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Communisme et stalinisme en Afrique du sud - Communism and Stalinism in South Africa

samedi 25 septembre 2021, par Robert Paris

Léon Trotsky

Lettre aux révolutionnaires sud-africains

(avril 1933)

(La lettre suivante écrite par Léon Trotsky, le 20 avril 1933, était adressée aux révolutionnaires sud-africains du Parti des Travailleurs. Le texte actuel est tiré d’une réimpression de la lettre dans la Voix des Travailleurs de novembre 1944, à l’époque le organe de la Quatrième organisation internationale d’Afrique du Sud.)

* * *

Les thèses sont clairement écrites sur la base d’une étude sérieuse des conditions économiques et politiques de l’Afrique du Sud, ainsi que de la littérature du marxisme et du léninisme, en particulier celle des bolcheviks-léninistes. Une approche scientifique sérieuse de toutes les questions est l’une des conditions les plus importantes pour le succès d’une organisation révolutionnaire.

L’exemple de nos amis sud-africains confirme encore le fait qu’à l’époque actuelle seuls les bolcheviks-léninistes, c’est-à-dire les révolutionnaires prolétariens conséquents, adoptent une attitude sérieuse envers la théorie, analysent les réalités et apprennent eux-mêmes avant d’enseigner aux autres. La bureaucratie stalinienne a depuis longtemps substitué au marxisme un mélange d’ignorance et d’impudence.

Dans les lignes qui suivent, je souhaite faire certaines remarques sur le projet de thèses qui servira de programme au Parti des travailleurs d’Afrique du Sud. En aucun cas je ne fais ces remarques à l’encontre du texte des thèses. Je suis trop insuffisamment au courant des conditions sud-africaines pour prétendre à une opinion complète et concluante sur une série de questions pratiques.

Ce n’est qu’à certains endroits que je suis obligé d’exprimer mon désaccord avec certains aspects du projet de thèse. Mais là aussi, pour autant que je puisse en juger de loin, nous n’avons pas de divergences de principes avec les auteurs des thèses. Il s’agit plutôt de certaines exagérations polémiques découlant de la lutte contre la politique nationale pernicieuse du stalinisme.

Mais il est dans l’intérêt de la cause de ne pas aplanir les inexactitudes même légères dans la présentation, mais, au contraire, de les exposer à des délibérations ouvertes afin d’arriver au texte le plus clair et le plus irréprochable. Tel est le but des lignes suivantes dictées par le désir d’apporter quelque aide à nos bolcheviks-léninistes sud-africains dans cette grande et responsable œuvre à laquelle ils se sont adonnés.

Les possessions sud-africaines de la Grande-Bretagne ne forment une domination que du point de vue de la minorité blanche. Du point de vue de la majorité noire, l’Afrique du Sud est une colonie d’esclaves.

Aucun bouleversement social (en premier lieu une révolution agraire) n’est envisageable avec le maintien de l’impérialisme britannique dans la domination sud-africaine. Le renversement de l’impérialisme britannique en Afrique du Sud est tout aussi indispensable pour le triomphe du socialisme en Afrique du Sud que pour la Grande-Bretagne elle-même. La lutte pour l’expulsion de l’impérialisme britannique, de ses outils et agents, entre ainsi comme une partie indispensable du programme du parti prolétarien sud-africain.

Une République noire ?

Le renversement de l’hégémonie de l’impérialisme britannique en Afrique du Sud peut résulter d’une défaite militaire de la Grande-Bretagne et de la désintégration de l’Empire. Dans ce cas, les Blancs sud-africains pouvaient encore pendant une certaine période – à peine considérable – conserver leur domination sur les Noirs.

Une autre possibilité, qui en pratique pourrait être liée à la première, est une révolution en Grande-Bretagne et dans ses possessions. Les trois quarts de la population sud-africaine (près de six millions sur près de huit millions au total) sont composés de non-européens. Une révolution victorieuse est impensable sans le réveil des masses indigènes. A son tour, cela leur donnera ce qui leur manque aujourd’hui : la confiance en leur force, une conscience personnelle accrue, une croissance culturelle.

Dans ces conditions, la République sud-africaine émergera d’abord comme une république « noire » ; cela n’exclut, bien entendu, ni la pleine égalité des Blancs, ni les relations fraternelles entre les deux races – dépendant principalement de la conduite des Blancs. Mais il est tout à fait évident que la majorité prédominante de la population, libérée de la dépendance servile, imprimera une certaine empreinte à l’État.

Dans la mesure où une révolution victorieuse changera radicalement non seulement les rapports entre les classes, mais aussi entre les races, et assurera aux noirs la place dans l’état qui correspond à leurs nombres, dans la mesure où la révolution sociale en Afrique du Sud aura aussi un caractère national.

Nous n’avons pas la moindre raison de fermer les yeux sur ce côté de la question ou d’en diminuer l’importance. Au contraire, le parti prolétarien devrait, en paroles et en actes, prendre ouvertement et avec audace la solution du problème national (raciale) entre ses mains.

Néanmoins, le parti prolétarien peut et doit résoudre le problème national par ses propres méthodes.

L’arme historique de libération nationale ne peut être que la lutte des classes. Le Komintern, à partir de 1924, a transformé le programme de libération nationale du peuple colonial en une abstraction démocratique vide qui est élevée au-dessus de la réalité des relations de classe. Dans la lutte contre l’oppression nationale, différentes classes se libèrent (temporairement) des intérêts matériels et deviennent de simples forces « anti-impérialistes ».

Pour que les « forces » spirituelles remplissent bravement la tâche qui leur est assignée par le Komintern, on leur promet, en récompense, un État spirituel « national-démocratique » - avec l’inévitable référence à la formule de Lénine : « dictature démocratique du prolétariat et la paysannerie.

La thèse souligne qu’en 1917 Lénine a ouvertement et une fois pour toutes écarté le mot d’ordre de « dictature démocratique du prolétariat et de la paysannerie » comme s’il s’agissait d’une condition nécessaire à la solution de la question agraire. [1] C’est tout à fait exact.

Mais pour éviter tout malentendu, il faut ajouter : a) Lénine a toujours parlé d’une dictature démocratique bourgeoise révolutionnaire, et non d’un Etat « populaire » spirituel ; b) dans la lutte pour une dictature démocratique bourgeoise, il n’a pas offert un bloc de toutes les « forces anti-tsaristes », mais a mené une politique de classe indépendante du prolétariat.

Un bloc « anti-tsariste » était l’idée des social-révolutionnaires russes et des cadets de gauche, c’est-à-dire les partis de la petite et moyenne bourgeoisie. Contre ces partis, les bolcheviks ont toujours mené une lutte irréconciliable.

Quand la thèse dit que le slogan d’une « République noire » est tout aussi nuisible pour la cause révolutionnaire que l’est le slogan d’une « Afrique du Sud pour les Blancs », alors nous ne pouvons pas être d’accord avec la forme de la déclaration. Alors que dans le second, il s’agit de soutenir une oppression complète, dans le premier, il s’agit de faire les premiers pas vers la libération.

Nous devons accepter avec détermination et sans aucune réserve le droit complet et inconditionnel des Noirs à l’indépendance. Ce n’est que sur la base d’une lutte mutuelle contre la domination des exploiteurs blancs que la solidarité des travailleurs noirs et blancs peut être cultivée et renforcée.

Le choix leur appartient

Il est possible qu’après la victoire les Noirs trouvent inutile de former un État noir séparé en Afrique du Sud. Nous ne les forcerons certainement pas à établir un État séparé. Mais qu’ils prennent cette décision librement, sur la base de leur propre expérience, et non forcés par le sjambok [fouet] des oppresseurs blancs. Les révolutionnaires prolétariens ne doivent jamais oublier le droit des nationalités opprimées à l’autodétermination, y compris la séparation totale, et le devoir du prolétariat de la nation opprimante de défendre ce droit les armes à la main si nécessaire.

La thèse souligne à juste titre le fait que la solution de la question nationale en Russie a été apportée par la Révolution d’Octobre. Les mouvements nationaux démocratiques à eux seuls étaient impuissants à faire face à l’oppression nationale du tsarisme. Ce n’est qu’en raison du fait que le mouvement des nationalités opprimées, ainsi que le mouvement agraire de la paysannerie, ont donné au prolétariat la possibilité de prendre le pouvoir et d’établir sa dictature, que la question nationale aussi bien que l’agraire ont trouvé un terrain audacieux et décisif. solution.

Mais la conjonction même des mouvements nationaux avec la lutte du prolétariat pour le pouvoir n’a été rendue politiquement possible que grâce au fait que les bolcheviks durant toute leur histoire ont mené une lutte inconciliable avec les grands oppresseurs russes, soutenant toujours et sans réserve le droit des nations opprimées à l’autodétermination, y compris la séparation d’avec la Russie.

La politique de Lénine à l’égard des nations opprimées n’avait pourtant rien de commun avec la politique des épigones. Le Parti bolchevique a défendu le droit des nations opprimées à l’autodétermination avec les méthodes de la lutte de classe prolétarienne, rejetant entièrement les blocs charlatan « anti-impérialistes » avec les nombreux partis « nationaux » petits-bourgeois de la Russie tsariste (PPS, le parti de Pilsudski est la Pologne tsariste, Dashnaki en Arménie, le nationaliste ukrainien, les sionistes juifs, etc., etc.).

Alliances temporaires

Les bolcheviks ont toujours impitoyablement démasqué ces partis, ainsi que les sociaux-révolutionnaires russes, leurs hésitations et leur aventurisme, mais surtout leur mensonge idéologique d’être au-dessus de la lutte des classes. Lénine n’a pas arrêté sa critique intransigeante même lorsque les circonstances lui ont imposé tel ou tel accord épisodique, strictement pratique, avec elles.

Il ne saurait être question d’alliance permanente avec eux sous la bannière de « l’anti-tsarisme ». Ce n’est que grâce à sa politique de classe inconciliable que le bolchevisme a réussi, au temps de la Révolution, à écarter les mencheviks, les sociaux-révolutionnaires, les partis nationaux petits-bourgeois, et à rassembler autour du prolétariat les masses paysannes et les nationalités opprimées. .

« Nous ne devons pas », dit la thèse, « rivaliser avec le Congrès national africain dans les slogans nationalistes afin de gagner les masses indigènes. » L’idée est en elle-même correcte, mais elle nécessite une amplification concrète. Ne connaissant pas assez les activités du Congrès national, je ne peux qu’esquisser notre politique à son égard sur la base d’analogies, en me déclarant d’avance prêt à compléter mes recommandations par toutes les modifications nécessaires.

Les bolcheviks-léninistes se sont mis à la défense du Congrès, dans tous les cas lorsqu’il est attaqué par les oppresseurs blancs et leurs agents chauvins dans les rangs des organisations ouvrières.

Les bolcheviks-léninistes placent les tendances progressistes sur les tendances réactionnaires dans le programme du Congrès.

Les bolcheviks-léninistes démasquent devant les masses indigènes l’incapacité du Congrès à réaliser même ses propres revendications, à cause de sa politique superficielle et conciliante. Contrairement au Congrès, les bolcheviks-léninistes développent un programme de lutte de classe révolutionnaire.

Des accords épisodiques séparés avec le Congrès, s’ils sont forcés par les circonstances, ne sont autorisés que dans le cadre de tâches pratiques strictement définies, avec le maintien de l’indépendance pleine et entière de notre propre organisation et de la liberté de critique politique.

La thèse fait ressortir comme slogan politique principal non pas un « État national démocratique », mais un « octobre » sud-africain. La thèse prouve, et prouve de façon convaincante :

que la question nationale et agraire en Afrique du Sud coïncident dans leurs bases ;

que ces deux questions ne peuvent être résolues que d’une manière révolutionnaire ;

que la solution révolutionnaire de ces questions conduit inévitablement à la dictature du prolétariat qui guide les masses paysannes indigènes ; et,

que la dictature du prolétariat ouvrira une ère de régime soviétique et de reconstruction socialiste. Cette conclusion est la pierre angulaire de toute la structure du programme. Ici, nous sommes tout à fait d’accord.

Mais les masses doivent être amenées à cette formule « stratégique » générale par le biais d’une série de slogans tactiques. Il n’est possible d’élaborer ces mots d’ordre, à chaque étape donnée, qu’à partir d’une analyse des circonstances concrètes de la vie et de la lutte du prolétariat et de la paysannerie et de l’ensemble de la situation intérieure et internationale. Sans entrer dans le détail, je voudrais aborder brièvement les relations mutuelles des slogans nationaux et agraires.

La thèse souligne à plusieurs reprises que les revendications agraires et non nationales doivent être mises en avant. C’est une question très importante qui mérite une attention sérieuse. Écarter ou affaiblir les mots d’ordre nationaux dans le but de ne pas contrarier les chauvins blancs dans les rangs de la classe ouvrière serait, bien sûr, de l’opportunisme criminel, ce qui est absolument étranger aux auteurs et partisans de la thèse. Cela découle assez clairement du texte de la thèse qui est imprégné de l’esprit de l’internationalisme révolutionnaire.

La thèse dit admirablement de ces « socialistes » qui se battent pour les privilèges des blancs que « nous devons les reconnaître comme les plus grands ennemis de la révolution ». Il faut donc chercher une autre explication, qui est brièvement indiquée dans le texte lui-même : Les masses paysannes indigènes arriérées ressentent directement l’oppression agraire beaucoup plus qu’elles ne ressentent l’oppression nationale.

Il est tout à fait possible. La majorité des indigènes sont des paysans ; la majeure partie du territoire est aux mains d’une minorité blanche. Les paysans russes pendant leur lutte pour la terre ont longtemps fait confiance au tsar et ont refusé obstinément de tirer des conclusions politiques.

Du slogan traditionnel de l’intelligentsia révolutionnaire « Terre et liberté », le paysan n’a longtemps accepté que la première partie. Il a fallu des décennies de troubles agraires et l’influence et l’action des ouvriers de la ville pour permettre à la paysannerie de relier les deux slogans.

Le pauvre Bantou asservi n’entretient guère plus d’espoir dans le roi britannique ou dans Macdonald. Mais ce retard politique extrême s’exprime aussi dans son manque de conscience de soi. En même temps, il ressent très fortement la servitude foncière et fiscale. Dans ces conditions, la propagande peut et doit d’abord découler des mots d’ordre de la révolution agraire, afin que, pas à pas, et sur la base de l’expérience de la lutte, la paysannerie soit amenée aux nécessaires politiques et conclusions.

Rôle des travailleurs avancés

Si ces considérations hypothétiques sont correctes, alors nous ne sommes pas concernés par le programme lui-même, mais plutôt par les voies et moyens de porter le programme à la conscience des masses indigènes.

Compte tenu du petit nombre des cadres révolutionnaires et de l’extrême diffusion de la paysannerie, il sera possible d’influencer la paysannerie, au moins dans l’immédiat, principalement sinon exclusivement, par l’intermédiaire des ouvriers avancés. Par conséquent, il est de la plus haute importance de former des travailleurs avancés dans l’esprit d’une compréhension claire de l’importance de la révolution agraire pour le destin historique de l’Afrique du Sud.

Le prolétariat du pays se compose de parias noirs arriérés et d’une caste privilégiée et arrogante de Blancs. C’est là que réside la plus grande difficulté de toute la situation. Comme la thèse l’énonce à juste titre, les convulsions économiques du capitalisme pourrissant doivent ébranler fortement les anciennes barrières et faciliter le travail de coalescence révolutionnaire.

En tout cas, le pire crime de la part des révolutionnaires serait de faire les moindres concessions aux privilèges et aux préjugés des blancs. Quiconque donne son petit doigt au diable du chauvinisme est perdu.

Le parti révolutionnaire doit proposer à chaque ouvrier blanc l’alternative suivante : soit avec l’impérialisme britannique et avec la bourgeoisie blanche d’Afrique du Sud, soit avec les ouvriers et paysans noirs contre les féodaux blancs et les propriétaires d’esclaves et leurs agents dans les rangs de la classe ouvrière. classer.

Le renversement de la domination britannique sur la population noire d’Afrique du Sud ne signifiera bien sûr pas une rupture économique et culturelle avec l’ancienne mère patrie, si celle-ci se libère de l’oppression de ses pillards impérialistes. [2] Une Angleterre soviétique sera en mesure d’exercer une puissante influence économique et culturelle sur l’Afrique du Sud par l’intermédiaire de ces Blancs qui, en fait, dans la lutte réelle, ont lié leur destin à celui des esclaves coloniaux actuels. Cette influence sera basée non sur la domination, mais sur la coopération mutuelle prolétarienne.

Mais plus importante sera probablement l’influence qu’une Afrique du Sud soviétique exercera sur l’ensemble du continent noir. Aider les nègres à rattraper la race blanche, afin de monter main dans la main avec eux vers de nouveaux sommets culturels, ce sera l’une des grandes et nobles tâches d’un socialisme victorieux.

En conclusion, je veux dire quelques mots sur la question d’une organisation légale et illégale, concernant la constitution du parti.

La thèse souligne à juste titre le lien indissociable entre organisation et tâches révolutionnaires, complétant l’appareil légal par un appareil illégal. Personne, bien sûr, ne propose de créer un appareil illégal pour de telles fonctions qui, dans les conditions données, peuvent être exécutées par des fonctions légales.

Mais dans les conditions d’une crise politique imminente, il faut créer des noyaux illégaux spéciaux de l’appareil du parti, qui se développeront selon les besoins. Une certaine partie, et soit dit en passant, une partie très importante, du travail ne peut en aucun cas être exécutée ouvertement, c’est-à-dire sous les yeux des ennemis de classe.

Néanmoins, pour la période donnée, la forme la plus importante du travail illégal ou semi-légal des révolutionnaires est le travail dans les organisations de masse, en particulier dans les syndicats. Les dirigeants des syndicats sont la police officieuse du capitalisme ; ils mènent une lutte sans merci contre les révolutionnaires.

Nous devons avoir la capacité de travailler dans des organisations de masse, ne pas tomber sous les coups de l’appareil réactionnaire. C’est une partie très importante – pour la période donnée, la plus importante – du travail illégal. Un groupe révolutionnaire dans un syndicat qui a appris dans la pratique toutes les règles nécessaires de la conspiration pourra transformer son travail en statut illégal lorsque les circonstances l’exigeront.

Leon Trotsky

Letter to South African Revolutionaries

(April 1933)

(The following letter written by Leon Trotsky, April 20, 1933, was addressed to South African revolutionaries of the Workers Party. The present text was taken from a reprint of the letter in the Workers’ Voice of November 1944, at that time the theoretical organ of the Fourth International organization of South Africa.)

* * *

The theses are clearly written on the basis of a serious study of both the economic and political conditions of South Africa, as well as of the literature of Marxism and Leninism, particularly that of the Bolshevik-Leninists. A serious scientific approach to all questions is one of the most important conditions for the success of a revolutionary organization.

The example of our South African friends again confirms the fact that in the present epoch only the Bolshevik-Leninists, that is, the consistent proletarian revolutionaries, take a serious attitude to theory, analyze the realities, and are learning themselves before they teach others. The Stalinist bureaucracy has long ago substituted a combination of ignorance and impudence for Marxism.

In the following lines I wish to make certain remarks in regard to the draft theses which will serve as a program for the Workers’ Party of South Africa. Under no circumstances do I make these remarks in opposition to the text of the theses. I am too insufficiently acquainted with the South African conditions to pretend to a full conclusive opinion on a series of practical questions.

Only in certain places am I obliged to express my disagreement with certain aspects of the draft theses. But here also, insofar as I can judge from afar, we have no differences in principles with the authors of the theses. It is rather a matter of certain polemical exaggerations arising from the struggle with the pernicious national policy of Stalinism.

But it is in the interest of the cause not to smooth over even slight inaccuracies in presentation, but, on the contrary, to expose them for open deliberations in order to arrive at the most clear and blameless text. Such is the aim of the following lines dictated by the desire to give some assistance to our South African Bolshevik-Leninists in this great and responsible work to which they have set themselves.

The South African possessions of Great Britain form a dominion only from the point of view of the white minority. From the point of the black majority, South Africa is a slave colony.

No social upheaval (in the first instance, an agrarian revolution) is thinkable with the retention of British imperialism in the South African dominion. The overthrow of British imperialism in South Africa is just as indispensable for the triumph of socialism in South Africa as it is for Great Britain itself. The struggle for the expulsion of British imperialism, its tools and agents, thus enters as an indispensable part of the program of the South African proletarian party.

A Black Republic ?

The overthrow of the hegemony of British imperialism in South Africa can come about as the result of a military defeat of Great Britain and the disintegration of the Empire. In this case, the South African whites could still for a certain period – hardly a considerable one – retain their domination over the blacks.

Another possibility, which in practice could be connected with the first, is a revolution in Great Britain and her possessions. Three-quarters of the population of South Africa (almost six million of the almost eight million total) is composed of non-Europeans. A victorious revolution is unthinkable without the awakening of the native masses. In its turn, that will give them what they are so lacking today – confidence in their strength, a heightened personal consciousness, a cultural growth.

Under these conditions the South African Republic will emerge first of all as a “black” republic ; this does not exclude, of course, either full equality for the whites, or brotherly relations between the two races – depending mainly on the conduct of the whites. But it is entirely obvious that the predominant majority of the population, liberated from slavish dependence, will put a certain imprint on the state.

Insofar as a victorious revolution will radically change not only the relation between the classes, but also between the races, and will assure to the blacks that place in the state which corresponds to their numbers, insofar will the social revolution in South Africa also have a national character.

We have not the slightest reason to close our eyes to this side of the question or to diminish its significance. On the contrary, the proletarian party should in words and in deeds openly and boldly take the solution of the national (racial) problem in its hands.

Nevertheless, the proletarian party can and must solve the national problem by its own methods.

The historical weapon of national liberation can be only the class struggle. The Comintern, beginning in 1924, transformed the program of national liberation of colonial people into an empty democratic abstraction which is elevated above the reality of class relations. In the struggle against national oppression different classes liberate themselves (temporarily) from material interests and become simple “anti-imperialist” forces.

In order that the spiritual “forces” bravely fulfill the task assigned to them by the Comintern, they are promised, as a reward, a spiritual “national-democratic” state-with the unavoidable reference to Lenin’s formula : “democratic dictatorship of the proletariat and the peasantry.”

The thesis points out that in 1917 Lenin openly and once and for all discarded the slogan of “democratic dictatorship of the proletariat and the peasantry” as if it were a necessary condition for the solution of the agrarian question. [1] This is entirely correct.

But to avoid misunderstanding, it should be added : a) Lenin always spoke of a revolutionary bourgeois democratic dictatorship, and not about a spiritual “people’s” state ; b) in the struggle for a bourgeois democratic dictatorship he offered not a bloc of all “anti-czarist forces,” but carried out an independent class policy of the proletariat.

An “anti-czarist” bloc was the idea of the Russian Social-Revolutionaries and the Left Cadets, that is, the parties of the petty and middle bourgeoisie. Against these parties the Bolsheviks always waged an irreconcilable struggle.

When the thesis says that the slogan of a “Black Republic” is equally harmful for the revolutionary cause as is the slogan of a “South Africa for the Whites,” then we cannot agree with the form of the statement. Whereas in the latter there is the case of supporting complete oppression, in the former there is the case of taking the first steps toward liberation.

We must accept decisively and without any reservations the complete and unconditional right of the blacks to independence. Only on the basis of a mutual struggle against the domination of the white exploiters can the solidarity of black and white toilers be cultivated and strengthened.

The Choice is Theirs

It is possible that after victory the blacks will find it unnecessary to form a separate black state in South Africa. Certainly we will not force them to establish a separate state. But let them make this decision freely, on the basis of their own experience, and not forced by the sjambok [whip] of the white oppressors. The proletarian revolutionaries must never forget the right of the oppressed nationalities to self-determination, including full separation, and the duty of the proletariat of the oppressing nation to defend this right with arms in hand if necessary.

The thesis quite correctly underlines the fact that the solution to the national question in Russia was brought about by the October Revolution. National democratic movements by themselves were powerless to cope with the national oppression of czarism. Only because of the fact that the movement of the oppressed nationalities, as well as the agrarian movement of the peasantry, gave the proletariat the possibility of seizing power and establishing its dictatorship, did the national question as well as the agrarian find a bold and decisive solution.

But the very conjuncture of the national movements with the struggle of the proletariat for power was made politically possible only thanks to the fact that the Bolsheviks during the whole of their history carried on an irreconcilable struggle with the Great Russian oppressors, supporting always and without reservations the right of the oppressed nations to self-determination, including separation from Russia.

The policy of Lenin in regard to the oppressed nations did not, however, have anything in common with the policy of the epigones. The Bolshevik Party defended the right of the oppressed nations to self-determination with the methods of proletarian class struggle, entirely rejecting the charlatan “anti-imperialist” blocs with the numerous petty-bourgeois “national” parties of czarist Russia (PPS, the party of Pilsudski is czarist Poland, Dashnaki in Armenia, the Ukrainian nationalist, the Jewish Zionists, etc., etc.).

Temporary Alliances

The Bolsheviks have always mercilessly unmasked these parties, as well as the Russian Social-Revolutionaries, their vacillations and adventurism, but especially their ideological lie of being above the class struggle. Lenin did not stop his intransigent criticism even when circumstances forced upon him this or that episodic, strictly practical, agreement with them.

There could be no question of any permanent alliance with them under the banner of “anti-czarism.” Only thanks to its irreconcilable class policy was Bolshevism able to succeed in the time of the Revolution to throw aside the Mensheviks, the Social-Revolutionaries, the national petty-bourgeois parties, and gather around the proletariat the masses of the peasantry and the oppressed nationalities.

“We must not,” says the thesis, “compete with the African National Congress in nationalist slogans in order to win the native masses.” The idea is in itself correct, but it requires concrete amplification. Being insufficiently acquainted with the activities of the National Congress, I can only outline our policy concerning it on the basis of analogies, stating beforehand my readiness to supplement my recommendations with all the necessary modifications.

The Bolshevik-Leninists put themselves in defense of the Congress, in all cases when it is being attacked by the white oppressors and their chauvinistic agents in the ranks of the workers’ organizations.

The Bolshevik-Leninists place the progressive over the reactionary tendencies in the program of the Congress.

The Bolshevik-Leninists unmask before the native masses the inability of the Congress to achieve the realization of even its own demands, because of its superficial, conciliatory policy. In contradistinction to the Congress, the Bolshevik-Leninists develop a program of revolutionary class struggle.

Separate episodic agreements with the Congress, if they are forced by circumstances, are permissible only within the framework of strictly defined practical tasks, with the retention of full and complete independence of our own organization and freedom of political criticism.

The thesis brings out as the main political slogan not a “national democratic state,” but a South African “October.” The thesis proves, and proves convincingly :

that the national and agrarian question in South Africa coincide in their bases ;

that both these questions can be solved only in a revolutionary way ;

that the revolutionary solution of these questions leads inevitably to the dictatorship of the proletariat which guides the native peasant masses ; and,

that the dictatorship of the proletariat will open an era of a soviet regime and socialist reconstruction. This conclusion is the cornerstone of the whole structure of the program. Here we are in complete agreement.

But the masses must be brought to this general “strategic” formula through the medium of a series of tactical slogans. It is possible to work out these slogans, at every given stage, only on the basis of an analysis of the concrete circumstances of the life and struggle of the proletariat and the peasantry and the whole internal and international situation. Without going deeply into this matter, I would like briefly to deal with the mutual relations of the national and agrarian slogans.

The thesis several times underlines that the agrarian and not the national demands must be put in the first place. This is a very important question which deserves serious attention. To push aside or to weaken the national slogans with the object of not antagonizing the white chauvinists in the ranks of the working class would be, of course, criminal opportunism, which is absolutely alien to the authors and supporters of the thesis. This flows quite clearly from the text of the thesis which is permeated with the spirit of revolutionary internationalism.

The thesis admirably says of those “socialists” who are fighting for the privileges of the whites that “we must recognize them as the greatest enemies of the revolution.” Thus we must seek for another explanation, which is briefly indicated in the text itself : The backward native peasant masses directly feel the agrarian oppression much more than they do the national oppression.

It is quite possible. The majority of the natives are peasants ; the bulk of the land is in the hands of a white minority. The Russian peasants during their struggle for land put their faith in the Czar for a long time and stubbornly refused to draw political conclusions.

From the revolutionary intelligentsia’s traditional slogan, “Land and Liberty,” the peasant for a long time only accepted the first part. It required decades of agrarian unrest and the influence and action of the town workers to enable the peasantry to connect both slogans.

The poor enslaved Bantu hardly entertains more hope in the British King or in Macdonald. But this extreme political backwardness is also expressed in his lack of self-consciousness. At the same time, he feels very sharply the land and fiscal bondage. Given these conditions, propaganda can and must first of all flow from the slogans of the agrarian revolution, in order that, step by step, and on the basis of the experience of the struggle, the peasantry may be brought to the necessary political and national conclusions.

Role of Advanced Workers

If these hypothetical considerations are correct, then we are not concerned with the program itself, but rather with the ways and means of carrying the program to the consciousness of the native masses.

Considering the small numbers of the revolutionary cadres and the extreme diffusion of the peasantry, it will be possible to influence the peasantry, at least in the immediate future, mainly if not exclusively, through the medium of the advanced workers. Therefore, it is of the utmost importance to train advanced workers in the spirit of a clear understanding of the significance of the agrarian revolution for the historical fate of South Africa.

The proletariat of the country consists of backward black pariahs and a privileged, arrogant caste of whites. In this lies the greatest difficulty of the whole situation. As the thesis correctly states, the economic convulsions of rotting capitalism must strongly shake the old barriers and facilitate the work of revolutionary coalescence.

In any case, the worst crime on the part of the revolutionaries would be to give the smallest concessions to the privileges and prejudices of the whites. Whoever gives his little finger to the devil of chauvinism is lost.

The revolutionary party must put before every white worker the following alternative : either with British imperialism and with the white bourgeoisie of South Africa, or with the black workers and peasants against the white feudalists and slave-owners and their agents in the ranks of the working class.

The overthrow of the British domination over the black population of South Africa will not, of course, mean an economic and cultural break with the previous mother-country, if the latter will liberate itself from the oppression of its imperialist plunderers. [2] A Soviet England will be able to exercise a powerful economic and cultural influence on South Africa through the medium of those whites who in deed, in actual struggle, have bound up their fate with that of the present colonial slaves. This influence will be based not on domination, but on proletarian mutual cooperation.

But more important in all probability will be the influence which a Soviet South Africa will exercise over the whole of the black continent. To help the Negroes catch up with the white race, in order to ascend hand in hand with them to new cultural heights, this will be one of the grand and noble tasks of a victorious socialism.

In conclusion, I want to say a few words on the question of a legal and illegal organization, concerning the constitution of the party.

The thesis correctly underlines the inseparable connection between organization and revolutionary tasks, supplementing the legal apparatus with an illegal one. Nobody, of course, is proposing to create an illegal apparatus for such functions as in the given conditions can be executed by legal ones.

But in the conditions of an approaching political crisis, there must be created special illegal nuclei of the party apparatus, which will develop as need arises. A certain part, and by the way, a very important part, of the work cannot under any circumstances be carried out openly, that is, before the eyes of the class enemies.

Nevertheless, for the given period, the most important form of the illegal or semi-legal work of revolutionaries is the work in mass organizations, particularly in the trade unions. The leaders of the trade unions are the unofficial police of capitalism ; they conduct a merciless struggle against revolutionaries.

We must have the ability to work in mass organizations, not falling under the blows of the reactionary apparatus. This is a very important – for the given period, most important-part of the illegal work. A revolutionary group in a trade union which has learned in practice all the necessary rules of conspiracy will be able to transform its work to an illegal status when circumstances require this.

Léon Trotsky

Les questions agraires et nationales

Remarques sur le projet de thèse du Parti des travailleurs d’Afrique du Sud

Introduction originale des rédacteurs du magazine Fourth International

La lettre suivante, traitant des questions nationales et agraires, fut envoyée par Léon Trotsky aux trotskystes sud-africains le 20 avril 1935, en réponse à la thèse que lui avait envoyée le Parti des travailleurs sud-africains. Nous réimprimons le texte intégral, en omettant seulement la dernière courte section qui traite des problèmes internes d’organisation du parti. — Les rédacteurs

Les thèses sont écrites sans aucun doute sur la base d’une étude sérieuse des conditions économiques et politiques de l’Afrique du Sud ainsi que de la littérature du marxisme et du léninisme, en particulier celle des bolcheviks-léninistes. Une approche scientifique sérieuse de toutes les questions est l’une des conditions les plus importantes pour le succès d’une organisation révolutionnaire. L’exemple de nos amis sud-africains confirme encore le fait qu’à l’époque actuelle seuls les bolcheviks-léninistes, c’est-à-dire les révolutionnaires prolétariens conséquents, adoptent une attitude sérieuse envers la théorie, analysent les réalités et apprennent eux-mêmes avant d’enseigner aux autres. La bureaucratie stalinienne a depuis longtemps substitué au marxisme un mélange d’ignorance et d’impudence.

Dans les lignes qui suivent, je souhaite faire certaines remarques sur le projet de thèses qui servira de programme au Parti des travailleurs d’Afrique du Sud. En aucun cas, je n’avance ces remarques à l’encontre du texte des thèses. Je suis trop insuffisamment au courant des conditions en Afrique du Sud pour prétendre à une opinion complète et concluante sur une série de questions pratiques. Ce n’est qu’à certains endroits que je suis obligé d’exprimer mon désaccord avec certains aspects du projet de thèse. Mais ici aussi, pour autant que j’en juge de loin, nous n’avons pas de divergences de principes avec les auteurs des thèses. Il s’agit plutôt de certaines exagérations polémiques découlant de la lutte contre la politique nationale pernicieuse du stalinisme. Mais il est dans l’intérêt de la cause de ne pas aplanir les moindres inexactitudes dans la présentation, mais,au contraire, les exposer à des délibérations ouvertes afin d’arriver au texte le plus clair et le plus irréprochable. Tel est le but des lignes suivantes dictées par le désir d’apporter quelque aide à nos bolcheviks-léninistes sud-africains dans cette grande et responsable œuvre à laquelle ils se sont adonnés.

Les possessions sud-africaines de la Grande-Bretagne ne forment un Dominion que du point de vue de la minorité blanche. Du point de vue de la majorité noire, l’Afrique du Sud est une colonie d’esclaves.

Aucun bouleversement social (en premier lieu, une révolution agraire) n’est envisageable avec le maintien de l’impérialisme britannique dans le Dominion sud-africain. Le renversement de l’impérialisme britannique en Afrique du Sud est tout aussi indispensable pour le triomphe du socialisme en Afrique du Sud que pour la Grande-Bretagne elle-même.

Si, comme on peut le supposer, la révolution commence d’abord en Grande-Bretagne, moins la bourgeoisie britannique trouvera de soutien dans les colonies et les dominions, y compris une possession aussi importante que l’Afrique du Sud, plus rapide sera leur défaite à l’intérieur. La lutte pour l’expulsion de l’impérialisme britannique, de ses outils et de ses agents, entre ainsi comme une partie indispensable du programme du parti prolétarien sud-africain.

La République noire

Le renversement de l’hégémonie de l’impérialisme britannique en Afrique du Sud peut résulter d’une défaite militaire de la Grande-Bretagne et de la désintégration de l’Empire ; dans ce cas, les Blancs sud-africains peuvent encore pendant un certain temps, à peine considérable, conserver leur domination sur les Noirs. Une autre possibilité, qui en pratique pourrait être liée à la première, est une révolution en Grande-Bretagne et dans ses possessions. Les trois quarts de la population sud-africaine (près de six millions sur près de huit millions) sont composés de non-européens. Une révolution victorieuse est impensable sans le réveil des masses indigènes ; à son tour, elle leur donnera ce qui leur manque aujourd’hui, la confiance en leur force, une conscience personnelle accrue, une croissance culturelle.Dans ces conditions, la République sud-africaine émergera d’abord comme une République « noire » ; cela n’exclut, bien entendu, ni la pleine égalité des blancs ni les relations fraternelles entre les deux races (qui dépendent principalement de la conduite des blancs). Mais il est bien évident que la majorité prédominante de la population, libérée de la dépendance servile, imprimera une certaine empreinte à l’État.

Dans la mesure où une révolution victorieuse changera radicalement non seulement les rapports entre les classes, mais aussi entre les races, et assurera aux noirs la place dans l’Etat qui correspond à leur nombre, autant la Révolution sociale en Afrique du Sud aura elle aussi un caractère national. Nous n’avons pas la moindre raison de fermer les yeux sur ce côté de la question ou d’en diminuer l’importance. Au contraire, le parti prolétarien devrait, en paroles et en actes, prendre ouvertement et hardiment la solution du problème national (raciale) entre ses mains.

Néanmoins, le parti prolétarien peut et doit résoudre le problème national par ses propres méthodes.

L’arme historique de libération nationale ne peut être que la lutte des classes. Le Komintern, à partir de 1924, a transformé le programme de libération nationale du peuple colonial en une abstraction démocratique vide qui est élevée au-dessus de la réalité des relations de classe. Dans la lutte contre l’oppression nationale, différentes classes se libèrent (temporairement !) des intérêts matériels et deviennent de simples forces « anti-impérialistes ». Pour que ces « forces » spirituelles remplissent bravement la tâche qui leur est assignée par le Komintern, on leur promet, en récompense, un État spirituel « national-démocratique » (avec la référence incontournable à la formule de Lénine, « dictature démocratique du prolétariat et paysannerie »).

Lénine en 1917

La thèse souligne qu’en 1917 Lénine a ouvertement et une fois pour toutes écarté le mot d’ordre de « dictature démocratique du prolétariat et de la paysannerie » comme s’il s’agissait d’une condition nécessaire à la solution de la question agraire. C’est tout à fait correct. Mais pour éviter tout malentendu, il faut ajouter (a) Lénine a toujours parlé d’une dictature démocratique bourgeoise révolutionnaire et non d’un Etat "peuple" spirituel, (b) dans la lutte pour une dictature démocratique bourgeoise il n’a pas offert un bloc de tous les "anti- -forces tsaristes », mais menait une politique de classe indépendante du prolétariat. Un bloc « anti-tsariste » était l’idée des socialistes-révolutionnaires russes et des cadets de gauche, c’est-à-dire les partis de la petite et moyenne bourgeoisie. Contre ces partis, les bolcheviks ont toujours mené une lutte irréconciliable.

Quand la thèse dit que le mot d’ordre d’une « République noire » est tout aussi néfaste pour la cause révolutionnaire que l’est le mot d’ordre d’une « Afrique du Sud pour les blancs », alors on ne peut pas souscrire à la forme de cette affirmation : alors que dans cette dernière il y a est le cas de soutenir l’oppression complète, dans le premier, il y a le cas de faire les premiers pas vers la libération. Nous devons accepter avec toute la fermeté et sans aucune réserve le droit complet et inconditionnel des Noirs à l’indépendance. Ce n’est que sur la base d’une lutte mutuelle contre la domination des exploiteurs blancs que peut être cultivée et renforcée la solidarité des travailleurs noirs et blancs. Il est possible qu’après la victoire les Noirs trouvent inutile de former un État noir séparé en Afrique du Sud ; nous ne les forcerons certainement pas à établir un État séparé ;mais qu’ils fassent cet aveu librement, sur la base de leur propre expérience, et non forcés par le sjambok (bâton de marche sud-africain) des oppresseurs blancs. Les révolutionnaires prolétariens ne doivent jamais oublier le droit des nationalités opprimées à l’autodétermination, y compris la séparation totale, et le devoir du prolétariat de la nation opprimante de défendre ce droit les armes à la main si nécessaire !

La thèse souligne à juste titre le fait que la solution de la question nationale en Russie a été apportée par la révolution d’Octobre. Les mouvements nationaux démocratiques à eux seuls étaient impuissants à faire face à l’oppression nationale du tsarisme. Ce n’est que du fait que le mouvement des nationalités opprimées, ainsi que le mouvement agraire de la paysannerie ont donné au prolétariat la possibilité de s’emparer du pouvoir et d’établir sa dictature, la question nationale ainsi que l’agraire ont trouvé une solution audacieuse et décisive. Mais la conjonction même des mouvements nationaux avec la lutte du prolétariat pour le pouvoir n’a été rendue politiquement possible que grâce au fait que les bolcheviks durant toute leur histoire ont mené une lutte inconciliable avec les grands oppresseurs russes,soutenant toujours et sans réserve le droit des nationalités opprimées à l’autodétermination, y compris la séparation d’avec la Russie.

Les méthodes de lutte de classe de Lénine

La politique de Lénine à l’égard des nations opprimées n’avait cependant rien de commun avec la politique des épigones (staliniens). Le Parti bolchevique a défendu le droit des nations opprimées à l’autodétermination, avec des méthodes de lutte de classe prolétarienne, rejetant entièrement les blocs charlatan « anti-impérialistes » avec les nombreux partis « nationaux » petits-bourgeois de la Russie tsariste (PPS, le parti de Pilsudski en Pologne tsariste, Dashnaki en Arménie, les nationalistes ukrainiens, les sionistes juifs, etc., etc.). Les bolcheviks ont toujours impitoyablement démasqué ces partis, ainsi que les socialistes-révolutionnaires russes, leurs hésitations et leur aventurisme, mais surtout leur mensonge idéologique d’être au-dessus de la lutte des classes. Lénine n’a pas arrêté sa critique intransigeante même lorsque les circonstances lui ont imposé tel ou tel épisode,accord strictement pratique avec eux. Il ne saurait être question d’alliance permanente avec eux sous la bannière de « l’anti-tsarisme ». Ce n’est que grâce à sa politique de classe inconciliable que le bolchevisme a réussi au temps de la Révolution à écarter les mencheviks, les sociaux-révolutionnaires, les partis nationaux petits-bourgeois, et à rassembler autour du prolétariat les masses paysannes et les nationalités opprimées. .et rassembler autour du prolétariat les masses paysannes et les nationalités opprimées.et rassembler autour du prolétariat les masses paysannes et les nationalités opprimées.

« Nous ne devons pas », dit la thèse, « rivaliser avec le Congrès national africain dans les slogans nationalistes afin de gagner les masses autochtones. » L’idée est en elle-même correcte, mais elle nécessite une amplification concrète. Ne connaissant pas suffisamment les activités du Congrès national, je ne peux que sur la base d’analogies esquisser notre politique à son égard, en déclarant à l’avance ma disposition à compléter mes recommandations avec toutes les modifications nécessaires.

Les bolcheviks-léninistes se sont mis à la défense du Congrès tel qu’il est dans tous les cas lorsqu’il est attaqué par les oppresseurs blancs et leurs agents chauvins dans les rangs des organisations ouvrières. Les bolcheviks-léninistes placent les tendances progressistes contre les tendances réactionnaires dans le programme du Congrès. Les bolcheviks-léninistes démasquent devant les masses indigènes l’incapacité du Congrès à réaliser même ses propres revendications, à cause de sa politique superficielle et conciliante, et développent, contrairement au Congrès, un programme de Lutte Révolutionnaire de Classe. Des accords séparés et épisodiques avec le Congrès, s’ils sont contraints par les circonstances, ne sont autorisés que dans le cadre de tâches pratiques strictement définies,avec le maintien de l’indépendance pleine et entière de notre propre organisation et de la liberté de critique politique.

La thèse fait ressortir comme slogan politique principal non pas un « État démocratique national », mais un « octobre » sud-africain. La thèse prouve, et prouve de manière convaincante, (a) que les questions nationales et agraires en Afrique du Sud coïncident dans leurs bases ; (b) que ces deux questions ne peuvent être résolues que d’une manière révolutionnaire ; (c) que la solution révolutionnaire de ces questions conduit inévitablement à la dictature du prolétariat qui guide les masses paysannes indigènes ; (d) que la dictature du prolétariat ouvrira une ère de régime soviétique et de construction socialiste. Cette conclusion est la pierre angulaire de toute la structure du programme. Ici, nous sommes tout à fait d’accord.

Slogans tactiques

Mais les masses doivent être amenées à cette formule « stratégique » générale par le biais d’une série de slogans tactiques. Il n’est possible d’élaborer ces mots d’ordre, à chaque étape donnée, qu’à partir d’une analyse des circonstances concrètes de la vie et de la lutte du prolétariat et de la paysannerie et de l’ensemble de la situation intérieure et internationale. Sans entrer dans le détail, je voudrais aborder brièvement les relations mutuelles des slogans nationaux et agraires.

La thèse souligne à plusieurs reprises que les revendications agraires et non nationales doivent être mises en avant. C’est une question très importante qui mérite une attention sérieuse. Écarter ou affaiblir les mots d’ordre nationaux dans le but de ne pas contrarier les chauvins blancs dans les rangs de la classe ouvrière serait, bien entendu, de l’opportunisme criminel, absolument étranger aux auteurs et partisans de la thèse : cela coule assez clairement du texte de la thèse, qui est imprégné de l’esprit de l’internationalisme révolutionnaire. La thèse dit admirablement de ces « socialistes » qui se battent pour les privilèges des blancs que « nous devons les reconnaître comme les plus grands ennemis de la Révolution ». Il faut donc chercher une autre explication, qui est brièvement indiquée dans le texte même :les masses paysannes indigènes arriérées ressentent directement l’oppression agraire beaucoup plus que l’oppression nationale. C’est tout à fait possible : la majorité des indigènes sont des paysans ; la majeure partie du territoire est aux mains d’une minorité blanche. Les paysans russes dans leur lutte pour la terre avaient longtemps fait confiance au tsar et s’étaient obstinément refusés à tirer des conclusions politiques. Du slogan traditionnel de l’intelligentsia révolutionnaire « Terre et liberté », le paysan n’a longtemps accepté que la première partie. Il a fallu des décennies de troubles agraires et l’influence et l’action des ouvriers de la ville pour permettre à la paysannerie de relier les deux slogans.la majeure partie du territoire est aux mains d’une minorité blanche. Les paysans russes dans leur lutte pour la terre avaient longtemps fait confiance au tsar et s’étaient obstinément refusés à tirer des conclusions politiques. Du slogan traditionnel de l’intelligentsia révolutionnaire « Terre et liberté », le paysan n’a longtemps accepté que la première partie. Il a fallu des décennies de troubles agraires et l’influence et l’action des ouvriers de la ville pour permettre à la paysannerie de relier les deux slogans.la majeure partie du territoire est aux mains d’une minorité blanche. Les paysans russes dans leur lutte pour la terre avaient longtemps fait confiance au tsar et s’étaient obstinément refusés à tirer des conclusions politiques. Du slogan traditionnel de l’intelligentsia révolutionnaire « Terre et liberté », le paysan n’a longtemps accepté que la première partie. Il a fallu des décennies de troubles agraires et l’influence et l’action des ouvriers de la ville pour permettre à la paysannerie de relier les deux slogans.Il a fallu des décennies de troubles agraires et l’influence et l’action des ouvriers de la ville pour permettre à la paysannerie de relier les deux slogans.Il a fallu des décennies de troubles agraires et l’influence et l’action des ouvriers de la ville pour permettre à la paysannerie de relier les deux slogans.

Le pauvre Bantou asservi n’entretient guère plus d’espoir dans le roi britannique ou dans MacDonald. Mais son extrême retard politique s’exprime aussi dans son manque de conscience nationale. En même temps il ressent très fortement la servitude foncière et fiscale. Dans ces conditions, la propagande peut et doit d’abord découler des mots d’ordre de la révolution agraire, afin que, pas à pas, sur la base des expériences de la lutte, la paysannerie puisse être amenée aux conclusions politiques et nationales nécessaires. . Si ces considérations hypothétiques sont correctes, alors nous ne nous intéressons pas ici au programme lui-même, mais plutôt aux voies et moyens de porter ce programme à la conscience des masses indigènes.

Compte tenu du petit nombre des cadres révolutionnaires et de l’extrême diffusion de la paysannerie, il sera possible d’influencer la paysannerie, au moins dans l’immédiat, principalement sinon exclusivement, par l’intermédiaire des ouvriers avancés. Par conséquent, il est de la plus haute importance de former les travailleurs avancés dans l’esprit d’une compréhension claire de l’importance de la révolution agraire pour le destin historique de l’Afrique du Sud.

Par les ouvriers avancés

Le prolétariat du pays se compose de parias noirs arriérés et d’une caste privilégiée de Blancs arrogants. C’est là que réside la plus grande difficulté de toute la situation. Comme la thèse l’énonce à juste titre, les convulsions économiques du capitalisme pourrissant doivent ébranler fortement les anciennes barrières et faciliter le travail de coalescence révolutionnaire. En tout cas, le pire crime de la part des révolutionnaires serait de donner la moindre concession aux privilèges et aux préjugés des blancs. Quiconque donne son petit doigt au diable du chauvinisme est perdu. Le Parti révolutionnaire doit proposer à chaque ouvrier blanc l’alternative suivante : soit avec l’impérialisme britannique et avec la bourgeoisie blanche d’Afrique du Sud, soit,avec les ouvriers et les paysans noirs contre les féodaux blancs et les propriétaires d’esclaves et leurs agents dans les rangs de la classe ouvrière elle-même.

Le renversement de la domination britannique sur la population noire d’Afrique du Sud ne signifiera bien sûr pas une rupture économique et culturelle avec l’ancienne mère patrie, si celle-ci se libère de l’oppression de ses pillards impérialistes. Une Angleterre soviétique pourra exercer une puissante influence économique et culturelle sur l’Afrique du Sud par l’intermédiaire de ces Blancs qui, en fait, en lutte réelle, auront lié leur sort à celui des esclaves coloniaux actuels. Cette influence sera basée, non sur la domination, mais sur la coopération mutuelle prolétarienne.

Mais plus importante sera probablement l’influence qu’une Afrique du Sud soviétique exercera sur tout le continent noir. Aider les nègres à rattraper la race blanche, afin de « monter main dans la main avec eux vers de nouveaux sommets culturels, ce sera l’une des grandes et nobles tâches d’un socialisme victorieux.

Leon Trotsky

The Agrarian and National Questions

Remarks on the Draft Theses of The Workers Party of South Africa

Original introduction from the Editors of Fourth International magazine

The following letter, dealing with the National and Agrarian questions was sent by Leon Trotsky to the South African Trotskyists on April 20, 1935, as a reply to the thesis sent him by the South African Workers Party. We are reprinting the full text, omitting only the last short section which deals with internal party problems of organization.—The Editors

The theses are written without doubt on the basis of a serious study of both the economic and political conditions of South Africa as well as of the literature of Marxism and Leninism, particularly that of the Bolshevik-Leninists. A serious scientific approach to all questions is one of the most important conditions for the success of a revolutionary organization. The example of our South African friends again confirms the fact that in the present epoch only the Bolshevik-Leninists, i.e., the consistent proletarian revolutionists, take a serious attitude to theory, analyze the realities, and are learning themselves before they teach others. The Stalinist bureaucracy has long ago substituted a combination of ignorance and impudence for Marxism.

In the following lines I wish to make certain remarks with regard to the draft theses which will serve as a program for the Workers Party of South Africa. Under no circumstances do I bring forward these remarks in opposition to the text of the theses. I am too insufficiently acquainted with the conditions in South Africa to pretend to a full conclusive opinion on a series of practical questions. Only in certain places I am obliged to express my disagreement with certain aspects of the draft theses. But here, also, insofar as I can judge from afar, we have no differences in principles with the authors of the theses. It is rather a matter of certain polemical exaggerations arising from the struggle with the pernicious national policy of Stalinism. But it is in the interest of the cause not to smooth over even slight inaccuracies in presentation, but, on the contrary, to expose them for open deliberations in order to arrive at the most clear and blameless text. Such is the aim of the following lines dictated by the desire to give some assistance to our South African Bolshevik-Leninists in this great and responsible work to which they have set themselves.

The South African possessions of Great Britain form a Dominion only from the point of view of the white minority. From the point of view of the black majority South Africa is a Slave Colony.

No social upheaval (in the first instance, an agrarian revolution) is thinkable with the retention of British Imperialism in the South African Dominion. The overthrow of British Imperialism in South Africa is just as indispensable for the triumph of Socialism in South Africa as it is for Great Britain itself.

If, as it is possible to assume, the revolution will start first in Great Britain, the less support the British bourgeoisie will find in the Colonies and Dominions, including so important a possession as South Africa, the quicker will be their defeat at home. The struggle for the expulsion of British Imperialism, its tools and agents, thus enters as an indispensable part of the program of the South African proletarian party.

The Black Republic

The overthrow of the hegemony of British Imperialism in South Africa can come about as the result of a military defeat of Great Britain and the disintegration of the Empire ; in this case the South African whites can still for a certain period, hardly a considerable one, retain their domination over the blacks. Another possibility, which in practice could be connected with the first, is a revolution in Great Britain and her possessions. Three-quarters of the population of South Africa (almost six million of almost eight million) is composed of non-Europeans. A victorious revolution is unthinkable without the awakening of the native masses ; in its turn it will give them what they are so lacking today, confidence in their strength, a heightened personal consciousness, a cultural growth. Under these conditions the South African Republic will emerge first of all as a “black” Republic ; this does not exclude, of course, either full equality for whites or brotherly relations between the two races (which depends mainly upon the conduct of the whites). But it is entirely obvious that the predominant majority sf the population, liberated from slavish dependence, will put a certain imprint on the State.

Insofar as a victorious revolution will radically change not only the relation between the classes, but also between the races, and will assure to the blacks that place in the State which corresponds to their numbers, so far will the Social Revolution in South Africa also have a national character. We have not the slightest reason to close our eyes to this side of the question or to diminish its significance. On the contrary the proletarian party should in words and in deeds openly and boldly take the solution of the national (racial) problem in its hands.

Nevertheless the proletarian party can and must solve the national problem by its own methods.

The historical weapon of national liberation can be only the class struggle. The Comintern, beginning from 1924 transformed the program of national liberation of colonial people into an empty democratic abstraction which is elevated above the reality of the class relations. In the struggle against national oppression different classes liberate themselves (temporarily !) from material interests and become simple “anti-imperialist” forces. In order that these spiritual “forces” bravely fulfill the task assigned to them by the Comintern, they are promised, as a reward, a spiritual “national-democratic” state (with the unavoidable reference to Lenin’s formula, “democratic dictatorship of the proletariat and peasantry”).

Lenin in 1917

The thesis points out that in 1917 Lenin openly and once and for all discarded the slogan of “democratic dictatorship of the proletariat and peasantry” as if it were a necessary condition for the solution of the agrarian question. This is entirely correct. But to avoid misunderstanding it should be added (a) Lenin always spoke of a revolutionary bourgeois democratic dictatorship and not about a spiritual “peoples” State, (b) in the struggle for a bourgeois democratic dictatorship he offered not a bloc of all “anti-czarist forces” but carried out an independent class policy of the proletariat. An “anti-czarist” bloc was the idea of the Russian Social Revolutionists and the Left Cadets i.e., the parties of the petty and middle bourgeoisie. Against these parties the Bolsheviks always waged an irreconcilable struggle.

When the thesis says that the slogan of a “Black Republic” is equally harmful for the revolutionary cause as is the slogan of a “South Africa for the whites,” then we cannot agree with the form of this statement : whereas in the latter there is the case of supporting complete oppression, in the former, there is the case of taking the first steps towards liberation. We must accept with all decisiveness and without any reservations the complete and unconditional right of the blacks to independence. Only on the basis of a mutual struggle against the domination of the white exploiters, can be cultivated and strengthened the solidarity of black and white toilers. It is possible that the blacks will after victory find it unnecessary to form a separate black State in South Africa ; certainly we will not force them to establish a separate State ; but let them make this admission freely, on the basis of their own experience, and not forced by the sjambok (South African walking stick) of the white oppressors. The proletarian revolutionists must never forget the right of the oppressed nationalities of self-determination, including full separation, and of the duty of the proletariat of the oppressing nation to defend this right with arms in hand when necessary !

