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Les principales leçons du mouvement des Gilets jaunes

vendredi 1er février 2019, par Robert Paris

édito

Les principales leçons du mouvement des Gilets jaunes

Nous avons tous beaucoup appris du mouvement des gilets jaunes et nous avons encore beaucoup à en apprendre. Et d’abord pour une raison de fond : dès que des masses de gens se mettent à faire eux-mêmes de la politique tous les jours, les idées avancent à grands pas et tant que seules des petites minorités réfléchissent, même avec les meilleures intentions du monde, elles peuvent tout à fait penser en cercle fermé, sans trouver vraiment d’issue et sans que cela embraye sur quelque chose de réel…

Bien sûr, les premiers qui y ont appris quelque chose, ce sont ceux qui ont participé tous les jours aux blocages des ronds-points depuis le début du mouvement et qui y discutaient ensemble tous les jours, mais aussi ceux qui participent aux assemblées ou comités divers, et aussi le reste de la population travailleuse, de la jeunesse, des retraités, des femmes, etc., ceux qui n’y ont pas ou peu participé et l’ont suivi de près ou de loin. Car tous ont appris sur bien des plans et d’abord appris que leur propre intervention, leurs propres décisions, leurs propres formes d’organisation et d’action étaient au centre de la lutte.

Ils ont appris qu’ils pouvaient se faire entendre sans avoir besoin d’aucun appui dans les forces étatiques ou politiciennes, sans aucun compromis, sans aucune négociation avec le pouvoir, sans aucune aide d’une institution de la société en place. Ils ont appris que la défense radicale de leurs points de vue n’était compatible avec aucune compromission avec le pouvoir et ses institutions et que celles-ci étaient entièrement mobilisées contre eux, contre les pauvres, contre les démunis, contre les exploités.

La première des choses qu’a démontré le mouvement, c’est l’efficacité de la lutte quand elle n’est pas dirigée par les appareils institutionnels politiques et syndicaux qui en ont monopolisé jusqu’à présent la direction et l’encadrement et depuis des décennies. Cependant, ce n’est pas la première de ses leçons que nous examinerons car nous devons commencer par ce que le mouvement des gilets jaunes nous a révélé non sur nous-mêmes, sur les forces et faiblesses des classes exploitées, mais sur nos exploiteurs et leurs gouvernants…

Nous ne devons pas oublier, en effet, que ce sont eux, ces classes possédantes et leur insatiable rapacité, leur férocité devrait-on dire, qui nous ont amenés à descendre dans les rues, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige ou qu’il fasse soleil, que ce sont eux qui nous ont amenés à nous unir par-delà nos diversités, différentes origines sociologiques, régionales, professionnelles, politiques, idéologiques et bien d’autres encore. Et c’est encore eux qui nous ont amenés à ne plus craindre leurs violences !!!

Notre mouvement est d’abord le produit de leurs attaques qui nous sont apparues brutalement inacceptables de manière collective, aux quatre coins du pays, jusqu’aux régions lointaines, des villes aux villages, des actifs aux retraités, jeunes et vieux, hommes et femmes, etc.

Non seulement ce sont leurs décisions antisociales violentes, comme celle de taxer l’essence ou de réduire les retraites, qui nous ont fait sortir de notre habituel silence social et politique (la plupart d’entre nous n’avait jamais fait de politique ni de syndicalisme), mais ce sont aussi toutes leurs décisions d’aider sans cesse la fraction la plus riche de la population, le moins d’un pourcent, les milliardaires, les banquiers et les patrons des trusts.

Un point sur lequel tous les gilets jaunes sont bien d’accord (et c’est rare qu’ils soient tous d’accord !) : le gouvernement ne sert qu’une infime minorité de très très riches et c’est insupportable. Et ce qui est également insupportable : cette minorité ne cesse de s’enrichir quand les pauvres non seulement s’appauvrissent mais ne peuvent plus vivre décemment.

