<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
	<link>https://www.matierevolution.fr/</link>
	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;. Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.org/</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?id_mot=314&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
		<url>https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L144xH69/siteon0-32cbc.jpg?1777604431</url>
		<link>https://www.matierevolution.fr/</link>
		<height>69</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>La mont&#233;e et la chute de l'Internationale communiste</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7093</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7093</guid>
		<dc:date>2025-05-03T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Stalinisme</dc:subject>
		<dc:subject>Communisme</dc:subject>
		<dc:subject>C. L. R. James</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;CLR James &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;volution mondiale 1917-1936 &lt;br class='autobr' /&gt;
La mont&#233;e et la chute de l'Internationale communiste &lt;br class='autobr' /&gt;
1937 &lt;br class='autobr' /&gt;
PR&#201;FACE &lt;br class='autobr' /&gt;
CE LIVRE EST UNE INTRODUCTION ET UNE ENQU&#202;TE SUR LE mouvement socialiste r&#233;volutionnaire depuis la guerre - les ant&#233;c&#233;dents, la fondation et le d&#233;veloppement de la Troisi&#232;me Internationale - son effondrement en tant que force r&#233;volutionnaire. Le Parti bolchevique et l'Union sovi&#233;tique qu'il contr&#244;le, &#233;tant les facteurs dominants de la Troisi&#232;me Internationale, sont trait&#233;s de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique81" rel="directory"&gt;4- Ce qu'est le socialisme et ce qu'il n'est pas&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;Stalinisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot284" rel="tag"&gt;Communisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot314" rel="tag"&gt;C. L. R. James&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;CLR James&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;volution mondiale 1917-1936
&lt;p&gt;La mont&#233;e et la chute de l'Internationale communiste&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;1937&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PR&#201;FACE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CE LIVRE EST UNE INTRODUCTION ET UNE ENQU&#202;TE SUR LE mouvement socialiste r&#233;volutionnaire depuis la guerre - les ant&#233;c&#233;dents, la fondation et le d&#233;veloppement de la Troisi&#232;me Internationale - son effondrement en tant que force r&#233;volutionnaire. Le Parti bolchevique et l'Union sovi&#233;tique qu'il contr&#244;le, &#233;tant les facteurs dominants de la Troisi&#232;me Internationale, sont trait&#233;s de mani&#232;re extensive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les id&#233;es sur lesquelles le livre est bas&#233; sont les id&#233;es fondamentales du marxisme. Depuis 1923, ils ont &#233;t&#233; expos&#233;s principalement par Trotsky et un petit groupe de collaborateurs. Beaucoup de ceux qui ont rican&#233; ou ignor&#233; pendant des ann&#233;es sont maintenant mal &#224; l'aise de savoir qu'il existe en Russie quelque chose qui s'appelle vaguement &#171; trotskysme &#187;, que les autorit&#233;s sovi&#233;tiques, malgr&#233; les succ&#232;s &#233;conomiques, d&#233;couvrent dans les plus hautes fonctions de l'&#201;tat et dans des cercles de plus en plus larges. la population. Au m&#234;me moment, en Europe occidentale, des hommes d'&#201;tat et des publicistes, effray&#233;s par la mont&#233;e constante de la vague r&#233;volutionnaire, se joignent au r&#233;gime stalinien en Russie pour condamner le &#171; trotskysme &#187;. M. Winston Churchill, dans l'Evening Standard du 16 octobre 1936, d&#233;cha&#238;ne une f&#233;roce diatribe contre les &#171; trotskystes &#187;, doubl&#233;e d'une approbation &#224; peine voil&#233;e des staliniens, c'est-&#224;-dire de la IIIe Internationale. Les gouvernements et les hommes d'&#201;tat nationaux ne se pr&#233;occupent pas des diff&#233;rences j&#233;suitiques entre les interpr&#233;tations de Marx et de L&#233;nine. Tout l'avenir de la civilisation est en jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise actuelle des affaires mondiales, la mont&#233;e du fascisme, la r&#233;volution espagnole, l'in&#233;vitable r&#233;volution en France, le r&#244;le de la Russie hier, aujourd'hui et demain, le flux et le reflux constants des partis et mouvements politiques dans le monde entier, ces choses doit &#234;tre vu, ne peut &#234;tre compris du tout, que comme faisant partie du mouvement r&#233;volutionnaire international contre le capitalisme qui est entr&#233; dans une &#233;tape d&#233;cisive en 1917 avec la fondation du premier &#201;tat ouvrier et, deux ans plus tard, l'organisation d'une Internationale r&#233;volutionnaire. Invasion de la Ruhr ; la maladie et la mort de L&#233;nine et la victoire rapide de Staline sur Trotsky en 1923 ; l'exp&#233;dition nordique de Chiang Kai-shek en 1926, l'&#233;chec de la Commune de Shanghai et l'aventure d&#233;sastreuse de l'insurrection de Canton ; l'effondrement de la nouvelle politique &#233;conomique en 1928, la &#171; liquidation du koulak &#187; et la capitulation sans coup f&#233;rir du puissant mouvement ouvrier d'Allemagne devant Hitler ; la restauration de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e dans les campagnes russes, le Front populaire en France, l'assassinat de Zinoviev et de Kamenev, le braquage des armes par la Troisi&#232;me Internationale sur le POUM en Espagne parce qu'il agite pour la r&#233;volution socialiste - tous ces &#233;v&#233;nements majeurs de l'histoire d'apr&#232;s-guerre forment un tout &#233;troitement li&#233;. Vus isol&#233;ment, ils forment un fouillis. Ce livre montre leur interconnexion. en Espagne parce qu'elle milite pour la r&#233;volution socialiste &#8211; tous ces &#233;v&#233;nements majeurs de l'histoire d'apr&#232;s-guerre forment un tout &#233;troitement li&#233;. Vus isol&#233;ment, ils forment un fouillis. Ce livre montre leur interconnexion. en Espagne parce qu'elle milite pour la r&#233;volution socialiste &#8211; tous ces &#233;v&#233;nements majeurs de l'histoire d'apr&#232;s-guerre forment un tout &#233;troitement li&#233;. Vus isol&#233;ment, ils forment un fouillis. Ce livre montre leur interconnexion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Combien le livre doit aux &#233;crits de Trotsky, le texte ne peut le montrer que partiellement. Mais m&#234;me avec cette grande dette, il