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Le génocide colonial français des peuples amérindiens caraïbes des Petites Antilles de 1625-1660

jeudi 7 juillet 2016, par Robert Paris

Lire sur les Amérindiens

D’environ 10.000 à zéro, c’est une véritable "solution finale" des nazis coloniaux français aux Petites Antilles !!

Christophe Colomb débarque aux Antilles

Les derniers survivants...

Le génocide colonial français des peuples amérindiens caraïbes des Antilles de 1625-1660

Jacques Chirac, alors président de la République française, a explicitement parlé en 2005, dans une conversation privée avec un journaliste, de l’existence d’un génocide amérindien qui aurait été perpétré après les conquêtes espagnoles au XVIe siècle : « Après l’arrivée des hordes hispaniques en Amérique, c’est un des plus grands génocides de l’histoire de l’humanité, qui a été perpétré : 80 millions d’Amérindiens massacrés en un peu plus de cinquante ans, du Mexique à la Terre de Feu, voilà le travail ! Tout ça, au nom de l’or et de la prétendue supériorité de notre religion ! » Il parle là de l’extermination des amérindiens des grandes Antilles. Les Tainos ou Arawaks des grandes Antilles ont été passés par les Espagnols de 500.000 en 1492 à zéro en 1530 !

Il avait juste omis LE MASSACRE DES INDIENS PAR LA FRANCE AUX PETITES ANTILLES et pas par les hordes hispaniques !

1625 : le cardinal de Richelieu, alors grand maître et surintendant général de la navigation et du commerce, décide de fonder les « Ant-isles », c’est-à-dire les îles qui précèdent le continent américain. Il soutient les fondations de la compagnie de Saint-Christophe, (qui s’empare de l’île du même nom, de Saint Domingue, de l’île de la Tortue, de Sainte Lucie et de la Grenade), de la compagnie des îles d’Amérique (qui s’empare de la Guadeloupe, de la Martinique, des îles Saintes, de Saint Martin, de Saint Barthélémy, de Sainte Croix).

Depuis plusieurs siècles avant notre ère vivaient dans les îles des Petites Antilles des populations venues du continent sud-américain, les Arawaks. A partir du IXe siècle de notre ère, d’autres populations également originaires des forêts amazoniennes arrivent à leur tour et s’établissent dans ces îles en y éliminant les Arawaks, ce sont les Kalinagos. Les conditions exactes sont controversées. Le schéma le plus généralement admis est que les Kalinagos,peuple guerrier et entreprenant, l’auraient emporté par la force sur les doux Arawaks, tuant les hommes et s’appropriant les femmes.

Les Amérindiens des Antilles

Le peuple Caraïbes (on remarquera que, pour Wikipedia, l’extermination des Caraïbes est "une thèse" !!!

Arrivant aux Grandes Antilles avec Christophe Colomb en 1492,les conquérants européens entendirent leurs premiers interlocuteurs locaux de l’ethnie taïno, de langue arawak, désigner leurs ennemis kalinagos comme kalinas,ou caribas,d’où resta le nom de Caribes ou Caraïbes,ou encore comme calibas ou canibas,d’où restèrent l’appellation et la réputation de « cannibales ». En fait le mot « caniba » en langue arawak ne signifie nullement anthropophage, mais « hardi, courageux ».

Le schéma de l’élimination des mâles arawak s’appuie notamment sur l’observation de l’usage de deux langues dans la société caraïbe : le caraïbe parlé par les hommes, l’arawak par les femmes. Mais il se pourrait aussi que la langue de base pour eux comme pour elles aient été l’arawak, les hommes y mêlant un vocabulaire collecté ici et là dans le commerce et la guerre jusqu’à en faire une langue hybride. Il se pourrait même que la distinction entre Arawaks et Caraïbes n’ait été qu’une fiction, la qualification de « caraïbe » appliquée à un indigène valant autorisation de l’Eglise à en faire un esclave.

A l’arrivée des Européens, les Caraïbes étaient établis sur les Petites Antilles, notamment Iounacaera (Martinique), Aichi (Marie-Galante), Karukera (Guadeloupe), Yurumein (Saint-Vincent) et principalement Waitikubuli (la Dominique), étape pour les nouveaux venus kalinagos en provenance du Venezuela. Ils avaient même commencé à se fixer à Cuba et jusqu’à Porto-Rico, mais y furent, comme les Tainos et les Arawaks, exterminés en moins de dix ans par les conquérants espagnols.

