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Question noire et révolution sociale aux USA

jeudi 9 décembre 2021, par Robert Paris

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Question noire et révolution sociale aux USA

Tous les jours, les assassinats contre les noirs et les exactions et inégalités contre eux rappellent que la prétendue démocratie américaine reste l’héritière de l’esclavage, même si elle a pu porter à la présidence un dirigeant capitaliste au masque noir.

Tous les jours, la situation des plus démunis s’aggrave aux USA, avec covid ou sans, et c’est un des pays les plus inégalitaires du monde, mais aussi un des plus explosifs socialement. Pas étonnant que la grande bourgeoisie se tourne vers l’extrême droite.

Il est tout aussi indispensable que le combat des travailleur soit antiraciste et que le combat des noirs soit dirigé dans un sens révolutionnaire et prolétarien.

Dans les deux cas, on se heurte non seulement à des préjugés mais à des organisations profondément liées à la classe dirigeante américaine et au système d’exploitation et d’oppression.

En finir avec l’une des deux oppressions, sociale et raciale, n’est possible qu’en supprimant l’autre et ce ne sont pas deux combats séparés ni à mener l’un après l’autre ou l’un à côté de l’autre.

Question noire et question sociale ont toujours été profondément imbriquées aux USA et le sont plus que jamais. Pas de solution de l’une qui ne dépende étroitement de l’autre. Pourtant, des syndicalistes aux gauches politiques et aux extrêmes gauches prétendument puristes marxistes et classistes (comme les gauches communistes), tous ne veulent pas de cette liaison pourtant inscrite profondément dans la réalité.

Il importe d’abord d’affirmer que, tant que les travailleurs blancs se considéreront d’abord comme blancs et les travailleurs noirs d’abord comme noirs, il n’y aura pas de lutte de classe ni de parti de classe du prolétariat aux USA mais seulement une lutte des capitalistes et des partis et syndicats pro-capitalistes.

Inutile de préciser que le socialisme sans la libération des noirs ne serait qu’une vaste fumisterie. Et le syndicalisme qui n’inscrirait pas le combat de libération des noirs comme l’un de ses objectifs n’est qu’un soutien au passé esclavagiste des USA et un soutien à l’oppression actuelle du capitalisme.

Inutile de préciser aussi que les opprimés noirs ne peuvent combattre victorieusement le capitalisme raciste et son appareil d’Etat sans se lier au prolétariat révolutionnaire américain.

Tout cela ne signifie pas qu’il soit aisé aux militants ouvriers blancs de se lier au combat des noirs mais les révoltes qui viennent de se produire aux USA contre les assassinats de noirs n’ont pas concerné que les noirs, loin de là. De nombreux activistes blancs et une fraction de la population non noire se sont aussi mobilisés contre ces crimes, notamment ceux des forces de police.

Si le combat pour la liberté des noirs et la lutte syndicale et de la gauche s’opposent, c’est tout le contraire pour la lutte de classe révolutionnaire qui ne peut qu’être propulsée en avant par l’explosion de révolte noire. Toute alliance révolutionnaire de la question noire et de la question sociale est une menace mortelle pour le capitalisme américain et pour le système mondial de domination et d’oppression. Et aussi une menace pour toutes les officines de tromperies politiques et syndicales de gauche ou faussement d’extrême gauche.

Il n’y aura pas de combat efficace de la classe ouvrière sans liaison avec le combat des noirs et pas de combat efficace non plus de la population noire sans liaison avec le combat de la classe ouvrière.

Bien sûr, cela suppose une indépendance de la lutte de la classe ouvrière par rapport aux appareils réformistes et électoralistes et une indépendance de la lutte des noirs par rapport aux appareils réformistes et nationalistes noirs. C’est une lutte difficile mais indispensable.

C’est seulement en construisant un parti révolutionnaire prolétarien et lié au combat des noirs que les deux luttes, divisées par nombre d’organisations, peuvent s’unir et être victorieuses.

Car cette liaison, explosive et même mortelle pour le grand capital, ne peut s’appuyer que sur une conscience politique de haut niveau.

Bien sûr, certains diront qu’un combat démocratique et non révolutionnaire, ne visant pas au renversement du capitalisme, entrainerait plus de gens, plus facilement, serait porteur de plus de succès faciles qu’un combat insurrectionnel et prolétarien.

Certains diront aussi qu’on ne peut pas conditionner la lutte des noirs sur la capacité d’ouvriers blancs à se débarrasser de leurs préjugés, ni conditionner la lutte de classe des travailleurs sur la capacité des noirs à lier leur lutte au prolétariat et à sa fraction blanche.

C’est justement là que réside l’erreur (ou plus exactement la trahison) du réformisme ouvrier comme du réformisme noir, et cela mène à l’ornière où les deux combats sont parvenus !