The thesis quite correctly underlines the fact that the solution of the national question in Russia was brought about by the October revolution. National democratic movements by themselves were powerless to cope with the national oppression of czarism. Only because of the fact that the movement of the oppressed nationalities, as well as the agrarian movement of the peasantry gave the proletariat the possibility of seizing power and establishing its dictatorship, the national question as well as the agrarian found a bold and decisive solution. But the very conjunction of the national movements with the struggle of the proletariat for power was made politically possible only thanks to the fact that the Bolsheviks during the whole of their history carried on an irreconcilable struggle with the Great Russian oppressors, supporting always and without reservations the right of the oppressed nationalities to self-determination including separation from Russia.

Lenin’s Class Struggle Methods

The policy of Lenin in regard to the oppressed nations did not, however, have anything in common with the policy of the (Stalinist) epigones. The Bolshevik Party defended the right of the oppressed nations to self-determination, with methods of proletarian class struggle, entirely rejecting the charlatan “anti-imperialist” blocs with the numerous petty-bourgeois “national” parties of czarist Russia (PPS, the party of Pilsudski in czarist Poland, Dashnaki in Armenia, the Ukrainian nationalists, the Jewish Zionists, etc., etc.). The Bolsheviks have always mercilessly unmasked these parties, as well as the Russian Social Revolutionists, their vacillations and adventurism, but especially their ideological lie of being above the class struggle. Lenin did not stop his intransigent criticism even when circumstances forced upon him this or that episodic, strictly practical agreement with them. There could be no question of any permanent alliance with them under the banner of “anti-czarism.” Only thanks to its irreconcilable class policy was Bolshevism able to succeed in the time of the Revolution to throw aside the Mensheviks, the Social-Revolutionists, the national petty-bourgeois parties, and gather around the proletariat the masses of the peasantry and the oppressed nationalities.

“We must not,” says the thesis, “compete with the African National Congress in nationalist slogans in order to win the Native masses.” The idea is in itself correct, but it requires concrete amplification. Being insufficiently acquainted with the activities of the National Congress, I can only on the basis of analogies outline our policy concerning it, stating beforehand my readiness to supplement my recommendations with all the necessary modifications.

The Bolshevik-Leninists put themselves in defense of the Congress as it is in all cases when it is being attacked by the white oppressors and their chauvinistic agents in the ranks of the workers’ organizations. The Bolshevik-Leninists place the progressive over against the reactionary tendencies in the program of the Congress. The Bolshevik-Leninists unmask before the Native masses the inability of the Congress to achieve the realisation of even its own demands, because of its superficial, conciliatory policy, and develop in contradistinction to the Congress a program of Class Revolutionary Struggle. Separate, episodic agreements with the Congress, if they are forced by circumstances, are permissible only within the framework of strictly defined practical tasks, with the retention of full and complete independence of our own organization and freedom of political criticism.

The thesis brings out as the main political slogan not a “national democratic State,” but a South African “October.” The thesis proves, and proves convincingly, (a) that the national and agrarian questions in South Africa coincide in their bases ; (b) that both these questions can be solved only in a revolutionary way ; (c) that the revolutionary solution of these questions leads inevitably to the Dictatorship of the Proletariat which guides the Native peasant masses ; (d) that the Dictatorship of the Proletariat will open an era of a Soviet regime and Socialist construction. This conclusion is the cornerstone of the whole structure of the program. Here we are in complete agreement.

Tactical Slogans

But the masses must be brought to this general “strategic” formula through the medium of a series of tactical slogans. It is possible to work out these slogans, at every given stage, only on the basis of an analysis of the concrete circumstances of the life and struggle of the proletariat and peasantry and the whole internal and international situation. Without going deeply into this matter, I would like briefly to deal with the mutual relations of the national and agrarian slogans.

The thesis several times underlines that the agrarian and not the national demands must be put in the first place. This is a very important question which deserves serious attention. To push aside or to weaken the national slogans with the object of not antagonising the white chauvinists in the ranks of the working class would be, of course, criminal opportunism, which is absolutely alien to the authors and supporters of the thesis : this flows quite clearly from the text of the thesis, which is permeated with the spirit of revolutionary internationalism. The thesis admirably says of those “socialists” who are fighting for the privileges of the whites that “we must recognise them as the greatest enemies of the Revolution.” Thus we must seek for another explanation, which is briefly indicated in the very text : the backward Native peasant masses directly feel the agrarian oppression much more than they do the national oppression. It is quite possible : the majority of the Natives are peasants ; the bulk of the land is in the hands of a white minority. The Russian peasants during their struggle for land had for long put their faith in the czar and stubbornly refused to draw political conclusions. From the revolutionary intelligentsia’s traditional slogan, “Land and Liberty,” the peasant for a long time accepted only the first part. It required decades of agrarian unrest and the influence and action of the town workers to enable the peasantry to connect both slogans.

The poor enslaved Bantu hardly entertains more hope in the British King or in MacDonald. But his extreme political backwardness is also expressed in his lack of national self-consciousness. At the same time he feels very sharply the land and fiscal bondage. Given these conditions, propaganda can and must first of all flow from the slogans of the agrarian revolution, in order that, step by step, on the basis of the experiences of the struggle, the peasantry may be brought to the necessary political and national conclusions. If these hypothetical considerations are correct, then we are not concerned here with the program itself, but rather with the ways and means of carrying this program to the consciousness of the Native masses.

Considering the small numbers of the revolutionary cadres and the extreme diffusion of the peasantry, it will be possible to influence the peasantry, at least in the immediate future, mainly if not exclusively, through the medium of the advanced workers. Therefore it is of the utmost importance to train the advanced workers in the spirit of a clear understanding of the significance of the Agrarian Revolution for the historical fate of South Africa.

Through the Advanced Workers

The proletariat of the country consists of backward black pariahs and a privileged arrogant caste of whites. In this lies the greatest difficulty of the whole situation. As the thesis correctly states, the economic convulsions of rotting capitalism must strongly shake the old barriers and facilitate the work of revolutionary coalescence. In any case, the worst crime on the part of the revolutionists would be to give the smallest toncessions to the privileges and prejudices of the whites. Whoever gives his little finger to the devil of chauvinism is lost. The revolutionary Party must put before every white worker the following alternative : either with British Imperialism and with the white bourgeoisie of South Africa, or, with the black workers and peasants against the white feudalists and slave-owners and their agents in the ranks of the working class itself.

The overthrow of the British domination over the black population of South Africa will not, of course, mean an economic and cultural break with the previous mother-country, if the latter will liberate itself from the oppression of its imperialist plunderers. A Soviet England will be able to exercise a powerful economic and cultural influence on South Africa through the medium of those whites who in deed, in actual struggle, will have bound up their fate with that of the present colonial slaves. This influence will be based, not on domination, but on proletarian mutual co-operation.

But more important in all probability will be the influence which a Soviet South Africa will exercise over the whole black continent. To help the negroes to catch up to the white race, in ’order to ascend hand in hand with them to new cultural heights, this will be one of the grand and noble tasks of a victorious Socialism.

Léon Trotsky

Le problème national et les tâches du parti prolétarien

20 avril 1935

Les thèses [1] ont sans doute été rédigées sur la base d’une étude sérieuse, tant des conditions économiques et politiques de l’Afrique du Sud que de la littérature du marxisme et du léninisme, celle des bolcheviks‑léninistes en particulier. Aborder de façon scientifique et sérieuse toutes les questions, c’est une des conditions les plus importantes de succès pour une organisation révolutionnaire. L’exemple de nos amis sud‑africains confirme une fois de plus qu’à l’époque actuelle, seuls les bolcheviks-léninistes, c’est‑à‑dire les révolutionnaires prolétariens conséquents, s’intéressent sérieusement à la théorie, analysent la réalité, apprennent eux-mêmes avant d’apprendre aux autres. La bureaucratie stalinienne, elle, a depuis longtemps remplacé le marxisme par une combinaison d’ignorance et d’insolence.

Dans les lignes qui suivent, je veux faire quelques remarques au sujet du projet de thèses qui doivent servir de programme à la Ligue communiste d’Afrique du Sud. Je n’oppose en aucun cas mes remarques au texte de ces thèses. Ma connaissance des conditions en Afrique du Sud est trop insuffisante pour que je puisse prétendre à une opinion pleinement achevée sur toute une série de questions pratiques. C’est seulement dans quelques cas qu’il m’arrivera d’exprimer mon désaccord avec certaines affirmations du projet. Mais, même là, et autant que j’en puisse juger de loin, il n’y a pas de désaccords principiels avec les auteurs des thèses : il s’agit plutôt de quelques formulations politiques exagérées dans la lutte contre la néfaste politique du stalinisme [2]. Mais il est de l’intérêt de notre cause de ne pas dissimuler même l’imprécision de certaines formulations, et, au contraire, de les soumettre à examen public, afin de parvenir à un texte le plus clair possible, irréprochable. Tel est le but des lignes suivantes, dictées par le désir d’apporter aux bolcheviks-­léninistes sud‑africains une coopération, même mince, dans l’immense travail, lourd de responsabilités, qu’ils ont entrepris.

Les possessions sud‑africaines de la Grande‑Bretagne ne constituent un « dominion » que du point de vue de la minorité blanche. Du point de vue de la majorité noire, l’Afrique du Sud est une colonie esclave [3].

Aucune révolution sociale ‑ et au premier chef aucune révolution agraire ‑ n’est concevable avec le maintien de la domination de l’impérialisme britannique sur le dominion sud‑africain. Le renversement de la domination britannique en Afrique du Sud est aussi nécessaire pour le triomphe du socialisme en Afrique du Sud qu’en Grande‑Bretagne même.

Si, comme on peut le supposer, la révolution commence d’abord en Grande­-Bretagne, la bourgeoisie anglaise sera battue d’autant plus rapidement dans la métropole que moindre sera l’appui qu’elle pourra trouver dans ses colonies et dominions, y compris dans une possession aussi importante pour elle que l’Afrique du Sud. La lutte pour chasser l’impérialisme britannique, ses instruments, ses agents, s’inscrit ainsi nécessairement dans le programme du parti prolétarien de l’Afrique du Sud.

Le renversement de la domination de l’impérialisme britannique en Afrique du Sud peut être le résultat de la défaite militaire de la Grande‑Bretagne et de la désagrégation de son empire ; dans ce cas, les Blancs d’Afrique du Sud peuvent encore maintenir pendant une certaine période, sans doute pas très longtemps, leur domination sur les Noirs. Une autre variante, qui peut en fait être liée à la première, serait la révolution en Grande‑Bretagne et dans ses possessions. Les trois quarts de la population de l’Afrique du Sud ‑ presque 6 millions sur 8 ‑ sont des gens de couleur. La révolution victorieuse, inconcevable sans l’éveil des masses indigènes, leur donnera à son tour ce qui leur manque tellement aujourd’hui : la confiance dans leurs propres forces, une conscience accrue de leur personnalité, le développement de leur culture. Dans ces conditions, la République sud‑africaine deviendra avant tout une république « noire » : cela n’exclut, bien entendu, ni une complète égalité de droits pour les Blancs, ni de fraternelles relations entre les deux races (ce qui dépend surtout de la conduite des Blancs). Mais il est absolument évident que la majorité écrasante de la population, affranchie de la dépendance servile, marquera l’Etat d’une empreinte déterminante.

Dans la mesure où la révolution victorieuse changera radicalement les rapports non seulement entre les classes, mais aussi entre les races, et assurera aux Noirs la place dans l’Etat qui correspond à leur nombre, la révolution sociale en Afrique du Sud aura également un caractère national. Nousn’avons pas la moindre raison de fermer les yeux sur cet aspect de la question, ou de minimiser son importance. Au contraire, le parti prolétarien doit, et en paroles et en actes, ouvertement et hardiment, prendre entre ses mains la résolution du problème national (racial).

Mais la résolution de ce problème, le parti prolétarien peut et doit la réaliser par ses propres méthodes.

L’instrument historique de l’émancipation nationale ne peut être que la lutte de classes.

L’Internationale communiste, depuis 1924 [4], a transformé le processus d’« émancipation nationale » des peuples coloniaux en une abstraction démocratique creuse, élevée au‑dessus de la réalité des rapports de classes. Pour lutter contre l’oppression nationale, les différentes classes s’affranchissent ‑ pour un temps ‑ de leurs intérêts matériels et deviennent de simples forces « anti‑impérialistes ». Pour que ces « forces » immatérielles remplissent de bon cœur la tâche que leur a confiée l’Internationale communiste, on leur promet en récompense un Etat « national-démocratique » immatériel (avec l’inévitable référence à la formule de Lénine sur la « dictature démocratique des ouvriers et des paysans ») [5].

Les thèses indiquent qu’en 1917 Lénine a ouvertement et, une fois pour toutes, liquidé la formule de la « dictature démocratique des ouvriers et des paysans », en tant que condition prétendument nécessaire pour résoudre la question agraire. C’est absolument exact. Mais, pour éviter tout malentendu, il faut ajouter : a) que Lénine parlait toujours de dictature révolutionnaire bourgeoise-démocratique, et pas d’un Etat « populaire » immatériel, b) que, dans la lutte pour la dictature bourgeoise‑démocratique, il ne proposait pas un bloc de toutes les « forces antitsaristes », mais menait une politique indépendante de classe du prolétariat. Le bloc « antitsariste » était une idée des socialistes révolutionnaires russes et des cadets [6] de gauche, c’est‑à‑dire des partis de la petite et moyenne bourgeoisie. Contre eux, le bolchevisme a toujours mené une lutte implacable.

Quand les thèses disent que le mot d’ordre de « république noire » est aussi nuisible (« equally harmful ») à la cause de la révolution que celui de « l’Afrique du Sud aux Blancs », nous ne pouvons être d’accord avec cette affirmation [7]. De la part des Blancs, il s’agit du maintien d’une domination infâme ; de la part des Noirs, des premiers pas vers leur émancipation. Le droit total et inconditionnel des Noirs à l’indépendance, il nous faut le reconnaître absolument et sans réserves. C’est seulement sur la base d’une lutte commune contre la domination des exploiteurs blancs que pourra s’élever et se renforcer la solidarité des travailleurs noirs et des travailleurs blancs. Il est possible qu’après la victoire les Noirs tiennent pour inutile la création en Afrique du Sud d’un Etat noir particulier. Naturellement, nous ne leur imposerons pas un séparatisme d’Etat. Mais qu’ils le reconnaissent librement, sur la base de leur expérience propre, pas sous les verges des oppresseurs blancs. Les révolutionnaires prolétariens ne doivent jamais oublier le droit des nationalités opprimées à disposer d’elles-mêmes, y compris leur droit à la séparation complète, et le devoir du prolétariat de la nation qui opprime à défendre ce droit, y compris, s’il le faut, les armes à la main !

Les thèses soulignent à juste titre le fait que c’est la révolution d’Octobre qui a apporté en Russie la solution de la question nationale. Les mouvements nationaux démocratiques ont été en eux-mêmes impuissants à venir à bout de l’oppression nationale du tsarisme. C’est seulement grâce au fait que les mouvements des nationalités opprimées, ainsi que le mouvement agraire de la paysannerie, ont donné au prolétariat la possibilité de conquérir le pouvoir et d’établir sa dictature, que la question nationale, ainsi que la question agraire, ont trouvé une solution hardie et radicale. Mais la combinaison même des mouvements nationaux avec la lutte du prolétariat pour le pouvoir n’a été possible politiquement que parce que le parti bolchevique, tout au long de son histoire, avait mené une lutte implacable contre les oppresseurs grand‑russiens et soutenu toujours et sans réserves le droit des nations opprimées à leur indépendance, jusques et y compris la séparation d’avec la Russie [8].

La politique de Lénine vis‑à‑vis des nations opprimées n’avait pourtant rien de commun avec celle des épigones [9]. Le parti bolchevique défendait le droit des nations opprimées à disposer d’elles-mêmes par les méthodes de la lutte de classe prolétarienne, rejetant nettement les blocs « anti‑impérialistes » charlatanesques avec les nombreux partis « nationaux » petits‑bourgeois de la Russie tsariste (le P.P.S., le parti de Pilsudski [10] en Pologne, les « dachnaki » en Arménie [11], les nationalistes ukrainiens [12], les sionistes chez les Juifs, etc.). Le bolchevisme démasque toujours impitoyablement ces partis, de même que les « social-révolutionnaires », leur double nature et leur aventurisme, et surtout le mensonge de leur idéologie prétendument au‑dessus des classes. Il ne suspendait même pas son impitoyable critique lorsque les conditions l’obligeaient à conclure tel ou tel accord épisodique strictement pratique avec ceux. Il ne pouvait être question d’une quelconque alliance permanente avec eux sous le drapeau de l’« antitsarisme ». C’est seulement grâce à une politique de classe implacable que le bolchevisme a réussi, dans les conditions de la révolution, à écarter les mencheviks, les social‑révolutionnaires, les partis nationaux petits‑bourgeois, et à souder autour du prolétariat les masses de la paysannerie et des nationalités opprimées.

« Nous ne devons pas, disent les thèses, concurrencer le congrès national africain [13] dans le domaine des mots d’ordre nationalistes avec l’objectif de conquérir les paysans indigènes. » L’idée en elle-même est juste, mais exige d’être concrétisée. Faute de connaître de façon précise l’activité du congrès national, je ne puis esquisser notre politique à son égard que par analogie, tout en précisant d’ailleurs que je suis prêt à apporter à mes propositions toute correction nécessaire.

Les bolcheviks‑léninistes sont pour la défense du congrès, tel qu’il est, dans tous les cas où il reçoit les coups des oppresseurs blancs et de leurs agents chauvins dans les rangs des organisations ouvrières. Les bolcheviks opposent, dans le programme du congrès, les tendances progressistes et les tendances réactionnaires. Les bolcheviks démasquent aux yeux des masses indigènes l’incapacité du congrès à obtenir la réalisation même de ses propres revendications, du fait de sa politique superficielle, conciliatrice, et lancent, en opposition au congrès, un programme de lutte de classe révolutionnaire. S’ils sont imposés par la situation, des accords temporaires avec le congrès ne peuvent être admis que dans le cadre de tâches pratiques strictement définies, en maintenant la complète indépendance de notre organisation et notre totale liberté de critique politique.

Les thèses lancent comme mot d’ordre politique central non pas l’« Etat national­-démocratique », mais l’« Octobre » sud-africain. Elles montrent ‑ et ce, avec une évidence parfaite

que les questions nationale et agraire en Afrique du Sud coïncident quant au fond, que ces deux questions ne peuvent être résolues que par la voie révolutionnaire, que la résolution révolutionnaire de ces tâches conduit à la dictature du prolétariat dirigeant les masses paysannes indigènes, que la dictature du prolétariat ouvre l’ère du régime soviétique et de l’édification socialiste. Cette conclusion constitue la pierre angulaire de tout l’édifice du programme.

Là‑dessus, notre solidarité est totale.

Mais il faut amener les masses à cette formule « stratégique » en général par une série de mots d’ordre « tactiques ». On ne peut les élaborer à chaque étape que sur la base d’une analyse des conditions concrètes de la vie et de la lutte du prolétariat et de la paysannerie, ainsi que de toute la situation nationale et internationale. Sans entrer dans ce domaine, je veux seulement m’arrêter brièvement sur la question de la corrélation entre les mots d’ordre nationaux et les mots d’ordre agraires.

Les thèses soulignent à plusieurs reprises qu’il faut d’abord lancer, non des revendications nationales, mais des revendications agraires. C’est une question très importante, qui mérite une sérieuse attention. Rejeter à l’arrière‑plan les mots d’ordre nationaux ou les atténuer pour ne pas repousser les chauvins blancs au sein de la classe ouvrière serait, bien entendu, un opportunisme criminel, absolument étranger aux auteurs et partisans des thèses : cela découle très clairement de ces thèses, imprégnées d’internationalisme révolutionnaire. De ces socialistes qui luttent pour les privilèges des Blancs, les thèses disent fort justement : « Il faut voir que ces "socialistes" sont les pires ennemis de la révolution. » Reste une autre explication, indiquée au passage dans le texte lui-même : les masses paysannes arriérées ressentent de façon beaucoup plus immédiate l’oppression agraire que l’oppression nationale. C’est tout à fait possible : la majorité des Noirs sont des paysans [14], et la plus grande partie des terres est entre les mains de la minorité blanche. Dans leur lutte pour la terre, les paysans russes ont longtemps placé leurs espoirs dans le tsar, et ils se tenaient soigneusement à l’écart de toutes conclusions politiques. Du mot d’ordre traditionnel de l’intelligentsia révolutionnaire « Terre et Liberté ! », le moujik n’a longtemps retenu que la première partie. Il a fallu des dizaines d’années d’agitation agraire et d’influence des ouvriers des villes pour que le paysan en vienne à lier ces deux mots d’ordre.

Le Bantou pauvre et esclave nourrit à peine plus d’espoirs dans le roi d’Angleterre ou en MacDonald. Mais son extrême arriération politique s’exprime aussi par son manque de conscience nationale. Et en même temps, il ressent très vivement la servitude agraire et fiscale. Dans ces conditions, notre propagande peut et doit avant tout partir des mots d’ordre de la révolution agraire, afin d’amener pas à pas, sur la base de leur expérience de la lutte, les paysans aux conclusions politiques et nationales nécessaires. Si ces considérations politiques sont exactes, il ne s’agit pas de la question du programme en lui-même, mais de celle de savoir par quelle voie faire pénétrer ce programme dans la conscience des masses indigènes.

Compte tenu de la faiblesse numérique des forces révolutionnaires et de l’extrême dispersion de la paysannerie, il ne sera pas possible, au moins dans la prochaine période, d’agir sur ces derniers autrement qu’avant tout, sinon exclusivement, par l’intermédiaire de l’avant‑garde ouvrière. Il est d’autant plus important d’éduquer cette dernière dans l’esprit d’une claire compréhension de l’importance de la révolution agraire pour la destinée de l’Afrique du Sud.

Le prolétariat du pays comprend des parias noirs arriérés et une caste privilégiée arrogante de Blancs. C’est là que réside la plus grande difficulté dans toute cette situation. Les secousses économiques de l’époque du capitalisme pourrissant, comme l’indiquent justement les thèses, doivent profondément ébranler les vieilles cloisons et faciliter le travail de rassemblement révolutionnaire. Le pire des crimes serait en tout cas pour les révolutionnaires de faire la moindre concession aux privilèges et aux préjugés des Blancs. Celui qui donne le petit doigt au démon du chauvinisme est perdu. A tout ouvrier blanc, le parti révolutionnaire doit poser l’alternative : ou bien avec l’impérialisme britannique et avec la bourgeoisie blanche d’Afrique du Sud, ou bien avec les ouvriers et paysans noirs contre les féodaux et esclavagistes blancs et leurs agents au sein de la classe ouvrière même.

Le renversement de la domination britannique sur la population noire de l’Afrique du Sud ne signifiera pas, bien entendu, la rupture économique et culturelle avec l’ancienne métropole, si cette dernière s’est elle-même affranchie des pillards impérialistes qui l’oppriment. Par l’intermédiaire des Blancs qui lieront dans les faits, dans une lutte commune, leur sort à celui des esclaves coloniaux actuels, l’Angleterre soviétique pourra exercer sur l’Afrique du Sud une puissante influence économique et culturelle, cette fois, non plus sur la base d’une domination, mais sur celle des principes de l’entraide prolétarienne.

Mais l’influence que l’Afrique du Sud soviétique exercera sur tout le continent noir sera peut-être plus importante encore. Aider les nègres à rattraper la race blanche, afin de s’élever, la main dans la main, à de nouvelles hauteurs de la culture, telle sera l’une des tâches les plus grandioses et les plus nobles du socialisme.

Je veux, pour conclure, dire quelques mots de l’organisation légale et illégale (« Concerning the Constitution of the Party »).

Les thèses soulignent à juste titre le lien indispensable entre l’organisation, le programme et la tactique du parti. L’organisation doit assurer l’accomplissement de toutes les tâches révolutionnaires en complétant l’appareil légal par un appareil illégal. Personne ne propose, bien entendu, de créer un appareil illégal pour des fonctions qui, dans les conditions actuelles, peuvent être remplies par l’appareil légal. Mais dès qu’approche une crise politique, il faut créer des cellules de réserve, illégales, de l’appareil, lesquelles pourront, en cas de besoin, s’étendre. Une certaine partie du travail, d’ailleurs très importante, ne peut en outre, sous aucune condition, être faite ouvertement, c’est‑à‑dire sous les yeux de l’ennemi de classe.

Pourtant, la forme la plus importante ‑ pour la période actuelle ‑ du travail illégal ou semi‑légal pour des révolutionnaires est le travail dans les organisations de masse, avant tout les syndicats [15]. Les chefs des trade‑unions constituent une police officieuse du capital ; ils mènent contre les révolutionnaires lutte impitoyable. il faut savoir travailler au sein des organisations de masse sans tomber sous les coups de l’appareil réactionnaire Le groupe révolutionnaire à l’intérieur des syndicats qui apprend par son expérience toutes les règles élémentaires de la conspiration saura poursuivre son travail dans une situation d’illégalité quand les circonstances l’exigeront [16].

Notes

[1] Les « thèses » en question avaient été résumées dans le Bulletin de la L.C.I., n° 2, avec un premier commentaire de Ruth Fischer. Les militants d’Afrique du Sud proches de l’Opposition de gauche qui avaient été exclus à partir de 1930 du Communist Party of South Africa (C.P.S.A.) s’étaient regroupés en 1933 dans le Lenin Club fondé au Cap. Deux tendances s’y affrontaient qui avaient l’une et l’autre rédigé des thèses en vue de l’élaboration d’un programme pour l’Afrique du Sud et les avaient envoyées à Trotsky. Trotsky répond ici aux thèses de la majorité (qui va devenir le Spartacus Club et le Workers Club, avec comme organe Umlilo Mollo ‑ la Flamme ‑), et il est vraisemblable qu’il ne reçut pas les thèses de la minorité (qui allait devenir le 4th International Club avec comme organe Workers Voice ‑ Izwi Bazebenzi). Cette dernière, dans son texte fondamental (manifeste du Lenin Club du 1° mai 1934), opposait l’unité entre travailleurs blancs et travailleurs noirs au mot d’ordre avancé par le C.P.S.A. depuis le début de la « 3° période », celui d’une « République noire », en expliquant qu’il aboutissait à faire des paysans arriérés l’avant­garde de la révolution. Elle soulignait l’opposition d’intérêts entre les colons d’origine hollandaise, la « bourgeoisie des Boers », et l’impérialisme britannique, et insistait pour le développement d’activités légales de l’organisation révolutionnaire. La majorité ‑ dont Trotsky avait les thèses en main ‑ affirmait au contraire que la révolution agraire était en Afrique du Sud le problème n° 1, auquel la question nationale était subordonnée. Elle considérait la bourgeoisie boer comme une fraction de l’impérialisme britannique dominant, affirmait en outre que les conditions spécifiques de la société sud-africaine condamnaient les révolutionnaires à l’action clandestine. Une note dans le Bulletin n° 5 précisait que les thèses auxquelles Trotsky répondait était celles de la Communist League : il n’y avait pourtant pas d’organisation portant ce nom en Afrique du Sud, mais seulement le projet de la fonder.

[2] Trotsky fait allusion ici au fait que le mot d’ordre stalinien de « république noire » proposé par Boukharine et le militant de couleur du C.P.S.A. La Guma et adopté en 1928, avait amené, en réaction, les bolcheviks ‑léninistes sud‑africains auteurs des thèses à affirmer que c’était la question agraire qui constituait l’alpha et l’oméga de la révolution en Afrique du Sud, en sous‑estimant du coup la question nationale.

[3] Le terme de dominion était alors employé pour ceux des territoires du Commonwealth britannique qui étaient dotés d’un gouvernement « autonome » et à qui le droit de sécession avait été expressément reconnu en 1931. Mais, dans le dominion d’Afrique du Sud, la majorité de la population, les Noirs, expropriés et privés de tout droit, se trouvaient soumis à un perpétuel va‑et‑vient entre le travail véritablement servile dans les plantations, les ports, les mines, les usines des villes, d’un côté, et les conditions de famine qui leur étaient faites dans les « réserves » par un Etat représentant l’impérialisme et les capitalistes Sud‑Africains. Selon le témoignage de M. Hosea Jaffe, l’historien du mouvement de libération d’Afrique du Sud, cette définition de Trotsky est entrée à cette date dans le langage du mouvement de libération.

[4] Le 5° congrès de I’I.C., tenu au lendemain de la mort de Lénine et de la victoire dans le parti de la troïka Zinoviev‑Kamenev‑Staline sur l’opposition de gauche de 1923, avait marqué, selon Trotsky, le début de l’abandon des positions théoriques et programmatiques élaborées par les quatre premiers congrès.

[5] La « dictature démocratique des ouvriers et des paysans » était la formule proposée par Lénine, avant avril 1917, pour les pays coloniaux et semi‑coloniaux, y compris la Russie. Elle avait servi et servait encore de cheval de bataille à la direction stalinienne de l’Internationale communiste, qui l’opposait à celle de la « dictature du prolétariat » qui découlait de la théorie de la révolution permanente.

[6] Les constitutionnels démocrates ‑ K.D. ou cadets ‑ étaient en Russie tsariste le parti démocrate bourgeois.

[7] Adressée formellement à la majorité dont il connaissait les thèses, cette critique valait également pour la minorité du Lenin Club. Les deux groupes étaient en effet animés par des militants d’origine européenne dont la majorité avaient tendance à maintenir la balance égale entre travailleurs noirs opprimés et travailleurs blancs privilégiés. La prise de position très ferme de Trotsky sur ce point levait toute ambiguïté.

[8] Les bolcheviks‑léninistes d’Afrique du Sud, qui refusaient le mot d’ordre de « république noire » n’acceptaient pas pour autant ce « droit à la séparation », lequel pouvait en effet impliquer une partition de l’Afrique du Sud sur une base raciale, rejetant les Noirs dans les parties les plus pauvres. Hosea Jaffe, huit ans plus tard, soulignait que la situation en Afrique du Sud était à l’opposé de celle de la Russie tsariste. Le régime tsariste avait opprimé les nationalités en tant que telles et leur avait appliqué une rigoureuse russification alors que le système sud‑africain favorisait un tribalisme artificiel : le peuple noir aspirait, selon eux, non à l’« autodétermination », mais à l’unité. Majorité et minorité étaient d’accord là-dessus.

[9] Le terme d’« épigones » ‑ équivalent péjoratif de « successeurs » - est utilisé couramment par Trotsky pour désigner la direction après Lénine.

[10] Le parti socialiste polonais (P.P.S.) que dirigeait le vieux conspirateur Jozef Pilsudski (1867‑1935), futur maréchal et dictateur, constituait dans les régions polonaises de l’empire tsariste l’une des principales organisations politiques nationalistes, bien qu’il fût par ailleurs membre de la II° Internationale.

[11] Le Dachnaktsoutioun était le parti révolutionnaire arménien, fondé à Tiflis en 1890 avec comme objectif l’indépendance de l’Arménie turque. Il était devenu le parti de l’indépendance arménienne.

[12] Dans une Ukraine où les traditions nationales étaient très vivaces, les mouvements nationalistes unis avaient occupé le pouvoir pendant quelque temps en 1917‑1918. Mais une partie des nationalistes s’était ralliée au pouvoir soviétique, avec l’ancien chef du gouvernement Vinnichenko, tandis que le chef de l’armée, Petljura, s’alliait à la Pologne blanche.

[13] Le Congrès national indigène d’Afrique du Sud avait été fondé en janvier 1912 par diverses personnalités originaires d’Afrique du Sud exerçant des professions libérales ou intellectuelles en Grande‑Bretagne et aux Etats‑Unis. Il était devenu en 1925 le Congrès national africain (A.N.C.) Première organisation politique d’Afrique du Sud à présenter un programme qui reposait sur l’unité bantou, l’égalité politique, économique et sociale entre Noirs et Blancs dans l’Eglise et l’Etat, la suppression de toute forme d’apartheid, etc. Il était le principal parti nationaliste dans le pays.

[14] Commentant dix ans plus tard cette lettre de Trotsky, un dirigeant trotskyste d’Afrique du Sud jusqu’en 1946, M. Awerbuch, dit A. Mon, relevait le manque d’information de Trotsky qui avait l’impression qu’il « existait réellement, économiquement et matériellement, une paysannerie parmi les Africains, vivant avant tout de la terre et qui ne faisait que vouloir plus de terre ». Il soulignait au contraire que la vérité était que des millions d’Africains avaient faim de terre et aspiraient à devenir paysans, mais qu’ils n’étaient en fait « paysans que dans leurs aspirations. » Il soulignait néanmoins que le fait qu’il n’existe pas en Afrique du Sud de paysannerie africaine ne faisait que donner plus de poids au mot d’ordre de la terre. (A. Mon, « A Comment on Trotsky’s Letter to South Africa », Worker’s Voice, organe de la Fourth International Organisation of South Africa (F.I.O.S.A.) , juillet 1945, vol. 1, n°2).

[15] Les thèses ne mentionnaient pas la « question syndicale » car une thèse spéciale sur cette question avait au préalable était adoptée unanimement.

[16] Selon M. Hosea Jaffe (Lettre à P. Broué du 2 octobre 1978), ce texte de Trotsky constitua le point de départ d’une longue et riche discussion à l’intérieur de toutes les organisations antiracistes et anti‑impérialistes sud‑africaines, à laquelle prirent part des hommes et des femmes qui allaient figurer parmi les fondateurs et animateurs d’organisations comme la All‑African Convention (1936) la National Liberation League (1938), le Non European United Front (1939), le Non European Unity Movement (1943), etc. M. Jaffe considère en effet que le programme du mouvement de libération d’Afrique du Sud a été élaboré à partir des idées fondamentales exprimées par Trotsky dans ce texte, à ses yeux historique. Dans l’immédiat, les idées développées par Trotsky : importance de la question agraire, refus de la différenciation entre « impérialisme britannique » et « bourgeoisie boer », accent mis sur l’unité des opprimés « non européens » l’emportèrent dans le mouvement.

Baruch Hirson

Les groupes trotskystes en Afrique du Sud

Une vue rétrospective

L’HISTOIRE des trotskystes sud-africains dans les années 1930 et dans la décennie suivante n’a jamais été rendue disponible ni discutée avec les nouvelles recrues. Il y avait des histoires vagues, mais pas de faits concrets. Aucun ancien membre des groupes n’a écrit sur ses expériences, et il y a eu un silence si profond que certains noms de camarades n’ont pu être mentionnés. J’ai appris dans les années 40 qu’il y avait eu une nonne à la tête du Parti des travailleurs d’Afrique du Sud. Mais aucun détail n’était disponible, même si elle était décédée (comme je l’ai découvert plus tard) en 1942. Le membre dirigeant de la WPSA, s’il était mentionné, était toujours appelé « M. B ». C’était tout. Même lorsque nous avons appris dans les années 1970 qu’il était M. Burlak, on ne nous a jamais dit son prénom. L’autre groupe principal, la quatrième Organisation internationale d’Afrique du Sud (un nom prétentieux), était ouvert,mais nous avons peu appris sur ses membres ou sur ce qu’ils ont fait. Il y avait peut-être peu de choses à cacher sur leurs activités, car ils le faisaient très peu.

L’histoire des groupes à Johannesburg était également inconnue. Personne à Johannesburg n’avait tenu de registre, il n’y avait ni lettres ni procès-verbaux, et les noms de la plupart de ceux qui avaient rejoint les groupes trotskystes n’étaient pas enregistrés. Il n’y avait rien, jusqu’à ce que les documents de l’Institut libéral d’Afrique du Sud soient disponibles et que les dossiers de Lynn Safferys aient été ouverts. Ce n’est qu’alors que l’histoire de Max Gordon est devenue disponible. Il y a eu quelques découvertes plus tard, mais comme l’histoire des trois singes, rien n’a été vu, dit ou entendu.

Puis, dans une maison déserte du Cap, autrefois résidence de Clare Goodlatte, une boîte de documents a été retrouvée au début des années 1980. Il y a encore un mystère autour de cette découverte. Ils sont apparemment entrés en possession d’une « poussette » (une personne qui vivait du produit de matériaux prélevés sur des propriétés abandonnées ou démolies) qui les a vendues en deux portions. J’ai pu obtenir des copies des deux sections. Après avoir maintenu le secret absolu pendant cinq décennies, les documents révélant le fonctionnement interne de la section principale ont été colportés et vendus. Les documents comprenaient des projets d’articles pour la revue The Spark, des procès-verbaux de réunions, des documents, des lettres, des formulaires d’adhésion et des procès-verbaux. Ces documents (au total un millier ou plus), une fois démêlés, offraient une image unique.

Cette collection a été complétée par des lettres écrites par Clare Goodlatte (la nonne rouge) à un ancien étudiant, trouvées dans la bibliothèque sud-africaine et complétées par une recherche dans le département d’éducation de l’Université de Rhodes, Grahamstown, où elle avait autrefois siégé en tant que directrice de l’école de formation des enseignants.

Je n’ai trouvé aucun document de FIOSA. Mais lorsque j’ai visité la Bibliothèque des Documents Internationaux Contemporains à Nanterre en 1991 pour regarder les papiers du Secrétariat Uni de la Quatrième Internationale, j’ai trouvé une carte faisant référence aux papiers de la FIOSA. Ceux-ci ne peuvent être consultés qu’à la fin des années 1990 sans l’autorisation du déposant inconnu. Cela continue la politique de la folie. Même les journaux publics en Europe n’ont qu’une règle de 30 ans, ce qui est absurde. Je n’avais pas le temps d’attendre la permission et je n’étais pas intéressé. Si un historien souhaite enquêter sur ces documents à une date ultérieure, ce don à l’homme ou à la femme leur sera offert. À l’exception du matériel de la collection WPSA et de quelques documents des archives Trotsky à Harvard, rien d’autre n’a été trouvé.

Les documents de la WIL ont été en grande partie détruits lorsque ses chambres ont été incendiées par des incendiaires. Les papiers et publications imprimées que j’ai récupérés à l’époque ont été placés sous la garde de l’Université du Witwatersrand, et ceux-ci ont été photographiés à une date ultérieure pour l’Institut Hoover. J’ai copié d’autres documents de la collection détenue par Nachum Such à Beer Sheba. Personne, à part moi, n’a écrit sur les activités ou les membres de la WIL.

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Il fut un temps où les adhérents sud-africains de l’Opposition de gauche (trotskystes) auraient eu un impact substantiel sur la politique de l’Afrique du Sud et avaient fourni des cadres dirigeants pour les mouvements trotskystes en Chine, en Inde, aux États-Unis et en Grande-Bretagne.

Au niveau international, au cours de la première décennie d’existence du mouvement, Frank Glass (Li Fu-jen / Furen) a déménagé en Chine puis aux États-Unis, Murray Gow Purdy en Inde, Ted Grant, Max Basch (Sid Frost), Charlie van Gelderen, Ralph et Millie Lee, Heaton Lee, Ann Keen et d’autres en Grande-Bretagne. Il y avait aussi des personnes qui ont rejoint ou ont été associées à des groupes trotskystes et ont été acclamées plus tard pour avoir travaillé dans leurs propres spécialités. Parmi ceux-ci figuraient Peter Abrahams, le romancier, Frederick Bodmer, dont le travail en linguistique a été largement acclamé lors de la publication de son Loom of Language, Dorothea Krook, une experte reconnue sur les écrits ultérieurs de Henry James, et Joseph Sandier, actuellement président de l’Internationale Association de psychanalyse.

Moins connus sont ceux qui ont rejoint les groupes sud-africains et constitué un cadre. Ils ont publié les journaux marxistes les plus importants du pays, distribué des journaux et publié le Manifeste communiste en afrikaans, participé à des manifestations contre la conquête italienne de l’Éthiopie, se sont joints aux luttes contre les Greyshirts (le mouvement fasciste local) et ont été parmi les d’abord pour condamner les crimes de Staline. De leurs rangs sont sortis des membres qui, séparément ou collectivement, ont contribué à la construction de la Ligue de libération nationale, puis des organes qui composaient le Mouvement d’unité non européenne, un mouvement de libération nationale qui a attiré des milliers d’hommes et de femmes dans la province du Cap. Leur chef, IB Tabata,aurait exercé une puissante influence sur Nelson Mandela et les hommes qui devaient devenir les dirigeants du Congrès national africain.

Au Cap, leurs membres sont devenus les dirigeants de la (Coloured) Teachers League d’Afrique du Sud et de la Cape African Teachers Association ; ils ont dominé la gauche intellectuelle de Cape Town à travers le Club Lénine, le Club Spartacus et ensuite le New Era Fellowship. [1] Ils recrutaient dans leurs rangs des universitaires et, dans une moindre mesure, des ouvriers, et pouvaient même compter une ancienne religieuse comme membre dirigeant.

L’histoire des groupes du Transvaal était différente. Là, les premiers membres de l’opposition de gauche ont été impliqués dans le travail syndical. Ils ont été succédés par Max Gordon, un trotskyste qui avait déménagé du Cap, et avait construit le premier grand mouvement syndical noir du Transvaal. À un stade ultérieur, après le retour de Gordon au Cap, un nouveau groupe trotskyste, la Workers International League (WIL), est entré et a eu une position influente dans les syndicats noirs. La WIL a également convaincu des hommes et des femmes qui ont joué un rôle important dans les luttes communautaires et (comme au Cap) a produit un certain nombre de journaux et de revues. Les groupes, au Cap et à Johannesburg, étaient toujours petits, mais ils avaient un effet bien supérieur à leur nombre. Pourtant, malgré l’espoir qu’ils ont inspiré avec leur message, les groupes ont tous disparu,ne laissant aucun mouvement dans le pays. [2] Après la construction d’un mouvement syndical renaissant, amenant des milliers de travailleurs dans les rues après 1973, une révolte étudiante en 1976-77 qui a balayé l’Afrique du Sud et a attiré des communautés locales entières, et une nouvelle vague de révoltes en 1984-86, il Il n’y a pas de mouvement trotskyste efficace dans le pays, seulement un certain nombre de petits groupes, pour la plupart affiliés aux nombreuses tendances en Grande-Bretagne et en Europe, mais ne jouant aucun rôle de premier plan dans les événements du pays.seulement un certain nombre de petits groupes, pour la plupart affiliés aux nombreuses tendances en Grande-Bretagne et en Europe, mais ne jouant aucun rôle de premier plan dans les événements du pays.seulement un certain nombre de petits groupes, pour la plupart affiliés aux nombreuses tendances en Grande-Bretagne et en Europe, mais ne jouant aucun rôle de premier plan dans les événements du pays.

Y a-t-il quelque chose dans l’histoire de ces groupes dont on peut tirer des leçons pour qu’un nouveau mouvement dynamique puisse émerger ? Qu’est-ce qui a mal tourné en Afrique du Sud pour nier le travail qui semblait si prometteur avant et pendant la Seconde Guerre mondiale ?

Les débuts

Les groupes trotskystes en Afrique du Sud ne sont pas nés dans le sang, mais dans la confusion. Ils ne sont pas apparus à la suite de puissantes luttes ouvrières ou communautaires. Ils ont vu le jour lorsque les travailleurs sud-africains (ou la petite main-d’œuvre qui avait récemment vu le jour) ont été confus et découragés, s’accrochant à leur emploi pendant la dépression massive qui a frappé le pays en 1929-1931. Ils sont apparus alors que la classe ouvrière internationale était encore sous le choc de la victoire du nazisme en Allemagne et des défaites massives ailleurs, et quand il y avait une désillusion croissante au sein de l’Internationale communiste et du Parti communiste local. Les groupes qui sont apparus localement ont attiré leurs membres parmi les socialistes expulsés par le Parti communiste d’Afrique du Sud (CPSA) ou ses organisations de façade,ou des individus qui recherchaient une solution socialiste pour contrer une société raciale et exploiteuse.

Au Cap, le petit groupe de révolutionnaires était issu du Parti communiste, du Parti travailliste indépendant, de groupes auxiliaires communistes comme le Gezerd 2, des groupes culturels et littéraires [3] ou de nouveaux arrivants d’Europe de l’Est. Ils avaient un certain nombre de positions communes sur les questions étrangères, y compris un antifascisme sans compromis, un soutien inconditionnel à l’URSS dans la guerre qui était anticipée et une condamnation du Komintern et de sa politique. L’un des facteurs les plus importants qui ont contribué à précipiter la formation de groupes trotskystes en Afrique du Sud a été l’imposition du slogan de la République noire par le Komintern au CPSA - la question qui a conduit Frank Glass puis Manuel Lopes à écrire au journal trotskyste américain, Le Militant. [4] Beaucoup n’étaient trotskystes que de nom. Comme d’autres en Europe et ailleurs,ils en savaient peu sur la plate-forme de l’opposition de gauche ou sur la situation en Union soviétique, mais tous étaient consternés par les nouvelles des événements en URSS. Ce n’est qu’après que des exemplaires de The Militant ont été reçus en Afrique du Sud que certaines questions sont devenues plus claires, mais il y avait beaucoup de choses qui restaient opaques pour les nouveaux adhérents à l’Opposition de gauche internationale.

Les effets des méthodes staliniennes sur ceux qui ont formé les premiers groupes trotskystes n’ont pas reçu suffisamment d’attention de la part des historiens. Premièrement, il faut souligner que les troubles au sein des partis communistes locaux ont affecté l’ensemble du mouvement socialiste. Les expulsions, les attaques vicieuses (verbales et physiques), ou les tactiques changeant rapidement pour répondre aux demandes de Moscou, ont rendu difficile pour tout groupe socialiste d’attirer un large public. Mais la pourriture est allée plus loin et a inévitablement affecté le fonctionnement des groupes d’opposition. Malgré toute la répugnance contre les méthodes utilisées à l’intérieur des partis communistes, ceux qui étaient venus du CPSA ont été touchés par la réduction grossière du marxisme aux clichés, l’idolisation excessive des dirigeants, le singe des dirigeants du Komintern dans leur utilisation des invectives. et la brutalisation des relations au sein du parti.

Ils ont apporté avec eux de la CPSA, avec leur dégoût pour la politique du Komintern, les luttes intestines, l’amertume et la boue rustre qui étaient devenus la marque de la propagande et des réunions du Parti communiste. Bien que déterminés à travailler selon de nouvelles lignes, ils s’étaient imprégnés des traits très staliniens qu’ils s’étaient engagés à combattre. Leur vision du monde s’était formée à l’intérieur de la CPSA, et leur cadre théorique avait été façonné, dans une large mesure, par la littérature du Komintern. En conséquence, les trotskystes se sont chamaillés, ils se sont séparés et ils semblaient parfois, en particulier au Transvaal, ne guère mieux que les communistes dans leurs relations internes.

À leur honneur, ils ont rompu avec la CPSA et le Komintern, mais les conséquences n’étaient que trop évidentes. Ils ont dû faire face non seulement à des groupes de droite hostiles regroupés en gangs fascistes, mais aussi à l’assaut acharné des membres de la CPSA. Ils étaient assiégés et isolés, et trouvaient qu’il était trop facile de se replier dans un sectarisme pharisaïque. La défense des positions révolutionnaires s’est transformée en affirmations dogmatiques, et à partir de là, il ne s’agissait que d’un pas vers des allumettes internes, des suspensions, des expulsions et même des coups de poing. En cela, ils n’étaient pas sans rappeler de petits groupes partout qui essayaient de récupérer ce qu’ils pouvaient du marxisme dans les activités contre-révolutionnaires insensibles des apparatchiks du Komintern.

Les premiers trotskystes ont également dû élaborer un nouveau programme et une nouvelle perspective pour le socialisme. Ils pensaient qu’eux seuls pouvaient être les défenseurs des réalisations de 1917, donner une avance à la classe ouvrière sud-africaine et sauver le marxisme de l’extinction. Leurs idées internationalistes ont été tirées en grande partie des pages des quelques revues qui ont atteint l’Afrique du Sud des États-Unis ou de l’Europe, et des points de presse du Secrétariat international de l’opposition de gauche. [5] Leur programme de revendications locales a été élaboré dans des discussions de groupe avec le peu qu’ils pouvaient sauver du Parti communiste - bien que certaines de leurs formulations semblaient inévitablement comme si elles n’étaient que de vieilles idées réécrites.

Les membres des nouveaux groupes ont entrepris de se forger une position qui les distinguerait de l’ACSP et deviendrait la base de l’activité. Ils ont commencé par proposer des alternatives à la CPSA, en particulier la position adoptée par le Komintern en 1928, alors que la révolution mondiale était dite imminente et que chaque section devait adapter son programme pour faire face à cette éventualité. La CPSA a été chargée de travailler pour une République noire et d’adopter une politique syndicale impliquant le contrôle du parti et utilisant des méthodes « révolutionnaires » pour élever la conscience des travailleurs. Au départ, les trotskystes se sont opposés au slogan de la République noire, mais l’ont inversé (au moins théoriquement) après avoir demandé l’avis de Trotsky. Mais sur la question syndicale, ils ont continué dans le même sens que les staliniens. En théorie, ils voulaient prendre le contrôle des syndicats,ou du moins créer une fraction serrée dans ces organisations grâce à laquelle ils pourraient contrôler les activités. Ils ont également persisté à appeler à une action directe jusqu’à ce que Max Gordon, l’organisateur le plus remarquable du Transvaal, ait recours à la lente construction des syndicats noirs avec un recours minimum à la grève et utilisant les institutions de l’État pour garantir leurs revendications. [6]

L’expérience du Cap

Les groupes en Afrique du Sud qui adhéraient à l’Opposition de gauche internationale étaient toujours minuscules et frappés par la pauvreté. Il n’y avait que des succursales au Cap et à Johannesburg, avec une poignée de partisans à Durban et à Port Elizabeth. Ce n’était pas très différent de la propagation du Parti communiste : cela reflétait la rareté de la population et l’implantation des transports, des collèges et de l’industrie. Les différentes structures sociales des provinces ont inévitablement affecté les perceptions et les activités des groupes ; ils devaient trouver leurs électeurs parmi la population locale et proposer des idées qui obtiendraient une réponse. Dans certaines régions, cela s’est avéré presque impossible. Les travailleurs blancs ont été pris dans un réseau de racisme qui les a rendus inaccessibles pour la plupart, et à Natal, les travailleurs et étudiants indiens, s’ils sont actifs politiquement,étaient fortement attirés par Gandhi, Nehru et le Congrès national indien.

Dans le Cap occidental, les groupes devaient également trouver des moyens de gagner le peuple de couleur, un peuple pris par la législation ségrégatoire dans le gouffre entre les blancs et les africains. Par conséquent, les trotskystes du Cap, après avoir péniblement recruté des individus, se sont concentrés sur le travail dans des clubs de discussion, organisant les enseignants (de couleur et africains), et un groupe a fait appel aux groupes paysans du Transkei et de Ciskei dans l’est du Cap.

Joe Pick, un membre fondateur de l’ACSP, a été le premier à écrire au nom d’un groupe au Secrétariat international pour l’affiliation à l’opposition de gauche. Rédigée en 1932, sa lettre était brève et ne fournissait aucun détail. Il semble que le groupe se composait principalement de Juifs, dont la plupart avaient fait partie de la CPSA ou d’organisations associées à ce parti. Le point de repère suivant fut le lancement du Club Lénine le 29 juillet 1933. Ses membres étaient majoritairement juifs. [7] Cela a changé en 1934 lorsque certains membres de l’ILP ont fusionné avec le Club Lénine et que les académies ont été invitées à donner des conférences. Par la suite, le club semble être devenu un centre de discussions socialistes sérieuses attirant un public important, offrant des réunions de célébration le 1er mai ou l’anniversaire de la révolution russe et mettant en scène des pièces de théâtre socialistes.

Cherchant des pistes d’activité politique, les membres du club ont trouvé plusieurs problèmes sociaux autour desquels s’agiter et s’organiser. Premièrement, il y a eu un chômage à grande échelle à la suite de la dépression, qui a touché le plus durement les travailleurs de couleur et africains. [8] Cela a conduit à la formation d’une organisation de chômeurs dans laquelle étaient actifs des personnes engagées dans l’opposition de gauche, dont le Dr Goolam Gool et Max Gordon - Gool étant un futur dirigeant du mouvement d’unité non européenne, Gordon des syndicalistes de la Transvaal. Cependant, les organisations de chômeurs ont une durée limitée. Au milieu de 1935, ce travail était terminé [9].

Un petit groupe de membres du Club Lénine, résolus à lancer un parti politique, a commencé à rédiger un programme en août 1934. Cela a conduit à une scission qui a dominé la politique trotskyste jusqu’à ce que tous les groupes se dissolvent. Ceux qui formaient la majorité s’appelaient le Parti des travailleurs d’Afrique du Sud (WPSA). La minorité a pris le nom de Ligue communiste d’Afrique du Sud (CLSA), mais semble avoir été connue uniquement sous le nom de Club Lénine. Quatre thèmes sont devenus le sujet de « thèses » : l’économie politique du pays, la guerre mondiale attendue, la nature de l’organisation socialiste et la nécessité de travailler dans les syndicats. Celles-ci ont été rédigées, diffusées et envoyées au Secrétariat international. D’autres questions divisaient les membres des groupes en lice, mais elles n’apparaissaient pas dans les projets de programmes. Le plus important d’entre eux était la soi-disant tactique entréeniste,sur lequel il y a eu une discussion approfondie.

Les différences qui sont apparues parmi ces premiers trotskystes étaient à la fois de principe et personnelles. Cela a conduit à des attaques vitupératives contre l’honnêteté, la sincérité et la capacité des membres individuels. Certaines des critiques personnelles auraient pu être justifiées, mais les attaques n’ont rien fait pour clarifier les différences théoriques fondamentales entre les groupes. En conséquence, certains membres sont passés d’un groupe à un autre, et certains se sont de nouveau croisés. D’autres ont laissé les factions désespérées. Avec chaque groupe comptant probablement une douzaine au plus (bien que la Ligue communiste en revendiquât un plus grand nombre), il s’agissait d’une série de tempêtes en dés qui n’étaient pas pertinentes pour les luttes politiques dans le pays.

Aucun document ne montre pourquoi ceux qui ont formé le Parti des travailleurs ont placé la question foncière au sommet de leurs revendications. Cela provenait peut-être d’une lecture des premiers travaux de Lénine sur la Russie, ou pourrait-il avoir été extrait de l’accent mis par le Komintern sur la question foncière dans les pays coloniaux au début des années 1930. Elle pourrait aussi avoir été influencée par la sévérité de la dépression dans les zones rurales (qui avait précédé le marasme de l’économie nationale), ou par les écrits sur la question foncière en Afrique du Sud de l’historien libéral W MacMillan. Quelle que soit la raison, locale ou internationale, ou les deux, le projet qui est devenu le centre de toutes les discussions futures, tel que formulé par le groupe majoritaire parmi les militants du Club Lénine, portait sur la question foncière. [10] Burlak, qui a rédigé le document (intitulé The Native Question),a produit des statistiques gouvernementales pour montrer qu’il y avait une forte concentration de la propriété foncière entre les mains d’un petit nombre d’agriculteurs blancs. Parallèlement, les Africains pouvaient posséder des terres presque exclusivement dans les réserves, qui couvraient à l’époque environ 7% de la superficie du pays. C’était la reprise de cette terre, prétendaient-ils, qui serait le point de ralliement (l’axe, l’alpha et l’oméga) de la prochaine révolution sud-africaine. Paradoxalement, ils ont rejeté le slogan de la République noire, qui aurait pu être un corollaire évident de leur programme.C’était la reprise de cette terre, prétendaient-ils, qui serait le point de ralliement (l’axe, l’alpha et l’oméga) de la prochaine révolution sud-africaine. Paradoxalement, ils ont rejeté le slogan de la République noire, qui aurait pu être un corollaire évident de leur programme.C’était la reprise de cette terre, prétendaient-ils, qui serait le point de ralliement (l’axe, l’alpha et l’oméga) de la prochaine révolution sud-africaine. Paradoxalement, ils ont rejeté le slogan de la République noire, qui aurait pu être un corollaire évident de leur programme.

