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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;. Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.org/</description>
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		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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		<title>Maurice Thorez en 1945-1947 : un dirigeant &#171; ouvrier &#187; au service de la bourgeoisie</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Stalinisme</dc:subject>
		<dc:subject>1943-1947</dc:subject>

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&lt;p&gt;Maurice Thorez en 1945-1947 : un dirigeant &#171; ouvrier &#187; au service de la bourgeoisie &lt;br class='autobr' /&gt;
REPONSE, EN SEPTEMBRE 1945, DE LA &#171; LUTTE DE CLASSES &#187; (BARTA) AU &#171; PRODUIRE D'ABORD, REVENDIQUER ENSUITE &#187; du MINISTRE ET DIRIGEANT DU PCF MAURICE THOREZ : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; M&#234;me si l'ouvrier courbe enti&#232;rement l'&#233;chine, l'&#233;conomie capitaliste ne peut m&#234;me plus revenir &#224; son niveau d'avant-guerre. Sur le revenu national p&#232;sent, outre les b&#233;n&#233;fices capitalistes, les d&#233;penses parasitaires de l'Etat, pour l'arm&#233;e, pour (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique147" rel="directory"&gt;000- Le stalinisme ou la r&#233;volution trahie&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot42" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;Stalinisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot129" rel="tag"&gt;1943-1947&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Maurice Thorez en 1945-1947 : un dirigeant &#171; ouvrier &#187; au service de la bourgeoisie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;REPONSE, EN SEPTEMBRE 1945, DE LA &#171; LUTTE DE CLASSES &#187; (BARTA) AU&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; PRODUIRE D'ABORD, REVENDIQUER ENSUITE &#187; du MINISTRE ET DIRIGEANT DU PCF MAURICE THOREZ :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; M&#234;me si l'ouvrier courbe enti&#232;rement l'&#233;chine, l'&#233;conomie capitaliste ne peut m&#234;me plus revenir &#224; son niveau d'avant-guerre. Sur le revenu national p&#232;sent, outre les b&#233;n&#233;fices capitalistes, les d&#233;penses parasitaires de l'Etat, pour l'arm&#233;e, pour l'immense bureaucratie de deux millions de fonctionnaires, pour la police, officielle et secr&#232;te, pour les groupements paramilitaires, etc. Mais la population, elle, vit et continuera &#224; vivre mis&#233;rablement (comme en Allemagne ou en Italie apr&#232;s l'autre guerre). En fin de compte la &#171; r&#233;animation &#187; de l'industrie ne ferait que d&#233;clencher au bout de peu de temps tous les anciens maux que les ouvriers connaissent : la crise dite de &#171; surproduction &#187; (l'impuissance des producteurs d'acheter ce qu'ils ont produit), par suite le ch&#244;mage, la paup&#233;risation, la ruine des &#171; classes moyennes &#187;, et pour finir de nouvelles guerres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LA BATAILLE DE LA PRODUCTION... CONTRE LES OUVRIERS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant le marasme de l'&#233;conomie toutes les voix &#034;autoris&#233;es&#034; ne d&#233;couvrent qu'un seul rem&#232;de pour en sortir : l'intensification de l'effort de production de la part des ouvriers et des paysans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle est l'attitude des dirigeants ouvriers dans cette question d&#233;cisive ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis un certain temps, le P.C.F. m&#232;ne une campagne acharn&#233;e devant le public ouvrier avec le th&#232;me suivant : &#034;le seul devoir des ouvriers, c'est de produire&#034;. Le 22 juillet &#224; Waziers, Thorez a reproch&#233; aux mineurs leurs &#034;efforts insuffisants&#034;, il s'est &#233;lev&#233; contre la &#034;crise de moralit&#233;&#034;, contre la &#034;paresse&#034; et la &#034;ti&#233;deur&#034;. Le 14 ao&#251;t, il rappelait &#224; l'intention des ouvriers et des paysans que &#034;tout citoyen oisif est un fripon&#034;.&lt;br class='autobr' /&gt;
On avait l'habitude d'entendre ces paroles de la part des cur&#233;s et des contrema&#238;tres, mais non de la part des chefs ouvriers. Mais Thorez les justifie en disant aux ouvriers qu'en travaillant avec acharnement ils gagneront la bataille de la production &#034;contre les trusts&#034;, et permettront au pays de vivre et de se relever.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trusts, explique, par ailleurs, Thorez, par leurs b&#233;n&#233;fices exag&#233;r&#233;s, leurs plans anti-populaires, l'administration r&#233;actionnaire qu'ils contr&#244;lent, et par leur sabotage, emp&#234;chent le rel&#232;vement de la production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment peut-il donc arriver &#224; cette conclusion inattendue que le travail acharn&#233; des ouvriers dans une &#233;conomie enti&#232;rement domin&#233;e par les trusts (ce que L'Humanit&#233; illustre tous les jours), puisse vaincre cet obstacle ?&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Les marchandises produites par le labeur acharn&#233; des ouvriers sont la propri&#233;t&#233; des capitalistes, qui en disposent &#224; leur gr&#233;. Thorez pourrait-il citer un seul exemple d'un kilo de marchandises &#233;chappant au contr&#244;le des capitalistes fran&#231;ais et internationaux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomie d&#233;pend avant tout de la direction qu'on lui donne. En r&#233;gime capitaliste, les ouvriers, quoique producteurs, ne connaissent ni le plan de la production, ni la destination des marchandises, ni les sources de mati&#232;res premi&#232;res. Tout d&#233;pend du capitaliste poss&#233;dant qui r&#232;gle la production en fonction de son profit personnel. De ce fait les efforts des diff&#233;rentes branches de production et de chaque capitaliste en particulier ne tiennent aucun compte des besoins g&#233;n&#233;raux et ne se r&#232;glent pas en fonction de ceux-ci. C'est la concurrence entre capitalistes qui est le &#034;r&#233;gulateur&#034; de la production qui, de ce fait, aboutit &#224; l'anarchie, &#224; la limitation et m&#234;me &#224; la destruction directe des richesses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rivalit&#233; capitaliste aboutit &#224; la supr&#233;matie de groupes de capitalistes sur d'autres ; &#224; l'heure actuelle toute l'&#233;conomie capitaliste est sous la coupe des banquiers de New-York.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomie capitaliste fran&#231;aise, apr&#232;s s'&#234;tre &#034;nourrie&#034; jusqu'&#224; maintenant des commandes de guerre, n'a pas, pour d&#233;marrer sur de nouvelles bases, un plan de production et de reconstruction destin&#233; &#224; relever rapidement le niveau de vie des masses. Le seul facteur qui entre en ligne de compte c'est la marge des profits, ce qui fait qu'avant m&#234;me d'avoir reconstruit l'&#233;conomie ruin&#233;e, les grands monopoles industriels cherchent &#224; se m&#233;nager par l'exportation, face aux concurrents, leurs positions internationales (colonies, march&#233;s &#233;trangers).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#234;me cas se pr&#233;sente par exemple pour l'Angleterre, o&#249; la situation &#233;conomique n'est pas la m&#234;me qu'en France et o&#249; pourtant les chefs &#034;socialistes&#034; font les m&#234;mes appels au travail acharn&#233; des ouvriers (malgr&#233; l'existence d&#233;j&#224; d'un million de ch&#244;meurs), parce qu'une concurrence acharn&#233;e se pr&#233;pare entre monopoleurs internationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour tenir t&#234;te &#224; la concurrence internationale, tout en conservant sa marge de profit, le capital fran&#231;ais doit compresser au maximum le salaire des ouvriers, leur enlevant ainsi leur pouvoir d'achat pour les biens qu'ils produiront.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomie capitaliste, apr&#232;s avoir ruin&#233; la soci&#233;t&#233;, se d&#233;bat dans des contradictions inextricables. Est-ce &#233;tonnant qu'on ne voie que la paga&#239;e et la stagnation ?&lt;br class='autobr' /&gt;
M&#234;me si l'ouvrier courbe enti&#232;rement l'&#233;chine, l'&#233;conomie capitaliste ne peut m&#234;me plus revenir &#224; son niveau d'avant-guerre. Sur le revenu national p&#232;sent, outre les b&#233;n&#233;fices capitalistes, les d&#233;penses parasitaires de l'Etat, pour l'arm&#233;e, pour l'immense bureaucratie de 2 millions de fonctionnaires, pour la police, officielle et secr&#232;te, pour les groupements paramilitaires, etc. Mais la population, elle, vit et continuera &#224; vivre mis&#233;rablement (comme en Allemagne ou en Italie apr&#232;s l'autre guerre).&lt;br class='autobr' /&gt;
En fin de compte la &#034;r&#233;animation&#034; de l'industrie ne ferait que d&#233;clencher au bout de peu de temps tous les anciens maux que les ouvriers connaissent : la crise dite de &#034;surproduction&#034; (l'impuissance des producteurs d'acheter ce qu'ils ont produit), par suite le ch&#244;mage, la paup&#233;risation, la ruine des &#034;classes moyennes&#034;, et pour finir de nouvelles guerres !&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Dans leur lutte pour comprimer le niveau de vie des masses, les capitalistes rencontrent forc&#233;ment la r&#233;sistance de la classe ouvri&#232;re, qui se traduit par des gr&#232;ves, comme au mois de mai dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vivant au jour le jour et sans aucun souci de l'avenir du prol&#233;tariat, &#034;compr&#233;hensifs&#034; des n&#233;cessit&#233;s de l'&#233;conomie capitaliste, les bureaucrates syndicalistes et politiques de la classe ouvri&#232;re lui avaient lanc&#233; la formule : &#034;travailler d'abord, revendiquer ensuite&#034;, qui n'a cependant rencontr&#233; aucun succ&#232;s aupr&#232;s des ouvriers. C'est alors que les bureaucrates ouvriers ont cru trouver une formule plus astucieuse : &#034;travailler c'est gagner la bataille de la production contre les trusts&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais puisque pour les capitalistes, ma&#238;tres de la production, l'ouvrier n'est qu'une marchandise utilis&#233;e &#224; leur gr&#233;, puisque d'autre part la classe ouvri&#232;re &#233;tant la classe productrice essentielle (avec les paysans) est la seule qui puisse diriger l'&#233;conomie, conform&#233;ment &#224; l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral de toute la population, le r&#244;le des dirigeants ouvriers, s'ils ne sont pas des tra&#238;tres, ce n'est pas d'inciter les ouvriers au travail, mais de les appeler &#224; dresser avant tout un barrage contre l'anarchie et l'exploitation capitaliste.&lt;br class='autobr' /&gt;
On ne peut pas renverser les capitalistes du jour au lendemain, diront les bureaucrates ouvriers, et en attendant il faut que la population vive, donc que les ouvriers travaillent sous la direction des capitalistes. Admettons-le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ces pr&#233;tendus chefs se soucient-ils au moins de donner aux masses ouvri&#232;res la possibilit&#233; de dresser des obstacles &#224; l'anarchie des trusts et &#224; leur toute puissance ? Se soucient-ils de leur indiquer la voie vers le renversement des monopoleurs capitalistes ? Pas un mot l&#224;-dessus dans tous les discours de Thorez et autres.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Si la r&#233;action sabote, l'int&#233;r&#234;t de la classe ouvri&#232;re est de produire&#034;, dit Thorez. Mais si les capitalistes sont des saboteurs, et que seul le labeur des ouvriers fait vivre le pays, comment admettre que ceux-ci n'aient pas le droit de savoir o&#249; le poss&#233;dant achemine l'entreprise, pourquoi dans un endroit il r&#233;duit la production et chasse les ouvriers, pourquoi dans un autre il allonge la semaine de travail, comment il fixe les prix, etc. ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Thorez combat effectivement les trusts en m&#234;me temps qu'il demande aux ouvriers de nouveaux sacrifices, des semaines de travail de 50 et de 54 heures, pourquoi n'exige-t-il pas au nom de la classe ouvri&#232;re le droit au contr&#244;le ouvrier de la production, pourquoi ne l'organise-t-il pas pratiquement dans chaque usine ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Comment vaincre le sabotage ? Par le travail ou par le contr&#244;le ouvrier ? Sans le contr&#244;le sur les capitalistes, si les ouvriers travaillent 10 heures au lieu de 8, cela n'emp&#234;chera pas que leur travail soit sabot&#233;, ou que le patron ferme l'usine si son int&#233;r&#234;t le lui dicte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contr&#244;le ouvrier de la production, voil&#224; un premier obstacle r&#233;el au pillage capitaliste, au &#034;d&#233;sordre et &#224; la gabegie&#034; que d&#233;nonce L'Humanit&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Commencer par abolir le &#034;secret commercial&#034;, par contr&#244;ler la r&#233;partition de la main-d'oeuvre et le plan de production dans chaque entreprise (pourquoi on produit tel type plut&#244;t que tel autre, etc.), pour aboutir &#224; l'&#233;laboration d'un plan &#233;conomique national, en tenant compte des int&#233;r&#234;ts des travailleurs et non des exploiteurs, est-ce l&#224; une t&#226;che insurmontable pour la classe ouvri&#232;re qui a derri&#232;re elle tant d'ann&#233;es de lutte ?&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;masquer les manipulations financi&#232;res des banques, qui p&#232;sent sur toute la population, d&#233;terminer la part que pr&#233;l&#232;vent les capitalistes sur le revenu national, r&#233;v&#233;ler le gaspillage effroyable de travail humain, cons&#233;quence de l'anarchie capitaliste, et qui en imposant aux ouvriers des conditions de travail mis&#233;rables voue &#224; la d&#233;g&#233;n&#233;rescence l'&#233;l&#233;ment principal de la production, &#224; savoir la classe ouvri&#232;re elle-m&#234;me, ces t&#226;ches n'incombent-elles pas aux Comit&#233;s d'usine &#233;lus par tous les ouvriers, qui peuvent faire appel, en tant que conseillers, aux sp&#233;cialistes honn&#234;tes et d&#233;vou&#233;s au peuple (comptables, statisticiens, ing&#233;nieurs, savants, etc.) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ne soulevant devant les ouvriers aucun de ces probl&#232;mes, les bureaucrates ouvriers prouvent leur abandon. Ils oublient de dire qu'en r&#233;gime capitaliste les longues heures de travail signifient pour les ouvriers se mettre &#224; la merci des capitalistes, abandonner toute possibilit&#233; de participation &#224; la vie politique, de s'organiser, de s'instruire en vue de leur &#233;mancipation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est aux ouvriers eux-m&#234;mes, en se d&#233;fendant pied &#224; pied et quotidiennement contre les attaques patronales, en maintenant leurs revendications, en renouvelant les responsables syndicaux d'usine et en les obligeant &#224; &#233;largir leurs fonctions et leur action, de ne pas se laisser &#233;craser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Le r&#233;gime actuel &#8211; disait L&#233;nine &#8211; m&#234;me si les choses y suivent le cours le plus pacifique, impose in&#233;vitablement et toujours &#224; la classe ouvri&#232;re d'innombrables sacrifices. Des milliers et des dizaines de milliers d'hommes dont toute la vie est employ&#233;e &#224; cr&#233;er des richesses pour les autres, p&#233;rissent de faim et de privations perp&#233;tuelles, meurent pr&#233;matur&#233;ment de maladies caus&#233;es par des conditions impossibles de travail, par des logements mis&#233;rables et par le manque de repos. Et cent fois m&#233;rite le nom de h&#233;ros celui qui aime mieux mourir dans la lutte d&#233;clar&#233;e avec les d&#233;fenseurs et les gardiens de ce r&#233;gime ignoble, que s'&#233;teindre de la mort lente d'une rosse abrutie, &#233;puis&#233;e et servile.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thorez aux mineurs : produire, encore produire, toujours produire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juin 1936, ce fut l'explosion dans les fosses contre le syst&#232;me Bedaux et le salaire individuel. Le &#171; Bedaux &#187; fut supprim&#233; par les conventions collectives de 1936. Celles-ci avaient &#233;galement introduit une clause dite de salaire minimum, auquel avait droit tout mineur. Apr&#232;s le Front populaire, les compagnies devaient amorcer progressivement un retour aux anciennes m&#233;thodes de rationalisation et sous l'occupation allemande le &#171; Bedaux &#187; fit sa r&#233;apparition. Ce fut une des causes de la gr&#232;ve de mai-juin 1941. L&#233;gitimement, les mineurs attendaient que le &#171; Bedaux &#187; et son corollaire, le salaire au rendement individuel, soient supprim&#233;s apr&#232;s la Lib&#233;ration. Dans le cahier de revendications des mineurs de Lens &#233;tabli le 21 septembre 1944, l'abolition du &#171; salaire aux pi&#232;ces &#187; figure en t&#234;te de la liste des dix-huit dol&#233;ances formul&#233;es, avant m&#234;me le ravitaillement et les augmentations de salaire (Libert&#233; 22 septembre 1944).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;ception fut totale. Non seulement le salaire au rendement ne fut pas supprim&#233; mais il fut institutionnalis&#233; dans le statut du mineur en 1946.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s janvier 1945, un syst&#232;me de primes au rendement est introduit : la CGT a beaucoup de mal &#224; justifier cette mesure. L. Delfosse explique dans La Tribune : &#171; La prime &#224; la tonne est aussi une iniquit&#233;, nous le savons, nous luttons contre cela. Mais malgr&#233; tout, il faut que le charbon sorte de nos puits pour finir la guerre &#187; (La Tribune 3 f&#233;vrier 1945). Apr&#232;s la guerre, les mineurs ne voient toujours rien venir : primes et salaires aux pi&#232;ces sont justifi&#233;s maintenant par &#171; la bataille de la production &#187;. Demander aux mineurs, au nom de la patrie et du rel&#232;vement national, de produire avec les m&#234;mes m&#233;thodes, quasiment les m&#234;mes chefs, &#233;tait une gageure que seules des organisations qui &#171; encadraient &#187; solidement les masses pouvaient r&#233;ussir. Quand le salaire individuel &#224; la t&#226;che est officiellement adopt&#233;, le PCF ne m&#233;nage pas sa propagande pour le faire accepter. En f&#233;vrier 1946, M. Thorez descend dans une fosse d'Auby (Nord) pour faire l'&#233;loge du retour aux anciennes m&#233;thodes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Puisqu'il faut du charbon, beaucoup de charbon, il faut appliquer &#224; l'extraction les proc&#233;d&#233;s scientifiques et m&#233;caniques. Il faut introduire certaines m&#233;thodes... il en est qui disent : mais vous n'avez pas toujours dit cela, vous &#233;tiez contre autrefois. Pardi, si nous &#233;tions contre : &#233;videmment. Mais maintenant qu'il s'agit de r&#233;aliser les proc&#233;d&#233;s avec le concours des mineurs eux-m&#234;mes, afin d'all&#233;ger leur peine et am&#233;liorer leur salaire, nous sommes pour. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions, plus besoin d'&#234;tre complex&#233;, d'&#234;tre trait&#233; de &#171; maca &#187;. Thorez souffle la r&#233;ponse en cas d'insulte :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il faut r&#233;solument r&#233;pondre &#224; ceux qui vous disent &#171; vous &#234;tes des &#8220;macas&#8221; &#187; : &#171; vous n'avez pas le sens du prol&#233;tariat. &#187; Un &#171; maca &#187; autrefois, c'&#233;tait en effet celui qui travaillait pour le compte d'un patron contre ses camarades. Est-ce la m&#234;me situation maintenant dans les Houill&#232;res ? Les Houill&#232;res, c'est &#224; vous mineurs, chers camarades. Il ne faut pas l'oublier, c'est au pays, c'est nous les Houill&#232;res. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premi&#232;res r&#233;voltes de mineurs contre des syst&#232;mes de paiement individuel remontaient au Second Empire : la revendication d'un salaire collectif et plus &#233;galitaire fut paradoxalement &#171; enterr&#233;e &#187; par la gauche au nom du productivisme sup&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gr&#232;ves de 1945&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent minimis&#233;es par l'histoire, les flamb&#233;es de gr&#232;ves de la premi&#232;re moiti&#233; de 1945 sont les t&#233;moins du d&#233;sarroi de la corporation. D&#233;clench&#233;es en dehors du syndicat, ces gr&#232;ves &#233;clatent le plus souvent spontan&#233;ment, sans qu'on puisse d&#233;celer de leader v&#233;ritable. D'autres t&#233;moignent de l'ascendant d'un d&#233;l&#233;gu&#233;-mineur, encore proche des aspirations issues de la R&#233;sistance, en opposition avec les mots d'ordre de la CGT. La CGT et le PCF y voient syst&#233;matiquement l'&#339;uvre des socialistes qui tentent de les d&#233;border sur leur gauche, tant&#244;t l'action sournoise d'anciens &#171; chartistes &#187; qui les d&#233;bordent sur la droite. &#171; Une gr&#232;ve d&#233;clench&#233;e en dehors du syndicat est toujours condamnable, mais quand elle compromet le salut de la patrie et le succ&#232;s d'une exp&#233;rience &#233;conomique et sociale, elle devient un crime &#187; (La Tribune 2 mars 1945).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En janvier 1945, par exemple beaucoup de mineurs (plus de 50 %) refusent de travailler le premier dimanche de l'ann&#233;e pour compenser le Jour de l'An. L'inspecteur des Renseignements g&#233;n&#233;raux note dans son rapport :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il ne faut pas voir dans le grand nombre d'abstentions enregistr&#233;es un mouvement de gr&#232;ve qui aurait &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; par des &#233;l&#233;ments extr&#233;mistes et ayant pour but de faire aboutir des revendications, mais plut&#244;t une manifestation du d&#233;sir de la majorit&#233; des ouvriers de ne pas travailler le dimanche. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dimanche 18 f&#233;vrier, c'est un d&#233;l&#233;gu&#233;-mineur de B&#233;thune qui incite ses camarades &#224; ne pas travailler : &#171; Comment, leur dit-il, vous n'avez pas de ravitaillement et vous travaillez le dimanche ; vous feriez mieux de rester chez vous &#187;. Le PCF riposte aussit&#244;t : &#171; Nous demandons que ce saboteur du travail et de la production soit chass&#233; de notre si&#232;ge et que des sanctions &#233;nergiques soient prises contre ce mauvais Fran&#231;ais &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cadres syndicaux ont du mal &#224; convaincre les mineurs : du 18 au 23 avril une gr&#232;ve des ouvriers du fond &#233;clate &#224; Dourges (Pas-de-Calais). Ils demandent &#171; l'&#233;puration de cadres et de la ma&#238;trise ayant d&#233;ploy&#233; un r&#244;le favorable au gouvernement de Vichy et l'augmentation des prix de t&#226;che de certaines tailles &#187;. Dans un premier temps, les ouvriers d&#233;cident de continuer malgr&#233; l'intervention du d&#233;l&#233;gu&#233; CGT. Le 22 avril, Ren&#233; Six, un dirigeant de la CGT, vient r&#233;p&#233;ter aux mineurs &#171; que la gr&#232;ve avait assez dur&#233; et que chacun devait tout mettre en &#339;uvre pour la rel&#232;ve du pays &#187;. A ce moment &#171; la foule hostile &#224; la reprise du travail manifeste son m&#233;contentement par des cris. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre d&#233;l&#233;gu&#233; intervient, sans doute plus habilement, et dit &#171; qu'il est enti&#232;rement d'accord avec les revendications, mais que la guerre est l&#224; &#187;. Un nouveau vote a lieu et finalement une majorit&#233; se prononce pour la reprise du travail. Chaque semaine on enregistre un mouvement qui gagne parfois les fosses voisines : autant de coups de col&#232;re, vite enray&#233;s, mais qui finissent par inqui&#233;ter :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juin, la situation s'est nettement aggrav&#233;e &#224; la suite des mouvements qui ont r&#233;cemment affect&#233; tout le bassin minier. Si l'on tient compte des journ&#233;es perdues lors des f&#234;tes de la victoire, il en r&#233;sulte une diminution importante du tonnage de charbon extrait. Par ailleurs le rendement moyen par ouvrier continue &#224; baisser r&#233;guli&#232;rement (rapport du pr&#233;fet).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'occasion de ces gr&#232;ves, des troubles manquent de d&#233;g&#233;n&#233;rer, comme &#224; Lourches ou &#224; Drocourt :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pire a &#233;t&#233; &#233;vit&#233; de justesse, pour un oui, pour un non, des ordres de cesser le travail sont propag&#233;s &#224; l'insu des f&#233;d&#233;rations. Et les chefs syndicaux qui risqueraient de s'y opposer se trouveraient d&#233;bord&#233;s. Des entretiens personnels avec ces derniers me permettent de penser que cette crainte n'est pas vaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT laisse percer son impatience :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Et maintenant il faudrait stopper. Partout des d&#233;l&#233;gu&#233;s viennent au si&#232;ge r&#233;clamer plus de savon. On s'en occupe mais de jeunes indisciplin&#233;s font gr&#232;ve pour cela &#224; Drocourt. Jeunes, r&#233;fl&#233;chissez ! &#187; (La Tribune 22 avril 1945).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction du PCF s'inqui&#232;te suffisamment de son c&#244;t&#233; pour envoyer des dirigeants sur le carreau de la mine. A. Lec&#339;ur t&#233;moigne :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Chaque fois &#233;videmment il ne fallait pas que nous soyons d&#233;bord&#233;s. Pendant le congr&#232;s du Parti qui s'est tenu &#224; Strasbourg, il y avait une gr&#232;ve. Il fallait que je m'en occupe pour faire reprendre le travail. Un jeudi matin, j'&#233;tais arriv&#233; au Bureau politique qui commen&#231;ait &#224; 9 heures. A 9 heures 30, on apporte un petit billet &#224; M. Thorez. Thorez me fait signe : il y avait une gr&#232;ve &#224; Calonne ou &#224; Li&#233;vin, je ne sais plus. Il me dit : vas-y tout de suite. J'ai quitt&#233; le Bureau politique. J'ai pris le train. Pourtant il y avait des militants sur place. Mais je faisais le &#171; pompier &#187;, toujours avec le brave Nestor Calonne parce qu'il avait une grande exp&#233;rience et qu'on avait confiance en lui. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la m&#233;thode utilis&#233;e, elle semble invariable selon Lec&#339;ur :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'allais directement sur le carreau de fosse et puis j'invitais les mineurs &#224; venir et &#224; discuter. Ils reprenaient, parce qu'&#224; la longue, c'&#233;taient les n&#244;tres qui restaient les derniers et quand je voyais qu'ils avaient la majorit&#233;, je faisais voter pour la reprise du travail. &#199;a se passait toujours comme &#231;a ! &#187; (interview de A. Lec&#339;ur, R. Pannequin, A. Pierrard, 1981).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette mont&#233;e en premi&#232;re ligne des chefs du parti, l'intervention la plus spectaculaire restera celle de Maurice Thorez &#224; Waziers le 21 juillet 1945. Thorez choisit cette petite cit&#233; mini&#232;re du Nord pr&#232;s de Douai parce que &#171; les troupes &#187; syndicales et ouvri&#232;res y sont plus disciplin&#233;es que dans le Pas-de-Calais, traditionnellement plus remuant. Officiellement Thorez vient pr&#233;senter devant les d&#233;l&#233;gu&#233;s des organisations communistes le compte rendu des travaux du Xe congr&#232;s du Parti. Mais l'histoire retiendra &#171; l'appel &#224; la production &#187; qui est au centre de son discours : &#171; Produire, faire du charbon, c'est la forme la plus &#233;lev&#233;e de votre devoir de classe, de votre devoir de Fran&#231;ais. &#187; Parmi les diff&#233;rentes causes de l'insuffisance de la production, Thorez s'&#233;tend longuement sur ce qu'il appelle &#171; l'effort insuffisant des mineurs eux-m&#234;mes &#187;. Et le &#171; guide clairvoyant et ferme du Parti communiste et du peuple fran&#231;ais &#187; de fustiger les gr&#232;ves et l'absent&#233;isme mis au compte de l'&#233;go&#239;sme, de la paresse et d'un patriotisme insuffisamment chevill&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.openedition.org/editionsmsh/2283?lang=fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://books.openedition.org/editionsmsh/2283?lang=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extraits du discours de Maurice Thorez &#224; Waziers, aux mineurs de charbon, le 21 juillet 1945 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est en 1934, que nous avons propos&#233;, lanc&#233; et fait triompher l'id&#233;e du Front populaire pour la libert&#233;. (&#8230;) Nous avons propos&#233; le Front fran&#231;ais, l'union de tous les Fran&#231;ais. (&#8230;) Les deux cent familles, les trusts (&#8230;) se mirent &#224; saboter l'&#233;conomie nationale, &#224; provoquer les gr&#232;ves comme le rappelait tout &#224; l'heure Martel. C'est vrai que nous seuls, les communistes, avons eu assez d'autorit&#233; pour pouvoir, en juin 1936, mettre en terme aux gr&#232;ves, que nous seuls pouvions avoir assez d'autorit&#233; pour dire, il y a cinq mois : il faut en finir avec jeux de guerre civile (&#8230;) La v&#233;rit&#233; sur 1939 : vous vous souvenez encore de ces journaux, chers camarades : la trahison de Staline, la trahison russe, la trahison des communistes ? (&#8230;) En v&#233;rit&#233;, c'est un traquenard que l'on tendait &#224; l'Union sovi&#233;tique. On pr&#233;tendait engager la guerre, une guerre o&#249; la Pologne devait s'effondrer rapidement, comme ce fut le cas, et ainsi les arm&#233;es hitl&#233;riennes pourraient d&#233;ferler rapidement &#224; travers toute l'Union sovi&#233;tique. L'Arm&#233;e rouge avait &#233;t&#233; mise dans l'impossibilit&#233; de pr&#233;parer sa mobilisation, l'Arm&#233;e rouge &#233;tait dans l'impossibilit&#233; de faire face &#224; l'agression. (&#8230;) De Londres, le g&#233;n&#233;ral De Gaulle lan&#231;ait son appel, organisait les &#171; Forces fran&#231;aises libres &#187;. Nous menions la bataille de la R&#233;sistance &#224; l'int&#233;rieur de notre pays (&#8230;) Aujourd'hui, chers camarades, de graves p&#233;rils nous menacent dans le domaine de la production. On ne le sait pas assez. (&#8230;) Le probl&#232;me d&#233;cisif de l'heure, c'est le probl&#232;me de la production. Vous le savez d&#233;j&#224;, chers camarades, c'est ce qui m'a amen&#233; &#224; Waziers, c'est pourquoi le Bureau politique m'a envoy&#233; vous parler, &#224; vous, les mineurs. J'aborde ici une partie importante de mon rapport, la question du charbon. (&#8230;) Je voudrais &#233;tablir un fait pour montrer l'effort des mineurs. En janvier, la production brute s'&#233;tait &#233;lev&#233;e &#224; 2.700.000 tonnes contre, en 1936, une producion mensuelle de 3.400.000 tonnes, c'est-&#224;-dire 80% de la production. (&#8230;) Il est vrai qu'il s'est produit un fl&#233;chissement &#224; partir d'avril, fl&#233;chissement dans la production et fl&#233;chissement dans le rendement. Il y a diverses causes &#224; cela : ravitaillement d&#233;fectueux, manque de v&#234;tements, et en raison d'un m&#233;contentement plus ou moins justifi&#233; contre l'insuffisance de l'&#233;puration. Il y a aussi des gr&#232;ves, tr&#232;s peu justifi&#233;es. (&#8230;) Tout cela entra&#238;ne, dans un m&#233;tier comme le m&#233;tier de mineur, une certaine d&#233;sorganisation. (&#8230;) Il faut donner aux ouvriers mineurs de fond un certain salaire (&#8230;) Le prix &#224; la t&#226;che. On a accord&#233; la possibilit&#233; d'une majoration qui peut aller jusqu'&#224; 60% (&#8230;) L'essentiel est d'obtenir du charbon et, pour obtenir du charbon, il faut payer les sommes fix&#233;es. (&#8230;) Il faut ici, chers camarades, saluer le sacrifice de vos camarades de la m&#233;tallurgie qui viennent de renoncer &#224; leurs vacances pay&#233;es pour vous fabriquer des marteaux-piqueurs. Ce sont les m&#234;mes camarades qui, l'hiver dernier, aux Forges et Ateliers de Meudon, manquant de courant &#233;lectrique dans le jour, avaient demand&#233; et obtenu de leur direction, de travailler la nuit par un froid rigoureux sans suppl&#233;ment de salaire pour pouvoir produire pour vous. (&#8230;) A propos de la coupe &#224; terre, pourquoi ne pas g&#233;n&#233;raliser les 3X8 : deux postes au charbon, le troisi&#232;me au remblai ? (&#8230;) Nous savons que les avis des ouvriers peuvent bien souvent influencer d'une fa&#231;on tr&#232;s favorable les d&#233;cisions des ing&#233;nieurs. Je pense qu'en d&#233;finitive la d&#233;cision reste &#224; l'ing&#233;nieur et qu'une d&#233;cision doit &#234;tre appliqu&#233;e sur l'ordre de l'ing&#233;nieur et qu'une d&#233;cision doit &#234;tre appliqu&#233;e sur l'ordre de l'ing&#233;nieur, autrement il n'y a pas d'autorit&#233; possible, d'exploitation possible. (&#8230;) Il y a d'autres raisons de la crise du charbon sur lesquelles je voudrais m'expliquer aussi ouvertement et aussi franchement. Ce sont celles qui tiennent &#224; l'effort insuffisant des mineurs eux-m&#234;mes, &#224; votre effort &#224; vous. (&#8230;) Il y a des causes de m&#233;contentement, mais ce n'est pas une raison pour ralentir l'effort. Il faut au contraire le d&#233;velopper et briser tous les obstacles. Vous croyez que les camarades de la Loire sont contents quand on leur envoie comme directeur l'ancien directeur &#233;pur&#233; des Mines de Dourges ? Ils ne sont pas contents non plus et vous croyez qu'ils ont dit pour cela : nous faisons la gr&#232;ve ? Non. Martel a eu raison tout &#224; l'heure de stigmatiser de telles attitudes. Ils n'ont pas c&#233;d&#233; au courant public de d&#233;magogie et de vaine popularit&#233;. Comme disait le camarade Staline, nous ne craignons pas les difficult&#233;s, nous sommes faits pour surmonter les difficult&#233;s et nous les surmonterons. (&#8230;) Il y a pas mal d'exemples de mineurs qui pr&#233;tendent ne pas forcer &#224; la production, ne pas pousser &#224; la production et pas seulement parce qu'ils ont crainte de voir baisser les prix &#224; la t&#226;che. (&#8230;) Ils ne veulent pas para&#238;tre pour des macas. (&#8230;) Les macas, chers camarades, c'&#233;taient ceux qui for&#231;aient &#224; la production pour le profit du patron au d&#233;triment de leurs fr&#232;res, les ouvriers mineurs. (&#8230;) Il y a des camarades qui disent : &#171; Mais si je travaille davantage, je donne davantage aux actionnaires puisqu'il reste des actionnaires. &#187; C'est une erreur, chers camarades. (&#8230;) Si vous produisez beaucoup, c'est seulement dans l'int&#233;r&#234;t du pays, et c'est dans votre propre int&#233;r&#234;t. Et puis, je veux revenir sur la question des absences. On parle, on donne beaucoup de raisons, de pr&#233;textes, &#224; ce propos. Je dois vous dire, chers camarades, que je ne suis pas tout &#224; fait convaincu des raisons qu'on donne pour justifier les absences. (&#8230;) On s'absente trop facilement, pour un oui, pour un non et un mineur qui a le go&#251;t de son m&#233;tier sait tr&#232;s bien que tant d'absences entra&#238;nent une d&#233;sorganisation compl&#232;te du travail. Les camarades pr&#233;sents sont les premiers &#224; en souffrir. L'absence est justifi&#233;e ou n'est pas justifi&#233;e. Au lieu de produire, on d&#233;sorganise la production, on fait tort &#224; ses camarades et pour quelle raison ? Parfois pour un oui, pour un non, pour une &#233;gratignure. Je dis que c'est un scandale. Je ne peux pas comprendre, par exemple, que des d&#233;l&#233;gu&#233;s &#224; la Caisse de secours puissent donner des billets de malade sans journ&#233;e de malade. (&#8230;) Chers camarades, celui qui a le billet de malade sans journ&#233;e de malade, il a aussi son ravitaillement ; il a aussi les litres de vin, il a aussi la viande ; il mange la part de ses camarades. Ce n'est pas possible, on ne peut pas continuer comme cela. Il faut avoir plus de conscience. Je vais vous dire, mes chers camarades, que, dans le bassin de la Loire, la m&#234;me question s'est pos&#233;e pendant l'hiver, quand il y a eu tant de grippes, quand il y a eu tant de difficult&#233;s alimentaires. Le syndicat a r&#233;uni les d&#233;l&#233;gu&#233;s des Caisses de secours et leur a dit : &#171; Epluchez les billets de malade et discutez avec les m&#233;decins &#187; et on leur a dit : &#171; Ces m&#233;decins, pour la plupart, ne sont pas vos amis. Ces m&#233;decins, ils donnent facilement les billets. (&#8230;) Ils poussent &#224; la d&#233;sorganisation. &#187; Il va y avoir des &#233;lections &#224; la Caisse de secours. Le syndicat doit demander que ces questions soient pos&#233;es largement, et dire aux d&#233;l&#233;gu&#233;s des Caisses de secours que vous allez &#233;lire : &#171; Il faut &#234;tre intransigeant ; c'en est fini avec de telles m&#233;thodes, parce que c'est de l'anarchie, un encouragement &#224; la paresse. &#187; Voici un autre cas. On m'a signal&#233; l'autre jour que dans un puits, le puits de l'Escarpelle, une quinzaine de jeunes gens, des galibots, ont demand&#233; de partir &#224; six heures pour aller au bal. Je dis que c'est inadmissible. (&#8230;) Ici, chers camarades, je le dis en toute responsabilit&#233;, au nom du Comit&#233; central, au nom des d&#233;cisions du Congr&#232;s du Parti, je le dis franchement : il est impossible d'approuver la moindre gr&#232;ve, surtout lorsqu'elle &#233;clate comme la semaine derni&#232;re, aux mines de B&#233;thune, en dehors du syndicat et contre le syndicat. On a pris des sanctions. Sur quatre porions, on en a r&#233;int&#233;gr&#233; deux, en les r&#233;trogradant d'ailleurs. (&#8230;) Je le dis tout net : si nous n'appliquons pas les d&#233;cisions de notre propre syndicat (&#8230;) nous allons &#224; l'anarchie, nous faciliterons les provocations contre les mineurs, contre la classe ouvri&#232;re et contre la R&#233;publique. Eh bien ! quelques camarades s'insurgent, ils d&#233;clenchent la gr&#232;ve au n&#176;2 et dans toute la concession, si bien que nous avons perdu 30.000 tonnes de charbon au moins en une p&#233;riode o&#249; le pays a besoin de la moindre gaillette, &#224; l'heure o&#249; nous fermons des usines, &#224; l'heure o&#249;, dans la r&#233;gion parisienne, on arr&#234;te des entreprises faute de charbon et ces ouvriers dont on arr&#234;te les usines apprennent que dans un des trous essentiels du bassion minier du Pas-de-Calais, on fait gr&#232;ve parce que le nez du porion ne revient pas au d&#233;l&#233;gu&#233;. C'est un scandale, c'est une honte, c'est une faute tr&#232;s grave contre le syndicat et l'int&#233;r&#234;t des mineurs. Des sanctions ont &#233;t&#233; prises, peut-&#234;tre pas dans les formes o&#249; elles devaient l'&#234;tre contre le d&#233;l&#233;gu&#233; mineur et son suppl&#233;ant qui avaient couru les autres puits pour d&#233;clencher la gr&#232;ve. Je dis que le mal, ce n'est pas la sanction, le mal c'est que des communistes et des militants du syndicat des mineurs se soient expos&#233;s &#224; de telles sanctions. Et, sous pr&#233;texte que l'on a sanctionn&#233; les d&#233;l&#233;gu&#233; mineur, on recommence la gr&#232;ve jusqu'&#224; jeudi soir et on aeu de la peine hier &#224; faire reprendre le travail, bien que le ministre de la Production ait rapport&#233; la sanction prise par le commissaire r&#233;gional. Ce n'est pas ainsi qu'on travaille pour le pays. (&#8230;) Chers camarades, alors on veut &#224; chaque fois faire la gr&#232;ve pour &#233;purer ou pour soutenir. On pourrait au fond en d&#233;finir le seul but : faire gr&#232;ve, pourvu qu'on ait un pr&#233;texte. (&#8230;) L'autre jour, on m'a parl&#233; d'une gr&#232;ve possible des m&#233;caniciens d'extraction. J'ai beaucoup de sympathie pour la m&#233;canique d'extraction. C'est vraiment un travail qui comporte une lourde resposnabilit&#233; et on trouve chez les m&#233;caniciens d'extraction une grande conscience professionnelle. Je pense qu'il faut leur assurer les meilleures conditions de salaire et de travail. Mais, l&#224; encore, pas par la gr&#232;ve. (&#8230;) Je vourdrais que ce que nous pensons au Comit&#233; central puisse passer dans la t&#234;te,dans le c&#339;ur de chacun de vous d'abord puis chez tous les mineurs, que produire, produire et encore produire, faire du charbon, c'est aujourd'hui la forme la plus &#233;lev&#233;e de votre devoir de classe, de votre devoir de Fran&#231;ais. (&#8230;) La grande t&#226;che des organisations communistes du Pas-de-Calais, c'est d'aller dans toutes les concessions de B&#233;thune, il faut aller &#224; B&#233;thune, il faut r&#233;unir toutes les sections communistes, discuter avec chaque camarade et amener les d&#233;l&#233;gu&#233;s mineurs &#224; reconna&#238;tre qu'ils ont commis une grande erreur, qu'ils doivent comprendre cette erreur et qu'ils ne doivent plus recommencer cette erreur. (&#8230;) Nous exigerons de chaque camarade le respect des d&#233;cisions du 10e Congr&#232;s du Parti et le 10e Congr&#232;s du Parti a dit : &#171; Il faut produire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://fgimello.free.fr/CV-Bio-Liens/thorez.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://fgimello.free.fr/CV-Bio-Liens/thorez.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extraits de textes des &#339;uvres de Maurice Thorez r&#233;dig&#233;es par le Parti Communiste Fran&#231;ais et &#233;dit&#233;es par les Editions Sociales :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En janvier 1943, le d&#233;l&#233;gu&#233; du Comit&#233; central arrivait &#224; Londres, au Quartier g&#233;n&#233;ral du g&#233;n&#233;ral De Gaulle. Au mois de mars, un Conseil national de la R&#233;sistance, &#233;tait constitu&#233; en France. En firent partie les repr&#233;sentants des &#171; mouvements de la R&#233;sistance &#187; : &#171; Combat &#187;, &#171; Lib&#233;ration &#187;, &#171; Francs-tireurs et Partisans &#187;, &#171; Front National &#187;, ceux de la CGT r&#233;unifi&#233;e et de la CFTC chr&#233;tienne, ceux, enfin, des six partis suivants : communiste, socialiste, radical, Parti d&#233;mocrate populaire (catholique), Alliance d&#233;mocratique et F&#233;d&#233;ration r&#233;publicaine. (&#8230;) Le Comit&#233; national fran&#231;ais de Londres avait &#233;t&#233; tenu dans l'ignorance du d&#233;barquement alli&#233; ; il restait en dehors des n&#233;gociations et des accords. (&#8230;) En novembre 1943, un an apr&#232;s le d&#233;barquement anglo-am&#233;ricain en Afrique du nord, le Comit&#233; fran&#231;ais de la Lib&#233;ration nationale fut r&#233;organis&#233;. De Gaulle, seul, en fut pr&#233;sident. (&#8230;) Lors de la r&#233;organisation du CFLN, la question de la participation des communistes fut pos&#233;e. Le Comit&#233; central du Parti communiste fran&#231;ais en accepta le principe. (&#8230;) On doit noter une certaine tendance &#224; bavarder beaucoup trop sur la France de demain, sur la place que notre pays devra tenir dans le monde (&#8230;) Le programme &#224; appliquer n'est pas le programme communiste. Nous n'avons pas &#224; demander actuellement l'application du programme communiste, puisque nous sommes unis dans le CNR avec d'autres partis non communistes. Nous faisons honneur &#224; la signature que nous avons appos&#233;e au bas du programme du CNR au mois de mars 1944. (&#8230;) Il y a un gouvernement, il doit y avoir une arm&#233;e, une seule ; il doit y avoir une police, une seule. (&#8230;) Tous les groupes arm&#233;s doivent dispara&#238;tre. (&#8230;) Les nationalisations, nous l'avons dit &#224; Ivry, et nous le r&#233;p&#233;terons, ne sont nullement du socialisme ou du communisme : ce sont des mesures de caract&#232;re d&#233;mocratique figurant au programme du Parti radical depuis plus d'un demi si&#232;cle. Elles ne sont nullement une mesure d'expropriation. (&#8230;) Le Parti a connu un grand succ&#232;s aux derni&#232;res &#233;lections municipales. En moyenne, un Fran&#231;ais ou une Fran&#231;aise sur quatre a vot&#233; pour les listes pr&#233;sent&#233;es ou soutenues par notre Parti communiste. A Paris, la proportion est d'un sur trois. Dans la banlieue parisienne, les listes communistes ou soutenues par les communistes ont obtenu d&#232;s le premier tour pr&#232;s de 60% des suffrages exprim&#233;s. Nos militants administrent 60 des 80 communes du d&#233;partement de la Seine. Pour la premi&#232;re fois, des villes de plus de 100.000 habitants (Nantes, Reims, Toulon) ont un maire communiste. De m&#234;me pour une dizaine de pr&#233;fectures (dont Limoges, Nimes, P&#233;rigueux, Ajaccio, Tarbes) et une vingtaine de sous-pr&#233;fectures. La statistique officielle a d&#251; reconna&#238;tre que nous &#233;tions devenus le premier parti dans l'administration des villes de plus de 4.000 habitants. (&#8230;) Le chiffre de nos adh&#233;rents est en progression constante. En f&#233;vrier 1934, nous &#233;tions 45.000 ; en janvier 1936 80.000 ; en d&#233;cembre 1937 340.000 ; &#224; ce jour notre tr&#233;sorier a d&#233;livr&#233; 986.727 cartes. Nous allons vers le million. (&#8230;) Notre conclusion, c'est que, tous ensemble Fran&#231;ais et Fran&#231;aises, nous devons nous atteler r&#233;solument &#224; la t&#226;che, tous ensemble et sans tarder, nous devons entreprendre un effort tenace et prolong&#233; afin de : Relever notre &#233;conomie nationale ; Produire et r&#233;tablir nos &#233;changes avec l'ext&#233;rieur ; Acheter et vendre ; Refaire effectivement la grandeur de la France (&#8230;) &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;UN C.C. D'UNION SACREE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Comit&#233; Central du Parti Communiste Fran&#231;ais s'est r&#233;uni le 21 janvier en pr&#233;sence des &#034;notabilit&#233;s&#034; et des &#034;hauts&#034; fonctionnaires du Parti. Le but de cette r&#233;union appara&#238;t clairement dans l'intervention de Monsieur Thorez (que nous appelons ainsi suivant la consigne du Parti de ne plus tutoyer les &#034;grands&#034; camarades) : en finir une fois pour toutes avec les illusions d&#233;mocratiques qui subsistent encore parmi les militants communistes et dans la masse de ceux qui sympathisent avec le Parti, qui croient encore que le Parti lutte sur les deux fronts &#224; la fois, la guerre contre le fascisme &#224; l'ext&#233;rieur, la lutte pour la d&#233;mocratisation du r&#233;gime &#224; l'int&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car ces illusions cr&#233;ent des difficult&#233;s au gouvernement qui, tout en pr&#233;tendant mener &#224; l'ext&#233;rieur une guerre antifasciste, m&#232;ne &#224; l'int&#233;rieur une action tout &#224; fait anti-d&#233;mocratique. Il exige des chefs staliniens un soutien sans conditions (c'est-&#224;-dire une capitulation compl&#232;te). Ceux-ci, en soutenant la guerre du gouvernement, ne peuvent pas ne pas se soumettre &#224; toutes ses exigences. C'est pourquoi Thorez ne pouvait pas parler autrement qu'il l'a fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1937, r&#233;pondant aux staliniens qui pr&#233;paraient alors leur union sacr&#233;e pour la pr&#233;sente guerre, sous pr&#233;texte de d&#233;fendre la &#034;d&#233;mocratie&#034; contre le fascisme en r&#233;gime capitaliste, Trotsky avertissait : &#034;une victoire de la France... sur l'Allemagne... pourrait signifier... la transformation de la France en un Etat fasciste, parce que pour &#234;tre victorieux d'Hitler il est n&#233;cessaire d'avoir une machine militaire monstrueuse et les tendances fascistes en France sont maintenant puissantes. Une victoire pourrait signifier la destruction du fascisme en Allemagne et l'&#233;tablissement du fascisme en France&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Tout pour la guerre&#034;, lan&#231;ait l'autre jour Thorez, et il ajoutait comme conclusion absolument n&#233;cessaire : &#034;la s&#233;curit&#233; publique doit &#234;tre assur&#233;e par les forces r&#233;guli&#232;res de police constitu&#233;es &#224; cet effet. Les gardes civiques et d'une fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, tous les groupes arm&#233;s irr&#233;guliers, ne doivent pas &#234;tre maintenus plus longtemps&#034;. C'est la condamnation par le responsable du Parti, des groupements form&#233;s sous l'occupation et qui, dans l'esprit des travailleurs, devaient pr&#233;cis&#233;ment non seulement vaincre l'occupant, mais surtout, par leur structure d&#233;mocratique, &#233;manciper le peuple des vieilles puissances d'oppression qui seules ont provoqu&#233; les malheurs qui se sont abattus sur la France depuis 1939. C'est la condamnation de ces milices dont le d&#233;sarmement, il y a quelques semaines seulement, avait &#233;t&#233; qualifi&#233; par Duclos (autre &#034;grand&#034; camarade du PC) de &#034;coup de force gouvernemental&#034;. Et cette police charg&#233;e de la &#034;s&#233;curit&#233; publique&#034; c'est toujours celle qu'&#224; plusieurs reprises l'Humanit&#233; elle-m&#234;me a d&#233;j&#224; d&#233;nonc&#233;e comme &#233;tant compos&#233;e pour 95% d'&#233;l&#233;ments vichyssois, c'est-&#224;-dire r&#233;actionnaires et pro-fascistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;p&#233;tant De Gaulle, Thorez dit : &#034;Nous ne manquons pas d'officiers de valeur, y compris ceux qui ont pu se laisser abuser un certain temps par P&#233;tain&#034;. Quelques jours apr&#232;s ce discours, la direction des FFI aupr&#232;s du Minist&#232;re de la Guerre est cong&#233;di&#233;e... Pourquoi l'Humanit&#233; s'indigne-t-elle ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi cette guerre soi-disant d&#233;mocratique &#224; l'ext&#233;rieur, se traduit &#224; l'int&#233;rieur par l'abandon de tout le pouvoir au vieil Etat oppresseur, l'Etat des 200 familles qui se sert de Thorez pour paralyser les masses au nom de la &#034;d&#233;fense nationale&#034;. On comprend donc que &#034;les journaux de diverses nuances louent volontiers la sagesse, le sens politique... du porte-parole du PC&#034; comme dit Cachin dans l'Huma du 25/1 ; seulement le journal qui manifeste le plus son accord avec Thorez, c'est Le Monde, justement d&#233;nonc&#233; par l'Huma comme la reconstitution du Temps, organe du Comit&#233; des Forges. On a les amis que l'on m&#233;rite !&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Comme tous ses pr&#233;d&#233;cesseurs, Thorez, pour masquer sa trahison, joue au r&#233;aliste. Il affirme que ce qui le pr&#233;occupe c'est &#034;gagner la guerre au plus vite&#034; (cette guerre de 30 ans !), &#034;faire en sorte que revienne bient&#244;t... le lait pour nos petits, le pain pour nos vieux, le verre de vin pour tous&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette promesse &#233;lectorale du verre de vin pour tous rel&#232;ve de la plus basse d&#233;magogie. Car tous les politiciens promettent le bonheur au peuple ; mais par quels moyens, par quelles mesures pr&#233;cises l'obtenir ? Thorez condamne la r&#233;volution. Mais que pr&#233;conise-t-il ? &#034;La confiscation des biens des tra&#238;tres&#034;. Mais ce n'est l&#224; qu'une phrase d&#233;magogique, parce qu'adress&#233;e au gouvernement de la bourgeoisie ; de m&#234;me que la &#034;punition des coupables&#034;. M&#234;me si cette mesure &#233;tait appliqu&#233;e (mais elle ne peut pas l'&#234;tre), elle ne changerait en rien l'&#233;tat des choses. Le peuple a &#233;t&#233; marchand&#233;, exploit&#233;, saign&#233; pendant cinq ans par toute la bourgeoisie, sous Daladier, sous l'occupation et maintenant. Sans l'expropriation de celle-ci, les b&#233;b&#233;s continueront &#224; mourir de froid dans les maternit&#233;s...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thorez s'&#233;l&#232;ve contre &#034;ceux qui ont constamment &#224; la bouche le mot de r&#233;volution&#034;. C'est ce que les socialistes de trahison (de la II&#232;me Internationale) reprochaient pr&#233;cis&#233;ment aux communistes apr&#232;s la scission de Tours en 1921. Mais peut-&#234;tre Thorez, plus heureux que ses pr&#233;d&#233;cesseurs, serait-il en train d'obtenir des r&#233;formes am&#233;liorant le sort des masses dans le cadre du r&#233;gime capitaliste, r&#233;formes que les exc&#232;s r&#233;volutionnaires (de langage !) risqueraient de mettre en danger ? Pas plus que les socialistes de trahison de la II&#232;me Internationale, Thorez n'a le moindre programme de r&#233;formes pour am&#233;liorer la situation des classes laborieuses en face d'une bourgeoisie gorg&#233;e de profits. Pour son malheur, ce sont au contraire les r&#233;volutionnaires qui, en m&#234;me temps qu'ils expliquent inlassablement aux travailleurs que sans r&#233;volution ils sont vou&#233;s &#224; l'&#233;crasement complet par les capitalistes, d&#233;fendent aussi inlassablement les travailleurs sur le terrain &#233;conomique &#224; l'usine (en opposant au &#034;travailler d'abord, revendiquer ensuite&#034; des chefs staliniens la lutte pour l'augmentation des salaires, la r&#233;glementation de la journ&#233;e de travail, le contr&#244;le ouvrier, etc...) et luttent pour les droits d&#233;mocratiques les plus &#233;l&#233;mentaires (droits politiques pour le soldat, libert&#233; de la presse par la suppression de l'autorisation pr&#233;alable, la r&#233;partition du papier &#224; chaque groupe de citoyens constitu&#233;, etc...) Contrairement &#224; ce qu'affirme Thorez, seule la lutte r&#233;volutionnaire peut produire des r&#233;sultats pratiques, m&#234;me partiels. Comme les socialistes-jaunes, Thorez s'&#233;l&#232;ve contre la R&#233;volution pour masquer l'appui total qu'il donne aux capitalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les directives de Thorez ont produit dans la masse communiste (militants, jeunesses, sympathisants) des r&#233;actions dont la moindre est &#034;l'&#233;tonnement&#034;. Mais il n'y a rien d'&#233;tonnant dans la politique de Thorez. C'est au contraire la seule attitude logique, car qui veut la fin veut les moyens. Si on pr&#234;che la guerre sous la domination des 200 familles, il faut leur donner l'assurance qu'il ne sera pas touch&#233; &#224; leurs privil&#232;ges. Les 200 familles ne se contentent pas d'assurances verbales : il leur faut la certitude mat&#233;rielle, la disposition &#224; l'int&#233;rieur d'instruments qui garantissent leur domination, la police, l'administration, etc...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thorez reconna&#238;t dans son discours (il ne peut faire autrement) que le ma&#238;tre du pays ce sont les Bureaux (&#034;les bureaux ! Ce n'est pas seulement le sommet de la hi&#233;rarchie administrative. C'est aussi et surtout la mainmise de certains cercles privil&#233;gi&#233;s sur les leviers de commande&#034;). Il ajoute cependant que personne, m&#234;me pas les Comit&#233;s de Lib&#233;ration, ne doit s'immiscer dans leur sph&#232;re d'action. C'est seulement &#224; ce prix que la bourgeoisie consent &#224; l'union sacr&#233;e, c'est-&#224;-dire accepte les services des bureaucrates ouvriers pour la d&#233;fense de ses coffres-forts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces bureaucrates savent que la bourgeoisie t&#244;t ou tard se d&#233;barrassera d'eux. Mais que faire ? On ne peut pas &#224; l'infini faire semblant d'avoir une politique r&#233;volutionnaire tout en freinant la r&#233;volution. Car &#224; la longue les masses passeraient outre et les bureaucrates seraient d&#233;bord&#233;s. Or la r&#233;volution signifie pour eux la perte de leurs positions dirigeantes, car, engraiss&#233;s, styl&#233;s, pommad&#233;s, dress&#233;s, ils sont &#224; mille lieues de la mentalit&#233; des masses et seraient rejet&#233;s par leur mouvement d&#233;ferlant pour construire un monde nouveau. L'union sacr&#233;e assure aux bureaucrates des postes minist&#233;riels et politiques dans l'appareil de la bourgeoisie et ils esp&#232;rent durer aussi longtemps que la patience des masses supportera le r&#233;gime d'exploitation capitaliste ; ces bureaucrates infatu&#233;s sont convaincus, dans leur haute sagesse, que &#034;le peuple est b&#234;te&#034; et qu'il patientera longtemps, pour leur plus grand bonheur &#224; eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les masses comprennent maintenant tr&#232;s rapidement la situation. Elles ont la terrible exp&#233;rience de cinq ann&#233;es de guerre. La nouvelle union sacr&#233;e ne les encha&#238;ne plus sans r&#233;sistance au service de la bourgeoisie. L'appel aux sacrifices de la part de bureaucrates chauff&#233;s qui donnent en exemple L&#233;ningrad (L&#233;ningrad o&#249; en 1917 les ouvriers ont renvers&#233; les capitalistes !), les laisse compl&#232;tement froids, si on peut s'exprimer ainsi. Les masses sont pr&#234;tes &#224; r&#233;pondre &#224; l'appel de d&#233;fenseurs hardis, r&#233;volutionnaires, capables de les guider effectivement dans la situation terrible o&#249; elles se trouvent et de trouver une issue. Ces d&#233;fenseurs, les r&#233;volutionnaires, augmentent tous les jours en nombre. Car la lutte des militants de la IV&#232;me Internationale pour rassembler en un Parti capable de conduire les travailleurs vers la lib&#233;ration de classe, rencontre un grand &#233;cho dans la masse communiste trahie par ses chefs bureaucrates. C'est pourquoi Marty met en garde le Parti contre &#034;les infiltrations id&#233;ologiques ennemies&#034;. Mais quelle id&#233;ologie peut s'infiltrer et trouver acc&#232;s aupr&#232;s des militants communistes, sinon le trotskysme, car le trotskysme c'est le communisme v&#233;ritable. Et dans le PCF d'union sacr&#233;e, le communisme ne s'est pas encore effac&#233; du c&#339;ur de tous les militants. Si des chefs &#224; la Cachin, qui d'ailleurs continue sa besogne de 14-18, n'ont plus de communiste que le nom, la masse du Parti, les militants de base restent communistes. Voil&#224; pourquoi les chefs staliniens sont oblig&#233;s de lutter constamment contre les &#034;infiltrations&#034; id&#233;ologiques, c'est-&#224;-dire le communisme des militants de base du PCF. Effray&#233;s par cet &#233;tat d'esprit, les chefs staliniens utilisent dans la lutte contre le trotskysme, c'est-&#224;-dire le communisme, toutes les m&#233;thodes, qui commencent &#224; la calomnie et finissent par le crime. Et pourtant les chefs de l'union sacr&#233;e n'arr&#234;teront pas pour cela leur chute. Maintenant que la roue de l'histoire tourne autrement, maintenant que la conscience r&#233;volutionnaire des militants honn&#234;tes et des masses se d&#233;veloppe &#224; un rythme acc&#233;l&#233;r&#233;, ces m&#233;thodes ne feront que pr&#233;cipiter leur chute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par une promesse d'unit&#233; entre le PC et le PS les bureaucrates pensent pouvoir cacher leur faillite. Mais les bureaucrates du PC, de m&#234;me que ceux du PS, si nombreux qu'ils soient par rapport aux r&#233;volutionnaires, ne repr&#233;sentent que les int&#233;r&#234;ts d'une tr&#232;s &#233;troite couche dans le prol&#233;tariat : l'aristocratie ouvri&#232;re. Par contre, les militants de la IV&#232;me Internationale repr&#233;sentent les int&#233;r&#234;ts de classe de l'&#233;crasante majorit&#233; non seulement des ouvriers, mais de tous les exploit&#233;s et opprim&#233;s en France. Les ouvriers prennent conscience de plus en plus vite de ce fait, et, que nous ayons ou pas une union des bureaucrates, nous marchons d&#233;j&#224; vers une nouvelle scission de Tours, c'est-&#224;-dire la s&#233;paration de tous les communistes et socialistes v&#233;ritables du PC et du PS C'est seulement cette scission qui permettra aux masses travailleuses d'avoir enfin un instrument de d&#233;fense et de victoire sur les exploiteurs, c'est-&#224;-dire le Parti Communiste, section fran&#231;aise de la IV&#232;me Internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais//barta/1945/01/ldc43_013045.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais//barta/1945/01/ldc43_013045.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LA BATAILLE DE LA PRODUCTION... CONTRE LES OUVRIERS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant le marasme de l'&#233;conomie toutes les voix &#034;autoris&#233;es&#034; ne d&#233;couvrent qu'un seul rem&#232;de pour en sortir : l'intensification de l'effort de production de la part des ouvriers et des paysans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle est l'attitude des dirigeants ouvriers dans cette question d&#233;cisive ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis un certain temps, le P.C.F. m&#232;ne une campagne acharn&#233;e devant le public ouvrier avec le th&#232;me suivant : &#034;le seul devoir des ouvriers, c'est de produire&#034;. Le 22 juillet &#224; Waziers, Thorez a reproch&#233; aux mineurs leurs &#034;efforts insuffisants&#034;, il s'est &#233;lev&#233; contre la &#034;crise de moralit&#233;&#034;, contre la &#034;paresse&#034; et la &#034;ti&#233;deur&#034;. Le 14 ao&#251;t, il rappelait &#224; l'intention des ouvriers et des paysans que &#034;tout citoyen oisif est un fripon&#034;.&lt;br class='autobr' /&gt;
On avait l'habitude d'entendre ces paroles de la part des cur&#233;s et des contrema&#238;tres, mais non de la part des chefs ouvriers. Mais Thorez les justifie en disant aux ouvriers qu'en travaillant avec acharnement ils gagneront la bataille de la production &#034;contre les trusts&#034;, et permettront au pays de vivre et de se relever.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trusts, explique, par ailleurs, Thorez, par leurs b&#233;n&#233;fices exag&#233;r&#233;s, leurs plans anti-populaires, l'administration r&#233;actionnaire qu'ils contr&#244;lent, et par leur sabotage, emp&#234;chent le rel&#232;vement de la production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment peut-il donc arriver &#224; cette conclusion inattendue que le travail acharn&#233; des ouvriers dans une &#233;conomie enti&#232;rement domin&#233;e par les trusts (ce que L'Humanit&#233; illustre tous les jours), puisse vaincre cet obstacle ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1945/09/ldc50_090345.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/barta/1945/09/ldc50_090345.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;QUE SIGNIFIE LE BOYCOTT DU REFERENDUM ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux &#233;lections du mois d'octobre dernier, le Parti Communiste Fran&#231;ais avait men&#233; une &#034;grande bataille d&#233;mocratique&#034; contre le projet de loi propos&#233; par De Gaulle qui, approuv&#233; par une majorit&#233; de &#034;oui-oui&#034;, sanctionnait une nouvelle fois le syst&#232;me de gouvernement incontr&#244;l&#233; et irresponsable que nous connaissons depuis Daladier, Reynaud et P&#233;tain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais dans la nouvelle Constitution &#233;labor&#233;e par le P.C.F. et le P.S. (avec le concours du M.R.P.) et pr&#233;sent&#233;e par le P.C.F. et le P.S. aux &#233;lecteurs TOUJOURS AU NOM DE LA DEMOCRATIE, se trouve incorpor&#233;e pr&#233;cis&#233;ment, telle que l'avait con&#231;ue De Gaulle, l'&#233;mancipation juridique du gouvernement vis-&#224;-vis de l'Assembl&#233;e (articles 73 &#224; 85 : dissolution automatique de la Chambre lors d'une deuxi&#232;me crise minist&#233;rielle, etc...).&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce seul fait suffit &#224; ouvrir les yeux &#224; tout travailleur qui r&#233;fl&#233;chit sur le v&#233;ritable sens de la lutte que se livrent les diff&#233;rents Partis qui se disputent le pouvoir actuel.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand P.R.L. et M.R.P. crient qu'il faut voter &#034;non&#034;, sans quoi nous nous exposons &#224; la &#034;dictature&#034; DE L'ASSEMBLEE, ils se moquent du peuple, puisque la nouvelle Constitution rend le gouvernement ind&#233;pendant de l'Assembl&#233;e : il LA DOMINE par la menace de dissolution. Etant eux-m&#234;mes partisans de ce syst&#232;me, leur &#034;non&#034; ne tend qu'&#224; p&#234;cher en eau trouble, &#224; exploiter en leur faveur le m&#233;contentement qui r&#232;gne dans le pays. Il s'agit encore moins pour eux, qui m&#234;me dans une Assembl&#233;e croupion voient une menace de dictature, de d&#233;mocratiser, de rapprocher le pouvoir du peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, la machine gouvernementale actuelle, qui d&#233;fend les privil&#232;ges des capitalistes, s'est totalement &#233;loign&#233;e du peuple. Comme on le voit par le nouvel exemple du P.C.F. lui-m&#234;me, TOUS les partis qui pr&#233;tendent g&#233;rer l'Etat actuel sont OBLIGES d'accepter (si on leur fait l'honneur de leur supposer des scrupules) la bonapartisation du gouvernement qui, en imposant sa volont&#233; aux Assembl&#233;es par la menace de dissolution, gouverne uniquement au moyen de la police et de la bureaucratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pl&#233;biscites servent pr&#233;cis&#233;ment au gouvernement &#224; MASQUER son &#233;mancipation de tout contr&#244;le, &#224; l'aide d'un pr&#233;tendu vote populaire organis&#233; autour de telle ou telle question juridique embrouill&#233;e : mais le r&#233;sultat du vote n'influe en aucune fa&#231;on sur le fait que le peuple aura toujours en face de lui un pouvoir oppresseur. Le fait qu'apr&#232;s le d&#233;part de De Gaulle, Gouin ait d&#233;clar&#233; &#034;nous revenons &#224; la l&#233;galit&#233; r&#233;publicaine&#034;, cela a-t-il entra&#238;n&#233; quelque modification dans le syst&#232;me de gouvernement ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus l'Etat bourgeois devient totalitaire, c'est-&#224;-dire soumettant la nation &#224; une vaste oppression bureaucratique et polici&#232;re, plus il a besoin de se camoufler derri&#232;re des &#034;manifestations de la volont&#233; populaire&#034;. C'est pr&#233;cis&#233;ment dans les pays totalitaires et fascistes qu'avaient lieu le plus fr&#233;quemment des &#034;referendum&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi, c'est en boycottant le referendum qu'on d&#233;masque le caract&#232;re anti-d&#233;mocratique du r&#233;gime actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le retour &#224; la d&#233;mocratie v&#233;ritable ne peut se faire qu'&#224; travers la lutte directe des masses, qui cr&#233;eront au fur et &#224; mesure les instruments et les organismes d&#233;mocratiques n&#233;cessaires &#224; leur action &#8211; tels les Comit&#233;s d'usine, les organismes ouvriers de contr&#244;le &#224; tous les &#233;chelons &#8211; pour aboutir &#224; la destruction et au remplacement de l'Etat totalitaire actuel par l'Etat d&#233;mocratique des Comit&#233;s ouvriers et paysans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LE OUI DES CAPITULARDS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avions le &#034;oui&#034; de la fin du provisoire, de la stabilit&#233;, le &#034;oui&#034; d'un meilleur ravitaillement, le &#034;oui&#034; qui fait &#233;chec &#224; la r&#233;action, le &#034;oui&#034; de l'amiti&#233; entre les alli&#233;s &#8211; et ainsi de suite, suivant la t&#234;te du client. A ces &#034;oui&#034; de basse d&#233;magogie &#233;lectorale des Thorez et des Duclos, vient, au dernier moment, s'ajouter le &#034;oui&#034; pour les v&#233;ritables nationalisations, contre le patronat, pour la d&#233;fense des revendications ouvri&#232;res, etc... Cette nouvelle variante, la pire de toutes, c'est le &#034;oui&#034; des capitulards, le &#034;oui&#034; que vient de prononcer la majorit&#233; du C.C. du P.C.I., parti soi-disant r&#233;volutionnaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien que dans le n&#176; 119 de La V&#233;rit&#233; en date du 19 avril on ait pu lire sous la signature de J. Marcoux : &#034;Il est absurde et honteux d'inviter le 5 mai les masses laborieuses &#224; lutter contre la r&#233;action en leur demandant de voter une Constitution faite en collaboration avec les agents de la r&#233;action m&#234;me&#034;, dans le N&#176;120 de la m&#234;me V&#233;rit&#233; (sic), le m&#234;me Marcoux nous dit tout le contraire : &#034;Le M.R.P. ayant fait bloc avec les partis bourgeois contre les partis &#034;ouvriers&#034; en faisant voter &#034;non&#034; au &#034;r&#233;f&#233;rendum&#034;, il faut faire bloc avec ces derniers en faisant voter &#034;oui&#034;, pour emp&#234;cher que le pl&#233;biscite pour ou contre le P.C.F.-P.S. tourne &#224; leur d&#233;savantage&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa t&#226;che ainsi d&#233;finie, Marcoux n'a plus qu'&#224; psalmodier d'apr&#232;s Duclos : &#034;ce qu'il y a dans la Constitution (&#034;pourrie&#034;) importe peu, il faut voter avec les partis ouvriers contre la r&#233;action&#034;. Mais pourquoi les chefs de ces partis ont-ils engendr&#233; une Constitution pourrie, gaulliste, et quelle est sa port&#233;e ? Peu importe &#224; nos strat&#232;ges. Le &#034;oui&#034; que Thorez justifie par des phrases d&#233;mocratiques, eux, le justifient par des phrases &#034;r&#233;volutionnaires&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pourquoi capituler et se livrer &#224; une basse d&#233;magogie de crainte que la r&#233;action ait une majorit&#233; de &#034;non&#034; ? En octobre, De Gaulle et ses partisans, du P.S. au M.R.P. et futurs P.R.L. n'avaient-ils pas gagn&#233; une majorit&#233; pl&#233;biscitaire consacr&#233;e alors par le &#034;oui-oui&#034;, ce qui n'a pas emp&#234;ch&#233; De Gaulle d'&#234;tre oblig&#233; de s'en aller quelques mois apr&#232;s ? Capituler devant le chantage stalinien, &#034;b&#233;nir nos cha&#238;nes&#034;, voter une Constitution gaulliste sous pr&#233;texte d'emp&#234;cher la droite d'avoir une majorit&#233; de &#034;non&#034;, cela n'emp&#234;chera nullement la r&#233;action de se grouper, de se mobiliser. Tout au contraire, si elle peut ouvertement faire bloc et au nom de la &#034;libert&#233;&#034;, c'est pr&#233;cis&#233;ment parce que la Constitution est pourrie. Dire oui &#224; une telle Constitution, c'est vous en rendre responsables devant les millions de petites gens &#233;cras&#233;es par l'Etat collecteur d'imp&#244;ts et des travailleurs qui, livr&#233;s &#224; la pire exploitation patronale dans les usines, voient que les &#034;meilleurs d&#233;fenseurs des profiteurs&#034; actuellement, ce sont les Staliniens. Vos bonnes intentions ne sont que des tr&#233;sors au fond des Oc&#233;ans. Vous ne pourrez pas, sous pr&#233;texte qu'un gouvernement P.C.F.-P.S.-C.G.T. repr&#233;sente un moindre mal, r&#233;concilier les couches travailleuses exasp&#233;r&#233;es avec le r&#233;gime actuel d'&#233;touffement et de mis&#232;re croissante. En faisant pl&#233;bisciter le P.C.F. et le P.S., vous ne luttez pas contre le fascisme, vous ne faites que renforcer les partis qui, par leur action, sont les fourriers du fascisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Le parti du prol&#233;tariat ne peut s'emparer du pouvoir que si, en r&#233;gime de propri&#233;t&#233; priv&#233;e, c'est-&#224;-dire d'oppression capitaliste, la majorit&#233; de la population se prononce en sa faveur&#034;, &#8211; ainsi s'expriment les d&#233;mocrates petits bourgeois, larbins v&#233;ritables de la bourgeoisie, mais qui s'intitulent encore &#034;Socialistes&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Que le prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire renverse d'abord la bourgeoisie, se lib&#232;re du joug du capital, d&#233;truise le m&#233;canisme gouvernemental de la bourgeoisie et il saura s'attirer le concours et la sympathie des masses laborieuses non prol&#233;tariennes, en satisfaisant leurs besoins au d&#233;triment des exploiteurs&#034; &#8211; ainsi nous exprimons-nous&#034;. (L&#233;nine).&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce ne sont que des petits-bourgeois &#034;d&#233;mocrates&#034;, tous ces dirigeants qui au lieu de guider les masses pratiquement dans leur lutte, les encha&#238;nent &#224; la domination de la bourgeoisie, &#224; ses m&#233;thodes de propagande, &#224; sa d&#233;magogie &#233;lectorale et au cr&#233;tinisme parlementaire. La majorit&#233; du C.C. du P.C.I. d&#233;guise sa capitulation devant la politique pourrie des staliniens au sujet du r&#233;f&#233;rendum en un &#034;bloc avec les masses travailleuses&#034;. C'est pourquoi celles-ci auront mille fois raison en ne distinguant pas du bloc pourri que constitue la direction des Thorez et des Duclos, la partie qui s'appelle &#034;majorit&#233; du C.C. du P.C.I.&#034; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1946/04/ldc60_043046.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/barta/1946/04/ldc60_043046.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;UNION POUR UN GOUVERNEMENT OUVRIER ET PAYSAN&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dernier r&#233;f&#233;rendum, en rendant obligatoire pour toute la nation une Constitution vot&#233;e par 36% des &#233;lecteurs, nous a donn&#233; la preuve d&#233;finitive que, au moment o&#249; pour chacun se pose la question &#034;comment joindre les deux bouts&#034;, dans le syst&#232;me parlementaire bourgeois, il n'y a ni d&#233;mocratie, ni issue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les combinaisons envisag&#233;es par les Partis apr&#232;s les prochaines &#233;lections, et les commentaires de certains journaux bourgeois, sont tous bas&#233;s sur ce fait qu'un d&#233;placement d'un million ou deux de voix d'un parti &#224; l'autre ou de partis &#224; d'autres, ne changerait en rien la forme gouvernementale que nous connaissons actuellement : les &#233;lections prochaines nous maintiendront donc dans l'impasse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Bidault ne pourra pas gouverner &#034;sans Thorez&#034;, car &#224; l'heure actuelle, seul M. Thorez peut &#034;pacifiquement&#034; emp&#234;cher les travailleurs de lutter contre l'exploitation de plus en plus &#233;hont&#233;e &#224; laquelle ils sont soumis par les capitalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Thorez ne peut pas gouverner sans un Bidault quelconque ou un Daladier &#034;Front populaire&#034; (sic), car c'est seulement ainsi qu'il peut cacher ses trahisons derri&#232;re le pr&#233;texte qu'il fait bloc contre une r&#233;action encore plus noire. &#034;Contentez-vous, avec nous, de serrer votre ceinture, car sans nous, vous recevrez, par-dessus le march&#233;, la trique de De Gaulle&#034;, voil&#224; les perspectives de ces messieurs les chefs du P.C.F. Le P.C. et le P.S. ont d&#233;j&#224; eu une majorit&#233; parlementaire, et ils n'ont fait rien d'autre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis que, par la man&#339;uvre du r&#233;f&#233;rendum, De Gaulle nous avait montr&#233; qu'il voulait utiliser le pourrissement du parlementarisme pour instaurer, sous pr&#233;texte de faire &#034;du neuf et du raisonnable&#034;, un syst&#232;me totalitaire, nous avons propos&#233; aux travailleurs, sans distinction de partis, comme centre de ralliement, UN GOUVERNEMENT OUVRIER ET PAYSAN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est seulement une minorit&#233; d'ouvriers conscients qui ont compris la n&#233;cessit&#233; d'opposer au gouvernement de la bourgeoisie LEUR PROPRE GOUVERNEMENT DE CLASSE pour trouver une issue &#224; une situation qui appara&#238;t autrement sans autre issue que celle de De Gaulle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions, nous disent certains camarades, n'est-ce pas pr&#234;cher en l'air que de mettre en avant, dans la vie de tous les jours, dans les discussions, dans l'agitation, une perspective qui para&#238;t au-dessus de la compr&#233;hension des travailleurs ? Ne vaut-il pas mieux se contenter de les appeler &#224; l'action directe de tous les jours ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais, si on veut contrecarrer avec succ&#232;s le totalitarisme de De Gaulle, QUI lui opposer ? Nous ne pouvons pas nous contenter de lui opposer &#034;l'action directe&#034; en g&#233;n&#233;ral. L'action directe contre les patrons, c'est la gr&#232;ve ; et contre l'appui que leur accorde le gouvernement, une gr&#232;ve allant jusqu'&#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me dans cette lutte, la classe ouvri&#232;re ne peut pas rester &#233;ternellement sur la d&#233;fensive. Elle userait ses forces en des combats sans issue. Pour qu'elle se d&#233;fende avec &#233;nergie, il lui faut une perspective qui, en cas de victoire, soit UNE SOLUTION GOUVERNEMENTALE de ses int&#233;r&#234;ts. Mais si nous devons faire du gouvernement ouvrier et paysan un sujet de discussion et d'agitation QUOTIDIENNES, ce n'est pas seulement pour donner une perspective REELLE &#224; l'action directe de la classe ouvri&#232;re : c'est parce que, &#224; l'heure actuelle, FACE AUX PLANS DE DE GAULLE, il peut justement devenir, DU JOUR AU LENDEMAIN, une n&#233;cessit&#233; imm&#233;diate de d&#233;fense de TOUS les travailleurs contre une attaque fasciste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand, en 1936, les travailleurs espagnols furent en pr&#233;sence de l'attaque de Franco, les chefs du P.C. leur impos&#232;rent la collaboration avec les Daladier espagnols, et le maintien de l'Etat bourgeois capitaliste, complice de Franco. Ce gouvernement de Front Populaire, appuy&#233; sur les organes de police et l'administration de la bourgeoisie espagnole, lutta davantage contre les ouvriers qui voulaient mener une lutte &#233;mancipatrice, que contre Franco. Malgr&#233; la volont&#233; des travailleurs espagnols, notamment ceux de Catalogne, pour liquider la police bourgeoise, sa bureaucratie, en un mot l'Etat capitaliste et cr&#233;er un gouvernement ouvrier et paysan s'appuyant directement sur les ouvriers organis&#233;s (dans les Partis, les Syndicats, les Comit&#233;s d'usines, de quartiers, etc...), parce qu'ils n'&#233;taient pas suffisamment pr&#233;par&#233;s &#224; cette t&#226;che, le gouvernement r&#233;publicain r&#233;ussit &#224; assurer la victoire de Franco. Et cela, malgr&#233; le d&#233;vouement inou&#239; et la lutte h&#233;ro&#239;que sans pr&#233;c&#233;dent men&#233;e par le peuple espagnol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France aussi, les ouvriers ont r&#233;pondu au coup d'Etat fasciste du 6 F&#233;vrier 1934 par de grandioses mouvements d'action directe allant jusqu'&#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale de 1936. Mais, gr&#226;ce &#224; la propagande des Thorez et des Blum, ils laiss&#232;rent le soin de combattre et de d&#233;truire le fascisme &#224; l'Etat : on conna&#238;t la suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exemple de la Gr&#232;ce et de l'Italie actuelles nous montre l'imminence du danger en France m&#234;me. Face &#224; la minorit&#233; de capitalistes et leurs laquais, le gouvernement ouvrier et paysan, appuy&#233; sur l'union dans la lutte des travailleurs des villes et des campagnes, repr&#233;sente pour ceux-ci une d&#233;mocratie nouvelle, la plus efficace et la seule efficace, pour r&#233;soudre les difficiles probl&#232;mes auxquels les masses exploit&#233;es ont &#224; faire face.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1946/10/ldc73_103146.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/barta/1946/10/ldc73_103146.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DU FRONT POPULAIRE A L'UNION NATIONALE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jeux &#233;lectoraux sont faits, et le citoyen, avec ses droits, renvoy&#233; chez lui. Le peuple, souverain d'un jour, s'est donn&#233; des ma&#238;tres pour cinq ans. Et ses ma&#238;tres agissent en parfaite opposition avec leurs promesses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les partis de droite, du Rassemblement des Gauches et du M.R.P. &#224; l'Union Gaulliste, ont obtenu la majorit&#233; au nom de l'anticommunisme et dans le but d'&#233;liminer du gouvernement le P.C.F. Mais au lieu de former un &#034;GOUVERNEMENT DE SALUT PUBLIC&#034;, ils avouent maintenant que leur propre salut d&#233;pend d'une collaboration avec le P.C.F. &#034;LA COLLABORATION DES COMMUNISTES SERAIT LA GARANTIE DU TRAVAIL DE LA CLASSE ouvri&#232;re QUI A DEJA DONNE DE SI MAGNIFIQUES EXEMPLES DE CIVISME&#034;, &#233;crit La D&#233;p&#234;che de Paris (16-11) r&#233;sumant leurs pens&#233;es communes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour donner le change, ils s'opposent &#034;farouchement&#034; &#224; un Thorez pr&#233;sident du Conseil. Mais tout change si ce m&#234;me Thorez porte seulement le titre de vice-pr&#233;sident. Ils sont pr&#234;ts alors &#224; &#234;tre enti&#232;rement solidaires de lui dans les Conseils minist&#233;riels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour sa part, M. Thorez (inutile de parler de L&#233;on Blum), n'est pas moins &#034;politicien cons&#233;quent&#034; que ses comp&#232;res de droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant les &#233;lections, il se rajeunissait de dix ans et proclamait &#034;A gauche, rassemblement !&#034; : un nouveau Front Populaire contre la d&#233;magogie anti-communiste de la droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'a d&#233;montr&#233; l'exp&#233;rience de 1936, un tel gouvernement &#034;antifasciste&#034;, d'union avec des Daladier d&#233;mocrates, serait impuissant &#224; liquider le Vichysme, &#224; arr&#234;ter la mont&#233;e de la r&#233;action qui trouve sa source dans la puissance &#233;conomique des 200 familles, d&#233;fendues par tous les Daladier d&#233;mocrates. Cependant un tel gouvernement avait trouv&#233; son origine dans la lutte des travailleurs contre les capitalistes (Juin 36) et excluait du gouvernement les r&#233;actionnaires av&#233;r&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
M. Thorez avoue maintenant que son but c'est de former un gouvernement d'o&#249; personne n'est exclu, et proclame m&#234;me la &#034;neutralit&#233;&#034; gouvernementale en mati&#232;re de religion, &#224; la place de la la&#239;cit&#233;. Le &#034;Front populaire anti-fasciste&#034; pour liquider le Vichysme, pour exclure du gouvernement les tenants de la r&#233;action cl&#233;ricale, le M.R.P., et les formations d'extr&#234;me-droite, a fait place &#224; l'&#034;Union nationale&#034; de tous les Partis r&#233;publicains (et qui ne l'est pas !) contre... mais contre qui se sont form&#233;s depuis toujours les gouvernements d'u-nion nationale ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la collaboration de Millerand le &#034;socialiste&#034; et de Galliffet, bourreau de la Commune, dans le minist&#232;re de Waldeck-Rousseau, depuis l'union sacr&#233;e 14-18, en passant par Poincar&#233;, jusqu'&#224; l'union sacr&#233;e de 39, tous ces gouvernements, toutes ces coalitions ont &#233;t&#233; n&#233;cessaires pour ligoter les travailleurs et les petites gens quand la bourgeoisie avait besoin de rejeter sur eux brutalement de nouveaux fardeaux (op&#233;rations financi&#232;res, etc.) C'est ce &#034;magnifique exemple de civisme&#034;, la r&#233;signation aux entreprises des capitalistes, que La D&#233;p&#234;che de Paris attend de la classe ouvri&#232;re, gr&#226;ce &#224; M. Thorez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lieu de r&#233;aliser l'unit&#233; des masses travailleuses contre la r&#233;action et le Vichysme, pour permettre la construction d'une France nouvelle, ouvri&#232;re et paysanne, Thorez s'appr&#234;te &#224; r&#233;aliser l'union des ministres communistes avec des ministres r&#233;actionnaires et vichystes, contre les masses travailleuses, pour sauver l'ancienne France, la France des capitalistes et des 200 familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans de &#034;retentissantes&#034; interviews accord&#233;es &#224; l'organe officiel du capital anglais, le Times, et &#224; l'agence am&#233;ri-caine I.N.S., Thorez fait savoir qu'il existe &#034;d'autres voies dans la marche au socialisme que celle du communisme russe&#034; et que le Parti communiste &#034;dans son activit&#233; gouvernementale et dans le cadre du syst&#232;me parlementaire qu'il a contribu&#233; &#224; r&#233;tablir, s'en tiendra strictement au programme d&#233;mocratique&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait de programme d&#233;mocratique, r&#233;alis&#233; &#034;dans le cadre du syst&#232;me parlementaire&#034;, laissons parler M. Yves Farge. Celui-ci ne s'&#233;tait pas propos&#233; d'accomplir des r&#233;formes d&#233;mocratiques &#224; la place de la r&#233;volution, de nettoyer la maison faute de pouvoir la transformer. M. Farge a voulu simplement, &#034;dans le cadre du r&#233;gime parlementaire&#034;, d&#233;f&#233;rer &#224; la justice des voleurs, de simples voleurs. Mais que s'est-il pass&#233; ? &#034;LORSQUE, LE 1er OCTOBRE, J'AI ANNONCE EN QUELQUES MOTS DU HAUT DE LA TRIBUNE DE L'ASSEMBLEE NATIONALE QUE J'AVAIS DEPOSE ENTRE LES MAINS DU GARDE DES SCEAUX LE DOSSIER DU VIN, J'AI VU, ET VOUS AVEZ VU, LES COLONNES DU TEMPLE PERDRE LEUR EQUILIBRE. JE N'AVAIS FAIT QUE RASSEMBLER DES DONNEES CONNUES DE TOUS LES INITIES RETENUS PAR JE NE SAIS QUELLE PEUR, QUELLE SOLIDARITE DE LA CONCUSSION OU LA LACHETE ; JE N'AVAIS FAIT QUE REMETTRE A LA MAGISTRATURE DE MON PAYS DES DOCUMENTS ETABLISSANT QUE, SUR LA MISERE DES PRODUCTEURS ET DES CONSOMMATEURS, ON AVAIT REALISE PLUS D'UN MILLIARD DE BENEFICES FRAUDULEUX. VOUS AVEZ ENTENDU LE TAPAGE ? VOUS AVEZ ASSISTE COMME MOI A CETTE PANIQUE QUI PRIT MEME UN ASPECT POLITIQUE, SI BIEN QUE J'AI PREFERE GARDER JUSQU'A CE JOUR LE SILENCE.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour punir de simples voleurs, les colonnes du temple &#034;d&#233;mocratique&#034; de Thorez perdirent leur &#233;quilibre. Il en avait &#233;t&#233; de m&#234;me, quand, le 30 septembre, un d&#233;put&#233; nord-africain, Ferhat Abbas, avait essay&#233; de d&#233;voiler simplement une partie de la v&#233;rit&#233; sur l'attitude de l'administration en Afrique du Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que se passerait-il si les ministres communistes essayaient de faire plus, de d&#233;mocratiser le r&#233;gime ? Le temple s'&#233;croulerait sans aucun doute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous voyons qu'en abandonnant la voie russe, c'est-&#224;-dire la voie d'un gouvernement ouvrier et paysan, M. Thorez a renonc&#233; non seulement &#224; la r&#233;volution, mais &#224; la plus &#233;l&#233;mentaire d&#233;mocratie. Car la voie des Communistes russes de 1917 &#233;tait elle-m&#234;me le r&#233;sultat de toute l'exp&#233;rience d&#233;mocratique du mouvement ouvrier au XIX&#232;me si&#232;cle, en France, en Allemagne et partout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est parce qu'ils restent fid&#232;les &#224; la le&#231;on des Communistes russes de 1917 que les ouvriers r&#233;volutionnaires de France, en luttant pour un GOUVERNEMENT OUVRIER ET PAYSAN, sont les seuls d&#233;fenseurs r&#233;els des masses travailleuses contre les entreprises des 200 familles et leurs valets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1946/11/ldc76_112346.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/barta/1946/11/ldc76_112346.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#034;D&#233;mocrates cons&#233;quents&#034; et la r&#233;action&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 29 janvier, L'Humanit&#233; annon&#231;ait par un grand titre en premi&#232;re page qu'&#224; la tribune de l'Assembl&#233;e, &#034;Jacques Duclos, dans un brillant discours, a fustig&#233; la r&#233;action&#034;. Mais en apprenant aussit&#244;t apr&#232;s dans l'article que cette &#034;fustigation&#034; visait exactement douze d&#233;put&#233;s &#034;opposants&#034;, on ne pouvait s'emp&#234;cher de penser &#224; Don Quichotte prenant d'assaut des outres remplies de vin en guise de g&#233;ants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment ? Cette r&#233;action qui, soutenue par la bourgeoisie, domine actuellement dans toutes les sph&#232;res &#233;conomiques, sociales, administratives, etc., cette r&#233;action qui hier encore, aux &#233;lections, groupait LA MAJORITE DES PARTIS dans une majorit&#233; parlementaire &#034;anti-marxiste&#034;, cette r&#233;action qui, il y a un mois, d'apr&#232;s les leaders du P.C.F., emp&#234;chait la formation d'un gouvernement les comprenant, cette r&#233;action ne compterait plus que douze d&#233;put&#233;s dans une Assembl&#233;e de six cents ? Pas m&#234;me tout le P.R.L. ? Cette Assembl&#233;e, issue d'&#233;lections ayant donn&#233; une majorit&#233; aux partis &#034;anti-marxistes&#034;, se serait-elle transform&#233;e, par l'effet de quelque enchanteur, en la plus d&#233;mocratique du monde ? O&#249; s'est fourr&#233;e la majorit&#233; anti-marxiste du Parlement pour que le &#034;d&#233;mocrate-cons&#233;quent&#034; Duclos ne puisse plus la voir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les repr&#233;sentants des partis r&#233;actionnaires de l'Assembl&#233;e sont tout simplement au gouvernement, et forment avec M. Thorez une coalition, que Jacques Duclos appelle &#034;de concentration d&#233;mocratique&#034;. Voil&#224; l'explication de tout le myst&#232;re ! Ce ne sont pas les r&#233;actionnaires qui ont disparu, comme par enchantement, de l'Assembl&#233;e, ce sont les Duclos qui sont &#224; tel point &#034;enchant&#233;s&#034; de collaborer avec ces messieurs (qu'ils &#034;valent pleinement&#034;) que toute l'ombre grise de la r&#233;action parlementaire se teint &#224; leurs yeux du rose de l'aurore d&#233;mocratique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En la personne de Jacques Duclos, l'&#233;lan chevaleresque du Don Quichotte communiste prenant d'assaut les moulins &#224; vent du capitalisme, a fait place au prosa&#239;que Sancho Pan&#231;a, dont le &#034;gros bon sens&#034; ne r&#234;vait qu'&#224; un poste de &#034;gouverneur&#034; au service des puissants de son monde. &#034;BARRER LA ROUTE A LA REACTION&#034;, c'est, pour les Duclos, partager avec elle des sin&#233;cures et des portefeuilles minist&#233;riels, &#234;tre reconnu pour des hommes de confiance des banquiers, ces &#034;tout-puissants&#034; du monde capitaliste...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car de quoi s'agissait-il dans cette &#034;fustigation de la r&#233;action&#034; ? S'agissait-il de la politique gouvernementale, qui continue celle des gouvernements pr&#233;c&#233;dents contre le peuple en faveur des riches ? Nullement. En mati&#232;re de &#034;programme&#034;, tout le monde est parfaitement d'accord. BLUM AVAIT LUI-MEME RECONNU QUE LA POLITIQUE QU'IL FAISAIT, TOUT GOUVERNEMENT, QUEL QU'IL SOIT, LA FERAIT : la sienne, du reste, avait &#233;t&#233; celle de Schuman, membre du parti cl&#233;ricalo-r&#233;actionnaire, le M.R.P. C'EST AINSI QUE LES GOUVERNEMENTS SE SUCCEDENT, MAIS LA POLITIQUE REACTIONNAIRE RESTE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objet de la discussion entre M. Duclos et les douze &#034;m&#233;contents&#034; c'&#233;tait de savoir si les dirigeants du Parti communiste pouvaient &#234;tre consid&#233;r&#233;s comme d'aussi bons Fran&#231;ais que ceux du M.R.P. ou du P.R.L. A l'unanimit&#233; contre douze (et quelques abstentions), les d&#233;put&#233;s, des Socialistes au P.R.L., les ont reconnus pour des leurs, en r&#233;compense des services que les chefs staliniens rendent depuis des ann&#233;es &#224; la bourgeoisie. On comprend donc pourquoi, d'apr&#232;s L'Humanit&#233;, il a suffi &#224; Duclos d'&#034;une chiquenaude par ci, une chiquenaude par l&#224;&#034;, pour r&#233;duire &#224; n&#233;ant l'argumentation des douze antagonistes de Billoux, ministre stalinien de la D&#233;fense Nationale. ILS SE VALENT, EN EFFET.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; ce que sont r&#233;ellement les chefs staliniens. Ils sont des &#034;d&#233;mocrates-cons&#233;quents&#034; non pas en d&#233;fendant pas &#224; pas les droits des travailleurs, en leur apprenant &#224; lutter eux-m&#234;mes pour ces droits, en les &#233;clairant sur les combinaisons pourries des politiciens ; ils sont des &#034;d&#233;mocrates-cons&#233;quents&#034; dans les combines avec les autres partis pour le partage des bonnes places, ils sont des &#034;d&#233;mocrates-cons&#233;quents&#034; vis-&#224;-vis du m&#233;canisme parlementaire de la bourgeoisie, ce m&#233;canisme parlementaire que les marxistes, depuis des dizaines d'ann&#233;es, et l'exp&#233;rience propre des masses, montrent comme un organisme enti&#232;rement au service de la bourgeoisie, une machine &#224; &#233;craser le peuple, tout en l'emp&#234;chant de se r&#233;volter, sous couleur de d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est avec un m&#233;pris croissant que les travailleurs regardent ce spectacle lamentable de soi-disant d&#233;mocrates, s'escrimant contre la r&#233;action... dans le vide, tandis que plus que jamais la r&#233;action capitaliste &#233;touffe les travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais entre l'espoir qu'ils mettaient hier, au moment des &#233;lections, dans ces chefs pseudo-d&#233;mocrates, et la lutte r&#233;volutionnaire de demain qu'il faudra mener pour ne pas succomber, le m&#233;pris pour ces chefs constitue aujourd'hui un anneau n&#233;cessaire. Contre la r&#233;action capitaliste, pour conqu&#233;rir le bien-&#234;tre et la dignit&#233; humaine, les travailleurs rejoindront dans l'action les seuls d&#233;mocrates-cons&#233;quents, LES REVOLUTIONNAIRES PROLETARIENS, qui en combattant le lourd h&#233;ritage des forces l&#233;gu&#233;es par le pass&#233;, pr&#233;parent un avenir meilleur pour les masses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1947/02/ldc83_020147.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/barta/1947/02/ldc83_020147.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>La contre-r&#233;volution stalinienne en Espagne</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6816</link>
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		<dc:date>2026-04-05T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Espagne Espa&#241;a</dc:subject>
		<dc:subject>1936</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>Stalinisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;P. Brou&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
La R&#233;volution Espagnole - 1931-1939 &lt;br class='autobr' /&gt; - La &#034;contre-r&#233;volution&#034; stalinienne &lt;br class='autobr' /&gt;
Historien de la bataille de Madrid, l'Am&#233;ricain Colodny d&#233;crit en ces termes ce qu'il appelle le &#171; tournant du si&#232;ge &#187;, apr&#232;s le mois de d&#233;cembre 1936 : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Sous la conduite des g&#233;n&#233;raux de l'arm&#233;e rouge, la guerre, &#224; Madrid, se transforme, de guerre de comit&#233;s r&#233;volutionnaires en guerre conduite par les techniciens de l'&#233;tat-major g&#233;n&#233;ral. De l'exaltation des premi&#232;res semaines, la cit&#233; passe &#224; la (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique30" rel="directory"&gt;4&#232;me chapitre : R&#233;volutions prol&#233;tariennes jusqu'&#224; la deuxi&#232;me guerre mondiale&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot28" rel="tag"&gt;Espagne Espa&#241;a&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot43" rel="tag"&gt;1936&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;Stalinisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;P. Brou&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La R&#233;volution Espagnole - 1931-1939&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - La &#034;contre-r&#233;volution&#034; stalinienne&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Historien de la bataille de Madrid, l'Am&#233;ricain Colodny d&#233;crit en ces termes ce qu'il appelle le &#171; tournant du si&#232;ge &#187;, apr&#232;s le mois de d&#233;cembre 1936 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Sous la conduite des g&#233;n&#233;raux de l'arm&#233;e rouge, la guerre, &#224; Madrid, se transforme, de guerre de comit&#233;s r&#233;volutionnaires en guerre conduite par les techniciens de l'&#233;tat-major g&#233;n&#233;ral. De l'exaltation des premi&#232;res semaines, la cit&#233; passe &#224; la monotonie du si&#232;ge, compliqu&#233;e par le froid, la faim, et le spectacle familier de la mort venue des airs, et de la d&#233;solation. L'instant h&#233;ro&#239;que &#233;tait pass&#233; dans la l&#233;gende et dans l'histoire : avec l'ennemi accroch&#233; contre les fortifications, le danger mortel qui avait temporairement fondu toutes les &#233;nergies en une volont&#233; unique de r&#233;sister, semblait avoir disparu &#187; [1].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est qu'il s'est en r&#233;alit&#233; produit un tournant politique : &#224; la r&#233;volution a succ&#233;d&#233; le lent grignotage de la r&#233;action d&#233;mocratique qui doit maintenant c&#233;der la place &#224; la contre- r&#233;volution stalinienne dans toute sa crudit&#233;. L'illusion lyrique qui avait inspir&#233; pendant les mois d'&#233;t&#233; les militants de la CNT-FAI qui croyaient cr&#233;er de leurs mains une autre soci&#233;t&#233; se transforme en son contraire, fait place au cynisme et au d&#233;sespoir. Garcia Oliver est devenu &#171; el excelent&#237;simo se&#241;or maestro de Justicia &#187;, et nombre de ses camarades sont devenus officiers, chefs de police, gouverneurs, au nom des sacrifices n&#233;cessaires et de leur d&#233;termination &#224; &#171; renoncer &#224; tout, sauf &#224; la victoire &#187; comme le disait Durruti, tomb&#233; devant Madrid sous une balle tir&#233;e, sans doute, par un de ses miliciens qui n'admettait pas que son chef l'emp&#234;ch&#226;t de d&#233;serter comme il le voulait ! Le d&#233;sarroi des anarchistes les conduit &#224; des gestes de violence absurde comme l'exp&#233;dition punitive de la tristement c&#233;l&#232;bre Colonne de fer, quittant le front de Teruel pour aller saccager &#224; Valence le tribunal et les bo&#238;tes de nuit, comme les violences auxquelles se sont livr&#233;es &#224; Tarrancon sur les membres du cort&#232;ge officiel en route pour Valence quelques centaines de miliciens de la CNT. Violence aveugle, sans objectif autre que celui d'une protestation devant l'impasse qui est la leur, la r&#233;action des anarchistes vaincus par leurs propres contradictions et sous le poids de leurs propres pr&#233;jug&#233;s ne fait que renforcer l'autorit&#233; et le prestige de ceux qui, inlassablement, d&#233;noncent les &#171; incontr&#244;lables &#187; et leurs &#171; exc&#232;s &#187;, ces nouveaux champions de l'ordre que sont les communistes staliniens, forts de la peur qu'ont inspir&#233;e ces anarchistes, r&#233;volutionnaires du verbe incapables d'aller jusqu'au bout et de donner &#224; la r&#233;volution les moyens et la volont&#233; de vaincre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le mois de Juillet, la direction du Parti communiste espagnol a re&#231;u de Moscou d'appr&#233;ciables renforts venus de Moscou : &#224; l'Argentin Codovilla, connu sous le nom de Medina, l'&#233;minence grise de la JSU, et au v&#233;t&#233;ran bulgare Minev dit Stepanov, s'ajoutent d'autres t&#234;tes, hommes de confiance de l'appareil stalinien international, le Hongrois Geroe, qu'on appelle Pedro &#224; Barcelone, l'Italien Vidali, un des chefs du 5 r&#233;giment sous le nom de Carlos Contreras, et, bient&#244;t, l'Italien Palmiro Togliatti qu'&#224; Moscou on appelle Ercoli et, ici, Alfredo tout court. Bien que la majorit&#233; des militants du parti se soient laiss&#233;s prendre par l'&#233;lan r&#233;volutionnaire &#224; l'&#233;poque des combats de rue, les dirigeants ont fermement tenu la barre et conserv&#233; la ligne. Il faut, d'abord, gagner la guerre, &#171; vaincre Franco d'abord &#187;, et pour cela, renforcer le &#171; bloc national et populaire &#187;, l'autorit&#233; du &#171; gouvernement de Front populaire &#187; contre ceux qu'ils appellent &#171; les ennemis du peuple &#187; et qu'ils d&#233;finissent ainsi : &#171; les fascistes, les trotskistes et les incontr&#244;lables &#187; . Forts du prestige r&#233;volutionnaire de l'Union sovi&#233;tique aur&#233;ol&#233;e de l'Octobre victorieux de 1917, disposant de fonds importants, et bient&#244;t de l'oreille du seul gouvernement susceptible d'apporter &#224; l'Espace en lutte une aide mat&#233;rielle, ils sont les seuls &#224; pouvoir engager de front la lutte contre les r&#233;volutionnaires qu'ils appellent &#171; trotskistes ou incontr&#244;lables &#187; quand ils ne les assimilent pas aux fascistes, les seuls &#224; s'opposer aux comit&#233;s, aux collectivisations, aux saisies, &#224; la justice de classe exp&#233;ditive, les seuls, en un mot, &#224; dire tout haut ce que pense la petite-bourgeoisie r&#233;publicaine terroris&#233;e par les initiatives des masses et qui commence tout juste &#224; se remettre de la grande peur qu'ont provoqu&#233;e chez elle les anarchistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car l'Espagne est devenue maintenant une carte importante dons la politique ext&#233;rieure de Staline, conscient du danger que repr&#233;sentent pour lui la volont&#233; d'expansion et l'antibolchevisme affich&#233; du gouvernement hitl&#233;rien. L'Espagne est pour lui, en m&#234;me temps qu'un champ d'exp&#233;riences n&#233;cessaires, un laboratoire pour la prochaine guerre, la terrain sur lequel il entend d&#233;montrer aux &#171; d&#233;mocraties occidentales &#187; qu'il est un alli&#233; solide, un d&#233;fenseur du statu quo, le rempart contre la subversion politique qu'ils craignent plus encore que les nazis ou les fascistes. Staline ne dissimule pas ses objectifs politiques en Espagne, dont le principal est la destruction des organisations r&#233;volutionnaires, au premier rang desquelles le POUM qui a vigoureusement d&#233;nonc&#233; les &#171; proc&#232;s de Moscou &#187; et proclame qu'il se bat sous le drapeau de L&#233;nine. Le 28 novembre, le consul g&#233;n&#233;ral d'URRS &#224; Barcelone, le vieux r&#233;volutionnaire Antonov-Ovseenko, n'h&#233;site pas &#224; remettre &#224; la presse une note qui d&#233;nonce dans La Batalla &#171; la presse vendue au fascisme international &#187; [2]. C'est sous sa pression, combin&#233;e &#224; celle des staliniens catalans du PSUC et de l'UGT que le POUM est &#233;cart&#233; du gouvernement de la G&#233;n&#233;ralit&#233; avec le consentement de la CNT ; apr&#232;s quoi la Pravda commente, en ce langage particuli&#232;rement mena&#231;ant puisqu'il suit de tr&#232;s pr&#232;s l'ex&#233;cution des vieux bolcheviks qui ont figur&#233; au premier proc&#232;s de Moscou : &#171; En Catalogne, l'&#233;limination des trotskiste et des anarcho-syndicalistes a d&#233;j&#224; commenc&#233; : elle sera conduite avec la m&#234;me &#233;nergie qu'en URSS &#187; [3]. En d&#233;cembre, d'ailleurs, dans le cours d'une lettre transmise par l'ambassadeur Marcel Rosenberg, Staline donne &#224; Largo Caballero quelques &#171; conseils d'ami &#187; : tenir compte des paysans, et se les attacher &#171; par quelques d&#233;crets ayant trait &#224; la question agraire et aux imp&#244;ts &#187;, gagner au moins la neutralit&#233; de la petite bourgeoisie en la prot&#233;geant contre les expropriations et en lui assurant le libert&#233; du commerce, attirer dans le gouvernement des r&#233;publicains bourgeois &#171; pour emp&#234;cher les ennemis de l'Espagne de la consid&#233;rer comme une r&#233;publique communiste, ce qui constitue le plus grand danger pour 1'Espagne &#187;, enfin, d&#233;clarer solennellement qu'il ne &#171; tol&#233;rera pas qu'il soit port&#233; atteinte &#224; la propri&#233;t&#233; et aux int&#233;r&#234;ts l&#233;gitimes des &#233;trangers &#233;tablis en Espagne et des citoyens des pays qui ne soutiennent pas les rebelles &#187; [4].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cette politique r&#233;solument mod&#233;r&#233;e et parfaitement contre-r&#233;volutionnaire dans les circonstances donn&#233;es qui assure en Espagne le d&#233;veloppement de l'audience des organisations staliniennes : c'est sous son contr&#244;le, par exemple, que s'organise en Catalogne le GEPCI., organisation de d&#233;fense des commer&#231;ants, artisans et petits industriels, et, au Levant, la f&#233;d&#233;ration paysanne, rassemblant les petits propri&#233;taires ennemis de la collectivisation. Magistrats, hauts fonctionnaires, officiers, policiers, trouvent en lui, en m&#234;me temps qu'une efficace protection, l'instrument de la politique qu'ils souhaitent. A ceux que pr&#233;occupe seulement la lutte militaire imm&#233;diate contre le fascisme - et ils sont nombreux - l'appui de Moscou et ses livraisons, le r&#244;le jou&#233; par les conseillers militaires russes, l'apport des Brigades Internationales, les capacit&#233;s d'organisation des cadres communistes, paraissent garantir l'efficacit&#233; n&#233;cessaire &#224; la victoire. Ce n'est pas par hasard que le 5 r&#233;giment sera l'un des principaux th&#232;mes de propagande et leviers d'action du Parti communiste : en deux mois, il passe de 8 000 &#224; 30 000 hommes, poss&#232;de des instructeurs, des armes modernes, recrute syst&#233;matiquement officiers et sous-officiers de carri&#232;re, se fait un mod&#232;le de discipline, un v&#233;ritable instrument militaire, en m&#234;me temps que l'objet d'une orchestration syst&#233;matique. De la m&#234;me fa&#231;on, les communistes sont les premiers et pratiquement les seuls &#224; saisir les possibilit&#233;s qu'offre le corps des commissaires de l'arm&#233;e dont le commissaire g&#233;n&#233;ral Alvarez del Vayo leur ouvre largement les portes. Intouchables &#224; cause de l'aide russe, les staliniens espagnols, &#171; d&#233;fenseurs cons&#233;quents du programme antifasciste de restauration de l'&#201;tat, organisateurs de l'arm&#233;e, deviennent ainsi les &#233;l&#233;ments les plus dynamiques de la coalition gouvernementale &#187; [5], et c'est &#224; eux que sont confi&#233;s les postes-cl&#233;s de la police et du maintien de l'ordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or c'est pr&#233;cis&#233;ment ce succ&#232;s qui va provoquer la mont&#233;e contre eux des m&#233;contentements et m&#234;me des hostilit&#233;s. Les premiers signes d'un refroidissement &#233;vident des relations avec Largo Caballero apparaissent dans la s&#233;cheresse de la r&#233;ponse faite par ce dernier, le 12 janvier, &#224; la lettre de Staline. Ulc&#233;r&#233; de l'&#233;volution de ses anciens disciples qui dirigent la JSU et ont presque tous adh&#233;r&#233; au PC pendant les six derniers mois de 1936, Largo Caballero oppose une brutale fin de non-recevoir aux pressions de Staline en faveur de la fusion des partis socialiste et communiste, auxquelles son vieil adversaire Prieto pr&#234;te en revanche une oreille trop complaisante &#224; son go&#251;t. Le prestige dont jouit la Junte de d&#233;fense de Madrid dont il pense qu'elle lui m&#232;ne une opposition ouverte, l'alliance avec le PC, Alvarez del Vayo dont il commence &#224; douter s&#233;rieusement, contribuent &#224; l'irriter. C'est vraisemblablement en f&#233;vrier qu'il demande brutalement le rappel de l'ambassadeur Rosenberg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parti communiste, d&#232;s lors, lui d&#233;clare la guerre, et s'en prend d'abord &#224; son homme de confiance dans les questions militaires, le g&#233;n&#233;ral Asensio. L'occasion en sera la chute de M&#225;laga probablement in&#233;vitable dans la situation militaire donn&#233;e, mais dont les circonstances, particuli&#232;rement tragiques, bouleversent tous les Espagnols. S'alliant pour la circonstance &#224; la CNT, qui n'appr&#233;cie pas en Asensio le militaire de carri&#232;re, le PC lance une grande campagne de manifestations et meetings r&#233;clamant la mobilisation g&#233;n&#233;rale, l'&#233;puration du corps des officiers, un v&#233;ritable commandement unique. Les r&#233;publicains, les socialistes de droite, avec Prieto, se joignent &#224; la campagne CNT-UGT contre Asensio. Largo Caballero se r&#233;signe, la mort dans l'&#226;me, &#224; lui demander sa d&#233;mission. Mais il est d&#233;cid&#233; &#224; se battre et les &#171; milieux bien inform&#233;s &#187; parlent d&#233;j&#224; d'un nouveau minist&#232;re qui pourrait &#234;tre pr&#233;sid&#233; par le ministre des Finances, Juan Negr&#237;n, avec Prieto comme homme fort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont peut-&#234;tre ces circonstances qui d&#233;cident la CNT &#224; tenter &#224; son tour de desserrer l'&#233;treinte du PC. Elle en trouve l'occasion dans l'affaire Cazorla, le jeune conseiller &#224; l'ordre public de la Junte de Madrid, qu'elle accuse de couvrir de son autorit&#233; l'existence et le fonctionnement &#224; Madrid de prisons priv&#233;es du PC &#171; pr&#233;ventoriums &#187; et &#171; tch&#233;kas &#187;. L'enqu&#234;te, finalement ouverte, d&#233;couvre dans son entourage l'existence d'un gang reposant sur des lib&#233;rations &#224; prix d'or de d&#233;tenus r&#233;guli&#232;rement inculp&#233;s. C'est l'occasion pour Largo Caballero de dissoudre la Junte de Madrid, puis, &#224; la suite d'un nouveau scandale des prisons priv&#233;es, cette fois &#224; Murcie, de restreindre les pouvoirs des commissaires politiques et de s'en r&#233;server les nominations. Le conflit est d&#232;s lors ouvert : le plan d'offensive des conseillers militaires de Caballero en direction de l'Estr&#233;madure doit &#234;tre abandonn&#233; parce que les Russes n'offrent que dix avions et parce que leur prot&#233;g&#233;, le g&#233;n&#233;ral Miaja, qui commande &#224; Madrid, refuse purement et simplement de d&#233;garnir la d&#233;fense de la capitale. Les d&#233;saccords au sein de la coalition antifasciste constituent le signe de l'approche d'une nouvelle crise. Une opposition r&#233;volutionnaire est en train de se ressaisir, n&#233;e au sein m&#234;me des partis qui, &#224; l'automne pr&#233;c&#233;dant, ont accept&#233; la politique de collaboration, mais en mesurent maintenant les cons&#233;quences. Le journal de la JCI, Juventud Ib&#233;rica, mentionne de fa&#231;on critique la participation de N&#237;n au gouvernement, alors que La Batalla m&#232;ne campagne depuis des mois pour la r&#233;int&#233;gration du POUM dans le conseil. La m&#234;me th&#232;se s'exprime peu apr&#232;s, dans La Batalla elle-m&#234;me, cette fois sous la plume d'Andrade, qui &#233;crit que la participation a &#233;t&#233; &#171; n&#233;gative et m&#234;me nocive &#187;. Se sentant d&#233;finitivement rejet&#233; de la coalition antifasciste et comprenant parfaitement le sort qui le guette, le POUM, attaque vigoureusement les &#171; contre-r&#233;volutionnaires &#187; du PCE et du PSUC, parle &#224; nouveau de &#171; comit&#233;s &#187; et de &#171; conseils &#187; analogues aux soviets qui devraient constituer la base d'un pouvoir v&#233;ritablement r&#233;volutionnaire. Un mouvement semblable se dessine dans la CNT o&#249; un groupe de militants hostiles &#224; la militarisation ont constitu&#233; les &#171; Amis de Durruti &#187;, publient un petit journal et s'expriment m&#234;me, par l'interm&#233;diaire de leur animateur, Jajme Ballus, dans les colonnes du quotidien CNT du soir de Barcelone, La Noche. Le libertaire Italien Camillo Berneri, dans l'hebdomadaire Guerra di Classe, qualifie le PC de &#171; l&#233;gion &#233;trang&#232;re de la d&#233;mocratie et du lib&#233;ralisme italien &#187; et le compare &#224; Noske, le contre-r&#233;volutionnaire issu, lui aussi, du mouvement ouvrier, et contre-r&#233;volutionnaire au nom de la d&#233;mocratie. Il souligne le rapport qui existe entre la politique contre-r&#233;volutionnaire de Staline en URSS, les proc&#232;s de Moscou, et sa politique internationale, dont l'Espagne n'est que l'un des aspects. M&#234;mes th&#232;mes chez les Jeunesses libertaires et dans leur journal Ruta, qui affirme que l'alliance en Espagne des r&#233;publicains et du PC ne fait que refl&#233;ter l'alliance de l'URSS stalinienne avec la France et la Grande-Bretagne en vue d'&#171; &#233;trangler la r&#233;volution &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; l'initiative de la JCI que se constitue en Catalogne le &#171; Front de la Jeunesse r&#233;volutionnaire &#187; dont le militant libertaire Alfredo Martinez est le secr&#233;taire, et qui s'&#233;tend rapidement au Levant. Apr&#232;s la conf&#233;rence de Valence de la JSU, qui a vu l'alignement complet de cette organisation sur la politique stalinienne et la d&#233;nonciation, d&#233;sormais classique, des &#171; trotskistes &#187; et des &#171; incontr&#244;lables &#187; par Santiago Carrillo, deux des f&#233;d&#233;rations les plus importantes, celle des Asturies et celle du Levant, l&#232;vent l'&#233;tendard de l'opposition. Rafael Fern&#225;ndez, secr&#233;taire de la JSU asturienne, s'inscrit en faux contre l'affirmation selon laquelle la JSU combat pour &#171; une r&#233;publique d&#233;mocratique et parlementaire &#187;, d&#233;missionne du comit&#233; national, rejoint, avec sa f&#233;d&#233;ration, les Jeunesses libertaires asturiennes dans le Front de la Jeunesse r&#233;volutionnaire. Au printemps 1937, il est clair qu'un nouveau maximum de tension a &#233;t&#233; atteint. Les forces qui ont conduit ensemble la r&#233;action d&#233;mocratique sont en train de se disloquer. La croissance de l'opposition r&#233;volutionnaire qui se cherche exige des m&#233;thodes plus fermes, un gouvernement plus s&#251;r qui se d&#233;cide &#224; venir &#224; bout du POUM et de la CNT-FAI pour stabiliser de fa&#231;on plus d&#233;cisive le r&#233;gime r&#233;publicain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;preuve de force va se produire en Catalogne, o&#249; subsiste l'essentiel des conqu&#234;tes r&#233;volutionnaires et qui constitue le bastion de l'opposition. Le courant caballeriste y est pratiquement inexistant. En revanche, le PSUC, de Juan Comorera, tremp&#233; par les conflits avec les anarchistes depuis des mois, est pr&#234;t &#224; la bataille, et ce n'est pas pur hasard si on lui attribue g&#233;n&#233;ralement la formule fameuse : &#171; Avant de prendre Saragosse, il faut prendre Barcelone &#187;. Les premiers heurts sont provoqu&#233;s par l'envoi d'importantes forces de carabiniers venus sur ordre de Negrin reprendre le contr&#244;le des postes fronti&#232;res aux miliciens de la CNT qui s'y opposent les armes &#224; la main. Le 25 avril, Rold&#225;n Cortada, un ancien trentiste devenu dirigeant de l'UGT et membre du PSUC, est assassin&#233; par des inconnus &#224; Molins de Llobregat. La CNT condamne formellement ce meurtre, r&#233;clame une enqu&#234;te qui mettrait ses militants hors de cause. Mais le PSUC pousse son avantage, exploite &#224; fond l'&#233;motion provoqu&#233;e par cet assassinat. L'enterrement de Rold&#225;n Cortada est l'occasion d'une manifestation dont La Batalla &#233;crit qu'elle a pour but de &#171; cr&#233;er une ambiance de pogrom contre l'avant-garde du prol&#233;tariat catalan, la CNT, la FAI, le POUM &#187;. Les dirigeants anarchistes de Mollins de Llobregat sont arr&#234;t&#233;s, huit militants de la CNT sont abattus &#224; Puigcerda par les carabiniers. La tension est extr&#234;me a Barcelone o&#249; court le bruit d'un proche d&#233;sarmement de tous les ouvriers non int&#233;gr&#233;s &#224; la police d'&#201;tat. Le gouvernement de la G&#233;n&#233;ralit&#233; interdit toute manifestation pour le 1 mai, et, ce jour-l&#224;, Solidaridad Obrera d&#233;nonce la &#171; croisade contre la CNT &#187;, tandis que La Batalla appelle les ouvriers &#224; monter la garde, &#171; l'arme aux pieds &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'incident qui va mettre le feu aux poudres &#233;clate le 3 mai, &#224; propos du contr&#244;le du central t&#233;l&#233;phonique. Depuis juillet 1936, les t&#233;l&#233;communications &#224; Barcelone sont &#171; syndicalis&#233;es &#187; sous la direction d'un comit&#233; CNT-UGT, situation intol&#233;rable &#224; bien des &#233;gards puisque les responsables de la CNT du syndicat des employ&#233;s du t&#233;l&#233;phone peuvent ainsi en permanence contr&#244;ler et m&#234;me interrompre les communications entre le gouvernement et l'&#233;tranger. C'est sur ce terrain favorable que le PSUC d&#233;cide de provoquer : sans ordres ni m&#234;me autorisation du gouvernement de la G&#233;n&#233;ralit&#233;, le commissaire &#224; l'ordre public, Rodr&#237;guez Salas, ex-membre du Bloc, devenu membre du PSUC, arrive au central avec trois camions de gardes et y p&#233;n&#232;tre, d&#233;sarmant les miliciens qui occupent le rez-de-chauss&#233;e. Les miliciens qui occupent les &#233;tages mettent une mitrailleuse en batterie et ouvrent le feu. Les dirigeants anarchistes de la police accourent et persuadent leurs camarades de ne pas s'obstiner dans leur r&#233;sistance. Mais le bruit de la bataille a alert&#233; les travailleurs de Barcelone qui y voient une tentative contre-r&#233;volutionnaire visant leurs organisations. Sans qu'aucun mot d'ordre ait &#233;t&#233; lanc&#233;, par aucune organisation, la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale &#233;clate et Barcelone se couvre de barricades. Le soir, a lieu une r&#233;union commune des dirigeants de la CNT, de la FAI, des Jeunesses libertaires et du POUM. Le POUM consid&#232;re que les travailleurs ont spontan&#233;ment ripost&#233; &#224; une provocation contre-r&#233;volutionnaire et qu'il est n&#233;cessaire de se ranger &#224; leurs c&#244;t&#233;s. Les dirigeants anarchistes pr&#233;f&#232;rent tenter de s'interposer. Le 4 mai, plusieurs organisations, le POUM, les Jeunesses libertaires, les Amis de Durruti, soutiennent le mouvement. Companys et la CNT s'entendent pour imposer un compromis. Le pr&#233;sident de la G&#233;n&#233;ralit&#233; d&#233;savoue l'initiative de Rodr&#237;guez Salas et lance un appel au calme, tandis que le comit&#233; r&#233;gional CNT appelle les travailleurs &#224; d&#233;poser les armes. C'est dans le m&#234;me sens que s'expriment &#224; la radio dans la soir&#233;e le caballeriste Hern&#225;ndez Zancajo et les deux ministres anarchistes Garcia Oliver et Federica Montseny. Le 5, un accord intervient sur la base du cessez-le-feu et du statu quo militaire, avec retrait simultan&#233; des policiers et des miliciens. Les dirigeants de la CNT. arr&#234;tent la 29ere division, command&#233;e par Gregorio Jover, qui marchait sur Barcelone Ils d&#233;savouent les &#171; Amis de Durruti &#187;. De nouvelles violences cependant compromettent le cessez-le-feu : agression de membres du PSUC contre la voiture de Federica Montseny, assassinat d'Antonio Ses&#233;, dirigeant UGT qui vient d'&#234;tre nomm&#233; au gouvernement. Des navires de guerre anglais sont arriv&#233;s dans la rade de Barcelone. Le gouvernement Largo Caballero prend en main l'ordre public en Catalogne et nomme commandant des troupes de Catalogne le g&#233;n&#233;ral Pozas, ancien officier de la Garde civile, membre du PC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 6, tout semble rentr&#233; dans l'ordre. Le pr&#233;sident Companys proclame qu'il n'y a &#171; ni vainqueurs, ni vaincus &#187;, forme un nouveau gouvernement, qui ne comprend ni Comorera, le leader du PSUC, ni Rodriguez Salas. La colonne motoris&#233;e envoy&#233;e du front de Jarama pour r&#233;tablir l'ordre &#224; Barcelone entre dans la ville aux cris de &#171; Viva la FAI ! &#187; : elle est command&#233;e par un ouvrier anarchiste, Torres Iglesias. La partie semble donc bien se conclure par un match nul. Le bilan en vies humaines est pourtant lourd : au moins 500 tu&#233;s et 1 000 bless&#233;s. Parmi les victimes, du c&#244;t&#233; gouvernemental, Ses&#233; et un officier communiste, du c&#244;t&#233; ouvrier, Domingo Ascaso et le petit-fils de Francisco Ferrer. Mais il s'est pass&#233; bien des choses dans les rues de Barcelone, et, dans les jours qui suivent, on retrouvera les cadavres de deux des principaux animateurs et inspirateurs de l'opposition r&#233;volutionnaire : le libertaire Italien Camillo Berneri, qui a &#233;t&#233; enlev&#233; &#224; son domicile par des miliciens ug&#233;tistes, et Alfredo Martinez, le secr&#233;taire du Front de la Jeunesse r&#233;volutionnaire. Il est clair que les services secrets russes sont au travail. En r&#233;alit&#233;, les &#171; Journ&#233;es de Mai &#187; sonnaient le glas de la r&#233;volution. Cette explosion inachev&#233;e de guerre civile &#224; l'arri&#232;re, dans le cadre de la guerre civile elle-m&#234;me, va &#234;tre imm&#233;diatement exploit&#233;e par la coalition mod&#233;r&#233;e et son aile marchante, le PCE. Alors que la CNT a tout fait pour apaiser le conflit, alors que le POUM. s'est refus&#233; &#224; prendre le risque de d&#233;border la CNT dont i1 jugeait pourtant la prudence aveugle, la presse stalinienne se d&#233;cha&#238;ne contre cette &#171; insurrection &#187; qu'elle dit &#171; pr&#233;par&#233;e par les trotskistes du POUM &#187; avec l'aide de la police secr&#232;te allemande et italienne. Elle r&#233;clame, avec Jos&#233; Diaz, la mise hors d'&#233;tat de nuire des &#171; trotskistes &#187;, ces &#171; fascistes qui parlent de r&#233;volution pour semer la confusion &#187;. Le 15 mai, au conseil des ministres, les ministres communistes r&#233;clament la dissolution du POUM et l'arrestation de ses dirigeants. Largo Caballero refuse, les ministres communistes s'en vont, suivis des r&#233;publicains et des socialistes de Prieto. I1 ne reste plus &#224; Largo Caballero qu'&#224; d&#233;missionner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; l'ancien ministre des Finances Juan Negrin, qu'il reviendra, au cours des semaines qui suivent, de consacrer la victoire de la contre-r&#233;volution stalinienne et bourgeoise. Grand bourgeois d'origine, socialiste r&#233;solument mod&#233;r&#233;, mari&#233; &#224; une Russe, l'homme est le candidat des staliniens espagnols au gouvernement, et il n'a pour le moment, rien &#224; leur refuser. La Batalla est interdite le 28 mai et son directeur politique, Gorkin, inculp&#233; par son &#233;ditorial du 1er mai. Le 16 juin, tous les dirigeants du POUM sont arr&#234;t&#233;s. Il leur est reproch&#233;, non seulement d'avoir &#233;t&#233; &#171; pour la suppression de la R&#233;publique par la violence et l'instauration d'une dictature du prol&#233;tariat &#187;, mais d'avoir &#171; calomni&#233; un pays ami dont l'appui moral et mat&#233;riels a permis au peuple espagnol de d&#233;fendre son ind&#233;pendance &#187;, d'avoir &#171; attaqu&#233; la justice sovi&#233;tique &#187; - allusion &#224; la campagne du POUM contre les proc&#232;s de Moscou - et enfin &#171; d'avoir &#233;t&#233; en contact avec les organisations internationales connues sous la d&#233;nomination g&#233;n&#233;rale de &#171; trotskistes &#187; et dont l'action au sein d'une puissance amie d&#233;montre qu'elles se trouvent au service du fascisme europ&#233;en &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bient&#244;t &#233;clate un &#233;norme scandale : Andr&#233;s N&#237;n, arr&#234;t&#233; en m&#234;me temps que ses camarades, a disparu. Les staliniens insinuent qu'il s'est &#233;vad&#233; et au questions pos&#233;es sur les murs : &#171; Ou est NIN ? &#187; r&#233;pondent par cette rime immonde : &#171; A Salamanque ou &#224; Berlin &#187;. Le ministre de l'Int&#233;rieur avoue son impuissance, Negrin se d&#233;clare pr&#234;t &#224; &#171; tout couvrir &#187;, mais exige d'&#234;tre inform&#233;. En fait Nm ne peut reparaitre, car il a &#233;t&#233; assassin&#233;. Livr&#233; par la police au chef de la NKVD en Espagne, Orlov, il a &#233;t&#233; enferm&#233; dans une prison priv&#233;e de Alcala de Henares, et tortur&#233; ai d'en obtenir des aveux sur le mod&#232;le de ceux des accus&#233;s des proc&#232;s de Moscou. Mais il a r&#233;sist&#233;, et ses ge&#244;liers, impuissants devant cet homme tortur&#233; qui refuse de &#171; collaborer &#187;, n'ont pu que s'en d&#233;barrasser. En fait, la r&#233;sistance de N&#237;n a jet&#233; bas l'&#233;difice pr&#233;par&#233; en Espagne sur le mod&#232;le de Moscou et probablement sauv&#233; bien d'autres militants [6]. Elle a en tout cas en grande partie d&#233;truit la fa&#231;ade &#171; l&#233;gale &#187; de la r&#233;pression stalinienne et l'a contrainte &#224; rev&#234;tir la forme d'un pur et simple gangst&#233;risme, en marge des formes judiciaires. Dans les semaines qui suivent se produisent, dans des conditions semblables, d'autres &#171; disparitions &#187; de militants r&#233;volutionnaires &#233;trangers &#171; enlev&#233;s &#187; par les m&#234;mes services et assassin&#233;s : Marc Rhein, le fils du dirigeant menchevique russe Rafael Abramovitch, les trotskistes Hans Freund, dit Moulin, et Erwin Wolf, ancien secr&#233;taire de Trotsky, le militant autrichien Kurt Landau, qui avait rejoint le POUM. Dans l'arm&#233;e, des militants du POUM sont fusill&#233;s apr&#232;s des parodies de jugement par des conseils de guerre. Parmi eux l'ancien commissaire de guerre de L&#233;rida, Marcial Mena, l'un des organisateurs des syndicats enseignants de Catalogne, Juan Hervas, tous deux anciens du BOC. La restauration de l'&#201;tat a certes supprim&#233; les &#171; tch&#233;kas &#187; des partis, des syndicats, et la &#171; dictature des comit&#233;s &#187; ; elle n'a pas supprim&#233; les &#171; tch&#233;kas &#187; staliniennes et laisse agir librement, quoique officieusement, une toute-puissante Gu&#233;p&#233;ou charg&#233;e de r&#233;gler sur le sol espagnol les comptes politiques de Staline.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun de ses adversaires ne sera en effet &#233;pargn&#233;, m&#234;me si tous ne sont pas frapp&#233;s avec la m&#234;me f&#233;rocit&#233; que le POUM, ennemi n&#176;1 du stalinisme en Espagne. En ao&#251;t, le Conseil d'Aragon est dissout, la division du communiste Enrique Lister p&#233;n&#232;tre dans la province, proc&#233;dant &#224; des arrestations en masse de militants anarchistes, et dissout de force les collectivit&#233;s rurales qu'ils avaient implant&#233;es. En septembre, c'est &#233;galement par la force que les troupes gouvernementales s'emparent &#224; Barcelone du si&#232;ge du comit&#233; de d&#233;fense CNT-FAI. En mai, les partisans de Largo Caballero ont &#233;t&#233; exclus du comit&#233; de r&#233;daction de Claridad, pass&#233; aux mains des gens de Prieto. C'est &#224; la demande du comit&#233; ex&#233;cutif du Parti socialiste que le ministre de l'Int&#233;rieur envole des gardes d'assaut occuper les locaux du journal Adelante, organe de la F&#233;d&#233;ration du Levant qui soutient Largo Caballero. Au sein de l'UGT, la coalition des amis de Prieto et des staliniens lance une vigoureuse campagne contre Largo Caballero. Le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur suspend le dernier journal qui lui ait donn&#233; asile, La Correspondencia de Valencia. Incapables de s'assurer r&#233;guli&#232;rement la majorit&#233;, la coalition des &#171; mod&#233;r&#233;s &#187; choisit d'organiser la scission, &#233;lit Gonz&#225;lez Pe&#241;a &#224; la pr&#233;sidence de la centrale. Sur l'ordre du gouvernement, courrier et ch&#232;ques &#224; destination de l'UGT sont achemin&#233;s vers l'organisme scissionniste que dirige Gonz&#225;lez Pe&#241;a. Il reste &#224; Largo Caballero &#224; tenter une campagne publique : d&#232;s sa premi&#232;re r&#233;union, au cin&#233;ma Pardi&#241;as &#224; Madrid, le gouvernement d&#233;cide de le museler : interpell&#233;, ramen&#233; &#224; son domicile valencien, il y est gard&#233; &#224; vue, vaincu d&#233;finitivement sans avoir pu m&#234;me se battre r&#233;ellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; gouvernement de la victoire &#187; prend toute une s&#233;rie de mesures visant &#224; une v&#233;ritable normalisation. Les juges si&#232;gent de nouveau en toge, le ministre de la Justice, le nationaliste basque et catholique Manuel de Irujo, veillant &#224; ce que les pr&#233;sidents soient effectivement choisis parmi les magistrats professionnels. De nombreux prisonniers, notamment des pr&#234;tres, sont lib&#233;r&#233;s. En revanche, on cr&#233;e un Tribunal d'espionnage et de haute trahison, destin&#233; &#224; &#171; juger &#187; les dirigeants du POUM : dans ces nouveaux tribunaux, les cinq juges, trois militaires et deux civils, sont nomm&#233;s par le gouvernement. Les crimes qu'ils ont &#224; juger comprennent l'accomplissement &#171; d'actes hostiles &#224; la R&#233;publique &#187;, la d&#233;fense ou la propagation de &#171; fausses nouvelles &#187;, la formulation de jugements &#171; d&#233;favorables &#224; la marche des op&#233;rations de guerre ou au cr&#233;dit et &#224; l'autorit&#233; de la R&#233;publique &#187;, les &#171; actes ou manifestations tendant &#224; affaiblir le moral public, &#224; d&#233;moraliser l'arm&#233;e ou affaiblir la discipline collective &#187;. Les peines pr&#233;vues, de six mois de prison &#224; la mort, sont applicables m&#234;me si le &#171; crime &#187; n'a pas &#233;t&#233; consomm&#233;, s'il s'est r&#233;duit &#224; une &#171; conspiration &#187;, une &#171; complicit&#233; &#187; ou une &#171; protection &#187;. Ainsi les dirigeants du POUM pourront-ils &#234;tre lourdement condamn&#233;s, sur la base de leur politique, apr&#232;s l'abandon des accusations reposant sur des faux policiers et staliniens. La censure est renforc&#233;e, et une circulaire du 14 ao&#251;t 1937 l'&#233;tend express&#233;ment &#224; toute critique de l'Union sovi&#233;tique. Une police sp&#233;cialis&#233;e dans le contre-espionnage, le Servicio de Investigaci&#243;n Militar (SIM), est cr&#233;&#233;e que contr&#244;lent membres du PC et &#171; techniciens &#187; russes. Le SIM, qui &#233;chappe tout de suite au contr&#244;le du ministre de la D&#233;fense nationale, compte plus de 6 000 agents, dirige sans contr&#244;le ses prisons et ses camps dits &#171; de travail &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La c&#233;l&#233;bration du culte catholique est autoris&#233;e &#224; titre priv&#233;, comme premi&#232;re &#233;tape vers la restauration de la libert&#233; des cultes. Les propri&#233;taires ant&#233;rieurement &#171; disparus &#187; qui font la preuve qu'ils ne sont pas li&#233;s aux factieux, r&#233;cup&#232;rent leurs terres ; le d&#233;cret de collectivisation en Catalogne est suspendu, comme contraire &#224; l'esprit de la constitution. Le Times salue dans l'intervention de l'&#201;tat dans les entreprises industrielles un &#171; r&#233;tablissement du principe de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e &#187; et salue les efforts de Negrin dont il souhaite qu'il parvienne &#224; r&#233;concilier &#171; les partis oppos&#233;s &#224; l'heure actuelle de l'Espagne gouvernementale &#187;. Gouvernement &#171; de la victoire &#187; comme disent les staliniens espagnols, &#171; de la r&#233;conciliation nationale &#187;, comme le souhaitent les conservateurs anglais ? A la r&#233;union des Cortes, le 1octobre 1937, Largo Caballero est absent ; en revanche Miguel Maura est l&#224;, ainsi que le centriste Portela Valladares, et les critiques de la presse de la CNT contre leur pr&#233;sence sont supprim&#233;es par la censure. Au C&#225;rcel modelo, la prison de Barcelone, deux galeries et demie sur six sont r&#233;serv&#233;es aux d&#233;tenus de la CNT-FAI et du POUM. L'Espagne &#171; d&#233;mocratique &#187; est pourtant plus isol&#233;e encore que ne l'&#233;tait l'Espagne &#171; r&#233;volutionnaire &#187;. C'est l'&#233;poque o&#249; l'aide russe commence &#224; se tarir lentement. La guerre civile se poursuit, mais la r&#233;volution est bel et bien vaincue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] R. Golodny, The struggle for Madrid, p.93.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Voir document 32, en annexes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Pravda, 17 d&#233;cembre 1936&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Voir document 31, en annexe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] P. Brou&#233; et E.T&#233;mime, op. cit. p. 214&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[6] Les autres dirigeants du POUM seront jug&#233;s en octobre 1938 et condamn&#233;s &#224; de lourdes peines de prison pour leur r&#244;le en mai 1937. Mais l'accusation &#171; d'espionnage &#187; et de &#171; trahison &#187; a &#233;t&#233; abandonn&#233;e. Ces hommes, &#233;vad&#233;s lors de la d&#233;b&#226;cle, se r&#233;fugieront finalement en France. La majorit&#233; d'entre eux se retrouvera en 1941 devant le tribunal militaire de Montauban pour avoir diffus&#233; La V&#233;rit&#233;, journal trotskyste clandestin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le stalinisme a cent ans&#8230;</title>
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		<dc:date>2026-02-23T23:01:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Stalinisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La fraction du monde qui s'est revendiqu&#233;e du stalinisme &lt;br class='autobr' /&gt;
Staline a manipul&#233; les partis communistes dans le monde... &lt;br class='autobr' /&gt; Stalne a manipul&#233; puis &#233;limin&#233; d'anciens dirigeants bolcheviques... &lt;br class='autobr' /&gt;
Le stalinisme a cent ans et, bien apr&#232;s la chute de l'URSS, son poison contre-r&#233;volutionnaire continue de tuer les id&#233;es communistes v&#233;ritables. Seule la prochaine r&#233;volution prol&#233;tarienne pourra renouer avec les id&#233;es v&#233;ritablement communistes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a cent ans, en 1926 en Russie, d&#233;butait le (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique147" rel="directory"&gt;000- Le stalinisme ou la r&#233;volution trahie&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;Stalinisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La fraction du monde qui s'est revendiqu&#233;e du stalinisme&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;Staline a manipul&#233; les partis communistes dans le monde...&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;Stalne a manipul&#233; puis &#233;limin&#233; d'anciens dirigeants bolcheviques...&lt;/p&gt;