Entre 1625 et 1636, les colonisateurs choisissent de massacrer systématiquement la population indigène amérindienne, dite Caraïbe, d’abord à Saint Christophe en 1625, puis en Martinique et en Guadeloupe. Ils étaient 5000 à la Dominique et plusieurs milliers dans les autres Petites Antilles. En Guadeloupe, ce massacre se déroule de 1636 à 1639. En Martinique et en Guadeloupe, les colonisateurs sont d’abord contraints à conclure un accord de partage. Les Caraïbes contrattaquent en 1653 à Marie-Galante, en 1654 à Saint-Pierre en Martinique. En 1660, les Caraïbes repoussent les colonisateurs. Dans toutes ces guerres contre les populations indigènes les Anglais et les Français, bien que concurrents, sont alliés et se battent ensemble contre les Caraïbes.

La première main d’œuvre servile a été amérindienne. En 1654, dans l’île de la Tortue colonisée par les Français, sur 450 esclaves, 250 sont amérindiens. Une partie des esclaves sont des Indiens capturés sur le continent américain, brésilien et canadien. Les premières guerres coloniales ont visé à contraindre les autochtones amérindiens des îles à se soumettre à une exploitation forcée et intense. L’incapacité des colonisateurs occidentaux de casser les indiens des îles pour les transformer en esclaves les a convaincus de la nécessité de l’élimination pure et simple, du massacre général, pour anticiper la révolte générale. En 1671, les esclaves amérindiens ne représentent plus que 2% des esclaves de la Guadeloupe et que 1% pour la Martinique. Ce pourcentage est passé en Guyane de 6% en 1685 à 1% en 1737. Le choc microbien et les effets de la surexploitation se sont rajoutés aux guerres, aux combats contre les révoltes et à un véritable génocide pour supprimer complètement le peuple amérindien des Antilles « françaises ».

Dès lors, le commerce des esclaves noirs d’Afrique va prendre son ampleur, enrichissant follement les villes portuaires françaises. De 1640 à 1840, il y a 4220 expéditions négrières françaises entre l’Afrique et les Antilles pour répondre aux besoins de main d’œuvre des plantations françaises des Antilles. Les grands ports négriers sont La Rochelle, Bordeaux, Nantes, Le Havre, Lorient et Saint Malo.

Cela représente l’esclavage de deux millions d’Africains entre 1625 et 1848. Et encore, les négriers français sont encore en dessous des négriers portugais (5 millions d’esclaves) et des négriers anglais (3 millions d’esclaves) !

La Guerre de 1658 contre les Indiens caraïbes est un épisode fondateur ( !)) de l’histoire « française » de la Martinique car il s’est traduit dans les vingt ans qui ont suivi par un quasi doublement de la surface occupée par les blancs et une épuration ethnique de la population caraïbe présente sur l’ile depuis le XIIIe siècle. Elle intervient alors qu’un accord de paix avait été signé le 21 décembre 1657 à Saint-Pierre de la Martinique, après les affrontements de l’année 1654. Selon le Père Jean-Baptiste Dutertre et Jean-Baptiste Labat, la guerre est motivée par le fait que de nombreux esclaves fugitifs se sont réfugiés dans la partie de l’île contrôlée par les indiens caraïbes.

Les Français avaient poussé les Caraïbes restants dans la moitié nord-est de l’île, la région nommée alors Cabesterre ou Capesterre (« Terres des caps »), qui recouvre le Nord atlantique et le centre de la Martinique et comprend les communes actuelles du François, du Robert, de Trinité, du Gros-Morne, de Sainte-Marie, du Marigot, du Lorrain, de Basse-Pointe et de Macouba. Une carte d’époque montre que la moitié de la Martinique est encore aux mains des Caraïbes en 1657.

L’arrivée croissante de colons français a entrainé un besoin supplémentaire de terres. La fertilité de la région où vivaient encore les Caraïbes jusqu’en 1658 les attirait. Le conflit vient aussi du fait que les colons reprochaient aux Caraïbes d’accueillir des esclaves marrons, mais il est surtout lié au conflit pour la succession au poste de gouverneur de la Martinique.

