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Editorial 6-12-2010 - Les banques nous jettent dans la misère - Devons-nous les frapper au coffre-fort ?

mardi 7 décembre 2010, par Robert Paris

La proposition du footballeur Cantona déclarant que les banques coulent tous ceux qui ont des difficultés : salariés, chômeurs, artisans, commerçants, paysans. Comme nos sous drainent finalement, au total, des sommes colossales, il a émis l’idée de frapper les banques en retirant nos épargnes.

Cela n’a pas plu du tout à toutes les sommités de la finance, des banques et... de la politique ! Qu’il se contente de commenter le foot, ont-ils dit quasi unanimement.

Médias, dirigeants, responsables, gouvernants ont tous fait la moue ou hurlé à l’irresponsabilité alors que les peuples, partout dans le monde, ont été sensibles à l’idée fondamentale : si on frappait les banques au coffre-fort.

Jean-François Sammarcelli, directeur délégué général de la Société générale a déclaré que « retirer son argent des banques, c’est extrêmement dangereux à la fois pour soi (...) et ce serait aussi dramatique pour l’ensemble du système » (Reuters, le 3 décembre).

De la droite (y compris extrême) à la gauche y compris "extrême", tous y ont été de leur petit mot pour dire que ce n’était pas la bonne manière de faire...

Des Verts au Front national, en passant par l’UMP et le PS, les responsables politiques invités sur les ondes ou à la télévision mardi matin ont tous fustigé cet appel fait aux particuliers de vider leurs comptes en même temps, afin que "les banques s’écroulent".

Cependant, il convient de constater que nous avions payé ces dernières années pour renflouer le Crédit Lyonnais mais, maintenant, ce sont des sommes bien plus colossales que l’on nous demande et nous devrons payer pour renflouer les banques françaises (c’est déjà fait en 2008 et il est faux qu’elles aient remboursé la totalité) mais aussi les banques grecques, irlandaises et, demain, portugaises, espagnoles et même américaines. En 2008, on a déjà tous payé pour les banques américaines. Et, quand Obama, déverse des centaines de nouveaux milliards sur les marchés, il n’y a pas que le peuple américain qui passe à la caisse : c’est tous les peuples !

Donc, si on en marre de sauver les banques, pourquoi pas les couler au lieu de laisser couler les salariés, les chômeurs, les jeunes, les commerçants, les artisans, les paysans, etc...

Alors que les banques, elles, ne se gênent pas pour couler un de leur client qui a eu le malheur d’avoir - même momentanément - un petit trou, les politiques sont les plus remarquablement unis contre cette idée de taper dans les coffre-forts.

Le ministre du Budget François Baroin a brocardé samedi l’appel "grotesque et irresponsable" ."Cantona en conseiller financier, ce n’est pas très sérieux (...) A chacun son métier, et les vaches seront bien gardées", a-t-il déclaré dans une interview à France-Soir. "En tout cas, si des fans retirent leurs billes de leur assurance vie, la responsabilité de M. Cantona sera engagée sur la vie de ces gens-là", a-t-il ajouté.

N’oublions pas ce propos du ministre, car la responsabilité de ce ministre est engagée pour la vie de tous les chômeurs, les licenciés, les retraités sans moyens, les gens à la rue, tous les salariés à trop bas revenus auxquels on coupe l’électricité, qui ne parviennent pas au bout de leurs fins de mois, que les banques volent, ruinent, à qui elles ne pardonnent pas un petit trou dans leur compte....

Christine Lagarde, rageuse, a affirmé : "Monsieur Cantona n’est pas à une provocation près".

Pour la ministre des Solidarités, Roselyne Bachelot, "ce sont les Français les plus modestes qui morfleraient".

La droite n’a pas eu de mots assez forts contre Cantona, bien entendu.

La CGT a déclaré : "Ce n’est pas une bonne stratégie."

Eh bien ! Il faut croire que ce syndicat a montré que, lui, avait la bonne stratégie pour défendre nos retraites !!! Et sa stratégie à lui n’est certainement pas de frapper les banques au coffre-fort, merci de nous l’avoir précisé !

