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La population des Antilles dites françaises livrée à la dengue et au chikungunya

mercredi 2 juillet 2014, par Robert Paris

La population des Antilles dites françaises livrée à la dengue et au chikungunya

C’est une véritable épidémie grave qui menace toute la population des Antilles, colonie française, alors que la santé française n’est nullement mobilisée pour chercher un moyen médical de combattre les virus concernés portés par les moustiques et qui s’infectent en piquant des personnes déjà infectées avant de le porter à d’autres personnes. Il y a donc épidémie même s’il n’y a aucune contamination directe d’homme à homme. Ces maladies se développent depuis des années sans que rien ne soit fait et c’est seulement maintenant que le sud de la France est touché que l’inquiétude devient palpable et des recherches envisagées !!!

Le moustique-tigre continue de piquer aux Antilles. Plus de 46.000 cas de chikungunya ont été recensés en Guadeloupe et 40.000 en Martinique. Mais d’autres chiffres indiquent plus de 90.000 personnes déjà infectées et même plus selon d’autres sources ! Il y a même environ 170 000 cas suspects depuis six mois…

Le chikungunya se caractérise par de fortes fièvres, des douleurs articulaires, et d’importantes douleurs articulaires, des courbatures. La traduction de chikungunya en français signifie « maladie qui brise les os » ou « maladie de l’homme courbé » car elle occasionne de très fortes douleurs articulaires associées à une raideur, ce qui donne aux patients infectés une attitude courbée très caractéristique. Il n’existe pas de traitement anti-viral spécifique et le traitement reste donc purement symptomatique. Seul un vaccin expérimental a été développé par le United States Army Medical Research Institute for Infectious Diseases. La souche vaccinale (souche thaïlandaise datant de 1962 atténuée par passages successifs sur cellule Vero de singes), a été cédée par l’Institut de recherche de l’armée des États-Unis à l’INSERM, mais n’a pu être requalifié en raison de l’impossibilité de satisfaire aux exigences actuelles en matière de produits sanitaires en France et a donc été abandonné. D’autres équipes travaillent sur d’autres candidats vaccins, sans qu’une date de commercialisation soit connue. Un vaccin est envisageable à moyen terme, c’est-à-dire quelques années… Un des vaccins candidats les plus avancés, est celui de la société autrichienne Themis Bioscience qui a débuté en 2013. Pour aucun grand labo pharmaceutique ce n’est une priorité de recherche car ce n’est pas assez rentable !!!

On ne meurt peu du chikungunya et les effets tendent à disparaître au bout d’une ou deux semaines. La maladie est « débilitante » c’est-à-dire qu’elle affecte les capacités motrices et intellectuelles mais en soignant les symptômes (maux de tête, nausées, douleurs musculaires et articulaires), on guérit la maladie. Le risque est plus grand pour les personnes plus faibles (personnes âgées ou fragiles) de conserver les symptômes plusieurs années.

Le chikungunya n’est pas une maladie nouvelle. Le virus a été isolé pour la première fois en 1952-1953 lors d’une épidémie de fièvre qui sévissait sur le plateau du Makonde dans la province de Newala au Tanganyika (actuelle Tanzanie)… On ne peut pas dire que les labos se soient pressés de l’étudier !!!

La dengue est une fièvre hémorragique anciennement appelée « grippe tropicale », « fièvre rouge » ou « petit palu », une infection virale, endémique dans les pays tropicaux. Il existe des formes hémorragiques ou avec syndrome de choc, rares et sévères, pouvant entraîner la mort. Environ 2,5 % des patients meurent et sans traitement adapté, le taux de létalité de la dengue hémorragique peut dépasser 20 %. La recherche pouvait être développée mais elle l’a été sans grands moyens ce qui fait qu’elle est en train lentement de progresser… Il n’existe pas encore de vaccin ni de traitement spécifique antiviral, mais plusieurs vaccins sont en développement. Sanofi a annoncé la production d’un vaccin qui sera disponible fin 2015.

