<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
	<link>https://www.matierevolution.fr/</link>
	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;. Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.org/</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?id_rubrique=161&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
		<url>https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L144xH69/siteon0-32cbc.jpg?1779678012</url>
		<link>https://www.matierevolution.fr/</link>
		<height>69</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>La cr&#233;ation litt&#233;raire et le r&#234;ve &#233;veill&#233; - Sigmund Freud (1908)</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6365</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6365</guid>
		<dc:date>2021-12-30T23:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Psychanalyse</dc:subject>
		<dc:subject>Freud</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#8220; La cr&#233;ation litt&#233;raire et le r&#234;ve &#233;veill&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
(1908) &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous autres, profanes, avons toujours vivement d&#233;sir&#233; savoir d'o&#249; cette personnalit&#233; &#224; part, le cr&#233;ateur litt&#233;raire (po&#232;te, romancier ou dramaturge), tire ses th&#232;mes - ceci &#224; peu pr&#232;s dans le sens de la question qu'un certain cardinal adressait &#224; l'Arioste, - et comment il r&#233;ussit, gr&#226;ce &#224; eux, &#224; nous &#233;mouvoir si fortement, &#224; provoquer en nous des &#233;motions dont quelquefois m&#234;me nous ne nous serions pas crus capables. Notre int&#233;r&#234;t &#224; cet (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique161" rel="directory"&gt;Les r&#234;ves&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot83" rel="tag"&gt;Psychanalyse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot170" rel="tag"&gt;Freud&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#8220; La cr&#233;ation litt&#233;raire et le r&#234;ve &#233;veill&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1908)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous autres, profanes, avons toujours vivement d&#233;sir&#233; savoir d'o&#249; cette personnalit&#233; &#224; part, le cr&#233;ateur litt&#233;raire (po&#232;te, romancier ou dramaturge), tire ses th&#232;mes - ceci &#224; peu pr&#232;s dans le sens de la question qu'un certain cardinal adressait &#224; l'Arioste, - et comment il r&#233;ussit, gr&#226;ce &#224; eux, &#224; nous &#233;mouvoir si fortement, &#224; provoquer en nous des &#233;motions dont quelquefois m&#234;me nous ne nous serions pas crus capables. Notre int&#233;r&#234;t &#224; cet &#233;gard ne fait que s'accro&#238;tre quand nous voyons le cr&#233;ateur lui-m&#234;me, lorsque nous l'interrogeons, ne pas savoir nous donner de r&#233;ponse, du moins pas de r&#233;ponse satisfaisante. Et cet int&#233;r&#234;t ne se laisse pas non plus troubler par ce fait bien connu que l'intelligence la meilleure du choix des th&#232;mes et de l'essence de l'art po&#233;tique ne saurait en rien contribuer &#224; faire de nous des cr&#233;ateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si du moins nous pouvions d&#233;couvrir en nous, ou chez quelqu'un de nos pareils, une activit&#233; en quelque sorte apparent&#233;e &#224; celle du po&#232;te ! L'&#233;tude de celle-ci nous permettrait d'esp&#233;rer une premi&#232;re &#233;lucidation de son travail cr&#233;ateur. Et cela semble n'&#234;tre pas un vain espoir : les cr&#233;ateurs eux-m&#234;mes se plaisent &#224; diminuer la distance entre ce qui fait leur originalit&#233; et la mani&#232;re d'&#234;tre en g&#233;n&#233;ral des hommes ; ils nous assurent bien souvent que chaque homme rec&#232;le un po&#232;te et que le dernier po&#232;te ne mourra qu'avec le dernier homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne devrions-nous pas rechercher, chez l'enfant d&#233;j&#224;, les premi&#232;res traces de l'activit&#233; po&#233;tique ? L'occupation pr&#233;f&#233;r&#233;e et la plus intensive de l'enfant est le jeu. Peut-&#234;tre sommes-nous en droit de dire que tout enfant qui joue se comporte en po&#232;te, en tant qu'il se cr&#233;e un monde &#224; lui, ou, plus exactement, qu'il transpose les choses du monde o&#249; il vit dans un ordre nouveau tout &#224; sa convenance. Il serait alors injuste de dire qu'il ne prend pas ce monde au s&#233;rieux ; tout au contraire, il prend tr&#232;s au s&#233;rieux son jeu, il y emploie de grandes quantit&#233;s d'affect, le contraire du jeu n'est pas le s&#233;rieux, mais la r&#233;alit&#233;. En d&#233;pit de tout investissement d'affect, l'enfant distingue fort bien de la r&#233;alit&#233; le monde de ses jeux, il cherche volontiers un point d'appui aux objets et aux situations qu'il imagine dans les choses palpables et visibles du monde r&#233;el. Rien d'autre que cet appui ne diff&#233;rencie le jeu de l'enfant du &#171; r&#234;ve &#233;veill&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le po&#232;te fait comme l'enfant qui joue ; il se cr&#233;e un monde imaginaire qu'il prend tr&#232;s au s&#233;rieux, c'est-&#224;-dire qu'il dote de grandes quantit&#233;s d'affect, tout en le distinguant nettement de la r&#233;alit&#233;. Et la langue allemande, en particulier, a maintenu cette parent&#233; du jeu enfantin et de la cr&#233;ation po&#233;tique en appelant Spiele (jeux) celles des cr&#233;ations litt&#233;raires qui ont besoin de trouver cet appui &#224; des objets palpables et qui sont susceptibles de repr&#233;sentations : on dit Lustspiel (com&#233;die), Trauerspiel (trag&#233;die), et on appelle Schauspieler (acteur) la personne qui les &#171; Joue &#187;. Mais de cette irr&#233;alit&#233; du monde po&#233;tique r&#233;sultent des cons&#233;quences tr&#232;s importantes pour la technique artistique, car bien des choses qui, si elles &#233;taient r&#233;elles, ne sauraient provoquer de plaisir, y parviennent cependant dans le jeu de la fantaisie et bien des &#233;motions, en elles-m&#234;mes p&#233;nibles, peuvent devenir une source de jouissance pour l'auditeur ou le spectateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arr&#234;tons-nous un moment encore &#224; l'opposition entre la r&#233;alit&#233; et le jeu, ceci en vue d'&#233;tablir un nouveau rapport. Quand l'enfant a grandi et qu'il a cess&#233; de jouer, quand il s'est pendant des ann&#233;es psychiquement efforc&#233; de saisir les r&#233;alit&#233;s de la vie avec le s&#233;rieux voulu, il peut arriver qu'il tombe un beau jour dans une disposition psychique qui efface &#224; nouveau cette opposition entre jeu et r&#233;alit&#233;. L'homme adulte se souvient du grand s&#233;rieux avec lequel il s'adonnait &#224; ses jeux d'enfant, et il en vient &#224; comparer ses occupations soi-disant graves &#224; ces jeux infantiles : il s'affranchit alors de l'oppression par trop lourde de la vie et il conquiert la jouissance sup&#233;rieure de l'humour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi celui qui avance en &#226;ge cesse de jouer, il renonce en apparence au plaisir qu'il tirait du jeu. Mais tout connaisseur de la vie psychique de l'homme sait qu'il n'est gu&#232;re de chose plus difficile &#224; celui-ci que le renoncement &#224; une jouissance d&#233;j&#224; &#233;prouv&#233;e. A vrai dire, nous ne savons renoncer &#224; rien, nous ne savons qu'&#233;changer une chose contre une autre ; ce qui para&#238;t &#234;tre renoncement n'est en r&#233;alit&#233; que formation substitutive. Aussi l'adolescent, en grandissant, ne renonce-t-il, lorsqu'il cesse de jouer, &#224; rien d'autre qu'&#224; chercher un point d'appui dans les objets r&#233;els ; au lien de jouer il s'adonne maintenant &#224; sa fantaisie. Il &#233;difie des ch&#226;teaux en Espagne, poursuit ce qu'on appelle des r&#234;ves &#233;veill&#233;s. Je crois que la plupart des hommes, &#224; certaines &#233;poques de leur vie, se cr&#233;ent ainsi des fantasmes. C'est l&#224; un fait qu'on a longtemps n&#233;glig&#233; de voir et que l'on n'a, par suite, pas estim&#233; &#224; sa juste valeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est moins facile d'observer le travail de la fantaisie chez les hommes que le jeu chez les enfants. L'enfant aussi ne joue certes que pour lui seul, ou bien il organise avec d'autres enfants un syst&#232;me psychique ferm&#233; en vue du jeu, mais s'il ne joue pas en vue des adultes, du moins ne se cache-t-il pas d'eux pour jouer. L'adulte, par contre, a honte de ses fantasmes et les dissimule aux autres, il les couve comme ses intimit&#233;s les plus personnelles ; en r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, il pr&#233;f&#233;rerait avouer ses fautes que de faire part de ses fantasmes. Il peut arriver qu'il se figure ainsi &#234;tre le seul &#224; former de semblables fantasmes et qu'il ne se doute pas de l'universelle diffusion de cr&#233;ations tout &#224; fait analogues chez les autres. Cette diff&#233;rence d'attitude entre qui joue et qui s'abandonne &#224; ses fantasmes se fonde sur les mobiles pr&#233;sidant &#224; ces deux sortes d'activit&#233;, lesquelles pourtant se continuent l'une l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jeu des enfants est orient&#233; par des d&#233;sirs, &#224; proprement parler par ce d&#233;sir qui aide &#224; &#233;lever l'enfant, celui de devenir grand, adulte. L'enfant joue toujours &#224; &#171; &#234;tre grand &#187;, il imite dans ses jeux ce qu'il a pu conna&#238;tre de la vie des grandes personnes. Il n'a donc aucune raison de dissimuler ce d&#233;sir. Il n'en est pas de m&#234;me de l'homme fait ; celui-ci, d'une part, sait qu'on attend de lui, non plus qu'il joue ou qu'il s'abandonne &#224; sa fantaisie, mais qu'il agisse dans le monde r&#233;el ; d'autre part, parmi les d&#233;sirs qui sont &#224; la base de ses fantasmes, il en est qu'il est n&#233;cessaire de dissimuler ; c'est pourquoi l'adulte a honte de ses fantasmes, les sentant enfantins et interdits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous allez peut-&#234;tre demander comment il se fait qu'on soit si bien renseign&#233; sur les fantasmes des hommes, puisqu'ils s'enveloppent de tant de myst&#232;re. Or, il est une sorte de personnes auxquelles, non pas un dieu, mais une s&#233;v&#232;re d&#233;esse - la n&#233;cessit&#233; - a donn&#233; la mission d'exprimer ce qu'elles souffrent et de quoi elles se r&#233;jouissent. Ce sont les n&#233;vros&#233;s, qui doivent avouer jusqu'&#224; leurs fantasmes au m&#233;decin dont ils attendent la gu&#233;rison par un traitement psychique ; de cette source &#233;mane ce que nous savons de plus s&#251;r. Et nous en sommes alors venus &#224; supposer &#224; juste titre que nos malades ne nous r&#233;v&#232;lent rien que nous ne trouverions aussi bien chez les gens bien portants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Essayons de saisir quelques-uns des caract&#232;res du r&#234;ve &#233;veill&#233;. On peut dire que l'homme heureux n'a pas de fantasmes, seul en cr&#233;e l'homme insatisfait. Les d&#233;sirs non satisfaits sont les promoteurs des fantasmes, tout fantasme est la r&#233;alisation d'un d&#233;sir, le fantasme vient corriger la r&#233;alit&#233; qui ne donne pas satisfaction. Les d&#233;sirs qui fournissent son impulsion au fantasme varient suivant le sexe, le caract&#232;re et les conditions de vie du sujet qui se livre &#224; sa fantaisie, mais on peut sans effort les grouper dans deux directions principales. Ce sont, soit des d&#233;sirs ambitieux, qui servent &#224; exalter la personnalit&#233;, soit des d&#233;sirs &#233;rotiques. Chez la jeune femme, les d&#233;sirs &#233;rotiques dominent presque exclusivement, car l'ambition de la Jeune femme est en g&#233;n&#233;ral absorb&#233;e par les tendances amoureuses ; chez le jeune homme, &#224; c&#244;t&#233; des d&#233;sirs &#233;rotiques, les d&#233;sirs &#233;go&#239;stes et ambitieux sont assez flagrants. Cependant, nous ne voulons pas insister sur l'opposition existant entre ces deux orientations, mais plut&#244;t indiquer que souvent elles se confondent ; de m&#234;me que dans beaucoup de retables d'autel le portrait du donateur est visible dans un coin, nous pouvons d&#233;couvrir dans la plupart des fantasmes d'ambition, cach&#233;e dans quelque coin, la dame pour laquelle le r&#234;veur accomplit tous ses exploits, celle aux pieds de laquelle il d&#233;pose en offrande tous ses succ&#232;s. Vous voyez qu'il y a l&#224; bien des causes &#224; dissimulation ; on n'accorde en g&#233;n&#233;ral &#224; la femme bien &#233;lev&#233;e qu'un minimum de besoins &#233;rotiques et le jeune homme doit apprendre &#224; r&#233;primer l'exc&#232;s d'&#233;go&#239;sme qui lui reste des g&#226;teries de l'enfance, en vue de l'adaptation &#224; une soci&#233;t&#233; pleine d'individus tout aussi d&#233;bordants d'ambition que lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne nous figurons pas que les cr&#233;ations de cette activit&#233; de l'imagination, les divers fantasmes, ch&#226;teaux en Espagne ou r&#234;ves &#233;veill&#233;s, soient fixes et immuables. Ils se mod&#232;lent bien plut&#244;t sur les impressions successives qu'apporte la vie, ils se modifient avec chaque oscillation dans la situation du sujet, ils re&#231;oivent pour ainsi dire de chaque impression nouvelle et forte une estampille temporelle. Les rapports du fantasme au temps sont d'ailleurs des plus significatifs, Un fantasme flotte pour ainsi dire entre trois temps, les trois moments temporels de notre facult&#233; repr&#233;sentative. Le travail psychique part d'une impression actuelle, d'une occasion offerte par le pr&#233;sent, capable d'&#233;veiller un des grands d&#233;sirs du sujet ; de l&#224;, il s'&#233;tend au souvenir d'un &#233;v&#233;nement d'autrefois, le plus souvent infantile, dans lequel ce d&#233;sir &#233;tait r&#233;alis&#233; ; il &#233;difie alors une situation en rapport avec l'avenir et qui se pr&#233;sente sous forme de r&#233;alisation de ce d&#233;sir, c'est l&#224; le r&#234;ve &#233;veill&#233; ou le fantasme, qui porte les traces de son origine : occasion pr&#233;sente et souvenir. Ainsi pass&#233;, pr&#233;sent et futur s'&#233;chelonnent au long du fil continu du d&#233;sir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exemple le plus banal illustrera ce que je viens de dire. Imaginez un jeune homme pauvre et orphelin &#224; qui vous auriez donn&#233; l'adresse d'un patron chez lequel il pourrait trouver un emploi. Peut-&#234;tre en route s'abandonnera-t-il &#224; un r&#234;ve &#233;veill&#233;, adapt&#233; &#224; sa situation pr&#233;sente et engendr&#233; par elle. Ce fantasme pourra consister &#224; peu pr&#232;s en ceci : le jeune homme est agr&#233;&#233;, il pla&#238;t &#224; son nouveau patron, on ne peut plus se passer de lui dans l'entreprise, il est re&#231;u dans la famille du patron, il &#233;pouse la ravissante jeune fille de la maison et dirige alors lui-m&#234;me l'affaire en tant qu'associ&#233; et, plus tard, successeur du patron. Le r&#234;veur se procure par l&#224; &#224; nouveau ce qu'il avait poss&#233;d&#233; dans son heureuse enfance : la maison protectrice, les parents aimants et les premiers objets de ses tendres penchants. Vous voyez par cet exemple comment le d&#233;sir sait exploiter une occasion offerte par le pr&#233;sent afin d'esquisser une image de l'avenir sur le mod&#232;le du pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y aurait beaucoup &#224; dire encore sur les fantasmes ; je veux me borner aux plus sommaires indications. L'envahissement du psychisme par les fantasmes et le fait qu'ils deviennent pr&#233;pond&#233;rants sont des conditions d&#233;terminantes de la n&#233;vrose ou de la psychose ; les fantasmes sont d'ailleurs les premiers &#233;chelons psychiques des sympt&#244;mes de souffrance dont nos malades se plaignent. Ici se branche une large voie qui va vers la pathologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais je ne saurais omettre les rapports des fantasmes aux r&#234;ves. Nos songes nocturnes, eux-m&#234;mes, ne sont rien d'autre que de tels fantasmes, ainsi que nous pouvons le rendre &#233;vident par l'interpr&#233;tation des r&#234;ves . Le langage, dans son incomparable sagesse, a depuis longtemps r&#233;pondu &#224; la question relative &#224; la nature des r&#234;ves, en appelant &#171; r&#234;ves diurnes &#187; les cr&#233;ations en l'air de ceux qui s'abandonnent &#224; leur fantaisie. Si, malgr&#233; un tel indice, le sens de nos songes le plus souvent nous demeure indistinct, cela tient &#224; ceci que la nuit s'&#233;veillent en nous encore certains d&#233;sirs dont nous avons honte et que nous sommes forc&#233;s de cacher &#224; nous-m&#234;mes, qui par cela m&#234;me sont refoul&#233;s, repouss&#233;s dans l'inconscient. Seule une expression des plus d&#233;form&#233;es peut &#234;tre accord&#233;e &#224; de tels d&#233;sirs ainsi qu'&#224; leurs rejetons. Lorsqu'il fut devenu possible &#224; la science d'&#233;lucider la d&#233;formation du r&#234;ve, il devint facile de voir que les r&#234;ves nocturnes sont des r&#233;alisations de d&#233;sirs au m&#234;me titre que les r&#234;ves diurnes, ces fantasmes que nous connaissons tous si bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laissons &#224; pr&#233;sent les fantasmes et occupons-nous du po&#232;te ! Sommes-nous vraiment autoris&#233;s &#224; comparer le po&#232;te au &#171; r&#234;veur en plein jour &#187; et ses cr&#233;ations &#224; des r&#234;ves diurnes ? Une premi&#232;re distinction s'impose ; nous devrons s&#233;parer les auteurs qui, tels les anciens po&#232;tes &#233;piques et tragiques, re&#231;oivent leurs th&#232;mes tout faits de ceux qui semblent les cr&#233;er spontan&#233;ment. Tenons-nous-en &#224; ces derniers et ne choisissons pas justement, pour servir &#224; notre comparaison, les &#233;crivains les plus estim&#233;s de la critique, mais plut&#244;t ces auteurs de romans, de nouvelles, de contes, qui sont sans pr&#233;tention mais qui, par contre, trouvent les plus nombreux et les plus empress&#233;s lecteurs et lectrices. Un trait nous frappe tout d'abord dans les oeuvres de ces conteurs : on y trouve toujours un h&#233;ros sur lequel se concentre l'int&#233;r&#234;t, pour qui le po&#232;te cherche par tous les moyens &#224; gagner notre sympathie et qu'une providence sp&#233;ciale semble prot&#233;ger. Ai-je abandonn&#233; &#224; la fin d'un chapitre le h&#233;ros &#233;vanoui et perdant son sang par de profondes blessures, je suis s&#251;r de le retrouver, au d&#233;but dit chapitre suivant, entour&#233; de soins empress&#233;s et en bonne voie de gu&#233;rison. Et si le premier volume s'est termin&#233; par le naufrage du vaisseau dans la mer d&#233;cha&#238;n&#233;e, vaisseau o&#249; se trouvait notre h&#233;ros, je suis certain qu'au commencement du deuxi&#232;me volume j'apprendrai son sauvetage miraculeux sans lequel, du reste, le roman n'aurait pas de suite. Le sentiment de s&#233;curit&#233; avec lequel j'accompagne le h&#233;ros dans ses dangereuses p&#233;rip&#233;ties est le m&#234;me avec lequel un v&#233;ritable h&#233;ros se pr&#233;cipite &#224; l'eau pour sauver un homme qui se noie, ou bien s'expose au feu de l'ennemi pour enlever d'assaut une batterie ; c'est ce sentiment propre &#224; l'h&#233;ro&#239;sme qu'un de nos meilleurs auteurs (Anzengruber) a si pittoresquement exprim&#233; ainsi : Es kann dir nix g'schehen (Il ne peut rien t'arriver). On peut, je crois, sans peine reconna&#238;tre &#224; cet indice d'invuln&#233;rabilit&#233; qui se trahit ici : c'est sa majest&#233; le moi, h&#233;ros de tous les r&#234;ves diurnes comme de tous les romans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres traits typiques de ces r&#233;cits &#233;gocentriques marquent cette m&#234;me parent&#233;. Si toutes les femmes du roman tombent r&#233;guli&#232;rement amoureuses du h&#233;ros, il faut voir l&#224;, non pas un tableau de la r&#233;alit&#233;, mais un &#233;l&#233;ment n&#233;cessaire du r&#234;ve diurne. De m&#234;me, si les autres personnages du roman se divisent en &#171; bons et en m&#233;chants &#187;, renon&#231;ant &#224; ce caract&#232;re bigarr&#233; que les caract&#232;res humains nous offrent dans la r&#233;alit&#233;, c'est que les &#171; bons &#187; sont ceux qui viennent en aide au moi, devenu le h&#233;ros du roman, tandis que les &#171; m&#233;chants &#187; figurent ses ennemis et ses concurrents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans m&#233;conna&#238;tre que bien des cr&#233;ations litt&#233;raires s'&#233;loignent fort du prototype que constitue le na&#239;f r&#234;ve diurne, je ne puis m'emp&#234;cher de penser que m&#234;me les oeuvres s'&#233;cartant le plus de ce type s'y rattachent par une s&#233;rie de transitions continues. Dans un grand nombre des romans dits psychologiques, j'ai &#233;t&#233; frapp&#233; de voir qu'un personnage seul, le h&#233;ros toujours, se trouve d&#233;crit du dedans c'est dans son &#226;me, en quelque sorte, que r&#233;side l'auteur et c'est de l&#224; qu'il consid&#232;re les autres personnages, pour ainsi dire du dehors. Le roman psychologique doit en somme sa caract&#233;ristique &#224; la tendance de l'auteur moderne &#224; scinder son moi par l'auto-observation en &#171; moi partiels &#187;, ce qui l'am&#232;ne &#224; personnifier en h&#233;ros divers les courants qui se heurtent dans sa vie psychique. En opposition toute particuli&#232;re avec ce type du r&#234;ve diurne semblent &#234;tre les romans qu'on pourrait qualifier d' &#171; ex-centriques &#187;, dans lesquels le personnage qui en est le h&#233;ros tient de tous le r&#244;le le moins actif et regarde bien plut&#244;t en simple spectateur le d&#233;fil&#233; des actes et des mis&#232;res des autres. Plusieurs des derniers romans de Zola sont de ce genre. Je ferai cependant observer que l'analyse psychologique d'individus non cr&#233;ateurs, et qui s'&#233;cartent sur plusieurs points de la soi-disant norme, nous a familiaris&#233;s avec des vari&#233;t&#233;s analogues de r&#234;ves diurnes dans lesquelles le moi se contente du r&#244;le de spectateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si notre assimilation du po&#232;te au r&#234;veur &#233;veill&#233; et de la cr&#233;ation litt&#233;raire au r&#234;ve diurne doit acqu&#233;rir quelque valeur, il faut avant tout que, d'une mani&#232;re quelconque, elle se montre f&#233;conde. Essayons donc d'appliquer aux &#339;uvres des &#233;crivains notre proposition pr&#233;c&#233;dente sur le rapport du fantasme aux trois temps qui s'&#233;chelonnent au long du fil continu du d&#233;sir, et t&#226;chons d'&#233;tudier sous ce jour les relations qui existent entre la vie de l'auteur et ses cr&#233;ations. On n'a en g&#233;n&#233;ral pas su avec quelles hypoth&#232;ses aborder ce probl&#232;me ; souvent on s'est repr&#233;sent&#233; ce rapport comme beaucoup trop simple. Gr&#226;ce &#224; l'intelligence que nous avons acquise au sujet des fantasmes, nous devons nous attendre &#224; ce que l'&#233;tat des choses soit tel : un &#233;v&#233;nement intense et actuel &#233;veille chez le cr&#233;ateur le souvenir d'un &#233;v&#233;nement plus ancien, le plus souvent d'un &#233;v&#233;nement d'enfance ; de cet &#233;v&#233;nement primitif d&#233;rive le d&#233;sir qui trouve &#224; se r&#233;aliser dans l'&#339;uvre litt&#233;raire ; on peut reconna&#238;tre dans l'&#339;uvre elle-m&#234;me aussi bien des &#233;l&#233;ments de l'impression actuelle que de l'ancien souvenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne vous effrayez pas de ce que cette formule a de compliqu&#233; ; je pr&#233;sume qu'en fait elle ne nous apporte qu'un sch&#233;ma insuffisant. Mais il se pourrait cependant qu'elle constitu&#226;t une premi&#232;re approximation de l'&#233;tat r&#233;el des choses et, &#224; la suite de quelques essais que j'ai entrepris, j'inclinerais &#224; croire qu'une pareille conception des cr&#233;ations litt&#233;raires pourrait ne pas se montrer infructueuse. N'oubliez pas que la fa&#231;on, peut-&#234;tre surprenante, dont j'ai soulign&#233; l'importance des souvenirs d'enfance dans la vie des cr&#233;ateurs, d&#233;coule en dernier lieu de l'hypoth&#232;se d'apr&#232;s laquelle l'&#339;uvre litt&#233;raire, tout comme le r&#234;ve diurne, serait une continuation et un substitut du jeu enfantin d'autrefois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenons-en &#224; pr&#233;sent &#224; cette cat&#233;gorie d'&#339;uvres dans lesquelles nous devons reconna&#238;tre, non des cr&#233;ations librement con&#231;ues, mais le remaniement de th&#232;mes donn&#233;s et connus. L&#224; encore le cr&#233;ateur conserve une certaine ind&#233;pendance qui se manifeste dans le choix des sujets et dans les changements souvent notables qu'il se permet &#224; leur &#233;gard. Mais, en tant que ces sujets sont donn&#233;s, ils proviennent du tr&#233;sor du folklore : mythes, l&#233;gendes et contes. L'&#233;tude de ces productions psycho-ethnologiques n'est certes pas encore achev&#233;e, mais, en ce qui touche par exemple les mythes, il semble tout &#224; fait probable qu'ils sont les reliquats d&#233;form&#233;s des fantasmes de d&#233;sir de nations enti&#232;res, les r&#234;ves s&#233;culaires de la jeune humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous direz que je vous ai parl&#233; bien davantage des fantasmes que du cr&#233;ateur et de la cr&#233;ation litt&#233;raire, laquelle occupait cependant la premi&#232;re place dans le titre de mon essai. Je le sais et je m'en excuse en appelant &#224; l'&#233;tat actuel de nos connaissances. Je ne pouvais vous apporter que des incitations et des propositions, lesquelles parties de l'&#233;tude des fantasmes empi&#232;tent sur le probl&#232;me du choix des th&#232;mes. Nous n'avons pas encore effleur&#233; cet autre probl&#232;me : par quels moyens le cr&#233;ateur parvient-il &#224; produire l'effet que ses cr&#233;ations &#233;veillent en nous ? Je voudrais du moins vous montrer encore quelle voie m&#232;ne de ce que nous venons de dire sur les fantasmes au probl&#232;me de l'effet produit par les oeuvres litt&#233;raires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons dit, vous vous le rappelez, que le r&#234;veur &#233;veill&#233; cache soigneusement aux autres ses fantasmes, car il sent qu'il a des raisons d'en avoir honte. J'ajouterai que, nous les communiqu&#226;t-il, cette r&#233;v&#233;lation ne nous procurerait aucun plaisir. De pareils fantasmes, lorsque nous les rencontrons, nous semblent repoussants, ou bien tout simplement ils nous laissent froids. Mais lorsque le cr&#233;ateur litt&#233;raire joue devant nous ses jeux ou nous raconte ce que nous inclinons &#224; consid&#233;rer comme ses r&#234;ves diurnes personnels, nous &#233;prouvons un tr&#232;s grand plaisir d&#251; sans doute &#224; la convergence de plusieurs sources de jouissance. Comment parvient-il &#224; ce r&#233;sultat ? C'est l&#224; son secret propre, et c'est dans la technique qui permet de surmonter cette r&#233;pulsion qui, certes, est en rapport avec les limites existant entre chaque moi et les autres moi, que consiste essentiellement l'ars poetica. Nous pouvons deviner deux des moyens qu'emploie cette technique : le cr&#233;ateur d'art att&#233;nue le caract&#232;re du r&#234;ve diurne &#233;go&#239;ste au moyen de changements et de voiles et il nous s&#233;duit par un b&#233;n&#233;fice de plaisir purement formel, c'est-&#224;-dire par un b&#233;n&#233;fice de plaisir esth&#233;tique qu'il nous offre dans la repr&#233;sentation de ses fantasmes. On appelle prime de s&#233;duction, ou plaisir pr&#233;liminaire, un pareil b&#233;n&#233;fice de plaisir qui nous est offert afin de permettre la lib&#233;ration d'une jouissance sup&#233;rieure &#233;manant de sources psychiques bien plus profondes. Je crois que tout plaisir esth&#233;tique produit en nous par le cr&#233;ateur pr&#233;sente ce caract&#232;re de plaisir pr&#233;liminaire, mais que la v&#233;ritable jouissance de l'&#339;uvre litt&#233;raire provient de ce que notre &#226;me se trouve par elle soulag&#233;e de certaines tensions. Peut-&#234;tre m&#234;me le fait que le cr&#233;ateur nous met &#224; m&#234;me de jouir d&#233;sormais de nos propres fantasmes sans scrupule ni honte contribue-t-il pour une large part &#224; ce r&#233;sultat ? Nous pourrions ainsi nous trouver au d&#233;but de recherches nouvelles, int&#233;ressantes et complexes, mais, pour cette fois du moins, nous voici parvenus au terme de nos consid&#233;rations.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Freud, Le r&#234;ve et son interpr&#233;tation</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6314</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6314</guid>
		<dc:date>2021-11-14T23:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Psychanalyse</dc:subject>
		<dc:subject>Freud</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;LE R&#202;VE ET SON INTERPR&#201;TATION &lt;br class='autobr' /&gt;
I &lt;br class='autobr' /&gt; &#192; une &#233;poque que nous pouvons nommer pr&#233;scientifique, l'humanit&#233; n'&#233;tait pas en peine d'interpr&#233;ter ses r&#234;ves. Ceux dont on se souvenait au r&#233;veil, on les consid&#233;rait comme une manifestation bienveillante ou hostile des puissances sup&#233;rieures, dieux ou d&#233;mons. Avec l'&#233;closion de l'esprit scientifique, toute cette ing&#233;nieuse mythologie a c&#233;d&#233; le pas &#224; la psychologie, et de nos jours tous les savants, &#224; l'exception d'un bien petit nombre, sont d'accord (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique161" rel="directory"&gt;Les r&#234;ves&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot83" rel="tag"&gt;Psychanalyse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot170" rel="tag"&gt;Freud&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;LE R&#202;VE ET SON INTERPR&#201;TATION&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; une &#233;poque que nous pouvons nommer pr&#233;scientifique, l'humanit&#233; n'&#233;tait pas en peine d'interpr&#233;ter ses r&#234;ves. Ceux dont on se souvenait au r&#233;veil, on les consid&#233;rait comme une manifestation bienveillante ou hostile des puissances sup&#233;rieures, dieux ou d&#233;mons. Avec l'&#233;closion de l'esprit scientifique, toute cette ing&#233;nieuse mythologie a c&#233;d&#233; le pas &#224; la psychologie, et de nos jours tous les savants, &#224; l'exception d'un bien petit nombre, sont d'accord pour attribuer le r&#234;ve &#224; l'activit&#233; psychique du dormeur lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, l'hypoth&#232;se mythologique se trouvant rejet&#233;e, il est devenu n&#233;cessaire de chercher au r&#234;ve de nouvelles interpr&#233;tations. Dans quelles conditions se produit le r&#234;ve ? Quelles sont ses relations avec la vie psychique &#224; l'&#233;tat de veille ? Comment les excitations venues du dehors sont-elles susceptibles d'influencer le dormeur ? Pourquoi ces d&#233;tails qui trop souvent r&#233;pugnent &#224; la pens&#233;e de l'homme &#233;veill&#233;, et cette discordance entre les moyens d'expression du r&#234;ve et les &#233;tats affectifs qu'il accompagne ? D'o&#249; vient enfin l'instabilit&#233; du r&#234;ve ? Pourquoi, d&#232;s le r&#233;veil, est-il rejet&#233; par la pens&#233;e comme un &#233;l&#233;ment &#233;tranger, et s'efface-t-il, en tout ou en partie, dans la m&#233;moire ? Ces probl&#232;mes qui, depuis des si&#232;cles, r&#233;clament une solution, n'en ont pas trouv&#233; de satisfaisante jusqu'&#224; ce jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me qui nous int&#233;resse en premier lieu, celui de la signification du r&#234;ve, se pr&#233;sente sous deux aspects : On cherche ce que signifie le r&#234;ve au point de vue psychologique et quelle est sa place dans le s&#233;rie des ph&#233;nom&#232;nes psychiques. On veut savoir en outre si le r&#234;ve est susceptible d'interpr&#233;tation et si le contenu du r&#234;ve, comme tout autre produit psychique auquel nous serions tent&#233;s de l'assimiler, pr&#233;sente un &#171; sens &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Consid&#233;rant l'&#233;tat actuel de la question, nous nous trouvons en pr&#233;sence de trois tendances bien distinctes. La premi&#232;re, qui semble un &#233;cho attard&#233; de l'&#233;poque o&#249; l'on attribuait au r&#234;ve une origine surnaturelle, trouve son expression chez un certain nombre de philosophes. Pour eux, la vie du r&#234;ve aurait son principe dans un &#233;tat sp&#233;cial d'activit&#233; psychique ; ce serait une sorte d'ascension de l'&#226;me vers un &#233;tat sup&#233;rieur. Telle est, par exemple, l'opinion de Schubert : &#171; Par le r&#234;ve, l'esprit se d&#233;gage des entraves de la nature ext&#233;rieure, l'&#226;me &#233;chappe aux cha&#238;nes de la sensualit&#233;. &#187; Sans aller si loin, d'autres affirment pourtant que les r&#234;ves sont, par essence, des excitations psychiques ; qu'ils sont des manifestations de certaines forces psychiques , que l'&#233;tat de veille emp&#234;che de se d&#233;velopper librement. Il est de fait que dans certains domaines (par exemple celui de la m&#233;moire) la plupart des observateurs attribuent aux manifestations de la vie de r&#234;ve une sup&#233;riorit&#233; &#233;vidente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux m&#233;decins qui &#233;crivent sur le r&#234;ve, ils professent g&#233;n&#233;ralement une opinion diam&#233;tralement oppos&#233;e &#224; celle des philosophes. C'est &#224; peine s'ils accordent au r&#234;ve la valeur d'un ph&#233;nom&#232;ne psychique. Il serait provoqu&#233;, d'apr&#232;s eux, par les excitations corporelles et sensorielles qui viennent au dormeur tant du monde ext&#233;rieur que de ses propres organes internes. En ce cas, le contenu du r&#234;ve serait aussi d&#233;pourvu de sens et aussi impossible &#224; interpr&#233;ter que les notes frapp&#233;es au hasard sur le clavier par une main inexperte en musique, et la d&#233;finition du r&#234;ve serait simplement celle-ci : &#171; Un processus mat&#233;riel toujours inutile et tr&#232;s souvent morbide &#187; (Bing). Tous les signes caract&#233;ristiques de la vie de r&#234;ve s'expliquent alors par l'activit&#233; incoh&#233;rente de certains groupes de cellules qui restent &#224; l'&#233;tat de veille dans le cerveau, sous l'empire de ces excitations physiologiques, tandis que le reste de l'organisme est plong&#233; dans le sommeil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sentiment populaire, m&#233;diocrement influenc&#233; par ces jugements de la science et peu soucieux des origines profondes du r&#234;ve, s'obstine dans son antique croyance. Pour lui, le r&#234;ve a un sens, et ce sens renferme une pr&#233;diction. Pour la d&#233;gager du contenu du r&#234;ve qui est trop souvent confus et &#233;nigmatique, il est n&#233;cessaire de mettre en &#339;uvre certains proc&#233;d&#233;s d'interpr&#233;tation, et ces proc&#233;d&#233;s consistent g&#233;n&#233;ralement &#224; remplacer le contenu du r&#234;ve, tel qu'il est rest&#233; dans la m&#233;moire, par un autre contenu. La transposition peut se faire en d&#233;tail, au moyen d'une &#171; clef &#187; qui ne doit pas varier ; on peut aussi remplacer d'un coup l'objet essentiel du r&#234;ve par un autre objet dont le premier n'aura &#233;t&#233; que le symbole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gens s&#233;rieux sourient de ces enfantillages, car nous savons tous que &#171; songe et mensonge &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;II&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle ne fut pas ma surprise de m'apercevoir un jour que la plus juste conception du r&#234;ve, ce n'est pas chez les m&#233;decins qu'il faut la chercher, mais chez les profanes o&#249; elle reste encore &#224; demi voil&#233;e de superstition ! J'&#233;tais arriv&#233;, concernant le r&#234;ve, &#224; des conclusions impr&#233;vues qui m'avaient &#233;t&#233; fournies par une nouvelle m&#233;thode d'investigation psychologique, la m&#234;me qui m'a rendu de grands services dans le traitement des angoisses, obsessions, id&#233;es d&#233;lirantes et autres conflits, et qui depuis lors a &#233;t&#233; adopt&#233;e sous le nom de &#171; Psychanalyse &#187; par toute une &#233;cole de chercheurs. La plupart de ces praticiens n'ont pas &#233;t&#233; sans reconna&#238;tre les nombreuses analogies qui existent entre la vie de r&#234;ve et les troubles psychologiques de toutes sortes que l'on observe dans l'&#233;tat de veille. Il nous a donc paru int&#233;ressant d'appliquer aux images du r&#234;ve le m&#234;me proc&#233;d&#233; d'investigation qui avait fait ses preuves &#224; l'&#233;gard des images psychopathiques. Les id&#233;es d'angoisse et les id&#233;es d'obsession sont &#233;trang&#232;res &#224; une cons-cience normale, exactement comme le sont les r&#234;ves &#224; une conscience &#224; l'&#233;tat de veille ; leur origine comme celle du r&#234;ve plonge encore dans l'inconscient. Si l'on a jug&#233; int&#233;ressant au point de vue pratique d'&#233;tudier la naissance et le d&#233;veloppement de ces images psychopathiques, c'est qu'il avait &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; exp&#233;rimentalement qu'il suffirait de d&#233;couvrir les voies inconscientes par o&#249; les id&#233;es morbides d'un individu rejoignent le reste de son contenu psychique, pour que le sympt&#244;me n&#233;vrotique soit r&#233;solu et que l'id&#233;e morbide devienne parfaitement r&#233;pressible. C'est donc &#224; la psychoth&#233;rapie qu'est d&#251; le proc&#233;d&#233; dont je me suis servi pour r&#233;soudre le probl&#232;me du r&#234;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce proc&#233;d&#233; est facile &#224; d&#233;crire, mais son application exige de l'acquis et de l'habilet&#233;. Supposons que l'on ait affaire &#224; un mala-de atteint d'id&#233;e d'angoisse. On l'invitera &#224; fixer son attention sur cette id&#233;e, non pas, comme il l'a fait &#224; d'autres moments, pour y r&#234;ver, mais pour en scruter clairement toutes les faces et faire part au m&#233;decin, sans restriction, de tout ce qui lui viendra &#224; l'esprit. Le malade, le plus souvent, commence par r&#233;pondre que son attention est incapable de rien saisir. Il faut le d&#233;mentir et affirmer &#233;nergiquement qu'il est impossible que les images lui fassent d&#233;faut. Et, de fait, on verra bient&#244;t se produire une foule d'id&#233;es et d'associations d'id&#233;es ; mais elles seront r&#233;guli&#232;rement pr&#233;c&#233;d&#233;es d'une remarque du patient qui les d&#233;clarera absurdes ou insignifiantes, ou bien pr&#233;tendre qu'elles lui sont venues &#224; l'esprit par hasard sans que rien les rattache au th&#232;me propos&#233;. On s'aper&#231;oit alors que c'est pr&#233;cis&#233;ment cette autocritique qui a em-p&#234;ch&#233; le malade d'ext&#233;rioriser ses images ou m&#234;me d'en prendre conscience. Si l'on peut obtenir de lui que, renon&#231;ant &#224; critiquer ses id&#233;es, il continue simplement &#224; &#233;noncer toutes les associations qu'un effort soutenu d'attention lui fera venir &#224; l'esprit, on obtient un mat&#233;riel psychique qui est en relation directe avec l'id&#233;e morbide primitive, qui permet de d&#233;couvrir les associations existant entre cette id&#233;e et la vie psychique du malade, et gr&#226;ce auquel le m&#233;decin finira par substituer &#224; l'id&#233;e morbide une id&#233;e nouvelle exactement adapt&#233;e aux exigences psychologiques de son client.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas ici le lieu d'examiner les hypoth&#232;ses sur lesquelles repose cette exp&#233;rience, ni les conclusions &#224; tirer du fait qu'elle est infaillible. Qu'il nous suffise de dire qu'en fixant notre attention sur les associations &#171; involontaires &#187;, sur celles &#171; qui emp&#234;chent de r&#233;fl&#233;chir &#187;, sur celles que l'autocritique se h&#226;te de rejeter comme trop insignifiantes, nous obtenons, &#224; c&#244;t&#233; de l'id&#233;e morbide, un mat&#233;riel qui nous permet de la r&#233;soudre. Si l'on essaie le proc&#233;d&#233; sur soi-m&#234;me, le meilleur moyen de soutenir l'exp&#233;rience est de noter par &#233;crit, au fur et &#224; mesure qu'elles se pr&#233;sentent, les id&#233;es dont on ne s'explique pas l'apparition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je voudrais maintenant montrer le r&#233;sultat auquel on peut arriver en appliquant cette m&#233;thode &#224; l'interpr&#233;tation du r&#234;ve. En principe, le premier r&#234;ve venu se pr&#234;terait &#233;galement &#224; ma d&#233;monstration ; mais je pr&#233;f&#232;re, pour diff&#233;rents motifs, choisir celui que j'ai fait la nuit derni&#232;re. Il est court, ce qui nous permet de l'utiliser, et ce que j'en ai retenu est absurde et confus &#224; souhait. Voici le contenu de ce r&#234;ve que j'ai not&#233; tout de suite apr&#232;s le r&#233;veil :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une r&#233;union &#224; table ou &#224; table d'h&#244;te. On sert des &#233;pinards. Mme E.L. est assise aupr&#232;s de moi et toutes tourn&#233;e de mon c&#244;t&#233;. Elle me passe famili&#232;rement la main sur le genou. Je fais un geste pour &#233;carter sa main. Alors elle me dit : &#171; Vous avez toujours eu de si beaux yeux ! &#187; Et je distingue confus&#233;ment quelque chose qui ressemble &#224; un dessin repr&#233;sentant deux yeux, ou bien aux verres d'une paire de lunettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; le r&#234;ve, ou du moins, voil&#224; ce que j'ai pu en noter. Je le trouve obscure, insignifiant et quelque peu surprenant. Mme E.L. est une personne avec qui j'ai eu de vagues relations d'amiti&#233; et n'en ai, que je sache, jamais d&#233;sir&#233; d'autres. Il y a longtemps que je ne l'ai plus vue, et je ne crois pas avoir entendu parler d'elle ces dernier temps. Je ne rencontre, dans le processus de ce r&#234;ve, aucune trace d'affectivit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus j'y r&#233;fl&#233;chis, et moins il me semble intelligible Je vais proc&#233;der maintenant &#224; mon examen introspectif et noter, sans parti pris, comme sans critique, les id&#233;es qui me viendront. Mais je ne tarde pas &#224; m'apercevoir que ce travail est notablement plus facile si je d&#233;compose d'abord le r&#234;ve et ses &#233;l&#233;ments et si je groupe, autour de ces fragments isol&#233;s, les id&#233;es qui s'y rattachent.&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;union, Table ou Table d'h&#244;te. Je me souviens tout d'abord de l'incident qui a clos la soir&#233;e d'hier. Comme je quittais une petite r&#233;union en compagnie d'un ami, celui-ci offrit de prendre une voiture et de me d&#233;poser chez moi. &#171; J'aime assez, ajouta-t-il, l'invention du taxim&#232;tre. On le suit des yeux, on s'occupe, on se distrait&#8230; &#187; Quand nous f&#251;mes en voiture et que le cocher eut dispos&#233; la vitre de mani&#232;re qu'on p&#251;t lire le chiffre : 60 heller, je repris place, et nous voici endett&#233;s. Le taxim&#232;tre en voiture, c'est comme le table d'h&#244;te, [on s'y sent devenir avare et &#233;go&#239;ste &#224; force de songer &#224; la dette qui augmente. Elle grandit trop vite, on a peur de ne pas en avoir pour son argent. &#192; table d'h&#244;te aussi, j'ai toujours cette pr&#233;occupation un peu comique de ne pas laisser le compte s'&#233;tablir &#224; mon d&#233;triment. &#187; Et je citai, sans grand &#224;-propos je l'avoue, deux vers de Goethe :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous nous donnez la vie, Vous permettez que, pauvres, nous contractions une [dette&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une deuxi&#232;me id&#233;e relative &#224; la table d'h&#244;te : Il y a quelques se-maines, me trouvant &#224; table dans une auberge du Tyrol, j'eus une discussion avec ma femme. Il me d&#233;plaisait que celle-ci f&#238;t des avances &#224; certaines personnes dont je voulais &#224; tout prix &#233;viter le commerce. Je la priai de laisser l&#224; ces &#233;trangers et de s'occuper de moi. Ici encore, il me semble que, d'une mani&#232;re ou de l'autre, la table d'h&#244;te m'ait frustr&#233;. Ce qui me frappe maintenant aussi, c'est le contraste de l'attitude de ma femme &#224; cette table avec celle que prend dans le r&#234;ve Mme E.L. qui est toute tourn&#233;e vers moi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre remarque : Ce d&#233;tail de mon r&#234;ve est la reproduction d'une petite sc&#232;ne qui eut lieu entre ma femme et moi au temps o&#249; je lui faisais secr&#232;tement la cour. La caresse sous la table, elle me la fit en r&#233;ponse &#224; une lettre o&#249; je le demandais en mariage. Dans le r&#234;ve, c'est la personne &#233;trang&#232;re, E.L., qui remplace ma femme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mme E.L. est la fille d'un homme &#224; qui j'ai d&#251; de l'argent autrefois. Ici, je d&#233;couvre une relation insoup&#231;onn&#233;e entre les d&#233;tails de mon r&#234;ve et les id&#233;es qu'il &#233;veille en moi. Si l'on suit la cha&#238;ne d'associations qui part de l'un des &#233;l&#233;ments du r&#234;ve, on se trouve ramen&#233; assez vite &#224; un autre de ses &#233;l&#233;ments ; autrement dit, il existe entre les id&#233;es &#233;veill&#233;es par le r&#234;ve des liens qui ne sont pas discernables dans le r&#234;ve lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand une personne a l'air de compter sur les services d'autrui sans se donner par elle-m&#234;me le moindre mal, en quels termes a-t-on coutume de la r&#233;primander ? On lui dit : &#171; croyez-vous que nous soyons ici pour vos beaux yeux ? &#187; de sorte que les paroles prononc&#233;es dans mon r&#234;ve par Mme E.L. : &#171; Vous avez toujours eu de si beaux yeux &#187;, ne signifient autre chose que : &#171; Ce qu'on en fait, c'est pour l'amour de vous ; vous avez toujours eu gratuitement ce que vous d&#233;siriez. &#187; Bien entendu, c'est le contraire qui est vrai ; mes amis m'ont toujours fait payer cher leurs bons proc&#233;d&#233;s. C'est pourquoi la course gratuite en voiture, hier soir, avec mon ami, m'a frapp&#233; comme une circonstance exceptionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, cet autre ami chez qui nous &#233;tions hier soir &#224; d&#238;ner, j'ai souvent &#233;t&#233; son d&#233;biteur. J'ai laiss&#233; passer, l'autre jour encore, une occasion de m'acquitter envers lui. Je ne lui ai jamais fait qu'un seul cadeau, une coupe ancienne avec des yeux peints tout autour. Cela se nomme &#339;il. L'ami dont je parle est oculiste. Hier soir aussi je lui ai demand&#233; des nouvelles d'une malade que, pour une question de lunettes, j'avais envoy&#233;e &#224; sa consultation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remarquons ici que presque tous les &#233;l&#233;ments de mon r&#234;ve se retrouvent dans les id&#233;es &#233;mises ci-dessus. Il reste &#224; se demander ce que repr&#233;sentent les &#233;pinards servis &#224; table d'h&#244;te. Eh bien, les &#233;pinards &#233;voquent une petite sc&#232;ne qui s'est pass&#233;e l'autre jour chez moi, &#224; table, parce qu'un enfant - celui-l&#224; m&#234;me qui peut revendiquer les beaux yeux - refusait de manger des &#233;pinards. Moi aussi, dans mon enfance, j'avais horreur de ce l&#233;gume, ce n'est plus que plus tard que mes go&#251;ts ont chang&#233; et que je l'ai appr&#233;ci&#233;. De sorte que la mention de ce mets rattache, &#224; l'image de mon petit gar&#231;on, celle de ma propre enfance.- &#171; Estime-toi heureux d'avoir des &#233;pinards &#187;, disait ma m&#232;re, qui d&#233;sapprouvait ces mani&#232;res, &#171; bien des enfants seraient trop contents d'&#234;tre &#224; ta place ! &#187; Ceci me ram&#232;ne aux devoirs des parents envers leurs enfants, et les paroles de Goethe :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Vous nous donnez la vie, Vous permettez que, pauvres, nous contractions une [dette&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;rapproch&#233;es de ce qui pr&#233;c&#232;de, prennent un sens nouveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arr&#234;tons-nous et jetons un coup d'&#339;il sur les r&#233;sultats auxquels nous sommes arriv&#233;s jusqu'ici par l'analyse de ce r&#234;ve. J'ai commenc&#233; par en isoler tous les d&#233;tails, rompant ainsi le lien qui les rattachait l'un &#224; l'autre ; ensuite, partant de chacun de ces d&#233;tails, j'ai suivi les associations d'id&#233;es qui s'offraient &#224; moi. J'ai obtenu par ce moyen un ensemble de pens&#233;es et de r&#233;miniscences parmi lesquelles je reconnais bon nombre d'&#233;l&#233;ments essentiels &#224; ma vie intime. Le mat&#233;riel ainsi mis au jour par l'analyse du r&#234;ve se trouve en relations &#233;troites avec le r&#234;ve lui-m&#234;me ; mais un simple examen du contenu du r&#234;ve ne me l'aurait pas fait d&#233;couvrir. Le r&#234;ve &#233;tait incoh&#233;rent, inintelligible et d&#233;pourvu de tout &#233;l&#233;ment affectif. Dans les id&#233;es que je d&#233;veloppe &#224; son arri&#232;re-plan on sent au contraire une affectivit&#233; intense et bien motiv&#233;e ; ces id&#233;es s'encha&#238;nent avec une logique parfaite, et, dans ces associations, les images qui ont le plus d'importance se reprodui-sent plus fr&#233;quemment que les autres. Dans le contenu du r&#234;ve que nous avons propos&#233; en exemple, certaines de ces id&#233;es essentielles ne sont pas repr&#233;sent&#233;es : l'opposition entre &#171; int&#233;ress&#233; &#187; et &#171; d&#233;sint&#233;ress&#233; &#187;, la notion de la &#171; dette &#187;, et celle du &#171; don gratuit &#187;. Dans cet &#233;cheveau de pens&#233;es qui s'est r&#233;v&#233;l&#233; &#224; moi par l'analyse, je pourrais, en serrant plus &#233;troitement les fils, montrer qu'ils aboutissent tous &#224; un n&#339;ud unique. Mais, &#224; c&#244;t&#233; des int&#233;r&#234;ts de la science, il existe des int&#233;r&#234;ts priv&#233;s qui m'interdisent formellement de publier un travail de ce genre. Il me faudrait pour cela d&#233;couvrir quelques-uns de mes sentiments intimes qui m'ont &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233;s par l'analyse, mais que je n'aime pas &#224; m'avouer &#224; moi-m&#234;me. Mieux vaut se taire. Et si l'on demande pourquoi je n'ai pas choisi un r&#234;ve dont je puisse donner l'analyse sans restrictions, de mani&#232;re que le lecteur p&#233;n&#232;tre mieux le sens et la liaison des id&#233;es offertes, la r&#233;ponse est simple : tout autre r&#234;ve que je pourrais choisir se r&#233;duirait en fin de compte &#224; ces m&#234;mes &#233;l&#233;ments difficilement communicables, et m'obligerait &#224; la m&#234;me discr&#233;tion. La difficult&#233; ne sera pas moindre si je soumets &#224; l'analyse le r&#234;ve d'une personne &#233;trang&#232;re : du moins faudrait-il que ce f&#251;t dans de telles circonstances, que je pusse lever tous les voiles sans trahir celui qui m'aura communiqu&#233; son r&#234;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je puis d&#232;s maintenant concevoir le r&#234;ve comme un substitut de tout le contenu sentimental et intellectuel des associations d'id&#233;es auxquelles l'analyse m'a fait parvenir. Je ne sais pas encore par quel processus ces id&#233;es ont donn&#233; naissance au r&#234;ve, mais je puis affirmer d&#233;j&#224; que c'est une erreur de ne voir dans celui-ci qu'un ph&#233;nom&#232;ne mat&#233;riel sans importance pour la psychologie et qui n'a d'autre cause que l'activit&#233; persistante de quelques groupes de cellules pendant le sommeil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remarquons ici que le contenu du r&#234;ve est beaucoup plus court que tout cet ensemble d'id&#233;es dont il semble &#234;tre le substitut ; et, en second lieu, l'analyse nous l'apprend, que ce qui a provoqu&#233; le r&#234;ve c'est une circonstance insignifiante de la soir&#233;e pr&#233;c&#233;dente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, je ne voudrais pas tirer des conclusions g&#233;n&#233;rales de l'analyse d'un seul r&#234;ve. Mais quand l'exp&#233;rience m'aura montr&#233; que le premier r&#234;ve venu, d&#232;s que je le soumets &#224; l'analyse susdite, me donne de semblables encha&#238;nements d'id&#233;es ; que ces id&#233;es, non seulement sont judicieusement reli&#233;es entre elles, mais reproduisent en partie les &#233;l&#233;ments du r&#234;ve, peut-&#234;tre alors serai-je en droit d'affirmer que les associations d'id&#233;es observ&#233;es une premi&#232;re fois ne sont pas un pur effet du hasard ; et peut-&#234;tre me croirai-je autoris&#233; &#224; &#233;tablir la terminologie de mon nouveau travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#234;ve, tel que je le trouve dans ma m&#233;moire, je l'oppose au mat&#233;riel qui me sera livr&#233; plus tard par l'analyse. Je nomme le premier : contenu manifeste du r&#234;ve ; le second, je le nomme, sans autre distinction pr&#233;alable : contenu latent du r&#234;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me trouve maintenant en face de deux nouveaux probl&#232;mes que je n'avais pas encore formul&#233;s :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.	Par quel processus psychique le contenu latent du r&#234;ve s'est-il transform&#233; en ce contenu manifeste que je trouve dans ma m&#233;moire au r&#233;veil ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.	Pour quels motifs cette transformation s'est-elle trouv&#233;e n&#233;cessaire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le processus de transformation du r&#234;ve latent en r&#234;ve manifeste, je le nommerai travail de r&#234;ve. Le travail oppos&#233;, celui qui aboutit &#224; une transformation en sens inverse, je le nommerai travail d'analyse. Les autres probl&#232;mes, concernant la nature de l'incitation au r&#234;ve, l'origine du mat&#233;riel de r&#234;ve, son sens probable, sa fonction, les motifs qui en rendent l'oubli si facile, je m'en occuperai plus tard, quand je passerai de la question du r&#234;ve manifeste &#224; celle de son contenu latent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce faisant, j'&#233;viterai avec le plus grand soin de confondre le r&#234;ve manifeste avec les pens&#233;es latentes du r&#234;ve, car j'ai souvent pens&#233; que si l'on rencontre en litt&#233;rature tant de donn&#233;es fausses et contradictoires sur la vie de r&#234;ve, c'est que les &#233;crivains ignorent le plus souvent que le r&#234;ve enferme des pens&#233;es latentes et qu'il importe de d&#233;gager d'abord celles-ci par l'analyse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;III&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La transformation des pens&#233;es latentes du r&#234;ve en son contenu manifeste m&#233;rite de retenir toute notre attention, car elle est le premier exemple connu de la mani&#232;re dont un mat&#233;riel psychique passe d'une forme d'expression dans une autre, - disons : d'une forme d'expression parfaitement intelligible dans une autre &#224; l'intelligence de laquelle nous ne parvenons que par un travail m&#233;thodique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En &#233;gard aux relations qui existent entre le contenu latent du r&#234;ve et son contenu manifeste, les r&#234;ves peuvent se diviser en trois cat&#233;gories.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En premier lieu, nous pla&#231;ons les r&#234;ves clairs et raisonnables qui semblent emprunt&#233;s directement &#224; notre vie psychique consciente. Ces r&#234;ves se produisent souvent. Ils sont brefs et ne nous int&#233;ressent gu&#232;re parce qu'ils n'ont rien qui &#233;tonne, rien qui frappe l'imagination. Qu'il existe de pareils r&#234;ves, c'est le meilleur argument contre la th&#233;orie qui veut que le r&#234;ve soit un produit de l'activit&#233; isol&#233;e de quelques groupes de cellules. Ils ne t&#233;moignent en aucune fa&#231;on d'une activit&#233; psychique r&#233;duite ou fragment&#233;e, et pourtant nous n'h&#233;sitons pas &#224; leur reconna&#238;tre les caract&#233;ristiques du r&#234;ve, jamais nous ne les confondrons avec des productions de l'&#233;tat de veille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En second lieu, nous avons le groupe des r&#234;ves raisonnables dont le sens, quoique parfaitement clair, ne laisse pas de nous &#233;tonner parce que rien en nous ne justifie de telles pr&#233;occupations. C'est le cas par exemple quand nous r&#234;vons qu'un parent qui nous est cher vient de mourir de la peste, alors que nous n'avons aucun motif d'appr&#233;hender cet &#233;v&#233;nement ou de le croire possible. Nous nous demandons avec surprise : &#171; D'o&#249; peut bien me venir cette id&#233;e ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le troisi&#232;me groupe enfin comprend les r&#234;ves qui manquent &#224; la fois de sens et de clart&#233;, qui sont incoh&#233;rents, obscurs et absurdes. C'est sous cette forme d'ailleurs qu'ils se pr&#233;sentent le plus sou-vent, et c'est pour cela que les m&#233;decins, qui n'attribuent aux r&#234;ves qu'une importance m&#233;diocre, refusent de voir en eux autre chose que le produit d'une activit&#233; psychique r&#233;duite. Disons en outre que, d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, il est rare que des r&#234;ves un peu longs et suivis ne pr&#233;sentent quelques traces d'incoh&#233;rence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut conclure de ce qui pr&#233;c&#232;de que l'opposition entre le contenu latent du r&#234;ve et son contenu manifeste n'a d'importance que pour les r&#234;ves de la deuxi&#232;me et, plus sp&#233;cialement, de la troisi&#232;me cat&#233;gorie. C'est dans ceux-ci que se rencontrent les &#233;nigmes que l'on ne peut r&#233;soudre qu'en rempla&#231;ant le contenu manifeste par le contenu latent ; et l'analyse que nous avons expos&#233;e pr&#233;c&#233;demment est celle d'un r&#234;ve de cette cat&#233;gorie, aussi confus qu'intelligible. Mais, contre notre attente, nous nous sommes heurt&#233; &#224; des motifs de discr&#233;tion qui nous ont emp&#234;ch&#233; de pousser &#224; fond notre analyse, et apr&#232;s quelques essais du m&#234;me genre, nous nous croyons fond&#233; &#224; conjecturer ce qui suit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre le caract&#232;re confus et incompr&#233;hensible du r&#234;ve et la r&#233;sistance que l'on &#233;prouve &#224; en d&#233;velopper la pens&#233;e latente, il existe un rapport secret et n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous chercherons &#224; savoir de quelle nature est ce rapport, mais, auparavant, il est d&#233;sirable que nous tournions notre attention vers les r&#234;ves plus simples de la premi&#232;re cat&#233;gorie, ceux o&#249; le contenu manifeste et le contenu latent se confondent de telle sorte que le travail du r&#234;ve y semble nul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'examen de ces r&#234;ves est encore n&#233;cessaire &#224; un autre point de vue. C'est le type selon lequel se forment les r&#234;ves des enfants, r&#234;ves coh&#233;rents et toujours parfaitement clairs. Ceci, soit dit en passant, serait un motif de plus de ne pas vouloir ramener le r&#234;ve &#224; une activit&#233; partielle du cerveau dans le sommeil, car pourquoi cette r&#233;duction des fonctions psychiques serait-elle propre au sommeil de l'adulte et non pas &#224; celui de l'enfant ? Toujours est-il que les processus psychiques chez l'enfant &#233;tant extr&#234;mement simplifi&#233;s, leur &#233;tude nous semble une pr&#233;paration n&#233;cessaire &#224; l'&#233;tude de la psychologie de l'adulte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je donnerai ici, en exemples, les quelques r&#234;ves enfantins qu'il m'a &#233;t&#233; possible de recueillir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une petite fille de dix-neuf mois est tenue &#224; la di&#232;te pendant un jour parce qu'elle a vomi le matin ; au dire de sa bonne, ce sont les fraises qui lui ont fait du mal. Dans la nuit qui suit ce jour de je&#251;ne elle prononce en r&#234;ve son nom d'abord puis : &#171; fraise&#8230; tartine&#8230; bouillie &#187;. Donc, l'enfant r&#234;ve qu'elle mange, et voit dans son menu pr&#233;cis&#233;ment les choses dont elle s'attend &#224; &#234;tre priv&#233;e. Un enfant de vingt-deux mois voit de m&#234;me, en r&#234;ve, un plaisir d&#233;fendu : il avait d&#251; la veille offrir &#224; son oncle un petit panier de cerise dont on ne lui avait permis de manger qu'une seule. En s'&#233;veillant le matin, il d&#233;clara, enchant&#233; : &#171; Herman a mang&#233; toutes les cerises. &#187; Une petite fille de trois ans et trois mois avait fait une promenade trop courte &#224; son gr&#233; car elle s'&#233;tait mise &#224; pleurer au moment de descendre. Le lendemain, elle raconta qu'elle avait vogu&#233; sur le lac pendant la nuit ; elle avait donc continu&#233; en r&#234;ve le divertissement interrompu. Un enfant de cinq ans et trois mois se montrait de mauvaise humeur au cours d'une excursion dans la religion du Dachstein ; &#224; chaque nouveau sommet, il demandait si c'&#233;tait l&#224; le Dachstein, et pour finir, il refusa d'aller avec les autres voir la cascade. Son attitude, que l'on met sur le compte de la fatigue, s'expliqua le lendemain ; il d&#233;clara, &#224; son r&#233;veil, avoir r&#234;v&#233; qu'il montait sur le Dachstein. Il avait cru que le but de la promenade &#233;tait l'ascension du Dachstein, et, ne voyant pas la montagne, s'&#233;tait senti frustr&#233; ; apr&#232;s quoi, le r&#234;ve l'avait d&#233;dommag&#233; de la d&#233;ception du jour. M&#234;me exemple chez une fillette de six ans, en promenade avec son p&#232;re et que l'heure tardive obligeait &#224; rentrer sans avoir atteint le but. Elle avisa un poteau indicateur o&#249; se lisait un autre lieu d'excursion, et son p&#232;re lui promit de l'y conduire une autre fois. Le lendemain matin, elle raconta &#224; son p&#232;re qu'elle avait r&#234;v&#233; qu'il faisait avec elle la premi&#232;re excursion et puis aussi la seconde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est ais&#233; de voir que tous ces r&#234;ves d'enfants sont identiques en un point. Ils r&#233;alisent les d&#233;sirs que le jour a fait na&#238;tre et n'a pas satisfaits. Ils sont donc, franchement et sans d&#233;tours, des d&#233;sirs r&#233;alis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici encore un r&#234;ve d'enfant inintelligible &#224; premi&#232;re vue, mais qui ne fait non plus que r&#233;aliser un d&#233;sir. Une fillette de pr&#232;s de quatre ans avait &#233;t&#233; amen&#233; de la campagne &#224; la ville &#224; cause d'une poliomy&#233;lite ; elle avait pass&#233; la nuit chez une tante &#224; sa taille. Le lendemain matin, elle dit avoir r&#234;v&#233; que le lit &#233;tait devenu beaucoup trop petit de sorte qu'elle n'y avait plus assez de place. L'&#233;nigme de ce r&#234;ve, en tant que r&#233;alisation d'un d&#233;sir, est facile &#224; &#233;claircir. Qui ne sait que pour les enfants, une chose entre toutes est d&#233;sirable : devenir grand ! Les dimensions du lit avaient rappel&#233; trop vivement &#224; la fillette son peu d'importance ; aussi s'empressa-t-elle de rem&#233;dier en r&#234;ve &#224; cette situation humiliante, et elle devint si grande que le grand lit m&#234;me ne pouvait plus la contenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors m&#234;me que le r&#234;ve enfantin se complique et se raffine, il reste toujours ais&#233; de le r&#233;duire &#224; la satisfaction d'un d&#233;sir. Un petit gar&#231;on de huit ans r&#234;ve qu'il se trouve aux c&#244;t&#233;s d'Achille dans le char conduit par Diom&#232;de. On n'ignore pas qu'il s'&#233;tait plong&#233; la veille dans la lecture des l&#233;gendes h&#233;ro&#239;ques de la Gr&#232;ce. Nul doute qu'enthousiasm&#233; par ces deux h&#233;ros il n'ait regrett&#233; de n'avoir pas v&#233;cu de leur temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces diff&#233;rents exemples nous r&#233;v&#232;lent un second caract&#232;re du r&#234;ve enfantin ; il est en relation directe avec la vie quotidienne. Les souhaits que l'on y voit r&#233;alis&#233;s, l'enfant les a formul&#233;s pendant le jour, le plus souvent la veille, avec une vivacit&#233; toute particuli&#232;re ; et d'autre part, jamais il ne r&#234;ve des choses qui semblent insignifiantes ou indiff&#233;rentes &#224; un esprit enfantin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez l'adulte aussi, on rencontre de nombreux exemples de ces r&#234;ves du type infantile, mais, comme nous l'avons dit d&#233;j&#224;, ils sont presque toujours tr&#232;s brefs. C'est ainsi que bien des personnes, s'il leur arrive d'avoir soif en dormant, r&#234;vent qu'elles boivent ; le d&#233;sir ainsi momentan&#233;ment &#233;cart&#233;, elles peuvent continuer &#224; dormir. Ces r&#234;ves, que l'on pourrait appeler r&#234;ves de confort, ne sont pas rares, et se produisent souvent un peu avant le r&#233;veil, quand le dormeur pressent qu'il va falloir se lever. Il se h&#226;te alors de r&#234;ver qu'il est sur pieds, qu'il est d&#233;j&#224; occup&#233; &#224; sa toilette ou m&#234;me &#224; l'&#233;cole, au bureau, &#224; l'endroit o&#249; il importe de se rendre. Dans la nuit qui proc&#232;de un voyage, on r&#234;ve souvent que l'on est arriv&#233; &#224; son lieu de destination. De m&#234;me avant une repr&#233;sentation th&#233;&#226;trale ou une r&#233;union d'amis il arrive que le r&#234;ve anticipe, comme par une sorte d'impatience, sur le plaisir qu'on se promet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alisation du d&#233;sir s'exprime parfois dans le r&#234;ve d'une mani&#232;re indirecte. Il est n&#233;cessaire alors, pour r&#233;tablir la vraie pens&#233;e du dormeur, d'ajouter l'anneau qui manque &#224; la cha&#238;ne ; c'est le premier pas dans la voie de l'interpr&#233;tation du r&#234;ve. Un mari, par exemple, me raconte le r&#234;ve de sa jeune femme. Celle-ci a r&#234;v&#233; que ses r&#232;gles que se produisaient. Or, la cessation des r&#232;gles est sympt&#244;me de grossesse ; ces deux id&#233;es ne peuvent que co&#239;ncider dans l'esprit de la jeune femme, et le contenu de son r&#234;ve, en tant que d&#233;sir r&#233;alis&#233;, m'indique clairement qu'elle souhaite que la grossesse tarde encore &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans des cas sp&#233;ciaux de n&#233;cessit&#233; extr&#234;me, les r&#234;ves du type infantile deviennent singuli&#232;rement fr&#233;quents. Le chef d'une exp&#233;dition polaire raconte que pendant l'hivernage dans les glaces ses hommes, condamn&#233;s &#224; des menus invariables et &#224; la portion congrue, r&#234;vaient toutes les nuits, comme des enfants, &#224; des repas plantureux, &#224; des montagnes de tabac et aux joies du foyer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas rare que sur un fond de r&#234;ve obscur, long et confus, se d&#233;tache un motif plus clair dans lequel on reconna&#238;t imm&#233;diatement la r&#233;alisation d'un d&#233;sir. Mais ce motif est soud&#233; &#224; des mat&#233;riaux incompr&#233;hensibles, et apr&#232;s qu'on s'est appliqu&#233; longuement &#224; analyser des r&#234;ves d'adultes, ceux m&#234;mes qui paraissent les plus superficiels, on est assez &#233;tonn&#233; de s'apercevoir qu'ils n'ont jamais la simplicit&#233; des r&#234;ves enfantins et qu'un sens myst&#233;rieux se cache encore derri&#232;re l'image du d&#233;sir r&#233;alis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;nigme du r&#234;ve se trouverait sans doute r&#233;solue de la mani&#232;re la plus simple et la plus satisfaisante si l'analyse nous permettait de ramener les r&#234;ves obscurs et intelligibles des adultes au type infantile, c'est-&#224;-dire d'y voir la r&#233;alisation d'un d&#233;sir vivement ressenti pendant le jour. Mais cette attente ne semble pas justifi&#233;e le moins du monde. Les r&#234;ves des adultes sont presque toujours encombr&#233;s de mat&#233;riaux absurdes et h&#233;t&#233;roclites, et ceux-ci n'offrent pas trace d'un d&#233;sir r&#233;alis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant d'abandonner ces r&#234;ves infantiles qui sont visiblement des r&#233;alisations de d&#233;sirs, notons encore une particularit&#233; qui a &#233;t&#233; observ&#233;e depuis longtemps dans le r&#234;ve et qui se v&#233;rifie le mieux sur ceux du premier groupe. Chacun des r&#234;ves que nous venons d'&#233;tudier peut se formuler par un souhait : &#171; Oh, si la promenade sur l'eau avait dur&#233; plus longtemps !- Que ne suis-je d&#233;j&#224; lev&#233; et habill&#233; !- Que n'ai-je mang&#233; toutes les cerises au lieu de les donner &#224; mon oncle ! &#187; Mais le r&#234;ve donne quelque chose de plus que ce mode optatif ; il nous montre le souhait r&#233;alis&#233;, il nous offre cette r&#233;alisation sous une forme r&#233;elle et actuelle ; et les mat&#233;riaux dont il se sert pour nous la repr&#233;senter consistent le plus souvent en situations, en images sensorielles, presque toujours visuelles. Donc, dans ce groupe m&#234;me il se produit une sorte de transposition que nous pouvons appeler travail de r&#234;ve : une pens&#233;e qui existait sous la forme optative est remplac&#233; par une image actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;IV&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons &#233;t&#233; amen&#233; &#224; penser que quelques-uns des images que nous rencontrons dans nos r&#234;ves les plus incoh&#233;rents sont aussi le r&#233;sultat d'une transposition. Nous ignorons, il est vrai, si cette transposition a eu un d&#233;sir pour objet ; toutefois l'exemple du r&#234;ve cit&#233; plus haut et dont nous avons d&#233;j&#224; pouss&#233; assez loin l'analyse semble, dans deux de ses endroits au moins, nous confirmer dans cette supposition. On se rappelle que dans l'analyse de ce r&#234;ve, ma femme, &#224; table d'h&#244;te, s'occupe des &#233;trangers plus que de moi et que je m'en montr&#233; froiss&#233;. Dans le r&#234;ve, c'est le contraire : la personne qui repr&#233;sente ma femme est toute tourn&#233;e vers moi. Or, s'il est un d&#233;sir qu'un incident p&#233;nible peut faire na&#238;tre, c'est bien celui de voir se produire l'incident oppos&#233;&#8230; pr&#233;cis&#233;ment, l'incident du r&#234;ve. Et cet autre sentiment que je d&#233;couvre &#224; l'analyse, la ranc&#339;ur pour l'amour gratuit qui m'est refus&#233;, ne trouve-t-il pas sa contrepartie dans les paroles du r&#234;ve : &#171; Vous avez toujours eu de si beaux yeux ! &#187; De sorte qu'une partie des oppositions entre le contenu manifeste du r&#234;ve et son contenu latent peuvent aussi se ramener &#224; des d&#233;sirs r&#233;alis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail de r&#234;ve a encore une action plus surprenante, &#224; laquelle sont dus, sans aucun doute, nos r&#234;ves les plus incoh&#233;rents. Prenant un r&#234;ve quelconque, si nous &#233;valuons le nombre de ses images, soit directement, soit en les notant par &#233;crit, et que nous fassions ensuite le m&#234;me calcul sur les id&#233;es latentes fournies par l'analyse et dont le r&#234;ve a gard&#233; une trace, nous nous apercevrons que le travail de r&#234;ve a op&#233;r&#233; une compression, une condensation singuli&#232;re. Il est difficile de se faire une id&#233;e a priori de l'importance de cette condensation, mais elle ne pourra que nous frapper davantage, &#224; mesure que nous avancerons dans l'analyse du r&#234;ve. Nous ne rencontrerons alors aucun des &#233;l&#233;ments de son contenu dont les fils ne divergent dans deux ou trois directions, aucune situation dont les &#233;l&#233;ments ne soient emprunt&#233;s &#224; deux ou &#224; plusieurs r&#233;miniscences de la vie r&#233;elle. Il m'est arriv&#233; par exemple de voir en r&#234;ve une sorte de bassin de natations o&#249; les baigneurs semblaient fuir de tous c&#244;t&#233;s. &#192; un certain endroit, une personne se penchait par-dessus bord vers une autre occup&#233;e &#224; se baigner, comme pour l'attirer hors de l'eau. Nous trouvons ici la combinaison d'un souvenir de l'&#233;poque de ma pubert&#233; et de deux tableaux dont l'un &#233;tait la Surprise au bain, dans les tableaux de Schwind sur M&#233;usine (baigneurs fuyant de tous c&#244;t&#233;s), et l'autre un D&#233;luge de l'&#233;cole italienne. J'avais vu un de ces tableaux quelques jours auparavant. Quant au petit incident, il est d&#251; &#224; une r&#233;miniscence de l'&#233;cole de natation et au spectacle du patron aidant &#224; la sortie d'une dame qui s'&#233;tait attard&#233;e jusqu'&#224; l'heure des messieurs. Dans le r&#234;ve que j'ai choisi en exemple du travail d'analyse, il y a une situation que l'analyse nous montre li&#233;e &#224; diff&#233;rents souvenirs ; or, chacun de ces souvenirs a apport&#233; sa contribution au contenu du r&#234;ve. C'est d'abord la petite sc&#232;ne du temps de mes fian&#231;ailles, cette pression de main sous la table dont j'ai parl&#233; plus haut, et qui fournit au r&#234;ve le d&#233;tail &#171; sous la ta-ble &#187;, attribuable &#224; la m&#233;moire. Quant &#224; la personne &#171; tourn&#233;e vers moi &#187;, il n'en &#233;tait pas question alors ; l'analyse m'apprend que ce d&#233;tail est une r&#233;alisation de d&#233;sir par le contraire et qu'il se rapporte &#224; l'attitude de ma femme &#224; table d'h&#244;te. Derri&#232;re ce souvenir r&#233;cent se cache une sc&#232;ne pareille, mais beaucoup plus tragique, qui remonte &#224; nos fian&#231;ailles et nous brouilla pour tout un jour. Quant au geste familier de la main qui se pose sur mon genou, il &#233;voque d'autres personnages et d'autres associations d'id&#233;es ; il devient lui-m&#234;me le point de d&#233;part de deux encha&#238;nements de souvenirs tr&#232;s diff&#233;rents ; et ainsi de suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut naturellement que les d&#233;tails emprunt&#233;s aux id&#233;es latentes et qui, rapproch&#233;s, vont produire une situation de r&#234;ve, soient a priori utilisables. La premi&#232;re condition, c'est la pr&#233;sence, dans toutes ces composantes, d'un &#233;l&#233;ment commun, voire de plusieurs. Le travail du r&#234;ve va servir alors du m&#234;me proc&#233;d&#233; que Francis Galton pour ses photographies de famille ; il superposera les &#233;l&#233;ments, de mani&#232;re &#224; faire ressortir en l'accentuant le point central commun &#224; toutes les images superpos&#233;es, tandis que les &#233;l&#233;ments contradictoires, isol&#233;s, iront plus ou moins en s'att&#233;nuant. Ce proc&#233;d&#233; de composition explique en partie l'impr&#233;cision, le caract&#232;re flottant qui sont si caract&#233;ristiques dans les d&#233;tails accessoires du r&#234;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les observations qui pr&#233;c&#232;dent m'ont servi de base pour &#233;tablir une des r&#232;gles de l'interpr&#233;tation du r&#234;ve : Quand, dans l'analyse des id&#233;es de r&#234;ve, on se trouve en pr&#233;sence d'une alternative, il faut se rendre compte que celle-ci n'est qu'une affirmation d&#233;guis&#233;e, remplacer le &#171; ou &#187; par un &#171; et &#187; et prendre les deux termes de la fausse alternative pour point de d&#233;part de nouvelles cha&#238;n&#233;es d'associations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand les id&#233;es latentes n'ont pas de point commun, le travail de r&#234;ve, qui a toujours pour but de former une image unique, parvient n&#233;anmoins &#224; les fusionner en une seule ; le stratag&#232;me qu'il emploie pour joindre ainsi deux id&#233;es qui n'ont rien de commun, c'est de changer l'expression orale de l'une des deux, souvent m&#234;me des deux &#224; la fois ; travail qui revient en somme &#224; couler deux images disparates dans le moule unique d'une seule forme de langage. On pourrait assimiler cette fonction &#224; celle de l'assembleur de rimes, qui trouve dans la concordance des sons l'unit&#233; souhait&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plus grande partie du travail de r&#234;ve consiste &#224; cr&#233;er des transitions qui sont parfois tr&#232;s ing&#233;nieuses, mais nous paraissent souvent forc&#233;es. Elles servent &#224; &#233;tablir l'association qui existe entre le contenu du r&#234;ve et l'id&#233;e latente elle-m&#234;me, diff&#233;rente dans sa forme et dans sa mati&#232;re, &#233;labor&#233;e par les circonstances qui ont amen&#233; le r&#234;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En poursuivant l'analyse de notre r&#234;ve mod&#232;le je rencontre une pens&#233;e qui a &#233;t&#233; d&#233;form&#233;e dans le but de la faire co&#239;ncider avec une autre parfaitement &#233;trang&#232;re &#224; la premi&#232;re. Parmi les id&#233;es fournies par l'analyse se trouve celle-ci : Ne jouirai-je donc jamais, comme font les autres, d'un don gratuit ? Mais cette forme est inutilisable pour le contenu du r&#234;ve, aussi est-elle remplac&#233;e comme il suit : ne jouirai-je de rien dont il ne faille payer les frais ? Le mot &#171; frais &#187; va prendre un sens nouveau pour passer dans le cycle d'id&#233;es appartenant &#224; la table d'h&#244;te, et il y sera repr&#233;sent&#233; par les &#233;pinards servis sur la table. Chez nous en effet, quand on sert un plat auquel les enfants refusent de toucher, leur m&#232;re cherche &#224; les prendre par la douceur et les persuade d'en &#171; go&#251;ter &#187; seulement un peu. Il est tr&#232;s singulier de voir le travail de r&#234;ve se servir sans h&#233;siter des deux acceptations d'un m&#234;me mot ; mais l'exp&#233;rience nous montrera bient&#244;t que rien n'est plus fr&#233;quent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On explique aussi, par le travail de condensation, certaines images sp&#233;ciales au r&#234;ve et que l'&#233;tat de veille ignore absolument. Ce sont les figures humaines &#224; personnalit&#233; multiple ou mixte, et aussi ces &#233;tranges cr&#233;ations composites qui ne se peuvent comparer qu'aux figures animales con&#231;ues par l'imagination des peuples d'Orient ; mais celles-ci se sont cristallis&#233;es une fois pour toutes tandis que les cr&#233;ations du r&#234;ve semblent emprunter des formes toujours nouvelles &#224; une imagination in&#233;puisable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui de nous n'a rencontr&#233; dans ses propres r&#234;ves des images de ce genre ? Elles r&#233;sultent des combinaisons les plus vari&#233;es. Je puis former une figure unique de traits emprunt&#233;s &#224; plusieurs ; je puis voir en r&#234;ve une physionomie bien connue et lui donner le nom de quelqu'un d'autre, ou bien l'identifier compl&#232;tement mais la placer dans une situation o&#249;, en r&#233;alit&#233;, c'est une autre personne qui se trouve. Dans ces diff&#233;rents cas, la condensation de plusieurs personnes en une seule conf&#232;re &#224; toutes ces personnes une sorte d'&#233;quivalence, elle les met, d'un point de vue sp&#233;cial, sur le m&#234;me plan. Cette &#233;quivalence peut &#234;tre indiqu&#233;e par le contenu du r&#234;ve, mais le plus souvent elle ne se d&#233;couvre qu'&#224; l'analyse, et rien ne la r&#233;v&#232;le dans le r&#234;ve si ce n'est la figure attribu&#233;e &#224; la personne collective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#232;gle unique et ces multiples proc&#233;d&#233;s de composition s'appliquent aussi &#224; toutes les images composites dont fourmille le r&#234;ve et dont il serait superflu de donner des exemples. Elles nous paraissent moins &#233;tranges d&#232;s que nous renon&#231;ons &#224; les assimiler aux objets de notre perception &#224; l'&#233;tat de veille, pour nous souvenir qu'elles r&#233;sultent du travail de condensation du r&#234;ve et servent &#224; mettre en valeur de mani&#232;re br&#232;ve et saisissante, le caract&#232;re commun aux diff&#233;rents motifs de la combinaison. Ce caract&#232;re commun, c'est l'analyse qui nous permettra de la d&#233;couvrir, car tout ce que nous pouvons conclure, le plus souvent, du contenu du r&#234;ve, c'est qu'il existe une inconnue, une valeur x, commune &#224; toutes ces images h&#233;t&#233;roclites. Et l'analyse, en dissociant ces images, nous m&#232;nera directement &#224; l'interpr&#233;tation du r&#234;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenons un exemple. J'ai r&#234;v&#233; que je me trouvais, en compagnie d'un de mes anciens professeurs de l'Universit&#233;, assis sur un banc et que ce banc, ainsi que plusieurs autres, &#233;tait projet&#233; en avant d'un mouvement rapide. Laissant de c&#244;t&#233; les associations d'id&#233;es qui m'ont amen&#233; &#224; conclure, je crois pouvoir affirmer qu'il y a ici combinaison de la salle de cours et du trottoir roulant. Dans un autre r&#234;ve, je me vois assis sur la banquette d'un compartiment de chemin de fer, tenant mon chapeau sur mes genoux. C'est un chapeau haut de forme en verre transparent. Cette situation me fait penser tout d'abord au proverbe : &#171; En mettant chapeau bas, on arrive &#224; tout en ce monde. &#187; Quant au cylindre de verre, il m'am&#232;ne sans trop de d&#233;tours &#224; penser au bec Auer et de l&#224; &#224; mon compatriote, le docteur Auer de Welsbach ; je me dis que je ne serais pas f&#226;ch&#233; de faire comme lui une d&#233;couverte qui me rend&#238;t riche et ind&#233;pendant&#8230; Je voyagerais alors, au lieu de rester &#224; Vienne. Dans le r&#234;ve, je voyage avec ma d&#233;couverte, ce chapeau de verre, d'une utilit&#233; encore discutable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas rare non plus que le travail de r&#234;ve se plaise &#224; former une image composite avec deux id&#233;es contradictoires ; par exemple, ce r&#234;ve d'une jeune femme qui se voit porteuse d'une tige fleurie, celle de l'ange dans les tableaux de l'Annonciation (symbole d'innocence : cette jeune femme se nomme Marie). Seulement, la tige porte des fleurs blanches et lourdes qui ressemblent &#224; celles du cam&#233;lia (contraire de l'innocence : dame aux cam&#233;lias).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une grande partie de nos d&#233;couvertes sur le travail de condensation dans le r&#234;ve peut se r&#233;sumer comme il suit : C'est le mat&#233;riel latent du r&#234;ve qui d&#233;termine le contenu manifeste presque dans ses moindres d&#233;tails ; chacun de ces d&#233;tails ne d&#233;rive pas d'une id&#233;e isol&#233;e, mais de plusieurs id&#233;es emprunt&#233;es &#224; ce fonds et qui ne sont pas n&#233;cessairement en relation entre elles. Elles peuvent appartenir aux domaines les plus diff&#233;rents des id&#233;es latents. Chaque d&#233;tail du r&#234;ve est &#224; proprement parler la repr&#233;sentation dans le contenu du r&#234;ve d'un tel groupe d'id&#233;es disparates.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'analyse nous d&#233;couvre encore une autre particularit&#233; de ces &#233;changes compliqu&#233;s entre contenu de r&#234;ve et id&#233;es latentes. &#192; c&#244;t&#233; de ces fils divergents qui partent de chacun des d&#233;tails du r&#234;ve, il en existe d'autres qui partent des id&#233;es latentes et vont en divergeant vers le contenu du r&#234;ve, de mani&#232;re qu'une seule id&#233;e latente peut &#234;tre repr&#233;sent&#233;e par plusieurs d&#233;tails, et qu'entre le contenu manifeste du r&#234;ve et son contenu latent il se forme un r&#233;seau complexe de fils entrecrois&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La condensation nous semble un &#233;l&#233;ment important et tout &#224; fait caract&#233;ristique du travail de r&#234;ve, au m&#234;me titre que la transformation de l'id&#233;e en situation (la &#171; dramatisation &#187;) ; mais quel est le motif qui rend cette compression n&#233;cessaire ? il nous a &#233;t&#233; impossible jusqu'&#224; pr&#233;sent de le d&#233;couvrir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;V&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les r&#234;ves compliqu&#233;s et embrouill&#233;s dont nous occupons maintenant, la dissemblance que l'on remarque entre le contenu manifeste du r&#234;ve et son contenu latent ne peut pas &#234;tre attribu&#233;e uniquement &#224; la n&#233;cessit&#233; de condenser et de dramatiser. Certains indices, qu'il est int&#233;ressant de relever, t&#233;moignent de l'existence d'un troisi&#232;me facteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remarquons tout d'abord que quand nous sommes arriv&#233;s par l'analyse &#224; conna&#238;tre les id&#233;es latentes, elles nous paraissent de tout autre nature que le contenu manifeste du r&#234;ve ; mais ce n'est l&#224; qu'une premi&#232;re impression qui se dissipera apr&#232;s examen, car nous trouvons pour finir que tout le contenu du r&#234;ve est expliqu&#233; par les id&#233;es latentes, et que la plupart des id&#233;es latentes ont leur repr&#233;sentation dans le contenu manifeste. Toutefois, une diff&#233;rence subsiste : ce que le r&#234;ve d&#233;veloppait amplement comme pour en faire l'essentiel de son contenu, c'est cela justement qui, apr&#232;s l'analyse et dans les id&#233;es latentes, va jouer un r&#244;le tout &#224; fait secondaire ; et au contraire, l'allusion &#224; peine perceptible, celle qui surgissait &#224; demi des r&#233;gions les plus t&#233;n&#233;breuses du r&#234;ve, c'est elle qui parmi les id&#233;es latentes va revendiquer le premier r&#244;le. Ce processus, nous pouvons le d&#233;crire comme il suit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant que le travail de r&#234;ve s'accomplit, l'intensit&#233; psy-chique des id&#233;es et des repr&#233;sentations qui en font l'objet se transporte sur d'autres, sur celles pr&#233;cis&#233;ment que nous ne nous attendions pas du tout &#224; voir ainsi accentu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce transport de l'accent psychique qui contribue le plus &#224; obscurcir le sens du r&#234;ve et &#224; rendre m&#233;connaissables les relations entre le r&#234;ve manifeste et le r&#234;ve latent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de ce processus, que j'appellerai d&#233;placement dans le r&#234;ve, je vois aussi l'intensit&#233; psychique ou affective de l'id&#233;e laten-te se transformer en agitation mat&#233;rielle ; et alors que je serais tent&#233; de prendre pour essentiel ce qui est le plus clair, je m'aper&#231;ois que c'est au contraire dans un d&#233;tail obscur qu'il faut voir le substitut de l'id&#233;e essentielle du r&#234;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que je nomme d&#233;placement du r&#234;ve, je pourrais le nommer aussi bien renversement des valeurs. Au surplus, le ph&#233;nom&#232;ne vaut que nous nous y arr&#234;tions. J'ajouterai donc que les analyses que j'ai faites de diff&#233;rents r&#234;ves, j'ai rencontr&#233; tous les degr&#233;s du d&#233;placement et du renversement. Il y a des r&#234;ves o&#249; ils ne se produisent presque pas ; ce sont les r&#234;ves raisonnables et intelligibles comme ceux que j'ai cit&#233;s au d&#233;but et qui ne sont que des d&#233;sirs ouvertement exprim&#233;s. Dans d'autres r&#234;ves au contraire on ne trouve pas un seul &#233;l&#233;ment qui ait gard&#233; sa vraie valeur ; tout ce qu'il y avait d'essentiel dans les id&#233;es latentes y est repr&#233;sent&#233; par des d&#233;tails accessoires et l'on d&#233;couvre entre ceux-ci et celles-l&#224; une importante cha&#238;ne d'associations. Plus le r&#234;ve est obscur et embrouill&#233; et plus il faut tenir compte, pour l'interpr&#233;ter, du processus de transposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le r&#234;ve que nous avons soumis &#224; l'analyse, le d&#233;placement s'est fait de telle sorte que le contenu manifeste du r&#234;ve est accentu&#233; en un tout autre point que son contenu latent. Au premier plan du r&#234;ve nous avons une situation, celle de la femme qui semble vouloir me faire des avances ; dans les id&#233;es latentes, l'accent porte sur le souhait que je forme d'un amour d&#233;sint&#233;ress&#233;, d'un amour &#171; qui ne co&#251;te rien &#187;, et cette id&#233;e se dissimule derri&#232;re la phrase sur les &#171; beaux yeux &#187; et l'allusion fournie par les &#171; &#233;pinards &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'analyse du r&#234;ve, en nous permettant de r&#233;tablir la perspective originelle, nous met sur la voie de la meilleure solution &#224; deux pro-bl&#232;mes tr&#232;s discut&#233;s, celui de l'incitation au r&#234;ve et celui des relations entre le r&#234;ve et la vie de veille. Il y a des r&#234;ves o&#249; se trahit une attache directe avec les &#233;v&#233;nements du jour pr&#233;c&#233;dent ; d'autres, o&#249; les &#233;v&#233;nements semblent ne jouer aucun r&#244;le. Appelant alors l'analyse &#224; notre secours, nous nous apercevons que tous les r&#234;ves sans exception ont leur racine dans une impression re&#231;ue la veille, ou, disons mieux, pendant la journ&#233;e qui a pr&#233;c&#233;d&#233; le r&#234;ve. Cette impression, qui peut &#234;tre appel&#233;e incitation au r&#234;ve, est quelquefois assez forte pour qu'il n'y ait rien d'&#233;tonnement &#224; ce qu'elle nous ait pr&#233;occup&#233;s pendant l'&#233;tat de veille ; et dans ce cas, nous disons avec raison que le r&#234;ve de la nuit ne fait que continuer les pr&#233;occupations du jour. Mais le plus souvent, quand le contenu du r&#234;ve offre un rappel des impressions du jour, ce n'est qu'un d&#233;tail si petit, si insignifiant, que nous devons faire effort pour nous le remettre en m&#233;moire ; et dans ce cas, le contenu du r&#234;ve, m&#234;me s'il est coh&#233;rent et compr&#233;hensible, nous semble fait de telles bagatelles, qu'il n'est pas &#233;tonnant que l'on tienne commun&#233;ment pour m&#233;prisables toutes les manifestations de ce genre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'analyse toutefois vient infirmer ce jugement en d&#233;couvrant ce qui se cache sous les apparences. Une circonstance insignifiante, si elle se trouve plac&#233;e au premier plan, pourra passer tout d'abord pour l'incitation au r&#234;ve ; mais par le moyen de l'analyse nous d&#233;couvrirons bient&#244;t la v&#233;ritable cause du r&#234;ve, la circonstance assez importante pour le susciter et &#224; laquelle l'autre s'est substitu&#233;e parce qu'elles avaient entre elles de nombreux points de contact. Quand le contenu du r&#234;ve se pr&#233;sente sous une forme d&#233;pourvue de sens et d'int&#233;r&#234;t, l'analyse d&#233;couvre les chemins de traverse par o&#249; ces &#233;l&#233;ments sans valeur en rejoignent d'autres qui sont de premi&#232;re importance pour la psychologie du sujet. C'est au travail de d&#233;placement qu'est due cette substitution, dans le contenu du r&#234;ve, de l'incident banal au fait &#233;mouvant, des mat&#233;riaux quelconques &#224; ceux qui peuvent justement int&#233;resser. En nous basant sur ce nouvel acquis, nous pourrons, il me semble, donner un commencement de solution au double probl&#232;me de l'incitation au r&#234;ve et des relations entre le r&#234;ve et la vie quotidienne, et nous dirons : Les choses qui ne nous sont pas mati&#232;re &#224; int&#233;r&#234;t pendant le jour, ne deviennent pas mati&#232;re &#224; int&#233;r&#234;t pour le r&#234;ve ; et les v&#233;tilles qui ne nous touchent pas dans l'&#233;tat de veille, il est impossible qu'elles nous poursuivent dans notre sommeil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'exemple que nous avons propos&#233; &#224; l'analyse, quelle peut &#234;tre l'incitation au r&#234;ve ? C'est ce fait, franchement insignifiant, d'un ami qui m'offre une course gratuite en voiture. La situation du r&#234;ve, la table d'h&#244;te, est une allusion &#224; ce fait insignifiant, puisqu'en causant avec l'ami en question j'avais mis en parall&#232;le le taxim&#232;tre et la table d'h&#244;te, est une allusion &#224; ce fait insignifiant, puisqu'en causant avec l'ami en question j'avais mis en parall&#232;le le taxim&#232;tre et la table d'h&#244;te. Le fait essentiel qui se cache ici, c'est que j'avais, quelques jours plus t&#244;t, d&#233;pens&#233; une assez grosse somme pour une personne de ma famille &#224; laquelle je suis attach&#233; ; et parmi les id&#233;es latentes, je trouve cette r&#233;flexion, que la personne oblig&#233;e me t&#233;moignera de la reconnaissance, mais que ses sentiments &#224; mon &#233;gard se seront pas d&#233;sint&#233;ress&#233;s. Dans le contenu latent du r&#234;ve, c'est l'amour d&#233;sint&#233;ress&#233; qui se trouve au premier plan. J'avais &#224; plusieurs reprises accompagn&#233; cette personne en voiture, et c'est ainsi que la course faite la veille avec u ami me remet en m&#233;moire celles que j'ai faites moins r&#233;cemment. L'incident banal que devient incitation au r&#234;ve par des raccords de ce genre est soumis &#224; une condition qui n'existe pas pour la vraie source du r&#234;ve : il doit n&#233;cessairement s'&#234;tre produit la veille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'abandonnerai pas ce th&#232;me du d&#233;placement en r&#234;ve sans si-gnaler un exemple o&#249; il est int&#233;ressant de voir la condensation et la transposition concourir ensemble &#224; produire une image de r&#234;ve. Nous avons d&#233;j&#224; expos&#233; le cas o&#249; deux id&#233;es de r&#234;ve qui ont un seul point de contact se fusionnent pour introduire dans le contenu manifeste du r&#234;ve une image mixte, une image dont le noyau central intelligible correspondra au d&#233;tail commun, tandis que les d&#233;tails particuliers aux deux id&#233;es ne seront plus repr&#233;sent&#233;s dans le r&#234;ve que par des accessoires confus. S'il s'ajoute, &#224; ce travail de condensation, un travail de d&#233;placement, il n'en r&#233;sultera plus une image mixte, mais une image m&#233;diane que je puis comparer, en fonction des deux id&#233;es primitives, qu'&#224; la r&#233;sultante du parall&#233;logramme des forces en fonction de ses composantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un de mes r&#234;ves, par exemple, il s'agit d'une injection de propyl&#232;ne. Je ne trouve tout d'abord &#224; l'analyse, en fait d'incitation au r&#234;ve, qu'une circonstance insignifiante o&#249; l'amyl&#232;ne joue un r&#244;le. Ceci n'explique pas encore comment amyl&#232;ne est devenu propyl&#232;ne. Mais aux cycles d'id&#233;es de ce m&#234;me r&#234;ve appartient aussi le souvenir de ma premi&#232;re visite &#224; Munich, o&#249; je fus frapp&#233; par la vue des Propyl&#233;es. Les autres circonstances de l'analyse nous autorisent &#224; admettre que c'est l'influence de ce second cycle sur le premier qui a amen&#233; la transformation d'amyl&#232;ne en propyl&#232;ne. Propyl&#232;ne est pour ainsi dire la repr&#233;sentation m&#233;diane d'amyl&#232;ne et de Propyl&#233;es, et c'est par une sorte de compromis qu'il s'est introduit dans le r&#234;ve &#224; cause de l'action simultan&#233;e de la condensation et du d&#233;placement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est, nous semble-t-il, l'&#233;nigme du travail de d&#233;placement, ou plut&#244;t des motifs qui rendent ce travail n&#233;cessaire, qu'il importerait tout d'abord de r&#233;soudre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VI&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut, en y regardant bien, trouver encore, dans le travail du r&#234;ve, un autre ph&#233;nom&#232;ne moins actif que le ph&#233;nom&#232;ne du d&#233;placement mais qui contribue, lui aussi, &#224; transformer les id&#233;es latentes de mani&#232;re &#224; les rendre m&#233;connaissables. Quand nous sommes arriv&#233;s par l'analyse &#224; identifier quelques-unes de ces id&#233;es, il est rare que nous ne soyons pas surpris tout d'abord de leur singulier d&#233;guisement. Elles ne se pr&#233;sentent pas &#224; nous sous la forme verbale, aussi sobre que possible, dont nous avons coutume de rev&#234;tir nos pens&#233;es, mais elles trouvent le plus souvent un moyen d'expression symbolique, celui du po&#232;te qui accumule dans son &#339;uvre les comparaisons et les m&#233;taphores. Le motif d'un emploi aussi exclusif des images n'est en somme pas difficile &#224; comprendre ; le contenu manifeste du r&#234;ve n'&#233;tant form&#233; que de situations concr&#232;tes, il faut n&#233;cessairement que pour s'y introduire les id&#233;es latentes subissent un travestissement qui les rende utilisables pour la repr&#233;sentation. Si l'on songe aux phrases d'un article de journal ou &#224; celles d'un plaidoyer en cour d'assises, et qu'on s'imagine la possibilit&#233; de les remplacer par une s&#233;rie d'images visuelles, on aura une id&#233;e des transformations que le travail de r&#234;ve doit faire subir aux id&#233;es latentes pour qu'elles deviennent susceptibles d'une pr&#233;sentation concr&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le fonds psychique qui alimente ces id&#233;es il se rencontre fr&#233;quemment des souvenirs de choses v&#233;cues impressionnantes, dont l'origine remonte &#224; la petite enfance. Elles fournissent au r&#234;ve une situation qui se pr&#233;sente toujours sous la forme concr&#232;te, et elles exercent sur la formation du r&#234;ve une influence active, servant de noyau de cristallisation autour duquel vient se ranger et se grouper le reste du mat&#233;riel. De sorte que presque toutes les situations que nous offrent nos r&#234;ves ne sont autre chose que des copies, consid&#233;rablement revues et augment&#233;es, de quelques-uns de ces souvenirs impressionnants. Il est tr&#232;s rare au contraire que le r&#234;ve nous donne une reproduction exacte et sinc&#232;re d'une sc&#232;ne de la vie de veille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, le contenu manifeste du r&#234;ve comporte autre chose que des situations. Il s'y ajoute des images visuelles fragment&#233;es et incoh&#233;rentes, des conversations, parfois un bout de phrase st&#233;r&#233;otyp&#233;. Il y aurait sans doute avantage &#224; ce que nous passions rapidement en revue toutes ces formes d'expression qui sont les moyens employ&#233;s par le travail de r&#234;ve pour r&#233;duire le groupe des id&#233;es latentes &#224; la seule forme ad&#233;quate au r&#234;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les id&#233;es latentes d&#233;couvertes par l'analyse nous apparaissent comme un complexe psychique d'une architecture infiniment confuse, dont les &#233;l&#233;ments ont entre eux les rapports les plus divers ; ils sont au premier plan ou &#224; l'arri&#232;re-plan ; ils forment des conditions, des digressions, des explications, des justifications et des exigences. Presque toujours, &#224; c&#244;t&#233; d'une association d'id&#233;es, il s'en trouve une autre qui la contredit ; et de mat&#233;riel pr&#233;sente en somme les m&#234;mes caract&#232;res que notre pens&#233;e &#224; l'&#233;tat de veille. Pour que tout cela devienne un r&#234;ve, il faut d'abord que le mat&#233;riel de r&#234;ve soit soumis &#224; une pression qui aura pour r&#233;sultat d'abord la condensation de ce mat&#233;riel, et puis l'&#233;miettement de ses &#233;l&#233;ments internes. Ces &#233;l&#233;ments, ainsi fragment&#233;s &#224; l'infini, vont se reconstituer sur de nouveaux plans ; enfin, le travail de s&#233;lection viendra &#233;liminer tout ce qui, dans ce nouveau mat&#233;riel de r&#234;ve, sera jug&#233; impropre &#224; la repr&#233;sentation concr&#232;te. Eu &#233;gard aux origines de ce mat&#233;riel, tout le processus que nous venons de d&#233;crire peut &#234;tre consid&#233;r&#233; comme une r&#233;gression. Les liens logiques qui rattachaient entre elles les id&#233;es latentes disparaissent compl&#232;tement d&#232;s que le r&#234;ve manifeste est constitu&#233;, le travail de r&#234;ve ne s'exer&#231;ant en somme que sur le contenu utilisable des id&#233;es latentes. C'est &#224; l'analyse &#224; r&#233;tablir apr&#232;s coup les encha&#238;nements et les relations logiques de ces id&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remarquons ici &#224; quel point les moyens d'expression du r&#234;ve sont limit&#233;s, compar&#233;s &#224; ceux de la pens&#233;e &#224; l'&#233;tat de veille. Toutefois, le r&#234;ve ne renonce pas, d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, &#224; reproduire les rapports logiques entre ses mat&#233;riaux ; il parvient assez souvent &#224; se les assimiler ; mais, pour cela, il est n&#233;cessaire qu'il les remplace par les pi&#232;ces qui lui semblent le mieux adapt&#233;es &#224; ses engrenages particuliers. On dirait m&#234;me que le r&#234;ve, en pr&#233;sence de tous ces fragments d'id&#233;es &#233;tal&#233;s, s'efforce de satisfaire aux exigences imp&#233;rieuses de la logique. Pour cela, il englobe tous ses mat&#233;riaux en une seule situation, et reproduit un groupement logique au moyen d'un rapprochement dans le temps et dans l'espace ; &#224; peu pr&#232;s come fait le peintre qui repr&#233;sente des po&#232;tes group&#233;s sur le Parnasse, tout en sachant tr&#232;s bien que ses mod&#232;les ne sont jamais rencontr&#233;s au sommet d'une montagne et que son tableau est purement symbolique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me m&#233;thode de figuration existe dans le d&#233;tail du r&#234;ve. Quand celui-ci juxtapose deux &#233;l&#233;ments, cela veut dire qu'il y a une relation intime entre les id&#233;es latentes que ces &#233;l&#233;ments repr&#233;sentent. Il est &#224; remarquer ici que tous les r&#234;ves d'une m&#234;me nuit, soumis &#224; l'analyse, se ram&#232;nent invariablement &#224; un seul cycle de pens&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lien causal entre deux id&#233;es peut &#234;tre ou bien supprim&#233;, ou bien remplac&#233; par la juxtaposition de deux longs fragments h&#233;t&#233;rog&#232;nes. Ces fragments sont souvent intervertis, c'est-&#224;-dire que le premier repr&#233;sente la conclusion et le second l'hypoth&#232;se. Toute transformation imm&#233;diate d'une chose en une autre repr&#233;sente dans le r&#234;ve, croyons-nous, la relation de cause &#224; effet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons dit plus haut que le r&#234;ve n'admet pas l'alternative et que, quand deux hypoth&#232;ses se pr&#233;sentent, il les fait entrer toutes les deux dans la m&#234;me association d'id&#233;es. En d'autres termes, la conjonction &#171; ou &#187; dans le contenu latent du r&#234;ve se trouve remplac&#233;e dans le contenu manifeste par la conjonction &#171; et &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les repr&#233;sentations contradictoires s'expriment presque toujours dans le r&#234;ve par un seul et m&#234;me &#233;l&#233;ment . Il semble que le &#171; non &#187; y soit inconnu. L'opposition entre deux id&#233;es leur antagonisme s'exprime dans le r&#234;ve d'une fa&#231;on tout &#224; fait caract&#233;ristique : un autre &#233;l&#233;ment s'y transforme comme apr&#232;s coup en son contraire. Nous verrons plus loin par quel autre proc&#233;d&#233; le r&#234;ve peut encore exprimer la contradiction. Disons aussi que la sensation si fr&#233;quente d'une impossibilit&#233; &#224; se mouvoir, manque qu'il y a chez le dormeur deux impulsions en sens inverse qui produisent un conflit de la volont&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a aussi un certain nombre de relations qui semblent plus utiles que les autres au m&#233;canisme de la formation du r&#234;ve, ce sont les associations par ressemblance, par contrat et par correspondance. Le r&#234;ve s'en sert pour &#233;tayer son travail de condensation, et, de tous les &#233;l&#233;ments plus ou moins concordants, il fait une seule et nouvelle unit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il va sans dire que cet &#233;nonc&#233; trop bref de quelques remarques &#233;l&#233;mentaires ne suffit pas &#224; donner une id&#233;e du nombre infini de moyens dont le r&#234;ve dispose pour repr&#233;senter les relations logiques de ses &#233;l&#233;ments. Chaque r&#234;ve en particulier fait &#224; ce point de vue son travail sp&#233;cial, qui est tant&#244;t minutieux, tant&#244;t grossier, qui tant&#244;t s'en &#233;carte davantage. Dans ce dernier cas, il utilise dans une plus large mesure les proc&#233;d&#233;s que nous venons d'indiquer et c'est alors que le r&#234;ve nous para&#238;t le plus obscur, confus et incoh&#233;rent. Mais il est &#224; remarquer que quand le contenu manifeste est par trop absurde, quand il renferme une contradiction par trop flagrante, ce n'est jamais sans une intention cach&#233;e, et souvent, sous cet apparent m&#233;pris des r&#232;gles de la logique, nous d&#233;couvrons une indication quant au contenu intellectuel des id&#233;es de r&#234;ve. Une absurdit&#233; dans le contenu manifeste du r&#234;ve correspond, dans son contenu latent, &#224; un sentiment de contradiction, de haine ou de m&#233;pris. Comme cette interpr&#233;tation nous fournit le meilleur argument contre la th&#233;orie qui voudrait attribuer le r&#234;ve &#224; une activit&#233; intellectuelle r&#233;duite et incoh&#233;rente, il est n&#233;cessaire de l'appuyer ici par un exemple :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je r&#234;ve qu'un jeune homme de ma connaissance, M.H., a &#233;t&#233; vio-lemment pris &#224; partie, dans une pol&#233;mique, par un adversaire qui n'est rien moins que le grand Goethe. Les attaques, de notre avis &#224; tous, sont aussi injustes que violentes. M.H., &#224; la suite de cet incident, se voit perdu de r&#233;putation. Il s'en plaint am&#232;rement &#224; table d'h&#244;te. Toutefois, son enthousiasme pour Goethe n'a subi de ce fait aucune atteinte. Je cherche de mon c&#244;t&#233; &#224; &#233;claircir certains points de chronologie qui me paraissent invraisemblables. Goethe est mort en 1832. Sa pol&#233;mique avec M.H. a eu lieu &#224; une &#233;poque ant&#233;rieure&#8230; mais, &#224; cette &#233;poque, H. &#233;tait un tout jeune homme. En y r&#233;fl&#233;chissant, il me para&#238;t plausible d'admettre qu'il avait dix-huit ans. Mais je ne sais pas exactement en quelle ann&#233;e nous sommes ; et le reste de mon calcul se perd dans l'ombre. Au surplus, toute cette pol&#233;mique se trouve dans l'ouvrage c&#233;l&#232;bre de Goethe : Nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'absurdit&#233; de ce r&#234;ve ressort plus clairement encore si l'on r&#233;fl&#233;chit que H. est un homme d'affaires tr&#232;s jeune et qui ne se soucie pas le moins du monde de po&#233;sie et de litt&#233;rature. Nous allons maintenant en d&#233;velopper le contenu par l'analyse et montrer toute la logique qui se cache derri&#232;re cette absurdit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.	