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Mélenchon et l’impérialisme français, une véritable histoire d’amour...

vendredi 6 février 2015, par Robert Paris

Mélenchon et l’impérialisme français, une véritable histoire d’amour...

Appelant à la victoire par la démocratie bourgeoise, qu’il appelle le « primat des urnes » Mélenchon écrit : « La révolution que je souhaite est citoyenne d’abord en ceci que, si elle s’enracine dans le mouvement social, elle se déclenche et se mène par les bulletins de vote et les élections. ... Il ne s’agit pas non plus de clamer, à l’ancienne, ’la mine au mineur et la terre à celui qui la travaille.’ ... Il faut s’arracher à tous ses préjugés et à son intérêt personnel pour proposer ce qui sera bon pour tous. » Il dénonce ceux qui « stupidement » associent révolution et un « ’grand soir’ armé. »

Mis à part que les mineurs ne sont plus de saison et que la campagne appartient non plus à ceux qui possèdent la terre mais à ceux qui détiennent les capitaux, le faux radicalisme de Mélenchon n’est rien que de la démagogie verbeuse.

Pour le résumer en quelques mots, ce que Mélenchon appelle « révolution » c’est le fait d’utiliser les protestations syndicales (« le mouvement social ») pour influencer le résultat des élections de l’Etat bourgeois. Ce qu’il décrit n’est pas la révolution, mais le cours conventionnel de la vie politique sous le capitalisme en France et dans bien d’autres pays européens.

Il se situe dans le cadre bourgeois issu de la révolution française :

« Depuis 1789, nous définissons la citoyenneté comme la participation de chacun d’entre nous à l’exercice de cette souveraineté, sous l’empire de la Vertu. »

Nous aurions plutôt parlé en France de l’empire… de Capital ! Au cas où on n’aurait pas compris qu’il s’agit de se démarquer de l’ancien courant communiste, il déclare :

« La révolution citoyenne, ce n’est pas l’ancienne révolution socialiste. »

Jean-Luc Mélenchon, ardent défenseur de l’armée française, a violemment critiqué le « Livre blanc sur la défense » proposé par le gouvernement Hollande – non parce qu’il vise une armée capable d’intervenir militairement aux quatre coins du monde au nom de l’impérialisme français, mais parce qu’il annonce l’affaiblissement de la capacité militaire française ! Il titre son communiqué du 29 avril « Non à la liquidation de l’argument militaire de la France », au nom de sa « souveraineté » » et de son « indépendance » : « ce Livre blanc marque un nouvel étiolement de la puissance militaire de la France. » Le nationalisme bourgeois caractérise tous les propos de Mélenchon : « Nous sommes la France », « Nous les Français », « Notre puissance satellitaire », « Notre position particulière, « Nous sommes le deuxième territoire maritime du monde. », « notre rang de puissance maritime », « sa puissance et ses points d’appui », etc…

Mélenchon joue avec les mots :

"Les travailleurs français ne sont pas nationalistes, ils sont patriotes".

Cependant, il joue sur la fibre nationaliste en présentant l’antimondialisation bourgeoise comme une lutte contre le capital ! Interviewé par Les Echos, Jean-Luc Mélenchon déclare :

« Les investisseurs n’ont aucune raison d’avoir peur de mon programme ».

Ou encore : « Dans mon programme, qui combine l’action de l’Etat et de forts amortisseurs sociaux, les entreprises y trouvent leur compte. »

On remarquera au passage que le grand capital devient, dans sa bouche, « les investisseurs » comme dans la bouche de ses compères Hollande-Valls….

Et Mélenchon ne perd pas une occasion de cautionner la politique de l’impérialisme français.

Chacune de ses guerres a eu son soutien systématique et enthousiaste !!!!

Mélenchon a en effet déclaré :

« Kadhafi tire sur sa population. Au nom du devoir de protéger, l’ONU demande d’intervenir ».

