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D’où vient et où va l’Afrique du sud ?

dimanche 15 février 2009, par Robert Paris

Après des lutte de classes d’une ampleur impressionnante, l’Afrique du sud a rompu avec l’apartheid, ce qui a semblé une victoire déterminante pour tous les africains du continent. Et pourtant ....

Pourtant, la pauvreté est plus grande que jamais.

Pourtant, le pouvoir des trusts n’a pas changé dans ce pays.

Pourtant, les richesses du pays vont toujours aux mêmes...

Et les dirigeants de l’ANC se sont faits des ponts d’or et de pouvoir afin de devenir les nouveaux maitres du pays.

Mais ils ont fini par se disputer le pouvoir.

D’un côté le Parti communiste et le principal syndicat. De l’autre l’ANC. D’un troisième une fraction qui a rompu avec l’ANC. Et, au sein de l’ANC, la lutte pour le pouvoir fait aussi des dégâts, dévoilant la corruption du pouvoir...

Cette petite bourgeoisie qui a négocié la fin de l’apartheid l’a fait dans l’intérêt des trusts et pas dans celui des milieux popualires qui lui avaient fait confiance.

suite à venir ....

Une grève massive contre le président sud-africain Thabo Mbeki, mercredi, a démontré la puissance des syndicats dans un pays qui souffre des effets conjugués de l’inflation et de la pauvreté et fait figure d’avertissement pour le gouvernement issu des élections en 2009.

Des membres de la Confédération syndicale COSATU lors d"une manifestation à Durban en Afrique du Sud, le 6 août 2008

"La grève hier était, de par sa mobilisation, la plus réussie pour (la confédération syndicale) Cosatu depuis le début de la présidence de Mbeki" en 1999, a estimé jeudi le directeur de l’institut pour la démocratie en Afrique du Sud, Ivor Jenkins.

"Les travailleurs ont envoyé un message fort, selon lequel nous ne sommes pas mieux lotis qu’il y a huit ans", a-t-il souligné.

Mercredi, des dizaines de milliers de Sud-Africains ont paralysé les grandes villes du pays afin de pousser le gouvernement du président Mbeki à agir contre la flambée des prix du carburant, de l’électricité et des denrées alimentaires.

Ils ont réussi avec cette grève, organisée par le puissant Cosatu, à fortement perturber la production minière, le secteur industriel ou encore les transports.

Leur premier grief porte sur l’augmentation annoncée de 27,5% du prix de l’électricité, dans le but de financer le renouvellement des infrastructures vieillissantes de la compagnie publique Eskom.

Comme le reste du monde, l’Afrique du Sud est également affectée par une flambée des prix des produits alimentaires (+16,8% en un an) et du carburant (+35,6%), qui touche durement les plus pauvres.

Première puissance économique du continent, l’Afrique du Sud enregistre des inégalités croissantes, avec encore 43% de sa population sous le seuil de pauvreté et plus de 40% sans emploi, 14 ans après la chute de l’apartheid.

Les analystes estiment cependant que les changements ne viendront pas de Thabo Mbeki, qui arrive en fin de mandat l’année prochaine.

"La question est de savoir si Mbeki et son gouvernement ont encore la volonté de gouverner. Je n’en suis pas certain", fait valoir l’analyste Aubrey Matshiqi, du Centre d’études politiques à Johannesburg.

Le favori à la présidence en 2009 - s’il n’est pas condamné d’ici là dans une affaire de corruption - Jacob Zuma se présente comme l’ami des pauvres, qu’ils soient noirs ou blancs.

Mais le fait même qu’il soit soutenu par les syndicats qui l’ont aidé à décrocher la présidence du parti au pouvoir en décembre, au prix d’une lutte fratricide avec Thabo Mbeki, l’expose davantage au jugement des travailleurs sud-Africains lorsqu’il sera à la tête du pays.

Aussi le mot d’ordre repris mercredi, appelant à l’action en faveur de la classe ouvrière, s’adresse-t-il aux deux factions du Congrès national africain (ANC, au pouvoir), aussi bien celle de Thabo Mbeki que de Jacob Zuma.