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&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18697 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/n.k._antipov__n.m__shvernik.jpg' width=&#034;250&#034; height=&#034;182&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le stalinisme a cent ans et, bien apr&#232;s la chute de l'URSS, son poison contre-r&#233;volutionnaire continue de tuer les id&#233;es communistes v&#233;ritables. Seule la prochaine r&#233;volution prol&#233;tarienne pourra renouer avec les id&#233;es v&#233;ritablement communistes. &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il y a cent ans, en 1926 en Russie, d&#233;butait le stalinisme qui a fait subir sa dictature sanglante aux travailleurs et aux peuples de l'URSS, a impos&#233; sa direction aux partis communistes et au mouvement ouvrier international, a pourchass&#233; et assassin&#233; les r&#233;volutionnaires trotskistes, fait reculer extraordinairement le mouvement ouvrier mondial et fait &#233;chouer de nombreuses r&#233;volutions (Allemagne, Bulgarie, Chine, Espagne, France, Vietnam, Cor&#233;e, etc.), a pactis&#233; avec le nazisme, pour finir par sauver l'imp&#233;rialisme de la r&#233;volution sociale &#224; la fin de la deuxi&#232;me guerre mondiale et terminer en r&#233;tablissant elle-m&#234;me, sans &#234;tre renvers&#233;e, le capitalisme en URSS, tout en d&#233;pe&#231;ant son territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ces cent ans, il ressort que le stalinisme n'a battu momentan&#233;ment la r&#233;volution communiste, ne l'a discr&#233;dit&#233;e et d&#233;truite, que pour mieux sauver le capitalisme et l'imp&#233;rialisme et capoter ensuite. Si &#224; un moment, il semblait que plus de la moiti&#233; de l'humanit&#233; &#233;tait sous r&#233;gime stalinien, il est clair aujourd'hui que cela ne voulait pas dire qu'il s'agissait de &#171; formes &#187; du socialisme ni de &#171; voies &#187; vers le communisme, mais des r&#233;gimes de transition vers le retour au capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;sormais, il y a extr&#234;mement peu de pays qui se revendiquent du stalinisme et aucun pays qui puisse r&#233;ellement pr&#233;tendre vouloir sortir du syst&#232;me capitaliste, et surtout pas la Russie et la Chine, qui ont fond&#233; deux nouveaux pays capitalistes et imp&#233;rialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La classe ouvri&#232;re et les milieux populaires du monde entier ont r&#233;ellement cru que Staline &#233;tait en train de b&#226;tir le socialisme. Ils ont donc laiss&#233; Trotsky et les trotskystes affirmer le contraire sans les entendre. Ils ont cru aussi aux dires des bourgeoisies du monde qui affirmaient craindre le communiste Staline. La d&#233;sillusion a &#233;t&#233; cruelle. Mais elle n'a pas amen&#233; de l'eau au moulin des trotskystes car elle n'a pas construit la confiance dans une perspective autre que celle du stalinisme et du r&#233;formisme. Les staliniens ont pass&#233; une veste social-d&#233;mocrate sur celle de Staline, mais ils n'ont pas pris la voie r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, le stalinisme n'a pas triomph&#233; du capitalisme et ne l'a m&#234;me pas combattu. Il s'est lui-m&#234;me livr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bureaucratie n'est pas une classe sociale, comme Trotsky l'a maintes fois rappel&#233;, pour redire que seuls ont de l'avenir la bourgeoisie capitaliste ou le prol&#233;tariat. La soci&#233;t&#233; stalinienne n'a pu sembler forte que du fait de l'extraordinaire affaiblissement au m&#234;me moment de ces deux classes primordiales, la bourgeoisie capitaliste et le prol&#233;tariat. Et elles ont &#233;t&#233; particuli&#232;rement affaiblies &#224; la fois lors de la premi&#232;re guerre mondiale, lors de la crise de 1929 et lors de la deuxi&#232;me guerre mondiale. Plusieurs fois, le stalinisme a obtenu un soutien des imp&#233;rialismes et les a en &#233;change soutenus de son mieux. Ce n'&#233;tait m&#234;me pas un marchandage mais une v&#233;ritable convergence d'int&#233;r&#234;ts. Il &#233;tait vital &#224; la fois pour les deux que la r&#233;volution prol&#233;tarienne &#233;choue. A la fin de la deuxi&#232;me guerre mondiale, l'imp&#233;rialisme a pouss&#233; dans les bras de l'anticommuniste et antir&#233;volutionnaire bureaucratie russe des r&#233;gions enti&#232;res et des peuples entiers. C'est cela qui a fait croire &#224; une p&#233;r&#233;nit&#233; et m&#234;me au succ&#232;s d'avenir du stalinisme et &#224; son extension mondiale, alors que ce r&#233;gime n'est pas stable et n'a pas de perspectives d'avenir. La bourgeoisie capitaliste s'est appuy&#233;e ouvertement sur le stalinisme, en particulier pour &#233;craser les r&#233;volutions &#224; la fin de la deuxi&#232;me guerre mondiale. La haine de Staline contre les r&#233;volutions apparaissait alors suffisamment d&#233;montr&#233;e aux chefs de l'imp&#233;rialisme occidental. Et pour cause !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article93&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article93&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article763&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article763&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-on dater vraiment de 1926 le d&#233;but du stalinisme ? S'il s'agit de la domination politique exclusive de Staline sur le pouvoir russe, oui certainement. S'il s'agit de la mont&#233;e en puissance de la bureaucratie dans la soci&#233;t&#233; russe et de l'affaiblissement des soviets du peuple travailleur &#233;puis&#233; moralement et physiquement, frapp&#233; par une guerre civile sanglante, battu dans toute l'Europe, isol&#233; internationalement et d&#233;moralis&#233;, bien s&#251;r que non, puisque L&#233;nine a pass&#233; les derni&#232;res ann&#233;es de sa vie consciente (1922 et 1923) &#224; combattre la mont&#233;e de la bureaucratie (aux c&#244;t&#233;s de Trotsky) et affirmait publiquement : &#171; communistes, vous croyez gouverner, mais c'est la bureaucratie qui vous gouverne. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4773&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4773&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2018&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2018&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.persee.fr/doc/cmr_0008-0160_1967_num_8_2_1704&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.persee.fr/doc/cmr_0008-0160_1967_num_8_2_1704&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait la faiblesse du prol&#233;tariat et non une force propre de la bureaucratie qui a permis &#224; cette derni&#232;re de monter, de tout diriger. Tant que l'&#233;conomie n'&#233;tait pas repartie, d&#233;truite par la guerre et la guerre civile, le prol&#233;tariat &#233;tait lui-m&#234;me partiellement d&#233;truit. Ses &#233;l&#233;ments les plus dynamiques avaient &#233;t&#233; d&#233;cim&#233;s. La politique de la NEP, en redressant un peu l'&#233;conomie au prix d'un recul social, le retour d'une bourgeoisie, en avait d&#233;moralis&#233; un bon nombre aussi. D&#232;s lors, la politique de L&#233;nine (avec Trotsky puis se dernier continuant tout seul) consistait &#224; faire en sorte que le parti communiste bolchevique serve de contrepoids &#224; la bureaucratie. La mort de L&#233;nine (empoisonn&#233; par Staline) et le fait que Zinoviev et Kamenev ne soient obs&#233;d&#233;s que par le d&#233;sir d'&#233;vincer Trotsky a fait basculer le pouvoir aux mains de Staline. Ce dernier avait r&#233;ussi &#224; se faire le repr&#233;sentant politique de la bureaucratie montante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky a men&#233; le combat contre la mont&#233;e au pouvoir de la bureaucratie en tentant d'armer politiquement les militants communistes mais sans chercher &#224; renverser le pouvoir. Il faut tenir le temps que la classe ouvri&#232;re se rel&#232;ve et que la r&#233;volution internationale frappe &#224; la porte&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6390&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6390&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky rapporte :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1923, la situation commen&#231;a &#224; se stabiliser en Russie. La guerre civile, de m&#234;me que la guerre avec la Pologne, &#233;tait d&#233;finitivement close. Les cons&#233;quences les plus horribles de la famine avaient &#233;t&#233; domin&#233;es, la Nep avait donn&#233; un &#233;lan imp&#233;tueux au r&#233;veil de l'&#233;conomie nationale. Le constant transfert de communistes d'un poste &#224; un autre, d'une sph&#232;re d'activit&#233; &#224; une autre, devint bient&#244;t l'exception plut&#244;t que la r&#232;gle, les communistes commenc&#232;rent &#224; s'installer dans des situation permanentes, et &#224; diriger d'une mani&#232;re m&#233;thodique les r&#233;gions ou districts de la vie &#233;conomique et politique confi&#233;s &#224; leur discr&#233;tion administrative. La nomination aux emplois fut de plus en plus li&#233;e aux probl&#232;mes de la vie personnelle, de la vie de famille du fonctionnaire, de sa carri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est alors que Staline apparut avec une pr&#233;&#233;minence croissante comme l'organisateur, le r&#233;partiteur des t&#226;ches, le dispensateur d'emplois, l'&#233;ducateur et le ma&#238;tre de la bureaucratie. Il choisit ses hommes d'apr&#232;s leur hostilit&#233; ou leur indiff&#233;rence &#224; l'&#233;gard de ses adversaires personnels, et particuli&#232;rement &#224; l'&#233;gard de celui qu'il consid&#233;rait comme son adversaire principal, le plus grand obstacle sur la voie de son ascension vers le pouvoir absolu. Staline g&#233;n&#233;ralisa et classifia sa propre exp&#233;rience administrative, avant tout l'exp&#233;rience des man&#339;uvres conduites avec pers&#233;v&#233;rance dans la coulisse, et la mit &#224; la port&#233;e de ceux qui lui &#233;taient le plus &#233;troitement associ&#233;s. Il leur apprit &#224; organiser leurs appareils politiques locaux sur le mod&#232;le de son propre appareil : comment recruter les collaborateurs, comment utiliser leurs d&#233;faillances, comment dresser des camarades les uns contre les autres, comment faire tourner la machine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A mesure que la vie de la bureaucratie croissait en stabilit&#233;, elle suscitait un besoin grandissant de confort. Staline prit la t&#234;te de ce mouvement spontan&#233;, le guidant, l'&#233;quipant selon ses propres desseins. Il r&#233;compensait ceux dont il &#233;tait s&#251;r en leur donnant des situations agr&#233;ables et avantageuses. Il choisit les membres de la Commission de contr&#244;le, d&#233;veloppant en eux le besoin de pers&#233;cuter impitoyablement tous ceux qui s'&#233;carteraient de la ligne politique officielle. En m&#234;me temps, il les invitait &#224; tourner leurs regards vers le mode de vie exceptionnel, extravagant, de ceux des fonctionnaires qui lui &#233;taient fid&#232;les. Car Staline rapportait chaque situation, chaque circonstance politique, chaque utilisation des individus &#224; lui-m&#234;me, &#224; sa lutte pour le pouvoir, &#224; son besoin immod&#233;r&#233; de dominer autres. Toute autre consid&#233;ration lui &#233;tait totalement &#233;trang&#232;re. Il excitait l'un contre l'autre ses concurrents les plus dangereux, de son talent &#224; utiliser les antagonismes personnels et de groupes, il fit un art, un art inimitable parce qu'il n'avait fait que d&#233;velopper son instinct presque infaillible pour ce genre d'op&#233;rations. Dans toute situation nouvelle, ce qu'il voyait d'abord, et avant tout c'&#233;tait comment il pourrait en profiter personnellement. Chaque fois que l'int&#233;r&#234;t du pays sovi&#233;tique entrait en conflit avec son int&#233;r&#234;t personnel, il n'h&#233;sitait jamais &#224; le sacrifier. Dans toutes les occasions et, quel qu'en p&#251;t &#234;tre le r&#233;sultat, il faisait tout ce qui &#233;tait en son pouvoir pour cr&#233;er des difficult&#233;s &#224; ceux qui, croyait-il, mena&#231;aient sa toute-puissance. Avec la m&#234;me constance, il s'effor&#231;ait de r&#233;compenser chaque acte de loyaut&#233; personnelle. Secr&#232;tement d'abord, puis plus ouvertement, il se dressa en d&#233;fenseur de l'in&#233;galit&#233;, en d&#233;fenseur de privil&#232;ges sp&#233;ciaux pour les sommets de la bureaucratie&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Staline prit Zinoviev et Kam&#233;nev sous sa protection quand je rappelai leur conduite en 1917. &#171; Il est tout &#224; il possible, &#233;crivait-il, que quelques bolch&#233;viks aient trembl&#233; pendant les journ&#233;es de Juillet. Je sais, par exemple, que plusieurs des bolch&#233;viks alors arr&#234;t&#233;s &#233;taient pr&#234;ts &#224; d&#233;serter nos rangs. Mais en tirer condamnation contre certains... membres du Comit&#233; central, c'est d&#233;former l'histoire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky &#233;crit encore :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Au printemps de 1924, apr&#232;s une des s&#233;ances pl&#233;ni&#232;res du Comit&#233; central &#224; laquelle la maladie m'avait emp&#234;ch&#233; d'assister, je dis &#224; I.N. Smirnov : &#171; Staline deviendra le dictateur de l'U.R.S.S. &#187; Smirnov connaissait bien Staline. Ils avaient partag&#233; ensemble le travail r&#233;volutionnaire et l'exil pendant des ann&#233;es, et dans de telles conditions les hommes apprennent &#224; se bien conna&#238;tre.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Staline ? me demanda-t-il avec stupeur, mais c'est un m&#233;diocre, une nullit&#233; sans pittoresque. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; M&#233;diocre, oui, nullit&#233;, non, lui r&#233;pondis-je. La dialectique de l'histoire s'est d&#233;j&#224; empar&#233;e de lui et elle le portera plus haut encore. Tous ont besoin de lui - les r&#233;volutionnaires fatigu&#233;s, les bureaucrates, les nepmen, les koulaks, les parvenus, les serviles, tous ces vers qui rampent sur le sol labour&#233; de la R&#233;volution. Il sait comment les retrouver sur leur propre terrain, il parle leur langage et sait comment les conduire, il a la r&#233;putation m&#233;rit&#233;e d'un vieux r&#233;volutionnaire, ce qui le rend pour eux inestimable comme moyen d'aveugler le pays ; il a de la volont&#233; et de l'audace, il n'h&#233;sitera jamais &#224; les utiliser et &#224; les dresser contre le Parti ; il d&#233;j&#224; commenc&#233; &#224; le faire. Maintenant, pr&#233;cis&#233;ment, il rassemble et organise autour de lui les cafards du Parti, les intrigants rus&#233;s. Sans doute, de grands &#233;v&#233;nements en Europe, en Asie, et dans notre pays peuvent intervenir et renverser toutes les sp&#233;culations. Mais, si tout continue &#224; se d&#233;velopper automatiquement comme maintenant, alors Staline deviendra, automatiquement aussi, dictateur. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5021&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5021&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1924, Staline commence &#224; d&#233;velopper sa th&#232;se du &#171; socialisme dans un seul pays &#187; contre la r&#233;volution internationale de L&#233;nine-Trotsky et contre toute la th&#233;orie marxiste, th&#232;se qui n'&#233;tait conforme qu'aux int&#233;r&#234;ts de la bureaucratie russe et tr&#232;s rassurante pour&#8230; l'imp&#233;rialisme international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4567&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4567&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ann&#233;e 1926 est celle d'attaques publiques violentes des chefs staliniens contre Trotsky.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1926/11/critiques.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1926/11/critiques.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Russie de 1926 est bel et bien sur la voie du stalinisme&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7462&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7462&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juillet 1926, l'opposition trotskyste s'unifie avec les partisans de Zinoviev et Kamanev et fait cette d&#233;claration : &#171; La cause directe, qui rend les crises du Parti de plus en plus aigu&#235;s, c'est le bureaucratisme, monstrueusement d&#233;velopp&#233; pendant la p&#233;riode suivant la mort de L&#233;nine. Ce bureaucratisme continue &#224; gagner du terrain. &#187; Elle a le soutien d'une grande partie des dirigeants bolcheviques historiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/4int/ogi/1926/ogi_19260700.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/4int/ogi/1926/ogi_19260700.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1926, c'est aussi l'ann&#233;e de l'&#233;jection du pouvoir de Zinoviev et Kamenev, ainsi que d'une partie consid&#233;rable de militants bolcheviques de premier plan qui suivaient ces deux anciens dirigeants, et du moment qu'il peut se d&#233;barrasser du gouvernement en tro&#239;ka, Staline d&#233;tient la totalit&#233; du pouvoir politique. Il peut l'exercer d'autant plus ais&#233;ment qu'en m&#234;me temps que chef du parti bolchevique, chef des bureaux, dirigeant la police politique, il est l'&#233;manation de la nouvelle couche bureaucratique de l'appareil d'Etat dont il d&#233;fend ouvertement les int&#233;r&#234;ts appel&#233;s &#171; socialisme dans un seul pays &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1927, l'opposition unifi&#233;e a le soutien de la quasi-totalit&#233; de l'ancienne direction politique bolchevique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, les bagarres dans les cellules communistes de Russie sont &#233;cout&#233;es des travailleurs sans que ceux-ci interviennent. Le moral est toujours tr&#232;s bas dans la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky, Zinoviev et Kamenev comme nombre de dirigeants en vue sont exclus du parti communiste de Russie sans que cela cr&#233;e des vagues dans les usines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le seul contrepoids &#224; la mont&#233;e au pouvoir politique de Staline aurait pu &#234;tre l'arm&#233;e rouge, mais Trotsky a choisi de refuser de l'employer &#224; cette fin, expliquant que cela n'aurait fait que h&#226;ter bureaucratisation et dictature contre la population. Ce qui compte en la mati&#232;re n'est pas le nom du chef mais la force sociale qui commande. Tant que le prol&#233;tariat ne reprend pas des forces politiques et sociales r&#233;volutionnaires, que ses soviets sont vid&#233;s, que son moral est &#224; z&#233;ro, qu'il n'a plus confiance dans la perspective de la r&#233;volution internationale, tout est inutile, &#224; part maintenir des groupes de militants r&#233;volutionnaires qui n'abandonnent pas, qui affirment leur perspective r&#233;volutionnaire et internationaliste face &#224; une bureaucratie r&#233;actionnaire, nationaliste, contre-r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En janvier 1929, Trotsky est expuls&#233; d'URSS car Staline a encore peur du poids politique qu'il repr&#233;sente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6468&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6468&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1936, Staline commence &#224; juger et &#224; assassiner en masse les militants r&#233;volutionnaires bolcheviques !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3259&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3259&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3160&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3160&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le stalinisme comme politique internationale de destruction de toute perspective r&#233;volutionnaire pour aider le &#171; socialisme dans un seul pays &#187; !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au plan international, la r&#233;volution russe est bel et bien isol&#233;e. En 1923, Staline (manipulant en se cachant derri&#232;re Zinoviev et Kamenev) est parvenu &#224; emp&#234;cher la r&#233;volution communiste en Allemagne. Ils ont emp&#234;ch&#233; Trotsky d'influer sur le cours des &#233;v&#233;nements et ces conseilleurs ont retard&#233; puis annul&#233; la d&#233;cision d'insurrection, ce qui n'a pas emp&#234;ch&#233; la r&#233;pression des communistes. Une situation extraordinairement favorable &#224; la r&#233;volution communiste a &#233;t&#233; sciemment g&#226;ch&#233;e. D&#233;sormais, l'espoir de r&#233;volution en Allemagne est mort pour longtemps et la r&#233;volution russe plus isol&#233;e que jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6300&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6300&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3488&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3488&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, en Bulgarie en 1924, on assiste aux m&#234;mes man&#339;uvres contre la r&#233;volution de la part des m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4760&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4760&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7457&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7457&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour faire croire que les dirigeants n'ont pas renonc&#233; aux perspectives r&#233;volutionnaires, ils organisent un putsch en 1925 en Estonie qui ne fait qu'annuler toute perspective d'avenir et que massacrer les militants communistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://communismeetconflits.over-blog.com/article-une-insurrection-communiste-en-estonie-le-soulevement-du-1-decembre-1924-99972359.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://communismeetconflits.over-blog.com/article-une-insurrection-communiste-en-estonie-le-soulevement-du-1-decembre-1924-99972359.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, en 1925-1927, les staliniens ont remis la r&#233;volution communiste en Chine entre les mains sanglantes de Tchang ka&#239; Tchek qui l'a assassin&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5486&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5486&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6683&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6683&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi en 1926 en Angleterre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1822&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1822&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et &#231;a continue en 1927 en Autriche&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6953&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6953&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et surtout &#224; nouveau une d&#233;faite sans combat en Allemagne en 1933 avec la prise de pouvoir d'Hitler&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article636&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article636&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3483&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3483&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1248&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1248&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6952&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6952&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis en 1936 en France o&#249;, au nom du front populaire, le stalinisme interdit toute perspective r&#233;volutionnaire &#224; une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale qu'il casse&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7814&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7814&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7670&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7670&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article525&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article525&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230; et aussi en Espagne !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7493&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7493&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1353&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1353&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis Staline a pactis&#233; avec le nazisme en 1939&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3681&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3681&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis il a pactis&#233; avec l'imp&#233;rialisme anglo-am&#233;ricain&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article59&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article59&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis Staline a tu&#233; l'Internationale communiste qu'il avait compl&#232;tement d&#233;tourn&#233;e de ses buts&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7415&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7415&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7713&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7713&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'imp&#233;rialisme qui a choisi de prot&#233;ger le stalinisme derri&#232;re un rideau de fer pour mieux enterrer la r&#233;volution communiste&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4395&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4395&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Staline a assassin&#233; les militants communistes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5975&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5975&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article2198&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article2198&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5671&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5671&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5613&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5613&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6008&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6008&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5987&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5987&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il a assassin&#233; la perspective socialiste internationale de L&#233;nine et Trotsky&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3446&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3446&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2019&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2019&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6148&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6148&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6397&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6397&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5968&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5968&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La grande bourgeoisie mondiale et l'imp&#233;rialisme ont cent mille raisons de dire merci &#224; Staline et au stalinisme. Ils n'ont fait mine de le combattre que pour mieux tromper les travailleurs et les attacher &#224; lui&#8230; En voici les preuves : &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7616&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7616&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stalinisme et socialisme &#233;tatique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1437&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1437&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bolchevisme contre stalinisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve310&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve310&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les le&#231;ons que nous tirons du stalinisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5564&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5564&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le stalinisme, oeuvre m&#233;thodique de destruction du communisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2390&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2390&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Plus de deux cent ans de trahisons syndicales</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8602</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8602</guid>
		<dc:date>2026-01-24T23:29:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Karob, Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>Gr&#232;ve Strike</dc:subject>
		<dc:subject>Manifestation</dc:subject>
		<dc:subject>Stalinisme</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicalisme</dc:subject>
		<dc:subject>SNCF</dc:subject>
		<dc:subject>Lutte des classes- Class struggle</dc:subject>
		<dc:subject>Gilets jaunes, auto-organisation, comit&#233;s de gr&#232;ve, conseils ouvriers, assembl&#233;e interprofessionnelle, soviet</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les directions syndicales : conciliation, n&#233;gociation, compromission, manipulation, trahison, complicit&#233; avec l'ennemi, fausses d&#233;clarations de victoire, accord avec patrons et gouvernements capitalistes dans le dos des gr&#233;vistes et des salari&#233;s, refus de toute d&#233;cision d&#233;mocratique dans les luttes, rejet de toute auto-organisation des travailleurs, d&#233;tournement de r&#233;volutions, mille et une formes de la collaboration entre classes sociales aux int&#233;r&#234;ts oppos&#233;s... &lt;br class='autobr' /&gt;
1914 &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelle victoire de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique95" rel="directory"&gt;10 - Livre Dix : SYNDICALISME ET AUTO-ORGANISATION DES TRAVAILLEURS&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot42" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot46" rel="tag"&gt;Gr&#232;ve Strike&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot95" rel="tag"&gt;Manifestation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;Stalinisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot110" rel="tag"&gt;Syndicalisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot261" rel="tag"&gt;SNCF&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot295" rel="tag"&gt;Lutte des classes- Class struggle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot300" rel="tag"&gt;Gilets jaunes, auto-organisation, comit&#233;s de gr&#232;ve, conseils ouvriers, assembl&#233;e interprofessionnelle, soviet&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les directions syndicales : conciliation, n&#233;gociation, compromission, manipulation, trahison, complicit&#233; avec l'ennemi, fausses d&#233;clarations de victoire, accord avec patrons et gouvernements capitalistes dans le dos des gr&#233;vistes et des salari&#233;s, refus de toute d&#233;cision d&#233;mocratique dans les luttes, rejet de toute auto-organisation des travailleurs, d&#233;tournement de r&#233;volutions, mille et une formes de la collaboration entre classes sociales aux int&#233;r&#234;ts oppos&#233;s...&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1914&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quelle victoire de la gauche politique et syndicale ! En 1914, d&#232;s la d&#233;claration de guerre, la CGT (avec le parti socialiste) a int&#233;gr&#233; l'union sacr&#233;e au nom du patriotisme et de la d&#233;fense du territoire contre l'agression militaire allemande. Et c'est sur ce mensonge de l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais, que l'ancien syndicat r&#233;volutionnaire d'action directe et antimilitariste est pass&#233; dans le camp de la bourgeoisie, contribuant &#224; envoyer sans difficult&#233; le peuple travailleur aller mourir en masse dans la pire boucherie de la premi&#232;re guerre inter-imp&#233;rialiste, tuant d'embl&#233;e le caract&#232;re de classe, prol&#233;tarien et anti-collaboration du syndicalisme en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'union sacr&#233;e en 1914&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18771 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/png/union-sacree-carte-postale-image.png' width=&#034;750&#034; height=&#034;423&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_18770 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/4-novembre-1915-1500x965.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/4-novembre-1915-1500x965.jpg' width=&#034;1500&#034; height=&#034;965&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_document_18775 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/unionsacree-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/unionsacree-2.jpg' width=&#034;1462&#034; height=&#034;2084&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18782 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/668px-union-sacree-carte-postale.jpg' width=&#034;668&#034; height=&#034;434&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L&#233;on Jouhaux, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT, signe l'union sacr&#233;e...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18768 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/71x3lob6dql__ac_uf894_1000_ql80_.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/71x3lob6dql__ac_uf894_1000_ql80_.jpg' width=&#034;663&#034; height=&#034;1000&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18769 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/274492_0.jpg' width=&#034;768&#034; height=&#034;581&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18772 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/sans_titre-20.jpg' width=&#034;268&#034; height=&#034;188&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La CGT fait siens les buts de guerre de l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18773 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/la_bataille_syndicaliste___quotidienne__bpt6k67646122-8571a-34708.jpg' width=&#034;500&#034; height=&#034;661&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18774 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/la_bataille_syndicaliste___quotidienne__bpt6k67646263-4b2ca.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/la_bataille_syndicaliste___quotidienne__bpt6k67646263-4b2ca.jpg' width=&#034;672&#034; height=&#034;916&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1936&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quelle victoire de la gauche politique et syndicale parvenue au gouvernement en pleine mont&#233;e des luttes sociales et antifascistes ! Ils ont r&#233;ussi &#224; bloquer une gr&#232;ve ouvri&#232;re spontan&#233;e massive qui s'&#233;tait d&#233;clench&#233;e sans eux, qu'ils &#233;taient parvenus &#224; bloquer dans le secteur public o&#249; ils &#233;taient le plus forts. Ils ont fait reprendre le travail apr&#232;s des accords &#224; Matignon avec patrons et gouvernement. Les occupations d'usine sont termin&#233;es. Le grand capital est sauv&#233; ! L'Etat capitaliste aussi et il va pouvoir reprendre sa marche vers le fascisme et la guerre, momentan&#233;ment interrompue par l'offensive ouvri&#232;re. Il y a vraiment de quoi f&#233;liciter le front populaire des partis de gauche et des syndicats&#8230; du moins pour la grande bourgeoisie !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18754 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/cb1f0aa7a90865eca2611f6dab3eca.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/cb1f0aa7a90865eca2611f6dab3eca.jpg' width=&#034;960&#034; height=&#034;540&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class='spip_document_18753 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/le_populaire_journal-revue_hebdomadaire__parti_socialiste_bpt6k8223221_1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/le_populaire_journal-revue_hebdomadaire__parti_socialiste_bpt6k8223221_1.jpg' width=&#034;4833&#034; height=&#034;3303&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18756 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/page_18_journal.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/page_18_journal.jpg' width=&#034;1181&#034; height=&#034;786&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18759 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/victoiresurlamisere.jpg' width=&#034;625&#034; height=&#034;444&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1945&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quelle victoire de la gauche politique et syndicale ! Apr&#232;s avoir cautionn&#233; les massacres imp&#233;rialistes de la deuxi&#232;me guerre mondiale, du c&#244;t&#233; des imp&#233;rialismes &#171; alli&#233;s &#187;, ils ont pu participer au gouvernement pour y imposer la paix imp&#233;rialiste contre tout risque r&#233;volutionnaire, imposer aussi tous les sacrifices pour le peuple travailleur trimant pour gagner une mis&#232;re, en reconstruisant le grand capital au nom de la reconstruction de la France ! Le syndicalisme ainsi transform&#233; devient le principal ennemi des gr&#232;ves et la chiourme des travailleurs&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18765 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/frachon_krasu.jpg' width=&#034;302&#034; height=&#034;163&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18766 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/benoit_frachon__la_bataille_de_la_production__1946.jpg' width=&#034;250&#034; height=&#034;197&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18767 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/particommuniste1945.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/particommuniste1945.jpg' width=&#034;1000&#034; height=&#034;661&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18780 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/webp/p27-croizat_ven.webp' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/webp&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/webp/p27-croizat_ven.webp' width=&#034;1200&#034; height=&#034;763&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1968&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quelle victoire de la gauche politique et syndicale ! La CGT, qui a tout fait pour freiner la mont&#233;e des luttes, est contrainte de prendre le train en marche et d'organiser sans la vouloir, sans y appeler m&#234;me, une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale. C'est pour mieux la trahir en signant les accords de Grenelle avec patronat et gouvernement et en imposant la reprise du travail. La gauche politique et syndicale a pr&#233;tendu ainsi arriver &#224; la victoire par les urnes mais c'est le contraire qui s'est produit&#8230; Les syndicats, par la suite, vont continuer &#224; faire croire que c'est par les &#233;lections bourgeoises que l'on peut changer la politique gouvernementale, pas par la lutte des classes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18758 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/06_questions_sociales_image-06d08-7be90-8e4e0.jpg' width=&#034;350&#034; height=&#034;246&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18760 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/rv-133967-9jpg.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/rv-133967-9jpg.jpg' width=&#034;1440&#034; height=&#034;1401&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18749 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/image-25.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/image-25.jpg' width=&#034;885&#034; height=&#034;500&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18781 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/50628_-_georges-seguy-re_sultats-ne_gociations-grenelle-travailleurs-renault-boulogne-billancourt-27-mai-1968.jpg' width=&#034;512&#034; height=&#034;339&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Georges S&#233;guy, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT siffl&#233; par les ouvriers de Renault &#224; Billancourt parce qu'il appelle &#224; la reprise du travail...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1981&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quelle victoire de la gauche politique et syndicale ! C'est r&#233;ussi. Elle arrive au gouvernement par les &#233;lections, pas par la lutte sociale. Et elle y g&#232;re les affaires de la bourgeoisie, en d&#233;truisant les luttes ouvri&#232;res avec une efficacit&#233; accrue par le soutien (au pouvoir) des syndicats.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18776 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/sans_titres-5.jpg' width=&#034;277&#034; height=&#034;182&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18778 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/sans_titredj.jpg' width=&#034;275&#034; height=&#034;183&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18779 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/png/9-illust6-gourguechon-1981-la-gauche-au-pouvoir-et-le-syndicalisme-qui-assiste-ou-regarde-1024x759.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/png/9-illust6-gourguechon-1981-la-gauche-au-pouvoir-et-le-syndicalisme-qui-assiste-ou-regarde-1024x759.png' width=&#034;1024&#034; height=&#034;759&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Et ensuite... collaboration, n&#233;gociation, trahison, syndicalisme de participation...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quelle victoire de la gauche politique et syndicale ! Depuis, les syndicats ont men&#233; de nombreuses luttes, notamment des grandes gr&#232;ves, qu'elles soient nationales comme les retraites ou concernent seulement les cheminots ou d'autres cat&#233;gories professionnelles. Toutes ont &#233;t&#233; tromp&#233;es, d&#233;tourn&#233;es, us&#233;es et finalement&#8230; perdues. Pendant ce temps, les syndicats ont men&#233; une lutte permanente et acharn&#233;e pour&#8230; combattre l'auto-organisation des travailleurs, combattant tout particuli&#232;rement la tentative des Gilets jaunes et aussi celle du 10 septembre 2025&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18723 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/cul_et_chemise_004-0ffa6-2-1b6d1.jpg' width=&#034;500&#034; height=&#034;375&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18724 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/sarkozy_thibault-1-52adf-3-321b6.jpg' width=&#034;298&#034; height=&#034;191&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18737 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/images-149.jpg' width=&#034;265&#034; height=&#034;190&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18762 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/090875142764-web-tete.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/090875142764-web-tete.jpg' width=&#034;1280&#034; height=&#034;720&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18763 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/png/1507623696-screenshot-2017-10-10-10-18-18-1-4.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/png/1507623696-screenshot-2017-10-10-10-18-18-1-4.png' width=&#034;720&#034; height=&#034;954&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18764 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/png/1507623703-screenshot-2017-10-10-10-18-21-1-5.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/png/1507623703-screenshot-2017-10-10-10-18-21-1-5.png' width=&#034;720&#034; height=&#034;1121&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Autrefois... avant 1914... il existait des syndicats r&#233;volutionnaires de la CGT qui pratiquaient l'action directe et se proposaient de renverser le capitalisme...&lt;div class='spip_document_18730 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/ew3g9qdxkaktaqu-1.jpg' width=&#034;336&#034; height=&#034;500&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18733 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/web_syndicat.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/web_syndicat.jpg' width=&#034;947&#034; height=&#034;596&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18731 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/r320102103.jpg' width=&#034;400&#034; height=&#034;594&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Plus de deux cent ans de trahisons syndicales&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_18722 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH705/upload_2016-5-14_2-14-8-eb8ef-8b4cc-4f42d.jpg?1779765399' width='500' height='705' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sultat : il n'y a plus de vrais syndicats mais des bureaucraties d'Etat qui d&#233;tournent de la lutte de classes une partie des forces militantes du prol&#233;tariat...&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18736 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH568/de2169_c6ee9e805a064e16b31897b2b260c755_mv2-f16f5.jpg?1779765399' width='500' height='568' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18761 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/webp/6481d6a6-les-syndicats-depeuplent-s-enrichissent.webp' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/webp&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/webp/6481d6a6-les-syndicats-depeuplent-s-enrichissent.webp?1768713430' width='500' height='341' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats n'ont plus vraiment besoin des cotisations des salari&#233;s pour fonctionner : l'argent de l'Etat et des grandes entreprises leur suffit largement&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18750 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L300xH303/26c420e2-1cea-11e1-a535-80face76c131-d1dc4-e3e2f.jpg?1779765399' width='300' height='303' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18751 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH404/6472584_1-af31f-a07e1.jpg?1779765399' width='500' height='404' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18752 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L350xH283/4ea7588e-1cec-11e1-a535-80face76c131-2c5f3-5d500.jpg?1779765399' width='350' height='283' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1914-2025 : 210 ans de trahison des directions syndicales en France et notamment de la CGT&#8230; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avertissement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet article ne contient que des critiques des directions syndicales, ce qui ne signifie pas un m&#233;pris du syndicalisme ni des syndicalistes. A Voix des Travailleurs, nous sommes pour le syndicalisme mais pas n'importe lequel : le syndicalisme r&#233;volutionnaire d'action directe et qui s'impose de ne diriger des actions des salari&#233;s que si elles sont d&#233;cid&#233;es par les travailleurs eux-m&#234;mes, si ce sont eux qui en ont d&#233;cid&#233; les buts, les m&#233;thodes, les moyens et les perspectives, qui ont tent&#233; de se doter non seulement d'assembl&#233;es d&#233;cisionnelles mais aussi ont &#233;lu des comit&#233;s ou des conseils pour diriger leurs luttes. Nous sommes pour un syndicalisme de lutte de classes, ce qui signifie non seulement le refus du syndicalisme de concertation, de compromissions, de n&#233;gociations, de participations aux organismes d'Etat, de complicit&#233; avec les grands patrons et les gouvernants, mais aussi le refus du nationalisme pro-imp&#233;rialiste, pro-colonial et le d&#233;faitisme r&#233;volutionnaire face &#224; la mont&#233;e guerri&#232;re. Les militants syndicalistes qui respectent cela sont nos camarades et nous esp&#233;rons construire l'avenir prol&#233;tarien avec eux. Les dirigeants syndicaux, qui prennent leurs d&#233;cisions en dehors des travailleurs et s'en servent pour pactiser avec nos ennemis, font partie de nos adversaires. Tout le r&#233;cit qui suit rapporte comment ils ont maintes fois menti, propos&#233; de fausses perspectives, tromp&#233; les travailleurs et sauv&#233; les patrons et leurs gouvernements. Militants syndicalistes honn&#234;tes, tirez des le&#231;ons du pass&#233; et cessez de confier l'avenir des luttes &#224; ceux qui les ont fait &#233;chouer, rompez avec les bureaucrates syndicaux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, il ne suffit pas de dire que les directions syndicales trahissent pour comprendre comment les travailleurs ont pu &#234;tre tromp&#233;s et les luttes battues. Il faut dire aussi que les organisations politiques de la gauche, de la gauche de la gauche, social-d&#233;mocrates ou staliniennes et m&#234;me la fausse extr&#234;me gauche opportuniste ont contribu&#233; &#224; les tromper. Il faut dire aussi que la classe ouvri&#232;re a ses propres faiblesses, ses d&#233;fauts, ses divisions. Et aussi qu'une fraction de celle-ci, dite aristocratie ouvri&#232;re, est la base des appareils syndicaux et cautionne leurs tromperies.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1914 : la m&#232;re de toutes les guerres et de toutes les&#8230; trahisons &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re guerre mondiale, c'est la pire trahison de toute l'histoire du mouvement ouvrier&#8230; C'est la base de toutes les autres. La CGT antimilitariste et r&#233;volutionnaire est pass&#233;e de l'autre c&#244;t&#233; de la barricade et de la tranch&#233;e sociale, du c&#244;t&#233; des exploiteurs et des massacreurs, comme le parti socialiste. Il faut cependant pr&#233;ciser que ni l'un ni l'autre, ni le syndicat, ni le parti, n'avaient jamais d&#233;fendu la v&#233;ritable position r&#233;volutionnaire prol&#233;tarienne face &#224; la guerre : la strat&#233;gie du d&#233;faitisme r&#233;volutionnaire selon laquelle le prol&#233;tariat des pays imp&#233;rialiste doit lutter pour&#8230; la d&#233;faite de &#171; son &#187; propre pays, de &#171; sa &#187; classe dirigeante, de &#171; son &#187; Etat, de &#171; son &#187; arm&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats participent &#224; l'union sacr&#233;e des classes poss&#233;dantes pour imposer la boucherie de la premi&#232;re guerre mondiale&#8230; Le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT L&#233;on Jouhaux, affirme qu'il hait la guerre, qu'elle est meurtri&#232;re et imp&#233;rialiste, mais&#8230; qu'il participera &#224; l'union sacr&#233;e et qu'il soutiendra &#224; fond la mobilisation et l'arm&#233;e fran&#231;aise du moment que la guerre est d&#233;clar&#233;e. Il affirme qu'il fera tout pour convaincre le peuple travailleur de la faire ! Il fait voter la direction de la CGT dans le m&#234;me sens. En &#233;change de quoi, le gouvernement suspend la menace d'arrestation contre les militants syndicalistes de la CGT (carnet B) et n'envoie pas les dirigeants mod&#233;r&#233;s au front. Les plus antimilitaristes seront imm&#233;diatement envoy&#233;s au front pour y mourir de mort &#171; naturelle &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s l'envoi par le ministre de l'Int&#233;rieur d'un t&#233;l&#233;gramme aux pr&#233;fets les engageant &#224; se pr&#233;parer &#224; l'arrestation des militants d&#233;sign&#233;s dans le &#171; carnet B &#187;, le comit&#233; conf&#233;d&#233;ral national de la CGT renia ses engagements. Le lendemain 1er ao&#251;t, il affirma que la conf&#233;d&#233;ration devait &#171; n&#233;gliger toutes ses d&#233;cisions contre la guerre &#187;. Ce n'est pas le moment, expliquaient ses dirigeants, &#171; d'effrayer par des d&#233;clarations incendiaires tous ceux qui sont partisans de la paix (...) Il faut remiser les d&#233;cisions antimilitaristes des congr&#232;s conf&#233;d&#233;raux et signer toutes les d&#233;clarations du Parti socialiste &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En &#233;change de cet immense service rendu, les socialistes Marcel Sembat et Jules Guesde entr&#232;rent dans le gouvernement d'&#171; Union sacr&#233;e &#187;. Un troisi&#232;me, Albert Thomas, fut peu apr&#232;s ministre de l'Armement. L&#233;on Blum devint chef de cabinet dans un minist&#232;re. D'autres re&#231;urent des responsabilit&#233;s dans l'appareil d'&#201;tat, loin de l'enfer des tranch&#233;es de Verdun et des obus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bourgeoisie avait besoin de ces dirigeants et de leurs appareils pour encha&#238;ner les masses ouvri&#232;res &#224; sa guerre, car elle savait ce que celle-ci signifierait en termes d'aggravation des conditions de travail et de vie pour ceux qui resteraient &#224; l'arri&#232;re, et de morts pour ceux qui iraient au front. Il fallait &#244;ter au prol&#233;tariat tous les moyens de relever la t&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Petit historique de cette capitulation syndicale devant la guerre imp&#233;rialiste&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;1909&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Victor Griffuehles, secr&#233;taire de&lt;br class='autobr' /&gt;
la CGT syndicaliste r&#233;volutionnaire depuis 1901, est victime d'une machination. Accus&#233; de mauvaise gestion, il d&#233;missionne en juillet 1909. Le passage au r&#233;formisme se pr&#233;pare&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1912&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#232;ve &#171; contre la guerre &#187; men&#233;e par la CGT en France&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1913&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Episode aujourd'hui oubli&#233;, les casernes fran&#231;aises ont &#233;t&#233; touch&#233;es, en mai 1913, par une forte agitation. En cause : le refus de la loi de trois ans de service militaire, pi&#232;ce ma&#238;tresse de la militarisation du pays &#224; la veille de la Grande Guerre. L'&#233;v&#233;nement va provoquer une r&#233;pression furieuse contre les mutins, mais aussi contre les syndicalistes r&#233;volutionnaires et les anarchistes, accus&#233;s d'avoir foment&#233; les troubles. C'est &#233;galement le point de d&#233;part d'une crise ouverte &#224; la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1914&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13 janvier. Cr&#233;ation de la f&#233;d&#233;ration des gauches &#224; l'initiative de Briand, Barthou, Jean Dupuy, Klotz, Millerand pour rassembler la gauche mod&#233;r&#233; en vue des prochaines &#233;lections. Briand en est &#233;lu pr&#233;sident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;25-28 janvier. XIe congr&#232;s national du PS-SFIO tenu &#224; Amiens (tactique &#233;lectorale).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;27 f&#233;vrier. Manifestation contre la guerre &#224; Paris, &#224; l'appel de l'UD de la Seine de la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13 juin. Ren&#233; Viviani, socialiste ind&#233;pendant, devient pr&#233;sident du Conseil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14-16 juillet. Congr&#232;s extraordinaire du PS-SFIO (ch&#244;mage, vie ch&#232;re, gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale contre la guerre).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au congr&#232;s de Paris (juillet 1914), contre Jean Jaur&#232;s et Vaillant, Gustave Herv&#233; repoussa avec Jules Guesde l'id&#233;e de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale contre la guerre. &#171; Lorsque j'ai d&#233;fendu l'insurrection, d&#233;clara-t-il, je pensais pouvoir compter sur des insurrectionnels, et je me suis aper&#231;u qu'il n'y en aurait point le jour d'une d&#233;claration de guerre. &#187; (Les F&#233;d&#233;rations socialistes III, p. 301).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;27 juillet. A l'appel de l'Union des syndicats de la Seine, les ouvriers manifestent contre la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;30 juillet. Manifestations ouvri&#232;res dans de nombreuses villes fran&#231;aises. Heurts avec la police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;31 juillet. Assassinat de Jean Jaur&#232;s par Raoul Villain. Le lendemain, l'ordre de mobilisation g&#233;n&#233;rale est proclam&#233; : la Premi&#232;re Guerre mondiale commence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4 ao&#251;t. Obs&#232;ques de Jean Jaur&#232;s. Dans son discours, L&#233;on Jouhaux annonce le ralliement de la CGT &#224; l'Union sacr&#233;e. Le groupe parlementaire socialiste vote &#224; l'unanimit&#233; les cr&#233;dits de guerre et l'&#233;tat de si&#232;ge restreignant les libert&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alfred Rosmer rapporte :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le 4 ao&#251;t 1914, on pouvait lire sur les murs de Paris une belle affiche blanche annon&#231;ant l'initiative du gouvernement du &#171; secours national &#187;. Jusque l&#224; rien d'extraordinaire. Mais ce qui l'&#233;tait, c'&#233;tait la collection de noms composant le Comit&#233; charg&#233; d'administrer ce Secours National : tous les hauts dignitaires de la bourgeoisie, archev&#234;que, grand-rabbin, acad&#233;miciens, industriels, banquiers&#8230; puis L&#233;on Jouhaux, secr&#233;taire de la CGT et Bled, secr&#233;taire de l'Union des Syndicats de la Seine. Il y avait encore L&#233;pine, l'ancien pr&#233;fet de police, matraqueur d'ouvriers et Charles Maurras, un des vrais responsables de l'assassinat de Jaur&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 4 ao&#251;t 1914, L&#233;on Jouhaux, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT ex-anarchosyndicaliste, sur la tombe de Jean Jaur&#232;s, pr&#233;tend exprimer le sentiment de &#171; la classe ouvri&#232;re au c&#339;ur meurtri &#187; en rejetant la responsabilit&#233; de la guerre sur les empereurs et les aristocraties d'Allemagne et d'Autriche-Hongrie. Les ouvriers deviennent des &#171; soldats de la libert&#233; &#187; appel&#233;s &#224; d&#233;fendre la patrie o&#249; naquit l'id&#233;al r&#233;volutionnaire. Jouhaux, secr&#233;taire autrefois &#171; r&#233;volutionnaire &#187; de la CGT d&#233;clare &#224; l'enterrement de Jaur&#232;s que &#171; ce n'est pas la haine du peuple allemand qui nous poussera sur les champs de bataille, c'est la haine de l'imp&#233;rialisme allemand ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La Bataille syndicaliste &#187;, organe de la CGT, &#233;crit en ao&#251;t 1914 : &#171; contre le droit du poing, contre le militarisme germanique, il faut sauver la tradition d&#233;mocratique et r&#233;volutionnaire de la France.&#8221; &#8220;Partez sans regret, camarades ouvriers qu'on appelle aux fronti&#232;res pour d&#233;fendre la terre fran&#231;aise. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 14 ao&#251;t, l'article de Jouhaux affirme :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Profitons-en&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; &#8230;L'Allemagne est pr&#233;sentement bloqu&#233;e, son commerce maritime s'est en partie arr&#234;t&#233; ! Pourquoi notre marine marchande, coop&#233;rant avec celle de l'Angleterre, ne reprendraient-elles pas &#224; leur profit une partie du travail allemand qui ne se fait plus ? Ce serait une premi&#232;re victoire, et d'une importance qui ne peut &#233;chapper &#224; personne&#8230; Il faut profiter de toutes les situations&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 16 ao&#251;t, dans Bataille Syndicaliste, Jouhaux &#233;crit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il convient de louer sans r&#233;serves la classe ouvri&#232;re de notre pays pour l'admirable force de volont&#233; dont elle fait preuve pr&#233;sentement. Avec une ma&#238;trise incomparable d'elle-m&#234;me, elle refoule int&#233;rieurement les douleurs et les angoisses qui &#233;treignent sa chair meurtrie pour ne laisser apercevoir au monde &#233;tonn&#233; qu'un inalt&#233;rable sang-froid&#8230; Assur&#233; du lendemain, ne souffrant pas dans sa dignit&#233; d'hommes, le travailleur est capable de supporter sto&#239;quement les plus grands chocs moraux. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le dimanche 23 ao&#251;t, Jouhaux crie victoire : il est rejoint dans son patriotisme guerrier par le syndicaliste r&#233;volutionnaire italien Alceste de Ambris alors que le peuple italien refuse massivement l'entr&#233;e en guerre :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Un r&#233;confort nous vient &#224; l'heure m&#234;me o&#249; commence &#224; se jouer le plus formidable drame guerrier que l'esprit humain ait jamais pu concevoir. D'apr&#232;s un communiqu&#233; qu'on lira plus bas, notre ami De Ambris s'est courageusement affirm&#233; en notre faveur&#8230; Notre geste a &#233;t&#233; compris par nos amis r&#233;volutionnaires de tous les pays&#8230; Nous avons le droit de souhaiter ardemment la victoire&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 25 ao&#251;t, l'&#233;ditorial de Jouhaux de Bataille Syndicaliste :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les trois int&#233;r&#234;ts principaux du moment : national, patronal et ouvrier. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#234;me jour, le m&#234;me journal &#233;crit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le Matin insinue que le recul de nos troupes en Lorraine serait le fait d'excitations antimilitaristes. Sur quoi s'appuie Le Matin pour faire semblable insinuation ? Aucun fait, aucun document officiel ne vient appuyer son affirmation mensong&#232;re&#8230; Les organis&#233;s n'ont jamais fait preuve de l&#226;chet&#233;. En toutes occasions, ils ont su montrer un courage qui &#233;merveillait leurs adversaires&#8230; Courageux hier, les r&#233;volutionnaires le restent aujourd'hui. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;26 ao&#251;t. Les socialistes Jules Guesde et Marcel Sembat entrent dans le gouvernement Viviani d'Union sacr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9 septembre. Cr&#233;ation d'un Comit&#233; d'action entre le PS-SFIO et la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;cembre. Pierre Monatte d&#233;missionne du CCN de la CGT pour protester contre l'orientation de la direction conf&#233;d&#233;rale. Il imprime et diffuse sa lettre de d&#233;mission.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6831&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6831&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7207&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7207&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7354&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7354&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8176&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8176&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3109&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3109&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1914-1915&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La minorit&#233; r&#233;volutionnaire de la CGT ne se rallie pas &#224; la guerre imp&#233;rialiste d&#233;nonce l'union sacr&#233;e&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/monatte/works/1914/12/monatte_19141200.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/monatte/works/1914/12/monatte_19141200.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/cgt/works/1915/08/cgt_19150815c.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/cgt/works/1915/08/cgt_19150815c.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1917-1919 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats ne d&#233;noncent pas les offensives meurtri&#232;res et les fusill&#233;s pour l'exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ne se rallient pas &#224; la r&#233;volution russe d'Octobre et &#224; la r&#233;volution prol&#233;tarienne en Europe, laissant les travailleurs russes isol&#233;s face aux imp&#233;rialismes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, ils trahissent la mont&#233;e r&#233;volutionnaire en France &#224; l'apr&#232;s-guerre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4831&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4831&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8387&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8387&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/monatte/works/1919/09/monatte_19190917.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/monatte/works/1919/09/monatte_19190917.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1920&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats trahissent la gr&#232;ve des cheminots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.unioncommunistelibertaire.org/Fevrier-1920-La-grande-greve-du-rail-ebranle-la-CGT&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.unioncommunistelibertaire.org/Fevrier-1920-La-grande-greve-du-rail-ebranle-la-CGT&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La minorit&#233; r&#233;volutionnaire des syndicats est un peu h&#233;sitante &#224; faire de la politique r&#233;volutionnaire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1920/07/lt19200731.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1920/07/lt19200731.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1921 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les syndicalistes r&#233;volutionnaires sont encore minoritaires &#224; la CGT&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6049&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6049&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/rosmer/works/1921/10/lille.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/rosmer/works/1921/10/lille.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1922&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve du Havre est trahie...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve341&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve341&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PC (pas encore PCF mais section fran&#231;aise de l'Internationale Communiste SFIC) n'est pas pour autant un parti r&#233;volutionnaire de combat de classe et sa politique syndicale n'est pas non plus r&#233;volutionnaire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1922/12/lt19221202.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1922/12/lt19221202.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1923&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;CGT et CGTU scissionnent en se disant pour ou contre la Russie des soviets&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www-marxists-org.translate.goog/archive/lozovsky/1923/04/cgt-cgtu.htm?_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=sc&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www-marxists-org.translate.goog/archive/lozovsky/1923/04/cgt-cgtu.htm?_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=sc&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/monatte/works/1923/00/monatte_19230000.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/monatte/works/1923/00/monatte_19230000.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1925&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Direction du PCF et de la CGTU s'affichent seulement r&#233;volutionnaires en fa&#231;ade&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/4int/ogi/1925/10/ogi_19251025.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/4int/ogi/1925/10/ogi_19251025.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1927-1930&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La stalinisation du PCF et de la CGTU et la chasse aux oppositionnels, trotskistes ou autres, commence&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3263&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3263&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1934 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La classe ouvri&#232;re se mobilise pour donner un coup d'arr&#234;t &#224; la mont&#233;e fasciste en France mais les syndicats la freinent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7538&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7538&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?breve190&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?breve190&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1935&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La CGT propose son plan &#224;&#8230; la bourgeoisie&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1935/04/lt19350405.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1935/04/lt19350405.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mensonges du plan de la CGT&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article152&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article152&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1936 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le front populaire, dont les syndicats font partie, cassent la mont&#233;e vers la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale qui a &#233;clat&#233; spontan&#233;ment, emp&#234;chent les fonctionnaires de s'y joindre, font reprendre le travail, arr&#234;ter les occupations d'usines et brisent la perspective r&#233;volutionnaire, ouvrant la porte &#224; la marche &#224; la guerre et au fascisme. Il faut savoir terminer une gr&#232;ve clament PCF et CGT qui appuient le gouvernement de front populaire contre la menace de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1351&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1351&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article525&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article525&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article622&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article622&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article795&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article795&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1003&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1003&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1349&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1349&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7814&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7814&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7670&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7670&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7751&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7751&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT signe les accords Matignon avec le patronat et le gouvernement pour arr&#234;ter la gr&#232;ve ouvri&#232;re avec occupation des usines qui menace de se transformer en r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i04281854/benoit-frachon-et-lambert-ribot-sur-les-accords-de-matignon-de-1936&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i04281854/benoit-frachon-et-lambert-ribot-sur-les-accords-de-matignon-de-1936&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 14 mai, les ouvriers m&#233;tallurgistes de l'usine Bloch se mettent en gr&#232;ve. Ils occupent l'usine nuit et jour. Les gens du voisinage leur apportent vivres et encouragements. La direction de l'usine c&#232;de d&#232;s le lendemain, accordant aux gr&#233;vistes une augmentation de salaire et des cong&#233;s pay&#233;s. Dans les jours qui suivent, d'autres mouvements de gr&#232;ve se produisent dans le pays, et obtiennent, eux aussi, gain de cause. Ces premi&#232;res victoires captent l'attention de l'ensemble de la classe ouvri&#232;re. Blum, qui s'efforce de rassurer les milieux capitalistes quant &#224; la &#171; mod&#233;ration &#187; de ses intentions, est effray&#233; par l'ampleur que prend le mouvement. Il appelle les travailleurs &#224; la patience, c'est-&#224;-dire &#224; l'inaction. En vain. Le 26 mai, toutes les usines du secteur automobile &#8211; dont les 35 000 ouvriers de l'usine Renault &#8211; et de l'aviation du d&#233;partement de la Seine se mettent en gr&#232;ve. La direction de la CGT, r&#233;unifi&#233;e depuis le mois de mars, sous la direction de L&#233;on Jouhaux, n'est pour rien dans le d&#233;clenchement du mouvement, qui s'&#233;tend rapidement aux autres industries, y compris aux ouvriers du b&#226;timent qui travaillent sur les chantiers de l'Exposition Internationale. Jouhaux incite les travailleurs &#224; reprendre le travail, mais ne parvient pas &#224; emp&#234;cher l'extension du mouvement. Au-del&#224; des travailleurs industriels, le mouvement de gr&#232;ve gagne des couches de la classe ouvri&#232;re jusqu'alors inorganis&#233;es et inertes, mais souvent tr&#232;s durement exploit&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les signes du r&#233;veil r&#233;volutionnaire de la classe ouvri&#232;re se multiplient. Le 24 mai, lors de la manifestation traditionnelle de comm&#233;moration de la Commune de Paris, au P&#232;re Lachaise, le nombre de manifestants &#8211; qui ne d&#233;passait pas, ordinairement, quelques centaines &#8211; avoisine les 600 000 ! Des militaires venus d'une caserne de Versailles portaient une banderole o&#249; &#233;tait &#233;crit : &#171; La soldatesque versaillaise de 1871 assassina la Commune. Les soldats de Versailles de 1936 la vengeront ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs r&#233;clament des garanties de salaire minimum, la semaine de 40 heures (au lieu de 48), la majoration des heures suppl&#233;mentaires et des cong&#233;s pay&#233;s. Nuit et jour, ils occupent les lieux du travail, tiennent des piquets de gr&#232;ve, cr&#233;ent des comit&#233;s veillant &#224; l'application des d&#233;cisions collectives et &#224; la protection de l'outil de travail contre des actes de sabotage ou de malveillance. Le 31 mai, Le Temps, porte-parole de la classe capitaliste, constate avec horreur &#171; l'ordre qui r&#232;gne dans les usines &#187;. Les travailleurs se comportent, dit le journal, &#171; comme si les usines leur appartenaient d&#233;j&#224; &#187;. Le 4 juin, &#224; la veille de l'entr&#233;e en fonction du nouveau gouvernement, les gr&#232;ves s'&#233;tendent &#224; pratiquement toutes les industries, et commencent &#224; paralyser l'&#233;conomie nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e comme celle de 1936 porte la lutte des classes &#224; un niveau qui pose directement la question du pouvoir. Comme le disait Trotsky : &#171; C'est clairement l'union des opprim&#233;s contre leurs oppresseurs &#187;. Par sa nature m&#234;me, la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale oblige la classe ouvri&#232;re &#224; instaurer son contr&#244;le direct des moyens de production et &#224; assumer progressivement les fonctions de l'Etat. Par l'action vigoureuse des travailleurs, une situation r&#233;volutionnaire se cr&#233;e dans laquelle prend corps &#8211; sous une forme embryonnaire &#8211; le futur Etat socialiste. Cette menace contre l'existence m&#234;me du capitalisme &#233;tait en contradiction compl&#232;te avec la collaboration de classe incarn&#233;e par le Front Populaire. La gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale effrayait non seulement la classe capitaliste et ses repr&#233;sentants &#224; la t&#234;te du Parti Radical, mais aussi les architectes &#171; socialistes &#187; et &#171; communistes &#187; du Front Populaire. Thorez avait insist&#233; pour qu'aucune atteinte ne soit pas port&#233;e &#224; la propri&#233;t&#233; capitaliste &#8211; et voil&#224; que les ouvriers s'emparaient directement de cette propri&#233;t&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les appels au calme, &#224; la mod&#233;ration et &#224; la reprise du travail, de la part des dirigeants de la CGT, de Blum et de Thorez, restent d'abord sans effet. Thorez insiste sur le fait que la situation &#171; n'est pas r&#233;volutionnaire &#187;, et met les travailleurs en garde contre le danger de &#171; jouer le jeu du fascisme &#187;. Mais les travailleurs ne tiennent pas compte des consignes de leurs &#171; dirigeants &#187;. Lorsque Blum envoie le dirigeant syndical communiste Henri Reynaud, accompagn&#233; de Jules Moch (secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du gouvernement), pour obtenir des gr&#233;vistes une livraison de mazout n&#233;cessaire aux boulangers de la capitale, ils reviennent les mains vides, les ouvriers n'ayant m&#234;me pas voulu leur ouvrir la porte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 6 juin, le nombre de gr&#233;vistes s'&#233;l&#232;ve &#224; plus de 500 000. Le 7 juin, il s'approche du million. Le patronat craint que la poursuite du mouvement de gr&#232;ve n'aboutisse &#224; une r&#233;volution et &#224; la fin de la propri&#233;t&#233; capitaliste. Pris de panique, et pour aider les dirigeants de la CGT &#224; mettre un terme au mouvement, le gouvernement Blum organise des n&#233;gociations &#224; l'H&#244;tel Matignon, le 7 juin. Quand ils sont sous la menace de tout perdre, les capitalistes font toujours de concessions, quitte &#224; les reprendre plus tard, lorsque la menace est &#233;cart&#233;e. C'est dans cet &#233;tat d'esprit que le patronat, repr&#233;sent&#233; par la CGPF, aborde les n&#233;gociations de Matignon. Blum tente de limiter les concessions faites en mati&#232;re salariale, qui sont finalement de l'ordre de 7 &#224; 12% dans le secteur priv&#233;. Le patronat conc&#232;de &#233;galement la semaine de 40 heures et 2 semaines de cong&#233;s pay&#233;s, ainsi que le principe des accords collectifs et de nouveaux droits syndicaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son discours &#224; la Chambre des D&#233;put&#233;s, Blum se dit &#171; fier &#187; des accords de Matignon, mais souligne ce que tout le monde sait d&#233;j&#224; : &#171; La crise n'est pas termin&#233;e &#187;. Il faut rapidement promulguer les lois concernant les r&#233;formes promises. &#171; Nous sommes, vous le savez, Messieurs, dans des circonstances o&#249; chaque heure compte. &#187; En effet, les accords de Matignon ne mettent pas fin au mouvement de gr&#232;ve, et ne permettent pas de r&#233;tablir l'autorit&#233; des dirigeants socialistes, communistes et syndicaux. Bien au contraire, les gr&#232;ves redoublent d'intensit&#233;. La CGT a vu le nombre de ses adh&#233;rents s'accro&#238;tre dans des proportions in&#233;dites : elle passe d'un million &#224; 5 300 000. Les m&#233;tallurgistes de la r&#233;gion parisienne refusent les accords et votent la poursuite de la gr&#232;ve. Le nombre de gr&#233;vistes augmente non seulement dans l'industrie et le commerce, mais aussi en milieu rural, o&#249; des milliers d'ouvriers agricoles occupent les grandes fermes. A Paris et dans de nombreuses villes de province, des caf&#233;s, des h&#244;tels et des restaurants sont occup&#233;s par les salari&#233;s. Ici et l&#224; commencent &#224; &#233;merger des organisations comparables aux soviets de la r&#233;volution russe. Par exemple, le 8 juin, dans l'usine Hotchkiss, &#224; Levallois, dans la banlieue nord-ouest de Paris, une assembl&#233;e regroupant les d&#233;l&#233;gu&#233;s de 33 usines des environs vote une r&#233;solution demandant l'&#233;lection d'un &#171; comit&#233; central de gr&#232;ve &#187; Le 11 juin, toutes les principales industries de Paris et du d&#233;partement de la Seine sont en gr&#232;ve, et une nouvelle assembl&#233;e de 587 d&#233;l&#233;gu&#233;s repr&#233;sentant 243 usines de la r&#233;gion parisienne se tient dans la capitale. Le nombre total de gr&#233;vistes, m&#234;me selon les chiffres du gouvernement, s'approche de 1 200 000. Blum met des troupes et des gardes mobiles en alerte, pr&#234;ts &#224; marcher sur Paris pour r&#233;primer la gr&#232;ve, et ne cesse de r&#233;p&#233;ter que son gouvernement fera respecter &#171; l'ordre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs se heurtent sans cesse aux directions de leurs propres organisations, qui veulent toutes d&#233;fendre la propri&#233;t&#233; priv&#233;e et faire en sorte que cesse le mouvement de gr&#232;ve. Le 11 juin, Thorez s'adresse aux m&#233;tallurgistes. Il les met en garde contre le risque, selon lui, d'effrayer la petite bourgeoisie et de briser le Front Populaire, en &#171; aggravant le d&#233;sordre &#187;. &#171; Il faut savoir consentir aux transactions, il faut savoir terminer une gr&#232;ve &#187;, dit-il, car &#171; l'heure de la r&#233;volution n'est pas venue. &#187; De nouveaux secteurs de la classe ouvri&#232;re, comme par exemple les employ&#233;es des grands magasins de Paris, se lancent dans la lutte au lendemain de l'intervention de Thorez qui, pourtant, cherchait &#224; y mettre un terme. Cependant, au cours des deux semaines suivantes, du fait du comportement tra&#238;tre des dirigeants des organisations syndicales et politiques des travailleurs, le mouvement de gr&#232;ve finit par s'&#233;puiser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1003&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1003&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est la gr&#232;ve, c'est le rassemblement au grand jour des opprim&#233;s contre les oppresseurs, c'est le d&#233;but classique de la r&#233;volution &#187; a &#233;crit Trotsky.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des milliers d'ouvriers &#171; anonymes &#187; sortent du rang, &#233;lus par leurs camarades, ils se font organisateurs, orateurs, parlent haut et fort au patron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En quelques jours, tout a chang&#233; : les opprim&#233;s prennent conscience de leur force, de la puissance de l'unit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la gr&#232;ve est aussi pleine d'illusions : illusions dans les dirigeants ouvriers, illusions dans le fait que la puissance du mouvement, l'occupation des usines, suffisent... La victoire est au bout, contre les patrons et leur gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La C.G.T. s'efforce de reprendre le contr&#244;le du mouvement. Elle appelle &#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale l&#224; o&#249; elle est d&#233;j&#224; d&#233;clench&#233;e : dans les mines du Nord et du Pas-de-Calais ; dans le b&#226;timent. Les dirigeants de la C.G.T. courent apr&#232;s le mouvement pour tenter de le &#171; coiffer &#187;, de le canaliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en ces termes que le comit&#233; r&#233;gional du Nord et du Pas-de-Calais des mineurs appelle &#224; la gr&#232;ve : &#171; Pour maintenir l'ordre et le calme, et faciliter la t&#226;che du gouvernement... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement ? Quel gouvernement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;galement, le gouvernement Sarraut doit continuer son &#171; action &#187; jusqu'&#224; ce que la Chambre ait accord&#233; l'investiture au gouvernement que doit former L&#233;on Blum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 4 juin, Sarraut remet sa d&#233;mission au pr&#233;sident de la R&#233;publique, Lebrun, qui imm&#233;diatement supplie L&#233;on Blum de constituer son gouvernement pour se mettre au travail. Blum proteste : il faut respecter les usages et la Constitution, et convoquer la Chambre pour obtenir l'investiture...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Lebrun insiste : l'heure n'est pas &#224; ce l&#233;galisme. Le 4 juin &#224; 18 h 15, le minist&#232;re Blum est constitu&#233;. Salengro, ministre de l'Int&#233;rieur, et Lebas, ministre du Travail, entrent imm&#233;diatement en fonctions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; A ce moment, dans la bourgeoisie et en particulier dans le monde patronal, on me consid&#233;rait, on m'attendait comme un sauveur. Les circonstances &#233;taient si angoissantes, on &#233;tait si pr&#232;s de quelque chose qui ressemblait &#224; la guerre civile, qu'on n'esp&#233;rait plus que dans une sorte d'intervention providentielle, je veux dire l'arriv&#233;e au pouvoir de l'homme auquel on attribuait sur la classe ouvri&#232;re un pouvoir suffisant de persuasion pour qu'il lui f&#238;t entendre raison et qu'il la d&#233;cid&#226;t &#224; ne pas user, &#224; ne pas abuser de sa force. &#187; (L&#233;on Blum au proc&#232;s de Riom.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s la pr&#233;sentation du gouvernement, Lebrun entra&#238;ne L&#233;on Blum &#224; l'&#233;cart et lui demande d'intervenir imm&#233;diatement &#224; la radio : &#171; Dites-leur que le Parlement va se r&#233;unir, que d&#232;s qu'il sera r&#233;uni vous allez lui demander le vote rapide et sans d&#233;lai de lois sociales... Ils vous croiront et alors peut-&#234;tre le mouvement s'arr&#234;tera-t-il ? &#187; (L&#233;on Blum au proc&#232;s de Riom.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 5 juin, Blum s'adresse par trois fois aux gr&#233;vistes : le gouvernement n'a toujours pas &#171; eu le temps &#187; d'obtenir l'investiture de la Chambre. C'est l'ill&#233;galit&#233; au service des int&#233;r&#234;ts de... la l&#233;galit&#233; du profit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 6 et 7 juin, la gr&#232;ve gagne la plupart des villes de province, les &#171; cols blancs &#187; se joignent aux travailleurs manuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La panique du grand patronat est directement proportionnelle avec l'ampleur du mouvement ; oui, Trotsky a raison : la r&#233;volution fran&#231;aise a commenc&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ce point, Lebrun, Blum, Thorez, Daladier, Jouhaux, sont d'accord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut donc enrayer le processus, faire rentrer la gr&#232;ve, faire accepter &#224; la classe ouvri&#232;re qu'elle reprenne la vie quotidienne, respecte la propri&#233;t&#233;, la l&#233;galit&#233;, l'ordre bourgeois. En un mot, c&#233;der quelque chose pour &#233;viter le pire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les accords Matignon&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Conf&#233;d&#233;ration g&#233;n&#233;rale de la production fran&#231;aise (anc&#234;tre du C.N.P.F.) n'y va pas par quatre chemins. Vendredi 5 au matin, Alexandre Lambert-Ribot, d&#233;l&#233;gu&#233; g&#233;n&#233;ral du Comit&#233; des Forges, coll&#232;gue de Blum au Conseil d'Etat, le fait pr&#233;venir qu'il souhaite lui parler. Lambert-Ribot d&#233;clare au chef du gouvernement que la C.G.P.F. d&#233;sire que &#171; sans perdre une minute &#187; soit organis&#233;e une rencontre entre repr&#233;sentants des syndicats et ceux du patronat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout va aller tr&#232;s vite. Le 7 juin, &#224; 15 heures, L&#233;on Blum, Jouhaux, Frachon, Belin, Serrat, Cordier, Milain pour la C.G.T. Duchemin, Richemond, Dalbonge, Lambert-Ribot pour la C.G.P.F. s'assoient &#224; la table des n&#233;gociations...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re discussion dure jusqu'&#224; 20 heures. Puis reprend &#224; 23 heures. A 0h40, l' &#171; accord Matignon &#187; est sign&#233; et communiqu&#233; &#224; la presse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ils ont c&#233;d&#233; sur tous les points &#187;, dira Frachon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non. Mais pour maintenir la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des moyens de production, pour maintenir l'ETAT, pour &#233;viter l'explosion, l'affrontement direct &#224; un niveau sup&#233;rieur entre les masses ouvri&#232;res et le grand capital, le patronat &#171; l&#226;che &#187; en cette journ&#233;e plus qu'en trente ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats sont loin d'&#234;tre n&#233;gligeables :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#233;tablissement imm&#233;diat de contrats collectifs de travail ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;reconnaissance du droit de se syndiquer - majoration des salaires de 7 &#224; 15 %&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les revendications arrach&#233;es n'ont rien de commun avec les formules creuses du programme de Front populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le patronat conc&#232;de des revendications consid&#233;rables pour conserver l'essentiel : la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des moyens de production. Les tendances fondamentales du mouvement des masses vont vers l'appropriation des moyens de production. Spontan&#233;es mais confuses, elles trouvent &#231;&#224; et l&#224; une expression plus claire. Les m&#233;tallos sont &#224; l'avant-garde du mouvement. C'est eux qui d&#233;gagent le plus clairement la tendance du mouvement. Un d&#233;l&#233;gu&#233; de Rateau d&#233;clare : &#171; Les camarades sauront bien organiser le travail sans les patrons. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ouvriers de l'a&#233;ronautique proposent &#224; Cot, ministre de l'Air, de nationaliser les usines d'armement et d'en prendre le contr&#244;le direct.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gr&#233;vistes se tournent vers &#171; leurs &#187; ministres du Front populaire en disant : &#171; Nous sommes pr&#234;ts ! Donnez les consignes, les directives, nous agirons. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Usines occup&#233;es, grands magasins, banques, compagnies d'assurances, le temple du profit, la Bourse elle-m&#234;me, est menac&#233;e par la gr&#232;ve...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Signe de la profondeur de la crise : la police est atteinte dans son &#171; moral &#187;. L'Etat bourgeois dont elle est une composante va-t-il tenir ? Comme toujours en ces cas-l&#224;, elle perd sa superbe, son assurance, sa certitude d'&#234;tre la force, donc le droit. Elle se sent &#171; plus pr&#232;s du peuple &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les accords Matignon sont salu&#233;s par la presse des organisations et partis ouvriers comme une formidable victoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Humanit&#233; titre : &#171; La victoire est acquise. &#187; Le Populaire &#233;crit : &#171; Victoire ! Victoire ! Les patrons ont capitul&#233; !... Les patrons ? Quels patrons ? Tous ! [...] Victorieux, les ouvriers peuvent reprendre le travail... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 8, Jouhaux d&#233;clare &#224; la radio, apr&#232;s avoir analys&#233; la port&#233;e des &#171; accords &#187; : &#171; Dans chaque entreprise la gr&#232;ve doit cesser si le patron d&#233;clare adh&#233;rer &#224; l'accord du 7 juin [...]. La C.G.T. s'est formellement engag&#233;e &#224; favoriser ce processus d'apaisement. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs en gr&#232;ve comprennent que ce que le patronat l&#226;che t&#233;moigne de sa peur de perdre beaucoup plus, sinon tout. Mais les accords Matignon sont l'accord de la trahison, le n&#339;ud coulant que l'on veut passer autour de la gorge de la classe ouvri&#232;re pour faire cesser la gr&#232;ve. Les travailleurs en ont l'intuition : ils refusent de cesser la gr&#232;ve, de reprendre le travail, la vie quotidienne de l'exploitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non seulement la gr&#232;ve ne cesse pas, mais de nouvelles corporations vont entre le 7 et le 12 juin entrer dans l'action, encourag&#233;es par les accords sign&#233;s &#224; Matignon. Dans le Nord, le Midi, en Afrique du Nord, des centaines de milliers de prol&#233;taires faites passent &#224; l'action, &#171; relevant &#187; ceux qui rentrent dans la r&#233;gion parisienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la banlieue, les m&#233;tallos ren&#226;clent. Confus&#233;ment, la classe ouvri&#232;re sent qu'elle peut aller plus loin. Le mardi 9 juin, 700 d&#233;l&#233;gu&#233;s des usines en gr&#232;ve se r&#233;unissent salle Mathurin-Moreau. Les dirigeants de la C.G.T. demandent aux travailleurs de se prononcer sur la fin de la gr&#232;ve : les d&#233;l&#233;gu&#233;s interviennent et exigent que toutes leurs revendications - d&#233;passant l'accord de Matignon - soient honor&#233;es !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;tallos ne reprendront pas le travail : la C.G.T. s'incline.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 10 juin, apr&#232;s avoir enregistr&#233; le refus de, patrons, la C.G.T. fait son compte rendu devant une nouvelle assembl&#233;e de d&#233;l&#233;gu&#233;s : la col&#232;re gronde et les travailleurs commencent &#224; envisager une manifestation de rue...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils d&#233;cident de continuer la gr&#232;ve : la CGT s'incline &#224; nouveau...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 11, apr&#232;s de nouvelles n&#233;gociations, o&#249; le patronat recule, nouvelle assembl&#233;e pr&#233;sid&#233;e par Frachon. Malgr&#233; les concessions enregistr&#233;es, les d&#233;l&#233;gu&#233;s exigent au nom de leurs camarades que toutes les traites soient pay&#233;es. Les m&#233;tallos ne c&#232;dent pas, malgr&#233; les appels de Frachon et d'Henaff. Certains d&#233;l&#233;gu&#233;s reprennent les propositions d'organiser une manifestation pour &#171; descendre sur Paris &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 12, le patronat c&#232;de sur tous les points.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, malgr&#233; les illusions, les incertitudes de la classe ouvri&#232;re, Trotsky a-t-il raison d'&#233;crire : &#171; La r&#233;volution fran&#231;aise a commenc&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thorez : &#171; Il faut savoir terminer une gr&#232;ve &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis sa fondation en 1921, le parti communiste fran&#231;ais a connu jusqu'en 1934 bien des vicissitudes, Au moment de la scission, il &#233;tait largement majoritaire et comptait plus de 100 000 membres. En revanche, la C.G.T.U., n&#233;e de la scission que l'appareil r&#233;formiste avait impos&#233;e afin le courant r&#233;volutionnaire ne devienne majoritaire, &#233;tait rest&#233;e minoritaire. La politique tour &#224; tour opportuniste, puis sectaire et aventuriste, que l'I.C. stalinis&#233;e devait imposer jusqu'en 1934 au P.C.F. l'avait r&#233;duit &#224; quelque dix &#224; vingt mille adh&#233;rents en 1933, la C.G.T.U. n'&#233;tant plus qu'un squelette. 1934 va voir se modifier cette tendance. Si la grande masse des travailleurs regarde du c&#244;t&#233; de la S.F.I.O., si celle-ci voit cro&#238;tre ses effectifs, si par milliers les ouvriers d'avant-garde y entrent et cherchent &#224; se constituer en courant r&#233;volutionnaire, aux yeux des masses l'U.R.S.S. reste le pays de la r&#233;volution d'Octobre, l'I.C. et le P.C.F. ses repr&#233;sentants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fur et &#224; mesure o&#249; de 1934 &#224; 1936 s'affirme la marche &#224; la crise r&#233;volutionnaire, les masses et les militants se tournent de plus en plus nombreux vers le parti qui leur semble &#234;tre celui de la r&#233;volution. De 1934 &#224; 1936, le P.C.F. reconstitue son cadre militant. Il reste minoritaire par rapport au P.S., mais ce sont d&#233;j&#224; plusieurs dizaines de milliers de militants qui le rejoignent. Ils vont &#234;tre les cadres organisateurs des couches profondes et d&#233;cisives du prol&#233;tariat en mouvement en juin 1936.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Lefranc, les effectifs du P.S. et du P.C.F. &#233;voluent de la fa&#231;on suivante : &#171; En avril 1936, les effectifs de la S.F.I.O. d&#233;passent ceux de la S.F.I.C. (114 000 contre 106 000). En mai 1936, la S.F.I.O. est distanc&#233; : elle compte 127 000 adh&#233;rents contre 131 000 au parti communiste. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les mois suivants, la S.F.I.O. atteindra 200 000 adh&#233;rents environ. Au comit&#233; central du 22 f&#233;vrier 1937, la direction du P.C.F. affirme son parti est pass&#233; de 80 000 adh&#233;rents au congr&#232;s de Villeurbanne en janvier 1936 &#224; 220 000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une grande masse de travailleurs adh&#232;rent &#224; la section fran&#231;aise de la III&#176; Internationale, voyant dans le P.C.F. le parti h&#233;ritier de la r&#233;volution d'Octobre, de L&#233;nine, du combat pour le socialisme. Les masses le chargent de leurs espoirs, de leurs esp&#233;rances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nature du P.C.F. n'est pas identique &#224; celle de la S.F.I.O. L'un et l'autre sont des partis ouvriers. bourgeois contre-r&#233;volutionnaires. Mais la S.F.I.O. est directement li&#233;e &#224; sa bourgeoisie, au syst&#232;me imp&#233;rialiste. Le P.C.F. d&#233;pend enti&#232;rement de la bureaucratie du Kremlin : il est un rouage de son appareil international, et c'est par sa m&#233;diation qu'il est li&#233; &#224; l'imp&#233;rialisme au maintien du capitalisme, de l'ordre bourgeois international. Les masses, malgr&#233; sa politique, sentent que ce parti n'est pas identique &#224; la vieille S.F.I.O.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le P.C.F. ne participe pas au gouvernement de L&#233;on Blum, il se borne a le soutenir. Ce qui contribue &#224; le faire appara&#238;tre comme un parti &#171; diff&#233;rent &#187; de la S.F.I.O. pass&#233;e depuis 1914 du c&#244;t&#233; de l'ordre bourgeois avec toute la social-d&#233;mocractie internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, en r&#233;alit&#233;, c'est le P.C.F. qui va en 1936 s'opposer le plus f&#233;rocement, le plus directement, et d&#233;j&#224; le plus efficacement, au mouvement des masses, &#224; leurs aspirations r&#233;volutionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thorez prononce en 1936 toute une s&#233;rie de discours au cours desquels il &#171; tend la main aux catholiques et aux Croix-de-Feu &#187;. Le 6 ao&#251;t, il concr&#233;tise au cours d'un discours au gymnase Huyghens ce que cela signifie, il appelle &#224; la &#171; consti&#172;tution du Front des Fran&#231;ais &#187; de Thorez &#224; Paul Reynaud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Malheureusement, nos partenaires du Front populaire n'accept&#232;rent pas nos propositions du Front des Fran&#231;ais, et il fallut les retirer &#187;, &#233;crit Jacques Duclos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est encore Thorez qui m&#232;ne l'offensive, au premier rang, contre le processus r&#233;volutionnaire en cours ; c'est que la pouss&#233;e des masses place les militants du P.C.F. dans les entreprises dans une situation contradictoire : suivre le bureau politique qui freine les gr&#232;ves et les occupations, ou les masses qui combattent et cherchent une direction, et se tournent naturellement vers les militants du P.C.F., consid&#233;r&#233;s comme des militants d'un parti r&#233;volutionnaire. A. Ferrat, ancien dirigeant des J.C., membre du C.C., proteste contre la politique suivie depuis le pacte d'unit&#233; d'action de 1934 et propose au C.C. que le P.C.F. prenne la t&#234;te des mouvements pour d&#233;passer le Front populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ferrat ne fait qu'exprimer de mani&#232;re assez confuse la position de nombreux militants du rang qui esp&#232;rent que le processus r&#233;volutionnaire engag&#233; par des millions d'ouvriers ira jusqu'&#224; son terme : la prise du pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A. Ferrat est imm&#233;diatement exclu du P.C.F. Thorez, Duclos, Frachon, Gitton, ne badinent pas avec la d&#233;fense de l' &#171; ordre social &#187;, c'est-&#224;-dire l'ordre du profit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;ponse au c&#233;l&#232;bre article de Marceau Pivert &#171; Tout est possible &#187;, Marcel Gitton &#233;crit dans L'Humanit&#233; du 26 mai : &#171; Tout n'est pas possible [...]. Il n'est nullement question de chambardement ni d'anarchie [...]. Non ! Non ! Marceau Pivert, il n'est pas question pour le gouvernement de demain d' &#034;op&#233;rations chirurgicales&#034;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les positions sont claires, la puissance du mouvement, le d&#233;bordement de la C.G.T. conduisent Maurice Thorez, lors du rassemblement des militants du P.C.F. au gymnase Jean-Jaur&#232;s &#224; Paris, &#224; pr&#233;ciser la politique contre-r&#233;volutionnaire dict&#233;e par Moscou : &#171; Notre but reste le pouvoir des soviets, mais ce n'est pas pour ce soir, ni pour demain matin [...]. Alors, il faut savoir terminer une gr&#232;ve d&#232;s que satisfaction a &#233;t&#233; obtenue. Il faut m&#234;me savoir consentir un compromis si toutes les revendications n'ont pas encore &#233;t&#233; accept&#233;es, mais que l'on a obtenu la victoire sur les plus essentielles des revendications. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reprenant &#171; en main &#187; les militants qui se laissent aller aux &#171; tendances gauchistes &#187;, Thorez prend l'exemple des m&#233;tallos parisiens. Il jette toute la force du P.C.F., aur&#233;ol&#233; de la gloire du parti de la r&#233;volution victorieuse en U.R.S.S. dans la lutte contre la r&#233;volution montante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le lendemain de ce c&#233;l&#232;bre discours, un mot d'ordre, revient dans tous les discours, toutes les interventions des dirigeants du P.C.F. : &#171; Il faut savoir terminer une gr&#232;ve... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'offensive contre les masses est men&#233;e par les dirigeants du P.C.F., en liaison avec le gouverne. ment de Front populaire, qui le 12 juin au soir fait saisir &#224; l'imprimerie le journal des trotskystes Lutte ouvri&#232;re qui titre : &#171; Dans les usines et dans les rues, le pouvoir aux ouvriers. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 12 juin, le groupe parlementaire radical fait savoir par Daladier qu'il est &#171; tr&#232;s inquiet &#187; devant les &#233;v&#233;nements. Le gouvernement enregistre, et engage des poursuites contre les dirigeants trotskystes. Salengro affirme que le cas &#233;ch&#233;ant, l'ordre sera maintenu par la force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7814&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7814&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;En pr&#244;nant la &#034;paix sociale&#034;, l'unit&#233; fran&#231;aise&#034;, les Blum, les Thorez, les Jouhaux, chacun &#224; sa fa&#231;on et tous ensemble, ont d&#233;sarm&#233; la classe ouvri&#232;re. Ils l'ont livr&#233;e, pieds et poings li&#233;s, &#224; un adversaire impatient de prendre sa revanche. (...) le plus n&#233;faste a &#233;t&#233; de faire accroitre aux travailleurs que le gouvernement de Front Populaire &#224; direction socialiste et active participation radicale &#233;tait, en quelque sorte, leur gouvernement. Comme l'a soulign&#233; Trotsky, les ouvriers furent incapables de reconna&#238;tre l'ennemi, car on l'avait d&#233;guis&#233; en ami. leurs chefs entour&#232;rent le pouvoir bourgeois d'un &#233;cran qui dissimula sa v&#233;ritable nature, le rendit m&#233;connaissable, donc invuln&#233;rable. (...) Ce gouvernement providentiel sera, en r&#233;alit&#233;, un gouvernement d&#233;bile. &#201;cartel&#233; entre des masses encore relativement turbulentes (malgr&#233; tous les appels &#224; la &#034;concorde&#034; lanc&#233;s &#224; leur seule adresse) et un patronat d&#233;cid&#233; &#224; sabrer les conqu&#234;tes sociales, il ne disposera d'aucun appui vraiment stable, et il en sera r&#233;duit &#224; pratiquer un perp&#233;tuel jeu de bascule : maintenir le contact avec les masses, tout en freinant leur &#233;lan ; rechercher le soutien des groupes capitalistes les moins r&#233;actionnaires, mais en subissant leurs conditions (...) La retraite op&#233;r&#233;e sous le drapeau du front Populaire s'ach&#232;vera en une &#233;crasante d&#233;faite. Mais, la dialectique des luttes sociales &#233;tant complexe, cette &#233;volution ne sera ni rectiligne ni unilat&#233;rale. Pendant toute une p&#233;riode, la classe ouvri&#232;re continuera, dans une certaine mesure, &#224; aller de l'avant. Elle se d&#233;mystifiera. Elle consolidera son organisation, ses points d'appui, ses syst&#232;mes de solidarit&#233;. elle poursuivra son recrutement, atteignant le chiffre record de cinq millions de syndiqu&#233;s. Elle r&#233;agira avec vigueur contre les coups que lui porteront, tant&#244;t la r&#233;action, tant&#244;t les fascistes. Elle n'h&#233;sitera pas &#224; recourir, en maintes occasions, le plus souvent malgr&#233; ses mauvais bergers, &#224; l'arme de la &#034;gr&#232;ve sur le tas&#034;. (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ordre lanc&#233; par Maurice Thorez, le 11 juin, d'en terminer avec les gr&#232;ves n'avait &#233;t&#233; que tr&#232;s incompl&#232;tement suivi. Pendant la seconde quinzaine de juin et tout le mois de juillet, les &#034;gr&#232;ves sur le tas&#034; continu&#232;rent &#224; faire boule de neige. Apr&#232;s l'accalmie du mois d'ao&#251;t, pendant lequel l'application des cong&#233;s pay&#233;s provoqua, pour la premi&#232;re fois, la fermeture de nombreuses entreprises, les &#034;occupations&#034; reprirent de plus belle. (...) le ministre de l'Int&#233;rieur, le socialiste Salengro, avait jur&#233; d'y mettre un terme &#034;par tous les moyens appropri&#233;s&#034;. (...) Le 7 octobre, Blum passa des g&#233;missements aux actes : deux cent cinquante gardiens de la paix forc&#232;rent la porte de la Chocolaterie des Gourmets, rue Violet, &#224; paris, et, apr&#232;s une dure bagarre, en expuls&#232;rent les &#034;occupants&#034;. (...) Au d&#233;but de juin 1937, la crise financi&#232;re s'est aggrav&#233;e (...) ,Blum annonce soudain qu'il d&#233;missionne et passe la main au radical Camille Chautemps. (...) Le 2&#034; d&#233;cembre 1937, &#224; Colombes, la gigantesque usine Goodrich fut occup&#233;e par son tr&#232;s nombreux personnel. (...) Le 30, &#224; l'aube, le camarade Max Dormoy, toujours ministre de l'Int&#233;rieur, fit encercler l'entreprise par six cents gardes mobiles, avec mission de d&#233;loger les gr&#233;vistes. (...) En fin de journ&#233;e, quelque trente mille ouvriers, accourus, entouraient le &#034;fort&#034; Goodrich. (...) les sbires de Dormoy durent battre en retraite. Mais les staliniens de l'Union des Syndicats de la r&#233;gion parisienne, Eug&#232;ne H&#233;naff en t&#234;te, exig&#232;rent, le 9 janvier, le respect d'une sentence arbitrale de compromis, qui &#233;quivalait &#224; une capitulation.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Daniel Gu&#233;rin dans &#034;Le Front Populaire, r&#233;volution manqu&#233;e&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1530&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1530&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'en 1940, la politique capitularde des syndicats&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1360&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1360&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1938&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Trahison syndicale de la gr&#232;ve Goodrich&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1326&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1326&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation est pr&#233;r&#233;volutionnaire ou pr&#233;contre-r&#233;volutionnaire en France, mais les syndicats n'essaient nullement &#224; la faire basculer vers la lutte prol&#233;tarienne. Les dirigeants syndicaux ont aussi peur d'une nouvelle mont&#233;e vers la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale que les bourgeois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7076&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7076&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1939&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La CGTU stalinienne, aux c&#244;t&#233;s du PCF, soutient le pacte germano-sovi&#233;tique. Les militants qui sortaient de la politique d'alliance avec la bourgeoisie nationale au nom de l'anti-fascisme, sont d&#233;moralis&#233;s et d&#233;boussol&#233;s. La bourgeoisie en profite pour r&#233;primer les militants ouvriers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3681&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3681&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1939/09/lt04091939.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1939/09/lt04091939.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1939&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;PCF et CGT reconnaissent les int&#233;r&#234;ts imp&#233;rialistes de la France aux colonies&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1939/04/barta_vl1.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/barta/1939/04/barta_vl1.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1940&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La marche &#224; la guerre et au fascisme ne radicalise pas la CGT vers la gauche. En France, il n'y avait pas de place pour une existence ind&#233;pendante des syndicats staliniens. Ils s'unirent aux soi-disant anarcho-syndicalistes sous la direction de Jouhaux et, comme r&#233;sultat de cette unification, il y eut un d&#233;placement g&#233;n&#233;ral du mouvement syndical, non vers la gauche, mais vers la droite. La direction de la CGT est l'agence la plus directe et la plus ouverte du capitalisme imp&#233;rialiste fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6775&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6775&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une partie du mouvement syndical passe directement au p&#233;tainisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.le-blog-de-roger-colombier.com/article-la-reunification-de-la-cgt-dans-la-resis-115390183.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.le-blog-de-roger-colombier.com/article-la-reunification-de-la-cgt-dans-la-resis-115390183.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7751&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7751&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1941&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avec la guerre et le p&#233;tainisme, la CGT, r&#233;prim&#233;e, passe dans la clandestinit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la rupture du pacte garmano-sovi&#233;tique et la guerre d'Hitler contre l'URSS, les pactes se font entre stalinisme et imp&#233;rialisme occidental et les staliniens peuvent &#224; nouveau marier nationalisme fran&#231;ais et soutien de la bureaucratie du Kremlin (mensong&#232;rement appel&#233; &#171; communisme &#187; ou &#171; soviets &#187;). Les militants ouvriers staliniens, momentan&#233;ment alli&#233;s des nazis, deviennent &#224; nouveau les plus fervents d&#233;fenseurs de la d&#233;mocratie occidentale et de la nation fran&#231;aise, des combattants contre le fascisme, et blabla et blabla&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2993&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2993&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1943&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une partie du mouvement syndical passe &#224; la &#171; r&#233;sistance &#187;, mouvement sous l'&#233;gide du g&#233;n&#233;ral De Gaulle et des imp&#233;rialismes anglo-am&#233;ricain mais aussi du PCF stalinien. La r&#233;sistance n'est absolument pas un mouvement &#224; caract&#232;re de classe prol&#233;tarien mais une alliance de classe affich&#233;e et assum&#233;e au nom du nationalisme et de la lutte anti-fasciste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6675&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6675&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1944&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La classe ouvri&#232;re, elle, fait confiance au PC, au PS et &#224; la CGT et compte sur eux pour arracher &#224; De Gaulle des r&#233;formes substantielles en faveur de la d&#233;mocratie et des travailleurs !&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette &#034;confiance&#034; g&#233;n&#233;rale cache en r&#233;alit&#233; un conflit in&#233;vitable. En l'absence d'une am&#233;lioration &#233;conomique et diplomatique consid&#233;rable et imm&#233;diate &#8211; ce qui est chose exclue &#8211; que se passera-t-il ? Les travailleurs patienteront sous la pression des organisations social-patriotes, mais ne pourront pas cesser d'exiger des am&#233;liorations constantes, ce qui les poussera de plus en plus loin dans la voie de la lutte anti-capitaliste et pour leur propre pouvoir. &lt;br class='autobr' /&gt;
En France depuis le pacte Staline-Laval (1935) les chefs staliniens ont gliss&#233; progressivement vers la d&#233;magogie nationaliste. Ayant repris le mot-d'ordre de &#034;la France aux Fran&#231;ais&#034; &#224; l'Action Fran&#231;aise, ils en sont arriv&#233;s &#224; reprendre &#034;la Marseillaise&#034; aux trusts (Duclos) !&lt;br class='autobr' /&gt;
Les chefs staliniens expliquent aux militants de la base que tout cela n'est que de la &#034;tactique&#034;, que l'internationalisme doctrinal est difficile &#224; faire rentrer dans la t&#234;te des masses et qu'en gagnant les masses &#224; eux avec des mots-d'ordre qui &#034;prennent&#034;, ils nous conduiront eux, les chefs, vers le communisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6937&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6937&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1945&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avec le d&#233;barquement alli&#233; (c'est-&#224;-dire la victoire des imp&#233;rialismes anglais et am&#233;ricain sur l'imp&#233;rialisme allemand), le gaullisme alli&#233; &#224; la r&#233;sistance int&#233;rieure c'est-&#224;-dire surtout au stalinisme (politique et syndical), arrive au pouvoir. Les alli&#233;s renoncent &#224; gouverner directement la France comme un pays vaincu (comme Italie et Allemagne) et la consid&#232;rent comme un alli&#233;&#8230; Il s'agit d'&#233;viter tous risques r&#233;volutionnaires prol&#233;tariens en France. Les staliniens (politiques et syndicaux) sont particuli&#232;rement en charge de ce volet contre-r&#233;volutionnaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
La &#171; lib&#233;ration &#187; n'est pas celle des prol&#233;taires !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article93&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article93&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7101&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7101&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7616&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7616&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;sormais, les gr&#232;ves ouvri&#232;res, c'est seulement contre l'occupant allemand !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i04280767/benoit-frachon-sur-l-entree-de-ministres-cegetistes-au-gouvernement-de-1945&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i04280767/benoit-frachon-sur-l-entree-de-ministres-cegetistes-au-gouvernement-de-1945&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le stalinisme est en vainqueur en France et il impose, par l'action du PCF et de la CGT r&#233;unifi&#233;e, aux ouvriers de &#171; retrousser les manches pour reconstruire la France &#187; (c'est la France des capitalistes !). Produire devient un devoir de classe, d&#233;clare la CGT comme le PCF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7101&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7101&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT entre au gouvernement capitaliste !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i04280767/benoit-frachon-sur-l-entree-de-ministres-cegetistes-au-gouvernement-de-1945&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i04280767/benoit-frachon-sur-l-entree-de-ministres-cegetistes-au-gouvernement-de-1945&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT, police politique anti-ouvri&#232;re dans l'entreprise en 1944-1946&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6938&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6938&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Benoit Frachon, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT, est partout sur le front des gr&#232;ves pour lutter CONTRE la lutte de classe !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7800&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7800&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Frachon n'est que la copie syndicale de Maurice Thorez qui d&#233;clare &#224; Waziers, aux mineurs de charbon, le 21 juillet 1945 :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; C'est en 1934, que nous avons propos&#233;, lanc&#233; et fait triompher l'id&#233;e du Front populaire pour la libert&#233;. (&#8230;) Nous avons propos&#233; le Front fran&#231;ais, l'union de tous les Fran&#231;ais. (&#8230;) Les deux cent familles, les trusts (&#8230;) se mirent &#224; saboter l'&#233;conomie nationale, &#224; provoquer les gr&#232;ves comme le rappelait tout &#224; l'heure Martel. C'est vrai que nous seuls, les communistes, avons eu assez d'autorit&#233; pour pouvoir, en juin 1936, mettre en terme aux gr&#232;ves, que nous seuls pouvions avoir assez d'autorit&#233; pour dire, il y a cinq mois : il faut en finir avec jeux de guerre civile (&#8230;) La v&#233;rit&#233; sur 1939 : vous vous souvenez encore de ces journaux, chers camarades : la trahison de Staline, la trahison russe, la trahison des communistes ? (&#8230;) En v&#233;rit&#233;, c'est un traquenard que l'on tendait &#224; l'Union sovi&#233;tique. On pr&#233;tendait engager la guerre, une guerre o&#249; la Pologne devait s'effondrer rapidement, comme ce fut le cas, et ainsi les arm&#233;es hitl&#233;riennes pourraient d&#233;ferler rapidement &#224; travers toute l'Union sovi&#233;tique. L'Arm&#233;e rouge avait &#233;t&#233; mise dans l'impossibilit&#233; de pr&#233;parer sa mobilisation, l'Arm&#233;e rouge &#233;tait dans l'impossibilit&#233; de faire face &#224; l'agression. (&#8230;) De Londres, le g&#233;n&#233;ral De Gaulle lan&#231;ait son appel, organisait les &#171; Forces fran&#231;aises libres &#187;. Nous menions la bataille de la R&#233;sistance &#224; l'int&#233;rieur de notre pays (&#8230;) Aujourd'hui, chers camarades, de graves p&#233;rils nous menacent dans le domaine de la production. On ne le sait pas assez. (&#8230;) Le probl&#232;me d&#233;cisif de l'heure, c'est le probl&#232;me de la production. Vous le savez d&#233;j&#224;, chers camarades, c'est ce qui m'a amen&#233; &#224; Waziers, c'est pourquoi le Bureau politique m'a envoy&#233; vous parler, &#224; vous, les mineurs. J'aborde ici une partie importante de mon rapport, la question du charbon. (&#8230;) Je voudrais &#233;tablir un fait pour montrer l'effort des mineurs. En janvier, la production brute s'&#233;tait &#233;lev&#233;e &#224; 2.700.000 tonnes contre, en 1936, une production mensuelle de 3.400.000 tonnes, c'est-&#224;-dire 80% de la production. (&#8230;) Il est vrai qu'il s'est produit un fl&#233;chissement &#224; partir d'avril, fl&#233;chissement dans la production et fl&#233;chissement dans le rendement. Il y a diverses causes &#224; cela : ravitaillement d&#233;fectueux, manque de v&#234;tements, et en raison d'un m&#233;contentement plus ou moins justifi&#233; contre l'insuffisance de l'&#233;puration. Il y a aussi des gr&#232;ves, tr&#232;s peu justifi&#233;es. (&#8230;) Tout cela entra&#238;ne, dans un m&#233;tier comme le m&#233;tier de mineur, une certaine d&#233;sorganisation. (&#8230;) Il faut donner aux ouvriers mineurs de fond un certain salaire (&#8230;) Le prix &#224; la t&#226;che. On a accord&#233; la possibilit&#233; d'une majoration qui peut aller jusqu'&#224; 60% (&#8230;) L'essentiel est d'obtenir du charbon et, pour obtenir du charbon, il faut payer les sommes fix&#233;es. (&#8230;) Il faut ici, chers camarades, saluer le sacrifice de vos camarades de la m&#233;tallurgie qui viennent de renoncer &#224; leurs vacances pay&#233;es pour vous fabriquer des marteaux-piqueurs. Ce sont les m&#234;mes camarades qui, l'hiver dernier, aux Forges et Ateliers de Meudon, manquant de courant &#233;lectrique dans le jour, avaient demand&#233; et obtenu de leur direction, de travailler la nuit par un froid rigoureux sans suppl&#233;ment de salaire pour pouvoir produire pour vous. (&#8230;) A propos de la coupe &#224; terre, pourquoi ne pas g&#233;n&#233;raliser les 3X8 : deux postes au charbon, le troisi&#232;me au remblai ? (&#8230;) Nous savons que les avis des ouvriers peuvent bien souvent influencer d'une fa&#231;on tr&#232;s favorable les d&#233;cisions des ing&#233;nieurs. Je pense qu'en d&#233;finitive la d&#233;cision reste &#224; l'ing&#233;nieur et qu'une d&#233;cision doit &#234;tre appliqu&#233;e sur l'ordre de l'ing&#233;nieur et qu'une d&#233;cision doit &#234;tre appliqu&#233;e sur l'ordre de l'ing&#233;nieur, autrement il n'y a pas d'autorit&#233; possible, d'exploitation possible. (&#8230;) Il y a d'autres raisons de la crise du charbon sur lesquelles je voudrais m'expliquer aussi ouvertement et aussi franchement. Ce sont celles qui tiennent &#224; l'effort insuffisant des mineurs eux-m&#234;mes, &#224; votre effort &#224; vous. (&#8230;) Il y a des causes de m&#233;contentement, mais ce n'est pas une raison pour ralentir l'effort. Il faut au contraire le d&#233;velopper et briser tous les obstacles. Vous croyez que les camarades de la Loire sont contents quand on leur envoie comme directeur l'ancien directeur &#233;pur&#233; des Mines de Dourges ? Ils ne sont pas contents non plus et vous croyez qu'ils ont dit pour cela : nous faisons la gr&#232;ve ? Non. Martel a eu raison tout &#224; l'heure de stigmatiser de telles attitudes. Ils n'ont pas c&#233;d&#233; au courant public de d&#233;magogie et de vaine popularit&#233;. Comme disait le camarade Staline, nous ne craignons pas les difficult&#233;s, nous sommes faits pour surmonter les difficult&#233;s et nous les surmonterons. (&#8230;) Il y a pas mal d'exemples de mineurs qui pr&#233;tendent ne pas forcer &#224; la production, ne pas pousser &#224; la production et pas seulement parce qu'ils ont crainte de voir baisser les prix &#224; la t&#226;che. (&#8230;) Ils ne veulent pas para&#238;tre pour des macas. (&#8230;) Les macas, chers camarades, c'&#233;taient ceux qui for&#231;aient &#224; la production pour le profit du patron au d&#233;triment de leurs fr&#232;res, les ouvriers mineurs. (&#8230;) Il y a des camarades qui disent : &#171; Mais si je travaille davantage, je donne davantage aux actionnaires puisqu'il reste des actionnaires. &#187; C'est une erreur, chers camarades. (&#8230;) Si vous produisez beaucoup, c'est seulement dans l'int&#233;r&#234;t du pays, et c'est dans votre propre int&#233;r&#234;t. Et puis, je veux revenir sur la question des absences. On parle, on donne beaucoup de raisons, de pr&#233;textes, &#224; ce propos. Je dois vous dire, chers camarades, que je ne suis pas tout &#224; fait convaincu des raisons qu'on donne pour justifier les absences. (&#8230;) On s'absente trop facilement, pour un oui, pour un non et un mineur qui a le go&#251;t de son m&#233;tier sait tr&#232;s bien que tant d'absences entra&#238;nent une d&#233;sorganisation compl&#232;te du travail. Les camarades pr&#233;sents sont les premiers &#224; en souffrir. L'absence est justifi&#233;e ou n'est pas justifi&#233;e. Au lieu de produire, on d&#233;sorganise la production, on fait tort &#224; ses camarades et pour quelle raison ? Parfois pour un oui, pour un non, pour une &#233;gratignure. Je dis que c'est un scandale. Je ne peux pas comprendre, par exemple, que des d&#233;l&#233;gu&#233;s &#224; la Caisse de secours puissent donner des billets de malade sans journ&#233;e de malade. (&#8230;) Chers camarades, celui qui a le billet de malade sans journ&#233;e de malade, il a aussi son ravitaillement ; il a aussi les litres de vin, il a aussi la viande ; il mange la part de ses camarades. Ce n'est pas possible, on ne peut pas continuer comme cela. Il faut avoir plus de conscience. Je vais vous dire, mes chers camarades, que, dans le bassin de la Loire, la m&#234;me question s'est pos&#233;e pendant l'hiver, quand il y a eu tant de grippes, quand il y a eu tant de difficult&#233;s alimentaires. Le syndicat a r&#233;uni les d&#233;l&#233;gu&#233;s des Caisses de secours et leur a dit : &#171; Epluchez les billets de malade et discutez avec les m&#233;decins &#187; et on leur a dit : &#171; Ces m&#233;decins, pour la plupart, ne sont pas vos amis. Ces m&#233;decins, ils donnent facilement les billets. (&#8230;) Ils poussent &#224; la d&#233;sorganisation. &#187; Il va y avoir des &#233;lections &#224; la Caisse de secours. Le syndicat doit demander que ces questions soient pos&#233;es largement, et dire aux d&#233;l&#233;gu&#233;s des Caisses de secours que vous allez &#233;lire : &#171; Il faut &#234;tre intransigeant ; c'en est fini avec de telles m&#233;thodes, parce que c'est de l'anarchie, un encouragement &#224; la paresse. &#187; Voici un autre cas. On m'a signal&#233; l'autre jour que dans un puits, le puits de l'Escarpelle, une quinzaine de jeunes gens, des galibots, ont demand&#233; de partir &#224; six heures pour aller au bal. Je dis que c'est inadmissible. (&#8230;) Ici, chers camarades, je le dis en toute responsabilit&#233;, au nom du Comit&#233; central, au nom des d&#233;cisions du Congr&#232;s du Parti, je le dis franchement : il est impossible d'approuver la moindre gr&#232;ve, surtout lorsqu'elle &#233;clate comme la semaine derni&#232;re, aux mines de B&#233;thune, en dehors du syndicat et contre le syndicat. On a pris des sanctions. Sur quatre porions, on en a r&#233;int&#233;gr&#233; deux, en les r&#233;trogradant d'ailleurs. (&#8230;) Je le dis tout net : si nous n'appliquons pas les d&#233;cisions de notre propre syndicat (&#8230;) nous allons &#224; l'anarchie, nous faciliterons les provocations contre les mineurs, contre la classe ouvri&#232;re et contre la R&#233;publique. Eh bien ! quelques camarades s'insurgent, ils d&#233;clenchent la gr&#232;ve au n&#176;2 et dans toute la concession, si bien que nous avons perdu 30.000 tonnes de charbon au moins en une p&#233;riode o&#249; le pays a besoin de la moindre gaillette, &#224; l'heure o&#249; nous fermons des usines, &#224; l'heure o&#249;, dans la r&#233;gion parisienne, on arr&#234;te des entreprises faute de charbon et ces ouvriers dont on arr&#234;te les usines apprennent que dans un des trous essentiels du bassin minier du Pas-de-Calais, on fait gr&#232;ve parce que le nez du porion ne revient pas au d&#233;l&#233;gu&#233;. C'est un scandale, c'est une honte, c'est une faute tr&#232;s grave contre le syndicat et l'int&#233;r&#234;t des mineurs. Des sanctions ont &#233;t&#233; prises, peut-&#234;tre pas dans les formes o&#249; elles devaient l'&#234;tre contre le d&#233;l&#233;gu&#233; mineur et son suppl&#233;ant qui avaient couru les autres puits pour d&#233;clencher la gr&#232;ve. Je dis que le mal, ce n'est pas la sanction, le mal c'est que des communistes et des militants du syndicat des mineurs se soient expos&#233;s &#224; de telles sanctions. Et, sous pr&#233;texte que l'on a sanctionn&#233; les d&#233;l&#233;gu&#233; mineur, on recommence la gr&#232;ve jusqu'&#224; jeudi soir et on a eu de la peine hier &#224; faire reprendre le travail, bien que le ministre de la Production ait rapport&#233; la sanction prise par le commissaire r&#233;gional. Ce n'est pas ainsi qu'on travaille pour le pays. (&#8230;) Chers camarades, alors on veut &#224; chaque fois faire la gr&#232;ve pour &#233;purer ou pour soutenir. On pourrait au fond en d&#233;finir le seul but : faire gr&#232;ve, pourvu qu'on ait un pr&#233;texte. (&#8230;) L'autre jour, on m'a parl&#233; d'une gr&#232;ve possible des m&#233;caniciens d'extraction. J'ai beaucoup de sympathie pour la m&#233;canique d'extraction. C'est vraiment un travail qui comporte une lourde responsabilit&#233; et on trouve chez les m&#233;caniciens d'extraction une grande conscience professionnelle. Je pense qu'il faut leur assurer les meilleures conditions de salaire et de travail. Mais, l&#224; encore, pas par la gr&#232;ve. (&#8230;) Je voudrais que ce que nous pensons au Comit&#233; central puisse passer dans la t&#234;te,dans le c&#339;ur de chacun de vous d'abord puis chez tous les mineurs, que produire, produire et encore produire, faire du charbon, c'est aujourd'hui la forme la plus &#233;lev&#233;e de votre devoir de classe, de votre devoir de Fran&#231;ais. (&#8230;) La grande t&#226;che des organisations communistes du Pas-de-Calais, c'est d'aller dans toutes les concessions de B&#233;thune, il faut aller &#224; B&#233;thune, il faut r&#233;unir toutes les sections communistes, discuter avec chaque camarade et amener les d&#233;l&#233;gu&#233;s mineurs &#224; reconna&#238;tre qu'ils ont commis une grande erreur, qu'ils doivent comprendre cette erreur et qu'ils ne doivent plus recommencer cette erreur. (&#8230;) Nous exigerons de chaque camarade le respect des d&#233;cisions du 10e Congr&#232;s du Parti et le 10e Congr&#232;s du Parti a dit : &#171; Il faut produire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1946&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le stalinisme (PCF et CGT), qui participe au pouvoir, m&#232;ne la lutte contre les gr&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3750&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3750&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par la gr&#232;ve des postiers, les manifestations de Cherbourg, Nantes, Dijon, etc., les travailleurs entrent en r&#233;bellion ouverte contre l'ancienne direction du mouvement ouvrier, alli&#233;e au gouvernement et au patronat, et essaient de se donner dans l'&#233;preuve de l'action une direction nouvelle. La CGT, li&#233;e au PCF qui participe au gouvernement, est hostile &#224; la gr&#232;ve des postiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article4616&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article4616&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1947&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats cassent la remont&#233;e des gr&#232;ves. La CGT est le principal syndicat jaune de la p&#233;riode. Elle casse en particulier la grande gr&#232;ve de Renault qui a &#233;clat&#233; en se battant contre le patron et contre la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7595&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7595&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7540&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7540&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#233;contentement ouvrier est tel que l'appareil syndical peut &#234;tre contest&#233; l&#224; m&#234;me o&#249; il &#233;tait h&#233;g&#233;monique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7532&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7532&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gauche et les syndicats nous ont servi pendant de longues ann&#233;es le mythe de l'apr&#232;s-deuxi&#232;me guerre mondiale, entour&#233; des noms faussement prestigieux de &#171; Lib&#233;ration &#187;, &#171; R&#233;sistance &#187;, &#171; CNR &#187; notamment, et selon lequel le grand m&#233;rite de ceux-ci serait d'avoir fond&#233; le secteur d'&#233;conomie publique d'Etat sous la houlette des staliniens Maurice Thorez et Marcel Paul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article8245&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article8245&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1948 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un syndicalisme toujours enlis&#233; entre r&#233;formisme et stalinisme&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/monatte/works/1948/01/monatte_19480100.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/monatte/works/1948/01/monatte_19480100.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve des mineurs est trahie&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1948/12/vdt52_120148.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/barta/1948/12/vdt52_120148.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://wikirouge.net/Gr%C3%A8ve_des_mineurs_de_1948&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://wikirouge.net/Gr%C3%A8ve_des_mineurs_de_1948&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autres luttes ouvri&#232;res aussi&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article8701&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article8701&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1949 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au nom de la recherche de l'unit&#233; syndicale, la CGT fait poireauter les luttes ouvri&#232;res&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1949/09/sdr41_091549.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/barta/1949/09/sdr41_091549.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT ne propose que des gr&#232;ves de 24 heures&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1949/11/sdr45_112249.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/barta/1949/11/sdr45_112249.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le seul objectif de la CGT est de soutenir la bureaucratie russe&#8230; Depuis la fin de 1947 jusqu'au 4 juin 1952, l'appareil stalinien a utilis&#233; l'&#233;norme potentiel r&#233;volutionnaire accumul&#233; dans les profondeurs du mouvement ouvrier fran&#231;ais pour faire pression sur la bourgeoisie fran&#231;aise qu'il s'effor&#231;ait de d&#233;tacher de l'alliance atlantique. Les mouvements qu'il d&#233;clenchait devaient r&#233;pondre &#224; deux conditions : avoir une puissance suffisante pour &#233;branler la bourgeoisie, &#234;tre limit&#233;s et soigneusement contr&#244;l&#233;s pour ne pas mettre en cause le r&#233;gime capitaliste lui-m&#234;me, pour ne pas risquer que la classe ouvri&#232;re prenne conscience de sa force et d&#233;borde l'appareil. Les gr&#232;ves de novembre-d&#233;cembre 1947 mettront en action, mais par vagues successives &#224; objectifs limit&#233;s et souvent particularis&#233;s, les forces les plus importantes du prol&#233;tariat. La gr&#232;ve des mineurs d'octobre-novembre 1948 sera strictement limit&#233;e &#224; cette corporation ; mais de v&#233;ritables batailles rang&#233;es mettront aux prises, dans les r&#233;gions mini&#232;res, les forces de r&#233;pression, se comptant par dizaines de milliers, et les mineurs. D'autres gr&#232;ves de moindre envergure eurent lieu, en 1950 et 1951. Enfin, le 28 mai 1952, &#224; l'occasion de la prise de commandement du S.H.A.P.E. par le g&#233;n&#233;ral Ridgway, ancien commandant des troupes am&#233;ricaines en Cor&#233;e, le P.C.F., sous l'&#233;gide du &#171; Mouvement de la paix &#187; , mobilisa 50000 militants ouvriers pour une manifestation &#171; dure &#187; . La manifestation pr&#233;sentait un caract&#232;re aventuriste certain. Elle &#233;tait pr&#233;par&#233;e sur la ligne de la guerre froide, qui fait passer &#224; l'int&#233;rieur de la classe ouvri&#232;re une d&#233;limitation selon la division du monde en &#171; blocs &#187; . Elle s'inscrivait dans une politique qui n'ouvrait aucune autre perspective &#224; la classe ouvri&#232;re que de contraindre la bourgeoisie fran&#231;aise &#224; collaborer avec le Kremlin, plut&#244;t qu'avec Washington. Malgr&#233; tout, contre des dizaines de milliers de policiers et de C.R.S., pendant des heures, les manifestants tiendront la rue, au prix de sanglants affrontements. Et le gouvernement ayant arr&#234;t&#233; pour quelques jours Jacques Duclos (sous le pr&#233;texte d'un complot, le &#171; complot du pigeon voyageur &#187; ), la C.G.T. d&#233;clencha le 4 juin une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale de protestation &#224; laquelle particip&#232;rent presque exclusivement les militants du P.C.F., et qui souligna l'isolement o&#249; la politique de l'appareil les avait conduits.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;nergie r&#233;volutionnaire dilapid&#233;e au cours de ces quelques ann&#233;es est incalculable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des derniers mois de 1952 et des premiers mois de 1953, la bourgeoisie fran&#231;aise se crut assez forte pour esquisser une offensive contre la classe ouvri&#232;re. Elle proc&#233;da &#224; l'arrestation de militants de la C.G.T. et du P.C.F. : Le L&#233;ap fut incarc&#233;r&#233;, Frachon poursuivi, d'autres encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/just/ddt1/ddt1_7_1.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/just/ddt1/ddt1_7_1.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1952 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La CGT fran&#231;aise ne fait pas campagne pour soutenir les travailleurs violemment r&#233;prim&#233;s de la colonie de Guadeloupe&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1137&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1137&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1209&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1209&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1953 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Staline meurt mais pas&#8230; le stalinisme toujours h&#233;g&#233;monique dans la CGT !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve642&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve642&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ann&#233;e 1953, c'est la tentative du gouvernement de remettre en question les retraites, tentative d&#233;jou&#233;e et cass&#233;e par une gr&#232;ve des fonctionnaires et aussi d'une partie du secteur priv&#233;. Mais la CGT n'est nullement en t&#234;te du radicalisme&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article7649&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article7649&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin juillet 1953, ce furent les d&#233;crets Laniel qui portaient atteinte aux r&#233;gimes de maladie et de retraite des fonctionnaires et des travailleurs des services publics. Pr&#232;s de cinq millions de travailleurs r&#233;pliqu&#232;rent par une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale spontan&#233;e, en passant par-dessus les appareils syndicaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'initiative partit de postiers F.O. de Bordeaux. Ils transform&#232;rent un &#171; mouvement de protestation &#187; d&#233;cid&#233; par les syndicats en une gr&#232;ve totale. Ils utilis&#232;rent le central t&#233;l&#233;phonique pour appeler les postiers de la France enti&#232;re &#224; la gr&#232;ve. Ce fut une tra&#238;n&#233;e de poudre. Non seulement les postiers d&#233;bray&#232;rent, mais le gaz, l'&#233;lectricit&#233;, la S.N.C.F., la R.A.T.P., les mineurs, etc... En huit jours, c'&#233;tait la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale de tous les services publics et de la fonction publique. A une assembl&#233;e de d&#233;l&#233;gu&#233;s F.O. de la R.A.T.P. un d&#233;l&#233;gu&#233; du d&#233;p&#244;t de Montrouge disait : &#171; Les bus rentraient, impossible de s'y opposer, les gars nous auraient roul&#233; dessus. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6540&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6540&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; l'initia&#172;tive des postiers de Bordeaux qu'a d&#233;marr&#233; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale. Le 5 ao&#251;t, la F&#233;d&#233;ration postale F.O. lan&#231;ait le mot d'ordre de gr&#232;ve g&#233;n&#233;&#172;rale illimit&#233;e de la corporation. La f&#233;d&#233;ration C.G.T., elle, appuyait le mouvement, mais sans lancer le mot d'ordre de gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, bien que ses militants le lui aient demand&#233;. A la R.A.T.P., un premier d&#233;brayage &#233;tait impos&#233; par les travailleurs le vendredi 7 ao&#251;t. Alors que de TOUS les d&#233;p&#244;ts, terminus, ateliers, etc.... depuis le matin 8 heures, l'ordre de gr&#232;ve &#233;tait r&#233;clam&#233; &#224; TOUS les syndicats - le premier qui donnera l'ordre de gr&#232;ve sera suivi par TOUT le personnel - il faudra attendre 11 h 20 pour que, ensemble, ils donnent l'ordre de gr&#232;ve. L'enthousiasme &#233;tait incroyable, bient&#244;t suivi d'amertume et de col&#232;re : l'ordre de gr&#232;ve &#233;tait limit&#233; jusqu'au soir minuit. La gr&#232;ve s'&#233;tendait comme une tra&#238;n&#233;e de poudre : &#233;lectriciens, gaziers, cheminots, travailleurs de la R.A.T.P., etc..., d&#233;brayaient spontan&#233;ment au cours de la journ&#233;e du mardi 11 ao&#251;t ; alors les organisations syndicales, sur proposition de la C.G.T., donn&#232;rent un ordre de gr&#232;ve de 24 heures pour le lendemain mercredi, qu'ils renouvelleront le jeudi, et ainsi de suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de la phase ascendante du mouvement, l'appareil de la C.G.T. fut, &#224; tous les niveaux, le poids lourd de la gr&#232;ve. Il lui aurait suffi de prendre la t&#234;te, de proposer un programme g&#233;n&#233;ral de la gr&#232;ve, d'appeler partout &#224; la formation de Comit&#233;s de gr&#232;ve, jusqu'au comit&#233; central de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, de donner l'ordre de gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, d'appeler la gr&#232;ve &#224; prendre possession de la rue, de l'unifier en coulant dans une puissante manifestation de masse toutes les corporations en lutte pour en faire la classe en marche. &#171; Gauchisme ? &#187; Qui ne se rend pas compte de ce que signifient cinq millions de travailleurs se mettant en gr&#232;ve spontan&#233;ment, par leurs propres moyens, n'a jamais particip&#233; &#224; une gr&#232;ve ou est imperm&#233;able &#224; la compr&#233;hension de la lutte des classes. Les revendications mises en avant par les travailleurs eux-m&#234;mes ? Il suffisait, dans la p&#233;riode ascendante du mouvement, de prononcer &#224; une tribune : &#171; A bas Laniel ! &#187;, pour &#234;tre applaudi fr&#233;n&#233;tiquement. En portant atteinte aux r&#233;gimes de maladie et de retraite, le gouvernement fournissait - par une faute de calcul tactique - le mot d'ordre unificateur, commun, qui permettait, apr&#232;s des ann&#233;es de mouvements partiellis&#233;s, le combat &#171; tous ensemble &#187; . Les travailleurs l'utilisaient - &#224; d&#233;faut d'autres, que se refusaient &#224; lancer les directions ouvri&#232;res. Voil&#224; ce que prouvaient la gr&#232;ve et la fa&#231;on dont elle s'&#233;tait r&#233;alis&#233;e. Non seulement la classe ouvri&#232;re &#233;tait pr&#234;te &#224; reprendre toute revendication au niveau le plus &#233;lev&#233;, mais le mouvement en avait besoin pour garder son unit&#233; et cro&#238;tre en puissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/just/ddt1/ddt1_7_4.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/just/ddt1/ddt1_7_4.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1956&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;PCF et CGT cautionnent la gauche au pouvoir et celle-ci lance la guerre d'Alg&#233;rie&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1551&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1551&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1957&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;PCF et CGT refusent de faire le lien entre lutte ouvri&#232;res en France et lutte anticoloniale du peuple alg&#233;rien&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1957/01/ldc5_010857.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/barta/1957/01/ldc5_010857.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve des banques de 1957 : la CGT qui ne veut pas de l'extension des gr&#232;ves est d&#233;bord&#233;e par les employ&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/eemans/works/1957/11/eemans_57.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/eemans/works/1957/11/eemans_57.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1958 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;PCF et CGT ne prennent pas clairement parti pour le peuple alg&#233;rien et se laissent faire lors du coup d'&#233;tat des g&#233;n&#233;raux d'Alg&#233;rie puis de celui de De Gaulle&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/fln/works/1958/04/pcf.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/fln/works/1958/04/pcf.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;De 1958 &#224; 1963&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;, aucune lutte syndicale s&#233;rieuse contre le gaullisme, le stalinisme le pr&#233;sentant comme un &#171; pouvoir fort &#187; que les travailleurs qui s'engageraient contre lui paieraient dans le sang&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/just/synd_1985/sj_syndicat%201985.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/just/synd_1985/sj_syndicat%201985.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1963 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Trahison de la gr&#232;ve des mineurs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6541&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6541&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1966 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Naissance de l'unit&#233; d'inaction CGT-CFDT&#8230; qui n'a rien &#224; voir avec l'unit&#233; de classe des travailleurs&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7156&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7156&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1968 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s 1967, s'affirme une reprise massive de la combativit&#233; ouvri&#232;re en France. D'embl&#233;e, le parti stalinien et son appendice syndical la CGT sont en premi&#232;re ligne pour s'opposer r&#233;solu&#172;ment, contrecarrer et saboter ce d&#233;veloppement spontan&#233; des luttes ouvri&#232;res. Ils font tout pour canaliser les d&#233;brayages et les gr&#232;ves &#034;sauvages&#034; dans le cadre des occupations d'usine pour les isoler et emp&#234;cher leur extension, provoquant &#233;galement des affrontements st&#233;riles avec les forces de police venues les d&#233;loger. Conjointe&#172;ment, PCF et CGT organisent des journ&#233;es ville-morte, multiplient des occupations de b&#226;timents publics pour d&#233;fouler la combativit&#233; ouvri&#232;re accumul&#233;e depuis des ann&#233;es. Cepen&#172;dant, d'embl&#233;e ces gr&#232;ves rencontrent une soli&#172;darit&#233; active de la population et tendent &#224; s'&#233;tendre &#224; plusieurs usines d'une m&#234;me ville. Quant &#224; la r&#233;pression polici&#232;re &#224; laquelle elles se heurtent, elle contribue &#224; exacerber la col&#232;re des ouvriers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mai 68&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mai 1968, le PCF, fer-de-lance de la contre-r&#233;volution depuis des d&#233;cennies, allait se retrou&#172;ver rapidement face &#224; pr&#232;s de dix millions de gr&#233;vistes (2). Avec son auxiliaire c&#233;g&#233;tiste, c'est lui qui r&#233;agit le plus rapidement, pass&#233;s la surprise et l'affolement g&#233;n&#233;ral de toute la bour&#172;geoisie. Nous ne reviendrons pas sur le d&#233;rou&#172;lement des faits largement repris dans notre presse . Le parti stalinien intervient sans cesse contre la plus grande gr&#232;ve de l'histoire de la classe ouvri&#232;re mondiale pour tenter de l'en&#172;rayer &#224; plusieurs niveaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le reste de la bourgeoisie, le PCF et la CGT sont d'abord pris de court par la gr&#232;ve sauvage de l'usine Sud-Aviation pr&#232;s de Nantes le matin du 14 mai, suivie le 15 par les chantiers navals de Bordeaux et par le d&#233;brayage spontan&#233; de l'usine Renault-Cl&#233;on pr&#232;s de Rouen qui envoie une d&#233;l&#233;gation pour &#233;tendre la gr&#232;ve dans les autres usines de la R&#233;gie. Le 16, c'est l'usine de Renault-Flins pr&#232;s du Mans qui se met &#224; son tour en gr&#232;ve et une d&#233;l&#233;gation ouvri&#232;re de Cl&#233;on et de Flins pousse &#224; son tour ceux de Billancourt &#224; propager la lutte, atelier par atelier. Cette gr&#232;ve au c&#339;ur de la plus importante concentration ouvri&#232;re du pays et phare pour l'ensemble de la classe ouvri&#232;re, encourage des millions d'ouvriers &#224; se lancer &#224; leur tour dans la lutte. Deux heures plus tard, en accord avec le PCF, pour reprendre le contr&#244;le d'un mouvement ouvrier qui lui &#233;chappe totalement, qui s'est d&#233;clench&#233; contre sa volont&#233; et qu'elle est incapable d'endiguer, la CGT, prenant le train en marche, lance elle-m&#234;me un &#034;appel &#224; la lutte&#034;, bient&#244;t imit&#233;e par les autres syndicats et d&#233;cide de participer &#224; l'occu&#172;pation de Billancourt. Pour les syndicats et le PCF, il s'agit, au nom &#034;de la protection de l'outil de travail&#034; d'instaurer dans les gr&#232;ves ouvri&#232;res un esprit-forteresse. Ce &#034;cordon sanitaire&#034; cor&#172;poratiste, en apparence contre les &#034;provoca&#172;teurs gauchistes&#034; qui auraient &#034;infiltr&#233;&#034; les &#233;tu&#172;diants, visait en r&#233;alit&#233; &#224; permettre aux syndi&#172;cats de reprendre le contr&#244;le de la situation. Ceux-ci mirent en &#339;uvre tout un travail de division, isolant entre eux les diff&#233;rents secteurs de la classe ouvri&#232;re, chacun dans son coin, pour emp&#234;cher celle-ci de se constituer en une force unie qui repr&#233;senterait un danger bien plus important pour la bourgeoisie et serait bien plus difficile &#224; vaincre par cette derni&#232;re. Les ouvriers qui tentaient de briser l'isolement syndical se voyaient d&#233;nonc&#233;s comme &#233;tant des provoca&#172;teurs ext&#233;rieurs &#224; l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans L'Humanit&#233; du 3 mai 68 l'&#233;ditorial de Georges Marchais intitul&#233; &#034;De faux r&#233;volution&#172;naires &#224; d&#233;masquer&#034;, accuse le Mouvement du 22 Mars &#034;dirig&#233; par l'anarchiste allemand Cohn-Bendit&#034; d'aller &#224; l'encontre des int&#233;r&#234;ts de la masse des &#233;tudiants et de favoriser les provoca&#172;tions fascistes. Il d&#233;nonce &#034;leur malfaisante besogne (des &#034;gauchistes&#034;) qui tente de semer le trouble, le doute, le scepticisme parmi les tra&#172;vailleurs et, notamment les jeunes&#034;. Le 23 mai, la CGT approuve la d&#233;cision d'interdiction de s&#233;jour du pouvoir gaulliste prise &#224; l'encontre de Cohn-Bendit. Suite au c&#233;l&#232;bre &#034;non &#224; la chien&#172;lit !&#034;, prononc&#233; par De Gaulle, et apr&#232;s les violences des 24 et 25 mai au Quartier latin, alors que le ministre de l'Int&#233;rieur incrimine &#034;la p&#232;gre qui sort des bas-fonds de Paris dans la rue&#034;, L'Humanit&#233; renvoie le m&#234;me &#233;cho en d&#233;non&#231;ant les agissements de &#034;la lie de la soci&#233;t&#233;&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Waldeck Rochet retrouve les accents chau&#172;vins de Thorez lors d'un meeting parisien le 1er juin : &#034;Nous avons dit et nous disons : (...) le drapeau des luttes de la classe ouvri&#232;re, dans le monde moderne, (...) c'est tout &#224; la fois le drapeau rouge du socialisme et le drapeau tricolore de la grande R&#233;volution fran&#231;aise, le drapeau de la nation. (...) Le seul parti r&#233;volu&#172;tionnaire (...), c'est le parti communiste fran&#231;ais servant efficacement les int&#233;r&#234;ts des travailleurs, du peuple et du pays. A l'inverse, les pseudo&#172; r&#233;volutionnaires (...) visent &#224; diviser la classe ouvri&#232;re, &#224; d&#233;figurer le mouvement r&#233;volution&#172;naire et la d&#233;mocratie. Ils font le jeu du pouvoir gaulliste. Nous ne permettrons pas que la gesticulation et l'aventurisme compromettent le succ&#232;s de la lutte pour la d&#233;mocratie et pour le socialisme.&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s une entrevue secr&#232;te entre Krasucki, alors num&#233;ro 2 de la CGT et membre du comit&#233; central du PCF, et Chirac, secr&#233;taire d'Etat &#224; l'emploi, les syndicats appellent &#224; l'ouverture de n&#233;gociations avec le patronat que le gouver&#172;nement Pompidou s'empresse d'accepter. Les n&#233;gociations commencent le 25 mai. D&#232;s le premier jour, le leader de la CGT, S&#233;guy et le gouvernement s'entendent en coulisses sur le montant de l'augmentation du salaire minimum garanti qu'ils vont faire semblant de n&#233;gocier. Mais d'entr&#233;e, le patronat, qui ignore cet accord secret, accepte sans tergiverser le montant maximum lanc&#233; par les syndicats. Le 27 au matin, apr&#232;s la signature des accords de Gre&#172;nelle, S&#233;guy confie &#224; un journaliste son soulage&#172;ment : &#034;La reprise ne saurait tarder&#034;. Dans la foul&#233;e, il se rend &#224; l'usine de Billancourt pour pr&#233;senter les accords et appeler &#224; la reprise du travail. Il est copieusement siffl&#233; par les ouvriers pour qui les 10% d'augmentation de salaires promis apparaissent comme une vaste masca-rade. S&#233;guy est contraint de d&#233;savouer les ac&#172;cords qu'il venait de parapher. Partout, les ouvriers refusent la reprise dans ces conditions et le mouvement de gr&#232;ves s'&#233;largit encore. La bourgeoisie devra l&#226;cher d'autres concessions pour pouvoir amorcer une reprise du travail, alors que la CGT pousse aux c&#244;t&#233;s du gouverne&#172;ment &#224; n&#233;gocier les accords secteur par secteur, branche par branche. Apr&#232;s l'annonce de la dissolution de l'Assembl&#233;e nationale le 30 mai, le PCF et la CGT multiplient leurs appels &#224; la reprise pour que les &#233;lections, pr&#233;sent&#233;es comme &#034;un pas de plus vers la victoire des ouvriers&#034;, puissent se tenir. Le PCF et la CGT ont syst&#233;&#172;matiquement recours au mensonge et &#224; l'intimi&#172;dation pour casser la dynamique de la lutte ouvri&#232;re. Ainsi, &#224; la RATP, ils font courir la fausse information d'une reprise dans certains d&#233;p&#244;ts. Et L'Humanit&#233; titre &#224; l'avance dans sa &#034;une&#034; d&#233;but juin : &#034;Forts de leur victoire, des millions de travailleurs reprennent le travail&#034;. Malgr&#233; tous les efforts des staliniens pour faire reprendre le travail rapidement, conjointement avec les violentes &#233;vacuations polici&#232;res des usines, ils ne parviendront &#224; leurs fins qu'apr&#232;s la mi-juin dans la plupart des cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article8322&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article8322&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;bord&#233;s chez les &#233;tudiants, face &#224; la mont&#233;e spontan&#233;e des gr&#232;ves qu'ils n'ont pas initi&#233;es ni control&#233;es, PCF et CGT choisissent d'en prendre la t&#234;te, quitte &#224; emp&#234;cher les travailleurs d'occuper l'usine en&#8230; fermant les portes pour mieux maitriser la situation et pouvoir faire reprendre le travail quand ils auront fait semblant d'avoir gagn&#233;. La gr&#232;ve est g&#233;n&#233;rale mais jamais la CGT n'appellera formellement &#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7053&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7053&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2641&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2641&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article3162&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article3162&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article7975&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article7975&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1972 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La CGT approuve la signature du Programme commun de gouvernement par les partis de gauche (communiste, socialiste et mouvement des radicaux de gauche). Depuis plusieurs ann&#233;es, la CGT d&#233;fendait l'id&#233;e de ce programme &#224; l'&#233;laboration duquel elle &#233;tait pr&#234;te &#224; participer, ce que le refus des autres organisations syndicales ne permit pas. Elle devait soutenir ensuite ce programme politique, ali&#233;nant ainsi une part de son autonomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; le cuisant recul de la gauche aux &#233;lec&#172;tions du 30 juin 1968 et le refus oppos&#233; par la FGDS &#224; l'appel du PCF pour une candidature commune de la gauche aux pr&#233;sidentielles de juin 69, le parti stalinien va enfourcher de plus belle son nouveau cheval de bataille : la conqu&#234;te du pouvoir par l'union de la gauche &#224; travers un programme &#034;de d&#233;mocratie avanc&#233;e&#034; qui &#034;ouvre la voie au socialisme &#224; la fran&#231;aise&#034;. Ce cheval de bataille est exclusivement dirig&#233; contre la reprise des combats de la classe ouvri&#232;re &#224; l'&#233;chelle mondiale, dont mai 68 a &#233;t&#233; la premi&#232;re et la plus &#233;clatante manifestation. Il est encou&#172;rag&#233; par les plus de 20% recueillis par Duclos aux pr&#233;sidentielles de 69, alors que l'&#233;chec de la candidature Defferre, qui se traduit par le pire score &#233;lectoral jamais enregistr&#233; par la social-d&#233;mocratie en France, pousse aussi le parti de Mitterrand &#224; adopter une &#034;nouvelle strat&#233;gie&#034; pour ravaler sa fa&#231;ade.&lt;br class='autobr' /&gt;
