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Renault-Nissan ou Renault-FCA ? Quelles conséquences pour les salariés ?

samedi 1er juin 2019, par Robert Paris

Quand les requins se dévorent entre eux, les salariés dégustent

Le futur géant de l’automobile mondiale Renault-Fiat-Chrysler risque fort d’être aussi le numéro un des licenciements en France !!!

L’annonce de la proposition de constitution d’un trust unique Fiat-Chrysler-Renault a sonné comme un coup de tonnerre, chacun sachant que c’est une nouvelle catastrophique pour les emplois puisque le but affiché est de supprimer des doublons de toutes sortes, et notamment des usines, des bureaux, des véhicules et donc des emplois ! Tout change donc à Renault et pas seulement le PDG mais, avec ou sans Ghosn, l’objectif de la direction de Renault ne change pas : faire partie du plus grand trust intégré mondial de l’Automobile pour augmenter les profits.

Pas de doute que tous, directions, gros actionnaires, financiers et gouvernants à leur service, sont pour cella prêts à sacrifier des usines, des sites, des modèles, des véhicules, des marques, des bureaux d’étude et de recherche, et, ça va de soi, des salariés (nos emplois, nos salaires, nos conditions de travail) si cela leur permet de favoriser les profits, d’exister sur tous les marchés et d’écraser la concurrence. Et surtout d’amonceler les fortunes du grand capital au détriment des salariés !

Avec l’actualité récente des suppressions d’emplois en France, on ne risque pas de penser que « la France », ce qui veut dire son gouvernement, son Etat, ses banquiers et ses capitalistes, défendra ses emplois mais seulement qu’elle fera semblant comme à Ascoval ou à General Electric. Les emplois industriels ont continué à chuter massivement en France, malgré les rodomontades de Macron. Ce sont d’ailleurs de telles comédies qui avaient amené le trust Renault à vouloir avaler tout cru l’ensemble du secteur automobile japonais, refusant à Nissan une participation croisée égale (45% des deux côtés) et exigeant pour l’Etat français des doubles voix à Renault, et, en même temps, réclamant l’intégration des groupes de l’Alliance avant de vouloir digérer aussi Mitsubishi.

Avec l’arrestation et la mise en accusation de Ghosn par le Japon pour de multiples opérations douteuses, détournements de fonds et malversations, on n’a pas seulement remarqué que l’Etat français avait planqué les dérives du PDG, ses vols dans les comptes de Renault notamment, les gouvernants laissant Ghosn détourner l’argent de Renault pour des buts tout autres que ceux affichés, pour arroser les dirigeants notamment mais aussi les gouvernants. Ce n’est pas ce qui risquait de choquer un Macron, lui qui s’est fait des jolis sous, en privé, en vendant un aéroport public au privé et en permettant aux banquiers de s’enrichir encore sur le dos des services publics. Ce n’est pas le vendeur d’aéroport Macron, homme de la banque, qui risque de s’inquiéter qu’on vende Renault !

On a bien vu, de même, que les gouvernants français n’avaient cessé de cacher le dieselgate de Renault, sans que cela serve à rien bien sûr, permettant au trust français de frauder et de polluer, l’accusation revenant quand même en boomerang et menaçant maintenant le trust Renault et d’abord ses salariés !

Ghosn, toute la direction de Renault et les gouvernants français, entre autres mensonges, avaient prétendu que le choix rapide du tout-électrique avait sauvé le trust des attaques des autres trusts automobiles. On peut voir aujourd’hui qu’il n’en a rien été. C’est encore au nom du tout-électrique, de la voiture connectée, du véhicule du futur et autres, que l’on nous vante la nouvelle intégration de Renault dans une entité géante qui dévorera nos emplois et nos vies !

