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Le capitalisme nucléaire français tue, lui aussi !!!

lundi 4 avril 2011

Le capitalisme nucléaire français tue, lui aussi !!!

On entend parler des victimes du nucléaire japonais mais le nucléaire français fait des victimes... tous les jours !!!! Tout d’abord les trusts français ne viennent pas aujourd’hui sauver le Japon : ils étaient déjà impliqués dans les centrales japonaises et sont co-responsables de la catastrophe nucléaire... Il y a tout d’abord les mineurs nigériens de l’uranium (car le Niger est la source du minerai de la France sans lequel on ne parlerait même pas du nucléaire "français"). il y a ensuite les populations vivant à proximité. Il y a enfin tout le peuple nigérien qui vit sous des dictatures mises en place par le France. Et quand le dictateur ne plait plus à Areva, un coup d’Etat en change... comme récemment... Un rapport écrit : "Des gamins de quinze et seize ans se font irradier dans les mines sous contrôle français au Niger. Il n’y a quasiment aucune protection contre l’inhalation de gaz radon. La main d’oeuvre, presque exclusivement des nomades Touaregs, reste totalement ignorante des effets de l’exploitation minière. La détection des radiations et les contrôles sanitaires sont inexistants." Ce ne sont là que quelques uns des faits rapportés par un réalisateur de télévision britannique qui, avec une équipe de caméramans de l’émission Panorama (UK) ont été les premiers étrangers à visiter Arlit dans la partie nord du Niger. "Arlit est absolument au milieu de nulle part" dit Olgati dans une interview en exclusivité. " C’est une oasis artificielle construite selon le modèle colonial. Elle a sa propre ville-dortoir avec supermarchés, courses de chevaux, produits de luxe importés de la métropole. Un incroyable choc culturel si l’on compare avec les travailleurs nomades". Selon Olgiati c’est la main d’oeuvre nomade qui vient vers la compagnie plutôt que l’inverse. Souvent les nomades ne restent pas plus d’une semaine, prennent leur paie et s’en vont. Certains ne restent qu’une journée. "C’était la grande récrimination française" dit Olgiati, "les ouvriers ne font juste que passer". "Il va de soi que les Français n’informent pas les indigènes qu’ils travaillent dans les mines les plus dangereuses du monde, ils n’entendent jamais parler de mesures dosimétriques des rayonnements et un suivi sanitaire quel qu’il soit est impensable". un scandale nommé COGEMA le nucléaire français en images au Niger Comment "la France" ouvre la route de l’uranium... Mamadou Tandja est un colonel de l’armée nigérienne. Il s’illustre dans la scène politique dès 1974 en participant avec le général Seyni Kountché au renversement du premier président nigérien Hamani Diori qui avait déplu à la France. C’est en novembre 1999 que le colonel Tandja parvient au pouvoir. Il 13h heures locales (12h TU) à Niamey dans la capitale nigérienne quand les premiers tirs à l’arme lourde ont été entendus au niveau du palais présidentiel. En ce moment tout le gouvernement et le chef de l’Etat étaient rassemblés à la présidence pour un conseil des ministres exceptionnel. Les ministres présents sur place sont arrêtés, rassemblés par des militaires et transférés dans un autre camp. Quant au président Mamadou Tandja, il a été amené par des militaires vers un camp militaire à la périphérie de la ville. Les informations sont encore très confuses. Puis vers 21h TU, une déclaration radiodiffusée, « Les forces de défense et de sécurité du Niger ont décidé ce jour 18 février de mettre fin à la situation politique tendue que vit le pays », indique la déclaration lue par le porte- parole des putschistes. Ainsi donc, le père de la 6è République est tombé. En plein midi. Sa 6è République tant contestée n’aura duré que sept mois. Il avait choisi d’ouvrir le marché de l’uranium à la Chine sans l’accord d’Areva... Riche en uranium, le Niger est aussi l’un des pays les plus pauvres du monde (cent soixante-quatorzième sur cent soixante-dix-sept sur l’échelle du développement humain) et doit régulièrement faire face à de graves crises alimentaires. Niamey présente l’intérêt renouvelé pour le combustible nucléaire comme un atout sans précédent dans la « bataille du développement économique et social (3) ». Pour augmenter les recettes minières du Niger, le