M.H., dont j'ai fait la connaissance &#224; table d'h&#244;te, me pria un jour d'examiner son fr&#232;re ain&#233; qui donnait des signes de d&#233;rangement mental. Tandis que je causais avec le malade je fus p&#233;niblement surpris de l'entendre faire, sans aucune provocation de ma part, une allusion aux &#233;carts de jeunesse de son fr&#232;re. Je l'avais interrog&#233; sur la date de sa naissance (date mortuaire, dans le r&#234;ve), et, pour me rendre compte de certains troubles de m&#233;moire, je l'avais amen&#233; &#224; faire devant moi quelques calculs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.	Une revue m&#233;dicale dont j'&#233;tais membre avait publi&#233;, sous le nom d'un tr&#232;s jeune collaborateur, une violente critique du livre d'un de mes amis, F. de Berlin. Je demandai raison de la chose au r&#233;dacteur et celui-ci, tout en exprimant ses regrets, refusa toute esp&#232;ce de rectification. L&#224;-dessus, je rompis mes relations avec le journal, mais dans ma lettre de cong&#233; j'exprimais l'espoir que nos relations personnelles ne souffriraient pas de cet incident. Ici est la v&#233;ritable source du r&#234;ve. Le mauvais accueil fait au livre de mon ami m'avait pein&#233; d'autant plus que ce livre renferme une d&#233;couverte biologique que je consid&#232;re comme essentielle et que les confr&#232;res - apr&#232;s tant d'ann&#233;es -commencent aujourd'hui &#224; appr&#233;cier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3.	Une cliente m'avait fait peu de temps auparavant le r&#233;cit de la maladie de son fr&#232;re, saisi d'un acc&#232;s de d&#233;lire furieux qui avait d&#233;but&#233; par le cri : &#171; Nature, Nature ! &#187; De l'avis des m&#233;decins, ce cri &#233;tait inspir&#233; par la lecture d'un ouvrage de Goethe et pouvait bien que le malade s'&#233;tait surmen&#233; dans ses &#233;tudes. Quant &#224; moi, il me parut plau-sible d'admettre que ce cri : &#171; Nature &#187; devait &#234;tre pris dans le sens sexuel que tout le monde conna&#238;t chez nous, les ignorants aussi bien que les savants ; et l'&#233;v&#233;nement ne m'a donn&#233; tort, puisque ce malheureux plus tard, mutila ses organes g&#233;nitaux. Il avait dix-huit ans quand la crise se produisit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le contenu manifeste de ce r&#234;ve, ce qui se cache sous le &#171; moi &#187; c'est la personne de cet ami si maltrait&#233; par la critique. Je cherche &#224; &#233;claircir certains points de chronologie. Le livre de mon ami traite pr&#233;cieusement, &#224; un point de vue biologique, de certaines circonstances de temps ; et il ram&#232;ne circonstances de temps ; et il ram&#232;ne entre autres choses la dur&#233;e de la vie de Goethe &#224; un nombre d&#233;termin&#233; de p&#233;riodes. Le r&#234;ve assimile ce &#171; moi &#187; &#224; un paralytique g&#233;n&#233;ral : &#171; Je ne sais pas en quelle ann&#233;e nous sommes. &#187; C'est donc, dans le r&#234;ve, mon ami qui est le fou. Ici, on touche du doigt l'absurdit&#233;. Dans les id&#233;es latentes du r&#234;ve, nous trouvons cette apostrophe ironique : &#171; C'est lui, maintenant, qui est le d&#233;traqu&#233;, le fou&#8230; et vous le critiquez, vous, les hommes de g&#233;nie ! Ne serait-ce pas plut&#244;t l'inverse ? &#187; Ce retournement va &#234;tre repris par le r&#234;ve, qui nous montrera Goethe prenant &#224; partie un jeune homme - situation absurde - alors que l'inverse, un adolescent faisant la critique du grand Goethe, peut parfaitement se produire de nos jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#234;ve, tel que je l'ai observ&#233;, ne s'inspire jamais que de senti-ments personnels ; et dans le r&#234;ve ci-dessus, c'est ma personnalit&#233;, bien avant celle de mon ami, qui se trouve repr&#233;sent&#233;e par le &#171; moi &#187;. Si je me suis identifi&#233; avec cet ami, c'est que le sort de sa d&#233;couverte symbolise &#224; mes yeux la r&#233;ussite de ma propre th&#233;orie. Quand j'exposerai celle-ci, qui d&#233;nonce la sexualit&#233; comme origine de tous les troubles psychopathiques (voir mon diagnostic du malade de dix-huit ans : &#171; nature, nature&#8230; &#187;) nul doute que je ne rencontre les m&#234;mes critiques, auxquelles, d&#232;s aujourd'hui, j'oppose le m&#234;me sentiment d'ironie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En poursuivant l'analyse de ce r&#234;ve, nous constatons que les absurdit&#233;s qui s'y rencontrent ont &#224; leur origine un sentiment de raillerie ou de m&#233;pris. On sait que c'est &#224; Venise, en ramassant sur le Lido les d&#233;bris d'un cr&#226;ne de mouton, que Goethe a con&#231;u sa th&#233;orie des vert&#232;bres cr&#226;niennes. Or, mon ami se fait gloire d'avoir, &#233;tant &#233;tudiant, organis&#233; un chahut pour obtenir la mise &#224; la pension d'un vieux professeur autrefois brillant (pr&#233;cis&#233;ment dans cette branche de l'anatomie compar&#233;e) mais qui devenait, par le fait de la s&#233;nilit&#233;, incapable d'enseigner. L'agitation provoqu&#233;e par mon ami pouvait seule rem&#233;dier &#224; cet &#233;tat de choses, car dans les universit&#233;s allemandes, o&#249; l'on oublie que l'&#226;ge n'est pas une garantie contre l'imb&#233;cilit&#233;, il n'y a pas de limite d'&#226;ge dans l'enseignement universitaire. Dans l'h&#244;pital de cette ville, j'ai eu l'honneur de travailler, des ann&#233;es durant, sous la direction d'un chef qui &#233;tait fossile depuis longtemps et devenait, de l'avis de tous, parfaitement imb&#233;cile, sans qu'on songe&#226;t pour cela &#224; lui retirer aucune de ses responsabilit&#233;s. Une relation s'impose entre ce d&#233;tail et la d&#233;couverte du Lido. Mes jeunes coll&#232;gues de l'h&#244;pital compos&#232;rent un jour, &#224; propos de ce chef, une parodie de l'&#339;uvre de Gassenhauer, alors &#224; la mode : &#171; Ce n'est pas Goethe qui &#233;crit comme &#231;a&#8230; Ils ne sont pas de Schiller, ces vers-l&#224; &#187;, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VII&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous n'avons pas fini d'examiner le travail du r&#234;ve. Il faut que nous ajoutions &#224; la condensation, au d&#233;placement et &#224; la repr&#233;sentation concr&#232;te du mat&#233;riel psychique une autre activit&#233; encore. Celle-ci ne contribue pas n&#233;cessairement &#224; toute formation de r&#234;ve, et sans vouloir la traiter en d&#233;tail, disons que pour se l'imaginer avec quelque pr&#233;cision il faut admettre l'hypoth&#232;se - probablement inexacte - d'une activit&#233; qui agirait apr&#232;s coup sur le contenu du r&#234;ve, et seulement quand les diverses parties de celui-ci auraient pris leur forme symbolique. Le travail du r&#234;ve consisterait alors &#224; disposer ces symboles pour en faire un ensemble coh&#233;rent, une repr&#233;sentation bien ordonn&#233;e. Le r&#234;ve acquiert ainsi une sorte de fa&#231;ade, insuffisante &#224; v&#233;rit&#233; et qui n'en masque pas &#233;galement toutes les parties ; mais, moyennant quelques raccords, quelques l&#233;g&#232;res modifications il re&#231;oit une interpr&#233;tation provisoire et tout &#224; fait approximative. En somme, nous ne trouvons l&#224; qu'un brillant travestissement des id&#233;es latentes. Quand nous entreprenons une analyse, notre premier soin doit &#234;tre de r&#233;agir contre cette interpr&#233;tation trop spirituelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce donc qui motive cette derni&#232;re partie du travail, cette r&#233;vision finale du contenu du r&#234;ve ? Il est ais&#233; de voir qu'elle a uniquement pour but de rendre le r&#234;ve intelligible, et nous comprenons aussi par l&#224; de quelle nature est cette activit&#233;. Elle agit sur le contenu de r&#234;ve qui lui est pr&#233;sent&#233;, de la m&#234;me mani&#232;re que notre activit&#233; psychique normale sur tous les objets de perception ; elle les saisit au moyen des notions pr&#233;alables qu'elle poss&#232;de, elle les ordonne selon leurs plus grandes chances d'intelligibilit&#233;, et ainsi elle court risque de les fausser ; car si l'objet de perception ne peut s'assimiler &#224; aucun autre objet connu, son interpr&#233;tation donnera lieu aux plus singuli&#232;res erreurs. Chacun sait que nous sommes incapables de consid&#233;rer une s&#233;rie de signes &#233;trangers ou de mots inconnus sans qu'ils nous fassent penser tout d'abord aux termes connus qui leur ressemblent le plus et auxquels nous serons tent&#233;s de les assimiler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#234;ves qui ont &#233;t&#233; retravaill&#233;s de la sorte par une activit&#233; psychique analogue &#224; notre pens&#233;e &#224; l'&#233;tat de veille sont des r&#234;ves &#171; bien compos&#233;s &#187;. Il en est d'autres sur lesquels cette activit&#233; ne s'est pas exerc&#233;e ; aucune tentative n'a &#233;t&#233; faite pour y mettre de l'ordre et du sens, et quand nous nous r&#233;veillons nous jugeons parfaitement incoh&#233;rentes les images qui nous sont rest&#233;es dans la m&#233;moire. Mais, au point de vue de l'analyse, ce tas de mat&#233;riaux h&#233;t&#233;roclites a tout autant de valeur qu'un r&#234;ve superficiellement ordonn&#233; ; peut-&#234;tre m&#234;me le premier cas nous &#233;pargnera-t-il la peine de d&#233;faire tout d'abord une ordonnance provisoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se tromperait toutefois si l'on ne voulait voir dans cette premi&#232;re fa&#231;ade du r&#234;ve qu'une m&#233;prise ou un caprice de notre activit&#233; psychique consciente. Il a fallu au contraire pour l'&#233;difier un certain nombre De d&#233;sirs, de r&#234;veries come il s'en trouve dans les pens&#233;es latentes du r&#234;ve et qui sont de m&#234;me nature que celles que nous connaissons &#224; l'&#233;tat de veille et d&#233;nommons &#224; juste titre &#171; r&#234;ves &#233;veill&#233;s &#187;. Ces r&#234;veries, que l'analyse d&#233;c&#232;le dans le r&#234;ve nocturne, s'y montrent &#224; nous sous forme de sc&#232;nes infantiles plus ou moins remani&#233;es et transform&#233;es ; c'est la fa&#231;ade du r&#234;ve, et l'on voit comment, dans la plupart des cas, nous pouvons y toucher imm&#233;diatement son noyau essentiel, qui n'a &#233;t&#233; que d&#233;guis&#233; par l'apport d'autres mat&#233;riaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les quatre formes d'activit&#233;s que nous venons d'indiquer composant &#224; elles seules le travail du r&#234;ve. Nous pouvons donc d&#233;finir ce dernier en disant qu'il n'est que le transfert des id&#233;es latentes en contenu manifeste. Il s'ensuit que le travail du r&#234;ve n'est jamais cr&#233;ateur, qu'il n'imagine rien qui lui soit propre, qu'il ne juge pas, ne conclut pas. Son action consiste &#224; condenser, d&#233;placer, et remanier, en vue d'une repr&#233;sentation sensorielle, tous les mat&#233;riaux du r&#234;ve ; il s'y ajoute, en dernier lieu, le travail accessoire d'ordonnance que nous venons d'indiquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On rencontre en v&#233;rit&#233; dans le contenu du r&#234;ve bon nombre d'&#233;l&#233;ments que l'on serait tent&#233; de prendre pour le r&#233;sultat d'une activit&#233; purement intellectuelle. Mais l'analyse est l&#224;, pour nous d&#233;montrer que ces op&#233;rations de l'esprit &#233;taient accomplies d&#233;j&#224; dans les pens&#233;es latentes du r&#234;ve, et que celui-ci n'a fait que les reproduire telles quelles. Une d&#233;duction logique, si elle se rencontre dans le r&#234;ve, n'est autre chose que la reproduction verbale de la logique des id&#233;es de r&#234;ve ; elle semble irr&#233;prochable quand elle passe sans alt&#233;ration dans le contenu du r&#234;ve, mais elle devient absurde quand, par le travail du r&#234;ve, elle est transf&#233;r&#233;e sur d'autres mat&#233;riaux. De m&#234;me, la pr&#233;sence d'un calcul d'arithm&#233;tique dans le contenu du r&#234;ve veut dire simplement qu'il se trouvait un calcul semblable parmi les id&#233;es latentes ; et l&#224;, il &#233;tait exact ; mais quand nous le retrouvons ensuite dans le r&#234;ve manifeste, par suite de la condensation de ses facteurs et du transfert de ses op&#233;rations sur d'autres mat&#233;riaux, il donne les r&#233;sultats les plus extravagants. Les discours m&#234;mes que nous rencontrons dans le contenu du r&#234;ve ne sont jamais des discours originaux, ce sont des mosa&#239;ques o&#249; l'on retrouve toutes sortes de fragments emprunt&#233;s &#224; des discours que le dormeur peut avoir prononc&#233;s, entendus ou lus ; la m&#233;moire a conserv&#233; ces fragments, le r&#234;ve les reproduit litt&#233;ralement, mais il a oubli&#233; leur sujet et en transforme le sens de la fa&#231;on la plus surprenante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre ne serait-il pas inutile d'appuyer ces derni&#232;res r&#232;gles de quelques exemples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I.	Voici le r&#234;ve d'une de mes malades ; c'est un r&#234;ve bien ordonn&#233; et, &#224; premi&#232;re vue, parfaitement inoffensif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette dame va au march&#233; en compagnie de sa cuisini&#232;re, qui porte le panier. Elle fait sa commande au boucher, celui-ci r&#233;pond : &#171; Cela ne se trouve plus &#187;, et veut lui donner un autre morceau qui, dit-il, est de m&#234;me qualit&#233; ; mais elle refuse et se tourne vers la marchande de l&#233;gumes. Cette femme lui offre un l&#233;gume d'aspect singulier, noir&#226;tre et li&#233; par bottes. &#171; Je ne veux pas voir cela, dit-elle, je n'en prendra pas. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La phrase : &#171; Cela ne se trouve plus &#187; a son origine dans ma consultation. J'avais dit moi-m&#234;me &#224; la malade, quelques jours auparavant, que les souvenirs de la toute premi&#232;re enfance ne se retrouvent plus comme tels, mais qu'on les rencontre encore transpos&#233;s, dans les r&#234;ves. C'est donc moi que le boucher repr&#233;sente ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seconde phrase : &#171; Je ne veux pas voir cela &#187;, appartient &#224; une autre association d'id&#233;es. Cette dame avait grond&#233; la veille sa cuisini&#232;re, la m&#234;me qui joue un r&#244;le dans le r&#234;ve, et lui avait dit : &#171; Conduisez-vous convenablement ; je ne veux pas voir cela&#8230; &#187;, c'est-&#224;-dire : je n'autorise pas, je ne veux pas voir une pareille conduite. La partie la plus insignifiante de ce discours a subi un d&#233;placement qui l'a fait appara&#238;tre dans le contenu du r&#234;ve. Dans les id&#233;es de r&#234;ve, l'autre partie seule jouait un r&#244;le, car, voici ce qui s'est pass&#233; : le travail du r&#234;ve a transform&#233; de mani&#232;re &#224; la rendre m&#233;connaissable et parfaitement innocente une situation qui n'existait que dans l'imagination de la dormeuse et o&#249; je me conduisais envers cette dame de fa&#231;on en quelque sorte inconvenante. Et cette situation imaginaire n'est &#224; son tour que le d&#233;calque d'une situation o&#249; la malade s'est r&#233;ellement trouv&#233;e &#224; une &#233;poque tr&#232;s ant&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici un r&#234;ve tr&#232;s insignifiant en apparence, o&#249; nous voyons appara&#238;tre des chiffres :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une personne r&#234;ve qu'elle veut effectuer un paiement quel-conque ; sa fille lui prend la bourse des mains et en tire 3 flo-rins 65 kreuzer. Alors elle lui dit : &#171; Que fais-tu ? Cela ne co&#251;te que 21 kreuzer ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette personne est &#233;trang&#232;re. Elle a mis sa fille dans un institut de demoiselles &#224; Vienne et compte se soumettre &#224; mon traitement tant que l'enfant restera dans cette ville. La veille du r&#234;ve, la directrice du pensionnat lui a demand&#233; si elle ne se d&#233;ciderait pas &#224; lui laisser sa fille un an de plus, ce qui prolongerait &#233;galement d'un an son traitement chez moi. Pour trouver le sens des chiffres du r&#234;ve il faut se souvenir que &#171; le temps c'est de l'argent &#187;. Une ann&#233;e repr&#233;sente 365 jours. Exprim&#233; en kreuzer cela fait 365 kreuser, ou 3 florins 65 kreuzer. Les 21 kreuzer correspondent aux 3 semaines qui s&#233;paraient encore &#224; ce moment le jour du r&#234;ve de la fin des cours et de la fin du traitement chez moi. Il est visible que ce sont des consid&#233;rations d'argent qui ont d&#233;cid&#233; cette dame &#224; refuser la proposition de la directrice, et ce sont elles aussi qui d&#233;terminent le peu d'importance de la somme pay&#233;e en r&#234;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;II.	Une jeune femme, mari&#233;e depuis plusieurs ann&#233;es, apprend qu'une de ses connaissances qui est &#224; peu pr&#232;s de son &#226;ge, Mlle &#201;lise L., vient de se fiancer. La nuit suivante, elle r&#234;ve qu'elle se trouve au th&#233;&#226;tre avec son mari. &#192; l'orchestre, bon nombre de places sont encore inoccup&#233;es. Le mari ra-conte qu'&#201;lise L. et son fianc&#233; avaient l'intention de venir, mais qu'il ne restait que des places &#224; 1 florin 50 kreuzer les trois et qu'ils les ont jug&#233;es inacceptables. Elle r&#233;pond avec le malheur n'est pas grand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui nous int&#233;resse ici c'est de savoir comment les chiffres tirent leur origine des id&#233;es latentes du r&#234;ve, et quelle transformation ils ont subie. D'o&#249; vient la somme 1 florin 50 kreuzer ? Elle vient d'une circonstance insignifiante de la veille : la belle-s&#339;ur de cette dame avait re&#231;u de son mari un cadeau de 150 florins et s'&#233;tait d&#233;p&#234;ch&#233;e de les d&#233;penser pour s'acheter un bijou. Remarquons que 150 florins repr&#233;sentent cent fois plus que 1 florin 50 kreuzer. Pour le chiffre 3 qui accompagne le prix des billes de th&#233;&#226;tre, nous ne trouvons qu'une seule association : la fianc&#233;e, &#201;lise L., est de trois mois plus jeune que son amie. La situation du r&#234;ve reproduit une petite aventure qui a &#233;t&#233; plus d'une fois motif &#224; taquineries entre les &#233;poux : la jeune femme s'&#233;tait d&#233;p&#234;ch&#233;e de prendre &#224; l'avance des billets de th&#233;&#226;tre et avait fait son entr&#233;e dans la salle de spectacle quand tout un c&#244;t&#233; de l'orchestre &#233;tait encore inoccup&#233;. Il aurait donc &#233;t&#233; inutile de tant se d&#233;p&#234;cher. Remarquons enfin que ce r&#234;ve renferme une absurdit&#233; : le fait de deux personnes prenant trois cartes d'entr&#233;e pour le th&#233;&#226;tre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les id&#233;es latentes du r&#234;ve sont &#233;videmment celles-ci : &#171; Ai-je &#233;t&#233; sotte de me marier su jeune ! Quel besoin ai-je eu de tant me d&#233;p&#234;-cher ? Je vois bien par l'exemple d'&#201;lise que j'aurais toujours fini par trouver un mari, je n'avais qu'&#224; attendre, j'en aurais trouv&#233; un cent fois meilleur (mari, ou bijou). Pour cet argent (la dot) j'aurais pu m'en acheter trois ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;VIII&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'expos&#233; que nous venons de faire des proc&#233;d&#233;s de travail du r&#234;ve, on pourrait &#234;tre tent&#233; de regarder ce travail comme un processus psychique sp&#233;cial auquel rien, &#224; notre connaissance, ne pourrait &#234;tre compar&#233; ; et peut-&#234;tre &#233;veillera-t-il en nous un peu de l'&#233;tonnement superstitieux que son produit, le r&#234;ve lui-m&#234;me, u a de tous temps &#233;veill&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, le travail du r&#234;ve n'est que le premier et le mieux &#233;tudi&#233; d'une s&#233;rie de processus psychiques, ceux, notamment, auxquels se ram&#232;ne la production des sympt&#244;mes hyst&#233;riques, angoisses, obsessions, d&#233;mences, etc. Tous ces processus pr&#233;sentent &#233;galement les caract&#232;res de la condensation et du d&#233;placement, de ce dernier surtout ; tandis que le remaniement en vue d'une repr&#233;sentation sensorielle demeure sp&#233;cial au travail du r&#234;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si donc le processus du r&#234;ve est le m&#234;me que celui qui donne lieu aux images morbides, il n'en sera que plus int&#233;ressant de d&#233;terminer les conditions dans lesquelles il se produit. Nous ne serons pas m&#233;diocrement surpris d'apprendre qu'il peut exister sans le concours du sommeil et sans celui de la maladie, et que bon nombre de ph&#233;nom&#232;nes qui appartiennent &#224; la vie quotidienne des sujets normaux, oublis, lapsus de parole et de conduite, sont forg&#233;s par le m&#234;me m&#233;canisme psychique que le r&#234;ve et que tous les sympt&#244;mes morbides d&#233;sign&#233;s ci-dessus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le n&#339;ud du probl&#232;me r&#233;side dans le processus du d&#233;placement, celui, nous semble-t-il, qui m&#233;rite entre tous le plus d'attention. Pour conna&#238;tre la condition essentielle du d&#233;placement, il est indispensable que l'on aborde le probl&#232;me d'un point de vue purement psychologique ; on verra alors que ce ph&#233;nom&#232;ne se produit uniquement sous l'empire de la n&#233;cessit&#233;, et pour le comprendre il importera de s'attacher &#224; certaines difficult&#233;s auxquelles &#233;chappera difficilement celui qui &#233;tudie les r&#234;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand, au d&#233;but de ce travail, j'ai donn&#233; un de mes r&#234;ves en exemple d'analyse, j'ai d&#251; interrompre l'inventaire de mes id&#233;es latentes parce qu'il s'en trouvait parmi elles que je pr&#233;f&#233;rais garder secr&#232;tes, que je ne pouvais pas communiquer sans manquer gravement &#224; certaines convenances. J'ai ajout&#233; qu'il ne servirait &#224; rien de remplacer cette analyse par une autre, car, quel que soit le r&#234;ve choisi, f&#251;t-il le plus obscur de tous et le plus embrouill&#233;, je me heurtais en fin de compte &#224; des pens&#233;es latentes que je ne pourrais r&#233;v&#233;ler sans indiscr&#233;tion. Toutefois, quand, apr&#232;s avoir &#233;cart&#233; les t&#233;moins de ces d&#233;bats intimes, j'ai poursuivi l'analyse &#224; part moi, j'ai rencontr&#233; des pens&#233;es qui m'ont profond&#233;ment &#233;tonn&#233;. Je ne me les connaissais pas ; elles me semblaient non seulement &#233;trang&#232;res, mais p&#233;nibles ; je les repoussais de toutes mes forces et cependant je sentais qu'elles m'&#233;taient impos&#233;es par la logique inflexible des id&#233;es latentes. Je ne puis m'expliquer cet &#233;tat de choses que d'une mani&#232;re, en admettant que ces pens&#233;es ont r&#233;ellement exist&#233; en moi, qu'elles y poss&#233;daient une certaine intensit&#233; ou &#233;nergie psychique, mais qu'elles se trouvaient &#224; mon &#233;gard dans une situation psychologique sp&#233;ciale qui m'emp&#234;chait d'en prendre conscience. Cette situation sp&#233;ciale, je la d&#233;nomme &#233;tat de refoulement. Je reconnais alors qu'entre l'obscurit&#233; du r&#234;ve manifeste et l'&#233;tat de refoulement des id&#233;es latentes - autrement dit, la r&#233;pugnance que j'&#233;prouve &#224; prendre conscience de ces id&#233;es -, il existe une relation de cause &#224; effet ; et j'en conclus que si le r&#234;ve est obscur, c'est par n&#233;cessit&#233; et pour ne pas trahir certaines id&#233;es latentes que ma conscience d&#233;sapprouve. Ainsi s'explique le travail de d&#233;formation qui est pour le r&#234;ve comme un v&#233;ritable d&#233;guisement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait assez int&#233;ressant, dans le r&#234;ve que j'ai propos&#233; &#224; l'analyse, de chercher laquelle d'entre mes pens&#233;es se pr&#233;sente sous un d&#233;guisement par crainte d'exciter trop vivement ma r&#233;probation, si elle se montrait sans voiles. Je sais que la course dont j'ai parl&#233;, cette course gratuite en voiture, m'en a rappel&#233; d'autres plus co&#251;teuses en compagnie d'une personne de ma famille, et que la signification du r&#234;ve semblait &#234;tre : &#171; Je voudrais conna&#238;tre un amour d&#233;sint&#233;ress&#233; &#187; Or, peu de temps avant de faire ce r&#234;ve j'avais d&#233;pens&#233; une forte somme d'argent pour la personne en question. Devant cette association d'id&#233;es, je suis contraint de m'avouer que je regrette d'avoir fait cette d&#233;pense. Ce n'est que par l'aveu d'un pareil sentiment que j'arriverai &#224; comprendre ce que signifie, dans mon r&#234;ve, le d&#233;sir d'un amour qui n'occasionne pas de d&#233;pense. Pourtant, je puis le dire en toute sinc&#233;rit&#233;, je n'ai pas h&#233;sit&#233; un instant &#224; d&#233;penser cette somme ; le regret que j'en &#233;prouve fait partie d'un courant qui n'a pas effleur&#233; ma conscien-ce. Pourquoi ne l'a-t-il pas fait ? Ceci est une autre question, qui nous m&#232;nerait trop loin. La r&#233;ponse que j'y pourrais faire appar-tient &#224; une autre association d'id&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si j'analyse, au lieu d'un r&#234;ve qui m'est propre, le r&#234;ve d'une personne &#233;trang&#232;re, j'arriverai &#224; des constatations semblables ; seuls, mes moyens de contr&#244;le seront quelque peu diff&#233;rents. Si le r&#234;ve &#224; d&#233;velopper est celui d'un sujet normal, c'est en lui d&#233;montrant l'encha&#238;nement des pens&#233;es du r&#234;ve que je l'am&#232;nerai &#224; reconna&#238;tre ses id&#233;es refoul&#233;es ; et encore sera-t-il toujours libre de les nier. Mais s'il s'agit d'un malade nerveux, d'un hyst&#233;rique par exemple, il faudra, pour l'amener &#224; la reconnaissance des id&#233;es refoul&#233;es, lui montrer la relation qui existe entre celles-ci et les sympt&#244;mes de sa maladie et insister sur ce point que son &#233;tat s'est am&#233;lior&#233; d&#232;s que les id&#233;es refoul&#233;es se sont substitu&#233;es aux sympt&#244;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenons l'exemple de cette jeune femme qui m'a racont&#233; le r&#234;ve des trois billets de th&#233;&#226;tre pour 1 florin 50 kreuzer. L'analyse de ses id&#233;es latentes montre qu'elle ne fait aucun cas de son mari, qu'elle aimerait mieux ne l'avoir pas &#233;pous&#233;, qu'elle le verrait sans regret remplac&#233; par un autre. Il est vrai qu'elle pr&#233;tend l'aimer ; elle n'admet pas que le m&#233;pris o&#249; elle le tient (&#171; un autre pourrait &#234;tre cent fois meilleur ! &#187;) porte la moindre atteinte &#224; sa vie sentimentale ; pourtant, tous ses sympt&#244;mes conduisent &#224; la m&#234;me solution que ce r&#234;ve ; et il suffit qu'on r&#233;veille en elle les souvenirs refoul&#233;s d'une &#233;poque &#224; laquelle elle &#233;tait parfaitement consciente de ne pas aimer son mari pour qu'aussit&#244;t les sympt&#244;mes soient r&#233;solus, et que la malade cesse de protester contre mon interpr&#233;tation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;IX&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion du refoulement &#233;tant &#233;tablie, de m&#234;me que les relations qui existent entre la d&#233;formation du r&#234;ve et le mat&#233;riel psychique refoul&#233;, il nous devient possible de r&#233;sumer d'une fa&#231;on g&#233;n&#233;rale les principales conclusions que nous avons tir&#233;es de nos recherches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous savons que les r&#234;ves intelligents et raisonnables sont la r&#233;alisation non d&#233;guis&#233;e d'un d&#233;sir ; en d'autres termes, que le d&#233;sir dont ils nous montrent la r&#233;alisation concr&#232;te est un d&#233;sir reconnu par la conscience, insatisfait dans la vie quotidienne, mais parfaitement digne d'int&#233;r&#234;t. L'analyse des r&#234;ves confus et inintelligibles nous enseigne quelque chose d'analogue : le fondement de ces r&#234;ves est aussi un d&#233;sir r&#233;alis&#233;, d&#233;sir que les id&#233;es latentes nous r&#233;v&#232;lent d'autre part ; seulement, la repr&#233;sentation en est obscure ; pour l'&#233;claircir il faut avoir recours &#224; l'analyse et celle-ci nous montrera tant&#244;t un d&#233;sir refoul&#233; et inconscient, tant&#244;t un d&#233;sir intimement uni &#224; des pens&#233;es refoul&#233;es et pour ainsi dire port&#233; par celles-ci. Nous pouvons caract&#233;riser ces r&#234;ves en disant qu'ils sont les r&#233;alisations voil&#233;es de d&#233;sirs refoul&#233;s. Remarquons en outre, ce qui est assez int&#233;ressant, que la sagesse populaire a raison quand elle pr&#233;tend que les r&#234;ves pr&#233;disent l'avenir. C'est bien en r&#233;alit&#233; l'avenir que le r&#234;ve nous montre, non pas tel qu'il se r&#233;alisera, mais tel que nous souhaitons le voir r&#233;alis&#233; ; et l'&#226;me populaire fait en cela ce qu'elle a coutume de faire ailleurs : elle croit ce qu'elle d&#233;sire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#234;ves, au point de vue des r&#233;alisations de d&#233;sirs, peuvent se diviser en trois cat&#233;gories : Nous avons en premier lieu le r&#234;ve qui repr&#233;sente sans d&#233;guisement un d&#233;sir non refoul&#233;. C'est le r&#234;ve du type infantile, il devient de plus en plus rare &#224; mesure que l'enfant avance en &#226;ge. En second lieu nous avons le r&#234;ve qui repr&#233;sente, d&#233;guis&#233;, un d&#233;sir refoul&#233;. La majorit&#233; de nos r&#234;ves rel&#232;vent de ce type et c'est pourquoi ils ne peuvent &#234;tre compris sans analyse. Enfin vient le r&#234;ve qui exprime un d&#233;sir refoul&#233; mais ne le d&#233;guise pas ou le d&#233;guise trop peu. Ce dernier r&#234;ve, est toujours accompagn&#233; d'une sensation d'angoisse qui le force &#224; s'interrompre et qui semble bien &#234;tre l'&#233;quivalent du travail de travestissement puisque dans les r&#234;ves de la deuxi&#232;me cat&#233;gorie, c'est gr&#226;ce &#224; ce travail que l'angoisse a &#233;t&#233; &#233;pargn&#233;e au dormeur. Il serait facile de d&#233;montrer que la situation de r&#234;ve qui cause l'angoisse n'est autre chose qu'un ancien d&#233;sir non r&#233;alis&#233; et depuis longtemps refoul&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les r&#234;ves intelligibles il s'en trouve dont le contenu est p&#233;nible et qui pourtant n'&#233;veillent chez le dormeur aucun sentiment d'angoisse. On ne peut pas les mettre en rang des r&#234;ves d'angoisse, et ils servent d'argument &#224; ceux qui veulent d&#233;nier toute signification et toute valeur aux manifestations du r&#234;ve. Il nous suffira d'un exemple pour montrer que ces r&#234;ves ne sont autre chose que des r&#233;alisations voil&#233;es de d&#233;sirs refoul&#233;s, et appartiennent nettement &#224; la deuxi&#232;me cat&#233;gorie. Nous y verrons aussi avec quel art ing&#233;nieux le travail de d&#233;placement s'emploie &#224; d&#233;guiser le d&#233;sir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une jeune fille r&#234;ve que le second enfant de sa s&#339;ur vient de mourir et qu'elle se trouve devant le cercueil exactement comme elle s'est trouv&#233;e, quelques ann&#233;es auparavant, devant celui du premier-n&#233; de la m&#234;me famille. Ce spectacle ne lui inspire pas le moindre chagrin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La jeune fille se refuse naturellement &#224; voir interpr&#233;ter son r&#234;ve dans le sens d'un d&#233;sir secret. Telle n'est pas non plus notre interpr&#233;tation. Mais il y a ceci qu'aupr&#232;s du cercueil du premier enfant elle s'est rencontr&#233;e avec l'homme qu'elle aime ; elle lui a parl&#233; ; depuis ce moment, elle ne l'a plus jamais revu. Nul doute que, si le second enfant mourait, elle ne rencontr&#226;t de nouveau cet homme dans la maison de sa s&#339;ur. Elle se r&#233;volte contre cette hypoth&#232;se, mais elle en souhaite ardemment la cons&#233;quence, la rencontre de l'homme aim&#233;. Et le jour qui a pr&#233;c&#233;d&#233; le r&#234;ve elle avait pris une carte d'entr&#233;e pour une conf&#233;rence o&#249; elle esp&#233;rait le voir. Le r&#234;ve est donc un simple r&#234;ve d'impatience, comme il s'en produit avant un voyage, avant une soir&#233;e au th&#233;&#226;tre, dans l'attente de n'importe quel plaisir. Mais il faut dissimuler &#224; la jeune fille son propre d&#233;sir ; alors, &#224; l'un des aspects de la situation, il s'en substitue un autre, aussi impropre que possible &#224; inspirer la joie qui persiste. Remarquons encore que l'&#233;l&#233;ment affectif du r&#234;ve ne s'adapte qu'&#224; son contenu latent, &#224; celui qui a &#233;t&#233; refoul&#233; ; et cette id&#233;e latente &#233;tant celle d'une rencontre ardemment souhait&#233;e, elle ne peut pas s'associer &#224; un sentiment de tristesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;X&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puisque les philosophes jusqu'ici n'ont pas eu l'occasion de s'occuper d'une philosophie du refoulement, nous croyons n&#233;cessaire, dans ce premier contact avec le myst&#233;rieux probl&#232;me de la formation du r&#234;ve, d'en tenter une exposition aussi claire que possible. Nous nous sommes aid&#233;, pour notre sch&#233;ma, d'autres &#233;tudes que de celle du r&#234;ve, - et s'il peut para&#238;tre d'abord un peu compliqu&#233;, il nous a sembl&#233; d'autre part qu'aucune de ces complications n'&#233;tait superflue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous admettons que, dans notre appareil psychique, il existe deux fonctions cr&#233;atrices de pens&#233;e. La seconde de ces fonctions poss&#232;de ce privil&#232;ge, que tous ses produits deviennent imm&#233;diatement part de la conscience ; tandis que l'activit&#233; de la premi&#232;re reste inconsciente ou bien n'atteint la conscience que par l'interm&#233;diaire de la seconde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la limite de s&#233;paration entre ces deux fonctions, au point m&#234;me o&#249; la premi&#232;re rejoint la seconde, il existe une censure qui ne laisse passer que ce qui lui est agr&#233;able, et rejette le reste. Les produits rejet&#233;s par la censure se trouvent alors, pour employer notre propre expression, en &#233;tat de refoulement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais dans certaines conditions, pendant le sommeil, qui am&#232;ne une sorte de rel&#226;chement de la censure, les activit&#233;s r&#233;ciproques des deux fonctions ne sont plus les m&#234;mes ; les produits refoul&#233;s ne peuvent plus &#234;tre rejet&#233;s enti&#232;rement, et r&#233;ussissent &#224; se frayer un chemin jusqu'&#224; la conscience. Toutefois, comme la censure peut bien &#234;tre affaiblie, mais qu'elle n'est jamais abolie, il faut, pour &#234;tre admis dans la conscience, que les objets refoul&#233;s soient d&#233;guis&#233;s de telle sorte qu'ils perdent leur caract&#232;re rebutant ; et ce qui p&#233;n&#232;tre alors dans la conscience c'est un compromis entre les tendances de la premi&#232;re fonction et les scrupules de la seconde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remarquons ici, abstraction faite des images du r&#234;ve, que le refoulement, le rel&#226;chement de la censure et l'acceptation d'un compromis sont pr&#233;cis&#233;ment au fond de tout processus concourant &#224; la formation d'une image psychopathique ; et qu'&#224; la formation de ce compromis concourent pr&#233;cis&#233;ment les processus de condensation, de d&#233;placement, voire d'ordonnance provisoire et superficielle que nous avons &#233;tudi&#233;s dans le travail du r&#234;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne cherchons pas &#224; dissimuler qu'une sorte de d&#233;monologie intervient largement dans l'expos&#233; ci-dessus. Il nous a sembl&#233; en effet que le processus de formation du r&#234;ve obscur ressemble &#224; l'effort que ferait un subordonn&#233; pour glisser subrepticement une parole qu'il saurait devoir d&#233;plaire &#224; son chef. Nous sommes parti de cette comparaison pour &#233;tablir le processus du travestissement du r&#234;ve et celui de la censure, et nous nous sommes efforc&#233; de traduire, notre impression par une th&#233;orie psychologique encore fruste, mais aussi claire que possible. Nous esp&#233;rons qu'un examen plus approfondi du sujet permettra d'identifier les deux fonctions que nous avons qualifi&#233;es de &#171; premi&#232;re&#171; et de &#171; seconde &#187;, et de d&#233;couvrir des corr&#233;lations qui confirment ce que nous avons &#233;tabli a priori : l'antagonisme de deux fonctions dont l'une garde l'entr&#233;e de la conscience et peut en exclure l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand l'&#233;tat de sommeil est vaincu, la censure reprend ses droits, et fait table rase de tout ce qui lui a &#233;t&#233; impos&#233; pendant sa p&#233;riode d'impuissance. Ce qui confirme notre hypoth&#232;se, c'est la rapidit&#233; avec laquelle le r&#234;ve s'efface de la m&#233;moire, et aussi une exp&#233;rience qu'il m'est arriv&#233; de faire fr&#233;quemment : Pendant que nous racontons un de nos r&#234;ves ou que nous le soumettons &#224; l'analyse, il se peut qu'un d&#233;tail que nous avions compl&#232;tement oubli&#233; surgisse &#224; l'improviste ; et presque toujours, ce d&#233;tail arrach&#233; &#224; l'oubli repr&#233;sente la voie la plus courte et la plus s&#251;re pour p&#233;n&#233;trer le sens latent du r&#234;ve. C'est pr&#233;cis&#233;ment pour cela qu'il aurait d&#251; succomber &#224; l'oubli, qui repr&#233;sente l'effort supr&#234;me de la censure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;XI&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous admettons que le contenu du r&#234;ve repr&#233;sente un d&#233;sir r&#233;alis&#233;, et si l'obscurit&#233; de son contenu est l'&#339;uvre de la censure qui modifie et travestit les mat&#233;riaux refoul&#233;s, il nous devient ais&#233; de d&#233;terminer la fonction du r&#234;ve. &#192; l'inverse de ce qui est admis par l'opinion courante qui veut voir dans le r&#234;ve le perturbateur du sommeil, nous arrivons &#224; cette singuli&#232;re conclusion que le r&#234;ve sert au sommeil de gardien. Le r&#234;ve enfantin nous fournira ici la meilleure d&#233;monstration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tat de sommeil, ou passage psychique de veille au sommeil, est amen&#233; chez l'enfant par une sensation de fatigue &#224; laquelle vient se joindre certaine contrainte ext&#233;rieure ; car, pour lui faciliter ce passage, on &#233;carte de lui toutes les excitations qui pourraient d&#233;tourner son esprit de l'id&#233;e du sommeil. On sait comment &#233;carter les excitations du dehors, mais comment pourrions-nous r&#233;duire au silence tous ces d&#233;sirs qui occupent l'&#226;me de l'enfant et le tiennent &#233;veill&#233; ? Voyez une m&#232;re qui cherche &#224; endormir son enfant : celui-ci ne cesse pas de r&#233;clamer soit un baiser, soit un jouet, mais on ne contente ses d&#233;sirs qu'en partie, ou en remet, d'autorit&#233;, la r&#233;alisation au lendemain. Il est clair que tous ces mouvements qui agitent l'enfant sont des obstacles &#224; son sommeil. Qui ne conna&#238;t la joyeuse histoire du m&#233;chant gar&#231;on qui, s'&#233;veillant la nuit, se met &#224; hurler pour faire venir le rhinoc&#233;ros ? Un enfant sage, au lieu de hurler, aurait r&#234;v&#233; qu'il voyait le rhinoc&#233;ros et jouait avec lui. Le r&#234;ve, qui montre &#224; l'enfant son d&#233;sir r&#233;alis&#233;, trouv&#233; cr&#233;dit aupr&#232;s de lui pendant son sommeil ; le d&#233;sir &#233;tant satisfait le sommeil continue. Il va sans dire que si l'enfant ajoute foi &#224; son image de r&#234;ve, c'est que celle-ci rev&#234;t les formes de la vraisemblance manque encore de la facult&#233; qu'il aura acquise plus tard de discerner son imagination et ses hallucinations d'avec la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'adulte, lui, a appris &#224; faire cette distinction. Il a compris de m&#234;me qu'il est inutile de former des souhaits et sait par exp&#233;rience qu'il vaut mieux contenir ses ambitions jusqu'au moment o&#249;, par des voies d&#233;tourn&#233;es et gr&#226;ce &#224; des circonstances plus favorables, il leur sera permis de se satisfaire. Il en r&#233;sulte que dans le sommeil de l'adulte les r&#233;alisations directes de d&#233;sirs se pr&#233;sentent rarement, peut-&#234;tre m&#234;me jamais, et que le r&#234;ve adulte qui nous para&#238;t &#234;tre du type infantile se r&#233;v&#232;le &#224; l'examen comme un probl&#232;me infiniment compliqu&#233;. C'est pourquoi, chez l'adulte - chez tout adulte normal sans exception - il se produit une diff&#233;renciation des mat&#233;riaux psychiques qui n'existe pas chez l'enfant. Une fonction se r&#233;alise en lui, fonction qui s'alimente de l'exp&#233;rience de la vie et exerce jalousement sur tous ses mouvements d'&#226;me une influence de r&#233;pression et d'inhibition. Par ses rapports avec la conscience et avec l'activit&#233; volontaire, cette fonction est investie d'un pouvoir consid&#233;rable sur toute la vie psychique de l'adulte ; or, elle condamne comme impropres et superflues beaucoup de tendances infantiles, mettant ainsi en &#233;tat de refoulement toutes les mani&#232;res de penser et de sentir qui d&#233;rivent de ces tendances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais d&#232;s le moment que cette fonction, dans laquelle nous reconnaissons notre moi normal, c&#232;de &#224; la n&#233;cessit&#233; du sommeil, nous le voyons forc&#233;e par les conditions psychophysiologiques o&#249; se produit celui-ci de rel&#226;cher sa surveillance et d'opposer une &#233;nergie tr&#232;s r&#233;duite &#224; l'intrusion des mat&#233;riaux refoul&#233;s. Ce rel&#226;chement en soi importe peu, il n'y a aurait pas grand mal &#224; ce que les tendances infantiles refoul&#233;es se donnassent momentan&#233;ment carri&#232;re. Seulement, tant que durera le sommeil, elles ne trouveront d'issue ni dans la pens&#233;e consciente ni dans l'activit&#233; motrice ; elles ne peuvent donc que devenir un danger pour le sommeil, et c'est &#224; ce danger qu'il s'agit de parer. Il nous faut admettre ici qu'aux heures m&#234;mes o&#249; nous sommes profon-d&#233;ment endormis une certaine somme d'attention libre reste disponible ; elle fait office de veilleur pour le cas o&#249; il y aurait int&#233;r&#234;t pour nous &#224; interrompre notre somme ; comment expliquer sans cela que &#8211; comme le fait observer le v&#233;n&#233;rable physiologiste Burdach- chacun de nous pendant son sommeil reste sensible &#224; certaines excitations sensorielles qui le touchent sp&#233;cialement : la m&#232;re au vagissement de son enfant, le meunier &#224; un arr&#234;t du bruit de son moulin, et tous les hommes en g&#233;n&#233;ral &#224; l'appel de leur nom ? Cette attention toujours en &#233;veil se tourne aussi vers les excitations internes produites par les d&#233;sirs refoul&#233;s, et, de celles-ci, elle fait le r&#234;ve, c'est-&#224;-dire, comme nous l'avons dit plus haut, un compromis qui satisfait &#224; la fois deux tendances. Le r&#234;ve est en quelque sorte le d&#233;charge psychique d'un d&#233;sir en &#233;tat de refoulement, puisqu'il pr&#233;sente ce d&#233;sir comme r&#233;alis&#233; ; et il satisfait du m&#234;me coup l'autre tendance en permettant au dormeur de poursuivre son somme. Notre &#171; moi &#187; se conduit en cela comme un enfant, il aime mieux croire aux images du r&#234;ve : &#171; Oui, oui &#187;, semble-t-il dire, &#171; tu as raison, mais laisse-moi dormir. &#187; Le jugement m&#233;prisant que nous portons &#224; l'&#233;tat de veille sur le r&#234;ve, sur son incoh&#233;rence et son manque de logique, c'est le m&#234;me sans doute que porte notre &#171; moi &#187; endormi sur les produits du refoulement ; m&#233;pris d'autant mieux fond&#233;, que ces perturbateurs du sommeil n'arrivent pas &#224; nous mettre en mouvement. Nous en restons conscients pendant notre sommeil m&#234;me, car quand les images du r&#234;ve s'affranchissent par trop de la censure nous pensons : &#171; Bah ! Ce n'est qu'un r&#234;ve ! &#187; et nous continuons &#224; dormir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On nous objectera qu'il y a des cas, par exemple celui du r&#234;ve d'angoisse, o&#249; le r&#234;ve est impuissant &#224; pr&#233;server le sommeil. Mais il faut en conclure simplement que le r&#234;ve est investi de deux fonctions dont la seconde est d'interrompre le sommeil quand il le faut. Il est comparable en cela au veilleur de nuit consciencieux, dont le devoir est tout d'abord de faire taire les bruits qui pourraient &#233;veiller la population ; mais qui n'h&#233;site pas &#224; remplir le devoir oppos&#233; et &#224; mettre tout le monde sur pied quand les bruits deviennent inqui&#233;tants et qu'&#224; lui tout seul il n'en peut plus venir &#224; bout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette seconde fonction du r&#234;ve nous devient surtout claire quand nous consid&#233;rons, sur une personne endormie, l'effet des excitations sensorielles. On sait que les excitations sensorielles. On sait que les excitations venues du dehors influencent g&#233;n&#233;ralement le contenu du r&#234;ve ; la preuve exp&#233;rimentale en a &#233;t&#233; faite ; elle appartient &#224; ce petit nombre de recherches que les m&#233;decins ont pratiqu&#233;es sur le r&#234;ve, et auxquelles on a, malheureusement, attach&#233; une importance exag&#233;r&#233;e. Ici encore, nous nous trouvons en pr&#233;sence d'une &#233;nigme : la personne endormie, soumise par l'exp&#233;rimentateur &#224; une excitation quelconque, ne reconna&#238;t pas en r&#234;ve cette excitation, elle ne fait que la traduire, l'interpr&#233;ter&#8230; et comment se d&#233;termine son choix entre tant de formes possibles d'interpr&#233;tation ? Ce choix ne peut que nous sembler arbitraire, et nous savons d'autre part que l'arbitraire psychique n'existe pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dormeur, en effet, a plusieurs moyens de r&#233;agir contre toute excitation sensorielle venue du dehors. Il peut s'&#233;veiller, il peut aussi parvenir &#224; prolonger son sommeil, et dans ce dernier cas, il y parvient encore par les moyens les plus vari&#233;s. S'il r&#234;ve, par exemple, qu'il se trouve dans une situation incompatible avec le trouble ext&#233;rieur, il parviendra &#224; vaincre celui-ci ; c'est la situation du dormeur qui, souffrant d'un abc&#232;s douloureux au p&#233;rin&#233;e, r&#234;va qu'il montait &#224; cheval ; le cataplasme destin&#233; &#224; lui all&#233;ger la douleur devint la selle de sa monture, et, de cette fa&#231;on, il continua &#224; dormir. On peut aussi, ce qui est le cas le plus fr&#233;quent, faire entrer l'excitation per&#231;ue en r&#234;ve dans une association d'images appartenant &#224; un d&#233;sir refoul&#233; qui veut se r&#233;aliser. L'excitation perd aussit&#244;t sa r&#233;alit&#233; et s'incorpore au mat&#233;riel psychique du dormeur. C'est ainsi qu'il arrive &#224; un de mes amis de r&#234;ver qu'il r&#233;cite une com&#233;die, r&#233;alisation d'une id&#233;e qui lui est ch&#232;re. On est au th&#233;&#226;tre, le premier acte se d&#233;roule avec succ&#232;s, un tonnerre d'applaudissement &#233;clate&#8230; Et ici, le dormeur doit avoir r&#233;ussi &#224; prolonger son sommeil, car quand il s'&#233;veilla il n'entendit plus le moindre bruit et supposa, ce qui se montra vrai par la suite, qu'on avait battu des tapis dans le voisinage. Tous les r&#234;ves qui se manifestent imm&#233;diatement avant le r&#233;veil par un vacarme quelconque ne sont que des efforts pour nier le bruit perturbateur, lui donner une autre interpr&#233;tation et gagner encore quelques instants de repos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;XII&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on admet les exigences de la censure comme cause principale de la d&#233;formation du r&#234;ve, on ne verra rien d'&#233;tonnant au fait que presque tous les r&#234;ves des adultes se ram&#232;nent &#224; l'analyse &#224; des d&#233;sirs &#233;rotiques. Nous ne parlons pas ici des r&#234;ves commun&#233;ment d&#233;crits sous le nom de &#171; r&#234;ves sexuels &#187;, et qui pr&#233;sentent des images &#233;rotiques d&#233;pouill&#233;es de voiles ; tous ceux qui ont r&#234;v&#233; les connaissent ; ils ne laissent pas d'&#234;tre toujours assez surprenants, soit par le choix des personnes dont ils font des objets de d&#233;sir, soit par l'abolition de toutes les barri&#232;res que l'individu &#233;veill&#233; a soin d'opposer &#224; ses exigences sexuelles, soit enfin par certains d&#233;tails bizarres qui semblent toucher &#224; la perversion. Ce que l'analyse nous apprend, c'est que beaucoup d'autres r&#234;ves qui ne semblent pas &#224; premi&#232;re vue renfermer des pr&#233;occupations &#233;rotiques se r&#233;duisent par le travail d'interpr&#233;tation, &#224; une r&#233;alisation du d&#233;sir sexuel ; et d'autre part, que tels mat&#233;riaux de notre pens&#233;e consciente qui semblent avoir pass&#233; dans le r&#234;ve de la nuit comme &#171; reliquats de la journ&#233;e &#187; n'y sont admis que pour tenir le r&#244;le de figurants dans la repr&#233;sentation des d&#233;sirs &#233;rotiques refoul&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour expliquer un &#233;tat de choses dont on ne voit pas la n&#233;cessit&#233; th&#233;orique, rappelons qu'il n'est pas de tendances qui aient &#233;t&#233; mieux refoul&#233;es et combattus en nous par la morale et la civilisation, que les tendances sexuelles ; et de plus, que ces tendances, chez la plupart des hommes, savent parfaitement se d&#233;rober &#224; la tyrannie des fonctions psychiques d'un ordre plus &#233;lev&#233;. L'&#233;tude que nous avons faite ailleurs de la sexualit&#233; infantile, de ses manifestations obscures et g&#233;n&#233;ralement incomprises, nous autorise de dire que chez presque, tous les individus civilis&#233;s l'&#233;volution infantile de la vie sexuelle s'est arr&#234;t&#233;e en un point ; par cons&#233;quent, les d&#233;sirs sexuels refoul&#233;s chez l'enfant deviendront plus tard les ressorts multiples et puissants de la formation des r&#234;ves adultes .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour que le r&#234;ve, qui est une manifestation de d&#233;sirs &#233;rotiques, n'offre dans son contenu manifeste aucune trace de sexualit&#233;, une pr&#233;paration secr&#232;te est indispensable. Les mat&#233;riaux des images sexuelles ne pouvant se pr&#233;senter tels quels seront remplac&#233;s dans le contenu du r&#234;ve par des signes, des allusions ou toute autre forme d'expression indirecte ; seulement, &#224; l'inverse de ce qu'on demande g&#233;n&#233;ralement &#224; ces formules, celles du r&#234;ve doivent avant tout n'&#234;tre pas imm&#233;diatement intelligibles. Ainsi s'explique le fait bien connu de la repr&#233;sentation symbolique des id&#233;es de r&#234;ve, fait d'autant plus remarquable, que l'on sait aujourd'hui que tous les songeurs de m&#234;me langue se servent des m&#234;mes symboles ; j'ajouterai m&#234;me que, dans certains cas, la communaut&#233; des symboles s'&#233;tend au-del&#224; de la communaut&#233; des langues. Comme le songeur ignore lui-m&#234;me le sens des symboles qu'il emploie, la question de l'origine de ces symboles et des rapports qu'ils peuvent avoir avec leur objet reste enti&#232;rement obscure ; mais le fait en soi est certain, et ce fait semble de toute premi&#232;re importance pour la technique de l'interpr&#233;tation du r&#234;ve. Il est clair que, pour qui conna&#238;t &#224; fond cette symbolique, le sens du r&#234;ve, de tous ses d&#233;tails et de certains de ses fragments, devient des plus faciles &#224; comprendre sans qu'il soit n&#233;cessaire de faire subir au dormeur un interrogatoire sur ses pens&#233;es de r&#234;ve. Nous nous rapprochons ici de l'id&#233;al populaire d'une part et, d'autre part, de la m&#233;thode ch&#232;re aux peuples primitifs chez qui les images du r&#234;ve s'interpr&#233;taient uniquement par des symboles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que les sp&#233;cialistes de la symbolique du r&#234;ve soient encore loin de conclure, nous pouvons d&#233;j&#224; tenir pour acquises quelques donn&#233;es g&#233;n&#233;rales et un certain nombre de remarques particuli&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est des symboles &#224; interpr&#233;tation unique ; ainsi Empereur et Imp&#233;ratrice, Roi et reine, signifient P&#232;re et M&#232;re. Chambre signifie Femme et les portes d'entr&#233;e et de sortie repr&#233;sentent les ouvertu-res naturelles du corps. Les symboles employ&#233;s par le r&#234;ve servent le plus souvent &#224; recouvrir des personnes, des parties du corps ou des actes qui int&#233;ressent la sexualit&#233; ; les organes g&#233;nitaux en particulier utilisent une collection de symboles bizarres, et les objets les plus vari&#233;s entrent dans la composition de ces symboles. Or, nous admettons que des armes pointues, des objets longs et rigides, troncs d'arbres ou cannes, repr&#233;sentent, l'organe masculin, tandis que les armoires, bo&#238;tes, voitures, po&#234;les, remplacent dans le r&#234;ve l'organe f&#233;minin, parce que le motif de cette substitution est facile &#224; comprendre ; mais tous les symboles de r&#234;ve ne renferment pas des allusions aussi transparentes, et quand on nous dit que la cravate est l'organe masculin, le bois le corps f&#233;minin, et que le mouvement ascendant, l'escalier, repr&#233;sente les relations sexuelles, nous demandons &#224; r&#233;fl&#233;chir, tant que la preuve de l'authenticit&#233; de ces symboles n'a pas &#233;t&#233; faite d'autre part. Ajoutons ici que la plupart des symboles de r&#234;ve sont bisexuels et peuvent, selon les circonstances, &#234;tre rapport&#233;s aux organes des deux sexes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains symboles sont d'un usage g&#233;n&#233;ral et se rencontrent chez tous les songeurs de m&#234;me langue et de m&#234;me formation intellectuelle. D'autres, d'un usage limit&#233;, sont cr&#233;&#233;s par l'individu au fur et &#224; mesure de ses besoins. Il faut distinguer parmi les premiers ceux qui sont destin&#233;s tout naturellement, par l'usage qu'on en fait dans la langue courante, &#224; repr&#233;senter les choses sexuelles ; ceux, par exemple, qui ont trait &#224; la culture : semence, f&#233;condation, etc. Et, en second lieu, ceux dont le rapport avec les choses sexuelles semble dater des &#233;poques primitives et n'a pu na&#238;tre que dans notre inconscient le plus obscur. De toute fa&#231;on et quelle qu'en soit la nature, cette force cr&#233;atrice de symboles n'est pas encore &#233;teinte de nos jours : il est &#224; remarquer que certaines d&#233;couvertes r&#233;centes, comme celle du ballon, ont &#233;t&#233; utilis&#233;es imm&#233;diatement &#224; ce point de vue et sont pass&#233;es au rang des symboles sexuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ferait erreur toutefois si l'on s'imaginait que gr&#226;ce &#224; une connaissance plus approfondie de la symbolique du r&#234;ve (la Clef des Songes) nous pourrons un jour &#233;viter de questionner le dormeur sur ses pens&#233;es de l'&#233;tat de veille, et revenir aux proc&#233;d&#233;s primitifs de l'Interpr&#233;tation. Car, outre qu'il existe des symboles individuels et, dans l'emploi des symboles g&#233;n&#233;raux, des fluctuations sans nombre, il est impossible de savoir a priori si le contenu manifeste du r&#234;ve doit &#234;tre pris au sens symbolique ou au sens propre. Ce que l'on sait avec certitude, c'est que les mat&#233;riaux ne sont pas tous des symboles. La connaissance des symboles peut nous aider, dans une large mesure, &#224; travers ce qui reste obscur dans le contenu manifeste du r&#234;ve, mais elle ne rend pas inutile l'emploi du proc&#233;d&#233; &#233;nonc&#233; plus haut ; tout au plus nous servira-t-elle de moyen d'investigation dans le cas o&#249; les id&#233;es de r&#234;ve seraient nulles ou insuffisantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La symbolique du r&#234;ve nous para&#238;t &#233;galement indispensable &#224; l'analyse des r&#234;ves dits &#171; typiques &#187;, communs &#224; tous les hommes, et des r&#234;ves individuels dits &#171; p&#233;riodiques &#187;. Si nous n'avons fait qu'effectuer ici cette int&#233;ressante question de l'expression symbolique du r&#234;ve, c'est que pr&#233;cis&#233;ment par son importance, cette question d&#233;passe le cadre de notre travail ; elle nous conduit bien au-del&#224; du domaine du r&#234;ve dans celui de l'imagination populaire ; nous y verrons le symbole &#224; l'origine des contes ; des mythes et des l&#233;gendes, dans l'esprit comique et dans le folklore ; c'est par lui que nous d&#233;couvrirons des rapports intimes entre le r&#234;ve et ces diverses productions ; mais nous savons qu'il n'est pas cr&#233;&#233; par le travail du r&#234;ve, qu'il n'est autre chose que la forme d'expression de notre pens&#233;e inconsciente et que c'est lui qui fournit &#224; ce travail les mat&#233;riaux &#224; condenser, &#224; d&#233;placer et &#224; dramatiser .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;XIII&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes loin certes d'avoir indiqu&#233; tous les probl&#232;mes qui se posent au sujet du r&#234;ve, ou m&#234;me d'avoir r&#233;solu compl&#232;tement ceux que nous soulevons ici. Les lecteurs que la question int&#233;resse d'une fa&#231;on g&#233;n&#233;rale nous les renvoyons au livre de Sancte de Sanctis : I sogni, Turin, 1899. Ceux qui cherchent un expos&#233; plus complet de ma th&#233;orie personnelle du r&#234;ve le trouveront dans mon ouvrage : Die Traumdeutung, Leipzig et Vienne, 1900 . Disons encore dans quelle direction il nous para&#238;t d&#233;sirable que l'on poursuive les &#233;tudes sur le r&#234;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En &#233;tablissant, comme nous venons de le faire, qu'interpr&#233;ter un r&#234;ve consiste &#224; remplacer son contenu manifeste par ses id&#233;es latentes, en d'autres termes, &#224; d&#233;faire la trame qui a &#233;t&#233; ourdie par le travail de r&#234;ve, je pose, d'une part, une s&#233;rie de nouveaux probl&#232;mes psychologiques concernant ce travail, concernant aussi la nature et la formation de ce que j'ai appel&#233; le refoulement ; et d'autre part, j'affirme l'existence des id&#233;es latentes au r&#234;ve, c'est-&#224;-dire de mat&#233;riaux abondants pouvant donner naissance &#224; des formations psychologiques de premier ordre, semblables en tout aux productions normales de l'intelligence mais qui ne peuvent se manifester &#224; la conscience que sous le travestissement du r&#234;ve. Ces id&#233;es latentes existent chez tous les hommes, puisque tous, et m&#234;me les plus normaux, sont sujets &#224; r&#234;ver. C'est &#224; leurs relations avec la conscience et avec le refoulement que se rattachent les questions ult&#233;rieures, de premi&#232;re importance en psychologie, mais dont il faut ajourner la solution au moment o&#249;, par l'analyse, on sera parvenu &#224; &#233;claircir l'origine de quelques autres formations psychopathiques telles que les sympt&#244;mes hyst&#233;riques et les obsessions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Imagination et r&#234;ve</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5669</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5669</guid>
		<dc:date>2020-10-02T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Imagination et r&#234;ve &lt;br class='autobr' /&gt;
Jean-Marie Blas de Robl&#232;s : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; C'est &#233;trange la mani&#232;re dont l'imagination fonctionne, et comme elle s'apparente au r&#234;ve. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Quels sont les points ressemblants de l'imagination et du r&#234;ve ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout d'abord, il y a le caract&#232;re partiellement irrationnel, en tout cas apparemment, et en partie fond&#233; sur des &#233;l&#233;ments r&#233;els m&#233;moris&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ensuite, il y a le caract&#232;re de nouveaut&#233; : il semble que jamais de telles images, de telles situation et de telles id&#233;es n'ont parcouru (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique161" rel="directory"&gt;Les r&#234;ves&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Imagination et r&#234;ve&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jean-Marie Blas de Robl&#232;s :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est &#233;trange la mani&#232;re dont l'imagination fonctionne, et comme elle s'apparente au r&#234;ve. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quels sont les points ressemblants de l'imagination et du r&#234;ve ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, il y a le caract&#232;re partiellement irrationnel, en tout cas apparemment, et en partie fond&#233; sur des &#233;l&#233;ments r&#233;els m&#233;moris&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, il y a le caract&#232;re de nouveaut&#233; : il semble que jamais de telles images, de telles situation et de telles id&#233;es n'ont parcouru notre cerveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, il y a la forme et le fond m&#234;me de l'imaginaire, qui est d&#233;sordonn&#233;, irrationnel, confus, m&#234;lant r&#233;el et irr&#233;el, illogique en apparence ou en r&#233;alit&#233;, compl&#232;tement et &#233;tonnamment cr&#233;atif, comme l'est le r&#234;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les situations imaginaires du jour comme celles des r&#234;ves nous semblent parfois d&#233;j&#224; vues sans qu'on sache comment, nous semblent g&#233;n&#233;ralement absurdes tout en &#233;tant saisissantes et frappantes. Cela signifie que cet imaginaire, qui pourrait &#234;tre compl&#232;tement d&#233;connect&#233; du r&#233;el, n'a pas aucune influence psychologique sur notre monde pens&#233;, et en a m&#234;me une assez forte. Ses images sont difficiles &#224; n&#233;gliger, &#224; supprimer, &#224; effacer&#8230; Ces deux sortes d'imaginaires sont m&#234;me quasi obsessionnelles ! Elles ressemblent toutes deux &#224; des pens&#233;es hallucinatoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Il semble que les m&#233;canismes c&#233;r&#233;braux des deux ph&#233;nom&#232;nes soient apparent&#233;s, soit que les cheminements neuronaux soient communs, soient que, dans les deux cas, des organes d&#233;terminants du cerveau soient activ&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, pour le r&#234;ve comme pour l'imagination, les m&#233;canismes ne consistent-ils pas dans les deux cas, aux m&#234;mes m&#233;canismes que pour l'entendement rationnel, mais sans contr&#244;le du rationnel ? L'expression &#171; laisser libre cours &#224; l'imagination &#187; ne signifie-t-elle pas que, dans les deux cas, le contr&#244;le rationnel est inhib&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De jour comme de nuit, en dormant comme en &#233;tant &#233;veill&#233;, on peut laisser divaguer notre cerveau, volontairement ou non, en inhibant les circuits de v&#233;rification c&#233;r&#233;braux de la validit&#233; des hypoth&#232;ses, de leur cr&#233;dibilit&#233;, de leur rationalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rationnel et Irrationnel ne s'opposent pas diam&#233;tralement car l'un est indispensable &#224; l'autre au sein du fonctionnement c&#233;r&#233;bral&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4929&#034;&gt;Imaginer, une fonction c&#233;r&#233;brale spontan&#233;e et permanente&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article3283&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La psychanalyse, c'est d'abord et avant tout l'analyse des r&#234;ves par le r&#234;veur ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1528&#034;&gt;R&#244;le de l'inhibition et de l'inconscient, de la logique et de l'absurde, du rationnel et de la fable dans la formation de l'intelligence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cairn.info/revue-imaginaire-et-inconscient-2001-1-page-15.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Imaginaire et inconscient&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://sos.philosophie.free.fr/imaginat.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'imagination&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique165&#034;&gt;La part de l'inconscient et de l'irrationnel dans la formation de la pens&#233;e&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5016&#034;&gt;Comment fonctionne le cerveau humain pour nous permettre de conna&#238;tre le monde ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1510&#034;&gt;D'o&#249; vient l'intelligence humaine ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article2203&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ce que nous ne savons pas que nous savons&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1524&#034;&gt;L'homme, esp&#232;ce fabulatrice&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5146&#034;&gt;Le peuple du r&#234;ve&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'humanit&#233;, ce peuple du r&#234;ve...</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5146</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5146</guid>
		<dc:date>2019-02-06T23:40:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le peuple du r&#234;ve, c'est le peuple des humains ! &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce texte nous donne quelques exemples qui rappellent le poids des r&#234;ves dans la civilisation humaine. &lt;br class='autobr' /&gt;
En Malaisie comme en Australie, l&#224; o&#249; on retrouve d'anciens peuples, on remarque l'importance des r&#234;ves dans la vie des peuples . En partie oubli&#233;e, cette importance du r&#234;ve avait &#233;t&#233; retrouv&#233;e par Diderot et, bien entendu, par Freud. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'homme ne vit pas que de pain. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans leur ardeur &#224; pourfendre les religions et autres id&#233;ologies (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique161" rel="directory"&gt;Les r&#234;ves&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;div class='spip_document_11765 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/roxanne-nungarrayi-desert-fring-rush-seed-dreaming-art-peinture-aborigene-australie.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/roxanne-nungarrayi-desert-fring-rush-seed-dreaming-art-peinture-aborigene-australie.jpg' width=&#034;1192&#034; height=&#034;1200&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le peuple du r&#234;ve, c'est le peuple des humains !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce texte nous donne quelques exemples qui rappellent le poids des r&#234;ves dans la civilisation humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Malaisie comme en Australie, l&#224; o&#249; on retrouve d'anciens peuples, on remarque l'importance des r&#234;ves dans la vie des peuples . En partie oubli&#233;e, cette importance du r&#234;ve avait &#233;t&#233; retrouv&#233;e par Diderot et, bien entendu, par Freud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'homme ne vit pas que de pain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans leur ardeur &#224; pourfendre les religions et autres id&#233;ologies pass&#233;istes et fatalistes, bien des pr&#233;tendus marxistes ont bascul&#233; de l'autre c&#244;t&#233; du cheval et rejet&#233; globalement toute philosophie. Ils ont cru lire une telle pens&#233;e chez Marx. Cela les a amen&#233; &#224; transformer le point de vue de Marx en un &#233;conomisme additionn&#233; &#224; une lutte sociale. Cette vision est anti-dialectique et anti-historique, c'est-&#224;-dire profond&#233;ment oppos&#233;e au marxisme&#8230; Leur mat&#233;rialisme se contente de nier les id&#233;es, au lieu de consid&#233;rer que les deux font partie des contradictions internes du r&#233;el, c'est-&#224;-dire s'opposent en s'interp&#233;n&#233;trant eu sein du m&#234;me monde. Les r&#234;ves font partie de la r&#233;alit&#233; et la r&#233;alit&#233; fait partie des r&#234;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est oublier que Marx et Engels &#233;taient d'abord et avant tout des philosophes issus de Hegel et venus par la philosophie au communisme. En rejetant l'id&#233;alisme de Hegel, ils &#233;taient tr&#232;s loin d'avoir rejet&#233; toute philosophie. Certains l'oublient en interpr&#233;tant &#224; contresens la phrase selon laquelle il faut passer de l'arme de la critique &#224; la critique des armes. Ils interpr&#232;tent aussi &#224; contresens (de mani&#232;re non dialectique) l'id&#233;e que les pens&#233;es ne sont que le reflet de la vie r&#233;elle. Car le monde r&#233;el, tel qu'il se r&#233;fracte dans notre cerveau, n'est contradictoirement, que l'image de nos pens&#233;es et de nos r&#234;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les peuples vivent non seulement de leur travail et de leur organisation sociale, mais aussi de leur vision du monde, de leurs exp&#233;riences mentales. Le but des r&#233;volutionnaires n'est pas seulement de d&#233;crire ce qui est afin que cette analyse &#233;claire la lutte, mais aussi d'&#233;clairer le chemin de l'avenir en donnant &#224; r&#234;ver dans un sens qui offre une perspective r&#233;elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les objectifs r&#233;volutionnaires qui ont parfois &#233;t&#233; ceux des peuples en r&#233;volution sont autant de r&#234;ves ayant un sens r&#233;el. Ce sont autant des pens&#233;es philosophiques que des buts bien mat&#233;riels. Ce sont des drapeaux des classes exploit&#233;es qui permettent de contrer les fausses perspectives d&#233;velopp&#233;es par les classes dirigeantes. La libert&#233; n'est pas un fait palpable, mais un drapeau id&#233;ologique, un r&#234;ve pour &#233;craser l'adversaire. Sa r&#233;alit&#233; provient du fait qu'elle s'enracine sur des classes sociales, sur des groupes opprim&#233;s : oppression politique face &#224; une dictature, oppression nationale, oppression sociale&#8230; La libert&#233; est un id&#233;al qui peut s'emparer des masses. Il en va de m&#234;me du pain, de la paix, de la terre. Quand ces r&#234;ves s'emparent des masses, ils prennent une signification politique et sociale r&#233;elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les peuples ont donn&#233; une grande importance &#224; leur id&#233;ologie au travers des mythes, des animismes, des religions. Bien s&#251;r, les classes dirigeantes s'en sont empar&#233;es pour maintenir un conservatisme social. Cela ne signifie pas que le besoin d'id&#233;ologie des peuples se r&#233;sume &#224; la d&#233;fense des classes dirigeantes. Les id&#233;ologies d'une &#233;poque ont &#233;t&#233; un moment historique du d&#233;veloppement des civilisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, nous ne sommes pas en train de dire que l'homme peut b&#226;tir un monde r&#233;el sur la base de n'importe quels r&#234;ves. Ni non plus que l'homme peut r&#234;ver &#224; n'importe quel univers. Mais r&#234;ves et r&#233;alit&#233; s'interp&#233;n&#232;trent dialectiquement. Ils sont donc ins&#233;parables. Privil&#233;gier la r&#233;alit&#233; et l'opposer diam&#233;tralement aux r&#234;ves est faux, car on serait bien incapables de les s&#233;parer. Notre &#171; r&#233;el &#187; comprend nos r&#234;ves autant que nos r&#234;ves comprennent la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelques exemples de &#171; peuples du r&#234;ve &#187; d'Australie&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le terme Pitjantjatjara d&#233;signe un peuple aborig&#232;ne du d&#233;sert du centre de l'Australie, ainsi que leur langue. Les Pitjantjatjara ont des liens proches avec les Yankunytjatjara, les Ngaanyatjarra et les Ghyeisyriieue ; leurs langues appartiennent &#224; la m&#234;me famille linguistique, et sont en partie mutuellement compr&#233;hensibles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les Pitjantjatjara se d&#233;crivent comme &#233;tant des Anangu. La terre pitjantjatjara se trouve principalement dans le nord-ouest de l'Australie-M&#233;ridionale, mais s'&#233;tend &#233;galement au-del&#224; de la fronti&#232;re de cet &#201;tat, s'approchant par le sud du lac Am&#233;d&#233;e, dans le Territoire du Nord. Une petite partie de la terre pitjantjatjara se trouve en Australie-Occidentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme chez tous les peuples aborig&#232;nes australiens, la terre poss&#232;de une importance cruciale dans la conception identitaire des Pitjantjatjara ; leur identit&#233; est ins&#233;parable de leur terre et inconcevable sans elle. Le paysage de ce territoire est riche d'histoires ancestrales, li&#233;es au &#171; temps du r&#234;ve &#187;, qui d&#233;crivent l'histoire du peuple dans sa relation &#224; la terre, et expriment l'importance &#233;ternelle de cet attachement territorial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Pitjantjatjara ont en grande partie abandonn&#233; leur mode de vie traditionnel reposant sur la chasse et la cueillette, mais ont conserv&#233; leur langue et une bonne partie de leur culture malgr&#233; l'influence croissante du reste de la soci&#233;t&#233; australienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont aujourd'hui au nombre de 4 000 environ et vivent sur leurs terres en petites communaut&#233;s &#233;parses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les communaut&#233;s pitjantjatjara, on compte les Pukatja, les Yalata, les Maralinga Tjarutja, les Amata, les Kalka, les Pipalyatjara, les Kaltukatjara et les Areyonga.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a &#233;t&#233; observ&#233; que la population Pintupi (dont le territoire se trouve au c&#339;ur du d&#233;sert de Gibson en Australie) avait longtemps eu une forme mythique de conscience pr&#233;dominante. Ainsi, tous les &#233;v&#233;nements se produisent et s'expliquent par les structures sociales pr&#233;-&#233;tablies et les ordres sont dict&#233;s, chant&#233;s et r&#233;alis&#233;s dans le cadre de leur mythologie fantastique, plut&#244;t que dans celui des actions politiques, des d&#233;cisions et des influences des personnages locaux (c'est-&#224;-dire, un ph&#233;nom&#232;ne qui annihile toute notion d'Histoire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le r&#234;ve fournit une autorit&#233; morale qui d&#233;passent l'individu et la cr&#233;ation humaine [...] bien qu'[il] soit, en tant qu'ordonnanceur du cosmos, vraisemblablement un produit des &#233;v&#233;nements historiques. Une telle origine est d&#233;mentie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces cr&#233;ations de l'homme sont objectiv&#233;es sous la forme de principes ou de pr&#233;c&#233;dents pour le monde actuel. [...] Par cons&#233;quent, l'action actuelle n'est pas comprise comme &#233;tant le r&#233;sultat d'alliances, de cr&#233;ations ou de choix humains, mais plut&#244;t comme impos&#233;e par un ordre cosmique. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette vision du monde, trois longues pistes de lieux sacr&#233;s dominent, comme &#233;tant des chapelets de lieux importants cr&#233;&#233;s par des personnages mythiques, le long de leur itin&#233;raire &#224; travers la r&#233;gion d&#233;sertique Pintupi au cours du &#171; r&#234;ve &#187;. Il s'agit d'une mythologie complexe faite de r&#233;cits, de chants et de c&#233;r&#233;monies connus par les Pintupi sous le nom de Tingarri et qui est diffus&#233;e au cours de grands rassemblements sur le territoire Pintupi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le peuple du r&#234;ve des S&#233;no&#239;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Dans les ann&#233;es soixante-dix, deux ethnologues am&#233;ricains d&#233;couvrirent au fin fond de la Malaisie une tribu primitive, les S&#233;no&#239;s. Ceux-ci organisaient leur vie autours de leurs r&#234;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On les appelait d'ailleurs &#034;le peuple du r&#234;ve&#034;. Tous les matins, au petit d&#233;jeuner, autours du feu, chacun ne parlait que de ses r&#234;ves de la nuit. Si un S&#233;no&#239; avait r&#234;v&#233; avoir nui &#224; quelqu'un, il devait offrir un cadeau &#224; la personne l&#233;s&#233;e. S'il avait r&#234;v&#233; avoir &#233;t&#233; frapp&#233; par un membre de l'assistance, l'agresseur devait s'excuser et lui donner un pr&#233;sent pour se faire pardonner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez les S&#233;no&#239;s, le monde onirique &#233;tait plus riche d'enseignements que la vie r&#233;elle. Si un enfant disait avoir rencontr&#233; un tigre et s'&#234;tre enfui, on l'obligeait &#224; r&#234;ver &#224; nouveau du f&#233;lin la nuit suivante, &#224; se battre avec lui et &#224; le tuer. Les anciens lui expliquaient comment s'y prendre. Si l'enfant ne r&#233;ussissait pas &#224; venir &#224; bout du tigre, toute la tribu le r&#233;primandait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le syst&#232;me de valeurs s&#233;no&#239;, on r&#234;vait de relations sexuelles, il fallait aller jusqu'&#224; l'orgasme et remercier ensuite dans la r&#233;alit&#233; l'amante ou l'amant d&#233;sir&#233; par un cadeau. Face aux adversaires hostiles des cauchemars, il fallait vaincre puis r&#233;clamer un cadeau &#224; l'ennemi afin de s'en faire un ami. Le r&#234;ve le plus convoit&#233; &#233;tait celui de l'envol. Toute la communaut&#233; f&#233;licitait l'auteur d'un r&#234;ve plan&#233;. Pour un enfant, annoncer un premier essor &#233;tait un bapt&#234;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
On le couvrait de pr&#233;sents puis on lui expliquait comment voler en r&#234;ve jusqu'&#224; des pays inconnus et en ramener des offrandes exotiques. Les S&#233;no&#239;s s&#233;duirent les ethnologues occidentaux. Leur soci&#233;t&#233; ignorait la violence et les maladies mentales. C'&#233;tait une soci&#233;t&#233; sans stress et sans ambition de conqu&#234;te guerri&#232;re. Le travail s'y r&#233;sumait au strict minimum n&#233;cessaire &#224; la survie. Les S&#233;no&#239;s disparurent quand la for&#234;t o&#249; ils vivaient fut livr&#233;e au d&#233;frichement. Cependant, nous pouvons tous commencer &#224; appliquer leur savoir. Tout d'abord, consigner chaque matin le r&#234;ve de la nuit, lui donner un titre, en pr&#233;ciser la date. Puis en parler avec son entourage, au petit d&#233;jeuner par exemple. Aller plus loin encore en appliquant les r&#232;gles de l'onironautique. D&#233;cider ainsi avant de s'endormir du choix de son r&#234;ve : faire pousser des montagnes, modifier la couleur du ciel, visiter des lieux exotiques, rencontrer les animaux de son choix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les r&#234;ves, chacun est omnipotent. Le premier test d'onironautique consiste &#224; s'envoler. Etendre les bras, planer, piquer en vrille, remonter : tout est possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'onironautique demande un apprentissage progressif. Les heures de &#171; vol &#187; apportent de l'assurance et de l'expression. Les enfants n'ont besoin que de cinq semaines pour diriger leurs r&#234;ves. Chez les adultes, plusieurs mois sont parfois n&#233;cessaires.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Bernard Werber, L'encyclop&#233;die du savoir relatif et absolu -&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'homme, ce r&#234;veur&#8230;</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3953</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3953</guid>
		<dc:date>2016-02-04T00:04:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Socialisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'homme, ce r&#234;veur&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#234;ve n'est certainement pas le propre de l'homme ! On se souvient que c'est m&#234;me chez le chat que l'on a d&#233;couvert la p&#233;riode du &#171; sommeil paradoxal &#187; o&#249; on r&#234;ve la nuit&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, nous faisons certainement un traitement de nos r&#234;ves qui est sp&#233;cifique &#224; l'homme puisque nous raisonnons dessus, nous les discutons, nous les interpr&#233;tons, nous les racontons, nous faisons des fictions &#224; partir d'eux&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
