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Bibliographie des religions

mardi 13 mai 2008, par Robert Paris

BIBLIOGRAPHIE

Religions et religion de Victor Hugo

Lettres juives

Testament de Meslier

Dialogue sur la religion naturelle, David Hume

La religion dans les limites de la simple raison

Système de la nature, de D’Holbach

Bibliographie athée


Bibliographia Clandestina

Bibliographie de la littérature philosophique hétérodoxe et clandestine de l’âge classique

Alain Mothu © 1993-1997

Centre d’Étude de la Langue et de la Littérature françaises des XVIIe et XVIIIe siècles Université de Paris IV-Sorbonne 1, rue Victor Cousin 75230 Paris Cedex 05

- Cinquième mise à jour : juin 1997 -


Présentation

La présente base de données a paru pour la première fois en 1992 dans La Lettre clandestine. Bulletin d’information sur la littérature philosophique clandestine de l’âge classique (revue dirigée par Olivier Bloch et Antony McKenna, publiée aux Presses de l’Université de Paris-Sorbonne). Elle en est aujourd’hui à sa cinquième mise à jour. Elle comporte, par rapport à la version précédente, plus de cent titres nouveaux.

Son objet : répertorier l’ensemble des contributions scientifiques et éditions concernant la littérature philosophique dite clandestine de l’âge classique (XVII -XVIII siècles) — secteur de recherche actuellement en pleine expansion, mais aussi aux contours souvent indécis, et dont l’étude implique des perspectives historiques aussi vastes que diverses : philosophiques, littéraires, religieuses, bibliothéconomiques, sociologiques, etc. C’est pourquoi, à côté de travaux portant spécifiquement sur des auteurs ou des textes clandestins (manuscrits ou imprimés), on trouvera ici d’autres études qui touchent notre sujet de façon plus transversale, concernant par exemple l’histoire et les milieux de l’édition et de la censure, les littératures utopico- ou érotique-philosophiques, la critique biblique à l’âge classique, l’histoire de la "libre pensée", du matérialisme, du "spinozisme", ou encore des travaux consacrés à diverses dissidences religieuses. Tous travaux que nous avons jugé pouvoir être utiles à quiconque travaille ou s’apprête à travailler sur la littérature clandestine. Dans la même optique, nous n’avons pas hésité à intégrer certaines études du XVIII ou du XIX siècle qui nous semblaient avoir conservé un intérêt. Enfin, pour ne pas donner l’illusion d’un phénomène moderne, et parce que ces textes ont eu des répercussions à l’âge classique, nous nous sommes permis quelques incursions bibliographiques dans la "littérature clandestine" du XVI siècle. La publication numérisée de cette bibliographie fait qu’on nous pardonnera plus volontiers d’avoir péché par excès que par défaut.

Nous avons quelquefois accompagné les signalements, notamment les plus récents, de remarques qui explicitent le contenu des contributions. Ces développements, souvent inspirés de comptes rendus parus dans La Lettre clandestine (par les auteurs eux-mêmes, par Gianluca Mori ou nous-même, ou par des collaborateurs occasionnels de la revue), ont une valeur purement indicative et ne portent pas forcément sur les contributions majeures. Nous espérons les multiplier à mesure de nos révisions, dans la perspective encore lointaine de constituer une plus complète Bibliographie critique de la littérature clandestine.

Appelée à être constamment actualisée et corrigée, la liste actuelle est condamnée à la précarité, mais des mises à jour seront régulièrement placées à la disposition des chercheurs. Ces derniers seront en retour bien aimables de nous signaler toutes les fautes ou les lacunes qu’ils auront relevées.

Nous incluons dans cette bibliographie un certain nombre d’études dont la publication nous a été annoncée comme imminente.

Nous sommes particulièrement redevables à Gianluca Mori et Winfried Schröder des signalements et résumés qu’ils nous ont communiqués, mais nous devons dans un geste plus large remercier tous ceux qui nourrissent chaque année de leurs informations la chronique bibliographique de La Lettre clandestine.

Alain Mothu


Bibliographia Clandestina


Ablaing van Giessenburg (sous le pseud. de Rudolf Charles), (éd.), Le Testament de Jean Meslier, curé d’Etrepigny et de But en Champagne, décédé en 1733. Ouvrage inédit précédé d’une préface, d’une étude biographique, Amsterdam, À la Librairie étrangère, 1864, 3 vol. (voir le compte rendu par « E.B. » dans la Revue de Champagne et de Brie, t. VI, juil.-déc. 1878, p. 449).

Adam (A.), Préface au t. XIV des oeuvres complètes du marquis de Sade : Opuscules, historiettes, contes et fabliaux. Les Infortunes de la vertu, Paris, Cercle du livre précieux, 1967, p. 15-29 (généralités sur la littérature clandestine).

— Le Mouvement philosophique dans la première moitié du XVIII siècle, Paris, Société d’Édition d’Enseignement Supérieur, 1967 (cf. spéc. p. 32-35 : « Les activités clandestines »).

Akagi (S.), « Note sur un recueil de manuscrits clandestins du XVIII siècle : Le Préjugé démasqué », Études de langue et littérature françaises (Bulletin de la Société japonaise de langue et littérature françaises), n· 54, 1989, p. 99-107.

— [en japonais :] Les Idées antireligieuses en France de 1600 à 1750. Les Libertins au XVII siècle et les manuscrits clandestins à la fin du XVII siècle et dans la première moitié du XVIII siècle, Tokyo, Iwanami Shoten, 1993 (résumé et table en français p. 3-14. Deux parties : « Les libertins au XVII siècle face à la philosophie cartésienne » et « L’univers des manuscrits clandestins antireligieux de 1680 à 1750 » — on établit ici une liste de 163 mss. écrits entre 1680 et 1750, classés et étudiés selon le nombre de sujets qu’ils traitent, puis selon leur orientation idéologique, de la "droite déiste" à "l’athéisme naturaliste". Voir le compte rendu par T. Shiokawa dans XVII siècle, XLVI- 2, n· 183, avril-juin 1994, p. 388-391).

Åkerman (S.), Queen Christina of Sweden and her circle. The transformation of a seven teenth-century philosophical libertine, Leiden-New York-København-Köln, E.J. Brill, 1991.

— « John Adler Salvius’ Questions to Baruch de Castro concerning De tribus impostoribus », dans S. Berti, F. Charles-Daubert, R.H. Popkin (éd.), Heterodoxy, Spinozism and Free-Thought in Early-Eighteenth-Century Europe...

— « Christina Alexandra’s Search of Clandestine Manuscripts », dans G. Gawlick et Fr. Niewöhner (éd.), Jean Bodins "Colloquium Heptaplomeres"..., p. 153 sq.

Albertan-Coppola (S.), « Apologistes et clandestins au siècle des Lumières », dans G. Artigas-Menant et A. McKenna (éd.), Tendances actuelles dans la recherche sur les clandestins à l’Âge classique, = La Lettre clandestine, 5 (1996), p. 267-278.

Alberti (A.), Alberto Radicati di Passerano. Contributo al pensiero politico e alla storia del diritto ecclesiastico in Piemonte agli inizi del secolo XVIII, Torino, 1931.

Albiac (G.) « Épicurisme et saducéisme dans la communauté sépharade d’Amsterdam », Archives de philosophie, LVII / 3, juillet-septembre 1994, p. 503-512.

Alexander (G.), (éd.), H.S. Reimarus, Apologie oder Schutzschrift für die vernünftigen Verehrer Gottes, Frankfurt, 1972.

Allen (Don C.), Doubt’s boundless sea. Skepticism and faith in the Renaissance, Baltimore, The John Hopkins Press, 1964 (cf. Appendix, p. 224-243 : De tribus impostoribus).

Anderson (B.), « Sallengre, La Monnoye, and the Traité des trois imposteurs », dans S. Berti, F. Charles-Daubert, R.H. Popkin (éd.), Heterodoxy, Spinozism and Free-Thought in Early-Eighteenth-Century Europe...

Andreoni (C.), « Il comunismo ateo de Jean Meslier », Rivista critica di storia della filosofia, XXXII (1977), p. 363-400.

Andrews (S.G.), « The Wandering Jew and the Travels and Adventures of James Massey », Modern language notes, 62, 1957, p. 39-41.

Andries (L.), « Le colportage des livres au XVIII siècle, entre orthodoxie et clandestinité », dans G. Artigas-Menant et A. McKenna (éd.), Tendances actuelles dans la recherche sur les clandestins à l’Âge classique, = La Lettre clandestine, 5 (1996), p. 193-200.

Anghelescu (M.), « Un menuscrit de Fontenelle perdu et retrouvé », Synthesis, XI (1984), p. 59-64 (redécouverte de l’Histoire des Ajaoïens attribuée à Fontenelle).

[Anonyme], « Observatio VII : Liber de tribus impostoribus », Observationes selectæ ad rem litterariam spectantes, 1 (1700), p.78-83 (survol des conjectures concernant l’auteur du traité légendaire).

[Anonyme], « Rezension des Symbolum Sapientæ », Fortgesetzte Sammlung von Alten und Neuen Theologischen Sachen, 1735, p. 571-572.

Aquilecchia (G.), « Nota su John Toland traduttore di G. Bruno », English Miscellany, IX, 1958, p. 77-86.

Armogathe (J.R.), « La terminologie sociale dans les oeuvres de Jean Meslier », Wissen schafliche Beiträge der Martin-Lüther-Universität, VII (1975), p. 53-58.

— « Duclos auteur d’un extrait du Mémoire de Jean Meslier », Revue d’histoire littéraire de la France, LXXVI (1976), p. 75-78.

— « La religion de Meslier », dans J.-L. Marion et J. Deprun (éd.), La Passion de la raison. Hommage à Ferdinand Alquié, Paris, P.U.F., 1983, p. 275-285.

Artigas-Menant (G.), « Boulainvilliers et Madame de Lambert », Studies on Voltaire and the Eighteenth Century, n· 219, 983, p. 147-152 (restitution à Mme de Lambert de plusieurs textes pédagogiques attribués par erreur à Boulainviller).

— « Un manuscrit inconnu de Telliamed », Dix-huitième siècle, n· 15 (1983), p. 295-310.

— « Une continuation des Entretiens. Benoît de Maillet disciple de Fontenelle », Corpus, XIII : Fontenelle (1990), p. 113-123.

— « Naissance des Lumières », dans R. Mauzi (éd.), Précis de littérature française du XVIII siècle, Paris, P.U.F., 1990, p. 23-42 (1 partie, ch. II).

— « Un Français chez les Micmacs en 1752 : Thomas Pichon », dans Actes du huitième congrès international des Lumières, Oxford, The Voltaire Foundation, 1992, p. 1593-1597 (collectionneur de manuscrits philosophiques clandestins, Pichon est aussi l’auteur de Lettres et mémoires sur le Cap breton (1760) où percent matérialisme et critique de la religion révélée).

— « La religion dans Les Illustres Françaises », dans Leçons sur Les Illustres Françaises de Robert Challe, Actes de la table ronde de Créteil, Paris, Champion-Slatkine, 1993, p. 217-239 (dans ce roman d’apparence conformiste sont disséminées quantité d’allusions qui ne le sont point. Le roman ne dénote aucun recul philosophique par rapport aux Difficultés sur la religion, ni aucun retour à la foi perdue).

— « L’utilisation de la Rome antique dans la propagande anti-catholique au XVIII siècle », dans Images de l’Antiquité dans la Littérature française, Paris, Presses de l’École Normale Supérieure, 1993, p. 125-136 (sur les Cérémonies et coutumes religieuses de tous les peuples du monde (1723-1748) de J.-F. Bernard, et L’Antique Rome (1796) de J. Grasset de Saint-Sauveur : orientation critique de ces compilations et rôle de l’illustration comme moyen de propagande anti-catholique).

— « La prière dans Les Difficultés sur la religion », dans Autour d’un roman : "Les Illustres Françaises" de Robert Challe, Paris, Champion, Collection Unichamp, 1992, p. 41-55, repris dans Autour de Robert Challe, Actes du Colloque de Chartres, Paris, Champion, 1993, p. 257-270 (dans sa recherche rationnelle d’une religion naturelle, Challe se réinvente un christianisme des origines, sans christ, où la prière conserve une place centrale).

— « Quatre témoignages inédits sur le "Testament" de Meslier », dans Dix-Huitième Siècle, n· 24 : Le Matérialisme des Lumières, Paris, P.U.F., 1992, p. 83-94 (parmi les papiers du collectionneur Pichon conservés à Vire, plusieurs documents attestent la circulation et la célébrité de l’ouvrage de Meslier dans sa version intégrale, indépendamment de l’Extrait des sentimens publié par Voltaire en 1763).

— « Questions sur la Notices des écrits les plus célèbres, tant imprimés que manuscrits, qui favorisent l’incrédulité, et dont la lecture est dangereuse aux esprits foibles », La Lettre clandestine, 2 (1993), p. 35-50 (cf. aussi « Sur les filigranes des papiers français des XVII et XVIII siècles », ibid., p. 62-63).

— notice « Manuscrits philosophiques clandestins » dans le Dictionnaire universel des littératures, Paris, P.U.F., 1994, p. 2226-2227.

— « Autour de Boulainvilliers, une nouvelle collection clandestine », dans G. Canziani (éd.), Filosofia e religione, p. 387-410 (description de 4 mss. de la Bibl. Mun. de Vire répertoriés seulement dans un supplément manuscrit local. Ils appartenaient à Thomas Pichon — 1700-1781 — et sont au moins en partie de sa main. On compte deux textes de Boulainviller et la Lettre d’Hyppocrate à Damagète. Le plus étonnant de ces mss. contient l’Avertissement (seulement) de La Religion chrétienne analysée, suivi d’une version en 10 chapitres de l’Examen de la religion en 11 chapitres, intitulée Bref examen de la R.C. Ils présentent tous des versions abrégées. L’analyse révèle chez le collectionneur une technique d’abréviation et une conception du mss. clandestin intéressantes.

— article « Manuscrits philosophiques clandestins » dans B. Didier (éd.), Dictionnaire universel des littératures, Paris, P.U.F., 1994, T. II, p. 2226-2227.

— « La punition dans Les Illustres Françaises », dans Séminaire Robert Challe, publié par Michèle Weil, Presses de l’Université de Montpellier III, 1995, p. 7-25. (par des rapprochements précis entre des textes concernant la punition, thème romanesque des Illustres Françaises, et la pénitence, thème religieux des Difficultés sur la religion proposées au père Malebranche, l’unité de pensée de Robert Challe est soulignée).

— « Répertoire géographique de l’Inventaire de France (I) », La Lettre clandestine, 4 (1995), p. 123-129 (inventaire par noms de bibliothèques publiques des mss. connus).

— et McKenna (A.), Tendances actuelles dans la recherche sur les clandestins à l’Âge classique. Textes réunis et publiés par Geneviève Artigas-Menant et Antony McKenna = La Lettre clandestine, 5 (1996), 2 partie. [Actes de la Journée d’étude de Créteil, 12 avril 1995].

— « Actualité de l’lnventaire des manuscrits philosophiques clandestins », dans ibid., p. 353-360.

Assoun (P.L.), « Spinoza, les libertins français et la politique (1665-1725) », Cahiers Spinoza, III (1979-1980), p. 171-207.

Atkinson (G.), The Extraordinary voyage in French literature before 1700, New York, 1920.

— The Extraordinary voyage in French literature from 1700 to 1720, Paris, 1922.

Âuber (R.), « La répression de l’hérésie autour de Meslier », dans R. Desné (éd.), Le Curé Meslier et la vie intellectuelle (Colloque de Reims, 1974, éd. 1980), p. 79-94.

Aylmer (G.E.), « Unbelief in 17th-century England », dans D. Pennington et K. Thomas (éd.), Puritans and revolutionaries : essays in 17th-century history presented to Christopher Hill, Oxford, 1982, p. 22-46.

Baczko (B.), « L’utopie et la prophétie chez Meslier », dans R. Desné (éd.), Le Curé Meslier et la vie intellectuelle (Colloque de Reims, 1974, éd. 1980), p. 177-179.

Balthasar (J.H. von), « Bericht von dem Mayerischen Manuscript : De Imposturis religionum », Critische Nachrichten, éd. J.C. Dähnert, 3 (1752), p. 289-296 (sur le manuscrit Mayer des Trois Imposteurs qui se trouve actuellement à la Bibliothèque nationale d’Autriche ; documents concernant l’acquisition par Mayer de ce texte).

Barande (J.-M.), « Vanini et les sciences de la Terre », dans J.-P. Cavaillé et D. Foucault (éd.), Aux sources du libertinage philosophique du XVII siècle : Giulio Cesare Vanini (1585-1619).

Barbier (A.A.), « Traité des trois imposteurs », dans Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes [1 éd. Paris, 1806-1808, 2 éd. augmentée 1822-1827], 3 éd. revue et augmentée par O. Barbier, Paris, 1872-1879, t. IV (1877), col. 788-789.

Barbier (F.), Juratic (S.), Varry (D.), éd., L’Europe et le livre : Réseaux et pratiques du négoce de librairie XVI -XIX siècles, Paris, Klincksieck, 1996. [Plan : I. Les cadres de la librairie ancienne. II. Réseaux et espaces des Lumières. III. Pratiques et techniques négociantes. IV. La librairie des nations. Postface : « La librairie d’Ancien Régime », par R. Chartier. Index. La table complète du recueil est donnée dans La Lettre clandestine, n· 5, 1996].

— « Sur les routes de l’interdit : espaces et réseaux du livre de contrebande entre le Nord et Paris au XVIII siècle », dans G. Artigas-Menant et A. McKenna (éd.), Tendances actuelles dans la recherche sur les clandestins à l’Âge classique, = La Lettre clandestine, 5 (1996).

Barth (H.-M.), Atheismus und orthodoxie. Analysen und Modelle Christlicher Apologetik im 17. jahrhundert, Göttingen, 1971 (spéc. p. 49 sq. sur le Traité des trois imposteurs).

Barthollmess (Ch.), Le Grand Beausobre et ses amis, ou la Société française à Berlin entre 1685 et 1740, Paris, 1854.

Bartsch (G.), (éd.), De tribus Impostoribus, Berlin, Akademie Verlag, 1960 ; introduction reproduite dans C. Stiehler (éd.), Beitrage zur Geschichte des vormarxistischen Materialismus, p. 9-27 : « Das Buch von den drei Betrügern ».

Battista (A.M.), Alle origini del pensiero politico libertino. Montaigne e Charron, 1966 ; éd. revue préfacée par A. del Noce : Milano, Giuffré, 1989.

Beaude (J.), La Crise culturelle au début du XVII siècle (1600-1637) et le problème de Dieu, Thèse de l’Université de Paris IV, 1979.

— « Le déiste selon Mersenne », dans S. Bertelli (éd.), Il Libertinismo in Europa, Milan-Naples, R. Ricciardi, 1980, p. 199-208.

Belin (J.-P.), Le Commerce des livres prohibés à Paris de 1750 à 1789, Paris, Belin frères, 1913 (important pour l’histoire de la censure).

— Le Mouvement philosophique de 1748 à 1789 : étude sur la diffusion des idées des philosophes à Paris, d’après les documents concernant l’histoire de la librairie, Paris, Belin frères, 1913 (p. 206-208 sur Meslier).

Benítez (M.), Contribution à l’étude de la littérature matérialiste clandestine en France au XVIII siècle, Thèse de 3 cycle (dir. J.-L. Lecercle), Université de Paris XNanterre, 1978.

— « Benoît de Maillet et la littérature clandestine. Étude de sa correspondance avec l’abbé Le Mascrier », Studies on Voltaire and the eighteenth century, n· 183 (1980), p. 133-159. Article réédité dans La Face cachée des Lumières (cf. infra).

— « Lumières et élitisme dans les manuscrits clandestins », Dix-huitième siècle, n· 14 (1982), p. 289-303. Article réédité dans La Face cachée des Lumières (cf. infra).

— « Liste et localisation des traités clandestins », dans O. Bloch (éd.), Le Matérialisme du XVIII siècle, p. 17-25.

— « La tentation du goufre : la pluralité des mondes dans la littérature clandestine », ibid, p. 115-124. Article réédité dans La Face cachée des Lumières (cf. infra).

— « Orobio de Castro et la littérature clandestine », ibid, p. 219-226. Article réédité dans La Face cachée des Lumières (cf. infra).

— « Anatomie de la matière : matière et mouvement dans le naturalisme clandestin du XVIII siècle en France », Studies on Voltaire and the eighteenth century, n· 205 (1982), p. 7-30. Article réédité dans La Face cachée des Lumières (cf. infra).

— « Naturalisme et atomisme. Le refus des atomes et du vide dans la littérature clandestine », Studies on Voltaire and the eighteenth century, n· 215 (1982), p. 121-138. Article réédité dans La Face cachée des Lumières (cf. infra).

— « La duda como método. Escepticismo y materialismo en la literatura clandestina », El Basilisco, 15 (1983), p. 44-61. Article traduit dans La Face cachée des Lumières (cf. infra).

— « Entre le mythe et la science : Benoît de Maillet et l’origine des êtres dans la mer », Transactions of the sixth international congress on Enlightenment, Oxford, The Voltaire Foundation (Studies on Voltaire and the eighteenth century, n· 216), 1983, p. 307-309.

— « Benoît de Maillet et l’origine de la vie dans la mer : conjecture amusante ou hypothèse scientifique ? », Revue de synthèse, CV, n· 113-114 : Médecine et sciences de la vie au XVIII siècle, 1984, p. 37-54. Article réédité dans La Face cachée des Lumières (cf. infra).

— « Philosophes et libertins : le cas Durey de Morsan », dans F. Moureau (éd.), Eros philosophe, Paris, Champion, 1984, p. 21-38. Article réédité dans La Face cachée des Lumières (cf. infra).

— « L’ailleurs dans la littérature clandestine : la Chine comme argument », Revue de l’université d’Ottawa, LVI (1986), p. 41-55. Article réédité dans La Face cachée des Lumières (cf. infra).

— « Trois lettres inédites de Joseph-Nicolas Delisle au comte de Plélo », Dix-huitième siècle, XVIII (1986), p. 191-200.

— « Ancien et moderne dans la cosmologie du Theophrastus redivivus », dans D’un Siècle à l’autre : Anciens et Modernes [Actes du XVI colloque du C.M.R. 17, janvier 1986], Marseille 1987, p. 31-42. Article réédité dans La Face cachée des Lumières (cf. infra).

— « Autour du Traité des trois imposteurs : l’affaire Guillaume », Studi francesi, XCI (1987), p. 19-34. Article réédité dans La Face cachée des Lumières (cf. infra).

— « Sociétés secrètes philosophiques à l’aube des Lumières. Panthéistes et naturalistes », Lendemains, 46 (1987), p. 11-17. Article réédité dans La Face cachée des Lumières (cf. infra).

— « Diderot clandestino. Escepticismo y materialismo en Promenades de Cléobule », dans M. Peñalver (éd.), Ideas y Movimientos clandestinos, p. 31-45.

— « Matériaux pour un inventaire des manuscrits philosophiques clandestins des XVII et XVIII siècles », Rivista di storia della filosofia, XLIII (1988), n· 3, p. 501-531.

— « De la barbarie à la civilisation : histoire et nature dans le Telliamed », dans R. Toumson et Ch. Porset (éd.), La Période révolutionnaire aux Antilles dans la littérature française (1750-1850) et dans les littératures caribéennes francophone, anglophone et hispanophone, Sch_lcher (Martinique), G.R.E.L.C.A (Université des Antilles et de la Guyane, Faculté des Lettres et des Sciences Humaines), 1989, p. 65-75. Article réédité dans La Face cachée des Lumières (cf. infra).

— « Le monde de Jean Meslier, entre le naturalisme et le mécanisme », dans Studies on Voltaire and the eighteenth century, n· 263 (Transactions of the seventh international congress on the Enlightenment, Budapest 26 juillet-2 août 1987), Oxford, The Voltaire Foundation, 1989, t. I, p. 554-557.

— « Du bon usage du Tractatus theologico-politicus : La Religion du chrétien », dans O. Bloch (éd.), Spinoza au XVIII siècle, Paris, Méridiens Klincksieck, 1990, p. 75-83. Article réédité dans La Face cachée des Lumières (cf. infra).

— « Fixisme et évolutionnisme au temps des Lumières : le Telliamed de Benoît de Maillet », Rivista di storia della filosofia, XLV (1990), n· 2, p. 247-268. Article réédité dans La Face cachée des Lumières (cf. infra).

— « Liber edendus de religione abolenda : Réflexions morales et métaphysiques sur les religions et sur les connoissances de l’homme », Lias. Sources and documents relating to the early modern history of ideas, XVII (1990), p. 163-184. Article réédité dans La Face cachée des Lumières (cf. infra).

— notices « Littérature clandestine » et « Mémoire des pensées et sentiments de Jean Meslier », dans A. Jacob (éd.), Encyclopédie philosophique universelle, Paris, P.U.F., t. IV, 1992, p. 914-915 et p. 945.

— « Benoît de Maillet et les manuscrits clandestins », La Lettre clandestine, 1 (1992), p. 9-10.

— « Un spinozisme suspect. À propos du Dieu de Boulainvilliers », Dix-Huitième Siècle, n· 24 [= Le Matérialisme des Lumières], 1992, p. 17-28 (loin d’accepter la doctrine spinoziste de l’attribut, Boulainviller voit en eux de simples manifestations sensibles de la substance. De plus, étendue et pensée ne sont que des abstractions sans répondants ontologiques. Si donc la substance ne peut être connue que par ses attributs — selon Boulainviller —, il s’ensuit que la nature divine, comprenant selon Spinoza un nombre infini d’attributs, est formellement inconnaissable : d’où une véritable rupture avec le Dieu de l’Éthique).

— « La diffusion du Traité des trois imposteurs au XVIII siècle », Revue d’histoire moderne et contemporaine, 40-1, janvier-mars 1993, p. 138-152 (mise au point sur l’origine et la diffusion du Traité, daté entre 1677 et 1690 et en tout cas avant 1700. Les premières attestations proviennent d’érudits allemands, mais certains témoignages sont sujets à caution pour ce qui regarde l’existence de plusieurs versions. Très tôt le traité circule aussi sous le titre L’Esprit de Spinoza, c’est sous cette forme qu’il sera imprimé en 1719. La première attestation française remonterait à 1723 : affaire Lecouteux).

— « Il ruolo della materia nei trattati panteisti candestini del XVIII secolo », dans A. di Meo et S. Tagliagambe (éd.), Teorie e filosofie della materia dall’Illuminismo alla Rivoluzione francese [Actes du Colloque international de Cagliari, 14-16 mars 1990], Roma, Editori Riuniti, 1993, p. 97-117.

— « Éléments d’une sociologie de la littérature clandestine : lecteurs et éditeurs de Telliamed », dans F. Moureau (éd.), De bonne main, p. 71-96. Article réédité dans La Face cachée des Lumières (cf. infra) ; résumé partiel : « La première édition du Telliamed », dans Transactions of the Eighth International Congress on the Enlightenment, III [S.V.E.C. 305], Oxford, The Voltaire Fondation, 1993, p. 1750-1752 (ouvrage d’une vie, Telliamed s’est constamment modifié en fonction du dialogue de l’auteur avec ses lecteurs-collaborateurs. La multiplication des copies rendra nécessaire une édition : on définit alors le rôle de Le Mascrier et de Guer dans la préparation de la première (1748), contrôlée par la police. Maillet envisagea aussi de joindre à son Telliamed des « Observations sur la nature de l’âme » de son cru, qui peuvent correspondre au Décameron sur l’âme que Guer voudra publier sous son nom en 1751, et qui n’a jamais vu le jour).

— « Le jeu de la tolérance : édition de la lettre À Madame de... Sur les différentes religions d’Hollande », dans G. Canziani (éd.), Filosofia e religione..., p. 427-468 (L’ouvrage fameux de Jean-Baptiste Stouppe sur La Religion des Hollandais (1673) fut la source d’un texte clandestin anonyme dont il reste actuellement un seul exemplaire manuscrit. Ce texte respecte, dans l’ensemble, la structure de l’ouvrage de Stouppe, sans le soumettre à une révision idéologique générale. Il pourrait être lu comme un « hymne à la tolérance », mais aucune affirmation explicite en ce sens ne s’y trouve. La tolérance est en effet une arme à double tranchant, qui loin de favoriser la coexistence des religions risque de préluder à leur destruction. Suit l’édition du manuscrit, dont le texte est accompagné, en bas de page, de sa source imprimée et de plusieurs notes de commentaire).

— « La composition de la Lettre de Thrasybule à Leucippe : une conjecture raisonnable », dans C. Volpilhac-Auger et Ch. Grell, Nicolas Fréret, légende et vérité, Oxford : The Voltaire Foundation ; Paris : Universitas, 1994, p. 177-192 (une analyse interne de la Lettre de Thrasybule à Leucippe incite M.B. à mettre en doute son unité et son attribution à Nicolas Fréret).

— « Spinoza ou Descartes ? Le point de départ de l’Éthique selon Boulainvilliers », Studia spinozana, 10 (1994), p. 93-108.

— « Un traité fragmentaire sur la religion : le curé Guillaume ou l’abbé Houtteville ? », Rivista di storia della filosofia, 1995, n· 3, p. 575-598 (contre l’identification proposée par G. Mori du ms. Préface du traité sur la religion de M.***, à un fragment du « Traité des trois imposteurs » du curé Guillaume).

— « La coterie hollandaise et la Réponse à la dissertation de M. de la Monnoye sur le traité de tribus impostoribus », Lias, 21 / 1 (1994), p. 71-94.

— « Voltaire matérialiste : la Lettre sur Mr Locke », dans Voltaire hoy. Un reto para el pensamiento, A Coruña, Fundación Paideia, 1995, p. 25-37.

— « Une histoire interminable : origines et développement du Traité des trois imposteurs », dans S. Berti, F. Charles-Daubert, R.H. Popkin (éd.), Heterodoxy, Spinozism and Free-Thought in Early-Eighteenth-Century Europe..., p. 53-74.

— « Voltaire materialiste : la Lettre sur Mr Locke », dans Voltaire hoy. Un reto para el pensamiento, A Coruña, Fundación Paideia, 1995, p. 25-37.

— « La formation philosophique de Jean Meslier et la construction du matérialisme », dans H. Nakagawa, S. Ichikawa, Y. Sumi, J. Okami, Ici et ailleurs : le dix-huitième siècle au présent. Mélanges offerts à J. Proust, Tokyo, Librairie France Tosmo, 1996, p. 255-267.

— La Face cachée des Lumières. Recherches sur les manuscrits philosophiques clandestins de l’âge classique, Paris, Universitas ; Oxford, Voltaire Foundation, 1996 [l’Introduction est consacrée aux problèmes de définition et de méthodologie. Suit un inventaire des manuscrits philosophiques clandestins connus à ce jour, puis une liste des traités disparus dont la circulation manuscrite est attestée, une autre des traités autographes connus mais dont la circulation n’est pas avérée, enfin une liste d’une quarantaine de manuscrits proches de la littérature clandestine. En tout, plus de 260 titres. Parmi ces textes, certains ont connu une édition ancienne, d’autres ont fait l’objet d’éditions critiques modernes : la liste complète nous en est fournie. Quelque 40 textes sont des traductions du latin ou de l’anglais : on trouve la liste complète des textes-sources. S’ajoute enfin la bibliographie complète des travaux sur la littérature philosophique clandestine depuis les premières découvertes de Gustave Lanson en 1912 jusqu’en 1995. Cette série d’inventaires s’accompagne de la réédition d’articles de M. Benítez regroupés sous quatre têtes de chapître : I. Les ouvrages et les hommes. II. Un nouveau système du monde : Telliamed. III. Un matérialisme sans dogme. IV. Le radicalisme critique.

— « La formation philosophique de Jean Meslier et la construction du matérialisme », dans H. Nakagawa, S. Ichikawa, Y. Sumi, J. Okami, Ici et ailleurs : le dix-huitième siècle au présent. Mélanges offerts à J. Proust, Tokyo, Librairie France Tosmo, 1996, p. 255-267.

— « Une histoire interminable : origines et developpement du Traité des trois imposteurs », dans S. Berti, F. Charles-Daubert, R.H. Popkin (éd.), Heterodoxy, Spinozism and Free-Thought in Early-Eighteenth-Century Europe...

— « Les écrits de Boulainvilliers sur la métaphysique de Spinoza. Essai de délimitation », dans G. Artigas-Menant et A. McKenna (éd.), Tendances actuelles dans la recherche sur les clandestins à l’Âge classique, = La Lettre clandestine, 5 (1996), p. 251-265.

— « Les différentes versions de la lettre de Voltaire sur Locke », Transactions of the Ninth International Congress on the Enlightenment, II, Oxford, Voltaire Foundation (= Studies on Voltaire and the Eighteenth century, n· 347), 1996, p. 760-763 (Congrès de Münster, 23-29 juillet 1995. Table ronde sur l’« Édition des manuscrits philosophiques clandestins »).

— « Las abejas alquimistas : la evolución del Traité des trois imposteurs », dans C. Iglesias et M. Benítez (éd.), Perspectivas actuales de la investigación sobre el siglo XVIII, Madrid, Mondadori, à paraître.

— « Une lecture panthéiste des Difficultés sur la religion proposées au Père Malebranche », dans Approches des matérialistes : de l’anthropologie aux imaginaires [Actes de Cerisy-la-Salle, 10-18 août 1990], Cerisy-la-Salle, à paraître.

Benot (Y.), « Meslier redivivus », Europe, sept.-oct. 1965, p. 270-276.

— « Style et révolution chez Meslier », Europe, n· 501 (janvier 1971), p. 140-146.

Berkvens-Stevelinck (Ch.), « Les Chevaliers de la Jubilation : Maçonnerie ou libertinage ? À propos de quelques publications de Margaret C. Jacob », Quærendo, XIII (1983), 1, p. 50-73 et 2, p. 124-148 (contre M.C. Jacob, qui regardait la confrérie hollandaise des "Chevaliers de la Jubilation" — à laquelle appartenait P. Marchand — comme la première loge maçonnique continentale, fondée par Toland vers 1710. La confrérie, dont B-S publie plusieurs textes mécompris selon elle par Jacob, se rattache bien plutôt à la tradition libertine affiliée à Rabelais. Une intéressante lettre de Fritsch à Marchand de novembre 1737, relative entre autres à L’Esprit de Spinoza, est publiée en I, p. 65-67).

— Prosper Marchand. Sa vie et son oeuvre (1678-1756), Leiden, E.J. Brill, 1987.

— Catalogue des manuscrits de la collection Prosper Marchand, Leiden, E.J. Brill, 1988 (important instrument de travail).

— « Cénacles libertins ou premières loges ? Les débuts de la franc-maçonnerie hollandaise », Transactions of the Ninth International Congress on the Enlightenment, III, Oxford, Voltaire Foundation (= Studies on Voltaire and the Eighteenth century, n· 348), 1996, p. 1143-1145 (Congrès de Münster, 23-29 juillet 1995. Table ronde sur « Le phénomène maçonnique dans l’Europe des Lumières »).

Berman (D.), A History of Atheism in England from Hobbes to Russell, London, New York, Routledge, 1990.

Bernier (M.-A.), Libertinage et figures du savoir, thèse, Université de Québec, sept. 1996 (l’A. s’attache à l’étude d’une vingtaine de romans libertins parus entre 1734 et 1751 et se propose de montrer que la littérature philosophique clandestine instruit de manière essentielle l’écriture de ces textes).

Berriot (F.), « Hétérodoxie religieuse et utopie politique dans les "erreurs estranges" de Noël Journet », Bulletin de la Société de l’Histoire du Protestantisme Français, 124 année, 1978, p. 236-248. Repris dans Spiritualités, hétérodoxies et imaginaires, p. 303-314.

— « Un procès d’athéisme à Genève : l’affaire Gruet (1547-1550) », Bulletin de la Société de l’Histoire du Protestantisme français, oct.-déc. 1979, repris dans Spiritualités, hétérodoxies et imaginaires, p. 315-329.

— « Jean Bodin et son Colloquium Heptaplomeres manuscrit (1593) », dans M. Lienhard (éd.), Les Dissidents du XVI siècle entre l’Humanisme et le Catholicisme [colloque de Strasbourg, février 1982], Baden-Baden, Valentin Koerner, 1983, p. 227-242. Repris dans Spiritualités, hétérodoxies et imaginaires, p. 287-301.

