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Pour se protéger, le monde du travail doit gouverner lui-même !

mardi 13 octobre 2020, par Karob, Robert Paris

éditorial

Travailleurs, la seule manière de nous défendre : prendre le pouvoir !

La seule réponse à la crise mondiale économique, sociale, sanitaire, politique et militaire du système capitaliste est celle-ci : le gouvernement des travailleurs !

Face à l’effondrement généralisé qui frappe violemment toute la société dans tous les pays, dans tous les domaines, à tous les niveaux, on nous bassine partout avec des réponses sur ce que nous devrions souhaiter que fassent les gouvernants, que ce soient en termes économiques ou sociaux ou en termes sanitaires. Chacun y va de ses propositions au pouvoir en place, c’est-à-dire au règne des capitalistes et de leurs servants politiciens. Nous avons déjà de multiples réponses à l’œuvre dans le monde puisque les gouvernants des différents pays se sont gardés de donner exactement les mêmes réponses, que ce soit face à la pandémie ou face à la chute économique et sociale. Cependant, toutes ces réponses restent dans le même cadre : celui du maintien à tout prix du système en place, du capitalisme et de ses conséquences qui aujourd’hui sont la chute inexorable du mode de production comme du mode de vie qui lui était attaché, la chute violente de la santé publique en faisant clairement partie.

En plus des politiques des gouvernants, parmi les propositions qui leur sont faites, on peut citer celles des partis de gauche, des écologistes, des syndicalistes, des autres démocrates, de nombreux associatifs, etc., en somme de tous les réformistes, qui divergent sur presque tout sauf sur le fait qu’il n’est nullement question actuellement de se débarrasser du vieux système d’exploitation et qu’il faut, au contraire, défendre l’économie, tout en prétendant défendre ainsi les intérêts de la population !

Nous n’allons pas dans ces lignes pourfendre une fois de plus tous les mensonges des partis de gouvernement (qui veulent gouverner sous l’égide et pour le profit des capitalistes) et autres organisations qui prétendent combattre les capitalistes et leurs hommes politiques mais sans renverser le système capitaliste (les réformistes de tous poils). Nous l’avons déjà suffisamment fait dans nos articles et nous aurons bien des occasions d’y revenir. Non, aujourd’hui nous voulons y opposer ce que nous-mêmes, monde du travail, pouvons faire en prenant le pouvoir, ce que nous devrons même faire en renversant le pouvoir capitaliste, non seulement ses politiciens, ses structures institutionnelles aux bottes des possesseurs de capitaux, son appareil d’Etat, mais aussi en supprimant la propriété privée des moyens de production et des capitaux pour donner la totalité des richesses et du pouvoir au monde du travail, non seulement les salariés et les chômeurs, mais aussi tous ceux qui ne vivent que de leur travail, petits indépendants (commerçants, artisans, auto-entrepreneurs, pêcheurs, routiers, taxis, paysans, informaticiens, livreurs, personnels de santé, employés à domicile, etc.) qui sont eux aussi victimes de ce système.

Oui, nous voulons discuter non pas de ce qui va mal dans cette société pour le réprouver, non pas de ce que nous reprochons, non pas de ce que nous dénonçons, non pas de ce que nous n’aimons pas mais, au contraire, de ce que nous ferons avec la totalité du pouvoir et des moyens matériels que nous aurons préalablement réquisitionnés au cours de la révolution sociale et pour l’ensemble du peuple travailleur.

Comme Karl Marx, dans Le Manifeste communiste, nous ne voulons pas cacher que notre programme n’aura de sens qu’en renversant le système capitaliste : « Les communistes jugent indignes d’eux de faire mystère de leurs opinions et de leurs projets. Ils déclarent ouvertement que leur but ne peut être atteint que par le renversement total de tout l’ordre social traditionnel ».

Nous ne déroulerons pas ainsi des propositions ou des exigences aux dirigeants actuels ni à de « bons gouvernants » qui exerceraient leur direction au sein du système actuel, celui des milliardaires capitalistes, mais nos décisions futures, une fois l’ancien pouvoir démoli et le nouveau pouvoir, celui du peuple travailleur organisé de manière indépendante et souveraine, mis en place et en action, contrôlé sans cesse par des travailleurs auto-organisés en assemblées souveraines, élisant des comités et se fédérant à tous les niveaux. C’est le programme d’un tel gouvernement des travailleurs que nous voulons discuter ici pour répondre aux nécessités les plus importantes et les plus graves que nous percevons dans la situation critique actuelle.