Pour Aubry, "Cantona marque un but contre son camp.". Elle aprécisé : "à l’évidence, sa réponse n’est pas la bonne. Je dirais même qu’il marquerait vraiment un but contre son camp, contre la France, contre nous tous en réalisant cela."

Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) et Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) se sont démarqués vendredi de l’appel de Cantona, estimant que provoquer la faillite du système bancaire n’était pas la bonne solution. "Je ne sais pas si on gagnerait quelque chose à une faillite générale et instantanée du système. Je me représente la chose autrement, avec des élections, avec des programmes", a déclaré M. Mélenchon sur France Info.

De même, pour Nathalie Arthaud (LO), la solution pour empêcher les banquiers de "nuire" serait plutôt de les "mettre sous contrôle" en les expropriant. "Le problème c’est que les banques, on en a besoin, elles sont utiles", a-t-elle estimé.

L’association altermondialiste Attac (Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action citoyenne), qui dénonce régulièrement la toute-puissance du monde bancaire, restait elle aussi très prudente. "On ne demande pas aux gens de retirer en masse leur argent des banques", a déclaré à l’AFP Thomas Coutrot, coprésident de l’association.

Besancenot le déconseille car pour lui, "la réalité, c’est que beaucoup de ceux qui rêveraient de la faire n’ont plus forcément de l’argent sur leur compte en banque. Et puis, les capitalistes ont déjà anticipé le truc puisqu’ils font crédit à tour de bras avec de l’argent qu’ils n’ont pas", poursuit-il. Pour le leader anticapitaliste, "reste que s’attaquer aux banques n’est qu’une partie du problème. On n’est pas face à une crise financière, mais à une crise du système". Et de conclure sur l’exemple de l’Argentine au début des années 2000 : "les gens se sont précipités, les banques ont fermé, la police a frappé. Les banques sont toujours du côté du pouvoir".

La gauche politique et syndicale se dit contre le système mais Cantona a au moins eu le mérite de nous démontrer qu’ils défendent le système. Merci...

Le gouvernement ment, les banques volent, les riches rigolent

Les banques ont-elles remboursé à l’Etat les sommes distribuées en 2008 ?

En partie seulement. C’est presque fait pour les 20,75 milliards d’euros apportés en fonds propres. Six banques en avaient bénéficié. Quatre d’entre elles ont déjà racheté la participation de l’Etat dans leur capital. La banque franco-belge Dexia et le groupe Banque populaire-Caisse d’épargne doivent encore rembourser 6,3 milliards d’euros.

Le remboursement des 77 milliards d’euros prêtés sera plus lent. Ces prêts courent jusqu’à 2014, mais les banques ayant renoué avec les bénéfices, elles, seront en mesure de rembourser. Mais la réalité, c’est que l’Etat leur a reversé des sommes en empruntant à intérêt des sommes qu’elle leur prête quasi sans intérêt.

Un exemple de banque qui n’a pas remboursé ? Le groupe BPCE déclare qu’il « a bien l’intention » de rembourser d’ici à 2013 l’argent prêté par l’Etat dans le cadre des aides versées au secteur bancaire, a déclaré mardi aux Echos le président de son directoire François Pérol. L’Etat a déclaré qu’il a fait une bonne opération en prêtant aux banques et qu’il y a gagné. Voyons cela sur un exemple …

BNP Paribas a décidé de rembourser dès octobre les cinq milliards prêtés par l’État pour affronter la crise via une augmentation de capital. L’opération qui lui permettra d’avoir les coudées franches vis-à-vis des pouvoirs publics tout en séduisant les marchés. La banque réalise ainsi une très belle opération en remboursant les actions de l’État à 27,2 euros seulement alors que son cours actuel est plus de deux fois supérieur (56,5 euros lundi à la clôture). L’État, qui a accepté, selon les termes de l’accord initial, que les actions soient rachetées au prix d’émission jusqu’en 2010, se prive au passage d’une plus-value de plus de cinq milliards d’euros. Le marché a salué cette décision et placé mardi le titre BNP Paribas en tête des progressions du CAC 40 (+2,35 % à 57,90 euros).

