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Bulletin La Voix des Travailleurs de Renault CTL (Lardy)

mercredi 21 mai 2014, par Robert Paris

LA VOIX DES TRAVAILLEURS

« Travailleurs de tous les pays unissez-vous »

Karl Marx


Dansons la Carmagnole

Un chef de service de la MAP, désoeuvré sans doute, n’a rien trouvé de mieux que de proposer à ses CUET de faire danser ses MUET sur la musique de « Happy », comme le montre une vidéo du stand Renault au salon d’Alger. Mais les mappeux ont envoyé valser les CUET. Ça leur apprendra à dire amen aux « idées » foldingues d’un chef de service mégalo.

Ce n’est plus le Gaïa d’avant…

Depuis la disparition du « Chinois », rien n’est plus comme avant. Nous rappellerons pour ceux qui n’ont pas connu ou auraient déjà oublié que ce service permettait aux salariés d’acheter des pièces à prix avantageux, pièces dont l’entreprise n’avait plus besoin, le « gagnant-gagnant » avant qu’elle invente le slogan et supprime sa réalité. La forme moderne et informatique du Chinois s’appelle Gaïa, mais elle est seulement réservée aux garages. Quel progrès ! Mais, vues les mille et une manières de se faire gruger par le patron, on ne va pas chinoiser !

Chacun pour soi égale tous par terre !

« La porte est là si ça ne vous plait pas », voilà le discours dominant des patrons, que ce soit Renault, PEI ou autres prestataires, sous-traitants. On vient de le voir avec les licenciements à PEI, cautionnés et soutenus par la direction de Renault. Certains salariés, qu’ils soient Renault ou pas, croient encore à la division « salariés extérieurs et salariés Renault ». Pourtant, quand on est face au matraquage patronal, il n’y a pas 36 réponses possibles. Si on laisse les salariés se faire licencier parce qu’ils ne sont pas de la même catégorie, pas du même service, pas de la même entreprise (bien que sur le même site), cela signifie que chaque salarié est seul et est forcément battu. Les salariés conscients doivent comprendre qu’en période d’attaques aussi violentes, il n’est pas possible de la jouer solo ou bien on va tous dans le mur !

Soupe à la grimace

Les résultats des rallonges sont tombés et il y a beaucoup de laissés pour compte, dont des cadres, qui ont zéro euro et ceux qui ont « le privilège » de toucher ont, pour la plupart, 1% ou une prime de 500€ soit 41€ brut par mois. Effectivement, nous sommes très loin des 300€ mensuels sur la base qui manquent seulement pour compenser l’inflation. Par contre, ça augmente la charge des comptes qui grimpe dans les coffres-forts de la colère des salariés. Tout le monde jouera les étonnés quand ça explosera…

La solidarité de Renault est handicapée

Dans la publicité interne de Renault, on a pu voir la direction présenter fièrement une handicapée y travaillant en alternance. Tout baignait disait-elle, tout était bon pour Renault comme pour la salariée qui en tirait un très bon CV pour proposer ses services… à l’extérieur. En effet, pour Renault pas question de l’embaucher !

Des attaques sur l’emploi aux attaques sur les salaires et vice versa

Le patron de Renault s’engageait à ne pas s’attaquer aux emplois du moment que les syndicats s’engageaient à bloquer les salaires et augmenter les horaires et le taux d’exploitation. C’est chose faite. Quel est le résultat ? Renault Saint-Ouen fermes ses portes. Renault Rueil déménage ses salariés. Renault Trucks licencie. Renault renvoie des centaines d’intérimaires dans les usines. Renault se débarrasse de sa succursale garage d’Angoulême. Federal Mogul, à Chasseneuil-du-Poitou, qui produisait des pistons pour les moteurs diesel de Renault et PSA, lâchée par ces deux firmes, va fermer à la fin de l’année, laissant sur le carreau 241 salariés et leurs familles.

Ils signent, on déguste !