président Mamadou Tandja diversifie les partenaires. L’uranium est exploité par deux sociétés franco-nigériennes dont Areva NC (4) est l’actionnaire majoritaire : la Société des mines de l’Aïr (Somaïr), à 63,4 %, et la Compagnie minière d’Akouta (Cominak), à 34 %. Le 26 juin et le 25 juillet 2007, le responsable de la sécurité du géant français de l’énergie, le colonel Gilles de Namur, puis le directeur local du groupe, M. Dominique Pin, accusés de soutenir le MNJ, ont été expulsés (5). Les relations entre Paris et Niamey se sont toutefois normalisées en janvier 2008, lorsque le gouvernement nigérien a confirmé les droits d’exploitation d’Areva sur le gigantesque gisement d’Imouraren, voué à devenir l’une des plus grandes mines d’uranium du monde. En échange, le prix d’achat payé par Areva a été relevé de moitié. Mais, si la présence d’Areva au Niger n’est pas remise en cause, Niamey commercialise désormais une partie de la production directement sur le marché (trois cents tonnes en 2007), et le monopole français de l’extraction de l’uranium au Niger est terminé. En novembre 2007, Sino-Uranium, filiale de l’entreprise publique chinoise China National Nuclear Corporation (CNNC) qui explore depuis 2006 l’importante concession de Tegguidda, a obtenu le permis d’exploitation du gisement d’Azelik. De plus, des permis de recherche ont été attribués à une vingtaine de sociétés « juniors » — canadiennes, australiennes, sud-africaines, indiennes et britanniques. Les concessions minières (accordées ou en négociation) s’étendent sur près de quatre-vingt-dix mille kilomètres carrés de la bordure ouest du massif de l’Aïr (région d’Agadez), territoire situé entre la frontière algérienne et la falaise de Tiguidit. Aucune consultation n’a été menée auprès des populations du Nord (au moins trois cent mille personnes, principalement des Touaregs) dont les territoires ancestraux ont été concédés à des compagnies. Les habitants de la zone de Tegguidda n’Tessoum (ouest d’Agadez) ont été sommés d’évacuer le périmètre (environ deux mille cinq cents kilomètres carrés) concédé à Sino-Uranium. Niger Uranium Limited, qui a démarré la prospection à Ingal et Ighazer, a interdit aux éleveurs l’utilisation de puits pastoraux. Autour du site d’Imouraren, les activités d’exploration conduites par Areva font fuir le bétail et rendent l’élevage impossible. Les occupations traditionnelles des populations — l’exploitation artisanale de sel, l’agriculture oasienne et surtout l’élevage transhumant — ainsi que le complexe équilibre qui les organise sont sérieusement menacés. La future zone minière recouvre les principales aires de nomadisation, dont les riches pâturages de la plaine d’Ighazer (6), lieu de la « cure salée » — rendez-vous annuel de dizaines de milliers d’éleveurs, permettant d’assurer aux troupeaux les apports en minéraux. Déchets radioactifs stockés à l’air libre En outre, la mise en production des nouveaux sites, prévue vers 2010 (Azelik) et 2012 (Imouraren), fait redoubler les craintes soulevées par le premier examen de la situation radiologique et sanitaire des deux cités minières existantes, Arlit et Akokan. Cette étude a été conduite entre 2003 et 2005 à la demande de l’association locale Aghir In Man par la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) et l’organisation non gouvernementale de juristes Sherpa (7). Selon la Criirad, l’eau distribuée à la population (plus de quatre-vingt-six mille habitants) présente des niveaux de radioactivité dépassant les normes de potabilité internationales. Les déchets radioactifs sont stockés à l’air libre depuis plusieurs décennies. Les ferrailles sorties d’usine sont vendues sur les marchés, récupérées par la population et utilisées comme matériaux de construction ou ustensiles de cuisine. En mai 2007, la Criirad a signalé à la direction d’Areva et au Centre national de radioprotection du Niger la présence de « stériles » (résidus de l’extraction) dans le domaine public, ainsi que des niveaux de radiation gamma jusqu’à cent fois supérieurs à la normale. En l’absence d’une véritable expertise scientifique, les risques pour la santé sont difficiles à évaluer sur le long terme (8). Cependant, le Sherpa souligne la multiplication des cas de maladies respiratoires et pulmonaires graves, qui auraient été systématiquement cachées aux patients par