En 1658, à la mort du général Jacques Dyel du Parquet, qui avait acheté l’île en 1651, Marie-Bonnard, sa veuve, entreprend des démarches pour assurer la possession de l’île à ses fils Jean-Jacques Dyel d’Esnambuc (huit ans) et Louis Dyel du Parquet (cinq ans) et se fait nommer régente, s’attirant la haine des colons normands.

Les mécontents, dirigés par Médéric Rolle sieur de Gourselas que du Parquet avait choisi comme lieutenant en 1653, forcent Mme du Parquet à expulser son bras droit M. de Maubrey vers Antigua puis l’emprisonnent, mais la cohabitation avec les Caraïbes dégénère5.
À la suite d’une altercation, il fut convenu d’attaquer avec six cents hommes les Caraïbes qui avaient constamment occupé la Capesterre, avec la bénédiction du Père Bonin, supérieur des Jésuites, et du Père Boulongne, dominicain. Les jésuites et les dominicains convinrent que toutes les futures paroisses dans cette partie de l’île reviendraient à l’ordre de ceux qui arriveraient les premiers. Les Jésuites arrivèrent par la mer et les Dominicains par voie terrestre, et l’avantage revint à ces derniers.

Cette guerre se solda par l’expulsion de la plupart des Caraïbes de la Martinique. Beaucoup furent tués, et ceux qui survécurent furent emmenés en captivité et expulsés de l’île où certains revinrent. Certains avaient fui vers la Dominique ou Saint-Vincent, où les Français acceptèrent de les laisser en paix. Certains parmi les derniers Caraïbes de la Martinique se suicidèrent en se jetant du haut d’un promontoire. Le 31 mars 1660, un nouveau traité de paix, pour l’ensemble des îles, sera signé à Basse-Terre en Guadeloupe par les Français représentés par Charles Houël avec les quelques Caraibes restants. Après la victoire contre les Caraïbes, Médéric Rolle sieur de Gourselas fit arrêter ses lieutenants, Beausoleil, les deux frères Vigeon et de Plainville.

Plusieurs militaires qui se sont illustrés dans cette guerre dans les rangs de la milice reçurent ensuite des terres, comme Pierre Dubuc de Rivery qui fonda ensuite une dynastie de planteurs de sucre dans la région de La Trinité.

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Messages

  • erreur quant à la date du massacre des Amérindiens en Guadeloupe ? "En Guadeloupe, ce massacre se déroule de 1936 à 1939".
    Plutôt 1636 à 1639 ? Rassurez moi ! Pas nos parents !

  • Bonjour,
    Y a t’il eu en Guadeloupe, une réserve amérindienne ? Si oui, où était-elle située ?

  • Il est clair que vous, contrairement à Wikipédia, vous ne doutez de rien. Vous affirmez sans jamais argumenter. Vous voyez des génocides partout. Pathétique.

  • Je trouve que notre article est assez argumenté contrairement à votre critique qui ne doit rien à wikipedia !

    Voici ce que dit wikipedia :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_1658_contre_les_Indiens_cara%C3%AFbes

    Voici ce qu’en dit géo.fr :

    https://www.geo.fr/histoire/massacres-par-les-europeens-qui-etaient-les-amerindiens-kalinagos-195006

    voici ce qu’en dit l’ICEM pédagogie Freinet qui parle de massacre :

    https://www.icem-pedagogie-freinet.org/book/export/html/3105

    Où est-elle notre absence totale d’objectivité ?!!!

  • An té ja sav sa, mé sa entérésan li détay. An bizwen ay Dominik on jou pou kontré sé désandan a Karayib/Arawak - la é aprann dè yo.

  • C’est le plus complet des articles que j’ai pu trouvé sur les amérindiens en Guadeloupe (on trouve plus d’infos concernant les îles anglophones, je dis ça au passage, ça n’est même plus étonnant !!!).
    Merci beaucoup

  • Bonjour je lisais vos articles mais je ne trouve aucune trace des amérindiens kalina dont je suis descendante sur la grande terre en Guadeloupe à beau soleil hors il y a des écrits difficiles à trouver certes mais existant. Il y a même eu une revendication de la part de descendant kalina guadeloupeens certifié en Guadeloupe. Nous avons tous pu avoir des témoignages de personnes âgées ayant côtoyé leur aieul kalina. Et en Martinique c’est plus complexe mais nous savons que certains lieu après la bataille des kalina contre les colons blancs sont restés kalina. Et certains kalina de Martinique parti en Dominique sont revenus. Donc pour une bonne majorité des martiniquais et guadeloupeens nous sommes descendant kalinago.

