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Ce qui gêne vraiment le pouvoir d’Etat et les classes possédantes dans le mouvement des gilets jaunes

samedi 24 novembre 2018, par Robert Paris

Ce qui gêne vraiment le pouvoir d’Etat et les classes possédantes dans le mouvement des gilets jaunes

Pour étayer sa démonstration que le mouvement des gilets jaunes serait celui des casseurs, la police parisienne a mis en scène la casse dans la capitale, à l’aide de ses provocateurs, mais cela ne signifie pas que le gouvernement ait gagné la population française à sa cause, qu’il ait réussi à semer la peur et l’indignation autrement que contre sa politique destructrice de toute la société. Curieusement, des documents de la police prouvent que celle-ci avait déjà programmé cette casse avant que commence la manifestation !

Le gouvernement et la bourgeoisie sont mécontents du mouvement des gilets jaunes et ils affirment qu’ils le sont parce qu’ils n’ont pas d’interlocuteurs pour négocier, qu’ils n’ont pas de leaders identifiables pour convenir des lieux, jours et heures des mobilisations, qu’ils n’ont en face d’eux aucun encadrement des manifestations et autres balivernes, que les manifestants seraient dangereux car manipulés par l’extrême droite, l’ultra gauche ou des bandits violents. En réalité, ce qui les gêne, c’est d’avoir un mouvement qui s’organise lui-même, qui ne mène aucune négociation-trahison à la manière des bureaucraties syndicales. C’est de devoir combattre une révolte du type semi-insurrectionnelle.

Ils craignent que ce mouvement, loin de désarmer la classe ouvrière comme l’ont fait les journées d’inaction syndicales, les gilets jaunes stimulent les luttes de la classe ouvrière, les fusionnent en un seul mouvement, unissent travailleurs, retraités, précaires et chômeurs aux travailleurs libéraux, unissent donc petite bourgeoisie et prolétariat contre le grand capital et son Etat !

Le pire pour les classes possédantes serait que la classe ouvrière, prenant conscience que l’auto-organisation est exactement ce que les exploiteurs redoutent dans le mouvement des gilets jaunes, se mettent eux-mêmes à s’auto-organiser dans les entreprises, mettent en place des comités de travailleurs qui décident de leurs revendications, de leurs méthodes d’action, élisent leurs propres direction, en cessant d’accepter la mainmise du mouvement ouvrier par les bureaucraties syndicales, tout en entraînant les syndicalistes de base dans la lutte et l’organisation ouvrière.

Syndicats et gouvernants redoutent la même chose : que les travailleurs aient tiré la leçon des luttes passées, en particulier celle des cheminots, qu’ils en aient conclu que les bureaucraties syndicales se contentaient d’organiser des lâchers de vapeur, pour détourner la colère ouvrière en l’empêchant de se regrouper et de sa canaliser contre les exploiteurs et leur gouvernement, en l’empêchant aussi de devenir un pôle politique de regroupement de toutes les couches sociales qui font les frais des politiques antisociales gouvernementales.

Et justement, le mouvement des gilets jaunes gagne progressivement des secteurs de la classe ouvrière, entraîne des militants syndicalistes aussi, fédère les luttes ouvrières, permet aux cheminots de retrouver des postiers, des enseignants et des agents hospitaliers ainsi que des travailleurs du privé, leur permet de s’organiser ensemble durablement dans des assemblées générales, ce qu’aucune journée d’action syndicale des bureaucratie n’avait permis bien entendu puisque le but essentiel des bureaucraties est de conserver leur mainmise antidémocratique sur le mouvement ouvrier.

Bien des militants syndicalistes répondront que la grève des cheminots a été dirigée par des assemblées générales, elle aussi, mais ils oublient ainsi que ces assemblées n’ont eu que droit d’entériner des décisions prises par une poignée de bureaucrates élus par personne pour diriger la lutte.

Le mode d’organisation des gilets jaunes est jusqu’à présent infiniment plus démocratiques que les méthodes des appareils syndicaux et de leurs intersyndicales.