n'aurait jamais pu &#234;tre &#233;crit sans le mat&#233;riel patiemment recueilli et annot&#233; en France, en Chine, en Am&#233;rique, en Allemagne et en Russie. Ma t&#226;che a &#233;t&#233; principalement une t&#226;che de s&#233;lection et de coordination. Pourtant, dans une enqu&#234;te aussi vaste et compliqu&#233;e, des divergences d'opinions et d'accents sont in&#233;vitables. Par cons&#233;quent, alors que le livre doit tellement aux autres qu'il justifie l'utilisation du terme &#171; nous &#187;, la responsabilit&#233; ultime doit rester la mienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai appel&#233; les choses et les personnes par les noms que j'ai jug&#233;s les plus propres &#224; caract&#233;riser leur signification politique. Pourtant, il est bon de rappeler au lecteur les paroles de Marx :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Mon point de vue, &#224; partir duquel l'&#233;volution de la formation &#233;conomique de la soci&#233;t&#233; est consid&#233;r&#233;e comme un processus d'histoire naturelle, peut, moins qu'un autre, rendre l'individu responsable des relations dont il reste socialement la cr&#233;ature, si subjectivement qu'il s'&#233;l&#232;ve. au-dessus d'eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chapitre 1 - MARXISME&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www-marxists-org.translate.goog/archive/james-clr/works/world/ch01.htm?_x_tr_sl=auto&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www-marxists-org.translate.goog/archive/james-clr/works/world/ch01.htm?_x_tr_sl=auto&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chapitre 2 - LES PRECURSEURS DE LA TROISIEME INTERNATIONALE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www-marxists-org.translate.goog/archive/james-clr/works/world/ch02.htm?_x_tr_sl=auto&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www-marxists-org.translate.goog/archive/james-clr/works/world/ch02.htm?_x_tr_sl=auto&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chapitre 3 - LA GUERRE ET LA R&#201;VOLUTION RUSSE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www-marxists-org.translate.goog/archive/james-clr/works/world/ch03.htm?_x_tr_sl=auto&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www-marxists-org.translate.goog/archive/james-clr/works/world/ch03.htm?_x_tr_sl=auto&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La suite :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www-marxists-org.translate.goog/archive/james-clr/works/world/index.htm?_x_tr_sl=auto&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www-marxists-org.translate.goog/archive/james-clr/works/world/index.htm?_x_tr_sl=auto&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La question n&#232;gre par CLR James</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7714</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7714</guid>
		<dc:date>2025-03-01T23:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Esclaves Slaves</dc:subject>
		<dc:subject>Etats-Unis - USA</dc:subject>
		<dc:subject>C. L. R. James</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La question n&#232;gre &lt;br class='autobr' /&gt;
Par CLR James &lt;br class='autobr' /&gt;
1943 &lt;br class='autobr' /&gt;
Le d&#233;veloppement historique des N&#232;gres dans la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine &lt;br class='autobr' /&gt;
L'historique de la question n&#232;gre et du mouvement r&#233;volutionnaire am&#233;ricain, en g&#233;n&#233;ral, ainsi que celui du mouvement trotskyste, en particulier, rend actuellement n&#233;cessaire l'examen, m&#234;me bref, du r&#244;le des n&#232;gres dans le d&#233;veloppement politique de la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1776, les masses n&#232;gres ne jouaient aucun r&#244;le primordial et la r&#233;volution aurait eu le d&#233;veloppement (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique52" rel="directory"&gt;08- Le mouvement noir aux USA&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot53" rel="tag"&gt;Esclaves Slaves&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot250" rel="tag"&gt;Etats-Unis - USA&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot314" rel="tag"&gt;C. L. R. James&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La question n&#232;gre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par CLR James&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1943&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement historique des N&#232;gres dans la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'historique de la question n&#232;gre et du mouvement r&#233;volutionnaire am&#233;ricain, en g&#233;n&#233;ral, ainsi que celui du mouvement trotskyste, en particulier, rend actuellement n&#233;cessaire l'examen, m&#234;me bref, du r&#244;le des n&#232;gres dans le d&#233;veloppement politique de la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1776, les masses n&#232;gres ne jouaient aucun r&#244;le primordial et la r&#233;volution aurait eu le d&#233;veloppement g&#233;n&#233;ral qu'elle a eu effectivement, m&#234;me si pas un n&#232;gre n'avait v&#233;cu aux Etats-Unis. Cependant, d&#232;s que commen&#231;a la lutte r&#233;volutionnaire, les n&#232;gres oblig&#232;rent la bourgeoisie r&#233;volutionnaires &#224; comprendre les droits des n&#232;gres dans les droits de l'homme. Les n&#232;gres eux-m&#234;mes jou&#232;rent un r&#244;le important dans la lutte militaire de la r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1800 et 1830, les n&#232;gres, d&#233;sappoint&#233;s par les r&#233;sultats de la r&#233;volution, firent l'exp&#233;rience d'une s&#233;rie de r&#233;voltes. Vers 1831, la d&#233;mocratie petite bourgeoise am&#233;ricaine entra dans une p&#233;riode d'agitation d&#233;bordante d'&#233;galitarisme humanitaire. D&#233;sappoint&#233;s par leurs d&#233;faites des ann&#233;es 1800 &#224; 1830, les esclaves n&#232;gres du Sud, aid&#233;s par les N&#232;gres libres du Nord, cherch&#232;rent &#224; acqu&#233;rir leur libert&#233; par une lutte de masses. Gr&#226;ce &#224; cette action spontan&#233;e, le mouvement petit bourgeois pour les droits de l'homme fut rapidement domin&#233; par la lutte pour l'abolition de l'esclavage ; le lien qui existait entre la bourgeoisie nordiste et les planteurs sudistes dut beaucoup plus fort en 1860 que celui qui reliait la bourgeoisie coloniale et la bourgeoisie anglaise en 1776. La bourgeoisie nordiste usa de tous les moyens en son pouvoir pour &#233;viter le choc r&#233;volutionnaire. L'agitation de la petite bourgeoisie, stimul&#233;e, maintenue et renforc&#233;e pendant des ann&#233;es par le refus des