Et les prétendues extrême gauche, puristes marxistes ou pas, qui rejettent cette liaison en prétendant que c’est deux combats différents qui peuvent juste être « solidaires » de manière platonique l’un de l’autre, soutiennent ainsi cette trahison.

La question noire, qui est une épine dans le pied de la lutte de classes tant que les réformistes dirigent la classe ouvrière car le pouvoir blanc peut manipuler tant qu’il veut la répression des noirs et obtenir le soutien des blancs, serait une véritable bombe pour la domination capitaliste du moment qu’une politique véritablement révolutionnaire dirige les combats de classe.

Une telle politique révolutionnaire devrait considérer la liaison entre lutte des classes et luttes antiraciste comme un point crucial de son programme.

Les autres points déterminants de ce programme révolutionnaire

- dans la lutte des classes comme dans celle des noirs et des anti-racistes, auto-organisation en assemblée, comités et conseils indépendants des organisations installées, des capitalistes et du pouvoir d’état

- objectif de combat : la transformation de ces organisations autonomes en nouveau pouvoir

- but : le renversement de l’Etat capitaliste et de la domination des capitalistes aux USA et dans le monde

- liaison des luttes avec celles du monde entier ; internationalisme révolutionnaire, à opposer à la pseudo-solidarité des pseudos démocrates et réformistes


Le militant trotskiste noir C.L.R. James affirmait déjà dans les années 1930 et suivantes :

«  Tant que la question de l’organisation politique indépendante des ouvriers n’est pas résolue, la question noire ne peut pas l’être.  »

« Parler de Black Movement comme de quelque chose qui ne concerne que les Noirs est un déni absolu. C’est l’histoire de la civilisation occidentale. C’est l’histoire des Noirs et des Blancs. Dire que c’est un genre de problème ethnique est une bêtise monumentale. »

« Mettre l’accent uniquement sur l’aspect racial signifie abandonner le traitement de la question d’un côté aux libéraux qui ne voient que l’extension des Droits, de l’autre aux dirigeants noirs qui n’y voient que l’extension de la race. »

« Il faudrait mentionner que, lorsqu’il s’est produit à Chicago une émeute raciste, elle avait été délibérément provoquée par les patrons. Quelque temps avant qu’elle n’éclate, les ouvriers des conserves de viande, blancs et noirs, avaient frappé et défilé dans le quartier nègre de Chicago où la population noire avait acclamé les blancs de la même manière et où ils avaient applaudi les Nègres. Pour les capitalistes, c’était un phénomène très dangereux et ils se sont occupés de créer des frictions raciales. A une étape ultérieure, des autos, avec des blancs à l’intérieur, fonçaient dans le quartier noir en tirant à vue. La presse capitaliste jouait sur les différences et c’est elle qui eut l’initiative des émeutes afin de diviser la population et de ramener les Nègres à se replier sur eux-mêmes. »

C.L.R. James - La question nègre (22 août 1939)

"Le travail avec une peau blanche ne peut pas s’émanciper là où le travail avec une peau noire est marqué" - Karl Marx

Le nègre américain et la révolution prolétarienne

« Les Noirs sont désignés par tout leur passé historique comme étant, sous une direction adéquate, l’avant-garde même de la révolution prolétarienne. » – de la résolution sur le travail des Noirs adoptée par la convention du Parti socialiste ouvrier du 1er au 5 juillet 1939.

Ce sera l’un des sommets de l’histoire du mouvement révolutionnaire américain, cette décision de notre récent congrès.

Il y a, dans la phrase citée, une exagération, à mon avis. Il serait plus correct de dire « à l’avant-garde ». Mais la place des nègres est tout au devant. C’est la vérité qui doit être gravée dans la conscience de chaque membre du parti avant que le parti puisse aborder avec succès la question nègre. Quand nous aurons absorbé cela, nous saurons comment aborder le nègre.

Ce sont les masses défavorisées, déshéritées, qui sont le moins corrompues par les idées dominantes d’une société. Ils sont, dans la masse, les plus prêts à se battre le plus désespérément pour le renversement de tout système social.