Ce n’est pas exactement le mouvement des gilets jaunes qui l’a révélé mais, par contre, il a révélé qu’au sein de cet ordre capitaliste parvenu à ce stade, un véritable gouffre entre riches et pauvres, il y avait un grand nombre d’exploités et d’opprimés prêts à se mobiliser pour combattre cet ordre injuste et c’est le contraire de ce que l’on nous disait puisque le mensonge de base de la société actuelle en France, c’est qu’elle a été choisie démocratiquement par la population elle-même, aussi bien son Etat, ses lois, son ordre politique et social…

Vous me direz, rien de neuf sous le soleil : les pauvres n’aiment pas les riches et leur en veulent ! Pas du tout, dans un pays riche, capitaliste avancé, dominant le monde, faisant partie des plus impérialistes du monde, la population n’a généralement pas du tout conscience que l’ordre établi soit contraire à l’intérêt de l’immense majorité de la population et ne serve qu’une infime minorité de profiteurs !

L’image de la société a en fait profondément changé en quelques semaines et même en quelques jours, aussi bien l’image du monde capitaliste, l’image de l’Etat capitaliste et même l’image que les exploités ont d’eux-mêmes, et cela c’est déjà une révolution dans les consciences !

L’image que la population a de l’Etat, disons-nous, eh bien oui ! Nous étions dans une société où la majorité croyait que les forces de l’Etat sont là pour servir le peuple, eh bien ce n’est plus aussi vrai. Qui croit aujourd’hui que les services des impôts servent le peuple, qui croient que l’Etat est là pour faire marcher les services publics afin que la population en bénéficie, qui croit que les forces de l’ordre sont là pour la sécurité des braves gens, et autres balivernes ?!!!

Tous ceux qui ont manifesté ces derniers mois sont persuadés que les forces de l’ordre défendent l’ordre de la minorité de riches contre la révolte des pauvres, et c’est le cas aussi des lycéens, des étudiants, des retraités et des salariés qui ont manifesté et ont été réprimés. Eux, on ne peut plus leur raconter que les forces de l’ordre nous sauvent. Ils ont les images du matraquage, du gazage, des charges, des violences, des tirs à bout portant et au visage, avec des engins agressifs, des armes lourdes, des grenades, des balles, avec des victimes nombreuses, qui vont garder de lourds séquelles, avec des joues, des bras, des pieds, des mains, des yeux arrachés, abimés, etc. Ils ont vu des manifestants pacifiques violemment agressés par la police. Ils ont vu des manifestants pacifiques se faire arrêter. Ils ne croient plus que l’Etat est « au service des citoyens » !!! Ils ont vu que la législation, les armes, les méthodes soi-disant antiterroristes sont là pour servir contre la révolte sociale ! C’est une leçon qu’ils ne sont pas prêts d’oublier !

Et ce n’est pas un point secondaire pour les luttes que nous allons devoir mener face à l’effondrement du système capitaliste qui ne cesse de soutenir les grands financiers mais dont les crises ne servent plus à relancer l’économie.

C’est un point très important que les opprimés et les exploités se soient retrouvés ensemble dans la rue, dans les manifestations, dans les blocages, dans les ronds-points et dans les réunions.

C’est un point très important que les femmes soient en tête !

C’est un point très important que les chômeurs et les retraités soient ensemble avec les actifs !

C’est un point très important que les plus paupérisés des petits artisans, commerçants, paysans, routiers ou pêcheurs soient ensemble avec les salariés !

C’est un point très important que les salariés du public soient enfin ensemble avec ceux du privé !

C’est encore un point fondamental que l’on trouve encore dans cette lutte les gens du voyage, dans certains cas des jeunes de banlieues, dans d’autres des personnes handicapées, dans d’autres encore des camionneurs, des VTC, des ambulanciers, des femmes élevant seules des enfants, des personnes qui sont en sous-emploi ou sont salariés avec de très bas salaires et des emplois précaires. Car ce qui importe, ce qui constitue la base même de leur mobilisation commune, c’est qu’ils soient ainsi regroupés parce qu’ils sont les plus démunis, parce qu’ils ne parviennent plus à vivre correctement, parce qu’ils n’acceptent pas qu’on leur réponde que le service public ne peut leur répondre, que leurs aides sont supprimées, que leurs impôts et taxes leur bouffent leurs petits revenus, leurs petites économies. C’est en tant qu’exploités et opprimés qu’ils s’unissent contre leurs exploiteurs et oppresseurs. Et cela, c’est totalement nouveau dans un pays comme la France !

