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Assemblée générale des personnels de l’hôpital public le 11 juin

jeudi 11 juin 2015

Les personnels de l’hôpital public en assemblée générale pour la convergence des luttes : aujourd’hui à 16 heures devant la grande entrée de l’hôpital Tenon rue de Chine.

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  • Introduction de l’assemblée de la Convergence contre l’Hôstérité, lors de la journée d’action du 11 juin :

    Pourquoi nous sommes en grève ?

    Avec le document d’orientation sur l’organisation du temps de travail du 23 avril 2015, le directeur de l’APHP Martin Hirsch a prévu de remettre en cause notre organisation du temps de travail. Voulant faire passer le personnel en 7H30 voire 7H, ce qui entrainerait une diminution, voire une disparition de nos RTT.

    Avec cela la disparition de la demi-heure de repas incluse dans le temps de travail, les dix minutes d’habillage et de déshabillage, deux RTT pour les congés bonifiés, les jours de congés médiallés… La grande équipe serait généralisée…

    En 2002, lors de la mise en place des RTT, il était prévu d’embaucher. Les embauches n’ont pas eu lieu, bien au contraire puisqu’il y a eu la suppression de 1000 emplois par an depuis 5 ans.

    Martin Hirsch, ancien président d’Emmaüs qui a instauré le RSA semble vouloir s’occuper encore plus des démunis en rajoutant des chômeurs aux chômeurs…

    Il menace : s’il ne parvient pas à remettre en question l’organisation du travail, cela signifie qu’il faudra supprimer 4000 emplois supplémentaires à l’APHP.

    Cette « réforme » s’inscrit dans une politique plus générale d’économies du gouvernement qui veut pressurer tous les salariés et pas seulement ceux des hôpitaux.

    Pour les hôpitaux, c’est 3 milliards d’économies et la suppression de 22.000 postes !

    Le chantage de Hirsch n’a pas pris dans le personnel hospitalier, bien au contraire. Cela a mis le personnel en rogne ce qui s’est vu immédiatement avec des mobilisations importantes le 21 mai, le 28 mai et finalement aujourd’hui 11 juin. Le principal slogan des personnels est : « Ni négociable ni amendable ! »

    Du coup, Martin Hirsch fait mine de reculer mais il ne cède que des miettes. Il généraliserait les 7H30 pour tous les personnels titulaires, en maintenant les 7H pour les CDD.

    Il se joue de nous car il n’a pas trouvé en face de lui un rapport de forces capable de lui faire annuler sa réforme.

    L’attaque sur les RTT, en effet, est une attaque parmi tant d’autres du gouvernement contre les salariés et il y en a encore beaucoup d’autres à venir.

    Ce ne sont pas que les hôpitaux qui sont touchés par les plans d’économie, par des suppressions de personnel, par des dégradations des conditions de travail.

    Nous sommes dans une situation de crise mondiale du capitalisme et, oui, nous allons tous être frappés, écrasés par le rouleau compresseur du diktat du fric.

    Différents services publics sont déjà concernés comme l’Education nationale, la SNCF, la recherche, Radio France, sans parler de toutes les entreprises privées où des milliers de salariés sont jetés à la porte avec des fermetures de sites, de services, etc…

    Des grèves ont lieu un peu partout, dans plusieurs secteurs du public comme du privé sans même que l’on en ait connaissance et sans qu’aucun ien soit établi entre elles, pas même entre les hospitaliers de différents hôpitaux par exemple. Ces luttes sont isolées alors que l’attaque est générale.

    C’est le pourquoi de cette AG.

    Depuis le début de la mobilisation, il n’a pas été proposé par l’intersyndicale d’assemblée générale inter-hôpitaux. Pourtant, cela nous semblait nécessaire, important, indispensable même. Cela aurait été la moindre des choses d’en tenir une pour débattre ensemble de nos méthodes de lutte.

    Il est important pour nous de discuter entre nous, de décider ensemble, de créer des liens entre nous. C’est ce qui manque le plus aux luttes actuelles : ne pas avoir établi des jonctions entre elles. C’est indispensable pour construire le rapport de forces capable de faire reculer nos adversaires.

    Rappelons que la dernière fois que nous avons pu remporter une victoire, lors du mouvement débuté à la SNCF en 1995, ce qui a obligé le gouvernement Juppé à reculer, c’est que des assemblées générales interprofessionnelles se tenaient et le gouvernement a cédé dès qu’il a appris que des pans du secteur privé voulaient commencer à rejoindre le public en grève.

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