La direction s’est largement félicitée des premiers résultats financiers engrangés par le trust suite à l’accord signé par certains syndicats (CFDT, CFE-CGC, F0) afin d’ « améliorer la compétitivité du groupe Renault ». Cet accord prétendait en même temps défendre les emplois. Or, dans la période, Renault a continué à supprimer des milliers d’emplois… La DRH du groupe Renault, qui n’a pas voulu donner le montant de sommes ainsi récupérées sur le dos des salaries, a déclaré : "Ces gains de productivité nous mettent dans la bonne trajectoire pour atteindre les 500 millions d’euros d’économies prévus en 2016."

Non seulement les emplois Renault continuent de chuter mais c’était même un des objectifs de l’accord comme se félicite la direction : « Sur les 8260 départs prévus d’ici 2016, environ un tiers ont déjà eu lieu. » Les syndicats signataires affichent leur satisfaction sur la manière dont ces départs ont eu lieu sans même examiner le fait qu’ils cautionnent ainsi des diminutions massives d’emplois avec toutes les conséquences antisociales que cela entraîne.

Parallèlement, sur tous les sites, le temps de travail est remonté de 6,5%, sans compensation financière, ce qui correspond à la plus grosse diminution de salaire depuis des années...

La direction continue à afficher sa volonté de 7 500 suppressions de postes jusqu’en 2016. Les ventes de Renault ont bondi de 16,1% mais les salaires sont bloqués et les emplois dégringolent. Ses bonnes affaires ne font pas les nôtres !

Le patron n’embauche que des précaires

Même dans les usines où la production repart à la hausse, Renault se garde bien d’embaucher en fixe. Par exemple, à l’usine de Sandouville, qui se prépare à la nouvelle production de la Trafic, l’augmentation de la charge de travail va nécessiter l’embauche de 300 salariés, pour un site qui en comportait 1800. Eh bien, sur les 300 à 600 nouveaux emplois, c’est 100% d’emplois précaires : que des intérimaires et pas un emploi fixe !!! Cela signifie non seulement des emplois jetables mais des salaires rabaissés avec un tarif horaire de 9,50 euros et sans les primes et avantages Renault… Par exemple, ils ne toucheront pas la prime de performance trimestrielle alors que les pressions en vue de leur imposer plus de performances seront augmentées par rapport aux salariés Renault…

On pourrait se dire que Renault embauchera les salariés qui auront montré leurs capacités mais pas du tout ! Ces salariés ont déjà passé de véritables examens d’embauche comme des salariés en fixe et ont réussi ce concours. Par contre, leur contrat ne pourra pas dépasser les 18 mois. Les syndicats ont protesté sans pourtant s’opposer à ce plan antisocial, cédant une nouvelle fois au chantage patronal ! La CGT s’est même réjouie d’avoir imposé… que les précaires aient le droit de monter dans les bus Renault… Les syndicats qui sont encore plus cul et chemise avec la direction se félicitent que « Les intérimaires bénéficient au même titre que les salariés Renault des allocations été-hiver. »

L’arrivée à Guyancourt, la direction la prépare

Renault a tout prévu en cas de problème pour les salariés de Rueil débarquant massivement au Technocentre de Guyancourt : sa réponse est la multiplication sur le technocentre des « agences RH ». « Lorsqu’un sujet est mal compris, nous rectifions la pédagogie en interne. Exemple : l’arrivée prochaine de 1.200 collaborateurs de Rueil au Technocentre dans le cadre du rapprochement des ingénieries et ses interprétations fautives », affirme Philippe Brismontier, le DRH. « Renault vient de créer la fonction de « facilitateur » afin de dénouer le éventuels conflit entre salariés ou avec le manager. Rattachés au directeur de l’éthique, les deux experts ont vocation à chercher « des solutions amiables concertées et adaptées à chaque situation relationnelle difficile ».

Les salariés de Rueil auront le plaisir de savoir qu’ils sont accueillis comme « des sujets » ! Et comme autant de sujets de mécontentement ?!!!

