English German Espagnol Portugese Chinese Japanese Arab Rusian Italian Norvegian Dutch Hebrew Polish Turkish Hindi
Accueil du site > 08- Livre Huit : ACTUALITE DE LA LUTTE DES CLASSES > Classes sociales en Haïti

Classes sociales en Haïti

lundi 22 novembre 2010, par Robert Paris

On aurait tendance, vu de loin, à croire qu’il n’y a que des pauvres en Haïti. Quelle erreur ! Il y a une bourgeoisie et même une grande bourgeoisie... Et les inégalités sociales sont plus criantes en Haïti qu’ailleurs entre une bourgeoisie qui vit dans le luxe et des bidonvilles d’une misère record... D’un côté des piscines et de l’autre pas d’eau à boire ! Cette bourgeoisie, du fait de sa diversité (grandes familles, seigneurs grandons (grands propriétaires terriens), anciennement liés ou pas au duvaliérisme, d’origines nationales diverses) et de sa rapacité, a été incapable de s’unir pour garder directement le pouvoir mais tous les pouvoirs issus de l’armée ou de la petite bourgeoisie ont été globalement à son service. Et il est impossible à l’armée, à l’église, à la petite bourgeoisie et ses politiciens ou notables d’être indépendants des intérêts de la grande bourgeoise haïtienne comme étrangère. Avec les politiciens, les notables, les intellectuels, les responsables religieux ou associatifs, des petits potentats locaux, des cadres militaires, bien des gens issus de la petite bourgeoisie ont fait mine d’ouvrir une perspective pour l’ensemble du peuple haïtien mais le "peuple" est divisé en classes et c’est le prolétariat qui a une vraie perspective à offrir...

On ne vous a pas montré Port-au-Prince comme cela :

Voilà des images d’Haïti comme on n’en montre plus... parce qu’elles dévoilent une autre facette de la réalité d’Haïti qui existe toujours, malgré le séisme, c’est-à-dire la classe bourgeoise...

Mais il n’y a pas que des palaces ou des lieux de vacances de luxe, voici une petite maison à Pétionville

Rouler en Porsche à Port-au-Prince

Il existe de très belles maisons de style Gingerbread (pain d’épices) à Port au Prince.

De belles demeures...

Ce n’est pas ici que règne l’insécurité...

Concours du patron haïtien de l’année

Une grande bourgeoisie qui ne meurt pas de faim...

Quelques uns des vampires d’Haïti

Voici un reportage :

"Les riches Haïtiens n’ont pas senti passer le séisme Les rayons sont bien remplis au Star Meket de Port-au-Prince.

Les rayons sont bien remplis au Star Meket de Port-au-Prince.

Ils continuent à boire de l’eau de source française et mangent du camembert de Normandie : pour les Haïtiens les plus fortunés, le séisme du 12 janvier et le chaos qui a suivi sont passés inaperçus.

Sur les hauteurs de Port-au-Prince, à Pétion-Ville, un chapelet de supérettes tenues par des Syriens courtise le chaland.

Les rayons sont garnis de produits introuvables ailleurs dans la capitale du pays le plus pauvre du continent américain. Les mets de luxe y côtoient... des revues qui prodiguent des recettes pour maigrir.

"Quand on vend de la nourriture, on ne va jamais mal. Les gens achètent toujours à manger", lance Moussa Aballa Nahra, 70 ans, propriétaire du Royal Market. La devanture de son magasin fait dans la simplicité. Mais à l’intérieur, on trouve tant des bonbons européens que des olives portugaises ou du vin chilien. Les prix affichent une santé américaine...

Cela fait presque 50 ans que M. Nahra est installé en Haïti. "En 1961, ce pays était un paradis, très agréable avec beaucoup de prospérité, d’espoir dans l’avenir", dit-il. Son épouse se tient à ses côtés. Elle aussi est originaire du port syrien de Tartous. Non sans fierté, elle explique que ses trois enfants son "tous haïtiens".

"Mon fils a épousé une Haïtienne", poursuit-elle. Mais, prévient Mme Nahra, "pas une noire, une mulâtre, très belle. Mes deux filles m’ont donné des petits Américains parce qu’elles sont allées dans ce pays afin que leurs enfants naissent à l’extérieur".

Mme Nahra, son mari et une bonne partie de leur clientèle font partie des 5% d’Haïtiens qui forment l’élite économique du pays.

Le 12 janvier, lorsque la terre a tremblé, dans leurs maisons perchées sur les collines qui surplombent la mer des Caraïbes, ils n’ont presque rien senti.

"Moi je ne suis là que pour le commerce", explique Joseph Hanna, 28 ans, un Vénézuélien arrivé en Haïti il y a trois ans, et qui travaille à l’Olympia Market.

"C’est tranquille ici. Les gens sont très gentils", dit-il. On trouve de tout dans l’Olympia Market, même de la nourriture pour chiens. Avoir un animal domestique en Haïti est peut-être le luxe ultime dans un pays dont l’histoire est jalonnée de crises, et où le séisme a mis à terre le peu d’infrastructures qui subsistait.

L’argent facilitant bien des choses, seuls les plus fortunés des Haïtiens ont pu se sauver, en jet privé ou par voie terrestre, après le tremblement de terre qui a tué au moins 217.000 de leurs compatriotes

"Heureusement que mes deux enfants étudient à Bordeaux", soupire Patricia Steed Attié, propriétaire du Papaye, un restaurant à la mode. Le cocktail qu’elle boit, la musique d’ambiance et la clientèle européenne feraient presque oublier qu’à seulement quelques kilomètres, plus d’un million de personnes vivent dans des abris provisoires.

"J’ai fermé près de trois semaines, mais j’ai décidé de rouvrir. Je pense que c’est un moyen de ne pas perdre espoir. Mes employés ont recommencé à travailler, c’est un moyen d’aider, de ne pas renoncer", dit Mme Steed Attié.

Même note d’optimisme dans la bouche de Moussa Aballa Nahra, le propriétaire syrien de Royal Market.

"Rien ne manque ici. Je n’ai pas de problèmes de sécurité et les affaires sont bonnes. Je n’ai jamais songé à quitter Haïti (...) mais maintenant je suis vieux. Mon rêve est d’aller en Syrie, le meilleur pays du monde. Je veux y mourir", lance-t-il."

Vue de l’hôtel Ibo Lelé, sur les hauteurs de Pétionville, avant la catastrophe

Banque du quartier riche de Pétionville : des 4X4 d’ONG internationales.

c’est dans le confort de Pétionville, dans les stationnements de ses banques, et non dans les misérables bidonvilles que se promènent les 4X4 des ONG et des réseaux d’information. L’argent qu’on donne aux ONG dans l’espoir qu’il nourrisse une famille sans toit servirait-il à fournir un train de vie somptueux à ces représentants étrangers ? Faut-il revoir cette pratique ? « Je ne dis pas qu’il faille éliminer les ONG », ajoute Patrick Elie. « Elles ont aussi leur rôle. Mais elles ne sont pas là pour remplacer l’État, l’éliminer ou le banaliser. Et c’est ce qui se passe depuis des années et c’est devenu encore plus dramatique avec la catastrophe. Cela n’est pas arrivé d’un jour à l’autre, ni par hasard.

La bourgeoisie exploite aussi le tourisme mais elle exploite surtout une main d’oeuvre bon marché... et elle exploite même les bidonvilles ! Déjà, en 1980, la classe bourgeoise était constituée de 2% de la population contrôlant 44% des richesses (chiffres officiels).

N’oublions pas la fraction de la bourgeoisie qui exploite le prolétariat haïtien en vivant de l’autre côté de l’île. L’exploitation des travailleurs d’Haïti se produit également à Saint Domingue : elle vaut l’esclavage. les Haïtiens y sont traités pis que du bétail et surexploités.

On peut lire : La plus riche colonie du monde qu’est Saint-Domingue est en réalité un « eldorado construit sur un volcan ». L’exploitation capitaliste de l’esclavage des noirs, la structure des classes sociales et les antagonismes de classes font de cette société un « grand containeur d’explosif » prêt à exploser à tout moment.

La bourgeoisie locale est formée d’éléments composites et disparates.

Ils sont les seuls exportateurs des denrées nationales : café, cacao, coton, pite, mangues, campêche etc... Ce sont de grands propriétaires fonciers. Ils maîtrisent le bord de mer aussi bien que toutes les avenues de l’économie nationale. Le groupe des mulâtres est en conflit perpétuel avec les libanais qui de leur côté concurrencent les immigrants d’origine européenne. Le sectarisme qui affecte la bourgeoisie haïtienne lui enlève tout pouvoir sur les autres groupes sociaux.

L’apartheid entre classes sociales est une réalité qui frappe : à Port-au-Prince, il y a les quartiers résidentiels et « la basse ville ».

Voici la basse ville :

Les pauvres subissent à la fois les bandits, les milices, les bandes armées, la police et les forces internationales

Ce sont les pauvres qui subissent l’insécurité mais les forces armées étrangères et de police ne défendent pas les pauvres !

Voici le témoignage d’un Haïtien :

"Cette bourgeoisie n’arrive même pas à arracher de l’occident ses concessions spéculatives : investissements intéressants pour l’économie, mise en place de certaines industries.

De plus, parce qu’elle est crispée dans ses intérêts immédiats, parce qu’elle ne voit pas plus loin que le bout de ses ongles. Cette Bourgeoisie est tout à fait médiocre dans ses réalisations aussi bien que dans sa pensée et tente de masquer cette médiocrité par des constructions prestigieuses à l’échelon individuel à Pétion Ville, Belle Vil, Vivi Michel et autres ainsi que par des voitures flambants neuves valant plus de 60 mille dollars USD, par des vacances en Europe et des weekends aux bords des plages.

