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Guatemala : le génocide "oublié". Quelle raison pour le massacre de 200.000 à 300.000 personnes par les classes dirigeantes guatémaltèque et américaine ?

samedi 1er janvier 2011, par Robert Paris

Le droit de savoir

Massacres des villes...

et des campagnes

« Aiguisez vos armes, parce que des ennemis cachés derrière les montagnes et les collines ne vont pas tarder à guetter avec avarice l’étendue et la richesse de ces terres »

Popol Vuh

Les grandes plantations, une des raisons des appétits des classes dirigeantes au Guatemala

Les "disparus"

Deux à trois cent mille morts, des millions de blessés, de déplacés, forcés de quitter leurs maisons, tout un peuple terrorisé, privé de tous droits, voilà le bilan de la politique génocidaire de la bourgeoisie au Guatemala. Mais pourquoi ? Un tel massacre n’a rien de gratuit, rien d’irrationnel, rien n’est dû au hasard ni à quelques individus, fussent-ils des puissants de l’époque. Tout est dû à de solides intérêts de classe et à la lutte des classes qui se développait dans le pays et que les organisations dirigeantes ont cru pouvoir détourner pacifiquement avant de transformer la lutte de classe en une guerre très inégale menée au nom du peuple. Dans un rapport en 1999, l’ONU a commandité "La Commission historique de clarification" (CEH) qui a déclaré que l’Etat était responsable de 93% des violations de droits de l’homme commises pendant la guerre, et les guérilleros pour 3%...

Enterrement des victimes d’un massacre

Guatemala - espérance de vie en 1960-61 : 46 ans

L’armée n’a accepté que soit reconnu le massacre qu’en échange de l’impunité des crimes qu’elle a commis avec les forces paramilitaires qui lui étaient liées. Quant aux victimes, elles n’ont même pas droit à la vérité.

Arbenz président

Après le renversement de la dictature militaire d’Ubico - Au pouvoir depuis 1931 -, le 20 octobre 1944, Juan Jose Arevalo est élu président de la République. Pour lui, l’État, doit favoriser la petite industrie et la création de petites propriétés agricoles. Il permet aussi à la culture du coton et à l’élevage intensif de progresser en encourageant un nouveau type d’ouvrier agricole saisonnier, les cuadrilleros, pour mettre fin au système de travail forcé des journaliers en vigueur depuis 1877.

Il autorise la création de la CGTG - Confédération Générale du Travail Guatémaltèque - en 1948, dirigée par Victor Manuel Gutierrez. Celui-ci rassemble rapidement 90 000 membres tandis que la CNCG - Confédération Nationale paysanne du Guatemala - gagne en influence dans l’intérieur du pays.

Mais ces timides réformes sont contestées par les élites conservatrices : il subit ainsi 28 tentatives de coup d’État pendant son mandat, comme quand en juillet 1949, le colonel Arana, lié à des grands propriétaires terriens, exige qu’il remette le pouvoir à l’armée. Cependant Arevalo est soutenu par quelques officiers loyaux dont le colonel Arbenz, son ministre de la Défense.

En 1950, Jacobo Arbenz gagne les élections. Soutenu par le Front Populaire de Libération qui représente les classes moyennes urbaines, il démocratise la vie politique. Face aux fortes inégalités dans la répartition des terres, il engage une réforme agraire. D’après le recensement agropastoral de 1950, 99,1% des exploitations étaient des petites propriétés - microfundi - occupant 14% des terres, alors que 0,1% occupait 41% de la superficie totale recensée. 40% des exploitations appartenait à 23 familles tandis que 250 000 paysans n’avaient pas de terre. En 1952, le Congrès vote le décret 900 de la Loi de réforme agraire : Les grands domaines non cultivés seront démembrés et distribués aux paysans par le biais de comités agraires locaux. Elle concerne près de 900 000 hectares -dont la United Fruit 84 000 des 234 000 ha - et 100 000 familles. Jusqu’à aujourd’hui, c’est la seule grande redistribution de terres. Mais le temps de la réforme ne dure que 18 mois et l’opposition conservatrice réplique rapidement. Les grands propriétaires terriens mettent sur pied des " Comités de défense de la terre " et des " Unions civiques " qui organisent des assassinats contre des leaders paysans ou des soulèvements - étudiants en 1962 -. Les tentatives de déstabilisation d’Arbenz s’accroissent encore lorsque son gouvernement destitue la Cour Constitutionnelle qui a déclaré inconstitutionnelle la réforme agraire. Il est accusé d’être une 5e colonne de l’URSS par la presse, les grands propriétaires, l’Église et depuis l’extérieur par le gouvernement d’Eisenhower. Ainsi l’archevêque Mariano Rossell y Arellano fait circuler dans les villages l’icône du Christ d’Esquipulas surnommé " le Capitaine général de la croisade de la délivrance " dans sa croisade contre Arbenz. En 1953, le nouvel ambassadeur états-unien, John Perrifoy exige dès son arrivée, l’expulsion des communistes du gouvernement d’Arbenz. Surnommé le " boucher de la Grèce ", pour son action antérieure à Athènes, il ne parle pas espagnol mais il est là pour mettre en place la machine du coup d’état. Le dictateur Castillo Armas et l’ambassadeur américain John Perrifoy Eisenhower lance en octobre l’opération Exito - " Succes " - mise au point par de la CIA. Son directeur, Allen Dulles n’est autre que le frère d’un des principaux membres du conseil d’administration de la United Fruit. Le 24 décembre est signé le " plan de Tegucigalpa " pour unir le " Mouvement de Libération Nationale ", accompagné d’une campagne internationale et nationale de désinformation sur des supposés rapprochements entre le gouvernement d’Arbenz et Moscou. Aux frontières, la CIA créent des camps d’entrainement pour les mercenaires en Honduras, au Salvador et au Nicaragua.

