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Editorial 24-09-2010 - Pour défendre les retraites... et le reste, deux orientations contradictoires : front de classe ou front de collaboration de classes...

vendredi 24 septembre 2010, par Robert Paris

Pour défendre les retraites... et le reste, deux orientations contradictoires : front de classe ou front de collaboration de classes...

Pour défendre les retraites... et le reste, deux orientations contradictoires : front de classe ou front de collaboration de classes... On a pu voir dans la manifestation des retraites des panneaux, des pancartes, des banderoles et des slogans qui témoignent d’orientations parfaitement contradictoires. Et souvent, elles émanaient des mêmes organisations, ce qui tendrait à prouver que les organisateurs cherchent à entretenir la confusion plutôt qu’à agir dans la clarté.

Le plus clair, d’abord, cela semble l’objectif et pourtant... En effet, tout le monde scande la défense de la retraite à soixante ans et c’est effectivement l’objectif des manifestants et des grévistes. Il y a un mais et il y en a même plusieurs.

Mais certains syndicats et certains partis de gauche sont pour l’augmentation du nombre de trimestres travaillés, c’est-à-dire de l’âge réel (au-delà de l’âge légal) de départ en retraite. Partir en retraite, c’est aussi partir avec une retraite pleine. certaines organisations défendent les soixante ans mais justifient l’augmentation de l’âge de retraite à taux plein qui est passée de 65 à 67 ans ! Mais ce n’est que la partie immergée de l’iceberg car tous essaient d’effacer la crise et le fait que l’attaque sur les retraites n’est qu’une partie de l’attaque anti-sociale liée à la crise du capitalisme. En effet, quelle retraite peuvent espérer les salariés, quel argent y aura-t-il dans les caisses, si la moitié des postes de fonctionnaires sont supprimés et aussi la moitié des emplois dans le privé ? Comment défendre les retraites sans imposer la défense des emplois ? Comment défendre les emplois sans s’attaquer aux patrons et pas seulement à Sarkozy ?

Or, tous, des centrales syndicales à la gauche pour ne pas dire à l’extrême gauche, veulent occulter le fait que la lutte ne s’oppose pas seulement à la droite sarkozyste mais à la bourgeoisie.

Bien sûr, les manifestants arboraient parfois le slogan "JE lutte de classes" mais il était complété par "Expulser Sarkozy seulement" qui l’efface !

C’est là le résumé de la contradiction dans laquelle les organisateurs entendent enfermer le mouvement. D’un côté des grèves et des manifestations de travailleurs qui pourraient faire croire à une volonté de faire reculer les classes dirigeantes par la voie de la lutte des classes, de l’autre des perspectives tout à fait contraires : celle d’une gauche au gouvernement dont le principal parti, le PS, entend augmenter le nombre de trimestres cotisés et l’âge réel de départ. Et aussi faire payer la crise aux travailleurs comme l’ont fait Blair en Angleterre ou Schroeder en Allemagne.

Il ne s’agit pas seulement de discuter des tactiques des organisateurs (journées d’action à répétition ou grève illimitée par exemple), il faut discuter des objectifs sans craindre les arguments de ceux qui prétendent que ce serait diviser le mouvement.

Ce qui affaiblit un mouvement, c’est le manque de clarté des objectifs lié à la clarté des moyens.

Avec la crise, il y a plus que jamais deux classes aux intérêts diamétralement opposées : le prolétariat et la bourgeoisie capitaliste. Le cacher, c’est tromper, c’est diviser, c’est affaiblir les travailleurs. Comment en effet défendre les retraites sans poser la question des emplois, des salaires, des services publics, de la précarité, des sans-papiers, des chômeurs, des entreprises qui licencient, des capitalistes qui spéculent ? Comment défendre les retraites sans remettre en question le capitalisme et pas seulement la loi Woerth ? Comment défendre les retraites dans salariés sans se lier aux couches moyennes paupérisées, des paysans ou artisans endettés et ruinés, des marins-pêcheurs, des épargnants menacés, des étudiants chômeurs ou pauvres, etc...

Peut-on croire que la gauche au gouvernement que l’on a connu gérant les affaires dans le sens des intérêts des classes dirigeantes, que ce soit avec Mitterrand ou avec Jospin, va dorénavant défendre les intérêts des travailleurs c’est-à-dire s’attaquer durement aux intérêts du grand capital ? Rien de ce qu’elle dit ou de ce qu’elle fait ne le prouve. L’exemple de l’augmentation du nombre de trimestres de cotisation en est une preuve concrète.

Le parti communiste, le parti de gauche, le NPA ou Lutte Ouvrière peuvent bien tenir un discours légèrement démarqué de ceux du Parti socialiste ou des Verts, ils entretiennent tous la même illusion : il y aurait un front de gauche que le PCF veut appeler "un front populaire" en train de se construire.

