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Quand les exploiteurs provoquent les exploités

vendredi 22 septembre 2017, par Robert Paris

Quand les exploiteurs provoquent les exploités

Les gouvernants s’en donnent à cœur joie, du chef d’Etat américain, qui traite les manifestants de bandits ou qui menace de raser tout un pays sous prétexte que l’Amérique serait menacée, au chef d’Etat français, qui traite les salariés, ainsi que tous ceux qui protestent dans la rue, de fainéants et les sinistrés de Saint Martin de pillards, en passant par tous ceux d’Egypte et de Turquie, sans parler du Togo ou du Mali, qui les traitent de terroristes, c’est à se demander si les exploiteurs ne cherchent pas allumer le feu de la lutte des classes ! Certains faisaient remarquer que les gouvernants avaient effectivement de nombreux propos violents, grossiers et provocateurs, annonçant haut et fort des attaques antisociales, désignant du doigt les travailleurs comme des profiteurs du système et autres déclarations incendiaires.

Non, les gouvernants ne veulent pas faire monter la température de la lutte des classes et ils se donnent les moyens répressifs, comme jamais, de la casser. Ils continuent à se donner les moyens politiciens et syndicaux de calmer la lutte des classes. Ils se donnent plus que jamais les moyens politiques et sociaux, racistes, ethnistes, xénophobes, fascistes, terroristes, guerriers de la détourner.

Ce que les exploiteurs du monde veulent surtout casser, c’est le moral des salariés et des peuples, des jeunes, des femmes, des chômeurs, des milieux populaires, et leur laisser penser qu’ils ne seraient pas une force, que les patrons et les Etats auraient les moyens de les attaquer comme jamais. Ils veulent que les travailleurs ne se voient surtout pas comme une classe d’avenir, capable d’offrir une alternative au capitalisme ayant atteint ses limites et seulement capable de chuter, dès que les Etats et les banques centrales cesseront de le maintenir sous perfusion.

En prenant les devants d’une crise sociale, en provoquant les salariés, les gouvernants et les patrons provoquent des réactions et se donnent les moyens de les réprimer. Cela leur permet de pousser en avant les plus radicaux des travailleurs, de les isoler de leurs camarades de travail, éventuellement de les harceler, de les mettre en opposition avec leurs camarades de travail, de les stresser, de les démoraliser ou de les licencier. En affirmant que les patrons devaient mener dans l’entreprise la lutte contre les « éléments radicalisés », ils n’entendaient pas là des travailleurs gagnés par l’intégrisme religieux mais des travailleurs « radicaux », qui ne se laissent pas faire… Il s’agit de les détecter, de les attaquer personnellement pour les placer sur la défensive, et faire en sorte que les autres salariés s’en éloignent par crainte des ennuis.

Les classes possédantes, grâce à l’intervention violente des gouvernants, en paroles comme en actes, se font passer pour des classes offensives, socialement et politiquement, alors qu’elles sont sur la défensive et dans la crainte de l’avenir, font croire aux exploités que ce seraient eux qui craindraient l’effondrement général alors que ce sont les possédants, laissent entendre que les exploiteurs pourraient fort bien se passer des exploités alors que c’est l’inverse, jouent les fiers à bras capables d’intervenir violemment quand cela leur chantera, que ce soit pas la répression, par le fascisme, par la guerre, par l’occupation militaire d’un pays sous prétexte d’antiterrorisme, et de mille autres manières.

Mais, en réalité, les classes dirigeantes n’ont pas cessé de mouiller leur froc depuis 2007 et ce n’est pas les méthodes musclées ou démagogiques des gouvernants qui vont régler le problème car celui-ci touche aux fondements mêmes du capitalisme, la recherche par les possesseurs de capitaux du profit maximum immédiat, quitte à handicaper l’avenir d’une entreprise, d’une banque, d’un pays ou du système lui-même. Mais, direz-vous, cette fuite en avant de la course au profit est inhérente au capitalisme depuis ses débuts et, s’il a mené périodiquement à des crises économiques, parfois violentes et menaçantes menant même à des faillites en chaîne, à des krach financiers et économiques, à des guerres mondiales destructrices ou à des révolutions prolétariennes, le système, lui, s’en est toujours tiré. Cela a été vrai tant que le moteur du système a continué de fonctionner de lui-même, indépendamment des interventions étatiques et ce moteur, c’est l’investissement des capitaux dans la production, l’exploitation du travail humain étant la seule source réelle de plus-value et permettant ensuite la distribution de profits aux capitaux investis aussi dans le commerce, dans le transport, dans la publicité et autres, ainsi que dans le prêt d’argent, dans la spéculation, etc.