Bien des sommes données aux banques ne sont pas rentrées dans les caisses de l’Etat, notamment les prises de participation. L’Etat détient maintenant 15,19% de BNP Paribas, 7,2% de la Société Générale et 5,7% de Dexia.

D’autre part, au moment du remboursement, l’Etat a prétendu qu’il avait donné moins qu’annoncé : 118 milliards sur 360 annoncés…. Quand mentait-il ? Alors ou aujourd’hui ? En octobre 2008, l’Etat avait déboursé directement les sommes suivantes :

Crédit Agricole : 3 milliards

BNP Paribas : 2,55 milliards

Société Générale : 1,7 milliard

Crédit Mutuel : 1,2 milliard

Caisse d’Epargne : 1,1 milliard

Banque Populaire : 950 millions

Même si l’Etat a prétendu ensuite avoir déboursé moins.

La suite...

12 Messages de forum

  • La proposition de Cantonna est peut-être intéressante pour délier les langues mais de fait, les marchés ne se sont pas affolé car son appel n’as pas été suivi. Personnellement, je ne vois pas de perspective qui permette d’élever la conscience de classe dans ce type d’action. Les réactions de tous bord montre toutefois que le système est fragile puisque même une chiquenaude leur fait peur. Mais quand bien même le système bancaire se serait écroulé ça n’aurait pas donné une politique à suivre, à moins que Cantonna n’ai encore quelques propositions dans son chapeau ?

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    • Je ne vois pas les choses comme toi. Tout d’abord, en accusant les banques, les travailleurs accuseraient autre chose que des lampistes. Ce n’est pas pareil que de dire que les irlandais ou les grecs ont abusé et très différent de s’en prendre aux jeunes des banlieues ou aux Roms !!!

      D’autre part, ce qui donnerait son caractère et son succès possible à l’intervention, c’est bien entendu que les travailleurs et les milieux populaires s’emparent de l’idée et rien ne prouve pour le moment que ce ne sera pas le cas...

      L’idée semble même faire son chemin dans d’autres pays.

      En tout cas, les travailleurs ne parviendront à rien s’ils ne s’organisent pas pour le réaliser.

      Bien entendu, Cantona ne peut pas sauver les travailleurs à leur place.

      Mais même le parti le plus révolutionnaire ou le syndicat le plus combatif ne peut rien à la place des travailleurs.

      Quant aux travailleurs, ce qui importe à leur conscience et aussi à leur rapport de forces, donc à leur avenir social, c’est qu’ils ne cherchent pas à sauver le système capitaliste mais à le frapper le plus fort possible....

      C’est dans ce sens là que l’idée va dans le bon sens...

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  • Absolument c’est le mérite de Canto même si sa réalisation laisse plus ou moins un doute car qui pourrait la contrôler à part l’organisation des prolétaires, employés de banques et petits épargnants ensemble.

    En effet les médias ont beau jeu de crier que c’est un flop : personne n’a les moyens de les contredire.
    Et surtout pas les partis et syndicats, revendiquant en paroles le "combat" contre le système, mais qui, comme Robert l’a bien montré dans l’article ci dessus, ont tous réagi dans le sens de la sauvegarde du système.

    Pourtant qui a t il à sauver dans un système qui tue, affame, et exploite des milliards d’êtres humains quand il ne les jette pas les uns contre les autres dans les guerres et les génocides ?

    LEs banques et tout le système qui les a engendrées doivent mourir et c’est à nous travailleurs de leur donner le coup de grace, avec l’aide de tous ceux qui sont opprimés dans ce vieux monde.

    Tout ce qui peut aller dans le sens que les exploités cessent de subir le système et s’organisent indépendamment de tous les partis syndicats associtions, pour renverser le pouvoir des banques, des groupes capitalistes internationaux, des PME filiales de ces groupes, et de toutes les structures étatiques qui sont là pour gérer les affaires de la bourgeoisie.