  • Robert Paris, tu parles créoles ? Tu es antillais ?

    Bon, on va récapituler et tétablir les faits. Le génocide commis dans les Antilles est l’oeuvre des conquistadores.
    Voici une image : https://ibb.co/ksJxKyTd
    Source : Le Génocide des Amériques. Marcel Grondin, Moema Viezzer p.24
    https://ibb.co/SDWc38JY
    Source : Le livre noir de L’humanité. p.90-91

    De 1. On peut reprocher beaucoup de choses a l’empire colonial français, mais pour le coup ils furent plus humanistes que les autres Européens. Et ils ne faut pas confondre la civilisation ibérique (Espagne, Portugal) de la civilisation occidentale (France, Angleterre, Pays-Bas, Allemagne, Italie, Autriche, Danemark, Suède). Ils ont beaucoup en commun mais aussi des différences existentielles bien réelles.
    Quand dans cet article : https://www.geo.fr/histoire/massacres-par-les-europeens-qui-etaient-les-amerindiens-kalinagos-195006
    Il disent bien Nord-Européens (Occidentaux) VS Espagnols (Ibériques). De plus, dans ce même article, ils disent ÉGALEMENT que les contacts sont meilleurs, je cite encore l’article : « . L’expérience des Nord-Européens qui naviguaient à la même époque dans les Caraïbes est tout autre. »

    Pour aller plus loin dans cette argumentation. VOici un autre lien : https://www.erudit.org/fr/revues/bshg/1964-n1-bshg03549/1044241ar.pdf
    On constate que les Français et les Anglais les ont parqués dans des réserves et qu’ils ne représentaient plus un danger pour les Européens. Il est intéressant de noter que jamais les Caraibes ne furent tenter par le christianisme (et tant mieux). Donc, la France et l’angleterre ont-ils voulus ou appliquer un génocide aux Antilles ? Non. De toute façon, les Espagnols avaient deja fait le boulot si je puis dire ! Et ironiquent, c’est en les plaçant dans des réserves qu’ils ont pu justement survivre, car en les isolant, ça les évite au contact corrupteur des esclavagistes locaux ! A noter que les Anglais furent paradoxalement plus efficace que les Français pour préserver les Caraibes !
    Puis dans Histoire des Antilles Françaises de Paul Butet, dans la chapitre ’’Face aux Indiens’’ a partir de la p.34, on voit la rivalité entre De l’Olive (pro-extermination et exploitation) et Du Tertre (pro-coopération pacifique) se jouer. Malheureusement Du Tertre crève, et c’est la politique de De l’Olive qui prend le relais. POur autant, ceci est dû aux conditions atroces de la Compagnie française qui envoie des colons avec des ressources dérisoires ne leur permettant pas de survivre par eux-mêmes. Les Caraibes dans leur bonté vont les aider à survivre. Ces mêmes colons, dominés par la logique coloniale, vont donc par la suite au-dela même des capitaines vouloir eux-mêmes s’accaparer la Martinique et la Guadeloupe. Raymond Breton s’oppose également à cette violence, mais son opinion n’y pourra rien a la logique coloniale. Les guerres furent entre 1656 et1658 furent violentes, même pour les Français, qui en gardèrent un goût amer (contrairement aux Conquistadores qui se sont vantés de détruire les Amérindiens et de leur indifférence envers le viols des femmes Amérindiennes). En 1660, une paix fut proclamée et les Caraibes finirent par quitter pour aller a Saint-Vincent et la Dominique. Le but était de s’installer, en évitant l’écueuil des génocides ibériques. Mission réussie, mais avec un goût très amer et qui aurait pu finir en génocide...