les deux hôpitaux construits et gérés par la Somaïr et la Cominak. Les deux sociétés minières sont le deuxième employeur du pays après l’Etat, et leurs énormes besoins en approvisionnement profitent à un grand nombre d’entreprises. Toutefois, ce sont essentiellement les ressortissants du Sud (Haoussas et Djermas), mieux formés et mieux représentés dans les sphères administratives et politiques, qui investissent les postes-clés et bénéficient des principaux contrats. La population locale touarègue, peu scolarisée et vivant de manière traditionnelle, reste à la marge de l’économie des villes minières. Peu après le début de l’exploitation de la mine d’Arlit, lorsque la sécheresse a décimé plus de 75 % de leur cheptel (1973-1974), beaucoup de Touaregs ont pris le chemin de l’exil vers les grandes villes, mais aussi vers l’Algérie et la Libye. Près de vingt mille d’entre eux reviendront au pays à la fin des années 1980, encouragés par le discours de « décrispation » du colonel Ali Saïbou, qui met fin à treize ans de « régime d’exception » du général Seyni Kountché. Le Niger traverse alors une crise économique, et rien n’est mis en place pour absorber ce retour massif. L’illusion de l’assouplissement du régime est rapidement dissipée, lorsqu’un affrontement entre Touaregs et forces de l’ordre à Tchin-Tabaraden (mai 1990) est suivi d’une violente répression (9). L’absence de sanctions s’ajoutera aux frustrations accumulées par les Touaregs, dont le sentiment de mise à l’écart se traduira en octobre 1991 par le déclenchement de la première rébellion. Sur le papier, les accords de paix de 1995 prévoient, outre la réinsertion des anciens rebelles, des mesures en faveur du développement du Nord ainsi que la mise en place de la décentralisation, devant s’accompagner d’un transfert aux collectivités territoriales de revenus générés par l’exploitation minière. Douze ans plus tard, la décentralisation n’est toujours pas achevée, et le transfert de 15 % des recettes minières aux communes concernées, décidé seulement en 2006, n’a pas été suivi d’effet. Pis, l’attribution des nouveaux permis miniers s’est opérée sans qu’aucune mesure de compensation ne soit envisagée. « Nous, les Touaregs, nous ne sommes rien face aux préoccupations économiques des gouvernements », constate M. Issouf Ag Maha, maire élu de la commune de Tchirozérine, exilé en France. « Tout ce que nous voulons, c’est que le pouvoir nigérien et les sociétés minières tiennent compte du fait que nous vivons sur ces terres. » En août 2007, l’état de « mise en garde » (une forme d’état d’exception) a été décrété dans la région d’Agadez. Depuis, des organisations de défense des droits de la personne font état d’arrestations et de détentions arbitraires (plus de cent), ainsi que d’exécutions sommaires de civils (près de soixante-dix) perpétrées par les Forces armées nigériennes (FAN) en représailles aux attaques du MNJ. On évoque tortures, viols, pillages et massacres de troupeaux, souvent l’unique source de revenus des habitants de la région. Lors de leurs déplacements, les FAN utiliseraient également des civils comme « boucliers humains », notamment pour se protéger des mines. Ces exactions provoquent des déplacements massifs de population. « A Iférouane, il ne reste que l’armée, tous les habitants ont fui », témoigne le responsable d’une petite association qui, comme beaucoup d’autres, a dû abandonner ses activités dans la zone. La crainte des représailles et des mines sur les routes rend le ravitaillement de plus en plus difficile. Les prix flambent, et la saison touristique, source de revenus, n’a pas eu lieu. Les tentatives de médiation de la Libye, du Burkina Faso et de l’Union africaine n’ont pas donné de résultats. Le président Tandja refuse de négocier avec les rebelles, qu’il qualifie de « bandits et trafiquants de drogue ». La zone du conflit est interdite aux journalistes (10). Niamey clame son droit de disposer librement de ses ressources naturelles et invite les Nigériens à chercher l’origine de la crise dans l’importance stratégique du pays. A la mi-avril 2008, l’Assemblée nationale a demandé au gouvernement « de prendre toutes les dispositions pour un règlement pacifique et durable du conflit », qui constitue une « menace grave pour la stabilité du Niger ». Une demande, pour l’instant, sans suite. Anna Bednik.