Quelle réponse donnerons-nous à la situation sanitaire, à l’effondrement économique, à la chute démocratique, à la montée de la violence au sein de la société, aux risques guerriers et fascistes, aux forces de répression étatiques et para-étatiques,

Les mesures que nous développons ici n’ont rien à voir avec celles d’un gouvernement capitaliste comme nous en connaissons parce que le pouvoir d’Etat aux mains des travailleurs n’a plus rien à voir avec un pouvoir d’Etat tel que le conçoivent les capitalistes et leurs défenseurs. En effet, dans ce que nous appelons pouvoir d’Etat et gouvernement, le pouvoir vient d’en haut, alors que sous le pouvoir aux travailleurs, le pouvoir vient d’en bas, des comités de travailleurs et de leurs décisions et actions pour les mettre en œuvre.

Nous n’allons pas discuter de chaque mesure gouvernementale et y opposer notre future mesure mais nous allons opposer les modes de questionnement, l’ordre des nécessités, les méthodes, les moyens, les buts, les perspectives, entre ceux qui vont dans le sens des intérêts du grand capital et ceux qui sont indispensables au monde du travail.

Ainsi, nous ne demanderons pas à des médecins qui font partie des institutions capitalistes ce qu’ils estiment être des mesures de santé publique mais nous ne demanderons aux organisations de base communes aux personnels de santé, aux malades, aux travailleurs du secteur réunis ensemble pour en discuter, en décider et faire des propositions à l’ensemble des comités de travailleurs. Ainsi, nous n’aurons aucun risque de faire la soupe des trusts pharmaceutiques, des trusts qui produisent les matériels de santé, des trusts qui construisent les hôpitaux, des trusts privés de santé, etc.

De même, nous ne demanderons pas aux capitalistes et à leurs défenseurs quelles sont les mesures financières urgentes ! Leur réponse a été : la défense du grand capital et le résultat a été : l’abandon de la santé publique qui se dégrade de jour en jour, et pas seulement sous les coups de la pandémie Covid-19 !

Non, ce sont des comités de travailleurs des secteurs de la banque, de la finance, de la bourse, des impôts, des trusts qui se réuniront pour faire des propositions économiques qui seront adoptées ou pas par l’ensemble des comités de travailleurs et mis en œuvre sans que des intérêts capitalistes soient représentés dans cette prise de décision. Finis les lobbys des trusts et des banques, des financiers et des boursicoteurs auprès des gouvernants qui leur permettent qu’une décision publique soit prise en fonction d’intérêts privés ultra minoritaires.

Nos mesures économiques et sociales ont un sens très simple : fini l’intérêt des seuls possesseurs de capitaux et vive la défense des intérêts du monde du travail !

Le type de mesures qui en découlent n’a rien de sorcier : interdit de licencier, interdit de jeter à la rue, interdit de couper l’électricité, le gaz, le téléphone, interdit de fermer le compte en banque, interdit de contraindre un petit indépendant à la faillite, interdit de saisir les biens des démunis, interdit de refuser la nourriture, la santé, l’éducation aux plus démunis, etc.

Comment nous financerons de telles mesures ? Ce n’est pas un mystère ! Finis les cadeaux sur fonds publics aux capitalistes, aux financiers, aux banquiers, aux boursicoteurs, aux spéculateurs, aux assureurs, à tous les possesseurs de capitaux, aux propriétaires actuels des usines, des bureaux et des capitaux. L’argent de tous ces gens-là a été volé au peuple travailleur et retourne au peuple travailleur ! Voilà de grands moyens pour des grandes mesures publiques comme la mise en place d’un vrai service public de santé, avec multiplication des moyens et d’abord des effectifs en personnels de santé. Voilà les moyens financiers d’une lutte massive contre la pandémie ! Cela signifie des embauches massives pour des ouvertures massives de lits d’hôpitaux et des augmentations conséquentes des salaires ! Assez par contre de l’argent de l’hôpital public pour nourrir les trusts pharmaceutiques, de matière médical ou la santé privée…

Quant aux consignes de sécurité au travail, elles doivent être mises en place par des comités de travailleurs et pas par des directions aux mains des capitalistes ! Et les mesures nationales elles-mêmes doivent être décidées par des délégués élus de ces comités à un échelon plus élevé et les décisions mises en œuvre sous le contrôle des comités locaux.

Non aux mesures antisociales et antidémocratiques sous prétexte de covid ! Les armées permanentes et polices répressives de la bourgeoisie sont dissoutes et font place au peuple en armes ! Non à l’armement des militaires et paramilitaires, oui à l’armement des travailleurs !