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  • En île de France aujourd hui, il y a donc eu une tempête de neige et officiellement 450km de bouchon.
    Pour faire 1km il fallait 30mn par ici, et 3h00 pour rejoindre son appart en prenant l’autoroute par là .
    Bison futé lance des appels à ne pas abandonner les voitures sur les routes.

    La plupart des entreprises ont fait comme si de rien n’était et les salariés se sont faits piègés comme des rats sur les routes, en sortant à l’heure réglementaire de leur entreprise.
    Certaines mêmes ont délibéremment minimisé la météo et au dernier moment ont fait circulé les rumeurs qu’il n’y avait plus de RER du tout ! C’était faux et en plus c’était l’unique moyen de rentrer en sécurité chez soi !

    Pour ceux qui habitent dans des zones non desservies par les trains, il fallait partir avant la tempête ou au moins au début. Mais de toute façon pour le ministre de l’intérieur il n’ya pas eu de pagaille !
    2000 flics pour rétablir l’ordre contre ceux qui commençaient à s’énerver, voilà en guise de sécurisation des routes et troitoirs.

    Alors dans les entreprises il y a eu ceux aussi parmi les salariès qui ne se sont pas laissés avoir par la confiance dans le "système".
    Un certain nombre ont pris sur eux d’imposer de partir 1H00, 2H00 ou 3H00 avant la fin officielle de la journée.
    Et oui qui va à aller chercher les enfants ? pas notre patron.
    Qui va venir déblayer la neige une fois que les véhicules sont entassés les uns derrière les autres ? Pas la DDE et le ministre de l’intérieur.
    Qui va réparer une voiture partie dans le fossé ? pas le patron, ni l’Etat.
    Qui va avoir les ennuis s’il faut marcher dans la neige en basket, car la voiture ne sert plus rien, et qu’on glisse tous les 3m en se tordant les chevilles ? Pas nos ministres.
    Beaucoup de salariés se sont faits peut être piègés mais ce n’est pas la météo la responsable.
    Ceux qui prétendent nous diriger , nous entrainent tous dans le fossé si on les écoute.
    Cantona parlait d’abandonner les banques en retirant nos économies.
    Evidemment beaucoup vivent à crédits, endettés, et sont dans le rouge à la fin du mois.
    Beaucoup d’entre nous faisons les courses pendant les promotions et de plus en plus dans des centres d’aide à la population comme le secours populaire.

    Mais Cantona en se faisant attaquer par l’ensemble de la classe politique, montre qu’il a touché un point sensible.

    Lutte Ouvrière et l’extrème gauche qui dénoncent dans leurs écrits les capitalistes, et soutiennent volontier des artistes engagés comme la compagnie Jolie Môme, devraient juste se souvenir de la citation de Brecht : "qui est le plus grand criminel ? celui qui vole une banque ou celui qui la fonde ?”

    En réalité, ces groupes n’ont d’anticapitaliste que l’étiquette car leur contenu profond n’est que pur capitalisme. Ils ont peur des travailleurs qui se révoltent et préfèrent en parler au passé comme pour ceux d’Haiti .
    Ces groupes soi disant révolutionnaires, taisent la vérité sur les luttes récentes de la classe ouvrière car ils ne croient pas dans cette classe pour renverser le système social et économique qui est pire que toutes les tempêtes de neige et de feu réunies.

    Ces groupes sont les "Bisons futé" du capitalisme, ils crient haut et fort depuis leur chateau de sable syndical ou éléctoral, "n’abandonnez pas votre banque, vos entreprise, vos acquis etc...votre capital, votre pays, votre Etat, votre système capitaliste"

    Tous ces bons conseilleurs nous disent de rester dans notre voiture et d’y mourrir tranquillement de froid ! Bande d’assassin qui vous servez des hauts parleurs de vos maîtres pour nous pousser dans l’autre monde.

    Fermons nos oreilles à ces sirènes et laissons notre bon sens reprendre la main.
    La vie est plus forte que ces croques morts qui veulent nous enterrer vivants.

    Notre instinct nous dit, sort de cette bagnole et laisse le patron avec sa pointeuse en plan. Et bien écoutons pour une fois notre raison, et unissons nous enfin pour décider ensemble qui des travailleurs ou des bourgeois, doit décider de notre avenir.

