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Accueil du site > 10 - Livre Dix : SYNDICALISME ET AUTO-ORGANISATION DES TRAVAILLEURS > Grève SNCF : dis-moi quel bilan tu tires et je te dirai qui tu (...)

Grève SNCF : dis-moi quel bilan tu tires et je te dirai qui tu es…

dimanche 5 octobre 2014, par Robert Paris

Grève SNCF : dis-moi quel bilan tu tires et je te dirai qui tu es…

Un lecteur nous demande : « pourquoi qualifier dans votre éditorial la politique des centrales syndicales CGT et SUD dans la grève des cheminots de faux radicalisme et les politiques des groupes d’extrême gauche qui ont soutenu cette politique de caution opportuniste puisque ces centrales ont soutenu la grève jusqu’à son dernier jour sans la torpiller aucunement malgré les pressions gouvernementales et médiatiques ? »

Certes, la CGT a dit soutenir la grève jusqu’au bout. Mais il y a beaucoup à redire sur ce point. Premièrement, c’est la direction de la CGT qui a initié la réforme qui mène à la privatisation puisque le rapport du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) sur la privatisation voté à l’unanimité des représentants de l’Etat, des patrons et des salariés, a été écrit par Lepaon, représentant CGT, qui allait devenir plus tard secrétaire général de la CGT. Ensuite, la loi contre laquelle les cheminots ont eu à se battre a été signée par les représentants CGT, Lepaon pour la centrale et Garel pour la CGT cheminots, avant que la grève ne commence. Ensuite, il a été convenu entre le gouvernement et la CGT que l’intérêt commun était de mettre en place un dispositif par lequel la CGT prendrait l’initiative d’une protestation des cheminots, suite à laquelle le Front de Gauche représenté par Chassaigne, proposerait des amendements que Hollande-Valls allaient accepter. Les cheminots ont été tellement en colère contre le projet de loi que le mouvement qui avait été envisagé a dû être transformé d’action limitée en grève durable. Garel et Lepaon se sont alors partagés les rôles, le premier faisant mine de soutenir la grève et le second d’appeler par les média à la reprise du travail, mais ils sont restés de bout en bout la main dans la main et Garel y a perdu son crédit dans la CGT Cheminots, ce qui s’est vu par la suite… De tout cela, le syndicat SUD a fait mine de ne rien voir, tout attaché à sa prétendue unité de lutte, à laquelle il continue aujourd’hui à s’accrocher. A aucun moment, le syndicat SUD n’avait voulu s’apercevoir de l’existence du rapport Lepaon, de la signature de la loi Hollande-Valls avant la grève, ni du caractère double des déclarations de la CGT au cours de la grève. Les groupes d’extrême gauche qui ont un rôle important au sein de SUD, à savoir NPA et Alternative Libertaire, ont camouflé tout cela tant qu’ils ont pu. Mais surtout, ils se sont gardés, de même que Lutte ouvrière au sein de la CGT, de défendre une autre perspective au sein de la grève, combattant même l’idée des comités de grève, l’extension de la lutte par exemple à la RATP. Ils se sont gardés de critiquer la participation aux négociations bidon. Ils se sont gardés de démasquer le double jeu des centrales syndicales. Ils se sont gardés de proposer la perspective d’une lutte d’ensemble des services publics qui subissent une attaque conjointe, par exemple une liaison avec la santé qui connaît plusieurs grèves au même moment et tente de les faire converger contre les appareils syndicaux. Le bilan du groupe Alternative Libertaire est particulièrement instructif, sachant le rôle que joue ce groupe au sein de Sud Cheminots. On peut y lire qu’il faut combattre les militants d’extrême gauche qui militent pour des comités de grève. Oui, l’extrême gauche cautionne à fond les politiques de trahison des appareils syndicaux, permettant à ces politiques de passer discrètement sans que la majorité des travailleurs ne voient la tromperie. Inutile de dire que ces groupes d’extrême gauche, tout comme la gauche et les syndicats, se sont gardés de souligner la trahison du rapport Lepaon au CESE et de la signature du projet de loi SNCF d’Hollande-Valls avant la grève, se refusant à prévenir les cheminots que ceux qui allaient diriger leur grève en étaient les ennemis cachés.

Un tract de bilan des cheminots

Le bilan de Sud-Rail

La brochure d’Alternative libertaire

La brochure :

PDF - 6.9 Mo

Le bilan de la CGT des cheminots de Versailles

Le bilan de la CGT

Le bilan du NPA

Le bilan des communistes libertaires

Le bilan de Lutte Ouvrière

Tract du POI

Le bilan de la CFDT

Le bilan du Front de gauche

Le bilan de convergences révolutionnaires

Le bilan des libertaires de la CGT

Les tracts de la grève

Notre bilan

Quel bilan de la dernière grève ?