Les média aux mains des capitalistes, c’est fini : le peuple travailleur a toute liberté d’expression !

Oui aux mesures de « barrière sociale » mais cette fois entre le Capital et le Travail !

Non aux masques qui cachent la politique du capital derrière un soi-disant intérêt national ! Oui aux masques qui protègent du virus, et financés sur fonds publics !

Oui au confinement de tous les profiteurs privés dans une île déserte : ils sont nuisibles même en quarantaine ! Pas de liberté pour les ennemis de la liberté !

Oui à l’action politique de ceux qui ne vivent que de leur travail ! Non à la magouille démagogique des politiciens capitalistes, de gauche, de droite et d’extrême droite !

Non à l’hypocrisie qui se cache derrière la pandémie pour imposer des mesures liberticides ! Oui à la liberté des exploités et opprimés défendue par eux-mêmes !

Tous ceux qui le veulent et le peuvent du point de vue de leur santé et de leurs charges familiales doivent trouver du travail ! Tous ceux qui travaillent doivent avoir les moyens corrects de vivre et faire vivre leur famille mais qui ne travaille pas n’a pas à recevoir des revenus de son oisiveté dorée de paresseux milliardaire !

Non aux prétendus sauveurs ! Travailleurs, sauvons nous nous-mêmes !

Oui à l’auto-organisation du monde du travail, seule habilitée à décider par elle-même ce qui devra être fait !

A bas le pouvoir capitaliste mais vive le pouvoir aux travailleurs !

La santé, la sécurité, le bien-être, la paix, la vie de la population travailleuse ne sont plus du tout compatibles avec le capitalisme finissant et il faut donc en finir rapidement avec lui ! Vive le socialisme par le pouvoir aux travailleurs ! Vive le gouvernement du peuple travailleur par lui-même à l’échelle mondiale !!!

27 Messages de forum

  • Les études se multiplient sur covid et classes sociales : la pandémie n’est pas neutre. Les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent disent toutes les études !!!

    Selon une étude du Conseil d’analyse économique, les 20 % des ménages les plus modestes non seulement n’ont pas réussi à épargner plus que d’habitude entre mars et août, mais ils se sont même globalement endettés. Les deux tiers de l’épargne accumulée depuis le confinement sont détenus par les 20 % des Français les plus aisés.

    https://www.lemonde.fr/economie/art...

    Le virus creuse le fossé entre riches et pauvres...

    https://www.sudouest.fr/2020/10/07/...

    En France, le Covid-19 a beaucoup tué dans les villes pauvres...

    https://www.lemonde.fr/planete/arti...

    Il y a plus de pauvres et des riches encore plus riches...

    https://www.echoduberry.fr/2020/10/...

    Les inégalités se creusent...

    https://www.rtl.fr/actu/debats-soci...

    Les plus pauvres ont davantage pâti du confinement que les riches...

    https://www.sudouest.fr/2020/06/19/...

    Les pauvres paient la crise plus cher que les riches qui en sont responsables...

    https://www.huffingtonpost.fr/entry...

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  • Profitant de la pandémie, ils licencient à tour de bras et à grande échelle (quantité de licenciements étaient programmés AVANT le début de l’épidémie !).

    Hélior 1888 emplois supprimés,

    – fermeture de Bridgestone, Auchan suppression de milliers d’emplois,
    MBF Aluminium 39 , 260 suppressions d’emplois envisagés ,
    General Electric 634 emplois risquent de disparaître,
    JTEK 69 le projet est de transformer 450 CDI en CDD,
    Technicolor 35 là encore risque de suppressions de 110 postes avec objectif de délocalisation
    Etc.

    Cette vague de licenciements s’accompagne de fusions capitalistes délétères pour l’emploi et pour le produire en France : Alstom, PSA, Renault, Suez-Veolia et de privatisations programmées depuis longtemps...

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  • Les illusions sur le capitalisme tombent les unes après les autres

    Si la confiance en elles-mêmes des classes travailleuses, notamment du prolétariat salarié, n’augmente pas, faute d’auto-organisation et d’auto-expression, et grâce au déboussolement sciemment organisé du grand public, celle envers les classes dirigeantes chute sans arrêt…

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  • Le gouvernement ose affirmer qu’il lutte contre un covid en hausse et en même temps que partir en vacances à la Toussaint est un devoir citoyen ! Les vacances, ce n’est plus la liberté, c’est un devoir !! Augmenter les possibilités de propagation de covid, c’est un devoir ! C’est dans l’intérêt de l’économie nationale ! Et en même temps le même gouvernement laisse les trusts supprimer massivement des emplois et les capitalistes se nourrissent massivement des fonds publics au lieu d’investir ! C’est encore "l’économie" qu’il faut sauver !!!

