montre un panache de gaz s’échappant de la planète à un rythme d’au moins 1000 tonnes d’hydrogène par seconde. Ce résultat constitue la première observation détaillée de variations temporelles dans l’atmosphère d’une exoplanète : de l’exo-météorologie. L’impact est double : cela confirme que les atmosphères des planètes géantes proches de leur étoile peuvent s’évaporer, et, plus encore, cela montre que les conditions physiques qui règnent dans cette atmosphère en évaporation varient au fil du temps.

La plupart des exoplanètes ne ressemblent pas à la terre. • Les premières exoplanètes découvertes tournent autour d’un pulsar, une étoile "morte" , qui après l’explosion qui signe la fin de sa vie, s’est transformée en phare radio. Il est difficile de savoir à quoi ressemblent ces planètes. Elles ont peut-être été vitrifiées par l’explosion de l’étoile. Elles ont pu aussi se reformer après l’explosion de l’étoile.

• Beaucoup des planètes découvertes sont très massives, faites de gaz et sont très près de leur étoile, beaucoup plus près que Mercure du Soleil.

• La plupart des exoplanètes ont des orbites allongées, qui les éloignent et les rapprochent de leur étoile, alors que la Terre reste à une distance du Soleil qui change très peu.

Mais plusieurs exoplanètes ont été découvertes qui pourraient ressembler à la Terre : Certaines ont des densités proches de la densité des planètes terrestres et certaines se trouvent une distance de leur étoile telle qu’il peut y avoir de l’eau liquide à leur surface. Et il est probable qu’un grand nombre d’exoplanètes pourraient être habitables pour la vie sinon pour l’homme….

Bien entendu, si on recherche des exoplanètes, ce n’est pas seulement pour savoir si elles seraient habitables car l’homme risque fort peu de s’y balader, vu les distances… astronomiques ! Par contre, chacun souhaite savoir si la vie y existe et une vie consciente de préférence ! Sur ce plan, de multiples tentatives n’ont encore rien donné mais on en est au tout début de cette science… Une équipe internationale d’astronomes a découvert la première planète hors du système solaire d’une taille comparable à la Terre et sur laquelle les températures permettent à l’eau d’exister à l’état liquide et d’être ainsi propice à la vie. Cette découverte, réalisée grâce au télescope spatial américain Kepler, conforte la probabilité de trouver des planètes soeurs de la Terre dans notre galaxie, la Voie Lactée, estiment ces scientifiques dirigés par une astronome de la Nasa et dont les travaux sont publiés dans la revue américaine Science jeudi. « C’est la première exoplanète de la taille de la Terre trouvée dans la zone habitable d’une autre étoile », souligne Elisa Quintana, une astronome du SETI Institute au centre de recherche Ames de la Nasa, qui a mené cette recherche. « Ce qui rend cette découverte particulièrement intéressante c’est le fait que cette planète baptisée Kepler-186f est de taille terrestre en orbite autour d’une étoile dite naine, plus petite et moins chaude que le Soleil, dans la zone tempérée où l’eau peut être liquide », précise-t-elle. Cette zone est dite habitable car la vie telle que nous la connaissons et qui dépend de la présence d’eau, a la plus grande probabilité de s’y développer, relèvent ces chercheurs. Pour Fred Adams, professeur de physique et d’astronomie à l’Université du Michigan, « il s’agit d’un pas important dans la quête pour découvrir une exoplanète identique à la Terre », qui est l’objectif de la mission Kepler. Sur les près de 1800 exoplanètes détectées depuis les vingt dernières années, une vingtaine sont en orbite autour de leur étoile dans la zone habitable. Mais ces planètes sont nettement plus grandes que la Terre et de ce fait il est difficile, vu leur taille, de déterminer si elles sont gazeuses ou rocheuses.

