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Vienne 1934 : quand la social-démocratie fait semblant de se battre contre le fascisme

mercredi 28 février 2018, par Robert Paris

« Après de longues années où la social démocratie autrichienne s’est adaptée aux gouvernements bourgeois, son aile prolétarienne s’est battue les armes à la main contre la bourgeoisie. »

Léon Trotsky, octobre 1934

Adler Bauer

Février 1934 : La révolte du prolétariat autrichien

Si l’Allemagne est tombée dans le fascisme en 1933, sans réaction du mouvement ouvrier, l’Autriche y est tombée en 1934, un an plus tard, en réagissant… au dernier moment et sans basculer dans la révolution sociale que ne voulaient ni les dirigeants syndicaux, ni les sociaux-démocrates (soi-disant « austro-marxistes »), ni les staliniens…

C’étaient les sociaux-démocrates qui, par les syndicats et municipalités, associations, par tous les bouts, dirigeaient le mouvement ouvrier et toute leur politique a consisté à faire semblant de suivre la radicalisation des masses et à la mettre au service des dirigeants de la bourgeoisie pour lutter contre le fascisme… si ceux-ci l’avaient voulu. Mais ils ne le voulaient pas !!!

Les démocrates bourgeois du monde entier, sociaux-démocrates ou autres, félicitent les austromarxistes viennois pour avoir combattu le fascisme… sans se donner des moyens révolutionnaires, les seuls capables de triompher !!!

Février 1934 à Vienne

Ce qu’était « Vienne la rouge », en fait un pouvoir rose de sociaux-démocrates embourgeoisés

La fin de Vienne la rouge

D’après Herta Muller

Guerre civile en Autriche

Février 1934 : la fin de Vienne la Rouge

L’héroïque Insurrection du prolétariat autrichien

Mouvement ouvrier autrichien

L’alliance police, hitlériens, droite, Eglise catholique, armée impose le fascisme en Autriche

L’austrofascisme écrase Vienne la Rouge

1934 : rebellion from below (en)

Collapse of Austro-Marxism in the Vienna Struggle (en)

L’Humanité, 22 février 1934

Friedrich Adler

Otto Bauer

Austromarxisme

Ce qu’avait été la révolution en Autriche

Le point de vue de Félix Kreissler

Vienne la rouge

Les schutzbundler d’Autriche et leurs combats de février

Encore sur la fin de Vienne la rouge

Ce qu’était l’ « austromarxisme »

La bourgeoisie française face à la fascisation de l’Autriche

A nouveau, Vienne la rouge vire au brun…

Effondrement de l’austro-marxisme dans la lutte de Vienne

La bravoure épique du prolétariat autrichien n’a pas réussi à égaler le bombardement meurtrier de la réaction. Combattants jusqu’eu dernier instant.

Les ouvriers ont tiré leurs derniers coups de feu des égouts dans lesquels ils ont été conduits et finalement acculés. Le dernier coup de fusil a sonné le glas de la puissante social-démocratie autrichienne.

Maintenant que la fumée s’est levée, les crimes des dirigeants de la social-démocratie se détachent dans toute leur énormité épouvantable. Tous les efforts déployés dans le monde ne peuvent pas couvrir les faits en se référant aux combats d’Otto Bauer et de Julius Deutsch. Par leur politique passée, ils ont conduit inexorablement vers la catastrophe et sacrifié le prolétariat autrichien, tout aussi sûrement que leurs confrères allemands un an auparavant.

Une politique fatale

Les chefs de l’austro-marxisme enchaînaient le prolétariat à l’ancre de la constitution bourgeoise qui l’enfonçait toujours plus profondément dans un marécage. Ils ont enseigné aux travailleurs la foi dans la démocratie capitaliste comme la base sur laquelle une nouvelle société pourrait être érigée sans troubles, pacifiquement. Ils poursuivirent jusqu’à la dernière minute le parti de soutenir Dollfuss comme le « moindre mal », malgré la tragédie à laquelle le prolétariat allemand avait été amené par la même politique. Ils ont permis de désarmer le prolétariat, de dissoudre le Schutzbund, de confisquer la presse socialiste. Ils gémissaient aux talons de Dollfuss tandis que les rangs du prolétariat étaient démoralisés et affaiblis.