Bien sûr, honnêtes comme ils sont, les dirigeants de Renault prétendent qu’ils n’ont nullement rompu avec Nissan et Mitsubishi mais qu’ils proposent aussi à ces trusts de s’allier avec Fiat-Chrysler ! Très drôle : ils ne les ont même pas invités aux négociations ni ne leur ont jamais communiqué les contrats en discussion ! Nous, salariés, n’avons pas non plus eu droit aux détails de l’intégration de ces requins mondiaux. Ils n’allaient quand même pas nous annoncer directement la sauce à laquelle ils comptent nous dévorer !!!

Avant même que l’accord soit connu en détails ou signé, on peut y voir des mensonges multiples et à tiroirs…

Tout d’abord, le trust intégré peut vouloir devenir le premier mondial mais il ne l’est pas déjà dans la réalité mais seulement le… troisième mondial en termes de ventes unitaires.

Ensuite, il s’agit d’une fusion considérée comme entre égaux alors que les deux trusts ne le sont pas et dans laquelle FCA refuse que l’expression « fusion d’égaux » soit employée pour ne pas effaroucher les actionnaires comme lors de l’union de Chrysler avec le constructeur automobile allemand Daimler en 1998. Donc on avance à visages masqués, en mentant à tout le monde comme d’habitude dans les fusions de requins mondiaux.

L’opération proposée créerait une entité combinée dont les actionnaires de chaque société détiendraient 50 pour cent du capital. L’accord est en fait une fusion d’égaux, bien que l’annonce de la FCA ait refusé d’utiliser ce terme. Et, de fait, il ne s’agit que d’une présentation puisque les deux entités ne sont pas égales.

La fusion va représenter des économies, dit-on. Elle va commencer surtout par avoir un coût ! Et d’abord, elle va devoir payer des indemnités aux actionnaires de FCA justement du fait que l’on fait comme si c’étaient des égaux alors que ce n’est pas le cas.

Les actionnaires de la FCA encaisseraient immédiatement un dividende compensatoire de 2,8 milliards de dollars afin de compenser la plus grande capitalisation boursière de la FCA, avec un dividende potentiel de 280 millions de dollars à venir.

Selon le communiqué de presse annonçant le projet soumis aux assemblées d’actionnaires, l’opération permettrait à la nouvelle société d’économiser 5,6 milliards de dollars en « synergies annuelles estimées ». Cela serait réalisé principalement grâce « à la convergence des plates-formes, à la consolidation des investissements dans la chaîne cinématique et l’électrification et aux avantages d’échelle ». Un des éléments les plus importants sera une réduction du nombre de types de véhicules et moteurs proposés par la nouvelle société.

Selon le communiqué de presse, l’opération permettrait à la nouvelle société d’économiser 5,6 milliards de dollars en « synergies annuelles estimées ». Cela serait réalisé principalement grâce « à la convergence des plates-formes, à la consolidation des investissements dans la chaîne cinématique et l’électrification et aux avantages d’échelle ». Un des éléments les plus importants sera une réduction du nombre de types de véhicules et moteurs proposés par la nouvelle société. L’opération n’a pas encore été acceptée par le conseil d’administration de Renault et doit également franchir les obstacles réglementaires et gouvernementaux, y compris le soutien du gouvernement français, dont la participation de 15 pour cent dans Renault est assortie de droits de vote double (qui ne seraient pas repris dans les conditions de la fusion).

Cependant, les premières réactions du gouvernement Macron étaient positives. Une porte-parole du gouvernement a déclaré que l’accord serait « bon pour l’Europe » en créant un « géant industriel européen ». Ceci implique que le gouvernement considère la fusion comme un moyen possible de renforcer l’industrie automobile européenne contre ses rivaux nord-américains et asiatiques. Et voilà un deuxième mensonge puisque Chrysler, même drivé par Fiat, peut difficilement être taxé d’européen. Que ces emballages sont donc jolis pour une opération purement financière et même pas industrielle et surtout pas à but d’intégration européenne mais plutôt de mainmise mondiale sur les marchés automobiles !