Contrairement à tout ce qui a ensuite été revendiqué par la minorité, aucune contre-thèse formelle sur la question autochtone n’a été présentée au comité de rédaction, et le document ou les notes préparés par MN Averbach (le chef de la minorité) ont été plutôt considérés comme une contre-résolution. qu’une thèse à part entière. Le document original rédigé par Averbach et les documents envoyés au Secrétariat international à une date ultérieure n’ont pas été retrouvés. Cependant, un article paru en février 1936 dans la Workers Voice, l’organe de la CLSA, sur la question foncière est obtus. Le « simple appel à la terre », a-t-il soutenu, « ne constitue pas un problème agraire ». Les Africains chassés de la terre souffraient principalement des impôts. Leur besoin principal n’était pas de terres, mais d’allégements fiscaux. Averbach semble avoir mal compris la position majoritaire. Si les Africains ont plus de terres,écrit-il, les paysans souffriraient encore de ces impôts pernicieux qui étaient destinés à les conduire dans les mines, l’industrie et les fermes. [11] Mais la position majoritaire, aussi sensible qu’elle soit à la faim de terres, n’a pas été conçue pour fournir plus de terres à l’Africain dans un pays inchangé, mais pour trouver un levier pour renverser le capitalisme. La position minoritaire était si peu claire sur ce point qu’elle a occulté leur principal argument : à savoir que c’était la lutte des travailleurs africains qui serait la clé du changement en Afrique du Sud. Cette position aurait pu être prise sans aucun recours à la théorie et, s’agissant de la théorie, Averbach et la minorité n’avaient pas grand-chose à offrir.aussi sensible que ce soit à la faim de terres, n’a pas été conçue pour fournir plus de terres à l’Africain dans un pays inchangé, mais pour trouver un levier par lequel renverser le capitalisme. La position minoritaire était si peu claire sur ce point qu’elle a occulté leur principal argument : à savoir que c’était la lutte des travailleurs africains qui serait la clé du changement en Afrique du Sud. Cette position aurait pu être prise sans aucun recours à la théorie et, s’agissant de la théorie, Averbach et la minorité n’avaient pas grand-chose à offrir.aussi sensible que ce soit à la faim de terres, n’a pas été conçue pour fournir plus de terres à l’Africain dans un pays inchangé, mais pour trouver un levier par lequel renverser le capitalisme. La position minoritaire était si peu claire sur ce point qu’elle a occulté leur principal argument : à savoir que c’était la lutte des travailleurs africains qui serait la clé du changement en Afrique du Sud. Cette position aurait pu être prise sans aucun recours à la théorie et, s’agissant de la théorie, Averbach et la minorité n’avaient pas grand-chose à offrir.que c’était la lutte des travailleurs africains qui serait la clé du changement en Afrique du Sud. Cette position aurait pu être prise sans aucun recours à la théorie et, s’agissant de la théorie, Averbach et la minorité n’avaient pas grand-chose à offrir.que c’était la lutte des travailleurs africains qui serait la clé du changement en Afrique du Sud. Cette position aurait pu être prise sans aucun recours à la théorie et, s’agissant de la théorie, Averbach et la minorité n’avaient pas grand-chose à offrir.

Sur une question d’organisation litigieuse, la majorité a appelé à un parti révolutionnaire étroitement structuré avec un secteur clandestin (un point rejeté par la minorité, qui a dit qu’il fallait exploiter toutes les voies d’activité tout en tenant les conditions du travail légal). Les conséquences étaient évidentes. La Ligue communiste semblait mener ses activités ouvertement et recrutait avec un minimum d’enquête sur les antécédents de ses membres. Le Parti des travailleurs du Cap était très, sinon excessivement, sélectif, maintenait une discipline stricte et était secret dans nombre de ses activités internes du parti. Il y avait des règles sur les documents qui pouvaient être lus lors des réunions des sections et sur ce qui ne devait être lu que par les membres de l’exécutif. C’était un régime qui a conduit à des commentaires dérisoires de la part des membres de la Ligue [12] Il y avait une certaine logique à l’argument de la majorité,non seulement parce que c’était ce que Lénine avait exigé pour la Russie, mais aussi parce que l’avenir de la démocratie (quoi que cela signifiait en Afrique du Sud) n’était en aucun cas assuré.

La question de la terre a été traitée en premier en raison de son importance ultérieure, mais la première division concernait la guerre à venir. [13] Les thèses des deux côtés s’opposaient à la guerre attendue, mais la minorité pensait que les Afrikaners blancs pouvaient être attirés vers le mouvement révolutionnaire en raison de leur position « anti-impérialiste » de base. Ils ont donc plaidé pour une position de neutralité et de collaboration avec l’opposition malanite (c’est-à-dire nationaliste) au parlement. L’analyse de la guerre par Burlak, d’abord dans la thèse, puis dans The Spark, attribue la menace de guerre au financement du capital et condamne à la fois l’Ouest et l’Allemagne pour leur position de guerre. Il ne pouvait y avoir de soutien ni pour l’un ni pour l’autre, et les socialistes devaient appeler à la révolution pour éliminer le capitalisme, la cause de la fièvre de la guerre et finalement de la guerre elle-même, a-t-il déclaré.

Puis, dans une lettre du 12 juin 1935 adressée au Secrétariat international, le Parti des travailleurs a fustigé la Ligue communiste. Sa thèse de guerre, disaient-ils, était le document le plus meurtrier, et celui qui était `` égal au suicide ’’ car il contrarierait les populations colorées et africaines : `` Nous ne pouvons en aucun cas soutenir les plus détestés de la population bantoue, la bourgeoisie blanche, les Malanites. La politique, disaient-ils, était l’opportunisme de la pire espèce et ils ont ajouté : "Il est regrettable que ni vous ni LD [Trotsky] n’ayez exprimé d’opinion sur les thèses de guerre." Il n’y a pas eu de réponse à cette plainte. Au lieu de cela, plusieurs lettres du SI ont insisté sur le fait que les groupes étaient trop petits et que les différences n’étaient pas suffisamment importantes pour justifier la scission. Cela a été rejeté par la WPSA:ils ont écrit qu’il ne pouvait y avoir d’union avec des gens qui différaient si profondément sur des questions fondamentales. Il y avait une autre thèse, acceptée par tous, sur la nécessité de travailler au sein du mouvement syndical. Malheureusement, les membres de la majorité et de la minorité n’ont rien fait à cet égard au Cap. Bien que les staliniens aient créé de nombreux nouveaux syndicats au Cap, les trotskystes étaient plus remarquables pour leur absence dans ce domaine. [14]

À l’origine, il y avait quatre prétendues thèses (deux sur la guerre) et une contre-thèse sur la question foncière. Tous ont été envoyés à l’EI et à Trotsky pour commentaires. [15] Il y a eu deux réponses à la thèse principale sur la question autochtone : une de Ruth Fischer (pseudonyme Dubois) et une de Trotsky. Frank Glass à Shanghai et Ted Grant et Max Basch en Grande-Bretagne ont été invités par l’EI à commenter. Il n’y a eu aucune réponse, bien que Basch ait écrit de longues lettres à la WPSA pour soutenir sa position contre l’entréeisme (voir ci-dessous).

Les critiques de Ruth Fischer étaient grossières et insensibles [16]. La thèse originale a été mal citée et l’attention a été attirée sur ce point dans la version traduite qui a été distribuée. Fischer a déclaré que les statistiques n’étaient pas un substitut à la théorie (et en cela elle avait raison), puis a déclaré, en effet, que la thèse était inutile parce qu’elle ne prenait pas comme enjeu central la lutte contre l’impérialisme britannique. Le slogan « Une terre pour les autochtones » était tout à fait correct, mais inadéquat. Puis, arguant que la libération nationale était un slogan correct pour l’Afrique du Sud (car, comme le prétendait la majorité, il n’y avait pas de bourgeoisie noire), elle a affirmé que les travailleurs blancs, dont le soutien était essentiel, ne pouvaient être gagnés que sur le slogan `` A bas L’impérialisme britannique ». Cela signifierait : `` A bas les privilèges de la race blanche, avancez les autochtones,et aussi la proclamation du droit de se séparer totalement de l’Empire britannique ». Et ainsi le document a continué. C’était un document de l’époque, et aurait pu aussi facilement provenir du Komintern. L’impérialisme était l’ennemi, l’impérialisme devait être détruit et tout document qui ne partait pas de cette proposition était faux. Mais Fischer avait, en fait, lu trop étroitement. Les membres de la WPSA n’étaient rien sinon des léninistes orthodoxes. La lutte contre l’impérialisme a été le thème de leur thèse dans tous leurs documents, et plus particulièrement dans le document sur la guerre, question qui a d’abord divisé les factions. En outre, son accent, à juste titre, portait sur le rôle du capital financier en Afrique du Sud. On peut soutenir que la formulation de la WPSA, fondée sur sa définition du capital financier, était plus précise que celle de Fischer. (Entre parenthèses, il faut ajouter,la WPSA n’a plus jamais omis de placer la lutte contre l’impérialisme britannique en tête de leurs revendications. L’autorité des membres du Secrétariat était telle qu’ils n’étaient pas souvent opposés. Toute ressemblance avec le fonctionnement du Komintern n’était pas tout à fait accidentelle.)

Cependant, à une date ultérieure, la WPSA a écrit : « À ce moment-là, nous vous avons fait appel, nous vous avons approché pour décider sur la base des documents rédigés par les deux factions. C’est là que commence la comédie. Vous avez renvoyé un document rédigé par le camarade Dubois qui a fait la risée non seulement des camarades du Cap, mais de tous les camarades du monde entier qui avaient étudié la question coloniale, qui savaient rien du tout des problèmes de l’Afrique du Sud. Nous vous avons fait appel à ce moment-là et nous avons reçu de vous ... le chef-d’œuvre de l’ignorance de Dubois. »[17]

La contribution de Trotsky est probablement encore controversée. Bien qu’il prétende ne pas pouvoir vraiment commenter les conditions en Afrique du Sud faute des informations nécessaires, il accepte néanmoins la thèse sur la terre (affirmant cependant que la révolution agraire ne peut avoir lieu qu’avec la participation active des travailleurs avancés. ), et s’est opposé au rejet du slogan de la République noire. Ce dernier n’était pas une aberration temporaire, mais coïncidait avec les autres déclarations de Trotsky sur la position du Komintern sur un État noir indépendant dans la ceinture médiane des États-Unis. Rejeter d’emblée la République noire, a-t-il dit, résultait des exagérations de la polémique contre le Komintern. Les Noirs formeraient la majorité dans une Afrique du Sud transformée, et le pays constituerait évidemment une République noire.Il a ajouté qu’en aucune condition les révolutionnaires ne pouvaient offrir le moindre doigt au chauvinisme blanc.

Les remarques de Trotsky s’inscrivaient dans une perspective internationale. Il a déclaré d’emblée que l’on pouvait supposer que la révolution britannique précéderait celle de l’Afrique du Sud. Dans ce cas, il était essentiel qu’il n’y ait aucun soutien à la bourgeoisie des colonies et des dominions. Cela faisait de la lutte pour l’expulsion de l’impérialisme britannique une partie indispensable du programme du parti prolétarien sud-africain. À la fin de sa lettre, il parlait d’un avenir dans lequel la Grande-Bretagne soviétique exercerait une puissante influence économique et culturelle sur l’Afrique du Sud par l’intermédiaire de ces Blancs qui avaient manifesté leur solidarité, par la lutte, avec les travailleurs noirs. Une Afrique du Sud socialiste, à son tour, exercerait une influence profonde sur tout le continent noir. [18]

Les remarques de Trotsky sur le projet de thèse, qui ont été évoquées à plusieurs reprises dans les polémiques à l’intérieur du mouvement trotskyste sud-africain, ont été importantes pour orienter la gauche vers le peuple africain, mais elles ont également rendu un très mauvais service au mouvement socialiste. J’en discute dans un document présenté à Aberdeen en août 1990 et je ne souhaite pas répéter les arguments ici. [19] Le seul point qui doit être souligné est que la principale affirmation de Trotsky était doublement fausse. en ce qui concerne son propre travail original en Russie en 1904-06, il aurait dû être conscient de l’impact du capital financier sur un pays arriéré. Il savait d’après la littérature sur l’Afrique du Sud (ou aurait dû savoir) que l’investissement dans l’extraction de l’or avait joué un rôle crucial dans l’ouverture du pays aux capitaux étrangers, et il aurait dû savoir (du Luxembourg et de Lénine,sinon de sources primaires) que cela avait donné lieu à une forte concentration de main-d’œuvre. Pourtant, là aussi, il n’a pas donné de direction. Il a parlé du prolétariat composé de « parias noirs arriérés et d’une caste privilégiée de blancs », mais n’a pas dit que les ouvriers noirs fourniraient un jour la base d’un puissant mouvement prolétarien. Il savait également qu’il n’était pas possible de parler de groupes ethniques comme s’ils étaient homogènes. Comme il l’avait souligné dans ses écrits sur la Chine, il devait y avoir une discussion sur les forces de classe et le rôle que chaque classe jouerait dans toute lutte pour le changement. Mais sa lettre n’offrait aucune allusion à la nécessité de développer de telles idées pour l’Afrique du Sud.Il a parlé du prolétariat composé de « parias noirs arriérés et d’une caste privilégiée de blancs », mais n’a pas dit que les ouvriers noirs fourniraient un jour la base d’un puissant mouvement prolétarien. Il savait également qu’il n’était pas possible de parler de groupes ethniques comme s’ils étaient homogènes. Comme il l’avait souligné dans ses écrits sur la Chine, il devait y avoir une discussion sur les forces de classe et le rôle que chaque classe jouerait dans toute lutte pour le changement. Mais sa lettre n’offrait aucune allusion à la nécessité de développer de telles idées pour l’Afrique du Sud.Il a parlé du prolétariat composé de « parias noirs arriérés et d’une caste privilégiée de blancs », mais n’a pas dit que les ouvriers noirs fourniraient un jour la base d’un puissant mouvement prolétarien. Il savait également qu’il n’était pas possible de parler de groupes ethniques comme s’ils étaient homogènes. Comme il l’avait souligné dans ses écrits sur la Chine, il devait y avoir une discussion sur les forces de classe et le rôle que chaque classe jouerait dans toute lutte pour le changement. Mais sa lettre n’offrait aucune allusion à la nécessité de développer de telles idées pour l’Afrique du Sud.il devait y avoir une discussion sur les forces de classe et le rôle que chaque classe jouerait dans toute lutte pour le changement. Mais sa lettre n’offrait aucune allusion à la nécessité de développer de telles idées pour l’Afrique du Sud.il devait y avoir une discussion sur les forces de classe et le rôle que chaque classe jouerait dans toute lutte pour le changement. Mais sa lettre n’offrait aucune allusion à la nécessité de développer de telles idées pour l’Afrique du Sud.

Malgré leur réponse en colère au ton de la lettre de Fischer, il n’y a pas de réponse complète à la substance de ses remarques de la WPSA. Cependant, dans une lettre du 14 mai 1935 adressée au Secrétariat international, ils déclarèrent que leur thèse critiquait le slogan stalinien des « Républiques autochtones indépendantes comme un pas vers une république ouvrière et paysanne ». Leur position, ont-ils souligné, soulignant la nature de classe de la lutte, portait sur la stratégie de la révolution et non sur la tactique. dans un autre commentaire, ils ont déclaré que les divergences initiales concernaient la question de la guerre. Ce n’est qu’après que la minorité eut fait face à l’opposition sur leur appel à une future alliance avec les nationalistes afrikaners dans une guerre, qu’ils produisirent des arguments supplémentaires pour « aplanir les contradictions » dans leur politique. [20]

La majorité a lancé le Parti des travailleurs d’Afrique du Sud à la fin du mois de janvier 1935. Ils se sont sentis confirmés par la lettre de Trotsky et, dans la lettre qu’ils lui ont adressée, ils ont dit que ses commentaires indiquaient qu’il n’y avait pas de désaccord de principe. Ils ont avoué avoir écrit en termes exagérés pour s’opposer au slogan de la République noire en raison de leur lutte contre les politiques nationales pernicieuses du stalinisme. Bien sûr, la libération complète de l’Afrique du Sud conduirait à une république noire. Ils ont réitéré leur rejet du slogan d’une « République indigène comme un pas vers une république ouvrière et paysanne ». Ils ne se livraient pas au chauvinisme blanc, disaient-ils, ni n’évitaient une lutte ouverte pour les pleins droits, mais rejetaient le slogan qui était basé sur l’idée d’une révolution nationale. dans toute future grève générale et insurrection armée,la participation des travailleurs blancs était essentielle car ils occupaient des postes cruciaux dans l’industrie lourde, l’électricité, l’approvisionnement en eau, les communications et les transports, et dans toutes les branches de l’appareil répressif. Le soutien actif d’une partie du prolétariat blanc et la neutralisation de l’autre étaient essentiels.

La lettre a ensuite continué. Ils ont confirmé que le parti révolutionnaire devait se tourner principalement vers les travailleurs noirs. Leur conscience de soi nationale devait être développée, mais pas en allumant et en développant le chauvinisme. Les questions nationales et agraires ne pouvaient trouver leur solution que grâce à la révolution sociale. Pour faire bonne mesure, ils ont ajouté que le slogan central était « Le renversement de l’impérialisme britannique et du capitalisme colonial », et pour une République sud-africaine soviétique avec le droit de toutes les races à l’autodétermination et des garanties pour les droits des minorités. [ 21] C’est probablement cet ensemble d’idées qui a amené leurs membres, d’abord à la Convention panafricaine, l’organe appelé à s’opposer aux projets de loi autochtones du Hertzog, puis plusieurs années plus tard à fusionner avec une organisation colorée, le Département des affaires anti-couleurs,ou Anti-CAD (également entre les mains des membres du Parti des travailleurs), pour établir le Mouvement d’unité non européenne, le NEUM. Cela allait devenir l’activité presque exclusive des membres du Parti des travailleurs de 1943 à au moins 1958, bien que la WPSA semble avoir finalement disparu au début des années 1950.

Il y a une certaine confusion sur le groupe qui constituait la majorité ou la minorité dans les discussions préliminaires pour un programme et une constitution. Premièrement, le Club Lénine était un corps ouvert. Les personnes impliquées dans le différend ne représentaient qu’une fraction du club. Deuxièmement, il semble que Burlak, l’auteur des principaux documents programmatiques, était dans une minorité d’un sur le comité de rédaction de quatre, mais a ensuite remporté une majorité à son poste. [22] Le groupe qui a accepté le journal Burlak a par la suite prétendu être majoritaire et a été appelé tel par l’EI.

Mais c’est pour l’avenir. Les deux groupes sont restés à l’intérieur du club Lénine pendant au moins six mois, mais le club n’a plus prospéré. Il y a eu des conférences, mais aucune activité : pas de dépliants, pas de réunions en plein air. Les différences sur presque toutes les questions étaient évidentes et une scission ne pouvait pas être arrêtée. Finalement, les membres de la WPSA sont partis et ont créé leur propre club Spartacus en juillet 1935.

Une autre question séparait la majorité et la minorité, l’argument sur le « virage français ». Telle est la politique d’entrisme qui avait été acceptée par les trotskystes français afin d’élargir leurs rangs. [22a] La WPSA a soutenu qu’il était nécessaire de construire un parti révolutionnaire non entaché de réformisme. Il y avait de longues lettres de Basch, qui s’opposait à l’entréeisme, et la question a également été soulevée avec le SI. Outre le fait que ces derniers étaient d’accord avec le groupe français, ils ont également déclaré qu’ils n’avaient aucune indication dans les thèses qu’il s’agissait d’un sujet de discorde entre la majorité et la minorité.

L’EI s’est opposé à la scission et a appelé la minorité à rejoindre les rangs de la WPSA. ce faisant, ils ont également exhorté la majorité à accepter le groupe Averbach dans ses rangs. en réponse, et avec réticence, la WPSA a déclaré qu’elle accepterait les membres de la minorité à titre personnel, mais pas en tant que groupe, et qu’elle avait apparemment l’intention d’exclure certains des principaux membres. Purdy à Johannesburg a également appelé à l’unité. Il a écrit pour Workers Voice et ses motivations ont été remises en question par Burlak et al. Il n’y avait pas d’unité et les groupes se sont séparés. [23]

En 1935, alors que les groupes du Cap s’étaient à peine installés, il y avait un nouveau facteur qui allait s’avérer d’une grande portée dans ses effets sur le mouvement trotskyste. Le Premier ministre, le général Hertzog, faisait pression depuis 1926 pour une législation qui conduirait à une délimitation définitive des terres que les Africains pourraient occuper, et voulait que le petit nombre d’électeurs africains de la province du Cap soit rayé de la liste commune. Cela exigeait une majorité des deux tiers lors d’une séance conjointe des deux chambres du Parlement, et cela devint possible lorsque le Parti national fusionna avec le Parti sud-africain de Smuts en 1934. La double menace de restriction foncière et de suppression du vote devint une question politique qui empiétait sur toutes les parties à l’époque. Cette menace ne pouvait être ignorée,plus particulièrement au Cap où la Cape Native Voters Association et les associations rurales (entre autres) étaient agitées sur ces questions.

La présentation au parlement des quatre projets de loi indigènes (comme les propositions de Hertzog étaient connues) [24] en 1935 intervint peu de temps avant l’invasion de l’Abyssinie par l’armée italienne, et la vague d’agitation sur cette dernière, avec la CPSA au premier plan, pourvut un exutoire pour les groupes naissants. L’invasion s’est heurtée au refus des dockers noirs de charger des navires italiens, puis, lorsque la guerre a commencé et que les troupes abyssines ont obtenu des succès initiaux, il y avait un enthousiasme généralisé pour la guerre. Les trotskystes se sont joints aux manifestations et ont sans aucun doute attiré des gens vers eux, mais l’agitation s’est dissipée et, lorsque les troupes abyssines ont été refoulées, le problème a tourné au vinaigre et les manifestations ont cessé.Dans la campagne, la WPSA a rejeté une ouverture de la Ligue communiste à travailler ensemble parce que les déclarations de cette dernière comprenaient un appel à la Société des Nations. [25]

Il y avait un troisième problème en Afrique du Sud qui a généré plus de chaleur dans le Transvaal qu’ailleurs, mais qui a touché des groupes partout. Les Greyshirts pro-allemands (composés de nationalistes afrikaners et renforcés par des chômeurs blancs), sont apparus à la suite de la montée au pouvoir d’Hitler. Une Ligue antifasciste, composée des syndicats ouvriers blancs les plus militants, des sionistes et des membres du Parti travailliste et du Parti communiste, s’est affrontée avec les Greyshirts dans une série de batailles. Certains membres de la WPSA à Johannesburg ont rejoint ce front. Bien que le groupe du Cap n’ait peut-être pas approuvé le front, la politique de la branche de Johannesburg, qui impliquait une autonomie complète pour elle-même et pour tout autre groupe participant, a été acceptée.

Rien n’indique que les groupes du Cap avaient un plan d’activités concrètes. Leur seule intervention a été de se joindre à l’appel lancé aux dockers pour qu’ils arrêtent de charger les navires italiens, mais rien n’indique qu’ils se soient mis à organiser des ouvriers ou des paysans. C’étaient des groupes de propagande qui tenaient des réunions au coin de la rue, utilisaient le théâtre de rue pour attirer le public et, à quelques reprises (illégalement), pénétraient dans l’un des lieux noirs pour parler aux résidents. Les membres de la Ligue communiste ont également confronté les travailleurs de certaines professions et les ont exhortés à former des syndicats, mais ceux-ci étaient le résultat d’initiatives individuelles plutôt que d’un plan réfléchi. [26]

Leur tâche la plus importante était la production de revues. La WPSA a publié The Spark, une revue miméographiée contenant des articles radicaux et théoriques, y compris des réimpressions d’articles de Trotsky et de membres du Parti des travailleurs socialistes américains. Il reste l’une des revues marxistes les plus importantes à avoir émergé d’Afrique du Sud. Pourtant, à l’exception des rapports de leurs membres qui étaient membres de la Ligue de libération nationale ou étaient présents aux conférences de la Convention panafricaine, il y avait peu d’indications d’activités au Cap, dans les syndicats ou dans tout organisme communautaire. Le journal de la Ligue communiste, Workers Voice, était agité avec peu de théorie dans ses pages. Il ne donnait aucune indication d’activité politique, la publication était irrégulière et a cessé, probablement après la dissolution du Club Lénine en septembre 1936. [27]

En mars ou avril 1937, le différend unique sur le virage français devint réel. Les membres de la CLSA, encore plus isolés qu’auparavant, se sont joints aux staliniens et aux nationalistes de couleur du Parti socialiste basé au Cap et ont temporairement abandonné leur organisation. [28] Le Parti socialiste était un groupe centré sur Cape Town lancé par Duncan Burnside, un parlementaire et ancien membre du Parti travailliste, qui a démissionné et formé le Parti socialiste en avril 1937. Mais le parti s’est effondré lorsque Burnside a rejoint le SALP pour contester le 1938. élections. Lorsque les membres de l’ÉLCV sont sortis de cette aventure douteuse, leur nombre aurait peu changé. Mais le club Lénine avait disparu, la Ligue avait perdu toute initiative et il fallait repartir de zéro. Au départ, ils se sont regroupés sous le nom de Quatrième Club International,s’est réuni dans une maison privée en tant que cercle d’étude et a cherché l’unité avec la WPSA. Il y a eu des discussions sur des pourparlers, mais la WPSA n’avait pas l’intention de s’entendre. Plusieurs jeunes intellectuels de couleur et une jeune étudiante, Hosea Jaffe, ont rejoint le Club en 1939, et à un moment donné, il a été rebaptisé Quatrième Organisation internationale d’Afrique du Sud (FIOSA). À un moment donné, probablement en 1942, une voix de travailleurs miméographiée a été publiée. Il prétendait être le volume 1 et, ce faisant, annula le journal de 1935-36. Son rédacteur et principal contributeur était Jaffe, et il a maintenu ce contrôle partout où il allait. Il n’y a aucune trace du groupe ayant lancé une activité, bien que certains de ses membres aient été impliqués dans les manifestations des gens de couleur lorsque le gouvernement a menacé de retirer leur vote avant la guerre. cependant,il n’est pas clair si ces personnes ont agi en tant qu’individus ou en tant que membres de leur groupe.

L’expérience du Transvaal

Johannesburg était le seul autre centre dans lequel les trotskystes ont réussi à former un groupe. [29] Au début, il n’y avait que Frank Glass et sa femme Fanny Klenerman. [30] Cherchant une activité, Glass se rendit à Shanghai en 1931 où il joua un rôle plus important dans la Quatrième Internationale que n’importe quel émigrant d’Afrique du Sud, mais à l’exception de sa lettre au Militant, il n’appartient pas à ce compte. Fanny Klenerman (qui avait autrefois organisé le syndicat des travailleuses) a repris la librairie laissée par Glass et, après une période de difficultés financières qui a affecté le stock dont elle disposait, s’est forgé une réputation de meilleure libraire du pays et un centre de livres marxistes à Johannesburg. Sans cette boutique, les livres de Trotsky et de ses collègues, et d’autres penseurs socialistes, n’auraient pas été disponibles dans cette ville.Son propre rôle dans le mouvement trotskyste n’est pas clair. Elle se tenait à l’écart de la WPSA, et en plus de soutenir Gordon lorsqu’il organisait des syndicats africains dans le Transvaal, elle était surtout efficace en étant une mine connue d’informations sur les événements dans les mouvements socialistes européens.

Le processus de Johannesburg était très différent de celui du Cap. D’avril à octobre 1932, des lettres ont été envoyées à l’EI et à la Ligue communiste d’Amérique par WT Thibedi. Il a dit qu’il écrivait au nom de 22 Africains du Transvaal qui étaient ou avaient été dans la CPSA, et a affirmé avoir plusieurs syndicats sous son contrôle. Les Américains à qui cela a été écrit ont référé Thibedi à M Lopes à Cape Town. Rien de plus ne s’est produit, et sans ressources et avec des hommes peu formés, le groupe s’est effondré. [31] Son importance ne résidait pas seulement dans le fait qu’il était noir, mais dans sa prétention d’avoir amené avec lui plusieurs des syndicats créés par la CPSA dans leur organisation syndicale rouge. La liste de Thibedi incluait Alpheus Maliba, qui devait devenir le chef paysan le plus important du nord du Transvaal au début des années 1940. [32] cependant,plusieurs des hommes, y compris Maliba, qui auraient été d’accord avec les lettres de Thibedi avaient des doutes ; ils n’ont pas accepté la nécessité d’un nouveau parti et plusieurs sont restés à l’ACSP.

Trotsky a écrit une lettre des plus enthousiastes quand il a entendu que les travailleurs noirs souhaitaient travailler avec l’opposition de gauche. La continuité entre cette première lettre de Trotsky sur l’Afrique du Sud et sa réponse ultérieure à la thèse de la WPSA est évidente. Trotsky a cherché un contact avec des travailleurs sans contact avec le monde du capital et sans racisme. Qui mieux qu’un Africain qui prétendait avoir amené avec lui des camarades révolutionnaires et le noyau des syndicats noirs ?

Cependant, Thibedi était un homme ténébreux. Malgré sa longue adhésion à la CPSA et sa période en tant qu’organisateur syndical, il n’avait pas critiqué les événements de la CPSA ou de l’URSS et n’avait apporté aucune idée notable au mouvement de gauche. [33] On dit qu’il a produit un exemplaire d’un journal en langues africaines (dont aucun exemplaire ne subsiste), mais il n’y a aucune trace d’activité dans son nouveau groupe, ni de travail syndical. Il a disparu après une longue correspondance avec les 15, consacrée en grande partie à ses demandes d’aide financière, ce que le SI n’a pas pu satisfaire. Thibedi a quitté la scène politique pendant plus d’une décennie et n’a réapparu qu’en 1945 lorsqu’il a été présenté et rejoint la Ligue internationale des travailleurs. Son approche était étroitement nationaliste et, après avoir été accusé de chauvinisme, il a été expulsé.Il s’est ensuite fondu dans l’anonymat dont il était temporairement sorti. [34]

Comme dans le sud, les groupes qui ont vu le jour se sont inspirés des expulsés de la CPSA. Ceux-ci comprenaient Ralph Lee (ou Levy) mais, dans son cas, il est parti après avoir purgé une peine de prison pour cambriolage de chat. Lee a dit rétrospectivement, à sa manière ironique, qu’il avait exproprié la bourgeoisie une par une ! En fait, à part la couleur de sa peau, Lee n’était pas exceptionnel. Un grand nombre de métis et d’Africains de la CPSA avaient passé un ou plusieurs sorts en prison pour des accusations de petit vol. D’autres membres de la CPSA qui avaient rejoint Lee dans ces entreprises ont échappé à l’arrestation et sont restés en tant que membres fidèles du parti. Le groupe qui s’est établi était la Ligue bolchevique-léniniste. Formé en avril 1934, il s’est affilié à la WPSA au moment où cette dernière s’apprêtait à annoncer son existence.[35] Ses membres (et en particulier Ralph et Millie Lee) ont établi des contacts en dehors de Johannesburg, mais n’ont jamais fondé un groupe stable dans d’autres centres urbains. [36] Une fois de plus, il y a eu la lenteur du recrutement des membres, mais en même temps, le groupe s’est impliqué dans le travail syndical, se concentrant sur les travailleurs africains non syndiqués. Après Thibedi, Purdy a organisé les travailleurs de la blanchisserie, avec des résultats douteux. Par la suite, le syndicat a été remis à Max Gordon, qui avait quitté Cape Town au début de 1935, et c’est Gordon, plus que quiconque, qui a fait sa marque en tant qu’organisateur syndical. Les activités dans les syndicats sont discutées dans un article d’accompagnement.mais en même temps, le groupe était impliqué dans le travail syndical, se concentrant sur les travailleurs africains non syndiqués. Après Thibedi, Purdy a organisé les travailleurs de la blanchisserie, avec des résultats douteux. Par la suite, le syndicat a été remis à Max Gordon, qui avait quitté Cape Town au début de 1935, et c’est Gordon, plus que quiconque, qui a fait sa marque en tant qu’organisateur syndical. Les activités dans les syndicats sont discutées dans un article d’accompagnement.mais en même temps, le groupe était impliqué dans le travail syndical, se concentrant sur les travailleurs africains non syndiqués. Après Thibedi, Purdy a organisé les travailleurs de la blanchisserie, avec des résultats douteux. Par la suite, le syndicat a été remis à Max Gordon, qui avait quitté Cape Town au début de 1935, et c’est Gordon, plus que quiconque, qui a fait sa marque en tant qu’organisateur syndical. Les activités dans les syndicats sont discutées dans un article d’accompagnement.

Le travail à Johannesburg ne s’est pas limité à l’organisation de syndicats. Il y avait les réunions habituelles, les cours, l’établissement de succursales (en particulier dans le canton d’Alexandra, un township noir à la pointe nord de Johannesburg), des réunions en plein air, etc. Au moins à l’extérieur, le groupe fonctionnait comme n’importe quel petit groupe radical. Mais à l’intérieur, il y avait des troubles. Sur le groupe initial de neuf ou 10, il y a eu sept expulsions ou retraits au cours des huit premiers mois. Par la suite, la croupe a été dissoute et le groupe reconstitué. Les seuls membres du groupe d’origine qui sont restés étaient Lee et sa femme. Il y avait des allumettes, des coups de poing, des accusations et des contre-accusations, et un flot de plaintes au Cap. Mais Cape Town ne voulait pas, ou ne pouvait pas, intervenir. Le groupe s’est littéralement déchiré,et à partir de cette distance, il n’est pas possible de démêler les droits et les torts de ce qui s’est passé. [37]

Gordon s’est retiré de la section de Johannesburg et, condamné pour sa non-participation par le comité du Cap, a poursuivi son travail syndical indépendamment de la WPSA. Ses activités n’ont pas été enregistrées dans The Spark, et ses succès n’ont pas été mentionnés dans d’autres correspondances. La seule question dont les trotskystes auraient pu être vraiment fiers, et celle dont les staliniens ont trouvé la plus grande menace pour leur hégémonie politique, a été écrite dans les annales trotskystes. Plusieurs années plus tard, une nouvelle génération de trotskystes, qui n’a entendu que des histoires sur le travail de Gordon, a cherché à imiter ses activités dans les syndicats noirs. [38]

Développements à Cape Town

Lorsque le WPSA et le CLSA ont été formés en janvier 1935, le Secrétariat international a soutenu que les groupes étaient trop petits pour former un parti, et a appelé à une discussion plus approfondie sur les questions programmatiques. Mais c’était trop tard. Les partis s’étaient formés et avaient déclaré leur existence. De plus, les deux groupes étaient au tirage au sort et ne pouvaient s’entendre sur aucune question. Les lettres du Secrétariat avaient contrarié les principaux membres de la WPSA, et ils n’étaient pas disposés à écouter. Pourtant, la situation était absurde. La WPSA comptait au départ 11 membres, dont seulement trois semblaient être actifs et capables de contribuer à sa revue. Au milieu de l’année, deux des 11 avaient démissionné. L’ELCV, à commencer par quatre membres, semblait en avoir recruté neuf autres, mais il est douteux que plus de trois ou quatre étaient actifs. Également à la mi-1935, il y avait deux clubs,donnant une périphérie d’environ 25 ou 30 autres personnes, dont aucune ne se livrait directement à une activité politique. Le groupe de Johannesburg était encore plus petit, plus brouillon et centré sur une ou deux personnes. Ils n’étaient pas non plus tous attachés aux thèses de la majorité. Purdy était plus proche de la minorité, mais il a été expulsé du groupe de Johannesburg (pour avoir agressé Lee), et sa thèse n’a jamais été formellement discutée au sein de la WPSA.

La Ligue communiste et certains des expulsés du groupe de Johannesburg ont adopté la ligne de l’EI. Ils ont appelé à l’unification et à une structure plus souple. Ils ont également plaidé pour une discussion plus approfondie sur le programme et les activités. En vain : les principaux membres de la WPSA au Cap, et Lee au nord, étaient inébranlables. Les dirigeants de la WPSA ont été accusés de bureaucratie et de méthodes staliniennes, et ils ont à leur tour répondu par des contre-attaques de « menchévisme », de manque de principes, etc.

Pourtant, le moment n’était pas venu pour un parti centralisé et il était absurde de croire qu’un programme achevé avait été formulé. Au contraire, c’était le moment de poursuivre les discussions et les études, ainsi que pour les activités qui recruteraient de nouveaux membres et fourniraient l’expérience qui pourrait conduire à la correction et à l’amplification des formulations antérieures. Les groupes du Cap étaient principalement blancs et majoritairement juifs. Beaucoup connaissaient mieux le yiddish que l’anglais et leurs articles devaient être réécrits. Au départ, il y avait peu d’Africains ou de Colorés et le recrutement était extrêmement lent. Conscient du problème, le secrétaire de la WPSA a expliqué dans une lettre qu’il n’était pas possible de travailler légalement avec des noirs. Sa référence, vraisemblablement, concernait les quelques cantons africains où les Blancs n’étaient pas autorisés à entrer sans permis de visiteur.Il n’y avait pas d’organisateurs à plein temps et il semble que personne au sein de la WPSA ou de la CLSA n’était impliqué dans le travail syndical.

Le premier engagement crucial dans le travail politique, bien que guère plus que la participation à une conférence, a été de déplacer la politique de la WPSA à une date ultérieure dans des canaux entièrement nouveaux. Cela est venu de la présence de Tabata, Jaineb Gool (plus tard Mme Tabata) et Goolam Gool à la Convention panafricaine, convoquée en 1935, pour organiser une campagne contre les projets de loi autochtones de Hertzog. [39] Ce qui s’est passé lors des conférences n’est toujours pas clair. Les procès-verbaux officiels des conférences ont été rédigés et publiés par le président, DDT Jabavu, un conférencier au collège séparé de Fort Hare, et il était très sélectif dans ce qu’il a enregistré. [40]

Le Spark publiait des rapports sur les débats chaque année (1935-37) et critiquait vivement les tactiques (ou singeries) des dirigeants autoproclamés. Ils ont fustigé le président et critiqué sa politique et son comportement autocratique. Il y a une description encore plus caustique des événements de 1937 dans le journal récemment publié de Ralph Bunche, à l’époque un ailier gauche radical, qui a fait une tournée en Afrique du Sud. Il a décrit des caucus, qui comprenaient des membres de la WPSA et de la Ligue communiste, où des politiques plus radicales étaient exigées. [41]

Pourtant, la nouvelle organisation semblait offrir une plate-forme idéale. Les deux questions en jeu étaient la terre et le vote. La demande de plus de terres et la fin du système de réserve étaient des demandes qui cadraient avec la thèse de la WPSA. La question du vote a coïncidé avec l’appel de Trotsky à politiser la question foncière, et elle a également indiqué la direction d’une République noire. En outre, la base fédérale sur laquelle la Convention avait été convoquée permettait aux groupes de gauche une autonomie au sein d’une organisation potentiellement importante. Cependant, c’était un exutoire qui ne conduisait pas à la classe ouvrière, et dans lequel toute référence au socialisme était réduite au silence. L’intervention cruciale des ouvriers avancés dans toute solution de la question foncière, qui avait été soulignée par Trotsky dans sa lettre, a été contournée et n’est jamais apparue dans les contributions de Tabata et al à l’AAC.[42]

La première conférence de l’AAC en 1935 a appelé au rejet des projets de loi Hertzog, et une délégation a été nommée pour interviewer le Premier ministre. C’est à la suite des rencontres avec Hertzog et d’autres parlementaires qu’un « compromis » a été annoncé. Au lieu d’abolir le vote du Cap-Africain, ceux déjà affranchis seraient placés sur une liste distincte. Un conseil consultatif des représentants autochtones serait élu, tout comme les Blancs qui représenteraient les Africains au parlement et au sénat. Personne n’admettrait avoir accepté le « compromis », ce qui devait être une source de frictions dans les années à venir.

Au cours des premières années de son existence, l’impact de l’AAC sur la WPSA était minime. L’AAC se limitait à un rassemblement annuel (plus tard tous les deux ans) sans activité intermédiaire, et peu était exigé de ceux qui se réunissaient à la conférence. Le fait que les cadres dirigeants de la WPSA assumeraient la direction du mouvement et deviendraient des dirigeants nationalistes avec une façade trotskyste, était une caricature de la signification de Trotsky dans sa réponse aux thèses.

Les articles sur les Native Bills et l’AAC dans The Spark ont ​​conduit à la première rupture entre Johannesburg et Cape Town. Il y a eu un échange entre Lee et Burlak sur les facteurs qui ont conduit au `` compromis ’’, Lee insistant sur le fait que c’était une ruse pour gagner le soutien africain pour la guerre à venir, tandis que Burlak soutenait que Hertzog avait fait la concession afin de gagner le nécessaire. majorité des deux tiers au parlement. La nature du désaccord entre Lee et Burlak n’a plus qu’un intérêt académique maintenant. On ne sait pas non plus pourquoi tant de chaleur a été générée par le groupe de Johannesburg sur cette question. Ils ont refusé de vendre The Spark, se sont distancés du journal et ont lancé leur propre publication Umlilo Mollo (The Flame). Puis, sur l’insistance de Lee, le débat a été publié dans The Spark. Les arguments de Lee ne tiennent pas debout et on n’en entend plus parler.

La distance entre Le Cap et Johannesburg a rendu le travail conjoint presque impossible, et l’état impécunieux des groupes signifiait qu’il n’y avait pas d’argent pour les billets de train sur 1000 miles. Par conséquent, il n’y a pas eu de visites de consultations, pas de conférences et pas d’élection de comités. Le contact a été maintenu par la poste et de nombreuses décisions ont été prises sans consultation complète. au Cap, presque tous les travaux ont été menés par Burlak, Koston et Goodlatte. Ils ont traité le courrier avec des groupes aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Australie, traduit des documents du SI, tapé le Spark mensuel et maintenu le travail du groupe au Cap ainsi que du Spartacus Club. C’était une charge écrasante, mais il n’y avait pas de travailleurs du parti à plein temps et rien n’indiquait que d’autres membres apportaient une aide substantielle.

Au début, le comité de rédaction de The Spark était composé du trio du Cap et de trois de Johannesburg. Ce devait être Lee et deux autres. Cependant, la composition en constante évolution du groupe de Johannesburg a laissé Lee comme le seul membre effectif. Ses contributions à la revue ont été spasmodiques, puis, avec le différend sur les Native Bills, les membres de Johannesburg se sont retirés du comité de rédaction et pendant deux mois, ils n’ont pas distribué The Spark. De plus, en avril 1936 (avant le conflit), lorsque Koston démissionna pour des raisons personnelles, Lee avait été nommé secrétaire national de la WPSA. C’était un rendez-vous plus symbolique que réel. Le fait que le secrétaire soit à Johannesburg n’a pas changé grand-chose, mais le différend a mis tout le parti en danger.

Les membres africains semblent partir aussi vite qu’ils ont été recrutés et la formation proposée est rudimentaire. Un nouveau membre qui semblait différent était CBI Dladla, un membre éminent de la CPSA de Nigel, une ville minière à l’extrémité ouest du Witwatersrand. Son apparition en tant que trotskyste a été annoncée au public à Umlilo. Il devait devenir secrétaire du groupe de Johannesburg. [43]

Dans tout cela, il y avait plus qu’une touche d’excentricité dans les activités de Lee. Dans une lettre écrite par Gordon (aigri), Lee a été accusé d’être inactif dans le syndicat des travailleurs de la blanchisserie et de comportement dissolu. De plus, selon Heaton Lee, à un moment donné, il était convaincu qu’il savait où se trouvaient les millions de Kruger. Pendant des semaines, il a fait creuser des membres du groupe à des endroits choisis pour trouver ce trésor. [44]

Le retrait de The Spark était la politique du sectarisme, et il a été suivi en juillet 1937 par la décision de Ralph et Millie Lee, Heaton Lee et Dick Freislich de quitter Johannesburg pour la Grande-Bretagne. Il n’y a eu aucun avertissement de la décision imminente et le groupe de Johannesburg a été dépouillé de son leadership. La WPSA a dû trouver un nouveau secrétaire. Il a été reconstruit à Johannesburg avec Max Sapire comme secrétaire. Le groupe, qui était principalement blanc, avait une certaine implication dans le travail syndical, mais ses prétentions de succès étaient exagérées. Autrement dit, certains de ses membres étaient des syndicalistes de base et les tentatives de redémarrage des syndicats africains ont échoué. Puis le groupe a pratiquement disparu. À un certain stade, d’autres groupes sont apparus. L’un était connu sous le nom de Groupe de propagande pour une Quatrième Internationale, dont Gordon et Klenerman étaient membres.Un autre était le Groupe de Johannesburg de la Quatrième Internationale dirigé par Saperstein (un membre original de la WPSA qui s’était heurté à Lee) et Leon Sapire. Ces groupes ont laissé peu de documents et on en sait peu sur eux. [45]

Puis un nouveau groupe (ou un groupe reconstitué), la Socialist Workers League, apparaît à Johannesburg en décembre 1938 après une scission au sein du Groupe de Johannesburg pour une Quatrième Internationale. Il avait un programme et une constitution de plusieurs pages. Le programme a pris le WPSA à la tâche pour deux raisons, premièrement, parce qu’il n’a accordé aucune attention au paysan blanc ou au travailleur blanc, et, deuxièmement, parce que le WPSA, en appelant au soutien de la Convention panafricaine (sans un mot sur ’ son rôle perfide "avait :" Pas un mot de la lutte de classe des masses opprimées. Juste une lutte nationale pour la libération et ignorer les travailleurs blancs. "

Le SWL a évité l’organisation nationale noire ou le chauvinisme noir, tout en condamnant le chauvinisme blanc de supériorité et de ségrégation. Ils ont accepté des organisations parallèles jusqu’à ce que des conditions objectives permettent à ces organes de se rapprocher. Il semble que ce soit ce groupe qui ait produit trois numéros d’Action socialiste en 1939. [46] Le journal était en anglais et en afrikaans, mais en plus d’être antifasciste (ce qui indiquait une ancienne association avec la Ligue antifasciste), il n’a donné aucun soutien à Gordon, bien qu’il ait appelé à travailler dans les syndicats noirs. Puis en septembre, lorsque la guerre a été déclarée, le groupe s’est échappé et s’est enfui. Son programme et sa constitution ont été abandonnés et sa position anti-guerre oubliée. Certains de ses membres devaient réapparaître temporairement en 1944 avant de finalement quitter les lieux. Aucun n’a apporté de contribution (connue) à la théorie,et aucun n’a levé le petit doigt dans le travail politique pratique.

À la fin de 1937, avec une santé défaillante, Clare Goodlatte a abandonné son rôle de secrétaire de la WPSA, mais a continué son travail au sein du comité de rédaction de The Spark. Fin 1938, elle se retire de toute activité, affaiblissant considérablement le groupe. Il y avait maintenant beaucoup trop peu de membres pour soutenir la revue ou pour avoir l’idée de se lancer dans une nouvelle activité. Au milieu de 1938, les souches étaient visibles. Écrivant à Basch à Londres, Koston a écrit :

« À propos de nous ... pas si bien. Notre tirage Spark augmente lentement, maintenant environ 900 sont imprimés chaque mois et 800 éliminés. Nous avons plus de 400 personnes sur la liste de diffusion. Récemment, nous avons distribué environ 400 questionnaires aux lecteurs bantous ... Le résultat a été décevant, seulement environ 15 ont pris la peine de le remplir et de le renvoyer .., peut-être trois ou quatre semblent très encourageants.

« Fondamentalement, notre problème [au Cap] est le suivant. Aucun de nous n’est en mesure de donner plus que nos soirées au travail qui devait être fait. Bien sûr, c’est sans espoir. Nous avons donné une certaine formation théorique à un certain nombre de membres bantous ici, mais comme ils sont totalement sans connaissances pratiques et pas en mesure de sortir et de s’organiser et d’apprendre par leurs erreurs, on ne fait pas grand-chose. Si nous avions un bon organisateur européen, nous pourrions le soutenir ainsi que nos camarades bantous, et si nous pouvions organiser une victoire syndicale, tout changerait ici. Il y a eu au cours des 18 derniers mois, une vague de grèves spontanées lancées par les Bantous dans des endroits aussi éloignés que Durban, Piquetberg, la banlieue de Johannesburg, etc. Chacune d’entre elles a échoué, pas seulement parce que les patrons se rendent compte qu’ils ne doivent pas. laissez les Bantous gagner une grève,mais aussi parce que les Bantous ne savent pas comment lancer une grève. Une frappe victorieuse signifierait beaucoup. Cela montrerait aux Bantous qu’il n’y a pas moyen d’améliorer leur sort, et ils seraient prêts à écouter ceux qui leur ont montré le chemin. Après tout, pourquoi les Bantous ou les ouvriers du monde entier devraient-ils nous écouter et nous prendre sur notre valeur nominale ? Le fait que nous ayons réussi à prédire l’issue désastreuse des politiques staliniennes ne suffit pas : cela n’affecte que quelques individus, ceux qui suivent et étudient les événements ...pourquoi les Bantous ou les ouvriers, n’importe où d’ailleurs, devraient-ils nous écouter et nous prendre sur notre valeur nominale ? Le fait que nous ayons réussi à prédire l’issue désastreuse des politiques staliniennes ne suffit pas : cela n’affecte que quelques individus, ceux qui suivent et étudient les événements ...pourquoi les Bantous ou les ouvriers, n’importe où d’ailleurs, devraient-ils nous écouter et nous prendre sur notre valeur nominale ? Le fait que nous ayons réussi à prédire l’issue désastreuse des politiques staliniennes ne suffit pas : cela n’affecte que quelques individus, ceux qui suivent et étudient les événements ...

« Le Spark est destiné à l’intellectuel bantou. De lui, son message devrait s’infiltrer. Mais l’intellectuel bantou, tout d’abord est une couche très mince [sic] du pays, ensuite très arriéré et ignorant (ne peut en aucun cas être comparé à l’indien, au chinois, pour ne pas parler de l’intellectuel européen), se sent tellement mieux ( ce qu’il est) que les masses bantoues qu’il veut diriger les masses à sa manière, ce qui n’est naturellement pas une voie révolutionnaire. L’intellectuel ne ressent pas toute la force de l’oppression, il mange, il espère et croit aux dirigeants ...

En août 1939, les rédacteurs en chef de The Spark annonçaient que l’imposition par le gouvernement de contrôles sur les publications signifiait la fin des discussions ouvertes dans le pays. En fait, les triumvirats étaient fatigués et probablement découragés. Goodlatte, après une longue maladie, a démissionné de tous ses postes en 1939. Elle est décédée en 1942. [47] L’étincelle n’est pas réapparue et le groupe n’a publié ni dépliants ni brochures. Il semble avoir continué pendant les premières années de la guerre, ne faisant aucune nouvelle déclaration, mais ses membres, Tabata, Jaineb et Goolam Gool, Ben Vies et d’autres étaient l’esprit émouvant derrière le NEUM, l’AAC et l’Anti-CAD, et ses principaux mouvements associés - les deux organisations d’enseignants et le Transkei Organized Body. Ce n’était pas de l’entrisme au sens formel du mot, car les principaux corps devaient être soit reconstruits, soit formés.Mais c’était un entrisme inversé dans lequel des mouvements populistes se sont établis pour que les trotskystes puissent y entrer, et même être leurs dirigeants. Dans le processus, ils ont cessé d’être trotskystes, bien que ces mouvements aient été qualifiés de trotskystes par leurs opposants.

La guerre

La guerre en Europe, à partir de septembre 1939, n’était pas inattendue. Les staliniens et les trotskystes avaient averti que la guerre éclaterait, mais il y avait peu d’accord sur où elle commencerait ou quoi faire lorsqu’elle commencerait. Les staliniens ont suivi aveuglément l’URSS, changeant de politique en fonction des changements en Europe, et, ayant été si impliqués dans les mouvements du Front populaire, anti-guerre et anti-fasciste, ont hésité lorsque la guerre a été déclarée jusqu’à ce que `` la ligne ’’ soit clairement établie à partir de Moscou. . Jusqu’à l’invasion de la Russie, ils étaient anti-guerre : ils ont alors immédiatement basculé. Les trotskystes étaient anti-guerre mais il y avait confusion sur la politique. Au sein de la WPSA, il y avait eu un débat houleux sur l’endroit où la guerre commencerait. Burlak a dit que cela commencerait comme une guerre entre la Grande-Bretagne et l’Allemagne ; d’autres ont dit que les premiers coups seraient contre l’URSS.Tous ont convenu qu’ils s’opposeraient à la guerre et, conformément à la position de Lénine en 1915, ont appelé à la défaite de leur propre gouvernement. En même temps, ils ont soutenu l’appel de Trotsky pour la défense inconditionnelle de l’URSS.

Il n’y a pas eu de déclarations publiées de la WPSA après la déclaration de guerre. Le groupe s’est retiré de la vue du public et, même s’il s’agissait d’un mouvement vers une activité secrète, c’était l’action souterraine du cimetière. Il y a des histoires qui indiquent qu’ils ont continué à se rencontrer, mais leur silence auto-imposé les a rendus politiquement inefficaces. Même ceux liés à l’AAC et, après 1943, au NEUM, gardèrent discrètement le silence sur la guerre. Ils n’ont même pas réfuté la déclaration des dirigeants de l’AAC, avec l’ANC, soutenant le gouvernement dans son effort de guerre.

Pendant les premiers mois de la guerre, le groupe qui s’appelait désormais la FIOSA a maintenu sa politique absurde : qu’il serait possible de former un front avec des éléments du Parti national qui étaient anti-guerre. [48] À un moment donné, cela a été discrètement abandonné et on n’y a plus jamais fait allusion. Jaffe a écrit une brochure de 66 pages intitulée World War or World Socialism. Le chapitre sur la guerre occupe 11 pages et Jaffe y définit le fascisme comme l’universalisation vers laquelle tendait la « société bourgeoise dégénérée » et comme « l’achèvement de la fusion du capital financier monopoliste avec l’État politique capitaliste ». Il a également discerné « l’émergence du fascisme hors de la menace de la révolution ». Ce n’était en fait guère plus que la définition du Komintern. Puis il a ajouté:le conflit était entre deux forces qui se ressemblaient tellement qu’il ne voyait pas de fin sur un ’plan purement militaire’ - ’seule la révolution socialiste peut enfin mettre fin à la guerre’

Proclamant la nécessité d’un « défaitisme révolutionnaire », Jaffe avait des conseils pour tout le monde. Pour les travailleurs allemands, c’était simple. Ils ont dû saboter l’effort de guerre. Pour l’Afrique du Sud, la prescription était également évidente - face à une éventuelle invasion japonaise, les gens de couleur seraient neutres dans les batailles entre le gouvernement et l’envahisseur, et entre le gouvernement et les Afrikaners pro-Axis. Encore une fois, il n’y avait aucune référence à la position précédente de la Ligue communiste. Pour les travailleurs des pays alliés qui craignaient le nazisme, Jaffe recommandait des grèves, des combats électoraux contre la guerre, des réunions de masse, des manifestations et « d’autres moyens de lutte ouverte ». [49] Loin du « défaitisme révolutionnaire », et sans appel au travail des forces armées, son appel à un tel défaitisme était obscur.