— Athéismes et athéistes au XVI siècle en France [thèse de Nice, 1976], Lille, Atelier national de reproduction des thèses, et éditions du Cerf (thèses Cerf), s.d. [1984], spéc. chap. III, p. 303-590 : « Les Trois imposteurs ».

— (éd.) Jean Bodin, Colloque entre sept sçavans qui sont de différens sentimens des secrets cachez des choses relevées, trad anon. du ms B.N. f.fr. 19023, Genève, Droz, 1984 (compte rendu de Karl F. Faltenbacher dans la Revue de métaphysique et de morale, 1987-4, p. 564-565, remettant en cause l’attribution à Bodin).

— Spiritualités, hétérodoxies et imaginaires. Études sur le Moyen Age et la Renaissance, Saint-Étienne, Presses de l’Université, 1994 (recueil d’articles).

— « À propos du Colloquium Heptaplomeres, notes sur l’Islam et la société arabo-musulmane dans quelques épopées du Cycle de Guillaume », dans G. Gawlick et Fr. Niewöhner (éd.), Jean Bodins "Colloquium Heptaplomeres", p. 27 sq.

Berti (S.), « Radicati in Olanda, nuovi documenti sulla sua conversione e su alcuni suoi manoscritti inediti », Rivista storica italiana, XCVI (1984), n· 2, p. 510-522.

— « La Vie et l’esprit de Spinoza (1719) e la prima traduzione francese dell’Ethica », Rivista storica italiana, XCVIII / 1 (1986), p. 5-46.

— « César Chesneau du Marsais entre gallicanisme et "philosophie" : l’Exposition de la doctrine de l’Église gallicane, par rapport aux prétentions de la Cour de Rome (1757) », Studies on Voltaire and the eighteenth century, n· 241 (1986), p. 237-251.

— « La religion des Anciens au début du XVIII siècle. Deux exemples : Fontenelle et Ramsay », dans A. Niderst (éd.), Fontenelle [Actes du colloque de Rouen, 1987], p. 667-674 (Berti présume que Fontenelle, dans De l’origine des fables, exploite l’Appendix de l’Éthique, I, dirigé contre le préjugé finaliste et l’imagination source des Dieux, à travers le chapitre « Raisons qui ont porté les hommes à se figurer un Etre invisible... » de La Vie et l’Esprit de Spinosa).

— « Jan Vroesen, autore del Traité des trois imposteurs ? », Rivista storica italiana, CIII (1991), fasc. 2, p. 528-543.

— « The first edition of the Traité des trois imposteurs and its debt to Spinoza’s Ethics », dans M. Hunter et D. Wooten (éd.), Atheism from the Reformation to the Enlightenment, p. 182-220 (reprise "substantially revised and partially abbreviated" de « La vie et l’esprit de Spinoza » signalé supra).

— « Scepticism and the Traité des trois imposteurs », dans Popkin (R.H.) et Vanderjagt (A.), Scepticism and irreligion..., p. 216-229 (comment une conception anthropologique de l’origine de la religion, fondée sur la doctrine de l’imagination et le criticisme biblique spinoziens, a débouché sur un scepticisme nouveau et plus radical, libéré de son ambivalence traditionnelle).

— (éd.),Trattato dei tre impostori. La vita e lo spirito del signor Benedetto de Spinoza, Introduzione, traduzione e note critiche di Silvia Berti. Prefazione di Richard H. Popkin, Torino, Giulio Einaudi, 1994, lxxxiv + 313 p. (édition bilingue français-italien qui reproduit le texte de La vie et l’esprit de Mr. Benoît de Spinosa, publié à La Haye, par Le Vier, en 1719. Dans son introduction, l’A., prenant pour guide l’article célèbre de Prosper Marchand, parcourt l’histoire du De tribus impostoribus dont La vie et l’esprit serait une version augmentée et remaniée. Des recherches dans les archives hollandaises permettent à S.B. de corroborer l’attribution du traité original à Jan Vroese, conseiller de la cour de Brabant et proche des cercles spinozistes de La Haye. D’autres renseignements sont fournis sur les vicissitudes de l’édition Le Vier. Des notes détaillées rapportent avec précision les sources pillées par le traité clandestin : Spinoza, Hobbes, Vanini, les libertins érudits, etc. Les passages empruntés à ces auteurs sont mis entre crochets dans le texte français. Préface de Popkin, p. vii-xiii ; Introduction (p. xiv-lxxxiv) et commentaire critique (p. 243-308) par l’A.).

— « Radici ebraiche del deismo anticristiano. Il caso inglese », dans La questione ebraica dall’Illuminismo all’Impero (1700-1815), Napoli, ESI, 1994.

— « At the Roots of Unbelief », communication présentée au Shelby Cullom Davis Center for Historical Studies, Journal of the History of Ideas, octobre 1995.

— et Charles-Daubert (F.), Popkin (R.H.), (éd.), Heterodoxy, Spinozism and Free-Thought in Early-Eighteenth-Century Europe. Studies on the Traité des trois imposteurs. Edited by Silvia Berti, Francoise Charles-Daubert, Richard H. Popkin, Dordrecht, Kluwer Academic Publishers, 1996 (Archives Internationales d’histoire des Idées/Archives of The History of Ideas, vol. 148). [Le Traité des Trois Imposteurs, ou l’Esprit de M. Spinosa, le plus fameux traité clandestin en circulation dans l’Europe du XVIII siècle, a fait l’objet en 1990 d’un séminaire de recherche dirigé par Richard H. Popkin, assisté de Silvia Berti et de Françoise Charles-Daubert, sponsorisé par la Foundation for Research in Intellectual History. Ce volume contient les textes des communications faites lors de ce séminaire. Trois parties : I. History and Interpretation of the Traité des trois imposteurs. II. Around the Traité. III. The Threads of a Tradition. Les articles sont recensés sous le nom des auteurs].

— « L’Esprit de Spinosa : ses origines et sa premiere édition dans leur contexte spinozien », dans ibid.

Berti (S.), Charles-Daubert (F.), Popkin (R.H.), (éd.), Heterodoxy, Spinozism and Free-Thought in Early-Eighteenth-Century Europe, Dordrecht, Kluwer Academic Publishers, 1996.

Bervens-Stevelinck (Ch.), « Les Chevaliers de la Jubilation : maçonnerie ou libertinage ? À propos de quelques publications de Margaret C. Jacob », Quærendo XIII-1 (1983), p. 50-73, et (Seconde partie) XIII-2 (1983), p. 124-148.

— « La tentation de l’arminianisme », dans Mélanges Labrousse, 1996 (à paraître) [édition de La Confession de foi des pasteurs remontrants].

Besthorn (R.), « Dumarsais-Forschung ? », Beiträge zur romanischen philologie, II, (1963), Heft 1, p. 5-26 (critique des articles de Gross, cf. infra).

— « Die Histoire critique de Jésus-Christ. Ein Werk Holbachs », Beiträge zur romanischen philologie, V (1966), p. 5-27.

— Textkritische Studien zum Werk Holbachs, Berlin, Rütten & Loening, 1969 (spéc. p. 67-69, sur les Sentiments des philosophes sur la nature de l’âme ; p. 76-91 sur Le Christianisme dévoilé ; p. 92-105 sur la Lettre de Thrasybule à Leucippe ; p. 105-117 sur les Lettres à Eugénie).

— « Zur Verfasserfrage des Essai sur les préjugés », Beiträge zur romanischen Philologie, 1969, Heft 1, p. 10-47, et ibid., 1971, Heft 1, p. 13-54 (sur l’Essai sur les préjugés et Le Philosophe).

Besse (G.), « La critique matérialiste de la religion en France au dix-huitième siècle », dans Philosophie et religion, Paris, 1974, p. 25-46.

Betts (Ch. J.), Early deism in France. From the so-called "déistes" of Lyon (1564) to Voltaire’s Lettres philosophiques (1734),, The Hague-Boston-Lancaster, M. Nijhoff, 1984 (remarques sur les Difficultés sur la religion, l’Examen de la religion, etc.).

Beurrier (P.), Mémoires, Bibliothèque Saint-Geneviève (Paris), Réserve, ms. 1885-1888, f· 95-96 (sur le Traité des trois imposteurs et le De arcanis de Vanini).

Bianchi (L.), « Il libertinismo in Italia nel XVII secolo : aspetti e problemi », Studi storici, XXV (1984), n· 3, p. 659-677.

— « Sapiente e popolo nel Theophrastus redivivus », Studi storici, XXIV (1983), p. 137-164, puis dans Tradizione libertina e critica storica. Da Naudé a Bayle, Milano, Franco Angeli, 1988, p. 107-139.

— « La diffusion des idées libertines et matérialistes dans la littérature française clandestine du dix-huitième siècle : le cas du Jordanus Brunus redivivus », dans Studies on Voltaire and the eighteenth century, n· 263 (Transactions of the seventh international congress on the Enlightenment, I), 1989, p. 514-518.

— Tradizione libertina e critica storica. De Naudé a Bayle, Milano, F. Angeli, 1988.

— « "Nullo modo autem mors timenda est" : paura e ragione secondo il Theophrastus redivivus », dans L. Guidi, M.R. Pellizzari, L. Valenzi (éd.), Storia e paure. Immaginario collettivo, riti e rappresentazioni della paura in età moderna (Atti del convegno di studi svoltosi a Napoli il 13-15 dic. 1990 presso l’Istituto italiano di studi filosofici), Milano, F. Angeli, 1992, p. 43-54 (dans le Theophrastus, le thème de la peur n’est pas qu’un instrument pour expliquer l’origine des religions, mais une catégorie anthropologique permettant de saisir la nature de l’homme et l’organisation de la société. Plus attentif aux classiques qu’aux modernes, l’auteur du Theophrastus récupère les doctrines morales du stoïcisme pour exorciser, en particulier, la peur de la mort, que la raison du sage doit dominer dans la perspective d’une vie tranquille, épargnée des troubles — et des craintes — du peuple).

— « Elementi stoici nel pensiero di G. Naudé », dans D. Vini et D. Teranto (éd.), Individualismo, Assolutismo, Democrazia, Napoli, E.S.I., 1992, p. 27-51 (contient plusieurs rapprochements entre l’interprétation donnée par Naudé de la pensée stoïcienne — surtout de Sénèque — et la lecture que l’auteur du Theophrastus redivivus donne de ces mêmes textes. Il s’agit dans les deux cas de lutter contre la médiation entre stoïcisme et christianisme tentée par Juste Lipse, et de restaurer ainsi les traits naturalistes de la pensée stoïcienne).

— « Pierre Bayle face au meilleur des mondes », dans A. Heinekamp et A. Robinet (éd.), Leibniz : le meilleur des mondes (Actes de la Table ronde C.N.R.S. / Paris et Gottfried-Wilhelm-Leibniz-Gesellschaft / Hannover, Domaine de Seillac, Loir-et-cher, 7-9 juin 1990), Stuttgart, Franz Steiner Verlag, 1992, p. 129-141 (dans le cadre d’une analyse de la controverse Bayle-Leibniz, on indique, p. 140-141, une utilisation athée des objections bayliennes en matière de théodicée, par le ms. clandestin Jordanus Brunus redivivus).

— « Alle fonti della ragione. Il pensiero libertino di fronte alla tradizione filosofica », dans G. Canziani et Y.C. Zarka (éd.), L’Interpretazione nei secoli XVI e XVII (Atti del convegno di studi Milano-Paris, nov.-déc. 1991), Milano, F. Angeli, 1993, p. 127-153.

— « Impostura religiosa e critica storica : La fausseté des miracles des deux testamens », dans G. Canziani (éd.), Filosofia e religione..., p. 237-266 (analyse d’un imprimé de 1775, qui recueillit, dans une version augmentée et fortement remaniée, le texte de deux mss. clandestins inspirés de Fontenelle : Des miracles et Des oracles. L’important Discours préliminaire élabore quelques thèmes de critique radicale de la religion, qui permettent de le rapprocher de la « coterie holbachique » — comme l’atteste d’ailleurs une référence à Boulanger. D’autres passages révèlent un rapport très étroit avec les Lettres à Sophie, ce qui confirme la datation tardive de cet ouvrage stratifié et complexe. Il n’en reste pas moins que La Fausseté se propose un but culturel immédiat, qui permet de le situer dans le cadre de l’offensive antichrétienne des années 1760-1770).

— Rinascimento e libertinismo. Studi su Gabriel Naudé, Napoli, Bibliopolis, 1996 (I. Rinascimento e libertinismo. II. Libertinismo e conservatorismo politico : Le Marfore. III. Natura storia e politica : le Considérations politiques. IV. Naudé e lo stoicismo. V. Naudé e la critica all’alchimia. VI. Per una biblioteca libertina : G. Naudé e Ch. Sorel. Appendices. I. Catalogue des Livres qui sont en l’estude de G. Naudé à Paris. II. Censimento delle copie a stampa delle Considérations politiques (Rome 1639). III : Traduzioni delle Considérations politiques (secoli XVII-XIX). IV : Catalogus omnium operum Gabrielis Naudaei Parisini Eminentissimi Cardinalis Mazarini Bibliothecarii).

Bienaimé Rigo (D.), Thérèse philosophe romanzo libertino e modello antropologico, Pisa, 1979.

Birn (R.), « La contrebande et la saisie de livres à l’aube du siècle des Lumières », Revue d’Histoire moderne et contemporaine, XXVIII (1981), p. 158-173.

— « Les colporteurs de livres et leur culture à l’aube du Siècle des Lumières : les pornographes du collège d’Harcourt », Revue française d’histoire du livre, oct.-déc. 1981, p. 593-623.

Biscione (M.), « Un filosofo corpusculare (H. de Boulainviller) », Il Mondo, 1 marzo 1966, p. 8.

Blair (H.), « Impostors and Revolution : On the "Philadelphie" 1796 Edition of the Traité des trois imposteurs », dans S. Berti, F. Charles-Daubert, R.H. Popkin (éd.), Heterodoxy, Spinozism and Free-Thought in Early-Eighteenth-Century Europe...

Blair Worden (A.), Edmund Ludlow : A Voyce from the Watch Tower. Part Five : 1660-1662, Camden ser. 4, vol. 21, Londres, Royal historical society, 1978 (à voir notamment au sujet de Toland).

Bléchet (F.), notice « Fréret, Nicolas » dans J.-F. Mattéi (éd.), Encyclopédie philosophique universelle, t. III, Paris, P.U.F., 1992.

Bloch (O.) [éd.], Le Matérialisme du XVIII siècle et la littérature clandestine, Paris, Vrin, 1982.

— notice « Gaultier Abraham » dans le Dictionnaire des journalistes (1600-1789). Supplément V (préparé par A.-M. Chouillet et F. Moureau), Grenoble, Université des Langues et Lettres, Centre de recherche sur les sensibilités, 1987, p. 70-75.

— « Matérialisme et clandestinité : tradition, écriture, lecture », dans M. Peñalver (éd.), Ideas y Movimientos clandestinos, p. 13-26.

— « Quelques aspects de la tradition libertine dans la seconde moitié du XVII siècle », Romanistische zeitschrift für literaturgeschichte — Cahiers d’histoire des littératures romanes, 1989, Heft 1 / 2, p. 61-73.

— « À propos du matérialisme d’Ancien Régime », dans Die französische Revolution : Philosophie und wissenschaften, Bd. I [Actes du congrès de Nanterre, 3-7 mai 1988] = Annalen der internationalen gesellschaft für dialektische philosophie — Societas Hegeliana, VI (1989), p. 138-144.

— « Hobbes et le matérialisme des Lumières », dans Hobbes oggi [Actes du Congrès de Milan, 18-21 mai 1988], Milano, 1990, p. 553-576.

— [éd.], Spinoza au XVIII siècle [Actes des journées d’études des 6 et 13 déc. 1987, Université de Paris I-Sorbonne], Paris, Méridiens-Klincksieck, 1990.

— « Le médecin Gaultier, Parité de la vie et de la mort, et Spinoza », dans ibid., p. 105-120.

— et Porset (Ch.), (éd.), Le Matérialisme des Lumières = Dix-Huitième siècle, n· 24, 1992 (les articles concernant spécifiquement la littérature clandestine sont recensés dans cette bibliographie sous le nom de leurs auteurs. Mentionnons en outre : P. Casini, « Newton, Diderot et la vulgate de l’atomisme » ; A. Ibrahim, « Matière inerte et matière vivante. La théorie de la perception chez Maupertuis » ; A. Comte-Sponville, « La Mettrie et le système d’Epicure » ; G. Mensching, « La nature et le premier principe de la métaphysique chez d’Holbach et Diderot » ; R. Rey, « Les paradoxes du matérialisme de Robinet » ; S. Auroux, « Condillac, inventeur d’un nouveau matérialisme » ; G. Paganini, « Psychologie et physiologie de l’entendement chez Condillac » ; J.-P. Clero, « La notion d’autorité chez Hume » ; A. Niderst, « Esthétique et matérialisme à la fin du siècle » ; A. Negri, « Valorisation du travail et destinée de la propriété individuelle dans le matérialisme des Lumières » ; J.-C. Bourdin, « L’athéisme de d’Holbach à la lumière de Hegel » ; M. Tripp, « L’idée de l’homme entre progrès scientifique et pensée philosophique »).

— « L’héritage libertin dans le matérialisme des Lumières », dans ibid., p. 73-82 (l’ensemble du matérialisme des Lumières porte la marque de la tradition libertine. Dans ses sources, d’abord : une pléiade d’auteurs qui à travers de différentes médiations gardent une importance majeure tout au long du XVIII siècle. Dans son attitude, ensuite, volontiers passéiste, exploitant les thèmes de l’imposture religieuse et de la double vérité. Cette continuité de la tradition libertine est évidente dans des traités comme celui du médecin Gaultier ou dans l’Ame matérielle, dont la structure même révèle la survie d’une technique érudite, fondée un montage de citations très diverses. Il en est de même de tous les écrits qui s’inspirent du monument du libertinage érudit du XVII siècle : le Theophrastus redivivus).

— « La contestation libertine des normes et valeurs traditionnelles du Theophrastus redivivus au médecin Gaultier », dans R. Duchêne et P. Ronzeaud (éd.), Ordre et contestation au temps des Classiques [Actes du 21 Colloque du CMR 17, Marseille, juin 1991], Paris-Seattle-Tübingen, Biblio. 17, 1992, t. II, p. 307-320.

— (éd.) Parité de la Vie et de la Mort. La Réponse du médecin Gaultier : Paris, Universitas, coll. « Libre pensée et littérature clandestine », 1993 (cette éd. permet de suivre toutes les étapes de la diffusion d’un texte clandestin parmi les plus radicaux. Héritier des libertins du XVII s., le protestant niortais Abraham Gaultier (mort en 1720) rédige une Réponse en forme de dissertation à un théologien soutenant les arguments des « sceptiques qui cherchent la vérité partout dans la nature ». Le texte, imprimé en 1714 — sauf supercherie — est à l’origine de plusieurs développements manuscrits qui aboutiront à une nouvelle éd. en (ou vers) 1771. On trouve ici une biographie approfondie de Gaultier (qui vécut plusieurs années à Amsterdam et collabora de 1682 à 1684 au Mercure savant de Blégny), une interprétation articulée de sa pensée critique (visant surtout le cartésianisme), le texte intégral de l’imprimé original et de celui de 1771, enfin une édition diplomatique des pièces manuscrites les plus importantes du dossier. Compte rendu par Jean Deprun dans la R.H.L.F., XCV-2, mars-avril 1995, p. 318).

— « Parité de la vie et de la mort », dans G. Canziani (éd.), Filosofia e religione, p. 175-208.

— notice « Gaultier, Abraham », dans J. Sgard (éd.), Dictionnaire des journalistes, 2 éd. à paraître (mise à jour de l’article cité paru dans le Supplément V de 1987).

— « Scepticisme et religion dans la Réponse à un théologien du médecin Gaultier et sa postérité clandestine », dans Popkin et Vanderjagt (éd.), Scepticism and irreligion..., 306-323.

— articles « Pierre Gassendi », « Schüler und Anhänger von Gassendi » (en collaboration avec Thomas Lennon), et « Theophrastus Redivivus », dans Grundriss der Geschichte der Philosophie begründet von Friedrich Ueberweg, Die Philosophie des 17. Jahrhunderts, Band 2 (Erster Halbband), Bâle, Schwabe, 1993, p. 201-270.

— « Parité de la vie et de la mort », dans G. Canziani (éd.), Filosofia e religione..., p. 175-208 (présentation détaillée des différentes versions du texte dont Olivier Bloch a préparé ensuite l’édition. Suit une introduction philosophique qui reprend quelques thèmes de l’introduction générale à l’édition).

— « Précisions sur le médecin Gaultier et la Réponse en forme de Dissertation à un théologien », La Lettre clandestine, 3 (1994), p. 44.

— « Cyrano, Molière, et l’écriture libertine », dans G. Artigas-Menant et A. McKenna (éd.), Tendances actuelles dans la recherche sur les clandestins à l’Âge classique, = La Lettre clandestine, 5 (1996).

— « Les Lettres à Sophie : un traité clandestin dans son rapport à la culture des Lumières », Transactions of the Ninth International Congress on the Enlightenment, II, Oxford, Voltaire Foundation (= Studies on Voltaire and the Eighteenth century, n· 347), 1996, p. 781-783 (Congrès de Münster, 23-29 juillet 1995. Table ronde sur l’« Édition des manuscrits philosophiques clandestins »).

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— « La teoria dell’animalitá : J.B. Robinet e il Pantheisticon di J. Toland », Bolletino filosofico dell’Universitá della Calabria, à paraître (1996).

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Bredel (M.), Meslier l’enragé, prêtre athée et révolutionnaire sous Louis XIV, Paris, Balland, 1983 (« lecture guidée » du Testament qui s’applique « à saisir dans le texte même le personnage et la genèse des idées de ce prêtre devenu philosophe »).

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Brogi (S.), Il Cerchio dell’universo. Libertnismo, spinozismo e filosofia natura in Boulainvilliers, Firenze, Leo S. Olschki, 1993, 320 p. (monographie portant sur la pensée philosophique de Boulainviller, dont l’A. analyse les différentes phases. B* passe d’une approche critique mais orthodoxe de la religion à une forme de déisme spinoziste, tout en restant attaché à la tradition libertine (lien particulièrement évident dans le domaine de l’histoire de la religion) et au paradigme astrologique, dont la scientificité sera toujours revendiquée. L’A. insiste sur l’originalité de l’interprétation donnée par B* à la métaphysique de Spinoza, que l’on ne saurait réduire au matérialisme du Traité des trois imposteurs / Esprit de Spinosa, bien que des tendances matérialistes soient présentes chez B* au niveau de l’anthropologie. La question des rapports de B* avec l’empirisme et la gnoséologie lockienne est également discutée, ainsi que son opposition à la science cartésienne. Brogi ne néglige pas les ouvrages astrologiques, dont le rapport avec le reste du corpus parut problématique à B* lui-même, ni ne néglige l’influence de la tradition vitaliste, notamment van Helmont, sur sa philosophie de la nature. Riche bibliographie, p. 275-312. Voir le Compte rendu par E.J. Mannucci dans Dix-huitième siècle, n· 28, 1996, p. 648).

Brugère (F.), « Philosophie de la nature et communauté chez Shaftesbury et Toland », Revue de Synthèse, t. 116, 4 S., n· 2-3, avril-septembre 1995, p. 303-314.

Brummer (R.), Studien zur französischen Aulklärungsliteratur im Anschluss an Jacques-André Naigeon, Breslau, 1932 (Sprache und Kultur der germanischen Völker, C. Romanistische Reihe, Band XI) (une première section étudie la Théologie portative, une seconde La Contagion sacrée, composés respectivement selon l’A. en 1760 et entre 1765 et 1768. La troisième section, p. 240-301, étudie Le Militaire philosophe, considéré comme une source des précédents. L’A. retrace l’histoire de sa publication, décrit les mss. de la Mazarine, résume le texte de Maz. 1163, affirme l’unité de composition de l’ouvrage discuttée par Lanson, admet enfin comme crédible sa composition en 1711).

— « Fréret und die Lettre de Thrasybule à Leucippe », Wissenschaftliche Zeitschrift der Universität Rostock, VI (1956-1957), p. 11-26.

Brunet (J.-Ch.), « Tribus (de) impostoribus » et « Vie (la) et l’esprit de M. Benoît Spinosa », dans son Manuel du libraire et de l’amateur de livres (1810), 5 éd. augmentée, Paris, 1860-1865, t. V, col. 944-945 et 1207.

Brunet (P.G.) ("Philomneste junior"), « Notice philologique et bibliographique » en préface à son éd. du De tribus impostoribus, MDIIC, Paris, Jules Gay, 1861, p. I-LVI (rééd. par Weller, Heilbronn, 1876 ; version italienne Milano, Daelli, 1864).

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— « Les deux christianismes de Locke et de Toland », ibid., p. 281-301.

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— La Pensée religieuse française de Charron à Pascal, Paris, Vrin, 1933 (spéc. p. 94-109, sur les "clandestins" des XVI et XVII siècles : De tribus impostoribus, Colloquium heptaplomeres, Beatitude des chrestiens, Quatrains du déiste, etc.).

— La Religion des Classiques, Paris, P.U.F., 1948, p. 187-188 sur L’Âme matérielle, p. 268-269 sur le Traité des oracles, Mazarine 1195 (p. 332-334 sur les Trois imposteurs, p. 394-395 sur le Theophrastus redivivus, etc.).

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— et G. Paganini (éd.), Theophrastus Redivivus, Firenze, La Nuova Italia [à présent Milano, Franco Angeli], 1981 (Introduzione et Nota storico-critica, au t. I, p. XV-CXXII) (compte rendu par R.H. Popkin dans Renaissance Quarterly, XXXVII, 1984, n· 4, p. 630-634).

— « Une encyclopédie naturaliste de la Renaissance devant la critique libertine du XVII siècle : le Theophrastus redivivus lecteur de Cardan », XVII siècle, XXXVII (1985), p. 379-406.

— « L’esperienza editoriale del Theophrastus redivivus. Problemi relativi alla costituzione del testo e alla trama delle fonti », dans A. Postigliola (éd.), Pubblicare il Settecento, p. 9-11.

— (éd.), Filosofia e religione nella letteratura clandestina. Secoli XVII e XVIII, Milano, Franco Angeli [coll. « Filosofia e scienza nel Cinquecento e nel Seicento »], 1994 (les études regroupées dans ce volume sont dépouillées sous le nom de leurs auteurs. Le recueil comprend un index des noms et un des manuscrits).

— « Critica della religione e fonti moderne nel Cymbalum mundi o Symbolum sapientæ. Primi note di lettura », dans ibid., p. 35-81 (description et analyse approfondie des sources du Cymbalum mundi / Symbolum sapientiae, ce pseudo-Des Périers latin dont il existe actuellement une dizaine de copies, localisées surtout dans l’Europe du nord-est. Parmi les sources utilisées dans le manuscrit, parfois tacitement, on trouve Agrippa, Claude Bérigard, Spinoza, Le Clerc. Une position agnostique constitue le propre du Cymbalum mundi, qui rejette tant l’athéisme que la théologie, au nom d’un scepticisme qui ne choisit pas entre panthéisme et dissolution de Dieu dans le monde. Le texte clandestin comporte une discussion des preuves classiques de l’existence de Dieu et une critique générale de la théologie rationnelle chrétienne).

Cappelletti (A.), éd. de L.-A. de Lom d’Arce, baron de La Hontan, Dialoghi con un selvaggio d’America. Traduction, notes et postface par Franco Alberto Cappelletti, Pisa, Edizioni ETS, 1995.

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— Tolandiana. Errata, addenda e indici, Ferrare, Facoltà di Magistero, 1976.

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— « Tyrannie, monarchie, république dans les Court Maxims de Sidney » [manuscrit de 1665 environ], à paraître dans Monarchie et république, Paris P.U.F. (travaux du Groupe de Recherches de Y.C. Zarka).

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— « De Maillet’s Telliamed (1748) : An Ultra-Neptunian Theory of the Earth », dans Cecil J. Schneer (éd.), Toward a History of Geology, Cambridge Mass., M.I.T. Press, 1968, p. 80-99.

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— Réflexions sur l’anti-Pascal de Voltaire, Paris, 1935 (considérations sur l’Examen critique des apologistes de la religion chrétienne, p. 37-41, sur les Réflexions sur l’argument de M. Pascal ..., p. 459 sq., etc.).

— La Vie aventureuse du comte de Plélo, Paris, Plon, 1946.

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— « Les convictions politiques de Toland », Revue de Synthèse, t. 116, 4 S., n· 2-3, avril-septembre 1995, p. 231-257.

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— et F.P. Raimondi, « À propos du Discours sur ce qu’on appelle philosophe chrestien », La Lettre clandestine, 5 (1996).

— et D. Foucault, Aux sources du libertinage philosophique du XVII siècle : Giulio Cesare Vanini (1585-1619) : numéro spécial de Kairos, Revue de la Faculté de Philosophie de l’Université de Toulouse-Le Mirail, coordonné par Jean-Pierre Cavaillé (Département de philosophie) et Didier Foucault (UFR d’histoire), juin 1998. [Ce volume comporte en annexe : 1. Chronologie sommaire de la vie du philosophe ; 2. Bibliographie des livres, articles et travaux universitaires réalisés depuis 1965 consacrés à Vanini ou évoquant de manière substantielle sa vie ou son oeuvre. 3. Publication de Dialogues Inedits (en français) des Admirables Arcanes De La Nature, Reine Et Deesse Des Mortels, dans une traduction de Jean Penent, en collaboration avec D. Foucault].

— « Provocation et dissimulation dans l’oeuvre de Vanini », dans ibid.

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— « John Toland : The Politics of Pantheism », Revue de Synthèse, t. 116, 4 S., n· 2-3, avril-septembre 1995, p. 259-280.

— « Legislators, Impostors, and the Politic Origins of Religion : English Theories of "Imposture" frorn Stubbe to Toland », dans S. Berti, F. Charles-Daubert, R.H. Popkin (éd.), Heterodoxy, Spinozism and Free-Thought in Early-Eighteenth-Century Europe...

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— « Le TTP, une réponse au Traité des trois imposteurs ? », Les Études philosophiques, 1987-4, p. 385-391.

— « Spinoza et les libertins, le Traité des trois imposteurs ou L’Esprit de Spinosa », dans Spinoza, science et religion [Actes du colloque du Centre culturel de Cerisy-la-Salle, 20-27 sept. 1982], Paris, Vrin, 1988, p. 171-181.

— « Les Traités des trois imposteurs et L’Esprit de Spinoza », Nouvelles de la république des lettres, 1988-I, p. 21-50.

— « Les principales sources de L’Esprit de Spinosa, traité libertin et pamphlet politique », dans Lire et traduire Spinoza (Groupe de recherches spinozistes, Travaux et documents, n· 1), Paris, Presses de l’Université de Paris-Sorbonne, 1989, p. 61-107.

— « Note sur La Vie et l’esprit de Spinosa (1719) », Bulletin de l’Association des amis de Spinoza, 21 (1988), p. 14-18.

— « L’image de Spinoza dans la littérature clandestine et l’Esprit de Spinoza », dans O. Bloch (éd.), Spinoza au XVIII siècle, p. 51-74.

— « Les Traités des trois imposteurs aux XVII et XVIII siècles », dans G. Canziani (éd.), Filosofia e religione, p. 291-336 (en recherchant le "véritable" Traité des trois imposteurs, on tombe sur une pléiade de versions, liées entre elles mais chacune présentant des traits particuliers. L’A. donne un aperçu des principales versions et analyse en détail leur structure. Des tables permettent de comparer les différentes familles de textes. Les titres des copies n’étant pas suffisants pour les distinguer, c’est plutôt l’articulation des chapitres, et des sections à l’intérieurs des chapitres, qui prouve l’appartenance à l’une ou à l’autre des familles. On propose aussi un schéma d’évolution possible du texte, à partir des premières attestations jusqu’à l’édition de 1768).

— « L’Esprit de Spinosa et les Traités des trois imposteurs : Rappel des différentes familles et de leurs principales caracteristiques », dans S. Berti, F. Charles-Daubert, R.H. Popkin (éd.), Heterodoxy, Spinozism and Free-Thought...

— « La critique anti-théologique dans les Dialogues de Vanini et sa fortune chez les libertins érudits français », dans J.-P. Cavaillé et D. Foucault (éd.), Aux sources du libertinage philosophique du XVII siècle : Giulio Cesare Vanini (1585-1619).

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Chauviré (R.), (éd.), Colloque de Jean Bodin Des secrets cachez des choses subimes entre sept sçavans qui sont de différens sentimens. Thèse complémentaire présentée à la Faculté des Lettres de l’Université de Paris, Paris, Sirey-Champion, 1914 (traduction française partielle du Colloquium Heptaplomeres. Introduction p. 1-27, puis extraits des livres IV, V, VI).

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— « De Fontenelle à Benoît de Maillet : temps géologique et temps des fables », dans A. Niderst (éd.), Fontenelle [Actes du colloque de Rouen, 1987], p. 475-486.

— « Benoît de Maillet et la diffusion de l’histoire naturelle à l’aube des Lumières », Revue des sciences humaines, XLIV (1991) : La Diffusion des sciences au XVIII siècle, p. 325-342.

— La Genèse de Telliamed : Benoît de Maillet et l’histoire naturelle à l’aube des Lumières, Thèse de Doctorat de l’Université de Paris III, Paris, 1989 (dactylogramme).

— « La communication manuscrite et la genèse de Telliamed », dans F. Moureau (éd.), De bonne main, p. 59-69 (la forme manuscrite dans laquelle Telliamed fut produit, réécrit, stratifié, pendant près de trente ans, engage sa signification même. Sa structure, l’organisation de son système, l’élaboration de ses preuves paraissent enracinées dans des modes de pensée et d’écriture propres au manuscrit. « Le but explicite de Maillet de faire imprimer son ouvrage rencontre des obstacles qui paraissent tenir moins à des facteurs extérieurs, conjoncturels, qu’à des raisons propres au mode même de fonctionnement du texte et de production du savoir qui y est à l’oeuvre »).

Colonna d’Istria (F.), (éd.), Spinoza, Ethique. Traduction inédite du comte Henri de Boulainvilliers (1658-1722), publiée avec une introduction et des notes, Paris, Colin, 1907 (introduction p. vii-xliii. Première étude critique digne d’intérêt sur la pensée religieuse de Bodin, présenté comme un athée).

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— « Dénigrement de la providence et défense des valeurs humaines dans les manuscrits clandestins de la première moitié du XVIII siècle », Studies on Voltaire and the eighteenth century, n· 152 (1976), 497-513.

— « Les manuscrits clandestins du XVIII siècle : nouveaux éléments et questions nouvelles », Revue d’histoire littéraire de la France, LVII (1977), p. 24-29.

— « La critique biblique en 1778 », Dix-huitième siècle, n· 11 (1979), p. 213-233.

— « L’image du Christ dans les courants déiste et matérialiste français du XVIII siècle », Transactions of the Fifth International Congress on the Enlightenment, III, = S.V.E.C., n· 192 (1980), p. 1093-1100.

— L’Exégèse du Nouveau Testament dans la philosophie française du dix-huitième siècle, = Studies on Voltaire and the eighteenth century n· 220, Oxford, The Voltaire Foundation, 1984.

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— Édition et sédition. L’univers de la littérature clandestine au XVIII siècle, Paris, Gallimard, 1991.

— The forbidden Best-sellers of Prerevolutionary France, New York, London, W.W. Norton & Company, 1995, XXIII-440 p. (version développé de Édition et sédition. L’ouvrage comporte quatre parties : Forbidden books and the literary market ; Key texts ; Do books cause revolutions ? ; Philosophical books, où sont développés trois exemples : Thérèse philosophe, L’an 2440, Anecdotes sur Mme la comtesse Du Barry).

— The Corpus of Clandestine Literature in France, 1769-1789, New York, London, W.W. Norton & Company, 1995, 260 p. (« Companion volume » du livre précédent. 720 ouvrages sont recensés, à partir des recherches de l’auteur dans les archives de la Société typographique de Neuchâtel).

— « Du Libertinage aux Lumières », dans G. Artigas-Menant et A. McKenna (éd.), Tendances actuelles dans la recherche sur les clandestins à l’Âge classique, = La Lettre clandestine, 5 (1996).