Selon les modèles théoriques sur la formation planétaire établis à partir d’observations, des planètes dont le rayon est inférieur à 1,5 fois celui de la Terre ont peu de chance, vu leur taille, d’accumuler une atmosphère épaisse comme les planètes gazeuses géantes de notre système solaire. « Nous avons appris au cours des dernières années qu’il y a une nette transition entre les exoplanètes dont le rayon dépasse 1,5 fois celui de la Terre « , note Stephen Kane, un astronome à l’Université d’Etat de San Francisco, un des co-auteurs de la découverte. « Lorsque leur rayon mesure entre 1,5 et 2 fois le rayon terrestre, les planètes deviennent suffisamment massives pour accumuler un atmosphère épaisse d’hydrogène et d’hélium », dit-il. La planète Kepler-186f a un rayon de 1,1 fois celui de la Terre. Elle entre ainsi dans la catégorie des planètes rocheuses de notre système solaire comme la Terre, Mars ou Venus. « Vu la petite taille de cette exoplanète, il y a de grandes probabilités pour qu’elle soit rocheuse et qu’elle ait une atmosphère. Si cette atmosphère offre de bonnes conditions, l’eau peut exister à l’état liquide en surface », explique à l’AFP Emeline Bolmont, chercheuse de l’Université de Bordeaux qui a participé à cette avancée. Elle souligne que ces conclusions sont fondées sur des extrapolations car « pour être sûr qu’elle soit rocheuse il faudrait avoir la masse de la planète ce qui n’est pas possible avec les instruments actuels ». Kepler-186f se trouve dans un système stellaire à 490 années-lumière du Soleil (une année lumière équivaut à 9460 milliards de kilomètres) comptant cinq planètes toutes de taille proche de celle de la Terre mais seule Kepler-186f est dans la zone habitable, les autres étant trop proches de l’étoile. En novembre 2013 des astronomes avaient estimé que des milliards de planètes de taille terrestre en orbite autour d’étoiles similaires au Soleil dans notre galaxie seraient potentiellement habitables. Selon leur modèle ordinateur, une étoile sur cinq similaire au Soleil dans la Voie Lactée, qui en compte quelque 55 milliards, a en orbite une planète dont la taille est similaire ou proche de celle de la Terre. Les chercheurs s’étaient basés sur les données des trois premières années d’observation de Kepler qui a été lancé en 2009 pour scruter plus de 100.000 étoiles ressemblant à notre Soleil situées dans les constellations du Cygne et de la Lyre. Le télescope est tombé en panne à la mi-2013.

Quelques exoplanètes remarquables 1995

• En octobre 1995, Michel Mayor et Didier Queloz annoncent avoir découvert la première exoplanète en orbite autour d’une étoile similaire au Soleil (comprendre : une étoile de la séquence principale) : 51 Pegasi b.

1999

• C’est en 1999 que l’on détecte la première géante gazeuse, Osiris, contenant de l’oxygène et du carbone dans son atmosphère. Cette planète étant très proche de son étoile, elle voit son atmosphère être soufflée par cette dernière. Ce phénomène a poussé les scientifiques à imaginer une classe particulière d’exoplanètes, les planètes chthoniennes, qui sont des résidus rocheux de géantes gazeuses à l’atmosphère soufflée par leur étoile.

2005

• En 2005, pour la première fois, des astronomes ont pu discerner la lumière émise directement par deux planètes, malgré la lueur éblouissante et toute proche de leurs étoiles. Jusqu’alors, les découvertes n’étaient qu’indirectes, en regardant les perturbations exercées par les planètes sur leurs étoiles ou en mesurant une baisse de luminosité lors d’un transit. Cette fois, deux découvertes presque simultanées ont été faites par deux équipes différentes observant des planètes différentes. Mais comme les deux équipes ont toutes deux utilisé le télescope spatial infrarouge américain Spitzer, la Nasa a décidé de profiter de l’occasion pour annoncer les deux découvertes en même temps. Il est cependant important de préciser que les deux exoplanètes observées avaient déjà été détectées auparavant grâce à la technique de la vitesse radiale.

• Le 14 juillet 2005, l’astrophysicien Maciej Konacki du California Institute of Technology (Caltech) a annoncé dans la revue Nature la découverte d’une exoplanète (HD 188753 Ab) dans un système de trois étoiles qui se trouve à 149 années-lumière de la Terre. Grâce au télescope Keck 1 de Hawaï, il a pu trouver cette planète dont la révolution autour de son étoile se fait en moins de quatre jours. Les modèles actuels (juillet 2005) de formation des planètes n’expliquent pas comment une telle planète peut se former dans un environnement si instable d’un point de vue gravitationnel. Cette planète a été surnommée « planète Tatooine » par son découvreur en hommage à la planète du même nom dans la saga Star Wars.

2006

• Le 26 janvier 2006, le Probing Lensing Anomalies NETwork (PLANET) dirigé par le Français Jean-Philippe Beaulieu a découvert la planète OGLE-2005-BLG-390L b qui semble être la première exoplanète tellurique connue. Cette planète se situe à 22 000 années-lumière de la Terre. Sa masse vaut environ cinq fois celle de la Terre, sa température (moyenne de surface) est estimée à −220 °C (53 K), ce qui laisse supposer qu’il s’agit d’une planète solide.