Il n’y a rien de plus écœurant que de les voir, tôt le matin, descendre dans leurs entreprises situées autour des orgies de boue, de détritus et, retourner chez eux, dans l’après-midi, dans leur univers de confort et de luxe.

Nous admettons qu’à l’intérieur de leurs voitures climatisées ils ne peuvent pas prendre l’odeur infecte de certaines zones de la capitale, mais nous nous demandons : qu’est-ce qui peut bien les empêcher de voir la fresque dépravante et laide de la capitale ?

Le fait qu’elle soit bornée dans ses idéologies, et parce qu’elle est fermée sur elle-même, coupée du peuple, minée par son INCAPACITÉ CONGÉNITALE à penser à l’ensemble des problèmes en fonction de la totalité de la nation, la bourgeoisie haïtienne reste passive et continue à assumer son petit rôle de négociants et de gérants d’entreprises et d’industries familiales dans lesquelles elle exige des ouvriers, pour 85 gourdes par jour, un travail énorme au nom, bien sûr, de l’effort national.

Les bénéfices énormes qu’elle empoche, compte tenu du revenu national, ne sont pas réinvestis, tandis que, de leur coté, le prolétariat des villes, la masse des chômeurs, les petits artisans continuent à mourir de faim, le peuple stagne lamentablement dans une misère insupportable.

Elle s’en fout complètement et continue par tous les moyens, corruption comprise, à annexer à son profit la totalité des richesses du pays, enrichissement scandaleux, rapide et impitoyable.

On a une bourgeoisie en esprit, caractérisée par son petit nombre, sa concentration dans la capitale et ses ACTIVITÉS DE PETIT NÉGOCE, on ne trouve pas en son sein ni d’industriels, à proprement parler, ni de financiers.

Elle n’est pas orientée vers la production, l’invention, la construction et le travail, elle est entièrement canalisée vers des activités intermédiaires.

Être dans la combine, telle semble être sa vocation profonde. Certaines familles bourgeoises haïtiennes, en exemple, la famille Brandt avec Fritz et David (incarcérés pendant plus de deux mois pour fraude douanière), ne trouvent pas suffisants les bénéfices démesurés qu’elles ont soutirés de l’exploitation du peuple haïtien, se plongent à fond dans la corruption pour augmenter plus grandiosement le capital familial.

Peut-on imaginer le nombre de temps qu’elles ont à patauger dans ce circuit ? Peut-on compter le nombre de familles bourgeoises haïtiennes qui fonctionnent dans ce circuit de contre bande et de corruption pour amasser facilement l’argent de l’état en l’occurrence celui du peuple haïtien ? On n’en saura jamais !

Par son comportement, la Bourgeoisie haïtienne rappelle les MEMBRES D’UN GANG qui, après chaque Hold Up, partagent le butin entre les coéquipiers et leurs familles en préparant sagement la retraite.

Vilfredo Pareto dans « le traité de la sociologie Générale » a fait une distinction entre l’élite gouvernementale et l’élite non gouvernementale mais ce qu’il a appelé l’élite non gouvernementale n’en est pas moins que l’autre, une élite de pouvoir.

Notre bourgeoisie ne détient pas, certes, d’autorité politique, mais elle exerce un pouvoir sur d’autres secteurs, notamment dans le domaine économique ; elle exerce aussi une influence considérable sur les décisions que prennent nos dirigeants, sans toutefois, détenir de postes d’autorité et sans avoir de pouvoir reconnu, décrivant son attitude, depuis plus d’un siècle, à pratiquer une politique de doublure.

C’est à la fois la misère du peuple et l’enrichissement désordonné de la caste bourgeoise, son mépris étalé pour le reste de la nation qui durcisse nos réflexions et nos attitudes.

Aujourd’hui, par craintes ou pour bénéficier de leurs faveurs, certains ont tendance à cautionner l’entreprise de cette caste et ferment les yeux sur leur insolence, leur incapacité, leur ignorance, leur médiocrité et leur immoralité foncière. Tandis que dans le pays la plus grande misère continue à côtoyer la plus grande richesse.

Cette dernière consiste pour cette BOURGEOISIE RAPACE une sorte de carapace qui l’empêche de voir le calvaire et la souffrance qui l’entoure. Mais, par-dessus tout ON GARDE L’ESPOIR ; l’espoir que cette dite bourgeoisie se justifie, l’espoir qu’un jour, elle contribue par sa puissance économique à édifier une nation au lendemain meilleur, à créer des conditions de développement d’un prolétariat important, à industrialiser l’agriculture, à réaliser des investissements importants pour une croissance continue, un développement durable, et rendre possible enfin, une authentique culture nationale.

La Mafia Haitienne

Max Chauvet, Franck Helmcke, Adrien Castera Fils, Jean-Pierre Blanchard, F. Carl Braun, Bertrand Buteau, Edouard Baussan, Thierry Gardère, Serge Dévieux."

Voici un autre témoignage :

"D’un côté on retrouve les mulâtres et les grands propriétaires terriens qui monopolisent toutes les richesses du pays et qui constituent la trame de la bourgeoisie haïtienne. De l’autre côté, les masses noires qui représentent les 4/5 de la population ont la portion congrue. Au fil des ans le profil de la société haitienne s’est modelé avec l’arrivée des immigrants d’origine libanaise, syrienne, allemande, italienne etc. Ils arrivent toujours avec les mains vides trainant leurs étals de galerie en galerie. En un temps record ils maitrisent le secteur commercial et industriel et s’intègrent rapidement dans la classe bourgeoise traditionnelle sans aucun lien avec le monde rural. D’ailleurs leurs noms indiquent clairement leurs origines étrangères et leurs comportements trahissent toute volonté d’aboutir à un développement économique national. Ils se contentent des profits réalisés sur la vente de leurs marchandises dont le prix de vente dépasse 2 ou 3 fois le prix CIF. Ainsi nous pouvons saisir tout le secret de leurs réussites faciles. Comme industriels ils se contentent de se lancer dans la sous-traitance. Ils prennent des contrats ou des sous-contrats des multinationales. Ils font crever nos ouvriers pour un salaire tuberculeux qui est 4 à 5 fois inférieur au salaire prévu dans le compte d’exploitation. Le cri de détresse récemment de l’ambassadeur James Foley qui réclame 20 dollars par jour au lieu de 4 pour nos ouvriers est vraiment édifiant. Les industriels haitiens ne mettent pas à profit nos dotations en facteurs de production afin d’assurer la croissance économique du pays par le biais de la production nationale. Ils se contentent seulement de leurs marges bénéficiaires tirés surtout de l’exploitation éhontée de nos forces de travail."

PROLÉTAIRES D’HAITI

dans les champs

pour Saint-Domingue

à Haîti ou dans l’immigration

De même qu’il y a une classe bourgeoise, il y a aussi un prolétariat et pas seulement "des pauvres". Le monde n’a pas besoin de se pencher avec commisération sur les "malheureux haïtiens". Ces malheureux font peur aux classes capitalistes du monde !

Ce prolétariat ne représente certes que 15% de la population (avant le séisme) mais il est le centre d’une activité politique et sociale déterminante et est concentré dans la capitale Port-au-Prince...

Les entreprises de sous-traitance endommagées par le passage du séisme sont rares. C’est pourquoi moins de deux semaines après, les usines ont progressivement redémarré le travail en vue d’exécuter les commandes en souffrance. La reprise a été pénible. Les patrons, faisant semblant d’ignorer ce que les travailleurs venaient de vivre, les ont astreints à des cadences infernales pour compenser les nombreux ouvriers absents, parce que certains s’étaient rendus en province après le séisme et que d’autres étaient blessés ou morts.

Mais les patrons en profitent pour chercher à obtenir des millions sous prétexte qu’ils auraient enregistré beaucoup de pertes. Certains d’entre eux comme Apaid ont reçu de l’alimentaire pour les travailleurs, mais ces derniers n’ont rien reçu.

Voici un témoignage datant de 2009 :

"Ils sont très peu nombreux ceux qui connaissent la réalité des conditions de travail des ouvriers dans les usines, spécialement dans celles de la sous-traitance sur la zone industrielle à Port-au-Prince. Pour diverses raisons, cette catégorie de travailleurs n’a jamais eu l’attention d’aucune frange de la société, pas même des organisations dites de gauche qui les ignoraient sous prétexte que la classe ouvrière n’existe pas, ou qu’elle est en infériorité numérique par rapport à la paysannerie. D’autres avancent qu’elle ne serait pas capable de tenir tête à la bourgeoisie et à ses supplétifs au pouvoir, et patati et patata. De fait, ces travailleurs constituent une chair à canon docile pour les patrons qui sucent leur sang autant que faire se peut pour faire fructifier leurs capitaux. Issus pour la grande majorité de la paysannerie, en absence de toute tradition d’organisation, ces travailleurs meurent comme des chiens dans l’indifférence générale après avoir passé le plus clair de leur temps à trimer dans les factories.