La dernière grève n’est pas un succès même si certains se satisfont de minimes amendement à la loi. Celle-ci reste une loi en vue de la privatisation du transport ferroviaire et elle n’a en rien fondamentalement changée. D’autres affirment que, nous cheminots, aurions fait grève pour l’honneur, pour faire une démonstration. Mis à part le fait que de telles démonstrations coûtent cher et ne rapportent pas grand-chose à part la satisfaction de quelques dirigeants syndicaux, il convient de se demander ce que ces derniers cherchaient exactement au travers de la grève. En effet, Lepaon comme Garrel avaient signé le projet de loi (non amendé) avant de se mettre à la tête de la grève. Cela pose question : la direction CGT ne voulait-elle pas simplement se blanchir d’avoir entériné un grave recul social. En faisant grève, en prenant parti pour et contre les cheminots, ces dirigeants ne nous ont-ils pas trompé. Si les dirigeants syndicaux qui ont condamné la grève sont bel et bien dans le camp de la privatisation, ceux qui ont pris la tête de la grève ne valent pas beaucoup plus cher. On se souvient que le principal organisme d’Etat en la matière, le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) avait adopté un rapport en vue de la privatisation. Ce rapport, adopté par les patrons, l’Etat et presque tous (solidaires n’avait pas signé) les syndicats dans le cadre du CESE, était signé Lepaon, actuel secrétaire général de la CGT…

Le bilan, ce n’est pas l’inutilité de faire grève mais l’inutilité de choisir comme direction des grèves des dirigeants qui en fait sont contre et se débrouillent pour nous faire reprendre le travail sans avoir rien obtenu et sans s’être donné les moyens d’obtenir quelque chose. On aura par exemple remarqué que, durant la grève, la CGT était contre de bloquer les RER de Paris-centre. Ce qui aurait donné davantage de force à la grève. Contre aussi l’extension de la grève à la RATP. Contre encore son extension à l’EDF pourtant elle-même menacée selon les propos de Lepaon lui-même. Contre toute liaison avec les hôpitaux en grève ou tout autre domaine du secteur public. Quand on fait grève, on le paie nous-mêmes de notre poche. Quand on échoue, on le paie nous-mêmes de reculs sociaux importants, et ce n’est pas les bureaucrates des appareils syndicaux qui en font les frais. Eh bien, il faut aussi qu’on décide des orientations de la grève par nous-mêmes !!! On n’a pas besoin de dirigeants qui nous disent, maintenant, que ce n’est pas grave si on a perdu puisque c’était pour l’honneur, pour la beauté du geste ou pour le principe… Si on veut gagner dans nos luttes, dirigeons-les par nous-mêmes. C’est de comités de grève qu’on manque dans les mouvements à la SNCF comme, plus largement, dans toute la classe ouvrière en ce moment.

On faisait grève mais sur quel programme revendicatif ?

Selon les centrales syndicales qui appuyaient la dernière grève, celle-ci aurait eu pour base revendicative la « plateforme unitaire CGT-SUD ». Cependant, on n’a pas entendu parler d’une assemblée générale où ces syndicats aient consulté les grévistes en les faisant voter cette plateforme. Elle semble même n’avoir jamais été débattue ni au niveau local, ni au niveau régional, ni au niveau national du moins par les grévistes. Or le contenu de la plateforme pose pas mal de problèmes. On y sous-entend qu’il faudrait une bonne réforme alors qu’il ne s’agit nullement de réformer mais de privatiser. Et il y manque notamment la nécessité de refuser en bloc toutes les privatisations de tous les services publics en luttant tous ensemble et pas en se faisant battre à tour de rôle.

On faisait grève mais sur quel programme revendicatif ? Selon les centrales syndicales qui appuyaient la dernière grève, celle-ci aurait eu pour base revendicative la « plateforme unitaire CGT-SUD ». Cependant, on n’a pas entendu parler d’une assemblée générale où ces syndicats aient consulté les grévistes en les faisant voter cette plateforme. Elle semble même n’avoir jamais été débattue ni au niveau local, ni au niveau régional, ni au niveau national du moins par les grévistes. Or le contenu de la plateforme pose pas mal de problèmes. On y sous-entend qu’il faudrait une bonne réforme alors qu’il ne s’agit nullement de réformer mais de privatiser. Et il y manque notamment la nécessité de refuser en bloc toutes les privatisations de tous les services publics en luttant tous ensemble et pas en se faisant battre à tour de rôle.

