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A coups de matraques !

lundi 31 décembre 2018, par Robert Paris

Face aux gilets jaunes, l’Etat capitaliste entraîne ses forces de répression à la guerre civile

Chacun aura remarqué que la police et la gendarmerie ne se contentent pas de s’attaquer aux casseurs, mais s’en prennent aux manifestants pacifiques, gilets jaunes, travailleurs, environnementalistes ou lycéens. Et ils le font non pas de manière désordonnée, individuelle, accidentelle, due à un débordement, mais systématique, ordonnée par le pouvoir, voulue et calculée.

Progressivement, le pouvoir a convaincu ses cogneurs, ses matraqueurs, ses lanceurs de grenades, ses destructeurs de barricades et de rassemblements d’utiliser la violence sans retenue.

Le résultat est clair : un nombre complètement hallucinant de blessés, et une part considérable de blessés graves et même très graves, et quelques morts même s’ils sont niés et occultés.

La mobilisation de samedi dernier, même si Macron se promenait à Saint Tropez se donnant un air de gars peu soucieux d’un danger quelconque, a été très violemment réprimée, un peu partout des manifestations et des rassemblements sans problèmes et sans casseurs ont été ciblées par des tirs de flash-balls, par des grenades offensives, par des tirs directs de lacrymogènes, avec un nombre important de blessés graves…

Par exemple, à Rouen, la BAC a tiré sur un journaliste en pleine tête avec un flash-ball car celui-ci filmait la répression violente !!!

A Toulouse, avant même que le cortège ou le rassemblement se constitue, les forces de répression ont attaqué : canons à eau, lacrymo, grenades de désencerclement, flash-balls, charges, etc… Le droit de manifester n’est même pas considéré comme à respecter, fusse dans la forme !!! Le nombre des blessés est important. Un manifestant a été éborgné par un tir de flashballs !!!

A Amiens, on est en pleine dictature : tout type de rassemblement est interdit entre le 28 décembre et le 2 janvier !!! Des personnes ont été interpelées sous la simple accusation d’avoir participé à des manifestations !!! La dictature policière n’est pas loin…

A Lyon, la répression a été brutale : à l’arme de guerre avec notamment la nouvelle génération de flash-balls !!

A Bordeaux, la ville était occupée militairement par CRS et BAC qui cognaient et bloquaient alternativement…

Les forces de l’ordre capitaliste ont tenu à montrer que leur prime, récemment obtenue grâce à la menace des gilets jaunes, était méritée !!! Ont-ils aussi une prime sur le nombre de coups de matraques, de blessés et d’arrestations ?!!! On est en droit de se le demander…

Mais derrière les cognes, les petites frappes de la police, il y a leurs chefs, les dirigeants de l’Etat, les classes dirigeantes et les classes possédantes et celles-ci ont des exigences, font des calculs…

Il y a d’abord les petits calculs : la peur des coups, la peur des violences peut freiner l’envie de manifester et réduire le nombre des manifestants. Quand les médias répètent en boucle que le pouvoir affirme : « il va y avoir des morts », « ils viennent pour tout casser » et quand le même pouvoir a organisé une partie des flics pour se transformer eux-mêmes en casseurs, c’est que la violence rapport un peu au pouvoir, même s’il se présente comme se défendant des violences et défendant aussi les « citoyens honnêtes et pacifiques » et les commerces. Mais on voit bien ensuite que le pouvoir s’attaque aux citoyens pacifiques dès qu’ils portent un gilet jaune, dès qu’ils se mobilisent comme l’ont fait les lycéens ou les étudiants, ou les travailleurs.

En fait, le pouvoir banalise ainsi les violences répressives en montant en épingle quelques réactions violentes de l’insurrection ou en produisant quelques provocations policières.

Cela sert aussi à prendre à partie tous les leaders d’opinion, à les interroger sans cesse sur les plateaux de TV, dans les média : « êtes-vous pour les violences, pour les casseurs, pour l’insurrection ? » Même des leaders de l’extrême gauche ont reculé en direct devant de telles accusations, craignant de se retrouver solidaires des blacks blocks, des provocateurs ou de militants d’extrême droite violents ! C’est ainsi que le pouvoir agit pour obliger les gens à reculer et à se désolidariser du mouvement. Mais chacun peut constater que cette campagne active du pouvoir et des média (qui sont soi à la solde du pouvoir, soit à celle des trusts ce qui ne vaut pas mieux) n’a pas suffi à détruire le mouvement des gilets jaunes dans l’opinion ni dans sa mobilisation, et n’a fait qu’augmenter le discrédit des gouvernants.

