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Les cheminots en grève défendent les intérêts des usagers et ceux de tous les travailleurs

mercredi 18 juin 2014, par Robert Paris

Les cheminots en grève défendent les intérêts des usagers et ceux de tous les travailleurs

Le gouvernement Hollande-Valls qui n’est mou que devant les trusts et les banques, les financiers et les profiteurs, a décidé de montrer sa fermeté face aux cheminots. Mais ce n’est nullement pour défendre les intérêts des usagers, intérêts qu’il lèse tous les jours, car, qu’il y ait grève ou pas, les trains sont en retard, sont annulés, sont en panne et, dans ce cas, ce n’est pas l’intérêt de l’usager qui crève les yeux : pas d’information, pas de solution, pas d’affolement gouvernemental ! Et ne parlons pas de sa sérénité devant l’accident mortel de Brétigny où sa propre responsabilité comme celle des directions de la SNCF et du RFF sont engagées. Il est très ferme sur la nécessité de faire des économies sur le dos des cheminots et du service public mais beaucoup moins quand on remarque que les mêmes responsables ont dépensé des sommes colossales en achetant des trains qui n’étaient pas aux normes et autres dépenses folles et qui ne servent qu’à enrichir les trusts qui produisent des trains et autres.

La grève des cheminots n’a pas pour but de défendre des intérêts corporatistes, contrairement à ce que veulent faire croire gouvernement, média, partis politiques bourgeois de gauche comme de droite… Elle a pour but de refuser la privatisation du service public du Rail et toutes les mesures qui visent à la préparer. Et, ainsi, elle défend l’intérêt de tous les travailleurs et des milieux populaires, exactement comme la défense de la sécu, des retraites, du code du travail et tout ce que la droite comme la gauche gouvernementale visent à détruire pour ouvrir grand la porte aux intérêts capitalistes, que ce soit dans le domaine du rail, de l’énergie, du transport, de la santé, de la recherche ou de l’enseignement. Le combat des cheminots fait partie de la grande lutte sociale menée pour empêcher l’offensive en règle du grand capital contre tout ce qui est social, contre tout ce qui collectif, contre tous les intérêts des travailleurs.

Bien sûr, ce n’est pas ainsi que les média et les politiciens présentent les choses. Pour Le Parisien, ce sont les Français qui seraient mobilisés contre la grève des cheminots. Pour Le Figaro, gauche et droite sont unis pour faire passer le projet de loi le plus vite possible au parlement. Ce journal qui d’ordinaire n’a pas de mots assez durs contre la gauche affirme qu’il soutien « la fermeté du gouvernement » dans cette affaire. Pour les uns comme les autres, la grève serait scandaleuse et nuirait au bac des petits jeunes. D’ailleurs, le gouvernement « de gauche » prétend que « la grève n’a pas de sens ». Le syndicat de salariés, ou prétendu tel, dont la direction appartient au gouvernement, déclare que la grève doit s’arrêter. Même le dirigeant CGT Lepaon, auteur d’un rapport du Conseil Economique, Social et Environnemental, a affirmé ce week-end que la grève devrait s’arrêter dimanche, sans même convaincre les syndicalistes CGT du Rail qui réalisent parfaitement qu’ils seraient incapables de convaincre les cheminots grévistes d’un tel retournement de position.

Rien n’est fait pour expliquer clairement au public les buts de la grève, même si les média parlent de la grève sur tous les tons et tous les jours. Même les syndicats se gardent de l’expliquer aux autres fractions de la classe ouvrière, dans le public comme dans le privé. Quant au journal L’Humanité, lié au PCF, qui se dit aux côtés des grévistes, il déclare comme la CGT que la lutte vise « une bonne réforme ».

Mais, en fait, il n’y a rien à réformer et la réforme n’est qu’un slogan pour cacher de vrais buts qui sont clairs pour les cheminots : la privatisation ! Réforme est un slogan hypocrite qui a suffisamment servi pour détruire la sécurité sociale, les retraites et les services publics, pour que les cheminots ne tombent pas dans ce panneau mensonger. L’objectif de faire payer les dettes de la SNCF aux cheminots est indispensable car il est nécessaire pour ensuite livrer comme une entreprise rentable la SNCF aux intérêts privés.