En d&#233;cembre 1969, c'est la reprise des discus&#172;sions entre le PCF et la FGDS. Au 19e congr&#232;s du PCF en f&#233;vrier 70, est officialis&#233; &#034;l'engage&#172;ment du parti dans la voie du programme commun&#034;. Dans lem&#234;me temps, Georges Mar&#172;chais est promu &#034;secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral adjoint&#034; et prend les r&#234;nes du parti &#224; la faveur de la maladie de Waldeck Rochet. Il sera officiellement intro&#172;nis&#233; au congr&#232;s suivant, en 1972. L'accord de d&#233;sistements r&#233;ciproques aux municipales de juin 1971 entre sociaux-d&#233;mocrates et staliniens permet au PCF de gagner plusieurs municipali&#172;t&#233;s importantes. Le 9 octobre de la m&#234;me ann&#233;e, le &#034;programme&#034; du PCF est publi&#233; sous le titre &#034;Changer de cap, programme pour un gouver&#172;nement d&#233;mocratique d'union populaire&#034; avec en vedette une liste de nationalisations, d&#233;finies comme &#034;l'instrument d&#233;terminant du pro&#172;gramme de changement d&#233;mocratique&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parti stalinien va d&#233;sormais, &#224; partir de 1970, et pendant toute une d&#233;cennie, avec l'aide de son appendice syndical c&#233;g&#233;tiste, mobiliser massivement les prol&#233;taires avec la mystifica&#172;tion de l'application du &#034;programme commun&#034; et syst&#233;matiquement pi&#233;ger, d&#233;voyer toutes les luttes ouvri&#232;res derri&#232;re la perspective d'un gouvernement de gauche, sur le terrain &#233;lectoral. Ce programme commun de gouvernement est sign&#233; le 27 juin 1972 par les deux grands partis bourgeois de gauche auquel le Mouvement des radicaux de gauche ne tarde pas &#224; se rallier. Lors du comit&#233; central du 29, Marchais s'en f&#233;licite et souligne dans son rapport : &#034;L'essentiel, c'est que le programme commun (...) fournit un point d'appui tr&#232;s positif &#224; un d&#233;veloppement consi&#172;d&#233;rable de l'action unie des travailleurs, (...) permettant de cr&#233;er les conditions les plus favorables pour mettre les masses en mouve&#172;ment sur nos id&#233;es, nos solutions, nos objectifs&#034;. Ainsi, gr&#226;ce au projet en grande partie d&#251; &#224; son initiative, et &#224; sa capacit&#233; &#224; mystifier de cette mani&#232;re la classe ouvri&#232;re, le parti stalinien aura puissamment contribu&#233; &#224; rassurer la classe dominante et &#224; &#233;loigner &#224; nouveau le spectre de la r&#233;volution prol&#233;tarienne qui, en ressurgissant brusquement en mai 1968, venait de tant ef&#172;frayer l'ensemble de la bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2020&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2020&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1973 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve des LIP est une gr&#232;ve contre des licenciements et une fermeture d'usine programm&#233;e. Mais, contrairement &#224; de nombreuses gr&#232;ves de ce type, c'est une action auto-organis&#233;e par les salari&#233;s, refusant les limites habituellement impos&#233;es par les centrales syndicales : localisme, l&#233;galisme, d&#233;fensive, divisions, etc.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;but&#233;e au d&#233;but des ann&#233;es 1970, la lutte a dur&#233; jusqu'au milieu de l'ann&#233;e 1976 et mobilis&#233; des dizaines de milliers de personnes &#224; travers la France et l'Europe enti&#232;re, notamment lors de la grande marche Lip du 29 septembre 1973 qui r&#233;unit dans une ville morte plus de 100 000 manifestants. D'autres &#233;l&#233;ments ont &#233;galement particip&#233; &#224; l'ampleur de ce combat ouvrier, comme le mode de gr&#232;ve qui comprend pour la premi&#232;re fois de l'histoire, dans une entreprise, une &#171; auto-organisation &#187; et un d&#233;passement de la loi bourgeoise, les salari&#233;s prenant possession du capital, des machines et des produits fabriqu&#233;s et les ouvriers gr&#233;vistes travaillant &#224; leur propre compte et produisant des montres dans leurs usine, avant de les &#233;couler lors de &#171; ventes sauvages &#187; ; mais aussi &#224; cause de l'aspect politique de l'affaire qui prend un tournant national quand le gouvernement de l'&#233;poque n'a d'autre choix que la mise &#224; mort de l'entreprise afin d'&#233;viter une &#171; flamb&#233;e ouvri&#232;re et syndicale &#187; au niveau national. Il s'agissait d'&#233;viter que se tire une le&#231;on d&#233;terminante : comment lutter contre des licenciements sans s'isoler dans une usine ou sur un site, en mettant toute la classe ouvri&#232;re dans le coup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article4702&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article4702&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1974 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La CGT est d&#233;bord&#233;e par la gr&#232;ve des banques et celle des PTT&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#232;ve des PTT&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve des PTT de l'automne 1974 est sans doute l'une des plus importantes dans l'histoire sociale de ce secteur professionnel. D&#233;marr&#233;e dans les centres de tri, elle s'&#233;tend &#224; l'ensemble des services postaux mais aussi des t&#233;l&#233;coms (alors rassembl&#233;s dans un m&#234;me service public, les PTT). Parti le 17&#8200;octobre du centre de tri de gare de Lyon, c'est dans ce type d'&#233;tablissement que la gr&#232;ve, qui va s'&#233;tendre jusqu'au 2 d&#233;cembre, sera suivie avec le plus d'intensit&#233;. Le 23&#8200;octobre, la premi&#232;re manifestation organis&#233;e dans les rues de Paris rassemble pr&#232;s de 10&#8200;000 gr&#233;vistes. Le 15&#8200;novembre, un mois apr&#232;s le lancement des hostilit&#233;s, 91% des personnels des centres de tri sont encore en gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mont&#233;e du m&#233;contentement, que traduisent les chiffres des journ&#233;es de gr&#232;ve, se conjugue &#224; l'automne 1974 avec une situation politique particuli&#232;re. Val&#233;ry Giscard d'Estaing est &#233;lu au mois de mai 1974 Pr&#233;sident de la R&#233;publique avec un faible diff&#233;rentiel de voix sur Fran&#231;ois Mitterrand, le candidat de l'union de la gauche. Le programme commun de la gauche a l'appui des syndicats CGT et CFDT. Or les premi&#232;res rumeurs concernant les projets &#034;giscardiens&#034; sur les PTT renvoient des bruits de cr&#233;ation d'un office des postes et t&#233;l&#233;communications. C'est interpr&#233;t&#233; par les agents des PTT comme une privatisation et un d&#233;mant&#232;lement du service public. Depuis plusieurs ann&#233;es ces th&#232;mes agitent la profession, qui craint de perdre un statut, protecteur du ch&#244;mage et garantissant une certaine carri&#232;re. Ces inqui&#233;tudes, se lient aux traditionnelles revendications salariales, que le gouvernement r&#233;sout, &#224; minima, en concluant au niveau de la fonction publique des accords minoritaires avec FO, la FEN et la CFTC, en laissant de c&#244;t&#233; CGT et CFDT. Elles se m&#233;langent aussi avec des conditions de travail et des processus de management archa&#239;ques, face &#224; une population jeune et qui aspire &#224; la reconnaissance professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 17 octobre 1974, lors d'une semaine d'action syndicale CGT-CFDT, un incident mineur &#224; la suite d'une Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale du personnel employ&#233; au tri postal du PLM (Gare de Lyon) provoque la cessation du travail &#034;pour une dur&#233;e illimit&#233;e&#034;, au bureau du PLM, puis en cascade dans tous les Bureaux-gares parisiens, qui sont centres de tri et centres de transit pour l'essentiel des &#233;changes postaux entre Paris et le reste de la France&#8230; Chaque bureau-gare parisien (PLM, gare d'Austerlitz, gare de Paris-Montparnasse, gare Saint-Lazare, gare du Nord, gare de Paris-Est) est en effet &#034;t&#234;te de ligne&#034; des divers services ambulants ferroviaires, qui drainent et trient le courrier de leur zone de &#034;route&#034;. &#192; ces bureaux-gares se rattache Paris-Brune, un centre plus r&#233;cent, traitant essentiellement du courrier d'entreprise et celui de banlieue parisienne D&#232;s le 22 octobre, la gr&#232;ve y est g&#233;n&#233;rale. Elle paralyse le pays progressivement, tant l'&#233;conomie moderne est tributaire des &#233;changes. Tous les secteurs de la Poste, guichets, distribution, Ch&#232;ques postaux suivent le mouvement. Il emporte les services des t&#233;l&#233;communications, les premiers menac&#233;s par une privatisation &#233;ventuelle et le d&#233;mant&#232;lement des PTT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article4616&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article4616&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#232;ve des banques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/4int/doc_uc/1974/greve_CL.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/4int/doc_uc/1974/greve_CL.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1977-1979 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au printemps 1977, il ne s'oppose plus &#224; l'&#233;lection au suffrage universel du Parlement europ&#233;en qu'il avait vivement combattue au nom de la d&#233;fense de la &#034;souverainet&#233; nationale&#034;. Et sur&#172;tout, en mai de la m&#234;me ann&#233;e, il renonce &#224; sa traditionnelle opposition &#034;pacifiste&#034; (en fait au b&#233;n&#233;fice de l'URSS) &#224; l'armement nucl&#233;aire. Mais au fur et &#224; mesure qu'il transige avec le PS et qu'il s'&#233;loigne de la tutelle du bloc russe, il manifeste de plus en plus clairement ses craintes de se faire phagocyter par le PS. Il redoute de subir une usure rapide de cr&#233;dit en cas de participation au gouvernement, alors qu'il ne dispose plus d'une marge de man&#339;uvre et de moyens suffisants pour mener sa propre poli&#172;tique capitaliste d'Etat. Bref, il craint de devenir le dindon de la farce et, une fois au pouvoir, de perdre son emprise sur la classe ouvri&#232;re. C'est pourquoi en prenant l'initiative de la rupture du programme commun en septembre 1977, le PCF r&#233;affirme la sp&#233;cificit&#233; de son programme stalinien et, sous pr&#233;texte de ses d&#233;saccords avec le PS, il se pr&#233;pare &#224; mieux disposer de ses forces dans l'opposition, contre le d&#233;veloppe&#172;ment de la lutte de classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir entra&#238;n&#233; les ouvriers pendant des ann&#233;es et d&#233;voy&#233; leurs luttes derri&#232;re la pers&#172;pective mystificatrice de la gauche au gouverne&#172;ment, le PCF prend l'initiative de la rupture du Programme commun en septembre 1977. A court terme, l'objectif fondamental de cette rupture est pour lui ne pas se faire avaler par le PS et de pr&#233;server la sp&#233;cificit&#233; de son pro&#172;gramme stalinien. Mais cette mise dans l'oppo&#172;sition d&#233;lib&#233;r&#233;e lui permetet aussi de disposer de l'int&#233;gralit&#233; de sa force d'encadrement id&#233;olo&#172;gique contre le d&#233;veloppement de la lutte de classe et de satisfaire ainsi aux int&#233;r&#234;ts g&#233;n&#233;raux de la bourgeoisie. C'est donc, en derni&#232;re instance, la raison essentielle de ce changement de strat&#233;gie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, face au nouveau d&#233;veloppement de la lutte de classe qui s'amorce &#224; partir de 1978, se traduisant notamment en France par la lutte des sid&#233;rurgistes en 1979, et surtout face au discr&#233;dit croissant et aux tentatives de d&#233;borde&#172;ments de l'appareil d'encadrement syndical dans ces luttes, la bourgeoisie se dispose &#224; mettre en place une nouvelle orientation dans les princi&#172;paux Etats capitalistes occidentaux : le retour de fractions significatives de gauche dans l'oppo&#172;sition pour mieux contrer et contr&#244;ler le d&#233;ve&#172;loppement de cette vague internationale de luttes ouvri&#232;res. Le retour des travaillistes dans l'opposition en Grande-Bretagne en 1979, pre&#172;mi&#232;re manifestation de cette r&#233;orientation, est suivi par le retour dans l'opposition du parti d&#233;mocrate aux Etats-Unis en 1980 et par celui de la social-d&#233;mocratie allemande en 1982. Dans ce cadre, l'arriv&#233;e de la gauche au pouvoir en France en 1981 (entra&#238;nant dans son sillage la participation du PCF au gouvernement) a bien un caract&#232;re &#034;accidentel&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long de la p&#233;riode qui suit la rupture du Programme Commun, le PC se raidit et redouble ses attaques contre le gouvernement et le &#034;plan Barre&#034; accus&#233; de &#034;brader et de casser l'&#233;conomie nationale&#034; tout en d&#233;cha&#238;nant tout autant ses harangues contre le PS, d&#233;sormais qualifi&#233; de &#034;fid&#232;le alli&#233; du capitalisme et de l'imp&#233;rialisme&#034;. Le parti stalinien pr&#233;conise d&#233;sormais &#034;l'union &#224; la base&#034; et radicalise son discours. La d&#233;fense inconditionnelle des natio&#172;nalisations rejoint chez lui le nationalisme le plus exacerb&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ao&#251;t 1978, il lance une grande campagne contre l'&#233;largissement du march&#233; commun et, sous pr&#233;texte de d&#233;fendre une politique d'ind&#233;&#172;pendance nationale, contre une Europe &#224; la fois &#034;pro-atlantiste&#034; et &#034;pan-germanique&#034;, il ne tarde gu&#232;re, face &#224; l'accentuation des plans de licencie&#172;ments, &#224; mettre le paquet pour tenter d'entra&#238;ner les ouvriers sur le terrain hyper-nationaliste. Au nom du &#034;travailler fran&#231;ais&#034;, il organise des actions-commandos contre le minerai &#034;allemand&#034; et exige le refus d'embauche de main-d'oeuvre &#034;&#233;trang&#232;re&#034; (notamment lors de la gr&#232;ve des marins, en novembre 78). Faisant de la suren&#172;ch&#232;re sur les mesures anti-immigr&#233;s adopt&#233;es par le ministre Stoleru, il r&#233;clame carr&#233;ment au gouvernement Giscard &#034;l'arr&#234;t de la politique d'immigration&#034; et pousse aux expulsions d'im&#172;migr&#233;s dans les communes qu'il dirige en r&#233;cla&#172;mant la fixation d'un &#034;quota d'immigr&#233;s&#034;. Le chauvinisme du parti stalinien passe par des campagnes racistes et x&#233;nophobes qui n'ont rien &#224; envier &#224; ce que mettra bient&#244;t en avant &#224; son tour le Front National. Ainsi, plusieurs maires staliniens de la r&#233;gion parisienne prennent des initiatives contre l'augmentation du nombre d'immigr&#233;s dans leur commune.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 24 d&#233;cembre 1980, les &#233;lus PC de Vitry saccagent &#224; coups de bulldozer un foyer de travailleurs immigr&#233;s maliens et, en f&#233;vrier 1981, le si &#034;d&#233;mocrate&#034; et &#034;d&#233;bonnaire&#034; secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral actuel, Robert Hue organise une mani&#172;festation dans sa commune de Montigny-l&#232;s-Cormeilles pour faire expulser une famille ma&#172;rocaine sur laquelle il a fait courir la fausse rumeur qu'elle se livrait &#224; du trafic de drogue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette virulente propagande x&#233;nophobe allait dans les ann&#233;es suivantes, pousser nombre de ses militants et de ses &#233;lecteurs, &#034;d&#233;&#231;us par la gauche&#034;, dans les bras du Front National.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; la mont&#233;e des luttes, le PC radicalise son discours id&#233;ologique. Pour tenter de mieux du&#172;per la classe ouvri&#232;re, le parti stalinien parle m&#234;me de &#034;R&#233;volution&#034;. C'est d'ailleurs le nom qu'il donne &#224; son nouvel hebdomadaire, produit de la fusion entre La Nouvelle Critique et France Nouvelle, tandis que les Jeunesses Communis&#172;tes publient un manifeste lui aussi intitul&#233; &#034;Vive la R&#233;volution !&#034;. Ne cherchant plus &#224; paralyser les luttes en rabattant les ouvriers uniquement sur le terrain &#233;lectoral, il les encourage en s'ap&#172;pliquant &#224; les saboter pour les faire d&#233;railler. Devant un public d'intellectuels d&#233;but 1980 Marchais explique que &#034;le parti n'a pas chang&#233; mais qu'il a d&#251; s'adapter au d&#233;veloppement des luttes&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il pousse les ouvriers dans des gr&#232;ves dures, longues, et surtout bien isol&#233;es, ax&#233;es sur la d&#233;fense corporatiste de l'entreprise, comme l'entreprise d'industrie navale Terrin dans la r&#233;gion marseillaise ou la manufacture d'armes Manufrance &#224; Saint-Etienne, dont le maire PC avait pouss&#233; les ouvriers &#224; accepter certains licenciements pour &#034;sauver l'entreprise&#034; (avant d'avaliser sa fermeture d&#233;finitive). Tout cela au nom du &#034;fabriquons fran&#231;ais&#034;, entra&#238;nant les ouvriers &#224; s'identifier avec leur entreprise (le PC et la CGT ne parlent alors que de la lutte &#034;des Terrin&#034;, &#034;des Renault&#034; ou &#034;des Manu&#034;) et &#224; se mobiliser en permanence &#034;contre la casse de l'&#233;conomie nationale&#034; derri&#232;re le mot d'ordre &#034;vivre et travailler au pays&#034;. C'est l'&#233;poque du d&#233;but des vastes plans de restructuration dans les secteurs majeurs de l'&#233;conomie fran&#231;aise regroupant les plus importantes concentra&#172;tions ouvri&#232;res : la sid&#233;rurgie, la construction navale, les mines, le textile. Les annonces de licenciements pleuvent, la combativit&#233; ouvri&#232;re se r&#233;veille et, avec elle, la m&#233;fiance envers les syndicats qui sabotent les tentatives d'exten&#172;sion des luttes. Le PCF pare au plus press&#233; et vole en priorit&#233; au secours du syndicalisme en g&#233;n&#233;ral et de la CGT en particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conjointement avec son auxiliaire syndical, le parti stalinien lance tous azimuts sa propa&#172;gande &#034;vivre et travailler au pays&#034;. Contre la tendance grandissante vers l'extension des lut&#172;tes, il multiplie les op&#233;rations &#034;villes mortes&#034; pour enfermer les ouvriers derri&#232;re la d&#233;fense de l'usine, de l'entreprise, de la corporation, de la r&#233;gion, de la nation. A Longwy, &#224; Denain, &#224; Dunkerque, le PC est en premi&#232;re ligne, avec la CGT, au printemps 1979 pour saboter l'exten&#172;sion de la lutte et les tentatives de prise en charge des ouvriers eux-m&#234;mes dans les AG. Il s'af&#172;fronte alors directement aux ouvriers qui tentent de d&#233;border l'appareil d'encadrement syndical. Le 23 mars 1979, lors de la manifestation organis&#233;e &#224; Paris sous la pression des ouvriers, le service d'ordre de la CGT et tous les gros bras staliniens pr&#234;tent main-forte aux forces de po&#172;lice officielles de l'Etat qui chargent violemment et pourchassent jusque dans les trains les sid&#233;&#172;rurgistes, d&#233;non&#231;ant et faisant arr&#234;ter les ouvriers les plus combatifs en les faisant passer pour des &#034;casseurs&#034; et des &#034;autonomes irresponsables&#034;. Le PCF aura rendu un fier service &#224; l'Etat bourgeois en lui permettant ainsi de pratiquer les coupes claires les plus importantes dans les secteurs les plus concentr&#233;s du prol&#233;tariat en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7226&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7226&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1981 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;PCF et CGT militent &#224; fond pour&#8230; Mitterrand !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7150&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7150&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; un soutien confirm&#233; du PCF et de la CGT qui participent au pouvoir, Mitterrand m&#232;ne une politique anti-ouvri&#232;re&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous les deux pr&#233;sidences de Mitterrand, de 1981 &#224; 1995, les attaques n'ont pas manqu&#233; contre la classe ouvri&#232;re. D&#232;s 1982, le gouvernement Mauroy a organis&#233; le blocage des salaires et interdit d'indexer ceux-ci sur le co&#251;t de la vie. Pendant ce temps-l&#224;, l'imp&#244;t sur les b&#233;n&#233;fices des soci&#233;t&#233;s, qui &#233;tait de 50% sous Giscard, passait &#224; 45% en 1986, avant que le gouvernement Jospin-Fabius ne d&#233;cide de le ramener &#224; 33% en 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique men&#233;e par les socialistes sous Mitterrand d&#233;&#231;ut &#224; tel point l'&#233;lectorat populaire que la majorit&#233; &#233;lue en 1981 fut battue aux &#233;lections l&#233;gislatives de 1986, comme celle issue des urnes apr&#232;s la r&#233;&#233;lection de Mitterrand en 1988 fut lamin&#233;e aux &#233;lections l&#233;gislatives de 1993. &#192; chaque fois la gauche pr&#233;para le terrain pour un retour de la droite, qui elle-m&#234;me, par son cynisme et sa morgue envers le monde du travail, permit au PS de se refaire une virginit&#233;. C'est ce que les commentateurs appellent &#171; l'alternance &#187;, mais une alternance dans laquelle ce sont toujours les poss&#233;dants qui sont les gagnants, et les classes populaires les perdantes.&lt;br class='autobr' /&gt;
La gauche a fait ce que la droite n'avait pas os&#233; : lever le tabou de la privatisation des services publics, en vendant de larges parts de France Telecom et d'Air France, cette derni&#232;re sous l'&#233;gide du ministre communiste Gayssot. Le gouvernement a d'ailleurs franchi une premi&#232;re &#233;tape, en faisant voter par l'assembl&#233;e, en f&#233;vrier 1999, l'ouverture du march&#233; de l'&#233;lectricit&#233;. Le gouvernement Jospin a mis La Poste et la SNCF sur la m&#234;me voie de &#171; l'ouverture du march&#233; &#187; et de la rentabilisation par secteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bradage pass&#233; de France Telecom et &#224; venir d'EDF n'&#233;tait pas simplement destin&#233; &#224; donner &#224; des bourgeois fran&#231;ais de nouvelles opportunit&#233;s de profits, il doit aider &#224; faire de ces groupes des g&#233;ants capitalistes mondiaux. EDF, qui r&#233;alise d&#233;j&#224; presque le quart de son chiffre d'affaires &#224; l'&#233;tranger veut faire passer cette part &#224; 50 % d'ici 2004/2005. Pour cela l'entreprise souhaite justement l'ouverture du march&#233; europ&#233;en pour conqu&#233;rir de nouvelles positions &#224; l'ext&#233;rieur et l'ouverture de son capital pour mobiliser des fonds sur les march&#233;s financiers et n&#233;gocier des fusions-acquisitions. Sous la tutelle de la gauche, EDF et GDF n'ont pas attendu leur privatisation pour se lancer dans la sp&#233;culation sur le march&#233; international de l'&#233;nergie. Elles ont mont&#233; leur propre filiale de trading (le m&#233;tier d'Enron, la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine dont la faillite fait actuellement scandale), EDF-trading (en collaboration avec Vivendi) et Gaselys (avec la Soci&#233;t&#233; G&#233;n&#233;rale). Mais pour grossir &#224; l'&#233;tranger et devenir des num&#233;ros un mondiaux, ces entreprises doivent bien pr&#233;senter la facture &#224; quelqu'un. Ce sera leurs salari&#233;s, dont les conditions de travail se d&#233;gradent, et les usagers, qui ont vu le gouvernement augmenter plusieurs fois les tarifs du gaz et de l'&#233;lectricit&#233;. L'avenir est programm&#233; : comme France Telecom, EDF et GDF tenteront de plus en plus de se lib&#233;rer des contraintes du service public, au profit de la rentabilit&#233; imm&#233;diate ...aux d&#233;pens des salari&#233;s comme des usagers. Tout en faisant passer au priv&#233; les secteurs les plus rentables du secteur public, il a soumis le reste &#224; une di&#232;te de 5 ans. D&#232;s 1997, il a proclam&#233; le &#171; gel de l'emploi public &#187;. Le plan Jupp&#233; de 1995 a &#233;t&#233; prolong&#233;. Les h&#244;pitaux ont continu&#233; d'&#234;tre rationn&#233;s en effectifs et en moyens. Dans la premi&#232;re moiti&#233; des ann&#233;es 1990, les d&#233;penses du secteur hospitalier avaient augment&#233; de 7 % par an, ce qui &#233;tait d&#233;j&#224; insuffisant pour suivre le d&#233;veloppement de l'activit&#233;. Mais entre 1995 et 2000, cette augmentation a &#233;t&#233; de 7 % au total ! Un lit sur 15 a &#233;t&#233; supprim&#233; de 1994 &#224; 1999. En 2002, alors que le passage aux 35 heures aurait n&#233;cessit&#233; la cr&#233;ation d'au moins 80 000 postes, le gouvernement n'en promet que 40 000, et les hospitaliers exasp&#233;r&#233;s multiplient les gr&#232;ves. Gel de l'embauche, surcharge de travail, p&#233;nurie de moyens : le m&#234;me traitement a &#233;t&#233; r&#233;serv&#233; aux transports, &#224; la poste ou encore &#224; l'&#233;ducation nationale. Le gouvernement &#034;de gauche&#034; a continu&#233; d'&#233;tendre la pr&#233;carit&#233; : sur 3,4 millions de salari&#233;s des trois fonctions publiques, il y a aujourd'hui 960 000 non titulaires et plus de 300 000 &#171; contrats aid&#233;s &#187; (CES, emplois-jeunes, contrats de ville&#8230;). De quoi donner envie de voir Jospin go&#251;ter &#224; son tour &#224; la pr&#233;carit&#233; de l'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gauche au gouvernement a bien s&#251;r mis en place de nouvelles lois, comme les 35 heures, pris des mesures budg&#233;taires, comme les emplois-jeunes, et avalis&#233; des r&#232;gles nouvelles, comme le PARE imposant aux ch&#244;meurs de nouvelles contraintes pour leur faire accepter n'importe quel travail &#224; n'importe quel prix. Mais si ces mesures ont eu des cons&#233;quences certaines sur les conditions de vie de bon nombre de salari&#233;s, leurs effets r&#233;els sur l'emploi sont, eux, tout &#224; fait incertains. Pour les 35 heures il n'a ainsi jamais &#233;t&#233; vraiment possible d'en &#233;valuer les effets sur l'emploi. Le gouvernement a pr&#233;tendu que l'application de la loi avait permis la cr&#233;ation de plusieurs centaines de milliers de postes. Mais personne n'a jamais pu savoir quelle &#233;tait dans ces chiffres la part des embauches en compensation de la r&#233;duction du temps de travail, et celle de &#171; l'effet d'aubaine &#187;, permettant aux patrons de rafler les cadeaux en mati&#232;re de charges sociales, pour des embauches qu'ils auraient de toutes fa&#231;ons &#233;t&#233; amen&#233;s &#224; r&#233;aliser. Ce qui est par contre parfaitement palpable (surtout pour ceux qui les touchent), ce sont les milliards sous forme de baisses de charges sociales r&#233;cup&#233;r&#233;es par le patronat au titre de la pr&#233;tendue r&#233;duction du temps de travail. Et c'est aussi que cette loi concoct&#233;e et vot&#233;e par la gauche, a ouvert la porte &#224; une g&#233;n&#233;ralisation de la flexibilit&#233; et dans bien des cas d&#233;t&#233;rior&#233; les conditions de travail des salari&#233;s, en m&#234;me temps que donn&#233; lieu &#224; des r&#233;ductions de salaires ou de primes. Autre certitude, l'application des 35 heures a provoqu&#233; de tr&#232;s nombreux mouvements de gr&#232;ve et protestations &#8211; jusqu'&#224; aujourd'hui &#8211; r&#233;v&#233;lateurs de l'appr&#233;ciation des salari&#233;s concern&#233;s sur les pr&#233;tendus bienfaits de la loi. Quant aux emplois-jeunes, la gauche qui en avait promis 700 000 n'en a r&#233;alis&#233;s sur la l&#233;gislature qu'un peu moins de la moiti&#233;, cr&#233;&#233;s par les seuls secteurs public et associatif. Ces emplois ont certes &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;s comme un d&#233;pannage bienvenu par une partie des jeunes concern&#233;s, en fin de scolarit&#233; ou d&#233;j&#224; au ch&#244;mage, ou encore salari&#233;s depuis peu et saisissant l'occasion de changer de patron. Mais ces emplois, sous forme de contrats de cinq ans, financ&#233;s &#224; 80 % par l'Etat, ont inaugur&#233; une nouvelle forme de pr&#233;carit&#233; et de salaire au rabais. Embauch&#233;s dans l'enseignement, dans la police, dans les transports en commun, dans les municipalit&#233;s, etc., les jeunes en question se sont souvent retrouv&#233;s &#224; boucher des trous dans des administrations qui ont ainsi pourvu les postes manquants en les payant en dessous du tarif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Augmentation de la pr&#233;carit&#233; et de l'ins&#233;curit&#233; au travail&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien n'a &#233;t&#233; fait par ailleurs par le gouvernement de gauche contre la pr&#233;carit&#233; en g&#233;n&#233;ral. Sauf &#224; consid&#233;rer que la disposition de la derni&#232;re loi dite &#171; de modernisation sociale &#187;, passant de 6 % &#224; 10 % la prime de pr&#233;carit&#233; des CDD pour l'aligner sur celle des int&#233;rimaires, puisse constituer une r&#233;elle pression sur les patrons. La progression de la pr&#233;carit&#233; a au contraire accompagn&#233; la cr&#233;ation des nouveaux emplois, avec pour corollaire l'ins&#233;curit&#233; au travail. Entre 1999 et 2000 le nombre d'accidents du travail a ainsi progress&#233; de 4,6 % selon les chiffres du minist&#232;re de l'emploi qui pr&#233;cise que le secteur de l'int&#233;rim est particuli&#232;rement touch&#233; et que la pr&#233;carit&#233; et la flexibilit&#233; des horaires en sont les principales causes. Quant aux licenciements collectifs pour motif dit &#233;conomique, ils se sont mis &#224; grimper &#224; nouveau brutalement avec la rafale des plans sociaux au printemps dernier. En un an, de novembre 2000 &#224; novembre 2001, leur nombre a progress&#233; de 39,8 % pendant que le ch&#244;mage lui progressait de 12,7 %. Pour faire croire qu'il se pr&#233;occupait des licenciements &#233;conomiques, le gouvernement a propos&#233; un dispositif, toujours dans le cadre de cette loi de &#171; modernisation sociale &#187;, suscitant une longue discussion parlementaire. Le texte n'est finalement qu'une collection de dispositions l&#233;gales d&#233;j&#224; existantes et de vagues recommandations. Et de plus la d&#233;finition du licenciement &#233;conomique &#8211; fruit de concessions de Jospin au PCF mais qui ne pouvait tout au plus que permettre de retarder de quelques jours la mise en application des licenciements &#8211; a &#233;t&#233; retoqu&#233;e par le Conseil Constitutionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusion : le point essentiel est que la gauche a fait passer dans le mouvement ouvrier (traduisez avec l'appui de toutes les bureaucraties syndicales) l'id&#233;e de la r&#233;forme... id&#233;e reprise ensuite par Sarkozy et ses successeurs de gauche, de droite et du centre pour casser tous les droits sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve383&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve383&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1984 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement de gauche de Mitterrand soutenu par le PCF et la CGT trahit les ouvriers de la sid&#233;rurgie lorraine&#8230; La CGT fait mine de mener des actions spectaculaires pour occuper les gr&#233;vistes de la sid&#233;rurgie mais ne fait aucun pas pour que l'ensemble des travailleurs du pays se sentent concern&#233;s et agissent avec les sid&#233;rurgistes. Le faux radicalisme des syndicats avait pour but de continuer &#224; garder le contr&#244;le de la lutte pour faire en sorte qu'elle ne leur &#233;chappe pas. Les syndicats se sont dit que la classe ouvri&#232;re voulait en jouer et qu'il fallait faire semblant sous peine d'&#234;tre d&#233;barqu&#233;s et que les travailleurs se passent de leurs chefs syndicaux. Mais ce n'&#233;tait qu'une tactique conjoncturelle. On a bien vu ensuite que ces centrales ne s'&#233;taient pas r&#233;ellement radicalis&#233;es et elles ont repris leur train-train de mouvements tournants, de luttes locales, de luttes partielles, de luttes &#233;miett&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1543&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1543&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La trahison par PCF et CGT de la gr&#232;ve Talbot, les staliniens soutenant le gouvernement de gauche, entrainera la division durable entre travailleurs fran&#231;ais et immigr&#233;s, ces derniers s'estimant l&#226;ch&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6442&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6442&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1984, dans l'entreprise Talbot, un atelier de 3000 salari&#233;s (sur les 14 000 que comptent l'usine) se met en gr&#232;ve contre des licenciements, c'est la CFDT qui m&#232;ne la lutte. Ce conflit intervient apr&#232;s une s&#233;rie de revers partiels dans ce secteur automobile. Sur le plan local et national, la CGT va se conduire &#224; nouveau en briseur de gr&#232;ve, quant &#224; la direction de la CFDT elle ne fera rien pour briser l'isolement de cette gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une d&#233;faite locale, dans l'isolement, mais qui marque la fin de la combativit&#233; dans ce secteur, le seul o&#249; elle s'&#233;tait maintenue. La d&#233;faite dans l'automobile est aussi importante que celle de la sid&#233;rurgie en 1979.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement annonce d'ailleurs des dizaines de milliers de licenciements dans la sid&#233;rurgie, la direction de Renault programme 20 000 licenciements avant la fin de 86. Il y a peu de r&#233;actions. En 1983, le nombre de ch&#244;meurs atteint les deux millions. Si dans la fonction publique les gr&#232;ves se multiplient entre 1983-84, contre l'aust&#233;rit&#233;, elles ne peuvent inverser la tendance. Le rapport de force est en faveur du gouvernement et du patronat qui ont les mains libres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1984, il y a encore des &#233;lections, cette fois pour les Europ&#233;ennes, sur fond de forte abstention. Le Front National fait presque jeu &#233;gal avec le PCF qui recueille 11 % des votes, il a obtenu deux millions de voix. Cette perc&#233;e des fascistes va se confirmer dans les ann&#233;es suivantes. Par son audience et son id&#233;ologie, le FN va tirer tout l'&#233;chiquier &#224; droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PS va se lancer dans la surench&#232;re, ainsi lors d'un d&#233;bat &#224; l'assembl&#233;e, G. Dufois se targue d'avoir organis&#233; 12 000 expulsions d'immigr&#233;s clandestins. En mati&#232;re de s&#233;curit&#233; comme de politique de l'immigration, la gauche veut prouver qu'elle peut faire aussi bien que la droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fabius, pour d&#233;signer la politique qu'il m&#232;ne, parle de &#034;sale boulot&#034;. Mais cette politique, orthodoxie budg&#233;taire et gestionnaire, n'est pas neutre au niveau social. Les milieux gouvernementaux en viennent &#224; pourchasser l'esprit de protestation et de lutte avec lequel la gauche s'identifiait plus ou moins avant 1981.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, dans le programme de 1981 les socialistes promettent d'accorder le droit de vote aux immigr&#233;s. Une fois au pouvoir, ils r&#233;gularisent 300 000 sans-papiers, mais le ministre de l'Int&#233;rieur, G. Deferre, maintient les contr&#244;les d'identit&#233; (au faci&#232;s) et les expulsions. En 1983, Maire de Marseille, il m&#232;ne campagne et sur ses affiches on peut lire : &#034;La droite, 20 ans d'immigration sauvage. Avec la gauche, enfin un contr&#244;le vigilant dont on mesure les effets.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mont&#233;e du FN est spectaculaire, il passe de 0,1 % aux l&#233;gislatives &#224; 10 % en 1984. En 1986, aux &#233;lections l&#233;gislatives du scrutin proportionnel, le Front confirme son score et entre &#224; l'assembl&#233;e avec une trentaine de d&#233;put&#233;s. Mais cette moyenne cache des r&#233;sultats qui localement sont inqui&#233;tants. Ainsi &#224; Marseille, le FN obtient 24 %, et 22 % dans le d&#233;partement des Bouches-du-Rh&#244;ne. Quelle est la part de d&#233;magogie de la politique Deferre dans cette ascension ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gauche porte une lourde responsabilit&#233; dans ce retour du fascisme. Sa politique a d&#233;moralis&#233; les salari&#233;s, des r&#233;gions enti&#232;res ont &#233;t&#233; d&#233;sindustrialis&#233;es. Elle a non seulement g&#233;r&#233; le syst&#232;me dans le sens des int&#233;r&#234;ts de la bourgeoisie, mais a aussi jou&#233; la carte raciste, &#034;diviser pour mieux r&#233;gner&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ministre PC des Transports Fiterman l&#226;che les flics de l'Etat contre les gr&#233;vistes de la gare St. Lazare en juin 1984, en les traitant de &#034;provocateurs manipul&#233;s par l'extr&#234;me-droite&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, le PC vote sans h&#233;siter l'augmenta&#172;tion des cr&#233;dits militaires et approuve l'inter&#172;vention fran&#231;aise au Liban et au Tchad. Ce qui n'emp&#234;che nullement que, depuis sa rupture du Programme Commun, on assiste au r&#233;alignement complet du PCF sur la politique imp&#233;rialiste de l'URSS. Ainsi, le PCF avait apport&#233; d&#232;s le d&#233;but son soutien &#224; l'intervention russe en Afghanistan, d'abord avec prudence fin d&#233;cembre 1979, puis tout &#224; fait r&#233;solument &#224; partir de la rencontre entre Marchais et Brejnev &#224; Moscou le 11 janvier 1980. Comme au d&#233;but de la &#034;guerre froide&#034; dans les ann&#233;es cinquante, il se lance dans une vaste campagne &#034;pacifiste&#034; contre le projet d'installation des fus&#233;es Pershing par l'OTAN en Europe occidentale, d'abord en r&#233;activant le vieux &#034;Mouvement pour la Paix&#034;, puis une fois au gouvernement, il est &#224; l'initiative de &#034;l'Appel des Cent&#034; qui lui permet de s'abriter derri&#232;re des &#034;personnalit&#233;s&#034; sans remettre en cause pour autant sa participation active et directe au budget de la &#034;d&#233;fense nationale&#034; (en hausse de 17,6% en 1982) et de voter en 1983 la loi de programmation militaire pour les cinq ans &#224; venir. Cependant, toutes les manifesta&#172;tions anim&#233;es ou soutenues par le PCF d&#233;si-gnent et condamnent unilat&#233;ralement le seul &#034;imp&#233;rialisme am&#233;ricain&#034; comme &#034;fauteur de guerre&#034; et toutes apportent leur soutien &#224; la pseudo-&#034;politique de paix&#034; de l'URSS, y com&#172;pris le d&#233;ploiement des SS-20, &#034;facteur d'&#233;qui&#172;libre dans la coexistence pacifique.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PCF d&#233;cide pourtant de quitter le gouver&#172;nement en juillet 1984. La cause fondamentale de ce d&#233;part est que la bourgeoisie a besoin d'une fraction de gauche dans l'opposition pour enca&#172;drer les r&#233;actions de la classe ouvri&#232;re, en par&#172;ticulier &#224; la veille de proc&#233;der &#224; des licenciements massifs au c&#339;ur m&#234;me du bastion majeur et le plus sensible de la classe ouvri&#232;re, les usines Renault et de passer &#224; des &#034;r&#233;formes&#034; d'enver&#172;gure passant par une &#233;norme suppression d'ef&#172;fectifs dans le secteur public (postes, t&#233;l&#233;com&#172;munications, SNCF,...). Cette d&#233;cision m&#251;re&#172;ment r&#233;fl&#233;chie va &#234;tre suivie par des actions &#034;dures&#034; et spectaculaires de la CGT : occupa&#172;tion de l'usine d&#233;saffect&#233;e SKF &#224; Vitry en 1985, entra&#238;nement d'une minorit&#233; d'ouvriers dans des actions-commandos &#224; r&#233;p&#233;tition chez Renault pendant tout l'&#233;t&#233;, notamment en baladant les ouvriers dans les &#034;beaux quartiers&#034; (blocage des Champs-Elys&#233;es lors de l'&#233;t&#233; 1987).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1986-1987 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve des cheminots de l'hiver est lanc&#233;e malgr&#233; l'opposition de la CGT et dirig&#233;e par des assembl&#233;es souveraines, des comit&#233;s de gr&#232;ve et des coordinations&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La remise en cause des syndicats par la base va culminer avec les gr&#232;ves &#224; la SNCF de l'hiver 86, obligeant la bourgeoisie &#224; recourir &#224; des coordi&#172;nations anim&#233;es par des syndicalistes de base et des gauchistes pour r&#233;cup&#233;rer le contr&#244;le de la lutte. Le PC, rel&#233;gu&#233; au second plan, est con&#172;traint de rester prudemment dans l'ombre de la CGT. Celle-ci, pendant les trois premiers jours d'une gr&#232;ve qui, avec une rapidit&#233; foudroyante, avait entra&#238;n&#233; derri&#232;re elle 98% des agents de conduite et en plusieurs endroits d'autres cat&#233;&#172;gories et autres secteurs de la SNCF, s'oppose ouvertement au mouvement. Dans certains d&#233;&#172;p&#244;ts de la r&#233;gion parisienne, elle appelle &#224; la reprise du travail, dans d'autres (Paris-Austerlirz ou Miramas sur le r&#233;seau Sud-Est), elle va jusqu'&#224; organiser des &#034;piquets de travail&#034;. Une fois la lutte enferm&#233;e sur un terrain corporatiste, elle va faire un retour en force en assurant une fausse extension pour &#233;largir la d&#233;faite au sein de la classe ouvri&#232;re. Cependant, au cours de toute cette p&#233;riode, le PCF fait l'exp&#233;rience de l'am&#172;pleur de son discr&#233;dit. Il paie au prix fort ses trois ans de politique antiouvri&#232;re au gouvernement. Cette d&#233;saffection se traduit imm&#233;diatement sur le plan &#233;lectoral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les l&#233;gislatives de mars 1986 sont catastro&#172;phiques pour le PC qui passe sous la barre des 10%. On commence &#224; assister au transfert de ses voix vers le FN, notamment dans ses fiefs traditionnels de la &#034;ceinture rouge&#034;. Mais la d&#233;gringolade n'est pas termin&#233;e. Voulant &#233;viter une humiliation personnelle, Marchais fait d&#233;&#172;signer un candidat minable, sans personnalit&#233;, Lajoinie comme candidat aux pr&#233;sidentielles de 1988. La d&#233;faite est cuisante, avec 6,7% des votants, c'est le pire r&#233;sultat jamais enregistr&#233; par le PC, qui aura perdu en 20 ans les 3/4 de son &#233;lectorat. Aux l&#233;gislatives suivantes, il remonte &#224; 11,1%, mais &#233;tant donn&#233; le fort taux d'abstention dans l'&#233;lectorat de gauche, cela ne repr&#233;sente plus que 7,2% des inscrits. M&#234;me s'il se maintient mieux aux &#233;lections municipa&#172;les de 1989, il n'en perd pas moins pr&#232;s de 300 communes (ne g&#233;rant plus que 2,6% des com&#172;munes en m&#233;tropole) et ne conserve notam&#172;ment plus qu'une commune de plus de 100 000 habitants (Le Havre). Ayant du mal &#224; appara&#238;&#172;tre comme force d'opposition cr&#233;dible, le parti de Marchais est pour la premi&#232;re fois de son histoire de parti bourgeois confront&#233; &#224; une crise ouverte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats ont r&#233;ussi &#224; arr&#234;ter la gr&#232;ve&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bout de trois semaines, la gr&#232;ve n'avait pas encore faibli. Le lundi 5 janvier, apr&#232;s le pont du Premier de l'An, de nombreux cheminots qui avaient &#233;t&#233; en cong&#233; pour quelques jours, rejoignaient de nouveau les gr&#233;vistes, et partout les assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales &#233;taient plus nombreuses. Malgr&#233; l'attitude de la FGAAC, poussant ostensiblement &#224; la reprise apr&#232;s les f&#234;tes bien qu'elle n'os&#226;t pas prononcer le mot, le nombre des agents de conduite qui avaient abandonn&#233; &#233;tait infime. De nouvelles n&#233;gociations jeudi 8 janvier n'amen&#232;rent que des miettes qui furent jug&#233;es telles par les gr&#233;vistes, et le soir la gr&#232;ve tenait toujours aussi bon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intox &#224; la reprise battait son plein. Celle-ci &#233;tait annonc&#233;e chaque jour. Pourtant chaque jour, c'&#233;tait le m&#234;me pourcentage de trains qui roulaient, pas plus. A partir du vendredi 9, il y eut la pr&#233;tendue mobilisation des usagers, c'est-&#224;-dire des patrons et des partis de droite. Mais tout cela n'impressionna gu&#232;re les gr&#233;vistes, au plus, cela accrut la col&#232;re de quelques-uns.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ceux qui ont arr&#234;t&#233; la gr&#232;ve, ce sont les syndicats : la CFDT et la CGT, puisque les autres soit n'avaient jamais &#233;t&#233; dans la gr&#232;ve, soit comme la FGAAC l'avait d&#233;j&#224; abandonn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La manoeuvre pour arr&#234;ter une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale &#224; la SNCF alors que les gr&#233;vistes eux-m&#234;mes ne sont nullement pr&#234;ts &#224; abandonner, n'est pas une nouveaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On l'a d&#233;j&#224; vue se r&#233;p&#233;ter en 1968, en 1971, en 1976, bref &#224; chaque fois qu'une gr&#232;ve impliquant des dizaines de milliers de cheminots aux quatre coins du territoire est devenue pesante ou g&#234;nante pour les organisations syndicales. Cette manoeuvre consiste &#224; pousser &#224; la reprise les secteurs les plus faibles au lieu de les conforter en montrant que la grosse majorit&#233; tient ferme. Puis, en se servant de leur exemple, &#224; souffler aux autres que le vent est &#224; la reprise, et ainsi les d&#233;courager et les d&#233;moraliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fois-ci, l&#224; encore, c'est la CFDT qui s'est avanc&#233;e la premi&#232;re. D&#232;s la fin des n&#233;gociations jeudi 8 au soir, la F&#233;d&#233;ration faisait savoir que, bien s&#251;r sans se prononcer pour la reprise, elle estimait que les gr&#233;vistes ne pourraient de toute fa&#231;on rien obtenir de plus. A part cela, elle les laissait libres de se prononcer pour ou contre la continuation de la gr&#232;ve. Un peu plus tard, c'est Edmond Maire lui-m&#234;me qui en rajoutait en conseillant ouvertement &#171; l'apaisement &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et sur le terrain, les responsables, d&#232;s vendredi, encourageaient plus ou moins discr&#232;tement les premiers secteurs o&#249; la gr&#232;ve &#233;tait minoritaire &#224; reprendre le travail imm&#233;diatement, sans attendre de conna&#238;tre l'opinion de la majorit&#233; des autres secteurs. En fait, dans certains endroits ils encourageaient la minorit&#233; qui votait pour la reprise &#224; reprendre le travail. C'est ainsi qu'une gr&#232;ve est &#233;miett&#233;e, bris&#233;e, et qu'est cr&#233;&#233; le courant pour la reprise. Il est significatif d'ailleurs que les communiqu&#233;s de la F&#233;d&#233;ration ne disaient pas que, le vendredi 9 au soir il y avait toujours 79 d&#233;p&#244;ts sur 94 qui avaient d&#233;cid&#233; de poursuivre le mouvement. Ils disaient que quinze d&#233;p&#244;ts avaient d&#233;cid&#233; d'arr&#234;ter la gr&#232;ve. C'est ainsi qu'on cr&#233;e un climat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT, elle, a tenu plus longtemps. D'abord elle avait plus que la CFDT &#224; se faire pardonner son opposition du d&#233;but de la gr&#232;ve. Et puis, puisque la CFDT lui donnait l'occasion d'appara&#238;tre plus ferme, elle ne devait pas la rater. Elle a donc tenu deux jours de plus en se pronon&#231;ant officiellement pour la continuation. Et puis Edmond Maire ayant abattu ouvertement son jeu, la CGT se d&#233;clara tout &#224; la fois &#171; aux c&#244;t&#233;s de ceux qui ont d&#233;cid&#233; de continuer la lutte et aux c&#244;t&#233;s de ceux qui ont d&#233;cid&#233; de reprendre &#187;. Et voil&#224;. Ce n'est pas encore aujourd'hui que les j&#233;suites de la CFDT pourront donner des le&#231;ons &#224; ceux de la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article6743&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article6743&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1988 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve &#224; la SNECMA d&#233;montre que, sans la mainmise sur les luttes de la CGT et autres appareils syndicaux, les travailleurs sont capables d'organiser la lutte et de l'&#233;tendre d'eux-m&#234;mes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5624&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5624&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1994 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;1994 : le g&#233;nocide rwandais&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel rapport avec le syndicalisme en France me direz-vous ? Justement, aucun !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France capitaliste organise un g&#233;nocide au Rwanda et le mouvement syndical reste sourd et muet&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les centrales syndicales n'ont jamais estim&#233; de leur r&#244;le de d&#233;noncer les crimes de l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais, faisant de leur silence une v&#233;ritable complicit&#233;. L'exemple particuli&#232;rement criminel et sanglant d'un pr&#233;sident de gauche avec un gouvernement de droite, armant et organisant une contre-r&#233;volution fasciste en est une illustration particuli&#232;rement scandaleuse. Cela continue bien s&#251;r aujourd'hui avec l'absence de toute d&#233;nonciation de l'intervention militaire des grandes puissances en Ha&#239;ti. Les centrales syndicales dans un pays riche comme la France sont partie int&#233;grante de l'ordre imp&#233;rialiste.&lt;br class='autobr' /&gt;
La m&#234;me ann&#233;e, le CIP, ou &#034;SMIC jeune&#034; de Balladur, est renvoy&#233; &#224; la poubelle par la mobilisation de la jeunesse : un mois de manifestations massives dans tout le pays. Les syndicats n'interviennent qu'en ponctuant la mobilisation par des &#034;journ&#233;es&#034; de manifestations massivement suivies. Elles n'ont nullement voulu ce mouvement et n'ont fait que le suivre de loin.... Elles chercheront encore moins &#224; en faire un point d'appui des luttes ouvri&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article134&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article134&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2513&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2513&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1995 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement social de l'automne 1995, que certains ont souvent cru r&#233;duit &#224; la seule gr&#232;ve des transports publics, SNCF et RATP notamment, tr&#232;s visible et fortement m&#233;diatis&#233;, a &#233;galement entrain&#233;, dans le refus du plan Jupp&#233;, le gros secteur de la fonction publique qu'est La Poste. La gr&#232;ve des postiers n'a pas beaucoup &#233;t&#233; remarqu&#233;e ni m&#233;diatis&#233;e. Cependant, avec un taux moyen sup&#233;rieur &#224; 3,5 jours par an et par agent, les chiffres de l'ann&#233;e 1995 se r&#233;v&#232;lent &#234;tre les plus hauts depuis 1974. Ils t&#233;moignent de la forte r&#233;sonance qu'ont, au sein de la profession posti&#232;re, la th&#233;matique des retraites et celle de la S&#233;curit&#233; sociale. Et combien le &#171; tous ensemble &#187; a emport&#233; l'adh&#233;sion, m&#234;me si la reprise impos&#233;e par Bernard Thibaut aux cheminots a &#233;galement entra&#238;n&#233; la reprise des autres secteurs, de la RATP &#224; la Poste. Les assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales interprofessionnelles de la gr&#232;ve 1995, m&#234;me si elles n'ont pas &#233;t&#233; r&#233;&#233;dit&#233;es ensuite, pas plus que la gr&#232;ve interprofessionnelle, ont marqu&#233; le mouvement ouvrier&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1995 : les cheminots entra&#238;nent le secteur public et sont arr&#234;t&#233;s par la CGT d&#232;s que le secteur priv&#233; menace d'entrer en lutte&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1995, on oublie souvent qu'il y a eu s&#233;par&#233;ment une gr&#232;ve se g&#233;n&#233;ralisant dans le priv&#233; (par exemple Renault, Thomson, SNECMA, Danone, etc..., au printemps 1995) et une gr&#232;ve se g&#233;n&#233;ralisant aussi dans le public en octobre. Les syndicats, apr&#232;s avoir approuv&#233; les mesures pr&#233;vues par Jupp&#233;, ont &#339;uvr&#233; consciemment et efficacement &#224; diviser et affaiblir. Au d&#233;but, elles ne pr&#233;voyaient m&#234;me pas une v&#233;ritable r&#233;action. Par exemple, Jean-Paul Roux, le dirigeant du syndicat ind&#233;pendant l'UNSA, d&#233;clarait : &#034;On ne peut pas faire la gr&#232;ve du si&#232;cle tous les mois, beaucoup de fonctionnaires ne peuvent se permettre de perdre 2 jours de salaire &#224; 6 semaines d'intervalle &#224; l'approche de No&#235;l&#034;. Gr&#226;ce aux syndicats, le gouvernement a pu se contenter d'un petit recul alors qu'il faisait face &#224; une remont&#233;e des luttes sociales. Certains syndicats comme la CGT et FO se sont port&#233;s &#224; la t&#234;te de la lutte des salari&#233;s du public alors qu'ils avaient sign&#233; les projets de r&#233;forme de Jupp&#233; qui s'est suffisamment plaint de leur retournement. Alors que Nicole Notat et la CFDT se rangeaient aux c&#244;t&#233;s du gouvernement Jupp&#233; contre les cheminots et les postiers), en d&#233;cembre 1995, Bernard Thibault avait lui-m&#234;me brad&#233; la gr&#232;ve dont il apparaissait comme le principal leader, en appelant &#224; la reprise, sans consulter aucun gr&#233;viste, d&#232;s la signature d'un accord avec le ministre des transports de l'&#233;poque. Cette gr&#232;ve, de la part des dirigeants de la CGT comme de Marc Blondel qui dirigeait FO, &#233;tait surtout une fa&#231;on de s'imposer comme interlocuteurs au gouvernement Jupp&#233;-Chirac, &#224; qui ils d&#233;montraient, en s'appuyant sur la col&#232;re des cheminots, que ce n'&#233;tait pas en collaborant avec la seule CFDT que l'on pouvait marchander le calme social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cheminots, dont le syst&#232;me de retraite et le statut de l'entreprise, via le projet de contrat de plan, sont remis en cause, occupent une grande place dans le mouvement. La gr&#232;ve de novembre-d&#233;cembre 1995 montre que la gr&#232;ve des cheminots peut gagner, faire reculer un projet antisocial, faire chuter un ministre, en entra&#238;nant les autres secteurs, en organisant des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales interprofessionnelles et en passant dans les autres secteurs les entra&#238;ner &#224; la gr&#232;ve. En sortant du minist&#232;re, Bernard Thibaut secr&#233;taire de la CGT des cheminots annonce, sans consultation des cheminots en gr&#232;ve et sans concertation avec les travailleurs de la RATP qui ont suivi la gr&#232;ve SNCF, que la gr&#232;ve est finie. C'est le d&#233;but d'une politique de trahison ouverte men&#233;e par celui qui va vite devenir le dirigeant de la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si 1995 a marqu&#233; une remont&#233;e de la lutte, un recul du gouvernement et une accentuation de la confiance des travailleurs, les travailleurs y sont apparus comme suivants les syndicats nationaux contrairement aux ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes et elle a &#233;t&#233; aussi un tournant vers une plus grande collaboration entre syndicats et gouvernement et avec le patronat qui sera soulign&#233; par le choix que fera la CGT de venir un syndicat qui n&#233;gocie, qui propose, qui est &#034;positif&#034;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que Nicole Notat et la CFDT se rangeaient aux c&#244;t&#233;s du gouvernement Jupp&#233; contre les cheminots et les postiers), en d&#233;cembre 1995, Bernard Thibault avait lui-m&#234;me brad&#233; la gr&#232;ve dont il apparaissait comme le principal leader, en appelant &#224; la reprise, sans consulter aucun gr&#233;viste, d&#232;s la signature d'un accord avec le ministre des transports de l'&#233;poque. Cette gr&#232;ve, de la part des dirigeants de la CGT comme de Marc Blondel qui dirigeait FO, &#233;tait surtout une fa&#231;on de s'imposer comme interlocuteurs au gouvernement Jupp&#233;-Chirac, &#224; qui ils d&#233;montraient, en s'appuyant sur la col&#232;re des cheminots, que ce n'&#233;tait pas en collaborant avec la seule CFDT que l'on pouvait marchander le calme social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7491&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7491&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/2580_1&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/2580_1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; Nouvel Observateur &#187; de d&#233;but d&#233;cembre 2009 &#233;crit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Sarkozy, au moins, il a des c&#8230; Il d&#233;fend l'industrie fran&#231;aise ! (&#8230;) Cet &#233;loge &#233;mane d'un tr&#232;s proche de &#8230; Bernard Thibaut qui, lui-m&#234;me d&#233;clare &#171; Pour Sarko, tous les sujets passent par des relations personnelles. (&#8230;) Souvenez-vous de la gr&#232;ve des cheminots, &#224; l'automne 2007. Le pr&#233;sident Sarkozy d&#233;cide de r&#233;former les r&#233;gimes sp&#233;ciaux de retraite de la SNCF, de la RATP et des &#233;lectriciens-gaziers. Il veut, en 2002, faire passer de 40 &#224; 41 le nombre d'ann&#233;es de cotisations. La gr&#232;ve &#233;clate &#224; la mi-octobre. Pr&#233;vue pour 24 heures, elle dure. Le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT ne sait pas comment arr&#234;ter ses troupes. (&#8230;) Thibaut dit &#224; Sarkozy : &#171; Donnez moi quatre jours, je vous promets la reprise du travail. &#187; (&#8230;) Le num&#233;ro un de la CGT vient d'entrer d&#233;finitivement dans le clan des r&#233;formistes ! (&#8230;) Plus r&#233;cemment, le choix d'Henri Proglio, le pr&#233;sident de Veolia, pour remplacer Pierre Gadonneix &#224; la t&#234;te d'EDF s'est fait avec l'appui de Bernard Thibaut. (&#8230;) Ce pragmatisme est davantage dans les g&#232;nes de l'autre centrale, la CFDT. (&#8230;) &#171; Le syndicalisme &#224; la &#171; Conti &#187; n'est pas le n&#244;tre &#187;, explique le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral. (&#8230;) Depuis quelques temps, on voit souvent Thibaut et Ch&#233;r&#232;que bras dessus, bras dessous. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1996 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le 23 ao&#251;t 1996, la police &#233;vacuait l'&#201;glise Saint Bernard, d&#233;fon&#231;ant &#224; coups de hache la porte d'entr&#233;e sous'&#339;il des cam&#233;ras pour d&#233;loger des familles qui y campaient depuis plus de 50 jours. Cette journ&#233;e marquera le d&#233;but d'une lutte acharn&#233;e pour obtenir la r&#233;gularisation de tous les sans-papiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin d'&#234;tre &#224; l'initiative ou m&#234;me en soutien, les centrales syndicales ont laiss&#233; les sans-papiers &#171; de Saint-Bernard &#187; mener seuls leur lutte jusqu'&#224; l'occupation du gymnase Japy puis de l'&#233;glise Saint-Bernard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1996-1997, les syndicats mettent la p&#233;dale douce sur les gr&#232;ves&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lesechos.fr/1999/01/en-1997-les-greves-sont-restees-peu-nombreuses-dans-le-prive-et-ont-diminue-dans-la-fonction-publique-761607&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lesechos.fr/1999/01/en-1997-les-greves-sont-restees-peu-nombreuses-dans-le-prive-et-ont-diminue-dans-la-fonction-publique-761607&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;1999&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les gr&#232;ves remontent en 1999. Depuis novembre 1999, se sont trouv&#233;s en gr&#232;ve, entre autres, le personnel hospitalier, celui des grands magasins parisiens, les employ&#233;s des banques, ceux de la Poste, du transport public, du service de nettoyage du m&#233;tro, les journalistes, les pompiers, les agents des imp&#244;ts, les employ&#233;s des caisses d'assurance tout comme les salari&#233;s de Disneyland Paris. M&#234;me les chercheurs, les enseignants et les cadres ont d&#233;bray&#233;. Les gr&#232;ves se dirigent &#224; la fois contre la mani&#232;re dont l'introduction des 35 heures a lieu mais aussi pour appuyer une r&#233;elle r&#233;duction du temps de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les routiers eux ont d'autant plus de raisons de protester vu que le gouvernement a c&#233;d&#233; aux pressions de leurs patrons. Le 10 janvier, les patrons-routiers avaient organis&#233; un barrage routier et avaient ainsi r&#233;ussi &#224; faire passer un d&#233;cret unilat&#233;ral par le ministre des transports Gayssot (PCF) leur garantissant une application taill&#233;e sur mesure de la loi des 35 heures. Les patrons ont, de ce fait, la possibilit&#233; de faire travailler leur personnel pendant 208 heures par mois, ce qui &#233;quivaut &#224; plus de 50 heures par semaine. Ce projet de d&#233;cret renferme &#233;galement une r&#233;glementation tout &#224; fait ridicule en cas de &#171; double &#233;quipage &#187; des conducteurs longue distance et qui fait que le temps du chauffeur qui ne conduit pas n'est pas reconnu comme &#171; temps effectif de travail &#187; car &#233;tant cens&#233; pouvoir &#171; vaquer librement &#224; ses occupations &#187;. Les chauffeurs d&#233;plorent aussi que les acquis de la gr&#232;ve de 1995 en ce qui concerne le salaire et le temps de travail soient r&#233;duits &#224; n&#233;ant cinq ans plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le journal L'Express &#233;crivait le 3 f&#233;vrier : &#171; Dans les services publics - transports, poste, etc. - 'l'ambiance 35 heures' est synonyme de tensions nouvelles. L'affaire des routiers en est un symbole. En trois semaines, les m&#234;mes camions ont bloqu&#233; les m&#234;mes routes pour la m&#234;me raison : les 35 heures. Seuls ceux qui tenaient le volant ont chang&#233;. Les 35 heures sont une r&#233;forme populaire qui produit du conflit social. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La complexit&#233; du probl&#232;me ressort tout particuli&#232;rement dans la gr&#232;ve du personnel hospitalier qui cumule toutes les difficult&#233;s : il s'agit l&#224; aussi bien du secteur public que priv&#233;, et l'Etat, en tant d'employeur, a affaire aux secteurs d'activit&#233;s les plus divers. Le 28 janvier avait lieu &#224; Paris la plus importante manifestation que les personnels hospitaliers aient connu ces dix derni&#232;res ann&#233;es et &#224; laquelle ne participaient pas seulement les personnels soignants, mais aussi les m&#233;decins, les urgentistes, les psychiatres, les pharmaciens d'h&#244;pitaux, les agents techniques et d'entretien, tous rassembl&#233;s sous le slogan &#171; Assez de la rigueur - on veut de la sant&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#224; noter par ailleurs que certains syndicats s'efforcent f&#233;brilement de jouer au mieux, lors de la signature des accords sur le temps de travail, leur r&#244;le de partenaire des entreprises et du gouvernement. La CFDT par exemple est pr&#234;te &#224; d&#233;bourser pr&#232;s de 5 millions de francs dans le lancement d'une campagne d'information sur les 35 heures, en d&#233;pit de l'avis de la secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale, Nicole Notat, que seule une minorit&#233; d&#233;croissante &#233;met encore des r&#233;serves. La moiti&#233; des accords conclus ayant eu lieu dans des entreprises d&#233;pourvues de syndicats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/francais/News/2000/fevrier00/15fev00_35hrsfr.shtml&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.wsws.org/francais/News/2000/fevrier00/15fev00_35hrsfr.shtml&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la gr&#232;ve des cheminots de ce d&#233;but du mois de mai, la politique de collaboration des directions syndicales et du gouvernement pour imposer aux travailleurs, sous couvert de la loi d'am&#233;nagement du temps de travail, cette plus grande flexibilit&#233; que souhaite le patronat, a rencontr&#233; sa plus s&#233;rieuse difficult&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;marr&#233;e le 27 avril &#224; l'appel d'un seul syndicat, corporatiste, la f&#233;d&#233;ration autonome des agents de conduite, la FGAAC, appel rapidement relay&#233; par des militants de tous bords, la gr&#232;ve a dur&#233; plus de dix jours. Elle est certes rest&#233;e minoritaire et cat&#233;gorielle, limit&#233;e essentiellement aux agents de conduite, peu &#233;tendue aux s&#233;dentaires. Mais elle a paralys&#233; une partie du trafic et finalement contraint la direction de la SNCF &#224; prendre la mesure du peu de popularit&#233; de son projet et du peu d'efficacit&#233; des grands appareils syndicaux &#224; le faire passer pour &#034;constructif&#034;. Cette gr&#232;ve aura probablement d'abord surpris les grandes f&#233;d&#233;rations qui s'appr&#234;taient &#224; signer tranquillement !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la caract&#233;ristique de cette gr&#232;ve des cheminots, c'est qu'elle n'est pas rest&#233;e la gr&#232;ve cat&#233;gorielle des agents de conduite telle que la FGAAC l'aurait s&#251;rement voulu. Elle n'a certes pas &#233;t&#233; la lame de fond, l'explosion qui bouscule sans peine tous les barrages syndicaux. Loin s'en faut. Elle est rest&#233;e dans la plupart des endroits limit&#233;e aux seuls agents de conduite, et m&#234;me parmi eux, elle est rest&#233;e tout au long du conflit minoritaire. Mais elle a tenu et s'est en partie &#233;tendue alors qu'elle &#233;tait combattue par les plus influentes des f&#233;d&#233;rations syndicales de cheminots, la f&#233;d&#233;ration CGT et la f&#233;d&#233;ration CFDT (dont le responsable s'est illustr&#233; par des propos &#224; la grande presse contre ces &#034;2,5 % de gr&#233;vistes&#034; qui auraient bloqu&#233; l'application d'un bon accord !). Quant au syndicat SUD-Rail qui a fini, avec un temps de retard, par d&#233;poser un pr&#233;avis de gr&#232;ve, par crainte lui aussi de voir sa base partir et lui &#233;chapper, il a tout fait pour que son pr&#233;avis ne soit pas vraiment suivi. Et ce qui a donn&#233;, malgr&#233; toutes ces oppositions, &#224; la gr&#232;ve un dynamisme et une port&#233;e qui d&#233;passaient les intentions et les possibilit&#233;s de la f&#233;d&#233;ration autonome qui l'avait d&#233;clench&#233;e, c'est qu'un peu partout des travailleurs du rang mais surtout des militants et adh&#233;rents de tous les syndicats &#224; commencer par des militants et des sections syndicales enti&#232;res, de la CGT ont saisi l'occasion de l'appel de la FGAAC pour agir et appeler &#224; la gr&#232;ve, contre l'avis de leurs propres f&#233;d&#233;rations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve, contre les appareils, dont celui de la CGT&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve a donc d&#233;marr&#233; et vite pris de l'ampleur. Surtout l&#224; o&#249; des militants se sont mis en avant pour l'organiser. Assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales dans des d&#233;p&#244;ts d'agents de conduite de la banlieue parisienne, mais aussi des r&#233;gions Nord, Picardie, Champagne-Ardenne, Alsace, Lorraine, Normandie, Provence-C&#244;te d'Azur, etc. 19 %, puis 30 %, puis 40 % de gr&#233;vistes, selon la direction, en r&#233;alit&#233; plus de 50 % dans quelques d&#233;p&#244;ts, surtout l&#224; o&#249; localement, la CGT avait appel&#233; &#224; cesser le travail. Quelques secteurs de s&#233;dentaires ont rejoint la lutte comme &#224; Rouen (Mat&#233;riel, Transport et Commercial), &#224; St-Lazare (Transport et Commercial), &#224; Marseille (tous services), etc. Souvent &#224; l'appel des conducteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais partout, se sont vite produites les m&#234;mes sc&#232;nes et les m&#234;mes discussions entre partisans de la gr&#232;ve et certains responsables c&#233;g&#233;tistes oppos&#233;s &#224; celle-ci, servant partout les m&#234;mes phrases et les m&#234;mes arguties, selon lesquelles le d&#233;clenchement du mouvement aurait &#233;t&#233; pr&#233;cipit&#233;, &#224; l'appel d'une FGAAC pr&#233;occup&#233;e surtout de ses int&#233;r&#234;ts corporatistes, qu'il faudrait aux cheminots le temps de comprendre, de d&#233;battre, de se forger leur propre opinion, qu'il faudrait les consulter par un grand r&#233;f&#233;rendum pour lequel la direction avait offert son soutien logistique. En attendant, la gr&#232;ve &#233;tait pr&#233;matur&#233;e, expliquait l'appareil CGT, qui a mis tout son poids, contre une partie de ses propres militants, pour batailler contre elle, faire voter et revoter contre la gr&#232;ve. D'o&#249; la col&#232;re, des discussions vives, des engueulades... qui n'ont pas entam&#233; la d&#233;termination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ultime manoeuvre, tandis qu'entrait en vigueur, mardi 4 mai, le pr&#233;avis d&#233;pos&#233; par SUD-Rail, pour lequel les dirigeants de ce syndicat se gardaient bien de militer dans les chantiers, la f&#233;d&#233;ration CGT d&#233;posait elle aussi un pr&#233;avis de gr&#232;ve, mais &#224; partir du dimanche 9 mai au soir, soit pr&#232;s d'une semaine plus tard, et seulement pour 36 heures, faisant all&#232;grement fi de la gr&#232;ve en cours ! Une partie des responsables CGT qui jusque-l&#224; n'avaient pas os&#233; s'opposer ouvertement &#224; la gr&#232;ve, avaient enfin, vis-&#224;-vis de leurs propres militants, l'argument de poids : forts du pr&#233;avis d&#233;pos&#233; par leur f&#233;d&#233;ration, ils appel&#232;rent &#224; partir du mardi 4 mai &#224; suspendre la gr&#232;ve sous pr&#233;texte qu'elle aurait &#233;t&#233; presque exclusivement celle des agents de conduite et donc corporatiste et qu'il fallait en d&#233;marrer s&#233;rieusement une autre, intercat&#233;gorielle... la semaine suivante, une fois que tout serait fini !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait &#233;tudi&#233; pour permettre &#224; la direction d'organiser &#224; nouveau des rencontres et palabres avec les appareils syndicaux et leur donner quelques broutilles &#224; se mettre sous la dent pour justifier les appels &#224; la reprise. C'&#233;tait destin&#233; &#224; d&#233;courager les gr&#233;vistes, tuer le mouvement et se pr&#233;parer &#224; aller tranquillement vers cette grande consultation pr&#233;tendument d&#233;mocratique qui pourrait avoir lieu &#224; la fin mai. On ne sait pas si, au bout du compte, la CGT signera ou pas, mais il reste surtout qu'elle a mis tout son poids pour faire passer pour globalement positif un catalogue de mesures contre les cheminots, et tout son poids pour emp&#234;cher la gr&#232;ve contre ces mesures, gr&#232;ve o&#249; pourtant ses propres militants s'&#233;taient engag&#233;s. Le r&#233;f&#233;rendum, pourtant, a eu lieu : c'est cette gr&#232;ve de dix jours qui a tenu malgr&#233; l'opposition au mouvement des plus influentes des directions syndicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mercredi 5 mai, le mouvement commen&#231;ait &#224; faiblir. Ou plus exactement il &#233;tait de bon ton de le dire dans les milieux syndicaux qui lui &#233;taient hostiles. Voire d'en rajouter. Car &#224; Marseille, par exemple, s'il est vrai que des cheminots gr&#233;vistes avaient &#034;suspendu&#034; leur gr&#232;ve &#224; l'appel de la CGT, il restait malgr&#233; tout 60 % des roulants en lutte, et 80 % &#224; Miramas. Dans la soir&#233;e, les directions syndicales qui avaient cru jusque-l&#224; l'affaire ficel&#233;e, grima&#231;aient devant les petites concessions que Gallois venait de faire aux gr&#233;vistes. Et le jeudi 6 mai s'amor&#231;ait la reprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Belles manoeuvres des f&#233;d&#233;rations CGT et CFDT, la main dans la main comme Thibault et Notat &#224; leurs congr&#232;s respectifs, pour tenter de sauver la mise du gouvernement de la gauche plurielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la direction de la SNCF, avec &#224; la rescousse celles des centrales syndicales, n'est pas au bout de ses peines pour faire avaler aux cheminots la r&#233;organisation du temps de travail, sans compter la r&#233;forme du syst&#232;me des retraites, qu'elle leur concocte. Une &#233;ventuelle signature du projet d'accord, que les concessions de derni&#232;re minute faites pour enrayer la gr&#232;ve n'ont pas chang&#233; sur le fond, pourrait co&#251;ter cher &#224; la direction de la CGT cheminote. Et le conflit pourrait bien rebondir, pas seulement chez les conducteurs, mais aussi chez les autres roulants ou chez les s&#233;dentaires lorsque tomberont les mesures concr&#232;tes pr&#233;vues dans le projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Si j'&#233;tais cheminot, je ne me mettrais pas gr&#232;ve...&#034; c'est le dirigeant du PC qui vous le dit !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article2092&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article2092&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 46e congr&#232;s de la CGT a &#233;t&#233; l'occasion de faire des gestes en direction du patronat. Ce n'&#233;taient pas les premiers. Le congr&#232;s pr&#233;c&#233;dent avait ent&#233;rin&#233; la suppression des statuts de la CGT de toute r&#233;f&#233;rence &#224; la lutte de classe. Il ne s'agissait plus, il est vrai, que d'une r&#233;f&#233;rence toute formelle, mais les symboles servent &#224; annoncer la couleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arriv&#233;e, inesp&#233;r&#233;e, au gouvernement de la &#171; gauche plurielle &#187; en 1997 s'est r&#233;v&#233;l&#233;e une occasion pour la CGT de tenter de rattraper le temps perdu. Qu'attendent le patronat et le gouvernement de la CGT dans la p&#233;riode qui vient ? Des engagements dans des directions toutes balis&#233;es : l'annualisation et la flexibilit&#233;, la mise au rancart des conventions collectives, l'extension du travail pr&#233;caire dans la fonction publique apr&#232;s sa g&#233;n&#233;ralisation dans le secteur priv&#233;, les privatisations &#224; tout va, la diminution des retraites et l'institutionnalisation des fonds de pension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur l'annualisation et la flexibilit&#233;, la CGT a d&#233;j&#224; multipli&#233; les gages, en ayant sign&#233; &#224; ce jour plus de 20 % des accords. Au congr&#232;s, Maryse Dumas comme Bernard Thibault ont &#233;voqu&#233; les &#171; propositions &#187; de la CGT concernant la r&#233;daction de la future loi sur les 35 heures, en se gardant de s'opposer &#224; l'annualisation &#8211; Maryse Dumas tenant m&#234;me &#224; s'incliner devant le fait accompli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est de la Fonction publique, Christian Laroze, secr&#233;taire de la f&#233;d&#233;ration CGT du Textile, a annonc&#233; de la tribune du congr&#232;s (cit&#233; par Le Monde du 6 f&#233;vrier) les intentions de la CGT : &#171; les salari&#233;s du public vont bient&#244;t d&#233;couvrir, avec les 35 heures, la flexibilit&#233; intense telle qu'on la subit, dans l'industrie, depuis dix ans. (...) Pendant qu'ils g&#233;raient les &#233;volutions de carri&#232;re et les augmentations salariales, nous subissions, nous, les licenciements massifs et les d&#233;localisations. Aujourd'hui, ils esp&#232;rent avoir les 35 heures sans perte de salaire et sans flexibilit&#233;. Faut pas r&#234;ver ! &#187; Voil&#224; le gouvernement pr&#233;venu lorsqu'il d&#233;cidera d'engager les batailles d&#233;j&#224; annonc&#233;es par la publication du rapport sur le temps de travail dans la Fonction publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ligne de mire, la question du mode de calcul de la retraite des fonctionnaires et le d&#233;gagement des capitaux consid&#233;rables repr&#233;sent&#233;s par ces retraites actuellement g&#233;r&#233;es par la Caisse des d&#233;p&#244;ts et consignations. Mais, l&#224;-dessus, les d&#233;clarations de Viannet sur les fonds de pension valent pratiquement engagement de la part de la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.convergencesrevolutionnaires.org/46eme-congres-de-la-CGT-offres-de-services?archive=1&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.convergencesrevolutionnaires.org/46eme-congres-de-la-CGT-offres-de-services?archive=1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2000}}
&lt;p&gt;Gr&#232;ves &#224; la poste, aux imp&#244;ts, dans les h&#244;pitaux (manifestations r&#233;ussies dans tout le pays le 28 janvier), mobilisation impressionnante des instituteurs, professeurs et parents d'&#233;l&#232;ves dans le midi (12 000 manifestants &#224; Montpellier, 15 000 &#224; N&#238;mes), mais aussi en Bretagne, en Auvergne, en Normandie... Gr&#232;ves &#224; la S&#233;curit&#233; sociale et aux caisses d'allocations familiales. Tout cela pour ne parler que des mouvements dans la fonction publique de ces derni&#232;res semaines. Partout, les m&#234;mes probl&#232;mes d'effectifs, les m&#234;mes revendications : cr&#233;ations de postes d'enseignants, d'hospitaliers, de postiers, refus du gel des effectifs, embauche des pr&#233;caires. En r&#233;alit&#233;, cela fait des mois que les gr&#232;ves et manifestations se succ&#232;dent en ordre dispers&#233; dans le secteur public comme priv&#233; sur la question des 35 heures, des licenciements ou du manque d'effectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les diff&#233;rents mouvements, m&#234;me isol&#233;s, sectoriels, sont populaires. La jonction des parents d'&#233;l&#232;ves aux enseignants (qui avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; notable lors des mouvements de l'an dernier), simple exemple, t&#233;moigne du caract&#232;re g&#233;n&#233;ral du m&#233;contentement, du sentiment de solidarit&#233; au sein du monde du travail. En d&#233;pit de l'&#233;miettement des mouvements, il est remarquable que les diff&#233;rentes luttes qui se relaient n'aient aucun caract&#232;re corporatiste. Chacun se reconna&#238;t dans le chauffeur routier tenant un barrage, dans l'instit qui conteste la carte scolaire, l'infirmi&#232;re, l'aide-soignante ou le brancardier qui manifestent, l'employ&#233;e de la S&#233;cu d&#233;bord&#233;e, le pompier en col&#232;re, et m&#234;me l'employ&#233; des imp&#244;ts qui proteste contre la fermeture des petites perceptions ! Rarement les salari&#233;s de ce pays ont eu &#224; ce point le sentiment d'&#234;tre confront&#233;s aux m&#234;mes probl&#232;mes, au m&#234;me scandale social qui veut que les entreprises qui font des b&#233;n&#233;fices licencient et que le gouvernement &#171; g&#232;le &#187; les effectifs des services publics tout en parlant de croissance et de retour &#224; la prosp&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas la conscience sociale, ni m&#234;me politique qui manque aujourd'hui aux salari&#233;s. La combativit&#233; ? Les travailleurs n'h&#233;sitent pas &#224; r&#233;pondre pr&#233;sents aux appels syndicaux, quand appels il y a, parfois au-del&#224; des esp&#233;rances des appareils nationaux (comme chez les instits, profs des coll&#232;ges, de l'enseignement professionnel et les parents d'&#233;l&#232;ves du Gard et de l'H&#233;rault ces derniers jours).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas non plus l'unit&#233; syndicale qui fait d&#233;faut. Oh non ! Les directions des conf&#233;d&#233;rations entretiennent aujourd'hui des rapports parfaitement cordiaux. Elles se concertent, elles s'accordent. La question est de savoir sur quoi. Elles ne s'accordent pas sur une strat&#233;gie syndicale visant &#224; coordonner les diff&#233;rentes luttes en vue d'un mouvement d'ensemble. Surtout pas. Les mouvements existants, elles les accompagnent, les chevauchent, mais s'accordent tacitement pour ne surtout pas les coordonner. En revanche, elles s'entendent parfaitement sur un programme et un calendrier de n&#233;gociations avec le Medef sur &#171; l'approfondissement de la n&#233;gociation collective &#187; et l'avenir de la protection sociale, et avec le gouvernement sur l'application des 35 heures dans la fonction publique, en attendant les n&#233;gociations sur les retraites. Le plan, la strat&#233;gie des conf&#233;d&#233;rations syndicales, ce sont le Medef et Martine Aubry qui pour l'heure les leur dictent. Le Medef par son coup d'&#233;clat en mena&#231;ant de quitter les organismes g&#233;r&#233;s paritairement (S&#233;cu, Unedic...) d'ici la fin de l'ann&#233;e ; Martine Aubry en d&#233;cidant du calendrier de n&#233;gociation d'une &#171; loi cadre &#187; sur la r&#233;duction du temps de temps travail dans la fonction publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exemple : apr&#232;s le succ&#232;s de la manifestation du personnel des h&#244;pitaux du 28 janvier (10 000 &#224; Paris, 7000 &#224; Toulouse, 6000 &#224; Marseille, 3000 &#224; Lyon, 7000 &#224; Rennes, etc.), toutes les conditions &#233;taient r&#233;unies pour que les f&#233;d&#233;rations appellent &#224; la poursuite de la mobilisation, &#224; la coordination des gr&#232;ves touchant bon nombre de grands h&#244;pitaux un peu partout dans le pays, en chiffrant &#224; l'&#233;chelle nationale le nombre de cr&#233;ations de postes indispensables pour permettre non seulement un passage r&#233;el aux 35 heures mais combler le manque actuel d'effectifs (combien d'embauches d'infirmi&#232;res, d'aide-soignantes, de brancardiers, de personnels d'entretien... 50 000, 60 000, 100 000 ?). Tout le monde conna&#238;t l'&#233;tat des services d'urgences, de g&#233;riatrie, la surcharge de travail dans la plupart des services d'un c&#244;t&#233; et les plans de restructuration hospitali&#232;re de l'autre. Il &#233;tait simple, trop simple sans doute, de s'appuyer sur les quelque 100 000 manifestants du 28 janvier pour formuler des exigences unitaires et claires face &#224; Aubry, pour que le personnel hospitalier se sente fort, s&#251;r de lui, et d'appeler les semaines suivantes &#224; l'amplification de la mobilisation du personnel hospitalier sur des revendications claires pour tout le monde. Mais non. Martine Aubry annonce l'ouverture des n&#233;gociations avec toutes les organisations syndicales du secteur hospitalier pour trois semaines, et les principales f&#233;d&#233;rations du secteur se contentent de repousser au 14 mars, un mois et demi plus tard, une &#171; &#233;ventuelle &#187; journ&#233;e nationale de gr&#232;ve. Que les h&#244;pitaux d&#233;j&#224; en gr&#232;ve prennent patience. C'est qu'elles &#171; n&#233;gocient &#187; &#224; partir des &#171; donn&#233;es &#187; de Martine Aubry, qui n'envisage aucunement de revenir sur l'aust&#233;rit&#233; budg&#233;taire. La mobilisation devra s'adapter au calendrier de n&#233;gociation de la ministre. Cela fait des semaines que toute une s&#233;rie de grands h&#244;pitaux votent la gr&#232;ve reconductible, mais c'est le gouvernement qui impose son rythme et sa cadence aux syndicats et les met en situation de &#171; d&#233;battre &#187; sur les miettes qu'il leur conc&#233;dera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Des-confederations-syndicales-tres-respectueuses&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Des-confederations-syndicales-tres-respectueuses&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2001&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 2001, une tentative de g&#233;n&#233;ralisation de la lutte contre les licenciements qui n'est pas soutenue par les centrales syndicales&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gr&#232;ves de Lu-Danone et de Marks &amp; Spencer notamment tentent de trouver un prolongement dans d'autres entreprises comme AOM-Air Libert&#233;-Air Littoral, et au travers de manifestations communes mais les centrales syndicales font la sourde oreille... Leur appel aboutit pourtant le 9 juin 2001 &#224; une manifestation de plus de 20 000 personnes &#224; Paris d&#233;montrant la volont&#233; et la n&#233;cessit&#233; de construire des courants unitaires et combatifs &#224; la base.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2002 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; la menace antisociale du gouvernement, la CGT reste l'arme au pied&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fillon annonce son projet d&#233;finitif vendredi prochain. Entre temps, il a pris soin de &#8220; consulter &#8221; les repr&#233;sentants des diff&#233;rentes organisations syndicales. Ils ont d&#233;fil&#233; dans son bureau les uns apr&#232;s les autres. Qu'y ont-ils d&#233;fendu ? Blondel, de FO, a &#233;t&#233; content de la r&#233;ception, puisqu'il s'est f&#233;licit&#233; de la reprise d'un &#8220;dialogue correct, direct et constructif &#8221;. Ch&#233;r&#232;que, de la CFDT, est d'accord pour une r&#233;forme de la loi sur les 35 heures&#8230; Et Thibault de la CGT, s'est content&#233; d'affirmer que &#8220; la CGT se mobilisera si le projet reste en l'&#233;tat &#8221;. Ils ne sont pas press&#233;s de pr&#233;parer les travailleurs &#224; utiliser leur force pour faire ravaler ces projets &#224; leurs auteurs. Ils se pr&#233;parent plus s&#251;rement &#224; n&#233;gocier les conditions de d&#233;passement des 35 heures branche par branche. Autant dire &#224; n&#233;gocier les reculs, et non pas &#224; s'y opposer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FO appelle seule &#224; la gr&#232;ve &#224; la SNCF&#8230; et signe un accord bidon avec les patrons du transport routier, sabotant ainsi d'avance le mouvement des chauffeurs. Avec la CGT ou la CFDT qui lancent le mouvement chez les routiers&#8230; mais font pression sur les syndicats cheminots pour qu'il n'y ait surtout pas de gr&#232;ve le 26 novembre, avec les transports a&#233;riens ou urbains, de La Poste, de la Sant&#233; ou de l'Education nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2003 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;2003 : les syndicats emp&#234;chent une mobilisation sur les retraites, sujet pourtant explosif&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2003 est un pic des gr&#232;ves en France contre le projet Fillon de retarder les d&#233;parts en retraite de tous les salari&#233;s (vers les 42 ans et plus d'ann&#233;es de cotisation). mais cela ne m&#232;ne &#224; rien !&lt;br class='autobr' /&gt;
Le succ&#232;s de la journ&#233;e d'action du 13 mai (deux millions de manifestants) a, comme on dit poliment, &#171; d&#233;pass&#233; les espoirs &#187; des directions syndicales, en particulier du fait de la bonne participation des travailleurs du secteur priv&#233;. L'empressement de Ch&#233;r&#232;que &#224; signer une version &#224; peine am&#233;lior&#233;e du projet de Fillon semble dict&#233; par la volont&#233; de briser au plus vite l'&#233;lan d'un mouvement dont l'&#233;norme potentiel s'est clairement manifest&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux secteurs ont reconduit la gr&#232;ve du 13 mai sans r&#233;el soutien des dirigeants syndicaux, comme par exemple &#224; la RATP. Le soir du 13 mai, Bernard Thibault a d&#233;clar&#233; &#171; comprendre l'&#233;motion &#187; des cheminots qui venaient de d&#233;cider de reconduire la gr&#232;ve pour le 14 mai. Apr&#232;s quoi ceux-ci ont &#233;t&#233; abandonn&#233;s &#224; leur propre sort, c'est-&#224;-dire sans que leur soient donn&#233;es de perspectives sur une g&#233;n&#233;ralisation du mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 25 mai, la CGT cl&#244;turait le ban par une manifestation imposante mais con&#231;ue comme une fin... Plus exactement, elle avait d&#233;cid&#233; que c'&#233;tait fini. Ce qui ne l'emp&#234;chait pas de faire crier aux manifestants : &#034;Gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale&#034; !!!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 13 mai, dans de nombreux centres SNCF les cheminots indiquaient leur intention de s'engager dans la gr&#232;ve en votant la reconduction. Il en &#233;tait de m&#234;me dans les bus et m&#233;tros parisiens, dans les transports en commun de plusieurs villes de province. Certes, les gr&#233;vistes restaient minoritaires. Bien moins cependant que ne l'&#233;taient au d&#233;but les enseignants, et surtout ils n'&#233;taient pas seuls. A La Poste, dans plusieurs h&#244;pitaux, &#224; la DDE, chez les &#233;boueurs, les &#171; territoriaux &#187;, des gr&#232;ves commen&#231;aient aussi. Mais les directions syndicales ne voulaient pas d'une g&#233;n&#233;ralisation. En deux jours, dans les transports, pour tout le monde le secteur cl&#233; pour l'extension du mouvement, elles cassaient la gr&#232;ve au pr&#233;texte de mieux la pr&#233;parer. Et de reprendre la routine : nouvelle journ&#233;e d'action le 19 mai, manifestation nationale &#224; Paris le dimanche 25.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT pesait de tout son poids pour faire reprendre le travail &#224; ceux des cheminots qui avaient continu&#233; la gr&#232;ve apr&#232;s la journ&#233;e d'action du 3 juin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4497&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4497&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tournant de la CGT&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 47e congr&#232;s de la CGT, qui s'est tenu &#224; Montpellier du 24 au 28 mars, avait &#224; se prononcer sur quatre textes propos&#233;s par la direction sortante. Finalement, trois seulement furent soumis au vote des congressistes. Le quatri&#232;me, concernant la centralisation de la perception et la gestion des cotisations des syndiqu&#233;s, a &#233;t&#233; &#233;cart&#233; de la consultation au dernier moment, les responsables constatant l'opposition de nombre de d&#233;l&#233;gu&#233;s &#224; cette proposition lesquels estimaient, &#224; juste titre, que cette proc&#233;dure comportait le risque pour les organisations de base d'&#234;tre dessaisies du contr&#244;le de leurs activit&#233;s, et que cela accroisse du m&#234;me coup l'emprise des instances dirigeantes. Un signe de m&#233;fiance que la direction conf&#233;d&#233;rale a d&#251; prendre en compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le report du vote sur cette question n'a rien chang&#233; au reste, c'est-&#224;-dire &#224; l'essentiel. Certes, on a pu noter que le nombre des votes contre les textes propos&#233;s par la direction &#233;tait sensiblement plus important que lors des congr&#232;s pr&#233;c&#233;dents : 74,65 % approuvant les rapports de la direction sortante, 12,36 % votant contre et 12,99 % s'abstenant. Ces chiffres traduisent l&#224; encore les r&#233;ticences de syndiqu&#233;s qui acceptent mal l'&#233;volution toujours plus marqu&#233;e de leur conf&#233;d&#233;ration vers ce syndicalisme que l'on pr&#233;tend &#171; de concertation et de proposition &#187; dont leurs dirigeants se font les ardents champions. Il est toutefois bien difficile de mesurer, &#224; travers ces chiffres, l'ampleur et surtout la profondeur de ces r&#233;ticences. Mais on a pu constater qu'elles existent. Et pas seulement au niveau du congr&#232;s. Ces pourcentages, tout comme les comptes-rendus des d&#233;bats, tout comme le congr&#232;s, donnent forc&#233;ment un reflet d&#233;form&#233; de ce qui se passe au sein de la CGT, par le fait m&#234;me que la repr&#233;sentation par d&#233;l&#233;gations a contribu&#233; &#224; gommer les oppositions. A cela s'ajoute le fait que, cette fois encore, la s&#233;lection des d&#233;l&#233;gu&#233;s par les diff&#233;rentes instances a abouti &#224; la mise &#224; l'&#233;cart de d&#233;l&#233;gu&#233;s qui n'&#233;taient pas, ou qu'on soup&#231;onnait ne pas &#234;tre, dans la ligne de la direction en place. On en a eu plusieurs exemples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De 1995 &#224; 2003, la CGT construit son image de syndicat responsable, &#171; de proposition et de concertation &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve184&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve184&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2004 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La CGT signe un accord de pr&#233;vention des gr&#232;ves, une premi&#232;re historique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Un accord historique et prometteur &#187;, a d&#233;clar&#233; le ministre des transports De Robien, se r&#233;jouissant de la signature, le 28 octobre, par six syndicats, et surtout par la CGT, de l'accord imposant de nouvelles restrictions au droit de gr&#232;ve &#224; la SNCF, accord dit d' &#171; am&#233;lioration du dialogue social et pr&#233;vention des conflits &#187;. Historique ? Le terme est exag&#233;r&#233; : l'histoire syndicale (celle de la CGT comme des autres) est truff&#233;e d'autres accords, sign&#233;s par des syndicats en &#233;change de la reconnaissance de leur r&#244;le d'interlocuteurs privil&#233;gi&#233;s, du renforcement de leur monopole de repr&#233;sentation des travailleurs ou de quelques si&#232;ges dans des commissions.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais la signature d'un tel accord anti-gr&#232;ve de la part de la CGT est, tout de m&#234;me, une premi&#232;re. C'est de la part de Bernard Thibault un geste politique vis-&#224;-vis du gouvernement et du Medef, dont le ministre a toutes les raisons de se f&#233;liciter. Car il s'accompagne de l'affirmation que le &#171; dialogue social &#187; serait pr&#233;f&#233;rable au conflit, au moment m&#234;me o&#249; &#224; la SNCF comme &#224; la Poste, sur fond de ce pr&#233;tendu &#171; dialogue &#187; avec les bonzes syndicaux, les suppressions de postes tombent &#224; tour de bras.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Un-syndicalisme-de-prevention-des-conflits&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Un-syndicalisme-de-prevention-des-conflits&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Perrier 2004 : un autre exemple des politiques syndicales...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve162&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve162&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2005&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 2005, un nouveau pic de gr&#232;ves est atteint notamment par les appels intersyndicaux &#224; des journ&#233;es de mobilisation sur les questions g&#233;n&#233;rales du pouvoir d'achat, du service public et des conditions de travail. Ces journ&#233;es sont l'occasion de fortes manifes&#172;tations (1 million le 10 mars et le 10 octobre). Mais la strat&#233;gie de la multiplication des journ&#233;es d'action par les directions syndicales s'essouffle &#224; chaque fois. Plus exactement, la strat&#233;gie syndicale r&#233;ussit parfaitement &#224; permettre des l&#226;chers de vapeur et n&#233;gocier ainsi leur r&#244;le de tampon social avec l'Etat et les patrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats qui n'ont rien fait pour qu'une liaison entre le mouvement ouvrier et les jeunes de banlieue se r&#233;alis&#233; d&#233;couvrent la &#034;violence des banlieues&#034; et Bernard Thibaut affirme que &#034;rien ne se r&#233;soudra dans la violence&#034;. A chacun d'interpr&#233;ter s'il s'agit de la violence de la mis&#232;re et de l'absence d'avenir ou celle des voitures br&#251;l&#233;es ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard Thibault affirme sans rire qu'on ne voit pas la r&#233;volte des jeunes de banlieues arborer de banderoles syndicales. Mais quel effort les syndicats ont-ils fait pour d&#233;noncer la situation des jeunes de banlieues sans emploi et sans avenir ? Aucun ! Mais quel mod&#232;le de combativit&#233; donne le syndicalisme &#224; ces jeunes qui ont le sentiment de n'avoir rien &#224; perdre ? Ne parlons m&#234;me pas du mod&#232;le de syndicalisme &#224; la Fran&#231;ois Ch&#233;r&#232;que (alors que se pr&#233;pare une gr&#232;ve reconductible &#224; la SNCF, &#224; l'appel de la CGT, FO, SUD-rail et FGAAC, la CFDT-cheminots vient de publier un brillant communiqu&#233; intitul&#233; Gr&#232;ve &#224; la SNCF : la CFDT se prononce contre). Mais Bernard Thibault lui-m&#234;me ? Qui marchande en direct avec Sarkozy (du temps o&#249; il &#233;tait au minist&#232;re des finances), par-dessus la t&#234;te des ouvriers de Perrier en lutte, la reddition de la CGT et son renoncement &#224; s'opposer au plan de restructuration de l'entreprise et &#224; des centaines de licenciements ? Quel mod&#232;le de d&#233;termination donne-t-il quand il tente de n&#233;gocier avec Villepin un adoucissement du plan de privatisation de la SNCM, et que la CGT appelle les marins &#224; la reprise, apr&#232;s 23 jours de gr&#232;ve, d&#232;s que le Premier ministre tape du poing sur la table en brandissant la menace de liquidation ? Et quelle preuve d'efficacit&#233; quand, en permettant au gouvernement de boucler sans dommage la gr&#232;ve de la SNCM, il lui permet de passer tranquillement &#224; l'op&#233;ration suivante, la privatisation d'EDF ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les conf&#233;d&#233;rations syndicales, y compris celle qui appara&#238;t la plus combattive, la CGT, laissent isol&#233;e chacune des luttes qui &#233;clatent. Elles meublent le calendrier syndical d'actions par cat&#233;gories ou secteurs savamment &#233;chelonn&#233;es dans le temps. Et elles se gardent bien de donner une suite quand une journ&#233;e d'action nationale, comme celle du 4 octobre, peut appara&#238;tre comme un succ&#232;s qui pourrait donner confiance aux travailleurs en leur force et ouvrir la perspective d'une mobilisation d'ensemble du monde du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'objectif des conf&#233;d&#233;rations n'est que de montrer, au travers de telles journ&#233;es, leurs &#171; repr&#233;sentativit&#233;s &#187; respectives pour s'asseoir aux tables des n&#233;gociations... auxquelles le gouvernement de Villepin, comme son pr&#233;d&#233;cesseur Raffarin, les invite sans trop de r&#233;ticence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trahison de la gr&#232;ve SNCM&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le choix de la CGT de la SNCM, la direction nationale ayant pes&#233; de tout son poids, de cesser la gr&#232;ve a &#233;t&#233; assez soudain pour surprendre de nombreux gr&#233;vistes, qui &#233;taient d&#233;cid&#233;s &#224; tenir malgr&#233; le chantage au d&#233;p&#244;t de bilan et aux licenciements, fait par le gouvernement sous le couvert de lois pr&#233;sent&#233;es comme inexorables. C'est la CGT qui a organis&#233; le vote de reprise du travail. Deux piles de bulletins furent pos&#233;s sur l'estrade o&#249; se tenaient les dirigeants syndicaux. Ils avaient &#233;t&#233; pr&#233;par&#233;s de fa&#231;on tr&#232;s particuli&#232;re puisque l'un des bulletins portait &#171; Oui &#224; la reprise de l'activit&#233;. Pour &#233;viter le d&#233;p&#244;t de bilan &#187; et l'autre &#171; Non &#224; la reprise de l'activit&#233; = d&#233;p&#244;t de bilan &#187; !. Ainsi celui qui votait &#171; non &#187; &#224; la reprise du travail avait le sentiment qu'il votait pour le d&#233;p&#244;t de bilan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Paul Isra&#235;l, dirigeant CGT de la SNCM : &#034;Face aux ministres, on pouvait se battre mais face &#224; la justice, nous aurions pris des risques. Pour continuer &#224; exister, il fallait lever le pied mais cela ne veut pas dire que le combat en restera l&#224;.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve163&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve163&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2006 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nouveau tournant &#224;&#8230; droite de la CGT&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/francais/News/2006/avril06/290406_FrCgt.shtml&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.wsws.org/francais/News/2006/avril06/290406_FrCgt.shtml&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2007 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cheminots : trahison syndicale de la lutte des cheminots sur les &#171; r&#233;gimes sp&#233;ciaux &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats ont r&#233;ussi &#224; isoler et trahir la gr&#232;ve des cheminots pour la d&#233;fense des r&#233;gimes sp&#233;ciaux de retraite. Apr&#232;s dix jours, sans aucune perspective sur laquelle se baser pour battre le gouvernement du pr&#233;sident Nicolas Sarkozy, les assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales qui se sont tenues dans toute la France ont vot&#233; pour la reprise du travail. De larges poches de r&#233;sistance, quelque 10 pour cent, soit pr&#232;s de 14 000 cheminots, &#233;taient encore en gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 18 et 19 octobre d&#233;marre une gr&#232;ve pour d&#233;fendre la retraite des cheminots. Loin de chercher &#224; l'appuyer, moins encore &#224; l'&#233;tendre, elle est bris&#233;e par les syndicats dont la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la Gare de Lyon, bastion de la CGT, deux des trois assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales ont vot&#233; pour la poursuite de la gr&#232;ve, &#171; au grand dam des d&#233;l&#233;gu&#233;s CGT &#187;, rapporte Lib&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs venus faire pression sur la r&#233;union entre les syndicats de la RATP, la direction et le gouvernement, mercredi dernier, &#233;taient furieux. Lib&#233;ration rapporte, &#171; Des sifflets. Puis des hu&#233;es. Dans le hall du si&#232;ge de la RATP, hier en fin de matin&#233;e, le responsable de la CGT redescendu de la n&#233;gociation tripartite, a du mal &#224; terminer son compte-rendu. &#034;Trahison !&#034;, &#034;Vendu !&#034;, lance une grande partie de l'assembl&#233;e, pourtant compos&#233;e en majorit&#233; de c&#233;g&#233;tistes. L'ambiance est &#233;lectrique. De petits groupes se forment, s'engueulent. Assis &#224; l'&#233;cart, Jean-Pierre a &#034;envie de vomir&#034;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut lire dans la presse : &#034;Bernard Thibault, Didier Le Reste (cheminots), Fr&#233;d&#233;ric Imbrecht (&#233;nergie) et G&#233;rard Leboeuf (RATP) s'expliquent ouvertement. Il faut entendre Didier Le Reste expliquer qu'il n'avait jamais &#233;t&#233; question de contester le passage aux 40 ans ! Il faut entendre Fr&#233;d&#233;ric Imbrecht expliquer qu'en tant qu'organisation majoritaire (et responsable) il fallait engranger des r&#233;sultats pour &#234;tre cr&#233;dible&#8230; Il a l'air malin, &#224; l'heure o&#249; les n&#233;gociations sont suspendues faute de r&#233;sultat dans le domaine de l'&#233;nergie ! Il faut entendre Bernard Thibault assurer que le mouvement a d&#233;stabilis&#233; les projets gouvernementaux !&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4497&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4497&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2007-2008, le capitalisme s'effondre et est incapable de se redresser autrement que de mani&#232;re compl&#232;tement artificielle, en se faisant enti&#232;rement financer sur fonds des Etats et des banques centrales. Mais les syndicats ne veulent pas savoir que le capitalisme est mort&#8230; Pas &#233;tonnant : ce serait reconnaitre que le r&#233;formisme syndical est mort lui aussi !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Bien des travailleurs, bien des gens de milieu populaire aussi, se demandent pourquoi toutes les luttes sociales conduites par les syndicats sont vaincues depuis la crise de 2007-2008 et r&#233;pondent que c'est parce que les gouvernants sont les mauvais, que les r&#233;formes ne sont pas les bonnes, ou que les riches sont trop gourmands. Ils se demandent aussi pourquoi le pouvoir n'a pas recul&#233; toutes ces ann&#233;es devant des luttes syndicales et s'est senti contraint de reculer devant les gilets jaunes ! Et ils ignorent que la r&#233;ponse aux deux questions est exactement la m&#234;me !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse est pourtant simple : la crise actuelle du capitalisme de 2007-2008 n'est pas conjoncturelle mais r&#233;volutionnaire, ce qui signifie qu'elle ne peut se r&#233;soudre que par la mort, soit celle du grand capital, soit celle de la d&#233;mocratie capitaliste, la fin de l'&#233;poque du r&#233;formisme. Si le r&#233;formisme n'a pas plus cours dans cette situation, ce n'est pas du fait de particularit&#233;s n&#233;gatives des gouvernants, que ce soit Macron, Hollande ou Sarkozy. Ce n'est m&#234;me pas du fait de particularit&#233;s des organisations r&#233;formistes elles-m&#234;mes, qu'elles soient syndicales, politiques ou associatives. C'est bel et bien le r&#233;formisme en g&#233;n&#233;ral qui est devenu incapable d'agir de mani&#232;re positive sur la soci&#233;t&#233; capitaliste, sur ses classes dirigeantes et poss&#233;dantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand nous disons &#171; le r&#233;formisme &#187;, nous ne voulons pas parler seulement des appareils r&#233;formistes, des partis, des associations et des syndicats r&#233;formistes et du r&#244;le compl&#232;tement n&#233;gatif que jouent ces organisations par rapport aux capacit&#233;s de s'organiser, de se mobiliser et de se battre des exploit&#233;s. Il ne sert &#224; rien de se plaindre de leur r&#233;formisme : ils ne peuvent pas changer, quelle que soit la pression, la r&#233;volte et m&#234;me la r&#233;volution des exploit&#233;s et des opprim&#233;s, rien ne leur permettra de changer de nature. M&#234;me s'ils &#233;taient persuad&#233;s eux aussi qu'on ne peut rien r&#233;former, ils resteraient r&#233;formistes. Si notre avenir d&#233;pendait du fait que les appareils en question soient r&#233;formistes ou pas, nous n'aurions aucun avenir, nous serions d'avance foutus !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les organisations qui pr&#233;tendent r&#233;former&#8230; les r&#233;formistes sont des menteurs, y compris et surtout celles qui se disent r&#233;volutionnaires ! Elles affirment que des r&#233;formistes combatifs seraient meilleurs, qu'ils pourraient &#234;tre plus d&#233;mocratiques ou plus offensifs&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5778&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5778&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que l'effondrement de 2007-2008 signifie fondamentalement : les forces productives humaines ont d&#233;pass&#233; le cadre &#233;troit des rapports de production fond&#233;s sur la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des moyens de production&lt;br class='autobr' /&gt;
Certes, les d&#233;fenseurs du syst&#232;me d'exploitation capitaliste ne cessent de vouloir faire croire que 2007 n'a &#233;t&#233; qu'un accident, qu'une maladie provisoire, soignable, qu'un cycle de recul qui sera suivi d'un cycle de remont&#233;e, qu'un ph&#233;nom&#232;ne conjoncturel, que le produit d'un petit dysfonctionnement qui sera rapidement r&#233;gl&#233; si les d&#233;cideurs se&#8230; d&#233;cident &#224; r&#233;guler tout &#231;a !&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout est fait pour nous amener &#224; minimiser ce qui s'est produit en 2007 et aussi pour nous faire croire que maintenant nous sommes dans d'autres types de probl&#232;mes. Mais cela est faux : le monde capitaliste a bloqu&#233; son horloge sur la date de 2007 et ne peut plus avancer. Et encore, s'il ne s'est pas compl&#232;tement effondr&#233; en 2008 et depuis, c'est uniquement du fait de l'intervention financi&#232;re massive des Etats et des banques centrales et pas d'une quelconque reprise &#233;conomique des investissements priv&#233;s capitalistes qui aurait relanc&#233; la machine. Et tous les investissements priv&#233;s qui continuent de fonctionner ne le font qu'&#224; condition que l'Etat s'engage et &#224; leur fournir des profits sur la base de fonds publics et pas sur la base de la confiance retrouv&#233;e dans les march&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme meurt d'avoir... trop bien r&#233;ussi &#224; accumuler du capital&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation actuelle du capitalisme, celle des ann&#233;es 2000, est caract&#233;ris&#233;e par une suraccumulation du capital. Suraccumulation signifie qu'il y a eu relativement trop d'accumulation. L'accumulation signifie que le capital s'investit et produit plus de capital. Le capitalisme peut distribue plus de capital &#224; des pr&#234;teurs mais ce n'est pas dans cette sph&#232;re que le capital s'accroit r&#233;ellement. C'est seulement dans la sph&#232;re de transformation des marchandises que l'on peut int&#233;grer la plus-value extraite du travail humain dans la valeur et produire du profit qui sera ensuite distribu&#233; dans toutes les sph&#232;res de l'&#233;conomie. En somme, si le capital se retire de la production de mani&#232;re massive, il se retire aussi de la sph&#232;re qui produit un accroissement de capital, de la sph&#232;re o&#249; est produite l'accumulation. C'est donc bel et bien d'un trop plein de capital qu'il s'agit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car c'est au plus haut niveau de la productivit&#233; du travail que le grand capital bloque. C'est aussi au plus haut niveau des &#233;changes mondiaux. C'est encore au plus haut niveau des capacit&#233;s technologiques nouvelles. C'est enfin au plus haut niveau de la croissance : la croissance du PIB qui a mis 140 ans met actuellement six ans&#8230; Non, c'est ce succ&#232;s que le capitalisme est incapable d'assumer, c'est-&#224;-dire de consid&#233;rer comme suffisamment rentable &#224; court terme pour lui car il est beaucoup plus rentable &#224; court terme de sp&#233;culer que d'investir. Il y a beaucoup trop de capital, il a beaucoup trop accumul&#233;, pour qu'il y ait assez d'accroissement des investissements productifs rentables pour l'absorber. Du coup, ce capital en trop devient du capital nocif qui cr&#233;e un p&#244;le attracteur massif pour tous les capitaux en dehors de la sph&#232;re productive. Le capitalisme a atteint ses limites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne sert &#224; rien de nous dire que le capital financier ait toujours exist&#233;, qu'il n'est m&#234;me pas diff&#233;rent en terme de propri&#233;taire du capital productif, tout cela est certes exact mais cela ne change rien &#224; un fait tr&#232;s important : le capital financier a pris dans les ann&#233;es 1990 une importance qu'il n'avait jamais connu au cours de toute l'histoire du capitalisme, devenant bien plus attractif que l'investissement productif&#8230; Cette tendance, loin d'&#234;tre combattue, a &#233;t&#233; favoris&#233;e par les gouvernants mondiaux car cela permettait momentan&#233;ment de d&#233;passer les limites des capacit&#233;s d'investissements en cr&#233;ant des nouveaux investissements improductifs. Les dividendes s'en sont encore accrus, le capital aussi et au d&#233;but des ann&#233;es 2000 on avait d&#233;j&#224; d&#233;pass&#233; le niveau de suraccumulation que l'on a ensuite tent&#233; de forcer par des moyens d'accumulation financi&#232;re exag&#233;r&#233;e (comme la titrisation des dettes) comme les subprimes ou les LBO&#8230; La &#171; crise &#187; de 2007 n'est est pas une car elle n'est pas le d&#233;but des difficult&#233;s mais la fin des possibilit&#233;s du syst&#232;me. Depuis, on vit uniquement de subterfuges. Sans les masses de milliards de capitaux fournis par les Etats et banques centrales, on ne parlerait d&#233;j&#224; plus du capitalisme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela montre aussi que la m&#233;thode actuellement choisie par les Etats, introduire dans les march&#233;s financiers des masses de capitaux publics, ne peut pas du tout r&#233;soudre la crise, m&#234;me si elle permet de pallier le retrait des capitaux priv&#233;s dans les investissements. Cela ne peut ni &#234;tre une solution ni &#234;tre durable. Cela signifie que les capitalistes n'utilisent actuellement que des moyens palliatifs et non des soins de la crise, qu'ils n'esp&#232;rent donc nullement juguler. Cela signifie qu'ils comptent seulement faire un peu durer la situation, au bord du gouffre, pour faire en sorte que la catastrophe ne se transforme pas en offensive g&#233;n&#233;rale des exploit&#233;s contre les exploiteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En gagnant du temps, les capitalistes et leurs Etats, pr&#233;parent les r&#233;ponses politiques possibles pour sauver les classes dirigeantes : d&#233;veloppement des fascismes, des dictatures et des guerres allant vers la guerre mondiale. La situation n'est pas celle de sacrifices limit&#233;s pour les classes populaires en attendant une reprise, mais celle de socialisme ou barbarie. Ce qui se pose aux travailleurs, c'est la question de la r&#233;volution sociale et pas seulement de luttes d&#233;fensives sur le seul terrain &#233;conomique. Ce qui est n&#233;cessaire, c'est l'organisation des masses sur le terrain politique. Ce n'est pas seulement la lutte syndicale. Ce sont les comit&#233;s de travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7478&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2008 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La CGT combat&#8230; contre les sans-papiers de Viry-Chatillon&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1148&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1148&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT ne se bat pas contre la fin des 35 heures d&#233;cr&#233;t&#233;e par Sarkozy&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/francais/News/2008/jui08/35hr-j29.shtml&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.wsws.org/francais/News/2008/jui08/35hr-j29.shtml&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore une tromperie syndicale !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand le 7 mai, le ministre du Travail Xavier Bertrand a confirm&#233; son projet de faire passer de 40 &#224; 41 ann&#233;es la dur&#233;e de cotisation ouvrant droit &#224; une retraite compl&#232;te, les syndicats n'ont pas appel&#233; les autres travailleurs touch&#233;s par cette mesure, dont les cheminots, les travailleurs du transport a&#233;rien, de l'&#233;nergie, de Telecom et de la poste, &#224; rejoindre l'action du 15 mai, mais ont plut&#244;t appel&#233; &#224; une journ&#233;e d'action s&#233;par&#233;e le 22 mai. Durant la manifestation du 15 mai, plus de 300 000 personnes ont d&#233;fil&#233; et un million de travailleurs ont fait gr&#232;ve ; cela a &#233;t&#233; suivi par la manifestation pour les droits &#224; la retraite le 22 mai o&#249; 700 000 personnes ont d&#233;fil&#233; dans tout le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jour suivant, les syndicats signaient un accord sur le &#171; dialogue social &#187; et les conditions d'emploi dans le service public. En signant un accord que les gr&#232;ves des travailleurs du secteur public avaient pour but d'emp&#234;cher, les syndicats ont, dans les faits, torpill&#233; la mobilisation des travailleurs du secteur public. Le 24 mai, une manifestation contre les suppressions d'emplois dans l'&#233;ducation n'a r&#233;uni que 7000 personnes &#224; Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment des gr&#232;ves croissantes des marins-p&#234;cheurs les 26 et 27 mai sur la question du prix des carburants, les syndicats ont d&#233;cid&#233; de ne pas appeler &#224; d'autres gr&#232;ves contre les suppressions de postes dans l'&#233;ducation, au motif qu'il &#233;tait n&#233;cessaire de laisser lyc&#233;ens et enseignants travailler pour les examens de fin d'ann&#233;e. Une d&#233;claration commune des syndicats de l'&#233;ducation des diff&#233;rentes conf&#233;d&#233;rations syndicales d&#233;clarait qu'elles &#171; renvoyaient la question d'une suite &#224; leur mouvement apr&#232;s les vacances d'&#233;t&#233; &#187;. Le 10 juin, la mobilisation des fonctionnaires et des cheminots contre les suppressions de postes, la r&#233;forme des retraites et la r&#233;forme du fret &#224; la SNCF a eu lieu alors que se d&#233;roulaient des gr&#232;ves de travailleurs dans les ports commerciaux strat&#233;giques contre la privatisation, ainsi que des gr&#232;ves de p&#234;cheurs, de transporteurs routiers et d'ambulanciers et fermiers contre la hausse des prix du gazole. Mais les syndicats n'ont aucunement cherch&#233; &#224; organiser une gr&#232;ve plus large du secteur des transports contre la privatisation et la hausse du prix des carburants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 11 juin, les syndicats ont sign&#233; un accord sur &#171; seize points de convergence &#187; avec le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos, torpillant la relance du mouvement des lyc&#233;ens apr&#232;s les grandes vacances ce qu'ils avaient faussement sugg&#233;r&#233; &#234;tre en train d'envisager le 27 mai. Les 12 et 13 juin, le parlement votait des lois de r&#233;forme et de d&#233;r&#233;glementation du march&#233; du travail, la pr&#233;c&#233;dente ayant &#233;t&#233; sign&#233;e par les syndicats en janvier. Ces actes montrent de plus en plus clairement aux travailleurs que les syndicats ne s'opposent pas s&#233;rieusement au gouvernement, lequel n'a aucune intention de c&#233;der devant des gr&#232;ves isol&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4497&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4497&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2009 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2009 a &#233;t&#233; marqu&#233;e par le caract&#232;re particulier des luttes. On a constat&#233; que certaines luttes locales ont &#233;t&#233; massives et radicales, qu'il s'agisse de combats contre des licenciements ou des fermetures, comme dans le cas des sous-traitants de l'Automobile (Molex, Caterpillar ou Continental notamment), contre la d&#233;gradation des services publics (SNCF, La Poste, P&#244;le emploi ou les h&#244;pitaux) ou encore pour les salaires (EDF, RER, secteur priv&#233;, ...). Enfin, il y a eu les journ&#233;es d'action syndicales. C'est donc une ann&#233;e o&#249; les travailleurs ont particip&#233; &#224; un nombre important de luttes et pourtant le suss&#232;ce n'est pas au rendez-vous. une fois de plus les salaires, les emplois et les conditions de travail ont gravement recul&#233; en 2009. Certes, la crise y est pour quelque chose, mais elle n'a pas emp&#234;ch&#233; les profits des boursicoteurs du CAC40 et les revenus des grands patrons des trusts et des banques de grimper en fl&#232;che ! C'est donc les travailleurs qui sont les seuls &#224; payer et on n'a pas eu en 2009 le rapport de forces permettant de faire reculer nos adversaires du patronat et du gouvernement. Pourquoi des luttes radicales et massives n'ont pas permis de gagner sinon parce qu'actuellement nous avons &#224; faire &#224; une attaque g&#233;n&#233;rale qui ne peut se combattre que tous ensemble et non secteur par secteur ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les centrales syndicales d&#233;tournent les travailleurs de s'organiser eux-m&#234;mes en comit&#233;s en vue de faire le bilan et de mettre au point la riposte n&#233;cessaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce devrait &#234;tre aux travailleurs de d&#233;cider des suites &#224; donner &#224; la lutte. Au lieu de cela, les conf&#233;d&#233;rations syndicales occupent le terrain avec des propositions qui divisent, qui affaiblissent et qui emp&#234;chent les travailleurs de se faire eux-m&#234;mes d'autres propositions.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par exemple, il y a du m&#233;contentement en cette rentr&#233;e. Les conf&#233;d&#233;rations d&#233;cident alors de le d&#233;tourner par des luttes divis&#233;es. En 2010, les journ&#233;es d'action de 2009 continuent mais, quel progr&#232;s !, elles sont sectoris&#233;es&#8230; La fonction publique est appel&#233;e &#224; la gr&#232;ve le 21 janvier, les infirmi&#232;res et personnels de sant&#233; le 26 janvier, France T&#233;l&#233;vision le 28 janvier, l'Education le 30 janvier. Les ports et docks avaient &#233;t&#233; appel&#233;s le 4 janvier. La Guadeloupe le 9 janvier. L'aviation civile les 13 et 14 janvier. M&#233;t&#233;o France le 12 janvier. Et, dans le priv&#233;, c'est plut&#244;t entreprise par entreprise, etc, etc&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1547&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1547&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que la Guadeloupe est d&#233;j&#224; en gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale depuis 9 jours, les syndicats organisent une journ&#233;e d'action le 29 janvier mais ne font aucun lien avec la situation qui monte Outremer. Plus tard, Bernard Thibaut expliquera que cela n'a rien &#224; voir et qu'il n'est pas question d'appeler &#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale en France ....&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nouvel Observateur de mars 2009 : Le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT Bernard Thibault ne croit pas &#224; une contagion de la situation antillaise en m&#233;tropole car elle &#034;n'est pas comparable&#034;, selon lui. Les conflits sociaux qui touchent l'outremer ne sont pas transposables en m&#233;tropole, car la situation n'est pas comparable, estime le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT Bernard Thibault dans un entretien au Parisien publi&#233; mardi 10 mars. &#034;Le conflit n'est pas transposable&#034;, affirme Bernard Thibault. &#034;La situation n'est pas comparable. Les Antilles sont gangren&#233;es par un taux de ch&#244;mage de 20%, les prix y sont deux ou trois fois plus &#233;lev&#233;s et les salaires de 15% inf&#233;rieurs &#224; ceux de la m&#233;tropole&#034;, explique-t-il. Concernant la journ&#233;e d'action du 19 mars, Bernard Thibault, faisant r&#233;f&#233;rence au succ&#232;s du 29 janvier, &#034;attend au moins autant de personnes que la derni&#232;re fois&#034; dans la rue. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le Monde &#187; &#233;crivait en janvier 2009 : &#171; A l'Elys&#233;e comme au Parti socialiste, dans les syndicats comme dans les milieux patronaux, tout le monde redoute une explosion du chaudron social. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et en mars 2009 ? Qui a refus&#233; de donner une suite &#224; la journ&#233;e nationale d'action du 19 mars 2009 ? Tous les appareils syndicaux unis en l'occurrence !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De janvier &#224; juin 2009, se d&#233;roule le mouvement des enseignants-chercheurs dans lequel les syndicats sont rest&#233;s en marge sans &#234;tre capables ni de le diriger, ni de l'arr&#234;ter, ni de s'en d&#233;solidariser ouvertement....&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le journal &#233;conomique les Echos du 10 avril 2009 titre : &#034;L'ex&#233;cutif cherche &#224; associer les syndicats &#224; la gestion de la crise&#034;. &#034;Fran&#231;ois Fillon revient sur le paritarisme mais aussi &#171; la consolidation de la place de la repr&#233;sentation du personnel dans l'entreprise &#187;. Il reprend &#233;galement le sujet de la &#171; gouvernance des entreprises &#187;, avec une &#171; meilleure association des repr&#233;sentants des salari&#233;s en amont des op&#233;rations de restructuration et &#224; la strat&#233;gie &#233;conomique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier mai 2009, de nombreux travailleurs &#233;taient dans la rue mais on ne pouvait remarquer que la suite des journ&#233;es de gr&#232;ve &#233;tait une journ&#233;e f&#233;ri&#233;e ! Pour faire reculer l'Etat et les patrons, ce n'&#233;tait pas exactement &#224; la mesure ... Thibaut affirmait qu'il n'est pas possible de demander aux travailleurs de faire gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale vu qu'ils ont de grosses difficult&#233;s financi&#232;res&#8230; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La suite n'allait pas &#234;tre plus brillante ! Le 13 juin 2009, l'&#233;teignoir syndical des promenades &#233;tal&#233;es dans le temps avait fini de produire ses effets. Alain Minc, proche conseiller de Nicolas Sarkozy d&#233;clare dans &#034;Le Parisien Dimanche&#034; : &#034;Je constate que ce printemps 2009, leur (des syndicats) sens de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral a &#233;t&#233; impressionnant pour canaliser le m&#233;contentement. L'automne a &#233;t&#233; d'un calme absolu. Je dis : chapeau bas, les syndicats !&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l'&#233;t&#233; 2009, se multiplient les mouvements localis&#233;s comme Continental et New Fabris o&#249; les salari&#233;s d'une entreprise luttent seuls face &#224; un patron qui licencie. Le cas est fr&#233;quent chez les sous-traitants de l'Automobile. Les salari&#233;s en col&#232;re bloquent leur patron ou leurs cadres dirigeants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats ont refus&#233; de tenter de centraliser les luttes contre les licenciements du priv&#233; sans parler de les lier &#224; celles contre les suppressions d'emplois du public. Du coup, les entreprises du type Continental, Caterpillar et autres se retrouvent dos au mur, les salari&#233;s &#233;tant contraints d'accepter d'&#234;tre jet&#233;s &#224; la rue contre une petite somme (toute petite) et les syndicats locaux criant victoire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour compl&#233;ter, les bureaucraties syndicales, depuis la rentr&#233;e, ont multipli&#233; des initiatives dispers&#233;es pour &#171; &#233;viter que les expressions de radicalit&#233; fassent t&#226;che d'huile &#187; : &#224; partir du 1er octobre, un mouvement limit&#233; aux travailleurs immigr&#233;s sans papiers (les syndicats ne s'adressent pas &#224; leurs coll&#232;gues de travail qui ont la nationalit&#233; fran&#231;aise ou des titres de s&#233;jour) ; une journ&#233;e d'action limit&#233;e aux &#171; entreprises qui licencient &#187;, le 17 septembre, au Palais Brongniart (qui n'h&#233;berge plus la Bourse de Paris depuis&#8230; 1980) ; &#224; la Poste, le 22 septembre et le 24 novembre ; aux h&#244;pitaux le 30 septembre, le 20 octobre et le 15 d&#233;cembre ; &#224; la SNCF, le 20 octobre ; &#224; l'&#201;ducation nationale, le 24 novembre ; &#224; la fonction publique territoriale, le 18 novembre ; au P&#244;le Emploi, le 20 octobre, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lieu de d&#233;fendre le service public de La Poste par une lutte ou une gr&#232;ve, il a &#233;t&#233; mis en place une com&#233;die en octobre 2009, c'est la &#034;votation citoyenne&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 2 novembre 2009, la collaboration de classe battait son plein et l'entente entre les dirigeants syndicaux et Sarkozy. Ce dernier installait un &#171; comit&#233; organisateur des &#233;tats g&#233;n&#233;raux pour une politique industrielle &#187; pr&#233;sid&#233; par un patron de Sanofi-Aventis, comprenant Bernard Thibault, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT, Fran&#231;ois Ch&#233;r&#232;que, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CFDT, Jean-Claude Mailly, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de FO, des repr&#233;sentants du patronat fran&#231;ais, des parlementaires UMP, PS&#8230; La d&#233;fense de &#171; l'industrie fran&#231;aise &#187; d&#233;signe comme ennemi commun l'&#233;tranger (inclus les travailleurs des autres pays), elle d&#233;bouche fatalement sur des concessions des producteurs aux exploiteurs (pour assurer l'avenir des entreprises nationales).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; des sans-papiers, on assiste de la part de la CGT &#224; la r&#233;cup&#233;ration de la lutte des sans-papiers, au travers de gr&#232;ves des sans-papiers et de constitution de dossiers, pour obtenir en accord avec Sarkozy &#224; une reconnaissance de la CGT comme seul interlocuteur charg&#233; par les pr&#233;fectures de filtrer les dossiers suivant des crit&#232;res inf&#233;rieurs &#224; ceux en vigueur dans les pr&#233;fectures jusque l&#224;. Il en d&#233;coule une occupation de la Bourse du Travail de Paris par des sans-papiers rejet&#233;s par la CGT, elle-m&#234;me achev&#233;e par une intervention muscl&#233;e du service d'ordre le CGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT a en effet men&#233; une politique dans cette gr&#232;ve qui d&#233;molit le rapport de force qui avait &#233;t&#233; construit &#224; partir de la lutte des Saint-Bernard. Il collabore avec le pouvoir et nous ram&#232;ne au &#034;cas par cas&#034; rejet&#233; d&#233;finitivement par le mouvement des sans-papiers !&lt;br class='autobr' /&gt;