En fait, nous ne faisons pas seulement des r&#234;ves la nuit m&#234;me si (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique161" rel="directory"&gt;Les r&#234;ves&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot97" rel="tag"&gt;Socialisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'homme, ce r&#234;veur&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le r&#234;ve n'est certainement pas le propre de l'homme ! On se souvient que c'est m&#234;me chez le chat que l'on a d&#233;couvert la p&#233;riode du &#171; sommeil paradoxal &#187; o&#249; on r&#234;ve la nuit&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, nous faisons certainement un traitement de nos r&#234;ves qui est sp&#233;cifique &#224; l'homme puisque nous raisonnons dessus, nous les discutons, nous les interpr&#233;tons, nous les racontons, nous faisons des fictions &#224; partir d'eux&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, nous ne faisons pas seulement des r&#234;ves la nuit m&#234;me si beaucoup le croient. Quand on est enfant, on fait des r&#234;ves aussi le jour. Apr&#232;s, si on quitte l'enfance, on n'en fera plus&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.magicmaman.com/,mon-enfant-reve-le-jour-est-ce-grave,380,2548.asp&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Certains parents s'inqui&#232;tent que leurs enfants continuent &#224; faire des r&#234;ves le jour&#8230;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Si les r&#234;ves que nous faisons la nuit nous &#233;tonnent, c'est parce que, le jour, nous avons pris l'habitude d'inhiber les r&#234;ves que nous voudrions faire et que tout l'&#233;difice social nous pousse &#224; rejeter les r&#234;ves. L'&#234;tre humain r&#234;ve en fait jour et nuit et, au nom du pragmatisme selon lequel nous devons &#234;tre mobilis&#233;s par l'action le jour, il repousse ces r&#234;ves aux seuls moments o&#249; il est bien oblig&#233; de laisser son cerveau penser et alors celui-ci se jette, autant qu'il peut, dans les r&#234;ves qu'on lui a trop longtemps interdit&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/evolution_des_etats_du_sommeil.860&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les &#233;tats du sommeil&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je dois avouer que ce que je dis l&#224; n'a pas eu besoin d'une grande d&#233;couverte car, &#233;tant petit, je r&#234;vais jour et nuit et que, de ce fait, j'&#233;tais assez absent de mon entourage et encore plus absent de mes &#233;tudes. Chacun qui me connaissait savait que j'&#233;tais toujours trait&#233; de &#171; r&#234;veur &#187;, tant par la famille que par les amis ou par les enseignants&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'importance des r&#234;ves a sembl&#233;e encore plus grande dans les soci&#233;t&#233;s antiques ou anciennes que dans la n&#244;tre. On a connaissance de peuples qui ont m&#234;me fait du r&#234;ve un fondement des relations entre hommes ou un fondement de l'avenir de chaque individu. &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2013&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire ici : Le peuple du r&#234;ve&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La psychanalyse est loin d'&#234;tre la seule &#224; avoir mis en avant les r&#234;ves comme des &#233;v&#233;nements porteurs de signification, m&#234;me si la mani&#232;re de traduire cette signification reste contest&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1489&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'interpr&#233;tation des r&#234;ves, de Freud&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/L'Interpr%C3%A9tation_du_r%C3%AAve&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Encore sur l'interpr&#233;tation des r&#234;ves&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article3283&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La psychanalyse, c'est d'abord et avant tout l'analyse des r&#234;ves par le r&#234;veur ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article3534&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sur une contestation de l'interpr&#233;tation freudienne des r&#234;ves&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#234;ve ne se d&#233;roule pas &#224; n'importe quel moment de la nuit mais &#224; celui o&#249; l'activit&#233; neuronale est particuli&#232;rement importante. Cela signifie que le r&#234;ve n'est pas li&#233; &#224; une d&#233;connexion d'un cerveau qui se repose mais &#224; un cerveau enti&#232;rement disponible pour s'activer intensivement, ce qui est tr&#232;s diff&#233;rent&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3774&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le moment des r&#234;ves, c'est le sommeil paradoxal&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se pourrait que le r&#234;ve soit une question d'h&#233;misph&#232;re dominant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semblerait que, la nuit seulement, l'h&#233;misph&#232;re droit, conseiller inconscient, par l'entremise des r&#234;ves, donne son avis &#224; l'h&#233;misph&#232;re gauche, r&#233;alisateur conscient&#8230; Par contre, le reste du temps, l'h&#233;misph&#232;re gauche aurait tendance &#224; piloter l'ensemble sans laisser sa part au r&#234;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2016&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le dialogue des deux h&#233;misph&#232;res du cerveau&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article497&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#234;ve, m&#233;moire : reconstruction du pass&#233; et projection vers le futur&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Freud a discut&#233; lui aussi sur le &#171; r&#234;ve &#233;veill&#233; &#187; &#224; propos notamment de l'artiste :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Avant de terminer cette le&#231;on, je voudrais encore attirer votre attention sur un c&#244;t&#233; des plus int&#233;ressants de la vie imaginative. Il existe notamment un chemin de retour qui conduit de la fantaisie &#224; la r&#233;alit&#233; : c'est l'art. L'artiste est en m&#234;me temps un introverti qui frise la n&#233;vrose. Anim&#233; d'impulsions et de tendances extr&#234;mement fortes, il voudrait conqu&#233;rir honneurs, puissance, richesses, gloire et amour des femmes. Mais les moyens lui manquent de se procurer ces satisfactions. C'est pourquoi, comme tout homme insatisfait, il se d&#233;tourne de la r&#233;alit&#233; et concentre tout son int&#233;r&#234;t, et aussi sa libido, sur les d&#233;sirs cr&#233;&#233;s par sa vie imaginative, ce qui peut le conduire facilement &#224; la n&#233;vrose. Il faut des circonstances favorables pour que son d&#233;veloppement n'aboutisse pas &#224; ce r&#233;sultat ; et l'on sait combien sont nombreux les artistes qui souffrent d'un arr&#234;t partiel de leur activit&#233; par suite de n&#233;vroses. Il est possible que leur constitution comporte une grande aptitude &#224; la sublimation et une certaine faiblesse &#224; effectuer des refoulements susceptibles de d&#233;cider du conflit. Et voici comment l'artiste retrouve le chemin de la r&#233;alit&#233;. Je n'ai pas besoin de vous dire qu'il n'est pas le seul &#224; vivre d'une vie imaginative. Le domaine interm&#233;diaire de la fantaisie jouit de la faveur g&#233;n&#233;rale de l'humanit&#233;, et tous ceux qui sont priv&#233;s de quelque chose y viennent chercher compensation et consolation. Mais les profanes ne retirent des sources de la fantaisie qu'un plaisir limit&#233;. Le caract&#232;re implacable de leurs refoulements les oblige &#224; se contenter des rares r&#234;ves &#233;veill&#233;s dont il faut encore qu'ils se rendent inconscients. Mais le v&#233;ritable artiste peut d'avantage. Il sait d'abord donner &#224; ses r&#234;ves &#233;veill&#233;s une forme telle qu'ils perdent tout caract&#232;re personnel susceptible de rebuter les &#233;trangers, et deviennent une source de jouissance pour les autres. Il sait &#233;galement les embellir de fa&#231;on &#224; dissimuler compl&#232;tement leur origine suspecte. Il poss&#232;de en outre le pouvoir myst&#233;rieux de modeler des mat&#233;riaux donn&#233;s jusqu'&#224; en faire l'image fid&#232;le de la repr&#233;sentation existant dans sa fantaisie et de rattacher &#224; cette repr&#233;sentation existant dans sa fantaisie inconsciente une somme de plaisir suffisante pour masquer ou supprimer, provisoirement du moins, les refoulements. Lorsqu'il a r&#233;ussi &#224; r&#233;aliser tout cela, il procure &#224; d'autres le moyen de puiser &#224; nouveau soulagement et consolation dans les sources de jouissances, devenues inaccessibles, de leur propre inconscient ; il s'attire leur reconnaissance et leur admiration et a finalement conquis par sa fantaisie ce qui auparavant n'avait exist&#233; que dans sa fantaisie : honneurs, puissance et amour des femmes.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sigmund Freud dans &#034;Introduction &#224; la psychanalyse&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1490&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le r&#244;le des r&#234;ves, de Freud&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=xvf7C3WoK_4&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'interpr&#233;tation des r&#234;ves par une psychanalyste&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe aussi des &#171; r&#234;ves lucides &#187; que l'on peut faire sans attendre d'&#234;tre inconscient la nuit&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%AAve_lucide&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qu'est-ce qu'un r&#234;ve lucide ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=672prDKXN3w&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;A propos des r&#234;ves lucides&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que fait l'hypnotiseur, sinon faire r&#234;ver &#233;veill&#233; son patient, c'est-&#224;-dire le mettre en &#233;tat de laisser parler des zones semi conscientes ou inconscientes mais accessibles &#224; la conscience ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3359&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sur l'hypnose et la psychanalyse&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il n'est pas n&#233;cessaire d'&#234;tre hypnotis&#233; pour &#171; r&#234;ver &#233;veill&#233; &#187;. Il suffit d'&#234;tre imaginatif, d'&#234;tre d'un naturel ou dans un &#233;tat un peu relax&#233;, d&#233;tendu, inactif, et tendant vers l'attitude pensive sans travail particulier de la pens&#233;e&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#234;ve &#233;veill&#233; signifie qu'on r&#234;ve tout en &#233;tant conscient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que signifie r&#234;ver dans ces conditions ? Est-ce seulement laisser voguer son inspiration ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, c'est plus pr&#233;cis : cela signifie qu'on cesse de chercher &#224; contr&#244;ler ses pens&#233;es par une rationalit&#233; stricte et qu'on divague en imaginant des situations qu'en temps normal on estimerait absurde, infond&#233;es, impossibles, voir ridicules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun a ainsi beaucoup plus de potentialit&#233;s imaginatives qu'il ne le pense et ne se sert qu'&#224; minima de ces potentialit&#233;s, estimant que l' &#171; absurdit&#233; &#187; des r&#234;ves en fait un &#171; temps perdu &#187;, un r&#233;cit sans int&#233;r&#234;t et sans effet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ind&#233;pendamment m&#234;me du fait que l'imagination est quelque chose qui est fondamental dans notre vie humaine, elle est aussi fondamentale d'un point de vue de notre psychologie personnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pouvons imaginer ce que nous sommes incapable de comprendre, ce que nous ne savons absolument pas&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fiction est une part consid&#233;rable de la conscience&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique165&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La part de l'inconscient et de l'irrationnel dans la formation de la pens&#233;e&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1528&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#244;le de l'inhibition et de l'inconscient, de la logique et de l'absurde, du rationnel et de la fable dans la formation de l'intelligence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%AAve-%C3%A9veill%C3%A9&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le r&#234;ve &#233;veill&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des neurologues auraient m&#234;me identifi&#233; la zone c&#233;r&#233;brale impliqu&#233;e dans les r&#234;ves lucides, ces r&#234;ves au cours desquels le r&#234;veur prend conscience du r&#234;ve au moment m&#234;me o&#249; il se d&#233;roule, jusqu'&#224; parvenir &#224; en prendre le contr&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prendre conscience de son r&#234;ve au moment m&#234;me o&#249; il se d&#233;roule, au point m&#234;me de parvenir &#224; en prendre le contr&#244;le ? Cette aptitude &#224; faire des r&#234;ves dits &#034;r&#234;ves lucides&#034;, accessible &#224; certaines personnes, est connue depuis longtemps des scientifiques, et a m&#234;me fait l'objet de plusieurs films c&#233;l&#232;bres comme Vanilla Sky, ou plus r&#233;cemment Inception. Pourtant, le myst&#232;re demeure quant aux ph&#233;nom&#232;nes c&#233;r&#233;braux &#224; l'origine de cette disposition...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, des travaux men&#233;s par des neurologues allemands de l'Institut Max Planck pour le D&#233;veloppement Humain (Munich, Allemagne) l&#232;vent aujourd'hui un coin du voile sur le fonctionnement de cette &#233;tonnante disposition. En effet, ces chercheurs ont d&#233;couvert l'existence, chez les &#034;r&#234;veurs lucides&#034; (c'est_&#224;-dire les personnes capables de faire r&#233;guli&#232;rement des r&#234;ves lucides), d'une zone du cerveau anormalement d&#233;velopp&#233;e : le cortex pr&#233;frontal ant&#233;rieur, une petite r&#233;gion du cerveau situ&#233;e sur le devant du cr&#226;ne, au-dessus des yeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un r&#233;sultat loin d'&#234;tre anodin, car le cortex pr&#233;frontal ant&#233;rieur est pr&#233;cis&#233;ment impliqu&#233; dans le conbtr&#244;le des processus cognitifs conscients, et joue un r&#244;le important dans notre aptitude &#224; avoir conscience de nous-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une aptitude &#224; avoir pleinement conscience de soi (de ses pens&#233;es, de ses &#233;motions...) dont les auteurs de l'&#233;tude ont d'ailleurs &#233;galement pu v&#233;rifier qu'elle &#233;tait effectivement plus marqu&#233;e chez les r&#234;veurs lucides, au cours d'une deuxi&#232;me phase de l'exp&#233;rience qui a vu les volontaires de l'&#233;tude &#234;tre soumis &#224; un test charg&#233; de stimuler l'aptitude &#224; la conscience de soi, pendant que leur activit&#233; c&#233;r&#233;brale &#233;tait scrut&#233;e par imagerie &#224; r&#233;sonnance magn&#233;tique fonctionnelle. Cette deuxi&#232;me exp&#233;rimentation leur a permis de constater que le cortex pr&#233;frontal des r&#234;veurs lucides ex&#233;cutant de type d'exercices &#233;tait effectivement activ&#233; de fa&#231;on plus prononc&#233;e que chez les personnes incapables de faire des r&#234;ves lucides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, cette &#233;tude sugg&#232;re donc que l'aptitude aux r&#234;ves lucides est d'une part associ&#233;e &#224; une activit&#233; plus importante du cortex pr&#233;frontal ant&#233;rieur, et d'autre part que cette aptitude &#224; r&#233;aliser des r&#234;ves lucides est &#233;galement reli&#233;e &#224; la facult&#233; de ces personnes &#224; avoir un haut niveau de conscience de soi dans leur quotidien. En d'autres termes, &#234;tre hautement conscient de soi (de ses pens&#233;es...) serait associ&#233; &#224; la capacit&#233; &#224; faire des r&#234;ves lucides...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notons que la capacit&#233; &#224; faire des r&#234;ves lucides est connue depuis le 19e si&#232;cle au moins (se rapporter par exemple au livre &#034;Les R&#234;ves et les moyens de les diriger&#034; &#233;crit d&#232;s 1867 par L&#233;on d'Hervey de Saint-Denys, ou plus r&#233;cemment aux travaux de quelques scientifiques sur ce sujet men&#233;s depuis les ann&#233;es 70 - pour un r&#233;capitulatif de ces travaux pionniers, lire &#034;Lucid Dreaming : Psychophysiological Studies of Consciousness during REM Sleep&#034;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sachez enfin, pour les personnes int&#233;ress&#233;es par ce genre de pratique, qu'il existe de nombreuses communaut&#233;s de &#034;r&#234;veurs lucides&#034; &#224; travers le monde, qui ont pour objectif de partager les meilleures techniques permettant d'effectuer des r&#234;ves lucides (la m&#233;thode la plus connue consiste &#224; se forcer durant la journ&#233;e &#224; se poser un tr&#232;s grand nombre de fois la question &#034;Ne suis-je pas en train de r&#234;ver ?&#034; afin de parvenir &#224; se poser automatiquement cette question jusque durant ses r&#234;ves), comme la communaut&#233; en ligne Dream Views. Il existe enfin une application mobile vous permettant de d&#233;marrer dans cette pratique, appel&#233;e Lucid Dreamer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces travaux ont &#233;t&#233; publi&#233;s le 21 janvier 2015 dans The Journal of Neuroscience, sous le titre &#034;Metacognitive Mechanisms Underlying Lucid Dreaming&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2203&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ce que nous ne savons pas que nous savons...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article1900&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Comment fonctionne le cerveau humain pour nous permettre de conna&#238;tre le monde ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1510&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D'o&#249; vient l'intelligence humaine ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1627&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quelques id&#233;es fausses sur l'intelligence humaine&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusion : la d&#233;couverte de l'existence du r&#234;ve &#233;veill&#233;, c'est un peu la d&#233;couverte d'un musicien qu'il peut non seulement jouer d'un instrument mais jouer de tous les instruments de l'orchestre !!!&lt;br class='autobr' /&gt;
Les surr&#233;alistes comme Andr&#233; Breton ont &#233;t&#233; les grands d&#233;couvreurs du r&#234;ve &#233;veill&#233;&#8230; Mais bien des artistes s'en sont servis, comme Balzac pour d&#233;couvrir les histoires de ses romans ou Malkine ses peintures ou encore Poincar&#233; ses th&#232;ses scientifiques&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=60njiipzI8oC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=r%C3%AAve+%C3%A9veill%C3%A9&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q=r%C3%AAve%20%C3%A9veill%C3%A9&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le r&#234;ve &#233;veill&#233;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=OYDHbYY4L2YC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=r%C3%AAve+freud&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q=r%C3%AAve%20freud&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#234;ver avec Freud&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Claude Ameisen dans &#171; Sur les &#233;paules de Darwin &#187; (chapitre &#171; D&#233;tisser les mailles de l'univers &#187;) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Est-ce que nous pouvons &#234;tre &#224; la fois &#233;veill&#233;, et en partie en train de dormir, les yeux ouverts, tout en continuant nos activit&#233;s ? Cette quesiton a &#233;t&#233; explor&#233;e dans une &#233;tude publi&#233;e en 2011. Elle n'a pas &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e chez des personnes. Mais chez de petits rongeurs, des rats. Ces animaux sont actifs durant la nuit, et dorment le jour. Les chercheurs les ont maintenus &#233;veill&#233;s, apr&#232;s la fin de la nuit, pendant quatre heures suppl&#233;mentaires. Les chercheurs ne les ont pas emp&#234;ch&#233;s de s'endormir, en les r&#233;veillant. Ils ont introduit dans leurs cages, &#224; la fin de la nuit, des objets, des jouets, et c'est l'attention, l'int&#233;r&#234;t des animaux pour ces jouets, qui les a conduits &#224; le pas s'endormir. Ils se sont tenus eux-m&#234;mes &#233;veill&#233;s. Pendant ces quatre heures de veille suppl&#233;mentaires, les naimaux &#233;taient actifs, attenttis, gardaient les yeux ouverts. Ils avaient toutes les caract&#233;ristiques d'un &#233;tat de veille, y compris les activit&#233;s &#233;lectriques globales du cerveau que r&#233;v&#233;lait l'&#233;lectroenc&#233;phalogramme, et qui &#233;taient typiques de l'&#233;tat de veille. Mais l'&#233;tude de l'activit&#233; individuelle des cellules nerveuses de leur cerveau r&#233;v&#233;lait un comportement &#233;trange. Certaines cellules du cerveau adoptaient individuellement, pendant un dixi&#232;me de seconde, un &#233;tat de repos qui est celui qu'elles ont durant le sommeil. Et les cellules voisines compensaient par un l&#233;ger surcro&#238;t d'activit&#233; de veille&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La psychanalyse, c'est d'abord et avant tout l'analyse des r&#234;ves par le r&#234;veur ?</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2700</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2700</guid>
		<dc:date>2013-04-15T16:08:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La psychanalyse, c'est d'abord et avant tout l'analyse des r&#234;ves par le r&#234;veur ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#234;ve est l'une des interfaces entre l'univers c&#233;r&#233;bral conscient et inconscient mais il est loin d'&#234;tre la seule passerelle entre les deux. En fait, ils sont toujours en interaction et on a des moments d'absence m&#234;me de jour pendant lesquelles l'inconscient domine, par exemple quand on &#233;coute de la musique. Ce n'est pas par hasard qu'on appelle r&#234;veurs ceux qui, le jour, ont l'air d'&#234;tre ailleurs&#8230;. (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique161" rel="directory"&gt;Les r&#234;ves&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La psychanalyse, c'est d'abord et avant tout l'analyse des r&#234;ves par le r&#234;veur ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le r&#234;ve est l'une des interfaces entre l'univers c&#233;r&#233;bral conscient et inconscient mais il est loin d'&#234;tre la seule passerelle entre les deux. En fait, ils sont toujours en interaction et on a des moments d'absence m&#234;me de jour pendant lesquelles l'inconscient domine, par exemple quand on &#233;coute de la musique. Ce n'est pas par hasard qu'on appelle r&#234;veurs ceux qui, le jour, ont l'air d'&#234;tre ailleurs&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Interpr&#233;ter ses propres r&#234;ves, tout le monde l'a fait un jour ou l'autre. Le faire syst&#233;matiquement, c'est la base m&#234;me de la psychanalyse de Freud comme il l'a lui-m&#234;me expliqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;crit dans &#171; De la psychanalyse &#187; : &lt;i&gt;&#171; L'interpr&#233;tation des r&#234;ves est en r&#233;alit&#233; la voie royale menant &#224; la connaissance de l'inconscient, le fondement le plus s&#251;r de la psychanalyse et le domaine dans lequel tout travailleur (celui qui &#233;tudie en psychanalyse) doit acqu&#233;rir sa conviction et aspirer &#224; sa formation. Quand on me demande comment devenir psychanalyste, je r&#233;ponds : par l'&#233;tude de ses propres r&#234;ves. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il rajoute dans &#171; De l'interpr&#233;tation du r&#234;ve &#187; : &lt;i&gt;&#171; J'en suis r&#233;duit &#224; mes propres r&#234;ves comme &#224; un mat&#233;riel abondant et commode, provenant d'une personne &#224; peu pr&#232;s normale et se rapportant &#224; de multiples occasions de la vie quotidienne. On m'opposera s&#251;rement les doutes quant &#224; la fiabilit&#233; de telles &#171; auto-analyses &#187;. L'arbitraire n'en serait nullement exclu (&#8230;) En tout cas, on a le droit d'essayer, pour voir jusqu'o&#249; on peut aller &#224; l'aide de l'auto-analyse. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il rajoute encore que la psychanalyse est &lt;i&gt;&#171; n&#233;e avec le vingti&#232;me si&#232;cle, la publication par laquelle elle para&#238;t au monde comme quelque chose de nouveau, mon &#171; Interpr&#233;tation des r&#234;ves &#187;, portant le mill&#233;sime 1900. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc bien par l'interpr&#233;tation des r&#234;ves que Freud estime avoir commenc&#233; &#224; fonder une th&#232;se nouvelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etudier les r&#234;ves n'est pourtant pas chose nouvelle et nombre de devins pr&#233;tendaient vous dire l'avenir en lisant dans vos r&#234;ves. La premi&#232;re particularit&#233; de Freud est qu'il pousse le patient ou l'analys&#233; &#224; &#233;tudier lui-m&#234;me ses propres r&#234;ves. Le psychanalyste n'est qu'un aide ext&#233;rieur. La clef du r&#234;ve est entre les mains du patient. Lui seul peut retrouver dans son pass&#233; les &#233;l&#233;ments historiques qui fondent ces r&#234;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;crit dans &#171; Th&#233;orie de la libido &#187; : &lt;i&gt;&#171; La psychanalyse a redonn&#233; au r&#234;ve la signification qui lui &#233;tait jadis, dans les temps anciens, g&#233;n&#233;ralement d&#233;volue, mais elle proc&#232;de autrement que lui. Elle ne s'en remet pas &#224; la sagacit&#233; de l'interpr&#232;te du r&#234;ve, mais transf&#232;re la t&#226;che pour la plus grande part au r&#234;veur lui-m&#234;me, en l'interrogeant sur ses associations &#224; tel ou tel &#233;l&#233;ment du r&#234;ve. (&#8230;) Un nouvel acc&#232;s aux profondeurs de la vie d'&#226;me s'ouvrit lorsqu'on appliqua la technique de la libre association aux r&#234;ves, les siens propres ou ceux de patients analytiques. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Freud ne fait pas du r&#234;ve un signe des dieux ni une lecture de l'avenir mais une lecture d'un pass&#233; plus ou moins enfoui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;crit dans &#171; L'interpr&#233;tation du r&#234;ve &#187; : &lt;i&gt;&#171; Et la valeur du r&#234;ve pour la connaissance de l'avenir ? Il ne faut naturellement pas y penser. On aimerait mettre &#224; la place : pour la connaissance du pass&#233;. Car c'est du pass&#233; qu'est issu le r&#234;ve, dans tous les sens de cette phrase. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi des &#233;l&#233;ments de notre pass&#233; seraient-ils enfouis en nous-m&#234;mes ? Parce que notre conscience les a inhib&#233;s, parce que nous craignons qu'ils nous fassent souffrir, parce que nous consid&#233;rons de telles pens&#233;es comme interdites, parce que la morale, les institutions, la famille, les lois, les r&#232;gles les interdisent. Parce que nous avons construit notre personnalit&#233; et notre comportement social en les mettant de c&#244;t&#233;, en ne nous laissant pas aller &#224; nos instincts. Pendant le sommeil, cette inhibition tombe d'elle-m&#234;me, la conscience ne pilotant plus nos pens&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#234;ve nous donne acc&#232;s &#224; des sentiments, des sensations, des d&#233;sirs, des souvenirs, des blessures morales dont nous n'avons plus conscience, dont nous ignorons jusqu'&#224; l'existence&#8230; Les remettre &#224; jour peut avoir une grande importance si nous souffrons par exemple de maladies qui expriment la r&#233;tention de d&#233;sirs violents, l'enfermement trop brutal de l'inconscient dans une vie trop r&#233;gl&#233;e, trop dirig&#233;e par le rationnel, ne donnant pas assez de place &#224; l'irrationnel et aux sentiments. La mise &#224; jour de la source du blocage devient un &#233;l&#233;ment crucial pour lib&#233;rer le patient de ses fantasmes. D'ailleurs, ceux-ci s'expriment souvent par des r&#234;ves ou des cauchemars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derniers contiennent des &#233;l&#233;ments montrant quelle sph&#232;re de la vie personnelle est en cause mais ce n'est jamais tr&#232;s clair car le propre des r&#234;ves est d'&#234;tre une vision tr&#232;s d&#233;sordonn&#233;e. Cependant, un &#233;l&#233;ment les caract&#233;rise : les r&#234;ves sont toujours tr&#232;s personnels, ne contiennent que peu d'&#233;l&#233;ments sur les autres participants, en dehors de nous-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; C'est un fait d'exp&#233;rience, auquel je n'ai trouv&#233; aucune exception, que tout r&#234;ve traite de la personne propre. Les r&#234;ves sont absolument &#233;go&#239;stes. &#187;&lt;/i&gt; (dans &#171; L'Interpr&#233;tation du r&#234;ve &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand d'autres personnes interviennent, nous savons souvent qui ils sont mais nous ne les voyons pas clairement. Les r&#234;ves ne peignent pas les autres mais nos propres sentiments, nos peurs, nos r&#233;flexions, nos recherches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vu le caract&#232;re tr&#232;s d&#233;sordonn&#233;, illogique, souvent absurde des r&#234;ves, pourquoi vouloir leur donner une signification ? Tout d'abord ce n'est pas nous qui cherchons artificiellement &#224; le relier aux &#233;tats d'&#226;me de la personne. On ne fait que constater ce lien puisque, lorsque la personne a une maladie li&#233;e &#224; son &#233;tat psychologique, ce la se manifeste par des r&#234;ves. Si cette maladie est grave, cela va se manifester par une r&#233;p&#233;tition du m&#234;me r&#234;ve et perturber y compris la vie diurne. Ce r&#234;ve qui se r&#233;p&#232;te n'est pas sans une signification et m&#234;me les r&#234;ves absurdes ne le sont que par rapport &#224; notre conception habituelle du rationnel. Dans un r&#234;ve, des gens peuvent faire des choses qui seraient invraisemblables en temps normal. Cela signifie que le cerveau s'est, pendant la nuit, lib&#233;r&#233; des interdits habituels, qu'il ne confronte plus les discours et propositions &#224; l'univers logique comme il le fait en temps normal de jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela peut para&#238;tre artificiel d'interpr&#233;ter de telle ou telle mani&#232;re un r&#234;ve. Comment s'assurer de la justesse ? Quelle conclusion en tirer ? Quelle justification de telle ou telle interpr&#233;tation ? Il faut bien comprendre que nous ne serons jamais certains de notre interpr&#233;tation mais, contrairement &#224; ce que nous croyons parfois, nous ne pouvons jamais &#234;tre certain de rien et nous fonctionnons non pas &#224; partir de certitudes mais de ce que nous estimons, momentan&#233;ment, assez probable ou le plus probable. Notre rationalit&#233; ne nous offre pas mieux qu'une bonne probabilit&#233; sans cesse rev&#233;rifi&#233;e. La base de cette rationalit&#233; est l'existence de propositions non v&#233;rifi&#233;es qui sont sans cesse sugg&#233;r&#233;es &#224; notre cerveau. C'est seulement apr&#232;s coup que nous v&#233;rifions la conformit&#233; de ces propositions d&#233;sordonn&#233;es avec ce que nous savons du contexte. En somme, la pens&#233;e irrationnelle du r&#234;ve est la base m&#234;me de ce que nous appelons notre conscience rationnelle avec seulement un ingr&#233;dient suppl&#233;mentaire : la v&#233;rification de la conformit&#233; des hypoth&#232;ses propos&#233;es avec ce qui est consid&#233;r&#233; comme acquis&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce qui distingue le r&#234;ve de la r&#233;alit&#233; consciente du jour, ce n'est pas seulement le d&#233;sordre : le r&#234;ve contient des situations que nous avions oubli&#233;es ou que nous croyions compl&#232;tement effac&#233;es et qui r&#233;apparaissent brutalement comme si elles s'&#233;taient d&#233;roul&#233;es hier. Le r&#234;ve a la capacit&#233; d'aller chercher dans le pass&#233;, y compris dans le pass&#233; lointain, m&#234;me si notre conscience pr&#233;tend ne rien se souvenir de cette &#233;poque&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Freud &#233;crit dans &#171; Josef Popper-Lynkeus et la th&#233;orie du r&#234;ve &#187; : &lt;i&gt;&#171; Je suis parti du caract&#232;re &#233;trange, embrouill&#233;, insens&#233;, de tant de r&#234;ves et j'en suis venu &#224; l'id&#233;e que le r&#234;ve devait devenir tel parce que, en lui, quelque chose lutte pour l'expression, quelque chose qui a contre soi la r&#233;sistance d'autres puissances de la vie d'&#226;me. Dans le r&#234;ve s'agitent des motions secr&#232;tes qui sont en contradiction avec l'aveu, pour ainsi dire officiel, &#233;thique et esth&#233;tique, du r&#234;veur&#8230; &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#171; motions secr&#232;tes &#187;, selon Freud, sont des souhaits inexauc&#233;s, qui sont r&#233;alis&#233;s de mani&#232;re virtuelle dans le r&#234;ve : &lt;i&gt;&#171; Le r&#234;ve n'est pas d&#233;nu&#233; de sens, ni absurde. (&#8230;) Il est un ph&#233;nom&#232;ne psychique &#224; part enti&#232;re et pour tout dire un accomplissement de souhait. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains souhaits ne peuvent &#234;tre r&#233;alis&#233;s que virtuellement car ils sont non seulement irr&#233;alistes mais inconcevables vus la morale r&#233;gnante, les r&#232;gles sociales, psychologiques, familiale et personnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, dans &#171; Le&#231;ons d'introduction &#224; la psychanalyse &#187;, il pr&#233;cise : &lt;i&gt;&#171; Ces impressions n'ont jamais &#233;t&#233; vraiment oubli&#233;es, elles &#233;taient seulement inaccessibles, latentes, elles appartenaient &#224; l'inconscient. Mais il arrive aussi spontan&#233;ment qu'elles &#233;mergent de l'inconscient, et cela se passe pr&#233;cis&#233;ment en connexion avec des r&#234;ves. Il appara&#238;t que la vie de r&#234;ve sait trouver l'acc&#232;s &#224; ces exp&#233;riences v&#233;cues infantiles et latentes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et encore, dans &#171; R&#234;ve et t&#233;l&#233;pathie &#187; : &lt;i&gt;&#171; Les pens&#233;es de r&#234;ve latentes peuvent souvent avoir &#233;t&#233; pr&#233;par&#233;es tout au long de la journ&#233;e, jusqu'&#224; ce qu'elles trouvent la nuit la jonction avec le souhait inconscient qui les remod&#232;le en r&#234;ve. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et dans &#171; L'interpr&#233;tation du r&#234;ve &#187;, il rajoute : &lt;i&gt;&#171; Plus on s'engage profond&#233;ment dans l'analyse des r&#234;ves, plus on est mis sur la trace d'exp&#233;riences v&#233;cues de l'enfance, qui jouent un r&#244;le comme sources de r&#234;ves dans le contenu de r&#234;ve latent. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, &lt;i&gt;&#171; Il ne fait de doutes pour personne que les exp&#233;riences v&#233;cues de nos premi&#232;res ann&#233;es d'enfance ont laiss&#233; des traces ineffa&#231;ables dans l'int&#233;rieur de notre &#226;me. &#187;&lt;/i&gt; (dans &#171; Des souvenirs-couverture &#187;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mauvais r&#234;ves sont l'expression d'aspirations, de peurs, de sentiments et d'aspirations que notre conscience refuse. Mais le rationnel n'est pas la totalit&#233; de notre esprit. Et il n'y a pas une part bonne et une part mauvaise, les deux sont emm&#234;l&#233;s inextricablement. Freud explique ainsi que &lt;i&gt;&#171; Si ces motions mauvaises des r&#234;ves ne sont que des infantilismes, un retour aux d&#233;buts de notre d&#233;veloppement &#233;thique, le r&#234;ve faisant simplement de nous des enfants par la pens&#233;e et le sentiment, nous n'avons raisonnablement pas &#224; avoir honte de ces r&#234;ves mauvais. Mais le raisonnable n'est qu'une partie de la vie de l'&#226;me. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une erreur de nous voir int&#233;gralement comme des &#234;tres raisonnable. Nous avons absolument besoin de l'autre part, de l'irrationnel. Notre rationnel lui-m&#234;me est construit &#224; partir de l'irrationnel. Nous fonctionnons &#224; partir d'essais, des hypoth&#232;ses, que nous v&#233;rifions au fur et &#224; mesure et pas de faits bruts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il rajoute, dans &#171; Quelques suppl&#233;ments &#224; l'ensemble de l'interpr&#233;tation des r&#234;ves &#187;, que &lt;i&gt;&#171; D'autres r&#234;ves &#8211; le plus grand nombre, conc&#233;dons-le &#8211; signifient vraiment ce qu'ils annoncent, ils n'ont subi aucune d&#233;formation par la censure. Ils sont l'expression de notions immorales, incestueuses et perverses, ou de d&#233;sirs meurtriers et sadiques. A certains de ces r&#234;ves, le r&#234;veur r&#233;agit par un r&#233;veil plein d'angoisse&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'interpr&#233;tation est un long chemin&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Dans les r&#234;ves les mieux interpr&#233;t&#233;s, on doit souvent laisser un point dans l'obscurit&#233;, parce que l'on remarque lors de l'interpr&#233;tation, que commence l&#224; une pelote de pens&#233;es de r&#234;ve qui ne se laisse pas d&#233;m&#234;ler, mais qui n'a pas non plus livr&#233; de contributions suppl&#233;mentaires au contenu du r&#234;ve. C'est alors l&#224; l'ombilic du r&#234;ve, le point o&#249; il repose sur le non-contenu. &#187;&lt;/i&gt; (dans &#171; L'interpr&#233;tation des r&#234;ves &#187;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En quoi consiste l'analyse du r&#234;ve ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Freud r&#233;pond dans &#171; L'interpr&#233;tation du r&#234;ve &#187; que &lt;i&gt;&#171; Le travail de r&#234;ve ne juge absolument pas, mais se borne &#224; ceci : donner une autre forme. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il poursuit : &lt;i&gt;&#171; Ainsi le r&#234;ve rem&#233;mor&#233; se trouve-t-il en tant que contenu de r&#234;ve manifeste confront&#233; aux pens&#233;es de r&#234;ve latentes trouv&#233;es par interpr&#233;tation. Le processus qui a transpos&#233; celles-ci en celui-l&#224;, le &#171; r&#234;ve &#187; justement, et qui est d&#233;fait par le travail de l'interpr&#233;tation, peut &#224; bon droit &#234;tre appel&#233; travail de r&#234;ve. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela n'est-il pas hasardeux, incertain, inv&#233;rifiable, sans preuve, sujet &#224; caution ? Tout d'abord, prenons conscience que toute notre intelligence a les m&#234;mes d&#233;fauts. Par exemple, notre m&#233;moire, elle-m&#234;me, ne vaut pas mieux : elle est une r&#233;interpr&#233;tation des faits vus et v&#233;cus qui pourrait aussi bien &#234;tre tax&#233;e de hasardeux, incertaine, inv&#233;rifiable, sans preuve et sujette &#224; caution, etc&#8230; La m&#233;moire n'est nullement une reconstitution &#224; l'identique mais une r&#233;interpr&#233;tation du pass&#233; comme celle de la psychanalyse&#8230;.Tous les raisonnements pr&#233;tendument tr&#232;s rationnels que nous faisons ne sont pas plus solides non plus. Les faits sur lesquels ils se pr&#233;tendent fond&#233;s ne sont pas plus assur&#233;s. L'essentiel des bases de nos raisonnements ne sont pas prouv&#233;es ni v&#233;rifi&#233;es et pourtant elles fondent toute notre confiance dans nos actions, dans nos pens&#233;es, dans nos relations avec les autres, dans nos buts, dans notre existence&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Interpr&#233;ter, c'est tout ce que nous offre notre cerveau, conscient comme inconscient. Prouver de mani&#232;re ferme et d&#233;finitive n'est nullement en ses moyens car tel n'est pas son fonctionnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos r&#234;ves ou pens&#233;es de nuit ne sont pas plus absurdes et ridicules que nos pens&#233;es de jour et ils sont tout aussi indispensables. M&#234;me les r&#234;ves des chats sont si indispensables qu'il devient fou si on l'emp&#234;che de r&#234;ver&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#234;ves ne sont pas une agitation nocturne perturbatrice et secondaire, sans importance et sans int&#233;r&#234;t. Ils sont une activit&#233; intellectuelle fondamentale, fondatrice et contenant des informations inappr&#233;ciables, indispensables. &lt;br class='autobr' /&gt;
Notre m&#233;moire, nos intuitions, nos raisonnements, notre capacit&#233; de nous projeter dans des situations nouvelles, de nous revoir dans des situations anciennes, tout cela n&#233;cessite absolument les r&#234;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que le contenu des r&#234;ves nous d&#233;range est certain. Cela ne signifie pas qu'il faille les n&#233;gliger ou les m&#233;priser. Ni nous contenter de les &#233;carter. Nous avons souvent besoin de les raconter et nous cherchons &#224; qui nous pouvons le faire et qui ne pourrait pas valablement les entendre. Nous sommes g&#234;n&#233;s par leur contenu et n'avouons pas &#224; tout le monde que de telles pens&#233;es nous soient pass&#233;es par la t&#234;te. Parfois, nous estimons que ce sont des pens&#233;es folles, parfois des pens&#233;es d&#233;traqu&#233;es, parfois des pens&#233;es r&#233;prouvables moralement, parfois des pens&#233;es violentes, etc&#8230; Nous ne nous reconnaissons pas dans ces pens&#233;es et elles r&#233;v&#232;lent un &#234;tre que nous ne connaissons pas et que nous ne souhaitons pas admettre en nous&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La critique m&#233;prisante &#171; Mais ce n'est qu'un r&#234;ve &#187; appara&#238;t dans le r&#234;ve quand la censure, qui ne dort jamais tout &#224; fait, se sent prise au d&#233;pourvu par le r&#234;ve qui a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; admis. Il est trop tard pour le r&#233;primer, aussi affronte-t-elle par cette remarque l'angoisse ou la sensation p&#233;nible soulev&#233;e par le r&#234;ve &#187;&lt;/i&gt; &#233;crit Freud dans &#171; L'Interpr&#233;tation du r&#234;ve &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette nouvelle existence r&#233;v&#233;l&#233;e par la vie nocturne nous g&#234;ne car nous croyions &#234;tre une seule personne et non deux. Nous allons continuer &#224; lutter pour faire en sorte d'&#234;tre toujours une seule personne mais, en m&#234;me temps, nous serons toujours deux personnes et nous ne comprenons pas pourquoi. Eh bien, disons-le clairement, c'est notre aspiration &#224; refuser la dualit&#233; qui est contre-nature si l'on peut dire. La nature contient sans cesse des contradictions unifi&#233;es au sein d'un m&#234;me ensemble, que ce soit dans la conscience humaine comme dans le vivant, comme dans l'inerte. A tous les niveaux, on trouve une unit&#233; fond&#233;e sur des contraires. Nous combattons pour contraindre notre &#234;tre &#224; exister dans un seul monde rationnel et il r&#233;pond sans cesse &#224; la fois de mani&#232;re rationnelle et irrationnelle, que cela nous plaise ou pas. Si nous contraignons trop durement notre esprit et notre corps, ceux-ci vont seulement se r&#233;volter &#224; un moment de mani&#232;re violente, produisant des n&#233;vroses. Nous aurons tellement r&#233;prim&#233; l'influence de nos r&#234;ves qu'ils viendront nous perturber aussi le jour&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis notre prime enfance, nous avons rentr&#233; en nous bien des sentiments et des d&#233;sirs trop explosifs ou trop peu adapt&#233;s, des envies insatisfaites, des besoins physiques, mentaux, moraux, relationnels, sexuels,&#8230; Ils sont parfois tellement lointains que nous ignorons qu'ils ont marqu&#233; notre m&#233;moire profonde. Si on nous demandait nos souvenirs de cette &#233;poque, nous r&#233;pondrions que nous ne savons plus rien et pourtant&#8230; A sa mani&#232;re, notre conscient sait ce que nous, nous ne savons pas. Mais parfois, l'inconscient peut rappeler au conscient&#8230; Soit volontairement, soit involontairement. Et parfois, quand l'inconscient se rappelle au bon souvenir du conscient cela peut &#234;tre explosif&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#234;ve est un fonctionnement normal et non maladif m&#234;me quand son contenu est bizarre, &#233;trange et d&#233;rangeant. Ce n'est pas l&#224; que peut r&#233;sider la maladie mais dans la r&#233;pression trop grande de ce qu'il signifie. Le fait que le contenu des aspirations inconscientes d&#233;range ne signifie pas qu'il faille totalement les exclure, ni non plus les r&#233;aliser&#8230; Il faut encore moins chercher &#224; les nier, &#224; les effacer, &#224; les d&#233;nigrer, &#224; les r&#233;primer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos r&#234;ves pourraient alors envahir notre pens&#233;e, de jour comme de nuit, et dans ces cas extr&#234;mes, l'inconscient prenant le dessus, on a une maladie n&#233;vrotique. L'inconscient, enferm&#233;, se r&#233;volte et prend alors le pouvoir&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=freud+r%C3%AAve+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La suite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2203&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ce que nous ne savons pas que nous savons...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique165&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La part de l'inconscient et de l'irrationnel dans la formation de la pens&#233;e&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1528&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;R&#244;le de l'inhibition et de l'inconscient, de la logique et de l'absurde, du rationnel et de la fable dans la formation de l'intelligence&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique92&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inconscience, conscience : Freud et les derni&#232;res d&#233;couvertes en neurosciences&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=inconscient+freud+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'inconscient&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.google.fr/search?hl=fr&amp;q=rationnel+irrationnel+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.fr+OR+site%3Ahttp%3A%2F%2Fwww.matierevolution.org&amp;btnG=Recherche&amp;meta=&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le r&#244;le de l'irrationnel&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2780&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ce que les comportements infantiles nous apprennent sur l'&#234;tre humain&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article1900&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Comment fonctionne le cerveau humain pour nous permettre de conna&#238;tre le monde ?&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article357&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Conscience et inconscience&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article497&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La m&#233;moire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique161&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les r&#234;ves&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article2013&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le peuple du r&#234;ve&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article187&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Relire Freud aujourd'hui&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>The dream process, Freud</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1508</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1508</guid>
		<dc:date>2009-12-19T09:40:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>English</dc:subject>
		<dc:subject>Psychanalyse</dc:subject>
		<dc:subject>Freud</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;THE PSYCHOLOGY OF THE DREAM PROCESSES AMONG the dreams which have been communicated to me by others, there is one which is at this point especially worthy of our attention. It was told me by a female patient who had heard it related in a lecture on dreams. Its original source is unknown to me. This dream evidently made a deep impression upon the lady, since she went so far as to imitate it, i.e., to repeat the elements of this dream in a dream of her own ; in order, by this transference, to (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique161" rel="directory"&gt;Les r&#234;ves&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;English&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot83" rel="tag"&gt;Psychanalyse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot170" rel="tag"&gt;Freud&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;THE PSYCHOLOGY OF THE DREAM PROCESSES AMONG the dreams which have been communicated to me by others, there is one which is at this point especially worthy of our attention. It was told me by a female patient who had heard it related in a lecture on dreams. Its original source is unknown to me. This dream evidently made a deep impression upon the lady, since she went so far as to imitate it, i.e., to repeat the elements of this dream in a dream of her own ; in order, by this transference, to express her agreement with a certain point in the dream.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The preliminary conditions of this typical dream were as follows : A father had been watching day and night beside the sick-bed of his child. After the child died, he retired to rest in an adjoining room, but left the door ajar so that he could look from his room into the next, where the child's body lay surrounded by tall candles. An old man, who had been installed as a watcher, sat beside the body, murmuring prayers. After sleeping for a few hours the father dreamed that the child was standing by his bed, clasping his arm and crying reproachfully : &#034;Father, don't you see that I am burning ?&#034; The father woke up and noticed a bright light coming from the adjoining room. Rushing in, he found that the old man had fallen asleep, and the sheets and one arm of the beloved body were burnt by a fallen candle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The meaning of this affecting dream is simple enough, and the explanation given by the lecturer, as my patient reported it, was correct. The bright light shining through the open door on to the sleeper's eyes gave him the impression which he would have received had he been awake : namely, that a fire had been started near the corpse by a falling candle. It is quite possible that he had taken into his sleep his anxiety lest the aged watcher should not be equal to his task.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We can find nothing to change in this interpretation ; we can only add that the content of the dream must be overdetermined, and that the speech of the child must have consisted of phrases which it had uttered while still alive, and which were associated with important events for the father. Perhaps the complaint, &#034;I am burning,&#034; was associated with the fever from which the child died, and &#034;Father, don't you see ?&#034; to some other affective occurrence unknown to us.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Now, when we have come to recognize that the dream has meaning, and can be fitted into the context of psychic events, it may be surprising that a dream should have occurred in circumstances which called for such an immediate waking. We shall then note that even this dream is not lacking in a wish-fulfilment. The dead child behaves as though alive ; he warns his father himself ; he comes to his father's bed and clasps his arm, as he probably did in the recollection from which the dream obtained the first part of the child's speech. It was for the sake of this wish- fulfilment that the father slept a moment longer. The dream was given precedence over waking reflection because it was able to show the child still living. If the father had waked first, and had then drawn the conclusion which led him into the adjoining room, he would have shortened the child's life by this one moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There can be no doubt about the peculiar features in this brief dream which engage our particular interest. So far, we have endeavoured mainly to ascertain wherein the secret meaning of the dream consists, how it is to be discovered, and what means the dream-work uses to conceal it. In other words, our greatest interest has hitherto been centered on the problems of interpretation. Now, however, we encounter a dream which is easily explained, and the meaning of which is without disguise ; we note that nevertheless this dream preserves the essential characteristics which conspicuously differentiate a dream from our waking thoughts, and this difference demands an explanation. It is only when we have disposed of all the problems of interpretation that we feel how incomplete is our psychology of dreams.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But before we turn our attention to this new path of investigation, let us stop and look back, and consider whether we have not overlooked something important on our way hither. For we must understand that the easy and comfortable part of our journey lies behind us. Hitherto, all the paths that we have followed have led, if I mistake not, to light, to explanation, and to full understanding ; but from the moment when we seek to penetrate more deeply into the psychic processes in dreaming, all paths lead into darkness. It is quite impossible to explain the dream as a psychic process, for to explain means to trace back to the known, and as yet we have no psychological knowledge to which we can refer such explanatory fundamentals as may be inferred from the psychological investigation of dreams. On the contrary, we shall be compelled to advance a number of new assumptions, which do little more than conjecture the structure of the psychic apparatus and the play of the energies active in it ; and we shall have to be careful not to go too far beyond the simplest logical construction, since otherwise its value will be doubtful. And even if we should be unerring in our inferences, and take cognizance of all the logical possibilities, we should still be in danger of arriving at a completely mistaken result, owing to the probable incompleteness of the preliminary statement of our elementary data. We shall not he able to arrive at any conclusions as to the structure and function of the psychic instrument from even the most careful investigation of dreams, or of any other isolated activity ; or, at all events, we shall not be able to confirm our conclusions. To do this we shall have to collate such phenomena as the comparative study of a whole series of psychic activities proves to be reliably constant. So that the psychological assumptions which we base on the analysis of the dream-processes will have to mark time, as it were, until they can join up with the results of other investigations which, proceeding from another starting-point, will seek to penetrate to the heart of the same problem.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A. The Forgetting of Dreams&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I propose, then, that we shall first of all turn our attention to a subject which brings us to a hitherto disregarded objection, which threatens to undermine the very foundation of our efforts at dream-interpretation. The objection has been made from more than one quarter that the dream which we wish to interpret is really unknown to us, or, to be more precise, that we have no guarantee that we know it as it really occurred.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;What we recollect of the dream, and what we subject to our methods of interpretation, is, in the first place, mutilated by the unfaithfulness of our memory, which seems quite peculiarly incapable of retaining dreams, and which may have omitted precisely the most significant parts of their content. For when we try to consider our dreams attentively, we often have reason to complain that we have dreamed much than we remember ; that unfortunately we know nothing more than this one fragment, and that our recollection of even this fragment seems to us strangely uncertain. Moreover, everything goes to prove that our memory reproduces the dream not only incompletely but also untruthfully, in a falsifying manner. As, on the one hand, we may doubt whether what we dreamed was really as disconnected as it is in our recollections, so on the other hand we may doubt whether a dream was really as coherent as our account of it ; whether in our attempted reproduction we have not filled in the gaps which really existed, or those which are due to forgetfulness, with new and arbitrarily chosen material ; whether we have not embellished the dream, rounded it off and corrected it, so that any conclusion as to its real content becomes impossible. Indeed, one writer (Spitta) * surmises that all that is orderly and coherent is really first put into the dream during the attempt to recall it. Thus we are in danger of being deprived of the very object whose value we have undertaken to determine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Similar views are expressed by Foucault and Tannery.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In all our dream-interpretations we have hitherto ignored these warnings. On the contrary, indeed, we have found that the smallest, most insignificant, and most uncertain components of the dream-content invited interpretations no less emphatically than those which were distinctly and certainly contained in the dream. In the dream of Irma's injection we read : &#034;I quickly called in Dr. M,&#034; and we assumed that even this small addendum would not have got into the dream if it had not been susceptible of a special derivation. In this way we arrived at the history of that unfortunate patient to whose bedside I quickly called my older colleague. In the seemingly absurd dream which treated the difference between fifty-one and fifty-six as a quantity negligible the number fifty-one was mentioned repeatedly. Instead of regarding this as a matter of course, or a detail of indifferent value, we proceeded from this to a second train of thought in the latent dream-content, which led to the number fifty-one, and by following up this clue we arrived at the fears which proposed fifty-one years as the term of life in the sharpest opposition to a dominant train of thought which was boastfully lavish of the years. In the dream Non vixit I found, as an insignificant interpolation, that I had at first overlooked the sentence : As P does not understand him, Fl asks me, etc. The interpretation then coming to a standstill, I went back to these words, and I found through them the way to the infantile phantasy which appeared in the dream-thoughts as an intermediate point of junction. This came about by means of the poet's verses :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selten habt ihr mich verstanden,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selten auch verstand ich Euch,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nur wenn wir im Kot uns fanden&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;So verstanden wir uns gleich ! *&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Seldom have you understood me,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seldom have I understood you,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But when we found ourselves in the mire,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We at once understood each other ! Every analysis will afford evidence of the fact that the most insignificant features of the dream are indispensable to interpretation, and will show how the completion of the task is delayed if we postpone our examination of them. We have given equal attention, in the interpretation of dreams, to every nuance of verbal expression found in them ; indeed, whenever we are confronted by a senseless or insufficient wording, as though we had failed to translate the dream into the proper version, we have respected even these defects of expression. In brief, what other writers have regarded as arbitrary improvisations, concocted hastily to avoid confusion, we have treated like a sacred text. This contradiction calls for explanation. It would appear, without doing any injustice to the writers in question, that the explanation is in our favour. From the standpoint of our newly-acquired insight into the origin of dreams, all contradictions are completely reconciled. It is true that we distort the dream in our attempt to reproduce it ; we once more find therein what we have called the secondary and often misunderstanding elaboration of the dream by the agency of normal thinking. But this distortion is itself no more than a part of the elaboration to which the dream-thoughts are constantly subjected as a result of the dream-censorship. Other writers have here suspected or observed that part of the dream-distortion whose work is manifest ; but for us this is of little consequence, as we know that a far more extensive work of distortion, not so easily apprehended, has already taken the dream for its object from among the hidden dream-thoughts. The only mistake of these writers consists in believing the modification effected in the dream by its recollection and verbal expression to be arbitrary, incapable of further solution, and consequently liable to lead us astray in our cognition of the dream. They underestimate the determination of the dream in the psyche. Here there is nothing arbitrary. It can be shown that in all cases a second train of thought immediately takes over the determination of the elements which have been left undetermined by the first. For example, I wish quite arbitrarily to think of a number ; but this is not possible ; the number that occurs to me is definitely and necessarily determined by thoughts within me which may be quite foreign to my momentary purpose. * The modifications which the dream undergoes in its revision by the waking mind are just as little arbitrary. They preserve an associative connection with the content, whose place they take, and serve to show us the way to this content, which may itself be a substitute for yet another content. * Cf. The Psycho-pathology of Everday Life. In analysing the dreams of patients I impose the following test of this assertion, and never without success. If the first report of a dream seems not very comprehensible, I request the dreamer to repeat it. This he rarely does in the same words. But the passages in which the expression is modified are thereby made known to me as the weak points of the dream's disguise ; they are what the embroidered emblem on Siegfried's raiment was to Hagen. These are the points from which the analysis may start. The narrator has been admonished by my announcement that I intend to take special pains to solve the dream, and immediately, obedient to the urge of resistance, he protects the weak points of the dream's disguise, replacing a treacherous expression by a less relevant one. He thus calls my attention to the expressions which he has discarded. From the efforts made to guard against the solution of the dream, I can also draw conclusions about the care with which the raiment of the dream has been woven. The writers whom I have mentioned are, however, less justified when they attribute so much importance to the doubt with which our judgment approaches the relation of the dream. For this doubt is not intellectually warranted ; our memory can give no guarantees, but nevertheless we are compelled to credit its statements far more frequently than is objectively justifiable. Doubt concerning the accurate reproduction of the dream, or of individual data of the dream, is only another offshoot of the dream-censorship, that is, of resistance to the emergence of the dream-thoughts into consciousness. This resistance has not yet exhausted itself by the displacements and substitutions which it has effected, so that it still clings, in the form of doubt, to what has been allowed to emerge. We can recognize this doubt all the more readily in that it is careful never to attack the intensive elements of the dream, but only the weak and indistinct ones. But we already know that a transvaluation of all the psychic values has taken place between the dream-thoughts and the dream. The distortion has been made possible only by devaluation ; it constantly manifests itself in this way and sometimes contents itself therewith. If doubt is added to the indistinctness of an element of the dream-content, we may, following this indication, recognize in this element a direct offshoot of one of the outlawed dream-thoughts. The state of affairs is like that obtaining after a great revolution in one of the republics of antiquity or the Renaissance. The once powerful, ruling families of the nobility are now banished ; all high posts are filled by upstarts ; in the city itself only the poorer and most powerless citizens, or the remoter followers of the vanquished party, are tolerated. Even the latter do not enjoy the full rights of citizenship. They are watched with suspicion. In our case, instead of suspicion we have doubt. I must insist, therefore, that in the analysis of a dream one must emancipate oneself from the whole scale of standards of reliability ; and if there is the slightest possibility that this or that may have occurred in the dream, it should be treated as an absolute certainty. Until one has decided to reject all respect for appearances in tracing the dream-elements, the analysis will remain at a standstill. Disregard of the element concerned has the psychic effect, in the person analysed, that nothing in connection with the unwished ideas behind this element will occur to him. This effect is really not self-evident ; it would be quite reasonable to say, &#034;Whether this or that was contained in the dream I do not know for certain ; but the following ideas happen to occur to me.&#034; But no one ever does say so ; it is precisely the disturbing effect of doubt in the analysis that permits it to be unmasked as an offshoot and instrument of the psychic resistance. Psycho- analysis is justifiably suspicions. One of its rules runs : Whatever disturbs the progress of the work is a resistance. * - * This peremptory statement : &#034;Whatever disturbs the progress of the work is a resistance&#034; might easily be misunderstood. It has, of course, the significance merely of a technical rule, a warning for the analyst. It is not denied that during an analysis events may occur which cannot be ascribed to the intention of the person analysed. The patient's father may die in other ways than by being murdered by the patient, or a war may break out and interrupt the analysis. But despite the obvious exaggeration of the above statement there is still something new and useful in it. Even if the disturbing event is real and independent of the patient, the extent of the disturbing influence does often depend only on him, and the resistance reveals itself unmistakably in the ready and immoderate exploitation of such an opportunity. - The forgetting of dreams, too, remains inexplicible until we seek to explain it by the power of the psychic censorship. The feeling that one has dreamed a great deal during the night and has retained only a little of it may have yet another meaning in a number of cases : it may perhaps mean that the dream-work has continued in a perceptible manner throughout the night, but has left behind it only one brief dream. There is, however, no possible doubt that a dream is progressively forgotten on waking. One often forgets it in spite of a painful effort to recover it. I believe, however, that just as one generally overestimates the extent of this forgetting, so also one overestimates the lacunae in our knowledge of the dream due to the gaps occurring in it. All the dream-content that has been lost by forgetting can often be recovered by analysis ; in a number of cases, at all events, it is possible to discover from a single remaining fragment, not the dream, of course- which, after all, is of no importance- but the whole of the dream-thoughts. It requires a greater expenditure of attention and self-suppression in the analysis ; that is all ; but it shows that the forgetting of the dream is not innocent of hostile intention. * * As an example of the significance of doubt and uncertainty in a dream with a simultaneous shrinking of the dream-content to a single element, see my General Introduction to Psycho-Analysis the dream of the sceptical lady patient, p. 492 below, the analysis of which was successful, despite a short postponement. - A convincing proof of the tendencious nature of dream-forgetting- of the fact that it serves the resistance- is obtained on analysis by investigating a preliminary stage of forgetting. * It often happens that, in the midst of an interpretation, an omitted fragment of the dream suddenly emerges which is described as having been previously forgotten. This part of the dream that has been wrested from forgetfulness is always the most important part. It lies on the shortest path to the solution of the dream, and for that every reason it was most exposed to the resistance. Among the examples of dreams that I have included in the text of this treatise, it once happened that I had subsequently to interpolate a fragment of dream-content. The dream is a dream of travel, which revenges itself on two unamiable traveling companions ; I have left it almost entirely uninterpreted, as part of its content is obscene. The part omitted reads : &#034;I said, referring to a book of Schiller's : 'It is from...' but corrected myself, as I realized my mistake : 'It is by...' Whereupon the man remarked to his sister, 'Yes, he said it correctly.'&#034; *(2) * Concerning the intention of forgetting in general, see my The Psycho-pathology of Everyday Life. *(2) Such corrections in the use of foreign languages are not rare in dreams, but they are usually attributed to foreigners. Maury (p. 143), while he was studying English, once dreamed that he informed someone that he had called on him the day before in the following words : &#034;I called for you yesterday.&#034; The other answered correctly : &#034;You mean : I called on you yesterday.&#034; Self-correction in dreams, which to some writers seems so wonderful, does not really call for consideration. But I will draw from my own memory an instance typical of verbal errors in dreams. I was nineteen years of age when I visited England for the first time, and I spent a day on the shore of the Irish Sea. Naturally enough, I amused myself by picking up the marine animals left on the beach by the tide, and I was just examining a starfish (the dream begins with Hollthurn- Holothurian) when a pretty little girl came up to me and asked me : &#034;Is it a starfish ? Is it alive ?&#034; I replied, &#034;Yes, he is alive,&#034; but then felt ashamed of my mistake, and repeated the sentence correctly. For the grammatical mistake which I then made, the dream substitutes another which is quite common among German people. &#034;Das Buch ist von Schiller&#034; is not to be translated by &#034;the book is from,&#034; but by &#034;the book is by.&#034; That the dream-work accomplishes this substitution, because the word from, owing to its consonance with the German adjective fromm (pious, devout) makes a remarkable condensation possible, should no longer surprise us after all that we have heard of the intentions of the dream-work and its unscrupulous selection of means. But what relation has this harmless recollection of the seashore to my dream ? It explains, by means of a very innocent example, that I have used the word- the word denoting gender, or sex or the sexual (he)- in the wrong place. This is surely one of the keys to the solution of the dream. Those who have heard of the derivation of the book-title Matter and Motion (Moliere in Le Malade Imaginaire : La Matiere est-elle laudable ?- A Motion of the bowels) will readily be able to supply the missing parts. Moreover, I can prove conclusively, by a demonstratio ad oculos, that the forgetting of the dream is in a large measure the work of the resistance. A patient tells me that he has dreamed, but that the dream has vanished without leaving a trace, as if nothing had happened. We set to work, however ; I come upon a resistance which I explain to the patient ; encouraging and urging him, I help him to become reconciled to some disagreeable thought ; and I have hardly succeeded in doing so when he exclaims : &#034;Now I can recall what I dreamed !&#034; The same resistance which that day disturbed him in the work of interpretation caused him also to forget the dream. By overcoming this resistance I have brought back the dream to his memory. In the same way the patient, having reached a certain part of the work, may recall a dream which occurred three, four, or more days ago, and which has hitherto remained in oblivion. * * Ernest Jones describes an analogous case of frequent occurrence ; during the analysis of one dream another dream of the same night is often recalled which until then was not merely forgotten, but was not even suspected. Psycho-analytical experience has furnished us with yet another proof of the fact that the forgetting of dreams depends far more on the resistance than on the mutually alien character of the waking and sleeping states, as some writers have believed it to depend. It often happens to me, as well as to other analysts, and to patients under treatment, that we are waked from sleep by a dream, as we say, and that immediately thereafter, while in full possession of our mental faculties, we begin to interpret the dream. Often in such cases I have not rested until I have achieved a full understanding of the dream, and yet it has happened that after waking I have forgotten the interpretation- work as completely as I have forgotten the dream-content itself, though I have been aware that I have dreamed and that I had interpreted the dream. The dream has far more frequently taken the result of the interpretation with it into forgetfulness than the intellectual faculty has succeeded in retaining the dream in the memory. But between this work of interpretation and the waking thoughts there is not that psychic abyss by which other writers have sought to explain the forgetting of dreams. When Morton Prince objects to my explanation of the forgetting of dreams on the ground that it is only a special case of the amnesia of dissociated psychic states, and that the impossibility of applying my explanation of this special amnesia to other types of amnesia makes it valueless even for its immediate purpose, he reminds the reader that in all his descriptions of such dissociated states he has never attempted to discover the dynamic explanation underlying these phenomena. For had he done so, he would surely have discovered that repression (and the resistance produced thereby) is the cause not of these dissociations merely, but also of the amnesia of their psychic content. That dreams are as little forgotten as other psychic acts, that even in their power of impressing themselves on the memory they may fairly be compared with the other psychic performances, was proved to me by an experiment which I was able to make while preparing the manuscript of this book. I had preserved in my notes a great many dreams of my own which, for one reason or another, I could not interpret, or, at the time of dreaming them, could interpret only very imperfectly. In order to obtain material to illustrate my assertion, I attempted to interpret some of them a year or two later. In this attempt I was invariably successful ; indeed, I may say that the interpretation was effected more easily after all this time than when the dreams were of recent occurrence. As a possible explanation of this fact, I would suggest that I had overcome many of the internal resistances which had disturbed me at the time of dreaming. In such subsequent interpretations I have compared the old yield of dream-thoughts with the present result, which has usually been more abundant, and I have invariably found the old dream-thoughts unaltered among the present ones. However, I soon recovered from my surprise when I reflected that I had long been accustomed to interpret dreams of former years that had occasionally been related to me by my patients as though they had been dreams of the night before ; by the same method, and with the same success. In the section on anxiety-dreams I shall include two examples of such delayed dream-interpretations. When I made this experiment for the first time I expected, not unreasonably, that dreams would behave in this connection merely like neurotic symptoms. For when I treat a psychoneurotic for instance, an hysterical patient, by psychoanalysis, I am compelled to find explanations for the first symptoms of the malady, which have long since disappeared, as well as for those still existing symptoms which have brought the patient to me ; and I find the former problem easier to solve than the more exigent one of today. In the Studies in Hysteria, * published as early as 1895, I was able to give the explanation of a first hysterical attack which the patient, a woman over forty years of age, had experienced in her fifteenth year. *(2) * Studien uber Hysterie, Case II. *(2) Dreams which have occurred during the first years of childhood, and which have sometimes been retained in the memory for decades with perfect sensorial freshness, are almost always of great importance for the understanding of the development and the neurosis of the dreamer. The analysis of them protects the physician from errors and uncertainties which might confuse him even theoretically. I will now make a few rather unsystematic remarks relating to the interpretations of dreams, which will perhaps serve as a guide to the reader who wishes to test my assertions by the analysis of his own dreams.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;He must not expect that it will be a simple and easy matter to interpret his own dreams. Even the observation of endoptic phenomena, and other sensations which are commonly immune from attention, calls for practice, although this group of observations is not opposed by any psychic motive. It is very much more difficult to get hold of the unwished ideas. He who seeks to do so must fulfil the requirements laid down in this treatise, and while following the rules here given, he must endeavour to restrain all criticism, all preconceptions, and all affective or intellectual bias in himself during the work of analysis. He must be ever mindful of the precept which Claude Bernard held up to the experimenter in the physiological laboratory : &#034;Travailler comme une bete&#034;- that is, he must be as enduring as an animal, and also as disinterested in the results of his work. He who will follow this advice will no longer find the task a difficult one. The interpretation of a dream cannot always be accomplished in one session ; after following up a chain of associations you will often feel that your working capacity is exhausted ; the dream will not tell you anything more that day ; it is then best to break off, and to resume the work the following day. Another portion of the dream-content then solicits your attention, and you thus obtain access to a fresh stratum of the dream-thoughts. One might call this the fractional interpretation of dreams. It is most difficult to induce the beginner in dream- interpretation to recognize the fact that his task is not finished when he is in possession of a complete interpretation of the dream which is both ingenious and coherent, and which gives particulars of all the elements of the dream-content. Besides this, another interpretation, an over-interpretation of the same dream, one which has escaped him, may be possible. It is really not easy to form an idea of the wealth of trains of unconscious thought striving for expression in our minds, or to credit the adroitness displayed by the dream-work in killing- so to speak- seven flies at one stroke, like the journeyman tailor in the fairy-tale, by means of its ambiguous modes of expression. The reader will constantly be inclined to reproach the author for a superfluous display of ingenuity, but anyone who has had personal experience of dream-interpretation will know better than to do so. On the other hand, I cannot accept the opinion, first expressed by H. Silberer, that every dream- or even that many dreams, and certain groups of dreams- calls for two different interpretations, between which there is even supposed to be a fixed relation. One of these, which Silberer calls the psycho- analytic interpretation, attributes to the dream any meaning you please, but in the main an infantile sexual one. The other, the more important interpretation, which he calls the anagogic interpretation, reveals the more serious and often profound thoughts which the dream-work has used as its material. Silberer does not prove this assertion by citing a number of dreams which he has analysed in these two directions. I am obliged to object to this opinion on the ground that it is contrary to facts. The majority of dreams require no over-interpretation, and are especially insusceptible of an anagogic interpretation. The influence of a tendency which seeks to veil the fundamental conditions of dream-formation and divert our interest from its instinctual roots is as evident in Silberer's theory as in other theoretical efforts of the last few years. In a number of cases I can confirm Silberer's assertions ; but in these the analysis shows me that the dream-work was confronted with the task of transforming a series of highly abstract thoughts, incapable of direct representation, from waking life into a dream. The dream- work attempted to accomplish this task by seizing upon another thought-material which stood in loose and often allegorical relation to the abstract thoughts, and thereby diminished the difficulty of representing them. The abstract interpretation of a dream originating in this manner will be given by the dreamer immediately, but the correct interpretation of the substituted material can be obtained only by means of the familiar technique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The question whether every dream can be interpreted is to be answered in the negative. One should not forget that in the work of interpretation one is opposed by the psychic forces that are responsible for the distortion of the dream. Whether one can master the inner resistances by one's intellectual interest, one's capacity for self-control, one's psychological knowledge, and one's experience in dream-interpretation depends on the relative strength of the opposing forces. It is always possible to make some progress ; one can at all events go far enough to become convinced that a dream has meaning, and generally far enough to gain some idea of its meaning. It very often happens that a second dream enables us to confirm and continue the interpretation assumed for the first. A whole series of dreams, continuing for weeks or months, may have a common basis, and should therefore be interpreted as a continuity. In dreams that follow one another, we often observe that one dream takes as its central point something that is only alluded to in the periphery of the next dream, and conversely, so that even in their interpretations the two supplement each other. That different dreams of the same night are always to be treated, in the work of interpretation, as a whole, I have already shown by examples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the best interpreted dreams we often have to leave one passage in obscurity because we observe during the interpretation that we have here a tangle of dream-thoughts which cannot be unravelled, and which furnishes no fresh contribution to the dream-content. This, then, is the keystone of the dream, the point at which it ascends into the unknown. For the dream-thoughts which we encounter during the interpretation commonly have no termination, but run in all directions into the net-like entanglement of our intellectual world. It is from some denser part of this fabric that the dream-wish then arises, like the mushroom from its mycelium. Let us now return to the facts of dream-forgetting. So far, of course, we have failed to draw any important conclusion from them. When our waking life shows an unmistakable intention to forget the dream which has been formed during the night, either as a whole, immediately after waking, or little by little in the course of the day, and when we recognize as the chief factor in this process of forgetting the psychic resistance against the dream which has already done its best to oppose the dream at night, the question then arises : What actually has made the dream- formation possible against this resistance ? Let us consider the most striking case, in which the waking life has thrust the dream aside as though it had never happened. If we take into consideration the play of the psychic forces, we are compelled to assert that the dream would never have come into existence had the resistance prevailed at night as it did by day. We conclude, then, that the resistance loses some part of its force during the night ; we know that it has not been discontinued, as we have demonstrated its share in the formation of dreams- namely, the work of distortion. We have therefore to consider the possibility that at night the resistance is merely diminished, and that dream- formation becomes possible because of this slackening of the resistance ; and we shall readily understand that as it regains its full power on waking it immediately thrusts aside what it was forced to admit while it was feeble. Descriptive psychology teaches us that the chief determinant of dream-formation is the dormant state of the psyche ; and we may now add the following explanation : The state of sleep makes dream-formation possible by reducing the endopsychic censorship.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We are certainly tempted to look upon this as the only possible conclusion to be drawn from the facts of dream-forgetting, and to develop from this conclusion further deductions as to the comparative energy operative in the sleeping and waking states. But we shall stop here for the present. When we have penetrated a little farther into the psychology of dreams we shall find that the origin of dream-formation may be differently conceived. The resistance which tends to prevent the dream-thoughts from becoming conscious may perhaps be evaded without suffering reduction. It is also plausible that both the factors which favour dream-formation, the reduction as well as the evasion of the resistance, may be simultaneously made possible by the sleeping state. But we shall pause here, and resume the subject a little later.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We must now consider another series of objections against our procedure in dream-interpretation. For we proceed by dropping all the directing ideas which at other times control reflection, directing our attention to a single element of the dream, noting the involuntary thoughts that associate themselves with this element. We then take up the next component of the dream-content, and repeat the operation with this ; and, regardless of the direction taken by the thoughts, we allow ourselves to be led onwards by them, rambling from one subject to another. At the same time, we harbour the confident hope that we may in the end, and without intervention on our part, come upon the dream- thoughts from which the dream originated. To this the critic may make the following objection : That we arrive somewhere if we start from a single element of the dream is not remarkable. Something can be associatively connected with every idea. The only thing that is remarkable is that one should succeed in hitting upon the dream-thoughts in this arbitrary and aimless excursion. It is probably a self-deception ; the investigator follows the chain of associations from the one element which is taken up until he finds the chain breaking off, whereupon he takes up a second element ; it is thus only natural that the originally unconfined associations should now become narrowed down. He has the former chain of associations still in mind, and will therefore in the analysis of the second dream-idea hit all the more readily upon single associations which have something in common with the associations of the first chain. He then imagines that he has found a thought which represents a point of junction between two of the dream-elements. As he allows himself all possible freedom of thought-connection, excepting only the transitions from one idea to another which occur in normal thinking, it is not difficult for him finally to concoct out of a series of intermediary thoughts, something which he calls the dream-thoughts ; and without any guarantee, since they are otherwise unknown, he palms these off as the psychic equivalent of the dream. But all this is a purely arbitrary procedure, an ingenious-looking exploitation of chance, and anyone who will go to this useless trouble can in this way work out any desired interpretation for any dream whatever.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If such objections are really advanced against us, we may in defence refer to the impression produced by our dream- interpretations, the surprising connections with other dream- elements which appear while we are following up the individual ideas, and the improbability that anything which so perfectly covers and explains the dream as do our dream-interpretations could be achieved otherwise than by following previously established psychic connections. We might also point to the fact that the procedure in dream-interpretation is identical with the procedure followed in the resolution of hysterical symptoms, where the correctness of the method is attested by the emergence and disappearance of the symptoms- that is, where the interpretation of the text is confirmed by the interpolated illustrations. But we have no reason to avoid this problem- namely, how one can arrive at a pre-existent aim by following an arbitrarily and aimlessly maundering chain of thoughts- since we shall be able not to solve the problem, it is true, but to get rid of it entirely.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For it is demonstrably incorrect to state that we abandon ourselves to an aimless excursion of thought when, as in the interpretation of dreams, we renounce reflection and allow the involuntary ideas to come to the surface. It can be shown that we are able to reject only those directing ideas which are known to us, and that with the cessation of these the unknown- or, as we inexactly say, unconscious- directing ideas immediately exert their influence, and henceforth determine the flow of the involuntary ideas. Thinking without directing ideas cannot be ensured by any influence we ourselves exert on our own psychic life ; neither do I know of any state of psychic derangement in which such a mode of thought establishes itself. * The psychiatrists have here far too prematurely relinquished the idea of the solidity of the psychic structure. I know that an unregulated stream of thoughts, devoid of directing ideas, can occur as little in the realm of hysteria and paranoia as in the formation or solution of dreams. Perhaps it does not occur at all in the endogenous psychic affections, and, according to the ingenious hypothesis of Lauret, even the deliria observed in confused psychic states have meaning and are incomprehensible to us only because of omissions. I have had the same conviction whenever I have had an opportunity of observing such states. The deliria are the work of a censorship which no longer makes any effort to conceal its sway, which, instead of lending its support to a revision that is no longer obnoxious to it, cancels regardlessly anything to which it objects, thus causing the remnant to appear disconnected. This censorship proceeds like the Russian censorship on the frontier, which allows only those foreign journals which have had certain passages blacked out to fall into the bands of the readers to be protected.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Only recently has my attention been called to the fact that Ed. von Hartmann took the same view with regard to this psychologically important point : Incidental to the discussion of the role of the unconscious in artistic creation (Philos. d. Unbew., Vol. i, Sect. B., Chap. V) Eduard von Hartmann clearly enunciated the law of association of ideas which is directed by unconscious directing ideas, without however realizing the scope of this law. With him it was a question of demonstrating that &#034;every combination of a sensuous idea when it is not left entirely to chance, but is directed to a definite end, is in need of help from the unconscious,&#034; and that the conscious interest in any particular thought-association is a stimulus for the unconscious to discover from among the numberless possible ideas the one which corresponds to the directing idea. &#034;It is the unconscious that selects, and appropriately, in accordance with the aims of the interest : and this holds true for the associations in abstract thinking (as sensible representations and artistic combinations as well as for flashes of wit).&#034; Hence, a limiting of the association of ideas to ideas that evoke and are evoked in the sense of pure association-psychology is untenable. Such a restriction &#034;would be justified only if there were states in human life in which man was free not only from any conscious purpose, but also from the domination or cooperation of any unconscious interest, any passing mood. But such a state hardly ever comes to pass, for even if one leaves one's train of thought seemingly altogether to chance, or if one surrenders oneself entirely to the involuntary dreams of phantasy, yet always other leading interests, dominant feelings and moods prevail at one time rather than another, and these will always exert an influence on the association of ideas.&#034; (Philos. d. Unbew., IIe, Aufl. i. 246). In semi-conscious dreams there always appear only such ideas as correspond to the (unconscious) momentary main interest. By rendering prominent the feelings and moods over the free thought-series, the methodical procedure of psycho-analysis is thoroughly justified even from the standpoint of Hartmann's Psychology (N. E. Pohorilles, Internat. Zeitschrift. f. Ps. A., I, [1913], p. 605). Du Prel concludes from the fact that a name which we vainly try to recall suddenly occurs to the mind that there is an unconscious but none the less purposeful thinking, whose result then appears in consciousness (Philos. d. Mystik, p. 107).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The free play of ideas following any chain of associations may perhaps occur in cases of destructive organic affections of the brain. What, however, is taken to be such in the psychoneuroses may always be explained as the influence of the censorship on a series of thoughts which have been pushed into the foreground by the concealed directing ideas. * It has been considered an unmistakable sign of free association unencumbered by directing ideas if the emerging ideas (or images) appear to be connected by means of the so-called superficial associations- that is, by assonance, verbal ambiguity, and temporal coincidence, without inner relationship of meaning ; in other words, if they are connected by all those associations which we allow ourselves to exploit in wit and playing upon words. This distinguishing mark holds good with associations which lead us from the elements of the dream-content to the intermediary thoughts, and from these to the dream-thoughts proper ; in many analyses of dreams we have found surprising examples of this. In these no connection was too loose and no witticism too objectionable to serve as a bridge from one thought to another. But the correct understanding of such surprising tolerance is not far to seek. Whenever one psychic element is connected with another by an obnoxious and superficial association, there exists also a correct and more profound connection between the two, which succumbs to the resistance of the censorship.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Jung has brilliantly corroborated this statement by analyses of dementia praecox. (Cf. The Psychology of Dementia Praecox, translated by A. A. Brill. Monograph Series, [Journal of Nervous and Mental Diseases Publishing Co., New York].)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The correct explanation for the predominance of the superficial associations is the pressure of the censorship, and not the suppression of the directing ideas. Whenever the censorship renders the normal connective paths impassable, the superficial associations will replace the deeper ones in the representation. It is as though in a mountainous region a general interruption of traffic, for example an inundation, should render the broad highways impassable : traffic would then have to be maintained by steep and inconvenient tracks used at other times only by the hunter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We can here distinguish two cases which, however, are essentially one. In the first case, the censorship is directed only against the connection of two thoughts which, being detached from one another, escape its opposition. The two thoughts then enter successively into consciousness ; their connection remains concealed ; but in its place there occurs to us a superficial connection between the two which would not otherwise have occurred to us, and which as a rule connects with another angle of the conceptual complex instead of that from which the suppressed but essential connection proceeds. Or, in the second case, both thoughts, owing to their content, succumb to the censorship ; both then appear not in their correct form but in a modified, substituted form ; and both substituted thoughts are so selected as to represent, by a superficial association, the essential relation which existed between those that they have replaced. Under the pressure of the censorship, the displacement of a normal and vital association by one superficial and apparently absurd has thus occurred in both cases.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Because we know of these displacements, we unhesitatingly rely upon even the superficial associations which occur in the course of dream-interpretation. *&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* The same considerations naturally hold good of the case in which superficial associations are exposed in the dream-content, as, for example, in both the dreams reported by Maury (p. 50, pelerinage- pelletier- pelle, kilometer- kilograms- gilolo, Lobelia- Lopez- Lotto). I know from my work with neurotics what kind of reminiscence is prone to represent itself in this manner. It is the consultation of encyclopedias by which most people have satisfied their need of an explanation of the sexual mystery when obsessed by the curiosity of puberty.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The psycho-analysis of neurotics makes abundant use of the two principles : that with the abandonment of the conscious directing ideas the control over the flow of ideas is transferred to the concealed directing ideas ; and that superficial associations are only a displacement-substitute for suppressed and more profound ones. Indeed, psycho-analysis makes these two principles the foundation-stones of its technique. When I request a patient to dismiss all reflection, and to report to me whatever comes into his mind, I firmly cling to the assumption that he will not be able to drop the directing idea of the treatment, and I feel justified in concluding that what he reports, even though it may seem to be quite ingenuous and arbitrary, has some connection with his morbid state. Another directing idea of which the patient has no suspicion is my own personality. The full appreciation, as well as the detailed proof of both these explanations, belongs to the description of the psycho-analytic technique as a therapeutic method. We have here reached one of the junctions, so to speak, at which we purposely drop the subject of dream-interpretation. *&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* The above statements, which when written sounded very improbable, have since been corroborated and applied experimentally by Jung and his pupils in the Diagnostiche Assoziationsstudien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Of all the objections raised, only one is justified and still remains to be met ; namely, that we ought not to ascribe all the associations of the interpretation-work to the nocturnal dream- work. By interpretation in the waking state we are actually opening a path running back from the dream-elements to the dream- thoughts. The dream-work has followed the contrary direction, and it is not at all probable that these paths are equally passable in opposite directions. On the contrary, it appears that during the day, by means of new thought-connections, we sink shafts that strike the intermediary thoughts and the dream-thoughts now in this place, now in that. We can see how the recent thought- material of the day forces its way into the interpretation- series, and how the additional resistance which has appeared since the night probably compels it to make new and further detours. But the number and form of the collaterals which we thus contrive during the day are, psychologically speaking, indifferent, so long as they point the way to the dream-thoughts which we are seeking.