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— « Un "système" de religion naturelle : du déisme des Difficultés sur la religion au matérialisme du Militaire philosophe », dans O. Bloch (éd.), Le Matérialisme du XVIII siècle, p. 67-76.

— « Stylistique et critique d’attribution », dans Au bonheur des mots. Mélanges en l’honneur de Gérald Antoine, Nancy, Presses Universitaires, 1984, p. 509-520 (Méthode et résultats des recherches sur l’attribution des Difficultés sur la religion à Challe).

— « L’attribution des Difficultés sur la religion remise en question », Travaux de littérature, 2, Paris, Les Belles Lettres, 1989, p. 167-198.

— Robert Challe. Un destin, une oeuvre. Textes et documents inédits, Paris, SEDES, 1992.

— avec Menemenciogliu (M.), (éd.), Robert Challe, Difficulté sur la religion [], édition critique d’après un manuscrit inédit, Paris : J. Touzot, et Oxford : The Voltaire Foundation, 1983 (texte intégral des mss. Mazarine 1163 et Saint-Petersbourg, Theol. Quart. 92 D, en présentation synoptique. En postface : « La pensée de Robert Challe dans les Difficultés sur la religion ». Annotation très riche et index très utile des noms et des concepts. Comptes rendus par G. Artigas-Menant dans la R.H.L.F., 84, 1984, p. 614-616 ; par C.J. Betts dans Modern language review, 79, 1984, p. 934-936 — ce dernier refuse l’attribution proposée des Difficultés à R. Challe).

— (avec W. Trapnell), « The identity of the "militaire philosophe" : further evidence », Studies on Voltaire and the eighteenth century, n· 341, Oxford, Voltaire Foundation, 1996, p. 27-60 [La découverte par F. Moureau à la Bayerische Staatsbibliothek de Munich du texte complet des quatre cahiers des Difficultés sur la religion, mais aussi celle de J. Popin à la même bibliothèque d’une ancienne version autographe du Journal de voyage aux Indes de Challe — version riche en informations sur l’évolution de sa pensée philosophique et religieuse — confirment à plusieurs niveaux l’attribution si controversée du texte clandestin à Robert Challe. Les auteurs établissent dans une 1 partie (« extensive analysis ») la supériorité du manuscrit de Munich sur les autres manuscrits connus (plus grande complétude, uniformité du style) et établissent que l’expérience, la culture et le style de Challe s’y manifestent avec une netteté qui ne laisse plus guère de place au doute (indications autobiographiques inconnues jusqu’alors ; traces de lectures d’ouvrages connus de lui ; structures associatives communes avec ses autres oeuvres). Le manuscrit de Munich (« B ») confirme la date de composition du traité vers 1711-1712 et confirme que c’est dans la douleur que Challe accoucha de son déisme, après avoir multiplié les efforts pour réconcilier son expérience du monde avec le christianisme. Dans une seconde partie (« Intensive analysis ») les auteurs tirent confirmation de l’attribution par l’analyse du nouveau matériel apporté par B concernant trois thèmes du 3 Cahier : la prescience divine, la grâce, la corruption humaine. L’analyse comparée de B avec les autres manuscrits connus (M, S) confirme de façon définitive la priorité et l’authenticité de B, dont les développements originaux constituent une mine de rapprochements nouveaux avec ce qu’on sait par ailleurs de l’itinéraire intellectuel et du tempérament de Challe — le Journal « première version » est naturellement beaucoup mis à contribution].

— (avec W. Trapnell), « Robert Challe et le pari de Pascal », à paraître dans les Studi di linguae letteratura francese (1997).

— « La sincérité de Robert Challe : à propos de la bataille de la Hougue », dans M. Bertaud (éd.), Le Genre des Mémoires. Essai de définition, Paris, Klincksieck, 1995.

— « La culture latine de Robert Challe », à paraître dans les Actes du colloque Challe de la Sorbonne (27 juin 1996).

— « Une autobiographie éclatée : le cas de Robert Challe », communication présentée à l’Association Internationale des Études françaises, 17 juillet 1996.

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— « Diderot et le radicalisme philosophique », dans Littérature française du XVIII siècle, Paris, P.U.F., 1996, chap. 8.

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— « Le Jordanus Brunus redivivus et l’infinitisme matérialiste au XVIII siècle », La Lettre clandestine, 1 (1992), p. 13-15.

— « Il Jordanus Brunus redivivus e il materialismo infinitisma nel Settecento francese », dans G. Canziani (éd.), Filosofia e religione, p. 209-236 (on connaît une seule copie manuscrite du JBR, très proche de l’imprimé de 1771. Pour ce qui concerne les sources, on remarque surtout la présence de Sorel, dont plusieurs passages sont interpolés dans le texte. Le JBR appartient au courant du matérialisme athée "infinitiste", et sa cosmologie est très proche de celle de la Dissertation sur la formation du monde. Selon l’auteur du JBR, l’athéisme est la condition initiale de l’espèce humaine : la religion ne s’est imposée qu’à un moment donné de l’évolution, lorsqu’il a fallu donner une réponse à la question de la « cause première ». Ressemblances, sur ce point, avec d’autres traités clandestins, comme les Dialogues sur l’âme, les Lettres à Sophie et la Lettre de Thrasybule à Leucippe).

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— « Jean Meslier et l’héritage scolastique », dans Société des études robespierristes (éd.), Études sur le curé Meslier, p. 35-51 [avec discussion].

— « Meslier philosophe », en préface aux oeuvres de Jean Meslier (R. Desné et al. éd.), Paris, Anthropos, 1970, I, p. lxxxii-c.

— « Une oeuvre philosophique de la Régence : la Lettre de Thrasybule à Leucippe », dans La Régence, Paris, A. Colin, 1970, p. 153-164.

— « Quand Sade récrit Fréret, Voltaire et d’Holbach », dans Roman et Lumières au XVIII siècle, Paris, Éditions Sociales, 1970, p. 331-340.

— « Glanes mesliéristes », Raison présente, n· 48, oct-déc. 1978, p.87-95.

— « Meslier et la III proposition de Jansenius : Notes de typologie philosophique », dans R. Desné (éd.), Le Curé Meslier et la vie intellectuelle (Colloque de Reims, 1974, éd. 1980), p. 249-261.

— « Un nouvel exemplaire de l’Anti-Fenelon de Meslier », dans O. Bloch (éd.), Le Matérialisme du XVIII siècle, p. 83-89.

— « Boulainviller et Spinoza. Note sur l’Essai de métaphysique dans les principes de B de Sp, publié en 1731 (Bruxelles, Foppens) sous le titre de : Réfutation de Spinoza », dans O. Bloch (éd.), Spinoza au XVIII siècle, p. 29-32.

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— « Le matérialisme de Meslier : une pensée à peine née et déjà achevée », Transactions of the Eighth International Congress on the Enlightenment, II [S.V.E.C., n· 304], Oxford, The Voltaire Fondation, 1992, p. 1156-1160 (le matérialisme de Meslier est un matérialisme conséquent, malgré une démarche par endroits tâtonnante et des imperfections dans l’expression. On le montre en résolvant deux difficultés relatives à sa conception de l’idée d’infini et celle du rapport mouvement / matière).

— « Meslier et la destinée d’une pensée diffusée par manuscrits posthumes », ibid, III [S.V.E.C, n· 305], p. 1753-1756 (le legs posthume de Meslier ne nous renvoie pas à sa pusillanimité ou à son hypocrisie, mais témoigne de sa sagesse et de son esprit d’efficacité. Néanmoins, « tout se passa comme si, au siècle des Lumières, la destinée réservée à l’oeuvre du curé renégat s’était chargée d’émousser la démonstration matérialiste et révolutionnaire que son caractère de manuscrit posthume lui avait permis d’exprimer dans toute son intransigeance »).

Desné (R.), « Meslier lecteur de La Bruyère », dans Société des études robespierristes (éd.), Études sur le curé Meslier, p. 87-105 [avec discussion].

— (animation et coordination de l’éd. de), Jean Meslier, oeuvres complètes. Préface et notes par J. Deprun, R. Desné et A. Soboul (avec la collaboration de H. Manceau pour le tome 2, et la collab. technique de A. Lorenceau), Paris, Éditions Anthropos, 1970-1972. T. I (706 p.) : Préfaces : R. Desné, « L’homme, l’oeuvre et la renommée » ; J. Deprun « Meslier philosophe » ; A. Soboul « Le critique social devant son temps ». Mémoire des pensées [...] de Jean Meslier : Avant-propos et Preuves 1 à 5. Illustrations hors-textes (cartes et reproductions des mss. autographes). T. II (600 p.) : Mémoire, Preuves 6 et 7. T. III (648 p.) : Mémoire, Preuve 8. Conclusion. Lettres aux curés du voisinage. Anti-Fénelon. Textes et documents (biographie ; témoignages du XVIII s.). Lexique (640 mots et tournures). Bibliographie. Index. Comptes rendus par R. Mortier dans la Revue belge de philologie et d’histoire, 50, 1972, p. 229-234) ; dans Le Monde des livres, 1 août 1970 (par J. Fabre et les éditeurs, dossier « L’étonnate histoire du curé Meslier) ; dans le Times Literary Supplement, 5 janvier 1973, p. 13-14.

— « L’homme, l’oeuvre et la renommée », en préface aux oeuvres de Jean Meslier (R. Desné et al. éd.), Paris, Anthropos, 1970, I, p. XVII-LXXIX.

— « Meslier et le peuple », dans Images du peuple au dix-huitième siècle [Actes du colloque d’Aix-en-Provence, 25-26 oct. 1969], Paris, Colin, 1973, p. 141-149.

— (éd.) Extraits du Mémoire de Jean Meslier (1664-1729) suivis des Lettres aux curés de son voisinage, textes présentés, établis et annotés par Roland Desné, d’après le manuscrit autographe conservé à la Bibliothèque Nationale, Millau, L’oeil ouvert (Éditions rationalistes, coll. « Lumières de tous les temps »), 1973.

— « Le titre du manuscrit de J. Meslier : Testament ou Mémoire ? » dans Approches des Lumières. Mélanges offerts à Jean Fabre, Paris, Klincksieck, 1974, p. 155-168.

— « Les lectures du curé Meslier », Travaux de linguistique et de littérature, XIII-2 [= Mélanges de littérature française offerts à M. René Pintard], Université de Strasbourg, Centre de philologie et de littérature romanes, 1975, p. 613-628.

— « Meslier, gesehen durch Arthur Fitger. Ein bisher verkannter beweis für die rezeption des französischen materialismus des 18. Jahrhunderts in Deutschland gegen des 19. Jahrhunderts », Lendemains, III, 11 (août 1978), p. 101-105.

— « Le curé Meslier au théâtre. Une pièce d’Arthur Fitger (1894) », dans D.J. Mossop, G.E. Rodmell et D.B. Wilson (éd.), Studies in the eighteenth century presented to John Lough, Univ. of Durham, 1978, p. 22-38.

— « Un témoignage méconnu sur la réception du matérialisme français du XVIII siècle en Allemagne, à la fin du XIX siècle. Meslier vu par Arthur Fitger », dans Literaturgeschichte als geschichtlicher Auftrag. In memoriam Werner Krauss, Berlin, Akademie-Verlag, 1978, p. 205-210.

— [éd.] Le Curé Meslier et la vie intellectuelle, religieuse et sociale (fin 17 siècle-début 18 siècle), [Actes du colloque internalional de Reims, 17-19 octobre 1974], Reims, Bibliothèque de l’Université, 1980 (xérocopie). (« Présentation », p. VII-VIII).

— « Meslier et son lecteur », ibid., p. 415-423.

— « Sur un manuscrit utilisé par d’Holbach : l’Histoire critique de Jésus fils de Marie », dans O. Bloch (éd.), Le Matérialisme du XVIII siècle, p. 169-176.

— « Le curé Meslier lu par le Père Desbillons » et Desbillons, « Mémoire des pensées et sentimens de Jean Meslier », dans Mana, 5 (1986), numéro spécial Ein antiphilosophisches Experiment im 18. Jahrhundert : F.-J. Desbillons, éd. Georg Maag, p. 66-71 et 237-244.

— « Problèmes actuels de la recherche sur les manuscrits français du XVIII siècle », dans M. Peñalver (éd.), Ideas y Movimientos clandestinos, p. 47-57.

— « Manuscrits philosophiques clandestins dans les bibliothèques de la R.D.A. », Dix-huitième siècle, n· 21 (1989), p. 451-455.

— « Un sermon inédit du XVIII siècle sur les rapports de la sensibilité et de la religion », dans Éclectisme et cohérences des Lumières. Mélanges offerts à Jean Ehrard, Paris, Nizet, 1992, p. 207-220.

— « Aperçus sur la représentation du Christ dans les manuscrits clandestins », dans M.-C. Pitasi (éd.), Le Christ entre orthodoxie et Lumières (Actes du colloque de Genève août 1993), Genève, 1994, p. 175-188.

— « Histoire critique de Jésus-Christ : du manuscrit clandestin à l’édition de d’Holbach (1770) », Transactions of the Ninth International Congress on the Enlightenment, II, Oxford, Voltaire Foundation (= Studies on Voltaire and the Eighteenth century, n· 347), 1996, p. 772-775 (Congrès de Münster, 23-29 juillet 1995. Table ronde sur l’« Édition des manuscrits philosophiques clandestins »).

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Häseler (J.), « Correspondances érudites et "littéraires" » dans F. Moureau (éd.), De bonne main..., p. 43-49 ; résumé : « Un commerce de manuscrits : Jordan-Uffenbach », Transactions of the Eighth International Congress on the Enlightenment, II [S.V.E.C. 304], Oxford, The Voltaire Fondation, 1992, p. 892-895 (la correspondance — 1725 sq. — conservée à Frankfort entre l’apprenti-théologien et fils de réfugiés français à Berlin Charles-Etienne Jordan, et le bibliophile Zacharias Konrad von Uffenbach révèle beaucoup sur la politique des échanges de manuscrits clandestins dans cette période, et sur les motivations des correspondants, plus érudites et bibliophiliques que philosophiques. Différents "types" de correspondances entre savants : Jordan / Nicéron, Jordan / Marchand, Trublet / Formey et Trublet / Maupertuis, mettent aussi en lumière l’importance de Berlin comme centre intellectuel des Lumières).

— « Réfugiés français à Berlin lecteurs de manuscrits clandestins », dans G. Canziani (éd.), Filosofia e religione..., p. 373-385 (un pasteur français de Berlin est l’un des principaux protagonistes de la diffusion d’ouvrages clandestins en Allemagne. Né en 1700, Charles Etienne Jordan est un disciple de La Croze, qui lui inspira sans doute son intérêt pour la tradition hétérodoxe : Vanini, Bruno, le libertinage érudit. Mais Jordan ne s’en tient pas là : il travaille sur Spinoza et sur le Traité des trois imposteurs, dont il va jusqu’à publier une section — celle sur Moïse — sans aucun commentaire ni rectificatif. On ne saurait pourtant faire de lui un athée : il fut surtout un collectionneur érudit, peut-être tenté par le déisme, mais éloigné de tout matérialisme, comme le confirme d’ailleurs sa correspondance avec Uffenbach).

— Ein Wanderer zwischen den Welten. Charles Étienne Jordan (1700-1745), Sigmaringen, Jan Thorbecke, 1993 (ouvrage de synthèse sur la vie et les idées de C.E. Jordan, humaniste rationaliste et bibliophile, qui devint secrétaire de Frédéric II. Voir le compte rendu de C. Michaud dans Dix-huitième siècle, n· 26, 1994, p. 561-562).

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Hunwick (A.), « Nouvelles remarques critiques sur le Nouveau Testament. Un manuscrit clandestin inédit », Dix-huitième siècle, n· 24 (1992), p. 239-266 (les Nouvelles remarques... constituent un exemple typique d’utilisation anti-chrétienne des recherches philologiques sur le texte des Écritures. Le texte naît d’un pillage systématique de l’Histoire critique du Nouveau Testament de Richard Simon, dont il prétend être la « suite ». Le point de vue est celui d’un déiste qui entend ébranler l’autorité des écrits néotestamentaires en relevant les difficultés d’interprétation posées par les Évangiles. Il s’agit d’un texte assez décousu, hâtivement rédigé, qui ne déclare que dans les dernières lignes son fondement rationaliste, l’auteur se réclamant de la « souveraine raison, qui est le soleil des esprit que Dieu nous offre toujours pour nous conduire »).

— Hunwick (A.), « Les Notes d’Hobbès sur le Nouveau Testament », dans G. Artigas-Menant et A. McKenna (éd.), Tendances actuelles dans la recherche sur les clandestins à l’Âge classique, = La Lettre clandestine, 5 (1996).

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— et Nicastro (O.), Toland et le panthéisme. Companion volume à l’éd. précédente, Pisa, à paraître.

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— « Clandestine culture in the early Enlightenment », in H. Woolf (éd.), The analytic spirit. Essays in history of science in honour of Henry Guerlac, Ithaca and London, 1981, p. 122-145.

— The Radical Enlightenment : Pantheists, freemasons and Republicans, London, George Allen & Unwin, 1981 (trad. italienne Bologna, Il Mulino, 1983) (spéc. chap. VII. Voir aussi le compte rendu de G.C. Gibbs dans The British Journal for the history of sciences, 17, 1984, p. 67-81, et celui Ch. Berkvens-Stevelinck dans Lias, 9 / 1, 1982, p. 129-135).

— « The Knights of Jubilation — Masonic and Libertine. A Reply », Quærendo, XIV (1984), p. 63-75 (réponse à Ch. Berkvens-Stevelinck).

— Living the Enlightenment. Pantheists, Freemasons and Republicans, New York, Oxford University Press, 1991 (réponse aux critiques relatives à l’exploitation par l’auteur du fonds Marchand de Leyde et apport d’arguments nouveaux en faveur de la thèse de l’A* sur l’histoire ancienne de la franc-maçonnerie européenne).

— « The Materialist World of Pornography », dans Lynn Hunt (éd.), The Invention of Pornography, New York, Zone Books, 1995.

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— « Origine, enfance et mort du curé Meslier », dans Études sur le curé Meslier, p. 11-25 [avec discussion].

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— « Klandestiinit filosofiset käsikirjoitukset Helsingin yliopiston kirjastossa » [= manuscrits philosophiques clandestins de la Bibliothèque Universitaire d’Helsinki], Opusculum, vol. 14 (1994), n· 3, p. 83-104 (la Bibliothèque de l’Université d’Helsinki contient nombre de mss. — certains inconnus par ailleurs — qui couvrent un large champ de l’hérétodoxie, de l’antitrinitarisme au déisme et au matérialisme "spinoziste". La plupart de ces manuscrits proviennent d’une donation de Paul Alexandroff, fils naturel du Grand Duc Konstantin Pavlovitch, faite en 1832. Ils ont pu appartenir au baron J.A. von Korff (1697-1766), diplomate et bibliophile russe qui fut aussi président de l’Académie des sciences de St.-Pétersbourg de 1734 à 1740, et qui avait une réputation de libre-penseur).

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— Conscience et conviction : études sur le XVII siècle, Oxford, Voltaire Foundation, et Paris, Universitas, 1996 [Recueil d’articles sur le XVII siècle : I. Marginaux du XVII siècle (soit : 1. Vie et mort de Nicolas Antoine ; 2. Le Démon de Mâcon ; 3. François Davant ; 4. Jean-Baptiste Stouppe). II. Le Protestantisme français du XVII siècle. III. Les Frères ennemis : Bayle et Jurieu. IV. Libertés de conscience.

[Mélanges Labrousse] De l’Humanisme aux Lumières : Bayle et le protestantisme. Mélanges en l’honneur d’Élisabeth Labrousse. Textes recueillis par Michelle Magdelaine, Cristina Pitassi, Ruth Whelan et Antony McKenna [Introduction, par Walter Rex et Juan Adolfo Vasquez. I. Parcours de la réforme (XVI - XIX siècle). II. La Foi des Réformés. III. Les Refuges. IV. Les Figures. V. Philosophie et littérature. VI. L’entourage de Bayle. VII. Bayle : sa pensée et son influence. Table complète dans La Lettre clandestine, 5, 1996].

Lachèvre (F.), Voltaire mourant, enquête faite en 1778 sur les circonstances de sa maladie, publiée sur le manuscrit et annotée par F. Lachèvre, suivie de : Le catéchisme du XVII siècle et des Quatrains du Déiste ou l’Antibigot. À propos d’une lettre inédite de l’Abbé d’Olivet, Paris, Champion, 1908 (1 édition des Quatrains du déiste).

— « Le catéchisme des libertins du XVI siècle. Les Quatrains du déiste ou L’Anti-bigot (1622) », dans Le Procès de Théophile de Viau (1909), t. II, p. 91-126 (édition des Quatrains du déiste p. 105-126).

— « L’ancêtre des libertins du XVII siècle. Geoffroy Vallée et La Béatitude des chrestiens (1573) », dans Mélanges sur le libertinage au XVII siècle, Paris, Champion, 1920, p. 5-59 (édition du libelle p. 23-29).

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— « La vie de Gabriel de Foigny (1630-1692) », dans Les Successeurs de Cyrano de Bergerac, = Le Libertinage au XVII siècle, X, Paris, 1922, p. 1-60 (voir aussi Glanes bibliographiques, Paris, 1929, I, p. 197-198).

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Lafuma-Giraud (E.), (éd.), Traité de l’infini créé suivi de l’Explication de la présence réelle et de la Transubstantiation. Traités de la Confession et de la Communion. Attribué à Malebranche. Nouvelle édition d’après l’édition d’Amsterdam de 1769 et de deux manuscrits [...]. À l’occasion du bicentenaire de Malebranche, Voiron, A. Crolar, 1915.

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— [avec P.-F. Moreau], (éd.), Louis Meyer, La Philosophie interprète de l’Écriture Sainte, Paris, 1988.

— « Christian Kortholt (1633-1694) et son De tribus impostoribus magnis », dans P. Cristofolini (éd.), L’Hérésie spinoziste..., p. 169-183.

La Monnoie (B. de), « Lettre à Monsieur Bouhier, président au Parlement de Dijon, sur le prétendu livre des Trois imposteurs » [16 juin 1712], dans Menagiana, 3 éd. Paris, 1715, IV, p. 283-312, ou Amsterdam, 1716, IV, p. 374-418 (rééd. dans oeuvres choisies, Dijon, 1769-1770, puis La Haye, Paris, Dijon, 1770, II, p. 405-432) ; version allégée sous le titre « Sentimens sur le prétendu Traité des trois imposteurs » à la suite de nombreuses copies manuscrites et éd. du traité du XVIII , accompagnée de la « Réponse » aux objections de Rousset de Missy (voir sous ce nom). Une version primitive de cet article avait été résumée dans l’Histoire des ouvrages des sçavans, XIII, février 1694 (art. XV : « Extraits de diverses lettres », p. 278-281 »).

— « Réponse de M. de La Monnoye à la brochure précédente » [cf. Rousset de Missy : Réponse...], Mémoires de littérature, I, 2 partie, La Haye, 1716, art. IX, p. 386 sq, souvent reproduit en extrait à la suite de l’article précédent.

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— « Sul manoscritto clandestino J. Brunus redivivus », dans La Teodicea nell’età cartesiana, Napoli, Bibliopolis, 1986, p. 284-289.

— (éd.) N. Fréret, Lettre de Thrasybule à Leucippe, Firenze, Olschki, 1986 (importante Introduction, p. 9-245. Comptes rendus par G. Paganini dans Rivista di storia della filosofia, 1987, fasc. IV, p. 777-785, et par L. Simonutti dans Dimensioni, n· 50, déc. 1988-mars 1989, p. 104-106).

— (éd.), "De l’Examen de la religion", attribuable à Jean Lévesque de Burigny. Édition critique et commentée, suivie d’un appendice documentaire, Paris : Universitas ; Oxford : The Voltaire Foundation, 1996 (Ce ms., dont il existe plusieurs copies dans les bibliothèques publiques de France et à Saint-Pétersbourg, est très certainement l’oeuvre de Burigny, académicien des Inscriptions et des Belles Lettres. La question centrale qu’il pose : l’examen des fondements de la religion chrétienne, comme de toute religion révélée, dépasse la capacité de la plupart des gens, victimes avant tout de la coutume et de l’éducation. L’argumentation s’appuie sur Bayle et sur de nombreux textes de théologiens tant catholiques que protestants (Nicole, Arnauld, Jurieu, Saurin etc.). L’argumentation philosophique est comparable à celles des Difficultés sur la religion anonymes (Challe ?), et du Christianisme raisonnable de Locke, sur le statut de la foi des "simples". L’éditeur publie ici tous les documents d’époque se rapportant à ce texte ou lui ayant servi de base).

Lanson (G.), « Origine et premières manifestations de l’esprit philosophique dans la littérature française de 1675 à 1748 », Revue des cours et conférences, XVI (1907-1908), n· 7, 10, 13, 16, 18, 21, 23, 26, 28, 31, 35 ; XVII (1908-1909), n· 2-7, 11, 16, 19, 22, 24, 27, 29, 31, 32, 34, 36 ; XVIII (1909-1910), n· 1, 3, 6, 12, 16, 23.

— (éd.), [Voltaire], Lettre sur l’âme, dans Lettres philosophiques, Paris, 1909-1918 ; nouv. éd. revue par A.-M. Rousseau, Paris, 1964, t. I, Appendice I, p. 190-205.

— « La guerre des philosophes contre l’Église et la religion dans la première moitié du XVIII siècle, d’après des manuscrits conservés dans les bibliothèques publiques, et discussion », Bulletin de la Société d’histoire moderne, 2 avril 1911, n· 4, p. 38-40.

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Lantoine (A.), Un précurseur de la franc-maçonnerie : John Toland, 1670-1722. Suivi de la traduction française du Pantheisticon de John Toland, Paris, E. Nourry, 1927 (texte édité p. 185-258).

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— « The genesis and publication of Voltaire’s Sermon du rabbin Akib », Transactions of the Ninth International Congress on the Enlightenment, II, Oxford, Voltaire Foundation (= Studies on Voltaire and the Eighteenth century, n· 347), 1996, p. 627-631 (Congrès de Münster, 23-29 juillet 1995).

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— « Un recueil inconnu de manuscrits clandestins », Dix-huitième siècle, n· 22 (1990), p. 423-431 (à propos du recueil de Barnard Castle, Bowes Museum, FO91 / RE).

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— « Scribal publication in seventeenth-century England », Transactions of the Cambridge bibliographical society, IX (1987), 2, p. 130-154.

— « Scribal texts and literary communities : the Rochester circle and Osborn b. 105 », Studies in bibliography, 42 (1989), p. 219-235.

— « The editing of Restoration scriptorial satire », dans P. Eggert (éd.), Editing in Australia, University college ADFA, English dept., 1990, p. 65-84.

— « The "Cameron" scriporium revisited », dans D.R. Harvey et B.J. McMullin (éd.), An Index of Civilisation : studies of printing and publishing History in honour of Keith Maslen, Melbourne, 1992, p. 79-87.

— « A Restoration Lampoon in transmission and revision : Rochester’s [?] "Signior Dildoe" », Studies in Bibliography, 1993 (?).

— Scribal Publication in Seventeenth-century England, Oxford, Clarendon Press, 1993 (panorama de la littérature manuscrite au XVII siècle en Angleterre sous le règne des Stuart et analyse de son maintien face à l’imprimerie : censure, élitisme, raisons économiques... Part I : « Scribal publications » : The phenomenon / "Publication" in the scribal medium / Scribal production ; Part II : « Script and society » : Some metaphors for reading / The social uses of the scribally published text / Restoration scriptorial satire / The ambiguous triumph of print ; Part III : « Editing scribally published texts ». Bibliographie et index).

— « But did Rochester really write Sodom ? », Proceedings of the bibliographical Society of America, 87 (1993), p. 319-336.

Lurbe (P.), John Toland : de la raison à la cité, thèse dactylographiée, Dijon, 1987.

— « John Toland, homme d’ordre et rebelle », dans Rebelles dans le monde anglo-américain aux XVII et XVIII siècles, Société d’études anglo-américaines des XVII et XVIII siècles, Paris, 1987.

— « Le spinozisme de John Toland », dans O. Bloch (éd.), Spinoza au XVIII siècle, Paris, Klincksieck, 1990.

— « Matière, nature, mouvement chez d’Holbach et Toland », Dix-huitième siècle, n· 24 (1992), p. 53-62.

— « John Toland et l’épicurisme », Archives de philosophie, LVII / 3, juillet-septembre 1994, p. 559-573.

— « Le christianisme au miroir de l’Islam dans le Nazarenus de John Toland », Dix-huitième siècle, n· 27, 1995, p. 335-347 (le Nazarenus (1718) doit être interprété dans le contexte de la dispute concernant le statut de l’Islam par rapport au christianisme. Prenant pour point de départ la prétendue découverte d’un évangile apocryphe de Barnabé à Amsterdam en 1709, Toland s’efforce de montrer que celui-ci, qui prend sa source dans des cercles judéo-chrétiens ou nazaréens, était la source de la religion musulmane. Dans la mesure où les nazaréens étaient contemporains du Christ et ses premiers disciples, leur enseignement concernant le Christ et l’Église devaient correspondre à la vérité, et leurs héritiers musulmans peuvent être tenus pour les authentiques héritiers du christianisme originel).

— « Clidophorus et la question de la double philosophie », Revue de Synthèse, t. 116, 4 S., n· 2-3, avril-septembre 1995, p. 379-398.

— « Imagination, analogies et métaphores chez John Toland », Interfaces, n· 10, février 1996, p. 169-182.

— « John Toland, cosmopolitanism, and the concept of nation », dans M. O’Dea et K. Whelan (éd.), Nations and nationalisms : France, Britain, Ireland and the eighteenth-century context, Oxford, Voltaire Foundation, 1996 (Studies on Voltaire and the eighteenth century, n· 335), p. 251-259.

— article « Herbert de Cherbury » et contribution à l’article « Déisme », Encyclopédie du protestantisme, Genève : Labor et Fides ; Paris, éd. du Cerf, 1995.

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— « Pour une stylistique de Jean Meslier », dans R. Desné (éd.), Le Curé Meslier et la vie intellectuelle..., p. 385-398.

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— « Les Pensées de Pascal dans les manuscrits clandestins du XVIII siècle », dans ibid., p. 131-142.

— « La Censure du symbole des Apôtres par M*** encyclopédistes : la source catholique d’un manuscrit clandestin », dans G. Barber et C.P. Courney (éd.), Enlightenment essays in memory of Robert Shackleton, Oxford, 1988, p. 163-173 (dans la Censura in Symbolum apostolorum que Gaspard Scopius avait publiée en 1633 en l’attribuant à un jésuite anglais, l’auteur s’employait à dénoncer par la satire l’hétérodoxie de tous les articles du Symbole. Il tenait à montrer qu’un hypercriticisme malveillant permettrait de censurer les choses les plus saintes. Théophile Raynaud avait publié le texte latin de cette Censura en 1665, et cette édition plus complète avait donné lieu à une traduction française attribuée par A. McKenna à P. Marchand : traduction ici publiée d’après le ms. unique de la Bibl. Mazarine (ms. 1189 ; d’autres traces existent de sa circulation manuscrite). Le texte, recueilli parmi diverses pièces antireligieuses, est ici attribué à un encyclopédiste anonyme : exemple intéressant de détournement irréligieux d’un pamphlet originellement catholique. Une autre traduction française, faite celle-ci directement sur la version de Scopius, avait été donnée par Pierre Jurieu dans ses Préjugés légitimes contre le papisme, 1685).

— (éd.), Le Symbole d’un Laïque ou la profession de foi d’un homme désintéressé, dans P. Aquilon, J. Chupeau, F. Weil, L’Intelligence du passé : les faits, l’écriture et le sens. Mélanges offerts à J. Lafond, Tours, Université de Tours, 1988, p. 349-358.

— « Réflexions sur l’argument de M. Pascal et de M. Locke : un manuscrit clandestin attribué à Fontenelle », dans A. Niderst (éd.), Fontenelle [Actes du colloque de Rouen, 1987], p. 351-366.

— De Pascal à Voltaire. Le rôle des Pensées de Pascal dans l’histoire des idées entre 1670 et 1734 [Thèse de Doct. d’État, Université de Paris IV, 1985], Oxford, The Voltaire Foundation (= Studies on Voltaire and the eighteenth century, n· 276-277), 1990 (spéc. t. II, p. 634-681 : « La critique philosophique des Pensées dans les manuscrits clandestins » ; p. 733-790 sur « La critique clandestine vers 1730 » et p. 928-933 (Appendice III) : « Pour une bibliographie des Trois imposteurs »).

— « Spinoza et les "athées vertueux" dans un manuscrit clandestin du XVIII siècle », dans O. Bloch (éd.), Spinoza au XVIII siècle, p. 85-92 (sur De la conduite qu’un honnête homme doit garder pendant sa vie).
— « Le marquis d’Argens et les manuscrits clandestins », dans Le marquis d’Argens [Actes du colloque du C.A.E.R. 18, Aix-en-Provence, oct. 1988], Aix-en-Provence et Marseille, Université de Provence, 1990, p. 111-140.
— « Sur l’hérésie dans la littérature clandestine », Dix-huitième siècle, n· 22 (1990), p. 301-313.
— « Deus Absconditus : quelques réflexions sur la crise du rationalisme chrétien entre 1670 et 1740 », dans L’Apologétique 1670-1740 : sauvetage ou nauffrage de la théologie [Actes du colloque de l’Institut d’histoire de la Réformation, Université de Genève, juin 1990], Genève, 1991, p. 13-28.

— « Le Père Paul Beurrier et les libertins : témoignage ou imposture littéraire ? », dans L. Lenier et P. Ponzeaud (éd.), Correspondances : Mélanges offerts à Roger Duchêne, Tübingen et Aix-en-Provence, 1992, p. 493-503.

— « Les manuscrits clandestins dans la bibliothèque du marquis de Méjanes », dans La Provence au XVIII siècle [Actes du colloque du C.A.E.R. 18, Aix-en-Provence, 1990], Aix-en-Provence, Publications de l’Université de Provence, 1995, p. 19-40 (catalogue des mss. clandestins de la Bibliothèque Méjanes, avec des notices sur chaque ms. Sont publiés en annexe : Doutes sur la religion dont on cherche l’éclaircissement de bonne foi, supplément au chap. VI : Des Miracles ; Extrait de Zinzendorf sur la Bible ; Raisonnements chinois, ou réflexions sur le socinianisme ; Réflexions sur l’origine des Américains ; L’Idée d’un philosophe).

— « Questions sur l’attribution des Difficultés », dans F. Deloffre (éd.), Autour de Robert Challe [Actes du colloque de Chartres, juin 1991, compte rendu dans Dix-huitième siècle, n· 26, 1994, p. 651], Paris, Champion, 1992, p. 243-256.

— « Réflexions sur un recueil de manuscrits philosophiques clandestins », dans F. Moureau (éd.), De bonne main..., p. 51-57 ; résumé : « Réflexions sur un recueil de manuscrits clandestins », dans Transactions of the Eighth International Congress on the Enlightenment, III [S.V.E.C. 305], Oxford, The Voltaire Fondation, 1992, p. 1747-1749 (réflexions sur le recueil Aix 10 (703- R. 300, 704, 851) constitué par l’abbé Sepher : Recueil de mémoires sur l’Écriture sainte. Ce recueil comporte des textes de nature très diverse dont une partie seulement, nullement privilégiée, correspond à notre conception du "clandestin". L’analyse du recueil conduit à mettre en cause l’évidence de notre intuition (rétrospective) concernant la fonction historique de ces textes, eu égard au « progrès des idées philosophiques ». A. McKenna a également présenté sa série « Libre pensée et littéraurue clandestine » dans les Transactions of the Eighth International Congress on the Enlightenment, ibid., p. 1798-1800).

— « Hétérodoxie et libertinage à Paris vers 1685 : le témoignage du père Beurrier », dans Diffusion du savoir et affrontement des idées, 1600-1770, Montbrisson, 1993, p. 517-531.