L’exemple de la Révolution française

Les masses parisiennes étaient le bélier de la Révolution française : les Sansculottes, c’est-à-dire le peuple sans chaussures. Dans ce manuel de théorie et de pratique révolutionnaires, l’ Histoire de la Révolution russe , Trotsky décrit l’entrée de ces masses opprimées sur la scène historique de la Révolution française (p. 210) :

« Mais avant la guerre et la guillotine, la Commune de Paris entre en scène – soutenue par les couches urbaines les plus basses du Tiers État – et avec une audace croissante conteste le pouvoir aux représentants officiels de la bourgeoisie nationale. Une nouvelle double souveraineté est ainsi inaugurée, dont la première manifestation s’observe dès 1790, alors que la grande et moyenne bourgeoisie est encore solidement assise dans l’administration et dans les communes. Comme l’image est frappante – et comme elle a été diffamée ! – des efforts des niveaux plébéiens pour s’élever hors des caves et des catacombes sociales, et se tenir debout dans cette arène interdite où les gens en perruques et culottes de soie règlent le sort de la nation. Il semblait que le fondement même de la société, foulé aux pieds par la bourgeoisie cultivée, remuait et prenait vie. Des têtes humaines s’élevaient au-dessus de la masse solide, des mains cornées tendues en l’air, des voix rauques mais courageuses criaient. Les quartiers de Paris, bâtards de la révolution, commencèrent à vivre leur vie. Ils étaient reconnus – il était impossible de ne pas les reconnaître ! – et transformés en sections. Mais ils ne cessaient de briser les frontières de la légalité et de recevoir un courant de sang frais d’en bas, ouvrant leurs rangs malgré la loi à ceux qui n’avaient aucun droit, les sans-culottes démunis. En même temps, les communes rurales devenaient le paravent d’un soulèvement paysan contre cette légalité bourgeoise qui défendait la propriété féodale. Ainsi de dessous une seconde nation naît une troisième.des mains cornées s’étiraient en l’air, des voix rauques mais courageuses criaient. Les quartiers de Paris, bâtards de la révolution, commencèrent à vivre leur vie. Ils étaient reconnus – il était impossible de ne pas les reconnaître ! – et transformés en sections. Mais ils ne cessaient de briser les frontières de la légalité et de recevoir un courant de sang frais d’en bas, ouvrant leurs rangs malgré la loi à ceux qui n’avaient aucun droit, les sans-culottes démunis. En même temps, les communes rurales devenaient le paravent d’un soulèvement paysan contre cette légalité bourgeoise qui défendait la propriété féodale. Ainsi de dessous une seconde nation naît une troisième.des mains cornées s’étiraient en l’air, des voix rauques mais courageuses criaient. Les quartiers de Paris, bâtards de la révolution, commencèrent à vivre leur vie. Ils étaient reconnus – il était impossible de ne pas les reconnaître ! – et transformés en sections. Mais ils ne cessaient de briser les frontières de la légalité et de recevoir un courant de sang frais d’en bas, ouvrant leurs rangs malgré la loi à ceux qui n’avaient aucun droit, les sans-culottes démunis. En même temps, les communes rurales devenaient le paravent d’un soulèvement paysan contre cette légalité bourgeoise qui défendait la propriété féodale. Ainsi de dessous une seconde nation naît une troisième.Ils étaient reconnus – il était impossible de ne pas les reconnaître ! – et transformés en sections. Mais ils ne cessaient de briser les frontières de la légalité et de recevoir un courant de sang frais d’en bas, ouvrant leurs rangs malgré la loi à ceux qui n’avaient aucun droit, les sans-culottes démunis. En même temps, les communes rurales devenaient le paravent d’un soulèvement paysan contre cette légalité bourgeoise qui défendait la propriété féodale. Ainsi de dessous une seconde nation naît une troisième.Ils étaient reconnus – il était impossible de ne pas les reconnaître ! – et transformés en sections. Mais ils ne cessaient de briser les frontières de la légalité et de recevoir un courant de sang frais d’en bas, ouvrant leurs rangs malgré la loi à ceux qui n’avaient aucun droit, les sans-culottes démunis. En même temps, les communes rurales devenaient le paravent d’un soulèvement paysan contre cette légalité bourgeoise qui défendait la propriété féodale. Ainsi de dessous une seconde nation naît une troisième.les communes rurales devenaient le paravent d’un soulèvement paysan contre cette légalité bourgeoise qui défendait la propriété féodale. Ainsi de dessous une seconde nation naît une troisième.les communes rurales devenaient le paravent d’un soulèvement paysan contre cette légalité bourgeoise qui défendait la propriété féodale. Ainsi de dessous une seconde nation naît une troisième.

Ce sont les millions qui ont afflué dans les syndicats français entre juin et août 1936 à raison de 40 000 par jour. Ce sont les masses qui se rallieront aux organisations les plus conservatrices des travailleurs les plus privilégiés et les dynamiseront pour la révolution prolétarienne.

Histoire révolutionnaire des nègres américains

Et en Amérique, "sous une direction adéquate", les Noirs viendront en masse à la lutte révolutionnaire.

