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Quand les classes possédantes craignent la révolution sociale, elles poussent au fascisme !

samedi 23 février 2019, par Robert Paris

Quand les classes possédantes craignent la révolution sociale, elles poussent au fascisme !

Le gouvernement a décidé de lancer une vaste accusation de fascisme et d’antisémitisme pour isoler la lutte des Gilets jaunes ! Mais les vrais antisémites sont ceux qui poussent les plus démunis à croire que leurs ennemis sont les Juifs, qui organisent des manifestations anti-Gilets jaunes sous le drapeau de la lutte contre l’antisémitisme. Eh bien, ceux qui le font c’est d’abord le pouvoir d’Etat et ses défenseurs politiques, syndicaux, associatifs et médiatiques qui désignent les Gilets jaunes comme ennemis des Juifs ! Cela ne les gêne pas d’agir ainsi derrière un chef d’Etat qui vient de réhabiliter officiellement Pétain, qui l’a fait publiquement et de façon grandiose à l’occasion de l’anniversaire de la fin de la première guerre mondiale, occultant totalement le rôle dirigeant de Pétain dans l’antisémitisme et le fascisme en France pendant la deuxième guerre mondiale ! Et ce personnage de pouvoir des milliardaires voudrait nous faire croire qu’il a l’épiderme si sensible à toute critique contre les Juifs qu’il l’a trouvée dans la critique du personnage sulfureux bien connu, le soi-disant penseur, provocateur, anti-musulman, anti-banlieues Finkielkraut !!!

Tous ces gens-là ont prétendu avoir trouvé un moyen de présenter une forme de l’antisionisme (ne pouvant pas affirmer que tout antisionisme en soit !) comme antisémitisme, mais c’est une arnaque et ils veulent mettre cela en termes de lois ! Nulle part au monde, pas même en Israël où de nombreux juifs sont antisionistes, à commencer par les ultra religieux et l’association des anciens détenus des camps de la mort, il n’est interdit d’être antisioniste ! Nulle part, même aux USA qui sont ouvertement pro-sionistes, quelque soit la couleur du parti au pouvoir, on n’a édicté de loi interdisant l’antisionisme. La France est le premier pays au monde à vouloir agir ainsi !

Ce qui est fasciste dans cet acte du pouvoir, c’est de développer une démagogie qui divise violemment la population : d’un côté les pro-Juifs, de l’autre les pro-Arabes, les pro-Musulmans, les pro-Islam, les pro-Palestiniens, tous mis dans le même sac que les antisémites, les fascistes et les racistes. Cette dichotomie, c’est cela la propagande fasciste elle-même ! C’est de la démagogie ! Et c’est du racisme !

Loin de combattre une influence des racistes au sein des Gilets jaunes, cette politique vise au contraire à la favoriser ! Même si rien ne dit que cela marche, cela permet au pouvoir de prétendre qu’il ne se mobilise pas aux côtés des milliardaires mais aux côtés de victimes : des Juifs !!!

Le pouvoir a d’abord prétendu agir ainsi mais sur la base de la défense de l’écologie, les Gilets jaunes étant présentés comme des adversaires de la Planète, du développement durable, des efforts pour diminuer l’effet de serre, et on en passe… Il a mobilisé les écolos dans la rue pour contrer les Gilets jaunes ! Comme si les mesures du gouvernement qui s’en prennent aux plus démunis, qui les étouffent sous des taxes et impôts indirects, visaient à autre chose que de ne pas faire payer les riches !

Ensuite, vu que la première manœuvre n’a pas suffi, le pouvoir a tout misé sur l’ « effet casseurs », en poussant sur le devant de la scène médiatique tous les actes des minorités qui cassaient, à commencer par les provocateurs de la police, mais aussi les blacks blocks et les gens en colère. Il a laissé la casse se dérouler pour bien la présenter au public, pour faire peur aux bonnes gens. Il a poussé lui-même, par une répression particulière contre les manifestants pacifiques, le mouvement à devenir violemment hostile aux forces de l’ordre, ce qui n’était nullement le cas au départ. Il a poussé aussi les forces de l’ordre à frapper violemment les manifestants, qu’ils soient Gilets jaunes, salariés ou lycéens, mais aussi à frapper violemment les journalistes qui prétendaient filmer les violences policières ou les équipes de secours qui prétendaient à une action médicale pour protéger les victimes des violences policières !