Jean-Luc Mélenchon a pris position en faveur de l’intervention militaire en Libye. Dans une interview publiée par Libération, le 21 mars, il affirme que si le Front de Gauche était au pouvoir, il aurait adopté la même démarche que Sarkozy :

« Si le Front de gauche gouvernait le pays […] serions-nous intervenus directement ? Non. Nous serions allés demander à l’ONU un mandat. Exactement ce qui vient de se faire. Je peux appuyer une démarche quand l’intérêt de mon pays coïncide avec celui de la révolution. »

Un peu plus loin, Mélenchon précise son idée :

« La politique menée [par Sarkozy] est conforme à l’intérêt de la France : être lié avec le monde maghrébin. Il n’y a pas de futur possible pour la France si elle est opposée au sentiment majoritaire des populations au Maghreb. »

Cela ne l’empêche pas de se contredire, quand il faut suivre les politique impérialiste, il passe de la non-intervention à l’intervention puis à l’affrontement pour renverser Kadhafi, alors qu’il disait l’inverse avant. Il n’a fait que suivre les dirigeants impérialistes français :

Le 23 mars, Mélenchon écrivait pourtant sur son blog :

« La résolution 1973 de l’ONU concernant la Libye doit être fidèlement appliquée. Son objet est clairement délimité. Il s’agit de mettre en place une zone d’exclusion aérienne, actuellement effective, pour protéger les civils libyens. La résolution 1973 n’a pas d’autre objectif et exclut clairement toute autre intervention militaire. »

Dans l’interview du 21 mars à Libération, Mélenchon affirmait pourtant avoir « voté la résolution du Parlement européen [favorable à une intervention] en accord avec la direction du PCF et de la Gauche unitaire, en accord avec mon collègue eurodéputé communiste Patrick Le Hyaric. »

Dans une note publiée sur son blog, le 24 mars, Mélenchon rejette l’idée que cette intervention puisse être liée aux intérêts économiques et stratégiques des puissances impérialistes. Il cite un article de l’association « Mémoires de luttes » :

« L’action armée en cours contre les cibles militaires libyennes ne vise pas à s’approprier le pétrole du pays, pour une raison bien simple : c’est déjà le cas ! Total (France), ENI (Italie), Repsol (Espagne), OMV (Autriche), Petro Canada (Canada), Wintershall (Allemagne) etc., exploitent déjà des gisements. »

Jean-Luc Mélenchon ne suit qu’une ligne en matière d’intervention à l’étranger : l’Organisation des Nations Unies (ONU). « L’ONU, rien que l’ONU, toute l’ONU. Dans cette affaire je défends un principe, celui de l’ordre onusien. Comme je le fais depuis 1991 », résume le co-président du Front de Gauche, le 24 mars 2011 sur son blog.

La force sur laquelle compte Mélenchon... ici en Côte d’Ivoire

Comme si l’ONU avait empêché le génocide rwandais ! Comme si le PCF lui-même s’y était opposé ! Alors que Buffet a signé le rapport Quilès qui blanchit la France pour ce massacre organisé par l’Elysée sous Mitterrand !

Mitterrand pourtant l’idole de Mélenchon, eh oui !!!

Rappelons la position du Front de Gauche sur la guerre impérialiste de la France au Mali :

« Une intervention internationale était urgente et nécessaire pour stopper l’offensive des fanatiques islamistes. » (déclaration du député PCF André Chassaigne).

Ou encore celle du député PCF François Asensi : « La position des députés du Front de Gauche, communistes et républicains, est claire : abandonner le peuple malien à la barbarie des fanatiques aurait été une erreur politique et une faute morale. La non-intervention aurait été la pire des lâchetés. »

Le 11 janvier 2013, Mélenchon écrivait pourtant :

« L’intérêt d’une intervention militaire extérieure pour régler le problème posé au nord du Mali est discutable. En décider alors que les intérêts fondamentaux de la France ne sont pas en cause, selon le chef de l’Etat lui-même, et alors que les troupes africaines sont engagées, est discutable. En décider seul, sans en saisir préalablement ni le gouvernement, ni le Parlement, est condamnable. » voir ici

Mais cela n’empêche pas le Parti de Gauche de Mélenchon de déclarer exactement le contraire : voir ici

Le chauvinisme de Mélenchon est guerrier, y compris au sein de l’Europe :

« Je ne crois pas hélas que l’Europe soit vouée à la paix ... Nous-mêmes, Français, ferions bien d’admettre que la génération dirigeante de l’Allemagne réunifiée n’est plus celle que le remords raisonnait et que la division en deux Etats contenait. Aux dirigeants allemands décomplexés devraient correspondre des dirigeants français dessillés. »

Malgré ses prétentions chauvines que la France est une nation « universaliste », il n’appelle pas les travailleurs allemands à la solidarité de classe internationale contre le risque de guerre au sein de l’Europe. Au contraire, il envisage la possibilité d’annexer la Belgique orientale pour renforcer la France contre l’Allemagne.