Il y a peu de signes d’activité dans le groupe FIOSA au Cap. Ils ont tenu des réunions, ils ont produit un document et ils ont distribué des brochures. Ils ont également apporté un soutien verbal au NEUM - et cela semble être tout. [50] Plus tard, Jaffe a produit un article intitulé Militant Worker qui prétendait représenter un ensemble de syndicats - mais il n’y a aucune trace de ces syndicats et rien n’indique qu’ils étaient autre chose qu’une façade pour la participation de Jaffe à des conférences syndicales.

Toute activité trotskyste à Johannesburg a ostensiblement cessé après septembre 1939, bien qu’un groupe semble s’être formé à l’Université. Gordon avait la particularité d’être le seul trotskyste à être interné pendant la guerre, mais les syndicats sont restés comme un monument à son travail. Puis, à la mi-1942 et à nouveau au début de 1943, Jaffe déménage à Johannesburg pour fonder un groupe. Il a rassemblé une demi-douzaine de membres (dont Fanny Klenerman et quelques syndicalistes noirs). C’était un groupe de discussion, et en plus d’aider Jaffe à produire le journal, il n’y avait aucune autre activité. En août 1943, le groupe fut rejoint par une demi-douzaine de membres du groupe sioniste de gauche, Hashomer Hatzair, et, en l’absence de tout autre membre formé, ils prirent bientôt la direction à Johannesburg. [51]

Il y avait un malaise dans le mouvement qui s’est accentué au cours des prochaines années. Les membres de la WPSA, Tabata, les Gools, Ben Kies et d’autres, ne portant plus le manteau du trotskisme, ont pris l’initiative au Cap en 1943 de réunir l’AAC presque défunte, d’organiser l’Anti-CAD et de lancer le NEUM. Désormais, les trotskystes ont agi en tant que dirigeants d’un mouvement de libération nationale, ont fondé leur travail sur les termes vagues d’un programme minimum de revendications démocratiques et ont évité toute politique de classe [52]. Les membres de la FIOSA ont suivi dans l’ombre de leurs anciens opposants et ont consacré l’essentiel de leur énergie à promouvoir la cause de la NEUM, d’abord en tant qu’invités indésirables, mais plus tard en tant que membres de la direction. Pourtant, en fait, il y avait peu à faire. L’AAC, l’Anti-CAD et le NEUM étaient tous des organismes fédéraux,et toute activité était laissée aux parties constituantes pour commencer. Il n’y a pas eu d’initiatives nationales, pas de campagnes et pas de directives - en dehors du slogan de « non-collaboration », ce dernier appelant au boycott des personnes ou des institutions coopérant avec le gouvernement, les autorités provinciales ou locales. Torch, le journal du NEUM, a été vitupératif dans ses attaques contre tous les collaborateurs (les `` quislings ’’ comme on les appelait), a attaqué la classe dirigeante blanche comme `` herrenvolk ’’ et a déclaré sa supériorité organisationnelle en ayant un programme qui exigeait le vote, et la politique de non-collaboration. Le socialisme, le rôle du travailleur et l’internationalisme étaient des mots verbotens.et pas de directives - en dehors du branding du slogan de « non-collaboration », ce dernier appelant au boycott des personnes ou des institutions coopérant avec le gouvernement, les autorités provinciales ou locales. Torch, le journal du NEUM, a été vitupératif dans ses attaques contre tous les collaborateurs (les `` quislings ’’ comme on les appelait), a attaqué la classe dirigeante blanche comme `` herrenvolk ’’ et a déclaré sa supériorité organisationnelle en ayant un programme qui exigeait le vote, et la politique de non-collaboration. Le socialisme, le rôle du travailleur et l’internationalisme étaient des mots verbotens.et pas de directives - en dehors du branding du slogan de « non-collaboration », ce dernier appelant au boycott des personnes ou des institutions coopérant avec le gouvernement, les autorités provinciales ou locales. Torch, le journal du NEUM, a été vitupératif dans ses attaques contre tous les collaborateurs (les `` quislings ’’ comme on les appelait), a attaqué la classe dirigeante blanche comme `` herrenvolk ’’ et a déclaré sa supériorité organisationnelle en ayant un programme qui exigeait le vote, et la politique de non-collaboration. Le socialisme, le rôle du travailleur et l’internationalisme étaient des mots verbotens.a attaqué la classe dirigeante blanche comme « herrenvolk » et a déclaré sa supériorité organisationnelle en ayant un programme qui exigeait le vote, et la politique de non-collaboration. Le socialisme, le rôle du travailleur et l’internationalisme étaient des mots verbotens.a attaqué la classe dirigeante blanche comme « herrenvolk » et a déclaré sa supériorité organisationnelle en ayant un programme qui exigeait le vote, et la politique de non-collaboration. Le socialisme, le rôle du travailleur et l’internationalisme étaient des mots verbotens.

Les dirigeants de l’AAC, et Tabata en particulier, se sont tournés vers la population rurale dans les réserves, mais plus particulièrement dans le Ciskei et le Transkei, ils ont mené une campagne contre la mise en œuvre du plan de réhabilitation, une politique gouvernementale de réinstallation des fermes, l’abattage du bétail et un système de rotation des cultures imposé. Le problème, ont déclaré Tabata et ses partisans, n’était pas le surstockage, mais trop peu de terres. Pour cela, ils ont obtenu un soutien. En cela, ils ne faisaient que maintenir une position qui remonte au moins au 15 septembre 1938. dans une lettre de cette date, de la WPSA à MS Njisane dans le Transkei, l’écrivain a déclaré que : `` Le problème du surstockage est le problème de la surpopulation, et ceci à son tour est le problème de l’insuffisance des terres. C’est le nœud du problème,et toute « solution » qui ne touche pas à ce problème fondamental - le problème de la terre - est une pure hypocrisie et ne peut rien résoudre ».

La lettre a continué, citant le nombre de fermes sans terre dans la région et le manque d’argent pour améliorer le bétail. C’était une longue lettre qui disait ensuite : « Les réserves ne sont pour le gouvernement qu’un réservoir de main-d’œuvre indigène bon marché pour les mines et les fermes, et la misère dans les réserves est favorisée à cette fin.

Le gouvernement n’a pas donné aux Africains suffisamment de terres pour labourer, et un fardeau supplémentaire a été imposé par le biais de la taxe de vote pour forcer les Africains à quitter les réserves pour travailler. La lettre a conclu en déclarant qu’il ne pouvait y avoir de solution sous le capitalisme. Le socialisme a fourni la seule solution avec ses plans pour « une distribution et une utilisation scientifiques de la terre » dans un système « qui se préoccupera des besoins du peuple et non de faire des profits ».

Cependant, le NEUM n’avait rien fait d’autre que de lancer des appels au ralliement, il n’avait aucun plan d’action et on ne parlait plus de socialisme. Oubliés étaient les derniers mots de cette lettre de 1938 qui disait que la devise de la société qu’ils voulaient était « de chacun selon ses capacités ; à chacun selon ses besoins ». Quand finalement il y eut une révolte paysanne armée dans le Pondoland en 1960, l’AAC fut scindée - la direction centrale refusant de s’impliquer dans une campagne qui, disaient-ils, ne pouvait pas réussir.

Cependant, le problème n’est pas ce que ces trotskystes d’autrefois faisaient - ou ne faisaient pas. En devenant les dirigeants d’un mouvement national, ils se sont comportés comme des nationalistes. On peut affirmer qu’il était permis d’entrer dans un tel mouvement, de participer à ses activités, et même d’être élu à ses comités, et également, lorsque requis, de quitter ses rangs, de le critiquer et même de le condamner pour ses fausses politiques. [ 53] Cependant, lorsque les révolutionnaires établissent de tels mouvements et se mettent à la tête, ils sont liés par leur esprit et leur idéologie à de tels mouvements - et en ce qu’ils mélangent la rhétorique du radicalisme avec le conservatisme des politiques nationalistes. [54]

Pendant ce temps, le groupe FIOSA à Johannesburg, incapable de progresser avant le retour de Jaffe au Cap, persuada Lee, qui était retourné à Johannesburg, de les rejoindre. Il est devenu impatient avec un groupe d’amateurs, a essayé de les galvaniser dans l’action, et il a également prévu une position active pour lui-même. Cela a alarmé Jaffe, qui a relancé de vieilles accusations contre Lee, bien qu’elles se soient avérées fausses en Grande-Bretagne. d’une manière qui rappelle les jours d’avant-guerre (mais inconnue des nouveaux venus), Lee a été expulsé en 1944. La procédure était à la fois imprudente et corrompue, mais peut-être était-elle chanceuse. Lee, piqué par cet événement, a contacté de nombreux anciens trotskystes de Johannesburg et, en lançant la Workers International League (WIL), a lancé un programme d’activités ambitieux et, surtout, il a trouvé certains des anciens organisateurs syndicaux de Gordon.Cela a fourni à la WIL un moyen de travailler avec et d’influencer le mouvement syndical africain. Jaffe était retourné au Cap et pendant plusieurs mois le groupe de Johannesburg a survécu. [55] Mais cela ne pouvait pas durer. La Voix des travailleurs devint de plus en plus éloignée, et lorsque le journal arriva fin juin 1944 avec des gros titres flamboyants `` Pourquoi le deuxième front ne sera pas ouvert ’’, le groupe déclara qu’il ne pouvait pas vendre le journal : le deuxième front avait été ouvert sur le 6e. La réponse de Jaffe était que la prédiction était peut-être fausse, mais l’analyse était correcte. Cela a ouvert une brèche qui a finalement conduit le groupe de Johannesburg à faire la paix avec Lee et à rejoindre la WIL.[55] Mais cela ne pouvait pas durer. La Voix des travailleurs devint de plus en plus éloignée, et lorsque le journal arriva fin juin 1944 avec des gros titres flamboyants `` Pourquoi le deuxième front ne sera pas ouvert ’’, le groupe déclara qu’il ne pouvait pas vendre le journal : le deuxième front avait été ouvert sur le 6e. La réponse de Jaffe était que la prédiction était peut-être fausse, mais l’analyse était correcte. Cela a ouvert une brèche qui a finalement conduit le groupe de Johannesburg à faire la paix avec Lee et à rejoindre la WIL.[55] Mais cela ne pouvait pas durer. La Voix des travailleurs devint de plus en plus éloignée, et lorsque le journal arriva fin juin 1944 avec des gros titres flamboyants `` Pourquoi le deuxième front ne sera pas ouvert ’’, le groupe déclara qu’il ne pouvait pas vendre le journal : le deuxième front avait été ouvert sur le 6e. La réponse de Jaffe était que la prédiction était peut-être fausse, mais l’analyse était correcte. Cela a ouvert une brèche qui a finalement conduit le groupe de Johannesburg à faire la paix avec Lee et à rejoindre la WIL.Cela a ouvert une brèche qui a finalement conduit le groupe de Johannesburg à faire la paix avec Lee et à rejoindre la WIL.Cela a ouvert une brèche qui a finalement conduit le groupe de Johannesburg à faire la paix avec Lee et à rejoindre la WIL.

Lee s’est avéré remarquable en fournissant les moyens d’approcher les syndicats, et aussi de trouver les moyens d’imprimer un journal à un coût minime. Le groupe était vivant et a trouvé les moyens d’influencer les événements. Leur position anti-guerre, qui était plus une question de rhétorique que d’activité, signifiait néanmoins qu’ils étaient prêts à encourager et à s’engager dans une action de grève, et bien que les Africains n’étaient pas intéressés par la politique de la WIL, ils ont répondu au militant. syndicalisme encouragé par la WIL. [56]

Les membres de la WIL se faisaient peu d’illusions sur leur travail dans les syndicats. Ils savaient qu’ils ne faisaient pas passer leur message politique aux travailleurs, ne répondaient qu’aux besoins de la bureaucratie syndicale (militante comme ils l’étaient parfois), et ne pouvaient espérer obtenir des convertis immédiats de ces quartiers. Pourtant, l’impact de l’activité d’AIT a résonné là-bas et ailleurs. Au moment du boycott des autobus d’Alexandra en 1944, une section du comité de boycott, impressionnée par les activités de la WIL, a rejoint le groupe et lui a donné une présence dans ce canton. Il a également donné un coup de fouet à la WIL en amenant à ses rangs Vincent et Lilian Swart, deux intellectuels talentueux avec un large cercle de contacts. [57] Mais il y a aussi eu des victimes. Les anciens avaient pour la plupart abandonné, et Lee, dans une répétition du comportement que Gordon avait noté en 1935,arrêté de venir.

Le groupe est passé à plus de 50. Ses activités se sont étendues à l’assistance aux enseignants africains dans leur campagne pour des salaires plus élevés, à l’intervention dans les communes où des personnes étaient en conflit avec l’administration, et à la série habituelle de brochures, de convocation de réunions, etc. L’influence de la WIL dans les syndicats s’est étendue à près de la moitié des organisations existantes, et ses membres (ou sympathisants comme Koza) ont joué un rôle important dans les syndicats et lors des conférences du Conseil des syndicats non européens. [58] C’est peu de temps après cet événement que les Swarts ont rencontré David Schrire de l’ancien club Spartacus. Il les a apparemment persuadés que l’organisation syndicale était une perte de temps et qu’ils seraient mieux occupés à étudier le marxisme. Ils étaient d’accord, et se fondant sur l’argument fallacieux que l’industrie locale était une bulle de guerre,et que la classe ouvrière noire serait démantelée lorsque les forces armées seraient démobilisées, a appelé à l’abandon du travail syndical de la WIL. Au lieu de cela, ils ont appelé à une étude et à une retraite dans l’organisation communautaire. Des factions ont été établies, avec Hirson à la tête d’une minorité de huit, s’opposant à l’abandon du travail syndical. [59] Le groupe Swart, solidement implanté dans le groupe Alexandra, l’emporte massivement et espère apparemment la démission de la minorité.fermement ancré dans le groupe Alexandra, l’emporte massivement et espère apparemment la démission de la minorité.fermement ancré dans le groupe Alexandra, l’emporte massivement et espère apparemment la démission de la minorité.

Cependant, la minorité est restée, protestant qu’elle accepterait la discipline de groupe et qu’il serait démontré qu’elle avait raison. Peu de temps après, les membres de la majorité, y compris les dirigeants, ont annoncé leur démission conjointe par lettre. Ils n’avaient même pas pris la peine de convoquer une réunion ou d’informer leurs partisans, laissant derrière eux une majorité complètement démoralisée. En moins de deux mois, en avril 1946, la WIL a cessé d’exister - juste avant la grève des mineurs africains, un événement avorté mal organisé et un échec misérable. Cela aurait pu donner à la WIL une opportunité en or dans le mouvement syndical si elle ne s’était pas autodétruite. [60]

Avec la fin de la guerre, les trotskystes, qui avaient cru qu’ils émergeraient localement, ainsi qu’internationalement, avec une masse qui suivait, gisaient en éclats dans le Transvaal, avaient un petit groupe (FIOSA) au Cap, et la direction de un mouvement nationaliste au Cap. Ce dernier semblait encore prometteur en tant que noyau d’un mouvement de libération. Telle était la promesse, même si cela ne signifiait pas que les trotskystes auraient prospéré - même si ses adversaires (et certains de ses amis) désignaient tous le NEUM comme un mouvement trotskyste. Cette promesse s’est avérée vide, mais cela appartient à une autre étude. En 1947 ou 1948, le groupe FIOSA décide de se dissoudre. Jaffe et quelques autres ont rejoint la direction du NEUM et en ont fait le centre de leur travail. Averbach a rejoint sa famille lorsqu’ils sont allés en Israël.Là, il était apparemment isolé et incapable de trouver une place pour lui-même dans un pays qu’il trouvait étranger. La WPSA aurait poursuivi ses activités souterraines au début des années 1950, puis dissoute. À ce stade (en 1950), le gouvernement avait adopté la loi sur la répression du communisme (qui définissait les communistes comme ceux qui suivaient les enseignements de Marx, Engels, Lénine et Trotsky), et les groupes qui s’étaient formés après cela existaient sous forme de clubs, ou travaillé secrètement.et les groupes qui se sont formés après cela existaient soit en tant que clubs, soit travaillaient secrètement.et les groupes qui se sont formés après cela existaient soit en tant que clubs, soit travaillaient secrètement.

Pour la période à venir, de petits groupes sont apparus au Cap et à Johannesburg. au Cap, certaines étaient des ramifications de la FIOSA et d’autres étaient constituées de nouvelles recrues. La plupart avaient disparu à la fin des années 50. À Johannesburg, il y avait plusieurs petits groupes éphémères, pour la plupart sous forme de groupes d’étude. C’est une histoire tortueuse de regroupement année après année jusqu’à ce qu’il semble enfin y avoir un certain succès. La Ligue socialiste d’Afrique a été formée et certains de ses membres ont travaillé au sein de l’alliance du Congrès (c’est-à-dire les groupes alliés à l’ANC). Après le massacre de Sharpeville en 1960 et l’état d’urgence qui a suivi, ce groupe s’est allié à plusieurs autres groupes pour former le Comité national de libération, et s’est lancé dans une campagne de sabotage, précédant d’autres groupes similaires. C’était un faux mouvement,généré par une humeur de désespoir alors que la machine d’État réprimait toute opposition politique. Il a pris fin lorsque la plupart de ses membres ont été arrêtés en 1964 et condamnés à de longues peines de prison. [61] Remarques

1. De nombreux groupes socialistes avaient des clubs associés dans lesquels ils recrutaient des membres. Le Club Lénine a été lancé le 29 juillet 1933. D’autres groupes, comme le Parti travailliste indépendant (ou au moins certains de ses membres), ont fusionné avec le club Lénine à une date ultérieure. Le Club Lénine s’est séparé au milieu de 1935 lorsque le Club Spartacus a été lancé. Il y a moins d’informations sur les origines du New Era Fellowship, qui a attiré des intellectuels de couleur, et dont sont issus les dirigeants du département des affaires anti-couleurs. Il y avait des clubs socialistes similaires à Johannesburg, mais ils avaient moins de succès.

2. Ce fut une période de flux. Ainsi, la Marxist Education League, apparemment un groupe qui étudiait les textes marxistes, était l’un des groupes qui sont entrés dans l’ILP, lui-même un groupe qui avait traversé et avait été repoussé par le racisme du Parti travailliste sud-africain. Le Gezerd parlant yiddish (Gezelshaft far Erd) - Société pour la Terre - était un club pro-soviétique qui soutenait l’installation des Juifs russes à Birobidjan, à l’extrême est de l’URSS. Lorsque Gina Medem, une stalinienne de premier plan, est arrivée d’outre-mer, en visite officielle au Gezerd, elle a présidé à l’expulsion de tous ceux qui auraient critiqué la ligne de Moscou.

3. Cf B. Hirson, « Ruth Schechter : Friend to Olive Schreiner », Searchlight South Africa, n ° 9 (1992) pour un récit des radicaux à l’Université du Cap.

4. La controverse en Afrique du Sud est examinée dans des articles de Searchlight South Africa, nos 3 et 4 (1989/90). Frank Glass et Manuel Lopes étaient toujours en contact étroit et auraient pu coopérer à la rédaction de ces lettres. Cependant, je n’ai pas vu la lettre de Lopes et je ne la connais que par un éditorial hostile dans Umsebenzi, journal de la CPSA, du 12 septembre 1930. Il y a peu d’informations sur Lopes (ou son frère), les membres fondateurs de la CPSA et parmi les premières voix critiques de la gauche contre les événements en URSS. Ils se sont ensuite déplacés vers la droite, mais il y a peu d’informations sur leurs activités.

5. Le Secrétariat, mis en place en Europe, était composé d’anciens membres des partis communistes européens, tous partisans de l’une ou l’autre des tendances de l’Opposition de gauche au Comintem.

6. Cette position est controversée et est examinée plus en détail dans l’article sur les syndicats. Voir aussi mon livre Yours For the Union, Zed, Londres, 1989, pour plus de détails sur le travail syndical dans le Transvaal.

7. Les membres du Club ont envoyé des cartes postales annonçant son inauguration, sous des photographies de Marx, Lénine et Trotsky, en yiddish.

8. Cette situation a été exacerbée par la politique gouvernementale de promotion de l’emploi des Blancs dans les secteurs nationaux de l’économie. Cela comprenait les chemins de fer, les aciéries et les institutions publiques.

9. Rapporté à l’Assemblée générale du Club Lénine à la mi-1935.

10. Bien qu’il semble qu’il y ait eu des frontières nettes entre les deux partis politiques qui ont été formés, il n’est pas possible de déterminer quelles influences étaient en jeu sur les membres individuels.

11. Il s’agissait d’une vision simpliste du processus qui force les Africains à entrer sur le marché du travail. Les hommes africains étaient à l’origine dirigés par les chefs tribaux pour travailler dans les fermes et les mines pour gagner de l’argent pour l’achat d’armes à feu. À une date ultérieure, le gouvernement de Rhodes au Cap a introduit la fiscalité pour augmenter l’offre d’hommes et les maintenir au travail. Mais la plupart des travailleurs venaient de l’extérieur de l’Afrique du Sud : du Mozambique, du Basutoland, du Nyassaland et d’ailleurs.

12. Averbach a écrit au SI critiquant la conception du parti de la WPSA (voir lettre du 24 avril 1935 de l’EI à Averbach). Mais il n’y a aucune référence à d’autres critiques des thèses de la WPSA.

13. Lettre de WPSA au SI, 14 mai 1935.

14. Dans une lettre (WPSA, 12 avril 1935), C van Gelderen fut critiqué pour être « trop proche » de Ray Alexander, le principal organisateur syndical stalinien. Je connais trop peu les circonstances, mais je ne peux pas croire qu’Alexandre aurait permis à un trotskyste avoué de travailler au sein de ses syndicats.

15. Ceux qui ont rejoint le mouvement trotskyste en 1943 se sont fait dire par les dirigeants de la minorité que leurs thèses n’avaient jamais été reçues par l’EI. Cela a été maintenu au cours des années suivantes. Pourtant, les procès-verbaux de l’EI du 7 mai 1935, envoyés aux deux groupes, montrent que des « contre-thèses de la minorité » venaient d’arriver. Il a été dit en outre qu’ils seraient sérieusement étudiés, mais il n’y a aucune autre indication de délibérations ou de discussions.

16. Il existe une traduction littérale complète (dactylographiée) dans les articles de la WPSA. Une traduction partielle, qui m’a été envoyée par Ian Hunter en 1990, a un ton différent. La version WPSA est imprimée ci-dessous.

17. Lettre au SI, 8 février 1939. Poursuivant, ils ont dit que la contribution de Trotsky sur la question autochtone avait clarifié toute la position. L’IS n’a plus entendu parler des divergences politiques.

18. Il s’agissait d’une appréciation plausible en 1935, mais, conformément à d’autres prédictions qui n’ont pas été confirmées, ne semble pas avoir été notée ou, si cela est noté, n’a pas conduit à des commentaires critiques de la part des groupes trotskystes.

19. Voir Terry Brotherstone et Paul Dukes (ed) The Trotsky Reappraisal, University of Edinburgh Press, 1992, où je discute de l’acceptation par Trotsky de l’appel du Komintern pour un État noir indépendant dans la ceinture médiane des États-Unis, et de son soutien aux Noirs. République d’Afrique du Sud. Son raisonnement, bien que manifestement différent de celui du Komintern, était néanmoins erroné.

20. Il n’est pas possible de commenter cela car les documents minoritaires n’ont jamais été retrouvés.

21. Lettre au Secrétariat international, 26 juillet 1935.

22. Les détails sur la rédaction des thèses figurent dans un rapport au SI. Les thèses minoritaires ont été rédigées par M Averbach, J Pick et C van Gelderen. J Burlak a rédigé les documents relatifs à la minorité. Il a ensuite dirigé la majorité des membres de la WPSA. Les thèses ont été votées lors de différentes réunions. La majorité a obtenu entre 15 et 19 voix. Un ou deux se sont abstenus. Sept ou moins ont voté avec la minorité.

22a. Pourtant, étrangement, dans tous les arguments que j’ai entendus en Afrique du Sud au sujet de la scission, cette question n’a jamais été mentionnée. Voir aussi l’article polémique rédigé par A Mon - c’est-à-dire MN Averbach - dans le Workers Voice Theoretical Supplement, 1945.

23. La thèse de Purdy, dont une copie a été envoyée au Cap, n’a pas été retrouvée. Une lettre du WG Duncan de la Ligue communiste (juin ou juillet 1935) à GJ Lambley a affirmé que ce document était en accord fondamental avec la position de la Ligue, mais était plus détaillé, Selon Duncan, Purdy a également déclaré que le problème autochtone et « Les éléments n’étaient des problèmes que pour la classe dirigeante et ne devraient pas être traités comme tels par les marxistes.

24. Bien que quatre mesures aient été annoncées, seuls deux projets de loi, sur le droit de vote et l’attribution des terres, ont été présentés en 1935. Ces mesures devaient être prises en même temps que les terres supplémentaires qui avaient été promises, agissant en guise de proposition de suppression du vote. .

25. Les deux groupes ont protesté séparément, incapables de parvenir à un accord sur la politique, la WPSA accusant la CLSA de se plier aux idées libérales en appelant la Société des Nations à intervenir.

26. Dans un mémoire non publié, Bernhard Herzherg dit que des membres de la Ligue communiste ont tenté de convaincre les travailleurs africains de la distribution qu’ils devaient adhérer à un syndicat. Cependant, les travailleurs avaient peur d’être expulsés s’ils étaient impliqués dans une organisation, et le projet s’est soldé par un échec.

27. Les quelques membres restants du Club Lénine ont ensuite assisté aux réunions du Club Spartacus.

28. Cette entrée dans le Parti socialiste n’a jamais été évoquée en Afrique du Sud dans les années 40. Pendant les années de guerre, The Workers Voice a toujours dit que leur groupe avait un record ininterrompu depuis 1935. Ce n’est qu’à la fin des années 1980 que j’ai entendu parler de l’entrée dans le SP d’Herzberg. Il déclare dans ses mémoires que c’est à son initiative que le groupe est entré dans le SP. Les seuls documents disponibles de la Ligue communiste, outre leur publication irrégulière, sont les lettres que le secrétaire de la WPSA a déposées.

29. Au départ, il y avait au moins un partisan du mouvement trotskyste à Durban et quelques partisans individuels ailleurs. Il y avait apparemment une petite section de la Ligue communiste (ou plus tard FIOSA) à Port Elizabeth, mais je n’ai aucune connaissance de leurs activités. Lorsque Gordon a été invité à organiser des syndicats dans cette ville en 1941, il ignorait leur existence. Il a remis les syndicats qu’il a formés aux membres de l’ACSP.

30. Dans une interview à Los Angeles en 1986, Glass a déclaré qu’ils n’avaient eu de contact qu’avec un intellectuel, dont il ne se souvenait pas du nom. Cela aurait pu être son ami proche, Manuel Lopes. Je discute de la vie et du travail de Glass dans ma prochaine biographie.

31. Thibedi, formé comme enseignant, a été l’un des premiers Africains à adhérer à la CPSA et l’un de ses premiers organisateurs syndicaux. Il a écrit pour dire qu’il avait été aidé dans son nouveau rôle d’opposition de gauche par V Danschen. Bien que Danschcn ait été membre des principaux comités de la CPSA, il n’y a aucune trace de ses activités, ni de son implication dans le mouvement trotskyste. Je ne l’ai rencontré que deux fois en 1946 dans un groupe d’étude de courte durée, mais il en a révélé très peu.

32. Voir mon chapitre sur Maliba dans Yours For the Union. J’ignorais à l’époque le lien possible de Maliba avec Thibedi. La relation est encore opaque.

33. Thibedi a été expulsé de la CPSA pour détournement de fonds. De telles accusations, vraies ou fausses, étaient souvent utilisées par la CPSA pour expulser des dissidents. Il n’est pas possible de vérifier cette charge.

34. Cela ne justifie pas l’expulsion. De tels mouvements ont été trop facilement utilisés dans les groupes trotskystes. Mais Thibedi a suscité des soupçons à l’époque (sur l’occupation et les ressources financières), et ses sentiments nationalistes n’étaient pas en accord avec la politique de la WIL. Nathan Adler est venu à son soutien et est parti avec lui.

35. La première information sur la création du groupe se trouve dans le Bulletin de la Ligue communiste internationale d’Amérique, en septembre 1934. Ses membres comprenaient plusieurs Noirs, mais la plupart n’étaient pas formés et la plupart ne restèrent pas longtemps. Ses premiers membres comprenaient Ralph et Millie Lee, J Saperstein et Murray Purdy.

36. Il est fait référence à leurs activités à Pretoria dans Naboth Mokgatle, The Autobiography of an Unknown South African, University of California Press, 1975.

37. Tout cela est relaté dans les lettres trouvées avec les papiers de la WPSA.

38. Je n’ai pu redécouvrir qu’au milieu des années 70 le travail de Gordon, Dan Koza et d’autres. Jusque-là, à l’exception des récits brefs et déformés dans les œuvres des staliniens, il était presque oublié.

39. Tabata et Jaineb Gool étaient membres du Spartacus Club ou de la WPSA. Goolam Gool, président du Club Lénine, a rejoint la WPSA, l’a quittée pour rejoindre la CLSA et est ensuite retournée à la WPSA.

40. Tabata, devenu chef de facto de l’AAC après l943, ne fait pas allusion aux conflits de la conférence dans son histoire de l’AAC, The Awakening of a People, 1950, Johannesburg, et présente un récit de rosée totalement trompeur .

41. Voir Bob Edgar (ed), An African American in South Africa : The Travel Notes of Ralph J.Bunche, 28 septembre 1937-1 janvier 1938, Ohio University Press, 1992.

42. Dans L’Éveil d’un peuple, Tabata n’a pas associé le changement social à l’intervention de la classe ouvrière, avancée ou non.

43. Les informations sur Diadla sont rares, mais il semble qu’il était un membre éminent de l’ACPS à Nigel. À un certain moment, il quitta le Transvaal et réapparut à Durban, la mouche du Front uni non européen (un mouvement dominé par les staliniens), et fut bientôt en désaccord avec les dirigeants locaux. Ce qui lui est arrivé par la suite est inconnu. Seuls deux exemplaires d’Umlilo ont été trouvés dans la section des journaux de la British Library. On ne sait pas si d’autres problèmes sont apparus.

44. L’or que le président Kruger aurait enterré avant de fuir la République sud-africaine pendant la guerre des Boers (1899-1902). Cette histoire m’a été racontée par Heaton Lee en 1975 à Merthyr Tydlil.

45. On a découvert peu de choses sur les groupes de Johannesburg de cette période. J’ai trouvé un document dactylographié (incomplet) qui s’opposait au lancement de la Quatrième Internationale comme prématuré. Gordon, pour le Propaganda Group, a imprimé une brochure de quatre pages sur la terreur GPU (police secrète soviétique) en Europe, mais c’était tout. Léon Sapire, écrivant en décembre 1937, a déclaré que la branche WPSA, dirigée par son frère, comptait un membre et qu’il était hors de la ville depuis trois mois. Cependant, trois mois plus tard, cinq membres du groupe Saperstein ont transféré leur allégeance à la WPSA, de même que deux membres du groupe de propagande.

46. ​​Des exemplaires du programme et de la constitution se trouvent dans les journaux Trotsky à Cambridge, Mass (T216596). Des exemplaires du journal se trouvent à l’Institut international des sciences sociales d’Amsterdam.

47. La carrière de Goodlatte est racontée dans Searchlight South Africa, n ° 2.

48. Bernhard Herzberg, qui a fui l’Allemagne et avait été rédacteur en chef de Workers Voice, dit dans ses mémoires qu’il était contre la guerre avant septembre, mais qu’il ne pouvait accepter l’affirmation d’Averbach selon laquelle il pourrait y avoir une alliance avec des Afrikaners qui étaient contre la guerre. Maintenant que la guerre est déclarée, dit-il, il faut lutter contre le nazisme. Jaffe l’a accusé d’être prêt à tuer des ouvriers allemands.

49. Le sujet est manifestement mort et il n’y a guère d’intérêt à faire une analyse détaillée de ce document politique infantile. Cependant, je signale certaines de ces déclarations parce qu’elles ont déterminé les écrits de Workers Voice pendant la guerre et ont précipité une partagé entre le groupe de Johannesburg et Cape Town.

50. Je connais peu les membres de FlOSA car aucun n’a écrit sur eux-mêmes, il n’y a pas de détails sur leurs activités. Ce n’est qu’après la dissolution du mouvement et la formation de clubs de discussion plus lâches que certains ont fleuri. Les écrits historiques de Kenneth Jordaan, bien que dépassés par des chercheurs plus récents, sont la preuve d’un talent qui n’a jamais reçu de soutien organisationnel. Il a par la suite déclaré qu’il n’y avait pas de marxistes dans les groupes qu’il connaissait. Voir mon récit dans « Une question de classe : les écrits de Kenneth Jordaan », Searchlight South Africa, n ° 4.

51. Hashomer Hatzair ou HH (The Young Guard), était un mouvement de jeunesse sioniste de gauche qui a formé ses membres pour le kibboutz en Palestine. Son credo sioniste affirmait que ce n’était qu’en créant une paysannerie et une classe ouvrière juives que les juifs pouvaient devenir de « vrais » socialistes ; jusque-là, ils pratiqueraient le socialisme dans les kolkhoz. Le mélange du sionisme et du socialisme éclectique a conduit à des tensions internes, avec des membres adhérant à des positions différentes sur l’URSS, l’Espagne, la Chine et la guerre à venir. Les dirigeants palestiniens, malgré leurs critiques des puissances occidentales, étaient favorables à la guerre. En conséquence, en août 1943, une douzaine de membres à Johannesburg et au Cap démissionnèrent et rejoignirent la FIOSA - le seul groupe trotskyste visible. Cela comprenait Baruch Hirson, Itzke Skikna, Shimon Joffe, Charlie Manoim et Bertel Hertz.Ceux du Cap ont été déçus par ce qu’ils ont trouvé et ont abandonné toute activité politique. À Johannesburg, les membres de HH ont occupé des postes de direction et y sont restés jusqu’à la disparition du groupe trotskyste en 1946. Lorsque des désaccords ont éclaté au sein de la FIOSA, ou avec la FIOSA, ces camarades ont été désignés avec mépris comme « les ex-sionistes ».

52. L’Anti-CAD (Anti-Colored Affairs Department) a été créé pour s’opposer à la création de départements gouvernementaux qui imposeraient des contrôles supplémentaires aux personnes de couleur. Les dirigeants du NEUM, dont beaucoup étaient membres de la WPSA, ont nié leur marxisme jusqu’à ce qu’ils partent en exil dans les années 1960 et y proclament leur véritable internationalisme rouge. Pourtant, même en dehors de l’Afrique du Sud, Tabata, qui a continué à diriger le NEUM, a proclamé dans une interview que la politique du NEUM ne pouvait être que petite-bourgeoise. Voir l’extrait dans le livre autrement absurde de Julie Frederick, Non-Racialism, The Unbroken Thread, 1990.

53. Dans les années 30, Goolam Gool, membre de la WPSA, a été élu à un poste de direction au sein de la Ligue de libération nationale au Cap. Il a agi en sa propre capacité et, sur l’insistance de WPSA, a séparé ses activités NIL de celles de ses fonctions WPSA. Mais il n’a pas caché ses croyances marxistes, et quand il a démissionné, après avoir été en désaccord avec les actions de la direction du CPSA, il a publié ses raisons dans la presse Coloured.

54. Tout au long des années de guerre et dans la période d’après-guerre, les hauts postes de l’AAC étaient occupés par des fonctionnaires qui avaient été condamnés par la WPSA avant la guerre. Leurs politiques sont restées inchangées, mais, à l’exception du trésorier, le Dr Moroka, qui a été contraint de partir quand il a refusé de démissionner du Conseil des représentants autochtones - et est ensuite devenu président de l’ANC - il n’y a pas eu de critique ouverte des principaux membres conservateurs.

55. L’activité principale consistait à vendre le mensuel Workers Voice.

56. Cela ne signifiait pas qu’ils renonçaient à recourir à la Commission des salaires. Ils ont utilisé tous les moyens pour améliorer les conditions de vie des travailleurs. Cela signifiait également qu’ils n’étaient pas particulièrement intéressés par le message révolutionnaire du journal de la WIL, Socialist Action.

57. Cela avait ses propres problèmes. Vincent et Lilian Swap, aussi brillants soient-ils, avaient tous les traits de l’intellectuel sans racine. Ils vivaient de façon dissolue sur un héritage, et combinaient une action radicale avec une irresponsabilité dans leur vie personnelle.

58. Les événements de la conférence de 1945 sont entièrement relatés dans Socialist Action et Yours For the Union. Un bref résumé ne rendrait pas justice à un événement qui a été l’un des points forts de la réalisation de la WIL.

59. La minorité comprenait quatre anciens membres de Hashomer Hatzair et les deux syndicalistes actifs, Dick Mfili et John Motau. Skikne a voté avec la majorité. Les positions prises ont été publiées dans des articles du Bulletin interne de la WIL. Les lettres envoyées par Hirson à la WIL britannique, demandant de l’aide, n’ont pas été retrouvées. Il est fort possible qu’ils aient été interceptés par des censeurs en temps de guerre.

60. Le rôle de Gordon dans la création du syndicat, le contrôle exercé par les staliniens qui ont mis fin à plusieurs tentatives des travailleurs de se mettre en grève et la débâcle qui a suivi le déclenchement de la grève sont tous décrits dans Yours For the Union.

61. Cela sera décrit dans mon autobiographie.

En tant qu’historien, j’ai été ravi d’obtenir les documents pour cet essai. En tant que trotskyste, je dois avouer que parfois je préférerais que ces papiers n’aient jamais été retrouvés. Mais l’histoire doit être racontée telle qu’elle était, si nous voulons apprendre de ce qui s’est passé. Je tiens à accuser réception des documents et de l’aide que j’ai reçue de nombreuses personnes et institutions. J’espère que ce faisant, je n’ai exclu personne ni peut-être mentionné les noms de ceux qui auraient préféré l’anonymat.

Pour les papiers de la WPSA, sans lesquels cela n’aurait pas pu être écrit, Jaco Malan et Ciraj Rassool. Pour une copie complète de The Spark, Louis Sinclair. Pour les papiers de la WIL, Nachum Sneh. Pour les documents, Bob et Renate Kamener, Myrtle et Monty Berman, Tony Southall, Jenny (Curtis) Schoon, Tom Lodge.

Pour des récits d’événements dans les différents groupes trotskystes, Shimon Joffe, D.Stuart Linney, Bernhard Herzberg, Selim Gool, Ann (Averbach) Bloch, Charlie van Gelderen, Paul Koston, Heaton Lee, Millie Lee Haston, Joe Urdang et Hosea Jaffe ( mais on m’a dit que cette dernière conversation ne devait pas être citée).

Les institutions qui ont fourni des documents ou des microfilms : Institute of Commonwealth Studies, Londres ; le Prometheus Documentary Center, New York ; Collection de l’Église de la province, Université du Witwatersrand ; La bibliothèque sud-africaine, Cape Town the Bodleian Oxford, Harvard University Library, Cambridge Mass.

Baruch Hirson

The Trotskyist Groups in South Africa

A Retrospective View

THE HISTORY of the South African Trotskyists during the 1930s and into the next decade was never made available or discussed with new recruits. There were vague stories, but no hard facts. No former member of the groups wrote about his experiences, and there was a silence that was so extensive that some comrades names could not be mentioned. I learnt in the 1940s that there had been a one-time nun in the leadership of the Workers Party of South Africa. But no details were available, even though she had died (as I later found) in 1942. The leading member of the WPSA, if mentioned at all, was always referred to as ‘Mr B’. That was all. Even when we learnt in the 1970s that he was Mr Burlak we were never told his first name. The other main group, the Fourth International Organisation of South Africa (a pretentious name), was open, but we learnt little about its members or what they did. There was perhaps little to conceal about their activities, because they did so very little.

The history of the groups in Johannesburg was also unknown. Nobody in Johannesburg had kept any records, there were no letters or minutes, and the names of most of those who joined the Trotskyist groups were not recorded. There was nothing, until the documents of the liberal Institute of South Africa became available and Lynn Safferys files were opened. Only then did the story of Max Gordon become available. There were a few later discoveries, but like the tale of the three monkeys, nothing was seen, said, or heard.

Then, in a deserted house in Cape Town, once the residence of Clare Goodlatte, a box of documents was found in the early 1980s. There is still a mystery surrounding this discovery. They apparently came into the possession of a ‘stroller’ (a person who lived on the proceeds of materials taken from deserted or demolished properties) who sold them in two portions. I was able to get copies of both sections. After maintaining absolute secrecy over five decades, the documents disclosing the inner working of the major section were hawked and sold. The papers included draft articles for the journal The Spark, minutes of meetings, documents, letters, membership forms and minutes. These documents (totalling a thousand or more), once unravelled, provided an unique picture.

This collection was complemented by letters written by Clare Goodlatte (the Red Nun) to a former student, found in the South African Library and supplemented by a search in the Department of Education at Rhodes University, Grahamstown, where she had once sat as principal of the teachers training college.

I have found no documents of FIOSA. But when I visited the Library of Contemporary International Documents at Nanterre in 1991 to look at the papers of the United Secretariat of the Fourth International, I found a card referring to the papers of FIOSA. These cannot be viewed until the late 1990s without the permission of the unknown depositor. This continues the politics of madness. Even public papers in Europe only have a 30 years rule, and that is absurd. I had no time to wait for permission, nor was I interested. If some historian wishes to investigate these documents at a later date, that gift to man- or woman-kind will be available to them. Except for the material in the WPSA collection, and a few documents in the Trotsky archives at Harvard, nothing else has been found.

The documents of the WIL were largely destroyed when its rooms were burnt by arsonists. The papers and printed publications I salvaged at the time were placed in the care of the University of the Witwatersrand, and these were photographed at a later date for the Hoover Institute. I copied other materials from the collection held by Nachum Such in Beer Sheba. Nobody, other than myself, has written about the activities or members of the WIL.

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There was a time when South African adherents of the Left Opposition (Trotskyists) were said to have made a substantial impact on the politics of South Africa, and having provided leading cadres for the Trotskyist movements in China, India, the USA and Great Britain.

Internationally, in the first decade of the movement’s existence, Frank Glass (Li Fu-jen/Furen) moved to China and then the US, Murray Gow Purdy to India, Ted Grant, Max Basch (Sid Frost), Charlie van Gelderen, Ralph and Millie Lee, Heaton Lee, Ann Keen and others to Britain. There were also persons who joined, or were associated with, Trotskyist groups and received later acclaim for work in their own specialities. Among these were Peter Abrahams, the novelist, Frederick Bodmer, whose work in linguistics was widely acclaimed when his Loom of Language was published, Dorothea Krook, an acknowledged expert on the later writings of Henry James, and Joseph Sandier, currently President of the International Association of Psychoanalysis.

Less well known are those who joined the South African groups and built up a cadre. They published the most important Marxist journals in the country, distributed newspapers and published the Communist Manifesto in Afrikaans, participated in demonstrations against the Italian conquest of Ethiopia, joined in the struggles against the Greyshirts (the home grown Fascist movement), and were among the first to condemn the crimes of Stalin. From their ranks came members who, separately or collectively, helped to build the National Liberation League and then the bodies that made up the Non-European Unity Movement, a national liberation movement that attracted thousands of men and women in the Cape Province. Their leader, IB Tabata, is said to have exercised a powerful influence on Nelson Mandela and the men who were to become the leaders of the African National Congress.

In the Cape their members became the leaders of the (Coloured) Teachers League of South Africa and the Cape African Teachers Association ; they dominated the intellectual left of Cape Town through the Lenin Club, the Spartacus Club and then the New Era Fellowship.[1] They recruited to their ranks academics and to a lesser extent workers, and could even count a former nun as a leading member.

The history of the groups in the Transvaal was different. There, the earliest members of the Left Opposition were involved in trade union work. They were succeeded by Max Gordon, a Trotskyist who had moved from Cape Town, and had built the first major black trade union movement in the Transvaal. At a later stage, after Gordon had returned to the Cape, a new Trotskyist group, the Workers International League (WIL), entered into and had an influential position in the black unions. The WIL also won over men and women who played an important role in community struggles and (as in Cape Town) produced a number of newspapers and journals. The groups, in Cape Town and in Johannesburg, were always small, but they had an effect that was far greater than their number. Yet, despite the hope that they inspired with their message, the groups all disappeared, leaving no movement in the country.[2] After a resurgent trade union movement was built, bringing thousands of workers onto the streets after 1973, a student revolt in 1976-77 that swept through South Africa and drew in entire local communities, and a further wave of revolts in 1984-86, there is no effective Trotskyist movement in the country, only a number of small groups, mostly affiliated with the many tendencies in Britain and Europe, but playing no prominent role in the events of the country.

Is there anything in the history of those groups from which lessons can be learnt so that a new vibrant movement can emerge ? What was it that went wrong in South Africa to negate the work that seemed so promising before and during the Second World War ?

The Early Beginnings

The Trotskyist groups in South Africa were born not in blood, but in confusion. They did not emerge in the wake of powerful working class or community struggles. They came into existence when the South African workers (or the small workforce that had recently come into existence) were confused and dispirited, clinging to their jobs during the massive depression that hit the country in 1929-31. They appeared when the international working class was still reeling from the victory of Nazism in Germany and massive defeats elsewhere, and when there was growing disillusionment in the Communist International and the local Communist Party. The groups that appeared locally drew their members from those Socialists expelled by the Communist Party of South Africa (CPSA) or its front organisations, or individuals who sought a Socialist solution to counter a race-ridden and exploitative society.

In Cape Town the small band of revolutionaries were drawn from the Communist Party, the Independent Labour Party, Communist auxiliary groups like the Gezerd,2 cultural and literary groups,[3] or from new arrivals from Eastern Europe. They had a number of common positions on foreign issues, including an uncompromising anti-Fascism, an unconditional support for the USSR in the war that was anticipated, and a condemnation of the Comintern and its policies. One of the most important factors helping to precipitate the formation of Trotskyist groups in South Africa was the imposition of the Black Republic slogan by the Comintern on the CPSA—the issue that led Frank Glass and then Manuel Lopes to write to the American Trotskyist paper, The Militant .[4] Many were Trotskyists only in name. Like others in Europe and elsewhere, they knew little about the platform of the Left Opposition or about the situation in the Soviet Union, but all were appalled by news of events in the USSR. It was only after copies of The Militant were received in South Africa that some issues became clearer, but there was much that remained opaque for the new adherents to the International Left Opposition.

The effects of Stalinist methods upon those who formed the first Trotskyist groups have not received sufficient attention from historians. Firstly, it must be stressed that the turmoil inside local Communist parties affected the entire Socialist movement. Expulsions, vicious attacks (verbal and physical), or rapidly changing tactics to meet Moscow’s demands, made it difficult for any Socialist group to attract large audiences. But the rot went further, and inevitably affected the operation of opposition groups. Despite all the repugnance against the methods used inside the Communist parties, those who had come from the CPSA were affected by the crude reduction of Marxism to clichés, the excessive idolisation of leaders, the aping of the Comintern leaders in their use of invective, and the brutalisation of relations inside the party.

They brought with them from the CPSA, along with their disgust over Comintern policy, the infighting, bitterness and boorish mud slinging that had become the hallmark of Communist Party propaganda and meetings. Although determined to work along new lines, they had imbibed the very Stalinist features that they were committed to fight. Their world outlook had been formed inside the CPSA, and their theoretical framework had been shaped, to a large degree, by Comintern literature. As a result, the Trotskyists squabbled, they split, and they seemed at times, particularly in the Transvaal, to be little better than the Communists in their internal relations.

To their credit, they did break with the CPSA and the Comintern, but the consequences were all too obvious. They had to face, not only hostile right wing groups who were grouped into Fascist gangs, but also the bitter onslaught of members of the CPSA. They were beleaguered and isolated, and found it all too easy to retreat into self-righteous sectarianism. The defence of revolutionary positions was transformed into dogmatic assertions, and from there it was only one step to internal slanging matches, suspensions, expulsions and even fisticuffs. In this they were not unlike small groups everywhere who tried to retrieve what they could of Marxism from the callous counter-revolutionary activities of the Comintern apparatchiks.

The early Trotskyists also had to carve out a new programme and a new perspective for Socialism. They believed that they alone could be the defenders of the achievements of 1917, give a lead to the South African working class, and save Marxism from extinction. Their internationalist ideas were taken largely from the pages of the few journals that reached South Africa from the USA or Europe, and from the news briefings of the International Secretariat of the Left Opposition.[5] Their programme of local demands was hammered out in group discussions with the little that they could salvage from the Communist Party — although some of their formulations inevitably looked as if they were just the old ideas written anew.

The members of the new groups set out to fashion a position that would set them apart from the CPSA and become the basis for activity. They commenced by posing alternatives to the CPSA, particularly the position adopted by the Comintern in 1928, when world revolution was said to be imminent and every section had to adapt its programme to meet this eventuality. The CPSA was instructed to work for a Black Republic, and to adopt a trade union policy that involved control by the party, and used ‘revolutionary’ methods to raise the workers’s consciousness. Initially the Trotskyists opposed the Black Republic slogan, but reversed this (at least theoretically) after seeking Trotsky’s opinion. But on the trade union question they continued on the same lines as the Stalinists. In theory they wanted to gain control of the trade unions, or at least build a tight fraction in such organisations through which they could control activities. They also persisted in calling for direct action until Max Gordon, the most outstanding organiser in the Transvaal, resorted to the slow building of the black trade unions with minimum recourse to strike action and using state institutions to secure their demands.[6]

The Cape Town Experience

Groups in South Africa that adhered to the International Left Opposition were always minuscule and poverty stricken. There were only branches in Cape Town and Johannesburg, with a handful of supporters in Durban and Port Elizabeth. This was not very different from the spread of the Communist Party : it reflected the sparseness of population and the siting of transport, colleges and industry. The different social structures of the provinces inevitably affected the perceptions and activities of the groups ; they had to find their constituents from the local population and had to advance ideas that would get a response. In some regions this proved almost impossible. The white workers were caught in a web of racism that made most of them unapproachable, and in Natal the Indian workers and students, if active politically, were strongly attracted to Gandhi, Nehru and the Indian National Congress.

In the western Cape, the groups also had to find ways of winning the Coloured people, a people caught by segregatory legislation in the chasm that lay between the whites and the Africans. Consequently, the Cape Town Trotskyists, after painfully recruiting individuals, concentrated on work in discussion clubs, organising the teachers (Coloured and African), and one group appealed to peasant groups in the Transkei and Ciskei in the eastern Cape.

Joe Pick, a foundation member of the CPSA, was the first to write on behalf of a group to the International Secretariat for affiliation to the Left Opposition. Written in 1932, his letter was brief and provided no details. It seems that the group consisted mainly of Jews, most of whom had been in the CPSA or in organisations associated with that party. The next landmark was the launching of the Lenin Club on 29 July 1933. Its members were overwhelmingly Jewish.[7] This changed in 1934 when some members of the ILP merged with the Lenin Club, and academies were invited to lecture. Thereafter the club seems to have become a centre of serious Socialist discussion attracting sizable audiences, offering celebratory meetings on May Day or the anniversary of the Russian Revolution, and staging Socialist plays.

Seeking avenues of political activity, the club members found several social problems around which to agitate and organise. Firstly, there was large-scale unemployment in the wake of the depression, which affected Coloured and African workers most severely.[8] This led to the formation of an organisation of the unemployed in which persons committed to the Left Opposition were active, including Dr Goolam Gool and Max Gordon—Gool being a future leader of the Non-European Unity Movement, Gordon of the trade unionists in the Transvaal. However, unemployed organisations are of limited duration. By the middle of 1935 this work had come to an end.[9]

A small group of Lenin Club members, intent on launching a political party, started drafting a programme in August 1934. This led to a split that dominated Trotskyist politics until all the groups dissolved themselves. Those who formed the majority called themselves the Workers Party of South Africa (WPSA). The minority took the name Communist League of South Africa (CLSA), but seem to have been known only as the Lenin Club. Four topics became the subject matter of ‘theses’ the political economy of the country, the expected world war, the nature of Socialist organisation, and the need to work in trade unions. These were drawn up, circulated and sent to the International Secretariat. Other issues divided the members of the contending groups, but these did not appear in the draft programmes. Foremost among these was the so-called entryist tactic, about which there was extensive discussion.

The differences that emerged among these early Trotskyists were both principled and personal. This led to vituperative attacks on the honesty, sincerity and ability of individual members. Some of the personal criticisms might have been justified, but the attacks did nothing to clarify the basic theoretical differences between the groups. As a consequence some members crossed from one group to another, and some crossed again. Others left the factions in despair. With each group probably numbering a dozen at most (although the Communist League was to claim a larger number), these were a series of storms in thimbles which were irrelevant to the political struggles in the country.

There are no documents to show why those who formed the Workers Party placed the land question at the top of their demands. Perhaps it came from a reading of Lenin’s early work on Russia, or it might have been extracted from the Comintern’s focus on the land issue in the colonial countries in the early 1930s. It could also have been influenced by the severity of the depression in the rural areas (which had preceded the slump in the national economy), or by the writings on the land question in South Africa by the liberal historian, W MacMillan. Whatever the reason, local or international, or both, the draft that became the centre of all future discussion, as formulated by the majority group among the activists in the Lenin Club, was on the land question.[10] Burlak, who drafted the document (entitled The Native Question ), produced government statistics to show that there was a heavy concentration of land ownership in the hands of a small number of white farmers. Alongside this, Africans could own land almost exclusively in the Reserves, which covered at that time about seven per cent of the country’s land surface. It was the repossession of this land, they claimed, that would be the rallying point (the axis, the alpha and the omega) of the coming South African revolution. Paradoxically, they rejected the Black Republic slogan, which might have been an obvious corollary to their programme.

Contrary to all that was subsequently claimed by the minority, no formal counter-thesis on the Native Question was presented at the drafting committee, and the paper or notes prepared by MN Averbach (the leader of the minority) was deemed a counter-resolution rather than a thesis in its own right. The original paper written by Averbach and documents sent to the International Secretariat at a later date have not been found. However, an article that appeared in February 1936 in the Workers Voice, the organ of the CLSA, on the land question is obtuse. The ‘mere cry for land’, it argued, ‘does not constitute an agrarian problem’. The Africans who were driven off the land suffered mainly from taxes. Their chief need was not for land, but relief from taxation. Averbach seems to have misunderstood the majority position. If the Africans got more land, he wrote, the peasants would still suffer from these pernicious taxes which were designed to drive them into the mines, industry and the farms.[11] But the majority position, sensitive as it was to land hunger, was not designed to provide more land for the African in an unchanged country, but to find a lever through which to overthrow capitalism. The minority position was so unclear on this point that it obscured their main contention : namely, that it was the struggle of the African workers that would be the key to change in South Africa. This position could have been taken without any recourse to theory, and, when it came to theory, Averbach and the minority had little to offer.

On a contentious organisational issue, the majority called for a tightly structured revolutionary party with a clandestine sector (a point rejected by the minority, who said that it was necessary to exploit every avenue of activity while conditions for legal work held ). The consequences were obvious. The Communist League seemed to conduct its activities openly, and recruited with a minimum of enquiry into the background of its members. The Workers Party in Cape Town was highly, if not overly, selective, maintained a tight discipline, and was secretive in many of its inner party activities. There were rules as to what documents could be read at branch meetings, and what was to be read only by Executive members. It was a regime that led to derisive comment from members of the League[12] There was a certain logic to the majority’s argument, not only because this was what Lenin had demanded for Russia, but also because the future of democracy (whatever that meant in South Africa) was by no means assured.