Aujourd’hui, ce qui caractérise la situation, c’est que les capitalistes ne veulent plus investir dans la production mais veulent seulement spéculer. Il faut une masse de plus en plus considérable d’aides publiques pour inciter les capitalistes à investir une petite part de leurs capitaux dans autre chose que de la spéculation. C’est vrai des trusts, des banques, des assurances, de tous les possesseurs privés de capitaux. Cela provient du fait que la masse des capitaux dans le monde a atteint un seuil dangereux, un tel niveau que la fraction de ces capitaux qui peut s’investir de manière rentable dans la production est de plus en plus réduite et que, du coup, l’attraction des spéculations, y compris celles qui sont douteuses ou ouvertement pourries, est de plus en plus considérable. La base même de la stabilité du système est attaquée, non par l’intervention consciente communiste du prolétariat mais par l’intervention désordonnée, involontaire, mais destructrice des capitalistes eux-mêmes qui, tous les jours, agissent dans un sens nécrophile pour le système entier.

Ainsi, rien n’a pu être fait pour détourner les banquiers des spéculations douteuses qui minent les banques, car ces spéculations sont les seules à offrir aussi des potentialités de profits aussi considérables. Les actifs des grandes banques sont de plus en plus nocifs et, depuis la crise de 2007-2008, rien n’a pu être fait pour l’empêcher. Or les grandes banques et les trusts sont tellement riches qu’il suffirait désormais qu’un d’entre eux soit en faillite pour entrainer tous les autres et le système tout entier. C’est ce que l’on a appelé, depuis 2007, un risque systémique.

Cela n’avait jamais existé, au cours de toute l’histoire du capitalisme, car jamais les Etats et les banques centrales n’avaient cherché à empêcher toutes les faillites des gros capitalistes. C’est en 2008 qu’une telle politique a été mise en place pour la première fois et elle l’est toujours depuis, soit presque dix ans plus tard. Depuis la banque Lehman Brothers, on n’a plus laissé un grand établissement faire faillite. On l’a vu aux USA, en Europe, comme en Chine ou en Russie. Tous les Etats sont d’accord : si on laisse un grand capitaliste faire faillite, c’est tout le système qui va s’emballer, s’affoler et chuter.

Dans ces conditions, il est clair que ce sont les exploiteurs qui sont sur la sellette, c’est leurs système qui est historiquement dépassé, et leur seul avenir est d’attendre, la peur au ventre, le prochain krach, en étant persuadés qu’ils n’auront pas, cette fois, les moyens dans les caisses publiques de sauver les capitalistes.

C’est pour cela que la tâche de l’heure des gouvernants est de semer dans l’opinion ouvrière les germes de la division, des haines raciales, des haines ethniques, des haines religieuses et aussi d’y semer la démoralisation face à la dégradation des conditions économiques, sociales et politiques, c’est-à-dire de démontrer tous les jours par mille moyens que, nous prolétaires, n’aurions pas les moyens d’agir, de nous organiser, de discuter entre nous, d’envisager la nouvelle situation du capitalisme et de l’humanité, de décider des buts et des moyens, que nous n’aurions ni les moyens ni la force d’agir dans un monde capitaliste qui est au bord du gouffre.

C’est pourquoi les gouvernants ne se contentent pas de mener des attaques, de casser le code du travail, de donner des droits nouveaux de licencier aux patrons, de supprimer les droits des salariés, de casser les conditions de travail, il leur faut en même temps insulter, provoquer les travailleurs, clamer que les travailleurs seraient des fainéants, des retardataires, des inréformables, des profiteurs de la rente, des suceurs de fonds publics, des sans-dents, des bandits, des voyous, des adversaires de la démocratie, des radicalisés pour ne pas dire des terroristes, et on en passe des noms d’oiseaux…

Ce n’est pas la crise politique, ce n’est pas la crise de confiance dans les partis, ce n’est pas la crise du syndicalisme qui les pousse à agir ainsi mais c’est la crise historique, et insoluble, du capitalisme.

