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Questions à tous les militants qui souhaitent fonder un nouveau parti anticapitaliste avec Olivier Besancenot

vendredi 3 avril 2009, par Robert Paris, Tiekoura Levi Hamed

Pourquoi le NPA-LCR veut-il renoncer au drapeau communiste, celui de la Commune de Paris et de la révolution d’octobre, pas celui des bureaucraties, au moment même où le capitalisme entre en crise systémique et que se pose le problème : quelle perspective de société ?

Pourquoi ne veut-il pas clairement affirmer qu’il ne participera jamais à un gouvernement tant que les travailleurs n’auront pas renversé le capitalisme et instauré leur propre pouvoir ?

Pourquoi n’indique-t-il pas clairement que son action ne consiste pas à tenter de gagner aux élections et à participer aux actions syndicales et qu’il souhaite que les travailleurs les armes à la main retirent leurs armes aux forces de l’ordre au service de l’ordre bourgeois ?

Pourquoi affirme-t-il être favorable à une intervention de la communauté internationale à Gaza pour sauver le peuple palestinien quand on voit comment la fameuse "communauté internationale" à sauvé les peuples yougoslaves, irakien ou afghan !!!

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Lettre d’Engels à Bebel de juin 1873 :

"Il ne faut pas se laisser induire en erreur par les appels à l’ « Unité ». Les plus grands facteurs de discorde, ce sont justement ceux qui ont le plus ce mot à la bouche. (...) Ces fanatiques de l’unité sont ou bien des petites têtes qui veulent que l’on mélange tout en une sauce indéterminée dans laquelle on retrouve les divergences sous forme d’antagonismes encore plus aigus dès qu’on cesse de la remuer, ne serait-ce que parce qu’on les trouve ensemble dans une seule marmite."


Olivier Besancenot et la LCR appellent les militants associatifs, syndicalistes, féministes, écologistes, altermondialistes, libertaires, guévaristes, communistes révolutionnaires et tous ceux qui veulent "révolutionner" la société à se rejoindre dans un même parti qui ne serait pas une simple extension de la Ligue Communiste Révolutionnaire, laquelle se dissoudrait en tant que telle, c’est-à-dire comme organisation trotskyste. Le but serait de regrouper ces militants pour qu’ils définissent ensemble des objectifs, un programme, des moyens de lutte et la forme concrète de cette organisation qui ne serait pas une imitation du parti d’avant-garde léniniste. Le drapeau que se donne ce parti est "l’anti-capitalisme", sous réserve d’en définir le contenu.

Le but du texte qui suit est justement de discuter de ce contenu : des idées, des objectifs, du programme que pourrait choisir un tel parti et de la signification de la démarche que cela supposerait. S’agit-il de militants issus du réformisme rejoignant le camp révolutionnaire, ou est-ce le contraire ? Prétend-on que ces deux camps n’existent plus de nos jours ? Et dans ce cas, que fait-on de la question clef de l’Etat bourgeois ? Va-t-il se dissoudre dans la démocratie ? Que répond-on aux illusions sur la possibilité de changer la société par la lutte pacifique ? La bourgeoisie va-t-elle pacifiquement se faire prendre le pouvoir dans un pays impérialiste ?

Se réunir et discuter entre militants qui veulent se battre contre les mesures anti-sociales du patronat et de la bourgeoisie, pourquoi pas ? Tenter de définir des objectifs communs aux luttes et des perspectives politiques, certes ! Reste l’essentiel : sur quelles bases, ces militants issus d’horizons divers se retrouvent-ils ? Sur quel bilan du passé ? Sur quelle perspective d’avenir ?

Anti-capitaliste ... Est-ce que cela signifie l’objectif du renversement de la société capitaliste qui domine le monde et de l’impérialisme ? En finir avec le capitalisme pour bâtir quelle société ?

Révolutionnaire... Est-ce que cela suppose le renversement des Etats bourgeois et la mise en place d’un pouvoir aux travailleurs, un véritable pouvoir des conseils ouvriers, qui ne serait pas un étatisme au sens stalinien ?

Révolutionner la société, est-ce que cela signifie rompre définitivement avec la propriété privée des grands moyens de production ? Ou est-ce simplement une manière de combattre certains aspects particulièrement choquants du capitalisme comme le souhaitent certains réformistes ?

A l’heure où l’on annonce une crise du capitalisme qui pourrait être la plus grande que ce système ait connu, il est indispensable de développer une perspective qui soit une véritable alternative au capitalisme : une perspective communiste révolutionnaire. Est-ce de cela qu’il s’agit et alors pourquoi ne pas le dire clairement ?

Est-ce dans cette direction qu’ira le "nouveau parti" ? Cela dépend bien entendu des militants qui se battront pour le construire. La réponse est entre leurs mains !

Mais d’abord, l’heure est à la discussion et à la réflexion et il ne faut pas prendre pour de la frilosité ou du sectarisme tout désir de clarification. Discuter du contenu des termes communisme, révolution, anti-capitalisme, ce n’est pas chercher à couper les cheveux en quatre. c’est faire appel aux leçons du passé pour résoudre les questions de l’heure. C’est, par exemple, faire le bilan des expériences du prolétariat pour définir une attitude vis-à-vis des appareils syndicaux. C’est tirer des leçons de l’intervention de l’Etat bourgeois, même démocratique, pour définir notre position à son égard. Sur ce plan, on ne peut pas dire que les interventions d’Olivier Besancenot suggérant qu’on pourrait participer à un gouvernement éclaircissent le problème ! Car tout un chacun comprend là une participation à un gouvernement de gauche et non la formation d’un Etat ouvrier. Dans ces domaines, la confusion est toujours nuisible et que l’on ne nous dise pas que la clarification ne viendra qu’une fois le parti construit.

Parmi les bilans qui font inévitablement partie du programme, des bases de construction d’un parti, il y a le bilan des luttes révolutionnaires que, pour le moment, les textes sur le parti évitent soigneusement. Pourtant, un parti qui prétend "révolutionner la société" ne pourra pas faire l’impasse sur les fois où les opprimés du passé ont tenté de le faire et sur les échecs et les succès de cette entreprise.

L’une des démarcation à laquelle la LCR n’apporte pas son soutien est celle entre la gauche et le camp des révolutionnaires. Ce n’est pas une nouveauté de sa part puisqu’elle s’intitule souvent "100% à gauche". Mais nous n’avons pas vu en France quelle est cette gauche qui n’est pas institutionnelle. Est-ce du PCF que parle la LCR à propos d’une gauche non libérale et capable de révolutionner la société. la direction du PCF n’a pas démontré cela lors de ses dernières participations au gouvernement. Ce parti a-t-il débuté une critique radicale des participations au pouvoir du passé ? Certainement pas !