Il y a les petits calculs mais il y a aussi les grands calculs, de pus grande ampleur et à plus long terme…

Quand on approche des effondrements économiques inévitables, la situation sociale et politique se tend inévitablement. Bien sûr, il y a encore quelques leaders politiques modérés chargés de calmer le « bon peuple » mais ils sont de moins en moins entendus, alors il faut que la classe possédante dispose d’une matraque de plus en plus entraînée à frapper, à terroriser, voire à tuer et cela ne se prépare pas en un jour.

On avait déjà constaté que les forces de répression devenaient plus violentes d’année en année. Maintenant, elles sont très ouvertement appelées à « y aller », à « se lâcher », à « voler dans les plumes ». Finis les états d’âme des flics quand ils n’avaient pas touché d’augmentation de salaires, peut-être pas, mais ils y vont ! Si certains ont encore des réticences, ils voient bien que cela ne sera plus toléré et qu’être flic n’est plus ce que c’était. Les forces de l’ordre n’ont jamais été pacifiques, le nombre de tués par eux en témoigne, mais là on sent qu’il s’agit d’autre chose, d’une évolution de fond de l’Etat capitaliste, qui devient le dernier rempart face à une insurrection.

Même si les adversaires du mouvement ne cessent de faire semblant d’envisager qu’il recule de lui-même et de dresser cela comme perspective, leurs actes disent le contraire et affichent qu’il va falloir frapper de plus en plus dur contre les mouvements sociaux.

Les classes possédantes ont, comme nous, vu que le système économique s’effondre, qu’il n’est plus capable de perdurer malgré les aides massives des Etats et des banques centrales, qu’il est atteint aux fondements même de ses bases économiques. Ce n’est pas seulement des bourses qui font le yoyo, c’est qu’elles le font alors qu’elles sont aidées massivement à se redresser. Pas question pour les Etats de plaider que les caisses sont vides : ils sortent les milliards sans compter, sans rechigner, dès qu’il s’agit de « sauver le système » ! C’est avec une grande violence qu’ils jettent les milliards aux financiers, aux spéculateurs, pour sauver ou pour faire durer encore un petit peu leur système qui se noie…

Eh bien, il en va de même de l’emploi de la violence d’Etat, dans la répression, il s’agit de faire durer un système qui prend l’eau de manière évidente, qui n’a plus le soutien de la population qui travaille, qu’elle soit salariée ou pas, retraitée, chômeuse ou active, le système n’a plus la caution de la population.

Certes, personne ne peut encore dire ce qui sortira de ce mouvement, tant les forces les plus opposées essaient de le tirer dans un sens et dans l’autre, mais on voit déjà ce qui en est sorti : une leçon de choses pour toute la classe ouvrière, celle déjà en gilets et les jaunes et aussi les autres. Cette leçon, c’est que ce qui était présenté comme notre faiblesse par les dirigeants syndicaux et politiques réformistes ou opportunistes, y compris ceux de la gauche et même de l’extrême gauche, mentaient : il a suffi de sortir des fausses mobilisations, partielles, par journées, corporatistes, organisées par en haut et désorganisées en bas, de passer des promenades syndicales à l’insurrection en masse, à l’auto-organisation des luttes pour voir les mêmes classes dirigeantes s’affoler, reculer même partiellement alors qu’elles ne l’avaient jamais fait devant les prétendues « actions syndicales » ou « votes politiques de protestation ».

Ni les urnes ni le réformisme syndical ne nous ont montré un tel exemple de renversement de la peur sociale : ce sont les possédants qui se terrent et sont craintifs et même qui reprochent à Macron d’avoir provoqué l’incendie !

C’est même la bourgeoisie mondiale qui reproche à Macron d’avoir ainsi donné une nouvelle perspective aux travailleurs du monde, d’avoir amené les travailleurs à renouer avec une tradition française, celle de la révolution !

Ce que montre la violence de la répression, c’est que les fausses perspectives pacifiques et progressives ne mènent à rien : le pouvoir ne recule momentanément que pour mieux préparer ses forces à la contre-révolution violente. Il ne suffit pas d’agiter des élections, des votes, des consultations, des rédactions de cahiers de doléances, il va bien falloir en venir à l’affrontement direct entre le Capital et le Travail.