C’est vrai : un front populaire est en train de se construire. Mais, comme tous les fronts populaires du passé ceux de 1936 en France et en Espagne notamment ou celui du Chili d’Allende, il est tourné comme une alliance entre des partis ou de syndicats se revendiquant des travailleurs et les intérêts de la bourgeoisie capitaliste.

Oui, il faut unir les travailleurs, les chômeurs, les jeunes, les paysans pauvres, les artisans ruinés, les marins-pêcheurs, les classes moyennes paupérisées dans un front de lutte contre le système et non pas dans un front pour détourner de la lutte vers les élections. Car cela signifierait la mise en place d’un nouveau gouvernement bourgeois servant à défendre, dans une phase de mobilisation sociale, les intérêts de la classe capitaliste.

Le front populaire est une politique des partis qui se revendiquent de la gauche ou des travailleurs, et même de l’extrême gauche, avec la caution de syndicats, en vue de détourner une montée ouvrière en s’alliant en réalité avec la grande bourgeoisie. Sa tenue de camouflage est la nécessité du front des travailleurs face aux attaques anti-sociales et fascistes.

Les trois pièges de l’unité

Dans le dernier mouvement des retraites en France, bien des travailleurs ont pensé que la force du mouvement résidait dans l’unité : l’unité contre Sarkozy, l’unité syndicale et l’unité des Français encore appelée la "bataille de l’opinion". Ils se trompent ou plutôt on les trompe. Loin d’être une force, ce sont trois pièges qui ont été déterminants pour battre les travailleurs et permettre au gouvernement de casser la retraite à 60 ans, tout en sauvegardant le crédit des centrales syndicales et du PS, pourtant nullement décidés à mener véritablement le combat...

L’unité syndicale

Commençons par l’unité syndicale puisque la lutte a été menée (jusqu’à la défaite) par l’Intersyndicale, unissant de manière inattendue des centrales qui roulent pour des intérêts de boutique concurrents, qui n’ont aucune vision commune et encore moins d’accord sur la question des retraites... Ces centrales ont été capables de proposer des journées d’action jusqu’à épuisement des participants, sans jamais s’épuiser elles-mêmes (sans que les plus droitières ne ressentent le risque d’être accusées de radicalisme) ni épuiser les classes dirigeantes ou le gouvernement, bien entendu. Car ce mode d’action visait à "s’exprimer", "se faire entendre", "toucher l’opinion", mais pas à engager la lutte contre nos vrais adversaires du patronat et du gouvernement. La direction des centrales risquait d’autant moins d’être accusée d’irresponsabilité par les classes dirigeantes et l’Etat qu’eux-mêmes percevaient très bien que, sans ce cadre étouffant de l’Intersyndicale, il y avait des risques sociaux réels de la part de travailleurs en colère...

Si ces directions, qui n’ont jamais été choisies démocratiquement ni par le mouvement ni par les travailleurs ni par les syndiqués, se sont intronisées direction du mouvement et lui ont imposé leurs limites, elles n’étaient cependant d’accord ni sur les revendications, ni sur les objectifs ni sur les moyens de lutte. Mais, au nom de l’unité, elles ont imposé au mouvement de ne pas discuter les objectifs et les perspectives et même pas les revendications. Et elles se sont contentées de cacher ces divergences au cours du mouvement. Et elles ont maintenant intérêt à les faire ressortir alors que le danger social est passé...

Les premières fissures de l’unité syndicale nous ont permis, en effet, d’apprendre que les dirigeants de ces centrales savaient depuis le début que la méthode des journées d’action ne pouvait pas permettre au mouvement de prendre son ampleur et encore moins de faire reculer le gouvernement. Rappelons qu’en 1995, au contraire, le succès était provenu d’une grève s’étendant et menaçant de devenir générale... Et encore faut-il remarquer que cela avait été possible parce que les classes dirigeantes n’étaient pas, comme actuellement, engagées dans la plus grave crise systémique de l’Histoire...

Alors, cette fois, c’est l’Intersyndicale qui n’a cessé de tirer contre son camp, contre la menace de généralisation de la grève au privé, en affirmant qu’il ne fallait pas que le mouvement soit trop couteux pour les salariés, que les blocages suffiraient à faire reculer le gouvernement ou bien que les cheminots préféraient des grèves de 59 minutes ou encore qu’il suffisait de manifester les samedis sans faire grève. Sans oublier que ... la jeunesse allait prendre le relais des travailleurs ou que le manque d’essence allait faire plier Sarkozy sans que l’on fasse jamais appel à l’ensemble de la classe ouvrière...

Mais ce n’était pas aussi simple : il fallait faire croire aux plus combatifs que l’on ne perdait pas de vue l’idée de la généralisation sans la pratiquer réellement...