Certes, les premiers effets de la crise de 2007-2008 ont pu être canalisés plus ou moins bien : les révolutions des printemps arabes, du Maghreb, d’Afrique, des pays de l’Est, d’Europe de l’Ouest, des USA ou de l’Amérique du sud n’ont pas pris un caractère incontrôlable. Les travailleurs ont seulement menacé le pouvoir bourgeois mais n’ont jamais cassé l’appareil d’Etat, désarmé le pouvoir répressif, son armée, sa police, son administration. Ils n’ont nulle part mis en place des comités ou des conseils de salariés, nouveau pouvoir s’opposant plus ou moins consciemment au pouvoir bourgeois. Mais la menace a existé : les travailleurs ont marqué les printemps révolutionnaires, que ce soit en Egypte, en Tunisie, au Brésil, au Kosovo ou en Roumanie.

Les classes dirigeantes savent très bien que la première chose qui a limité les révolutions sociales dans le monde, c’est le fait que les Etats ont mis des moyens financiers gigantesques, au-delà même des capitaux qu’ils possédaient vraiment, pour empêcher la chute. Ils savent que, sans leur intervention massive sur capitaux publics, aucun trust, aucune banque, aucun capitalisme n’aurait subsisté dans le monde et que les peuples travailleurs seraient alors sur le chemin de la lutte de classe révolutionnaire pour en finir avec le système d’exploitation devenu incapable de leur donner du travail, de leur donner un salaire, d’assurer santé, sécurité, éducation, juste capable de mener le monde au fascisme et à la barbarie guerrière mondiale.

C’est en anticipant des luttes révolutionnaires des travailleurs que les capitalistes et leurs gouvernants s’attaquent aux travailleurs, cherchent à les désorganiser, à les démoraliser, à les détourner de la lutte des classes, à les convaincre qu’ils ne seraient plus la classe révolutionnaire prête à offrir une autre voie que celle de l’exploitation et de toutes les oppressions qui en découlent.

Si le pouvoir capitaliste mondial a momentanément « sauvé » le système d’un effondrement généralisé, la manière dont il a procédé ne peut être une solution durable, ni aux causes qui ont engendré l’effondrement – on ne soigne pas un excès de capitaux en déversant des tonnes de capitaux fictifs supplémentaires -, les classes possédantes savent parfaitement que les dettes publiques et privées n’ont jamais été à un niveau aussi élevé, rendant toutes les spéculations plus rentables que jamais et rendant l’investissement productif moins attractif que jamais ; elles savent donc que leur temps a sonné, que les profits fabuleux qu’elles engrangent ne sont pas un signe de bonne santé du système mais son chant du cygne.

Aux prolétaires, plus que jamais la seule classe révolutionnaire de notre époque, de prendre conscience de leur rôle politique irremplaçable, en se débarrassant de leurs faux amis réformistes, opportunistes, démagogues, politiciens comme dirigeants syndicaux, de mettre en place leurs propres organisations de classe, leurs comités, leurs conseils, en les fédérant, en les liant au-delà de toutes les divisions qu’on a voulu créer pour nous affaiblir.

Les travailleurs ne se feront respecter et craindre que lorsqu’ils se décideront à s’organiser massivement par eux-mêmes. Une classe exploitée qui restera inorganisée sera méprisée et piétinée. Une classe exploitée organisée de manière indépendante pourra clamer à nouveau à la face du monde, comme les bras nus et les sans culotte de 1789, comme le prolétariat russe en 1917 : « nous ne sommes rien, soyons tout ! » On verra alors si les possédants joueront à nous insulter et à nous provoquer !!!

25 Messages de forum

  • Quand les exploiteurs provoquent les exploités 23 septembre 2017 16:39, par Max

    Tout a fait d’accord sur le fond ; juste une petite coquille orthographique sur le chant du cygne. amicalement

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  • 100 ans après la révolution d’octobre 1917

    APOCALYPSE CAPITALISTE OU TSUNAMI PROLETARIEN MONDIAL ?

    A cent ans de la Révolution russe, la situation est plus que mûre pour que le prolétariat international, c’est-à-dire les travailleurs manuels et intellectuels, mette fin au système capitaliste qui règne sur 7 milliards d’hommes, de femmes et d’enfants.