"Des gamins de quinze et seize ans se font irradier dans les mines sous contrôle français au Niger. Il n’y a quasiment aucune protection contre l’inhalation de gaz radon. La main d’oeuvre, presque exclusivement des nomades Touaregs, reste totalement ignorante des effets de l’exploitation minière. La détection des radiations et les contrôles sanitaires sont inexistants."

Ce ne sont là que quelques uns des faits rapportés par un réalisateur de télévision britannique qui, avec une équipe de caméramans de l’émission Panorama (UK) ont été les premiers étrangers à visiter Arlit dans la partie nord du Niger. [Le réalisateur] Christopher Olgiati est un jeune homme grand et mince, parlant avec aisance. Il n’exprime pas de griefs particuliers contre le gouvernement militaire du Président Kountché : de fait il le défend contre l’accusation qui s’est répandue selon laquelle le gouvernement aurait permis aux Lybiens de détourner le minerai d’uranium. (Olgiati pense que c’est peut-être une désinformation qu’a fait courir la CIA).

Pour ce que j’en sais Chris Olgiati peut très bien être un défenseur de l’énergie nucléaire. Mais ce qui l’a choqué lors de sa visite durant dix jours de cette région uranifère, une des plus importantes de la planète, ce sont les conditions de vie de la main d’oeuvre locale. Et le contraste avec celles des Français qui occupent les postes de direction.

"Arlit est absolument au milieu de nulle part" m’a-t-il dit dans une interview en exclusivité. " C’est une oasis artificielle construite selon le modèle colonial. Elle a sa propre ville-dortoir avec supermarchés, courses de chevaux, produits de luxe importés de la métropole. Un incroyable choc culturel si l’on compare avec les travailleurs nomades". Selon Olgiati c’est la main d’oeuvre nomade qui vient vers la compagnie plutôt que l’inverse. Souvent les nomades ne restent pas plus d’une semaine, prennent leur paie et s’en vont. Certains ne restent qu’une journée. "C’était la grande récrimination française" dit Olgiati, "les ouvriers ne font juste que passer".

"Il va de soi que les Français n’informent pas les indigènes qu’ils travaillent dans les mines les plus dangereuses du monde, ils n’entendent jamais parler de mesures dosimétriques des rayonnements et un suivi sanitaire quel qu’il soit est impensable".

"Un sympathique directeur d’Arlit nous a concédé que les nomades travaillaient dans l’ignorance absolue de ce qui pouvait leur arriver dans vingt ou trente ans". Il y a de grandes mines souterraines à Arlit que l’équipe de la télévision a visitées : "une journée sous terre était plus qu’assez" a commenté Olgiati. "Le renouvellement d’air semblait correct mais le bruit du forage était insupportable. Je n’ai vu personne porter de masque. Les mineurs remontent des galeries en fin de journée recouverts de poussière radioactive de la tête aux pieds". Arlit n’est pas la seule mine d’uranium du Niger mais elle a été la première et elle reste la deuxième en importance. La production commerciale a démarré en 1971 - la production a été de 1900 tonnes en 1980. La teneur moyenne en uranium est actuellement de 0,25% mais en 1978 elle atteignait les 3%. Si l’on se réfère au terrible taux de mortalité parmi les mineurs des mines de Kerr McGee dans les années 50-60 (et leurs conditions de travail étaient probablement meilleures qu’ici) cela signifie que les Français ont signé l’arrêt de mort de milliers de Nigériens dans les années à venir.