2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT de Renault qui ne signait traditionnellement que rarement les accords avec le patron, qui avait refus&#233; de signer le Contrat Social de Crise, plan d'aust&#233;rit&#233; pr&#233;voyant notamment du ch&#244;mage partiel et couvrant d'autres licenciements chez les sous-traitants et pr&#233;caires, n'avait pas &#233;t&#233; sign&#233; par la CGT en 2009. Ce syndicat le signe en 2010 ! Et, pour faire bonne mesure, il ne vote pas contre les fermetures de sites de Renault : CTR (Rueil), Robinson, Boulogne. La plupart des autres syndicats ont vot&#233; contre : un comble !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1729&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1729&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2010 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Attaque sur les retraites, sur les services publics, col&#232;re des salari&#233;s, des retrait&#233;s, des ch&#244;meurs, des jeunes, des femmes, des cheminots : tout semble concourir &#224; faire de 2010 un mouvement massif de lutte de classes allant vers la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale. Tout sauf les dirigeants syndicaux&#8230; Ils m&#232;nent toutes les gr&#232;ves de mani&#232;re &#224; ce qu'elles soient dispers&#233;es&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve342&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve342&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Les Echos&#034;, un journal patronal &#233;crit : les syndicats ont peur de la gr&#232;ve reconductible&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve331&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve331&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'il suffise de rappeler les d&#233;clarations de 2010, lors du mouvement des retraites, qui a men&#233; dans le mur, celles du dirigeant CGT Bernard Thibaut qui affirmait qu'un appel &#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale n'&#233;tait pas possible, n'&#233;tait pas souhaitable ou encore qu'il serait absurde et que les autres dirigeants syndicaux disaient des choses pires encore&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 5 octobre 2010, le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT Bernard Thibaut d&#233;clare &#224; l'AFP : &#171; Personne ne peut pr&#233;tendre faire participer sous la m&#234;me forme plusieurs dizaines de millions de personnes, de la signature d'une p&#233;tition &#224; la participation &#224; une multitude d'initiatives locales, voire aux manifestations lors des journ&#233;es interprofessionnelles. Qui dit mouvement social dit de multiples formes pour y participer &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard Thibaut le 7 octobre 2010 sur RTL : '&#171; Cela ( la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale) n'a jamais &#233;t&#233; pratiqu&#233; dans l'histoire sociale de notre pays (...) C'est un slogan pour moi tout &#224; fait abstrait, abscons. Cela ne correspond pas aux pratiques par lesquelles on parvient &#224; &#233;lever le niveau du rapport de forces. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CFDT : &#171; La CFDT et l'intersyndicale n'ont jamais pr&#244;n&#233; de gr&#232;ve reconductible. (&#8230;) Le risque d'embrasement est r&#233;el sans que les organisations syndicales ne ma&#238;trisent le syst&#232;me. (&#8230;) L'absence de dialogue risque de former un jour des positions jusqu'auboutistes. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pas &#233;tonnant, la CFDT, qui s'&#233;tait distingu&#233;e bien des fois par son amiti&#233; pour le MEDEF et le gouvernement y compris sur les retraites, est une jusqu'auboutiste du soutien du capitalisme. Elle s'est d'ailleurs empress&#233;e d'aller se jeter dans de nouvelles n&#233;gociations avec ses petits copains du MEDEF. Mais elle a dit une v&#233;rit&#233; : l'unit&#233; syndicale n'a fait qu'emp&#234;cher les travailleurs de mener eux-m&#234;mes la lutte de mani&#232;re plus radicale... Tout cela avec une grande aide : celle de la CGT !&lt;br class='autobr' /&gt;
CGT :&lt;br class='autobr' /&gt;
Bernard Thibault l'a dit : &#034;la CGT va continuer &#224; conjuguer mobilisation, proposition, contestation lorsqu'il le faut, et n&#233;gociation.&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais n&#233;gocier quoi ? Avec qui ? Dans quel but ? Il ne le dit pas !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard Thibault (CGT) estime qu'&#034;il n'est pas surprenant que le d&#233;bat s'amplifie dans les entreprises en raison de la surdit&#233; du gouvernement, et appelle &#224; des assembl&#233;es des personnels sur les formes d'action. Pour l'heure toutefois, il serait &#034;irresponsable&#034; de lancer un mot d'ordre de gr&#232;ve reconductible, les entreprises o&#249; les salari&#233;s y sont pr&#234;ts restant tr&#232;s, tr&#232;s minoritaires&#034;, juge-t-il.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bernard Thibaut lui-m&#234;me participait &#224; un club de la bourgeoisie, secret aussi et du m&#234;me type intitul&#233; &#171; Le Si&#232;cle &#187;&#8230; Bien entendu, m&#234;me en pleine lutte des retraites, Thibaut s'est bien gard&#233; de rompre la solidarit&#233; et le secret de cet organisme patronal !&lt;br class='autobr' /&gt;
La derni&#232;re intervention forte de Bernard Thibaut, alors secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT, n'&#233;tait-t-elle pas celle du mouvement des retraites quand il affirmait que la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale ne devait surtout pas &#234;tre la perspective de cette lutte car la tradition du mouvement ouvrier fran&#231;ais excluait, selon lui, ce type d'action !!! Pendant ce temps, sous pr&#233;texte de maintenir &#224; tout prix &#171; l'unit&#233; intersyndicale &#187;, il fallait laisser seuls les gr&#233;vistes des raffineries p&#233;troli&#232;res, en allant jusqu'&#224; pr&#233;tendre qu'&#224; elles seules elles allaient gagner la bataille des retraites&#8230; Au m&#234;me moment, alors que les travailleurs &#233;taient pr&#233;tendument mobilis&#233;s, les syndicats laissaient se battre seuls les ouvriers des sous-traitants de l'Automobile licenci&#233;s et des hospitaliers en gr&#232;ve.&lt;br class='autobr' /&gt;
Thibaut ne rompait ainsi en rien avec ses propres prises de position qui, contrairement &#224; ce que croient bien des militants, n'ont jamais rien eu de radical, en tout cas pas aux c&#244;t&#233;s de travailleurs. On rappellera son intervention pour faire c&#233;der les syndicalistes locaux face au patronat de choc de P&#233;rier&#8230; Il avait ainsi cass&#233; la gr&#232;ve des fonctionnaires de 1995, ayant r&#233;alis&#233; des n&#233;gociations s&#233;par&#233;es pour les cheminots avec le minist&#232;re du travail et &#233;tait sorti de ces n&#233;gociations en rendant publique un appel de fin de gr&#232;ve, sans consulter les assembl&#233;es interprofessionnelles, en l&#226;chant les autres cat&#233;gories de fonctionnaires qui avaient rejoint les cheminots, en particulier les travailleurs de la RATP, lesquels n'ont plus jamais fait gr&#232;ve avec les cheminots ! La division des travailleurs, la CGT en avait d'ailleurs donn&#233; la d&#233;monstration cette ann&#233;e-l&#224;, celle du fameux &#171; tous ensemble &#187; des syndicats en laissant isol&#233;s les mouvements des travailleurs du priv&#233;, de Renault &#224; Thomson ou &#224; l'A&#233;rospatiale, quelques mois auparavant&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; des mobilisations parfois r&#233;ussies, les attaques patronales et gouvernementales de ces derni&#232;res ann&#233;es ont toutes &#233;t&#233; des succ&#232;s. Les entreprises qui licencient, comme New Fabris ou Continental, ont connu des gr&#232;ves (gr&#232;ves massives avec occupation et parfois des cadres et dirigeants s&#233;questr&#233;s et menaces de faire exploser l'entreprise &#233;ventuellement), mais, au final, les salari&#233;s sont licenci&#233;s, et les sous qu'ils ont gagn&#233; durement ne sont rien face au co&#251;t de la vie et rien face aux profits des capitalistes. Certains syndicats parlent de victoire et certains des salari&#233;s qui ont men&#233; ces luttes ressentent honn&#234;tement une victoire mais elle est bien am&#232;re... Pour le reste, le r&#233;sultat de la strat&#233;gie de journ&#233;es d'action suivies de n&#233;gociations avec l'Etat et les patrons est un recul sur toute la ligne. Les services publics sont progressivement attaqu&#233;s et privatis&#233;s. Le ch&#244;mage et la mis&#232;re augmentent. Les retraites, la sant&#233;, la s&#233;cu sont mis en cause. Et la crise est loin d'&#234;tre finie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un exemple : la lutte des salari&#233;s de Continental contre les licenciements.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les dirigeants syndicaux les appellent &#224; reprendre le travail :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Il faut que la reprise se fasse, mais pas dans n'importe quelles conditions&#034;, avait d&#233;clar&#233; devant les salari&#233;s Xavier Mathieu, d&#233;l&#233;gu&#233; CGT, en pointe dans le mouvement depuis l'annonce de la fermeture d'ici 2010 du site qui emploie 1.120 personnes, la plus importante en France depuis le d&#233;but de la crise.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;On va reprendre le travail, mais la lutte continue, elle sera m&#234;me plus facile, parce qu'on n'aura plus le souci de ne pas &#234;tre pay&#233;&#034;, avait-il ajout&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;C'est clair qu'il faut reprendre, vos familles ont besoin de cet argent&#034;, avait d&#233;clar&#233; aux salari&#233;s pr&#233;sents Antonio Da Costa, secr&#233;taire CFTC du CE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement des retraites de 2010&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2010, les journ&#233;es d'action de 2009 &#233;tal&#233;es continuent mais, quel progr&#232;s !, elles sont sectoris&#233;es&#8230; Les ports et docks sont appel&#233;s &#224; la gr&#232;ve le 4 janvier, la Guadeloupe le 9 janvier, l'aviation civile les 13 et 14 janvier, la fonction publique le 21 janvier, les infirmi&#232;res et personnels de sant&#233; le 26 janvier, France T&#233;l&#233;vision le 28 janvier, l'Education le 30 janvier. Lorsque, par hasard, les hospitaliers &#233;taient appel&#233;s en m&#234;me temps que les enseignants, les conf&#233;d&#233;rations leur ont donn&#233; des rendez-vous diff&#233;rents pour manifester !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats nous appellent &#224; une journ&#233;e nationale et de manifestations le 23 mars 2010. Cela serait bien entendu indispensable et important vu l'ampleur des attaques qui menacent nos retraites. Le gouvernement vide les caisses, amplifie les suppressions d'emplois en supprimant des emplois dans le public et en organisant les suppressions d'emplois des prestataires de l'Automobile par exemple. Il pr&#233;voit, soi-disant pour renflouer les caisses, d'imposer des retraites sous-pay&#233;es, des cotisations salariales en hausse et une retraite &#224; 60, 61 ans ou plus&#8230; Mais, le texte m&#234;me des appels syndicaux en dit long sur leur absence de combativit&#233; sur le fond. Au lieu d'&#233;crire tout simplement : pas touche aux r&#233;gimes de retraites, ils &#233;crivent : &#171; pas de r&#233;forme sans un d&#233;bat national &#187;. Mais on sait que ces fameuses &#171; r&#233;formes &#187; sont des destructions ! Pas besoin d'en d&#233;battre ! Ou encore, ils &#233;crivent &#171; Reconnaissance de la p&#233;nibilit&#233; d'abord &#187;. Pas d'accord ! Ne commen&#231;ons pas par &#233;dicter des exceptions mais la r&#232;gle : 60 ans pour tous sans aucune r&#233;duction de pension ! Et qu'on ne nous refasse pas le coup des retraites de 2003&#8230;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec la soi-disant gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale des raffineries de fin f&#233;vrier 2010, on assiste &#224; une de raffinerie...dans la tactique pour renouveler le jeu patron/Etat/syndicat qui commen&#231;ait &#224; s'user.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour en dire plus, il faut rentrer dans bien des d&#233;tails scabreux...&lt;br class='autobr' /&gt;
Les travailleurs de cette raffinerie sont v&#233;ritablement pris en otage, leur site menac&#233; leur dit-on de fermeture puis on leur dit non puis oui, puis pas tout de suite puis pas avant cinq ans, puis toutes les raffineries sont menac&#233;es, puis le gouvernement affirme qu'aucune ne l'est, puis le dirigeant de Total, nullement ind&#233;pendant du pouvoir, d&#233;clare qu'il verra, qu'il tentera de sauver des emplois, de proposer des alternatives, puis, puis, ...&lt;br class='autobr' /&gt;
Visiblement d&#233;j&#224; tout ce petit monde joue un jeu. Lequel ? Ils veulent provoquer une lutte ou quoi ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Puis la lutte d&#233;marre. Ou du moins ce qui est pr&#233;sent&#233; comme tel.&lt;br class='autobr' /&gt;
Contre qui lutte-on devrait-on demander dans chaque lutte. Et ici plus que jamais !&lt;br class='autobr' /&gt;
Total, c'est la m&#234;me chose que le gouvernement et ils ne disent jamais la m&#234;me chose tout en faisant semblant de se concerter. Vous avez dit bizarre...&lt;br class='autobr' /&gt;
Les syndicats jouent un autre jeu, tout aussi compliqu&#233;. ils appellent une raffinerie, tout Total, toutes les raffineries, plus aucune, de nouveau Total, de nouveau plus aucune, finalement la seule para&#238;t-il menac&#233;e. Oulala ! &#231;a donne mal &#224; la t&#234;te aux concern&#233;s, aux gr&#233;vistes, aux non-gr&#233;vistes qui ne savent pas si on les appelle encore ou non...&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelle impression cherche-t-on &#224; donner ? Que les syndicats ont men&#233; une lutte alors qu'il y avait arrangement d&#232;s le d&#233;part, cela y ressemble bien.&lt;br class='autobr' /&gt;
G&#233;n&#233;raliser les luttes n'entre pas dans la strat&#233;gie de ces centrales. Quand elles font semblant, c'est assez d&#233;sordonn&#233; et peu convaincant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour finir, la CGT annonce que la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale des raffineries est finie avant d'avoir commenc&#233;, sans consulter ni les sections syndicales, ni les travailleurs, sans que les travailleurs de la raffinerie en question n'aient obtenu de r&#233;elles garanties, sans rien... Chapeau bas, la CGT : pour les raffineries dans les manipulations, c'est fort...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT a estim&#233;, mardi 23 f&#233;vrier, que les conditions d'une suspension de la gr&#232;ve dans le groupe Total, qui dure depuis mercredi dernier, &#233;taient r&#233;unies. &#034;La CGT consid&#232;re que des avanc&#233;es significatives obtenues par la mobilisation des salari&#233;s cr&#233;e les conditions d'une suspension&#034;, a d&#233;clar&#233; &#224; la presse Charles Foulard, coordinateur de la CGT pour le groupe Total. De m&#234;me, FO appelle &#224; la suspension du mouvement, a indiqu&#233; son n&#233;gociateur, Claude Maghue. La direction et les syndicats, apr&#232;s neuf heures de n&#233;gociations, sont arriv&#233;s &#224; un &#034;relev&#233; de conclusions&#034; qui &#034;sera soumis &#224; la signature des organisations syndicales&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le 11 mars, on peut lire dans Le Figaro :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;La CGT du groupe Total a indiqu&#233; jeudi qu'elle ne reprendrait pas d'&#233;ventuelle gr&#232;ve en soutien aux salari&#233;s de la raffinerie de Dunkerque (Nord) avant le jugement d'un recours du comit&#233; central d'entreprise (CCE) contre sa fermeture. Le d&#233;p&#244;t de ce recours est &#034;en cours&#034; et la CGT esp&#232;re une d&#233;cision de justice &#034;dans une quinzaine de jours&#034;, a d&#233;clar&#233; &#224; l'AFP Charles Foulard, coordinateur CGT pour le groupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Nous poursuivons la suspension du mouvement de gr&#232;ve nationale jusqu'au jugement en r&#233;f&#233;r&#233;, qui sera un point d'appui&#034;, a-t-il indiqu&#233;, apr&#232;s une gr&#232;ve tr&#232;s suivie d'une semaine fin f&#233;vrier qui avait menac&#233; les approvisionnements des stations-services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT de la branche p&#233;trole a d&#233;j&#224; appel&#233; &#224; la gr&#232;ve les salari&#233;s des 13 raffineries fran&#231;aises (dont 6 poss&#233;d&#233;es par Total) le 15 avril, date d'une table ronde nationale sur l'avenir du raffinage en France. Selon Sud, majoritaire &#224; la raffinerie de Dunkerque, cet appel n'&#233;tait &#034;pas l'urgence&#034; alors que les salari&#233;s de l'&#233;tablissement sont en gr&#232;ve depuis deux mois, mais le syndicat a dit vouloir &#234;tre &#034;constructif&#034; avec la CGT, majoritaire dans le groupe p&#233;trolier. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, trahison des salari&#233;s sur toute la ligne...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1729&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1729&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article1605&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article1605&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les formes d'organisation, il est clair que les centrales - toutes de mani&#232;re unanime - sont contre des formes d'organisation et de d&#233;cision &#224; la base, des comit&#233;s, des conseils, des collectifs, des coordinations, quelle que soit la mani&#232;re dont on les appelle : comit&#233;s de gr&#232;ve, comit&#233;s de lutte, comit&#233;s d'action, comit&#233;s de quartier, comit&#233;s inter-entreprises, comit&#233;s interprofessionnels...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'organisation de classe, en comit&#233;s qui interf&#232;rent de plus en plus dans la soci&#233;t&#233; jusqu'&#224; la prise du pouvoir, menace l'ordre existant et r&#233;v&#232;le aux travailleurs eux-m&#234;mes leur capacit&#233; &#224; diriger la soci&#233;t&#233; et le sens dans lequel ils souhaitent la diriger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute forme d'organisation de classe, m&#234;me embryonnaire, remet en question l'ordre social dont les appareils syndicaux sont un des piliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les centrales syndicales visent &#224; convaincre les travailleurs qu'elles feront tout tr&#232;s bien &#224; leur place, comme avocats, comme assurance, comme s&#233;curit&#233;, comme n&#233;gociateurs, comme d&#233;cideurs des des rythmes et moyens de lutte... Elles trouvent les revendications, les d&#233;cident et les discutent avec patronat et Etat, tout cela sans consulter les travailleurs et m&#234;me pas leurs militants ! Par exemple, la CGT a sign&#233; le &#034;Contrat social de crise&#034; qui pr&#233;voit comment Renault sacrifie les salari&#233;s sans que leurs militants en aient &#233;t&#233; inform&#233;s ! Ils avaient bien fait des consultations mais toutes disaient que la signature &#233;tait minoritaire...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'oppos&#233;, le but num&#233;ro un des comit&#233;s, c'est que les travailleurs d&#233;cident, discutent de tout devant tout le monde, en se soumettant au maximum au choix des travailleurs. Pas par go&#251;t des r&#233;unions sans fin mais parce que c'est ainsi que les travailleurs renforcent leur capacit&#233; de lute et de changement social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ils combattent f&#233;rocement toute tentative de les mettre en place, pr&#233;tendant qu'il suffit d'assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales dans lesquelles les propositions viennent seulement des syndicats, c'est-&#224;-dire de leur direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Centrales syndicales et classe ouvri&#232;re ne d&#233;fendent m&#234;me pas les m&#234;mes int&#233;r&#234;ts. Il suffit pour le montrer de voir que les centrales s'estiment victorieuses du dernier conflit et que les travailleurs ont &#233;t&#233; battus. L'int&#233;r&#234;t des centrales est d'obtenir la reconnaissance des patrons et de l'Etat ce qui les oblige r&#233;guli&#232;rement &#224; s'appuyer sur la force de la classe ouvri&#232;re afin de contraindre leurs interlocuteurs &#224; ne pas trop baisser les prix pay&#233;s aux syndicats pour leurs services. Une petite d&#233;monstrations ans danger de temps en temps suffit....&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1765&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1765&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1764&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1764&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article391&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article391&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1729&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1729&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1723&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1723&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1753&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1753&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2011-2013&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La CGT et la gr&#232;ve de PSA Aulnay&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le site de PSA (Aulnay) est menac&#233; de fermeture. Les traavailleurs vont &#234;tre licenci&#233;s massivement. Ils seraient une force potentielle &#233;norme pour soulever tout le secteur automobile lui aussi menac&#233; et toute la classe ouvri&#232;re qui l'est &#233;galement, si la lutte d'Aulnay allait dans ce sens&#8230; Ce ne sera pas la politique des syndicats &#224; Aulnay ni ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dirigeant de la CGT Aulnay : &#171; nous allons &#234;tre le cauchemar du patron &#187;, &#171; nous allons transformer Aulnay en forteresse ouvri&#232;re &#187;. Aulnay en forteresse, voil&#224; qui signifiait que les travailleurs d'Aulnay d&#233;fendaient seulement leur site alors qu'il y avait encore plus de licenciements dans l'ensemble des autres sites qu'&#224; Aulnay seule et qu'ils se gardaient d'appeler &#224; la lutte de l'ensemble du trust, unit&#233; absolument indispensable dans une attaque d'ensemble, unit&#233; que la conf&#233;d&#233;ration syndicale ne voulait surtout pas organiser. Le discours du chef syndical CGT d'Aulnay ne risquait pas pr&#233;parer une lutte d'ensemble puisqu'il ne mobilisait que derri&#232;re une banderole &#171; non &#224; la fermeture d'Aulnay &#187; et jamais derri&#232;re un &#171; non aux licenciements &#224; Peugeot &#187; ! Et, d'autre part, l'objectif donn&#233; aux salari&#233;s &#233;tait de r&#233;partir les productions entre les sites, ce qui sous-entendait qu'il fallait lutter pour produire &#224; Aulnay.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants syndicaux ont fait attendre des mois apr&#232;s l'annonce de la fermeture par le patron ensuite pour que les travailleurs d'Aulnay qui avaient d&#233;j&#224; vu leur moral cass&#233; par des mois et des ann&#233;es pendant lesquelles la CGT s'&#233;tait charg&#233;e par avance d'annoncer le projet de fermeture du patron. Quand on vous serine pendant des mois &#224; longueur de d&#233;claration du chef CGT que &#171; le site d'Aulnay va fermer &#187;, sans autre d&#233;veloppement de perspective de lutte, sans montrer en quoi cela concernait le reste de la classe ouvri&#232;re ou le reste des ouvriers de PSA, on ne peut pas dire que vous ayez le moral en entendant les chefs syndicaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicalistes r&#233;formistes veulent absolument faire croire que la crise est factice et n'est qu'un pr&#233;texte &#224; des sacrifices pour les travailleurs. Ils veulent affirmer que la crise ne pourrait provenir que d'une baisse des ventes. Ils ne veulent pas admettre que le capitalisme ait pu atteindre ses limites, car alors leur r&#244;le aurait aussi atteint le sien.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cela signifie que leurs seuls crit&#232;res sont les ventes et les profits. Mais le crit&#232;re de la crise actuelle est la fin de l'accumulation priv&#233;e du capital. Les riches ont beaucoup d'argent, mais ne veulent plus l'investir dans la production et le commerce. Ils sp&#233;culent. Et plus ils sp&#233;culent, plus la sp&#233;culation devient plus int&#233;ressante &#224; court terme que l'investissement. C'est donc devant une spirale destructrice que se retrouve le syst&#232;me. Son seul moyen de tenir momentan&#233;ment a &#233;t&#233; l'investissement massif des Etats qui a men&#233; &#224; leur faillite actuelle... A PSA et Renault, l'Etat a donn&#233; et n'arr&#234;te pas de donner des milliards et cela ne peut suffire &#224; pallier les investissements des trusts.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cela signifie que tous les capitalistes, que PSA, que Renault, que le B&#226;timent sp&#233;culent. Cela signifie aussi qu'ils estiment la sp&#233;culation sur les fonds souverains par exemple bien plus profitable que de produire des voitures&#8230; Avec des risques : ils viennent de perdre beaucoup d'argent en jouant sur les dettes souveraines de la Gr&#232;ce, de l'Espagne, de l'Italie. Et ils vont en avoir perdu encore bien plus sur les dettes souveraines&#8230; de la France ! D'o&#249; les suppressions d'emplois et les licenciements en pr&#233;vision&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les suppressions d'emploi &#224; PSA ne sont pas plus caus&#233;es par le manque des v&#233;hicules vendus que les licenciements &#224; la Soci&#233;t&#233; G&#233;n&#233;rale ou &#224; la BNP le seraient par le manque de comptes de particuliers ouverts, ni les licenciements du B&#226;timent par le manque d'acheteurs d'appartements.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tous ces licenciements ont exactement la m&#234;me cause : les capitalistes se retirent massivement de leurs investissements, ils misent plut&#244;t sur des sp&#233;culations financi&#232;res, les capitalistes n'investissent plus, les banques ne pr&#234;tent plus, les capitalistes misent sur la chute des monnaies, des Etats, des bourses, des &#233;conomies car cela rapporte plus. Et les entreprises automobile font de m&#234;me...&lt;br class='autobr' /&gt;
Soulignons le mode de raisonnement d&#233;velopp&#233; dans les m&#233;dia par les dirigeants syndicalistes dont nombre de militants r&#233;volutionnaires : le patron gagne de l'argent donc il ne devrait pas supprimer des emplois ; les profits sont l&#224; et les travailleurs n'en b&#233;n&#233;ficient pas ; Le groupe choisit de faire travailler en Chine ou au Br&#233;sil alors que c'est un trust fran&#231;ais aid&#233; par l'Etat fran&#231;ais ; PSA a annonc&#233; s'&#234;tre tir&#233; de la crise avec des profits records et le trust ne devrait pas faire payer les travailleurs, etc, etc... Ce n'est pas juste. Ce n'est pas moral. Ce n'est pas l'int&#233;r&#234;t de l'entreprise. Ce n'est pas social. ce ne devrait pas &#234;tre accept&#233; par l'Etat fran&#231;ais qui a pay&#233; pour emp&#234;cher les suppressions d'emplois. etc, etc...&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien entendu, nous comprenons tr&#232;s bien ce que veut dire ce discours : la crise est un pr&#233;texte, une entreprise qui profite ne devrait pas licencier, ni m&#234;me supprimer des emplois, on se mobilise avec le droit moral pour nous...&lt;br class='autobr' /&gt;
Cela semble l&#233;gitime, non, tout cela ? Et pourtant, ce n'est qu'un moyen d'aller direct dans le mur, m&#234;me si les salari&#233;s de PSA se mobilisent...&lt;br class='autobr' /&gt;
Et d'abord parce que cela repose sur une analyse fausse de la situation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien entendu, nous ne pr&#233;tendons en rien l&#233;gitimer la politique de suppressions d'emplois de PSA, mais seulement comprendre la logique patronale pour mieux la combattre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le raisonnement pr&#233;c&#233;dent sous-entend qu'il s'agit simplement de d&#233;localisations en vue d'augmenter les profits et que la racine de cette politique n'a rien &#224; voir avec la crise que connait le syst&#232;me mondial. C'est faux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette mani&#232;re de raisonner laisse entendre que les suppressions d'emplois ne sont pas li&#233;es aux d&#233;sordres financiers, boursiers, mon&#233;taires et &#233;conomiques du syst&#232;me mondial. Et c'est faux.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est une mani&#232;re de dire que le patron de PSA m&#232;ne une politique particuli&#232;re qui est particuli&#232;rement hostile aux travailleurs et qu'il suffirait que les travailleurs de PSA se mobilisent contre ce plan pour le faire reculer. Et c'est faux.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est faux parce que l'offensive contre les travailleurs n'est nullement cantonn&#233;e &#224; PSA. La premi&#232;re des choses &#224; faire pour &#233;lever le niveau de conscience et le rapport des forces serait de montrer aux travailleurs de PSA qui veulent se mobiliser que la lutte doit &#234;tre g&#233;n&#233;rale et qu'il est vital de se mobiliser &#224; des niveaux plus important qu'un site comme Citro&#235;n Aulnay et m&#234;me qu'un groupe comme PSA. Il va falloir entra&#238;ner toute l'Automobile et m&#234;me toute la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2225&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2225&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2709&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2709&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2144&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2144&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2388&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2388&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?breve402&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?breve402&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article2468&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article2468&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article2629&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article2629&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article3364&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article3364&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2012&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve de l'h&#244;pital Saint Antoine est battue par... les syndicats...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2199&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2199&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve PSA Aulnay, men&#233;e de mani&#232;re r&#233;formiste par la CGT, a accouch&#233; d'une souris&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En &#233;change des dix milliards que le gouvernement donne en cadeau et sans condition &#224; la banque financi&#232;re PSA en faillite, il a obtenu du patron de PSA d'organiser un simulacre de n&#233;gociations o&#249; ne seraient pas remis en cause le plan de licenciements massif mais seulement ren&#233;goci&#233; leur accompagnement. Les syndicats d'Aulnay crient victoire et d&#233;clarent que c'est leur lutte qui a obtenu la victoire et quelle est cette victoire ? Mercier, dirigeant CGT l'exprime ainsi : un calendrier de n&#233;gociations !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des milliers de salari&#233;s vont perdre leur emploi et ce n'est nullement remis en question m&#234;me quand l'Etat d&#233;bourse dix milliards d'euros et la victoire c'est qu'il n'y ait ni gr&#232;ve ni occupation des sites vis&#233;s et qu'on obtienne un calendrier de blabla mensongers autour du tapis vert et celui qui dit cela se pr&#233;tend communiste r&#233;volutionnaire de Lutte Ouvri&#232;re. Il faut se pincer pour y croire !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;On a bloqu&#233; la direction qui voulait nous imposer ses conditions sans n&#233;gocier sur les mobilit&#233;s&#034;, s'est f&#233;licit&#233; Jean-Pierre Mercier (CGT).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est un succ&#232;s de l'unit&#233; des salari&#233;s d'Aulnay &#187; dit Marcier &#224; la t&#233;l&#233;vision. Ce qu'il appelle unit&#233; des salari&#233;s, c'est l'unit&#233; des syndicats avec le syndicat patronal et jaune le SIA et l'unit&#233; pour ne pas entrer en gr&#232;ve, pour ne pas occuper, pour ne pas d&#233;ranger les pr&#233;tendues n&#233;gociations, pour ne pas mener la lutte des classes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le journal L'Humanit&#233; du 25 octobre &#233;crit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est un premier succ&#232;s pour les syndicats de PSA Peugeot-Citro&#235;n. Ceux-ci sont parvenus &#224; imposer ce jeudi que la direction du groupe automobile ouvre des n&#233;gociations sur les conditions de l'ensemble du plan social annonc&#233; &#224; Aulnay et Rennes,, dans le cadre de son plan de restructuration qui pr&#233;voit plus de 8.000 suppressions d'emploi et la fermeture du site de Seine-Saint-Denis. Ces n&#233;gociations d&#233;buteront le 7 novembre. Jean-Pierre Mercier, repr&#233;sentant CGT de PSA Aulnay, raconte &#224; la sortie du comit&#233; central d'entreprise qui se tenait ce matin : &#034;La direction de Peugeot voulait ce matin faire passer en force une partie de son plan en imposant les mutations internes. Elle cherchait ainsi &#224; vider l'usine (d'Aulnay) le plus vite possible. C'est un premier succ&#232;s.&#034; Selon les syndicats, les conditions de d&#233;part des salari&#233;s sur Poissy ou d'autres sites du groupe devront d&#233;sormais faire l'objet de n&#233;gociations pr&#233;alables. Un calendrier de discussions sera mis en place sur l'ensemble des mesures d'accompagnement - formations, indemnisations - destin&#233;es &#224; ceux qui refusent d'&#234;tre transf&#233;r&#233;s et &#224; tous les autres salari&#233;s concern&#233;s par la r&#233;duction de la capacit&#233; de Rennes ou par la fermeture du site d'Aulnay. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Cela fait 17 mois que l'on demande l'ouverture de ces n&#233;gociations. La direction voulait nous diviser elle n'a pas r&#233;ussi&#034;, explique Jean-Pierre Mercier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis de nuancer : &#034;On a obtenu un calendrier de n&#233;gociations pour nos revendications. Mais on ne peut pas faire confiance &#224; la direction de PSA. Nous attendons qu'Arnaud Montebourg appose signature en bas du document&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce qu'on peut faire confiance &#224; Montebourg et &#224; l'Etat bourgeois ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la sortie de l'entrevue entre Montebourg et les syndicats, le ministre a assur&#233; que le &#171; gouvernement et le pr&#233;sident de la R&#233;publique partageaient l'inqui&#233;tude des salari&#233;s &#187; de PSA et promis que la r&#233;union &#224; venir serait l'occasion de &#171; r&#233;duire reformater, rediscuter le plan social &#187;. S'il a reconnu implicitement que les suppressions de postes &#233;taient un mal n&#233;cessaire pour permettre &#224; Peugeot, en difficult&#233;, de se remettre sur de bons rails, il a n&#233;anmoins assur&#233; que le plan social devait &#234;tre &#171; strictement proportionn&#233; aux n&#233;cessit&#233;s de la relance de Peugeot. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat a demand&#233; &#171; le reformatage du plan &#187; qui pr&#233;voit 8.000 suppressions de postes, a r&#233;p&#233;t&#233; le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg &#224; l'issue d'une r&#233;union tripartite &#224; Bercy. Mais il n'a obtenu aucun engagement du groupe automobile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est la n&#233;gociation avec les partenaires sociaux qui va nous permettre de voir l'effectivit&#233; de ces efforts &#187;, a dit le ministre. Et c'est tout ! Alors que l'Etat a quand m&#234;me d&#233;bours&#233; sans discuter dix milliards d'euros !!!! C'est cher pay&#233; de n&#233;gocier autour du tapis vert ! Voil&#224; tout ce qu'obtient un gouvernement de gauche pour dix milliards&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2484&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2484&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un bureaucrate collaboration de classe succ&#232;de &#224; un autre &#224; la t&#234;te de la CGT et de mani&#232;re tout &#224; fait bureaucratique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard Thibault a annonc&#233; ce mardi &#224; l'AFP que la commission ex&#233;cutive de la CGT a choisi, sur sa proposition, Thierry Lepaon, pour lui succ&#233;der comme secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il faut voir qui est Lepaon pour comprendre tout le sel de cette succession sans heurt apparent&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2479&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2479&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lepaon, futur secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT, a pr&#233;par&#233; la privatisation de la SNCF !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 27 juin 2012 : Le futur secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT fait un rapport d'Etat au CESE en faveur de la privatisation des TER&lt;br class='autobr' /&gt;
Le &#171; Rapport Lepaon &#187; au CESE du 27/06/2012 en faveur de l'ouverture &#224; la concurrence du secteur ferroviaire sera sign&#233; des organisations patronales et &#233;tatiques (sous gouvernement de droite de Sarkozy) comme des pires organisations syndicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En voici des extraits :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce texte pr&#233;sente une grande unit&#233; de ton r&#233;v&#233;latrice d'un consensus assez fort sur le sens que devrait avoir une exp&#233;rimentation (de privatisation de la SNCF), si l'Etat le d&#233;cide, et sur les principes que doivent inspirer sa conduite pour concourir &#224; son succ&#232;s. J'ai employ&#233; &#224; dessein le mot consensus et je souhaite maintenant dissiper toute erreur d'appr&#233;ciation sur ce terme. Il n'aura &#233;chapp&#233; &#224; personne dans cette assembl&#233;e que la locution &#171; ouverture &#224; la concurrence &#187; appliqu&#233;e &#224; un noyau dur du service public peut agir imm&#233;diatement comme un chiffon rouge. Dans le monde ferroviaire, agiter un chiffon rouge est justement le moyen le plus ancien, mais toujours en vigueur, pour signifier l'arr&#234;t d'urgence notamment lorsqu'il s'agit d'une man&#339;uvre. &#171; Je dois dire que j'ai personnellement consid&#233;r&#233; comme un challenge de faire la preuve qu'il &#233;tait possible, et m&#234;me utile, de d&#233;passer le stade de la r&#233;action allergique afin de clarifier les id&#233;es en affrontant la r&#233;alit&#233;. Affronter la r&#233;alit&#233;, c'est toujours confronter les points de vue, polir ses arguments en les frottant, souvent vigoureusement, &#224; ceux des autres. (&#8230;) &lt;br class='autobr' /&gt;
Le th&#232;me de l'ouverture &#224; la concurrence du transport ferroviaire r&#233;gional de voyageurs s'inscrit dans le cadre d'une orientation prise au niveau europ&#233;en. D&#232;s lors, la responsabilit&#233; d'une telle initiative appartient &#224; l'Etat et &#224; lui seul. Il doit &#234;tre clair que la question de l'ouverture &#224; la concurrence ne peut pas se r&#233;soudre par la voie d'une discussion, d'une n&#233;gociation, d'une concertation entre la direction et les syndicats de l'entreprise publique auquel ce service est d&#233;di&#233; par la loi. &lt;br class='autobr' /&gt;
La SNCF appartient &#224; la nation et ce sera donc aux &#233;lus de la nation, &#224; l'issue d'un d&#233;bat public associant les citoyens et les usagers, de prendre leurs responsabilit&#233;s et de l'assumer, le cas &#233;ch&#233;ant, devant leurs &#233;lecteurs. (&#8230;) &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour aller &#224; l'essentiel, je voudrais maintenant pr&#233;senter la m&#233;thode et le calendrier l&#233;gislatif et social que nous pr&#233;conisons. J'insiste bien sur le fait que nous proposons d'abord une m&#233;thode car nous avons voulu mettre l'accent sur le &#171; comment faire &#187; et pas seulement sur le &#171; quoi faire &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette m&#233;thode se d&#233;cline en six recommandations qui tracent un chemin, c'est-&#224;-dire un cap, une succession d'&#233;tapes et une m&#233;thode permettant de conduire &#224; terme une telle exp&#233;rimentation (en vue de la privatisation de la SNCF), si elle &#233;tait d&#233;cid&#233;e, et d'en tirer les enseignements. C'est ensuite &#224; son heure que viendra le moment de la d&#233;cision. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je l'ai dit, le th&#232;me de l'ouverture &#224; la concurrence du transport ferroviaire r&#233;gional de voyageurs a donn&#233; lieu &#224; de nombreuses initiales ayant produit des &#233;tudes et des rapports. Pour autant, notre contribution ne constitue pas une synth&#232;se au sens de la compilation condens&#233;e et plus ou moins hi&#233;rarchis&#233;e des pr&#233;conisations des rapports pr&#233;cit&#233;s, et ce, malgr&#233; leur qualit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons extrait de ce corpus ce qui nous a sembl&#233; le plus &#233;labor&#233; et le plus coh&#233;rent pour inventer l'avenir. Pour cela, il nous faut d'abord bien comprendre les sp&#233;cificit&#233;s du cadre social des cheminots, sp&#233;cificit&#233;s du cadre social des cheminots, sp&#233;cificit&#233;s qui d&#233;coulent du statut m&#234;me de l'entreprise SNCF, qui s'est vue confier des missions de service public. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ensuite, nous avons imagin&#233; des &#233;volutions possibles au plan social dans la perspective d'une ouverture &#224; concurrence qui semble se dessiner. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette id&#233;e prenant progressivement corps, elle s'est traduite en quelques sc&#233;narios descriptifs assez pr&#233;cis pour que l'on comprenne le sens de l'histoire qui pourrait s'&#233;crire et suffisamment ouvert pour laisser toute sa place et sa cr&#233;ativit&#233; au dialogue social. &lt;br class='autobr' /&gt;
J'en suis, mes Chers Coll&#232;gues, pleinement convaincu : rien ne pourra aboutir sans le dialogue social et il s'agit l&#224; d'une premi&#232;re recommandation. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout le monde conna&#238;t la combativit&#233; des cheminots, mais peu de gens ont une id&#233;e du r&#244;le des relations collectives au sein de l'entreprise pour que ce grand syst&#232;me industriel de service puisse fonctionner. Lorsqu'on a compris que c'est le statut de l'entreprise qui a d&#233;fini le statut des cheminots et non l'inverse, on comprend alors beaucoup d'autres choses. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est en fonction de certaines obligations de r&#233;sultat, notamment en mati&#232;re de s&#233;curit&#233;, qu'ont &#233;t&#233; d&#233;finies l'organisation du travail, le r&#233;gime du travail, y compris le r&#233;gime de retraite. (&#8230;) &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme le dit le projet d'avis, si l'on veut que l'exp&#233;rimentation d'une ouverture &#224; la concurrence soit r&#233;ussie, il convient de faire en sorte que l'op&#233;rateur historique et ses salari&#233;s s'y reconnaissent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une autre recommandation &#8211; la deuxi&#232;me &#8211; qui s'est impos&#233;e porte sur la n&#233;cessit&#233; d'une &#233;valuation pr&#233;alable des r&#233;sultats des exp&#233;rimentations r&#233;gionales avant de mettre en place un cadre social harmonis&#233;, c'est-&#224;-dire un socle commun en mati&#232;re de dur&#233;e et d'organisation du travail. (&#8230;) &lt;br class='autobr' /&gt;
Je voudrais aussi &#233;voquer une autre question essentielle, celle du devenir des personnels en cas de changement d'op&#233;rateur. Ce projet d'avis se distingue des rapports d'experts, puisqu'il pr&#233;conise le reclassement interne &#224; la SNCF avant d'envisager un &#233;ventuel transfert de personnels. (&#8230;) &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
On aura compris que tout l'effort de Lepaon consiste &#224; faire passer sans lev&#233;e de drapeau rouge de la part des cheminots&#8230; la privatisation de la SNCF !!!!&lt;br class='autobr' /&gt;
Il rajoute :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Le Transport Express R&#233;gional de voyageurs (TER) a connu gr&#226;ce &#224; la r&#233;gionalisation un essor remarquable. Mais son co&#251;t tend &#224; s'accro&#238;tre et son d&#233;veloppement para&#238;t sous contrainte, alors que l'Union europ&#233;enne a engag&#233; une lib&#233;ralisation progressive des transports ferroviaires. Dans ce contexte, le Premier ministre a demand&#233; l'avis du CESE sur l'ouverture &#224; la concurrence des transports r&#233;gionaux de voyageurs, en particulier quant au p&#233;rim&#232;tre g&#233;ographique, &#224; la propri&#233;t&#233; du mat&#233;riel roulant, aux relations contractuelles entre r&#233;gion et exploitant, ainsi qu'&#224; sa dimension sociale. Pour le CESE, la d&#233;cision d'ouvrir, m&#234;me &#224; titre exp&#233;rimental, les TER &#224; la concurrence est politique et rel&#232;ve du gouvernement. Dans cet esprit, l'avis esquisse un chemin de r&#233;forme qui permette, via une exp&#233;rimentation ma&#238;tris&#233;e, d'avancer prudemment sur ce dossier sensible, en associant l'ensemble des parties prenantes. L'enjeu est en effet de maintenir, voire d'amplifier le succ&#232;s de la r&#233;gionalisation des TER, afin de favoriser la comp&#233;titivit&#233; et l'accessibilit&#233; des territoires, la mobilit&#233; des personnes, la pr&#233;servation de l'environnement et le d&#233;veloppement de la fili&#232;re ferroviaire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tromperie syndicale Arcelor-Mittal&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats d'ArcelorMittal crient &#224; la trahison du gouvernement apr&#232;s le retrait de la proposition de nationalisation alors qu'ils &#233;taient fiers, la veille, d'avoir bu le caf&#233; avec le ministre qui avait &#233;t&#233; gentil avec eux !!! Quelques mois ou ann&#233;es avant, ils avaient &#233;t&#233; fiers de leurs n&#233;gociations avec Mittal et des promesses de ce dernier ! C'est un manque complet de conscience de qui sont les amis et les ennemis...&lt;br class='autobr' /&gt;
Les syndicats se disent trahis par les patrons et les gouvernements. C'est normal : ils ont consid&#233;r&#233; qu'ils &#233;taient du m&#234;me bord, &#224; d&#233;fendre l'entreprise, &#224; d&#233;fendre la r&#233;gion, &#224; d&#233;fendre le pays, etc. Mais ils ne sont pas de notre bord : &#224; d&#233;fendre les prol&#233;taires f&#251;t-ce aux d&#233;pens des patrons. Les patrons, eux, ne craignent pas de d&#233;fendre leurs profits, f&#251;t-ce en nous assassinant !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La strat&#233;gie syndicale reste : les cheminots luttent seuls, les salari&#233;s de Petroplus luttent seuls, les PSA Aulnay ne sont m&#234;me pas en lutte avec ceux de Rennes sans parler des autres sites, les salari&#233;s d'Arcelor luttent seuls, les salari&#233;s de chaque banque comme la banque de France r&#233;cemment luttent seuls, etc&#8230; Tout au plus une petite journ&#233;e syndicale d'inaction par ci par l&#224;. Cette strat&#233;gie n'est pas contest&#233;e par les dirigeants syndicaux locaux des entreprises qui licencient qui pr&#233;tendent que leur lutte locale est cens&#233;e suffire pour faire reculer le patron au moment o&#249; l'offensive patronale de licenciements est g&#233;n&#233;rale et non locale, globale et non conjoncturelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car leur discours consiste surtout &#224; n&#233;gocier et pas &#224; lutter. La lutte n'est rien d'autre pour elles que la derni&#232;re roue du carrosse des n&#233;gociations ! Et, de n&#233;gociation en n&#233;gociation, elles n'ont fait que reculer, reculer, reculer, abandonner les emplois, abandonner les conditions de travail et les salaires&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2558&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2558&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mr Thierry Lepaon,membre du Conseil Economique, Social et Environnemental, le CESE, a &#233;mis un rapport sur la mani&#232;re de privatiser la SNCF sans faire de vagues intitul&#233; rapport sur &#171; l'ouverture &#224; la concurrence des services ferroviaires r&#233;gionaux de voyageurs &#187;, s&#233;ance du 27 juin 2012 o&#249; il d&#233;clare notamment : &#171; Il n'aura &#233;chapp&#233; &#224; personne dans cette assembl&#233;e que la locution &#171; ouverture &#224; la concurrence &#187; appliqu&#233;e &#224; un noyau dur du service public peut agir imm&#233;diatement comme un chiffon rouge. Dans le monde ferroviaire, agiter un chiffon rouge est justement le moyen le plus ancien, mais toujours en vigueur, pour signifier l'arr&#234;t d'urgence notamment lorsqu'il s'agit d'une man&#339;uvre. (&#8230;) Nous avons imagin&#233; des &#233;volutions possibles au plan social dans la perspective d'une ouverture &#224; concurrence qui semble se dessiner. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Donc Lepaon veut &#233;viter qu'on agite le chiffon rouge contre la privatisation de la SNCF et inscrit dans celle-ci et souhaite la dessiner&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2564&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2564&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2013&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Alors que l'attaque des retraites par le gouvernement Hollande se profile, la CGT propose de pi&#233;ger &#224; nouveau la riposte ouvri&#232;re qui vient dans la fausse unit&#233; intersyndicale avec les syndicats qui viennent de signer, au nom de la comp&#233;titivit&#233; des capitalistes fran&#231;ais, l'accord de destruction du contrat de travail&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin d'entrer en guerre contre les classes dirigeantes, &#224; mesure que celles-ci d&#233;montrent leur volont&#233; de d&#233;truire les classes travailleuses, les dirigeants syndicaux manifestent&#8230; leur d&#233;sir de s'en tenir &#224; des protestations platoniques qui ne frappent pas la bourgeoisie au c&#339;ur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le monde entier, le Capital est en train de d&#233;truire le Travail et ces adeptes hypocrites du capitalisme que sont la gauche et les syndicats pr&#233;tendent qu'il faut nous d&#233;fendre pays par pays, quand ce n'est pas entreprise par entreprise, corporation par corporation et m&#234;me site par site. Ils s'&#233;tonnent que les PSA Aulnay aient beau faire gr&#232;ve dans une seule entreprise et ne parviennent pas plus &#224; faire reculer leur patron que n'y sont parvenus ceux de General Motors, de Goodyear, de Petroplus ou d'ArcelorMitall Florange, eux aussi condamn&#233;s &#224; lutter dans une seule entreprise alors que tous les trusts licencient massivement. Parce que, malgr&#233; des gr&#232;ves et des manifestations, les centrales syndicales se contentent d'accompagner les attaques en maugr&#233;ant mais en participant aux fausses n&#233;gociations qui couvrent les attaques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et surtout, les centrales se gardent bien de relier entre eux toutes les attaques subies par les salari&#233;s et tous les combats men&#233;s. Pourtant, on assiste bel et bien &#224; une offensive d'ensemble contre le monde du travail. On ne peut pas s&#233;parer l'ensemble des &#171; r&#233;formes &#187; antisociales des gouvernements, sur les retraites sur le code du travail, sur l'emploi, sur les retraites, sur les allocations familiales, sur la privatisation de la SNCF, sur la fin de la recherche publique, de la sant&#233; publique, sur l'allocation ch&#244;mage et on en passe. Les licenciements des trusts priv&#233;s ont &#233;t&#233; une attaque concert&#233;e dont PSA n'a &#233;t&#233; que le signe avant-coureur. Les centrales syndicales refusent cat&#233;goriquement de pr&#233;parer une riposte coordonn&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un geste significatif de cette volont&#233; de s'allonger devant les attaques sur les retraites a &#233;t&#233; le discours du dirigeant de la CGT Lepaon qui, au lendemain des manifestations s&#233;par&#233;es et clairsem&#233;es du premier mai, a d&#233;clar&#233; que, malgr&#233; sa signature de l'accord ANI de &#171; flexi-s&#233;curit&#233; de l'emploi &#187;, il voulait l'unit&#233; avec la CFDT et estimait les d&#233;saccords limit&#233;s et sans gravit&#233; ! Bien la peine d'avoir manifest&#233; contre l'accord ANI et d&#233;clar&#233; que c'&#233;tait l'un des pires reculs depuis des d&#233;cennies sur le contrat de travail pour ensuite minimiser la participation de syndicats &#224; cette pantalonnade syndicale&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela en dit long en tout cas sur la mani&#232;re dont la CGT compte promener les salari&#233;s pour soi-disant d&#233;fendre les retraites, dans la m&#234;me lanc&#233;e de pr&#233;tendue &#171; unit&#233; &#187; qui a d&#233;j&#224; men&#233; &#224; l'&#233;chec face &#224; Sarkozy-Fillon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons que ces centrales syndicales qui se disaient &#171; unies pour d&#233;fendre les retraites &#187; &#233;taient surtout unies contre l'id&#233;e d'appeler &#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, Bernard Thibaut, dirigeant de l'&#233;poque de la CGT, affirmant que ce n'&#233;tait nullement une m&#233;thode dans la tradition du mouvement ouvrier en France !!! Elles &#233;taient unies pour que le jour d'action ne soit pas un jour de gr&#232;ve comme le premier mai ou comme un week-end ! Elles &#233;taient unies pour laisser seuls en gr&#232;ve les travailleurs du secteur des raffineries p&#233;troli&#232;res, allant jusqu'&#224; faire croire qu'on allait &#171; faire reculer Sarkozy &#187; par ce seul blocage p&#233;trolier. Ensuite, elles ont-elles-m&#234;mes d&#233;mobilis&#233; les manifestants en affirmant qu'on ne gagnerait pas tant que Sarkozy gouvernerait et qu'il n'y avait qu'&#224; voter &#224; gauche. On voit &#224; quel point elles ont menti puisque la gauche reprend exactement de la m&#234;me mani&#232;re le travail de destruction de Sarkozy. La gauche de la gauche qui s'en indigne a cautionn&#233; l'op&#233;ration et se revendique encore d'avoir aid&#233; Hollande- ce Sarkozy-bis &#224; venir au pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article3419&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article3419&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retraites : &#224; nouveau une intersyndicale qui va diriger le mouvement&#8230; vers le mur ?!!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article3477&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article3477&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat pourri des n&#233;gociations entre la gauche gouvernementale et les syndicats&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1769&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1769&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2604&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2604&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Syndicalisme de classe, oui, mais de quelle classe ? La bourgeoisie ou le prol&#233;tariat ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2616&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2616&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;actions des dirigeants syndicalistes qui ont cru au discours du patron et s'estiment tromp&#233;s alors qu'ils ont &#233;t&#233; les relais de la tromperie aupr&#232;s des travailleurs&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2742&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2742&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats &#224; PSA : des m&#233;thodes qui n'ont rien &#224; voir avec des m&#233;thodes de classe !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2709&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2709&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les politiques syndicales en 2013&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article3361&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article3361&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2014&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans la nouvelle gr&#232;ve des cheminots, la CGT a dit soutenir la gr&#232;ve jusqu'au bout. Mais il y a beaucoup &#224; redire sur ce point. Premi&#232;rement, c'est la direction de la CGT qui a initi&#233; la r&#233;forme qui m&#232;ne &#224; la privatisation puisque le rapport du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) sur la privatisation vot&#233; &#224; l'unanimit&#233; des repr&#233;sentants de l'Etat, des patrons et des salari&#233;s, a &#233;t&#233; &#233;crit par Lepaon, repr&#233;sentant CGT, qui allait devenir plus tard secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT. Ensuite, la loi contre laquelle les cheminots ont eu &#224; se battre a &#233;t&#233; sign&#233;e par les repr&#233;sentants CGT, Lepaon pour la centrale et Garel pour la CGT cheminots, avant que la gr&#232;ve ne commence. Ensuite, il a &#233;t&#233; convenu entre le gouvernement et la CGT que l'int&#233;r&#234;t commun &#233;tait de mettre en place un dispositif par lequel la CGT prendrait l'initiative d'une protestation des cheminots, suite &#224; laquelle le Front de Gauche repr&#233;sent&#233; par Chassaigne, proposerait des amendements que Hollande-Valls allaient accepter. Les cheminots ont &#233;t&#233; tellement en col&#232;re contre le projet de loi que le mouvement qui avait &#233;t&#233; envisag&#233; a d&#251; &#234;tre transform&#233; d'action limit&#233;e en gr&#232;ve durable. Garel et Lepaon se sont alors partag&#233;s les r&#244;les, le premier faisant mine de soutenir la gr&#232;ve et le second d'appeler par les m&#233;dias &#224; la reprise du travail, mais ils sont rest&#233;s de bout en bout la main dans la main et Garel y a perdu son cr&#233;dit dans la CGT Cheminots, ce qui s'est vu par la suite&#8230; De tout cela, le syndicat SUD a fait mine de ne rien voir, tout attach&#233; &#224; sa pr&#233;tendue unit&#233; de lutte, &#224; laquelle il continue aujourd'hui &#224; s'accrocher. A aucun moment, le syndicat SUD n'avait voulu s'apercevoir de l'existence du rapport Lepaon, de la signature de la loi Hollande-Valls avant la gr&#232;ve, ni du caract&#232;re double des d&#233;clarations de la CGT au cours de la gr&#232;ve. Les groupes d'extr&#234;me gauche qui ont un r&#244;le important au sein de SUD, &#224; savoir NPA et Alternative Libertaire, ont camoufl&#233; tout cela tant qu'ils ont pu. Mais surtout, ils se sont gard&#233;s, de m&#234;me que Lutte ouvri&#232;re au sein de la CGT, de d&#233;fendre une autre perspective au sein de la gr&#232;ve, combattant m&#234;me l'id&#233;e des comit&#233;s de gr&#232;ve, l'extension de la lutte par exemple &#224; la RATP. Ils se sont gard&#233;s de critiquer la participation aux n&#233;gociations bidon. Ils se sont gard&#233;s de d&#233;masquer le double jeu des centrales syndicales. Ils se sont gard&#233;s de proposer la perspective d'une lutte d'ensemble des services publics qui subissent une attaque conjointe, par exemple une liaison avec la sant&#233; qui conna&#238;t plusieurs gr&#232;ves au m&#234;me moment et tente de les faire converger contre les appareils syndicaux. Le bilan du groupe Alternative Libertaire est particuli&#232;rement instructif, sachant le r&#244;le que joue ce groupe au sein de Sud Cheminots. On peut y lire qu'il faut combattre les militants d'extr&#234;me gauche qui militent pour des comit&#233;s de gr&#232;ve. Oui, l'extr&#234;me gauche cautionne &#224; fond les politiques de trahison des appareils syndicaux, permettant &#224; ces politiques de passer discr&#232;tement sans que la majorit&#233; des travailleurs ne voient la tromperie. Inutile de dire que ces groupes d'extr&#234;me gauche, tout comme la gauche et les syndicats, se sont gard&#233;s de souligner la trahison du rapport Lepaon au CESE et de la signature du projet de loi SNCF d'Hollande-Valls avant la gr&#232;ve, se refusant &#224; pr&#233;venir les cheminots que ceux qui allaient diriger leur gr&#232;ve en &#233;taient les ennemis cach&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La derni&#232;re gr&#232;ve n'est pas un succ&#232;s m&#234;me si certains se satisfont de minimes amendement &#224; la loi. Celle-ci reste une loi en vue de la privatisation du transport ferroviaire et elle n'a en rien fondamentalement chang&#233;e. D'autres affirment que, nous cheminots, aurions fait gr&#232;ve pour l'honneur, pour faire une d&#233;monstration. Mis &#224; part le fait que de telles d&#233;monstrations co&#251;tent cher et ne rapportent pas grand-chose &#224; part la satisfaction de quelques dirigeants syndicaux, il convient de se demander ce que ces derniers cherchaient exactement au travers de la gr&#232;ve. En effet, Lepaon comme Garrel avaient sign&#233; le projet de loi (non amend&#233;) avant de se mettre &#224; la t&#234;te de la gr&#232;ve. Cela pose question : la direction CGT ne voulait-elle pas simplement se blanchir d'avoir ent&#233;rin&#233; un grave recul social. En faisant gr&#232;ve, en prenant parti pour et contre les cheminots, ces dirigeants ne nous ont-ils pas tromp&#233;. Si les dirigeants syndicaux qui ont condamn&#233; la gr&#232;ve sont bel et bien dans le camp de la privatisation, ceux qui ont pris la t&#234;te de la gr&#232;ve ne valent pas beaucoup plus cher. On se souvient que le principal organisme d'Etat en la mati&#232;re, le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) avait adopt&#233; un rapport en vue de la privatisation. Ce rapport, adopt&#233; par les patrons, l'Etat et presque tous (solidaires n'avait pas sign&#233;) les syndicats dans le cadre du CESE, &#233;tait sign&#233; Lepaon, actuel secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bilan, ce n'est pas l'inutilit&#233; de faire gr&#232;ve mais l'inutilit&#233; de choisir comme direction des gr&#232;ves des dirigeants qui en fait sont contre et se d&#233;brouillent pour nous faire reprendre le travail sans avoir rien obtenu et sans s'&#234;tre donn&#233; les moyens d'obtenir quelque chose. On aura par exemple remarqu&#233; que, durant la gr&#232;ve, la CGT &#233;tait contre de bloquer les RER de Paris-centre. Ce qui aurait donn&#233; davantage de force &#224; la gr&#232;ve. Contre aussi l'extension de la gr&#232;ve &#224; la RATP. Contre encore son extension &#224; l'EDF pourtant elle-m&#234;me menac&#233;e selon les propos de Lepaon lui-m&#234;me. Contre toute liaison avec les h&#244;pitaux en gr&#232;ve ou tout autre domaine du secteur public. Quand on fait gr&#232;ve, on le paie nous-m&#234;mes de notre poche. Quand on &#233;choue, on le paie nous-m&#234;mes de reculs sociaux importants, et ce n'est pas les bureaucrates des appareils syndicaux qui en font les frais. Eh bien, il faut aussi qu'on d&#233;cide des orientations de la gr&#232;ve par nous-m&#234;mes !!! On n'a pas besoin de dirigeants qui nous disent, maintenant, que ce n'est pas grave si on a perdu puisque c'&#233;tait pour l'honneur, pour la beaut&#233; du geste ou pour le principe&#8230; Si on veut gagner dans nos luttes, dirigeons-les par nous-m&#234;mes. C'est de comit&#233;s de gr&#232;ve qu'on manque dans les mouvements &#224; la SNCF comme, plus largement, dans toute la classe ouvri&#232;re en ce moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3430&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3430&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;clarations de Lepaon, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la radio France Inter ce matin : &#171; Le fait que la gr&#232;ve se prolonge n'est pas bon ni pour les usagers ni pour les agents de la SNCF &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce jour, il a &#233;galement d&#233;clar&#233; : &#171; Le gouvernement semble tenir compte du rapport de forces qui s'est instaur&#233; avec les cheminots. &#187; Mais il s'est bien gard&#233; de montrer en quoi Valls-Hollande reculaient !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a par contre reconnu, face aux journalistes de France Inter, qu'avant la gr&#232;ve, la CGT faisait partie des syndicats qui avaient sign&#233; leur accord avec le projet gouvernemental&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Cela vient se rajouter &#224; ses d&#233;clarations pr&#233;c&#233;dentes comme &#171; d'accord avec la loi mais pas avec son contenu &#187; ou encore souhaitant que le travail reprenne&#8230; dimanche dernier et parlant de &#171; sortie de crise ce week-end &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lepaon a expos&#233; clairement comment il s'appr&#234;te &#224; l&#226;cher le mouvement si des petits mots sont chang&#233;s dans le texte de loi&#8230; sans rien changer du fond :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Gr&#226;ce &#224; notre action, des amendements ont &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;s et il semblerait &#224; l'heure qu'il est que le gouvernement tienne compte de ce rapport de forces qui s'est instaur&#233;&#034;, a d&#233;clar&#233; M. Lepaon sur France Inter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Maintenant, il faut que les amendements soient &#233;crits de mani&#232;re pr&#233;cise, qu'ils soient d&#233;battus &#224; l'Assembl&#233;e nationale et qu'ils soient vot&#233;s&#034;, a-t-il poursuivi.&lt;br class='autobr' /&gt;
La CGT veut notamment que le &#034;besoin d'un service public ferroviaire&#034; soit inscrit dans la loi. Sur ce point, M. Lepaon observe des avanc&#233;es entre &#034;le premier projet de loi et celui qui est d&#233;battu&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la question du &#034;statut des personnels&#034;, &#034;c'est une d&#233;cision qui est inscrite aujourd'hui dans le projet de loi&#034; mais &#034;il faut que la loi soit extr&#234;mement pr&#233;cise&#034; pour &#233;viter des interpr&#233;tations lors de la &#034;mise en oeuvre&#034;, a-t-il estim&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thierry Lepaon souhaite aussi que des amendements &#034;d'harmonisation sociale&#034; et sur &#034;la question de la dette&#034; soient int&#233;gr&#233;s au projet de loi qui, selon lui, pr&#233;pare &#034;la privatisation du transport ferroviaire&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lepaon est un secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral tr&#232;s collaboration de classes !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2015&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La trahison syndicale de la lutte des personnels des h&#244;pitaux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le dernier mouvement des personnels de l'h&#244;pital public de mai-juin dernier, la principale revendication des personnels en gr&#232;ve et en manifestation a &#233;t&#233; : pas touche aux RTT, retrait du projet Hirsch en totalit&#233;, sans amendement ni discussion, pas de n&#233;gociation. &#171; Ni amendable, ni n&#233;gociable &#187; a &#233;t&#233; un slogan de tous les h&#244;pitaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas question de suppression de nos RTT ! Pas question d'imposer la fin des 35 heures &#224; l'h&#244;pital ! Pas question de modifier les horaires ! Pas question d'une baisse de la masse salariale pour combler les trous financiers dont nous ne sommes nullement les responsables ! Pas question d'accepter de faire des efforts suppl&#233;mentaires ni en temps de travail, ni en personnels en moins ni d'aucune mani&#232;re ! Pas question de sauver aucun point de la pr&#233;tendue &#171; r&#233;forme &#187; de Hirsch ! Aucun plan d'&#233;conomie pour l'h&#244;pital public aux d&#233;pens des malades et des personnels !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats qui disent nous repr&#233;senter ont tous r&#233;p&#233;t&#233; avec nous : pas amendable et pas n&#233;gociable tout en passant leur temps &#224;&#8230; essayer d'amender et de n&#233;gocier !!! S'ils ont fini, en juillet, admettre tous avoir &#233;chou&#233; et s'&#234;tre retir&#233;s de la table des n&#233;gociations, SUD et CFDT &#233;tant les derniers &#224; le faire, ils n'ont rien admis sur le fond et sont pr&#234;ts &#224; recommencer &#224; n&#233;gocier sur une pr&#233;tendue &#171; bonne r&#233;forme &#187; ! Ils refusent d'admettre que, l'Etat fran&#231;ais &#233;tant en faillite, toute r&#233;forme voudra dire des attaques sur les salaires, sur les emplois, sur les conditions de travail, sur les horaires, sur les repos, sur les primes, sur l'organisation du travail, sur tout ! Et pourtant, les dirigeants r&#233;formistes des syndicats sont toujours partisans de n&#233;gocier des r&#233;formes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;part, on avait compris qu'Hirsch voulait nous attaquer sur toute la ligne : horaires, RTT, primes, &#233;quipe, organisation du travail 35 heures et on en passe&#8230; Mais l'intersyndicale n'a jamais voulu le comprendre. Elle ne peut qu'esp&#233;rer &#224; nouveau&#8230;n&#233;gocier apr&#232;s la journ&#233;e d'action&#8230; Ils font la m&#234;me chose partout : &#224; Radio France, &#224; France T&#233;l&#233;visions, &#224; l'AFP, &#224; la SNCF : des journ&#233;es d'action suivies de n&#233;gociations bidon ! C'est comme cela que l'intersyndicale avait lantern&#233; le mouvement des retraites de 2010, jusqu'&#224; le faire &#233;chouer ! Et ils font partout comme si chaque entreprise publique &#233;tait un cas &#224; part alors que, dans chacune, les PDG pr&#233;tendent que les comptes sont dans le rouge pour faire passer des attaques en r&#232;gle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long de la lutte des personnels de l'h&#244;pital public comme de Radio France ou de la SNCF, l'intersyndicale a pris toutes les d&#233;cisions en ne tenant nullement compte des avis des personnels mobilis&#233;s et c'est toujours &#224; reculons qu'elle a &#233;t&#233; contrainte de se retirer des n&#233;gociations alors que les personnels exigeaient sans cesse qu'on n'y participe pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains syndicats ont m&#234;me men&#233; des n&#233;gociations secr&#232;tes avec Hirsch en cachant leurs lieux de r&#233;unions pour ne pas &#234;tre d&#233;rang&#233;s, en refusant de transmettre des comptes-rendus de celles-ci et les autres syndicats ont toujours refus&#233; de d&#233;noncer ces discussions en catimini.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mercredi 17 juin, on nous annon&#231;ait encore qu' &#171; un dialogue approfondi entre la direction et les syndicats avait repris pendant sept heures (jusqu'&#224; une heure du matin). Un nouveau calendrier a &#233;t&#233; propos&#233;, sur un ton plus apais&#233; et constructif et sur de nouvelles bases. &#187; &#171; C'est une avanc&#233;e &#187;, d&#233;clarait Rose May Rousseau, secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale de la CGT. &#171; Nous avons progress&#233; sur la feuille de route qu'on pourra modifier, les revendications du personnel ont &#233;t&#233; prises en compte. On esp&#232;re trouver une issue &#224; ce conflit &#187;, pr&#233;cisait-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 17 juin, la CFDT, apr&#232;s avoir adopt&#233; un texte de Hirsch intitul&#233; &#171; Relev&#233; de conclusions &#187;, texte &#233;galement soutenu &#233;galement par SUD Sant&#233;, d&#233;clarait : &#171; Cette r&#233;union du 17 juin a r&#233;uni, l'intersyndicale (CGT/ SUD-Sant&#233; / CFDT / FO et UNSA) et Martin Hirsh et a dur&#233; 7 heures. Elle a donn&#233; lieu &#224; la r&#233;daction d'un document de sortie de crise intitul&#233; &#171; relev&#233; de conclusions &#187;, qui devrait servir de m&#233;thode aux &#233;changes de terrains, entre les &#233;quipes soignantes et leurs responsables (cadres et m&#233;decins)... Le conseil du syndicat CFDT AP-HP a valid&#233; ce &#171; Relev&#233; de conclusions &#187; qui marque sa volont&#233; d'entrer dans une phase de dialogue social authentique &#224; l'AP-HP. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syndicat SUD &#233;crit dans un tract, intitul&#233; &#034;Pour en finir avec le fantasme de la trahison&#034;, qu'il serait inadmissible de parler de &#171; trahison &#187; de l'intersyndicale ou des syndicats mais toute son attitude d&#233;montre le contraire. Le 24 juin, dans son communiqu&#233;, Sud Sant&#233; affirmait que, dans le &#171; relev&#233; de conclusions &#187; de Hirsch soutenu par CFDT et SUD, Hirsch aurait &#171; reconnu l'ampleur du mouvement social dans l'institution, et l'intersyndicale comme interlocuteur &#187;. SUD consid&#233;rait seulement qu'elle doit &#171; ouvrir encore plus le texte &#187; qu'elle a convenu avec Hirsch, le fameux &#171; relev&#233; de conclusions &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; SUD Sant&#233; souhaite ouvrir plus encore le texte, d&#233;finir le calendrier de la premi&#232;re phase, coucher sur papier les crit&#232;res de choix des services en difficult&#233;, d&#233;finir plus pr&#233;cis&#233;ment l'&#233;tude d'impact... Si les avanc&#233;es sont r&#233;elles, beaucoup reste &#224; pr&#233;ciser... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Contraint de revoir sa copie sous la pression de la rue, Hirsch propose un relev&#233; de conclusions o&#249; il reconna&#238;t l'ampleur du mouvement social dans l'institution, et l'intersyndicale comme interlocuteur. Il est surtout pouss&#233; &#224; reconsid&#233;rer son calendrier et dans le meilleur des cas ouvrir des n&#233;gociations au plus t&#244;t en octobre prochain. &#187; &#233;crivait SUD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous sommes pr&#234;ts &#224; discuter d'une v&#233;ritable r&#233;duction du temps de travail avec des embauches &#187; et &#171; n&#233;gocier sur la base de nos revendications, pas sur celles de M. Hirsch &#187;, a d&#233;clar&#233; la dirigeante CGT Sant&#233; Rose May Rousseau. Le 18 juin, Sud Sant&#233; &#233;crivait : &#171; Nous SUD Sant&#233; sommes pr&#234;ts &#224; discuter avec lui (Hirsch). &#187; En tout cas, les manifestants refusaient de n&#233;gocier et tous les syndicats ainsi que l'intersyndicale n'avaient &#224; la bouche que le mot de n&#233;gocier !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le jeudi 18 juin, les syndicats rejoignaient encore Hirsch pour&#8230; reprendre les n&#233;gociations !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats et l'intersyndicale n&#233;gociaient et n'arr&#234;taient pas de n&#233;gocier comme le constataient les manifestants rassembl&#233;s &#224; la place Victoria qui se sont retrouv&#233;s en train d'attendre&#8230; tr&#232;s longtemps, trop longtemps, les responsables syndicaux en train de n&#233;gocier pendant des heures avec Hirsch alors que les manifestants leur criaient leur r&#233;volte : &#171; Pas la peine d'y rester des heures pour dire &#224; Hirsch qu'on ne veut pas de sa r&#233;forme ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'attente continuant malgr&#233; les hu&#233;es et les responsables syndicaux poursuivant leurs blabla avec Hirsch, le slogan de &#171; Intersyndicale trahison ! &#187; ou &#171; n&#233;gociations, trahison ! &#187; a &#233;t&#233; lanc&#233; par les manifestants ! Ils n'en sont pas moins rest&#233;s &#224; bavarder avec Hirsch !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas parce que l'intersyndicale regroupe les syndicats CGT, CFDT, FO, Sud, Unsa, CFE-CGC, qu'elle a le droit de d&#233;cider &#224; notre place, de n&#233;gocier &#224; notre place, de c&#233;der sur ce qu'on ne veut pas c&#233;der, de parler en notre nom sans nous consulter !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3775&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3775&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'ann&#233;e 2015 est marqu&#233;e aussi par la destitution de Lepaon comme secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT et la nomination de Martinez &#224; sa place. Sur Lepaon, nous avons eu l'occasion de commenter. Voici pour Martinez&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philippe Martinez, secr&#233;taire de la CGT, le mythe de l'homme de la lutte des classes et la r&#233;alit&#233; de l'ascension d'un bureaucrate&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6131&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6131&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2016&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est une ann&#233;e d'attaques antisociales avec notamment la loi El Khomri que les syndicats vont faire semblant de contester dans la rue&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hollande et Valls fustigent Martinez, qui r&#233;plique, et on nous pr&#233;sente de tous c&#244;t&#233;s (m&#233;dia, hommes politiques, syndicats) la situation sociale en France comme celle d'un bras de fer entre la direction des syndicats, et en particulier de la CGT, d'un c&#244;t&#233; et le gouvernement de l'autre. Au point d'oublier presque qu'en r&#233;alit&#233; il y a les travailleurs et les jeunes, ainsi que les milieux populaires et de l'autre la classe capitaliste et son gouvernement &#171; de gauche &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains parlent m&#234;me d'affrontement entre deux personnes : Martinez et Valls, comme si on devait seulement choisir entre eux. La r&#233;alit&#233; est tout autre : c'est un combat de classe qui se d&#233;roule et dans celui-ci l'opposition frontale entre les gouvernants et les directions syndicales est loin d'&#234;tre &#233;vident. Les syndicats les moins &#171; radicaux &#187; comme la CFDT font carr&#233;ment partie du gouvernement et ceux qui passent pour plut&#244;t d'opposition &#224; la politique sociale du gouvernement, comme la CGT et FO, viennent de voir deux de leurs anciens dirigeants nomm&#233;s par Hollande &#224; des postes de hauts fonctionnaires, respectivement un poste de dirigeant de l'Agence contre illettrisme et d'Inspection des Affaires sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Curieuses ces hautes nominations pour des dirigeants syndicaux qui ne joueraient qu'un r&#244;le d'adversaires du gouvernement de gauche, d'autant que les syndicats ont tous contribu&#233; ouvertement et publiquement &#224; faire &#233;lire Hollande, m&#234;me s'ils disent ne pas aimer la politique de Valls. D'autant plus curieux que Martinez est le successeur de Lepaon, nomm&#233; par celui-ci et connu comme son second et en accord avec son orientation r&#233;formiste et collaborationniste. D'autant plus curieux que cette orientation de Lepaon l'avait amen&#233; &#224; signer le rapport d'Etat pour les Conseil Economique Social et Environnementale charg&#233; d'organiser la privatisation de la SNCF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Martinez, comme l'intersyndicale qui appelle aux journ&#233;es d'action a suivi les jeunes et les travailleurs en passant d'une demande de modification du texte d&#233;but mars &#224; un retrait complet du texte. Cela ne l'emp&#234;che pas aujourd'hui de d&#233;clarer, dans un coup de fil avec Valls, qu'il lui suffirait d'une suspension de d&#233;cision de la part du gouvernement pour appeler &#224; suspendre le mouvement social ! Et ce &#171; leader syndical &#187; &#233;tudie avec Valls &#171; les solutions pour arr&#234;ter les blocages et les manifestations &#187; !!! Le voil&#224; celui qui est pr&#233;sent&#233; le leader qui radicalise la lutte sociale en France !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a donc une contradiction entre ces faits et l'apparence que l'on voudrait nous donner des &#233;v&#233;nements et des luttes actuelles en France, apparence selon laquelle la direction de la CGT pousserait &#224; radicaliser la lutte, m&#232;nerait un combat jusqu'auboutiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alit&#233; est toute autre qu'un affrontement entre deux dirigeants, Valls et Martinez, ou entre deux organisations, CGT et PS par exemple, et la population en prend conscience puisqu'un sondage affirme qu'une majorit&#233; admet qu'il y a en r&#233;alit&#233; une lutte de classe dans lequel le gouvernement est du c&#244;t&#233; de la classe capitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste &#224; savoir de quel c&#244;t&#233;, dans quelle classe sociale, sont vraiment les directions syndicales, elles qui se pr&#233;sentent comme mobilis&#233;es pour faire reculer le gouvernement et pr&#234;tes &#224; &#171; aller jusqu'au bout &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel est le bout que les dirigeants syndicaux ne comptent pas d&#233;passer, telle est effectivement la question. Est-ce que le bout n'est pas justement la limite o&#249; ils se d&#233;voilent comme de faux dirigeants de la classe ouvri&#232;re et l'autre limite o&#249; ils risquent de nuire aux int&#233;r&#234;ts fondamentaux de la classe capitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, si on prend les discours de Martinez au mot, on peut croire qu'il appelle l'ensemble de la classe ouvri&#232;re &#224; la lutte, qu'il lance successivement les salari&#233;s du transport, de l'&#233;nergie, des routiers, des p&#233;troliers, de la chimie, du nucl&#233;aire, puis lancera d'autres secteurs, qu'il ne reculera pas, qu'il se donnera, et donnera ainsi &#224; la classe ouvri&#232;re, les moyens de g&#233;n&#233;raliser progressivement la lutte et de faire ainsi reculer le gouvernement et le patronat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il en va autrement quand on y regarde de plus pr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Appeler toute la classe ouvri&#232;re &#224; lutter ensemble, o&#249; et quand la CGT l'aurait-elle r&#233;ellement fait ? Pas une fois au cours de ces neuf journ&#233;es d'action d&#233;j&#224; programm&#233;es ! Il n'y a jamais &#233;t&#233; question de mettre en liaison les diff&#233;rents secteurs en lutte. Il n'y a jamais &#233;t&#233; question d'assembl&#233;es interprofessionnelles contrairement &#224; la gr&#232;ve de 1995 ou aux luttes des cheminots ou des infirmi&#232;res avec les coordinations. L'appel &#224; la gr&#232;ve pour l'ensemble de la classe ouvri&#232;re de Martinez est une posture m&#233;diatique qui ne se retrouve pas du tout dans les appels syndicaux dans les entreprises, dans le secteur priv&#233; ou public. Pas d'appel &#224; rejoindre le mouvement de gr&#232;ve reconductible de l'Automobile &#224; La Poste ou &#224; l'h&#244;pital public ! Pas d'appel &#224; voter la gr&#232;ve dans les services publics ni dans le secteur priv&#233;. Le pr&#233;tendu bras de fer n'est l&#224; que pour donner une image combative &#224; Martinez ou &#224; l'intersyndicale mais pas &#224; construire r&#233;ellement un rapport de forces capable de faire reculer nos adversaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le 9 mars quand les jeunes appelaient &#224; la gr&#232;ve, que 71% de l'opinion disait soutenir les syndicats et que SNCF et RATP &#233;taient par hasard appel&#233;s &#224; faire gr&#232;ve le m&#234;me jour pour des raisons apparemment diff&#233;rentes. Mais la loi El Khomri qui attaque le code du travail n'est en rien s&#233;par&#233;e des attaques contre les services publics de transport ou le service public hospitalier ou La Poste ou d'autres attaques contre les retraites, la s&#233;cu, les aides sociales et on en passe&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le 9 mars, quand la SNCF &#233;tait appel&#233;e &#224; la gr&#232;ve par la CGT, ce n'&#233;tait pas contre la loi El Khomri, ce n'&#233;tait m&#234;me pas pour s'opposer &#224; la privatisation du rail, consid&#233;r&#233;e comme acquise par ce syndicat puisqu'elle participe &#224; des n&#233;gociations sur les horaires des travailleurs du rail, priv&#233; et public, dont elle conteste le contenu mais pas le principe. Et depuis, les syndicats qui ont appel&#233; les cheminots &#224; faire gr&#232;ve, y compris &#224; la fois contre El Khomri et la r&#233;forme du rail ne contestent pas du tout la partie privatisation de cette r&#233;forme. Ils n'en parlent m&#234;me plus. Le voil&#224; le radicalisme pr&#233;tendu des dirigeants syndicaux !!! Il fut un temps o&#249; on aurait cru impensable que les centrales syndicales s'inclinent devant la privatisation des chemins de fer !!! Elles affirment qu'on n'y peut plus rien puisqu'il a &#233;t&#233; adopt&#233; par l'Etat mais disent exactement le contraire pour la loi El Khomri, affirmant qu'on peut faire annuler une loi mal vot&#233;e ! Une fois de plus un double discours qui cache tr&#232;s mal que ces directions syndicales trahissent la lutte qu'elles pr&#233;tendent mener de mani&#232;re radicale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Martinez peut bien se montrer aux m&#233;dia en train de jeter un pneu &#224; br&#251;ler aux c&#244;t&#233;s des p&#233;troliers gr&#233;vistes, cela ne signifie pas qu'il propose autre chose que le faux radicalisme des blocages de l'essence. La force des travailleurs n'est pas le mythe de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale et des bras crois&#233;s qui bloquent l'&#233;conomie. La vraie force des travailleurs, c'est d'&#234;tre capables de s'unir et de s'organiser collectivement, en comit&#233; de travailleurs, f&#233;d&#233;r&#233;s en coordination, discutant ensemble dans des assembl&#233;es interprofessionnelles. C'est cette force-l&#224; que refusait Bernard Thibaut lors du mouvement des retraites de 2010 et c'est cette force-l&#224; dont Martinez n'est nullement le leader dans le mouvement actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il affirme en m&#234;me temps : &#034;Quand on se bat, on peut gagner, et on ira jusqu'au retrait de la loi Travail !&#034; ou encore &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Les cheminots remettent &#231;a la semaine prochaine. Mais il faut g&#233;n&#233;raliser &#224; la m&#233;tallurgie, au commerce. Il faut que le gouvernement sache qu'on ne l&#226;chera rien.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Martinez romperait-il avec le syndicalisme de collaboration ? Pas du tout ! &#171; On veut commencer &#224; discuter &#187;, r&#233;affirme Philippe Martinez, patron de la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bout que ne d&#233;passe pas Martinez, ce sont les journ&#233;es d'action successives : &#171; Pour la premi&#232;re fois, nous appelons &#224; trois dates de gr&#232;ve, dans une &#233;ch&#233;ance tr&#232;s resserr&#233;e. Ce qui off re la possibilit&#233; aux salari&#233;s en gr&#232;ve mardi de continuer leur action jusqu'au jeudi. &#187; a dit Martinez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, dans ces journ&#233;es successives qui ont &#233;t&#233; la clef de la d&#233;faite du mouvement des retraites de 2010, d&#233;j&#224; agr&#233;ment&#233;es &#224; l'&#233;poque par des blocages p&#233;troliers, le fait d'arr&#234;ter puis de repartir caract&#233;rise les l&#226;chers de vapeur des directions syndicales qui ne m&#232;nent qu'&#224; &#233;puiser le mouvement et non &#224; le lancer&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de son dernier congr&#232;s, la direction de la CGT a refus&#233; de valider un appel &#224; la &#034;gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale reconductible&#034; que r&#233;clamaient certains de ses adh&#233;rents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Cela ne peut pas &#234;tre une conf&#233;d&#233;ration nationale qui appuie sur un bouton pour mettre en gr&#232;ve des salari&#233;s&#034;, pr&#233;vient Jean-Claude Mailly, le patron de Force Ouvri&#232;re, dans un entretien publi&#233; sur le site de Paris-Match.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Eh oui, des directions syndicales dignes de ce nom auraient commenc&#233; par proposer &#224; la classe ouvri&#232;re de se r&#233;unir dans toutes les entreprises d&#232;s le 9 mars pour d&#233;cider elles-m&#234;mes de leurs modes d'action et d'organisation. Mais les centrales syndicales ne sont nullement de telles directions de la classe ouvri&#232;re. Elles participent en fait au fonctionnement de l'Etat bourgeois et en recueillent les fonds publics de r&#233;mun&#233;ration de leur r&#244;le de conservation sociale. Il n'y a donc aucun regret &#224; avoir de constater que les directions syndicales jouent un r&#244;le bourgeois. Elles ne peuvent pas trahir leur classe, qui est la classe capitaliste. C'est aux travailleurs de tirer la le&#231;on et d'entra&#238;ner les militants syndicalistes de base dans des organisations ind&#233;pendantes de nos adversaires, des comit&#233;s de gr&#232;ve et des coordinations &#233;lu&#233;es et r&#233;vocables qui assument la totalit&#233; des d&#233;cisions de nos luttes. C'est seulement ainsi que nous, travailleurs, pouvons agir dans le sens de nos int&#233;r&#234;ts de classe, int&#233;r&#234;ts qui sont diam&#233;tralement oppos&#233;s &#224; ceux de la classe capitaliste, opposition radicale qui n'est nullement n&#233;gociable et moins que jamais depuis l'effondrement historique du capitalisme mondial de 2007-2008 !&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4077&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4077&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une nouvelle trahison des luttes des cheminots&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve organis&#233;e par les syndicats a lieu en ordre dispers&#233;. Reconductible pour SUD quand la CGT n'appelle qu'&#224; des journ&#233;es d'action. Quand les gr&#233;vistes SUD sont &#233;puis&#233;s, la CGT annonce qu'elle d&#233;marrera dans des semaines&#8230; une gr&#232;ve reconductible !!! D'autre part, les deux syndicats ont exclus de leurs revendications la lutte contre la privatisation de la SNCF, revendiquant m&#234;me explicitement &#171; le m&#234;me RH pour tous &#187;, ce qui veut dire pour le secteur privatis&#233; et le secteur public, ce qui signifie clairement accepter la privatisation. Ces trahisons ne permettent pas au mouvement de faire reculer la direction et le gouvernement sur aucun point !!! On peut voir, deux ans &#224; l'avance, que les syndicats consid&#233;r&#233;s comme les plus radicaux ne comptent pas lutter contre la privatisation mais feront seulement semblant pour &#233;viter que les cheminots n'agissent de mani&#232;re autonome&#8230; On remarquera que, tout du long, ces syndicats, comme les autres, non gr&#233;vistes, ont accept&#233; de participer &#224; des n&#233;gociations dont l'objectif &#233;taient clairement un recul social intitul&#233; &#171; augmenter la productivit&#233; du travail des cheminots &#187; !!!&lt;br class='autobr' /&gt;
N&#233;gocier le d&#233;cret socle m&#234;me si la revendication est &#034; d&#233;cret socle = RH0077 &#034;, ce n'est pas le retrait c'est &#224; dire le retrait de la r&#233;forme de juin 2014 qui ent&#233;rine la s&#233;paration en trois EPIC de la SNCF. Bref, aller n&#233;gocier le d&#233;cret socle, c'est accepter la privatisation, et c'est accepter de n&#233;gocier l'augmentation de l'exploitation...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4497&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4497&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4195&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4195&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant que les personnels de l'h&#244;pital public ont &#233;t&#233; battus et que le plan Hirsch est pass&#233;, maintenant que le gouvernement a fait passer la loi El Khomri, fait passer aussi la loi Macron ou la loi Sapin, la loi sur l'Etat d'urgence aussi, eh bien c'est le bon moment pour mener une lutte s&#233;par&#233;e, isol&#233;e de tout cela, pour les cheminots et, d'un seul coup, le syndicat CGT se retrouve un radicalisme oubli&#233; pour appeler &#224; un grand mouvement de gr&#232;ve &#224; la SNCF, avec des journ&#233;es d'action programm&#233;es tous les mercredi et tous les jeudis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une gr&#232;ve reconductible, il y a un moment que la CGT s'y refusait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand les cheminots auraient pu rejoindre les enseignants en lutte, les Radio France en lutte, les hospitaliers en lutte, les France Television, les postiers, les Areva et les EDF et on en passe, eh bien l&#224; justement il n'&#233;tait pas question de gr&#232;ve reconductible ni d'une action commune avec d'autres cat&#233;gories de salari&#233;s&#8230; Quand la loi El Khomri r&#233;voltait toute l'opinion populaire, l&#224; non plus pas question !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand P&#233;py annon&#231;ait la privatisation du Rail, pas question de relier cette question avec la privatisation qui se d&#233;veloppe partout dans les services publics en m&#234;me temps que l'aust&#233;rit&#233; les frappe tous, de l'enseignement &#224; la recherche, de la sant&#233; aux transports en passant par la poste&#8230; Aucune strat&#233;gie syndicale de convergence des luttes : au contraire, une strat&#233;gie de dispersion dont le prochain mouvement SNCF est encore l'illustration !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, toute la le&#231;on des luttes s&#233;par&#233;es, divis&#233;es, saucissonn&#233;es, est qu'elles &#233;chouent mais cela n'arr&#234;te pas &#171; nos &#187; dirigeants syndicaux. Sont-ils vraiment les n&#244;tres ou ceux du patronat et du gouvernement ?!!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment l'ancien secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT, Lepaon, aurait-il re&#231;u r&#233;cemment un poste de haut fonctionnaire de la part du gouvernement si ce dernier ne tenait pas &#224; le remercier d'avoir &#233;t&#233; le rapporteur au Conseil Economique, Social et Environnemental pour la CGT, rapport qui pr&#233;conisait et pr&#233;parait la privatisation de la SNCF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et justement, qu'est-ce qui frappe dans la prochaine gr&#232;ve soi-disant tr&#232;s radicale de la CGT : c'est qu'elle ne d&#233;nonce pas cette privatisation et attaque tout autre chose !!!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me chose, c'est la m&#233;thode : deux jours de gr&#232;ve en milieu de semaine puis deux jours la semaine suivante. Pas la gr&#232;ve reconductible jour par jour. Pas une m&#233;thode de lutte qui peut faire craindre &#224; la bourgeoisie qu'elle s'&#233;tende &#224; d'autres secteurs. D'ailleurs, la revendication n'a rien qui permette cette extension&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, ce qui frappe, c'est qu'il ne s'agit pas d'annuler un plan gouvernemental mais de le n&#233;gocier. Le recul syndical est d&#233;j&#224; inscrit dans la d&#233;marche. On n'y dit pas qu'on refuse de n&#233;gocier un recul du service public, encore un ! Non, on annonce &#224; l'avance qu'on va le n&#233;gocier !!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT, comme les autres syndicats, acceptent d'entrer dans une n&#233;gociation sur les r&#232;gles qui devraient concerner, en commun, un secteur public du rail et un secteur priv&#233; du rail. Quelle meilleure mani&#232;re de reconna&#238;tre qu'ils admettent que le rail soit privatis&#233; !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs la lutte contre la privatisation ne figure plus du tout dans les tracts syndicaux alors qu'auparavant, c'&#233;tait consid&#233;r&#233; comme une base indiscutable !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve791&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve791&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2017&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tous les syndicats fran&#231;ais ont d&#233;clar&#233; vouloir d'un &#171; v&#233;ritable dialogue social &#187; avec le nouveau pr&#233;sident Macron, alors que celui-ci n'a pas cach&#233; l'&#233;norme recul social qu'il pr&#233;tend n&#233;gocier. Ils continuent tous, y compris la CGT et SUD, &#224; avoir une posture de syndicat r&#233;formiste, qui propose, qui discute, qui signe des accords.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, le pass&#233; a prouv&#233; qu'aucune n&#233;gociation n'a apport&#233; une avanc&#233;e quelconque et au contraire de multiples reculs, qu'il s'agisse des retraites, du code du travail, des agents de l'h&#244;pital public, des cheminots, toutes les pr&#233;tendues r&#233;formes ont &#233;t&#233; des reculs d'ampleur et la m&#233;thode des n&#233;gociations-journ&#233;es d'action a &#233;t&#233; un &#233;chec complet et cuisant, le dernier en date &#233;tant celui de la loi El Khomri, en r&#233;alit&#233; une loi Macron2 que Macron estimait n'&#234;tre pas suffisamment d&#233;velopp&#233;e. Il est donc en train de concocter Macron3 et la posture de n&#233;gociation est &#224; l'&#233;vidence purement formelle, la m&#233;thode consistant &#224; l&#233;gif&#233;rer par ordonnances le d&#233;montrant pleinement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi tous les syndicats tiennent-ils &#224; ces n&#233;gociations, au fait que les pouvoirs publics les consultent, et pourquoi viennent-ils le doigt sur la couture du pantalon d&#232;s qu'on les sonne, alors qu'ils savent pertinemment qu'ils n'y gagneront rien, et qu'ils sont m&#234;me capables parfois de le d&#233;clarer eux-m&#234;mes d'avance comme l'a fait Martinez avant d'&#234;tre re&#231;u par Macron ? Parce que le r&#233;formisme est, pour eux, bien plus fondamental que le r&#233;sultat de la lutte. C'est un a priori qui n'est pas discutable et qui tient &#224; leur nature d'interm&#233;diaire entre les travailleurs et les patrons, ainsi que l'Etat des patrons. Et avec Macron, le gouvernement des patrons est plus clair que jamais : le pr&#233;sident des banques, le premier ministre du nucl&#233;aire, la ministre des trusts pharmaceutiques, la ministre de l'industrie du livre, le ministre des g&#233;n&#233;raux, et on en passe&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les choix de Macron sont des choix de classe assum&#233;s, le choix de d&#233;fendre ouvertement la classe capitaliste. Le choix des syndicats est bien plus contradictoire : s'ils pr&#233;tendent d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts des travailleurs, ils affirment aussi d&#233;fendre &#171; l'int&#233;r&#234;t des entreprises &#187; et aussi &#171; l'int&#233;r&#234;t de l'&#233;conomie nationale &#187; et m&#234;me tous les &#171; int&#233;r&#234;ts nationaux &#187;, qui sont pourtant exclusivement des int&#233;r&#234;ts du grand capital en r&#233;alit&#233;. Et surtout, ils d&#233;fendent un fonctionnement de la soci&#233;t&#233; bourgeoise dans lequel les syndicats sont des interm&#233;diaires reconnus, respect&#233;s, consult&#233;s, soutenus, financ&#233;s par l'Etat, par les trusts, par les banques, par toute la soci&#233;t&#233; bourgeoise et par toutes ses institutions, dont les grands syndicats sont d'ailleurs un des &#233;l&#233;ments. C'est la d&#233;mocratie bourgeoise qui fonctionne ainsi et pr&#233;tend tenir compte des demandes des appareils syndicaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sauf que, depuis la crise historique du capitalisme de 2007-2008, il n'y a plus de place pour le r&#233;formisme et tr&#232;s peu de place encore pour la d&#233;mocratie bourgeoise, grignot&#233;e tous les jours par la chute des investissements productifs, par la hausse du ch&#244;mage, par la mont&#233;e de la mis&#232;re et des r&#233;voltes sociales, par la d&#233;rive dictatoriale des d&#233;mocraties, sous pr&#233;texte d'antiterrorisme ou de crise migratoire ou encore de crise des banlieues ou de la jeunesse pauvre&#8230; Du coup, les gouvernants font sans cesse planer la menace de supprimer cet attribut de la d&#233;mocratie, la consultation des syndicats, et ces derniers y sont d'autant plus attach&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi le rapport de forces se d&#233;grade de plus en plus, au fur et &#224; mesure des n&#233;gociations-affrontements ? Pourquoi le mouvement des retraites de 2010, tr&#232;s massif, a &#233;t&#233; suivi d'attaques accentu&#233;es ? Pourquoi les syndicats ont-ils tir&#233; comme bilan de leur impuissance &#224; faire reculer le gouvernement Sarkozy que la seule solution consistait &#224; appeler &#224; voter Hollande ? Pourquoi sont-ils rest&#233;s muets quand Hollande a davantage attaqu&#233; les retraites au lieu d'annuler les attaques de Sarkozy ? Pourquoi les cheminots ressortent affaiblis de leurs luttes, pourtant bien suivies, et toujours men&#233;es par les appareils syndicaux ? Pourquoi, les syndicats ont d'abord combattu contre la privatisation du rail et ont finalement men&#233; des luttes qui reconnaissaient celle-ci ? Pourquoi les syndicats ont-ils tromp&#233; les agents de l'h&#244;pital public, pr&#233;tendant admettre l'exigence des personnels : on ne n&#233;gocie pas les plans de Hirsch et ont finalement particip&#233; quand m&#234;me aux n&#233;gociations, et cautionn&#233; ainsi sa pr&#233;tendue r&#233;forme qui casse l'h&#244;pital public et ses personnels, leurs temps de repos, leurs emplois, leurs horaires, leurs charges de travail, leurs salaires et leurs conditions de travail ! Et une mobilisation tr&#232;s importante n'a pas permis de faire reculer Hirsch et le gouvernement !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non seulement les salari&#233;s ne sont pas sentis renforc&#233;s lors des mobilisations pour les retraites, contre la privatisation du rail, contre la loi El Khomri et bien d'autres, mais ils ont &#233;t&#233; affaiblis au point que les directions des entreprises priv&#233;es comme des services publics ont eu les moyens, &#224; la fin de ces &#171; mobilisations syndicales &#187;, de s'attaquer aux salari&#233;s combatifs, de licencier ou de sanctionner les plus combatifs, de les isoler ou de les attaquer. On l'a bien vu lors des luttes &#224; Air France, dans les raffineries, dans les h&#244;pitaux, etc&#8230; Cela montre que les m&#233;thodes des centrales syndicales, loin de renforcer les travailleurs, avaient renforc&#233; leurs adversaires patronaux comme gouvernementaux. Plus remarquable encore le fait que les centrales syndicales aient elles-m&#234;mes fait la chasse aux militants ouvriers les plus radicaux, montrant que leur convergence avec les classes poss&#233;dantes et les gouvernants qui provient de leur r&#233;formisme fait des r&#233;volutionnaires et des travailleurs combatifs des ennemis bien plus craints que les patrons et leurs soutiens gouvernementaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, les dirigeants syndicaux craignent des d&#233;bordements de col&#232;re des travailleurs. Cela ne veut pas dire qu'ils craignent en soi la violence ou qu'ils craignent que des travailleurs se radicalisent, comme cela a &#233;t&#233; le cas &#224; Air France ou dans les entreprises qui licencient ou ferment. Non, ils sont m&#234;me capables de prendre l'initiative de tels d&#233;bordements pour conserver la direction de la lutte mais ce qu'ils craignent c'est que la col&#232;re ouvri&#232;re am&#232;ne les travailleurs &#224; s'auto-organiser, &#224; ne plus se contenter de suivre les appareils r&#233;formistes, qu'ils prennent eux-m&#234;mes les d&#233;cisions concernant leurs luttes, leurs revendications, leurs moyens d'action, leurs liaisons interentreprises, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les appareils syndicaux ont tout aussi peur des coups de col&#232;re brutaux et violents des prol&#233;taires qu'en ont peur les capitalistes et les gouvernants, et ce n'est pas sans cons&#233;quence sur les choix que font parfois ces appareils syndicaux, &#233;pousant parfois des luttes qu'ils n'auraient pas souhait&#233;, qu'ils ne voulaient pas du tout initier, qu'ils auraient voulu m&#234;me emp&#234;cher, mais dans lesquelles ils craignent surtout que les travailleurs se donnent eux-m&#234;mes une direction autonome et des perspectives propres et de classe, ce qui est exactement le contraire de la mani&#232;re dont ces directions syndicales m&#232;nent les luttes : sans auto-organisation, sans liaison inter-entreprise, sans perspective commune des travailleurs d&#233;cid&#233;e en commun, sans renforcement politique au social de la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4472&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4472&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2018&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sous pr&#233;texte de barrer la route &#224; l'extr&#234;me droite, la CGT soutient ouvertement Macron&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve969&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve969&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trahison syndicale de la gr&#232;ve des cheminots&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A mort la SNCF !!! d&#233;clare en substance Spinetta, dans son rapport command&#233; par Macron-Philippe !!! Fini le service public : vers une soci&#233;t&#233; anonyme ! Et pas une seule soci&#233;t&#233; anonyme mais plusieurs diff&#233;rentes !!! Fini le statut de cheminot (qui n'est pas &#224; proprement parler un statut de fonctionnaire) et les nouveaux seront des contractuels ! Finies les petites lignes de province ! Vente &#224; des op&#233;rateurs priv&#233;s des lignes TER !!! Transfert des personnels SNCF vers les op&#233;rateurs priv&#233;s !!! Fini le statut de cheminot !!! Finies les toutes petites lignes qui n'ont pas assez de passagers ! Il se donne vingt ans pour moderniser le r&#233;seau (vingt ans avec des blocages type Montparnasse et aussi vingt ans avec des Br&#233;tigny...) !!! Il voudrait aussi supprimer la retraite des cheminots ainsi que le type de contrats et on en passe...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette attaque anti-sociale de grande ampleur, une lutte de classe clairement et nettement men&#233;e par la classe poss&#233;dante et son Etat signifie que les exploiteurs ne craignent pas les fausses r&#233;actions syndicales. Il suffit de voir que ceux-ci proposent aux cheminots de lutter s&#233;par&#233;ment (le m&#234;me jour mais &#224; part des autres fonctionnaires !) pour voir &#224; quel point une attaque d'ensemble n'a en face d'elle que des ripostes partielles, localis&#233;es ou corporalis&#233;es, par journ&#233;es ou par secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule r&#233;ponse qui ferait reculer les capitalistes et le gouvernement serait de couvrir le Rail (tout : les gares, les technicentres, les conducteurs, l'entretien, le nettoyage, les guichets, toutes les EPIC !) de comit&#233;s de gr&#232;ve &#233;lus et r&#233;vocables, au sein d'assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales, coordonn&#233;s nationalement et proposant &#224; toute la classe ouvri&#232;re du pays, public et priv&#233;, y compris les ch&#244;meurs d'en faire autant. Rien que &#231;a !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, les centrales syndicales ont aussi peur de cette perspective que le gouvernement et le patronat. c'est cette peur qui va dicter leur tactique &#171; de lutte &#187; consistant &#224; &#233;viter une vraie lutte !&lt;br class='autobr' /&gt;
On aurait pu s'attendre qu'au lendemain du rapport Spinetta, les cheminots soient r&#233;unis partout en assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales. Eh bien, non ! Les syndicats ne l'ont pas voulu, la gauche de la gauche ou l'extr&#234;me gauche officielle non plus !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cheminots n'ont pas &#233;t&#233; r&#233;unis &#171; &#224; chaud &#187;, au moment o&#249; ils &#233;taient massivement indign&#233;s par l'annonce d'attaques d'ampleur contenue dans le rapport Spinetta commandit&#233; par le gouvernement. A ce moment-l&#224;, les syndicats ne demandaient pas aux cheminots de se rassembler, de discuter, mais d'attendre la r&#233;union au sommet de l'intersyndicale, annon&#231;ant que l'unit&#233; serait le produit d'une telle entente entre dirigeants des appareils bureaucratiques, y compris ceux qui s'&#233;taient d&#233;clar&#233;s favorables &#224; la nouvelle politique incarn&#233;e par Macron !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15 mars 2018 : R&#233;union de l'intersyndicale qui, &#224; la surprise g&#233;n&#233;rale des cheminots, y compris les militants syndicalistes eux-m&#234;mes, annonce que la gr&#232;ve des cheminots se fera&#8230; sans gr&#232;ve reconductible !!! Une gr&#232;ve est pourtant obligatoirement reconductible, sinon cela s'appelle seulement des journ&#233;es d'action !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intersyndicale CGT-Unsa-Sud-CFDT de la SNCF a annonc&#233; ce jeudi 15 mars une gr&#232;ve sur le rythme de &#034;deux jours sur cinq&#034;, &#224; partir du mardi 3 avril et jusqu'au jeudi 28 juin, pour protester contre la r&#233;forme du rail en cours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intersyndicale pr&#233;tend que sa strat&#233;gie permettra de g&#234;ner plus longtemps la circulation des trains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme si g&#234;ner la circulation des trains, c'&#233;tait cela que craignaient gouvernants et capitalistes !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4926&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4926&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement des Gilets jaunes va d&#233;masquer le refus des appareils syndicaux de toute lutte de classes offensive et auto-organis&#233;e&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que les luttes syndicales n'avaient pas apport&#233;, ce que les organisations politiques fussent-elles d'extr&#234;me gauche n'avaient pas apport&#233;, le mouvement actuel l'am&#232;ne : les travailleurs discutent comme jamais dans toutes les entreprises, ils discutent en m&#234;me temps et non profession par profession, corporation par corporation, ils discutent parce que l'&#233;l&#233;ment politique principal est devenu leur propre action et leur propre organisation : quand ils discutent ils d&#233;cident !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La contradiction, c'est que les organisations qui se r&#233;clament de la classe ouvri&#232;re ne se reconnaissent nullement dans ce mouvement, sous le pr&#233;texte que l'explosion secoue tout, fait tout remonter et pas seulement des bonnes id&#233;es, des bons courants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces gens-l&#224;, soi disant tr&#232;s organis&#233;s, n'aiment pas l'explosion, n'aiment pas l'insurrection, n'aiment pas la r&#233;volution, y compris quand ils ne cessent d'en parler !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte des classes, ces encadreurs des travailleurs, ne sont pas pour quand les opprim&#233;s la m&#232;nent vraiment !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?breve1128&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?breve1128&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principal slogan des gilets jaunes &#171; Y'en a marre de la mis&#232;re ! &#187; nous le dit : ce sont ceux qui commencent &#224; ne plus supporter de devoir vivre dans le d&#233;nuement&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est d'ores et d&#233;j&#224; une insurrection des mis&#233;rables, des opprim&#233;s, des exploit&#233;s !&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est la r&#233;volution sociale qui est &#171; en marche &#187; !!!&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, les Gilets jaunes sont globalement d'accord sur un point : il faut &#233;radiquer d&#233;finitivement la mis&#232;re, l'interdire, la supprimer, et &#233;radiquer aussi toutes ses causes, tous ses b&#233;n&#233;ficiaires, et imposer le droit de tous &#224; disposer des moyens mat&#233;riels de vivre correctement. Mais ils r&#233;clament cela justement au moment o&#249; la soci&#233;t&#233; capitaliste, ayant atteint ses limites, a pour projet d'accro&#238;tre massivement la mis&#232;re du plus grand nombre et serait bien incapable de faire autrement ! Ce n'est pas seulement tel ou tel gouvernant, tel ou tel parti politique qui aurait besoin de radicaliser les attaques antisociales, c'est toute la classe poss&#233;dante ! D&#232;s lors, les r&#233;volt&#233;s ne s'attaquent pas seulement &#224; un chef d'Etat, &#224; son gouvernement, &#224; sa politique mais &#224; toute la classe poss&#233;dante, &#224; tout le syst&#232;me et en prennent conscience au cours des &#233;v&#233;nements, si ceux-ci durent parce que le pouvoir n'a pas les moyens d'en arr&#234;ter le cours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, en refusant de n&#233;gocier avec un pouvoir, en le mena&#231;ant, en affirmant ouvertement vouloir le faire chuter, les Gilets jaunes ont contraint le pouvoir &#224; payer dix milliards alors que les partis de gauche et les syndicats qui ont dirig&#233; le mouvement des retraites (inutilement comme bien d'autres gr&#232;ves) ont tir&#233; de cette lutte&#8230; z&#233;ro euro et z&#233;ro centime, seulement des avantages pour les appareils syndicaux&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucun dirigeant politique ou syndical, de la gauche r&#233;formiste n'a jamais port&#233; le gilet jaune. Et quand ils ont fait semblant de ne pas &#234;tre des ennemis du mouvment, cela a &#233;t&#233; pire encore. Il n'y avait que du jaune des gilets dans les manifestations et les rassemblements, mais, au fur et &#224; mesure que les organisations faussement amies, en fait les pires ennemis, ont pr&#233;tendu y participer, on a trouv&#233; du rouge de l'orange du bleu. Et tous les Martinez ou Laguiller ont affirm&#233; qu'ils n'&#233;taient pas en jaune ! Ils ont fait croire cependant &#224; un rapprochement entre gilets jaunes et syndicats pour mieux faire p&#226;lir le drapeau des gilets jaunes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le principal slogan des gilets jaunes &#171; Y'en a marre de la mis&#232;re ! &#187; nous le dit : ce sont ceux qui commencent &#224; ne plus supporter de devoir vivre dans le d&#233;nuement&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est d'ores et d&#233;j&#224; une insurrection des mis&#233;rables, des opprim&#233;s, des exploit&#233;s !&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est la r&#233;volution sociale qui est &#171; en marche &#187; !!!&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, les Gilets jaunes sont globalement d'accord sur un point : il faut &#233;radiquer d&#233;finitivement la mis&#232;re, l'interdire, la supprimer, et &#233;radiquer aussi toutes ses causes, tous ses b&#233;n&#233;ficiaires, et imposer le droit de tous &#224; disposer des moyens mat&#233;riels de vivre correctement. Mais ils r&#233;clament cela justement au moment o&#249; la soci&#233;t&#233; capitaliste, ayant atteint ses limites, a pour projet d'accro&#238;tre massivement la mis&#232;re du plus grand nombre et serait bien incapable de faire autrement ! Ce n'est pas seulement tel ou tel gouvernant, tel ou tel parti politique qui aurait besoin de radicaliser les attaques antisociales, c'est toute la classe poss&#233;dante ! D&#232;s lors, les r&#233;volt&#233;s ne s'attaquent pas seulement &#224; un chef d'Etat, &#224; son gouvernement, &#224; sa politique mais &#224; toute la classe poss&#233;dante, &#224; tout le syst&#232;me et en prennent conscience au cours des &#233;v&#233;nements, si ceux-ci durent parce que le pouvoir n'a pas les moyens d'en arr&#234;ter le cours.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et, en refusant de n&#233;gocier avec un pouvoir, en le mena&#231;ant, en affirmant ouvertement vouloir le faire chuter, les Gilets jaunes ont contraint le pouvoir &#224; payer dix milliards alors que les partis de gauche et les syndicats qui ont dirig&#233; le mouvement des retraites (inutilement comme bien d'autres gr&#232;ves) ont tir&#233; de cette lutte&#8230; z&#233;ro euro et z&#233;ro centime, seulement des avantages pour les appareils syndicaux&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Aucun dirigeant politique ou syndical, de la gauche r&#233;formiste n'a jamais port&#233; le gilet jaune. Et quand ils ont fait semblant de ne pas &#234;tre des ennemis du mouvment, cela a &#233;t&#233; pire encore. Il n'y avait que du jaune des gilets dans les manifestations et les rassemblements, mais, au fur et &#224; mesure que les organisations faussement amies, en fait les pires ennemis, ont pr&#233;tendu y participer, on a trouv&#233; du rouge de l'orange du bleu. Et tous les Martinez ou Laguiller ont affirm&#233; qu'ils n'&#233;taient pas en jaune ! Ils ont fait croire cependant &#224; un rapprochement entre gilets jaunes et syndicats pour mieux faire p&#226;lir le drapeau des gilets jaunes !&lt;br class='autobr' /&gt;
Le fait le plus remarquable est l'influence que le mouvement Gilets jaunes exerce encore dans les esprits malgr&#233; de tr&#232;s grands efforts des gouvernants, des m&#233;dia, des partis et des syndicaux pour en effacer l'influence. Plus de quatre ans apr&#232;s, il marque toujours la situation sociale en France et sert de r&#233;f&#233;rence pour ses amis comme pour ses ennemis. Il continue m&#234;me un peu partout &#224; exister et &#224; se manifester, m&#234;me si c'est avec beaucoup moins de force qu'&#224; ses d&#233;buts. Il reste une menace permanente pour les classes dirigeantes qui doivent calculer avec lui et notamment qui doivent cr&#233;diter davantage les syndicats pour le contrer. Il a en effet d&#233;montr&#233; une efficacit&#233; consid&#233;rablement plus grande que tous les mouvements syndicaux, m&#234;me quand ces derniers &#233;taient plus suivis. En effet, les classes poss&#233;dantes ont plus peur des mouvements auto-organis&#233;s qui ne sont pas controlables ni ais&#233;ment trompables et ils craignent de n'avoir personne avec qui n&#233;gocier comme cela a &#233;t&#233; le cas avec les Gilets jaunes. Le dernier &#233;chec total du mouvement syndical et politique des retraites soutenu par tous les syndicats et partis de gauche souligne encore le relatif succ&#232;s des Gilets jaunes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les nombreuses tentatives pour l'&#233;craser par la r&#233;pression sanglante (la pire violence d'Etata contre des manifestants d&#233;sarm&#233;s depuis des d&#233;cennies) et par la calomnie massive. L'&#233;chec des tentatives de r&#233;cup&#233;ration et des tentatives de le discr&#233;diter, notamment avec les accusations de fascisme, de complotisme et d'antis&#233;mitisme a &#233;t&#233; d'autant plus remarquable.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ses d&#233;buts, quand il &#233;tait le plus massif, il a touch&#233; toutes les r&#233;gions de France, jusqu'aux coins les plus recul&#233;s et s'est implant&#233; partout &#224; la base, parmi les plus d&#233;munis, dans le prol&#233;tariat et dans les couches mis&#233;rables de la population, unissant le peuple travailleur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il aurait certainement essaim&#233; dans les entreprises sans le tir de barrage des syndicats qui, pour se prot&#233;ger, ont men&#233; campagne en le traitant d'alliance avec la petite bourgeoisie, avec les d&#233;&#231;us du macronisme, d'alliance avec le fascisme et l'antis&#233;mitisme, de compltisme et autres balivernes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7369&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7369&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT va militer d'embl&#233;e contre le mouvement des Gilets jaunes qu'il pr&#233;tendra inf&#233;od&#233;s &#224; l'extr&#234;me droite, antis&#233;mites, de petits patrons, antisyndical et on en passe&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Gilets-jaunes-Pour-Martinez-il-est-impossible-d-imaginer-la-CGT-defiler-a-cote-du-Front-national-1588335&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.parismatch.com/Actu/Politique/Gilets-jaunes-Pour-Martinez-il-est-impossible-d-imaginer-la-CGT-defiler-a-cote-du-Front-national-1588335&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autres syndicats ne feront pas mieux&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.franceinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/gilets-jaunes-le-nouveau-patron-de-fo-n-appelle-pas-a-manifester-samedi-a-paris-mais-demande-des-augmentations-des-salaires_3048145.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.franceinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/gilets-jaunes-le-nouveau-patron-de-fo-n-appelle-pas-a-manifester-samedi-a-paris-mais-demande-des-augmentations-des-salaires_3048145.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/11/26/97002-20181126FILWWW00042-gilets-jaunes-la-cfdt-on-va-faire-des-propositions-concretes.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/11/26/97002-20181126FILWWW00042-gilets-jaunes-la-cfdt-on-va-faire-des-propositions-concretes.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui distingue la lutte des gilets jaunes de tous les mouvements r&#233;formistes, par exemple le dernier mouvement syndical contre la r&#233;forme des retraites, c'est que c'&#233;tait un mouvement r&#233;volutionnaire et pas un mouvement r&#233;formiste. C'est ce qui a pouss&#233; le gouvernement de Macron pourtant le plus offensif contre les exploit&#233;s de ces derni&#232;res ann&#233;es, &#224; reculer sur bien des points, craignant que l'ensemble de la classe ouvri&#232;re soit entra&#238;n&#233;e par lui vers la r&#233;volution sociale&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les gilets jaunes sont le premier mouvement depuis de longues ann&#233;es qui ait affirm&#233; en France la n&#233;cessit&#233; d'en finir non seulement avec telle ou telle politique du capital et de son gouvernement mais avec le pouvoir capitaliste lui-m&#234;me, avec la mainmise capitaliste sur toutes les richesses, avec la mainmise &#233;galement du capital sur le pouvoir d'Etat, un mouvement qui ait refus&#233; r&#233;ellement tout dialogue avec le pouvoir capitaliste, toute n&#233;gociation avec lui, toute tentative d'arrangement, de compromis, d'entente, exactement &#224; l'inverse des r&#233;formistes qui ne r&#233;clament que cela !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, redisons-le une fois encore, ce qui permet aux appareils r&#233;formistes de mener leurs man&#339;uvres grandes et petites, c'est qu'elles peuvent s'adresser &#224; la population travailleuse ou au moins &#224; une majorit&#233; de celle-ci et lui dire : &#171; Vous aussi, vous ne voulez pas autre chose qu'une bonne r&#233;forme et vous ne souhaitez pas tout r&#233;volutionner &#187;. Et pour le moment cela reste vrai. C'est seulement dans le mouvement des gilets jaunes que l'on n'avait pas trouv&#233; une majorit&#233; pour c&#233;der &#224; ce type de discours&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volte a &#233;t&#233; si profonde et radicale, le foss&#233; si large entre riches et pauvres, entre les capitalistes et les plus d&#233;munis, les provocations du pouvoir si insupportables que les gilets jaunes se sont le plus souvent proclam&#233;s ouvertement r&#233;volutionnaires, r&#233;solus &#224; refuser les compromis et les fausses n&#233;gociations, et &#224; d&#233;clarer qu'ils ne voulaient rien r&#233;former mais tout changer radicalement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, ils sont nombreux ceux qui n'ont pas confiance dans les appareils r&#233;formistes, nombreux y compris au sein de ces organisations, m&#234;me parmi les militants de celles-ci, &#224; dire qu'elles ne sont pas assez radicales, qu'elles font trop de cadeaux &#224; nos ennemis, qu'elles ne proposent pas des strat&#233;gies de lutte suffisantes pour am&#233;liorer le rapport de forces. Mais ces critiques, y compris celles de la gauche de la gauche ou de l'extr&#234;me gauche opportuniste, ne touchent nullement au fond de la question, celle du r&#233;formisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cela n'a rien &#224; voir avec une particularit&#233; fran&#231;aise. Partout dans le monde, le r&#233;formisme n'est plus capable que de soutenir ou d'aider des contre-r&#233;formes qui d&#233;truisent les services publiques, les aides sociales, la sant&#233;, l'&#233;ducation, le niveau de vie des travailleurs, des ch&#244;meurs, des mis&#233;rables. Au plan social et politique, ces r&#233;formistes ne font que sauver les gouvernants, les capitalistes et de d&#233;fendre le syst&#232;me capitaliste lui-m&#234;me. Ainsi, ils ne font que donner cr&#233;dit aux d&#233;magogies des extr&#234;mes droites fascistes qui peuvent se cr&#233;diter de d&#233;noncer plus radicalement le syst&#232;me !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;formistes essaient de se recr&#233;diter &#224; partir des attaques antisociales et ils font de m&#234;me avec la menace que repr&#233;sentent les fascistes, mais, en fait, ils ne servent &#224; rien pour combattre ces deux menaces. Au contraire, ils emp&#234;chent toute riposte, emp&#234;chent les travailleurs et les d&#233;munis de s'organiser pour riposter, et ils permettent &#224; nos ennemis de faire croire &#224; leur force et de faire croire que les exploit&#233;s, eux, ne disposent ni de forces ni de perspectives&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La base m&#234;me des th&#232;ses r&#233;formistes, c'est justement que l'&#171; on ne peut pas changer le syst&#232;me, il faut seulement l'adapter &#187;. Les m&#234;mes affirment ne pas vouloir s'en prendre aux capitalistes mais seulement amoindrir le foss&#233; social. Ils affirment ne pas combattre pour supprimer la possession priv&#233;e du grand capital mais permettre au plus grand nombre d'acc&#233;der au droit de r&#233;ussir, au droit d'entreprendre, au droit de s'enrichir. La r&#233;alit&#233; montre qu'ils mentent : partout dans le monde, on ne permet au plus grand nombre que de devenir plus pauvres, plus pr&#233;caires, plus d&#233;munis, plus menac&#233;s, plus attaqu&#233;s, plus &#233;touff&#233;s. Y compris quand ces pr&#233;tendus r&#233;formistes gouvernent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le terme m&#234;me de r&#233;formistes est mensonger car ces pr&#233;tendues &#171; gauches &#187; ou &#171; centres gauches &#187; ou &#171; gauches de la gauche &#187;, une fois au gouvernement, s'attaquent autant aux exploit&#233;s que les pr&#233;tendues droites et m&#234;me s'unissent parfois &#224; elles ou aux extr&#234;mes droites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En p&#233;riode de crise r&#233;volutionnaire du monde capitaliste, toutes les colorations politiques de la grande bourgeoisie convergent vers l'attaque violente contre les exploit&#233;s, vers la r&#233;pression violente des actions de ces derniers, vers l'&#233;crasement violent des opprim&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et les r&#233;formistes, ou pr&#233;tendus tels, ne r&#233;forment rien du tout. Parce que le pouvoir capitaliste, depuis sa crise r&#233;volutionnaire, n'est plus, depuis 2007-2008, capable d'autre chose que de casser les droits, les revenus, la vie de tous les exploit&#233;s. Malgr&#233; la profondeur ce cette crise &#233;conomique, le capitalisme n'a rien pu r&#233;former du tout et il en est incapable parce que ce qui est cause de son effondrement c'est justement le droit des propri&#233;taires priv&#233;s &#224; miser sur ce qui est le plus profitable, y compris quand c'est de miser sur l'effondrement&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5778&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5778&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2019 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve des Urgences des h&#244;pitaux a d&#233;marr&#233; sans les syndicats par une organisation des personnels par eux-m&#234;mes &#224; l'h&#244;pital Saint-Antoine, l'Inter-Urgences, qui a r&#233;ussi &#224; g&#233;n&#233;raliser la gr&#232;ve &#224; tous le pays !!! Syndicalistes et gauches jusqu'&#224; l'extr&#234;me gauche essaient d'effacer cette ind&#233;pendance par rapport aux appareils syndicaux en faisant comme si ces gr&#232;ves auto-organis&#233;es sont l&#224; pour pr&#233;parer la &#034;journ&#233;e&#034; de gr&#232;ve syndicale du 5 d&#233;cembre, pas du tout auto-organis&#233;e, ce qui n'est absolument pas le cas...&lt;br class='autobr' /&gt;
Le mouvement national des urgences en lutte et de nombreux h&#244;pitaux est promen&#233; par les syndicats et affaibli par eux puis arr&#234;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5524&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5524&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5360&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5360&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5479&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5479&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article6335&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article6335&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 5 d&#233;cembre 2019, les directions syndicales font seulement semblant de prendre la t&#234;te d'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale reconductible et interprofessionnelle&#8230; Mais c'est faux, bien entendu !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains croient que la CGT appelle toutes les cat&#233;gories &#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale reconductible&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la r&#233;alit&#233; est tout autre. Voici ce qu'elle &#233;crit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le 14 novembre pour la d&#233;fense de l'H&#244;pital public et des Finances Publiques&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 17 novembre contre l'ouverture des magasins le dimanche sans caissi&#232;re et en soir&#233;e jusqu'&#224; minuit (non r&#233;mun&#233;r&#233; comme des heures de nuit de 21h &#224; 24h)&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 20 Novembre Mobilisation des Accompagnants d'El&#232;ves en Situation d'Handicap (AESH, AVS)&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 23 novembre contre les violences faites aux femmes&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 5 d&#233;cembre pour nos salaires et nos emplois, contre le projet de r&#233;forme des retraites Delevoye/Macron&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 7 d&#233;cembre contre la r&#233;forme de l'assurance ch&#244;mage&lt;br class='autobr' /&gt;
