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L’insurrection des gilets jaunes s’approfondit et développe ses buts sociaux et politiques

dimanche 16 décembre 2018, par Robert Paris

Loin de reculer, l’insurrection des gilets jaunes s’approfondit et développe ses buts sociaux et politiques

Ni les annonces de Macron, ni le terrorisme, ni l’approche des fêtes, ni l’anti-terrorisme affiché, ni le froid, ni la pluie, ni la répression violente, ni les casseurs policiers, ni la campagne de discrédit orchestrée par le pouvoir et ses alliés, ni les mensonges des média n’ont fait reculer le mouvement des gilets jaunes et l’ont encore moins arrêté ou apprivoisé et canalisé.

Si les prétendues mesures de Macron ont eu pour but essentiel, non de calmer la colère des gilets jaunes, mais de convaincre l’opinion qui les soutenait massivement tout en restant inactive, elles ont aussi cherché à faire croire que le mouvement n’était que revendicatif sur le terrain économique et ne développait aucune perspective politique propre. Eh bien, c’est raté : les gilets jaunes sont de plus en plus clairement identifiés maintenant comme luttant en vue de renverser cet Etat au service des milliardaires, comme des révolutionnaires. Et ils sont traités comme tels par l’Etat.

En effet, si la révolte avait commencé sur le slogan « Il y en a marre de payer pour les milliardaires », de plus en plus de gilets jaunes affirment : « Nous n’arrêterons notre mouvement que lorsque sera supprimée l’organisation de l’Etat au service des plus riches, cautionnée par la loi et par les gouvernants ». Ils disent encore : « Nous ne nous contenterons pas des miettes que Macron nous lâche. Nous ne voulons plus que les plus riches s’enrichissent toujours plus et touchent des cadeaux de l’Etat, alors que les pauvres ne cessent de s’appauvrir ».

Cela signifie que la propagande du gouvernement, des classes possédantes et de leur alliés, loin d’empêcher le mouvement des gilets jaunes ou de l’affaiblir, ne fait qu’en renforcer la conscience et l’auto-organisation.

Dès le départ, ce mouvement s’est signalé parce qu’il refusait de jouer le jeu trompeur de la conciliation-négociation avec le pouvoir des milliardaires, d’annoncer d’avance ses mobilisations, d’accepter le terrain de discussion choisi par ses ennemis, de jouer les réformistes comme nous y avaient habitué politiciens, associatifs et syndicalistes réformistes. Il a ainsi fait mille fois plus peur que toutes les journées d’inaction syndicales de ces dernières années. Il a ainsi montré que le monde du travail, loin d’être faible, impuissant, incapable de s’organiser par lui-même, est la plus grande force sociale de ce pays.

En organisant le débat permanent sur les ronds points occupés, le mouvement a mis en place une démocratie réelle d’un type nouveau que le pouvoir ne peut accepter, et de nouvelles règles de débat démocratique qui dépassent largement le cadre étriqué des lois de la grande bourgeoisie capitaliste.

Jamais au sein des grandes entreprises appartenant à l’infime minorité de possesseurs de capitaux ou dans celles gérées par l’Etat au service exclusif des possédants, une telle liberté démocratique n’a existé. Les idées divergentes y sont acceptées aisément et débattues librement. Le mouvement n’impose pas des dirigeants, des structures, des mots d’ordre, des perspectives et discute avec quiconque veut discuter sur son terrain. Si le mouvement a refusé d’être chapeauté par tout parti, tout syndicat, toute association, il a aussi accepté de discuter avec tous les individus de ces organisations qui voulaient lui soumettre ses propositions.

