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Où va le Burkina Faso après la tentative de Blaise Compaoré de devenir dictateur à vie, c’est-à-dire le chef des « hommes pas du tout intègres » ?

mercredi 29 octobre 2014

Où va le Burkina Faso après la tentative de Blaise Compaoré de devenir dictateur à vie, c’est-à-dire le chef des « hommes pas du tout intègres » ?

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Un million de personnes sont descendus dans les rues ce mardi au Burkina Faso pour dire non au projet de révision de la loi fondamentale, précisément l’article 37 limitant le nombre de mandats présidentiels à deux. L’actuel président Blaise Compaoré est au pouvoir depuis 27 ans, il envisagerait de briguer un cinquième mandat après deux septennats et deux quinquennats. La manifestation massive a dégénéré ce mardi matin dans la capitale Ouagadougou. Une goutte d’eau qui semble faire déborder le vase. Les événements de la matinée, ce 28 octobre dans la capitale Ouagadougou révèle l’extrême tension qui règne au Burkina Faso. La mobilisation du jour aurait rassemblé près d’un million de personnes selon l’opposition. Une véritable « cocotte minute » qui a finit par exploser. Des affrontements ont eu éclaté entre les forces de l’ordre et les manifestants. Selon un journaliste de l’AFP, plusieurs centaines de protestataires, munis de pierres et de barres de fer ont été aspergés de gaz lacrymogènes par ls forces de sécurité au cœur de la capitale burkinabé. A l’aide de barricades de fortune fabriqué avec des pneus, des pierres et des bidons, les protestataires ont défié les policiers anti-émeutes déployés pour disperser la foule. La manifestation organisée par l’opposition s’est déroulée partout ailleurs dans le calme. Elle aurait rassemblé un million de personne selon les organisateurs mais ce chiffre n’est pas confirmé par les autorités et la police. Le chef de file de l’opposition Zéphirin Diabré avait annoncé une mobilisation sans précédent pour empêcher le pouvoir de modifier la constitution dans le but de permettre au président actuel Blaise Compaoré de briguer un cinquième mandat en 2015. Ce qui était une crise politique se transforme en fronde anti-Compaoré. Le gouvernement a récemment annoncé son intention de convoquer un référendum pour trancher la question portant sur la révision de l’article 37 de la loi fondamentale qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels. Le pouvoir espère faire sauter le verrou. Il s’y est employé jusqu’à présent par tous les moyens même le dialogue politique mais les échecs successifs des pourparlers avec l’opposition le pousse à opter pour un passage en force. En effet, l’opposition dénonce le risque de voir le projet de modification de l’article 37 adopté par la majorité à l’assemblée. Cette journée du 28 octobre marque peut-être le début d’une vague de contestation populaire anti-Compaoré. En tout cas, il constitue un avertissement contre l’entêtement de Blaise Compaoré qui a déjà exercé eux septennats (1992-1998 et 1998-2005), et terminera fin 2015 son deuxième quinquennat (2005-2010 et 2010-2015). Sa marge de manœuvre est très étroite, si le pays devait sombrer dans une crise politique profonde voire le chaos, sa responsabilité serait clairement engagée. Des affrontements ont éclaté à Ouagadougou. La raison : l’organisation d’une manifestation massive contre une révision constitutionnelle qui permettrait le maintien au pouvoir du président Compaoré. Plusieurs centaines de protestataires, munis de pierres et de barres de fer se sont opposés depuis 11 h 30 (heures locale et GMT) aux forces de l’ordre. Celles-ci les ont aspergés en retour de gaz lacrymogène, et ce, au niveau du rond-point des Nations unies, un site central de la capitale. Si l’on en croit l’AFP, des renforts sont arrivés du côté de la police qui a ainsi disposé d’un camion antiémeute avec une lance d’arrosage pour disperser la foule. Les policiers, équipés de casques et de boucliers, ont fait face à de nombreux jeunes qui ont monté des barricades de fortune faites de pneus, de pierres et de bidons.