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  • Ils continuent à parler de deuxième vague alors que la première n’avait absolument jamais achevé son cours... C’est encore des mensonges pour perdre et déboussoler la population !

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  • Parmi les mesures liberticides sous prétexte de covid, notons celles des universités qui, comme Paris-Saclay, interdisent les rassemblements et manifestations, l’expression politique interne à l’université, et les diffusions de tracts par des personnes extérieures...

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    • La récente proposition de règlement intérieur de l’administration de Paris-Saclay :

      « - Aucune réunion ou manifestation ne pourrait se tenir en dehors des locaux mis à disposition, sans délivrance d’une autorisation du ou de la président.e,

      - La distribution de tracts ou de tout document par des personnes extérieures à l’université serait interdite, sans autorisation du ou de la président.e,

      - Les personnels ne pourraient manifester, dans l’exercice de leur fonction, leurs convictions politiques, »

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  • Pour protéger le grand capital, le gouvernement refuse le reconfinement malgré une quantité de morts en hausse. Cela montre bien que le premier confinement ne visait pas à lutter contre la hausse des morts de covid mais à justifier la catastrophe économique !!!

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  • Avec ses mesures de couvre-feu et de coloration des zones, le gouvernement fait seulement semblant de nous protéger de la pandémie alors qu’il ne souhaite qu’une chose : qu’elle se développe pour justifier et couvrir la crise du capitalisme !!!

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  • Le gouvernement remet en place l’état d’urgence sanitaire alors que la réelle urgence sanitaire et sociale, c’est d’en finir avec tous les gouvernements capitalistes !!!

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  • COUVRES-FEUX : LE FASCISME EST Là

    Ami, entends-tu le vol noir du corbeau sur la plaine, ami entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne, Ohé, partisans, ouvriers et paysans c’est l’alarme !

    Macron a de nouveau hier joué sur la peur en mentant ! Ce virus ne tue pas les personnes en bonne santé sans aucun facteur de risque lié à l’âge ou à une comorbidité, maladie chronique. L’âge médian de mortalité du Covid 19 n’a pas changé, il est depuis le début de 84 ans.

    Mais si le gouvernement joue sur les peurs, c’est pour nous imposer sa politique fasciste, contrôle des corps, suivi, traçage de tous, justification des forces de l’ordre en armes partout, et restriction de nos libertés fondamentales, avec l’accord des populations à qui il fait croire que c’est pour leur protection sanitaire et leur sécurité.

    Cette politique fascisme s’installe au niveau mondial. Et ce n’est pas un hasard. Mais bien parce que l’effondrement du capitalisme est mondial.
    Si le gouvernement voulait notre protection sanitaire, il aurait tiré les leçons de la première vague et aurait augmenté la capacité d’accueil des hôpitaux, le nombre de lits et le nombre de personnel. L’hôpital fonctionne depuis longtemps à flux tendu, c’est-à-dire au complet pour plus de rentabilité et ne peut accueillir plus de patients (même en nombre minime) obligeant les soignants à trier ceux qui vont être soignés (comme c’est déjà le cas lors des périodes de canicule). Or Macron, bien au contraire a continué de supprimer des lits.

    Si le gouvernement voulait notre protection sanitaire, il ne ferait pas semblant de se soucier des plus précaires comme étant les plus touchés par ce virus mais il œuvrerait pour qu’ils puissent se nourrir correctement, il œuvrerait pour qu’ils puissent vivre dans des conditions salubres qui les mettraient à l’abri des maladies.

    Ce virus comme le fascisme n’aime pas les rassemblements, ce virus comme le fascisme n’aime pas la liberté, ce virus comme le fascisme n’aime pas les réunions familiales ou privées, ce virus comme le fascisme n’aime pas la culture et la musique.

    Le fascisme c’est la mort.

    La révolution sociale c’est la vie.

    Il va être temps pour tous de choisir entre la vie et la mort.

    Parce qu’on en est là.

    …..Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades...

    Louise M

    Gilets jaunes Poitiers

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  • “Ce couvre-feu n’arrêtera pas l’épidémie”, juge le président de l’Association des médecins urgentistes de France

    “On paralyse le pays parce qu’il manque de la place dans les hôpitaux”, a déploré mercredi soir le président de l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF), après l’annonce de couvre-feux par Emmanuel Macron, “qui ne prend pas la mesure de la crise hospitalière”.