Ils ont parlé haut et fort. Ils ont menacé d’une grève générale si l’une des quatre actions était entreprise contre les travailleurs et leurs organisations. De cette façon, ils réussirent à contrôler les masses inquiètes qui voulaient combattre l’hyène de la réaction avant qu’elle ne devienne trop puissante.

Mais alors qu’ils parlaient d’une grève générale, ils n’ont pas fait un seul pas pour s’y préparer.

C’est pourquoi nous accusons les dirigeants de la social-démocratie autrichienne de traîtrise vis-à-vis du prolétariat !

Une douzaine d’articles ne seraient pas aussi efficaces pour révéler les profondeurs auxquelles l’austro-marxisme a sombré, que le sont les simples mots de son chef, Otto Bauer. Que tous les militants socialistes, par-dessus tout, gravent dans son esprit les révélations faites à la presse à Bratislava, où Bauer a fui après l’écrasement des ouvriers. Nous les imprimons ici, extraits de l’interview qu’il a accordée à Mr. G.B.K. Gedyre, correspondant en Tchécoslovaquie du New York Times (18 février 1934) :

« Depuis cette date - la date du triomphe hitlérien en Allemagne - notre parti a fait les plus grands efforts pour parvenir à un accord avec le gouvernement, parce que nous savions ce que serait la fin autrement. Sinon, soit les nazis devaient triompher en Autriche, soit une effroyable effusion de sang devait arriver. »

Miser sur Dollfuss

« Dans les premières semaines de mars, nos dirigeants étaient toujours en contact personnel avec Dollfuss et essayaient fréquemment de l’amener à accepter une solution constitutionnelle. A la fin du mois de mars, il a personnellement promis à notre chef, le Dr Denneberg, qu’au début d’avril il ouvrirait des négociations avec nous pour la réforme de la Constitution. »

« Cette promesse ne se réalisa jamais, car, au début d’avril, il passa définitivement dans le camp fasciste (bien qu’il le cacha aux autres pays) et refusa de parler à aucun des socialistes. »

« Quand il a dit qu’il ne pouvait pas voir les dirigeants existants, nous avons offert de lui envoyer d’autres négociateurs. Il a refusé brusquement. Comme nous ne pouvions plus le voir, nous avons essayé de négocier avec d’autres personnes. Honnêtement, nous n’avons rien laissé de côté ... »

« Nous avons offert de faire les plus grandes concessions qu’un parti démocratique et socialiste ait jamais faites. Nous faisons savoir à Dollfuss que s’il adoptait un projet de loi au Parlement, nous accepterions une mesure autorisant le gouvernement à gouverner par décret sans Parlement pendant deux ans, à deux conditions seulement : une petite commission parlementaire où le gouvernement aurait la majorité, devrait être capable de critiquer les décrets et qu’une cour constitutionnelle, la seule protection contre les violations de la Constitution, devrait être rétablie ... Dollfuss a refusé. »

« Lors de notre comité parlementaire en octobre, nous avons annoncé qu’une grève générale aurait lieu si l’une des quatre choses, mais seulement ces choses, devait se produire. Vous connaissez ces conditions. Ils étaient que si le gouvernement imposait une constitution fasciste au pays, si un commissaire du gouvernement était nommé à Vienne, ou si notre parti ou les syndicats étaient dissous, nous ferions la grève. Notre parti est resté fidèle à ces quatre points. »

Le mécontentement des masses

« Le mécontentement et l’agitation des travailleurs contre la politique conservatrice de notre comité du parti ont augmenté à mesure que les provocations du gouvernement augmentaient. Les travailleurs ont dit que le gouvernement devenait de plus en plus puissant militairement, qu’il épuisait notre esprit et qu’il choisissait son temps pour nous attaquer. L’excitation a atteint un point de fièvre au cours des dernières semaines. »