Oui, tout cela correspond de nouveau à une dérive violente, démagogique, fasciste avec une campagne de propagande d’une violence inouïe contre toutes les libertés, liberté de manifestation, liberté de rassemblement, liberté de réunion, et maintenant liberté de parole !

La nouvelle loi anti-manifestations, dite improprement anti-casseurs, est là pour supprimer le droit de manifester, pour punir comme crime toute participation à des réunions préparatoires à des manifestations non autorisées, tout moyen de défense contre les gaz, grenades et balles des forces de répression, toute relation même avec des organisateurs de manifestations. La pénalisation de l’antisionisme rejoint la pénalisation des utilisations de média alternatifs pour populariser le mouvement.

Tous les média ont été mis à contribution pour la propagande du pouvoir des milliardaires ! Facebook a reconnu s’être mis d’accord avec le gouvernement pour casser tous les messages en faveur du mouvement. Twitter a été publiquement dénoncé et discrédité pour ne pas s’y être prêté. Google a modifié ses paramètres de ses automates de gestion et d’indexation pour défavoriser la popularité des sites et pages qui défendent le mouvement. Quant aux média officiels, qui appartiennent tous aux trusts, ils n’ont pas eu besoin d’incitations pour diffuser un message de haine contre les Gilets jaunes, les considérant ouvertement comme les nouveaux barbares, des criminels, des casseurs, des fasciste et on en passe des gentillesses de la presse.

L’accusation d’antisémitisme n’est que le dernier avatar des insultes et des calomnies du pouvoir et de ses soutiens à l’égard d’un mouvement de masse qui n’est ni antisémite, ni fasciste, pas plus qu’il n’a jamais été anti-écolo, ni anti-démocratique, ni casseur !

Non, la réalité qui dérange le pouvoir des milliardaires et qui le dérange même follement, c’est que les Gilets jaunes sont un mouvement de masse auto-organisé, donc incontrôlable, qui est un mouvement de classe des prolétaires, qu’il s’agisse de salariés, de retraités, de chômeurs, de précaires, de travailleurs pauvres, de travailleurs à temps partiel, de travailleurs contraints de se vendre comme auto-entrepreneurs ubérisés et surexploités (sans salaire fixe, sans retraite, sans cotisations patronales, sans la moindre assurance d’emploi, etc.) et aussi tous ceux qui ne vivent, difficilement que de leurs travail, dans certaines professions de la petite bourgeoisie frappées par les politiques de destruction des services publics (des ambulanciers par exemple). Oui, ceux qui se sont unis ainsi dans les Gilets jaunes sont des prolétaires, y compris des nouveaux prolétaires ! Et ils se sont retrouvés sur de véritables bases de classe, celles de la classe de ceux qui ne possèdent rien, qui ont du mal à joindre les deux bouts, à finir les fins de mois. Et le programme qui est ressorti de cette lutte en témoigne. Il n’a rien à voir avec la nationalisme exacerbé du fascisme, avec le racisme, avec le programme de Le Pen ou des ultra droite, rien à voir avec la haine des migrants, des Juifs, des Arabes, des Musulmans !

D’ailleurs, des pays musulmans ont vu fleurir des gilets jaunes et les Israéliens pauvres eux-mêmes se sont mobilisés en gilets jaunes !

Par contre, du dictateur de l’Egypte à celui d’Israël, tous les gouvernants qu’ils soient pro-sionistes ou anti-sionistes ont été hostiles aux Gilets jaunes, comme toutes les classes possédantes du monde, de l’Occident à l’Orient, du Nord au Sud ! Une manière de rappeler que les Gilets jaunes sont un mouvement autonome de la classe opprimée et pas un mouvement nationaliste ni raciste !