    Le système plonge des millions d’êtres humains dans une crise sans fin, où la seule alternative est chômage de masse ou travail « payé » une misère, tandis que les milliardaires et millionnaires en dollars se multiplient des USA à la Chine, en passant par la Russie.
    Le système non seulement détruit lentement mais sûrement la planète, son écosystème et la biosphère, mais il menace de détruire ses habitants dans une apocalypse nucléaire.
    Aujourd’hui, le monde capitaliste est un monde divisé entre impérialismes antagonistes qui inévitablement s’affronteront sur le plan militaire. D’un côté les USA et ses alliés, de l’autre la Chine et la Russie. Les USA confrontés au développement vertigineux de la puissance capitaliste chinoise inévitablement chercheront à la détruire, comme Trump parle de « détruire la Corée du Nord », et peut-être demain l’Iran, si celle-ci devenait une puissance nucléaire.

    Entre le capitalisme américain, le capitalisme chinois ou russe, les travailleurs n’ont pas à choisir. Ils n’ont pas à choisir entre la peste et le choléra, mais à agir. Et vite !
    L’heure n’est plus à la passivité au niveau social, mais à la réaction contre le danger majeur : le capitalisme lui-même. Le prolétariat ne doit pas se laisser paralyser par la montée des périls, mais réagir et vite !

    Face à la perspective d’une apocalypse capitaliste, il n’y a plus qu’une seule perspective réaliste : un tsunami prolétarien à l’échelle mondiale, une vague révolutionnaire prolétarienne auprès de laquelle la révolution d’octobre apparaîtrait comme un petit séisme historique.

    Célébrer aujourd’hui « Octobre 1917 », puis en 2018 et 1919 d’autres tentatives révolutionnaires comme en Allemagne et Hongrie, c’est pour les exploités du monde entier s’engager dans une lutte sans merci contre le capitalisme sur tous les continents et dans tous les pays. De cette lutte, qui sera vraiment « finale » si elle l’emporte sur un système criminel, dépend le sort même de l’humanité toute entière, quelles que soient sa couleur de peau, sa « patrie », sa « religion » et son « genre ».

    Pantopolis, 24 sept. 2017.

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  • Pressurés au travail, pressurés dans les transports, pressurés par les banques, pressurés par les gouvernants, les « fainéants » en ont ras-le-bol, les fainéants ne courbent plus l’échine, les fainéants ne se taisent plus !

    Notre parole ne s’exprime ni dans les média, ni dans les élections, ni dans les syndicats, ni dans les institutions, ni par les politiciens de tous bords, ni par les gouvernants. Alors prenons la nous-mêmes, la parole, réunissons-nous pour exprimer notre colère et pour discuter de notre riposte.

    On nous vole nos emplois, on nous vole nos services publics, on nous vole l’argent de nos impôts, on nous vole nos droits sociaux, on nous vole nos hôpitaux, on nous vole nos droits syndicaux et démocratiques, on se prépare à nous voler l’argent de nos comptes en banque et de nos épargnes au prochain krach, et il faudrait qu’on se taise !

    Je ne parle ni au nom d’un syndicat, ni au nom de Mélenchon, ni au nom d’un quelconque parti de gouvernement, ni pour la pub d’un parti politicien. Je parle en mon propre nom, en tant que travailleur. Je parle au nom de la révolte sociale contre les attaques de plus en plus violentes que nous subissons. Je parle au nom de la révolte politique contre le silence politique que l’on veut nous imposer, à nous travailleurs, en faisant comme si on devait s’exprimer exclusivement au travers des politiciens, des média, des syndicats ou des gouvernants !

    Il y en a marre de se taire, marre de subir l’exploitation accrue, les pressions de le travail, l’aggravation des conditions d’existence, la baisse du niveau de vie, le chômage permanent de masse, la destruction des services publics de santé, de transports, d’enseignement, d’énergie, d’aides publiques, des caisses sociales, assez de payer des impôts pour que l’argent public soit distribué aux patrons sans aucun engagement d’embauche en échange, assez de voir les retraites cassées et retardées, alors que les jeunes ne trouvent aucun travail, assez de voir les aides sociales cassées, de voir les allocations chômage réduites ou supprimées, assez de la précarisation forcée du travail, assez des licenciements abusifs sans sanction de la justice, assez des suppressions d’emplois publics et privés, assez des aides et cadeaux d’Etat au patronat sans aucun engagement d’embauche en contrepartie, assez de la répression policière contre les salariés, les jeunes, les manifestants.

    Il y en assez du mépris et des insultes publiques des possédants et de leur clique au pouvoir.