Pas encadrés ne veut pas dire pas organisés et les gilets jaunes l’entendent bien ainsi.

Bien sûr, certains appareils politiques lorgnent sur le mouvement et des provocations sont possibles. la police elle-même a pénétré le mouvement pour le rendre le plus doux possible, pour éviter des influences radicales mais aussi pour empêcher les évolutions les plus décisives contre les classes possédantes. Parmi ceux qui se prétendent représentants des gilets jaunes, il n’y a certes pas que des amis du mouvement, ni que des amis de la classe ouvrière.

Mais dans les bureaucraties et au pouvoir, il n’y a jamais eu que des ennemis des travailleurs, et ce n’est pas sur eux qu’il faut compter pour que les travailleurs prennent un rôle dirigeant de la lutte et d’abord qu’eux-mêmes s’organisent dans les entreprises à la faveur de ce mouvement.

Ce qui est certain c’est que les classes possédantes commencent à hésiter, à se demander s’il ne vaudrait pas mieux reculer que de voir la classe ouvrière aller de l’avant et s’organiser. Et cela, aucun mouvement organisé par les appareils syndicaux n’y était parvenu. Les journée d’action n’ont fait reculer ni le gouvernement, ni la classe possédantes, n’a jamais fait peur à personne. Seule la perspective de l’auto-organisation des travailleurs fait peur, cela est évident aujourd’hui pour tous et c’est déjà une grande victoire qu’en aussi peu de temps une aussi importante leçon soit tirée du mouvement.

Que toutes les décisions soient prises dans les piquets, dans les rassemblements, dans les assemblées générales des gilets jaunes qui commencent à s’organiser un peu partout, c’est un énorme encouragement pour la classe ouvrière à s’organiser, même s’il y a encore un énorme barrage syndical pour l’empêcher et même si certains militants qui se revendiquent de la classe ouvrière, de la gauche, de la gauche de la gauche et même de l’extrême font aussi le barrage.

Quand les barrages se rompent, c’est les classes possédantes qui prennent leurs jambes à leur cou, même si elles essaient de nous faire peur, en criant au banditisme, au terrorisme, aux dangers de violences, de casses, de vols, de viols, de racisme et autres.

On voit bien à La Réunion que ce n’est pas le manque de démocratie du mouvement qui les gènent, car leur intervention militaire massive, leurs coups de matraques, leurs gaz lacrymogènes, leurs arrestations massives aussi montrent comment ils entendent la démocratie « intraitable » comme l’appelle Macron. Et c’est un avertissement aussi pour le mouvement en France. L’Etat, plus répressif et plus policier que jamais, voilà toute leur « démocratie » !!!

Ils traitent une fois de plus la révolte par le mépris, par les mensonges, par les calomnies et par les coups. Ils lancent des fausses nouvelles contre le mouvement. Ils propagent des calomnies. Ils manipulent et prétendent dénoncer des manipulations. Et, une fois que tout cela a échoué, ils répriment, ils arrêtent, ils condamnent, ils emprisonnent.

Leur véritable souci, c’est que les travailleurs prennent la tête d’un mouvement insurrectionnel contre les possesseurs des coffres-forts du grand Capital et comme on les comprend de serrer ainsi les fesses sur leurs lingots !!!

Comme le disait Karl Marx, « manges tes gélinottes, bourgeois, et que la dernière bouchée d’étouffe ! » Quel gilet jaune, partisan de l’auto-organisation, décidément, ce Marx !!!

Trois classes ou la guerre civile

Le prolétariat doit-il se préoccuper de s’allier avec la petite bourgeoisie pour isoler le grand capital ?

La belle arnaque des « classes moyennes »

Quelle politique doivent défendre les révolutionnaires face à la crise sociale actuelle et à venir ?

32 Messages de forum

  • L’extrême gauche est toujours tiraillée entre opportunisme et sectarisme.