« Dimanche dernier à Vienne, un camarade de Linz m’a prévenu que les travailleurs de Linz étaient très indignés et alarmés par l’action de Heimwehr et avaient déclaré que si d’autres mesures étaient prises pour les priver de leurs armes, ils se défendraient pour le bien de La république. »

« J’ai été alarmé d’entendre parler de leur état esprit, et après discussion avec mon informateur, nous avons tous deux décidé que des messages urgents doivent être envoyés aux travailleurs pour rester prudents. J’ai fait en sorte qu’on leur dise que si nous, à Vienne, pouvions nous soumettre patiemment à une fouille d’armes au siège du parti, ils devaient essayer de faire de même. Apparemment, le message est arrivé trop tard ... »

C’est par ces méthodes et avec cet esprit que les Bauer préparèrent le prolétariat autrichien, sur lequel ils exerçaient une influence indivise et indiscutable, à la bataille décisive qu’ils combattirent et perdirent. Qu’importe si, contrairement à un si grand nombre de leurs prototypes allemands, quelques Bauers ou Deutsches se sont engagés dans les combats ? Le fait peut être un crédit à leur courage personnel ou intelligence politique. Mais l’entretien de Bauer met à nu ce qui n’a jamais été dissimulé avec succès : les dirigeants de la social-démocratie autrichienne ne voulaient rien d’autre qu’une lutte ; ils n’ont laissé aucune pierre inutilisée comme un obstacle sur la route de la classe ouvrière ; ils ont soulevé Dollfuss dans la selle pour qu’il puisse abattre une classe ouvrière non préparée.

L’école austro-marxiste, au sens le plus profond du terme, a laissé son prolétariat dans l’endormissement à l’heure cruciale ! Elle a soutenu l’Autrichien Samson de toutes ses forces, de sorte que lorsque sa force sera épuisée, les piliers de la réaction pourraient tomber sur lui et l’écraser à terre. Nous répétons donc solennellement la terrible accusation de l’austro-marxisme prononcée devant la cour par Friedrich Adler, jugé pendant la guerre pour avoir assassiné le Premier ministre autrichien Stuerghk en signe de protestation contre le chauvinisme de la social-démocratie officielle, le même Friedrich Adler qui partage aujourd’hui, en tant que secrétaire de la Deuxième Internationale, la responsabilité de tous les autres :

L’acte d’accusation d’Adler

« En tant que serviteurs fidèles, les dirigeants du prolétariat se sont efforcés de sauver l’organisation. Mais, ce faisant, ils ont trahi leurs véritables intérêts de classe, ils ont trahi l’Internationale et l’idée de la révolution sociale. Ils ont gagné de petits avantages pour les travailleurs pendant la guerre, c’est vrai. Je devrais être le dernier à refuser de reconnaître ce qui a été accompli pour protéger la classe ouvrière contre de nombreux maux menaçants. Mais ils ont vendu leur droit d’aînesse pour un plat de potage. »

« Je suis entré en conflit avec le Comité exécutif du Parti, en particulier parce qu’il est devenu de plus en plus une institution contre-révolutionnaire. La conviction a grandi en moi qu’une révolution en Autriche ne pouvait survenir que contre la volonté du Comité exécutif qui sera toujours un obstacle pour le mouvement révolutionnaire… »

« Ce que je voulais prouver, c’est que les autorités autrichiennes du Parti ne peuvent surmonter un véritable bouleversement révolutionnaire que par en haut et contre la volonté des autorités du Parti. Ce n’est qu’en les négligeant qu’il sera possible d’utiliser la force qui doit être utilisée pour renverser règle de force sur laquelle repose notre gouvernement. »

Bien qu’ils aient depuis fait mentir leurs propres paroles, leurs déclarations se lèvent de nouveau aujourd’hui pour clouer au pilori de la honte éternelle les perfides dirigeants de la classe ouvrière autrichienne.