— « William Lyons et le rationalisme philosophique », dans G. Canziani (éd.), Filosofia e religione..., p. 469-475 (tenant d’un rationalisme d’inspiration socinienne, Lyons est l’auteur de The Infallibility, dignity and excellence of humane judgement. Imprimé en Angleterre en 1719, ce texte a circulé en France dans une traduction manuscrite partielle qui supprime quelques discussions sur les dogmes chrétiens et se concentre surtout sur les déclarations rationalistes de Lyons. Ainsi modifié, l’ouvrage perd toute connotation socinienne : né dans le contexte des débats anglais entre orthodoxie et hétérodoxie, il devenait de la sorte un pladoyer en faveur du rationalisme moderne, prêt à être utilisé par les déistes du continent. L’édition suit l’un des mss. existants (Sorbonne 1181) ; des variantes de Nancy 484 sont données en bas de page).

— « Le libertinage au XVII siècle : le témoignage du Père Beurrier », Colloque historique de Montbrison, Diffusion du savoir et affrontement des idées, 1600- 1770, octobre 1992, Montbrison, 1993.

— « Philosophie clandestine et littérature aux XVII et XVIII siècles », dans Écrire / Savoir, Littérature et connaissance à l’époque moderne, colloque dirigé par Alain Vaillant, Université Jean Monnet Saint-Etienne, décembre 1994 ; Actes à paraître (l’entrée de la philosophie clandestine dans la littérature du XVIII siècle : une part de plus en plus congrue. De la leçon philosophique dans Thérèse philosophe, à la citation par Sade et au renvoi succinct par Mirabeau).

— « Le spinozisme dans la littérature clandestine », Colloque Disguised and overt spinozism around 1700, organisé par Wim Kleven et Wiep van Bunge, Rotterdam, septembre 1994 (« état présent » bibliographique).

— « La diffusion clandestine des oeuvres de Voltaire : un exemple », Colloque Voltaire et ses combats, Oxford - Paris, octobre 1994 (comparaison de trois textes clandestins : Jean-Baptiste Rousseau, L’Incrédule, autrement appelé La Moïsade ; Voltaire, Epître à Uranie, autrement appelée Epître à Julie, ou encore Le Pour et le Contre, et enfin La Nouvelle Moïsade d’Aix, ms. 10).

— « La Littérature clandestine », article pour le Dictionnaire européen des Lumières, dir. Michel Delon, Paris, PUF, 1995.

— article « Littérature clandestine », Routledge Encyclopedia of Philosophy. XVII siècle, dirigé par Michael Ayers, Wadham College, Oxford), Londres, 1996, à paraître.

— « Les manuscrits philosophiques clandestins de l’Âge classique : bilan et perspectives des recherches », à paraître dans XVII siècle, 1996.

— et A. Mothu (éd.), La Philosophie clandestine à l’Age classique, Actes du colloque international de Saint-Etienne 1993, Paris, Universitas / Oxford, The Voltaire Foundation, 1996. Introduction. Antony McKenna, « Recherches sur la philosophie clandestine à l’Âge classique : bilan et perspectives » Le champ de la littérature philosophique clandestine : Miguel Benítez, « Le corpus des traités ma nuscrits philosophiques clandestins : un regard critique » ; François Berriot, « La "littérature" clandestine : le cas des hétérodoxes du Moyen Age et de la Renaissance » ; Wiep van Bunge, « Les origines et la signification de la Traduction française de la prétendue démonstration mathématique proposée par Jean Bredenbourg » ; Andrew Fairbairn, « L’Idée d’un Philosophe, le texte et son auteur » ; Alain Mothu, « La Beatitude des chrestiens et son double clandestin » ; Geneviève Artigas-Menant, « Telliamed palimpseste. L’Indien, le missionnaire et le scribe » ; Patrick J. Lee, « Le Sermon des Cinquante de Voltaire, manuscrit clandestin » ; Alain Vaillant, « Clandestinité et modernité au XIX siècle » Problèmes d’attribution : Gianluca Mori, « Du Marsais philosophe clandestin : textes et attribu tions » ; Hans-Günter Funke, « Un manuscrit retrouvé : l’Histoire des Ajaoïens attribuée à Fontenelle, utopie d’une république d’athées vertueux » ; Aubrey Rosenberg, « Tyssot de Patot et Jaques Massé : un problème d’attribution ? » ; Francisco Socas, « L’Origo et fundamenta religionis Christianæ : l’auteur, le texte et les thèmes » ; Bertram E. Schwarzbach, « Profil littéraire de l’auteur des Examens de la Bible » ; William Trapnell, « Le Manuscrit "Voltaire 8· 221" de Saint-Pétersbourg » La Lecture des textes : Ann Thomson, « L’utilisation de l’Islam dans la littérature clandestine » ; Ahmad Gunny, « L’image du prophète de l’Islam dans quelques textes clandestins » ; Hélène Ostrowiecki, « Le paratexte du Theophrastus redivivus » ; Margaret Sankey, « Lire le manuscrit clandestin : L’Autre monde de Cyrano de Bergerac » ; Gianni Paganini, « Du bon usage du scepticisme : les Doutes des Pyrrhoniens » ; Antonella Del Prete, « Entre Descartes et Malebranche : le Traité de l’infini crée » ; Andrew Hunwick, « Essais de quelques idées sur Dieu : un manuscrit clandestin inédit : édition critique » ; Pierre Lurbe, « La question de la traduction française du Pantheisticon de John Toland » ; Guillaume Pigeard de Gurbert, « La philosophie du bon sens de Boyer d’Argens » ; Winfried Schröder, « Les Esséniens plagiés : un manuscrit clandestin sur l’origine du christianisme » ; Lorenzo Bianchi, « Les versions manuscrites et imprimées de La Fausseté des miracles » ; Jean Mainil, « Maternité clandestine : corps et humeurs de la "mère" dans la littérature clandestine médicale et obscène des Lumières » ; Caroline Fischer, « Les aspects philosophiques de la littérature éro tique » Sources, influence et diffusion : Françoise Charles-Daubert, « Les libertins érudits dans L’Esprit de Spinosa » ; Geraldine Sheridan, « Lenglet Dufresnoy, la Réfutation de Spinosa (1731) et la tradition clandestine » ; Claudia Stancati de Santis, « Les sources de l’idée de matière et d’infinité du monde dans quelques traités clandestins » ; Bineta Diop, « Les Encyclopédistes et la presse protestante des Huguenots réfugiés Outre-Manche » ; Alain Niderst, « Traces de la littérature clandestine dans la grande littérature de la première moitié du XVII siècle » ; Olivier Bloch, « Les Lettres à Sophie ou Lettres sur la Religion, sur l’âme humaine, et sur l’existence de Dieu : questions de source » ; Birgitta Berglund-Nielsson, « La Correspondance littéraire secrète et la philosophie clandestine » ; Rolf Geissler, « Littérature clandestine et réfugiés huguenots en Allemagne : l’exemple du pasteur Bocquet (d’après ses lettres à Formey) » ; Jens Häseler, « "Liberté de pensée". Éléments d’histoire et rayonnement d’un concept » ; Marian Skrzypek, « Le libertinisme polonais et la littérature clandestine »).

— « La Tolérance dans les manuscrits clandestins », colloque international organisé par Christiane Berkvens-Stevelinck, Wassenaar, juin 1994 (la lutte philosophique est une lutte contre l’erreur. Le rationalisme implique ici intolérance. L’évidence n’admet pas de nuance).

— et P.F. Moreau (éd.), Libertinage et philosophie au XVII siècle, n· 1. Textes recueillis et édités par Antony McKenna et Pierre-François Moreau [Actes de la journée de 1995], Presses de l’Univ. de Saint-Étienne, 1996 (table des matières. P.F. Moreau, introduction : « Les libertins, le libertinisme et la philosophie » ; F. Charles-Daubert : « Le libertinage érudit : problèmes de définition » ; S. Giocanti : « La perte du sens commun dans l’oeuvre de La Mothe le Vayer » ; É. Quennehen : « Lapeyrère et Calvin : libre pensée et Réforme » ; É. Mehl : « Le méchant livre de 1630 » ; M. Alcover : « Essai de titrologie : les récits de Cyrano de Bergerac » ; M. Sankey : « Cyrano de Bergerac : romancier philosophe » ; O. Bloch : « Molière, metteur en scène de la libre pensée ? » ; A. McKenna : « Don Juan, ou le faux libertin ».

— « Les manuscrits philosophiques clandestins à l’âge classique : bilan et perspectives de recherches », XVII siècle, n· 192 (48 année, n· 3), 1996, p. 523-535 (cet article retrace l’historique des recherches sur la littérature clandestine et fait le point sur les acquis les plus récents de la recherche. La littérature clandestine doit moins être regardée comme l’antichambre historique des "Lumières", que comme « un témoignage sur la vie sociale des idées et sur les modes de lecture ». « Les manuscrits clandestins [...] constituent un témoignage sur la substance de l’histoire des idées dans son rapport avec l’histoire sociale du livre et la naissance de l’opinion publique »).

— « Littérature clandestine et philosophie », Colloque Écrire / Savoir, dirigé par Alain Vaillant, Saint-Etienne, décembre 1994, publié à Lyon, Printer, 1996.

— « Un texte extrait des recueils des frères Jamet : Remarques sur la Bible », La Lettre clandestine, 5 (1996).

— « La diffusion clandestine des oeuvres de Voltaire : un exemple », Colloque Voltaire et ses combats, Oxford - Paris, octobre 1994 (à paraître : Oxford, 1997).

— articles « Libertin / Libertinage » et « Clandestins » dans Dictionnaire Le Robert de la littérature française, dir. Ph. Hamon (et pour l’Age classique, Annie Becq), Paris, à paraître 1997.

— « Des pamphlets philosophiques clandestins », Actes de la Journée d’étude organisée par Catherine Secretan, mai 1996, à paraître dans XVII siècle, printemps 1997.

— « Observations de Baxter sur l’Apocalipse, avec quelques réflexions dessus : un chef d’oeuvre de propagande catholique », communication à la Journée sur l’Apocalypse organisée par l’Institut d’Histoire de la Réformation (Genève : Francis Higman et Cristina Pitassi) et l’EPHESS (Paris : Bernard Roussel), mai 1996. Actes à paraître.

— « Le manuscrit munichois des Difficultés sur la religion proposées au Père Malebranche », Colloque L’Armée au XVIII siècle, organisé par Henri Coulet, Aix-en-Provence, juin 1996. Actes à paraître : Aix-en-Provence 1997.

— « Rationalisme moral et fidéisme », Colloque international du Carla-Bayle, septembre 1996, Actes à paraître, Paris, Champion, 1997.

— « L’anticléricalisme dans les manuscrits philosophiques clandestins », communication au Workshop de Greifswald, Critique des Églises et de la religion au XVIII siècle en Europe, 16-17 septembre 1996, organisé par Jean Mondot et Werner Schneiders.

— « Le cas de quelques petits traités et de quelques traductions », Transactions of the Ninth International Congress on the Enlightenment, II, Oxford, Voltaire Foundation (= Studies on Voltaire and the Eighteenth century, n· 347), 1996, p. 767-772 (Congrès de Münster, 23-29 juillet 1995. Table ronde sur l’« Édition des manuscrits philosophiques clandestins »).

— « L’Eclaircissement sur les Pyrrhoniens », Colloque international de Nimègue pour le tri-centenaire de la publication du Dictionnaire historique et critique, 24 octobre 1996. Actes à paraître, Maarssen, APA-Holland Press, 1997.

— voir aussi G. Artigas-Menant : Tendances actuelles...

Maestroni (A.), « Meslier lettore di Fénelon », Rivista critica di storia della filosofia, XXXVIII (1983), p. 129-158.

Maia Neto (J.R.), « The Struggle Against Unbelief in the Portuguese Jewish Community of Amsterdam after Spinoza’s Excommunication », dans S. Berti, F. Charles-Daubert, R.H. Popkin (éd.), Heterodoxy, Spinozism and Free-Thought in Early-Eighteenth-Century Europe...

Maïkova (K.A.), « Une source pour l’histoire de la libre pensée allemande au commencement du XVIII siècle » [en Russe], Zapiski otdela rukopisi [Notes de la section des manuscrits de la bibliothèque d’état Lénine], Cahier 25, Moscou, 1962, p. 323-343 (sur le pseudo-Vallée).

— voir aussi A.V. Gulyga (éd.) Anonimnye ateisticheskie traktat...

Malherbe (M.), « La rsaion polémique chez John Toland », Revue de Synthèse, t. 116, 4 S., n· 2-3, avril-septembre 1995, p. 357-378.

Marchand (P.), article « Impostoribus (liber de tribus), sive Tractatus de vanitate religionum » dans son Dictionnaire historique, ou Mémoires critiques et littéraires concernant la vie et les ouvrages de divers personnages distingués particulièrement dans la République des Lettres, I, La Haye, Pierre de Hondt, 1758, p. 312-330.

Marcialis (M.T.), « L’Ame matérielle tra libertinismo e clandestinità », dans T. Gregory et al. (éd.), Ricerche su letteratura libertina..., p. 353-363.

Maréchal (Pierre-Sylvain), Le Catéchisme du curé Meslier, mis au jour par l’éditeur de l’Almanach des honnêtes gens, s.l. [Paris], 1790.

— Dictionnaire des thées anciens et modernes, Paris, 1800 ; éd. augmentée par J. Lalande, Bruxelles, 1833 (mention de plusieurs écrits clandestins).

Margival (H.), Essai sur Richard Simon et la critique biblique au dix-septième siècle, Paris, 1900 (reprint 1970).

Mars (F.L.), « Avec Casanova à la poursuite du Militaire philosophe : une conjecture raisonnée : Robert Challe », dans Casanova gleanings, XVII, n.s. 1, 1974, p. 21-31 (cf. spéc. 21-23 : première formulation de l’hypothèse selon laquelle Challe est l’auteur de ce manuscrit).

Martin (H.J.), Livre, pouvoirs et société à Paris au XVII siècle (1598-1701), Genève, Droz, 1969.

— et R. Chartier, avec la collaboration de J.-P. Vivet (éd), Histoire de l’édition française, t. II : Le livre triomphant (1660-1830), Paris, Promodis, 1984 (voir spéc. I, chap. II : « Conditions politiques : la librairie et les pouvoirs », l’art. de H.-J. Martin sur « La direction du livre », ceux de D. Roche sur « La censure » et « La police du livre ». Et le chap. II, « Conjonctures : le licite et l’illicite », l’art. d’A. Sauvy sur « Livre contrefaits et livres interdits »).

Masch, J.G., « Nachrichten von dem Buche De tribus impostoribus », Brem- und Verdische Bibliothek , 3 (1757), p.831-848 (description de différentes versions contemporaines du Traité en français et en latin ; informations sur la production et la diffusion de copies du Traité en Allemagne).

Massignon (L.), « La légende De tribus impostoribus et ses origines islamiques », Revue de l’histoire des religions, LXXXII (1920), p. 74-78 (repris dans Opera minora, Paris, P.U.F., 1969, t. I, p. 82-85).

Matsuzaki (H.) : voir Nozawa (K.)

Matton (S.), « Raison et foi chez Guillaume Lamy. Réflexions sur le matérialisme d’un médecin "gassendiste" du XVII siècle », Corpus XIV : Bernier (1992), p. 171-198.

Mauthner (F.), Der Atheismus und seine geschichte im Abendland, Stuttgart und Berlin, Deutsche Verlags-Antalt, 1920 (réimpr. Hildesheim, G. Olms, 1963) (voir spéc. Band I, K. VII, p. 311-331 : « Das Buch von den drei Betrügern », et Band IV, 448 sq.).

Mayer (J.F.), In diabolicum librum de tribus impostoribus librum, Greifswald, 1702, 16 p. (sur la légende du traité médiéval Tractatus de tribus impostoribus, et les conjectures concernant son auteur ; le texte latin des Trois imposteurs appartenant à Mayer est mentionné p. 15).

Mazal (O.), « Die Handschriften des Prinzen Eugen von Savoyen », Bibliotheca Eugeniana. Die Sammlung des Prinzen Eugen von Savoyen, Vienne, Öst. Nat. Bibl., 1987, p. 111-129.

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Mehl (É.), « Le méchant livre de 1630 », dans A. McKenna et P.F. Moreau (éd.) Libertinage et philosophie au XVII siècle, p. 53-67 (le « méchant livre » que Mersenne propose à Descartes en 1630 pourrait être un écrit antitrinitaire).

Mehlig (J.M.), Das erste schlimmste Buch, oder Historisch-Critische Abhandlung von der Religions lästerlichen Schrift De tribus impostoribus, Chemnitz, 1764 [(12) + 100 p.] (premier livre consacré entièrement aux Trois imposteurs, dans ses versions latine et française).

Melo (A.), « Un extrait manuscrit inconnu du Mémoire de Meslier », Dix-huitième siècle, n· 13 (1981), p. 417-420.

— Critique sociale et politique dans la "Conclusion" du Mémoire des pensées et sentiments de Jean Meslier, D.E.A. de l’Université de Paris I, 1982 (dactylogramme).

Menemenciogliu (M.) : voir Deloffre (F.), travaux en collaboration.

Menzel (W.), Der Kampf gegen den Epicureismus in der französischen Literatur des 18. Jahrhunderts, Breslau, 1931.

Mercier (R.), « Le travail dans la pensée de Meslier », dans R. Desné (éd.), Le Curé Meslier et la vie intellectuelle..., p. 327-345.

Mesnard (P.), La Pensée religieuse de Bodin, Paris, 1929, p. 77-121 (sur le Colloquium heptaplomeres).

Millet (O.), « Calvin et les « libertins » : le libertin comme clandestin, ou de la sphère clandestino-libertine », dans G. Artigas-Menant et A. McKenna (éd.), Tendances actuelles dans la recherche sur les clandestins à l’Âge classique, = La Lettre clandestine, 5 (1996).

Minerbi Belgrado (A.), Paura e ignoranza. Studio sulla teoria della religione in d’Holbach, Firenze, Olschki, 1983 (voir spéc. l’Appendice I, p. 85-99 : « Le redazioni manoscritte del Despotisme oriental »).

— (éd.), Guillaume Lamy, Discours anatomiques (1675) et Explication méchanique et physique des fonctions de l’âme sensitive (1677), Paris : Universitas ; Oxford : The Voltaire Foundation, 1996 (« c’est la tentative de fonder sur l’anatomie et sur la physiologie une vision matérialiste de la nature humaine qui constitue l’originalité de la pensée de Guillaume Lamy », dont la définition de l’âme comme un « feu très pur », notamment, sera reprise littéralement dans de nombreux mss. clandestins).

Minerva (N.), « L’utopiste et le péché : à propos de quelques utopies de la "Frühaufklärung" », dans C. Imbroscio, Requiem pour l’utopie ? Tendances autodestructives du paradigme utopique, Paris, Pisa, 1986, p. 73-91.

Minois (G.), Censure et culture sous l’Ancien Régime, Paris, Fayard, 1995, 336 p.

Mirabaud (P. de), Notice sur J.B. de Mirabaud (1675-1760), secrétaire perpétuel de l’Académie française, Paris, impr. réunies, 1895

Mitsui (Y.), Prélude à la littérature clandestine du XVIII siècle [en japonais], Tokyo, Aïiku-sha, 1995 ; réimprimé sous le titre : Le Monde de quelques livres méconnus : prélude à la littérature clandestine européenne [en japonais], Tokyo, Maruzën P., 1996 (études sur Vanini, L’Esprit de Spinoza, Gabriel de Foigny... Résumé dans La Lettre clandestine n· 5, 1996).

— voir aussi Nozawa (K.).

Molino (J.), Le Bon sens du marquis d’Argens, un philosophe en 1740, thèse dactylographiée, Paris IV-Sorbonne, 1972.

Momdjian (K.N.), « Meslier et l’orientation démocratique populaire dans le matérialisme français du 18 siècle », dans R. Desné (éd.), Le Curé Meslier et la vie intellectuelle..., p. 315-325.

Montbas (H. de), « La littérauture clandestine au XVIII siècle », Revue des Deux-Mondes, 15 juillet 1951, p. 326-327.

Moreau, (P.F.), « Rezeption und Transformation des Spinozismus in der Französischen Aufklärung », in Spinoza in der europäischen Geistesgeschichte, éd. J.H. Schoeps, Berlin, Hentrich, 1994, p. 96-106.

Morehouse (A.), Voltaire and Jean Meslier, New-Haven, Yale, London, Oxford, 1936 (réimpr. New York, AMS Press, 1973) (compte rendu par D. Mornet dans la Revue d’histoire littéraire de la France, oct.-déc. 1936, p. 594-595 ; par I.O. Wade dans Romanic Review, oct. 1937, p. 285-289).

Mori (G.), « La philosophie "téméraire" d’André-Robert Perrelle (1695-1735) », Lias, vol. 19, 1992, n· 1, p. 119-157 (les lettres de ce jeune avocat gallican, ami d’Antonio Conti et proche des cercles malebranchistes de la Régence, révèlent un philosophe prêt à tirer toutes les conséquences du mécanisme cartésien dans la direction de l’athéisme — ou du spinozisme. Particulièrement digne d’intérêt est la lettre où Perrelle détruit, sur la base de la fable cartésienne du monde, la preuve téléologique de l’existence de Dieu. Les lettres sont ici éditées avec ses autres manuscrits, parmi lesquels on trouve un curieux journal privé où sont rapportées quelques anecdotes concernant Newton et l’Angleterre).

— « Note sur l’abbé Molinier, lecteur de manuscrits clandestins », La Lettre clandestine, n· 1 (1992), p. 9-10.

— « Per l’attribuzione a Du Marsais dell’Examen de la religion », Atti e memorie dell’Accademia toscana di scienze e lettere La Colombaria, LVII, n.s. xliv, 1993, p. 255-333 (l’attribution à Du Marsais de l’Examen de la religion est le résultat d’une recherche sur les sources et la datation de cet ouvrage, suivie d’une confrontation étroite avec ses textes officiels. On trouve un grand nombre de similitudes textuelles entre ces derniers et l’Examen : ressemblances de style, de contenu, de lexique, ces trois plans s’entrecroisant souvent jusqu’à former de véritables systèmes associatifs communs. Les analogies sont répandues dans tous les ouvrages de Du Marsais, même les plus éloignés de l’Examen par leur propos ou leur date, et en parallèle dans tous les chapitres de l’Examen, ce qui affaiblit l’hypothèse que Du Marsais se soit "inspiré" de l’Examen ou qu’il n’en ait rédigé qu’une partie. On trouve aussi dans cet article une série de comparaisons textuelles confirmant l’attribution du Philosophe à Du Marsais).

— « Un frammento del Traité des trois imposteurs di Etienne Guillaume », Rivista di storia della filosofia, XLVIII, 1993, n· 2, p. 359-376 (on recherchait depuis Lanson le traité perdu du curé Guillaume sur les "trois imposteurs". Embastillé en 1728, ce dernier avait nié toute responsabilité et les policiers n’avaient rien trouvé dans ses papiers, consultables à l’Arsenal. Or on trouve dans le dossier Guillaume de l’Arsenal un élément convaincant qui permet de regarder la Préface du traité sur la religion de M*** , également conservée à l’Arsenal, comme un fragment de l’ouvrage du curé. La pièce la plus importante du dossier Guillaume est en effet un recueil de quelques extraits de l’Oeconomie divine de Pierre Poiret et l’on retrouve, mot pour mot, deux de ces extraits dans la Préface...).

— « Du manuscrit à l’imprimé : les Nouvelles libertés de penser », La Lettre clandestine, n· 2 (1993), p. 15-18.

— « L’ateismo "malebranchiano" di Meslier : fisica e metafisica della materia », dans G. Canziani (éd.), Filosofia e religione..., p. 123-160 (une interprétation bien connue voit dans l’athéisme du siècle des Lumières le résultat d’un développement progressif du cartésianisme, qui, perdant son enveloppe métaphysique, aurait donné lieu à des systèmes de pensée foncièrement matérialistes et déterministes, sur la base de la physique du Monde et des Principia. Ce schéma ne peut être appliqué intégralement à Meslier, car celui-ci, loin d’abandonner les schémas philosophiques cartésiens, ne fait qu’adopter une certaine version du cartésianisme métaphysique — à mi-chemin entre les positions de Malebranche et Régis —, en la détournant en sens athée mais sans trahir aucune tendance de type empiriste).

— « Origine des êtres et espèces. Un inedito cosmogonico tra le carte di Boulainviller », Rivista di storia della filosofia, 1994, n· 1, p. 169-192 (édition d’un inédit de Boulainviller, qui tout en faisant partie de ses Extraits de lecture n’est pas tiré d’un texte d’autrui, mais relève d’une réflexion personnelle sur l’origine de l’univers. Boulainviller y formule une hypothèse de type matérialiste et athée, mais inspirée par la physique cartésienne et malebranchiste. Dans l’introduction on trouve quelques preuves de l’attribution à Boulainviller de ce morceau très court mais dense, qui s’inscrit dans la ligne du matérialisme d’origine cartésienne, très proche de Meslier).

— « Spinozismo e libertinismo. A proposito di due recenti libri su Boulainviller », Giornale critico della filosofia italiana, 1994, fasc. I, p. 124-138 (compte-rendu et discussion des ouvrages de Diego Venturino et de Stefano Brogi).

— « Sur la collection clandestrine du consul Maillet », La Lettre clandestine, 3, 1994, p. 16-17 ; « Boulainviller a-t-il traduit l’Éthique ? », ibid., 37-39.

— « Boulainviller a-t-il traduit l’Éthique », La Lettre clandestine, 3, 1994 p. 37-39.

— « Diritto di replica », Rivista di storia della filosofia, 1995, n· 3, p. 599-601 (réponse à l’article critique de M. Benítez publié dans le même numéro, p. 575-598, qui s’opposait à l’identification du ms. Préface du traité sur la religion de M.*** avec un fragment du « Traité des trois imposteurs » du curé Guillaume).

— « Benoît de Maillet et son traité "sur la nature de l’âme". Avec une édition des Sentimens des philosophes sur la nature de l’âme », La Lettre clandestine, 4 (1995), p. 13-29 (identification du traité inconnu de Maillet "sur la nature de l’âme" avec le ms. Sentimens des philosophes sur la nature de l’âme).

— « Du Marsais ateo : le Réflexions sur l’existence de l’âme et sur l’existence de Dieu », à paraître dans Atti e memorie dell’Accademia delle scienze di Torino, 1993.

Mornet (D.), Les Origines intellectuelles de la Révolution française, Paris, Armand Colin, 1933 ; 1967 ; La manufacture, 1989 (spéc. 1 partie : « Les premiers conflits (1715-1747) »).

Morrison (I.R.), « The Cymbalum mundi revisited », Bibliothèque d’Humanisme et Renaissance, XXXIX, 1977, p. 263-280.

Mortier (R.), « Les Dialogues sur l’âme et la diffusion du matérialisme au dix-huitième siècle », Revue d’histoire littéraire de la France, LXI (1961), p. 342-358.

— « À propos de la source de l’"Addition aux pensées philosophiques" de Diderot », Revue d’histoire littéraire de la France, 67, 1967 / 3, p. 609-612 (l’A. établit la coïncidence entre les Objections diverses aux écrits de différents théologiens, ms. utilisé par Diderot pour remanier ses Pensées philosophiques, et les Pensées secrettes et observations critiques attribuées à feu M. de Saint-Hyacinthe. 1735, Londres, 1769. Mortier fait apparaître la supériorité de l’imprimé sur le ms., ce qui laisse supposer un archétype commun. La composition des Objections en 1735 est crédible, mais l’attribution à Saint-Hyacinthe est indécidable).

— « Le Militaire philosophe », Revue de l’Université de Bruxelles, 22 (1969-1970), p. 60-71.

— (éd.), Difficultés sur la religion proposées au Père Malebranche. Par Mr. ***, officier militaire dans la marine. Texte intégral du "Militaire philosophe" d’après le manuscrit de la Bibliothèque Mazarine, édité, introduit et annoté par Roland Mortier, Bruxelles, Presses Universitaires, 1970 (Université libre de Bruxelles, Institut d’histoire du christianisme) (voir le compte rendu de cette éd. par A.R. Larsen dans Diderot Studies, XVIII, 1975, p. 219-221 ; par J. Detemmerman, « Le Militaire philosophe », dans Marginales, XXVII, n· 146-147, juin-juillet 1972, p. 51-53).

— « La remise en question du christianisme au XVIII siècle », Revue de l’Université de Bruxelles, 1971, p. 415-445 ; repris dans Problèmes d’histoire du christianisme, I (1970-1971, p. 39-69 ; dans Amis de France (partie de Zootecnica e vita, 15, Messina, 1972), p. 99-133 ; dans Le Coeur et la raison, Oxford : Voltaire Foundation / éditions de l’Université de Bruxelles / Paris : Universitas, 1990, p. 336-363 ; traduction polonaise dans Czlowiek i ´swiatopoglad, 1975, p. 88-105.

— « Meslier et le statut de l’ecclésiastique », dans R. Desné (éd.), Le Curé Meslier et la vie intellectuelle..., p. 111-119.

— « Les voies obliques de la propagande "philosophique" », dans R.J. Howells et alii, Voltaire and his world : studies presented to W.H. Barber, Oxford, The Voltaire Foundation, 1985, p. 381-392 ; repris dans Le Coeur et la raison, op. cit., p. 414-426 (sur les incursions antireligieuses et matérialistes dans la littérature romanesque "triviale" et érotico-philosophique : Le Portier des chartreux, Thérèse philosophe,...).

— « L’athéisme en France au XVIII siècle : progrès et résistances », Problèmes d’histoire du christianisme, 16 (1986), p. 45-62 ; repris dans Le Coeur et la raison, op. cit., p. 364-382.

Moser (W.), « Pour et contre la Bible : croire et décroire au XVIII siècle », Transactions, 4 (1976), p. 1509-1528.

Mothu (A.), « La pensée en cornue : considérations sur le matérialisme et la "chymie" en France à la fin de l’âge classique », Chrysopoeia, IV (1990-1991), p. 307-445.

— notices dans J.-F. Mattéi (éd.), Encyclopédie philosophique universelle, t. III (1992), dont : L’Ame matérielle, Benoit de Maillet, Lévesque de Burigny, Dissertation sur la formation du monde, A. Gaultier, G. Lamy, Maubec, Le Militaire philosophe, Recherches curieuses de philosophie, Saint-Hyacinthe,Thérèse philosophe, Theophrastus redivivus, Traité des trois imposteurs, Traité de l’infini créé, [Fontenelle], Traité de la liberté, etc.

— « Hermétisme et "libre pensée". Note sur l’esprit universel », La Lettre clandestine, 1 (1992), p. 11-13 ; « Travaux sur la littérature clandestine. Mise à jour bibliographique », ibid., p. 17-30 (supplément avec G. Mori dans le n· 2, p. 71-84) ; « Nouveaux titres et nouveaux exemplaires de manuscrits », ibid., p. 35-42 (supplément dans le n· 2, p. 93-94).

— « Le mythe de la distillation de l’âme en France à la fin de l’âge classique », dans J.-C. Margolin et S. Matton, Alchimie et philosophie à la Renaissance (Actes du colloque international de Tours, décembre 1991), Paris, Vrin, 1993.

— « Ed Etra... et De la diversité des religions (Fontenelle) », La Lettre clandestine, 2 (1993), p. 18-23 ; « La mort de Guillaume Lamy », ibid., p. 32-35 ; « Benoît de Maillet et le gendre de Boulainviller », ibid., p. 51-54 ; « Un autre Theophrastus redivivus », ibid., p. 60-62 ; « Quelques témoignages "bourboniens" à propos du De tribus impostoribus », ibid., p. 65-67.

— « Les lectures "nécessaires" du marquis de Sade », La Lettre clandestine, 3 (1994), p. 23-26 ; « Médecine et athéisme. L’instruction du médecin La Fresnaye », ibid., p. 28-33 ; « À propos du pseudo-Vallée », ibid., p. 39-43 ; « L’édition de 1751 des Opinions des Anciens », ibid., p. 45-53.

— « Orasius Tubero et le "méchant livre" de Descartes », La Lettre clandestine, 4 (1995), p. 46-52 ; « Autour de l’abbé de Prades. À propos des brochures Le Monde, son origine & son antiquité et De l’âme et de son immortalité », ibid., p. 96 ; « Une liste d’ouvrages saisis, 1660-1718 », ibid., p. 64-68 (édition d’une liste de 159 titres trouvée à la Bibl. de l’Arsenal, Archives de la Bastille, 10304).

— « Une théosophie matérialiste clandestine au siècle des Lumières », Chrysopoeia, V (1992-1996), p. 000-000 (A propos du ms. de la Mazarine : Essais de quelques idées sur Dieu).

— « La Religio medici en français », La Lettre clandestine, 5 (1996).

— « La Béatitude des chrétiens et son double clandestin », dans A. McKenna et A. Mothu (éd.), La Philosophie clandestine à l’âge classique (Actes du colloque de Saint-Etienne, sept. 1993), Oxford-Paris, Universitas, à paraître.

Moureau (F.), « Robert Challe et le roman de la religion », Revue de l’histoire des religions, 203 (1986), p. 185-194 (accepte l’attribution des Difficultés à R. Challe).

— « La plume et le plomb : la communication manuscrite au XVIII siècle », dans J. Schlobach (éd.), Correspondances littéraire érudites, philosophiques, privées ou secrètes, I : Correspondances littéraires inédites. Études et extraits. Suivies de Voltairiana, Paris-Genève, Champion-Slatkine, 1987, p. 21-30 ; repris dans De bonne main, cité infra, p. 5-16 (imprimés et manuscrits ne répondent pas à des fonctions différentes, ils « coexistent et, parfois même, s’épaulent ». L’accent est mis sur les raisons économiques de la circulation manuscrite : « le manuscrit n’implique pas vraiment la clandestinité et la rareté », il « a sa place dans un système où son prix de revient est compétitif par rapport à un imprimé surcoté »).

— « À l’origine du texte : le manuscrit inconnu des Difficultés sur la religion », Revue d’histoire littéraire de la France, XCII-1 (1992), p. 92-104.

— [éd.], De Bonne main. La communication manuscrite au XVIII siècle [Actes du Colloque de la Société internationale des études du Dix-huitième siècle, Bristol, juillet 1991], Paris, Universitas, 1993 (textes développés de communications proposées pour la plupart à table ronde de Bristol sur la communication manuscrite au XVIII siècle présidée par R. Darnton et F. Moureau, lors du Huitième Congrès international des Lumières, en juillet 1991. Avant propos de F. Moureau, suivi de onze articles, d’une bibliographie, d’index des mss. et des noms propres. Contributions de F. Moureau, outre l’avant-propos : « La plume et le plomb » (= rééd. de l’article signalé supra) ; « Les nouvelles à la main dans le système d’information de l’Ancien Régime » ; « Clandes tinité et ventes publiques au XVIII siècle : le statut du manuscrit », cf. infra. Compte rendu de l’ouvrage dans les Nouvelles du livre ancien, n· 78, printemps 1994, p. 11 ; par B. Touitou dans la R.H.L.F., XCIV, n· 6, nov.-déc. 1994, p. 1086 ; par R. Favre dans Dix-huitième siècle, n· 26, 1994, p. 629).

— « Clandestinité et ventes publiques : le statut du manuscrit », dans ibid., p. 143-175 (sur la base d’une étude des catalogues des ventes publiques, l’A. analyse l’image sociale du manuscrit hétérodoxe au XVIII siècle. La présence des clandestins dans les catalogues n’est pas faible, ce qui rend nécessaire l’élaboration d’une "véritable stratégie de vente légale" qui va de la simple description bibliographique des textes prohibés à leur dissimulation dans des sections attirant moins l’attention des censeurs. On trouve des textes clandestins surtout dans les bibliothèques des clercs, alors que les grandes collections en sont souvent dépourvues. La clandestinité de ces textes est d’ailleurs très relative, et leur anonymat « fort transparent pour les connaisseurs ». Riche documentation grâce au dépouillement de quelque 150 catalogues de vente, dont 40 (ceux comportant des titres hétérodoxes) sont inventoriés à la fin de l’article, p. 165-175.

— « Encore ces Messieurs de Rieu », La Lettre clandestine, 3 (1994), p. 13-14 (réponse à l’article d’A. Mothu paru dans le numéro précédent. Contestation de l’identification du « Derieu » de Maillet avec le gendre de Boulainviller et proposition de Charles Alexandre de Grieux, chevalier de Malte dont s’inspira l’abbé Prévost pour son roman. A. Mothu livre une « Réponse à François Moureau » p. 14-15).