    LO, NPA, POI, AL n’appellent toujours pas, au travers du mouvement des gilets jaunes, à l’organisation en comités de travailleurs : Lire ici

    Comme s’il suffisait que des travailleurs participent aux gilets jaunes sans que la classe ouvrière s’organise elle-même dans les entreprises !!!

    La Gauche Communiste dénonce le caractère interclassiste et non purement prolétarien des gilets jaunes !!! Lire ici

    Voici des camarades auxquels la révolution d’Octobre serait parue très très interclassiste et non pure. Leur purisme les perdra pour la révolution, la vraie. Les soviets n’étaient absolument pas purement prolétariens !!! Comme c’est regrettable à leurs yeux que la vie ne soit pas pure et que les classes n’aient pas des frontières avec des douaniers pour faire respecter la barrière !

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  • Le gouvernement essaie de trouver les voies et moyens de reculer avant que la classe ouvrière entre massivement et ouvertement dans la danse…

    Le leader de la CFDT a proposé, dimanche, de réunir les membres du gouvernement et l’ensemble des partenaires sociaux - syndicats, associations et Gilets jaunes - pour construire un « pacte social de la conversion écologique ». Alors qu’Edouard Philippe, le soir même sur France 2, semblait rejeter cette proposition, l’exécutif, comme nous l’annoncions, réfléchit désormais à une « sortie de crise » qui s’inspirerait de la méthode Berger.

    Il est remarquable que ce soit un syndicat qui cherche l’issue de secours !!!

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  • Macron dénonce toutes les violences sauf celles de sa politique antisociale, sauf celles de sa police en France et de son armée à La Réunion, sauf celles de son armée dans toutes ces guerres extérieures de massacre !!! Et sauf celles de sa classe possédante contre le prolétariat et la petite bourgeoisie qui travaille !!!

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  • "C’est la peste brune qui a manifesté", a dit le ministre Darmanin !

    Faux ! Les gilets jaunes, c’est la colère noire !

    Et ce qu’il craint vraiment, c’est une classe ouvrière rouge !!!!

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  • La peste brune elle gangrène d’abord les forces de répression de l’Etat de Macron-Darmanin !!!

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  • "L’anarchie ne peut avoir lieu sur le sol de la République", a rajouté Darmanin.

    C’est des fascistes ou des anarchistes, on ne sait plus trop avec ces ministres girouettes !

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  • La CFDT, le sénat, le gouvernement se préparent à reculer sur la taxe carburants en essayant de ne pas trop le montrer.

    On remarquera que ces gens-là n’avaient jamais tenté de reculer face aux soi-disant offensives des journées d’inaction des bureaucraties syndicales.

    Preuve que ces dernières ne leur faisaient pas peur alors qu’un mouvement de type insurrectionnel auto-organisé menaçant de s’étendre dans les entreprises leur fait très très peur !!!

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  • Nous devons sortir des énergies fossiles, disait Macron.

    Mais il faudrait aussi sortir du système d’exploitation fossile et de ses représentants aussi fossilisés !!!

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  • écolo, le mec qui nous pompe des taxes pour refiler l’argent aux financiers, tordant ?!!!

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  • Un peu plus, Macron nous ferait croire qu’il combat le trust Total qui l’a fait élire !!!

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  • le capitalisme est certes en transition mais ce n’est pas une transition écologique !!!

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  • Il prétend fermer des centrales en 2030 et nous faire payer tout de suite !!!

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  • Il nous fait payer d’abord et il fera un débat national dans trois mois !!!

    C’est vraiment les Etats Généraux de Louis XVI !!!

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  • Les séances de négociation avec de prétendus représentants des gilets jaunes, c’est une tentative du pouvoir de reprendre la main sur le mouvement...

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  • Ni ultra droite, ni ultra gauche, les personnes arrêtées aux Champs Elysées sont des pères tranquilles révoltés par la misère qui les frappe ou les menace : ce sont les mesures des classes dirigeantes qui les ont excités et ces mesures, le pouvoir refuse de les retirer clairement !