"Le gouvernement n’a pas été indifférent aux actions de masses dans le passé. Nous avons un précédent ici avec des travailleurs qui, grâce à de grandes manifestations, ont pu influencer la politique du gouvernement", rappelle M. Matshiqi en référence à différents mouvements contre les orientations économiques des gouvernements post-apartheid.

Si le populaire chef de l’ANC devient président de l’Afrique du Sud l’année prochaine, il devra faire face aux mêmes tensions, estime-t-il.

"Après les élections, la nouvelle garde va être soudainement confrontée aux dures réalités économiques", prédit l’économiste Tony Twine, de la société de consulting Econometrix.

La croissance économique a chuté à 2,1% en taux annuel au 1er trimestre 2008, après cinq années d’une expansion supérieure à 5%, l’inflation s’envole, à 12,2% en juin, et l’Afrique du Sud est confrontée à une pénurie d’électricité sans précédent.

La grève générale en Afrique du Sud, un avertissement pour le pouvoir

7 août 2008

JOHANNESBURG (AFP) — Une grève massive contre le président sud-africain Thabo Mbeki, mercredi, a démontré la puissance des syndicats dans un pays qui souffre des effets conjugués de l’inflation et de la pauvreté et fait figure d’avertissement pour le gouvernement issu des élections en 2009.

"La grève hier était, de par sa mobilisation, la plus réussie pour (la confédération syndicale) Cosatu depuis le début de la présidence de Mbeki" en 1999, a estimé jeudi le directeur de l’institut pour la démocratie en Afrique du Sud, Ivor Jenkins.

"Les travailleurs ont envoyé un message fort, selon lequel nous ne sommes pas mieux lotis qu’il y a huit ans", a-t-il souligné.

Mercredi, des dizaines de milliers de Sud-Africains ont paralysé les grandes villes du pays afin de pousser le gouvernement du président Mbeki à agir contre la flambée des prix du carburant, de l’électricité et des denrées alimentaires.

Ils ont réussi avec cette grève, organisée par le puissant Cosatu, à fortement perturber la production minière, le secteur industriel ou encore les transports.

Leur premier grief porte sur l’augmentation annoncée de 27,5% du prix de l’électricité, dans le but de financer le renouvellement des infrastructures vieillissantes de la compagnie publique Eskom.

Comme le reste du monde, l’Afrique du Sud est également affectée par une flambée des prix des produits alimentaires (+16,8% en un an) et du carburant (+35,6%), qui touche durement les plus pauvres.

Première puissance économique du continent, l’Afrique du Sud enregistre des inégalités croissantes, avec encore 43% de sa population sous le seuil de pauvreté et plus de 40% sans emploi, 14 ans après la chute de l’apartheid.

Les analystes estiment cependant que les changements ne viendront pas de Thabo Mbeki, qui arrive en fin de mandat l’année prochaine.

"La question est de savoir si Mbeki et son gouvernement ont encore la volonté de gouverner. Je n’en suis pas certain", fait valoir l’analyste Aubrey Matshiqi, du Centre d’études politiques à Johannesburg.

Le favori à la présidence en 2009 - s’il n’est pas condamné d’ici là dans une affaire de corruption - Jacob Zuma se présente comme l’ami des pauvres, qu’ils soient noirs ou blancs.

Mais le fait même qu’il soit soutenu par les syndicats qui l’ont aidé à décrocher la présidence du parti au pouvoir en décembre, au prix d’une lutte fratricide avec Thabo Mbeki, l’expose davantage au jugement des travailleurs sud-Africains lorsqu’il sera à la tête du pays.

Aussi le mot d’ordre repris mercredi, appelant à l’action en faveur de la classe ouvrière, s’adresse-t-il aux deux factions du Congrès national africain (ANC, au pouvoir), aussi bien celle de Thabo Mbeki que de Jacob Zuma.

"Le gouvernement n’a pas été indifférent aux actions de masses dans le passé. Nous avons un précédent ici avec des travailleurs qui, grâce à de grandes manifestations, ont pu influencer la politique du gouvernement", rappelle M. Matshiqi en référence à différents mouvements contre les orientations économiques des gouvernements post-apartheid.

Si le populaire chef de l’ANC devient président de l’Afrique du Sud l’année prochaine, il devra faire face aux mêmes tensions, estime-t-il.