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Primary and Secondary Processes. Repression&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In attempting to penetrate more profoundly into the psychology of the dream-processes, I have undertaken a difficult task, to which, indeed, my powers of exposition are hardly adequate. To reproduce the simultaneity of so complicated a scheme in terms of a successive description, and at the same time to make each part appear free from all assumptions, goes fairly beyond my powers. I have now to atone for the fact that in my exposition of the psychology of dreams I have been unable to follow the historic development of my own insight. The lines of approach to the comprehension of the dream were laid down for me by previous investigations into the psychology of the neuroses, to which I should not refer here, although I am constantly obliged to do so ; whereas I should like to work in the opposite direction, starting from the dream, and then proceeding to establish its junction with the psychology of the neuroses. I am conscious of all the difficulties which this involves for the reader, but I know of no way to avoid them.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Since I am dissatisfied with this state of affairs, I am glad to dwell upon another point of view, which would seem to enhance the value of my efforts. As was shown in the introductory section, I found myself confronted with a theme which had been marked by the sharpest contradictions on the part of those who had written on it. In the course of our treatment of the problems of the dream, room has been found for most of these contradictory views. We have been compelled to take decided exception to two only of the views expressed : namely, that the dream is a meaningless process, and that it is a somatic process. Apart from these, we have been able to find a place for the truth of all the contradictory opinions at one point or another of the complicated tissue of the facts, and we have been able to show that each expressed something genuine and correct. That our dreams continue the impulses and interests of waking life has been generally confirmed by the discovery of the hidden dream-thoughts. These concern themselves only with things that seem to us important and of great interest. Dreams never occupy themselves with trifles. But we have accepted also the opposite view, namely, that the dream gathers up the indifferent residues of the day, and cannot seize upon any important interest of the day until it has in some measure withdrawn itself from waking activity. We have found that this holds true of the dream-content, which by means of distortion gives the dream-thought an altered expression. We have said that the dream-process, owing to the nature of the mechanism of association, finds it easier to obtain possession of recent or indifferent material, which has not yet been put under an embargo by our waking mental activity ; and that, on account of the censorship, it transfers the psychic intensity of the significant but also objectionable material to the indifferent. The hypermnesia of the dream and its ability to dispose of infantile material have become the main foundations of our doctrine ; in our theory of dreams we have assigned to a wish of infantile origin the part of the indispensable motive-power of dream-formation. It has not, of course, occurred to us to doubt the experimentally demonstrated significance of external sensory stimuli during sleep ; but we have placed this material in the same relation to the dream-wish as the thought-residues left over from our waking activity. We need not dispute the fact that the dream interprets objective sensory stimuli after the manner of an illusion ; but we have supplied the motive for this interpretation, which has been left indeterminate by other writers. The interpretation proceeds in such a way that the perceived object is rendered harmless as a source of disturbance of sleep, whilst it is made usable for the wish-fulfilment. Though we do not admit as a special source of dreams the subjective state of excitation of the sensory organs during sleep (which seems to have been demonstrated by Trumbull Ladd), we are, nevertheless, able to explain this state of excitation by the regressive revival of the memories active behind the dream. As to the internal organic sensations, which are wont to be taken as the cardinal point of the explanation of dreams, these, too, find a place in our conception, though indeed a more modest one. These sensations- the sensations of falling, of soaring, or of being inhibited- represent an ever-ready material, which the dream-work can employ to express the dream- thought as often as need arises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;That the dream-process is a rapid and momentary one is, we believe, true as regards the perception by consciousness of the preformed dream-content ; but we have found that the preceding portions of the dream-process probably follow a slow, fluctuating course. As for the riddle of the superabundant dream-content compressed into the briefest moment of time, we have been able to contribute the explanation that the dream seizes upon ready-made formations of the psychic life. We have found that it is true that dreams are distorted and mutilated by the memory, but that this fact presents no difficulties, as it is only the last manifest portion of a process of distortion which has been going on from the very beginning of the dream-work. In the embittered controversy, which has seemed irreconcilable, whether the psychic life is asleep at night, or can make the same use of all its faculties as during the day, we have been able to conclude that both sides are right, but that neither is entirely so. In the dream-thoughts we found evidence of a highly complicated intellectual activity, operating with almost all the resources of the psychic apparatus ; yet it cannot be denied that these dream- thoughts have originated during the day, and it is indispensable to assume that there is a sleeping state of the psychic life. Thus, even the doctrine of partial sleep received its due, but we have found the characteristic feature of the sleeping state not in the disintegration of the psychic system of connections, but in the special attitude adopted by the psychic system which is dominant during the day- the attitude of the wish to sleep. The deflection from the outer world retains its significance for our view, too ; though not the only factor at work, it helps to make possible the regressive course of the dream-representation. The abandonment of voluntary guidance of the flow of ideas is incontestable ; but psychic life does not thereby become aimless, for we have seen that upon relinquishment of the voluntary directing ideas, involuntary ones take charge. On the other hand, we have not only recognized the loose associative connection of the dream, but have brought a far greater area within the scope of this kind of connection than could have been suspected ; we have, however, found it merely an enforced substitute for another, a correct and significant type of association. To be sure, we too have called the dream absurd, but examples have shown us how wise the dream is when it simulates absurdity. As regards the functions that have been attributed to the dream, we are able to accept them all. That the dream relieves the mind, like a safety-valve, and that, as Robert has put it, all kinds of harmful material are rendered harmless by representation in the dream, not only coincides exactly with our own theory of the twofold wish-fulfilment in the dream, but in its very wording becomes more intelligible for us than it is for Robert himself. The free indulgence of the psyche in the play of its faculties is reproduced in our theory as the non-interference of the preconscious activity with the dream. The return of the embryonal standpoint of psychic life in the dream, and Havelock Ellis's remark that the dream is &#034;an archaic world of vast emotions and imperfect thoughts,&#034; appear to us as happy anticipations of our own exposition, which asserts that primitive modes of operations that are suppressed during the day play a part in the formation of dreams. We can fully identify ourselves with Sully's statement, that &#034;our dreams bring back again our earlier and successively developed personalities, our old ways of regarding things, with impulses and modes of reaction which ruled us long ago&#034; ; and for us, as for Delage, the suppressed material becomes the mainspring of the dream.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We have fully accepted the role that Scherner ascribes to the dream-phantasy, and his own interpretations, but we have been obliged to transpose them, as it were, to another part of the problem. It is not the dream that creates the phantasy, but the activity of unconscious phantasy that plays the leading part in the formation of the dream-thoughts. We remain indebted to Scherner for directing us to the source of the dream-thoughts, but almost everything that he ascribes to the dream-work is attributable to the activity of the unconscious during the day, which instigates dreams no less than neurotic symptoms. The dream- work we had to separate from this activity as something quite different and far more closely controlled. Finally, we have by no means renounced the relation of the dream to psychic disturbances, but have given it, on new ground, a more solid foundation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Held together by the new features in our theory as by a superior unity, we find the most varied and most contradictory conclusions of other writers fitting into our structure ; many of them are given a different turn, but only a few of them are wholly rejected. But our own structure is still unfinished. For apart from the many obscure questions in which we have involved ourselves by our advance into the dark regions of psychology, we are now, it would seem, embarrassed by a new contradiction. On the one hand, we have made it appear that the dream-thoughts proceed from perfectly normal psychic activities, but on the other hand we have found among the dream-thoughts a number of entirely abnormal mental processes, which extend also to the dream-content, and which we reproduce in the interpretation of the dream. All that we have termed the dream-work seems to depart so completely from the psychic processes which we recognize as correct and appropriate that the severest judgments expressed by the writers mentioned as to the low level of psychic achievement of dreams must appear well founded.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Here, perhaps, only further investigations can provide an explanation and set us on the right path. Let me pick out for renewed attention one of the constellations which lead to dream- formation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We have learned that the dream serves as a substitute for a number of thoughts derived from our daily life, and which fit together with perfect logic. We cannot, therefore, doubt that these thoughts have their own origin in our normal mental life. All the qualities which we value in our thought-processes, and which mark them out as complicated performances of a high order, we shall find repeated in the dream-thoughts. There is, however, no need to assume that this mental work is performed during sleep ; such an assumption would badly confuse the conception of the psychic state of sleep to which we have hitherto adhered. On the contrary, these thoughts may very well have their origin in the daytime, and, unremarked by our consciousness, may have gone on from their first stimulus until, at the onset of sleep, they have reached completion. If we are to conclude anything from this state of affairs, it can only be that it proves that the most complex mental operations are possible without the cooperation of consciousness- a truth which we have had to learn anyhow from every psycho-analysis of a patient suffering from hysteria or obsessions. These dream-thoughts are certainly not in themselves incapable of consciousness ; if we have not become conscious of them during the day, this may have been due to various reasons. The act of becoming conscious depends upon a definite psychic function- attention- being brought to bear. This seems to be available only in a determinate quantity, which may have been diverted from the train of thought in question by other aims. Another way in which such trains of thought may be withheld from consciousness is the following : From our conscious reflection we know that, when applying our attention, we follow a particular course. But if that course leads us to an idea which cannot withstand criticism, we break off and allow the cathexis of attention to drop. Now, it would seem that the train of thought thus started and abandoned may continue to develop without our attention returning to it, unless at some point it attains a specially high intensity which compels attention. An initial conscious rejection by our judgment, on the ground of incorrectness or uselessness for the immediate purpose of the act of thought, may, therefore, be the cause of a thought-process going on unnoticed by consciousness until the onset of sleep.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Let us now recapitulate : We call such a train of thought a preconscious train, and we believe it to be perfectly correct, and that it may equally well be a merely neglected train or one that has been interrupted and suppressed. Let us also state in plain terms how we visualize the movement of our thought. We believe that a certain quantity of excitation, which we call cathectic energy, is displaced from a purposive idea along the association paths selected by this directing idea. A neglected train of thought has received no such cathexis, and the cathexis has been withdrawn from one that was suppressed or rejected ; both have thus been left to their own excitations. The train of thought cathected by some aim becomes able under certain conditions to attract the attention of consciousness, and by the mediation of consciousness it then receives hyper-cathexis. We shall be obliged presently to elucidate our assumptions as to the nature and function of consciousness.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A train of thought thus incited in the Pcs may either disappear spontaneously, or it may continue. The former eventuality we conceive as follows : it diffuses its energy through all the association paths emanating from it, and throws the entire chain of thoughts into a state of excitation, which continues for a while, and then subsides, through the excitation which had called for discharge being transformed into dormant cathexis. If this first eventuality occurs, the process has no further significance for dream-formation. But other directing ideas are lurking in our preconscious, which have their source in our unconscious and ever- active wishes. These may gain control of the excitation in the circle of thoughts thus left to itself, establish a connection between it and the unconscious wish, and transfer to it the energy inherent in the unconscious wish. Henceforth the neglected or suppressed train of thought is in a position to maintain itself, although this reinforcement gives it no claim to access to consciousness. We may say, then, that the hitherto preconscious train of thought has been drawn into the unconscious.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Other constellations leading to dream-formation might be as follows : The preconscious train of thought might have been connected from the beginning with the unconscious wish, and for that reason might have met with rejection by the dominating aim- cathexis. Or an unconscious wish might become active for other (possibly somatic) reasons, and of its own accord seek a transference to the psychic residues not cathected by the Pcs. All three cases have the same result : there is established in the preconscious a train of thought which, having been abandoned by the preconscious cathexis, has acquired cathexis from the unconscious wish.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;From this point onward the train of thought is subjected to a series of transformations which we no longer recognize as normal psychic processes, and which give a result that we find strange, a psychopathological formation. Let us now emphasize and bring together these transformations :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. The intensities of the individual ideas become capable of discharge in their entirety, and pass from one idea to another, so that individual ideas are formed which are endowed with great intensity. Through the repeated occurrence of this process, the intensity of an entire train of thought may ultimately be concentrated in a single conceptual unit. This is the fact of compression or condensation with which we become acquainted when investigating the dream-work. It is condensation that is mainly responsible for the strange impression produced by dreams, for we know of nothing analogous to it in the normal psychic life that is accessible to consciousness. We get here, too, ideas which are of great psychic significance as nodal points or as end-results of whole chains of thought, but this value is not expressed by any character actually manifest for our internal perception ; what is represented in it is not in any way made more intensive. In the process of condensation the whole set of psychic connections becomes transformed into the intensity of the idea-content. The situation is the same as when, in the case of a book, I italicize or print in heavy type any word to which I attach outstanding value for the understanding of the text. In speech, I should pronounce the same word loudly, and deliberately, and with emphasis. The first simile points immediately to one of the examples which were given of the dream-work (trimethylamine in the dream of Irma's injection). Historians of art call our attention to the fact that the most ancient sculptures known to history follow a similar principle, in expressing the rank of the persons represented by the size of the statues. The king is made two or three times as tall as his retinue or his vanquished enemies. But a work of art of the Roman period makes use of more subtle means to accomplish the same end. The figure of the Emperor is placed in the centre, erect and in his full height, and special care is bestowed on the modelling of this figure ; his enemies are seen cowering at his feet ; but he is no longer made to seem a giant among dwarfs. At the same time, in the bowing of the subordinate to his superior, even in our own day, we have an echo of this ancient principle of representation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The direction followed by the condensations of the dream is prescribed on the one hand by the true preconscious relations of the dream-thoughts, and, on the other hand, by the attraction of the visual memories in the unconscious. The success of the condensation-work produces those intensities which are required for penetration to the perception-system.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. By the free transference of intensities, and in the service of the condensation, intermediary ideas- compromises, as it were- are formed (cf. the numerous examples). This, also, is something unheard of in the normal movement of our ideas, where what is of most importance is the selection and the retention of the right conceptual material. On the other hand, composite and compromise formations occur with extraordinary frequency when we are trying to find verbal expression for preconscious thoughts ; these are considered slips of the tongue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. The ideas which transfer their intensities to one another are very loosely connected, and are joined together by such forms of association as are disdained by our serious thinking, and left to be exploited solely by wit. In particular, assonances and punning associations are treated as equal in value to any other associations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Contradictory thoughts do not try to eliminate one another, but continue side by side, and often combine to form condensation- products, as though no contradiction existed ; or they form compromises for which we should never forgive our thought, but which we frequently sanction in our action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;These are some of the most conspicuous abnormal processes to which the dream-thoughts which have previously been rationally formed are subjected in the course of the dream-work. As the main feature of these processes, we may see that the greatest importance is attached to rendering the cathecting energy mobile and capable of discharge ; the content and the intrinsic significance of the psychic elements to which these cathexes adhere become matters of secondary importance. One might perhaps assume that condensation and compromise-formation are effected only in the service of regression, when the occasion arises for changing thoughts into images. But the analysis- and still more plainly the synthesis- of such dreams as show no regression towards images, e.g., the dream Autodidasker : Conversation with Professor N, reveals the same processes of displacement and condensation as do the rest.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We cannot, therefore, avoid the conclusion that two kinds of essentially different psychic processes participate in dream- formation ; one forms perfectly correct and fitting dream- thoughts, equivalent to the results of normal thinking, while the other deals with these thoughts in a most astonishing and, as it seems, incorrect way. The latter process we have already set apart in chapter VI as the dream-work proper. What can we say now as to the derivation of this psychic process ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It would be impossible to answer this question here if we had not penetrated a considerable way into the psychology of the neuroses, and especially of hysteria. From this, however, we learn that the same &#034;incorrect&#034; psychic processes- as well as others not enumerated- control the production of hysterical symptoms. In hysteria, too, we find at first a series of perfectly correct and fitting thoughts, equivalent to our conscious ones, of whose existence in this form we can, however, learn nothing, i.e., which we can only subsequently reconstruct. If they have forced their way anywhere to perception, we discover from the analysis of the symptom formed that these normal thoughts have been subjected to abnormal treatment, and that by means of condensation and compromise-formation, through superficial associations which cover up contradictions, and eventually along the path of regression, they have been conveyed into the symptom. In view of the complete identity between the peculiarities of the dream-work and those of the psychic activity which issues in psychoneurotic symptoms, we shall feel justified in transferring to the dream the conclusions urged upon us by hysteria.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;From the theory of hysteria we borrow the proposition that such an abnormal psychic elaboration of a normal train of thought takes place only when the latter has been used for the transference of an unconscious wish which dares from the infantile life and is in a state of repression. Complying with this proposition, we have built up the theory of the dream on the assumption that the actuating dream-wish invariably originates in the unconscious ; which, as we have ourselves admitted, cannot be universally demonstrated, even though it cannot be refuted. But in order to enable us to say just what repression is, after employing this term so freely, we shall be obliged to make a further addition to our psychological scaffolding.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We had elaborated the fiction of a primitive psychic apparatus, the work of which is regulated by the effort to avoid accumulation of excitation, and as far as possible to maintain itself free from excitation. For this reason it was constructed after the plan of a reflex apparatus ; motility, in the first place as the path to changes within the body, was the channel of discharge at its disposal. We then discussed the psychic results of experiences of gratification, and were able at this point to introduce a second assumption, namely, that the accumulation of excitation- by processes that do not concern us here- is felt as pain, and sets the apparatus in operation in order to bring about again a state of gratification, in which the diminution of excitation is perceived as pleasure. Such a current in the apparatus, issuing from pain and striving for pleasure, we call a wish. We have said that nothing but a wish is capable of setting the apparatus in motion and that the course of any excitation in the apparatus is regulated automatically by the perception of pleasure and pain. The first occurrence of wishing may well have taken the form of a hallucinatory cathexis of the memory of gratification. But this hallucination, unless it could be maintained to the point of exhaustion, proved incapable of bringing about a cessation of the need, and consequently of securing the pleasure connected with gratification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thus, there was required a second activity- in our terminology the activity of a second system- which would not allow the memory- cathexis to force its way to perception and thence to bind the psychic forces, but would lead the excitation emanating from the need-stimulus by a detour, which by means of voluntary motility would ultimately so change the outer world as to permit the real perception of the gratifying object. Thus far we have already elaborated the scheme of the psychic apparatus ; these two systems are the germ of what we set up in the fully developed apparatus as the Ucs and Pcs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;To change the outer world appropriately by means of motility requires the accumulation of a large total of experiences in the memory-systems, as well as a manifold consolidation of the relations which are evoked in this memory-material by various directing ideas. We will now proceed further with our assumptions. The activity of the second system, groping in many directions, tentatively sending forth cathexes and retracting them, needs on the one hand full command over all memory- material, but on the other hand it would be a superfluous expenditure of energy were it to send along the individual thought-paths large quantities of cathexis, which would then flow away to no purpose and thus diminish the quantity needed for changing the outer world. Out of a regard for purposiveness, therefore, I postulate that the second system succeeds in maintaining the greater part of the energic cathexes in a state of rest, and in using only a small portion for its operations of displacement. The mechanics of these processes is entirely unknown to me ; anyone who seriously wishes to follow up these ideas must address himself to the physical analogies, and find some way of getting a picture of the sequence of motions which ensues on the excitation of the neurones. Here I do no more than hold fast to the idea that the activity of the first Psi-system aims at the free outflow of the quantities of excitation, and that the second system, by means of the cathexes emanating from it, effects an inhibition of this outflow, a transformation into dormant cathexis, probably with a rise of potential. I therefore assume that the course taken by any excitation under the control of the second system is bound to quite different mechanical conditions from those which obtain under the control of the first system. After the second system has completed its work of experimental thought, it removes the inhibition and damming up of the excitations and allows them to flow off into motility.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;An interesting train of thought now presents itself if we consider the relations of this inhibition of discharge by the second system to the process of regulation by the pain-principle. Let us now seek out the counterpart of the primary experience of gratification, namely, the objective experience of fear. Let a perception-stimulus act on the primitive apparatus and be the source of a pain-excitation. There will then ensue uncoordinated motor manifestations, which will go on until one of these withdraws the apparatus from perception, and at the same time from the pain. On the reappearance of the percept this manifestation will immediately be repeated (perhaps as a movement of flight), until the percept has again disappeared. But in this case no tendency will remain to recathect the perception of the source of pain by hallucination or otherwise. On the contrary, there will be a tendency in the primary apparatus to turn away again from this painful memory-image immediately if it is in any way awakened, since the overflow of its excitation into perception would, of course, evoke (or more precisely, begin to evoke) pain. This turning away from a recollection, which is merely a repetition of the former flight from perception, is also facilitated by the fact that, unlike the perception, the recollection has not enough quality to arouse consciousness, and thereby to attract fresh cathexis. This effortless and regular turning away of the psychic process from the memory of anything that had once been painful gives us the prototype and the first example of psychic repression. We all know how much of this turning away from the painful, the tactics of the ostrich, may still be shown as present even in the normal psychic life of adults.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In obedience to the pain-principle, therefore, the first Psi- system is quite incapable of introducing anything unpleasant into the thought-nexus. The system cannot do anything but wish. If this were to remain so, the activity of thought of the second system, which needs to have at its disposal all the memories stored up by experience, would be obstructed. But two paths are now open : either the work of the second system frees itself completely from the pain-principle, and continues its course, paying no heed to the pain attached to given memories, or it contrives to cathect the memory of the pain in such a manner as to preclude the liberation of pain. We can reject the first possibility, as the pain-principle also proves to act as a regulator of the cycle of excitation in the second system ; we are therefore thrown back upon the second possibility, namely, that this system cathects a memory in such a manner as to inhibit any outflow of excitation from it, and hence, also, the outflow, comparable to a motor-innervation, needed for the development of pain. And thus, setting out from two different starting-points, i.e., from regard for the pain-principle, and from the principle of the least expenditure of innervation, we are led to the hypothesis that cathexis through the second system is at the same time an inhibition of the discharge of excitation. Let us, however, keep a close hold on the fact- for this is the key to the theory of repression- that the second system can only cathect an idea when it is in a position to inhibit any pain emanating from this idea. Anything that withdrew itself from this inhibition would also remain inaccessible for the second system, i.e., would immediately be given up by virtue of the pain- principle. The inhibition of pain, however, need not be complete ; it must be permitted to begin, since this indicates to the second system the nature of the memory, and possibly its lack of fitness for the purpose sought by the process of thought.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The psychic process which is alone tolerated by the first system I shall now call the primary process ; and that which results under the inhibiting action of the second system I shall call the secondary process. I can also show at another point for what purpose the second system is obliged to correct the primary process. The primary process strives for discharge of the excitation in order to establish with the quantity of excitation thus collected an identity of perception ; the secondary process has abandoned this intention, and has adopted instead the aim of an identity of thought. All thinking is merely a detour from the memory of gratification (taken as a purposive idea) to the identical cathexis of the same memory, which is to be reached once more by the path of motor experiences. Thought must concern itself with the connecting-paths between ideas without allowing itself to be misled by their intensities. But it is obvious that condensations of ideas and intermediate or compromise-formations are obstacles to the attainment of the identity which is aimed at ; by substituting one idea for another they swerve away from the path which would have led onward from the first idea. Such procedures are, therefore, carefully avoided in our secondary thinking. It will readily be seen, moreover, that the pain- principle, although at other times it provides the thought- process with its most important clues, may also put difficulties in its way in the pursuit of identity of thought. Hence, the tendency of the thinking process must always be to free itself more and more from exclusive regulation by the pain-principle, and to restrict the development of affect through the work of thought to the very minimum which remains effective as a signal. This refinement in functioning is to be achieved by a fresh hyper- cathexis, effected with the help of consciousness. But we are aware that this refinement is seldom successful, even in normal psychic life, and that our thinking always remains liable to falsification by the intervention of the pain-principle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This, however, is not the breach in the functional efficiency of our psychic apparatus which makes it possible for thoughts representing the result of the secondary thought-work to fall into the power of the primary psychic process ; by which formula we may now describe the operations resulting in dreams and the symptoms of hysteria. This inadequacy results from the converging of two factors in our development, one of which pertains solely to the psychic apparatus, and has exercised a determining influence on the relation of the two systems, while the other operates fluctuatingly, and introduces motive forces of organic origin into the psychic life. Both originate in the infantile life, and are a precipitate of the alteration which our psychic and somatic organism has undergone since our infantile years.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;When I termed one of the psychic processes in the psychic apparatus the primary process, I did so not only in consideration of its status and function, but was also able to take account of the temporal relationship actually involved. So far as we know, a psychic apparatus possessing only the primary process does not exist, and is to that extent a theoretical fiction but this at least is a fact : that the primary processes are present in the apparatus from the beginning, while the secondary processes only take shape gradually during the course of life, inhibiting and overlaying the primary, whilst gaining complete control over them perhaps only in the prime of life. Owing to this belated arrival of the secondary processes, the essence of our being, consisting of unconscious wish-impulses, remains something which cannot be grasped or inhibited by the preconscious ; and its part is once and for all restricted to indicating the most appropriate paths for the wish-impulses originating in the unconscious. These unconscious wishes represent for all subsequent psychic strivings a compulsion to which they Must submit themselves, although they may perhaps endeavour to divert them and to guide them to superior aims. In consequence of this retardation, an extensive region of the memory-material remains in fact inaccessible to preconscious cathexis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Now among these wish-impulses originating in the infantile life. indestructible and incapable of inhibition, there are some the fulfilments of which have come to be in contradiction with the purposive ideas of our secondary thinking. The fulfilment of these wishes would no longer produce an affect of pleasure, but one of pain ; and it is just this conversion of affect that constitutes the essence of what we call repression. In what manner and by what motive forces such a conversion can take place constitutes the problem of repression, which we need here only to touch upon in passing. It will suffice to note the fact that such a conversion of affect occurs in the course of development (one need only think of the emergence of disgust, originally absent in infantile life), and that it is connected with the activity of the secondary system. The memories from which the unconscious wish evokes a liberation of affect have never been accessible to the Pcs, and for that reason this liberation cannot be inhibited. It is precisely on account of this generation of affect that these ideas are not now accessible even by way of the preconscious thoughts to which they have transferred the energy of the wishes connected with them. On the contrary, the pain- principle comes into play, and causes the Pcs to turn away from these transference-thoughts. These latter are left to themselves, are repressed, and thus, the existence of a store of infantile memories, withdrawn from the beginning from the Pcs, becomes the preliminary condition of repression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the most favourable case, the generation of pain terminates so soon as the cathexis is withdrawn from the transference-thoughts in the Pcs, and this result shows that the intervention of the pain-principle is appropriate. It is otherwise, however, if the repressed unconscious wish receives an organic reinforcement which it can put at the service of its transference-thoughts, and by which it can enable them to attempt to break through with their excitation, even if the cathexis of the Pcs has been taken away from them. A defensive struggle then ensues, inasmuch as the Pcs reinforces the opposite to the repressed thoughts (counter- cathexis), and the eventual outcome is that the transference- thoughts (the carriers of the unconscious wish) break through in some form of compromise through symptom-formation. But from the moment that the repressed thoughts are powerfully cathected by the unconscious wish-impulse, but forsaken by the preconscious cathexis, they succumb to the primary psychic process, and aim only at motor discharge ; or, if the way is clear, at hallucinatory revival of the desired identity of perception. We have already found, empirically, that the incorrect processes described are enacted only with thoughts which are in a state of repression. We are now in a position to grasp yet another part of the total scheme of the facts. These incorrect Processes are the primary processes of the psychic apparatus ; they occur wherever ideas abandoned by the preconscious cathexis are left to themselves and can become filled with the uninhibited energy which flows from the unconscious and strives for discharge. There are further facts which go to show that the processes described as incorrect are not really falsifications of our normal procedure, or defective thinking. but the modes of operation of the psychic apparatus when freed from inhibition. Thus we see that the process of the conveyance of the preconscious excitation to motility occurs in accordance with the same procedure, and that in the linkage of preconscious ideas with words we may easily find manifested the same displacements and confusions (which we ascribe to inattention). Finally, a proof of the increased work made necessary by the inhibition of these primary modes of procedure might be found in the fact that we achieve a comical effect, a surplus to be discharged through laughter, if we allow these modes of thought to come to consciousness.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The theory of the psychoneuroses asserts with absolute certainty that it can only be sexual wish-impulses from the infantile life, which have undergone repression (affect-conversion) during the developmental period of childhood, which are capable of renewal at later periods of development (whether as a result of our sexual constitution, which has, of course, grown out of an original bi-sexuality, or in consequence of unfavourable influences in our sexual life) ; and which therefore supply the motive-power for all psychoneurotic symptom-formation. It is only by the introduction of these sexual forces that the gaps still demonstrable in the theory of repression can be filled. Here, I will leave it undecided whether the postulate of the sexual and infantile holds good for the theory of dreams as well ; I am not completing the latter, because in assuming that the dream-wish invariably originates in the unconscious I have already gone a step beyond the demonstrable. * Nor will I inquire further into the nature of the difference between the play of psychic forces in dream-formation and in the formation of hysterical symptoms, since there is missing here the needed fuller knowledge of one of the two things to be compared. But there is another point which I regard as important, and I will confess at once that it was only on account of this point that I entered upon all the discussions concerning the two psychic systems, their modes of operation, and the fact of repression. It does not greatly matter whether I have conceived the psychological relations at issue with approximate correctness, or, as is easily possible in such a difficult matter, wrongly and imperfectly. However our views may change about the interpretation of the psychic censorship or the correct and the abnormal elaboration of the dream-content. it remains certain that such processes are active in dream-formation, and that in their essentials they reveal the closest analogy with the processes observed in the formation of hysterical symptoms. Now the dream is not a pathological phenomenon ; it does not presuppose any disturbance of our psychic equilibrium ; and it does not leave behind it any weakening of our efficiency or capacities. The objection that no conclusions can be drawn about the dreams of healthy persons from my own dreams and from those of my neurotic patients may be rejected without comment. If, then, from the nature of the given phenomena we infer the nature of their motive forces, we find that the psychic mechanism utilized by the neuroses is not newly-created by a morbid disturbance that lays hold of the psychic life, but lies in readiness in the normal structure of our psychic apparatus. The two psychic systems, the frontier-censorship between them, the inhibition and overlaying of the one activity by the other, the relations of both to consciousness- or whatever may take place of these concepts on a juster interpretation of the actual relations- all these belong to the normal structure of our psychic instrument, and the dream shows us one of the paths which lead to a knowledge of this structure. If we wish to be content with a minimum of perfectly assured additions to our knowledge, we shall say that the dream affords proof that the suppressed material continues to exist even in the normal person and remains capable of psychic activity. Dreams are one of the manifestations of this suppressed material ; theoretically, this is true in all cases ; and in tangible experience, it has been found true in at least a great number of cases, which happen to display most plainly the more striking features of the dream-life. The suppressed psychic material, which in the waking state has been prevented from expression and cut off from internal perception by the mutual neutralization of contradictory attitudes, finds ways and means, under the sway of compromise-formations, of obtruding itself on consciousness during the night.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Flectere si nequeo superos, Acheronta movebo. *(2)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;At any rate, the interpretation of dreams is the via regia to a knowledge of the unconscious element in our psychic life.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Here, as elsewhere, there are gaps in the treatment of the subject, which I have deliberately left, because to fill them up would, on the one hand, require excessive labour, and, on the other hand, I should have to depend on material which is foreign to the dream. Thus, for example, I have avoided stating whether I give the word suppressed a different meaning from that of the word repressed. No doubt, however, it will have become clear that the latter emphasizes more than the former the relation to the unconscious. I have not gone into the problem, which obviously arises, of why the dream-thoughts undergo distortion by the censorship even when they abandon the progressive path to consciousness, and choose the path of regression. And so with other similar omissions. I have, above all, sought to give some idea of the problems to which the further dissection of the dream- work leads, and to indicate the other themes with which these are connected. It was, however, not always easy to decide just where the pursuit should be discontinued. That I have not treated exhaustively the part which the psycho-sexual life plays in the dream, and have avoided the interpretation of dreams of an obviously sexual content, is due to a special reason- which may not perhaps be that which the reader would expect. It is absolutely alien to my views and my neuropathological doctrines to regard the sexual life as a pudendum with which neither the physician nor the scientific investigator should concern himself. To me, the moral indignation which prompted the translator of Artemidorus of Daldis to keep from the reader's knowledge the chapter on sexual dreams contained in the Symbolism of Dreams is merely ludicrous. For my own part, what decided my procedure was solely the knowledge that in the explanation of sexual dreams I should be bound to get deeply involved in the still unexplained problems of perversion and bisexuality ; it was for this reason that I reserved this material for treatment elsewhere.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*(2) If I cannot influence the gods, I will stir up Acheron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;By the analysis of dreams we obtain some insight into the composition of this most marvellous and most mysterious of instruments ; it is true that this only takes us a little way, but it gives us a start which enables us, setting out from the angle of other (properly pathological) formations, to penetrate further in our disjoining of the instrument. For disease- at all events that which is rightly called functional- does not necessarily presuppose the destruction of this apparatus, or the establishment of new cleavages in its interior : it can be explained dynamically by the strengthening and weakening of the components of the play of forces, so many of the activities of which are covered up in normal functioning. It might be shown elsewhere how the fact that the apparatus is a combination of two instances also permits of a refinement of its normal functioning which would have been impossible to a single system. *&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* The dream is not the only phenomenon that permits us to base our psycho-pathology on psychology. In a short unfinished series of articles in the Monatsschrift fur Psychiatrie und Neurologie (&#034;uber den psychischen Mechanismus der Vergesslichkeit,&#034; 1898, and &#034;uber Deckerinnerungen,&#034; 1899) I attempted to interpret a number of psychic manifestations from everyday life in support of the same conception. (These and other articles on &#034;Forgetting,&#034; &#034;Lapses of Speech,&#034; etc., have now been published in the Psycho- pathology of Everyday Life.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;F. The Unconscious and Consciousness. Reality. If we look more closely, we may observe that the psychological considerations examined in the foregoing chapter require us to assume, not the existence of two systems near the motor end of the psychic apparatus, but two kinds of processes or courses taken by excitation. But this does not disturb us ; for we must always be ready to drop our auxiliary ideas, when we think we are in a position to replace them by something which comes closer to the unknown reality. Let us now try to correct certain views which may have taken a misconceived form as long as we regarded the two systems, in the crudest and most obvious sense, as two localities within the psychic apparatus- views which have left a precipitate in the terms repression and penetration. Thus, when we say that an unconscious thought strives for translation into the preconscious in order subsequently to penetrate through to consciousness, we do not mean that a second idea has to be formed, in a new locality, like a paraphrase, as it were, whilst the original persists by its side ; and similarly, when we speak of penetration into consciousness, we wish carefully to detach from this notion any idea of a change of locality. When we say that a preconscious idea is repressed and subsequently absorbed by the unconscious, we might be tempted by these images, borrowed from the idea of a struggle for a particular territory, to assume that an arrangement is really broken up in the one psychic locality and replaced by a new one in the other locality. For these comparisons we will substitute a description which would seem to correspond more closely to the real state of affairs ; we will say that an energic cathexis is shifted to or withdrawn from a certain arrangement, so that the psychic formation falls under the domination of a given instance or is withdrawn from it. Here again we replace a topographical mode of representation by a dynamic one ; it is not the psychic formation that appears to us as the mobile element, but its innervation. *&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* This conception underwent elaboration and modification when it was recognized that the essential character of a preconscious idea was its connection with the residues of verbal ideas. See The Unconscious, p. 428 below.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nevertheless, I think it expedient and justifiable to continue to use the illustrative idea of the two systems. We shall avoid any abuse of this mode of representation if we remember that ideas, thoughts, and psychic formations in general must not in any case be localized in organic elements of the nervous system but, so to speak, between them, where resistances and association-tracks form the correlate corresponding to them. Everything that can become an object of internal perception is virtual, like the image in the telescope produced by the crossing of light-rays. But we are justified in thinking of the systems- which have nothing psychic in themselves, and which never become accessible to our psychic perception- as something similar to the lenses of the telescope, which project the image. If we continue this comparison, we might say that the censorship between the two systems corresponds to the refraction of rays on passing into a new medium.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thus far, we have developed our psychology on our own responsibility ; it is now time to turn and look at the doctrines prevailing in modern psychology, and to examine the relation of these to our theories. The problem of the unconscious in psychology is, according to the forcible statement of Lipps, * less a psychological problem than the problem of psychology. As long as psychology disposed of this problem by the verbal explanation that the psychic is the conscious, and that unconscious psychic occurrences are an obvious contradiction, there was no possibility of a physician's observations of abnormal mental states being turned to any psychological account. The physician and the philosopher can meet only when both acknowledge that unconscious psychic processes is the appropriate and justified expression for all established fact. The physician cannot but reject, with a shrug of his shoulders, the assertion that consciousness is the indispensable quality of the psychic ; if his respect for the utterances of the philosophers is still great enough, he may perhaps assume that he and they do not deal with the same thing and do not pursue the same science. For a single intelligent observation of the psychic life of a neurotic, a single analysis of a dream, must force upon him the unshakable conviction that the most complicated and the most accurate operations of thought, to which the name of psychic occurrences can surely not be refused, may take place without arousing consciousness. *(2) The physician, it is true, does not learn of these unconscious processes until they have produced an effect on consciousness which admits of communication or observation. But this effect on consciousness may show a psychic character which differs completely from the unconscious process, so that internal perception cannot possibly recognize in the first a substitute for the second. The physician must reserve himself the right to penetrate, by a Process of deduction, from the effect on consciousness to the unconscious psychic process ; he learns in this way that the effect on consciousness is only a remote psychic product of the unconscious process, and that the latter has not become conscious as such, and has, moreover, existed and operated without in any way betraying itself to consciousness. -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Der Begriff des Unbewussten in der Psychologie. Lecture delivered at the Third International Psychological Congress at Munich, 1897.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*(2) I am happy to be able to point to an author who has drawn from the study of dreams the same conclusion as regards the relation between consciousness and the unconscious.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du Prel says : &#034;The problem : what is the psyche, manifestly requires a preliminary examination as to whether consciousness and psyche are identical. But it is just this preliminary question which is answered in the negative by the dream, which shows that the concept of the psyche extends beyond that of consciousness, much as the gravitational force of a star extends beyond its sphere of luminosity&#034; (Philos. d. Mystik, p. 47).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;It is a truth which cannot be sufficiently emphasized that the concepts of consciousness and of the psyche are not co-extensive&#034; (p. 306).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A return from the over-estimation of the property of consciousness is the indispensable preliminary to any genuine insight into the course of psychic events. As Lipps has said, the unconscious must be accepted as the general basis of the psychic life. The unconscious is the larger circle which includes the smaller circle of the conscious ; everything conscious has a preliminary unconscious stage, whereas the unconscious can stop at this stage, and yet claim to be considered a full psychic function. The unconscious is the true psychic reality ; in its inner nature it is just as much unknown to us as the reality of the external world, and it is just as imperfectly communicated to us by the data of consciousness as is the external world by the reports of our sense-organs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We get rid of a series of dream-problems which have claimed much attention from earlier writers on the subject when the old antithesis between conscious life and dream-life is discarded, and the unconscious psychic assigned to its proper place. Thus, many of the achievements which are a matter for wonder in a dream are now no longer to be attributed to dreaming, but to unconscious thinking, which is active also during the day. If the dream seems to make play with a symbolical representation of the body, as Scherner has said, we know that this is the work of certain unconscious phantasies, which are probably under the sway of sexual impulses and find expression not only in dreams, but also in hysterical phobias and other symptoms. If the dream continues and completes mental work begun during the day, and even brings valuable new ideas to light, we have only to strip off the dream-disguise from this, as the contribution of the dream-work, and a mark of the assistance of dark powers in the depths of the psyche (cf. the devil in Tartini's sonata-dream). The intellectual achievement as such belongs to the same psychic forces as are responsible for all such achievements during the day. We are probably much too inclined to over-estimate the conscious character even of intellectual and artistic production. From the reports of certain writers who have been highly productive, such as Goethe and Helmholtz, we learn, rather, that the most essential and original part of their creations came to them in the form of inspirations, and offered itself to their awareness in an almost completed state. In other cases, where there is a concerted effort of all the psychic forces, there is nothing strange in the fact that conscious activity, too, lends its aid. But it is the much-abused privilege of conscious activity to hide from us all other activities wherever it participates.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It hardly seems worth while to take up the historical significance of dreams as a separate theme. Where, for instance, a leader has been impelled by a dream to engage in a bold undertaking, the success of which has had the effect of changing history, a new problem arises only so long as the dream is regarded as a mysterious power and contrasted with other more familiar psychic forces. The problem disappears as soon as we regard the dream as a form of expression for impulses to which a resistance was attached during the day, whilst at night they were able to draw reinforcement from deep-lying sources of excitation. * But the great respect with which the ancient peoples regarded dreams is based on a just piece of psychological divination. It is a homage paid to the unsubdued and indestructible element in the human soul, to the demonic power which furnishes the dream- wish, and which we have found again in our unconscious.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Cf. (chapter II.), the dream (Sa-Turos) of Alexander the Great at the siege of Tyre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is not without purpose that I use the expression in our unconscious, for what we so call does not coincide with the unconscious of the philosophers, nor with the unconscious of Lipps. As they use the term, it merely means the opposite of the conscious. That there exist not only conscious but also unconscious psychic processes is the opinion at issue, which is so hotly contested and so energetically defended. Lipps enunciates the more comprehensive doctrine that everything psychic exists as unconscious, but that some of it may exist also as conscious. But it is not to prove this doctrine that we have adduced the phenomena of dreams and hysterical symptom-formation ; the observation of normal life alone suffices to establish its correctness beyond a doubt. The novel fact that we have learned from the analysis of psycho-pathological formations, and indeed from the first member of the group, from dreams, is that the unconscious- and hence all that is psychic- occurs as a function of two separate systems, and that as such it occurs even in normal psychic life. There are consequently two kinds of unconscious, which have not as yet been distinguished by psychologists. Both are unconscious in the psychological sense ; but in our sense the first, which we call Ucs, is likewise incapable of consciousness ; whereas the second we call Pcs because its excitations, after the observance of certain rules, are capable of reaching consciousness ; perhaps not before they have again undergone censorship, but nevertheless regardless of the Ucs system. The fact that in order to attain consciousness the excitations must pass through an unalterable series, a succession of instances, as is betrayed by the changes produced in them by the censorship, has enabled us to describe them by analogy in spatial terms. We described the relations of the two systems to each other and to consciousness by saying that the system Pcs is like a screen between the system Ucs and consciousness. The system Pcs not only bars access to consciousness, but also controls the access to voluntary motility, and has control of the emission of a mobile cathectic energy, a portion of which is familiar to us as attention. *&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Cf. here my remarks in the Proceedings of the Society for Psychical Research, vol. xxvi, in which the descriptive, dynamic and systematic meanings of the ambiguous word Unconscious are distinguished from one another.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We must also steer clear of the distinction between the super- conscious and the subconscious, which has found such favour in the more recent literature on the psychoneuroses, for just such a distinction seems to emphasize the equivalence of what is psychic and what is conscious.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;What role is now left, in our representation of things, to the phenomenon of consciousness, once so all-powerful and over- shadowing all else ? None other than that of a sense-organ for the perception of psychic qualities. According to the fundamental idea of our schematic attempt we can regard conscious perception only as the function proper to a special system for which the abbreviated designation Cs commends itself. This system we conceive to be similar in its mechanical characteristics to the perception-system P, and hence excitable by qualities, and incapable of retaining the trace of changes : i.e., devoid of memory. The psychic apparatus which, with the sense-organ of the P-systems, is turned to the outer world, is itself the outer world for the sense-organ of Cs, whose teleological justification depends on this relationship. We are here once more confronted with the principle of the succession of instances which seems to dominate the structure of the apparatus. The material of excitation flows to the sense-organ Cs from two sides : first from the P-system, whose excitation, qualitatively conditioned, probably undergoes a new elaboration until it attains conscious perception ; and, secondly, from the interior of the apparatus itself, whose quantitative processes are perceived as a qualitative series of pleasures and pains once they have reached consciousness after undergoing certain changes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The philosophers, who became aware that accurate and highly complicated thought-structures are possible even without the co- operation of consciousness, thus found it difficult to ascribe any function to consciousness ; it appeared to them a superfluous mirroring of the completed psychic process. The analogy of our Cs system with the perception-systems relieves us of this embarrassment. We see that perception through our sense-organs results in directing an attention-cathexis to the paths along which the incoming sensory excitation diffuses itself ; the qualitative excitation of the P-system serves the mobile quantity in the psychic apparatus as a regulator of its discharge. We may claim the same function for the overlying sense-organ of the Cs system. By perceiving new qualities, it furnishes a new contribution for the guidance and suitable distribution of the mobile cathexis-quantities. By means of perceptions of pleasure and pain, it influences the course of the cathexes within the psychic apparatus, which otherwise operates unconsciously and by the displacement of quantities. It is probable that the pain- principle first of all regulates the displacements of cathexis automatically, but it is quite possible that consciousness contributes a second and more subtle regulation of these qualities, which may even oppose the first, and perfect the functional capacity of the apparatus, by placing it in a position contrary to its original design, subjecting even that which induces pain to cathexis and to elaboration. We learn from neuro- psychology that an important part in the functional activity of the apparatus is ascribed to these regulations by the qualitative excitations of the sense-organs. The automatic rule of the primary pain-principle, together with the limitation of functional capacity bound up with it, is broken by the sensory regulations, which are themselves again automatisms. We find that repression, which, though originally expedient, nevertheless finally brings about a harmful lack of inhibition and of psychic control, overtakes memories much more easily than it does perceptions, because in the former there is no additional cathexis from the excitation of the psychic sense-organs. Whilst an idea which is to be warded off may fail to become conscious because it has succumbed to repression, it may on other occasions come to be repressed simply because it has been withdrawn from conscious perception on other grounds. These are clues which we make use of in therapy in order to undo accomplished repressions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The value of the hyper-cathexis which is produced by the regulating influence of the Cs sense-organs on the mobile quantity is demonstrated in a teleological context by nothing more clearly than by the creation of a new series of qualities, and consequently a new regulation, which constitutes the prerogative of man over animals. For the mental processes are in themselves unqualitative except for the excitations of pleasure and pain which accompany them : which, as we know, must be kept within limits as possible disturbers of thought. In order to endow them with quality, they are associated in man with verbal memories, the qualitative residues of which suffice to draw upon them the attention of consciousness, which in turn endows thought with a new mobile cathexis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is only on a dissection of hysterical mental processes that the manifold nature of the problems of consciousness becomes apparent. One then receives the impression that the transition from the preconscious to the conscious cathexis is associated with a censorship similar to that between Ucs and Pcs. This censorship, too, begins to act only when a certain quantitative limit is reached, so that thought-formations which are not very intense escape it. All possible cases of detention from consciousness and of penetration into consciousness under certain restrictions are included within the range of psychoneurotic phenomena ; all point to the intimate and twofold connection between the censorship and consciousness. I shall conclude these psychological considerations with the record of two such occurrences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On the occasion of a consultation a few years ago, the patient was an intelligent-looking girl with a simple, unaffected manner. She was strangely attired ; for whereas a woman's dress is usually carefully thought out to the last pleat, one of her stockings was hanging down and two of the buttons of her blouse were undone. She complained of pains in one of her legs, and exposed her calf without being asked to do so. Her chief complaint, however, was as follows : She had a feeling in her body as though something were sticking into it which moved to and fro and shook her through and through. This sometimes seemed to make her whole body stiff. On hearing this, my colleague in consultation looked at me : the trouble was quite obvious to him. To both of us it seemed peculiar that this suggested nothing to the patient's mother, though she herself must repeatedly have been in the situation described by her child. As for the girl, she had no idea of the import of her words, or she would never have allowed them to pass her lips. Here the censorship had been hoodwinked so successfully that under the mask of an innocent complaint a phantasy was admitted to consciousness which otherwise would have remained in the preconscious.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Another example : I began the psycho-analytic treatment of a boy fourteen who was suffering from tic convulsif, hysterical vomiting, headache, etc., by assuring him that after closing his eyes he would see pictures or that ideas would occur to him, which he was to communicate to me. He replied by describing pictures. The last impression he had received before coming to me was revived visually in his memory. He had been playing a game of checkers with his uncle, and now he saw the checkerboard before him. He commented on various positions that were favourable or unfavourable, on moves that were not safe to make. He then saw a dagger lying on the checker-board- an object belonging to his father, but which his phantasy laid on the checker-board. Then a sickle was lying on the board ; a scythe was added ; and finally, he saw the image of an old peasant mowing the grass in front of his father's house far away. A few days later I discovered the meaning of this series of pictures. Disagreeable family circumstances had made the boy excited and nervous. Here was a case of a harsh, irascible father, who had lived unhappily with the boy's mother, and whose educational methods consisted of threats ; he had divorced his gentle and delicate wife, and remarried ; one day he brought home a young woman as the boy's new mother. The illness of the fourteen-year-old boy developed a few days later. It was the suppressed rage against his father that had combined these images into intelligible allusions. The material was furnished by a mythological reminiscence. The sickle was that with which Zeus castrated his father ; the scythe and the image of the peasant represented Kronos, the violent old man who devours his children, and upon whom Zeus wreaks his vengeance in so unfilial a manner. The father's marriage gave the boy an opportunity of returning the reproaches and threats which the child had once heard his father utter because he played with his genitals (the draught-board ; the prohibited moves ; the dagger with which one could kill). We have here long-impressed memories and their unconscious derivatives which, under the guise of meaningless pictures, have slipped into consciousness by the devious paths opened to them.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If I were asked what is the theoretical value of the study of dreams, I should reply that it lies in the additions to psychological knowledge and the beginnings of an understanding of the neuroses which we thereby obtain. Who can foresee the importance a thorough knowledge of the structure and functions of the psychic apparatus may attain, when even our present state of knowledge permits of successful therapeutic intervention in the curable forms of psychoneuroses ? But, it may be asked, what of the practical value of this study in regard to a knowledge of the psyche and discovery of the hidden peculiarities of individual character ? Have not the unconscious impulses revealed by dreams the value of real forces in the psychic life ? Is the ethical significance of the suppressed wishes to be lightly disregarded, since, just as they now create dreams, they may some day create other things ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I do not feel justified in answering these questions. I have not followed up this aspect of the problem of dreams. In any case, however, I believe that the Roman Emperor was in the wrong in ordering one of his subjects to be executed because the latter had dreamt that he had killed the Emperor. He should first of all have endeavoured to discover the significance of the man's dreams ; most probably it was not what it seemed to be. And even if a dream of a different content had actually had this treasonable meaning, it would still have been well to recall the words of Plato- that the virtuous man contents himself with dreaming of that which the wicked man does in actual life. I am therefore of the opinion that dreams should be acquitted of evil. Whether any reality is to be attributed to the unconscious wishes, I cannot say. Reality must, of course, be denied to all transitory and intermediate thoughts. If we had before us the unconscious wishes, brought to their final and truest expression, we should still do well to remember that psychic reality is a special form of existence which must not be confounded with material reality. It seems, therefore, unnecessary that people should refuse to accept the responsibility for the immorality of their dreams. With an appreciation of the mode of functioning of the psychic apparatus, and an insight into the relations between conscious and unconscious, all that is ethically offensive in our dream-life and the life of phantasy for the most part disappears.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;What a dream has told us of our relations to the present (reality) we will then seek also in our consciousness and we must not be surprised if we discover that the monster we saw under the magnifying-glass of the analysis is a tiny little infusorian&#034; (H. Sachs).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For all practical purposes in judging human character, a man's actions and conscious expressions of thought are in most cases sufficient. Actions, above all, deserve to be placed in the front rank ; for many impulses which penetrate into consciousness are neutralized by real forces in the psychic life before they find issue in action ; indeed, the reason why they frequently do not encounter any psychic obstacle on their path is because the unconscious is certain of their meeting with resistances later. In any case, it is highly instructive to learn something of the intensively tilled soil from which our virtues proudly emerge. For the complexity of human character, dynamically moved in all directions, very rarely accommodates itself to the arbitrament of a simple alternative, as our antiquated moral philosophy would have it.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;And what of the value of dreams in regard to our knowledge of the future ? That, of course, is quite out of the question. One would like to substitute the words : in regard to our knowledge of the past. For in every sense a dream has its origin in the past. The ancient belief that dreams reveal the future is not indeed entirely devoid of the truth. By representing a wish as fulfilled the dream certainly leads us into the future ; but this future, which the dreamer accepts as his present, has been shaped in the likeness of the past by the indestructible wish.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le r&#244;le des r&#234;ves, Freud</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1490</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1490</guid>
		<dc:date>2009-11-27T18:18:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>English</dc:subject>
		<dc:subject>Freud</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#034;Le r&#234;veur a &#224; sa disposition le mode d'expression symbolique qu'il ne conna&#238;t ni ne reconna&#238;t &#224; l'&#233;tat de veille.&#034; &lt;br class='autobr' /&gt;
Sigmund Freud &lt;br class='autobr' /&gt;
La fonction des r&#234;ves - Le r&#234;ve anxieux &lt;br class='autobr' /&gt;
Maintenant que nous savons que tout au long de la nuit, le pr&#233;conscient est orient&#233; vers le d&#233;sir de dormir, nous pouvons suivre le processus du r&#234;ve avec une bonne compr&#233;hension. Mais r&#233;sumons d'abord ce que nous savons d&#233;j&#224; de ce processus. Nous avons vu que les r&#233;sidus diurnes sont rest&#233;s de l'activit&#233; de veille de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique161" rel="directory"&gt;Les r&#234;ves&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;English&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot170" rel="tag"&gt;Freud&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;Le r&#234;veur a &#224; sa disposition le mode d'expression symbolique qu'il ne conna&#238;t ni ne reconna&#238;t &#224; l'&#233;tat de veille.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sigmund Freud&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fonction des r&#234;ves - Le r&#234;ve anxieux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant que nous savons que tout au long de la nuit, le pr&#233;conscient est orient&#233; vers le d&#233;sir de dormir, nous pouvons suivre le processus du r&#234;ve avec une bonne compr&#233;hension. Mais r&#233;sumons d'abord ce que nous savons d&#233;j&#224; de ce processus. Nous avons vu que les r&#233;sidus diurnes sont rest&#233;s de l'activit&#233; de veille de l'esprit, r&#233;sidus dont il n'a pas &#233;t&#233; possible de retirer tout cathexis. Soit l'un des d&#233;sirs inconscients a &#233;t&#233; suscit&#233; par l'activit&#233; de veille pendant la journ&#233;e, soit il se trouve que les deux co&#239;ncident ; nous avons d&#233;j&#224; discut&#233; des multiples possibilit&#233;s. Soit d&#233;j&#224; pendant la journ&#233;e, soit seulement lors de l'&#233;tablissement de l'&#233;tat de sommeil, le d&#233;sir inconscient a fait son chemin vers le jour - r&#233;sidus, et a effectu&#233; un transfert vers eux. Ainsi surgit un souhait transf&#233;r&#233; &#224; du mat&#233;riel r&#233;cent ;ou le souhait r&#233;cent supprim&#233; est raviv&#233; par un renforcement de l'inconscient. Ce souhait s'efforce maintenant de se frayer un chemin vers la conscience le long du chemin normal des processus de pens&#233;e, &#224; travers le pr&#233;conscient, auquel il appartient en effet en vertu de l'un de ses &#233;l&#233;ments constitutifs. Elle est cependant confront&#233;e &#224; la censure qui subsiste encore et &#224; l'influence de laquelle elle succombe bient&#244;t. Il prend maintenant la distorsion dont la voie a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; trac&#233;e par le transfert &#224; la mati&#232;re r&#233;cente. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, il est en passe de devenir quelque chose qui ressemble &#224; une obsession, &#224; une illusion ou autre, c'est-&#224;-dire &#224; une pens&#233;e renforc&#233;e par un transfert et d&#233;form&#233;e dans l'expression &#224; cause de la censure. Mais ses progr&#232;s ult&#233;rieurs sont maintenant frein&#233;s par l'&#233;tat de sommeil du pr&#233;conscient ;ce syst&#232;me s'est vraisemblablement prot&#233;g&#233; contre l'invasion en diminuant ses excitations. Le processus du r&#234;ve prend donc le cours r&#233;gressif, qui vient de s'ouvrir par la particularit&#233; de l'&#233;tat de sommeil, et, ce faisant, suit l'attraction exerc&#233;e sur lui par des groupes de m&#233;moire, qui sont, en partie seulement, eux-m&#234;mes pr&#233;sents comme cathexis visuel, non comme des traductions dans les symboles des syst&#232;mes ult&#233;rieurs. En voie de r&#233;gression, il acquiert une repr&#233;sentabilit&#233;. Le sujet de la compression sera discut&#233; plus loin. Le processus de r&#234;ve a &#224; ce moment couvert la deuxi&#232;me partie de son cours tordu. La premi&#232;re partie se fraye progressivement un chemin des sc&#232;nes ou fantasmes inconscients au pr&#233;conscient, tandis que la seconde partie se d&#233;bat de la limite de la censure &#224; l'&#233;tendue des perceptions.Mais lorsque le processus de r&#234;ve devient un contenu de perception, il a, pour ainsi dire, &#233;lud&#233; l'obstacle mis en place dans les Pcs par la censure et l'&#233;tat de sommeil. Il r&#233;ussit &#224; attirer l'attention sur lui-m&#234;me et &#224; se faire remarquer par la conscience. Car la conscience, qui pour nous signifie un organe sensoriel pour l'appr&#233;hension des qualit&#233;s psychiques, peut &#234;tre excit&#233;e dans la vie &#233;veill&#233;e &#224; partir de deux sources : premi&#232;rement, de la p&#233;riph&#233;rie de tout l'appareil, le syst&#232;me perceptif ; et deuxi&#232;mement, des excitations du plaisir et de la douleur qui &#233;mergent comme les seules qualit&#233;s psychiques c&#233;d&#233;es par les transpositions d'&#233;nergie &#224; l'int&#233;rieur de l'appareil. Tous les autres processus dans les psi-syst&#232;mes, m&#234;me ceux du pr&#233;conscient, sont d&#233;pourvus de toute qualit&#233; psychique, et ne sont donc pas des objets de conscience,dans la mesure o&#249; ils ne procurent ni plaisir ni douleur pour sa perception. Nous devrons supposer que ces d&#233;gagements de plaisir et de douleur r&#233;gulent automatiquement le cours des processus cathectiques. Mais pour rendre possible des performances plus d&#233;licates, il s'est av&#233;r&#233; n&#233;cessaire par la suite de rendre le flux d'id&#233;es plus ind&#233;pendant des signaux de douleur. Pour ce faire, le syst&#232;me Pcs avait besoin de ses propres qualit&#233;s qui pourraient attirer la conscience, et les a tr&#232;s probablement re&#231;ues par la connexion des processus pr&#233;conscients avec le syst&#232;me de m&#233;moire des symboles de la parole, qui n'&#233;tait pas d&#233;pourvu de qualit&#233;. Par les qualit&#233;s de ce syst&#232;me, la conscience, jusqu'ici seulement un organe sensoriel pour les perceptions, devient maintenant aussi un organe sensoriel pour une partie de nos processus de pens&#233;e. Il y a maintenant, pour ainsi dire, deux surfaces sensorielles,l'un tourn&#233; vers la perception et l'autre vers les processus de pens&#233;e pr&#233;conscients.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je dois supposer que la surface sensorielle de la conscience qui est tourn&#233;e vers le pr&#233;conscient est rendue beaucoup plus inexcitable par le sommeil que la surface tourn&#233;e vers le syst&#232;me P. L'abandon de l'int&#233;r&#234;t pour le processus de pens&#233;e nocturne est, bien entendu, une proc&#233;dure appropri&#233;e. Rien ne doit arriver dans la pens&#233;e ; le pr&#233;conscient veut dormir. Mais une fois que le r&#234;ve devient perception, il est capable d'exciter la conscience gr&#226;ce aux qualit&#233;s maintenant acquises. L'excitation sensorielle remplit ce qui est en fait sa fonction ; &#224; savoir, il dirige une partie de l'&#233;nergie cathectique disponible dans les Pcs vers la cause excitante sous forme d'attention. Il faut donc admettre que le r&#234;ve a toujours un effet d'&#233;veil, c'est-&#224;-dire qu'il fait intervenir une partie de l'&#233;nergie de repos des Pcs. Sous l'influence de cette &#233;nergie,il subit maintenant le processus que nous avons d&#233;crit comme une &#233;laboration secondaire en vue de la coh&#233;rence et de la compr&#233;hensibilit&#233;. Cela signifie que le r&#234;ve est trait&#233; par cette &#233;nergie comme tout autre contenu de perception ; il est soumis aux m&#234;mes id&#233;es d'anticipation dans la mesure, au moins, que le mat&#233;riau le permet. Dans la mesure o&#249; cette troisi&#232;me partie du processus de r&#234;ve a une direction, celle-ci est une fois de plus progressive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;viter tout malentendu, il ne sera pas inutile de dire quelques mots sur les caract&#233;ristiques temporelles de ces processus de r&#234;ve. Dans une discussion tr&#232;s int&#233;ressante, manifestement sugg&#233;r&#233;e par le r&#234;ve guillotin d&#233;routant de Maury, Goblot tente de d&#233;montrer qu'un r&#234;ve ne prend pas d'autre temps que la p&#233;riode de transition entre le sommeil et l'&#233;veil. Le processus de r&#233;veil demande du temps ; pendant ce temps, le r&#234;ve se produit. On suppose que l'image finale du r&#234;ve est si vivante qu'elle oblige le r&#234;veur &#224; se r&#233;veiller ; en r&#233;alit&#233;, elle est si vivante que parce que lorsqu'elle appara&#238;t, le r&#234;veur est d&#233;j&#224; tr&#232;s pr&#232;s de se r&#233;veiller. &#034;Un reve, c'est un reveil qui commence.&#034; *&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Un r&#234;ve est le d&#233;but du r&#233;veil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; soulign&#233; par Dugas que Goblot, pour g&#233;n&#233;raliser sa th&#233;orie, a &#233;t&#233; contraint d'ignorer un grand nombre de faits. Il y a aussi des r&#234;ves dont nous ne nous r&#233;veillons pas ; par exemple, de nombreux r&#234;ves dans lesquels nous r&#234;vons que nous r&#234;vons. D'apr&#232;s notre connaissance du travail du r&#234;ve, nous ne pouvons en aucun cas admettre qu'il ne se prolonge que sur la p&#233;riode de l'&#233;veil. Au contraire, nous devons consid&#233;rer qu'il est probable que la premi&#232;re partie du travail du r&#234;ve soit d&#233;j&#224; commenc&#233;e pendant la journ&#233;e, alors que nous sommes encore sous la domination du pr&#233;conscient. La deuxi&#232;me phase du travail de r&#234;ve, &#224; savoir, l'alt&#233;ration par la censure, l'attraction exerc&#233;e par les sc&#232;nes inconscientes et la p&#233;n&#233;tration de la perception, se poursuit probablement toute la nuit, et par cons&#233;quent, nous pouvons toujours avoir raison lorsque nous rapportons un sentiment. que nous avons r&#234;v&#233; toute la nuit,m&#234;me si nous ne pouvons pas dire ce que nous avons r&#234;v&#233;. Cependant, je ne pense pas qu'il soit n&#233;cessaire de supposer que jusqu'au moment de la prise de conscience, les processus de r&#234;ve suivent r&#233;ellement la s&#233;quence temporelle que nous avons d&#233;crite ; c'est-&#224;-dire qu'il y a d'abord le r&#234;ve-d&#233;sir transf&#233;r&#233;, puis le processus de distorsion d&#251; &#224; la censure, et ensuite le changement de direction vers la r&#233;gression, etc. Nous avons &#233;t&#233; oblig&#233;s de construire une telle s&#233;quence pour la description ; en r&#233;alit&#233;, il s'agit probablement plut&#244;t d'essayer simultan&#233;ment cette voie et celle-l&#224;, et de l'excitation fluctuant en va-et-vient, jusqu'&#224; ce qu'enfin, parce qu'elle a atteint la concentration la plus appropri&#233;e, un groupement particulier reste sur le terrain.Certaines exp&#233;riences personnelles me portent m&#234;me &#224; croire que le travail du r&#234;ve n&#233;cessite souvent plus d'un jour et d'une nuit pour produire son r&#233;sultat, auquel cas l'art extraordinaire manifest&#233; dans la construction du r&#234;ve est d&#233;pouill&#233; de son caract&#232;re miraculeux. &#192; mon avis, m&#234;me le respect de la compr&#233;hensibilit&#233; du r&#234;ve en tant qu'&#233;v&#233;nement perceptif peut exercer son influence avant que le r&#234;ve n'attire la conscience vers lui-m&#234;me. A partir de l&#224;, cependant, le processus est acc&#233;l&#233;r&#233;, puisque le r&#234;ve est d&#233;sormais soumis au m&#234;me traitement que toute autre perception. C'est comme des feux d'artifice, qui n&#233;cessitent des heures pour leur pr&#233;paration, puis s'enflamment en un instant.m&#234;me le respect de la compr&#233;hensibilit&#233; du r&#234;ve en tant qu'&#233;v&#233;nement perceptif peut exercer son influence avant que le r&#234;ve n'attire la conscience vers lui-m&#234;me. A partir de l&#224;, cependant, le processus est acc&#233;l&#233;r&#233;, puisque le r&#234;ve est d&#233;sormais soumis au m&#234;me traitement que toute autre perception. C'est comme des feux d'artifice, qui n&#233;cessitent des heures pour leur pr&#233;paration, puis s'enflamment en un instant.m&#234;me le respect de la compr&#233;hensibilit&#233; du r&#234;ve en tant qu'&#233;v&#233;nement perceptif peut exercer son influence avant que le r&#234;ve n'attire la conscience vers lui-m&#234;me. A partir de l&#224;, cependant, le processus est acc&#233;l&#233;r&#233;, puisque le r&#234;ve est d&#233;sormais soumis au m&#234;me traitement que toute autre perception. C'est comme des feux d'artifice, qui n&#233;cessitent des heures pour leur pr&#233;paration, puis s'enflamment en un instant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce au travail du r&#234;ve, le processus du r&#234;ve acquiert maintenant une intensit&#233; suffisante pour attirer la conscience vers lui-m&#234;me et &#233;veiller le pr&#233;conscient (tout &#224; fait ind&#233;pendamment du temps ou de la profondeur du sommeil), soit son intensit&#233; est insuffisante, et il doit attendre pr&#234;t jusqu'&#224; ce que l'attion, devenant plus alerte juste avant de se r&#233;veiller, la rencontre &#224; mi-chemin. La plupart des r&#234;ves semblent fonctionner avec des intensit&#233;s psychiques relativement faibles, car ils attendent le processus de r&#233;veil. Ceci explique alors le fait qu'en r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, nous percevons quelque chose de r&#234;v&#233; si nous sommes soudainement r&#233;veill&#233;s d'un sommeil profond. Ici, ainsi que dans l'&#233;veil spontan&#233;, notre premier regard &#233;claire sur le contenu de perception cr&#233;&#233; par l'&#339;uvre onirique, tandis que le suivant tombe sur celui fourni par le monde ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais d'un plus grand int&#233;r&#234;t th&#233;orique sont ces r&#234;ves qui sont capables de nous r&#233;veiller au milieu de notre sommeil. Nous pouvons garder &#224; l'esprit la d&#233;termination qui peut &#234;tre d&#233;montr&#233;e dans tous les autres cas et nous demander pourquoi le r&#234;ve, c'est-&#224;-dire le souhait inconscient, a le pouvoir de perturber notre sommeil, c'est-&#224;-dire l'accomplissement du souhait pr&#233;conscient. L'explication se trouve probablement dans certains rapports d'&#233;nergie que nous ne comprenons pas encore. Si nous le faisions, nous trouverions probablement que la libert&#233; donn&#233;e au r&#234;ve et la d&#233;pense d'une certaine attention d&#233;tach&#233;e repr&#233;sentent une &#233;conomie d'&#233;nergie par rapport au cas alternatif de l'inconscient devant &#234;tre tenu en &#233;chec la nuit tout comme il est pendant la journ&#233;e. Comme le montre l'exp&#233;rience, r&#234;ver, m&#234;me s'il interrompt notre sommeil plusieurs fois par nuit, reste toujours compatible avec le sommeil.Nous nous r&#233;veillons un instant et nous nous rendormons imm&#233;diatement. C'est comme chasser une mouche dans notre sommeil ; nous nous r&#233;veillons ad hoc. Lorsque nous nous rendormons, nous avons &#233;limin&#233; la cause du d&#233;rangement. Les exemples familiers du sommeil des nourrices, etc., montrent que l'accomplissement du d&#233;sir de dormir est tout &#224; fait compatible avec le maintien d'une certaine attention dans une direction donn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il faut ici prendre acte d'une objection qui repose sur une meilleure connaissance des processus inconscients. Nous avons nous-m&#234;mes d&#233;crit les d&#233;sirs inconscients comme toujours actifs, tout en affirmant n&#233;anmoins que le jour ils ne sont pas assez forts pour se rendre perceptibles. Mais lorsque l'&#233;tat de sommeil survient et que le d&#233;sir inconscient a montr&#233; son pouvoir de former un r&#234;ve, et avec lui d'&#233;veiller le pr&#233;conscient, pourquoi ce pouvoir cesse-t-il apr&#232;s avoir pris conscience du r&#234;ve ? Ne semble-t-il pas plus probable que le r&#234;ve se renouvelle sans cesse, comme la mouche inqui&#233;tante qui, chass&#233;e, prend plaisir &#224; revenir encore et encore ? Quelle justification avons-nous de notre affirmation selon laquelle le r&#234;ve supprime la perturbation du sommeil ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est bien vrai que les d&#233;sirs inconscients sont toujours actifs. Ils repr&#233;sentent des chemins toujours praticables, chaque fois qu'un quantum d'excitation les utilise. C'est en effet une particularit&#233; exceptionnelle des processus inconscients qu'ils sont indestructibles. Rien ne peut se terminer dans l'inconscient ; rien n'est pass&#233; ou oubli&#233;. Ceci nous est fortement imprim&#233; dans l'&#233;tude des n&#233;vroses, et en particulier de l'hyst&#233;rie. Le chemin inconscient de la pens&#233;e qui conduit &#224; la d&#233;charge par une attaque est aussit&#244;t &#224; nouveau praticable lorsqu'il y a une accumulation suffisante d'excitation. La mortification subie il y a trente ans op&#232;re, apr&#232;s avoir acc&#233;d&#233; aux sources inconscientes de l'affect, pendant toutes ces trente ann&#233;es comme s'il s'agissait d'une exp&#233;rience r&#233;cente. Chaque fois que sa m&#233;moire est touch&#233;e, elle ressuscite,et se montre cathect&#233; d'excitation qui se procure une d&#233;charge motrice dans une attaque. C'est pr&#233;cis&#233;ment l&#224; que la psychoth&#233;rapie doit intervenir, sa t&#226;che &#233;tant de s'assurer que les processus inconscients sont r&#233;gl&#233;s et oubli&#233;s. En effet, la d&#233;coloration des souvenirs et le faible affect des impressions qui ne sont plus r&#233;centes, que nous sommes port&#233;s &#224; prendre pour aller de soi, et &#224; expliquer comme un effet primaire du temps sur nos r&#233;sidus de m&#233;moire psychique, sont en r&#233;alit&#233; des changements secondaires. provoqu&#233; par un travail laborieux. C'est le pr&#233;conscient qui accomplit ce travail ; et la seule voie que la psychoth&#233;rapie puisse suivre est de ramener l'Ucs sous la domination des Pcs.sa t&#226;che est de s'assurer que les processus inconscients sont r&#233;gl&#233;s et oubli&#233;s. En effet, la d&#233;coloration des souvenirs et le faible affect des impressions qui ne sont plus r&#233;centes, que nous sommes port&#233;s &#224; prendre pour aller de soi, et &#224; expliquer comme un effet primaire du temps sur nos r&#233;sidus de m&#233;moire psychique, sont en r&#233;alit&#233; des changements secondaires. provoqu&#233; par un travail laborieux. C'est le pr&#233;conscient qui accomplit ce travail ; et la seule voie que la psychoth&#233;rapie puisse suivre est de ramener l'Ucs sous la domination des Pcs.sa t&#226;che est de s'assurer que les processus inconscients sont r&#233;gl&#233;s et oubli&#233;s. En effet, la d&#233;coloration des souvenirs et le faible affect des impressions qui ne sont plus r&#233;centes, que nous sommes port&#233;s &#224; prendre pour aller de soi, et &#224; expliquer comme un effet primaire du temps sur nos r&#233;sidus de m&#233;moire psychique, sont en r&#233;alit&#233; des changements secondaires. provoqu&#233; par un travail laborieux. C'est le pr&#233;conscient qui accomplit ce travail ; et la seule voie que la psychoth&#233;rapie puisse suivre est de ramener l'Ucs sous la domination des Pcs.C'est le pr&#233;conscient qui accomplit ce travail ; et la seule voie que la psychoth&#233;rapie puisse suivre est de ramener l'Ucs sous la domination des Pcs.C'est le pr&#233;conscient qui accomplit ce travail ; et la seule voie que la psychoth&#233;rapie puisse suivre est de ramener l'Ucs sous la domination des Pcs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a donc deux probl&#232;mes possibles pour un seul processus d'excitation inconscient. Soit il est laiss&#233; &#224; lui-m&#234;me, auquel cas il finit par percer quelque part et assure, &#224; cette seule occasion, une d&#233;charge pour son excitation dans la motilit&#233;, soit il succombe &#224; l'influence du pr&#233;conscient, et par l&#224; son excitation devient li&#233;e au lieu de &#234;tre d&#233;charg&#233;. C'est ce dernier cas qui se produit dans le processus de r&#234;ve. Le cathexis du Pcs qui va &#224; la rencontre du r&#234;ve une fois qu'il a atteint la perception, parce qu'il y a &#233;t&#233; attir&#233; par l'excitation de la conscience, lie l'excitation inconsciente du r&#234;ve et le rend inoffensif comme perturbateur du sommeil. Lorsque le r&#234;veur se r&#233;veille un instant, il a vraiment chass&#233; la mouche qui mena&#231;ait de perturber son sommeil.Nous pouvons maintenant commencer &#224; soup&#231;onner qu'il est vraiment plus opportun et &#233;conomique de c&#233;der la place au d&#233;sir inconscient, de laisser libre cours &#224; sa r&#233;gression afin qu'il puisse former un r&#234;ve, puis de lier et de disposer de ce r&#234;ve au moyen de une petite d&#233;pense de travail pr&#233;conscient, que de tenir l'inconscient en &#233;chec pendant toute la dur&#233;e du sommeil. Il fallait en effet s'attendre &#224; ce que le r&#234;ve, m&#234;me s'il n'&#233;tait pas &#224; l'origine un processus intentionnel, se soit empar&#233; d'une fonction d&#233;finie dans le jeu des forces de la vie psychique. Nous voyons maintenant quelle est cette fonction. Le r&#234;ve a repris la t&#226;che de ramener l'excitation de l'Ucs, laiss&#233;e libre, sous la domination du pr&#233;conscient ; il d&#233;charge ainsi l'excitation de l'Ucs, agit comme une soupape de s&#233;curit&#233; pour ce dernier, et en m&#234;me temps,par une l&#233;g&#232;re d&#233;pense d'activit&#233; &#233;veill&#233;e, assure le sommeil du pr&#233;conscient. Ainsi, comme les autres formations psychiques de son groupe, le r&#234;ve s'offre comme un compromis, servant les deux syst&#232;mes simultan&#233;ment, en r&#233;alisant les d&#233;sirs des deux, dans la mesure o&#249; ils sont compatibles entre eux. Un coup d'&#339;il sur la &#171; th&#233;orie de l'&#233;limination &#187; de Robert montrera que nous devons &#234;tre d'accord avec cet auteur sur son point principal, &#224; savoir la d&#233;termination de la fonction des r&#234;ves, bien que nous diff&#233;rions de lui dans nos pr&#233;suppositions g&#233;n&#233;rales et dans notre estimation du processus de r&#234;ve. . * -la th&#233;orie de l'&#233;limination &#034;montrera que nous devons &#234;tre d'accord avec cet auteur sur son point principal, &#224; savoir la d&#233;termination de la fonction des r&#234;ves, bien que nous diff&#233;rions de lui dans nos pr&#233;suppositions g&#233;n&#233;rales et dans notre estimation du processus du r&#234;ve. * -la th&#233;orie de l'&#233;limination &#034;montrera que nous devons &#234;tre d'accord avec cet auteur sur son point principal, &#224; savoir la d&#233;termination de la fonction des r&#234;ves, bien que nous diff&#233;rions de lui dans nos pr&#233;suppositions g&#233;n&#233;rales et dans notre estimation du processus de r&#234;ve. * -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Est-ce la seule fonction que l'on puisse attribuer aux r&#234;ves ? Je n'en connais pas d'autre. A. Maeder, certes, s'est efforc&#233; de revendiquer pour le r&#234;ve encore d'autres fonctions secondaires. Il est parti de la juste observation que de nombreux r&#234;ves contiennent des tentatives pour apporter des solutions aux conflits, qui sont ensuite effectivement men&#233;es &#224; bien. Ils se comportent donc comme une pratique pr&#233;paratoire aux activit&#233;s d'&#233;veil. Il a donc &#233;tabli un parall&#232;le entre le r&#234;ve et le jeu des animaux et des enfants, qui doit &#234;tre con&#231;u comme un apprentissage des instincts h&#233;rit&#233;s, et une pr&#233;paration &#224; leur activit&#233; s&#233;rieuse ult&#233;rieure, mettant ainsi en place une fonction ludique pour le r&#234;ve. Un peu avant Maeder, Alfred Adler a &#233;galement soulign&#233; la fonction de penser &#224; l'avenir dans le r&#234;ve. (Une analyse que j'ai publi&#233;e en 1905 contenait un r&#234;ve qui peut &#234;tre con&#231;u comme un r&#234;ve-r&#233;solution,qui a &#233;t&#233; r&#233;p&#233;t&#233; nuit apr&#232;s nuit jusqu'&#224; ce qu'il soit r&#233;alis&#233;.