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  • C’est à cause du climat que Macron fait cadeau aux capitalistes de leurs impôts et taxe les petites gens ?

    Alors il est temps que la rue change le climat... social !!!

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  • Tout le monde discute de ça dans les entreprises et en dehors, la question qu’on peut se poser est : quoi faire de plus ? planter des idées dans les têtes sachant que les manifestants sont forcément un peu méfiant à juste titre. Par contre nous voyons que les interventions populaires sont celles qui sont publics et médiatisés : prendre le micro à un journaliste et rétablir la vérité sur la lutte en cours, les prolo qui les mènent etc..monter sur une poubelle, un monument et prendre la parole, s’encourager à une lutte virulente, donner des idées d’élargissements, encourager les organisations entre voisins, collègues, chômeurs, SDF . Si nous arrivons à agréger quelques manifestants, appelons à une AG directement après la manif pour discuter et s’organiser. Les réseaux sociaux sont un outil puissant mais pas suffisant.

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  • Maréchal Le Pen a laissé en tout cas un témoignage dépité sur la manifestation des Gilets jaunes qui n’est pas sans intérêt. Arrivée sur les Champs-Elysées à 14h samedi, elle a conclu que l’avenue était occupée par des communistes dangereux : « Le mouvement était totalement phagocyté par des militants d’extrême gauche. On entendait des ‘A mort le capitalisme !’ Si c’est ça l’ultra-droite, elle a bien changé. »

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  • Il y a aussi ce qui gêne les syndicats dans le mouvement des gilets jaunes et on ne peut que remarquer qu’après une journée d’action commune hier, la CGT centrale reste hostile alors que les militants locaux sont souvent fondus dans le mouvement des gilets jaunes et que la CGT se garde relier les grèves et le mouvement, et refuse de constituer des comités de travailleurs dans les entreprises.

    La CGT est absolument contre l’auto-organisation et l’insurrection. Cela doit être retenu pour la suite : ces organisations de gauche ou syndicales réformistes ne sont pas des amis de la révolution sociale qui monte...

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  • La bourgeoisie commence à flancher, ce qu’elle n’a jamais fait devant les journées syndicales, notamment celle des cheminots :

    La Tribune

    Les Echos

    Le Figaro

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  • Vous n’êtes pas persuadés que les classes possédantes ont peur des gilets jaunes ?

    Le Figaro vous le dit !

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  • Ce qui les gène, c’est que le mouvement ne revendique plus seulement la suppression (par le recul) de la taxe sur les carburants mais :

    - rétablir l’ISF, augmenter le smic et réindexer les pensions et allocations à l’inflation.

    - redonner vie au service public, supprimer les aides aux capitalistes

    - supprimer l’imposition des bas revenus

    Ces revendications récurrentes restent rejetées par l’exécutif.

    Alors le combat continue !!!

    Que les banquiers, les financiers, les trusts, les profiteurs paient le prix de la chute de leur système !

    Pas de cadeaux d’Etat au grand Capital ! Défense des services publics, des aides sociales et des retraites !

    Pour sauver la planète, taxons Total, Renault, Peugeot, et autres trusts pollueurs !

    Pas d’encadreurs ! Organisons nous nous-mêmes !

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  • L’opiniâtreté de la police, de la grande presse mais aussi des directions syndicales a dissimuler l’ampleur de cette manifestation du 17 novembre n’est pas liée à une banale querelle de chiffres mais à la signification historique de cette ampleur : les invisibles, les petits, les pauvres, les humiliés, les méprisés et exploités se sont rendus visibles. Ce phénomène destiné à durer va avoir une portée considérable.

    Si les chiffres n’ont pas pu dire publiquement la profondeur de ce qui se passe, la durée du mouvement et encore plus son évolution le disent et font prendre conscience peu à peu aux militants qu’il se passe quelque chose d’inhabituel.