Certes, le nouveau parti devrait attirer un "public de gauche" mais certainement pas en se disant de gauche. pas plus qu’il ne devrait attirer des syndicalistes sans critique claire des bureaucraties syndicales. Ces question ne sont en rien des démarcations inutiles, oiseuses. elles ont des conséquences concrètes et directes. dans les luttes sociales, où ce parti devra apporter un éclairage, une orientation, des perspectives, il est indispensable de savoir si le parti oeuvrera pour l’autonomie de la classe ouvrière, c’est-à-dire pour l’auto-organisation au travers non seulement d’assemblées générales mais aussi de comités de grèves, de coordinations, de collectifs et autres conseils ouvriers. La lutte est-elle conçue comme un simple combat local et revendicatif ou comme partie d’une action de transformation de la société, c’est-à-dire comme un pas des opprimés vers leur propre pouvoir ?

La LCR parle de "ne pas imposer une histoire, celle du trotskysme", mais cette histoire est-elle seulement celle du trotskysme ? Ou bien celle de la classe ouvrière mondiale face à l’entente impérialisme/stalinisme ou à leur partage des rôles ? Comment pourrait-on omettre que l’état actuel du mouvement ouvrier mondial, de sa conscience et de son organisation, est un produit direct du stalinisme. Ne pas se dire trotskyste suffit-il pour répondre à cette interrogation : quel est le drapeau nécessaire à la classe ouvrière aujourd’hui ? La LCR était une organisation trotskyste et elle ressent aujourd’hui le besoin de l’effacer soi-disant pour construire une organisation large. Cela augure mal de l’avenir. Pourquoi effacer le passé ? Pour construire l’avenir ? Certainement pas !

à suivre ...

Citation de l’appel de la LCR voté au congrès national

"Le 6 mai 2007, l’échec de la gauche gouvernementale a laissé le champ libre à la droite la plus réactionnaire incarnée par Sarkozy, l’ami des patrons et des milliardaires. La guerre sociale qu’ils mènent, c’est la violence quotidienne et la répression. Elle s’inscrit dans la mondialisation capitaliste qui voudrait dresser les travailleuses et travailleurs du monde entier les uns contre les autres pour mieux les exploiter. La folle course au profit dans laquelle sont engagés les maîtres du monde menace notre survie même, en pillant et détruisant la planète. Ce système produit régulièrement des crises et ce sont toujours les peuples qui payent la facture. Aux guerres sociales et écologiques s’ajoutent les guerres impérialistes.

La politique de la gauche gouvernementale est impuissante parce qu’elle accepte la logique du profit, de la concurrence et la remise en cause des services publics. Pour mener son offensive en rafale contre la majorité de la population, Sarkozy a le pouvoir, les patrons ont le MEDEF. Et nous, qu’avons-nous d’efficace pour porter les aspirations populaires sur le terrain politique ? Qu’avons-nous pour construire les mobilisations capables d’imposer un autre partage des richesses ?

Il y a urgence à reprendre l’offensive. Ces dernières années s’expriment le mécontentement, la révolte, une nouvelle volonté de résister. L’espoir vient des grandes mobilisations, luttes des salarié-es, de la jeunesse scolarisée ou des quartiers populaires, luttes des “ sans ”… Mais elles restent trop souvent infructueuses, quand un syndicalisme d’accompagnement prend le pas sur un syndicalisme lutte de classe et de transformation sociale. Il manque cruellement un outil qui aide à la convergence des luttes en un mouvement d’ensemble capable de faire reculer le pouvoir et de changer le rapport de force. L’espoir a aussi besoin d’imaginer qu’un autre monde est possible.

Nous sommes nombreuses et nombreux à vouloir cet outil : un parti utile aux mobilisations d’aujourd’hui. Un parti pour préparer un changement radical, révolutionnaire de la société c’est-à-dire la fin du capitalisme, de la propriété privée des principaux moyens de production, du pillage de la planète et de la destruction de la nature. Nous voulons une société capable de satisfaire les besoins sociaux, débarrassée de toutes les formes d’exploitation et d’oppressions de classe, de genre, d’âge, d’origine. Une société où la démocratie ne s’arrête pas au droit de vote et permette à toutes et tous de décider.

Le congrès national de la LCR s’adresse à toutes celles et tous ceux, individus, équipes militantes, courants politiques, qui veulent se regrouper dans un cadre politique organisé, militant, national et démocratique, un parti tissant des liens internationaux avec les forces qui défendent une telle perspective.

Nous nous adressons
- aux femmes et aux hommes de toutes origines, avec ou sans papiers qui pensent que leurs vies valent plus que les profits ;
- à la jeunesse qui répond « résistance ! » quand on cherche à précariser son avenir ;
- aux militant-es associatifs, syndicalistes, qui agissent au quotidien dans leurs quartiers ou entreprises ;
- aux militantes et militants socialistes, antilibéraux, communistes, verts qui n’acceptent plus les recentrages, les reniements et les demi-mesures ;
- aux militant-es anticapitalistes, révolutionnaires, à toutes les organisations et courants politiques nationaux ou locaux, qui pensent qu’il est temps de se rassembler par delà les divisions anciennes ;
- et surtout à celles et ceux qui jusque là n’ont pas trouvé de parti leur donnant suffisamment envie de s’engager…

Donnons-nous un parti qui s’approprie l’expérience des luttes d’hier et d’aujourd’hui, ouvrières, altermondialistes, internationalistes, écologistes, féministes, antiracistes. Un parti luttant contre l’exploitation, contre toutes les oppressions, les discriminations et pour l’émancipation humaine, individuelle et collective. Construisons un parti internationaliste qui refuse la politique de pillage des pays du Sud et la logique guerrière de la France, de l’Union Européenne et des Etats-Unis. Un parti indépendant, qui à l’inverse notamment du Parti Socialiste, refuse de cogérer ce système. Un parti en rupture avec le capitalisme et les institutions de la classe dominante. Un parti démocratique dont le projet permette à la population elle-même de diriger ses mobilisations pour demain être en mesure de diriger la marche de la société et de l’économie. Donnons-nous un parti pour inventer le socialisme du XXIe siècle.