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais une r&#233;flexion &#233;vidente doit nous montrer que cette fonction secondaire du r&#234;ve n'a aucun droit &#224; &#234;tre reconnue dans le cadre d'une quelconque interpr&#233;tation du r&#234;ve. Penser &#224; l'avenir, prendre des r&#233;solutions, esquisser des tentatives de solutions qui peuvent alors peut-&#234;tre &#234;tre r&#233;alis&#233;es dans la vie &#233;veill&#233;e - ces performances et bien d'autres sont des fonctions des activit&#233;s inconscientes et pr&#233;conscientes de l'esprit qui continuent comme r&#233;sidus diurnes dans l'&#233;tat de sommeil, et peuvent alors combiner avec un d&#233;sir inconscient de former un r&#234;ve (chapitre VII., C.). La fonction de penser en avant dans le r&#234;ve est donc plut&#244;t une fonction de la pens&#233;e de veille pr&#233;consciente, dont le r&#233;sultat peut nous &#234;tre r&#233;v&#233;l&#233; par l'analyse des r&#234;ves ou d'autres ph&#233;nom&#232;nes. Apr&#232;s que le r&#234;ve a &#233;t&#233; si longtemps fusionn&#233; avec son contenu manifeste, il faut maintenant se garder de le confondre avec les pens&#233;es du r&#234;ve latentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La qualification ci-dessus - dans la mesure o&#249; les deux souhaits sont mutuellement compatibles - contient une suggestion qu'il peut y avoir des cas dans lesquels la fonction du r&#234;ve &#233;choue. Le processus de r&#234;ve est, pour commencer, admis comme une r&#233;alisation du souhait de l'inconscient, mais si cette tentative de r&#233;alisation du souhait perturbe si profond&#233;ment le pr&#233;conscient que celui-ci ne peut plus maintenir son &#233;tat de repos, le r&#234;ve a rompu le compromis. , et n'a pas r&#233;ussi &#224; ex&#233;cuter la deuxi&#232;me partie de sa t&#226;che. Il est alors aussit&#244;t interrompu et remplac&#233; par un r&#233;veil complet. Mais m&#234;me ici, ce n'est pas vraiment la faute du r&#234;ve si, bien qu'&#224; d'autres moments le gardien, il doit maintenant appara&#238;tre comme le perturbateur du sommeil, ni avoir besoin de ce pr&#233;jug&#233; contre son caract&#232;re intentionnel av&#233;r&#233;.Ce n'est pas le seul cas dans l'organisme dans lequel un artifice qui est habituellement au but devient inappropri&#233; et d&#233;rangeant d&#232;s que quelque chose est alt&#233;r&#233; dans les conditions qui l'engendrent ; la perturbation sert donc en tout cas le nouveau but d'indiquer le changement et de faire jouer contre lui les moyens d'ajustement de l'organisme. Ici, bien s&#251;r, je pense au r&#234;ve d'angoisse, et de peur qu'il ne semble que j'essaie d'&#233;chapper &#224; ce t&#233;moignage contre la th&#233;orie de l'accomplissement du souhait chaque fois que je le rencontre, je donnerai au moins quelques indications sur l'explication de le r&#234;ve d'anxi&#233;t&#233;.et de faire jouer contre elle les moyens d'ajustement de l'organisme. Ici, bien s&#251;r, je pense au r&#234;ve d'angoisse, et de peur qu'il ne semble que j'essaie d'&#233;chapper &#224; ce t&#233;moignage contre la th&#233;orie de l'accomplissement du souhait chaque fois que je le rencontre, je donnerai au moins quelques indications sur l'explication de le r&#234;ve d'anxi&#233;t&#233;.et de faire jouer contre elle les moyens d'ajustement de l'organisme. Ici, bien s&#251;r, je pense au r&#234;ve d'angoisse, et de peur qu'il ne semble que j'essaie d'&#233;chapper &#224; ce t&#233;moignage contre la th&#233;orie de l'accomplissement du souhait chaque fois que je le rencontre, je donnerai au moins quelques indications sur l'explication de le r&#234;ve d'anxi&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'un processus psychique qui d&#233;veloppe l'anxi&#233;t&#233; puisse encore &#234;tre une r&#233;alisation de souhait a depuis longtemps cess&#233; d'impliquer pour nous une quelconque contradiction. On peut expliquer cette occurrence par le fait que le souhait appartient &#224; un syst&#232;me (les Ucs), alors que l'autre syst&#232;me (les Pcs) l'a rejet&#233; et supprim&#233;. * La soumission de l'Ucs par les Pcs n'est pas compl&#232;te, m&#234;me en parfaite sant&#233; psychique ; l'&#233;tendue de cette suppression indique le degr&#233; de notre normalit&#233; psychique. Les sympt&#244;mes n&#233;vrotiques nous indiquent que les deux syst&#232;mes sont en conflit mutuel ; les sympt&#244;mes sont le r&#233;sultat d'un compromis dans ce conflit, et ils y mettent temporairement fin. D'une part, ils offrent &#224; l'Ucs une issue pour la d&#233;charge de son excitation - ils lui servent de sorte de porte de sortie - tandis que, d'autre part, ils donnent aux Pcs la possibilit&#233; de dominer l'Ucs dans une certaine mesure. .Il est instructif de consid&#233;rer, par exemple, la signification d'une phobie hyst&#233;rique ou de l'agoraphobie. On dit qu'un n&#233;vros&#233; est incapable de traverser seul la rue, ce que nous devrions &#224; juste titre appeler un sympt&#244;me. Que quelqu'un supprime maintenant ce sympt&#244;me en le contraignant &#224; cette action qu'il se juge incapable d'accomplir. Le r&#233;sultat sera une crise d'angoisse, tout comme une crise d'angoisse dans la rue a souvent &#233;t&#233; la cause excitante de l'&#233;tablissement d'une agoraphobie. On apprend ainsi que le sympt&#244;me a &#233;t&#233; constitu&#233; pour &#233;viter que l'angoisse n'&#233;clate. La phobie est lanc&#233;e devant l'angoisse comme une forteresse fronti&#232;re.et cela nous devrions &#224; juste titre appeler un sympt&#244;me. Que quelqu'un supprime maintenant ce sympt&#244;me en le contraignant &#224; cette action qu'il se juge incapable d'accomplir. Le r&#233;sultat sera une crise d'angoisse, tout comme une crise d'angoisse dans la rue a souvent &#233;t&#233; la cause excitante de l'&#233;tablissement d'une agoraphobie. On apprend ainsi que le sympt&#244;me a &#233;t&#233; constitu&#233; pour &#233;viter que l'angoisse n'&#233;clate. La phobie est lanc&#233;e devant l'angoisse comme une forteresse fronti&#232;re.et cela nous devrions &#224; juste titre appeler un sympt&#244;me. Que quelqu'un supprime maintenant ce sympt&#244;me en le contraignant &#224; cette action qu'il se juge incapable d'accomplir. Le r&#233;sultat sera une crise d'angoisse, tout comme une crise d'angoisse dans la rue a souvent &#233;t&#233; la cause excitante de l'&#233;tablissement d'une agoraphobie. On apprend ainsi que le sympt&#244;me a &#233;t&#233; constitu&#233; pour &#233;viter que l'angoisse n'&#233;clate. La phobie est lanc&#233;e devant l'angoisse comme une forteresse fronti&#232;re.On apprend ainsi que le sympt&#244;me a &#233;t&#233; constitu&#233; pour &#233;viter que l'angoisse n'&#233;clate. La phobie est lanc&#233;e devant l'angoisse comme une forteresse fronti&#232;re.On apprend ainsi que le sympt&#244;me a &#233;t&#233; constitu&#233; pour &#233;viter que l'angoisse n'&#233;clate. La phobie est lanc&#233;e devant l'angoisse comme une forteresse fronti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Introduction g&#233;n&#233;rale &#224; la psycho-analyse, p. 534 ci-dessous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne pouvons approfondir ce sujet si nous n'examinons pas le r&#244;le des affects dans ces processus, ce qui ne peut se faire ici qu'imparfaitement. Nous affirmerons donc la proposition selon laquelle la principale raison pour laquelle la suppression de l'Ucs devient n&#233;cessaire est que, si le mouvement des id&#233;es dans l'Ucs &#233;tait autoris&#233; &#224; suivre son cours, il d&#233;velopperait un affect qui avait &#224; l'origine le caract&#232;re de plaisir, mais qui, depuis le processus de r&#233;pression, porte le caract&#232;re de la douleur. Le but, ainsi que le r&#233;sultat, de la suppression est d'emp&#234;cher le d&#233;veloppement de cette douleur. La suppression s'&#233;tend au contenu-id&#233;e de l'Ucs, parce que la lib&#233;ration de la douleur pourrait &#233;maner de ce contenu-id&#233;e. Nous prenons ici pour base une hypoth&#232;se bien d&#233;finie quant &#224; la nature du d&#233;veloppement de l'affect. Ceci est consid&#233;r&#233; comme une fonction motrice ou s&#233;cr&#233;toire,dont la cl&#233; de l'innervation se trouve dans les id&#233;es de l'Ucs. Par la domination des Pcs, ces id&#233;es sont en quelque sorte &#233;trangl&#233;es, c'est-&#224;-dire emp&#234;ch&#233;es d'envoyer l'impulsion qui d&#233;velopperait l'affect. Le danger qui surgit, si la cathexis par le Pcs cesse, consiste donc dans le fait que les excitations inconscientes lib&#233;reraient un affect qui, par suite du refoulement qui s'est produit auparavant, ne pourrait &#234;tre ressenti que comme douleur ou anxi&#233;t&#233;.consiste donc dans le fait que les excitations inconscientes lib&#233;reraient un affect qui, par suite du refoulement qui s'est produit auparavant, ne pourrait &#234;tre ressenti que comme douleur ou anxi&#233;t&#233;.consiste donc dans le fait que les excitations inconscientes lib&#233;reraient un affect qui, par suite du refoulement qui s'est produit auparavant, ne pourrait &#234;tre ressenti que comme douleur ou anxi&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce danger est lib&#233;r&#233; si le processus de r&#234;ve est autoris&#233; &#224; suivre sa propre voie. Les conditions de sa r&#233;alisation sont que des r&#233;pressions se sont produites et que les impulsions de souhait supprim&#233;es peuvent devenir suffisamment fortes. Ils sortent donc enti&#232;rement du cadre psychologique de la formation des r&#234;ves. N'e&#251;t &#233;t&#233; du fait que notre th&#232;me est li&#233; par un seul facteur au th&#232;me du d&#233;veloppement de l'anxi&#233;t&#233;, &#224; savoir, par la lib&#233;ration de l'Ucs pendant le sommeil, je pourrais m'abstenir compl&#232;tement de la discussion du r&#234;ve-anxi&#233;t&#233;, et &#233;vitez ainsi toutes les obscurit&#233;s qui y sont impliqu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#233;orie du r&#234;ve-anxi&#233;t&#233; appartient, comme je l'ai d&#233;j&#224; dit &#224; plusieurs reprises, &#224; la psychologie des n&#233;vroses. Je pourrais ajouter que l'anxi&#233;t&#233; dans les r&#234;ves est un probl&#232;me d'anxi&#233;t&#233; et non un probl&#232;me de r&#234;ve. Ayant montr&#233; une fois le point de contact de la psychologie des n&#233;vroses avec le th&#232;me du processus de r&#234;ve, nous n'en avons plus rien &#224; voir. Il ne reste qu'une seule chose que je puisse faire. Depuis que j'ai affirm&#233; que l'anxi&#233;t&#233; n&#233;vrotique a son origine dans les sources sexuelles, je peux soumettre les r&#234;ves anxieux &#224; une analyse afin de d&#233;montrer le mat&#233;riel sexuel dans leurs pens&#233;es de r&#234;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour de bonnes raisons, je m'abstiens de citer l'un des exemples si abondamment mis &#224; ma disposition par des patients n&#233;vros&#233;s, et je pr&#233;f&#232;re faire des r&#234;ves-angoisses d'enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personnellement, je n'ai pas eu de v&#233;ritable r&#234;ve d'anxi&#233;t&#233; depuis des d&#233;cennies, mais je me souviens d'un de ma septi&#232;me ou huiti&#232;me ann&#233;e que j'ai soumis &#224; interpr&#233;tation une trentaine d'ann&#233;es plus tard. Le r&#234;ve &#233;tait tr&#232;s vif et me montrait ma m&#232;re bien-aim&#233;e, avec un visage particuli&#232;rement calme et endormi, port&#233;e dans la chambre et allong&#233;e sur le lit par deux (ou trois) personnes au bec d'oiseau. Je me suis r&#233;veill&#233; en pleurant et en hurlant et j'ai d&#233;rang&#233; le sommeil de mes parents. Les personnages particuli&#232;rement drap&#233;s, excessivement hauts avec des becs, j'avais pris des illustrations de la Bible de Philippson ; Je crois qu'ils repr&#233;sentaient des divinit&#233;s avec des t&#234;tes d'&#233;perviers provenant d'une tombe &#233;gyptienne en relief. Cependant, l'analyse a aussi r&#233;v&#233;l&#233; le souvenir d'un gar&#231;on de concierge, qui jouait avec nous les enfants dans un pr&#233; devant la maison ; Je pourrais ajouter que son nom &#233;tait Philip.Il me sembla alors que j'avais entendu pour la premi&#232;re fois de ce gar&#231;on le mot vulgaire signifiant rapports sexuels, qui est remplac&#233; chez les personnes instruites par le mot latin coitus, mais que le r&#234;ve indique assez clairement par le choix de la t&#234;te des oiseaux. J'ai d&#251; deviner la signification sexuelle du mot &#224; partir du regard de mon professeur mondain. L'expression de ma m&#232;re dans le r&#234;ve a &#233;t&#233; copi&#233;e sur le visage de mon grand-p&#232;re, que j'avais vu quelques jours avant sa mort ronfler dans le coma. L'interpr&#233;tation de l'&#233;laboration secondaire dans le r&#234;ve devait donc &#234;tre que ma m&#232;re &#233;tait mourante ; le tombeau-relief est &#233;galement d'accord avec cela. Je me suis r&#233;veill&#233; avec cette anxi&#233;t&#233; et je n'ai pas pu me calmer avant d'avoir r&#233;veill&#233; mes parents. Je me souviens que je me suis soudainement calm&#233; en voyant ma m&#232;re ; c'&#233;tait comme si j'avais besoin de l'assurance:alors elle n'&#233;tait pas morte. Mais cette interpr&#233;tation secondaire du r&#234;ve n'avait eu lieu que lorsque l'influence de l'angoisse d&#233;velopp&#233;e &#233;tait d&#233;j&#224; &#224; l'&#339;uvre. Je n'&#233;tais pas dans un &#233;tat d'anxi&#233;t&#233; parce que j'avais r&#234;v&#233; que ma m&#232;re &#233;tait en train de mourir ; J'ai interpr&#233;t&#233; le r&#234;ve de cette mani&#232;re dans l'&#233;laboration pr&#233;consciente car j'&#233;tais d&#233;j&#224; sous la domination de l'angoisse. Ce dernier, cependant, pouvait &#234;tre retrac&#233;, &#224; travers la r&#233;pression, &#224; une soif sombre, manifestement sexuelle, qui avait trouv&#233; une expression appropri&#233;e dans le contenu visuel du r&#234;ve.J'ai interpr&#233;t&#233; le r&#234;ve de cette mani&#232;re dans l'&#233;laboration pr&#233;consciente car j'&#233;tais d&#233;j&#224; sous la domination de l'angoisse. Ce dernier, cependant, pouvait &#234;tre retrac&#233;, &#224; travers la r&#233;pression, &#224; une soif sombre, manifestement sexuelle, qui avait trouv&#233; une expression appropri&#233;e dans le contenu visuel du r&#234;ve.J'ai interpr&#233;t&#233; le r&#234;ve de cette mani&#232;re dans l'&#233;laboration pr&#233;consciente car j'&#233;tais d&#233;j&#224; sous la domination de l'angoisse. Ce dernier, cependant, pouvait &#234;tre retrac&#233;, &#224; travers la r&#233;pression, &#224; une soif sombre, manifestement sexuelle, qui avait trouv&#233; une expression appropri&#233;e dans le contenu visuel du r&#234;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un homme de vingt-sept ans, gravement malade depuis un an, avait r&#234;v&#233; &#224; plusieurs reprises, entre onze et treize ans, des r&#234;ves accompagn&#233;s d'une grande anxi&#233;t&#233;, &#224; l'effet qu'un homme &#224; la hache courait apr&#232;s lui ; il voulait s'enfuir, mais semblait paralys&#233; et ne pouvait pas bouger de l'endroit. Cela peut &#234;tre pris comme un bon exemple typique d'un r&#234;ve d'anxi&#233;t&#233; tr&#232;s courant, libre de tout soup&#231;on de signification sexuelle. Dans l'analyse, le r&#234;veur a d'abord pens&#233; &#224; une histoire que lui avait racont&#233;e son oncle (chronologiquement plus tard que le r&#234;ve), &#224; &#8203;&#8203;savoir qu'il avait &#233;t&#233; attaqu&#233; la nuit dans la rue par un individu d'apparence suspecte ; et il a conclu de cette association qu'il aurait pu entendre parler d'un &#233;pisode similaire au moment du r&#234;ve. En association avec la hache,il a rappel&#233; qu'au cours de cette p&#233;riode de sa vie, il s'&#233;tait bless&#233; une fois &#224; la main avec une hachette en coupant du bois. Cela lui rappela imm&#233;diatement ses relations avec son jeune fr&#232;re, qu'il maltraitait et renversait. Il s'est souvenu, en particulier, d'une occasion o&#249; il a frapp&#233; la t&#234;te de son fr&#232;re avec sa botte et l'a fait saigner, et sa m&#232;re a dit : &#034;J'ai peur qu'il le tue un jour.&#034; Alors qu'il semblait &#234;tre ainsi retenu par le th&#232;me de la violence, un souvenir de sa neuvi&#232;me ann&#233;e a soudainement &#233;merg&#233;. Ses parents &#233;taient rentr&#233;s tard et s'&#233;taient couch&#233;s, alors qu'il faisait semblant de dormir. Il entendit bient&#244;t des hal&#232;tements, et d'autres sons qui lui semblaient myst&#233;rieux, et il pouvait aussi deviner la position de ses parents au lit.Ses r&#233;flexions ult&#233;rieures montraient qu'il avait &#233;tabli une analogie entre cette relation entre ses parents et sa propre relation avec son jeune fr&#232;re. Il a subsum&#233; ce qui se passait entre ses parents sous la notion d '&#171; acte de violence et de bagarre &#187;. Le fait qu'il ait fr&#233;quemment remarqu&#233; du sang dans le lit de sa m&#232;re corrobore cette conception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que les rapports sexuels des adultes paraissent &#233;tranges et alarmants aux enfants qui les observent et suscitent chez eux de l'anxi&#233;t&#233;, c'est, je puis dire, un fait &#233;tabli par l'exp&#233;rience quotidienne. J'ai expliqu&#233; cette angoisse par le fait que nous avons ici une excitation sexuelle qui n'est pas ma&#238;tris&#233;e par la compr&#233;hension de l'enfant, et qui rencontre probablement aussi la r&#233;pulsion parce que leurs parents sont impliqu&#233;s, et se transforme donc en anxi&#233;t&#233;. A une p&#233;riode encore plus ancienne de la vie, l'impulsion sexuelle envers le parent de sexe oppos&#233; ne subit pas encore de r&#233;pression, mais comme nous l'avons vu (chapitre V., D.) s'exprime librement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les terreurs nocturnes avec hallucinations (pavor nocturnus) si fr&#233;quentes chez les enfants, je devrais sans h&#233;siter offrir la m&#234;me explication. Ceux-ci aussi ne peuvent &#234;tre dus qu'&#224; des impulsions sexuelles mal comprises et rejet&#233;es qui, si elles &#233;taient enregistr&#233;es, montreraient probablement une p&#233;riodicit&#233; temporelle, car une intensification de la libido sexuelle peut &#233;galement &#234;tre produite par des impressions excitantes accidentellement et par des processus de d&#233;veloppement p&#233;riodiques spontan&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai pas le mat&#233;riel d'observation n&#233;cessaire pour la d&#233;monstration compl&#232;te de cette explication. * En revanche, les p&#233;diatres semblent manquer du point de vue qui seul rend intelligible toute la s&#233;rie des ph&#233;nom&#232;nes, tant du c&#244;t&#233; somatique que du c&#244;t&#233; psychique. Pour illustrer par un exemple comique &#224; quel point, si l'on est rendu aveugle par les &#339;ill&#232;res de la mythologie m&#233;dicale, on peut passer par la compr&#233;hension de tels cas, je citerai un cas que j'ai trouv&#233; dans une th&#232;se sur le pavor nocturnus (Debacker, 1881, p. 66).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Ce mat&#233;riel a depuis &#233;t&#233; fourni en abondance par la litt&#233;rature de psychanalyse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un gar&#231;on de treize ans, d'une sant&#233; d&#233;licate, commen&#231;a &#224; &#234;tre anxieux et r&#234;veur ; son sommeil devenait mal &#224; l'aise, et une fois presque chaque semaine, il &#233;tait interrompu par une crise aigu&#235; d'angoisse avec hallucinations. Le souvenir de ces r&#234;ves &#233;tait toujours tr&#232;s distinct. Ainsi, il put raconter que le diable lui avait cri&#233; : &#034;Maintenant nous vous avons, maintenant nous vous avons !&#034; puis il y eut une odeur de poix et de soufre, et le feu lui br&#251;la la peau. De ce r&#234;ve, il se r&#233;veilla avec terreur ; au d&#233;but, il ne pouvait pas crier ; puis sa voix lui revint, et on l'entendit distinctement dire : &#171; Non, non, pas moi ; je n'ai rien fait &#187;, ou : &#171; S'il vous pla&#238;t, ne le faites pas ; je ne le referai plus jamais ! &#192; d'autres moments, il a dit : &#034;Albert n'a jamais fait &#231;a !&#034; Plus tard, il a &#233;vit&#233; de se d&#233;shabiller, &#171; parce que le feu ne l'a attaqu&#233; que lorsqu'il &#233;tait d&#233;shabill&#233; &#187;.Au milieu de ces mauvais r&#234;ves, qui mettaient sa sant&#233; en danger, il fut envoy&#233; &#224; la campagne, o&#249; il se r&#233;tablit en dix-huit mois. &#192; l'&#226;ge de quinze ans, il avoua un jour : &#171; Je n'osais pas l'avouer, mais j'&#233;prouvais continuellement des picotements et des surexcitations aux parties ; * a la fin, cela m'enervait tant que plusieurs fois j'ai pense me jeter par la fenetre du dortoir. &#034; * (2)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* L'accent [sur les &#171; parties &#187;] est le mien, bien que le sens soit assez clair sans cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* (2) Je n'osais pas l'admettre, mais je ressentais continuellement des picotements et des surexcitations des parties ; &#224; la fin, cela m'a tellement fatigu&#233;e que plusieurs fois j'ai pens&#233; &#224; me jeter par la fen&#234;tre du dortoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est bien s&#251;r pas difficile de deviner : 1. Que le gar&#231;on avait pratiqu&#233; la masturbation dans les ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes, qu'il l'avait probablement ni&#233;, et a &#233;t&#233; menac&#233; de punition s&#233;v&#232;re pour sa mauvaise habitude (Ses aveux : Je ne le ferai plus ; * son d&#233;ni : Albert n'a jamais fait ca.) * (2) 2. Que, sous la pression croissante de la pubert&#233;, la tentation de se masturber a &#233;t&#233; r&#233;veill&#233;e par la titillation des organes g&#233;nitaux. 3. Que maintenant, cependant, s'&#233;levait en lui une lutte pour la r&#233;pression, qui supprimait la libido et la transformait en anxi&#233;t&#233;, et que cette angoisse rassemblait maintenant les ch&#226;timents dont il &#233;tait initialement menac&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Je ne le referai pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* (2) Albert n'a jamais fait &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voyons au contraire quelles conclusions ont &#233;t&#233; tir&#233;es par l'auteur (p. 69) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;1. Il ressort clairement de cette observation que l'influence de la pubert&#233; peut produire chez un gar&#231;on de sant&#233; d&#233;licate un &#233;tat de faiblesse extr&#234;me, et que cela peut conduire &#224; une an&#233;mie c&#233;r&#233;brale tr&#232;s marqu&#233;e. *&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Les italiques [&#171; an&#233;mie c&#233;r&#233;brale tr&#232;s marqu&#233;e &#187;] sont les miens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;2. Cette an&#233;mie c&#233;r&#233;brale produit une alt&#233;ration du caract&#232;re, des hallucinations d&#233;mono-maniaques et des &#233;tats d'angoisse nocturnes et peut-&#234;tre aussi diurnes tr&#232;s violents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; 3. La d&#233;monomanie et les auto-reproches du gar&#231;on peuvent &#234;tre attribu&#233;s aux influences d'une &#233;ducation religieuse qui avait agi sur lui comme un enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;&lt; 4. Toutes les manifestations ont disparu &#224; la suite d'un long s&#233;jour &#224; la campagne, de l'exercice physique et du retour de la force physique apr&#232;s la fin de la pubert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;5. Peut-&#234;tre qu'une influence pr&#233;disposant au d&#233;veloppement de l'&#233;tat c&#233;r&#233;bral du gar&#231;on peut &#234;tre attribu&#233;e &#224; l'h&#233;r&#233;dit&#233; et &#224; l'ancienne syphilis du p&#232;re.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Viennent enfin les remarques de conclusion : &#034;Nous avons fait entrer cette observation dans le cadre delires apyretiques d'inanition, car c'est a l'ischemie c&#233;r&#233;brale que nous rattachons cet etat particulier.&#034; *&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Nous mettons ce cas dans le dossier des d&#233;lires apyr&#233;tiques de l'inanition, car c'est &#224; l'an&#233;mie c&#233;r&#233;brale que nous attachons cet &#233;tat particulier&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Function of Dreams &#8212;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Anxiety Dream&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Now that we know that throughout the night the preconscious is orientated to the wish to sleep, we can follow the dream-process with proper understanding. But let us first summarize what we already know about this process. We have seen that day -residues are left over from the waking activity of the mind, residues from which it has not been possible to withdraw all cathexis. Either one of the unconscious wishes has been aroused through the waking activity during the day or it so happens that the two coincide ; we have already discussed the multifarious possibilities. Either already during the day or only on the establishment of the state of sleep the unconscious wish has made its way to the day - residues, and has effected a transference to them. Thus there arises a wish transferred to recent material ; or the suppressed recent wish is revived by a reinforcement from the unconscious. This wish now endeavours to make its way to consciousness along the normal path of the thought processes, through the preconscious, to which indeed it belongs by virtue of one of its constituent elements. It is, however, confronted by the censorship which still subsists, and to whose influence it soon succumbs. It now takes on the distortion for which the way has already been paved by the transference to recent material. So far it is on the way to becoming something resembling an obsession, a delusion, or the like, i.e., a thought reinforced by a transference, and distorted in expression owing to the censorship. But its further progress is now checked by the state of sleep of the preconscious ; this system has presumably protected itself against invasion by diminishing its excitations. The dream-process, therefore, takes the regressive course, which is just opened up by the peculiarity of the sleeping state, and in so doing follows the attraction exerted on it by memory- groups, which are, in part only, themselves present as visual cathexis, not as translations into the symbols of the later systems. On its way to regression it acquires representability. The subject of compression will be discussed later. The dream- process has by this time covered the second part of its contorted course. The first part threads its way progressively from the unconscious scenes or phantasies to the preconscious, while the second part struggles back from the boundary of the censorship to the tract of the perceptions. But when the dream-process becomes a perception-content, it has, so to speak, eluded the obstacle set up in the Pcs by the censorship and the sleeping state. It succeeds in drawing attention to itself, and in being remarked by consciousness. For consciousness, which for us means a sense- organ for the apprehension of psychic qualities, can be excited in waking life from two sources : firstly, from the periphery of the whole apparatus, the perceptive system ; and secondly, from the excitations of pleasure and pain which emerge as the sole psychic qualities yielded by the transpositions of energy in the interior of the apparatus. All other processes in the Psi- systems, even those in the preconscious, are devoid of all psychic quality, and are therefore not objects of consciousness, inasmuch as they do not provide either pleasure or pain for its perception. We shall have to assume that these releases of pleasure and pain automatically regulate the course of the cathectic processes. But in order to make possible more delicate performances, it subsequently proved necessary to render the flow of ideas more independent of pain-signals. To accomplish this, the Pcs system needed qualities of its own which could attract consciousness, and most probably received them through the connection of the preconscious processes with the memory-system of speech-symbols, which was not devoid of quality. Through the qualities of this system, consciousness, hitherto only a sense- organ for perceptions, now becomes also a sense-organ for a part of our thought-processes. There are now, as it were, two sensory surfaces, one turned toward perception and the other toward the preconscious thought-processes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; I must assume that the sensory surface of consciousness which is turned to the preconscious is rendered far more unexcitable by sleep than the surface turned toward the P-system. The giving up of interest in the nocturnal thought-process is, of course, an appropriate procedure. Nothing is to happen in thought ; the preconscious wants to sleep. But once the dream becomes perception, it is capable of exciting consciousness through the qualities now gained. The sensory excitation performs what is in fact its function ; namely, it directs a part of the cathectic energy available in the Pcs to the exciting cause in the form of attention. We must therefore admit that the dream always has a waking effect- that is, it calls into activity part of the quiescent energy of the Pcs. Under the influence of this energy, it now undergoes the process which we have described as secondary elaboration with a view to coherence and comprehensibility. This means that the dream is treated by this energy like any other perception-content ; it is subjected to the same anticipatory ideas as far, at least, as the material allows. As far as this third part of the dream-process has any direction, this is once more progressive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; To avoid misunderstanding, it will not be amiss to say a few words as to the temporal characteristics of these dream- processes. In a very interesting discussion, evidently suggested by Maury's puzzling guillotine dream, Goblot tries to demonstrate that a dream takes up no other time than the transition period between sleeping and waking. The process of waking up requires time ; during this time the dream occurs. It is supposed that the final picture of the dream is so vivid that it forces the dreamer to wake ; in reality it is so vivid only because when it appears the dreamer is already very near waking. &#034;Un reve, c'est un reveil qui commence.&#034; *&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* A dream is the beginning of wakening.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It has already been pointed out by Dugas that Goblot, in order to generalize his theory, was forced to ignore a great many facts. There are also dreams from which we do not awaken ; for example, many dreams in which we dream that we dream. From our knowledge of the dream-work, we can by no means admit that it extends only over the period of waking. On the contrary, we must consider it probable that the first part of the dream-work is already begun during the day, when we are still under the domination of the preconscious. The second phase of the dream-work, viz., the alteration by the censorship, the attraction exercised by unconscious scenes, and the penetration to perception, continues probably all through the night, and accordingly we may always be correct when we report a feeling that we have been dreaming all night, even although we cannot say what we have dreamed. I do not however, think that it is necessary to assume that up to the time of becoming conscious the dream-processes really follow the temporal sequence which we have described ; viz., that there is first the transferred dream-wish, then the process of distortion due to the censorship, and then the change of direction to regression, etc. We were obliged to construct such a sequence for the sake of description ; in reality, however, it is probably rather a question of simultaneously trying this path and that, and of the excitation fluctuating to and fro, until finally, because it has attained the most apposite concentration, one particular grouping remains in the field. Certain personal experiences even incline me to believe that the dream-work often requires more than one day and one night to produce its result, in which case the extraordinary art manifested in the construction of the dream is shorn of its miraculous character. In my opinion, even the regard for the comprehensibility of the dream as a perceptual event may exert its influence before the dream attracts consciousness to itself. From this point, however, the process is accelerated, since the dream is henceforth subjected to the same treatment as any other perception. It is like fire works, which require hours for their preparation and then flare up in a moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Through the dream-work, the dream-process now either gains sufficient intensity to attract consciousness to itself and to arouse the preconscious (quite independently of the time or profundity of sleep), or its intensity is insufficient, and it must wait in readiness until attion, becoming more alert immediately before waking, meets it half-way. Most dreams seem to operate with relatively slight psychic intensities, for they wait for the process of waking. This, then, explains the fact that as a rule we perceive something dreamed if we are suddenly roused from a deep sleep. Here, as well as in spontaneous waking, our first glance lights upon the perception-content created by the dream-work, while the next falls on that provided by the outer world.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; But of greater theoretical interest are those dreams which are capable of waking us in the midst of our sleep. We may bear in mind the purposefulness which can be demonstrated in all other cases, and ask ourselves why the dream, that is, the unconscious wish, is granted the power to disturb our sleep, i.e., the fulfilment of the preconscious wish. The explanation is probably to be found in certain relations of energy which we do not yet understand. If we did so, we should probably find that the freedom given to the dream and the expenditure upon it of a certain detached attention represent a saving of energy as against the alternative case of the unconscious having to be held in check at night just as it is during the day. As experience shows, dreaming, even if it interrupts our sleep several times a night, still remains compatible with sleep. We wake up for a moment, and immediately fall asleep again. It is like driving off a fly in our sleep ; we awake ad hoc. When we fall asleep again we have removed the cause of disturbance. The familiar examples of the sleep of wet-nurses, etc., show that the fulfilment of the wish to sleep is quite compatible with the maintenance of a certain amount of attention in a given direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; But we must here take note of an objection which is based on a greater knowledge of the unconscious processes. We have ourselves described the unconscious wishes as always active, whilst nevertheless asserting that in the daytime they are not strong enough to make themselves perceptible. But when the state of sleep supervenes, and the unconscious wish has shown its power to form a dream, and with it to awaken the preconscious, why does this power lapse after cognizance has been taken of the dream ? Would it not seem more probable that the dream should continually renew itself, like the disturbing fly which, when driven away, takes pleasure in returning again and again ? What justification have we for our assertion that the dream removes the disturbance to sleep ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; It is quite true that the unconscious wishes are always active. They represent paths which are always practicable, whenever a quantum of excitation makes use of them. It is indeed an outstanding peculiarity of the unconscious processes that they are indestructible. Nothing can be brought to an end in the unconscious ; nothing is past or forgotten. This is impressed upon us emphatically in the study of the neuroses, and especially of hysteria. The unconscious path of thought which leads to the discharge through an attack is forthwith passable again when there is a sufficient accumulation of excitation. The mortification suffered thirty years ago operates, after having gained access to the unconscious sources of affect, during all these thirty years as though it were a recent experience. Whenever its memory is touched, it revives, and shows itself to be cathected with excitation which procures a motor discharge for itself in an attack. It is precisely here that psychotherapy must intervene, its task being to ensure that the unconscious processes are settled and forgotten. Indeed, the fading of memories and the weak affect of impressions which are no longer recent, which we are apt to take as self-evident, and to explain as a primary effect of time on our psychic memory-residues, are in reality secondary changes brought about by laborious work. It is the preconscious that accomplishes this work ; and the only course which psychotherapy can pursue is to bring the Ucs under the dominion of the Pcs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; There are, therefore, two possible issues for any single unconscious excitation-process. Either it is left to itself, in which case it ultimately breaks through somewhere and secures, on this one occasion, a discharge for its excitation into motility, or it succumbs to the influence of the preconscious, and through this its excitation becomes bound instead of being discharged. It is the latter case that occurs in the dream-process. The cathexis from the Pcs which goes to meet the dream once this has attained to perception, because it has been drawn thither by the excitation of consciousness, binds the unconscious excitation of the dream and renders it harmless as a disturber of sleep. When the dreamer wakes up for a moment, he has really chased away the fly that threatened to disturb his sleep. We may now begin to suspect that it is really more expedient and economical to give way to the unconscious wish, to leave clear its path to regression so that and it may form a dream, and then to bind and dispose of this dream by means of a small outlay of preconscious work, than to hold the unconscious in check throughout the whole period of sleep. It was, indeed, to be expected that the dream, even if originally it was not a purposeful process, would have seized upon some definite function in the play of forces of the psychic life. We now see what this function is. The dream has taken over the task of bringing the excitation of the Ucs, which had been left free, back under the domination of the preconscious ; it thus discharges the excitation of the Ucs, acts as a safety-valve for the latter, and at the same time, by a slight outlay of waking activity, secures the sleep of the preconscious. Thus, like the other psychic formations of its group, the dream offers itself as a compromise, serving both systems simultaneously, by fulfilling the wishes of both, in so far as they are mutually compatible. A glance at Robert's &#034;elimination theory&#034; will show that we must agree with this author on his main point, namely, the determination of the function of dreams, though we differ from him in our general presuppositions and in our estimation of the dream-process. * -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Is this the only function which we can attribute to dreams ? I know of no other. A. Maeder, to be sure, has endeavoured to claim for the dream yet other secondary functions. He started from the just observation that many dreams contain attempts to provide solutions of conflicts, which are afterwards actually carried through. They thus behave like preparatory practice for waking activities. He therefore drew a parallel between dreaming and the play of animals and children, which is to be conceived as a training of the inherited instincts, and a preparation for their later serious activity, thus setting up a fonction ludique for the dream. A little while before Maeder, Alfred Adler likewise emphasized the function of thinking ahead in the dream. (An analysis which I published in 1905 contained a dream which may be conceived as a resolution-dream, which was repeated night after night until it was realized.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; But an obvious reflection must show us that this secondary function of the dream has no claim to recognition within the framework of any dream-interpretation. Thinking ahead, making resolutions, sketching out attempted solutions which can then perhaps be realized in waking life- these and many more performances are functions of the unconscious and preconscious activities of the mind which continue as day-residues in the sleeping state, and can then combine with an unconscious wish to form a dream (chapter VII., C.). The function of thinking ahead in the dream is thus rather a function of preconscious waking thought, the result of which may be disclosed to us by the analysis of dreams or other phenomena. After the dream has so long been fused with its manifest content, one must now guard against confusing it with the latent dream-thoughts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The above qualification- in so far as the two wishes are mutually compatible- contains a suggestion that there may be cases in which the function of the dream fails. The dream-process is, to begin with, admitted as a wish-fulfilment of the unconscious, but if this attempted wish-fulfilment disturbs the preconscious so profoundly that the latter can no longer maintain its state of rest, the dream has broken the compromise, and has failed to perform the second part of its task. It is then at once broken off, and replaced by complete awakening. But even here it is not really the fault of the dream if, though at other times the guardian, it has now to appear as the disturber of sleep, nor need this prejudice us against its averred purposive character. This is not the only instance in the organism in which a contrivance that is usually to the purpose becomes inappropriate and disturbing so soon as something is altered in the conditions which engender it ; the disturbance, then, at all events serves the new purpose of indicating the change, and of bringing into play against it the means of adjustment of the organism. Here, of course, I am thinking of the anxiety-dream, and lest it should seem that I try to evade this witness against the theory of wish- fulfilment whenever I encounter it, I will at least give some indications as to the explanation of the anxiety-dream.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; That a psychic process which develops anxiety may still be a wish- fulfilment has long ceased to imply any contradiction for us. We may explain this occurrence by the fact that the wish belongs to one system (the Ucs), whereas the other system (the Pcs) has rejected and suppressed it. * The subjection of the Ucs by the Pcs is not thoroughgoing even in perfect psychic health ; the extent of this suppression indicates the degree of our psychic normality. Neurotic symptoms indicate to us that the two systems are in mutual conflict ; the symptoms are the result of a compromise in this conflict, and they temporarily put an end to it. On the one hand, they afford the Ucs a way out for the discharge of its excitation- they serve it as a kind of sally- gate- while, on the other hand, they give the Pcs the possibility of dominating the Ucs in some degree. It is instructive to consider, for example, the significance of a hysterical phobia, or of agoraphobia. A neurotic is said to be incapable of crossing the street alone, and this we should rightly call a symptom. Let someone now remove this symptom by constraining him to this action which he deems himself incapable of performing. The result will be an attack of anxiety, just as an attack of anxiety in the street has often been the exciting cause of the establishment of an agoraphobia. We thus learn that the symptom has been constituted in order to prevent the anxiety from breaking out. The phobia is thrown up before the anxiety like a frontier fortress.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* General Introduction to Psycho-Analysis, p. 534 below.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We cannot enlarge further on this subject unless we examine the role of the affects in these processes, which can only be done here imperfectly. We will therefore affirm the proposition that the principal reason why the suppression of the Ucs becomes necessary is that, if the movement of ideas in the Ucs were allowed to run its course, it would develop an affect which originally had the character of pleasure, but which, since the process of repression, bears the character of pain. The aim, as well as the result, of the suppression is to prevent the development of this pain. The suppression extends to the idea- content of the Ucs, because the liberation of pain might emanate from this idea-content. We here take as our basis a quite definite assumption as to the nature of the development of affect. This is regarded as a motor or secretory function, the key to the innervation of which is to be found in the ideas of the Ucs. Through the domination of the Pcs these ideas are as it were strangled, that is, inhibited from sending out the impulse that would develop the affect. The danger which arises, if cathexis by the Pcs ceases, thus consists in the fact that the unconscious excitations would liberate an affect that- in consequence of the repression that has previously occurred- could only be felt as pain or anxiety.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; This danger is released if the dream-process is allowed to have its own way. The conditions for its realization are that repressions shall have occurred, and that the suppressed wish- impulses can become sufficiently strong. They, therefore, fall entirely outside the psychological framework of dream-formation. Were it not for the fact that our theme is connected by just one factor with the theme of the development of anxiety, namely, by the setting free of the Ucs during sleep, I could refrain from the discussion of the anxiety-dream altogether, and thus avoid all the obscurities involved in it.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; The theory of the anxiety-dream belongs, as I have already repeatedly stated, to the psychology of the neuroses. I might further add that anxiety in dreams is an anxiety-problem and not a dream-problem. Having once exhibited the point of contact of the psychology of the neuroses with the theme of the dream- process, we have nothing further to do with it. There is only one thing left which I can do. Since I have asserted that neurotic anxiety has its origin in sexual sources, I can subject anxiety- dreams to analysis in order to demonstrate the sexual material in their dream-thoughts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; For good reasons, I refrain from citing any of the examples so abundantly placed at my disposal by neurotic patients, and prefer to give some anxiety-dreams of children.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Personally, I have had no real anxiety-dream for decades, but I do recall one from my seventh or eighth year which I subjected to interpretation some thirty years later. The dream was very vivid, and showed me my beloved mother, with a peculiarly calm, sleeping countenance, carried into the room and laid on the bed by two (or three) persons with birds' beaks. I awoke crying and screaming, and disturbed my parents' sleep. The peculiarly draped, excessively tall figures with beaks I had taken from the illustrations of Philippson's Bible ; I believe they represented deities with the heads of sparrowhawks from an Egyptian tomb- relief. The analysis yielded, however, also the recollection of a house-porter's boy, who used to play with us children on a meadow in front of the house ; I might add that his name was Philip. It seemed to me then that I first heard from this boy the vulgar word signifying sexual intercourse, which is replaced among educated persons by the Latin word coitus, but which the dream plainly enough indicates by the choice of the birds' heads. I must have guessed the sexual significance of the word from the look of my worldly-wise teacher. My mother's expression in the dream was copied from the countenance of my grandfather, whom I had seen a few days before his death snoring in a state of coma. The interpretation of the secondary elaboration in the dream must therefore have been that my mother was dying ; the tomb-relief, too, agrees with this. I awoke with this anxiety, and could not calm myself until I had waked my parents. I remember that I suddenly became calm when I saw my mother ; it was as though I had needed the assurance : then she was not dead. But this secondary interpretation of the dream had only taken place when the influence of the developed anxiety was already at work. I was not in a state of anxiety because I had dreamt that my mother was dying ; I interpreted the dream in this manner in the preconscious elaboration because I was already under the domination of the anxiety. The latter, however, could be traced back, through the repression to a dark, plainly sexual craving, which had found appropriate expression in the visual content of the dream.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; A man twenty-seven years of age, who had been seriously ill for a year, had repeatedly dreamed, between the ages of eleven and thirteen, dreams attended with great anxiety, to the effect that a man with a hatchet was running after him ; he wanted to run away, but seemed to be paralysed, and could not move from the spot. This may be taken as a good and typical example of a very common anxiety-dream, free from any suspicion of a sexual meaning. In the analysis, the dreamer first thought of a story told him by his uncle (chronologically later than the dream), viz., that he was attacked at night in the street by a suspicious- looking individual ; and he concluded from this association that he might have heard of a similar episode at the time of the dream. In association with the hatchet, he recalled that during this period of his life he once hurt his hand with a hatchet while chopping wood. This immediately reminded him of his relations with his younger brother, whom he used to maltreat and knock down. He recalled, in particular, one occasion when he hit his brother's head with his boot and made it bleed, and his mother said : &#034;I'm afraid he will kill him one day.&#034; While he seemed to be thus held by the theme of violence, a memory from his ninth year suddenly emerged. His parents had come home late and had gone to bed, whilst he was pretending to be asleep. He soon heard panting, and other sounds that seemed to him mysterious, and he could also guess the position of his parents in bed. His further thoughts showed that he had established an analogy between this relation between his parents and his own relation to his younger brother. He subsumed what was happening between his parents under the notion of &#034;an act of violence and a fight.&#034; The fact that he had frequently noticed blood in his mother's bed corroborated this conception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; That the sexual intercourse of adults appears strange and alarming to children who observe it, and arouses anxiety in them, is, I may say, a fact established by everyday experience. I have explained this anxiety on the ground that we have here a sexual excitation which is not mastered by the child's understanding, and which probably also encounters repulsion because their parents are involved, and is therefore transformed into anxiety. At a still earlier period of life the sexual impulse towards the parent of opposite sex does not yet suffer repression, but as we have seen (chapter V., D.) expresses itself freely.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; For the night terrors with hallucinations (pavor nocturnus) so frequent in children I should without hesitation offer the same explanation. These, too, can only be due to misunderstood and rejected sexual impulses which, if recorded, would probably show a temporal periodicity, since an intensification of sexual libido may equally be produced by accidentally exciting impressions and by spontaneous periodic processes of development.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; I have not the necessary observational material for the full demonstration of this explanation. * On the other hand, pediatrists seem to lack the point of view which alone makes intelligible the whole series of phenomena, both from the somatic and from the psychic side. To illustrate by a comical example how closely, if one is made blind by the blinkers of medical mythology, one may pass by the understanding of such cases, I will cite a case which I found in a thesis on pavor nocturnus (Debacker, 1881, p. 66).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* This material has since been provided in abundance by the literature of psycho-analysis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A boy of thirteen, in delicate health, began to be anxious and dreamy ; his sleep became uneasy, and once almost every week it was interrupted by an acute attack of anxiety with hallucinations. The memory of these dreams was always very distinct. Thus he was able to relate that the devil had shouted at him : &#034;Now we have you, now we have you !&#034; and then there was a smell of pitch and brimstone, and the fire burned his skin. From this dream he woke in terror ; at first he could not cry out ; then his voice came back to him, and he was distinctly heard to say : &#034;No, no, not me ; I haven't done anything,&#034; or : &#034;Please, don't ; I will never do it again !&#034; At other times he said : &#034;Albert has never done that !&#034; Later he avoided undressing, &#034;because the fire attacked him only when he was undressed.&#034; In the midst of these evil dreams, which were endangering his health, he was sent into the country, where he recovered in the course of eighteen months. At the age of fifteen he confessed one day : &#034;Je n'osais pas l'avouer, mais j'eprouvais continuellement des picotements et des surexcitations aux parties ; * a la fin, cela m'enervait tant que plusieurs fois j'ai pense me jeter par la fenetre du dortoir.&#034; *(2)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* The emphasis [on 'parties'] is my own, though the meaning is plain enough without it.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; *(2) I did not dare admit it, but I continually felt tinglings and overexcitements of the parts ; at the end, it wearied me so much that several times I thought to throw myself from the dormitory window.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is, of course, not difficult to guess : 1. That the boy had practised masturbation in former years, that he had probably denied it, and was threatened with severe punishment for his bad habit (His confession : Je ne le ferai plus ; * his denial : Albert n'a jamais fait ca.) *(2) 2. That, under the advancing pressure of puberty, the temptation to masturbate was re-awakened through the titillation of the genitals. 3. That now, however, there arose within him a struggle for repression, which suppressed the libido and transformed it into anxiety, and that this anxiety now gathered up the punishments with which he was originally threatened.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* I will not do it again.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; *(2) Albert never did that.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Let us, on the other hand, see what conclusions were drawn by the author (p. 69) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#034;1. It is clear from this observation that the influence of puberty may produce in a boy of delicate health a condition of extreme weakness, and that this may lead to a very marked cerebral anaemia. *&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* The italics ['very marked cerebral anaemia.'] are mine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;2. This cerebral anaemia produces an alteration of character, demono-maniacal hallucinations, and very violent nocturnal, and perhaps also diurnal, states of anxiety.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#034;3. The demonomania and the self-reproaches of the boy can be traced to the influences of a religious education which had acted upon him as a child.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#034;4. All manifestations disappeared as a result of a lengthy sojourn in the country, bodily exercise, and the return of physical strength after the termination of puberty.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#034;5. Possibly an influence predisposing to the development of the boy's cerebral state may be attributed to heredity and to the father's former syphilis.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Then finally come the concluding remarks : &#034;Nous avons fait entrer cette observation dans le cadre delires apyretiques d'inanition, car c'est a l'ischemie cerebrale que nous rattachons cet etat particulier.&#034; *&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* We put this case in the file of apyretic delirias of inanition, for it is to cerebral anaemia that we attach this particular state&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="en">
		<title>L'interpr&#233;tation des r&#234;ves, Freud</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1489</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1489</guid>
		<dc:date>2009-11-27T18:12:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Psychanalyse</dc:subject>
		<dc:subject>Freud</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Sur le r&#234;ve &#187; (extraits) de Freud &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Toute une s&#233;rie de ph&#233;nom&#232;nes de la vie quotidienne des gens bien portants &#8211; oublis, lapsus linguae, m&#233;prises, et une certaine classe d'erreurs &#8211; doivent leur naissance &#224; un m&#233;canisme analogue &#224; celui du r&#234;ve (&#8230;) Le noyau du probl&#232;me r&#233;side dans le d&#233;placement, qui est de loin l'op&#233;ration particuli&#232;re la plus frappante du travail du r&#234;ve. (&#8230;) Je ne puis alors me dispenser d'&#233;tablir une liaison causale entre l'obscurit&#233; du contenu du r&#234;ve et l'&#233;tat de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique161" rel="directory"&gt;Les r&#234;ves&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot83" rel="tag"&gt;Psychanalyse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot170" rel="tag"&gt;Freud&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Sur le r&#234;ve &#187; (extraits) de Freud&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Toute une s&#233;rie de ph&#233;nom&#232;nes de la vie quotidienne des gens bien portants &#8211; oublis, lapsus linguae, m&#233;prises, et une certaine classe d'erreurs &#8211; doivent leur naissance &#224; un m&#233;canisme analogue &#224; celui du r&#234;ve (&#8230;) Le noyau du probl&#232;me r&#233;side dans le d&#233;placement, qui est de loin l'op&#233;ration particuli&#232;re la plus frappante du travail du r&#234;ve. (&#8230;) Je ne puis alors me dispenser d'&#233;tablir une liaison causale entre l'obscurit&#233; du contenu du r&#234;ve et l'&#233;tat de refoulement de certaines pens&#233;es du r&#234;ve, leur incapacit&#233; d'acc&#233;der &#224; la conscience, et de conclure que le r&#234;ve doit &#234;tre obscur pour ne pas trahir les pens&#233;es prohib&#233;es. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;L'interpr&#233;tation des r&#234;ves&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;L'inconscient n'est pas seulement une partie du psychisme, qui se partagerait avec la conscience : il en est la partie la plus importante, la partie essentielle. Par psychisme il faut entendre l'ensemble des forces qui agissent en notre esprit. La psychanalyse montre qu'une grande partie de nos actions, de nos pens&#233;es et de nos sentiments nous est aussi myst&#233;rieuse que l'est pour nous le monde ext&#233;rieur auquel nous acc&#233;dons par le filtre de notre sensibilit&#233;.&#034;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LE MAT&#201;RIEL ET LES SOURCES DES R&#202;VES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C. Les sources somatiques des r&#234;ves&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous essayons d'int&#233;resser un profane cultiv&#233; aux probl&#232;mes du r&#234;ve, et si, dans ce but, nous lui demandons ce qu'il croit &#234;tre la source du r&#234;ve, nous trouverons g&#233;n&#233;ralement qu'il se sent bien s&#251;r de savoir au moins cela. fait partie de la solution. Il pense aussit&#244;t &#224; l'influence exerc&#233;e sur la formation des r&#234;ves par une digestion perturb&#233;e ou g&#234;n&#233;e (&#171;Les r&#234;ves viennent de l'estomac&#187;), une position accidentelle du corps, un &#233;v&#233;nement insignifiant pendant le sommeil. Il ne semble pas soup&#231;onner que m&#234;me apr&#232;s que tous ces facteurs aient &#233;t&#233; d&#251;ment pris en compte, il reste encore quelque chose &#224; expliquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le chapitre introductif, nous avons longuement examin&#233; l'opinion des auteurs scientifiques sur le r&#244;le des stimuli somatiques dans la formation des r&#234;ves, de sorte qu'il suffit ici de rappeler les r&#233;sultats de cette enqu&#234;te. Nous avons vu que l'on distinguera trois sortes de stimuli somatiques: les stimuli sensoriels objectifs qui proc&#232;dent d'objets ext&#233;rieurs, les &#233;tats int&#233;rieurs d'excitation des organes sensoriels, n'ayant qu'une r&#233;alit&#233; subjective, et les stimuli corporels surgissant &#224; l'int&#233;rieur du corps; et nous avons &#233;galement remarqu&#233; que les &#233;crivains sur les r&#234;ves sont enclins &#224; jeter &#224; l'arri&#232;re-plan toutes les sources psychiques de r&#234;ves qui peuvent op&#233;rer simultan&#233;ment avec les stimuli somatiques, ou &#224; les exclure compl&#232;tement.En testant les affirmations faites au nom de ces stimuli somatiques, nous avons appris que la signification de l'excitation objective des organes sensoriels - qu'il s'agisse de stimuli accidentels op&#233;rant pendant le sommeil, ou tels que ceux-ci ne peuvent &#234;tre exclus de la relation dormante de ces images et id&#233;es de r&#234;ve aux stimuli corporels internes et confirm&#233;s par l'exp&#233;rience; que le r&#244;le jou&#233; par les stimuli sensoriels subjectifs semble &#234;tre d&#233;montr&#233; par la r&#233;currence d'images sensorielles hypnagogiques dans les r&#234;ves; et que, bien que la relation largement accept&#233;e de ces images et id&#233;es de r&#234;ve avec les stimuli corporels internes ne puisse &#234;tre d&#233;montr&#233;e de mani&#232;re exhaustive, elle est en tout cas confirm&#233;e par l'influence bien connue qu'exerce un &#233;tat excit&#233; des organes digestifs, urinaires et sexuels. sur le contenu de nos r&#234;ves.ou tels qui ne peuvent &#234;tre exclus de la relation endormie de ces images et id&#233;es de r&#234;ve avec les stimuli corporels internes et confirm&#233;s par l'exp&#233;rience; que le r&#244;le jou&#233; par les stimuli sensoriels subjectifs semble &#234;tre d&#233;montr&#233; par la r&#233;currence d'images sensorielles hypnagogiques dans les r&#234;ves; et que, bien que la relation largement accept&#233;e de ces images et id&#233;es de r&#234;ve avec les stimuli corporels internes ne puisse &#234;tre d&#233;montr&#233;e de mani&#232;re exhaustive, elle est en tout cas confirm&#233;e par l'influence bien connue qu'exerce un &#233;tat excit&#233; des organes digestifs, urinaires et sexuels. sur le contenu de nos r&#234;ves.ou tels qui ne peuvent &#234;tre exclus de la relation endormie de ces images et id&#233;es de r&#234;ve avec les stimuli corporels internes et confirm&#233;s par l'exp&#233;rience; que le r&#244;le jou&#233; par les stimuli sensoriels subjectifs semble &#234;tre d&#233;montr&#233; par la r&#233;currence d'images sensorielles hypnagogiques dans les r&#234;ves; et que, bien que la relation largement accept&#233;e de ces images et id&#233;es de r&#234;ve avec les stimuli corporels internes ne puisse &#234;tre d&#233;montr&#233;e de mani&#232;re exhaustive, elle est en tout cas confirm&#233;e par l'influence bien connue qu'exerce un &#233;tat excit&#233; des organes digestifs, urinaires et sexuels. sur le contenu de nos r&#234;ves.que le r&#244;le jou&#233; par les stimuli sensoriels subjectifs semble &#234;tre d&#233;montr&#233; par la r&#233;currence d'images sensorielles hypnagogiques dans les r&#234;ves; et que, bien que la relation largement accept&#233;e de ces images et id&#233;es de r&#234;ve avec les stimuli corporels internes ne puisse &#234;tre d&#233;montr&#233;e de mani&#232;re exhaustive, elle est en tout cas confirm&#233;e par l'influence bien connue qu'exerce un &#233;tat excit&#233; des organes digestifs, urinaires et sexuels. sur le contenu de nos r&#234;ves.que le r&#244;le jou&#233; par les stimuli sensoriels subjectifs semble &#234;tre d&#233;montr&#233; par la r&#233;currence d'images sensorielles hypnagogiques dans les r&#234;ves; et que, bien que la relation largement accept&#233;e de ces images et id&#233;es de r&#234;ve avec les stimuli corporels internes ne puisse &#234;tre d&#233;montr&#233;e de mani&#232;re exhaustive, elle est en tout cas confirm&#233;e par l'influence bien connue qu'exerce un &#233;tat excit&#233; des organes digestifs, urinaires et sexuels. sur le contenu de nos r&#234;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La stimulation nerveuse et la stimulation corporelle seraient ainsi les sources anatomiques des r&#234;ves; c'est, selon de nombreux &#233;crivains, les sources uniques et exclusives des r&#234;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais nous avons d&#233;j&#224; consid&#233;r&#233; un certain nombre de points douteux, qui semblent remettre en question non pas tant l'exactitude de la th&#233;orie somatique que son ad&#233;quation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi confiants que puissent &#234;tre les repr&#233;sentants de cette th&#233;orie quant &#224; sa base factuelle - en particulier en ce qui concerne les stimuli nerveux accidentels et externes, qui peuvent sans difficult&#233; &#234;tre reconnus dans le contenu du r&#234;ve - n&#233;anmoins ils ont tous failli admettre que le riche contenu de les id&#233;es trouv&#233;es dans les r&#234;ves ne peuvent pas &#234;tre d&#233;riv&#233;es uniquement des stimuli nerveux externes. &#192; cet &#233;gard, Mlle Mary Whiton Calkins a test&#233; ses propres r&#234;ves, et ceux d'une deuxi&#232;me personne, pendant une p&#233;riode de six semaines, et a constat&#233; que l'&#233;l&#233;ment de perception sensorielle externe &#233;tait d&#233;montrable dans seulement 13,2% et 6,7% de ces r&#234;ves respectivement. Seuls deux r&#234;ves dans toute la collection pouvaient &#234;tre r&#233;f&#233;r&#233;s &#224; des sensations organiques. Ces statistiques confirment ce qu'un aper&#231;u rapide de notre propre exp&#233;rience nous aurait d&#233;j&#224; amen&#233; &#224; soup&#231;onner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une distinction a souvent &#233;t&#233; faite entre les r&#234;ves de stimulation nerveuse qui ont d&#233;j&#224; fait l'objet de recherches approfondies et d'autres formes de r&#234;ves. Spitta, par exemple, a divis&#233; les r&#234;ves en r&#234;ves de stimulation nerveuse et r&#234;ves d'association. Mais il &#233;tait &#233;vident que cette solution restait insatisfaisante &#224; moins que le lien entre les sources somatiques des r&#234;ves et leur contenu id&#233;ationnel ne puisse &#234;tre indiqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus de la premi&#232;re objection, celle de la fr&#233;quence insuffisante des sources externes de stimulus, une seconde objection se pr&#233;sente, &#224; savoir l'insuffisance des explications des r&#234;ves offertes par cette cat&#233;gorie de sources-r&#234;ves. Il y a deux choses que les repr&#233;sentants de cette th&#233;orie n'ont pas r&#233;ussi &#224; expliquer: premi&#232;rement, pourquoi la vraie nature du stimulus externe n'est pas reconnue dans le r&#234;ve, mais est constamment confondue avec autre chose; et deuxi&#232;mement, pourquoi le r&#233;sultat de la r&#233;action de l'esprit percevant &#224; ce stimulus mal con&#231;u devrait &#234;tre si ind&#233;termin&#233; et variable. Nous avons vu que Strumpell, en r&#233;ponse &#224; ces questions, affirme que l'esprit, puisqu'il se d&#233;tourne du monde ext&#233;rieur pendant le sommeil, n'est pas en mesure de donner l'interpr&#233;tation correcte du stimulus sensoriel objectif,mais est oblig&#233; de construire des illusions sur la base de la stimulation ind&#233;finie arrivant de plusieurs directions. Selon ses propres mots (Die Natur und Entstehung der Traume, p. 108).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171;Lorsque, par un stimulus nerveux externe ou interne pendant le sommeil, un sentiment, ou un complexe de sentiments, ou toute sorte de processus psychique surgit dans l'esprit et est per&#231;u par l'esprit, ce processus appelle de l'esprit des images perceptives appartenant &#224; la sph&#232;re des exp&#233;riences de veille, c'est-&#224;-dire des perceptions ant&#233;rieures, soit non embellies, soit avec les valeurs psychiques qui leur appartiennent. Elle recueille sur elle-m&#234;me, pour ainsi dire, un plus ou moins grand nombre de telles images, d'o&#249; l'impression r&#233;sultant du nerf-stimulus re&#231;oit sa valeur psychique. A cet &#233;gard, on dit commun&#233;ment, comme on dit dans le langage ordinaire de la proc&#233;dure de veille, que l'esprit interpr&#232;te dans le sommeil les impressions des stimuli nerveux. Le r&#233;sultat de cette interpr&#233;tation est le soi-disant nerf -stimulus dream- c'est-&#224;-dire,un r&#234;ve dont les composants sont conditionn&#233;s par le fait qu'un stimulus nerveux produit son effet psychique dans la vie de l'esprit conform&#233;ment aux lois de la reproduction. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tous les points essentiels, identique &#224; cette doctrine est l'affirmation de Wundt selon laquelle les concepts de r&#234;ves proc&#232;dent, en tout cas pour la plupart, de stimuli sensoriels, et en particulier des stimuli de la sensation g&#233;n&#233;rale, et sont donc pour la plupart des illusions fantastiques - probablement seulement &#224; un des conceptions de m&#233;moire pures &#224; petite &#233;chelle &#233;lev&#233;es &#224; l'&#233;tat d'hallucinations. Pour illustrer la relation entre le contenu du r&#234;ve et les stimuli du r&#234;ve qui d&#233;coule de cette th&#233;orie, Strumpell utilise une excellente comparaison. C'est &#171;comme si dix doigts d'une personne ignorante de la musique devaient s'&#233;garer sur le clavier d'un instrument&#187;. L'implication est que le r&#234;ve n'est pas un ph&#233;nom&#232;ne psychique, provenant de motifs psychiques, mais le r&#233;sultat d'un stimulus physiologique,qui s'exprime dans la symptomatologie psychique parce que l'appareil affect&#233; par le stimulus n'est capable d'aucun autre mode d'expression. Sur une hypoth&#232;se similaire est bas&#233;e l'explication des obsessions que Meynert a tent&#233; dans sa c&#233;l&#232;bre comparaison du cadran sur lequel les figures individuelles sont le plus profond&#233;ment en relief.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si populaire que soit devenue cette th&#233;orie des stimuli somatiques du r&#234;ve, et si s&#233;duisante qu'elle puisse para&#238;tre, il n'en est pas moins facile d'en d&#233;celer le point faible. Tout stimulus de r&#234;ve somatique qui provoque l'interpr&#233;tation de l'appareil psychique endormi par la formation d'illusions peut &#233;voquer un nombre incalculable de telles tentatives d'interpr&#233;tation. Il peut par cons&#233;quent &#234;tre repr&#233;sent&#233; dans le contenu du r&#234;ve par un nombre extraordinaire de concepts diff&#233;rents. [32] Mais la th&#233;orie de Strumpell et Wundt ne peut pointer vers aucune sorte de motif qui contr&#244;le la relation entre le stimulus externe et le concept de r&#234;ve choisi pour l'interpr&#233;ter, et par cons&#233;quent elle ne peut pas expliquer le &#034;choix particulier&#034; que les stimuli &#034;font assez souvent en le cours de leur activit&#233; productive &#187;(Lipps, Grundtatsachen des Seelen-lebens, p. 170).D'autres objections peuvent &#234;tre soulev&#233;es contre l'hypoth&#232;se fondamentale derri&#232;re la th&#233;orie des illusions - l'hypoth&#232;se que pendant le sommeil, l'esprit n'est pas en &#233;tat de reconna&#238;tre la nature r&#233;elle des stimuli sensoriels objectifs. Le vieux physiologiste Burdach nous montre que l'esprit est tout &#224; fait capable m&#234;me pendant le sommeil d'une interpr&#233;tation correcte des impressions sensorielles qui l'atteignent, et de r&#233;agir conform&#233;ment &#224; cette interpr&#233;tation correcte, dans la mesure o&#249; il d&#233;montre que certaines impressions sensorielles qui paraissent importantes au l'individu peut &#234;tre exempt&#233; de la n&#233;gligence g&#233;n&#233;rale de l'esprit endormi (comme dans l'exemple de l'infirmi&#232;re et de l'enfant), et que l'on est plus s&#251;rement r&#233;veill&#233; par son propre nom que par une impression auditive indiff&#233;rente; tout cela pr&#233;suppose, bien entendu, que l'esprit discrimine les sensations, m&#234;me pendant le sommeil.Burdach d&#233;duit de ces observations qu'il ne faut pas supposer que l'esprit est incapable d'interpr&#233;ter les stimuli sensoriels dans l'&#233;tat de sommeil, mais plut&#244;t qu'il ne s'y int&#233;resse pas suffisamment. Les arguments que Burdach employa en 1830 r&#233;apparaissent inchang&#233;s dans les travaux de Lipps (en 1883), o&#249; ils sont employ&#233;s dans le but d'attaquer la th&#233;orie des stimuli somatiques. Selon ces arguments, l'esprit semble &#234;tre comme le dormeur de l'anecdote, qui, lorsqu'on lui demande: &#034;&#202;tes-vous endormi?&#034; r&#233;pond &#171;Non&#187;, et en &#233;tant de nouveau adress&#233; par les mots: &#171;Alors pr&#234;tez-moi dix florins&#187;, se r&#233;fugie dans l'excuse: &#171;Je dors&#187;.mais plut&#244;t qu'il ne s'y int&#233;resse pas suffisamment. Les arguments que Burdach employa en 1830 r&#233;apparaissent inchang&#233;s dans les travaux de Lipps (en 1883), o&#249; ils sont employ&#233;s dans le but d'attaquer la th&#233;orie des stimuli somatiques. Selon ces arguments, l'esprit semble &#234;tre comme le dormeur de l'anecdote, qui, lorsqu'on lui demande: &#034;&#202;tes-vous endormi?&#034; r&#233;pond &#171;Non&#187;, et en &#233;tant de nouveau adress&#233; par les mots: &#171;Alors pr&#234;tez-moi dix florins&#187;, se r&#233;fugie dans l'excuse: &#171;Je dors&#187;.mais plut&#244;t qu'il ne s'y int&#233;resse pas suffisamment. Les arguments que Burdach employa en 1830 r&#233;apparaissent inchang&#233;s dans les travaux de Lipps (en 1883), o&#249; ils sont employ&#233;s dans le but d'attaquer la th&#233;orie des stimuli somatiques. Selon ces arguments, l'esprit semble &#234;tre comme le dormeur de l'anecdote, qui, lorsqu'on lui demande: &#034;&#202;tes-vous endormi?&#034; r&#233;pond &#171;Non&#187;, et en &#233;tant de nouveau adress&#233; par les mots: &#171;Alors pr&#234;tez-moi dix florins&#187;, se r&#233;fugie dans l'excuse: &#171;Je dors&#187;.&#034;Es-tu endormi?&#034; r&#233;pond &#171;Non&#187;, et en &#233;tant de nouveau adress&#233; par les mots: &#171;Alors pr&#234;tez-moi dix florins&#187;, se r&#233;fugie dans l'excuse: &#171;Je dors&#187;.&#034;Es-tu endormi?&#034; r&#233;pond &#171;Non&#187;, et en &#233;tant de nouveau adress&#233; par les mots: &#171;Alors pr&#234;tez-moi dix florins&#187;, se r&#233;fugie dans l'excuse: &#171;Je dors&#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'insuffisance de la th&#233;orie des stimuli somatiques des r&#234;ves peut &#234;tre d&#233;montr&#233;e d'une autre mani&#232;re. L'observation montre que les stimuli externes ne m'obligent pas &#224; r&#234;ver, m&#234;me si ces stimuli apparaissent dans le contenu du r&#234;ve d&#232;s que je commence &#224; r&#234;ver - en supposant que je r&#234;ve. En r&#233;ponse &#224; un stimulus tactile ou de pression ressenti pendant que je dors, une vari&#233;t&#233; de r&#233;actions sont &#224; ma disposition. Je peux l'ignorer et constater au r&#233;veil que ma jambe est devenue d&#233;couverte, ou que je me suis allong&#233; sur un bras; en effet, la pathologie m'offre une foule d'exemples de stimuli sensoriels et moteurs puissamment excitants de diff&#233;rentes natures qui restent inefficaces pendant le sommeil. Je peux percevoir la sensation pendant le sommeil, et pendant mon sommeil, pour ainsi dire, comme cela se produit constamment dans le cas des stimuli de la douleur, mais sans tisser la douleur dans la texture d'un r&#234;ve. Et troisi&#232;mement,Je peux me r&#233;veiller en r&#233;ponse au stimulus, simplement pour l'&#233;viter. Encore une autre, quatri&#232;me r&#233;action, est possible: &#224; savoir que le stimulus nerveux peut me faire r&#234;ver; mais les autres r&#233;actions possibles se produisent tout aussi fr&#233;quemment que la r&#233;action de la formation du r&#234;ve. Ce ne serait cependant pas le cas si l'incitation au r&#234;ve ne se situait pas en dehors des sources somatiques du r&#234;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Appr&#233;ciant l'importance des lacunes susmentionn&#233;es dans l'explication des r&#234;ves par des stimuli somatiques, d'autres &#233;crivains - Scherner, par exemple, et, &#224; sa suite, le philosophe Volkelt - se sont efforc&#233;s de d&#233;terminer plus pr&#233;cis&#233;ment la nature des activit&#233;s psychiques qui causent les nombreuses - des images color&#233;es de nos r&#234;ves &#224; partir des stimuli somatiques, et ce faisant, ils ont abord&#233; le probl&#232;me de la nature essentielle des r&#234;ves comme un probl&#232;me de psychologie, et ont consid&#233;r&#233; le r&#234;ve comme une activit&#233; psychique. Scherner a non seulement donn&#233; une description po&#233;tique, vivante et &#233;clatante des particularit&#233;s psychiques qui se d&#233;veloppent au cours de la formation des r&#234;ves, mais il pensait &#233;galement avoir touch&#233; au principe de la m&#233;thode employ&#233;e par l'esprit pour traiter les stimuli qui sont offert &#224; elle. Le r&#234;ve, selon Scherner,dans la libre activit&#233; du fantasme, qui s'est d&#233;gag&#233; des cha&#238;nes qui lui sont impos&#233;es pendant la journ&#233;e, s'efforce de repr&#233;senter symboliquement la nature de l'organe dont proc&#232;de le stimulus. Il existe donc une sorte de livre de r&#234;ves, un guide pour l'interpr&#233;tation des r&#234;ves, au moyen duquel les sensations corporelles, les conditions des organes et les &#233;tats de stimulation peuvent &#234;tre d&#233;duits des images de r&#234;ve. &#034;Ainsi l'image d'un chat exprimait une extr&#234;me mauvaise humeur; l'image d'une p&#226;tisserie p&#226;le et lisse la nudit&#233; du corps. Le corps humain dans son ensemble est repr&#233;sent&#233; par le fantasme du r&#234;ve en tant que maison, et les organes individuels du corps comme parties de la maison Dans les r&#234;ves de mal de dents, un vestibule vo&#251;t&#233; correspond &#224; la bouche et un escalier &#224; la descente du pharynx &#224; l'&#339;sophage;dans le r&#234;ve de maux de t&#234;te, un plafond recouvert d'araign&#233;es d&#233;go&#251;tantes ressemblant &#224; des crapauds est choisi pour d&#233;signer la partie sup&#233;rieure de la t&#234;te. &#034;&#034; De nombreux symboles diff&#233;rents sont employ&#233;s par nos r&#234;ves pour le m&#234;me organe: ainsi le poumon respirant trouve son symbole dans un rugissement po&#234;le, rempli de flammes, le c&#339;ur dans des bo&#238;tes et des paniers vides, et la vessie dans des objets ronds, en forme de sac ou simplement creux. Il est particuli&#232;rement important qu'&#224; la fin du r&#234;ve, l'organe stimulant ou sa fonction soit souvent repr&#233;sent&#233; sans d&#233;guisement et g&#233;n&#233;ralement sur le propre corps du r&#234;veur. Ainsi le r&#234;ve de mal de dents se termine commun&#233;ment par le r&#234;veur tirant une dent de sa bouche. &#034;On ne peut pas dire que cette th&#233;orie de l'interpr&#233;tation des r&#234;ves ait trouv&#233; beaucoup de faveur aupr&#232;s d'autres &#233;crivains. Elle para&#238;t surtout extravagante;et ainsi les lecteurs de Scherner ont h&#233;sit&#233; &#224; lui accorder ne serait-ce que le petit cr&#233;dit auquel il a droit, &#224; mon avis. Comme on le verra, elle tend &#224; un renouveau de l'interpr&#233;tation des r&#234;ves au moyen du symbolisme, m&#233;thode employ&#233;e par les anciens; seule la province dont l'interpr&#233;tation doit &#234;tre tir&#233;e est limit&#233;e au corps humain. L'absence d'une technique d'interpr&#233;tation scientifiquement compr&#233;hensible doit s&#233;rieusement limiter l'applicabilit&#233; de la th&#233;orie de Scherner. L'arbitraire dans l'interpr&#233;tation des r&#234;ves ne para&#238;t nullement exclu, d'autant plus que dans ce cas aussi un stimulus peut &#234;tre exprim&#233; dans le contenu du r&#234;ve par plusieurs symboles repr&#233;sentatifs; ainsi, m&#234;me le disciple de Scherner, Volkelt, n'a pas &#233;t&#233; en mesure de confirmer la repr&#233;sentation du corps en tant que maison.Une autre objection est qu'ici encore l'activit&#233; onirique est consid&#233;r&#233;e comme une activit&#233; inutile et sans but de l'esprit, puisque, selon cette th&#233;orie, l'esprit se contente de former simplement des fantasmes autour du stimulus dont il a affaire, sans m&#234;me essayer &#224; distance. pour abolir le stimulus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#233;orie de Scherner de la symbolisation des stimuli corporels par le r&#234;ve est gravement endommag&#233;e par une autre objection. Ces stimuli corporels sont pr&#233;sents &#224; tout moment, et on suppose g&#233;n&#233;ralement que l'esprit leur est plus accessible pendant le sommeil qu'&#224; l'&#233;tat de veille. Il est donc impossible de comprendre pourquoi l'esprit ne r&#234;ve pas continuellement toute la nuit, et pourquoi il ne r&#234;ve pas chaque nuit de tous les organes. Si l'on tente d'&#233;luder cette objection en posant la condition que des excitations sp&#233;ciales doivent provenir de l'&#339;il, de l'oreille, des dents, des intestins, etc., pour susciter l'activit&#233; onirique, on est confront&#233; &#224; la difficult&#233; de prouver que cette augmentation de la stimulation est objective; et la preuve n'est possible que dans de tr&#232;s rares cas.Si le r&#234;ve de voler est une symbolisation du mouvement ascendant et descendant des lobes pulmonaires, soit ce r&#234;ve, comme l'a d&#233;j&#224; fait remarquer Strumpell, devrait &#234;tre r&#234;v&#233; beaucoup plus souvent, soit il devrait &#234;tre possible de montrer que la respiration est plus active pendant ce r&#234;ve. Pourtant, une troisi&#232;me alternative est possible - et c'est la plus probable de toutes - &#224; savoir que de temps en temps des motifs sp&#233;ciaux agissent pour diriger l'attention sur les sensations visc&#233;rales qui sont constamment pr&#233;sentes. Mais cela nous am&#232;nerait bien au-del&#224; de la port&#233;e de la th&#233;orie de Scherner.que de temps en temps des motifs sp&#233;ciaux agissent pour diriger l'attention sur les sensations visc&#233;rales qui sont constamment pr&#233;sentes. Mais cela nous am&#232;nerait bien au-del&#224; de la port&#233;e de la th&#233;orie de Scherner.que de temps en temps des motifs sp&#233;ciaux agissent pour diriger l'attention sur les sensations visc&#233;rales qui sont constamment pr&#233;sentes. Mais cela nous am&#232;nerait bien au-del&#224; de la port&#233;e de la th&#233;orie de Scherner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La valeur des dissertations de Scherner et Volkelt r&#233;side dans le fait qu'elles attirent notre attention sur un certain nombre de caract&#233;ristiques du contenu onirique qui ont besoin d'&#234;tre expliqu&#233;es et qui semblent promettre de nouvelles d&#233;couvertes. Il est tout &#224; fait vrai que les symbolisations des organes et des fonctions corporelles se produisent dans les r&#234;ves: par exemple, que l'eau dans un r&#234;ve signifie souvent un d&#233;sir d'uriner, que l'organe g&#233;nital masculin peut &#234;tre repr&#233;sent&#233; par un b&#226;ton droit, ou un pilier, etc. Avec des r&#234;ves qui pr&#233;sentent un champ de vision tr&#232;s anim&#233; et des couleurs brillantes, contrairement &#224; la p&#233;nombre d'autres r&#234;ves, l'interpr&#233;tation selon laquelle ce sont des &#034;r&#234;ves dus &#224; une stimulation visuelle&#034; ne peut gu&#232;re &#234;tre &#233;cart&#233;e, ni contester la participation de l'illusion. formation dans des r&#234;ves qui contiennent du bruit et un m&#233;lange de voix. Un r&#234;ve comme celui de Scherner,que deux rang&#233;es de beaux gar&#231;ons blonds se faisaient face sur un pont, s'attaquaient, puis reprenaient leurs positions, jusqu'&#224; ce que finalement le r&#234;veur lui-m&#234;me s'assit sur un pont et tira une longue dent de sa m&#226;choire; ou un r&#234;ve similaire de Volkelt, dans lequel deux rang&#233;es de tiroirs jouaient un r&#244;le, et qui se terminait de nouveau par l'extraction d'une dent; des formations oniriques de ce genre, dont les deux auteurs rapportent un grand nombre, nous interdisent de rejeter la th&#233;orie de Scherner comme une invention vaine sans chercher le noyau de v&#233;rit&#233; qui peut y &#234;tre contenu. Nous sommes donc confront&#233;s &#224; la t&#226;che de trouver une explication diff&#233;rente de la symbolisation suppos&#233;e du pr&#233;tendu stimulus dentaire.jusqu'&#224; ce que finalement le r&#234;veur s'assit lui-m&#234;me sur un pont et tira une longue dent de sa m&#226;choire; ou un r&#234;ve similaire de Volkelt, dans lequel deux rang&#233;es de tiroirs jouaient un r&#244;le, et qui se terminait de nouveau par l'extraction d'une dent; des formations oniriques de ce genre, dont les deux auteurs rapportent un grand nombre, nous interdisent de rejeter la th&#233;orie de Scherner comme une invention vaine sans chercher le noyau de v&#233;rit&#233; qui peut y &#234;tre contenu. Nous sommes donc confront&#233;s &#224; la t&#226;che de trouver une explication diff&#233;rente de la symbolisation suppos&#233;e du pr&#233;tendu stimulus dentaire.jusqu'&#224; ce que finalement le r&#234;veur s'assit sur un pont et tira une longue dent de sa m&#226;choire; ou un r&#234;ve similaire de Volkelt, dans lequel deux rang&#233;es de tiroirs jouaient un r&#244;le, et qui se terminait encore par l'extraction d'une dent; des formations oniriques de ce genre, dont les deux auteurs racontent un grand nombre, nous interdisent de rejeter la th&#233;orie de Scherner comme une invention oiseuse sans chercher le noyau de v&#233;rit&#233; qui peut y &#234;tre contenu. Nous sommes donc confront&#233;s &#224; la t&#226;che de trouver une explication diff&#233;rente de la symbolisation suppos&#233;e du pr&#233;tendu stimulus dentaire.nous interdisons de rejeter la th&#233;orie de Scherner comme une invention vaine sans chercher le noyau de v&#233;rit&#233; qui peut y &#234;tre contenu. Nous sommes donc confront&#233;s &#224; la t&#226;che de trouver une explication diff&#233;rente de la symbolisation suppos&#233;e du pr&#233;tendu stimulus dentaire.nous interdisons de rejeter la th&#233;orie de Scherner comme une invention vaine sans chercher le noyau de v&#233;rit&#233; qui peut y &#234;tre contenu. Nous sommes donc confront&#233;s &#224; la t&#226;che de trouver une explication diff&#233;rente de la symbolisation suppos&#233;e du pr&#233;tendu stimulus dentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long de notre r&#233;flexion sur la th&#233;orie des sources somatiques des r&#234;ves, je me suis abstenu de pousser l'argument qui d&#233;coule de nos analyses des r&#234;ves. Si, par une proc&#233;dure qui n'a pas &#233;t&#233; suivie par d'autres &#233;crivains dans leur investigation des r&#234;ves, nous pouvons prouver que le r&#234;ve poss&#232;de une valeur intrins&#232;que en tant qu'action psychique, qu'un souhait fournit le motif de sa formation, et que les exp&#233;riences de la veille fournir le mat&#233;riau le plus &#233;vident de son contenu, toute autre th&#233;orie du r&#234;ve qui n&#233;glige une m&#233;thode d'investigation aussi importante - et fait par cons&#233;quent appara&#238;tre le r&#234;ve comme une r&#233;action psychique inutile et &#233;nigmatique &#224; un stimulus somatique - peut &#234;tre &#233;cart&#233;e sans critique particuli&#232;re. Car, dans ce cas, il faudrait - et c'est hautement improbable - deux types de r&#234;ves enti&#232;rement diff&#233;rents,dont un seul type a &#233;t&#233; observ&#233;, tandis que l'autre seul a &#233;t&#233; observ&#233; par les premiers enqu&#234;teurs. Il ne reste plus qu'&#224; trouver une place dans notre th&#233;orie des r&#234;ves pour les faits sur lesquels se fonde la doctrine actuelle des stimuli-r&#234;ves somatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons d&#233;j&#224; fait le premier pas dans cette direction en avan&#231;ant la th&#232;se selon laquelle le travail du r&#234;ve est oblig&#233; d'&#233;laborer en un tout unifi&#233; tous les stimuli de r&#234;ve qui sont simultan&#233;ment pr&#233;sents (chapitre V., A, ci-dessus). Nous avons vu que lorsque deux ou plusieurs exp&#233;riences capables de faire une impression sur l'esprit ont &#233;t&#233; laiss&#233;es de c&#244;t&#233; de la veille, les souhaits qui en r&#233;sultent sont r&#233;unis en un seul r&#234;ve; de m&#234;me, que les impressions poss&#233;dant une valeur psychique et les exp&#233;riences indiff&#233;rentes de la veille s'unissent dans le mat&#233;riau onirique, &#224; condition que des id&#233;es de connexion entre les deux puissent &#234;tre &#233;tablies. Ainsi, le r&#234;ve semble &#234;tre une r&#233;action &#224; tout ce qui est simultan&#233;ment pr&#233;sent comme actuel dans l'esprit endormi. Pour autant que nous ayons analys&#233; jusqu'ici la mati&#232;re du r&#234;ve,nous l'avons d&#233;couvert comme un ensemble de restes psychiques et de traces de m&#233;moire, que nous avons &#233;t&#233; oblig&#233;s de cr&#233;diter (en raison de la pr&#233;f&#233;rence manifest&#233;e pour le mat&#233;riel r&#233;cent et pour le mat&#233;riel infantile) d'un caract&#232;re d'actualit&#233; psychologique, bien que la nature de cette actualit&#233; f&#251;t pas &#224; l'&#233;poque d&#233;terminable. Nous aurons maintenant peu de difficult&#233;s &#224; pr&#233;dire ce qui se passera quand &#224; ces actualit&#233;s de la m&#233;moire du mat&#233;riel frais sous forme de sensations s'ajoutera pendant le sommeil. Ces stimuli, encore une fois, sont importants pour le r&#234;ve parce qu'ils sont r&#233;els; ils s'unissent aux autres r&#233;alit&#233;s psychiques pour fournir le mat&#233;riel n&#233;cessaire &#224; la formation des r&#234;ves. Pour l'exprimer en d'autres termes, les stimuli qui se produisent pendant le sommeil sont &#233;labor&#233;s en une r&#233;alisation de souhait,dont les autres composants sont les restes psychiques de l'exp&#233;rience quotidienne avec lesquels nous sommes d&#233;j&#224; familiers. Cette combinaison, cependant, n'est pas in&#233;vitable; nous avons vu que plus d'un type de comportement vis-&#224;-vis des stimuli physiques re&#231;us pendant le sommeil est possible. L&#224; o&#249; cette combinaison est effectu&#233;e, un mat&#233;riau conceptuel pour le contenu du r&#234;ve a &#233;t&#233; trouv&#233; qui repr&#233;sentera les deux types de sources de r&#234;ve, le somatique aussi bien que le psychique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nature du r&#234;ve n'est pas modifi&#233;e lorsque du mat&#233;riel somatique est ajout&#233; aux sources du r&#234;ve psychique; il reste toujours une r&#233;alisation de souhait, quelle que soit la fa&#231;on dont son expression est d&#233;termin&#233;e par le mat&#233;riel r&#233;el disponible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je voudrais trouver ici de la place pour un certain nombre de particularit&#233;s qui peuvent modifier la signification des stimuli externes pour le r&#234;ve. J'imagine qu'une coop&#233;ration de facteurs individuels, physiologiques et accidentels, qui d&#233;pendent des circonstances du moment, d&#233;termine comment on se comportera dans les cas individuels de stimulation objective plus intensive pendant le sommeil; la profondeur habituelle ou accidentelle du sommeil, en conjonction avec l'intensit&#233; du stimulus, permettra dans un cas de supprimer le stimulus de mani&#232;re &#224; ne pas d&#233;ranger le dormeur, tandis que dans un autre cas elle le forcera &#224; se r&#233;veiller, ou le fera aider la tentative de ma&#238;triser le stimulus en le tissant dans la texture du r&#234;ve. Conform&#233;ment &#224; la multiplicit&#233; de ces constellations,les stimuli objectifs externes seront exprim&#233;s plus rarement ou plus fr&#233;quemment dans le cas d'une personne que dans celui d'une autre. Dans mon propre cas. comme je suis un excellent dormeur et que je refuse obstin&#233;ment de me laisser d&#233;ranger pendant le sommeil sous quelque pr&#233;texte que ce soit, cette intrusion de causes ext&#233;rieures d'excitation dans mes r&#234;ves est tr&#232;s rare, alors que les motifs psychiques me font r&#234;ver tr&#232;s facilement. En effet, je n'ai not&#233; qu'un seul r&#234;ve dans lequel une source de stimulation objective et douloureuse est d&#233;montrable, et il sera tr&#232;s instructif de voir quel effet le stimulus externe a eu dans ce r&#234;ve particulier.cette intrusion de causes externes d'excitation dans mes r&#234;ves est tr&#232;s rare, alors que les motifs psychiques me font apparemment r&#234;ver tr&#232;s facilement. En effet, je n'ai not&#233; qu'un seul r&#234;ve dans lequel une source de stimulation objective et douloureuse est d&#233;montrable, et il sera tr&#232;s instructif de voir quel effet le stimulus externe a eu dans ce r&#234;ve particulier.cette intrusion de causes externes d'excitation dans mes r&#234;ves est tr&#232;s rare, alors que les motifs psychiques me font apparemment r&#234;ver tr&#232;s facilement. En effet, je n'ai not&#233; qu'un seul r&#234;ve dans lequel une source de stimulation objective et douloureuse est d&#233;montrable, et il sera tr&#232;s instructif de voir quel effet le stimulus externe a eu dans ce r&#234;ve particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je monte un cheval gris, d'abord timidement et maladroitement, comme si j'&#233;tais simplement emport&#233;. Puis je rencontre un coll&#232;gue, P, &#233;galement &#224; cheval, et v&#234;tu d'une frise rugueuse; il est assis droit sur la selle; il attire mon attention sur quelque chose (probablement sur le fait que j'ai une tr&#232;s mauvaise place). Maintenant, je commence &#224; me sentir de plus en plus &#224; l'aise sur le dos de mon cheval tr&#232;s intelligent; Je m'assois plus confortablement et je trouve que je suis tout &#224; fait chez moi ici. Ma selle est une sorte de coussin, qui remplit compl&#232;tement l'espace entre le cou et la croupe du cheval. Je roule entre deux fourgons et parviens juste &#224; les d&#233;gager. Apr&#232;s avoir remont&#233; la rue sur une certaine distance, je me retourne et souhaite mettre pied &#224; terre, d'abord devant une petite chapelle ouverte qui est construite face &#224; la rue. Ensuite, je mets vraiment pied devant une chapelle qui se trouve pr&#232;s de la premi&#232;re;l'h&#244;tel est dans la m&#234;me rue; Je vais peut-&#234;tre laisser le cheval y aller seul, mais je pr&#233;f&#232;re le conduire l&#224;-bas. Il me semble que j'aurais honte d'y arriver &#224; cheval. Devant l'h&#244;tel, il y a un gar&#231;on de page, qui me montre un de mes billets qui a &#233;t&#233; retrouv&#233;, et me ridiculise &#224; cause de cela. Sur la note est &#233;crit, doublement soulign&#233;, &#171;Ne mangez rien&#187;, puis une deuxi&#232;me phrase (indistincte): quelque chose comme &#171;Ne travaillez pas&#187;; en m&#234;me temps une id&#233;e floue que je suis dans une ville &#233;trange, dans laquelle je ne travaille pas.Sur la note est &#233;crit, doublement soulign&#233;, &#171;Ne mangez rien&#187;, puis une deuxi&#232;me phrase (indistincte): quelque chose comme &#171;Ne travaillez pas&#187;; en m&#234;me temps une id&#233;e floue que je suis dans une ville &#233;trange, dans laquelle je ne travaille pas.Sur la note est &#233;crit, doublement soulign&#233;, &#171;Ne mangez rien&#187;, puis une deuxi&#232;me phrase (indistincte): quelque chose comme &#171;Ne travaillez pas&#187;; en m&#234;me temps une id&#233;e floue que je suis dans une ville &#233;trange, dans laquelle je ne travaille pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'appara&#238;tra pas tout de suite que ce r&#234;ve est n&#233; sous l'influence, ou plut&#244;t sous la contrainte, d'un stimulus douloureux. La veille, cependant, j'avais souffert de furoncles, qui faisaient de chaque mouvement une torture, et enfin une &#233;bullition avait atteint la taille d'une pomme &#224; la racine du scrotum, et m'avait caus&#233; les douleurs les plus intol&#233;rables &#224; chaque pas. ; une lassitude f&#233;brile, un manque d'app&#233;tit et le dur labeur que j'avais pourtant fait pendant la journ&#233;e, avaient conspir&#233; avec la douleur pour me bouleverser. Je n'&#233;tais pas tout &#224; fait en &#233;tat de remplir mes fonctions de m&#233;decin, mais vu la nature et la localisation de la maladie, il &#233;tait possible d'imaginer autre chose pour lequel j'&#233;tais surtout inapte, &#224; savoir l'&#233;quitation. Or c'est cette activit&#233; m&#234;me de l'&#233;quitation dans laquelle je suis plong&#233; par le r&#234;ve;c'est la n&#233;gation la plus &#233;nergique de la douleur que l'imagination puisse concevoir. En fait, je ne peux pas monter; Je n'en r&#234;ve pas; Je ne me suis jamais assis sur un cheval qu'une seule fois - puis sans selle - et je n'aimais pas &#231;a. Mais dans ce r&#234;ve je roule comme si je n'avais pas d'&#233;bullition sur le p&#233;rin&#233;e; ou plut&#244;t, je roule, juste parce que je n'en veux pas. A en juger d'apr&#232;s la description, ma selle est le cataplasme qui m'a permis de m'endormir. Probablement, &#233;tant ainsi r&#233;confort&#233;, je n'ai rien ressenti de ma douleur pendant les premi&#232;res heures de mon sommeil. Puis les sensations douloureuses se sont fait sentir et ont essay&#233; de me r&#233;veiller; sur quoi le r&#234;ve vint et me dit d'une voix apaisante: &#034;Continue de dormir, tu ne vas pas te r&#233;veiller! Tu n'as pas d'&#233;bullition, car tu montes &#224; cheval, et avec une &#233;bullition juste l&#224;, personne ne pourrait monter!