Promesses mensongères

Dix-neuf ex-salariés de Renault-Flins poursuivent le patron suite au PRV de 2009 qui comprenait un congé de reclassement et du chômage avant un départ à la retraite. En raison de la réforme des retraites, la plupart se sont retrouvés en fin de droit. Qu’ils soient victimes de ses promesses mensongères, Renault s’en lave les mains !!!

La direction n’est douai que pour exercer des pressions inadmissibles

A Renault-Douai, la direction sanctionne des salariés qui feraient parvenir trop d’arrêts-maladie. Et, au bout, il y a la menace de licenciement ! La direction a répondu à ceux qui protestaient qu’elle comptait faire baisser le nombre des arrêts-maladies. Elle a même dit qu’on n’en était qu’au début et qu’elle avait tout un arsenal de mesures en vue… Pour donner une idée de l’ambiance, un syndicaliste rapporte que « Un gars sur chaîne a écopé de trois jours de mise à pied pour avoir oublié, trois fois en une semaine, de fixer des embases d’antenne sur une voiture. Il faut savoir qu’il voit défiler 1 250 véhicules par semaine ! »

Savez-vous pourquoi Dassault ne paie pas l’ISF ?

L’impôt sur la fortune, vous ne voulez quand même pas que cela concerne la cinquième fortune de France, le détenteur de 12,8 milliards d’euros dont 4,5 milliards dans Dassault Aviation, de 4,5 milliards dans Dassault Systèmes, de 2,5 milliards dans Thalès sans compter la société du journal Le Figaro et autres pécadilles, celui qui est propriétaire de Veolia à hauteur de 6,3% accessoirement. Non, il ne peut pas payer l’ISF car, voyez-vous, cet impôt sur la fortune ne concerne pas « la possession des outils de travail » et son travail, à Serge Dassault, c’est d’exploiter les salariés de Dassault.

Par contre, inversement, ne vous inquiétez pas : c’est l’Etat qui achète ses matériels, finance ses projets, prend sur lui les pertes des avions de guerre que personne n’achète, les impose à l’armée française et fait ainsi un trou dans les finances publiques.

Ce n’est nullement un cas à part. Les trusts français du Cac 40 ne paient quasiment jamais d’impôts et reçoivent des multiples aides publiques, que ce soit de l’Etat ou des régions. Pour qu’un trust paie des impôts et des taxes, il faudrait vraiment qu’il fasse exprès !

Le prolétariat international n’est ni pro européen ni anti européen !

Tous les partis politiques hexagonaux ont pris parti, soit pro soit anti sur la question de l’Europe, y compris les groupes de l’extrême gauche officielle.

Mais est-ce que le prolétariat, classe internationale qui, selon les termes de Karl Marx « n’a pas de patrie et que ses chaînes à perdre car il ne peut pas perdre ce qu’il ne possède pas », devrait défendre la nation contre l’Europe ou l’Europe contre la nation ?

L’Europe n’est nullement opposée aux nations bourgeoises mais leur émanation. Elle n’a pas du tout supprimé les états nationaux, leurs armées, leurs intérêts particuliers, y compris leurs guerres particulières, leurs entités coloniales particulières et leur concurrence parfois violente.

L’Europe n’est en rien opposée aux autres entités capitalistes auxquelles elle s’est toujours alliée, pour des buts commerciaux, politiques ou militaires.

Quant au prolétariat, il ne peut pas perdre sa nation car les nations n’appartiennent qu’aux classes dirigeantes.

Voilà le discours qui n’est nullement celui de l’extrême gauche et qui serait pourtant dans la logique du communisme, du marxisme et du socialisme, si ces idées étaient défendues par des gens qui se réclament du prolétariat et de la révolution sociale.

Les « révolutionnaires », les gauches et les syndicats anti-européens disent que l’Europe est capitaliste comme si la France était communiste !

Les « révolutionnaires », les gauches et les syndicats pro-européens disent que c’est le capitalisme qui frappe l’Europe et pas l’Europe qui frappe les peuples. Mais d’où viendrait cette dichotomie entre capitalisme et Europe.

Tous nous parlent d’une Europe des travailleurs. Comme s’il suffisait de garder l’Europe et de rajouter les travailleurs. Comme si on parlait d’un capitalisme… des travailleurs !