    Le 17.11 n’était pas une manifestation comme les autres, ce n’était même pas une manifestation, et même pas encore une marche vers le "tous ensemble" comme notre vocabulaire traditionnel militant peut l’exprimer de manière courante pour toutes ces dernières années, c’était bien au delà, la première apparition politique depuis longtemps de la classe ouvrière.

    Elle existe donc et elle a montré son visage, ce qu’elle est aujourd’hui, en 2018.

    Pour tenter d’empêcher cette prise de conscience, pour maintenir la confusion, le brouillard, qu’il ne s’établisse pas de lien entre cette lame de fond sociale et les militants syndicaux et politiques de gauche, il était vital pour le gouvernement et les directions syndicales d’utiliser plusieurs contre-feux pour minimiser ou déformer ce qui se passe. Il n’y a pas de plan machiavélique la-derrière, simplement un instinct – de classe – qui leur fait haïr, craindre et mépriser tout ce qui vient d’en bas.

    Ainsi la CGT des Douanes a été jusqu’à porter plainte contre le racisme de quelques gilets jaunes à Flixecourt afin de dénoncer leur appel à la police pour leur livrer des migrants cachés dans un camion plutôt que d’appeler des associations humanitaires. Cette plainte a eu un large écho dans les rangs de militants sincères. Mais, c’est aussi à la police que fait appel, dans son communiqué, la CGT Douanes pour faire respecter le droit dans l’ensemble des blocages des gilets jaunes, celle-la même qui matraque au même moment des exploités qui se luttent contre la vie chère.

    Pas question a donc déclaré la direction de la CGT de manifester aux côtés du RN : argument pour tenter de couper sa propre base des gilets jaunes, d’empêcher la jonction. Argument aussi pour défendre ce que la direction de la CGT ne cesse de répéter pour assurer sa survie : si elle échoue dans ses mobilisations ce n’est pas tant que sa politique soit mauvaise mais que les salariés, les pauvres ne se mobilisent pas, ne se battent pas. Aussi, face à la véritable claque que sont les gilets jaunes contre cette argumentation qui est à la base de l’existence de la bureaucratie syndicale, la direction de la CGT n’a pas trouvé mieux que de dire et redire que cette mobilisation populaire se fait sous influence d’extrême-droite.

    Or, s’il y a bien quelque chose d’extraordinaire dans ce mouvement qui montre sa nature mais aussi l’état de santé global de la société française, c’est que cette tentative de récupération par l’extrême-droite a totalement échoué pour le moment.

    L’aspect apparemment anti-politique et anti-syndical du mouvement lui-même les a confortés dans ce sentiment et les a empêchés d’aller voir et de constater au contraire combien les militants étaient bien accueillis, recherchés même et que toutes les idées pouvaient s’y exprimer à défaut des étiquettes d’organisation. Cette attitude anti-politique et anti-syndicale n’était pas la couverture de l’extrême-droite, mais la volonté de ne pas se faire récupérer par l’extrême droite ou tout autre parti ou syndicat qui les trahissent depuis des années.

    Ce sont des directions syndicales institutionnalisées, intégrées, bureaucratisées qui co-organisent le recul social avec le gouvernement et qui ne cherchent plus à donner une voix à la colère. De ce fait, leurs manifestations saute-moutons ou corporatistes n’entraînent plus grand monde alors qu’il n’y a jamais eu autant de luttes qu’aujourd’hui, mais dispersées.

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  • Tout le monde a relevé que le mouvement des gilets jaunes a obtenu bien plus reculs patronaux et gouvernementaux que tous les mouvements syndicaux de ces dernières années !!!

    La peur des classes possédantes est palpable mais elles n’ont pas peur de la violence. Elles ont peur de la démonstration de la capacité autonome du prolétariat, débarrassé de ses entraves réformistes, politiques et syndicales...

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  • Les syndicats, eux aussi, on peur de l’insurrection qui les prive de leur rôle traditionnel d’encadreur des luttes et qui les empêche de trahir le mouvement, faute d’y avoir participé !!!