&#034; Et le r&#234;ve a r&#233;ussi;la douleur &#233;tait &#233;touff&#233;e et j'ai continu&#233; &#224; dormir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le r&#234;ve ne se contentait pas de &#171;sugg&#233;rer&#187; l'&#233;bullition en s'accrochant avec t&#233;nacit&#233; &#224; une id&#233;e incompatible avec la maladie (se comportant ainsi comme la folie hallucinante d'une m&#232;re qui a perdu son enfant, ou d'un marchand qui a perdu sa fortune) . De plus, les d&#233;tails de la sensation ni&#233;e et de l'image utilis&#233;e pour la supprimer servent aussi au r&#234;ve comme moyen de relier d'autres mat&#233;riaux r&#233;ellement pr&#233;sents dans l'esprit avec la situation dans le r&#234;ve, et de donner cette repr&#233;sentation mat&#233;rielle. Je monte sur un cheval gris - la couleur du cheval correspond exactement &#224; la combinaison poivre et sel dans laquelle j'ai vu mon coll&#232;gue P pour la derni&#232;re fois &#224; la campagne. On m'a pr&#233;venu que la nourriture tr&#232;s assaisonn&#233;e est la cause des furoncles, et dans tous les cas, elle est pr&#233;f&#233;rable comme explication &#233;tiologique au sucre,que l'on pourrait penser en rapport avec la furonculose. Mon ami P aime monter le grand cheval avec moi depuis qu'il a pris ma place dans le traitement d'une patiente, dans le cas de laquelle j'avais r&#233;alis&#233; de grands exploits (Kuntstucke: dans le r&#234;ve, je m'assois le cheval d'abord sur le c&#244;t&#233;, comme un truc -coureur, Kunstreiter), mais qui vraiment, comme le cheval dans l'histoire de l'&#233;quitation du dimanche, m'a conduit l&#224; o&#249; elle le souhaitait. Ainsi, le cheval devient une repr&#233;sentation symbolique d'une patiente (dans le r&#234;ve, il est tr&#232;s intelligent). Je me sens tout &#224; fait chez moi fait r&#233;f&#233;rence &#224; la position que j'ai occup&#233;e dans la maison du patient jusqu'&#224; ce que je sois remplac&#233; par mon coll&#232;gue P. &#171;Je pensais que vous &#233;tiez en s&#233;curit&#233; sur la selle l&#224;-haut&#187;, l'un de mes rares sympathisants parmi les &#233;minents m&#233;decins de la ville m'a dit r&#233;cemment, en r&#233;f&#233;rence au m&#234;me m&#233;nage.Et c'&#233;tait un exploit de pratiquer la psychoth&#233;rapie pendant huit &#224; dix heures par jour, tout en souffrant d'une telle douleur, mais je sais que je ne peux pas continuer mon travail particuli&#232;rement p&#233;nible pendant un laps de temps sans une sant&#233; physique parfaite, et le r&#234;ve est plein d'allusions lugubres. &#224; la situation qui en r&#233;sulterait si ma maladie continuait (la note, comme les neurasth&#233;niques porter et montrer &#224; leurs m&#233;decins): ne travaillez pas, ne mangez pas. Apr&#232;s une interpr&#233;tation plus approfondie, je vois que l'activit&#233; de r&#234;ve a r&#233;ussi &#224; trouver son chemin de la situation de souhait de monter &#224; des querelles enfantines tr&#232;s pr&#233;coces qui ont d&#251; se produire entre moi et un neveu, qui a un an de plus que moi, et qui vit maintenant. En Angleterre. Il a &#233;galement repris des &#233;l&#233;ments de mes voyages en Italie: la rue dans le r&#234;ve est construite &#224; partir d'impressions de V&#233;rone et de Sienne.Une interpr&#233;tation encore plus profonde conduit &#224; des pens&#233;es de r&#234;ve sexuelles, et je me souviens de ce que les allusions de r&#234;ve &#224; ce beau pays &#233;taient cens&#233;es signifier dans le r&#234;ve d'une patiente qui n'&#233;tait jamais all&#233;e en Italie (en Italie, en allemand: gen Italien = Genitalien = organes g&#233;nitaux); en m&#234;me temps, il y a des r&#233;f&#233;rences &#224; la maison dans laquelle j'ai pr&#233;c&#233;d&#233; mon ami P en tant que m&#233;decin, et &#224; l'endroit o&#249; se trouve l'&#233;bullition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un autre r&#234;ve, j'ai &#233;galement r&#233;ussi &#224; conjurer une menace de perturbation de mon sommeil; cette fois, la menace provenait d'un stimulus sensoriel. Ce n'est cependant que le hasard qui m'a permis de d&#233;couvrir le lien entre le r&#234;ve et le r&#234;ve-stimulus accidentel, et ainsi de comprendre le r&#234;ve. Un matin d'&#233;t&#233; dans une station de montagne du Tyrol, je me suis r&#233;veill&#233; avec la connaissance que j'avais r&#234;v&#233;: le pape est mort. Je n'ai pas pu interpr&#233;ter ce court r&#234;ve non visuel. Je ne pouvais me rappeler qu'une seule base possible du r&#234;ve, &#224; savoir que peu de temps avant cela, les journaux avaient rapport&#233; que Sa Saintet&#233; &#233;tait l&#233;g&#232;rement indispos&#233;e. Mais au cours de la matin&#233;e, ma femme m'a demand&#233;: &#034;Avez-vous entendu le terrible son des cloches de l'&#233;glise ce matin?&#034; Je n'avais aucune id&#233;e que je l'avais entendu, mais maintenant j'ai compris mon r&#234;ve.C'&#233;tait la r&#233;action de mon besoin de sommeil au bruit par lequel les pieux Tyroliens essayaient de me r&#233;veiller. Je me vengeais d'eux par la conclusion qui formait le contenu de mon r&#234;ve, et continuais &#224; dormir, sans plus aucun int&#233;r&#234;t pour le son des cloches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les r&#234;ves mentionn&#233;s dans les chapitres pr&#233;c&#233;dents, il y en a plusieurs qui pourraient servir d'exemples de l'&#233;laboration de soi-disant stimuli nerveux. Le r&#234;ve de boire dans de longues brouillons en est un exemple; ici, le stimulus somatique semble &#234;tre la seule source du r&#234;ve, et le souhait issu de la sensation - soif - le seul motif du r&#234;ve. On retrouve &#224; peu pr&#232;s la m&#234;me chose dans d'autres r&#234;ves simples, o&#249; le stimulus somatique est capable de lui-m&#234;me g&#233;n&#233;rer un souhait. Le r&#234;ve de la femme malade qui jette l'appareil de refroidissement de sa joue la nuit est un exemple d'une mani&#232;re inhabituelle de r&#233;agir &#224; un stimulus de la douleur avec une r&#233;alisation de souhait; il semble que la patiente ait temporairement r&#233;ussi &#224; se faire analg&#233;sique, et l'a accompagn&#233;e en attribuant ses douleurs &#224; un &#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon r&#234;ve des trois Parcae est &#233;videmment un r&#234;ve de faim, mais il a r&#233;ussi &#224; ramener le besoin de nourriture au d&#233;sir de l'enfant pour le sein de sa m&#232;re, et d'utiliser un d&#233;sir inoffensif comme masque pour un d&#233;sir plus s&#233;rieux qui ne le peut pas. osez vous exprimer si ouvertement. Dans le r&#234;ve du comte de Thoune, nous avons pu voir par quels chemins un besoin physique accidentel &#233;tait mis en relation avec les pulsions les plus fortes, mais aussi les plus rigoureusement r&#233;prim&#233;es de la vie psychique. Et quand, comme dans le cas rapport&#233; par Garnier, le Premier Consul incorpore le son d'une machine infernale explosive dans un r&#234;ve de bataille avant qu'elle ne le fasse se r&#233;veiller, le v&#233;ritable but pour lequel seule l'activit&#233; psychique se pr&#233;occupe des sensations pendant le sommeil se r&#233;v&#232;le. avec une clart&#233; inhabituelle. Un jeune avocat, plein de sa premi&#232;re grande affaire de faillite,et s'endort l'apr&#232;s-midi, se comporte comme le grand Napol&#233;on. Il r&#234;ve d'un certain G. Reich &#224; Hussiatyn, dont il a fait la connaissance &#224; propos de l'affaire de la faillite, mais Hussiatyn (allemand: husten, to tousser) s'impose encore plus &#224; son attention; il est oblig&#233; de se r&#233;veiller, seulement pour entendre sa femme - qui souffre de catarrhe bronchique - tousser violemment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comparons le r&#234;ve de Napol&#233;on Ier - qui, d'ailleurs, &#233;tait un excellent dormeur - avec celui de l'&#233;tudiant endormi, qui a &#233;t&#233; r&#233;veill&#233; par sa logeuse avec le rappel qu'il devait aller &#224; l'h&#244;pital, et qui alors se r&#234;vait dans un lit &#224; l'h&#244;pital, puis j'ai dormi, le raisonnement sous-jacent &#233;tant le suivant: si je suis d&#233;j&#224; &#224; l'h&#244;pital, je n'ai pas besoin de me lever pour y aller. C'est &#233;videmment un r&#234;ve de commodit&#233;; le dormeur se reconna&#238;t franchement son motif de r&#234;ver; mais il r&#233;v&#232;le par l&#224; un des secrets du r&#234;ve en g&#233;n&#233;ral. Dans un certain sens, tous les r&#234;ves sont des r&#234;ves de commodit&#233;; ils servent le but de continuer &#224; dormir au lieu de se r&#233;veiller. Le r&#234;ve est le gardien du sommeil, pas son perturbateur. Dans un autre lieu, nous aurons l'occasion de justifier cette conception par rapport aux facteurs psychiques qui font le r&#233;veil;mais nous pouvons d&#233;j&#224; d&#233;montrer son applicabilit&#233; aux stimuli externes objectifs. Ou bien l'esprit ne se pr&#233;occupe pas du tout des causes des sensations pendant le sommeil, s'il est capable de mener &#224; bien cette attitude par rapport &#224; l'intensit&#233; des stimuli et &#224; leur signification, dont il est bien conscient; ou il emploie le r&#234;ve pour nier ces stimuli; ou, troisi&#232;mement, s'il est oblig&#233; de reconna&#238;tre les stimuli, il en cherche l'interpr&#233;tation qui en repr&#233;sentera la sensation r&#233;elle comme une composante d'une situation d&#233;sir&#233;e compatible avec le sommeil. La sensation r&#233;elle est tiss&#233;e dans le r&#234;ve pour le priver de sa r&#233;alit&#233;. Napol&#233;on a le droit de continuer &#224; dormir; ce n'est qu'un r&#234;ve-souvenir du tonnerre des canons &#224; Arcole qui tente de le d&#233;ranger [33]. -[33] -[33] -Ou bien l'esprit ne se pr&#233;occupe pas du tout des causes des sensations pendant le sommeil, s'il est capable de mener &#224; bien cette attitude par rapport &#224; l'intensit&#233; des stimuli et &#224; leur signification, dont il est bien conscient; ou il emploie le r&#234;ve pour nier ces stimuli; ou, troisi&#232;mement, s'il est oblig&#233; de reconna&#238;tre les stimuli, il en cherche l'interpr&#233;tation qui en repr&#233;sentera la sensation r&#233;elle comme une composante d'une situation d&#233;sir&#233;e compatible avec le sommeil. La sensation r&#233;elle est tiss&#233;e dans le r&#234;ve pour le priver de sa r&#233;alit&#233;. Napol&#233;on a le droit de continuer &#224; dormir; ce n'est qu'un r&#234;ve-souvenir du tonnerre des canons &#224; Arcole qui tente de le d&#233;ranger [33]. -Ou bien l'esprit ne se pr&#233;occupe pas du tout des causes des sensations pendant le sommeil, s'il est capable de mener &#224; bien cette attitude par rapport &#224; l'intensit&#233; des stimuli et &#224; leur signification, dont il est bien conscient; ou il emploie le r&#234;ve pour nier ces stimuli; ou, troisi&#232;mement, s'il est oblig&#233; de reconna&#238;tre les stimuli, il en cherche l'interpr&#233;tation qui en repr&#233;sentera la sensation r&#233;elle comme une composante d'une situation d&#233;sir&#233;e compatible avec le sommeil. La sensation r&#233;elle est tiss&#233;e dans le r&#234;ve pour le priver de sa r&#233;alit&#233;. Napol&#233;on a le droit de continuer &#224; dormir; ce n'est qu'un r&#234;ve-souvenir du tonnerre des canons &#224; Arcole qui tente de le d&#233;ranger [33]. -dont il est bien conscient; ou il emploie le r&#234;ve pour nier ces stimuli; ou, troisi&#232;mement, s'il est oblig&#233; de reconna&#238;tre les stimuli, il en cherche l'interpr&#233;tation qui en repr&#233;sentera la sensation r&#233;elle comme une composante d'une situation d&#233;sir&#233;e compatible avec le sommeil. La sensation r&#233;elle est tiss&#233;e dans le r&#234;ve pour le priver de sa r&#233;alit&#233;. Napol&#233;on a le droit de continuer &#224; dormir; ce n'est qu'un r&#234;ve-souvenir du tonnerre des canons &#224; Arcole qui tente de le d&#233;ranger [33]. -dont il est bien conscient; ou il emploie le r&#234;ve pour nier ces stimuli; ou, troisi&#232;mement, s'il est oblig&#233; de reconna&#238;tre les stimuli, il en cherche l'interpr&#233;tation qui en repr&#233;sentera la sensation r&#233;elle comme une composante d'une situation d&#233;sir&#233;e compatible avec le sommeil. La sensation r&#233;elle est tiss&#233;e dans le r&#234;ve pour le priver de sa r&#233;alit&#233;. Napol&#233;on a le droit de continuer &#224; dormir; ce n'est qu'un r&#234;ve-souvenir du tonnerre des canons &#224; Arcole qui tente de le d&#233;ranger [33]. -Napol&#233;on a le droit de continuer &#224; dormir; ce n'est qu'un r&#234;ve-souvenir du tonnerre des canons &#224; Arcole qui tente de le d&#233;ranger [33]. -Napol&#233;on a le droit de continuer &#224; dormir; ce n'est qu'un r&#234;ve-souvenir du tonnerre des canons &#224; Arcole qui tente de le d&#233;ranger [33]. -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;sir de dormir, auquel l'ego conscient s'est ajust&#233;, et qui (avec la censure du r&#234;ve et l '&#171;&#233;laboration secondaire&#187; dont il sera question plus loin) repr&#233;sente la contribution de l'ego au r&#234;ve, doit donc toujours &#234;tre pris en compte comme un motif de formation de r&#234;ve, et chaque r&#234;ve r&#233;ussi est une r&#233;alisation de ce souhait. La relation de ce d&#233;sir de sommeil g&#233;n&#233;ral, toujours pr&#233;sent et invariable avec les autres d&#233;sirs dont maintenant l'un et maintenant l'autre est satisfait par le contenu onirique, fera l'objet d'une r&#233;flexion ult&#233;rieure. Dans le d&#233;sir de dormir, nous avons d&#233;couvert un motif capable de combler le d&#233;faut de la th&#233;orie de Strumpell et de Wundt, et d'expliquer la perversit&#233; et le capricieux de l'interpr&#233;tation du stimulus ext&#233;rieur. L'interpr&#233;tation correcte, dont l'esprit endormi est parfaitement capable,impliquerait un int&#233;r&#234;t actif et obligerait le dormeur &#224; se r&#233;veiller; par cons&#233;quent, de ces interpr&#233;tations qui sont possibles du tout, seules sont admises celles qui sont acceptables &#224; la censure dictatoriale du d&#233;sir de sommeil. La logique des situations de r&#234;ve courrait, par exemple: &#171;C'est le rossignol, et non l'alouette&#187;. Car si c'est l'alouette, la nuit de l'amour est finie. Parmi les interpr&#233;tations du stimulus qui sont ainsi admissibles, celle-ci est choisie qui peut assurer la meilleure connexion avec les impulsions de d&#233;sir qui guettent dans l'esprit. Ainsi tout est d&#233;finitivement d&#233;termin&#233;, et rien n'est laiss&#233; au caprice. L'interpr&#233;tation erron&#233;e n'est pas une illusion, mais - si vous voulez - une excuse. L&#224; encore, comme en substitution par d&#233;placement au service de la censure-r&#234;ve,nous avons un acte de d&#233;viation de la proc&#233;dure psychique normale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les stimuli nerveux externes et les stimuli corporels int&#233;rieurs sont suffisamment intenses pour contraindre l'attention psychique, ils repr&#233;sentent - c'est-&#224;-dire s'ils aboutissent &#224; r&#234;ver du tout, et non &#224; se r&#233;veiller - un point fixe pour la formation du r&#234;ve, un noyau dans le mat&#233;riel de r&#234;ve, pour lequel une r&#233;alisation appropri&#233;e du souhait est recherch&#233;e, tout comme (voir ci-dessus) des id&#233;es m&#233;diatrices entre deux stimuli de r&#234;ve psychiques sont recherch&#233;es. Dans cette mesure, il est vrai pour un certain nombre de r&#234;ves que l'&#233;l&#233;ment somatique dicte le contenu du r&#234;ve. Dans ce cas extr&#234;me, m&#234;me un souhait qui n'est pas r&#233;ellement pr&#233;sent peut &#234;tre suscit&#233; dans le but de la formation d'un r&#234;ve. Mais le r&#234;ve ne peut pas faire autrement que repr&#233;senter un souhait dans une situation comme r&#233;alis&#233;; il est en quelque sorte confront&#233; &#224; la t&#226;che de d&#233;couvrir quel souhait peut &#234;tre repr&#233;sent&#233; comme r&#233;alis&#233; par la sensation donn&#233;e.M&#234;me si ce mat&#233;riel donn&#233; est d'un caract&#232;re douloureux ou d&#233;sagr&#233;able, il n'est cependant pas inutilisable aux fins de la formation des r&#234;ves. La vie psychique a &#224; sa disposition m&#234;me des d&#233;sirs dont l'accomplissement &#233;voque le m&#233;contentement, ce qui semble une contradiction, mais devient parfaitement intelligible si l'on prend en compte la pr&#233;sence de deux sortes d'instances psychiques et la censure qui subsiste entre elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la vie psychique, il existe, comme nous l'avons vu, des d&#233;sirs refoul&#233;s, qui appartiennent au premier syst&#232;me, et &#224; l'accomplissement desquels le second syst&#232;me s'oppose. Nous ne voulons pas dire cela dans un sens historique - que de tels souhaits ont d&#233;j&#224; exist&#233; et ont ensuite &#233;t&#233; d&#233;truits. La doctrine du refoulement, dont nous avons besoin dans l'&#233;tude des psychon&#233;vroses, affirme que de tels d&#233;sirs refoul&#233;s existent toujours, mais en m&#234;me temps qu'une inhibition qui les alourdit. Le langage a touch&#233; la v&#233;rit&#233; quand il parle de la suppression (sous-pression ou pression) de telles impulsions. Le m&#233;canisme psychique qui permet &#224; de tels souhaits supprim&#233;s de forcer leur chemin vers la r&#233;alisation est conserv&#233; dans l'&#234;tre et en ordre de marche. Mais s'il arrive qu'un tel souhait supprim&#233; se r&#233;alise,l'inhibition vaincue du second syst&#232;me (qui est capable de conscience) s'exprime alors comme un malaise. Et, pour conclure cet argument: si des sensations de caract&#232;re d&#233;sagr&#233;able qui proviennent de sources somatiques sont pr&#233;sentes pendant le sommeil, cette constellation est utilis&#233;e par l'activit&#233; onirique pour procurer l'accomplissement - avec plus ou moins de maintien de la censure - d'un souhaiter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet &#233;tat de fait rend possible un certain nombre de r&#234;ves d'angoisse, tandis que d'autres de ces formations oniriques d&#233;favorables &#224; la th&#233;orie du souhait pr&#233;sentent un m&#233;canisme diff&#233;rent. Car l'angoisse dans les r&#234;ves peut bien s&#251;r &#234;tre de caract&#232;re psychon&#233;vrotique, originaire d'une excitation psycho-sexuelle, auquel cas l'angoisse correspond &#224; une libido refoul&#233;e. Alors cette anxi&#233;t&#233;, comme tout le r&#234;ve d'anxi&#233;t&#233;, a la signification d'un sympt&#244;me n&#233;vrotique, et nous nous trouvons &#224; la ligne de d&#233;marcation o&#249; la tendance &#224; la r&#233;alisation de souhaits des r&#234;ves est frustr&#233;e. Mais dans d'autres r&#234;ves d'anxi&#233;t&#233;, le sentiment d'anxi&#233;t&#233; provient de sources somatiques (comme dans le cas de personnes souffrant de troubles pulmonaires ou cardiaques, avec des difficult&#233;s occasionnelles &#224; respirer), puis il est utilis&#233; pour aider ces souhaits fortement r&#233;prim&#233;s &#224; atteindre un r&#234;ve,le r&#234;ve dont des motifs psychiques aurait abouti &#224; la m&#234;me lib&#233;ration d'angoisse. Il n'est pas difficile de concilier ces deux cas apparemment contradictoires. Lorsque deux formations psychiques, une inclinaison affective et un contenu conceptuel, sont intimement li&#233;es, l'une ou l'autre &#233;tant r&#233;ellement pr&#233;sente &#233;voquera l'autre, m&#234;me dans un r&#234;ve; maintenant l'angoisse d'origine somatique &#233;voque le contenu conceptuel supprim&#233;, maintenant c'est le contenu conceptuel lib&#233;r&#233;, accompagn&#233; d'excitation sexuelle, qui provoque la lib&#233;ration de l'angoisse. Dans un cas, on peut dire qu'un affect d&#233;termin&#233; somatiquement est interpr&#233;t&#233; psychiquement; dans l'autre cas, tout est d'origine psychique, mais le contenu qui a &#233;t&#233; supprim&#233; est facilement remplac&#233; par une interpr&#233;tation somatique qui correspond &#224; l'angoisse.Les difficult&#233;s qui emp&#234;chent de comprendre tout cela n'ont pas grand-chose &#224; voir avec les r&#234;ves; ils sont dus au fait qu'en discutant ces points, nous abordons les probl&#232;mes du d&#233;veloppement de l'angoisse et de la r&#233;pression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'agr&#233;gat g&#233;n&#233;ral de la sensation corporelle doit sans aucun doute &#234;tre inclus parmi les stimuli oniriques dominants d'origine corporelle interne. Non pas qu'il soit capable de fournir le contenu du r&#234;ve; mais il oblige les pens&#233;es oniriques &#224; faire un choix parmi le mat&#233;riel destin&#233; &#224; servir le but de la repr&#233;sentation dans le contenu onirique, dans la mesure o&#249; il met &#224; port&#233;e de main la partie du mat&#233;riel qui est adapt&#233;e &#224; son propre caract&#232;re, et tient le reste &#224; distance. De plus, ce sentiment g&#233;n&#233;ral, qui survit de la veille, est bien entendu li&#233; aux r&#233;sidus psychiques qui sont significatifs pour le r&#234;ve. De plus, ce sentiment lui-m&#234;me peut &#234;tre maintenu ou vaincu dans le r&#234;ve, de sorte qu'il peut, s'il est douloureux, virer en son contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les sources somatiques d'excitation pendant le sommeil - c'est-&#224;-dire les sensations de sommeil - ne sont pas d'une intensit&#233; inhabituelle, le r&#244;le qu'elles jouent dans la formation du r&#234;ve est, &#224; mon avis, semblable &#224; celui de ces impressions du jour qui sont encore r&#233;cent, mais sans grande importance. Je veux dire qu'ils sont utilis&#233;s pour la formation du r&#234;ve s'ils sont d'une nature telle qu'ils peuvent &#234;tre unis avec le contenu conceptuel de la source du r&#234;ve psychique, mais pas autrement. Ils sont trait&#233;s comme un mat&#233;riau toujours pr&#234;t &#224; bon march&#233;, qui peut &#234;tre utilis&#233; chaque fois que cela est n&#233;cessaire, et non comme un mat&#233;riau pr&#233;cieux qui lui-m&#234;me prescrit la mani&#232;re dont il doit &#234;tre utilis&#233;. Je pourrais sugg&#233;rer l'analogie d'un connaisseur donnant &#224; un artiste une pierre rare, un morceau d'onyx, par exemple, afin qu'elle puisse &#234;tre fa&#231;onn&#233;e en &#339;uvre d'art. Ici la taille de la pierre, sa couleur,et ses inscriptions aident &#224; d&#233;cider quelle t&#234;te ou quelle sc&#232;ne doit &#234;tre repr&#233;sent&#233;e; tandis que s'il a affaire &#224; une mati&#232;re uniforme et abondante comme le marbre ou le gr&#232;s, l'artiste n'est guid&#233; que par l'id&#233;e qui prend forme dans son esprit. Ce n'est qu'ainsi, me semble-t-il, que nous pouvons expliquer le fait que le contenu onirique fourni par des stimuli physiques d'origine somatique qui ne sont pas exceptionnellement accentu&#233;s ne fait pas son apparition dans tous les r&#234;ves et toutes les nuits. [34] -peut-on expliquer le fait que le contenu onirique fourni par des stimuli physiques d'origine somatique qui ne sont pas exceptionnellement accentu&#233;s ne fait pas son apparition dans tous les r&#234;ves et toutes les nuits. [34] -peut-on expliquer le fait que le contenu onirique fourni par des stimuli physiques d'origine somatique qui ne sont pas exceptionnellement accentu&#233;s ne fait pas son apparition dans tous les r&#234;ves et toutes les nuits. [34] -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre qu'un exemple qui nous ram&#232;ne &#224; l'interpr&#233;tation des r&#234;ves illustrera le mieux ma signification. Un jour, j'essayais de comprendre la signification de la sensation d'&#234;tre inhib&#233;, de ne pas pouvoir bouger de l'endroit, de ne pas pouvoir faire quelque chose, etc., qui se produit si souvent dans les r&#234;ves, et est si &#233;troitement li&#233;e. &#224; l'anxi&#233;t&#233;. Cette nuit-l&#224;, j'ai fait le r&#234;ve suivant: je suis tr&#232;s incompl&#232;tement habill&#233; et je passe d'un appartement au rez-de-chauss&#233;e &#224; un &#233;tage sup&#233;rieur. Ce faisant, je monte trois marches &#224; la fois et je suis heureux de constater que je peux monter les escaliers si rapidement. Soudain, je remarque qu'une servante-femme de chambre descend l'escalier, c'est-&#224;-dire vers moi. J'ai honte et j'essaie de me d&#233;p&#234;cher, et maintenant vient ce sentiment d'&#234;tre inhib&#233;; Je suis coll&#233; &#224; l'escalier et je ne peux pas bouger de l'endroit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Analyse: La situation du r&#234;ve est tir&#233;e d'une r&#233;alit&#233; quotidienne. Dans une maison &#224; Vienne, j'ai deux appartements, qui ne sont reli&#233;s que par l'escalier principal. Mes salles de consultation et mon bureau sont au rez-de-chauss&#233;e sur&#233;lev&#233; et mes salons sont au premier &#233;tage. Tard dans la nuit, quand j'ai fini mon travail en bas, je monte dans ma chambre. La veille du r&#234;ve, j'avais en fait parcouru cette courte distance avec mes v&#234;tements en d&#233;sordre, c'est-&#224;-dire que j'avais enlev&#233; mon col, ma cravate et mes poignets; mais dans le r&#234;ve, cela s'&#233;tait transform&#233; en un degr&#233; de d&#233;shabillage plus avanc&#233;, mais, comme d'habitude, ind&#233;fini. C'est une de mes habitudes de monter deux ou trois marches &#224; la fois; de plus, il y avait une r&#233;alisation de souhait reconnue m&#234;me dans le r&#234;ve, car la facilit&#233; avec laquelle je monte &#224; l'&#233;tage me rassure sur l'&#233;tat de mon c&#339;ur. Plus loin,la mani&#232;re dont je monte les escaliers contraste efficacement avec la sensation d'inhibition qui se produit dans la seconde moiti&#233; du r&#234;ve. Cela me montre - ce qui n'avait pas besoin de preuve - que les r&#234;ves n'ont aucune difficult&#233; &#224; repr&#233;senter les actions motrices pleinement et compl&#232;tement r&#233;alis&#233;es; pensez, par exemple, &#224; voler en r&#234;ve!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les escaliers que je monte ne sont pas ceux de ma propre maison; au d&#233;but je ne les reconnais pas; seule la personne qui vient vers moi m'informe de l'endroit o&#249; elle se trouve. Cette femme est la bonne d'une vieille dame que je visite deux fois par jour pour lui faire des injections hypodermiques; les escaliers aussi sont exactement semblables &#224; ceux que je dois monter deux fois par jour dans la maison de cette vieille dame.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment ces escaliers et cette femme entrent-ils dans mon r&#234;ve? La honte de ne pas &#234;tre enti&#232;rement habill&#233;e est sans aucun doute d'ordre sexuel; le serviteur dont je r&#234;ve est plus &#226;g&#233; que moi, hargneux et nullement s&#233;duisant. Ces questions me rappellent l'incident suivant: lorsque je fais ma visite matinale dans cette maison, je suis g&#233;n&#233;ralement saisi du d&#233;sir de m'&#233;claircir la gorge; les crachats tombent dans les escaliers. Il n'y a pas de crachoir &#224; l'un ou l'autre des deux &#233;tages, et je consid&#232;re que l'escalier doit &#234;tre maintenu propre non pas &#224; mes frais, mais plut&#244;t par la mise &#224; disposition d'un crachoir. La femme de m&#233;nage, une autre personne &#226;g&#233;e et grin&#231;ante, mais, comme je l'admets volontiers, une femme aux instincts propres, a un point de vue diff&#233;rent sur la question. Elle m'attend, pour voir si je prendrai la libert&#233; dont il est question, et, si elle voit que je le fais, j'entends distinctement son grognement.Pendant des jours apr&#232;s, quand nous nous rencontrons, elle refuse de me saluer avec les signes habituels de respect. La veille du r&#234;ve, l'attitude de la gouvernante &#233;tait renforc&#233;e par celle de la bonne. Je venais de fournir ma visite h&#226;tive habituelle au patient lorsque le domestique me confronta dans l'antichambre, observant: &#171;Vous auriez aussi bien pu essuyer vos chaussures aujourd'hui, docteur, avant d'entrer dans la chambre. Le tapis rouge est tout sale. &#224; nouveau de vos pieds. &#034; C'est la seule justification de l'apparition des escaliers et de la femme de chambre dans mon r&#234;ve.Vous pourriez aussi bien avoir essuy&#233; vos chaussures aujourd'hui, docteur, avant d'entrer dans la pi&#232;ce. Le tapis rouge est de nouveau sale &#224; vos pieds. &#034;C'est la seule justification de l'apparition des escaliers et de la femme de chambre dans mon r&#234;ve.Vous pourriez aussi bien avoir essuy&#233; vos chaussures aujourd'hui, docteur, avant d'entrer dans la pi&#232;ce. Le tapis rouge est de nouveau sale &#224; vos pieds. &#034;C'est la seule justification de l'apparition des escaliers et de la femme de chambre dans mon r&#234;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre mon bond en haut et mes crachats dans les escaliers, il y a une connexion intime. La pharyngite et les troubles cardiaques sont tous deux cens&#233;s &#234;tre des punitions pour le vice du tabagisme, &#224; cause duquel ma propre gouvernante ne me cr&#233;dite pas d'un ordre excessif, de sorte que ma r&#233;putation souffre dans les deux maisons que mon r&#234;ve fusionne en une seule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je dois reporter l'interpr&#233;tation ult&#233;rieure de ce r&#234;ve jusqu'&#224; ce que je puisse indiquer l'origine du r&#234;ve typique d'&#234;tre incompl&#232;tement v&#234;tu. En attendant, comme d&#233;duction provisoire du r&#234;ve que je viens de raconter, je note que la sensation onirique du mouvement inhib&#233; est toujours &#233;veill&#233;e &#224; un point o&#249; une certaine connexion l'exige. Un &#233;tat particulier de mon syst&#232;me moteur pendant le sommeil ne peut pas &#234;tre responsable de ce contenu de r&#234;ve, car un instant plus t&#244;t je me suis retrouv&#233;, comme pour confirmer ce fait, &#224; sauter l&#233;g&#232;rement les escaliers. D.R&#234;ves typiques -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, nous ne sommes pas en mesure d'interpr&#233;ter le r&#234;ve d'une autre personne s'il ne veut pas nous fournir les pens&#233;es inconscientes qui se cachent derri&#232;re le contenu du r&#234;ve, et pour cette raison l'applicabilit&#233; pratique de notre m&#233;thode d'interpr&#233;tation des r&#234;ves est souvent s&#233;rieuse. restreint. [35] Mais il y a des r&#234;ves qui pr&#233;sentent un contraste complet avec la libert&#233; coutumi&#232;re de l'individu de doter son monde onirique d'une individualit&#233; particuli&#232;re, le rendant ainsi inaccessible &#224; une compr&#233;hension &#233;trang&#232;re: il y a un certain nombre de r&#234;ves que presque tout le monde a r&#234;v&#233; de la m&#234;me mani&#232;re. , et dont nous sommes habitu&#233;s &#224; supposer qu'ils ont la m&#234;me signification pour tout r&#234;veur. Un int&#233;r&#234;t particulier est attach&#233; &#224; ces r&#234;ves typiques, car, peu importe qui les r&#234;ve, ils d&#233;rivent vraisemblablement tous des m&#234;mes sources,de sorte qu'ils semblent particuli&#232;rement aptes &#224; nous renseigner sur les sources des r&#234;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec des attentes tout &#224; fait particuli&#232;res, nous proc&#233;derons donc &#224; tester notre technique d'interpr&#233;tation des r&#234;ves sur ces r&#234;ves typiques, et ce n'est qu'avec une extr&#234;me r&#233;ticence que nous admettrons que pr&#233;cis&#233;ment en ce qui concerne ce mat&#233;riau, notre m&#233;thode n'est pas enti&#232;rement v&#233;rifi&#233;e. Dans l'interpr&#233;tation des r&#234;ves typiques, nous n'arrivons g&#233;n&#233;ralement pas &#224; obtenir ces associations du r&#234;veur qui, dans d'autres cas, nous ont conduits &#224; la compr&#233;hension du r&#234;ve, ou bien ces associations sont confuses et inad&#233;quates, de sorte qu'elles ne nous aident pas &#224; r&#233;soudre notre probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi c'est le cas, et comment rem&#233;dier &#224; ce d&#233;faut de notre technique, sont des points qui seront abord&#233;s dans un chapitre ult&#233;rieur. Le lecteur comprendra alors pourquoi je ne peux traiter que quelques-uns du groupe de r&#234;ves typiques de ce chapitre, et pourquoi j'ai report&#233; la discussion des autres. (a) L'EMBARRASSEMENT-R&#202;VE DE LA NUE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un r&#234;ve o&#249; l'on est nu ou &#224; peine v&#234;tu en pr&#233;sence d'&#233;trangers, il arrive parfois que l'on n'ait pas le moins du monde honte de son &#233;tat. Mais le r&#234;ve de nudit&#233; ne demande notre attention que lorsque la honte et la g&#234;ne y sont ressenties, quand on veut s'&#233;chapper ou se cacher, et quand on ressent l'&#233;trange inhibition d'&#234;tre incapable de bouger de l'endroit, et d'&#234;tre totalement impuissant &#224; changer la situation douloureuse. Ce n'est qu'&#224; cet &#233;gard que le r&#234;ve est typique; autrement, le noyau de son contenu peut &#234;tre impliqu&#233; dans toutes sortes d'autres connexions, ou peut &#234;tre remplac&#233; par des amplifications individuelles. Le point essentiel est que l'on a un sentiment douloureux de honte, et que l'on a h&#226;te de cacher sa nudit&#233;, g&#233;n&#233;ralement au moyen de la locomotion, mais en est absolument incapable.Je crois que la grande majorit&#233; de mes lecteurs se seront &#224; un moment donn&#233; se retrouver dans cette situation dans un r&#234;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nature et les modalit&#233;s de l'exposition sont g&#233;n&#233;ralement assez vagues. Le r&#234;veur dira peut-&#234;tre: &#171;J'&#233;tais dans ma chemise&#187;, mais c'est rarement une image claire; dans la plupart des cas, le manque de v&#234;tements est si ind&#233;termin&#233; qu'il est d&#233;crit dans la narration du r&#234;ve par une alternative: &#171;J'&#233;tais en chemise ou en jupon&#187;. En r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, le manque de v&#234;tements n'est pas suffisamment grave pour justifier le sentiment de honte qui y est attach&#233;. Pour un homme qui a servi dans l'arm&#233;e, la nudit&#233; est souvent remplac&#233;e par une mani&#232;re de s'habiller qui est contraire &#224; la r&#233;glementation. &#171;J'&#233;tais dans la rue sans mon sabre et j'ai vu des officiers s'approcher&#187;, ou &#171;je n'avais pas de col&#187;, ou &#171;je portais des pantalons civils &#224; carreaux&#187;, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les personnes devant qui on a honte sont presque toujours des &#233;trangers, dont les visages restent ind&#233;termin&#233;s. Il n'arrive jamais, dans le r&#234;ve typique, que l'on soit r&#233;primand&#233; ou m&#234;me remarqu&#233; &#224; cause du manque de v&#234;tements qui cause un tel embarras. Au contraire, les personnes dans le r&#234;ve semblent &#234;tre tout &#224; fait indiff&#233;rentes; ou, comme j'ai pu le constater dans un r&#234;ve particuli&#232;rement vif, ils ont des expressions raides et solennelles. Cela nous donne mati&#232;re &#224; r&#233;flexion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'embarras du r&#234;veur et l'indiff&#233;rence du spectateur constituent une contradiction comme cela se produit souvent dans les r&#234;ves. Ce serait plus conforme aux sentiments du r&#234;veur si les &#233;trangers le regardaient avec &#233;tonnement, ou se moquaient de lui, ou s'indignaient. Je pense, cependant, que cette caract&#233;ristique d&#233;sagr&#233;able a &#233;t&#233; remplac&#233;e par la r&#233;alisation de souhaits, tandis que l'embarras est pour une raison quelconque conserv&#233;, de sorte que les deux &#233;l&#233;ments ne sont pas d'accord. Nous avons une preuve int&#233;ressante que le r&#234;ve qui est partiellement d&#233;form&#233; par l'accomplissement du souhait n'a pas &#233;t&#233; correctement compris; car il a &#233;t&#233; fait de la base d'un conte de f&#233;es familier &#224; nous tous dans la version d'Andersen de The Emperor's New Clothes, et il a plus r&#233;cemment re&#231;u un traitement po&#233;tique par Fulda dans Le Talisman.Dans le conte de f&#233;es d'Andersen, on nous parle de deux imposteurs qui tissent un v&#234;tement co&#251;teux pour l'empereur, qui ne sera cependant visible que pour les bons et les vrais. L'Empereur sort v&#234;tu de ce v&#234;tement invisible, et puisque le tissu imaginaire sert de sorte de pierre de touche, le peuple a peur de se comporter comme s'il n'avait pas remarqu&#233; la nudit&#233; de l'Empereur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est vraiment la situation dans notre r&#234;ve. Il n'est pas tr&#232;s risqu&#233; de supposer que le contenu inintelligible du r&#234;ve a incit&#233; &#224; inventer un &#233;tat de d&#233;shabillage qui donne un sens &#224; la situation pr&#233;sente dans la m&#233;moire. Cette situation est ainsi priv&#233;e de son sens originel et est faite pour servir des fins &#233;trang&#232;res. Mais nous verrons qu'une telle incompr&#233;hension du contenu du r&#234;ve se produit souvent &#224; travers l'activit&#233; consciente d'un second syst&#232;me psychique, et doit &#234;tre reconnue comme un facteur de la forme finale du r&#234;ve; et en outre, que dans le d&#233;veloppement des obsessions et des phobies, des malentendus similaires - encore, bien s&#251;r, au sein de la m&#234;me personnalit&#233; psychique - jouent un r&#244;le d&#233;cisif. Il est m&#234;me possible de pr&#233;ciser d'o&#249; provient la mati&#232;re pour la nouvelle interpr&#233;tation du r&#234;ve. L'imposteur est le r&#234;ve,l'Empereur est le r&#234;veur lui-m&#234;me, et la tendance moralisatrice trahit une connaissance floue du fait qu'il y a question, dans le r&#234;ve latent, de d&#233;sirs interdits, victimes de la r&#233;pression. Le lien dans lequel de tels r&#234;ves apparaissent lors de mon analyse des n&#233;vros&#233;s prouve sans aucun doute qu'un souvenir de la premi&#232;re enfance du r&#234;veur est &#224; la base du r&#234;ve. Ce n'est que dans notre enfance qu'il y a eu un moment o&#249; nous avons &#233;t&#233; vus par nos proches, ainsi que par d'&#233;tranges infirmi&#232;res, domestiques et visiteurs, dans un &#233;tat de v&#234;tements insuffisants, et &#224; ce moment-l&#224;, nous n'avions pas honte de notre nudit&#233;. [36] Dans le cas de nombreux enfants plut&#244;t plus &#226;g&#233;s, on peut observer que le fait de se d&#233;shabiller a un effet excitant sur eux, au lieu de leur faire honte. Ils rient, sautent, giflent ou cognent leur propre corps; la m&#232;re, ou quiconque est pr&#233;sent,les gronde en disant: &#034;Fie, c'est honteux - tu ne dois pas faire &#231;a!&#034; Les enfants manifestent souvent le d&#233;sir de se montrer; il n'est gu&#232;re possible de traverser un village des campagnes sans rencontrer un enfant de deux ou trois ans qui soul&#232;ve son chemisier ou sa robe devant le voyageur, peut-&#234;tre en son honneur. Un de mes patients a gard&#233; dans sa m&#233;moire consciente une sc&#232;ne de sa huiti&#232;me ann&#233;e, dans laquelle, apr&#232;s s'&#234;tre d&#233;shabill&#233; pour se coucher, il voulait danser dans la chambre de sa petite s&#339;ur en chemise, mais en a &#233;t&#233; emp&#234;ch&#233; par le domestique. Dans l'histoire de l'enfance des n&#233;vros&#233;s, l'exposition aux enfants du sexe oppos&#233; joue un r&#244;le pr&#233;pond&#233;rant; dans la parano&#239;a, l'illusion d'&#234;tre observ&#233; en s'habillant et en se d&#233;shabillant peut &#234;tre directement attribu&#233;e &#224; ces exp&#233;riences; et parmi ceux qui sont rest&#233;s pervers,il y a une classe dans laquelle l'&#233;lan enfantin s'accentue en sympt&#244;me: la classe des exhibitionnistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet &#226;ge de l'enfance, dans lequel le sentiment de honte est inconnu, semble un paradis quand on y repense plus tard, et le paradis lui-m&#234;me n'est rien d'autre que le fantasme de masse de l'enfance de l'individu. C'est pourquoi, au paradis, les hommes sont nus et sans honte, jusqu'au moment o&#249; la honte et la peur se r&#233;veillent; l'expulsion suit, et la vie sexuelle et le d&#233;veloppement culturel commencent. Dans ce paradis, les r&#234;ves peuvent nous ramener chaque nuit; nous avons d&#233;j&#224; os&#233; &#8203;&#8203;la conjecture que les impressions de notre premi&#232;re enfance (de la p&#233;riode pr&#233;historique jusqu'&#224; la fin de la troisi&#232;me ann&#233;e environ) ont soif de reproduction pour elles-m&#234;mes, peut-&#234;tre sans autre r&#233;f&#233;rence &#224; leur contenu, de sorte que leur r&#233;p&#233;tition est un souhait- accomplissement. Les r&#234;ves de nudit&#233; sont donc des r&#234;ves d'exposition [37].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le noyau d'une exposition-r&#234;ve est fourni par sa propre personne, qui n'est pas vue comme celle d'un enfant, mais telle qu'elle existe dans le pr&#233;sent, et par l'id&#233;e de v&#234;tements maigres qui &#233;merge indistinctement, en raison de la superposition de tant de des situations ult&#233;rieures de partiellement v&#234;tu ou de manque de consid&#233;ration pour la censure; &#224; ces &#233;l&#233;ments s'ajoutent les personnes en pr&#233;sence desquelles on a honte. Je ne connais aucun exemple o&#249; les v&#233;ritables spectateurs de ces expositions infantiles r&#233;apparaissent dans un r&#234;ve; car un r&#234;ve n'est presque jamais un simple souvenir. Curieusement, les personnes qui sont les objets de notre int&#233;r&#234;t sexuel dans l'enfance sont omises de toutes les reproductions, dans les r&#234;ves, dans l'hyst&#233;rie ou dans la n&#233;vrose obsessionnelle; la parano&#239;a seule restaure les spectateurs, et est fanatiquement convaincue de leur pr&#233;sence, m&#234;me si elles restent invisibles.Le substitut &#224; ces personnes qu'offre le r&#234;ve, le nombre d'&#233;trangers qui ne se soucient pas du spectacle qui leur est offert, est pr&#233;cis&#233;ment le contre-souhait de cette seule personne intimement connue &#224; qui l'exposition &#233;tait destin&#233;e. &#171;Un certain nombre d'&#233;trangers&#187;, d'ailleurs, se produisent souvent dans les r&#234;ves dans toutes sortes d'autres connexions; comme contre-souhait, ils signifient toujours un secret [38]. On verra que m&#234;me cette restitution de l'ancien &#233;tat de choses qui se produit dans la parano&#239;a est conforme &#224; cette contre-tendance. On n'est plus seul; on est surveill&#233; de fa&#231;on tr&#232;s positive; mais les spectateurs sont un certain nombre de personnes &#233;tranges, curieusement ind&#233;termin&#233;es.est pr&#233;cis&#233;ment le contre-souhait de cette seule personne intimement connue &#224; qui l'exposition &#233;tait destin&#233;e. &#171;Un certain nombre d'&#233;trangers&#187;, d'ailleurs, se produisent souvent dans les r&#234;ves dans toutes sortes d'autres connexions; comme contre-souhait, ils signifient toujours un secret [38]. On verra que m&#234;me cette restitution de l'ancien &#233;tat de choses qui se produit dans la parano&#239;a est conforme &#224; cette contre-tendance. On n'est plus seul; on est surveill&#233; de fa&#231;on tr&#232;s positive; mais les spectateurs sont un certain nombre de personnes &#233;tranges, curieusement ind&#233;termin&#233;es.est pr&#233;cis&#233;ment le contre-souhait de cette seule personne intimement connue &#224; qui l'exposition &#233;tait destin&#233;e. &#171;Un certain nombre d'&#233;trangers&#187;, d'ailleurs, se produisent souvent dans les r&#234;ves dans toutes sortes d'autres connexions; comme contre-souhait, ils signifient toujours un secret [38]. On verra que m&#234;me cette restitution de l'ancien &#233;tat de choses qui se produit dans la parano&#239;a est conforme &#224; cette contre-tendance. On n'est plus seul; on est surveill&#233; de fa&#231;on tr&#232;s positive; mais les spectateurs sont un certain nombre de personnes &#233;tranges, curieusement ind&#233;termin&#233;es.On n'est plus seul; on est surveill&#233; de fa&#231;on tr&#232;s positive; mais les spectateurs sont un certain nombre de personnes &#233;tranges, curieusement ind&#233;termin&#233;es.On n'est plus seul; on est surveill&#233; de fa&#231;on tr&#232;s positive; mais les spectateurs sont un certain nombre de personnes &#233;tranges, curieusement ind&#233;termin&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, la r&#233;pression trouve sa place dans l'exposition-r&#234;ve. Car la sensation d&#233;sagr&#233;able du r&#234;ve est, bien entendu, la r&#233;action de la seconde instance psychique au fait que la sc&#232;ne exhibitionniste condamn&#233;e par la censure a n&#233;anmoins r&#233;ussi &#224; se pr&#233;senter. Le seul moyen d'&#233;viter cette sensation serait de s'abstenir de raviver la sc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un chapitre ult&#233;rieur, nous traiterons &#224; nouveau du sentiment d'inhibition. Dans nos r&#234;ves, il repr&#233;sente &#224; la perfection un conflit de volont&#233;, un d&#233;ni. Selon notre propos inconscient, l'exposition est de proc&#233;der; selon les exigences de la censure, il doit prendre fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La relation de nos r&#234;ves typiques aux contes de f&#233;es et autres fictions et po&#233;sie n'est ni sporadique ni accidentelle. Parfois, la perspicacit&#233; p&#233;n&#233;trante du po&#232;te a reconnu analytiquement le processus de transformation dont le po&#232;te est autrement l'instrument, et l'a suivi dans le sens inverse; c'est-&#224;-dire a trac&#233; un po&#232;me &#224; un r&#234;ve. Un ami a attir&#233; mon attention sur le passage suivant du Der Grune Heinrich de G. Keller: &#171;Je ne souhaite pas, cher Lee, que vous r&#233;alisiez jamais par exp&#233;rience la v&#233;rit&#233; exquise et piquante de la situation d'Ulysse, quand il appara&#238;t. , nue et couverte de boue, devant Nausicaa et ses camarades de jeu! Voulez-vous savoir ce que cela signifie? Pensons un instant &#224; l'incident de pr&#232;s. Si jamais vous &#234;tes s&#233;par&#233; de votre maison et de tout ce qui vous est cher,et errer dans un pays &#233;tranger; si vous avez beaucoup vu et v&#233;cu beaucoup de choses; si vous avez des soucis et des peines, et que vous &#234;tes peut-&#234;tre compl&#232;tement mis&#233;rable et d&#233;sesp&#233;r&#233;, vous r&#234;verez in&#233;vitablement une nuit que vous approchez de chez vous; vous le verrez brillant et scintillant dans les plus belles couleurs; des personnages charmants et gracieux viendront &#224; votre rencontre; et alors vous d&#233;couvrirez soudain que vous &#234;tes en lambeaux, nu et couvert de poussi&#232;re. Un sentiment indescriptible de honte et de peur vous envahit; vous essayez de vous couvrir, de vous cacher et vous vous r&#233;veillez baign&#233; de sueur. Tant que l'humanit&#233; existera, ce sera le r&#234;ve de l'homme charg&#233; de soins et secou&#233; par la temp&#234;te, et c'est ainsi qu'Hom&#232;re a tir&#233; cette situation des profondeurs les plus profondes de la nature &#233;ternelle de l'humanit&#233;. &#034;et vous &#234;tes peut-&#234;tre compl&#232;tement mis&#233;rables et d&#233;sesp&#233;r&#233;s, vous r&#234;verez in&#233;vitablement une nuit que vous vous approchez de chez vous; vous le verrez brillant et scintillant dans les plus belles couleurs; des personnages charmants et gracieux viendront &#224; votre rencontre; et alors vous d&#233;couvrirez soudain que vous &#234;tes en lambeaux, nu et couvert de poussi&#232;re. Un sentiment indescriptible de honte et de peur vous envahit; vous essayez de vous couvrir, de vous cacher et vous vous r&#233;veillez baign&#233; de sueur. Tant que l'humanit&#233; existera, ce sera le r&#234;ve de l'homme charg&#233; de soin et secou&#233; par la temp&#234;te, et c'est ainsi qu'Hom&#232;re a tir&#233; cette situation des profondeurs les plus profondes de la nature &#233;ternelle de l'humanit&#233;. &#034;et vous &#234;tes peut-&#234;tre compl&#232;tement mis&#233;rables et d&#233;sesp&#233;r&#233;s, vous r&#234;verez in&#233;vitablement une nuit que vous vous approchez de chez vous; vous le verrez brillant et scintillant dans les plus belles couleurs; des personnages charmants et gracieux viendront &#224; votre rencontre; et alors vous d&#233;couvrirez soudain que vous &#234;tes en lambeaux, nu et couvert de poussi&#232;re. Un sentiment indescriptible de honte et de peur vous envahit; vous essayez de vous couvrir, de vous cacher et vous vous r&#233;veillez baign&#233; de sueur. Tant que l'humanit&#233; existera, ce sera le r&#234;ve de l'homme charg&#233; de soins et secou&#233; par la temp&#234;te, et c'est ainsi qu'Hom&#232;re a tir&#233; cette situation des profondeurs les plus profondes de la nature &#233;ternelle de l'humanit&#233;. &#034;des personnages charmants et gracieux viendront &#224; votre rencontre; et alors vous d&#233;couvrirez soudain que vous &#234;tes en lambeaux, nu et couvert de poussi&#232;re. Un sentiment indescriptible de honte et de peur vous envahit; vous essayez de vous couvrir, de vous cacher et vous vous r&#233;veillez baign&#233; de sueur. Tant que l'humanit&#233; existera, ce sera le r&#234;ve de l'homme charg&#233; de soin et secou&#233; par la temp&#234;te, et c'est ainsi qu'Hom&#232;re a tir&#233; cette situation des profondeurs les plus profondes de la nature &#233;ternelle de l'humanit&#233;. &#034;des personnages charmants et gracieux viendront &#224; votre rencontre; et alors vous d&#233;couvrirez soudain que vous &#234;tes en lambeaux, nu et couvert de poussi&#232;re. Un sentiment indescriptible de honte et de peur vous envahit; vous essayez de vous couvrir, de vous cacher et vous vous r&#233;veillez baign&#233; de sueur. Tant que l'humanit&#233; existera, ce sera le r&#234;ve de l'homme charg&#233; de soins et secou&#233; par la temp&#234;te, et c'est ainsi qu'Hom&#232;re a tir&#233; cette situation des profondeurs les plus profondes de la nature &#233;ternelle de l'humanit&#233;. &#034;et c'est ainsi qu'Hom&#232;re a tir&#233; cette situation des profondeurs les plus profondes de la nature &#233;ternelle de l'humanit&#233;. &#034;et c'est ainsi qu'Hom&#232;re a tir&#233; cette situation des profondeurs les plus profondes de la nature &#233;ternelle de l'humanit&#233;. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles sont les profondeurs les plus profondes de la nature &#233;ternelle de l'humanit&#233;, que le po&#232;te esp&#232;re commun&#233;ment r&#233;veiller chez ses auditeurs, sinon ces &#233;mouvements de la vie psychique qui s'enracinent dans cet &#226;ge de l'enfance, qui devient par la suite pr&#233;historique? Les souhaits enfantins, maintenant supprim&#233;s et interdits, se transforment en r&#234;ve derri&#232;re les souhaits irr&#233;prochables et conscients du sans-abri, et c'est pour cette raison que le r&#234;ve objectiv&#233; dans la l&#233;gende de Nausicaa se transforme r&#233;guli&#232;rement en r&#234;ve d'angoisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon propre r&#234;ve de se h&#226;ter &#224; l'&#233;tage, qui s'est transform&#233; pour l'instant en &#233;tant coll&#233; &#224; l'escalier, est &#233;galement un r&#234;ve d'exposition, car il r&#233;v&#232;le les ingr&#233;dients essentiels d'un tel r&#234;ve. Il doit donc &#234;tre possible de remonter aux exp&#233;riences de mon enfance, et la connaissance de celles-ci doit nous permettre de conclure &#224; quel point le comportement de la servante envers moi (c'est-&#224;-dire son reproche d'avoir souill&#233; le tapis) l'a aid&#233;e &#224; assurer le poste. qu'elle occupe dans le r&#234;ve. Maintenant, je suis en mesure de fournir l'explication souhait&#233;e. On apprend dans une psychanalyse &#224; interpr&#233;ter la proximit&#233; temporelle par connexion mat&#233;rielle; deux id&#233;es apparemment sans rapport, mais qui se succ&#232;dent imm&#233;diatement, appartiennent &#224; une unit&#233; qu'il faut d&#233;chiffrer; tout comme un a et un ab, &#233;crits successivement, doivent &#234;tre prononc&#233;s comme une syllabe, ab.Il en va de m&#234;me avec les interrelations des r&#234;ves. Le r&#234;ve de l'escalier est tir&#233; d'une s&#233;rie de r&#234;ves avec lesquels je connais les autres membres, apr&#232;s les avoir interpr&#233;t&#233;s. Un r&#234;ve inclus dans cette s&#233;rie doit appartenir au m&#234;me contexte. D&#233;sormais, les autres r&#234;ves de la s&#233;rie reposent sur le souvenir d'une infirmi&#232;re &#224; qui j'ai &#233;t&#233; confi&#233;e pour une saison, depuis le moment o&#249; j'&#233;tais encore au sein jusqu'&#224; l'&#226;ge de deux ans et demi, et dont un souvenir flou est rest&#233; dans ma conscience. D'apr&#232;s les informations que j'ai r&#233;cemment obtenues de ma m&#232;re, elle &#233;tait vieille et laide, mais tr&#232;s intelligente et minutieuse; d'apr&#232;s les inf&#233;rences que je suis en droit de tirer de mes r&#234;ves, elle ne m'a pas toujours trait&#233; avec bienveillance, mais m'a parl&#233; durement quand je montrais une compr&#233;hension insuffisante de la n&#233;cessit&#233; de la propret&#233;.Dans la mesure o&#249; la bonne s'est efforc&#233;e de continuer mon &#233;ducation &#224; cet &#233;gard, elle a le droit d'&#234;tre trait&#233;e, dans mon r&#234;ve, comme une incarnation de la vieille pr&#233;historique. Il faut supposer, bien s&#251;r, que l'enfant aimait son professeur malgr&#233; son comportement dur. [39] (b) LES R&#202;VES DE LA MORT DE PERSONNES BIEN-AIM&#201;ES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre s&#233;rie de r&#234;ves que l'on peut qualifier de typiques sont ceux dont le contenu est qu'un parent bien-aim&#233;, un parent, un fr&#232;re, une s&#339;ur, un enfant ou autre est d&#233;c&#233;d&#233;. Il faut &#224; la fois distinguer deux classes de tels r&#234;ves: ceux dans lesquels le r&#234;veur reste impassible, et ceux dans lesquels il se sent profond&#233;ment afflig&#233; par la mort de la personne aim&#233;e, exprimant m&#234;me ce chagrin en versant des larmes dans son sommeil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pouvons ignorer les r&#234;ves du premier groupe; ils n'ont aucune pr&#233;tention &#224; &#234;tre consid&#233;r&#233;s comme typiques. S'ils sont analys&#233;s, on constate qu'ils signifient quelque chose qui n'y est pas contenu, qu'ils sont destin&#233;s &#224; masquer un autre souhait quelconque. C'est le cas dans le r&#234;ve de la tante qui voit le fils unique de sa s&#339;ur allong&#233; sur une bi&#232;re (chapitre IV). Le r&#234;ve ne signifie pas qu'elle d&#233;sire la mort de son petit neveu; comme nous l'avons appris, il ne fait que cacher le d&#233;sir de revoir une certaine personne aim&#233;e apr&#232;s une longue s&#233;paration - la m&#234;me personne qu'elle avait vue apr&#232;s un long intervalle aux fun&#233;railles d'un autre neveu. Ce souhait, qui est le contenu r&#233;el du r&#234;ve, ne donne aucune cause de douleur, et pour cette raison aucune douleur n'est ressentie dans le r&#234;ve. On voit ici que le sentiment contenu dans le r&#234;ve n'appartient pas au manifeste,mais au contenu latent du r&#234;ve, et que le contenu affectif est rest&#233; libre de la distorsion qui s'est abattue sur le contenu conceptuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en est autrement de ces r&#234;ves dans lesquels la mort d'un proche bien-aim&#233; est imagin&#233;e, et dans lesquels un affect douloureux se fait sentir. Celles-ci signifient, comme leur contenu nous le dit, le souhait que la personne en question meure; et comme je peux m'attendre ici &#224; ce que les sentiments de tous mes lecteurs et de tous ceux qui ont fait de tels r&#234;ves les conduisent &#224; rejeter mon explication, je dois m'efforcer de fonder ma preuve sur la base la plus large possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons d&#233;j&#224; cit&#233; un r&#234;ve &#224; partir duquel nous avons pu voir que les souhaits repr&#233;sent&#233;s comme exauc&#233;s dans les r&#234;ves ne sont pas toujours des souhaits actuels. Ils peuvent aussi &#234;tre des d&#233;sirs r&#233;volus, rejet&#233;s, enterr&#233;s et refoul&#233;s, auxquels il faut n&#233;anmoins attribuer une sorte d'existence continue, simplement &#224; cause de leur r&#233;apparition dans un r&#234;ve. Ils ne sont pas morts, comme des personnes d&#233;c&#233;d&#233;es, au sens o&#249; nous connaissons la mort, mais sont plut&#244;t comme les ombres de l'Odyss&#233;e qui s'&#233;veillent &#224; un certain degr&#233; de vie d&#232;s qu'ils ont bu du sang. Le r&#234;ve de l'enfant mort dans la bo&#238;te (chapitre IV) contenait un souhait qui &#233;tait pr&#233;sent quinze ans plus t&#244;t, et qui avait alors &#233;t&#233; franchement admis comme r&#233;el. De plus - et ceci, peut-&#234;tre,n'est pas sans importance du point de vue de la th&#233;orie des r&#234;ves - un souvenir de la premi&#232;re enfance du r&#234;veur &#233;tait &#233;galement &#224; l'origine de ce souhait. Quand la r&#234;veuse &#233;tait un petit enfant - mais exactement quand on ne peut pas &#234;tre d&#233;termin&#233; avec certitude - elle a entendu que sa m&#232;re, pendant la grossesse dont elle &#233;tait le r&#233;sultat, &#233;tait tomb&#233;e dans une profonde d&#233;pression &#233;motionnelle et avait passionn&#233;ment souhait&#233; la mort de l'enfant. dans son ventre. Ayant elle-m&#234;me grandi et devenue enceinte, elle ne faisait que suivre l'exemple de sa m&#232;re.Ayant elle-m&#234;me grandi et devenue enceinte, elle ne faisait que suivre l'exemple de sa m&#232;re.Ayant elle-m&#234;me grandi et devenue enceinte, elle ne faisait que suivre l'exemple de sa m&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si quelqu'un r&#234;ve que son p&#232;re ou sa m&#232;re, son fr&#232;re ou sa s&#339;ur, est mort, et que son r&#234;ve exprime du chagrin, je ne devrais jamais en faire la preuve qu'il souhaite que l'un d'eux soit mort maintenant. La th&#233;orie des r&#234;ves ne va pas jusqu'&#224; l'exiger; il se contente de conclure que le r&#234;veur les a souhait&#233;s morts &#224; un moment ou &#224; un autre de son enfance. Je crains cependant que cette limitation n'aille pas loin pour apaiser mes critiques; probablement ils nieront tout aussi &#233;nergiquement la possibilit&#233; qu'ils aient jamais eu de telles pens&#233;es, qu'ils protestent qu'ils ne les h&#233;bergent pas maintenant. Je dois donc reconstruire une partie de la psychologie infantile submerg&#233;e sur la base des preuves du pr&#233;sent. [40]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Consid&#233;rons d'abord la relation des enfants avec leurs fr&#232;res et s&#339;urs. Je ne sais pas pourquoi nous pr&#233;supposons qu'elle doit &#234;tre aimante, car les exemples d'inimiti&#233; parmi les fr&#232;res et s&#339;urs adultes sont fr&#233;quents dans l'exp&#233;rience de chacun, et puisque nous sommes si souvent en mesure de v&#233;rifier le fait que cet &#233;loignement est n&#233; pendant l'enfance, ou a a toujours exist&#233;. De plus, de nombreux adultes qui se consacrent aujourd'hui &#224; leurs fr&#232;res et s&#339;urs et les soutiennent dans l'adversit&#233;, ont v&#233;cu avec eux dans une hostilit&#233; presque continue pendant leur enfance. L'a&#238;n&#233; a maltrait&#233; le plus jeune, l'a calomni&#233; et lui a vol&#233; ses jouets; le plus jeune &#233;tait consum&#233; d'une fureur impuissante contre l'a&#238;n&#233;, l'enviait et le craignait, ou sa premi&#232;re impulsion vers la libert&#233; et sa premi&#232;re r&#233;volte contre l'injustice &#233;taient dirig&#233;es contre son oppresseur.Les parents disent que les enfants ne sont pas d'accord et ne peuvent pas en trouver la raison. Il n'est pas difficile de voir que le caract&#232;re m&#234;me d'un enfant bien &#233;lev&#233; n'est pas celui que l'on devrait souhaiter retrouver chez un adulte. Un enfant est absolument &#233;go&#239;ste; il ressent ses besoins avec acuit&#233; et s'efforce sans rel&#226;che de les satisfaire, surtout contre ses concurrents, d'autres enfants, et d'abord contre ses fr&#232;res et s&#339;urs. Et pourtant, nous n'appelons pas pour cela un enfant m&#233;chant - nous l'appelons m&#233;chant; il n'est pas responsable de ses m&#233;faits, ni de notre propre jugement ni aux yeux de la loi. Et c'est comme &#231;a qu'il devrait &#234;tre; car on peut s'attendre &#224; ce que dans la p&#233;riode m&#234;me de la vie que nous consid&#233;rons comme enfance, les pulsions altruistes et la morale se r&#233;veillent chez le petit &#233;go&#239;ste, et que, selon les mots de Meynert,un ego secondaire se superposera et inhibera l'ego primaire. La morale, bien s&#251;r, ne se d&#233;veloppe pas simultan&#233;ment dans tous ses d&#233;partements, et en outre, la dur&#233;e de la p&#233;riode amorale de l'enfance diff&#232;re selon les individus. L&#224; o&#249; cette morale &#233;choue &#224; se d&#233;velopper, on a tendance &#224; parler de d&#233;g&#233;n&#233;rescence; mais ici, il s'agit &#233;videmment d'un cas de d&#233;veloppement arr&#234;t&#233;. Lorsque le personnage principal est d&#233;j&#224; recouvert par le d&#233;veloppement ult&#233;rieur, il peut &#234;tre au moins partiellement d&#233;couvert &#224; nouveau par une attaque d'hyst&#233;rie. La correspondance entre le soi-disant personnage hyst&#233;rique et celui d'un vilain enfant est franchement frappante. La n&#233;vrose obsessionnelle, quant &#224; elle, correspond &#224; une super-moralit&#233;, qui se d&#233;veloppe comme un fort renforcement contre le personnage primaire qui menace de rena&#238;tre.ne se d&#233;veloppe pas simultan&#233;ment dans tous ses d&#233;partements, et de plus, la dur&#233;e de la p&#233;riode amorale de l'enfance diff&#232;re selon les individus. L&#224; o&#249; cette morale &#233;choue &#224; se d&#233;velopper, on a tendance &#224; parler de d&#233;g&#233;n&#233;rescence; mais ici, il s'agit &#233;videmment d'un cas de d&#233;veloppement arr&#234;t&#233;. Lorsque le personnage principal est d&#233;j&#224; recouvert par le d&#233;veloppement ult&#233;rieur, il peut &#234;tre au moins partiellement d&#233;couvert &#224; nouveau par une attaque d'hyst&#233;rie. La correspondance entre le soi-disant personnage hyst&#233;rique et celui d'un vilain enfant est franchement frappante. La n&#233;vrose obsessionnelle, quant &#224; elle, correspond &#224; une super-moralit&#233;, qui se d&#233;veloppe comme un fort renforcement contre le personnage primaire qui menace de rena&#238;tre.ne se d&#233;veloppe pas simultan&#233;ment dans tous ses d&#233;partements, et de plus, la dur&#233;e de la p&#233;riode amorale de l'enfance diff&#232;re selon les individus. L&#224; o&#249; cette morale &#233;choue &#224; se d&#233;velopper, on a tendance &#224; parler de d&#233;g&#233;n&#233;rescence; mais ici, il s'agit &#233;videmment d'un cas de d&#233;veloppement arr&#234;t&#233;. Lorsque le personnage principal est d&#233;j&#224; recouvert par le d&#233;veloppement ult&#233;rieur, il peut &#234;tre au moins partiellement d&#233;couvert &#224; nouveau par une attaque d'hyst&#233;rie. La correspondance entre le soi-disant personnage hyst&#233;rique et celui d'un vilain enfant est franchement frappante. La n&#233;vrose obsessionnelle, quant &#224; elle, correspond &#224; une super-moralit&#233;, qui se d&#233;veloppe comme un fort renforcement contre le personnage primaire qui menace de rena&#238;tre.L&#224; o&#249; cette morale &#233;choue &#224; se d&#233;velopper, on a tendance &#224; parler de d&#233;g&#233;n&#233;rescence; mais ici, il s'agit &#233;videmment d'un cas de d&#233;veloppement arr&#234;t&#233;. Lorsque le personnage principal est d&#233;j&#224; recouvert par le d&#233;veloppement ult&#233;rieur, il peut &#234;tre au moins partiellement d&#233;couvert &#224; nouveau par une attaque d'hyst&#233;rie. La correspondance entre le soi-disant personnage hyst&#233;rique et celui d'un vilain enfant est franchement frappante. La n&#233;vrose obsessionnelle, quant &#224; elle, correspond &#224; une super-moralit&#233;, qui se d&#233;veloppe comme un fort renforcement contre le personnage primaire qui menace de rena&#238;tre.L&#224; o&#249; cette morale &#233;choue &#224; se d&#233;velopper, on a tendance &#224; parler de d&#233;g&#233;n&#233;rescence; mais ici, il s'agit &#233;videmment d'un cas de d&#233;veloppement arr&#234;t&#233;. Lorsque le personnage principal est d&#233;j&#224; recouvert par le d&#233;veloppement ult&#233;rieur, il peut &#234;tre au moins partiellement d&#233;couvert &#224; nouveau par une attaque d'hyst&#233;rie. La correspondance entre le soi-disant personnage hyst&#233;rique et celui d'un vilain enfant est franchement frappante. La n&#233;vrose obsessionnelle, quant &#224; elle, correspond &#224; une super-moralit&#233;, qui se d&#233;veloppe comme un fort renforcement contre le personnage primaire qui menace de rena&#238;tre.La correspondance entre le soi-disant personnage hyst&#233;rique et celui d'un vilain enfant est franchement frappante. La n&#233;vrose obsessionnelle, quant &#224; elle, correspond &#224; une super-moralit&#233;, qui se d&#233;veloppe comme un fort renforcement contre le personnage primaire qui menace de rena&#238;tre.La correspondance entre le soi-disant personnage hyst&#233;rique et celui d'un vilain enfant est franchement frappante. La n&#233;vrose obsessionnelle, quant &#224; elle, correspond &#224; une super-moralit&#233;, qui se d&#233;veloppe comme un fort renforcement contre le personnage primaire qui menace de rena&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup de personnes, donc, qui aiment maintenant leurs fr&#232;res et s&#339;urs, et qui se sentiraient endeuill&#233;es par leur mort, h&#233;bergent dans leurs d&#233;sirs inconscients hostiles, des survivants d'une p&#233;riode ant&#233;rieure, des d&#233;sirs capables de se r&#233;aliser dans le r&#234;ve. Il est cependant tout particuli&#232;rement int&#233;ressant d'observer le comportement des petits enfants jusqu'&#224; leur troisi&#232;me et quatri&#232;me ann&#233;e envers leurs jeunes fr&#232;res ou s&#339;urs. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, l'enfant a &#233;t&#233; le seul; maintenant, il est inform&#233; que la cigogne a amen&#233; un nouveau b&#233;b&#233;. L'enfant inspecte le nouvel arrivant, et exprime son opinion avec d&#233;cision: &#034;La cigogne ferait mieux de le reprendre!&#034; [41]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je d&#233;clare s&#233;rieusement que mon opinion est qu'un enfant est capable d'estimer les inconv&#233;nients auxquels il doit s'attendre du fait d'un nouveau venu. Une de mes relations, qui s'entend maintenant tr&#232;s bien avec une s&#339;ur, qui a quatre ans sa cadette, a r&#233;pondu &#224; la nouvelle de l'arriv&#233;e de cette s&#339;ur par la r&#233;serve: &#034;Mais je ne lui donnerai pas ma casquette rouge, de toute fa&#231;on.&#034; Si l'enfant ne se rend compte qu'&#224; un stade ult&#233;rieur que son bonheur peut &#234;tre compromis par un fr&#232;re ou une s&#339;ur plus jeune, son inimiti&#233; sera suscit&#233;e &#224; cette p&#233;riode. Je connais un cas o&#249; une fille, &#226;g&#233;e de moins de trois ans, a tent&#233; d'&#233;trangler un enfant dans son berceau, parce qu'elle soup&#231;onnait que sa pr&#233;sence continue ne lui pr&#233;sageait rien de bon. Les enfants &#224; cette &#233;poque de la vie sont capables d'une jalousie parfaitement &#233;vidente et extr&#234;mement intense. De nouveau,peut-&#234;tre le petit fr&#232;re ou la petite s&#339;ur dispara&#238;t-il vraiment bient&#244;t, et l'enfant s'attire &#224; nouveau toute l'affection de la maison; puis un nouvel enfant est envoy&#233; par la cigogne; n'est-il pas naturel que le favori con&#231;oive le souhait que le nouveau rival puisse rencontrer le m&#234;me sort que le pr&#233;c&#233;dent, afin qu'il soit aussi heureux qu'il l'&#233;tait avant la naissance du premier enfant, et pendant l'intervalle apr&#232;s son [42] Bien entendu, cette attitude de l'enfant envers le fr&#232;re ou la s&#339;ur cadette est, dans des circonstances normales, une simple fonction de la diff&#233;rence d'&#226;ge. Apr&#232;s un certain intervalle, les instincts maternels de la fille a&#238;n&#233;e seront &#233;veill&#233;s vers le nouveau-n&#233; impuissant.n'est-il pas naturel que le favori con&#231;oive le souhait que le nouveau rival puisse rencontrer le m&#234;me sort que le pr&#233;c&#233;dent, afin qu'il soit aussi heureux qu'il l'&#233;tait avant la naissance du premier enfant, et pendant l'intervalle apr&#232;s son [42] Bien entendu, cette attitude de l'enfant envers le fr&#232;re ou la s&#339;ur cadette est, dans des circonstances normales, une simple fonction de la diff&#233;rence d'&#226;ge. Apr&#232;s un certain intervalle, les instincts maternels de la fille a&#238;n&#233;e seront &#233;veill&#233;s vers le nouveau-n&#233; impuissant.n'est-il pas naturel que le favori con&#231;oive le souhait que le nouveau rival puisse rencontrer le m&#234;me sort que le pr&#233;c&#233;dent, afin qu'il soit aussi heureux qu'il l'&#233;tait avant la naissance du premier enfant, et pendant l'intervalle apr&#232;s son [42] Bien entendu, cette attitude de l'enfant envers le fr&#232;re ou la s&#339;ur cadette est, dans des circonstances normales, une simple fonction de la diff&#233;rence d'&#226;ge. Apr&#232;s un certain intervalle, les instincts maternels de la fille a&#238;n&#233;e seront &#233;veill&#233;s vers le nouveau-n&#233; impuissant.une simple fonction de la diff&#233;rence d'&#226;ge. Apr&#232;s un certain intervalle, les instincts maternels de la fille a&#238;n&#233;e seront &#233;veill&#233;s vers le nouveau-n&#233; impuissant.une simple fonction de la diff&#233;rence d'&#226;ge. Apr&#232;s un certain intervalle, les instincts maternels de la fille a&#238;n&#233;e seront &#233;veill&#233;s vers le nouveau-n&#233; impuissant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sentiments d'hostilit&#233; envers les fr&#232;res et s&#339;urs doivent se manifester beaucoup plus fr&#233;quemment chez les enfants que ce n'est observ&#233; par leurs a&#238;n&#233;s obtus. [43]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas de mes propres enfants, qui se sont succ&#233;d&#233;s rapidement, j'ai rat&#233; l'occasion de faire de telles observations, je la r&#233;cup&#232;re maintenant, gr&#226;ce &#224; mon petit neveu, dont la domination incontest&#233;e a &#233;t&#233; perturb&#233;e au bout de quinze mois par l'arriv&#233;e d'une rivale f&#233;minine. . J'entends, il est vrai, que le jeune homme se comporte d'une mani&#232;re tr&#232;s chevaleresque envers sa petite s&#339;ur, qu'il lui baise la main et la caresse; mais malgr&#233; cela, je me suis convaincu qu'avant m&#234;me la fin de sa deuxi&#232;me ann&#233;e, il utilise sa nouvelle ma&#238;trise du langage pour critiquer cette personne qui, apr&#232;s tout, lui semble superflue. Chaque fois que la conversation tourne contre elle, il intervient et crie avec col&#232;re: &#034;Trop (l) ittle, trop (l) ittle!&#034; Au cours des derniers mois, depuis que l'enfant a d&#233;pass&#233; ce d&#233;nigrement, en raison de son magnifique d&#233;veloppement,il a trouv&#233; une autre raison &#224; son insistance sur le fait qu'elle ne m&#233;rite pas autant d'attention. Il nous rappelle, sous tous les pr&#233;textes convenables: &#171;Elle n'a pas de dents&#187; [44]. Nous nous souvenons tous du cas de la fille a&#238;n&#233;e d'une autre s&#339;ur &#224; moi. L'enfant, alors &#226;g&#233; de six ans, passa une demi-heure compl&#232;te &#224; passer d'une tante &#224; une autre avec la question: &#171;Lucie ne comprend pas encore &#231;a, n'est-ce pas? Lucie &#233;tait sa rivale - deux ans et demi plus jeune.Lucie ne peut pas encore comprendre &#231;a, n'est-ce pas? &#187;Lucie &#233;tait sa rivale - deux ans et demi plus jeune.Lucie ne peut pas encore comprendre &#231;a, n'est-ce pas? &#187;Lucie &#233;tait sa rivale - deux ans et demi plus jeune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai jamais manqu&#233; de rencontrer ce r&#234;ve de la mort de fr&#232;res ou s&#339;urs, d&#233;notant une hostilit&#233; intense, par exemple, je l'ai rencontr&#233; chez toutes mes patientes. Je n'ai rencontr&#233; qu'une seule exception, qui pourrait facilement &#234;tre interpr&#233;t&#233;e comme une confirmation de la r&#232;gle. Une fois, au cours d'une s&#233;ance, alors que j'expliquais cet &#233;tat de fait &#224; une patiente, car cela semblait avoir un rapport avec les sympt&#244;mes consid&#233;r&#233;s ce jour-l&#224;, elle r&#233;pondit, &#224; mon &#233;tonnement, qu'elle n'avait jamais eu une telle situation. r&#234;ves. Mais un autre r&#234;ve lui vint &#224; l'esprit, qui n'avait vraisemblablement rien &#224; voir avec le cas - un r&#234;ve qu'elle avait r&#234;v&#233; pour la premi&#232;re fois &#224; l'&#226;ge de quatre ans, alors qu'elle &#233;tait la plus jeune enfant, et depuis lors, &#224; plusieurs reprises. &#171;Un certain nombre d'enfants, tous ses fr&#232;res et s&#339;urs avec ses cousins &#8203;&#8203;gar&#231;on et fille, se d&#233;battaient dans un pr&#233;.Tout &#224; coup, ils ont tous pouss&#233; des ailes, ont vol&#233; vers le haut et sont partis. &#034;Elle n'avait aucune id&#233;e de la signification de ce r&#234;ve; mais nous ne pouvons gu&#232;re manquer de le reconna&#238;tre comme un r&#234;ve de la mort de tous les fr&#232;res et s&#339;urs, dans sa forme originale , et peu influenc&#233; par la censure. J'oserai en ajouter l'analyse suivante: &#224; la mort d'un enfant sur ce grand nombre - dans ce cas, les enfants de deux fr&#232;res ont &#233;t&#233; &#233;lev&#233;s ensemble comme fr&#232;res et s&#339;urs - Notre r&#234;veur, &#224; ce moment-l&#224; n'ayant pas encore quatre ans, n'aurait-il pas demand&#233; &#224; une personne sage et adulte: &#171;Que deviennent les enfants quand ils sont morts?&#187; La r&#233;ponse aurait probablement &#233;t&#233;: &#171;Ils poussent des ailes et deviennent des anges . &#034;Apr&#232;s cette explication. Tous les fr&#232;res et s&#339;urs et cousins &#8203;&#8203;du r&#234;ve ont maintenant des ailes,comme les anges et - c'est le point important - ils s'envolent. Notre petit faiseur d'anges est laiss&#233; seul: pensez-y, le seul parmi une telle foule! Que les enfants se d&#233;foulent dans un pr&#233;, d'o&#249; ils s'envolent, indique presque certainement des papillons - c'est comme si l'enfant avait &#233;t&#233; influenc&#233; par la m&#234;me association d'id&#233;es qui avait conduit les anciens &#224; imaginer Psych&#233;, l'&#226;me, avec les ailes de un papillon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains lecteurs objecteront peut-&#234;tre maintenant que les impulsions hostiles des enfants envers leurs fr&#232;res et s&#339;urs peuvent peut-&#234;tre &#234;tre admises, mais comment le personnage enfantin parvient-il &#224; des hauteurs de m&#233;chancet&#233; telles qu'il d&#233;sire la mort d'un rival ou d'un camarade de jeu les m&#233;faits ne pouvaient &#234;tre expi&#233;s que par la mort? Ceux qui parlent de cette fa&#231;on oublient que l'id&#233;e de la mort de l'enfant n'a pas grand-chose d'autre que le mot en commun avec le n&#244;tre. L'enfant ne sait rien des horreurs de la d&#233;composition, des frissons dans la tombe froide, de la terreur du rien infini, la pens&#233;e dont l'adulte, comme en t&#233;moignent tous les mythes de l'au-del&#224;, trouve si intol&#233;rable. La peur de la mort est &#233;trang&#232;re &#224; l'enfant; et ainsi il joue avec le mot horrible, et menace un autre enfant: &#034;Si vous recommencez, vous mourrez, tout comme Fran&#231;ois est mort&#034;;sur quoi la pauvre m&#232;re fr&#233;mit, incapable peut-&#234;tre d'oublier que la plus grande proportion de mortels ne survit pas au-del&#224; des ann&#233;es d'enfance. M&#234;me &#224; l'&#226;ge de huit ans, une enfant revenant d'une visite dans un mus&#233;e d'histoire naturelle peut dire &#224; sa m&#232;re: &#034;Maman, je t'aime tellement; si jamais tu meurs, je vais te faire bourrer et t'installer ici dans la salle, pour que je puisse toujours, toujours te voir! &#034; La conception enfantine de la mort est si diff&#233;rente de la n&#244;tre. [45]toujours &#224; vous voir! &#187;La conception enfantine de la mort est si diff&#233;rente de la n&#244;tre. [45]toujours &#224; vous voir! &#187;La conception enfantine de la mort est si diff&#233;rente de la n&#244;tre. [45]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#202;tre mort signifie, pour l'enfant, qui a &#233;t&#233; &#233;pargn&#233; par la vue de la souffrance qui pr&#233;c&#232;de la mort, tout comme &#234;tre parti et cesser d'ennuyer les survivants. L'enfant ne distingue pas les moyens par lesquels cette absence est provoqu&#233;e, que ce soit par la distance, l'&#233;loignement ou la mort. [46] Si, pendant les ann&#233;es pr&#233;historiques de l'enfant, une infirmi&#232;re a &#233;t&#233; licenci&#233;e, et si sa m&#232;re meurt un peu plus tard, les deux exp&#233;riences, comme nous le d&#233;couvrons par l'analyse, forment des maillons d'une cha&#238;ne dans sa m&#233;moire. Le fait que l'enfant ne manque pas tr&#232;s intens&#233;ment de ceux qui sont absents a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;, &#224; son grand regret, par de nombreuses m&#232;res, quand elle est rentr&#233;e chez elle apr&#232;s une absence de plusieurs semaines, et on lui a dit, apr&#232;s enqu&#234;te: &#034;Les enfants n'ont pas demand&#233; leur m&#232;re une seule fois. &#187; Mais si elle part vraiment pour &#034;ce pays inconnu dont aucun voyageur ne revient, &#171;les enfants semblent d'abord l'avoir oubli&#233;e, et ce n'est qu'ensuite qu'ils commencent &#224; se souvenir de leur m&#232;re d&#233;c&#233;d&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si, par cons&#233;quent, l'enfant a ses motifs de d&#233;sirer l'absence d'un autre enfant, il lui manque toutes les contraintes qui l'emp&#234;cheraient de rev&#234;tir ce souhait sous la forme d'un d&#233;sir de mort; et la r&#233;action psychique aux r&#234;ves d'un d&#233;sir de mort prouve que, malgr&#233; toutes les diff&#233;rences de contenu, le souhait dans le cas de l'enfant est apr&#232;s tout identique au souhait correspondant chez un adulte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si donc le souhait de mort d'un enfant vis-&#224;-vis de ses fr&#232;res et s&#339;urs s'explique par son &#233;go&#239;sme enfantin, qui lui fait consid&#233;rer ses fr&#232;res et s&#339;urs comme des rivaux, comment rendre compte du m&#234;me souhait vis-&#224;-vis de ses parents? , qui lui accordent leur amour et satisfont ses besoins, et dont il doit d&#233;sirer la pr&#233;servation pour ces raisons tr&#232;s &#233;go&#239;stes?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers une solution de cette difficult&#233;, nous pouvons &#234;tre guid&#233;s par notre connaissance que la tr&#232;s grande majorit&#233; des r&#234;ves de mort d'un parent se r&#233;f&#232;rent au parent du m&#234;me sexe que le r&#234;veur, de sorte qu'un homme r&#234;ve g&#233;n&#233;ralement de la mort de son p&#232;re. , et une femme de la mort de sa m&#232;re. Je ne pr&#233;tends pas que cela se produit constamment; mais le fait que cela se produise dans la grande majorit&#233; des cas est si &#233;vident que cela n&#233;cessite une explication par un facteur d'importance g&#233;n&#233;rale. [47] En gros, c'est comme si une pr&#233;f&#233;rence sexuelle se faisait sentir &#224; un &#226;ge pr&#233;coce, comme si le gar&#231;on consid&#233;rait son p&#232;re, et la fille sa m&#232;re, comme une rivale amoureuse dont il ne pouvait que profiter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de rejeter cette id&#233;e comme monstrueuse, que le lecteur se penche &#224; nouveau sur les relations r&#233;elles entre parents et enfants. Il faut distinguer entre la norme de conduite traditionnelle, la pi&#233;t&#233; filiale attendue dans cette relation, et ce que l'observation quotidienne nous montre &#234;tre le fait. Plus d'une occasion d'inimiti&#233; se cache dans les relations des parents et des enfants; les conditions sont pr&#233;sentes dans la plus grande abondance dans lesquelles des souhaits qui ne peuvent passer la censure sont tenus de na&#238;tre. Consid&#233;rons d'abord la relation entre le p&#232;re et le fils. &#192; mon avis, le caract&#232;re sacr&#233; avec lequel nous avons approuv&#233; les injonctions du D&#233;calogue &#233;mousse notre perception de la r&#233;alit&#233;. Peut-&#234;tre osons-nous &#224; peine nous permettre de percevoir que la plus grande partie de l'humanit&#233; n&#233;glige d'ob&#233;ir au cinqui&#232;me commandement.Dans les couches inf&#233;rieures comme dans les couches les plus &#233;lev&#233;es de la soci&#233;t&#233; humaine, la pi&#233;t&#233; filiale envers les parents a coutume de reculer devant les autres int&#233;r&#234;ts. Les l&#233;gendes obscures qui nous ont &#233;t&#233; transmises depuis les &#226;ges primitifs de la soci&#233;t&#233; humaine dans la mythologie et le folklore donnent une d&#233;plorable id&#233;e du pouvoir despotique du p&#232;re et de la cruaut&#233; avec laquelle il s'exer&#231;ait. Kronos d&#233;vore ses enfants, comme le sanglier d&#233;vore la liti&#232;re de la truie; Zeus &#233;masule son p&#232;re [48] et prend sa place de dirigeant. Plus le p&#232;re r&#233;gnait tyranniquement dans l'ancienne famille, plus le fils, en tant que son successeur d&#233;sign&#233;, devait certainement avoir assum&#233; la position d'ennemi, et plus grande devait &#234;tre son impatience d'atteindre la supr&#233;matie par la mort de son p&#232;re.M&#234;me dans nos propres familles bourgeoises, le p&#232;re favorise commun&#233;ment la croissance du germe de haine qui est naturellement inh&#233;rent &#224; la relation paternelle, en refusant de permettre au fils d'&#234;tre un agent libre ou en lui refusant les moyens de le devenir. Un m&#233;decin a souvent l'occasion de remarquer que le chagrin d'un fils &#224; la perte de son p&#232;re ne peut &#233;tancher sa satisfaction d'avoir enfin obtenu sa libert&#233;. Les p&#232;res, en r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, s'accrochent d&#233;sesp&#233;r&#233;ment &#224; autant de potestas patris familias tristement d&#233;su&#232;tes [49] que survivent encore dans notre soci&#233;t&#233; moderne, et le po&#232;te qui, comme Ibsen, met le conflit imm&#233;morial entre p&#232;re et fils au premier plan de son le drame est s&#251;r de son effet. Les causes de conflit entre m&#232;re et fille surviennent lorsque la fille grandit et se retrouve surveill&#233;e par sa m&#232;re alors qu'elle aspire &#224; une vraie libert&#233; sexuelle,tandis que la beaut&#233; naissante de sa fille rappelle &#224; la m&#232;re que le moment est venu pour elle de renoncer aux pr&#233;tentions sexuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces circonstances sont &#233;videntes pour tout le monde, mais elles ne nous aident pas &#224; expliquer les r&#234;ves de la mort de leurs parents chez des personnes pour qui la pi&#233;t&#233; filiale est devenue depuis longtemps incontestable. Cependant, nous sommes pr&#233;par&#233;s par la discussion qui pr&#233;c&#232;de &#224; rechercher l'origine d'un d&#233;sir de mort dans les premi&#232;res ann&#233;es de l'enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas des psychon&#233;vrotiques, l'analyse confirme cette conjecture hors de tout doute. Pour l'analyse nous dit que les d&#233;sirs sexuels de l'enfant - dans la mesure o&#249; ils m&#233;ritent cette d&#233;signation dans leur &#233;tat naissant - se r&#233;veillent &#224; un tr&#232;s jeune &#226;ge, et que la premi&#232;re affection de la fillette est prodigu&#233;e au p&#232;re, tandis que le les premiers d&#233;sirs infantiles du gar&#231;on sont dirig&#233;s sur la m&#232;re. Pour le gar&#231;on, le p&#232;re, et pour la fille, la m&#232;re, devient un rival d&#233;sagr&#233;able, et nous avons d&#233;j&#224; montr&#233;, dans le cas des fr&#232;res et s&#339;urs, avec quelle facilit&#233; chez les enfants ce sentiment conduit au d&#233;sir de mort. En r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, la s&#233;lection sexuelle fait bient&#244;t son apparition chez les parents; c'est une tendance naturelle pour le p&#232;re de g&#226;ter ses petites filles, et pour la m&#232;re de prendre le r&#244;le des fils, tandis que les deux,tant que le glamour du sexe ne pr&#233;juge pas de leur jugement, sont stricts dans la formation des enfants. L'enfant est parfaitement conscient de cette partialit&#233; et offre une r&#233;sistance au parent qui s'y oppose. Trouver l'amour chez un adulte n'est pas pour l'enfant simplement la satisfaction d'un besoin sp&#233;cial; cela signifie aussi que la volont&#233; de l'enfant est satisfaite &#224; tous autres &#233;gards. Ainsi l'enfant ob&#233;it &#224; son propre instinct sexuel, et en m&#234;me temps renforce le stimulus issu des parents, lorsque son choix entre les parents correspond au leur.cela signifie aussi que la volont&#233; de l'enfant est satisfaite &#224; tous autres &#233;gards. Ainsi l'enfant ob&#233;it &#224; son propre instinct sexuel, et en m&#234;me temps renforce le stimulus issu des parents, lorsque son choix entre les parents correspond au leur.cela signifie aussi que la volont&#233; de l'enfant est satisfaite &#224; tous autres &#233;gards. Ainsi l'enfant ob&#233;it &#224; son propre instinct sexuel, et en m&#234;me temps renforce le stimulus issu des parents, lorsque son choix entre les parents correspond au leur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les signes de ces tendances infantiles sont pour la plupart n&#233;glig&#233;s; et pourtant certains d'entre eux peuvent &#234;tre observ&#233;s m&#234;me apr&#232;s les premi&#232;res ann&#233;es de l'enfance. Une fillette de huit ans de ma connaissance, chaque fois que sa m&#232;re est appel&#233;e hors de table, profite de son absence pour se proclamer son successeur. &#034;Maintenant, je serai maman; Karl, veux-tu encore des l&#233;gumes? En avoir encore, fais-le,&#034; etc. Une petite fille particuli&#232;rement intelligente et vivante, pas encore quatre ans, chez qui ce trait de la psychologie infantile est inhabituellement transparent &#187;, dit franchement:&#171; Maintenant maman peut partir; alors papa doit m'&#233;pouser, et je serai sa femme. Ce souhait n'exclut pas non plus la possibilit&#233; que l'enfant aime le plus tendrement sa m&#232;re. Si le petit gar&#231;on est autoris&#233; &#224; dormir &#224; c&#244;t&#233; de sa m&#232;re chaque fois que son p&#232;re part en voyage,et si, apr&#232;s le retour de son p&#232;re, il doit retourner &#224; la cr&#232;che, chez une personne qu'il aime beaucoup moins, le v&#339;u peut facilement surgir que son p&#232;re soit toujours absent, afin qu'il puisse garder sa place aupr&#232;s de sa ch&#232;re et belle maman ; et la mort du p&#232;re est &#233;videmment un moyen de r&#233;aliser ce souhait; car l'exp&#233;rience de l'enfant lui a appris que les morts, comme grand-papa, par exemple, sont toujours absents; ils ne reviennent jamais.ils ne reviennent jamais.ils ne reviennent jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si de telles observations de jeunes enfants s'adaptent facilement &#224; l'interpr&#233;tation sugg&#233;r&#233;e, elles ne portent pas, il est vrai, la conviction compl&#232;te qui est impos&#233;e &#224; un m&#233;decin par la psychanalyse des n&#233;vros&#233;s adultes. Les r&#234;ves des patients n&#233;vros&#233;s sont communiqu&#233;s avec des pr&#233;liminaires d'une nature telle que leur interpr&#233;tation en tant que r&#234;ves-souhaits devient in&#233;vitable. Un jour, je trouve une dame d&#233;prim&#233;e et en pleurs. Elle dit: &#034;Je ne veux plus voir mes proches; ils doivent frissonner contre moi.&#034; L&#224;-dessus, presque sans transition, elle me dit qu'elle s'est souvenue d'un r&#234;ve, dont la signification, bien s&#251;r, elle ne comprend pas. Elle l'a r&#234;v&#233; quand elle avait quatre ans, et c'&#233;tait ceci: un renard ou un lynx se prom&#232;ne sur le toit; puis quelque chose tombe, ou elle tombe, et apr&#232;s cela,sa m&#232;re est sortie des morts de la maison; o&#249; le r&#234;veur pleure am&#232;rement. Je ne l'ai pas plus t&#244;t inform&#233;e que ce r&#234;ve doit signifier un d&#233;sir enfantin de voir sa m&#232;re morte, et que c'est &#224; cause de ce r&#234;ve qu'elle pense que ses proches doivent frissonner contre elle, qu'elle fournit de la mati&#232;re pour expliquer le r&#234;ve. &#034;Lynx-eye&#034; est une &#233;pith&#232;te opprobre qu'un gar&#231;on de la rue lui a une fois donn&#233;e quand elle &#233;tait une tr&#232;s petite enfant; et quand elle avait trois ans, une brique ou un carreau tombait sur la t&#234;te de sa m&#232;re, de sorte qu'elle saignait abondamment.&#034;Lynx-eye&#034; est une &#233;pith&#232;te opprobre qu'un gar&#231;on de la rue lui a une fois donn&#233;e quand elle &#233;tait une tr&#232;s petite enfant; et quand elle avait trois ans, une brique ou un carreau tombait sur la t&#234;te de sa m&#232;re, de sorte qu'elle saignait abondamment.