Les 17-18 juin 1954, une colonne de 300 hommes dirigée par le lieutenant Carlos Castillo Armas pénètre sur le territoire guatémaltèque. Arbenz refuse d’armer la population. Il renonce au pouvoir le 27 juin après le refus du commandement de l’armée guatémaltèque de s’opposer aux rebelles. Le 3 juillet, une junte de 5 militaires dirigée par Armas prend le contrôle du pays. Elle promulgue immédiatement la " Loi pénale préventive contre le communisme " pour mener la répression. Comme en Indonésie à la même époque, la junte établit une liste d’activistes " communistes " qui s’élargit peu à peu à l’ensemble des opposants : 72 000 personnes vont y figurer. Dans les premiers mois on tue ou on emprisonne 9 000 personnes.

A partir de 1954, avec le renversement du président Arbenz, les USA soutiennent des fractions des classes dirigeantes guatémaltèques prêtes à massacrer les travailleurs. Ces derniers, travailleurs des villes et des campagnes et indigènes, représentent une menace révolutionnaire qu’il s’agit d’éradiquer.

Le massacre du Guatemala, comme tous les grands massacres, n’est pas lié à telle ou telle personnalité, à une circonstance inattendue mais à une politique systématique des classes dirigeantes, locales comme impérialistes. Ces dernières n’ont pas seulement été passives mais ont orchestré ces massacres comme au Rwanda ou en Allemagne. Elles ne l’ont pas fait par méchanceté mais parce qu’elles l’estimaient nécessaire face à une menace révolutionnaire prolétarienne, non seulement dans le pays mais dans toute la région.

Dans le coup d’état fomenté par les USA contre Arbenz, ce n’est pas ce dernier, un colonel lié aux classes dirigeantes, qui représenté une vraie menace révolutionnaire. La mesure qui va lui valoir la haine des USA et son renversement est l’expropriation de 160.000 hectares appartenant au trust US United Fruit. En fait, Arbenz, accusé par les USA d’être un communiste, est un libéral lié à la caste militaire, à la bourgeoisie et à l’église. Ce n’est pas non plus les groupes de guérilla qui menaçaient vraiment les classes dirigeantes mais le peuple travailleur et ce d’autant plus que les prétendus libéraux et la gauche avaient montré leurs limites.