    “On sent que le président a compris la gravité de la crise, mais il ne prend pas la mesure de la crise hospitalière. Et on doit paralyser le pays parce que les hôpitaux manquent de lits”, a réagi Patrick Pelloux auprès de l’Agence France-Presse.

    “Ils essaient de freiner l’épidémie. Mais ce couvre-feu – et je ne comprends pas ce langage de guerre – n’arrêtera pas l’épidémie. On se retrouve dans la même logique qu’au printemps.”

    “Je regrette qu’il n’ait pas appelé à la mobilisation générale pour les hôpitaux en demandant aux 60 000 personnels de santé qui ont quitté l’hôpital de revenir pendant la crise pour dégonfler la pression, a ajouté le président de l’AMUF. Il ne répond pas à la priorité qui est de rouvrir des lits à l’hôpital.”

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  • Pourquoi ce couvre feu à 21h ? Est-il plus dangereux de se promener dans les grandes villes entre 21h et 6h du matin ou aux heures de pointes ?!!!!

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  • Le caractère mensonger et trompeur du couvre feu apparaît quand on voit que l’on autorise les transports entre les régions pour la Toussaint et que l’on pousse la population à partir en vacances pour aider soi-disant l"économie !!!!

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  • Le couvre feu, ce n’est pas une mesure anti covid ! C’est une mesure anti libertés !

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  • Il est remarquable que le couvre feu ne s’applique pas si on utilise les transports en commun, le moyen le plus sûr d’attraper covid !!!

    https://www.lefigaro.fr/actualite-f...

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  • Un rapport du FMI annonce le plongeon de l’économie mondiale :

    "Une analyse publiée par la Banque des règlements internationaux la semaine dernière met également en garde contre l’augmentation des faillites. Selon cette analyse, le soutien des gouvernements et des banques centrales a limité le nombre de faillites jusqu’à présent. Mais étant donné l’ampleur du choc, ce n’est « peut-être qu’une question de temps » avant qu’elles n’augmentent, entraînant une nouvelle hausse du chômage.

    Il y a quelques mois à peine, on parlait d’une « reprise en V », d’un « retour en force » et d’un « rebond ». Aujourd’hui, la réalité sous-jacente apparaît à la surface : un effondrement de l’économie capitaliste mondiale, déclenché mais non causé par la pandémie."

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  • Certains affirment que les mesures gouvernementales seraient inefficaces. Pas du tout ! Elles sont très efficaces… pour augmenter le succès… de la pandémie.

    Les hospitalisations ont augmenté de 19 % sur une semaine

    https://www.20minutes.fr/sante/2886...

    Les contaminations des plus de soixante cinq ans ont triplé en six semaines

    https://www.bfmtv.com/sante/coronav...

    Les nouvelles admissions dans les services de réanimation des hôpitaux marquent une nette hausse depuis plusieurs jours
    https://www.lemonde.fr/societe/arti...

    Alors que la situation sanitaire continue de se dégrader en France, le dernier bilan de l’épidémie de Covid-19 enregistre plus de 25 000 nouvelles contaminations en 24 heures et plus de 10 000 patients sont actuellement hospitalisés.

    https://www.linternaute.com/actuali...

    le taux de positivité poursuit sa hausse

    https://www.leparisien.fr/societe/c...

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  • Les succès de la lutte du gouvernement se poursuivent, non pour combattre la pandémie mais pour l’aider à se propager !!!

    https://www.sudouest.fr/2020/10/16/...

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  • Pourquoi le couvre-feu plutôt que le confinement : parce qu’il coute moins cher aux capitalistes !!!

    https://www.20minutes.fr/economie/2...

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  • Où est la logique sanitaire : l’épidémie est plus importante que pendant le confinement et ils ne reconfinent pas !

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  • Face au COVID-19, les universités françaises appliquent de fait une politique d’immunité collective et sacrifient les étudiants et enseignants à la volonté de développer le virus…

    https://www.wsws.org/fr/articles/20...

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  • Utilisant le prétexte de la nécessaire austérité budgétaire pour rembourser la dette publique, les gouvernements et les grandes institutions multilatérales comme la Banque mondiale, le FMI et les banques régionales telle la Banque africaine de développement ont généralisé des politiques qui ont détérioré les systèmes de santé publique : suppression de postes de travail dans le secteur de la santé, précarisation des contrats de travail, suppression de lits d’hôpitaux, fermeture de postes de santé de proximité, augmentation du coût de la santé tant au niveau des soins que des médicaments, sous-investissements dans les infrastructures et les équipements, privatisation de différents secteurs de la santé, sous-investissement public dans la recherche et le développement de traitements au profit des intérêts de grands groupes privés pharmaceutiques…