Le caractère clair du mouvement, c’est son caractère de classe : ce sont de manière évidente tous ceux qui ne parviennent pas à bien vivre de leur travail qui sont mobilisés ainsi en vue de leurs véritables intérêts sociaux et politiques. Les appareils réformistes liés au pouvoir et aux classes dirigeantes ont bien vu qu’elles ne pouvaient rien y manipuler et se sont dès lors tenues complètement à l’écart de ce mouvement, soulignant ainsi son caractère insurrectionnel. L’insurrection, c’est quand ceux qui sont toujours silencieux se mettent à parler, quand ceux qui ne se réunissent jamais pour discuter et décider se mettent à se réunir en permanence pour discuter et décider. Et quand ils cessent d’attribuer le droit de décider aux infimes minorités de possesseurs des capitaux et à leurs valets politiques et sociaux.

On comprend, du coup, que toutes les forces liées aux classes possédantes, des hommes politiques aux médias, des leaders d’opinion et soi-disant spécialistes aux dirigeants syndicaux, unissent leurs forces pour discréditer ce mouvement. Et, effectivement, tous les moyens ont été tentés dans ce but par les complotistes du pouvoir : développer la thèse ridicule d’un complot fasciste, d’un complot raciste, d’un complot islamiste, d’un complot de Trump en France, d’un complot anti-environnementaliste, d’un complot de l’ultragauche, d’un complot lié au terrorisme, d’un complot de casseurs et on en passe.

L’attentat de Strasbourg n’a même pas poussé le pouvoir et ses alliées à baisser d’un cran leurs attaques, pour se concentrer sur la recherche de l’assassin ! Ils n’ont pas diminué leur répression policière des gilets jaunes, des lycéens ou des grévistes pour concentrer leurs attaques contre le terrorisme !

Et, quand cela a été fini, le pouvoir a encore instrumentalisé sa « victoire contre le terrorisme » en pratiquant un éloge exagéré des forces de l’ordre et en exploitant la menace terroriste pour reprendre barre sur l’opinion publique en lui rappelant que l’Etat, voleur, détourneur de fonds publics, prévaricateur, corrupteur, serait le seul sauveur d’un peuple menacé par des assassins. Il en a également profité pour dénoncer tous les gilets jaunes qui refusaient d’arrêter leur mouvement au nom de l’unité nationale face au terrorisme ! Ils ont ainsi montré que l’antiterrorisme sert d’abord à imposer à la population de serrer les rangs autour… d’ennemis qui le défendent soi-disant avec beaucoup de zèle. En réalité, les forces de l’ordre ainsi encensées avaient surtout laissé échapper trois fois le terroriste et n’avaient mis en place de véritable appel à témoins et de surveillance des sorties de la ville que plus d’une journée après… Les forces de police ont une fois de plus supprimé tout témoignage possible des terroristes qui aurait permis de savoir si ceux-ci disposaient de complicités. On a remarqué que cela a été le cas même lorsque les policiers pouvaient tout à fait se saisir des terroristes en question. Le doute subsiste sur l’utilisation du terrorisme en France alors qu’il n’est plus douteux en ce qui concerne l’utilisation par l’Etat français des terroristes en Afghanistan, en Irak, en Syrie et en Libye. Dans tous ces pays la France a armé, financé, aidé les terroristes et continue de le faire. Sans parler de l’aide française au terrorisme génocidaire hutu au Rwanda qui a produit un massacre ou encore son aide aux assassins massacreurs du Centrafrique.

Ces tout derniers événements répressifs en France ont montré à quel point les forces de police y combattent bien plus violement les activistes des gilets jaunes que les bandits, les assassins et les terroristes. En effet, ces derniers, même lorsqu’ils sont fichés et repérés ne sont pas arrêtés préventivement alors que des gilets jaunes ont été arrêtés par la police et la justice avant même d’arriver sur le lieu des manifestations, mobilisations ou blocages sous le motif qu’ils avaient une intention d’agir, sans aucune preuve d’aucune action, ni violente ni autre !

Bien sûr, la violence de la répression contre les gilets jaunes, dans laquelle des manifestants pacifiques ont été chargé aux gaz, aux flash-balls, aux balles plastiques, aux grenades offensives, avec des chevaux, avec des blindés, tout cet attirail de guerre intérieure contre la population, diffusé largement et fièrement par le pouvoir soi-disant démocratique, a dissuadé parfois certains à manifester et ce n’est pas étonnant.