Sous la présidence de Jacobo Arbenz, le PGT (Parti guatémaltèque du travail, communiste) devient une des principales forces politiques du pays. Hégémonique dans les syndicats ouvriers et paysans, le PGT conçoit sa tâche dans le cadre d’une révolution démocratico-nationale, allié avec le secteur considéré comme progressiste de la bourgeoisie et des forces armées. (…) Après l’expropriation, par le gouvernement Arbenz, de certaines propriétés de l’United Fruit Company, une armée de mercenaires, armés et entraînés par les USA, envahit le Guatemala en juin 1954. Les forces armées gouvernementales se défendent avec très peu de conviction, et leur état-major finit par abandonner Jacobo Arbenz et se rallier au colonel Castillo Armas, chef des forces d’intervention, grâce à la médiation de l’ambassadeur américain au Guatemala, John Peurifoy. (…) En 1955, la direction du PGT publie un bilan autocritique que le parti « n’avait pas suivi une ligne suffisamment indépendante par rapport à la bourgeoisie démocratique » ; en particulier, « le PGT a contribué à nourrir des illusions dans l’armée en ne démasquant pas la véritable position et l’activité contre-révolutionnaire des chefs de l’armée. » Toutefois, cette autocritique ne remet pas en question le fondement stratégique de l’orientation du PGT (la conception des étapes du développement historique, etc, mais seulement les erreurs tactiques commises dans l’application concrète de cette stratégie étapiste ; le PGT réaffirme donc en 1955 la nécessité de former un bloc avec la bourgeoisie nationale pour une révolution démocratique et patriotique. Pour le parti "communiste", le durcissement politique ne signifiait pas une activité révolutionnaire concrète.

La politica del PGT (en español)

De nombreuses organisations se sont opposées au pouvoir mais elles ne se fondaient pas sur une politique prolétarienne, misant sur des actions armées de minorités paysannes, indiennes ou étudiantes plus que sur la classe ouvrière :

Armée de guérillero des pauvres Organisation révolutionnaire des personnes armées Forces armées de rebelle Parti travailliste guatémaltèque (1960-1982)

Unité révolutionnaire nationale guatémaltèque (1982-1996)

Une fois de plus, les réformistes, les syndicalistes et les staliniens ont vu dans l’alliance avec une fraction de la bourgeoisie, de la hiérarchie de l’église et de l’armée le moyen d’éviter la révolution sociale tout en réformant le pays. Mais c’est une illusion : quand la révolution sociale est nécessaire, ceux qui veulent l’éviter ne font que pousser les masses dans les mains des bourreaux....

Jacobo Arbenz

La politique des staliniens au Guatemala, vue par les trotskystes :

« La bourgeoisie et le gouvernement

« Le gouvernement Arbenz est un gouvernement bourgeois. Il ne faut pas qu’il y ait là-dessus de confusion si nous voulons comprendre ce qui se passe au Guatemala. Jose Manuel Fortuny lui-même, secrétaire général du parti communiste (maintenant appelé Parti guatémaltèque du travail), dans son Rapport sur l’activité du Comité central au deuxième congrès du parti, le 11 décembre 1952, reconnut que « le gouvernement Arbenz (…) est un gouvernement de la bourgeoisie nationale et de la petite bourgeoisie, servant les intérêts nationalistes de la bourgeoisie et dirigeant son action révolutionnaire contre le féodalisme. » (…) Le même Fortuny, dans son Rapport plusieurs fois cité, nous le dit : « Le fait qu’une petite partie de la bourgeoisie du Guatemala offre de la résistance à l’impérialisme et même se préoccupe de la défense de la souveraineté nationale n’empêche pas que la bourgeoisie du Guatemala, en général, faible et naissante, n’est pas disposée à défendre les intérêts nationaux, car elle place ses relations avec l’impérialisme au-dessus des intérêts de la nation. » Un gouvernement comme celui d’Arbenz est éminemment transitoire, étant donné qu’il représente un facteur d’équilibre social instable. Ou bien il est renversé par l’impérialisme et les féodaux-bourgeois dirigistes, ou bien il cède la place au gouvernement formé du parti communiste, de la Confédération générale des travailleurs et de la Confédération nationale paysanne, gouvernement qui émanciperait réellement le pays de l’impérialisme et complèterait la réforme agraire. (…) D’ici là, notre devoir est de défendre le gouvernement Arbenz, les armes à la main, contre toute attaque de la contre-révolution pro-yankee. Cela, naturellement, ne veut pas dire que nous devions lui donner le moindre soutien politique, que nous devions cacher ses limites et son caractère éphémère et que nous semions des illusions sur sa capacité de diriger la lutte anti-impérialiste. C’est précisément en cela que se différencient les marxistes révolutionnaires des bureaucrates opportunistes comme Fortuny : les premiers disent la vérité aux ouvriers, les préparent à défendre le gouvernement contre la réaction et à le remplacer par leur propre gouvernement, les seconds trompent les ouvriers et les désorientent en les empêchant en les empêchant de se préparer à l’une et à l’autre tâche. « Le parti guatémaltèque du travail (ex parti communiste) « Le parti stalinien groupe l’avant-garde du prolétariat guatémaltèque. (…) La grande affluence d’ouvriers dans ses rangs s’explique par le fait que le parti se présente comme l’unique parti révolutionnaire au Guatemala. Actuellement, son journal, « Tribune populaire » a une diffusion estimée à 10.000 exemplaires. La pénétration du parti dans les masses est très effective et se réalise à travers la CGTG et la CNC, organisations nationales du prolétariat et de la paysannerie guatémaltèques. (…) Il dit que « Nous, communistes, reconnaissons qu’en raison de ces conditions spéciales, le développement du Guatemala devra se réaliser pour un temps par le chemin du capitalisme. »

Extraits de « La révolution guatemaltèque » de Ismael Frias pour la revue « Quatrième internationale » de mars-mai 1954.