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  • Des travailleurs vous invitent à débattre
    de nos conditions de vie, de travail,
    du logement, de la santé, de l’éducation

    Réunion Publique
    Lundi 13 décembre à partir de 18h00
    Salle Jean Jaurès, Bourse du travail
    3 rue du Château d’eau, Métro République

    Ils préparent 2012
    Préparons la Grève de masse

    Des travailleurs et précaires de l’AG interpro Gare de l’Est et IDF

    Depuis le début septembre, nous avons été des millions à manifester et des milliers à entrer grève reconductible dans certains secteurs (raffineries, transports, éducation, lycées, facs...) ou à participer à des blocages.

    Nous aurions « gagné la bataille de l’opinion »
    Le gouvernement, lui, a gagné la bataille des retraites

    Aujourd’hui, ils nous annoncent tous que la lutte est terminée. Nous aurions « gagné la bataille de l’opinion ». Tout serait joué et, résignés, on n’aurait plus qu’à attendre 2012. Comme si, maintenant, la seule issue serait les élections. Il n’est pas question d’attendre 2012, pour « l’alternance ». Aujourd’hui, ce sont les partis de gauches qui mènent les attaques, en Grèce comme en Espagne, contre les travailleurs. Il n’y a rien de bon à attendre des prochaines élections.

    La crise du capitalisme est toujours là. Les attaques continuent et se feront plus violentes.

    Nous devons nous préparer dès maintenant à faire face aux prochaines attaques et à celles qui se poursuivent comme les milliers de licenciements et les suppressions de postes L’attaque sur les retraites est l’arbre qui cache la forêt. Aussi demander le retrait ne pouvait être que l’exigence minimale. Cela n’aurait pu suffire. Depuis le début de la crise, c’est ce gouvernement au service du patronat qui mène détruit nos conditions de vie et de travail alors qu’il verse des milliards aux banques et au privé.
    Pendant que des centaines de milliers de vieux travailleurs survivent avec moins de 700 euros par mois, et des centaines de milliers de jeunes vivotent avec le RSA, quand ils l’ont, faute de travail. Pour des millions d’entre nous, le problème crucial, c’est déjà de pouvoir manger, se loger et se soigner. Avec l’aggravation de la crise, ce qui guette la majorité d’entre nous, c’est la paupérisation.
    Parler dans ces conditions de « pérennité des retraites » comme le fait l’intersyndicale alors que le capitalisme en pleine putréfaction remet en cause toutes nos conditions de vie et de travail, c’est nous désarmer face à la bourgeoisie.


    La classe capitaliste mène une guerre sociale contre les travailleurs de tous les pays

    C’est à l’échelle internationale que les capitalistes mènent les attaques contre les classes ouvrières. C’est donc les trusts financiers et industriels (BNP, AXA, Renault…) qui nous pillent et veulent nous écraser. En Grèce, il n’y a presque plus remboursement des frais médicaux. En Angleterre ce sont plus de 500.000 licenciements de fonctionnaires. En Espagne c’est la casse des contrats de travail.
    Comme nous, les travailleurs de Grèce d’Espagne, d’Angleterre, du Portugal sont confrontés aux mêmes attaques et luttent pour se défendre, même si nous n’avons pas toujours pas fait reculer nos gouvernements et patronat respectifs.
    Pour autant, nous sommes encore des centaines de milliers à ne pas accepter cette issue et à garder en nous une profonde colère, une révolte intacte. Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Pourquoi notre combativité et notre mobilisation n’ont pas pu faire plier les patrons et leur Etat ?

    Pour faire reculer ce gouvernement et les capitalistes, nous devons mener une lutte de classe

    Il aurait fallu, dès le départ, s’appuyer sur les secteurs en grève, ne pas limiter le mouvement à la seule revendication sur les retraites alors que les licenciements, les suppressions de postes, la casse des services publics, les bas salaires continuent dans le même temps. C’est cela qui aurait pu permettre d’entrainer d’autres travailleurs dans la lutte et d’étendre le mouvement gréviste et de l’unifier.
    Seule une grève de masse qui s’organise à l’échelle locale et se coordonne nationalement, au travers de comités de grève, d’assemblées générales interprofessionnelles, de comités de lutte, pour que nous décidions nous-mêmes des revendications et des moyens d’action tout en contrôlant le mouvement, peut avoir une chance de gagner.