Le fait que ce soient ces catégories méprisées par les classes dirigeantes, ceux qu’on a nommé les « sans-dents », les « fainéants » qui tiennent pendant des mois le manche de la poêle, qui soient à la une de l’actualité, qui parlent pour eux-mêmes et par eux-mêmes, sans se laisser représenter par personne, sans se mettre sous la dépendance de personne, et surtout d’aucune force institutionnelle de la société, ni derrière un parti, ni derrière un syndicat, même si certains gilets jaunes peuvent avoir des tendances politiques ou syndicales, sans compter sur d’autres institutions comme des élus locaux, des municipalités et autres médiateurs divers.

Du coup, nous sommes là dans l’auto-organisation des prolétaires et c’est un acte premier d’une révolution sociale ! C’est une leçon nouvelle de la lutte des gilets jaunes : la révolution sociale redevient d’actualité dans les pays riches du monde capitaliste. Bien sûr, ce n’est possible que du fait de l’effondrement du capitalisme. En France, cela n’avait plus été le cas depuis 1871 et 1936 !!!

Une autre leçon de ce mouvement, c’est non seulement que les plus démunis s’unissent pour revendiquer sur le terrain économique mais que c’est d’autant plus efficace qu’ils le font aussi sur le terrain politique, d’autant plus efficace qu’ils refusent les stratégies réformistes, qu’ils refusent de négocier, qu’ils ne se contentent pas de quelques revendications matérielles mais qu’ils veulent tout, qu’ils menacent la domination des classes possédantes, ce que les appareils réformistes, politiques et syndicaux se refusaient absolument à faire et s’y refusent encore.

Ce que les révoltés ou révolutionnaires des gilets jaunes ont appris, c’est que, du moment qu’ils ne se laissent plus faire passivement, ils suscitent la haine violente des classes possédantes et de leurs défenseurs ! Une haine causée par la peur !!!

Mais ils ont aussi appris qu’ils peuvent susciter, entre eux, une grand solidarité, un grand plaisir de se retrouver, de se parler, de se réunir, de débattre, de construire leur propre démocratie, une grande fraternité, ce qui n’empêche pas aussi des débats durs et profonds, avec des divisions réelles, et des confrontations sérieuses.

Personne n’a connu, dans ce pays, de telles expériences depuis de longues années. Personne n’a, du coup, tiré de telles leçons. Les événements sont en train de dévoiler bien des tromperies. L’évolution du système capitaliste contraint à des révisions déchirantes ceux qui croyaient en sa pérennité, et même en son éternité. L’évolution de la lutte des classes ramène dans l’actualité l’auto-organisation des prolétaires, l’insurrection, la révolution sociale. Et elle dévoile aussi le caractère profondément réactionnaire, contre-révolutionnaire, de l’Etat dit démocratique qui n’est que l’Etat du 1% de profiteurs et de bandits de haut vol. Les illusions dans les institutions et corps intermédiaires, soi-disant entre le Travail et le Capital, et qui montrent aujourd’hui qu’elles ne servent que ce dernier.

Se démasquent en même les lois, les élections bourgeoises, les élections professionnelles et tous les appareils réformistes, car tous se révèlent des ennemis violents, radicalement opposés à l’auto-organisation des exploités et des opprimés.

Se démasquent encore les médias qui se mettent à hurler violemment et à mentir de manière virulente pour satisfaire leurs maîtres, les milliardaires !

Tant que les plus démunis n’intervenaient pas par eux-mêmes, ne s’exprimaient pas eux-mêmes, ne défendaient pas leurs propres revendications, ne se donnaient pas par eux-mêmes des objectifs, des programmes, toutes les tromperies étaient possibles. Nombre d’entre elles courent encore et trompent des salariés, des retraités ou des chômeurs, mais ceux qui sont dans l’action, ceux qui s’organisent, ceux qui discutent entre eux sont en train de développer une conscience nouvelle, riche de perspectives.