On a pu voir, avec le mouvement lycéen et sa répression violente, que cette « démocratie » des milliardaires entend réprimer d’une manière violente inconnue jusque là dans ce pays. Jamais on n’avait vu menotter des centaines de lycéens, les mettre à genoux face au mur, les charger violement, leur interdire de manifester ou de se rassembler, faire exclure des lycéens qui n’étaient même pas accusés personnellement de violences.

C’est la même chose en ce qui concerne les gilets jaunes. Le pouvoir des milliardaires a dépensé bien plus d’efforts contre eux que contre le terrorisme. Il mène une véritable guerre contre les manifestants, une guerre intérieure au service de la classe des possédants et des bandits !

Les méthodes violentes de répression sont totalement nouvelles en France alors que des épisodes de casseurs n’ont rien de nouveau. On en avait vu aussi bien dans les manifestations environnementalistes que syndicales et autres. Ce n’est pas une nouveauté, pas plus que n’est une nouveauté qu’une partie des casseurs soient en fait des policiers déguisés qui cherchent à discréditer les manifestants pacifiques et à couvrir ainsi leur répression d’un voile de prétendue défense de la sécurité des citoyens.

Bien sûr, se servant du terrorisme, de la répression et de la campagne de discrédit contre les gilets jaunes, le pouvoir a tenté de faire croire que le mouvement serait en train de s’arrêter. Mais cela fait des semaines qu’il pratique ainsi après toutes les manifestations de samedis. En vain.

Non ! la colère n’est pas retombée. Non ! la révolte ne s’est pas arrêtée. Non ! le pouvoir n’en a pas fini avec les gilets jaunes.

C’est un mouvement profond qui a des visées sociales et politiques qui vont très très loin et qui touchent non seulement les opprimés et les exploités de France mais aussi ceux du monde entier et les exploiteurs du monde ainsi que leurs valets gouvernementaux ne l’auront pas volée, cette révolution sociale ! Elle veut en finir avec les profits éhontés des milliardaires et avec l’Etat servant exclusivement le grand capital. Eh bien , c’est là que réside l’avenir et pas dans les élections politiciennes ni dans les mouvements réformistes des syndicats !

Vive l’insurrection sociale des gilets jaunes ! A bas l’Etat des milliardaires !

21 Messages de forum

  • « Gilets jaunes » : assiste-on à une « révolte » ou à une « révolution » ?

    s’interroge gravement le bourgeois et droiter journal Le Figaro…

    lire ici

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  • Le Smic augmentera moins que prévu au 1er janvier 2019

    En effet, alors qu’Édouard Philippe annonçait, le 5 décembre, une revalorisation de 1,8% au 1er janvier 2019, l’Insee l’a revue à la baisse, ce jeudi.

    L’Insee a publié ce jeudi les chiffres de l’inflation annuelle, qui servent à calculer l’augmentation automatique du Smic au début de chaque année. Et mauvaise nouvelle : elle est moins importante que prévue, à 1,5%.

    Comme on le voit, les menteurs, ce sont les gouvernants et ils ne le font pas au hasard : aux milliardaires ils n’ont pas menti sur leurs cadeaux, leurs suppression d’ISF, leur CICE et autres aides généreuses !!!

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  • Le Journal du dimanche relève :

    « Alors que le chef de l’Etat tente de s’extirper de la plus grave crise politique de son quinquennat, le plus grand flou règne sur l’exact dispositif budgétaire et fiscal qui permettra de financer les mesures qu’il a annoncées, lundi, pour une enveloppe d’au moins 10 milliards d’euros : 100 euros supplémentaires par mois dès 2019 pour les salariés au smic dès 2019 ; heures supplémentaires défiscalisées et désocialisées ; annulation de la hausse de CSG pour les pensions de retraite moins de 2.000 euros. »

    Il n’est donc pas tiré d’affaire même si le même canard essaie lui aussi de faire croire que le mouvement baisse.