Est-ce qu’on ne s’alarme pas exagérément et prématurément ? Bien des optimistes, ou ceux qui essaient de faire l’autruche, peuvent se dire que l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi n’avait pas représenté des suppressions massives d’emplois et qu’il ne faut pas s’alarmer inutilement. Mais c’est omettre que l’Alliance était imposée par le trust français Renault aux autres, qui, eux, ont payé durement, en termes d’emplois, de salaires et de conditions de travail, qu’il s’agisse de Nissan et de Mitsubishi ou de Avtovaz, Dacia et bien d’autres. Si Renault, après l’Alliance, n’a pas pratiqué de fermetures d’usines et de licenciements en France, le trust français a lui aussi supprimé des emplois toutes ces dernières années, même quand il prétendait embaucher. Il a imposé aussi en France bien des sacrifices, notamment sur les salaires et les conditions de travail.

Alors que PSA supprime 2200 emplois, que Volkswagen en supprime 7000 en plus des 21000 déjà programmés, que Ford en supprime 5000 rien qu’en Allemagne, le trust automobile Fiat-Chrysler vient tout récemment de donner l’exemple de sa manière de détruire des emplois massivement et rapidement.

Les travailleurs de Fiat Chrysler (FCA) sont sous le choc et en colère suite à l’annonce que vient de faire ce trust qu’elle mettra fin à son troisième quart de travail à son usine d’assemblage de Windsor au Canada. Les compressions, qui prendront effet le 30 septembre, entraîneront la suppression d’environ 1500 emplois. Les mises à pied y sont permanentes. L’usine de Windsor, qui construit la fourgonnette Chrysler Pacifica et la Dodge Caravan, fonctionne avec trois quarts de travail depuis 1993. L’usine est le plus gros employeur à Windsor, qui a été dévastée par l’arrêt de la production automobile dans cette ville, autrefois appelée la capitale canadienne de l’automobile.

Ces suppressions d’emplois sont le dernier choc causé par une vague mondiale de réduction des effectifs dans l’industrie automobile. La semaine dernière, Ford a annoncé la fermeture de ses trois usines en Russie, ce qui a entraîné l’élimination de quelque 3700 emplois. Cela fait suite à l’annonce de 5000 mises à pied chez Ford en Allemagne et à l’annonce par Goodyear-Dunlop de la suppression de 1100 emplois en Allemagne.

L’usine de General Motors d’Oshawa, en Ontario, fermera ses portes plus tard cette année dans le cadre des plans de GM visant à fermer cinq installations nord-américaines et à supprimer 15.000 emplois. FCA a annoncé en février qu’elle mettra à pied 1300 travailleurs à son usine d’assemblage de Belvidere, en Illinois, ce printemps.

Le 1er avril, Ford a mis à pied 1000 travailleurs à son usine d’assemblage de Flat Rock, au sud de Detroit.

Les responsables d’Unifor prétendent avoir été pris de court par l’annonce de ces mises à pied par Chrysler. Lors d’une conférence de presse jeudi, le président de la section locale 444 d’Unifor à Windsor, Dave Cassidy, a minimisé les mises à pied, qualifiant les coupures de « décision strictement commerciale fondée sur la Pacifica. » Il a rejeté toute comparaison avec la fermeture imminente de l’usine de GM d’Oshawa.

Les producteurs américains d’assemblage et de pièces d’automobiles réduisent maintenant leurs effectifs au rythme le plus élevé depuis la crise financière de 2009, lorsque Chrysler et GM ont fait faillite, selon la société d’outplacement Challenger, Gray & Christmas. L’industrie automobile américaine a annoncé près de 20.000 mises à pied jusqu’en avril, soit plus de trois fois le chiffre de l’an dernier au même moment. Ce chiffre ne tient pas compte des 7.000 suppressions d’emplois salariés de Ford annoncées plus tôt en mai.