Le grand capital, lui, s’y prépare. La classe ouvrière est encore marquée par des années de domination pacifique et par des années de direction syndicale réformiste. Mais elle discute maintenant. Elle apprend des événements faut d’apprendre de son organisation politique, puisqu’elle n’en dispose pas.

La course de vitesse est engagée entre les deux forces, entre le Capital et le Travail, et ce qui est certain, c’est que le consensus pacifique précédent est mort…

Si le monde du Travail s’organise et discute en masse, c’est lui qui est le plus fort, s’il ne le fait pas, ce sera, d’une manière ou d’une autre, la nuit sombre pour toute la société...

13 Messages de forum

  • A coups de matraques ! 31 décembre 2018 09:13

    Voir aussi ces images : cliquer ici

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  • A coups de matraques ! 1er janvier 09:44

    Et les attaques antisociales continuent…

    Tour de vis cette année sur les pensions complémentaires des salariés du privé, avec la création d’un bonus-malus pour inciter à travailler plus longtemps et une hausse des cotisations.

    C’est une réforme votée par les partenaires sociaux fin 2015 pour renflouer les caisses et qu’on avait presque oubliée. Et pourtant… ce 1er janvier, les règles du jeu vont changer pour les deux régimes de retraites complémentaires du secteur privé : l’Arrco, à laquelle cotisent 18 millions de salariés (dont les cadres), et l’Agirc, qui réunit cette fois les 4 millions de cadres.

    Le sujet est d’importance puisque la retraite complémentaire représente en moyenne un tiers de la retraite globale chez les non-cadres (402 euros pour un homme ; 247 euros pour une femme), et plus de la moitié de la pension totale des cadres (843 euros pour un homme ; 343 euros pour une femme). Revue de détail des principales modifications à venir :

    Droits : une fusion a priori indolore. Début 2019, les deux régimes vont fusionner. Il n’y aura plus qu’un seul compte de points Agirc-Arrco, mais cela ne devrait rien changer aux droits des uns et des autres.
    Les cotisations des actifs augmentent. L’harmonisation des taux entre l’Agirc et l’Arrco va en revanche se traduire par une hausse des cotisations, sans que cela n’ouvre de droits nouveaux. D’après l’Agirc-Arrco, les cotisations d’un salarié non-cadre rémunéré 2 206 euros bruts par mois en 2018 augmenteront de deux euros par mois pour le salarié, et de six euros pour son employeur. Pour un cadre rémunéré 4 749 euros bruts par mois, la hausse sera cette fois de 19 euros par mois pour le salarié, et de 31 euros pour l’employeur.
    Les salariés de facto poussés à reculer leur départ en retraite de 62 à 63 ans. Un nouveau système de bonus/malus repoussera quasiment de facto l’âge de la retraite de 62 à 63 ans. Un salarié remplissant toutes les conditions pour pouvoir liquider sa retraite à taux plein (âge légal de 62 ans et durée de cotisation suffisante), mais qui voudra arrêter de travailler à 62 ans, aura une pension complémentaire minorée de 10 % pendant trois ans. Sa retraite complémentaire à taux plein n’arrivera qu’à 65 ans. En revanche, s’il accepte de travailler un an de plus, jusqu’à 63 ans, aucune minoration ne lui sera imposée. S’il décale sa retraite cette fois de deux ans, il bénéficiera pendant un an d’un bonus de 10 %, bonus qui grimpera à 20 % s’il travaille trois ans de plus, et à 30 % pour quatre ans de plus.
    Les carrières longues aussi concernées. Les personnes pouvant partir dès 60 ans (carrières longues) et celles devant travailler au-delà de 62 ans pour avoir toutes leurs annuités seront également concernées par ce système de bonus-malus, qui s’appliquera au maximum jusqu’à 67 ans.

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  • A coups de matraques ! 1er janvier 16:21

    Macron s’en prend aux "porte-voix d’une foule haineuse" :

    “Que certains prennent pour prétexte de parler au nom du peuple : mais lequel, d’où, comment ? Et n’étant en fait que les porte-voix d’une foule haineuse, s’en prennent aux élus, aux forces de l’ordre, aux journalistes, aux juifs, aux étrangers, aux homosexuels, c’est tout simplement la négation de la France”

    Mais comme il a dit également qu’on ne battit rien sur des mensonges et que le capitalisme libéral atteint sa fin, on a un pot pourri de remarques nulles !!!

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  • A coups de matraques ! 2 janvier 07:53

    Macron antifasciste ?

    Lui qui réhabilite Pétain ?