Sur la question de la « dette de la SNCF », il y a autant de mensonges que sur la dette de la Sécu, la dette des caisses de retraites, la dette des hôpitaux et autres… Pourquoi ne nous parle-t-on par contre jamais de la dette de la police, de la dette de l’armée, de la dette de la banque de France, de la dette de la Caisse des dépôts et consignation, de la dette de la diplomatie ? La dette du RFF, ou de la SNCF, n’est nullement indépendante des autres dettes de l’Etat et il n’y a pas de raison de la faire payer, ni aux agents du rail ni aux usagers. La SNCF a été un service public dirigé par l’Etat et toutes ses politiques ont été menées au nom de l’Etat, en particulier quand il a dépensé des sommes colossales pour acheter des trains à grande vitesse, afin de sauver des trusts comme Alstom. A ce moment, on ne nous parlait pas des dettes que cela allait entraîner. Quand la crise de 2007-2008 a frappé, les caisses de la SNCF et du RFF ont été ouvertes à l’Etat et au gouvernement qui voulait des liquidités pour en faire cadeau aux banques, à Renault, à PSA, aux trusts du Bâtiment ou aux trusts pharmaceutiques, pour ne citer que ceux-là. Dans ce cas, les caisses du Rail faisaient partie des caisses de l’Etat et maintenant qu’il faut rembourser, on nous dit que les dettes auraient été réalisée uniquement pour payer les frais des transports quand on ne nous dit pas que c’est pour favoriser les privilèges prétendus des cheminots. On se garde bien de nous rappeler que le salaire de base du cheminot n’a cessé de baisser, que les emplois de cheminots sont en chute libre depuis des années, dégradant considérablement les conditions de travail et les conditions de transport des usagers et tout cela est très loin de compenser les minuscules « avantages » du métier de cheminot ! Quant au trou des caisses, ces « avantages » n’en représentent même pas 0,1% !!!On vient de voir récemment, avec l’affaire des trains achetés trop large et la dépense folle due à cette décision irrationnelle, combien les dirigeants de la SNCF comme du RFF ont déclaré dédaigneusement que ces sommes supplémentaires étaient pour eux des pécadilles, des miettes, des dépenses inutiles mais qui ne leur posaient aucun problème…

Ce n’est pas à faire rouler les trains, à rénover les gares, ni à favoriser les cheminots que SNCF et RFF ont creusé leur trou mais à enrichir des trusts comme Alstom et les derniers avatars des destinées du trust Alstom, que Siemens et General Electric convoitent, rappellent que ce trust privé s’est fait une fortune sur le dos du Rail… Et il est loin d’être le seul. L’ancien service public SNCF est un fromage dans lequel le public côtoie maintenant le semi public et le privé et qui fait des affaires dans le monde entier et ne se contente pas de rouler les passagers français… La SNCF est devenue un trust semi privé et il ne manque plus qu’une signature gouvernementale pour avoir complètement démantelé l’ancien service public du Rail. Les cheminots seraient loin d’être les seuls à en pâtir. Demandez aux usagers anglais par exemple s’ils ont profité de la privatisation du Rail !!!

Le gouvernement avance vers la privatisation, comme son prédécesseur, à visage masqué et à mots cachés. Il prétend que la nouvelle réforme n’aurait rien à voir avec la privatisation. Bien entendu, cela lui permet de prétendre aussi que la grève actuelle « n’a aucun sens ». Beaux hypocrites que voilà ! Pourquoi la droite soutiendrait-elle des deux mains le gouvernement Hollande-Valls dans cette affaire si la privatisation n’était pas l’objectif de la gauche gouvernementale comme il était celui de la droite qui l’a précédé au pouvoir ?

Dégrader les conditions de travail des cheminots et les condition de transport des usagers a pour but de faire passer en douceur la privatisation en rendant plus rentable l’affaire et en convaincant l’usager que le service public ne fonctionne plus et qu’il vaut mieux faire appel au secteur privé pour faire rouler les trains !

L’accident mortel de Brétigny a clairement démontré que cette politique est criminelle et la manière dont les dirigeants gouvernementaux comme ceux du RFF et de la SNCF se sont tranquillement lavés de leur responsabilité sans même permettre une enquête sérieuse prouve que leurs déclarations prétendant défendre l’usager ne sont que des mensonges.