    Laisser la direction des luttes à l’intersyndicale….

    A aucun moment, l’intersyndicale n’a tenté de mener cette politique. Bien au contraire elle appelé à deux nouvelles journée d’action le 28 octobre et 6 novembre, alors que les secteurs en grève reconductible s’essoufflaient. Limiter le mouvement de grève reconductible à quelques secteurs et aux seules retraites ne pouvait qu’entraver le mouvement gréviste. Voilà pourquoi, nous n’avons pas été en mesure de faire reculer le gouvernement.
    Nous ne pouvions rien attendre d’autre de la part d’un Chérèque (CFDT) qui défendait les 42 annuités, ou encore d’un Thibault (CGT) qui n’a jamais revendiqué le retrait de la loi ? Et ce n’est certainement pas le faux radicalisme d’un Mailly (FO), serrant la main d’Aubry en manif, alors que le PS vient de voter les 42 annuités qui ouvre une autre voie. Quant à Solidaires/Sud-Rail, il ne proposait que de suivre la CGT. Aucun d’entre eux ne voulait l’organisation indépendante des travailleurs pour que nous nous défendions et passions à l’offensive.
    Aussi se sont-ils mis à la tête des luttes et ont enfourché le cheval de la grève reconductible pour éviter de se faire déborder. Ils ne voulaient pas faire reculer ce gouvernement. Tout au long du mouvement l’intersyndical cherchait seulement à apparaître comme un interlocuteur responsable auprès du gouvernement et du patronat afin de « faire entendre le point de vue des organisations syndicales dans la perspective de définir un ensemble de mesures justes et efficaces pour assurer la pérennité du système de retraites par répartition. » dans le cadre « d’un large débat public et une véritable concertation en amont ».
    Mais quel dialogue peut avoir l’intersyndicale avec ce gouvernement qui matraque les infirmiers anesthésistes, les lycéens, déloge les travailleurs des raffineries et expulse les Roms et les travailleurs sans papiers, si ce n’est de négocier des reculs comme en 2003, 2007 et 2009. Cela fait des années qu’ils ont fait le choix de collaborer avec le patronat et leur Etat pour gérer la crise.

    … C’est finir à la soupe populaire

    Empêcher la misère généralisée dans laquelle les classes dirigeantes veulent nous plonger, dépend de notre capacité à mener une lutte de classe pour nous accaparer les richesses produites et les moyens de production afin de subvenir aux besoins de toute la population au lieux de ceux d’une petite minorité.
    Nous ne devrons pas hésiter à remettre en cause la propriété privée industrielle, financière et la grande propriété foncière. Pour nous engager dans cette voie, nous ne devons avoir confiance que dans notre propre force. Et certainement pas dans les partis de la gauche (PS, PCF, PG…) qui n’ont jamais remis en cause la propriété privée et dont les homologues mènent actuellement l’offensive contre les travailleurs en Espagne et en Grèce.
    Dans cette lutte, les travailleurs doivent défendre les intérêts de tous les exploités y compris les petits paysans, marins pêcheurs, petits artisans, petits commerçants, qui sont jetés dans la misère avec la crise du capitalisme. Que nous soyons salariés, chômeurs, précaires, travailleurs avec ou sans papiers, syndiqués ou non et ce cela quelque soit notre nationalité, nous sommes tous dans le même bateau.

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    • "Préparer la grève de masse", aucune chance à 50 ou 100 et même 10000. Discuter de l’avenir social : socialisme ou barbarie oui !
      ET peut être les 10000 réuniront à leur tour 100 autour d’eux et surtout ils auront discuter de l’essentiel.
      Car ce n’est plus les réformes qui inquiétent, ce sont les suites de la crise du capitalisme ! Et ça ce n’est une grève, meme massive, qui va y répondre.