    Lui qui décerne la Légion d’honneur à Michel Houellebecq ?

    Lionel Jospin avait pourtant admis en 2007 : "L’antifascisme n’était que du théâtre".

    Il parlait bien entendu de l’antifascisme des dirigeants bourgeois…

    Laisser croire, comme le fait Macron, que le mouvement fasciste n’est pas un véritable mouvement social contre la grande bourgeoisie et son Etat mais un mouvement populiste, démagogique, raciste et fasciste, c’est une réplique de l’Etat des milliardaires, le fasciste en chef, l’organisateur de tous les fascismes !!!

    Le fabricant de démagogie fasciste est celui qui, au pouvoir, affirme qu’il faut s’attaquer aux migrants, c’est l’Etat qui pratique le délit de solidarité pour punir les militants des droits de l’homme qui aident des migrants, c’est Macron et se semblables Hollande et Sarkozy et autres…

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  • A coups de matraques ! 2 janvier 08:10

    Macron se moque des gilets jaunes et affirment qu’ils ne représentent aucun peuple mais, malgré la répression violente et la campagne de dénigrement qui ne l’est pas moins, malgré les opérations de divisions multiples, on trouve que 50% souhaite que les gilets jaunes continuent... un mois et demi après ! Macron ne peut se prévaloir de 50% d’opinions favorables. Alors qui représente quoi ?

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  • A coups de matraques ! 3 janvier 07:48

    “Que la Force soit avec Nous”

    Depuis ce que d’aucuns appellent l’Acte IV, les appareils centraux de répression de l’ordre bourgeois et de l’Etat capitaliste ont véritablement pris la mesure de l’ampleur du mouvement social en cours se déroulant devant nos yeux. Ce jour-là (le 8 décembre), ils ont fait fort et ont eu la prétention de ne plus laisser se développer « les débordements » du week-end précédent : 89.000 flics, gendarmes, CRS ont été déployés dans toute la France, dont 10.000 à Paris, quadrillant les principales métropoles du pays, arrestations massives et préventives, véhicules blindés pour disloquer les barricades, tirs tendus de milliers de grenades, « grenades de désencerclement », « grenades assourdissantes », « grenades GLI-F4 » (présentées comme une « arme non-létale » contenant une charge explosive constituée de 25 grammes de TNT)…

    Face à cet arsenal impressionnant, les « gilets jaunes », ou du moins les plus radicaux, ne se sont pas laissés faire et ont réagi avec force et détermination. Rejoints en cela par d’autres franges et secteurs de la population qui s’emportent et se laissent emporter dans cet appel d’air frais que constitue ce mouvement salutaire, ce processus de lutte, cette dynamique de refus de la pauvreté et de la misère, bref ceux que « les puissants » de ce monde et « les nantis » ont de tout temps appelés dédaigneusement « la vile populace », « la plèbe », « la racaille », « la canaille »… Et cette fois, ce n’est pas seulement Paris qui a brulé mais la colère s’est répandue telle une trainée de poudre à Bordeaux, Toulouse, Lyon, Marseille, Saint-Etienne… : barricades et voitures en feu, affrontements directs très violents avec les milices de l’ordre capitaliste, pillages de magasins de luxe, et donc réappropriation d’une petite partie de la richesse sociale produite par notre classe, par nous autres prolétaires, juste un minuscule et infime moment du processus général d’expropriation des expropriateurs, de négation de la propriété privée des capitalistes que le mouvement de la révolution sociale devra assumer dans les prochaines et futures confrontations…

    Plus que jamais, nous avons raison de refuser la misère, la déshumanisation et la guerre permanente, qui sont notre lot quotidien, nous avons raison de nous affronter à toutes les forces coalisées de la dictature sociale du capitalisme (gouvernement, police, milices, armée, partis politiques, syndicats, églises, médias aux ordres, associations caritatives…) qui ne cherchent qu’une seule chose : nous faire rentrer dans le rang, nous soumettre, soit par la force brutale policière et militaire, soit par la dissuasion, la discussion, la négociation, la désinformation…

    Nous avons mille fois raison de vouloir reprendre nos vies et nos luttes en mains. Continuons de refuser tout « représentant » qui ne représentera que lui-même et les intérêts économiques et politiques de sa classe, de sa clique de gangsters. Tous nos ennemis de classe nous appellent à nous « structurer », à nous « organiser », à « formuler des revendications », à « négocier », etc. Nous leur crachons bien fort à la gueule l’expression de notre mépris : notre spontanéité et notre mouvement, nous allons les structurer et les organiser à notre façon…

