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Les staliniens mexicains qui ont tenté d’assassiner Trotsky

jeudi 26 décembre 2019, par Robert Paris

Pendant qu’une campagne de discrédit moral contre Trotsky (réfugié au Mexique) se poursuivait dans le public, le Guépéou commençait à envoyer quelques-uns de ses hommes au Mexique, spécialement par la voie de l’Ambassade mexicaine à Paris, où Bassols était en fonction. Il y avait parmi eux, par exemple, les exécuteurs notoires du Guépéou en Espagne : Mink, du Parti Communiste américain, et Vidali (connu aussi sous ie nom de Sormenti) de Trieste. Ce dernier est actuellement au Mexique sous le nom de Carlos Contreras.

La préparation physique de l’assassinat commença au moins en janvier dernier, lorsque la guerre s’étendit sur toute l’Europe, et que les élections mexicaines approchèrent. Au milieu des événements gigantesques de la seconde guerre mondiale, Staline espérait que l’assassinat de Trotsky passerait pour ainsi dire inaperçu. Les élections mexicaines fournissaient l’occasion de faire retomber la culpabilité sur les candidats qui combattaient les staliniens (D’où le cri des assaillants « Vive Almazán ! ».

Lorsqu’Hernán Laborde, del Campo et d’autres responsables furent exclus du Parti Communiste mexicain -en mars, ils furent accusés de « trotskysme », c’est-à-dire de ne pas mener une campagne assez vigoureuse contre Trotsky. Or, jusqu’à cette pérlode ils s’étaient contentés seulement du mot d’ordre « Mort à Trotsky ».

David Alfaro Siqueiros, Luis et Leopoldo Arenal, Antonio Pujol, qui dirigèrent l’assaut de la maison, et David Serrano, membre du Bureau politique du P.C. mexicain, établirent un réseau d’espions à Coyoacán, louant des appartements dans toutes les parties du village, qu’ils n’utilisèrent seulement que quelques jours. Une ancienne femme de Serrano, Julia Barradas de Serrano, avec une autre femme membre du Parti Communiste, louèrent un appartement distant seulement de deux maisons de celle de Trotsky, et commencèrent la tâche de circonvenir la police, avec une persistance qui prouve la régularité avec laquelle elles touchaient leur paye du Guépéou, Elles fournirent quotidiennement un rapport de leur activité à ceux qui étaient plus haut placés. L’un des policiers, qui fut séduit par leurs charmes d’une rare accessibilité, leur donna en souvenir une photo de toutes les consignes de police. Après l’attaque, on trouva dans leur appartement de grossières esquisses de la maison de Trotsky, apparemment des ébauches abandonnées de plans de l’intérieur de la maison.

Le Guépéou tenta d’acheter la maison dont Trotsky n’était au début que locataire, le forçant ainsi, grâce à l’aide opportune d’amis américains, à devenir propriétaire pour la première fois de sa vie.

David Serrano, vétéran de la guerre civile espagnole, qui a toutes les caractéristiques de quelqu’un qui agit comme représentant du Guépéou au Comité central du parti communiste mexicain, s’occupa de trouver les uniformes de policiers.

Le moment approchant, le Guépéou loua même une bicoque abandonnée dans la montagne, acheta de la chaux et fit creuser une fosse dans la cave qui servait de cuisine, fosse dont la police est convaincue qu’elle était destinée à Trotsky et Natalia et dans laquelle fut jeté le corps de Robert Harte.

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