Les corps-à-corps sont assez rares, même si deux policiers, arrachés de leur pick-up, ont manqué d’être lynchés par les protestataires, avant d’être récupérés par leurs collègues, a-t-on observé. On a vu quelques blessés du côté des émeutiers, mais on n’a assisté à aucune arrestation. Des heurts seraient également en cours à la sortie de Ouagadougou sur la nationale 1, le principal axe au Burkina Faso, où des violences se sont déjà produites dans la nuit de lundi à mardi, selon l’opposition. Ailleurs dans le pays, les manifestations, qui se sont tenues dans toutes les plus grandes villes, se seraient dispersées dans le calme. Un million de personnes, selon l’opposition, ont marché mardi contre la révision prévue jeudi par l’Assemblée nationale de l’article 37 de la Constitution, qui vise à faire passer de deux à trois le nombre maximum de quinquennats présidentiels afin de permettre un maintien au pouvoir de Blaise Compaoré, aux affaires depuis 27 ans. Ni la police ni la gendarmerie, jointes par l’AFP, n’ont communiqué leur propre évaluation du nombre de manifestants.

Les politiques français s’entêtent à chanter les louanges du dictateur burkinabé au pouvoir depuis 1987 et sa collaboration à la guerre française au Mali n’a rien arrangé. Pourtant le leader de l’opposition ne devrait pas inquiéter les intérêts français, alors que le régime se trouve en grande difficulté.

Ségolène Royale avait déjà déclaré en 2011 : « Le Burkina peut compter sur moi dans sa volonté de redorer son image à l’étranger ». Une image, il est vrai, quelque peu détériorée après 3 mois de chaos, entre la révolte de la jeunesse et de multiples mutineries de militaire à travers tout le pays.

La dernière perle vient d’Elisabeth Guigou après une audition de Blaise Compaoré le 5 juin 2013, devant la commission des affaires étrangères : « Ces applaudissements, qui ne sont pas systématiques dans notre Commission, témoignent de notre gratitude pour le rôle que vous jouez et pour la vision que vous avez du développement de votre pays et du continent africain ». Mais si Ségolène faisait campagne pour être réélue présidente de l’association internationale des régions francophones, Elisabeth Guigou, elle, parle au nom des parlementaires français, elle-même personnalité dirigeante du parti socialiste au pouvoir ! Nulle voix discordante ce jour-là parmi les parlementaires présents.

La guerre au Mali n’excuse pas tout et surtout pas un soutien aussi manifeste au dictateur Blaise Compaoré, dont on connait les liens avec le MNLA.A moins bien sur que la France soutienne aussi en sous-main ce mouvement qui prône l’indépendance du Nord Mali, pourtant déclencheur de la guerre.

Mais le plus grave c’est l’ignorance réelle ou feinte, voir l’incompétence des dirigeants socialistes qui paraissent aveuglés par les apparences du médiateur « efficace » Compaoré au point de ne pas voir la situation réelle du Burkina Faso.

Pourtant, deux rapports particulièrement virulents contre le régime sont sortis : l’un d’International Crisis Group intitulé « Burkina Faso, avec ou sans Campaoré, le temps des incertitudes » publié le 22 juillet 2013, l’autre sous la forme d’une lettre pastorale des évêques du Burkina publiée le 15 juillet 2013.

6 Messages de forum

  • Des manifestants sont bloqués à environ 500 mètres de Kosyam, le palais présidentiel, défendu par des soldats de la garde présidentielle. Il y a eu des tirs de sommation. Le frère du président, François Compaoré, a été arrêté à l’aéroport de Ouagadougou.

    Les violences ont gagné la capitale sous l’oeil de forces de l’ordre souvent passives, selon des journalistes de l’AFP. Un responsable de l’opposition a d’ailleurs assuré que l’armée s’était "soudée avec le peuple" contre le régime.

    A l’Assemblée nationale à Ouagadougou, plusieurs bureaux, dont celui du président du Parlement, ont été ravagés par les flammes. L’hémicycle a été mis à sac, a constaté un correspondant de l’AFP. D’épaisses fumées noires sortaient par les fenêtres brisées du Parlement.