Quant à croire que la privatisation du Rail règlerait tous les problèmes, c’est exactement le contraire qui est vrai : elle coûterait extrêmement cher à l’Etat et ne favoriserait que les intérêts privés auxquels seraient offerts de segments de l’ancien service public. Ce qui a coûté le plus cher à la SNCF, ce sont justement les premiers pas vers sa privatisation, en fondant de multiples sociétés filiales de la SNCF auxquelles il faut offrir des profits copieux pour les rendre attirantes aux investissements financiers privés. Faire entrer le secteur privé dans le service public du Rail, c’est faire entrer le loup dans la bergerie en déclarant que c’est pour sauver les moutons… du chacal !

Le combat des cheminots est clairement un combat contre la privatisation et pas pour défendre des intérêts particuliers et corporatistes. Il fait partie intégrante du combat de toute la classe ouvrière pour défendre l’ensemble des services publics, la Santé, l’Enseignement, la Recherche, La Poste, la Sécurité Sociale, Pôle Emploi, etc… Ce n’est pas seulement la SNCF qui est menacée, si le combat des cheminots échouait, c’est l’ensemble des intérêts du monde du travail et des milieux populaires. Le combat des cheminots est complètement lié au combat des infirmières, des postiers, des enseignants, des chercheurs et de tous les travailleurs, du privé comme du public.

C’est pourquoi le succès du mouvement des cheminots nécessite la liaison avec les autres luttes de la classe ouvrière, celle des intermittents notamment. Ces derniers ont eu parfaitement raison de miser sur l’extension, de bloquer tous les spectacles, tous les festivals, toutes les activités artistiques, d’aller vers la généralisation de leur mouvement. Les cheminots ont eux aussi intérêt à aller vers le blocage généralisé des transports, de développer leur lutte vers la RATP, de se lier aussi aux grèves des hôpitaux qui ne multiplient en ce moment, de menacer le gouvernement d’une généralisation des grèves, méthode qui avait montré son efficacité en 1995. Telle n’est pas la politique des confédérations syndicales. C’est pourquoi il est indispensable que les cheminots, comme les agents de l’Hôpital public ou des autres secteurs de la classe ouvrière se dotent d’organisations autonomes, indépendantes du patronat et du gouvernement, et qui n’aient de compte à rendre qu’aux salariés : comités, conseils, coordinations de salariés…

8 Messages de forum

  • Déclarations de Lepaon, secrétaire général de la CGT :

    A la radio France Inter ce matin : « Le fait que la grève se prolonge n’est pas bon ni pour les usagers ni pour les agents de la SNCF ».

    Ce jour, il a également déclaré : « Le gouvernement semble tenir compte du rapport de forces qui s’est instauré avec les cheminots. » Mais il s’est bien gardé de montrer en quoi Valls-Hollande reculaient !

    Il a par contre reconnu, face aux journalistes de France Inter, qu’avant la grève, la CGT faisait partie des syndicats qui avaient signé leur accord avec le projet gouvernemental…
    Cela vient se rajouter à ses déclarations précédentes comme « d’accord avec la loi mais pas avec son contenu » ou encore souhaitant que le travail reprenne… dimanche dernier et parlant de « sortie de crise ce week-end » !

    Lepaon a exposé clairement comment il s’apprête à lâcher le mouvement si des petits mots sont changés dans le texte de loi… sans rien changer du fond :

    "Grâce à notre action, des amendements ont été déposés et il semblerait à l’heure qu’il est que le gouvernement tienne compte de ce rapport de forces qui s’est instauré", a déclaré M. Lepaon sur France Inter.

    "Maintenant, il faut que les amendements soient écrits de manière précise, qu’ils soient débattus à l’Assemblée nationale et qu’ils soient votés", a-t-il poursuivi.
    La CGT veut notamment que le "besoin d’un service public ferroviaire" soit inscrit dans la loi. Sur ce point, M. Lepaon observe des avancées entre "le premier projet de loi et celui qui est débattu".

    Sur la question du "statut des personnels", "c’est une décision qui est inscrite aujourd’hui dans le projet de loi" mais "il faut que la loi soit extrêmement précise" pour éviter des interprétations lors de la "mise en oeuvre", a-t-il estimé.

    Thierry Lepaon souhaite aussi que des amendements "d’harmonisation sociale" et sur "la question de la dette" soient intégrés au projet de loi qui, selon lui, prépare "la privatisation du transport ferroviaire".