Et apr&#232;s nous d&#233;ciderons ensemble des suites &#224; donner &#224; nos luttes : gr&#232;ves, manifestations, rassemblements&#8230;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, les appareils syndicaux veulent seulement diriger le mouvement pour le limiter, pour le contr&#244;ler, pour &#233;viter que la classe ouvri&#232;re ne s'auto-organise et pour ensuite la trahir en la vendant au pouvoir et au grand capital&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut m&#234;me dire que, d&#232;s maintenant, en n&#233;gociant par petits bouts, par secteur, avec Macron, ils vendent et trahissent d&#233;j&#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale du 5 d&#233;cembre qui, d'ailleurs, si elle se g&#233;n&#233;ralise petit &#224; petit, secteur par secteur, n'est nullement appel&#233;e comme une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale interprofessionnelle reconductible de tous les travailleurs et ch&#244;meurs, du moins par les appareils syndicaux de toutes sortes. En effet, secteur par secteur, ce n'est que les travailleurs que les syndicats organisent pour pr&#233;parer la journ&#233;e du 5 d&#233;cembre et les suivantes, non, c'est les n&#233;gociations avec le pouvoir qu'elles mettent en place ! Et on le voit dans tous les secteurs, dans toutes les cat&#233;gories, pour tous les syndicats. Tous sont re&#231;us. Tous n&#233;gocient dans le dos des travailleurs. Tous trahissent d&#232;s maintenant !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment comprendre autrement que ces appareils bureaucratiques, qui se sont toujours dits hostiles &#224; une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e de tous les travailleurs, se pr&#233;tendent aujourd'hui &#224; son initiative ? En fait, tous les signaux sociaux en France se mettent de plus en plus au rouge et les appareils syndicaux ne veulent pas que chez les cheminots, chez les hospitaliers, chez les pompiers, chez les enseignants, chez les ouvriers de l'Automobile, dans l'Energie, &#224; la RATP, chez les employ&#233;s de banque, les travailleurs se lancent dans une &#171; gr&#232;ve sauvage &#187; comme viennent de la faire les urgentistes, et deux fois de suite les cheminots ! Rien n'inqui&#232;te autant, &#224; la fois les dirigeants syndicaux et les dirigeants gouvernementaux, que le fait que les travailleurs s'auto-organisent, d&#233;cident eux-m&#234;mes du moment de leur action, de ses buts, des moyens engag&#233;s, de leur mode d'action et d'organisation !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 5 d&#233;cembre, le mot d'ordre qui est souvent rappel&#233; est celui de la &#171; gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e &#187; mais ce qu'en disent les appareils bureaucratiques des syndicats n'a rien de rassurant sur sa signification pour eux &#233;tant donn&#233; que le caract&#232;re &#171; illimit&#233; &#187; ne signifient pas qu'ils appellent &#224; faire gr&#232;ve apr&#232;s le 5 et m&#234;me pas le 6 d&#233;cembre et que le caract&#232;re &#171; g&#233;n&#233;ral &#187; de l'appel &#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale ne signifie pas non plus qu'ils appellent vraiment tous les secteurs de la classe ouvri&#232;re &#224; agir ensemble !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, une v&#233;ritable action de masse des travailleurs ne peut avoir lieu que si, &#224; la base, les travailleurs s'organisent par eux-m&#234;mes en comit&#233;s, en collectifs, en conseils, en assembl&#233;es, et se coordonnent localement, r&#233;gionalement et nationalement comme sont en train de le faire les gilets jaunes, comme l'ont fait aussi les urgences des h&#244;pitaux publics dans les collectifs de l'InterUrgences et m&#234;me dans tout l'h&#244;pital public dans les collectifs de l'InterH&#244;pitaux et comme l'ont fait les cheminots du technicentre de Ch&#226;tillon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, les m&#233;dias ont parl&#233; de &#171; convergence &#187; entre syndicats et gilets jaunes auto-organis&#233;s, mais ce n'est pas au point que les syndicats reconnaissent le droit aux salari&#233;s de d&#233;cider eux-m&#234;mes, pas plus le 5 d&#233;cembre que pour d'autres actions, des revendications, des modes d'action, des n&#233;gociations, des objectifs, de la strat&#233;gie. Ce que les gilets jaunes, les urgences ou les cheminots du technicentre de Ch&#226;tillon, c'est-&#224;-dire l'auto-organisation de la lutte, ont impos&#233; n'est toujours pas admis dans les entreprises. Et c'est pourtant ce qui permettrait non seulement d'assurer le contr&#244;le par les travailleurs de leur propre lutte, d'&#234;tre s&#251;r de ne reprendre le travail notamment que quand on l'a d&#233;cid&#233; et aux conditions que l'on a voulues, mais aussi de pouvoir se faire craindre des classes poss&#233;dantes et des gouvernants. Il est &#233;vident aujourd'hui que ceux-ci ne craignent nullement les appareils syndicaux car ils les tiennent aux bourses !!! C'est en effet l'Etat et les grands trusts qui financent les syndicats&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gilets jaunes veulent converger avec les salari&#233;s, pas &#234;tre r&#233;cup&#233;r&#233;s par les syndicats !!!! Des participants syndicalistes mais pas de banderoles ni d'encadrement syndical...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article6313&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article6313&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1031&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1031&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1036&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1036&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand l'intersyndicale m&#232;ne dans le mur le mouvement de d&#233;fense des retraites et toute la lutte des classes...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5614&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5614&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les grands strat&#232;ges syndicaux de la gr&#232;ve perl&#233;e reviennent dessus... et plantent la gr&#232;ve des cheminots...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5395&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5395&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mouvement des retraites&#8230; Les syndicats sont unis pour battre en retraite ensemble apr&#232;s avoir lantern&#233; ensemble&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse syndicale &#224; de nouvelles attaques d'ampleur sur les retraites aurait d&#251; &#234;tre un mouvement g&#233;n&#233;ral des salari&#233;s, une v&#233;ritable explosion de r&#233;volte, relan&#231;ant le mouvement des gilets jaunes. Ne comptez pas sur les appareils r&#233;formistes pour cela !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vendredi de la semaine derni&#232;re, les syndicats appelaient &#224; une journ&#233;e de gr&#232;ve de la RATP. Elle &#233;tait tr&#232;s suivie, mais &#224; quoi sert une seule journ&#233;e de gr&#232;ve d'une seule corporation m&#234;me si elle est tr&#232;s suivie ? Sinon &#224; faire en sorte que la col&#232;re ouvri&#232;re ne m&#232;ne &#224; rien !!! Les agents du m&#233;tro &#233;taient suivis par bien d'autres professions du public et du priv&#233;. Comment ne pas unir tous les salari&#233;s contre la r&#233;forme des retraites ? Les syndicats ont la r&#233;ponse : la RATP c'est juste un jour le 13 septembre. Puis c'est EDF le 19 septembre. Seulement un jour. Puis c'est FO tout seule le 21 septembre. Puis c'est la SNCF le 24 septembre. Une seule journ&#233;e d'inaction et d &#171; inefficacit&#233;,. etc. etc... Devant une telle strat&#233;gie de la division, le patronat et le gouvernement ne tremblent pas !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps que les Urgences se battent, seules, que l'h&#244;pital public se d&#233;fend seul, la psychiatrie seule, les EPHAD seules, les salari&#233;s d'EDF contre le d&#233;mant&#232;lement seuls, les a&#233;roports seuls contre la privatisation, les attaquent, elles, sont g&#233;n&#233;rales, mettent en cause les retraites de tous, les emplois de tous, les services publics de tous !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, ce n'est pas demain que les appareils syndicaux lanceront la lutte des classes !!! Il faudra le faire nous-m&#234;mes comme les Gilets jaunes !!! Les appareils syndicaux ne se contentent pas d'appeler &#224; des journ&#233;es d'inaction alors que celles-ci ont d&#233;montr&#233; que les classes dirigeantes ne les craignent pas. Ils ne se contentent pas de diviser les luttes et m&#234;me de les saucissonner. Ils font plus : ils combattent de mani&#232;re active et militante contre&#8230; l'auto-organisation des travailleurs ! Les assembl&#233;es interprofessionnelles (qu'ils avaient accept&#233;es contraints et forc&#233;s en 1995) ou toute autre forme de coordination inter-entreprises et inter-secteurs (comme celle des Urgences), ils sont virulemment contre. Les comit&#233;s de gr&#232;ve, les conseils de travailleurs ou toute forme de d&#233;cision ne passant pas par les syndicats, ils affirment qu'elles seront manipul&#233;es par les patrons et le gouvernement, ou par l'extr&#234;me droite ou par l'extr&#234;me gauche. En tout cas, ils restent persuad&#233;s, ces appareils bureaucratiques, d'&#234;tre la seule existence possible d'une organisation des travailleurs. Mais il y a belle lurette qu'ils ne le sont plus. Leurs dirigeants passent leur vie dans des r&#233;unions d'organismes d'Etat, avec les patrons et les gouvernants et ne parlent jamais aux travailleurs du rang. Cela ne les emp&#234;che pas de d&#233;cider, &#224; la place des travailleurs, ce qui est n&#233;gociable et ce qui ne l'est pas. C'est cela, entre autres, que le mouvement des gilets jaunes a contest&#233; en s'organisant par lui-m&#234;me en comit&#233;s de ronds-points, en assembl&#233;e de discussions et de d&#233;cisions. Que les travailleurs en lutte ou en r&#233;volte d&#233;cident d'&#233;lire eux-m&#234;mes des d&#233;l&#233;gu&#233;s ou des repr&#233;sentants dans le feu de l'action, contr&#244;lables et r&#233;vocables, ils sont ouvertement contre. Que les travailleurs eux-m&#234;mes puissent d&#233;cider ce qui est n&#233;gociable et ce qui ne l'est pas, comme avaient tent&#233; de l'imposer les personnels de l'h&#244;pital public en lutte, ils se dressent contre et on les a vus n&#233;gocier avec Hirsch alors que les personnels manifestaient que &#171; ce n'est pas n&#233;gociable &#187; !!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que les attaques contre les salari&#233;s d&#233;passent largement le secteur public, l'unit&#233; public/priv&#233; n'est pas r&#233;alis&#233;e par les appareils syndicaux. Les travailleurs de toute l'Automobile se menac&#233;s en cette rentr&#233;e : Renault, Nissan, PSA ou Ford et bien d'autres s'appr&#234;tent &#224; attaquer mais aucun plan d'ensemble n'est propos&#233; pour lutter alors que des travailleurs am&#233;ricains de l'Automobile ont commenc&#233; la lutte, y compris en s'organisant de mani&#232;re ind&#233;pendante des appareils syndicaux bureaucratiques et corrompus des USA. Les enseignants am&#233;ricains en font de m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nouvelle attaque contre les retraites n'a pas amen&#233; ces appareils r&#233;formistes &#224; proposer une lutte g&#233;n&#233;rale ni une forme nouvelle d'organisation des travailleurs par eux-m&#234;mes. Si le gouvernement y va prudemment sur la question des retraites, c'est parce qu'il craint non pas les r&#233;actions des directions syndicales mais celles des travailleurs eux-m&#234;mes : les gilets jaunes n'ont pas d&#233;sarm&#233; et il suffit de peu de chose pour que toutes les col&#232;res fusionnent en une large r&#233;volte, avec aussi la perspective de hausse des carburants, avec la crise financi&#232;re et bancaire &#233;galement mena&#231;ante pour tous les travailleurs et les milieux populaires. C'est bel et bien une r&#233;volte du type des gilets jaunes que les gouvernants craignent sur la question des retraites, de l'h&#244;pital public, de l'Automobile, d'EDF, des A&#233;roports et on en passe&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://matierevolution.fr/spip.php?article5522&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://matierevolution.fr/spip.php?article5522&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/fr/articles/2021/01/14/cgtp-j14.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.wsws.org/fr/articles/2021/01/14/cgtp-j14.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1036&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1036&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On en est &#224; la cinqui&#232;me journ&#233;e d'action de l'intersyndicale des retraites mais on ne les compte plus tant le gouvernement s'en moque ! On ne compte plus les promenades dans les rues non plus tant les classes poss&#233;dantes s'en moquent. Et &#231;a se voit !! Et &#224; chaque fois que le gouvernement sonne ses &#171; partenaires sociaux &#187;, ils r&#233;pondent pr&#233;sent, ils accourent comme des toutous !!! Une fois de plus, les strat&#232;ges syndicaux ont endormi la lutte des classes qui mena&#231;ait de donner une suite massive &#224; l'explosion sociale des gilets jaunes. Des promenades avec musique et merguez ! Pas de prises de parole de r&#233;volte, pas d'organisation de la lutte par les participants, pas de relations dynamiques avec les entreprises, pas d'assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales interprofessionnelles, aucun d&#233;bordement mettant en cause l'organisation de la soci&#233;t&#233; civile bourgeoise ! En somme, quelques journ&#233;es syndicales ont pr&#233;tendu effacer des mois et des mois de soul&#232;vement des gilets jaunes en France !&lt;br class='autobr' /&gt;
La CGT fait une fois de plus semblant que la lutte des raffineries peut suffire &#224; faire reculer le gouvernement et c'est TOTALEMENT faux !&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la lutte des retraites, les raffineries ne peuvent remplacer le secteur priv&#233; dont l'industrie !&lt;br class='autobr' /&gt;
M&#234;me les ports n'ont pas suivi parce que la strat&#233;gie des syndicats les maintenait &#224; l'&#233;cart !!!&lt;br class='autobr' /&gt;
Les syndicats n'ont rien fait pour entra&#238;ner dans le mouvement les ch&#244;meurs, les femmes, les jeunes, les paysans, etc, etc&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ils ont tout fait pour &#233;viter de menacer le pouvoir d'un soul&#232;vement social !!!&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est donc un mouvement exactement inverse de celui des gilets jaunes&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le gouvernement, conduit par ces appareils syndicaux &#224; penser que les travailleurs ne vont pas d&#233;border, se cramponne sur ses positions et se contente d'annoncer que la SNCF et la RATP roulent de mieux en mieux ! Alors que les syndicats nous annon&#231;aient avoir adopt&#233; non une gr&#232;ve des transports mais une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale interprofessionnelle illimit&#233;e et reconductible par les AG, ils n'ont jamais m&#234;me fait r&#233;ellement semblant de la lancer !!! Seuls ceux qui voulaient croire aux syndicats pouvaient se l'imaginer : on savait bien avant que &#231;a commence qu'il n'en serait rien.&lt;br class='autobr' /&gt;
Oui, la lutte des retraites pouvait donner un nouveau souffle au mouvement des gilets jaunes. Non, les appareils syndicaux, eux, ne pouvaient au contraire que l'&#233;touffer et c'est ce qu'ils font.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5678&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5678&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Covid-19 et les syndicats&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les patrons veulent co&#251;te que co&#251;te maintenir leur production et les syndicats ne veulent pas les en emp&#234;cher !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1061&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1061&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que les syndicats ne mettront pas en avant pas plus que les autres institutions de la bourgeoisie&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8455&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8455&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que les syndicats ne diront jamais sur covid, pas plus que les partis politiques&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6896&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6896&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2019, les syndicats orchestrent une fausse convergence avec les Gilets jaunes apr&#232;s en avoir dit pis que pendre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but du mouvement, les gilets jaunes n'ont jamais &#233;t&#233; hostiles aux syndicalistes qui, en tant qu'individus, participent sans probl&#232;me &#224; la lutte des gilets jaunes. Ce dont ils ne veulent pas ce sont les m&#233;thodes des directions syndicales et leur fausse d&#233;mocratie. Ce qui caract&#233;rise les gilets jaunes, ils n'ont cess&#233; de l'affirmer : &#171; On ne veut pas imiter le mode d'organisation de la soci&#233;t&#233;, de l'Etat, des partis et des syndicats &#187;. On veut mettre en place une d&#233;mocratie d'un genre nouveau, le pouvoir r&#233;el des participants sur leur propre lutte, la recherche collective de perspectives sans &#234;tre enferm&#233;s par des logiques d'organisation et surtout pas par la logique des classes dominantes ! C'est la fameuse d&#233;mocratie des ronds-points et des assembl&#233;es !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, la liaison avec les entreprises est une n&#233;cessit&#233; et un &#233;l&#233;ment important dans les perspectives du mouvement mais ce n'est pas des syndicats qu'il d&#233;pend. Mais il y a aussi la n&#233;cessit&#233; de la liaison avec les banlieues, de la liaison avec les ch&#244;meurs, avec les pr&#233;caires, avec tous ceux qui sont opprim&#233;s et exploit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains parlent de &#171; la convergence des gilets jaunes avec la CGT &#187;, qu'il s'agisse de M&#233;lenchon, des Insoumis, d'une certaine extr&#234;me gauche type NPA ou LO, ou de certains dirigeants de la CGT. En fait, la CGT, dans sa direction nationale, ne converge qu'avec ses propres m&#233;thodes et appelle &#224; nouveau &#224; d'inutiles journ&#233;es d'action, cette fois le 5 f&#233;vrier, la derni&#232;re fois le 14 d&#233;cembre. M&#233;thode &#233;cul&#233;e, les journ&#233;es d'inaction ont men&#233; dans le mur tous les mouvements depuis des ann&#233;es, de la lutte pour les retraites &#224; celle des cheminots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour qu'il y ait une vraie convergence, il faudrait que les le&#231;ons de ces &#233;checs cuisants, malgr&#233; des participations massives des travailleurs, soient tir&#233;es. Le succ&#232;s des gilets jaunes n'a pas davantage servi de le&#231;on aux directions syndicales. Ce n'est pas une question d'id&#233;e mais de type d'organisation. Les syndicats sont int&#233;gr&#233;s en fait &#224; l'appareil d'Etat et leur fonctionnement est largement d&#233;termin&#233; par celui-ci, &#224; commencer par le financement. Une lutte s'en prenant directement au pouvoir d'Etat n'est pas dans leurs capacit&#233;s. L'action directe n'est plus leur conception. La lutte intercat&#233;gorielle a depuis longtemps &#233;t&#233; abandonn&#233;e par ces appareils. L'auto-organisation leur apparait sans cesse comme une remise en cause de leur r&#244;le. Ils ne s'estiment pas comme une force de proposition aux luttes des salari&#233;s mais comme une direction de la lutte, incontestable, non &#233;lue, non r&#233;vocable. Il n'y a aucune convergence possible sur de telles bases !!! Sinon, ce serait un reniement des bases m&#234;mes du mouvement des gilets jaunes, celles qui ont fait trembler les classes poss&#233;dantes depuis plus de deux mois&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5246&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5246&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gauches politiques et syndicales pr&#233;tendent renforcer le mouvement des Gilets jaunes mais ne font que l'affaiblir, lui enlever sa signification profonde&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le mouvement a pris, &#224; ses d&#233;buts, un cours inattendu, massif et explosif, de type r&#233;volutionnaire, qui a fait peur aux classes poss&#233;dantes et oblig&#233; le gouvernement &#224; de premiers reculs, ce n'est nullement gr&#226;ce &#224; de quelconques strat&#233;gies de leaders autoproclam&#233;s mais parce que la r&#233;volte prenait largement dans la population la plus d&#233;munie de ce pays et que ces derniers n'avaient pas du tout pu, ces derni&#232;res ann&#233;es, exprimer cette r&#233;volte qui d&#233;bordait ainsi. Le caract&#232;re r&#233;volutionnaire de cette lutte tient &#233;galement au fait que les Gilets Jaunes ont refus&#233; le cadre faussement d&#233;mocratique de la r&#233;publique des milliardaires en ne d&#233;clarant pas leurs manifestations, actions et en n'ayant pas peur de la police des grandes fortunes, un des derniers remparts aujourd'hui de la dictature ouverte des capitalistes et des trusts et multinationales. Cette lutte a mis en avant &#224; la fois des revendications &#233;conomiques devant mettre fin aux in&#233;galit&#233;s sociales, &#224; la mis&#232;re et des revendications politiques sur la d&#233;mocratie et le pouvoir du peuple qui pourraient &#234;tre r&#233;sum&#233;es &#224; ces deux mots d'ordre : &#171; Nous, n'avons rien, Nous voulons tout ! &#187;, &#171; Nous ne d&#233;cidons de rien, nous voulons d&#233;cider de tout ! Tout le pouvoir au peuple travailleur ! &#187;. Dans ces fondements, on le voit, ce mouvement d'une des parties les plus pr&#233;caires du peuple travailleur ne cherchait nullement &#224; d&#233;battre avec l'&#201;tat des grandes fortunes, ou &#224; attendre quelque chose de lui, contrairement aux organisations syndicales qui pratiquent la collaboration avec l'ennemi, et il repr&#233;sentait, d&#232;s lors, un r&#233;el danger pour les grandes fortunes s'il avait entrain&#233; les salari&#233;s des grandes entreprises et le reste des milieux populaires dans son sillage. Mais tel n'a pas &#233;t&#233; le cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est justement lorsqu'ils ont laiss&#233; croire &#224; la &#171; convergence syndicats-gilets jaunes &#187; que le cr&#233;dit des Gilets jaunes est tomb&#233; et les craintes des classes poss&#233;dantes aussi ! En effet, personne ne craint les syndicats. Du moment qu'ils peuvent encadrer les luttes sociales, celles-ci en restent &#224; une fausse contestation sans risque, &#224; des journ&#233;es d'action, &#224; des fausses propositions, &#224; une caution des gouvernants. Et nous le constatons aujourd'hui. Alors que le gouvernement se met en ordre de marche pour imposer une s&#233;rie d'attaque sans pr&#233;c&#233;dent, les directions syndicales continuent de se r&#233;unir, de se concerter avec les fossoyeurs de nos droits et &#233;parpillent les luttes, les gr&#232;ves, les journ&#233;es d'action &#233;vitant tout lien r&#233;el entre les salari&#233;s et le reste de la population dans des assembl&#233;es de lutte dans les entreprises, dans les quartiers, les villes, les villages au travers desquelles le peuple pourrait contr&#244;ler et diriger lui-m&#234;me ses luttes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'unit&#233; du peuple travailleur n'est pas l'unit&#233; des organisations de la gauche politique ou syndicale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fameuse convergence des appareils syndicaux avec les Gilets Jaunes n'est une convergence de convenance. Ils ne reconnaissent toujours pas ce qui a fait la force du mouvement de lutte &#224; savoir son auto-organisation, son refus des autorit&#233;s, son refus de demander des autorisations de manifester ou de s'assembler. Jamais ils n'ont &#233;t&#233; influenc&#233;s par ses aspirations politiques et sociales m&#234;l&#233;es, par le fait de lier revendications sociales, d&#233;mocratiques et politiques. De la convergence, il n'est donc rest&#233; que le fait que les syndicats pr&#233;tendaient d'un c&#244;t&#233; continuer &#224; calomnier la lutte et de l'autre faire semblant qu'ils y &#233;taient associ&#233;s, du moins lors de leurs sempiternelles &#171; journ&#233;es d'action syndicales &#187; !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5508&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5508&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous, agents gr&#233;vistes du mat&#233;riel au Technicentre de Ch&#226;tillon, sur le r&#233;seau TGV Atlantique, avons cess&#233; le travail massivement depuis lundi 21 octobre au soir, sans se concerter ou &#234;tre encadr&#233;s par les syndicats. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;cho &#233;norme d'une gr&#232;ve locale &#224; dur&#233;e illimit&#233;e, d&#233;cid&#233;e par les travailleurs eux-m&#234;mes sans les syndicats, vient de montrer que l'action directe a un tout autre poids que les journ&#233;es syndicales mobilisant un nombre &#233;norme de travailleurs sans faire aucun effet ou les gr&#232;ves programm&#233;es par les centrales &#224; dates pr&#233;par&#233;es &#224; l'avance, comme celle contre la privatisation du rail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux fois de suite, les cheminots SNCF viennent de nous montrer l'exemple de la &#171; gr&#232;ve sauvage &#187;. La premi&#232;re fois, conducteurs et contr&#244;leurs SNCF exer&#231;ant leur &#171; droit de retrait &#187; par une &#171; gr&#232;ve surprise &#187;, ill&#233;gale dit la direction, car sans d&#233;poser l&#233;galement de demande de gr&#232;ve avec pr&#233;avis par les syndicats apr&#232;s n&#233;gociation, &#224; la suite d'un accident apr&#232;s la collision mercredi soir entre un TER reliant Charleville-M&#233;zi&#232;res &#224; Reims et un convoi routier exceptionnel coinc&#233; sur un passage &#224; niveau (accident qui a fait 11 bless&#233;s, dont le conducteur - seul agent SNCF &#224; bord du train) et o&#249; les cheminots estiment que la pr&#233;sence d'un seul cheminot par train a &#233;t&#233; une cause de risque et donc que le risque est maintenu du fait des conditions de fonctionnement qui restent impos&#233;es par la direction. La deuxi&#232;me fois, ce sont les agents du Technicentre SNCF de Ch&#226;tillon qui viennent de faire une gr&#232;ve reconductible sans direction syndicale, sans pr&#233;avis, sans n&#233;gociation, en prenant les d&#233;cisions seuls. La direction a voulu passer en force dans ce technicentre en imposant une modification des conditions de travail avec notamment des suppressions de cong&#233;s alors que les conditions de travail sont tr&#232;s dures (cadences soutenues, pression des d&#233;lais, les TGV contr&#244;l&#233;s devant repartir tr&#232;s vite et le temps de contr&#244;ler est plus que court) et les salaires tr&#232;s bas. A l'origine de ce mouvement spontan&#233;, la volont&#233; de la direction de Ch&#226;tillon de mettre fin &#224; un accord local, vieux de plusieurs ann&#233;es, qui offrait aux cheminots douze jours de repos suppl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5568&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5568&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'une vague mondiale de r&#233;volte et r&#233;volutions parcourt le monde, la France incluse, les syndicats de France ne se sentent nullement concern&#233;s. Ils ne font de projets sur rien de tout cela. Ce n'est pas leurs oignons. Ils ne sont solidaires de rien. Ils ne se voient de responsabilit&#233; dans rien, ils n'ont en rien &#224; leur donner des perspectives, alors que &#171; leur &#187; imp&#233;rialisme fran&#231;ais, lui, se consid&#232;re comme responsable de la r&#233;pression de ces luttes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7640&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7640&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5569&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5569&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8166&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8166&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8381&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8381&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2020 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La politique des syndicats face &#224; covid&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Somm&#233; sur France Inter de dire si la CGT lan&#231;ait un appel national aux travailleurs non-essentiels pour exercer leur droit de retrait afin de rester chez eux et &#233;chapper &#224; une seconde vague du COVID-19, Martinez a r&#233;pondu : &#171; Si la sant&#233; des enseignants et du personnel, de l'ensemble du personnel de l'&#233;ducation nationale n'est pas assur&#233;, celle des enfants, et bien, il ne faut pas, on ne peut pas, aller travailler. Vous et d'ailleurs, l&#224; aussi, les maires refusent de rouvrir les &#233;coles, c'est bien qu'il y a quelque chose qui n'est pas tout &#224; fait pour la reprise des cours. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En clair, la CGT accorde avec magnanimit&#233; aux travailleurs individuels isol&#233;s le droite de prendre une d&#233;cision, sachant que la bourgeoisie ne paie peu ou rien aux travailleurs, aux ind&#233;pendants et aux petites entreprises, comptant sur la faim ou l'endettement pour les forcer &#224; reprendre le travail. Et tout en croisant les bras face aux travailleurs, les appareils syndicaux n&#233;gocient et coordonnent &#233;troitement avec le gouvernement Macron et le patronat la reprise du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme pour le souligner, les reporters de France Inter lui ont demand&#233; si &#171; le syndicalisme du monde d'apr&#232;s sera dans le dialogue, la cogestion plut&#244;t que dans l'opposition &#187; au gouvernement. Martinez a d'abord esquiv&#233; en disant que &#171; je pense qu'il faut poser le probl&#232;me autrement &#187;, car en effet la CGT participe d&#233;j&#224; &#224; toutes les r&#233;unions de cogestion avec les autres appareils syndicaux, le patronat et le gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis Martinez a confirm&#233; qu'il aspire &#224; organiser la cogestion, esp&#233;rant que &#171; le Pr&#233;sident de la R&#233;publique se rende compte du r&#244;le essentiel des syndicats, et je pense &#224; tous les militants et toutes les militantes &#187;. Il a &#233;voqu&#233; ensuite les manifestations qui se d&#233;roulent depuis des ann&#233;es dans les h&#244;pitaux. De mani&#232;re totalement irr&#233;aliste, il a demand&#233; un engagement de Macron &#171; contre les fermetures de lits, contre les fermetures d'h&#244;pitaux, pour plus d'emploi dans les h&#244;pitaux, une meilleure reconnaissance des qualifications. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pand&#233;mie d&#233;montre la faillite de tous les organisations qui s'en remettent aux syndicats pour organiser les luttes ouvri&#232;res. Financ&#233;s en France par l'&#201;tat et le patronat, que ce soit &#171; l&#233;galement &#187; dans le cadre de la cogestion ou ill&#233;galement par le versement de pots-de-vin, ils ont n&#233;goci&#233; la casse du Code du Travail avec Hollande, la privatisation de la SNCF et la casse par Macron du syst&#232;me de retraites par r&#233;partition. A pr&#233;sent, &#224; travers l'Europe et l'Am&#233;rique, les syndicats planifient une reprise du travail qui pourrait faire des centaines de milliers ou des millions de morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5899&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5899&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2021 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au lieu d'y voir une atteinte inacceptable &#224; la libert&#233; et &#224; la sant&#233;, les syndicats n'ont pas boug&#233; le petit doigt lorsque ces attaques ont commenc&#233; &#224; se profiler et ont attendu qu'elles soient pleinement d&#233;velopp&#233;es et que des r&#233;actions spontan&#233;es et auto-organis&#233;es menacent pour avoir une petit d&#233;but de r&#233;action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces m&#234;mes syndicats ont refus&#233; de participer aux manifestations contre la politique sanitaire, affirmant, comme Macron, que les manifestants &#233;taient manipul&#233;s par l'extr&#234;me droite !! Comme pour d&#233;nigrer les manifestations des gilets jaunes, il leur suffisait de trouver un militant d'extr&#234;me droite qui se joignait &#224; une manifestation nullement organis&#233;e par des fascistes pour l'affirmer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, des syndicats (pas les conf&#233;d&#233;rations qui elles, de fait, soutiennent Macron) appellent &#224; la gr&#232;ve mais ils se gardent d'appeler d'abord &#224; des assembl&#233;es du personnel qui d&#233;ciderait ainsi lui-m&#234;me des modes d'action, des buts, des revendications, des modes d'organisation et de la liaison avec d'autres secteurs !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, le pouvoir de Macron serait aujourd'hui extr&#234;mement faible si les appareils bureaucratiques des syndicats ne le soutenaient pas de toutes leurs forces. Cette situation emp&#234;che le d&#233;veloppement des gr&#232;ves ou le limite. Car bien des gr&#232;ves ont lieu contre l'obligation vaccinale, actuellement dans les h&#244;pitaux. Et, si la vaccination obligatoire se g&#233;n&#233;ralisait, cette attitude des syndicats emp&#234;cherait aussi que les gr&#232;ves se d&#233;veloppent dans les EPHAD, les biblioth&#232;ques, les transports, les &#233;coles, l'universit&#233;, les postes, ou tout autre secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Macron est oblig&#233; de s'engager &#224; ne pas imposer le pass sanitaire dans les maternelles, &#233;coles, coll&#232;ges, lyc&#233;es et jusqu'&#224; l'universit&#233;, c'est pour &#233;viter la jonction des gr&#232;ves de tous les secteurs vers une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale contre la dictature du pouvoir ! Mais les syndicats se gardent de dire aux personnels non soignants que, si on laisse les soignants se battre seuls, le pass s'&#233;largira et la dictature avec, m&#234;me s'il est scientifiquement prouv&#233; que cela ne bloque nullement la pand&#233;mie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6345&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6345&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT pendant la pand&#233;mie covid&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/fr/articles/2021/01/14/cgtp-j14.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.wsws.org/fr/articles/2021/01/14/cgtp-j14.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; la pand&#233;mie et aux politiques gouvernementales soi-disant sanitaires, on ne peut pas du tout compter sur les syndicats !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6341&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6341&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que jamais, patronat et syndicats, CGT en t&#234;te, font, conjointement ou s&#233;par&#233;ment, la police dans la classe ouvri&#232;re...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6305&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6305&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale des Antilles n'est pas soutenue par les syndicats de la m&#233;tropole coloniale...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volte_de_2021-2022_dans_les_Antilles_fran%C3%A7aises&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volte_de_2021-2022_dans_les_Antilles_fran%C3%A7aises&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6581&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6581&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6582&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6582&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2022 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats refusent d'exprimer leur solidarit&#233; active avec le peuple iranien soulev&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que les appareils bureaucratiques appellent &#224; la &#171; gr&#232;ve &#187; le 29, il n'est nullement question pour eux d'exprimer notre solidarit&#233; avec l'insurrection en Iran men&#233;e par les femmes en appelant &#224; leur emboiter le pas, ici, en France contre la R&#233;publique des milliardaires et l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais ! Gr&#232;ve ouvri&#232;re g&#233;n&#233;rale de solidarit&#233; avec Mahsa ! &#171; Bas les voiles &#187;, en Iran comme en France, pour reprendre le slogan de la militante f&#233;ministe iranienne Chahdortt Djavann. A bas les violences polici&#232;res contres toutes les femmes qui prennent la t&#234;te des r&#233;voltes, de l'Iran, au Soudan, &#224; l'Inde comme aux USA (contre les noirs) ou en France (mutilation cibl&#233;e de Gilets Jaunes). Le &#171; refus d'obtemp&#233;rer &#187; est pour toutes les polices du monde la justification de leurs crimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan &#233;conomique, Gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale expropriatrice du grand capital, qui, seule, peut nous assurer de quoi vivre, d'avoir une retraite, de sauver les services publics et de combattre la mont&#233;e vers guerre. Aucun de ces objectifs &#233;l&#233;mentaires n'est propos&#233; par la gauche ou l'extr&#234;me gauche. Aucune manifestation contre les guerres de l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais qui pourraient &#234;tre coordonn&#233;es avec celles men&#233;e en Russie contre l'imp&#233;rialisme russe.Ce sont ces perspectives qui uniraient les luttes partielles engag&#233;es dans en France comme dans le monde entier. Et jamais une telle perspective ne sera d&#233;fendue par les r&#233;formistes (de gauche ou faussement d'extr&#234;me gauche).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6946&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6946&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve qui dure dans les raffineries et d&#233;p&#244;ts de p&#233;trole, son efficacit&#233; &#224; bloquer les stations d'essence, et les h&#233;sitations du pouvoir et des patrons de TotalEnergies et de Esso-ExxonMobil &#224; son &#233;gard, laissent croire que les syndicats sont en train de bouger, de se faire craindre, de se mobiliser, de se lancer contre nos ennemis. Pourtant, rien de plus faux. Les syndicats des raffineries de p&#233;trole, qui ne visent pas du tout &#224; changer le rapport de forces au sein de l'ensemble de la classe ouvri&#232;re, ont commenc&#233; &#224; reculer sur leurs propres revendications en admettant que les patrons refusent de n&#233;gocier sur les embauches et les investissements. Ils n'ont pas g&#233;n&#233;ralis&#233; la gr&#232;ve &#224; toutes les raffineries et tous les d&#233;p&#244;ts de p&#233;trole. Ils se sont bien gard&#233;s de la g&#233;n&#233;raliser &#224; l'ensemble du secteur de l'Energie, &#224; commencer par les centrales nucl&#233;aires. Ils ont refus&#233; d'organiser dans toutes les entreprises des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales d&#233;cisionnelles pour que les travailleurs d&#233;cident si l'affrontement sur le pouvoir d'achat de la classe ouvri&#232;re doit se g&#233;n&#233;raliser. Dans les raffineries et les d&#233;p&#244;ts en gr&#232;ve, les appareils syndicaux se sont juste un peu laiss&#233; pousser par la base, les syndicats au d&#233;part ne voulant que trois jours d'action et les salari&#233;s souhaitant la gr&#232;ve reconductible. Il &#233;tait difficile pour les syndicats de refuser car il est &#233;vident que les entreprises du secteur font des b&#233;n&#233;fices fabuleux alors que les salaires s'effritent face &#224; l'inflation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seulement trois des six raffineries fran&#231;aises sont bloqu&#233;es sans que les syndicats expliquent pourquoi&#8230; Par exemple, aucun mouvement de gr&#232;ve n'a &#233;t&#233; relay&#233; &#224; la raffinerie de Lav&#233;ra de P&#233;troineos, situ&#233;e &#224; Martigues dans les Bouches-du-Rh&#244;ne. &#192; la raffinerie Petroineos de Lavera (13), pour la CGT, le temps n'est pas non plus &#224; la gr&#232;ve, la centrale syndicale expliquant que les salari&#233;s ont d&#233;j&#224; obtenu des augmentations salariales jug&#233;es satisfaisantes. &#171; Les r&#233;sultats sont tellement bons en ce moment que c'&#233;tait bien normal &#187;, assure S&#233;bastien Varagnol de la CGT du site. Les raffineurs ont ainsi rafl&#233; une augmentation de salaire plancher de 200&#8364; ainsi qu'une hausse de 20% de la prime de d&#233;placement. &#171; Partir en gr&#232;ve (&#224; Lavera) pour les salaires des camarades de Total ne para&#238;t pas envisageable aujourd'hui malheureusement &#187;, affirme le dirigeant c&#233;g&#233;tiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin la coordination CGT Total, qui regroupe des syndicats CGT parmi les 200 filiales de Total en France (comme la SAFT, sp&#233;cialis&#233;e dans la conception de batteries &#224; usage industriel, Hutchinson connue pour ses pneus ou encore Argedis, qui g&#232;re les stations-services) et qui s'&#233;tait mise en lutte de mani&#232;re in&#233;dite en juin dernier, ne semble pas repartie pour un tour. &#171; Les salari&#233;s ne sont pas au rendez-vous &#187;, regrette &#201;ric Sellini. &#171; Il faut faire un travail de fourmi dans les syndicats, dans les f&#233;d&#233;rations et &#224; la conf&#233;d&#233;ration pour faire en sorte que &#231;a prenne. &#187; Une date de gr&#232;ve dans les entreprises du caoutchouc (Hutchinson, Michelin&#8230;) &#233;tait d'ailleurs envisag&#233;e pour le 18 octobre. Elle a finalement &#233;t&#233; remplac&#233;e par un appel de la FNIC &#224; la mobilisation aux c&#244;t&#233;s des raffineurs, sur les piquets de gr&#232;ves, le 11 octobre. &#192; la conf&#233;d&#233;ration, on r&#233;fl&#233;chirait &#224; une nouvelle date de gr&#232;ve interprofessionnelle dans la semaine du 18 octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les revendications salariales des syndicats du p&#233;trole sont modestes comme ils le soulignent eux-m&#234;mes. &#171; Le p&#233;rim&#232;tre p&#233;trole a une masse salariale de 1,5 milliard d'euros, affirme Eric Sellini, coordinateur CGT chez TotalEnergies, cit&#233; par le journal patronal Les Echos. A 10 %, ce serait un effort d'&#224; peine 150 millions d'euros pour la direction, &#224; comparer aux plus de 18 milliards de profits au premier semestre. La direction a &#233;t&#233; beaucoup plus r&#233;active pour r&#233;compenser les actionnaires. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au plan national, les centrales syndicales (celles qui appellent &#224; des journ&#233;es de gr&#232;ves, car les autres ne le font m&#234;me pas) poursuivent leur strat&#233;gie catastrophique de type n&#233;gociation/journ&#233;e d'action. La journ&#233;e d'action du 22 septembre n'a servi &#224; rien et la journ&#233;e d'action du 29 septembre non plus. Cette derni&#232;re a &#233;t&#233; sans lendemain&#8230; La premi&#232;re ne posait que le probl&#232;me de la sant&#233; et la deuxi&#232;me que celui des salaires. Aucune ne globalisait sur l'attaque antisociale d'ensemble que subit le monde du travail&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6980&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6980&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Martinez, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT est pour la &#034;vaccination&#034; de masse capitaliste des labos ! Ce qui fait que, m&#234;me s'il se pr&#233;tend contre le pass, il refuse de participer aux manifestations contre le pass et cautionne ainsi le r&#233;gime policier d'apartheid sanitaire et social du pass-vaccinal !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que l'Espagne classe COVID-19 grippe saisonni&#232;re, Martinez appuie la vaccination de masse et l'obligation vaccinale pour les travailleurs ! On rappellera &#224; Martinez que les &#034;Vaccins&#034; contre Covid ne fonctionnent pas comme des vaccins traditionnels malgr&#233; l'appellation plus que trompeuse ! Les vaccins doivent prot&#233;ger de la propagation et de la maladie et, pour le deux, ce n'est pas le cas ! Le virus continue de circuler malgr&#233; tout ! En soutenant l'obligation vaccinale et la vaccination de masse, Martinez soutient, de fait le pass vaccinale comme il soutenait, en r&#233;alit&#233; le pass sanitaire ! Voil&#224; pourquoi il soutient la suspension ou le licenciement de dizaines de milliers de travailleurs !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais rien d'&#233;tonnant &#224; ce que Martinez qui a fait &#233;lire Macron pour faire soi-disant barrage &#224; Le Pen, soutienne la mise en place d'un r&#233;gime policier sur le peuple et les travailleurs sous pr&#233;texte de lutte sanitaire ! Le syndicalisme bureaucratique de collaboration de classe est d&#233;j&#224; un r&#233;gime policier, au sein du monde du travail, issus du stalinisme, qui faut-il le rappeler a d&#233;cim&#233; les r&#233;volutionnaires et sabot&#233; les r&#233;volutions sociales dans le monde entier ! La direction CGT a gard&#233; de son pass&#233; contre-r&#233;volutionnaire une politique de garde chiourme pour que le prol&#233;tariat n'emprunte surtout pas le chemin de la lutte de classe, aille sur un terrain politique et renverse le capitalisme pour asseoir la souverainet&#233; du peuple travailleur en abolissant le r&#233;gime de la propri&#233;t&#233; priv&#233; des moyens de productions !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On comprend mieux pourquoi la CGT ne d&#233;fend pas les personnels suspendus pour avoir refus&#233; l'injonction &#224; l'injection d'un produit exp&#233;rimental qui n'est en rien un vaccin ! Les collabos du capital se cachent derri&#232;re le scientisme pour soutenir le capitalisme et les labos ! On comprend encore mieux aussi pourquoi Martinez et la CGT laisse faire la r&#233;pression aux Antilles et ne veulent surtout pas emboiter le pas &#224; l'insurrection populaire qui, pour l'instant, a &#233;t&#233; la seule &#224; faire reculer le gouvernement des classes dirigeantes ! Martinez comme le reste des directions syndicales deviennent de plus en plus ouvertement contre insurrectionnel contre l'auto-organisation du peuple et des travailleurs, oppos&#233;e &#224; toutes luttes sur un terrain politique.... Les directions syndicales, habitu&#233;es &#224; la collaboration de classe et une pseudo opposition anticapitaliste, roulent pour la contre-r&#233;volution ! Toute leur politique est de lutter contre la r&#233;volution ! Et lutter contre la r&#233;volution qui monte c'est d&#233;fendre le capitalisme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1177&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1177&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2023 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats sont absolument incapables de mener une lutte victorieuse sur les retraites ou sur n'importe quoi&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, c'est le mouvement des gilets jaunes qu'il faut relancer dans les entreprises, en unissant secteur public et priv&#233;, face &#224; la pr&#233;tendue r&#233;forme des retraites et pas des d&#233;fil&#233;s inoffensifs des syndicats !&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces syndicats ont n&#233;goci&#233; avec le pouvoir qui nous vole et nous tue comme si c'&#233;tait pour nous rendre service. Mais ces bureaucraties syndicales sont pay&#233;es par ce m&#234;me Etat au service des milliardaires !&lt;br class='autobr' /&gt;
Les syndicats se pr&#233;tendent pour le maintien des r&#233;gimes de retraites par r&#233;partition ? Mais alors que font alors les directions syndicales au conseil d'administration de deux fonds de pensions publics ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Et que font les syndicats dans le Conseil d'Orientation des Retraites, le COR &#224; l'origine de bien des attaques contre le r&#233;gime de retraites ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces syndicats se sont faits les soutiens du pouvoir actuel et ce n'est certainement pas sur eux qu'il faut compter pour gagner une lutte pour la d&#233;fense des retraites !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1208&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve1208&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2024 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La France de Macron se d&#233;clare en pr&#233;paration de guerre. Les syndicats s'en plaignent. Ils peuvent m&#234;me faire une promenade dans les rues en faveur de la paix, contre l'exc&#232;s de d&#233;penses d'armement, la &#171; budget de guerre &#187;. Mais jamais, au grand jamais, ils ne sont contre l'arm&#233;e fran&#231;aise, ses guerres imp&#233;rialistes, ses guerres coloniales m&#234;me. Jamais ils ne sont compl&#232;tement contre l'industrie de guerre, le budget de guerre dans son principe m&#234;me, le nationalisme, la pr&#233;tention de l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais &#224; &#234;tre la patrie des travailleurs. Au contraire, comme en 1914, ils sont &#224; fond pour !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2025 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les appels pour le 10 septembre incitaient au combat contre la soci&#233;t&#233; capitaliste, ceux du 18 &#233;taient l'oeuvre de ses d&#233;fenseurs, les r&#233;formistes qui veulent aider &#224; son fonctionnement. La convergence entre ces courants est impossible, elle est &#224; combattre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si des Gilets jaunes partisans du 10 septembre ont voulu croire que se voir rejoindre par les syndicats le 18 ne pouvait qu'amplifier le mouvement, au pire n'avoir aucun effet, la d&#233;monstration est faite que les appels des directions syndicales ont &#233;t&#233; nocifs. Les particpants du mouvement du 10, qu'ils soient ou pas anciens Gilets jaunes, n'ont pu que constater que les cort&#232;ges syndicaux &#233;taient tout sauf faits pour inciter &#224; la lutte, pour donner de l'&#233;lan, pour faire avancer la motivation et la conscience des enjeux, des moyens et des buts. Rien de plus plat que des cort&#232;ges organis&#233;s par l'intersyndicale. Il y a de quoi s'endormir sur place !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Syndicats et partis de gauche, quand ils ont fait mine de participer au mouvement du 10 septembre, c'est seulement pour le d&#233;mobiliser, le diviser, le d&#233;sar&#231;onner, le tromper, le freiner, changer ses buts et ses perspectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles &#233;taient les perspectives du mouvement du 10 septembre des Gilets Jaunes, contre le pouvoir des milliardaires, ses dettes, ses sacrifices antisociaux, sa dictature, son organisation sociale et politique, ses forces de r&#233;pression, ses guerres, sa fausse d&#233;mocratie...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8328&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8328&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10 septembre ! Quel objectif num&#233;ro un pour le mouvement des Gilets jaunes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8338&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8338&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 10 septembre 2025 se pr&#233;pare&#8230; et terrorise d&#233;j&#224; les gouvernants, les poss&#233;dants, les m&#233;dias et&#8230; les syndicats !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8367&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8367&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La trahison syndicale du mouvement du 10 septembre s'annonce avant le mouvement&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8358&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8358&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8366&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8366&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les faux &#171; militants de la base &#187; qui noyautent le mouvement d&#233;but&#233; le 10 septembre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8427&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8427&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s le 10 septembre et le contre-feu du 18, quelle perspective pour le mouvement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8391&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8391&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles le&#231;ons tirer du 10 septembre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8390&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8390&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement de la base est &#171; suspendu &#187; mais il continue de planer au-dessus des classes poss&#233;dantes dont le pouvoir est d&#233;sormais suspendu lui aussi devant une situation pr&#233;r&#233;volutionnaire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8449&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8449&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18725 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/321698475_865467117878631_7546873617227031164_n.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH500/321698475_865467117878631_7546873617227031164_n-0d3e8.jpg?1779765399' width='500' height='500' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18726 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/539229764_1092464929738680_1717173425606584843_n-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH750/539229764_1092464929738680_1717173425606584843_n-2-d46d8.jpg?1779765399' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18727 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/547217144_1103976761920830_8138205808295781835_n-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH750/547217144_1103976761920830_8138205808295781835_n-2-7d5ad.jpg?1779765399' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18728 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/549248454_1107245154927324_3720546162781874810_n-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH750/549248454_1107245154927324_3720546162781874810_n-2-c8cc1.jpg?1779765399' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18729 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/png/1000017165-2-2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH750/1000017165-2-2-9c58e.jpg?1779765399' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18732 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/img_histoire_cfdt2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH277/img_histoire_cfdt2-d1419.jpg?1779765399' width='500' height='277' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18738 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/maxresdefault-35.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH281/maxresdefault-35-37fa3.jpg?1779765399' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18739 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/maxresdefaults-3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH281/maxresdefaults-3-809a3.jpg?1779765399' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18740 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/544635924_1100115078973665_4310104698810230531_n-59ca4.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH750/544635924_1100115078973665_4310104698810230531_n-59ca4-2dec3.jpg?1779765399' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18741 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/544761756_1100071218978051_8605648764075740576_n-ca1c0.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH750/544761756_1100071218978051_8605648764075740576_n-ca1c0-52357.jpg?1779765399' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18742 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/1000017085-326b3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH750/1000017085-326b3-5b842.jpg?1779765399' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18743 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/1000017165-f27a3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH750/1000017165-f27a3-82313.jpg?1779765399' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18744 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/1000017166-fbd2a.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH750/1000017166-fbd2a-44384.jpg?1779765399' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18745 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/1000017176-d56b4.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH750/1000017176-d56b4-85aca.jpg?1779765399' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18746 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/1000017473-c07e4.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH750/1000017473-c07e4-a3e90.jpg?1779765399' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18747 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/1000017500-7779c.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH750/1000017500-7779c-56771.jpg?1779765399' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18748 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/affiche_politique_de_mobilisation_enthousiaste-2-fd26d.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH750/affiche_politique_de_mobilisation_enthousiaste-2-fd26d-6226a.jpg?1779765399' width='500' height='750' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'Etat fran&#231;ais annonce son entr&#233;e en guerre et le sacrifice des enfants&#8230; Les syndicats osent &#224; peine murmurer&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8542&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8542&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8529&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8529&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8473&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8473&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici ce que ne diront jamais les appareils syndicaux contre la guerre :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8249&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8249&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7636&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7636&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que les syndicats ne peuvent pas dire aux jeunes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8195&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8195&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que les syndicats ne peuvent pas dire aux femmes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6903&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6903&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les petits paysans sont &#233;trangl&#233;s et se battent&#8230; Mais sans le moindre geste de la classe ouvri&#232;re, musel&#233;e par les syndicats&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que les syndicats ne peuvent pas dire aux paysans :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8535&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8535&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que les syndicats ne peuvent pas dire aux Gilets jaunes ni faire avec eux :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7369&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7369&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats pr&#233;tendent lutter contre le fascisme&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4443&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4443&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi la gauche politique et syndicale n'est pas un rempart ni une alternative face &#224; la mont&#233;e mondiale de l'extr&#234;me droite ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4263&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4263&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la gauche politique et syndicale &#224;&#8230; l'extr&#234;me droite&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6254&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6254&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Lire aussi :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2570&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2570&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7645&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7645&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4236&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4236&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve110&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve110&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1729&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1729&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1591&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1591&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4497&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4497&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7440&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7440&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1639&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1639&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.convergencesrevolutionnaires.org/L-exemple-de-Renault-Flins-25-ans-d-histoire-syndicale-ou-l-evolution-parallele?archive=1&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.convergencesrevolutionnaires.org/L-exemple-de-Renault-Flins-25-ans-d-histoire-syndicale-ou-l-evolution-parallele?archive=1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7465&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7465&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La gr&#232;ve de Vorkouta, camp du goulag de Staline</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8549</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8549</guid>
		<dc:date>2026-01-17T23:33:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Russie</dc:subject>
		<dc:subject>Stalinisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La gr&#232;ve de Vorkouta, camp de concentration stalinien &lt;br class='autobr' /&gt;
Lire le texte ici : &lt;br class='autobr' /&gt;
Chapitres I et II &lt;br class='autobr' /&gt;
Chapitre III &lt;br class='autobr' /&gt;
Chapitre IV &lt;br class='autobr' /&gt;
Chapitre V &lt;br class='autobr' /&gt;
Chapitre VI &lt;br class='autobr' /&gt;
Chapitre VII &lt;br class='autobr' /&gt;
Chapitres VIII et IX &lt;br class='autobr' /&gt;
Chapitre X &lt;br class='autobr' /&gt;
Chapitre XI : La gr&#232;ve &lt;br class='autobr' /&gt; Lire aussi : &lt;br class='autobr' /&gt;
https://fr.wikipedia.org/wiki/Vorkoutlag &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.marxists.org/francais/4int/urss/vorkouta.htm &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve642 &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.lumni.fr/video/goulag-les-camps-de-travail-sovietiques (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique47" rel="directory"&gt;05- Politique des blocs, fausses r&#233;volutions et faux socialismes&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot25" rel="tag"&gt;Russie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;Stalinisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;div class='spip_document_18596 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/sans_titre-18.jpg' width=&#034;196&#034; height=&#034;257&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18601 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/png/sans_titre-12.png' width=&#034;250&#034; height=&#034;152&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18598 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/sans_titregh.jpg' width=&#034;283&#034; height=&#034;178&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18597 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/webp/pho17657b40-4d58-11e4-aedb-c36ead3701b1-805x453.webp' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/webp&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/webp/pho17657b40-4d58-11e4-aedb-c36ead3701b1-805x453.webp' width=&#034;1200&#034; height=&#034;675&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18591 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/-3230-c6518.jpg' width=&#034;500&#034; height=&#034;375&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18590 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/1200x680-4.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/1200x680-4.jpg' width=&#034;1200&#034; height=&#034;680&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18592 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/illus-p32ou33_1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/illus-p32ou33_1.jpg' width=&#034;1300&#034; height=&#034;905&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18593 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/imagesghj.jpg' width=&#034;299&#034; height=&#034;168&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18594 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/imagessdk.jpg' width=&#034;273&#034; height=&#034;185&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18595 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/imagesyui.jpg' width=&#034;283&#034; height=&#034;178&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18599 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/sans_titresd.jpg' width=&#034;305&#034; height=&#034;165&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_18600 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/vorkuta_in_winter.jpg' width=&#034;500&#034; height=&#034;336&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La gr&#232;ve de Vorkouta, camp de concentration stalinien&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lire le texte ici :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chapitres I et II&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18664 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/pdf/img076-3.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 22.2 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.matierevolution.fr/plugins-dist/medias/prive/vignettes/pdf.svg?1760090026' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Chapitre III&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18669 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/pdf/img082-3.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 3.6 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.matierevolution.fr/plugins-dist/medias/prive/vignettes/pdf.svg?1760090026' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Chapitre IV&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18670 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/pdf/img083-3.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 5.1 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.matierevolution.fr/plugins-dist/medias/prive/vignettes/pdf.svg?1760090026' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Chapitre V&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18671 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/pdf/img084-3.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 2.9 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.matierevolution.fr/plugins-dist/medias/prive/vignettes/pdf.svg?1760090026' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Chapitre VI&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18672 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/pdf/img085-3.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 6 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.matierevolution.fr/plugins-dist/medias/prive/vignettes/pdf.svg?1760090026' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Chapitre VII&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18676 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/pdf/chap_vii.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 1.6 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.matierevolution.fr/plugins-dist/medias/prive/vignettes/pdf.svg?1760090026' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Chapitres VIII et IX&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18677 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/pdf/chap_viii_et_ix.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 8.3 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.matierevolution.fr/plugins-dist/medias/prive/vignettes/pdf.svg?1760090026' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Chapitre X&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18678 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/pdf/img089-3.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 3.5 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.matierevolution.fr/plugins-dist/medias/prive/vignettes/pdf.svg?1760090026' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Chapitre XI : La gr&#232;ve&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_18679 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/pdf/img090-3.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 6.3 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.matierevolution.fr/plugins-dist/medias/prive/vignettes/pdf.svg?1760090026' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Lire aussi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Vorkoutlag&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Vorkoutlag&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/4int/urss/vorkouta.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/4int/urss/vorkouta.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve642&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve642&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lumni.fr/video/goulag-les-camps-de-travail-sovietiques&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lumni.fr/video/goulag-les-camps-de-travail-sovietiques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-cours-de-l-histoire/au-fin-fond-de-la-siberie-le-goulag-8953523&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-cours-de-l-histoire/au-fin-fond-de-la-siberie-le-goulag-8953523&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6944&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6944&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4481&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4481&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Soul%C3%A8vement_de_Vorkouta&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Soul%C3%A8vement_de_Vorkouta&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://infos-ouvrieres.fr/2025/11/21/les-mutins-du-goulag-et-du-quotidien/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://infos-ouvrieres.fr/2025/11/21/les-mutins-du-goulag-et-du-quotidien/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6715&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6715&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6035&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6035&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4464&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4464&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8012&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8012&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve890&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve890&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4539&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4539&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.sudouest.fr/culture/programmes-tv/documentaire-livre-une-plongee-glacante-dans-l-039-archipel-du-goulag-2080392.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sudouest.fr/culture/programmes-tv/documentaire-livre-une-plongee-glacante-dans-l-039-archipel-du-goulag-2080392.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6830&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6830&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=MBsbiVwJLlc&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=MBsbiVwJLlc&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6650&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6650&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve890&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve890&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=Cqq8YYOEXr0&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=Cqq8YYOEXr0&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.gulagfilms.org/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.gulagfilms.org/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des t&#233;moignages sur l'origine de la l&#233;gende du &#171; Trotskisme &#187;</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8006</link>
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		<dc:date>2025-12-17T23:21:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Russie</dc:subject>
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		<dc:subject>trotskisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Propagande stalinienne antitrotskyste &lt;br class='autobr' /&gt;
Le terme de &#171; trotskisme &#187; viendrait de Milioukov, dirigeant du parti KD, d&#233;non&#231;ant en 1905 le r&#244;le de Trotski dans le Soviet. Il a &#233;t&#233; &#233;galement &#233;t&#233; utilis&#233; dans les d&#233;bats du POSDR avant 1917. Mais son usage massif vient des zinovi&#233;vistes et des staliniens dans les ann&#233;es 1920. Tout en se r&#233;clamant de L&#233;nine, ils laissent entendre que Trotski avait des id&#233;es oppos&#233;es &#224; celui-ci et contre-r&#233;volutionnaires. En 1929, la Pravda titre sur &#171; Mister Trotski (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique77" rel="directory"&gt;1-2 R&#233;formisme, stalinisme et fascisme contre la r&#233;volution sociale&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot25" rel="tag"&gt;Russie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot29" rel="tag"&gt;Trotsky&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;Stalinisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot173" rel="tag"&gt;Parti r&#233;volutionnaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot312" rel="tag"&gt;trotskisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Propagande stalinienne antitrotskyste&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le terme de &#171; trotskisme &#187; viendrait de Milioukov, dirigeant du parti KD, d&#233;non&#231;ant en 1905 le r&#244;le de Trotski dans le Soviet. Il a &#233;t&#233; &#233;galement &#233;t&#233; utilis&#233; dans les d&#233;bats du POSDR avant 1917. Mais son usage massif vient des zinovi&#233;vistes et des staliniens dans les ann&#233;es 1920. Tout en se r&#233;clamant de L&#233;nine, ils laissent entendre que Trotski avait des id&#233;es oppos&#233;es &#224; celui-ci et contre-r&#233;volutionnaires. En 1929, la Pravda titre sur &#171; Mister Trotski au service de la bourgeoisie britannique &#187;. L'Internationale Communiste stalinis&#233;e de son c&#244;t&#233; affirme que &#171; la lutte contre le trotskisme est aujourd'hui l'une des plus importantes t&#226;ches de tout le mouvement ouvrier international &#187;, et qu'&#171; &#224; l'heure actuelle, toutes les conditions pour &#233;craser la vermine trotskiste existent &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1930, la propagande stalinienne se fit encore plus grossi&#232;re et n'utilisait plus que le terme d'&#171; hitl&#233;ro-trotskistes &#187; pour condamner ses opposants. En France, le PCF et L'Humanit&#233; applaudissent &#224; ces consignes. En 1935, L'Humanit&#233; exige la mise hors la loi des trotskistes en France, et ne parle d&#233;sormais plus que des &#171; hitl&#233;ro-trotskistes au service de l'&#233;tranger &#187;. L'apoth&#233;ose est atteinte avec les proc&#232;s de Moscou, o&#249; Vychinski parle des &#171; bandits trotskistes, vulgaires mouchards et espions &#187; ; affirme que &#171; le trotskisme contre-r&#233;volutionnaire est devenu depuis longtemps d&#233;j&#224; le pire d&#233;tachement d'avant-garde du fascisme international &#187;, &#171; converti en une des succursales des SS et de la Gestapo &#187;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les partis communistes &#233;purent leurs rangs, et tout militant critique peut se voir &#233;tiquet&#233; de &#171; trotskiste &#187;, exclu et diffam&#233;, et souvent molest&#233;. Il devient de plus en plus difficile pour les militants trotskistes de militer, et en particulier dans les entreprises, situation qui perdurera dans les d&#233;cennies de Guerre froide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux mythes sur le trotskysme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les calomnies des staliniens contre Trotski et le trotskysme stigmatisent essentiellement deux aspects : la pr&#233;tendue haine de Trotski pour la paysannerie d'une part, et son pr&#233;tendu aventurisme putschiste et gauchiste d'autre part. Aujourd'hui, les staliniens ne croient plus gu&#232;re aux th&#233;ories qui font de Trotski un agent de la Gestapo ou de l'Intelligence Service britannique ; en revanche, les accusations plus &#034;politiques&#034; contre Trotski peuvent encore, elles, trouver de l'&#233;cho.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Haine de la paysannerie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotski pensait, comme la plupart des marxistes, que &#171; l'histoire du capitalisme est l'histoire de la subordination de la campagne &#224; la ville &#187;[1] et que la classe ouvri&#232;re devait jouer un r&#244;le d&#233;terminant. Dans la Russie semi-f&#233;odale et majoritairement paysanne, les marxistes, y compris L&#233;nine et les bolch&#233;viks, pensaient qu'il faudrait d'abord une r&#233;volution d&#233;mocratique-bourgeoise, qui repose sur la force de la paysannerie. Trotski a &#233;t&#233; accus&#233;, en raison de sa th&#233;orie de la r&#233;volution permanente qui donne un r&#244;le dirigeant &#224; la classe ouvri&#232;re, de sous-estimer le potentiel de la paysannerie. Ces accusations ressortent en particulier fin 1923 &#224; des fins pol&#233;miques. Cela est renforc&#233; par le fait qu'&#224; ce moment-l&#224; Trotski d&#233;fendait qu'il &#233;tait urgent de d&#233;velopper en priorit&#233; l'industrie (pour renforcer la classe ouvri&#232;re et &#233;galement pour r&#233;soudre la crise des ciseaux). Pourtant Trotski n'a quasiment pas eu la moindre divergence pratique avec L&#233;nine et la direction bolch&#233;vique en Octobre et apr&#232;s sur la question paysanne. Il &#233;tait convaincu de la n&#233;cessit&#233; de s'allier &#224; la paysannerie et a largement r&#233;alis&#233; cette alliance dans la pratique en dirigeant l'Arm&#233;e rouge, arm&#233;e majoritairement paysanne. Trotski fut &#233;galement un des premiers &#224; d&#233;fendre une nouvelle politique &#233;conomique plus favorable &#224; la paysannerie en 1920, ce que le comit&#233; central refuse alors. Et il s'opposera aux collectivisations forc&#233;es dans les campagnes men&#233;es par Staline en 1928.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aventurisme et gauchisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotski ne se conduisit jamais de fa&#231;on aventuriste : contre l'avis de L&#233;nine, il s'opposa &#224; la campagne de Pologne en 1920 ; il s'opposa aussi aux tentatives r&#233;volutionnaires avort&#233;es des communistes allemands en 1921 et 1923. Ce que les staliniens appellent &#171; aventurisme &#187;, c'est tout ce qui d&#233;passe leur horizon devenu r&#233;formiste &#224; force de collaborer avec diff&#233;rents partis ou &#201;tat bourgeois.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;L&#233;on Trotsky&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des t&#233;moignages sur l'origine de la l&#233;gende du &#171; Trotskisme &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;3 janvier 1928&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tels sont les t&#233;moignages que j'ai pu recueillir &#224; Moscou. Ils ne font que mettre cr&#251;ment en lumi&#232;re ce que les camarades mieux inform&#233;s comprenaient d&#233;j&#224; clairement avant de les conna&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La l&#233;gende du &#171; trotskysme &#187; qui fut cr&#233;&#233;e, d&#233;truite et de nouveau reconstitu&#233;e par les seuls et m&#234;mes hommes, suivant les besoins du moment, nous am&#232;ne &#224; examiner une autre question plus g&#233;n&#233;rale : celle des m&#233;thodes &#224; admettre dans la lutte politique au sein du parti r&#233;volutionnaire. Il n'est pas rare d'entendre dire par des repr&#233;sentants de la majorit&#233; actuelle (naturellement dans une conversation priv&#233;e) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il va de soi que nous savons tr&#232;s bien que l'Opposition n'a rien de commun avec le menchevisme. Mais il s'agit de deux groupes luttant pour le pouvoir, il faut donc de puissants moyens. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les maquignons qui sont maintenant dans l'appareil croient qu'une telle fa&#231;on d'aborder les questions id&#233;ologiques est tout &#224; fait r&#233;aliste et m&#234;me v&#233;ritablement bolchevique. Elle est pourtant profond&#233;ment impr&#233;gn&#233;e de cynisme. L'id&#233;ologie est dans la lutte de classes une arme tranchante : elle se venge cruellement de ceux qui en abusent. Les cadres du parti se sont form&#233;s au cours d'ann&#233;es et de dizaines d'ann&#233;es, sur la base des th&#232;ses du marxisme contr&#244;l&#233;es par l'exp&#233;rience de la vie et de la lutte. Abuser des valeurs id&#233;ologiques, falsifier les th&#233;ories, transformer les mots de &#171; menchevisme &#187;, de &#171; social-d&#233;mocrate &#187; etc. en injures vides de sens, tout cela sape in&#233;vitablement les bases de la vie du parti, d&#233;truit les liens d'id&#233;es, d&#233;moralise les cadres, d&#233;soriente les masses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne reconnaissons pas l'existence d'une morale abstraite au-dessus de la r&#233;alit&#233;, des classes et des int&#233;r&#234;ts de celles-ci. Mais cela ne signifie nullement que nous ne reconnaissons l'existence d'aucune morale. Ce que l'on peut et ce que l'on ne peut pas faire est d&#233;termin&#233; par les int&#233;r&#234;ts historiques du prol&#233;tariat et non par les besoins actuels de l'appareil &#8211; ou de la poign&#233;e de ceux qui le dirigent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il suffit de se repr&#233;senter clairement, un instant seulement, le jeu r&#233;pugnant de saute-mouton pratiqu&#233; dans le domaine des id&#233;es &#224; propos du &#171; trotskysme &#187;. Il n'en a m&#234;me pas &#233;t&#233; question entre 1917 et 1923. Pour nous en tenir &#224; l'essentiel, c'est pendant cette p&#233;riode qu'a &#233;t&#233; &#233;labor&#233; le programme du parti, qu'a &#233;t&#233; fond&#233;e l'Internationale communiste, qu'ont &#233;t&#233; constitu&#233;s ses cadres et &#233;tablis ses documents principaux, parmi lesquels les th&#232;ses du Programme et les Manifestes de l'Internationale communiste. En 1923, apr&#232;s que L&#233;nine ait &#233;t&#233; &#233;cart&#233; de toute activit&#233;, de s&#233;rieuses divergences de vue sont apparues dans le noyau principal du comit&#233; central et ces divergences se sont d&#233;velopp&#233;es, dans le cours des quatre ann&#233;es suivantes, autour de deux lignes de conduite irr&#233;conciliables. Le spectre du trotskysme a &#233;t&#233; lanc&#233; sur la sc&#232;ne en 1924 apr&#232;s une soigneuse pr&#233;paration en coulisses. Zinoviev et Kamenev &#233;taient les inspirateurs de cette campagne. Ils &#233;taient &#224; la t&#234;te de ce qu'on appelait &#224; l'&#233;poque &#171; la vieille garde bolchevique &#187;. En face, le pr&#233;tendu &#171; trotskysme &#187;. Mais le noyau des soi-disant &#171; l&#233;ninistes &#187; scissionne en 1925. Quelques mois plus tard, Zinoviev et Kamenev ont &#233;t&#233; oblig&#233;s de reconna&#238;tre que le noyau principal de l'Opposition de 23, les pr&#233;tendus &#171; trotskystes &#187; avaient eu raison dans les questions essentielles sur lesquelles il y avait eu des divergences. Cet aveu est le plus cruel des ch&#226;timents encourus par les abus scandaleux commis dans le domaine th&#233;orique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il y a plus : bient&#244;t Zinoviev et Kamenev sont eux-m&#234;mes catalogu&#233;s comme &#171; trotskystes &#187;. Il est difficile d'imaginer plus implacable ironie du hasard. Zinoviev et Kamenev s'unissent aux dirigeants de l'Opposition de 1923 dans un groupe parfaitement fond&#233; &#224; se d&#233;nommer gauche prol&#233;tarienne du parti ou bolcheviks-l&#233;ninistes (Opposition) en opposition au groupe opportuniste Staline, Rykov, Boukharine. Le 15e congr&#232;s n'a rien chang&#233; &#224; la ligne politique de la majorit&#233; ; au contraire, il l'a renforc&#233;e. Il a condamn&#233; l'Opposition et l'a exclue du parti. Pour Zinoviev et Kamenev, c'est apparu suffisant pour dissimuler le danger de Thermidor et tenter en revanche de ressusciter le fant&#244;me du trotskysme. Il ne serait pas surprenant que Zinoviev se mette &#224; r&#233;diger une brochure contre le danger trotskyste et que Kamenev se mette &#224; faire r&#233;f&#233;rence &#224; ses discours et articles de 23-24.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le manque de principes porte en lui son ch&#226;timent. Il se brise contre les faits, sape la confiance et en fin de compte se ridiculise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des individualit&#233;s, m&#234;me aussi consid&#233;rables que Zinoviev et Kamenev, viennent et passent. La ligne politique, elle, demeure.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>The labor aristocracy is corrupting the workers' and revolutionary movement</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8428</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8428</guid>
		<dc:date>2025-10-30T05:55:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Socialisme</dc:subject>
		<dc:subject>Stalinisme</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicalisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;The labor aristocracy is corrupting the workers' and revolutionary movement &lt;br class='autobr' /&gt;
The question is : is the betrayal of the workers' movement in a counter-revolutionary, social-collaborationist, social-negotiating, social-imperialist, social-patriotic, social-chauvinist, social-fascist, social-racist, social-warlike sense based only on the betrayal of the leaderships of reformist and opportunist organizations or on the penetration into the working class of a more favored layer which links its (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique88" rel="directory"&gt;20- ENGLISH - MATERIAL AND REVOLUTION&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot97" rel="tag"&gt;Socialisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;Stalinisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot110" rel="tag"&gt;Syndicalisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;The labor aristocracy is corrupting the workers' and revolutionary movement&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;The question is : is the betrayal of the workers' movement in a counter-revolutionary, social-collaborationist, social-negotiating, social-imperialist, social-patriotic, social-chauvinist, social-fascist, social-racist, social-warlike sense based only on the betrayal of the leaderships of reformist and opportunist organizations or on the penetration into the working class of a more favored layer which links its material interests to those of capitalism and imperialism, the labor aristocracy ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The opportunist far left, which feels at home in the reformist swamp of trade unions and election campaigns, claims that it is only a question of organizational leadership. Lenin and Trotsky, as well as the entire revolutionary communist movement following Marx and Engels, assert the opposite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Here is how we ask the question : Is there even a crisis of revolutionary leadership ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2374&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2374&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The anti-socialist and counter-revolutionary betrayal of the proletariat has an internal, real, material, social base, which, even if it is a minority, is a social layer which often has a preponderant influence within large companies, while it does not lead the large spontaneous and self-organized movements of workers like the yellow vests.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Communist International in 1920 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;What are the characteristic features of the old trade union movement that led it to capitulate to the bourgeoisie ? They are :&lt;br class='autobr' /&gt;
The narrowly corporatist spirit. The fragmentation of the organization. The respect for bourgeois legality. The habit of relying on the labor aristocracy and ignoring laborers and unskilled workers. The excessively high dues, inaccessible to the ordinary worker. The concentration of the entire leadership of the unions in the hands of people at the top of the labor ladder, functionaries who tended more and more to constitute a bureaucratic trade union caste. The propaganda of neutrality in the face of political questions posed before the proletariat was in reality equivalent to support for bourgeois politics. The sabotage of collective contracts, which, in fact, resulted in the conclusion of these contracts by the union bureaucracy and the enslavement by the capitalists of the workers of a given profession for a whole series of years. The overestimation of insignificant improvements (for example, of the purely nominal increase in wages) which the unions succeeded in obtaining from the employers, with the help of a peaceful agreement. The foregrounding of questions of relief and mutuality to the detriment of strike funds and the combativeness of the unions. The habit of regarding the unions as organizations whose entire mission is to improve working conditions within the framework of the capitalist regime and which in no way set themselves the revolutionary overthrow of the capitalist system.&lt;br class='autobr' /&gt;
Such was the old &#034;free&#034; professional movement, the old trade unionism. Such an atmosphere allowed Gompers in America to sell union votes during presidential elections, and the Legiens of all countries to make the unions the instruments of the bourgeoisie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Will the unions follow the old path of reformism, that is, in reality, of the bourgeoisie ? This is the most important question facing the international workers' movement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leon Trotsky in &#034;Where is England going ?&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;The imperialist war revealed only too clearly that the labor bureaucracy and the labor aristocracy had had time, during the previous period of capitalist prosperity, to undergo a profound petty-bourgeois transformation, as to their entire way of life and their entire spiritual formation. But the petty bourgeois retains the appearance of freedom until the first shock. The war revealed and consecrated at one stroke the dependence of the petty bourgeois on the big and the very big bourgeois. Social-imperialism was the aspect of this dependence within the labor movement. Centrism, on the other hand, to the extent that it was preserved or reconstituted during the war and since, expressed the terror of the petty-bourgeois labor bureaucrat at the idea of &#8203;&#8203;being entirely and above all manifestly the captive of imperialism. German Social Democracy, which for many years during Bebel's time still pursued a policy that was in reality centrist, could not maintain this position during the war, not least because of its power. It had to be either against the war - and that would have been, in reality, entering the revolutionary road - or for the war, and that would have been an open move towards the bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/ouvalang/ouvlan11.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/ouvalang/ouvlan11.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leon Trotsky in &#034;Europe and America&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Such, in its essential features, is the material power of the United States. It is this power which allows them to apply the old method of the British bourgeoisie : fattening the labor aristocracy in order to keep the proletariat under tutelage, a method which they have brought to a degree of perfection which the British bourgeoisie would never have even dared to dream of.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/europeameric/eur2.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/europeameric/eur2.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leon Trotsky in &#8220;The Revolution Betrayed&#8221; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;The proletariat is the least heterogeneous class in capitalist society. The existence of social strata such as the labor aristocracy and the bureaucracy, however, is sufficient to explain to us the existence of opportunist parties, which, in the natural course of things, become one of the means of bourgeois domination. Whether the difference between the labor aristocracy and the proletarian masses is, from the point of view of Stalinist sociology, &#034;radical&#034; or &#034;superficial,&#034; is of little importance to us ; it is from this difference, in any case, that the necessity arose in its time to break with social democracy and to found the Third International.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/revtrahie/frodcp10.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/revtrahie/frodcp10.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leon Trotsky in a letter on The Iron Heel, by Jack London :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;It is particularly important to emphasize the role that Jack London attributes to the labor bureaucracy and aristocracy in the coming evolution of humanity. Thanks to their support, the American plutocracy will succeed in crushing the workers' uprising and maintaining its iron dictatorship for the next three centuries.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/litterature/london.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/litterature/london.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky's letter in 1930 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Traditionally, purely French organizations do not have a mass character. To a certain extent, they are based on a political and trade union &#8220;aristocracy&#8221; of the working class. The overwhelming majority remains unorganized and distant from the activities of political and trade union organizations. It seems to me that the role of foreign workers in France will shake up the great conservatism of this country. Since foreign workers represent, in their great majority, the lower strata of the country's proletariat, they are thus close, linked, and share the fate of the lower strata of the country's proletariat, which nevertheless remains more distant from official organizations. Foreign workers have a different spirit, simply because they are foreigners : an emigrant spirit, more mobile, more receptive to revolutionary ideas. This is why the ideology of communism can win the respect of foreign workers and make them a powerful instrument for the penetration of the entire French working class.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1930/05/300510d.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1930/05/300510d.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leon Trotsky in &#034;Their Morality and Ours&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Stalinism is not an abstract &#8216;dictatorship' either ; it is a vast bureaucratic reaction against the proletarian dictatorship in a backward and isolated country. The October Revolution abolished privileges, declared war on social inequality, substituted government of the workers by the workers for bureaucracy, abolished secret diplomacy ; it strove to give social relations complete transparency. Stalinism restored the most offensive forms of privilege, gave inequality a provocative character, stifled the spontaneous activity of the masses by means of police absolutism, made administration the monopoly of the Kremlin oligarchy, and revived the fetishism of power in aspects of which the absolute monarchy would not have dared to dream.&lt;br class='autobr' /&gt;
Social reaction, whatever it may be, is obliged to mask its true aims. The more abrupt the transition from revolution to reaction, the more reaction depends on the traditions of revolution&#8212;in other words, the more it fears the masses and the more it is forced to resort to lies and imposture in its struggle against the advocates of revolution. Stalinist impostures are not the fruit of &#034;Bolshevik&#034; amorality ; like all important events in history, they are the products of a concrete social struggle of the most perfidious and cruel kind : that of a new aristocracy against the masses who brought it to power. It requires, in truth, total intellectual and moral poverty to identify the reactionary and police morality of Stalinism with the revolutionary morality of the Bolsheviks. Lenin's party ceased to exist long ago ; internal difficulties and world imperialism broke it. The Stalinist bureaucracy succeeded it and is an apparatus for the transmission of imperialism. In world politics, the bureaucracy has substituted class collaboration for class struggle, social patriotism for internationalism. In order to adapt the ruling party to the tasks of reaction, the bureaucracy has &#034;renewed&#034; its personnel by exterminating revolutionaries and recruiting careerists.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/morale/morale10.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/morale/morale10.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leon Trotsky in &#8220;The Revolution Betrayed&#8221; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;It is quite undeniable that the situation of the upper stratum of the working class, and especially of those who are called Stakhanovites, has noticeably improved over the past year ; the press reports in detail how many suits, pairs of shoes, gramophones, bicycles, and even cans of food the decorated workers were able to buy. At the same time, we discover how inaccessible these goods are to the ordinary worker. Stalin says of the causes that gave rise to the Stakhanov movement : 'People have begun to live better, more cheerfully. And when people live more cheerfully, work goes better.' There is some truth in this optimistic way, typical of the leaders, of presenting piecework : the formation of a labor aristocracy has in fact only become possible thanks to previous economic successes. The incentive for the Stakhanovites, however, is not 'cheerfulness,' but the desire to earn more. Molotov modified Stalin's statement in this sense : &#034;The Stakhanovites are driven to high productivity by the simple desire to raise their wages.&#034; Indeed, a whole category of workers was formed in a few months, nicknamed the &#034;thousand,&#034; because their wages exceeded 1,000 rubles a month. There were even some who earned more than 2,000 rubles, while workers in the lower categories often earned less than 100 rubles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The sheer magnitude of these wage variations seems to establish a sufficient difference between the &#034;notable&#034; worker and the &#034;ordinary&#034; worker. This is not enough for the bureaucracy. The Stakhanovites are literally showered with privileges. They are given new homes, repairs are made to their homes ; they are granted additional stays in rest homes and sanatoriums ; schoolmasters and doctors are sent to their homes, free of charge ; they have free admission to the cinema ; they sometimes get shaved for free or as a priority. Many of these privileges seem intentionally granted to hurt and offend the average worker. The obsequious benevolence of the authorities is caused, as well as careerism, by a bad conscience : local leaders eagerly seize the opportunity to emerge from their isolation by granting privileges to a labor aristocracy. The result is that the real wages of Stakhanovites are often twenty to thirty times higher than those of the lower categories. The salaries of the most favored specialists would in many circumstances be enough to pay eighty to one hundred laborers. In terms of the extent of inequality in the remuneration of labor, the USSR has caught up with and largely surpassed the capitalist countries !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The best of the Stakhanovites, those who are truly inspired by socialist motives, far from rejoicing in their privileges, are dissatisfied with them. This is understandable : the individual enjoyment of various goods, in an atmosphere of general misery, surrounds them with a circle of hostility and envy and poisons their existence. These relations between workers are further removed from socialist morality than those of workers in a capitalist factory united by the common struggle against exploitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The fact remains that daily life is not easy for the skilled worker, especially in the provinces. Besides the fact that the seven-hour day is increasingly sacrificed to increasing labor productivity, many hours are taken up by the supplementary struggle for existence. It is pointed out as a particular sign of well-being that the best workers in the sovkhozes&#8212;state farms&#8212;tractor and combined machine drivers, already forming a distinct aristocracy, have cows and pigs. The theory that socialism without milk was better than milk without socialism is therefore abandoned. It is now recognized that workers in state agricultural enterprises, where there is apparently no shortage of cows and pigs, must, in order to ensure their existence, have their own miniature livestock. The triumphant announcement that 96,000 Kharkov workers have their own vegetable gardens is no less astonishing. Other cities are invited to imitate Kharkov. What a terrible waste of human energy is the &#034;individual cow&#034; and the &#034;individual vegetable garden&#034; and what a burden for the worker, and even more so for his wife and children, the medieval work of shoveling manure and earth !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The vast majority of workers, of course, have neither cows nor vegetable gardens, and often lack shelter. The wage of a laborer is 1,200 to 1,500 rubles a year, sometimes less, which, given Soviet prices, amounts to poverty. Housing conditions, one of the most characteristic indicators of the material and cultural situation, are extremely poor and sometimes intolerable. The vast majority of workers are crammed into communal housing that is much less well-equipped and much less habitable than the barracks. Is this to justify failures in production, work failures, poor workmanship ? The administration, through its journalists, itself gives descriptions of the workers' housing conditions of this kind : &#034;The workers sleep on the floor, the bedsteads are infested with bedbugs, the chairs are demolished, there is no cup to drink from,&#034; etc. &#034;Two families live in a room. The roof has a hole in it. When it rains, they collect water by the bucketful.&#034; &#034;The toilets are indescribable...&#034; Details of this kind, which apply to the entire country, could be cited endlessly. As a result of the intolerable living conditions, &#034;the fluidity of personnel,&#034; writes, for example, the head of the oil industry, &#034;reaches very large proportions... Many wells are not exploited for lack of manpower...&#034; In certain disadvantaged regions, only workers dismissed elsewhere for indiscipline agree to work. Thus, a category of wretched people deprived of all rights is formed in the lower reaches of the proletariat, Soviet pariahs whom a branch of industry as important as oil is obliged to employ extensively.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As a result of the glaring inequalities in the wage system, further aggravated by arbitrarily created privileges, the bureaucracy succeeded in creating very bitter antagonisms within the proletariat. Recent press reports painted the picture of a civil war in miniature. &#034;Sabotage of machines is the preferred(!) means of combating the Stakhanov movement,&#034; wrote the trade union organ, for example. &#034;The class struggle&#034; is evoked at every step. In this &#034;class&#034; struggle, the workers are on one side, the trade unions on the other. Stalin publicly recommends &#034;beating up&#034; the resistance fighters. Other members of the Central Committee repeatedly threaten &#034;the impudent enemies&#034; with total annihilation. The experience of the Stakhanov movement powerfully highlights the gulf that separates power and the proletariat and the unbridled obstinacy of the bureaucracy in applying the rule : &#034;Divide and rule.&#034; On the other hand, piecework, thus imposed, becomes, to console the worker, &#034;socialist emulation.&#034; These words alone are a mockery.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Emulation, whose roots lie in biology, undoubtedly remains under communism &#8211; cleansed of the spirit of profit, envy, and privilege &#8211; the most important driving force of civilization. But in a more immediate, preparatory phase, the real strengthening of socialist society can and must take place not according to the humiliating methods of backward capitalism to which the Soviet government resorts, but by means more worthy of the liberated man and above all without the bureaucrat's cudgel. For this cudgel is itself the most odious legacy of the past. It will have to be broken and publicly burned so that it will be possible to speak of socialism without the blush of shame rising to your forehead !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/revtrahie/frodcp6.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/revtrahie/frodcp6.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;August 1940&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leon Trotsky&lt;br class='autobr' /&gt;
Trade Unions in the Age of Imperialist Decline&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The integration of trade union organizations into state power&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There is one common aspect in the development or, more precisely, in the degeneration of modern trade union organizations throughout the world : their rapprochement and integration with state power.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This process is also characteristic of neutral, social-democratic, communist, and anarchist unions. This fact alone indicates that the tendency to integrate into the state is not inherent in this or that doctrine, but results from the social conditions common to all unions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monopolistic capitalism is not based on competition and private initiative, but on central command.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Capitalist cliques, at the head of powerful trusts, unions, banking consortiums, etc., control economic life on the same level as the state power and, at every moment, they resort to the latter's collaboration. In turn, the unions, in the most important branches of industry, find themselves deprived of the possibility of profiting from the competition between the various enterprises. They must confront a centralized capitalist adversary, intimately linked to the state power. From this follows for the unions, to the extent that they remain on reformist positions - that is, on positions based on adaptation to private property - the necessity to adapt to the capitalist state and to attempt to cooperate with it.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the eyes of the trade union bureaucracy, the essential task is to &#034;liberate&#034; the state from capitalist control by weakening its dependence on the trusts and attracting it to itself. This attitude is in complete harmony with the social position of the aristocracy and the labor bureaucracy, who are fighting to obtain a few crumbs from the distribution of the surplus profits of imperialist capitalism.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In their speeches, the labor bureaucrats do their utmost to try to prove to the - democratic - state how trustworthy and indispensable they are in peacetime, and especially in wartime. By transforming the trade unions into state organizations, fascism invents nothing new ; it only pushes all the tendencies inherent in capitalism to their ultimate consequences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Colonial and semi-colonial countries are not under the domination of indigenous capitalism, but of foreign imperialism. However, this does not eliminate, but rather reinforces, the need for direct, day-to-day, practical links between the capitalist magnates and the colonial and semi-colonial governments that, in fact, depend on them.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;To the extent that imperialist capitalism creates in colonial and semi-colonial countries a layer of aristocracy and labor bureaucracy, it seeks the support of these governments as protectors and guardians and sometimes as arbiters.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This constitutes the most important social basis of the Bonapartist and semi-Bonapartist character of governments in the colonies, and in general in &#034;backward&#034; countries. It also constitutes the basis of the dependence of reformist trade unions on the state.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In Mexico, the trade unions have been transformed by law into semi-state institutions and have, as a result, acquired a semi-totalitarian character. The nationalization of the trade unions, according to the legislators' conception, was introduced in the interests of the workers, with the aim of ensuring their influence in governmental or economic life. But to the extent that foreign imperialist capitalism dominates the national state and it is possible for it to overthrow the unstable democracy and immediately replace it with an open fascist dictatorship, to this extent, the legislation relating to trade unions can easily become a weapon in the hands of the imperialist dictatorship.&lt;br class='autobr' /&gt;
Slogans for the independence of the trade unions&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;From the above, it would seem easy at first glance to conclude that the trade unions are giving up being themselves in the imperialist era, that they leave almost no room for workers' democracy, which, in the good old days, when free trade dominated the economic arena, constituted the very content of the inner life of workers' organizations. It might also be argued that in the absence of workers' democracy, there can be no open struggle to exert influence over the members of the trade unions and that, as a result, the main arena of revolutionary work within the trade unions disappears. Such a position would be fundamentally wrong. We cannot choose the field and conditions of our activity according to our desires or aversions alone. It is infinitely more difficult to struggle to influence the working masses in a totalitarian and semi-totalitarian state than in a democracy. This remark applies equally to the trade unions, whose destiny reflects the evolution of capitalist states. But we cannot renounce working with the workers in Germany simply because the totalitarian regime there makes such work extremely difficult. For the same reason, we cannot renounce the struggle in the compulsory labor organizations created by fascism. A fortiori, we cannot renounce systematic work within the trade unions of a totalitarian or semi-totalitarian regime simply because they are directly or indirectly dependent on the workers' state or because the bureaucracy deprives revolutionaries of the opportunity to work freely in these unions. It is necessary to conduct the struggle under all those concrete conditions that have been created by the preceding development, including the faults of the working class and the crimes of its leaders.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In fascist and semi-fascist countries, all revolutionary work can only be illegal and clandestine. It is necessary for us to adapt ourselves to the concrete conditions existing in the trade unions of each country in order to mobilize the masses, not only against the bourgeoisie, but also against the totalitarian regime reigning in the trade unions themselves and against the leaders who strengthen this regime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The essential slogan in this struggle is : complete and unconditional independence of the trade unions from the capitalist state. This means : the struggle to transform the trade unions into organs of the exploited masses and not into organs of a labor aristocracy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The second slogan is : democracy in the unions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This second slogan follows directly from the first and presupposes for its realization the complete freedom of the unions vis-&#224;-vis the imperialist or colonial State.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In other words, in the present epoch, trade unions cannot be mere organs of democracy as in the era of free-market capitalism, and they can no longer remain politically neutral, that is, limit themselves to defending the everyday interests of the working class. They can no longer be anarchist, that is, ignore the decisive influence of the State on the lives of peoples and classes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;They cannot remain reformist any longer, because objective conditions no longer permit serious and lasting reforms. The trade unions of our time can either serve as secondary instruments of imperialist capitalism to subordinate and discipline the workers and prevent revolution, or, on the contrary, become instruments of the revolutionary movement of the proletariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The neutrality of trade unions is completely and irremediably a thing of the past and dead with free bourgeois democracy.&lt;br class='autobr' /&gt;
Necessity of work in the trade unions&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;From the above, it is clear that despite the continual degeneration of the trade unions and their gradual integration into the imperialist state, work within the trade unions not only has lost none of its importance, but remains as before, and in a certain sense is even becoming, revolutionary. The issue at stake in this work remains essentially the struggle to influence the working class. Every organization, every party, every faction that takes an ultimatumist position with regard to the trade unions, that is, that in fact turns its back on the working class, simply because its organizations do not please it, is doomed to perish. And it must be said that it deserves its fate.&lt;br class='autobr' /&gt;
In backward countries&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Since in backward countries the main role is played not by national capitalism but by foreign capitalism, the national bourgeoisie occupies a lower social position than it should be in relation to the development of industry.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;To the extent that foreign capital does not import workers but proletarianizes the native population, the national proletariat quickly plays the most important role in the life of the country. Under these conditions, the national government, to the extent that it tries to resist foreign capital, is forced to rely more or less on the proletariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On the other hand, the governments of those countries that consider it inevitable and more profitable for themselves to walk hand in hand with foreign capital, destroy workers' organizations and establish a more or less totalitarian regime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thus, the weakness of the national bourgeoisie, the lack of traditions of democratic government, the pressure of foreign imperialism, and the relatively rapid development of the proletariat remove any basis for a stable democratic regime. The governments of backward countries, that is, colonial and semi-colonial ones, generally assume a Bonapartist or semi-Bonapartist character. They differ from each other in that some attempt to orient themselves in a democratic direction by seeking support among the workers and peasants, while others establish a form of military and police dictatorship. This also determines the fate of the trade unions : either they are placed under the tutelage of the state, or they are subjected to cruel persecution. This guardianship corresponds to the two antagonistic tasks that the State must face : either to draw closer to the entire working class and thus gain support to resist the excessive pretensions of imperialism, or to discipline the workers by placing them under the control of a bureaucracy.&lt;br class='autobr' /&gt;
Monopolistic capitalism and the unions&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monopolistic capitalism is less and less willing to admit the independence of the trade unions again. It demands that the reformist bureaucracy and the labor aristocracy, which are picking up the crumbs from its table, both be transformed into its political police in the eyes of the working class. If this does not happen, the labor bureaucracy will be abolished and replaced by the fascists. Then all the efforts of the labor aristocracy, in the service of imperialism, will no longer be able to save it from destruction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;At a certain point in the intensification of class contradictions within each country and of antagonisms between nations, imperialist capitalism can no longer tolerate a reformist bureaucracy (at least to a certain extent) unless the latter acts directly as a small but active shareholder in imperialist enterprises, in their plans and programs, both within the country itself and on the world stage. Social reformism must be transformed into social imperialism for the purpose of prolonging its existence and nothing more, for on this road there is generally no way out.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Does this mean that in the imperialist epoch, independent trade unions cannot exist, in general ? To pose the question in this way would be fundamentally wrong. The existence of independent or semi-independent reformist trade unions is impossible. Quite possible is the existence of revolutionary trade unions that not only no longer support the imperialist police, but that set themselves the task of directly overthrowing the capitalist system. In the epoch of decadent imperialism, trade unions can only be truly independent to the extent that they are consciously active organs of the proletarian revolution. In this sense, the transitional program adopted by the last Congress of the Fourth International is not only the program of party activity but, in its essential lines, also the program of trade union activity.&lt;br class='autobr' /&gt;
In the colonial and semi-colonial countries&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The development of backward countries is of a combined nature. In other words, the latest technology, economics, and imperialist policy are combined in these countries in their traditionally backward and primitive state. This law can be observed in the most diverse spheres of development in colonial or semi-colonial countries, including that of the trade union movement. Capitalism operates here in its most cynical and open form. It transports the most advanced methods of its tyrannical rule onto virgin territory.&lt;br class='autobr' /&gt;
In England&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Throughout the world trade union movement, a shift to the right and the suppression of internal democracy have been observed in recent times. In England, the minority movement in the trade unions was crushed (not without the intervention of Moscow) ; trade union leaders are today, especially in the field of foreign policy, loyal agents of the Conservative Party.&lt;br class='autobr' /&gt;
In France&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In France, there was no room for an independent existence of the Stalinist trade unions. They united with the so-called anarcho-syndicalists under the leadership of Jouhaux, and as a result of this unification, there was a general shift in the trade union movement, not to the left, but to the right.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The CGT leadership is the most direct and open agency of French imperialist capitalism.&lt;br class='autobr' /&gt;
In the United States&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the United States, the trade union movement has gone through a very turbulent period in recent years. The rise of the CIO highlights the revolutionary tendencies manifesting themselves among the working masses. However, remarkable and highly significant is the fact that the new left-wing trade union organization, barely founded, fell under the control of the imperialist state. The struggle between the leaders of the old federation and those of the new one is reduced to a large extent to a struggle to achieve collaboration with Roosevelt and his cabinet in order to obtain their support.&lt;br class='autobr' /&gt;
In Spain&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;No less significant, although in a different sense, is the development or degeneration of Spanish trade unions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the socialist unions, all the leading elements that to some extent represented the independence of the trade union movement were sidelined. As for the anarcho-syndicalist unions, they were transformed into instruments of the republican bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Their leaders became bourgeois conservative ministers. The fact that this transformation took place during the Civil War does not lessen its significance. War is a continuation of politics. It promotes its developments, exposes its fundamental characteristics, destroys everything that is rotten, false, and ambiguous, and maintains only what is essential. The shift of the trade unions to the right is due to the exacerbation of social and international contradictions. The leaders of the trade union movement felt, understood, or were made to understand, that it was no longer the time to play the opposition. Every opposition movement within the trade union movement, and especially at the top, threatens to provoke a formidable mass movement and thus create difficulties for national imperialism. This motivates the shift of the trade unions to the right and the suppression of workers' democracy in the unions, the evolution towards the totalitarian regime, a fundamental characteristic of the period.&lt;br class='autobr' /&gt;
In Holland&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We must also mention the case of Holland, where not only was the reformist trade union movement a prop for imperialism, but the so-called anarcho-syndicalist organization also came under the control of the imperialist government. Despite his platonic sympathies for the Fourth International, Sneevliet, the secretary of the organization, had, as a member of the Dutch parliament, as his primary objective to prevent the government's wrath from falling on his trade union organization.&lt;br class='autobr' /&gt;
In Mexico&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The nationalization of railways and oil fields in Mexico obviously has nothing in common with socialism.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This is a measure of state capitalism in a backward country that seeks to defend itself in this way, on the one hand, against foreign imperialism and, on the other, against its own proletariat. The management of railways and oil fields under the control of workers' organizations has nothing in common with workers' control over industry, for, ultimately, management is in the hands of the workers' bureaucracy, which is independent of the workers, but in turn completely dependent on the bourgeois state. This measure on the part of the ruling class is aimed at disciplining the working class and making it work more in the service of the &#034;common interests&#034; of the state, which seem to merge with the interests of the working class itself. In reality, the whole task of the bourgeoisie is to liquidate the trade unions as organs of the class struggle and to replace them with the trade union bureaucracy as the organ of direction of the bourgeois state over the workers. Under these conditions, the task of the revolutionary vanguard is to lead the struggle for the complete independence of the trade unions and for the introduction of genuine workers' control over the trade union bureaucracy which has been transformed into the administration of the railways, oil companies, etc.&lt;br class='autobr' /&gt;
Anarchism&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The events of the last period preceding the war revealed with particular clarity that anarchism, which from a theoretical point of view is nothing more than liberalism pushed to the extreme, was in practice nothing more than a propaganda movement operating peacefully within the framework of the democratic republic whose protection it sought.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If we disregard individual terrorist acts, etc., anarchism, as a mass movement and political action, has only carried out propaganda activity under the peaceful protection of legality.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In times of crisis, anarchists have always done the opposite of what they had advocated in calm periods.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This fact was pointed out by Marx in connection with the events of the Paris Commune, and it was reproduced on a much larger scale in the experience of the Spanish revolution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Democratic trade unions in the old sense of the term, that is, organizations in which different tendencies confront each other more or less freely within the same mass organization, can no longer exist for long.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Just as it is impossible to return to the bourgeois democratic state, it is impossible to return to the old workers' democracy. The fate of one reflects the fate of the other. It is a certain fact that the independence of the trade unions, in a class sense, in their relationship with the bourgeois state, can be ensured, under present conditions, only by a completely revolutionary leadership, which is the leadership of the Fourth International. This leadership, of course, can and must be rational and ensure for the trade unions the maximum democracy conceivable under present concrete conditions. But without the political leadership of the Fourth International, the independence of the trade unions is impossible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1940/08/19400800.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1940/08/19400800.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leon Trotsky&lt;br class='autobr' /&gt;
The bureaucracy and the new aristocracy must be expelled from the Soviets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;July 3, 1938&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I have received, regarding the slogan which appears at the head of this article, some critical remarks which are of general interest and therefore deserve to be answered not in a personal letter, but in an article [1].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Let us first cite these criticisms.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The demand to &#034;drive out the bureaucracy and the new aristocracy from the Soviets&#034; does not take into account, according to my correspondent, the serious social conflicts that exist within the bureaucracy and the aristocracy, sections of which will pass into the camp of the proletariat, as is stated in another passage of the same thesis (the draft program).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This demand (&#034;drive out... bureaucracy...&#034;) establishes a false (&#034;ill-defined&#034;) basis for tens of millions of people (including skilled workers) being deprived of the right to vote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This demand is in contradiction with the part of the program which states that &#034;the democratization of the Soviets is impossible without the legalization of the Soviet parties. The workers and peasants themselves will freely indicate by their votes which parties they recognize as Soviet parties.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;In any case,&#034; the letter's author continues, &#034;there does not seem to be any valid political reason for deciding a priori to deprive entire social groups in today's Russian society of the right to vote. The deprivation of the right to vote should be based on political acts of violence committed by groups or individuals against the new Soviet power.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finally, the author of this letter also points out that this is the first time that the slogan of &#034;deprivation of the right to vote&#034; has been put forward, that there has been no discussion on this subject, and that it would be better to refer this question to a thorough examination after the international conference.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;These are the reasons and arguments of my correspondent. Unfortunately, I cannot accept them in any way. They express a formal, legal, purely constitutional attitude to a question that must be approached precisely from a revolutionary political point of view. The question is not who the new soviets will deprive of power when they have been definitively established : the task of drawing up the new Soviet constitution can be safely left to the future. The question is how to get rid of the Soviet bureaucracy, which oppresses and robs the workers and peasants, which is leading the October conquests to their ruin, and which constitutes the main obstacle on the road to international revolution. We have long since come to the conclusion that this can be achieved only by the violent overthrow of the bureaucracy, that is, by a new political revolution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Of course, there are sincere revolutionary elements of the Reiss type within the ranks of the bureaucracy. But they are not numerous and, in any case, they do not determine the political physiognomy of the bureaucracy, which is a centralized Thermidorian caste, crowned by Stalin's Bonapartist clique. One can be sure that the more determined the workers' discontent, the more accentuated the differentiation within the bureaucracy will be. But to achieve this goal, we must, on the one hand, theoretically understand, politically mobilize, and organize the hatred of the masses against the bureaucracy as the ruling caste. Genuine soviets of workers and peasants can arise only in the course of the uprising against the bureaucracy. Such soviets will oppose the military-police apparatus of the bureaucracy. How, then, can we admit into the soviets the representatives of the camp against which the uprising is taking place ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Wrong criteria&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;My correspondent, as I have already indicated, considers the criteria for designating bureaucracy and aristocracy to be erroneous (&#034;ill-defined&#034;) since they lead to the a priori rejection of tens of millions of people. This is precisely where the central error of the author of this letter lies. It is not a question of a &#034;constitutional&#034; determination, applied on the basis of specific legal criteria, but of the true self-determination of the camps in struggle. Soviets can only appear in the course of the decisive struggle. They will be created by those layers of workers who have set themselves in motion. The significance of the Soviets lies precisely in the fact that their composition is not determined by formal criteria, but by the dynamics of the class struggle. Some of the layers of the Soviet &#034;aristocracy&#034; will oscillate between the camp of revolutionary workers and the camp of the bureaucracy. Their entry into the Soviets and its timing will depend on the general development of the struggle and the attitude adopted toward it by the various groups of the Soviet aristocracy. Those elements of the bureaucracy and aristocracy who go over to the side of the rebels during the revolution will certainly find a place in the Soviets. But this time, not as bureaucrats and &#034;aristocrats,&#034; but as participants in the rebellion against the bureaucracy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The demand to &#034;drive the bureaucracy out of the Soviets&#034; can in no way be opposed to the demand to legalize Soviet parties. In reality, these slogans complement each other. At present, the Soviets are only a decorative appendage of the bureaucracy. Only by driving out the bureaucracy&#8212;which is unthinkable outside of a revolutionary uprising&#8212;can the struggle between different tendencies and parties within the Soviets be regenerated. &#034;The workers and peasants themselves will freely indicate by their votes which parties are Soviet,&#034; the thesis goes. But it is precisely for this reason that the bureaucracy must first of all be banished from the Soviets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is also wrong to say that this slogan represents something new in the ranks of the Fourth International. It is possible that its formulation is new, but not its content. For a long time, we held the position of reforming the Soviet regime. We hoped that by organizing the pressure of the vanguard elements, the Left Opposition would be able, with the help of the progressive elements in the bureaucracy itself, to reform the Soviet system. We could not avoid this step. But the subsequent course of events has at least refuted the prospect of a peaceful transformation of the party and the soviets. From a position in favor of reform, we passed to the position of revolution, that is, of the overthrow of the bureaucracy by violence. But how can one simultaneously overthrow the bureaucracy by violence and grant it a legal place in the organs of the insurrection ? If we consider the revolutionary tasks facing the Soviet worker and peasant to the end, we must admit that the slogan which serves as the title of this article is correct, self-evident and urgent. Therefore, in my opinion, the international conference should ratify it [2].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] The sentence that appears as the title of Trotsky's article is taken from the Transitional Program in which he had defined the broad outlines of the &#034;political revolution.&#034; Trotsky had received a letter from an American leader who criticized it. This leader, Joseph Friedman, known as Joe Carter (1910-195 ?), had been, as a young man, a leader of the Young Socialists (YPSL) in New York. He had moved to the Young Communist Party (YWL) in 1928 and almost immediately, at the age of 18, to the Left Opposition and had been expelled in December from the American CP. He had then led the Youth Spartacus League and was a member of the national committee of the SWP. He was a permanent opponent of Cannon. Trotsky wanted the discussion he was raising to be brought before all activists.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Trotsky then wrote to Carter : &#034;Dear Comrade Carter, Due to the general character of your letter, I have preferred, in the interest of the matter, to reply to it in an article which I am including for the National Committee. You may publish it in the Internal Bulletin or otherwise, if you deem it necessary&#034; (Letter to Carter, July 4, 1938, 7574, courtesy of the Houghton Library, translated from English).&lt;br class='autobr' /&gt;
Source : &lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1938/07/lt19380703.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1938/07/lt19380703.htm&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