C’est une manière pour l’opportunisme de l’extrême gauche de cacher son suivisme vis-à-vis du réformisme, que ce soit celui des appareils syndicaux, du PCF ou des écolos, des décroissants et autres « anticapitalistes » qui récusent le renversement du capitalisme par le prolétariat.

Quant aux partis bourgeois, du PG, au PCF, au PS, à l’UMP, aux centristes, et aux partis d’extrême droite, tous disent aux peuples qu’il y a une guerre à mener contre d’autres peuples.

Soit ils y voient une guerre contre la Chine, contre les pays émergents qui « nous prennent nos emplois », soit ils y voient une guerre contre les USA, contre « la dictature financière ».

Comme si la dictature financière avait une seule nationalité, une seule origine.

Comme s’il y avait une région qui était victime du capitalisme et une autre qui était profiteuse du capitalisme. Le monde entier est maintenant mondialisé, c’est-à-dire divisé en prolétaires et en exploiteurs. Il y a des exploiteurs partout dans le monde et partout ils sont les premiers ennemis des travailleurs qui y vivent.

Les travailleurs n’ont aucune alliance à accepter avec les patrons de « leur région », de « leur nation » de leur « regroupement de nations » car ces nations et ces régions ne leur appartiennent en rien, ne les défendent en rien, ni en termes de salaires, ni en termes d’emploi.

Ce qui appartient aux travailleurs du monde, c’est le monde, ses richesses, ses usines, ses moyens de production, ses capacités, ses moyens d’existence. C’est la seule chose à revendiquer. Affirmer que nous voulons seulement « notre » région, « notre » nation, s’est nous préparer à des lendemains terribles, dans lesquels le capitalisme arrivé à son terme nous emploiera contre nos frères des pays voisins en nous opposant dans des affrontements meurtriers, guerres régionales, guerres mondiales et guerres civiles. La manière dont ces pays ont transformé la révolution syrienne en boucherie en donne un avant-goût. Ce qui se passe en Ukraine le montre également.

Ce sont aussi bien les Etats nationaux européens, comme la France, qui poussent à la guerre en Ukraine, aussi bien que l’Europe, les USA ou leurs alliés comme le Japon.

Ce sont aussi bien les Etats nationaux européens, comme la France, qui poussent à la guerre en Syrie, aussi bien que l’Europe, les USA ou leurs alliés comme le Japon.

La démagogie qui oppose la France et l’Europe ou l’un des deux au capitalisme, à la finance, aux trusts est mensongère. Les trusts sont partout. La finance est partout. Le capitalisme est partout. Y compris en Chine et en Russie. Y compris dans des pays comme le Bangladesh ou le Vietnam.

Lutter contre l’Europe et pour la France, ce n’est pas du tout lutter pour les travailleurs et les peuples ! C’est, au contraire, présenter les exploiteurs et les licencieurs des travailleurs de France comme des victimes de la concurrence des patrons étrangers.

Lutter pour l’Europe et contre la Chine, c’est encore présenter les patrons européens comme des victimes.

Lutter pour l’Europe ou la France et contre l’alliance avec les USA (TAFTA), c’est encore blanchir les patrons et présentant les patrons américains comme les responsables des licenciements et des bas salaires.

Le capitalisme se moque des frontières quand cela lui chante et se protège derrière quand cela l’arrange. Mais cela ne veut pas dire que les frontières puissent servir de protection pour les travailleurs. Les Etats n’ont pas été faits pour défendre les peuples, ni les regroupements d’Etats, pas plus que les pactes et autres alliances ne relient et n’unissent autre chose que les classes dirigeantes.

On n’a pas plus à défendre un patron national qu’un patron étranger, d’autant qu’un patron ne défend pas davantage les emplois et les salaires des travailleurs sur son territoire de base qu’à l’étranger.

Tous les capitalistes ne défendent que leurs intérêts de classe même s’ils tiennent un discours mensonger et démagogique qui prétend le contraire.