    Les syndicats annulent la grève des routiers !!!

    Les syndicats annulent les négociations avec le patronat sur l’unédic et sur les intermittents pour ne pas subir la pression du mouvement quand ils vont signer des reculs !!!

    Sept syndicats se sont réunis pour passer un même message jeudi 6 décembre au siège de la CFDT à Paris. la CFDT, la CGT, FO, la CFE-CGC, la CFTC, l’Unsa et la FSU, ont dénoncé “toutes formes de violences dans l’expression de revendications” des “gilets jaunes”, au lendemain de la demande d’Emmanuel Macron aux partis politiques, mais aussi aux partenaires sociaux, de “lancer un appel clair et explicite au calme”.

    Ils se dévoilent ainsi comme institution appartenant au pouvoir bourgeois !!!

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  • La CGT appelle les manifestants au calme !!! Elle calme les grèves, les arrête, les annule !!! Quel magnifique rôle de pompier au service du pouvoir !!!

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  • "Ça leur fera un souvenir" dit Ségolène Royal, qui défend l’interpellation fasciste, menottée, à genoux, face au mur de 151 jeunes à Mantes-la-Jolie.

    "Les policiers ont parfaitement réglé les choses."

    " Et c’est pas mal pour leur redonner le sens de la réalité."

    " Ça ne leur a pas fait de mal, à ces jeunes, de savoir ce que c’est le maintien de l’ordre, la police, de se tenir tranquilles. "

    Au cas où vous auriez cru que c’était Macron qui déraillait et pas l’ensemble de la bourgeoisie qui se fascisait !!!

    " A un moment, il faut aussi être du côté de ceux qui rétablissent la sécurité au péril de leur propre vie. "

    A un moment critique, même le politicien « de gauche » doit savoir défendre l’Etat de sa classe, même s’il devient dictatorial ou fasciste !!!

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  • Ce qui gêne les classes possédantes, c’est que les gilets jaunes sont un tournant mondial de la lutte des classes : lire ici

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  • Ce qui les gêne c’est que nous ne voulons plus de leur pouvoir et pas plus que ce pouvoir des milliardaires organise le référendum, pas plus qu’il organise nos élections professionnelles ou qu’il organise des élections politiciennes !!!

    On ne demande rien à Macron-Philippe et au pouvoir des milliardaires : on veut seulement les chasser !!!

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  • Gilets jaunes : les antinucléaires aussi

    Le soulèvement populaire contre les politiques de paupérisation conduites par les gouvernements successifs ne faiblit pas. L’entrée en lutte de personnes qui jusqu’à présent se tenaient hors du champs de l’expression et de l’action en représente une donnée essentielle. Le symbole du gilet jaune est un des outils que les antinucléaires portent depuis des années contre l’ordre oppressif atomiste. Logique donc de les retrouver au sein de la contestation.

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    Samedi 12 janvier, neuvième temps forts du refus de l’asservissement du peuple et du mépris des castes dirigeantes, a été marqué par plusieurs regroupements et manifestations dans le Vaucluse. A Avignon en matinée et à Carpentras en après-midi les antinucléaires étaient présent.es et porteur.es de l’exigence de l’arrêt immédiat du nucléaire. Là, une banderole "Ecologie oui, mensonges et rackett non", plus loin un chant "Dignité des travailleurs" ou un slogan "Libérez Christophe on vous donne Benalla". Une forte présence de femmes de toutes conditions ouvrières, déterminées et sous-payées, une peu plus loin des travailleurs d’origines étrangères. Des "décroissants" aussi. Ce mouvement est ce que chacun-e en fait. Pas de chef ni de leader auto-proclamé. Ca discute, ça débat, ça se confronte, ça s’engueule (rarement), ça veux en finir avec ce vieux monde. Certes Avignon n’est pas Carpentras et les présents sont à l’image de ce qui se passe dans les territoires.