Certes, le mouvement des Gilets jaunes est resté indépendant des organisations politiques, associatives et syndicales qui avaient traditionnellement de l’influence dans la classe ouvrière, à commencer par les bureaucraties des grands confédérations, toutes organisations qui ont été et sont encore viscéralement hostiles à ce mouvement qui, par sa seule existence, démasque déjà toutes leurs trahisons, toutes les manières par lesquelles ils ont muselé, désorganisé, divisé, affaibli, déconsidéré et déboussolé la force prolétarienne de la lutte des classes. Les partis politiques et associations (antifascistes, écologistes, démocratiques, citoyennes et autres) n’ont pas fait mieux. Même les gauche de la gauche et les extrême gauche ont été pris à contrepied par l’indépendance du mouvement, par son refus de se placer derrière des appareils, notamment syndicaux.

La peur que ce mouvement a suscité dans les classes possédantes et dans leur pouvoir d’Etat n’a pas pu être occulté, malgré les multiples manœuvres citées ci-dessus, et cela a tranché avec la tranquillité des mêmes face aux journées d’inaction syndicales et promenades organisées dans les rues par les bureaucraties qui encadrent et étouffent la classe ouvrière.

Le pouvoir a été contraint de reculer sur des mesures économiques, sociales et politiques. Il a été mis sur la défensive. Il a dû annuler des mesures, en prendre d’autres qu’il a présentées comme favorables aux plus démunis. Il a été dans la crainte de l’ampleur que prenait la révolte des plus pauvres et a été contraint à donner des primes consistantes à une fraction importante de la classe ouvrière.

Et, de fait, le mouvement des Gilets jaunes a gagné le soutien d’une fraction considérable de la classe ouvrière. Bien sûr, il n’a pas gagné tous les travailleurs, soit que certains aient été bloqués par le militantisme actif anti-gilets jaunes des militants, des appareils syndicaux à l’extrême gauche, en passant par les écolos et les « antifascistes », soit que la menace des patrons ait agi (des travailleurs ont été licenciés simplement parce qu’ils participaient aux gilets jaunes), soit parce que, dans les entreprises, règne le non-droit permanent pour les travailleurs. Organiser ouvertement des réunions de gilets jaunes dans les entreprises se heurtait au sacro-saint droit des patrons au sein des sociétés privés comme publiques, par lequel les salariés n’ont aucun droit de réunion, aucun droit de diffuser des tracts, aucun droit de se rassembler, sous peine de faute grave et de licenciement. Cette absence de droits est occultée par le fait que les appareils syndicaux, liés par mille lien notamment financiers au grand capital et à l’Etat, eux, ont ces droits au nom… des salariés !

Cela signifie que, mettre en place des comités de gilets jaunes dans les entreprises s’est révélé trop difficile pour découler du seul lancement du mouvement des ronds-points puis des assemblées de Gilets jaunes. La liaison avec les entreprises a été une politique méthodique des Gilets jaunes mais n’a été relayée au sein des entreprises par aucune force militante sérieuse. Même quand des syndicats ont prétendu « converger » avec le mouvement des Gilets jaunes, ils n’ont jamais proposé d’en organiser au sein des entreprises. Aucune organisation syndicale, associative ou politique un tant soit peu importante, même d’extrême gauche, ne milite pour constituer des comités de gilets jaunes dans les entreprises. Même celles qui parlent de converger avec les Gilets jaunes ne proposent pas de le faire sur les bases auto-organisées du mouvement !

Aucune des ces organisations implantées dans les entreprises ne proposent ni de soutenir les objectifs sociaux, politiques et économiques du mouvement ! Aucune ne soutient qu’au sein des entreprises, ce soient les salariés eux-mêmes et pas les appareils qui décident des mots d’ordre, des modes d’action, des buts.