    Plus que jamais, nous avons raison de refuser de négocier avec nos maîtres, avec nos exploiteurs, avec nos oppresseurs, avec les dominants, car nous autres prolétaires, nous n’avons RIEN à négocier au risque de nous perdre dans le tourbillon du renoncement : nous n’avons à perdre que nos chaînes (certes quelque peu dorées, prétend-on dans les salons huppés de la bourgeoisie !) et nous avons tout un monde (nouveau) à gagner ; nous en avons marre de survivre, nous voulons VIVRE ! Négocier ? C’est déjà un peu mourir ! Alors, continuons à tenir ferme le gouvernail de notre radicalité car l’histoire passée et à venir, les générations d’hier et de demain nous observent et comptent sur nous pour que l’humanité triomphe enfin du sordide…

    Et face aux chiens de garde « des nantis », « des riches », « des jouisseurs », face à leurs milices armés jusqu’aux dents, face à leurs média et pacificateurs, continuons d’opposer notre rage et notre détermination, et faisons-leur rompre les rangs. Qu’ils désertent s’ils ne veulent pas rester des salauds. Nous ne voulons pas que notre sang coule, nous voulons simplement la fin de leurs privilèges…

    Nous avons mille fois raison de continuer à nous radicaliser, à ébranler leur monde fait de richesses pour eux (richesses que nous autres prolétaires, nous produisons) et de misère, de « bas salaires », de « fins de mois » difficiles, pour nous, « les sans-dents »…

    Continuons à refuser les miettes « généreusement » accordées par Macron et sa clique (« de la poudre de perlimpinpin ») comme nous avons refusé de nous laisser berner par l’instrumentalisation de « l’attentat de Strasbourg » et tous les appels à ne plus manifester ; continuons à résister aux évacuations par la force policière et militaire de nos points de blocage : ronds-points, centres commerciaux,…

    Tous les jours, nous voyons cette évidence : la violence, c’est le capitalisme et son Etat, nous on ne fait que se défendre. C’est la société capitaliste, où « les riches » écrasent « les pauvres » qui dans son ensemble est brutale, qui casse et brise nos vies. Nous autres, on ne fait que réagir par une saine et vigoureuse violence qui exprime notre humanité. Alors, haut les cœurs, camarades, amis, frères et sœurs de lutte, mettons à bas les forteresses de nos maîtres…

    Parmi les « gilets jaunes », beaucoup appellent de leurs vœux à la démission de Macron, et même si nous comprenons la haine de classe que ce « bouffon » peut catalyser dans le mouvement, cela non seulement ne suffit pas mais de plus constitue une fausse alternative, un dérivatif par lequel « le pouvoir » compte bien neutraliser nos énergies. Le problème si Macron démissionne (ou même mieux si par nos luttes nous le démissionnions), c’est que pas plus tard qu’au même moment la classe dirigeante, la bourgeoisie nationale et internationale, lui trouvera immédiatement un successeur, plus « propre », plus « honnête », plus « proche » de nos préoccupations, à nous autres, « les bouseux », la « lie de l’humanité », « les affamés », « les damnés de la terre », nous autres prolétaires qui n’avons que nos bras et notre tête à vendre chaque jour au patron, qui n’avons qu’à aller chaque jour au chagrin pour un salaire minable. Le véritable problème, c’est toute cette société capitaliste qu’il faut bousiller pour qu’enfin nous puissions instaurer des rapports véritablement humains sans plus jamais de dominants et de dominés, sans oppresseurs et opprimés, sans exploiteurs et exploités…

    Parmi les « gilets jaunes », beaucoup en appellent encore à la légalité (RIC, etc.). Disons simplement ceci : « le droit » bourgeois n’est que la codification juridique des rapports de production, des rapports de domination d’une classe sociale (la bourgeoisie, les propriétaires des moyens de production de la vie, ou mieux dit encore la classe des capitalistes) contre une autre classe sociale (nous, les dépossédés des moyens d’existence) ; ce droit bourgeois n’est en fin de compte que l’exercice féroce de leur violence de classe sous couvert de participation plus ou moins passive des dominés à leur propre domination. Mais de plus en plus, ça craque de toute part et le mouvement des « gilets jaunes » n’est qu’une des expressions de ce processus salvateur et régénérateur…

    Allons jusqu’aux conséquences finales de notre critique !