    2019-01-12_gilets-jaunes_Avignon_arret-immediat-nucleaire.jpgBien loin de la propagande d’Etat relayée par les médias aux ordres du capital visant à criminaliser le soulèvement pour mieux asseoir sa répression et empêcher toute perspectives d’émancipation, la diversité des manifestant.es - tant dans leur composition sociale qu’en terme d’expérience de luttes - a révélé une dynamique nouvelle. Loin des a-prioris et des pensées toutes prêtes à calquer sur une réalité en effervescence, les échanges comme la détermination révèlent l’expérimentation d’un mouvement se construisant au présent, créant de nouvelles solidarités et fraternités, se construisant au jour le jour, s’expérimentant lui-même.

    Mais la violence institutionnelle d’Etat, sociale et culturelle, se traduit aussi depuis plusieurs semaines par des rafles préventives d’opposants, des gardé.es à vue, des déféré.es devant l’appareil judiciaire, des interdits de territoires par milliers à travers tout le pays. Elle se couple aussi à des bastonnades policières, des tirs de grenades, des coups et blessures engendrant des mutilations sévères parmis les manifestants : mains et pieds arrachés, brûlures sur les corps, yeux crevés, morts. L’appareillage de propagande est décuplé aussi par les forces économiques dominantes. Il faut faire peur. A ceux et celles qui restent chez eux comme à ceux et celles qui résistent et luttent sur le terrain.

    2019-01-12_gilets-jaunes_Avignon_arret-immediat-nucleaire_02.jpgCes derniers mois et depuis plusieurs années, le pouvoir avait eu l’occasion de se faire la main contre les opposants au projet délirant de poubelle nucléaire à Bure (1, 2, 3) contre les porteurs de vie émancipée à Notre-Dame des Landes, contre le opposants au barrage fou de Sivens, contre les antinucléaires traînés en justice sans que grand monde ne réagisse, contre les syndicalistes rebelles. A présent c’est à toute la société que le pouvoir des banques, des actionnaires, des militaristes nucléocrates s’en prend. Il a déclaré la guerre à l’espoir et à l’avenir.

    Que les biens-pensants, les appeurés, les conservateurs de tous poils, les petits possesseurs étriqués de biens, les spectateurs de salons et juges de la pensée, les puristes de la révolution pré-formatée, les adeptes névrosés du sur-consumérisme, les obscurantistes du nucléaire ou les antinucléaires bon teint, les écologistes institutionalisés se libèrent de leurs schémas réducteurs pour saisir à bras le corps la vie qui bouillonne et viennent, enfin, se parer de la couleur du soleil. Le nucléaire nous tue : tuons le nucléaire.

    La forge bruisse de mille échos, la pulsion de vie renverse l’ordre des choses. On n’arrête pas l’éruption de la faim ni l’aspiration à la Liberté et à la dignité.
    Par Rédaction le dimanche 13 janvier 2019, 12:03 - Vaucluse -
    J.R

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    • Bonjour, je soutiens le CAN84 et tous les mouvements internationaux anti nucléaires au Japon, en Ukraine et Biélorussie, en Chine, en Inde, aux USA , en Europe etc.. Mais avant tout, je milite pour un monde débarrassé de l’exploitation capitaliste et des Etats qui sont les gardiens de cet ordre de classes injuste provoquant les guerres, les misères et les catastrophes économiques et écologique. Combattant tous les racismes et athée, travaillant dans une usine de l’industrie mécanique, je défends les idées communistes et révolutionnaires au quotidien, dans le syndicat CGT et avec des collègues de tous bords y compris ceux qui se réclament des nationalismes patriotiques ou religieux.
      Ainsi je trouve votre article tout à fait juste car nous sommes des dizaines de travailleurs dans l’usine à avoir porter fièrement le Gilet Jaune dans les manifestations et à l’intérieur, plus rarement, de l’usine.
      Comme vous l’écrivez justement " la révolution formatée" n’existe pas et n’a jamais existée !

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