"Après les élections, la nouvelle garde va être soudainement confrontée aux dures réalités économiques", prédit l’économiste Tony Twine, de la société de consulting Econometrix.

La croissance économique a chuté à 2,1% en taux annuel au 1er trimestre 2008, après cinq années d’une expansion supérieure à 5%, l’inflation s’envole, à 12,2% en juin, et l’Afrique du Sud est confrontée à une pénurie d’électricité sans précédent.

Opposition croissante au gouvernement de l’ANC en Afrique du Sud

Par Barbara Slaughter Le 14 novembre 2000

Lors d’une réunion de trois jours qui s’est tenu à Pretoria le week-end passé, le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale (BM) ont approuvé la stratégie économique du gouvernement sud-africain. Eduardo Aninat, directeur adjoint du FMI, a déclaré que l’Afrique du Sud avait fait des progrès importants en matière fiscale : « nous sommes satisfaits des progrès enregistrés du côté économique ». Il a ajouté ensuite que l’Afrique du Sud avait un système bancaire solide et pourrait devenir un centre régional plus sophistiqué.

Le président sud-africain Thabo Mbeki a pour sa part déclaré aux reporters que « ce qui a été dit, c’est que nous sommes sur la bonne voie, mais qu’il faut agir un peu plus vigoureusement dans plusieurs domaines ». Aninat ne s’est pas caché que deux des « problèmes » les plus importants étaient de réduire les salaires des travailleurs et d’imposer des compressions massives dans les dépenses publiques.

Le président de la BM James Wolfensohn, qui était également présent à la réunion de Pretoria, a rassuré les investisseurs internationaux qu’il était impossible que l’Afrique du Sud adopte une politique agricole semblable à celle du gouvernement Zanu-PF du président Robert Mugabe au Zimbabwe. Des investisseurs s’inquiètent en effet du fait que Mbeki s’est abstenu de condamner l’occupation de fermes appartenant aux blancs au Zimbabwe. C’est d’ailleurs l’une des raisons de volatilité du Rand, la monnaie sud-africaine, qui a perdu presque le quart de sa valeur contre le dollar cette année.

Les représentants du Capital international sont conscients des possibilités d’investissement présentes en Afrique du Sud, pays disposant d’une économie relativement avancée et d’une main-d’oeuvre qualifiée. Leurs descriptions enthousiastes du gouvernement de Mbeki contrastent avec la façon dont ils traitent d’autres régimes africains, tels l’Éthiopie, l’Érythrée ou le Mozambique qui, malgré des besoins pressants, ont vu leur aide brusquement coupée par le FMI. La raison en est que le gouvernement Mbeki s’est engagé à respecter à la lettre les politiques du FMI. Dans son discours sur l’État de la nation prononcé à l’occasion de l’ouverture de la session parlementaire de cette année, il a ainsi brusquement annoncé l’adoption d’un programme d’austérité. Les travailleurs sud-africains doivent donc s’attendre à de nouvelles privatisations, restructurations dans la fonction publique, réductions dans les dépenses publiques, et à de nouveaux amendements dans le droit du travail qui diminueront leur protection.

Les économistes et les hommes d’affaires du pays réclament également du gouvernement qu’il mette en place ces mesures. Ils accusent le gouvernement d’accumuler gaffes par dessus gaffes et considèrent comme une perte de temps toute la période écoulée depuis l’élection du premier gouvernement du Congrès national africain (ANC) en 1994, où l’Afrique du Sud aurait été privée de milliards de dollars en investissements étrangers selon eux.

Iraj Abedian, économiste en chef à la Standard Bank, a demandé publiquement au gouvernement de faire davantage pour attirer les investissements étrangers. Prenant l’exemple de l’industrie automobile locale, il soutient que l’on pourrait persuader nombre d’investisseurs étrangers à investir dans la production de pièces détachées et de moteurs pour les marchés d’outremer. À cause de la trahison de leur syndicat, le National Union of Metalworkers of South Africa (NUMSA), les ouvriers de l’automobile sud-africains ont déjà subi des assauts sur leurs salaires et leurs conditions de travail. En février dernier en effet, lors d’une grève qualifiée d’« illégale et injustifiée » par le président Mbeki, 1 450 travailleurs de chez Volkswagen étaient mis à la porte et les meneurs du mouvement expulsés du syndicat.