L’avenir de nos luttes nécessite de tirer des leçons des luttes passées Quatre luttes de salariés (PSA Aulnay, SNCF, SNCM et Air France) viennent de se dérouler. Elles ont en commun, malgré des secteurs, des effectifs de grévistes, des revendications et des situations bien différentes, d’avoir été menées de la même manière syndicale et d’avoir mené à la même défaite alors que les directions syndicales qui les avaient menées affirmaient être décidées à aller jusqu’à la victoire, à ne pas craindre la durée d’une grève reconductible et à être décidée à ne pas céder à des propositions patronales trompeuses. On n’avait pas affaire là, du moins en apparence, à un syndicalisme du type CFDT, CGC ou CFTC mais plutôt à la CGT alliée plus ou moins à SUD. Nous disons que ces grèves ont été menées avec un discours radical et, en effet, les syndicalistes de PSA Aulnay, les premiers à dévoiler publiquement le projet patronal de fermeture du site, affirmaient qu’ils allaient « faire payer cher le patron », ne craignant pas de dire que c’est les profits patronaux qui devaient être mis à contribution, les syndicalistes de la SNCF affirmaient qu’on allait faire reculer le gouvernement sur son projet de loi, reconnaissant que celui-ci ouvrait la privatisation, les syndicalistes de la SNCM n’hésitaient pas à rendre publique la tentative, cachée jusque là, de mettre la compagnie en faillite. Loin des discours sur « l’accord partagé », des syndicats qui sont des fanatiques de la signature syndicale, ces dirigeants syndicalistes appelaient les salariés à faire grève massivement et affirmaient qu’en agissant ainsi on allait faire plier l’adversaire et lui faire renoncer à ses projets. Dans ces quatre grèves, les salariés ont répondu présent, ont reconduit la grève, ont approuvé la dénonciation radicale et ont conspué les syndicats qui s’allongeaient devant les attaques patronales et gouvernementales. Et pourtant, ces quatre grèves ont terminé de la même manière : par la défaite. Le site PSA d’Aulnay a fermé et les autres sites PSA ont supprimé le même nombre d’emplois que prévu, et même plus. La plupart des salariés de PSA n’ont presque rien touché de plus que prévu. Les licenciements ont été très peu couteux pour PSA et le patron n’a pas payé, contrairement à ce qu’affirmaient les dirigeants syndicalistes. Les salariés de la SNCM ont repris le travail en obtenant seulement… un petit délai avant la mise en faillite de la société et les licenciements… Les cheminots ont également repris le travail avec des amendements minimes, déjà convenus à l’avance par le gouvernement, et l’essentiel du projet de loi visant la privatisation a été maintenu. Enfin, les pilotes d’Air France viennent de reprendre le travail sans avoir obtenu satisfaction sur l’essentiel de leur revendication : le refus d’un statut inférieur des pilotes de la filiale low cost d’Air France. Quatre lourdes défaites donc. Deux fermetures et deux reculs d’ampleur. La compagnie low cost pourra employer des pilotes hors des statuts actuels. Le PDG d’Air France avait réussi à s’attaquer aux bagagistes sans aide des pilotes, à négocier avec les syndicats le départ de près de 5.000 personnes, sans réaction, à appliquer des mesures de restrictions contre les personnels au sol sans provoquer de réaction d’ensemble… Pas étonnant que la grève des pilotes ait permis de diviser les personnels qui l’étaient déjà par la politique des syndicats. Le fait même qu’existent des syndicats des seuls pilotes en dit long sur le rôle diviseur des syndicats…

La défaite de la dernière lutte des cheminots est marquée par la mise en place dès juin prochain de la division de la SNCF en trois entités dont les personnels ne seront plus d’une même entreprise. Les syndicats, qui essaient de calmer les cheminots en prétendant que le statut ne sera pas mis en cause, mentent puisque la convention collective précédente est supprimée et la nouvelle n’est même pas encore précisée.

Bien des travailleurs risquent de tirer à tort la leçon que nos adversaires sont trop forts et que nos luttes ne peuvent triompher actuellement. Soit parce que le gouvernement est trop au service des patrons. Valls ne vient-il pas d’intervenir pour imposer la reprise du travail aux syndicalistes d’Air France, allant jusqu’à menacer les emplois et la mise en faillite de la compagnie ? Soit parce que la pression de la crise et du chômage rendrait les salariés plus défensifs qu’offensifs et que la crainte de la perte d’emploi, dans une situation où il est très difficile d’en retrouver et presque impossible de trouver des CDI, rend le licenciement catastrophique.

Mais ces arguments tombent d’eux-mêmes si on remarque que nombre de ces salariés étaient déjà menacés dans leur emploi et que c’était même la cause du conflit. Quant à l’intervention du gouvernement en faveur des patrons, n’avait-elle pas amené les dirigeants syndicaux à affirmer que le préalable aux luttes revendicatives, comme celle des retraites (une autre défaite malgré la bonne réponse des salariés), était le changement de président et de gouvernement. On a vu avec les différents gouvernements Hollande qu’il n’en était rien…

Par contre, le problème que pose l’intervention du gouvernement, dans chacun de ces conflits, c’est que les dirigeants syndicaux estiment que le gouvernement devrait jouer le rôle de conciliateur, de négociateur, de modérateur alors que, quelque soit la couleur du gouvernement, il est l’unique instrument central des capitalistes et défend leurs intérêts de manière exclusive.