Bien sûr, l’une des leçons, c’est que la démocratie des ronds-points et des assemblées de gilets jaunes, cela n’a rien de simple. Les tentatives de récupération, de tromperie, de détournement, de manipulation abondent. Les divergences ne peuvent pas être réglées en deux temps, trois mouvements. Mais le mouvement des gilets jaunes est dynamique et tous ses participants affirment : « nous ne connaissons pas les réponses mais nous allons réfléchir, nous allons discuter, nous allons apprendre ».

Bien sûr, rien n’est réglé, les gouvernants continuent de gouverner au service des milliardaires, leurs forces de répression accroissent même la violence de leurs attaques, les lois s’aggravent, la misère s’accroît avec la hausse des prix et la baisse des aides sociales et la chute des services publics, les milliardaires s’enrichissent sur notre dos. Les appareils bureaucratiques des partis et des syndicats réformistes, avec la cautions des gauches de la gauche et des extrêmes gauches officielles, continuent de prétendre commander à la classe ouvrière. Ils se refusent toujours à laisser les salariés s’organiser en comités de gilets jaunes et dirigent toujours bureaucratiquement ceux qui les suivent. Cependant, nous avons lancé une nouvelle perspective et un autre avenir est possible !

Dès lors que les prolétaires se réunissent, discutent et appliquent ce qu’ils ont décidé, on ne peut pas dire que la lutte sera facile mais on peut dire qu’un autre avenir est possible que les horreurs de misère, de souffrances et de répressions que nous préparent les classes possédantes. Et, ne serait-ce que pour cela, la leçon principale du mouvement des gilets jaunes qui s’est propagée dans le monde est « l’avenir appartient aux opprimés » !!!

12 Messages de forum

  • Une des leçons des gilets jaunes, c’est celle liée à son extension mondiale : en quelques jours des exploités partout dans le monde se sont reconnus dans cette explosion sociale, ses buts et ses méthodes, son auto-organisation, à preuve que celle-ci n’a pas objectivement le caractère d’un mouvement purement national ou nationaliste !!!

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  • Qui sont et ne sont pas les gilets jaunes, nous demandent certains…

    Les gilets jaunes, on est des pauvres qui s’appauvrissent et en ont marre !!!

    A l’assemblée des gilets jaunes à Commercy : « On va continuer parce qu’il y en a marre de cette vie de merde » donc les gilets jaunes sont ceux qui en ont marre de ne pas parvenir à vivre et faire vivre une famille en travaillant. Si des femmes s’occupant seules d’un enfant prennent le risque d’être mutilées par des forces de répression déchaînées, c’est que la révolte est profonde et qu’elles n’envisagent plus de vivre et de faire vivre un enfant dans un tel dénuement !

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  • Une société n’est contestée dans ses fondements dans ses centres principaux que lorsqu’elle a atteint ses limites. C’est le cas du monde capitaliste comme le révèle le mouvement des gilets jaunes.

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  • ce mouvement est effectivement plein de leçons profitables pour les travailleurs et même pour les militants révolutionnaires et nous devons faire le plein de toutes ces leçons pour nous préparer aux futures échéances importantes, à savoir quand la machine économique flanchera définitivement ! Les gilets jaunes auront alors oeuvré positivement pour tout le prolétariat mondial en remettant à l’ordre du jour l’auto-organisation des prolétaires, ce qui était le point essentiel manquant, hormis la construction d’un parti communiste révolutionnaire des travailleurs !!!

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  • Les petits reculs de Macron cachent de gros reculs ou blocages de réformes programmées qui lui sont imposés : celui sur de futures attaques contre les retraites et les allocations chômage, celui sur le niveau de vie des salariés, celui sur la réforme agraire, celui sur la constitution, celui sur le nombre de fonctionnaires, celui de la Santé et de l’Hôpital public, celui des EPHAD, etc.

    Il a trop peur de jeter de l’huile sur le feu. Ses petites phrases qu’il croit assassines genre « le jojo en gilet jaune » sont là pour faire croire qu’il est droit dans ses bottes et ne recule pas…

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  • LA PRINCIPALE LECON : NOUS AVONS LES MOYENS DE FAIRE PEUR AUX CLASSES DIRIGEANTES !

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  • Les statistiques de la police sont en forte baisse pour les manifestants gilets jaunes. C’est rassurant ! Sinon, ce ne serait pas la police de Macron ou bien le responsable irait direct en taule !!!