Rejetant la Belgique comme étant un « Etat totalement artificiel », il écrit : « On peut imaginer sans peine, dans le cas où les Flamands se sépareraient, que les Wallons veuillent leur rattachement à la République française. Nombre de Français—comme moi—s’en enthousiasment. ... Ça ferait une très grande France. »

Jean-Luc Mélenchon a estimé en novembre 2014 que

« l’Europe va mourir et peut-être même entrer en guerre à l’intérieur d’elle-même. » source

Et quelle guerre ? Eh bien, entre la France et l’Allemagne !!!

« Si nous nous retrouvions dans une situation hors contrôle, c’est-à-dire où les Allemands s’exaspéreraient de vouloir faire payer aux Français leurs retraites et où les Français s’exaspéreraient de céder aux Allemands des choses qui sont demandées sur un ton qu’ils ne tolèrent pas, et bien oui, les tensions naîtraient entre Français et Allemands. »

Va-t-en guerre, le Mélenchon !!! Et reparti comme en 1914 !!!

Mélenchon est tellement nationaliste que non seulement il n’a nullement l’intention de casser l’Etat bourgeois, n’a aucun regret d’y avoir participé comme ministre mais va le défendre jusque dans les colonies françaises dont il ne souhaite nullement la libération du joug colonial comme les Antilles, la Nouvelle Calédonie et la Réunion !!

Pas du tout favorable à l’indépendance des Antilles, le Parti de Mélenchon déclare sur la Guadeloupe :

« De nombreux Français sont attachés de façon passionnelle à leur territoire, à leur culture, à leur identité locale. C’est particulièrement vrai en Guadeloupe, où il existe des marqueurs forts de cette identité… Personne, au Front de Gauche, ne pense que toutes les civilisations ne se valent pas, et doivent être hiérarchisées. Nous laissons cela à l’actuel ministre de l’Intérieur et au Front National. La culture, l’identité guadeloupéenne ne sont ni meilleures, ni pires que d’autres. Elles sont. Elles doivent trouver toute leur place, et tous les moyens de rester vivantes et de se développer, au sein de la 6ème République que nous appelons de nos vœux. »

Au sein de la République française, les anciens esclaves coloniaux de la France qui n’y ont toujours ni terres, ni biens, ni pouvoir et y sont toujours sous la coupe des békés esclavagistes !!!!

En visite dans la colonie française de « La Réunion », Mélenchon déclare :

« Je viens à La Réunion pour parler à La France, je viens ici pour proposer un programme pour toute la France. »

« La Réunion est un avant poste, elle est un laboratoire pour toute la France » voir ici

Il y déclare :

« La France est présente dans tous les océans, elle le deuxième pays au monde à avoir une telle surface maritime »

Mais avant-poste d’abord de l’impérialisme français !!!

Ni le PCF ni Mélenchon ne nous ont jamais fait part des secrets de l’Etat français impérialiste, trop fidèles en cela aux intérêts des classes dirigeantes françaises !!!

Mélenchon, loin de dévoiler les vraies causes et signification de l’effondrement actuel du capitalisme l’attribue à l’Europe, à la mondialisation, à la Chine, au low cost. Il est donc l’un des éléments du mensonge nationaliste qui est le pire poison actuellement pour la classe ouvrière.

C’est blanchir la responsabilité des patrons français, du capitalisme national qu’il pare de toutes les vertus pendant qu’il noircit la responsabilité gouvernementale de l’Europe !!!

Toujours le drapeau bleu, blanc, rouge à la main et la Marseillaise à la bouche !

En pleine campagne présidentielle, il se distinguait par exemple d’Eva Joly et de Phillipe Poutou en défendant le principe du défilé militaire du 14 Juillet. Pas banal dans la gauche dite « radicale ». La campagne fut également le théâtre de la promotion d’un certain nationalisme associant les symboles cocardiers à la défense des intérêts « français ».

Il aime ce type de phrases choc du nationalisme cocardier :

« La France, on n’est pas la 5ème roue du carrosse, on est la 5ème puissance du monde. »

« Moi je crois beaucoup à ce pays, je suis patriote tout le monde le sait, ça fait un peu désuet des fois. Moi je crois que notre pays est capable de marcher en tête et de bouleverser la donne en Europe et que on le peux car on est le peuple rebelle, le peuple politique le peuple cultivé de l’Europe, c’est la vérité ça. »

Concluons avec Karl Marx et contre tous les Mélenchon et staliniens français :

"Prolétaires de tous les pays unissez-vous"

"On accuse les communistes de vouloir abolir la patrie, la nationalité ; les ouvriers n’ont pas de patrie. On ne peut leur ravir ce qu’ils n’ont pas. Comme le prolétariat de chaque pays doit en premier lieu conquérir le pouvoir politique, s’ériger en classe maîtresse de la nation, il est par là encore national lui-même, quoique nullement dans le sens bourgeois."