La FCA a effectué des milliers de mises à pied dans ses installations nord-américaines au cours des trois derniers mois, et bien d’autres, selon la rumeur, seraient en route. En mars, l’entreprise a annoncé l’élimination d’un quart de travail complet pour 1500 travailleurs à son usine d’assemblage de Windsor au Canada et la mise à pied de 1400 travailleurs du troisième quart à son usine de Belvidere, dans le nord-ouest de l’Illinois, par un appel automatisé.

Quel sera l’effet d’un accord d’intégration Renault-Fiat-Chrysler sur l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi ? Il est déjà clair que Nissan et Mitsubshi considèrent cette « proposition » comme une provocation de Renault. La guerre est donc déclarée au sein de l’Alliance avec des retombées négatives à prévoir, les plus sales coups entre anciens alliés étant encore à venir, mais elle l’était déjà avec l’arrestation de Ghosn, même si la direction de Renault et le gouvernement français, ainsi que l’ancien PDG Schweitzer, avaient prétendu le contraire. Là encore, aucune raison de penser que les salariés seraient préserver dans ces affrontements entre géants financiers qui se moquent de l’Automobile comme des salariés et ne voient que « dollars, dollars, dollars » ! L’annonce de l’accord imminent entre FCA et Renault, ainsi que la suppression massive d’emplois par les autres constructeurs automobiles américains, intervient dans la même période, dans un même mouvement. Cela fait partie d’une attaque générale du grand capital dde l’Automobile contre les travailleurs. Il s’agit, aux USA, de l’approche de l’expiration, à la mi-septembre, des conventions collectives de quatre ans avec le syndicat : Travailleurs unis de l’automobile (UAW). Ces accords couvrent 155.000 travailleurs GM, Ford et FCA aux États-Unis. La direction de l’entreprise est confiante que les dirigeants de l’UAW, qui ont accepté des millions en pots-de-vin pour forcer par des concessions dans les contrats précédents, continueront leur rôle d’agents achetés des patrons. Cependant, les constructeurs automobiles et l’UAW font face à un climat de plus en plus rebelle chez les travailleurs de l’automobile. Ces derniers sont déterminés à reconquérir tout ce qu’on leur avait enlevé au cours des quatre dernières décennies.

Les constructeurs veulent lancer une offensive – des fermetures d’usines, des mises à pied, des fusions et à d’autres mesures qui visent à accroître l’exploitation de sa main-d’œuvre – avant les négociations sur les conventions collectives. Ils tentent de mettre les travailleurs devant le fait accompli. Ainsi, ils font passer la question des augmentations de salaires et d’embauches à la détermination des réductions et du moment où elles auront lieu.

Cependant, les conditions sont réunies pour une puissante contre-offensive des travailleurs de l’automobile. Les travailleurs de l’automobile doivent prendre en main la conduite de la lutte en formant des comités d’usines de base, indépendants des syndicats. L’attaque contre l’emploi et le niveau de vie se déroule à l’échelle internationale. Cela souligne la nécessité pour les travailleurs américains de s’unir aux travailleurs d’Europe, d’Asie, d’Amérique latine et du monde entier pour combattre ces entreprises mondiales.