Par cette adresse, nous voulons initier sans délai un processus constituant qui aboutisse à la fondation d’un nouveau parti anticapitaliste. Dans les entreprises, sur les lieux de travail et d’étude, les quartiers, à tous les échelons, local, régional, national, l’heure est maintenant à nous organiser ensemble dans des comités d’initiative pour prendre en main la construction de cet outil collectif. Ces comités auront à se fédérer à tous les niveaux par ville, par département, par secteur, nationalement. Ils auront à prendre en charge tant leurs activités et interventions politiques que les discussions et initiatives visant à créer une réelle dynamique collective.

A partir des premiers bilans, forums locaux et rencontres nationales permettront d’élaborer un mode de fonctionnement démocratique, respectant la diversité des opinions et des parcours, d’ouvrir les travaux préparatoires au congrès de fondation du nouveau parti.

Ce parti appartiendra à toutes celles et ceux qui s’y engageront. C’est maintenant à celles et ceux qui veulent « prendre parti » de décider ensemble, de construire ensemble !

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Appel de la coordination nationale des comités d’initiatives pour un Nouveau Parti Anticapitaliste

Le Nouveau parti anticapitaliste est en marche !

Nous sommes des milliers de travailleur-s-es, des villes et des campagnes, avec ou sans emploi, avec ou sans papiers, des jeunes, des retraité-e-s, des précaires, des militant-e-s politiques, associatifs, syndicaux, nouveaux ou anciens, en train de concrétiser ce projet.

Il regroupe aujourd’hui plus de 300 comités et la dynamique se renforce. Elle est le résultat d’une prise de conscience : on ne peut plus laisser faire un système capitaliste mondialisé qui conduit le monde dans le mur ! Entré dans une crise économique, financière, énergétique, alimentaire dont nul ne peut prédire les conséquences, ce système met plus que jamais la seule recherche du profit au centre de ses décisions au mépris de millions de vies. Les grands équilibres écologiques sont menacés. Parce qu’il est à la source du problème, le capitalisme, comme tous les systèmes productivistes, est incapable d’y apporter une solution. Dans un monde où les inégalités se creusent, les émeutes de la faim se généralisent, conséquence de la politique des grandes puissances impérialistes, des institutions à leur service (FMI, OMC...) et de la spéculation honteuse sur les produits de première nécessité. La guerre « sans limites » décrétée par Bush et ses alliés dont la France, étend ses horreurs à travers le monde.

Ici, Sarkozy et le Medef multiplient les attaques qui traduisent l’arrogance des puissants. Rarement la politique de la droite a été aussi ouvertement agressive envers l’immense majorité de la population. Rarement les possédants, les actionnaires, le patronat se sont montrés aussi avides de profits au mépris du bien-être élémentaire des populations. Oui, l’exaspération est partout, contre la mise en cause des acquis, des solidarités, des services publics, la difficulté à « joindre les deux bouts », contre la dégradation des conditions de vie et de logement, le racisme et les discriminations, les politiques sécuritaires… Il ne faut pas gaspiller les potentialités de cette exaspération en se prêtant au jeu de dupes du « dialogue social » avec le gouvernement, par la division, les journées de grève saucissonnées, secteur après secteur. Ici et maintenant, nous pouvons réagir ! Un « tous ensemble » déterminé et unitaire, la généralisation des luttes et des grèves, voilà ce qu’il faut pour battre le gouvernement et ses contre-réformes !

Pour peser dans ce sens, il faut regrouper nos forces dans un parti qui ne lâche rien, n’abandonne personne. Il n’est pas possible de rassembler dans un même parti ceux qui veulent en finir avec le capitalisme et ceux qui s’en accommodent. Il n’est pas possible de rassembler dans un même gouvernement ceux qui défendent les droits des travailleurs et ceux qui défendent le pouvoir des actionnaires, ceux qui veulent rompre avec les politiques libérales et ceux qui les mettent en pratique, ceux qui veulent construire une Europe des travailleurs et les plus zélés artisans de l’Europe de la libre concurrence et du profit. C’est pourquoi nous voulons un parti totalement indépendant du Parti socialiste, un parti qui défende jusqu’au bout les intérêts de tous les exploité(e)s.

Nous vous appelons à construire toutes et tous ensemble une gauche qui ne renonce pas, une gauche de combat, anticapitaliste, internationaliste, antiraciste, écologiste, féministe, révoltée par toutes les discriminations. Pour changer le monde, il nous faut un parti qui se bat jusqu’au bout contre le système, pour la transformation révolutionnaire de la société. La gauche que nous voulons doit s’organiser à l’échelle internationale et notamment européenne, être présente aux élections sans jamais oublier que ce sont les mobilisations sociales, culturelles et écologistes qui imposeront le changement.

Avec la mémoire des expériences passées, nous allons élaborer ensemble, en prenant le temps du débat, une nouvelle perspective socialiste démocratique pour le 21ème siècle. Nous n’avons pas de modèle, et surtout pas les régimes prétendument « communistes » du siècle dernier, mais nous avons des objectifs. En finir avec la dictature que le capital impose à l’économie et à la société toute entière, pour construire la démocratie la plus large que l’humanité ait jamais connu, où la « main invisible du marché » sera remplacée par des décisions collectives.

Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir répondre à ce défi. Individus, équipes militantes, courants politiques révolutionnaires, libertaires, communistes, socialistes, écologistes, antilibéraux, continuons à nous rassembler !… Dans son village, son quartier, son entreprise, son lieu d’étude, chacune, chacun peut et doit apporter, à son rythme, sa pierre à la construction de cet outil pluraliste et démocratique. La réussite est à notre portée.

En avant !

St Denis, le dimanche 29 juin 2008.

COMMENTAIRE SUR L’APPEL AU PARTI ANTICAPITALISTE

PAR "MATIERE ET REVOLUTION" :

Ce texte a le mérite, tout en cherchant à satisfaire tout le monde, de ceux qui pourraient adhérer à un tel parti, des réformistes au révolutionnaires, de bien montrer qu’il ne s’agit de poser clairement le problème du renversement de la société bourgeoise, de la suppression de son Etat, de l’élimination de son impérialisme puisque la bourgeoisie française est l’une de celles qui dominent le monde. En effet, on y parle de dictature du capital mais on se garde bien d’y affirmer que l’on milite dans la direction de la suppression de la propriété privée des moyens de production, seul moyen d’en finir avec les guerres, les famines et l’exploitation. En somme, comme le dit le texte, on vise à combler un trou entre les révolutionnaires et les réformistes, à fonder une nouvelle gauche.

Que des travailleurs qui ne sont pas formés politiquement se disent de gauche, on peut le comprendre. Mais que des militants révolutionnaires fassent semblant, pour ne pas vexer les premiers, qu’il n’y a pas eu en France de gauche qui ne soit réformiste et liée au nationalisme et au colonialisme, c’est plus dérangeant.

