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« 1933 : la tragédie du prolétariat allemand » de Hyppolyte Etchebehere (Juan Rustico) ou comment les partis socialistes et communistes ont été battus sans combat par le fascisme

mardi 28 décembre 2010, par Robert Paris

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affiche électorale du KPD (ou PCA, parti communiste allemand, stalinien)

"Lettre de Juan Rustico à un camarade argentin

"Hier dans l’après-midi, Hitler a pris le pouvoir. Il a pour lui le Ministère de l’Intérieur de la Prusse et celui du Reich. Cela veut dire que dans ses mains se trouvent la police (très puissante) et l’appareil de l’Etat. (…) Cette nuit même, nous avons pu connaître, dans l’anxiété qui tu peux imaginer, l’état d’esprit des ouvriers, membres du parti communiste, nos camarades de l’Ecole Marxiste, à qui nous avons demandé ce qu’ils comptaient faire dans les circonstances actuelles, comment ils envisageaient la lutte contre Hitler, quels étaient les mots d’ordre du Parti. Nous n’oublierons jamais le découragement, le désarroi, la méfiance totale en eux-mêmes et dans le Parti qu’ils ont manifesté devant nos questions. Ils étaient là accablés, vides, incapables de donner la moindre réponse. (…) A bas la clique d’aventuriers et de bureaucrates, dirigeants du PC et SPD, mille fois criminels qui nous ont préparé cette nouvelle et immense défaite. (…)"

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  • 1933, la tragédie du prolétariat allemand

    Spartacus, 2003. 84 pages. 9.00 euros (franco de port via commande en ligne sur le site des Amis de Spartacus)

    Hippolyte Etchebehere, dit Juan Rustico, est un militant révolutionnaire d’origine argentine qui arrive en Europe au début des années 1930 avec sa femme, Mika. En octobre 1932, ils se rendent à Berlin, convaincus, comme beaucoup de militants communistes de l’époque, qu’un affrontement décisif se prépare en Allemagne, où les partis social-démocrate et communiste rassemblent des effectifs considérables.

    Ils vivent donc au milieu de la population berlinoise, avec des militants communistes, ces mois qui précèdent et qui suivent immédiatement l’arrivée au pouvoir d’Hitler, et qui voient l’anéantissement sans combat de la social-démocratie et du parti communiste. Rustico rédige alors deux articles, à la fois récit et analyse des actions et des attitudes des gens et des groupes qu’ils côtoient, articles qui seront publiés en 1933 dans Masses.

    « Mais il fallait que la vérité fût dite, il fallait que tout le monde sût ce qu’ont connu, ce que connaissent les travailleurs allemands. Il fallait tout dire avec la lourde amertume qui hante les usines, les rues de Berlin. Et ne rien ajouter.
    Il faut que cette honteuse suite des jours où rien n’est arrivé et tout a été perdu pèse sur tous comme elle a pesé sur eux : brisant les optimismes de commande ; la vanité qui ne veut rien revoir, rien réviser ; l’intérêt de ceux qui veulent empêcher le débat et continuer comme si rien ne s’était passé ; le petit courage de ceux qui ont besoin pour lutter d’un avenir proche rose. Il faut, enfin, qu’elle pèse de tout son poids sur ceux qui sont capables d’accepter la lourde tâche d’apprendre, de s’affirmer, de recommencer. Puisqu’il s’agit bien, maintenant, à peu près, d’un recommencement. »

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