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  • Brigitte Macron est en chaussures jaunes… or !!!
    Des baskets au reflet or, d’une marque dont les prix oscillent entre 450 et 980 euros. La valeur des chaussures Louis Vuitton portées par Brigitte Macron lors d’un voyage officiel en Egypte le 27 janvier, et remarquées par le tabloïd britannique Daily Mail, a fait réagir parmi les "gilets jaunes". "Pour Madame Macron, comme pour son mari, rien n’est trop beau, rien n’est trop haut avec nos impôts", dénonce l’un d’eux, repéré par le journaliste Vincent Glad.

    Ils ont répondu : on ne les a pas achetées, c’est un prêt ! Comme si cela ne manifestait pas simplement que mille euros n’est rien pour eux. C’est un peu la même chose que les costumes de Fillon qui lui avaient été prêtées.
    Eh le jojo à la greluche en basquettes dorées, tu la traverse la rue !

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    • L’entreprise reconnaît avoir envoyé « une dizaine de notifications » à des salariés travaillant sur plusieurs de leurs sites. « Ces personnes ont été licenciées car elles n’ont pas respecté leurs obligations contractuelles [...] mais elles sont libres de leur opinion politique », explique un porte-parole se défendant de toute « chasse aux Gilets jaunes ».

      Vous avez le droit d’avoir un gilet jaune mais alors vous êtes virés dit Amazon !

      Eh bien, bloquons ces Amazons là !!!

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  • Les 5,5 millions de fonctionnaires en savent désormais un peu plus sur leur avenir. Olivier Dussopt, le secrétaire d’État auprès de Gérald Darmanin, a présenté ce jeudi matin l’un des principaux projets de loi de l’année 2019 : la réforme de la fonction publique. Le gouvernement veut aller vite et adopter le texte avant fin juin. Les principales orientations sont connues : recours accru aux contractuels (c’est-à-dire en dehors du statut de fonctionnaire), incitation à la mobilité ou encore harmonisation des durées de travail dans les collectivités.

    En somme, c’est reparti en marche arrière mais c’est le meilleur moyen que la révolution sociale reparte en marche... avant !

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  • Les principales leçons du mouvement des Gilets jaunes 31 mars 13:16, par La Mouette Enragée

    Témoignage des femmes Gilet Jaunes de Boulogne sur mer et d’ailleurs « Du pain et des roses » sur ArteRadio

    Témoignage des femmes Gilet Jaunes de Boulogne sur mer et d’ailleurs

    « Du pain et des roses » sur ArteRadio

    Nous ne relayons jamais les émissions de radio des médias bourgeois ou de l’Etat mais cette fois nous ferons une exception. Non par attrait particulier pour le localisme, mais parce que le témoignage de ces femmes Gilet Jaune, qu’elle vivent à Boulogne-sur-mer, à Amiens ou à Paris, porte une parole trop souvent occultée, niée ou interdite par les relais officiels. La parole de ces femmes, ce n’est pas celle des femmes universitaires, des patronnes, des politiciennes, bref, ce n’est pas celle des femmes de la bourgeoisie. Les témoignages que vous allez entendre, sont ceux des femmes prolétaires, la parole de celles qu’on exploite, qui galèrent et qui luttent.

    Lorsqu’il y a plusieurs semaines de cela, nous fûmes contactés par des personnes d’ArteRadio à la recherche de relais locaux auprès de femmes de Boulogne-sur-mer, nous leur avons volontiers lâché un contact. Nous ne nous faisions pas d’illusion sur le contenu de ce qu’il ressortirait de ces rencontres et pour dire vrai, nous avions même oublié …

    C’est lors d’une des dernières manifestations locales que nous en avons rediscuté avec une copine Gilet Jaune. Celle-ci nous a assuré que l’interview avait bien été réalisée et que le contenu de l’émission était en ligne sur internet. Et pour être parfaitement exact, nous fûmes agréablement surpris de ce nous avons entendu. Des témoignages comme ceux-là, nous aimerions en entendre plus souvent …

    Bonne écoute !

    https://www.youtube.com/watch?v=2C9...

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