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Cheminots : comment lutter pour… gagner ?

mardi 26 novembre 2013, par Karob, Robert Paris

Comment lutter pour… gagner ?

Pendant huit jours, une catégorie des conducteurs banlieue ou grande ligne (Transilien et PGE) de l’Etablissement Traction de Paris-Est a été en grève. Pendant toute la durée de celle-ci, l’Assemblée Générale a discuté de l’état du matériel et des conditions de travail. Différents points de vue se sont fait entendre sur les raisons de l’état lamentable du matériel ou des attaques lors de ce changement de service et comment y faire face pour faire reculer la direction SNCF.

Pourquoi se battre une énième fois séparée des autres chantiers ? Ne subissons-nous pas les mêmes attaques, la dégradation des conditions de travail, de rémunération, l’état déplorable du matériel et des infrastructures ? Si ! Et pourtant sur toutes ces questions nous avons été appelés, seuls, à la grève.

Et qu’avons-nous obtenus ? Rien ! Que cela plaise ou pas… Même si la direction est revenue sur la perte de certains découché, fondamentalement ses coups continuent à passer. Limiter la casse ce n’est pas obtenir ou gagner… c’est perdre. Et tant qu’on continuera à se battre séparément il n’en sera pas autrement. Nous serons défaits les uns après les autres. Nous devons tirer les leçons de nos défaites. La première est de comprendre que se défendre tous ensemble sur la Gare de l’Est est une nécessité de plus en plus impérieuse pour faire reculer la direction …

Sinon, comment pourrions-nous être en capacité de faire reculer l’Etat et la SNCF sur leur projet de réforme de la SNCF si nous ne sommes même pas capables de nous unir localement sur la défense de nos conditions de travail et de rémunération ?

Nous devons nous unir. Et pour y arriver, nous ne pourrons compter que sur nous-mêmes. Les syndicats peuvent bien nous appeler à la grève le 12 décembre contre la réforme ferroviaire, pas un seul d’entres-eux, sur la Gare de l’Est, ne défend ouvertement comme perspective le « tous ensemble ».

Pas plus qu’ils ne défendent l’unité de tous les cheminots au quotidien pour faire face aux coups de la SNCF et du gouvernement, ils ne proposent l’unité avec le privé. Pourtant l’EPIC SNCF c’est plusieurs centaines de filiales ou de sous-traitants de droit privé que ce soit dans le nettoyage, le gardiennage…. Défendre nos conditions de travail, le Service Public c’est se battre avec les travailleurs du privé.

Pour l’unité de tous les travailleurs du rail et plus largement de l’ensemble du salariat face aux attaques contre les conditions de vie (sécu, retraites…) et de travail, les travailleurs ne pourront compter que sur eux-mêmes. Seule notre unité est garante d’avoir un espoir pour faire reculer patronat et gouvernement. Pour cela nous, nous devons nous réunir et nous coordonner dans des comités de défense pour contrôler et diriger les luttes à venir.

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1 Message

  • Depuis ce dimanche soir, minuit, aucun bus ne sort du dépôt des CIF Kéolis de la rue Moinon. Une grève a démarré dimanche soir dans plusieurs sites de ce transporteur qui emploie 1 050 personnes dont 800 conducteurs de bus sur le Val-d’Oise, la Seine-et-Marne et la Seine-saint-Denis.

    Cette grève tentera-t-elle de s’unir aux autres dans le même secteur (la SNCF) ou d’autres secteurs ?

    Ce n’est sans doute pas aux dirigeants syndicaux qu’il faut poser la question mais à tous les travailleurs !

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