    Si vous refusez la casse du code du travail, vous êtes un fainéant ; si vous refusez les contre-réformes antisociales vous êtes un ringard ; si vous refusez des licenciements et des fermetures d’entreprises vous êtes un voyou ; si vous refusez la casse des conditions de travail vous êtes radicalisé, presque un terroriste ; si vous manifestez vous êtes matraqué et gazé et traité de casseur ; si vous êtes contraints de quitter votre pays, bombardé par toutes les puissances mondiales, de vous réfugier dans ce que l’on appelle encore les nations démocratiques, vous êtes traité comme un chien, matraqué et pourchassé, renvoyé de partout, livré à des bandes armées payées par les pays occidentaux ; si vous êtes un jeune de banlieue vous êtes traités comme un bandit en puissance ; si vous êtes victimes d’un ouragan à Saint-Martin et que vous n’avez plus rien à boire et à manger vous êtes traités de pillard ; si vous dénoncez la droite de Sarkozy vous êtes traité de rétif à la valeur-travail ; si vous dénoncez la gauche bourgeoise de Hollande-Valls vous êtes traité de sans-dents ; si vous dénoncez le faux centre de Macron, au centre du patronat, vous êtes traité de conservateur accroché à des privilèges et inréformable ; si vous dénoncez le flicage des chômeurs vous êtes un paresseux ; si vous protestez contre les fausses négociations avec les syndicats on vous accuse de refuser la concertation et le dialogue social ; si vous suivez les syndicats qui discutent avec vos ennemis mais pas avec les salariés ils vous traitent en mouton, refusent de vous consulter par des assemblées générales et des comités de grève élus.

    Eh bien ! Il est temps que cela cesse ! Il faut nous réunir sur les lieux de travail et d’habitation et parler nous-mêmes en notre propre nom, décider nous-mêmes, nous organiser nous-mêmes. Personne, ni Mélenchon ni la CGT ni d’autres ne pourront nous sauver si nous ne le faisons pas nous-mêmes en unissant travailleurs et chômeurs, salariés en fixe et précaires, CDI et CDD, jeunes et vieux, français et étrangers, secteur public et privé.
    Nous ne sommes représentés ni par les bureaucrates syndicaux ni par les politiciens menteurs ni par les gouvernants à la botte du patronat. Représentons-nous nous-mêmes en mettant en place nos comités de salariés, dans les entreprises et les quartiers.

    Ne laissons pas les voleurs du patronat et du gouvernement à sa solde nous pressurer et nous insulter ! Faisons-nous respecter, défendons nos intérêts de classe. Si nous nous réunissons pour décider nous-mêmes, les possédants oublieront de nous traiter de sans-dents et de fainéants !

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  • La ministre du travail déclare qu’elle ne commentera plus les chiffres du chômage. Pas étonnant : il augmente de 35.000 suppressions d’emploi en un mois et ce n’est rien face à la vague des licenciements vu les facilités accordées aux patrons pour se débarrasser de leurs salariés !

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  • Le nouveau plan de cadeaux financiers massifs sur fonds publics au capital privé annonce la somme de 57 milliards d’euros, alors que le même gouvernement a réduit les aides sociales, les dotations gouvernementales, les APL, la santé, les contrats aidés, les emplois d’infirmières, de cheminots, de postiers, etc.

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  • Les changements de président (Trump, Macron, Erdogan, Modi...) cachent un tournant de la bourgeoisie mondiale...

    « Un changement peut en cacher un autre. »

    Machiavel

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  • « Le meilleur moyen de contrer une révolution est de la provoquer soi-même. » disait encore Machiavel...

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  • C’est la mauvaise nouvelle du jour pour les retraités : si leur pension de base sera revalorisée de 0,8% le 1er octobre, la date de la revalorisation annuelle suivante devrait être décalée de 3 mois, d’octobre 2018 à janvier 2019, selon Les Echos. Ce probable report met en lumière une technique qui paraît quasi indolore une fois annoncée... mais a en fait un impact non négligeable sur la pension des retraités, et permet au passage à l’Etat de réaliser d’importantes économies (on parle de 380 millions d’euros pour les 3 mois de décalage en 2018). On comprend mieux pourquoi, avant Emmanuel Macron, François Hollande et Nicolas Sarkozy l’ont déjà employée !

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  • Quand les exploiteurs provoquent les exploités 4 octobre 2017 07:18, par F.