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  • Les syndicats, très gênés de la démonstration qu’eux n’ont pas fait reculer le pouvoir depuis 2010 et les retraites, et que les gilets jaunes y sont parvenus, se mettent à affirmer que le pouvoir n’aurait cédé sur rien, comme le prétend par exemple Martinez !!!

    Entre Macron et ses alliés qui affirment que le pouvoir a fini de reculer et ceux qui disent qu’il n’a jamais reculé du tout, on a toute la palette des mensonges !!

    En réalité, il recule déjà sur sa "réforme" des retraites (appelez plutôt cela la casse), et sur bien d’autres attaques antisociales qui se profilaient si le mouvement des gilets jaunes n’y avait pas mis un bon coup d’arrêt !!!

    Les syndicats , ils n’ont rien su arrêter, pas même la privatisation de tous les services publics, de la SNCF aux aéroports, de La Poste aux hôpitaux !!!

    Ceux qui luttent vraiment pour le service public, ce sont les gilets jaunes, qu’on se le dise !!!

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  • La preuve que les gilets jaunes sont manipulés : ils sont infiltrés par les gilets orange, rouge, verts et autres !!! Et c’est le pouvoir des milliardaires qui se prend une veste !!!

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  • Camarades ! Nous venons de connaître des journées éprouvantes... Mais contrairement à ce que peut affirmer la propagande médiatique et étatique, il n’y a aucun "essoufflement" du mouvement, il y a bien plutôt un "essoufflement" des forces étatiques et médiatiques qui tentent, tant bien que mal, de donner l’impression qu’elles "maîtrisent la situation" et que tout va redevenir "normal"...
    La vérité est que tous les voyants des forces étatiques et médiatiques sont au rouge et qu’ils sont absolument paniqués de ce qui est en train de se passer en ce moment en France...
    Partout, le prolétariat se lève dans une perspective d’émancipation qui remet directement en cause l’ordre social existant et tous ses mensonges...
    Partout, la France du Travail se lève et attaque directement l’"ordre" du Capital et cette société du Spectacle marchand...
    Tous les syndicats, tous les médias "mainstream" et tous les partis politiques du Capital tentent ainsi désormais d’étouffer au maximum cette lutte en parlant d’"essoufflement", or le seul "essoufflement" qui soit est celui des forces étatiques qui sont épuisées et à bout de nerfs.
    L’"essoufflement" dont parlent les médias de la propagande officielle n’est rien d’autre qu’une stratégie de démobilisation utilisée pour étouffer la lutte, lutte qui reste sur le terrain extrêmement vive et intense ! La vérité est que cet État capitaliste est en panique face à une telle mobilisation prolétarienne de masse qui remet directement en cause, partout en France, sa légitimité...
    NOUS NE DEVONS DONC ABSOLUMENT RIEN LÂCHER ! Il faut intensifier nos efforts et coaliser à nouveau toutes nos forces en un acte 6 qui doit devenir encore plus intense !
    L’ORDRE SOCIAL CAPITALISTE NOUS A DÉSIGNÉS COMME SES ENNEMIS !
    ABOLITION DE LA SOCIÉTÉ MARCHANDE !
    ABOLITION DE L’ARGENT !
    ABOLITION DE L’ÉTAT !
    ABOLITION DU SALARIAT !
    ABOLITION DE LA DOMINATION DE CLASSE !
    RÉVOLUTION COMMUNISTE PERMANENTE CONTRE LA DÉMOCRATIE DU CAPITAL ET CONTRE TOUS SES LARBINS !