D’ailleurs, il ne faut pas croire qu’au sein des Gilets jaunes l’auto-organisation du mouvement n’était pas aussi une bagarre politique !! Les prétendus « modérés », les prétendus « porte-parole », les prétendus gilets jaunes négociateurs, les prétendus gilets jaunes anticasseurs, les favorables au grand débat, les candidats aux européennes se sont retrouvés contre l’auto-organisation au même titre que ceux qui voulaient réintégrer tel quels les appareils syndicaux au sein des Gilets jaunes, en particulier les Insoumis, les staliniens, les extrêmes gauches (NPA, LO, etc.)

Remarquons qu’aucune organisation syndicale, associative, ou politique qui milite dans les entreprises, soi-disant aux côtés des salariés, n’intervient contre la campagne mensongère du gouvernement qui défend les capitalistes sous prétexte de défendre les Juifs !!!

Aucune ne désigne du doigt le véritable antisémitisme qui consiste à prétendre organiser un mouvement des Juifs contre les plus démunis dénoncés mensongèrement comme antisémites !

Pas plus qu’aucune d’entre elles n’avait dénoncé les violences policières présentées comme réponses aux prétendues violences des gilets jaunes !!!

Ces organisations se sentent plus menacées par le caractère auto-organisé des Gilets jaunes que par les attaques des capitalistes et de leur gouvernement !!!

L’essentiel des forces militantes « de gauche » au sein des entreprises a milité activement contre le mouvement des Gilets jaunes, a contribué à diffuser les thèses mensongères sur son prétendu caractère petit bourgeois patronal, de droite, d’extrême droite, fasciste, raciste, violent, casseur sans parler d’antisémite ou anti-migrants, toutes ces fables violentes. Il n’y a aucune de ces organisations qui a dénoncé la violence de la répression policière. Aucune n’a fait de tract sur le mouvement des Gilets jaunes ! Aucune de ces organisations n’a même manifesté des gestes de solidarité avec les Gilets jaunes ! Aucune n’a choisi ce camp prolétarien dans cette lutte contre le pouvoir des milliardaires, bien au contraire. Ainsi, les syndicats ont rejeté dos à dos « toutes les violences », appelant au calme, demandant de ne pas manifester, d’arrêter le mouvement, de négocier, etc !

Non pas que les directions de ces organisations (syndicales, politiques, associatives) aient été réellement convaincues des fables (sur le caractère prétendument petit-bourgeois ou raciste, fasciste du mouvement) qu’elles diffusaient (puisqu’ensuite elles ont plus ou moins manifesté avec les Gilets jaunes) mais elles étaient réellement persuadées que l’auto-organisation était un adversaire menaçant pour leur poids dans la classe ouvrière et pour la direction de ces luttes.

Ces organisations qui se réclament de la classe ouvrière ont ainsi joué un rôle déterminant pour empêcher le succès des Gilets jaunes dans les entreprises et, du coup, pour imposer des reculs déterminants aux classes possédantes en même temps que des avancées historiques à la lutte des classes, non seulement dans ce pays mais dans le monde.

La peur qu’a engendré parmi les classes possédantes le mouvement des Gilets jaunes, anticipation de la révolution ouvrière, a touché y compris les institutions de la grande bourgeoisie au sein des travailleurs que sont devenus les appareils syndicaux et également les forces militantes qui se sont liées à ces appareils, y compris celles dites d’extrême gauche ou de gauche de la gauche.

C’est effectivement non les seuls macronistes mais toutes les forces de la bourgeoisie qui ont été impactées par ce mouvement, affolées même par lui, tant elles avaient essayé de croire leur propre discours selon lequel les révolutions prolétariennes étaient de l’histoire passée ! Les voilà, ces classes possédantes d’un pays dominant le monde capitaliste, qui se retrouvaient à nouveau face à la masse des démunis clamant : « Tout est à nous ! Rien n’est à eux ! Tout ce qu’ils ont, ils nous l’ont volé : leurs richesses et leur pouvoir ! Ce que nous voulons : leur reprendre TOUT ! »

Et c’est dans ces conditions que la fameuse bourgeoisie démocratique, progressiste dirait même Macron, se met à cultiver le fascisme, à le développer réellement, à en faire un discours d’Etat !