Nous n’avons aucune raison de subir sans dire mot, aucune raison de faire confiance en ces directions, aucune raison d’attendre sans bouger de savoir qui sera sacrifié et où, aucune raison de penser que ce qui jouera sera la capacité des directions nationales à nous défendre et toutes les raisons de penser que c’est à nous salariés, unis mondialement, qui pouvons exercer un contrepoids et changer le rapport des forces. Certes, tous ces dirigeants essaient de nous faire croire que la lutte se déroule essentiellement entre les capitalistes et leurs Etats mais la réalité, c’est que la lutte se mène essentiellement entre les capitalistes et les salariés. C’est une lutte entre des classes sociales aux intérêts fondamentalement opposés. Ce n’est pas en négociant nos sacrifices, comme l’ont fait les appareils syndicaux toutes ces dernières années, que l’on défendra nos emplois, nos salaires et nos conditions de travail. Les bureaucraties syndicales nous ont démontré leur incapacité à mener la lutte des classes, à unir les travailleurs dans un pays et au-delà, à mettre en cause les intérêts des classes possédantes, à s’attaquer à l’Etat et aussi leurs capacités à se voiler la face, à accepter les mensonges de nos ennemis. Qu’on se rappelle seulement que tous ces gens-là, tous syndicats confondus, avaient, au conseil d’administration, voté la confiance à Ghosn et n’ont jamais rechigné malgré sa dictature, ses affaires de prétendu espionnage, ses revenus faramineux, ses détournements de fonds et autres opérations pour ne pas payer d’impôts en France. Même pour être informés des coups des patrons, on n’a pas pu compter sur ces appareils bureaucratiques qui prétendent défendre les intérêts des salariés mais défendent surtout les intérêts de leurs boutiques. N’oublions pas que Renault fait partie des trusts qui financent directement tous les appareils syndicaux ! Et l’Etat français est aussi leur source de financement, ce qui fait que leur dépendance à l’égard de nos ennemis est considérable.

La lutte qui vient ne peut pas être évitée et elle devra être menée autrement que par la méthode réformiste si on veut qu’elle permette de remettre en cause les visées des requins mondiaux de la finance qui gouvernent toutes les économies et qui n’ont rien à faire des productions, des investissements productifs, des intérêts des peuples. Ces trusts ne défendent ni un pays, ni une production, ni une activité économique mais seulement les intérêts du grand capital. Seule une lutte de classes déterminée peut permettre d’y faire face et elle ne doit pas s’arrêter peureusement devant les Etats, les banques, les financiers et autres destructeurs des emplois, des usines, des peuples. Pour se faire respecter, il faut se faire craindre.

N’oublions pas l’expérience qui vient d’être réalisée par les Gilets jaunes et qui a montré qu’en moins grand nombre que lors des prétendues mobilisations syndicales, les travailleurs pouvaient davantage se faire entendre du moment qu’ils s’organisent par eux-mêmes, sans se soumettre à aucune organisation ni politique, ni associative, ni syndicale, qu’ils s’assemblent, prennent eux-mêmes les décisions sur leurs revendications, leurs modes d’action, leurs buts et sur les points qui sont négociables et ceux qui ne le sont pas. Tout récemment, les personnels des Urgences de l’Hôpital public viennent d’agir de cette manière et ont montré qu’elle était efficace, qu’elle permettait d’étendre la lutte et de se faire entendre. On ne respecte pas une classe exploitée qui ne parle pas par elle-même.

Les classes possédantes n’ont pas peur des organisations réformistes et l’ont bien montré. Elles ne craignent que les travailleurs qui s’auto-organisent. Les travailleurs de l’Automobile l’ont compris aux USA eux-mêmes, et ils ont dénoncé les accords des appareils syndicaux avec les patrons et l’Etat. Faisons de même, unissons-nous entre travailleurs sans nous mettre sous la dépendance de tous ces appareils bureaucratiques et nous verrons que notre force sociale est considérable. Si c’est la révolte et pas la résignation qui se propage dans le trust Renault et menace tout le calme social en France, on verra que les possédants et leurs représentants politiques, les gouvernants, même le libéral Macron, commenceront à s’inquiéter et à reculer. N’acceptons aucun sacrifice sur l’autel des profits capitalistes, aucune fermeture, aucun licenciement, aucune forme d’austérité, ni d’efforts, ni en salaires, ni en emplois, ni en charges de travail, ni en nombres de sites (en imposant des trajets de folie) ! S’ils veulent changer la forme des sociétés capitalistes, que les capitalistes le paient sur leurs propres deniers ! Aucun sacrifice accepté ne sauvera nos emplois, bien au contraire ! On le sait puisque nous sommes encore dans les années où nos augmentations générales de salaires ont été bloquées, où les emplois ont chuté accroissant la charge de travail, où l’emploi a été externalisé, précarisé, sans que cela n’empêche qu’on nous menace maintenant de catastrophes pires encore.