masses esclaves d'accepter leur situation, fut le facteur subjectif le plus important pour d&#233;ployer dans la conscience du peuple l'id&#233;e de l'irr&#233;pressibilit&#233; du conflit. Pendant la guerre civile, l'action r&#233;volutionnaire des masses n&#232;gres du Sud joua un r&#244;le d&#233;cisif dans la victoire nordiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le mouvement agraire du Sud des ann&#233;es 1890, les fermiers et les semi-prol&#233;taires n&#232;gres, organis&#233;s d'une mani&#232;re autonome &#224; concurrence d'un million deux cent cinquante mille dans l'Alliance nationale des fermiers de couleur, constitu&#232;rent une aile active et puissante du mouvement populiste. Ils furent des partisans actifs de la scission avec le Parti R&#233;publicain et de la constitution d'un troisi&#232;me parti ayant des buts sociaux aussi bien qu'&#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'importance des N&#232;gres, en tant que force r&#233;volutionnaire, s'est d&#233;velopp&#233;e en m&#234;me temps que l'&#233;conomie am&#233;ricaine. Parall&#232;lement s'est d&#233;velopp&#233; le pr&#233;jug&#233; racial contre les N&#232;gres. Entre 1830 et 1860 les planteurs sudistes ont cultiv&#233; la th&#233;orie de l'inf&#233;riorit&#233; noire &#224; un degr&#233; d&#233;passant de tr&#232;s loin celui des temps les plus recul&#233;s de l'esclavage ; ils &#233;taient pouss&#233;s &#224; agir ainsi par les divergences croissantes qui se d&#233;veloppaient entre la d&#233;mocratie bourgeoisie en pleine croissance et les besoins de l'&#233;conomie esclavagiste. Afin de vaincre la menace terrible que constitue l'unit&#233; des blancs et des noirs en particulier celle pr&#233;conis&#233;e par le Populisme, la &#171; plantocratie &#187; sudiste &#233;leva la conscience raciale &#224; la hauteur d'un principe. Tout le pays fut impr&#233;gn&#233; de cette id&#233;e. Ainsi, au fur et &#224; mesure qu'ils sont de plus en plus int&#233;gr&#233;s dans la production, int&#233;gration qui devient de jour en jour un processus sociale, les N&#232;gres deviennent plus conscients que jamais qu'ils sont exclus des privil&#232;ges d&#233;mocratiques en tant que groupe racial s&#233;par&#233; de la communaut&#233;. Ce double ph&#233;nom&#232;ne est la cl&#233; de l'analyse marxiste de la question n&#232;gre aux Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, dans l'ensemble du pays, comme dans le monde en g&#233;n&#233;ral, les droits d&#233;mocratiques deviennent de plus en plus un br&#251;lant probl&#232;me politique &#224; cause des attaques g&#233;n&#233;ralis&#233;es de la soci&#233;t&#233; bourgeoise en d&#233;clin contre les principes de la d&#233;mocratie en g&#233;n&#233;ral. Simultan&#233;ment, l'ascension du mouvement ouvrier accroit la conscience du fait que la classe des travailleurs est une force sociale dans la r&#233;organisation de la soci&#233;t&#233;. Ainsi, le N&#232;gre dans sa lutte plus que centenaire pour les droits d&#233;mocratiques se trouve plac&#233; en face de la conscience subjective de lui-m&#234;me en tant que minorit&#233; raciale opprim&#233;e et la conscience objective des travailleurs en tant que rempart de la lutte d&#233;mocratique en g&#233;n&#233;ral dans ce pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; la lumi&#232;re de cette contradiction que nous devons &#233;tudier le d&#233;veloppement parmi les N&#232;gres de la compr&#233;hension de ce qu'est l'oppression nationale et de ce que doivent &#234;tre, &#224; l'&#233;poque actuelle, les efforts pour s'en lib&#233;rer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nationalisme n&#232;gre : premi&#232;re phase&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re r&#233;action des masses noires &#224; la consolidation du bloc sudiste fut la politique de Booker T. Washington, qui conseilla la soumission, l'apprentissage dans l'industrie, et le d&#233;veloppement des entreprises n&#232;gres. Pendant un moment, les N&#232;gres du Sud sembl&#232;rent accepter de programme. Mais en r&#233;alit&#233; naquit alors une haine furieuse mais contenue envers les blancs du fait de l'oppression, et en particulier de l'humiliation raciale &#224; laquelle les N&#232;gres &#233;taient alors soumis. L'appr&#233;ciation de ce fait est fondamentale pour comprendre un tant soit peu le probl&#232;me n&#232;gre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant la premi&#232;re guerre mondiale, les besoins de l'industrie nordiste amen&#232;rent vers le Nord des milliers de N&#232;gres. Le ressentiment tacite &#233;clata alors ouvertement, s'organisa et s'&#233;gara dans le Garveyisme. Ainsi, une explosion essentiellement nationaliste eut lieu au moment m&#234;me o&#249; les N&#232;gres s'int&#233;graient dans la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine et o&#249; ils pouvaient par cela m&#234;me s'exprimer librement. Sa premi&#232;re signification fut d'endiguer la force puissante de protestation sociale qui couvait dans le c&#339;ur des N&#232;gres. La seconde r&#233;side dans le fait qu'elle se constitua pr&#233;cis&#233;ment parce que les n&#232;gres avaient fait un progr&#232;s &#233;conomique et social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les N&#232;gres et les organisations ouvri&#232;res&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les N&#232;gres, gr&#226;ce &#224; la place qu'ils occupent en tant que section la plus opprim&#233;e du prol&#233;tariat et gr&#226;ce &#224; leur sens de l'oppression nationale, se sont toujours montr&#233;s pr&#234;ts, dans l'ensemble, &#224; se joindre aux organisations ouvri&#232;res. L'exclusion des N&#232;gres de l'A.F.L. Correspondait &#224; une p&#233;riode de collaboration de classe pratiqu&#233;e par la direction de l'A.F.L. Quand le I.W.W. Brandit le drapeau du syndicalisme militant parmi les sections les plus opprim&#233;es et les plus exploit&#233;es de la population laborieuse, les ouvriers n&#232;gres r&#233;pondirent aussi bien en tant que membres qu'en tant qu'organisateurs. De plus. l'I.W.W, donna aux N&#232;gres l'id&#233;e d'un programme social pour la r&#233;g&#233;n&#233;ration de la soci&#233;t&#233; avec laquelle les N&#232;gres ont toujours &#233;t&#233; d'accord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1932, les N&#232;gres, de m&#234;me que le reste du mouvement ouvrier, suivirent le programme du New Deal avec ses grandes promesses d'un ordre nouveau am&#233;ricain. Mais le gouvernement de Roosevelt, bien qu'ayant n&#233;cessairement compris les N&#232;gres dans son programme social pour les ch&#244;meurs, ne fit rien pour r&#233;aliser ses vagues promesses pour l'am&#233;lioration du sort des N&#232;gres opprim&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le C.I.O., &#233;tant surtout une organisation des industries lourdes, fut oblig&#233; d'organiser les N&#232;gres des grandes industries comme les aci&#233;ries et l'industrie automobile, ou bien de ne rien organiser du tout. Les masses n&#232;gres, en d&#233;pit de quelques h&#233;sitations, r&#233;pondirent magnifiquement, et aujourd'hui elles constituent des groupes puissants et progressistes dans plusieurs syndicats du C.I.O.