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  • Alors que les grands médias et les gouvernements affirment constamment que la crise boursière est provoquée par la pandémie de coronavirus, j’ai insisté sur le fait que tous les éléments d’une nouvelle crise financière étaient réunis depuis plusieurs années et que le coronavirus constituait l’étincelle ou le détonateur de la crise boursière et non la cause. Bien que certaines personnes y aient vu une tentative de nier l’importance du Coronavirus, je maintiens mon affirmation. La quantité de matières inflammables dans la sphère de la finance a atteint la saturation depuis plusieurs années et on savait qu’une étincelle pouvait et allait provoquer l’explosion : on ne savait pas quand l’explosion aurait lieu et ce qui la provoquerait mais on savait que cela allait venir. Il fallait donc agir pour l’éviter et cela n’a pas été fait.

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  • Un premier grand choc boursier a eu lieu en décembre 2018 à Wall Street et sous pression d’une poignée de grandes banques privées et de l’Administration de Donald Trump, la Réserve fédérale des États-Unis avait recommencé à baisser ses taux et avait été applaudie par les quelques grandes firmes privées qui dominent les marchés financiers. La frénésie de l’augmentation des valeurs boursières a repris de plus belle et les grandes entreprises ont continué à racheter leurs propres actions en bourse pour amplifier le phénomène. Profitant de la baisse des taux, les grandes entreprises privées ont augmenté leur endettement et les grands fonds d’investissements ont augmenté le rachat d’entreprises de toutes sortes, y compris industrielles, en recourant à l’endettement.

    Ensuite, de nouveau à Wall Street à partir de septembre 2019, il y a eu une très grosse crise de pénurie de liquidité dans un marché financier pourtant gorgé de liquidité. Une crise de liquidité alors qu’il y a profusion de liquidité, ce n’est qu’un paradoxe apparent comme je l’expliquais dans Panique à la Réserve fédérale et retour du Credit Crunch sur un océan de dettes publié le 25 septembre 2019 et dans Retour sur la panique à la Réserve fédérale en septembre 2019 et les solutions à la crise publié le 11 octobre 2019. Il s’agissait d’une crise grave et la Réserve fédérale est intervenue massivement en injectant au total des centaines de milliards de dollars pour tenter d’éviter l’effondrement des marchés. Elle a également gardé dans son bilan plus de 1 300 milliards de dollars de produits structurés toxiques qu’elle avait achetés aux banques en 2008 et 2009 car elle était persuadée à juste titre que si elles les mettaient en vente sur le marché secondaire des dettes, leur prix s’effondrerait et entraînerait une grande crise financière et des faillites bancaires. Si la Fed a fait cela ce n’est pas pour défendre l’intérêt général, c’est pour défendre les intérêts du Grand Capital, c’est-à-dire du « 1 % » le plus riche de la société. La BCE et les autres grandes banques centrales (R-U, Japon, Suisse, Chine…) ont appliqué grosso modo le même type de politique et elles portent une responsabilité très importante dans l’accumulation de matières inflammables dans la sphère financière (voir mon article écrit en décembre 2019 et publié en janvier 2020, article qui avait été précédé par un autre en mars 2019).

    On a assisté à une énorme augmentation de création de capital fictif et dans chaque crise financière une partie importante de ce capital fictif doit « disparaître » car cela fait partie du fonctionnement normal du système capitaliste. Le capital fictif est une forme du capital, il se développe exclusivement dans la sphère financière sans véritable lien avec la production. Il est fictif au sens où il ne repose pas directement sur la production matérielle et sur l’exploitation directe du travail humain et de la nature.

    Non seulement la crise financière était latente depuis plusieurs années et la poursuite de l’augmentation des prix des actifs financiers en constituait un indicateur très clair mais en plus une crise dans le secteur de la production avait commencé bien avant la diffusion du virus de la Covid19 en décembre 2019, avant la fermeture d’usines en Chine en janvier 2020 et avant la crise boursière de fin février 2020.

    On a assisté au cours de l’année 2019 au démarrage d’une crise de surproduction de marchandises notamment dans le secteur automobile avec une chute massive des ventes d’automobiles en Chine, en Inde, en Allemagne, en Grande-Bretagne et dans d’autres pays. Cela a provoqué une réduction de la production d’automobiles. Il y avait également surproduction dans le secteur de la fabrication des équipements et des machines-outils en Allemagne, un des 3 principaux producteurs mondiaux dans cette branche. Il y avait une très forte réduction de la croissance industrielle chinoise ce qui a eu de graves conséquences pour les pays qui exportent vers la Chine des équipements, des automobiles, des matières premières. Au cours du second semestre 2019, une récession s’est déclenchée dans le secteur de la production industrielle en Allemagne, en Italie, au Japon, en Afrique du Sud, en Argentine… dans plusieurs secteurs industriels aux États-Unis.

