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Quand les gouvernants en sont réduits à la seule violence directe, c’est que la dynamique capitaliste est morte

lundi 29 mars 2021, par Robert Paris, Tiekoura Levi Hamed

« Ce qui distingue la bourgeoisie de toutes les classes qui régnèrent jadis, c’est cette particularité que, dans son développement, il y a un tournant à partir duquel tout accroissement de ses moyens de puissance, donc, en premier lieu de ses capitaux, ne fait que la rendre de plus en plus inapte à la domination politique. »

Friedrich Engels

Source La vague des révolutions et des répressions est issue de l’effondrement capitaliste qui se produit bien avant covid ! « Au delà d’un certain point, le développement des forces productives devient une barrière pour le capital ; en d’autres termes, le système capitaliste devient un obstacle pour l’expansion des forces productives du travail. Arrivé à ce point, le capital, ou plus exactement le travail salarié, entre dans le même rapport avec le développement de la richesse sociale et des forces productives que le système des corporations, le servage, l’esclavage, et il est nécessairement rejeté comme une entrave. La dernière forme de la servitude que prend l’activité humaine - travail salarié d’un côté et capital de l’autre - est alors dépouillée, et ce dépouillement lui-même est le résultat du mode de production qui correspond au capital. Eux-mêmes négation des formes antérieures de la production sociale asservie, le travail salarié et le capital sont à leur tour niés par les conditions matérielles et spirituelles issues de leur propre processus de production. C’est par des conflits aigus, des crises, des convulsions que se traduit l’incompatibilité croissante entre le développement créateur de la société et les rapports de production établis. »

Karl Marx, Le Capital - Livre premier - Le développement de la production capitaliste :

« Ce qu’il y a d’important toutefois dans l’horreur qui les saisit devant la baisse du taux de profit, c’est le sentiment que dans le développement des forces productives le mode de production capitaliste trouve une limite qui n’a rien à voir avec la production de la richesse en soi ; et cette limitation bien particulière témoigne du caractère limité et purement historique, transitoire, du système de production capitaliste. Elle témoigne qu’il n’est pas un mode absolu de production de la richesse, qu’au contraire il entre en conflit avec le développement de celle-ci à une certaine étape de l’évolution. »

Karl Marx, Le Capital - Livre 3 ème - 3e section : La loi de la baisse tendancielle du taux de profit

« Le capitalisme ne sera jamais aussi vulnérable que quand il atteindra son apogée. »

Karl Marx

« Pour opprimer une classe, il faut pouvoir lui garantir des conditions d’existence qui, au moins, lui permettent de vivre dans la servitude. (...) Il est donc manifeste que la bourgeoisie est incapable de remplir plus longtemps son rôle de classe dirigeante et d’imposer, à la société, comme loi régulatrice, les conditions d’existence de sa classe. Elle ne peut plus régner, parce qu’elle est incapable d’assurer l’existence de son esclave dans le cadre de son esclavage, parce qu’elle est obligée de le laisser déchoir au point de devoir le nourrir au lieu de se faire nourrir par lui. La société ne peut plus vivre sous sa domination, ce qui revient à dire que l’existence de la bourgeoisie n’est plus compatible avec celle de la société. »

Manifeste du parti communiste, Marx et Engels

éditorial

Que les classes possédantes ne puissent plus gouverner que par la violence directe est un symptôme que la dynamique économique et sociale de leur système est cassée…

Chacun constate l’intervention violente des forces de répression aux quatre coins du monde, menée par des gouvernements de toutes sortes et de toutes origines. Bien sûr, il s’agit pour ces répressions d’Etat de casser le développement des « printemps » révolutionnaires qui ont fleuri partout dans le monde à la suite de ceux de Tunisie, d’Egypte, d’Algérie, de France, etc… On a bien vu que contre les Gilets jaunes la violence de la répression devenait la base même de la politique des gouvernants en France. On a vu aussi la violence des interventions policières aux USA et dans d’autres pays autrefois dits démocratiques. Il ne s’agit nullement de dérives de tel ou tel courant politique, de tel ou tel chef d’Etat, ou due à des situations particulières à tel pays, particulièrement déstabilisé par des conditions locales, politiques, économiques ou sociales. Non, c’est un fait mondial dont il faut comprendre la profondeur et l’ampleur.