Le débat sur le projet de loi de Steeven Benoit sur l’ajustement du salaire minimum à 200 gourdes au Parlement, surtout le soutien des étudiants de l’Université d’État d’Haïti à ce projet de loi, a eu pour mérite de mettre au premier plan de l’actualité les conditions de travail et de vie des travailleurs dans les usines et dans leurs quartiers. Mais ceux qu’on entend à longueur de journée dans la presse, ce ne sont malheureusement pas les travailleurs, mais plutôt les patrons qui viennent déblatérer au Palais national, au Parlement contre ce projet de loi en brandissant la menace de fermer leurs usines et en licenciant les travailleurs. C’est le président de la République qui n’a jamais été autant éloquent dans la défense des points de vue des patrons, ce sont des journalistes, des économistes qui s’en prennent au jusqu’au-boutisme de certains députés qui veulent anéantir l’économie du pays en s’accrochant à ce projet de loi, ne cessent-ils de ressasser.

Ceux qui, par humanité, comme les étudiants, quelques parlementaires, soutiennent le projet de loi de Steeven, ignorent que seules la mobilisation, l’organisation et la prise de conscience des travailleurs eux-mêmes peuvent contraindre les patrons à lâcher du lest. Alors que les étudiants manifestent dans les rues leur soutien aux travailleurs, les patrons, jouissant d’un calme plat dans les usines, continuent de débiter des tonnes de mensonges dans les médias, de faire planer le spectre d’une débâcle complète de l’économie si les parlementaires ne se ressaisissent pas, s’ils ne reviennent pas sur leur décision de porter le salaire minimum à 200 gourdes par jour."

On peut lire aussi :

"La situation des travailleurs sur la zone industrielle rappelle par bien des aspects celle que vivent les Haïtiens dans les bateys de Saint-Domingue ; la seule différence est que cela se passe chez eux, dans leur propre pays. Il n’est pas inutile de souligner que les travailleurs des bateys touchent depuis 2008, 108 gourdes par jour contre 70 gourdes en Haïti.

Sur la zone industrielle une journée de travail dure en moyenne 11 heures. Sous prétexte d’effectuer des quotas de travail dont le prix dépasse à peine celui du salaire minimum, les ouvriers ne quittent les usines que vers 6 heures du soir alors que la journée a débuté à 6 heures du matin. Parfois, quand les patrons ont une commande urgente à exécuter, c’est manu militari que les ouvriers sont contraints de rester jusqu’à 10 heures du soir sans que le patron se donne la peine de trouver un transport pour les emmener chez eux. Au mois de décembre 2008, des ouvriers de InterAmerican Taylor, propriété de la famille Apaid, ont été relâchés à 2 heures du matin. Un ouvrier parmi eux, qui rentrait chez lui à pied, a été lynché par des riverains d’un quartier qui l’ont pris pour un voleur même après avoir exhibé son badge de travail. Plusieurs ouvrières ont été violées cette même nuit.

Les ouvriers n’ont pas le droit de s’organiser. Pour les patrons, ils sont des bêtes de somme, seule compte leur force de travail. Tous ceux parmi les travailleurs qui se montrent éveillés, qui donnent l’impression qu’ils peuvent avoir une influence parmi leurs camarades, sont systématiquement révoqués. Il est formellement interdit à un ouvrier de lire les bulletins qui s’adressent à eux dans les usines. C’est une raison plus que suffisante pour se faire révoquer sans indemnités. Les patrons créent une ambiance à la délation, de suspicion permanente, de division pour décourager toute idée d’organisation.

Il n’y a pas de réfectoire, les ouvriers en général prennent leur « chen janbe » devant leurs usines respectives dans un environnement macabre fait de poussière, de boue, d’eaux stagnantes, fatras, etc. Il n’est pas rare que certains d’entre eux se fassent renverser par les voitures des patrons qui font peu de cas de la présence des travailleurs sur le bord de la rue.

À l’intérieur de l’usine, les toilettes, quand il en existe, sont dans un piteux état. Il n’y a souvent pas d’eau pour chasser les bols, pas de papier. Les travailleurs utilisent souvent des rejets de tissus faute de papier ; les ouvrières y ont constamment recours également quand elles ont leurs menstruations pendant la journée. Il n’y a pas longtemps qu’une grosse compagnie comme Brasserie Nationale a confectionné des toilettes pour les travailleurs, qui faisaient leur besoins par terre aux abords d’un ravin.

Il n’y a pas de congé annuel, les patrons du secteur de la sous-traitance accordent quelques jours de repos aux travailleurs à la fin du mois de décembre de chaque année ; ces derniers sont sommés de travailler pendant tous les jours fériés y compris les dimanches quand la direction l’exige.

Il n’y a pas d’infirmerie dans les usines. Au parc Sonapi, dans les usines de Richard Coles notamment, quand un ouvrier a un problème, on le sort tranquillement dans la rue pour mourir.

Il n’y a pas de sécurité d’emploi. Les patrons font ce qu’ils veulent. Ils embauchent, ils révoquent comme bon leur semble au gré de leurs intérêts dans les usines.

Il faut ajouter à ce sombre tableau les tracasseries journalières, le mépris des petits chefs, les basses manoeuvres pour extorquer quelques gourdes sur le maigre salaire de l’ouvrier, le harcèlement des petits chefs sur les ouvrières, etc.

Cette exploitation éhontée se passe à Port-au-Prince dans les usines que les ouvriers appellent à juste raison des camps de la mort.

Où est le président de la République, René Préval, où sont passés les économistes qui vocifèrent que les 200 gourdes vont détruire le pays, les notables de la société civile qui jugent trop élevé le salaire de 200 gourdes pour les travailleurs ? Au mieux, ils font semblant de pas voir, de ne pas entendre même quand l’exploitation se passe sous leurs yeux mais au final ils se rangent tous du côté des patrons, des riches car, eux aussi, ils vivent de l’exploitation des travailleurs.

Les travailleurs et les masses pauvres en général doivent apprendre à ne compter que sur leur force d’organisation dans le combat qui les oppose aux classes possédantes."

Vive la révolte prolétarienne, seul espoir du peuple travailleur d’Haïti !

La classe prolétarienne a bien d’autres perspectives que les velléités humanitaires (parfois) et les illusions toujours impuissantes de ses politiciens, de ses notables, de ses chefs locaux ou religieux et autres dirigeants autoproclamés de la petite bourgeoisie.

La petite bourgeoisie, même "radicale", est à la remorque de la grande qui n’est que la bourgeoisie compradore du monde impérialiste.

Le prolétariat n’est nullement lié par des intérêts ni par des liens sociaux et humains avec la bourgeoisie ni haïtienne ni mondiale. Il n’a aucune raison de ménager le système d’exploitation.

La Voix des travailleurs - OTR :

"LE BUT DU PROLÉTARIAT

Remplacer la société capitaliste actuelle, fondée sur l’exploitation et l’inégalité, par une nouvelle organisation de la société dans laquelle il ne doit plus y avoir ni riches, ni pauvres ; dans laquelle tout le monde peut et doit travailler et dans laquelle le fruit du travail de tous n’est pas accaparé par une poignée de riches, mais est partagé entre tous dans l’égalité et la fraternité, afin que chacun puisse manger à sa faim, se loger, se vêtir, se soigner correctement, et que tous aient droit à l’éducation, à la culture, à la dignité et au respect des autres.

CE QU’IL FAUT CHANGER POUR Y PARVENIR

Les principales richesses de ce pays, et les principaux moyens pour les produire, une grande partie des meilleures terres, les factories, les banques, les grands magasins, les grandes entreprises d’importation - légales ou en contrebande - de marchandises, appartiennent à une poignée d’hommes très riches. Cette poignée d’hommes très riches, haïtiens ou étrangers, qui s’approprient pour eux-mêmes les richesses qui sont pourtant créées par le labeur et la collaboration de centaines de milliers d’hommes et de femmes qui, eux, restent toujours pauvres : ouvriers des factories, employés des banques et des commerces, ouvriers agricoles et métayers des campagnes. Malgré la pauvreté du pays, cette poignée de riches s’enrichit sans cesse. La richesse de certains d’entre eux vient de ce qu’ils voient aux paysans pauvres une partie des fruits de leur labeur. La richesse de la plupart vient de ce qu’ils payent très bas la force de travail de leurs ouvriers ou de leurs employés, alors que c’est cette farce de travail honteusement mal payée qui leur permet de fabriquer des biens qu’ils vendent très cher ; de fournir des services ou de faire des affaires qui leur rapportent très gros. Les capitalistes prétendent que ce sont eux qui font vivre ceux à qui ils donnent du travail. Mais en réalité, c’est tout le contraire c’est le travail de leurs ouvriers qui non seulement les fait vivre et luxueusement, mais qui leur procure encore le pouvoir de s’acheter la force de travail de nouveaux ouvriers_ L’argent que cette poignée de bourgeois capitalistes et de grandons amasse en maintenant les ouvriers dans la misère et les pauvres des campagnes au bord de la famine, ne sert même pas à développer le pays. Il est gaspillé en dépenses de luxe ; il est utilisé à corrompre les hauts fonctionnaires, les officiers, les responsables politiques qui les protègent ; il est enfin déposé en sûreté dans les banques des Etats-Unis, de France, d’Allemagne ou de Suisse. Même l’argent accumulé en exploitant durement les travailleurs d’Haïti n’est investi ici qu’en partie et seulement là où il permet des profits faciles et pas là où ce serait nécessaire à la population. Il en résulte que la majorité des ouvriers, comme d’ailleurs une bonne partie des travailleurs intellectuels, est condamnée au chômage, permanent ou occasionnel. Tant que se perpétue la mainmise de cette poignée de riches sur les terres, les banques et les factories, la classe des travailleurs ne peut espérer une vie meilleure. Voila pourquoi, la seule issue pour la classe des prolétaires c’est de bouleverser de fond en comble l’organisation de la société, c’est-à-dire :

mettre les terres accaparées par les grandons ou les capitalistes des villes à la disposition de ceux qui les cultivent. enlever à la poignée de riches industriels, de marchands et de banquiers la propriété des factories, des stocks de marchandises, et des capitaux, pour remettre tout cela au peuple des travailleurs. Ce ne seront plus alors les riches vivant du travail des autres qui disposeront des biens qui résultent du travail des ouvriers, mais les ouvriers eux-mêmes. organiser la production non pas en fonction du profit ou de la fantaisie des capitalistes - on produit des balles de baseball alors qu’il y a des enfants qui meurent de faim- mais pour satisfaire en priorité les besoins vitaux de la population. (Eau et nourriture pour tous ; logement décent pour chacun ; éducation pour chaque enfant.)