Marx-Engels (Manifeste communiste)

Et avec Trotsky :

« Comprendre clairement la nature sociale de la société moderne, de son Etat, de son droit, de son idéologie constitue le fondement théorique de la politique révolutionnaire. La bourgeoisie opère par abstraction (« nation », « patrie », « démocratie ») pour camoufler l’exploitation qui est à la base de sa domination. (…) Le premier acte de la politique révolutionnaire consiste à démasquer les fictions bourgeoises qui intoxiquent les masses populaires. Ces fictions deviennent particulièrement malfaisantes quand elles s’amalgament avec les idées de « socialisme » et de « révolution ». Aujourd’hui plus qu’à n’importe quel moment, ce sont les fabricants de ce genre d’amalgames qui donnent le ton dans les organisations ouvrières françaises. »

Extraits de Léon Trotsky dans « La France à un tournant » (28 mars 1936)

Mélenchon, un fervent adepte de Mitterrand

Qui est Mélenchon ?

6 Messages de forum

  • Que pense Mélenchon de Miterrand l’homme des trois fascismes (Pétain, Algérie et Rwanda) ?

    « Comment voulez-vous que je sois drôle avec les modèles que j’ai : Saint-Just, Mitterrand ? »

    « La relation personnelle avec François Mitterrand était toujours d’une grande délicatesse » témoigne-t-il ; évoquant « une magie séductrice étrange : cette délicatesse humaine combinée à l’attirance vibrante pour son savoir-faire politique ».

    Mitterrand n’a-t-il pas aussi laissé en héritage les éléments d’une crise de la politique, grave et durable ; ne nous a-t-il pas aussi légué les séquelles de ses initiatives de mise en orbite du Front National... ce dont Jean-Luc Mélenchon se garde bien de parler.

    Il dédouane Mitterrand de la responsabilité du tournant de 1983 vers l’anti-social.

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  • prenons Mélenchon et le Rwanda...

    d’abord le Rwanda

    ensuite Mélenchon et le Rwanda

    Pure hypocrisie !

    Ce qu’en disent même des partisans de Mélenchon

    Complicité de l’impérialisme français !

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  • Soutien "critique" du PRCF a Melenchon , mais soutien quand même...

    relisons donc les positions de ce politicien bourgeois :

    Le chauvinisme de Mélenchon est guerrier, y compris au sein de l’Europe :

    « Je ne crois pas hélas que l’Europe soit vouée à la paix ... Nous-mêmes, Français, ferions bien d’admettre que la génération dirigeante de l’Allemagne réunifiée n’est plus celle que le remords raisonnait et que la division en deux Etats contenait. Aux dirigeants allemands décomplexés devraient correspondre des dirigeants français dessillés. »

    Malgré ses prétentions chauvines que la France est une nation « universaliste », il n’appelle pas les travailleurs allemands à la solidarité de classe internationale contre le risque de guerre au sein de l’Europe. Au contraire, il envisage la possibilité d’annexer la Belgique orientale pour renforcer la France contre l’Allemagne.

    Rejetant la Belgique comme étant un « Etat totalement artificiel », il écrit : « On peut imaginer sans peine, dans le cas où les Flamands se sépareraient, que les Wallons veuillent leur rattachement à la République française. Nombre de Français—comme moi—s’en enthousiasment. ... Ça ferait une très grande France. »

    Jean-Luc Mélenchon a estimé en novembre 2014 que

    « l’Europe va mourir et peut-être même entrer en guerre à l’intérieur d’elle-même. » source

    Et quelle guerre ? Eh bien, entre la France et l’Allemagne !!!

    « Si nous nous retrouvions dans une situation hors contrôle, c’est-à-dire où les Allemands s’exaspéreraient de vouloir faire payer aux Français leurs retraites et où les Français s’exaspéreraient de céder aux Allemands des choses qui sont demandées sur un ton qu’ils ne tolèrent pas, et bien oui, les tensions naîtraient entre Français et Allemands. »

    Va-t-en guerre, le Mélenchon !!! Et reparti comme en 1914 !!!