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    • " Avec l’aggravation de la crise, ce qui guette la majorité d’entre nous, c’est la paupérisation."

      Quelle aggravation de la crise ? La crise systèmique est là . On peut parler de réplique quand un tremblement de terre fait des "petits", c’est à dire qu’après le séisme il y a d’autres secousses moins fortes, mais la rupture elle a déjà eu lieu.
      Par contre les conséquences, elles, ne sont pas toujours visibles ou détectées immédiatement par tous les "observateurs" et plus généralement l’environnement.
      L’exemple le plus flagrant est le Tsunami qui suit un séisme sous marin.

      Les phénomèmes de tectoniques des plaques, sont en tous cas responsables du chevauchement des plaques continentals, océaniques et ces chocs sont une discontinuité d’un mouvement qui a atteint une limite élastique des matériaux soumis à des pressions collosalles.

      La crise du système capitaliste est de même une rupture, qui marque un changement fondamental de comportement du système. L’ancien est mort .

      La séparation des continents qui constituaient la Pangée, n’est pas un phénomème réversible : La Pangée est "morte" et son enterrement n’était pas une erreur mais une réalité. La transformation n’était pas plus ou moins grave : elle était définitive et fondamentale.

      Dans notre cas, il est clair que nous n’avons encore rien vu du choc systèmique de notre vieux monde ; mais tous les indicateurs montrent que le risque est largement au delà de la paupérisation que connaissent déjà les 4/5 des prolétaires du globe.

      La réalité est la paupérisation des classes moyennes et le risque, le fascisme.

      La réalité est la croissance des industries et de la vente d’armement, et avec elles l’enrôlement de millions de jeunes au chomage : le risque est la guerre mondiale.

      La réalité est la reprise des idéologies de type front populaire : le risque est le détournement de mouvement révolutionnaire et la voie au fascisme.

      Les élections sont à nouveau un piège mais la grève n’est pas la réponse en soi, sans une perspective claire des enjeux en ce moment.

      L’onde de choc du séisme économique a été ralenti volontairement ppar l’intervention massive des états, mais comme une digue a des limites, celles de l’endettement des états aussi.
      En France en décembre 2010, les profs ont peur réellement de ne pas être payés à la fin du mois, de la même façon que les ouvriers de l’automobile au chomage technique.

      A cette peur bien réelle et justifiée, il est nécessaire de voir non pas juste certains effets de la crise mais ses causes.
      Sinon on peut penser comme la semaine dernière qu’il neige un peu plus fort que d’habitude mais bon ce n’est pas si grave : on ne voit pas la véritable tempête et l’environnement (densité de circulation routière) dans lequelle elle frappe.
      Du coup des gens vont abandonner leur voiture et faire 40 km à pied pour aller rejoindre leur maison (et risquer leur vie parfois) : ils n’habitent pas la Norvège mais l’Ile de France !

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  • "Tuer les banques ? Non, reconsidérer le rapport à l’argent " titre le journal "socialiste" Marainne !!!

    Les défenseurs des banquiers sont à gauche comme à droite !

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  • Attention les croupiers appellent à faire sauter la banque, rien ne vas plus , le monde à l’envers.
    Le grand casino de la planète serait il en train de s’éfondrer ! Aux croupiers de tous les pays de l’aider car sinon en plus de ne plus avoir de boulot nous n’aurons bientôt plus que les jetons à nous mettre sous la dent.

    L’horreur économique se transforme assurement en catastrophe sociale et le soi disant moteur du progrès est ^plus que stopper. ce ne sont pas les pneus qui patinent sur une crise verglassée. C’est le véhicule entier qui ne redémarrera plus jamais : moteur sans essence, bielle coulée, fuite d’huile, voiture dans le fossé, direction cassée, batterie vidée :.
    Alors est ce que les occupants d’un tel taco ont intêret à rester dedans ?

    Ou alors faut il prendre ses cliques et ses clacs et mettre le feux aux pneus...pour se réchauffer un peu en construisant un igloo à coté.

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