The transition program :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The new upsurge of the revolution in the USSR will undoubtedly begin under the banner of the FIGHT AGAINST SOCIAL INEQUALITY AND POLITICAL OPPRESSION.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Down with the privileges of bureaucracy !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Down with Stakhanovism !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Down with the Soviet aristocracy with its ranks and decorations !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;More equality in pay for all forms of work !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The struggle for the freedom of trade unions and factory committees, for freedom of assembly and of the press, will develop into a struggle for the revival and flowering of SOVIET DEMOCRACY.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The bureaucracy has replaced the Soviets as class organs with the fiction of universal suffrage, in the style of Hitler and Goebbels. The Soviets must be restored not only to their free democratic form, but also to their class content. Just as previously the bourgeoisie and the kulaks were not admitted to the Soviets, so now the bureaucracy and the new aristocracy must be expelled from the Soviets. In the Soviets there is room only for representatives of the workers, the collective farm workers, the peasants, and the Red soldiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/trans/tran17.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/livres/trans/tran17.html&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
THE PROBLEM OF THE WORKING ARISTOCRACY and the revolutionary movement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;an old text from a comrade who had just left Lutte Ouvri&#232;re, published by L'Ouvrier&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;https://www.louvrier.org/sites/default/files/2020-12/P02-LE%20PROBLEME%20DE%20L%27ARISTOCRATIE%20OUVRIERE.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.louvrier.org/sites/default/files/2020-12/P02-LE%20PROBLEME%20DE%20L%27ARISTOCRATIE%20OUVRIERE.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The revolutionary socialist workers' movement expresses itself in bursts. The working class, unlike previous revolutionary social classes, cannot develop its solutions within the framework of existing society. Its attempts can only take a seemingly ephemeral form. But in reality, each phase, each rise of its movement, enriches it and prepares its future.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This movement had one of its first forms in the 1830s in England, with the Chartist movement. It continued with the workers' uprising of 1848 in Paris, which was bloodily suppressed. It revived brilliantly under the Paris Commune, taking the step to exercise power. And this time, it confirmed this on the scale of a significant fraction of the world's population, with the Russian Revolution in 1917.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;From each of these events to the one that will surpass it, time stretches : 23 years from 1848 to 1871, 46 years thereafter until 1917. And 80 years since, without having gone beyond the point reached by this revolution. Things seem to happen as if bourgeois society had each time found the means to recover and had taken advantage of the decline of the workers' movement to consolidate its domination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Until the Paris Commune, and during the decade that followed, it was through violence, repression, prohibitions of all kinds, and obstacles to workers' organization that the bourgeois world gave itself a period of social tranquility. From this period, which is also that of the lives of Marx and Engels, we have a considerable capital left. The workers' movement learned in particular to organize itself despite repression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In wealthy countries, against socialist activists, the bourgeoisie has put off repression for bourgeoisization.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But things began to change in the final years of the 19th century in the major capitalist countries. In France, the right to unionize was recognized in 1884. In Germany, the anti-worker emergency laws were lifted in 1890. A new policy was clearly being implemented. The European bourgeoisie decided to calm things down with its proletariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Repression does not disappear completely, but it fades into the background : it will now be an alternative solution, when the new policy is no longer sufficient. This new policy consists of agreeing to negotiate, to bargain for certain improvements, thus constituting a relatively privileged layer in the working class, and attempting to select and favor a category of activists corresponding to this policy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This policy will be a complete success in 1914. The bourgeoisie will not even have to raise its voice : it will be enough for war to be declared for us to immediately see in each country the majority of workers' organizations go over with arms and baggage to its side, offer their services, and betray their entire past. After such a victory, all the capitalist countries that have the means, all the large or small rich countries, will definitively decide to use this path to control their workers' movement. It is this policy which is the means by which our current bourgeoisies continue to maintain their order and their society.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Activists of other generations essentially had to learn to fight against repression. Today, we are still under police surveillance, but rather rare are the cases in France, England, and Germany where activists, and especially rank-and-file workers, can see the state and its repression as abusive and unjust arbitrariness, as means of hindering legitimate workers' action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Even rarer are the cases where the repressive action of the bourgeois State leads other workers to react, and incites some of them to engage in militant action, to take over from those who are imprisoned, persecuted or dead, forging generation after generation of less naive, more realistic militants, trained at the level where the reality of the State apparatus is situated.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We live in one of those rich countries, and we must preserve the legacy that cost previous generations dearly in terms of the ability to campaign in times of repression. But we must add to that the ability to navigate this situation where the bourgeoisie no longer needs to resort to repression. It is the existence of a well-fed, conservative, well-living working class, willing to believe in a reasonable future in this society, that replaces repression in a particularly effective way.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE FIRST POLICY TOWARDS THE WORKING CLASS : TO LOWER THEM ALL TO THE ROCK-BOTTOM&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Long before France or Germany, it was England that first chose a policy of pampering its working class, or at least a part of it, rather than making war on it. However, England took this step so early and with such an advance that for a long time this policy was considered exceptional, including by Marx and Engels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It was in England that the Industrial Revolution began, and it was in England that the modern working class, the industrial worker, was born. For several decades, the exploitation of the worker was carried out solely through the most open violence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The factory was then a veritable penal colony, where boss and foreman were jailers, inflicting fines and humiliations at every turn, whipping children who were exhausted, and abusing girls and women. People worked there until they were exhausted.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Working conditions are appalling. The atmosphere in the factories is unhealthy : hot, humid, and saturated with dust from scrap metal, cotton, or linen. Repeated movements for 14 hours at a time deform the limbs and the body. Serious accidents are frequent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The factory spared no one. On the contrary, English bosses played to the fullest on the competition between men and women, between adults and children. Around 1845, children aged 5, 8, or 9 were putting in 14- to 16-hour days. Nearly half of factory workers were under 18, and just over half were women.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The worker is nothing, owns nothing, lives on his wages day by day. The only foodstuffs available to working-class families are potatoes, half-rotten meat, and adulterated goods (flour mixed with chalk, cocoa mixed with brown earth). Engels recounts in The Condition of the Working Class in England that among the lowest-paid workers in London, &#034;for lack of other food, they consume potato peelings, vegetable waste, and rotting vegetation, and they eagerly pick up anything that might contain even an atom of edible product.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Workers' housing was unsanitary, open to the elements, without a chair or bed, and contemporary witnesses compared it to pigstyes. In 1837, typhus ravaged London. The average lifespan of workers was significantly reduced over the course of half a century. The 1842 report on sanitary conditions established that in Liverpool, the average lifespan for manual workers and day laborers was only 15 years (compared to 35 years for the so-called upper classes). In Manchester, 57% of workers' children died before the age of 5 (compared to 20% for the upper classes).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Few workers are fit for military service. &#034;The workers,&#034; says a doctor in charge of examining the recruits, &#034;are small, weak, and physically unsound. Many, moreover, have deformities of the rib cage or spine.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This terrible condition is made without any distinction, towards all workers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The idea of &#8203;&#8203;separating, of trying to divide workers among themselves, simply does not exist. If differences exist, they are due to chance, to the laws of capitalist competition, and in no way to a desire of the bourgeoisie to bring out any difference in treatment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;These differences are temporary. In the minds of workers, they do not appear in any way as a privilege, and they do not encourage those who experience a slightly less terrible fate for a few weeks or months to consider themselves differently from the working masses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Here is what Engels says about it : &#034;The working class of the big cities thus presents us with a spectrum of different modes of existence - in the most favorable case a momentarily tolerable existence : for hard work good pay, good housing and not exactly bad food - from the worker's point of view, of course, all this is good and tolerable - at the worst, a cruel misery which can go as far as being without fire or home and dying of hunger ; but the average is much closer to the worst than to the best of these two cases. And&lt;br class='autobr' /&gt;
let us not think that this spectrum of workers simply comprises fixed categories which would allow us to say : this section of the working class lives well, that one badly, this is and always will be so ; quite the contrary ; if this is still sometimes the case, if certain isolated sectors still enjoy a certain advantage over others, the situation of the workers in each branch is so unstable, that any worker can be led to traverse all the steps of the scale, from relative comfort to extreme want, or even be in danger of dying of hunger ; and besides, there is no English proletarian who does not have much to say about his considerable reversals of fortune.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is unity in misery, or in the permanent risk of misery. In these conditions, no working class can reasonably hope to escape.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If the bourgeoisie has a policy of division, it is only to exert downward pressure on wages and living conditions. It can impose the most terrible fate on immigrants, such as Irish workers. &#034;The Irishman,&#034; wrote Engels, &#034;is not&lt;br class='autobr' /&gt;
accustomed to furniture ; a pile of straw, a few rags absolutely useless as clothing, and that's it for his bed. A piece of wood, a broken chair, an old crate for a table, he doesn't need more ; a teapot, a few earthenware pots and bowls, and that's enough for his kitchen, which serves at the same time as bedroom and living room. (...) And besides, why would he need space ? In his country, in his mud hut, a single room was enough for all domestic purposes : in England, the family does not need more than one room either. Thus this cramming of several people into a single room, now so widespread, was introduced mainly by Irish immigration.&#034; (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;It is against such a competitor that the English worker has to fight,&#034; says Engels, &#034;against a competitor occupying the lowest rung of the ladder that can exist in a civilized country and who, precisely for this reason, is content with a lower wage than that of any other worker.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE WORK OF MILLIONS OF COLONIZED PEOPLE, A COMPLEMENT TO THE EXPLOITATION OF WORKERS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In a manner that is entirely complementary to the frenzied exploitation of workers, young English capitalism practices modern colonization on a large scale before anyone else.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Its main field of action is India.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;India had been the object of covetousness of France and England in the 17th century.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This competition was embodied by the rivalry between two companies, the French East India Company and the English East India Company, each supported by its national state. This economic war was won by England and sanctioned by the Treaty of Paris in 1763. France retained only a few trading posts, including Pondicherry and Chandernagore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;From then on, the whole of India saw the arrival of the English. But France did not give up. Around 1800, England had to fight two difficult wars against the&lt;br class='autobr' /&gt;
Maratha population, whose army was led by the French. Through a series of wars, England systematically added annexations to annexations over decades. In 1843, the Sindh region, and in 1849, the Punjab, were finally won, again against Indian armies equipped with French equipment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the regions that had become English, mutinies broke out regularly. In 1857, a revolt broke out among the Sepoys, who were native soldiers incorporated into the English troops. The revolt spread to the civilian population. It was bloodily suppressed. In 1858, England installed a viceroy in India itself.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;At first, England was content to buy silks and cottons made in India by a large workforce that could make a living from them. But the development of cotton spinning and weaving mills in Manchester pushed it to make India a huge source of cotton. England competed with the colonial population by copying its products with its ultramodern machines. Indian weavers then had to lower prices to compete, and ended up ruined, returning to the land. They no longer had any freedom and were forced to produce cotton, only cotton, and not the traditional food crops from which they could live, through local consumption or exchange.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;When the American Civil War broke out in the United States and dried up the American cotton supply, the development of cotton in India to the detriment of all other production became a real madness. In 1866, rice cultivation was restricted to such an extent that a surge in prices was enough to cause a famine. The Orissa sector alone in Bengal saw more than a million deaths. By 1870, cotton goods represented nearly half of English exports, and English capitalism was flourishing.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As soon as it began to verify the interest of colonial exploitation as a complement to the industry of the metropolis, England launched into a systematic hunt for new colonies. It took control of Australia from 1851, Lower Burma in 1852, Natal in 1856, Canada in 1867, the Gold Coast in 1871, New Zealand in 1875, the Transvaal in 1877, Egypt in 1882, in Africa wherever it could (Sudan, New Guinea, Rhodesia) from the 1880s, in Upper Burma in 1886.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cecil Rhodes, the English businessman and colonial administrator, who would give his name to the state of Rhodesia, declared in 1895, after attending a meeting of the unemployed in London : &#034;I was yesterday in the East End, and I attended a meeting of the unemployed. I heard frenzied speeches there. It was only one cry : Bread ! Bread ! Reliving the whole scene on my way home, I felt even more convinced than before of the importance of imperialism... The idea that is closest to my heart is the solution of the social problem, namely : to save the 40 million inhabitants of the United Kingdom from a murderous civil war, we, the colonizers, must conquer new lands in order to settle our surplus population there, to find new markets for the products of our factories and mines. Empire, I have always said, is a question of the belly. If you want to avoid civil war, you must become imperialist.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FROM 1848, THE ENGLISH BOURGEOISIE FAVOURED A FRACTION OF ITS WORKING CLASS : SKILLED WORKERS AND UNIONS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It was in 1848 that signs of a new political attitude toward their working class on the part of English employers appeared. They discovered that slightly less terrible working conditions could improve output, and ultimately allow them to be successful. This is because the quantity of work that a worker can provide is not fixed. It can increase, as has been done until now by constantly lowering wages. But it can also increase, conversely, by wage increases.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is the companies that are doing best that are the first to make this discovery.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Less crushed workers are better trained at work, workers who are less quickly thrown out onto the street gain experience and can improve their output, and finally, the reasons for absenteeism or strikes will tend to decrease. It is therefore possible to slightly increase the share that goes to the worker, while also increasing the share that goes to the capitalist.&lt;br class='autobr' /&gt;
This improvement in the lot of the worker is only likely to achieve its result because the general condition is and remains at its lowest. In the competition between bosses, only the most powerful can afford to use this policy, because it requires an investment, in improved wages, but also in less dangerous and more efficient machines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;English historian Hobsbawm explains that in 1840s England : &#034;Employers gradually abandoned 'extensive' methods of exploitation (longer working hours and lower wages in particular) in favor of 'intensive' methods that meant the opposite. The 10-hour law of 1847 made this a necessity in the cotton industry, but we find the same trend throughout the industrial North without any legislative pressure. What continentals were to call 'the English week', the 'weekend' (which began on Saturday at noon) spread to Lancashire in the 1840s and to London during the following decade. Performance-based pay (bonuses for workers) certainly gained ground, while contracts often became shorter and more flexible. (...) Extra-economic constraints diminished : employers accepted more readily the legal supervision of working conditions - carried out by the admirable factory inspectors. These phenomena were less due to the rationality or political pressure than to an easing of tensions. British industrialists now felt wealthy and confident enough to support these changes. It has been reported that employers who, in the 1850s and 1860s, had advocated a policy of relatively high wages, ran successful, long-established companies that were not threatened with bankruptcy by market fluctuations.&#034; (Economic and Social History of England)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;After several decades of this policy, a division of the working class has indeed taken place. According to Hobsbawm, around the 1880s and 1890s : &#034;The first serious social surveys conducted at the end of the century (...),&#034; he says, &#034;showed that nearly 40% of the working class lived in what was then called &#034;poverty&#034; or worse, that is, on a family income of 18 to 21 shillings ; two-thirds of these unfortunate people, at some time in their lives - usually in their old age - became downright paupers. At the other end of the working class, at most 15% lived in what was considered comfort, on incomes of 2 pounds or more. In other words, the Victorian and Edwardian working class was divided between a skilled aristocracy who normally played the winning game in the labor market - that is, they relied on their scarcity to demand higher wages - the unskilled or unorganized mass who did not could only demand subsistence or near-subsistence wages from his employers.&#034; (...) &#034;Plenty of food, clothes modeled on those of the middle class, when the rent allowed, a clean living room with cheap furnishings which, if neither luxurious nor beautiful in themselves, are the symbol of respectable affluence and the sign of a better future, a newspaper, a club, the occasional vacation, perhaps a musical instrument.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;This is how a well-informed observer described their condition in the mid-1880s. He was not, of course, talking about the bottom 40% of workers, those who could not sell their rarity.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In 1892, Engels analyzed the choices made by the English bourgeoisie to favor a section of the working class. &#034;There is no lasting improvement in the standard of living except in two protected sectors of the working class. First, that of factory workers. The legal fixing of a normal working day to their advantage, on at least relatively rational bases, has enabled them to restore their physical constitution to a more or less degree, and has given them a moral superiority further reinforced by their local concentration. Their situation is, without a doubt, better than before 1848.&#034; (...) &#034;Secondly, the workers of the large trade unions. (...) Their situation has undoubtedly improved remarkably since 1848. The best proof of this is that for more than 15 years, it is not only their employers who are satisfied with them, but they themselves who are also very satisfied with their employers. They constitute an aristocracy within the working class ; they have succeeded in conquering a relatively comfortable situation and this situation they accept as definitive. They are the model workers of Messrs. Leone Levi and Giffen, (...) and in fact they are very kind and by no means intractable to a reasonable capitalist in particular and to the capitalist class in general.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The English bourgeoisie therefore had a specific policy in deciding to redistribute a share of its profits and surplus profits from the exploitation of the colonies. It chose to favor skilled workers over unskilled workers, unionized workers (in large unions) over non-unionized workers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The working class aristocracy defends its own interests and imposes its mentality and policies on other workers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It was &#034;the entire market for consumer goods for the poor that was transformed by the development of stores (...) and industrial production specifically aimed at the working class. A category of privileged workers had created, especially in the North, their own distribution network in the 1870s ; these Co-ops developed modestly at first - in 1880 they had only half a million members - but much more rapidly thereafter : in 1914, they had 3 million members. (...) Even more significant, (...) was the rise of clothing and shoe stores, (...) which expanded in the 1860s.&#034; In the 1890s, bicycles and sewing machines became accessible to some working-class households. Leisure activities too : with variety halls and sports (football). (Hobsbawm)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This shift within the working class was accompanied by a corresponding shift in ideas. The section of the working class that lived directly from the bourgeoisie's interest in business abandoned the socialist point of view of hoping for social overthrow. It began to think, and then to act, in a manner quite different from that of the English working class of the 1830s and 1840s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Although the labor aristocracy is numerically a minority, each of its members, through their position in the social organization, in the factory, in the city, holds a position that easily allows them to impose themselves on other workers. The tone is set by this new,&lt;br class='autobr' /&gt;
right-thinking, conservative layer. The union activist has more freedom of speech than the others, the skilled worker is viewed with complexity and distance by the unskilled worker.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Once reassured to see this new working class defending a vision of things compatible with its interests, the English bourgeoisie decided to take the step of giving the working class the right to vote, a right which it had refused for ten years, during the period of the Chartist struggles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;According to Hobsbawm, &#034;The Reform Act of 1867 established an electoral system dependent on the votes of the working class. (...) Britain's leaders did not welcome reform. Although their readiness to concede in 1867 contrasted sharply with their overall mobilization against Chartism in 1839, 1842, and 1848, without popular protest they would not have conceded so much. However, if they resigned themselves to it, it was because in their eyes the working class was no longer threatening, since it was now divided into a politically moderate aristocracy of labor, willing to rally to capitalism, and a politically ineffective proletarian plebs, who, without organization and leader, posed no major danger. The great mass movements which, like Chartism, pitted the entire working class against the employers, were dead. Socialism had disappeared from the country where it had been born.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;MARX AND ENGELS OBSERVE THE ENGLISH LABOUR ARISTOCRACY AS A SPECIAL CASE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marx and Engels were contemporaries of this emergence of a labor aristocracy in England. In a letter to Marx dated October 7, 1858, Engels wrote : &#034;In reality, the English proletariat is becoming more and more bourgeois, and it seems that this most bourgeois nation of all nations wants to arrive at the point of having, alongside its bourgeoisie, a bourgeois aristocracy and a bourgeois proletariat. Obviously, on the part of a nation which exploits the whole world, this is logical to a certain extent.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marx does not mince his words when speaking of the English labor aristocracy. He says how this prosperity &#034;demoralizes the workers,&#034; how it will take a longer or shorter time &#034;for the English workers to rid themselves of their apparent bourgeois contamination,&#034; how &#034;because of England's monopoly, and as long as this monopoly remains, there will be nothing to be done with the English workers.&#034; In 1872, he declared that &#034;the leaders of the English labor movement were sold out to the bourgeoisie,&#034; which earned him a reprimand from the International.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Engels, in a letter to Marx dated 8 August 1881, alludes to &#034;the worst English trade unions which allow themselves to be run by men whom the bourgeoisie has bought or at least maintains.&#034; (quoted by Lenin in Imperialism, the Highest Stage of Capitalism, p. 129)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But the trade union bureaucracy is not the only one to blame. In a letter to Kautsky (December 12, 1882), Engels wrote : &#034;You ask me what the English workers think about colonial policy. The same as what they think about politics in general. Here, there is no workers' party ; there are only conservative and liberal radicals ; as for the workers, they enjoy in complete peace with them England's colonial monopoly and its monopoly on the world market.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In a letter to Marx's daughter on 7 December 1889, Engels attacked the English workers' leaders who had become quite respectable : &#034;I am not at all sure, for example, that John Burns is not more proud, in his heart of hearts, of his popularity with Cardinal Manning, the Lord Mayor, and in general, with the bourgeoisie than that which he enjoys in his own class. (...) And even Tom Mann, whom I judge the best of them, likes to say that he will have lunch with the Lord Mayor.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the memoirs of Hyndman, another respectable labor leader, we find the following anecdote : a bourgeois woman once said to him about his efforts to educate socialist labor leaders : &#034;You educate them, and we will buy them.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Nothing to do with the English workers.&#034; This is Marx's position. The problem of the labor aristocracy then only arises in the English case. At the time, the working class in the rest of Europe had not yet experienced this transformation. On the contrary, in many countries, it still had its true constitution before it.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marx and Engels trust the revolution. They do not imagine that it will be postponed again, to the point that the English problem will become a general and unavoidable problem.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CAPITALIST COMPETITION AND THE GENERALIZATION OF COLONIAL POLICY&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If Western Europe found itself playing the role of civilizer bringing its so-called benefits to backward colonies, it was not by God's will, as white Europeans claimed. Even before the development of capitalism, 15th- and 16th-century Europe had sent its soldiers and missionaries, followed by merchants and civil servants, to the four corners of the planet. The Europeans' superiority was solely military.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Many aspects of conquered civilizations are destroyed, annihilated without the whites even realizing what they are destroying. It will take centuries, once the anger that accompanies this conquest has somewhat subsided, for clear-sighted minds to seek out the riches brought to humanity by these annihilated or debased peoples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Meanwhile, Africa, Asia, and the Americas know only land theft, killings, exploitation through violence, disregard for compulsory conversion to Christianity, or death inflicted as if on hunted animals.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;At the end of the 18th and beginning of the 19th centuries, this first colonization, military and purely rapine, seemed to begin to recede. During the French Revolution, Central and South America gained independence and forced the Spanish and Portuguese colonists, as well as the English and French, to re-embark.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Then capitalist colonization, copying the methods inaugurated by the English in India, takes over. It is no longer only to make the trade of precious metals and luxury goods work that the bourgeoisie plunders and exploits. It is to keep large-scale industry going and expand, to procure the necessary raw materials, to open up new markets, to try to export capital that no longer finds sufficient interest in investing in the metropolis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;From 1880 onwards, colonial expansion took off at a rapid pace. Within thirty years, the European powers had literally divided up the world. So much so that by 1914, there was nothing left to share. All that could be done was re-division... and this was the challenge of the First World War.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;France then occupies a good second place behind the English number one. It reigns supreme over an empire of 11 million km2, twenty times the surface area of &#8203;&#8203;mainland France, and which includes 55 million inhabitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In France too, progress in the working class went hand in hand with colonial expansion and enabled the purchase of social peace : 1874 : reduction of working hours for women, creation of the Labor Inspectorate ; conquest of Tunisia. 1884 : Waldeck-Rousseau law granting freedom to create unions ; beginning of the conquest of Indochina.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1892 : Working hours for women and children reduced to 11 hours ; French protectorate over Madagascar. 1899 : State recognition of union delegates ; end of revolts in Indochina, and of the dismemberment of Africa. 1900 : Law limiting working hours to 10 hours per day ; end of the conquest of Madagascar. 1906 : Weekly rest legalized ; development of Michelin (rubber) in Indochina, Lesieur (oil) in Senegal, Boussac (cotton) in Chad. 1910 : First law on workers' and farmers' pensions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As in England, this policy will in reality lead not to a general improvement but to a division of the working class. The labor aristocracy is now a phenomenon general to the imperialist countries, and no longer just the particular case of England. Lenin wrote in 1916 : &#034;The period of imperialism is that of the division of the world among the great privileged nations which oppress all the others. Crumbs of the spoils resulting from these privileges and this oppression undoubtedly fall to certain layers of the petty bourgeoisie, as well as to the aristocracy and bureaucracy of the working class.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE LABOUR ARISTOCRACY AND GERMAN SOCIAL DEMOCRACY&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The German Social Democratic Party has gone furthest and most consistently down the road to developing reformist ideas. This tendency began to emerge relatively firmly in 1890, when the German bourgeoisie abandoned its strictly repressive policy and allowed it a legal existence. Bernstein became the theoretician of the opportunist tendency.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rosa Luxemburg was almost alone in opposing revisionist theories. Lenin retained great respect for Bebel and Kautsky, until the moment when, in August 1914, he read the copy of Vorwaerts, the German Party newspaper, which announced support for the bourgeoisie in the war that had just been declared. At the time, Lenin believed it to be a fake concocted by the German general staff.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;He wrote to Shlyapnikov (October 27, 1914) : &#034;I hate and detest Kautsky more than all others : what disgusting, petty hypocrisy and self-importance... Rosa Luxemburg was right, she who understood long ago that Kautsky was only a&lt;br class='autobr' /&gt;
servile theoretician, or to put it simply, a lackey of the party majority, of opportunism.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rosa denounces opportunism as a bourgeois tendency in the workers' movement, but she does not question the root of the evil : the development of the party in privileged social strata, petty bourgeois and worker aristocrats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The German party allowed the two currents that combine to form the labor aristocracy to develop within it : the favored workers and the union bureaucracy. Renowned for its strong presence, the party is completely absent among immigrants, particularly Polish immigrants from the Ruhr and Upper Silesia (3 million), and it is less established in backward and poorer regions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In fact, workers who benefit from the legal protections that union rights now provide are beginning to form the backbone of the party. What at one point was the result of years of struggle is becoming a stable situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gradually, the activists are fundamentally changing their mentality. Owing the bourgeoisie for too long a relatively privileged situation compared to the common fate of the working class is rotten.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The successes of the German party add to the trade union bureaucracy, subsidized by the bosses, a petty-bourgeois bureaucracy that lives off the party's own money : journalists, lawyers, permanent staff, party functionaries, are attached to its existence to the point of no longer being able to imagine themselves in a situation where revolutionary politics could lead to an outright ban.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;These are the social bases which explain the collapse of Social Democracy at the declaration of war in August 1914.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LENIN TAKES INTO ACCOUNT THE PROBLEM OF THE WORKERS' ARISTOCRACY IN THE IMPERIALIST ERA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It was up to Lenin to note and understand the nature of the problem of the working-class aristocracy, now present in all the colonial capitalist countries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin establishes a general link between the formation of a workers' aristocracy and the colonial exploitation carried out by certain countries : the colonial policy pursued on a large scale has partly led the European proletariat to a situation where it is not from its labor that society as a whole lives, but from the labor of colonial natives practically reduced to slavery. The English bourgeoisie, for example, derives more profit from tens and hundreds of millions of inhabitants of India and its other colonies than from English workers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;From these conditions are created the material and economic bases for the contagion of the proletariat of this or that country by colonial chauvinism. This may, of course, be only a passing phenomenon, but it is nonetheless necessary to become aware of the evil,&lt;br class='autobr' /&gt;
to understand its causes, in order to be able to unite the proletariat of all countries to fight against this kind of opportunism.&#034; (Excerpt from the International Socialist Congress of Stuttgart, September 1907)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In 1907, Lenin spoke of a &#034;perhaps temporary&#034; phenomenon. His point of view became more clear-cut after 1914. In 1916, he returned to the work of Marx and Engels : &#034;Marx and Engels did not live to see imperialism. At present, a system has formed comprising a handful (5 or 6) of &#034;great&#034; imperialist powers, each of which oppresses foreign nations, and this oppression is one of the factors artificially delaying the fall of capitalism, artificially maintaining opportunism and social-chauvinism in the imperialist nations that are masters of the world.&#034; (&#034;Results of a Discussion on the Law of Nations&#034;, July 1916)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;He later clarifies : &#034;Neither Marx nor Engels lived to see the imperialist era of world capitalism, the beginning of which does not go back beyond 1898-1900.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But England, from the middle of the 19th century onwards, had this peculiarity in that at least two fundamental distinctive features of imperialism were united there : 1) immense colonies and 2) monopoly profits (due to its monopoly position on the world market). In both respects, England was then an exception among capitalist countries. And Engels and Marx, analyzing this exception, showed in a particularly clear and precise way its connection with the (temporary) victory of opportunism in the English workers' movement.&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
(&#034;Imperialism and the Split in Socialism&#034;, October 1916)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The problem of the labor aristocracy, brutally revealed by the collapse of Social Democracy in 1914, dates back several decades. Rallying to bourgeois positions, says Lenin, &#034;consists in sacrificing the fundamental interests of the mass of men to the temporary interests of a tiny minority of them, or, in other words, the alliance of a section of the workers with the bourgeoisie against the mass of the proletariat. The war makes this alliance particularly obvious and forced. Opportunism was engendered for decades by the peculiarities of the epoch of capitalist development, when the relatively peaceful and comfortable existence of a layer of privileged workers made them bourgeois, gave them scraps of the profits of national capital, spared them distress and suffering, and turned them away from the revolutionary tendencies of the masses doomed to ruin and misery.&#034; (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;To safeguard and consolidate their privileged position as the &#034;upper stratum&#034; of the petty bourgeoisie or aristocracy (and bureaucracy) of the working class&#8212;such is the natural wartime extension of petty-bourgeois opportunist hopes and corresponding tactics&#8212;such is the economic basis of today's social-imperialism. And of course, the force of habit, the routine of relatively &#034;peaceful&#034; development, national prejudices, fear of sudden changes and disbelief in them&#8212;all this has played the role of complementary circumstances that have strengthened opportunism as well as hypocritical and cowardly conciliation with it, supposedly for a time only, supposedly only for special causes and motives. The war has changed the aspect of opportunism that had been cultivated for decades. It has carried it to a higher degree, increased the number and variety of its shades, multiplied the ranks of its adherents, enriched their argumentation of a host of new sophisms*&#034;. (*false arguments despite appearances).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;The economic basis of opportunism is the same as that of social-chauvinism, the interests of a thin layer of privileged workers and the petty bourgeoisie, who defend their privileged position, their right to the crumbs of the profits made in the plunder of other nations by &#034;their&#034; national bourgeoisie thanks to the advantages attached to its position as a great power.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If until 1914 the workers' movement had been able to contain within itself both truly socialist elements and reformist elements, in reality in the process of being corrupted by the bourgeoisie, with the war the separation reached full maturity. Lenin makes a clear distinction between the two periods : &#034;Opportunism, to speak on a European scale, was, so to speak, in a juvenile state before the war. Once the war had broken out, it became adult and its &#034;innocence&#034; and youth could not be restored. We saw the maturation of a whole social layer of parliamentarians, journalists, functionaries of the workers' movement, privileged employees and certain contingents of the proletariat, a layer which was integrated into its national bourgeoisie and which the latter knew perfectly well how to appreciate and &#034;adapt&#034; to its views. It is impossible to turn back or stop the wheel of history.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;The bourgeoisie has engendered and formed in its service &#034;bourgeois workers' parties&#034; of social-chauvinists in all countries. (...) From the economic point of view, the attachment of the labor aristocracy to the bourgeoisie has reached maturity and is completed ; as for the political form, this economic fact, this change in class relations will find one without too much &#034;difficulty&#034;.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;On the indicated economic basis, the political institutions of modern capitalism - the press, parliament, trade unions, congresses, etc. - have created for reformist and patriotic, respectful and well-behaved workers and employees political privileges and alms corresponding to economic privileges and alms. Lucrative and comfortable sinecures in a ministry or on the war industries committee, in parliament and various commissions, in the editorial offices of &#034;solid&#034; legal newspapers or in the leadership of no less solid and &#034;bourgeois&#034; workers' unions - this is what the imperialist bourgeoisie uses to attract and reward the representatives and supporters of the &#034;bourgeois workers' parties&#034;.&#034; (&#034;Imperialism and the Split in Socialism&#034;, October 1916)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE EXISTENCE OF THE LABOUR ARISTOCRACY POSES A PROBLEM ON AN INTERNATIONAL SCALE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The division of the working class, in Lenin's eyes, poses a problem whose consequences play out in all countries, not just in the rich ones. &#034;What matters,&#034; he says, &#034;is that in the imperialist epoch, and as a result of objective causes, the proletariat has divided itself into two international camps, one of which is corrupted by the crumbs that fall from the table of the bourgeoisie of the great powers - due in particular to the double and triple exploitation of small nations - while the other cannot liberate itself without liberating the small nations, without educating the masses in an anti-chauvinist, that is, anti-annexationist, that is, favorable to 'self-determination' spirit.&#034; (&#034;Summary of a Discussion on the Law of Nations&#034;, July 1916)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;The monopoly of present-day finance capital is fiercely contested ; the epoch of imperialist wars has begun. Formerly, one could bribe and corrupt for decades the working class of an entire (his emphasis) country. Today, this would be improbable, even impossible ; on the other hand, each &#034;great&#034; imperialist power can and does bribe less numerous layers (than in England in the years 1848 to 1868) (Lenin's emphasis again) of the &#034;labor aristocracy.&#034; Formerly, &#034;a bourgeois workers' party,&#034; in Engels' remarkably profound expression, could only be formed in one country, since it alone held the monopoly, but on the other hand, for a long time. Today, the &#034;bourgeois workers' party&#034; is inevitable and typical for all imperialist countries ; but, given their fierce struggle for the division of the spoils, it is unlikely that such a party could triumph for for a long time in several countries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For the trusts, the financial oligarchy, the high cost of living, etc., by allowing the corruption of small groups of the working aristocracy, crush, oppress, stifle and martyrize more and more the mass of the proletariat and the semi-proletariat.&#034; (&#034;Imperialism and the Split of Socialism&#034;, October 1916)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Here, Lenin uses the expression &#034;mass of the proletariat&#034; to denote the part of the working class that does not include the labor aristocracy. We will use this expression in turn later.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin emphasizes the differences but also the relations between the working classes of oppressed nations and oppressor countries :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;1&#176;) Economically, the difference is that parts of the working class in the oppressor countries benefit from the crumbs of the superprofit that the bourgeoisie of the oppressive nations realize by flaying the workers of the oppressed nations twice rather than once. Furthermore,&lt;br class='autobr' /&gt;
economic data attest that the percentage of workers passing into the &#034;mastery&#034; is greater among the workers of the oppressor nations than among those of the oppressed nations, - that a greater percentage of the former rise to the level of the labor aristocracy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is a fact that the workers of the oppressive nation are to a certain extent accomplices of &#034;their&#034; bourgeoisie in the latter's spoliation of the workers (and the mass of the population) of the oppressed nation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) Politically, the difference is that the workers of the oppressive nations occupy a privileged position in a whole series of areas of political life, compared to the workers of the oppressed nation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3&#176;) Ideologically or spiritually, the difference is that the workers of oppressive nations are always educated by school and by life in contempt or disdain for the workers of oppressed nations.&#034; (&#034;A Caricature of Marxism&#034;, volume 23, August-October 1916)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin also notes the existence of a real physical confrontation between the two fractions of the working class, with the development of immigration : &#034;Among the characteristics of imperialism, we must also mention the decrease in emigration from the imperialist countries and the increase in immigration to these countries of workers from the most backward countries, where wages are lower. Example : in France, industrial workers are largely foreigners : Poles, Italians, Spaniards. In the United States, immigrants from Eastern and Southern Europe occupy the lowest-paid jobs, while American workers provide the highest proportion of foremen and workers performing the best-paid work.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE WORKING ARISTOCRACY IN RUSSIA AND UNDER THE REVOLUTION&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;One might be quick to think that Russia in 1917 didn't pose this problem, and perhaps that its absence helped the course of events for the Russian Revolution. But Lenin himself is responsible for telling us that this would be a mistake. Certainly, Russia is in many ways dependent on the European capitalist countries, France, England, and Germany. But a history spanning several centuries has also made it an imperial power. If it is not a great power in the capitalist sense of the term, it is nonetheless a great power inherited from the past.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In his conclusion to The Bankruptcy of the Second International, Lenin emphasizes that Russia is a country where &#034;43% of the population oppresses a majority of 'alien' nations (i.e., of different origin). The 'European' type of development, where certain layers of the petty bourgeoisie, especially the intellectuals, and an insignificant fraction of the labor aristocracy, can 'enjoy' the privileges conferred on 'their' nation by its position as a 'great power', could not fail to exert its effects in Russia as well.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Russian Empire was built over 10 centuries, expanding into the Pacific and South Asia. In the 19th century, the Russian state maintained a gigantic administrative and military apparatus to ensure its control over vast regions and diverse populations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This situation and this past influence mentalities and practices. Russia has experienced to a certain extent the formation of a labor aristocracy, linked to its position as a &#034;great power.&#034; An example of this is the railways.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But, he explains, the political separation between the opportunist elements and the revolutionary elements was made, in a way, in advance, voluntarily, and it already had a whole history before 1914 ; &#034;In Russia,&#034; he writes, &#034;the complete separation of the revolutionary social-democratic proletarian elements from the petty-bourgeois opportunist elements was prepared by the whole history of the workers' movement.&#034; Economism from 1894 to 1902, Menshevism from 1903 to 1908, the liquidationist current from 1908 to 1914, were manifestations of this.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Since at least 1902, under the influence of Lenin, a regular, systematic struggle has been waged against these currents, so that proletarian revolutionaries can delimit themselves from them and retain leadership in their organizations. And although we are witnessing the collapse of almost the entire Second International, Lenin can rightly conclude his work with this optimistic note : &#034;The working class and the Social Democratic Party of Russia are prepared by their entire history to apply an &#034;internationalist&#034; tactic, that is to say, a genuinely and systematically revolutionary one.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is therefore not impossible to combat the political influence of the labor aristocracy. The history of the Bolshevik Party also illustrates this struggle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Russian labor aristocracy continued to demonstrate its existence even after the revolution. This excerpt from a session of the Petrograd Soviet on March 12, 1919, is evidence of this.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin has the floor :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Some workers, the printers for example, say : under capitalism it was good. There were many newspapers, whereas there are few now ; I earned a good living, and I don't want socialism. There were quite a few branches of industry that depended on the wealthy classes or that lived off the production of luxury goods, and quite a few workers in the big cities who under capitalism lived off this kind of production. In the Soviet Republic, we must leave these workers without work for a while. We will tell them : &#034;Take another job, a useful job.&#034; To which they will reply : &#034;I had a fine job, I was a jeweler, the work was clean and I worked for well-bred people. Now the muzhiks have arrived, the good people have been driven out ; I am for the return of capitalism.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;These people,&#034; Lenin continued, &#034;will preach a return to capitalism or, as the Mensheviks say, a march forward toward healthy capitalism and a healthy democracy. And there will be a few hundred workers who will say that they lived well under &#034;healthy&#034; capitalism. But those for whom capitalism assured a good life formed a tiny minority, while we defend the interests of the majority, who, under capitalism, lived badly.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Applause). Healthy capitalism has led to universal slaughter in the freest countries. There can be no such thing as healthy capitalism.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;And Lenin draws a parallel with previous eras : &#034;Similarly, in the days of serfdom, there were people, peasants, who said to the landowners : 'We are your slaves (and that after their liberation), we will not leave you.' Were there many of them ? A tiny minority. Can one, on this basis, deny the necessity of the struggle against serfdom ? Of course not. Similarly, today, one cannot refute communism on the pretext that a minority of workers earned a good living working in bourgeois newspapers, in the production of luxury goods, or in the personal service of billionaires.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE LABOR BUREAUCRACY, THE VISIBLE PART OF THE ICEBERG OF THE LABOR ARISTOCRACY&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Today, revolutionary organizations are obviously not unaware of the existence of reformist politics among the working class in rich countries. They blame the parties and unions for this, and rightly analyze their social connection with bourgeois society, their integration into the state, the number of positions, the privileges, the bureaucracy of the apparatuses beyond the control of the workers, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On this important aspect, one can profitably read the brochure of Lutte Ouvri&#232;re : &#034;The unions in the imperialist countries : from the class struggle to integration into the State&#034; (Expos&#233;s du Cercle L&#233;on Trotsky n&#176;13, June 14, 1985).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Workers' Struggle evokes the emergence of a &#034;labor aristocracy and even a bureaucracy&#034; from the first union-type organizations, that is, the Unions in England (page 9). But it does not seem that these expressions were understood as Marx or Lenin intended them. Or else, this labor aristocracy mysteriously disappears thereafter. Indeed, as soon as we move on to the German or French examples that follow, Workers' Struggle speaks only of the union leaders. As if they and their policies could exist without a whole social base. The development of the labor aristocracy, which nevertheless grows and asserts itself, is never described.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This brochure very quickly gives the strange impression that a policy opposed to the interests of the working class could have been developed in the working class, simply because of the will of the bourgeoisie, which actually chose to legalize the trade union movement at the end of the 19th century.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The betrayal of 1914, according to Lutte Ouvri&#232;re, is due only to the union leadership :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;This total and general rallying could not be explained if it did not have reasons prior to the war. Bourgeois society and especially its State had made a small place for the unions and suddenly they were no longer its irreducible adversaries, but a component.&#034; That these unions take root in a social class whose interests they effectively defend is the idea completely absent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It would therefore be enough for the bourgeoisie to want to bribe workers' organizations in order to succeed. This is obviously a false vision. And fundamentally foreign to Marxism. The bourgeoisie, which is more Marxist than that, has in reality understood that it had to modify the very composition of society, to fragment the working class, to constitute within it a whole privileged social layer, a layer which is today comparable to the &#034;mass&#034; of the working class in a certain number of decisive countries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Applied to recent times, this analysis yields even more derisory results. Thus, we can read in the same brochure (page 35) that in post-Franco Spain in the 1970s, &#034;the Spanish bourgeoisie immediately found, within the&lt;br class='autobr' /&gt;
workers' organizations, men who were also capable of aligning themselves with their European counterparts, transforming themselves into worker bureaucrats, more linked to the interests of the bourgeoisie and its State than to those of the workers.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Why and how does a policy contrary to the interests of the entire working class become dominant ? A mystery, and a rather desperate mystery ! &#034;Yet,&#034; the pamphlet tells us by way of consolation, &#034;there were active trade union activists within the working class. These were, of course, Communist Party activists, whose only perspective was a reformist one. But to be a trade union activist under the Franco dictatorship, one had to be a real activist, accepting the risks that this activity entailed, an activist devoted to one's class.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devoted to the working masses, or devoted to the working aristocracy ? That's the whole problem. In reality, the Franco dictatorship left no more choice to the militants of the working aristocracy than to the others, and that is certainly no reason to praise them as Lutte Ouvri&#232;re does here without distinction.&lt;br class='autobr' /&gt;
Basically, it is the old policy of the bourgeoisie towards the working class which consisted of corrupting some of its leaders, to also infiltrate its own men. The bourgeoisie then had an individualist vision of things. But since 1848 in England, and the end of the 1880s in the rest of Europe, it has given way to a social management of the problem.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Continuing today to see only the individual aspect&#8212;which obviously exists&#8212;is tragic. This seems to indicate that all it would take is a surge of the working class to get rid of its corrupt leaders. But this is no longer true.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As long as the labor aristocracy was not developed, and did not influence the whole of a national working class, a movement of the working class could indeed be sufficient to rid it of undesirable leaders, of parasites of all kinds, and it could give itself honest leaders in the heat of the moment. This is what we observe in the Chartist movement, before 1848.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But today we no longer have the right to rely on this spontaneity alone, when an entire layer of society, at the heart of the working class, has become its main watchdog.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The revolutionary leader Barta analyzes the difference between reformism and revolution quite differently : &#034;However, reformism and revolution do not express two different methods for achieving the same goal, but the irreconcilable opposition between the class interests of the millions of exploited and oppressed, and the interests of a relatively well-paid working-class minority with a profoundly bourgeois mentality. Holding a large number of responsible positions in workers' organizations or in the bourgeois administration (unions, political parties, town halls, seats in parliament, etc.), this layer usually dominates workers' action, preventing it, breaking it when it threatens to overturn the system that allows them to rise above their class : this is how in June 1936 the labor aristocracy, represented by the union and political bureaucracy, managed to stop the rise of the millions of the most exploited workers. Reformism, by striving to safeguard the interests of the aristocracy worker raised above the masses, therefore defends the bourgeois order (which in turn engenders fascism)&#034;. (The Class Struggle, organ of&lt;br class='autobr' /&gt;
the Communist Union No. 41, December 24, 1944)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE IMPORTANCE OF THE WORKING ARISTOCRACY IN FRANCE TODAY&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Here we will call the &#034;working mass&#034; the part of the working class that is not the labor aristocracy. And we will keep &#034;working class&#034; for the entire working class, including the labor aristocracy. The working class therefore includes, according to this way of speaking, a working mass and a labor aristocracy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Can we quantify the working masses and the working aristocracy in France today ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Official statistics make this task complex. Official figures don't even allow for a simple measurement of the working class. For example, hospital nursing assistants, who are at the bottom of the hospital ladder, are not classified with manual workers, but under a heading called &#034;intermediate health and social work professionals,&#034; and this heading &#034;intermediate professionals&#034; includes technicians, foremen, and supervisors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;That said, we can try to find our way around using INSEE data, by socio-professional category. The employed active population is 22.12 million people in France (1995 figures).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Let's start by setting aside the petty bourgeoisie, and if in doubt, the categories that the working class does not physically encounter, even if it could influence them morally in the event of struggles. There are 1.67 million artisans, merchants, business leaders, and exploiting farmers. There are also 2.87 million managers and higher intellectual professions, 0.75 million teachers. If in doubt, we also include commercial employees (0.78 million). There are also 0.44 million military and police officers. This makes a truly generous 6.51 million petty bourgeois or close to it.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Let us now try to define the working-class aristocracy. Still counting broadly, we count :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; technicians, foremen and supervisors : 1.43 million (average monthly income of a household in this category in 1984, 13,000F) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; intermediate professions in businesses and the civil service : 1.61 million (roughly the same income for 1984, 13,000F) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; intermediate administrative professions in health and social sector (income 11,000F) : 0.85 million ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; administrative employees of companies (income 9,400F) : 1.96 million ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; civil service employees (income 9,000F) : 1.93 million ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; drivers : 0.56 million.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We have here a total of 8.34 million people. But in Social Security, on the railways, in the post office, many people work whose condition is closer to that of the worker than to the working-class aristocrat, even if they benefit from one advantage or another as a civil servant or similar (see the example of the railway worker in the appendix). We can more or less arbitrarily estimate the number of those who can be considered members of the working class at 0.5 million. The working-class aristocracy would therefore be 7.8 million people in France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Who remains who can be considered the working masses of this country ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Regularly, serious newspapers announce the end of the working class, the end of assembly line work, the &#034;tertiarization&#034; as they say. It is undoubtedly also to demonstrate the same thing that official statistics put the maximum number of people in the &#034;intermediate professions&#034; section.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In 1982, INSEE even introduced a new classification that distinguished between &#034;industrial&#034; workers and &#034;artisanal&#034; workers. The goal was obviously to reduce the number of &#034;industrial&#034; workers in the statistics. But this new classification was just as arbitrary. Cooks, road workers, building maintenance workers, cleaners, and handling workers were counted as &#034;artisanal&#034; workers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The working masses would give us for 1995 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; unskilled workers : 1.81 million (the corresponding household income for 1984 is 8,000F per month) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; skilled workers : 3.27 million (1984 income between 9,000 and 9,900F per household) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; agricultural workers : 0.21 million (income 7,200F) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; employees of direct services to individuals (which we extract from employees because the income here is 7,000F) : 1.17 million.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;That's 6.46 million people. We have to add the 0.5 million civil servants removed from the labor aristocracy : we arrive at 6.96 million, the basic figure for understanding the working masses. We can ask ourselves the question of having to remove a portion of the skilled workers, who may consider themselves or behave like aristocrats : let's say a quarter of them. We arrive at 6.51 million for the working masses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The working masses exist. They may be a minority within the working class as a whole, but that matters little. The real problem is to develop a policy that will allow us to discern this working mass and give it strength. Just as the Russian working class of 1917 was able to imbue the whole of society with its politics, the working masses today can do the same tomorrow with other social strata, including the labor aristocracy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In any case, we have no choice. The revolutionaries of our time must simply accept this fact and work to find ways to restore the strength and soul of the working masses. It is, above all, a question of political choice. The problem of numbers and quantity exists, of course. But the working masses of rich countries have as natural allies almost the entire working class of other countries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Over the past twenty years, the growth of the working class on an international scale has been impressive. While the industrial working class in rich countries has declined somewhat, the overall picture is quite different. Here is an idea, through the figures for the active population in industry, from 1975 to 1995, in millions of people (State of the World 1996) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The declines are : France, from 20.3 to 15.2 (i.e. -5.1), Great Britain (-8.8), Italy (-3.3), the USA (-3). But the gains are : Japan (+2), Russia (+3), Mexico (+5). A series of countries see their working class double or triple : South Korea (+7), Turkey (+6), Thailand (+7), Morocco (+3), Algeria (+5). Finally, 5 countries make considerable leaps : Brazil (+10), Pakistan (+14), Indonesia (+16), and especially India (+70) and China (+72).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The result for all these countries is a gain of 200 million industrial workers (800 instead of 600). In total, there must be nearly a billion industrial workers on the planet today. This is the reality of exploitation hidden behind the official discourse on the so-called disappearance of the working class.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE ESSENTIAL OF THE WORKING MASS TODAY IN FRANCE : WOMEN, YOUNG PEOPLE, IMMIGRANTS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The working masses no longer represent the entire working class in a country like France, but they are the ones who work hard, they are the ones who produce and are useful, they are the ones who do not rely on hopes of social advancement, they are the ones who are inclined to be generous. Where are they ? Women, young people, immigrants, are the social groups where they are most present.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We get a lot of fuss when a woman becomes an airplane pilot or a subway driver ; but the real massive transformation of women is when they become workers : the 1990 figures (INSEE) give 266,000 women among nursing assistants, 236,000 hospital service agents, 217,000 cleaners, 190,000 service agents in educational establishments.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cleaners are 66% women. Similarly, 41% of unskilled industrial workers are women. In total, there are (1989 figures) more than one million unskilled female workers. From 1978 to 1984, the proportion of women working on the assembly line increased, offsetting the decline among men. In 1984, 30% of female workers worked on the assembly line, compared to 13% of male workers (INSEE social data 1990, page 110). Assembly line work is transferred from one sex to the other.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Capitalism replaces one category with another, just as it prioritizes young people in lower-paid or precarious jobs. But it cannot do without the working class, even with outsourcing ; it also needs a minimal strategic base in the mainland.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There are 800,000 workers of foreign origin in France (INSEE Survey 1995), and 370,000 employees. We rub shoulders with this part of the foreign working class. Another part of foreign workers should concern us : these are the workers abroad this&lt;br class='autobr' /&gt;
time, directly employed by our bosses. There are nearly 2 million of them in their companies and their direct subsidiaries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Every year, more than 800,000 young people leave the education system. Nearly 40% of them do not have the baccalaureate (1992 figures, Alternatives &#233;conomiques HS n&#176; 22, source Education nationale). Most of them will become workers. Their world of work is one of precariousness, unemployment, temporary work, fixed-term contracts, and underpaid internships. For them, this precariousness does not necessarily mean marginality. Young people are rediscovering what workers knew a century ago and more : the norm with capitalism is job instability.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE WORKERS' ARISTOCRACY AND THE COMMUNIST ORGANIZATION&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On the level of the communist organization to be built, on the level of the party therefore, Lenin draws the consequences of the arrival at maturity of the working class aristocracy in his conclusion to &#034;The Bankruptcy of the 2nd International&#034; : the working class aristocracy must be kept outside the party.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;The imperialist epoch,&#034; he wrote, &#034;cannot tolerate the coexistence, in the same party, of the vanguard men of the revolutionary proletariat and the semi-bourgeois aristocracy of the working class, which enjoys scraps of the privileges that the position of &#034;great&#034; power confers on &#034;its&#034; nation.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concretely, this means that in our time, in the imperialist countries, proletarian revolutionaries must apply to potential members of the organization who live in the labor aristocracy the same rules as those developed for elements of petty-bourgeois or bourgeois origin : break with their environment, complete devotion to the working masses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This means that such a party should be concerned about its numerical and sociological composition, including in its accounts the working aristocracy along with the petty bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If it is decided not to exceed a certain quota of non-proletarians, members of the labor aristocracy should not be counted among the workers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A worker from the labor aristocracy may obviously wish to join the fight for socialism, for communism. If he is truly a socialist, a communist, and aware of the realities of our time, he will find it natural to sacrifice the privileges that his membership in this privileged stratum gives him, and to offer the advantages to the cause of the working masses, the only ones who can fight in the name of humanity. He would proceed as a member of petty-bourgeois origin who wishes to be a full member of the workers' party should do.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin fought to preserve this notion of sacrificing acquired privileges at the Second Congress of the Communist International. He engaged in a polemic with Comrade Criespen of the German Independent Party.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Criespen spoke about high wages,&#034; Lenin continued. &#034;In Germany, you see, the circumstances are such that, compared to the Russian workers and, in general, the workers of Eastern Europe, the workers live quite well. According to him, one could only make a revolution if it did not &#034;too much&#034; worsen the situation of the workers. I ask the question, said Lenin : is it admissible to use such language in a communist party ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This is counter-revolutionary language. The standard of living in Russia is undeniably lower than in Germany, and when we established the dictatorship, the workers suffered more from hunger and their standard of living fell even lower. The victory of the workers is impossible without sacrifice, without a temporary worsening of their situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We must tell the workers the opposite of what Criespen said. When, in order to prepare the workers for the dictatorship, we talk to them about a &#034;not too&#034; great worsening of their situation, we forget the essential point, namely that the labor aristocracy was formed precisely by helping &#034;its&#034; bourgeoisie to conquer and oppress the entire world by imperialist means, in order to thus secure better wages. If the German workers want to act as revolutionaries today, they must make sacrifices and not be afraid of them.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Speech on the conditions of admission to the Communist International July 30, July 19 &#8211; August 7, 1920)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin generalizes his point of view : &#034;From the general point of view, from the point of view of world history, it is true that in backward countries a simple coolie is incapable of carrying out the proletarian revolution, but in a small number of richer countries where, thanks to imperialist plunder, people live more comfortably, it would be counter-revolutionary to tell the workers that they have to fear &#034;too great&#034; impoverishment. The opposite must be said.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The labor aristocracy, which is afraid of sacrifices and fears &#034;too great&#034; impoverishment during the period of revolutionary struggle, cannot belong to the party. Otherwise, dictatorship is impossible, especially in Western European countries.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The communist organization must also be concerned with making special efforts towards the working masses in the imperialist countries. In October 1917, during a discussion held to revise the party program, Lenin insisted on the importance of mentioning the role played by immigrant workers in rich and powerful countries (&#034;For a Revision of the Party Program&#034;, October 1917, Volume 26). Comrade Sokolnikov proposed adding, after the increase in the employment of women and children, &#034;also unskilled foreign labor imported from backward countries.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For Lenin : &#034;This is a valuable and necessary addition. Precisely this exploitation of the labor of lower-paid workers from backward countries is characteristic&lt;br class='autobr' /&gt;
of imperialism. It is on this, in particular, that the parasitism of the rich imperialist countries is based, to a certain extent, which corrupt a part of their workers with the help of higher wages, while at the same time exploiting &#034;cheap&#034; foreign labor without measure and without shame. One should add, says Lenin, the words &#034;lower paid,&#034; as well as the words &#034;and often deprived of rights,&#034; because the exploiters of &#034;civilized&#034; countries always take advantage of the fact that imported foreign labor is deprived of rights. This is constantly observed not only in Germany with regard to Russian workers, or more precisely, those from Russia, but also in Switzerland with regard to Italians, in France with regard to Spaniards and Italians, etc.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the same passage, Lenin considers that this situation makes the revolution more difficult to appear in the imperialist countries, but conversely it makes it easier to declare itself in the oppressed countries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Perhaps it would be rational to emphasize more strongly and express more concretely in the program the special place occupied by a handful of imperialist countries, the richest ones, which enrich themselves as parasites by plundering colonies and weak nations. This is an extremely important feature of imperialism,&#034; he says, &#034;a feature which, incidentally, facilitates to a certain extent the emergence of profound revolutionary movements in countries subjected to imperialist brigandage, threatened with being partitioned or strangled by the imperialist giants (this is the case of Russia), and, on the contrary, hinders to a certain extent the birth of profound revolutionary movements in countries which plunder many colonies and foreign countries according to imperialist methods, thus making a (relatively) large part of their population their accomplices in the division of the spoils.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE CRUCIAL PROBLEM OF THE ENTIRE WORKERS' MOVEMENT&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;During Lenin's lifetime, the problem of the working-class aristocracy was not only considered, reflected upon, analyzed, but it was now placed as the number one problem.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin reiterates that true revolutionaries must fight the labor aristocracy. In a letter to Sylvia Pankhurst, he writes : &#034;Without fighting this layer, without destroying all its credibility among the workers, without persuading the masses that it is completely perverted by the bourgeoisie, there can be no question of a serious communist movement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This is equally true of England, France, America and Germany.&#034; (Letter to Sylvia Pankhurst, August 28, 1919)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;What can Lenin mean by &#034;ruining all his credibility&#034; ? Is it a question of addressing each and every aristocratic worker and accusing him of all privileges and all evils ? No, no more than one would do so with the petty bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is by addressing the workers of the working masses that it is a question of &#034;ruining this credit&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;To ruin this credit is to demonstrate by A plus B that the mass worker has no interest in linking his fate, in any way, to that of the bourgeoisie. Nor does he have any interest in copying his attitude from that of the working-class aristocrats with whom he rubs shoulders. He has no interest in dreaming of a stable and progressive career path, in hoping for lasting peace for himself and his children. It is a matter of destroying the influence he is constantly subjected to by the working-class aristocrat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The absence of socialist ideas has made the working-class aristocrat a model and a goal for the worker to achieve. It is this image that must be destroyed. It is the mentality that results from it that must be fought. It is a mentality of class struggle that must be revived. It must be made clear that the bourgeoisie will never give this fate to all workers. The bourgeoisie will never be able to give an equal fate ; it can only live by creating inequalities. We must challenge the aristocratic-working-class way of posing demands, of systematically excluding the idea of &#8203;&#8203;the need to change the world, and on the contrary, of seeking illusory and impossible solutions, when they are not, worse, frankly corporatist and selfish.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;And we must, of course, clearly denounce to the workers, including the labor aristocracy, the responsibility of our bosses in the global economic war which, while pitting bosses against each other, crushes the poor by the millions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We have a huge amount of work to do to popularize the idea that the wealth of our bourgeoisie comes from the overexploitation of our former colonies, and poor countries in general. We must use every significant fact of current events to connect the names of our bourgeoisie with the names of these cities and countries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is not impossible to detach, at least morally, and rally to the socialist cause conscious workers in the labor aristocracy. Exactly as one can and must detach intellectuals from the bourgeois class to link their fate and their lives to the socialist revolution. It is not impossible to plant the flag of another vision of things in the circles of the labor aristocracy than the current refusal to consider the responsibility that our country has in the situation in the Third World. The bourgeoisie and the petty bourgeoisie are currently developing great efforts to channel - notably with the multiplication of humanitarian organizations - the feeling of injustice that is constantly born and reborn here among those who discover this reality. With the working masses as with the labor aristocracy, there is much to discuss to win over both sides to our points of view.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On the other hand, we must &#034;ruin,&#034; fight directly and openly, those who shape positions that amount to preserving and consolidating the existence of privileges in a more or less disguised manner. The militants of the labor aristocracy, for that is who we are talking about, have invaded practically all the workers' organizations in the rich countries, parties as well as unions. It must be clearly understood that the fact of militating and fighting is not in itself a patent of socialism.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;How many struggles marked by corporatism, contempt for others, and the desire to win alone in the hope of earning more than others have we witnessed in recent years ? The railway workers' strike of 1986-1987 saw numerous episodes where train drivers campaigned against the strike of sedentary workers, &#034;inferior&#034; categories according to the official hierarchy. The nurses' strikes, made popular by the media, were so because they liked the corporatist, elitist aspect : it was about recognizing exams, a qualification, years of study.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The youth revolt during the attempt to introduce a minimum wage for young people, the CIP, in March 1994, contained the same rotten germ. Only young people preparing for a DEUG, two years of study after the baccalaureate, could be concerned by the struggle : for them, there was no question of introducing a discounted minimum wage. This implied that no one cared if it was introduced for others, those without qualifications. Even young people can therefore be poisoned, in the rich country where we are, by this virus of dirty money that comes to us from the misery of the world.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The role of activists is to know how to turn things around, to transform every weakness into strength. One of the qualities of youth is generosity and the rejection of injustice. Provided we demonstrate what the reality is, we can transform an unconscious activist of a selfish cause into a conscious activist of the socialist cause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This concern must therefore be constant. There is no separate, pure problem where the existence and influence of the labor aristocracy do not arise. Revolutionary militants must work on it permanently, on all occasions, in all movements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;WHAT POLICY TO COUNTER THE INFLUENCE OF THE WORKING ARISTOCRACY ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Currently, no one, at least in France, is taking this problem into account and analyzing the importance of the labor aristocracy. The first thing is to recognize it, and to recognize the &#034;working masses.&#034; Then we must recognize its influence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;One cannot discuss Stalinism without addressing the problem of this social base. Its success among the French working class is entirely dependent on the existence of a significant labor aristocracy. This layer identified with reformist politics and found obvious interest in its fake revolutionary policy for decades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We need to understand how imperialist profits reach and affect the working class. There is, of course, money, which is perfectly legible and quantifiable, thanks to the level of wages. But that is far from all. There are also general conditions : the absence of epidemic diseases, the absence of anti-worker repression, bourgeois freedoms to read, to assemble, to vote, the possibility of walking in pleasant cities or countryside, and elementary education provided to all children.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;These things are still given even to the working masses of rich countries. And yet, they are in fact a privilege of rich countries. They can, as is currently the case, lead to the working class clinging to them selfishly, and remaining ignorant of the situation of their brothers in the Third World. They can, through a just policy, be a subject of revolt here, if it becomes clear that these essential needs are not even satisfied in these countries, that it is due to the arbitrariness and injustice&lt;br class='autobr' /&gt;
established by our capitalists, our teachers of democracy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chauvinism and nationalism are often denounced and ridiculed by the far left. It is often an anarchist, petty-bourgeois, and superficial denunciation. This nationalism camouflages, behind the idea that our nation is superior and brings democracy and freedoms, the fact that it cruelly oppresses and exploits, through capital. Demonstrating this is difficult, more difficult than in the colonial era, because the laws of capital make the links between poor and rich countries almost immaterial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A true tradition of denouncing this exploitation across borders must be established here in mainland France. In the Third World, everyone knows what the IMF is. How many French workers know what it is ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is not enough to use the figures provided by the official economy. We must seek figures that speak to the simplest workers : what a meal costs, what a medicine costs. And we must put these figures in relation to the waste and luxury spending that is piling up here. Our working class must know the meaning of the words &#034;hunger,&#034; &#034;precariousness,&#034; &#034;solidarity,&#034; or &#034;struggle&#034; in these countries. We therefore need living links with workers in these countries to obtain and usefully use this information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The worker influenced by a bourgeois point of view, a working-class aristocrat, may dream of having a beautiful car, or any other superfluous thing that in this world is a sign of social success. It is enough to say with the right words and real facts the blood and pain that this car actually costs for this dream to begin to destroy itself.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;START BY BUILDING A REVOLUTIONARY SUPPORT BASE IN THE WORKING MASS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In practice, as we have said, the working masses and the working aristocrats are extremely mixed. How should the revolutionary worker militant behave ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin returns to his classics. &#034;Engels,&#034; he says, &#034;distinguishes between the 'bourgeois workers' party' of the old trade unions, the privileged minority, and the 'inferior mass,' the true majority ; he appeals to this majority which is not contaminated by 'bourgeois respectability.' Therein lies the essence of Marxist tactics !&#034; he proclaims. (Speech delivered at the Congress of the Swiss Social Democratic Party on November 4, 1916, Volume 23, October 1916)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The important thing in this reasoning is not that it is a matter of appealing to the majority against a minority. In the attitude of Engels, Marx, and Lenin, the important thing is to appeal to this working mass. &#034;Our duty, therefore,&#034; Lenin continues, &#034;is to go lower and deeper, to the real masses : therein lies the whole meaning of the struggle against opportunism and the whole content of this struggle.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In other words, the only way to be consistent if one wants to combat reformist, conservative, etc. ideas, and to give revolutionary socialist ideas a chance, is not only to have correct ideas, a correct program, it is not only to proclaim oneself a revolutionary socialist worker, etc., it is to turn, to get closer, to rub shoulders, to live and to campaign within the working masses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin had no other advice to give when, in August 1919, he replied to the English activist Sylvia Pankhurst, who asked him for advice, in the letter already quoted : &#034;To be indissolubly linked to the working masses, to know how to carry out constant propaganda there, to participate in every strike, to echo every demand of the masses, that is what is essential for a communist party,&#034; said Lenin, &#034;especially in a country like England where, until now (as indeed in all imperialist countries), the socialist movement and the workers' movement in general were active in the socialist movement and the workers' movement in general, rather narrow upper layers, elements of the working aristocracy, for the most part completely, irremediably corrupted by reformism, prisoners of bourgeois and imperialist prejudices.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The 2nd Congress of the Communist International made this concern one of the bases of its program : &#034;One of the most serious obstacles to the revolutionary movement in the developed capitalist countries derives from the fact that, thanks to colonial possessions and the surplus value of finance capital, etc., capital has succeeded in creating there a small, relatively imposing and stable labor aristocracy. It enjoys the best conditions of remuneration ; above all, it is imbued with a spirit of narrow corporatism, petty bourgeoisie, and capitalist prejudices. It constitutes the real social &#034;point of support&#034; of the 2nd International of reformists and &#034;centrists&#034; and is very close, at the present time, to being the main point of support of the bourgeoisie. No preparation, even preliminary, of the proletariat for the overthrow of the bourgeoisie is possible without a direct, systematic, broad, and declared struggle with this small minority which, without doubt (as experience has fully proven) will give many of its own to the guard white of the bourgeoisie after the victory of the proletariat. All parties adhering to the 3rd International must, at all costs, give substance to this slogan, &#034;more deeply in the masses&#034;, understanding by mass the whole group of workers and those exploited by capital, and especially the least organized and the least enlightened, the most oppressed and the least accessible to organization.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This task lies before us : no workers' party in the rich countries addresses the problem of the labor aristocracy, either punctually or in a sustained and profound manner. No reformist party, of course, since they have all become, in one way or another, parties of the labor aristocracy. It is their interest and their policy to present their policies as those of the entire working class.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But no party, union, or group calling itself revolutionary does this either, at least not in France. It is a whole political apprenticeship that must be undertaken. It is a whole capital that must be built. Without this, everything else is vain, childish, or mendacious. We must learn to respond to the most diverse problems of the workers' movement, systematically taking this factor into account. However, for decades, since the end of the Second World War, revolutionaries of all tendencies have &#034;forgotten&#034; the problem of the labor aristocracy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Workers need dreams and hope. But the working masses lack them even more. It is they, more than anyone else, who need to dream of creating another world. Their dignity is at stake. This worker must not receive revolutionary ideas through the labor aristocracy, for they can only be distorted.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is essential that revolutionary militants address the problem of providing themselves with the means to address this layer directly, and that they adapt their material and methods to it. Otherwise, in practice, their activity will naturally tend to develop essentially among the working-class aristocracy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Without this approach, Marxist ideas are simply not applied. A break is essential.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BIBLIOGRAPHY&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LENIN : The Bankruptcy of the 2nd International&lt;br class='autobr' /&gt;
(Editions sociales)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LENIN : Imperialism, the highest stage of capitalism&lt;br class='autobr' /&gt;
(Editions sociales)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;INSEE 1996 : Social data&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Economic Alternatives Special Issue No. 30, 4th Quarter 1996&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;HOBSBAWM : Economic and Social History of England, Volume 2&lt;br class='autobr' /&gt;
(Seuil, UH)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LENIN : Complete Works&lt;br class='autobr' /&gt;
(Editions du Progr&#232;s, Moscow)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rosa LUXEMBURG : Reform or Revolution&lt;br class='autobr' /&gt;
(Masp&#233;ro)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ENGELS : The situation of the working class in England&lt;br class='autobr' /&gt;
(Social Editions)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Georges RIBEIL : The Railway Workers, volumes 1 and 2&lt;br class='autobr' /&gt;
(Thesis)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Lenin and Trotsky against Stalinism</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Russie</dc:subject>
		<dc:subject>Stalinisme</dc:subject>
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&lt;p&gt;Lenin and Trotsky against Stalinism &lt;br class='autobr' /&gt;
1922-1923 : when Lenin and Trotsky were united against Stalin and the Russian bureaucracy, dictatorial, nationalist, corrupt and reactionary, beginning to usurp power in place of the exhausted proletariat, struck by a bloody civil war, beaten throughout Europe, internationally isolated and demoralized &lt;br class='autobr' /&gt;
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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique88" rel="directory"&gt;20- ENGLISH - MATERIAL AND REVOLUTION&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot25" rel="tag"&gt;Russie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;Stalinisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot173" rel="tag"&gt;Parti r&#233;volutionnaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot312" rel="tag"&gt;trotskisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Lenin and Trotsky against Stalinism&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;1922-1923 : when Lenin and Trotsky were united against Stalin and the Russian bureaucracy, dictatorial, nationalist, corrupt and reactionary, beginning to usurp power in place of the exhausted proletariat, struck by a bloody civil war, beaten throughout Europe, internationally isolated and demoralized&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In 1922-1923, everything opposed the common policy of Lenin and Trotsky, the two historical leaders of October 1917 and of the revolutionary war which defeated imperialism in Russia, to the policy of Stalin and the bureaucracy :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.- L and T want to stop the NEP, this momentary and limited retreat towards capitalism in a catastrophic economic situation due to the civil war and the backwardness of the country and aimed at preserving the workers' and peasants' alliance, to preserve the monopoly of foreign trade to avoid the connection of the kulak and the nepman with foreign imperialism, to develop the control of the workers over the bourgeois economy authorized in a limited way, to control the connection of the state bureaucracy with the new bourgeois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.- L and T want us to first fight the bureaucracy within the party, the soviets and the state and to dissociate them. To this end, we must revive the soviets, develop the organization of trade unions and non-party organizations, independent of the Bolshevik party and the state, and develop workers' control and their rights.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3.- L and T want to preserve the policy of liberation of the oppressed peoples of the former Russian empire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4.- L and T are betting on the world revolution and not only on the internal economic and social development of Russia&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5.- in this international perspective, it is important to develop genuine national communist leaderships in the world and not appendages of the Russian party.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6.- L and T have a short-term political project to push back and bring down the bureaucracy within the party. They have noticed that it develops by always starting from the same institutions : party secretariat, organizing bureau, secretariat of the central committee, workers' and peasants' inspection, ministry of nationalities. All these institutions have in common that they are linked to Stalin... The project proposed by Lenin to Trotsky consists of detonating a public bomb at the party congress : unmasking Stalin in the eyes of the entire party, restructuring all the leaderships that Stalin has monopolized, giving back the power of decision to an enlarged Central Committee (true political leadership with sufficient authority for this fight) and no longer to the secretariats and organizing bureaus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The October Revolution, let us not forget, was that of Lenin and Trotsky, as the French communist newspaper &#034;L'Humanit&#233;&#034; of the time called it and as the whole world called it. This is the Stalinist version that will seek to oppose Lenin and Trotsky, while Lenin had chosen Trotsky as the only one capable of leading the revolution upon his death...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Excerpt from &#8220;Lenin's Last Stand&#8221; by Moshe Lewin :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;After three trying years of war, struggle, toil, and worry, Lenin fell ill. He was already seriously ill toward the end of 1921 and was forced to leave work for several weeks. During the first half of the following year, his capacity for work was reduced and steadily deteriorated. Then suddenly, on May 25, 1922, a catastrophic attack occurred : paralysis of his right hand and leg, and disruption&#8212;or even loss&#8212;of his ability to speak. Convalescence was slow and painful. &#8220;You understand,&#8221; Lenin later told Trotsky, &#8220;I could no longer speak or write ; I had to learn again.&#8221; His robust constitution pulled him through once more, but he did not return to work until October 2, and his health was not fully restored. The symptoms of fatigue and malaise he was showing, his frequent absences from work sessions, his latest crisis did not go unnoticed by the members of the Sovnarkom (government) and the Politburo. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The return to public life was not long-lasting. On December 13, a new bout of illness forced Lenin to retire, this time permanently. It is therefore clear that his participation in affairs during 1922 was very limited. This is an important fact for understanding this entire period, which played a crucial role in the destiny of Soviet Russia. The government machine created under Lenin, much more at the whim of circumstances than by premeditated will, continued to function without his participation. His comrades in the Politburo were getting used to governing alone and were acquiring a taste for the independence acquired thanks to the absence of the old man. (&#8230;) While Lenin was losing his capacity for work and the conduct of affairs was slipping more and more out of his hands, Stalin was asserting himself, gaining ease and assurance, quite often in opposition to Lenin. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A number of men then left the Secretariat and the Central Committee. Among them were the three secretaries Krestinsky, Preobrazhensky, and Serebriakov, all future Left Opposition members and future victims of Stalin's purges. And, significantly, Kaganovich, Uglanov, Jaroslavsky, and Molotov reached the highest echelons. They were all future Stalinists. (&#8230;) The problem of foreign trade became acute towards the end of 1921, when Miliutin, the Soviet delegate to the Riga talks, promised the abolition of this monopoly. (&#8230;) Stalin supported these theses. But Lenin saw them as a fundamental error, an unacceptable attack on the country's interests. In his view, it was not only unwise but undoubtedly harmful to allow foreign exporters to come into direct contact with the private businessmen of the interior, the nepmany, because then &#034;foreigners will buy up and take home everything of value.&#034; (&#8230;) Lenin was accumulating evidence to try to convince the Central Committee of the correctness of his views. Only the rigid maintenance of the monopoly principle would make it possible to counter the country's economic weakness. (&#8230;) The slightest breach in defense would eventually destroy the weak domestic industry and help to weld an alliance between the forces of international capitalism and businessmen on the one hand and the entire Russian peasantry on the other against the power of the Soviets. By March, Lenin's arguments seemed to be winning out and the monopoly was confirmed by a series of decrees, but it was only a truce. Lenin noted with concern that government and Central Committee circles were continually putting this issue back on the agenda and challenging the solution reached by constantly formulating new draft legislative amendments. (&#8230;) Annoyed, Lenin finally demanded, in a letter to Stalin, that the monopoly principle be reaffirmed and that all contrary drafts be banned. It was perhaps on this occasion that Lenin discovered that the gensek (general secretary) did not agree with him at all and was standing up to him with growing assurance. Stalin added the following opinion to Lenin's letter : &#034;At this stage, I do not oppose the formal ban on measures aimed at weakening foreign trade. However, I believe that weakening is becoming inevitable. &#187; Lenin's proposals were adopted by the Politburo on May 22, but during his prolonged absence due to his first paralysis, the opponents of monopoly finally achieved success. A few days after Lenin's return to work, at the Central Committee meeting on October 6, Sokolnikov's proposals for significant exceptions to the state monopoly were approved by the plenum. Lenin, who was suffering,was absent from the session. He felt this decision as a real blow to him. (&#8230;) Significant fact : on October 11, he invited Trotsky to talk with him, and in particular about this problem. Two days later, he sent an urgent letter to the Politburo categorically demanding a revision of the decision. The Bureau had to give some ground : it decided to have the members of the Central Committee vote on Lenin's request. Once again, Stalin attached a note to Lenin's letter : &#034;Comrade Lenin's letter has not made me change my mind about the correctness of the decision of the plenum. (&#8230;) concerning foreign trade.&#034; (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Knowing that Trotsky was like him a defender of monopoly, Lenin proposed to him on December 12th to make common cause with him. (&#8230;) Lenin insisted to Trotsky, in increasingly cordial terms, that he take charge of defending their common thesis. (&#8230;) From December 12th to 15th, the two men exchanged abundant correspondence. (&#8230;) In case of failure, a tactic was decided : the charge would be returned to the communist faction of the next Congress of Soviets and, later, to the Party Congress. On December 15th, Lenin drew his conclusions : &#8220;Comrade Trotsky, I believe that we have agreed on everything ; I ask you to announce our solidarity at the plenum. &#187; (&#8230;) On the same day, in a letter to Stalin and the other members of the Central Committee, he announced that he had made the necessary arrangements to withdraw, but &#8211; and this must have caused a sensation among the Tsekists &#8211; he also declared : &#8220;I have finalized an agreement with Trotsky on the defense of my opinions concerning the monopoly of foreign trade.&#8221; (&#8230;) The &#8220;old guard,&#8221; in whose eyes Trotsky was nothing more than an arrogant and unbearable intruder, closed ranks after Lenin's letter. The outlines of the future triumvirate : Stalin, Kamenev, Zinoviev, based solely on hatred of Trotsky and the desire to block his path to power, were beginning to appear during these days. Lenin had indeed gone even further in another postscript to his letter, declaring himself &#8220;assured that Trotsky would in no way defend his opinions worse than he would have done himself.&#8221; &#187; Such remarks could only increase the tension, develop mistrust and jealousy within the Politburo. On December 18, the Central Committee, meeting in plenary session, annulled its previous deliberation which had caused Lenin so much trouble. Stalin had given in on all counts. (&#8230;) Lenin, already bedridden, warmly congratulated Trotsky : &#8220;It seems that the fortress has been taken without a shot being fired, by a simple maneuver ; I propose not to stop there and to continue the offensive.&#8221; (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On August 10, 1922, the Politburo requested the Orgbjuro (i.e., Stalin) to form a commission to prepare, for the next session of the Central Committee, a draft regulation of the Russian Federation's relations with the other Republics. Lenin was ill and was increasingly out of control. The leaders were clearly in a hurry, and perhaps they already had a clear idea of &#8203;&#8203;the conclusions they would reach, because the commission was set up the day after the Politburo's decision. Its composition is not without interest. It included Stalin, Kuybytchev, Ordzhonikidze, Rakovsky, Sokolnikov, and probably also Molotov (&#8230;) It was Stalin himself who masterfully drafted the resolution of this commission, concerning the mutual relations between the RSFSR and the independent Republics, a so-called &#8220;autonomization&#8221; project which provided for the pure and simple inclusion of these &#8220;independent Republics&#8221; in the Russian Federation as &#8220;autonomous Republics&#8221;. The project stipulated that the government of the Russian republic, its central executive committee and its government would henceforth constitute the government of the whole. Stalin's text was sent for opinion to the Central Committees of the Parties of the Republics (&#8230;) The Georgians' response was clear : they were against it. The session of their Central Committee on September 15 refused (&#8230;) unanimously, minus one vote. It provoked an immediate response from Ordzhonikidze and his Zakkvajkom, who immediately adopted a resolution in favor of Stalin's project, and better still, using his superiority in the Party hierarchy, ordered the Georgian Central Committee to comply with Stalin's orders and not to make public its differences with Moscow. (&#8230;) Stalin is said to have telegraphed Mdivani on August 29, 1922, to inform him that henceforth the decisions of the higher government authorities of the RSFSR were binding on all the Republics. (&#8230;) Meanwhile, Lenin, still convalescing, asked Stalin for information on the progress of the commission's work. He received it on September 25 (&#8230;). Lenin's reaction was not long in coming. The letter he sent the next day to Kamenev, his second in command at the sovnarcom (government), and not directly to Stalin, drew the latter's attention to the importance of the matter and asked him to give it careful consideration. (&#8230;) The following month, in a letter, he found Stalin &#034;a little too hasty&#034;. (&#8230;) We must arrive, he said, at a &#034;Federation of Republics enjoying equal rights&#034;. To better guarantee this equality, he deleted from Stalin's draft the paragraph relating to the accession of the Republics to the RSFSR,and instead advocates &#034;a formal unification jointly with the RSFSR in a Union of Soviet Republics of Europe and Asia. The Russian government will not be that of the Union. (&#8230;) Meanwhile, Stalin is indeed behaving like a man in a hurry. (&#8230;) He communicates, without waiting for Lenin's opinion, the results of his commission to all the members of the Central Committee, as material for their next meeting, which was to take place on October 6. Lenin's letter containing a draft union of Soviet Republics was in his eyes only an unnecessary interference of the &#034;old man&#034; in an area where he, Commissar for Nationalities, had acquired a solid reputation (&#8230;) During the meetings of the Politburo, Stalin and Kamenev exchanged two brief notes about Lenin's memorandum. Kamenev's note : &#034;Ilyich is going to war to defend independence.&#034; Stalin's response : &#034;I think we must show firmness against Lenin. &#187; (&#8230;) Communicating Lenin's text on September 27 to the members of the Politburo, Stalin attached a letter in which he made no secret of his opinion and bluntly accused Lenin of &#8220;national liberalism&#8221; which would inevitably encourage separatism. Realizing that he would be in the minority in the Central Committee, Stalin gave in on all counts and himself transformed his project of autonomization into a project of Union, in the sense of Lenin's amendments. (&#8230;) The introduction to the new project calmly claimed that it was only a &#8220;slightly modified, more precise formulation&#8221; than that of the Orgburo, the latter having been &#8220;correct in principle and fully acceptable&#8221;. (&#8230;) Lenin declared to Kamenev :(&#8230;) The introduction to the new draft calmly claimed that it was only a &#8220;slightly modified, more precise formulation&#8221; than that of the Orgburo, the latter having been &#8220;correct in principle and fully acceptable&#8221;. (&#8230;) Lenin declared to Kamenev :(&#8230;) The introduction to the new draft calmly claimed that it was only a &#8220;slightly modified, more precise formulation&#8221; than that of the Orgburo, the latter having been &#8220;correct in principle and fully acceptable&#8221;. (&#8230;) Lenin declared to Kamenev :&#034;Comrade Kamenev ! I declare war, not a small war but a war for life and death, on Great Russian chauvinism. As soon as I am rid of my cursed tooth, I will devour all my healthy teeth.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;So as soon as my health improves, as the doctors believe, I will go into the final battle against Stalin. He will make sure that this never happens...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moshe Lewin continues : &#034;Thanks to the authority of Lenin, whose ideas seemed to be accepted by everyone, the Central Committee adopted the project in its entirety, entrusting a new commission with the task of a more detailed elaboration for the next session. (&#8230;) Ordzhonikidze began to employ drastic measures. With the support of the Moscow Secretariat, from which he constantly benefited, he removed from Georgia the supporters of the Central Committee of this Republic, ordering them by disciplinary means to leave their country and place themselves at the disposal of the Central Committee in Moscow. (&#8230;) Having run out of patience, despairing of finding justice in Moscow, exasperated by the deportations ordered by Ordzhonikidze, the Georgian Tsekists made an unprecedented gesture : on October 22, they submitted their collective resignation. Ordzhonikidze was probably only waiting for this opportunity. His Zakkrajkom immediately appointed a new Central Committee composed of incompetent and docile young men, who accepted the Federation without batting an eyelid. The Moscow Secretariat had hastened to accept the resignations of the old Tsekists and the new appointments. (&#8230;) During these confrontations, Ordzhonikidze's nerves ceased to obey him : he struck another Party member, a supporter of Mdivani. This happened during a private session at Ordzhonikidze's house. Rykov, Lenin's deputy and member of the Politburo, was present. (&#8230;)&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Regarding Ordzhonikidze, Lenin, who had not yet discovered Stalin's entire plan, wrote : &#034;Ordzhonikidze did not show the necessary flexibility and prudence in conducting the Party's national policy in Georgia, he admitted administrative methods, he took certain measures too quickly, he did not always take into account the opinions and rights of the Central Committee of the Communist Party of Georgia. He also did not show proper self-control in his relations with the Mdivani group.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin then began to worry. It was the letter from the Georgian Okudzhava, a resigned Tsekist, accusing Ordzhonikidze of having made threats against the communists of Georgia, which suddenly alarmed him.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lewin continues : &#034;One can measure how profound the difference between Lenin and Stalin was by comparing their respective attitudes on the national question. Stalin proposes a solution as simple as it is expeditious, which would crystallize and reinforce the reality of power : was not the government of the RSFSR practically that of all the Republics ? Well, it would officially become that of the Union. How to proceed ? Paragraph 6 of Stalin's draft reads : &#034;The present decision, if confirmed by the Central Committee of the RCP, will not be published but communicated to the Central Committees of the Republics for circulation in the Soviet organs, the central executive committees, or the congresses of Soviets of the said Republics, before the convocation of the All-Russian Congress of Soviets, where it will be declared to express the wish of these Republics.&#034; &#034; Since in any case it was the Central Committee in Moscow that decided and imposed its decision on the national central committees by &#034;circular directive&#034;, that is to say by an order the non-execution of which was punishable by disciplinary measures, since the will of the Central Committee had to finally be solemnly declared to respond to the wish of the Republics, the meaning of Stalin's project is clear : it was a question of having the fact ratified so that it would become the law. Lenin, on the contrary, refuses to take into consideration only administrative efficiency, and seeks to resolve the problem by applying the principles that had been his for years. He says in his letter that he does not want to destroy the independence of the Soviet Republics, but to create a new level in the constitutional order : &#034;a Federation of Independent Republics&#034; . Efficiency counts, of course, for Lenin, and the solution adopted must also strengthen the State, but, precisely, the whole question of nationalities must be resolved and not suppressed. Internationalism must not be renounced in favor of centralism ; it is also necessary to continue to combat the powerful tradition of oppression that characterized the tsarist state.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;When he resumed running affairs in October 1922, Lenin had not regained his capacity for work or his former control. His speech on the 20th was confused and visibly improvised. (&#8230;) A few days after this speech, when painful suspicions began to arise in Lenin about the Georgian affair, the doctors demanded that he considerably reduce the pace of his work. (&#8230;) Finally, he agreed to go to Gorky to rest, but his active participation in political life continued through letters and telephone calls. He impatiently awaited news from Rykov and Dzerzhinsky, but he devoted most of his time to organizing the work of his deputies, who now numbered three : Rykov, Kamenev and Tsjurupa ; he remained in constant contact with them to establish, through collective elaboration, the modalities of the Sovnarkom's activities. The reorganization of the Sovnarkom (Council of People's Commissars or government) with a new distribution of tasks is visibly linked in his mind to the problem of succession. Thus, at the beginning of December, Lenin invited Trotsky to a new interview during which he first suggested the formation of a &#034;bloc against the bureaucracy,&#034; that is, in practice, to participate in a special committee that would be established to lead this struggle ; he offered him to become one of his deputies in the government.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On December 30, he was to write : &#034;If things have come to this, one can imagine the quagmire we have gotten ourselves into.&#034;The interview with Dzerzhinsky had a harmful influence on the progression of Lenin's illness, and undoubtedly hastened the crisis. The night must have been restless ; on the morning of December 13, 1922, two serious attacks forced Lenin to leave office for good. (&#8230;) From then on, Lenin would not leave his small room in the Kremlin : it was impossible to transport him to Gorky as had been planned. This circumstance would be of great importance for the activities of the seriously ill man during the eighty days during which he was still to retain his intellectual capacities. For the future, visitors were forbidden : he would only see his wife Krupskaya, his sister Maria Ilinchina, and three or four of his secretaries, not to mention, of course, the medical staff. His entourage was forbidden to transmit any correspondence to him or to inform him of current state affairs, so as &#034;not to give him food for thought and worry.&#034; Thus began Lenin's exhausting struggle to be kept informed of what interested him, to formulate his opinions and make them known to the right people. This was not the whim of a sick man who, refusing to face death, continued a semblance of activity. Lenin, on the contrary, knew that death could suddenly overtake him, at a time when the country and the Party remained in an extremely difficult situation, without a clear program of action, without even some markers of the path to follow having been laid down ; he felt that he had to say at least the essentials on the most pressing subjects, that this was the duty of the head of state, of the leader of an unprecedented revolution. (&#8230;) The ambiguity of the situation was further increased by the fact that the man who was responsible for ensuring that the sick man's regime was scrupulously respected was none other than Stalin (decision of the Central Committee obtained by Stalin on December 18, 1922). (&#8230;) A significant incident between Krupskaya and Stalin sheds light on how he intended to fulfill his mission. On December 22, learning from his informants that Krupskaya had the day before taken a letter, in fact a short note, dictated by Lenin, he called her on the telephone and covered her, Krupskaya herself said, &#8220;with unworthy insults and threats.&#8221; He intended to sue her before the Party's Central Control Commission for her &#8220;violation&#8221; of the prescriptions of the sick man's regime. This rudeness was unprecedented in the relations between the Party leaders and Lenin's family. There was obviously no reason to doubt Krupskaya's devotion to the sick man and her competence to look after him. Stalin's intervention was not even legally justified : Krupskaya had had the permission of the attending physician&#8212;Stalin could easily verify this. Stalin had acted in a genuine fit of anger:Lenin's letter was the one addressed to Trotsky to congratulate him on having won &#034;without striking a blow&#034; at the session of the Central Committee, in the debate on the monopoly of foreign trade. Stalin was well aware of the increasingly close relations that had been developing in recent times between Lenin and Trotsky. (&#8230;) Furthermore, as early as November 25, Lenin, as we have recently learned, had informed the Politburo that he approved Trotsky's proposals on the use of tactics concerning the International ; above all, in the second part of this message, he put forward a very flattering opinion of Trotsky's theses on the NEP : he insisted that they should be published in a pamphlet and widely distributed. This was undoubtedly a great compliment, for it was one of the most complicated problems of Soviet policy, and one that caused Lenin a great deal of worry. It is therefore not surprising that Stalin, more concerned than anyone by the problem of succession, jumped with indignation on learning of this new mark of recognition from Lenin towards Trotsky, especially since the rapprochement between the two men &#8211; he could already suspect it &#8211; was to be accompanied by a real campaign against him, Stalin. (&#8230;) Lenin's principal secretary, Foti&#233;va, noted in the diary on January 30 :&#034;Stalin asked if I wasn't telling Vladimir Ilyich too much. How does he know about current affairs ? For example, his article on the Workers' and Peasants' Inspection shows that he knows about certain circumstances.&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
This was yet another subject in which Stalin was personally targeted, perhaps in a veiled way, but obvious to the person concerned.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is against such surveillance and such limitations on his activities, which are, moreover, very legally covered, that Lenin will have to fight. And, first, on December 23. He was shaken by a severe attack of illness during the night of the 22nd to the 23rd. He was nevertheless able to fall asleep, but in the morning he noticed that part of his body, his right hand and right leg, was paralyzed again. The news was immediately communicated to the Politburo. (&#8230;) Despite the commotion caused by this attack, Lenin's thoughts were essentially focused on the destinies of the State and the Party. He then demanded permission to dictate for five minutes each day. (&#8230;) Once permission was granted, Lenin called one of his two secretaries and dictated around thirty lines to her in four minutes. (&#8230;) The next day, he demanded the right to continue what he called his &#034;diary.&#034; The doctors tried to stop him, but Lenin gave them an ultimatum : if he was not allowed to dictate for a few minutes a day, he would refuse treatment. A council composed of doctors and members of the Politburo, Stalin, Bukharin, and Kamenev, saw no way to override this. Permission was granted, but the Politburo's decision specified that the notes could not be in the nature of correspondence and could not call for any kind of response. This is how the &#034;Testament&#034; was composed, a series of very brief notes at first, dictated with enormous effort for a few minutes a day. Yet Lenin's robust constitution seemed to work miracles. His health began to improve, and hopes of recovery appeared. He was able to dictate for up to three-quarters of an hour a day and could even read and continue the struggle through the intermediary of his faithful entourage : his wife, his sister, and the secretaries, all devoted to Lenin and very attached to him.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The &#034;testament&#034; in the strict sense of the term consists of notes dictated between December 23 and 31, with a supplement of January 4, notes entitled in the works &#034;Letter to the Congress.&#034; But the true exposition of Lenin's views, the testament in the true sense of the term, is the entirety of the writings of this period. One can undoubtedly find there a coherent view of the international situation and perspectives, important elements for a program and a line of action, as well as an attempt at clarification with regard to internal developments. In addition to the notes, there are five articles written in January and February 1923, although the majority of the Bureau sometimes made efforts to avoid or postpone their publication. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The notes that Lenin began to dictate on December 23 had the aim, he declares in the very first line, of proposing to the next Party Congress the accomplishment of &#034;a series of changes in our political system.&#034; (...) First of all, it is necessary to strengthen the unity of the Central Committee, so that it is capable of accomplishing the urgent task of reorganizing, or rather reconstructing, the state apparatus, and also to prevent the Party from succumbing to the danger that threatens it : the split that may occur (...)&lt;br class='autobr' /&gt;
First remedy : a significant increase in the number of members of the Central Committee would allow this assembly to strengthen &#034;several thousand times over&#034; the stability of the Party. Lenin also proposes &#034;to grant, under certain conditions, a legislative character to the decisions of Gosplan, going here in the direction of Comrade Trotsky's positions, up to a certain point and under certain conditions.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;) The reform of government structures is the most widely developed theme in Lenin's projects, because political power is almost the only lever in the hands of the Bolsheviks to impose a socialist direction on the development of Russian society. (&#8230;) To combat all harmful tendencies, to try to remedy all the illnesses of the state apparatus and the Party, Lenin saw only one starting point : to organize the communist elite, and above all, the leadership of the Party, in an exemplary manner. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
For the moment, even the large commissariats were functioning poorly ; Lenin did not spare them his harshest criticisms. There was worse : he was worried about the functioning of his own Sovnarkom (the Council of People's Commissars or government leadership) (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On the other hand, having returned to work after a period of illness, Lenin noticed that during his absence, both machines, the government and the Party, had started to run on empty, with the senior officials, including the commissars, all tending to shirk their responsibilities (&#8230;) The (enlarged) Central Committee and the new Central Control Commission would together constitute the new Central Committee, a large assembly of 150 to 200 people, which would in reality become a Party conference and would meet six times a year. In addition, the presidium of the Central Control Commission would participate in the work of the Politburo, both as a collaborator and as a controller, it would ensure the regular functioning of the Central Committee and the Bureau, checking all documents, etc., without consideration of persons, even if it were the gensek (general secretary). (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin returns to the institution he had once promoted, but which had deeply disappointed him : the Workers' and Peasants' Inspection, which we will refer to by its Russian acronym, the three letters : RKI. It was responsible for monitoring the work of government agencies and administrations. Under the direction of Stalin, the Control Commissioner, from March 1919 to April 25, 1922, it had become a bloated and highly bureaucratized body, comprising some twelve thousand civil servants, few of whom were workers : the tchinovnik very quickly succeeded in colonizing the institutions designed precisely to combat bureaucracy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky had begun to attack the RKI at the beginning of 1922. Lenin then still defended this commissariat and, therefore, indirectly, the person of its leader, but in his last texts he portrayed it as a hotbed of ineptitude, a &#034;hopeless affair&#034; : &#034;There is no commissariat more badly organized than the RKI, and it does not enjoy even the shadow of authority.&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