&#034;Lynx-eye&#034; est une &#233;pith&#232;te opprobre qu'un gar&#231;on de la rue lui a une fois donn&#233;e quand elle &#233;tait une tr&#232;s petite enfant; et quand elle avait trois ans, une brique ou un carreau tombait sur la t&#234;te de sa m&#232;re, de sorte qu'elle saignait abondamment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai eu une fois l'occasion de faire une &#233;tude approfondie sur une jeune fille qui traversait divers &#233;tats psychiques. Dans l'&#233;tat de confusion fr&#233;n&#233;tique avec lequel sa maladie a commenc&#233;, la patiente manifesta une aversion toute particuli&#232;re pour sa m&#232;re; elle la frappait et la maltraitait chaque fois qu'elle s'approchait du lit, alors qu'&#224; la m&#234;me p&#233;riode elle &#233;tait affectueuse et soumise &#224; une s&#339;ur beaucoup plus &#226;g&#233;e. Puis il y eut un &#233;tat lucide mais plut&#244;t apathique, avec un sommeil tr&#232;s perturb&#233;. C'est dans cette phase que j'ai commenc&#233; &#224; la soigner et &#224; analyser ses r&#234;ves. Un nombre &#233;norme d'entre eux traitait, de fa&#231;on plus ou moins voil&#233;e, de la mort de la m&#232;re de la jeune fille; maintenant elle assistait aux fun&#233;railles d'une vieille femme, maintenant elle se voyait elle-m&#234;me et sa s&#339;ur assises &#224; une table, v&#234;tues de deuil; la signification des r&#234;ves ne pouvait &#234;tre mise en doute.Au cours de son am&#233;lioration progressive, des phobies hyst&#233;riques ont fait leur apparition, la plus p&#233;nible &#233;tant la peur que quelque chose soit arriv&#233; &#224; sa m&#232;re. O&#249; qu'elle soit &#224; ce moment-l&#224;, elle a d&#251; se d&#233;p&#234;cher de rentrer chez elle pour se convaincre que sa m&#232;re &#233;tait toujours en vie. Maintenant ce cas, consid&#233;r&#233; en conjonction avec le reste de mon exp&#233;rience. &#233;tait tr&#232;s instructif; il montrait, dans des traductions polyglottes, pour ainsi dire, les diff&#233;rentes mani&#232;res dont l'appareil psychique r&#233;agit &#224; la m&#234;me id&#233;e passionnante. Dans l'&#233;tat de confusion, que je consid&#232;re comme un renversement de la seconde instance psychique par la premi&#232;re instance, parfois supprim&#233;e, l'inimiti&#233; inconsciente envers la m&#232;re prit le dessus et trouva une expression physique; puis, quand le patient est devenu plus calme, l'insurrection a &#233;t&#233; r&#233;prim&#233;e,et la domination de la censure r&#233;tablie, et cette inimiti&#233; n'avait acc&#232;s qu'aux royaumes des r&#234;ves, dans lesquels elle r&#233;alisait le souhait que la m&#232;re meure; et, apr&#232;s que la condition normale eut &#233;t&#233; encore renforc&#233;e, cela cr&#233;a une inqui&#233;tude excessive pour la m&#232;re en tant que contre-r&#233;action hyst&#233;rique et ph&#233;nom&#232;ne d&#233;fensif. &#192; la lumi&#232;re de ces consid&#233;rations, il n'est plus inexplicable pourquoi les filles hyst&#233;riques sont si souvent extravagantes attach&#233;es &#224; leur m&#232;re.il n'est plus inexplicable pourquoi les filles hyst&#233;riques sont si souvent extravagantes attach&#233;es &#224; leur m&#232;re.il n'est plus inexplicable pourquoi les filles hyst&#233;riques sont si souvent extravagantes attach&#233;es &#224; leur m&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; une autre occasion, j'ai eu l'occasion d'obtenir un aper&#231;u profond de la vie psychique inconsciente d'un jeune homme pour qui une n&#233;vrose obsessionnelle rendait la vie presque insupportable, de sorte qu'il ne pouvait pas aller dans la rue, car il &#233;tait tourment&#233; par la peur qu'il tuerait tous ceux qu'il rencontrait. Il a pass&#233; ses journ&#233;es &#224; trouver la preuve d'un alibi au cas o&#249; il serait accus&#233; de tout meurtre qui aurait pu &#234;tre commis dans la ville. Il va sans dire que cet homme &#233;tait aussi moral que tr&#232;s cultiv&#233;. L'analyse - qui, d'ailleurs, a conduit &#224; une gu&#233;rison - a r&#233;v&#233;l&#233;, comme base de cette obsession angoissante, des pulsions meurtri&#232;res &#224; l'&#233;gard de son p&#232;re un peu trop strict, des impulsions qui, &#224; son &#233;tonnement, s'&#233;taient exprim&#233;es consciemment &#224; l'&#226;ge de sept ans. vieux, mais qui, bien s&#251;r,avait son origine dans une p&#233;riode beaucoup plus ancienne de son enfance. Apr&#232;s la maladie douloureuse et la mort de son p&#232;re, alors que le jeune homme &#233;tait dans sa trente et uni&#232;me ann&#233;e, le reproche obsessionnel fit son apparition, qui se reporta &#224; des &#233;trangers sous la forme de cette phobie. On ne peut pas faire confiance &#224; quiconque est capable de vouloir pousser son propre p&#232;re du sommet d'une montagne dans un ab&#238;me pour &#233;pargner la vie de personnes moins proches de lui; il fait donc bien de s'enfermer dans sa chambre.il fait donc bien de s'enfermer dans sa chambre.il fait donc bien de s'enfermer dans sa chambre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s mon exp&#233;rience d&#233;j&#224; &#233;tendue, les parents jouent un r&#244;le de premier plan dans la psychologie infantile de toutes les personnes qui deviennent par la suite psychon&#233;vrotiques. Tomber amoureux d'un parent et ha&#239;r l'autre fait partie du stock permanent des impulsions psychiques qui surgissent dans la petite enfance et sont d'une telle importance que le mat&#233;riau de la n&#233;vrose ult&#233;rieure. Mais je ne crois pas que les psychon&#233;vrotiques doivent &#234;tre nettement distingu&#233;s &#224; cet &#233;gard des autres personnes qui restent normales, c'est-&#224;-dire que je ne crois pas qu'elles soient capables de cr&#233;er quelque chose d'absolument nouveau et de propre &#224; elles-m&#234;mes. Il est beaucoup plus probable - et cela est confirm&#233; par des observations accidentelles d'enfants normaux - que dans leur attitude amoureuse ou hostile envers leurs parents, les psychon&#233;vrotiques ne font que nous r&#233;v&#233;ler, par grossissement,quelque chose qui se produit de mani&#232;re moins marqu&#233;e et intense dans l'esprit de la majorit&#233; des enfants. L'antiquit&#233; nous a fourni une mati&#232;re l&#233;gendaire qui corrobore cette croyance, et la validit&#233; profonde et universelle des anciennes l&#233;gendes ne s'explique que par une validit&#233; &#233;galement universelle de l'hypoth&#232;se susmentionn&#233;e de la psychologie infantile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je fais r&#233;f&#233;rence &#224; la l&#233;gende du roi &#338;dipe et de l'&#338;dipe Rex de Sophocle. &#338;dipe, le fils de La&#239;us, roi de Th&#232;bes, et de Jocaste, est expos&#233; comme un allaitement, car un oracle avait inform&#233; le p&#232;re que son fils, encore &#224; na&#238;tre, serait son meurtrier. Il est sauv&#233; et grandit comme le fils d'un roi dans une cour &#233;trang&#232;re, jusqu'&#224; ce que, incertain de son origine, lui aussi consulte l'oracle et soit averti d'&#233;viter sa ville natale, car il est destin&#233; &#224; devenir le meurtrier de son p&#232;re et le mari de sa m&#232;re. Sur la route menant loin de sa suppos&#233;e maison, il rencontre le roi Laius et, dans une brusque querelle, le frappe mort. Il vient &#224; Th&#232;bes, o&#249; il r&#233;sout l'&#233;nigme du Sphinx, qui lui interdit le chemin de la ville, sur quoi il est &#233;lu roi par les reconnaissants Thebans, et est r&#233;compens&#233; de la main de Jocaste.Il r&#232;gne pendant de nombreuses ann&#233;es dans la paix et l'honneur, et engendre deux fils et deux filles sur sa m&#232;re inconnue, jusqu'&#224; ce qu'un fl&#233;au &#233;clate enfin, ce qui pousse les Th&#233;biens &#224; consulter &#224; nouveau l'oracle. Ici commence la trag&#233;die de Sophocle. Les messagers apportent la r&#233;ponse que la peste cessera d&#232;s que le meurtrier de Laius sera chass&#233; du pays. Mais o&#249; est-il?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O&#249; doit-on trouver,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faible, et difficile &#224; conna&#238;tre, la trace de l'ancienne culpabilit&#233;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action de la pi&#232;ce consiste simplement en la r&#233;v&#233;lation, abord&#233;e pas &#224; pas et artistiquement retard&#233;e (et comparable au travail d'une psychanalyse) qu'&#338;dipe lui-m&#234;me est le meurtrier de La&#239;us, et qu'il est le fils de l'homme assassin&#233; et Jocaste. Choqu&#233; par l'abominable crime qu'il a commis involontairement, &#338;dipe se aveugle et s'&#233;loigne de sa ville natale. La proph&#233;tie de l'oracle s'est accomplie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#338;dipe Rex est une trag&#233;die du destin; son effet tragique d&#233;pend du conflit entre la volont&#233; toute-puissante des dieux et les vains efforts d'&#234;tres humains menac&#233;s de d&#233;sastre; la r&#233;signation &#224; la volont&#233; divine et la perception de sa propre impuissance est la le&#231;on que le spectateur profond&#233;ment &#233;mu est cens&#233; tirer de la trag&#233;die. Les auteurs modernes ont donc cherch&#233; &#224; obtenir un effet tragique similaire en exprimant le m&#234;me conflit dans des histoires de leur propre invention. Mais les spectateurs ont regard&#233; impassibles les efforts inutiles des hommes innocents pour &#233;viter l'accomplissement de la mal&#233;diction ou de l'oracle; les trag&#233;dies modernes du destin ont &#233;chou&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'&#338;dipe Rex est capable d'&#233;mouvoir un lecteur ou un joueur moderne non moins puissamment qu'il n'&#233;meut les Grecs contemporains, la seule explication possible est que l'effet de la trag&#233;die grecque ne d&#233;pend pas du conflit entre le destin et la volont&#233; humaine, mais la nature particuli&#232;re du mat&#233;riau par lequel ce conflit est r&#233;v&#233;l&#233;. Il doit y avoir une voix en nous qui est pr&#234;te &#224; reconna&#238;tre le pouvoir irr&#233;sistible du destin dans l'&#338;dipe, tandis que nous sommes capables de condamner les situations qui se produisent &#224; Die Ahnfrau ou d'autres trag&#233;dies du destin comme des inventions arbitraires. Et il y a en fait un motif dans l'histoire du roi &#338;dipe qui explique le verdict de cette voix int&#233;rieure. Son destin ne nous &#233;meut que parce qu'il aurait pu &#234;tre le n&#244;tre, parce que l'oracle a pos&#233; sur nous avant notre naissance la mal&#233;diction m&#234;me qui reposait sur lui.Il se peut que nous soyons tous destin&#233;s &#224; diriger nos premi&#232;res impulsions sexuelles vers nos m&#232;res, et nos premi&#232;res impulsions de haine et de violence envers nos p&#232;res; nos r&#234;ves nous convainquent que nous l'&#233;tions. Le roi &#338;dipe, qui a tu&#233; son p&#232;re La&#239;us et &#233;pous&#233; sa m&#232;re Jocaste, n'est ni plus ni moins qu'un souhait - r&#233;alisation - r&#233;alisation du souhait de notre enfance. Mais nous, plus chanceux que lui, dans la mesure o&#249; nous ne sommes pas devenus psychon&#233;vrotiques, avons r&#233;ussi depuis notre enfance &#224; retirer nos pulsions sexuelles &#224; nos m&#232;res et &#224; oublier notre jalousie de nos p&#232;res. Nous reculons devant la personne pour qui ce souhait primitif de notre enfance s'est r&#233;alis&#233; avec toute la force du refoulement que ces souhaits ont subi dans nos esprits depuis l'enfance. Comme le po&#232;te met en lumi&#232;re la culpabilit&#233; d'&#338;dipe par son enqu&#234;te,il nous oblige &#224; prendre conscience de notre propre moi int&#233;rieur, dans lequel les m&#234;mes impulsions existent encore, m&#234;me si elles sont supprim&#233;es. L'antith&#232;se avec laquelle le ch&#339;ur part:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;... Voici, c'est &#338;dipe, qui a d&#233;m&#234;l&#233; la grande &#233;nigme, et qui fut le premier au pouvoir, dont la fortune que tous les citadins louaient et enviaient; Voyez dans quelle terrible adversit&#233; il a sombr&#233;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; cette mise en garde nous touche et touche notre propre fiert&#233;, nous qui, depuis les ann&#233;es de notre enfance, sommes devenus si sages et si puissants &#224; notre avis. Comme &#338;dipe, nous vivons dans l'ignorance des d&#233;sirs qui offensent la morale, des d&#233;sirs que la nature nous a impos&#233;s et apr&#232;s leur d&#233;voilement, nous pr&#233;f&#233;rons peut-&#234;tre d&#233;tourner notre regard des sc&#232;nes de notre enfance. [50]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le texte m&#234;me de la trag&#233;die de Sophocle, il y a une r&#233;f&#233;rence incontestable au fait que la l&#233;gende d'&#338;dipe avait sa source dans un mat&#233;riau onirique d'une antiquit&#233; imm&#233;moriale, dont le contenu &#233;tait la perturbation douloureuse des relations de l'enfant avec ses parents caus&#233;e par le premier impulsions de sexualit&#233;. Jocaste r&#233;conforte &#338;dipe - qui n'est pas encore &#233;clair&#233;, mais qui est troubl&#233; par le souvenir de l'oracle - par une allusion &#224; un r&#234;ve qui est souvent r&#234;v&#233;, bien qu'il ne puisse, &#224; son avis, rien dire:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour beaucoup d'hommes se sont vus en r&#234;ve le compagnon de sa m&#232;re, mais celui qui ne pr&#234;te pas attention &#224; de telles choses a la vie plus facile. -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#234;ve d'avoir des relations sexuelles avec sa m&#232;re &#233;tait aussi courant &#224; l'&#233;poque qu'aujourd'hui chez de nombreuses personnes, qui le racontent avec indignation et &#233;tonnement. Comme on peut l'imaginer, c'est la cl&#233; de la trag&#233;die et le compl&#233;ment du r&#234;ve de la mort du p&#232;re. La fable d'&#338;dipe est la r&#233;action du fantasme &#224; ces deux r&#234;ves typiques, et tout comme un tel r&#234;ve, lorsqu'il survient &#224; un adulte, est v&#233;cu avec des sentiments d'aversion, de sorte que le contenu de la fable doit inclure la terreur et l'auto-ch&#226;timent. La forme qu'il a prise par la suite &#233;tait le r&#233;sultat d'une &#233;laboration secondaire incompr&#233;hensible du mat&#233;riel, qui cherchait &#224; le faire servir une intention th&#233;ologique. [51] La tentative de r&#233;concilier l'omnipotence divine avec la responsabilit&#233; humaine doit, bien entendu, &#233;chouer avec ce mat&#233;riel comme avec tout autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre des grandes trag&#233;dies po&#233;tiques, Hamlet de Shakespeare, est enracin&#233;e dans le m&#234;me sol qu'&#338;dipe Rex. Mais toute la diff&#233;rence dans la vie psychique des deux p&#233;riodes de civilisation largement s&#233;par&#233;es, et le progr&#232;s, au cours du temps, de la r&#233;pression dans la vie &#233;motionnelle de l'humanit&#233;, se manifeste dans le traitement diff&#233;rent du m&#234;me mat&#233;riau. Dans &#338;dipe Rex, le fantasme de souhait de base de l'enfant est mis en lumi&#232;re et r&#233;alis&#233; tel qu'il est dans les r&#234;ves; chez Hamlet, il reste refoul&#233;, et on n'apprend son existence - en d&#233;couvrant les faits pertinents dans une n&#233;vrose - qu'&#224; travers les effets inhibiteurs qui en d&#233;coulent. Dans le drame plus moderne, le fait curieux qu'il soit possible de rester dans l'incertitude totale quant au personnage du h&#233;ros s'est av&#233;r&#233; tout &#224; fait coh&#233;rent avec l'effet de surpuissance de la trag&#233;die.La pi&#232;ce est bas&#233;e sur l'h&#233;sitation d'Hamlet &#224; accomplir la t&#226;che de vengeance qui lui a &#233;t&#233; assign&#233;e; le texte ne donne ni la cause ni le motif de cette h&#233;sitation, et les multiples tentatives d'interpr&#233;tation n'y sont pas parvenues. Selon la conception toujours en vigueur, une conception dont Goethe &#233;tait le premier responsable. Hamlet repr&#233;sente le type d'homme dont l'&#233;nergie active est paralys&#233;e par une activit&#233; intellectuelle excessive: &#171;Sicklied o'er with the p&#226;le casting de la pens&#233;e&#187;. Selon une autre conception. le po&#232;te s'est efforc&#233; de d&#233;peindre un personnage morbide, irr&#233;solu, au bord de la neurasth&#233;nie. L'intrigue du drame, cependant, nous montre que Hamlet n'est en aucun cas destin&#233; &#224; appara&#238;tre comme un personnage totalement incapable d'action. &#192; deux reprises, nous le voyons s'affirmer: une fois dans une soudaine explosion de rage,quand il poignarde l'&#233;couteur derri&#232;re l'arras, et &#224; l'autre occasion o&#249; il envoie d&#233;lib&#233;r&#233;ment, et m&#234;me habilement, avec le manque de scrupules total d'un prince de la Renaissance, les deux courtisans &#224; la mort qui &#233;tait destin&#233;e &#224; lui-m&#234;me. Qu'est-ce donc qui l'emp&#234;che d'accomplir la t&#226;che que le fant&#244;me de son p&#232;re lui a confi&#233;e? Ici l'explication se propose que c'est la nature particuli&#232;re de cette t&#226;che. Hamlet ne peut rien faire d'autre que se venger de l'homme qui a aboli son p&#232;re et a remplac&#233; son p&#232;re aupr&#232;s de sa m&#232;re - l'homme qui lui montre dans la r&#233;alisation les d&#233;sirs refoul&#233;s de sa propre enfance. La r&#233;pugnance qui aurait d&#251; le conduire &#224; la vengeance est ainsi remplac&#233;e par l'auto-reproche, par des scrupules consciencieux,qui lui disent que lui-m&#234;me n'est pas meilleur que le meurtrier qu'il est tenu de punir. J'ai traduit ici en conscience ce qui devait rester inconscient dans l'esprit du h&#233;ros; si quelqu'un veut appeler Hamlet un sujet hyst&#233;rique, je ne peux qu'admettre que c'est la d&#233;duction &#224; tirer de mon interpr&#233;tation. L'aversion sexuelle qu'Hamlet exprime dans la conversation avec Oph&#233;lie est parfaitement coh&#233;rente avec cette d&#233;duction - la m&#234;me aversion sexuelle qui, au cours des prochaines ann&#233;es, devait de plus en plus prendre possession de l'&#226;me du po&#232;te, jusqu'&#224; ce qu'elle trouve son expression supr&#234;me dans Timon d'Ath&#232;nes. Ce ne peut &#234;tre, bien entendu, que la propre psychologie du po&#232;te &#224; laquelle nous sommes confront&#233;s dans Hamlet;et dans un ouvrage sur Shakespeare de Georg Brandes (1896) je trouve l'affirmation selon laquelle le drame a &#233;t&#233; compos&#233; imm&#233;diatement apr&#232;s la mort du p&#232;re de Shakespeare (1601) - c'est-&#224;-dire quand il pleurait encore sa perte, et pendant un r&#233;veil, comme on peut le supposer &#224; juste titre, de ses propres sentiments enfantins &#224; l'&#233;gard de son p&#232;re. On sait aussi que le fils de Shakespeare, d&#233;c&#233;d&#233; dans l'enfance, portait le nom de Hamnet (identique &#224; Hamlet). Tout comme Hamlet traite de la relation du fils avec ses parents, Macbeth, qui a &#233;t&#233; &#233;crit &#224; la m&#234;me &#233;poque, est bas&#233; sur le th&#232;me de l'absence d'enfant. De m&#234;me que tous les sympt&#244;mes n&#233;vrotiques, comme les r&#234;ves eux-m&#234;mes, sont capables d'hyper-interpr&#233;tation, et n&#233;cessitent m&#234;me une telle hyper-interpr&#233;tation avant de devenir parfaitement intelligibles, de m&#234;me toute cr&#233;ation po&#233;tique authentique doit provenir de plus d'un motif,plus d'une impulsion dans l'esprit du po&#232;te, et doit admettre plus d'une interpr&#233;tation. J'ai essay&#233; ici d'interpr&#233;ter seulement la strate la plus profonde des impulsions dans l'esprit du po&#232;te cr&#233;ateur. [52]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les r&#234;ves typiques de la mort de parents, je dois ajouter quelques mots sur leur signification du point de vue de la th&#233;orie des r&#234;ves en g&#233;n&#233;ral. Ces r&#234;ves nous montrent l'apparition d'un &#233;tat de choses tr&#232;s inhabituel; ils nous montrent que la pens&#233;e onirique cr&#233;&#233;e par le souhait refoul&#233; &#233;chappe compl&#232;tement &#224; la censure et se transf&#232;re au r&#234;ve sans alt&#233;ration. Des conditions sp&#233;ciales doivent &#234;tre r&#233;unies pour que cela soit possible. Les deux facteurs suivants favorisent la production de ces r&#234;ves: d'abord, c'est le dernier souhait que nous pourrions nous attribuer d'abriter; nous croyons qu'un tel souhait &#034;ne nous arriverait jamais, m&#234;me dans un r&#234;ve&#034;; la censure onirique n'est donc pas pr&#233;par&#233;e &#224; cette monstruosit&#233;, de m&#234;me que les lois de Solon ne pr&#233;voyaient pas la n&#233;cessit&#233; d'instituer une peine pour le patricide. En deuxi&#232;me,le souhait refoul&#233; et insoup&#231;onn&#233; est, dans ce cas particulier, fr&#233;quemment rencontr&#233; &#224; mi-chemin par un r&#233;sidu de l'exp&#233;rience de la journ&#233;e, sous la forme d'un souci pour la vie de la personne aim&#233;e. Cette angoisse ne peut entrer dans le r&#234;ve qu'en profitant du souhait correspondant; mais le souhait peut se masquer derri&#232;re l'inqui&#233;tude qui a &#233;t&#233; suscit&#233;e pendant la journ&#233;e. Si l'on a tendance &#224; penser que tout cela est vraiment un processus bien plus simple, et &#224; imaginer qu'on continue simplement pendant la nuit, et dans son r&#234;ve, ce qui a &#233;t&#233; commenc&#233; pendant la journ&#233;e, on supprime les r&#234;ves de la mort de ces chers pour nous, hors de tout rapport avec l'explication g&#233;n&#233;rale des r&#234;ves, et un probl&#232;me qui peut tr&#232;s bien &#234;tre r&#233;solu reste un probl&#232;me inutilement.fr&#233;quemment rencontr&#233; &#224; mi-chemin par un r&#233;sidu de l'exp&#233;rience de la journ&#233;e, sous la forme d'un souci pour la vie de la personne aim&#233;e. Cette angoisse ne peut entrer dans le r&#234;ve qu'en profitant du souhait correspondant; mais le souhait peut se masquer derri&#232;re l'inqui&#233;tude qui a &#233;t&#233; suscit&#233;e pendant la journ&#233;e. Si l'on a tendance &#224; penser que tout cela est vraiment un processus bien plus simple, et &#224; imaginer qu'on continue simplement pendant la nuit, et dans son r&#234;ve, ce qui a &#233;t&#233; commenc&#233; pendant la journ&#233;e, on supprime les r&#234;ves de la mort de ces chers pour nous, hors de tout rapport avec l'explication g&#233;n&#233;rale des r&#234;ves, et un probl&#232;me qui peut tr&#232;s bien &#234;tre r&#233;solu reste un probl&#232;me inutilement.fr&#233;quemment rencontr&#233; &#224; mi-chemin par un r&#233;sidu de l'exp&#233;rience de la journ&#233;e, sous la forme d'un souci pour la vie de la personne aim&#233;e. Cette angoisse ne peut entrer dans le r&#234;ve qu'en profitant du souhait correspondant; mais le souhait peut se masquer derri&#232;re l'inqui&#233;tude qui a &#233;t&#233; suscit&#233;e pendant la journ&#233;e. Si l'on a tendance &#224; penser que tout cela est vraiment un processus bien plus simple, et &#224; imaginer qu'on continue simplement pendant la nuit, et dans son r&#234;ve, ce qui a &#233;t&#233; commenc&#233; pendant la journ&#233;e, on supprime les r&#234;ves de la mort de ces chers pour nous, hors de tout rapport avec l'explication g&#233;n&#233;rale des r&#234;ves, et un probl&#232;me qui peut tr&#232;s bien &#234;tre r&#233;solu reste un probl&#232;me inutilement.Cette angoisse ne peut entrer dans le r&#234;ve qu'en profitant du souhait correspondant; mais le souhait peut se masquer derri&#232;re l'inqui&#233;tude qui a &#233;t&#233; suscit&#233;e pendant la journ&#233;e. Si l'on a tendance &#224; penser que tout cela est vraiment un processus bien plus simple, et &#224; imaginer qu'on continue simplement pendant la nuit, et dans son r&#234;ve, ce qui a &#233;t&#233; commenc&#233; pendant la journ&#233;e, on supprime les r&#234;ves de la mort de ces chers pour nous, hors de tout rapport avec l'explication g&#233;n&#233;rale des r&#234;ves, et un probl&#232;me qui peut tr&#232;s bien &#234;tre r&#233;solu reste un probl&#232;me inutilement.Cette angoisse ne peut entrer dans le r&#234;ve qu'en profitant du souhait correspondant; mais le souhait peut se masquer derri&#232;re l'inqui&#233;tude qui a &#233;t&#233; suscit&#233;e pendant la journ&#233;e. Si l'on a tendance &#224; penser que tout cela est vraiment un processus bien plus simple, et &#224; imaginer qu'on continue simplement pendant la nuit, et dans son r&#234;ve, ce qui a &#233;t&#233; commenc&#233; pendant la journ&#233;e, on supprime les r&#234;ves de la mort de ces chers pour nous, hors de tout rapport avec l'explication g&#233;n&#233;rale des r&#234;ves, et un probl&#232;me qui peut tr&#232;s bien &#234;tre r&#233;solu reste un probl&#232;me inutilement.et dans son r&#234;ve, ce qui a commenc&#233; dans la journ&#233;e, on retire les r&#234;ves de mort de ceux qui nous sont chers de tout rapport avec l'explication g&#233;n&#233;rale des r&#234;ves, et un probl&#232;me qui peut tr&#232;s bien &#234;tre r&#233;solu reste un probl&#232;me inutilement.et dans son r&#234;ve, ce qui a commenc&#233; dans la journ&#233;e, on retire les r&#234;ves de mort de ceux qui nous sont chers de tout rapport avec l'explication g&#233;n&#233;rale des r&#234;ves, et un probl&#232;me qui peut tr&#232;s bien &#234;tre r&#233;solu reste un probl&#232;me inutilement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est instructif de retracer la relation de ces r&#234;ves avec les r&#234;ves-anxieux. Dans les r&#234;ves de la mort de ceux qui nous sont chers, le souhait refoul&#233; a trouv&#233; un moyen d'&#233;viter la censure et la distorsion dont la censure est responsable. Un ph&#233;nom&#232;ne concomitant invariable est donc que des &#233;motions douloureuses sont ressenties dans le r&#234;ve. De m&#234;me, un r&#234;ve d'angoisse ne se produit que lorsque la censure est enti&#232;rement ou partiellement ma&#238;tris&#233;e, et d'autre part, la ma&#238;trise de la censure est facilit&#233;e lorsque la sensation r&#233;elle d'anxi&#233;t&#233; est d&#233;j&#224; pr&#233;sente &#224; partir de sources somatiques. Il devient ainsi &#233;vident dans quel but la censure exerce sa fonction et pratique la distorsion des r&#234;ves; il le fait pour emp&#234;cher le d&#233;veloppement de l'anxi&#233;t&#233; ou d'autres formes d'affect douloureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai parl&#233; dans les sections pr&#233;c&#233;dentes de l'&#233;go&#239;sme de la psych&#233; de l'enfant, et j'insiste maintenant sur cette particularit&#233; afin de sugg&#233;rer une connexion, car les r&#234;ves aussi ont conserv&#233; cette caract&#233;ristique. Tous les r&#234;ves sont absolument &#233;go&#239;stes; dans chaque r&#234;ve, l'ego bien-aim&#233; appara&#238;t, m&#234;me sous une forme d&#233;guis&#233;e. Les souhaits qui se r&#233;alisent dans les r&#234;ves sont invariablement les souhaits de cet ego; ce n'est qu'une apparence trompeuse si l'int&#233;r&#234;t pour une autre personne est cens&#233; avoir &#233;voqu&#233; un r&#234;ve. Je vais maintenant analyser quelques exemples qui semblent contredire cette affirmation. - JE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un gar&#231;on de moins de quatre ans raconte le r&#234;ve suivant: il vit un grand plat garni sur lequel &#233;tait un gros morceau de viande r&#244;tie; et le joint a &#233;t&#233; soudainement - non pas taill&#233; - mais rong&#233;. Il n'a pas vu la personne qui en a mang&#233;. [53]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui peut-il &#234;tre, cette personne &#233;trange, dont r&#234;ve le petit compagnon de savoureux repas? L'exp&#233;rience du jour doit fournir la r&#233;ponse. Depuis quelques jours, le gar&#231;on, conform&#233;ment aux ordres du m&#233;decin, vivait avec un r&#233;gime &#224; base de lait; mais le soir du jour du r&#234;ve, il avait &#233;t&#233; m&#233;chant et, en guise de punition, avait &#233;t&#233; priv&#233; de son souper. Il avait d&#233;j&#224; subi un tel traitement contre la faim et avait support&#233; courageusement sa privation. Il savait qu'il n'obtiendrait rien, mais il n'a m&#234;me pas fait allusion au fait qu'il avait faim. La formation commen&#231;ait &#224; produire son effet; cela est d&#233;montr&#233; m&#234;me par le r&#234;ve, qui r&#233;v&#232;le les d&#233;buts de la distorsion du r&#234;ve. Il ne fait aucun doute que lui-m&#234;me est la personne dont les d&#233;sirs sont dirig&#233;s vers ce repas abondant, et un repas de viande r&#244;tie en plus. Mais comme il sait que cela lui est interdit,il n'ose pas, comme le font les enfants affam&#233;s dans les r&#234;ves (cf. le r&#234;ve de ma petite Anna sur les fraises, chapitre III), s'asseoir lui-m&#234;me au repas. La personne reste anonyme. II.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un soir, je r&#234;ve de voir sur le comptoir d'un libraire un nouveau volume d'une de ces s&#233;ries de collection, que j'ai l'habitude d'acheter (monographies sur des sujets artistiques, histoire, centres artistiques c&#233;l&#232;bres, etc.). La nouvelle collection est intitul&#233;e &#034;Famous Orators&#034; (ou Orations), et le premier num&#233;ro porte le nom du Dr Lecher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'analyse, il me semble improbable que la renomm&#233;e du Dr Lecher, le long discours de l'opposition allemande, occupe mes pens&#233;es pendant que je r&#234;ve. Le fait est qu'il y a quelques jours, j'ai entrepris le traitement psychologique de certains nouveaux patients, et je suis maintenant oblig&#233; de parler dix &#224; douze heures par jour. Ainsi, je suis moi-m&#234;me un orateur de longue haleine. III.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A une autre occasion, je r&#234;ve qu'un professeur d'universit&#233; de ma connaissance me dise: &#171;Mon fils, le myope&#187;. Vient ensuite un dialogue de br&#232;ves observations et r&#233;ponses. Une troisi&#232;me partie du r&#234;ve suit, dans laquelle mes fils et moi apparaissons, et en ce qui concerne le contenu latent du r&#234;ve, le p&#232;re, le fils et le professeur M ne sont que des personnages la&#239;cs, repr&#233;sentant moi-m&#234;me et mon fils a&#238;n&#233;. Plus tard, j'examinerai &#224; nouveau ce r&#234;ve, &#224; cause d'une autre particularit&#233;. IV.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#234;ve suivant donne un exemple de sentiments &#233;go&#239;stes vraiment bas, qui se cachent derri&#232;re une pr&#233;occupation affectueuse:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon ami Otto a l'air malade; son visage est brun et ses yeux saillants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Otto est mon m&#233;decin de famille, &#224; qui je dois une dette plus grande que je ne pourrai jamais esp&#233;rer rembourser, car il veille depuis des ann&#233;es sur la sant&#233; de mes enfants, les a trait&#233;s avec succ&#232;s lorsqu'ils &#233;taient malades et, de plus, a donn&#233; leur pr&#233;sente chaque fois qu'il pourrait trouver une excuse pour le faire. Il nous a rendu visite le jour du r&#234;ve et ma femme a remarqu&#233; qu'il avait l'air fatigu&#233; et &#233;puis&#233;. La nuit, je r&#234;ve de lui et mon r&#234;ve lui attribue certains des sympt&#244;mes de la maladie de Basedow. Si vous ne respectiez pas mes r&#232;gles d'interpr&#233;tation des r&#234;ves, vous comprendrez que ce r&#234;ve signifie que je suis pr&#233;occup&#233; par la sant&#233; de mon ami et que cette pr&#233;occupation se r&#233;alise dans le r&#234;ve. Cela constituerait donc une contradiction non seulement de l'affirmation selon laquelle un r&#234;ve est une r&#233;alisation de souhait,mais aussi de l'affirmation qu'elle n'est accessible qu'aux impulsions &#233;go&#239;stes. Mais ceux qui interpr&#233;teront ainsi mon r&#234;ve expliqueront-ils pourquoi je craindrais qu'Otto ait la maladie de Basedow, pour laquelle le diagnostic de son apparition ne permet pas la moindre justification? Mon analyse, par contre, fournit les &#233;l&#233;ments suivants, tir&#233;s d'un incident survenu six ans plus t&#244;t. Nous roulions - un petit groupe d'entre nous, y compris le professeur R - dans l'obscurit&#233; &#224; travers la for&#234;t de N, qui se trouve &#224; une distance de quelques heures de l'endroit o&#249; nous &#233;tions dans le pays. Le chauffeur, qui n'&#233;tait pas tout &#224; fait sobre, nous a renvers&#233;s et la voiture sur une rive, et ce n'est que par chance que nous nous sommes tous &#233;chapp&#233;s indemnes. Mais nous avons &#233;t&#233; forc&#233;s de passer la nuit &#224; l'auberge la plus proche, o&#249; la nouvelle de notre m&#233;saventure a suscit&#233; une grande sympathie. Un certain gentleman,qui montrait des sympt&#244;mes ind&#233;niables de morbus Basedowi - la couleur brun&#226;tre de la peau du visage et les yeux saillants, mais aucun goitre - s'est mis enti&#232;rement &#224; notre disposition, et a demand&#233; ce qu'il pouvait faire pour nous. Le professeur R r&#233;pondit de sa mani&#232;re d&#233;cisive: &#034;Rien, sauf me pr&#234;ter une chemise de nuit.&#034; Sur quoi notre g&#233;n&#233;reux ami a r&#233;pondu: &#034;Je suis d&#233;sol&#233;, mais je ne peux pas faire cela&#034;, et nous a quitt&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En poursuivant l'analyse, il me vient &#224; l'esprit que Basedow n'est pas seulement le nom d'un m&#233;decin mais aussi d'un c&#233;l&#232;bre p&#233;dagogue. (Maintenant que je suis bien r&#233;veill&#233;, je ne suis pas tout &#224; fait s&#251;r de ce fait.) Mon ami Otto est la personne &#224; qui j'ai demand&#233; de prendre en charge l'&#233;ducation physique de mes enfants - surtout &#224; l'&#226;ge de la pubert&#233; (d'o&#249; la chemise de nuit ) au cas o&#249; quelque chose m'arriverait. En voyant Otto dans mon r&#234;ve avec les sympt&#244;mes morbides de notre g&#233;n&#233;reux aide susmentionn&#233;, je veux clairement dire: &#171;S'il m'arrive quelque chose, il fera tout aussi peu pour mes enfants que le baron L l'a fait pour nous, malgr&#233; ses offres aimables. &#034; La saveur &#233;go&#239;ste de ce r&#234;ve devrait maintenant &#234;tre assez &#233;vidente. [54] -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En justice &#224; cette dame avec sa fiert&#233; nationale, on peut cependant remarquer que le dogme: &#171;le r&#234;ve est tout &#233;go&#239;ste&#187; ne doit pas &#234;tre mal compris. Car dans la mesure o&#249; tout ce qui se passe dans l'encrage pr&#233;conscient peut appara&#238;tre dans les r&#234;ves (dans le contenu aussi bien que dans les pens&#233;es de r&#234;ve latentes), les sentiments altruistes peuvent &#233;ventuellement se produire. De m&#234;me, des sentiments affectueux ou amoureux pour une autre personne, s'ils existent dans l'inconscient, peuvent survenir dans les r&#234;ves. La v&#233;rit&#233; de l'affirmation se limite donc au fait que parmi les stimuli inconscients des r&#234;ves, on trouve tr&#232;s souvent des tendances &#233;go&#239;stes qui semblent avoir &#233;t&#233; surmont&#233;es &#224; l'&#233;tat de veille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais o&#249; se trouve la r&#233;alisation du souhait dans tout cela? Pas dans la vengeance inflig&#233;e &#224; mon ami Otto (qui semble &#234;tre destin&#233; &#224; &#234;tre mal trait&#233; dans mes r&#234;ves), mais dans les circonstances suivantes: dans la mesure o&#249; dans mon r&#234;ve j'ai repr&#233;sent&#233; Otto comme le baron L, je me suis &#233;galement identifi&#233; &#224; une autre personne, &#224; savoir, avec le professeur R; car j'ai demand&#233; quelque chose &#224; Otto, tout comme R a demand&#233; quelque chose au baron L au moment de l'incident que j'ai d&#233;crit. Et c'est le point. Car le professeur R a suivi son chemin de mani&#232;re ind&#233;pendante, en dehors des cercles acad&#233;miques, comme je l'ai fait moi-m&#234;me, et n'a re&#231;u que dans ses derni&#232;res ann&#233;es le titre qu'il avait gagn&#233; auparavant. Une fois de plus, je veux &#234;tre professeur! La phrase m&#234;me dans ses derni&#232;res ann&#233;es est une r&#233;alisation de souhait, car cela signifie que je vivrai assez longtemps pour guider moi-m&#234;me mes gar&#231;ons jusqu'&#224; l'&#226;ge de la pubert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres r&#234;ves typiques, dans lesquels on vole avec une sensation d'aisance ou on tombe dans la terreur, je ne sais rien de ma propre exp&#233;rience, et tout ce que j'ai &#224; dire &#224; leur sujet, je le dois &#224; mes psychanalyses. D'apr&#232;s les informations ainsi obtenues, il faut conclure que ces r&#234;ves reproduisent &#233;galement des impressions faites dans l'enfance, c'est-&#224;-dire qu'ils se r&#233;f&#232;rent aux jeux de mouvements rapides qui ont un attrait si extraordinaire pour les enfants. O&#249; est l'oncle qui n'a jamais fait voler un enfant en courant avec lui &#224; travers la pi&#232;ce les bras tendus, ou qui n'a jamais jou&#233; &#224; tomber avec lui en le ber&#231;ant sur son genou puis en redressant soudainement sa jambe, ou en le soulevant au-dessus de sa t&#234;te et faisant soudain semblant de retirer sa main de soutien? Dans de tels moments, les enfants crient de joie et demandent insatiable une r&#233;p&#233;tition du spectacle,surtout si un peu de peur et de vertige sont impliqu&#233;s dans le jeu; apr&#232;s des ann&#233;es, ils r&#233;p&#232;tent leurs sensations dans les r&#234;ves. mais dans les r&#234;ves, ils omettent les mains qui les tenaient, de sorte qu'ils sont maintenant libres de flotter ou de tomber. Nous savons que tous les petits enfants ont un penchant pour des jeux tels que la balan&#231;oire et la balan&#231;oire; et s'ils voient des performances de gymnastique au cirque, leur souvenir de ces jeux est rafra&#238;chi. [55] Chez certains gar&#231;ons, une attaque hyst&#233;rique consistera simplement &#224; reproduire de telles performances, qu'ils accomplissent avec une grande dext&#233;rit&#233;. Il n'est pas rare que les sensations sexuelles soient excit&#233;es par ces jeux de mouvement, qui sont assez neutres en eux-m&#234;mes. [56] Pour exprimer la question en quelques mots: les jeux passionnants de l'enfance se r&#233;p&#232;tent dans des r&#234;ves de voler, de tomber, de tourner, etc.,mais les sentiments voluptueux se transforment maintenant en anxi&#233;t&#233;. Mais, comme chaque m&#232;re le sait, le jeu excit&#233; des enfants culmine assez souvent en querelles et en larmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai donc de bonnes raisons de rejeter l'explication selon laquelle c'est l'&#233;tat de nos sensations cutan&#233;es pendant le sommeil, la sensation des mouvements des poumons, etc., qui &#233;voque des r&#234;ves de vol et de chute. Je vois que ces sensations m&#234;mes ont &#233;t&#233; reproduites &#224; partir de la m&#233;moire &#224; laquelle le r&#234;ve se r&#233;f&#232;re - et qu'elles sont, par cons&#233;quent, un contenu de r&#234;ve et non des sources de r&#234;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, je ne nie pas un instant que je ne suis pas en mesure de fournir une explication compl&#232;te de cette s&#233;rie de r&#234;ves typiques. C'est pr&#233;cis&#233;ment ici que mon mat&#233;riel me laisse dans l'embarras. Je dois adh&#233;rer &#224; l'opinion g&#233;n&#233;rale selon laquelle toutes les sensations dermiques et cin&#233;tiques de ces r&#234;ves typiques sont &#233;veill&#233;es d&#232;s qu'un motif psychique de quelque nature que ce soit en a besoin, et qu'elles sont n&#233;glig&#233;es lorsqu'il n'y en a pas besoin. Le rapport aux exp&#233;riences infantiles semble &#234;tre confirm&#233; par les indications que j'ai obtenues des analyses des psychon&#233;vrotiques. Mais je suis incapable de dire quelles autres significations auraient pu, au cours de la vie du r&#234;veur, s'attacher &#224; la m&#233;moire de ces sensations - diff&#233;rentes peut-&#234;tre chez chaque individu,malgr&#233; l'apparence typique de ces r&#234;ves - et j'aimerais beaucoup &#234;tre en mesure de combler cette lacune par des analyses minutieuses de bons exemples. A ceux qui se demandent pourquoi je me plains d'un manque de mati&#232;re, malgr&#233; la fr&#233;quence de ces r&#234;ves de vol, de chute, de dessin de dents, etc., je dois expliquer que je n'ai moi-m&#234;me jamais v&#233;cu de tels r&#234;ves depuis que j'ai tourn&#233; mon attention vers le sujet de l'interpr&#233;tation des r&#234;ves. Les r&#234;ves des n&#233;vros&#233;s dont je dispose, cependant, ne sont pas tous susceptibles d'interpr&#233;tation, et bien souvent il est impossible de p&#233;n&#233;trer jusqu'au point le plus &#233;loign&#233; de leur intention cach&#233;e; une certaine force psychique qui a particip&#233; &#224; la construction de la n&#233;vrose, et qui redevient active lors de sa dissolution, s'oppose &#224; l'interpr&#233;tation du probl&#232;me final. (c) Le r&#234;ve d'examenA ceux qui se demandent pourquoi je me plains d'un manque de mati&#232;re, malgr&#233; la fr&#233;quence de ces r&#234;ves de vol, de chute, de dessin de dents, etc., je dois expliquer que je n'ai moi-m&#234;me jamais v&#233;cu de tels r&#234;ves depuis que j'ai tourn&#233; mon attention vers le sujet de l'interpr&#233;tation des r&#234;ves. Les r&#234;ves des n&#233;vros&#233;s dont je dispose, cependant, ne sont pas tous susceptibles d'interpr&#233;tation, et bien souvent il est impossible de p&#233;n&#233;trer jusqu'au point le plus &#233;loign&#233; de leur intention cach&#233;e; une certaine force psychique qui a particip&#233; &#224; la construction de la n&#233;vrose, et qui redevient active lors de sa dissolution, s'oppose &#224; l'interpr&#233;tation du probl&#232;me final. (c) Le r&#234;ve d'examenA ceux qui se demandent pourquoi je me plains d'un manque de mati&#232;re, malgr&#233; la fr&#233;quence de ces r&#234;ves de vol, de chute, de dessin de dents, etc., je dois expliquer que je n'ai moi-m&#234;me jamais v&#233;cu de tels r&#234;ves depuis que j'ai tourn&#233; mon attention vers le sujet de l'interpr&#233;tation des r&#234;ves. Les r&#234;ves des n&#233;vros&#233;s dont je dispose, cependant, ne sont pas tous susceptibles d'interpr&#233;tation, et bien souvent il est impossible de p&#233;n&#233;trer jusqu'au point le plus &#233;loign&#233; de leur intention cach&#233;e; une certaine force psychique qui a particip&#233; &#224; la construction de la n&#233;vrose, et qui redevient active lors de sa dissolution, s'oppose &#224; l'interpr&#233;tation du probl&#232;me final. (c) Le r&#234;ve d'examenJe dois expliquer que moi-m&#234;me, je n'ai jamais exp&#233;riment&#233; de tels r&#234;ves depuis que j'ai tourn&#233; mon attention vers le sujet de l'interpr&#233;tation des r&#234;ves. Les r&#234;ves des n&#233;vros&#233;s dont je dispose, cependant, ne sont pas tous susceptibles d'interpr&#233;tation, et bien souvent il est impossible de p&#233;n&#233;trer jusqu'au point le plus &#233;loign&#233; de leur intention cach&#233;e; une certaine force psychique qui a particip&#233; &#224; la construction de la n&#233;vrose, et qui redevient active lors de sa dissolution, s'oppose &#224; l'interpr&#233;tation du probl&#232;me final. (c) Le r&#234;ve d'examenJe dois expliquer que moi-m&#234;me, je n'ai jamais exp&#233;riment&#233; de tels r&#234;ves depuis que j'ai tourn&#233; mon attention vers le sujet de l'interpr&#233;tation des r&#234;ves. Les r&#234;ves des n&#233;vros&#233;s dont je dispose, cependant, ne sont pas tous susceptibles d'interpr&#233;tation, et bien souvent il est impossible de p&#233;n&#233;trer jusqu'au point le plus &#233;loign&#233; de leur intention cach&#233;e; une certaine force psychique qui a particip&#233; &#224; la construction de la n&#233;vrose, et qui redevient active lors de sa dissolution, s'oppose &#224; l'interpr&#233;tation du probl&#232;me final. (c) Le r&#234;ve d'examenune certaine force psychique qui a particip&#233; &#224; la construction de la n&#233;vrose, et qui redevient active lors de sa dissolution, s'oppose &#224; l'interpr&#233;tation du probl&#232;me final. (c) Le r&#234;ve d'examenune certaine force psychique qui a particip&#233; &#224; la construction de la n&#233;vrose, et qui redevient active lors de sa dissolution, s'oppose &#224; l'interpr&#233;tation du probl&#232;me final. (c) Le r&#234;ve d'examen&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quiconque a re&#231;u son certificat d'immatriculation apr&#232;s avoir pass&#233; son examen final &#224; l'&#233;cole se plaint de la persistance avec laquelle il est en proie &#224; des r&#234;ves d'angoisse dans lesquels il a &#233;chou&#233;, ou doit reprendre ses cours, etc. Pour le titulaire d'une universit&#233; degr&#233; ce r&#234;ve typique est remplac&#233; par un autre, qui repr&#233;sente qu'il n'a pas obtenu son dipl&#244;me de docteur, auquel il objecte en vain, alors qu'il dort encore, qu'il pratique d&#233;j&#224; depuis des ann&#233;es, ou qu'il est d&#233;j&#224; professeur d'universit&#233; ou associ&#233; principal de un cabinet d'avocats, etc. Ce sont les souvenirs ind&#233;racinables des ch&#226;timents que nous avons subis dans notre enfance pour les m&#233;faits que nous avions commis - souvenirs qui ont &#233;t&#233; raviv&#233;s en nous sur le dies irae, dies illa [57] de l'&#233;prouvant examen aux deux moments critiques de notre carri&#232;re d'&#233;tudiants.L'anxi&#233;t&#233; d'examen des n&#233;vros&#233;s est &#233;galement intensifi&#233;e par cette peur enfantine. Quand nos jours d'&#233;tudiants sont termin&#233;s, ce ne sont plus nos parents ou professeurs qui veillent &#224; notre punition; la cha&#238;ne inexorable de cause &#224; effet de la vie plus tardive a pris le dessus sur notre formation continue. Maintenant, nous r&#234;vons de notre inscription, ou de l'examen pour le dipl&#244;me de m&#233;decin - et qui n'a pas &#233;t&#233; timide en de telles occasions? - chaque fois que nous craignons d'&#234;tre punis par un r&#233;sultat d&#233;sagr&#233;able parce que nous avons fait quelque chose de n&#233;gligemment ou de mal, parce que nous n'avons pas &#233;t&#233; aussi minutieux que nous aurions pu l'&#234;tre - en bref, chaque fois que nous ressentons le fardeau de la responsabilit&#233;.la cha&#238;ne inexorable de cause &#224; effet de la vie plus tardive a pris le dessus sur notre formation continue. Maintenant, nous r&#234;vons de notre inscription, ou de l'examen pour le dipl&#244;me de m&#233;decin - et qui n'a pas &#233;t&#233; timide en de telles occasions? - chaque fois que nous craignons d'&#234;tre punis par un r&#233;sultat d&#233;sagr&#233;able parce que nous avons fait quelque chose de n&#233;gligemment ou de mal, parce que nous n'avons pas &#233;t&#233; aussi minutieux que nous aurions pu l'&#234;tre - en bref, chaque fois que nous ressentons le fardeau de la responsabilit&#233;.la cha&#238;ne inexorable de cause &#224; effet de la vie plus tardive a pris le dessus sur notre formation continue. Maintenant, nous r&#234;vons de notre inscription, ou de l'examen pour le dipl&#244;me de m&#233;decin - et qui n'a pas &#233;t&#233; timide en de telles occasions? - chaque fois que nous craignons d'&#234;tre punis par un r&#233;sultat d&#233;sagr&#233;able parce que nous avons fait quelque chose de n&#233;gligemment ou de mal, parce que nous n'avons pas &#233;t&#233; aussi minutieux que nous aurions pu l'&#234;tre - en bref, chaque fois que nous ressentons le fardeau de la responsabilit&#233;.chaque fois que nous ressentons le fardeau de la responsabilit&#233;.chaque fois que nous ressentons le fardeau de la responsabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour une explication suppl&#233;mentaire des r&#234;ves d'examen, je dois remercier une remarque faite par un coll&#232;gue qui avait &#233;tudi&#233; ce sujet, qui a d&#233;clar&#233; un jour, au cours d'une discussion scientifique, que dans son exp&#233;rience le r&#234;ve d'examen ne concernait que des personnes qui avaient pass&#233; l'examen, jamais &#224; ceux qui avaient &#233;chou&#233;. Nous avons eu de plus en plus de confirmation du fait que le r&#234;ve anxieux de l'examen se produit lorsque le r&#234;veur anticipe une t&#226;che responsable le lendemain, avec possibilit&#233; de disgr&#226;ce; on aura alors recours &#224; une occasion dans le pass&#233; sur laquelle une grande anxi&#233;t&#233; s'est av&#233;r&#233;e sans r&#233;elle justification, ayant, en effet, &#233;t&#233; r&#233;fut&#233;e par l'issue. Un tel r&#234;ve serait un exemple tr&#232;s frappant de la mani&#232;re dont le contenu du r&#234;ve est mal compris par l'instance &#233;veill&#233;e.L'exclamation qui est consid&#233;r&#233;e comme une protestation contre le r&#234;ve: &#171;Mais je suis d&#233;j&#224; m&#233;decin&#187;, etc., serait en r&#233;alit&#233; la consolation offerte par le r&#234;ve, et devrait donc &#234;tre formul&#233;e comme suit: &#171;N'ayez pas peur du lendemain; pensez &#224; l'angoisse que vous aviez ressentie avant votre inscription; pourtant il ne s'est rien pass&#233; pour la justifier, car maintenant vous &#234;tes m&#233;decin &#187;, etc. Mais l'angoisse que nous attribuons au r&#234;ve a vraiment son origine dans les r&#233;sidus du jour de r&#234;ve.Mais l'angoisse que nous attribuons au r&#234;ve a vraiment son origine dans les r&#233;sidus du jour de r&#234;ve.Mais l'angoisse que nous attribuons au r&#234;ve a vraiment son origine dans les r&#233;sidus du jour de r&#234;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tests de cette interpr&#233;tation que j'ai pu faire dans mon propre cas et dans celui des autres, bien que nullement exhaustifs, &#233;taient enti&#232;rement en sa faveur [58]. Par exemple, j'ai &#233;chou&#233; &#224; mon examen de doctorat en jurisprudence m&#233;dicale; jamais la question ne m'a inqui&#233;t&#233; dans mes r&#234;ves, alors que j'ai &#233;t&#233; assez souvent examin&#233;e en botanique, zoologie et chimie, et j'ai pass&#233; les examens dans ces mati&#232;res avec une anxi&#233;t&#233; bien justifi&#233;e, mais j'ai &#233;chapp&#233; au d&#233;sastre, par la cl&#233;mence du destin. , ou de l'examinateur. Dans mes r&#234;ves d'examens scolaires, je suis toujours examin&#233; en histoire, mati&#232;re dans laquelle j'ai pass&#233; avec brio &#224; l'&#233;poque, mais seulement, je dois l'admettre,parce que mon professeur de bonne humeur - mon bienfaiteur borgne dans un autre r&#234;ve - n'a pas n&#233;glig&#233; le fait que sur le papier d'examen que je lui ai retourn&#233; j'avais barr&#233; de mon ongle la deuxi&#232;me des trois questions, comme un indice qu'il ne devrait pas insister dessus. Un de mes patients, qui s'est retir&#233; avant l'examen d'inscription. seulement le r&#233;ussir plus tard, mais &#233;chouer &#224; l'examen d'officier, de sorte qu'il ne devienne pas officier, me dit qu'il r&#234;ve souvent du premier examen, mais jamais du second.mais jamais de ce dernier.mais jamais de ce dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;W. Stekel, qui a &#233;t&#233; le premier &#224; interpr&#233;ter le r&#234;ve d'inscription, soutient que ce r&#234;ve se r&#233;f&#232;re invariablement aux exp&#233;riences sexuelles et &#224; la maturit&#233; sexuelle. Cela a souvent &#233;t&#233; confirm&#233; dans mon exp&#233;rience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes de bas de page&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[32] Je conseillerais &#224; chacun de lire les enregistrements exacts et d&#233;taill&#233;s (rassembl&#233;s en deux volumes) des r&#234;ves exp&#233;rimentalement produits par Mourly Vold afin de se convaincre &#224; quel point les conditions des exp&#233;riences aident &#224; expliquer le contenu du r&#234;ve individuel, et combien peu de telles exp&#233;riences nous aident &#224; comprendre les probl&#232;mes des r&#234;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[33] Les deux sources dont je connais ce r&#234;ve ne sont pas enti&#232;rement d'accord quant &#224; son contenu. -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[34] Rank a montr&#233;, dans un certain nombre d'&#233;tudes, que certains r&#234;ves d'&#233;veil provoqu&#233;s par des stimuli organiques (r&#234;ves de miction et d'&#233;jaculation) sont sp&#233;cialement calcul&#233;s pour d&#233;montrer le conflit entre le besoin de sommeil et les exigences du besoin organique. comme l'influence de ce dernier sur le contenu du r&#234;ve. -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[35] L'affirmation selon laquelle notre m&#233;thode d'interpr&#233;tation des r&#234;ves est inapplicable lorsque nous n'avons pas &#224; notre disposition le mat&#233;riel d'association du r&#234;veur doit &#234;tre nuanc&#233;e. Dans un cas, notre travail d'interpr&#233;tation est ind&#233;pendant de ces associations: &#224; savoir, lorsque le r&#234;veur utilise des &#233;l&#233;ments symboliques dans son r&#234;ve. Nous employons alors ce qui est, &#224; proprement parler, une deuxi&#232;me m&#233;thode auxiliaire d'interpr&#233;tation des r&#234;ves. (Voir ci-dessous).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[36] L'enfant appara&#238;t aussi dans le conte de f&#233;es, car l&#224; un petit enfant crie soudainement: &#034;Mais il n'a rien du tout!&#034; -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[37] Ferenczi a enregistr&#233; un certain nombre de r&#234;ves int&#233;ressants de nudit&#233; chez les femmes qui &#233;taient sans difficult&#233; attribu&#233;s au plaisir infantile de l'exhibitionnisme, mais qui diff&#232;rent par de nombreux traits du r&#234;ve typique de nudit&#233; discut&#233; ci-dessus. -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[38] Pour des raisons &#233;videntes, la pr&#233;sence de toute la famille dans le r&#234;ve a la m&#234;me signification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[39] Une interpr&#233;tation suppl&#233;mentaire de ce r&#234;ve: Cracher (spucken) sur les escaliers, puisque spuken (hanter) est l'occupation des esprits (cf. anglais, &#034;spook&#034;), m'a conduit par une traduction libre &#224; espirit d ' escalier. &#034;Stairwit&#034; signifie le manque de pr&#233;paration &#224; la r&#233;partition, (Schlagfertigkeit = litt&#233;ralement: &#034;disposition &#224; frapper&#034;) que je dois vraiment me reprocher. Mais l'infirmi&#232;re manquait-elle de Schlagfertigkeit?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[40] Cf. &#233;galement &#171;Analyse d'une phobie chez un gar&#231;on de cinq ans&#187;, Collected Papers, III; et &#171;Sur les th&#233;ories sexuelles des enfants&#187;, Ibid., II.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[41] Hans, dont la phobie a fait l'objet de l'analyse dans la publication susmentionn&#233;e, a cri&#233; &#224; l'&#226;ge de trois ans et demi, alors qu'il &#233;tait fi&#233;vreux, peu apr&#232;s la naissance d'une s&#339;ur: &#034;Mais je ne veux pas avoir une petite s&#339;ur. &#034; Dans sa n&#233;vrose, dix-huit mois plus tard, il avoua franchement le souhait que sa m&#232;re laisse tomber l'enfant dans le bain en le baignant, afin qu'il meure. Avec tout cela, Hans &#233;tait un enfant de bonne humeur et affectueux, qui aima bient&#244;t sa s&#339;ur et la prit sous sa protection sp&#233;ciale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[42] De tels cas de d&#233;c&#232;s dans l'exp&#233;rience des enfants peuvent bient&#244;t &#234;tre oubli&#233;s dans la famille, mais l'enqu&#234;te psycho-analytique montre qu'ils sont tr&#232;s significatifs pour une n&#233;vrose ult&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[43] Depuis que ce qui pr&#233;c&#232;de a &#233;t&#233; &#233;crit, un grand nombre d'observations relatives &#224; l'attitude originellement hostile des enfants envers leurs fr&#232;res et s&#339;urs, et envers l'un de leurs parents, ont &#233;t&#233; enregistr&#233;es dans la litt&#233;rature de psychanalyse. Un &#233;crivain, Spitteler, donne la description suivante particuli&#232;rement sinc&#232;re et ing&#233;nieuse de cette attitude enfantine typique telle qu'il l'a v&#233;cue dans sa plus tendre enfance: &#171;De plus, il y avait maintenant un deuxi&#232;me Adolf. Une petite cr&#233;ature qu'ils d&#233;claraient &#234;tre mon fr&#232;re, mais je pourrais Je ne comprenais pas &#224; quoi il pouvait &#234;tre, ni pourquoi ils pr&#233;tendaient &#234;tre un &#234;tre comme moi. Je me suffisais: qu'est-ce que je voulais &#224; un fr&#232;re? Et il n'&#233;tait pas seulement inutile, il &#233;tait m&#234;me g&#234;nant. ma grand-m&#232;re, lui aussi voulait la tourmenter;quand je roulais dans la poussette, il s'assit en face de moi et occupa la moiti&#233; de la pi&#232;ce, de sorte que nous ne puissions nous emp&#234;cher de nous donner des coups de pied. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[44] Hans, &#226;g&#233; de trois ans et demi, incarnait sa critique d&#233;vastatrice de sa petite s&#339;ur dans ces mots identiques (loc. Cit.). Il a suppos&#233; qu'elle &#233;tait incapable de parler en raison de son manque de dents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[45] &#192; mon grand &#233;tonnement, on m'a dit qu'un gar&#231;on tr&#232;s intelligent de dix ans, apr&#232;s la mort soudaine de son p&#232;re, a dit: &#171;Je comprends que le p&#232;re est mort, mais je ne vois pas pourquoi il ne rentre pas &#224; la maison pour souper . &#034; D'autres informations relatives &#224; ce sujet se trouvent dans la section &#034;Kinderseele&#034;, &#233;dit&#233;e par Frau Dr. von HugHellmuth, dans Imago Vol. iv, 1912-18.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[46] L'observation d'un p&#232;re form&#233; &#224; la psychanalyse a pu d&#233;tecter le moment m&#234;me o&#249; sa petite fille tr&#232;s intelligente, &#226;g&#233;e de quatre ans, a r&#233;alis&#233; la diff&#233;rence entre &#234;tre absent et &#234;tre mort. L'enfant &#233;tait g&#234;nant &#224; table et remarqua qu'une des serveuses de la pension la regardait avec une expression d'agacement. &#171;Jos&#233;phine doit &#234;tre morte&#187;, dit-elle alors &#224; son p&#232;re. &#171;Mais pourquoi mort? demanda le p&#232;re d'un ton apaisant. &#034;Ne serait-ce pas suffisant si elle partait?&#034; &#034;Non,&#034; r&#233;pondit l'enfant, &#034;alors elle reviendrait.&#034; Pour l'amour-propre non perturb&#233; (narcissisme) de l'enfant, tout inconv&#233;nient constitue le crime de l&#232;se-majest&#233;, et, comme dans le code draconien, les sentiments de l'enfant prescrivent pour tous ces crimes l'unique ch&#226;timent invariable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[47] La &#8203;&#8203;situation est souvent d&#233;guis&#233;e par l'intervention d'une tendance &#224; la punition qui, sous la forme d'une r&#233;action morale, menace la perte du parent bien-aim&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[48] &#8203;&#8203;Au moins dans certains des r&#233;cits mythologiques. Selon d'autres, l'&#233;masculation n'a &#233;t&#233; inflig&#233;e que par Kronos &#224; son p&#232;re Uranos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne la signification mythologique de ce motif, cf. Der Mythus von der Geburt des Helden d'Otto Rank, dans le n &#176; v de Schriften zur angew. Seelen-kunde (1909) et Das Inzestmotiv in Dichtung und Sage (1912), chap. ix, 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[49] Autorit&#233; du p&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[50] Aucune des d&#233;couvertes de la recherche psycho-analytique n'a &#233;voqu&#233; une telle contradiction am&#232;re, une telle opposition furieuse et aussi des acrobaties critiques amusantes, comme cette indication des pulsions incestueuses de l'enfance qui survivent dans l'inconscient. Une tentative a m&#234;me &#233;t&#233; faite r&#233;cemment, au m&#233;pris de toute exp&#233;rience, de n'attribuer qu'une signification symbolique &#224; l'inceste. Ferenczi a donn&#233; une r&#233;interpr&#233;tation ing&#233;nieuse du mythe d'&#338;dipe, bas&#233;e sur un passage d'une des lettres de Schopenhauer, dans Imago, i, (1912). Le complexe d'&#338;dipe, auquel il a &#233;t&#233; fait allusion pour la premi&#232;re fois ici dans L'interpr&#233;tation des r&#234;ves, a acquis, gr&#226;ce &#224; une &#233;tude plus approfondie du sujet, une signification inattendue pour la compr&#233;hension de l'histoire humaine et l'&#233;volution de la religion et de la morale. Voir Toten et Taboo. -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[51] Cf. le mat&#233;riau onirique de l'exhibitionnisme, plus t&#244;t dans ce chapitre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;. , [1911]). La relation entre le mat&#233;riau de Hamlet et le mythe de la naissance du h&#233;ros a &#233;t&#233; d&#233;montr&#233;e par O. Rank. On trouvera d'autres tentatives d'analyse de Macbeth dans mon essai sur &#034;Certains types de caract&#232;res rencontr&#233;s dans le travail psycho-analytique&#034;, Collected Papers, IV., In L. Jeckel's &#034;Shakespeare's Macbeth&#034;, in Imago, V. (1918) et dans &#034;Le complexe d'&#338;dipe comme une explication du myst&#232;re de Hamlet: une &#233;tude sur le motif&#034; (American Journal of Psycology [1910], vol. xxi).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[53] M&#234;me les choses importantes, surabondantes, immod&#233;r&#233;es et exag&#233;r&#233;es qui se produisent dans les r&#234;ves peuvent &#234;tre une caract&#233;ristique enfantine. Un enfant ne veut rien de plus intens&#233;ment que de grandir et de manger autant de tout que les adultes; un enfant est difficile &#224; satisfaire; il ne conna&#238;t pas un tel mot et exige insatiable la r&#233;p&#233;tition de tout ce qui lui a plu ou lui a fait du bien. Il apprend &#224; pratiquer la mod&#233;ration, &#224; &#234;tre modeste et r&#233;sign&#233;, uniquement par la formation. Comme nous le savons, le n&#233;vros&#233; est &#233;galement enclin &#224; la d&#233;mesure et &#224; l'exc&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[54] Pendant que le Dr Ernest Jones donnait une conf&#233;rence devant une soci&#233;t&#233; scientifique am&#233;ricaine et parlait de l'&#233;go&#239;sme dans les r&#234;ves, une savante dame s'est oppos&#233;e &#224; cette g&#233;n&#233;ralisation non scientifique. Elle pensait que le conf&#233;rencier n'avait le droit de prononcer un tel verdict que sur les r&#234;ves des Autrichiens, mais n'avait pas le droit d'inclure les r&#234;ves des Am&#233;ricains. Quant &#224; elle, elle &#233;tait s&#251;re que tous ses r&#234;ves &#233;taient strictement altruistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[55] L'enqu&#234;te psychanalytique nous a permis de conclure que dans la pr&#233;dilection des enfants pour les performances de gymnastique, et dans la r&#233;p&#233;tition de celles-ci lors d'attaques hyst&#233;riques, il y a, outre le plaisir ressenti dans l'organe, encore un autre facteur &#224; l'&#339;uvre ( souvent inconscient): &#224; savoir, un souvenir-image de rapports sexuels observ&#233;s chez des &#234;tres humains ou des animaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[56] Un jeune coll&#232;gue, totalement exempt de nervosit&#233;, me dit &#224; ce propos: &#171;Je sais de ma propre exp&#233;rience qu'en me balan&#231;ant, et au moment o&#249; le mouvement de descente &#233;tait &#224; son maximum, j'avais l'habitude d'avoir une sensation curieuse dans mes parties g&#233;nitales, que, m&#234;me si elle ne me plaisait pas vraiment, je dois la d&#233;crire comme une sensation voluptueuse. &#034; J'ai souvent entendu des patients dire que les premi&#232;res &#233;rections avec des sensations voluptueuses dont ils se souviennent avoir eu pendant l'enfance se produisaient alors qu'ils grimpaient. Il est &#233;tabli avec une certitude absolue par la psychanalyse que les premi&#232;res sensations sexuelles trouvent souvent leur origine dans les &#233;chauffour&#233;es et les luttes de l'enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[57] Jour de col&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[58] Voir &#233;galement le chapitre VI., A.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE MATERIAL AND SOURCES OF DREAMS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C. The Somatic Sources of Dreams&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If we attempt to interest a cultured layman in the problems of dreams, and if, with this end in view, we ask him what he believes to be the source of dreams, we shall generally find that he feels quite sure he knows at least this part of the solution. He thinks immediately of the influence exercised on the formation of dreams by a disturbed or impeded digestion (&#034;Dreams come from the stomach&#034;), an accidental position of the body, a trifling occurrence during sleep. He does not seem to suspect that even after all these factors have been duly considered something still remains to be explained.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the introductory chapter we examined at length the opinion of scientific writers on the role of somatic stimuli in the formation of dreams, so that here we need only recall the results of this inquiry. We have seen that three kinds of somatic stimuli will be distinguished: the objective sensory stimuli which proceed from external objects, the inner states of excitation of the sensory organs, having only a subjective reality, and the bodily stimuli arising within the body; and we have also noticed that the writers on dreams are inclined to thrust into the background any psychic sources of dreams which may operate simultaneously with the somatic stimuli, or to exclude them altogether. In testing the claims made on behalf of these somatic stimuli we have learned that the significance of the objective excitation of the sensory organs- whether accidental stimuli operating during sleep, or such as cannot be excluded from the dormant relation of these dream-images and ideas to the internal bodily stimuli and confirmed by experiment; that the part played by the subjective sensory stimuli appears to be demonstrated by the recurrence of hypnagogic sensory images in dreams; and that, although the broadly accepted relation of these dream-images and ideas to the internal bodily stimuli cannot be exhaustively demonstrated, it is at all events confirmed by the well-known influence which an excited state of the digestive, urinary and sexual organs exercises upon the content of our dreams.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nerve stimulus and bodily stimulus would thus be the anatomical sources of dreams; that is, according to many writers, the sole and exclusive sources of dreams.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But we have already considered a number of doubtful points, which seem to question not so much the correctness of the somatic theory as its adequacy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;However confident the representatives of this theory may be of its factual basis- especially in respect of the accidental and external nerve stimuli, which may without difficulty be recognized in the dream-content- nevertheless they have all come near to admitting that the rich content of ideas found in dreams cannot be derived from the external nerve-stimuli alone. In this connection Miss Mary Whiton Calkins tested her own dreams, and those of a second person, for a period of six weeks, and found that the element of external sensory perception was demonstrable in only 13.2 per cent and 6.7 percent of these dreams respectively. Only two dreams in the whole collection could be referred to organic sensations. These statistics confirm what a cursory survey of our own experience would already, have led us to suspect.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A distinction has often been made between nerve-stimulus dreams which have already been thoroughly investigated, and other forms of dreams. Spitta, for example, divided dreams into nervestimulus dreams and association-dreams. But it was obvious that this solution remained unsatisfactory unless the link between the somatic sources of dreams and their ideational content could be indicated.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In addition to the first objection, that of the insufficient frequency of the external sources of stimulus, a second objection presents itself, namely, the inadequacy of the explanations of dreams afforded by this category of dream-sources. There are two things which the representatives of this theory have failed to explain: firstly, why the true nature of the external stimulus is not recognized in the dream, but is constantly mistaken for something else; and secondly, why the result of the reaction of the perceiving mind to this misconceived stimulus should be so indeterminate and variable. We have seen that Strumpell, in answer to these questions, asserts that the mind, since it turns away from the outer world during sleep, is not in a position to give the correct interpretation of the objective sensory stimulus, but is forced to construct illusions on the basis of the indefinite stimulation arriving from many directions. In his own words (Die Natur und Entstehung der Traume, p. 108).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;When by an external or internal nerve-stimulus during sleep a feeling, or a complex of feelings, or any sort of psychic process arises in the mind, and is perceived by the mind, this process calls up from the mind perceptual images belonging to the sphere of the waking experiences, that is to say, earlier perceptions, either unembellished, or with the psychic values appertaining to them. It collects about itself, as it were, a greater or lesser number of such images, from which the impression resulting from the nerve-stimulus receives its psychic value. In this connection it is commonly said, as in ordinary language we say of the waking procedure, that the mind interprets in sleep the impressions of nervous stimuli. The result of this interpretation is the socalled nerve-stimulus dream- that is, a dream the components of which are conditioned by the fact that a nerve-stimulus produces its psychical effect in the life of the mind in accordance with the laws of reproduction.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In all essential points identical with this doctrine is Wundt's statement that the concepts of dreams proceed, at all events for the most part, from sensory stimuli, and especially from the stimuli of general sensation, and are therefore mostly phantastic illusions- probably only to a small extent pure memoryconceptions raised to the condition of hallucinations. To illustrate the relation between dream-content and dream-stimuli which follows from this theory, Strumpell makes use of an excellent simile. It is &#034;as though ten fingers of a person ignorant of music were to stray over the keyboard of an instrument.&#034; The implication is that the dream is not a psychic phenomenon, originating from psychic motives, but the result of a physiological stimulus, which expresses itself in psychic symptomatology because the apparatus affected by the stimulus is not capable of any other mode of expression. Upon a similar assumption is based the explanation of obsessions which Meynert attempted in his famous simile of the dial on which individual figures are most deeply embossed.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Popular though this theory of the somatic dream-stimuli has become, and seductive though it may seem, it is none the less easy to detect its weak point. Every somatic dream-stimulus which provokes the psychic apparatus in sleep to interpretation by the formation of illusions may evoke an incalculable number of such attempts at interpretation. It may consequently be represented in the dream- content by an extraordinary number of different concepts.[32] But the theory of Strumpell and Wundt cannot point to any sort of motive which controls the relation between the external stimulus and the dream-concept chosen to interpret it, and therefore it cannot explain the &#034;peculiar choice&#034; which the stimuli &#034;often enough make in the course of their productive activity&#034; (Lipps, Grundtatsachen des Seelen-lebens, p. 170). Other objections may be raised against the fundamental assumption behind the theory of illusions- the assumption that during sleep the mind is not in a condition to recognize the real nature of the objective sensory stimuli. The old physiologist Burdach shows us that the mind is quite capable even during sleep of a correct interpretation of the sensory impressions which reach it, and of reacting in accordance with this correct interpretation, inasmuch as he demonstrates that certain sensory impressions which seem important to the individual may be excepted from the general neglect of the sleeping mind (as in the example of nurse and child), and that one is more surely awakened by one's own name than by an indifferent auditory impression; all of which presupposes, of course, that the mind discriminates between sensations, even in sleep. Burdach infers from these observations that we must not assume that the mind is incapable of interpreting sensory stimuli in the sleeping state, but rather that it is not sufficiently interested in them. The arguments which Burdach employed in 1830 reappear unchanged in the works of Lipps (in the year 1883), where they are employed for the purpose of attacking the theory of somatic stimuli. According to these arguments the mind seems to be like the sleeper in the anecdote, who, on being asked, &#034;Are you asleep?&#034; answers &#034;No,&#034; and on being again addressed with the words: &#034;Then lend me ten florins,&#034; takes refuge in the excuse: &#034;I am asleep.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The inadequacy of the theory of somatic dream-stimuli may be further demonstrated in another way. Observation shows that external stimuli do not oblige me to dream, even though these stimuli appear in the dream-content as soon as I begin to dream- supposing that I do dream. In response to a touch or pressure stimulus experienced while I am asleep, a variety of reactions are at my disposal. I may overlook it, and find on waking that my leg has become uncovered, or that I have been lying on an arm; indeed, pathology offers me a host of examples of powerfully exciting sensory and motor stimuli of different kinds which remain ineffective during sleep. I may perceive the sensation during sleep, and through my sleep, as it were, as constantly happens in the case of pain stimuli, but without weaving the pain into the texture of a dream. And thirdly, I may wake up in response to the stimulus, simply in order to avoid it. Still another, fourth, reaction is possible: namely, that the nervestimulus may cause me to dream; but the other possible reactions occur quite as frequently as the reaction of dream-formation. This, however, would not be the case if the incentive to dreaming did not lie outside the somatic dream-sources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Appreciating the importance of the above-mentioned lacunae in the explanation of dreams by somatic stimuli, other writers- Scherner, for example, and, following him, the philosopher Volkelt- endeavoured to determine more precisely the nature of the psychic activities which cause the many-coloured images of our dreams to proceed from the somatic stimuli, and in so doing they approached the problem of the essential nature of dreams as a problem of psychology, and regarded dreaming as a psychic activity. Scherner not only gave a poetical, vivid and glowing description of the psychic peculiarities which unfold themselves in the course of dream-formation, but he also believed that he had hit upon the principle of the method the mind employs in dealing with the stimuli which are offered to it. The dream, according to Scherner, in the free activity of the phantasy, which has been released from the shackles imposed upon it during the day, strives to represent symbolically the nature of the organ from which the stimulus proceeds. Thus there exists a sort of dream-book, a guide to the interpretation of dreams, by means of which bodily sensations, the conditions of the organs, and states of stimulation, may be inferred from the dream-images. &#034;Thus the image of a cat expressed extreme ill-temper; the image of pale, smooth pastry the nudity of the body. The human body as a whole is pictured by the phantasy of the dream as a house, and the individual organs of the body as parts of the house. In toothache-dreams a vaulted vestibule corresponds to the mouth, and a staircase to the descent from the pharynx to the oesophagus; in the headache-dream a ceiling covered with disgusting toad-like spiders is chosen to denote the upper part of the head.&#034; &#034;Many different symbols are employed by our dreams for the same organ: thus the breathing lung finds its symbol in a roaring stove, filled with flames, the heart in empty boxes and baskets, and the bladder in round, bag-shaped or merely hollow objects. It is of particular significance that at the close of the dream the stimulating organ or its function is often represented without disguise and usually on the dreamer's own body. Thus the toothache-dream commonly ends by the dreamer drawing a tooth out of his mouth.&#034; It cannot be said that this theory of dream-interpretation has found much favour with other writers. It seems, above all, extravagant; and so Scherner's readers have hesitated to give it even the small amount of credit to which it is, in my opinion, entitled. As will be seen, it tends to a revival of dream-interpretation by means of symbolism, a method employed by the ancients; only the province from which the interpretation is to be derived is restricted to the human body. The lack of a scientifically comprehensible technique of interpretation must seriously limit the applicability of Scherner's theory. Arbitrariness in the interpretation of dreams would appear to be by no means excluded, especially since in this case also a stimulus may be expressed in the dream-content by several representative symbols; thus even Scherner's follower Volkelt was unable to confirm the representation of the body as a house. Another objection is that here again the dream-activity is regarded as a useless and aimless activity of the mind, since, according to this theory, the mind is content with merely forming phantasies around the stimulus with which it is dealing, without even remotely attempting to abolish the stimulus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Scherner's theory of the symbolization of bodily stimuli by the dream is seriously damaged by yet another objection. These bodily stimuli are present at all times, and it is generally assumed that the mind is more accessible to them during sleep than in the waking state. It is therefore impossible to understand why the mind does not dream continuously all night long, and why it does not dream every night about all the organs. If one attempts to evade this objection by positing the condition that special excitations must proceed from the eye, the ear, the teeth, the bowels, etc., in order to arouse the dream-activity, one is confronted with the difficulty of proving that this increase of stimulation is objective; and proof is possible only in a very few cases. If the dream of flying is a symbolization of the upward and downward motion of the pulmonary lobes, either this dream, as has already been remarked by Strumpell, should be dreamt much oftener, or it should be possible to show that respiration is more active during this dream. Yet a third alternative is possible- and it is the most probable of all- namely, that now and again special motives are operative to direct the attention to the visceral sensations which are constantly present. But this would take us far beyond the scope of Scherner's theory.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The value of Scherner's and Volkelt's disquisitions resides in their calling our attention to a number of characteristics of the dream-content which are in need of explanation, and which seem to promise fresh discoveries. It is quite true that symbolizations of the bodily organs and functions do occur in dreams: for example, that water in a dream often signifies a desire to urinate, that the male genital organ may be represented by an upright staff, or a pillar, etc. With dreams which exhibit a very animated field of vision and brilliant colours, in contrast to the dimness of other dreams, the interpretation that they are &#034;dreams due to visual stimulation&#034; can hardly be dismissed, nor can we dispute the participation of illusion-formation in dreams which contain noise and a medley of voices. A dream like that of Scherner's, that two rows of fair handsome boys stood facing one another on a bridge, attacking one another, and then resuming their positions, until finally the dreamer himself sat down on a bridge and drew a long tooth from his jaw; or a similar dream of Volkelt's, in which two rows of drawers played a part, and which again ended in the extraction of a tooth; dream-formations of this kind, of which both writers relate a great number, forbid our dismissing Scherner's theory as an idle invention without seeking the kernel of truth which may be contained in it. We are therefore confronted with the task of finding a different explanation of the supposed symbolization of the alleged dental stimulus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Throughout our consideration of the theory of the somatic sources of dreams, I have refrained from urging the argument which arises from our analyses of dreams. If, by a procedure which has not been followed by other writers in their investigation of dreams, we can prove that the dream possesses intrinsic value as psychic action, that a wish supplies the motive of its formation, and that the experiences of the previous day furnish the most obvious material of its content, any other theory of dreams which neglects such an important method of investigation- and accordingly makes the dream appear a useless and enigmatical psychic reaction to somatic stimuli- may be dismissed without special criticism. For in this case there would have to be- and this is highly improbable- two entirely different kinds of dreams, of which only one kind has come under our observation, while the other kind alone has been observed by the earlier investigators. It only remains now to find a place in our theory of dreams for the facts on which the current doctrine of somatic dream-stimuli is based.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We have already taken the first step in this direction in advancing the thesis that the dream-work is under a compulsion to elaborate into a unified whole all the dream-stimuli which are simultaneously present (chapter V., A, above). We have seen that when two or more experiences capable of making an impression on the mind have been left over from the previous day, the wishes that result from them are united into one dream; similarly, that the impressions possessing psychic value and the indifferent experiences of the previous day unite in the dream-material, provided that connecting ideas between the two can be established. Thus the dream appears to be a reaction to everything which is simultaneously present as actual in the sleeping mind. As far as we have hitherto analysed the dreammaterial, we have discovered it to be a collection of psychic remnants and memory-traces, which we were obliged to credit (on account of the preference shown for recent and for infantile material) with a character of psychological actuality, though the nature of this actuality was not at the time determinable. We shall now have little difficulty in predicting what will happen when to these actualities of the memory fresh material in the form of sensations is added during sleep. These stimuli, again, are of importance to the dream because they are actual; they are united with the other psychic actualities to provide the material for dream-formation. To express it in other words, the stimuli which occur during sleep are elaborated into a wish-fulfilment, of which the other components are the psychic remnants of daily experience with which we are already familiar. This combination, however, is not inevitable; we have seen that more than one kind of behaviour toward the physical stimuli received during sleep is possible. Where this combination is effected, a conceptual material for the dream-content has been found which will represent both kinds of dream-sources, the somatic as well as the psychic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The nature of the dream is not altered when somatic material is added to the psychic dream-sources; it still remains a wish fulfilment, no matter how its expression is determined by the actual material available.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I should like to find room here for a number of peculiarities which are able to modify the significance of external stimuli for the dream. I imagine that a co-operation of individual, physiological and accidental factors, which depend on the circumstances of the moment, determines how one will behave in individual cases of more intensive objective stimulation during sleep; habitual or accidental profundity of sleep, in conjunction with the intensity of the stimulus, will in one case make it possible so to suppress the stimulus that it will not disturb the sleeper, while in another case it will force the sleeper to wake, or will assist the attempt to subdue the stimulus by weaving it into the texture of the dream. In accordance with the multiplicity of these constellations, external objective stimuli will be expressed more rarely or more frequently in the case of one person than in that of another. In my own case. since I am an excellent sleeper, and obstinately refuse to allow myself to be disturbed during sleep on any pretext whatever, this intrusion of external causes of excitation into my dreams is very rare, whereas psychic motives apparently cause me to dream very easily. Indeed, I have noted only a single dream in which an objective, painful source of stimulation is demonstrable, and it will be highly instructive to see what effect the external stimulus had in this particular dream.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I am riding a gray horse, at first timidly and awkwardly, as though I were merely carried along. Then I meet a colleague, P, also on horseback, and dressed in rough frieze; he is sitting erect in the saddle; he calls my attention to something (probably to the fact that I have a very bad seat). Now I begin to feel more and more at ease on the back of my highly intelligent horse; I sit more comfortably, and I find that I am quite at home up here. My saddle is a sort of pad, which completely fills the space between the neck and the rump of the horse. I ride between two vans, and just manage to clear them. After riding up the street for some distance, I turn round and wish to dismount, at first in front of a little open chapel which is built facing on to the street. Then I do really dismount in front of a chapel which stands near the first one; the hotel is in the same street; I might let the horse go there by itself, but I prefer to lead it thither. It seems as though I should be ashamed to arrive there on horseback. In front of the hotel there stands a page-boy, who shows me a note of mine which has been found, and ridicules me on account of it. On the note is written, doubly underlined, &#034;Eat nothing,&#034; and then a second sentence (indistinct): something like &#034;Do not work&#034;; at the same time a hazy idea that I am in a strange city, in which I do not work.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It will not at once be apparent that this dream originated under the influence, or rather under the compulsion, of a painstimulus. The day before, however, I had suffered from boils, which made every movement a torture, and at last a boil had grown to the size of an apple at the root of the scrotum, and had caused me the most intolerable pains at every step; a feverish lassitude, lack of appetite, and the hard work which I had nevertheless done during the day, had conspired with the pain to upset me. I was not altogether in a condition to discharge my duties as a physician, but in view of the nature and the location of the malady, it was possible to imagine something else for which I was most of all unfit, namely riding. Now it is this very activity of riding into which I am plunged by the dream; it is the most energetic denial of the pain which imagination could conceive. As a matter of fact, I cannot ride; I do not dream of doing so; I never sat on a horse but once- and then without a saddle- and I did not like it. But in this dream I ride as though I had no boil on the perineum; or rather, I ride, just because I want to have none. To judge from the description, my saddle is the poultice which has enabled me to fall asleep. Probably, being thus comforted, I did not feel anything of my pain during the first few hours of my sleep. Then the painful sensations made themselves felt, and tried to wake me; whereupon the dream came and said to me, soothingly: &#034;Go on sleeping, you are not going to wake! You have no boil, for you are riding on horseback, and with a boil just there no one could ride!&#034; And the dream was successful; the pain was stifled, and I went on sleeping.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But the dream was not satisfied with &#034;suggesting away&#034; the boil by tenaciously holding fast to an idea incompatible with the malady (thus behaving like the hallucinatory insanity of a mother who has lost her child, or of a merchant who has lost his fortune). In addition, the details of the sensation denied and of the image used to suppress it serve the dream also as a means to connect other material actually present in the mind with the situation in the dream, and to give this material representation. I am riding on a gray horse- the colour of the horse exactly corresponds with the pepper-and-salt suit in which I last saw my colleague P in the country. I have been warned that highly seasoned food is the cause of boils, and in any case it is preferable as an aetiological explanation to sugar, which might be thought of in connection with furunculosis. My friend P likes to ride the high horse with me ever since he took my place in the treatment of a female patient, in whose case I had performed great feats (Kuntstucke: in the dream I sit the horse at first sideways, like a trick-rider, Kunstreiter), but who really, like the horse in the story of the Sunday equestrian, led me wherever she wished. Thus the horse comes to be a symbolic representation of a lady patient (in the dream it is highly intelligent). I feel quite at home refers to the position which I occupied in the patient's household until I was replaced by my colleague P. &#034;I thought you were safe in the saddle up there,&#034; one of my few wellwishers among the eminent physicians of the city recently said to me, with reference to the same household. And it was a feat to practise psychotherapy for eight to ten hours a day, while suffering such pain, but I know that I cannot continue my peculiarly strenuous work for any length of time without perfect physical health, and the dream is full of dismal allusions to the situation which would result if my illness continued (the note, such as neurasthenics carry and show to their doctors): Do not work, do not eat. On further interpretation I see that the dream activity has succeeded in finding its way from the wish-situation of riding to some very early childish quarrels which must have occurred between myself and a nephew, who is a year older than I, and is now living in England. It has also taken up elements from my journeys in Italy: the street in the dream is built up out of impressions of Verona and Siena. A still deeper interpretation leads to sexual dream-thoughts, and I recall what the dream allusions to that beautiful country were supposed to mean in the dream of a female patient who had never been to Italy (to Italy, German: gen Italien = Genitalien = genitals); at the same time there are references to the house in which I preceded my friend P as physician, and to the place where the boil is located.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In another dream, I was similarly successful in warding off a threatened disturbance of my sleep; this time the threat came from a sensory stimulus. It was only chance, however, that enabled me to discover the connection between the dream and the accidental dream- stimulus, and in this way to understand the dream. One midsummer morning in a Tyrolese mountain resort I woke with the knowledge that I had dreamed: The Pope is dead. I was not able to interpret this short, non-visual dream. I could remember only one possible basis of the dream, namely, that shortly before this the newspapers had reported that His Holiness was slightly indisposed. But in the course of the morning my wife asked me: &#034;Did you hear the dreadful tolling of the church bells this morning?&#034; I had no idea that I had heard it, but now I understood my dream. It was the reaction of my need for sleep to the noise by which the pious Tyroleans were trying to wake me. I avenged myself on them by the conclusion which formed the content of my dream, and continued to sleep, without any further interest in the tolling of the bells.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Among the dreams mentioned in the previous chapters there are several which might serve as examples of the elaboration of so called nerve-stimuli. The dream of drinking in long draughts is such an example; here the somatic stimulus seems to be the sole source of the dream, and the wish arising from the sensation- thirst- the only motive for dreaming. We find much the same thing in other simple dreams, where the somatic stimulus is able of itself to generate a wish. The dream of the sick woman who throws the cooling apparatus from her cheek at night is an instance of an unusual manner of reacting to a pain-stimulus with a wish fulfilment; it seems as though the patient had temporarily succeeded in making herself analgesic, and accompanied this by ascribing her pains to a stranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;My dream of the three Parcae is obviously a hunger-dream, but it has contrived to shift the need for food right back to the child's longing for its mother's breast, and to use a harmless desire as a mask for a more serious one that cannot venture to express itself so openly. In the dream of Count Thun we were able to see by what paths an accidental physical need was brought into relation with the strongest, but also the most rigorously repressed impulses of the psychic life. And when, as in the case reported by Garnier, the First Consul incorporates the sound of an exploding infernal machine into a dream of battle before it causes him to wake, the true purpose for which alone psychic activity concerns itself with sensations during sleep is revealed with unusual clarity. A young lawyer, who is full of his first great bankruptcy case, and falls asleep in the afternoon, behaves just as the great Napoleon did. He dreams of a certain G. Reich in Hussiatyn, whose acquaintance he has made in connection with the bankruptcy case, but Hussiatyn (German: husten, to cough) forces itself upon his attention still further; he is obliged to wake, only to hear his wife- who is suffering from bronchial catarrh- violently coughing.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Let us compare the dream of Napoleon I- who, incidentally, was an excellent sleeper- with that of the sleepy student, who was awakened by his landlady with the reminder that he had to go to the hospital, and who thereupon dreamt himself into a bed in the hospital, and then slept on, the underlying reasoning being as follows: If I am already in the hospital, I needn't get up to go there. This is obviously a convenience-dream; the sleeper frankly admits to himself his motive in dreaming; but he thereby reveals one of the secrets of dreaming in general. In a certain sense, all dreams are convenience-dreams; they serve the purpose of continuing to sleep instead of waking. The dream is the guardian of sleep, not its disturber. In another place we shall have occasion to justify this conception in respect to the psychic factors that make for waking; but we can already demonstrate its applicability to the objective external stimuli. Either the mind does not concern itself at all with the causes of sensations during sleep, if it is able to carry this attitude through as against the intensity of the stimuli, and their significance, of which it is well aware; or it employs the dream to deny these stimuli; or, thirdly, if it is obliged to recognize the stimuli, it seeks that interpretation of them which will represent the actual sensation as a component of a desired situation which is compatible with sleep. The actual sensation is woven into the dream in order to deprive it of its reality. Napoleon is permitted to go on sleeping; it is only a dream-memory of the thunder of the guns at Arcole which is trying to disturb him.[33] -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The wish to sleep, to which the conscious ego has adjusted itself, and which (together with the dream-censorship and the &#034;secondary elaboration&#034; to be mentioned later) represents the ego's contribution to the dream, must thus always be taken into account as a motive of dream-formation, and every successful dream is a fulfilment of this wish. The relation of this general, constantly present, and unvarying sleep-wish to the other wishes of which now one and now another is fulfilled by the dreamcontent, will be the subject of later consideration. In the wish to sleep we have discovered a motive capable of supplying the deficiency in the theory of Strumpell and Wundt, and of explaining the perversity and capriciousness of the interpretation of the external stimulus. The correct interpretation, of which the sleeping mind is perfectly capable, would involve active interest, and would require the sleeper to wake; hence, of those interpretations which are possible at all, only such are admitted as are acceptable to the dictatorial censorship of the sleep-wish. The logic of dream situations would run, for example: &#034;It is the nightingale, and not the lark.&#034; For if it is the lark, love's night is at an end. From among the interpretations of the stimulus which are thus admissible, that one is selected which can secure the best connection with the wish- impulses that are lying in wait in the mind. Thus everything is definitely determined, and nothing is left to caprice. The misinterpretation is not an illusion, but- if you will- an excuse. Here again, as in substitution by displacement in the service of the dream-censorship, we have an act of deflection of the normal psychic procedure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If the external nerve-stimuli and the inner bodily stimuli are sufficiently intense to compel psychic attention, they represent- that is, if they result in dreaming at all, and not in waking- a fixed point for dream-formation, a nucleus in the dream-material, for which an appropriate wish-fulfilment is sought, just as (see above) mediating ideas between two psychical dream-stimuli are sought. To this extent it is true of a number of dreams that the somatic element dictates the dream-content. In this extreme case even a wish that is not actually present may be aroused for the purpose of dream-formation. But the dream cannot do otherwise than represent a wish in some situation as fulfilled; it is, as it were, confronted with the task of discovering what wish can be represented as fulfilled by the given sensation. Even if this given material is of a painful or disagreeable character, yet it is not unserviceable for the purposes of dream-formation. The psychic life has at its disposal even wishes whose fulfilment evokes displeasure, which seems a contradiction, but becomes perfectly intelligible if we take into account the presence of two sorts of psychic instance and the censorship that subsists between them.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the psychic life there exist, as we have seen, repressed wishes, which belong to the first system, and to whose fulfilment the second system is opposed. We do not mean this in a historic sense- that such wishes have once existed and have subsequently been destroyed. The doctrine of repression, which we need in the study of psychoneuroses, asserts that such repressed wishes still exist, but simultaneously with an inhibition which weighs them down. Language has hit upon the truth when it speaks of the suppression (sub-pression, or pushing under) of such impulses. The psychic mechanism which enables such suppressed wishes to force their way to realization is retained in being and in working order. But if it happens that such a suppressed wish is fulfilled, the vanquished inhibition of the second system (which is capable of consciousness) is then expressed as discomfort. And, in order to conclude this argument: If sensations of a disagreeable character which originate from somatic sources are present during sleep, this constellation is utilized by the dreamactivity to procure the fulfilment- with more or less maintenance of the censorship- of an otherwise suppressed wish.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This state of affairs makes possible a certain number of anxiety dreams, while others of these dream-formations which are unfavourable to the wish-theory exhibit a different mechanism. For the anxiety in dreams may of course be of a psychoneurotic character, originating in psycho-sexual excitation, in which case, the anxiety corresponds to repressed libido. Then this anxiety, like the whole anxiety-dream, has the significance of a neurotic symptom, and we stand at the dividing-line where the wish- fulfilling tendency of dreams is frustrated. But in other anxiety- dreams the feeling of anxiety comes from somatic sources (as in the case of persons suffering from pulmonary or cardiac trouble, with occasional difficulty in breathing), and then it is used to help such strongly suppressed wishes to attain fulfilment in a dream, the dreaming of which from psychic motives would have resulted in the same release of anxiety. It is not difficult to reconcile these two apparently contradictory cases. When two psychic formations, an affective inclination and a conceptual content, are intimately connected, either one being actually present will evoke the other, even in a dream; now the anxiety of somatic origin evokes the suppressed conceptual content, now it is the released conceptual content, accompanied by sexual excitement, which causes the release of anxiety. In the one case, it may be said that a somatically determined affect is psychically interpreted; in the other case, all is of psychic origin, but the content which has been suppressed is easily replaced by a somatic interpretation which fits the anxiety. The difficulties which lie in the way of understanding all this have little to do with dreams; they are due to the fact that in discussing these points we are touching upon the problems of the development of anxiety and of repression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The general aggregate of bodily sensation must undoubtedly be included among the dominant dream-stimuli of internal bodily origin. Not that it is capable of supplying the dream-content; but it forces the dream-thoughts to make a choice from the material destined to serve the purpose of representation in the dream- content, inasmuch as it brings within easy reach that part of the material which is adapted to its own character, and holds the rest at a distance. Moreover, this general feeling, which survives from the preceding day, is of course connected with the psychic residues that are significant for the dream. Moreover, this feeling itself may be either maintained or overcome in the dream, so that it may, if it is painful, veer round into its opposite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If the somatic sources of excitation during sleep- that is, the sensations of sleep- are not of unusual intensity, the part which they play in dream-formation is, in my judgment, similar to that of those impressions of the day which are still recent, but of no great significance. I mean that they are utilized for the dream formation if they are of such a kind that they can be united with the conceptual content of the psychic dream-source, but not otherwise. They are treated as a cheap ever-ready material, which can be used whenever it is needed, and not as valuable material which itself prescribes the manner in which it must be utilized. I might suggest the analogy of a connoisseur giving an artist a rare stone, a piece of onyx, for example, in order that it may be fashioned into a work of art. Here the size of the stone, its colour, and its markings help to decide what head or what scene shall be represented; while if he is dealing with a uniform and abundant material such as marble or sandstone, the artist is guided only by the idea which takes shape in his mind. Only in this way, it seems to me, can we explain the fact that the dreamcontent furnished by physical stimuli of somatic origin which are not unusually accentuated does not make its appearance in all dreams and every night.[34] -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Perhaps an example which takes us back to the interpretation of dreams will best illustrate my meaning. One day I was trying to understand the significance of the sensation of being inhibited, of not being able to move from the spot, of not being able to get something done, etc., which occurs so frequently in dreams, and is so closely allied to anxiety. That night I had the following dream: I am very incompletely dressed, and I go from a flat on the ground- floor up a flight of stairs to an upper story. In doing this I jump up three stairs at a time, and I am glad to find that I can mount the stairs so quickly. Suddenly I notice that a servant-maid is coming down the stairs- that is, towards me. I am ashamed, and try to hurry away, and now comes this feeling of being inhibited; I am glued to the stairs, and cannot move from the spot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Analysis: The situation of the dream is taken from an every-day reality. In a house in Vienna I have two apartments, which are connected only by the main staircase. My consultation-rooms and my study are on the raised ground-floor, and my living-rooms are on the first floor. Late at night, when I have finished my work downstairs, I go upstairs to my bedroom. On the evening before the dream I had actually gone this short distance with my garments in disarray- that is, I had taken off my collar, tie and cuffs; but in the dream this had changed into a more advanced, but, as usual, indefinite degree of undress. It is a habit of mine to run up two or three steps at a time; moreover, there was a wish-fulfilment recognized even in the dream, for the ease with which I run upstairs reassures me as to the condition of my heart. Further, the manner in which I run upstairs is an effective contrast to the sensation of being inhibited, which occurs in the second half of the dream. It shows me- what needed no proof- that dreams have no difficulty in representing motor actions fully and completely carried out; think, for example, of flying in dreams!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But the stairs up which I go are not those of my own house; at first I do not recognize them; only the person coming towards me informs me of their whereabouts. This woman is the maid of an old lady whom I visit twice daily in order to give her hypodermic injections; the stairs, too, are precisely similar to those which I have to climb twice a day in this old lady's house.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;How do these stairs and this woman get into my dream? The shame of not being fully dressed is undoubtedly of a sexual character; the servant of whom I dream is older than I, surly, and by no means attractive. These questions remind me of the following incident: When I pay my morning visit at this house I am usually seized with a desire to clear my throat; the sputum falls on the stairs. There is no spittoon on either of the two floors, and I consider that the stairs should be kept clean not at my expense, but rather by the provision of a spittoon. The housekeeper, another elderly, curmudgeonly person, but, as I willingly admit, a woman of cleanly instincts, takes a different view of the matter. She lies in wait for me, to see whether I shall take the liberty referred to, and, if she sees that I do, I can distinctly hear her growl. For days thereafter, when we meet she refuses to greet me with the customary signs of respect. On the day before the dream the housekeeper's attitude was reinforced by that of the maid. I had just furnished my usual hurried visit to the patient when the servant confronted me in the ante-room, observing: &#034;You might as well have wiped your shoes today, doctor, before you came into the room. The red carpet is all dirty again from your feet.&#034; This is the only justification for the appearance of the stairs and the maid in my dream.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Between my leaping upstairs and my spitting on the stairs there is an intimate connection. Pharyngitis and cardiac troubles are both supposed to be punishments for the vice of smoking, on account of which vice my own housekeeper does not credit me with excessive tidiness, so that my reputation suffers in both the houses which my dream fuses into one.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I must postpone the further interpretation of this dream until I can indicate the origin of the typical dream of being incompletely clothed. In the meantime, as a provisional deduction from the dream just related, I note that the dream-sensation of inhibited movement is always aroused at a point where a certain connection requires it. A peculiar condition of my motor system during sleep cannot be responsible for this dream-content, since a moment earlier I found myself, as though in confirmation of this fact, skipping lightly up the stairs.&lt;br class='autobr' /&gt;