Rappelons-nous que le fascisme s’est toujours développé dans les classes possédantes, non par faiblesse idéologique ni par attrait vis-à-vis des démagogies barbares, mais par volonté de détruire la révolution prolétarienne. C’est la peur de la révolution qui a toujours inspiré Hitler en écrivant Mein Kampf et il ne s’en cachait pas. C’est la peur de la révolution prolétarienne qui a amené les classes possédantes à mettre au pouvoir le dirigeant des masses fascistes. C’est la crainte de celle-ci qui l’a amené le nouveau pouvoir à détruire toutes les organisations ouvrières et à bâtir les camps de travail pour casser la classe ouvrière, avant même d’y enfermer les Juifs. C’est la peur de la classe ouvrière qui est à l’origine de la démagogie antijuive des nazis, l’antisémitisme faisant semblant d’être une idéologie contre le grand Capital.

Eh bien, à nouveau aujourd’hui, les Gilets jaunes n’ont pas encore la force de mettre en débandade complète les possédants et leur pouvoir mais ils évoquent suffisamment la révolution prolétarienne pour pousser les classes possédantes à mettre en place des propagandes et des organisations fascistes, non pas grâce aux Gilets jaunes mais grâce au pouvoir, au gouvernement, à l’appareil d’Etat. N’oublions pas que là où les fascistes sont majoritaires, ce n’est pas parmi les Gilets jaunes ni dans la classe ouvrière, mais dans les forces de répression de l’Etat dit démocratique. Ceux qui ont ouvertement un discours fasciste, préparant notamment le pouvoir dictatorial de l’armée, ce sont les généraux, hauts cadres ou ex hauts cadres de l’Etat dit démocratique !

Les forces de répression ne s’attaquent pas aux casseurs mais aux manifestants pacifiques ! Elles ont peur parce qu’on « casse », non les boutiques, mais leur pouvoir de classe !

La propagande du pouvoir ne vise pas les anti-migrants : ce sont ses forces de répression qui s’en prennent aux migrants !

Elle ne vise pas les racistes : c’est elle qui le développe tous les jours en désignant du doigt les pauvres du monde comme elle désigne les pauvres de l’intérieur comme des ennemis !

Ce que disent, ce que veulent les Gilets jaunes ?

Nous ne sommes rien, soyons tout !

Nous ne possédons rien, prenons tout !

Nous n’avons aucun droit démocratique, faisons-nous-mêmes notre démocratie !

Le régime capitaliste refuse de nous assurer nos fins de mois, assurons-nous de la fin de ce monde d’exploitation et d’oppression !

14 Messages de forum

  • Macron joue au spécialiste de la méthode Coué : "les choses sont en train de s’améliorer" mais ses lanceurs de flash-balls n’améliorent que la précision de leurs tirs !!!

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  • Martinez, secrétaire général de la CGT, a profité de l’attaque du pouvoir contre les Gilets jaunes pour attaquer lui aussi en défendant la thèse de Macron : les gilets jaunes sont trop racistes, fascistes, antisémites ! Elle n’a pas beaucoup duré sa convergence avec les gilets jaunes !!!

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  • Il n’existe pas de combat contre le racisme et l’antisémitisme dans une idéologie hostile aux pauvres, aux travailleurs, aux plus démunis. Ces derniers n’auront de plus en plus que le choix entre la révolution sociale et le fascisme !

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  • Oui, la bourgeoisie allemande s’est jetée dans les bras des nazis par peur de la révolution sociale…

    Il en a été de même en France sous Laval et Pétain !

    Et, les mêmes causes peuvent demain engendrer les mêmes effets !

    Même le fascisme allemand parvenu au pouvoir a sans cesse eu peur de la révolution sociale, y compris après sa prise de pouvoir.
    Hitler restait marqué par la peur des classes possédantes face à la révolution prolétarienne de 1918 en Allemagne.
    Certains intellectuels l’ont compris : le fascisme ne pouvait craindre qu’une seule chose, la reprise de la révolution sociale en Allemagne.