— « Note sur les manuscrits de la Vente Cayrol (1861) », La Lettre clandestine, 4 (1995), p. 58-59 ; « Manuscrits de la Vente Bignon (1849) », ibid, p. 60 ; « Une attestation d’orthodoxie rédigée par Nicolas Fréret », ibid., p. 95.

— Répertoire des nouvelles à la main. Dictionnaire de la presse manuscrite clandestine (XVI -XVIII siècles), Oxford, Voltaire Foundation, et Paris, Universitas, à paraître.

Mühll (E. von der), Denis Veiras et son histoire des Sévarambes, 1677-1679, Paris, 1938.

Mulsow (M.), « Appunti sulla fortuna di Gabriel Naudé nella Germania del primo illuminismo », dans Studi filosofici, 14-15 (1991-92), p. 145-156.

— « Mosheims Brief an Leibniz. Zur Historiographie des Falles Michael Servet im Deutschland des frühen 18. Jahrhunderts », dans Studia leibnitiana, 1994, à paraître.

— « Bibliotheca Vulcani. Das Projekt einer Geschichte der verbrannten Bücher bei Johann Lorenz Mosheim und Johann Heinrich Heubel », Das achtzehnte Jahrhundert, XVIII-1, 1994, p. 56-71 (étude des auteurs qui ont entrepris, dès le XVIII siècle, d’inventorier les livres condamnés à un titre quelconque. Au commencement se trouve la Dissertatio de libris publica authoritate combustis d’Andreas Westphal, publiée sous le pseudonyme de H. Allvoerden (Greifswald 1713). L’A. étudie successivement le cas de J.L. Mosheim, qui s’occupe plus particulièrement de Servet (Historia Michaelis Servet), puis celui de J.G. Schelhorn l’Aîné, dont les Amoenitates literariæ contiennent des mémoires sur le sujet. Schelhorn le conduit à J.H. Heubel, qui fut quelque temps professeur de droit à l’université de Kiel avant d’être chassé de ce poste, comme le fut aussi Arpe. Heubel est à Paris entre 1727 et 1729, il y rencontre B. de La Monnoye puis revient en Allemagne. L’A. propose la notion de « Pré-Lumières fragmentées » pour désigner cette constellation intellectuelle dans ses deux attributs : des auteurs aux vies difficiles, incertaines et traversées de difficultés, des textes eux aussi fragmentés, dispersés et inaboutis. Il évoque brièvement les cas de H.S. Reimarus, de P. Zorn et d’E. Vogt, d’A. Hoier, de C.H. Amthor, de Ch. Reitzer, qui relèvent de cette typologie, puis il en vient aux cas des hommes de lettres à double vie, titulaires en façade des fonctions officielles les plus propices au conformisme, et hétérodoxes dans la clandestinité. Il examine plus avant le cas de J.G. Wachter — un proche de Heubel — philologue de renom qui est en cachette un penseur spinoziste. Heubel a dressé une liste de livres interdits ou détruits que l’A. reproduit en annexe. Elle pourrait avoir été établie à Paris (elle s’arrête aux ouvrages condamnés avant 1728, date où Heubel se trouve en France), après des recherches dans des archives et des manuscrits, et des rencontres avec les héritiers du « libertinage érudit »).

— « Clandestine Literatur und deutsche Frühaufklärung. Aus Anlaß einer neuen Reprint-Reihe », Das achtzehnte Jahrhundert, XVIII-1, 1994, p. 94-102 (compte rendu des deux premiers volumes de la collection Philosophische Clandestina der Deutschen Aufklärung de U. Meyer et M. Pott : T.L. Lau, Meditationes philosophicæ... et Meditantiones, Theses..., éd. M. Pott, et J.F. Reimmann, Historia universalis atheismi et atheorum..., éd. W. Schröder).

— « Peter Friedrich Arpe collectionneur », La Lettre clandestine, 3 (1994), p. 35-36.

— « Freethinking in early eighteenth-century Protestant Germany : Peter Friedrich Arpe and the Traité des trois imposteurs », dans S. Berti et al. (éd.), Heterodoxy, Spinozism and free Thought...., p. 193-239 [Étude particulièrement riche en informations nouvelles sur Arpe, le milieu des « libres penseurs » et collectionneurs hambourgeois, sur la diffusion en Allemagne du Traité des trois imposteurs et du De tribus impostoribus, sur la « Réponse à M. de La Monnoye... », etc.].

— « Cartesianismus, Libertinismus und historische Kritik. Neuere Forschungen zur Formation der Moderne um 1700 », Philosophische Rundschau, 42 (1995), p. 297-314.

— Monadenlehre, Hermetik und Deismus. Georg Schades geheime Aufklärungsgesellschaft 1747-1760, Hamburg, 1997 (à paraître).

— Die drei Ringe. Toleranz und clandestine Gelehrsamkeit bei Mathurin Veyssière de La Croze, Göttingen, 1997 (à paraître).

— « Religionskritik und historische Reflexion. Einige Beobachtungen zur deutschen Frühaufklärung », dans J. Mondot et W. Schneiders (éd.), [L’Anticléricalisme au XVIII siècle : titre non encore précisé], à paraître.

— « Naturrecht, Rechtsgeschichte und germanische Philologie im frühen 18. Jahrhundert. Recherchen über Johann Heinrich Heubel und andere freie Geister », à paraître dans Internationales Archiv für Sozialgeschichte der Literatur.

— « L’édition de La Vie de Spinoza, "Hambourg", 1735 », à paraître dans les Studies on Voltaire and the eighteenth century.

Naigeon (J.-A.), Encyclopédie méthodique. Philosophie ancienne et moderne, 3 tomes : t. I, Paris, Panckoucke, 1791. t. II, Paris, Panckoucke, 1792. Cf. p. 154-159, art. « Diderot », éd. des Pensées philosophiques, avec à la suite (p. 160-165) les Objections diverses [...] pour servir de suite aux Pensées philosophiques, naguère publiées par Naigeon sous le titre de Pensées sur la religion (Recueil philosophique, 1770, II, p. 113-124) ; p. 203-208, art. « Marsais (du) », éd. de Le Philosophe ; p. 474-480, art. « Fontenelle », éd. du Traité de la liberté ; p. 483-539, art. « Fréret », éd. de la Lettre de Thrasybule à Leucippe ; t. III, Paris, chez H. Agasse, an II [= entre le 22/09/1793 et le 22/09/1794]. Cf. p. 219-238, art. « Meslier », éd. de l’Extrait de sentiments de Jean Meslier ; p. 244-292, art « Mirabaud », éd. de Le Monde, son origine et son antiquité ; p. 292-326, ibid., éd. de De l’âme et de son immortalité ; p. 666-725, art. « Toland », éd. des Lettres à Séréna ; p. 898-907, art. « Pascal », éd. des Réflexions de Mrs. Pascal et Locke sur la possibilité d’une vie à venir.

Nauroy (?), « Le plus rare des livres de Fontenelle », L’Intermédiaire des chercheurs et des curieux, XXXVII, n· 798 (20 mai 1898), p. 699 (sur La République des philosophes).

Naville (P.), (éd.), Traité des trois imposteurs Moïse, Jésus-Christ, Mahomet. Attribué au baron d’Holbach, Paris, Éditions de l’Idée libre, 1932 ; rééd. Montreuil, Les Éditions de la Passion, 1991 (préface p. 7-11 ; voir le compte rendu par G. Stenger dans Dix-huitième siècle, n· 26, 1994, p. 565).

— D’Holbach, Paris, Gallimard, 1943 ; éd. revue et augmentée : D’Holbach et la philosophie scientifique au XVIII siècle, Paris Gallimard, 1967 (spéc. 2 partie, A, p. 140-173 : « La littérature matérialiste clandestine du début du XVIII siècle »).

Negroni (B. de), Lectures interdites. Le travail des censeurs au XVIII siècle, 1723-1774, Paris, Albin Michel, 1995 (« Triomphante au temps de Louis XIV, la censure, sous le règne de Louis XV, est soumise à une situation paradoxale. Les autorités royales, parlementaires et ecclésiastiques, affichent une volonté toujours plus ferme de réprimer la sédition, l’immoralité et l’hérésie ; pourtant, elles ne se donnent pas vraiment les moyens d’un contrôle efficace. Cette inefficacité apparente serait-elle le prix politique à payer pour le maintien des structures d’Ancien Régime ? La censure ne reflète-t-elle pas le conflit qui oppose les parlements au roi ? ». L’auteur explore la culture des censeurs et les objectifs qu’ils s’assignent, étudie la rhétorique et la théâtralisation des actes de condamnation, et met en lumière toute la complexité des enjeux de pouvoirs qui se nouent autour de la censure, pièce maîtresse dans le contrôle de l’opinion publique, moyen fondamental de domination. L’auteur nous donne en appendice une liste chronologique des actes de condamnation et deux listes alphabétiques des oeuvres condamnées et des auteurs d’oeuvres condamnées).

Neubert (F.), Einleitung in eine kritische ausgabe von Benoît de Maillet’s Telliamed. Ein Beitrag zur Geschichte der französischen Auflärungsliteratur, Berlin, 1920 (= Roman. Studien, XIX) (Première introduction critique à l’étude de Telliamed).

— « Das Weltsystem des Benoît de Maillet », Archiv für das Studium der neueren Sprachen und Literatur, CXLI (1921), p. 79-92.

— « "Textkritik" im 18. Jahrhundert. J.B. Mirabaud, Le Monde (1751) », Germa nisch-romanische monatschrift, XV (1926 — ou 1927 ?), p. 213-232.

Nicastro (O.), Politica e religione nel Seicento inglese, Pisa, Edizioni ETS, 1996.

— voir aussi M. Iofrida (éd.), John Toland, Pantheisticon...

Niderst (A.), (éd.), L’Ame materielle (ouvrage anonyme), Rouen, Publications de l’Université, 1969 (cf. le compte rendu par R. Mortier dans la Revue belge de philologie et d’histoire, 51, 1973, p. 740-741).

— Fontenelle à la recherche de lui-même (1657-1702), Paris, Nizet, 1972 (spéc. p. 210 sq. : « Les mauvaises pensées », et p. 532 sq., sur le Traité de la liberté).

— « L’oeuvre de Dumarsais » : communication non publiée présentée lors du colloque Meslier de Reims, 1974 (voir Desné, Le curé Meslier et la vie intellectuelle...), dactylogramme.

— « L’Examen critique des apologistes de la religion chrétienne : les frères Lévesque et leur groupe », in O. Bloch (éd.), Le Matérialisme du XVIII siècle..., p. 45-66.

— [éd.], Fontenelle [Actes du colloque de Rouen, 6-10 oct. 1987], Paris, P.U.F., 1989.

— « Fontenelle et la littérature clandestine », dans G. Canziani (éd.), Filosofia e religione..., p. 161-173 (Fontenelle est la source principale de plusieurs traités clandestins : l’Ame matérielle, l’Examen de la religion, les Réflexions sur l’argument de M. Pascal, etc. Fut-il lui-même un auteur clandestin ? Sur cette question s’ouvre l’article de Niderst, qui analyse quelques ouvrages attribués à Fontenelle en relevant des ressemblances — et des différences — entre ces textes et les oeuvres officielles du philosophe. Quelques attributions sont peut-être raisonnables, mais donnent lieu à des problèmes inextricables, sans jamais atteindre la certitude. Les textes "fontenelliens" discutés semblent d’ailleurs dépourvus d’individualité, et renvoient moins à un auteur qu’à des adaptateurs qui les ont modifiés à plusieurs reprises).

— « À propos de l’Histoire des Ajaoiens », dans Frank-Rutger Hausmann (éd.), « Diversité, c’est ma devise ». Studien zur französischen Literatur des 17. Jahrhunderts. Festschrift für Jürgen Grimm zum 60. Geburstag, Paris-Seattle-Tübingen, Biblio 17, 1994, p. 375 sq.

— « Les Difficultés sur la religion ou les mystères de la biographie », dans F. Deloffre (éd.), Autour de Robert Challe (Actes du Colloque de Chartres), Paris, Champion, 1993, p. 271-282.

Niewöhner (F.), « The Parable of the ring and the book De tribus impostoribus in Guillaume Postel’s Letter of 24 august 1563 to Andreas Masius », dans M.L. Kuntz (éd.), Postello, Venezia e il suo mondo, Firenze, Olschki, 1978, p. 305-315.

— Veritas sive varietas : Lessings Toleranzparabel und das Buch Von den drei betrügern, Heidelberg, Lambert Schneider, 1988 (contient des hypothèses sur les Trois imposteurs et Jacques Gruet).

— Avant-propos au numéro spécial desWolfenbütteler Forschungen (vol. 67) sur Jean Bodins "Colloquium Heptaplomeres", dirigé par Gawlick (G.) et Niewöhner (F.), Wiesbaden, Harrassowitz, l996, p. 7 sq..

Nisbet (H.B.), « De Tribus impostoribus. On the Genesis of Lessing’s Nathan der Weise », Euphorion, 73 (1979), 365-387.

— « Spinoza und die kontroverse De tribus impostoribus », dans K. Gründer et W. Schmidt-Biggemann, Spinoza in der frühzeit seiner religiösen wirkung, Heidelberg, Lambert Schneider, 1984, p. 227-244.

Noack (L.), (éd.), Jean Bodin, Colloquium heptaplomeres de abditis sublimium rerum arcanis. E codicibus manuscriptis bibliothecæ academiæ Gissensis cum varia lectione aliorum apographarum nunc primum typis describendum, Parisiis et Londini, Suerini Megaloburgensium, 1857 ; réimpr. anastatique Stuttgart-Bad Cannstatt, Frommann-Holzboog, 1966 (publication intégrale de l’Heptaplomeres, d’après les mss. de la bibl. de Giessen principalement).

Nozawa (K.) et Ueda (Y.), éd., Utopie des Lumières, 17 -18 siècles [en japonais], Tokyo, Presses universitaires de Hoüsei, 1996, t. I [deux autres volumes à paraître] (le vol. I, seul paru à ce jour, comporte des traductions japonaises suivantes : Gabriel de Foigny, La Terre australe connue (1676). Traduction par Y. Mitsui ; Denis Vairasse, Histoire des Sévarambes. Par Yoshitomo Tanaka et Kyo Nozawa ; Claude Gilbert, Histoire de Calejava. Par Kyo Nozawa et Hiroshi Kobayashi ; Baron de La Hontan, Dialogues curieux entre l’auteur et un sauvage de bon sens qui a voyagé. Par Takeo Koike et Hiroshi Matsuzaki ; Simon Tyssot de Patot, Voyages et avantures de Jaques Massé. Par Kyo Nozawa ; Fontenelle, La République des philosophes, ou Histoire des Ajaoiens. Par Yoshiharu Shiraishi).

Nourrisson (M.), « Pantheisticon », Revue de France, XX (1876-4), p. 439-482.

Nowicki (A.), « O Ukrytej obecnosci Vaniniego w Subiroth Sopim i w Mesliera », Euhemer, 10, 1966, p. 23-32.

— « Le mouvement vers l’oeuvre », dans J.-P. Cavaillé et D. Foucault (éd.), Aux sources du libertinage philosophique du XVII siècle : Giulio Cesare Vanini (1585-1619).

Nurse (P.H.), (éd.), Bonaventure des Périers, Cymbalum mundi, Manchester, Manchester Univ. Press, 1958, puis (avec une nouvelle préface) 1967 ; Genève, Droz, 1983 (préface de M.A. Screech).

O’Higgins (J.), Anthony Collins : the man and his works, The Hague, 1970.

— Yves de Vallone : The Making of an Esprit-fort, The Hague-Boston-London, Martinus Nijhoff, 1982 (= Archives internatiuonales d’histoire des idées, 97) (compte rendu par R. Mortier dans la Revue de littérature comparée, 59, 1985, p. 345-347).

Oelman (T.), (éd.) Antonio Enriquez Gomez, Romance al divin martir Juda Creyente (1648), Rutherford, Fairleigh Dickinson University Press, 1986, 211 p. (réfutation versifiée des dogmes chrétiens, suivie de l’apologie d’un judaïsme fantaisiste consistant à « observer la foi pure et sainte en connaissant un Dieu unique par la lumière de l’entendement ». Éd. faite d’après deux des quatre manuscrits existants. Voir aussi les remarques de C. Wilke dans la Revue des études juives 150, 1991, p. 203-208, et son ouvrage analysé infra, Judisch-christliches Doppelleben im Barock).

Ongaro (G.), « La scoperta della Christianismi restitutio di M. Servet nel XVI secolo in Italia e nel Veneto », Episteme, V (1971), p. 3-44.

Osier (J.-P.), L’Évangile du Ghetto, Paris Berg International, 1984 (sur les traités anti-chrétiens qui circulaient depuis des siècles dans les milieux juifs, notamment les vies ou Jésus ou Toledoth Yeshuh qui prenaient le contre-pied des récits évangéliques).

— Faust Socin ou le christianisme sans sacrifice, Paris, éd. du Cerf, coll. « Patrimoines / Christianisme », 1996 [Étude de qualité sur un auteur et un courant de pensée fort peu étudiés en France, accompagnée de plusieurs textes de F. Socin : Explication de la première partie du premier chapitre de Jean jusqu’au verset 15 ; Contre les semi-judaïsants ; De l’autorité de la Sainte Écriture ; Sur la religion naturelle ; précédé de Lélio Sozzini, Brève explication du premier chapitre de Jean].

Ostrowiecki (Hélène), Érudition et combat antireligieux au 17e siècle. Le cas du Theophrastus redivivus : thèse de doctorat (dir. J. Prévot), Université de Paris X - Nanterre, 1995.

— « Le jeu de l’athéisme dans le Theophrastus redivivus », Revue philosophique, n· 2, avril-juin 1996.

— « La Bible des libertins », XVII siècle, à paraître en 1997.

— « Stratégie énonciative de l’hétérodoxie chez Vanini », dans J.-P. Cavaillé et D. Foucault (éd.), Aux sources du libertinage philosophique du XVII siècle : Giulio Cesare Vanini (1585-1619).

Paganini (G.), « La critica della civiltà nel Theophrastus redivivus, I. : Natura e cultura », dans T. Gregory et al. (éd.), Ricerche su letteratura libertina..., p. 49-82.

— « Pietro Giannone, Nicola Forlosia et le Theophrastus redivivus à Vienne », Lias, XII (1985), p. 263-286.

— « L’anthropologie naturaliste d’un esprit-fort. Thèmes et problèmes pomponaciens dans le Theophrastus redivivus », XVII siècle, XXXVII (1985), n· 149, p. 349-377.

— « Temps et histoire dans la pensée libertine », Archives de philosophie, XLIX (1986), p. 583-602.

— « Empirismo e analisi del linguaggio nella letteratura filosofica clandestina. Alcuni testi esemplari », dans M. Peñalver (éd.), Ideas y Movimientos clandestinos..., p. 71-90.

— « Esperienza e linguaggio nei manoscritti filosofici clandestini », Dimensioni. Trimestrale di storia delle idee, n· 50, déc. 1988-mars 1989, p. 63-77 (reprise de l’article précédent).

— « Fontenelle et la critique des oracles entre libertinisme et clandestinité », dans A. Niderst (éd.), Fontenelle [Actes du colloque de Rouen, 1987], p. 333-349.

— « Sulla circolazione dei manoscritti filosofici clandestini. Alcune considerazioni a partire dall’edizione del Theophrastus redivivus », dans A. Postigliola (éd.), Pubblicare il Settecento..., p. 12-17.

— Scepsi moderna. Interpretazioni dello scetticismo da Charron a Hume, Cosenza, Busento, 1991 (sélection de textes du XVII et de la première moitié du XVIII s., précédée d’une longue introduction qui reconstitue l’itinéraire de la philosophie sceptique moderne. Compte rendu par E.J. Mannuci dans Dix-huitième siècle, n· 26, 1994, p. 629).

— « Felicità, passioni, interessi. L’eredità del libertinismo nella seconda metà del seicento », Siculorum gymnasium, 46 (1993), p. 545-576 ; version française : « Bonheur, passions, intérêts. L’héritage des libertins », dans H. Méchoulan (éd.), L’État classique, Paris, Vrin, à paraître.

— « Scepsi clandestina : i Doutes des Pyrrhoniens », dans G. Canziani (éd.), Filosofia e religione..., p. 83-122 (s’inspirant d’un passage de Diderot, l’A. s’interroge sur la destinée du courant sceptique au siècle des Lumières. L’équilibre sceptique se révèle comme une sorte de propédeutique à la religion naturelle, qui seule peut survivre aux objections contre les religions positives. On trouve une attitude de ce genre dans les Doutes sur les Pyrrhoniens, dont le déisme ne saurait être réduit à celui, d’origine cartésienne ou malebranchiste, que l’on trouve dans les Difficultés sur la religion ou dans l’Examen de la religion. Rédigés vers 1720, les Doutes constituent donc un exemple intéressant de transition entre la critique libertine des religions et le nouveau déisme de Diderot).

— « Bonheur, passions et intérêts : l’héritage des libertins », dans H. Méchoulan et J. Cornette (éd.), L’État classique, Paris, Vrin, 1996, p. 71-92 (« Les années qui se situent autour de la mort du cardinal Mazarin et de la prise du pouvoir par Louis XIV marquent en même temps l’acmé de la transgression théorique des libertins et le déclin presque définitif de toutes leurs prétentions à une influence effective dans la formation des élites intellectuelles et politiques ». Le Theophrastus redivivus et les Réflexions politiques sur la sagesse du Roy de Sorbière illustrent bien ce constat déjà fait par Pintard : abandon de la morale communautaire et de la conception éthique de l’état, repli sur une attitude individualiste, ou sur des positions absolutistes où la « raison d’estat » se dépouille de tout fondement mystique comme de toute illusion naturaliste. Les poètes libertins de la seconde moitié du siècle intérioriseront ce repli dans un profond pessimisme anthropologique (pathos de la précarité humaine et cosmique, condamnation de la raison et de l’orgueil humains, valorisation par contraste de l’équilibre animal et morale hédoniste...). G. Paganini met en évidence l’émergence, dans le néo-épicurisme issu de Gassendi, et spécialement chez Bernier, d’une réhabilitation du politique et de la notion de bonheur public. Celle-ci passe par une redéfinition (de type lucrétien) de l’état de nature et une réinterprétation tout utilitariste et optimiste du « contrat social » et de l’État (ou du législateur), garant de toute justice, instaurateur du droit et agent en fait incontournable de notre bonheur particulier. Composition de l’article : « Individualisme et absolutisme à l’apogée de l’expérience libertine » ; « la crise : une "sagesse commode" » ; « Épicurisme et discours sur les passions » ; « François Bernier : gassendisme et politique du bonheur » ; « Utilité, contrat social et hédonisme politique » ; « Législateurs et bonheur public »).

— article « Libertins érudits », dans Dictionnaire d’éthique et de philosophie morale, Paris, P.U.F., 1996.

— « Die Hauptendenzen der clandestinen Philosophie », article pour le nouveau Ueberweg, Grundiss der Geschichte der Philosophie, 17. Jahrhundert. Bd. 1, Teil 1 : Allgemeine Themen, à paraître en 1998 (plan : 1) Schriften und Verfolgung im 17. Jahrhundert. Die clandestine Situation. 2) Das Paradigma der clandestinen Weisheit : sapientia versus philosophia. 3) Die Anzeige der Apologeten. 4) Der clandestine Deismus der Quatrains. 5) Die libertinismus und Deismus : Naturgesetz, Naturzustand und natürliche Religion. 7) Natürliche Religion und clandestiner Spinozismus. 8) Spinozismus und Libertinismus : L’Esprit de Spinoza. 9. Zwischen Spinoza und Pyrrhon : die Modi der clandestinen Skepsis. 10) Materialismus und clandestinität).

— « Vanini dans le Theophrastus redivivus », dans J.-P. Cavaillé et D. Foucault (éd.), Aux sources du libertinage philosophique du XVII siècle : Giulio Cesare Vanini (1585-1619).

— Voir aussi Canziani (G.) et Gregori (T.).

Pagnoni Sturlese (M.R.), « Postille autografe di John Toland allo Spaccio del Bruno », Giornale critico della filosofia italiana, LXV (1986), p. 7-41.

Palmer (Robert P.), Catholics and unbelievers in eighteenth-century France, Princeton, 1939.

Papuli (G.), « Il Vanini e i miracoli : le "gregoriane apparizioni" », Bollettino di storia della filosofia dell’Università degli studi di Lecce, IX (1986-1989), p. 85-136.

— (éd.) G.C. Vanini, Opere a cura di G. Papuli e F.P. Raimondi, Galatina, Congedo, 1990 (Introduzione e Nota bibliografica e filologica, p. 11-156).

— « Giulio Cesare Vanini e il pensiero scientifico », dans Atti dell’Accademia Pugliese delle scienze, Bari, 1992 (?).

— « Recenti studi vanininiani », dans G.C. Vanini fra aristotelismo eterodosso e "libertinisme érudit" (Atti del convegno di studi nel IV centenario della nascita di G. C. Vanini), Lecce, 1992 (?).

— « G.C. Vanini e i "precorrimenti" scientifici », Bollettino di storia della filosofia dell’Università degli studi di Lecce, X (1990-1992), à paraître.

— « Vanini et l’évolutionnisme », dans J.-P. Cavaillé et D. Foucault (éd.), Aux sources du libertinage philosophique du XVII siècle : Giulio Cesare Vanini (1585-1619).

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— La Mothe le Vayer, Gassendi, Guy Patin. Études de bibliographie et de critique suivies de textes inédits de Guy Patin, Paris, Boivin et C , s.d. [1943] (Publications de l’Université de Poitiers, série Sciences de l’Homme n· 5) (spéc. chap. I : « Sur les débuts clandestins de La Mothe le Vayer : la publication des Dialogues d’Orasius Tubero »).

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— Isaac La Peyrère (1596-1676) : His Life, Work and Influence, Leiden-New York-Copenhague-Cologne, E.J. Brill, 1987.

— « The Dispersion of Bodin’s Dialogues in England, Holland and Germany », Journal of the History of Ideas, XLIX (1988), p. 157-160.

— « Spinoza’s earliest philosophical years, 1655-61 », Studia Spinoziana, IV (1988), p. 37-55.

— « Spinoza and Les Trois imposteurs », dans E.M. Curley et P.-F. Moreau (éd.), Spinoza. Issues and directions, Leiden, E.J. Brill, 1990, p. 347-357. Repris dans le recueil The Third force in the seventeenth-century thought, Leiden, E. J. Brill, 1992, p. 135-148.

— « Spinoza’s Relations with the Quakers in Amsterdam », article repris dans The Third force..., p. 120-134.

— « Some unresolved questions in the history of scepticism. The Role of Jewish Anti-Christian Arguments in the Rise of Scepticism with regard to Religion », dans The Third force... (ibid.), p. 222-235.

— et Vanderjagt (A.J.), (éd.), Scepticism and Irreligion in the XVII and XVIII centuries, Leiden-New-York-Köln, E.J. Brill, 1993 (compte rendu par F. Moureau dans Dix-huitième siècle, n· 26, 1994, p. 628-29).

— « Image of the Jew in Clandestine Literature circa 1700 », dans G. Canziani (éd.), Filosofia e religione..., p. 13-34 (l’A. trace les caractères des trois « images » principales des Juifs dans la littérature clandestine. La première est celle, totalement négative, qui est typique entre autres du Traité des trois imposteurs ; la deuxième, qui remonte au Colloquium de Bodin, est plus ouverte à la tolérance ; la troisième, qui retient surtout l’attention de l’auteur, est caractéristique des traités antichrétiens écrits par les Juifs eux-mêmes. Ces traités sont très importants, car les objections qu’on y retrouve sont susceptibles d’être exploitées par les libres penseurs. Popkin propose ensuite une analyse de quelques ouvrages juifs antichrétiens des XVI -XVII siècles).

— « The first published reaction to Spinoza’s Tractatus : Col. J.B. Stouppe, the Condé circle and the Rev. Jean Lebrun », dans P. Cristofolini (éd.), L’Hérésie spinoziste..., p. 6-12.

— « The Leiden Seminar » : Avant-propos à S. Berti, F. Charles-Daubert, R.H. Popkin (éd.), Heterodoxy, Spinozism and Free-Thought in Early-Eighteenth-Century Europe...

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— voir aussi Bloch (O.), (éd.), Le Matérialisme des Lumières.

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— La città della ragione. Per una storia filosofica del Settecento francese, Roma, Bulzoni, 1993 (principalement consacré à Montesquieu, Helvétius et Rousseau, l’ouvrage comporte un long examen de la possible influence de divers manuscrits clandestins sur Helvétius — p. 142-161 — et sur les rapports de celui-ci avec Fontenelle, Voltaire, Saint-Hyacinthe, Du Marsais et d’Holbach. Ample prologue sur les interprétations des Lumières. Notes bibliographiques très consistantes).

Pott (M.), « Radikale Aufklärung und Freidenker. Materialismus und Religionskritik in der deutschen Frühaufklärung », Deutsche Zeitschrift für Philosophie, XXXVIII (1990-7, p. 639-650.

— (éd.), Theodor Ludwig Lau, Meditationes philosophicæ de Deo, Mundo, Homine (1717) et Meditationes, Theses, Dubia philosophico-theologica (1719), Philosophische Clandestina der deutschen Aufklärung, Stuttgart - Bad Canstatt, Frommann-Holzboog, 1992 (la diffusion clandestine a assuré la survie aux deux traités hétérodoxes de Lau, les Meditationes philosophicæ de Deo, Mundo, Homine de 1717 et les Meditationes, Theses, Dubia philosophico-theologica de 1719, ici publiés avec : l’histoire écrite par Christian Thomasius des rapports de Lau avec l’université de Halle, auprès de laquelle il a fait appel de sa condamnation après la publication de son premier traité ; l’histoire et le texte de sa rétractation dans sa ville natale de Königsberg en 1736 ; enfin, la réfutation formelle de ses écrits par un théologien allemand. L’A. recueille dans son intro duction tout ce qui peut être connu de la vie vagabonde de Lau et de l’histoire de ses textes manuscrits. Il consacre aussi une étude approfondie à sa réputation spinoziste et recherche les racines de sa philosophie fort éclectique, faite d’emprunts aux philosophies anciennes de la nature comme au matérialisme contemporain, et débouchant sur des conclusions assez pessimistes concernant la liberté humaine. Autre aspect tout à fait passionnant, Pott analyse la dette de Lau à l’égard de Thomasius. Compte rendu de cette édition par M. Benítez dans Dix-huitième siècle, n· 25, 1993, p. 526).

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Pratje (J.H.), « Nachlese einiger Nachrichten und Anmerkungen wegen des berufenen Buchs de tribus impostoribus », Brem- und Verdisches Hebopfer, IV (1752), p. 909-938 (informations supplémentaires par rapport à l’article de Vogt ; plusieurs lettres de propriétaires de versions manuscrites, décrivant leurs exemplaires ; références bibliographiques supplémentaires).

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Quennehen (E.), « À propos des préadamites : deux manuscrits des Archives Nationales », La Lettre clandestine, 3 (1994), p. 17-20.

— « Un nouveau manuscrit des Préadamites » (ms. de la B.N.F., Moreau 845, f· 299-308). Suit une note « Sur les traductions des Préadamites », La Lettre clandestine, 4 (1995), p. 55-58.

— « Les différentes versions autorisées : le cas d’Isaac de Lapeyrère », Transactions of the Ninth International Congress on the Enlightenment, II, Oxford, Voltaire Foundation (= Studies on Voltaire and the Eighteenth century, n· 347), 1996, p. 764-767 (Congrès de Münster, 23-29 juillet 1995. Table ronde sur l’« Édition des manuscrits philosophiques clandestins »).

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— Raimondi (F.P.), « Vanini e Mersenne », Scuola e cultura nella realtà del Salento. Annuario del Liceo Scientifico Giulio Cesare Vanini di Casarano, Carra Editrice, Casarano (Lecce), 1995, p. 9-62 (la polémique contre Vanini, champion de l’athéisme selon Mersenne, occupe une place considérable dans son oeuvre apologétique et presque tous les arguments des athées condamnés dans les Questiones celeberrimae sont formulés dans les termes mêmes de Vanini).

— « Vanini et Mersenne », dans J.-P. Cavaillé et D. Foucault (éd.), Aux sources du libertinage philosophique du XVII siècle : Giulio Cesare Vanini (1585-1619).

— voir aussi Cavaillé, « À propos du Discours sur ce qu’on appelle philosophe chrestien ».

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— « Meslier et Bayle : un dialogue cartésien et occasionaliste autour de l’athéisme », dans R. Desné (éd.), Le Curé Meslier et la vie intellectuelle..., p. 497-516.

— « Érudition et philosophie : Mirabaud et l’Antiquité », dans O. Bloch (éd.), Le Matérialisme du XVIII siècle..., p. 91-99.

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— Spinoza et Juan de Prado, The Hague, Mouton, 1989.

— Des marranes à Spinoza. Textes réunis par Henry Méchoulan, Pierre-François Moreau et Carsten Wilke, Paris, Vrin, 1995 (ce recueil réunit les publications du grand hispaniste sur les rapports entre le phénomène marrane et les déviationismes religieux ou l’irréligion au sein de la communauté juive hollandaise au XVII siècle : publications qui ont fait date, comme « L’hérésie marrane dans l’Europe des XV -XVIII s », « La religion d’Uriel da Costa... », Spinoza et le Dr Juan de Prado [sans la partie documentaire], « Aux origines de la rupture spinozienne », et conférences complémentaires données à l’E.P.H.E. puis au Collège de France. Carl Gebhardt avait en son temps profondément marqué l’enracinement marrane et « nouveau juif » de la rupture spinozienne. Révah, tout en contestant l’explication socioculturelle de son prédécesseur par l’« âme divisée » des ex-marranes, insistant au contraire sur la singularité et le caractère exceptionnel des itinéraires personnels d’Uriel da Costa, Rivera, Prado, Spinoza ou d’autres, et traçant entre eux des lignes d’influence, a exhumé une masse considérable de documents parmi les archives hollandaises, portugaises et espagnoles (archives inquisitoriales) qui ont profondément renouvelé nos connaissances sur ces personnages — au premier chef Spinoza —, leurs milieux d’origine dans la Péninsule ibérique et d’exil en Hollande).

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— « Jean Meslier e la sua varia fortuna », Rivista storica italiana, LXXXVII (1975), p. 533-556.

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— (éd.) Claude Gilbert, Histoire de Caléjava. Dans la coll. Textes littéraires, Exeter University, LXXIV (1990), 113 p.

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— « De l’utopie chez Meslier et Deschamps », Raison présente, avril-juin 1976 (n· 38), p. 99-108.

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— « Le déisme critique dans un roman "inconnu" de Tyssot de Patot », dans N. Boursier et D. Trott (éd.), La Naissance du roman en France, Paris-Seattle-Tübingen, 1990, p. 67-73 (=Biblio 17, n· 54).

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— (éd.) Simon Tyssot de Patot, Voyages et avantures de Jaques Massé : Paris, Universitas, 1993 (coll. « Libre pensée et littérature clandestine ») (les Voyages eurent dès leur parution un succès de scandale, dû surtout à leur orientation anti-chrétienne. Le roman se place dans la tradition de la littérature utopique et imaginaire de la fin du XVII s., même si cinq chapitres sur seize seulement sont consacrés à la description du pays inconnu visité par Massé. Dans son introduction, l’éditeur donne un aperçu de la vie et du parcours intellectuel de T*, congédié de l’Université de Deventer pour spinozisme. Le cartésianisme et Spinoza constituent en effet ses sources principales ; la physique cartésienne eut sur lui une influence remarquable, orientée qu’elle est en un sens antichrétien voire athée. La présentation de l’oeuvre fournit un résumé minutieux du roman, une analyse des thèmes principaux, une étude des sources, de la structure romanesque, de la fortune de l’oeuvre, plusieurs fois rééditée et traduite au XVIII s.. Est reproduite ensuite l’édition originale des Voyages, portant la date de 1710 mais imprimée en fait entre 1714 et 1717. Suivent une bibliographie à jour et un index. Compte rendu par R. Trousson dans la R.H.L.F., XCIV, n· 6, nov.-déc. 1994, p. 1086-87 ; par R. Granderoute dans Dix-huitième siècle, n· 26, 1994, p. 565-566).