Sur les quinze millions d’entre eux en Amérique aujourd’hui, à l’exception d’une mince couche de petits-bourgeois capitalistes, d’intellectuels et de domestiques bien payés de la bourgeoisie américaine, la grande majorité des Noirs se battront pour une nouvelle société avec une vigueur et une endurance qui ne sera surpassé par aucune autre section des travailleurs ou des agriculteurs américains.

Leurs ancêtres l’ont fait. Lincoln doutait que le Nord aurait pu gagner sans les 220 000 Noirs de l’armée du Nord et le soutien de la population esclave. Comment les soldats noirs se sont battus ! "Ça aurait été de la folie de tenter, avec les troupes blanches les plus courageuses, ce que j’ai réussi à faire avec les noires." C’est le témoignage du colonel Higginson, et il existe une vingtaine d’appréciations similaires. On peut compter sur cette bravoure et cette endurance de la part de tout peuple qui, pendant des siècles, a subi toutes sortes d’oppressions et a enfin trouvé une issue.

Tel était, ou aurait dû être, généralement connu au moins par les marxistes. Mais ce n’est qu’au cours des dernières années que la recherche a commencé à trouver et à faire connaître l’hostilité révolutionnaire contre les anciens propriétaires d’esclaves qui caractérisait les ex-esclaves après la guerre civile. La peur d’une insurrection servile planait comme un nuage d’orage sur les magnats des plantations vaincus dans les années qui ont suivi leur défaite. Avec le moindre encouragement de n’importe quel parti politique du Nord, les Noirs du Sud auraient mené la révolution à son terme, anéantissant tous les vestiges du système des plantations et avec lui la théorie et la pratique de la suprématie blanche.

Nègres pas trompés par la « démocratie »

Aujourd’hui, la vie de plus de 90 % des Noirs de ce pays n’offre aucun terrain sur lequel les illusions sur la démocratie bourgeoise puissent fleurir. Les nègres n’ont pas besoin de faire des rêves et d’avoir des visions d’une nouvelle société. C’est toujours devant eux – pouvoir vivre comme l’Amérique blanche vit. Mais ce désir, aussi modeste soit-il, ils ne tomberont jamais sous le capitalisme. La majorité ne comprend pas sa position en ces termes. Mais ceux qui réfléchissent savent qu’ils ne gagneront leur émancipation que par une lutte sans merci contre leurs maîtres. Ce qui les terrorise, c’est qu’ils voient comme leurs ennemis toute l’Amérique blanche, les travailleurs blancs et tous. Lorsque les travailleurs blancs réaliseront, comme Lincoln l’a réalisé, que leur émancipation est impossible sans les Noirs, ils les chercheront et les trouveront comme Lincoln l’a fait. Ils le font déjà, comme en témoignent les centaines de milliers de nègres du CIO. Le parti révolutionnaire cherche à accélérer ce processus.

Les marxistes américains ont sous-estimé les nègres

Ce que Lincoln a appris par expérience, nous, l’avant-garde révolutionnaire, devrions le savoir par analyse. Pourtant, même lorsqu’il était un parti révolutionnaire, le Parti communiste a mis dix ans à s’attaquer sérieusement à la question nègre, et cela seulement par l’intervention vigoureuse de l’Internationale communiste. Le SWP a suivi un parcours identique – dix ans d’oubli puis une impulsion à l’action de notre mouvement international. Ce n’est pas accidentel le moins du monde, et toute explication superficielle serait un sophisme dangereux. Elle est due en partie à l’influence de ce chauvinisme qui caractérise la société bourgeoise américaine et qui est présent même dans un mouvement aussi avancé que le nôtre.Les marxistes ne sont pas exempts des lois de l’histoire et ne peuvent combattre un préjugé dominant sous tous ses aspects que par une pensée et une action conscientes et ardues sans cesse renouvelées. Ce n’est pas une question de relations personnelles entre Blancs et Noirs dans un parti, aussi important soit-il. Il y a un certain nombre d’Américains non révolutionnaires qui entretiennent des relations personnelles assez libérales avec les Noirs qu’ils connaissent. Pourtant, ils sont imprégnés de chauvinisme. Nous aurons à approfondir cette question.Nous aurons à approfondir cette question.Nous aurons à approfondir cette question.

Quand, en tant que parti, nous réalisons à quel point le chauvinisme encouragé par le capitalisme américain est omniprésent et subtil, même parmi les révolutionnaires, alors et alors seulement serons-nous en mesure de l’arracher par les racines et de commencer à gagner le Noir pour la révolution. Mais la première condition pour cela est d’arracher de notre esprit les fausses conceptions des nègres que nous avons inconsciemment reprises du capitalisme américain. Voir le Noir à l’avant-garde d’un grand mouvement politique international, c’est lui rendre justice pour la première fois dans la pensée politique américaine. C’est de là que commence la Quatrième Internationale. »

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