• Le 17 mai 2006, une équipe de chercheurs de planètes (dont Michel Mayor fait partie) annonce la découverte, grâce au spectrographe HARPS, de trois planètes de type « neptunien » (le « Trident de Neptune ») autour de l’étoile de type solaire HD 69830. Les masses sont respectivement de 10, 12 et 18 fois la masse terrienne (ce qui est relativement faible, Jupiter fait 317 fois la masse de la Terre). Ce système possède probablement une ceinture d’astéroïdes à environ 1 UA de l’étoile.

• Le 4 août 2006, Ray Jayawardhana et Valentin Ivanov ont repéré, grâce au New Technology Telescope de 3,5 m de l’observatoire de La Silla de l’Observatoire européen austral (ESO), Oph 162225-240515, un système double à deux naines brunes tournant l’une autour de l’autre et flottant librement dans l’espace.

• Le 25 août 2006, une planète, Mu Arae d ou la Vénus de Mu Arae, de 14 masses terrestres a été découverte. Cette masse étant en deçà d’une limite théorique de 15 masses terrestres en dessous de laquelle une planète peut être tellurique, les scientifiques pensent qu’il peut s’agir d’une très grosse planète rocheuse, la première de ce type qui serait donc découverte. Néanmoins, il peut tout aussi bien s’agir d’une très petite planète gazeuse.

• Le 18 septembre 2006, une équipe d’astronomes du Smithsonian annonce la probable découverte d’un nouveau type de planète : avec un rayon équivalent à 1,38 fois celui de Jupiter mais n’ayant même pas la moitié de sa masse, c’est l’exoplanète la moins dense jamais découverte. Cela lui confère une densité inférieure à celle du liège. L’objet est baptisé HAT-P-1 ; son étoile est l’astre principal d’un système double, situé à quelque 450 années-lumière de la Terre dans la constellation du Lézard et connu sous le nom ADS 16402. Les deux étoiles sont similaires au Soleil mais plus jeunes, environ 3,6 milliards d’années.

• Le 5 octobre 2006, Kailash Sahu, du Space Telescope Science Institute de Baltimore, et ses collègues américains, chiliens, suédois et italiens auraient découvert, grâce au télescope spatial Hubble, 5 exoplanètes d’une nouvelle classe baptisées « planètes à période de révolution ultra-courte » (USPP : Ultra-Short-Period Planet) parce qu’elles font le tour de leur astre en moins d’une journée terrestre, 0,4 jour (moins de 10 heures) pour la plus rapide. Les objets semblent être des planètes gazeuses géantes de faible densité similaires à Jupiter, tournant autour d’étoiles plus petites que le Soleil.

2007

• Le 25 avril 2007, le télescope Harps de 3,6 m de l’observatoire de La Silla de l’ESO au Chili annonce la découverte d’une planète « de type terrestre habitable » : Gliese 581 c, orbitant autour de l’étoile Gliese 581 située à seulement 20,5 années-lumière de la Terre. Trois laboratoires associés du CNRS ont participé à la découverte, avec des chercheurs de l’Observatoire de Genève et du Centre d’astronomie de Lisbonne48.

• Le 8 novembre 2007, une équipe d’astronomes conduite par Debra Fischer (San Francisco State University) et Geoffrey Marcy (University of California, Berkeley) a découvert une cinquième planète autour de 55 Cancri, une étoile située à 41 années-lumière dans la constellation du Cancer, faisant de ce système, le plus « peuplé » en exoplanètes connu à ce jour49.

2008

• Le 2 janvier 2008, l’Institut Max-Planck de recherche sur le Système solaire (Heidelberg en Allemagne) annonce avoir découvert une jeune planète en formation dans le disque circumstellaire de TW Hydrae, une étoile de moins de 10 millions d’années qu’elle frôle à moins de 0,04 unité astronomique, soit 25 fois moins que la distance entre la Terre et le Soleil. L’étude de cette planète gazeuse dix fois plus massive que Jupiter devra permettre de mieux comprendre la formation des planètes50,51. Il s’agit de la première planète détectée autour d’une étoile de moins de 100 millions d’années. Cette découverte, qui a été faite grâce au spectrographe Feros installé sur l’observatoire de La Silla (ESO) au Chili, pourrait remettre en cause la « théorie de la migration » qui établissait que les exoplanètes de type « Jupiter chaud » se formaient à une distance beaucoup plus éloignée de leur étoile et ne s’en rapprochaient qu’ensuite.