« Plus l’intransigeance dominera, plus l’idée de grèves reconductibles gagnera du terrain », tonnait Bernard Thibaut, vendredi 10 septembre, dans « Le Monde ».

Le 5 octobre, Bernard Thibaut déclare à l’AFP : « Personne ne peut prétendre faire participer sous la même forme plusieurs dizaines de millions de personnes, de la signature d’une pétition à la participation à une multitude d’initiatives locales, voire aux manifestations lors des journées interprofessionnelles. Qui dit mouvement social dit de multiples formes pour y participer ».

Bernard Thibaut le 7 octobre sur RTL : "Cela ( NDLR :la grève générale, précisons que cet amnésique pourrait se pencher sur l’histoire de la CGT du début du 20ème siècle pour s’apercevoir de l’énorme contre-vérité qu’il profère…) n’a jamais été pratiqué dans l’histoire sociale de notre pays (...) C’est un slogan pour moi tout à fait abstrait, abscons. Cela ne correspond pas aux pratiques par lesquelles on parvient à élever le niveau du rapport de forces."

Car, malgré cette unité prétendue, jamais les centrales n’ont appelé toute la classe ouvrière ensemble véritablement. Dans la plupart des entreprises, il n’y a jamais eu une assemblée générale pour en discuter. Dans la plupart des entreprises en particulier dans le secteur privé, certains syndicats, faisant partie pourtant de l’Intersyndicale, n’ont jamais appelé même à une journée d’action.

Et rien n’a été fait par les centrales pour élargir des mouvements locaux comme ceux des entreprises qui licencient, des éboueurs, des raffineries ou de l’hôpital Tenon...

Ces directions qui n’étaient d’accord sur rien concernant les retraites (revendications, enjeux, objectifs) n’ont montré qu’une unité de façade puisque la plupart des syndicats locaux CGC ou CFTC et parfois CFDT n’appelaient à rien du tout (ni grève, ni manifestation) dans de nombreux secteurs notamment du privé, comme dans l’Automobile. Certains syndicats de l’Intersyndicale sont carrément pour des retraites privées de capitalisation, pour l’augmentation de la durée des années de travail, pour l’augmentation du nombre de trimestres cotisés et on en passe...

Le mieux est de les citer :

CFDT : « La CFDT et l’intersyndicale n’ont jamais prôné de grève reconductible. (…) Le risque d’embrasement est réel sans que les organisations syndicales ne maîtrisent le système. (…) L’absence de dialogue risque de former un jour des positions jusqu’auboutistes. »

Pas étonnant, la CFDT, qui s’était distinguée bien des fois par son amitié pour le MEDEF et le gouvernement y compris sur les retraites, est une jusqu’auboutiste du soutien du capitalisme. Elle s’est d’ailleurs empressée d’aller se jeter dans de nouvelles négociations avec ses petits copains du MEDEF. Mais elle a dit une vérité : l’unité syndicale n’a fait qu’empêcher les travailleurs de mener eux-mêmes la lutte de manière plus radicale... Tout cela avec une grande aide : celle de la CGT !

CGT :

Bernard Thibault l’a dit : "la CGT va continuer à conjuguer mobilisation, proposition, contestation lorsqu’il le faut, et négociation."

Mais négocier quoi ? Avec qui ? Dans quel but ? Il ne le dit pas !

La CFDT déclare le 6 novembre : « Il nous importe de rester populaires et de conserver notre image de syndicalistes responsables »

Les centrale syndicales étaient unies par une chose : le souci que le mouvement de colère des travailleurs ne déborde pas.

On apprend ainsi que l’objectif numéro de l’Intersyndicale, tout en restant populaires, était de cantonner le mouvement de colère dans des limites "raisonnables".

- l’unité affichée ne servait qu’à contraindre les salariés à ne pas débattre des perspectives, des buts, des moyens au nom du refus des divisions

- en réalité, ces centrales n’étaient d’accord que pour refuser "la radicalisation", c’est-à-dire la perspective d’une grève générale organisée par des comités de travailleurs et fédérée nationalement par eux.

- ainsi, le discrédit de l’échec ne retombera pas du coup sur les centrales mais serait un discrédit du prolétariat à ses propres yeux et à ceux de la classe moyenne, qui ainsi ne trouvera qu’à se jeter dans les bras de l’extrême droite.

La seule unité intersyndicale, c’est celle contre tout débordement des travailleurs qui s’auto-organiseraient pour mener la lutte de manière interprofessionnelle, inter-entreprises et inter-sites et, surtout, de classe, c’est-à-dire internationale...

Négociations, concertation, constat partagé, cogestion du capitalisme, dirigeants syndicaux et de gauche sont unanimes : il faut réformer.

Et ils ont plein de "solutions" pour les retraites comme pour lre reste, pour servir le système...