Quand le centre de décision et de pouvoir des capitalistes, l’Etat bourgeois, intervient ainsi en faveur des patrons, par ses policiers, par ses juges, par son gouvernement, par ses négociateurs, etc, le mouvement ouvrier, soi-disant centralisé par… les centrales syndicales n’intervient absolument pas.

Pas le moindre geste central des organisations de salariés dans aucun des conflits précédemment cités, au moment où le patronat intervient dans tout conflit même localisé, sauf pour sonner la fin de la partie, et reconnaitre la défaite, quitte à se plaindre du gouvernement. Les dirigeants locaux des syndicats ne relèvent quasiment jamais cette attitude de leurs centrales qui refusent d’impliquer plus largement la classe ouvrière lorsqu’une de ses fractions est directement visée et menacée. Aucun effort réel pour élargir le conflit du site d’Aulnay à l’ensemble de PSA pourtant aussi concerné par des suppressions massives d’emplois. Aucun effort des dirigeants syndicaux cheminots pour élargir la contestation de la privatisation de la SNCF à la privatisation de l’EDF, de la Santé, de l’Education, de la Recherche, de l’Energie, de tout le service public, menacé en même temps et pour exactement les mêmes raisons. Aucun effort des dirigeants de la SNCM de mener leur conflit en même temps que celui de la SNCF pour faire converger les luttes. Bien au contraire. Aucun effort dans le sens de la convergence de la part des dirigeants syndicalistes d’Air France. Une grève simultanée d’Air France, de la SNCM et de la SNCF, menaçant de s’étendre à l’ensemble du RER (Paris centre n’a pas été bloqué dans la grève même dans la partie commune SNCF-RATP), de la RATP, s’adressant aux hôpitaux déjà en lutte et à ceux à venir, etc., n’aurait-elle pas représenté une pression accrue sur le gouvernement et le patronat et un pas vers de luttes autrement plus conscientes des intérêts communs des salariés ? Poser la question c’est y répondre !

On a bien vu, avec la grève des intermittents, que des désirs de coordination des luttes et de convergences de celles-ci existaient. On a vu également qu’elles se heurtaient à la volonté des centrales syndicales de ne pas mener une telle politique. On se souvient, déjà dans le conflit des retraites, du discours du dirigeant de la CGT selon lequel « la grève générale ne fait pas partie de la tradition syndicale en France » ! Au moment même où bien des syndicalistes et des travailleurs croyaient que la CGT menait une lutte de manière radicale pour défendre les retraites en élargissant la lutte, le leader de celle-ci affirmait qu’il ne comptait nullement menacer le patronat et le gouvernement d’une lutte ouvrière se généralisant. Il faut dire que, si en 1936 et 1968, une grève générale avait bien eu lieu en France et, contrairement aux dires du leader syndical, faisait bien partie de la tradition du mouvement ouvrier, elle ne découlait nullement d’une volonté des leaders syndicaux, pas plus radicaux socialement et politiquement à l’époque qu’aujourd’hui.

On l’a vu également quand des militants syndicalistes locaux de certains hôpitaux ont tenté de construire une liaison entre les hôpitaux en grève. Les centrales syndicales ont trainé des pieds pour relayer même l’information sur les assemblées et mobilisations proposées à partir de la grève de l’hôpital de Caen et certaines comme la CGT ont rendu public qu’elles ne soutenaient nullement cette démarche. Pourtant, l’attaque contre les hôpitaux est bel et bien centralisée, s’aggrave, devient catastrophique pour les agents et les patients. C’est un plan d’ensemble de destruction et de privatisation du service public de santé qui est mis en place par le gouvernement de gauche. Eh bien, la riposte est cantonnée par les syndicats, hôpital par hôpital quand ce n’est pas secteur par secteur, les agents apprenant souvent après qu’un secteur a bougé, revendiqué ou fait grève. Loin de relayer même l’information sur les luttes, les centrales nationales gardent pour elles cette information, empêchant ainsi toute convergence, se gardent d’appeler à des assemblées des hôpitaux, sans parler de consulter vraiment les agents sur les suites à donner aux attaques centrales du gouvernement…Lorsque, du fait du hasard, des convergences se sont produites comme lors de rassemblements devant la direction des hôpitaux parisiens, entraînant des agents de divers hôpitaux, les syndicats ont arrêté la lutte en question.

La convergence des luttes contre les suppressions d’emplois, contre les licenciements, contre les fermetures d’entreprises, les centrales l’ont toujours refusée, même quand elle a été tentée par des équipes syndicales locales. Tout au plus parlaient-elles de solidarité avec une lutte localisée. Tout au plus acceptaient-elles des participations au soutien à une lutte locale.