• MOA-2007-BLG-192-L b devient la planète extrasolaire la plus légère connue après PSR 1257+12 A (planète en orbite autour d’un pulsar). C’est une terre glacée 3,3 fois plus massive (seulement) que la Terre en orbite autour d’une naine rouge ou une naine brune. Elle a été découverte par microlentille gravitationnelle.

• Le 13 novembre 2008 est annoncée la découverte de la première planète extrasolaire, Fomalhaut b, par visualisation directe sur une photographie coronographique provenant du télescope spatial Hubble.

• Toujours le 13 novembre 2008 est annoncée la découverte, par les télescopes Keck et Gemini à Hawaï, d’un système de 3 planètes, HR 8799, et ce grâce à la technique d’imagerie directe.

2009

• Le 3 février 2009 est annoncée la découverte par le satellite CoRot de CoRoT-7 b, la plus petite des exoplanètes jamais observées à ce jour qui fait près de deux fois le diamètre de la Terre et rentrant dans la catégorie des Super-Terre. Très proche de son étoile où elle accomplit une révolution en 20 heures, elle est également très chaude avec une température comprise entre 1 000 et 1 500 °C52.

• Le 16 décembre 2009 est annoncée la découverte de la planète Gliese 1214 b, qui serait composée d’une grande quantité d’eau, autour de l’étoile Gliese 1214.

2010

• Le 24 août 2010 est annoncée la découverte d’un système de 5 à 7 planètes autour de l’étoile HD 10180 (dans la constellation de l’Hydre mâle). À ce jour, c’est l’étoile possédant le plus grand nombre de planètes dans un système extrasolaire.

• Le 26 août 2010 est annoncée la découverte du premier transit multiple (2 planètes) autour de l’étoile Kepler-9.

• Le 29 septembre 2010 est annoncée la découverte de Gliese 581 g, sixième exoplanète découverte autour de la naine rouge Gliese 581, qui en raison de sa masse (environ 3 à 4 fois celle de la Terre), de ses températures, de sa localisation dans la zone habitable à 0,146 UA, et de sa possibilité de retenir une atmosphère, est à ce moment l’exoplanète présentant la plus haute habitabilité et probabilité d’abriter des formes de vie53,54.

• Le 18 novembre 2010 est annoncée la découverte de HIP 13044 b ; planète géante, elle se trouve à quelque 2 200 années-lumière de la Terre, autour de l’étoile HIP 13044, dans la constellation du Fourneau. Découverte particulière car c’est la première détection d’un système planétaire d’origine extragalactique (originaire d’une autre galaxie) à la suite de la fusion cosmique entre la Voie lactée et cette autre galaxie (il y a six à neuf milliards d’années)55,56.

2011

• Le 3 février 2011 est annoncée la découverte du système planétaire de Kepler-11, contenant six planètes en transit sur des orbites particulièrement serrées.

• Le 29 avril 2011 est annoncée la détection du transit de 55 Cancri e, une super-Terre autour d’une étoile visible à l’œil nu.

• Le 19 mai 2011 est annoncée la découverte par micro lentille gravitationnelle d’une importante population de planètes errantes, éjectées par leur étoile. Elles seraient environ deux fois plus nombreuses que les étoiles de la séquence principale57,58.

• Le 21 octobre 2011 est annoncée l’observation d’une géante gazeuse en formation assez similaire à Jupiter : LkCa 15 b59.

• Le 20 décembre 2011 est annoncée la découverte des deux premières planètes de taille terrestre, Kepler-20 e et Kepler-20 f, ayant respectivement un rayon de 0,868 et 1,034 fois celui de la Terre, dans un système comptant désormais au moins cinq planètes.

2012

Le 11 janvier 2012 sont découvertes trois planètes dont la taille est comprise entre celle de Mars et de Vénus, autour de Kepler-42 (encore appelée KOI-961 à l’époque).

Le 18 décembre 2012 est annoncée la découverte de 5 planètes en orbite autour de l’étoile Tau Ceti dont les masses sont évaluées respectivement à 2, 3,1, 3,6, 4,3 et 6,6 masses terrestres et dont les périodes seraient respectivement de 13,9, 35,4, 94, 168 et 640 jours. Deux d’entre elles, Tau Ceti e et Tau Ceti f, sont dans la zone habitable du système60,61,62.