    Organisons-nous, discutons, nourrissons ensemble le feu de la révolte !

    Ami, entends-tu au loin la révolution qui sourde !?

    “Merry Christmas and Happy New FEAR” (Athènes, 2008)

    31 décembre 2018

    nosotros.proletarios

    https://nantes.indymedia.org/articl...

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  • A coups de matraques ! 6 janvier 06:26

    De plus en plus, le gouvernement tente d’étendre ses interdictions de manifester. Ces interdictions ont été prononcées à Lomme, Loon-Plage, Dunkerque et Sainghin-en-Mélantois.
    Des départements sont parfois interdits de manifester !!!

    Il est même interdit de filmer !!!

    Le préfet des Yvelines, Jean-Jacques Brot, annonce sur RTL qu’une enquête administrative vient d’être ouverte pour découvrir l’identité de l’auteur de la vidéo montrant l’interpellation de dizaines de lycéens de Mantes la Jolie par les forces de l’ordre, jeudi 6 décembre !!!

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  • A coups de matraques ! 9 janvier 06:38

    Bonne année de luttes de classes enfin placées sous le signe de l’auto-organisation en masse !!!

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  • A coups de matraques ! 9 janvier 06:38

    Bonne année révolutionnaire, amis et camarades, avec un mouvement en France qui est un signe annonciateur de soulèvements mondiaux !!

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  • A coups de matraques ! 9 janvier 06:39, par J.C.

    Espérons-le ! C’est vraiment un mouvement passionnant, qui s’invente et se découvrira lui-même. Nous en avons croisé aujourd’hui en revenant de 3 jours dans les Vosges : des visages gelés et souriants, toujours des femmes et des hommes, autour de braséros. Il y a plein d’écueils devant eux, mais c’est bon de voir ça. Honneur à eux !

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  • A coups de matraques ! 15 janvier 05:50

    Le gouvernement veut contraindre les personnels de santé de devenir els mouchards de la police !!!

    Lors des journées d’action des 8 et 15 décembre, la Direction générale de la santé a activé le dispositif SIVIC, normalement prévu pour les situations d’attentat afin d’assurer un suivi des victimes et aider à la recherche de personnes. Depuis mars 2018, ces données sont ouvertes aux agents du ministère de l’intérieur. « Le personnel de santé se transforme peu à peu en auxiliaire de police », dénonce l’Association des médecins urgentistes de France.

    voir ici la dénonciation des urgentistes

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  • A coups de matraques ! 19 janvier 09:10

    Le Parlement européen se soucie des 800 arrestations au Soudan, mais pas des 5000 gilets jaunes français placés en garde-à-vue !

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  • A coups de matraques ! 20 janvier 13:22, par andré

    Le jeune travailleur Hedi Martin est jeté pour six mois en prison pour un message sur Facebook appelant les manifestants à « tenir face aux CRS » alors qu’on donne à un ancien ministre du temps d’antenne sur les radios nationales pour diffuser des appels fascisants au meurtre en masse de manifestants.

    Pendant ce temps, à Bordeaux, Olivier B., pompier volontaire et père de trois enfants, reste à l’hôpital dans un coma artificiel, après que la police lui a lancé une grenade paralysante et tiré un projectile en sachet dans la tête samedi dernier. Les médecins ont rapporté qu’il était dans un état stable mais qu’il avait subi une hémorragie cérébrale et avait déjà été opéré une fois.

    L’incident n’a été connu publiquement que par une vidéo de spectateurs diffusée sur les réseaux sociaux montrant Olivier allongé sur le sol, face contre terre, après qu’un groupe de policiers a débouché d’une rue et lui a tiré dessus. De nombreux autres manifestants ont eu des mains ou des jambes explosées, ont perdu des yeux ou été blessés de façon permanente par des projectiles en sachets tirés par la police.

    Mardi soir, le président Macron est arrivé dans la petite ville normande de Grand-Bourgtherolde pour lancer son frauduleux« débat national » visant à pacifier l’opposition populaire avec des promesses creuses de « dialogue ». En prévision des manifestations, les CRS ont bouclé des zones de la ville et ont été habilités à ordonner à quiconque se trouvant dans la zone de retirer immédiatement son gilet jaune, sous peine d’une amende de 135 euros.

    Un journaliste local a envoyé sur Twitter une photo de la police photographiant les cartes d’identité des manifestants, et cite un manifestant qui avait remarqué que la police était en train de créer une base de données des opposants politiques.

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