Que des travailleurs ne sachent pas que l’Etat bourgeois est une bande armée prête à les massacrer si nécessaire, c’est normal. Qua la question de la révolution, de la prise des armes par le prolétariat et le la prise du pouvoir par celui-ci apparaisse encore loin de l’actualité, d’accord. Mais que des révolutionnaires veuillent faire comme si on allait enlever pacifiquement son pouvoir à la bourgeoisie, c’est autre chose.

Se préparer seulement aux mobilisations, c’est normal pour une association, pour un syndicat, mais pas pour un parti révolutionnaire. Si la crise qui vient s’avère comme il le semble, une crise systémique, c’est la question de la révolution communiste qu’il faut poser, au moins à l’avant-garde que l’on prétend rassembler dans un "nouveau parti". Sinon, il s’agira d’un parti de gauche ... malheureusement !

Que les travailleurs qui vivent les luttes actuelles en France regrettent l’absence d’unité, la division des mouvements et la politique de discussion avec le pouvoir de leurs dirigeants, c’est plus que normal. Que des révolutionnaires s’en contentent, cela ne l’est pas. Quelle solution y a-t-il pour contrer cette politique des bureaucraties syndicales. Là dessus motus ! tellement motus que le mot "bureaucratie" n’est même pas cité ni même "directions syndicales". Pourquoi ? les révolutionnaires ne seraient-ils plus pour l’auto-organisation des travailleurs, pour les coordinations, les collectifs, les comités de grève et les soviets ?

SITE : MATIERE ET REVOLUTION www.matierevolution.fr

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14 Messages de forum

  • Réponse à l’article Questions à tous les militants qui souhaitent fonder un nouveau parti anticapitaliste avec Olivier Besancenot
    Je voudrais rajouter aux commentaires de l’article que tous les jours on voit des milliers de travailleurs jetés à la rue au coeur même du capitalisme, en Amérique, en Angleterre, pour ne pas parler des pays les plus pauvres bien entendu. Alors si nous ne disons pas que ces Etats sont les ennemis des masses laborieuses, qui le dira ? Si nous ne disons pas que peut-être que demain chaque exploité peut être écrasé dans le sang dans son propre pays sous les coups de son propre Etat, peut-être dans son quartier, qui le dira ? Si nous disons pas que les bureaucraties syndicales sont des ennemis intérieures dans notre propre camp, au sein de notre classe, qui le dira ? Alors, si tout cela n’est pas dit, en quoi le NPA sera-t-il un « nouveau » parti ?
    B.

    Répondre à ce message

  • Toujours à propos du programme d’un futur parti, donc du projet de société. Il s’agit donc d’un problème de construction d’une perspective et il me semble que chaque travailleur qui veut construire quoi que se soit se pose 3 questions et a donc 3 regards :

    1) identifier le terrain parce que chaque exploité sait qu’on peut regarder quelque chose et ne voir absolument pas la même chose

    2) fouiller le passé avec ses propre lunette mais avec des explications complètement différentes des uns des autre et même souvent oposées

    3) se projeter dans la construction. Il me semble que le fait d’étudier la réalité en termes de classes est indispensable pour dire qu’un moyen de production n’appartient plus à un capitaliste, pour dire que l’explication historique des classes dominantes est l’oeuvre des propriétaires du mondes.

    Un programme qui se détourne des problèmes sur ces trois plans, ce n’est pas la nôtre.

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  • Je souhaite relever un article sur les sites de la LCR-NPA qui en dit long sur les perspectives non-révolutionnaires de cette organisation :

    « Aux capitalistes de payer leur crise !
    Trois mesures d’urgence anticapitaliste face à la crise financière

    Dans l’immédiat, les salariés n’ont rien à gagner à un effondrement du système financier, car un tel effondrement signifierait la fin du crédit, et la fin du crédit, c’est l’impossibilité de financer les activités réelles de production de biens et de services, donc une accélération dramatique de la crise sociale. Il n’y a donc pas lieu de s’opposer, sur le principe, au sauvetage des banques. En revanche, c’est sur les conditions dans lesquelles celui-ci s’effectue que doit se concentrer la bataille. Les banques défaillantes doivent passer sous contrôle public total, sans indemnisation de leurs actionnaires. Il faut aussi exiger l’ouverture des livres de comptes de toutes les banques, de manière à ce qu’un contrôle public effectif sur le secteur soit possible.
    Par ailleurs, l’ensemble des débats qui s’engagent sur la « reréglementation » ouvre une brèche dans laquelle il faut s’engouffrer. Il ne faut pas se tromper, la libéralisation de la finance, au fil des années, a été une arme de destruction massive des droits sociaux et des services publics. Inversement, revenir sur ces mesures constituerait un point d’appui majeur pour les salariés. De ce point de vue, le travail de longue date d’Attac contre les paradis fiscaux ou pour la taxation des transactions financières, entre autres, est plus que jamais d’actualité.
    De manière plus détaillée, des propositions de réglementation visant à briser le pouvoir de la finance et à mettre un terme aux crises récurrentes émergent. Les discussions sont souvent un peu techniques, mais une mesure mérite sans doute d’être mise en avant : l’abrogation de l’article 56 du traité de Lisbonne, qui interdit toute restriction à la circulation du capital et lui offre une condition essentielle pour mettre en concurrence les travailleurs et les sociétés.