2013

Le 7 janvier 2013, des astronomes affiliés à la mission Kepler annoncent la découverte de KOI-172.02, une candidate au titre d’exoplanète moins de deux fois plus grande que la Terre et qui orbite en zone habitable autour d’une étoile de type G. Il s’agit de la première planète de ce type découverte par l’instrument Kepler car elle orbite autour d’une étoile de même type que le Soleil63.

2014

Le 17 avril, la découverte grâce au télescope spatial Kepler de cinq planètes autour de l’étoile naine rouge Kepler-186 est annoncée. Ces cinq planètes, de taille proche de celle de la Terre, sont toutes probablement rocheuses. Parmi ces planètes, Kepler-186 f, la plus éloignée de l’étoile, se trouve en plus dans la zone habitable de Kepler-186.

1. L’Encyclopédie des planètes extrasolaires , 5 février 2014.

2. Jet Propulsion Laboratory - California Institute of Technology, NASA, Planet Quest, 5 février 2014.

3. Nasa Exoplanet Archive, Current Exoplanet Archive Holdings, 14 août 2013.

4. « IAU 2006 General Assembly : Result of the IAU Resolution votes » ,‎ 2006 (consulté le 2010-04-25)

5. R.R. Brit, « Why Planets Will Never Be Defined » [archive], Space.com,‎ 2006 (consulté le 2008-02-13)

6. « Working Group on Extrasolar Planets : Definition of a "Planet" » , IAU position statement,‎ 28 February 2003 (consulté le 2006-09-09)

7. Kenneth A. Marsh, J. Davy Kirkpatrick, et Peter Plavchan, « A Young Planetary-Mass Object in the rho Oph Cloud Core », Astrophysical Journal Letters, vol. 709, no 2,‎ 2010, p. L158 (DOI 10.1088/2041-8205/709/2/L158, Bibcode 2010ApJ...709L.158M, arXiv 0912.3774)

8. Mordasini, C. et al., 2007, « Giant Planet Formation by Core Accretion », v1.

9. Baraffe, I., G. Chabrier et T. Barman, « Structure and evolution of super-Earth to super-Jupiter exoplanets. I. Heavy element enrichment in the interior », Astronomy and Astrophysics, vol. 482, no 1,‎ 2008, p. 315–332 (DOI 10.1051/0004-6361:20079321, Bibcode 2008A&A...482..315B, arXiv 0802.1810)

10. Bouchy, F., G. Hébrard, S. Udry, X. Delfosse, I. Boisse, M. Desort, X. Bonfils, A. Eggenberger et D. Ehrenreich, « The SOPHIE search for northern extrasolar planets. I. A companion around HD 16760 with mass close to the planet/brown-dwarf transition », Astronomy and Astrophysics, vol. 505, no 2,‎ 2009, p. 853–858 (DOI 10.1051/0004-6361/200912427, Bibcode 2009A&A...505..853B, arXiv 0907.3559)

11. Auteur inconnu, 2010, « The Deuterium-Burning Mass Limit for Brown Dwarfs and Giant Planets » .

12. Jean Schneider, Cyrill Dedieu, Pierre Le Sidaner, Renaud Savalle et Ivan Zolotukhin, « Defining and cataloging exoplanets : The exoplanet.eu database », Astron. & Astrophys., vol. 532, no 79,‎ 2011, A79 (DOI 10.1051/0004-6361/201116713, Bibcode 2011A&A...532A..79S, arXiv 1106.0586)

13. Auteur inconnu, 2010, « The Exoplanet Orbit Database ».

14. Auteur inconnu, 2010, « On the naming convention used for multiple star systems and extrasolar planets ».

15. William I. Hartkopf & Brian D. Mason, « Addressing confusion in double star nomenclature : The Washington Multiplicity Catalog », United States Naval Observatory (consulté le 2008-09-12)

16. Jean Schneider, « Notes for Planet 16 Cyg B b » , L’Encyclopédie des planètes extrasolaires,‎ 2011 (consulté le 26 septembre 2011)

17. Jean Schneider, « Notes for Planet HD 178911 B b », L’Encyclopédie des planètes extrasolaires,‎ 2011 (consulté le 26 September 2011)