    Ainsi, on peut lire sous la plume d’un écrivain comme Robert Ludlum une réflexion qui est loin d’être bête et que l’ensemble de la bourgeoisie serait incapable de rendre publique :

    « Le Führer ne pourrait jamais chasser le souvenir de la révolution de 1918. Quelle incohérence ! Un homme qui semblait avoir suffisamment de volonté pour modeler l’histoire et qui, au moment de réaliser son rêve de domination le plus fou, celui d’un Reich millénaire, restait tétanisé, pétrifié, à l’idée, au souvenir des troubles populaires, du mécontentement des masses… » (dans « L’échange Rhinemann ») Et ce n’est qu’un exemple !

    Hitler déclarait que la révolution prolétarienne communiste de 1918 avait déterminé ses choix :

    « A l’époque, la lutte contre le marxisme avait été érigée pour la première fois comme un des objectifs de notre combat. J’avais fait le vœu de commencer cette guerre en tant qu’individu anonyme et de ne m’arrêter que lorsque ce phénomène aurait été éradiqué de la vie allemande (...) Notre peuple a dû subir cette inflation qui a anéanti les économies de plusieurs millions de gens. Tout a été manigancé, tout a été provoqué et tout a été engagé par les hommes de la révolution de novembre 1918. »

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  • Macron a souligné l’importance de la collaboration récemment annoncée entre son gouvernement et Facebook en matière de censure. À partir de cette année, les représentants du gouvernement se retrancheront au sein des bureaux de censure du contenu de Facebook, sans aucun contrôle public sur les déclarations et les opinions qu’ils retirent des médias sociaux.

    Que Macron dissimule ce programme sous le drapeau de la lutte contre « l’antisémitisme » est d’autant plus absurde et politiquement obscène. En novembre dernier, il a tenté de réhabiliter le fascisme français en louant Philippe Pétain, chef du régime collaborationniste de Vichy qui a organisé le massacre des Juifs en France, comme un « grand soldat ».

    La campagne officielle sur « l’antisémitisme » s’est intensifiée depuis samedi dernier. Cette poussée était déclenchée lorsqu’un manifestant dans le cortège gilet jaune — que la police a ensuite déclaré sous surveillance pour avoir adhéré à un mouvement islamique d’extrême droite — a défié Alain Finkielkraut, utilisant un langage grossier et dénonçant son appartenance sioniste. En effet, Finkielkraut est un commentateur politique sioniste de droite qui est juif.

    La déclaration d’un seul individu est maintenant utilisée pour accuser d’antisémitisme l’ensemble de la manifestation « gilet jaune », bien que ces protestations aient été animées dès le début par l’opposition de gauche aux inégalités sociales. L’un des principaux objectifs de cette campagne est de contrer la sympathie générale pour les manifestations parmi les travailleurs et les jeunes.

    L’élément le plus frappant de la campagne officielle est la manière dont, sous la bannière de la lutte contre l’antisémitisme, une alliance se forme avec des partis néo-fascistes qui sont les descendants politiques des forces responsables du massacre des juifs dans l’Holocauste.

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  • Les Gilets jaunes redémontrent l’adage de Marx, renié par de nombreux intellectuels, selon lequel “la bourgeoisie produit ses propres fossoyeurs”…

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  • Martinez de la CGT relaie la calomnie sur l antisémitisme des Gilets Jaunes... et appelle a participer a la manif gouvernementale...

    Philippe Martinez, le dirigeant de la CGT en a profité pour dénoncer à nouveau les « gilets jaunes », qu’il avait traités de néofascistes avant leur première manifestation le 17 novembre afin de justifier la décision des syndicats de casser les grèves qui commençaient alors. Il avait part contre appelé aux membres de la CGT de participer à la manifestation du PS. Hier, il a asséné que le racisme qu’il dit voir parmi les « gilets jaunes » « m’interpelle depuis le début des manifestations et qu’une petite partie des Gilets jaunes dénature le mouvement. »

    Si certains ont encore des doutes sur le fait que Martinez est un faux ami... la convergence de Martinez avec les Gilets jaunes est factice... fausse convergence et vrai calomnie... L appareil de la CGT veut briser le mouvement des gilets jaunes, voilà ce qu’il faut retenir !

    https://www.lopinion.fr/video/lopin...