Salariés de Renault, n’acceptons pas d’être sacrifiés par un capitalisme en bout de course qui supprime des investissements productifs au profit du capital spéculatif et détruit la planète entière, tout en se cachant pour cela derrière la concurrence mondiale ! Si nous nous contentons de bêler comme des moutons derrière nos bergers syndicaux, d’en appeler au bon vouloir des gouvernants en négociant avec eux comme s’ils étaient censés nous défendre, on nous enverra à l’abattoir ! Organisons-nous nous-mêmes, prenons nos décisions sur nos luttes, affichons nos buts et moyens, entraînons toute la classe ouvrière et les plus démunis en remettant en cause l’ordre de la finance mondiale et mettons à l’ordre du jour la lutte des classes, en France comme dans l’Automobile mondiale, et nous verrons l’ensemble de la classe capitaliste, ainsi que ses gouvernants, commenceront à s’inquiéter, dans le monde entier, des risques que cause l’intégration des requins capitalistes de l’Automobile pour ordre social du monde !

12 Messages de forum

  • Il est clair que le PDG de FCA ne vaut pas plus cher que Ghosn : par exemple, il a profité de la hausse de la valeur des actions de sa société, suite à l’annonce du projet d’unification avec Renault, pour vendre 3,5 millions d’actions soit 250.000 actions Fiat-Chrysler !!!

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  • A la suite de sa nomination au poste de CEO du constructeur italo-américain, le 21 juillet 2018, le PDG Mike Manley avait reçu 1.388.582 titres dans le cadre de programmes incitatifs de l’entreprise. Toujours selon Automotive News, ce n’est pas la première fois qu’il en vendu une partie.

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  • Même s’ils font semblant que FCA ne mange pas Renault, le rapport de forces est dans ce sens : FCA reste plus gros que Renault, avec des ventes plus élevées (4,8 millions de véhicules l’an dernier, contre 3,88 millions).

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  • Le constructeur Fiat Chrysler (FCA) a retiré dans la nuit de mercredi à jeudi sa proposition de fusion avec Renault pour former le numéro 3 mondial de l’automobile.

    Alors que, selon l’agence Reuters, un accord provisoire avait été trouvé avec l’Etat français mercredi soir, le conseil d’administration de Renault, réuni au siège de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) depuis mercredi 18 heures, n’a pas été en mesure de prendre une décision sur une fusion à 50/50.

    Lundi, la première réunion des administrateurs de Renault - 19 administrateurs dont le président du groupe Jean-Dominique Senard - avait pourtant donné l’impression que les discussions avançaient bien. Mais la question de la gouvernance du futur « supergéant » posait problème.

    Des coups de poker au jeu des requins on n’a pas fini d’en voir !!!

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  • Le patron de Fiat a ainsi réussi a casser définitivement la confiance entre Renault et Nissan-Mitsubishi sans rien offrir en réalité. Tout en augmentant la valeur des action de Fiat pour en profiter et revendre les siennes. Poker menteur mais gagnant !

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  • La proposition Fiat avortée aura eu le mérite... d’occulter le diselgate de Renault !

    Un rapport affirmé que le constructeur français a bien manipulé ses moteurs diesels. En cause : les dispositifs de dépollution pour passer les tests d’homologation pour ses voitures.

    Presque quatre ans après son début, le scandale du "dieselgate" rattrape le constructeur français Renault. A l’instar de Volkswagen, PSA et Fiat-Chrysler, la marque au losange est soupçonnée d’avoir manipulé les moteurs de ses véhicules diesels pour diminuer les émissions d’oxyde d’azote, un gaz très toxique, lors des tests d’homologation. Si Renault est visé depuis 2017 par une information judiciaire pour "tromperie aggravée", le dossier pourrait prendre une nouvelle tournure avec un rapport d’expertise révélé aujourd’hui par Le Monde. Commandé par les juges chargés du dossier, il apporte des éléments compromettants pour le constructeur français.