Quant aux réformistes qui prétendent implanter parmi les travailleurs la défense d’intérêts économiques nationaux des peuples, ils ne réforment absolument rien car le capitalisme ne peut pas être réformé. On ne reviendra pas plus en arrière vers l’ancien capitalisme national que l’on ne reviendra sur le machinisme ou sur les trusts, sur la financiarisation ou sur la mondialisation. C’est une utopie réactionnaire qui vise surtout à remplacer la lutte des classes par la lutte entre les nations, c’est-à-dire à préparer la guerre mondiale pour éviter la révolution sociale.

Dans la campagne européenne en France, le futur traité commercial et industriel de l’Europe avec les USA, le TACTA, est au centre des débats. Il est le principal accusé des anti-européens (d’une part le Front National de Le Pen et de l’autre le PCF, le PG, le Front de Gauche) et le principal point faible des pro-européens (l’UMP, le PS, les centristes).

Le raisonnement est fallacieux : l’Europe n’a pas besoin d’un traité pour défendre les profits des capitalistes européens. Elle n’a pas besoin du traité pour faire pression en faveur des OGM, en faveur du gaz de schiste, en faveur de la casse des retraites et des aides sociales, en faveur de l’aide aux entreprises, etc…

Les partis anti-TAFTA comme pro-TAFTA ont en commun de placer la lutte des nations ou des régions comme base de la situation actuelle alors que sa vraie base est toujours la lutte des classes ! Les uns nous proposent d’unir l’Europe et l’Amérique contre la Chine et la Russie et les autres la France à l’Europe contre les USA !

Toutes ces politiques consistent à opposer les prolétaires à leurs frères d’autres pays ou régions, que ce soient des pays impérialistes, des impérialismes émergents ou des pays pauvres. Nous, prolétaires, ne devons suivre ni les uns ni les autres.

On nous propose de défendre notre pays, nos regroupements de pays, nos régions du monde. Aujourd’hui par nos votes, nos sacrifices, nos soutiens politiques et demain par notre soutien aux affrontements meurtriers, par notre sang et celui de nos enfants.

Nous n’avons aucune bourgeoisie à défendre : ni celle d’une région, d’un pays, d’un ensemble quelconque du monde. Nous n’avons pas à prendre parti pour ou contre Poutine et la Russie, pour ou contre la Chine, pour ou contre les USA ni pour ou contre l’Europe.

Nous sommes le prolétariat, la seule classe d’avenir justement parce que la seule qui n’est pas attachée par ses intérêts à la vieille société capitaliste qui a fait son temps et ne peut que chuter.

Nous sommes la seule classe qui n’a pas intérêt au maintien des frontières, des états nationaux, du système d’exploitation et de la propriété privée des moyens de production.

Nous sommes la seule classe qui dispose des moyens d’offrir une alternative au vieux monde de l’exploitation de l’homme par l’homme, celui qui a besoin des frontières, des Etats, des armées, des guerres pour la mainmise et le repartage des richesses mondiales.

Nous sommes la seule classe qui est capable de concevoir et de construire une société qui utilise les moyens techniques construits sous le capitalisme mais en les mettant au service de toute la population de la Terre.

Nous sommes la seule classe capable de débarrasser la planète de toutes les sortes d’exploiteurs et de dictateurs.

Il ne nous manque qu’une seule chose : prendre confiance dans nos capacités afin de nous réunir afin de prendre toutes les décisions sur la manière de mettre en œuvre nos buts.

Vive l’avenir qui sera porté par les conseils de travailleurs, de chômeurs, de jeunes et de femmes alliés à tous ceux qui vivent de leur travail au sein des classes moyennes, petits paysans, petits artisans, petits pêcheurs, petits épargnants.

Nous n’avons à perdre que nos chaînes et tous les Etats du monde font partie de ces chaînes !

Depuis 2007-2008, face à l’effondrement capitaliste qui frappe les travailleurs et les peuples, ce n’est pas les frontières nationales ni les frontières de l’Europe qui peuvent défendre nos emplois, nos salaires, nos contrats de travail, nos retraites, nos logements, notre santé, nos comptes en banque, etc… Seule la lutte de classe, qui unit les travailleurs par-delà les frontières, permet de se battre contre les trusts multinationaux.