Plus tôt cette année, le gouvernement de l’ANC a organisé des réunions d’affaires avec plusieurs investisseurs internationaux à Paris et à Copenhague. Il cherche à former des coentreprises avec divers conglomérats internationaux, comme British Aerospace notamment qui a annoncé sa décision d’investir dans Denel, l’entreprise nationale d’armements. Le conglomérat français Suez Lyonnaise des Eaux se montre actuellement intéressé à se porter acquéreur des services d’eau et de voirie de Johannesburg, ce qui entraînerait d’importantes diminution de personnel.

Progression de la pauvreté et des inégalités

Selon les prévisions, le programme de privatisations devrait générer des investissements étrangers de 150 milliards de rands. Mais seulement 10 p. 100 de cette somme devrait arriver au cours des deux prochaines années. Le gouvernement se montre prudent car il craint que cette situation pourrait déchaîner une opposition sociale contre sa politique.

Le régime de l’apartheid s’est écroulé il y a six ans suite à une révolte massive de la classe ouvrière sud-africaine. Les ouvriers nourrissaient alors de grands espoirs d’un avenir meilleur et étaient encouragés par la rhétorique socialiste de l’ANC à croire que le gouvernement de Nelson Mandela instaurerait des politiques qui leurs bénéficieraient. Mais depuis 1994, une élite d’hommes d’affaires noirs s’est enrichie au moyen des programmes de démarginalisation et d’habilitation des Noirs. Or, selon un rapport gouvernemental officiel, la distribution des revenus et des richesses en Afrique du Sud est toujours l’une des plus inégales au monde. Les 50 p. 100 les plus pauvres de la population ne reçoivent que 11 p. 100 des revenus, tandis que les 7 p. 100 les plus aisés en reçoivent plus de 40 p. 100. Des millions d’ouvriers vivent dans un état de pauvreté désespérant. Certains sont même plus pauvres qu’ils ne l’étaient sous l’apartheid. Il y a une pénurie chronique de logements et des millions de familles n’ont aucun accès aux aménagements fondamentaux promis par l’ANC, tels l’électricité, l’eau courante et des conditions sanitaires adéquates.

Plus de 500 000 emplois ont été éliminés depuis 1994 et le chômage est de près de 40 p. 100. Environ 27 000 travailleurs de la division du transport ferroviaire des marchandises pourraient perdre leur emploi à cause des efforts actuels de leur gouvernement pour augmenter ses profits. Les ouvriers qui perdent leurs emplois n’ont d’autre choix que de retourner dans les régions rurales où leurs familles vivent dans une pauvreté écrasante. À tous ces fléaux il faut rajouter que plus d’un huitième de la population est séropositif et n’a aucun accès à des traitements. Malgré les protestations internationales, le président Mbeki ne reconnaît toujours aucun lien entre le VIH et le SIDA.

Bien que le gouvernement de l’ANC ait été réélu l’année dernière seulement avec une majorité des deux tiers, il n’en est pas moins de moins en moins populaire. Le taux de satisfaction populaire à l’endroit de Mbeki a en effet chuté de plus de 70 p. 100 qu’il était en décembre dernier à moins de 50 p. 100 actuellement. Un gouffre s’ouvre entre l’élite dirigeante et la classe ouvrière et il y a une aliénation croissante à l’égard du système parlementaire. Ainsi, moins de la moitié de la population noire en Afrique du Sud pense que le parlement s’intéresse à ce qu’elle pense. Ce chiffre était de 73 p. 100 il y a seulement deux ans.

Divisions naissantes au sein de la coalition de l’ANC

L’opposition parmi les masses populaires est source d’inquiétudes et de divisions au sein de la coalition au pouvoir formée par l’ANC, le Parti communiste sud-africain (SACP) et la Confédération des syndicats sud-africains (COSATU). Certaines sections du SACP et du COSATU parlent même d’organiser un « mouvement général » d’opposition à l’ANC qui réunirait entre autres les églises, les chambres de commerce et les ONG dans un mouvement s’apparentant au Mouvement pour le changement démocratique au Zimbabwe. Au moins 42 membres de l’ANC d’East London et de Port Elizabeth se sont inscrits comme candidats indépendants pour les élections locales du 5 décembre ­ la direction de l’ANC soutient que ces derniers n’ont posé ce geste que parce qu’ils avaient été oubliés dans les listes officielles du parti.