DE QUELS MOYENS DISPOSE LA CLASSE DES PROLETAIRES POUR PARVENIR A SES BUTS ?

Le prolétariat ne peut compter que sur ses propres forces pour se libérer. Les ouvriers savent d’expérience que pour obtenir une augmentation des salaires, ou même seulement pour se faire respecter de leur patron et des chefs, il leur faut déclencher des grèves, faire des manifestations, mener des actions de toutes sortes pour que leurs revendications soient prises en compte. Tout le monde sait aussi que pour obtenir le départ de Duvalier, il a fallu des manifestations, des luttes, le courage d’affronter les fusils du dictateur. Les luttes que mènent déjà les ouvriers pour limiter les effets de l’exploitation et pour reprendre aux patrons capitalistes une petite partie de ce qu’ils volent aux travailleurs, deviendront de plus en plus larges grâce à la solidarité qui naît et grandit en ce moment même dans la classe ouvrière. Mais elles sont encore insuffisantes pour permettre au prolétariat d’arracher aux patrons capitalistes et aux grandons le pouvoir politique et le contrôle de l’économie. La bourgeoisie défendra de toutes ses forces ses richesses et le droit d’exploiter les ouvriers. Pour se défendre, les riches pourront compter sur le gouvernement, sur l’administration, sur le haut commandement de l’armée qui sont tous entre leurs mains. Les prolétaires ont cependant pour eux leur nombre, leur concentration dans la capitale et dans les grandes villes, et le fait que c’est leur travail qui fait fonctionner l’économie. Mais il faut qu’ils prennent conscience de la communauté de leurs intérêts, d’une entreprise à l’autre, d’un bout à l’autre du pays. Il faut qu’ils unissent leurs forces, et unissent autour d’eux la force de tous les pauvres des villes comme des campagnes. Il faut qu’ils se préparent à une lutte longue et décidée. Malgré toutes les difficultés de la lutte, ils seront alors invincibles, car la classe des prolétaires, si elle mène une politique juste, a la capacité de prendre la tête de tous les pauvres de ce pays, y compris de la masse des paysans pauvres. Les classes, pauvres qui ont intérêt à une transformation radicale de la situation constituent ensemble l’immense majorité de ce pays, face à des riches possédants qui ne sont qu’une petite minorité."

La suite

33 Messages de forum

  • Classes sociales en Haïti 22 novembre 2010 08:05, par ayiti

    Se pa selman boujwa Apaid ou lot zot gran bouwa , podyab K Plim politisyen dèryè manman ki responsab kèlke swa pwoblèm nou ou desant o zanfè nou . Gen pi move volè, ti polisyen ti nèg sa Jafrikayiti rele depi nan Ginen nèg renmen nèg. Adyero ki kote sa pou sèten nan mitan nou

    Genyen koken ti nèg, gwo dyol, ti zorèy anraje ki osi bon volo, magouyè, sanzave ki te bannou kidnapè,volo, espesyalis operasyon Bagdag ki te deklanche vye vyolans sayo an 2004.

    San bliye bann ti vyolan, malpouwont, move zannimo feros, ki te nan mitan ti pèp la. Ki se pitit ti pèp la, ki leve, pran nesans Foutoron, la Salinn, Site Soley, nan Belè,Matisan sou Potay Leyogann, Sen Jozef ki pral lese yo manipile , mennen pa move politisyen ki gen objèktif pèsonèl yo .

    Yo patou nan tout nan tout rakwen peyi a ki te soti nan Jereremi nan vil Ti Gwav, nan sen Mak, pase Gonayiv nan Raboto mennen nan Okap pase pran Site Lesko pou bout Milo.

    Politisyen bannocho, gwo djol, ti zorèy, machwè ron, machwè long. Ti politisyen tèt bika, tèt rasta, tèt chov, tèt kale, tèt grenn manipile ti nèg pou fè tenten, fè lese frape , divize yo, rann yo anraje nann voye kalot, kout pye, byen ame yo ak zam fannfwa, simaye la terè patou.

    Ke nan kan katye pèp ou sayo rele boujwa yo mete la terè patou.Yap pale de TI BOUJWA KE YO RELE PATRIPOCH SWA POLITISYEN MAGOUYÈ. Sayo se ti detay, ti koze devan VRÈ PAPA LOBÈY KI CHITA BYEN TRANKIL A LETRANJE OU BYEN KALM NAN PEYI A KAP MENNEN OPERASYON DESTABILIZASYON.

    Adyero vrè mèt teren, vrè papa lobèy , vrè responsab, vyolans ak lese frape yo pa gen non ni signati. Yap frape dan lonb tankou move teroris kap simaye la terè, lanmo , kidnaping kretyen vivan , mete dife nan mache piblik ti machann enfomè, , touye ti kanbiz o sèvis gwo zouzounn yap dekriye yo, eliminen sistematikman ti polisye ki vle pwoteje ak sèvi, kidnape ti lezanj, pitit moun odinè pou fè chou gra yo.

    Se mete tèt an plas, se byen sible ti politisyen odinè ou sayo rele boujwa . Men sible vrè voryen ki byen kache, ki ame, mete zann fwa nan men tout zannimo feros yo pèdi yo kontrol ki lage patou kap kreye nwizans, kap simaye la tèrè o pwen ke ti fos polis an rekonstriksyon an pa gen bon repondong.

    Se yon fos lagè de represyon etranje kap mennen operasyon sou tè Desssalinn pou mentni sanzave ak malpouwont kap mentni la troublay. Moun konsyan, byen ekilibre pa dwe janm bliye sa .

    Répondre à ce message

  • Classes sociales en Haïti 22 novembre 2010 08:07, par eugene

    La bourgeoisie haitienne ,si on peut l’appeler par ce nom ,controle le pouvoir politique ,meme quand elle n’occupe pas les fonctions electives,car nos dirigeants sont pour la plupart des debiteurs de cette bourgeoisie:Qu’il s’agit de Francois Duvalier ou d’Aristide.Meme durant le regne de Duvalier ou il avait voulu creer une bourgeoisie nationale ;ce ne fut qu’un rève car les haitiens en géneral ne sont pas des entrepreneurs ni des commercants,pourtant ce sont les commercants etrangers qui courent dans les plus belles voitures et batissent les plus belles maisons.

    Comme vous le dites rares sont les millionnaires haitiens qui ont investi dans la production nationale ;ils prefèrent plutot jouir de leurs benefices au lieu d’augmenter les moyens de production du pays. Alors comment blamer seulement la bourgeoisie sans mepriser cette elite noire parasite qui prefère se quereller perpetuellement pour le pouvoir politique sans comprendre que ce pouvoir ne peut rien faire sans le controle de l’economie.C’est la raison de l’echec de tous les gouvernements populaires:malgre leur bonne volonté yo mare tankou krab.

    Répondre à ce message

  • Classes sociales en Haïti 22 novembre 2010 08:44, par jacques

    La bourgeoisie Haitienne fait de l’etat Haitien un etat dependent de l’etat Americain et de la diaspora Haitienne aussi.

    Elle ne veut pas creer du travail en Haiti pour rompre avec ce circuit de dependence.

    La bourgeoisie Haitienne veut seulement s’enrichir via easy money en provenance des maisons de transfert d’argent et de nouriture en provenance de l’etranger.

    Le peuple Haitien renonce au travail et meme quand quelqu’un de l’etranger propose aux membres de sa famille de creer un petit projet ce pour rompre avec la dependence, ces gens lui opposent et et ils lui disent que les gangs criminels organises et finances par la bourgeoisie viendront les attaquer et ils peuvent meme perdre leur vie. Nous avons une bourgeoisie qui seme la terreur en Haiti et qui fait peur a tous d’investir en Haiti.

    Cette bourgeoisie finance des projets a des taux d’interets tres eleves de 35 a 45% et ces prets ne favorisent en aucun cas des projets de developments economiques.

    La bourgeoisie Haitienne se plaint de l’insecurite en Haiti et c’est la bourgeoisie meme qui finance toutes les bandes armees en Haiti pour servir leurs causes.

    L’insecurite est bonne pour eux et cela tient a distance les investisseurs etrangers et cette bougeoisie est devenue maitre de terrain en controlant tout. L’insecurite et le kidnapping des membres de la diaspora empechent a ces derniers de venir investir aussi en Haiti.Pour faire croire au peuple Haitien qu’elle ne fasse pas partie de ces gangs criminalises, la bourgeoisie fait kidnapper des fois des membres de leurs familles pour justifier leurs actions louches en Haiti.

    La bourgeoisie Haitienne circule dans des voitures hautement blindees dotees de vitres fumantes qui coutent a l’etat Haitien beaucoup d’argent.

    La bourgeoisie Haitienne fait de l’etat Haitien un etat en guerre avec lui meme et elle empeche au corps policier de faire leur travail.