2 Messages de forum

  • Cinq mille ouvriers font grève contre Renault à Bursa, dans l’ouest de la Turquie. Ils ont lancé la grève jeudi dernier dans une rébellion contre le Syndicat métallurgique de Turquie (Türk-Metal), sur des revendications concernant les salaires et les conditions de travail.

    Des travailleurs des usines de la région se sont mobilisés en solidarité avec cette grève sauvage, alors que le mécontentement social et politique monte avant les législatives du 7 juin.

    Les travailleurs de Renault ont refusé de quitter l’usine à la fin de leur équipe. Avec des collègues qui devaient commencer le travail, ils ont manifesté dans la cour de l’usine, scandant des slogans contre la société et contre le syndicat Türk-Metal qu’ils ont quitté en masse. Ils sont furieux que, tout en négociant une augmentation de 60 pour cent dans une usine Bosch, celui-ci ait laissé tomber leurs revendications.

    Les responsables syndicaux ont insisté pour dire qu’il s’agissait d’une action de protestation et non d’une grève officielle.

    L’usine Renault est une des plus grandes usines automobiles de Turquie. Elle produit presque 400 automobiles par équipe. La société Renault, implantée en Turquie depuis 1969, est étroitement liée à l’armée turque et gère ses opérations en partenariat avec Oyak, le fonds de pension de l’armée. Avec une production annuelle de 318.000 voitures, elle détient 43 pour cent du marché turc.

    Vendredi, la grève s’est étendue à Tofas, une coentreprise de Fiat et de la société turque Koç Holding ; 5.000 ouvriers y ont cessé le travail pour marquer leur solidarité avec les ouvriers de Renault. Ils construisent la Linea, le Doblo, et d’autres modèles pour Peugeot Citroën, Opel, et Vauxhall.

    Des milliers de travailleurs d’autres usines de Bursa font grève par solidarité avec les ouvriers de Renault et Tofas et d’autres ont manifesté leur soutien en se rassemblant devant l’usine. Les travailleurs des équipementiers Coskunoz et Mako ont rejoint la grève vendredi, puis lundi.

    Renault a provoqué la grève en refusant d’augmenter les salaires, alors que les ouvriers voulaient une revalorisation semblable à celle négociée avec les ouvriers de Bosch. Ils ont aussi revendiqué le droit de choisir démocratiquement leurs représentants syndicaux et la garantie qu’ils ne seraient pas renvoyés pour avoir quitté Türk-Metal. Les travailleurs revendiquent également l’expulsion de Türk-Metal de l’usine.

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  • La grève de Bursa a éclaté alors que la crise économique s’aggrave pour les travailleurs turcs. Selon les statistiques officielles, 22,4 pour cent des foyers turcs sont pauvres et le taux de pauvreté est plus élevé parmi les familles nombreuses. Le taux de pauvreté des foyers avec deux parents et au moins trois enfants était de 49,6 pour cent en 2014, comparé à 41,9 pour cent en 2013.

    L’inflation monte aussi. Les prix ont augmenté de 7,9 pour cent en avril, contre 7,6 pour cent en mars, malgré la chute du cours du pétrole. Les prix de la nourriture et des boissons, qui touchent particulièrement les plus pauvres, ont progressé de 14 pour cent l’année dernière.

    Le taux de chômage était de 11,2 pour cent au premier trimestre de 2015, comparé à 10,2 pour cent dans la même période de 2014. Vingt pour cent des jeunes sont sans travail, comparé à 17 pour cent l’année dernière. La montée du chômage s’accompagne d’un tassement de la croissance, de 4,2 pour cent en 2013 à 2,9 pour cent en 2014.

    En même temps, la livre turque chute vis-à-vis du dollar, ce qui fait monter le coût des produits importés. Puisque 30 pour cent des prêts sont contractés en devises étrangères, ceci augmente le coût de la dette.

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