4 Messages de forum

  • La plus grande mine d’uranium d’Afrique

    Le gouvernement du Niger et AREVA ont signé le 5 janvier 2009 à Niamey la convention minière attribuant à AREVA le permis d’exploitation du gisement d’uranium d’Imouraren, situé au nord d’Agadez .
    Selon AREVA, il s’agit du « plus grand projet industriel jamais envisagé au Niger. Imouraren est la mine d’uranium la plus importante de toute l’Afrique et la deuxième du monde » « Le démarrage de sa production …/… permettra au Niger de doubler sa production actuelle et de se placer au deuxième rang mondial des pays producteurs d’uranium ».
    Selon l’étude d’impact initiale, le gisement s’étend sur 8 km de long et 2,5 km de large et le site industriel couvrira une surface de 200 km2.
    Compte tenu des réserves estimées à 179 000 tonnes d’uranium, la production à terme est estimée à 5 000 tonnes d’uranium par an pendant plus de 35 ans. Le gisement principal étant situé à une profondeur moyenne de 130 mètres, son exploitation par mine à ciel ouvert nécessitera la manipulation de près de 3,8 milliards de tonnes de roches dont 85 millions de tonnes de stériles radioactifs et 245 millions de tonnes de minerai exploitable.

    Les conditions d’extraction de l’uranium qui seront mises en place ne sont pas celles décrites dans l’étude d’impact initiale

    Dans son étude d’impact sur l’environnement, AREVA avait indiqué que l’uranium serait extrait des minerais selon deux techniques : 58 % par lixiviation dynamique et 42 % par lixiviation en tas produisant ainsi au total 245 millions de tonnes de résidus radioactifs.
    Lors de la réunion du Comité Local d’Information qui s’est tenue à Arlit en décembre 2011, AREVA a annoncé que finalement l’ensemble des minerais seraient traités par lixiviation en tas. Ceci constitue une modification fondamentale du projet qui nécessite une révision de l’étude d’impact.
    Quel que soit le procédé utilisé, l’extraction de l’uranium conduira à la production de centaines de millions de tonnes de résidus radioactifs dont AREVA n’est pas actuellement en mesure de définir comment en sera garanti le confinement pendant des centaines de milliers d’années.
    Dans le cas des mines exploitées par les filiales d’AREVA depuis plus de 40 ans dans la région d’ARLIT, environ 45 millions de tonnes de ces résidus sont toujours actuellement à l’air libre. Les poussières radioactives et le radon peuvent se disperser au gré des vents.

    Des puits sont asséchés dans l’environnement du site d’Imouraren

    Selon l’étude d’impact initiale d’AREVA, l’extraction de l’uranium à Imouraren entraînera une forte consommation d’eau de la nappe fossile (12 à 13 millions de mètres cubes par an) et conduira à « un assèchement local des nappes du Tchirezine 2 et du Teloua dans l’environnement proche en fin d’exploitation ». Pour « atténuer et compenser » cet impact, AREVA indiquait dans l’étude d’impact que de nouvelles études hydrogéologiques allaient être réalisées. Cela signifie que le projet a été lancé sans qu’AREVA ait une connaissance satisfaisante des réserves en eau et de l’impact effectif de ses activités au plan hydrogéologique.
    Fin 2011, AREVA a annoncé le lancement prochain des opérations de « dénoyage » du site. C’est-à-dire que les eaux souterraines sont pompées et déversées dans un gigantesque bassin à ciel ouvert. La mise en place de la mine ne peut en effet se faire que si le gisement est à sec.
    Dans le cadre d’une visite de terrain réalisée il y a quelques mois, l’ONG AGHIRIN’ MAN a constaté que de nombreux puits traditionnels utilisés par la population locale de la région étaient asséchés. C’est en particulier le cas du puits de Tizirfitik situé à une trentaine de kilomètres au sud du gisement et utilisé par les populations des villages de Fichet et Tizirfitik. L’usage de ce puits est vital car il est habituellement utilisé durant la saison sèche lorsque les autres captages sont asséchés. L’existence de ce puits est mentionnée dans l’étude d’impact d’AREVA mais aucun résultat de suivi de la qualité des eaux de ce puits et du niveau d’eau n’est indiqué dans le dossier.
    Selon les témoignages recueillis sur place par l’ONG AGHIRIN’ MAN auprès des populations concernées, l’assèchement de ce puits est un phénomène nouveau. Interpellé il y a quelques semaines par AGHIRIN’ MAN dans le cadre d’une réunion présidée par le préfet à Arlit, le directeur général d’Areva uranium Niger a indiqué qu’il n’était pas au courant. En attendant, la population est contrainte d’utiliser les eaux de surface déposées par les pluies mais dès la saison sèche, à partir du mois d’octobre, la situation sera réellement critique pour ces populations qui vivent en zone désertique.