    La bourgeoisie Haitienne est responsable du malheur Haitien et elle fait tout pour proteger leurs interets et leur systeme oligarchique en Haiti...

    Pour en sortir, les Haitiens doivent se debarraser de cette bourgeoisie corrompue qui seme la peur contre les investisseurs etrangers et les Haitiens de la Diaspora en provenance des Etats Unis. Les Americains les traitent d’ignorants et d’elites repugnantes et ils ont raison.

    Répondre à ce message

  • Classes sociales en Haïti 22 novembre 2010 08:49, par anar

    La bourgeoisie haïtienne, consciente des enjeux de la sordide compétition, déclarait à qui voulait l’entendre que : « l’avantage comparatif du ‘pays’ - entendons : ses propres ‘avantages’ - c’est notre main d’œuvre à bon marché » ! Cette phrase qui semble anodine, cache cependant des conséquences désastreuses pour les travailleurs ‘à bon marché’ de ces avides capitalistes et pour les peuples en entier. Tout d’abord, cela signifie clairement et directement un salaire nominal de misère, le plus bas possible ; ensuite, que sa valeur réelle devrait être toujours à la baisse (d’où la flambée inflationniste des prix des produits de première nécessité, d’où la dévaluation en chute libre de la monnaie locale - les bourgeois touchent les commandes de sous-traitance en dollars et paient en monnaie locale -) ; mais encore, que, pour garantir ces salaires de misère, il faut, d’abord, une répression anti syndicale féroce et permanente, tant légale (Ministères des Affaires Sociales et de la Justice) que policière (la police nationale, l’armée, les ‘attachés’ ou paramilitaires de toutes sortes qui traquent les ouvriers combatifs jusque chez eux) ; mais encore … une misère généralisée de la population dans son entier, pour que n’importe qui, à ce niveau, puisse, n’importe quand, accepter, quémander même, ces salaires de misère. Les différents gouvernements populistes se sont montrés clairs et précis dans ce domaine, jouant le jeu à fond, pendant qu’ils chantaient les refrains de la cause populaire, sans jamais donner satisfaction réelle à aucune revendication profonde, sans jamais trancher, dans tous les conflits possibles, en faveur des travailleurs. Avides qu’ils étaient tous d’accumuler au sein de l’État, tout en se rapprochant inévitablement de cette bourgeoisie qu’ils ne faisaient en fait que servir et dont ils contribuaient allègrement à en organiser le principal projet : préparer et garantir l’exploitation maximum dans les zones franches à construire.

    Répondre à ce message

    • Classes sociales en Haïti 22 novembre 2010 14:06, par MOSHE

      On aurait tendance, de loin, à croire qu’il n’y a que des pauvres en Haïti. Quelle erreur ! Il y a une bourgeoisie et même une grande bourgeoisie... Et même les inégalités sociales sont plus criantes en Haïti qu’ailleurs entre une bourgeoisie qui vit dans le luxe et des bidonvilles d’une misère record

      Répondre à ce message

  • Classes sociales en Haïti 22 novembre 2010 16:13, par Lyonel

    "En Occident, il se dit que la lutte de classes n’existe plus. Venez en Haïti et vous verrez comment elle éclate au grand jour ". Entretien du romancier et poète Lyonel Trouillot, réalisé par Cathy Ceïbe pour le dossier Huma sur Haïti, du 4 février

    Répondre à ce message

  • Classes sociales en Haïti 28 novembre 2010 09:53, par Vertus Saint Louis

    Les classes dirigeantes haïtiennes ne pouvaient avoir d’autres ambitions et prendre d’autres initiatives. Pour les raisons suivantes. Il leur faudrait penser la colonie comme une unité dans une mécanique mondiale non seulement politique et militaire mais aussi économique, culturelle et scientifique. Elles continuent aujourd’hui encore à penser le pouvoir comme l’exercice d’un despotisme sur la population locale en vue de s’assurer le contrôle de la caisse publique. N’ayant aucune solidarité avec la grande masse de la population, elles ont plutôt tendance à rechercher l’appui des puissances étrangères en vue de se procurer les moyens d’en imposer à leurs adversaires politiques indigènes et à la population haïtienne. Elles ont fait un choix : à elles la politique pour devenir chefs, aux étrangers d’organiser pour elles la technique la science et l’économie.

    Répondre à ce message

  • Classes sociales en Haïti 28 novembre 2010 21:30, par eugene

    En 2006, un programme piloté depuis Washington, le CBI, Caribbean Bassin Initiative, préconise comme modèle de développement pour Haïti, qu’elle devienne une source de main d’oeuvre bon marché. C’est d’ailleurs cet aspect que les élites haïtiennes mettent en avant pour attirer les investisseurs étrangers. Ainsi dans le livre blanc de la bourgeoisie, ouvrage où la-dite bourgeoisie dresse un état des lieux et fait des propositions pour la société haïtienne, elle se félicite haut et fort de l’attractivité que constituent les bas revenus en Haïti. Le salaire minimum y est aujourd’hui de 70 gourdes par jour, soit entre 1,10 et 1,25 € en fonction des fluctuations de la monnaie nationale. A titre de comparaison, en France, le salaire minimum est de 8,70 €, non pas du jour mais de l’heure ! Qui plus est, d’après Didier Dominique, ce salaire minimum, qui ne permet évidemment pas de vivre dignement, est loin d’être toujours respecté, en particulier dans le domaine agricole...

    Répondre à ce message

  • Classes sociales en Haïti 29 novembre 2010 18:41, par eugene

    Le point de vue des affairistes sur haïti :

    voir ici

    Répondre à ce message

    • Classes sociales en Haïti 30 novembre 2010 17:49, par MAx

      Très intéressantes toutes ces infos sur les richesses potentielles et rélles en Haiti.
      On comprend bien mieux pourquoi l’impérialisme veut faire un exemple en mattant la classe ouvrière révoltée et révolutionnaire .
      Le mouvement sur le niveau de vie et des salaires 200gourdes en 2009
      La lutte contre les dictatures bourgeoises franco américaine haitienne dans les années 80 et celle contre l’ONU et la Minustah depuis.
      La guerre contre les esclavagistes avec Toussain Louverture depuis plusieurs siècle.

      Répondre à ce message

  • Classes sociales en Haïti 29 novembre 2010 19:41, par Placius Jean Alexis

    Dans bien de pays, la notion d’élite économique est souvent employée d’une manière pratique, déterminant la Bourgeoisie comme étant l’une des principales bases sur laquelle repose la structure économique. Elle contribue à l’action historique par son poids dans l’ensemble du processus de prise de décisions et dans les actions économiques à l’intérieur de leur société.

    Mais en Haïti, l’image de la modernité bourgeoise que reflètent les pays développés est quelque peu illusoire. La bourgeoisie telle qu’elle s’est développée dans ces pays a pu, tout en renforçant sa propre puissance, élaborer une idéologie. Contrairement à la notre, c’est une bourgeoise dynamique, instruite qui a réussi pleinement son entreprise d’accumulation de capital et a donné à leur nation un minimum de prospérité.

    Sur ce point, il est normal de dire qu’en Haïti il n’existe pas de véritable bourgeoisie, mais plutôt une sorte de petite caste aux dents longues, avide et vorace, dominée par l’esprit unique de profit venant de leur petit commerce. Le jour où un gouvernement s’arroge le droit d’exiger d’elle de payer des taxes - le jour où leurs intérêts mesquins sont menacés, ne soyez pas étonné si vous voyez ces bourgeois dans les rues de Port au Prince, au milieu de quelques manifestants naïfs, brandissant énergiquement leurs pancartes avec des slogans on ne peut plus nationalistes pour demander le départ de ce dit gouvernement. Ils seront prêts à vous proposer des réformes de tout genre, et même un contrat dit Social dans le but de feindre de faire quelque chose de bien ou de sérieux.

    En fait, où est donc passé le fameux « Groupe 184 » avec son contrat social décrivant ses prétentions de vouloir : refonder la société, bâtir un nouvel état, combattre la discrimination et l’exclusion, développer le pays, lutter contre la misère, sauvegarder l’environnement, définir d’autres repères pour Haïti, démocratiser le savoir et combattre l’ignorance ?

    Toutes ces idées se sont volatilisées, une fois que les technocrates ont pris le pouvoir après le départ de Jean Bertrand Aristide et leur ont donné tout ce qu’ils désiraient ; une fois la course au pouvoir terminée, André Apaid Junior et ses acolytes (Charles H. Baker, André J. Lafontant, Yannick Lahence ect.) enlèvent tous leurs pions sur l’échiquier politique et social du pays.

    De là, on peut se demander : A quoi sert cette bourgeoisie ? La phase bourgeoise dans l’histoire d’Haïti n’est-elle pas une phase inutile ? Avec elle, Depuis plus d’un demi-siècle il n’y a jamais eu une vraie croissance économique durable, à chaque fois il faut tout reprendre et repartir à zéro.

    L’économie nationale est aujourd’hui, littéralement dirigée ; le budget est alimenté à plus de 60% par des prêts et des dons provenant de la coopération externe. Cette bourgeoisie n’arrive même pas à arracher de l’occident ses concessions spéculatives : investissements intéressants pour l’économie, mise en place de certaines industries.

    De plus parce qu’elle est crispée dans ses intérêts immédiats, parce qu’elle ne voit pas plus loin que le bout de ses ongles, elle se révèle incapable d’édifier la nation sur des bases économiques solides et fécondes. Cette Bourgeoisie est tout à fait médiocre dans ses réalisations aussi bien que dans sa pensée et tente de masquer cette médiocrité par des constructions prestigieuses à l’échelon individuel à Pétion Ville, Belle Vil, Vivi Michel et autres ainsi que par des voitures flambants neuves valant plus de 60 mille dollars usd, par des vacances en Europe et des week ends aux bords des plages.