C’est faux : rien n’est réformable.

Quant au parti socialiste, au delà de Strauss-Kahn favorable à la loi de Sarkozy, la première secrétaire du PS, Martine Aubry veut maintenir l’age légal de la retraite à 60 ans, comme un "droit de partir" à cet âge, mais assure que les socialistes n’ont "jamais demandé la retraite à taux plein à 60 ans" pour tous, notant que "depuis des années", il était fixé à 65 ans en France."

L’unité contre Sarkozy

Tout d’abord, n’oublions pas que c’est Sarkozy qui a voulu jouer le rôle d’épouvantail à moineaux dans lequel il excelle, afin de dédouaner les classes dirigeantes et de permettre aisément aux syndicats et partis de gauche de donner comme cible sa personne et non la grande bourgeoisie qui est pourtant la grande bénéficiaire de ses attaques anti-sociales.

C’est une tromperie à visées multiples :

- politicienne (la gauche) : elle sous-entend que c’est tant pis si on perd la lutte puisqu’on votera bien

- mais surtout sociale : Sarko sert d’épouvantail (rôle qu’il s’est lui-même donné) pour détourner sur lui la colère sociale qui montait contre la grande bourgeoisie. Le MEDEF lui-mêmes apparaît alors comme le "bon" négociateur (version CFDT)

- du coup, la lutte n’a pas lieu contre les vrais adversaires et elle ne peut pas faire reculer le gouvernement puisqu’elle ne frappe pas les patrons...

L’unité des Français contre ... l’unité de classe des travailleurs

Il s’agit d’une tromperie pour éviter le développement d’une conscience de classe et pour détourner le rôle dirigeant du prolétariat dans la lutte face au Capital en crise, dirigeant y compris des couches petites bourgeoises menacées.

Selon cette méthode des réformistes, politiques et syndicaux, il n’y a pas de travailleurs, pas de capitalistes, mais une "opinion", des "citoyens", un accord social, une concorde, un dialogue, etc, etc,

La CGC déclare ainsi : "Le syndicalisme, pourquoi faire ? (...) Il n’y a pas, d’un côté, les patrons employeurs et, de l’autre les salariés victimes. Il y a une société en marche pour laquelle chacun a un rôle qui concerne l’intérêt général."

Dans la Déclaration de principes du parti socialiste, on peut lire : " Le Parti socialiste est donc favorable à une société d’économie mixte qui, sans méconnaître les règles du marché"

Le mot Capitalisme était trop connoté par les guerres et les massacres du siècle passé. Nous l’avons remplacé par "Économie de marché". Il était difficile de trouver une formule plus vide de sens, et c’est pourquoi nous l’avons adoptée. disait déjà John Kenneth Galbraith.

Laurent Fabius déclarait-il au Monde le 21 mai 2006 à propos du débat entre réformisme et radicalité : « Ce débat a été tranché depuis longtemps : nous sommes réformistes. »

Et Delanoé : "Nous ne sommes plus au temps du marxisme qui raisonne sur des classes sociales et qui finit par broyer les hommes"

Les mots « classe », « prolétariat », « front de classe », « exploiteurs », « capitalistes », « ouvrier », « travailleurs », « lutte des classe », « exploitation » ne font plus partie du vocabulaire… A la place de cela, il parle de « peuple », de « citoyens », de « nation », de « Français », d’ « opinion », d’ « entrepreneurs », d’ « intérêt général », d’ « unité »

N’en déplaise aux réformistes, en période de crise systémique, le problème se pose ainsi : prolétariat ou grande bourgeoisie et socialisme ou barbarie. Plus le prolétariat s’exprime avec force de manière indépendante, de classe, plus il peut entraîner dans le camp du socialisme la petite bourgeoisie, elle-même frappée par la crise c’est-à-dire par la grande bourgeoisie.

La véritable unité des travailleurs

Elle se fera si nous combattons pour :

- l’indépendance vis-à-vis des appareils syndicaux

- l’organisation des travailleurs en comités de lutte se fédérant par delà les sites, les professions, les localités, en unissant salariés et chômeurs, jeunes et vieux, avec ou sans papiers, français ou immigrés...

- combattre toutes les illusions sur les élections et sur la gauche

- unir la lutte des retraites à celle des salariés licenciés, des services publics, de la santé, des chômeurs, des sans papiers et des salaires...

- une lutte de classe sans compromission ni négociation qui s’attaque à nos adversaires réels de la grande bourgeoisie

- une perspective d’avenir : bâtir une société débarrassée de l’exploitation

L’unité du front prolétarien nécessite que les travailleurs eux-mêmes soient organisés au sein de comités de lutte, de comités d’action, de conseils d’usine, d’entreprise, de quartier et que ces comités soient reliés et décident ensemble de l’avenir de la lutte et ensuite de l’avenir de la société.

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