    Tout ceci commença deja a être hostile en 1636, ou l’abus de certains colons envers les Caraibes déclencha les hostilités. Les Caraibes de Guadeloupe s’allières a ceux des îles de la Dominique et de Saint-Vincent contre les Français. Les armes a feu et l’appui politique et économique de la métropole faisa le reste. On voit les intérêts géostratégiques derrières, qui d’ailleurs, si pour l’état le but était de s’installer au détriment des Anglais (et donc politique), les jésuites la conversion religieuse, les capitaines locaux et Richelieu c’était surtout pour faire des profits. In fine, une fois les guerres finies, les Caraibes furent laissés en Dominique. Si la politique d’extermination fut véritablement l’intention suprême, il serait aller les voir dans leurs réserves et les auraits éradiquer jusqu’au bout. Il aurait pu le faire. L’expérience militaire franco-britannique leur permettait largement de le faire. Il n’en fut rien. Aussi, c’est parce qu’ils avaient pas pu avoir des rapports positifs au préalable contrairement aux Amérindiens du Nord qu’ils ont été obligés d’en passer par les armes. Certes, la moralité est douteuse, mais quand on sait que la France a établie une paix réelle en Amérique du Nord ET du Sud (Guyane française). Si la volonté d’extermination fut réelle, la France aurait fait comme l’Espagne, le Portugal ou l’angleterre. Si il voulait réellement les réduires en esclavage, il aurait également eu les moyens de le faire, mais je rappelle que l’amérindien était considéré comme un humain ayant une âme, ce qui n’est pas le cas des Africains dans la conception française de l’époque. On peut en déduire la conclusion : le ’’sauvage’’ marron avec des cheveux lisses avait une âme et furent fort sympathiques, et également n’avait aucune volonté de se soumettre au catholicisme. Il était donc plus simple de recourir aux Africains, noirs aux cheveux crépus, sans âme et ’’docile’’ (dans la mesure ou eux voulaient être libre et s’intégrer aux Français).
    Source : Histoire de la France coloniale Tome 1, p.92-98 pour les Antilles et le fait qu’il voulait que ça soit comme en Nouvelle-France.

    Conclusion partielle :
    Le problème fondamental des Antilles fut que le seul moyen de rentabiliser cela rapidement fut l’économie de plantation. Une entorse à la morale chrétienne qui bannit l’esclavage comme crime contre Dieu. Mais la loi économique et le prestige de l’ancien empire romain a pris le dessus, je rappelle, empire ultra-esclavagiste. C’est le problème de la ’’Renaissance’’, ou du fait de la récupération du savoir gréco-romain, ramène le patriarcat, L’inégalitarisme, et l’esclavagisme comme mode de production permettant d’Émuler la gloire de Rome. Les Européens ont choisis la gloire de Rome plutôt que le salut du Christ, avec la complicité du Vatican ! C’est d’ailleurs à partir de ce moment là ou même en EUrope, en particulier chez les Occidentaux, se posent la question de la légitimité du Vatican, menant entre autres au Protestantisme.
    Dans le cas de la France,elle a voulu faire un pari impossible : humaniser le système économique des plantations esclavagistes ! EN gros, concilier la Gloire de Rome avec le Salut du Christ... ERREUR FATALE !
    On peut dire une chose, en Amérique,
    Les empires génocidaires sont : Les Espagnols, les Portugais, les Britanniques
     les Empires non génocidaires sont : la France, les Pays-Bas, la Suède, le Danemark

    Certes les derniers ne sont pas des anges, très loin de la, mais ce fut moins problématique que les 3 premiers !

  • Le point dans toute cette histoire est le suivant :
     Il n’y a pas eu volonté de génocide (excepté de l’Olive et momentanément les colons car affamés et ce à cause du manque de ravitallement de la Compagnie des Indes.)
     Contrairement aux Espagnols, les colons français ne furent pas fier de leurs massacres.
     La paix en 1660 prouve bien que ce fut l’objectif recherché malgré tout.
     Même après, lorsque certains Caraibes faisaient des attaques surprises,envers des colons, les Français et les Anglais laissaient faire.
     Le point de vue politique ne fut pas unanime quand a l’idée de génocides, seulement des particuliers. Encore une fois, les données historiques montrent que le roi lui-même n’Était pas partant pour ça, et même cet enfoiré de RIchelieu cherchait plus le profit que L’extermination. Il n’envisagea l’extermination qu’en cas d’échec (et finalement, ce ne fut pas nécessaire).
     La situation fut plus terrible en Martinique qu’en Guadeloupe.
     Le but était de s’installer en les dégageant si la cohabitation ne fut pas possible.
     Les Antilles furent des colonies sucrières lucratives, entièrement tournées vers le profit.
     Par rapport aux Espagnols, portugais et Anglais, les Français sont de bien ’’petit joueur’’ dans le domaine de l’extermination.