18. Jean Schneider, « Notes for Planet HD 41004 A b » [archive], L’Encyclopédie des planètes extrasolaires,‎ 2011 (consulté le 26 September 2011)

19. Jean Schneider, « Notes for Planet Tau Boo b » [archive], L’Encyclopédie des planètes extrasolaires,‎ 2011 (consulté le 26 September 2011)

20. L’Encyclopédie des planètes extrasolaires, KIC 4862625 b .

21. Naming the extrasolar planets (« Nommer les planètes extrasolaires » en français), W. Lyra, 2009, sur arXiv

22. « Planets Around Other Stars », Union astronomique internationale (consulté le 2009-12-06)

23. Division F Commission 53 Extrasolar Planets

24. « Can One Buy the Right to Name a Planet ? » , sur Union astronomique internationale,‎ 12 avril 2013

25. Public Naming of Planets and Planetary Satellites : Reaching Out for Worldwide Recognition with the Help of the IAU, Union astronomique internationale, 19 août 2013.

26. "Cosmos" in The New Encyclopædia Britannica (15e édition, Chicago, 1991) 16:787:2a. « For his advocacy of an infinity of suns and earths, he was burned at the stake in 1600. »

27. Isaac Newton, I. Bernard Cohen et Anne Whitman (trad. du latin), The Principia : A New Translation and Guide, Berkeley, University of California Press,‎ 1995, poche (ISBN 978-0-520-20217-7, LCCN 95032978), p. 940

28. W.S Jacob, « On Certain Anomalies presented by the Binary Star 70 Ophiuchi », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 15,‎ 1855, p. 228

29. T.J.J. See, « Researches on the Orbit of F.70 Ophiuchi, and on a Periodic Perturbation in the Motion of the System Arising from the Action of an Unseen Body », Astronomical Journal, vol. 16,‎ 1896, p. 17 (DOI 10.1086/102368)

30. T.J. Sherrill, « A Career of Controversy : The Anomaly of T. J. J. See », Journal for the History of Astronomy, vol. 30, no 98,‎ 1999, p. 25–50

31. P. van de Kamp, « Alternate dynamical analysis of Barnard’s star », Astronomical Journal, vol. 74,‎ 1969, p. 757–759 (DOI 10.1086/110852, Bibcode 1969AJ.....74..757V)

32. (en) Alan Boss (trad. du latin), The Crowded Universe : The Search for Living Planets, New York, Basic Books,‎ 2009 (ISBN 978-0-465-00936-7, LCCN 2008037149), p. 31–32

33. M. Bailes, A.G. Lyne, S.L. Shemar, « A planet orbiting the neutron star PSR1829-10 », Nature, vol. 352,‎ 1991, p. 311–313 (DOI 10.1038/352311a0,

34. A.G Lyne, M. Bailes, « No planet orbiting PS R1829-10 », Nature, vol. 355, no 6357,‎ 1992, p. 213 (DOI 10.1038/355213b0,

35. David W. Latham, Robert P. Stefanik, Tsevi Mazeh, Michel Mayor, Gilbert Burki, « The unseen companion of HD114762 - A probable brown dwarf », Nature (ISSN 0028-0836), vol. 339, p. 38-40, 4 mai 1989.

36. [exoplanet.eu L’Encyclopédie de planètes extrasolaires].

37. (en) A. Wolszczan et D. A. Frail, « A planetary system around the millisecond pulsar PSR 1257 + 12 », Nature, vol. 353,‎ 9 janvier 1992, p. 145-147)

38. Voncent Boqueho, La vie, ailleurs ?, Dunod, 4 mai 2011

39. Star : 51 Peg

40. Star : 55 Cnc

41. « Les exoplanètes percent le mystère de la curieuse chimie du Soleil » [archive] (consulté le 16 novembre 2009)

42. Yes, it is the Image of an Exoplanet, sur le site de l’ESO

43. Kalas P, Graham JR, Chiang E et Als. Optical Images of an exosolar planet 25 light-years from Earth [archive], Science, 2008 ;22:1345-1348

44. Marois C, Macintosh B, Barman T et Als. Direct imaging of multiple planets orbiting the star HR 8799 [archive], Science, 2008 ;22:1348-1352

45. Il y aurait plus de 200 milliards d’exoplanètes dans la Voie lactée (futura sciences).

46. « 8,8 milliards de planètes comme la Terre » [archive], sur http://www.radio-canada.ca , Société Radio-Canada,‎ 4 novembre 2013