D. Typical Dreams -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Generally speaking, we are not in a position to interpret another person's dream if he is unwilling to furnish us with the unconscious thoughts which lie behind the dream-content, and for this reason the practical applicability of our method of dream- interpretation is often seriously restricted.[35] But there are dreams which exhibit a complete contrast to the individual's customary liberty to endow his dream-world with a special individuality, thereby making it inaccessible to an alien understanding: there are a number of dreams which almost every one has dreamed in the same manner, and of which we are accustomed to assume that they have the same significance in the case of every dreamer. A peculiar interest attaches to these typical dreams, because, no matter who dreams them, they presumably all derive from the same sources, so that they would seem to be particularly fitted to provide us with information as to the sources of dreams.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;With quite special expectations, therefore, we shall proceed to test our technique of dream-interpretation on these typical dreams, and only with extreme reluctance shall we admit that precisely in respect of this material our method is not fully verified. In the interpretation of typical dreams we as a rule fail to obtain those associations from the dreamer which in other cases have led us to comprehension of the dream, or else these associations are confused and inadequate, so that they do not help us to solve our problem.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Why this is the case, and how we can remedy this defect in our technique, are points which will be discussed in a later chapter. The reader will then understand why I can deal with only a few of the group of typical dreams in this chapter, and why I have postponed the discussion of the others.&lt;br class='autobr' /&gt;
(a) THE EMBARRASSMENT-DREAM OF NAKEDNESS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In a dream in which one is naked or scantily clad in the presence of strangers, it sometimes happens that one is not in the least ashamed of one's condition. But the dream of nakedness demands our attention only when shame and embarrassment are felt in it, when one wishes to escape or to hide, and when one feels the strange inhibition of being unable to stir from the spot, and of being utterly powerless to alter the painful situation. It is only in this connection that the dream is typical; otherwise the nucleus of its content may be involved in all sorts of other connections, or may be replaced by individual amplifications. The essential point is that one has a painful feeling of shame, and is anxious to hide one's nakedness, usually by means of locomotion, but is absolutely unable to do so. I believe that the great majority of my readers will at some time have found themselves in this situation in a dream.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The nature and manner of the exposure is usually rather vague. The dreamer will say, perhaps, &#034;I was in my chemise,&#034; but this is rarely a clear image; in most cases the lack of clothing is so indeterminate that it is described in narrating the dream by an alternative: &#034;I was in my chemise or my petticoat.&#034; As a rule the deficiency in clothing is not serious enough to justify the feeling of shame attached to it. For a man who has served in the army, nakedness is often replaced by a manner of dressing that is contrary to regulations. &#034;I was in the street without my sabre, and I saw some officers approaching,&#034; or &#034;I had no collar,&#034; or &#034;I was wearing checked civilian trousers,&#034; etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The persons before whom one is ashamed are almost always strangers, whose faces remain indeterminate. It never happens, in the typical dream, that one is reproved or even noticed on account of the lack of clothing which causes one such embarrassment. On the contrary, the people in the dream appear to be quite indifferent; or, as I was able to note in one particularly vivid dream, they have stiff and solemn expressions. This gives us food for thought.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The dreamer's embarrassment and the spectator's indifference constitute a contradition such as often occurs in dreams. It would be more in keeping with the dreamer's feelings if the strangers were to look at him in astonishment, or were to laugh at him, or be outraged. I think, however, that this obnoxious feature has been displaced by wish-fulfilment, while the embarrassment is for some reason retained, so that the two components are not in agreement. We have an interesting proof that the dream which is partially distorted by wish-fulfilment has not been properly understood; for it has been made the basis of a fairy-tale familiar to us all in Andersen's version of The Emperor's New Clothes, and it has more recently received poetical treatment by Fulda in The Talisman. In Andersen's fairy-tale we are told of two impostors who weave a costly garment for the Emperor, which shall, however, be visible only to the good and true. The Emperor goes forth clad to this invisible garment, and since the imaginary fabric serves as a sort of touchstone, the people are frightened into behaving as though they did not notice the Emperor's nakedness.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But this is really the situation in our dream. It is not very venturesome to assume that the unintelligible dream-content has provided an incentive to invent a state of undress which gives meaning to the situation present in the memory. This situation is thereby robbed of its original meaning, and made to serve alien ends. But we shall see that such a misunderstanding of the dream- content often occurs through the conscious activity of a second psychic system, and is to be recognized as a factor of the final form of the dream; and further, that in the development of obsessions and phobias similar misunderstandings- still, of course, within the same psychic personality- play a decisive part. It is even possible to specify whence the material for the fresh interpretation of the dream is taken. The impostor is the dream, the Emperor is the dreamer himself, and the moralizing tendency betrays a hazy knowledge of the fact that there is a question, in the latent dream-content, of forbidden wishes, victims of repression. The connection in which such dreams appear during my analysis of neurotics proves beyond a doubt that a memory of the dreamer's earliest childhood lies at the foundation of the dream. Only in our childhood was there a time when we were seen by our relatives, as well as by strange nurses, servants and visitors, in a state of insufficient clothing, and at that time we were not ashamed of our nakedness.[36] In the case of many rather older children it may be observed that being undressed has an exciting effect upon them, instead of making them feel ashamed. They laugh, leap about, slap or thump their own bodies; the mother, or whoever is present, scolds them, saying: &#034;Fie, that is shameful- you mustn't do that!&#034; Children often show a desire to display themselves; it is hardly possible to pass through a village in country districts without meeting a two-or three-year-old child who lifts up his or her blouse or frock before the traveller, possibly in his honour. One of my patients has retained in his conscious memory a scene from his eighth year, in which, after undressing for bed, he wanted to dance into his little sister's room in his shirt, but was prevented by the servant. In the history of the childhood of neurotics, exposure before children of the opposite sex plays a prominent part; in paranoia, the delusion of being observed while dressing and undressing may be directly traced to these experiences; and among those who have remained perverse, there is a class in whom the childish impulse is accentuated into a symptom: the class of exhibitionists.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This age of childhood, in which the sense of shame is unknown, seems a paradise when we look back upon it later, and paradise itself is nothing but the mass-phantasy of the childhood of the individual. This is why in paradise men are naked and unashamed, until the moment arrives when shame and fear awaken; expulsion follows, and sexual life and cultural development begin. Into this paradise dreams can take us back every night; we have already ventured the conjecture that the impressions of our earliest childhood (from the prehistoric period until about the end of the third year) crave reproduction for their own sake, perhaps without further reference to their content, so that their repetition is a wish-fulfilment. Dreams of nakedness, then, are exhibition-dreams.[37]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The nucleus of an exhibition-dream is furnished by one's own person, which is seen not as that of a child, but as it exists in the present, and by the idea of scanty clothing which emerges indistinctly, owing to the superimposition of so many later situations of being partially clothed, or out of consideration for the censorship; to these elements are added the persons in whose presence one is ashamed. I know of no example in which the actual spectators of these infantile exhibitions reappear in a dream; for a dream is hardly ever a simple recollection. Strangely enough, those persons who are the objects of our sexual interest in childhood are omitted from all reproductions, in dreams, in hysteria or in obsessional neurosis; paranoia alone restores the spectators, and is fanatically convinced of their presence, although they remain unseen. The substitute for these persons offered by the dream, the number of strangers who take no notice of the spectacle offered them, is precisely the counter- wish to that single intimately-known person for whom the exposure was intended. &#034;A number of strangers,&#034; moreover, often occur in dreams in all sorts of other connections; as a counter-wish they always signify a secret.[38] It will be seen that even that restitution of the old state of affairs that occurs in paranoia complies with this counter-tendency. One is no longer alone; one is quite positively being watched; but the spectators are a number of strange, curiously indeterminate people.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Furthermore, repression finds a place in the exhibition-dream. For the disagreeable sensation of the dream is, of course, the reaction on the part of the second psychic instance to the fact that the exhibitionistic scene which has been condemned by the censorship has nevertheless succeeded in presenting itself. The only way to avoid this sensation would be to refrain from reviving the scene.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In a later chapter we shall deal once again with the feeling of inhibition. In our dreams it represents to perfection a conflict of the will, a denial. According to our unconscious purpose, the exhibition is to proceed; according to the demands of the censorship, it is to come to an end.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The relation of our typical dreams to fairy-tales and other fiction and poetry is neither sporadic nor accidental. Sometimes the penetrating insight of the poet has analytically recognized the process of transformation of which the poet is otherwise the instrument, and has followed it up in the reverse direction; that is to say, has traced a poem to a dream. A friend has called my attention to the following passage in G. Keller's Der Grune Heinrich: &#034;I do not wish, dear Lee, that you should ever come to realize from experience the exquisite and piquant truth in the situation of Odysseus, when he appears, naked and covered with mud, before Nausicaa and her playmates! Would you like to know what it means? Let us for a moment consider the incident closely. If you are ever parted from your home, and from all that is dear to you, and wander about in a strange country; if you have seen much and experienced much; if you have cares and sorrows, and are, perhaps, utterly wretched and forlorn, you will some night inevitably dream that you are approaching your home; you will see it shining and glittering in the loveliest colours; lovely and gracious figures will come to meet you; and then you will suddenly discover that you are ragged, naked, and covered with dust. An indescribable feeling of shame and fear overcomes you; you try to cover yourself, to hide, and you wake up bathed in sweat. As long as humanity exists, this will be the dream of the care-laden, tempest-tossed man, and thus Homer has drawn this situation from the profoundest depths of the eternal nature of humanity.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;What are the profoundest depths of the eternal nature of humanity, which the poet commonly hopes to awaken in his listeners, but these stirrings of the psychic life which are rooted in that age of childhood, which subsequently becomes prehistoric? Childish wishes, now suppressed and forbidden, break into the dream behind the unobjectionable and permissibly conscious wishes of the homeless man, and it is for this reason that the dream which is objectified in the legend of Nausicaa regularly develops into an anxiety-dream.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;My own dream of hurrying upstairs, which presently changed into being glued to the stairs, is likewise an exhibition-dream, for it reveals the essential ingredients of such a dream. It must therefore be possible to trace it back to experiences in my childhood, and the knowledge of these should enable us to conclude how far the servant's behaviour to me (i.e., her reproach that I had soiled the carpet) helped her to secure the position which she occupies in the dream. Now I am actually able to furnish the desired explanation. One learns in a psycho- analysis to interpret temporal proximity by material connection; two ideas which are apparently without connection, but which occur in immediate succession, belong to a unity which has to be deciphered; just as an a and a b, when written in succession, must be pronounced as one syllable, ab. It is just the same with the interrelations of dreams. The dream of the stairs has been taken from a series of dreams with whose other members I am familiar, having interpreted them. A dream included in this series must belong to the same context. Now, the other dreams of the series are based on the memory of a nurse to whom I was entrusted for a season, from the time when I was still at the breast to the age of two and a half, and of whom a hazy recollection has remained in my consciousness. According to information which I recently obtained from my mother, she was old and ugly, but very intelligent and thorough; according to the inferences which I am justified in drawing from my dreams, she did not always treat me quite kindly, but spoke harshly to me when I showed insufficient understanding of the necessity for cleanliness. Inasmuch as the maid endeavoured to continue my education in this respect, she is entitled to be treated, in my dream, as an incarnation of the prehistoric old woman. It is to be assumed, of course, that the child was fond of his teacher in spite of her harsh behaviour.[39]&lt;br class='autobr' /&gt;
(b) DREAMS OF THE DEATH OF BELOVED PERSONS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Another series of dreams which may be called typical are those whose content is that a beloved relative, a parent, brother, sister, child, or the like, has died. We must at once distinguish two classes of such dreams: those in which the dreamer remains unmoved, and those in which he feels profoundly grieved by the death of the beloved person, even expressing this grief by shedding tears in his sleep.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We may ignore the dreams of the first group; they have no claim to be reckoned as typical. If they are analysed, it is found that they signify something that is not contained in them, that they are intended to mask another wish of some kind. This is the case in the dream of the aunt who sees the only son of her sister lying on a bier (chapter IV). The dream does not mean that she desires the death of her little nephew; as we have learned, it merely conceals the wish to see a certain beloved person again after a long separation- the same person whom she had seen after as long an interval at the funeral of another nephew. This wish, which is the real content of the dream, gives no cause for sorrow, and for that reason no sorrow is felt in the dream. We see here that the feeling contained in the dream does not belong to the manifest, but to the latent dream-content, and that the affective content has remained free from the distortion which has befallen the conceptual content.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is otherwise with those dreams in which the death of a beloved relative is imagined, and in which a painful affect is felt. These signify, as their content tells us, the wish that the person in question might die; and since I may here expect that the feelings of all my readers and of all who have had such dreams will lead them to reject my explanation, I must endeavour to rest my proof on the broadest possible basis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We have already cited a dream from which we could see that the wishes represented as fulfilled in dreams are not always current wishes. They may also be bygone, discarded, buried and repressed wishes, which we must nevertheless credit with a sort of continued existence, merely on account of their reappearance in a dream. They are not dead, like persons who have died, in the sense that we know death, but are rather like the shades in the Odyssey which awaken to a certain degree of life so soon as they have drunk blood. The dream of the dead child in the box (chapter IV) contained a wish that had been present fifteen years earlier, and which had at that time been frankly admitted as real. Further- and this, perhaps, is not unimportant from the standpoint of the theory of dreams- a recollection from the dreamer's earliest childhood was at the root of this wish also. When the dreamer was a little child- but exactly when cannot be definitely determined- she heard that her mother, during the pregnancy of which she was the outcome, had fallen into a profound emotional depression, and had passionately wished for the death of the child in her womb. Having herself grown up and become pregnant, she was only following the example of her mother.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If anyone dreams that his father or mother, his brother or sister, has died, and his dream expresses grief, I should never adduce this as proof that he wishes any of them dead now. The theory of dreams does not go as far as to require this; it is satisfied with concluding that the dreamer has wished them dead at some time or other during his childhood. I fear, however, that this limitation will not go far to appease my critics; probably they will just as energetically deny the possibility that they ever had such thoughts, as they protest that they do not harbour them now. I must, therefore, reconstruct a portion of the submerged infantile psychology on the basis of the evidence of the present.[40]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Let us first of all consider the relation of children to their brothers and sisters. I do not know why we presuppose that it must be a loving one, since examples of enmity among adult brothers and sisters are frequent in everyone's experience, and since we are so often able to verify the fact that this estrangement originated during childhood, or has always existed. Moreover, many adults who today are devoted to their brothers and sisters, and support them in adversity, lived with them in almost continuous enmity during their childhood. The elder child ill- treated the younger, slandered him, and robbed him of his toys; the younger was consumed with helpless fury against the elder, envied and feared him, or his earliest impulse toward liberty and his first revolt against injustice were directed against his oppressor. The parents say that the children do not agree, and cannot find the reason for it. It is not difficult to see that the character even of a well-behaved child is not the character we should wish to find in an adult. A child is absolutely egoistical; he feels his wants acutely, and strives remorselessly to satisfy them, especially against his competitors, other children, and first of all against his brothers and sisters. And yet we do not on that account call a child wicked- we call him naughty; he is not responsible for his misdeeds, either in our own judgment or in the eyes of the law. And this is as it should be; for we may expect that within the very period of life which we reckon as childhood, altruistic impulses and morality will awake in the little egoist, and that, in the words of Meynert, a secondary ego will overlay and inhibit the primary ego. Morality, of course, does not develop simultaneously in all its departments, and furthermore, the duration of the amoral period of childhood differs in different individuals. Where this morality fails to develop we are prone to speak of degeneration; but here the case is obviously one of arrested development. Where the primary character is already overlaid by the later development it may be at least partially uncovered again by an attack of hysteria. The correspondence between the so-called hysterical character and that of a naughty child is positively striking. The obsessional neurosis, on the other hand, corresponds to a super-morality, which develops as a strong reinforcement against the primary character that is threatening to revive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Many persons, then, who now love their brothers and sisters, and who would feel bereaved by their death, harbour in their unconscious hostile wishes, survivals from an earlier period, wishes which are able to realize themselves in dreams. It is, however, quite especially interesting to observe the behaviour of little children up to their third and fourth year towards their younger brothers or sisters. So far the child has been the only one; now he is informed that the stork has brought a new baby. The child inspects the new arrival, and expresses his opinion with decision: &#034;The stork had better take it back again!&#034;[41]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I seriously declare it as my opinion that a child is able to estimate the disadvantages which he has to expect on account of a new-comer. A connection of mine, who now gets on very well with a sister, who is four years her junior, responded to the news of this sister's arrival with the reservation: &#034;But I shan't give her my red cap, anyhow.&#034; If the child should come to realize only at a later stage that its happiness may be prejudiced by a younger brother or sister, its enmity will be aroused at this period. I know of a case where a girl, not three years of age, tried to strangle an infant in its cradle, because she suspected that its continued presence boded her no good. Children at this time of life are capable of a jealousy that is perfectly evident and extremely intense. Again, perhaps the little brother or sister really soon disappears, and the child once more draws to himself the whole affection of the household; then a new child is sent by the stork; is it not natural that the favourite should conceive the wish that the new rival may meet the same fate as the earlier one, in order that he may be as happy as he was before the birth of the first child, and during the interval after his death?[42] Of course, this attitude of the child towards the younger brother or sister is, under normal circumstances, a mere function of the difference of age. After a certain interval the maternal instincts of the older girl will be awakened towards the helpless new-born infant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Feelings of hostility towards brothers and sisters must occur far more frequently in children than is observed by their obtuse elders.[43]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the case of my own children, who followed one another rapidly, I missed the opportunity of making such observations, I am now retrieving it, thanks to my little nephew, whose undisputed domination was disturbed after fifteen months by the arrival of a feminine rival. I hear, it is true, that the young man behaves very chivalrously toward his little sister, that he kisses her hand and strokes her; but in spite of this I have convinced myself that even before the completion of his second year he is using his new command of language to criticize this person, who, to him, after all, seems superfluous. Whenever the conversation turns upon her he chimes in, and cries angrily: &#034;Too (l)ittle, too (l)ittle!&#034; During the last few months, since the child has outgrown this disparagement, owing to her splendid development, he has found another reason for his insistence that she does not deserve so much attention. He reminds us, on every suitable pretext: &#034;She hasn't any teeth.&#034;[44] We all of us recollect the case of the eldest daughter of another sister of mine. The child, who was then six years of age, spent a full half-hour in going from one aunt to another with the question: &#034;Lucie can't understand that yet, can she?&#034; Lucie was her rival- two and a half years younger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I have never failed to come across this dream of the death of brothers or sisters, denoting an intense hostility, e.g., I have met it in all my female patients. I have met with only one exception, which could easily be interpreted into a confirmation of the rule. Once, in the course of a sitting, when I was explaining this state of affairs to a female patient, since it seemed to have some bearing on the symptoms under consideration that day, she answered, to my astonishment, that she had never had such dreams. But another dream occurred to her, which presumably had nothing to do with the case- a dream which she had first dreamed at the age of four, when she was the youngest child, and had since then dreamed repeatedly. &#034;A number of children, all her brothers and sisters with her boy and girl cousins, were romping about in a meadow. Suddenly they all grew wings, flew up, and were gone.&#034; She had no idea of the significance of this dream; but we can hardly fail to recognize it as a dream of the death of all the brothers and sisters, in its original form, and but little influenced by the censorship. I will venture to add the following analysis of it: on the death of one out of this large number of children- in this case the children of two brothers were brought up together as brothers and sisters- would not our dreamer, at that time not yet four years of age, have asked some wise, grown-up person: &#034;What becomes of children when they are dead?&#034; The answer would probably have been: &#034;They grow wings and become angels.&#034; After this explanation. all the brothers and sisters and cousins in the dream now have wings, like angels and- this is the important point- they fly away. Our little angel-maker is left alone: just think, the only one out of such a crowd! That the children romp about a meadow, from which they fly away, points almost certainly to butterflies- it is as though the child had been influenced by the same association of ideas which led the ancients to imagine Psyche, the soul, with the wings of a butterfly.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Perhaps some readers will now object that the inimical impulses of children toward their brothers and sisters may perhaps be admitted, but how does the childish character arrive at such heights of wickedness as to desire the death of a rival or a stronger playmate, as though all misdeeds could be atoned for only by death? Those who speak in this fashion forget that the child's idea of being dead has little but the word in common with our own. The child knows nothing of the horrors of decay, of shivering in the cold grave, of the terror of the infinite Nothing, the thought of which the adult, as all the myths of the hereafter testify, finds so intolerable. The fear of death is alien to the child; and so he plays with the horrid word, and threatens another child: &#034;If you do that again, you will die, just like Francis died&#034;; at which the poor mother shudders, unable perhaps to forget that the greater proportion of mortals do not survive beyond the years of childhood. Even at the age of eight, a child returning from a visit to a natural history museum may say to her mother: &#034;Mamma, I do love you so; if you ever die, I am going to have you stuffed and set you up here in the room, so that I can always, always see you!&#034; So different from our own is the childish conception of being dead.[45]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Being dead means, for the child, who has been spared the sight of the suffering that precedes death, much the same as being gone, and ceasing to annoy the survivors. The child does not distinguish the means by which this absence is brought about, whether by distance, or estrangement, or death.[46] If, during the child's prehistoric years, a nurse has been dismissed, and if his mother dies a little while later, the two experiences, as we discover by analysis, form links of a chain in his memory. The fact that the child does not very intensely miss those who are absent has been realized, to her sorrow, by many a mother, when she has returned home from an absence of several weeks, and has been told, upon inquiry: &#034;The children have not asked for their mother once.&#034; But if she really departs to &#034;that undiscovered country from whose bourne no traveller returns,&#034; the children seem at first to have forgotten her, and only subsequently do they begin to remember their dead mother.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;While, therefore, the child has its motives for desiring the absence of another child, it is lacking in all those restraints which would prevent it from clothing this wish in the form of a death-wish; and the psychic reaction to dreams of a death-wish proves that, in spite of all the differences of content, the wish in the case of the child is after all identical with the corresponding wish in an adult.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If, then, the death-wish of a child in respect of his brothers and sisters is explained by his childish egoism, which makes him regard his brothers and sisters as rivals, how are we to account for the same wish in respect of his parents, who bestow their love on him, and satisfy his needs, and whose preservation he ought to desire for these very egoistical reasons?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Towards a solution of this difficulty we may be guided by our knowledge that the very great majority of dreams of the death of a parent refer to the parent of the same sex as the dreamer, so that a man generally dreams of the death of his father, and a woman of the death of her mother. I do not claim that this happens constantly; but that it happens in a great majority of cases is so evident that it requires explanation by some factor of general significance.[47] Broadly speaking, it is as though a sexual preference made itself felt at an early age, as though the boy regarded his father, and the girl her mother, as a rival in love- by whose removal he or she could but profit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Before rejecting this idea as monstrous, let the reader again consider the actual relations between parents and children. We must distinguish between the traditional standard of conduct, the filial piety expected in this relation, and what daily observation shows us to be the fact. More than one occasion for enmity lies hidden amidst the relations of parents and children; conditions are present in the greatest abundance under which wishes which cannot pass the censorship are bound to arise. Let us first consider the relation between father and son. In my opinion the sanctity with which we have endorsed the injunctions of the Decalogue dulls our perception of the reality. Perhaps we hardly dare permit ourselves to perceive that the greater part of humanity neglects to obey the fifth commandment. In the lowest as well as in the highest strata of human society, filial piety towards parents is wont to recede before other interests. The obscure legends which have been handed down to us from the primeval ages of human society in mythology and folklore give a deplorable idea of the despotic power of the father, and the ruthlessness with which it was exercised. Kronos devours his children, as the wild boar devours the litter of the sow; Zeus emasculates his father[48] and takes his place as ruler. The more tyrannically the father ruled in the ancient family, the more surely must the son, as his appointed successor, have assumed the position of an enemy, and the greater must have been his impatience to attain to supremacy through the death of his father. Even in our own middle-class families the father commonly fosters the growth of the germ of hatred which is naturally inherent in the paternal relation, by refusing to allow the son to be a free agent or by denying him the means of becoming so. A physician often has occasion to remark that a son's grief at the loss of his father cannot quench his gratification that he has at last obtained his freedom. Fathers, as a rule, cling desperately to as much of the sadly antiquated potestas patris familias[49] as still survives in our modern society, and the poet who, like Ibsen, puts the immemorial strife between father and son in the foreground of his drama is sure of his effect. The causes of conflict between mother and daughter arise when the daughter grows up and finds herself watched by her mother when she longs for real sexual freedom, while the mother is reminded by the budding beauty of her daughter that for her the time has come to renounce sexual claims.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;All these circumstances are obvious to everyone, but they do not help us to explain dreams of the death of their parents in persons for whom filial piety has long since come to be unquestionable. We are, however, prepared by the foregoing discussion to look for the origin of a death-wish in the earliest years of childhood.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the case of psychoneurotics, analysis confirms this conjecture beyond all doubt. For analysis tells us that the sexual wishes of the child- in so far as they deserve this designation in their nascent state- awaken at a very early age, and that the earliest affection of the girl-child is lavished on the father, while the earliest infantile desires of the boy are directed upon the mother. For the boy the father, and for the girl the mother, becomes an obnoxious rival, and we have already shown, in the case of brothers and sisters, how readily in children this feeling leads to the death-wish. As a general rule, sexual selection soon makes its appearance in the parents; it is a natural tendency for the father to spoil his little daughters, and for the mother to take the part of the sons, while both, so long as the glamour of sex does not prejudice their judgment, are strict in training the children. The child is perfectly conscious of this partiality, and offers resistance to the parent who opposes it. To find love in an adult is for the child not merely the satisfaction of a special need; it means also that the child's will is indulged in all other respects. Thus the child is obeying its own sexual instinct, and at the same time reinforcing the stimulus proceeding from the parents, when its choice between the parents corresponds with their own.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The signs of these infantile tendencies are for the most part over-looked; and yet some of them may be observed even after the early years of childhood. An eight-year-old girl of my acquaintance, whenever her mother is called away from the table, takes advantage of her absence to proclaim herself her successor. &#034;Now I shall be Mamma; Karl, do you want some more vegetables? Have some more, do,&#034; etc. A particularly clever and lively little girl, not yet four years of age, in whom this trait of child psychology is unusually transparent, says frankly: &#034;Now mummy can go away; then daddy must marry me, and I will be his wife.&#034; Nor does this wish by any means exclude the possibility that the child may most tenderly love its mother. If the little boy is allowed to sleep at his mother's side whenever his father goes on a journey, and if after his father's return he has to go back to the nursery, to a person whom he likes far less, the wish may readily arise that his father might always be absent, so that he might keep his place beside his dear, beautiful mamma; and the father's death is obviously a means for the attainment of this wish; for the child's experience has taught him that dead folks, like grandpapa, for example, are always absent; they never come back.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;While such observations of young children readily accommodate themselves to the interpretation suggested, they do not, it is true, carry the complete conviction which is forced upon a physician by the psycho-analysis of adult neurotics. The dreams of neurotic patients are communicated with preliminaries of such a nature that their interpretation as wish-dreams becomes inevitable. One day I find a lady depressed and weeping. She says: &#034;I do not want to see my relatives any more; they must shudder at me.&#034; Thereupon, almost without any transition, she tells me that she has remembered a dream, whose significance, of course, she does not understand. She dreamed it when she was four years old, and it was this: A fox or a lynx is walking about the roof; then something falls down, or she falls down, and after that, her mother is carried out of the house- dead; whereat the dreamer weeps bitterly. I have no sooner informed her that this dream must signify a childish wish to see her mother dead, and that it is because of this dream that she thinks that her relatives must shudder at her, than she furnishes material in explanation of the dream. &#034;Lynx-eye&#034; is an opprobrious epithet which a street boy once bestowed on her when she was a very small child; and when she was three years old a brick or tile fell on her mother's head, so that she bled profusely.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I once had occasion to make a thorough study of a young girl who was passing through various psychic states. In the state of frenzied confusion with which her illness began, the patient manifested a quite peculiar aversion for her mother; she struck her and abused her whenever she approached the bed, while at the same period she was affectionate and submissive to a much older sister. Then there followed a lucid but rather apathetic condition, with badly disturbed sleep. It was in this phase that I began to treat her and to analyse her dreams. An enormous number of these dealt, in a more or less veiled fashion, with the death of the girl's mother; now she was present at the funeral of an old woman, now she saw herself and her sister sitting at a table, dressed in mourning; the meaning of the dreams could not be doubted. During her progressive improvement hysterical phobias made their appearance, the most distressing of which was the fear that something had happened to her mother. Wherever she might be at the time, she had then to hurry home in order to convince herself that her mother was still alive. Now this case, considered in conjunction with the rest of my experience. was very instructive; it showed, in polyglot translations, as it were, the different ways in which the psychic apparatus reacts to the same exciting idea. In the state of confusion, which I regard as an overthrow of the second psychic instance by the first instance, at other times suppressed, the unconscious enmity towards the mother gained the upper hand, and found physical expression; then, when the patient became calmer, the insurrection was suppressed, and the domination of the censorship restored, and this enmity had access only to the realms of dreams, in which it realized the wish that the mother might die; and, after the normal condition had been still further strengthened, it created the excessive concern for the mother as a hysterical counter-reaction and defensive phenomenon. In the light of these considerations, it is no longer inexplicable why hysterical girls are so often extravagantly attached to their mothers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On another occasion I had an opportunity of obtaining a profound insight into the unconscious psychic life of a young man for whom an obsessional neurosis made life almost unendurable, so that he could not go into the streets, because he was tormented by the fear that he would kill everyone he met. He spent his days in contriving evidence of an alibi in case he should be accused of any murder that might have been committed in the city. It goes without saying that this man was as moral as he was highly cultured. The analysis- which, by the way, led to a cure- revealed, as the basis of this distressing obsession, murderous impulses in respect of his rather overstrict father- impulses which, to his astonishment, had consciously expressed themselves when he was seven years old, but which, of course, had originated in a much earlier period of his childhood. After the painful illness and death of his father, when the young man was in his thirty-first year, the obsessive reproach made its appearance, which transferred itself to strangers in the form of this phobia. Anyone capable of wishing to push his own father from a mountain- top into an abyss cannot be trusted to spare the lives of persons less closely related to him; he therefore does well to lock himself into his room.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;According to my already extensive experience, parents play a leading part in the infantile psychology of all persons who subsequently become psychoneurotics. Falling in love with one parent and hating the other forms part of the permanent stock of the psychic impulses which arise in early childhood, and are of such importance as the material of the subsequent neurosis. But I do not believe that psychoneurotics are to be sharply distinguished in this respect from other persons who remain normal- that is, I do not believe that they are capable of creating something absolutely new and peculiar to themselves. It is far more probable- and this is confirmed by incidental observations of normal children- that in their amorous or hostile attitude toward their parents, psychoneurotics do no more than reveal to us, by magnification, something that occurs less markedly and intensively in the minds of the majority of children. Antiquity has furnished us with legendary matter which corroborates this belief, and the profound and universal validity of the old legends is explicable only by an equally universal validity of the above-mentioned hypothesis of infantile psychology.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I am referring to the legend of King Oedipus and the Oedipus Rex of Sophocles. Oedipus, the son of Laius, king of Thebes, and Jocasta, is exposed as a suckling, because an oracle had informed the father that his son, who was still unborn, would be his murderer. He is rescued, and grows up as a king's son at a foreign court, until, being uncertain of his origin, he, too, consults the oracle, and is warned to avoid his native place, for he is destined to become the murderer of his father and the husband of his mother. On the road leading away from his supposed home he meets King Laius, and in a sudden quarrel strikes him dead. He comes to Thebes, where he solves the riddle of the Sphinx, who is barring the way to the city, whereupon he is elected king by the grateful Thebans, and is rewarded with the hand of Jocasta. He reigns for many years in peace and honour, and begets two sons and two daughters upon his unknown mother, until at last a plague breaks out- which causes the Thebians to consult the oracle anew. Here Sophocles' tragedy begins. The messengers bring the reply that the plague will stop as soon as the murderer of Laius is driven from the country. But where is he?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Where shall be found,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faint, and hard to be known, the trace of the ancient guilt?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The action of the play consists simply in the disclosure, approached step by step and artistically delayed (and comparable to the work of a psycho-analysis) that Oedipus himself is the murderer of Laius, and that he is the son of the murdered man and Jocasta. Shocked by the abominable crime which he has unwittingly committed, Oedipus blinds himself, and departs from his native city. The prophecy of the oracle has been fulfilled.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Oedipus Rex is a tragedy of fate; its tragic effect depends on the conflict between the all-powerful will of the gods and the vain efforts of human beings threatened with disaster; resignation to the divine will, and the perception of one's own impotence is the lesson which the deeply moved spectator is supposed to learn from the tragedy. Modern authors have therefore sought to achieve a similar tragic effect by expressing the same conflict in stories of their own invention. But the playgoers have looked on unmoved at the unavailing efforts of guiltless men to avert the fulfilment of curse or oracle; the modern tragedies of destiny have failed of their effect.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If the Oedipus Rex is capable of moving a modern reader or playgoer no less powerfully than it moved the contemporary Greeks, the only possible explanation is that the effect of the Greek tragedy does not depend upon the conflict between fate and human will, but upon the peculiar nature of the material by which this conflict is revealed. There must be a voice within us which is prepared to acknowledge the compelling power of fate in the Oedipus, while we are able to condemn the situations occurring in Die Ahnfrau or other tragedies of fate as arbitrary inventions. And there actually is a motive in the story of King Oedipus which explains the verdict of this inner voice. His fate moves us only because it might have been our own, because the oracle laid upon us before our birth the very curse which rested upon him. It may be that we were all destined to direct our first sexual impulses toward our mothers, and our first impulses of hatred and violence toward our fathers; our dreams convince us that we were. King Oedipus, who slew his father Laius and wedded his mother Jocasta, is nothing more or less than a wish-fulfilment- the fulfilment of the wish of our childhood. But we, more fortunate than he, in so far as we have not become psychoneurotics, have since our childhood succeeded in withdrawing our sexual impulses from our mothers, and in forgetting our jealousy of our fathers. We recoil from the person for whom this primitive wish of our childhood has been fulfilled with all the force of the repression which these wishes have undergone in our minds since childhood. As the poet brings the guilt of Oedipus to light by his investigation, he forces us to become aware of our own inner selves, in which the same impulses are still extant, even though they are suppressed. The antithesis with which the chorus departs:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; ...Behold, this is Oedipus,&lt;br class='autobr' /&gt; Who unravelled the great riddle, and was first in power,&lt;br class='autobr' /&gt; Whose fortune all the townsmen praised and envied;&lt;br class='autobr' /&gt; See in what dread adversity he sank!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; this admonition touches us and our own pride, we who, since the years of our childhood, have grown so wise and so powerful in our own estimation. Like Oedipus, we live in ignorance of the desires that offend morality, the desires that nature has forced upon us and after their unveiling we may well prefer to avert our gaze from the scenes of our childhood.[50]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the very text of Sophocles' tragedy there is an unmistakable reference to the fact that the Oedipus legend had its source in dream-material of immemorial antiquity, the content of which was the painful disturbance of the child's relations to its parents caused by the first impulses of sexuality. Jocasta comforts Oedipus- who is not yet enlightened, but is troubled by the recollection of the oracle- by an allusion to a dream which is often dreamed, though it cannot, in her opinion, mean anything: -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For many a man hath seen himself in dreams His mother's mate, but he who gives no heed To suchlike matters bears the easier life. -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The dream of having sexual intercourse with one's mother was as common then as it is today with many people, who tell it with indignation and astonishment. As may well be imagined, it is the key to the tragedy and the complement to the dream of the death of the father. The Oedipus fable is the reaction of phantasy to these two typical dreams, and just as such a dream, when occurring to an adult, is experienced with feelings of aversion, so the content of the fable must include terror and self- chastisement. The form which it subsequently assumed was the result of an uncomprehending secondary elaboration of the material, which sought to make it serve a theological intention.[51] The attempt to reconcile divine omnipotence with human responsibility must, of course, fail with this material as with any other.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Another of the great poetic tragedies, Shakespeare's Hamlet, is rooted in the same soil as Oedipus Rex. But the whole difference in the psychic life of the two widely separated periods of civilization, and the progress, during the course of time, of repression in the emotional life of humanity, is manifested in the differing treatment of the same material. In Oedipus Rex the basic wish-phantasy of the child is brought to light and realized as it is in dreams; in Hamlet it remains repressed, and we learn of its existence- as we discover the relevant facts in a neurosis- only through the inhibitory effects which proceed from it. In the more modern drama, the curious fact that it is possible to remain in complete uncertainty as to the character of the hero has proved to be quite consistent with the over-powering effect of the tragedy. The play is based upon Hamlet's hesitation in accomplishing the task of revenge assigned to him; the text does not give the cause or the motive of this hesitation, nor have the manifold attempts at interpretation succeeded in doing so. According to the still prevailing conception, a conception for which Goethe was first responsible. Hamlet represents the type of man whose active energy is paralyzed by excessive intellectual activity: &#034;Sicklied o'er with the pale cast of thought.&#034; According to another conception. the poet has endeavoured to portray a morbid, irresolute character, on the verge of neurasthenia. The plot of the drama, however, shows us that Hamlet is by no means intended to appear as a character wholly incapable of action. On two separate occasions we see him assert himself: once in a sudden outburst of rage, when he stabs the eavesdropper behind the arras, and on the other occasion when he deliberately, and even craftily, with the complete unscrupulousness of a prince of the Renaissance, sends the two courtiers to the death which was intended for himself. What is it, then, that inhibits him in accomplishing the task which his father's ghost has laid upon him? Here the explanation offers itself that it is the peculiar nature of this task. Hamlet is able to do anything but take vengeance upon the man who did away with his father and has taken his father's place with his mother- the man who shows him in realization the repressed desires of his own childhood. The loathing which should have driven him to revenge is thus replaced by self-reproach, by conscientious scruples, which tell him that he himself is no better than the murderer whom he is required to punish. I have here translated into consciousness what had to remain unconscious in the mind of the hero; if anyone wishes to call Hamlet an hysterical subject I cannot but admit that this is the deduction to be drawn from my interpretation. The sexual aversion which Hamlet expresses in conversation with Ophelia is perfectly consistent with this deduction- the same sexual aversion which during the next few years was increasingly to take possession of the poet's soul, until it found its supreme utterance in Timon of Athens. It can, of course, be only the poet's own psychology with which we are confronted in Hamlet; and in a work on Shakespeare by Georg Brandes (1896) I find the statement that the drama was composed immediately after the death of Shakespeare's father (1601)- that is to say, when he was still mourning his loss, and during a revival, as we may fairly assume, of his own childish feelings in respect of his father. It is known, too, that Shakespeare's son, who died in childhood, bore the name of Hamnet (identical with Hamlet). Just as Hamlet treats of the relation of the son to his parents, so Macbeth, which was written about the same period, is based upon the theme of childlessness. Just as all neurotic symptoms, like dreams themselves, are capable of hyper-interpretation, and even require such hyper-interpretation before they become perfectly intelligible, so every genuine poetical creation must have proceeded from more than one motive, more than one impulse in the mind of the poet, and must admit of more than one interpretation. I have here attempted to interpret only the deepest stratum of impulses in the mind of the creative poet.[52]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;With regard to typical dreams of the death of relatives, I must add a few words upon their significance from the point of view of the theory of dreams in general. These dreams show us the occurrence of a very unusual state of things; they show us that the dream-thought created by the repressed wish completely escapes the censorship, and is transferred to the dream without alteration. Special conditions must obtain in order to make this possible. The following two factors favour the production of these dreams: first, this is the last wish that we could credit ourselves with harbouring; we believe such a wish &#034;would never occur to us even in a dream&#034;; the dream-censorship is therefore unprepared for this monstrosity, just as the laws of Solon did not foresee the necessity of establishing a penalty for patricide. Secondly, the repressed and unsuspected wish is, in this special case, frequently met half-way by a residue from the day's experience, in the form of some concern for the life of the beloved person. This anxiety cannot enter into the dream otherwise than by taking advantage of the corresponding wish; but the wish is able to mask itself behind the concern which has been aroused during the day. If one is inclined to think that all this is really a very much simpler process, and to imagine that one merely continues during the night, and in one's dream, what was begun during the day, one removes the dreams of the death of those dear to us out of all connection with the general explanation of dreams, and a problem that may very well be solved remains a problem needlessly.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is instructive to trace the relation of these dreams to anxiety-dreams. In dreams of the death of those dear to us the repressed wish has found a way of avoiding the censorship- and the distortion for which the censorship is responsible. An invariable concomitant phenomenon then, is that painful emotions are felt in the dream. Similarly, an anxiety-dream occurs only when the censorship is entirely or partially overpowered, and on the other hand, the overpowering of the censorship is facilitated when the actual sensation of anxiety is already present from somatic sources. It thus becomes obvious for what purpose the censorship performs its office and practises dream-distortion; it does so in order to prevent the development of anxiety or other forms of painful affect.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I have spoken in the foregoing sections of the egoism of the child's psyche, and I now emphasize this peculiarity in order to suggest a connection, for dreams too have retained this characteristic. All dreams are absolutely egoistical; in every dream the beloved ego appears, even though in a disguised form. The wishes that are realized in dreams are invariably the wishes of this ego; it is only a deceptive appearance if interest in another person is believed to have evoked a dream. I will now analyse a few examples which appear to contradict this assertion. -&lt;br class='autobr' /&gt;
I.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A boy not yet four years of age relates the following dream: He saw a large garnished dish, on which was a large joint of roast meat; and the joint was suddenly- not carved- but eaten up. He did not see the person who ate it.[53]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Who can he be, this strange person, of whose luxurious repast the little fellow dreams? The experience of the day must supply the answer. For some days past the boy, in accordance with the doctor's orders, had been living on a milk diet; but on the evening of the dream-day he had been naughty, and, as a punishment, had been deprived of his supper. He had already undergone one such hunger-cure, and had borne his deprivation bravely. He knew that he would get nothing, but he did not even allude to the fact that he was hungry. Training was beginning to produce its effect; this is demonstrated even by the dream, which reveals the beginnings of dream-distortion. There is no doubt that he himself is the person whose desires are directed toward this abundant meal, and a meal of roast meat at that. But since he knows that this is forbidden him, he does not dare, as hungry children do in dreams (cf. my little Anna's dream about strawberries, chapter III), to sit down to the meal himself. The person remains anonymous.&lt;br class='autobr' /&gt;
II.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;One night I dream that I see on a bookseller's counter a new volume of one of those collectors' series, which I am in the habit of buying (monographs on artistic subjects, history, famous artistic centres, etc.). The new collection is entitled &#034;Famous Orators&#034; (or Orations), and the first number bears the name of Dr. Lecher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On analysis it seems to me improbable that the fame of Dr. Lecher, the long-winded speaker of the German Opposition, should occupy my thoughts while I am dreaming. The fact is that a few days ago I undertook the psychological treatment of some new patients, and am now forced to talk for ten to twelve hours a day. Thus I myself am a long-winded speaker.&lt;br class='autobr' /&gt;
III.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On another occasion I dream that a university lecturer of my acquaintance says to me: &#034;My son, the myopic.&#034; Then follows a dialogue of brief observations and replies. A third portion of the dream follows, in which I and my sons appear, and so far as the latent dream-content is concerned, the father, the son, and Professor M, are merely lay figures, representing myself and my eldest son. Later on I shall examine this dream again, on account of another peculiarity.&lt;br class='autobr' /&gt;
IV.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The following dream gives an example of really base, egoistical feelings, which conceal themselves behind an affectionate concern:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;My friend Otto looks ill; his face is brown and his eyes protrude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Otto is my family physician, to whom I owe a debt greater than I can ever hope to repay, since he has watched for years over the health of my children, has treated them successfully when they have been ill, and, moreover, has given them presents whenever he could find any excuse for doing so. He paid us a visit on the day of the dream, and my wife noticed that he looked tired and exhausted. At night I dream of him, and my dream attributes to him certain of the symptoms of Basedow's disease. If you were to disregard my rules for dream-interpretation you would understand this dream to mean that I am concerned about the health of my friend, and that this concern is realized in the dream. It would thus constitute a contradiction not only of the assertion that a dream is a wish-fulfilment, but also of the assertion that it is accessible only to egoistical impulses. But will those who thus interpret my dream explain why I should fear that Otto has Basedow's disease, for which diagnosis his appearance does not afford the slightest justification? My analysis, on the other hand, furnishes the following material, deriving from an incident which had occurred six years earlier. We were driving- a small party of us, including Professor R- in the dark through the forest of N, which lies at a distance of some hours from where we were staying in the country. The driver, who was not quite sober, overthrew us and the carriage down a bank, and it was only by good fortune that we all escaped unhurt. But we were forced to spend the night at the nearest inn, where the news of our mishap aroused great sympathy. A certain gentleman, who showed unmistakable symptoms of morbus Basedowii- the brownish colour of the skin of the face and the protruding eyes, but no goitre- placed himself entirely at our disposal, and asked what he could do for us. Professor R answered in his decisive way, &#034;Nothing, except lend me a nightshirt.&#034; Whereupon our generous friend replied: &#034;I am sorry, but I cannot do that,&#034; and left us.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In continuing the analysis, it occurs to me that Basedow is the name not only of a physician but also of a famous pedagogue. (Now that I am wide awake, I do not feel quite sure of this fact.) My friend Otto is the person whom I have asked to take charge of the physical education of my children- especially during the age of puberty (hence the nightshirt) in case anything should happen to me. By seeing Otto in my dream with the morbid symptoms of our above-mentioned generous helper, I clearly mean to say: &#034;If anything happens to me, he will do just as little for my children as Baron L did for us, in spite of his amiable offers.&#034; The egoistical flavour of this dream should now be obvious enough.[54] -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In justice to this lady with her national pride it may, however, be remarked that the dogma: &#034;the dream is wholly egoistic&#034; must not be misunderstood. For inasmuch as everything that occurs in preconscious inking may appear in dreams (in the content as well as the latent dream-thoughts) the altruistic feelings may possibly occur. Similarly, affectionate or amorous feelings for another person, if they exist in the unconscious, may occur in dreams. The truth of the assertion is therefore restricted to the fact that among the unconscious stimuli of dreams one very often finds egoistical tendencies which seem to have been overcome in the waking state.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But where is the wish-fulfilment to be found in this? Not in the vengeance wreaked on my friend Otto (who seems to be fated to be badly treated in my dreams), but in the following circumstance: Inasmuch as in my dream I represented Otto as Baron L, I likewise identified myself with another person, namely, with Professor R; for I have asked something of Otto, just as R asked something of Baron L at the time of the incident I have described. And this is the point. For Professor R has gone his way independently, outside academic circles, just as I myself have done, and has only in his later years received the title which he had earned before. Once more, then, I want to be a professor! The very phrase in his later years is a wish-fulfilment, for it means that I shall live long enough to steer my boys through the age of puberty myself.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Of other typical dreams, in which one flies with a feeling of ease or falls in terror, I know nothing from my own experience, and whatever I have to say about them I owe to my psychoanalyses. From the information thus obtained one must conclude that these dreams also reproduce impressions made in childhood- that is, that they refer to the games involving rapid motion which have such an extraordinary attraction for children. Where is the uncle who has never made a child fly by running with it across the room with outstretched arms, or has never played at falling with it by rocking it on his knee and then suddenly straightening his leg, or by lifting it above his head and suddenly pretending to withdraw his supporting hand? At such moments children shout with joy, and insatiably demand a repetition of the performance, especially if a little fright and dizziness are involved in the game; in after years they repeat their sensations in dreams. but in dreams they omit the hands that held them, so that now they are free to float or fall. We know that all small children have a fondness for such games as rocking and see-sawing; and if they see gymnastic performances at the circus their recollection of such games is refreshed.[55] In some boys a hysterical attack will consist simply in the reproduction of such performances, which they accomplish with great dexterity. Not infrequently sexual sensations are excited by these games of movement, which are quite neutral in themselves.[56] To express the matter in a few words: the exciting games of childhood are repeated in dreams of flying, falling, reeling and the like, but the voluptuous feelings are now transformed into anxiety. But, as every mother knows, the excited play of children often enough culminates in quarrelling and tears.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I have therefore good reason for rejecting the explanation that it is the state of our dermal sensations during sleep, the sensation of the movements of the lungs, etc., that evokes dreams of flying and falling. I see that these very sensations have been reproduced from the memory to which the dream refers- and that they are, therefore, dream-content and not dream-sources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I do not for a moment deny, however, that I am unable to furnish a full explanation of this series of typical dreams. Precisely here my material leaves me in the lurch. I must adhere to the general opinion that all the dermal and kinetic sensations of these typical dreams are awakened as soon as any psychic motive of whatever kind has need of them, and that they are neglected when there is no such need of them. The relation to infantile experiences seems to be confirmed by the indications which I have obtained from the analyses of psychoneurotics. But I am unable to say what other meanings might, in the course of the dreamer's life, have become attached to the memory of these sensations- different, perhaps, in each individual, despite the typical appearance of these dreams- and I should very much like to be in a position to fill this gap with careful analyses of good examples. To those who wonder why I complain of a lack of material, despite the frequency of these dreams of flying, falling, tooth-drawing, etc., I must explain that I myself have never experienced any such dreams since I have turned my attention to the subject of dream-interpretation. The dreams of neurotics which are at my disposal, however, are not all capable of interpretation, and very often it is impossible to penetrate to the farthest point of their hidden intention; a certain psychic force which participated in the building up of the neurosis, and which again becomes active during its dissolution, opposes interpretation of the final problem.&lt;br class='autobr' /&gt;
(c) The Examination-Dream&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Everyone who has received his certificate of matriculation after passing his final examination at school complains of the persistence with which he is plagued by anxiety-dreams in which he has failed, or must go through his course again, etc. For the holder of a university degree this typical dream is replaced by another, which represents that he has not taken his doctor's degree, to which he vainly objects, while still asleep, that he has already been practising for years, or is already a university lecturer or the senior partner of a firm of lawyers, and so on. These are the ineradicable memories of the punishments we suffered as children for misdeeds which we had committed- memories which were revived in us on the dies irae, dies illa[57] of the gruelling examination at the two critical junctures in our careers as students. The examination-anxiety of neurotics is likewise intensified by this childish fear. When our student days are over, it is no longer our parents or teachers who see to our punishment; the inexorable chain of cause and effect of later life has taken over our further education. Now we dream of our matriculation, or the examination for the doctor's degree- and who has not been faint-hearted on such occasions?- whenever we fear that we may be punished by some unpleasant result because we have done something carelessly or wrongly, because we have not been as thorough as we might have been- in short, whenever we feel the burden of responsibility.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For a further explanation of examination-dreams I have to thank a remark made by a colleague who had studied this subject, who once stated, in the course of a scientific discussion, that in his experience the examination-dream occurred only to persons who had passed the examination, never to those who had flunked. We have had increasing confirmation of the fact that the anxiety-dream of examination occurs when the dreamer is anticipating a responsible task on the following day, with the possibility of disgrace; recourse will then be had to an occasion in the past on which a great anxiety proved to have been without real justification, having, indeed, been refuted by the outcome. Such a dream would be a very striking example of the way in which the dream-content is misunderstood by the waking instance. The exclamation which is regarded as a protest against the dream: &#034;But I am already a doctor,&#034; etc., would in reality be the consolation offered by the dream, and should, therefore, be worded as follows: &#034;Do not be afraid of the morrow; think of the anxiety which you felt before your matriculation; yet nothing happened to justify it, for now you are a doctor,&#034; etc. But the anxiety which we attribute to the dream really has its origin in the residues of the dream-day.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The tests of this interpretation which I have been able to make in my own case, and in that of others, although by no means exhaustive, were entirely in its favour.[58] For example, I failed in my examination for the doctor's degree in medical jurisprudence; never once has the matter worried me in my dreams, while I have often enough been examined in botany, zoology, and chemistry, and I sat for the examinations in these subjects with well-justified anxiety, but escaped disaster, through the clemency of fate, or of the examiner. In my dreams of school examinations, I am always examined in history, a subject in which I passed brilliantly at the time, but only, I must admit, because my good-natured professor- my one-eyed benefactor in another dream- did not overlook the fact that on the examination-paper which I returned to him I had crossed out with my fingernail the second of three questions, as a hint that he should not insist on it. One of my patients, who withdrew before the matriculation examination. only to pass it later, but failed in the officer's examination, so that he did not become an officer, tells me that he often dreams of the former examination, but never of the latter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;W. Stekel, who was the first to interpret the matriculation dream, maintains that this dream invariably refers to sexual experiences and sexual maturity. This has frequently been confirmed in my experience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Footnotes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[32] I would advise everyone to read the exact and detailed records (collected in two volumes) of the dreams experimentally produced by Mourly Vold in order to convince himself how little the conditions of the experiments help to explain the content of the individual dream, and how little such experiments help us towards an understanding of the problems of dreams.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[33] The two sources from which I know of this dream do not entirely agree as to its content. -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[34] Rank has shown, in a number of studies, that certain awakening dreams provoked by organic stimuli (dreams of urination and ejaculation) are especially calculated to demonstrate the conflict between the need for sleep and the demands of the organic need, as well as the influence of the latter on the dreamcontent. -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[35] The statement that our method of dream-interpretation is inapplicable when we have not at our disposal the dreamer's association-material must be qualified. In one case our work of interpretation is independent of these associations: namely, when the dreamer make use of symbolic elements in his dream. We then employ what is, strictly speaking, a second auxiliary method of dream-interpretation. (See below).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[36] The child appears in the fairy-tale also, for there a little child suddenly cries out: &#034;But he hasn't anything on at all!&#034; -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[37] Ferenczi has recorded a number of interesting dreams of nakedness in women which were without difficulty traced to the infantile delight in exhibitionism, but which differ in many features from the typical dream of nakedness discussed above. -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[38] For obvious reasons the presence of the whole family in the dream has the same significance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[39] A supplementary interpretation of this dream: To spit (spucken) on the stairs, since spuken (to haunt) is the occupation of spirits (cf. English, &#034;spook&#034;), led me by a free translation to espirit d'escalier. &#034;Stairwit&#034; means unreadiness at repartee, (Schlagfertigkeit = literally: &#034;readiness to hit out&#034;) with which I really have to reproach myself. But was the nurse deficient in Schlagfertigkeit?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[40] Cf. also &#034;Analysis of a Phobia in a Five-year-old Boy,&#034; Collected Papers, III; and &#034;On the Sexual Theories of Children,&#034; Ibid., II.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[41] Hans, whose phobia was the subject of the analysis in the above- mentioned publication, cried out at the age of three and a half, while feverish, shortly after the birth of a sister: &#034;But I don't want to have a little sister.&#034; In his neurosis, eighteen months later, he frankly confessed the wish that his mother should drop the child into the bath while bathing it, in order that it might die. With all this, Hans was a good-natured, affectionate child, who soon became fond of his sister, and took her under his special protection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[42] Such cases of death in the experience of children may soon be forgotten in the family, but psycho-analytical investigation shows that they are very significant for a later neurosis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[43] Since the above was written, a great many observations relating to the originally hostile attitude of children toward their brothers and sisters, and toward one of their parents, have been recorded in the literature of psycho-analysis. One writer, Spitteler, gives the following peculiarly sincere and ingenious description of this typical childish attitude as he experienced it in his earliest childhood: &#034;Moreover, there was now a second Adolf. A little creature whom they declared was my brother, but I could not understand what he could be for, or why they should pretend he was a being like myself. I was sufficient unto myself: what did I want with a brother? And he was not only useless, he was also even troublesome. When I plagued my grandmother, he too wanted to plague her; when I was wheeled about in the baby- carriage he sat opposite me, and took up half the room, so that we could not help kicking one another.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[44] The three-and-a-half-year-old Hans embodied his devastating criticism of his little sister in these identical words (loc. cit.). He assumed that she was unable to speak on account of her lack of teeth.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[45] To my astonishment, I was told that a highly intelligent boy of ten, after the sudden death of his father, said: &#034;I understand that father is dead, but I can't see why he does not come home to supper.&#034; Further material relating to this subject will be found in the section &#034;Kinderseele,&#034; edited by Frau Dr. von HugHellmuth, in Imago Vol. i-v, 1912-18.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[46] The observation of a father trained in psycho-analysis was able to detect the very moment when his very intelligent little daughter, age four, realized the difference between being away and being dead. The child was being troublesome at table, and noted that one of the waitresses in the pension was looking at her with an expression of annoyance. &#034;Josephine ought to be dead,&#034; she thereupon remarked to her father. &#034;But why dead?&#034; asked the father, soothingly. &#034;Wouldn't it be enough if she went away?&#034; &#034;No,&#034; replied the child, &#034;then she would come back again.&#034; To the uncurbed self-love (narcissism) of the child, every inconvenience constitutes the crime of lese majeste, and, as in the Draconian code, the child's feelings prescribe for all such crimes the one invariable punishment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[47] The situation is frequently disguised by the intervention of a tendency to punishment, which, in the form of a moral reaction, threatens the loss of the beloved parent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[48] At least in some of the mythological accounts. According to others, emasculation was inflicted only by Kronos on his father Uranos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;With regard to the mythological significance of this motive, cf. Otto Rank's Der Mythus von der Geburt des Helden, in No. v of Schriften zur angew. Seelen-kunde (1909), and Das Inzestmotiv in Dichtung und Sage (1912), chap. ix, 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[49] Authority of the father.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[50] None of the discoveries of psycho-analytical research has evoked such embittered contradiction, such furious opposition, and also such entertaining acrobatics of criticism, as this indication of the incestuous impulses of childhood which survive in the unconscious. An attempt has even been made recently, in defiance of all experience, to assign only a symbolic significance to incest. Ferenczi has given an ingenious reinterpretation of the Oedipus myth, based on a passage in one of Schopenhauer's letters, in Imago, i, (1912). The Oedipus complex, which was first alluded to here in The Interpretation of Dreams, has through further study of the subject, acquired an unexpected significance for the understanding of human history and the evolution of religion and morality. See Toten and Taboo. -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[51] Cf. the dream-material of exhibitionism, earlier in this chapter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[52] These indications in the direction of an analytical understanding of Hamlet were subsequently developed by Dr. Ernest Jones, who defended the above conception against others which have been put forward in the literature of the subject (The Problem of Hamlet and the Oedipus Complex, [1911]). The relation of the material of Hamlet to the myth of the birth of the hero has been demonstrated by O. Rank. Further attempts at an analysis of Macbeth will be found in my essay on &#034;Some Character Types Met with in Psycho-Analytic Work,&#034; Collected Papers, IV., in L. Jeckel's &#034;Shakespeare's Macbeth,&#034; in Imago, V. (1918) and in &#034;The Oedipus Complex as an Explanation of Hamlet's Mystery: a Study in Motive&#034; (American Journal of Psycology [1910], vol. xxi).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[53] Even the large, over-abundant, immoderate and exaggerated things occurring in dreams may be a childish characteristic. A child wants nothing more intensely than to grow big, and to eat as much of everything as grown-ups do; a child is hard to satisfy; he knows no such word as enough and insatiably demands the repetition of whatever has pleased him or tasted good to him. He learns to practise moderation, to be modest and resigned, only through training. As we know, the neurotic also is inclined to immoderation and excess.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[54] While Dr. Ernest Jones was delivering a lecture before an American scientific society, and was speaking of egoism in dreams, a learned lady took exception to this unscientific generalization. She thought the lecturer was entitled to pronounce such a verdict only on the dreams of Austrians, but had no right to include the dreams of Americans. As for herself, she was sure that all her dreams were strictly altruistic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[55] Psycho-analytic investigation has enabled us to conclude that in the predilection shown by children for gymnastic performances, and in the repetition of these in hysterical attacks, there is, besides the pleasure felt in the organ, yet another factor at work (often unconscious): namely, a memory-picture of sexual intercourse observed in human beings or animals.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[56] A young colleague, who is entirely free from nervousness, tells me, in this connection: &#034;I know from my own experience that while swinging, and at the moment at which the downward movement was at its maximum, I used to have a curious feeling in my genitals, which, although it was not really pleasing to me, I must describe as a voluptuous feeling.&#034; I have often heard from patients that the first erections with voluptuous sensations which they can remember to have had in boyhood occurred while they were climbing. It is established with complete certainty by psycho-analysis that the first sexual sensations often have their origin in the scufflings and wrestlings of childhood.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[57] Day of wrath.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[58] See also chapter VI., A.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