    POur qualifier un génocide, il faut une volonté de la majorité des parties prenantes, que ce soit implicite ou explicite, ainsi qu’une réalisation de cet acte.
    On ne peut donc qualifier cela de génocides. On peut parler, en revanche, à juste titre, de massacres, et ce sont des guerres.
    Quand on voit ce qu’est devenu les Antilles Françaises, ils essaient de réparer les pots cassés mais c’est bien trop peu et trop tard, même si, comparé aux autres îles, c’est 1000 fois mieux.

  • La vrai question dans cette histoire serait plutôt de savoir SI la France aurait fait la même chose que L’Espagne si elle était à sa place.
    Je dirais par la négative car si on regarde comment ces puissantes ont interagis en Inde on en a une réponse :
     Goa fut envahi par les Portugais et ils ont forcés la conversion catholique des locaux. Étant donné que les Indiens avaient une civilisation urbaine et sophistiqué, le commerce fut plus facile, et donc ils étaient plus utile pour les Portugais de les garder. Résultats, contrairement aux Amérindiens d’Amazonie ou il furent exterminés, ou encore les Africains réduits en esclavage, les Indiens de Goa furent épargnés.
    Qu’est ce qui fait rend possible la discrimination ? Simple : Le manque d’urbanisation. C’est le degré d’urbanisation et le racisme (discrimination basée sur la couleur de peau, le foncé étant négatif, le clair étant positif). Bien que, il y a des contradictions. Le Portugal sauva l’Éthiopie chrétienne contre le Sultanat de Funj musulman.
    Donc on pourrait dire :
    Un état centralisé
     Un niveau d’urbanisation élevée
     être chrétien
    Les 2 premiers critères sont plus important que le dernier)

    Protège contre :
     le racisme
     le manque d’urbanisation
     le fait de ne pas être chrétien

    Les Amazoniens n’avaient pas d’état centralisé, ils étaient peu urbanisés (bien que ça commençait avant que les Portugais massacrent tout le monde !)

    L’Espagne diffère, car centralisé ou pas, ils ont une mentalité de pillards, ce qui veut dire que seul la force brute peut protéger une civilisation contre l’Espagne. Preuve en est :
    Les Mapuches, les Apaches, Navajos, Lakota, forçaient le respect des Espagnols car puissants, alors qu’ils étaient décentralisés, non-urbanisés ou très peu, pas chrétien.
    La puissance du Japon et de la Chine a pu empêché l’Espagne d’agir.
    De même, les Aztèques, centralisés, urbanisé, mayas et inca, ça a finit en génocide.
    L’Inde était souvent attaqué pour de la chasse aux esclaves, très exactement comme les Antilles.
    On peut dire que L’Espagne avait tendance a attaquer les hommes de couleur qu’elles jugeaient inférieurs de base, même si dans l’ensemble, ils pillaient tout pays qu’ils pouvaient piller.

    Mais si on regarde la France, les humains du Nouveau-monde était traités a part, comme ceux d’Asie qui étaient considérés comme autre.
    La France, il est vrai, a inventé tout un imaginaire sur ça (typiquement français ça.... LOL). Le fameux ’’bon sauvage’’, avec ce qu’il y a de positif et de négatif.
    Et c’est vraiment la France qu’il L’a fait (le romantisme sentimentaliste français !). Les Anglais n’ont pas tant inventé tout ça ni même les Ibériques.
    On pourrait même dire que les Français ont peut-être été les premiers a utiliser des données anthropologiques pour faire de la politique (en Europe).