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette participation au mouvement syndical actif est indubitablement d'une grande signification, non seulement pour la classe ouvri&#232;re en g&#233;n&#233;ral, mais pour le peuple n&#232;gre. Cependant, la lutte principale des masses n&#232;gres des Etats-Unis a &#233;t&#233; et, jusqu'&#224; l'accomplissement du socialisme, continuera &#224; &#234;tre leur lutte pour les droits d&#233;mocratiques en tant que minorit&#233; nationale opprim&#233;e. Leur entr&#233;e dans les rangs des organisations ouvri&#232;res n'amoindrit pas leur sens de l'oppression nationale. Au contraire, elle l'accro&#238;t et, en plein accord avec le r&#244;le qu'elles Jou&#232;rent dans les crises r&#233;volutionnaires pass&#233;es et dans le d&#233;veloppement des antagonismes de la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine, cette action autonome des masses n&#232;gres joue d&#233;j&#224; un r&#244;le li&#233; &#224; celui du prol&#233;tariat am&#233;ricain qui constitue un des &#233;l&#233;ments les plus importants de la lutte cour le socialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nationalisme n&#232;gre : seconde phase !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tumultueuse situation mondiale, l'&#233;touffement de la d&#233;mocratie par l'imp&#233;rialisme anglo-am&#233;ricain et les revendications croissantes des travailleurs organis&#233;s des &#201;tats-Unis pour l'extension de plus en plus grande des droits d&#233;mocratiques, ces revendications stimul&#232;rent chez le peuple n&#232;gre, au commencement de la deuxi&#232;me guerre mondiale, un d&#233;sir plus intense que jamais de lutter pour l'&#233;galit&#233;. Pouss&#233; par les n&#233;cessit&#233;s de la guerre, le gouvernement de Roosevelt appela le peuple am&#233;ricain &#224; faire de grands sacrifices n&#233;cessaires &#224; la guerre, au nom de la d&#233;mocratie. En m&#234;me temps, cependant, les besoins sp&#233;ciaux et les pratiques de la soci&#233;t&#233; sudiste et de l'industrie en g&#233;n&#233;ral fortifi&#232;rent, gr&#226;ce au pr&#233;jug&#233; racial maintenant bien &#233;tabli dans la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine, toute interdiction &#224; l'extension des droits d&#233;mocratiques au peuple n&#232;gre. Au contraire, les pers&#233;cutions et les discriminations de la premi&#232;re guerre mondiale ont &#233;t&#233; intensifi&#233;es. Les attaques violentes et les humiliations auxquelles les n&#232;gres on ! &#233;t&#233; soumis, dans l'arm&#233;e en particulier, ont soulev&#233; l'indignation des masses n&#232;gres &#224; un haut degr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les n&#232;gres ont r&#233;pondu par une offensive g&#233;n&#233;ralis&#233;e dans tout le pays. Cette offensive, qui a pour but surtout l'obtention du droit d'entr&#233;e dans l'Industrie et aussi dans les syndicats de Jim Crow, s'est exprim&#233;e non seulement par des mouvements de masses mais par une d&#233;termination croissante de lutter d'une mani&#232;re individuelle et souvent terroriste contre toute manifestation de sup&#233;riorit&#233; de la part des blancs. Les jeunes n&#232;gres en particulier marchent maintenant dans les rues de beaucoup de villes avec la d&#233;termination de se d&#233;fendre. Et dans des &#201;tats comme la Virginie, les Carollnes et le Tennessee, leur attitude dans les tramways, leur soumission pleine de ressentiment aux vieilles lois de Jim Crow a cr&#233;&#233; un degr&#233; de tension sociale inconnue dans ces r&#233;glons depuis deux g&#233;n&#233;rations. Ceci a &#233;t&#233; une des causes essentielles qui a contribu&#233; &#224; cr&#233;er les &#233;ruptions racistes qui ont eut lieu dans diff&#233;rentes r&#233;gions du pays, L'Attorney general des Etats-Unis a fait la proposition fantastique et sans pr&#233;c&#233;dent d'interdire aux n&#232;gres de venir dans les cit&#233;s nordistes et a exprim&#233; publiquement ses craintes de rixes racistes imminentes. Il est caract&#233;ristique de la banqueroute de la bourgeoisie, face &#224; l'offensive massive des noirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le caract&#232;re et le haut degr&#233; de d&#233;veloppement de l'offensive g&#233;n&#233;ralis&#233;e des n&#232;gres a son expression caract&#233;ristique &#224; Harlem. Harlem est la concentration n&#232;gre urbaine la plus vaste de tout le pays. C'est l'endroit o&#249; les n&#232;gres se sentent le plus en s&#251;ret&#233;, les plus libres et partant le plus capables l'exprimer leur ressentiment. C'est donc pr&#233;cis&#233;ment &#224; Harlem qu'apparaissent le plus violemment les sentiments nationalistes n&#232;gres et les protestations sociales les plus profondes. En 1935 les n&#232;gres de Harlem firent une manifestation spontan&#233;e contre leurs conditions sociales en g&#233;n&#233;ral et en particulier contre le fait qu'ils n'&#233;taient pas employ&#233;s dans les magasins de Harlem. Les manifestations marqu&#232;rent le d&#233;but d'un mouvement qui amena des corrections substantielles &#224; cette injustice. En 1941 la communaut&#233; de Harlem organisa et mena &#224; la victoire une manifestation contre le refus d'employer des n&#232;gres comme conducteurs d'autobus. Des actions semblables ou des tentatives d'actions prirent place sur tout le territoire, sauf dans la partie la plus profonde du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les n&#232;gres ne se satisfont pas de manifestations locales ou simplement r&#233;gionales. Hautement significative est l'expression organis&#233;e de leur l'es sentiment. En 1940, le conseiller Powell, r&#233;alisant la n&#233;cessit&#233; de donner une expression organis&#233;e a l'&#233;chelle nationale de ce ressentiment, essaya de convoquer une conf&#233;rence nationale des leaders n&#232;gres &#224; New York. Le mouvement ne se mat&#233;rialisa pas, mais vers 1941, la pression des masses n&#232;gres for&#231;a la formation d'une organisation ayant pour but de marcher sur Washington et de faire une protestation violente &#224; l'&#201;tat contre l'oppression nationale des N&#232;gres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants n&#232;gres petits bourgeois vivent leurs organisations du N.A.A.C.P. et de l'Urban League rejet&#233;es toutes deux par les masses n&#232;gres comme incapables de satisfaire leurs revendications. Ils trembl&#232;rent devant cette pouss&#233;e puissante des masses n&#232;gres pr&#234;tes &#224; affronter l'&#201;tat capitaliste avec un esprit conscient de l'injustice dont elles sont victimes. Dans les personnes de A. Philip Randolph et de Walter White, Ils se h&#226;t&#232;rent de se mettre &#224; la t&#234;te du mouvement et de le diriger imm&#233;diatement vers le gouvernement Roosevelt qui se transforma lui-m&#234;me en dirigeant du peuple n&#232;gre sous les dehors de la Commission pour des pratiques justes dans l'emploi (F.E.P.C.). Les masses n&#232;gres attendirent patiemment que la F.E.P.C. r&#233;solve leurs probl&#232;mes dans l'industrie et, dans l'&#201;tat capitaliste, am&#233;liore la situation des n&#232;gres dans l'arm&#233;e. Du fait de l'incapacit&#233; du gouvernement Roosevelt et de la F.E.P.C &#224; am&#233;liorer l'injustice dont elles souffraient, les masses n&#232;gres se d&#233;cid&#232;rent &#224; prendre leur propre sort entre leurs mains. L'expression la plus caract&#233;ristique de ce sentiment fut la manifestation de Harlem &#224; laquelle particip&#232;rent plusieurs milliers de personnes, regard&#233;e avec sympathie par la grande majorit&#233; des habitants de Harlem et des n&#232;gres de tout le territoire am&#233;ricain. Examin&#233;e dans son ensemble elle peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme une des manifestations les plus caract&#233;ristiques depuis le mouvement de Garvey de l'ind&#233;pendance protestataire sur le plan social de la part des N&#232;gres. Elle ne concernait pas seulement l'habitat mis&#233;rable, l'insuffisance des terrains de jeux ou la pauvret&#233; croissante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La manifestation de Harlem, de m&#234;me que la gr&#232;ve des mineurs, repr&#233;sente une &#233;tape significative dans le d&#233;veloppement de la lutte contre la soci&#233;t&#233; capitaliste. La gr&#232;ve des mineurs n'&#233;tait pas seulement caus&#233;e par l'Injustice imm&#233;diate dont souffraient les mineurs mais par le degr&#233; de d&#233;veloppement atteint par le prol&#233;tariat am&#233;ricain dans son ensemble. Les mineurs firent ce que des millions d'Am&#233;ricains voulaient faire. La manifestation de Harlem est &#233;galement une indication des sentiments de la grande majorit&#233; des n&#232;gres de ce pays. Ces deux manifestations sont, dans leur force et dans leur faiblesse, les deux plus importants indices du ressentiment croissant des masses contre la soci&#233;t&#233; existante : c'est-&#224;-dire la soci&#233;t&#233; capitaliste, ressentiment r&#233;sultant de la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, les leaders n&#232;gres petit bourgeois ont produit un manifeste politique qui, en d&#233;pit de toutes ses faiblesses prouve que le peuple n&#232;gre, dans l'ensemble, a adopt&#233; une attitude critique, en tant que N&#232;gres, - vis-&#224;-vis &#224; la fols du Parti R&#233;publicain et du Parti D&#233;mocrate. Les N&#232;gres qui protestent dans la rue et les petits bourgeois timides et h&#233;sitants ont atteint aujourd'hui un niveau tel dans leur &#233;volution que comme toujours dans le pass&#233;, le prochain pas historique qui leur reste &#224; faire est l'unit&#233; avec la classe r&#233;volutionnaire : c'est-&#224;-dire aujourd'hui le prol&#233;tariat am&#233;ricain. Dans la mesure o&#249; les N&#232;gres sont plus int&#233;gr&#233;s dans l'industrie et les syndicats, leur conscience de race opprim&#233;e et leur ressentiment contre cette oppression deviennent de plus en plus grands, et non moindres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le double d&#233;veloppement du peuple n&#232;gre pendant ces derni&#232;res ann&#233;es pose des probl&#232;mes exceptionnels et offre des occasions exceptionnelles au prol&#233;tariat am&#233;ricain et partant au part ! r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le prol&#233;tariat am&#233;ricain et la question n&#232;gre aujourd'hui&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le prol&#233;tariat am&#233;ricain est la classe dont le r&#244;le objectif &#224; l'&#233;tape pr&#233;sente est de r&#233;soudre les probl&#232;mes fondamentaux de la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine. Toute analyse th&#233;orique du probl&#232;me n&#232;gre contemporain doit donc commencer par le lien croissant qui doit exister entre la lutte des n&#232;gres et les luttes g&#233;n&#233;rales du prol&#233;tariat, en tant que dirigeant des classes opprim&#233;es de la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	A l'&#233;tape pr&#233;sente du capitalisme am&#233;ricain le grand danger pour les masses est le fascisme. Les &#233;v&#233;nements de Detroit et d'ailleurs ont d&#233;montr&#233; que les &#233;l&#233;ments fascistes exploitent jusqu'&#224; la derni&#232;re limite le probl&#232;me n&#232;gre aux &#201;tats-Unis afin de semer la confusion, de d&#233;sorganiser et de diviser les grandes masses populaires et de d&#233;router le leader naturel de la lutte contre le fascisme : la classe ouvri&#232;re organis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	La bourgeoisie am&#233;ricaine, qu'elle soit d&#233;mocrate ou r&#233;publicaine, est parfaitement au courant de la nature permanente de la crise agricole et a d&#233;j&#224; prouv&#233; sa d&#233;termination de corrompre les paysans en vue de la maintenir contre les organisations ouvri&#232;res. Cependant, les ouvriers agricoles et tout le prol&#233;tariat paysan sont ins&#233;parables dans le cadre de la soci&#233;t&#233; capitaliste. La solution du probl&#232;me agraire aux &#201;tats-Unis r&#233;side dans le prol&#233;tariat et toute solution est li&#233;e automatiquement &#224; la situation sociale g&#233;n&#233;rale de millions de n&#232;gres des &#201;tats sudistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Le Sud pr&#233;sente le probl&#232;me le plus grave de la d&#233;mocratie aux &#201;tats-Unis. Les reliquats &#233;conomiques de l'esclavage, une paysannerie nombreuse et sans propri&#233;t&#233;, le d&#233;veloppement sur une grande &#233;chelle, surtout des industries extractives, le transfert de l'industrie textile du Nord, un mouvement ouvrier qui se d&#233;veloppe de plus en plus ; tout cela est p&#233;n&#233;tr&#233; d'un syst&#232;me de castes comparable &#224; rien d'autre dans le monde moderne. Pour faire tenir ensemble ces &#233;l&#233;ments divers et contradictoires, il