Julio César Méndez Montenegro et Rios Montt, deux des ordonnateurs des massacres

HISTORIQUE

En juin 1954, le lieutenant-colonel Carlos Castillo Armas envahit le pays lors de l’opération PBSUCCESS, aidé par des troupes entraînées au Honduras par la CIA et d’une armée rebelle entraînée au Nicaragua. Des avions envoyés par les États-Unis déversent des bombes de 250 kg sur la population civile. Arbenz qui est soutenu par le parti communiste guatémaltèque avait prétendu qu’il donnerait des armes au peuple mais il ne l’a pas fait et n’a pas résisté.

Castillo fut assassiné en 1958 et remplacé par le général Ydígoras Fuentes. Quelques sous-officiers se rebellèrent en 1960, mais leur tentative échoua. Certains d’entre eux partirent alors se cacher dans la forêt en établissant des contacts avec Cuba. Ce groupe de militaires forma le noyau de la guérilla qui s’opposa au gouvernement central jusqu’aux accords de 1996.

Le conflit armé a commencé en 1960, lorsqu’un petit groupe de militaires s’est rebellé contre les généraux qui dirigeaient le pays d’une main forte, par le biais de l’autoritarisme, de la dictature et de la répression. Ils ont constitué le premier groupe guérillero de Guatemala.

À la fin des années 1970, le mouvement guérillero révolutionnaire, qui n’avait pas trouvé beaucoup de soutien chez les classes moyennes, s’est tourné vers la population maya, dont les conditions de vie étaient extrêmement précaires. Le mouvement prenait alors de l’ampleur, de plus en plus d’hommes et de femmes soutenaient la révolution, notamment chez les Mayas des hautes terres.

Le gouvernement du général Romeo Lucas Garcia a entamé alors une stratégie de répression militaire très forte contre la guérilla et contre tout ce qui lui était proche. Mais cela a produit un effet boomerang : plus la répression était forte, plus la population entrait en rébellion. Une grande partie de la population maya préférait alors soutenir la guérilla plutôt que l’armée. Entre 1982 et 1983, le nouveau chef d’État, le général Efrain Rios Mont, a porté cette opération à son paroxysme. L’armée a entrepris une stratégie militaire de répression massive par la disparition des opposants, par la torture, par des massacres, par la technique de la terre brûlée, au prix de nombreuses victimes civiles assassinées dans des conditions atroces. La violence était irrationnelle, sauvage, elle n’était plus guidée par une idéologie, elle était l’expression d’une folie meurtrière. La population maya, celle qui soutenait la guérilla, celle qui faisait de la résistance civile non armée, celle qui ne voulait pas se mêler du conflit a alors connu l’enfer.

Quatre principaux groupes de guérilla d’extrême-gauche — l’« Armée des pauvres » (Ejército Guerillero de los Pobres (EGP)), l’« Organisation révolutionnaire du peuple armé » (ORPA), les « Forces armées rebelles » (FAR) et le « Parti guatémaltèque du travail » (PGT) — organisèrent de nombreux actes de sabotage économique en attaquant diverses installations gouvernementales ainsi que des membres de la force de sécurité du gouvernement lors d’attaques armées. Ces organisations s’unirent en 1982 pour former l’« Union révolutionnaire nationale guatémaltèque ». Victimes de répression violente de la part de groupes d’extrême-droite, tels l’« Armée secrète anti-communiste » (ESA) et la « Main Blanche », qui torturaient étudiants, professionnels ou paysans soupçonnés de s’impliquer dans des activités dites de gauche, les membres de la résistance devinrent de plus en plus nombreux. Dès 1981, les assauts de l’armée sur les villages soupçonnés de soutenir la guérilla commencent à se généraliser, partout au pays.