Il n’y a pas de différences de principe entre les divers partenaires de la coalition. Ils prétendent en effet tous mener une révolution démocratique-nationale décrite par les staliniens du SACP comme l’étape entre le colonialisme et le socialisme. Cette expression est un vestige de la Charte de la liberté de l’ANC qui date de l’époque de la lutte contre l’apartheid, alors qu’une phraséologie radicale était employée pour déguiser le programme procapitaliste de l’ANC. Toutes les sections de la coalition soutiennent maintenant l’économie de marché. Mais il y a un mécontentement grandissant dans les rangs du SACP et parmi les couches inférieures de la bureaucratie du COSATU qui voient leurs dirigeants s’enrichir et qui se sentent exclus.

Le SACP est la tendance politique dominante de ces trois organisations et détient des postes essentiels au sein du gouvernement. Par exemple, Jeff Radebe, ministre des Entreprises publiques, est un membre du comité central du SACP, Geraldine Fraser-Molekati, ministre des Services et de l’Administration publics, est la vice-présidente du SACP, le chef des Services gouvernementaux de Communication et d’Information, Joel Metshltenahe, a été formé à l’École du parti Lénine à Moscou, et enfin, le directeur général du Service de renseignement national, Vusi Mavimbala, a été formé dans les années 1980 par la Stasi, la police politique de l’ex-Allemagne de l’Est. La situation est la même dans le mouvement syndical. Zwelinzima Vavi, secrétaire général du COSATU, est membre du SACP, tout comme le secrétaire général du syndicat des mineurs, Gwede Mantushe.

Mbeki compte sur le SACP et le COSATU pour contrôler la classe ouvrière, mais il tient aussi à se débarrasser des restrictions que lui impose cette coalition. Mbeki agit de plus en plus indépendamment de cette dernière. C’est ainsi qu’il n’a convoqué aucune réunion de la coalition cette année avant le 11 septembre.

Lors d’uin récent congrès, le président du COSATU Willie Madisha déclarait que « malgré les différends tactiques qui existent entre l’ANC et le COSATU, tout autre résultat que la victoire totale de l’ANC aux élections à venir serait une tragédie pour notre pays. Mais s’est-il plaint, en tant que coalition, nous risquons de perdre le contrôle du pouvoir étatique. Nous devons donc encore développer un programme décisif pour diriger le gouvernement et les organes de l’état avant de pouvoir dire que nous avons construit un État démocratique national ». Il a menacé le gouvernement d’organiser une campagne contre son projet de réforme du droit du travail en déclarant que « nous croyons que notre programme ramènera le gouvernement et le milieu des affaires au bon sens ».

Le COSATU et les syndicats qui lui sont affiliés ont abandonné depuis longtemps déjà toute défense des salaires et des conditions de travail. Par exemple, le secrétaire général du COSATU, Zewlinzima Vavi, soutient la restructuration de certaines entreprises nationales en se contentant de dire que « les pertes d’emplois ne devraient pas être le but principal de l’affaire ».

Dans le cadre d’une campagne pour « défendre les emplois », la bureaucratie syndicale s’est portée acquéreur de plusieurs entreprises dont retire maintenant des profits. Ces dernières ont été acquises grâce aux 62 millions de rands obtenus des membres des syndicats, dont beaucoup vivent sous le seuil de la pauvreté. Lors du dernier congrès syndical, Madisha a déclaré : « nous allons contrôler, diriger, gérer et responsabiliser ces entreprises ».

Pour maintenir une certaine crédibilité parmi leurs membres, les syndicats ont organisé une campagne de protestation contre la politique économique du gouvernement. Cela a commencé par une série de grèves limitées doublée de la promesse des syndicats de ne pas compromettre les services. Puis le 10 mai, plus d’un million d’ouvriers respectaient l’appel à la grève nationale d’une journée. L’ANC s’est d’abord opposé au projet, mais l’a ensuite approuvé. Une autre grève est prévue en mars prochain, et ensuite tous les trois mois « tant qu’on n’aura rien fait pour les emplois ». Ainsi le COSATU espère-t-il contrôler la lutte des classes et affaiblir la classe ouvrière. Moloantoa Molaba, porte-parole du Syndicat des travailleurs unis de l’éducation nationale et de la santé, a déclaré que les syndicats acceptaient de ne pas organiser de grèves sérieuses en cette période où « l’économie va mal et il faut se serrer la ceinture pour améliorer la productivité et les marges de profit afin d’assurer la croissance économique et maintenir notre position internationale ».