These arrows fired at Stalin through the commissariat for which he was responsible were undoubtedly the reason why the article &#034;Better less, but better,&#034; the writing of which was completed on February 10, did not appear in Pravda until March 4. According to Deutscher, the majority of the Bureau opposed the publication ; Kuybichev even proposed printing, for Lenin's use alone, a special copy of Pravda with the article in question. But Trotsky insisted that the article be published normally and finally won with the support of Kamenev or Zinoviev. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;During the months of January and February 1923, through five articles developing the ideas expressed in the notes, Lenin's plans became a vast program of political strategy prepared for the next Party congress, which was to be held in a few weeks. Lenin was driven to accelerate its development, both by the fear of not being able to attend the congress and by the urgency of the reforms advocated.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the practical field, three questions particularly caught his attention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;First, he wanted to know the results of the census of civil servants in the major cities, which had just been carried out at his instigation. His great fear of bureaucracy made him often ask for it. Finally, his secretary had to admit to him that these documents could not be provided to him without Stalin's authorization ; Lenin did not know this. According to Fotieva's account in her Memoirs, this affair caused Lenin to be in a very bad mood three days later, on January 10, and a month later, on February 12, it caused him a real crisis. One of his doctors, F&#246;rster, who was already going to allow him newspapers and visits, suddenly put an end to his hopes and forbade &#034;political information.&#034; When Lenin asked what he meant by this, the doctor replied : &#034;Look, for example, you are interested in the question of the census of Soviet civil servants.&#034; This answer came as such a shock to Lenin that his lips trembled : that the doctors were aware of such details and made such distinctions confirmed his suspicions. Fotieva notes in the &#034;Diary,&#034; in a cautious style : &#034;It is likely that, in addition, an impression would have been created in Lenin that it was not the doctors who gave orders to the Central Committee, but the CC to the doctors.&#034; In fact, for Fotieva, this was no longer a mere probability, but a real certainty.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The second area of &#8203;&#8203;concern for Lenin was his plan to merge the Commissariat of the Workers' and Peasants' Inspection with the Central Control Commission, the centerpiece of the plan to reorganize the Central Committee and the entire top level of the Party's organizational chart. (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But the main sources of activity and emotion were still the Georgian imbroglio and the constitution of the USSR. Having established his principled opinion and made his judgment on the individuals in his memorandum at the end of December, Lenin had to act, and act quickly, in order to gather before the opening of the congress the necessary documents to specify the errors committed and the exact role of those responsible, given the radical measures that were to be imposed on the latter. (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Lenin insisted too much for Stalin to be able to refuse him the file (of the Georgian affair) without being covered by the Politburo (&#8230;) Foteva, without specifying her sources further, reports an exchange of messages between Kamenev and Stalin during the session of the Bureau :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kamenev : &#034;Since Vladimir Ilyich insists, I think it would be even worse if he were refused.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stalin : &#034;I don't know ; let him do as he pleases.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;) The Bureau ignored this and decided to send the file to Lenin, without really understanding what he intended to do with it. Lenin simply wanted to verify the facts himself. To this end, he set up a private commission of inquiry, composed of Gorbunov, his charg&#233; d'affaires at the SNK, and his secretaries Foti&#233;va and Glasser. The first questions that this commission was to clarify&#8212;others would arise as the study of the file progressed&#8212;were the following :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;1) Why was the former Georgian Central Committee accused of deviationism ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) What are they accused of as a breach of discipline ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3) Why is the Zakkrajkom (in the hands of Ordzhonikidze and Dzerzhinsky) accused of repression against the Georgian Central Committee ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4) The physical means of oppression ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5) The line of the Central Committee of the Communist Party of Russia in the absence of Vladimir Ilyich and in his presence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6) Who did the commission deal with ? Did it investigate only the accusations against the Georgian Central Committee, or did it also investigate those against the Zakkrajkom ? (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On February 14, Lenin gave new indications to the commission, which denote his state of mind and his resolution to leave nothing in the dark :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Three elements :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1) It is not allowed to hit someone ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) Concessions are essential ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3) You cannot compare a small state with a large one&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4) Did Stalin know about the incident (Ordzhonikidze hitting an activist) ? Why didn't he react ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;) He gives the following order :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Directive from Vladimir Ilyich : to hint before Solz that Vladimir Ilyich is on the side of the weaker. To make someone among the offended understand that he takes their side.&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
(&#8230;) He called Volodicheva around noon on March 5 and dictated two letters. The first, highly secret, and written in an affectionate tone very rare in Lenin, was intended for Trotsky and its contents were to be communicated to him immediately. Here it is :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;I urge you to take charge of the defense of the Georgian case in the Central Committee of the Party. This case is currently under the &#034;persecution&#034; of Stalin and Dzerzhinsky, and I cannot trust their impartiality ; the opposite is true. If you agree to undertake the defense, I can then be reassured ; if you do not agree, for whatever reason, then return the file to me ; I will see it as a sign of your disagreement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;With my best comradely greetings,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Schematically, we could summarize the most explicit part of Lenin's legacy in these three commandments :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1) Put a brake on nationalism, especially Russian nationalism, fight this great-power chauvinism that all arms of the government machine tend to serve ; ensure the internationalist education of the peoples of Russia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) Fight the uncultured, wasteful and oppressive bureaucracy, fight it at all levels, including the top of the Party ; fight for efficient state administration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3) Depose Stalin.&lt;br class='autobr' /&gt;
In 1922-1923, Lenin, despite his serious illness and most likely his poisoning by doctors linked to Stalin, led the fight against Stalin and the bureaucracy. This resulted in a clash over the issue of the foreign trade monopoly that began at the end of 1921. Through Stalin, who for the first time openly waged his own battles against Lenin, the bureaucracy wanted to push the NEP, this &#034;temporary retreat&#034; towards state capitalism, further, to the point of linking up with imperialism by abolishing this monopoly.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin, on the contrary, fought to stop the retreat represented by the NEP. On October 11, 1922, Lenin relied on Trotsky to lead the fight against Stalin on this issue. Stalin replied on October 13, 1922 : &#034;Comrade Lenin's letter has not changed my mind about the correctness of the decision of the Central Committee Plenum of October 6 regarding foreign trade.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On November 25, 1922, Lenin made it official that he approved Trotsky's theses on the NEP and proposed that they be published as a pamphlet by the party.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On December 12, Lenin and Trotsky jointly went on the offensive on this issue. On December 15, Lenin wrote to Trotsky : Comrade Trotsky, I believe we have agreed on everything ; I ask you to announce our solidarity at the plenum.&#034; And in a letter to the Central Committee, he wrote : &#034;I have finalized an agreement with Trotsky on the defense of my views concerning the monopoly of foreign trade.&#034; On December 18, 1922, Lenin and Trotsky won the battle in the Central Committee.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stalin retreats. Lenin congratulates Trotsky, claiming that this is only the beginning of the joint offensive, but like Trotsky, Lenin is skeptical that the rest will be so easy. Indeed, this is the only point on which Stalin will retreat. He already has more power than Lenin and Trotsky combined and, of course, more than Trotsky alone when Lenin dies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin said to Trotsky : &#034;It seems that the fortress has been taken without a shot being fired, by a simple maneuver ; I propose not to stop there and to continue the offensive.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The next battle took place over the question of nationalities and their union with Russia. Stalin advocated the merger of the federation by force. Lenin openly accused him of Great Russian nationalism. This issue had taken a violent turn in Georgia, where Georgian communists opposed Stalin, the Commissar for Nationalities. Lenin finally took a virulent stand against Stalin. At the September 15, 1922, session of the Central Committee, he declared : &#034;The unification proposed on the basis of Comrade Stalin's theses must be considered premature.&#034; Lenin described Stalin's envoy to Georgia as follows : &#034;He admitted administrative methods in this matter. He did not take into account the opinions and rights of the Central Committee of the Communist Party of Georgia.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin opposed Stalin's so-called &#034;autonomization&#034; project, which, on the contrary, represented a forced integration of the other republics and a dictatorship against the peoples. He wrote numerous notes and letters and thus noted that he had much less weight than in the past, including with close associates like Kamenev and Zinoviev. In a letter to Kamenev, he wrote on September 26, 1922 : &#034;Comrade Kamenev ! You have no doubt already received from Stalin the resolution of his commission concerning the incorporation of the independent Republics into the RSFSR. (...) Stalin agreed to make a concession, that of replacing the term &#034;accession&#034; to the RSFSR in paragraph 1 with &#034;formal union with the RSFSR within the framework of the Union of Soviet Republics of Europe and Asia. I hope that the meaning of this concession is clear : we recognize ourselves as equal in law with the Ukrainian SSR and enter with it on an equal footing into the new union.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stalin is not characterized by Lenin in a more obliging manner in this affair : &#034;I think that a fatal role was played here by Stalin's haste and his taste for administration, as well as by his irritation with the notorious 'social-nationalism'. Irritation generally plays a most disastrous role in politics. (...) Here arises an important question of principle : How is internationalism to be conceived ? (...) An exemplary punishment must be inflicted on Comrade Ordzhonikidze (I say this with all the more regret because I personally number myself among his friends and have been active with him abroad, in emigration), and also the investigation must be completed or a new investigation carried out into all the documents of the Dzerzhinsky Commission, in order to rectify the enormous number of irregularities and biased judgments undoubtedly found therein. It goes without saying that it is Stalin and Dzerzhinsky who must be held politically responsible for this fundamentally nationalist campaign Great Russian.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin was finally forced to write to the Georgian oppositionists on March 6, 1923 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;To comrades Mdivani, Makharadze and others, (copy to comrades Trotsky and Kamenev).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dear comrades, I am with you in this matter with all my heart. I am outraged by Ordzhonikidze's arrogance and the connivance of Stalin and Dzerzhinsky. I am preparing notes and a speech in your favor.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The day before, he had dictated the following note to me :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Dear Comrade Trotsky,&lt;br class='autobr' /&gt;
I urge you to take on the defense of the Georgian case in the Central Committee of the Party. It is now being &#034;pursued&#034; by Stalin and Dzerzhinsky, so I cannot count on their impartiality. In truth, it is quite the opposite ! If you agree to take on this defense, I will be at ease. If for some reason you do not agree, please return the file to me. I will consider this as a mark of your disagreement. With my best comradely greetings.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin then sent two of his personal secretaries, Glasser and Fotieva, to take Trotsky a note in which he asked him, among other things, to follow up the Georgian question at the Twelfth Party Congress, which was about to convene. Glasser added : &#034;When Vladimir Ilyich read our correspondence with you, his brow lit up. Well ! Now that's another matter ! And he instructed me to hand over to you all the manuscripts that were to be used in the making of his 'bomb' for the Twelfth Congress.&#034; Kamenev had informed me that Lenin had just written a letter breaking off all comradely relations with Stalin, so I suggested that, since Kamenev was to leave that very day for Georgia to attend a Party conference, it might be well to show him the letter on the national question so that he would be able to do whatever was necessary. Fotieva replied : &#034;I don't know.&#034; Vladimir Ilyich did not instruct me to communicate the letter to Comrade Kamenev, but I can ask him to do so.&#034; A few minutes later, she came back and said : &#034;Absolutely not. Lenin said that Kamenev would show the letter to Stalin, who would then try to conclude a rotten compromise in order to deceive us later. - So, things have gone so far that Lenin no longer considers it possible to conclude a compromise with Stalin even on a correct line ? Yes, Ilyich does not trust Stalin ; he wants to speak out openly against him in front of the whole Party. He is preparing a bomb.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin in a letter to LB Kamenev on &#034;the fight against great power chauvinism&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Comrade Kamenev, I declare war to the death on great-power chauvinism. As soon as I am freed from my cursed tooth, I will devour it with all my healthy teeth.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is absolutely essential to insist that the federal CEC be chaired in turn by&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;a Russian&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;a Ukrainian&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;a Georgian, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Absolutely ! &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin in &#034;The Question of Nationalities or Autonomy&#034;, opposing Stalin's resolution on autonomy :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;It is claimed that it was absolutely necessary to unify the apparatus. Where did these assertions come from ? Is it not from this same apparatus of Russia, which, as I have already said in a previous issue of my newspaper, we borrowed from Tsarism while limiting ourselves to lightly coating it with a Soviet varnish ? Without a doubt, this measure should have been postponed until the day when we could have said that we were guaranteeing our apparatus, because we had it well in hand. And now we must in all conscience say the opposite ; we call our own an apparatus which, in fact, is still fundamentally foreign to us and represents a hodgepodge of bourgeois and Tsarist survivals, which it was absolutely impossible for us to transform in five years for lack of help from other countries and at a time when military concerns and the fight against famine predominated.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In these conditions, it is quite natural that the &#034;freedom to leave the union,&#034; which serves as our justification, appears as a bureaucratic formula incapable of defending the non-natives of Russia against the invasion of the authentic Russian, the Great Russian, the chauvinist, that scoundrel and oppressor who is, at bottom, the typical Russian bureaucrat. There is no doubt that the Soviet and Sovietized workers, who are in tiny proportion, would drown in this ocean of chauvinistic Great Russian rabble, like a fly in milk.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;To support this measure, it is said that we have created people's commissariats dealing specifically with national psychology and national education. But then a question arises : is it possible to detach these people's commissariats entirely ? Second question : Have we taken measures carefully enough to really protect foreigners against the typical Russian policeman ? I think we have not taken these measures, although we could and should have done so.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I think that a fatal role was played here by Stalin's haste and his taste for administration, as well as by his irritation with the notorious &#034;social-nationalism.&#034; Irritation generally plays a most disastrous role in politics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We have the exchange of notes between Stalin and Kamenev, whom Stalin was courting at that time :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kamenev : &#034;Ilyich (Lenin) goes to war to defend independence.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stalin : &#034;I think we must show firmness against Lenin.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On September 27, 1922, Stalin responded point by point to Lenin's proposals, sharply contradicting them :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Paragraph 2 : The amendment made by Lenin (...) is in my opinion unacceptable. (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Paragraph 4 : Comrade Lenin, in my opinion, was &#034;in too much of a hurry.&#034; (Reply to Lenin, who accused Stalin of being in too much of a hurry).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Paragraph 5 : The amendment requested by Lenin is, in my opinion, superfluous.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;These are not differences over paragraphs or even simple tactical differences, but rather a fundamental opposition between diametrically opposed conceptions of the very meaning of the revolution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;While Stalin's approach was fundamentally statist and bureaucratic - strengthening the apparatus, centralizing the state, administrative unification - Lenin was primarily concerned with the international scope of Soviet policy : &#034;The harm that the absence of national apparatuses unified with the Russian apparatus can cause to our state is infinitely, immeasurably less than that which will result from it for us, for the entire International, for the hundreds of millions of people of the peoples of Asia, who will appear after us on the historical forefront in the near future.&#034; Nothing would be as dangerous for the world revolution as &#034;to engage ourselves, even in matters of detail, in imperialist relations with oppressed nationalities, thereby arousing suspicion as to the sincerity of our principles, as to our principled justification of the struggle against imperialism.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stalin's state nationalism, in which the international proletariat is at most a diplomatic bargaining chip, is opposed by the revolutionary internationalist conception of Lenin and Trotsky.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin declared : &#034;The Russian revolution is only a detachment of the world socialist army, and the success and triumph of the revolution we have accomplished depend on the action of this army. This is a fact that none of us forgets (...). The Russian proletariat is aware of its revolutionary isolation, and it sees clearly that its victory has as its indispensable condition and fundamental premise the united intervention of the workers of the whole world.&#034; (&#034;Report to the Conference of Factory Committees of the Moscow Province&#034;, July 23, 1918).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin's struggle opposes not only Stalin's methods and political objectives but also the entire bureaucracy he directs at the state and party levels. Lenin writes in his article &#034;Better Less, But Better,&#034; published (despite bureaucratic attempts to throw it in the trash) in Pravda on March 4, 1923 : &#034;Things are so bad with our state apparatus, not to say detestable, that we must first seriously consider how to combat its defects. The most harmful thing would be to believe that we have the elements to build a truly new apparatus, one that truly deserves the name of socialist, Soviet, etc. No, we practically do not have this apparatus.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;And Lenin adds : &#034;For five years we have been striving to perfect our state apparatus, but it has been nothing but vain agitation which, during these five years, has simply shown us that it is ineffective, or even useless, or even harmful. This vain agitation gave us the appearance of work ; in reality, it clogged our institutions and our brains.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On March 4, 1923, in this same article, Lenin leads the fight against Stalin, as head of the Workers' and Peasants' Inspection, the bureaucracy being the one that always demands more and more of it : &#034;Let's be frank. The People's Commissariat of the Workers' and Peasants' Inspection does not enjoy at present a shadow of prestige. Everyone knows that there are no institutions more badly organized than those under our Workers' and Peasants' Inspection, and that, in the present circumstances, nothing can be demanded of this commissariat. (...) What is the point of founding a People's Commissariat where the work would be done as best it could, which, once again, would not inspire the slightest confidence ?&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky reports in &#034;My Life&#034; : &#034;Lenin had asked me to go and see him in his room in the Kremlin. He had noticed, upon his return to work, a monstrous growth of bureaucratism in our Soviet apparatus ; it was urgent to curb it. He suggested the creation of a special commission of the Central Committee and asked me to participate actively in it. I replied : 'Vladimir Ilyich, I am convinced that, in the struggle against the bureaucratism of the Soviet apparatus, we must not lose sight of the general phenomenon which dominates the situation : a special selection of functionaries and specialists, of Party members and non-Party men, in the Center and in the provinces, even in the local Party offices, is made on the basis of loyalty to certain dominant Party figures and certain groups within the Central Committee itself. Every time you attack a minor secretary, you come across an important Party leader... I could not, therefore, in the present circumstances, work with the commission you are talking about.'&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin appeared concerned for a moment and - I quote his words literally - said to me : &#034;In other words, I propose to you a campaign against the bureaucratism of the Soviet apparatus and you propose to extend it by adding to it the bureaucratism of the Party Organization Bureau ?&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I started to laugh, so unexpected was the remark : &#034;Let's assume that it is so.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Well then,&#034; Lenin continued, &#034;I propose a block to you.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It's always nice to do a block with a good man, I said.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We agreed that Lenin would take charge of the proposal to create this Central Committee commission that would take up the battle against bureaucratism &#034;in general,&#034; and in the Organizational Bureau in particular. We parted company there. Two weeks passed. Lenin's health worsened. It was then that his secretaries brought me his notes and his letter on the national question. Then, for months, he was paralyzed by arteriosclerosis, and nothing could be done regarding our bloc against Party bureaucratism. It is obvious that Lenin's plan was directed primarily against Stalin, although his name was not mentioned ; this corresponded to the course of thought and concerns that Lenin explicitly formulated in his Testament. If, at that time, Stalin held in his hands the Central Control Commission, the Organizational Bureau, and the Party Secretariat, Zinoviev had the majority in the Politburo and the Central Committee, which helped to ensure his first place in the triumvirate. The struggle between him and Stalin, hidden but nevertheless very fierce, had as its object the conquest of the majority at the Party congress. Zinoviev completely controlled the Petrograd organization, and his partner Kamenev that of Moscow. The two most important centers of the Party therefore needed only the support of a few others to obtain the majority at the congress. This majority was necessary for the election of a Central Committee and the ratification of resolutions favorable to Zinoviev. But the latter failed to obtain a majority ; most of the Party organizations outside Petrograd and Moscow remained under the firm influence of the General Secretary.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky reports :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;On March 5, Lenin dictated a note to me :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Dear Comrade Trotsky, I urge you most earnestly to take charge of defending the Georgian cause in the Central Committee of the Party. This matter is currently the object of &#8220;prosecution&#8221; by Stalin and Dzerzhinsky, and I cannot trust their impartiality. Indeed, quite the opposite. If you would agree to take up the defense of this cause, I could rest easy. If, for one reason or another, you do not agree, send the entire file back to me. I will conclude that it does not suit you. With my best regards, Comrade Lenin.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But why had the question become so acute ? I asked. It turned out that Stalin had once again betrayed Lenin's confidence : to secure support in Georgia, he had organized, without the knowledge of Lenin and the entire Central Committee, with the help of Ordzhonikidze and not without the support of Dzerzhinsky, a coup d'&#233;tat against the best elements of the party, falsely alleging the authority of the Central Committee. Taking advantage of the fact that the ill Lenin could not have interviews with his comrades, Stalin tried to surround him with false information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin had instructed his secretariat to compile a comprehensive dossier on the Georgian question and was determined to speak out openly. It is difficult to say whether he was more moved by Stalin's disloyalty or his brutally bureaucratic policy on the national question. Probably a combination of both. Lenin was preparing for the struggle, but he feared that he himself would not be able to speak at the congress, and this tormented him.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; What if we came to an agreement with Zinoviev and Kamenev ? his secretaries suggested.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But Lenin makes a gesture of annoyance. He clearly foresees that, in the event that he has to abandon the work, Zinoviev and Kamenev will form a &#034;troika&#034; with Stalin against me and that, consequently, they will betray him.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; But don't you know what Trotsky thinks about the Georgian question ? asks Lenin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Trotsky at the plenum [Plenary Assembly of the Central Committee. &#8212;Ed.] spoke entirely in your spirit, replies Glasser, who had been secretary at the plenum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; You're not mistaken ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; No, Trotsky accused Ordzhonikidze, Voroshilov and Kalinin of not understanding the national question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Check this again ! Lenin demands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The next day, Glasser gave me a note at the central committee meeting held in my apartment, in which she summarized my speech from the previous day and ended with this question :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Did I understand you correctly ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Why do you need this ? I asked.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; For Vladimir Ilyich, Glasser replies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; The summary is correct.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Meanwhile, Stalin was watching our exchange of notes with concern. But at that time, I still didn't know what it was about...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Glasser then communicated to me this :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;When Vladimir Ilyich read the papers we had exchanged, his brow lit up : &#034;Well, now that's another matter !&#034; &#034;And he instructed me to give you all the manuscripts that were to be used in the manufacture of his bomb for the 12th Congress.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin's intentions were then perfectly clear to me : taking Stalin's policy as an example, he wanted to denounce before the party, and without sparing anything, the danger of a bureaucratic degeneration of the dictatorship.&#034; (Trotsky in &#034;My Life&#034;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In 1923, Lenin then attacked Stalin as General Secretary of the party and proposed his dismissal in a note to the party called his Testament : Comrade Stalin, by becoming General Secretary, has concentrated immense power in his hands, but I am not sure that he always knows how to use it with sufficient prudence.&#034; Then he added : &#034;Stalin is too brutal, and this defect, fully bearable in relations between us communists, becomes intolerable in the functions of General Secretary. This is why I propose to the comrades to consider how to remove Stalin from this post and to appoint in his place a man who, in all respects, is distinguished from him by his superiority. (...)&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky reports :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Lenin was no longer just preparing Stalin's removal from the post of General Secretary ; he wanted to disqualify him before the party. On the question of the foreign trade monopoly, on the national question, on the question of the internal party regime, on the workers' and peasants' inspection and on the control commission, Lenin, systematically and persistently, aimed to deal, at the 12th Congress, in the person of Stalin, the most terrible blow to bureaucratism, to the complicit solidarity of functionaries, to the abuse of power, to arbitrariness and brutality.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But his death puts an end to the fight and Trotsky, alone, does not have the same weight and is too isolated in the party to be able to continue the internal fight in the same way within the party. He will finally found with the bulk of the old revolutionary vanguard the Left Opposition which will be defeated by maneuvers and assassinations...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We have reported these few clashes between these three people. This does not mean that we consider the proletarian revolution to be the measure of a few personalities.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On the contrary, we believe that these personalities, as eminent as the first two were and as dark as the third, did not invent the conditions for revolution or counter-revolution. They only expressed them. And Stalin expressed the conditions for the isolation of the Russian Revolution and its retreat as well as Lenin and Trotsky, in their time, had expressed, as consciously and scientifically as possible, the conditions for the revolutionary rise of the proletariat in Russia and throughout the world in 1917-1919. The failure, in the conditions of revolutionary Russia's backwardness and isolation, is not surprising. The bureaucratic dictatorship is surprising only in the sense that one expected, if the revolution did not succeed in overthrowing imperialism, to see the imperialist bourgeoisie return in force to Russia, something for which it did not have the strength. As a result, the bureaucracy remained in power for a curiously long time and was able to survive even though it did not represent a lasting society with a well-established sense of class. This is not because a society cannot live in glaring contradictions, but because a parasitic caste is not a class with a historical root in the process of economic and social development. The long-term existence of the Stalinist bureaucracy was a thorn in the side of the proletariat, while it is above all a testimony to the fact that the bourgeoisie was unable for many years to do without its Stalinist crutch.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For us, it is not just a matter of rehabilitating the Russian Revolution or a few personalities. In terms of perspectives, it is politically essential to know how to distinguish between the Stalinist conception and the Marxist revolutionary conception. The first focuses on statism, the dictatorship of the apparatus supposedly above the classes, national economic development, socialism in a single country, the single party, with an indisputable, incontestable leadership, and in the total absence of any confidence in the autonomous capacities of the masses. Marxism - and therefore the Bolshevism of Lenin and Trotsky - are at the antipodes of such conceptions : internationalism, fraternal debate between revolutionary militants, confidence in the historical capacities of the masses, political expression of the aspirations of these masses, democracy towards them in the struggle and after the seizure of power, democracy within the party, etc. are the opposite of Stalinism.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Stalinist or Maoist currents - or even the so-called Trotskyist currents - which have supported or support the Stalinist conception of struggle, of the party and of the workers' state or which, disappointed by the defeat of the Russian revolution, renounce its objectives, can only lead the revolutionary struggle of tomorrow to stinging defeats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This is why this question is not just a correction of interest to historians, but a burning political issue of current interest...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Before even discussing the remarkable struggle waged by Lenin and Trotsky and its importance, it is worth recalling that it could only bear fruit in 1917-18 thanks to the revolutionary upsurge of the proletarian masses in Russia and Europe. Before recalling the very unremarkable character of Stalin, it must be recalled that his role in no way stems from this, but only from the defeat of the proletarian masses in Europe due to the betrayal of social democracy and the isolation of Russia from the Soviets, as well as from its backwardness and the violence of the civil war that all the bourgeoisies of the world waged against it. Stalin flourished on the quagmire of defeats, unlike Lenin and Trotsky, who could only win thanks to a surge of consciousness and activity of millions of proletarians. This is the first opposition, but not the only one. Lenin and Trotsky saw no way out except in world revolution, and Stalin in national construction. Lenin and Trotsky were for the dictatorship of the proletariat, that withering state where the masses directly exercise power ; Stalin saw socialism in the dictatorship of the apparatuses. Lenin and Trotsky considered the revolutionary party as a free organization of militants committed to their class and freely debating the outcome of the struggle. They often debated heatedly among themselves. Stalin saw his covert action in the control of the apparatuses... But, once again, Stalin's particularities only became important during the proletariat's retreat following the defeat. In terms of perspectives, Lenin and Trotsky never confused socialism with statism, nor the proletariat with nationalism. This is essential for understanding the Russian Revolution and even more essential for preparing for tomorrow's revolution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stalin not only represented the aspirations of the state, soviet, and party bureaucrats ; he not only murdered the entire Bolshevik Central Committee (including Trotsky and probably poisoned Lenin), he also murdered the revolutionary leadership throughout the world, betrayed the revolutions in Germany, Spain, and China, and, above all, discredited the socialist revolution for a long time. But the communist revolutionary ideal, however, has nothing to do with the so-called ideas of the Stalinists : they have always been diametrically opposed to them.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Victor Serge writes in &#034;From Lenin to Stalin&#034; : &#034;Lenin died &#8211; on January 21, 1924 &#8211; haunted by this anxiety expressed in his last writings : &#034;Isn't the rudder slipping from our hands ?&#034; Ill, he had used all his last strength to seek weapons against the worst and most immediate evil : the bureaucratic fouling of the party. Already, the offices were replacing the party ; the worker, the activist no longer had much right to speak. One could sense the coming of the all-powerful civil servants. Shortly before his death, Lenin had proposed to Trotsky &#8211; hostile to the bureaucratic system &#8211; a joint action for the democratization of the party. In the general secretariat, the Georgian Stalin, obscure during the civil war, was becoming increasingly influential by taking advantage of his technical functions to populate the services with his creatures. It was he who clashed with the failing Lenin. (&#8230;) It was necessary to foresee and react, there was still time. Three solutions : 1) democratize the party, so that the real influence of the workers and revolutionaries could be felt and air out the offices of the State ; this was the obvious condition for the success of all economic measures ; 2) Adopt an industrialization plan and significantly retool industry in a few years. 3) To find the resources necessary for industrialization, force the wealthy peasants to deliver their wheat to the State. In general, limit the enrichment of the privileged, combat speculation, restrict the power of civil servants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This was to be the opposition's program within the party. Hence its slogan : &#034;Against the mercantilist, the wealthy peasant, and the bureaucrat !&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;By 1923, the opposition had found a leader in Trotsky. The bureaucratic system was beginning to take shape in Stalin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;From 1923 onwards, an agitation campaign of boundless violence was being waged against Trotsky, who was denounced in every way as the anti-Lenin, the evil genius of the party, the enemy of the Bolshevik tradition, and the enemy of the peasants. His old disagreements with Lenin, dating from 1904 to 1915, exploited on orders by all-round polemicists, made it possible to forge under the name of Trotskyism a whole ideology distorted to the max, which was made into the most criminal heresy. (&#8230;) At the beginning, the organizer of the Red Army, whom Pravda had called a few months earlier &#8220;the organizer of victory,&#8221; who had remained president of the Supreme War Council, enjoyed such popularity in the army and the country that, hoping for success, he could attempt a coup. But that would mean, the next day, replacing the bureaucracy with that of the military, and setting the socialist revolution on the path followed until now by bourgeois revolutions. Now, it is not a question of playing Bonaparte, even with the best intentions in the world, but of preventing, on the contrary, Bonapartism. It is not by a pronunciamiento that the opposition will attempt to impose its policy of internal renewal of the revolution, but according to the socialist methods of always, by the appeal to the workers. Trotsky leaves his command posts, allows himself to be dismissed without resistance, resumes his place in the ranks and his struggle continues. Everything depends, according to him, on the world revolution&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;From Lenin to Stalin, everything changed.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The goals : from international socialist revolution to socialism in one country.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The political system : from the workers' democracy of the Soviets, desired and affirmed from the beginning of the revolution, to the dictatorship of the general secretariat, of the civil servants, of the Security (GPU).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The party : from the freely disciplined, thinking, and living organization of Marxist revolutionaries to the hierarchy of offices, self-interested and subject to passive obedience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Third International : from the propaganda and combat training of the great years to the maneuvering servility of the Central Committees appointed to approve everything without retching or shame.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The defeats : from the heroism of the defeats in Germany and Hungary, where Gustave Landauer, L&#233;vin&#233;, Liebnecht, Rosa Luxemburg, Ioguich&#233;s, Otto Corvin died, to the sad underbelly of the Canton Commune (a Stalinist maneuver).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The leaders : the greatest of the October fighters leave for exile or prison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ideology : Lenin said : &#034;We will witness the progressive withering away of the State, and the Soviet State will not be a State like the others, moreover, but a vast commune of workers.&#034; Stalin will proclaim that &#034;we are moving towards the abolition of the State by strengthening the State&#034; (sic). The condition of the workers : egalitarianism, Soviet society will move towards the formation of a privileged minority, increasingly privileged, vis-&#224;-vis the disinherited and disenfranchised masses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Morality : from the great, austere, and sometimes implacable honesty of the Bolshevism of the past, we gradually arrive at nameless forbidding.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Everything has changed.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The lie of the so-called construction of socialism in one country did not come from Lenin or Trotsky.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barta wrote :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;In the thinking of Lenin and Trotsky, the principal organizers of the new International, it was impossible to carry out this revolutionary action of the masses without having an international program that corresponded to the character of the imperialist epoch, that is, the epoch in which finance capital directed the world economy and politics. To this international program, on the other hand, necessarily corresponds an international organization of the different political parties of the proletariat, a sort of international General Staff of the masses in struggle on the whole world terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the imperialist epoch, infinitely more than in the epoch of industrial capitalism of the 19th century, no proletarian party can establish its program based solely or primarily on the conditions and tendencies of development in its own country. On the contrary, &#034;the direction in which the proletariat is moving from the national point of view must be deduced and can only be deduced from the direction taken in the international sphere and not vice versa&#034; (Trotsky). This, moreover, is the fundamental difference that separates communist internationalism from all other tendencies in the workers' movement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;And yet, faced with the isolation of the Russian Revolution, following the successive defeats of the world proletariat between 1917 and 1923, faced with the fatigue of the Russian workers and the ephemeral stabilization of capitalism, the Stalinist leadership of the Third International substituted after the death of Lenin, towards the end of 1924, for its program, which until then had been entirely based on the international revolution, a &#034;consoling&#034; theory, that of &#034;socialism in one country.&#034; But in fact this was a new political orientation, the roots of which must be sought in a social-patriotic conception of the role of the USSR in the world revolution. In 1924, when Stalin first launched this formula, which has since become the basis of his entire domestic and foreign policy, objective conditions did not yet allow the great mass of revolutionary militants in the world to appreciate all the inevitable consequences of such an orientation. And the opposition raised by Trotsky within the Third International against &#034;socialism in one country&#034; then appeared only as an unjustifiable attempt at split and discord, too &#034;theoretical&#034; to have any appreciable practical result. But Trotsky, who was capable of handling Marxism not as an empirical doctrine of political &#034;manoeuvres&#034; and &#034;plots&#034;, but as a science, was perfectly right.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The theory of &#034;socialism in one country&#034; was the negation of all international action and organization of the proletariat. It could necessarily lead only to the liquidation of the international movement. Let us compare, after 25 years, what Trotsky wrote in 1928 on the real significance of the Stalinist theory of &#034;socialism in one country&#034; with the recent dissolution of the Third International, which occurred on May 16, 1943, in the midst of the imperialist war, on the eve of its decisive phase, at a time when millions of workers, peasants, exploited and oppressed people all over the planet still held a supreme hope : deliverance from imperialist barbarism through world revolution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Marxism has always taught the workers that even the struggle for wages and the limitation of the working day can only be successful if it is waged as an international struggle. And now, all of a sudden, it turns out that the ideal of socialist society can be realized by the forces of one nation alone. This is a mortal blow to the International. The unshakeable conviction that the fundamental class goal cannot be achieved, much less can the partial goals, by national means or within the framework of one nation, constitutes the marrow of revolutionary internationalism. If the final goal can be arrived at within national boundaries by the efforts of the proletariat of one nation, then the backbone of internationalism is broken. ...The Communist Party of any capitalist country, after having imbued itself with the idea that within its state there are all the &#034;necessary and sufficient&#034; premises for building on its own forces &#034;the integral socialist society&#034;, will not differ in any way from revolutionary social democracy, which also did not begin with Noske but which definitely stumbled on this question on August 4, 1914.&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
LENIN&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;One of the greatest and most dangerous errors made by communists (and indeed by revolutionaries in general who have successfully initiated a great revolution) is to imagine that the revolution can be accomplished by the hands of revolutionaries alone. Now, to ensure the success of any serious revolutionary action, it is necessary to understand and know how to practically apply the idea that revolutionaries can play a role only as the vanguard of the truly advanced and viable class. The vanguard fulfills its mission only when it knows how not to detach itself from the masses it leads, when it truly knows how to advance the entire masses. Without an alliance with non-communists in the most diverse fields of activity, there can be no question of any success in the construction of communist society.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin in &#034;Militant Materialism&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Comrade Stalin, by becoming General Secretary, concentrated immense power in his hands, and I am not sure that he always knows how to use it with sufficient prudence.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin in his &#034;Testament&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;January 4, 1923&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin's postscript :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Stalin is too brutal, and this defect, fully bearable in relations between us communists, becomes intolerable in the office of General Secretary. That is why I propose to the comrades that they consider how to remove Stalin from this post and appoint in his place a man who, in every respect, is distinguished from Stalin by a superiority - that is, who is more patient, more loyal, more polite and more attentive to the comrades, less capricious, etc. This circumstance may seem an insignificant trifle, but I think that in order to prevent a split, and from the point of view of the relations between Stalin and Trotsky which I have examined above, it is not a trifle, unless it is a trifle that can acquire decisive significance.&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
Lenin against Stalin's Great Russian nationalist maneuvers, especially in Georgia :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin in &#034;Speech at the Eleventh Congress of the Bolshevik Party of March-April 1922 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;You, communists, you, workers, you, the conscious part of the proletariat, who have taken it upon yourselves to govern the State, will you be able to ensure that the State, which you have assumed responsibility for, functions as you intend ? We have lived through a year, the State is in our hands ; well, in terms of the new economic policy, has it functioned as we intended ? No. We do not want to admit it : the State has not functioned as we intended. And how has it functioned ? The car does not obey : a man is indeed sitting at the wheel, who seems to be steering it, but the car does not go in the desired direction ; it goes where another force pushes it - an illegal force, an illicit force, a force coming from who knows where - where speculators push it, or perhaps private capitalists, or perhaps both, - but the car does not go quite right, and very often not at all just as the person behind the wheel imagines. (...) And we must ask this question clearly : what constitutes our strength and what do we lack ? We have as much political power as we need. There will probably be no one here who would say that on this or that practical question, in this or that institution, the communists, the Communist Party do not have enough power. There are people who constantly have this thought in mind, but they are people desperately turned to the past, who do not understand that we must look to the future. The essential economic strength is in our hands. All the major key enterprises, the railways, etc., are in our hands. Leasing, however widely practiced in certain places, plays, on the whole, only a minimal role. It is, on the whole, a completely insignificant part. The economic strength at the disposal of the proletarian state of Russia is quite sufficient to ensure the transition to communism. So what is lacking ? It's clear : what is lacking is culture among the leading communists. In fact, if we consider Moscow&#8212;4,700 responsible communists&#8212;and if we consider the bureaucratic machine, this enormous mass, who is leading and who is being led ? I very much doubt that one can say that the communists are leading. To tell the truth, it is not they who are leading. It is they who are being led. Something similar to what we were told in our childhood, in history lessons, happened there. It happens, we were taught, that one people subjugates another, and then the people who subjugated are a conquering people, and the one who was subjugated is a vanquished people. This is simple and understandable to everyone. But what happens to the culture of these peoples ? It is not so simple. If the conquering people are more cultured than the vanquished people, they impose their culture on them. Otherwise, it happens that It is the vanquished who imposes his culture on the conqueror.Didn't something similar happen in the capital of the RSFSR, and didn't it happen here that 4,700 communists (almost an entire division, and the best of them) were subjected to a foreign culture ? It is true that one might, here, have the impression of a high cultural level among the vanquished. Wrong. Their culture is miserable, insignificant. But, all the same, it is superior to ours. However poor, however miserable it may be, it surpasses that of our responsible communists, because they do not know how to lead sufficiently. The communists who put themselves at the head of institutions&#8212;sometimes saboteurs cleverly push them there on purpose, to make a name for themselves&#8212;often find themselves duped. A very unpleasant admission. Or, at least, not very pleasant. But it must be made, it seems to me, because this is now the crux of the matter. This, in my opinion, is what the political lesson of the year boils down to, and it is under this sign that the struggle will take place in 1922.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Will the responsible communists of the RSFSR and the Communist Party of Russia understand that they do not know how to lead ? That they imagine they are leading others, when in reality it is they who are being led ? If they can understand this, they will certainly learn to lead, because it is possible. But for that, one must study, and here, we do not study. We issue orders and decrees left, right and centre, and the result is not at all what we want. (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;To build a communist society by the hands of communists is a childish idea if ever there was one. The communists are a drop in the ocean, a drop in the people's ocean. They will be able to lead the people on their path only if they trace it in a way that is correct, not only from the point of view of world-historical orientation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In 1922-23, Lenin took every opportunity to express to activists and workers his deep esteem for Trotsky.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For example, in &#034;Militant Materialism&#034; he states :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;As for the general aims of the journal Pod Znam&#233;niem Marxisma (Under the Banner of Marxism), Comrade Trotsky has already said the essentials in No. 12, and he said it perfectly. I would like to dwell on a few questions which define more closely the content and program of the work advocated by the editors of the journal in their introductory note to No. 12.&lt;br class='autobr' /&gt;
The note states that those who have grouped themselves around the journal Under the Banner of Marxism are not all communists, but all are consistent materialists. I think that this union of communists with non-communists is absolutely necessary and that it defines exactly the tasks of the journal. One of the greatest and most dangerous errors made by communists (as, indeed, by revolutionaries in general who have successfully completed the beginning of a great revolution) is to imagine that the revolution can be accomplished by the hands of revolutionaries alone. Now, to ensure the success of any serious revolutionary action, it is necessary to understand and know how to practically apply the idea that revolutionaries can only play a role as the vanguard of the truly advanced and viable class. The vanguard fulfills its mission only when it knows how not to detach itself from the masses it leads, when it truly knows how to advance the entire masses. Without the alliance with non-communists in the most diverse fields of activity, there can be no question of any success in the construction of communist society.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or again at the eleventh congress of the Bolshevik party &#8211; Conclusions by Lenin from the political report of the central committee of the CP (b) on March 28, 1922 (this is his last intervention at a congress) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;A thousand times more difficult is the situation when one is dealing with an adversary who is found in the daily life of our economy. The debates that have been going on up to now in the press about state capitalism can, at best, be written in a history textbook. I do not in any way deny the usefulness of textbooks, and I wrote recently that it would be better if our authors devoted a little less attention to newspapers and political chatter and wrote textbooks, which many could do excellently, including Comrade Larin. His qualities would be extremely useful in this field. In this way, we would fulfill the task that Comrade Trotsky so rightly emphasized when he declared that the main thing at present is the education of the younger generation, but that we have nothing to educate them in. Indeed, where do they learn social sciences ? In the old bourgeois junk. It is a disgrace !&#8221; And this, while we have hundreds of Marxist authors who can give us textbooks on all social questions, but who do not do so because they are busy with other things and do not orient themselves in this direction. (&#8230;) Comrade Trotsky spoke of the significance of Comrade Kollontai's pamphlet. (&#8230;) I remember that, in his article on the anniversary of the Red Army, Comrade Trotsky said : &#034;A year of study.&#034; This slogan is equally true for the Party and for the working class. During this period, we promoted a number of heroes who undeniably strengthened the turn in world history. This is no reason for not understanding the task facing us now : &#034;A year of study.&#034; (&#8230;) I will end with a few words about Shlyapnikov. I wanted to speak about him at greater length. Trotsky, who responded with Zinoviev, on behalf of the CC, to the declaration of the 22 to the Communist International, exhausted the subject 99%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;With all due respect to the Stalinists, it was at LENIN'S suggestion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; that the Bolshevik Party adopted in April 1917 the theses of the permanent revolution in the Russian revolution&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; that the Bolshevik Party merged with Trotsky's party in May 1917&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; that Trotsky was co-opted into the central committee of the Bolshevik party and the political bureau of that party&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; that Trotsky was chosen as president of the Petrograd Soviet, which had become a Bolshevik majority&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; that Trotsky was proposed as chairman of the Military Revolutionary Committee that led the October Revolution&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; that Trotsky was proposed as President of the Council of People's Commissars and then appointed Commissar for Foreign Affairs, responsible for the Brest-Litovsk negotiations, then founder and leader of the Red Army and responsible for drafting the Manifesto of the Congress of the Third International, all this in the year 1918. At the time, the French communist newspaper headlined : 'Long live the Russian revolution of Lenin and Trotsky'.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; that Trotsky was proposed in 1922 as deputy chairman of the Council of People's Commissars&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; that Trotsky was contacted in 1923 by Lenin to lead together the fight against Stalin and the bureaucracy in the Bolshevik party&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; that Trotsky was chosen as the future leader of the Russian state in his &#034;Testament&#034; which was kept secret by Stalin.&lt;br class='autobr' /&gt;
TROTSKY&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leon Trotsky writes in &#034;My Life&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Lenin felt that, on the occasion of his illness, the still imperceptible threads of a conspiracy were already being woven, behind his back and behind mine. The epigones had not yet burned their ships and had not blown up the bridges. But already, in certain places, they were sawing through the beams and imperceptibly slipping in pyroxylin cartridges. At every favorable opportunity, they spoke out against my proposals, as if to practice independence, carefully preparing each such demonstration. Returning to work, observing with growing concern what had happened over the past ten months, Lenin delayed publicly pointing out the epigones so as not to aggravate relations. But he was preparing to rebuff the &#034;troika&#034; and he began to do so on matters of detail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Among the ten or so tasks that I directed at the party level, that is, in a way incognito and unofficially, there was anti-religious propaganda, in which Lenin took a great interest. He repeatedly urged me not to lose sight of this area. During his convalescence, it was reported to him that Stalin was also maneuvering against me on this point, by reorganizing the apparatus of anti-religious propaganda and removing me from it. Lenin sent a letter from the village to the Politburo in which, without apparent necessity at first sight, he cited my book against Kautsky, adding great praise for the author, whom he did not name, nor did he specify the title of the book. I confess that I did not immediately guess that this was a roundabout way for Lenin to condemn the maneuvers directed against me by Stalin. However, Yaroslavsky, I believe, was appointed to the leadership of anti-religious propaganda as my deputy. Returning to his work and having learned this, Lenin, at a meeting of the Politburo, fell furiously on Molotov, that is, in reality, on Stalin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Ia-ro-slav-sky ? But don't you know what Ia-ro-slav-sky is ? He's a man who would make chickens laugh. How will he be able to get out of this task ? &#8212;etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin's liveliness might have seemed excessive to laymen. But it was not a question of Yaroslavsky, whom Lenin, in truth, resented ; it was a question of the party leadership. There was more than one incident of this kind.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In short, Stalin, ever since he had been in more permanent contact with Lenin, that is to say, especially since the October coup d'&#233;tat, had not relented from a silent, impotent, but all the more furious opposition towards him. Boundless in his ambition, full of envy, he could not help feeling his intellectual and moral inferiority at every step. He apparently tried to get closer to me. It was only later that I became aware of the attempts he had made to create something like familiarity between us. But he repelled me because of the character traits that later became his strength in the wave of decadence : narrowness of interests, empiricism, crude psychology, a singular provincial cynicism that Marxism emancipated from many prejudices without, however, replacing them with a deeply meditated and morally assimilated general philosophy. According to certain observations he sometimes made, which seemed to me at the time to be entirely casual, but which could hardly have been so in reality, Stalin was trying to find in me a support against Lenin's control, which was unbearable to him. At each such attempt, I instinctively took a step back and passed. I think that this is where we must look for the origins of Stalin's cold hostility towards me, a hostility that was fearful in the early days and profoundly perfidious. Methodically, he gathered around him men of his own kind, the naive, inclined to live without seeking malice, or finally the offended. The first, second, and third were quite numerous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There is no doubt that, for current affairs, Lenin, in many cases, found it more convenient to rely on Stalin, Zinoviev, or Kamenev than on me. Constantly concerned with conserving his time and that of others, Lenin tried to minimize the expenditure of energy when it came to overcoming internal difficulties. I had my own ideas, my own working methods, my own procedures for carrying out decisions already adopted. Lenin knew this well enough and appreciated it. Precisely for this reason, he understood only too well that I was worthless for running errands. When he needed messengers for his daily tasks, he turned to others. This could, at certain times, especially when I disagreed with Lenin, give his aides the idea of &#8203;&#8203;their particular familiarity with Lenin. Thus Lenin appointed Rykov and Tsyurupa as his replacements as Chairman of the Council of People's Commissars, and then added Kamenev to them. I considered this choice to be correct. Lenin needed docile deputies in practice ; in this role, I was worthless. And I could only be grateful to Lenin that he had not proposed that I replace him. In this I saw not at all a lack of confidence in me, but, on the contrary, a clear and in no way offensive assessment of my character and our mutual relations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I later had the opportunity to convince myself of this only too clearly. In the interval between his first and second attacks, Lenin could work with only half his former energy. His arterial system was constantly undergoing shocks that were seemingly minor, but threatening. At one of the meetings of the Politburo, as he was getting up to send someone a note (Lenin did this to speed up the work), he staggered slightly. I only noticed this because Lenin's face immediately became completely confused. This was yet another of the many warnings sent to him by his vital centers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin had no illusions about this. He thought about it, trying to see, from every angle, how the work would proceed without him and after him. At that time, the document that later became well known under the title of Testament was already forming in his head.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the same period, a few weeks before the second crisis, Lenin had a long conversation with me about my later work. Because of the political importance of the conversation, I already shared it with several people (Rakovsky, I.-N. Smirnov, Sosnovsky, Preobrazhensky, and others). It is thanks to this that our conversation has remained clearly imprinted in my memory.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Here's how things went :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The central committee of the education workers' union sent a delegation to Lenin and me, requesting that I also take over the Commissariat of Public Education, just as I had headed the Commissariat of Communication for a year. Lenin asked my opinion. I replied that in matters of public education, the difficulty would arise, as in all other matters, from the apparatus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Yes, our bureaucracy is monstrous,&#034; Lenin cried. &#034;I was horrified by it when I returned to work... But that is precisely why, in my opinion, it is not right for you to get involved in the affairs of other commissariats besides the War Commissariat.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Warmly, insistently, visibly moved, Lenin outlined his plan. The forces he could give to the leadership were limited. He had three substitutes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; You know them. Kamenev is certainly an intelligent politician, but what is his value as an administrator ? Tsyurupa is ill. As for Rykov, let's say he is an administrator, but he will have to be returned to the Supreme Council of the National Economy. It is essential that you become my deputy. The situation is such that we need a radical reorganization of personnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I again alleged that the &#034;apparatus&#034; was increasingly hampering my work, even at the War Commissariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Well, you can shake the apparatus,&#034; Lenin continued briskly, alluding to an expression I had used recently.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I replied that I had in mind not only the bureaucracy of the State, but that of the party ; that the root of all these difficulties lay in the combination of the two apparatuses and in the mutual complicity of the influential groups that formed around a hierarchy of party secretaries.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lenin listened with extreme attention and confirmed my ideas in that heartfelt tone he assumed when, sure of being understood to the end by his interlocutor and rejecting the necessarily conventional forms of a conversation, he came openly to the most important and most alarming matters.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;After a moment's reflection, Lenin put the question clearly :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; So you are proposing to open the struggle not only against state bureaucracy, but also against the organizing bureau of the Central Committee ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I started laughing, it was so unexpected. The Central Committee's Organization Bureau was the very center of Stalin's apparatus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Let's say it is so.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Well, continued Lenin, visibly satisfied that we had given the question its true formula, I propose that we join forces with you : against bureaucracy in general, against the organizing bureau in particular.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; It is flattering, I replied, to make an honest bloc with an honest man.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We agreed to meet again sometime later. Lenin suggested that I consider organizational matters. He advocated the creation of a commission for the fight against bureaucracy within the Central Committee. We were both to be members of it. Basically, this commission was to serve as a lever for the destruction of the Stalinist faction, the backbone of the bureaucracy, and for the creation of conditions within the party that would give me the opportunity to become Lenin's replacement ; in his mind : to be his successor as Chairman of the Council of People's Commissars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is only when one knows these things that one can clearly and completely understand the meaning of what is called the Testament. In this document, Lenin names only six people and characterizes them by weighing each word. The undeniable purpose of the testament is to facilitate my work of leadership. Lenin wants to achieve this, of course, by causing as little personal friction as possible. He speaks of all of them with the greatest circumspection. He gives a shade of mildness to judgments that are basically crushing. At the same time, he softens with reservations my too clear designation to the first position. It is only in Stalin's assessment that another tone appears, which, in a text added some time later to the testament, becomes quite simply damning.&lt;br class='autobr' /&gt;
Of Zinoviev and Kamenev, Lenin says, as if without seeming to touch it, that their capitulation in 1917 was not &#034;accidental&#034; ; in other words, that they had it in their blood. It is clear that such men cannot lead a revolution. However, one cannot blame them for their past. Bukharin is not a Marxist, but a scholiast ; on the other hand, very sympathetic. Pyatakov is a capable administrator, but he is worthless in politics. It may be, however, that both of them, Bukharin and Pyatakov, will still succeed in forming themselves. The most capable is Trotsky ; his fault lies in his excessive self-confidence. Stalin is brutal, disloyal, capable of abusing the power given to him by the party apparatus. Stalin must be eliminated to avoid a split. Such is the essence of the testament. It completes and explains the proposal that Lenin had made to me in the last conversation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin, in short, only got to know Stalin well after October. He appreciated in him firmness, a practical spirit that was three-quarters cunning. At the same time, Lenin noted at every step Stalin's ignorance, the extreme narrowness of his political views, an exceptional moral coarseness, an absolute lack of scruples. Stalin had been elected General Secretary of the party against Lenin's will, who resigned himself to seeing him in this post as long as he himself was at the head of the party. But when, after his first crisis, Lenin returned to work, in weakened health, he posed the problem of the leadership as a whole. Hence his conversation with me. Hence the Testament. The last lines were written on January 4 ; then two months passed during which the situation became definitively settled. Lenin was no longer only preparing Stalin's elimination from the post of General Secretary ; he wanted to disqualify him before the party. On the question of the foreign trade monopoly, on the national question, on the question of the internal regime within the party, on the workers' and peasants' inspection and on the control commission, Lenin systematically and persistently aimed to deal, at the Twelfth Congress, in the person of Stalin, the most terrible blow to bureaucratism, to the complicit solidarity of functionaries, to the abuse of power, to arbitrariness and brutality.&lt;br class='autobr' /&gt;
Could Lenin have achieved the regroupment he was planning in the party leadership ? At that time, without a doubt. There had been many precedents of this kind ; there was one quite recent and very characteristic. While Lenin, convalescing, was still living in the countryside and I was absent from Moscow, the Central Committee had unanimously adopted, in November 1922, a decision which dealt an irreparable blow to the foreign trade monopoly. Lenin and I, independently of each other, gave the alarm ; Then we reached an agreement through exchanges of letters and agreed on the steps to be taken. A few weeks later, the central committee returned with as much unanimity on its decision as it had had in taking it.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On December 21, Lenin wrote to me triumphantly :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Comrade Trotsky, it seems that we have managed to take the position without firing a single shot, by a simple maneuver. I propose not to stop there and to continue the offensive...&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Our joint action against the Central Committee, if it had taken place at the beginning of 1923, would certainly have assured us victory. Much more. If I had acted on the eve of the Twelfth Congress in the spirit of the Lenin-Trotsky &#034;bloc&#034; against Stalinist bureaucratism, I have no doubt that I would have won the victory, even without Lenin's direct assistance in the struggle. To what extent this victory would have been lasting is another question. To resolve it, it is essential to realize a certain number of objective processes that took place in the country, in the working class, and in the party itself. A very particular and very broad theme. Krupskaya once said, in 1927, that if Lenin were still alive, he would probably already be in one of Stalin's prisons. I think she was right. For it is not a question of Stalin himself, but of the forces that Stalin expresses without understanding them. However, in 1922-1923, it was still entirely possible to seize the main strategic position by waging an open offensive against the rapidly forming faction of National Socialist functionaries, usurpers of the apparatus, seizers of the October legacy, epigones of Bolshevism. The main obstacle in this path, however, was Lenin's health. It was expected that he would recover as after the first crisis and participate in the Twelfth Congress as he had participated in the Eleventh. He himself was counting on this. The doctors spoke in an encouraging, though less and less firm, tone. The idea of &#8203;&#8203;the &#034;Lenin and Trotsky bloc&#034; against the apparatus people and the bureaucrats was, at that time, fully known only to Lenin and me ; the other members of the Politburo only vaguely guessed at it. Lenin's letters on the national question, as well as his will, were unknown to anyone. My action could be understood, or more precisely, represented, as a personal struggle to take Lenin's place in the party and in the state. I could not think of this without shuddering. I felt that it could cause a demoralization in our ranks for which we would have had to pay dearly, even in the event of victory. In all plans and calculations, there was one decisive element : my uncertainty regarding Lenin because of his state of health. Would he be able to pronounce himself ? Would he have the time ? Would the party understand that it was a struggle between Lenin and Trotsky for the future of the revolution, and not a struggle by Trotsky to take the place of the sick Lenin ? Because of the special position Lenin occupied in the party, the uncertainty about his condition became perplexity about the very condition of the entire party. The provisional situation dragged on, and this was entirely to the advantage of the epigones, insofar as Stalin, as General Secretary,naturally became the butler of the aircraft for the duration of the &#8220;interregnum&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*&lt;br class='autobr' /&gt;
**&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It was the first days of March 1923. Lenin was bedridden in his room in the Grand Palace of Judicial Institutions. The second crisis was approaching, announced by a series of ailments. I myself was confined to bed for several weeks by lumbago. I was lying in the so-called Knights' Building, where our lodgings were located ; thus, we were separated from Lenin by the immense Kremlin courtyard. Neither Lenin nor I could even take a step to the telephone ; moreover, the doctors had strictly forbidden Vladimir Ilyich to take the call. Lenin's two secretaries, Foti&#233;va and Glasser, made the connection. Here is what they transmitted to me : Vladimir Ilyich is extremely worried about Stalin's preparations for the next party congress, and especially because of the factional machinations he is engaged in in Georgia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Vladimir Ilyich is preparing a real bomb against Stalin, for the congress.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This is what Fotieva literally said. The word &#034;bomb&#034; was Lenin's, not hers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Vladimir Ilyich asks you to take charge of the Georgian affair ; he will then be more at ease.&lt;br class='autobr' /&gt;
On March 5, Lenin dictated a note to me :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Dear Comrade Trotsky, I urge you most earnestly to take charge of defending the Georgian cause in the Central Committee of the Party. This matter is currently the object of &#8220;prosecution&#8221; by Stalin and Dzerzhinsky, and I cannot trust their impartiality. Indeed, quite the opposite. If you would agree to take up the defense of this cause, I could rest easy. If, for one reason or another, you do not agree, send the entire file back to me. I will conclude that it does not suit you. With my best regards, Comrade Lenin.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But why had the question become so acute ? I asked. It turned out that Stalin had once again betrayed Lenin's confidence : to secure support in Georgia, he had organized, without the knowledge of Lenin and the entire Central Committee, with the help of Ordzhonikidze and not without the support of Dzerzhinsky, a coup d'&#233;tat against the best elements of the party, falsely alleging the authority of the Central Committee. Taking advantage of the fact that the ill Lenin could not have interviews with his comrades, Stalin tried to surround him with false information.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin had instructed his secretariat to compile a comprehensive dossier on the Georgian question and was determined to speak out openly. It is difficult to say whether he was more moved by Stalin's disloyalty or his brutally bureaucratic policy on the national question. Probably a combination of both. Lenin was preparing for the struggle, but he feared that he himself would not be able to speak at the congress, and this tormented him.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; What if we came to an agreement with Zinoviev and Kamenev ? his secretaries suggested.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But Lenin makes a gesture of annoyance. He clearly foresees that, in the event that he has to abandon the work, Zinoviev and Kamenev will form a &#034;troika&#034; with Stalin against me and that, consequently, they will betray him.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; But don't you know what Trotsky thinks about the Georgian question ? asks Lenin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Trotsky at the plenum [Plenary Assembly of the Central Committee. &#8212;Ed.] spoke entirely in your spirit, replies Glasser, who had been secretary at the plenum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; You're not mistaken ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; No, Trotsky accused Ordzhonikidze, Voroshilov and Kalinin of not understanding the national question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Check this again ! Lenin demands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The next day, Glasser gave me a note at the central committee meeting held in my apartment, in which she summarized my speech from the previous day and ended with this question :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Did I understand you correctly ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Why do you need this ? I asked.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; For Vladimir Ilyich, Glasser replies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; The summary is correct.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Meanwhile, Stalin was watching our exchange of notes with concern. But at that time, I still didn't know what it was about...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Glasser then communicated to me this :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;When Vladimir Ilyich read the papers we had exchanged, his brow lit up : &#034;Well, now that's another matter !&#034; &#034;And he instructed me to give you all the manuscripts that were to be used in the manufacture of his bomb for the 12th Congress.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin's intentions were then perfectly clear to me : taking Stalin's policy as an example, he wanted to denounce before the party, and without sparing anything, the danger of a bureaucratic degeneration of the dictatorship.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Kamenev, I said to Fotieva, is leaving tomorrow for Georgia, he is going to the party conference. I can give him Lenin's manuscripts to encourage him to act there in the right spirit. Ask Ilyich if it is necessary. A quarter of an hour later, Fotieva returns, out of breath :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; No way !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Why is that ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vladimir Ilyich said : &#034;Kamenev will rush to show everything to Stalin, and Stalin will seek a fake compromise to deceive us.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; So, it has come to this point that Ilyich no longer considers it possible to reach a compromise with Stalin, even on a just line ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Yes, Ilyich doesn't trust Stalin, he wants to speak out against him openly in front of the entire party. He's preparing a bomb.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;About an hour after this conversation, Fotieva returned, bringing me a note from Lenin addressed to the old revolutionary Mdivani and other opponents of Stalin's policy in Georgia. Lenin wrote to them :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;I am wholeheartedly interested in your cause. I am outraged by Ordzhonikidze's brutality and the connivance of Stalin and Dzerzhinsky. I am preparing notes and a speech for you.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A copy of these lines was addressed to me, but there was another one for Kamenev. This surprised me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; So Vladimir Ilyich has changed his mind ? I asked.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Yes, his condition is worsening hour by hour. We must not trust the doctors' reassuring statements ; Ilyich already has difficulty expressing himself... The question of Georgia torments him extremely ; he fears he will be in dire straits before he can do anything. When he gave me the note, he said :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;To avoid arriving too late, we must act openly before the time.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; But does that mean I can now talk to Kamenev ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Obviously.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Tell him to come see me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kamenev arrived an hour later. He was completely disoriented. The idea of &#8203;&#8203;the Stalin-Zinoviev-Kamenev &#034;troika&#034; had been ready for a long time. The tip of the triangle was directed against me. The problem for the conspirators was only to prepare a sufficient organizational base to achieve the coronation of the group that would have declared itself the legitimate heir to Lenin. A tiny note was enough to puncture this plan. Kamenev did not know what to do, and he admitted it to me quite frankly.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I gave him Lenin's manuscripts to read. Kamenev had enough experience as a politician to understand immediately that in Lenin's eyes it was not only about Georgia but about the entire role played by Stalin in the party. Kamenev gave me additional information. He had just returned from Nadezhda Konstantinovna Krupskaya's, who had summoned him. Deeply moved, she had said to him :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Vladimir has just dictated a letter to Stalin in shorthand, declaring that he is breaking off all relations with him.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The immediate motive was of a semi-personal nature. Stalin did everything to isolate Lenin from sources of information and, in this regard, showed exceptional rudeness towards Nadezhda Konstantinovna.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; But you know Ilyich, Krupskaya added : he would never have gone so far as to break off personal relations if he had not considered that Stalin must be demolished politically.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kamenev was very moved and pale. He felt the ground give way beneath him. He didn't know which way to turn, which way to turn. Perhaps he was simply afraid that I would act maliciously against him. I explained my point of view on the situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Sometimes, I told him, when faced with an imaginary danger, we become afraid and attract a real threat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tell yourself and others that I have not the slightest intention of engaging in a struggle at the congress to achieve organizational changes. I am in favor of maintaining the status quo. If Lenin can recover before the congress, which is unfortunately not likely, we will proceed together to a new examination of this question. I am not in favor of finishing with Stalin, nor of excluding Ordzhonikidze, nor of removing Dzerzhinsky from the Ways of Communication. But I agree with Lenin on the substance. I want national policy to be radically changed, for the repression exercised in Georgia against Stalin's opponents to cease immediately, for an end to the administrative pressure of the party to be put to an end, for a more firm orientation towards industrialization and for honest collaboration in the ruling spheres to be established. Stalin's resolution on the national question is absolutely worthless. The brutal and insolent pressure of a great power is situated there on the same level as the protest and resistance of small, weak and backward nationalities. I have given my resolution the form of amendments to Stalin's, to facilitate the indispensable change of direction. But this change must be immediate and clear. Furthermore, it is essential that Stalin immediately write Krupskaya a letter of apology for his rudeness and that he actually change his conduct. He must not try to shirk. There must be no more intrigues. There must be honest collaboration. As for you, I told Kamenev, you must, at the Tiflis conference, aim at obtaining a complete change of attitude towards the Georgian supporters of Lenin's national policy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kamenev breathed a sigh of relief. He accepted all my proposals. He was only afraid that Stalin would persist :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; He is rude and capricious, he said.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;No,&#034; I replied, &#034;I don't think he's being stubborn, because he has no other way out now.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Late that night, Kamenev informed me that he had visited Stalin in the countryside and that he had accepted all the conditions. Krupskaya had already received a letter of apology from him. But she had not been able to show the letter to Lenin, whose condition had worsened.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It seemed to me, however, that Kamenev's tone was already different from that which he had had when he left me a few hours earlier. It was only later that I saw the cause of this change : it was due to the worsening of Lenin's illness. On the way or upon his arrival in Tiflis, Kamenev received a coded telegram from Stalin informing him that Lenin was once again paralyzed : unable to speak or write. At the Georgian conference, Kamenev defended Stalin's policy against Lenin. Fortified by a felony, the &#034;troika&#034; existed from then on.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin's offensive was directed not only against Stalin himself, but against his entire staff, and above all against those who helped him, Dzerzhinsky and Ordzhonikidze. These two names constantly recur in Lenin's correspondence on the subject of Georgia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dzerzhinsky was a man of highly explosive passion. His energy was kept under pressure by continual electric discharges. On every issue, however minor, he would become inflamed, his thin nostrils would quiver, his eyes would flash, his voice would rise and frequently break. Despite this extreme nervous tension, Dzerzhinsky never experienced periods of weakness or apathy. He seemed to be always in full mobilization. Lenin once compared him to a most ardent thoroughbred. Dzerzhinsky was enamored with a desperate love for every task he undertook, defending his colleagues against interference and criticism with a passion, an intransigence, a fanaticism in which, however, there was nothing of personal interest : Dzerzhinsky dissolved into the cause without a trace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But he had no thoughts of his own. He himself did not consider himself a politician, at least not in Lenin's time. On various occasions, he told me more than once :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; I may not be a bad revolutionary, but I am not a leader, a statesman, a politician.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It wasn't just modesty. The judgment was basically correct. From a political point of view, Dzerzhinsky always needed someone's immediate direction. For many years, he followed Rosa Luxemburg and waged the struggle she wanted not only with a certain Polish patriotism, but with Bolshevik sentiments. In 1917, he joined Bolshevism. Lenin told me enthusiastically about him :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; There is no trace left of the struggle of the past.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For two or three years, he was particularly drawn to me. In his later years, he supported Stalin. In economic work, he prevailed by his temperament : exhorting, pushing, leading. He had no considered conception of economic development. He shared all of Stalin's errors and defended them with all the passion of which he was capable. He died, so to speak, standing ; he had barely had time to leave the platform from which he had violently attacked the opposition.&lt;br class='autobr' /&gt;
As for Stalin's other ally, Ordzhonikidze, Lenin considered it essential to exclude him from the party for the bureaucratic arbitrariness of which he had been guilty in the Caucasus. I raised objections. Lenin replied to me through his secretary : &#034;At least for two years.&#034; &#187; How far he was from thinking that Ordzhonikidze would take the head of the control commission that Lenin intended to combat Stalinist bureaucratism and which was to embody the very conscience of the party !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apart from the problems of general policy, the immediate aim of the campaign opened by Lenin was to create the most favorable conditions for my leadership work, either near him if he could recover, or in his place if illness overcame him. But this struggle, not having been carried through to the end, or even halfway, produced completely opposite results. Lenin, in short, had just enough time to declare war on Stalin and his allies, and even then the fact only reached the attention of those concerned, not the party. Stalin's faction&#8212;which was still only the faction of the &#034;troika&#034;&#8212;closed up further after the first warning. The provisional situation persisted. Stalin kept the handle of the apparatus. The artificial selection of leaders was pushed furiously. The more the &#034;troika&#034; felt ideologically weak, the more it feared me (being afraid of me precisely because it wanted to overthrow me) and the more it was obliged to tighten all the bolts of the regime in the party and the state. Much later, in 1925, Bukharin, in a private conversation, when I criticized the oppression exercised in the party, replied :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; We don't have democracy because we're afraid of you.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;So try,&#034; I said to him, by way of advice, &#034;not to be afraid anymore and let's try to do some good work together.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But this advice was of no use.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1923 was the first year of a fierce, but still silent, struggle to suppress and demolish the Bolshevik Party. Lenin was struggling with a terrible illness. The &#034;troika&#034; was fighting the party. The atmosphere was one of painful tension, which, towards the autumn, culminated in the &#034;discussion&#034; against the opposition. Chapter II of the revolution was opening : the struggle against Trotskyism. Basically, it was a struggle against the ideological succession of Lenin.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leon Trotsky writes in &#034;The Revolution Betrayed&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;The civil service and the standing army,&#034; wrote Lenin, &#034;are 'parasites' on the body of society, parasites engendered by the internal contradictions that tear this society apart, but precisely parasites that block its pores...&#034; (&#8230;) From 1918, that is to say, from the moment when the party had to consider the seizure of power as a practical problem, Lenin constantly occupied himself with the elimination of these &#034;parasites&#034;. After the subversion of the exploiting classes, he explains and demonstrates in The State and the Revolution, the proletariat will smash the old bureaucratic machine and form its own apparatus of workers and employees, taking, to prevent them from becoming bureaucrats, &#034;measures studied in detail by Marx and Engels : 1. eligibility for election and also revocability at any time ; 2. remuneration not higher than the worker's wage ; 3. immediate transition to a state of affairs in which all will carry out the functions of control and supervision, in which all will be momentarily &#034;bureaucrats,&#034; no one being able to bureaucratize himself for that reason.&#034; It would be wrong to think that for Lenin this is a work requiring decades ; no, it is a first step : &#034;One can and must begin there by making the proletarian revolution.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Stalinism is not an abstract 'dictatorship' either ; it is a vast bureaucratic reaction against the proletarian dictatorship in a backward and isolated country. The October Revolution abolished privileges, declared war on social inequality, substituted government of the workers by the workers for bureaucracy, abolished secret diplomacy ; it strove to give social relations complete transparency. Stalinism restored the most offensive forms of privilege, gave inequality a provocative character, stifled the spontaneous activity of the masses by means of police absolutism, made administration the monopoly of the Kremlin oligarchy, and revived the fetishism of power in aspects of which the absolute monarchy would not have dared to dream.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Social reaction, whatever it may be, is obliged to conceal its true aims. The more abrupt the transition from revolution to reaction, the more reaction depends on the traditions of revolution&#8212;in other words, the more it fears the masses and the more it is obliged to resort to lies and imposture in its struggle against the advocates of revolution. Stalinist impostures are not the fruit of &#034;Bolshevik&#034; amorality ; like all important events in history, they are the products of a concrete social struggle of the most treacherous and cruel kind : that of a new aristocracy against the masses who brought it to power. It requires, in truth, complete intellectual and moral poverty to identify the reactionary and police morality of Stalinism with the revolutionary morality of the Bolsheviks. Lenin's party ceased to exist long ago ; internal difficulties and world imperialism broke it. The Stalinist bureaucracy succeeded it and is an apparatus for transmitting imperialism. In world politics, the bureaucracy substituted class collaboration for class struggle, social patriotism for internationalism. In order to adapt the ruling party to the tasks of reaction, the bureaucracy &#034;renewed&#034; its personnel by exterminating revolutionaries and recruiting careerists.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Every reaction resuscitates, nourishes, and strengthens the elements of the historical past that the revolution has struck without succeeding in annihilating them. Stalinist methods complete, bring to the highest tension, and also to the absurd, all the processes of lies, cruelty, and degradation that constitute the mechanism of power in every society divided into classes, without excluding democracy. Stalinism is a conglomerate of the monstrosities of the State as history has made it ; it is also its fatal caricature and repugnant grimace. When the representatives of the old society sententiously oppose to the gangrene of Stalinism a sterilized democratic abstraction, we have every right to recommend to them, as to all of the old society, to admire themselves in the distorting mirror of the Soviet Thermidor. It is true that, in the frankness of its crimes, the GPU far surpasses all other regimes. This is due to the grandiose scale of the events that have shaken Russia in the demoralization of the imperialist era.&#034; (Leon Trotsky in August 1930)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As Leon Trotsky wrote on October 31, 1935 :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;To speak of the future of the revolution can only be done in an implacable struggle against the regime of bureaucratic absolutism, which has become the worst brake on the revolutionary movement.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Soviet Bonapartism is due, ultimately, to the delay of the world revolution. The same cause engendered fascism in the capitalist countries. We arrive at a conclusion which at first sight seems unexpected, but in reality is irreproachable : that the stifling of Soviet democracy by the all-powerful bureaucracy and the defeats inflicted on democracy in other countries are due to the slowness with which the world proletariat is fulfilling the task assigned to it by history. Despite the profound difference in their social bases, Stalinism and fascism are symmetrical phenomena. In many ways they are overwhelmingly similar. A victorious revolutionary movement in Europe would immediately shake fascism and also Soviet Bonapartism. The Stalinist bureaucracy, for its part, is right to turn its back on the international revolution ; in doing so, it is obeying the instinct of self-preservation. (&#8230;) In the early days of the Soviet regime, the party served as a counterweight to the bureaucracy. It administered the state, the party controlled it. Zealously ensuring that inequality did not exceed the limits of necessity, the party was always in open or covert struggle with the bureaucracy. The historical role of the Stalinist faction was to put an end to this duality by subordinating the party to its own offices and by merging the offices of the party and those of the state. Thus the present totalitarian regime was created. Stalin's victory was assured by the definitive service he rendered to the bureaucracy. (&#8230;) The Thermidorians put into proscribing revolutionaries all the hatred inspired in them by men who remind them of the past and make them fear the future. The most steadfast and loyal Bolsheviks, the flower of the party, are in prisons, in the remote corners of Siberia and Central Asia, in the numerous concentration camps. (...) How many Bolsheviks were expelled, arrested, deported, exterminated from 1923 onwards, the year the era of Bonapartism began, we will only know the day the archives of Stalin's political police are opened. How many remain illegal, we will only know the day the collapse of the bureaucratic regime begins. What importance can twenty or thirty thousand opponents have in a party of two million members ? On this point, simply comparing figures is not meaningful. It only takes a dozen revolutionaries in a regiment to make it go over, in a superheated atmosphere, to the side of the people. It is not without reason that the general staffs are terrified of small clandestine groups and even of isolated militants. This fear, which makes the Stalinist bureaucracy tremble, explains the cruelty of its proscriptions and the baseness of its slander. (Trotsky, The Revolution Betrayed, 1936.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leon Trotsky writes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Stalin represents an absolutely exceptional phenomenon. He is neither a thinker nor a writer nor an orator. He seized power before the masses had learned to distinguish his face from the others when they filed past the leaders of the Revolution in the traditional processions in Red Square. He took possession of power, not through personal qualities, but by using an impersonal machine. And it was not he who created the machine, but the machine that created him ; with its power and authority, it was the product of the long and heroic struggle of the Bolshevik Party, which was itself the product of ideas, it was the bearer of the idea before it became an end in itself. Stalin directed it from the day he cut the umbilical cord that attached it to the idea and became a thing, by itself. Lenin had created it in constant association with the masses, if not by word, at least by writing, if not directly, then with the help of his disciples. Stalin merely seized it. For this, special and exceptional qualities were necessary. But these were not those of the thinker, nor of the writer, nor of the orator. While the Party apparatus had developed on ideas, Stalin's first qualification was a contemptuous attitude towards ideas.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;The emancipation of the workers can only be the work of the workers themselves. There is therefore no greater crime than to deceive the masses, to pass off defeats as victories, friends as enemies, to buy off leaders, to fabricate legends, to mount imposture trials, - in a word, to do what the Stalinists do. These means can only serve one end : to prolong the domination of a clique already condemned by history. They cannot serve the emancipation of the masses. That is why the Fourth International supports a life-and-death struggle against Stalinism.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leon Trotsky in &#034;Their Morality and Ours&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;It is true that capitalist reactionaries use, not without artifice, Stalin's regime as a scarecrow against the ideas of socialism. Marx never said that socialism could be perfect, applied in a single country, and, what is more, in a backward country.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leon Trotsky in &#034;Marxism and Our Time&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
STALIN&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In 1922, during Lenin's illness and Trotsky's leave, Stalin, under the influence of Sokolnikov, passed a resolution undermining the monopoly on foreign trade. This proposal was to be quashed thanks to the vigorous protests of Lenin and Trotsky (see &#034;Letter to Istpart&#034;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;During the same period, on the national question, Stalin held a position that Lenin described as bureaucratic and chauvinistic. Stalin, for his part, accused Lenin of having national-liberal tendencies (&#034;Letter to Istpart&#034;). What was Stalin's position on the question of the German revolution of 1923 ? Here too, as in March 1917, he had to orient himself independently on a large scale : Lenin was ill and a struggle against Trotsky was unleashed. Here is what he wrote in August 1923 to Bukharin and Zinoviev about the situation in Germany :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Should we, the Communists, seek, in the present phase, to seize power without the Social Democrats ? Are we mature enough for that ? In my opinion, everything is there. When we seized power in Russia, we had reserves such as a. bread, b. land for the peasants, c. the support of the immense majority of the working class, d. the sympathy of the peasants. The German Communists have nothing of the sort at the moment. True, they have the Soviet nation in their vicinity, which we did not have, but what can we offer them at the present time ? If today in Germany power, so to speak, were to fall and the Communists were to seize it, they would fail with losses and a crash. That, in the &#034;best&#034; of cases. In the worst, they would be cut to pieces and thrown out. The point is not that Brandler wants to &#034;educate the masses,&#034; the main thing is that the bourgeoisie, more the right-wing social democrats would certainly turn the course of the demonstration into a general battle - at the moment the odds are in their favor - and crush them. Certainly the fascists are not asleep, but it is in our interest that they attack first : this will unite the entire working class around the communists - Germany is not Bulgaria. Besides, according to all my information, the fascists are weak in Germany. In my opinion, we must hold back the Germans and not stimulate them.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thus, in August 1923, when the German revolution was knocking at every door, Stalin said that Brandler should be restrained and not stimulated. For having missed the revolutionary situation in Germany, Stalin took the heaviest share of responsibility. He supported the temporizers, the skeptics, the wait-and-seeers. In this question of world-historical importance, it was not by chance that he took an opportunist position : in reality, he was only continuing the policy he had pursued in Russia in March 1917.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;After the revolutionary situation was marred by passivity and indecision, Stalin defended the Brandler CC against Trotsky for a long time, thus defending himself. Thus he wrote in December 1924 - a year after the German shipwreck :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;This originality must not be forgotten for a single instant. It is especially important to remember it when analyzing the events of the autumn of 1923 in Germany. And it is Trotsky who should remember it first, he who establishes a wholesale analogy (!!) between the October Revolution and the revolution in Germany and unreservedly scourges the German Communist Party&#034; (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;) We recall Lenin's Testament. It is not a polemical article or speech, in which one can always imagine that there were inevitable exaggerations, arising from the ardor of the struggle. No, in the Testament, Lenin, calmly weighing every word, gives his final opinion to the party concerning his comrades on the basis of all the experience of his work together with them. What does he say about Stalin ? a- brutal, b- disloyal, c- inclined to abuse power.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusion : &#034;eliminate him from the post of secretary general.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A few weeks later, Lenin dictated a note to Stalin in which he indicated his intention to &#034;break off all personal and comradely relations&#034; with him. This was one of the last expressions of Lenin's will. All these facts are set out in the minutes of the 1927 Central Committee plenum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(reported by Leon Trotsky)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The image presented by the Stalinists and the Maoists, but also by the bourgeoisie and its historians, is of a Stalin who is a worthy successor to Lenin. One cannot imagine a more blatant lie. And it is not simply a question of historical truth. It changes the entire conception of the revolutionary party, of socialism, and of the proletarian revolution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On one side, two internationalist revolutionaries, Lenin and Trotsky, who never bargained over their socialist commitment to the proletariat, like fish in water in the revolutionary struggle of the exploited, on the other, the head of the national and nationalist bureaucracy of Russia, Stalin, a fabrication of all the apparatuses, of the party as of the State, like a fish in water in the rout of the revolution and the rise of reaction : two incompatible worlds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In 1922, Lenin declared at the Party Congress : &#034;When we look at the bureaucratic machine, we must ask ourselves the question 'who leads and who is led ?' I very much doubt that the Communists lead. The truth is that they are led.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If Lenin advocated the NEP tactic, a temporary retreat, Stalin and the bureaucracy adapted perfectly to the NEP : the bureaucrat allied himself with the kulak and the nepman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andr&#233; Breton writes :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Long live Lenin ! I salute Leon Trotsky here, he who was able, without the help of many of the illusions that remain with us and without perhaps believing in eternity like us, to maintain for our enthusiasm this invulnerable slogan :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;And if the alarm bells ring in the West, and they will, we may be up to our necks in our calculations, in our balance sheets, in the NEP, but we will respond to the call without hesitation and without delay : we are revolutionaries from head to toe, we have been, we will remain so until the end.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Today, even more than in the past, it is important to re-establish the truth about the true role of Lenin and his Bolshevik companions, to highlight that his entire life was devoted to the struggle for the emancipation of the working class and not to the establishment on it of one of the most barbaric forms of exploitation and oppression, as Stalinism was.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Even before becoming known for the establishment of a police terror unparalleled in history, Stalinism began its career as a defender of the thesis of &#034;building socialism in one country.&#034; From 1925, Stalin became the spokesperson for this conception, which completely contradicted the entire vision previously defended in the workers' movement. Indeed, from its origins, the latter presented itself as an international movement insofar as, as Engels wrote in 1847 : &#034;The communist revolution (...) will not be a purely national revolution ; it will occur simultaneously in all civilized countries (...) It will also have a considerable impact on all the other countries of the globe and will completely transform and accelerate the course of their development. It is a universal revolution ; it will, consequently, have a universal terrain&#034; (&#034;Principles of Communism&#034;). It is no coincidence, either, that the slogan that concludes the &#034;Communist Manifesto&#034; of 1848 is &#034;Workers of all countries, unite.&#034; Similarly, the first important organization of the proletariat was the &#034;International Workingmen's Association&#034; (1864-1872) or the First International. Subsequently, internationals (Socialist International, 1889-1914 ; Communist International, 1919-1928) also punctuated the development and struggles of the working class on a global scale. Finally, it is also significant that the anthem of the workers' movement is, in all countries, the &#034;International.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In fact, one of the decisive criteria for a political party to belong to the proletarian camp is internationalism. Thus, in 1914, when the world war broke out, the participation in the &#034;Sacred Union&#034; and the &#034;National Defense&#034; of the dominant sectors of most of the socialist parties of Europe (the &#034;social-chauvinists&#034; as Lenin called them) signaled their betrayal of the working class and their transition to the bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This is why the thesis of &#034;socialism in one country&#034; constitutes a real betrayal of the basic principles of the proletarian struggle and the communist revolution, a betrayal against which those who continue to defend the proletarian program, such as Trotsky in the Communist Party of the Soviet Union, engage in a merciless fight.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In particular, this thesis, presented by Stalin as one of the &#034;principles of Leninism&#034;, constitutes the exact opposite of Lenin's position :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;The Russian Revolution is only a detachment of the world socialist army, and the success and triumph of the revolution we have accomplished depend on the action of this army. This is a fact that none of us forgets (...). The Russian proletariat is aware of its revolutionary isolation, and it sees clearly that its victory has as its indispensable condition and fundamental premise the united intervention of the workers of the whole world.&#034; (&#034;Report to the Conference of Factory Committees of the Moscow Province&#034;, July 23, 1918).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin, exemplary defender of proletarian internationalism&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin's uncompromising internationalism, a mark of his total commitment to the proletariat's struggle for emancipation, was a constant throughout his life. It was particularly evident in 1907 at the Stuttgart Congress of the Socialist International, when, along with Rosa Luxemburg, the most prominent figure in the German and Polish proletariat throughout the early 20th century, Lenin led the fight to have delegates adopt an amendment toughening the resolution against imperialist war. Similarly, Lenin actively participated in the struggle of the International's left wing to make the 1912 Basel Extraordinary Congress a resounding demonstration against the threat of war. But it was during the First World War that Lenin's internationalism reached its full potential. His denunciation of the &#034;social-chauvinists,&#034; but also of the &#034;centrists&#034; who can only oppose the imperialist butchery with pacifist moans, is one of the most illuminating pages in the history of the workers' movement. In particular, at Zimmerwald in September 1915, Lenin was the leader of the left wing of the conference bringing together delegates from the various socialist currents in Europe who opposed the war. His position differed from that of the &#034;Manifesto&#034; adopted by the conference by clearly stating that &#034;the struggle for peace without revolutionary action is an empty and mendacious phrase&#034; and by calling for the &#034;transformation of the imperialist war into a civil war&#034;... &#034;a slogan... precisely... indicated by the resolutions of Stuttgart and Basel.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin's internationalism did not end with the victory of the revolution in October 1917. On the contrary, he saw it solely as the first step and stepping stone of the world revolution. This is why he played a decisive role, along with Trotsky, in the founding of the Communist International in March 1919. In particular, it was Lenin who wrote one of the fundamental texts of the founding congress : the &#034;Theses on Bourgeois Democracy and the Dictatorship of the Proletariat.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In Lenin's time, the CI had nothing to do with what it later became under Stalin's control : an instrument of Russian capitalist state diplomacy and the spearhead of counter-revolution on a world scale. At its first congress, the CI asserted itself and practically acted as &#034;the instrument for the international republic of workers' councils, the International of open mass action, of revolutionary achievement, the International of action&#034; (&#034;Manifesto of the CI&#034;, written by Trotsky). - ICC text&lt;br class='autobr' /&gt;
By P. Brou&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Trotsky&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chapter XX &#8211; The &#8220;bloc&#8221; with Lenin [1]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Having suffered a first stroke on 26 May 1922, Lenin was left paralyzed on his left side and had to struggle for a long time before being able to resume some activity from July onwards and to return to work in October. He then had &#8211; and he no doubt sensed it &#8211; only a few months to complete a task whose importance he suddenly discovered when he resumed his duties after a few months' break.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Many clues &#8211; reflections in passing in speeches or letters &#8211; show that on the eve of this attack, he was still concerned about the risk of a split in the party which could arise from the slightest disagreement within the ruling circle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This is what he wrote on March 23, 1922 to Molotov, then &#034;responsible secretary of the central committee&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;At present, the proletarian policy of the Party is determined not by its numbers, but by the immense and undivided authority of that very thin layer which may be called the Old Guard of the Party. A slight internal struggle within this layer is enough for its authority to be, if not ruined, at least weakened to the point that the decision will no longer depend on it [2].&#034; At the same time, however, he posed the problem of government and leadership in entirely new terms. Already in October 1921, he had explained that the three main obstacles were &#034;communist complacency,&#034; illiteracy, and the practice of bribery [3]. At the 11th Congress of the RCP(b), he addressed, for the first time, it seems, the question of power in terms of culture, with developments on the need to learn, which recalled Trotsky's reflections on this point.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;He explained in particular :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;The economic strength of the proletarian state of Russia is quite sufficient to ensure the transition to communism. What is it that we lack ? It is clear that what is lacking is culture among the communist leaders [4].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For him, the communists had become prisoners of what he called &#034;the bureaucratic machine&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;In fact, if we consider Moscow &#8211; 4,700 responsible communists &#8211; and if we consider the bureaucratic machine, this enormous mass, who is leading and who is being led ? I very much doubt that one can say that the communists are leading. In fact, it is not they who are leading. It is they who are being led [5].&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Recalling the phenomenon, often observed in history, of conquered peoples imposing their culture on their victor, he draws an analogy with the victorious communists in Russia submitting, according to him, to the &#034;miserable, insignificant&#034; culture of the vanquished :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Will responsible communists [...] be able to understand that they do not know how to lead ? That they imagine they are leading others when in reality it is they who are being led ? If they manage to understand this, they will certainly learn to lead, because it is possible. But for that, one must study, and in our country, we do not study [6].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It was on the basis of this reflection that, after a refresher from July, he threw himself back into battle in the autumn.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The story that began then was for a long time known only through Trotsky's testimony, the excerpts from documents published in The Disfigured Revolution, and his account in My Life &#8211; a version indignantly rejected in Moscow and dismissed as a &#034;slanderous forgery&#034; by those he contemptuously called &#034;epigones.&#034; But this version was in fact resoundingly confirmed, starting in 1956, not only by Khrushchev's &#034;secret speech,&#034; but by the subsequent publication of documents whose very existence had been denied for so long. Shortly afterward, on the basis of this abundant documentation, Moshe Lewin published his work on Lenin's Last Battle. Here we will try to use, in a more concise form, all of these documents concerning a few decisive months in Soviet history.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky's account in My Life begins with an interview with Lenin, which he does not date precisely, but places &#034;a few weeks before the second crisis&#034; - which took place on December 16, 1922. The interview was prompted by a proposal from the education workers' union to temporarily entrust Trotsky with the Commissariat of Education. Lenin was not enthusiastic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky says :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Heartily, insistently, visibly moved, Lenin expounded his plan.&lt;br class='autobr' /&gt;
[...] It is essential that you become my deputy. The situation is such that we need a radical regrouping of personnel.&#034; &#034;I again alleged that the 'apparatus' was increasingly hampering my work, even at the War Commissariat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Well, you can shake up the apparatus,&#034; Lenin continued briskly, alluding to an expression I had used recently. &#034;I replied that I had in mind not only the bureaucracy of the State, but that of the party ; that the root of all the difficulties lay in the complicity of the two apparatuses and in the mutual complicity of the influential groups that were forming around a hierarchy of party secretaries [7].&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In his 1927 testimony before the party's Central Control Commission, Trotsky testified :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Lenin called me to the Kremlin and spoke to me about the appalling development of bureaucratism in our Soviet apparatus and the need to find a lever to seriously address this issue. [...] I replied : 'Vladimir Ilyich, my conviction is that we must not forget that at present, in the struggle against the bureaucratism of the Soviet apparatus, in the provinces as well as in the center, a selection of functionaries and specialists, party members, non-party members and half-party members, is being created around certain leading groups and personalities of the party, in the province, in the district, in the region, in the center, that is, in the Central Committee, etc. By putting pressure on the functionary, we will clash with the leader of the party [...], and, in the present situation, I would not want to take on this task [8].'&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;All this is in accordance with a letter of January 25, 1923, contained in Trotsky's archives : in it he declared to the Central Committee that he had questioned before Lenin &#034;the policy of the Secretariat of the Central Committee, of the Organization Bureau and of the Political Bureau in Soviet matters [9]&#034;, and the numerous interventions of these organizations, including behind the backs of the officials in office. He continues the story in My Life :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;After a moment's reflection, Lenin put the question clearly :&lt;br class='autobr' /&gt;
So you propose to open the struggle not only against state bureaucracy, but also against the Organization Bureau of the Central Committee ?&#034; &#034;I started laughing, it was so unexpected. The Organization Bureau of the Central Committee was the very center of Stalin's apparatus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Let's say that's how it is.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Well, continued Lenin, visibly satisfied that we had given the question its proper formula, I propose that we join forces with you, against bureaucracy in general, and against the organizing bureau in particular.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is flattering, I replied, to form an honest bloc with an honest man.&#034; [10] The 1927 deposition is quoted here almost word for word. The two men agreed to meet again. Lenin proposed to create within the Central Committee a &#034;commission for the fight against bureaucratism&#034; in which he wanted Trotsky to participate, according to the version in My Life, &#034;a commission on the question of a more accurate selection, training and prognosis of civil servants and more correct international relations [11]&#034;, according to the note of January 25. The account is completed in My Life by a comment which is obviously not in the documents of 1923 and 1927 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Basically, this commission was to serve as a lever for the destruction of the Stalinist faction, the backbone of the bureaucracy, and for the creation in the party of conditions that would have given me the possibility of becoming Lenin's replacement, in his thinking, of being his successor as Chairman of the Council of People's Commissars [12].&#034; This agreement, which remained secret, underlies the entire history of this period and in particular the battles fought on Lenin's initiative during which the &#034;bloc&#034; between the two men was strengthened and finally sealed.&lt;br class='autobr' /&gt;
The first battle took place over the question of the monopoly on foreign trade. It was brutally initiated by a promise made during the conversations in Riga by the People's Commissar for Foreign Trade Miliutin to renounce it soon [13].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It seems that the majority of leaders, and among them Stalin, were then in favor, if not of its abolition, at least of its relaxation : all considered that a resumption and rapid development of international trade were necessary for the success of the NEP. Trotsky, for his part, was firmly opposed to a measure which, according to him, disarmed the workers' state in the face of its class enemies. Lenin was also hostile to abolition and had clearly expressed this in March 1922. But he discovered with astonishment in May that Stalin considered a weakening of the monopoly as inevitable.&lt;br class='autobr' /&gt;
However, on October 6, at the Central Committee, in Lenin's absence, the People's Commissar of Finance, Sokolnikov, had the principle of significant exceptions to the monopoly adopted. Lenin reacted strongly to this decision and considered it, in the words of Mr. Lewin, as &#034;a real blow that had been dealt to him [14].&#034; He therefore began to campaign among the other leaders, inviting Trotsky to discuss this question with him on October 11, 1922 [15]. Probably encouraged by this interview, he addressed Stalin the day after to protest against &#034;this blow to the monopoly of foreign trade [16]&#034;, and, moreover, without any real discussion. He insisted on postponing the solution of the problem by referring it to the next session of the Central Committee [17].&lt;br class='autobr' /&gt;
But the resistance proved more serious than Lenin had supposed. In a note written in his own hand on Lenin's letter itself, Stalin remarked :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Comrade Lenin's letter has not changed my opinion as to the correctness of the decision of the Central Committee Plenum of October 6 concerning foreign trade [18]. &#187; After some superficial considerations on the question, he added :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Nevertheless, in view of the insistence of Comrade Lenin's proposal to postpone the implementation of the plenum of the Central Committee, I vote in favor, so that this question may be discussed by the next plenum with the participation of Lenin [19].&#034; The majority of the Central Committee followed him. On December 12, 1922, informed by a letter from Lenin that he was going to &#034;wage war in favor of the monopoly of foreign trade [20]&#034;, Trotsky replied that he was convinced of the absolute necessity not only of maintaining, but also of strengthening the monopoly of foreign trade. He also drew his attention to the danger of undermining the monopoly under the pretext of carrying out equally necessary general reforms. Faithful to his analysis, he added in conclusion that the central question remained &#034;the regulation of export trade in relation to overall economic operations&#034; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Someone must know and decide what can and cannot be imported and what must be exported. [...] This should, obviously, be the work of the State Planning Commission [21].&#034; Lenin's response would considerably strengthen the bonds between the two men. He assured him of his agreement, then, his illness preventing him from participating in the Central Committee, asked him to defend their common position &#034;on the necessity of maintaining and strengthening the monopoly of foreign trade [22].&#034; After several exchanges, he concluded, in a letter dated December 15 :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;I consider that we have reached a complete agreement. Please announce our solidarity at the plenum. I hope that our resolution will pass, because several of those who voted against it in October are partly or totally going over to our side. &#034;If, contrary to our expectations, our resolution does not pass, let us appeal to the faction of the Congress of Soviets and announce that we will bring the question before the Party Congress [23].&#034; &#187; Finally, in a letter addressed to Stalin to the members of the Central Committee, Lenin announced his intentions in a very provocative manner :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;I have now completed the liquidation of my affairs and I can leave in peace. I have also reached an agreement with Trotsky on the defense of my point of view on the monopoly of foreign trade. [...] I am convinced that Trotsky will defend my point of view as well, as I will myself [24]. &#034; On December 18, 1922, the Central Committee annulled its decisions of October and satisfied Lenin. The latter, on the 21st, dictated a short note for Trotsky to Krupskaya, overjoyed at his victory :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;As it seems, we have succeeded in taking the position without a shot being fired, by a simple maneuver. I propose not to stop there and to continue the offensive [25]. &#034; Thus the Lenin-Trotsky bloc had won its first battle even before its existence was known. Some people were beginning to sense its existence, and their sleep was probably disturbed. Didn't its birth determine, or at least strengthen, the Zinoviev-Kamenev-Stalin troika ?&lt;br class='autobr' /&gt;
A few days later, Lenin finally agreed, with some reservations, with Trotsky's point of view on Gosplan, writing in a note dictated on December 17, 1922 :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;This idea was put forward a long time ago, I believe, by Comrade Trotsky. I spoke out against it because I felt that it would create a fundamental discord in the system of our legislative institutions. But after careful examination, I see that, basically, this is a correct idea, namely : the State Planning Commission stands somewhat apart from our legislative institutions, although, being a group of competent people in science and technology, it actually has the maximum of elements at its disposal for judging matters correctly. [...] We must, I think, accede to Comrade Trotsky's wish, without entrusting the chairmanship of the State Planning Commission to a person chosen from among our political leaders [26]. &#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
The second conflict between Lenin and Stalin was to be much more serious. The Georgian affair no longer only personally implicated Stalin &#8211; here as People's Commissar for Nationalities &#8211; but also his system of government through the activities of his loyalists, and first and foremost, Ordzhonikidze.&lt;br class='autobr' /&gt;
We have seen how, in 1921, Stalin-Ordzhonikidze's policy of fait accompli had led, initially, to the occupation of Georgia by the Red Army and, later, to its transformation at an accelerated pace into a Soviet Republic. Lenin had not formally opposed this, but the notes he had written on the subject, urging, for example, Ordzhonikidze to find a government agreement with the Mensheviks, betrayed his deep concern.&lt;br class='autobr' /&gt;
However, things developed, in 1922 and particularly during his period of leave, along lines that were hardly in accordance with his wishes. Very quickly, in fact, Ordzhonikidze's satrapy behavior, sure of Stalin's support and guaranteed against any surprise from Moscow, aroused the discontent, then the indignation and fury of the Georgian communists, who were legitimately sensitive to the national feelings of the population. The project of a Caucasian Federation grouping Georgia, Armenia and Azerbaijan, inspired by Lenin, was rejected almost unanimously by the Georgian communists, and the Congress of Georgian Soviets adopted resolutions hostile to the Federation &#8211; even whose supporters, moreover, rose up against Ordzhonikidze's autocratic practices.&lt;br class='autobr' /&gt;
On August 10, 1922, while Lenin was still kept very much away from public affairs due to his health, the Politburo decided to set up a commission to submit a draft regulating relations between the Russian Republic (the RSFSR) and the other independent republics, including Georgia. The commission, chaired by Stalin, quickly drew up a draft that simply amounted to the integration of the &#034;independent&#034; republics, which had become &#034;autonomous,&#034; into the Russian Federation. The Georgian communists immediately expressed firm opposition, demanding that the draft be revised in such a way as to guarantee them &#034;all the attributes of independence [27].&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