    La création d’une zone d’exclusion de 450 km2 n’était pas indiquée dans l’étude d’impact

    AREVA a annoncé son intention de créer un périmètre « sanitaire » de 450 km2 autour du complexe industriel d’Imouraren. Cette zone sera interdite d’accès tant aux populations qu’aux animaux. Les populations seront ainsi privées de 450 km2 d’espaces pastoraux. Cette contrainte n’était pas explicitée dans l’étude d’impact initiale.

    Les demandes de la CRIIRAD et de l’ONG AGHIRIN’MAN

    Pour toutes ces raisons, et à l’issue de réunions de travail à Valence (France) du 21 au 28 août 2012, la CRIIRAD et l’ONG AGHIRIN’MAN demandent qu’AREVA réalise une nouvelle étude d’impact environnemental et apporte des réponses précises aux questions concernant l’impact hydrogéologique et l’entreposage à long terme des déchets radioactifs, ainsi que les moyens de compensation pour les populations touchées. Cette nouvelle étude d’impact devrait pouvoir être expertisée par des scientifiques indépendants et être discutée lors de nouvelles audiences publiques à réaliser avant la mise en production de la mine d’IMOURAREN.Rédacteurs : Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire, responsable du laboratoire de la CRIIRAD et Ghamar Illatoufegh, secrétaire général d’AGHIRIN’ MAN

    Pour plus de renseignements :

    CRIIRAD : par mail : bruno.chareyron@criirad.org ou par téléphone : 04 75 41.82.50
    AGHIRIN’MAN : par mail aghirin_man@yahoo.fr ou par téléphone 00 227 96 87 24 98
    Site CRIIRAD : www.criirad.org
    Site AGHIRIN’MAN : http://aghirinman.blogspot.fr

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  • Dans un communiqué de Presse, la Coordination antinucléaire du sud-est entend briser le mur du silence qui entoure la mort de José et les atteintes physiques et psychiques des autres salariés victimes de l’accident nucléaire de la Centraco (Socodei) à Marcoule du 12 septembre 2011.

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    12 sept 2012, un an après l’accident nucléaire de Centraco (Socodei) à Marcoule, où en sommes-nous ?

    Rappel des faits : Le 12 septembre 2011, l’unité de fusion de déchets radioactifs métalliques Centraco était le théâtre d’une explosion qui a entraîné la mort d’un salarié, d’origine espagnole âgé de 51 ans, brûlé à 85% un autre salarié dont les jours étaient en danger, blessé plusieurs autres personnes.

    Les autorités ont déclaré qu’il s’était agi d’un accident industriel et non nucléaire, le four ne traitant à ce moment là que des matériaux faiblement contaminés, et qu’il n’y avait donc pas eu de rejets radioactifs.

    Les mensonges : Il est apparu rapidement qu’on avait trompé le public en diffusant de fausses informations. Sous la pression de la Criirad, il a fallu reconnaître que le four accidenté contenait en fait 500 fois plus de radioactivité que l’exploitant ne l’avait déclaré ce qui avait été validé aussitôt par les autorités ! De son coté des militants du CAN 84 ont pu mesurer une augmentation significative de la radioactivité à Avignon et alentours pendant quelques heures (plusieurs fois le fond continu habituel).