La politique de l’extension des grèves, pourtant le meilleur moyen de construire un véritable rapport de forces, les salariés en lutte entrant en masse dans d’autres secteurs à entraîner dans la lutte, ils s’y refusent de manière systématique et ils militent même contre les militants ou les salariés qui le proposent dans les assemblées générales et dans les grèves.

Si tout le monde admet, du bout des lèvres parfois, que les salariés se rassemblent dans des assemblées générales pour décider des suites à donner au mouvement, ces AG sont souvent entre les mains des directions syndicales car elles seules détiennent les informations avent l’AG, elles seules se sont réunies avant pour savoir ce qu’il faudrait proposer à l’AG, elles seules ont des contacts dans les autres secteurs en grève ou dans les autres secteurs de salariés, elles seules disposent d’exécutif pour mettre en pratique toute décision, elles seules ont les moyens de tirer des tracts, de diffuser les décisions (ou de ne pas les diffuser si celles-ci les dérangent). En somme, une véritable assemblée générale démocratique ne devrait pas donner davantage la parole aux bureaucraties liées à l’Etat bourgeois qu’aux salariés de la base, ne devrait pas compter sur ces bureaucraties pour exécuter les décisions ou pour les diffuser, une telle assemblée devrait être véritablement souveraine et s’exprimer publiquement au travers des média et non les seuls dirigeants des centrales. Ce n’est évidemment pas le cas. Et les AG devraient être interprofessionnelles, comme en 1995, pour que l’extension de la lutte soit marquée déjà dans son mode d’organisation et pour que nos adversaires patronaux et gouvernementaux la craignent.

Cela supposerait aussi que les décisions soient relayées dans les autres AG, remontent à des coordinations, à des AG issues des AG, avec des élections de délégués de l’AG qui convergent et échangent des avis et des décisions. En leur absence, en l’absence aussi de comités de grève, les AG ne disposent pas d’exécutifs de la grève, les seuls exécutifs étant entre les mains des bureaucraties syndicales, des patrons et du gouvernement, tous à de degrés divers des adversaires de notre auto-organisation, de notre direction autonome et du renforcement de la lutte des classes.

Il est indispensable que nous tirions des leçons des luttes pour aller de l’avant. Il est indispensable que nous dirigions nous-mêmes nos luttes pour que nous soyons certains que nous ne faisons pas grève juste pour blanchir les appareils syndicaux de leurs compromissions avec les patrons et le gouvernement. Il est indispensable aussi que nous organisions la convergence de nos luttes, entre secteurs, entre privé et public, entre salariés et chômeurs, pour que ces luttes cessent d’être menées séparément et ainsi défaites les unes après les autres. Dernier point et non le moindre, il est indispensable que nous sachions relier nos luttes actuelles dans le pays aux actions menées par le gouvernement de ce pays contre les peuples et les travailleurs du reste du monde. Il ne faut surtout pas séparer la guerre que ce gouvernement et cet Etat mène aux peuples des quatre coins du monde et la guerre sociale qu’il mène contre nous.

Des points qui précèdent dépendra que tous les Hollande, les Sarkozy, les Valls et les Le Pen et autres MEDEF cessent de considérer les travailleurs comme des sans parole, sans organisation, sans dents et sans moyens de lutter et de mettre en avant nos propres aspirations et nos propres décisions. Ce n’est pas dans les élections professionnelles, ce n’est pas dans les élections politiciennes, c’est dans l’élection de nos délégués de lutte au sein des assemblées générales que nous nous donnerons une structure capable de se fédérer à l’échelle interprofessionnelle pour donner un nouvel avenir à nos luttes, en lien avec celles de toute la classe ouvrière et par delà les frontières…

3 Messages de forum

  • J’aimerai bien connaître vos références qui prouvent le double langage de la CGT…

    Répondre à ce message

    • Voici quelques références :

      « Le Parisien » du 14 juin 2014 :

      Lepaon, secrétaire général de la CGT, y est interviewé à propos de la grève des cheminots :

      « Il n’y a aucune différence, pas même un cheveu, entre Gilbert Garrel et moi. Les rencontres avec le premier ministre, les services de l’Elysée et François Hollande, nous les avons faits ensemble. On a simplement expliqué que, s’il fallait plus de temps au gouvernement, il pouvait reporter de plusieurs jours la dicussion. La CGT n’a jamais demandé le report ni le retrait du projet de loi. On n’est pas contre une loi, mais contre son contenu. Il faut en discuter… »

      Le Parisien poursuit : « Tout était pourtant prévu (du côté du gouvernement) avec la CGT : une grève d’un ou deux jours contre la réforme en guise de baroud d’honneur syndical, puis lors de la discussion du projet de loi à l’assemblée, des amendements garantissant aux cheminots leur statut. Cependant le scénario a dérapé. « La CGT-Cheminots est désavouée par sa base chauffée à blanc depuis des mois se plaint l’entourage du président. »
      Source : http://www.leparisien.fr/economie/g...