The land question has been dealt with first because of its later significance, but the first division was over the coming war.[13] The theses of both sides opposed the expected war, but the minority believed that the white Afrikaners could be drawn towards the revolutionary movement because of their basic ‘anti-imperialist’ position. They therefore argued for a position of neutrality and collaboration with the Malanite (that is, Nationalist) opposition in parliament. Burlak’s analysis of the war, firstly in the thesis and then in The Spark, ascribed the war threat to finance capital and condemned both the west and Germany for their war-like stance. There could be no support for either side, and Socialists had to call for revolution to remove capitalism, the cause of the war fever and ultimately war itself, he said.

Then, in a letter of 12 June 1935 to the International Secretariat, the Workers Party lambasted the Communist League. Its war thesis, they said, was the most deadly of documents, and one which was ‘equal to suicide’ because it would antagonise the Coloured and African populations : ‘Under no circumstances can we support the most hated by the Bantu population, part of the white bourgeoisie, the Malanites.’ The policy, they said, was opportunism of the worst kind and they added : ‘It is regrettable that neither you nor LD [Trotsky] expressed an opinion about the war theses.’ There was no response to this complaint. Instead, several letters from the IS urged that the groups were too small and the differences not important enough to justify the split. This was dismissed by the WPSA : they wrote that there could be no union with people who differed so profoundly on basic issues. There was one further thesis, accepted by all, on the necessity for work inside the trade union movement. Unfortunately, the members of both the majority and minority did nothing in this regard in Cape Town. Although the Stalinists set up numerous new trade unions in Cape Town, the Trotskyists were more notable for their absence in this sphere.[14]

Originally there were four so-called theses (two on the war) and one counter-thesis on the land question. All were sent to the IS and to Trotsky for comment.[15] There were two responses to the main thesis on the Native Question : one from Ruth Fischer (pseudonym Dubois), and one from Trotsky. Frank Glass in Shanghai, and Ted Grant and Max Basch in Britain were asked by the IS to comment. There were no responses, although Basch wrote long letters to the WPSA in support of their stand against entryism (see below).

Ruth Fischer’s criticisms were crude and insensitive.[16] The original thesis was misquoted, and attention was drawn to this in the translated version that was circulated. Fischer said that statistics were not a substitute for theory (and in this she was correct), and then said, in effect, that the thesis was useless because it did not take as its central issue the struggle against British imperialism. The slogan ‘Land for the Natives’ was wholly correct, but inadequate. Then, arguing that national liberation was a correct slogan for South Africa (because, as the majority claimed, there was no black bourgeoisie), she claimed that the white workers, whose support was essential, could only be won on the slogan ‘Down with British Imperialism’. That would mean : ‘Down with the privileges of the white race, forward the Natives, and also proclamation of the right of total separation from the British Empire.’ And so the document went on. It was a document of the time, and could as easily have come from the Comintern. Imperialism was the enemy, imperialism had to be destroyed, and any document that did not start with this proposition was false. But Fischer had, in fact, read too narrowly. The members of the WPSA were nothing if not orthodox Leninists. The fight against imperialism was the theme of their thesis in all their documents, and more particularly in the document on the war, the issue that first divided the factions. Furthermore, its stress, correctly, was on the role of finance capital in South Africa. It can be argued that the WPSA’s formulation, based on its definition of finance capital, was more accurate than that of Fischer. (Parenthetically, it must be added, the WPSA never again omitted to place the struggle against British imperialism at the head of their demands. Such was the authority of members of the Secretariat that they were not often opposed. Any resemblance to the way the Comintern functioned was not altogether accidental.)

However, at a later date the WPSA wrote : ‘At that time we appealed to you, we approached you to decide on the basis of the documents written by the two factions. This is where the comedy begins. You sent back a document written by Comrade Dubois which was the laughing stock not only of the Cape Town comrades, but of all comrades everywhere who had studied the colonial question, who knew anything at all of the problems of South Africa. We appealed to you at that time and we received from you... Dubois’s masterpiece of ignorance.’[17]

Trotsky’s contribution is probably still contentious. Although he claimed that he could not really comment on conditions in South Africa because he lacked the necessary information, he nevertheless accepted the thesis on the land (claiming, however, that the agrarian revolution could only take place with the active participation of the advanced workers), and argued against the rejection of the Black Republic slogan. This latter was not a temporary aberration, but coincided with Trotsky’s other statements on the Comintern’s position on an independent Negro state in the middle belt of the USA. To reject the Black Republic out of hand, he said, arose from exaggerations in the polemic against the Comintern. The blacks would form the majority in a transformed South Africa, and the country would obviously constitute a Black Republic. He further said that under no condition could revolutionaries offer the smallest finger to white chauvinism.

Trotsky’s remarks were set inside an international perspective. He stated at the outset that it could be assumed that the revolution in Britain would precede that of South Africa. In that case, it was essential that there be no support for the bourgeoisie from the colonies and dominions. That made the struggle for the expulsion of British imperialism an indispensable part of the programme of the South African proletarian party. At the end of his letter, he spoke of a future in which Soviet Britain would exercise a powerful economic and cultural influence on South Africa through the medium of those whites who had shown their solidarity, through struggle, with the black workers. A Socialist South Africa, in turn, would exercise a profound influence on the whole black continent.[18]

Trotsky’s remarks on the draft thesis, which were referred to repeatedly in the polemics inside the South African Trotskyist movement, were important in orientating the left towards the African people, but they also did a grave disservice to the Socialist movement. I discuss this in a paper presented in Aberdeen in August 1990, and do not wish to repeat the arguments here.[19] The one point that must be stressed is that Trotsky’s major contention was doubly false. in terms of his own original work in Russia in 1904-06, he should have been aware of the impact of finance capital on a backward country. He knew from the literature on South Africa (or should have known) that investment in gold mining had played a crucial role in opening up the country to foreign capital, and he should have known (from Luxemburg and from Lenin, if not from primary sources) that this had given rise to a large concentrated workforce. Yet, in this too, he failed to provide direction. He spoke of the proletariat consisting of ‘backward black pariahs and a privileged caste of whites’, but failed to say that the black workers would one day provide the base for a powerful proletarian movement. He also knew that it was not possible to talk of ethnic groups as if they were homogeneous. As he had pointed out in his writings on China, there had to be a discussion of the class forces and the role that each class would play in any struggle for change. But his letter offered no hint of the need to develop such ideas for South Africa.

Despite their angry response to the tone of Fischer’s letter, there is no full length reply to the substance of her remarks from the WPSA. However, in a letter of 14 May 1935 to the International Secretariat, they said that their thesis criticised the Stalinist slogan of ‘Independent Native Republics as a step towards a Workers’ and Peasants’ Republic’. Their position, they stressed, pointing to the class nature of the struggle, dealt with the strategy of the revolution and not the tactics. in a further comment they said that the original differences had been on the war question. Only after the minority had faced opposition on their call for a future alliance with the Afrikaner Nationalists in a war, did they produce supplementary arguments to ‘iron out contradictions’ in their policy.[20]

The majority launched the Workers Party of South Africa at the end of January 1935. They felt vindicated by Trotsky’s letter, and in their letter to him they said that his comments indicated that there was no disagreement in principle. They confessed to having written in exaggerated terms in opposing the Black Republic slogan because of their struggle against the pernicious national policies of Stalinism. Of course, the full liberation of South Africa would lead to a black republic. They repeated their rejection of the slogan of a ‘Native Republic as a step towards a Workers’ and Peasants’ Republic’. They were not pandering to white chauvinism, they said, or avoiding an open fight for full rights, but rejected the slogan which was based on the idea of a national revolution. in any future general strike and armed insurrection, the participation of the white workers was essential because they held crucial positions in heavy industry, electricity, water supply, communication and transport, and in all branches of the repressive apparatus. The active support of one part of the white proletariat and the neutralisation of the other was essential.

The letter then continued. They confirmed that the revolutionary party had to turn primarily towards the black workers. Their national self-consciousness had to be developed, but not by kindling and developing chauvinism. Both the national and agrarian questions could only find their solution through the social revolution. For good measure, they added that the central slogan was for ‘The overthrow of British Imperialism and Colonial Capitalism’, and for a Soviet South African Republic with the right of all races to self-determination, and guarantees for the rights of minorities.[21] It was probably this set of ideas that took their members, first to the All-African Convention, the body called to oppose the Hertzog Native Bills, and then several years later to merge with a Coloured organisation, the Anti-Coloured Affairs Department, or Anti-CAD (also in the hands of members of the Workers Party), to establish the Non-European Unity Movement, the NEUM. That was to become the almost exclusive activity of members of the Workers Party from 1943 until at least 1958, although the WPSA seems to have gone out of existence finally in the early 1950s.

There is some confusion about which group constituted the majority or minority in the preliminary discussions for a programme and constitution. Firstly, the Lenin Club was an open body. Those involved in the dispute were a fraction of the club. Secondly, it seems that Burlak, the writer of the main programmatic papers, was in a minority of one on the drafting committee of four, but then won a majority to his position.[22] The group that accepted the Burlak paper thereafter claimed to be the majority, and were called such by the IS.

But that is looking ahead. Both groups stayed inside the Lenin Club for at least six months, but the club no longer prospered. There were lectures, but no activity : no leafleting, no open air meetings. Differences on almost every issue were obvious, and a split could not be stopped. Finally, the WPSA members walked out and set up their own Spartacus Club in July 1935.

One other issue separated the majority and minority, the argument over the ‘French turn’. That is the policy of entryism that had been accepted by the French Trotskyists in order to widen their ranks.[22a] The WPSA argued that it was necessary to build a revolutionary party untainted by reformism. There were long letters from Basch, who opposed entryism, and the issue was also raised with the IS. Besides the fact that the latter agreed with the French group, they also said that they had no intimation from the theses that this was a matter of contention between the majority and minority.

The IS opposed the split, and appealed to the minority to join ranks with the WPSA. in so doing they also urged the majority to accept the Averbach group into their ranks. in response, and with reluctance, the WPSA said that they would accept the members of the minority on a personal basis, but not as a group, and they apparently meant to exclude some of the leading members. Purdy in Johannesburg also urged unity. He wrote for the Workers Voice, and his motives were questioned by Burlak et al. There was no unity, and the groups went their separate way.[23]

In 1935, when the groups in Cape Town had barely settled down, there was a new factor that was to prove far reaching in its effects on the Trotskyist movement. The Prime Minister, General Hertzog, had been pressing since 1926 for legislation that would lead to a final demarcation of lands that Africans could occupy, and wanted the small number of African voters in the Cape Province removed from the common roll. This required a two-thirds majority in a joint sitting of both Houses of Parliament, and this became feasible when the National Party fused with Smuts’ South African Party in 1934. The twin threat of land restriction and removal of the vote became a political issue that impinged on all parties at the time. This threat could not be ignored, more particularly in the Cape where the Cape Native Voters Association and rural associations (among others) were agitated over these issues.

The presentation to parliament of the Four Native Bills (as Hertzog’s proposals were known)[24] in 1935 came shortly before the invasion of Abyssinia by the Italian army, and the groundswell of agitation over the latter, with the CPSA in the foreground, provided an outlet for the fledgling groups. The invasion was met by a refusal by black dockers to load Italian ships, and then, when the war began and the Abyssinian troops gained initial successes, there was widespread enthusiasm for the war. The Trotskyists joined in the protests and undoubtedly attracted some people to themselves, but the agitation died away, and, when the Abyssinian troops were turned back, the issue turned sour and the demonstrations stopped. In the campaigning the WPSA rejected an overture from the Communist League to work together because the latter’s statements included an appeal to the League of Nations.[25]

There was a third issue in South Africa that generated more heat in the Transvaal than elsewhere, but impinged on groups everywhere. The pro-German Greyshirts (composed of Afrikaner nationalists and reinforced by white unemployed), emerged in the wake of Hitler’s rise to power. An Anti-Fascist League, composed of the more militant white workers’ unions, Zionists and members of the Labour Party and the Communist Party, clashed with the Greyshirts in a series of battles. Some members of the WPSA in Johannesburg joined this front. Although the Cape Town group might not have approved of the front, the policy of the Johannesburg branch, which involved complete autonomy for themselves and any other participating group, was accepted.

There is no indication that the Cape Town groups had any plan for concrete activity. Their one intervention was to join the call to dockers to stop loading Italian ships, but there is little to indicate that they set out to organise workers or peasants. They were propaganda groups who held street corner meetings, used street theatre to attract audiences, and on a few occasions (illegally) entered one of the black locations to speak to residents. Members of the Communist League also confronted workers in some occupations, and urged them to form trade unions, but these were the result of individual initiatives rather than a thought out plan.[26]

Their most important task was the producing of journals. The WPSA published The Spark, a mimeographed journal with radical and theoretical articles, including reprints of articles by Trotsky and members of the American Socialist Workers Party. It remains one of the most important Marxist journals to have emerged from South Africa. Yet, except for reports by their members who were members of the National Liberation League or were present at conferences of the All-African Convention, there were few indications of activities in Cape Town, in the trade unions or in any community body. The Communist League’s paper, Workers Voice, was agitational with little theory in its pages. It gave no indication of political activity, publication was erratic, and ceased, probably after the dissolution of the Lenin Club in September 1936.[27]

In March or April 1937 the one-time dispute over the French turn became real. The members of the CLSA, even more isolated than before, joined with Stalinists and Coloured nationalists in the Cape Town based Socialist Party, and temporarily abandoned their organisation.[28] The Socialist Party was a Cape Town centred group launched by Duncan Burnside, a parliamentarian and one-time member of the Labour Party, who resigned and formed the Socialist Party in April 1937. But the party collapsed when Burnside rejoined the SALP to contest the 1938 elections. When the members of the CLSA emerged from that dubious adventure, their numbers were said to have been little changed. But the Lenin Club had disappeared, the League had lost all initiative, and they had to start as from scratch. Initially, they regrouped as the Fourth International Club, met in a private house as a study circle, and sought unity with the WPSA. There were talks about talks, but the WPSA had no intention of agreeing. Several young Coloured intellectuals and a young student, Hosea Jaffe, joined the Club in 1939, and at some stage it was renamed as the Fourth International Organisation of South Africa (FIOSA). Sometime, probably in 1942, a mimeographed Workers Voice was published. It claimed to be Volume 1, and in so doing negated the journal of 1935-36. Its editor and main contributor was Jaffe, and he maintained this control wherever he went. There is no record of the group initiating any activity, although some of its members were involved in the protests of the Coloured people when the government threatened to remove their vote before the war. However, it is not clear whether these people acted as individuals or as members of their group.

The Transvaal Experience

Johannesburg was the only other centre in which the Trotskyists managed to form a group.[29] At first, there were only Frank Glass and his wife Fanny Klenerman.[30] Seeking activity, Glass went to Shanghai in 1931 where he played a more important role in the Fourth International than any emigrant from South Africa, but except for his letter to The Militant he does not belong to this account. Fanny Klenerman (who had once organised the trade union of women workers) took over the bookshop that Glass left behind, and, after a period of financial difficulty which affected the stock she had available, established a reputation as the finest bookseller in the country and a centre for Marxist books in Johannesburg. Without that shop, books by Trotsky and his co-workers, and other Socialist thinkers, would not have been available in that city. Her own role in the Trotskyist movement is unclear. She stood aloof from the WPSA, and besides providing support for Gordon when he organised African trade unions in the Transvaal, was effective mainly in being a known mine of information on events in the European Socialist movements.

The process in Johannesburg was very different to that of the Cape. From April to October 1932 letters were sent to the IS and the Communist League of America by WT Thibedi. He said he was writing on behalf of 22 Africans in the Transvaal who were or had been in the CPSA, and claimed to have several trade unions under his control. The Americans to whom this was written referred Thibedi to M Lopes in Cape Town. Nothing further happened, and without resources and with men who had little training, the group collapsed.[31] His importance lay not only in his being black, but in his claim to have brought with him several of the trade unions initiated by the CPSA in their Red Trade Union organisation. Thibedi’s list included Alpheus Maliba, who was to become the most important peasant leader in the northern Transvaal during the early 1940s.[32] However, several of the men, including Maliba, who were said to have agreed with Thibedi’s letters had second thoughts ; they did not accept the need for a new party, and several stayed in the CPSA.

Trotsky wrote a most enthusiastic letter when he heard that black toilers wished to work with the Left Opposition. The continuity between this first letter by Trotsky on South Africa with his later response to the WPSA thesis is obvious. Trotsky sought contact with workers untainted with the world of capital and free of racism. Who better than an African who claimed to have brought with him fellow revolutionaries and the nucleus of black trade unions ?

However, Thibedi was a shadowy man. Despite his long membership of the CPSA and his period as a union organiser, he had not criticised events in the CPSA or in the USSR, and had not contributed any ideas of note to the left wing movement.[33] He is said to have produced one copy of a newspaper in African languages (no copy of which survives), but there is no record of activity in his new group, or of any trade union work. He disappeared after an extended correspondence with the 15, in large part devoted to his requests for financial assistance, something the IS was unable to satisfy. Thibedi left the political scene for over a decade, and only reappeared in 1945 when he was introduced to, and joined, the Workers International League. His approach was narrowly nationalist, and, after being accused of chauvinism, he was expelled. He then melted back into the anonymity from which he had temporarily emerged.[34]

As in the south, the groups that came into being drew on those expelled from the CPSA. These included Ralph Lee (or Levy) but, in his case, he left after serving a jail sentence for cat burglary. Lee said retrospectively, in his own wry way, that he had been expropriating the bourgeoisie one by one ! Actually, except for the colour of his skin, Lee was not exceptional. A large number of Coloureds and Africans in the CPSA had spent one or more spells in jail on charges of petty larceny. Other members of the CPSA who had joined Lee in these ventures escaped arrest, and stayed on as loyal members of the party. The group that did establish itself was the Bolshevik-Leninist League. Formed in April 1934, it affiliated with the WPSA just as the latter was about to announce its existence.[35] Its members (and in particular Ralph and Millie Lee) established contacts outside Johannesburg, but never founded a stable group in other urban centres.[36] Once again, there was the slow recruiting of members, but at the same time the group was involved in trade union work, concentrating on the unorganised African workers. After Thibedi, Purdy organised the laundry workers, with dubious results. Thereafter, the union was handed over to Max Gordon, who had left Cape Town in early 1935, and it was Gordon, more than anybody else, who made his mark as a trade union organiser. The activities in the trade unions are discussed in an accompanying article.

The work in Johannesburg was not confined to the organising of trade unions. There were the usual meetings, classes, establishment of branches (particularly in Alexandra Township, a black township on the northern tip of Johannesburg), open air meetings, and so on. Externally, at least, the group functioned as any small radical group might be expected to perform. But internally there was turmoil. Of the original group of nine or 10, there were seven expulsions or withdrawals in the first eight months. Thereafter, the rump was disbanded and the group reconstituted. The only members of the original group that remained were Lee and his wife. There were slanging matches, fisticuffs, accusations and counter-accusations, and a stream of complaints to Cape Town. But Cape Town would not, or could not, intervene. The group literally tore itself apart, and from this distance it is not possible to disentangle the rights and wrongs of what happened.[37]

Gordon withdrew from the Johannesburg branch, and, condemned for his non-participation by the Cape Town committee, continued his trade union work independently of the WPSA. His activities went unrecorded in The Spark , and his successes were not mentioned in further correspondence. The one matter of which the Trotskyists could have been truly proud, and the one that the Stalinists found the greatest threat to their political hegemony, was written out of the Trotskyist annals. Several years later, a new generation of Trotskyists, who only heard stories of Gordon’s work, sought to emulate his activities in the black trade unions.[38]

Developments in Cape Town

When the WPSA and CLSA were formed in January 1935, the International Secretariat maintained that the groups were too small to form a party, and called for further discussion on programmatic issues. But it was too late. The parties had formed themselves, and had declared their existence. Furthermore, the two groups were at daggers drawn, and could not agree on any issue. Letters from the Secretariat had antagonised the leading members of the WPSA, and they were not inclined to listen. Yet the situation was absurd. The WPSA had an initial membership of 11, only three of whom seemed to be active and able to contribute to its journal. By mid-year two of the 11 had resigned. The CLSA, starting with four members, seemed to have recruited another nine, but it is doubtful whether more than three or four were active. Also by mid-1935 there were two Clubs, giving a periphery of about 25 or 30 others, none of which engaged directly in political activity. The Johannesburg group was even smaller, more fractious and centred on one or two persons. Nor were they all committed to the majority’s theses. Purdy was closer to the minority, but he was expelled from the Johannesburg group (for assaulting Lee), and his thesis was never formally discussed inside the WPSA.

The Communist League and some of those expelled from the Johannesburg group adopted the IS’ line. They called for unification and for a looser structure. They also argued for more discussion on programme and on activities. To no avail : the leading members of the WPSA in Cape Town, and Lee in the north, were immovable. The leaders of the WPSA were accused of bureaucracy and of Stalinist methods, and they in turned replied with counter-attacks of ‘Menshevism’, of lack of principles, and so on.

Yet the time was not ripe for a centralised party, and it was absurd to believe that a finished programme had been formulated. On the contrary, it was a time for further discussion and study, and also for activity that would recruit new members and provide the experience which could lead to correction and amplification of earlier formulations. The Cape Town groups were mainly white and predominantly Jewish. Many were more familiar with Yiddish than with English, and their articles required rewriting. Initially there were few Africans or Coloureds, and recruiting was painfully slow. Aware of the problem, the Secretary of the WPSA explained in one letter that it was not possible to work legally with blacks. His reference, presumably, was to the few African townships where whites were not allowed entry without a visitor’s permit. There were no full-time organisers, and it seems that nobody in the WPSA or CLSA was involved in trade union work.

The first crucial engagement in political work, although little more than attendance at a conference, was to move WPSA politics at a later date into entirely new channels. This came from the presence of Tabata, Jaineb Gool (later Mrs Tabata) and Goolam Gool at the All-African Convention, convened in 1935, to organise a campaign against the Hertzog Native Bills.[39] What happened at the conferences is still unclear. The official minutes of the conferences were written and published by the President, DDT Jabavu, a lecturer at the segregated college at Fort Hare, and he was highly selective in what he recorded.[40]

The Spark carried reports of the proceedings each year (1935-37), and was sharply critical of the tactics (or antics) of the self-appointed leaders. They lambasted the President, and criticised his policies and his autocratic behaviour. There is an even more caustic description of events in 1937 in the recently published diary of Ralph Bunche, at that time a radical left winger, who toured South Africa. He described caucuses, which included members of the WPSA and Communist League, where more radical policies were demanded.[41]

Yet the new organisation seemed to offer an ideal platform. The two issues at stake were land and the vote. The demand for more land and the ending of the reserve system were demands that fitted in with the WPSA’s thesis. The question of the vote coincided with Trotsky’s call to politicise the land question, and it also pointed in the direction of a Black Republic. Furthermore, the federal basis upon which the Convention had been summoned allowed left wing groups an autonomy within a potentially large organisation. However, it was an outlet which did not lead to the working class, and in which all reference to Socialism was silenced. The crucial intervention of the advanced workers in any solution of the land question, which had been stressed by Trotsky in his letter, was by-passed and never appeared in the contributions of Tabata et al at the AAC.[42]

The first conference of the AAC in 1935 called for a rejection of the Hertzog Bills, and a delegation was nominated to interview the Prime Minister. It was following the meetings with Hertzog and other members of parliament that a ‘compromise’ was announced. Instead of abolishing the Cape African vote, those already enfranchised would be placed on a separate roll. An advisory Native Representative Council would be elected, as would whites who would represent Africans in parliament and the senate. No one would confess to having agreed to the ‘compromise’, and this was to be a source of friction in the years to come.

In the first years of its existence, the impact of the AAC on the WPSA was minimal. The AAC was confined to an annual gathering (later biannual) with no intervening activity, and little was required of those who gathered at conference. The fact that leading cadre of the WPSA would assume leadership of the movement, and in the process become Nationalist leaders with a Trotskyist façade, was a caricature of Trotsky’s meaning in his reply to the theses.

The articles on the Native Bills and the AAC in The Spark led to the first rift between Johannesburg and Cape Town. There was an exchange between Lee and Burlak on the factors that led to the ‘compromise’, Lee insisting that it was a ruse to win African support for the coming war, whilst Burlak maintained that Hertzog had made the concession in order to win the necessary two-thirds majority in parliament. The nature of the disagreement between Lee and Burlak is only of academic interest now. Nor is it clear why so much heat was generated by the Johannesburg group over the issue. They refused to sell The Spark, distanced themselves from the journal, and started their own publication Umlilo Mollo (The Flame ). Then, at Lee’s insistence, the debate was published in The Spark. Lee’s arguments did not stand up, and no more was heard of the matter.

The distance between Cape Town and Johannesburg made joint work almost impossible, and the impecunious state of the groups meant that there was no money for train fares across 1000 miles. Consequently, there were no visits for consultations, no conferences, and no election of committees. Contact was maintained through the post, and many decisions were taken without full consultation. in Cape Town almost all the work was conducted by Burlak, Koston and Goodlatte. They handled the mail with groups in the US, the UK and Australia, translated documents from the IS, typed the monthly Spark, and maintained the work of the group in Cape Town as well as the Spartacus Club. It was an overwhelming load, but there were no full time party workers, and no indication that other members assisted in any substantial way.

At first the Editorial Board of The Spark was made up of the Cape Town trio and three from Johannesburg. This was to be Lee and two others. However, the constantly changing membership of the Johannesburg group left Lee as the only effective member. His contributions to the journal were spasmodic, and then, with the dispute over the Native Bills, the Johannesburg members withdrew from the Editorial Board, and for two months they did not distribute The Spark. Also, in April 1936 (prior to the dispute) when Koston resigned for personal reasons, Lee had been appointed National Secretary of the WPSA. It was an appointment that was more nominal than real. Little was altered by the Secretary being in Johannesburg, but the dispute placed the whole party in jeopardy.

African members seemed to leave as fast as they were recruited, and the training on offer was rudimentary. One new member who seemed to be different was CBI Dladla, a prominent member of the CPSA from Nigel, a mining town on the western edge of the Witwatersrand. His appearance as a Trotskyist was announced to the public in Umlilo . He was to became Secretary of the Johannesburg group.[43]

In all this there was more than a touch of eccentricity in Lee’s activities. In one letter written by (an embittered) Gordon, Lee was accused of being inactive in the Laundry Workers Union, and of dissolute behaviour. Also, according to Heaton Lee, at one stage he was convinced that he knew where the Kruger millions were to be found. For weeks he had members of the group digging at selected spots for this treasure trove.[44]

The withdrawal from The Spark was the politics of sectarianism, and it was followed in July 1937 by the decision of Ralph and Millie Lee, Heaton Lee and Dick Freislich to leave Johannesburg for Britain. There was no warning of the impending move, and the Johannesburg group was stripped of its leadership. The WPSA was left to find a new Secretary. It was reconstructed in Johannesburg with Max Sapire as secretary. The group, which was mainly white, had some involvement in trade union work, but its claims of success were exaggerated. That is, some of its members were rank and file trade unionists, and attempts to restart African trade unions were not successful. Then the group all but disappeared. At some stage other groups appeared. One was known as the Propaganda Group for a Fourth International, of which Gordon and Klenerman were members. Another was the Johannesburg Group of the Fourth International led by Saperstein (an original member of the WPSA who had clashed with Lee) and Leon Sapire. These groups left few documents, and little is known about them.[45]

Then a new group (or a reconstituted group), the Socialist Workers League appeared in Johannesburg in December 1938 after a split in the Johannesburg Group for a Fourth International. It had a programme and a constitution that ran to several pages. The programme took the WPSA to task on two grounds, firstly, because it gave no attention to the white peasant or white worker, and, secondly, because the WPSA, in calling for support for the All-African Convention (without one word on ‘its treacherous role’ had : ‘Not one word of the class struggle of the oppressed masses. Just national struggle for liberation and ignoring the white workers.’

The SWL eschewed black national organisation or black chauvinism, whilst condemning the white chauvinism of superiority and segregation. They accepted parallel organisations until objective conditions made it possible for such bodies to draw closer. It seems that it was this group that produced three issues of Socialist Action in 1939.[46] The paper was in English and Afrikaans, but besides being anti-Fascist (which indicated a former association with the Anti-Fascist League), it gave no support to Gordon, although it called for work in the black trade unions. Then in September, when war was declared, the group scuttled and ran. Its programme and constitution were surrendered, and its anti-war stand forgotten. Some of its members were to reappear temporarily in 1944 before finally leaving the scene. None made any (known) contribution to theory, and none lifted a finger in practical political work.

In late 1937, with failing health, Clare Goodlatte relinquished her role as Secretary of the WPSA, but continued with her work on the Editorial Board of The Spark . At the end of 1938 she withdrew from all activity, weakening the group considerably. There were now far too few members to sustain the journal or to entertain the idea of embarking on new activity. By mid-1938 the strains were showing. Writing to Basch in London, Koston wrote :

‘About us... not so good. Our Spark circulation increases slowly, now about 900 are printed monthly and 800 disposed of. We have more than 400 individuals on the mailing list. Recently we circulated about 400 questionnaires to Bantu readers... The result has been disappointing, only about 15 bothering to fill it up and send it back.., perhaps three or four sound very hopeful.

‘Basically our trouble [in Cape Town] is this. None of us is in a position to give more than our evenings to the work that had to be done. Of course this is hopeless. We have given a certain theoretical training to a number of Bantu members here, but as they are wholly without practical knowledge and not in a position to go out and organise and learn by their mistakes, nothing much is done. If we had one good European organiser we could support him and our Bantu comrades, and if we could organise one trade union victory everything would change here. There have been in the last 18 months, a wave of spontaneous strikes started by the Bantu at such widely separate places as Durban, Piquetberg, Johannesburg suburbs, etc. Every one of them has failed, not only because the bosses realise that they mustn’t let the Bantu win a strike, but also because the Bantu don’t know how to run a strike. One victorious strike would mean a lot. It would show the Bantu that there is away, some way, of bettering their lot, and they would be ready to listen to those who have shown them the way. After all, why should the Bantu or the workers anywhere for that matter listen to us and take us on our face value ? The fact that we have successfully predicted the disastrous outcome of Stalinist policies is not enough : this effects only a few individuals, those who follow and study events...

‘The Spark is intended for the Bantu intellectual. From him its message should percolate down. But the Bantu intellectual, first of all is a very thin strata [sic] in the country, secondly very backward and ignorant (cannot in anyway be compared with Indian, Chinese, not to speak of European intellectual), feels so much better off (which he is) than the Bantu masses that he wants to lead the masses in his own way, which is naturally not a revolutionary way. The intellectual does not feel the full force of the oppression, he eats, and he hopes and believes in the rulers...’

In August 1939 the editors of The Spark announced that the government’s imposition of controls on publications spelt the end of open discussion in the country. In fact, the triumvirate were tired and probably dispirited. Goodlatte, after a long illness, resigned form all positions in 1939. She died in 1942.[47] The Spark did not appear again, and the group published no leaflets or pamphlets. It seems to have continued through the first years of the war, making no new statement, but its members, Tabata, Jaineb and Goolam Gool, Ben Vies and others were the moving spirit behind the NEUM, the AAC and the Anti-CAD, and its main associated movements — the two teachers’ organisations and the Transkei Organised Body. This was not entryism in the formal sense of the word, because the main bodies had either to be reconstructed or formed. But it was an inverted entryism in which populist movements were established so that Trotskyists could enter them, and even be their leaders. In the process they ceased being Trotskyists, although these movements were called Trotskyist by their opponents.

The War

The war in Europe, starting in September 1939, was not unexpected. Both Stalinists and Trotskyists had warned that war would break out, but there was little agreement on where it would begin or what to do when it commenced. The Stalinists followed the USSR blindly, switching policy in line with changes in Europe, and, having been so involved in Popular Front, anti-war and anti-Fascist movements, vacillated when war was declared until ‘the line’ was made clear from Moscow. Until the invasion of Russia they were anti-war : then they switched immediately. The Trotskyists were anti-war but there was confusion on policy. Inside the WPSA there had been heated debate over where the war would begin. Burlak said that it would start as a war between Britain and Germany ; others said that the opening shots would be against the USSR. All were agreed that they would oppose the war and, in line with Lenin’s position in 1915, called for the defeat of their own government. At the same time, they supported Trotsky’s call for the unconditional defence of the USSR.

There were no published statements from the WPSA after war was declared. The group withdrew from public sight, and, even if this was a move to covert activity, it was the underground action of the graveyard. There are stories that indicate that they continued to meet, but their self-imposed silence rendered them politically ineffectual. Even those connected with the AAC and, after 1943, with the NEUM, kept discretely silent on the war. They did not even refute the statement of the leaders of the AAC, together with the ANC, supporting the government in its war effort.

Through the first months of the war, the group that now called itself the FIOSA maintained its absurd policy : that it would be possible to form a front with elements in the National Party who were anti-war.[48] At some point, this was discretely dropped and never alluded to again. Jaffe wrote a 66 page pamphlet entitled World War or World Socialism . The chapter on the war occupies 11 pages, and in it Jaffe defined Fascism as the universalisation to which ‘degenerate bourgeois society’ tended, and as ‘the completion of the merging of monopoly finance capital with the capitalist political state’. He also discerned ‘the emergence of Fascism out of the threat of revolution’. This was in fact little more than the Comintern’s definition. Then he added : the conflict was between two forces that were so much alike that he could see no end on a ‘purely military plane’ –‘only the Socialist revolution can finally end the war’

Proclaiming the need for ‘revolutionary defeatism’, Jaffe had advice for everyone. For the German workers, this was simple. They had to sabotage the war effort. For South Africa, the prescription was also obvious—in the face of a possible Japanese invasion the coloured people would be neutral in the battles between the government and the invader, and between the government and the pro-Axis Afrikaners. Once again, there was no reference to the previous stand of the Communist League. For workers in the Allied countries who feared Nazism, Jaffe recommended strikes, election fights against the war, mass meetings, demonstrations and ‘other ways of open struggle’.[49] A far cry from ‘revolutionary defeatism’, and with no call for work on the armed forces, his call for such defeatism was obscure.

There are few signs of activity in the FIOSA group in Cape Town. They held meetings, they produced a paper, and they distributed leaflets. They also gave verbal support to the NEUM—and that seems to be all.[50] At a later date Jaffe produced a paper with the title Militant Worker which purported to represent a set of trade unions—but there is no record of these unions and no indication that they were anything more than a front for Jaffe’s participation in trade union conferences.

All Trotskyist activity in Johannesburg ostensibly ceased after September 1939, although a group seems to have been formed at the University. Gordon had the distinction of being the only Trotskyist to be interned during the war, but the trade unions remained as a monument to his work. Then, in mid-1942 and again at the beginning of 1943, Jaffe moved to Johannesburg to start a group. He gathered together half a dozen members (including Fanny Klenerman and a few black trade unionists). This was a talking group, and besides assisting Jaffe in producing the paper, there was no other activity. In August 1943 the group was joined by half a dozen members of the left wing Zionist group, Hashomer Hatzair, and, in the absence of any other trained members, they soon assumed the leadership in Johannesburg.[51]

There was a malaise in the movement which grew ever sharper in the next few years. Members of the WPSA, Tabata, the Gools, Ben Kies and others, no longer wearing the mantle of Trotskyism, took the initiative in the Cape in 1943 in calling together the almost defunct AAC, organising the Anti-CAD and launching the NEUM. Henceforth, the Trotskyists acted as leaders of a national liberation movement, based their work on the vague terms of a minimum programme of democratic demands, and eschewed all class politics.[52] The members of the FIOSA followed in the shadow of their erstwhile opponents, and devoted most of their energy to promoting the cause of the NEUM, first as unwelcome guests, but later as part of the leadership. Yet, in effect, there was little to be done. The AAC, the Anti-CAD and the NEUM were all federal bodies, and all activity was left to the constituent parts to initiate. There were no national initiatives, no campaigns, and no directives—outside of the brandishing of the slogan of ‘non-collaboration’, the latter calling for boycotts of persons or institutions cooperating with government, provincial or local bodies. Torch , the newspaper of the NEUM, was vituperative in its attacks on all collaborators (the ‘quislings’ as they were called), attacked the white ruling class as ‘herrenvolk’ and declared its organisational superiority in having a programme that demanded the vote, and the policy of non-collaboration. Socialism, the role of the worker and internationalism, were verboten words.

The AAC leaders, and Tabata in particular, turned their attention to the rural population in the Reserves, but most particularly in the Ciskei and the Transkei, they mounted a campaign against the implementation of the rehabilitation scheme, a government policy of resettlement of homesteads, cattle culling, and an enforced system of crop rotation. The problem, said Tabata and his followers, was not overstocking, but of too little land. For this they won support. In this they were only continuing a position that can be traced back to at least 15 September 1938. in a letter of that date, from the WPSA to MS Njisane in the Transkei, the writer said that : ‘The problem of overstocking is the problem of overpopulation, and this in turn is the problem of insufficiency of land. This is the crux of the matter, and any “solution” that does not touch this fundamental problem—the land problem—is sheer hypocrisy and can solve nothing.’

The letter continued, citing the number of landless homesteads in the region, and the lack of money to improve stock. It was a long letter which then went on to say : ‘The Reserves are for the government nothing but a reservoir of cheap Native labour for the mines and for the farms, and the misery in the Reserves is fostered towards this end.’

The government would not give the African sufficient land to plough, and an additional burden was imposed through the poll tax to force Africans out of the Reserves to work. The letter concluded by stating that there could be no solution under capitalism. Socialism provided the only solution with its plans for ‘a scientific distribution and use of land’ in a system ‘which will be concerned with the needs of the people and not with making profits.’

However, the NEUM had done nothing beyond issuing rallying calls, it had no plans for action, and there was no more talk about Socialism. Forgotten were the concluding words of that letter of 1938 which said that the motto of the society they wanted was ‘from each according to his ability ; to each according to his need’. When finally there was an armed peasant revolt in Pondoland in 1960, the AAC was split -with the central leadership refusing to be involved in a campaign that, they said, could not possibly succeed.

However, the issue is not what these erstwhile Trotskyists were doing—or not doing. By becoming the leaders of a national movement they behaved as nationalists. It can be argued that it was permissible to enter such a movement, participate in its activities, and even be elected to its committees, and equally, when required, to leave its ranks, criticise it and even condemn it for its false policies.[53] However, when revolutionaries establish such movements and put themselves at the head, they are tied in spirit and ideology to such movements—and in that they mix the rhetoric of radicalism with the conservatism of nationalist policies.[54]

Meanwhile, the FIOSA group in Johannesburg, unable to make progress before Jaffe’s return to the Cape, persuaded Lee, who had returned to Johannesburg, to join them. He grew impatient with a set of amateurs, tried to galvanise them into action, and he also planned some active position for himself. This alarmed Jaffe, who revived old accusations against Lee, although they had been shown to be false in Britain. in a manner reminiscent of the pre-war days (but unknown to the newcomers), Lee was expelled in 1944. The procedure was both reckless and corrupt, but perhaps it was fortunate. Lee, stung by this event, contacted many of the former Johannesburg Trotskyists, and, launching the Workers International League (WIL), initiated an ambitious programme of activity, and, most important of all, he found some of Gordon’s old trade union organisers. This provided the WIL with a means to work with and to influence the African trade union movement. Jaffe had returned to Cape Town, and for several months the Johannesburg group survived.[55] But it could not last. The Workers Voice became increasingly remote, and when the paper arrived at the end of June 1944 with blazing headlines ‘Why The Second Front Will Not Be Opened’, the group said they could not sell the paper : the second front had been opened on the 6th. Jaffe’s response was that the prediction might have been wrong, but the analysis was correct. That opened a gap that finally led the Johannesburg group to make their peace with Lee and join the WIL.

Lee proved remarkable in providing the means of approaching the trade unions, and also of finding the means to print a newspaper at minimal cost. The group was alive and found the means to influence events. Their anti-war position, which was more a matter of rhetoric than of activity, nonetheless meant that they were prepared to encourage and engage in strike action, and although the Africans were not interested in the politics of the WIL, they responded to the militant trade unionism that the WIL encouraged.[56]

The members of the WIL had few illusions about their work in the unions. They knew that they were not getting their political message across to the workers, were meeting only the needs of the trade union bureaucracy (militant as they sometimes were), and could not hope to gain immediate converts from these quarters. Yet, the impact of WIL activity resonated there and elsewhere. At the time of the Alexandra bus boycott in 1944, a section of the boycott committee, impressed by the activities of the WIL, joined the group and gave it a presence in that township. It also gave the WIL a fillip by bringing to its ranks Vincent and Lilian Swart, two talented intellectuals with a wide circle of contacts.[57] But there were also casualties. The old-timers had mostly dropped out, and Lee, in a repetition of the behaviour that Gordon had noted in 1935, stopped coming.

The group grew to over 50. Its activities extended to assistance for the African teachers in their campaign for higher wages, intervention in townships where persons were in conflict with the administration, and the usual run of pamphleteering, calling meetings, and so on. The WIL’s influence in the trade unions extended to nearly half the existing organisations, and its members (or sympathisers like Koza) played a significant role in the unions and at the conferences of the Council of Non-European Trade Unions.[58] It was soon after this event that the Swarts met with David Schrire of the old Spartacus Club. He apparently persuaded them that trade union organisation was a waste of time and that they would be better occupied in studying Marxism. They concurred, and basing themselves on the spurious argument that local industry was a wartime bubble, and that the black working class would be dismantled when the armed forces were demobilised, called for the abandonment of the WIL’s trade union work. Instead, they called for study and a retreat to community organisation. Factions were established, with Hirson leading a minority of eight, opposing the abandonment of trade union work.[59] The Swart group, firmly established in the Alexandra group, won overwhelmingly, and apparently hoped for the resignation of the minority.

However, the minority stayed, protesting that they would accept group discipline and would be shown to have been correct. Shortly thereafter, members of the majority, including the leaders, announced their joint resignation by letter. They had not even bothered to call a meeting or inform their supporters, and left behind them a majority that was completely demoralised. Within two months, in April 1946, the WIL ceased to exist—just before the African mine workers’ strike, an abortive event which was poorly organised and was a miserable failure. This could have given the WIL a golden opportunity in the trade union movement if it had not self-destructed.[60]

With the war at an end, the Trotskyists, who had believed that they would emerge locally, as well as internationally, with a mass following, lay shattered in the Transvaal, had a tiny group (FIOSA) in the Cape, and the leadership of a nationalist movement in the Cape. The latter still seemed to have promise as the nucleus of a liberation movement. That was the promise, although it did not mean that the Trotskyists would have prospered—even if its opponents (and some of its friends) all referred to the NEUM as a Trotskyist movement. That promise turned out to be empty, but that belongs to a different study. In 1947 or 1948 the FIOSA group decided to disband. Jaffe and some others joined the leadership of the NEUM, and made this the centre of their work. Averbach joined his family when they went to Israel. There he was apparently isolated and unable to find a place for himself in a land he found alien. The WPSA is said to have continued its underground activities in the early 1950s and then dissolved. By this stage (in 1950) the government had passed the Suppression of Communism Act (which defined Communists as those who followed the teachings of Marx, Engels, Lenin and Trotsky), and the groups that were formed after this either existed as clubs, or worked covertly.

For the coming period little groups appeared in Cape Town and Johannesburg. in Cape Town some were offshoots of the FIOSA, and others were made of new recruits. Most had disappeared by the late 1950s. In Johannesburg there were several small and ephemeral groups, mostly existing as study groups. It is a tortuous story of regrouping year after year until at last there seemed to be some success. The Socialist League of Africa was formed, and some of its members worked inside the Congress alliance (that is, the groups allied to the ANC). After the Sharpeville massacre in 1960 and the state of emergency that followed, this group allied itself with several other groups to form the National Committee of Liberation, and embarked on a campaign of sabotage, preceding other similar groups. It was a false move, generated by a mood of desperation as the state machine clamped down on all political opposition. It ended when most of its members were arrested in 1964 and given long jail sentences.[61] Notes

1. Many Socialist groups had associated clubs from which they recruited members. The Lenin Club was launched on 29 July 1933. Other groups, like the Independent Labour Party (or at least some of its members), merged with the Lenin club at a later date. The Lenin Club split in mid-1935 when the Spartacus Club was launched. There is less information on the origins of the New Era Fellowship, which attracted Coloured intellectuals, and from which the leaders of the Anti-Coloured Affairs Department emerged. There were similar Socialist clubs in Johannesburg but they were less successful.

2. This was a period of flux. Thus, the Marxist Education League, ostensibly a group that studied Marxist texts, was one of the groups that entered the ILP, itself a group that had passed through and been repelled by the racism of the South African labour Party. The Yiddish speaking Gezerd (Gezelshaft far Erd)—Society for Land—was a pro-Soviet club which supported the settlement of Russian Jews in Birobidjan, in the far east of the USSR. When Gina Medem, a leading Stalinist, arrived from overseas, on an official visit to the Gezerd, she officiated over the expulsion of all those who were said to he critical of the Moscow line.

3. Cf B Hirson, ‘Ruth Schechter : Friend to Olive Schreiner’, Searchlight South Africa , no 9 (1992) for an account of the radicals at the University of Cape Town.

4. The controversy in South Africa is discussed in articles in Searchlight South Africa , nos 3 and 4 (1989/90). Frank Glass and Manuel Lopes were always in close contact and might have cooperated in writing these letters. However, I have not seen Lopes’s letter and know of it only from a hostile editorial in Umsebenzi , paper of the CPSA, of 12 September 1930. There is little information on Lopes (or his brother), founding members of the CPSA and among the first critical voices from the left against events in the USSR. They later moved to the right, but there is little information on their activities.

5. The Secretariat, set up in Europe, consisted of former members of European Communist parties, all of them supporters of one or other of the Left Opposition tendencies in the Comintem.

6. This is a contentious position and is discussed in more detail in the article on trade unions. See also my book Yours For the Union , Zed, London, 1989, for details of union work in the Transvaal.

7. The members of the Club sent out postcards, announcing its inauguration, under photographs of Marx, Lenin and Trotsky, in Yiddish.

8. This was exacerbated by the government’s policy of promoting the employment of whites in national sectors of the economy. This included the railways, steel works and state institutions.

9. Reported at the General Meeting of the Lenin Club in mid-1935.

10. Although it seems that there were sharp boundaries between the two political parties that were formed, it is not possible to determine what influences were at play on individual members.

11. This was a simplistic view of the process forcing Africans into the labour market. African men were originally directed by the tribal chiefs to work on the farms and the mines to earn money for the purchase of guns. At a later date the Rhodes government at the Cape introduced taxation to increase the supply of men and to keep them at work. But the bulk of the workers came from outside South Africa : from Mozambique, Basutoland, Nyasaland and elsewhere.

12. Averbach wrote to the IS criticising the WPSA’s conception of the party (see letter of 24 April 1935 from the IS to Averbach). But there is no reference to other criticisms of the WPSA’s theses.

13. Letter from WPSA to the IS, 14 May 1935.

14. In one letter (WPSA, 12 April 1935) C van Gelderen was criticised for being ‘too close’ to Ray Alexander, the leading Stalinist trade union organiser. I know too little of the circumstances, but cannot believe that Alexander would have allowed an avowed Trotskyist to work inside her unions.

15. Those who joined the Trotskyist movement in 1943 were told by the minority leaders that their theses were never received by the IS. This was maintained through the subsequent years. Yet the minutes of the IS of 7 May 1935, sent to both groups, show that ‘counter-theses from the minority’ had just arrived. It was said further that they would be seriously studied, but there is no further intimation of any deliberations or discussions.

16. There is a full (typed) literal translation in the WPSA papers. A part translation, sent to me by Ian Hunter in 1990, differs in tone. The WPSA version is printed below.

17. Letter to the IS, 8 February 1939. Continuing, they said that Trotsky’s contribution on the Native Question had clarified the whole position. No more was heard from the IS on the political differences.

18. This was a plausible appraisal in 1935, but, in line with other predictions that were not borne out, does not seem to have been noted, or, if noted, has not led to any critical comment from Trotskyist groups.

19. See Terry Brotherstone and Paul Dukes (ed) The Trotsky Reappraisal , University of Edinburgh Press, 1992, where I discuss Trotsky’s acceptance of the Comintern’s call for an independent Negro state in the middle belt of the US, and his support for the Black Republic in South Africa. His reasoning, although obviously different to that of the Comintern, was nonetheless faulty.

20. It is not possible to comment on this because the minority documents have never been found.

21. Letter to International Secretariat, 26 July 1935.

22. Details about the drafting of the theses are contained in a report to the IS. The minority theses were drawn up by M Averbach, J Pick and C van Gelderen. J Burlak drafted the minority documents. He then led the majority of members in the WPSA. The theses were voted on at different meetings. The majority obtained between 15 and 19 votes. One or two abstained. Seven or less voted with the minority.

22a. Yet strangely, in all the arguments that I heard in South Africa about the split, this issue was never mentioned. See also the polemical article written by A Mon—that is, MN Averbach—in the Workers Voice Theoretical Supplement , 1945.

23. Purdy’s thesis, a copy of which was sent to Cape Town, has not been found. A letter from WG Duncan of the Communist League (June or July 1935) to GJ Lambley claimed that this document was in basic agreement with the League’s position, but was more detailed, According to Duncan, Purdy also said that the Native Problem and ‘poorwhite’ elements were problems to the ruling class only, and should not be treated as such by Marxists.

24. Although four measures were foreshadowed only two Bills, on the franchise and the allocation of land, were presented in 1935. These measures were to be taken together with the extra land that was promised acting as a sop for the proposed removal of the vote.

25. The two groups protested separately, unable to reach agreement on policy, the WPSA accusing the CLSA of pandering to liberal ideas by calling on the League of Nations to intervene.

26. In an unpublished memoir, Bernhard Herzherg says that members of the Communist League set out to convince African distributive workers that they should join a trade union. However, the workers were afraid that they might be deported if they were involved in an organisation, and the project ended in failure.

27. The few remaining members of the Lenin Club then attended meetings of the Spartacus Club.

28. This entry into the Socialist Party was never alluded to in South Africa in the 1940s. The Workers Voice during the war years always said that their group had an unbroken record since 1935. It was only in the late 1980s that I heard about entry into the SP from Herzberg. He states in his memoir that it was on his initiative that the group entered the SP. The only available documents of the Communist League, besides their irregular publication, consists of the letters that the Secretary of the WPSA filed.

29. Initially there was at least one supporter of the Trotskyist movement in Durban, and some individual supporters elsewhere. There was apparently a small section of the Communist League (or the later FIOSA) in Port Elizabeth, but I have no knowledge of their activities. When Gordon was invited to organise trade unions in that town in 1941, he was unaware of their existence. He handed the unions that he formed to members of the CPSA.

30. In an interview in Los Angeles in 1986, Glass said that they only had contact with one intellectual, whose name he could not recall. This might have been his close friend, Manuel Lopes. I discuss Glass’s life and work in my forthcoming biography.

31. Thibedi, trained as a teacher, was one of the first Africans to join the CPSA and one of its first trade union organisers. He wrote to say that he was assisted in his new role as a Left Oppositionist by V Danschen. Although Danschcn was on leading committees of the CPSA, there is no record of his activities, nor of his involvement in the Trotskyist movement. I met him only twice in 1946 in a short-lived study group, but he revealed very little.

32. See my chapter on Maliba in Yours For the Union . I was unaware at the time of Maliba’s possible connection with Thibedi. The relation is still opaque.

33. Thibedi was expelled from the CPSA for misappropriation of funds. Such accusations, true or false, were often used by the CPSA to remove dissidents. It is not possible to verify this charge.

34. This is not a justification for the expulsion. Such moves were too easily resorted to in Trotskyist groups. But Thibedi aroused suspicion at the time (over occupation and financial resources), and his nationalist sentiments were not in accord with the policies of the WIL. Nathan Adler came to his support and left with him.

35. The first information about the establishment of the group is in the Bulletin of the International Communist League of America, in September 1934. Its members included several blacks, but most were untrained, and most did not stay long. Its early members included Ralph and Millie Lee, J Saperstein and Murray Purdy.

36. There are reference to their activities in Pretoria in Naboth Mokgatle, The Autobiography of an Unknown South African , University of California Press, 1975.

37. This is all chronicled in the letters found with the papers of the WPSA.

38. I was only able to rediscover in the mid-1970s the work done by Gordon, Dan Koza and others. Until then, except for brief and distorted accounts in works by Stalinists, it was almost forgotten.

39. Tabata and Jaineb Gool were members of the Spartacus Club or the WPSA. Goolam Gool, Chairperson of the Lenin Club, joined the WPSA, left it to join the CLSA and later returned to the WPSA.

40. Tabata, who became de facto leader of the AAC after l943, does not refer to the conflicts at the conference in his history of the AAC, The Awakening of a People , 1950, Johannesburg, and presents a roseate account that is totally misleading.

41. See Bob Edgar (ed), An African American in South Africa : The Travel Notes of Ralph J Bunche , 28 September 1937-1 January 1938, Ohio University Press, 1992.

42. In The Awakening of a People , Tabata did not associate social change with the intervention of the working class, advanced or otherwise.

43. Information on Diadla is scant, but it seems that he was a leading member of the CPSA in Nigel. At some stage he left the Transvaal and reappeared in Durban, the gadfly of the Non-European United Front (a Stalinist dominated movement), and was soon at loggerheads with the local leadership. What happened to him thereafter is unknown. Only two copies of Umlilo have been found in the newspaper section of the British Library. It is not known whether other issues appeared.

44. The gold that President Kruger was said to have buried before he fled the South African Republic during the Boer War (1899-1902). I was told this story by Heaton Lee in 1975 in Merthyr Tydlil.

45. Little has been discovered about the Johannesburg groups of this period. I have found one (incomplete) typed document that opposed the launching of the Fourth International as premature. Gordon, for the Propaganda Group, printed a four page pamphlet on GPU (Soviet secret police) terror in Europe, but that was all. Leon Sapire, writing in December 1937, said that the WPSA branch, led by his brother, had one member, and he had been out of town for the past three months. However, three months later, five members of the Saperstein group transferred their allegiance to the WPSA, as did two members of the Propaganda Group.

46. Copies of the programme and constitution are in the Trotsky papers in Cambridge, Mass (T216596). Copies of the newspaper are in the International Institute of Social Sciences, Amsterdam.

47. Goodlatte’s career is recounted in Searchlight South Africa , no 2.

48. Bernhard Herzberg who fled Germany and had been editor of the Workers Voice , says in his memoir that he was anti-war before September, but could not accept Averbach’s contention that there could be an alliance with Afrikaners who were anti-war. Now that war had been declared he said, it was necessary to fight against Nazism. Jaffe accused him of being prepared to kill German workers.

49. The subject is obviously dead, and there is little purpose in doing a detailed analysis of this infantile political document However, I point to some of these statements because they did determine the writings in the Workers Voice during the war, and did precipitate a split between the Johannesburg group and Cape Town.

50. I have little knowledge of FlOSA members because none have written about themselves, there are no details of their activities. Only after the dissolution of the movement and the formation of looser discussion clubs did some flower. The historical writings of Kenneth Jordaan, although surpassed by more recent researchers, are evidence of a talent that never received organisational backing. He subsequently said that there were no Marxists in the groups he knew. See my account in ‘A Question of Class : the Writings of Kenneth Jordaan’, Searchlight South Africa , no 4.