The showdown was now underway between the Georgian Communist Party, all tendencies united, and the Caucasian bureau of the RCP(b) led by Ordzhonikidze, who bluntly called on his opponents to keep quiet and submit. Stalin rushed things forward in August by informing the Georgians that the decisions of the RSFSR applied, from now on and in any case, to their republic [28]. At the meeting of the commission on 24 and 25 September, the Ukrainians seemed close to aligning themselves with the Georgians.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lenin had always been concerned with the national question and remembered the outcry that his position in favour of self-determination had provoked in the ranks of the party. There is therefore nothing extraordinary in his requesting the complete file on the commission's activities, its proposals and the reception they had received. He received it on 25 September. Moshe Lewin rightly points out that it is quite clear that at that time, although sometimes reserved about Stalin's behavior, he retained his complete personal confidence in him and did not for a moment doubt the veracity of his statements [29]. But he expressed reservations about the project, which he found a little &#034;hasty,&#034; and spoke out both against the formula of &#034;autonomous&#034; republics within the Russian Federation, and for their integration, all of them, including the RSFSR, within a Union of Soviet Socialist Republics [30].&lt;br class='autobr' /&gt;
Confident in himself, strengthened by the power he had acquired during the months of Lenin's illness, Stalin seems to have grown impatient. He did not appreciate the remarks of the &#034;Old Man&#034; - whom he considered to be outside the scope of the project - and wanted to oppose him with a firm attitude. Communicating to the Politburo Lenin's letter proposing modifications and amendments to the commission's draft, he commented on it by accusing Lenin of both &#034;national liberalism&#034; and &#034;hasty centralism&#034;, an attitude which, according to him, was only likely to encourage &#034;nationalist&#034; and &#034;separatist&#034; resistance from the Georgian communists in Georgia [31]. However, faithful to the tactics he had adopted for years, he did not confront Lenin before the Central Committee, gave in without a fight and allowed the assembly to rearrange the draft in accordance with Lenin's wishes. It is very likely that the latter had been content, until then, to think, as he had suggested to Kamenev on September 26, that in this matter Stalin only had &#034;some tendency to rush things.&#034; Stalin's remarks on his project, his evasion of the discussion, alerted Lenin. On the very day of the debate in the Central Committee, he wrote a note to the Politburo heavy with meaning :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;I declare war to the death on Great Russian chauvinism. As soon as I am freed from my cursed tooth, I will devour it with all my healthy teeth. &#034;It is absolutely necessary to insist that the Federal Central Executive Committee (of the Soviets) be chaired in turn by a Russian, a Ukrainian, a Georgian, etc. &#034;Absolutely [32].&#034; But the agreement reached at the Central Committee - in which Mdivani, spokesman for the opposing Georgian communists, had participated - was only a facade agreement. For the Georgians, the independent Republic of Georgia, along with the other Georgian republics, should be called upon to enter the Union of Republics on an equal footing with the RSFSR. Stalin and Ordzhonikidze, refusing to lose face, continued to demand Georgia's entry into the Transcaucasian Federation and the admission of the federation alone into the USSR.&lt;br class='autobr' /&gt;
The test of strength had begun. With the unconditional support of the secretariat, Ordzhonikidze used it to dismantle the positions of his adversaries through transfers and appointments. The latter desperately sought possible support in Moscow, finally obtaining from Bukharin a request for him to submit a complaint to Lenin listing their grievances. Still convinced that Stalin, even if he was fundamentally wrong, was not manipulating the information he provided him, Lenin responded sharply to the Georgians, reproaching them for the &#034;indecent tone&#034; of their letter :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;I was convinced that all disagreements had been settled by the resolutions adopted by the plenary meeting of the Central Committee with my indirect participation and the direct participation of Mdivani. This is why I categorically condemn the insults directed at Ordzhonikidze and I insist that your conflict be brought in a proper and loyal tone before the secretariat of the Central Committee of the RCP which will decide [33].&#034; Desperate at being thus sent back to Stalin to complain about him and his men, the Georgian opponents decided on a spectacular gesture : a mass resignation from the Central Committee of the Georgian CP, on October 22 [34]. Without wasting any time, Ordzhonikidze immediately had a new CC appointed by the Caucasian bureau. The incidents multiplied, and Ordzhonikidze allowed himself, during a scuffle, to hit Kibanidze, a supporter of Mdivani [35]. Letters, resolutions, complaints &#8211; even from supporters of the federation like Makharadze &#8211; were piling up in Moscow, denouncing the methods of the secretariat and its proconsul in Georgia. It seems that it was only then that Lenin began to have doubts. Abstaining from the vote in the Politburo to send to Georgia a commission of inquiry headed by Dzerzhinsky, head of the Cheka, he charged Rykov, who was leaving for Georgia, with a fact-finding mission [36].&lt;br class='autobr' /&gt;
The return, three days apart, of Rykov and the Dzerzhinsky commission, removed any illusions he still had. He learned that this commission had approved the secretariat's decision to recall all of Ordzhonikidze's opponents to Moscow, thus distancing them from Georgia. He also learned from Dzerzhinsky about Ordzhonikidze's brutality against Kibanidze, which Rykov had tried to conceal from him. There is no doubt that Lenin was absolutely shocked by these discoveries. According to Moshe Lewin, his interview with Dzerzhinsky had &#034;a harmful influence on the progression of Lenin's illness and probably hastened the crisis&#034; that was to strike him a few days later, on the morning of December 13 [37].&lt;br class='autobr' /&gt;
On December 30, despite the terrible difficulties he was now experiencing, he dictated the bulk of his notes on the nationalities question [38], beginning with the famous sentence : &#034;I am, I believe, greatly guilty before the workers of Russia [39]. [...] We have,&#034; he writes further, &#034;slid into a quagmire&#034; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;We call our own an apparatus which, in fact, is fundamentally alien to us and represents a hodgepodge of bourgeois and tsarist survivals [40].&#034; What he discovered in the Georgian affair, under what he calls &#034;a bureaucratic formula,&#034; was &#034;the invasion of the authentic Russian, the Great Russian, the chauvinist, that scoundrel and oppressor who is at bottom the typical Russian bureaucrat [41].&#034; And to clearly situate the responsibilities, he specifies :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;I think that a fatal role was played here by Stalin's haste and his taste for administration, as well as by his irritation with the famous social-nationalism [42].&#034; He also condemns what he calls Dzerzhinsky's &#034;100% Russian state of mind&#034; and the &#034;irreparable fault&#034; he committed in taking lightly Ordzhonikidze's brutalities [43]. His verdict against Stalin was fierce :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;The Georgian who looks with disdain at this side of the matter, who dismissively hurls accusations of 'social-nationalism' (while he himself is not only a true, genuine 'social-nationalist', but also a brutal Great Russian swindler), this Georgian is in reality undermining proletarian class solidarity [44].&#034; In January and February 1923, despite all the restrictions imposed on his activity by the Politburo under the pretext of protecting his health &#8211; and which revolted him &#8211; Lenin worked hard on the Georgian question and succeeded in learning what was being hidden from him, namely the Politburo's approval of the conclusions of the Dzerzhinsky Commission for the transfer of Mdivani's comrades, and a moral discharge for Stalin and Ordzhonikidze. He then instructed a small group of his close collaborators to conduct the investigation for him : it was his &#034;clandestine commission&#034; that informed him, for example, that the text of Kibanidze's complaint against Ordzhonikidze had &#034;disappeared&#034; from the file. On March 3, it submitted to him a detailed report, the text of which had remained secret, even at the time of de-Stalinization.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lenin now had no more doubts and his position, completely reversed from that of the summer of 1922, was now very firm. He wrote to Trotsky on March 5 :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;I urge you to take charge of the defense of the Georgian case in the Central Committee of the Party. This case is currently under the &#034;persecution&#034; of Stalin and Dzerzhinsky, and I cannot trust their impartiality ! The opposite is true. If you agree to undertake the defense, then I can be reassured ; if you do not agree, for whatever reason, then return the file to me, I will see it as a sign of your disagreement. &#034;With my best comradely greetings. [45]&#034; In the account he gives in My Life, Trotsky assures that he decided to take on this defense. The Moscow Institute of Marxism-Leninism claims that he refused for health reasons, but provides no evidence to support this allegation. Adam B. Ulam also assures that he refused &#8211; because he returned the file without forgetting to take a copy &#8211; and that he then tried to conceal it. But his arguments are weak and his development allusive and confused [46]. In the appendices to the &#034;Diary of Lenin's Secretaries&#034;, Moshe Lewin cites a letter from L.A. Fotieva which constitutes proof of Trotsky's acceptance [47]. Lewin further states :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Thanks to the Diary and the other sources to which we refer here, we can see that Trotsky is a reliable source. Comparing them with the revelations of the IML, we see that his information are provided with the utmost honesty and accuracy. In all that he relates about the events in question here, he is at most &#8211; and rarely &#8211; mistaken by more than one day in his chronology [48]. &#187; Placed in envelopes which Lenin's secretaries specified, at his request, could only be opened by Krupskaya, Lenin's reflections on the party leaders and on the national question were to remain unknown to Soviet citizens and even to party cadres. Two articles, however, published in Pravda several weeks apart, indicated to the attentive reader the distance that had grown in recent months between Lenin and Stalin. These&lt;br class='autobr' /&gt;
are two articles devoted to the Workers' and Peasants' Inspectorate, a people's commissariat of which Stalin had not been a permanent official for a year, but where he continued, through the men he had placed there, to exercise a preponderant influence. Perfectly aware of the meaning of the attack made by Lenin, the Politburo considered for a moment not publishing these two texts, the very last dictated by Lenin.&lt;br class='autobr' /&gt;
The first article deals with the necessary &#034;reorganization of the Workers' and Peasants' Inspection [49].&#034; The criticism is devastating. We will simply note that, while proposing a massive reduction in the Inspectorate's staff to 300 or 400 employees, he asserts the necessity - no doubt in contrast to the reality of the time - that all the Inspectorate's collaborators be &#034;particularly checked with regard to their good faith and their knowledge of the state apparatus [50].&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
With &#034;Better less, but better,&#034; published in Pravda on March 4, 1923 [51], Lenin takes a further step in the sustained fire that he now openly directs against Stalin. Returning to his earlier reflections on the problems of culture in relation to the state apparatus, he first noted, in a very direct attack :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;It would be enough for us to begin with a genuine bourgeois culture : it would be enough for us, to begin with, to dispense with the particularly inveterate types of pre-bourgeois, that is, bureaucratic or feudal, cultures [52]. Turning once more to the question of the state apparatus, he noted that things there were &#034;bad,&#034; even &#034;detestable.&#034; There were, in his view, no elements &#034;to build a truly new apparatus, one that fully deserves the name of socialist, Soviet, etc. apparatus [53].&#034; This was precisely what, in his eyes, first implied a transformation of the Workers' and Peasants' Inspectorate into a new &#034;People's Commissariat.&#034; He gave a very important definition of what he called &#034;the best&#034; of the Soviet social system :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;The advanced workers first of all, and secondly, the truly educated elements for whom one can vouch that they will not take anything at face value and that they will not say a word that is contrary to their conscience, are not afraid to become aware of difficulties, whatever they may be, and will not shrink from any struggle to achieve the goal that they have seriously set for themselves [54].&#034; Having thus negatively defined the elements of the Workers' and Peasants' Inspection, he finally dotted the i's and crosses the t's, dealing a severe blow to Stalin's prestige :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Let us speak frankly. The People's Commissariat of the Workers' and Peasants' Inspection does not at present enjoy a shadow of prestige. Everyone knows that there are no institutions more badly organized than those which come under our Workers' and Peasants' Inspection, and that, under present conditions, nothing can be demanded of this commissariat. [...] I ask any current leader of the Workers' and Peasants' Inspection or persons connected with it to tell me in all conscience what practical need there is for a commissariat like the Workers' and Peasants' Inspection [55].&lt;br class='autobr' /&gt;
The &#034;de-Stalinization&#034; under Khrushchev's aegis - as has already been emphasized - ultimately &#034;revealed&#034; only what was already known. In any case, it constituted, without, of course, having intended it, a confirmation of the veracity of the documents and texts cited or mentioned by Trotsky. Writing in 1967, Moshe Lewin could confidently assure that the Moscow publications of recent years had made it possible to confirm the accuracy of Trotsky's testimony.&lt;br class='autobr' /&gt;
First among these documents is obviously Lenin's letter to the Central Committee, which is called, somewhat improperly, his &#034;testament&#034; : notes dictated on December 23 and 24, 1922, and completed on January 4, 1923.&lt;br class='autobr' /&gt;
In this famous text, Lenin returns to the problem that had been at the center of his concerns since the winter of 1920-1921, namely the risk of a split in the party and, in the immediate future, the problem of the cohesion of the Central Committee. He writes :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;I consider that in this respect, the essential point in the problem of cohesion is the existence of members of the Central Committee like Stalin and Trotsky. The relations between them constitute, in my opinion, the main danger of this split, which could be avoided [56]. &#187; He then moves on to a brief characterization of the two men :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Comrade Stalin, having become General Secretary, has concentrated unlimited power in his hands, and I am not sure that he can always use it with sufficient circumspection. On the other hand, Comrade Trotsky, as his struggle against the Central Committee in the question of the People's Commissariat for Communication has already shown, is not only distinguished by his eminent abilities. He is perhaps the most capable man in the present Central Committee. But he is guilty of excess self-confidence and an exaggerated infatuation with the purely administrative side [57].&#034; A few lines further on, referring to &#034;the October episode of Zinoviev and Kamenev,&#034; which he does not consider &#034;accidental,&#034; he assures that they cannot be blamed for it any more than &#034;Trotsky's non-Bolshevism.&#034; A few sentences on Bukharin and Pyatakov conclude this brief presentation [58].&lt;br class='autobr' /&gt;
This text &#8211; whose very existence has been contested for so long and with so much violence &#8211; deserves a careful examination, which has only rarely been granted to it, perhaps because all the attention was devoted to the problem of its existence.&lt;br class='autobr' /&gt;
The first observation that is necessary is that Lenin considers Stalin and Trotsky as the two eminent leaders &#8211; an assertion which, according to Moshe Lewin, &#8220;had the potential, by the place given to Stalin, to astonish the country, to hurt Trotsky and to unpleasantly surprise Zinoviev and Kamenev [59]&#8221;. Did it correspond, as the same author suggests, to Lenin's discovery of the extent of the powers held by Stalin, who had become General Secretary ? It is possible, but not proven.&lt;br class='autobr' /&gt;
Moshe Lewin also underlines the care with which Lenin draws the portrait of the two men in such a way as to reveal no preference. The superior individual qualities &#8211; the gifts and the talent &#8211; &#8203;&#8203;that he recognizes in Trotsky are compensated by the reminder of his behavior during the trade union discussion and that of his past as an anti-Bolshevik conciliator. As far as Stalin is concerned, the emphasis is not on the man and his qualities, but on the extent of his power and the risk &#8211; the risk only &#8211; that he might use it imprudently. The historian is right when he writes :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Let us suppose that the notes had been drafted here and that they were then read from the podium of a party congress, they would seem to be dominated by a concern for balance, by the desire to maintain the status quo in order to avoid a split [60].&#034; This last message from Lenin to his party would therefore have been, on December 25, 1922, a call for prudence, an invitation to preserve a balance, a warning against anything in either of the two &#034;eminent leaders&#034; that could harm the cohesion of the leadership.&lt;br class='autobr' /&gt;
However, on January 4, 1923, he dictated to Fotieva an addition that changed everything and in particular destroyed the balance over which he had until then jealously guarded :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Stalin is too brutal, and this defect, perfectly tolerable in our milieu and in the relations between us communists, is no longer so in the functions of General Secretary. I therefore propose to the comrades to study a means of removing Stalin from this post and of appointing in his place another person who would have in all things only one advantage over Comrade Stalin, that of being more tolerant, more loyal, more polite and more attentive to the comrades, of less capricious temper, etc. These traits may seem to be only a tiny detail. But, in my opinion, to preserve us from splitting and taking into account what I wrote above on the relations between Stalin and Trotsky, it is not a detail, or it is one which may take on decisive importance [61]. &#034; What happened between December 24, 1922 and January 4, 1923 ? The temptation &#8211; which some historians have not resisted &#8211; is to look for the personal incident, the straw that broke the camel's back of disagreements. Stalin, however, finds it difficult to accept the accumulation of critical remarks coming from the room of a sick person whose guardianship he hopes to have shaken off. The correspondence between Lenin and Trotsky, their meetings, the letter from the former to the latter of December 18, celebrating their victory in the battle for the foreign trade monopoly, appear to him as so many intolerable threats, enrage him and undoubtedly make him lose his composure. On December 21, in fact, learning that the letter had been dictated to Krupskaya, he calls her on the telephone, insults her and threatens her for having contravened medical prescriptions, even though she had the doctors' agreement to take down a text that Lenin wanted dictated.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lenin's companion protested the same day in a letter to Kamenev, vice-president of the government, and asked to be &#034;protected from gross interference [...], from unworthy insults and threats [62]&#034;. Did Krupskaya, who did not immediately inform Lenin of the incident, to avoid him getting upset, speak to him about it between December 25, 1922 and January 4, 1923 ? This would be an event-related explanation of this addition which completely changes the original form of the &#034;testament&#034;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Until additional convincing evidence is produced, particularly on the chronology, we, for our part, fully subscribe to the explanation proposed on this point by Moshe Lewin :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;We know enough about Lenin to find an explanation for Ilyich's statements against Stalin that better suits his character, his conscience as a responsible leader, for whom politics took precedence over all other considerations [63]. The historian of Lenin's Last Battle considers it impossible that the incident between Stalin and Krupskaya could have pushed Lenin to &#034;a political act likely to upset the balance of power in the Central Committee.&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;He had much more serious reasons for doing so. To be convinced of this, it is enough to study the notes on the national question [...] dictated on December 30 and 31 [64]. It was only on March 5, 1923, that, referring to Stalin's &#034;rudeness&#034; and &#034;telephone abuse&#034; to Krupskaya, Lenin wrote to Stalin that what was directed against his wife was also directed against him. He gave him the choice between an apology and a break in their personal relations. On the same day, he wrote to Mdivani the letter we know and instructed Fotieva to inform Kamenev of his alliance with Trotsky in the Georgian affair [65]. His secretary, Gliasser, announced to Trotsky : &#034;Vladimir Ilyich is preparing a bomb against Stalin [66]. &#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
On March 7, it was the second attack, infinitely more severe than the first. Lenin, according to the official communiqu&#233;s, no longer had the power of speech. He would survive for more than ten months, probably aware of his decline and condemned to the torture of total impotence.&lt;br class='autobr' /&gt;
Everything ultimately indicates that Lenin, at the beginning of 1923, had indeed decided to engage in the fight against Stalin and the bureaucracy, starting with the party apparatus, and that it was for this purpose that he had concluded an alliance with Trotsky which had begun to be implemented. Trotsky is perfectly convincing from this point of view when he writes in My Life :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;[After January 4], Lenin was no longer merely preparing Stalin's elimination from the post of General Secretary ; he wanted to disqualify him before the party. On the question of the monopoly of foreign trade, on the question of the internal regime of the party, of the Workers' and Peasants' Inspection and on the Control Commission, Lenin, systematically and persistently, aimed to deal at the Twelfth Congress, through the person of Stalin, the most terrible blow to bureaucratism, to the complicit solidarity of functionaries, to the abuses of power, to arbitrariness and to brutality [67].&#034; He then poses the question :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Could Lenin have succeeded in the regroupment he was planning in the leadership of the party [68] ?&#034; And he answers clearly :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;At that time, without a doubt. [...] Our joint action, if it had taken place at the beginning of 1923, would certainly have assured us victory. [...] To what extent this victory would have been lasting is another question. [...] In 1922-1923, it was still quite possible to seize the main strategic position by waging an open offensive against the rapidly forming faction of National Socialist functionaries, usurpers of the apparatus, seizers of the October legacy, epigones of Bolshevism [69]. &#187; Trying to answer the same question, Moshe Lewin, for his part, notes that Lenin, at the beginning of 1923, after his addition of January 4, no longer seemed to worry about the danger of factionalism which had seemed to dominate his concerns since 1921. He also thinks that Lenin only sensed part of the reality, &#034;the extent of the danger represented by the abuse of power&#034; that could be committed at the top of the hierarchy, and &#034;its degeneration into an irresponsible personal dictatorship.&#034; He continues :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;To avoid being beaten, Lenin would have had to perform prodigies of skill, he would have had to show himself to be audacious, a skillful maneuverer, a political innovator. [...] He would have had to, in his own words, &#034;show prodigious obstinacy.&#034; One can think that he was capable of it. It is legitimate to think that Lenin, acting in concert with Trotsky and others, could have led Soviet Russia down a less tragic, more rational path, one that would have less compromised the idea of &#8203;&#8203;socialism. [...] Between them, they symbolized the mobilizing call of the October Revolution [70]. &#187; Taking stock of the Georgian affair, he writes that it is perfectly legitimate to suppose that the subsequent structure of the Soviet Union would have been ultimately quite different from what it was to become [71] &#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Lenin's absence and Trotsky's reservations had limited consequences, at the time, in the Politburo of the CPSU, but which could only have contributed significantly to the increase in tensions and the aggravation of antagonisms.&lt;br class='autobr' /&gt;
The first conflict at the top erupted over Lenin's article on the reorganization of the Workers' and Peasants' Inspection, which Bukharin did not publish in Pravda on January 23, 1923, as Lenin had requested, sending it to the editorial office of the party's central organ. Krupskaya then telephoned Trotsky to ask for his intervention, emphasizing Lenin's impatience with the publication of his plan. It was Trotsky who obtained the immediate convening of the Politburo on this issue.&lt;br class='autobr' /&gt;
All those present at the beginning of the meeting, Stalin, Molotov, Kuibyshev, Rykov, Kalinin, and Bukharin&#8212;with the sole exception of Trotsky&#8212;declared themselves against Lenin's plan and the publication of the article, which was particularly vigorously rejected by the members of the secretariat. In response to Trotsky, who emphasized Lenin's impatience to have the newspaper with the printed article in hand, Kuibyshev even proposed printing a single issue of Pravda containing the article and intended for Lenin alone. Kamenev, who arrived an hour late, supported Trotsky : for them, it was impossible to hide Lenin's article from the party&#8212;something which ultimately convinced the opponents of the publication, not without ulterior motives. Lenin's article was therefore finally published in Pravda on January 25.&lt;br class='autobr' /&gt;
A second, very lively debate then began around plans for the reorganization of the Central Committee, one of which was tabled by Lenin, the other by the General Secretariat. Trotsky also resolutely fought against Lenin's proposal to increase the number of members of the Central Committee, which he believed would make him more easily manipulated. A campaign of innuendos would accuse him of covertly combating Lenin's ideas. Informed of this, he protested in a letter to the Central Committee on February 23, threatening to bring the debate before the entire party in order to put an end to the rumors and make everyone face up to their responsibilities. Grievances multiplied and resentment grew.&lt;br class='autobr' /&gt;
However, uncertainty continued to hover over Lenin's health : would &#034;the Old Man&#034; recover sufficiently to resume some activity, and in how long ? This situation would continue for months : as long as Lenin's recovery and return to office remained a plausible eventuality, the Lenin-Trotsky bloc would remain a possibility, a threat that their target did not underestimate. The political struggle at the top of the first &#034;workers' state&#034; depended, under these conditions, on doctors and the fight against arteriosclerosis in a still young man whose constitution was then considered, perhaps wrongly, exceptionally robust.&lt;br class='autobr' /&gt;
Trotsky was more aware of this than anyone else. The responsibilities weighing on his shoulders, starting with Lenin's relapse, became overwhelming on the eve of the 12th Congress. Could one behave in the party as if Lenin were dead ? Should one postpone to a later date any major decision concerning the future of the party and only engage in combat if he dies or recovers ?&lt;br class='autobr' /&gt;
This was certainly the type of problem for which Trotsky was least prepared.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;References&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] The documentary bases of this chapter, which until then were found exclusively in the archives or Trotsky's writings, were expanded by publications from the Khrushchev era, in particular Lenin's documents, which had been hidden until then. Two important works : Lidia Aleksandrovna Fotieva, Iz vospominianii o Lenine (Moscow, 1964), and Mosh&#233; Lewin, Le dernier combat de L&#233;nine (Paris, 1964), have supplemented but not substantially modified them. See also Anna Di Biagio &#034;Stalin e Trockij : dopo la revoluzione (1921-1923), Problemi del Socialismo&#034; series 4.21.1980, (No. 17) pp. 113-148.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Lenin, Works, vol. 33, p. 60.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Ibid., pp. 72-73.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Ibid., p. 293.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[6] Ibid., p. 294.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[7] MV, III, p. 200.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[8] Letter to Istpart, DLR, p. 165.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[9] Trotsky Archives, Harvard, letter of January 25, 1923, T 775.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[10] MV, III, pp. 200-201.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[11] Ibidem, p. 201, as well as AH, T 775.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[12] MV, III, p. 201.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[13] Lewin, Last Fight, p. 46.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[14] Ibid., p. 48.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[15] DLR, p. 155.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[16] Lenin, Works, vol. 33, p. 382.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[17] Ibid., pp. 383-384.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[18] Fotieva, op. cit., pp. 28-29.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[19] Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[20] Lenin, Works, vol. 45, p. 622.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[21] TP, II, pp. 778-780.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[22] Lenin, Works, vol. 45, p. 622.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[23] Ibid., p. 626.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[24] Ibid., pp. 623-624.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[25] Ibid., p. 627.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[26] Lenin, Works, vol. 36, pp. 611-612.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[27] Lewin, op. cit., p. 59.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[28] Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[29] Ibid., p. 61.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[30] Quoted ibidem, pp. 146-148.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[31] Lewin, op. cit., pp. 149-150.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[32] Lenin, Works, vol. 33, p. 379.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[33] Lenin, Works, vol. 45, p. 601.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[34] Fotieva, op. cit., p. 52.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[35] Ibid., p. 75.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[36] Lewin, op. cit., p. 68.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[37] Ibid., p. 78.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[38] Lenin, Works, vol. 36, pp. 618-624.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[39] Ibid., p. 618.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[40] Ibid., p. 619.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[41] Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[42] Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[43] Ibid., p. 620.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[44] Ibid., pp. 621-622.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[45] Lenin, Works, vol. 45, p. 628.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[46] Adam B. Ulam, The Bolsheviks, pp. 571-573.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[47] Notebooks of the Russian and Soviet World, 26 (27), p. 328.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[48] &#8203;&#8203;Ibidem, m. 1, p. 297.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[49] Lenin, Works, vol. 36, pp. 611-615.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[50] Lenin, Works, vol. 33, pp. 495-500.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[51] Ibid., pp. 500-517.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[52] Ibid., p. 501.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[53] Ibid., pp. 501-502.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[54] Ibid., pp. 503.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[55] Ibid., pp. 504-505.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[56] Lenin, Works, vol. 36, p. 606.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[57] Ibid., p. 607.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[58] Ibid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[59] Lewin, op. cit., p. 88.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[60] Ibid., p. 90.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[61] Lenin, Works, vol. 36, p. 608.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[62] Lewin, op. cit., pp. 150-151.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[63] Ibid., p. 92.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[64] Ibid. p. 93.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[65] Lenin, Works, vol. 45, pp. 628-629.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[66] DL .R., p. 166.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[67] M .V., III, pp. 202-203.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[68] Ibid., p. 203.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[69] Ibid., pp. 203-204.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[70] Lewin, op. cit., pp. 140-141.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[71] DLR, p. 164.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lenin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE QUESTION OF NATIONALITIES OR &#8220;AUTOMY&#8221; [1]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I am very guilty, I believe, before the workers of Russia, of not having intervened with enough energy and harshness in the famous question of autonomy, officially called, if I am not mistaken, the question of the union of Soviet socialist republics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the summer, when this question arose, I was ill, and in the autumn I relied too much on my recovery and also on the hope that the plenary sessions of October and December [2] would allow me to intervene in this question. However, I was unable to attend either the October session (devoted to this problem) or the December one ; and so the question was discussed almost completely without my assistance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I was only able to speak with Comrade Dzerzhinsky, who, upon his return from the Caucasus, informed me of the status of this question in Georgia. I was also able to exchange a few words with Comrade Zinoviev and express my fears on this subject. From the communication I received from Comrade Dzerzhinsky, who was at the head of the commission sent by the Central Committee to &#034;investigate&#034; the Georgian incident, I was able to draw only the most serious fears. If things have reached the point where Ordzhonikidze has allowed himself to resort to violence, as Comrade Dzerzhinsky told me, you can well imagine the quagmire into which we have fallen. Obviously, this whole enterprise of &#034;autonomy&#034; has been fundamentally mistaken and untimely.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is claimed that it was absolutely necessary to unify the apparatus. Where did these assertions come from ? Is it not from this same apparatus of Russia, which, as I have already said in a previous issue of my newspaper, we borrowed from Tsarism, merely smearing it with a Soviet varnish ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Undoubtedly, this measure should have been postponed until the day when we could have said that we were the guarantors of our apparatus, because we had it well in hand. And now we must in all conscience say the opposite ; we call our own an apparatus which, in fact, is still fundamentally foreign to us and represents a hodgepodge of bourgeois and tsarist survivals, which it was absolutely impossible for us to transform in five years for lack of help from other countries and at a time when military concerns and the fight against famine predominated.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In these conditions, it is quite natural that the &#034;freedom to leave the union,&#034; which serves as our justification, appears as a bureaucratic formula incapable of defending the non-natives of Russia against the invasion of the authentic Russian, the Great Russian, the chauvinist, that scoundrel and oppressor who is, at bottom, the typical Russian bureaucrat. There is no doubt that the Soviet and Sovietized workers, who are in tiny proportion, would drown in this ocean of chauvinistic Great Russian rabble, like a fly in milk.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;To support this measure, it is said that we have created people's commissariats dealing specifically with national psychology and national education. But then a question arises : is it possible to detach these people's commissariats entirely ? Second question : Have we taken measures carefully enough to really protect foreigners against the typical Russian policeman ? I think we have not taken these measures, although we could and should have done so.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I think that a fatal role was played here by Stalin's haste and his taste for administration, as well as by his irritation with the notorious &#034;social-nationalism.&#034; Irritation generally plays a most disastrous role in politics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I also fear that Comrade Dzerzhinsky, who went to the Caucasus to investigate the &#034;crimes&#034; of these &#034;social-nationals,&#034; has also distinguished himself here essentially by his 100% Russian attitude (we know that Russified foreigners constantly exaggerate in this matter), and that the impartiality of his entire commission is characterized enough by Ordzhonikidze's &#034;attacks.&#034; I think that these Russian assaults cannot be justified by any provocation, or even by any outrage, and that Comrade Dzerzhinsky has committed an irreparable error by regarding these assaults too lightly.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ordzhonikidze represented power for all other citizens of the Caucasus. He had no right to lose his temper, a right that he and Dzerzhinsky invoked. Ordzhonikidze should, on the contrary, have shown a composure that no ordinary citizen is required to display, especially if he is accused of a &#034;political&#034; crime. For, at heart, the Social Nationalists were citizens accused of a political crime, and the whole atmosphere of this accusation could not characterize him otherwise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Here an important question of principle arises : How should we conceive of internationalism ?[3]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;30.XII.22.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Continuation of the notes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;December 31, 1922.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The question of nationalities or &#8220;autonomy&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(following)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I have already written in my works on the national question that it is quite futile to pose the question of nationalism in general in the abstract. We must distinguish between the nationalism of the oppressing nation and that of the oppressed nation, between the nationalism of a large nation and that of a small nation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;With regard to the second nationalism, we, the nationals of a great nation, are almost always guilty, throughout history, of an infinite number of acts of violence, and even more, we commit an infinite number of injustices and exactions without realizing it. One need only recall my memories from the Volga of the way in which foreigners are treated among us : the Pole, the Tatar, the Ukrainian, the Georgian and the other foreigners of the Caucasus are only called by pejorative nicknames, such as &#034;Polyatchichka&#034;, &#034;Kniaz&#034;, &#034;Khokhol&#034;, &#034;Kapkazski tch&#233;lovek&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Therefore, internationalism on the part of the oppressing nation, or of the so-called &#034;great&#034; nation (even if it is great only in its violence, great simply as, for example, the policeman) must consist not only in respect for the formal equality of nations, but also in a compensatory inequality on the part of the oppressing nation, of the great nation, for the inequality that manifests itself practically in life. Whoever has not understood this has also not understood what the truly proletarian attitude to the national question is : he basically adheres to the petty-bourgeois point of view and, consequently, can only slide at every moment towards the positions of the bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;What is important for the proletarian ? It is important, but also essential and indispensable, that he be assured in the proletarian class struggle of the maximum confidence on the part of the non-natives. What is necessary for this ? For this, not only formal equality is necessary ; it is also necessary to compensate in one way or another, by one's behavior or concessions to the non-native, the distrust, suspicion, and grievances that, throughout history, have been engendered in him by the government of the &#034;imperialist&#034; nation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I think that for the Bolsheviks, for the Communists, it is hardly necessary to explain this further. And I believe that here we have, as far as the Georgian nation is concerned, a typical example of the fact that a truly proletarian attitude demands that we redouble our prudence, thoughtfulness, and accommodation. The Georgian who looks with disdain on this side of the matter, who dismissively hurls accusations of &#034;social-nationalism&#034; (while he himself is not only a true, genuine &#034;social-national,&#034; but also a brutal Great Russian swindler), this Georgian is in reality harming proletarian class solidarity, for there is nothing that retards its development and consolidation like national injustice ; there is nothing that is more sensitive to &#034;offended&#034; nationals than the feeling of equality and the violation of this equality, even if by negligence or jest, by their proletarian comrades. That is why, in the case under consideration, it is better to force the note in the direction of the spirit of accommodation and gentleness towards national minorities than to do the opposite. That is why, in the case under consideration, the fundamental interest of proletarian solidarity, and therefore of the proletarian class struggle, demands that we never observe a purely formal attitude towards the national question, but that we always take into account the obligatory difference in the behavior of the proletarian of an oppressed (or small) nation towards the oppressing (or large) nation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Consigned by MV&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Continuation of the notes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;December 31, 1922.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;So what practical measures should be taken in the situation thus created ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;First, the union of the socialist republics must be maintained and consolidated ; there can be no doubt about this. This measure is necessary for us, as it is for the world communist proletariat to fight the world bourgeoisie and defend itself against its intrigues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Secondly, the union of the socialist republics must be maintained in the diplomatic apparatus. This is, moreover, an exception in our state apparatus. We have not admitted a single person of any influence from the old tsarist apparatus. Both the middle and the upper management are communists in its personnel. Thus, it has already earned (one can boldly say so) the name of a tried and tested communist apparatus, infinitely better purged of elements of the old tsarist, bourgeois and petty-bourgeois apparatus than that with which we are obliged to be content in the other people's commissariats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thirdly, exemplary punishment must be inflicted on Comrade Ordzhonikidze (I say this with all the more regret because I personally count myself among his friends and have been active with him abroad, in exile), and also the investigation must be completed or a new investigation must be carried out into all the documents of the Dzerzhinsky Commission, in order to correct the enormous number of irregularities and biased judgments that are undoubtedly found there. It goes without saying that it is Stalin and Dzerzhinsky who must be held politically responsible for this fundamentally Great Russian nationalist campaign.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fourthly, the most rigorous rules regarding the use of the national language in the allogeneic republics forming part of our Union must be introduced, and these rules must be checked with the greatest care. There is no doubt that, under the pretext of unity of railway services, under the pretext of fiscal unity, etc., an infinite number of abuses of an authentically Russian nature will arise among us with our present apparatus. To combat these abuses requires a very special spirit of initiative, not to mention the extreme loyalty of those who will lead this fight. A meticulous code will be necessary, and only the nationals living in the given republic are capable of elaborating it with any success. And one must never swear in advance that as a result of all this work there will be a step backward at the next Congress of Soviets by maintaining the union of the Soviet Socialist Republics only on the military and diplomatic level, and by reestablishing in all other respects the complete autonomy of the different people's commissariats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It must not be forgotten that the fragmentation of the people's commissariats and the lack of coordination of their functioning in relation to Moscow and other centers can be sufficiently compensated by the authority of the Party, if this is exercised with sufficient circumspection and in all impartiality ; the harm that the absence of national apparatuses unified with the Russian apparatus can cause to our State is infinitely, immeasurably less than that which results for us, for the entire International, for the hundreds of millions of people of the peoples of Asia, who will appear after us on the historical forefront in the near future. It would be unforgivable opportunism if, on the eve of this intervention of the East and at the beginning of its awakening, we were to ruin our authority in its eyes by the slightest brutality or injustice towards our own foreigners. One thing is the necessity of making a united front against the imperialists of the West, defenders of the capitalist world. There can be no doubt about this, and it is superfluous to add that I absolutely approve of these measures. It is another thing to engage ourselves, even in matters of detail, in imperialist relations with oppressed nationalities, thereby arousing suspicion about the sincerity of our principles, about our principled justification of the struggle against imperialism. Now, tomorrow, in world history, will be precisely the day of the definitive awakening of the peoples oppressed by imperialism and the beginning of a long and bitter battle for their liberation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;31.XII.22.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes added by the editor are marked [NE]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] Autonomy, the project to organize all the republics forming the RSFSR on the basis of autonomy. The project of &#034;autonomy&#034; was submitted by Stalin. Lenin severely criticized it and proposed a fundamentally different solution to this question : the formation of the Union of Soviet Socialist Republics, comprising republics equal in law. In December 1922, the 1st Congress of Soviets of the USSR decided to form the Union of Soviet Socialist Republics. [NE]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] These are the plenary sessions of the CC of the CP(b)R, which took place in October and December 1922 and which deliberated on the problem of the formation of the USSR [NE]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Further on in the shorthand notes, the sentence &#034;I think our comrades have not sufficiently understood this important question of principle&#034; is crossed out. [NE]&lt;br class='autobr' /&gt;
Lenin in &#034;Less is better but better&#034; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Things are so bad with our state apparatus, not to say detestable, that we must first think seriously about how to combat its defects ; these, let us not forget, go back to the past, which, it is true, has been overturned, but has not yet been abolished ; it is not a question of a cultural stage long since over. The question here is precisely that of culture, because in this order of things, one must consider as realized only that which has entered into cultural life, into morals, into customs. Now, with us, what is good in our social organization is seized in haste, one could not less ponder, understand, feel, verify, test, confirmed by experience, consolidated, etc. It certainly could not be otherwise in a revolutionary era and with such a dizzying development which has brought us, in five years, from tsarism to the regime of the Soviets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is time to become reasonable. We must imbue ourselves with a healthy distrust of an inconsiderate impulse, of any kind of boasting, etc. ; we must think about verifying the measures that we proclaim every hour, that we take every minute and whose weakness, inconsistent and unintelligible character we then demonstrate every second. The most harmful thing here would be haste. The most harmful thing would be to believe that the little we know is enough, or that we possess a more or less considerable number of elements to build a truly new apparatus, and one that truly deserves the name of socialist, Soviet, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;No, we practically do not have this device, and we even possess ridiculously few elements that would allow us to create it. And we must not forget that to put it in place, we must not spare any time, and that it will take many, many, many years.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;What elements do we possess to create this apparatus ? Only two. First, the workers, excited by the struggle for socialism. They are not sufficiently educated. They would like to give us a better apparatus. But they do not know how to go about it. They cannot do it. They are not sufficiently trained, they do not have the required level of culture. And to do this, one must have culture. Here, one cannot get by with a stroke of audacity or an assault, with energy or courage, or, in general, with any of the best human qualities, whatever they may be. Second, we possess elements of knowledge, education, and teaching, but ridiculously few compared to all other countries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;And we must not forget that we are still too inclined to want to replace this knowledge (or to imagine that we can replace it) with zeal, haste, etc. (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For five years we have been striving to perfect our state apparatus. But this has been nothing but vain agitation which, in these five years, has simply shown us that it is ineffective, or even useless, or even harmful. This vain agitation gave us the appearance of work ; in reality, it clogged our institutions and our minds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This finally needs to change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We must adopt this rule : less is better, but better. We must adopt this rule : it is better in two years or even three years than to rush things without any hope of forming good human material.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I know that it will be difficult to observe this rule and to apply it in our situation. I know that the opposite rule will force its way through a thousand twists and turns. I know that it will require formidable resistance, that it will require prodigious perseverance ; that this work, at least in the first years, will be devilishly thankless. And yet I am convinced that it is only in this way that we will achieve our goal and, once this goal is achieved, will be able to found a republic truly worthy of the name of Socialist Republic, Soviet Republic, etc., etc., etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is likely that many readers found the figures I cited as examples in my first article [1] too inadequate. I am sure that many calculations can be produced to show the inadequacy of these figures. But I think that above all possible and imaginable calculations, we must place one thing : truly exemplary quality.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I believe that the time has come when we must deal properly and with all due seriousness with our state apparatus, and when haste would perhaps be the greatest harm. Therefore, I would like to warn against increasing these figures. On the contrary, I think that here we must be particularly sparing with figures. Let us be clear. The People's Commissariat of the Workers' and Peasants' Inspection does not enjoy a shadow of prestige at the moment. Everyone knows that there are no institutions less organized than those under our Workers' and Peasants' Inspection, and that under present conditions nothing can be demanded of this Commissariat. We must remember this if we really want to succeed in establishing, within a few years, an institution which, firstly, will be exemplary, secondly, will inspire absolute confidence in everyone, and thirdly, will show everyone that we have truly justified the activities of this high institution, the Central Control Commission. All general norms for the personnel of its administrations must, in my opinion, be banished from the outset and without appeal. We must choose the cadres of the Workers' and Peasants' Inspection with particular care, subjecting them to the most rigorous examination, and nothing else. Indeed, what is the point of founding a People's Commissariat where the work is done as best it can, which, again, would not inspire the slightest confidence, and whose opinion would have only the slightest authority ? I think that our main task is to avoid this in the reorganization we are now planning.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The workers whom we appoint as members of the Central Control Commission must be irreproachable communists, and I think that a long effort must be devoted to teaching them the methods and objectives of their work. Then there must be a certain number of secretaries as auxiliaries who must be carefully subjected to a triple check before being admitted. Finally, those applicants whom we have decided, as an exception, to be immediately recruited to the Workers' and Peasants' Inspection must meet the following conditions :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;firstly, they will be recommended by several communists ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;secondly, they will undergo a test to prove that they know our state apparatus ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;thirdly, they will undergo a test attesting that they know the elements of the theory relating to our state apparatus, the principles of administrative science, writing, etc. ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fourthly, they will have to work in good understanding with the members of the Central Control Commission and with their own secretariat, so that we can answer for the proper functioning of the entire apparatus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I know that these are extraordinary conditions, and I am very much afraid that the majority of the &#034;practical&#034; workers in the Workers' and Peasants' Inspection will declare them unrealizable, or will greet them with a disdainful smile. But I ask any of the present leaders of the Workers' and Peasants' Inspection or of the persons attached to this Commissariat : can he tell me frankly what is the practical use of this People's Commissariat, the Workers' and Peasants' Inspection ? I think that this question will enable him to find a sense of proportion. Either it is not worthwhile to carry out the reorganization&#8212;we have seen so many of them&#8212;of this hopeless enterprise, the Workers' and Peasants' Inspection ; or we must really set ourselves the task of creating, through a slow, difficult, unusual effort, not without resorting to numerous checks, something truly exemplary, capable of inspiring respect in everyone, not only because titles and ranks oblige.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If you don't have patience, if you don't devote several years to this work, it's better not to undertake it.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I think that among the institutions we have already created, in the way of higher institutes of labor, etc., we must choose a minimum, check whether they are organized with all the required seriousness, and continue the work, but only in such a way that it is truly at the height of modern science, that it allows us to benefit from all its achievements. Therefore, it will not be a utopia to hope to have, in a few years, an institution that will be able to fulfill its task, that is to say, to perfect our state apparatus methodically, without fail, enjoying the confidence of the working class, the Communist Party of Russia and the entire population of our Republic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Preparatory action could begin now. If the Commissariat of Workers' and Peasants' Inspection accepted the plan for this reform, it could begin preparations immediately and continue to act systematically to bring them to fruition, without rushing and without refusing to repeat what has been done once.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Half measures would be extremely harmful here. Any other considerations that might be made about the size of the Workers' and Peasants' Inspection would in reality be based on old bureaucratic principles, on old prejudices, on what has already been condemned and which provokes public ridicule, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;All in all, the question arises as follows :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Either we must show, already now, that we have acquired serious knowledge in the matter of state building (it is not forbidden to learn something in five years) ; or we are not yet ready for it, and then it is not worth taking on.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I think that with the human resources at our disposal, it would not be immodest to assume that we already know enough to be able to rebuild from scratch, methodically, at least one People's Commissariat. It is true that this single Commissariat must give the measure of our entire state apparatus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Immediately open a competition for the writing of two or more textbooks dealing with the organization of labor in general, and especially with administration. One could take as a basis Iermansky's book, although, incidentally, this author clearly sympathizes with Menshevism and is incapable of writing a textbook suitable for the Soviet government. Then one could take as a basis Kerzhentsev's recently published work ; finally, one could also make use of a few other textbooks dealing with various aspects of the question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Send a few knowledgeable and conscientious people to Germany or England to gather documentation and study the problem. I said England in case travel to America or Canada is impossible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Appoint a commission to draw up the preliminary programme of examinations to be administered to persons applying for a position in the Workers' and Peasants' Inspectorate ; the same applies to applicants for positions as members of the Central Control Commission.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;These and similar activities will, of course, not bother the People's Commissar, the members of the Workers' and Peasants' Inspection College, or the Presidium of the Central Control Commission.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;At the same time, a preparatory commission will have to be appointed to find candidates for the positions of members of the Central Control Commission. I hope that for these positions we will now have a more than sufficient number of candidates, both among experienced employees of the administrations and among students of our Soviet schools. It would hardly be rational to exclude in advance this or that category. We will probably have to give preference to a varied staff for this institution, where we must seek a synthesis of many qualities, of diverse merits. So a great effort will have to be made to draw up the list of candidates. It would be highly undesirable for this new Commissariat to be formed according to a single standard, say, the type of official, or by eliminating the type of agitator, or men whose distinguishing feature is sociability or the ability to penetrate circles unfamiliar to this type of employee, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It seems to me that I can best express my thoughts by comparing my plan to institutions of an academic nature. The members of the Central Control Commission will be required, under the direction of their presidium, to regularly examine all the files and documents of the Political Bureau. On the other hand, they will have to rationally distribute their time between the various tasks of checking the records in our institutions, from the smallest and least important to the large state administrations. Finally, they will also have to study the theory, that is, the theory of the organization of the work to which they intend to devote themselves ; they will also have to carry out practical exercises under the direction of either experienced comrades or professors from the higher institutes of labor organization.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But I think that they will not have to limit themselves to this purely academic activity. They will also have to prepare themselves for functions that I would not hesitate to call preparation for hunting, I would not say for rogues, but for something of that kind, and invention of tricks intended to conceal their campaigns, their marches and counter-marches, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the institutions of Western Europe, such proposals would have provoked unheard-of indignation, a feeling of moral revolt, etc. ; but I hope that we are not yet bureaucratized to that extent. The NEP has not yet acquired such a reputation in our country that we would be offended by the idea of &#8203;&#8203;catching someone. Our Soviet Republic was built so recently, and there is such a jumble there that no one will think of being offended by the idea that, in this jumble, excavations could be carried out with the help of certain tricks and soundings sometimes aimed at quite distant sources, or carried out by rather roundabout routes. And even if someone did think of it, we can be sure that we would all laugh heartily.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Our new Workers' and Peasants' Inspection, we hope, will leave far behind it that quality which the French call prudishness [2], and which we might call ridiculous affectation or ridiculous ostentation, and which plays into the hands of our entire bureaucracy, both our Soviet institutions and the Party organizations, because, incidentally, bureaucracy exists among us in both.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If I wrote above that we must educate ourselves and educate ourselves further in higher schools of labor organization, etc., this does not mean in the least that I conceive of this &#034;education&#034; in a school-like manner, or that I confine myself to the idea of &#8203;&#8203;a school-like education. I hope that a true revolutionary will not suspect me of having here renounced the idea of &#8203;&#8203;&#034;education&#034; as a half-joking joke, a ruse, a good trick, or something of the sort. I know that in a serious and measured state of Western Europe, this idea would really have provoked horror ; no self-respecting official would have consented even to discuss it. But I hope that we are not yet bureaucratized to that extent, and that the discussion of this idea only provokes good humor among us.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Indeed, why not combine pleasure with business ? Why not take advantage of a pleasant or semi-pleasant joke to surprise someone with something ridiculous, something harmful, or something semi-ridiculous, semi-harmful, etc.?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It seems to me that our Workers' and Peasants' Inspection will gain much from taking these considerations into account, and that the list of cases in which our Central Control Commission or its colleagues in the Workers' and Peasants' Inspection have won some of their most brilliant victories will be enriched with numerous exploits of our future inspectors and controllers, in places which it is hardly convenient to mention in decent and serious manuals.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;How can a Party institution be united with a Soviet administration ? Isn't that something unacceptable ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I am not asking this question on my own behalf, but on behalf of those I referred to above, saying that we have bureaucrats not only in our Soviet administrations, but also in the Party organizations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Indeed, why not bring both together when the interest of the matter demands it ? Has no one ever noticed, for example, that in a People's Commissariat like the Foreign Office, such a meeting is extremely useful and has been practiced since its foundation ? Does not the Politburo discuss, from the Party's point of view, a number of questions, large and small, relating to our &#034;counter-manoeuvres&#034; in response to the &#034;manoeuvres&#034; of foreign powers, in order to forestall, let us say, some trick on their part, to be polite ? Is not the flexible alliance of the administrative element and the Party element an immense source of energy in our policy ? I believe that what has proven itself, has been consolidated in our foreign policy, and has become so accepted in our customs that it no longer causes the slightest doubt on the matter, would be no less opportune (and even much more so, in my opinion) in the whole of our state apparatus. Now, the Workers' and Peasants' Inspection must take into consideration our entire state apparatus, and its activity must cover all state institutions without exception, local, central, commercial, purely administrative, educational, theatrical, archives, etc., in a word, all of them, without the slightest exception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Why, then, for an institution of this magnitude, which also demands extraordinary flexibility in the forms of its activity, why not allow for a special fusion of the Party's control body with that of the State ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For my part, I would see no problem with it. Moreover, I believe that this merger is the only guarantee of fruitful activity. I think that all doubts in this regard emanate from the dusty corners of our state apparatus, and that they deserve only one thing : to be ridiculed.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Another doubt : is it appropriate to associate studies with the exercise of a function ? It seems to me that this is not only appropriate, but necessary. In general, despite all our revolutionary attitude towards the principles that govern the Western states, they have succeeded in inoculating us with a series of the most harmful and ridiculous prejudices. To a certain extent, this contagion also comes to us from our amiable bureaucrats who knowingly passed it on to us, in the hope of often being able to fish in the murky waters of these prejudices. And they fished in this murky water to the point that only the unrepentant blind among us failed to notice how widely this fishing was practiced.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the entire sphere of social, economic, and political relations, we are &#034;terribly&#034; revolutionary. But when it comes to hierarchy, respect for the forms and customs of administrative procedure, our &#034;revolutionaryism&#034; constantly gives way to the most moldy spirit of routine. Here we can observe a phenomenon of the highest interest, namely that in social life the most prodigious leap forward is frequently allied with a monstrous indecision in the face of the slightest changes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This is understandable, because the most daring steps forward had, for a very long time, been in the realm of theory, a realm cultivated mainly, indeed almost exclusively, on the theoretical plane. Disgusted by the abominable bureaucratic reality, the Russian soothed his heart at home by constructing eminently daring systems ; and this is why these eminently daring systems took on an extraordinarily narrow character among us. One saw boldness in general constructions coexist among us with a surprising timidity in the face of the most insignificant of administrative reforms. The idea of &#8203;&#8203;a prodigious universal agrarian revolution was elaborated with an audacity unknown in other countries ; and alongside this, there was a lack of imagination to carry out a tenth-rate administrative reform ; there was a lack of imagination or patience to apply to this reform the general principles which, touching on problems of a general nature, gave such &#034;brilliant&#034; results.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This is why our present life combines in a striking way traits of astonishing audacity and an indecision of thought in the face of the most insignificant changes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I believe that it has never been otherwise in all truly great revolutions, for they arise from the contradictions between the old, the tendency to rework the old, and the most abstract tendency towards what is new, new to the point of no longer containing a single grain of the past.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;And the more radical this revolution, the longer these contradictions will persist.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The general feature of our present life is this : we have destroyed capitalist industry, we have set about thoroughly demolishing medieval institutions, manorial property, and on this basis we have created the small and very small peasantry which follows the proletariat, confident in the results of its revolutionary action. However, with this confidence alone, it is not easy for us to hold out until the victory of the socialist revolution in the more advanced countries ; for the small and very small peasantry, especially under the NEP, remains, by economic necessity, at an extremely low level of labor productivity. Moreover, the international situation is such that Russia is today thrown back ; that on the whole the productivity of national labor is now noticeably lower in our country than before the war. The capitalist powers of Western Europe, partly knowingly, partly spontaneously, have done everything in their power to throw us back, to take advantage of the civil war in Russia in order to ruin our country as much as possible. Precisely such an outcome of the imperialist war appeared to them, of course, as offering significant advantages ; if we do not overthrow the revolutionary regime in Russia, we shall at least hinder its development towards socialism, that is roughly how these powers reasoned, and from their point of view, they could not reason otherwise. In the end, they accomplished their task only halfway. They did not overthrow the new regime established by the revolution, but neither did they allow it to take an immediate step forward such as would have justified the predictions of the socialists, which would have enabled them to develop the productive forces at an extremely rapid pace ; to develop all the possibilities which together would have formed socialism ; to show everyone clearly, in all evidence, that socialism implies immense forces and that humanity has now passed to a new stage of development, which holds extraordinarily brilliant prospects.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The system of international relations is now such that in Europe, one state, Germany, is enslaved by the victors. Then, several states, among the oldest in the West, find themselves, following the victory, in conditions which allow them to take advantage of it to make certain concessions to their oppressed classes, concessions which, although mediocre, delay the revolutionary movement in these countries and create a semblance of &#034;social peace.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moreover, a good number of countries, those of the East, India, China, etc., precisely because of the last imperialist war, have found themselves definitively thrown out of the rut. Their evolution has definitively moved in the general direction of European capitalism. The fermentation that is working all over Europe has begun there. And it is now clear to the whole world that they have embarked on a path that cannot fail to end in a crisis of the whole of world capitalism.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We are now faced with the question : will we be able to hold out with our small and very small peasant production, with the dilapidated state of our country, until the day when the capitalist countries of Western Europe have completed their development towards socialism ? But they are not completing it as we previously thought. They are completing it not by a steady &#034;maturation&#034; of socialism in their countries, but at the price of the exploitation of some states by others, of the exploitation of the first state defeated in the imperialist war, exploitation together with that of the whole of the East. On the other hand, precisely as a result of this first imperialist war, the East has definitely entered the revolutionary movement, and has been definitely drawn into the whirlwind of the world revolutionary movement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;What tactics does this situation impose on our country ? Obviously the following : we must exercise the greatest caution in order to preserve our workers' power, to keep our small, tiny peasantry under its authority and direction. We have the advantage that the whole world is already drawn into a movement that must bring about the universal socialist revolution. But we also have the disadvantage that the imperialists have succeeded in splitting the world into two camps ; and this split is complicated by the fact that Germany, a country where capitalism is truly developed, would find it very difficult to recover today. All the capitalist powers of the so-called West are tearing it apart and preventing it from recovering. On the other hand, the whole of the East, with its hundreds of millions of exploited workers, reduced to the last extremity, is placed in conditions where its physical and material forces can in no way bear comparison with the physical, material and military forces of any state, however much smaller, in Western Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Can we avert the future clash with these imperialist countries ? Can we hope that the internal antagonisms and conflicts between the prosperous imperialist countries of the West and the prosperous imperialist countries of the East will leave us a truce for the second time, as they did the first time, when the crusade undertaken by the Western counter-revolution to come to the aid of the Russian counter-revolution failed as a result of the contradictions existing in the camps of the counter-revolutionaries of the West and the East, in that of the Eastern exploiters and the Western exploiters, in that of Japan and America ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It seems to me that the answer to this question must be that the solution here depends on too many factors ; what allows, in short, to predict the outcome of the struggle is the fact that, in the end, capitalism itself instructs and educates for the struggle the immense majority of the world's population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The outcome of the struggle ultimately depends on the fact that Russia, India, China, etc., form the vast majority of the world's population. And it is precisely this majority of the population that, in recent years, has been drawn with incredible rapidity into the struggle for its emancipation ; in this respect, there can be no shadow of doubt about the final outcome of the struggle on a world scale. In this sense, the final victory of socialism is absolutely and fully assured.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But what interests us is not this inevitable final victory of socialism. What interests us is the tactics which we, the Communist Party of Russia, we, the Soviet Power of Russia, must follow to prevent the counter-revolutionary states of Western Europe from crushing us. In order for us to survive until the next military conflict between the counter-revolutionary imperialist West and the revolutionary and nationalist East, between the most civilized states in the world and the backward countries like those of the East, which nevertheless form the majority, this majority must have time to become civilized. We too are not civilized enough to be able to pass directly to socialism, although we have the political premises for it. We must follow these tactics, or else adopt the following policy for our salvation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We must strive to build a state in which the workers would continue to exercise leadership over the peasants, would retain the latter's confidence, and through rigorous economics, would banish even the slightest excesses from all areas of social life.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We must achieve maximum economy in our state apparatus. We must banish from it all traces of excess that Tsarist Russia, its capitalist and bureaucratic apparatus, left in such great numbers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Will this not be the reign of peasant mediocrity ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;No. If we maintain the working class's leadership over the peasantry, we will be able, at the cost of the most rigorous economy in the management of our state, to use the smallest sum saved to develop our large-scale mechanized industry, electrification, hydraulic peat extraction, to complete the construction of the Volkhov hydroelectric station [3], etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There, and there alone, lies our hope. Only then, to use an image, can we change horses, abandon the nag of the peasant, the muzhik, renounce the savings essential in a ruined agricultural country, and mount the horse that the proletariat seeks and cannot fail to seek, namely, large-scale mechanized industry, electrification, the Volkhov hydroelectric power station, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This is how I connect in my mind the overall plan of our work ; of our policy, our tactics, our strategy, with the tasks of the reorganized Workers' and Peasants' Inspection. This is what justifies in my eyes the exceptional concern, the sustained attention that we must give to the Workers' and Peasants' Inspection, by placing it at an exceptional height, by conferring on its leaders the rights of the Central Committee, etc., etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Here is the justification : it is only by purifying our apparatus as much as possible, by reducing to a minimum everything that is not absolutely necessary, that we will be able to maintain ourselves with certainty. And this, not at the level of a country of small peasant agriculture, not at the level of this generalized narrowness, but at a level which is rising more and more towards large-scale mechanized industry.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;These are the great tasks I dream of for our Workers' and Peasants' Inspection. That is why I plan for it the merger of the supreme Party body with a &#034;simple&#034; People's Commissariat.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;March 2, 1923.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] See &#8220;How to reorganize the Workers' and Peasants' Inspection ?&#8221;, 23.1.1923. (NR)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] In French in the text. (NR)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] This was the first Soviet hydroelectric power station. Its construction began in 1918 but was not completed until 1926.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin on the NEP : a temporary social retreat to avoid an even greater catastrophe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;So, in 1918, I was of the opinion that, in relation to the economic situation of the Soviet Republic at that time, state capitalism was a step forward. This seems very strange and perhaps even absurd ; for even at that time our Republic was a socialist republic ; we were then adopting every day, with the greatest haste&#8212;excessive haste, no doubt&#8212;new economic measures of all kinds that could only be called socialist measures. Nevertheless, I thought that, in view of the economic situation of the Soviet Republic at that time, state capitalism was a step forward. And to explain this thought, I simply enumerated the elements of the economic system of Russia. Here are what, in my opinion, these elements were : &#034;1. the patriarchal form, that is, the most primitive form of agriculture ; 2. small-scale commodity production (here also includes the majority of peasants who sell wheat) ; 3. private capitalism ; 4. State capitalism and 5. Socialism. All these economic elements existed in Russia at that time. I had set myself the task of elucidating their relationship, and I wondered whether it would not be appropriate to consider one of the non-socialist elements, in this case state capitalism, as superior to socialism. I repeat : it seems very strange to everyone that in a Republic which proclaims itself socialist, a non-socialist element should be considered superior, as placed above socialism. But the thing becomes understandable, if you remember that we in no way considered the economic regime of Russia as a homogeneous and highly evolved system ; we were fully aware that in Russia patriarchal agriculture, that is to say, the most primitive form of agriculture, existed side by side with the socialist form. What role could state capitalism play in these conditions ?&lt;br class='autobr' /&gt;
I then asked myself : which of these elements predominates ? It is clear that in a petty-bourgeois environment, it is the petty-bourgeois element that dominates. I realized then that the latter predominated ; it was impossible to think otherwise. The question I posed to myself&#8212;in the course of a polemic that has nothing to do with the question we are now examining&#8212;was this : what is our attitude toward state capitalism ? And I gave myself this answer : state capitalism, without being a socialist form, would be for us and for Russia a more favorable form than that of today. What does this mean ? It is that, while having already accomplished the social revolution, we have not overestimated either the seeds or the principles of socialist economy. On the contrary, even at that time we were aware, to a certain extent, of this truth : yes, indeed, it would have been better to go through state capitalism first and then arrive at socialism.&lt;br class='autobr' /&gt;
I must emphasize this point in particular, because I believe that only on this basis can one, first, show what the current economic policy is ; secondly, one can draw very important practical conclusions from it also for the Communist International. I cannot say that we already had a retirement plan ready-made. No, we did not. These few lines, written on the occasion of a polemic, were not at all, at that time, a retirement plan. Not a word is found there on an essential point, namely, on freedom of trade, which is of fundamental importance for state capitalism. However, the general, still imprecise, idea of &#8203;&#8203;retirement was already indicated there. I think that we must focus our attention on this not only from the point of view of a country which, in its economic system, was and still is very backward, but also from the standpoint of the Communist International and the advanced countries of Western Europe. So, at the present time, we are dealing with the program. I, for my part, believe that we would do much better, for the time being, to discuss all the programs only preliminary, so to speak at first reading, and to have them reproduced as they are, without adopting a final decision immediately, this year. Why ? First of all, in my opinion, because we have hardly studied them thoroughly, that is obvious. And also because we have hardly given any thought at all to the question of a possible retreat and the means of effecting it. Now, this is a problem to which&#8212;in view of the radical changes taking place throughout the world, such as the overthrow of capitalism and the construction of socialism with the immense difficulties that this entails&#8212;we absolutely must give our attention. It is not enough to know what we have to do when we go directly to the offensive and win. In revolutionary times, this is not so difficult, nor so important ; At least, it is not the most decisive. During the revolution, there are always moments when the enemy loses his head, and if we attack him at one of these moments, we can easily defeat him. But that does not mean anything yet ; if our enemy is sufficiently self-possessed, he can gather his forces in time, etc. From then on, he can easily provoke an attack, and then throw us back for many years. That is why I think that the idea that we must allow ourselves the possibility of a retreat is of very great importance, and not only from the theoretical point of view. On the practical level as well, all parties that are preparing in the near future to go over to the declared offensive against capitalism, must also think now about arranging a retreat for themselves. I think that if we take advantage of this lesson,as well as all the others provided by the experience of our revolution, far from harming us, this will very likely be useful to us on many occasions.&lt;br class='autobr' /&gt;
Having emphasized that as early as 1918 we were considering state capitalism as a possible line of retreat, I come to the results of our new economic policy. I repeat : at that time it was still a very vague idea ; but in 1921, after we had passed through that very important stage of the Civil War, and passed through it victoriously, we encountered a great&#8212;I think the greatest&#8212;internal political crisis in Soviet Russia, a crisis which led to the discontent of a notable section of the peasants, and also of the workers. This was, in the history of Soviet Russia, the first and, I hope, the last time that large masses of peasants turned against us, instinctively and not consciously. What had brought about this peculiar and, of course, very unpleasant situation for us ? This is because, in our economic offensive, we had taken too much of an early step, without having secured a sufficient basis for ourselves : the masses sensed what we did not yet know how to formulate pertinently at the time, but which soon, a few weeks later, we in turn recognized, namely : that it was beyond our strength to pass immediately to purely socialist forms, to purely socialist distribution ; and that if we showed ourselves incapable of effecting the retreat in such a way as to limit ourselves to easier tasks, we were threatened with death. The crisis began, I believe, in February 1921. Already in the spring of that same year, we unanimously decided&#8212;I did not observe any significant disagreements among us on this subject&#8212;to pass to the new economic policy. Today, at the end of 1922, after a year and a half, we can already make some comparisons. What happened then ? How did we experience this period of more than eighteen months ? What is the result ? Has this retreat benefited us, has it really saved us, or is the result still uncertain ? This is the main question I ask myself. I believe it is of primary importance also for all the communist parties. For, if the answer were negative, we would all be condemned to perish. I believe that we can all answer, with a clear conscience, in the affirmative, especially in the sense that the past eighteen months prove, positively and absolutely, that we have triumphed over this ordeal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin in &#034;Five Years of the Russian Revolution and the Prospects of the World Revolution&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Report presented to the Fourth Congress of the Communist International, November 13, 1922&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Vingt ans de d&#233;g&#233;n&#233;rescence stalinienne</title>
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		<dc:date>2025-10-12T22:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Russie</dc:subject>
		<dc:subject>Trotsky</dc:subject>
		<dc:subject>Stalinisme</dc:subject>

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&lt;p&gt;L&#233;on Trotsky &lt;br class='autobr' /&gt;
Vingt ans de d&#233;g&#233;n&#233;rescence stalinienne &lt;br class='autobr' /&gt;
(1938) &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour r&#233;pondre correctement &#224; la question pos&#233;e dans le titre de cet article, il faut tout d'abord &#233;tablir la diff&#233;rence entre la conqu&#234;te fondamentale de la R&#233;volution d'Octobre - la propri&#233;t&#233; nationalis&#233;e - et la politique men&#233;e par le gouvernement actuel. Il y a une contradiction entre la forme r&#233;volutionnaire de la propri&#233;t&#233; et la politique thermidorienne, c'est-&#224;-dire r&#233;actionnaire. Mais jusqu'&#224; pr&#233;sent cette politique n'a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique30" rel="directory"&gt;4&#232;me chapitre : R&#233;volutions prol&#233;tariennes jusqu'&#224; la deuxi&#232;me guerre mondiale&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot25" rel="tag"&gt;Russie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot29" rel="tag"&gt;Trotsky&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;Stalinisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L&#233;on Trotsky
&lt;p&gt;Vingt ans de d&#233;g&#233;n&#233;rescence stalinienne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1938)&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;pondre correctement &#224; la question pos&#233;e dans le titre de cet article, il faut tout d'abord &#233;tablir la diff&#233;rence entre la conqu&#234;te fondamentale de la R&#233;volution d'Octobre - la propri&#233;t&#233; nationalis&#233;e - et la politique men&#233;e par le gouvernement actuel. Il y a une contradiction entre la forme r&#233;volutionnaire de la propri&#233;t&#233; et la politique thermidorienne, c'est-&#224;-dire r&#233;actionnaire. Mais jusqu'&#224; pr&#233;sent cette politique n'a pas pu ou n'a pas os&#233; ou n'a pas r&#233;ussi &#224; renverser encore la forme r&#233;volutionnaire de la propri&#233;t&#233;. Les tendances du gouvernement en place sont diam&#233;tralement oppos&#233;es au programme du bolchevisme. Mais dans la mesure o&#249; les institutions &#233;rig&#233;es par la r&#233;volution continuent d'exister, la bureaucratie est oblig&#233;e d'adapter ext&#233;rieurement ses tendances aux vieux principes du bolchevisme : elle continue de jurer par les pactes d'Octobre ;il invoque les int&#233;r&#234;ts du prol&#233;tariat et qualifie invariablement le syst&#232;me sovi&#233;tique de socialiste. On peut dire sans risquer une b&#233;vue que dans l'histoire de l'humanit&#233;, il n'y a jamais eu de gouvernement aussi port&#233; au mensonge et &#224; l'hypocrisie que la bureaucratie sovi&#233;tique d'aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En soi, la pr&#233;servation de la propri&#233;t&#233; de l'&#201;tat sur les moyens de production est d'une importance progressive &#233;norme, dans la mesure o&#249;, avec l'aide de l'&#233;conomie planifi&#233;e, elle permet d'atteindre un d&#233;veloppement rapide des forces productives. Certes, les statistiques &#233;conomiques publi&#233;es par la bureaucratie ne m&#233;ritent aucune confiance : elles exag&#232;rent syst&#233;matiquement les succ&#232;s tout en masquant les &#233;checs. Il est n&#233;anmoins impensable de nier le fait qu'aujourd'hui encore les forces productives de l'Union sovi&#233;tique se d&#233;veloppent encore &#224; un rythme qui n'&#233;tait et n'est connu dans aucun autre pays du monde. Quiconque refuse de voir ce c&#244;t&#233; de l'affaire, identifiant le r&#233;gime sovi&#233;tique avec le fascisme - comme le fait, par exemple, Max Eastman - jette, comme disent les Allemands, le b&#233;b&#233; avec l'eau sale du bain.Le d&#233;veloppement des forces productives est le facteur fondamental de la culture humaine. Sans augmenter le pouvoir de l'homme sur la nature, il est m&#234;me impossible de songer &#224; d&#233;truire la domination de l'homme sur l'homme. Le socialisme ne peut &#234;tre &#233;rig&#233; sur l'arri&#233;ration et la pauvret&#233;. La pr&#233;misse technique du socialisme a fait un &#233;norme pas en avant en Union sovi&#233;tique au cours de ces vingt ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est surtout le m&#233;rite de la bureaucratie. Au contraire, la caste dirigeante s'est transform&#233;e en le plus grand frein au d&#233;veloppement des forces productives. L'&#233;conomie socialiste doit par essence s'inspirer des int&#233;r&#234;ts des producteurs et des besoins des consommateurs. Ces int&#233;r&#234;ts et besoins ne peuvent s'exprimer qu'au travers d'une d&#233;mocratie florissante de producteurs et de consommateurs. La d&#233;mocratie, dans ce cas particulier, n'est pas une sorte de principe abstrait. C'est le seul et unique m&#233;canisme concevable pour pr&#233;parer le syst&#232;me d'&#233;conomie socialiste et le r&#233;aliser dans la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Travailleurs expropri&#233;s politiquement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La clique au pouvoir en place a remplac&#233; la d&#233;mocratie sovi&#233;tique, de parti, syndicale et coop&#233;rative par la domination des fonctionnaires. Mais une bureaucratie, m&#234;me compos&#233;e uniquement de g&#233;nies, ne saurait assurer de ses bureaux les proportions n&#233;cessaires entre toutes les branches de l'&#233;conomie, c'est-&#224;-dire la correspondance n&#233;cessaire entre la production et la consommation. Ce que le lexique de la justice stalinienne qualifie de &#171; sabotage &#187;, est en r&#233;alit&#233; l'une des cons&#233;quences n&#233;fastes des m&#233;thodes bureaucratiques de domination. Les manifestations de disproportion, de gaspillage et d'enchev&#234;trement, sans cesse croissantes, menacent de saper les fondements m&#234;mes de l'&#233;conomie planifi&#233;e. La bureaucratie cherche invariablement &#171; le coupable &#187;. Tel est dans la plupart des cas le sens secret des proc&#232;s sovi&#233;tiques de saboteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trouver une explication du r&#233;gime existant dans la &#171; soif de pouvoir &#187; personnelle de Staline est bien trop superficiel. Staline n'est pas un individu mais un symbole de caste. Le pouvoir n'est pas quelque chose d'incorporel. Le pouvoir permet de disposer et de s'approprier les valeurs mat&#233;rielles. Naturellement, l'&#233;galit&#233; compl&#232;te ne peut &#234;tre atteinte d'un seul coup. Une certaine diff&#233;renciation des r&#233;mun&#233;rations du travail est dict&#233;e &#224; un stade donn&#233; dans l'int&#233;r&#234;t d'augmenter la productivit&#233; du travail. Cependant, d'une importance d&#233;cisive pour &#233;valuer la nature de la soci&#233;t&#233; est la question suivante : la soci&#233;t&#233; &#233;volue-t-elle dans le sens de l'&#233;galit&#233; ou dans le sens des privil&#232;ges ? La r&#233;ponse &#224; cette question ne laisse place &#224; aucun doute. La diff&#233;renciation de la soci&#233;t&#233; [sovi&#233;tique] a depuis longtemps d&#233;pass&#233; les limites de la n&#233;cessit&#233; &#233;conomique.Les privil&#232;ges mat&#233;riels de la bureaucratie ont grandi comme un glacier. Craignant leur isolement des masses, la bureaucratie cherche &#224; cr&#233;er une nouvelle main-d'&#339;uvre etl' aristocratie kolkhozienne sous la banni&#232;re du stakhanovisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le partage du revenu national d&#233;termine &#224; son tour le r&#233;gime politique. La caste dirigeante ne peut permettre une d&#233;mocratie producteurs-consommateurs pour la simple raison qu'elle spolie impitoyablement &#224; la fois les producteurs et les consommateurs. On peut admettre comme un fait &#233;tabli que la bureaucratie d&#233;vore pas moins de la moiti&#233; du fonds national de consommation, compte tenu bien entendu non seulement du logement, de la nourriture, des v&#234;tements, des moyens de transport et de communication mais aussi des &#233;tablissements d'enseignement, de la presse, de la litt&#233;rature, des sports , cin&#233;ma, radio, th&#233;&#226;tres, mus&#233;es, etc. On peut donc &#224; juste titre dire que si la bureaucratie est encore contrainte de s'adapter aux institutions et aux traditions de la R&#233;volution d'Octobre, sa politique, qui exprime ses propres int&#233;r&#234;ts, est directement oppos&#233;e aux int&#233;r&#234;ts du peuple et du socialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#244;le de la bureaucratie sovi&#233;tique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me contradiction fondamentale peut &#234;tre corrobor&#233;e dans toutes les autres sph&#232;res de la vie sociale, telles que l'&#201;tat, l'arm&#233;e, la famille, l'&#233;cole, la culture, la science, l'art, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du point de vue du marxisme, l'&#201;tat est une machine par laquelle une classe r&#232;gne sur une autre. La dictature du prol&#233;tariat n'est qu'une institution temporaire, indispensable aux travailleurs pour faire face &#224; la r&#233;sistance des exploiteurs et pour d&#233;truire l'exploitation. Dans une soci&#233;t&#233; sans classes, l'&#201;tat, en tant qu'appareil de coercition, doit progressivement d&#233;p&#233;rir et &#234;tre remplac&#233; par la libre administration des producteurs et des consommateurs. Mais qu'observe-t-on en r&#233;alit&#233; ? Vingt ans apr&#232;s la r&#233;volution, l'&#201;tat sovi&#233;tique est devenu l'appareil de coercition et de contrainte le plus centralis&#233;, despotique et sanguinaire. L'&#233;volution de l'Etat sovi&#233;tique se d&#233;roule donc en totale contradiction avec les principes du programme bolchevique. La raison en est &#224; trouver en ceci, que la soci&#233;t&#233;, comme on l'a d&#233;j&#224; dit,&#233;volue non pas vers le socialisme mais vers la r&#233;g&#233;n&#233;ration des contradictions sociales. Si le processus continue dans cette direction, il doit in&#233;vitablement conduire &#224; la renaissance des classes, &#224; la liquidation de l'&#233;conomie planifi&#233;e et &#224; la restauration de la propri&#233;t&#233; capitaliste. Le r&#233;gime &#233;tatique deviendra alors in&#233;vitablement fasciste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La R&#233;volution d'Octobre proclama comme l'une de ses t&#226;ches : dissoudre l'arm&#233;e dans le peuple. On pr&#233;sumait que les forces arm&#233;es seraient construites sur le principe de la milice. Seul ce type d'organisation de l'arm&#233;e, faisant du peuple le ma&#238;tre arm&#233; de son destin, correspond &#224; la nature de la soci&#233;t&#233; socialiste. Au cours de la premi&#232;re d&#233;cennie, une pr&#233;paration syst&#233;matique a &#233;t&#233; faite pour le passage d'une arm&#233;e de caserne &#224; une arm&#233;e de milice. Mais &#224; partir du moment o&#249; la bureaucratie a r&#233;ussi &#224; &#233;craser toute manifestation d'ind&#233;pendance de la classe ouvri&#232;re, elle a ouvertement transform&#233; l'arm&#233;e en un instrument de sa propre domination. Le syst&#232;me de milice a &#233;t&#233; compl&#232;tement mis de c&#244;t&#233;. Une arm&#233;e de deux millions est maintenant une arm&#233;e de caserne purement. Une caste d'officiers avec des g&#233;n&#233;raux et des mar&#233;chaux a &#233;t&#233; r&#233;tablie.D'instrument de d&#233;fense socialiste, l'arm&#233;e est devenue un instrument de d&#233;fense des privil&#232;ges de la bureaucratie. Les choses ne se sont cependant pas arr&#234;t&#233;es l&#224;. La lutte entre la clique &#233;troite de Staline et les chefs militaires plus autoritaires et talentueux, v&#233;ritablement d&#233;vou&#233;s aux int&#233;r&#234;ts de la d&#233;fense, a conduit &#224; la d&#233;capitation de l'Arm&#233;e rouge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La position de la femme est l'indicateur le plus graphique et le plus r&#233;v&#233;lateur pour &#233;valuer un r&#233;gime social et une politique de l'&#201;tat. La R&#233;volution d'Octobre inscrit sur sa banni&#232;re l'&#233;mancipation de la femme et cr&#233;e la l&#233;gislation la plus progressiste de l'histoire sur le mariage et la famille. Cela ne signifie pas, bien s&#251;r, qu'une &#171; vie heureuse &#187; &#233;tait imm&#233;diatement r&#233;serv&#233;e &#224; la femme sovi&#233;tique. Une v&#233;ritable &#233;mancipation des femmes est inconcevable sans un essor g&#233;n&#233;ral de l'&#233;conomie et de la culture, sans la destruction de la cellule familiale &#233;conomique petite-bourgeoise, sans l'introduction d'une pr&#233;paration alimentaire et d'une &#233;ducation socialis&#233;es. Pendant ce temps, guid&#233;e par son instinct conservateur, la bureaucratie s'est alarm&#233;e de la &#171; d&#233;sint&#233;gration &#187; de la famille. Il se mit &#224; chanter des pan&#233;gyriques au souper familial et &#224; la lessive familiale, c'est-&#224;-dire l'esclavage domestique de la femme.Pour couronner le tout, la bureaucratie a r&#233;tabli les sanctions p&#233;nales pour les avortements, remettant officiellement les femmes au statut de b&#234;tes de somme. En totale contradiction avec l'ABC du communisme, la caste dirigeante a ainsi restaur&#233; le noyau le plus r&#233;actionnaire et le plus noir du r&#233;gime de classe, c'est-&#224;-dire la famille petite-bourgeoise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un indicateur graphique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation n'est gu&#232;re meilleure dans le domaine de la culture. La croissance des forces productives a cr&#233;&#233; les pr&#233;misses mat&#233;rielles d'une nouvelle culture. Mais le d&#233;veloppement de la culture est impensable sans critique, sans h&#233;sitation et sans erreur, sans travail cr&#233;ateur ind&#233;pendant, en un mot, sans &#233;veil de la personnalit&#233; humaine. La bureaucratie, cependant, refuse de tol&#233;rer une pens&#233;e ind&#233;pendante dans un seul domaine d'activit&#233; cr&#233;atrice. Et &#224; sa mani&#232;re, elle a raison : si la critique s'&#233;veillait dans le domaine de l'art ou de la p&#233;dagogie, elle deviendrait in&#233;vitablement dirig&#233;e contre la bureaucratie, contre ses privil&#232;ges, contre son ignorance et son arbitraire. C'est l&#224; que se trouve l'explication du fait que la &#171; purge &#187;, commenc&#233;e par le parti, p&#233;n&#233;tra plus tard dans toutes les sph&#232;res de la vie sociale sans exception. Avec le &#171; trotskisme &#187; comme signe,le GPU &#171; purge &#187; les po&#232;tes, les astronomes, les p&#233;dagogues et les musiciens, et ainsi les meilleures t&#234;tes tombent sous le museau des revolvers. Est-il concevable dans de telles conditions de parler de culture &#171; socialiste &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le domaine de l'alphab&#233;tisation ordinaire, les succ&#232;s sont incontestables. Des millions de personnes ont appris &#224; lire et &#224; &#233;crire. Parall&#232;lement &#224; cela, cependant, ils ont &#233;t&#233; priv&#233;s du droit d'exprimer leurs opinions et leurs int&#233;r&#234;ts par le biais de la parole &#233;crite. La presse ne sert que la bureaucratie. Les po&#232;tes dits &#171; socialistes &#187; n'ont le droit d'&#233;crire que des hymnes &#224; Staline. Le m&#234;me droit est l&#233;gu&#233; aux prosateurs. La population a le devoir de lire ces hymnes. Il en est de m&#234;me pour le cin&#233;ma, la radio, le th&#233;&#226;tre, etc. Un nouveau manuel prim&#233; sur l'histoire de la Russie a r&#233;cemment &#233;t&#233; introduit dans les &#233;coles. On peut dire sans exag&#233;ration que ce manuel consiste uniquement en des falsifications, dont le but est de justifier le despotisme de la bureaucratie et l'autocratie personnelle de Staline.M&#234;me les manuels d'histoire de l'&#201;glise catholique, publi&#233;s avec l'approbation du Vatican, sont des mod&#232;les de conscience scientifique par rapport aux manuels stalinis&#233;s en URSS. Des dizaines de millions de t&#234;tes d'enfants sont infect&#233;es et empoisonn&#233;es par cette litt&#233;rature m&#233;ticuleuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La R&#233;volution d'Octobre a proclam&#233; le droit de chaque nationnon seulement &#224; un d&#233;veloppement culturel ind&#233;pendant, mais aussi &#224; la s&#233;paration de l'&#201;tat. En fait, la bureaucratie a transform&#233; l'Union sovi&#233;tique en une nouvelle prison des peuples. Il est vrai que la langue nationale et l'&#233;cole nationale continuent d'exister : dans ce domaine, le despotisme le plus puissant ne peut plus faire reculer la roue de l'&#233;volution. Mais la langue des diverses nationalit&#233;s n'est pas un organe de leur d&#233;veloppement ind&#233;pendant, mais l'organe de la domination bureaucratique sur elles. Les gouvernements des r&#233;publiques nationales sont, bien entendu, nomm&#233;s par Moscou, ou pour le dire plus pr&#233;cis&#233;ment, par Staline. Mais ce qui est &#233;tonnant, c'est que vingt et dix de ces gouvernements s'av&#232;rent soudainement constitu&#233;s d'&#171; ennemis du peuple &#187; et d'agents d'un gouvernement &#233;tranger. Derri&#232;re cette accusation,qui sonne beaucoup trop grossi&#232;rement et ridiculement m&#234;me sur les l&#232;vres de Staline et de Vychinski, se cache en r&#233;alit&#233; le fait que, dans les r&#233;publiques nationales, les fonctionnaires, m&#234;me ceux nomm&#233;s par le Kremlin, tombent sous la d&#233;pendance des conditions et des humeurs locales et s'infectent progressivement avec un esprit d'opposition contre le centralisme &#233;touffant de Moscou. Ils commencent &#224; r&#234;ver ou &#224; parler de remplacer le &#171; chef bien-aim&#233; &#187; et de d&#233;tendre les tentacules d'acier. C'est la vraie raison pour laquelle toutes les r&#233;publiques nationales de l'URSS, ont &#233;t&#233; r&#233;cemment d&#233;capit&#233;es.tomber dans la d&#233;pendance des conditions et des humeurs locales et devenir progressivement infect&#233; par un esprit d'opposition contre le centralisme &#233;touffant de Moscou. Ils commencent &#224; r&#234;ver ou &#224; parler de remplacer le &#171; chef bien-aim&#233; &#187; et de d&#233;tendre les tentacules d'acier. C'est la vraie raison pour laquelle toutes les r&#233;publiques nationales de l'URSS, ont &#233;t&#233; r&#233;cemment d&#233;capit&#233;es.tomber dans la d&#233;pendance des conditions et des humeurs locales et devenir progressivement infect&#233; par un esprit d'opposition contre le centralisme &#233;touffant de Moscou. Ils commencent &#224; r&#234;ver ou &#224; parler de remplacer le &#171; chef bien-aim&#233; &#187; et de d&#233;tendre les tentacules d'acier. C'est la vraie raison pour laquelle toutes les r&#233;publiques nationales de l'URSS, ont &#233;t&#233; r&#233;cemment d&#233;capit&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stalino-chauvinisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est difficile de trouver dans l'histoire un exemple de r&#233;action non teint&#233; d' antis&#233;mitisme . Cette loi historique particuli&#232;re est &#233;galement compl&#232;tement corrobor&#233;e de nos jours en Union sovi&#233;tique. Dans son livre int&#233;ressant, mais pas profond, Assignment in Utopia , Eugene Lyons, qui a pass&#233; de nombreuses ann&#233;es &#224; Moscou, raconte comment la bureaucratie a exploit&#233; syst&#233;matiquement, m&#234;me si secr&#232;tement, les pr&#233;jug&#233;s antis&#233;mites afin d'asseoir son pouvoir. Et comment peut-il en &#234;tre autrement ? Le centralisme bureaucratique est impensable sans le chauvinisme, tandis que l'antis&#233;mitisme a toujours &#233;t&#233; la ligne de moindre r&#233;sistance en ce qui concerne le chauvinisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le domaine des &#233;trangerspolitique, au cours de ces vingt ann&#233;es, il s'est produit un tournant non moins radical que dans les politiques internes. Ce n'est que par inertie ou avec une pens&#233;e cach&#233;e &#224; l'esprit que la r&#233;action bourgeoise continue d'accuser Staline d'inspirateur de la r&#233;volution mondiale. En fait, le Kremlin est devenu l'un des piliers de l'ordre public conservateur. L'&#233;poque o&#249; le gouvernement de Moscou liait le sort de la R&#233;publique sovi&#233;tique &#224; celui du prol&#233;tariat mondial et des peuples opprim&#233;s de l'Est est loin derri&#232;re elle. Hormis la question de savoir si la politique du &#171; Front populaire &#187; est bonne ou mauvaise, il se trouve qu'il s'agit de la politique traditionnelle du menchevisme contre laquelle L&#233;nine s'est battu toute sa vie. Il signale le renoncement &#224; la r&#233;volution prol&#233;tarienne au profit de la d&#233;mocratie bourgeoise conservatrice.La caste dirigeante de Moscou cherche aujourd'hui une chose et une seule : vivre en paix avec toutes les classes dirigeantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La contradiction entre la R&#233;volution d'Octobre et la bureaucratie thermidorienne a trouv&#233; son expression la plus dramatique dans l'an&#233;antissement de l' ancienne g&#233;n&#233;ration des bolcheviks. Vychinski, Yezhov, Troyanovsky, Maiski, agents du Komintern et du GPU, journalistes du type Dwianty-Louis Fisher, avocats du type Pritt, ne duperont pas l'opinion publique mondiale. Plus une seule personne s&#233;rieuse ne croit plus que des centaines de vieux r&#233;volutionnaires, dirigeants du Parti bolchevique sous l'ill&#233;galit&#233; [tsariste], dirigeants de la guerre civile, diplomates r&#233;volutionnaires sovi&#233;tiques, chefs militaires de l'Arm&#233;e rouge, chefs de 30 r&#233;publiques sovi&#233;tiques nationales, soient devenus tout d'un coup et comme par les commanditaires du fascisme. Le comit&#233; d'enqu&#234;te de New York, compos&#233; de personnes impeccables et impartiales, a trouv&#233;, apr&#232;s neuf mois de travail, que les proc&#232;s de Moscou &#233;taient la contrefa&#231;on la plus grandiose de l'histoire de l'humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit pas aujourd'hui de prouver que Zinoviev, Kamenev, Smirnov, Piatakov, Serebryakov, Sokolnikov, Radek, Rakovsky, Krestinsky, Tukhachevsky et des centaines d'autres ont &#233;t&#233; victimes d'un coup mont&#233;. Cela a &#233;t&#233; prouv&#233;. Il s'agit d'expliquer comment et pourquoi la clique du Kremlin a pu se risquer &#224; entreprendre une machination aussi monstrueuse. La r&#233;ponse &#224; cela d&#233;coule de tout ce qui a pr&#233;c&#233;d&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contradiction insoluble&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans sa lutte pour le pouvoir et les revenus, la bureaucratie est oblig&#233;e d'abattre et d'abattre les groupes qui sont li&#233;s au pass&#233;, qui connaissent et se souviennent du programme de la R&#233;volution d'Octobre, qui se consacrent sinc&#232;rement aux t&#226;ches du socialisme. Le massacre des vieux bolcheviks et des &#233;l&#233;ments socialistes parmi la g&#233;n&#233;ration d'&#226;ge moyen et la plus jeune sont les maillons n&#233;cessaires de la cha&#238;ne de la r&#233;action anti-octobre. C'est pourquoi l'accusateur-procureur aux proc&#232;s s'est pr&#233;sent&#233; en la personne d'un ancien garde blanc, Vychinski. C'est pourquoi, l'URSS est repr&#233;sent&#233;e &#224; Washington par un ancien garde blanc, Troyanovsky, et &#224; Londres par un ancien ministre de Koltchak, Maisky. Et ainsi de suite. Les personnes n&#233;cessaires se pr&#233;sentent aux endroits n&#233;cessaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Presque personne ne se laissera duper par la farce des r&#233;centes &#233;lections &#224; Moscou. Hitler et Goebbels ont plus d'une fois commis exactement la m&#234;me chose, exactement de la m&#234;me mani&#232;re. Il suffit de lire ce que la presse sovi&#233;tique elle-m&#234;me a &#233;crit sur les pl&#233;biscites d'Hitler pour saisir le secret du &#171; succ&#232;s &#187; de Staline. Les exp&#233;riences parlementaires totalitaires ne t&#233;moignent que de ceci : qu'une fois tous les partis &#233;cras&#233;s, y compris le sien ; une fois les syndicats &#233;trangl&#233;s ; une fois la presse, la radio et le cin&#233;ma subordonn&#233;s &#224; la Gestapo ou &#224; la Gu&#233;p&#233;ou ; si le pain et le travail ne sont donn&#233;s qu'aux dociles ou aux silencieux, tandis qu'un revolver est plac&#233; &#224; la tempe de chaque &#233;lecteur, alors il est possible de r&#233;aliser des &#233;lections &#171; &#224; l'unanimit&#233; &#187;. Mais cette unanimit&#233; n'est ni &#233;ternelle ni stable.Les traditions de la R&#233;volution d'Octobre ont disparu de l'ar&#232;ne officielle, mais elles continuent de vivre dans la m&#233;moire des masses. Sous couvert de machinations juridiques et &#233;lectorales, les contradictions ne cessent de s'approfondir et ne peuvent manquer de d&#233;boucher sur une explosion. La bureaucratie r&#233;actionnaire doit &#234;tre renvers&#233;e et elle sera renvers&#233;e. La r&#233;volution politique en URSS est in&#233;vitable. Il signifiera la lib&#233;ration des &#233;l&#233;ments de la nouvelle soci&#233;t&#233; du joug de la bureaucratie usurpatrice. Ce n'est que si cette condition est donn&#233;e que l'URSS pourra se d&#233;velopper dans le sens du socialisme.La bureaucratie r&#233;actionnaire doit &#234;tre renvers&#233;e et elle sera renvers&#233;e. La r&#233;volution politique en URSS est in&#233;vitable. Il signifiera la lib&#233;ration des &#233;l&#233;ments de la nouvelle soci&#233;t&#233; du joug de la bureaucratie usurpatrice. Ce n'est que si cette condition est donn&#233;e que l'URSS pourra se d&#233;velopper dans le sens du socialisme.La bureaucratie r&#233;actionnaire doit &#234;tre renvers&#233;e et elle sera renvers&#233;e. La r&#233;volution politique en URSS est in&#233;vitable. Il signifiera la lib&#233;ration des &#233;l&#233;ments de la nouvelle soci&#233;t&#233; du joug de la bureaucratie usurpatrice. Ce n'est que si cette condition est donn&#233;e que l'URSS pourra se d&#233;velopper dans le sens du socialisme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Hitler et Staline, un parall&#233;lisme &#233;tonnant</title>
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		<dc:date>2025-09-20T22:51:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Guerre War</dc:subject>
		<dc:subject>Stalinisme</dc:subject>
		<dc:subject>Fascisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Hitler et Staline, un parall&#233;lisme &#233;tonnant &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a une grande ressemblance entre les sp&#233;cificit&#233;s et les ascensions de deux personnages de seconde zone Hitler et Staline sans grand avenir apparemment, aux capacit&#233;s intellectuelles tr&#232;s limit&#233;es, haissant virulemment les id&#233;es brillantes et g&#233;n&#233;reuses, born&#233;s, &#233;gocentriques, maniaques, &#233;triqu&#233;s et mesquins, d'une m&#233;fiance maladive, hideux, d'une violence folle, ayant eu brutalement un succ&#232;s inattendu en devenant de grands dictateurs et en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique77" rel="directory"&gt;1-2 R&#233;formisme, stalinisme et fascisme contre la r&#233;volution sociale&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot48" rel="tag"&gt;Guerre War&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;Stalinisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot136" rel="tag"&gt;Fascisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Hitler et Staline, un parall&#233;lisme &#233;tonnant&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il y a une grande ressemblance entre les sp&#233;cificit&#233;s et les ascensions de deux personnages de seconde zone Hitler et Staline sans grand avenir apparemment, aux capacit&#233;s intellectuelles tr&#232;s limit&#233;es, haissant virulemment les id&#233;es brillantes et g&#233;n&#233;reuses, born&#233;s, &#233;gocentriques, maniaques, &#233;triqu&#233;s et mesquins, d'une m&#233;fiance maladive, hideux, d'une violence folle, ayant eu brutalement un succ&#232;s inattendu en devenant de grands dictateurs et en dominant des peuples entiers et de vastes r&#233;gions du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hitler et Staline au pouvoir sont tous deux le r&#233;sultat d'une double d&#233;faite. En Allemagne comme en Russie, il y a eu &#224; la fois la d&#233;faite du prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire et celle de la bourgeoisie. Le cours historique de ces pays &#233;tait brutalement arr&#234;t&#233;. Ils se retrouvaient tous les deux devant un mur difficile &#224; franchir, sans disposer des moyens de r&#233;soudre le probl&#232;me. Un personnage aux caract&#233;ristiques effrayantes a, dans les deux cas, cru tellement en sa capacit&#233; personnelle de passer le cap et &#224; la fois s'est tellement m&#233;fi&#233; de soi-m&#234;me et de ceux qui devaient le soutenir, que cela a donn&#233; aux deux r&#233;gimes des caract&#233;ristiques d'une horreur et d'une violence effrayantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;formistes et les progressistes refusent de rapprocher Hitler et Staline, consid&#233;rant le stalinisme comme faisant partie de &#171; la gauche &#187; et la fameuse gauche comme faisant partie du &#171; mouvement ouvrier &#187; alors que le nazisme est l'ennemi mortel de la classe ouvri&#232;re et de ses organisations. Ils ont tort : le stalinisme est lui aussi un ennemi mortel de l'organisation de la classe ouvri&#232;re et de ses perspectives r&#233;volutionnaires. Les deux sont tout aussi anticommunistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2390&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2390&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Staline ne s'est pas content&#233; de s'allier tactiquement avec Hitler, il lui a fait confiance, il l'a adul&#233;, admir&#233;, il a converg&#233; avec ses conceptions, il s'est reconnu en lui&#8230; Adepte de la dictature personnel, terrorisant tout le monde &#224; commencer par ses collaborateurs, hostile violemment au mouvement ouvrier et &#224; la r&#233;volution sociale, menant une politique de terrorisme de masse syst&#233;matique, antis&#233;mite, m&#233;diocre, rat&#233; personnellement, professionnellement et politiquement, haineux, aigri, violent, extr&#234;mement hostile &#224; la soci&#233;t&#233; humaine, se fondant sur les &#233;checs historiques de son pays, faisant de ses propres &#233;checs personnels un drapeau des couches sociales qui &#233;chouent du fait des crises historiques, etc&#8230;, les convergences sont nombreuses. S'ils ont pu acc&#233;der au pouvoir, c'est par impuissance de la classe dirigeante (bourgeoisie pour Hitler et prol&#233;tariat pour Staline) &#224; r&#233;aliser son propre programme et ses propres perspectives. L'Allemagne &#233;tait une vaincue et la vague r&#233;volutionnaire en Europe &#233;tait aussi une vaincue. Les deux ont produit des personnages hors normes par leur dictaure ultra violente et par la d&#233;mesure de leur pouvoir par rapport &#224; la petitesse de leurs capacit&#233;s personnelles r&#233;elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Staline n'avait confiance en personne, sauf&#8230; en Hilter&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve654&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve654&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors du pacte russo-allemand d'ao&#251;t 1939, Staline porte un toast de cl&#244;ture en d&#233;clarant :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je sais &#224; quel point la nation allemande aime son F&#252;hrer ; je voudrais donc boire &#224; sa sant&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Staline a tellement cru en la parole d'Hitler qu'il n'a pas r&#233;ussi &#224; croire les informations de ses services qui lui annon&#231;aient tous qu'Hitler se praparait &#224; attaquer l'URSS&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il n'y a pas seulement eu le pacte Hitler-Staline&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article2737&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article2737&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a l&#224; deux national-socialismes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5993&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5993&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3446&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3446&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1418&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1418&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1933/06/330610.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1933/06/330610.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7423&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7423&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a la m&#234;me hostilit&#233; &#224; la r&#233;volution sociale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6240&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6240&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article763&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article763&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le type m&#234;me des deux personnages et de leur succ&#232;s convergent de mani&#232;re saisissante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hitler : le chemin du pouvoir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que l'on va lire ci-dessous conviendrait tr&#232;s bien &#224; Staline pour l'essentiel en transf&#233;rant quelques situations et termes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vassili Grossman dans &#171; Pour une juste cause &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; On tenta &#224; de nombreuses reprises de trouver dans le caract&#232;re de Hitler les raisons du r&#244;le qui joua dans l'histoire. On conna&#238;t bien des aspects de son caract&#232;re, mais ni sa hargne vindicative, ni son penchant pour les p&#226;tisseries &#224; la cr&#232;me fouett&#233;e, ni sa sinistre habilet&#233; &#224; jouer sur les bas instincts de la foule, ni son amour des chiens, ni sa folle &#233;nergie alli&#233;e &#224; la m&#233;fiance, ni son mysticisme, ni son intelligence et sa m&#233;moire puissante, ni la versatilit&#233; capricieuse qu'il montra dans le choix de ses favoris, ni sa cruelle perfidie et son penchant, une sentimentalit&#233; exalt&#233;e, ni ses dizaines d'autres propri&#233;t&#233;s et traits ordinaires ou repoussants ne peuvent &#224; eux seuls expliquer ce qu'il a commis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il put acc&#233;der au pouvoir, ce n'&#233;tait pas parce que l'Allemagne convenait &#224; son caract&#232;re, mais bien parce que cette Allemagne fascisante d'apr&#232;s-guerre avait besoin d'un Hitler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Allemagne, vaincue dans une guerre imp&#233;rialiste, cherchait un Hitler et elle l'avait trouv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la connaissance du caract&#232;re de Hitler permet de comprendre les m&#233;canismes de son accession au r&#244;le de chef de l'Etat nazi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans sa biographie et dans la nature de ses actes il faut noter une constante : l'&#233;chec. De mani&#232;re &#233;tonnante, son succ&#232;s fut b&#226;ti pr&#233;cis&#233;ment sur ses &#233;checs. Lyc&#233;en et &#233;tudiant m&#233;diocre qui avait &#233;chou&#233; &#224; deux reprises aux examens d'entr&#233;e &#224; l'Acad&#233;mie des Beaux-Arts de Vienne et de Munich, homme politique malchanceux qui avait commenc&#233; sa carri&#232;re comme &#233;claireur de l'arm&#233;e bavaroise et comme instructeur aupr&#232;s d'un parti dont il finit par devenir le chef, Hitler n'avait pas connu de chance non plus dans ses relations avec les femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son for int&#233;rieur, il garda toujours sa timidit&#233; de mauvais &#233;l&#232;ve et n'oublia jamais que, dans les conditions de libre comp&#233;tition des talents, il n'avait point &#233;t&#233; admis m&#234;me dans le cercle le plus modeste des peintres de province. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant les ann&#233;es de son ascension et celles o&#249; il domina les peuples d'Europe, Hitler garda un caract&#232;re de petit-bourgeois malchanceux ; l'immensit&#233; du pouvoir ; qu'il avait concentr&#233; entre ses mains et les particularit&#233;s de l'Etat nazi lui permirent d'exhiber sur la sc&#232;ne paneurop&#233;enne les manifestations d'une &#226;me aigrie, soup&#231;onneuse, vindicative et perfide&#8230; Les traits de caract&#232;re du dirigeant de l'Etat nazi devinrent fatals pour des millions d'hommes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arriv&#233; au pouvoir, au plus profond de son &#226;me il continua &#224; se sentir l&#233;s&#233;. La fabuleuse pr&#233;somption du F&#252;hrer n'&#233;tait qu'une forme d'expression de son manque d'assurance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tel fut le caract&#232;re humain qui incarna la nature de l'Etat allemand vaincu dans le Premi&#232;re Guerre mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat allemand des cinq ou six derni&#232;res d&#233;cennies &#233;tait un Etat malchanceux. Ses tentatives de devenir le ma&#238;tre du monde avaient connu un &#233;chec. L'imp&#233;rialisme allemand ne pouvait pas conqu&#233;rir les march&#233;s par une voie pacifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1914, l'Allemagne avait d&#233;clench&#233; une guerre pour les march&#233;s mondiaux. Dans cette guerre, elle avait &#233;t&#233; vaincue : son arm&#233;e d&#233;faite, sa strat&#233;gie de la man&#339;uvre tournante et des attaques &#233;clair du plan Schlieffen avait &#233;t&#233; d&#233;mentie par la r&#233;alit&#233; des champs de bataille. A cette &#233;poque Adolf Schicklgruber (futur Hitler apr&#232;s remariage de sa m&#232;re avec Heidler ou Hitler) accomplissait son itin&#233;raire microscopique, remarqu&#233; par personne, son trac&#233; d'&#233;checs parall&#232;le &#224; celui de l'Allemagne. La haine des id&#233;es de l'&#233;galit&#233; sociale et raciale, la haine de la libert&#233; m&#251;rissait en lui.&lt;br class='autobr' /&gt;
(&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que d'un &#233;chec personnel de Schicklgruber, devenu l'&#233;lu de la r&#233;action allemande, &#233;tait n&#233; le succ&#232;s de Hitler ; la malchance de cet homme avait permis son bref, terrible et absurde pouvoir sur les peuples d'Europe. Dans sa soif de pouvoir, il avait tout simplement saisi l'atmosph&#232;re de l'apr&#232;s-guerre avec grossieret&#233; et acuit&#233;, avait trouv&#233; en lui une &#233;nergie insens&#233;e et la rage d'un d&#233;magogue. Il avait tent&#233; d'allier l'amoralisme personnel de l'Allemagne des rat&#233;s d'apr&#232;s-guerre, des commer&#231;ants, des officiers, des serveurs, parfois des ouvriers d&#233;sesp&#233;r&#233;s, avec l'amoralisme &#233;tatique d'une puissance imp&#233;rialiste vaincue pr&#234;te &#224; prendre ouvertement le chemin du crime industriel et politique. Souvent, plus souvent que quiconque dans l'histoire, il avait fait appel aux plus bas instincts de l'homme&#8230; Et il savait en appeler aux sentiments des m&#232;res, des p&#232;res, ceux d'un ouvrier et d'un laboureur. Il avait &#233;cras&#233; la r&#233;sistance des forces r&#233;volutionnaires de la classe ouvri&#232;re allemande, s'&#233;tait d&#233;barrass&#233; de l'intelligentsia d&#233;mocratique. Il avait fait taire tous les opposants, transformant l'Allemagne en un d&#233;sert intellectuel, en une zone de silence. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Staline : le chemin du pouvoir&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme on l'a dit, bien des remarques qui pr&#233;c&#232;dent pourraient coller comme un gant &#224; Staline. Voyons cela :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5021&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5021&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5999&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5999&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1601&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1601&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-on comparer Staline et Hitler ou stalinisme et fascisme ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6768&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6768&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Hitler et Staline, &#233;toiles jumelles &#187; affirmait Trotsky&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1939/12/lt04121939.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1939/12/lt04121939.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky le 6 mars 1939 : &#171; L'accord entre Hitler et Staline ne modifierait rien d'essentiel dans la fonction contre-r&#233;volutionnaire de l'oligarchie du Kremlin. Il permettrait seulement de mettre &#224; nu cette fonction, de la faire appara&#238;tre avec plus d'&#233;clat, de h&#226;ter ainsi l'effondrement des illusions et des falsifications. Notre t&#226;che politique ne consiste pas &#224; &#171; sauver &#187; Staline des embrassades de Hitler, mais &#224; les renverser l'un et l'autre. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://wikirouge.net/texts/fr/Hitler_et_Staline&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://wikirouge.net/texts/fr/Hitler_et_Staline&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky en septembre 1939 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La question n'est pas du tout que le Kremlin se sent plus proche des &#201;tats totalitaires que des &#201;tats d&#233;mocratiques. Ce n'est pas d&#233;terminant pour le choix d'une orientation en politique internationale. Malgr&#233; son aversion pour le r&#233;gime sovi&#233;tique, le parlementariste conservateur Chamberlain a essay&#233; de toutes ses forces de conclure une alliance avec Staline. Cette alliance ne s'est pas r&#233;alis&#233;e parce que Staline a peur de Hitler. Et ce n'est pas un hasard s'il a peur de lui. L'Arm&#233;e rouge est d&#233;capit&#233;e. Ce n'est pas l&#224; une phrase, c'est un fait tragique. Vorochilov est une fabrication. Son autorit&#233; a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e artificiellement par une propagande totalitaire. Sur son pinacle vertigineux, il reste ce qu'il a toujours &#233;t&#233;, un coureur des bois born&#233;, sans perspective, sans culture, sans capacit&#233;s militaires et m&#234;me sans talent d'administrateur. Tout le pays le sait. A l'&#233;tat-major &#171; &#233;pur&#233; &#187;, il ne reste plus un seul nom dans lequel l'arm&#233;e pourrait placer sa confiance. Le Kremlin a peur de l'arm&#233;e, et il a peur de Hitler. Staline a besoin de la paix &#8212; &#224; tout prix. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pr&#233;tendues d&#233;mocraties occidentales ont affirm&#233; que la deuxi&#232;me guerre mondiale &#233;tait une guerre de la d&#233;mocratie contre le fascisme tout en s'alliant &#224; Staline contre Hitler, ce qui &#233;tait donner un brevet de d&#233;mocratie au r&#233;gime de l'autocrate fasciste du Kremlin, l'ami d'Hitler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7137&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7137&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3480&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3480&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule d&#233;mocratie possible, en p&#233;riode de crise a&#239;gue de la domination capitaliste, est d'arracher &#224; la bourgeoisie ses instruments de domination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6420&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6420&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4115&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4115&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappelons aussi qu'Hitler est arriv&#233; au pouvoir gr&#226;ce &#224; Staline&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5194&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5194&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article468&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article468&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article636&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article636&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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