    Par ailleurs c’est dans un cercueil plombé qu’a été enfermée la malheureuse victime, et c’est à l’hôpital militaire de Paris, celui de Percy-Clamart, pouvant traiter les victimes de la radioactivité qu’a été transféré le blessé grave.

    L’accident a donc bien été un accident « nucléaire », qui a nécessairement entrainé des rejets dans l’environnement.

    Aujourd’hui. Depuis peu, le 29 juin, Socodei est autorisée à redémarrer le four d’incinération. Sauf que la situation industrielle de Centraco n’est plus très claire, son avenir paraissait passer par l’incinération des effluents liquides et des cuves de 1000m3 avaient été installées (1million chaque, notons que plusieurs d’entre elles sont déjà hors service). Mais le nouveau directeur a annoncé que Centraco ne traitera plus ces effluents pour se consacrer aux déchets solides !

    Si le personnel est soulagé de cette reprise, l’ombre de l’accident pèsera longtemps du fait des doutes qui subsistent.

    Questions sans réponses : On ne sait toujours pas ce qui s’est réellement passé, ni l’origine et la nature des métaux et alliages en fusion.

    Le four n’aurait pas explosé. L’ouvrier qui est mort aurait soulevé la trappe du four, et un geyser de métaux en fusion aurait jailli, le tuant et blessant son collègue. « Du métal contaminé », rappelle Michelle Rivasi, députée européenne« et on ne sait pas par quoi » . On ne sait pas d’où venaient ces quatre tonnes de matériaux, provenaient-ils de matériel militaire ? Et par quoi était-ils contaminés ? De même, les résultats des analyses des filtres et capteurs situés sur la cheminée du four restent cachés. Ces infos tenues secrètes posent question.

    Les sources judiciaires qui ont ouvert une information pour « homicide et blessures involontaires » ont indiqué au quotidien espagnol Publico que le cadavre de José Marin est resté 48 heures dans le hangar avec le métal radioactif dans le corps. Et selon un enquêteur, si le corps n’a pas pu être présenté à la famille, c’est parce qu’il ne pouvait pas être décontaminé.

    Le mystère qui entoure cet événement cache quelque chose que l’on connaitra sans doute un jour.

    La Coordination antinucléaire du sud-est et le CAN84 qui demeurent en contact avec l’avocate du salarié décédé et qui a interpellé l’institution judiciaire dès l’accident afin de briser l’omerta et le mur du silence du nucléaire civil et militaire entend que toute la lumière soit faite.

    Pour la Coordination antinucléaire sud-est,
    Pierre Péguin, physicien, tel 04 66 85 03 35
    Jean Revest, 06 60 76 04 03

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  • Ça représente quoi, le prix d’une vie, chez Areva ? » Une Mulhousienne vient d’apprendre qu’elle touchera une compensation pour le décès de son père, ex-salarié d’Areva dans une mine d’uranium au Gabon et atteint d’un cancer des poumons. Une première, fruit d’un combat de onze années.