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  • Samedi, Lepaon de la CGT avait insisté sur le fait qu’il cherchait à obtenir un accord avec Hollande pour mettre fin à la grève : « La situation est suffisamment préoccupante pour notre pays. Quand la France est paralysée par un conflit et que l’on veut faire porter la responsabilité à la CGT, je ne me laisse pas faire. […] On peut trouver une sortie de crise ce week-end. Pour cela, il faut ouvrir de vraies négociations dès aujourd’hui avec la CGT. Voilà pourquoi j’en appelle directement au président. »

    La CGT a pris la tête de la lutte des cheminots pour mieux empêcher qu’elle s’étende, qu’elle se relie aux autres salariés en lutte, aux intermittents, aux postiers et aux agents de l’hôpital public notamment.

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  • Ni Epic, ni Monopôle d’Etat, ni Société Anonyme !

    Service Public à 100% ! Capital financier à 0%

    Non à la rentabilité ! 0% de normes capitaliste !

    Contrôle des salariés et de la population sur la SNCF

    EPIC, Monopole Public d’Etat : c’est le « service public » au service du capital

    Des cheminots en lutte

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  • Il n’y a pas de bonne ou de vraie réforme ferroviaire

    Réformer c’est privatiser tout ce qui est rentable !

    Réformer c’est détruire !

    Non à la réforme ! Non à la privatisation !

    Retrait du projet de réforme ferroviaire

    On ne débat pas avec les casseurs !

    Des cheminots en lutte

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  • I/ La réforme ferroviaire Hollande-Ayrault est une attaque économique et politique

    Le prétexte d’améliorer le service public pour mieux privatiser Le gouvernement de gauche met en avant la nécessité de « réformer » la SNCF en s’appuyant sur les rapports Bianco et Auxiette. Pour ces rapports « le système ferroviaire connait une double impasse » Opérationnelle liée la séparation de RFF et de la SNCF Economique avec une dette de 10 milliards pour la SNCF et de 30 milliards pour RFF.

    D’après le rapport Bianco, « la réforme ferroviaire doit améliorer la qualité du service offert aux usagers et clients » et sera mis en œuvre par l’Etat qui en tant que « puissance publique doit assurer son rôle de stratège pour le compte de la nation » Pourtant la situation actuelle de la SNCF est le résultat de la politique conjointe de la direction de la SNCF et des différents gouvernements de gauche et de droite de ces dernières années. Croire ou faire que les responsables de la casse de la SNCF depuis des années pourraient mener une autre politique c’est mener les cheminots droit dans un mur.

    La privatisation du rail, une attaque parmi tant d’autre La privatisation de la SNCF est un des aspects de la politique de la gauche au gouvernement : Privatisation des services publics (SNCF, EDF-GDF) Fermeture d’usine (plus de 175000 suppressions de postes dans le privé lié aux fermetures de sites après les 100000 de l’année dernière). « réforme des retraites » à venir Casse de l’assurance maladie….. A tous les niveaux le gouvernement Hollande-Ayrault mène une offensive en faveur du patronat. Ne pas relier l’attaque que connaissent les cheminots aux attaques qui ont lieu aujourd’hui ou à venir, c’est qu’on le veuille ou non ne pas préparer les cheminots et les autres salariés à la nécessité de se battre tous ensemble.

    Les raisons économiques de la privatisation sont devenues politique face à l’effondrement du système capitaliste. La privatisation des services publics a été une politique menée à l’échelle mondiale par les classes dirigeantes des différents pays. La remise en cause des services publics ont été une réponse parmi d’autres (dérégulation économique, ré-intégration des pays de l’est dans l’économie de marché, spéculation…) pour répondre à la crise des années 70. Sauf que les solutions n’ont fait que repousser dans le temps les problèmes auxquelles le capitalisme était confronté. L’absence de champs de valorisation avec un taux de rendement suffisant par rapport à une masse toujours plus grande de capitaux. La faiblesse des rendements des capitaux dans la production a eu pour conséquence de développer la spéculation source de rendements supérieurs.

    II/ Non à la réforme, Non à la privatisation, Pour un service Public à 100% !