      « Le Monde » du 17 juin 2014, dans un article intitulé « La CGT cheminots poussée à durcir le mouvement par la radicalité de sa base » :

      « La CGT cheminots était partie pour un coup de boutoir de 48 à 72 heures avant le débat parlementaire sur la réforme ferroviaire et elle a obtenu des résultats dans la négociation mais elle a été surprise par la radicalisation brutale de la base » déclare au Monde un proche de Lepaon, secrétaire général de la CGT. »

      Le Monde du même jour rapporte :

      « Comme Mr Garrel, Mr Lepaon a été extrêmement surpris par la réaction de la base alors que les discussions avec Frédéric Cuvillier, le secrétaire d’Etat aux transports, avaient permis des avancées qui allaient dans le sens de la CGT… Mr Garrel avait salué ce compromis avant d’être obligé de faire marche arrière… En janvier 2010, la direction de la SNCF et ses organisations syndicales mettent la dernière main sur un accord sur la qualité du travail. Mais la CGT se soustrait à sa signature au dernier moment puis le dénonce…Le négociateur en chef de l’accord pour la CGT est écarté. Pourtant, Gilbert Garrel avait donné officieusement son blanc-seing à l’accord… L’exécutif ne cesse de rappeler que les partenaires sociaux ont été associés depuis 18 mois à la préparation du texte par Frédéric Cuvillier, secrétaire d’Etat chargé des transports et ont validé les différentes étapes. « Le texte a quasiment été écrit par la CGT, c’est un comble de la voir en grève aujourd’hui. » s’étrangle un proche de Manuel Valls. »

      Source : http://www.lemonde.fr/politique/art...

      Lepaon : « Il se dit que que je ne serai pas sur la même position. C’est totalement faux. Il n’y a aucune différence, pas même un cheveu entre Gilbert Garrel et moi. Les rencontres avec le Premier ministre, les services de l’Elysée et François Hollande nous les avons faites ensemble. »
      Sources Le Parisien : http://www.leparisien.fr/economie/g...
      Lepaon : « La CGT n’a jamais demandé le report ni le retrait du projet de loi. On n’est pas contre une loi mais contre son contenu »

      Sources : http://www.lefigaro.fr/social/2014/...

      et aussi

      http://www.lefigaro.fr/conjoncture/...

      Garrel : « Des divergences seraient nées entre la CGT confédérale et la Fédération des Cheminots. Sur quelles bases pouvez-vous affirmer cela ? Aucune, si ce n’est l’interprétation ou la manipulation de propos sortis de leur contexte. »

      Source : http://www.legrandsoir.info/lettre-...

      Dénonciation de la CGT cheminots de Versailles :

      Sources : http://communisteslibertairescgt.ov...

      et aussi

      http://ouvalacgt.over-blog.com/2014...

      Concernant le rapport de Lepaon de 2012, le syndicat CGT des cheminots de Versailles Versailles écrivait le 03 juillet 2014 : :
      "Nous n’avons pas oublié sa position profondément néfaste en tant que rapporteur de la commission Travail du CESER sur l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs en juillet 2012, que nous nous honorons d’avoir fermement condamné à l’époque par une motion, car ce vote semblait valider, au nom de la CGT, le fait accompli de la privatisation du réseau et de la mise en concurrence des salariés, en violation des orientations de la fédération CGT des cheminots.
      Nous disions dans cette motion que la position de Thierry Lepaon nous mettait en « difficulté sur le terrain », et bien il est clair aujourd’hui que ce rapport, pour lequel la CGT avait donc voté POUR, ainsi que les déclarations en plein conflit de Thierry Lepaon sur les prétendues « avancées » des amendements au projet de loi portant réforme ferroviaire, sont largement relayés par la direction de la SNCF, ainsi que par les syndicats briseurs de grève contre nous sur le terrain !"
      Le Figaro, organe de la bourgeoisie française commente :
      La CGT ne parvient pas à stopper l’emballement de la grève à la SNCF. Thierry Lepaon, patron de la centrale de Montreuil, affirme que la CGT « n’est pas contre une loi mais contre son contenu ».
      L’emballement de la grève semble impossible à enrayer par les organisations syndicales elles-mêmes. À la CGT, la confusion est totale. Alors que la fédération CGT des cheminots persiste et signe en appelant chaque jour à « poursuivre, amplifier et à élargir le mouvement », Thierry Lepaon , le patron de la CGT, a fait machine arrière samedi.
      Tout en affirmant dans Le Parisien-Aujourd’hui en France être « sur la même position » que Gilbert Garrel, le représentant CGT des cheminots, Thierry Lepaon a tenté de rectifier le discours de son camarade pour jouer l’ouverture face à un gouvernement inflexible sur le projet de loi de réforme ferroviaire. Alors que la CGT-cheminots réclame depuis le début de la grève le report du projet, y compris sur le site Internet de la CGT, le patron de la centrale de Montreuil explique que « cela a pu être mal interprété ». « La CGT n’a jamais demandé le report ni le retrait du projet de loi. On n’est pas contre une loi mais contre son contenu », précise-t-il. Les cheminots grévistes ont certainement autant de mal à décoder ce discours que les membres du gouvernement qui répètent à l’unisson que leur porte est ouverte pour dialoguer. Au sommet de l’État, un seul mot d’ordre à présent : les échanges sur le projet de loi se dérouleront mardi à l’Assemblée.
      Les dirigeants de la CGT cherchent un moyen de reprendre la main et de dire « stop » sans se déjuger alors que la « base » des grévistes reste fortement mobilisée. Mais comment les convaincre de reprendre le travail puisque les négociations sur les amendements au projet de loi ont eu lieu jeudi avec la CFDT et l’Unsa, les deux syndicats qui n’étaient pas en grève ? Le secrétaire d’État aux Transports, Frédéric Cuvillier, a en effet signé avec ceux qui acceptaient de réformer le système. Agacé, le secrétaire général de la CGT a d’ailleurs perdu toutes ses notions de calcul en affirmant que l’accord avait été signé avec des organisations « ultraminoritaires ». L’Unsa est pourtant le deuxième syndicat après la CGT et la CFDT, le quatrième derrière SUD.
      Concernant le projet de loi, il n’est aucunement question, à la CGT, de le contester, ni de le retirer. Lepaon déclare : « On a simplement expliqué que s’il fallait plus de temps au gouvernement, il pouvait reporter de plusieurs jours les discussions. La CGT n’a jamais demandé le report ni le retrait du projet de loi. »