C’est parce que la dynamique économique est cassée que la violence d’Etat devient la seule arme de la classe capitaliste.

Ce qui a fait la stabilité des sociétés durant des décennies, c’est que les pays les plus riches se sont fondés sur la dynamique de leurs économies, de leurs capitalistes, pour fonder la durabilité de leur domination du monde. Il n’en va plus de même.

Bien sûr, certains prétendent que la faute revient à covid ! La pandémie a bon dos une fois encore… Les répressions ultraviolentes de ces dernières années, tout comme la vague des révolutions, n’ont pas attendu covid, faut-il même le rappeler ?!!

Quand le grand capital se ruait sur la production, la révolutionnait, s’y investissait, développait ses produits nouveaux, gagnait de nouveaux marchés pour ses productions, investissait sans cesse plus dans les secteurs productifs sans même y être incité par des aides d’Etat, alors le capitalisme parvenait aisément à conquérir la planète, à dominer, à faire croire à son rôle progressif même si l’essentiel de la population du monde pâtissait de cette domination ou en mourait. Depuis que, même aidé massivement par les Etats et les banques centrales, le grand capital se détourne de la production, qu’il ne fait plus spéculer sur la chute générale, qu’il se jette sur des monnaies bidons comme le bitcoin, sur des plateformes informatiques qui ne produisent rien comme Uber, sur des titres pourris, sur des spéculations complètement pipeau, sur des titres de dettes, sur la chute générale, la capacité du capitalisme à entraîner l’accord ou la passivité des peuples est complètement disparue, y compris dans les pays riches. Dès lors, la seule manière de gouverner devient la matraque, les armes de tir contre la population civile désarmée, les grenades et autres instruments de guerre civile.

Et les armes de guerre civile des classes dirigeantes actuelles sont multiples. Cela va depuis manipuler le terrorisme, toutes les sortes de terrorisme d’ailleurs, jusqu’à fabriquer des bandes armées fascistes ou paramilitaires. Les USA sont en pointe dans le domaine mais elles ne sont pas seules…

On vient de constater avec la nouvelle pandémie que les labos pharmaceutiques produisent eux aussi des nouvelles armes pour détruire, pour tuer, pour dominer, pour écraser les peuples. Les laboratoires dits P4, ultraprotégés car ultra dangereux, sont des officines de production d’armes bactériologiques et virologiques. Même si les mêmes labos produisent aussi des médicaments, nous savons que ceux-ci peuvent tuer aussi bien que soigner !

Et ce n’est pas les vaccins contre covid qui nous démentiront !!! On a bien vu que la détention des vaccins par des Etats devient une arme de domination mondiale. Bill Gates, détenteur du plus grand nombre de vaccins, n’est-il pas aussi l’homme le plus riche du monde et celui qui s’est le plus enrichi grâce à la pandémie ?!!!

Oui, les vaccins, loin d’être de simples moyens de protection des personnes contre la pandémie, sont des armes de combat au même titre que d’autres armes de la guerre économique, sociale et politique que les classes dirigeantes mènent contre le peuple travailleur ! Chacun a pu voir qu’ils sont un moyen pour des trusts, pour des Etats, de développer leur domination sur le monde. On peut voir aussi qu’ils sont un moyen de contrainte contre les peuples. Celui qui n’est pas vacciné n’aura pas accès à ceci, ne pourra pas passer là, ne pourra pas voyager, ne pourra pas soigner, ne pourra pas enseigner, ne pourra pas aller en crèche, à l’école ou à l’université !!! Le pass covid est un chantage permanent. On désigne du doigt le soignant ou l’enseignant qui ne veut pas se vacciner ou les parents qui ne veulent pas vacciner les enfants.

Si des vaccins tuent, ce n’est nullement accidentel. Astrazeneca a pu vérifier dès ses premiers essais que les vaccinés pouvaient mourir d’une thrombose et le trust a continué à prétendre que son vaccin était prêt… Et ce n’est qu’un exemple.