51. Hashomer Hatzair or HH (The Young Guard), was a left wing Zionist youth movement that trained its members for the kibbutz in Palestine. Its Zionist creed maintained that only by creating a Jewish peasantry and working class could the Jews become ‘real’ Socialists ; until then they would practice Socialism on the collective farms. The mix of Zionism and eclectic Socialism led to internal strains, with members cleaving to different positions on the USSR, Spain, China and the coming war. The leaders in Palestine, despite their criticism of the western powers, were pro-war. Consequently, in August 1943, a dozen members in Johannesburg and Cape Town resigned and joined FIOSA—the only visible Trotskyist group. This included Baruch Hirson, Itzke Skikna, Shimon Joffe, Charlie Manoim and Bertel Hertz. Those in Cape Town were disillusioned by what they found, and dropped out of all political activity. In Johannesburg the members from HH moved into leading positions and remained in such until the demise of the Trotskyist group in 1946. When disagreements arose inside the FIOSA, or with the FIOSA, these comrades were referred to sneeringly as ‘the ex-Zionists’.

52. The Anti-CAD (Anti-Coloured Affairs Department) was formed to oppose the setting up of government departments that would place further controls on the Coloured people. Leaders of the NEUM, many of them members of the WPSA, denied their Marxism until they went into exile in the 1960s and there proclaimed their true red internationalism. Yet even outside South Africa Tabata, who continued to act as head of the NEUM, proclaimed in an interview that the politics of the NEUM could be no other than petit-bourgeois. See extract in Julie Frederick’s otherwise absurd book Non-Racialism, The Unbroken Thread , 1990.

53. In the 1930s Goolam Gool, a member of the WPSA, was elected to a leading position in the National Liberation League in Cape Town. He acted in his own capacity and, at WPSA insistence, kept his NIL activities separate from that of his WPSA functions. But he did not conceal his Marxist beliefs, and when he resigned, after disagreeing with the actions of the CPSA leadership, he published his reasons in the Coloured press.

54. Throughout the war years and into the postwar period, the top offices of the AAC were held by the officials who had been condemned by the WPSA before the war. Their policies continued unchanged, but, except for the treasurer, Dr Moroka, who forced to leave when he refused to resign from the Native Representative Council—and then became the president of the ANC—there was no open criticism of the leading conservative members.

55. The main activity consisted of selling the monthly Workers Voice .

56. This did not mean that they eschewed the use of the Wage Board. They used any means to improve the living conditions of the workers. That also meant that they were not particularly interested in the revolutionary message of the WIL’s paper, Socialist Action .

57. This had its own problems. Vincent and Lilian Swap, brilliant as they were, had all the traits of the rootless intellectual. They lived dissolutely on an inheritance, and combined radical action with an irresponsibility in their personal lives.

58. The events at the conference in 1945 are reported fully in Socialist Action , and in Yours For the Union . A brief summary would not do justice to an event that was one of the high points of the WIL’s achievement.

59. The minority included four ex-members of Hashomer Hatzair and the two active trade unionists, Dick Mfili and John Motau. Skikne voted with the majority. The positions taken appeared in articles in the Internal Bulletin of the WIL. Letters sent by Hirson to the British WIL, appealing for assistance, have not been found. It is quite possible that they were intercepted by wartime censors.

60. Gordon’s role in starting the union, the control exercised by the Stalinists who stopped several attempts by the workers to come out on strike, and the debacle after the strike was called, are all described in Yours For the Union .

61. This will be described in my autobiography.

As an historian, I was thrilled to get the documents for this essay. As a Trotskyist, I must confess that at times I would rather these papers had never been found. But the story must he told as it was, if we are to learn from what happened. I wish to acknowledge the receipt of documents and the assistance I received from many people and institutions. I hope that in so doing I have not excluded anyone or perhaps mentioned names of those who would have preferred anonymity.

For the papers of the WPSA, without which this could not have been written, Jaco Malan and Ciraj Rassool. For a complete copy of The Spark , Louis Sinclair. For papers of the WIL, Nachum Sneh. For documents, Bob and Renate Kamener, Myrtle and Monty Berman, Tony Southall, Jenny (Curtis) Schoon, Tom Lodge.

For accounts of events in the various Trotskyist groups, Shimon Joffe, D. Stuart Linney, Bernhard Herzberg, Selim Gool, Ann (Averbach) Bloch, Charlie van Gelderen, Paul Koston, Heaton Lee, Millie Lee Haston, Joe Urdang and Hosea Jaffe (but I was told that this last conversation was not to be quoted).

The institutions that provided documents or microfilms : Institute of Commonwealth Studies, London ; the Prometheus Documentary Centre, New York ; The Church of the Province Collection, University of the Witwatersrand ; The South African Library, Cape Town the Bodleian Oxford, Harvard University Library, Cambridge Mass.

Communisme et stalinisme en Afrique du Sud

Le stalinisme était aussi destructeur en Afrique du Sud qu’ailleurs, déchirant les fondements que l’inspiration de la révolution russe avait posés pour la création d’un mouvement marxiste révolutionnaire de masse. En Afrique du Sud, le résultat a été vraiment catastrophique, car il a brisé les fondations laborieuses qui étaient en train d’être posées pour l’intégration des travailleurs noirs dans le mouvement ouvrier et syndical. Dans les circonstances de cette catastrophe, les premiers groupes trotskystes se sont réunis au Cap et à Johannesburg, déterminés à réaffirmer les traditions authentiques de Marx, Engels, Lénine et Trotsky.

Avant 1928, la politique du Komintern n’avait jamais été résolue de manière satisfaisante par rapport aux problèmes particuliers de l’Afrique du Sud. En 1924, le soutien aux efforts du Parti communiste sud-africain (CPSA) pour organiser les travailleurs et les jeunes noirs avait pu être lu dans cette partie de la résolution de politique syndicale Profintern qui stipule que `` lorsque les bureaucrates syndicaux ... pour admettre les travailleurs noirs dans les syndicats, les adhérents du Profintern doivent procéder à la formation de syndicats nègres, tout en faisant de la pierre angulaire de leur programme la lutte pour unifier les syndicats dans la même branche de production ». [1] En réalité, cependant, l’ACSP a été livrée à elle-même. Le débat sérieux du Komintern sur la question raciale s’est concentré principalement sur les États-Unis et, malheureusement, la dimension sud-africaine a été considérée comme un « intrus indésirable ». [2]

Les circonstances immédiates dans lesquelles le trotskisme trouva un écho à Johannesburg découlaient directement de la première intervention directe du Komintern, maintenant sous contrôle stalinien, dans les affaires de la CPSA en 1929. Jusque-là, la CPSA, sous la direction de son fondateur Sidney Percival Bunting, avait poursuivi ligne de promotion de la conscience de classe et de la solidarité - non pas que ce soit un cours facile dans le climat racial de l’Afrique du Sud. La Ligue Socialiste Internationale pré-CPSA de Bunting avait tenté une Industrial Workers of Africa inspirée par l’IWW en 1917, [3] et par la suite l’ISL et la CPSA avaient tenté d’intervenir dans le syndicat des travailleurs noirs politisés de l’industrie et du commerce (ICU) fondé par Klements Kadalie en 1914. [4] La position relativement privilégiée de Kadalie, cependant, le rendit en proie à des illusions de courtiser la respectabilité libérale, et en 1926,à la suite de cela, il a expulsé les communistes de l’ICU. [5] Imperturbables, Bunting et ses associés, y compris le pionnier socialiste noir TW Thibedi, ont tenté de former leurs propres syndicats. L’USI a décliné en tant que phénomène urbain, même si elle est restée un vecteur de mécontentement rural. Le problème des dirigeants comme Kadalie devait être récurrent, comme les trotskystes le découvriront plus tard.

L’organisation des travailleurs noirs posait de nombreux problèmes particuliers, notamment le fait qu’il y avait très peu d’industries dans lesquelles les noirs avaient un pouvoir indépendant des travailleurs blancs privilégiés. Ce n’est que dans les mines et dans certaines industries secondaires urbaines qu’il existe un réel potentiel pour les travailleurs noirs d’agir efficacement de manière isolée. Les mines, cependant, posaient encore d’autres problèmes particuliers, une grande partie de la main-d’œuvre étant composée de travailleurs migrants détenus dans des locaux étroitement surveillés. La percée pour les communistes a eu lieu en 1927. Bennie Weinbren, un blanchisseur communiste blanc, et Thibedi ont réussi à créer un syndicat autochtone de blanchisserie. Cela a été suivi en succession rapide par les syndicats de travailleurs indigènes pour les industries de la boulangerie, de l’habillement, de la fabrication de matelas et du meuble, tous dans la région de Johannesburg. [6] 1928 voit l’extension des activités au métal,entrepôt frigorifique, laiterie, les travailleurs des transports et de la corde, et l’érection d’une fédération syndicale non européenne parapluie. L’ensemble de l’édifice dirigé par Weinbren et Thibedi prétendait accueillir près de 10 000 ouvriers à la fin de 1929 [7]. Les effectifs réels de l’ACPS ont augmenté en parallèle de 200 à 1750, dont 1600 noirs. [8]

L’intervention stalinienne fut un coup terrible en 1929. En 1928, Staline cherchait de plus en plus des alliés parmi les mouvements nationalistes bourgeois opprimés et coloniaux. L’exemple le plus notoire a été la débâcle en Chine. L’application logique de cette orientation à l’Afrique du Sud a été élaborée par Boukharine et le staliniste sud-africain noir La Guma. C’était la lutte pour « une république indigène démocratique indépendante comme étape vers le renversement final du capitalisme ». [9] En ce qui concerne la partie sud-africaine, il s’agissait d’un « renversement total de toute ligne précédemment établie ». [10] La dissidence était hors de question et la CPSA a reçu l’ordre de réorienter tout son travail vers une « république indigène indépendante ». [11] Un front uni nouvellement formé, la Ligue des droits africains, a été fermé en décembre 1929 sur ordre direct de Moscou,[12] et une petite équipe de fonctionnaires staliniens a commencé une purge du parti. Thibedi a été l’un des premiers à partir, [13] et au cours des 24 mois suivants, CB Tyler, WH Andrews, Solly Sachs et Bennie Weinbren, tous les principaux organisateurs syndicaux, sont également allés. Enfin, il y avait SP Bunting lui-même, l’homme décrit comme « le grand leader aux yeux de la base africaine ». [14] Il a été expulsé en septembre 1931. Tout cela a eu des effets dévastateurs sur l’ACSP :[14] Il a été expulsé en septembre 1931. Tout cela a eu des effets dévastateurs sur l’ACSP :[14] Il a été expulsé en septembre 1931. Tout cela a eu des effets dévastateurs sur l’ACSP :

« Il a réussi à écraser ou à contrarier les nouveaux syndicats africains… il a rendu impossible toute forme de coopération entre le parti et d’autres organes, qu’ils soient noirs ou blancs ; et il a chassé presque tous les Africains qui avaient été attirés par le parti sous la direction de Bunting. [15]

Il restait moins de 150 membres dans la CPSA [16], mais elle devait rester un incubus de poids écrasant. Ainsi, la théorie suicidaire de la révolution en deux étapes de Staline et sa troisième période ultra-gauche, toutes deux si férocement critiquées dans les contextes chinois et allemand, ont également trouvé leur expression en Afrique du Sud.

Les premiers trotskystes

Les initiatives remarquables des trotskystes américains ont conduit leur journal, The Militant, lancé en novembre 1928, à être disponible à Johannesburg en quelques mois [17]. Le débouché de The Militant était une librairie radicale dirigée par Frank Glass et sa femme Fanny Klenerman. Glass était un membre fondateur de la CPSA, mais qui avait eu diverses différences avec eux au fil des ans. Il a été gagné à l’opposition de gauche presque immédiatement. C’est Glass qui a établi le premier contact politique avec l’opposition de gauche depuis l’Afrique du Sud. Il l’a fait en 1930, puis, au début de 1931, il est parti à la recherche d’une action en Chine, où il devait devenir l’un des agents les plus efficaces de Trotsky. Klenerman a été expulsé peu de temps après en tant que sympathisant de l’opposition de gauche. Glass, cependant, n’a laissé qu’un seul vrai disciple trotskyste : un jeune Murray Gow Purdy. [18]

Le prochain contact enregistré avec le trotskysme en Afrique du Sud a eu lieu en avril 1932. Il s’agissait du chef du syndicat noir expulsé Thibedi. Thibedi était toujours confus quant à la cause de sa situation difficile, mais la raison principale de sa désaffection avec la CPSA était claire. Il a écrit :

« Aujourd’hui, il n’y a plus un seul syndicat sous le contrôle du parti. Presque toutes les branches sont maintenant mortes sont volontairement laissées à mourir par les bureaucrates staliniens.

Pourtant, en même temps, il a révélé qu’il pensait que Staline lui-même ne pouvait pas être au courant de ce qui se passait réellement, et il a fait cause commune avec le Bunting tout aussi naïf en demandant sa réadmission au parti ! Ni Bunting ni Thibedi n’ont jamais développé ou accepté une critique complète du stalinisme. Bunting est resté hostile à l’idée d’une rupture organisationnelle avec le Komintern, malgré le traitement qu’il a reçu. [19] Thibedi a proposé une Ligue communiste d’opposition, mais elle s’est avérée avortée. Le seul numéro de son article proposé, Maraphanga, illustre son échec à devenir « un trotskyste idéologique », il « ne semble pas avoir de ligne politique définie ... [autre que] divers griefs indigènes ».[20] Thibedi n’a eu aucun autre contact avec le mouvement trotskyste autre qu’une rencontre éphémère et également infructueuse avec la Ligue internationale des ouvriers de Raff Lee en 1945 (voir ci-dessous).

Le fait que Thibedi se soit rapproché au plus près du trotskysme en 1932 semble avoir été dû à l’influence du protégé de Glass Purdy et de son nouvel associé Raff Lee. Purdy et Lee ont indiqué qu’ils avaient été en contact avec l’initiative de Thibedi de 1932 lorsqu’ils ont écrit au Militant pour le vouloir comme base pour l’éducation. Comme l’avait révélé Thibedi, ils n’avaient réussi qu’à maintenir une classe du soir dans l’intervalle. Au moment de l’initiative de 1932, Thibedi avait encore le contrôle des restes de l’Union des travailleurs autochtones de la blanchisserie d’origine, mais celui-ci s’était également effondré, et l’émergence du premier groupe véritablement trotskyste à Johannesburg en 1934 allait de pair avec la reconstruction de cette union.

Au moment où ce contact permanent fut rétabli entre Johannesburg et l’opposition de gauche, un groupe trotskyste formellement constitué avait également émergé au Cap. En 1930, les membres fondateurs de la CPSA, Manuel et Francis Lopes, avaient été attaqués pour « trotskysme », aux côtés de leur ami de Johannesburg Frank Glass, par l’organe du Parti communiste Umsebenzi. [21] Joe Pick, un autre membre du parti fondateur, a été expulsé en septembre 1931 pour activités contre les dirigeants »et le« trotskysme ». [22] Aucun groupe formel n’existait à ces premiers stades, cependant, mais The Militant était clairement aussi accessible au Cap qu’à Johannesburg. En 1932, Charlie Van Gelderen et son frère rencontrèrent The Militant vendu par des opposants de gauche individuels lors d’une réunion d’un club éclectique international socialiste.[23] Ils avaient déjà rencontré les trois personnages clés, Pick et les frères Lopes, tenant une réunion de rue sur l’invasion japonaise de la Mandchourie plus tôt la même année. Les Van Gelderen se sont joints à ces trois, MN (« Dick ») Averbach et une poignée d’autres pour former une Ligue d’éducation marxiste, « la première organisation trotskyste authentique du Cap ». [24] Les frères Lopes ont rapidement commencé une dérive opportuniste qui devait finalement les mener jusqu’au Parti nationaliste, à la grande joie des hacks staliniens. [25] Pick et les jeunes militants, dont Max Gordon et le marin américain Paul Koston [26], ont continué. Le petit groupe a travaillé comme une fraction dans l’ILP et dans une organisation juive dominée par le Parti communiste, le Gezerd, jusqu’à ce qu’il soit expulsé.[27] En commun avec les opposants de gauche dans de nombreux autres pays, ils formèrent alors un club Lénine public, à la fois comme foyer pour les expulsés et comme forum pour se réorienter vers une nouvelle Internationale. Cette réorientation internationale faisait suite à la débâcle en Allemagne au début de l’année [28]. Le Club Cape Lénine a été lancé le 29 juillet 1933. C’était le groupe avec lequel l’organisation de Johannesburg cherchait à entrer en contact au début de 1934.

La grève des travailleurs africains de la blanchisserie en 1934

A peine les deux groupes trotskystes sud-africains s’étaient-ils mis en contact que l’organisation de Johannesburg a été lancée dans son premier test authentique. C’était la grève des ouvriers africains de blanchisserie de 1934, le premier véritable test public des responsabilités à assumer par l’un des trotskystes sud-africains.

Le groupe de Johannesburg, qui s’est formellement constitué en tant que Ligue bolchevique-léniniste de Johannesburg en avril 1934, était centré sur deux personnages clés. Il s’agissait de Murray Gow Purdy, qui avait été amené à l’activité politique par Glass, [29] et Raff Lee, un ancien membre de l’ACPS. Lee était réputé avoir rejoint la CPSA au moment de la Révolte Rand de 1922 et, comme beaucoup d’autres, il avait d’abord trouvé The Militant dans la librairie Vanguard [30] appartenant à Glass. Les développements à Johannesburg de 1931 à 1934 sont très flous. Il y a peu d’informations fermes à l’exception de celle de l’avortement avorté de Thibedi en 1932. Pendant cette période, cependant, Lee et Purdy avaient progressivement consolidé autour d’eux un petit groupe d’activistes issu d’individus réunis pour la première fois en tant que lecteurs de The Militant. Lee a été expulsé de la CPSA,mais même la date et les circonstances exactes de l’expulsion restent incertaines. Il a été prétendument fait persona non grata par Bunting après un affrontement sur une participation à une escapade de cambriolage de chat qui a ensuite été élaborée dans certains fils en `` expropriant la bourgeoisie une par une ’’ ! L’implication de Bunting aurait dû placer la date en 1931 ou avant, mais s’il avait encore été dans le CPSA en 1927 [31], l’expulsion devait presque certainement avoir eu lieu après sa rencontre avec le trotskysme.[31] l’expulsion doit presque certainement avoir eu lieu après sa rencontre avec le trotskysme.[31] l’expulsion doit presque certainement avoir eu lieu après sa rencontre avec le trotskysme.

Les premiers domaines de travail du groupe Lee-Purdy étaient dans et autour de la CPSA à Johannesburg et dans la communauté juive de Rand lituanienne dans laquelle la CPSA avait des racines profondes. Cette communauté juive lituanienne du Rand avait eu des liens avec les mouvements révolutionnaires russes remontant aux luttes au sein de l’ancien empire tsariste dans les années 1880 [32]. C’était la communauté dont Lee lui-même était issu. Le propre nom de Lee est une anglicisation de ce qui était à l’origine Raphael Levy. [33] Un Club des travailleurs juifs mis en place sous l’influence stalinienne en 1931 [34] était une base majeure de l’activité communiste. Comme décrit par Roux :

`` Les membres du club étaient pour la plupart des jeunes hommes et femmes, pour la plupart de Pologne ou de Lituanie, de fervents adhérents de l’Internationale communiste, mais n’ayant encore qu’une connaissance très limitée du mouvement en Afrique du Sud et des événements qui avaient conduit à L’expulsion de Bunting. Bach leur a dit que Bunting était un traître et que cela leur suffisait. »[35]

Telles étaient les forces avec lesquelles les staliniens avaient rompu les réunions de Bunting après son expulsion.

Malgré les difficultés évidentes de travailler sous l’œil d’une telle domination stalinienne, Lee avait réussi à gagner des recrues. L’un était Raymond Lake, qui, comme Lee lui-même, avait rejoint la CPSA après la révolte Rand de 1922. Un autre, J Saperstein, avait eu une entrée similaire en politique, ayant en fait été emprisonné pour avoir utilisé des armes pendant la révolte Rand. Max Basch, l’un de ceux qui sont venus plus tard en Angleterre, était un plus jeune communiste. D’autres ont été gagnés directement au trotskisme : Millie Kahn, qui est devenue plus tard la femme de Lee, et Zena Blank, la petite amie de Lake. Enfin, un très jeune Ted Grant a également été entraîné dans la politique par Lee au cours de ces années :

À l’âge de 11 ans, il a été présenté aux écrits de Bernard Shaw, HG Wells, Maxim Gorky, Jack London et d’autres par Ralph Lee, membre du Parti communiste et ami de la famille. En peu de temps, le matériel de lecture est passé aux œuvres de Marx, Engels et Lénine, de sorte qu’à l’âge de 15 ans, Ted Grant était un marxiste confirmé. »[37]

La langue dans la joue, Lee écrivit plus tard qu ’« une friandise pour mes biographes dans le futur » serait une photo de lui « rêvassant ses nuits à la bibliothèque ! », [38] mais c’était loin d’être un groupe de fauteuils.

Lee, Purdy et leur assemblage se sont constitués dans la Ligue bolchevique-léniniste de Johannesburg en avril 1934. [39] Une déclaration de politique et d’orientation a été rédigée par Purdy. Basch, Saperstein et les quelques partisans restants encore au sein de l’ACPS ont envoyé une déclaration ouverte de critique à la direction de l’ACSP, précipitant délibérément leur expulsion. La déclaration se concentrait sur les luttes entre factions qui avaient entouré les purges de Lazar Bach. Présentant une analyse du stalinisme, ils ont souligné que :

`` Ce ne sont pas les individus qui sont responsables, mais le système, en l’occurrence le système ou le régime des partis, qui rend possible l’élevage de tels individus qui ne sont que son expression cristallisée ... les causes de l’impuissance du PC ne sont pas en raison des Bach et des Joffes [sud-africains], mais ont leurs racines dans la pourriture qui se trouve au cœur du Komintern - la bureaucratie stalinienne. [40]

Ils ont été expulsés sommairement le lendemain. La nouvelle Ligue revendiqua 12 membres, dont cinq indigènes, et fit l’effort immédiat déjà noté pour établir des contacts à la fois avec la Ligue communiste internationale elle-même et avec le Club Lénine du Cap.

En juin 1934, peu de temps après la constitution de la Ligue bolchevique-léniniste de Johannesburg, Purdy devint secrétaire organisateur de l’Union africaine des travailleurs de la blanchisserie, relancée et revitalisée. Peut-être que trois ou quatre syndicats seulement avaient survécu à la rupture de la CPSA après 1929 [41]. Une percée dans le domaine syndical était essentielle pour que la Ligue bolchevique-léniniste devienne une véritable force, d’autant plus que c’était la trahison de l’activité syndicale par le Parti communiste qui était à la fois le stimulant le plus important et la plus grande ouverture pour l’opposition. activité à Johannesburg. Le succès signifiait d’abord briser l’emprise que les staliniens essayaient de rétablir sur les croupes syndicales. Une intervention dans le syndicat des boulangers a échoué, mais l’activité autour des blanchisseries a rencontré un succès spectaculaire.Les grandes blanchisseries du Rand employaient entre elles près de 1000 ouvriers. En juin 1934, une série de réunions à la porte de l’usine a recruté près de 300 membres du syndicat. [42] Un atout crucial était le lien conservé avec Z Mngabe, l’organisateur de l’usine, et d’autres militants noirs qui avaient été impliqués dans l’avortement avorté de Thibedi en 1932, et pour qui Lee et Purdy avaient dirigé des cours politiques et éducatifs dans l’intervalle. [43]

Le nouveau syndicat a rapidement fait face à un test sévère, un test, d’ailleurs, précipité à un moment où Lee était absent pour visiter des contacts à Durban. [44] Les négociations pour établir la reconnaissance syndicale, les heures supplémentaires et la rémunération hebdomadaire se sont soldées par une impasse. Le 28 août, une confrontation a eu lieu à la Reliance, l’une des plus grandes blanchisseries. Les employeurs ont présenté un ultimatum, acceptent leurs conditions ou partent. Les 90 membres noirs du syndicat sont sortis. [45] Le lendemain, ils sont revenus avec Purdy, ce qui a amené le syndicat à donner son propre ultimatum aux trois plus grandes usines, la Reliance, la New York et l’Internationale. [46] La date d’expiration est passée et, le 6 septembre, 90 autres membres des deux autres établissements ont quitté le travail. [47] Un cortège de grève le lendemain a conduit à l’arrestation de Purdy pour incitation au désordre,un stratagème fréquemment utilisé par les autorités contre les défis politiques et industriels. [48] Millie Kahn, telle qu’elle était alors, a décrit comment elle a marché avec les travailleurs de la blanchisserie noire à travers un gant de violence de la part des femmes blanches. L’habitation en tôle ondulée qui abritait Lee et Kahn est devenue le quartier général de la grève. [49]

Les problèmes tactiques abondaient. Toute action de grève des indigènes était menacée par une action des autorités sous un certain nombre de prétextes. Purdy a tenté de minimiser les possibilités d’intervention en faisant un grand jeu de « tactiques pacifiques », [50] et en s’abstenant d’utiliser des piquets de grève. Il a été critiqué par les communistes pour les deux raisons pour ne pas être suffisamment agressif. [51] Même le seul rassemblement processionnel qui a eu lieu avait néanmoins conduit à une confrontation avec les autorités. D’un autre côté, le Parti communiste s’est montré dans une certaine mesure plus conciliant qu’on aurait pu s’y attendre. Bien qu’il ait critiqué le leadership de Purdy, le PC a offert publiquement son soutien et son aide. La défense syndicale IKAKA a même contribué à la libération sous caution de Purdy. [52] `` Néanmoins, les staliniens étaient tenus à distance, leurs motivations étant à juste titre interrogées,[53] et la seule aide organisationnelle demandée était du Conseil des métiers et du travail (le TUC sud-africain), qui impliquait moins de chaînes. [54]

Le 6 septembre, le Johannesburg Star a fait état d’une percée apparente, les trois principales usines concédant la reconnaissance du syndicat, et deux offrant en plus l’augmentation salariale de 2 / 6d nécessaire pour traduire le salaire mensuel en un cycle de quatre semaines. Est-ce que les choses auraient été si simples ! En réalité, la concession de la reconnaissance syndicale n’était que tacite et non formelle. Une reconnaissance formelle était encore exigée, mais à peine 50 pour cent des travailleurs de New York et du monde entier soutenaient la Reliance. Pire encore, aucune aide n’a été apportée par l’usine de Rand Steam et celle de Leonardo a été rachetée. Pendant ce temps, des remplacements commençaient à être trouvés même pour les repasseurs qualifiés. Soixante-treize des grévistes de Reliance se sont maintenant retrouvés arrêtés pour rupture criminelle de contrat [55]. Des poursuites ont également été engagées dans les autres usines.L’attention s’est maintenant déplacée vers ce qui était soudainement devenu un cas type pour la législation des maîtres et des serviteurs.

L’un des grévistes, Oscar Maboa, qui avait été au centre de l’altercation qui avait conduit au débrayage initial, a été pris comme cas test le 20 septembre. [56] Il a été acquitté, mais uniquement au motif que certains des commentaires du directeur auraient pu être interprétés comme un congédiement. [57] Reconnus de l’accusation de grève illégale, les 73 se sont donc retrouvés limogés. Ce fut une victoire à la Pyrrhus avec une vengeance. Presque tous les grévistes des trois entreprises avaient déjà vu leur emploi être repris par des remplaçants. L’organe stalinien Umsebenzi n’a pas tardé à mettre tout cela aux pieds de Purdy. [58]

Peu de temps après la grève des travailleurs de la blanchisserie, deux des plus jeunes membres du groupe ont quitté Johannesburg pour commencer à se diriger vers le centre de l’action mondiale en Europe. C’étaient Max Basch et Ted Grant. Les groupes du Cap et de Johannesburg étaient alors en contact l’un avec l’autre depuis un certain temps, et Grant et Basch ont pu s’arrêter avec les trotskystes du Cap en attendant un navire approprié. Grant a profité de l’occasion pour prononcer son premier discours public, un compte rendu des événements de la grève de la blanchisserie, à l’une des réunions de rue en plein air du Club Lénine devant le bureau de poste de Castle Street, et présidé à cette occasion par Charlie Van Gelderen. [59 ]

Une brève mention de la grève est apparue dans un article de Lee qui a été imprimé à la fois dans The Spark et dans la New International en 1935. La grève n’a peut-être pas été particulièrement réussie, mais il s’agissait néanmoins d’une réaffirmation du processus de prolétarisation et du potentiel de intervention révolutionnaire. [60] Une fois de plus, les déclarations publiques ont déguisé une réévaluation beaucoup plus complexe.

Leçons et conflits

Il y avait de nombreuses leçons à tirer de l’expérience de la grève de la blanchisserie, et beaucoup d’entre elles devaient être apprises et devaient fortement façonner les tactiques futures. Le tirage de ces leçons, cependant, est devenu impliqué dans une lutte plus large sur la direction future du trotskysme à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de l’Afrique du Sud, les deux débats se compliquant, eux aussi, avec des affrontements de sensibilités et de personnalités. La réorientation de l’Opposition de gauche vers l’objectif de créer de nouveaux partis révolutionnaires et une nouvelle Internationale a créé des problèmes majeurs. Le « French (entrist) Turn » a provoqué une controverse majeure au niveau international. Cela a eu son écho en Afrique du Sud, mais beaucoup plus fondamental dans ce cas a été la création d’une perspective et d’un programme complets pour le nouveau parti.Créer cela était un défi majeur qui consistait à rouvrir toutes ces questions de l’analyse de la situation sud-africaine qui n’avaient pas été résolues depuis les débuts de la Troisième Internationale elle-même.

Les controverses se sont polarisées et ont finalement provoqué une scission entre les deux principaux théoriciens du Cap, MN Averbach et Judel Burlak. Les ondulations ont eu un impact sur Johannesburg. Ils ont été aggravés par la nécessité de tirer les leçons de la grève du linge, et ils ont également séparé Purdy et Lee. Nulle part la formation des cadres d’une nouvelle Internationale à partir de ceux réunis en réaction au stalinisme n’était facile, et l’Afrique du Sud ne devait pas faire exception.

Pour le 1er mai 1934, le Club Lénine du Cap publia un manifeste public soulignant l’appel à un nouveau parti révolutionnaire et à une nouvelle Internationale [61]. L’intention de suivre l’appel à la création d’un nouveau mouvement révolutionnaire était une chose, mais trouver comment le mettre en pratique, surtout dans les conditions particulières de l’Afrique du Sud, en était une autre. Au cours de sa première année, le Club Lénine était encore un groupe assez lâche. En août 1934, quatre camarades de premier plan, Pick, Averbach, Burlak et C Van Gelderen, ont été chargés de débusquer les thèses nécessaires sur les questions clés des syndicats, les perspectives de guerre et la question indigène. [62] Burlak, un théoricien juif remarquable, réputé autrefois membre d’un soviet estonien ou letton au début de la révolution russe,[63] a forcé la question sur la question de la constitution d’un parti de type bolchevique.

Pour Burlak, la nécessité et la viabilité d’un tel parti avaient une base simple. La majeure partie de la population noire indigène avait été réduite par des mesures législatives et fiscales à une paysannerie asservie formant une vaste armée de réserve de travail. La population indigène rurale pourrait ainsi être entraînée directement derrière la révolution sociale par la promesse unique de la révolution sociale de résoudre simultanément à la fois le problème de la propriété foncière et la question nationale [64]. C’était une application classique de la théorie de la révolution permanente. Le prolétariat noir urbain révolutionnaire, a postulé Burlak, trouverait également le soutien des travailleurs blancs. La classe ouvrière blanche serait amenée à reconnaître une cause commune avec les ouvriers noirs révolutionnaires, car sa position privilégiée était minée par les effets de la récession et de la déqualification,un développement inexorable, malgré un certain intérêt de la classe dirigeante à maintenir les divisions entre travailleurs noirs et blancs. [65]

D’une position initiale d’être dans une minorité d’un sur la commission de quatre hommes, Burlak a rapidement remporté une majorité écrasante de l’ensemble des membres du Cap, ainsi que le soutien des trotskystes de Johannesburg. [66]

Des perspectives profondément différentes et une vision proportionnellement différente de l’organisation du parti ont éclairé l’opinion de la minorité Averbach. Le nœud de la question était l’évaluation des nationalistes afrikaners malanites. En préparant les thèses de guerre, trois des commissions de thèses, Averbach, Pick et Van Gelderen, ont rejeté la vision des Afrikaners malanites comme le `` vieil oppresseur ’’ et les avaient présentées comme `` toujours une force progressiste capable de mener une véritable lutte. contre l’impérialisme et la guerre ». [67] La suggestion était que les nationalistes afrikaners de Malan, s’appuyant déjà sur la rhétorique de gauche anti-impérialiste, deviendraient la direction d’un mouvement anti-impérialiste, et qu’en s’adaptant au sentiment de neutralité malanite, plutôt que de s’opposer carrément à la guerre, la vraie gauche trouverait un ouverture à « de grandes sections de travailleurs noirs et blancs ».[68] La minorité d’Averbach, cependant, ayant mal évalué la situation en ce qui concerne les nationalistes, a ensuite révisé les perspectives relatives aux questions indigènes et de classe, remettant en question à la fois l’analyse des forces de classe paysannes rurales et la coalescence des intérêts de classe noirs et blancs. , pour donner une importance accrue à la lutte nationale dans la sphère également [69], et ils se sont finalement prononcés contre un modèle de parti de type bolchevique également. [70][69] et ils se sont finalement prononcés contre un modèle de parti de type bolchevique également. [70][69] et ils se sont finalement prononcés contre un modèle de parti de type bolchevique également. [70]

Un œil méchant aurait pu percevoir une différence entre une perspective claire et dure, discutable peut-être seulement dans son échelle de temps, et une prédilection pour une dérive opportuniste relativement facile. Burlak et son groupement majoritaire ont traité les deux principaux points de divergence soulevés par Averbach avec un mépris non déguisé qui a renforcé leur détermination à accepter une scission si nécessaire. L’idée d’une éventuelle coalescence avec l’opposition malanite afrikaner a été rejetée comme une « folie ridicule » par la majorité burlak, qui a correctement perçu que les véritables intérêts de classe de Malan et la « démagogie dangereuse » nécessitaient une exposition et une opposition pure et simple. [71] Les Malanites n’étaient certainement pas des forces à « exploiter », à « utiliser » ou à « utiliser ». [72] De même,le tableau optimiste du régime politique utilisé pour renforcer la proposition de conserver un simple parti « ouvert » a été rejeté avec cinglée comme tout aussi opportuniste et ne tenant aucun compte des conditions réelles qui prévalaient déjà pour les couches noires et colorées de la population. [73 ]

Le groupe de Johannesburg n’était pas directement impliqué dans le différend sur les perspectives au Cap. La question syndicale, qui empiète le plus clairement sur le programme immédiat de Johannesburg, n’est en tout cas pas un problème. Les deux factions du Cap ont convenu, du moins en principe, de la nécessité de développer des organisations syndicales noires. Lee, cependant, a activement soutenu Burlak dans sa recherche d’une résolution précipitée du débat et, dans ce contexte, c’est le groupe de Johannesburg qui a fourni la solution au problème du nom du nouveau parti putatif. Le problème était de trouver une meilleure alternative que le titre de Ligue communiste initialement adopté au Cap à la suite d’un précédent international. Cependant, la Ligue communiste ne pouvait pas être traduite dans les langues maternelles d’une manière qui ne la confondait pas avec le Parti communiste.Lee a fait valoir qu’une distinction claire avec les communistes discrédités était nécessaire et a proposé d’adopter le nom de Parti des travailleurs conformément à la récente décision américaine. [74] Tel fut donc le nom que prit le nouveau parti lorsqu’il se constitua par des décisions prises au Cap le 17 janvier 1935 [75] et à Johannesburg le 7 février [76].

Lee et Burlak se sont montrés résistants aux appels à la retenue du Secrétariat international. Le Secrétariat international avait ses propres difficultés à arbitrer sur la complexité des problèmes soulevés. Il n’existe pas de précédent facile de troisième international auquel on puisse se référer. En raison à la fois de cela et du souci de ne pas diviser inutilement la petite base du trotskisme en Afrique du Sud, le Secrétariat a déconseillé la précipitation précipitée dans la formation du nouveau parti. [77] Il est difficile de dire dans quelle mesure cet avis aurait été entendu, mais les délibérations du Secrétariat international étaient en tout cas des semaines en retard sur les événements en Afrique du Sud.

Lorsque le Secrétariat international a finalement répondu en détail à la fin de mars 1935 [78], d’autres problèmes ont été soulevés. La réponse a été rédigée par Ruth Fischer, sous le nom de « Dubois », dans des termes proches de ceux de la minorité Averbach à certains égards, mais encore plus proches du « républicanisme noir » du Parti communiste ! `` Seul un imbécile critiquerait si hardiment et si acharné dans un domaine dans lequel il [sic] est consciemment tout à fait ignorant ’’, a répondu Lee, concluant que la seule chose que cette réponse prouvait était que même `` notre EI n’est évidemment pas composé de surhommes. . »[79] C’était la première, mais en aucun cas la dernière occasion où Lee devait faire preuve d’une telle assurance et d’une telle indépendance d’esprit face à l ’« autorité »du Secrétariat international.Lee ne devait pas savoir alors que le Secrétariat international lui-même avait été sérieusement divisé sur la façon de répondre [80], que Trotsky lui-même n’avait pas encore répondu en des termes beaucoup plus favorables aux perspectives du Parti des travailleurs [81], ou que le Secrétariat international serait , bien qu’en vain, conseillent finalement à la minorité d’Averbach de se réunir avec le groupe principal. [82] La minorité, au moment où cette décision fut finalement prise, avait constitué sa propre organisation avec le même ancien titre, que la majorité venait de rejeter, de la Ligue communiste d’Afrique du Sud [83]. L’antagonisme entre les deux groupes était intense et devait contribuer à l’aigrissement des relations au sein du groupe de Johannesburg lorsque les leçons de la grève du blanchissage étaient envisagées.[80] que Trotsky lui-même n’avait pas encore répondu en des termes beaucoup plus favorables aux perspectives du Parti des travailleurs [81], ou que le Secrétariat international, bien qu’en vain, conseillerait finalement à la minorité d’Averbach de se réunir avec le groupe principal. [82] La minorité, au moment où cette décision fut finalement prise, avait constitué sa propre organisation avec le même ancien titre, que la majorité venait de rejeter, de la Ligue communiste d’Afrique du Sud [83]. L’antagonisme entre les deux groupes était intense et devait contribuer à l’aigrissement des relations au sein du groupe de Johannesburg lorsque les leçons de la grève du blanchissage étaient envisagées.[80] que Trotsky lui-même n’avait pas encore répondu en des termes beaucoup plus favorables aux perspectives du Parti des travailleurs [81], ou que le Secrétariat international, bien qu’en vain, conseillerait finalement à la minorité d’Averbach de se réunir avec le groupe principal. [82] La minorité, au moment où cette décision fut finalement prise, avait constitué sa propre organisation avec le même ancien titre, que la majorité venait de rejeter, de la Ligue communiste d’Afrique du Sud [83]. L’antagonisme entre les deux groupes était intense et devait contribuer à l’aigrissement des relations au sein du groupe de Johannesburg lorsque les leçons de la grève du blanchissage étaient envisagées.au moment où cette décision fut finalement prise, avait constitué sa propre organisation avec le même ancien titre, que la majorité venait de rejeter, de Ligue communiste d’Afrique du Sud. [83] L’antagonisme entre les deux groupes était intense et devait contribuer à l’aigrissement des relations au sein du groupe de Johannesburg lorsque les leçons de la grève du blanchissage étaient envisagées.au moment où cette décision fut finalement prise, avait constitué sa propre organisation avec le même ancien titre, que la majorité venait de rejeter, de Ligue communiste d’Afrique du Sud. [83] L’antagonisme entre les deux groupes était intense et devait contribuer à l’aigrissement des relations au sein du groupe de Johannesburg lorsque les leçons de la grève du blanchissage étaient envisagées.

La défaite qu’a subie le syndicat de la blanchisserie ne peut être ignorée. Au moment de la grève de septembre 1934, le syndicat avait atteint un sommet de 309 membres, mais en février 1935, huit seulement payaient encore des cotisations. Les perspectives d’avenir exigeaient que les erreurs soient reconnues et dont il fallait tirer des leçons, et les travailleurs africains ont fait pression pour que le rejet de la conciliation du Conseil des salaires soit reconsidéré. [84] Lee a rédigé une autocritique de la gestion initiale de la grève, avec des propositions pour réviser les tactiques futures.

Au centre de la critique de Lee était la reconnaissance implicite que certaines des tactiques utilisées en 1934 n’avaient pas encore été suffisamment émancipées de l’ultra-gauchisme de la troisième période du Parti communiste. Une attention insuffisante a été accordée à la création de vraies fractions au sein de la base, par opposition à la direction des postes de contrôle. Le refus de compromis avec une victoire partielle alors que cela était encore possible et l’opposition dogmatique à une demande de commission des salaires avaient également été des erreurs [85]. Les trotskystes de Johannesburg ont dû apprendre de ces erreurs, mais Lee a également reconnu que les Africains pourraient avoir à vivre leurs propres expériences d’apprentissage pratique et que les trotskystes devraient les accompagner pour tirer les leçons de la théorie de la pratique réelle.Sur cette base, Lee proposa de prendre un nouveau départ en convoquant une assemblée générale des travailleurs de la blanchisserie pour discuter de la question de la détermination des salaires. Les objections aux mécanismes de conciliation de classe seraient réitérées, mais si la majorité souhaitait toujours demander une décision, « notre devoir serait d’exécuter leurs vœux, tout en poursuivant nos critiques ». [86] Lee a été soutenu dans cette proposition par Max Gordon encore inexpérimenté, qui venait juste d’arriver du Cap. [87]qui venait tout juste d’arriver du Cap. [87]qui venait tout juste d’arriver du Cap. [87]

Les réflexions sur les limites et les responsabilités du leadership ont clairement pesé lourdement sur Lee en ce moment. Ce n’est pas un hasard si quelques semaines plus tard, il a été retrouvé en train de rédiger les critiques les plus détaillées d’un projet d’article pour la revue théorique de la WPSA The Spark, critiques visant toutes à obtenir des précisions sur la question de la relation entre le parti et la classe. Une phrase disant « Nous devons lutter pour… l’augmentation du salaire de tous les non qualifiés… » nécessaire, écrivait-il, pour être « remplacé par« Le Parti des travailleurs »doit mener la lutte des travailleurs urbains… pour le augmentation de leur salaire, car », a-t-il poursuivi,« c’est par la lutte des travailleurs et pas seulement de leur parti que les salaires peuvent être augmentés ». En apportant cela et d’autres changements similaires, a-t-il soutenu, `` nous soulignons l’importance de la classe (dirigée par son parti) ...c’est mieux que de parler du parti (soutenu par la classe) ». [88]

Purdy n’a pas été convaincu par les protestations de Lee qu’il n’y avait rien de personnel dans ses critiques sur la façon dont la grève avait été gérée. En même temps, Purdy cherchait des explications sur les événements du Cap et remettait en question l’hostilité de Burlak envers le « French Turn ». Lee a noté que Purdy était « bien fourni avec les documents de la Ligue communiste », [89] et Paul Koston du Cap a exprimé le soupçon, confirmé plus tard, [90] que la source était les Van Gelderen. Peut-être que le lien de la Ligue communiste avec Purdy avait ses origines dans le partenariat original Glass-Lopes. Quelle qu’en soit la cause, la route était tracée vers une confrontation qui briserait les groupes d’origine de Johannesburg.

Dans l’intervalle, en surface, les activités se sont poursuivies à une échelle de plus en plus large. Max Gordon a suggéré de créer un forum de discussion ouvert sur le modèle du Club Lénine du Cap, Molefe, l’un des Africains, a organisé un comité des travailleurs dans le canton d’Alexandra, et certains membres du groupe sont également intervenus contre les staliniens dans la Ligue antifasciste. [92] Max Gordon a également été introduit dans le syndicat des travailleurs de la blanchisserie par Purdy en vue de sa prise de fonction de secrétaire pour libérer ce dernier pour d’autres travaux. [93] Gordon a succédé à Purdy en mai 1935 ; [94] les comptes qui déclarent que Lee était à un moment donné secrétaire du syndicat ainsi que de la branche du Parti des travailleurs de Johannesburg semblent être confus. [95] Malgré l’accumulation dynamique des activités, les nuages ​​d’orage ont continué à se rassembler.

Le syndicat de la blanchisserie n’était toujours pas sorti de ses ennuis. Pooe, le trésorier, « l’un des militants les plus prometteurs » et le champion original de l’application de la Commission des salaires, a été découvert pour avoir détourné des fonds. [96] En même temps, Gordon, en tant que nouveau secrétaire, a été accusé d’avoir été extrêmement tardif dans le traitement de la demande à la Commission des salaires qui avait maintenant été acceptée. Les choses sont allées de mal en pis quand on s’est souvenu de l’opposition précédente du parti à aller à la Commission des salaires, et la colère des Africains est descendue sur Lee quand il a essayé de défendre Gordon. Lee, cependant, s’est également aliéné Gordon en se plaignant en privé que « la manœuvre de la Commission des salaires [avait] été rendue presque futile grâce à [sa] négligence exaspérante ». [97] Gordon devait finalement reconstruire le syndicat avec succès au cours des 18 prochains mois (lui aussi apprenait des leçons),mais dans les récriminations ultérieures, les ennemis de Lee devaient tout sauf inverser les rôles que lui et Gordon avaient joué en initiant la reconstruction dans les mois troublés du début de 1935. [98] Au moment où la reconstruction était pleinement en cours, les événements entourant la confrontation qui s’était développée avec Purdy avaient irrémédiablement altéré les relations entre Lee et Gordon.

C’est le lancement d’un club Lénine pour Johannesburg en mai 1935 qui a mis les choses au point. [99] Le club, comme prévu, a immédiatement attiré une sélection diversifiée d’éléments, « intéressés par le travail de la Quatrième Internationale » mais « pas strictement trotskystes » ; l’un de ceux qui étaient si attirés était Fanny Klenerman, l’ex-épouse de Frank Glass et un anti-stalinien indépendant. [100] Malheureusement, le parallèle avec le Club du Cap Lénine commençait à être beaucoup plus proche que prévu. Le petit groupe du Parti des travailleurs ne pouvait pas nécessairement être assuré de contrôler sa propre création. La réunion inaugurale a vu le début des affrontements qui devaient finalement déchirer les groupements d’origine. Klenerman s’est opposée à Lee dès le début, ignorant apparemment le rôle dans les coulisses du Parti des travailleurs dans le lancement du club.[101] « D’abord, elle a obtenu le titre de« Club international des travailleurs »adopté par une majorité substantielle à la place du« Club Lénine ». [102] Puis elle s’est opposée avec succès à l’intention de faire consacrer le club à la tradition de « Marx, Engels, Lénine et Trotsky », et ainsi par une marge d’un seul vote, la référence à Lénine et Trotsky a été exclue. Dans la confusion, le groupe du Parti des travailleurs lui-même n’a pas réussi à agir comme un bloc solide. La question centrale, comme précédemment au Cap, était le choix entre une confédération anti-stalinienne lâche ou la voie vers un nouveau parti révolutionnaire ; à Johannesburg également, ce problème doit maintenant être résolu.et ainsi par une marge d’un seul vote, la référence à Lénine et Trotsky a été exclue. Dans la confusion, le groupe du Parti des travailleurs lui-même n’a pas réussi à agir comme un bloc solide. La question centrale, comme précédemment au Cap, était le choix entre une confédération anti-stalinienne lâche ou la voie vers un nouveau parti révolutionnaire ; à Johannesburg également, ce problème doit maintenant être résolu.et ainsi par une marge d’un seul vote, la référence à Lénine et Trotsky a été exclue. Dans la confusion, le groupe du Parti des travailleurs lui-même n’a pas réussi à agir comme un bloc solide. La question centrale, comme précédemment au Cap, était le choix entre une confédération anti-stalinienne lâche ou la voie vers un nouveau parti révolutionnaire ; à Johannesburg également, ce problème doit maintenant être résolu.

Purdy, président du groupe jusqu’alors, fut le premier à partir. Il a été expulsé le 22 juin 1935. [103] Lorsqu’elle est survenue, l’expulsion était le résultat final d’un conflit prolongé et qui s’intensifiait. Son acceptation de la WPSA n’avait pas été inconditionnelle et il y avait des problèmes d’acceptation de la discipline de groupe qui étaient même antérieurs à cela. Purdy était le seul membre à avoir des scrupules sur les perspectives de la fondation, partageant en fait certaines des critiques d’Averbach-Fischer sur les thèses de la question autochtone, mais, contrairement à la minorité du Cap, il avait initialement poursuivi une ligne d’unité. [105] Les divergences sur les thèses de la question autochtone n’étaient pas résolues, il y avait les problèmes qui s’étaient posés sur la gestion du syndicat des travailleurs de la blanchisserie [106] et la finalité de la scission du Cap. Le prétexte de son expulsion, saisi avec empressement par Lee,Saperstein et la direction du Cap, c’est lorsqu’il a lancé unilatéralement un appel ouvert à la réunification des deux groupes du Cap en sa qualité de président de branche le 7 juin. [107] Le sentiment peut avoir été louable, mais l’action a souligné une incapacité à saisir les nécessités organisationnelles à plus long terme ; l’action précipitée, non la lutte organisée, était le fort de Purdy. Après de nouveaux affrontements avec Lee à l’IWC, que l’on verra ci-dessous, Purdy quitta l’Afrique du Sud, se dirigeant d’abord vers l’Abyssinie, [108] mais finalement il arriva en Inde, où il devint une figure presque légendaire à la marge putschiste du trotskyste mouvement. [109]mais l’action a souligné une incapacité à saisir les nécessités organisationnelles à plus long terme ; l’action précipitée, non la lutte organisée, était le fort de Purdy. Après de nouveaux affrontements avec Lee à l’IWC, que l’on verra ci-dessous, Purdy quitta l’Afrique du Sud, se dirigeant d’abord vers l’Abyssinie, [108] mais finalement il arriva en Inde, où il devint une figure presque légendaire à la marge putschiste du trotskyste. mouvement. [109]mais l’action a souligné une incapacité à saisir les nécessités organisationnelles à plus long terme ; l’action précipitée, non la lutte organisée, était le fort de Purdy. Après de nouveaux affrontements avec Lee à l’IWC, que l’on verra ci-dessous, Purdy quitta l’Afrique du Sud, se dirigeant d’abord vers l’Abyssinie, [108] mais finalement il arriva en Inde, où il devint une figure presque légendaire à la marge putschiste du trotskyste. mouvement. [109]

Même cela, cependant, n’était toujours pas la fin des troubles. Saperstein, violent, anarchiste, un « ex-clochard, marin et passager clandestin », selon Lee, certainement conflictuel, dur et autonome, un tireur de grève de 1922 [110] élaborait son propre programme. La principale préoccupation de Saperstein était le mouvement antifasciste, et en effet plus tard, il devait réussir à se rendre en Espagne pendant la guerre civile. [111] Les Greyshirts fascistes antisémites étaient une véritable force en Afrique du Sud en 1934-35. Le Parti communiste a créé une Ligue antifasciste au début de 1934. [112] Le Cap était l’objectif initial, mais en mars 1935, Umsebenzi, l’organe du Parti communiste, annonça que « le centre antifasciste des tempêtes se déplace vers Johannesburg ». Les trotskystes sont intervenus pour faire pression pour une véritable politique antifasciste de front uni. [114] cependant,même des critiques relativement discrets comme Klenerman souffraient déjà d’un certain degré d’ostracisme [115], et il n’était pas surprenant qu’en avril 1935, la BLL et le Club Lénine aient été expulsés de la Ligue. [116] Saperstein était de plus en plus impliqué avec les défenseurs anarchistes de l’action directe dans la Ligue militante de défense des travailleurs. Avec ces nouveaux alliés, il a plaidé de manière irréaliste en faveur de l’établissement d’un rival séparatiste AFL qui aurait exclu les communistes. [117] Lors de la réunion inaugurale de l’International Workers Club, il a voté avec les anarchistes contre le dévouement à Trotsky. [118] Les fissures dans l’ancien BLL se creusaient.[116] Saperstein était de plus en plus impliqué avec les défenseurs anarchistes de l’action directe dans la Ligue militante de défense des ouvriers. Avec ces nouveaux alliés, il a plaidé de manière irréaliste en faveur de l’établissement d’un rival séparatiste AFL qui aurait exclu les communistes. [117] Lors de la réunion inaugurale de l’International Workers Club, il a voté avec les anarchistes contre le dévouement à Trotsky. [118] Les fissures dans l’ancien BLL se creusaient.[116] Saperstein était de plus en plus impliqué avec les défenseurs anarchistes de l’action directe dans la Ligue militante de défense des ouvriers. Avec ces nouveaux alliés, il a plaidé de manière irréaliste en faveur de l’établissement d’un rival séparatiste AFL qui aurait exclu les communistes. [117] Lors de la réunion inaugurale de l’International Workers Club, il a voté avec les anarchistes contre le dévouement à Trotsky. [118] Les fissures dans l’ancien BLL se creusaient.

Entre-temps, au Cap, les groupements rivaux du Parti ouvrier et de la Ligue communiste avaient rompu leurs tout derniers liens. Pendant un court moment, ils avaient continué à cohabiter au Club Lénine. Mais maintenant, le Parti des travailleurs s’était séparé pour créer son propre club spartaciste. [119] Raymond Lake et Zena Blank, qui avaient sympathisé avec les espoirs de réunification de Purdy, étaient plus qu’un peu mécontents de cette nouvelle tournure des événements, et leur mécontentement n’était pas caché. [120] Lee, désespéré de l’attitude nonchalante et « anti-parti » des mécontents [121], était déterminé à dissoudre la branche pour repartir à zéro. Il ne souffrait pas volontiers les imbéciles et pouvait être implacable et impitoyable dans son traitement de tout ce qu’il considérait comme des obstacles au mouvement. Pour ses opposants, c’était un sectarisme vindicatif. [122]

Les événements se déplaçaient désormais à une vitesse vertigineuse. Le 17 août, Lee a demandé à la succursale de se dissoudre par trois voix contre deux. [123] Seulement trois jours plus tard, le 20, une nouvelle succursale a été provisoirement créée. [124] Blank, Lake et Saperstein ont été exclus et trois nouveaux membres ont été amenés. Max Gordon est devenu une victime involontaire des événements. Il a été invité dans la nouvelle succursale, mais a d’abord décidé de garder ses distances, mécontent de la gestion des problèmes par Lee. Même alors, cependant, l’affaire n’était toujours pas terminée. Les factions rivales se réunissaient encore au malheureux Club International des Travailleurs. Il y a eu des disputes et Purdy s’est tourné vers les coups après une réunion, [125] et Lee a appelé à son expulsion de ce corps aussi. Bloqués par Klenerman, Saperstein et les propres partisans de Purdy, Lee et les membres de la nouvelle branche du parti se sont retirés de la CBI.[126] Purdy s’est dirigé vers l’Abyssinie le 5 septembre, mais les événements avaient suivi leur cours.

Les dirigeants du Cap ont applaudi le « balayage net », [127] tandis que Lee a proclamé avec optimisme que « en se débarrassant des scories accumulées autour du« trotskysme », nous testons nos nerfs pour le vrai combat. Rien n’est même perdu ... »[128] Était-ce le processus nécessaire de tamisage et de sélection dicté par les exigences des tâches à venir, ou, comme le voudraient les mécontents, s’il ne s’agissait que d’une pulsion destructrice de« Kostan [sic], Lee et Burlak pour l’unité monolithique », qui avait laissé« beaucoup plus de trotskystes en dehors du Parti des travailleurs qu’en lui » ? [129] Seuls les événements le diraient. Avant septembre, Lake, sa petite amie Blank et Max Gordon avaient tous remis leur démission. [130] Gordon s’est associé à Klenerman pour commencer sa carrière en tant qu’organisateur syndical bien connu, important, mais essentiellement non partisan.[131] Les deux premiers ont simplement commencé à dériver, leurs rêves douillets d’une réinjection facile et indolore du « véritable esprit révolutionnaire de retour [dans] le mouvement ouvrier de l’Afrique du Sud » brisé. Ils peuvent, comme Klenerman et Gordon, avoir eu des contacts avec un club socialiste de gauche plus tardif qui a existé pendant un certain temps à la périphérie du Parti socialiste. [132] Lee a poursuivi sa route vers la classe ouvrière noire.