      Déclarations de Lepaon, secrétaire général de la CGT
      A la radio France Inter le 19 juin :

      « Le fait que la grève se prolonge n’est pas bon ni pour les usagers ni pour les agents de la SNCF ».
      Ce jour, il a également déclaré : « Le gouvernement semble tenir compte du rapport de forces qui s’est instauré avec les cheminots. » Mais il s’est bien gardé de montrer en quoi Valls-Hollande reculaient !
      Il a par contre reconnu, face aux journalistes de France Inter, qu’avant la grève, la CGT faisait partie des syndicats qui avaient signé leur accord avec le projet gouvernemental…
      Cela vient se rajouter à ses déclarations précédentes comme « d’accord avec la loi mais pas avec son contenu » ou encore souhaitant que le travail reprenne… dimanche dernier et parlant de « sortie de crise ce week-end » !
      Lepaon a exposé clairement comment il s’apprête à lâcher le mouvement si des petits mots sont changés dans le texte de loi… sans rien changer du fond :
      "Grâce à notre action, des amendements ont été déposés et il semblerait à l’heure qu’il est que le gouvernement tienne compte de ce rapport de forces qui s’est instauré", a déclaré M. Lepaon sur France Inter.
      "Maintenant, il faut que les amendements soient écrits de manière précise, qu’ils soient débattus à l’Assemblée nationale et qu’ils soient votés", a-t-il poursuivi.
      La CGT veut notamment que le "besoin d’un service public ferroviaire" soit inscrit dans la loi. Sur ce point, M. Lepaon observe des avancées entre "le premier projet de loi et celui qui est débattu".
      Sur la question du "statut des personnels", "c’est une décision qui est inscrite aujourd’hui dans le projet de loi" mais "il faut que la loi soit extrêmement précise" pour éviter des interprétations lors de la "mise en oeuvre", a-t-il estimé.
      Thierry Lepaon souhaite aussi que des amendements "d’harmonisation sociale" et sur "la question de la dette" soient intégrés au projet de loi qui, selon lui, prépare "la privatisation du transport ferroviaire".

      G. Garrel, annonçait « ce texte est largement enrichi […] c’est un point positif » laissant la poursuite de la grève entre les mains des cheminots… mais déstabilisant au passage les bases syndicales qui ne savaient plus sur quel pied danser.

      http://wwww.bellaciao.org/fr/spip.p...

      Quand le nouveau secrétaire général de la CGT est en train de préparer avec la bourgeoisie la manière de faire passer en douce la privatisation de la SNCF

      Source : http://www.matierevolution.org/spip...

      Et aussi : http://www.lecese.fr/sites/default/...

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  • Le réformisme et l’opportunisme ont trahi les Cheminots ; le gouvernement et la SNCF prévoient 9000 suppressions de postes !