    Selon le quotidien, qui a eu accès au rapport, ce sont les systèmes de dépollution de plusieurs véhicules Renault qui sont mis en cause par l’Institut supérieur de l’automobile et des transports (Isat). Ce dernier a été mandaté par la justice pour mener des tests complémentaires avant de poursuivre la procédure engagée en France dans le cadre du "dieselgate". Des analyses menées sur des véhicules Captur et Clio 4 et qui montrent "l’existence d’une modification des dispositifs de dépollution permettant l’adaptation à la procédure d’homologation de façon différente de conditions d’utilisation réelles".

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  • La guerre reprend entre Renault et Nissan, démontrant que ce n’est pas pour rester proche de Nissan que Renault ne s’est pas allié à Fiat-Chrysler. Le bal des requins continue....

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  • Jean-Dominique Senard reconnaît devant l’assemblée générale des actionnaires du 12 juin que dans l’affaire Fiat, il a seulement suivi le gouvernement en vendant Renault à Fiat : " C’est-à-dire que lorsque le ministre de l’Économie et des Finances m’a suggéré, il y maintenant quelques mois, de prendre contact avec les dirigeants de Fiat-Chrystler, je l’ai fait. Nous avons, avec les équipes, abordé un travail tout à fait remarquable. Mais j’ai tout de suite réalisé qu’il y avait là une circonstance tout à fait intéressante pour Renault."

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  • Menteurs professionnels, patrons de Renault et Nissan affirment que la rupture de l’Alliance n’est absolument pas à l’ordre du jour...

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  • Même sans Fiat, rien ne va plus entre Renault et Nissan...

    Le patron de Nissan avertit que le constructeur pourrait revoir sa structure capitalistique avec Renault. Si elle n’est pas rééquilibrée, dit-il, elle pourrait vite « se briser ». Hiroto Saikawa ajoute que la priorité, c’est le redressement de Nissan, et non un renforcement de l’alliance.

    Mais à cette occasion, le patron du constructeur japonais a refroidi ceux qui espèrent que l’alliance avec Renault pourra survivre sans un rééquilibrage après l’arrestation de son architecte Carlos Ghosn, accusé de malversations financières.

    « Nous voulons une relation gagnant-gagnant avec Renault. » « Si la relation bascule dans un rapport gagnant-perdant, elle se brisera très vite », a-t-il déclaré, comme le rapporte notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles.

    « Nous devons trouver une structure qui rende l’alliance pérenne : devons-nous revoir les participations croisées ? Peut-être, peut-être pas. » « Si le déséquilibre devient facteur d’instabilité, nous mettrons le sujet sur la table. »

    « Si nécessaire, nous réviserons la relation capitalistique entre les deux partenaires », prévient le Japonais. Renault contrôle 43% du capital de Nissan, qui ne possède que 15% de la « marque au losange », sans droit de vote.

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  • Fiat revient avec son projet de fusion puisque le gouvernement recule sur la participation d’Etat dans Renault !!!

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  • Les capitalistes anticipent un effondrement de la production mondiale automobile…

    Ford annonce la suppression de 12.000 emplois en Europe…

    Volkswagen supprime 7000 emplois…s’ajoutant aux 21.000 départs éjà prévus…

    General Motors supprime 14.000 emplois…

    Les trusts automobiles français se préparent, tout en le niant à supprimer massivement des emplois. A preuve les projets de fusion de Renault qui prévoient la suppression des doublons…A preuve, PSA supprime 2100 emplois…

    Chrysler supprime 1500 emplois à Windsor…

    Audi supprime 14 000 emplois…

    Etc, etc…

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