    Le gouvernement tente d’éteindre le feu qu’il a déclenché. Le porte parole du gouvernement a annoncé jeudi matin le retrait du projet de loi de modification constitutionnel qui devait permettre au président Blaise Compaoré de se maintenir au pouvoir. Le site du gouvernement a un communiqué confirmant "l’annulation de l’examen du projet de loi". Le gouvernement a céder face à la pression de la rue alors que des milliers de manifestants sont entrés de force jeudi matin dans l’enceinte de l’Assemblée nationale à Ouagadougou pour protester contre le vote qui devait y avoir lieu.

    Les manifestants ont saccagé puis incendié le bâtiment. La police, qui avait établi un cordon de sécurité autour et tiré en l’air pour tenter de les disperser, a finalement plié sous la pression de et a dû se retirer. Ils ont également mis à sac le siège de la télévision publique, qui a cessé d’émettre. Comme devant le Parlement, les forces de l’ordre ont tenté de les repousser mais ont dû se replier. La foule s’est également dirigée vers les bureaux du Premier ministre. Un hélicoptère des forces gouvernementales a survolé les manifestants, les aspergeant de gaz lacrymogènes.

    Auparavant, plus d’un millier de manifestants ont réussi à pénétrer dans le bâtiment et l’ont saccagé. Une vingtaine de voitures ont été incendiées, du matériel informatique a été pillé et des documents brûlés.

    Mardi, une monumentale manifestation s’était déroulée dans les rues de Ouagadougou, rassemblant plus d’un million de personnes selon les organisateurs, aux cris de « Blaise va t’en » ou du moins poli « Blaise dégage ». L’opposition craint que ce nouveau changement, qui ne devrait pas être rétroactif, conduise le chef de l’Etat à accomplir non pas un mais trois mandats supplémentaires, lui garantissant 15 années de plus au pouvoir. Un cauchemar pour une partie de la population : 60% des 17 millions de Burkinabé ont moins de 25 ans et n’ont jamais connu d’autre dirigeant que Blaise Compaoré. Le Burkina fait partie des 10 pays les moins développés du monde. Dans ce pays très jeune et très pauvre, la moindre étincelle peut mettre le feu aux poudres, ce qui avait conduit le gouvernement à fermer les écoles et les universités il y a une semaine, alors que la gronde commençait à monter.

    Pour que les choses changent au Burkina Faso, il ne faut pas remplacer un pantin par un autre, un politicien par un autre, il faut que le peuple travailleur s’organise en comités de salariés, de paysans, de soldats, de jeunes, de femmes et qu’ils se délèguent à un comité central révolutionnaire qui aura le pouvoir sous le contrôle des assemblées populaires.

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  • Le lieutenant-colonel Isaac Zida, qui avait pris le pouvoir dès la chute du président Blaise Compaoré, a été nommé mercredi Premier ministre du Burkina Faso par le président intérimaire Michel Kafando.

    Cela veut die que, sous couverture civile, il garde le vrai pouvoir et que l’armée qui a assassiné le peuple garde le pouvoir !!!

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  • Une quarantaine d’organisations de la société civile appellent à démilitariser du pouvoir d’Etat et pas seulement à la dissolution du Régiment de sécurité présidentielle (RSP)...

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  • L’ensemble du gouvernement, dont le Premier ministre, et le président, sont prisonniers d’un groupe de soldats de la garde présidentielle.

    Ces arrestations interviennent au lendemain de la publication d’un rapport de la Commission de la réconciliation nationale et des réformes préconisant la dissolution du RSP, régiment de sécurité présidentielle, et sa mise à l’écart de la sécurité du président de la République.

    Cela ressemble fort à un putsch, même si personne n’a encore revendiqué la prise du pouvoir.

    Des membres de la garde présidentielle ont fait irruption ce mercredi, vers 14h30, en plein conseil des ministres à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. Il ont arrêté plusieurs ministres, ainsi que le chef du gouvernement et le président de transition Michel Kafando, aux commandes du pays depuis le départ de l’ancien président Blaise Compaoré, chassé du pouvoir par la rue il y a un an, après 27 ans de « règne ».

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  • 113 blessés au moins dans les affrontements contre le coup d’état militaire à Ouagadougou !!!

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