Réagissant aux menaces de manifestations militantes des ouvriers, le SACP a organisé sa campagne « Octobre Rouge » décrite comme « la seule campagne dirigée uniquement par le SACP depuis les années 1940 ». Cette campagne appelle à la « transformation du secteur financier », au droit des ouvriers de posséder un compte en banque et à l’organisation de coopératives.

Lorsque les critiques modérées du SACP contre le gouvernement furent rapportées récemment dans la presse, le SACP nia tout immédiatement en affirmant que « Business Day, et maintenant le Mail and Guardian, ont annoncé que le SACP a attaqué la présidence de l’ANC qu’il accuse d’être source de problèmes au sein de la coalition. Nous tenons à signaler que nous n’avons jamais attaqué le président de l’ANC de ne pas avoir convoqué de réunion pour la coalition ».

Sur la question des privatisations, le Comité central du SACP a publié un communiqué saluant « le développement d’une politique intégrale de restructuration des biens de l’État » et la « façon exemplaire dont le ministre a mené le processus de consultations pour finaliser le cadre de ces politiques ».

Key Cosatu and SACP leaders have surprisingly declined ANC nominations for seats in the National Assembly after this year’s general election.

Among them are Cosatu president Sdumo Dlamini, Nehawu general secretary Fikile "Slovo" Majola and the president and the general secretary of the National Union of Mine Workers (NUM) Senzeni Zokwana and Frans Baleni. They all confirmed to the Mail & Guardian last week that they would not be available for Cabinet and parliamentary positions.The four leaders are also members of the SACP’s central committee.

Their decision, which is likely to weaken the left’s influence in Parliament and government, comes a week after Cosatu general secretary Zwelinzima Vavi’s announcement that he would not be available for public office.

It also contradicts Cosatu’s initial position that it wanted more of its leaders to be included on the ANC list to influence policy direction.

Initially Cosatu, which played a major role in bringing ANC president Jacob Zuma to power, had 12 of its leaders on the ANC list, but now this has been reduced to four.

The only remaining leaders of the union federation on the ANC list are Nehawu president Noluthando Sibiya, NUM deputy president Crosby Moni, general secretary of Cosatu’s teachers’ union (Sadtu) Thulas Nxesi and Cosatu treasurer Alina Rantsoalase.

Speaking to the M&G last week Vavi acknowledged that Cosatu’s decision to pull its leaders from the ANC list could weaken the labour federation’s influence in government. But he said the decision would strengthen Cosatu.

"We want to maintain a strong trade union, which is independent and able to hold out under very difficult political circumstances.

"We have people who are very close to us within the ANC. Managing that relationship from within will be difficult. We want to protect them [ANC leaders] and the ANC. But this should not happen at the expense of the independence of the union. Cosatu should remain the voice of the voiceless. For that we need experienced leaders to remain in the federation," said Vavi.

JOHANNESBURG, Jan 14 (Reuters) - South Africa’s National Mineworkers Union (NUM) said on Wednesday about 4,000 workers at Simmer and Jacks Mines’ (SIMJ.J) Buffelsfontein mine were on strike over pay and possible job cuts.

"We are presenting a memorandum of our demands to management at the moment. The management is playing hide and seek on the wage negotiations and other issues regarding the retrenchments," NUM regional organiser Elros Mphahlele told Reuters.

He said the workers were demanding a 30 percent wage rise, while management was only offering a 5 percent hike. The wage talks were supposed to have been completed by Dec. 31.

Simmers said in November it could lay off about 500 workers at the Buffelsfontein Gold Mine (BGM) by the end of January if it failed to meet output targets.

The company said it faced unprecedented increases in the costs of mining and milling materials, while it had spent large amounts of capital since 2005 to ensure that the mine had the infrastructure to produce according to plans.

Company officials were not available for comment. (Reporting by Muchena Zigomo ; editing by Sue Thomas)

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