    Il n’y a rien de plus écoeurant que de les voir, tôt le matin, (descendre) dans leurs entreprises situés autour des orgies de boue, de détritus et, retourner chez eux, dans l’après-midi, dans leur univers de confort et de luxe. Nous admettons qu’à l’intérieur de leurs voitures climatisées ils ne peuvent pas prendre l’odeur infecte de certaines zones de la capitale, mais nous nous demandons : qu’est ce qui peut bien les empêcher de voir la fresque dépravante et laide de la capitale ?

    Le fait qu’elle soit bornée dans ses idéologies, et parce qu’elle est fermée sur elle-même, coupée du peuple, minée par son INCAPACITÉ CONGÉNITALE à penser à l’ensemble des problèmes en fonction de la totalité de la nation, la bourgeoisie Haïtienne reste passive et continue à assumer son petit rôle de négociants et de gérants d’entreprises et d’industries familiales dans lesquelles elle exige des ouvriers, pour 85 gdes/jrs, un travail énorme au nom bien sur de l’effort national.

    Les bénéfices énormes qu’elle empoche, compte tenu du revenu national, ne sont pas réinvestis, tandis que de leur coté le prolétariat des villes, la masse des chômeurs, les petits artisans continuent à mourir de faim, le peuple stagne lamentablement dans une misère insupportable.

    Elle s’en fout complètement et continue par tous les moyens, corruption comprise, à annexer à son profit la totalité des richesses du pays, enrichissement scandaleux, rapide et impitoyable.

    On a une bourgeoisie en esprit, caractérisée par leur petit nombre, leur concentration dans la capitale et leurs ACTIVITÉS DE PETIT NÉGOCE, on ne trouve pas en son sein ni d’industriels, à proprement parler, ni de financiers.

    Elle n’est pas orientée vers la production, l’invention, la construction et le travail, elle est entièrement canalisée vers des activités intermédiaires. Etre dans la combine, telle semble être sa vocation profonde.

    Certaines familles bourgeoises haïtienne, en exemple, la famille Brandt avec Fritz et David (incarcérés depuis plus de deux mois pour fraude douanière), ne trouvent pas suffisants les bénéfices démesurés qu’elles ont soutirés de l’exploitation du peuple haïtien, se plongent à fond dans la corruption pour augmenter plus grandiosement le capital familial.

    Peut-on imaginer le nombre de temps qu’elles ont à patauger dans ce circuit ? Peut-on compter le nombre de famille bourgeoise haïtienne qui fonctionne dans ce circuit de contre bande et de corruption pour amasser facilement l’argent de l’état en l’occurrence celui de peuple haïtien ? On n’en saura jamais ! Par son comportement, la Bourgeoisie haïtienne rappelle les MEMBRES D’UN GANG qui, après chaque Hold Up, partagent le butin avec ses coéquipiers et leurs familles en préparant sagement la retraite.

    Vilfredo Pareto dans « le traité de la sociologie Générale » a fait une distinction entre l’élite gouvernementale et l’élite non gouvernementale mais ce qu’il a appelé l’élite non gouvernementale n’en est pas moins que l’autre une élite de pouvoir.

    Notre bourgeoisie ne détient pas, certes, d’autorité politique, mais elle exerce un pouvoir sur d’autres secteurs, notamment dans le domaine économique ; elle exerce aussi une influence considérable sur les décisions que prennent nos dirigeants, sans toutefois, détenir de postes d’autorité et sans avoir de pouvoir reconnu, décrivant son attitude, depuis plus d’un siècle, à pratiquer une politique de doublure.

    C’est à la fois la misère du peuple et l’enrichissement désordonné de la caste bourgeoise, son mépris étalé pour le reste de la nation qui durcisse nos réflexions et nos attitudes.

    Aujourd’hui, par craintes ou pour bénéficier de leurs faveurs certains ont tendance à cautionner l’entreprise de cette caste et ferment les yeux sur leur insolence, leur incapacité, leur ignorance, leur médiocrité et leur immoralité foncière. Tandis que dans le pays la plus grande misère continue à côtoyer la plus grande richesse.

    Cette dernière qui consiste pour cette BOURGEOISIE RAPACE une sorte de carapace qui l’empêche de voir le calvaire et la souffrance qui l’entoure. Mais, par-dessus tout ON GARDE L’ESPOIR ; l’espoir que cette dite bourgeoisie se justifie, l’espoir qu’un jour, elle contribue par sa puissance économique à édifier une nation au lendemain meilleur, à créer des conditions de développement d’un prolétariat important, à industrialiser l’agriculture, à réaliser des investissements importants pour une croissance continue, un développement durable, et rendre possible enfin, une authentique culture nationale.

    Répondre à ce message

    • Classes sociales en Haïti 29 novembre 2010 21:47, par MAx

      bonsoir,
      comment peux tu parler à la fois de "bourgeoisie rapacce" et non révolutionnaire, et à la fois "garder espoir" qu’elle contribue à partager quoi que se soit avec la classe ouvrière et la paysannerie qui sont les classes dangereuses surtout avec l’expérience en Haiti ?

      Pour développper une industrie et ainsi un prolétariat nombreux, la bourgeoisie révolutionnaire de 1789 avait un mur à abattre : celui de la monarchie et du régime féodale qui confisquait le pouvoir politique et économique.

      Est ce qu’en 2010 il existe une bourgoisie nationale opprimée au point de choisir le camp des ouvriers contre celui de l’impérialisme ?
      Pas une petite bourgeoisie, classe moyenne, professions libérale, artisans, commerçant et paysans, petit fonctionnaire, non une vraie bourgeoisie.

      Répondre à ce message

  • Classes sociales en Haïti 10 décembre 2010 23:08, par Jean-Etienne Marcelin

    Plus de 2 millions de Haïtiens vivent hors du pays et aucun d’entre eux ne peux légalement revenir au pays et prétendre prendre des responsabilités politiques (cf. Wycleef). Le pays cultive son autarcie politique de peur de perdre sa liberté gagnée il y a 200 ans. Le président Préval a enfermé le pays dans sa pauvreté, dans son aide internationale désorganisée, dans son trafic. Le tremblement de terre n’a permis que l’espoir d’une reconstruction. Aucune route nationale n’a été reconstruite, aucun centre de santé S’il y a beaucoup de pauvres en Haïti, la bourgeoisie a toujours été présente et s’est particulièrement développée sous la dictature. Les grandes familles ont pris leur place à tous les niveaux, leurs enfants ont suivi... comme dans tous les pays démocratiques et Haïti n’est pas une exception.

    Il faut libérer Haïti et l’ouvrir sur le monde sans complexe !

    Répondre à ce message

    • Classes sociales en Haïti 16 décembre 2010 21:23, par Robert Paris

      Il y a des patrons qui ont envie de profiter d’Haïti mais aucun qui aurait envie d’aider le peuple travailleur haïtien car telle n’est pas la vocation de la bourgeoisie, ni haïtienne ni internationale..

      Séjournant en Haïti depuis une semaine dans le cadre d’une visite de prospection, la délégation de 38 entrepreneurs français vient de mettre un terme à sa visite dans ce pays, dévasté en partie, où les membres du Mouvement des entreprises de France (MEDEF) ont promis d’investir après avoir conclu des affaires avec des hommes d’affaires haïtiens , un montant de 10 millions d’euros. Un montant qui permettrait au GIE, un regroupement de Petites et moyennes entreprises (PME) françaises, de s’établir en Haïti.

      « Haïti est le pays où j’ai le plus envie d’investir aujourd’hui, a déclaré Hugues Mayer, vice-président du MEDEF et membre du GIE. En venant ici on m’a dit que je venais en enfer, et on nous a fait payer une prime de risque spéciale, mais quand on y est arrivé on a trouvé des gens qui ont envie de travailler. »

      Répondre à ce message

  • Classes sociales en Haïti 24 décembre 2010 11:58, par Ramiro

    Quelle est l’origine historique de cette grande bourgeoisie ? Est ce qu’elle descend de la classe dirigeante qui a prit le pouvoir sur l’ile aprés la libération en 1804 ? Avec la décolonisation l’élite militaire a prit le pouvoir, mais on voit que aujourd’hui les officiers, les dirigeants politiques sont plutôt la petite bourgeoisie qui en obtenant des postes clés voient un moyen de s’enrichir rapidement
    Est ce que la haute bourgeoisie haitienne est née avec le capitalisme moderne ? En sachant qu’ils existaient déja des classes au sein du peuple de Haiti au moment de la colonisation et de l’esclavage.

    Répondre à ce message

  • Classes sociales en Haïti 2 janvier 2011 21:08, par eugene

    C’est un jour sans fin dans le chaos de Port-au-Prince. Entre colère et résignation, les réfugiés échoués à même le sol dans des campements de fortune ou ceux qui préfèrent squatter devant les ruines de leurs maisons attendent en vain l’aide internationale. "Mais donnez-moi quelque chose à manger. Mais aidez-moi, aidez-moi, je deviens folle." La jeune femme se frappe violemment le ventre avant de tomber en pleurs dans les bras d’un ami. Juste devant l’ambassade de France, l’exaspération générale est résumée par cette inscription peinte sur un drap blanc : "We need help. Nous avons besoin d’aide. Necesitamos ayuda."