On va nous dire, « vous êtes contre les vaccins alors que c’est le progrès », comme on nous a dit « vous êtes contre le nucléaire alors que c’est l’avenir ». Mais nous sommes contre le capitalisme dans sa phase pourrissante et effondrée, bien plus encore que dans sa phase dynamique et conquérante. Nous ne sommes contre aucune sorte de production en soi, mais nous sommes contre vacciner avec des produits dont la dangerosité n’est pas vérifiée et dont l’efficacité n’est pas assurée. Nous sommes opposés à la domination des trusts du médicament comme de tous les autres trusts. Nous sommes opposés au fait qu’ils détiennent l’ensemble des richesses comme l’ensemble du pouvoir, étatique ou autre. Il en résulte, dans la question des vaccins, que les gouvernants paient des sommes folles aux trusts sans savoir même ce qu’ils recevront, ce que cela vaut, à quoi cela sert et quel effet cela aura. Et les peuples subissent des pressions folles pour se faire vacciner sans savoir non plus quels effets à long terme cela aura, quand les virus auront muté de manière ultra dangereuses, ces mutations étant favorisés par la vaccination de masse ou l’utilisation des produits antiviraux.

Mais, direz-vous, on ne peut pas se passer des vaccins, qu’ils soient avec de l’aluminium, risqués comme Astrazeneca avec des dangers de thrombose notamment, ou à ARN et avec des dangers de maladies auto-immunes notamment. Eh bien, c’est faux : on a montré depuis plus d’un an que des vaccins pour de simples rhinites suffiraient à protéger du covid !!! Mais les gouvernants et les labos pharmaceutiques font semblant de ne pas l’entendre… Parce que tel n’est pas leur intérêt. Ils tiennent à prendre les peuples en otage et non à les sauver…

Oui, les vaccins aujourd’hui ne sont pas de « simples » médicaments mais des outils dans la guerre totale que nous mènent les classes dirigeantes depuis 2007, depuis qu’il s’est révélé que l’effondrement capitaliste était inévitable.

Bien sûr, certains diront, regardez, le capitalisme a tenu de 2008 à 2021 ! Eh oui, il est resté au pouvoir dans le monde, mais il n’a pas cessé de chuter en ce qui concerne sa capacité économique réelle, en même temps que les dettes publiques et privées ne cessaient d’augmenter et la part des fortunes dues à la production de chuter.

Aujourd’hui, on nous dit que, si l’économie s’effondre malgré des aides étatiques et institutionnelles folles, c’est à cause de covid et des confinements qui en résultent, mais c’est complètement mensonger. La chute inexorable actuelle de l’activité réelle, qu’elle soit automobile, aéronautique, électrique ou autres, de toute la production industrielle, n’est rien d’autre que la suite de la chute de 2007, arrêtée momentanément en 2008. Seules les bourses ne chutent pas mais jouent au yoyo en fonction des cadeaux faramineux qu’elles escomptent et qu’elles exigent des Etats et des banques centrales. Mais la bonne santé relative des bourses, s’opposant à la chute industrielle, ne fait que montrer que le fossé se creuse encore entre la spéculation et la production, les bourses ne visant plus à centraliser des fonds pour investir dans des activités réelles.

Oui, la dynamique capitaliste est un ressort cassé dès lors que l’accumulation capitaliste ne se fait plus par la formation de plus-value productive nouvelle, dès lors que le nombre de prolétaires en activité décroît en même temps que la production elle-même et que les profits capitalistes sont désormais des profits usuraires, spéculatifs, agissant en sangsue de toute la société et non en bâtisseurs et en producteurs de richesses réelles nouvelles.

Personne ne pourra réparer le ressort cassé du capitalisme. Aucun sacrifice des peuples ne le permettra. La dynamique capitaliste est morte et les premiers à en être conscients sont les capitalistes et leurs gouvernants et c’est pour cela qu’ils s’attaquent aussi violemment aux peuples, allant jusqu’à manipuler une pandémie pour faire passer leurs mesures antisociales, dictatoriales et liberticides.

Plus vite le peuple travailleur prendra conscience qu’il ne faut pas d’abord vaincre la pandémie avant de changer de société, mais que les deux vont de pair, plus vite nous sortirons du cauchemar de cette fin historique du capitalisme et moins elle produira de souffrances et de destructions, de pandémies comme de guerres et de fascismes.

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