    1.L’amérindien est un homme du nouveau monde, non corrompu par Abraham. Paradoxe étrange, qui attire autant qu’il inquiète. Pourtant, le gouvernement français a toujours appliqué une politique de neutralité positive envers les Paiens, qu’ils soient amérindiens ou indiens. Le roi de France avait interdit la conversion des Hindous au Catholicisme. Mais l’Amérindien avait ce petit plus qu’il vient du Nouveau-Monde. Ce faisant il bénéficie d’une approche unique visant a le sauvegarder. On pourrait dire qu’Il y a attitude :
    celle des Jésuites français qui le considèrent DIGNE d’être converti
     celle du Roi de les sauvegarder tels qu’ils sont peu importe la méthode
     celle des colons qui veulent cohabiter avec eux avec des intentions parfois nobles, parfois immorales.
     celle des aventuriers, fan de liberté qui les considèrent comme le monde de la véritable ’’liberté’ (les Coureurs des Bois)

    2. Les Indiens d’Inde eurent une considération similaire, du vieux monde, mais avant le monde chrétien, donc a part aussi.

    3. L’africain fut progressivement rangé en tant qu’homme-marchandise, selon la doctrine reprise par Sepulveda, qui venait en soi du traitement des Arabes envers les Noirs, bien que ce ne fut pas toujours le cas et qu’une étrange fascination se développait pour L’Afrique. Rappelons que les musées français REGORGENT de pièces d’art africaines ! Le rapport fut le plus contradictoire avec les Africains donc !

    4. L’est Asiatique par ses performances, sa différence, sa culture guerrière, fut vu tantôt comme un repoussoir des propres aspects des Occidentaux eux-mêmes (dont les Français), tantôt comme une marque d’un esprit civilisé.

    5. L’océanien eut le même genre de traitement que L’Amérindien, en moins bien par contre puisqu’ils voulurent les convertir au christianisme et qu’ils se sont activement mis à le faire pour le coup !

    Si cette anthropologie archaique des Français fut par la suite empiré avec le temps, amplifié par les autres Européens, on peut constater que même lorsque ceux-ci se mirent d’accord pour adopter une vision commune raciale, chaque pays européen gardait sa propre perception a ce sujet en fonction de leur mentalités initiales, décrites plus haut, et ce sont les Français qui ont vraiment ouvert le bal dans ce domaine. Et cette vision la explique pourquoi les Français agirent differemment des autres. L’idéalisme des Français en somme, mêlé de sentimentalisme et de romantisme narcissique et un peu pervers parfois. On peut dire donc que l’orientalisme, a son origine en France, les autres l’ont juste copiés, et ça se tient, car la France fut pendant longtemps le CENTRE CULTUREL du monde occidental et des Européens en général.

    Les Anglo-Saxons considèrent un pays que si :
    le commerce est ouvert (a leurs avantages)
     le degré d’urbanisation (secondairement mais quand même)
    En ce sens, les Anglos sont pragmatiques, et essentiellement préoccupé par l’argent, comme tous les autres, ou plutôt un peu plus que les autres. Le racisme comme idéologie, L’orientalisme, ne seront appliqués qu’en dernière instance et que si le public a besoin d’un justificatif par rapport à une conquête, une colonisation ou une extermination. Voila pourquoi chez les Anglos on sent toujours que c’est ’’plaqué’’. Ils prennent essentiellement de la France leurs idées qu’il réadaptent en fonction de leurs propres prérogatives.
    Ils ont utilitaristes. Si un pays ne leur est plus utile et qu’il est dans leurs intérêts économiques de les exterminer/piller/exploiter, ils vont le faire. Il faut également que ces pays ne coûtent pas trop cher a envahir, et que ce soit relativement facile.

    Les Néerlandais :
    Commerce possible.
     Avoir le maximum de marchés. Le ’’marchand pur’’
    Les Néerlandais ont toujours voulus faire du business et s’Enrichir, peu importe si le peuple est nomade, sédentaire, urbain, non urbain.
    Preuve : ils ont commercés autant avec les Iroquois, que les Indiens, ils ont envahis l’indonésie par intérêt, le Sri-lanka, Taiwan (en sauvant les autochtones contre les Espagnols), le Surinam (en exploitant mécaniquement les Noirs, et en tentant d’asservir les Amérindiens locaux). Ils pouvaient tout aussi bien être capable de neutralité commerciale bienveillante que d’exploitation froide et sans scrupule.

    Je n’Ai pas lu assez sur le Danemark et la Suède pour voir leurs modes de perception et d’interaction.

    MAIS AVEC ÇA, On peut dire que la France n’Aurait jamais pu être comme L’Espagne, le POrtugal, ou L’Angleterre.

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