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Une directrice d’école maternelle se suicide en accusant l’Education Nationale !!!

jeudi 26 septembre 2019

Une directrice d’école maternelle se suicide en accusant l’Education Nationale !!!

La directrice de l’école maternelle Méhul, à Pantin en Seine-Saint-Denis, a été retrouvée morte lundi 23 septembre 2019, dans l’enceinte de l’établissement.

Elle met directement en cause la hiérarchie. « Les directeurs sont seuls. Seuls pour apprécier les situations, seuls pour traiter la situation (…) Tout se passe dans la violence de l’immédiateté. Ils sont particulièrement exposés et on leur demande de plus en plus sans jamais les protéger. »

Voici sa lettre et elle n’a pas besoin de commentaire !!!

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3 Messages de forum

  • Une directrice d’école maternelle se suicide en accusant l’Education Nationale !!! 5 octobre 05:54, par collectif des directeurs d’école de Pantin

    Christine, notre collègue, la directrice de l’école Méhul, enseignante à Pantin depuis 30 ans, s’est suicidée, samedi 21 septembre, dans le hall de son école. Elle y a côtoyé de nombreuses générations d’enfants et de nombreuses familles. Toujours présente. Elle était une figure du quartier. Elle s’est toujours profondément investie dans son métier, probablement au point de ne plus parvenir à supporter la multiplication et la lourdeur des tâches exigées en permanence.

    Avant de mettre fin à ses jours, elle a pris soin d’envoyer une lettre qui nous était adressée ainsi qu’à l’inspecteur de la circonscription. Elle y fait état de sa rentrée, des difficultés accumulées qu’elle a rencontrées et de l’impossibilité pour elle de bien accomplir ses missions. Le contenu de son courrier fait écho à notre quotidien de directeurs·trices d’école, au regard de la dégradation de nos conditions de travail et de toutes les responsabilités qui reposent sur nos épaules.

    Parce qu’il y a l’organisation de l’école.

    Il y a la sécurité des bâtiments et des personnes, les relations et le travail avec la mairie, la médecine scolaire, les services sociaux, les partenaires de soin, les équipes d’animation, les accompagnant·e·s des élèves en situation de handicap...

    Il y a l’organisation du temps de service, d’animation pédagogique avec nos équipes. Il y a la coordination des projets divers, la continuité et la cohérence des apprentissages.

    Il y a les enseignant·e·s débutant·e·s, parfois nommé·e·s le jour de la rentrée.Les signataires de la tribune

    Il y a les étudiant·e·s stagiaires qui conjuguent formation chronophage et classe, et que nous devons épauler. Il y a les enseignant·es contractuel·les parachuté·es dans une classe sans aucune formation.

    Il y a les relations quotidiennes avec les parents dans toute leur complexité.

    Il y a les relations compliquées avec la municipalité, qui prend des décisions unilatérales qui impactent nos conditions de travail sans nous concerter, dont les rythmes scolaires.

    Il y a, depuis sept ans, des relations à reconstruire chaque année avec un·e nouvel·le inspecteur·trice.

    Il y a tous ces conflits qu’on tente de désamorcer pour préserver la sérénité de l’école. Il y a tous ces dysfonctionnements matériels et humains, qui nous mettent dans des situations parfois très compliquées.

    Il y a toutes ces tâches matérielles qui nous transforment tour à tour en comptable, manutentionnaire, gardien·ne, intendant·e, secrétaire, gestionnaire. Il y a notre département, qui cumule les difficultés économiques et sociales. Il y a un contexte social souvent difficile, qui nous transforme en assistant·e social·e, infirmier·e, cellule d’écoute, médiateur·trice...

    Il y a ces élèves mal logés ou sans abri, qui dorment dans la rue avec leurs familles.Les signataires de la tribune

    Il y a ces élèves en situation de handicap, inclus dans les classes avec des moyens très insuffisants.

    Il y a nos salaires très bas, comme ceux de l’ensemble des enseignant·e·s, au regard des responsabilités qui nous incombent et de notre charge de travail. Il y a la pression institutionnelle permanente et ses injonctions parfois contradictoires, qui nous font perdre le sens de notre cœur de métier.

    Il y a, comme l’écrit Christine, "toujours des petits soucis à régler (…) et à la fin de la journée, on ne sait plus trop ce que l’on a fait." Il y a le manque de reconnaissance du rôle essentiel que nous jouons au sein des écoles.

    Et il y a notre solitude face à tout cela. Les signataires de la tribune

    L’Education nationale, le ministre et ses représentants, doivent urgemment prendre acte du geste désespéré de notre collègue et de son dernier témoignage et réagir en conséquence.