    De manière plus précise, deux mesures peuvent être avancées. Premièrement, opérer un prélèvement exceptionnel sur les dividendes et les transférer à un fonds de mutualisation sous contrôle des salariés. Ce fonds, dont l’usage devrait être débattu démocratiquement, permettrait par exemple de financer l’interdiction des licenciements en garantissant le maintien des revenus des chômeurs. Deuxièmement, garantir le pouvoir d’achat des salariés en retirant les aides publiques aux entreprises qui s’y refuseraient. De telles mesures permettent de faire payer la crise à ceux qui en sont responsables, tout en jetant les bases d’une meilleure répartition des richesses.
    Au-delà de ces mesures d’urgence, un véritable bouclier social implique de mener à bien la contre-offensive, notamment dans le domaine de la santé et des retraites. Pour les retraites, c’est évident : fondamentalement, il n’y a pas de problème de financement ; l’allongement de la durée de cotisation n’est donc qu’un stratagème qui vise à affaiblir le régime par répartition en diminuant le niveau des retraites effectivement versées, puisqu’il est de plus en plus difficile de toucher une pension à taux plein. En conséquence, ceux et celles qui en ont les moyens sont incités à souscrire à une retraite par capitalisation.
    Or, la crise du système financier va révéler au grand jour le risque considérable auquel sont exposés les salariés dont les retraites dépendent des fonds de pension. Des millions de personnes, aux Etats-Unis, vont en faire les frais. Il faut agir aussi sur la santé, en revenant sur toutes les mesures qui conduisent à rendre l’accès aux soins de plus en plus coûteux (franchises médicales, déremboursements, hausse du ticket modérateur…). Garantir les retraites par répartition et la gratuité de l’accès aux soins sont non seulement des mesures essentielles de justice sociale, mais aussi un moyen de faire face à la crise : en réduisant l’incertitude des salariés quant à leur avenir, on limite aussi la casse immédiate que va provoquer le recul de la consommation.
    Enfin, le bouclier social se construira aussi au niveau local, par l’autodéfense des salariés et des communautés locales : entreprise par entreprise, contre les licenciements, il faudra exiger l’ouverture des livres de comptes pour montrer qu’il est possible de préserver les emplois. Et, pourquoi pas, comme les salariés de Lip en 1974, ceux de l’usine Continental de Guadalajara au Mexique en 2005, ou de nombreuses usines en Argentine après la crise de 2001, faire en sorte que les salariés prennent eux-mêmes le contrôle de leurs entreprises.
    3. Pour l’écologie et pour l’égalité, un contrôle démocratique de l’orientation des investissements
    Au-delà des mesures de défense immédiate des salariés et de la contre-offensive vis-à-vis du pouvoir de la finance, la crise est une opportunité majeure de permettre aux anticapitalistes de développer leur projet de société. Tout l’enjeu est d’être en mesure de passer d’une propagande abstraite sur les méfaits du capitalisme et la nécessaire socialisation des moyens de production à des mots d’ordres concrets.
    On peut, dans la situation actuelle, s’appuyer sur deux éléments. Premier point : à quoi sert la finance, si ce n’est, après moult détours et spéculations, à répartir l’investissement des capitaux ? Aujourd’hui, c’est cette faculté d’orienter le développement de l’activité économique selon le seul critère du profit maximal qui est en crise. Il faut donc un autre mécanisme de direction de l’activité économique.
    Second point : la planète et les sociétés humaines sont aujourd’hui au bord du gouffre du fait d’une orientation du développement économique qui détruit à une vitesse effroyable les écosystèmes et produit des inégalités extrêmes. Il nous faut une autre orientation de l’activité économique. Puisque la finance capitaliste a doublement failli dans sa gestion de l’investissement, toutes les banques doivent intégrer un pôle public de financement de l’économie.
    Mais ce pôle public ne doit pas être une simple béquille au service du capital. Il doit s’accompagner d’un processus démocratique pour décider et planifier les grandes orientations de l’activité économique en fonction des besoins sociaux, et engager la transition vers un développement respectueux de la biosphère. Mettre en débat le mot d’ordre d’« états généraux de l’investissement pour l’écologie et pour l’égalité » permet ainsi de faire le lien entre la crise de la finance et l’écosocialisme. Voici une manière bien vivante de souhaiter un bon anniversaire au Manifeste du parti communiste !"
    Cédric Durand

    Ce texte ne reflète peu-être pas ce que pensent tous les militants LCR-NPA mais il ne semble pas en contradiction avec les calculs de la direction de ce groupe consistant à reconstruire "une gauche".

    Répondre à ce message

    • Proposition du site matière et Révolution

      Pour ousmane et compagnie qui veulent faire un nouveau parti

      voici ce que nous vous proposons a propos des houleuses discutions qu ’on a eu pandents des jours et des jours sur le programme d’un nouveau parti

      L’évolution économique de la société bourgeoise conduit, avec la nécessité des lois de la nature, à la ruine de la petite exploitation, dont le fondement est la propriété privée que le travailleur possède de ses instruments de production. Elle sépare le travailleur de ses moyens de production et le transforme en un prolétaire ne possédant rien ; les moyens de production deviennent le monopole d’un nombre relativement petit de capitalistes et de grands propriétaires.
      A cette monopolisation des moyens de production sont intimement liés l’élimination, par des exploitations colossales, des petites exploitations morcelées, la transformation de l’outil en machine, enfin un prodigieux accroissement du travail humain. Mais tous les avantages de cette transformation sont monopolisés par les capitalistes et les grands propriétaires fonciers. Pour le prolétariat et les couches intermédiaires submergées - petits bourgeois, paysans - elle signifie une augmentation croissante de l’insécurité de leur existence, de misère, d’oppression, d’asservissement, d’abaissement, d’exploitation.
      Toujours plus grand devient le nombre des prolétaires, toujours plus considérable l’armée des ouvriers superflus, toujours plus profonde, l’opposition des exploiteurs et des exploités, toujours plus exaspérée la lutte de classe de la bourgeoisie et du prolétariat, lutte qui sépare la société moderne en deux camps hostiles et qui est la caractéristique commune de tous les pays industriels.
      L’abîme qui sépare les possédants et les non-possédants est encore élargi par les crises qui ont leur principe dans l’essence du mode de production capitaliste, crises qui deviennent toujours plus étendues et plus dévastatrices, qui font de l’insécurité générale l’état normal de la société et fournissent la preuve que les forces productives de la société actuelle ont trop grandi pour cette société, que la propriété privée des moyens de production est devenue inconciliable avec un sage emploi et avec le plein développement de ces moyens de production.
      La propriété privée des moyens de production, qui servait autrefois à assurer au producteur la propriété de son produit, sert aujourd’hui à exproprier les paysans, les artisans et les petits commerçants et à mettre les non-travailleurs, - capitalistes, grands propriétaires, - en possession du produit des travailleurs. Il n’y a que la transformation de la propriété privée capitaliste des moyens de production, - sol, mines, matières premières, outils, machines, moyens de transport, - en propriété sociale, et la transformation de la production de marchandises en production socialiste, en production effectuée pour et par la société, qui puisse faire que la grande exploitation et la productivité, constamment croissante du travail social deviennent, pour les classes jusqu’ici exploitées, de sources de misère et d’oppression qu’elles sont aujourd’hui, sources du plus grand bien-être et d’un perfectionnement harmonieux et universel.
      Cette transformation sociale signifie l’émancipation non seulement du prolétariat, mais de l’ensemble du genre humain qui souffre de l’état présent. Mais elle ne peut être que l’œuvre de la classe ouvrière, parce que toutes les autres classes, malgré les querelles d’intérêt qui les divisent, sont placées sur le terrain de la propriété privée des moyens de production et ont pour but commun le maintien des fondements de la société actuelle.
      La lutte de la classe ouvrière contre l’exploitation capitaliste est nécessairement une lutte politique. La classe ouvrière ne peut pas mener ses luttes économiques et ne peut pas développer son organisation économique sans droits politiques. Elle ne peut pas réaliser le passage des moyens de production en la possession de la collectivité sans être entrée en possession de la puissance politique.
      Rendre cette lutte de la classe ouvrière consciente et unitaire et lui montrer son but nécessaire, telle est la tâche du Parti social-démocrate.
      Les intérêts de la classe ouvrière sont les mêmes dans tous les pays où existe le mode de production capitaliste. A mesure que s’étend le commerce international et que se développe la production pour le marché du monde, la situation des ouvriers d’un pays dépend toujours davantage de la situation des ouvriers des autres pays. L’émancipation de la classe ouvrière est donc une œuvre à laquelle sont également intéressés les ouvriers de tous les pays .
      Le Parti ne lutte donc pas pour de nouveaux privilèges de classe, mais pour la suppression de la domination de classe et des classes elles-mêmes, et pour des droits égaux et des devoirs égaux de tous sans exception de sexe ni de race. Partant de ces idées, il combat dans la société présente non seulement l’exploitation et l’oppression des travailleurs salariés, mais toute espèce d’exploitation et d’oppression, qu’elle soit dirigée, contre une classe, un parti, un sexe ou une race.
      Partant de ces principes, le Parti social réclame tout d’abord :
      1. Le suffrage universel égal, direct et le scrutin secret pour tous les membres de âgés de plus de 18 ans, sans distinction de sexe, dans toutes les élections et tous les votes. Système de représentation proportionnelle et, jusqu’à ce qu’il soit établi, nouveau remaniement légal des circonscriptions électorales après chaque recensement. Périodes législatives d’une durée de deux ans. Jours d’élections et de votes fixés au jour de repos légal. Indemnité pour les représentants élus. Suppression de toute limitation des droits politiques, sauf pour les personnes frappées d’interdiction.
      2. La législation par le peuple au moyen. du droit d’initiative et de veto. Autonomie administrative du peuple dans tout le pays, l’État, la province et la commune. Élection des fonctionnaires par le peuple ; responsabilité pénale de ces derniers.
      3. La représentation populaire seule appelée à décider de la guerre et de la paix. Règlement de tous les conflits internationaux par voie d’arbitrage.
      4. Abolition de toutes les lois qui limitent ou suppriment la libre expression de l’opinion et le droit d’association et de réunion.