    Lire aussi : Face à la violence, de Camille-FA

    cliquer ici

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  • Emmanuel Macron était en déplacement à Égletons en Corrèze le 4 octobre pour une visite sur le thème de la formation et de l’apprentissage. La venue du chef de l’État s’est déroulée dans un climat plutôt tendu puisque des heurts ont opposé les forces de l’ordre et des salariés et anciens employés licenciés de l’usine GM&S de la Souterraine dans la Creuse. L’équipementier, deuxième employeur du département, a été placé en liquidation fin juin et les employés ainsi que certains élus de la Creuse souhaitait pouvoir interpeller le président. S’il ne les a pas rencontrés, Emmanuel Macron a commenté leur venue :

    "Il y a certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent pas avoir des postes. Parce qu’il y en a certains qui ont les qualifications pour le faire."

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  • Déjà quand il était ministre de l’Économie, après avoir évoqué les salariées "illettrées" de l’abattoir breton Gad, il s’était emporté face à un gréviste en mai 2016, lui assénant : "Vous n’allez pas me faire peur avec votre tee-shirt : la meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler".

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  • Macron lance maintenant que les travailleurs en colère ne font que foutre le bordel !!!

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  • Encore une provocation ! L’Etat va rembourser 5,7 milliards d’euros aux entreprises ! Le Conseil constitutionnel a invalidé la taxe à 3%, mise en place en 2012.

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  • En même temps, l’Etat attaque les retraités ! Les résidents de maisons de retraites subiront la hausse de la CSG, sans bénéficier en compensation de la suppression de la taxe d’habitation, à laquelle ils ne sont pas assujettis.

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  • Et, les provocations, ça continue !!

    Invité sur BFM TV, Castaner, le porte-parole du gouvernement a dit que "la liberté, ce n’est pas de bénéficier des allocations chômage pour partir deux ans en vacances".

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  • Encore une provocation, Gattaz du Medef fustige les chômeurs qui « profitent du système » et réclame un contrôle journalier des chômeurs recensés comme demandeurs d’emploi ainsi que l’obligation d’accepter n’importe quel emploi qui lui serait proposé. Un Gattaz qui traîne dans les média, c’est un boulot pour le ramassage des ordures, non ?

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  • Dans le vocabulaire de Macron, riche se dit "premier de cordée" et les chômeurs sont "multirécidivistes"

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  • Encore une provocation des nantis au pouvoir !!!

    Damien Adam, élu en marche (vers la poubelle...), a déclaré :

    « Pour les chômeurs, la liberté, ce n’est pas de bénéficier des allocations-chômage pour partir deux ans en vacances aux Bahamas... »

    Les Bahamas, ce paradis de profiteurs que cet Adam semble bien connaître en tenue d’adam !

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  • La petite phrase d’Emmanuel Macron à l’adresse d’une femme originaire du Maroc qui l’interroge sur le droit d’asile en France :

    "Il faut retourner dans son pays" !!!!

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  • Pas de coup de pouce pour le Smic le 1er janvier 2018 décrète Macron !

    "En application des dispositions légales, le Smic horaire augmentera de 1,24% au 1er janvier 2018", est-il précisé par le ministère du travail. Soit "une augmentation de 35 euros par mois" mais 35€, cela aurait été trop d’un seul coup : cela se fera en deux fois !!!

    encore une provocation des privilégiés contre les plus démunis !

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  • Le vol (aux deux sens) à 350 000 euros d’Édouard Philippe, c’est pas une provocation aérienne ?!!!

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  • Le vol Tokyo-Paris d’Edouard Philippe à 350.000 euros aurait en réalité coûté 480.000 euros !

    On comprend que le même estime qu’on ne peut pas donner un coup de pouce au SMIC et même pas un coup de petit doigt !!!

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  • Ah ça ira ! « les sans-dents » comme disait Hollande ou « ceux qui ne sont rien, les fainéants, les illettrés ... » comme dit Macron....

    Les exploiteurs, on va les lanterner !

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  • Le jeunes élus du conseil municipal des enfants de Pantin, en Seine-Saint-Denis, qui visitaient chaque année le siège de la présidence de la République n’iront plus. Ils ont reçu une réponse "glaciale" à leur demande écrite à la main. Les enfants de Pantin ne sont pas les bienvenus

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  • La charge de travail des salariés français s’est de nouveau accrue en 2017. 62 % des personnes interrogées en France déclarent qu’elle a augmenté entre 25% et 37%. En 2016, les salariés français constataient déjà une augmentation massive de la charge de travail entraînant une augmentation du stress : voir ici

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