    Pour rappel, au cours de la dernière semaine de février 2020, les principales bourses de valeurs de la planète (aux Amériques, en Europe et en Asie) ont connu une chute très importante qui a oscillé entre 9,5 et 12 %, la pire semaine depuis octobre 2008.

    Le 3 mars 2020, la Fed décide de fixer son taux directeur dans une fourchette de 1 % à 1,25 %, c’est une baisse de 0,50 %, c’est la plus forte au cours des dernières années car jusqu’ici la Fed baissait son taux par pallier de 0,25 %. Face à la poursuite de la dégringolade des bourses et notamment des banques qui sont au bord de la faillite, la Fed a décidé une nouvelle baisse le 15 mars 2020 en frappant encore plus fort que le 3 mars. Cette fois-ci, elle a baissé son taux de 1 %. Donc, depuis le 15 mars, le nouveau taux d’intérêt directeur de la Fed se situe dans une fourchette de 0 à 0,25 %. Les banques sont donc encouragées à augmenter les dettes.

    "Les banques qui s’engagent à ne pas réduire le volume de leurs prêts au secteur privé [...] peuvent se financer largement auprès de la BCE à un taux négatif de – 0,75 %. Cela veut dire qu’elles sont rémunérées et subventionnées lorsqu’elles empruntent à la BCE"

    La Fed ne s’est pas contentée de baisser les taux d’intérêt, elle a recommencé à injecter sur le marché interbancaire une masse énorme de dollars car les banques, une fois de plus, ne se font plus confiance et répugnent à se prêter de l’argent. Le président de la Fed a déclaré que son institution avait programmé d’injecter dans les semaines qui viennent plus de 1 000 milliards de dollars de liquidité sur les marchés à court terme, notamment le marché du repo sur lequel elle est déjà intervenue massivement entre septembre et décembre 2019.

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  • Plusieurs journées noires, c’est-à-dire plusieurs krachs boursiers, ont eu lieu dans la deuxième quinzaine de février et au cours de la première quinzaine de mars 2020 et cela malgré des interventions massives des banques centrales que ce soit au Nord ou au Sud de la Planète, à l’Ouest ou à l’Est.

    Les séances boursières ont été littéralement chaotiques. A de nombreuses reprises au cours des dernières semaines, les séances ont dû être interrompues pendant 15 à 30 minutes afin de tenter d’endiguer les ventes de plus en plus massives et d’éviter la catastrophe. Ces interruptions au cours desquelles les autorités boursière ont actionné le coupe-circuit (selon leur jargon) ont eu lieu à plusieurs reprises à Wall Street, au Brésil et en Europe au point que certains commentateurs se demandent pourquoi les autorités n’ont pas purement et simplement fermé les bourses (voir cet article paru dans Libération).

    Le jeudi 12 mars 2020, une des journées récentes les plus noires, la chute a été impressionnante : – 12,28 % à Paris, – 10,87 % à Londres, – 11,43 % à Francfort, – 14,21 % à Bruxelles et à Milan un record – 16,92 % ! A New-York, le Dow Jones a perdu – 9,99 %, le Nasdaq – 9,43 % et le S&P500 – 9,51 %. Les bourses d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique ont aussi fait le plongeon.

    Le lundi 16 mars, malgré la décision de la Fed de ramener son taux d’intérêt à 0 % pour tenter de faire plaisir au Grand Capital et de mettre fin au plongeon dans le vide, les ventes massives d’action ont continué : à New-York, le S&P500 a chuté de 12 %, la bourse brésilienne a dévissé de 13 %. Les bourses européennes ont chuté une fois de plus : Londres a perdu 4 %, Paris et Francfort ont perdu plus de 5 %, Milan - 6 %, Bruxelles -7 %, Madrid – 8 %. En Asie-Pacifique : le Nikkei à Tokyo a baissé de 2,5 %, les bourses chinoises ont perdu entre 3 et 4 %, la bourse indienne a plongé de 8 %, la bourse australienne a perdu 9,5 %. La débâcle continue.