      5. Abolition de toutes les lois qui, au point de vue du droit public et privé, mettent la femme en état d’infériorité vis-à-vis de l’homme. L’interdiction total et immédiate de l’excision des filles

      6. La religion déclarée chose privée. Suppression de toutes les dépenses faites au moyen des fonds publics pour des buts ecclésiastiques et religieux. Les communautés ecclésiastiques et religieuses doivent être considérées comme des associations privées qui règlent leurs affaires en pleine indépendance.
      7. Laïcité de l’école. Fréquentation obligatoire des écoles populaires publiques. Gratuité de l’enseignement, des fournitures scolaires et de l’entretien dans les écoles populaires publiques, ainsi que dans les établissements d’instruction supérieure pour ceux des écoliers et des écolières qui, en vertu de leurs capacités, sont jugés propres à recevoir une instruction plus élevée.
      8. Gratuité de la justice et de l’assistance judiciaire. Justice rendue par des juges élus par le peuple. Appel en matière pénale. Indemnités pour les personnes accusées, arrêtées et condamnées reconnues innocentes. Suppression de la peine de mort.
      9. Gratuité des soins médicaux y compris les accouchements et les remèdes. Gratuité des enterrements.
      10. Impôt progressif sur le revenu et la fortune pour couvrir toutes les dépenses publiques, dans la mesure où elles doivent être couvertes par des impôts. Déclaration obligatoire des revenus. Impôt progressif sur les successions, d’après l’importance de l’héritage et d’après le degré de parenté. Abolition de tous les impôts indirects, douanes et autres mesures économiques qui sacrifient les intérêts de la collectivité aux intérêts d’une minorité privilégiée.
      Pour la protection de la classe ouvrière, le Parti réclame tout d’abord :
      1. Une législation protectrice du travail efficace, nationale et internationale, sur les bases suivantes :
      a) Fixation d’une journée de travail normale de huit heures au maximum.
      b) Interdiction du travail industriel pour les enfants au-dessous de dix-huit ans.
      c) Interdiction du travail de nuit, sauf pour les branches d’industrie qui, en vertu de leur nature, soit pour des raisons techniques, soit pour des raisons de bien-être général, exigent le travail de nuit.
      d) Un intervalle de repos ininterrompu d’au moins trente-six heures, une fois par semaine, pour chaque ouvrier.
      e) Interdiction (Paiement des ouvriers en marchandises).
      2. Surveillance de toutes les exploitations industrielles, enquêtes sur les conditions du travail à la ville et à la campagne, et réglementation des conditions du travail par un office du travail, des offices du travail et des chambres de travail ; hygiène industrielle rigoureusement observée.
      3. Même situation pour les ouvriers agricoles et les domestiques et pour les travailleurs industriels et des travailleuses domestiques.

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    • Pour tous ceux qui croient que le NPA sera totalement autonome du PS, sachez que le NPA a déjà des tractations, complètement publiques, avec certains de ses militants, annoncés présents lors du congrès de fondation de « nouveau parti réformiste », prêt à sauver, aider la bourgeoisie dans la situation difficile qu’elle aborde avec la crise.

      PARIS

      Le Parti socialiste sera représenté au Congrès de fondation du NPA

      Par AFP, publié le 06/02/2009 à 17:53

      PARIS - Le Parti socialiste sera représenté au Congrès de fondation du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), qui doit succéder à la LCR samedi, se disant "attentif" aux débats, a-t-il annoncé vendredi.

      Le logo du Parti socialiste

      Le Parti socialiste sera représenté au Congrès de fondation du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), qui doit succéder à la LCR samedi, se disant attentif aux débats, a-t-il annoncé vendredi.

      AFP/Archives/Joël Saget

      Le Parti socialiste sera représenté au Congrès de fondation du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), qui doit succéder à la LCR samedi, se disant "attentif" aux débats, a-t-il annoncé vendredi.

      Marianne Louis, la secrétaire nationale du PS et Philippe Guglielmi, le premier secrétaire fédéral de Seine-Saint-Denis, seront présents samedi aux votes des "congressistes" sur les "textes relatifs à l’organisation et l’orientation du NPA", écrivent-ils dans un communiqué.