Collapse of Austro-Marxism in the Vienna Struggle

(February 1934)

From The Militant, Vol. VII No. 9, 24 February 1934, pp. 1 & 4.

Transcribed & marked up by Einde O’Callaghan for the Marxists’ Internet Archive.

The epic bravery of the Austrian proletariat has proved to he no match lor the murderous bombardment of the reaction. Battling to the end, the workers fired their last shots from the sewers into which they were driven and finally cornered. The last rifle shot sounded the death knell of the once mighty Austrian Social Democracy.

Now that the smoke has lifted, the crimes of the leaders of the social democracy stand out in all their gruesome enormity. Not all the efforts in the world can succeed in covering the facts by referring to the fighting done by Otto Bauer and Julius Deutsch. By their whole past policy they drove inexorably toward the catastrophe and sacrificed the Austrian proletariat, just as surely as did their German confrères a year before.

A Fatal Policy

The leaders of Austro-Marxism chained the proletariat to the anchor of the constitution which dragged it ever deeper into a swamp. They taught the workers faith in capitalist democracy as the basis upon which a new society could be erected without disturbances, peacefully. They pursued a course up to the last minute of supporting Dollfuss as the “lesser evil”, despite the tragedy to which the German proletariat had been brought by the same policy. They allowed the proletariat to be disarmed, the Schutzbund to be dissolved, the Socialist press to be confiscated. They whimpered at Dollfuss’ heels while the proletariat’s ranks were being demoralized and enfeebled.

They talked big. They threatened a general strike if any one of four actions were taken against the workers and their organizations. In this way they succeeded in checking the uneasy masses who wanted to fight the hyena of reaction before it became too powerful.

But while they talked about a general strike, they did not take a single step to prepare for it.

That is why we charge the leaders of the Austrian social democracy with treachery to the proletariat !

A dozen articles would not be half so effective in revealing the depths to which Austro-Marxism has sunk, as are the simple words of its leader, Otto Bauer. Let every militant the socialist workers above all, engrave in his mind the revelations made to the press in Bratislava, whence Bauer fled after the crushing of the workers. We print them here, extracted from the interview he granted to Mr. G.B.K. Gedyre, correspondent in Czechoslovakia of the New York Times (February 18, 1934) :

“Since that date – the date of the Hitler triumph in Germany – our party has made the very greatest efforts to come to an agreement with the government, because we knew what the end would be otherwise. Either the Nazis were bound to triumph in Austria or some such terrible bloodshed as has now happened was bound to come.”

Banking on Dollfuss

“In the first weeks of March our leaders were still in close personal contact with Dollfuss and frequently tried to get him to agree to a constitutional solution. At the end of March he promised our leader, Dr. Denneberg, personally, that at the beginning of April he would open negotiations with us for the reform of the Constitution.

“This promise he never fulfilled, for at the beginning of April he passed over definitely to the Fascist camp (although he concealed it from other countries) and refused to speak to any of the Socialists.

“When he said he could not see the existing leaders we offered to send him other negotiators. He refused sharply. As we could not see him again we tried to negotiate through other people. Honestly, we left no stone unturned ...

“We offered to make the greatest concessions that a democratic and socialist party had ever made. We let Dollfuss know that if he would only pass a bill through Parliament we would accept a measure authorizing the government to govern by decree without Parliament for two years, on two conditions only – that a small Parliamentary committee in which the government had a majority, should be able to criticize decrees and that a constitutional court, the only protection against breaches of the Constitution, should be restored ... Dollfuss refused.

“In our parliamentary committee in October, we announced that a general strike would take place if any one of four things, but only these things, should occur. You know these conditions. They were that if the government imposed a Fascist constitution on the country, if a government commissar were appointed in Vienna, or if our party or the trade unions were dissolved we would strike. Our party stuck to the last to these four points.”

The Dissatisfied Masses

“The dissatisfaction and agitation of the workers against the conservative policy of our party committee grew as the government provocations increased. The workers said the government was making itself more powerful militarily, was wearing down our spirit and was choosing its own time to attack us. Excitement rose to a fever pitch during the last weeks.