    "Entre le 17 février et le 17 mars 2020 inclus, les bourses de valeur ont subi une véritable purge"

    En moins d’un mois, entre le 17 février et le 17 mars 2020 inclus, les bourses de valeur ont subi une véritable purge : à New York, le Dow Jones industrial a perdu 32%, le S&P500 des 500 principales entreprises a perdu 24 % de sa valeur. À Londres, le Footsie a dégringolé de 31 %, à Francfort, le Dax a chuté de 37 % ! A Bruxelles, le Bel 20 a plongé de 41 %. Le CAC 40 a perdu 36,5 %. La bourse de Madrid (IBEX 35) a perdu 38 %, celle de Lisbonne (PSI20) a perdu 31,5 %. La bourse brésilienne a perdu 28 %, celle de Buenos Aires : plus de 30 % de perte. La bourse indienne a perdu 25,5 %. La bourse d’Afrique du Sud (JSE) a perdu 35 %. RTS, la bourse de Moscou a perdu 40 %. Le BIST 100 de Turquie a plongé de 28 %. A Tokyo, le Nikkei a perdu 28 %. A Hong Kong, le Hang Seng a perdu 21 %. A Sydney, la bourse australienne ASX a perdu 26 %. Seule la bourse de Shanghai limite les pertes : -7 %. Si la bourse de Shanghai s’en titre mieux que toutes les autres bourses de la planète, c’est grâce au soutien apporté, sous l’injonction du gouvernement, par les entreprises d’État chinoises et les fonds publics. Ils ont reçu l’ordre d’acheter systématiquement des actions en bourse en pleine crise du coronavirus pendant que d’autres vendaient.

    En résumé, entre le 17 février et le 17 mars, toutes les bourses de la planète ont subi des pertes très importantes comparables ou supérieures à ce qui s’est passé lors des précédentes grandes crises boursières de 1929, de 1987 et de 2008.

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  • Les gouvernants capitalistes sont incapables de défendre notre santé, faisons-le nous-mêmes !!

    Les prétendues « mesures sanitaires sévères » du président français, au-delà de l’opération médiatique de Macron pour augmenter son audience télévisuelle, c’est seulement des mesures en faveur des capitalistes : rien ne doit arrêter l’exploitation dans les usines, dans les entreprises, dans les chantiers du bâtiment, dans les entreprises publiques aussi, les salariés qui le souhaitent n’ont pas droit au télétravail, ce sont les patrons qui ont le droit de les y mettre, si cela les arrange, les écoles et les crèches ne sont pas ouvertes parce qu’elles sont sures mais parce que l’on doit pouvoir envoyer de manière sure les exploités aux mains de leurs exploiteurs. A preuve : les universités, elles, sont fermées. Il est ouvertement reconnu que le but est l défense des capitalistes, pas celle de la santé des enfants et de leurs parents !

    Couvre-feu, fermeture des restaurants, bars, salles de sport, ou éventuellement des parcs, ne sont nullement des mesures sanitaires.

    En même temps, les transports publics diminuent leur offre dès que la fréquentation baisse au lieu de faire le contraire : augmenter massivement l’offre de transports pour diminuer les risques.

    De mise en place d’un hôpital public d’urgence sanitaire avec des embauches massives, il n’est nullement question, pas plus que d’embauches massives dans les écoles pour diminuer les risques.

    Rien ne sera fait tant que le critère numéro un sera l’intérêt des capitalistes. Aucune mesure ne peut être bonne si elle n’est pas décidée par des comités composés de travailleurs, d’usagers, de patients, qui contrôlent tout, les mesures décidées et la manière de les réaliser.

    Ce n’est pas seulement Macron qui avance masqué, c’est tout le capitalisme dont la chute est camouflée en catastrophe sanitaire et les gouvernants sacrifient d’autant plus volontiers la classe travailleuse qu’ils la craignent depuis le développement mondial de la révolution sociale. Et celle-ci continue, du Liban au Chili, de la Biélorussie à la Guinée, du Nigéria à l’Irak et aux USA !! La réponse des classes dirigeantes à la révolte du peuple travailleur, c’est covid. Ce n’est pas un danger pour le capitalisme : c’est au contraire la solution contre-révolutionnaire !!!

    Faire croire que le covid menace de tuer l’empire capitaliste, c’est comme faire croire que ce sont les barbares qui ont tué l’empire romain, alors que celui-ci s’est effondré, comme aujourd’hui le capitalisme, sous ses propres contradictions économiques et sociales !

    Les mesures des gouvernants capitalistes, quelles que soient leurs divergences dans leurs politiques pseudo-sanitaires, celles-ci ne visent qu’à défendre la santé… des capitalistes ! Pour défendre la santé publique et les intérêts des peuples, il faut un gouvernement aux mains des travailleurs organisés dans des comités révolutionnaires !

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