      "Pleinement à l’écoute, attentif" aux débats qui "auront lieu ce week-end", le PS juge par ailleurs que la création du NPA "semble aujourd’hui s’inscrire dans la droite ligne de la Ligue Communiste Révolutionnaire".

      Cela "pose donc les mêmes interrogations quant à la volonté de ses dirigeants à participer à un travail de transformation sociale avec l’ensemble des forces de gauche", jugent-ils.

      Trouvé sur :

      http://www.lexpress.fr/actualites/1...

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  • je viens de lire le texte de olivier besancenot, et ça m’a encouragé à m’intéresser à la révolution. Dans ce texte, Olivier nous appelle à la motivation, à la détermination dans notre lutte contre le système capitalisme, qui est un système qui repose sur l’exploitation et la domination de la classe bourgeoise sur la classe pauvre. Je peux même dire que cette domination est universelle, par exemple les personnes de la classe inférieure sont toujours les premières victimes de licenciement dans les usines comme dans les chantiers où dans les mines d’or où les chômeurs nous devons sans s’unir pour bafouer ce système comme Olivier l’a si bien dit dans son texte.........

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    • Cher lecteur,

      c’est une très bonne chose que le discours de Olivier Besancenot t’encourage à être révolutionnaire car c’est bien dans cette voie que nous trouverons une manière de changer la société.

      Est-ce exactement ainsi que parle Olivier Besancenot ? Malheureusement pas tout à fait. il dit à la fois cela et le contraire. S’il voulait dire cela clairement aurait-il choisi d’enlever le mot révolutionnaire du nom de son organisation ? Aurait-il choisi d’enlever le mot communiste (et même socialiste) du nom de son organisation ? Car, s’il ya une révolution n’est-il pas juste de lui donner comme perspective d’en finir avec le capitalisme pour mettre en palce socialisme et communisme ?

      Déciderait-il de construire une organisation de gauche alors que jusque là il participait à une organisation d’extrême gauche ?

      Je comprend que ton impression à la lecture de son texte soit différente. Et aussi que son succès attire. Mais, si tu souhaites te former politiquement, il faut aussi apprendre que les discours politiques ne sont pas simples et qu’il y a ce qui est dit et ... ce qui n’est pas dit. Et c’est au moins aussi important.

      Par exemple, il n’est pas dit que les centrales syndicales sont les principales responsables si les travailleurs de France sont encore sous la coupe de ce système pourri.

      Nous devons nous unir mais la principale cause du fait que nous ne sommes pas unis est la politique de ces centrales syndicales qui consciemment divisent les luttes des travailleurs.

      Un révolutionnaire qui le sait mais ne le dit pas risque-t-il de faire avancer la conscience des travailleurs ?

      Tant mieux si le discours radical de Besancenot amène des jeunes ou des travailleurs à se tourner vers les idées révolutionnaires. Cela signifie que ceux-là auront pris leur désir que Besancenot soit en train de réussir en faveur de la révolution communiste pour une réalité.

      Je crains qu’il faille dès aujourd’hui leur dire que ce n’est pas le cas.

      C’est dès le départ sur une politique opportuniste qu’Olivier Besancenot rassemble.

      Le danger de l’opportunisme n’est pas un danger moindre que l’est l’adversaire.

      Bien sûr, on peut se dire qu’il ne dit pas tout pour ne pas affoler les nouveaux venus.

      Personnellement, je ne suivrais jamais un dirigeant politique qui cacherait une partie de ses objectifs.

      Non seulement parce que je me méfie mais, surtout, parce que l’essentiel du rôle des révolutionnaires est de dire la vérité aux travailleurs et à la population.

      Car la conscience des masses opprimées devrait être l’objectif numéro un de partis vraiment révolutionnaires.

      Besancenot s’est construit sur des succès électoraux et médiatiques. ce n’est sur aucun de ces terrains que la force des opprimés s’exprime le mieux mais par la lutte.

      Sur ce plan, Besancenot ne s’est pas distingué spécialement.

      Les dirigeants de gauche ont lancé un appel pour que Sarkozy entende la voix des travailleurs exprimée lors de la journée syndicale d’action du 29 janvier. Il s’est contenté de le signer. Comme si ces organisations de gauche voulaient vraiment d’une lutte des travailleurs.

      Il n’a rien proposé d’autre.

      Les revendications qu’il met en avant comme le service public des banques et de la fiance est une revendication de la gauche bourgeoise.

      Dans une crise de l’ampleur de celle que nous connaissons il ne suffit pas d’un langage un peu sur le capitalisme en général se rajoutant à des propositions un peu molles ...

      si tu le souhaites, cher lecteur d’Afrique, je reviendrais plus tard à nouveau sur ces questions fondamentales.

      Pour construire un parti révolutionnaire, il faut défendre un principe clair : jamais d’opportunisme, jamais de mensonges aux travailleurs par calcul organisationnel. Sur ce terrain, les révolutionnaires de France ont encore du chemin à parcourir ...

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      • Est-ce que des organisations révolutionnaires dignes de ce nom auraient contribué à faire croire que les partis de gauche se sont engagés dans une vraie lutte des travailleurs pour faire reculer l’Etat et la bourgeoisie en signant avec elles un appel qui ne les engage à rien ? Non ! Non et non !!!!

        Ces organisations de gauche et syndicats sont justement celles qui sont adversaires d’un combat d’ensemble de la classe ouvrière face à la bourgeoisie. Elles l’étaient quand elles gouvernaient et ne le sont pas moins maintenant. D’ailleurs elles ne rêvent qu’à retrouver les chemins du pouvoir (qu’elles ont en partie conservé d’ailleurs).

        Signer avec ces organisations, c’est contribuer à tromper les travailleurs.

        C’est vrai du NPA autant que de Lutte ouvrière.

        Extrait du texte signé :

        Les organisations réunies apportent leur soutien aux mobilisations qui se développent ces jours ci dans l’éducation, dans l’enseignement supérieur et la recherche où le gouvernement doit revenir sur la loi Pécresse et ses décrets d’application, dans les hôpitaux et la santé, où l’inscription à l’ordre du jour du Parlement le 10 février prochain du projet de loi Bachelot doit être annulée. Parce que ces textes représentent des attaques inacceptables contre les services publics, elles appellent à prendre et à soutenir dans les jours qui viennent les initiatives nécessaires pour les combattre.

        Elles s’alarment dans ce contexte des atteintes répétées aux libertés publiques et syndicales, qui en cherchant à intimider les mouvements de contestation, conduisent à une inquiétante dérive autoritaire du pouvoir qu’elles ne peuvent accepter.