    "En somme, les communistes appuient en tous les pays tout mouvement révolutionnaire contre l’ordre social et politique existant."
    Marx & Engels, Manifeste Communiste

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    • On se donne beaucoup de mal en haut lieu pour enterrer le soulèvement de la France populaire, cette France qui a été flouée par la droite, insultée, vilipendée et moquée par la gauche, méprisée par tout ce qui compte, et qui relève la tête,
      Profondément légitime, cette révolte est aussi décevante à mes yeux, par son expression rudimentaire, par son inculture politique, son manque de références historiques, son absence de lyrisme aussi, par les leaders qu’elle s’est choisis, ou qu’elle tolère, Voilà ce qu’on croyait savoir, le peuple français ne descends dans la rue que pour préserver ses retraites, ses emplois et son pouvoir d’achat, c’est-à-dire pour que le capitalisme continue à lui faire une place.
      Et j’espère de tout cœur être démenti par le faits, mais il me semble que les gilets-jaunes s’estimeraient très contents de son sort pourvu qu’on les laissât travailler dans leur entreprise et vivre tranquillement en famille, et que ce monde risque bien de n’accoucher que d’une révolution qui lui ressemble en bien des points. Une révolution « sans grandeur morale, sans pathos, sans gestes nobles », une impossibilité aurait dit Rosa Luxembourg…

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      • Aussi étonnante et rapide soit-elle, une révolution sociale sort de l’ancien monde avec les anciennes consciences, mais l’important c’est qu’elle nous en fasse sortir...

        Cultiver la déception n’est pas porteur d’avenir. C’est des perspectives qu’il faut à une révolution qui, comme toutes les anciennes révolutions, se cherche...

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        • Une révolution aux couleurs de la France, sans aucune référence au programme historique du mouvement ouvrier (comme s’il ne s’était rien passé de notable entre 1789 et aujourd’hui) ?
          Encore une fois, la révolte des GJ est 100 fois légitime, comme celle des électeurs de Donald Trump et de Salvini.
          Mais encore ? En quoi cette révolution-là nous fait-elle sortir de l’ancien monde ?
          Je n’ai pas de plaisir particulier à jouer les rabats-joie, mais la question me semble légitime.

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  • Le gouvernement manoeuvre encore : il prétend vouloir un référendum d’initiative citoyenne mais dont le thème ne serait pas l’initiative citoyenne mais la sienne !!!

    Autant dire qu’il ne s’agirait absolument pas de supprimer l’Etat au service des milliardaires !!!

    Par contre, il exigerait pour cela la fin des blocages des ronds-points !!!

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  • Le gouvernement veut casser les blocages par les forces de répression !!!

    Richard Ferrand réclame l’intervention des forces de l’ordre pour évacuer les barrages !!

    Invité sur France 3, le président de l’Assemblée nationale a évoqué la possibilité d’enoyer les CRS et les gendarmes pour dégager les ronds-points.

    Le gouvernement va à l’épreuve de force, pas du tout à la concertation !!

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  • Le seul référendum que nous acceptons est celui que nous organiserons et qui décidera de supprimer l’Etat des milliardaires. Tout autre vote ne serait qu’une comédie du pouvoir !!!

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  • "Nous n’avons pas assez écouté les Français", estime Edouard Philippe : "Les ronds-points doivent être libérés" !!!

    Il est pour le RIP mais d’initiative antipopulaire !!!

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  • Toute la presse a souligné le recul de la mobilisation à Paris où les manifestants avaient été dissuadés par les violences des casseurs et des forces de répression (pour faire peur, la télé montrait avec plaisir les manifestants ayant subi des violences effrayantes), mais elle s’est bien gardée de montrer que dans certaines provinces, la mobilisation montait nettement comme à Bordeaux !!! Pas étonnant que ces média regrettent le poids des média libres d’internet !!!

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  • Insurrection, clament les gilets jaunes !!!

    Illégal ! Crime d’Etat ! répliquent les nantis et leurs gouvernants...

    « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

    C’est le texte de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793...

    Vive le gilet jaune insurgé !!!

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  • « La résistance à l’oppression est la conséquence des autres Droits de l’homme. » dit encore la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen...

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  • Ce n’est pas que tu sois rabat-joie mais seulement que toi-même tu as perdu les perspectives à développer dans un tel mouvement et je ne sais pas si celui-ci va te les donner de lui-même ou si tu les trouveras par toi-même ou avec nous.