    Le Pôle Public Unifié c’est la privatisation de la SNCF Le gouvernement veut mettre en place un Pôle Public Unifié. Sous couvert de réunification de RFF et de la SNCF au sein d’un Pôle Public Unifiée (PPU), le gouvernement et la direction SNCF prépare la privatisation de la SNCF en créant trois EPIC. Un EPIC de tête (direction de l’ensemble du PPU et fonction RH), Un EPIC SNCF (Matériel, Traction, Proximités, SUGES, Voyages, Fret) et un EPIC GIU (RFF, DCF, SNCF Infra). Ce PPU aura pour conséquence le transfert de 50000 cheminots de l’actuel EPIC au sein du GIU. Si l’autorité organisatrice sera publique mais en son sein il y aura trois EPIC dont le GIU nouvel EPIC où seront désormais les salariés de l’INFRA (50.000 cheminots). La SNCF devenant un transporteur comme un autre. Si le PPU est public, les salariés travaillant en son sein peuvent relever du droit privé. Autrement dit c’est la casse des conditions de travail telles qu’on les connait aujourd’hui.

    Un seul EPIC, Monopole Public d’Etat : c’est le « service public » au service du capital

    L’ensemble des syndicats dénoncent le PPU et les trois EPIC et mettent en avant un seul EPIC ou un monopole public d’Etat. Un Epic n’est en rien une garantie contre la privatisation. L’Epic compte pas loin de 1000 filiales, utilise la sous-traitance en cascade, a privatisé certaines activités. Quelle importance que ce soit un ou trois Epic ou un monopole public d’Etat si c’est la même politique qui est menée au final, c’est-à-dire rendre rentable un service public autrement dit la privatisation. Être rentable c’est fonctionner selon des normes capitaliste. C’est une diversion de la part du gouvernement pour nos mener dans des débats foireux.

    Ni un Epic, ni trois EPIC, ni monopôle d’Etat, ni SA ! Service Public à 100% ! Capital financier 0% Non à la rentabilité ! 0% de normes capitaliste ! Contrôle ouvrier sur la SNCF Dette du ferroviaire, comment rendre rentable un Service Public pas encore rentable ! Annulation de la dette !

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  • SUD-Rail a appelé jeudi  à la poursuite de la grève. Pour le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, le mouvement est arrivé à «  un tournant  ».

    Est-ce le début de pressions de la CGT en vue de la reprise ?

    Rappelons qu’au départ la CGT avait signé l’accord avec le gouvernement, y compris Gilbert Garel pour la CGT cheminots, pour la réforme et que ce syndicat n’a accepté la grève que sous la pression de la base. La CGT avait même convenu avec le gouvernement que la grève du 11 juin ne serait qu’un baroud d’honneur pour légitimer ensuite... la signature !!!

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  • Les cheminots en grève à Paris et en région parisienne ont très majoritairement reconduit leur mouvement mais les assemblées générales étaient de plus en plus dégarnies. Des grandes gares parisiennes, seule la gare de Lyon (zone Paris Sud-Est) a mis fin au mouvement.

    La grève continue dans les quatre autres zones d’Ile-de-France, Paris-Est (dont dépend la gare de l’Est), Paris-Ouest (gare Saint-Lazare), Paris-Nord (gare du Nord) et Paris-Rive gauche (Austerlitz et Montparnasse), selon SUD-Rail.

    La grève se poursuit également à Hendaye (Pyrénées-Atlantique) et à Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire).

    La CGT fait massivement faux bond...

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  • Concernant le rapport de Lepaon de 2012 :

    "Nous n’avons pas oublié sa position profondément néfaste en tant que rapporteur de la commission Travail du CESER sur l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs en juillet 2012, que nous nous honorons d’avoir fermement condamné à l’époque par une motion, car ce vote semblait valider, au nom de la CGT, le fait accompli de la privatisation du réseau et de la mise en concurrence des salariés, en violation des orientations de la fédération CGT des cheminots.

    Nous disions dans cette motion que la position de Thierry Lepaon nous mettait en « difficulté sur le terrain », et bien il est clair aujourd’hui que ce rapport, pour lequel la CGT avait donc voté POUR, ainsi que les déclarations en plein conflit de Thierry Lepaon sur les prétendues « avancées » des amendements au projet de loi portant réforme ferroviaire, sont largement relayés par la direction de la SNCF, ainsi que par les syndicats briseurs de grève contre nous sur le terrain !"

    syndicat CGT des cheminots de Versailles Versailles, le 03 juillet 2014

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