    Son geste ne peut pas être minoré, parce qu’il est révélateur de la souffrance au travail partagée par l’ensemble des personnels de l’Education nationale au regard de la dégradation continue et permanente de leurs conditions actuelles de travail, en Seine-Saint-Denis et au-delà.

    Les signataires : Le collectif des directeurs·trices de Pantin.

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  • A Nice, un enseignant s’est suicidé le même jour que la directrice d’école de Pantin !

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  • 2e journée d’inaction syndicale organisée suite au suicide de Christine Renon. Autrement dit, le mépris syndical face aux conditions de travail.

    La première journée (3octobre) pour le jour de commémoration de la mort de Christine Renon : il s’agissait de faire semblant de réagir à la mort de notre collègue. Pourquoi pas une semaine ou un mois ?

    Par pur calcul !!!

    Le communiqué d’appel à la prochaine journée d’inaction indique qu’un courrier a été envoyé au ministère : c’est le ministère qui organise une politique de harcèlement, depuis des années, c’est la bourgeoisie depuis 15 ans au moins qui mène une politique, entreprise par entreprise, politique de harcèlement systématique de tous les salariés du pays, de tous les salariés du monde et les syndicats, là encore font semblant de faire quelque chose ! Écrire au ministre, c’est écrire écrire à l’assassin pour lui demander de ranger son fusil !!! Et puis quoi encore ? On se croirait dans un film pour enfant : il suffit de demander au méchant d’arrêter pour qu’il arrête ! Et depuis quand ça fonctionne qu’un harceleur arrête gentiment quand on lui demande ?

    Il s’agit d’une politique organisée, systématique de toutes les entreprises et services d’état. Les suicides ont été connus pour France Télécom, Renault, les hôpitaux, l’Éducation nationale, depuis des années. Et la même politique est menée. Toutes les grèves tenues ou organisées par les syndicats depuis des années, particulièrement au niveau national on eu le même effet : échec du monde du travail, renforcement de la bourgeoisie. Le seul mouvement qui a abouti ces dernières années a été réprimé dans le sang. Le mouvement des Gilets Jaunes a été discrédité par les syndicats et tous les partis politiques. Pourtant, grâce à lui, une défiscalisation des primes a eu lieu et nombre d’entreprises on filé du fric à leurs salariés. La bourgeoisie a peur elle achète le monde du travail. On distribue des miettes on recule les attaques contre les retraites, mais le cap reste le même : harceler, pousser à la dépression, au suicide. Et on demande maintenant que l’état propose : « l’organisation d’un travail plus collectif et à des rythmes plus respectueux de la qualité de vie au travail ». Ce type de revendications, auprès de l’employeur criminel ne peut qu’aboutir à encore plus de flicage. Et là, non plus par les garde-chiourmes directement, mais par une organisation horizontale d’espionnage et de flicage des salariés entre eux ! Un peu comme la Stasi qui faisait participer la société civile à la surveillance des citoyens entre eux. En clair, le communiqué syndical, évitant d’analyser l’état des lieux d’une situation organisée par l’employeur et par la classe capitaliste, abouti tout simplement à proposer que l’état organise le travail comme sous Vichy !

    « Communiqué commun des organisations Sgen-CFDT, FSU, UNSA-Education, FERC-CGT, SUD-Education
    Communiqué
    Nos organisations syndicales, FSU, UNSA-Education, SGEN-CFDT, FERC-CGT et SUD-Education ont adressé, le 8 octobre dernier, un courrier au Ministre de l’Education nationale à ce jour sans réponse. Elles lui demandaient des actes suite au malaise, à l’émotion et à la colère exprimées par les personnels après l’acte dramatique de Christine Renon.
    C’est pour exprimer fortement nombre de revendications que ces organisations syndicales appellent à faire du 6 novembre prochain une journée de mobilisation (rassemblements, conférences de presse, demandes d’audience…).
    Elles demandent :
    une réelle amélioration des conditions de travail des directeurs et directrices d’école, des enseignant-es et de tous les personnels qui font vivre les écoles, les établissements et les services,
    une meilleure reconnaissance de leurs professionnalités,
    des mesures pour garantir la santé, la sécurité et le bien-être au travail et le développement des services de médecine de prévention,
    une organisation moins verticale et moins injonctive des écoles, établissements et services. L’organisation d’un travail plus collectif et à des rythmes plus respectueux de la qualité de vie au travail,
    les moyens utiles indispensables au bon fonctionnement des écoles, des établissements et des services ainsi que les créations d’emplois nécessaires pour l’ensemble des personnels.
    Enfin, ces organisations syndicales dénoncent, une nouvelle fois, la suppression programmée des CHSCT qui aggravera la prise en charge de celles et ceux qui sont en souffrance.
    Les Lilas, 17 octobre 2019 »

    Voir ici : https://www.sudeducation.org/Appel-...

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