— « Le spinozisme dans les Lettres choisies de Tyssot de Patot », dans Georges Bérubé et Marie-France Silver (éd.), La Lettre au XVIII siècle et ses avatars, Toronto, éd. du GREF, 1995, p. 379-387.

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— (éd.),Traktat über die drei Betrüger, Traité des trois imposteurs (L’Esprit de Mr Benoît de Spinoza). Kritisch herausgegeben übersetzt, kommentiert und mit einer Einleitung, Hamburg, Felix Meiner Verlag, 1992 (Coll. « Philosophische Bibliothek ») (texte de l’édition de 1768 — à l’exception du dossier annexe La Monnoie, etc. — et traduction allemande en regard, avec signalement des variantes sur les éditions antérieures du traité, y compris L’Esprit de Spinoza de 1719. 152 pages d’introduction retraçent l’histoire du texte (daté fin XVII ) et analysent son contenu. Riche annotation ; importante bibliographie ; index des noms et des sujets. Compte rendu de cette édition par M. Benítez dans Dix-huitième siècle, n· 25, 1993, p. 520-521).

— (éd.), Friedrich Wilhelm Stosch, Concordia rationis et fidei (1692), Stuttgart- Bad Canstatt, Frommann-Holzboog, 1992 (Coll. « Philosophische Clandestina der deutschen Aufklärung », 1 / 2) (la Concordia de Stosch [1648-1704], parue en 1692, est l’un des premiers et plus importants textes "clandestins" composés pendant l’Aufklärung allemande. Imprimée anonymement à cent exemplaires, presque tous ont brûlé dans un autodafé à Berlin en 1694. Ce texte a donc été diffusé au XVIII s. surtout sous forme manuscrite. Comme les philosophes français contemporains les plus radicaux, Stosch vise à miner la théologie et la révélation chrétienne et à réfuter les présupposés fondamentaux des systèmes métaphysiques de son temps : distinction entre substances coporelle et spirituelle, libre arbitre, immatérialité et immortalité de l’âme, création du monde, conception finaliste de l’univers, concepts de vertu et de mérite, le tout aboutissant au refus de l’existence d’un dieu personnel. La variété de ses sources représente un témoignage important : les sociniens, l’attaque de Balthazar Bekker contre la sorcellerie, l’empirisme de Locke (à travers l’abrégé de Jean Leclerc), certains aspects de l’exégèse biblique de La Peyrère, et, avant tout, l’atomisme de Gassendi ainsi que l’Éthique et le Traité théologico-politique de Spinoza. Le sort de l’athée à cette époque peut être étudié grâce aux dossiers du procès dans lequel il fut impliqué immédiatement après la publication de la Concordia, publiés au milieu du XVIII siècle et reproduits ici p. 239-312, accompagnés d’une bio-bibliographie, p. 313-329. Compte rendu de cette édition dans Dix-huitième siècle, n· 25, 1993, p. 521).

— (éd.), Jakob Friedrich Reimann, Historia universalis atheismi et atheorum falso et merito suspectorum [1725] : Stuttgart — Bad Cansstatt, Frommann-Holzboog, 1992 (Coll. « Philosophische Clandestina der deutschen Auflärun » sous la direction de Martin Pott en collaboration avec Ulrike Meyer, vol. II, 1) (Reimmann, 1663-1743, fut l’un des premiers historiographes de l’« athéisme » (= de l’« hétérodoxie ») à prêter attention à la critique radicale de la religion, au panthéisme et au matérialisme exprimés dans les traités clandestins à l’aube des Lumières — traités dont il possédait une riche collection. On trouve des références à plusieurs d’entre eux dans l’Historia. Compte rendu de cette édition par D. Bourel dans Dix-huitième siècle, n· 25, 1993, p. 526-27).

— Sur quelques traductions anciennes et parfois inconnues du Traité des trois imposteurs / Esprit de Spinoza », La Lettre clandestine, 2 (1993), p. 63-64 ; « Notes et conjectures sur le Symbolum Sapientæ », ibid., p. 67-68.

— « Jean Bodins Colloquium heptaplomeres in der deutschen Aufklärung », à paraître dans G. Gawlick et F. Niewöhner (éd.), Das Colloquium des Jean Bodin [Actes du Colloque de Wolfenbüttel, octobre 1991], 1994.

— « Philosophische Clandestina und Religionskritik », à paraître dans H. Holzhey et W. Schmidt-Biggemann (éd.), Grundriss der Geschichte der Philosophie, 17. Jahrhundert, Bd. 4, Bâle, 1994.

— « Heterodoxie und natürliche Theologie in der deutschen Frühaufklärung », dans H.E. Boedeker et W. Schmidt-Biggemann (éd.), Strukturen der deutschen Frühaufklärung, 1994 (sur le Symbolum sapientæ, l’Origo et fundamenta religionis christianæ et quelques autres textes clandestins).

— « Die Handschriften des Buches Von den drei Betrügern (De tribus impostoribus) », Das achtzehnte Jahrhundert. Mittelungen der Deutschen Gesellschaft für die Erforschung des achtzehnten Jahrhunderts, XVIII-1, 1994 (Briefwechsel, geheime Korrespondenzen, klandestine Schriften), p. 44-55.

— « Spinoza um Untergrund. Zur Rezeption seines Werks in der "littérature clandestine" », dans Delf (A.), Schoeps (J.H.), Walther (M.), Spinoza in der europäischen Geistesgeschichte, Berlin, Hentrich, 1994, p. 142-161 (s’interrogeant sur le sens de la présence de Spinoza dans la littérature clandestine, l’A* identifie quatre aspects principaux de la question : 1. le thème de l’« athée vertueux » ; 2. le détournement matérialiste de la métaphysique de la substance ; 3. l’impact du déterminisme spinoziste sur les problématiques morales ; 4. la critique de la religion révélée. La philosophie de Spinoza, tout en étant l’une des sources principales de la littérature clandestine, tend à perdre ses traits caractéristiques, au nom d’une radicalisation — parfois simpliste — de ses positions. Cela marque en même temps la distance qui sépare le spinozisme de la philosophie des Lumières).

— (éd.) Johann Georg Wachter : Der Spinozismus im Jüdenthumb (1699), Stuttgart-Bad Cannstatt, Frommann-Holzboog, 1994 (Coll. « Freidenker der europäischen Aufklärung », éd. W. Schröder, I / 1). Et (éd.) idem, De primordiis christianae religionis (1703 / 1717), Elucidarius cabalisticus (1706), Origines juris naturalis (1704), et documents, Stuttgart-Bad Cannstatt, Frommann-Holzboog, [février] 1995 (Coll. « Freidenker der europäischen Aufklärung », éd. W. Schröder, I / 2) (Wachter [1673-1757], plus philosophe que Lau, plus érudit que Stosch, était la figure éminente de la première époque du spinozisme allemand. De sa main existent trois imprimés relatifs à Spinoza : le premier, le Spinozismus im Jüdenthumb (Amsterdam, 1699), est encore hostile aux doctrines centrales de Spinoza. La métaphysique « panthéiste » de l’Éthique et l’« immoralisme » de la théorie du droit naturel développée dans le Tractatus politicus sont réfusées, mais W* s’inspire de la critique spinozienne du texte et des doctrines révélées de l’Écriture en la radicalisant. Non seulement la révélation de l’A.T., mais la plupart des dogmes chrétiens, en particulier ceux de l’incarnation et de la trinité, contredisent la « religion naturelle », qui est selon W* la norme pour juger de tous les religions révélées. Enfin, l’idée même d’une révélation divine est refusée, car elle exclut nécessairement du salut tous ceux qu’elle ne peut pas atteindre : les sauvages, les « payens » de l’antiquité. C’est la « religion naturelle », qui seule est accessible à tout le genre humain, et qui est suffisante comme guide moral. W* était aussi un "écrivain clandestin". Quelques mss. oubliés depuis le XVIII s. ont été retrouvés récemment : la Theologia Martyrum, sur l’histoire des dogmes à l’époque patristique, et le De origine rerum humanarum ex Affectibus Zodiacus Caballisticus, qui développe une psychologie proche de la théorie des affections de l’Éthique III. Le plus important des inédits de W* est son De Primordiis Christianae Religionis Libri duo : Quorum prior agit de Essaeis, Christia norum inchoatoribus, Alter de Christianis, Essaeorum Posteris, sur l’origine du christianisme. Plusieurs mss. en circulaient pendant le XVIII s. ; les deux conservés aujourd’hui représentent deux versions très differentes du texte (la 1 de 1703 et la 3 et dernière de 1717). L’éd. critique présente ces deux états du texte, qui est l’un des premiers documents du naturalisme anti-scripturaire, utilisant les méthodes et résultats de l’histoire comparée des religions contre le surnaturalisme de la théologie chrétienne. Le principe que toutes les religions prétendues divines eurent une origine naturelle est appliqué au christianisme. Sur la base de presque tous les témoins antiques accessibles sur les Esséniens (bien avant la découverte de la bibliothèque de Qumran), le christianisme est dérivé de cette communauté judaïque : Jésus (comme Jean le Baptiste) était disciple des Esséniens ; les chrétiens ont plagié la théologie et la morale Essénienne — un topique très répandu dans la critique anti-religieuse après le XVIII s. W* était aussi engagé dans la rédaction d’un autre traité clandestin inédit, le Symbolum sapientiae / Cymbalum mundi anonyme. Les traces de sa rédaction se trouvent seulement dans la version dernière du Symbolum, représenté notamment par le ms. de Wittenberg. C’est une facette étonnante du caractère de ce libre-penseur déiste allemand, qu’il ait joué un rôle important dans l’histoire d’un texte, qui est — à côte du Theophrastus redivivus — un des premiers témoignages documentaires d’un athéisme strictement philosophique. Le second volume contient aussi les écrits vraiment spinozistes de W*, témoignages rares d’une évolution de la métaphysique (Elucidarius cabalisticus, 1706) et de la philosophie du droit spinoziennes (Origines juris naturalis, 1704). Des documents sont publiés en annexe : une autobiographie succincte de W*, une dissertatio academica contre W* (Staalkopff, 1707), et la critique leibnizienne de l’Elucidarius cabalisticus (publiée par Foucher de Careil en 1854 sous le titre Réfutation inédite de Spinoza par Leibniz, éditée ). Voir le résumé de W. Schröder dans La Lettre clandestine n· 3, 1994).

— « Sur la fortune de l’Examen de la religion en Allemagne », La Lettre clandestine, 3 (1994), p. 26-28.

— « Le Pseudo-Vallée dans la bibliothèque de Gustav Schroedter », La Lettre clandestine, 4 (1995), p. 53 (confirmation de la présence du ps.-Vallée dans leCatalogus bibliothecae Gustavi Schroedteri de 1724).

— « Quelques traductions inconnues de textes philosophiques clandestins », La Lettre clandestine, 4 (1995), p. 53-54 (d’aprèsVerzeichnis der Bücher so gesamlet Johann Christian Gottfried Jahn, Frankfurt / Leipzig 1755-57).

— « Aporien des theologischen Liberalismus. Johann Lorenz Schmidts Plädoyer für "eine allgemeine Religions- und Gewissensfreyheit" », dans Lothar Kreimendahl (éd.), Aufklärung und Skepsis. Studien zur Philosophie- und Geistesgeschichte des 17. und 18. Jahrhunderts. Günter Gawlick zum 65. Geburtstag, Stuttgart-Bad Cannstatt, Frommann-Holzboog, 1995, p. 215-231 (cf. p. 229 sq. sur une "réfutation" de l’Examen de la religion).

— article « Untergrundliteratur (littérature clandestine) », dans Werner Schneiders (éd.), Lexikon der Aufklärung. Deutschland und Europa, München, 1995, p. 424 sq.

— « Jean Bodins Colloquium Heptaplomeres in der deutschen Aufklärung », dans G. Gawlick et Fr. Niewöhner (éd.), Jean Bodins "Colloquium Heptaplomeres"..., p. 121-137.

— « Aporien des theologischen Liberalismus. Johann Lorenz Schmidts Plädoyer für "eine allgemeine Religions- und Gewissensfreyheit" », dans Lothar Kreimendahl (éd.), Aufklärung und Skepsis. Studien zur Philosophie- und Geistesgeschichte des 17. und 18. Jahrhunderts. Günter Gawlick zum 65. Geburtstag, Stuttgart-Bad Cannstatt, Frommann-Holzboog, 1995, p. 215-231 [p. 229 sq. sur une « réfutation » de l’Examen de la religion].

— Ursprünge des Atheismus. Untersuchungen zur Metaphysik- und Religionskritik des 17. und 18. Jahrhunderts. Habilitationsschrift zur Erlangung der Venia legendi im Fach Philosophie. Dem Fachbereich Philosophie und Sozialwissenschaften I der Freien Universität, Berlin, 1995 (composition : Einleitung. I. Atheismus und Heterodoxie in der Geschichte der Philosophie. II. Die Exzeptionalität des Atheismus. III. Semina impietatis : Religionskritik unterhalb der Schwelle des Atheismus (1. Bible-, Offenbarungs- und Dogmenkritik. 2. Die Instrumentalisierung und Stabilisierung der Rationaltheorie durch die Bibelkritik (a. Philologisch-historische Bibel- und Dogmenkritik ; b. Bibel- und Dogmenkritik am Maßstab der natürlichen Religion). 3. Die Funktion der Bibelkritik in atheistischen Texten. 4. Religionspsychologie und Ideeologiekritik. 5. Die Erosion der natürlichen Religion. 6. Zusammenfassung. IV. Die Kritik der philosophischen Theologie (1. Kritik der Gottesbeweise [a. Das kosmologische Argument ; b. Das teleologische Argument. c. Das Argument « e consensu omnium »]. 2. Contra deum testimonia : Gegenargumente [a. Die Widersprüchlichkeit des philosophischen Gottesbegriffs und seine Unterträglichkeit mit der Religiösen Gottesvorstellung ; b. Genealogie des Gottesvorstellung, Ideologiekritik und REligionspsychologie ; c. Politische und gesellschaftstheoretische Einwände. Antiklerikalismus ; d. Das Theodizee-Argument]. V. « Praeiudicium saeculi moderni ». Die beiden geläufigen Genealogien des Atheismus (1. Die « neue Wissenschaft von der Natur » (a. Wunderkritik ; b. Antifinalismus ; c. Gegenentwürfe zur Rationalpsychologie ; d. Kosmologische Gegenentwürfe ; e. Theorien vom Ursprung des Lebens). 2. Der « neuzeitliche Rationalismus ». 3. Zusammenfassung). VI. Materialistische Weltanschauung und kritische Skepsis : Die Beiden Gestalten des frühen Atheismus (1. Weltanschauung : Pantheismus und materialistische Metaphysik. 2. Kritische Skepsis : Der agnostische Atheismus und seine Vorstufen [a. Der Fideismus und seine skeptizistischen Gegner ; b. Skeptische Kritik an der christichen Dogmatik und Aushöhlung der Rationaltheologie ; c. Erneuerung des authentischen Pyrrhonismus ; d. Agnostischer Atheismus]. VII. Schlussbemerkung. Anhang I : Die Hauptquellen. Datierung, Zuschreibung, Überlieferung [analyse, sous 37 rubriques, d’une cinquantaine de manuscrits clandestins]. Anhang II : Symbolum sapientae (1. Text. 2. Erläuterungen). Literaturverzeichnis).

— « Bonaventure des Périers und Geoffroy Vallée. Zwei "Ertz-Atheisten" des 16. Jahrhunderts und ihre Wiedergänger in der Aufklärung », dans Friedrich Niewöhner et Olaf Pluta (éd.), Atheismus im Mittelalter und in der Renaissance. Actes du colloque de Wolfenbüttel, octobre 1995, à paraître (Wiesbaden, Harrassowitz, l997).

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— « Sur l’attribution de deux textes "clandestins" à Jean Lévesque de Burigny », Revue d’histoire littéraire de la France, LXXXV (1985), p. 54-59 (sur l’Examen critique des apologistes et les Recherches sur les miracles).

— « Les adversaires de la Bible », dans Y. Belaval et D. Bourel (éd.), Le Siècle des Lumières et la Bible, Paris, Beauchesne, 1986, p. 139-166.

— « The sacred genealogy of a Voltairean polemic : the development of critical hypotheses regarding the composition of the canonical gospels », Studies on Voltaire and the Eighteenth century, n· 245, Oxford, The Voltaire Foundation, 1986, p. 303-349 (comporte des considérations sur les histoires non-canoniques de Jésus).

— « Sur les rapports entre les éditions du Traité des trois imposteurs et la tradition manuscrite de cet ouvrage », Nouvelles de la République des Lettres, VII (1987), p. 111-136.

— « Étienne Fourmont philosophe in disguise », Sudies on Voltaire and the eighteenth century, n· 102, 1973, p. 65-119.

— « Une légende en quête d’un manuscrit : le Commentaire sur la bible de Mme du Châtelet », dans F. Moureau (éd.), De bonne main..., p. 97-116 (recherche du « meilleur candidat à l’honneur d’être ce commentaire » mystérieux. On se tourne en particulier sur le ms. classé n· 58 par Benítez, comparé avec les données tirées de plusieurs témoignages, et l’on refuse au passage la reconstruction opérée par Wade, à laquelle est imputée une surévaluation des connaissances de Voltaire et de Mme du Châtelet en matière d’écrits clandestins lors du séjour à Cirey. Conclusion agnostique : rien ne permet d’identifier positivement ce Commentaire de la marquise avec Benítez 58, mais cette possibilité ne peut être non plus exclue).

— « La Critique Biblique dans les Examens de la Bible et dans certains autres traités clandestins », La Lettre clandestine, 4 (1995), p. 69-86.

— « "There is much to be learnt from a cynical devil"... Critique biblique et religion des philosophes et clandestins au XVIII siècle », Revue de la Société Ernest Renan, 1996, à paraître.

— « Les études bibliques à Cirey : de l’attribution à Mme du Châtelet des Examens de la Bible et de leur typologie », à paraître dans les Actes du colloque de Joinville sur la vie intellectuelle à Cirey (1995).

— « La critique biblique dans les Examens de la Bible et dans certains autres traités clandestins », Transactions of the Ninth International Congress on the Enlightenment, II, Oxford, Voltaire Foundation (= Studies on Voltaire and the Eighteenth century, n· 347), 1996, p. 775-776 (Congrès de Münster, 23-29 juillet 1995. Table ronde sur l’« Édition des manuscrits philosophiques clandestins »).

— « A quo ? — Datation de l’Opinion des anciens sur les Juifs (Benítez, n· 134). Ad quem ? — Une source des Lettres persanes, LX », La Lettre clandestine, 5 (1996).

— « Le Messianisme juif dans divers écrits du siècle des Lumières », dans ibid., 2 partie (G. Artigas-Menant et A. McKenna éd.), Tendances actuelles dans la recherche sur les clandestins à l’Âge classique.

— voir aussi Fairbairn (A. W.).

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— « Notes sur Guillaume Postel. La correspondance de G.P. III. La lettre de Postel à Masius du 24 août 1563 », Bibliothèque d’Humanisme et Renaissance, XXIII, 1961, p. 524-550 (voir à propos de la parabole des trois anneaux).

Segal (L.A.), Nicolas Lenglet Du Fresnoy (1674-1755) : a study of historical criticism and methodology in early eighteenth-century France, Ph.D dissertation, Columbia University, 1968 (inédit).

— « Nicolas Lenglet Du Fresnoy : tradition and change in French historiographical thought of the early eighteenth century », Studies on Voltaire and the Eighteenth Century, n· 98 (1972), p. 69-117.

— « Lenglet Du Fresnoy : the reason of a cleric in eighteenth-century France », ibid., n· 116 (1973), p. 251-279.

Seidengart (J.), « L’infinitisme panthéiste de John Toland et ses relations avec la pensée de Giordano Bruno », Revue de Synthèse, t. 116, 4 S., n· 2-3, avril-septembre 1995, p. 315-343.

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Sheridan (G.), The life and works of Nicolas Lenglet Dufresnoy, Ph.D. dissertation, University of Warwick, 1980 (inédit).

— « Voltaire’s Henriade : a history of the "subscriber" edition, 1728-1741 », Studies on Voltaire and the Eighteenth Century, n· 215 (1982), p. 77-89.

— « Censorship and the booktrade in France in the early eighteenth century : Lenglet Dufresnoy’s Méthode pour étudier l’histoire », Studies on Voltaire and the Eighteenth Century, n· 241 (1986), p. 95-107.

— Nicolas Lenglet Dufresnoy and the Literary Underworld of the ancien régime, Oxford, The Voltaire Foundation, 1989 (= Studies on Voltaire and the Eighteenth Century, n· 262). (cf. spéc. chap. 4 : « Lenglet and libertinage : 1729-1739 », entre autres sur la première publication, en 1731, de l’Essai de métaphysique de Boulainviller dans le recueil Réfutation des erreurs de B. de Spinoza).

— « Aux origines de l’Essai de métaphysique du comte de Boulainviller : le Korte verhandeling », dans W. van Bunge et W. Klever (éd.), Disguised and overt spinozism around 1700, Leiden ; New York ; Köln : E.J. Brill, 1996, p. 321-332 (l’Essay de métaphysique de Boulainviller connut une assez grande dissémination, en France comme à l’étranger, avant son impression dans le recueil Réfutation des erreurs de Benoît de Spinoza de Lenglet-Dufresnoy (1731). La réputation du comte comme sympathisant spinoziste précède assurément cette édition. La structure bipartite de l’Essay évoque celle du Court traité de Spinoza, qui ne fut publié qu’en 1862, mais qui courut en manuscrit (traduit en hollandais) parmi les proches de Spinoza. Se peut-il que Boulainviller ait eu accès au Court traité ? C’est ce que suggère l’auteur, qui relève que B*, d’après ses propres dires, utilisa des ouvrages manuscrits provenant de sources proches du spinozisme hollandais, et qui s’appuie notamment sur un petit texte des Extraits des lectures de M. le comte de Boulainviller avec des réflexions dont le titre comme le contenu (les commentaires de Boulainviller) évoquent le C.T. : « Abrégé ou courte exposition de l’opinion de Spinoza touchant la divinité, l’esprit humain et les fondements de la morale ». L’exégèse confuse du spinozisme constatable dans l’Essay pourrait ainsi s’expliquer par une double influence du C.T. et de L’Éthique).

— « Essai de métaphysique dans les principes de B*** de S*** de Henri de Boulainviller : problèmes et méthode de l’édition », Transactions of the Ninth International Congress on the Enlightenment, II, Oxford, Voltaire Foundation (= Studies on Voltaire and the Eighteenth century, n· 347), 1996, p. 777-780 (Congrès de Münster, 23-29 juillet 1995. Table ronde sur l’« Édition des manuscrits philosophiques clandestins »).

Shiraishi (Y.) : voir Nozawa (K.)

Simon (R.), À la Recherche d’un homme et d’un auteur. Essai de bibliographie des ouvrages du comte de Boulainviller, Paris, Boivin & Cie, s.d. [1941] (première bibliographie critique, assez fautive, des oeuvres de Boulainviller).

— Henry de Boulainviller, historien, politique, philosophe, astrologue, 1658-1722, Thèse, Gap, Louis Jean, 1940 ; Paris, Boivin, s.d. [1942] ; Garches, Éd. du Nouvel humanisme, 1947.

— Un Révolté du Grand Siècle, Henry de Boulainviller, Boulogne-sur-Seine, 1947 ; Garches, Éditions du Nouvel humanisme, 1948 (préface de H. Gouhier).

— « Raison, imagination, entendement », Dix-septième siècle, 1956, p. 391-396 (extraits de l’Idée d’un système général de la nature).

— Nicolas Fréret académicien, Genève, Institut et musée Voltaire (= Studies on Voltaire and the eighteenth century, n· 17), 1961, spéc. p. 173-190 (contestation de l’attribution de la Lettre de Thrasybule à Leucippe à Fréret).

— « La vie difficile et l’oeuvre complexe de Henry de Boulainviller », Bulletin trimestriel de la Société des Antiquaires de Picardie, LII (1968), p. 220-233 (aucune nouveauté).

— (éd.), Boulainviller, oeuvres philosophiques, The Hague, M. Nijhoff, 2 vol., 1973 et 1975 (t. I, p. 1-9 : Abrégé ou courte exposition de l’opinion de Spinoza touchant la divinité, l’esprit humain ou les fondements de la morale ; p. 83-212 : Essay de métaphysqiue dans les principes de Benoît de Spinoza ; p. 213-230 : Exposition du système de Benoît Spinosa et sa Défense contre les objections de M. Régis ; p. 231-252 : Examen de la réfutation faite par M. Régis de l’opinion de Spinosa sur l’existence et la nature de Dieu ; p. 253-291 : Histoire des opinions des Anciens sur la nature de l’âme ; p. 292-306 : Traité de l’immortalité de l’âme ; p. 314-339 : Lettre d’Hippocrate à Damagète).

Skrzypek (M.), « L’athéisme de Meslier », Euhemer, 1966, n· 5, p. 45-54.

— « Francuscy prekursorzy Feuerbacha. Oswieceniowa redukja teologii do antropologii » [Les précurseurs français de Feuerbach. La réduction de la théologie à l’anthropologie au siècle des Lumières], Euhemer, 1970, n· 2, p. 81-91.

— « La fortune de Jean Meslier en Russie et en U.R.S.S. », Dix-huitième siècle, n· 3 (1971), p. 117-143.

— « La philosophie clandestine des Lumières polonaises » [en polonais], Czlowiek i Swiatopoglad, n· 9, 1973, p. 109-129.

— « L’athéisme de Meslier et l’athéisme marxiste », dans R. Desné (éd.), Le Curé Meslier et la vie intellectuelle..., p. 517-537.

— « La diffusion clandestine du matérialisme francais dans les Lumières polonaises », dans O. Bloch (éd), Le Matérialisme du XVIII siècle..., p. 263-271.

— « La contribution de Fontenelle à la science des religions », dans A. Niderst (éd.), Fontenelle [Actes du colloque de Rouen, 1987], p. 657-666.

— « La métaphysique de Condillac et les problèmes de l’histoire des religions », dans G. Canziani (éd.), Filosofia e religione..., p. 267-287 (une traduction polonaise de Condillac, ouvrage de l’abbé I. Przybylski, est l’objet principal de cet article. Plus qu’une traduction, c’est une réélaboration : non satisfait par l’analyse des phénomènes religieux proposée par Condillac, l’abbé y substitue des extraits tirés des Ruines de Volney, en radicalisant ainsi le message. La religion devient un produit historique de l’activité des hommes, sans rapport avec la révélation divine : la théologie est ainsi réduite à l’anthropologie, sur la base des nouvelles recherches ethnologiques. Rédigé vers 1800, l’ouvrage de Przybylski naît dans les milieux jacobins polonais, fort intéressés à l’oeuvre de Volney).

Slee (J.C. van), « Simon Tyssot de Patot, hoogleraar aan de Illustre School te Deventer, 1690-1727 », Nieuw Theologisch Tijdschrift, 5, 1916, p. 26-53.

— « Simon Tyssot de Patot », Revue du XVIII siècle, 4, 1917, p. 200-219.

Smith (D.W.), « Helvetius, Rousseau, Franklin and two new manuscripts of Fréret’s Lettre de Thrasybule à Leucippe », dans G. Barber et C.P. Courtney (éd.), Enlightenment essays in memory of Robert Shackleton, Oxford, The Voltaire Foundation, 1988, p. 277-282 (sur Rousseau copiste de la Lettre de Thrasybule et le destin de l’une de ces copies commandée par Helvétius).

Soboul (A.), Avant-propos aux Études sur le curé Meslier (Société des études robespierristes), p. 5-7.

— « Le critique social devant son temps », en préface aux oeuvres de Jean Meslier (R. Desné et al. éd.), Paris, Anthropos, 1970, I, p. CI-CXLVI.

— « Lumières, critique social et utopie pendant le XVIII siècle », dans J. Droz (éd.), Histoire générale du socialisme, Paris, P.U.F., 1972, t. I, p. 103-194 (spéc. p. 103-123 sur Meslier).

Société de études robespierristes (éd.), Études sur le curé Meslier. Actes du colloque international d’Aix-en-Provence, 21 novembre 1964, organisé par le Centre Aixois d’études et de recherches sur le XVIII siècle, Société d’études robespierristes), Paris, Clavreuil, 1966.

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— « A "prêtre philosophe" in the 18th Century, Jacques-Joseph Le Blanc », The Modern Langage Review, XXXVII (1942), p. 200-202.

— « Libertinage et "spinozisme" : la théorie de l’âme ignée », French studies, I (1947), p. 218-231.

— French free-thought from Gassendi to Voltaire, London, Athlone P., 1960 ; réimp. New York, 1969 ; trad. française : Paris, Éditions Sociales, 1966 ; trad. italienne : Firenze, 1974.

— « Un abbé philosophe à la Bastille (1751-1753) : G.-A. de Méhégan et son Zoroastre », dans W.H. Barber, J.H. Brumfitt, R.A. Leigh, R. Shackleton, S.S.B. Taylor (éd.) : The Age of the Enlightenment. Studies presented ti Th. Besterman, Edinburgh-London, Oliver and Boyd, 1967, p. 252-274.

— « The reputation of Julian "the apostate" in the Enlightenment », Studies on Voltaire and the Eighteenth century, n· 57 (1967), p. 1399-1415.

— « "Pyrrhonien et "sceptique" synonymes de "matérialiste" dans la littérature clandestine », dans O. Bloch (éd.), Le Matérialisme du XVIII siècle..., p. 143-148.

— « Philosophical speculation and literary technique : the systematic context of Du Marsais’s Des Tropes », dans R.J. Howells et al. (éd.), Voltaire and his world. Studies presented to W.H. Barber, Oxford, The Voltaire Foundation, 1985, p. 241-260 (remarques sur De la Raison, Le Philosophe...).

Stancati (C. de Santis-), Édition critique du manuscrit anonyme du XVIII siècle : "Dissertation sur la formation du monde", thèse de 3 cycle de l’Université de Paris I, Paris, 1985 (dactylogramme ; introduction p. 1-38).

— « La Dissertation sur la formation du monde et les origines du matérialisme : matière et mouvement », dans O. Bloch (éd), Le Matérialisme du XVIII siècle..., p. 109-113.

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— Materialisten der Leibniz-Zeit (Friedrich Wilhem Stosch, Theodor Ludwig Lau, Gabriel Wagner, Urban Gottfried Bucher), Ausgewählte Texte, Berlin, DVW, 1966.

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Struve (B.G.), Dissertatio historico-litteraria de doctis impostoribus, Jenæ, 1703 ; rééd. Gênes, Muller, 1706 ; 4 éd. 1712.

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— Bibliografia, censimento e storia delle stampe originali di Giordano Bruno, Florence, Olschki, 1987.

Sullivan (R.E.), John Toland and the Deist Controversy : A Study in Adaptations Cambridge, Mas. ; Londres, Harvard University Press, 1982.

Tanaka (Y.) : voir Nozawa (K.)

Taxil (L.), (éd.), oeuvres du curé Meslier, Paris, 1880-1881 (Extrait des sentiments publié dans le t. II, p. 5-42).

Terada (M.), « Le médecin Gaultier, Réponse ou Parité de la vie et de la mort : possibilités et limites de la littérature colandestine en France au XVIII siècle » [en japonais], dans Bulletin of the College of General Education, Nagoya City University (Humanities and Social Sciences Section), [1] n· 41, mars 1995, p. 37-51, et [2] n· 42, mars 1996, p. 97-111 (dans la philosophie du médecin Gaultier, le scepticisme ne joue pas un rôle positif pour développer sa vision matérialiste du monde ; il la contrarie plutôt en rendant ambiguë la différence entre la vie et la mort, l’organisé et l’inorganisé. Le trait le plus saillant de la philosophie de G* réside dans son "émergencisme", provenant de sa culture médicale, qui refond en concepts biologiques avant la lettre des notions animistes et archaïques telles que "germe", "sève" , "humide radical" , etc. En cela, G* ouvre une voie sur les concepts à venir tels que "organisme", "milieu", "adaptation", etc. Pareil "émergencisme" se retrouve presque à la même époque dans certains ouvrages des libres penseurs d’outre-mer comme Toland et Collins, mais leurs considérations sont plus ancrées dans la métaphysique que dans la physiologie et l’embryologie contemporaines et aucune relation d’influence n’est vraiment tangible. Si l’organisation est, comme ce que dit F. Jacob, le mot clef de la biologie moderne, Gaultier mérite le titre de pré-biologiste).

Thomson (A.), « Meslier et La Mettrie », dans R. Desné (éd.), Le Curé Meslier et la vie in tellectuelle..., p. 467-484.

— « Qu’est-ce qu’un manuscrit clandestin ? », dans O. Bloch (éd), Le Matérialisme du XVIII siècle..., p. 13-16.

— et F. Weil, « Manuscrits et éditions de l’Examen de la religion », dans O. Bloch (éd.), Le Matérialisme du XVIII siècle..., p. 177-185.

— « La Mettrie et la littérature clandestine », ibid., p. 235-244.

— « The Materialism and spinozism of early 18th-century French exiles in the Netherlands », dans Philosophy in the Netherlands in the 17th and 18th centuries [Actes du colloque d’Utrecht, nov. 1988], à paraître vraisemblablement à Oxford, Univ. Press.

— « La Mettrie et Fontenelle », dans A. Niderst (éd.), Fontenelle, p. 413-421.

— « La littérature clandestine et la circulation des idées antireligieuses dans la première moitié du XVIII siècle », dans L’Encyclopédie, Diderot, l’esthétique. Mélanges en hommage à Jacques Chouillet, Paris, P.U.F., 1991, p. 297-304.

— notices « Freethinkers », « Clandestine literature », « Materialism : La Mettrie and clandestine literature », dans The Blackwell companion to the Enlightenment, Oxford, Blackwell, 1991.

— « Guillaume Lamy et l’âme matérielle », dans Le Matérialisme des Lumières : Dix-Huitième Siècle, n· 24, Paris, P.U.F., 1992, p. 63-71 (le célèbre passage de Lamy sur l’âme du monde, qui aura un large retentissement au XVIII siècle et en particulier dans la littérature clandestine, est en réalité assez marginal dans son oeuvre. Lamy propose plutôt une doctrine de l’« âme sensitive » qui le rapproche de l’épicurisme et de la tradition libertine. Parmi les traités clandestins, seule l’Ame matérielle utilise d’une façon systématique ses ouvrages, dont La Mettrie aussi s’inspire souvent).

— « L’Examen de la religion », dans G. Canziani (éd.), Filosofia e religione..., p. 355-372 (l’Examen de la religion n’est pas un texte d’auteur mais un catalogue d’arguments contre la religion. Selon A.T., le « milieu d’origine » du texte est celui des huguenots réfugiés en Hollande, surtout l’entourage de Prosper Marchand. Les rapports entre les versions principales en 11 et 15 chapitres sont difficiles à établir, d’autant plus que la première se présente sous différentes formes. La version primitive semble être celle attestée par le ms. 13215 de la B.N., à laquelle on a ajouté après coup plusieurs passages qui modifient le texte dans un sens déiste. Les interpolations de la version en 15 chapitres consistent par contre assez souvent en extraits de l’Histoire des oracles de Fontenelle. Les compilateurs disposaient peut-être d’un ensemble d’éléments épars, qu’ils ont rassemblés d’une façon ou d’une autre).

— « Joseph Morgan and the Islamic World », Dix-huitième siècle, n· 27, 1995, p. 349-363. (Morgan, bon connaisseur de la civilisation islamique, est le traducteur de l’irréligieuse Philosophical Dissertation upon Death de Radicati).

— « L’Examen de la religion autour de 1748 », La Lettre clandestine, 4 (1995), p. 61-63.

Torrey (N.L.), « Boulainvillier, the Man and the Mask », Studies on Voltaire and the eigh teenth century, n· 1 (1955), p. 159-173.

Totaro (G.), « Da Antonio Magliabechi a Philip von Stosch : varia fortuna del De tribus impostoribus e de L’Esprit de Spinosa a Firenze », dans E. Canone (éd.), Bibliothecæ Selectæ da Cusano a Leopardi, Firenze, L. Olschki, 1993, p. 377-417 (cet article, axé sur les figures du bibliothécaire florentin Antonio Magliabechi — grand collectionneur de livres et manuscrits, correspondant de Bayle et Leibniz — et d’un autre bibliomane impénitent, l’allemand Philip Stosch, est une véritable mine d’informations sur le débat italien autour des trois imposteurs à la fin du XVII siècle et au début du XVIII . Giuseppina Totaro édite également quelques lettres de Magliabechi, avec plusieurs notes de commentaire. Analyse détaillée du catalogue de la bibliothèque de Stosch, dispersée après sa mort).