Les dernières années à Johannesburg

Le contraste entre les luttes intestines stériles de l’été 1935 et la période suivante n’aurait pas pu être plus grand. Des leçons avaient été tirées, les nouveaux membres se sont montrés énergiques et engagés, et un nombre important de Noirs ont commencé à apparaître pour la première fois depuis les débuts du syndicat des travailleurs de la blanchisserie. Le nouveau visage public était le Spartacus (sic) Club, et des réunions ont eu lieu non seulement à Johannesburg, mais également dans le canton d’Alexandra et à Pretoria.

Par un accident historique remarquable, survit un récit illustrant les tentatives de Lee pour atteindre les travailleurs noirs à cette époque. C’est dans l’autobiographie du militant syndical noir Naboth Mokgatle. Mokgatle n’a jamais rejoint les trotskystes, bien qu’il ait gardé une distance saine avec le Parti communiste pendant de nombreuses années, mais il n’a jamais oublié sa rencontre antérieure avec Lee, et il l’a rappelé quand il a écrit ses mémoires 30 ans plus tard dans les années 1960 ! [133] des visites particulières à Pretoria rappelées par Mokgatle se sont avérées infructueuses. C’était en partie à cause des dommages déjà causés par les « lourdes bottes » du stalinisme. Toutes les initiatives n’ont pas fonctionné ou pourraient fonctionner. La nouvelle branche était encore essentiellement de composition blanche. Les nouveaux chiffres clés dans ce domaine étaient les ingénieurs miniers Heaton Lee et Dick Frieslich,et au moins Max et peut-être Léon des frères Sapire, tous deux avocats. Le grand problème était toujours de savoir comment atteindre et organiser les travailleurs noirs.

Trotsky et Ruth Fischer, dans leurs commentaires sur les thèses du Parti des travailleurs, avaient critiqué ce qu’ils avaient vu comme un rejet indûment brutal du nationalisme noir en réaction à la position de la CPSA sur la « République noire ». Le fait que cette critique n’avait pas été pleinement justifiée était clairement indiqué dans la réponse du Parti des travailleurs [134], mais les efforts pratiques déployés pour essayer d’atteindre les travailleurs noirs restaient la réfutation la plus efficace de cette critique. Il y avait cependant de graves problèmes. Les minutes révèlent une grande frustration face à la « lenteur exaspérante » des tentatives d’obtenir une réponse de la « tristesse dostoïevskienne » d’Alexandra. [135] Frieslich et Heaton Lee ont fait des efforts pour entrer en contact avec les mineurs africains,mais ont été repoussés par le système disciplinaire et sécuritaire par lequel les compagnies minières maintenaient ces travailleurs migrants dans des conditions d’ignorance et d’isolement telles qu’ils étaient beaucoup plus difficiles à organiser que les noirs dans les industries secondaires urbaines. [136]

Néanmoins, une nouvelle ouverture a été imposée au groupe à la fin de 1935, le mettant enfin en contact direct avec la politique nationaliste noire, on oublie souvent aujourd’hui que certains Africains noirs ont été émancipés dans la colonie du Cap dans les premières décennies de ce siècle. À la fin de 1935, cependant, la pression des partis afrikaners a conduit à des mesures visant à réduire même cet affranchissement très limité, et simultanément à imposer des restrictions supplémentaires à la propriété et à l’achat de terres par les autochtones. Une Convention panafricaine a été réunie pour relever le défi de ces menaces, en s’appuyant sur toutes les nuances d’opinion et d’organisation au sein des communautés noires, indiennes et de couleur. [137] Le Parti des travailleurs est intervenu dans l’AAC avec l’organe théorique The Spark, offrant des critiques constructives,et les groupes du Cap et de Johannesburg ont envoyé des délégués à ses débats. Mais l’intervention a également révélé des problèmes au sein de la propre pratique du Parti des travailleurs, qui était jusqu’ici restée cachée, et a conduit à un moment donné à un débat ouvert dans les pages de The Spark entre Lee et les dirigeants du Cap sur les questions en jeu. [138]

Le bilan dans la pratique de la direction du Parti des travailleurs du Cap commençait à prendre une forme assez différente de ce que l’on aurait pu attendre d’une lecture arrondie de leurs thèses théoriques. Trotsky, comme déjà noté, avait critiqué ce qu’il avait vu comme une hostilité déplacée au nationalisme noir, mais cette carence, si elle s’était jamais produite, était plus que compensée dans la pratique. En effet, il y avait ceux qui finiraient par rompre avec le parti, l’accusant d’être obsédé par la politique nationaliste noire à l’exclusion de tout le reste ! [139] La clé de cette transformation problématique résidait dans le degré et la nature de l’accent mis sur la politique nationaliste noire. question foncière.

Dans les documents de discussion originaux de Burlak, une approche correcte de la question foncière avait été posée comme `` l’axe, l’alpha et l’oméga de la révolution ’’, et comme en Russie, elle était présentée comme le seul moyen d’attirer la majorité opprimée encore rurale derrière la révolution. . [140] Il avait dit, cependant, qu’il ne faisait aucun doute que le rôle dirigeant dans la révolution devait être assumé par la classe ouvrière, et que, par conséquent, `` la première tâche ... doit être d’apporter la conscience de classe à chaque membre de la classe ouvrière ». C’était la classe ouvrière, avait-il dit, qui devait amener la direction révolutionnaire aux pauvres ruraux « opprimés » et « arriérés » ; « une révolution pour réussir », avait-il dit, « doit être menée par la classe ouvrière. Jamais dans l’histoire la paysannerie n’a réussi à elle seule une révolution.« [141] L’intervention des dirigeants du Cap dans la Convention panafricaine, cependant, a pris la forme d’une tentative de« vendre »le programme foncier aux dirigeants noirs existants. [142]

L’accent est mis sur la recherche d’une base parmi les intellectuels petits-bourgeois noirs et les dirigeants ruraux. [143] Aucune tentative comparable n’a été faite par les dirigeants du Cap pour s’occuper de l’organisation des travailleurs noirs. [144] S’il y avait des moments dans les discussions précédentes qui semblaient trahir une identification involontaire de la `` classe ouvrière ’’ avec les travailleurs blancs, [145] cela était maintenant aggravé par la substitution par les dirigeants du Cap d’eux-mêmes à la classe ouvrière révolutionnaire dans leur approche de l’AAC. Il y avait apparemment plus de substance dans la critique acerbe de Lee de certaines des formulations de Burlak qu’il ne l’avait d’abord rencontré. La présentation de la question foncière comme « l’alpha et l’oméga » se poursuivait au mépris du développement de la section noire la plus révolutionnaire de la classe ouvrière elle-même. Les intellectuels du Cap,dans leur isolement, ils tombaient sous le coup du danger contre lequel Bunting avait jadis mis en garde de considérer les Noirs opprimés comme de simples « masses indigènes ». Ils devaient finalement rejeter les masses avec une attitude incroyablement condescendante comme « trop opprimées et ignorantes de leur oppression pour accepter une doctrine révolutionnaire ». [146]

La pratique de la succursale de Lee à Johannesburg, deuxième pôle du Parti des travailleurs, continuait à se développer selon des lignes assez différentes. Cela n’a pas été difficile car « comme une distance de 1000 miles nous sépare, chaque branche est pratiquement autonome et il n’y a pas de direction nationale dans le sens d’un seul comité contrôlant les deux ». [147] Lee avait implicitement remis en question le placement de Burlak de la question foncière au-dessus de toutes les autres questions lorsqu’il avait demandé la suppression des mots `` la révolution agraire est la tâche fondamentale qui doit être abordée en premier ’’ dans l’un des premiers articles de Spark, et leur remplacement par la formulation : "En gagnant le soutien des ouvriers ruraux indigènes pour ... renverser le capitalisme et briser ... la domination impérialiste, nos principaux slogans doivent être ..." [148] Maintenant, pour compléter l’étincelle théoriquement orientée,mais aussi en contraste avec cela, Lee a essayé de lancer un journal d’agitation. Bien que le journal Umlilo Mollo (The Flame), ne paraisse que pour trois numéros dans la seconde moitié de 1936, il nous permet d’entrevoir l’approche adoptée par le délégué de Johannesburg CBI Dladla à la section Transvaal de la Convention panafricaine.

Dladla était la nouvelle recrue noire la plus importante du parti de Johannesburg. Il a gagné le CPSA au début de 1936 par la critique de la négligence des communistes des questions de classe sous son orientation « République noire ». [149] Diadla a plaidé à l’AAC pour la création d’une opposition révolutionnaire au sein du mouvement, plutôt que d’essayer d’influencer le leadership de l’AAC, compromis et recherchant une place. [150] Si les fondateurs du Parti des travailleurs avaient eu auparavant des doutes sur le « French Turn », dans la pratique, Lee et Dladla l’ont mis en œuvre ici. Lee a écrit :

« L’expérience des mouvements passés (l’ANC et l’ICU) a démontré qu’une plate-forme révolutionnaire propagée par une bande déterminée d’agitateurs trouve un soutien enthousiaste parmi les mineurs. [Mais] l’ANC et l’ICU ... ont dégénéré en réformisme ... D’où la nécessité de la formation d’une aile révolutionnaire dans la Convention panafricaine. »[151]

L’intervention n’a été conçue que comme une voie vers les masses. D’autres actions mises en évidence en 1936 montrent que Dladla et Lee sont profondément impliqués dans l’agitation visant à rassembler des lieux disparates et des comités et associations de vigilance qui existaient parmi les travailleurs noirs du Witwatersrand. Tout dans l’organisation de Johannesburg était imprégné d’une reconnaissance de l’importance centrale de la classe ouvrière noire ; le contraste avec les groupes du Cap n’aurait pas pu être plus marqué.

Les contributions de Lee à l’organe principal du Parti des travailleurs, The Spark, étaient peu nombreuses, malgré le fait qu’il ait été secrétaire général du Parti des travailleurs dans son ensemble pendant une période de 1936 à 1937. Néanmoins, tels qu’ils étaient, ils ont fourni pratiquement les seuls commentaires directs sur le développement dans les syndicats noirs, [152] et ils ont également incorporé quelques aperçus d’autres différences intrigantes d’accentuation dans les perspectives. Particulièrement notables ont été mis à l’écart sur la question de la ségrégation. La principale ligne éditoriale de The Spark était simplement que la ségrégation faisait partie intégrante de la stratégie du capitalisme impérialiste. [153] Lee a suggéré quelque chose d’un peu plus sophistiqué. Les propriétaires fonciers et les agriculteurs afrikaners et les travailleurs blancs ségrégationnistes avaient clairement intérêt à perpétuer la ségrégation,mais il y avait une contradiction dialectique dans la position du capitalisme industriel. La ségrégation, bien que politiquement avantageuse à un moment donné, entrerait de plus en plus en conflit avec les conséquences et les besoins du développement économique. [154] Voici un écho de l’affirmation de Bunting selon laquelle le développement économique finirait par renforcer le pouvoir de négociation des travailleurs noirs au profit de l’unité de la classe ouvrière, avec ou sans les effets de la récession. Même en Afrique du Sud, le capitalisme créerait ses propres fossoyeurs.[154] Voici un écho de l’affirmation de Bunting selon laquelle le développement économique augmenterait éventuellement le pouvoir de négociation des travailleurs noirs au profit de l’unité de la classe ouvrière, avec ou sans les effets de la récession. Même en Afrique du Sud, le capitalisme créerait ses propres fossoyeurs.[154] Voici un écho de l’affirmation de Bunting selon laquelle le développement économique augmenterait éventuellement le pouvoir de négociation des travailleurs noirs au profit de l’unité de la classe ouvrière, avec ou sans les effets de la récession. Même en Afrique du Sud, le capitalisme créerait ses propres fossoyeurs.

L’intervention de la direction du Parti des travailleurs du Cap dans la Convention panafricaine n’a pas eu beaucoup d’effet à court terme, mais elle devait laisser un héritage problématique dans les mouvements de l’unité et panafricanistes aujourd’hui. [155] A Johannesburg, l’accent est resté résolument sur la question de l’organisation des travailleurs noirs. Le noyau viable du syndicat des travailleurs de la blanchisserie transmis à Max Gordon grandit et survécut à une autre grève difficile en 1936, mais les relations tendues entre Gordon et Lee limitèrent gravement l’influence du Parti des travailleurs ici. [156] Pour essayer d’atteindre de nouveaux groupes de travailleurs, une immense persévérance et une concentration d’efforts ont été consacrées aux cours du Spartacus Club pour les travailleurs noirs tenus chaque semaine, et parfois même quotidiennement, par Lee, Dladla et leurs associés à Johannesburg, Alexandra, Orlando et Benoni. [157 ] Les démarches auprès des mineurs ont échoué,comme déjà lié, mais finalement une base substantielle a été établie parmi les travailleurs de Scaw Works, l’une des plus grandes usines de métaux de Johannesburg. Une Union africaine des métiers de la métallurgie a été créée sur cette base en janvier 1937. [158] Ce devait être le dernier acte des premiers trotskystes de Lee et de Johannesburg.

Le groupe Lee subissait une immense pression. Lee était trop connu des staliniens maintenant comme « le principal protagoniste et défenseur de Léon Trotsky de Johannesburg ». [159] Un différend prématuré a été précipité par le renvoi d’un des Africains à la mi-février. [160] Les ouvriers ne pouvaient être tenus à l’écart de la confrontation ; même les staliniens ne l’ont pas nié. [161] `` Le camarade RL nous a dit à plusieurs reprises que la meilleure façon de faire est d’organiser plus de travailleurs, autant que possible d’autres usines métallurgiques, nous avons trouvé que c’était une tâche difficile qui prendra des années, alors que nous souffrions à cause des bas salaires. ’’ [162] Lee a dû mener la grève ou perdre la face. « En menant la première grève de 1937 », déclara-t-il, « les trotskistes« contre-révolutionnaires »jettent le mensonge au visage des misérables staliniens. » [163]

Les travailleurs noirs des Steel Coilings et Aluminium Works ont donné un préavis de 48 heures, puis ont fait grève, exigeant une augmentation de salaire de 25 pour cent, deux semaines de vacances payées par an et d’autres conditions de travail améliorées. La grève a commencé le 23 février et devait durer 10 jours. Pendant ces 10 jours, Lee et Max Sapire ont tenté en vain d’obtenir l’aide des ingénieurs blancs, du Département du travail et du Conseil des métiers et du travail ; à chaque tournant, ils faisaient face à l’indifférence ou à l’obstruction stalinienne. [164] L’arrestation de 16 des grévistes a commencé la phase familière suivante. [165] La grève a été interrompue, même si une seule des personnes arrêtées a finalement été condamnée.

L’amende de 2,10 livres sterling a été payée par Lee et Sapire. [166] Au total, Lee, Sapire et le Parti des travailleurs ont dépensé près de 150 £ pour soutenir les grévistes et le syndicat au cours du conflit, alors que le syndicat lui-même avait à peine 20 £ dans ses fonds au départ. [167] Lee avait « travaillé sans relâche ... accomplissant une vingtaine de tâches, en contactant d’autres organisations, en collectant des fonds et même en vendant ses quelques biens pour le faire ». [168] Les Africains ont également témoigné du soutien qu’ils avaient reçu des « coms Heaton, Frieslich, Kahn, etc. » [169]. Même à la fin, Lee a eu du mal à persuader certains des travailleurs de rentrer pour préserver la base syndicale, [170] « tandis que d’autres, il a aidé à trouver un emploi ailleurs. [171]

La défaite, cependant, était la défaite. Seule une victoire pure et simple aurait pu sauver Lee. Maintenant, les staliniens sont entrés pour la mise à mort. Il y a eu une attaque contre le trotskysme. [172] Les faits saillants les plus sinistres des procès de Moscou étaient diffusés sur toutes les plates-formes ; et le travailleur sud-africain stalinien a hurlé :

`` La ligne suivie par Lee est la ligne habituelle des cascadeurs aventuristes poursuivis par les trotskystes du monde entier où ils ont mis leur museau dans le mouvement ouvrier ... Leurs tactiques doivent être exposées à tous les travailleurs d’Afrique du Sud ... Ils doivent être chassés. de chaque section du mouvement ouvrier, car ils sont les ennemis des ouvriers. »[173]

Les menaces n’étaient pas vaines. Les trotskystes ont été malmenés hors des réunions lorsqu’ils ont contesté les procès. [174]

Le grand espoir avait été, que ce soit par le biais de l’AAC ou du travail syndical, [175] d’atteindre les mineurs. « Le syndicat des mineurs indigènes, étant donné la direction révolutionnaire, est le bélier qui écrasera l’impérialisme britannique en Afrique du Sud », [176] avait écrit Lee, mais les difficultés pratiques pour atteindre ces travailleurs « dans notre isolement actuel [ont fait la tâche ] presque trop audacieux pour rêver ». Il a ajouté qu’ils étaient « presque hors de portée de notre propagande non seulement à cause ... de la langue, de l’inexpérience politique et du retard, mais aussi à cause de difficultés physiques », car ils étaient « pratiquement emprisonnés dans les« enceintes »sous la garde de la police ». [177 ]

Il y avait cependant peu d’alternative. Lee avait dû conclure un an avant la grève du métal que :

« Parmi les intellectuels [indigènes], rares sont ceux qui ont la compréhension nécessaire de la langue à atteindre par notre propagande écrite, et ces quelques-uns sont soumis à un bombardement idéologique de la part des églises, de la Chambre des mines, des bourgeois négrophiles et des nationalistes africains. , sans parler des privilèges que l’impérialisme est autorisé… à accorder aux dirigeants soumis. »[178]

Voici la situation ’Catch 22’ que Paul Koston au Cap devait également reconnaître :

`` L’intellectuel ne ressent pas toute la force de l’oppression, il mange, il espère et il croit aux dirigeants ... Le fait que nous ayons réussi à prédire l’issue désastreuse des politiques staliniennes ne suffit pas : cela n’affecte que quelques individus. . Pour gagner la confiance des travailleurs, il est nécessaire de les mener avec succès dans leur vie de tous les jours. »[179]

C’est précisément ce que le groupe Lee avait tenté de faire. Mais il était maintenant clair que la main morte du stalinisme bloquait l’accès à cette tâche depuis la base limitée des révolutionnaires blancs. La foi que la clé de l’avenir de l’Afrique du Sud résidait dans la classe ouvrière noire restait intacte [180], mais il n’y avait aucun moyen de sortir de l’impasse créée par le stalinisme en Afrique du Sud dans le délai très court créé par la plongée dans la guerre en Afrique du Sud. L’Europe . En juin 1937, trois mois après la fin de la grève, Lee, Kahn, Heaton Lee et Frieslich quittèrent Johannesburg pour rejoindre la lutte en Angleterre. [181]

Épilogue

L’incubation du stalinisme, cependant, n’était toujours pas terminée avec les trotskystes sud-africains. Un étrange mélange de désinformation et de calomnie a été mis au point par les staliniens pour noircir le souvenir de tout ce que le groupe Lee avait défendu. Des éléments de la grève de la blanchisserie, de la grève du métal et du détournement de fonds de Pooe ont été jetés ensemble dans un cocktail scandaleux d’allégations et d’insinuations qui a été avec crédulité transmis par Hermann Van Gelderen de la Ligue communiste à son frère Charlie, qui était maintenant également en Grande-Bretagne, [ 182] Le résultat de ces histoires malicieuses fut la désormais tristement célèbre « Affaire Lee » qui divisa la principale organisation militante trotskyste britannique avec des conséquences qui devaient fondamentalement affecter tout le développement futur du trotskysme en Grande-Bretagne.[183] ​​La gravité des répercussions a conduit l’Internationale à obliger tardivement la direction du groupe Militant à vérifier la source des allégations avec des contacts sud-africains plus fiables. La vérité, cependant, n’a été pleinement découverte qu’en mars 1938 [184], « trop tard pour éviter que le mal ne soit fait.

Lee lui-même retourna en Afrique du Sud à la fin de 1940. Aucun des petits groupes qu’il avait laissés derrière n’avait rien fait entre-temps. Même The Spark avait cessé de paraître. Seul Gordon avait un exploit à son actif, car entre 1937 et 1940, il avait réussi à développer la petite ouverture pour le syndicalisme noir légal disponible par le biais des commissions des métiers pour nourrir plusieurs bases syndicales noires avec des effets durables. [185] Il n’avait réussi qu’avec ses syndicats, cependant, en évitant la politique ouverte et en travaillant avec l’Institut problématique des relations raciales et des organisateurs staliniens et réformistes. Malgré cela, il avait été interné en mai 1940 avant d’être libéré en 1941, mais il a ensuite été chassé de la région de Johannesburg.

Lee s’est lancé dans la dernière phase de sa vie politique. Un début avorté avec la Quatrième Organisation internationale d’Afrique du Sud (comme les restes de la Ligue communiste étaient devenus) à la fin de 1942 ou au début de 1943 fut suivi par Lee organisant une nouvelle Ligue internationale des travailleurs en 1944. Quelques-uns des anciens militants réapparurent fugitivement, mais c’était surtout une nouvelle génération qui recherchait une expérience et un soutien qu’elle ne parvenait manifestement pas à obtenir du Cap. [186] L’un de ces nouveaux militants, Baruch Hirson, 22 ans, récemment converti du sionisme de gauche, est devenu le secrétaire de la WIL. Lee, se souvient Hirson, « a fourni des idées sur l’organisation, et de lui nous avons beaucoup appris sur la manière de travailler avec les syndicalistes, ainsi que sur l’utilisation d’une machine à imprimer, de mettre du papier, etc. ».

La WIL s’est lancée dans une nouvelle phase de luttes syndicales et communautaires de telle sorte qu’en 1945-46, elle est devenue l’une des trois principales forces organisatrices derrière la plus grande recrudescence du militantisme syndical noir depuis les années 1920. Cela et l’implication de la WIL dans les boycotts d’autobus du canton d’Alexandra en 1944 et 1945 sont maintenant entièrement relatés ailleurs. [187] Vers la fin de 1945 et dans la première moitié de 1946, cependant, la marée montante des grèves fut férocement réprimée, et l’écrasement d’un conflit de mineurs en août 1946 rompit finalement l’élan du mouvement.

Un Lee épuisé a cessé ses activités et une décision extraordinaire du nouveau groupe d’abandonner le travail syndical en 1946 a mis fin à la WIL. [188] La décision fatidique est survenue juste avant l’acte final de la recrudescence industrielle d’après-guerre : la révolte avortée des mineurs. Ce fut la fin non seulement de la WIL, mais de toute une période historique de la lutte sud-africaine, tout aussi certainement que la disparition du Parti communiste révolutionnaire en Grande-Bretagne et la dégénérescence imminente de la Quatrième Internationale furent également la clôture des époques historiques.

Le monde d’après-guerre était en train de devenir un monde très différent. Une nouvelle génération d’intelligentsia noire radicale était en train de naître, animée par la menace d’un apartheid idéologique rigide. Nelson Mandela et Oliver Tambo, dirigeants de la nouvelle ANC Youth, avaient fait certaines de leurs premières interventions majeures dans la grève des mineurs, tandis que le désintérêt contrasté de l’ancienne ANC les avait amenés à transformer cette organisation. Mais leur préoccupation était d’un point de vue nationaliste, leur groupe « n’était pas connu pour son encouragement au mouvement de la classe ouvrière, et ses membres ne considéraient pas non plus l’ouvrier africain comme un élément central de la lutte en Afrique du Sud ». [189] Lors de sa conférence de 1949, l’ANC a adopté « le credo du nationalisme africain comme base de la libération nationale ». [190] `` Ce nationalisme a ses racines dans la Ligue de la jeunesse du Congrès qui a été formée en 1944 ...Walter Sisulu, Oliver Tambo ... étaient membres de la fondation. »[191]

Le nationalisme revitalisé de l’ANC, et non le socialisme, devait être au premier plan dans le monde d’après-guerre. Voici l’héritage final de la montée du stalinisme. Ayant aliéné la première génération de militants ouvriers noirs et bloqué tout débouché pour un marxisme authentique, le stalinisme avait laissé le champ libre à des forces très différentes de celles du socialisme révolutionnaire. Il faudra attendre près de 45 ans avant que de nouveaux développements créent la possibilité de remettre sérieusement en question la mainmise du stalinisme sur la gauche révolutionnaire. Raff Lee avait tout donné à cette phase du mouvement qui était maintenant terminée, et quand il s’est suicidé, il est mort avec. Il ne devait y avoir aucune continuité dans l’organisation trotskyste, seulement l’héritage problématique du mouvement d’unité non européenne. On a presque oublié que les pionniers de Johannesburg avaient même existé.Pourtant, là où d’autres avaient parlé et allaient parler, le groupe de Lee avait également défié le stalinisme par des actes. Pour le marxisme, la classe ouvrière noire était encore un champ vierge. Libérés du poids étouffant du stalinisme, les travailleurs sud-africains ont pourtant besoin de récupérer ces expériences et ces leçons afin de se relancer dans la lutte pour le socialisme. Remarques

1. Cité par EH Carr, Foundations of Planned Economy, Volume 3, 1978, p999.

2. Ibid, pages 007, 1011 ; cf E Roux, SP Bunting : A Political Biography, Cape Town, 1944, p91.

3. Roux, op. Cit, p. 39.

4. Ibid, p. 69.

5. Ibid, p 75, 83.

6. E Roux, Time Longer Than Rope, 1948, p215.

7. Roux, SP Bunting, op cit, p83 ; cf lettre de Thibedi à Trotsky, 10 août 1932.

8. Roux, SP Bunting, op cit, p95.

9. Carr, op cit, p 1003.

10. Ibid, p1004 ; cf M Lopes cité dans Umsebenzi, 12 septembre 1930.

11. Carr, op cit, p1004 ; cf Searchlight South Africa, n ° 3, juillet 1989, qui contient une discussion complète, « Boukharine, Bunting et le slogan de la« République indigène » », par Baruch Hirson, et réimprime également le texte intégral des interventions de Bunting au Congrès du Comintern de 1928.

12. Carr, op cit, p1015.

13. Roux, SP Bunting, op cit, p118 ; Roux, Time Longer Than Rope, op cit, p215.

14. Roux, SP Bunting, op cit, p132.

15. Roux, Time Longer Than Rope, op cit, p264.

16. M Benson, La lutte pour un droit d’aînesse, IDAF, p60 ; Roux, SP Bunting op cit, p144.

17. T Grant, The Unbroken Thread, 1989, p. Vii ; MG Purdy, lettre à Shachtman and Cannon, décembre 1938, Exile Papers, Trotsky Archive, Houghton Library, Harvard University.

18. B Hirson, « Death of a Revolutionary », Searchlight South Africa, n ° 1, septembre 1988.

19. Roux, SP Bunting, op cit, pp95, 146.

20. Ibid, p145.

21. Umsebenzi, 12 septembre 1930.

22. Roux, SP Bunting, op cit, p134.

23. C Van Gelderen, transcription de l’entretien avec Al Richardson, 4 octobre 1979, p. 2.

24. Ibid.

25. Umsebenzi, 17 juillet 1937.

26. Cf Cape ILP 1933 minutes et listes des membres.

27. Van Gelderen, op cit, p. 3.

28. LD Trotsky, Écrits de Léon Trotsky 1933-34, 1975, pages 10, 14, 17-24, 26-7, 340 ; cf JP Cannon, Une histoire du trotskysme américain, 1972, ppll2-20.

29. Purdy à Shachtman et Cannon, décembre 1938, Trotsky Archive Exile Papers.

30. Grant, op. Cit, p. Vii.

31. F Klenerman au Militant Group, Londres, 12 janvier 1938.

32. S Johns, « The Birth of the Communist Party of South Africa », International Journal of Historical African Studies, Volume 9, no 3 (1976), pp378-9.

33. M Haston (Kahn / Lee) à l’auteur.

34. Roux, SP Bunting, op cit, p1138.

35. E et W Roux, Rebel Pity, 1970, p103.

36. Lee à Koston, 4 mars 1935.

37. Grant, op cit, p. Vii.

38. Lee au cap WPSA, 25 juillet 1935.

39. Communication de la Ligue bolchevique-léniniste de Johannesburg dans le Bulletin international de la LCI (édition anglaise), septembre 1934.

40. Basch, « Lettre ouverte », citée par Lee dans le projet d’article, 30 septembre 1935.

41. B Hirson, Vôtre pour l’Union, 1990, p. 40.

42. Communication de la Ligue bolchevique-léniniste de Johannesburg dans le Bulletin international de l’ICI, (édition anglaise), septembre 1934.

43. Ibid.

44. M Sapire, lettre datée du 21 février 1938, Haston Archive, Hull ; Haston à l’auteur.

45. Umsebenzi, 8 septembre 1934 ; Star, Johannesburg, 20 septembre 1934.

46. ​​Star, 1er et 20 septembre 1934.

47. Star, 6 septembre 1934 ; Umsebenzi, 15 septembre 1934.

48. Umsebenzi, 15 septembre 1934 ; cf Purdy, op cit.

49. Haston à l’auteur.

50. Purdy, cité dans Umsebenzi, 15 septembre 1934.

51. Umsebenzi, 15 septembre 1934.

52. Umsebenzi, 8 et 15 septembre 1934.

53. Cf Umsebenzi, 15 et 29 septembre 1934.

54. Hirson, Yours For The Union, op cit, p41.

55. Umsebenzi, 15 et 22 septembre 1934.

56. Star, 20 septembre 1934.

57. Star, 22 septembre 1934.

58. Umsebenzi, 29 septembre 1934.

59. Van Gelderen et Grant à l’auteur.

60. R Lee, « Quelques aspects de la question autochtone », New International, mai 1935 ; même article, non signé, The Spark, juillet 1935.

61. B Hirson, « The Spark and the« Red Nun », Searchlight South Africa, n ° 2, février 1989, p75.

62. « Un rapport sur les procédures qui ont conduit à la formation du ... Parti des travailleurs d’Afrique du Sud », WPSA, 1935.

63. Van Gelderen, op cit, p. 4.

64. Projet de thèse de la WPSA « La question autochtone » ; cf ’The Native Question’, The Spark, n ° 1,

Le Cap, mars 1935 ; cf RMonroe, « The Rise and Fall of the Zulu Kingdom », Inqaba ya Basebenzl, n ° 28, janvier 1990, p28.

65. Projet de thèse de la WPSA « The Native Question », op cit, ppl-2 ; Cf « La marche des événements », The Spark, n ° 1, mars 1935, p4.

66. Pour l’équilibre des forces cf. Van Gelderen, op cit, p6 ; Compte rendu du Secrétariat de l’ICL, 23 avril 1935.

67. WPSA au Secrétariat international, 14 mai 1935.

68. « Thèses de guerre » des minorités ; Workers Voice, no 3, octobre 1935.

69. Van Gelderen, op cit, p. 5 ; Workers Voice, Cape Town, février 1936.

70. Projet de thèse de la WPSA, « Concernant la Constitution du Parti ».

71. Cf références à Malan dans The Spark, juillet, août, septembre et novembre 1935.

72. Workers Voice, cité dans « Malan : Foe of British Imperialism », The Spark, n ° 8, novembre 1935.

73. WPSA à IS, 14 mai 1935 ; cf The Spark, Volume 5, n ° 6, juin 1939.

74. BLL à la Ligue communiste d’Afrique du Sud, 23 janvier 1935 ; WPSA, « A Record of Proceedings ... », op cit ; Éditorial, The Spark, n ° 1, mars 1935 ; WPSA à ICL (BL) IS, 14 mai 1935 ; Koston à Barclay, 21 février 1936.

75. WPSA, « Report on Proceedings ... », op cit.

76. BLL (Johannesburg), procès-verbal, 7 février 1935.

77. Procès-verbaux du Secrétariat de la LCI, 26 mars et 23 avril 1935.

78. Remarques du Camarade Dubois (Ruth Fischer) dans ICL, n ° 2, mai 1935 ; voir Van Gelderen, op cit, p5 ; WPSA to IS, 8 février 1939.

79. Lee à Koston, 17 mai 1935.

80. Compte rendu du Secrétariat de la LCI, 23 avril 1935.

81. LD Trotsky, « Sur les thèses sud-africaines », Écrits de Léon Trotsky 1934-35, New York, 1974, pp 248-55.

82. Compte rendu du Secrétariat de l’ICL, 7 mai 1935.

83. WPSA à IS, 14 mai 1935.

84. Procès-verbal de la succursale WPSA de Johannesburg, 15 février 1935 ; Lee à Koston, 10 avril 1935.

85. R Lee, « Lessons of the Laundry Workers Strike », dactylographié, Johannesburg, 9 mars 1935.

86. Procès-verbal de la succursale WPSA de Johannesburg, 15 février 1935.

87. Johannesburg WPSA au cap WPSA, 16 février 1935.

88. Lee à Koston, 17 mars 1935.

89. Lee à Koston, 9 juin 1935.

90. Koston à Lee, 26 mars 1935.

91. Lee à Militant EC, 5 février 1938.

92. Procès-verbal de la succursale WPSA de Johannesburg, 15 février 1935.

93. Lee à Koston, 10 avril 1935.

94. Lee à Koston, 17 mai 1935.

95. Hirson, Yours For The Union, op cit, p. 40.

96. Lee à Koston, 17 mai 1935.

97. Lee à Koston, 9 juin 1935.

98. Groupe de Johannesburg pour la Quatrième Internationale à l’ESJ, 20 janvier 1938.

99. Lee à Cape WPSA, 25 mai 1935.

100. Klenerman, op. Cit.

101. Ibid.

102. Lee à Cape WPSA, 25 mai 1935.

103. Procès-verbal de la succursale WPSA de Johannesburg, 22 juin 1935.

104. Koston à Lee, 12 juin 1935.

105. Duncan à Lambley, sd, (1935), extrait les papiers WPSA ; cf Gordon à Cape WPSA, 9 juillet 1935 ; Koston à Basch, 18 avril 1935.

106. Procès-verbal de la succursale WPSA de Johannesburg, 15 février 1935 ; Lee à Koston, 10 avril 1935 ; Gordon à Cape WPSA, 9 juillet 1935 ; Klenerman, op cit.

107. Koston à Lee, 12 juin 1935 ; Z Blank au cap WPSA, le 24 juin 1935 ; Gordon à Cape WPSA, 9 juillet 1935.

108. Gordon à Cape WPSA, 3 septembre 1935 ; Lee à Koston, 5 septembre 1935 (« Purdy part aujourd’hui pour l’Abyssinie ! - Pauvre Mussolini ! »).

109. CW Ervin, « Trotskysme en Inde », Histoire révolutionnaire, volume 1, no 4, hiver 1988-89 ; cf P Broué, « Notes sur l’histoire des oppositions et du mouvement trotskyste en Inde », traduit des Cahiers Léon Trotsky, n ° 21, mars 1985, par John Archer.

110. Lee à Koston, 4 mars 1935.

111. J Saperstein à Koston, 12 avril 1937.

112. Umsebenzi, 17 février et 10 mars 1934.

113. Umsebenzi, 9 mars 1935.

114. Procès-verbal de la succursale WPSA de Johannesburg, 15 février 1935 ; Manifeste, 15 avril 1935.

115. Procès-verbal de la succursale WPSA de Johannesburg, 15 février 1935.

116. Procès-verbal de la succursale WPSA de Johannesburg, 10 avril 1935.

117. Lee à Koston, 4 mars 1935 ; Blank à Cape WPSA, 24 juin 1935.

118. Lee à Koston, 9 juin 1935.

119. Lake and Blank, lettre de démission de WPSA, 13 septembre 1935 ; Lee à Koston, 5 septembre 1935.

120. Lake and Blank, op. Cit ; Procès-verbal de la succursale WPSA de Johannesburg, 17 août 1935.

121. Lee à Koston, 22 août 1935.

122. Gordon à Cape WPSA, 9 juillet 1935 ; Klenerman, op cit ; Lake and Blank, op cit.

123. Compte rendu de la succursale WPSA de Johannesburg, 17 août 1935.

124. Compte-rendu de la succursale WPSA de Johannesburg, 20 août 1935.

125. Lake and Blank, op. Cit.

126. Ibid, cf. procès-verbal de la succursale WPSA de Johannesburg, 30 août 1935.

127. uWPSA à Johannesburg WPSA, 27 août 1935.

128. Lee à Koston, 5 septembre 1935.

129. Lake et Blank, op. Cit.

130. Ibid ; Gordon à Cape WPSA, 18 septembre 1935.

131. Gordon au cap WPSA, 18 septembre 1935 ; cf Hirson, Yours For The Union, op cit, pour une carrière ultérieure.

132. Klenerman, op. Cit.

133. Naboth Mokgatle, L’Autobiographie d’un Sud-Africain inconnu, Londres, 1971, pages 93-4 ; cf pp2l2-3, 222, 228-30, 233-5.

134. WPSA à LD Trotsky, 20 juin 1935.

135. Lee à Koston, 1er décembre 1935.

136. The Spark, n ° 4, juillet 1935 ; Lee à Adolphe, 1

Juillet 1936 ; Hirson, Yours For The Union, op cit, pp38,

137. Benson, op cit, pages 64-74 ; Hirson, « The Black Republic Slogan, Part 2 : The Response of the Trotskists », Searchlight South Africa, n ° 4, janvier 1990, p49-50.

138. R Lee, « The Native Bills », daté du 21 juin 1936 et imprimé dans The Spark, volume 2, n ° 8, août 1936 ; réponse imprimée sous le nom de « Clare Goodlatte », même numéro.

139. Socialist Workers League (Johannesburg), « Statement of Policy and Program for Work in South Africa », nd (1939), p2 (Trotsky Archive 12 16596).

140. Parti des travailleurs d’Afrique du Sud, « Projet de thèse : la question autochtone », nd (1934), pp5-6.

141. Ibid, p. 2-4.

142. The Spark, Cape Town, numéros de 1935 à 1938 ; cf ’Lettre ouverte à l’AAC’, Volume 4, n ° 1, janvier 1938.

143. Ibid.

144. Hirson, « Black Republic », partie 2, op cit, p54.

145. WPSA, « Projet de thèse : la question autochtone », pp2, 6,7 ; WPSA, « Projet de thèse : concernant la constitution du parti », p. 4 ; Hirson, « Black Republic », partie 2, op cit, pp48-9.

146. The Spark, volume 5, n ° 6, juin 1939 ; cf Hirson, « Black Republic », partie 2, op cit, p49.

147. Lee à Adolphe, 1er juillet 1935.

148. Lee à Koston, 17 mars 1935.

149. CBI Dladla au Bureau politique de l’ACSP, 17 juillet 1936.

150. Umlilo Mollo (The Flame), Johannesburg, 3 numéros, septembre-novembre 1936 (catalogue du British Museum n ° pp3558ibo) ; L’évaluation de Lee de la direction de l’AAC comme de simples convoitises de la « position des intermédiaires » entre les masses indigènes et le gouvernement apparaît dans Lee, « The Native Bills », op cit.

151. Lee à Adolphe, 1er juillet 1936.

152. Lee, « Quelques aspects de la question autochtone », op cit ; R Lee, « The Native Bills », op cit ; un article sur une grève des ouvriers du vêtement dans The Spark, mai 1936, est d’un auteur incertain.

153. « Marche des événements », The Spark, n ° 1, mars 1935 ; ’Divide and Rule’, The Spark, Volume 4, no 10, octobre 1938.

154. Lee, « Quelques aspects de la question autochtone », op cit.

155. Hirson, « Black Republic », partie 2, op cit, p55.

156. Groupe de Johannesburg pour la Quatrième Internationale à l’ESJ, 20 janvier 1938.

157. Voir les avis dans Umlilo Mollo, septembre-novembre 1936 ; The Spark, édite de 1935 à août 1937.

158. RTR Molefe (et 10 autres grévistes), supplément à Sapire, op cit.

159. South African Worker, 18 mars 1937.

160. Union africaine des métiers de la métallurgie à MM. Scaw Works, 21 février 1937.

161. Travailleur sud-africain, 18 mars 1937.

162. Molefe, op. Cit.

163. Lee à WPSA (Cape), 21 février 1937.

164. Lee à WPSA (Cape), 22 mars 1937.

165. Star, 24 février 1937 ; Lee à WPSA (Cape), 26 février 1937.

166. Molefe, op. Cit.

167. Sapire, op. Cit.

168. Ibid.

169. Molefe, op. Cit.

170. Lee à WPSA (Cape), 22 mars 1937.

171. Molefe, op cit ; Sapire, op. Cit.

172. South African Worker, numéros de janvier-juillet 1937.

173. Travailleur sud-africain, 18 mars 1937, italiques originaux.

174. South African Worker, 13 février 1937.

175. Lee à Adolphe, 1er juillet 1936 ; Lee à WPSA (Cape), 21 février 1937.

176. Lee à Adolphe, 1er juillet 1936.

177. Ibid.

178. Ibid.

179. Koston à Basch, 10 juin 1938.

180. Lee à WPSA (Cape), 12 mai 1937 ; WPSA (Cape) à Sapire, 12 juillet 1937.

181. S Bornstein et A Richardson, War and the International, 1986, p2.

182. Van Gelderen, op cit, pages 11-12.

183. Cf Bornstein et Richardson, op. Cit.

184. Cf. réponses des différents groupes sud-africains, la majorité n’étant affichée que bien en février 1938.

185. M Benson, La lutte pour un droit de naissance, IDAF, 1985, p74 ; Roux, Time Longer Than Rope, op cit, pp335-7 ; Hirson, Yours For The Union, op cit, pp4l-9.

186. Le ROSA, ou du moins une partie importante de ses membres, trouvait une nouvelle ouverture dans l’agitation du Département des affaires de couleur du Cap en 1943-44 ; cf Roux, Time Longer Than Rope, op cit, pp32l, 366-7.

187. Hirson, Yours For The Union, op cit, chapitres 9 à 14 ; cf Roux, Time Longer Than Rope, op cit, p341.

188. Hirson, Yours For The Unizon, op cit, p189.

189. Ibid, ppl87-8.

190. Déclaration du « Programme d’action » de l’ANC 1949, citée dans Searchlight South Africa, n ° 7, juillet 1991, p61.

191. Câble de presse de James Fairburn de 1958 Transvaal ANC Conference, cité dans Searchlight South Africa, n ° 7, juillet 1991, p61.

Communism and Stalinism in South Africa

Stalinism was as destructive in South Africa as elsewhere, tearing apart the foundations which the inspiration of the Russian Revolution had laid for the creation of a mass revolutionary Marxist movement. In South Africa the result was truly catastrophic, as it shattered the painstaking foundations which had been in the process of being laid for the integration of black workers into the labour and trade union movement. Out of the circumstances of this catastrophe, the first Trotskyist groups came together in Cape Town and Johannesburg, determined to reassert the genuine traditions of Marx, Engels, Lenin and Trotsky.

Prior to 1928 Comintern policy had never been satisfactorily resolved in relation to the peculiar problems of South Africa. In 1924 backing for the efforts of the Communist Party of South Africa (CPSA) to organise black workers and youth had been able to be read into that part of the Profintern trade union policy resolution which states ‘when trade union bureaucrats.., categorically refuse to admit black workers into the unions, the adherents of the Profintern must proceed to form negro unions, whilst making the cornerstone of their programme the struggle to unify unions in the same branch of production’.[1] Effectively, however, the CPSA was left to its own devices. Serious Comintern debate on the racial question focused mainly on the USA, and, unfortunately, the South African dimension was regarded as an ‘unwelcome interloper’.[2]

The immediate circumstances in which Trotskyism found an echo in Johannesburg stemmed directly from the first direct intervention of the Comintern, now under Stalinist control, into CPSA affairs in 1929. Until that time the CPSA, under its founder Sidney Percival Bunting, had pursued a straightforward line of fostering class consciousness and solidarity - not that this was an easy course in the racial climate of South Africa. Bunting’s pre-CPSA International Socialist League had attempted an IWW-inspired Industrial Workers of Africa in 1917,[3] and subsequently the ISL and the CPSA had tried to intervene in the politicised black Industrial and Commercial Workers Union (ICU) founded by Klements Kadalie in 1914.[4] Kadalie’s relatively privileged position, however, made him prey to illusions of courting liberal respectability, and in 1926, in pursuance of this, he expelled the Communists from the ICU.[5] Undaunted, Bunting and his associates, including the pioneer black Socialist TW Thibedi, set about trying to form their own unions. The ICU declined as an urban phenomenon, although it remained a vehicle for rural discontent. The problem of leaders like Kadalie was to be a recurring one as the Trotskyists were to find out later.

Organising black workers had many special problems, not least amongst which was that there were very few industries in which blacks had any power independent of privileged white workers. Only in the mines and in certain urban secondary industries was there any real potential for black workers to act effectively in isolation. The mines, however, posed yet further peculiar problems with much of the workforce being composed of migrant workers kept in closely guarded compounds. The breakthrough for the Communists came in 1927. Bennie Weinbren, a white Communist laundry worker, and Thibedi succeeded in establishing a Native Laundry Workers Union. This was followed in rapid succession by native workers ‘unions for the bakery, clothing, mattress making and furniture industries, all in the Johannesburg area.[6] 1928 saw an extension of activities to metal, cold store, dairy, transport and rope workers, and the erection of an umbrella Non-European Trade Union Federation. The whole edifice headed by Weinbren and Thibedi claimed to embrace nearly 10,000 workers by the end of 1929.[7] Actual CPSA membership rose in parallel from 200 to 1750, with 1600 of these being black.[8]

The Stalinist intervention came as a shattering blow in 1929. Stalin by 1928 had been increasingly seeking allies amongst oppressed and colonial bourgeois nationalist movements. The most notorious instance was the debacle in China. The logical application of this orientation to South Africa was worked out by Bukharin and the black South African Stalinist La Guma. It was the struggle for ‘a democratic independent native republic as a stage towards the final overthrow of capitalism’.[9] As far as the South African party was concerned, this was a ‘total reversal of any line previously laid down’.[10] Dissent was out of the question, and the CPSA was ordered to redirect all of its work towards an ‘independent native republic’.[11] A newly formed united front, the League of African Rights, was closed down in December 1929 on direct orders from Moscow,[12] and a small team of Stalinist functionaries began a purge of the party. Thibedi was one of the first to go,[13] and within the following 24 months so too went CB Tyler, WH Andrews, Solly Sachs and Bennie Weinbren, all key trade union organisers. Finally there was SP Bunting himself, the man described as ‘the great leader in the eyes of the African rank and file’.[14] He was expelled in September 1931. The effect of all of this on the CPSA was utterly devastating :

‘It successfully smashed or antagonised the new African trade unions… it made any sort of cooperation between the party and other bodies, whether black or white, impossible ; and it drove away almost all the Africans who had been attracted to the party under Bunting’s leadership.[15]

Less than 150 members were left in the CPSA,[16] yet it was to remain an incubus of crushing weight. Thus Stalin’s suicidal two stage theory of revolution and his ultra-left Third Period, both so fiercely criticised in the Chinese and German contexts, found their expressions in South Africa too.

The First Trotskyists

The remarkable initiatives of the American Trotskyists led to their paper, The Militant, launched in November 1928, becoming available in Johannesburg within a few months.[17] The outlet for The Militant was a radical bookshop run by Frank Glass and his wife Fanny Klenerman. Glass was a founder member of the CPSA, but one who had had various differences with them over the years. He was won to the Left Opposition almost immediately. It was Glass who made the first political contact with the Left Opposition from within South Africa. He did this in 1930, and then, early in 1931, he departed in search of action in China, where he was to become one of Trotsky’s most effective agents. Klenerman was expelled shortly afterwards as a sympathiser of the Left Opposition. Glass, however, left only one true Trotskyist disciple : a young Murray Gow Purdy.[18]

The next recorded contact with Trotskyism in South Africa came in April 1932. This was from the expelled veteran black trade union leader Thibedi. Thibedi was still confused about the cause of his predicament, but the central reason for his disaffection with the CPSA was clear. He wrote :

‘Today there is no longer any single trade union under the control of the party. Almost all the branches are now dead are purposely left to die by the Stalin bureaucrats.’

Yet at the same time he revealed that he thought that Stalin himself could not be aware of what was really happening, and he made common cause with the similarly naive Bunting in applying for readmission to the party ! Neither Bunting nor Thibedi ever developed or accepted any full critique of Stalinism. Bunting remained hostile to the idea of an organisational break from the Comintern, despite the treatment he received.[19] Thibedi did propose an oppositional Communist League, but it proved abortive. The one issue of his proposed paper, Maraphanga, exemplified his failure to become ‘an ideological Trotskyist’, it ‘did not appear to have any definite political line... [other than] various native grievances’.[20] Thibedi had no further contact with the Trotskyist movement other than a fleeting and similarly unsuccessful encounter with Raff Lee’s Workers International League in 1945 (see below).

The fact that Thibedi had come as close as he had to Trotskyism in 1932 seems to have been due to the influence of Glass ‘protege Purdy and his new associate Raff Lee. Purdy and Lee indicated that they had been in contact with Thibedi’s initiative of 1932 when they wrote to The Militant wanting it as a basis for education. As Thibedi had revealed, they had managed only to maintain a night-class in the interim. At the time of the 1932 initiative, Thibedi still had control of the remnants of the original Native Laundry Workers Union, but this too had collapsed, and the emergence of the first truly Trotskyist group in Johannesburg in 1934 went hand in hand with the rebuilding of this union.

By the time that permanent contact was re-established between Johannesburg and the Left Opposition, a formally constituted Trotskyist group had also emerged in Cape Town. In 1930 founding CPSA members Manuel and Francis Lopes had been attacked for ‘Trotskyism’, alongside their Johannesburg friend Frank Glass, by the Communist Party organ Umsebenzi .[21] Joe Pick, another founder party member, was expelled in September 1931 for ‘fractional activities against the leadership’ and ‘Trotskyism’.[22] No formal groups existed at these early stages, however, but The Militant was clearly as accessible in the Cape as it was in Johannesburg. In 1932 Charlie Van Gelderen and his brother encountered The Militant being sold by individual Left Oppositionists at a meeting of an eclectic International Socialist club.[23] They had already encountered the three key figures, Pick and the Lopes brothers, holding a street meeting on the Japanese invasion of Manchuria earlier the same year. The Van Gelderens joined these three, MN (’Dick’) Averbach and a handful of others in forming a Marxist Education League, ‘the first authentic Trotskyist organisation in Cape Town’.[24] The Lopes brothers soon began an opportunistic drift that was eventually to take them all the way to the Nationalist Party, much to the glee of the Stalinist hacks.[25] Pick and the younger activists, now including Max Gordon and the American seaman Paul Koston,[26] carried on. The little group worked as a fraction in the ILP and in a Communist Party-dominated Jewish organisation, the Gezerd, until it was expelled.[27] In common with Left Oppositionists in many other countries they then formed a public Lenin Club, both as a home for expellees and as a forum to reorient outwards towards a new International. This international reorientation followed from the debacle in Germany at the beginning of the year.[28] The Cape Lenin Club was launched on 29 July 1933. This was the group with which the Johannesburg organisation sought contact early in 1934.

The 1934 African Laundry Workers Strike

Barely had the two South African Trotskyist groups established contact with each other when the Johannesburg organisation was thrown into its first authentic test. This was the 1934 African laundry workers’ strike, the first real public test of the responsibilities to be faced by any of the South African Trotskyists.

The Johannesburg group, which formally constituted itself as the Johannesburg Bolshevik-Leninist League in April 1934, was centred on two key figures. These were Murray Gow Purdy, who had been brought into political activity by Glass,[29] and Raff Lee, a former member of the CPSA. Lee was reputed to have joined the CPSA at the time of the 1922 Rand Revolt, and like many others he had first found The Militant in the Vanguard bookshop[30] belonging to Glass. Developments at Johannesburg from 1931 to 1934 are very hazy. There is little firm information except for that of Thibedi’s abortive venture of 1932. During this period, however, Lee and Purdy had gradually consolidated around themselves a small activist group drawn from individuals first brought together as readers of The Militant. Lee was expelled from the CPSA, but even the exact date and circumstances of the expulsion remain uncertain. He was reputedly made persona non grata by Bunting after a clash over an involvement in a cat burgling escapade which was later elaborated in some yarns into ‘expropriating the bourgeoisie one by one’ ! The involvement of Bunting would have to place the date in or before 1931, but had he still been in the CPSA in 1927,[31] the expulsion must almost certainly have occurred after his encounter with Trotskyism.

The earliest fields of work for the Lee-Purdy group were in and around the CPSA in Johannesburg and the Rand Lithuanian Jewish community in which the CPSA had deep roots. This Lithuanian Jewish community on the Rand had had links with Russian revolutionary movements dating back to struggles within the old Czarist Empire in the 1880s.[32] This was the community from which Lee himself came. Lee’s own name is an Anglicisation of what was originally Raphael Levy.[33] A Jewish Workers Club set up under Stalinist influence in 1931[34] was a major base of Communist activity. As described by Roux :

‘The members of the club were mostly young men and women, mostly from Poland or Lithuania, earnest adherents of the Communist International, but having as yet only a very limited knowledge of the movement in South Africa and of the events that had led up to Bunting’s expulsion. They were told by Bach that Bunting was a traitor and that was enough for them.’[35]

These were the forces with which the Stalinists had broken up Bunting’s meetings after his expulsion.

Despite the obvious difficulties of working under the eye of such Stalinist domination, Lee had succeeded in winning recruits. One was Raymond Lake, who, like Lee himself, had joined the CPSA after the Rand revolt of 1922. Another, J Saperstein, had had a similar entry into politics, having actually been imprisoned for gun running during the Rand Revolt.[36] Max Basch, one of those who later came to England, was a younger Communist. Others were won straight to Trotskyism : Millie Kahn, who later became Lee’s wife, and Zena Blank, Lake’s girlfriend. Finally a very young Ted Grant was first drawn into politics by Lee during these years, too :

‘At the age of 11, he was introduced to the writings of Bernard Shaw, HG Wells, Maxim Gorky, Jack London, and others by Ralph Lee, a member of the Communist Party and a friend of the family. Within a short time, the reading material graduated onto the works of Marx, Engels and Lenin, so that by the time he was 15, Ted Grant was a confirmed Marxist.’[37]

Tongue in cheek, Lee later wrote that ‘a titbit for my biographers in the future ‘would be a picture of him ‘daydreaming his nights away in the library !’,[38] but this was far from an armchair grouping.

Lee, Purdy and their assemblage constituted themselves into the Bolshevik-Leninist League of Johannesburg in April 1934.[39] A statement of policy and orientation was drawn up by Purdy. Basch, Saperstein and the remaining few supporters still inside the CPSA sent an open statement of criticism to the CPSA leadership, deliberately precipitating their expulsion. The statement focused on the factional struggles which had surrounded Lazar Bach’s purges. Outlining an analysis of Stalinism, they pointed out that :

‘It is not the individuals who are responsible, but the system, in this case the party system or regime, which makes possible the breeding of such individuals who are only its crystallised expression... the causes of the impotence of the CP are not due to the Bachs and [South African] Joffes, but have their roots in the rottenness that lies at the heart of the Comintern - the Stalinist bureaucracy.[40]

They were summarily expelled the next day. The new League claimed 12 members, including five natives, and made the immediate effort already noted to establish contact with both the International Communist League itself and with the Cape Town Lenin Club.