    […] Du centre-ville aux quartiers populaires de Caridad et de Carrefour-Feuilles, sur les collines qui surplombent la baie, les hommes qui s’affairent dans les décombres de leurs habitations ne cherchent plus des vivants mais leurs morts. Il y avait toujours hier des cadavres par dizaines, au bord des rues, au milieu d’une intersection, souvent dans un état de décomposition avancée. […]

    Bertrand Wesner, un ingénieur informaticien de 34 ans, a passé deux jours sous les décombres de l’école où il travaille. Il a tenu, sans boire ni manger, seulement porté par la voix de ses copains. "L’Etat n’a rien fait pour moi. C’est grâce à mes amis que je m’en suis sorti." Le miraculé a ensuite trouvé une place dans un petit hôpital privé du centre-ville de Port-au-Prince, quand tant d’autres agonisent dans des hôpitaux publics-mouroirs. Au centre hospitalier du Sacré-Coeur, une vingtaine de blessés sont allongés dans la cour sur des matelas de fortune. Très affaibli, Bertrand appuie son dos contre les jambes de sa soeur, un oreiller de tendresse. […] "Son pied est fichu. Un médecin va essayer de l’amputer cet après-midi", glisse Jean-Bernard, le portier de l’hôpital. Ces jours-ci, l’opération se fait sans anesthésiant et aux ciseaux.

    Les trois médecins du SacréCoeur sont sur le pied de guerre depuis le séisme. Ils ont pris en charge environ 300 blessés, jusqu’à épuiser leurs réserves de bandages et de médicaments. "On n’a plus rien. Si on ne reçoit pas très vite des stocks, on va devoir fermer", se désole Jean-Bernard. […]
    "Le gouvernement semble avoir complètement disparu"

    Où sont les secours ? A l’aéroport Toussaint-Louverture, où les équipes internationales continuent d’affluer. Dans le ciel, où bourdonnent les hélicoptères de l’US Navy et des Nations unies. Mais rarement dans les rues, au grand dam de la population, qui a faim et soif. "C’est affreux. Le gouvernement semble avoir complètement disparu. Au lieu de nous donner une direction à suivre, le président a dit à la radio qu’il connaissait, lui aussi, des difficultés matérielles", témoigne une fonctionnaire qui a apporté des draps et des serviettes aux rescapés qui campent dans les jardins publics.

    Situé à deux pas du palais présidentiel en ruine, le Champ-de-Mars ressemble à un gigantesque camp de réfugiés sans toiles de tente ni distribution de nourriture. […] Posée avec tout ce qui lui reste de famille sous le monument érigé en hommage au bicentenaire de l’indépendance, Rose-Martine s’inquiète pour sa petite-fille d’un mois, un bout de chou coiffé d’un bonnet de laine bleu. "Ce n’est pas bon pour elle de vivre sur le trottoir. Elle est enrhumée."

    […] Les plus en forme tentent de fuir l’enfer de Port-au-Prince, ses ruines menaçantes, ses rues jonchées de cadavres en putréfaction, ses magasins fermés. En plus des marées de marcheurs sillonnant les rues à la recherche d’un repas, on en croise d’autres qui quittent la ville à pied pour retourner dans leurs provinces d’origine. […] "Je me demande s’il ne faudrait pas reconstruire Port-au-Prince ailleurs, déménager les gens vers un autre site", assène la fonctionnaire.

    Vider la ville pour mesurer l’ampleur exacte des dégâts, tel est le prétexte donné par les autorités pour se débarrasser des réfugiés dans la capitale.

    Vendredi, comme chaque jour depuis le séisme, il y a affluence dans le studio de Signal FM, la radio privée qui, mieux que les autorités, abreuve les sinistrés d’informations et de conseils en tout genre. […] "Les gens sont vraiment très inquiets, assure Mario Viau, le directeur de la station. On croule sous les appels. Il est temps d’obtenir des résultats visibles. Sinon, la situation peut facilement dégénérer."

    Répondre à ce message

  • Classes sociales en Haïti 22 janvier 2011 14:13, par jacques Lorry

    oui heureusement que comme dans tout pays il y a une bourgeoisie , le malheur d Haiti c est qu il n y a que 2 ou 3 % de la population bourgeoise et que la classe moyenne est aussi tres limitee
    cet article meme s il montre une realite choquante tombe dans des poncifs ridicules , oui la seule esperance d haiti est de se convertir comme l ont fait Taiwan et Coree dans le passe en zone franche
    les zones franches en raison de la proximite des USA peuvent concurencer la Chine en raison de son eloignement, et meme s il faut parler de bas salaires et de mauvaises conditions de travail ,ce qu il faut rectifier , condamner les seules zone franches est ridicule
    il faut creer 2 millions d emplois pour haiti
    Les Coreens vont faire une zone franche de 60 000 emplois cela veut dire 100 000 emplois avec les emplois annexes , cela fera vivre au moins 500 000 haitiens
    10 zones franches de cette taille feront vivre 5 millions d Haitiens
    si vous avez une autre solution vous aurez le prix nobel de l economie
    Quand a la Rep dominicaine oui dans le passe c etait infame avec la complicite du gvt haitiens qui vendait ses coupeurs de canne
    ce jour meme si la situation des Haitiens n est pa la meilleure en Rep dom , 1 million vivent en Dominicanie et ne veulent surtout pas retourner en Haiti
    petits emplois , gardiens d immeubles, vendeurs de rues , construction ils sont partout trop bien sur ,car cela provoque des tensions avec certains dominicains, il est donc temps que l immigration vers la RD s arrete et que les Haitiens ne soient plus obliges d s expatrier
    alors avant de jouer les justiciers l auteur doit eviter de tout melanger

    Répondre à ce message

  • Classes sociales en Haïti 4 avril 2014 19:25

    Selon des statistiques fournies par le Conseil national de la sécurité alimentaire (CNSA), 43% des ménages du département du nord-ouest d’Haïti souffrent d’insécurité alimentaire, contre une moyenne nationale de 30%. Un taux de 4,9% de malnutrition aiguë a également été relevé dans certaines localités.

    « Cette situation d’insécurité alimentaire chronique est liée à un environnement moins favorable à l’agriculture. Dans les zones sèches du département (bas Nord-Ouest en particulier), les cultures sont sévèrement touchées par le manque de pluie au moins une année sur trois », explique le CNSA.

    Jeudi, plusieurs agences de l’ONU ont achevé la distribution de plus de 1,5 tonne de produits alimentaires à quelque 164.000 personnes dans la région et dans la localité « Baie des moustiques », où la situation serait particulièrement inquiétante.

    « Il y a d’autres régions d’Haïti qui sont dans la même situation » de malnutrition, assure le coordonnateur humanitaire de l’ONU qui précise que 600.000 Haïtiens sont touchés par l’insécurité alimentaire.

    Répondre à ce message

  • Classes sociales en Haïti 6 février 2015 06:50

    De violents heurts ont opposé quelques centaines d’étudiants et des membres d’organisations politiques à la police lors d’une manifestation jeudi, la deuxième de la semaine à Port-au-Prince, pour exiger une nouvelle baisse du prix du pétrole, a constaté un photographe de l’AFP.

    Au moins un étudiant a été blessé par des balles en caoutchouc tirées par la police, qui a également fait usage de gaz lacrymogène contre des étudiants qui manifestaient dans plusieurs facultés de la capitale haïtienne.

    Le nouveau gouvernement a annoncé récemment une légère baisse de 0,30 dollars sur le gallon d’essence (environ 3,7 litres), qui se vend un peu plus de 4 dollars en Haïti. Cette baisse a été jugée insuffisante par les manifestants au vu de la chute du cours du baril de pétrole sur le marché international.

    Dans le centre de Port-au-Prince, des pierres ont été lancées jeudi contre les policiers qui s’approchaient du bâtiment de la faculté de droit, situé à quelques mètres du palais présidentiel.

    "La police a tiré sur nous, il y a des blessés. Les policiers ont lancé des bombonnes de gaz dans l’enceinte de la faculté de droit. Nous dénonçons le comportement des policiers qui nous empêchent d’exercer notre droit de manifester", a déclaré un étudiant.

    Répondre à ce message

  • Classes sociales en Haïti 13 juin 2015 08:04

    Selon les rapports établis par des journalistes indépendants mettent le nombre de civils irakiens et syriens tués dans les frappes aériennes menées par les États-Unis et ses alliés vont jusqu’à 850.

    Et maintenant les troupes américaines reviennent en Irak.

    Depuis des années, elles ont mis ce pays à feu et à sang. Il ne reste rien debout et ce n’est que le début du carnage !!!

    Répondre à ce message

  • Classes sociales en Haïti 8 août 2015 08:55

    Dans la nuit du mercredi 5 août 2015, le Bureau électoral communale (Bec) de la ville de Marmelade (département de l’Artibonite) a été incendié.

    Dans le Sud-Est, le Rnddh énumère un ensemble de cas de violence dont celui d’un responsable d’une église apostolique, le pasteur Roger Lubin, attaqué le 12 juillet 2015, à coups de pierres, lancées par des partisans des candidats du « Pati ayisyen tèt kale (Phtk) » en l’occurrence Joseph Lambert, Wencesclas Lambert, candidats au sénat et Pierre Jacques Junior Khawly, candidat à la députation.

    Le fils du pasteur, Isneth Lubin, a été giflé à plusieurs reprises et sa nièce, Patricia Benoit, a été battue à coups de lame de machettes pour avoir protesté contre des individus qui collaient des affiches et des photos sur les murs de l’église, rapporte-t-il.
    Âgé de cinquante et un (51) ans, Samson Simon, habitant de Bodouin, dans la commune de Jacmel, est décédé après avoir reçu une balle le 23 juillet 2015 alors qu’il se trouvait devant sa maison.