— « Nota su due manoscritti delle Adnotationes al Tractatus theologico-politicus di Spinoza », Nouvelles de la république des lettres, II, 1990, p. 107-115 (remarques sur la copie manuscrite florentine des Adnotationes de Spinoza au TTP, ayant appartenu à Philip Stosch. Cette copie est très proche de celle de Marchand, conservée à Leiden. C’est un indice qui atteste peut-être l’existence de rapports entre Stosch et Marchand, que tend à confirmer un passage de la correspondance du dernier).

— et Veneziani (M.), « Indici e concordanze del Tractatus theologico-politicus di Spinoza », dans Lexicon philosophicum. Quaderni di terminologia filosofica e storia delle idee, éd. A. Lamarra et L. Procesi, 6, 1993, Firenze, Leo S. Olschki, 1993, p. 53-193 (utiles concordances du Traité théologo-politique — publiées dans le cadre des activités du Lessico Intellettuale Europeo de Rome —, le texte de Spinoza étant un point de repère constant pour les auteurs des manuscrits. Un index microfiché des concordances, joint à l’article, permet de réperer le contexte de chaque occurrence, en renvoyant à la page et à la ligne correspondantes de l’édition Gebhardt. Des renseignements très intéressants sur la méthode de la recherche et sur les aspects quantitatifs de celle-ci sont donnés par Giuseppina Totaro et Marco Veneziani dans leurs contributions respectives).

— « Niels Stensen (1638-1686) e la prima diffusione della filosofia di Spinoza nella Firenze di Cosimo II », dans P. Cristofolini (éd.), L’Hérésie spinoziste. La discussion sur le Tractatus theologico-politicus, 1670-1677, et la réception immédiate du spinozisme [Actes du Colloque international de Cortona, 10-14 avril 1991], Amsterdam-Maarssen, Apa-Holland University Press, 1995, p. 147-168.

Trapnell (W.H.), « Challe’s voyage of faith », Studies on Voltaire and the eighteenth century, n· 302, 1992, p. 117-139 (comporte p. 118-128 une discussion de la controverse opposant F. Deloffre et C.J. Betts à propos de l’attribution des Difficultés sur la religion à R. Challe).

— Thomas Woolston. Madman and Deist ?, Bristol, Thoemmes Press, 1993 (table : Woolston’s Life (Northampton. Cambridge. London). Woolston’s Writings (Before The Moderator. The Moderator. The Discourses. After the Discourses). The Reaction to the Discourses (Defence of the Clergy. Civil Prosecution of Religious Offences. The Use of Ridicule. The Defence of Jesus’s Miracles. Particular Miracles. Conclusion. Conclusion). Voltaire and Reimarus (Voltaire. Reimarus). Avec conclusion, bibliographie et index).

— « Peut-on dégager une pensée cohérente des écrits de Woolston ? », Revue d’histoire des religions, à paraître.

— « Challe et la "misérable justice humaine de Pascal" », à paraître dans les actes du Colloque Challe (Paris, 1996).

— « Challe et le devoir », Actes du colloque d’Aix-en-Provence, 1996, à paraître.

— voir aussi Deloffre (F.).

Trousson (R.), Histoire de la libre pensée, des origines à 1789, Bruxelles, Espaces de libertés (Éditions du Centre d’Action laïque), 1993 (une vingtaine de pages — 191-210 — bien informées sont consacrées aux écrits clandestins. Table des matières : I. De la Grèce aux temps modernes. De l’éveil aux ténèbres. La Grèce ; la tolérance romaine ; l’Empire et le christianisme ; la fin du paganisme ; le Moyen Âge. II. De la Renaissance à la Révolution française. [A] Le Siècle de la réforme. La transformation des mentalités ; pré-réforme et volonté de changement ; la Réforme ; les plaisantereies de Rabelais ; les énigmes du Cymbalum mundi ; Jean Bodin et la tolérance. [B] Le Siècle classique. Les libertins ; Cyrano de Bergerac ; Pierre Bayle ; Fontenelle ; les sentiers du romanesque. [C] Le siècle des Lumières. Secouer le joug ; la littérature clandestine ; changer la façon commune de penser ; Monseigneur, je suis chrétien... ; écraser l’infâme ; les matérialistes ; Diderot ; le baron d’Holbach. Bibliographie et index).

— introduction à Thérèse philosophe, dans Romans libertins du XVIII siècle, Paris, Laffont, coll. "Bouquins", 1993, p. 559-573.

Ueda (Y.) : voir Nozawa (K.)

Vallin (P.), « Un témoin de la diffusion des idées philosophiques en France au XVIII siècle », Dix-huitième siècle, n· 5 (1973), p. 417-420 (sur le ms. 2522 de la Bibl. de la Fac. de théologie S.J. de Lyon-Fourvière).

Van Bunge (W.), Johannes Bredenburg (1643-1691), Een Rotterdamse collegiant in de ban van Spinoza, Rotterdam, Presses Universitaires de l’Erasmus Universiteit, 1990.

— « Clandestine cultuur in Nederlands perspectief », Geschiedenis van de Wijsbegeerte in Nederland, 5 (1994), p. 35-44.

— « Balthasar Bekker on Daniel. An early Enlightenment critique of Millenarianism », History of European ideas, 21, 1995, p. 659-673.

— « Van Velthuysen, Batelier and Bredenburg on Spinoza’s Interpretation of the Scriptures », dans Paolo Cristofolini (éd.), L’Hérésie spinoziste. La discussion sur le Tractatus theologico-politicus, 1670-1677 [Actes du Colloque international de Cortona, 10-14 avril 1991], Amsterdam-Maarssen, 1995, p. 49-65.

— et Klever (W.), éd., Disguised and overt Spinozism around 1700. Papers presented at the international colloquium, held at Rotterdam, 5-8 october 1994. Edited by Wiep van Bunge and Wim Klever, Leiden, E.J. Brill, 1996 (Brill’s Studies in Intellectual History, 69) (1. The Netherlands. J. Israel, « The Banning of Spinoza’s Works in the Dutch Republic (1670-1678) » ; G. Jongeneelen, « Disguised Spinozism in Adriaen Verwer’s Momoensicht » ; A. Fix, « Bekker and Spinoza » ; W. van Bunge, « Eric Walten (1663-1697) : An Early Enlightenment Radical in the Dutch Republic » ; H. Krop, « Radical Cartesianism in Holland : Spinoza and Deurhoff » ; J. de Vet, « In Search of Spinoza in the Histoire des Ouvrages des Savans » ; M. Wielema, « Spinoza in Zeeland : The Growth and Suppression of "Popular Spinozism" (c. 1700-1720) » ; S. Thissen, « Images of Ligit and Shadow : Spinozism Bursts Forth into Dutch Cultural Life (l854-l872) ». 2. Germany. J. Lagrée, « Leibniz et Spinoza » ; W. Schröder, « "Spinozam tota armenta in Belgio sequi ducem". The Reception of the Early Dutch Spinozists in Germany » ; R. Otto, « Johann Christian Edelmann’s Criticism of the Bible and its Relation to Spinoza ». 3. Britain. L. Simonutti, « Spinoza and the English Thinkers. Criticism on Prophecies and Miracles : Blount, Gildon, Earbery » ; S. Brown, « Locke as Secret "Spinozist" : The Perspective of William Carroll » ; W. Klever, « Slocke, alias Locke in Spinozistic Profile » ; S. Hutton, « Edward Stillingfleet and Spinoza » ; R. Vermij, « Matter and Motion : Toland and Spinoza ». 4. France And Italy. E. Scribano, « Le "spinozisme" d’Arnauld » ; A. McKenna, « Spinoza in Clandestine Manuscripts : A Bibliographical Survey of Recent Research » ; G. Sheridan, « Aux origines de l’Essai de métaphysique du comte de Boulainviller : le Korte Verkandeling » ; L. Bove, « La politique et l’histoire : le spinozisme de Vauvenargues » ; P. Totaro, « La Congrégation de l’Index et la censure des oeuvres de Spinoza »).

— « Le contexte "spinoziste" de la dispute d’Isaac Orobio de Castro et de Johannes Bredenburg à l’aube du siècle des Lumières », Transactions of the Ninth International Congress on the Enlightenment, II, Oxford, Voltaire Foundation (= Studies on Voltaire and the Eighteenth century, n· 347), 1996, p. 784-785 (Congrès de Münster, 23-29 juillet 1995. Table ronde sur l’« Édition des manuscrits philosophiques clandestins »).

— (éd.) Balthasar Becker, Die Bezauberte Welt (1693). Herausgegeben mit einer Einleitung von Wiep van Bunge, Stutgart-Bad Canstat, Fromman-Holzboog, 1996 (Freidenker der europäischen Aufklärung, 7). À paraître.

Vanderjagt (A.) : voir Popkin (R.H.), Scepticism and Irreligion...

Van Rooden (P.T.) et Wesselius (J.W.), « The early Enlightenment and Judaism : the "Civil dispute" between Philip van Limborch and Isaac Orobio de Castro », Studia Rosenthaliana, 21, 1987, p. 140-153.

Varloot (J.), « Sur les manuscrits de Meslier », dans O. Bloch (éd), Le Matérialisme du XVIII siècle..., p. 187-191.

Varry (D.), « Le commerce du livre "philosophique" à Belfort à la fin de l’Ancien Régime », Revue d’Alsace, tome 121, 1995, p. 97-110 (la correspondance des clients belfortains avec la Société typographique de Neuchâtel (1769-1789) « permet de mettre en lumière l’existence à la veille de la Révolution d’un assez vaste commerce de "livres philosophiques" et prohibés jusqu’ici insoupçonnés »).

— « La diffusion sous le manteau : la société typographique de Neuchâtel et les lyonnais », dans F. Barbier, S. Juratic, D. Varry (éd.), L’Europe et le livre : Réseaux et pratiques du négoce de librairie..., p. 309-332 (Lyon entretenait des liens privilégiés avec la S.T.N. C’est ce que révélaient déjà les archives lyonnaises (cf. travaux de l’I.H.M.C.) et celles de la S.T.N. (cf. R. Darnton). Varry étudie plus en profondeur ce dernier fonds, encore insuffisamment exploré, et il met en lumière « quelques mécanismes du fonctionnement des échanges [réciproques] entre les deux centres d’imprimerie »).

— « De la Bastille à Bellecour : une "canaille littéraire", Taupin Dorval », dans Le Livre et l’historien. Études offertes en l’honneur du Professeur Henru-Jean Martin, Genève, Droz, 1997 (à paraître).

Vartanian (A.), Diderot and Descartes. A Study of scientific naturalism in the Enlightenment, Princeton, University Press, 1953 (remarques sur : Dissertation sur la formation du monde, Nouvelles libertés de penser, Recherches curieuses de philosophie, Telliamed, Traité de l’infini créé, Traité des trois imposteurs, etc. : cf. Index).

— (éd.), La Mettrie’s L’Homme machine. A Study in the origins of an idea. Critical edition with an introductory, monograph and notes, Princeton, University Press, 1960.

— « Quelques réflexions sur le concept d’âme dans la littérature clandestine », dans O. Bloch (éd), Le Matérialisme du XVIII siècle..., p. 149-165.

Vasoli (C.), « Il Colloquium Heptaplomeres e il tema dei "thetra mundi" », dans G. Gawlick et Fr. Niewöhner (éd.), Jean Bodins "Colloquium Heptaplomeres"..., p. 139 sq.

Vasta (A.), trad. italienne de Vanini, Confutazione delle religioni [4 livre du De Admirandis naturæ]. Préface de Manlio Sgalambro, Catane, De Martinis, etc., 1993.

Venturi (F.), « Addition aux Pensées philosophiques », Revue d’histoire littéraire de la France, XLV (1938), p. 23-42 et 289-308 (présentation et édition du ms. de Saint-Pétersbourg Objections diverses contre les ecrits de différents théologiens, en présentation synoptique avec les Additions de Diderot à ses Pensées philosophiques. Le ms. russe provenant de l’Ermitage, Venturi conjecture qu’il est l’exemplaire même utilisé par Diderot dans son remaniement des Pensées).

— Jeunesse de Diderot (de 1713 à 1753), Paris, Skira, 1939 (éd. orig., trad. Juliette Bertrand) ; réimpr. Genève, Slatkine reprints, 1967 ; éd. italienne : Giovinezza di Diderot, Palermo, Sellerio, 1988 (Cf. spéc. chap. III : « Pensées philosophiques »).

— Saggi sull’Europa illuminista. I. Alberto Radicati di Passerano, Torino, G. Einaudi, 1954.

— « nota introduttiva » à F. Venturi et alii : Dal Muratori al Cesarotti. Tomo V. Politici ed economisti del primo Settecento, Milano-Napoli, Ricciardi, 1978, p. 3-29.

Venturino (D.), « Metodologia della ricerca e determinismo astrologico nella concezione storica di Henry de Boulainvilliers », Rivista Storica Italiana, XCV, 1983, p. 389-418.

— « Feudalesimo e monarchia nel pensiero politico di Henry de Boulainvilliers », Annali della Fondazione Luigi Einaudi, Torino, Fondazione L. Einaudi, XVIII, 1984, p. 215-241).

— « Un prophète "philosophe" ? Une Vie de Mohamed à l’aube des Lumières », dans Le Matérialisme des Lumières : Dix-Huitième Siècle, n· 24, Paris, P.U.F., 1992, p. 321-331 (la Vie de Mohamed, publiée posthume en 1730, n’est pas un appendice érudit de l’activité philosophique de Boulainviller. Il s’agit au contraire d’une tentative de relecture, à la limite de l’apologie, de l’islam et de son rapport avec le christianisme. Insensible aux aspects mystiques de la religion musulmane, Boulainviller voit en Mahomet un exemple de rationalité et de simplicité. La critique de la révélation chrétienne, pour être implicite, n’est pas moins évidente, les dogmes chrétiens n’étant pour Boulainviller qu’un ajout obscur et inutile à la religion rationnelle. La Vie de Mahomed est l’une des sources les plus importantes du "mythe de Mahomet" au XVIII siècle).

— Le ragioni della tradizione. Nobiltà e mondo moderno in Boulainvilliers (1658-1722), Turino, Le Lettere, 1993 (ouvrage intégralement consacré au comte de Saint-Saire, à sa philosophie, son attitude envers la religion, mais surtout à sa conception de l’histoire et à son culte de la noblesse et des origines. Le "rationalisme" de B*, qui s’étend de l’histoire à la métaphysique, doit beaucoup au désir primitif de justifier de façon "naturaliste" la tradition idéologique nobilaire. Le volume inclut une très vaste bibliographie, p. 319-405, qui corrige plusieurs erreurs de R. Simon dans l’attribution, la datation et l’évaluation des écrits du corpus Boulainviller. Venturino n’accepte pas l’attribution à B* des Opinions des anciens sur la nature de l’âme, alors qu’il utilise, dans la reconstruction de sa pensée religieuse, la Lettre d’Hippocrate à Damagète. Peu de pages sont consacrées à l’Essai de métaphysique dans les principes de Spinoza, l’ouvrage n’ayant pas de valeur systématique : sa fonction est seulement de présenter une vulgarisation éclectique du spi nozisme. E.J. Mannucci rend compte de cet ouvrage dans Dix-huitième siècle, n· 26, 1994, p. 633-634).

Vercruysse (J.), Bibliographie descriptive des écrits du baron d’Holbach, Paris, 1971.

— « Un écrivain obscur des Pays-Bas au XVIII siècle : J.J.M. Cupis de Camargo et ses Lettres de Cang-Ti », Beiträge zur französischen Aufklärung und zur spanischen Literatur (Mélanges W. Krauss), Berlin, 1971, p. 447-459.

— « Bibliographie descriptive des éditions du Traité des trois imposteurs », Tijdschrift van de vrije Universiteit Brussel, XVII (1974-1975), p. 65-70.

— « Le Theophrastus redivivus au XVIII siècle : mythe et réalité », dans T. Gregory et al. (éd.), Ricerche su letteratura libertina..., p. 297-303.

— « Joseph Marue Durey de Morsan, chroniqueur de Ferney (1769-1772), et l’édition neuchâteloise des Questions sur l’Encyclopédie », Studies on Voltaire and the Eighteenth Century, n· 230, 1985, p. 323-391.

— « De l’utilité de Pierre Bayle : l’Abrégé de A.J. Le Bret et Voltaire », Studi filosofici, 1984 [paru en 1988], p. 183-210.

— « Du bon usage de la Chine : Les Lettres de Cang-ti, une somme clandestine des Lumières », dans M. Peñalver (éd.), Ideas y Movimientos clandestinos..., p. 59-69.

— « Les trois langages du rabbin de Woolston », dans G. Canziani (éd.), Filosofia e religione..., p. 337-353 (la comparaison du texte original de Woolston sur les miracles avec sa traduction française, tant dans la version imprimée de 1768 que dans une version manuscrite, montre la présence dans ces traductions de plusieurs additions qui transforment l’ouvrage de Woolston dans un pamphlet antichrétien. Une présentation synoptique portant sur une trentaine de passages permet de remarquer les différences entre les deux traductions et l’original : la traduction imprimée est beaucoup plus radicale, alors que la version manuscrite relève d’une position modérée. Chaque version naît d’une réécriture, d’une nouvelle création, sans que l’on puisse définir une hiérarchie et une filiation précises).

Verley (E.), « Meslier et les animaux-machines », dans Société des études robespierristes (éd.), Études sur le curé Meslier, p. 71-86 (av. discussion).

Vermij (R.H.), « Een aantekening over de schrijver van Les Voyages de Jaques Massé (1710) », Documentatieblad werkgroep achttiende eeuw, 22 (1990), p. 111-115 (remise en cause de l’attribution des Voyages à Tyssot de Patot ; voir la réponse de A. Rosenberg dans ibid., n· 23, 1991, p. 23-26, et le commentaire de Vermij p. 27-28).

— « The English Deists and the Traité », dans S. Berti, F. Charles-Daubert, R.H. Popkin (éd.), Heterodoxy, Spinozism and Free-Thought in Early-Eighteenth-Century Europe...

Vernière (P.), « La critique biblique dans l’Encyclopédie et ses sources spinozistes », Revue de synthèse, janvier-juin 1951, p. 68-77.

— « Le spinozisme et l’Encyclopédie », Revue d’Histoire Littéraire de la France, juillet-sept. 1951, p. 347-358.

— Spinoza et la pensée française avant la Révolution, Paris, P.U.F., 1954, rééd. 1982 (spéc. 2 partie, chap. I : « L’Ere des confusions, 1715-1750 »).

Verona (L.), Jean Meslier, prêtre athée, socialiste et révolutionnaire (1664-1729), Milano, 1975.

Veronizin (I.), O trex obmanchikax (Moisei-Cristos-Mahomet), Moscou, 1930 (introduction p. 3-54 : « Istoria ateisticheskoi knigi).

Veyssière de La Croze (M.), Dissertation sur l’athéisme, dans Entretiens sur divers sujets d’histoire et de religion, entre Milord Bolinbroke et Isaac Orobio, rabin des Juifs portugais à Amsterdam...(1711), rééd. 1770 : Diss. sur l’athéisme aux p. 248-450, p. 325-331 sur le Traité des trois imposteurs.

Vienne (J.-M.), « Locke et le déisme anglais », dans Mélanges de sciences religieuses, XXXVIII, 1981.

Vigouroux (F.), Les Livres saints et la critique rationaliste, 1886, 2 vol.

Vogel (E.), « Zur Geschichte des ungedrückten Werks : Colloquium Heptaplomeres s. de abditis rerum sublimium arcanis, verfaßt von dem Franzosem Jean Bodin », Serapeum. Zeitschrift für Bibliothekwissenschaft, Handschriftenkunde und ältere Litteratur, VIII (1840), p. 113-116, 132-138, 152-155.

Vogt (W.), « Abhandlung von dem gottlosen Buche, de tribus impostoribus, und den ver schiedenen Handschriften desselben », Brem- und Verdisches Hebopfer, IV (1752), p.867-908 (p. 889-891 sur le manuscrit italien mentionné par Tentzel ; notes sur la diffusion de la version en 6 chapitres du Traité et de la version en 8 chapitres de L’Esprit en Allemagne).

Volpilhac-Auger (C.) et Grell (Ch.), éd., Nicolas Fréret, légende et vérité, Oxford : The Voltaire Foundation ; Paris : Universitas, 1994 (table : C. Volpilhac-Auger : « Nicolas Fréret : histoire d’une image » ; Ch. Grell : « Bibliographie des études consacrées à Fréret historien » ; idem : « Étude chronologique des recherches historiques de N. Fréret » ; idem : « Nicolas Fréret, la critique et l’histoire ancienne » ; J.-J. Tatin-Gourier : « Les recherches de Fréret sur l’origine de la nation française » ; B. Kriegel : « Nicolas Fréret chronologiste » ; C. Larrère : « Fréret et la Chine : du philosophiqme des langues à l’historique de la chronologie » ; G. Stenger : « Fréret, Maffei et l’origine des anciens peuples de l’Italie (à propos d’une lettre inédite de Fréret) » ; M. Sartori : « L’impossibilité de l’histoire chez Fréret » ; D. Droixhe : « Impasse du commerce : Fréret linguiste » ; M. Benítez : « La composition de la Lettre de Thrasybule à Leucippe : une conjecture raisonnable »).

— réalisation du numéro spécial de la revue Corpus, n· 29, 1995, consacré à Nicolas Fréret [Sommaire : C. Volpilhac-Auger, « Fréret, l’arpenteur universel » ; C. Borghero, « Méthode historique et philosophie chez Fréret » ; C. Poulouin, « Freret et les origines de l’histoire universelle » ; N. Vanwelkenhuyzen, « Langue des hommes, signes des Dieux. Fréret et la mythologie » ; J.-J. Tatin-Gourier, « Fréret et l’examen critique des sources dans les Observations sur la religion des Gaulois et sur celle des Germains (1746) » ; F. Létoublon, « Socrate au tribunal de Fréret » ; L. Bianchi, « Montesquieu et Fréret : quelques notes » ; M. Mund-Dopchie, « Nicolas Fréret, historien de la géographie antique » ; A. Niderst, « Grandeur et misère de l’Antiquité chez Fréret ». Documents : Lettre de Fréret à Ramsay, avec une introduction de C. Volpilhac-Auger ; « Sur la réminiscence » : un manuscrit inédit de Charles Bonnet (1786) présenté par Serge Nicolas].

Voronizin (I.), (éd.), O trex obmanchikax (Moisei — Cristos — Magomet), Moscou, 1930 (introduction p. 3-54 : « Istoria ateisticheskoi knigi »).

Vovelle (M.), « Étude quantitative de la déchristianisation au dix-huitième siècle : débat ouvert, tabou ou dépassé ? », Dix-huitième siècle, n· 5 (1973), p. 163-172.

Wade (I.O.), (éd.) Voltaire, Epître à Uranie, dans Publications of the Modern Langage Association of America, XLVII-4, décembre 1932, p. 1066-1112.

— « The manuscript’s of Jean Meslier’s Testament and Voltaire’s printed Extrait », Modern philology, XXX (mai 1933), p. 381-398.

— The Clandestine organisation and diffusion of philosophic ideas in France from 1700 to 1750, Princeton, University Press, 1938 ; réimpression New York, Octagon Books, 1967. Compte rendu par N.L. Torrey dans R.H.L.F., XLV (1938), p. 529-531, et dans Romanic Review, avril 1939, p. 205-209.

— Voltaire and Madame du Châtelet. An Essay on the intellectual activity at Cirey, Princeton, University Press, 1941 (réimp. New York, Octagon, 1967).

— « Trois réformateurs de l’âge des Lumières », dans R. Desné (éd.), Le Curé Meslier et la vie intellectuelle..., p. 95-109 (sur Meslier, l’abbé de Saint-Pierre, l’abbé Espiard de la Borde).

Wagner (A.), (éd.), Opere di G. Bruno, Leipzig, Weidmann, 1830.

Wall (E. van der), « Orthodoy and scepticism in the early Dutch Enlightenment », dans R.H. Popkin et A. Vanderjagt (éd.), Scepticism and Irreligion..., p. 121-141.

Waterman (M.), « Voltaire and Firmin Abauzit », Romanic Review, XXXIII (1942), p. 236-249.

Weber (H.), [éd.], « Meslier et le XVI siècle », dans Études sur le curé Meslier, p. 53-70 (avec discussion), repris dans À travers le seizième siècle, II : Histoire des idées, Paris, Nizet, 1986, p. 227-246.

— « Les cheminements de l’incroyance : des libertins spirituels à l’idée de religion naturelle », dans P. Abraham et R. Desné (éd.), Histoire littéraire de la France, t. II (1492-1600), Paris, Éditions Sociales, 1975, p. 189-225 (p. 199-200 sur les Trois imposteurs).

Weil (F.), « La diffusion en France avant 1750 d’éditions de textes dits clandestins », dans O. Bloch (éd), Le Matérialisme du XVIII siècle..., p. 207-211.

— « Le rôle politique de la religion d’après les manuscrits philosophiques », dans G. Lamoine (éd.), Nature, droit, justice. Actes du colloque des sociétés britannique et française d’étude du XVIII siècle [6-9 septembre 1990], Toulouse, Université de Toulouse-Le Mirail, 1990, p. 225-231.

— « L’enquête dans les archives et bibliothèques provinciales » et « Note sur les filigranes des papiers français du XVIII siècle », La Lettre clandestine, 1 (1992), p. 10 et 11.

— « D’Holbach et les manuscrits clandestins : l’exemple de Raby », Corpus, n· 22-23 (1992) : D’Holbach, p. 77 (influence du Système de la nature et des traductions de d’Holbach dans le réaménagement que Raby apporta à ses écrits dans les années 1760).

— « La difusion écrite des idées non conformistes en France à l’époque de l’Encyclopédie, 1750-1770 », Transactions of the Eighth International Congress on the Enlightenment, I [S.V.E.C. 303], Oxford, The Voltaire Fondation, 1992, p. 339 (1·. Les impressions françaises. L’existence des imprimeries clandestines dans la période apparaît liée à la vitalité du jansénisme des années 30. 2·. Les nouveaux enjeux idéologiques. Le pouvoir prend de nouvelles mesures — censure sur les catalogues de vente. Entre 1759 et 1761, les premières victimes sont les ouvrages concernant le jansénisme ; ce seront, après l’expulsion des Jésuites, les oeuvres jusque-là préservées de Spinoza et celles de Diderot).

— « La fonction du manuscrit par rapport à l’imprimé », dans F. Moureau (éd.), De bonne main..., p. 17-27 ; résumé dans Transactions of the Eighth International Congress on the Enlightenment, III [S.V.E.C. 305], Oxford, The Voltaire Fondation, 1992, p. 1743-1745 (réflexions sur la fonction du manuscrit au XVIII siècle et sa coexistence avec le support imprimé, soit : 1·. sur les manuscrits destinés à l’impression, qui auraient dû paraître. 2·. sur le marché du livre manuscrit — copiés sur des imprimés ou inédits. 3·. sur les manuscrits littéraires testés par les auteurs, et les "clandestins" antichrétiens, destinés à un public restreint. 4·. sur l’impression des manuscrits clandestins. Souvent française et rare avant 1750, l’impression se multiplie à l’étranger entre 1765 et 1770, après une période intermédiaire creuse. L’imprimé semble alors supplanter le manuscrit, et cette "révolution" a des répercussions sur la rédaction des textes eux-mêmes. L’A. émet plusieurs réserves sur l’hypothèse "économique" proposée par F. Moureau dans « La plume et le plomb »).

— « Lévesque de Burigny au secours de la religion chrétienne », La Lettre clandestine, 2 (1993), p. 54-59 ; « Rapport d’une mouche de la police parisienne sur le nommé Gautier », ibid., p. 64.

— « Le rôle de Raby dans la rédaction et la diffusion des manuscrits philosophiques (1760-1770) », dans G. Canziani (éd.), Filosofia e religione..., p. 411-424 (l’A. dresse ici un premier inventaire des manuscrits, autographes ou non, de Josèphe-Claude Raby, grand connaisseur de la littérature antichrétienne et auteur lui-même d’écrits contre la religion. Les ouvrages de Raby se caractérisent par l’utilisation continuelle de sources clandestines, qu’il remanie à sa façon, en en faisant des textes tout à fait nouveaux. Ses rapports avec les « philosophes » devraient être étudiés, pour mieux comprendre les voies de diffusion des traités clandestins dans la deuxième moitié du XVIII siècle).

— « À propos des "livres philosophiques" », La Lettre clandestine, 3 (1994), p. 34.

— Voir aussi Thomson (A.).

Welsch (H.) et Dubois (H.), (éd.), John Toland. Le Pantheisticon. 1720. Traduction française [...] d’après l’exemplaire de J. Lempereur, s.l., 1927.

Weller (E.), (éd.), De tribus impostoribus. Anno DCIIC. Mit einem bibliographischen Vorwort, Zurich, 1846, puis Heilbronn, 1876 (réimpression de l’éd. de P. Straube, s.l.n.d. = Wien, 1753).

Wetsel (D.), Pascal and Disbelief. Catechesis and Conversion in the Pensées, The Catholic University of America Press, 1994 (sur La Mothe le Vayer, Naudé, La Peyrère).

— « Pascal’s Attack on Deism : the Pensées and the Quatrains du Déiste », PFSCL XXI, 40, 1994, p. 45-63.

Wijngaarden (N. van), Les Odyssées philosophiques en France entre 1616 et 1789, Haarlem, 1932) (p. 46-78 sur La Terre australe connue de Gabriel de Foigny, p. 95-107 sur l’Histoire de Calajeva de Claude Gilbert).

Wild (R.), « Freidenker in Deutschland », Zeitschrift für historische Forschung, VI (1979), p. 253-285 (version abrégée dans S. Bertelli, Il Libertinismo in Europa, Milano, 1980, p. 81-116).

Wilke (C.), Les Dialogues à Marrakech d’Estevao Dias, voyageur d’Anvers (1581) : une polémique espagnole clandestine contre la religion chrétienne. Édition critique d’après les manuscrits, mémoire pour le diplôme de l’École Pratique des Hautes Études, V Section, Paris 1993, 520 p. (la polémique clandestine contre le christianisme n’est pas le domaine réservé des libre-penseurs : sceptiques croyants et sectaires, anti-trinitaires, juifs et musulmans y ont contribué. Diatribes et oeuvres mêmes ont facilement changé de bord, de sorte que bien souvent la distinction entre des écrits « dogmatiques » et « libertins » tient plus au contexte qu’au contenu. Si les textes juifs deviennent dès le XVII siècle très présents dans ce concert, cela tient en bonne partie à l’émergence d’une littérature clandestine en langue espagnole, dont le présent travail s’efforce à présenter le premier avatar : deux dialogues assez volumineux, sans nom d’auteur, sans date ni titre fixe, copiés jusqu’au milieu du XVIII siècle. La découverte d’une source secondaire permet à C.W. de les attribuer à Étienne Dias, un marchand portugais d’Anvers qui devint juif vers 1572 à Ferrare. Commencé à Marrakech, à l’occasion d’une controverse avec le mystique augustin Thomas de Jésus, alors aumônier de l’ambassadeur du Portugal retenu en otage, l’écrit fut constamment augmenté par Dias au cour de ses périples ultérieurs, qui semblent l’avoir ramené du Maroc à Anvers et finalement à Venise. L’oeuvre se présente sous la forme d’un colloque dans le style érasmien mettant aux prises un marchand néerlandais converti au judaïsme lors d’un voyage au Maghreb, avec son frère, un catholique fervent venu le visiter. À travers leur discussion, Dias fait passer ses doctes lectures. Les sources qu’il plagie revèlent un grand éclectisme : il utilise non seulement des textes talmudiques et médiévaux contredisant les interprétations chrétiennes de la Bible, mais aussi des satires protestantes, quand il se déchaîne contre l’autorité ecclésiastique, et il recourt aux polémistes catholiques pour démontrer que le principe de la seule foi en Christ conduit forcément à la perte de toute certitude. Ses arguments contre le dogme de l’Incarnation sont tirés, comme il l’affirme lui-même, d’un pamphlet antitrinitaire. Mais son idée-force, c’est bien l’hypothèse de l’imposture de la religion. Non seulement les dignitaires ecclésiastiques de l’époque sont selon lui des athées qui ne s’intéressent qu’à l’argent (cf. le trafic des indulgences), mais c’est aussi le cas des Évangélistes ainsi que des pères de l’Église, de Mahomet, de Luther et de Calvin, qui ont délibérément forgé leurs croyances pour duper et dépouiller les masses — non sans avoir caché dans leurs écrits des messages cryptiques permettant aux esprits-forts d’échapper au labyrinthe. La seule base de certitude est la Bible, que les juifs ont le privilège d’interpréter sans subir de censure. En fait, cette piété juive idéale se revèle toute nourrie des textes des érasmistes hispaniques. Par leur éclectisme vertigineux, ces deux dialogues se situent au carrefour des différentes tendances de critique religieuse du début de l’époque moderne. Ils nous rappelent à quel point celles-ci furent enchevêtrées dès l’origine et combien elles allaient le rester au XVIII siècle : quatre au moins des neuf manuscrits connus ont été acquis pendant les premières décennies par des "curieux" chrétiens : un Français, un Allemand, un Anglais et un Américain de Pennsylvanie. Compte rendu par J. Letrouit : L.C. n· 3 (1994), p. 64-65.

— Judisch-christliches Doppelleben im Barock. Zur Biographie des Kaufmanns und Dichters Antonio Enriquez Gomez, Francfort, Peter Lang, 1994, 474 p. (coll. "Judentum und Umwelt"). (le poète espagnol Antonio Enriquez Gomez — ca. 1600-1663 — nous a laissé des vers à la mode néo-stoïcienne et de nombreuses comédies d’une touchante piété catholique. Il fut néanmoins, pendant les douze ans de son exil en France, étroitement lié aux cercles des crypto-juifs portugais. Durant cette époque, vers 1646-1648, il fit diffuser quantité d’écrits clandestins : dans son roman satirique La Inquisicion de Lucifer y visita de todos los diablos, il attaque le Saint-Office espagnol et conclut sur un plaidoyer pour la liberté de conscience. Il brandira le même étendard dans un traité politique imprimé à Rouen en 1647 pour une diffusion restreinte : Politica Angélica, Segunda parte. Deux autres écrits de ces anti-inquisitoriaux se sont perdus : l’épopée apocalyptique Israel sobre Tubal et Carta del tribunal de la Razon escrita por el doctor Angel Verdad, mentionnés dans les documents de l’Inquisition. Nous possédons encore de lui une réfutation versifiée des dogmes chrétiens, suivie de l’apologie d’un judaïsme fantaisiste consistant à « observer la foi pure et sainte en connaissant un Dieu unique par la lumière de l’entendement » (Romance al divin martir Juda Creyente, 1648). Le présent ouvrage dégage des Archives l’itinéraire biographique de ce moraliste qui fut contrebandier, négrier, banqueroutier habile, se fit le chantre des croyances et des régimes les plus variés de son époque, pour finir ses jours à Séville dans les cachots de l’inquisition. L’étude est concentrée sur les stratégies remarquablement systématiques de cette duplicité ainsi que sur leur contexte économique et social. Compte rendu par J. Letrouit : L.C. n· 3 (1994), p. 65).

Wojcik (J.W.), « "Behold the Fear of the Lord" : The Erastianism of Stillingfleet, Wolseley, and Tillotson », dans S. Berti, F. Charles-Daubert, R.H. Popkin (éd.), Heterodoxy, Spinozism and Free-Thought in Early-Eighteenth-Century Europe...

Wootton (D.), « Hume’s Of Miracles : Probability and irreligion », dans M.A. Stewart (éd.), Studies in the philosophy of the Scottish Enlightenment, Oxford, 1990, p. 191-229 (cf. § 6 : « The Clandestine French sources » ; § 7 : « The contrary Miracles Argument », p. 210-214).

— Republicanism, Liberty and Commercial Society (1646-1776), Oxford, 1995.

— voir aussi Hunter (M.)

Wright (H.G.), (éd.), « Religio Laici », Modern Language Review, XXVIII (1933), p. 295-307.