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  • Beaucoup de ceux qui méprisent le mouvement des « gilets jaunes » prétendent qu’il s’agit d’un mouvement interclassiste, un mélange de bourgeoisie et de prolétariat, une multitude d’intérêts et de programmes historiquement opposés. Un tel point de vue est basé sur une définition sociologique de la classe ouvrière : prolétaire = ouvrier, voire même ouvrier d’usine si possible.

    Pour nous, le prolétariat n’est pas un groupe statique d’individus définis par leur salaire, mais plutôt une entité qui se structure dans la lutte et à travers la lutte, une force qui n’existe qu’en tant que potentialité durant les périodes de paix sociale et qui ne se transforme en une force réelle que dans la lutte, trempée dans son programme historique qu’elle exprime partiellement dans tout conflit avec le Capital.

    Nous définissons bien sûr le prolétariat comme la classe exploitée, mais nous ne nous laissons pas berner par de nouvelles formes de statuts sociaux que le capital invente pour être plus flexible, plus rentable. Tous ces petits commerçants, indépendants et cols blancs qui dérangent tant les « petits malins » de l’ultragauche partagent exactement les mêmes conditions de vie (parfois même pires), les mêmes problèmes, la même misère que les « prolétaires purs ».

    C’est en fait une stratégie très réussie du Capital et de sa démocratie que de dissimuler différentes catégories du prolétariat sous le masque de différentes couches de la société afin d’empêcher la classe de se reconnaître, de s’unir. Et d’en présenter d’autres, qui sont en effet formellement des salariés, comme s’ils étaient des prolétaires, même s’ils restent objectivement de l’autre côté de la barricade.

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  • Pour Trump, le discours de Miami a sans doute été l’une des premières salves de sa campagne électorale de 2020 au cours de laquelle il entend mobiliser des éléments les plus d’extrême droite aux États-Unis. Il entend mettre les démocrates sur la défensive, les contraignant à nier tout lien avec le « socialisme » ou la « gauche ». Il compte également sur leur lâcheté congénitale : qu’aucun d’entre eux ne vienne avertir le peuple américain. L’homme de la Maison-Blanche a étudié, comme l’ont révélé ses assistants, les discours et les écrits d’Adolf Hitler. Il mène des politiques qui conduisent à la dictature pure et simple et à la répression par l’État policier.

    Le discours de Trump, rempli de vœux d’une croisade mondiale contre « le communisme et le socialisme » reflète les craintes croissantes au sein de l’oligarchie dirigeante américaine. L’objective du discours n’était pas d’attaquer la politique insipide de Bernie Sanders ou Alexandria Ocasio-Cortez. Mais il ciblait plutôt un dangereux défi par le bas pour leur pouvoir et leur richesse. La croissance constante des grèves ébranle cette couche dirigeante, y compris celles qui éclatent contre les syndicats existants, ainsi que par une radicalisation généralisée tant des travailleurs que des jeunes. Des sondages récents ont de plus en plus exprimé la préférence de la jeune génération pour le socialisme plutôt que pour le capitalisme. Cette crainte parmi les milliardaires et les multimillionnaires d’Amérique est au cœur du programme fasciste promulgué par Donald Trump.

    Le discours intervient également quelques jours seulement après la déclaration de l’état d’urgence. Son but immédiat est d’utiliser l’armée pour construire un mur le long de la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Cependant, les implications sont beaucoup plus larges. La déclaration est une attaque frontale contre les normes constitutionnelles fondamentales et les droits démocratiques, visant à contrer la croissance de l’opposition sociale aux États-Unis. Trump et ses conseillers en chef suivent une stratégie fasciste.