47. Erik A. Petiguraa, Andrew W. Howard et Geoffrey W. Marcya, « Prevalence of Earth-size planets orbiting Sun-like stars », Proceedings of the National Academy of Science,‎ novembre 2013

48. Première découverte d’une planète habitable hors du Système solaire [archive], dépêche de l’AFP du 25 avril 2007.

49. Cinq planètes en orbite autour de l’étoile 55 Cancri A

50. Découverte de TW Hydrae a1

51. Article de Futura Sciences sur la découverte d’une planète en formation

52. « COROT discovers smallest exoplanet yet, with a surface to walk on » , Agence spatiale européenne,‎ 3 février 2009 (consulté le 5 février 2009)

53. (en) New Planet May Be Able to Nurture Organisms [archive] dans The New York Times du 29 septembre 2010.

54. Des astronomes découvrent une exoplanète potentiellement habitable [archive] dans Le Monde du 30 septembre 2010.

55. Découverte de la première exoplanète hors de notre galaxie

56. HIP 13044 b, la planète qui venait d’une autre galaxie

57. So many lonely planets with no star to guide them , Nature, 18/05/2011

58. The Microlensing Observations in Astrophysics (MOA) Collaboration & The Optical Gravitational Lensing Experiment (OGLE) Collaboration. Nature 473, 349-352 (2011)

59. http://www.sciencesetavenir.fr/espa...

60. M. Tuomi et al., « Signals embedded in the radial velocity noise : Periodic variations in the tau Ceti

61. velocities », Astronomy & Astrophysics, no pré-publication,‎ 2012

62. http://phl.upr.edu/press-releases/t...

63. Two Nearby Habitable Worlds ? article du Planetary Habitability Laboratory de l’université de Puerto Rico, Arecibo

64. Clara Moskowitz, « Most Earth-Like Alien Planet Possibly Found » [archive], Space.com,‎ 9 janvier 2013 (consulté le 9 janvier 2013)

4 Messages de forum

  • La famille de la Terre vient encore de s’agrandir. Des chercheurs du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics et du JPL de la Nasa, entre autres, ont annoncé au congrès de la Société d’astronomie américaine qu’ils ont identifié six nouvelles planètes à cœur rocheux situées dans la zone d’habitabilité de leur étoile, c’est-à-dire à une distance compatible avec l’existence d’eau liquide à leur surface. Parmi elles, deux semblent un peu plus intéressantes : Kepler-438b et Kepler-442b. La première serait de 12 % seulement plus grosse que la Terre et recevrait 40 % de lumière en plus. La seconde serait un peu plus grosse encore mais récolterait une quantité d’énergie lumineuse a priori plus favorable encore à la présence d’eau liquide à sa surface. Bref, la Terre s’est trouvé de nouvelles cousines.

    « Ce n’est pas tant ces cas individuels qui sont intéressants mais leur accumulation progressive », note Alain Lecavelier des Étangs, président de la commission exoplanètes à l’Union astronomique internationale. Il reste en effet difficile de confirmer avec certitude l’existence d’une exoplanète particulière. Le télescope spatial Kepler, qui a permis de découvrir ces nouvelles cousines, ne repère que les mini-éclipses provoquées par le passage d’une planète devant son étoile. Pour imaginer la prouesse, cela revient à détecter la baisse de luminosité d’un phare maritime lorsqu’un grain de sable passe dans son faisceau… Au bout de trois de ces transits, les chercheurs ont de bonnes raisons de penser qu’ils ont mis la main sur une planète. Mais ils n’en sont jamais sûrs à 100 %.

    Plus d’une étoile sur cinq aurait ainsi une planète rocheuse dans une zone compatible avec l’existence d’eau liquide à sa surface. Toutefois, une planète « potentiellement habitable » n’est pas forcément « habitée ». Tout dépend de son atmosphère, de sa composition, etc. Dans le Système solaire, Mars est située dans cette zone, mais rien ne prouve qu’elle ait un jour abrité la moindre forme de vie.

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  • Une équipe internationale d’astronomes a découvert le plus ancien système planétaire connu à ce jour dans notre galaxie, âgé de 11,2 milliards d’années et qui compte cinq planètes de taille proche de la Terre.

    "Nous n’avons jamais rien vu de semblable : une étoile aussi vieille avec un grand nombre de petites planètes qui la rend très spéciale", a souligné Daniel Huber de l’Université de Birmingham au Royaume-Uni, un des co-auteurs de cette découverte faite avec le télescope Kepler et publiée mardi dans la revue américaine The Astrophysical Journal.