existe une superstructure politique avec les formes ext&#233;rieures de la d&#233;mocratie bourgeoise. Ce conglom&#233;rat extraordinaire de forces explosives est situ&#233;, non pas comme aux Indes, &#224; des milliers de kilom&#232;tres de la m&#233;tropole, mais au c&#339;ur m&#234;me de la d&#233;mocratie bourgeoise la plus avanc&#233;e du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arm&#233;s de la th&#233;orie de Trotsky sur la r&#233;volution permanente que nous devons appliquer dans notre pays, aussi bien que dans les autres pays, le parti Bolchevik doit &#234;tre capable de pr&#233;voir le &#171; t&#233;lescopage &#187; de la r&#233;volution industrielle, agricole et sociale dans le Sud. Ces contradictions se d&#233;veloppent &#224; un moment o&#249; le fascisme, l'ennemi de la d&#233;mocratie et le d&#233;fenseur le plus &#233;loquent de la domination raciale, fait l'exp&#233;rience de d&#233;faites &#233;clatantes aux prix de grands sacrifices de la part du peuple am&#233;ricain. L'hypocrisie grossi&#232;re qu'il comporte a p&#233;n&#233;tr&#233; profond&#233;ment dans l'esprit des n&#232;gres du Sud. La familiarit&#233; avec cette situation et l'acceptation comparative par les masses, en particulier les masses n&#232;gres, dans le pass&#233;, ne doit pas affaiblir notre compr&#233;hension du potentiel dynamique que la situation repr&#233;sente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est possible qu'avant que les forces &#233;conomiques et politiques g&#233;n&#233;rales du Sud aient atteint leur point d'explosion, les masses n&#232;gres puissent par leurs actions ind&#233;pendantes de masses poser toutes les questions purement en termes d'&#233;galit&#233; des droits n&#232;gres. Quelle que soit l'allure du d&#233;veloppement g&#233;n&#233;ra ! ou les formes qu'il peut prendre, nous devons nous attendre &#224; ce que dans le cours de la prochaine p&#233;riode, la p&#233;riode de la crise sociale en Am&#233;rique, le prol&#233;tariat am&#233;ricain, dans l'ensemble, se trouve plac&#233; en face de ce probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	M&#234;me aujourd'hui, dans les luttes quotidiennes pour les droits d&#233;mocratiques, les propri&#233;taires et les industriels sudistes se sont r&#233;v&#233;l&#233;s &#234;tre les ennemis irr&#233;ductibles, non seulement de la classe ouvri&#232;re, mais des droits d&#233;mocratiques du peuple am&#233;ricain dans son ensemble. De larges sections de la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine, en particulier les travailleurs organis&#233;s et la majorit&#233; des N&#232;gres du Nord sont maintenant pleinement conscients de cela et sont &#233;galement conscients que la base de la puissance politique sudiste est la d&#233;gradation &#233;conomique et raciale des N&#232;gres du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des quatre points ci-dessus, certaines conclusions d'une extr&#234;me importance pour le prol&#233;tariat am&#233;ricain peuvent &#234;tre tir&#233;es. En Am&#233;rique, comme dans tout autre pays, une lutte fondamentale existe entre le prol&#233;tariat et la bourgeoisie pour le contr&#244;le des sources &#233;conomiques de la puissance sociale et politique. Mais dans tous les pays cette lutte rev&#234;t des formes historiques sp&#233;ciales. C'est la t&#226;che du parti r&#233;volutionnaire, tout d'abord, de s'&#233;clairer lui-m&#234;me afin d'&#234;tre capable d'&#233;clairer le prol&#233;tariat sur le r&#244;le crucial du probl&#232;me n&#232;gre dans la d&#233;fense de ses propres positions et la reconstruction de la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question n&#232;gre en tant que question nationale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces 14 millions de n&#232;gres des &#201;tats-Unis sont soumis &#224; toutes les vari&#233;t&#233;s concevables de l'oppression &#233;conomique et de la discrimination sociale et politique. Ces tortures sont, dans une large mesure, sanctifi&#233;es par la loi et pratiqu&#233;es sans aucune honte par tous les organes gouvernementaux. Les n&#232;gres, toutefois, sont et ont &#233;t&#233; pendant plusieurs si&#232;cles et dans tous les sens du mot Am&#233;ricains. Ils ne sont pas s&#233;par&#233;s de leurs oppresseurs par des diff&#233;rences de culture, des diff&#233;rences de religion, de langage, comme les habitants de l'Inde ou de l'Afrique. Ils ne sont pas m&#234;me r&#233;gionalement s&#233;par&#233;s du reste de la communaut&#233; comme les groupes nationaux de Russie, d'Espagne ou de Yougoslavie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les n&#232;gres sont en majorit&#233; des prol&#233;taires ou des semi-prol&#233;taires et, partant, la lutte des n&#232;gres est fondamentalement une question de classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les n&#232;gres ne constituent pas une nation, mais &#224; cause de leur situation sp&#233;ciale, leur groupement isol&#233; du reste de la population, l'oppression &#233;conomique, sociale et politique dont ils sont victimes, la diff&#233;rence de couleur qui les singularise si facilement du reste de la communaut&#233;, leur probl&#232;me devient le probl&#232;me d'une minorit&#233; nationale. La question n&#232;gre fait partie de la question nationale mais non pas la question &#171; nationale &#187;. Cette minorit&#233; nationale est plus facilement distincte du reste de la communaut&#233; par ses caract&#233;ristiques raciales. Mais la question n&#232;gre est une question de race et non de &#171; race &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'opposition qui existe entre leur situation et les privil&#232;ges dont jouissent ceux qui les entourent a toujours fait des n&#232;gres la section de la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine la plus r&#233;ceptive aux id&#233;es r&#233;volutionnaires et aux solutions radicales des probl&#232;mes sociaux. Les luttes de la classe ouvri&#232;re blanche contre la loi objective du capitalisme et pour des buts subjectifs concrets, &#224; la veille m&#234;me de la r&#233;volution, ne peut se manifester enti&#232;rement en termes concrets et positifs. Les n&#232;gres, au contraire, luttent et continueront &#224; lutter objectivement contre le capital, mais &#224; rencontre des travailleurs blancs, ils luttent pour des droits d&#233;mocratiques tr&#232;s concrets et objectifs qu'ils voient autour d'eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais toute l'histoire des &#201;tats-Unis et celle du r&#244;le des n&#232;gres dans l'&#233;conomie et la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine sont une preuve constante du fait qu'il est