In June 1934, shortly after the constitution of the Johannesburg Bolshevik-Leninist League, Purdy became Organising Secretary of the revived and revitalised African Laundry Workers Union. Perhaps as few as just three or four unions had survived the break from the CPSA in the period after 1929.[41] A breakthrough into the trade union field was essential if the Bolshevik-Leninist League were to become a real force, especially since it was the betrayal of trade union activity by the Communist Party which was both the single most important spur and the greatest opening for oppositional activity in Johannesburg. Success meant first breaking the stranglehold which the Stalinists were trying to re-establish over the union rumps. An intervention into the bakers’ union failed, but then activity around the laundries met with spectacular success. The large laundries on the Rand employed between them nearly 1000 workers. During June 1934 a series of factory gate meetings recruited nearly 300 to the union.[42] A crucial asset was the link retained with Z Mngabe, the factory organiser, and other black activists who had been involved in Thibedi’s abortive venture of 1932, and for whom Lee and Purdy had been running political and educational classes in the interim.[43]

The new union soon faced a severe test, a test, moreover, precipitated at a time when Lee was away visiting contacts in Durban.[44] Negotiations to establish union recognition, overtime and weekly pay ran into an impasse. On 28 August a confrontation took place at the Reliance, one of the largest laundries. The employers presented an ultimatum, accept their terms, or leave. The 90 black union members walked out.[45] The next day they returned with Purdy, which resulted in the union giving its own ultimatum to all three of the largest plants, the Reliance, the New York and the International.[46] The expiry date passed, and on 6 September a further 90 members at the other two establishments left work.[47] A strike procession the next day led to Purdy’s arrest on a charge of inciting disorder, a ploy frequently employed by the authorities against political and industrial challenges.[48] Millie Kahn, as she then was, has described how she walked with the black laundry workers through a gauntlet of abuse from white women. The corrugated iron dwelling which was home to Lee and Kahn became the strike headquarters.[49]

Tactical problems abounded. Any strike action by natives faced the threat of action by the authorities on any number of pretexts. Purdy attempted to minimise the opportunities for intervention by making great play of ‘peaceful tactics’,[50] and refraining from the use of pickets. He was criticised by the Communists on both accounts for not being sufficiently aggressive.[51] Even the one processional rally which was held had nevertheless led to confrontation with the authorities. On the other hand, the Communist Party was to some degree more conciliatory than might have been expected. Despite criticising Purdy’s leadership, the CP publicly offered support and assistance. The IKAKA Labour Defence even contributed to Purdy’s bail.[52] ‘Nevertheless, the Stalinists were kept at arms’ length, their motives being rightly questioned,[53] and the only organisational help sought was from the Trades and Labour Council (the South African TUC), which involved fewer strings.[54]

On 6 September the Johannesburg Star reported an apparent breakthrough, with all three main plants conceding union recognition, and two offering in addition the 2/6d pay rise necessary to translate monthly pay to a four weekly cycle. Would that things had been so simple ! In reality the concession of union recognition was only tacit and not formal. Formal recognition was still demanded, yet barely 50 per cent of the New York and International workers were supporting the Reliance. Worse still, no help was forthcoming from the Rand Steam plant, and Leonardo’s were bought off. Meanwhile, replacements were beginning to be found even for the skilled ironers. Seventy-three of the Reliance strikers now found themselves arrested for criminal breach of contract.[55] Prosecutions were started at the other plants as well. The focus of attention now shifted to what had suddenly become a test case for master and servant legislation.

One of the strikers, Oscar Maboa, who had been at the centre of the altercation which had led to the initial walkout, was taken as a test case on 20 September.[56] He was acquitted, but only on the grounds that certain of the manager’s comments could have been construed as dismissal.[57] Acquitted of the charge of illegal strike, the 73 thus found themselves sacked. This was a pyrrhic victory with a vengeance. Almost all of the strikers at all three firms had already had their jobs taken by replacements. The Stalinist organ Umsebenzi was not slow to lay this all at Purdy’s feet.[58]

Not long after the laundry workers’ strike, two of the younger members of the group left Johannesburg to begin making their way to the centre of the world action in Europe. These were Max Basch and Ted Grant. The Cape Town and Johannesburg groups had by then been in contact with each other for some time, and Grant and Basch were able to stop with the Cape Town Trotskyists whilst waiting for a suitable ship. Grant took the opportunity to deliver his first public speech, an account of the events of the laundry strike, to one of the Lenin Club’s open air street meetings outside the Castle Street Post Office, and chaired on this occasion by Charlie Van Gelderen.[59]

A brief mention of the strike appeared in an article by Lee that was printed in both The Spark and the New International in 1935. The strike may not have been particularly successful, but nevertheless here was reaffirmation of the process of proletarianisation and of the potential for revolutionary intervention.[60] Once again the public pronouncements disguised a far more complex reassessment.

Lessons and Conflicts

There were many lessons to be derived from the experience of the laundry strike, and many of them were to be learnt, and were powerfully to shape future tactics. The drawing of these lessons, however, became embroiled in a wider struggle over the future direction of Trotskyism both inside and outside of South Africa, the two debates compounding, too, with clashes of sensibilities and personalities. The reorientation of the Left Opposition towards the objective of creating new revolutionary parties and a new International created major problems. The ‘French (entrist) Turn’ provoked a major controversy internationally. This had its echo in South Africa, but much more fundamental in this case was the creation of a full perspective and programme for the new party. Creating this was a major challenge which was to reopen all of those questions of the analysis of the South African situation which had been left unresolved from the early days of the Third International itself.

The controversies polarised around and finally caused a split between the two leading theoreticians in Cape Town, MN Averbach and Judel Burlak. The ripples impacted on Johannesburg. They were compounded by the need to draw the lessons of the laundry strike, and they split Purdy and Lee too. Nowhere was the forging of the cadres of a new International from those thrown together in reaction to Stalinism easy, and South Africa was to be no exception.

For May Day 1934 the Lenin Club in Cape Town issued a public manifesto highlighting the call for a new revolutionary party and a new International.[61] The intention to follow the call for the creation of a new revolutionary movement was one thing, but actually working out how to put it into practice, especially in the peculiar conditions of South Africa, was quite another. In its first year the Lenin Club had still been a rather loose grouping. In August 1934 four leading comrades, Pick, Averbach, Burlak and C Van Gelderen, were assigned to thrash out the necessary theses on the key questions of the trade unions, war perspectives and the native issue.[62] Burlak, a remarkable Jewish theoretician reputedly once a member of an Estonian or Latvian soviet in the early days of the Russian Revolution,[63] forced the issue on the question of constituting a Bolshevik-type party.

For Burlak the necessity and viability of such a party had a simple base. The bulk of the native black population had been reduced by legislative and fiscal measures to a subjugated peasantry forming a vast reserve army of labour. The rural native population could thus be drawn directly behind the social revolution through the unique promise of the social revolution to solve simultaneously both the land ownership problem and also the national question.[64] It was a classic application of the theory of Permanent Revolution. The revolutionary urban black proletariat, Burlak postulated, would also find support from amongst the white workers. The white working class would be driven to recognise common cause with the revolutionary black workers as its privileged position was undermined by the effects of recession and de-skilling, an inexorable development, notwithstanding a degree of interest in the ruling class in maintaining divisions between black and white workers.[65]

From an initial position of being in a minority of one on the four man commission, Burlak soon won an overwhelming majority of the Cape membership as a whole, and the backing of the Johannesburg Trotskyists as well.[66]

Profoundly different perspectives and a correspondingly different view of party organisation informed the view of the Averbach minority. The crux of the issue was the assessment of the Malanite Afrikaner Nationalists. In preparing the War Theses, three of the theses commission, Averbach, Pick and Van Gelderen, rejected the view of the Malanite Afrikaners as the ‘old oppressor’, and had presented them as ‘still a progressive force capable of putting up a real struggle against imperialism and war’.[67] The suggestion was that Malan’s Afrikaner nationalists, already leaning on anti-imperialist left rhetoric, would become the leadership of an anti-imperialist movement, and that by adapting to the Malanite neutrality sentiment, rather than opposing war outright, the real left would find an opening to ‘large sections of black and white toilers’.[68] Averbach’s minority, however, having misappraised the situation as regards the Nationalists, then went on to revise the perspectives relating to the native and class questions, questioning both the analysis of rural peasant class forces and the coalescence of black and white class interests, to give increased emphasis to the national struggle in t sphere as well,[69] and they finally came down against a Bolshevik-type party model as well.[70]

An unkind eye might have perceived a difference between a hard clear perspective, questionable perhaps only in its timescale, and a predilection for a relatively easy opportunist drift. Burlak and his majority grouping treated the two main points of difference raised by Averbach with an undisguised contempt that reinforced their determination to accept a split if necessary. The idea of any possible coalescence with the Malanite Afrikaner opposition was dismissed as ‘ridiculous foolishness ‘by the Burlak majority, who correctly perceived that Malan’s real class interests and ‘dangerous demagogy ‘necessitated exposure and outright opposition.[71] The Malanites were certainly not forces to be ‘exploited’, to ‘make use of ‘or to ‘utilise’.[72] Similarly, the rosy picture of the political regime used to bolster the proposal to retain a simple ‘open’ party was scathingly dismissed as equally opportunistic and taking no account at all of the actual conditions already prevailing for the black and coloured sections of the population.[73]

The Johannesburg group were not directly involved in the perspectives dispute in the Cape. The trade union question, which most clearly did impinge on the immediate programme in Johannesburg, was in any case not an issue. Both factions in the Cape agreed, at least in principle, on the necessity for developing black trade union organisations. Lee, however, did actively back Burlak in his drive for a precipitate resolution of the debate, and in this context it was the Johannesburg group that provided the solution to the problem of the name of the putative new party. The problem was to find a better alternative than the title Communist League originally adopted in the Cape following international precedent. Communist League, however, could not be rendered into native languages in any way that did not confuse it with the Communist Party. Lee argued that a clear differentiation from the discredited Communists was needed, and proposed adopting the name Workers Party in line with the recent American decision.[74] This was, then, the name taken by the new party when it constituted itself by decisions taken at the Cape on 17 January 1935,[75] and at Johannesburg on 7 February.[76]

Both Lee and Burlak proved resistant to the International Secretariat’s pleas for restraint. The International Secretariat had its own difficulties in arbitrating on the complexities of the problems raised. There was no easy Third International precedent to which reference could be made. On account both of this and of concern not to split unnecessarily the small base of Trotskyism in South Africa, the Secretariat counselled against precipitous haste in the formation of the new party.[77] How far this advice would have been heeded it is difficult to say, but the deliberations of the International Secretariat were in any case weeks behind events in South Africa.

When the International Secretariat did finally respond in detail at the end of March 1935,[78] further problems were raised. The reply was drawn up by Ruth Fischer, under the name ‘Dubois’, in terms which were close to those of the Averbach minority in some ways, but in others even closer to the ‘Black Republicanism ‘of the Communist Party ! ‘Only a fool would criticise so boldly and so slashingly in a field in which he [sic] is consciously quite ignorant’, responded Lee, concluding that the only thing that this reply proved was that even ‘our IS is evidently not composed of supermen.’[79] This was the first but by no means the last occasion on which Lee was to display such self-assurance and independence of mind in the face of the ‘authority’ of the International Secretariat. Lee was not to know then that the International Secretariat itself had been seriously divided on how to respond,[80] that Trotsky himself was yet to reply in terms far more favourable to the Workers Party perspectives,[81] or that the International Secretariat would, though in vain, eventually advise Averbach’s minority to reunite with the main group.[82] The minority, by the time this decision was finally taken, had constituted its own organisation with the very same old title, which the majority had just rejected, of the Communist League of South Africa.[83] Antagonism between the two groups was intense and was to contribute to the souring of relations within the Johannesburg group when the lessons of the laundry strike were being considered.

The defeat which the laundry union had suffered could not be ignored. At the time of the strike in September 1934 the union had had a peak membership of 309, but by February 1935 only eight were still paying subscriptions. Future prospects demanded that mistakes had to be recognised and learnt from, and there was pressure from the African workers for the rejection of Wage Board conciliation to be reconsidered.[84] Lee drew up a self-criticism of the original handling of the strike, with proposals for revising future tactics.

Central to Lee’s critique was implicit recognition that some of the tactics used in 1934 had as yet been insufficiently emancipated from the Communist Party’s Third Period ultra-leftism. Insufficient attention had been given to creating real fractions within the rank and file, as opposed to leading from the controlling positions. Refusal to compromise with a partial victory when that had still been possible, and dogmatic opposition to a Wage Board application, had also been blunders.[85] The Johannesburg Trotskyists had to learn from these mistakes, but Lee now also recognised that the Africans might have to go through practical learning experiences of their own, and the Trotskyists would have to go with them to draw out the lessons of theory from real practice. On this basis Lee proposed that a new start be made by calling a general meeting of the laundry workers to discuss the question of a wage determination. The objections to machineries of class conciliation would be repeated, but if the majority still wished to apply for a ruling ‘our duty would be to carry out their wishes, while continuing our criticism’.[86] Lee was supported in this proposal by the as yet inexperienced Max Gordon, who had only just arrived from the Cape.[87]

Reflections on the limitations and responsibilities of leadership clearly weighed heavily on Lee at this time. It seems no accident that only weeks later he was found penning the most detailed criticisms of a draft article for the WPSA’s theoretical journal The Spark, criticisms all aimed at attaining precision on the question of the relationship between the party and the class. A sentence reading ‘We must strive for… the raising of the wage of all the unskilled...’ needed, he wrote, to be ‘replaced with “The Workers Party” must lead the struggle of the urban workers... for the raising of their wage, for’, he continued, ‘it is by the struggle of the workers and not only of their party that wages can be raised’. By making this and other similar changes, he argued, ‘we emphasise the importance of the class (led by its party)... this is better than speaking of the party (supported by the class)’.[88]

Purdy was not persuaded by Lee’s protestations that there was nothing personal in his criticisms of how the strike had been handled. At the same time Purdy was probing for explanations of events in the Cape, and was questioning Burlak’s hostility to the ‘French Turn’. Lee noted that Purdy was ‘well supplied with Communist League documents’,[89] and Paul Koston from the Cape voiced suspicion, later confirmed,[90] that the source was the Van Gelderens.[91] Possibly the Communist League’s link with Purdy had its origins in the original Glass-Lopes partnership. Whatever the root cause, the road was set to a confrontation which would break up the original Johannesburg groups.

In the meantime, on the surface, activities continued on an increasingly broad scale. Max Gordon suggested establishing an open discussion forum on the lines of the Cape Town Lenin Club, Molefe, one of the Africans, organised a Workers Committee in Alexandra Township, and some of the group were also intervening against the Stalinists in the Anti-Fascist League.[92] Max Gordon was also being introduced into the Laundry Workers Union by Purdy in preparation for his taking on the Secretary’s position to free the latter for other work.[93] Gordon took over from Purdy in May 1935 ;[94] accounts which state that Lee was at some point Secretary of the union as well as of the Johannesburg Workers Party branch seem to be confused.[95] Despite the dynamic build up of activities, however, the stormclouds continued to gather.

The Laundry Union was still not out of its troubles. Pooe, the Treasurer, ‘one of the most promising militants’ and original champion of the Wage Board application, was discovered to have embezzled funds.[96] At the same time Gordon, as the new Secretary, was accused of being extremely tardy in processing the application to the Wage Board which had now been agreed. Things went from bad to worse when the party’s previous opposition to going to the Wage Board was remembered, and the Africans’ anger came down on Lee when he tried to defend Gordon. Lee, however, alienated Gordon, too, by complaining privately that ‘the Wage Board [manoeuvre had] been rendered almost futile thanks to [his] exasperating negligence’.[97] Gordon was eventually to rebuild the union successfully over the next 18 months (he too was learning lessons), but in later recriminations Lee’s enemies were to all but reverse the roles which he and Gordon had played in initiating the reconstruction in the troubled months of early 1935.[98] By the time the reconstruction was fully underway, the events surrounding the confrontation which had been building up with Purdy had irredeemably soured relations between Lee and Gordon too.

It was the launching of a Lenin Club for Johannesburg in May 1935 which brought matters to a head.[99] The club, as intended, immediately drew in a diverse selection of elements, ‘interested in the work of the Fourth International’ but ‘not strictly Trotskyist’ ; one of those so attracted was Fanny Klenerman, Frank Glass’ former wife and an independent anti-Stalinist.[100] Unfortunately, the parallel with the Cape Lenin Club was beginning to be far closer than had been intended. The small Workers Party group could not necessarily be assured of controlling its own creation. The inaugural meeting saw the beginnings of the clashes which were finally to tear the original groupings apart. Klenerman set herself against Lee from the start, apparently unaware of the behind the scenes role of the Workers Party in launching the club.[101] ‘First she got the title ‘International Workers Club’ adopted by a substantial majority in place of the ‘Lenin Club’.[102] Then she successfully opposed the intention to have the club dedicated to the tradition of ‘Marx, Engels, Lenin and Trotsky’, and so by a margin of only one vote reference to Lenin and Trotsky was excluded. In the confusion the Workers Party group itself had failed to act as a solid block. The central issue, as earlier at the Cape, was the choice between a loose anti-Stalinist confederation or the road towards a new revolutionary party ; in Johannesburg, too, that issue now had to be faced.

Purdy, Chairman of the group up to that time, was the first to go. He was expelled on 22 June 1935.[103] When it came, the expulsion was the final result of a drawn out and intensifying conflict. His acceptance of the WPSA had not been unconditional, and there were problems over the acceptance of group discipline which predated even that.[104] Purdy was the only member with qualms over the foundation perspectives, sharing in fact some of the Averbach-Fischer criticism of the Native Question theses, but, unlike the Cape minority, he had initially pursued a line of unity.[105] The differences over the Native Question theses were not resolved, there were the problems that had arisen over the handling of the Laundry Workers Union,[106] and the finality of the Cape split. The pretext for his expulsion, eagerly seized upon by Lee, Saperstein and the Cape leadership, was when he unilaterally issued an open call for reunification of the two Cape groups in his capacity as branch Chairman on 7 June.[107] The sentiment may have been laudable, but the action underlined an inability to grasp longer term organisational necessities ; precipitous action, not organised struggle, was Purdy’s forté. After further clashes with Lee at the IWC, which will be seen below, Purdy left South Africa, at first headed for Abyssinia,[108] but finally he got to India, where he became an almost legendary figure on the putschist fringe of the Trotskyist movement.[109]

Even this, however, was still not the end of the troubles. Saperstein, violent, anarchistic, an ‘ex-hobo, sailor and stowaway’, according to Lee, certainly confrontational, tough and self-reliant, a 1922 strike gunrunner ;[110] was developing an agenda of his own. Saperstein’s main preoccupation was with the anti-Fascist movement, and indeed later he was to succeed in getting to Spain during the Civil War there.[111] The anti-Semitic Fascist Greyshirts were a real force in South Africa in 1934-35. The Communist Party set up an Anti-Fascist League early in 1934.[112] The Cape was the initial focus, but in March 1935 Umsebenzi, the Communist Party organ, announced that the ‘Anti-Fascist Storm Centre Shifts to Johannesburg’.[113] The Trotskyists intervened to press for genuine united front anti-Fascist policies.[114] However, even relatively muted critics such as Klenerman were already suffering a certain degree of ostracism,[115] and it was not surprising when in April 1935 the BLL and Lenin Club were expelled from the League.[116] Saperstein was increasingly involved with the Anarchist advocates of direct action in the militant Workers Defence League. With these new allies he argued unrealistically for the establishment of a breakaway rival AFL which would have excluded the Communists.[117] At the International Workers Club inaugural meeting he voted with the Anarchists against the dedication to Trotsky.[118] The cracks in the old BLL were widening.

In the meantime, at the Cape the rival Workers Party and Communist League groupings had severed their very last ties. For a short while they had continued to cohabit in the Lenin Club. But now the Workers Party had broken away to establish its own Spartacist Club.[119] Raymond Lake and Zena Blank, who had sympathised with Purdy’s hopes for reunification, were more than a little unhappy at this new turn of events, and their dissatisfaction was not hidden.[120] Lee, despairing of the lackadaisical and ‘anti-party attitude’ of the malcontents,[121] was determined to disband the branch in order to start afresh. He did not suffer fools gladly, and could be implacable and unforgiving in his treatment of any he came to see as hindrances to the movement. To his opponents this was vindictive sectarianism.[122]

Events now moved at breakneck speed. On 17 August Lee got the branch to dissolve itself by three votes to two.[123] Only three days later on the 20th a new branch was provisionally established.[124] Blank, Lake and Saperstein were excluded, and three new members brought in. Max Gordon become an unintentional casualty of the events. He was invited to the new branch, but initially decided to keep his distance, unhappy as he was with Lee’s handling of the troubles. Even then, however, the affair still had not ended. The feuding factions still met at the ill-fated International Workers Club. There were arguments and Purdy turned to blows after one meeting,[125] and Lee called for his expulsion from this body too. Blocked by Klenerman, Saperstein and Purdy’s own supporters, Lee and the members of the new party branch withdrew from the IWC.[126] Purdy headed off for Abyssinia on 5 September, but events had run their course.

The Cape leadership applauded the ‘clean sweep’,[127] whilst Lee optimistically proclaimed that ‘in shedding the dross that has accumulated around “Trotskyism” we are testing our sinews for the real fight. Nothing is even lost...’[128] Was this the necessary process of sifting and selection dictated by the demands of the tasks ahead, or, as the malcontents would have it, had it been no more than a destructive drive by ‘Kostan [sic], Lee and Burlak for monolithic unity’, which had now left ‘far more Trotskyists outside the Workers Party than in it’ ?[129] Only events would tell. Before September was out Lake, his girlfriend Blank, and Max Gordon had all tendered their resignations.[130] Gordon linked up with Klenerman to begin his career as a well-known, important, but essentially non-party-political trade union organiser.[131] The former two simply began to drift, their cosy dreams of an easy and painless reinjection of ‘the true revolutionary spirit back [in] to the workers movement of South Africa’ shattered. They may, like Klenerman and Gordon, have had some contact with a later Left Wing Socialist Club which existed for a while around the fringes of the Socialist Party.[132] Lee forged ahead with his own drive towards the black working class.

The Last Years in Johannesburg

The contrast between the sterile infighting of the summer of 1935 and the next period could not have been greater. Lessons had been learnt, the new members proved energetic and committed, and significant numbers of blacks began appearing for the first time since the early days of the Laundry Workers Union. The new public face was the Spartacus (sic) Club, and meetings were held not just in Johannesburg, but in Alexandra township and Pretoria as well.

By a remarkable historical accident, one account survives that is illustrative of Lee’s attempts to reach black workers at this time. This is in the autobiography of the black trade union activist Naboth Mokgatle. Mokgatle never joined the Trotskyists, though he retained a healthy distance from the Communist Party for many years, but he never forgot his earlier encounter with Lee, and he recalled it when he wrote his memoirs 30 years later in the 1960s ![133] The particular visits to Pretoria recalled by Mokgatle proved fruitless. In part this was because of the damage already done by the ‘heavy boots’ of Stalinism. Not every initiative worked or could work. The new branch was still essentially white in composition. Key new figures in this were the mining engineers Heaton Lee and Dick Frieslich, and at least Max and perhaps Leon of the Sapire brothers, both lawyers. The great problem was still how to reach and organise the black workers.

Trotsky and Ruth Fischer in their commentaries on the Workers Party theses had criticised what they had seen as an unduly curt dismissal of black nationalism in reaction to the CPSA’s ‘Black Republic’ stance. That this criticism had not been fully warranted was made clear in the Workers Party’s response,[134] but the practical efforts made to try to reach black workers remained the most effective rebuttal of this criticism. There were, however, grave problems. Minutes reveal great frustration at the ‘exasperating slowness’ of attempts to get a response from the ‘Dostoyevskian gloom’ of Alexandra.[135] Frieslich and Heaton Lee made efforts to make contact with African mine workers, but were rebuffed by the disciplinary and security system through which the mine companies kept these migrant workers in such conditions of ignorance and isolation that they were far more difficult to organise than blacks in urban secondary industries.[136]

Nevertheless, a new opening was thrust upon the group late in 1935, at last taking it into direct contact with black nationalist politics, it is often forgotten today that some black Africans were enfranchised in Cape Colony in the early decades of this century. Late in 1935, however, pressure from the Afrikaner parties led to moves to curtail even this very limited enfranchisement, and simultaneously to place yet further restrictions on native landownership and purchase. An All-African Convention was pulled together to take up the challenge of these threats, drawing on all shades of opinion and organisation within the Black, Indian and Coloured communities.[137] The Workers Party intervened in the AAC with the theoretical organ The Spark , offering constructive criticism, and both the Cape Town and the Johannesburg groups sent delegates to its debates. But the intervention also revealed problems within the Workers Party’s own praxis, which had so far remained hidden, and led at one point to an open debate in the pages of The Spark between Lee and the Cape leaders on the issues at stake.[138]

The record in practice of the Cape Town leadership of the Workers Party was beginning to shape up rather differently to what might have been expected from a rounded reading of their theoretical theses. Trotsky, as already noted, had criticised what he had seen as a misplaced hostility to black nationalism, but this deficiency, if it had ever actually occurred, was more than compensated for in practice. Indeed, there were those who would eventually break from the party, accusing it of becoming obsessed with black nationalist politics to the exclusion of all else ![139] The key to this problematic transformation lay in the degree and nature of the emphasis placed on the land question.

In Burlak’s original discussion documents a correct approach to the land question had been posed as ‘the axis, the alpha and omega of the revolution’, and as in Russia it was posed as the only way of drawing the still rural oppressed majority behind the revolution.[140] He had said, however, that there was no question that the leading role in the revolution had to be taken by the working class, and that therefore ‘the first task... must be to bring class consciousness to every member of the working class’. It was the working class, he had said, that had to bring revolutionary leadership to the ‘downtrodden’ and ‘backward’ rural poor ; ‘a revolution to be successful’, he had said, ‘must be led by the working class. Never in history has the peasantry by itself succeeded in a revolution.’[141] The intervention of the Cape leadership in the All-African Convention, however, took the form of attempting to ‘sell’ the land programme to the existing black leadership.[142]

The emphasis became one of finding a base amongst the black petit-bourgeois intellectuals and rural leaders.[143] No comparable attempts were made by the Cape leadership to attend to the task of organising black workers.[144] If there were moments in the earlier discussions that seemed to betray an involuntary identification of the ‘working class’ with the white workers,[145] this was now compounded by the Cape leaders’ substitution of themselves for the revolutionary working class in their approach to the AAC. There was apparently more substance to Lee’s nitpicking critique of some of Burlak’s formulations than had at first met the eye. The presentation of the land question as the ‘alpha and omega’ was being pursued to the neglect of the development of the most revolutionary, black, section of the working class itself. The Cape intellectuals, in their isolation, were falling foul of the danger Bunting had once warned against of regarding the oppressed blacks as mere ‘native masses’. They were eventually to dismiss the masses with an incredibly patronising attitude as ‘too oppressed and ignorant of their oppression to accept a revolutionary doctrine’.[146]

The practice of Lee’s Johannesburg branch, the second pole of the Workers Party, was continuing to develop along rather different lines. This was not difficult since ‘as a distance of 1000 miles separates us, each branch is practically self-contained, and there is no national leadership in the sense of a single committee controlling both’.[147] Lee had implicitly questioned Burlak’s placing of the land question above all other issues when he had asked for the deletion of the words ‘the agrarian revolution is the fundamental task that must be tackled first’ from one of the early Spark articles, and their replacement by the formulation : ‘In winning the support of the rural native workers in... overthrowing capitalism and breaking... imperialist domination, our main slogans must be...’[148] Now to complement the theoretically orientated Spark, but also in contrast to it, Lee tried to launch an agitational paper. Though the paper, Umlilo Mollo (The Flame), only appeared for three issues in the latter half of 1936, it enables us to glimpse the approach taken by Johannesburg delegate CBI Dladla to the Transvaal section of the All-African Convention.

Dladla was the most important new black recruit to the Johannesburg party. He won over from the CPSA early in 1936 through the criticism of the Communists’ neglect of class issues under its ‘Black Republic’ orientation.[149] Diadla argued at the AAC for the creation of a revolutionary opposition within the movement, in preference to trying to influence the existing compromised and place-seeking AAC leadership.[150] If the founders of the Workers Party had earlier had doubts about the ‘French Turn’, in practice Lee and Dladla were implementing it here. Lee wrote :

‘The experience of past movements (the ANC and the ICU) has demonstrated that a revolutionary platform propagated by a determined band of agitators finds enthusiastic support among the miners. [But] both the ANC and the ICU... degenerated into reformism... Hence the necessity for the formation of a revolutionary wing in the All-African Convention.’[151]

Intervention was conceived as valuable only as a route to the masses. Other actions evidenced during 1936 show Dladla and Lee deeply involved in agitation aimed at drawing together disparate locations and vigilance committees and associations which existed amongst the black workers on the Witwatersrand. Everything about the Johannesburg organisation was permeated with a recognition of the central importance of the black working class ; the contrast with the Cape Town groups could not have been more marked.

Lee’s contributions to the main Workers Party organ, The Spark, were few, despite the fact that he acted as General Secretary for the Workers Party as a whole for a period in 1936-37. Nevertheless, such as they were, they did provide virtually the only direct commentaries on development in the black trade unions,[152] and they incorporated some glimpses of further intriguing differences of emphases in perspectives as well. Particularly notable were asides on the segregation issue. The principle editorial line of The Spark was simply that segregation was an integral part of the strategy of imperialist capitalism.[153] Lee suggested something a little more sophisticated. The Afrikaner landowners and farmers and segregationist white labour had clear interests in perpetuating segregation, but there was a dialectical contradiction in the position of industrial capitalism. Segregation, though politically advantageous at one stage, would increasingly come into conflict with both the consequences and needs of economic development.[154] Here was an echo of Bunting’s contention that economic development would eventually enhance the bargaining power of black workers to the advantage of working class unity, with or without the effects of recession. Even in South Africa capitalism would create its own gravediggers.

The intervention of the Cape Workers Party leadership into the All-African Convention achieved little of substance in the short term, but it was to leave a problematic legacy in the Unity and Pan-Africanist movements today.[155] In Johannesburg the main focus remained firmly on the question of organising black workers. The viable nucleus of the Laundry Workers Union handed on to Max Gordon grew and survived another difficult strike in 1936, but strained relations between Gordon and Lee severely limited the Workers Party’s influence here.[156] To try to reach new groups of workers, immense perseverance and concentration of effort went into Spartacus Club classes for black workers held weekly, and at times even daily, by Lee, Dladla and their associates in Johannesburg, Alexandra, Orlando and Benoni.[157] The approaches to mineworkers failed, as already related, but eventually a substantial base was established amongst workers at the Scaw Works, one of Johannesburg’s largest metal works. An African Metal Trades Union was launched on this basis in January 1937.[158] This was to be the final act of Lee and Johannesburg’s first Trotskyists.

The Lee group was under immense pressure. Lee was too well known to the Stalinists now as ‘Johannesburg’s chief protagonist and defender of Leon Trotsky’.[159] A premature dispute was precipitated by the dismissal of one of the Africans in mid-February.[160] The workers could not be held back from confrontation ; even the Stalinists did not deny this.[161] ‘Comrade RL advised us several times that the best ccccccccccway is to organise more workers, as many as possible from other metal works, we found that to be a hard task that will take years, while we were suffering on account of low wages.’[162] Lee had to lead the strike or lose face. ‘In leading the first strike of 1937’, he declared, ‘the “counter-revolutionary” Trotskyites are flinging the lie in the faces of the wretched Stalinists.’[163]

The black workers at the Steel Coilings and Aluminium Works gave 48 hours notice and then struck, demanding a 25 per cent wage increase, two weeks paid holiday per year, and other improved employment conditions. The strike began on 23 February, and was to last for 10 days. During these 10 days Lee and Max Sapire unsuccessfully attempted to gain assistance from the white engineers, the Labour Department and the Trades and Labour Council ; at every turn they faced indifference or Stalinist obstruction.[164] The arrest of 16 of the strikers began the next familiar phase.[165] The strike was broken, although only one of those arrested was actually convicted in the end.

The fine of £2.10/- was paid by Lee and Sapire.[166] In total, Lee, Sapire and the Workers Party expended nearly £150 in support of the strikers and the union in the course of the dispute, whilst the union itself had had barely £20 in its funds at the outset.[167] Lee had ‘worked tirelessly... performing a score of tasks, approaching other organisations, collecting funds and even selling his few possessions to do so’.[168] The Africans also paid testimony to the support they had received from ‘coms Heaton, Frieslich, Kahn, etc’.[169] Even at the end Lee had difficulty in persuading some of the workers to go back to preserve the union base,[170] ‘whilst others he helped get employment elsewhere.[171]

Defeat, however, was defeat. Only outright victory could have saved Lee. Now the Stalinists moved in for the kill. There was an onslaught on Trotskyism.[172] The most lurid highlights of the Moscow Trials were being trumpeted from every platform ; and the Stalinist South African Worker howled :

‘The line pursued by Lee is the usual adventurist stuntist line pursued by Trotskyites all over the world where they put their snouts into the labour movement... Their tactics must be exposed to all workers in South Africa... They must be driven out of every section of the labour movement, as they are the enemies of the workers.’[173]

The threats were not empty. The Trotskyists were manhandled out of the meetings when they challenged the Trials.[174]

The great hope had been, whether through the AAC or union work,[175] to reach the miners. ‘The native miners ‘union, given revolutionary leadership, is the battering ram that will smash down British imperialism in South Africa’,[176] Lee had written, but the practical difficulties of reaching these workers ‘in our present isolation [made the task] almost too audacious even to dream of’. He added that they were ‘almost out of reach of our propaganda not only through... language, political inexperience and backwardness but also through physical difficulties’, as they were ‘virtually imprisoned in the “compounds” under police guard’.[177]

There was, however, little alternative. Lee had had to conclude a year before the metal strike that :

‘Amongst [native] intellectuals few.., have the necessary grasp of the language to be reached by our written propaganda, and these few are subjected to an ideological bombardment from the churches, the Chamber of Mines, the bourgeois negrophiles and the African nationalists, not to mention the privileges which imperialism is enabled…to dole out to submissive leaders.’[178]

Here was the ‘Catch 22’ situation that Paul Koston at the Cape was also to recognise :

‘The intellectual does not feel the full force of oppression, he eats, and he hopes and he believes in the rulers... The fact that we have successfully predicted the disastrous outcome of Stalinist policies is not enough : this only affects a few individuals. To win the confidence of the workers it is necessary to lead them successfully in their everyday life.’[179]

This is precisely what the Lee group had tried to do. But it was now clear that the dead hand of Stalinism blocked access to this task from within the limited base of white revolutionaries. The faith that the key to the future for South Africa lay with the black working class remained undiminished,[180] but there was no way out of the impasse created by Stalinism in South Africa within the very short timescale created by the plunge to war in Europe. In June 1937, three months after the end of the strike, Lee, Kahn, Heaton Lee and Frieslich left Johannesburg to join the struggle in England.[181]

Epilogue

The incubus of Stalinism, however, had still not finished with the South African Trotskyists. A bizarre concoction of disinformation and slander was put about by the Stalinists to blacken the memory of all that the Lee group had stood for. Elements from the laundry strike, the metal strike and the Pooe embezzlement were thrown together into an outrageous cocktail of allegation and innuendo which was gullibly passed on by Hermann Van Gelderen of the Communist League to his brother Charlie, who was now also in Britain,[182] The result of these mischievous stories was the now infamous ‘Lee Affair’ that split the main British Trotskyist Militant organisation with consequences that were fundamentally to affect the whole future development of Trotskyism in Britain.[183] The gravity of the repercussions led the International belatedly to oblige the Militant group leadership to check the source of the allegations with more reliable South African contacts. The truth, however, was not fully uncovered until March 1938,[184] ‘too late to prevent the damage being done.

Lee himself returned to South Africa late in 1940. None of the handful of grouplets that he had left behind had done anything in the meantime. Even The Spark had ceased publication. Only Gordon had any achievement to his credit, for between 1937 and 1940 he had succeeded in developing the small opening for legal black trade unionism available through the Trades Boards to nurture several black trade union bases with some lasting effects.[185] He had only succeeded with his unions, however, by eschewing overt politics and working with the problematical Institute for Race Relations, and Stalinist and reformist organisers. Even so, he had been interned in May 1940 before being released in 1941, but he was then hounded out of the Johannesburg area.

Lee embarked on the last phase of his political life. An abortive start with the Fourth International Organisation of South Africa (as the remnants of the Communist League had become) in late 1942 or early 1943 was followed by Lee’s organising a new Workers International League in 1944. A few of the old activists fleetingly reappeared, but mainly it was a new generation seeking experience and support that they were conspicuously failing to get from Cape Town.[186] One of these new activists, 22 year old Baruch Hirson, a recent convert from left-Zionism, became the WIL Secretary. Lee, Hirson recalls, ‘provided ideas on organisation, and from him we learnt much in the way of working with trade unionists, and also how to use a printing machine, set out paper, etc’.

The WIL launched into a new phase of trade union and community struggles such that, in 1945-46, it became one of the three main organising forces behind the greatest upsurge of black trade union militancy since the 1920s. Both this and the WIL’s involvement in the Alexandra township bus boycotts of 1944 and 1945 are now fully chronicled elsewhere.[187] Towards the end of 1945 and in the first half of 1946, however, the rising tide of strikes was ferociously suppressed, and the smashing of a mineworkers’ dispute in August 1946 finally broke the momentum of the movement.

An exhausted Lee fell out of activity, and an extraordinary decision by the new group to abandon trade union work in 1946 brought the WIL to an end.[188] The fateful decision came just before the final act of the postwar industrial upsurge : the mineworkers’ abortive revolt. This was the end not only of the WIL but of an entire historical period in the South African struggle, just as certainly as the demise of the Revolutionary Communist Party in Britain and the immanent degeneration of the Fourth International were similarly the closing of historical epochs.

The postwar world was shaping up to be a very different world. A new generation of radical black intelligentsia was arising, animated by the threat of rigid ideological apartheid. Nelson Mandela and Oliver Tambo, leaders of the new ANC Youth, had made some of their first major interventions in the miners’ strike, whilst the contrasting lack of interest by the old ANC led them to transform that organisation. But their concern was from a nationalist perspective, their group ‘was not noted for its encouragement of the working class movement, nor did its members conceive of the African worker as central to the struggle in South Africa’.[189] At its 1949 Conference the ANC adopted ‘the creed of African nationalism as a basis for national liberation’.[190] ‘This nationalism has its roots in the Congress Youth League which was formed in 1944... Walter Sisulu, Oliver Tambo... were foundation members.’[191]

Revitalised ANC nationalism, not Socialism, was to be to the fore in the postwar world. Here was the final legacy of the rise of Stalinism. Having alienated the first generation of black worker activists, and blocked any outlet for genuine Marxism, Stalinism had left the field open to forces very different from those of revolutionary Socialism. It was to be nearly 45 years before new developments were to create the possibility of seriously challenging the stranglehold of Stalinism on the revolutionary left. Raff Lee had given everything to this phase of the movement which had now ended, and when he took his own life he died with it. There was to be no continuity in Trotskyist organisation, only the problematic legacy in the Non-European Unity Movement. It was all but forgotten that the Johannesburg pioneers had even existed. Yet where others had talked, and would talk, Lee’s group had challenged Stalinism in deeds too. For Marxism the black working class was still a virgin field. Freed from the suffocating weight of Stalinism, South African workers yet have need to reclaim these experiences and lessons in order to re-embark on the struggle for Socialism. Notes

1. Quoted by EH Carr, Foundations of Planned Economy , Volume 3, 1978, p999.

2. Ibid, ppl007, 1011 ; cf E Roux, SP Bunting : A Political Biography , Cape Town, 1944, p91.

3. Roux, op cit, p39.

4. Ibid, p69.

5. Ibid, p75, 83.

6. E Roux, Time Longer Than Rope , 1948, p215.

7. Roux, SP Bunting , op cit, p83 ; cf letter from Thibedi to Trotsky, 10 August 1932.

8. Roux, SP Bunting , op cit, p95.

9. Carr, op cit, p1003.

10. Ibid, p1004 ; cf M Lopes quoted in Umsebenzi , 12 September 1930.

11. Carr, op cit, p1004 ; cf Searchlight South Africa , no 3, July 1989, which contains a full discussion, ‘Bukharin, Bunting, and the “Native Republic” Slogan’, by Baruch Hirson, and also reprints the full texts of Bunting’s interventions at the 1928 Comintern Congress.

12. Carr, op cit, p1015.

13. Roux, SP Bunting , op cit, p118 ; Roux, Time Longer Than Rope, op cit, p215.

14. Roux, SP Bunting , op cit, p132.

15. Roux, Time Longer Than Rope , op cit, p264.

16. M Benson, The Struggle for a Birthright , IDAF, p60 ; Roux, SP Bunting op cit, p144.

17. T Grant, The Unbroken Thread , 1989, p vii ; MG Purdy, letter to Shachtman and Cannon, December 1938, Exile Papers, Trotsky Archive, Houghton Library, Harvard University.

18. B Hirson, ‘Death of a Revolutionary’, Searchlight South Africa , no 1, September 1988.

19. Roux, SP Bunting , op cit, pp95, 146.

20. Ibid, p145.

21. Umsebenzi , 12 September 1930.

22. Roux, SP Bunting , op cit, p134.

23. C Van Gelderen, transcript of interview with Al Richardson, 4 October 1979, p2.

24. Ibid.

25. Umsebenzi , 17 July 1937.

26. Cf Cape ILP 1933 minutes and membership lists.

27. Van Gelderen, op cit, p3.

28. LD Trotsky, Writings of Leon Trotsky 1933-34 , 1975, pp10, 14, 17-24, 26-7, 340 ; cf JP Cannon, A History of American Trotskyism , 1972, ppll2-20.

29. Purdy to Shachtman and Cannon, December 1938, Trotsky Archive Exile Papers.

30. Grant, op cit, p vii.

31. F Klenerman to Militant Group, London, 12 January 1938.

32. S Johns, ‘The Birth of the Communist Party of South Africa’, International Journal of Historical African Studies , Volume 9, no 3 (1976), pp378-9.

33. M Haston (Kahn/Lee) to author.

34. Roux, SP Bunting , op cit, p1138.

35. E and W Roux, Rebel Pity , 1970, p103.

36. Lee to Koston, 4 March 1935.

37. Grant, op cit, p vii.

38. Lee to Cape WPSA, 25 July 1935.

39. Communication from the Bolshevik-Leninist League of Johannesburg in the International Bulletin of the ICL (English Edition), September 1934.

40. Basch, ‘Open Letter’, quoted by Lee in draft article, 30 September 1935.

41. B Hirson, Yours For The Union , 1990, p40.

42. Communication from the Bolshevik-Leninist League of Johannesburg in the International Bulletin of the ICI, (English Edition), September 1934.

43. Ibid.

44. M Sapire, letter dated 21 February 1938, Haston Archive, Hull ; Haston to author.

45. Umsebenzi , 8 September 1934 ; Star, Johannesburg, 20 September 1934.

46. Star , 1 and 20 September 1934.

47. Star , 6 September 1934 ; Umsebenzi , 15 September 1934.

48. Umsebenzi , 15 September 1934 ; cf Purdy, op cit.

49. Haston to author.

50. Purdy, quoted in Umsebenzi , 15 September 1934.

51. Umsebenzi , 15 September 1934.

52. Umsebenzi , 8 and 15 September 1934.

53. Cf Umsebenzi , 15 and 29 September 1934.

54. Hirson, Yours For The Union , op cit, p41.

55. Umsebenzi , 15 and 22 September 1934.

56. Star , 20 September 1934.

57. Star , 22 September 1934.

58. Umsebenzi , 29 September 1934.

59. Van Gelderen and Grant to author.

60. R Lee, ‘Some Aspects of the Native Question’, New International , May 1935 ; same article, unsigned, The Spark , July 1935.

61. B Hirson, ‘The Spark and the “Red Nun”, Searchlight South Africa , no 2, February 1989, p75.

62. ‘A Report of Proceedings Which Have Led to the Formation of... the Workers Party of South Africa’, WPSA, 1935.

63. Van Gelderen, op cit, p4.

64. WPSA draft thesis ‘The Native Question’ ; cf ‘The Native Question’, The Spark , no 1,

Cape Town, March 1935 ; cf RMonroe, ‘The Rise and Fall of the Zulu Kingdom’, Inqaba ya Basebenzl , no 28, January 1990, p28.

65. WPSA draft thesis ‘The Native Question’, op cit, ppl-2 ; Cf ‘The March of Events’, The Spark , no 1, March 1935, p4.

66. For the balance of forces cf Van Gelderen, op cit, p6 ; ICL Secretariat minutes, 23 April 1935.

67. WPSA to International Secretariat, 14 May 1935.

68. Minority ‘War Theses’ ; Workers Voice , no 3, October 1935.

69. Van Gelderen, op cit, p.5 ; Workers Voice , Cape Town, February 1936.

70. WPSA draft thesis, ‘Concerning the Constitution of the Party’.

71. Cf references to Malan in The Spark , July, August, September and November 1935.

72. Workers Voice , quoted in ‘Malan : Foe of British Imperialism’, The Spark , no 8, November 1935.

73. WPSA to IS, 14 May 1935 ; cf The Spark , Volume 5, no 6, June 1939.

74. BLL to Communist League of South Africa, 23 January 1935 ; WPSA, ‘A Record of Proceedings...’, op cit ; Editorial, The Spark , no 1, March 1935 ; WPSA to ICL (B-L) IS, 14 May 1935 ; Koston to Barclay, 21 February 1936.

75. WPSA, ‘Report on Proceedings...’, op cit.

76. BLL (Johannesburg), minutes, 7 February 1935.

77. ICL Secretariat minutes, 26 March and 23 April 1935.

78. Remarques du Camarade Dubois (Ruth Fischer) in ICL , no 2, mai 1935 ; cf Van Gelderen, op cit, p5 ; WPSA to IS, 8 February 1939.

79. Lee to Koston, 17 May 1935.

80. ICL Secretariat minutes, 23 April 1935.

81. LD Trotsky, ‘On the South African Theses’, Writings of Leon Trotsky 1934-35 , New York, 1974, pp248-55.

82. ICL Secretariat minutes, 7 May 1935.

83. WPSA to IS, 14 May 1935.

84. WPSA Johannesburg branch minutes, 15 February 1935 ; Lee to Koston, 10 April 1935.

85. R Lee, ‘Lessons of the Laundry Workers Strike’, typescript, Johannesburg, 9 March 1935.

86. WPSA Johannesburg branch minutes, 15 February 1935.

87. Johannesburg WPSA to Cape WPSA, 16 February 1935.

88. Lee to Koston, 17 March 1935.

89. Lee to Koston, 9 June 1935.

90. Koston to Lee, 26 March 1935.

91. Lee to Militant EC, 5 February 1938.

92. WPSA Johannesburg branch minutes, 15 February 1935.

93. Lee to Koston, 10 April 1935.

94. Lee to Koston, 17 May 1935.

95. Hirson, Yours For The Union , op cit, p40.

96. Lee to Koston, 17 May 1935.

97. Lee to Koston, 9 June 1935.

98. Johannesburg Group for the Fourth International to ESJ, 20 January 1938.

99. Lee to Cape WPSA, 25 May 1935.

100. Klenerman, op cit.

101. Ibid.

102. Lee to Cape WPSA, 25 May 1935.

103. WPSA Johannesburg branch minutes, 22 June 1935.

104. Koston to Lee, 12 June 1935.

105. Duncan to Lambley, nd, (1935), extract WPSA papers ; cf Gordon to Cape WPSA, 9 July 1935 ; Koston to Basch, 18 April 1935.

106. WPSA Johannesburg branch minutes, 15 February 1935 ; Lee to Koston, 10 April 1935 ; Gordon to Cape WPSA, 9 July 1935 ; Klenerman, op cit.

107. Koston to Lee, 12 June 1935 ; Z Blank to Cape WPSA, 24 June 1935 ; Gordon to Cape WPSA, 9 July 1935.

108. Gordon to Cape WPSA, 3 September 1935 ; Lee to Koston, 5 September 1935 (‘Purdy leaves today for Abyssinia ! - Poor Mussolini !’).

109. CW Ervin, ‘Trotskyism in India’, Revolutionary History , Volume 1, no 4, Winter 1988-89 ; cf P Broué, ‘Notes on the History of the Oppositions and of the Trotskyist Movement in India’, translated from Cahiers Léon Trotsky , no 21, March 1985, by John Archer.

110. Lee to Koston, 4 March 1935.

111. J Saperstein to Koston, 12 April 1937.

112. Umsebenzi , 17 February and 10 March 1934.

113. Umsebenzi , 9 March 1935.

114. WPSA Johannesburg branch minutes, 15 February 1935 ; Manifesto , 15 April 1935.

115. WPSA Johannesburg branch minutes, 15 February 1935.

116. WPSA Johannesburg branch minutes, 10 April 1935.

117. Lee to Koston, 4 March 1935 ; Blank to Cape WPSA, 24 June 1935.

118. Lee to Koston, 9 June 1935.

119. Lake and Blank, Letter of Resignation from WPSA, 13 September 1935 ; Lee to Koston,5 September 1935.

120. Lake and Blank, op cit ; WPSA Johannesburg branch minutes, 17 August 1935.

121. Lee to Koston, 22 August 1935.

122. Gordon to Cape WPSA, 9 July 1935 ; Klenerman, op cit ; Lake and Blank, op cit.

123. WPSA Johannesburg branch minutes, 17 August 1935.

124. WPSA Johannesburg branch minutes, 20 August 1935.

125. Lake and Blank, op cit.

126. Ibid, cf WPSA Johannesburg branch minutes, 30 August 1935.

127. uWPSA to Johannesburg WPSA, 27 August 1935.

128. Lee to Koston, 5 September 1935.

129. Lake and Blank, op cit.

130. Ibid ; Gordon to Cape WPSA, 18 September 1935.

131. Gordon to Cape WPSA, 18 September 1935 ; cf Hirson, Yours For The Union , op cit, for later career.

132. Klenerman, op cit.

133. Naboth Mokgatle, The Autobiography of an Unknown South African , London, 1971, ppl93-4 ; cf pp2l2-3, 222, 228-30, 233-5.

134. WPSA to LD Trotsky, 20 June 1935.

135. Lee to Koston, 1 December 1935.

136. The Spark , no 4, July 1935 ; Lee to Adolphe, 1

July 1936 ; Hirson, Yours For The Union , op cit, pp38,

137. Benson, op cit, pp64-74 ; Hirson, ‘The Black Republic Slogan, Part 2 : The Response of the Trotskyists’, Searchlight South Africa , no 4, January 1990, p49-50.

138. R Lee, ‘The Native Bills’, dated 21 June 1936 and printed in The Spark , Volume 2, no8, August 1936 ; reply printed under the name of ‘Clare Goodlatte’, same issue.

139. Socialist Workers League (Johannesburg), ‘Statement of Policy and Programme for Work in South Africa’, nd (1939), p2 (Trotsky Archive 12 16596).

140. Workers Party of South Africa, ‘Draft Thesis : The Native Question’, nd (1934), pp5-6.

141. Ibid, pp2-4.

142. The Spark , Cape Town, issues of 1935-1938 ; cf ‘Open Letter to the AAC’, Volume 4, no 1, January 1938.

143. Ibid.

144. Hirson, ‘Black Republic’, Part 2, op cit, p54.

145. WPSA, ‘Draft Thesis : The Native Question’, pp2, 6,7 ; WPSA, ‘Draft Thesis : Concerning the Constitution of the Party’, p4 ; Hirson, ‘Black Republic’, Part 2, op cit, pp48-9.

146. The Spark , Volume 5, no 6, June 1939 ; cf Hirson, ‘Black Republic’, Part 2, op cit, p49.

147. Lee to Adolphe, 1 July 1935.

148. Lee to Koston, 17 March 1935.

149. CBI Dladla to CPSA Political Bureau, 17 July 1936.

150. Umlilo Mollo (The Flame ), Johannesburg, 3 issues September-November 1936 (British Museum cat. No.pp3558ibo) ; Lee’s assessment of the AAC leadership as mere coveters of the ‘position of intermediaries’ between the native masses and the government appears in Lee, ‘The Native Bills’, op cit.

151. Lee to Adolphe, 1 July 1936.

152. Lee, ‘Some Aspects of the Native Question’, op cit ; R Lee, ‘The Native Bills’, op cit ; an article on a garment workers’ strike in The Spark , May 1936, is of uncertain authorship.

153. ‘March of Events’, The Spark , no 1, March 1935 ; ‘Divide and Rule’, The Spark , Volume 4, no 10, October 1938.

154. Lee, ‘Some Aspects of the Native Question’, op cit.

155. Hirson, ‘Black Republic’, Part 2, op cit, p55.

156. Johannesburg Group for the Fourth International to ESJ, 20 January 1938.

157. See notices in Umlilo Mollo , September-November 1936 ; The Spark , issues from 1935 to August 1937.

158. RTR Molefe (and 10 other strikers), supplement to Sapire, op cit.

159. South African Worker , 18 March 1937.

160. African Metal Trades Union to Messrs Scaw Works, 21 February 1937.

161. South African Worker , 18 March 1937.

162. Molefe, op cit.

163. Lee to WPSA (Cape), 21 February 1937.

164. Lee to WPSA (Cape), 22 March 1937.

165. Star , 24 February 1937 ; Lee to WPSA (Cape), 26 February 1937.

166. Molefe, op cit.

167. Sapire, op cit.

168. Ibid.

169. Molefe, op cit.

170. Lee to WPSA (Cape), 22 March 1937.

171. Molefe, op cit ; Sapire, op cit.

172. South African Worker , issues for January-July 1937.

173. South African Worker , 18 March 1937, original emphasis.

174. South African Worker , 13 February 1937.

175. Lee to Adolphe, 1 July 1936 ; Lee to WPSA (Cape), 21 February 1937.

176. Lee to Adolphe, 1 July 1936.

177. Ibid.

178. Ibid.

179. Koston to Basch, 10 June 1938.

180. Lee to WPSA (Cape), 12 May 1937 ; WPSA (Cape) to Sapire, 12 July 1937.

181. S Bornstein and A Richardson, War and the International , 1986, p2.

182. Van Gelderen, op cit, pp11-12.

183. Cf Bornstein and Richardson, op cit.

184. Cf replies from the various South African groups, the majority not posted until well into February 1938.

185. M Benson, The Struggle for a Birthright , IDAF, 1985, p74 ; Roux, Time Longer Than Rope , op cit, pp335-7 ; Hirson, Yours For The Union , op cit, pp4l-9.

186. ROSA or at least some significant section of its membership was finding a new opening in the anti-Cape Coloured Affairs Department agitation in 1943-44 ; cf Roux, Time Longer Than Rope , op cit, pp32l, 366-7.

187. Hirson, Yours For The Union , op cit, chapters 9-14 ; cf Roux, Time Longer Than Rope , op cit, p341.

188. Hirson, Yours For The Unizon , op cit, p189.

189. Ibid, ppl87-8.

190. ANC 1949 ‘Programme of Action ‘statement, quoted in Searchlight South Africa , no 7, July 1991, p61.

191. Press cable from James Fairburn from 1958 Transvaal ANC Conference, quoted in Searchlight South Africa , no 7, July 1991, p61.

Lire aussi :

Histoire de la lutte des classes en Afrique du sud

La révolution prolétarienne en Afrique du sud, trahie par la petite bourgeoisie nationaliste et le parti stalinien, prétendument "communiste"

Une histoire de syndicalisme révolutionnaire en Afrique du Sud

Les groupes trotskistes sud-africains

Les dirigeants trotskistes sud-africains

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