“Last Sunday night in Vienna a comrade coming from Linz warned me that the workers of Linz were highly indignant and alarmed over the Heimwehr action and had declared that if any further action were taken to deprive them of their arms they would defend themselves for the sake of the Republic.

“I was alarmed to hear of the spirit, and after discussion with my informant we both decided that urgent messages must be sent to the workers to keep cool. I arranged for them to be told that if we in Vienna could submit patiently to an arms search in party headquarters they must try to do the same. Apparently the message arrived too late ...”

It is by these methods and with this spirit that the Bauers prepared the Austrian proletariat, over whom they wielded an undivided and undisputed influence, for the decisive battle which they fought and lost. What does it matter if, unlike so many of their German prototype, a few Bauers or Deutsches did engage in the actual fighting ? The fact may be a credit to their personal courage or political intelligence. But the Bauer interview lays bare what was never successfully concealed : the leaders of the Austrian social democracy wanted anything but a struggle ; they left no stone unused as an obstacle in the road of the working class ; they lifted Dollfuss into the saddle so that he might cut down an unprepared working class.

The Austro-Marxist school, in the deepest sense of the term, left its proletariat in the lurch at the crucial hour ! It shore the Austrian Samson of all his strength so that when his strength was tested the pillars of reaction could fall upon him and crush him to earth. So we solemnly repeat today the terrific indictment of Austro-Marxism uttered in court by Friedrich Adler, on trial during the war for assassinating the Austrian Prime Minister Stuerghk as a protest against the chauvinism of the official social democracy, the same Friedrich Adler who today shares, as the penitent secretary of the Second International, the responsibility of all the others :

Adler’s Indictment

“As faithful servants the leaders of the proletariat strove to save the organization. But in so doing, they have betrayed their real class interests, they have betrayed the International, and the idea of the social revolution. They have won small benefits for the workers during the war, it is true. I should be the last to refuse to recognize what was accomplished to protect the working class from many a threatening wrong. But they have sold their birthright for a mess of pottage ...

“I came into conflict with the Party Executive Committee particularly because it has become more and more a counter-revolutionary institution. The conviction has grown upon me that a revolution in Austria can come only against the will of the Executive Committee which will always be a hindrance to the revolutionary movement ...

“What I wished to prove was that only over the heads and against the will of the Party authorities in Austria can a real revolutionary upheaval in Austria come, that only by disregarding them will it be possible to use the force that must be used to overthrow the rule of force upon which our government rests.”

Though he has since turned apostate to his own words, they rise from their pages again today to nail to the pillory of eternal shame the perfidious leaders of the Austrian working class.

1 Message

  • L’Autriche bouge toujours !

    Quelque 100 000 travailleurs et jeunes ont protesté samedi à Vienne contre la proposition du gouvernement d’introduire une journée de travail de 12 heures, portant à 60 le nombre maximum d’heures de travail par semaine.

    Les syndicats autrichiens ont déclenché mardi vers 05H30 (03H30 GMT) la première grève générale depuis plus de 50 ans dans le pays pour "défendre" les retraites face à la réforme du gouvernement.

    La puissante Confédération des syndicats (OeGB) veut faire débrayer 1 million de ses 1,4 million d’adhérents —sur quelque 4 millions de salariés du pays— pour contraindre le chancelier Wolfgang Schuessel à retirer une réforme dénoncée comme "le plus grand recul social depuis 1945" par l’opposition de gauche et une partie de l’extrême droite au pouvoir.
    En début de matinée, cheminots, traminots et conducteurs de bus et du métro ont cessé le travail dans les grandes villes, notamment à Vienne. Les transports en commun n’étaient pas assurés à Salzbourg et Linz (centre), Graz et Klagenfurt (sud), et Innsbruck (ouest), d’après la radio publique ORF.

    Mais c’est comme d’habitude.... Une journée d’action sans lendemain qui ne mènera à aucun recul patronal ni gouvernemental !!!

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