    Dans sa tirade anticommuniste, Trump a déclaré que « le socialisme, de par sa nature même, ne respecte pas les frontières » et « cherche toujours à s’étendre », une plainte qui reflète les craintes de la classe dirigeante du mouvement international croissant de la classe ouvrière. Cela comprend l’éclatement de grèves par les travailleurs mexicains dans les usines de maquiladora qui alimentent l’industrie automobile américaine sur la même frontière américaine que celle que Trump veut fermer.

    Face à cette expression naissante de l’unité internationale de la classe ouvrière, Trump crache le poison du nationalisme et de la xénophobie, faisant écho aux fascistes des années 1930.

    « L’heure crépusculaire du socialisme est arrivée dans notre hémisphère », a déclaré Trump dans un discours rédigé par son assistant fasciste Stephen Miller.

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  • La classe possédante durcit sans cesse ses répressions...

    Une note du procureur de la République de Paris, Rémy Heitz, rédigée et envoyée le 12 janvier à tous les procureurs parisiens, précise les conduites à tenir au sujet des suites judiciaires concernant les "gilets jaunes". Cette note dont franceinfo révèle le contenu, mardi 26 février, pourrait porter "atteinte à la liberté individuelle", selon Vincent Charmoillaux, l’un des porte-parole du Syndicat de la magistrature.

    Selon franceinfo, cette note intitulée "permanence gilets jaunes" et destinée aux membres du parquet de Paris donne des conseils pratiques pour organiser la masse de travail quand des centaines de "gilets jaunes" sont placées en garde à vue. Parmi ces conseils, celui de privilégier les levées de garde à vue le samedi soir ou le dimanche matin, même si les faits sont ténus et même s’il y a classement sans suite, afin d’empêcher les interpellés de "retourner grossir les rangs des fauteurs de troubles".

    Il est aussi préconisé d’inscrire les "gilets jaunes" interpellés sur le fichier de traitement des antécédents judiciaires, même si les dossiers les concernant sont classés sans suite. Et il est demandé de n’exploiter la vidéosurveillance de la préfecture de police que pour les faits graves ou contestés, et d’éviter de convoquer à nouveau les policiers pour établir les circonstances des faits.

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  • Macron déclare clairement qu’il s’attaquera même aux manifestants pacifiques !

    "Lorsqu’on va le samedi dans des manifestations violentes, on est complice du pire", affirme Emmanuel Macron face à des élus du Grand Est réunis à l’Elysée...

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  • Manifestations violentes ,de qui parle-t-il ,des policiers qui sont a toutes les manifs qui blessent les GJ et laissent les voyous opérer tranquillement depuis 16 semaines ,voyous qui lui servent a décrédibiliser le mouvement ,ses complices en quelques sortes .

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  • Plusieurs banques ont été la cible des manifestants. Pas étonnant : les banques sont parmi les pires profiteurs de la société du fric !

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  • Nous avons imposé quelques reculs au pouvoir et aux milliardaires que cet Etat couvre. On vient encore d’apprendre que les salariés du trust automobile PSA vont distribuer une prime de plusieurs milliers d’euros à leurs salariés, et ils ne font ainsi que suivre le trust Renault, comme nombre de patrons que le gouvernement a convaincus de faire le calcul de payer une prime plutôt que de se payer une vague de travailleurs rejoignant massivement les Gilets jaunes ! Et le recul de la taxe des carburants est loin d’être le seul point sur lequel nous montré l’efficacité de notre mouvement. Le recul de la réforme des retraites est un exemple aussi important.

    Mais ces petites victoires, le gouvernement nous les fait payer bien cher ! Il nous gaze, il nous matraque, il nous attaque à la grenade prétendument défensive alors qu’on n’attaquait pas, il nous tire dessus, en tir direct, à bout portant, au visage, aux membres, il nous incarcère comme des bandits, pire que des bandits, il nous accuse de tous les crimes et réprime bien plus les manifestants pacifiques que les casseurs. Il nous accuse de crimes que nous n’avons pas commis.

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