Peu de temps après la prise du pouvoir, en 1966, du président Julio César Méndez Montenegro, l’armée lança une campagne militaire majeure contre les insurgés, qui brisa le mouvement guérillero en factions isolées principalement en campagne. Les attaques de la guérilla se concentrèrent dès lors sur la capitale, Guatemala, où les rebelles assassinèrent de nombreuses figures importantes, tels l’ambassadeur des États-Unis John Gordon Mein en 1968. Entre 1966 et 1982 se succédèrent une série de gouvernements militaristes au Guatemala. Le 23 mars 1982, des troupes armées commandées par de jeunes officiers fomentèrent un coup d’État pour prévenir la prise de pouvoir par le général Ángel Aníbal Guevara, le choix du président sortant Fernando Romeo Lucas García. Ils dénoncèrent l’élection de Guevara. Ces mêmes officiers demandèrent au général à la retraite Efraín Ríos Montt de prendre la place laissée par Guevara à la présidence du pays. Alors pasteur de la Church of the Word, il déclara, lors de son inauguration, que sa présidence était le résultat du vœu de Dieu. Il forma, peu de temps après sa prise du pouvoir, une junte militaire à trois membres qui annula la constitution de 1965, il fit dissoudre le Congrès, suspendit les partis politiques et annula la loi électorale. Après quelques mois, il abandonna l’idée de dictature à trois membres et devint dictateur unique du Guatemala. Il mit en place Patrullas de Autodefensa Civil (PAC), ou « patrouilles d’autodéfense civiles », miliciens recrutés de force par l’armée et ayant pour objectif d’éradiquer la guérilla. Il comptait porter le coup de grâce à cette dernière à l’aide d’actions militaires et économiques, de ses propres mots, à l’aide de « fusils et haricots ».

En mai 1982, la Conférence des cardinaux catholiques accuse Ríos Montt de la responsabilité de la militarisation croissante du pays et pour le massacre constant de populations civiles. Le 18 juillet 1982, le New York Times cite Ríos Montt lors d’un discours devant des guatémaltèques mayas : « Si vous êtes avec nous, nous vous nourrirons ; sinon, nous vous tuerons. »

Le massacre de Plan de Sánchez, qui fera, selon les sources, entre 100 et 268 victimes civiles, survint le même jour ; il était suivi, quelques mois plus tard, par le massacre de Dos Erres du 6 décembre 1982, effectué par les forces spéciales Kaibiles (en). Suite à la disparition de 250 personnes dans ce village, commise dans le cadre d’une politique de la terre brûlée, des officiels américains s’étant rendus sur place conclurent (dans des documents alors classifiés) que seule l’armée guatémaltèque avait pu faire disparaître ce village.

Sur le escadrons de la mort guatémaltèques

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  • L’intelligence guatémaltèque a été dirigée et exécutée principalement par deux corps : Un la section d’intelligence de l’armée, plus tard appelée Intelligence Directorate du Général Staff de la défense nationale et généralement connue sous le nom de « D-2 ». L’autre l’unité d’intelligence appelée le service de valeurs mobilières de Presidential, également connu sous le nom de « La régionale » ou « Archivo ». Cour Inter-Américaine des droits de l’homme a déclaré que les services d’intelligence au Guatemala ont été responsables des violations multiples de droits de l’homme. La Commission de vérité écrit que leur activité a inclus la « utilisation des centres illégaux de détention ou « des prisons clandestines », qui ont existé dans presque tous les équipements guatémaltèques d’armée, dans beaucoup d’installations de police et même dans les maisons et sur d’autres lieux privés. Dans ces endroits, des victimes ont été non seulement privées de leur liberté arbitrairement, mais elles ont été presque toujours soumises à l’interrogation, accompagné par torture et traitement cruel, inhumain ou dégradant. Dans la majorité de cas, les détenus ont été disparus ou exécutés. Un exemple donné est le massacre de plus de 160 civils par des soldats de gouvernement dans le village de DOS Erres de Las en 1982. Les abus ont inclus « en enterrer vivant dans le village bien, tuant des enfants en bas âge en claquant leurs têtes contre des murs, maintenant de jeunes femmes vivantes pour être violé en trois jours. Ce n’était pas un incident d’isolement. Plutôt il était l’un de plus de 400 massacres documenté par la vérité commission-quelque dont, selon la commission, les « actes constitués du génocide. » En 1980, un groupe de peuple autochtone de Quiché a succédé l’ambassade espagnole pour protester des massacres d’armée dans la campagne. Le gouvernement guatémaltèque a lancé un assaut qui a tué presque chacun à l’intérieur en raison d’un feu qui a consommé le bâtiment.

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