impossible aux n&#232;gres de conqu&#233;rir l'&#233;galit&#233; sous le r&#233;gime capitaliste am&#233;ricain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement de la soci&#233;t&#233; capitaliste am&#233;ricaine et le r&#244;le que les n&#232;gres y jouent sont tels que la lutte des noirs pour ses droits d&#233;mocratiques met les n&#232;gres presque imm&#233;diatement face &#224; face avec le capitalisme et avec l'&#201;tat. Le soutien des marxistes de la lutte des n&#232;gres pour les droits d&#233;mocratiques ne constitue pas une concession de leur part. Aux &#201;tats-Unis aujourd'hui cette lutte constitue une part directe de la lutte pour le socialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte nationale et la lutte pour le socialisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les probl&#232;mes s&#233;rieux issus de la question n&#232;gre tournent autour du lien qui existe entre les actions ind&#233;pendantes des masses n&#232;gres pour les droits d&#233;mocratiques et la lutte de la classe ouvri&#232;re pour le socialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au IIe Congr&#232;s de l'Internationale Communiste, les th&#232;ses de L&#233;nine distinguent comme exemples de la question nationale et coloniale la question irlandaise et la question des n&#232;gres d'Am&#233;rique. L&#233;nine basait ses appr&#233;ciations sur une &#233;tude serr&#233;e de la situation &#233;conomique des n&#232;gres aux &#201;tats-Unis et de la R&#233;volte Irlandaise en 1916.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le d&#233;veloppement historique de la lutte des n&#232;gres aux &#201;tats-Unis et ses rapports avec la lutte des classes r&#233;volutionnaires prouve que l'analyse l&#233;niniste de la question n&#232;gre comme partie de la question nationale constitue la m&#233;thode juste avec laquelle on doit aborder ce probl&#232;me. Il est donc n&#233;cessaire d'avoir une conception pr&#233;cise et claire de l'application de cette m&#233;thode. L'exemple le meilleur en est l'appr&#233;ciation de L&#233;nine de la R&#233;volte Irlandaise pendant la premi&#232;re guerre mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;nine souhaite illustrer la lutte sp&#233;cifiquement nationaliste de la R&#233;volte Irlandaise dans ses relations avec la lutte socialiste du prol&#233;tariat britannique contre l'imp&#233;rialisme britannique. Il se sert de l'exp&#233;rience de la R&#233;volution Russe de 1905 qui prit place exclusivement dans le cadre des limites nationales de la Russie. Il utilise &#233;galement non pas les luttes des minorit&#233;s nationales opprim&#233;es, mais la lutte de la petite bourgeoisie des paysans et des autres groupes non prol&#233;tariens, interm&#233;diaires entre les classes, en rapport avec la lutte du prol&#233;tariat russe. Nous avons ainsi une illustration concr&#232;te de l'application de la m&#233;thode &#224; des groupes et des classes superficiellement divers mais fondamentalement semblables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	La r&#233;volution russe de 1905 a &#233;t&#233; une r&#233;volution d&#233;mocratique bourgeoise. Elle a consist&#233; en une s&#233;rie de batailles livr&#233;es par toutes les classes, groupes et &#233;l&#233;ments m&#233;contents de la population. Parmi eux, il y avait des masses aux pr&#233;jug&#233;s les plus barbares, luttant pour les objectifs les plus vagues et les plus fantastiques, il y avait des groupuscules qui recevaient de l'argent japonais, il y avait des sp&#233;culateurs et des aventuriers, etc. Objectivement, le mouvement des masses &#233;branlait le tsarisme et frayait la voie &#224; la d&#233;mocratie, et c'est pourquoi les ouvriers conscients &#233;taient &#224; sa t&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux &#201;tats-Unis, la r&#233;volution socialiste consistera en une s&#233;rie de batailles auxquelles les classes, groupes et &#233;l&#233;ments m&#233;contents de tous les types participeront selon leur propre voie et formeront une force qui contribuera aux grandes luttes ultimes qui seront guid&#233;s par le prol&#233;tariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	La r&#233;volution socialiste en Europe ne peut pas &#234;tre autre chose que l'explosion de la lutte de masse des opprim&#233;s et m&#233;contents de toute esp&#232;ce. Des &#233;l&#233;ments de la petite bourgeoisie et des ouvriers arri&#233;r&#233;s y participeront in&#233;vitablement - sans cette participation, la lutte de masse n'est pas possible, aucune r&#233;volution n'est possible - et, tout aussi in&#233;vitablement, ils apporteront au mouvement leurs pr&#233;jug&#233;s, leurs fantaisies r&#233;actionnaires, leurs faiblesses et leurs erreurs. Mais, objectivement, ils s'attaqueront au capital, et l'avant-garde consciente de la r&#233;volution, le prol&#233;tariat avanc&#233;, qui exprimera cette v&#233;rit&#233; objective d'une lutte de masse disparate, discordante, bigarr&#233;e, &#224; premi&#232;re vue sans unit&#233;, pourra l'unir et l'orienter, conqu&#233;rir le pouvoir, s'emparer des banques, exproprier les trusts ha&#239;s de tous (bien que pour des raisons diff&#233;rentes !)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux &#201;tats-Unis, la r&#233;volution sociale est impossible sans les luttes ind&#233;pendantes des masses n&#232;gres, quels que soient les pr&#233;jug&#233;s, les fantaisies r&#233;actionnaires, la faiblesse et les erreurs de ces luttes. La composition prol&#233;tarienne du peuple n&#232;gre et la croissance du mouvement ouvrier offrent des possibilit&#233;s au peuple n&#232;gre de perdre ces pr&#233;jug&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	La lutte des nations opprim&#233;es en Europe, capable d'en arriver &#224; des insurrections et &#224; des combats de rues, &#224; la violation de la discipline de fer de l'arm&#233;e et &#224; l'&#233;tat de si&#232;ge, &#171; aggravera la crise r&#233;volutionnaire en Europe &#187; infiniment plus qu'un soul&#232;vement de bien plus grande envergure dans une colonie lointaine. A force &#233;gale, le coup port&#233; au pouvoir de la bourgeoisie imp&#233;rialiste anglaise par l'insurrection en Irlande a une importance politique cent fois plus grande que s'il avait &#233;t&#233; port&#233; en Asie ou en Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les coups port&#233;s par une minorit&#233; nationale opprim&#233;e aussi li&#233;e &#224; la structure sociale des &#201;tats-Unis que l'est la minorit&#233; n&#232;gre, renferment une signification politique d'une plus grande importance dans ce pays qu'un coup port&#233; par tout autre section de la population except&#233; le