Wrzecionko (P.), Reformation and Frühaufklärung in Polen. Studien über dem Sozinianismus und seinem Einfluss auf das westeuropäische Denken im 17. Jahrhundert, Göttingen, 1977.

Wurtz (J.-P.), « Tschirnhaus et l’accusation de spinozisme : la polémique avec Christian Thomasius », Revue philosophique de Louvain, t. 78, p. 489-506 (conférence prononcée au colloque sur « Le contexte intellectuel du spinozisme », déjà publiée dans le Bull. de l’Assoc. des Amis de Spinoza, n· 1, mars 1979. « Renier en public l’influence de Spinoza, c’était au fond la seule façon de faire passer certaines de ses idées »).

Yardeni (M.), « L’antisémitisme du curé Meslier », Revue des études juives, CXXXVII (1978), p. 47-60.

Zaccone-Sina (M.G.), « L’interpretazione della "Genesi" in Henry de Boulainvilliers. Fonti : Jean Le Clerc e Thomas Burnet, I », Rivista di filosofia neoscolastica, LXXII-3, juillet-septembre 1980, p. 494-532 (Extraits des lectures, tirées des dissertations de Jean Le Clerc précédant son éd. latine de la Genèse, Amsterdam, 1693, et de ses Sentimens de quelques théologiens de Hollande sur l’Histoire critique du Vieux Testament, composée par le P. Richard Simon de l’Oratoire, où, remarquant le fautes de cet auteur, on donne divers principes utiles pour l’intelligence de l’Écriture sainte, Amsterdam, 1685).

— « L’interpretazione della "Genesi"... » [seconde partie], Ibid., t. LXXII-4, octobre-décembre 1980, p. 705-733 (p. 705-718 : édition des Doutes proposez par Th. Burnet sur le premier chapitre de la Genèse. Archelog. liv. 2· cap. 7 et 8 ; p. 719-733 : Extraits de la Théorie sacrée de la terre comprenant les révolutions et changements de nostre globe, de Th. Burnet, impr. à Amsterdam, 1694, chez Jean Wolters. Pag. 474).

— « L’interpretazione della "Genesi"... » [troisième partie], Ibid., LXXIII, 1981, p. 157-178 (édition de quelques pages extraites de Abrégé d’histoire universelle ; renseignements utiles sur les manuscrits de Boulainvilliers).

— « Le Apologia de Spinoza di Languener », Nouvelles de la République des Lettres, IV (1984-II), p. 117-137 ; V (1985-I), p. 111-158 (édition de l’Examen d’une réfutation abrégée du système de Spinoza, par M. de Cambrai, et de l’Examen d’une nouvelle réfutation du système de Spinoza, par un moine bénédictin).

Zanier (G.), « Cardano e la critica delle religioni », Giornale critico delle filosofia italiana, LIV (1975), p. 89-98.

— Ricerche sulla diffusione e fortuna del De incantationibus di Pomponazzi, Firenze, 1975.

Zoli (S.), Europa libertina tra Controriforma e Illuminismo. L’"Oriente" dei libertini e le origini dell’Illuminismo. Studi e ricerche, Bologna, Cappelli, 1989.

Zuber (R.), « La répression de l’hérésie autour de Meslier », dans R. Desné (éd.), Le Curé Meslier et la vie intellectuelle..., p. 79-95.

Publications récentes ou sous presse

Artigas-Menant (G.), # « Quatre témoignages inédits sur le “Testament” de Meslier », dans Le Matérialisme des Lumières : Dix-Huitième Siècle, n° 24, Paris, P.U.F., 1992, p. 83-94.

Édition des témoignages et introduction. Érudit, bibliophile, collectionneur de manuscrits, Thomas Pichon (1700-1781) possédait aussi une copie du Mémoire de Meslier. Parmi ses papiers, conservés à Vire, on trouve plusieurs textes (dont un daté de 1737) qui témoignent de la circulation et de la célébrité de l’ouvrage du curé Meslier dans sa version intégrale, indépendamment donc de l’Extrait des sentimens de Jean Meslier, qui sera publié par Voltaire en 1763. Les trois pièces publiés par G. Artigas-Menant sont anonymes et partagent la même inspiration vaguement déiste : d’où la répugnance vis-à-vis de l’athéisme de Meslier.

# « Un Français chez les Micmacs en 1752 : Thomas Pichon », dans Actes du huitième congrès international des Lumières, Oxford, The Voltaire Foundation,1992, p. 1593-1597.

Grand collectionneur de manuscrits philosophiques clandestins, Pichon (Vire 1700-Saint-Hélier 1781) n’a publié qu’un livre, Lettres et mémoires sur le Cap breton (Londres, Nourse, 1760). Il a commencé à le rédiger en 1752 lorsqu’il était secrétaire du gouverneur de l’Ile Royale. La valeur documentaire de cet ouvrage, en particulier sur les coutumes des Micmacs, est encore reconnue, mais ce qui retient notre attention ce sont les sous-entendus philosophiques. Le voyage véridique chez les sauvages est un prétexte pour exprimer son matérialisme et sa critique de la religion révélée en même temps qu’un système politique fondé sur la complicité de la religion catholique. Le catalogue de la bibliothèque de Pichon, conservé à la bibliothèque municipale de Vire comme une partie de ses manuscrits, renseigne utilement sur l’origine de ses idées.

# « La religion dans Les Illustres Françaises », dans Leçons sur Les Illustres Françaises de Robert Challe, Actes de la table ronde de Créteil, Paris, Champion-Slatkine, 1993, p. 217-239.

La question la plus délicate que pose l’attribution à Robert Challe des Difficultés sur la religion proposées au père Malebranche concerne la religion des Illustres Françaises. Comment concilier le déisme violemment anti-catholique du traité et le conformisme bien pensant d’un roman dont seule la septième et dernière histoire est ouvertement consacrée à un héros subversif ? C’est qu’en réalité la critique n’est pas confinée à la fin du roman, elle est disséminée sous la forme de l’allusion, du blasphème déguisé, beaucoup plus corrosifs que la dérision bruyante du jeune Dupuis. Au milieu de ce libertinage diffus, souffrent et meurent des héros, victimes de leur fidélité à la religion dans laquelle ils sont nés. Le destin de ces personnages, morts en “odeur de sainteté”, martyrs de l’illusion, condamne le catholicisme et ses dogmes. Une doctrine inspire le roman, fondée sur une haute idée des devoirs naturels de l’homme. La religion des Illustres Françaises est une religion sans moines inutiles, sans célibat forcé, sans sacrements, sans prédestination, sans grâce. Religion de la conscience, de la pénitence, du salut. Religion difficile à démêler d’une superstition haïssable, pour une humanité prête à tomber dans l‘erreur, à se tromper sur lesmotifs de ses propres actions. Les Illustres Françaises ne représentent ni un recul prudent par rapport aux Difficultés ni un retour à la foi perdue.

# « La prière dans les Difficultés sur la religion » , dans Autour d’un roman : “Les Illustres Françaises” de Robert Challe, Paris, Champion, Collection Unichamp, 1992, p. 41-55, repris dans Autour de Robert Challe, Actes du Colloque de Chartres, Paris, Champion 1993, p. 257-270.

Sur les 481 pages des Difficultés, la prière n’occupe que deux pages et demie mais elles retiennent l’attention. Challe pratique et recommande la “prière en esprit”, adoration et pénitence, qu’enseignera le chef de famille, remplaçant du prêtre. Ce culte familial ne suffit pas et on s’assemblera certains jours pour entendre un discours sur Dieu, suivi d’une prière unanime et d’une méditation particulière. On gravera sur le bronze ou le marbre, en langue morte et en langue vulgaire, un modèle de sermon et de prière , renouvelable tous les cent ans. La posture idéale est d’être à genoux, les yeux fermés, le visage dans les mains “s’appuyant sur les coudes”. Mélange de fidélité et d’hérésie, son traité sent la libre-pensée mais surtout l’après-Réforme. On y reconnaît le Catéchisme du Concile de Trente, Nicole, Jean-Baptiste de la Salle, les exercices pour la confession. Dans sa recherche rationnelle d’une religion naturelle, Challe revient à la religion de ses origines, après l’avoir dépouillée de ce qui lui paraît la défigurer. Un christianisme rénové, sans Christ bien entendu.

# « L’utilisation de la Rome antique dans la propagande anti-catholique au XVIIIe siècle », dans Images de l’Antiquité dans la Littérature française, Paris, Presses de l’Ecole Normale Supérieure, 1993, p. 125-136.

Deux ouvrages servent de base à cette réflexion : les Cérémonies et coutumes religieuses de tous les peuples du monde (9 vol. in fol., 1723-1748), publié par J.-F. Bernard et gravé par B. Picart et L’Antique Rome (1 vol. in 4°, 1796), par J. Grasset de Saint-Sauveur, gravé par Labrousse. Le frontispice de Picart, « Tableau des principales religions du monde », est à lui seul un programme polémique : de la Rome antique à la Rome catholique, la filiation d’un clergé à l’autre, la complicité des pouvoirs, l’union entre le culte et la débauche. La compilation de Bernard illustre la méthode du recueil, fait pour fournir au lecteur un arsenal critique. L’illustration, instrument de propagande, en fait un livre plus subversif que ses autres “dissertations mêlées”. Grasset l’a compris : sa galerie de costumes suggère une parfaite objectivité documentaire et il conclut le condensé des coutumes religieuses de la Rome antique en disant que son « esquisse peut servir de terme de comparaison ».

Benítez (M.), # « Un spinozisme suspect. A propos du Dieu de Boulainvilliers », dans Le Matérialisme des Lumières : Dix-Huitième Siècle, n° 24, Paris, P.U.F., 1992, p. 17-28.

Le spinozisme de Boulainviller est suspect, car, loin d’accepter la doctrine spinoziste de l’attribut, Boulainviller la dénature complètement, ne voyant dans les attributs que de simples manifestations sensibles de la substance. De surcroît, les deux attributs accessibles aux hommes (étendue et pensée) n’ont pas pour lui une réalité ontologique ; ils ne sont qu’un produit de l’entendement humain : des abstractions, des idées générales. Or, puisque Boulainviller soutient que la substance ne peut être connue que par ses attributs, il s’ensuit que la nature divine, qui contient, selon la doctrine spinoziste, un nombre infini d’attributs, devient inconnaissable. Cette conclusion inattendue révèle, chez le spinoziste Boulainviller, une véritable rupture avec le Dieu de l’Éthique.

# « Eléments d’une sociologie de la littérature clandestine : lecteurs et éditeurs de Telliamed », dans F. Moureau, De bonne main..., p. 71-96 ; résumé partiel (« La première édition du Telliamed ») : Transactions of the Eighth International Congress on the Enlightenment, III [S.V.E.C. 305], Oxford, The Voltaire Fondation, 1992, p. 1750-1752.

Ouvrage d’une vie, Telliamed se modifie aussi en fonction du dialogue continuel de l’auteur avec ses lecteurs-collaborateurs. Après une tentative auprès de Fontenelle (vers 1726-1728), Maillet envoie son traité au marquis de Caumont avec d’autres manuscrits clandestins. Cependant il ne conçoit pas son système comme un « jeu frivole » mais comme une « véritable histoire de la terre », et ce n’était pas « la meilleure façon de provoquer une discussion » à son sujet. La multiplication des copies finira par rendre nécessaire une édition. On définit alors le rôle de l’abbé Le Mascrier et de l’avocat Jean-Antoine Guer dans la préparation de la première édition du Telliamed, qui sortira des presses parisiennes clandestines de Bonin et La Marche l’été 1748, sous le contrôle du lieutenant de police Berryer. On s’intéresse ensuite au projet carressé par Maillet de joindre à son Telliamed des « Observations sur la nature de l’âme » de sa composition. Il pourrait bien s’agir du Décameron sur l’âme que Guer voulait faire paraître sous son nom en 1751, et qui n’a jamais vu le jour.

# « La diffusion du Traité des trois imposteurs au XVIIIe siècle », Revue d’histoire moderne et contemporaine, 40-1, janvier-mars 1993, p. 137-151.

L’A. fait le point sur l’origine et la diffusion du Traité..., qu’il date entre 1677 et 1690 et en tout cas avant 1700. Les premières attestations proviennent d’érudits allemands comme Tentzel et Struve, mais certains témoignages sont sujets à caution pour ce qui regarde l’existence de plusieurs versions (parmi lesquelles celle, latine, étudiée de nos jours par W. Gericke). Très tôt le traité circule aussi sous le titre L’Esprit de Spinoza, c’est sous cette forme qu’il sera imprimé en 1719. La première attestation française remonterait à 1723 (J. Lecouteux, diffuseur de nouvelles à la main, est arrêté pour avoir fait tirer une copie du traité). D’autres rapports de police confirment la vaste diffusion du texte en France avant les éditions imprimées des années 1768-1796.

Berti (S.), Charles-Daubert (F.), Popkin (R.H.), # éd., Heterodoxy, Spinozism and Free-Thought. The Traité des trois imposteurs in the European Culture of the Early Enlightenment, Dordrecht, Kluwer Academic Publishers, 1994.

Berti (S.), # « The first edition of the Traité des trois imposteurs and its debt to Spinoza’s Ethics », dans M. Hunter et D. Wooten (éd.), Atheism from the Reformation to the Enlightenment..., p. 182-220. # « Scepticism and the Traité des trois imposteurs », dans R.H. Popkin et A.J. Vanderjagt (éd.), Scepticism and irreligion in the Seventeenth and Eighteenth centuries..., p. 216-229.

Bianchi (L.), # « “Nullo modo autem mors timenda est” : paura e ragione secondo il Theophrastus redivivus », dans L. Guidi, M.R. Pellizzari, L. Valenzi (éd.), Storia e paure, Milano, Angeli, 1992, p. 43-54.

Dans le Theophrastus redivivus, le thème de la peur n’est pas seulement un instrument pour expliquer l’origine des religions ; c’est une catégorie anthropologique qui permet de comprendre la nature de l’homme et l’organisation de la société. Plus attentif aux classiques qu’aux modernes, l’auteur du Theophrastus récupère les doctrines morales du stoïcisme pour exorciser, en particulier, la peur de la mort, que la raison doit dominer pour permettre au sage aristocratique une vie tranquille, loin des troubles— et des craintes — du “peuple”.

# « Elementi stoici nel pensiero di G. Naudé », dans D. Vini et D. Teranto (éd.), Individualismo, Assolutismo, Democrazia, Napoli, E.S.I., 1992, p. 27-51.

L’article contient plusieurs rapprochements généraux entre l’interprétation donnée par Naudé de la pensée stoïcienne — surtout de Sénèque — et la lecture de ces mêmes textes que donne l’auteur anonyme du Theophrastus redivivus. D’une part et de l’autre, il s’agit de lutter contre le compromis entre stoïcisme et christianisme qu’avait tenté, au tournant du XVIe siècle, Juste Lipse, et de restaurer ainsi les traits naturalistes de la pensée stoïcienne.

# « Pierre Bayle face au meilleur des mondes », dans A. Heinekamp et A. Robinet (éd.), Leibniz : le meilleur des mondes (Actes de la Table ronde C.N.R.S./Paris et Gottfried-Wilhelm-Leibniz-Gesellschaft/Hannover, Domaine de Seillac, Loir-et-cher, 7-9 juin 1990), Stuttgart, Franz Steiner Verlag, 1992, p. 129-141.

Dans le cadre d’une analyse de la controverse Bayle-Leibniz, l’auteur montre (p. 140-1) une utilisation athée des objections bayliennes en matière de théodicée, par le ms. clandestin Jordanus Brunus redivivus.

# « Alle fonti della ragione. Il pensiero libertino di fronte alla tradizione filosofica », dans G. Canziani et Y.C. Zarka, L’Interpretazione nei secoli XVI e XVII, Milano, F. Angeli, 1993, p. 127-153. # « Impostura religiosa e critica storica : “La fausseté des miracles des deux testamens” », à paraître dans G. Canziani et G. Paganini, Filosofia e religione nella letteratura clandestina (secoli XVII e XVIII), Milano, F. Angeli, 1993 ou 1994.

Bloch (O.), # « L’héritage libertin dans le matérialisme des Lumières », dans Le Matérialisme des Lumières : Dix-Huitième Siècle, n° 24, Paris, P.U.F., 1992, p. 73-82.

L’ensemble du matérialisme des Lumières porte la marque de la tradition libertine. Quant à ses sources, d’abord : une pléiade d’auteurs qui à travers différentes médiations gardent une importance majeure tout au long du XVIIIe siècle ; mais aussi quant à l’attitude typique, passablement passéiste, liée aux thèmes de l’imposture des religions et de la théorie de la double vérité. Dans la littérature clandestine, la permanence de la tradition libertine est évidente dans des traités comme celui du médecin Gaultier, ou dans l’Ame matérielle, dont la structure même révèle la survie d’une technique érudite, fondée sur le montage de citations les plus diverses. Il en est de même de tous les écrits qui s’inspirent du monument du libertinage érudit du XVIIe siècle : le Theophrastus redivivus.

Cohen (C.), # « La communication manuscrite et la genèse de Telliamed », dans F. Moureau (éd.), De bonne main..., p. 59-69.

La forme manuscrite dans laquelle Telliamed a été produit et diffusé, réécrit, stratifié, pendant près de trente ans, peut être mise en rapport avec sa signification même. Sa structure, l’organisation de son système, l’élaboration de ses preuves (démonstration par accumulation — méthode de “curieux”) paraissent enracinées dans des modes de pensée et d’écriture (“ouverte” aux corrections, ratures, rajouts) propres au manuscrit. « Le but explicite de Maillet de faire imprimer son ouvrage rencontre des obstacles qui paraissent tenir moins à des facteurs extérieurs, conjoncturels, qu’à des raisons propres au mode même de fonctionnement du texte et de production du savoir qui y est à l’oeuvre ».

# La Genèse de Telliamed : Benoît de Maillet et l’histoire naturelle à l’aube des Lumières, Paris, Albin Michel, à paraître.

Deruette (S.), # « Le matérialisme de Meslier : une pensée à peine née et déjà achevée », Transactions of the Eighth International Congress on the Enlightenment, II [S.V.E.C., 304], Oxford, The Voltaire Fondation, 1992, p. 1156-1160.

Le matérialisme de Meslier est un matérialisme conséquent, malgré une démarche par endroits tâtonnante et des imperfections dans l’expression. On le montre en résolvant deux difficultés relatives à sa conception de l’idée d’infini et de celle du rapport mouvement/matière.

# « Meslier et la destinée d’une pensée diffusée par manuscrits posthumes », ibid, III [S.V.E.C, 305], p. 1753-1756.

Le legs posthume de Meslier ne nous renvoie ni à sa pusillanimité ni à son hypocrisie, mais témoigne de sa sagesse et de son esprit d’efficacité. Néanmoins, « tout se passa comme si, au siècle des Lumières, la destinée réservée à l’oeuvre du curé renégat s’était chargée d’émousser la démonstration matérialiste et révolutionnaire que son caractère de manuscrit posthume lui avait permis d’exprimer dans toute son intransigeance ».

Dirienzo (E.), # « Tra Illuminismo, Anti-illuminismo e Illuminismo radicale : il tema della “impostura delle leggi” nella Francia del Settecento », dans L. Sozzi, Ragioni dell’Anti-Illuminismo, Alessandria, Ed. dell’Orso, 1992.

Gunny (A.), # Islam in French Clandestine Texts, Londres, Grey Seal, 1993 ou 1994, à paraître.

Chapitre de Images of Islam in Eighteenth-Century writings.

Häseler (J.), # « Correspondances érudites et “littéraires” » dans F. Moureau (éd.), De bonne main..., p. 43-49 ; résumé : « Un commerce de manuscrits : Jordan-Uffenbach », Transactions of the Eighth International Congress on the Enlightenment, II [S.V.E.C. 304], Oxford, The Voltaire Fondation, 1992, p. 892-895.

L’analyse de la correspondance érudite, conservée à la bibliothèque universitaire de Frankfort-sur-le Main, qui s’établit à partir de 1725 entre Charles-Etienne Jordan (candidat de théologie, fils de réfugiés français à Berlin) et le bibliophile Zacharias Konrad von Uffenbach, révèle beaucoup sur la politique des échanges de manuscrits clandestins dans cette période, et sur les motivations — ici plus érudites et bibliophiliques que proprement philosophiques — des correspondants. Cette analyse sert de point de départ à une réflexion sur différents “types” de correspondances littéraires entre savants (analyses des correspondances Jordan/Nicéron, Jordan/Marchand, Trublet/Formey et Trublet/Maupertuis), qui mettent aussi en lumière l’importance de Berlin comme l’un des centres intellectuels des Lumières.

Kors (A. Ch.), # « Skepticism and the problem of atheism in early-modern France », dans R. Popkin et A. Vanderjagt, Scepticism and irreligion in the Seventeenth and Eighteenth centuries..., à paraître. # Atheism in France, 1650-1729, vol. II : Naturalism and Disbelief, Princeton University Press, à paraître en 1993 ou 1994.

[plusieurs chapitres consacrés à des manuscrits clandestins]

Love (H.), # Scribal Publication in Seventeenth-century England, Oxford, Clarendon Press, 1993.

Panorama de la littérature manuscrite au XVIIe siècle en Angleterre et analyse de son maintien face à l’imprimerie (censure, élitisme, raisons économiques...). Part I : « Scribal publications » (The phenomenon / “Publication” in the scribal medium / Scribal production) ; Part II : « Script and society » (Some metaphors for reading / The social uses of the scribally published text / Restoration scriptorial satire / The ambiguous triumph of print) ; Part III : « Editing scribally published texts ». Bibliographie et index.

McKenna (A.), # « Réflexions sur un recueil de manuscrits philosophiques clandestins », dans F. Moureau (éd.), De bonne main..., p. 51-57 ; résumé (« Réflexions sur un recueil de manuscrits clandestins ») dans Transactions of the Eighth International Congress on the Enlightenment, III [S.V.E.C. 305], Oxford, The Voltaire Fondation, 1992, p. 1747-1749.

Réflexions sur le recueil Aix 10 (703- R. 300, 704, 851) constitué par l’abbé Sepher : Recueil de mémoires sur l’Ecriture sainte. Ce recueil comporte des textes de nature très diverse dont une partie seulement, nullement privilégiée, correspond à notre conception du “clandestin”. L’analyse du recueil conduit à mettre en cause l’évidence de notre intuition (rétrospective) concernant la fonction historique de ces textes, eu égard au « progrès des idées philosophiques ». A. McKenna a également présenté sa série « Libre pensée et littéraurue clandestine » dans les Transactions of the Eighth International Congress on the Enlightenment, ibid., p. 1798-1800.

# « William Lyons et le rationalisme philosophique », à paraître dans G. Canziani et G. Paganini (éd.), Filosofia e religione nella letteratura clandestina (secoli XVII e XVIII), Milano, F. Angeli, 1993 [?].

Mori (G.), # « La philosophie “téméraire” d’André-Robert Perrelle (1695-1735) », LIAS, vol. 19, 1992, n° 1, p. 119-157.

Les lettres de Perrelle, jeune avocat gallican, ami d’Antonio Conti et proche des cercles malebranchistes de la Régence, révèlent un philosophe prêt à tirer toutes les conséquences du mécanisme cartésien dans la direction de l’athéisme — ou du spinozisme. Particulièrement digne d’intérêt est la lettre où Perrelle détruit, sur la base de la fable cartésienne du monde, la preuve téléologique de l’existence de Dieu. Les lettres sont ici éditées avec ses autres manuscrits, parmi lesquels on trouve un curieux journal privé où sont rapportées quelques anecdotes concernant Newton et l’Angleterre.

# « Per l’attribuzione a Du Marsais dell’Examen de la religion », Atti e memorie dell’Accademia toscana di scienze e lettere La Colombaria, LVII, n.s. xliv, 1993, p. 255-333.

L’attribution à Du Marsais de l’Examen de la religion est le résultat d’une recherche sur les sources et la datation de cet ouvrage, suivie d’une confrontation très étroite avec les textes officiels du “grammairien philosophe”. On trouve en effet un grand nombre de similitudes textuelles entre ces textes et l’Examen. Il s’agit de ressemblances de style, de contenu, de lexique, et bien souvent ces trois plans s’entrecroisent jusqu’à former de véritables systèmes associatifs communs. Les analogies sont répandues dans tous les ouvrages de Du Marsais (même les plus éloignés de l’Examen par leur propos ou leur date) et en parallèle dans tous les chapitres de l’Examen, ce qui rend peu crédible l’hypothèse que Du Marsais se soit “inspiré” de l’Examen ou qu’il n’en ait rédigé qu’une partie. On trouvera aussi dans cet article une quinzaine de similitudes textuelles qui accréditent l’attribution (attestée dès 1743) du Philosophe à Du Marsais.

# « Un frammento del Traité des trois imposteurs di Etienne Guillaume », Rivista di storia della filosofia, XLVIII, 1993, n° 2, p. 359-376.

On recherchait depuis Lanson le traité perdu du curé Guillaume sur les “trois imposteurs”. Embastillé en 1728, ce dernier avait nié toute responsabilité et les policiers n’avaient rien trouvé dans ses papiers, consultables à la Bibl. de l’Arsenal. Or on trouve dans le dossier Guillaume de l’Arsenal un élément convaincant qui permet de regarder la Préface du traité sur la religion de M*** (également conservée à l’Arsenal) comme un fragment de l’ouvrage du curé. La pièce la plus importante du dossier Guillaume est en effet un recueil de quelques extraits de l’OEconomie divine de Pierre Poiret et l’on retrouve, mot pour mot, deux de ces extraits dans la Préface.... L’identification est confirmée par quelques autres détails.

# « Du Marsais ateo : le Réflexions sur l’existence de l’âme et sur l’existence de Dieu », à paraître dans Atti e memorie dell’Accademia delle scienze di Torino, 1993. # « L’ateismo “malebranchiano” di Meslier : fisica e metafisica della materia », à paraître dans G. Canziani et G. Paganini (éd.), Filosofia e religione nella letteratura clandestina (secoli XVII e XVIII), Milano, F. Angeli, 1993 [?].

Mothu (A.), # « Une mystique clandestine à l’aube des Lumières : les Essais de quelques idées sur Dieu », à paraître dans les Mélanges François Secret, Paris, 1994.

Moureau (F.), # éd., De bonne main. La communication manuscrite au XVIIIe siècle, Paris, Universitas, 1993.

Sélection de communications proposées pour la plupart à table ronde de Bristol sur la communication manuscrite au XVIIIe siècle (présidée par R. Darnton et F. Moureau) lors du Huitième Congrès international des Lumières, juillet 1991. Avant propos de F. Moureau, suivi de onze contributions (dépouillées ici), d’une bibliographie et de deux index (manuscrits et noms propres).

# « La plume et le plomb », ibid., p. 5-16.

Réédition de « La plume et le plomb : la communication manuscrite au XVIIIe siècle », publiée dans J. Schlobach (éd.), Correspondances littéraires inédites, Paris-Genève, Champion-Slatkine, 1987, p. 21-30. L’accent est mis sur les raisons économiques de la circulation manuscrite : « Le manuscrit a sa place dans un système où son prix de revient est compétitif par rapport à un imprimé surcoté ».

# « Clandestinité et ventes publiques : le statut du manuscrit », ibid., p. 143-175.

Sur la base d’une étude des catalogues des ventes publiques, l’A. analyse l’image sociale du manuscrit hétérodoxe au XVIIIe siècle. La présence des clandestins dans les catalogues n’est pas faible, ce qui rend nécessaire l’élaboration d’une “véritable stratégie de vente légale” qui va de la simple description bibliographique des textes prohibés (anodine, sans commentaire) à leur dissimulation dans des sections attirant moins l’attention des censeurs. On trouve des textes clandestins surtout dans les bibliothèques des clercs, alors que les grandes collections en sont souvent dépourvues. La clandestinité de ces textes est d’ailleurs très relative, et leur anonymat « fort transparent pour les connaisseurs ». Riche documentation grâce au dépouillement de quelque 150 catalogues de vente, dont 40 (ceux comportant des titres hétérodoxes) sont inventoriés à la fin de l’article, p. 165-175.

Mulsow (M.), # « Freethinking in Early 18th Century Protestant Germany : Peter Friedrich Arpe and the Traité des trois imposteurs », dans S. Berti, F. Charles-Daubert, R. Popkin (éd.), Heterodoxy, Spinozism and free-thought..., à paraître en 1994. # « Appunti sulla fortuna di Gabriel Naudé nella Germania del primo illuminismo », dans Studi filosofici, 1993, à paraître. # « Clandestine Literatur und deutsche Frühaufklärung. Aus Anlaß einer neuen Reprint-Reihe », dans Achtzehnte Jahrhundert, 1994, à paraître. # « Mosheims Brief an Leibniz. Zur Historiographie des Falles Michael Servet im Deutschland des frühen 18. Jahrhunderts », dans Studia leibnitiana, 1994, à paraître.

Popkin (R.H.) et Vanderjagt (A.J.), # éd., Scepticism and Irreligion in the XVIIth and XVIIIth centuries, Leiden-New-York-Köln, E.J. Brill, 1993, à paraître.

Postigliola (A.), # La città della ragione. Per una storia filosofica del Settecento francese, Roma, Bulzoni, 1993.

Principalement consacré à Montesquieu, Helvétius et Rousseau, l’ouvrage comporte un long examen de l’influence possible de divers manuscrits clandestins sur Helvétius (p. 142-161) et sur les rapports de celui-ci avec Fontenelle, Voltaire, Saint-Hyacinthe, Du Marsais et d’Holbach. Ample prologue sur les interprétations des Lumières. Notes bibliographiques très consistantes.

Schröder (W.), # « Jean Bodins Colloquium heptaplomeres in der deutschen Aufklärung », à paraître dans G. Gawlick et F. Niewöhner (éd.), Das colloquium des Jean Bodin [Actes du Colloque de Wolfenbüttel, octobre 1991], 1994. # « Spinoza in der littérature clandestine », à paraître dans H.J. Schoeps et Y. Yovel, Spinoza in der europäischen Geistesgeschichte [Actes du colloque de Postdam, mai 1993], 1994. # « Philosophische Clandestina und Religionskritik », à paraître dans H. Holzhey et W. Schmidt-Biggemann (éd.), Grundriss der Geschichte der Philosophie, 17. Jahrhundert, Bd. 4, Bâle, 1994. # « Heterodoxie und natürliche Theologie in der deutschen Frühaufklärung », dans H.E. Boedeker et W. Schmidt-Biggemann (éd.), Strukturen der deutschen Frühaufklärung, 1994.

Sur le Symbolum sapientæ, l’Origo et fundamenta religionis christianæ et quelques autres textes clandestins.

Schwarzbach (B.E.), # « Une légende en quête d’un manuscrit : le Commentaire sur la bible de Mme du Châtelet », dans F. Moureau (éd.), De bonne main..., p. 97-116.

L’A. recherche « le meilleur candidat à l’honneur d’être l’auteur de ce commentaire » mystérieux et se tourne en particulier vers le ms. classé n° 58 par Benítez (trois copies connues), qu’il compare avec les données tirées de plusieurs témoignages. Au passage, il refuse la reconstruction opérée par Wade, à laquelle est imputée une surévaluation des connaissances de Voltaire et de Mme du Châtelet en matière d’écrits clandestins lors du séjour à Cirey (déconstruction du témoignage de Mme de Graffigny). Conclusion agnostique : rien ne permet d’identifier positivement ce Commentaire de la marquise avec Benítez 58, mais cette possibilité ne peut être non plus exclue.

Thomson (A.), # « Guillaume Lamy et l’âme matérielle », dans Le Matérialisme des Lumières : Dix-Huitième Siècle, n° 24, Paris, P.U.F., 1992, p. 63-71.

Le célèbre passage de Lamy sur l’âme du monde, qui aura un large retentissement au XVIIIème siècle et en particulier dans la littérature clandestine (Esprit de Spinosa, Ame matérielle) est en réalité assez marginal dans son oeuvre. Lamy propose plutôt une doctrine de l’« âme sensitive » qui le rapproche de l’épicurisme et de la tradition libertine. Parmi les traités clandestins, seule L’Ame matérielle utilise d’une façon systématique ses ouvrages, dont La Mettrie aussi s’inspire souvent.

Venturino (D.), # « Un prophète “philosophe” ? Une Vie de Mohamed à l’aube des Lumières », dans Le Matérialisme des Lumières : Dix-Huitième Siècle, n° 24, Paris, P.U.F., 1992, p. 321-331.

La Vie de Mohamed, publiée posthume en 1730, n’est pas un appendice érudit de l’activité philosophique de Boulainviller. Il s’agit au contraire d’une tentative de relecture, à la limite de l’apologie, de l’islam et de son rapport avec le christianisme. Insensible aux aspects mystiques de la religion musulmane, Boulainviller voit en Mahomet un exemple de rationalité et de simplicité. La critique de la révélation chrétienne, pour être implicite, n’est pas moins évidente, les dogmes chrétiens n’étant pour Boulainviller qu’un ajout obscur et inutile à la religion rationnelle. La Vie de Mahomed est l’une des sources les plus importantes du “mythe de Mahomet” au XVIIIe siècle.

# Le ragioni della tradizione. Nobiltà e mondo moderno in Boulainvilliers (1658-1722), Turino, Le Lettere, 1993.

Ouvrage intégralement consacré au comte de Saint-Saire, à sa philosophie, à son attitude à l’égard de la religion, mais surtout à sa conception de l’histoire et à son culte de la noblesse et des origines. Le volume inclut une vaste bibliographie (p. 319-405) qui corrige plusieurs erreurs de R. Simon (dans l’attribution, la datation et l’évaluation des écrits du corpus Boulainvilliers). Venturino n’accepte pas l’attribution à B* des Opinions des anciens sur la nature de l’âme, alors qu’il utilise, dans la reconstruction de sa pensée religieuse, la Lettre d’Hippocrate à Damagète. Peu de pages sont consacrées à l’Essai de métaphysique dans les principes de Spinoza, l’ouvrage n’ayant pas de valeur systématique (sa fonction est seulement de présenter une vulgarisation éclectique du spinozisme).

Weil (F.), # « D’Holbach et les manuscrits clandestins : l’exemple de Raby », Corpus, n° 22-23 : D’Holbach, p. 77.

L’auteur, éditeur prochain des manuscrits du grenoblois Raby (éd. Universitas), souligne ici l’influence du Système de la nature et des traductions de d’Holbach dans le réaménagement que Raby apporta à ses écrits dans les années 1760.

# « La diffusion écrite des idées non conformistes en France à l’époque de l’Encyclopédie, 1750-1770 », Transactions of the Eighth International Congress on the Enlightenment, I [S.V.E.C. 303], Oxford, The Voltaire Fondation, 1992, p. 339.

Résumé de communication orale. 1°. Les impressions françaises. L’existence des imprimeries clandestines dans la période apparaît liée à la vitalité du jansénisme des années 30. 2°. Les nouveaux enjeux idéologiques. Le pouvoir prend de nouvelles mesures (censure sur les catalogues de vente). Entre 1759 et 1761, les premières victimes sont les ouvrages concernant le jansénisme ; ce seront ensuite, après l’expulsion des Jésuites, les oeuvres jusque-là préservées de Spinoza et celles de Diderot.

# « La fonction du manuscrit par rapport à l’imprimé », dans F. Moureau (éd.), De bonne main..., p. 17-27 ; résumé dans Transactions of the Eighth International Congress on the Enlightenment, III [S.V.E.C. 305], Oxford, The Voltaire Fondation, 1992, p. 1743-1745.

Réflexions sur la fonction du manuscrit au XVIIIe siècle et sa coexistence avec le support imprimé, soit : 1°. sur les manuscrits destinés à l’impression, qui auraient dû paraître. 2°. sur le marché du livre manuscrit (copiés sur des imprimés ou inédits). 3°. sur les manuscrits littéraires testés par les auteurs, et les “clandestins” antichrétiens, destinés à un public restreint. 4°. sur l’impression des manuscrits clandestins. Souvent française et rare avant 1750, l’impression se multiplie à l’étranger entre 1765 et 1770, après une période intermédiaire creuse. L’imprimé semble alors supplanter le manuscrit, et cette “révolution” a des répercussions sur la rédaction des textes eux-mêmes. L’A. émet plusieurs réserves sur l’hypothèse “économique” proposée par F. Moureau.

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