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  • Ses accès d’anti-américanisme et son appel à l’indépendance « mondiale » par rapport à Washington ne l’ont pas empêché de soutenir la participation de la France aux récentes guerres conduites par les Etats-Unis, tant le bombardement par l’OTAN de la Libye que les opérations pour soutenir les forces pro-impérialistes en Syrie. Mélenchon n’a pas non plus exprimé de réelles critiques des interventions impérialistes récentes de la France avec le soutien des Etats-Unis dans ses anciennes colonies comme la Côte d’Ivoire. Mélenchon est en fait tout à fait d’accord avec le récent alignement de l’impérialisme français sur la politique étrangère de Washington.

    Mélenchon parle longuement de confrontation avec l’Allemagne. Il écrit : « Je ne crois pas hélas que l’Europe soit vouée à la paix ... Nous-mêmes, Français, ferions bien d’admettre que la génération dirigeante de l’Allemagne réunifiée n’est plus celle que le remords raisonnait et que la division en deux Etats contenait. Aux dirigeants allemands décomplexés devraient correspondre des dirigeants français dessillés. »

    Malgré ses prétentions chauvines que la France est une nation « universaliste », il n’appelle pas les travailleurs allemands à la solidarité de classe internationale contre le risque de guerre au sein de l’Europe. Au contraire, il envisage la possibilité d’annexer la Belgique orientale pour renforcer la France contre l’Allemagne.

    Rejetant la Belgique comme étant un « Etat totalement artificiel », il écrit : « On peut imaginer sans peine, dans le cas où les Flamands se sépareraient, que les Wallons veuillent leur rattachement à la République française. Nombre de Français—comme moi—s’en enthousiasment. ... Ça ferait une très grande France. »

    La politique étrangère, avait fait remarquer Trotsky dans une interview à un journal américain quelques mois avant son assassinat par un agent de Staline, est une « extension et un développement de la politique intérieure. » Les projets de Mélenchon de redessiner la carte de l’Europe sont en soi le commentaire le plus révélateur du caractère de classe de la « révolution citoyenne » de Mélenchon.

    Le but de Mélenchon n’est pas la révolution, mais c’est d’exploiter la confusion crée par la longue domination de la politique de « gauche » par des partis bourgeois et petits-bourgeois afin de contrôler la classe ouvrière dans le pays et de promouvoir les intérêts de l’impérialisme français de par le monde. C’est pour cela que Mélenchon se range derrière un politicien impérialiste plus influent, Hollande, et que sa campagne électorale a attiré, à l’échelle internationale, le soutien des forces de l’ex-gauche issues de la classe moyenne.

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  • Sur la question de l’immigration, Mélenchon flirte actuellement avec des positions d’extrême droite !

    Jean-Luc Mélenchon lançait au Parlement européen : “C’est une Europe de la violence sociale, comme nous le voyons dans chaque pays chaque fois qu’arrive un travailleur détaché qui vole son pain aux travailleurs qui se trouvent sur place.”

    Un travailleur étranger vole son pain au travailleur français, cela vaut Le Pen !!!

    Commentant la décision du gouvernement allemand d’accueillir des réfugiés, il déclare :

    « Nous ne pouvons pas faire face à la situation avec de telles méthodes. Il faut donc dissuader les gens de partir... »

    Et à Calais :

    « Je n’ai jamais été pour la liberté d’installation et je ne vais pas commencer aujourd’hui. »

    La démagogie Mélenchon se développe aussi sur le thème du soutien à la police qu’il juge trompée, exploitée, mal utilisée et autres...

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  • Dans un entretien belliciste avec le Journal de Dimanche le 11 juillet, Jean-Luc Mélenchon, le chef de la France insoumise (LFI), demande un renforcement militaire massif de la France et des prépararifs pour des guerres majeures.

    « Interrogeons notre conception de la défense nationale »,a-t-il dit. « La protection du territoire est-elle garantie ? Peut-on continuer avec une marine dont le déploiement sur nos territoires maritimes correspond, en densité, à la présence de deux voitures de police pour tout l’Hexagone ? »

    « Quel est le caractère opérationnel de la dissuasion nucléaire quand la cyberguerre et la présence dans l’espace permettent de hacker les communications de l’adversaire ? » Incapable de contenir sa colère face à la prétendue insuffisance des armements français, Mélenchon a déclaré que « C’est comme si à l’heure des fusils nous montions au front munis d’arbalètes. Au XXIe siècle, il y a trois nouveaux territoires de conflictualités : la mer, l’espace et le numérique. Les conditions de la puissance ne sont plus les mêmes. La France doit être active dans ces domaines. Nous en avons tous les moyens humains et techniques. Ce serait un puissant ressort d’invention et d’enthousiasme collectif. »

    https://www.wsws.org/fr/articles/20...

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