    l a fallu qu’elle agite la menace de poursuites judiciaires pour que la Mulhousienne Jacqueline Gaudet reçoive enfin, le vendredi 16 décembre dernier, la réponse d’Areva, attendue depuis onze ans : la confirmation que le cancer dont son père est décédé en 2000 est bien dû à l’uranium. Aimé un autre des anciens salariés d’Areva, Urbain Perrin, lui aussi décédé d’un cancer.« C’est une première », selon M e Breham, l’un des avocats de l’association Sherpa, pour la défense des populations victimes de crimes économiques Breham, l’un des avocats de l’association Sherpa, pour la défense des populations victimes de crimes économiques« C’est une première », selon M e Breham, l’un des avocats de l’association Sherpa, pour la défense des populations victimes de crimes économiques dont l’association Mounana. L’association Sherpa avait signé des accords en ce sens avec Areva en 2009. Après le décès de ses proches suite à des cancers (son mari en 1997, son père en 2000 et sa mère en 2002, qui avaient vécu respectivement 22 et 15 un mur. Elle avait alors fondé, en 2005, l’association Mounana, qu’elle préside, afin de représenter les intérêts des salariés et ex-salariés d’Areva atteints de cancers. Afin aussi de faire reconnaître les maladies professionnelles dues à l’uranium sur les sites du géant français, car pour l’heure, le reconnaît que trois cancers : des os, des poumons, du sang (leucémie) Les nombreuses démarches tentées n’ont finalement pas été vaines puisque le courrier récemment envoyé par Areva indique : « Les deux médecins tendent à s’accorder sur le lien de causalité entre la pathologie et l’exposition aux rayonnements ionisants, même si cette dernière n’est pas mesurée ong terme des rayonnements ionisants. » Areva écrit vouloir proposer « une compensation pour les deux dossiers retenus ». Et non une indemnisation, qui s’avérerait plus contraignante sur un plan juridique, selon l’avocat Joseph Breham. « Le groupe Areva, en compensant, ne reconnaît pas être juridiquement responsable. Mais il s’engage néanmoins à payer. »« Mon père était conducteur de travaux et Urbain Perrin n’était pas mineur, ce qui faisait dire à Areva qu’ils ne pouvaient être décédés de maladies’uranium 238 : « On ne savait pas où étaient situées les bouches d’aérage de la mine. Plus tard, j’ai appris que l’une d’elles l’était à côté du bureau de mon père. » Seuls ces deux cas font pour l’instant l’objet d’une reconnaissance de la part d’Areva, sur les 22 dossiers déposés par l’association Mounana. Ni le cas ceux de Constant Lamur, Joseph Munos, Marcel Aulagner et Antoinette Perrin. « Cette dernière travaillait dans un bureau qui a été détruit car mais 1 600 Gabonais sont concernés, ainsi que des Nigérians », souligne M e Breham. mais 1 600 Gabonais sont concernés, ainsi que des Nigérians », souligne M Breham.

    Comme une bonne nouvelle vient rarement seule, Jacqueline Gaudet a reçu le lundi 19 décembre au matin un appel des signataires du courrier preuve d’humanité de leur part. » Mais jusqu’où iront l’humanité et la repentance, se demande celle qui veut rester vigilante : les compensations sont en pourparlers et grâce à Sherpa, les Gabonais et les Nigérians concernés seront indemnisés de la même manière. « Ça représente quoi, le prix d’une vie, chez Areva ? Je serais curieuse de le savoir… » Comment poursuivre le travail de surveillance des ex-salariés d’Areva et éventuellement compenser les cas qui relèveraient du même sort que celui veille sanitaire. Au Gabon, au Niger et au Kazakhstan notamment veille sanitaire. Au Gabon, au Niger et au Kazakhstan notamment. Deux ans plus tard, un accord signé avec Médecins du monde et l’association Sherpa a confirmé le principe de ces observatoires et l’examen des cas des expatriés malades. Il a fallu attendre octobre 2010 pour que soit mis en place un observatoire de la santé à Mounana : un dispositif tripartite réunissant l’association salariés (examen clinique, radiographie des poumons et prise de sang).« À ce jour, aucun dossier n’est remonté. On ne se met pas dans la situation de quelqu’un qui aurait commis une faute, mais qui met en place un processus scientifique rigoureux », indiquent Didier Fohlen, directeur Responsabilité environnementale et sociétale, et le Dr Alain Acker, directeur médical du groupe Areva. Un autre observatoire, mis en place début décembre au Niger, va démarrer ses contrôles en janvier prochain. En France, les compensations financières pour les deux dossiers acceptés sont en pourparlers avec l’association Sherpa et devraient aboutir début 2012, selon Areva. « On se mettra d’accord surun système équitable, correct, basé sur le dernier salaire de la personne, ni excessif ni ridicule. »

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  • Sarkozy est accusé par les victimes d’enlèvement à Arlit au Niger d’avoir retardé leur libération pour justifier une intervention de l’armée française !!!

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