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A bas le terrorisme et d’abord celui des trusts et des grandes puissances !

mardi 28 mai 2013, par Alex

A bas le terrorisme et d’abord celui des trusts et des grandes puissances !

En riposte à une attaque contre une base militaire de l’armée nigérienne et une mine d’uranium du groupe français Areva, les forces spéciales françaises sont à nouveau intervenues à Agadez dans le nord du Niger. « Nous resterons au Mali et autour du Mali où nos intérêts ont été directement visés » a déclaré F. Hollande. Le Sahel tout entier et l’Afrique de l’ouest sont donc désignés comme régions de prochaines interventions de l’armée française au service entre autres d’Areva.

Bien entendu, cela ne doit pas ressembler à l’utilisation de l’armée française comme une vulgaire milice privée au service des intérêts des grands trusts, Areva, Bouygues, Bolloré, Total et consorts. Le gouvernement PS-écolo soutenu au parlement par le Front de Gauche prétend donc envoyer l’armée française contre le « terrorisme ». Il est fidèle au président français de 1913 qui à la veille de la boucherie de 14-18 que préparait la « civilisation européenne » embrigadait les travailleurs par la même phraséologie militaire nationaliste : « Il n’est possible à un peuple d’être efficacement pacifique qu’à la condition d’être toujours prêt à faire la guerre ».

Mais contre quel terrorisme international ces porte-paroles de l’impérialisme français sont-ils en guerre ? Contre les groupes comme Carrefour, Auchan, Benetton qui par la sous-traitance ont sur les mains le sang des centaines d’ouvriers du textile morts récemment dans l’effondrement d’un immeuble au Bangladesh ? Non, ces groupes comme ceux du secteur financier ont été étiquetés « anonymes » par F. Hollande en campagne : il prêche la « paix » sur ce front. Suite à une agression contre un militaire de Vigipirate au quartier de la Défense, le ministre de l’intérieur M. Valls en a profité pour reprendre ces thèmes de la rhétorique guerrière en ajoutant les ennemis de l’intérieur : « nous faisons face à un ennemi extérieur. Les groupes terroristes comme on l’a vu au Sahel et au Niger Je pense aussi aux soldats au Niger qui luttent contre ce terrorisme et puis il y a un ennemi intérieur. »

Et l’amalgame est vite fait entre des agressions contre des militaires à Londres et à Paris et la dénonciation par une droite et une gauche bien- pensantes de la jeunesse des quartiers populaires qui fait régulièrement irruption sur la scène politique : en 2005 en France, 2011 à Londres, en ce moment à Stockholm en Suède. Ces quartiers sont stigmatisés comme creuset d’apprentis terroristes. Or ce ne sont pas les religions, l’immigration qui créent la violence : c’est le système capitalisme incapable de sortir de sa crise depuis 2008 qui est sans avenir, et s’est donc transformé en machine à créer une jeunesse sans avenir : en France, près de 800.000 moins de 25 ans, comme plus d’un quart des jeunes dans l’ensemble de la zone euro, sont au chômage. A ceux qui ne sont pas originaire d’Europe Hollande refuse de donner le droit de vote aux prochaines élections municipales.

Ces politiques mènent consciemment une guerre de classe aux niveaux national et international à la fois. La classe des travailleurs, tant qu’elle ne le fera pas elle aussi, ne pourra pas sortir vainqueur dans ce combat. Or les occasions n’ont pas manqué récemment, et elles se représenteront. Car les fermetures d’usines, les licenciements continueront. Un exemple récent est PSA-Aulnay. Dans cette grève, la CGT a seulement proposé aux travailleurs une lutte isolée, une complainte contre la misère, l’avidité patronale, le gouvernement. Or la ville d’Aulnay fut un des foyers de la révolte des banlieues de 2005. Les travailleurs de PSA pour beaucoup viennent du Sahel, où l’armée française sévit. Or ni à PSA-Aulnay ni ailleurs les dirigeants syndicaux n’ont mis en avant des revendications autant politiques qu’économiques qui unifieraient la classe ouvrière :

Impérialistes français hors d’Afrique !

Pour une vie digne de ce nom dans les banlieues ouvrières misérables qui jouxtent les quartiers cossus de Paris, Londres et Stockholm !

Non aux licenciements !

Augmentation des salaires !

Embauches massives de jeunes pour de vrais services publics dans les quartiers pauvres !

La classe ouvrière réussirait ainsi à hisser un drapeau unificateur qui manque actuellement à la jeunesse, aux femmes, aux paysans des pays riches ou pauvres qui sont en lutte, et ne demanderaient qu’à s’en saisir !

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