    Le gouvernement et la SNCF, prévoient la suppression d’au moins 9000 postes à la SNCF d’ici à 2019. Ces suppressions de postes sont liées au processus de destruction des Chemins de fer en France. En effet, ce processus destructeur, s’est matérialisé par les réformes ferroviaires, qui ont été votées au mois de juin 2014. Ces 9000 suppressions de postes ont balayé les doutes des sceptiques : l’objectif de ces réformes ferroviaires avait été de détruire les Chemins de Fer en France, les cheminots et le service public.

    Le syndicalisme et sa politique ; les causes du désastre ferroviaire.

    Ce processus de destruction a été appuyé par la loi Macron, petite sœur du pacte de responsabilité d’Hollande, toutes deux des attaques de grandes envergures contre le monde du travail. Les travailleurs du secteur privé et du secteur public, tous sans exceptions, subiront les attaques du capital et de ses multinationales : les cheminots disparaissent en France. Mais, avec les cheminots, disparaît aussi ce service public, qui était une conséquence des luttes de classes intenses, qui ont été menées par nos aînés sur les barricades. C’est ainsi que se présente, inévitablement, la question de la véritable nature du syndicalisme en France. C’est donc au mois de juin 2014, que la loi sur les réformes ferroviaires avait été votée au parlement. Une loi qui confirmait ainsi l’ouverture à la concurrence des Chemins de Fer en France.

    Cette loi, avait été précédée par des paquets ferroviaires, qui avaient été présentés et validés par les différents gouvernements, qu’ils soient de droite ou de gauche. La loi sur les réformes ferroviaires, fut votée à l’Assemblé Nationale par tous les partis politiques, mains dans la main. Tous ces « représentants du peuple », noyés dans leurs égocentrismes de technocrates du capital, ont applaudis le vote sur la destruction de notre service public. Ces technocrates ont été détachés des masses, de par les sinécures, et ont ainsi démontré qu’ils sont des sbires du capital. Les députés ont accompagné ces réformes ferroviaires : il fallait abattre les cheminots, car le processus de destruction des Chemins de fer avait été amorcé, dans les années 1995, par Gayssot, le ministre des transports de l’époque. Ce « dossier » était dans les « tiroirs » depuis trop longtemps ! Le PS et L’UMP ont été fidèles à leurs véritables natures de classe : ils ont ainsi confirmé qu’ils sont les partis du capital et sont subordonnés à la politique des multinationales.

    Lors du vote sur les réformes ferroviaires, même le député PCF/FDG, André Chassaigne, avait voté contre les cheminots. Le processus d’accroissement des capitaux a commencé il y a longtemps à la SNCF. Dans la branche Infrastructure de la SNCF (qui effectue les travaux sur les voies par exemple), cela faisait déjà plusieurs années que les multinationales et leurs sous-traitances y étaient intégrées. Bouygues ou Vinci, entres autres, effectuent à présent tous les travaux sur les voies ou dans les gares. En ce qui concerne les trains des voyageurs, le processus de privatisation est un peu plus complexe à mettre en place, mais on y arrivera d’ici à 2019. Ils compléteront ainsi les premiers trains voyageurs déjà présents sur le marché, comme, par exemple, la compagnie Italienne Thello.

    Les amendements, qui avaient été apportés à la loi de juin 2014, ne remettaient pas en cause le contenu essentiel de la loi. En effet, ces amendements, n’apportaient rien de concret concernant sur le statut cheminot et sa réglementation. En réalité, ces amendements, étaient un jeu sémantique de technocrate : l’objectif était de noyé le poisson dans l’eau. Noyé comme le PCF dans le FDG, qui fait croire à tous les travailleurs à un possible aménagement du capitalisme. Les véritables causes de toutes les difficultés des cheminots, mais aussi de tous les travailleurs, de tous les secteurs de productions, ont pour cause réelle le mode de production capitaliste, mais aussi sa classe qui se nourrie de l’exploitation de l’homme par l’homme. Les capitaux des multinationales (Bouygues, Vinci, etc.), de par leurs processus d’accroissements, engendrent un phénomène de concentration.

    C’est-à-dire qu’ils ont engendré tellement de profits que la monopolisation de tous les secteurs de la production privée ne leurs suffisent plus. Dorénavant, ils veulent s’accaparer le secteur public. Nous avons pu constaté, lors du passage en force des réformes ferroviaires, que la politique du PCF/FDG, était totalement intégrée au capital. Ils dénoncent les conséquences du capitalisme, mais, en réalité, ils espèrent leur réussite politique dans ce même système. Ils espèrent un bel avenir dans le capital, et peut-être même, atteindre le pouvoir comme Syriza en Grèce. Mais, ils n’appellent pas à la destruction des causes réelles de la misère qui s’accroisse : le mode de production capitaliste et sa classe. La politique du PCF/FDG, n’a donc plus aucune caractérisation de classe, de par sa dégénérescence idéologique. Ils disent aux travailleurs qu’un aménagement du mode de production capitaliste serait possible, ce qui est une utopie.

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