La dengue n’est pas non plus une maladie récente et les labos ne se sont pas pressés. La dengue importée par ce moustique avait déjà touché le continent européen, notamment la Grèce en 1881, 1889, 1895-1897 et 1910, mais l’épidémie qui a frappé ce pays, en 1927-1928, fut d’une gravité sans précédent. Plus d’un million de personnes furent malades et on comptabilisa environ 1500 morts. Il y a 1 million de cas de dengue chaque année dans les Caraïbes mais ce n’est pas une zone où la population est nombreuse ni a beaucoup de moyens pour se soigner et donc ce n’est pas un objectif financier pour les labos pharmaceutiques donc pas un objectif du tout….

Pour comparer les réactions de l’Etat en métropole et dans la colonie : 200 personnes ont été mises en quarantaine en France hexagonale pour 1 seul cas identifié ; la réactivité pour traiter la zone fut de 48 heures ! Avec 90.000 cas aux Antilles, il n’y a pas un tel branle-bas de combat…

Les labos pharmaceutiques attendent un signal fort de l’Etat pour se mobiliser. Quand on pense que l’Etat a dépensé des sommes colossales pour aider les mêmes labos face à la crise, notamment en commandant des doses de vaccin parfaitement inutiles contre la grippe aviaire…

5 Messages de forum

  • Quelque 115.000 cas de chikungunya ont été recensés aux Antilles et 39 décès liés à cette maladie ont été comptabilisés, illustration d’une épidémie toujours en progression, selon le dernier point épidémiologique de l’Institut de veille sanitaire (InVS). Cela représente 15.000 cas supplémentaires depuis le dernier bulletin de la CIRE Antilles-Guyane.

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  • Après huit mois d’activité intense aux Antilles françaises, l’épidémie de chikungunya serait-elle en train de marquer le pas ? C’est en tout les cas ce qu’a révélé ce vendredi la Cellule interrégionale d’épidémiologie (CIRE) de l’Institut de Veille sanitaire (InVS) qui indique que la progression du virus marque le pas dans les îles françaises des Caraïbes, à Saint-Martin, à Saint-Barthélémy, en Martinique ou en Guadeloupe.

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  • Outremer et au-delà de la misère

    Aux informations, on apprend que les Antilles sont désormais caractérisées par le sinistre des services publics. Les pompiers se plaignent du fait que tous leurs véhicules sont inutilisables. Les hôpitaux deviennent si dangereux que tous les personnels essaient de quitter. C’est la vétusté à tous les étages ! Mais cela n’affole certainement pas tous ceux qui continuent à parler de « France d’outremer » sans reconnaître que les Antilles ne sont pas seulement une destination touristique mais un endroit où des gens vivent ou essaient de le faire !

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  • Sanofi promettait un vaccin "crucial" dans lutte contre la dengue. Finalement, le groupe pharmaceutique. Sanofi a déconseillé mercredi dans un communiqué l’utilisation du Dengvaxia, premier vaccin contre cette maladie autorisé dans le monde, aux personnes n’ayant jamais été infectées. Le vaccin pourrait en effet aggraver la maladie dans certains cas.

     !!!!!!

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  • L’épidémie de dengue à La Réunion est « sans précédent », a alerté l’Organisation Mondiale de la Santé. Alors qu’en 2017, seulement une centaine de malades ont été signalés, ils sont plus de 2000 depuis janvier 2018.

    L’épidémie de dengue sur l’île de La Réunion se renforce jour après jour. En seulement une semaine (du 23 au 29 avril) près de 300 nouveaux cas ont été confirmés au laboratoire, portant le nombre de cas confirmés à 2119 cas depuis le début de l’année 2018, a rapporté l’Agence régionale de santé (ARS) Océan Indien. Toutes ces personnes ont été infectées sur l’île de La Réunion par des moustiques contaminés. Ces cas autochtones se concentrent principalement dans l’ouest, le sud et le nord de l’île.

    Un bilan inquiétant selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). « Bien que des cas sporadiques de dengue aient été signalés à La Réunion auparavant, la recrudescence des cas depuis le début de l’année 2018 est sans précédent », a alerté l’agence des Nations unies.

    La seule à ne pas du tout s’affoler est la ministre de la Santé de France !!!

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