    Simon aurait empêché, le 12 juillet, à des individus non identifiés, partisans des candidats au Sénat Joseph Lambert, Wencesclas Lambert et du candidat à la députation Pierre Jacques Junior Khawly de coller des affiches sur le portail de sa maison.
    Dans la nuit du 22 juillet 2015, trois (3) individus encagoulés, circulant à bord d’une motocyclette Cross de couleur rouge ont ouvert le feu sur un groupe de personnes à la rue Christophe Channel dans la commune de Carrefour (ouest), non loin d’une marchande connue dans la zone sous le nom de « Madan Blan ».
    Bilan : 3 morts par balles et 4 autres blessés.

    Les individus ont été blessés et tués alors qu’ils attendaient une heure tardive pour commencer à afficher les photos des candidats de la Plateforme Vérité, selon les témoignages recueillis par le Rnddh.

    Une altercation ponctuée de jets de pierres et de tessons de bouteilles entre les partisans de Germain Fils Alexandre, candidat à la députation pour la Plateforme Vérité et de l’ex-député Jacques Stevenson Timoléon a fait 12 blessés au total dans les deux (2) camps, le 1er août 2015, dans la 10è section communale des Palmes (Petit-Goâve/ouest).
    Le mercredi 5 août, les deux candidats se sont engagés solennellement devant les membres du Cep, à travailler pour l’instauration d’un climat de paix à Petit-Goâve au cours de la période électorale.

    Répondre à ce message

  • Classes sociales en Haïti 4 janvier 2016 11:49

    L’opposition l’avait d’emblée souligné et ses soupçons viennent d’être confirmés dans un rapport : les élections du 25 octobre en Haïti sont « entachées d’irrégularités ».

    Répondre à ce message

  • Classes sociales en Haïti 19 janvier 2016 17:02

    Lundi, des milliers de manifestants ont convergé des quartiers pauvres vers le centre de la capitale, Port-au-Prince, pour demander l’annulation du second tour. Un rassemblement qui a pris un tour violent lorsque plusieurs rues ont été bloquées et des véhicules incendiés. Les manifestants réclamaient également la mise en place d’un gouvernement de transition chargé d’organiser de nouvelles élections après le départ de l’actuel président, Michel Martelly.

    Si certains de ces protestataires étaient des partisans de Célestin, d’autres affichaient leur préférence pour des partis d’opposition déjà éliminés de la présidentielle. Ainsi, le secrétaire général de la Plateforme Pitit Desalin, dont le candidat est arrivé troisième lors du premier tour, a ainsi appeler à « une semaine de rébellion pour bloquer l’élection du 24 janvier » et préviens que ses partisans protesteront « devant chaque bureau de vote » dimanche. Dans le nord du pays, des inconnus ont d’ores et déjà incendié quatre locaux appartenant à la commission électorale, accusée par de nombreux détracteurs d’être à l’origine d’irrégularités lors du premier tour.

    Répondre à ce message

  • Classes sociales en Haïti 25 janvier 2016 07:54

    Les classes dirigeantes ont peur des masses populaires en cas de vide du pouvoir prolongé : lire ici

    Répondre à ce message

  • Classes sociales en Haïti 30 mars 2016 14:41

    La classe dirigeante haïtienne a été qualifiée aux USA de « MRE » ce qui signifie Moraly Repugnant Elite.

    On peut s’étonner de ce moralisme des élites américaines devant les classes dirigeantes haïtiennes : le bain de sang des unes n’est pas inférieur au bain de sang des autres et le moralisme américain n’est que davantage d’hypocrisie. Les classes dirigeantes haïtiennes sont simplement des chacals ivres de sang et qui ne s’en cachent pas beaucoup…

    Répondre à ce message

  • Classes sociales en Haïti 11 avril 2016 07:17

    Suite au tremblement de terre de 2010, la dette extérieure a été pratiquement effacée. Mais le gouvernement Martelly a remis la corde autour du cou d’Haïti et la dette extérieure en 2016 est de 1.7 milliard US$. Signalons que la plus grande partie de cette dette qui provient du programme PetroCaribe (finançant des travaux superflus, fictifs et enfin à des prix gonflés) a été volée par les bandits au pouvoir . Nous avons déjà dénoncé cette arnaque en novembre 2014 dans une série de cinq articles publiés à AlterPresse ayant pour titre : La corruption rose et les fonds PetroCaribe. La politique fiscale de l’État était déjà du gangstérisme avec la taxation de la diaspora sans l’existence d’une loi votée au Parlement et sans une contrepartie au niveau de la représentation politique des Haïtiens en diaspora. La crise fiscale au niveau des recettes va connaître alors une nouvelle dimension au niveau des dépenses avec les fonds Petrocaribe.

    La démangeaison des gangsters devant l’argent a atteint son paroxysme au point que le service de la dette de PetroCaribe n’a pas été fait. On est loin du bricolage de quelques petits escrocs. L’essence a été vendue, le prix encaissé et non versé au fournisseur vénézuélien pendant huit mois. Il s’agit du grand banditisme de truands d’envergure qui ont attaqué la pauvre Haïti et l’ont dépouillé. À cette fin, ils ont utilisé toutes les complicités pour extorquer au pays les maigres ressources mises à sa disposition. La densité de la corruption n’a jamais été aussi intense. On la sent, sous-jacente, dans chaque action. Elle envahit la société, dans chaque recoin, sous un visage différent.

    En faisant le constat de la reproduction de la bêtise, nous tentons d’expliquer pourquoi le malheur est le plus fort. C’est la première étape pour tenter de limiter les dégâts. Qu’on se réfère à l’ascension de Martelly qui a caché longtemps derrière le credo de sa musique ses intentions inavouables. Prototype de l’absurdité, cette caricature contaminée du duvaliérisme jeanclaudiste, a été lâchée sur Haïti comme une bombe par les plus hautes autorités américaines. Comme l’expliquent les journaux Washington Post [1] et New York Times [2], Mme Hillary Clinton, Secrétaire d’État américain, a utilisé toute sa grâce pour affronter notre canicule et imposer l’incandescent Sweet Micky. Et, le venin dans les veines, nous avons accepté la danse délirante sans broncher. Pire, nous n’avons rien appris de notre étroitesse de pensée et d’action.

    En effet, l’apologie de la douleur et de la destruction continue puisque les dirigeants du PHTK, au lieu de se retrouver derrière les barreaux pour escroqueries diverses, ont encore l’audace de vouloir participer aux élections. C’est grotesque et criminel ! Le désordre social règne avec des cyniques, des médiocres et des opportunistes décidés à perpétuer la souffrance historique du peuple haïtien. Qu’on ne se méprenne pas ! Les services secrets américains ne sauraient être ciblés comme les seuls responsables de la catastrophe haïtienne. On n’oubliera jamais l’incomparable écho que le président Bill Clinton a donné aux luttes démocratiques en condamnant les expériences réalisées par la CIA sur des milliers de cobayes humains dans les années 50 et 60.

    Répondre à ce message

  • Classes sociales en Haïti 27 juin 2017 13:57

    Près de 2.000 ouvriers des usines textiles ont manifesté lundi dans les rues de Port-au-Prince pour exiger une revalorisation du salaire minimum, suite à la hausse des prix des carburants qui aggrave la précarité en Haïti.

    "On nous paie le samedi, le lundi on recommence à s’endetter", témoigne Sandra Siglès au c ?ur du cortège.

    "Je paie 100 gourdes (1,60 dollar américain) de transport chaque jour, alors, vu ce que je gagne, j’ai plus assez pour acheter des habits et de la nourriture", se désole la manifestante tout en secouant, en signe de protestation, la branche d’arbre qu’elle tient en main.
    Aujourd’hui payés 300 gourdes (4,75 dollars), les ouvriers exigent un revenu de 800 gourdes (12,75 dollars) pour une journée de huit heures de travail.

    La colère des employés du secteur de la sous-traitance a été exacerbée par la hausse drastique des prix des carburants en mai.

    Répondre à ce message

  • Classes sociales en Haïti 26 octobre 2017 13:39, par jack beuchard

    Bonjour, je suis un peu surpris de lire tous ces articles sur Haiti...car ici on nous dépeint Haiti comme un pays tellement Pauvres que les personnes qui ne peuvent y aller ne s’appercoivent pas que l’on nous raconte n’importe quoi !! moi j’aimerais savoir ce que l’on peut manger ,vers les plus Pauvres pour 0,12 euro ??? car si je me réfère à l’Asie QUI EST UN PAYS TRES TRES PAUVRES je suis vraiment surpris. D’autres part j’aimerais savoir ce qu’il en est dans cette province de Jacquemel ? qui me parait etre un endroit(riche) ?? car j’ai des doutes il y à une école tenue par les fréres de st Jacques et je ne suis pas certains de ce qui nous est présente par des personnes extérieures soient réellement réalistes. merci de bien vouloir me répondre,à l’adresse suivante. jack.beuchard@wanadoo.fr

    je n’arrive pas à imprimer tous les articles cela m’intéresse beaucoup. Merci.

    Répondre à ce message

    • Classes sociales en Haïti 26 octobre 2017 15:12, par Robert Paris

      Cher Jack,

      je ne te donne qu’un seul exemple d’une présentation de Jackmel (Haïti) :

      lire ici

      Tu verras comment étaient les maisons avant l’ouragan. Cela te laissera une bonne idée de ce qu’elles peuvent être devenues après...

      Répondre à ce message

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0