        Enfin, elles tiennent à apporter leur soutien à l’imposant mouvement social qui mobilise depuis plusieurs semaines la Guadeloupe, et demandent au gouvernement d’engager au plus vite de réelles négociations sur les revendications exprimées, notamment sur la question du pouvoir d’achat.

        Les organisations réunies ont convenu de se revoir après l’intervention télévisée présidentielle du 5 février et la réunion des organisations syndicales prévue le 9 février pour décider de la suite de leur démarche commune en appui du mouvement social.

        Signataires :

        Les Alternatifs, la Coordination nationale des collectifs unitaires (CNCU), Lutte Ouvrière, le MRC, le NPA, le PCF, le PCOF, le Parti de gauche, le PS, Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolo.

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  • Lettre d’Engels à Bebel de juin 1873 :

    "Il ne faut pas se laisser induire en erreur par les appels à l’ « Unité ». Les plus grands facteurs de discorde, ce sont justement ceux qui ont le plus ce mot à la bouche. (...) Ces fanatiques de l’unité sont ou bien des petites têtes qui veulent que l’on mélange tout en une sauce indéterminée dans laquelle on retrouve les divergences sous forme d’antagonismes encore plus aigus dès qu’on cesse de la remuer, ne serait-ce que parce qu’on les trouve ensemble dans une seule marmite."

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  • MATIERE ET REVOLUTION" :

    Ce texte a le mérite, tout en cherchant à satisfaire tout le monde, de ceux qui pourraient adhérer à un tel parti, des réformistes au révolutionnaires, de bien montrer qu’il ne s’agit de poser clairement le problème du renversement de la société bourgeoise, de la suppression de son Etat, de l’élimination de son impérialisme puisque la bourgeoisie française est l’une de celles qui dominent le monde. En effet, on y parle de dictature du capital mais on se garde bien d’y affirmer que l’on milite dans la direction de la suppression de la propriété privée des moyens de production, seul moyen d’en finir avec les guerres, les famines et l’exploitation. En somme, comme le dit le texte, on vise à combler un trou entre les révolutionnaires et les réformistes, à fonder une nouvelle gauche.

    Que des travailleurs qui ne sont pas formés politiquement se disent de gauche, on peut le comprendre. Mais que des militants révolutionnaires fassent semblant, pour ne pas vexer les premiers, qu’il n’y a pas eu en France de gauche qui ne soit réformiste et liée au nationalisme et au colonialisme, c’est plus dérangeant.

    Que des travailleurs ne sachent pas que l’Etat bourgeois est une bande armée prête à les massacrer si nécessaire, c’est normal. Qua la question de la révolution, de la prise des armes par le prolétariat et le la prise du pouvoir par celui-ci apparaisse encore loin de l’actualité, d’accord. Mais que des révolutionnaires veuillent faire comme si on allait enlever pacifiquement son pouvoir à la bourgeoisie, c’est autre chose.

    Se préparer seulement aux mobilisations, c’est normal pour une association, pour un syndicat, mais pas pour un parti révolutionnaire. Si la crise qui vient s’avère comme il le semble, une crise systémique, c’est la question de la révolution communiste qu’il faut poser, au moins à l’avant-garde que l’on prétend rassembler dans un "nouveau parti". Sinon, il s’agira d’un parti de gauche ... malheureusement !

    Que les travailleurs qui vivent les luttes actuelles en France regrettent l’absence d’unité, la division des mouvements et la politique de discussion avec le pouvoir de leurs dirigeants, c’est plus que normal. Que des révolutionnaires s’en contentent, cela ne l’est pas. Quelle solution y a-t-il pour contrer cette politique des bureaucraties syndicales. Là dessus motus ! tellement motus que le mot "bureaucratie" n’est même pas cité ni même "directions syndicales". Pourquoi ? les révolutionnaires ne seraient-ils plus pour l’auto-organisation des travailleurs, pour les coordinations, les collectifs, les comités de grève et les soviets ?

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  • "Lénine expliquait aux amateurs de "problèmes politiques concrets" que notre politique n’est pas de caractère conjoncturel mais principiel ; que la tactique est subordonnée à la stratégie ; que, pour nous, le sens fondamental de chaque campagne politique est de mener les travailleurs des questions particulières aux problèmes généraux, c’est-à-dire de les amener à la compréhension de la société moderne et du caractère de ses forces fondamentales."

    Léon Trotsky dans "Défense du marxisme" dans le paragraphe "contre le pseudo "réalisme" politique"

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  • Paroles de Besancenot : « Pour nous, l’erreur des bolcheviks, c’est d’avoir sous-estimé la question démocratique [...]. Nous sommes évidemment pour le pluralisme [Le monde le 3 février 2003]. »

    Interview : Est-ce que vous ne croyez pas que votre idéologie révolutionnaire est totalement dépassée et inadaptée aux enjeux politiques de notre temps ?
    Réponse de Besancenot : « Mon idéologie "archaïque", c’est aussi celle d’un Che Guevara, d’une Louise Michel, de nombreux communards. »

    Le Che, lui, pas de problème de démocratie ? Pour les travailleurs, le régime castriste, ça baigne ?!!!

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  • Pourquoi le NPA par la voix de son porte parole ne dit rien sur la révolte au Maghreb et la révolution en cours en Tunisie ?
    Le dimanche sanglant en 1905 en Russie est le début de la fin pour le régime tsariste.
    La peur a changé de camp comme dise certain pendant les éléctions.

    Hier soir, Besancenot était invité pendant 45mn sur canal+ à la TV à 19H00 à une heure de grande écoute.
    Pas un mot sur la situation en Tunisie ou en Algérie !!
    Juste un mot sur le Sahel pour dire qu’il "compatit avec la douleur des familles des 2 français tués au Niger".
    Sinon il a évité la question sur Mittérand en disant que ce n’est pas sa génération !! et il a embrayé sur le médiator, avec un sarcasme du journaliste pour lui dire qu’il a bien esquivé le sujet.

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  • une blague circule déjà avant l’arrivée de Besancenot en Tunisie :

    Besancenot arrive clandestinement pour rencontrer les directions réformistes et doit se déguiser pour rentrer en Tunisie.
    Il décide de se laisser pousser la barbe.
    A un piquet ouvrier d’auto défense, il est controlé et on lui pose 1 question :
    "Tu t’es converti à l’Islam citoyen ?"
    Besancenot répond : " oui c’est ça !"
    L’ouvrier lui montre le chemin arrière et lui dit : "
    Et bien nous, nous sommes converti depuis peu à la révolution communiste, alors tu peux rester chez toi" !

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