    Ce système planétaire est baptisé Kepler-444. Son étoile est une "naine orange", 25% plus petite que notre Soleil et donc moins chaude. Elle compte cinq planètes dont le diamètre varie de 0,4 à 0,7 fois celui de la Terre, soit des tailles allant de celle de Mercure à celle de Vénus.

    Kepler-444 se situe à 117 années-lumière de notre planète (une année-lumière équivaut à 9.461 milliards de kilomètres) et il s’agit du plus ancien système planétaire de notre galaxie, la Voie Lactée, connu à ce jour.

    Les planètes sont très proches de leur étoile. Ainsi Kepler-444f, la plus éloignée, en fait le tour en 9,7 jours et la plus proche, Kepler-444b, en 3,6 jours. A ces distances, les exoplanètes sont toutes beaucoup plus chaudes que Mercure et ne sont pas habitables, soulignent les astronomes.

    "Nous voyons que des planètes de taille terrestre se sont formées pendant quasiment toute l’histoire de l’Univers né il y a 13,8 milliards d’années, ouvrant la possibilité de l’existence de vie ancienne dans la galaxie", a commenté Tiago Campante, de l’Université de Birmingham, le principal auteur de ces travaux.

    "Cette découverte ouvre la voie à une plus grande compréhension de la formation des premières planètes dans la galaxie (...) ce qui nous rapproche du Graal des astronomes, à savoir découvrir une exo-planète de même taille que celle de la Terre en orbite d’une année autour d’une étoile jumelle de notre Soleil", a commenté le professeur Huber.

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  • Il se peut aussi qu’il y ait de la vie sur ces planètes et même de la vie intelligente !

    Dans un blog, des scientifiques de l’observatoire Arecibo à Porto Rico relèvent des émissions « très étranges » provenant d’une étoile de type « naine rouge » et « paraissant uniques ». Ils soulignent, par ailleurs, que des observations d’étoiles similaires dans le voisinage n’ont pas permis de capter des signaux semblables.

    En avril et mai 2017, ces scientifiques ont enregistré des émissions venant de plusieurs étoiles dont Gliese 436, Ross 128, Wolf 359 et HD 95 735. Après avoir analysé ces données, ils ont constaté que Ross 128 avait émis des signaux radio différents, dont ils en cherchent encore la nature.

    Bien sûr, il peut y avoir une autre explication scientifique à ces signaux bizarres, même si cette explication n’a pas été trouvée pour le moment.

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  • Trouvera-t-on des extraterrestres, les ovnis ne semblent pas encore le prouver !

    Le département américain de la Défense a reconnu l’existence de son programme d’identification des menaces aérospatiales avancées (AATIP), entre 2007 et 2012, révèlent le New York Times et Politico (articles en anglais), samedi 16 décembre. Dans le plus grand secret, l’armée américaine a enquêté sur des objets volants non identifiés, aperçus par des militaires ou des simples citoyens.

    Dans son énorme budget de 600 milliards de dollars (un peu plus de 510 milliards d’euros), le financement du programme d’identification des menaces aérospatiales avancées passait inaperçu. Pourtant, ce sont tout de même 22 millions de dollars par an (un peu moins de 19 millions d’euros) qui ont été consacrés aux observations d’objets volants non identifiés, selon le New York Times.

    Les contrats consultés par le New York Times montrent que ces millions de dollars étaient surtout destinés à Bigelow Aerospace, la société du milliardaire Robert Bigelow chargée d’évaluer la menace posée par ces ovnis. L’argent a notamment permis à Bigelow Aerospace d’agrandir ses bâtiments à Las Vegas (Nevada) afin de stocker les métaux et autres matériaux récupérés et attribués à des phénomènes non identifiés. Les chercheurs de Bigelow ont également interrogé des personnes affirmant avoir ressenti des modifications physiologiques après des rencontres avec des ovnis, ainsi que des militaires qui avaient aperçu ces objets volants inconnus.

    Le programme AATIP n’était pas totalement classifié, mais un tout petit nombre d’officiels américains en étaient informés. C’est l’ancien leader démocrate du Sénat, Harry Reid, passionné d’espace et fasciné par les ovnis, qui l’avait initié, soutenu par deux autres sénateurs. Aucun des trois hommes ne souhaitait débattre en public de cette question sensible et du financement du programme.

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