    Quand les opprimés, après des années de silence se remettent à se parler, à se réunir, à s’organiser, ils ont toutes les toiles d’araignée du passé dans la tête mais ils sont les opprimés et le seul fait qu’ils se mobilisent en permanence et en masse change la done, change leur conscience.

    Tu veux savoir d’avance où cela va. Puisque tu cites la révolution française, peut-on dire qu’aux premiers jours on pouvait le savoir, et dans la commune de 1871 et en février 1917 ?

    Les communards étaient d’abord des patriotes, non ?!!!

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  • Ce que les luttes syndicales n’avaient pas apporté, ce que les organisations politiques fussent-elles d’extrême gauche n’avaient pas apporté, le mouvement actuel l’amène : les travailleurs discutent comme jamais dans toutes les entreprises, ils discutent en même temps, ils discutent parce que l’élément politique principal est devenu leur propre action et leur propre organisation.

    La contradiction, c’est que les organisations qui se réclament de la classe ouvrière ne se reconnaissent nullement dans ce mouvement, sous le prétexte que l’explosion secoue tout, fait tout remonter et pas seulement des bonnes idées, des bons courants.

    Ces gens-là, soi disant très organisés, n’aiment pas l’explosion, n’aiment pas l’insurrection, n’aiment pas la révolution, y compris quand ils ne cessent d’en parler !!!

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  • Les.exploites se sont tellement réveilles qu ils ont sorti de leur rêve les nantis, et de leur letargie notre classe sociale toute entière : pas 1 seule discussion dans les familles ouvrieres ou prolo, sur les lieux de production, de chantiers, dans toutes entreprises ou commerces n échappent à la politique et à l action militante. Pas 1 seule discussion collective ou individuelle ne vient pas aborder les causes sérieuses et profondes de la crise sociale , politique et économique . Notre classe sociale, la classe ouvrière se lève et ce mouvement vient de commencer. Vive ce crépuscule qui redonne espoir en l avenir et la capacité du prolétariat à s organiser indépendamment de la grande bourgeoisie et en s alliant avec la petite bourgeoisie commerçante, agricole ou artisanales. La lutte commune , le plus petit dénominateur est bien le prix à la pompe pour se déplacer, mais surtout les taxes et impôts qui viennent grever tous le prolétariat et tous les travailleurs rendus précaires,car leur travail ne leur permet plus de vivre correctement. L État est dans le viseur mais tous les gilets jaunes ouvriers des multinationales ou même des grosses PME.savent que leurs patrons se gavent sur notre dos et que les menaces de fermetures et de chômage pèsent lourds , tres lourds sur la situation générale. Le pas à franchir pour organiser la lutte au coeur du monde capitaliste est important mais décisif. Nous savons d avance que nos faux amis les syndicats, nous préparent des pièges mortelles pour éviter toute forme d auto organisation comme ce que nous faisons à l extérieur en gilet jaune. Patronat et syndicats sont prêts à toutes les collaborations pour repousser le mouvement des gilets jaunes hors des murs des centres de profit capitaliste. En effet, les syndicalistes réformistes.et staliniens , mais aussi fascistes, savent que la révolution sociale est au bout de la volonté de la classe ouvrière à s organiser en comité de grève sans frontières de corporation, ni de secteur, boîte , statuts etc. Nous avons commencé à l extérieur des usines car c est là où le flicage patronal et syndicale est le.plus faible. Mais nous arrivons pour la suite du mouvement au milieu du ring.

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  • Avec Macron, les petites retraites peuvent continuer à vivre dans le dénuement et les chômeurs dans la misère !!!

    C’est pourquoi nous n’avons pas l’intention de lâcher la lutte même s’ils font tout pour nous décourager !!!

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  • Les gilets jaunes sont en train de transformer les autoroutes en service public, le privé ne va plus vouloir faire fonctionner les autoroutes avec les gilets jaunes qui font la gratuité !

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