prol&#233;tariat organis&#233; lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	La dialectique de l'histoire fait que les petites nations, impuissantes en tant que facteur ind&#233;pendant dans la lutte contre l'imp&#233;rialisme, jouent le r&#244;le d'un des ferments, d'un des bacilles, qui favorisent l'entr&#233;e en sc&#232;ne de la force v&#233;ritablement capable de lutter contre l'imp&#233;rialisme, &#224; savoir : le prol&#233;tariat socialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux &#201;tats-Unis, les n&#232;gres sont indubitablement d&#233;nu&#233;s du pouvoir de r&#233;aliser leur &#233;mancipation compl&#232;te ou m&#234;me substantielle en tant que facteur ind&#233;pendant dans la lutte contre le capitalisme am&#233;ricain. Mais le r&#244;le historique des n&#232;gres aux &#201;tats-Unis est tel, et leur relation avec le prol&#233;tariat am&#233;-ricain est telle que leurs luttes ind&#233;pendantes constituent le stimulant le plus fort dans la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine pour faire reconna&#238;tre au prol&#233;tariat am&#233;ricain quelles sont ses r&#233;elles responsabilit&#233;s vis-&#224;-vis du processus national, dans son ensemble et quelle force il repr&#233;sente contre l'Imp&#233;rialisme am&#233;ricain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation id&#233;ale serait que la lutte du groupe minoritaire soit organis&#233;e et conduite par le prol&#233;tariat. Mais faire de cela la condition sine qua non du soutien de la lutte des groupes non-prol&#233;tariens, semi-prol&#233;tariens ou sans conscience de classe est une r&#233;pudiation de toute la th&#233;orie et de la pratique marxistes. Ainsi, il est absolument faux de conclure que la lutte ind&#233;pendante des masses n&#232;gres pour leurs droits d&#233;mocratiques doit &#234;tre consid&#233;r&#233;e seulement comme une &#233;tape pr&#233;liminaire vers la reconnaissance par les n&#232;gres que la vraie lutte est la lutte pour le socialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement marxiste et la question n&#232;gre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement marxiste aux &#201;tats-Unis n'a pas r&#233;ussi, &#224; quelques exceptions pr&#232;s, &#224; comprendre le fait que la question n&#232;gre fait partie de la question nationale. Ceci n'est pas surprenant car il a t&#233;moign&#233; peu d'int&#233;r&#234;t aux n&#232;gres, sauf lorsqu'il &#233;tait stimul&#233; directement et avec insistance par le mouvement international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement socialiste de Debs consid&#233;rait tout appel au peuple n&#232;gre comme contraire &#224; l'esprit du socialisme. Randolph a fait appel aux n&#232;gres pour qu'ils deviennent socialistes, mais se montre lui-m&#234;me incapable d'appr&#233;hender le mouvement nationaliste du Garveyisme qui pr&#233;valait &#224; l'&#233;poque. Le parti communiste presque jusqu'en 1928 &#233;tait incapable de comprendre et la signification de la question n&#232;gre aux Etats-Unis et la m&#233;thode de travail n&#233;cessaire pour l'aborder. Ce ne fut que gr&#226;ce &#224; l'Intervention radicale de l'I.C., quel que f&#251;t le but qu'elle poursuivait, que le parti communiste en 1929 commen&#231;a &#224; aborder s&#233;rieusement la question n&#232;gre. En d&#233;pit de nombreuses exag&#233;rations, le tournant vers ce probl&#232;me fut sain et efficace, mais il fut s&#233;rieusement handicap&#233; par l'adoption d'une politique de soutien &#224; l'auto-d&#233;termination de la Ceinture Noire. En 1936 avec le nouveau tournant de l'I.C. vers le social patriotisme, le travail du parti communiste parmi les n&#232;gres commen&#231;a &#224; se d&#233;t&#233;riorer progressivement. Le mouvement trotskyste depuis ses origines, de 1928 &#224; 1938, t&#233;moigna encore moins d'int&#233;r&#234;t &#224; la question n&#232;gre que le parti communiste, et, cette fois encore, ce fut sous l'influence de l'organisation internationale que le mouvement marxiste am&#233;ricain s'int&#233;ressa activement &#224; la question n&#232;gre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky et la question n&#232;gre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky commen&#231;a &#224; prendre un int&#233;r&#234;t sp&#233;cial &#224; la question n&#232;gre d&#232;s qu'il s'attaqua lui-m&#234;me aux probl&#232;mes am&#233;ricains du point de vue de la constitution d'une organisation trotskyste r&#233;volutionnaire. Depuis ce temps-l&#224; il ne cessa de mettre l'accent sur l'importance de cette question. Bien que non ordon-n&#233;es et dans une certaine mesure accidentelles, ces discussions et ces conversations sont organis&#233;es gr&#226;ce &#224; la mani&#232;re tr&#232;s homog&#232;ne dont les questions y sont trait&#233;es et r&#233;unies toutes ensemble, elles constituent un exemple remarquable d'analyse marxiste pour tout travail n&#232;gre aux Etats-Unis. Dans toute r&#233;solution sur la question n&#232;gre &#224; l'&#233;poque actuelle, il est n&#233;cessaire de r&#233;sumer bri&#232;vement les id&#233;es de Trotsky.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la question de l'auto-d&#233;termination, Trotsky pensait que les diff&#233;rences qui existent entre les Indes, la Catalogne, la Pologne, etc. et la situation des n&#232;gres aux &#201;tats-Unis n'&#233;taient pas d&#233;cisives. En d'autres termes, la question n&#232;gre faisait partie pour lui de la question nationale. Il s'opposait fermement &#224; tous ceux qui dans la IVe Internationale rejetaient tout de go le principe de l'auto-d&#233;termination pour les n&#232;gres des &#201;tats-Unis. Dans une discussion datant de 1939, Trotsky d&#233;clarait qu'il ne proposait pas que le parti invoqu&#226;t le mot d'ordre de l'auto-d&#233;termination pour les n&#232;gres am&#233;ricains, mais il insista sur le fait que le parti devait se d&#233;clarer pr&#234;t &#224; lutter avec les n&#232;gres sur le mot d'ordre de l'auto-d&#233;termination, &#224; quelque moment que ceux-ci la revendiquent. Trotsky insistait sur le fait que si les n&#232;gres d&#233;cidaient, sous la pouss&#233;e d'&#233;v&#233;nements historiques impr&#233;vus (par exemple une p&#233;riode de fascisme aux &#201;tats-Unis) de lutter pour l'auto-d&#233;termination, la lutte serait de toute fa&#231;on progressive, pour la raison bien simple que cette auto-d&#233;termination ne pourrait &#234;tre obtenue qu'&#224; travers une guerre contre le capitalisme am&#233;ricain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les id&#233;es de Trotsky sur la question n&#232;gre sont contenues tr&#232;s clairement, quoique incompl&#232;tement, dans une discussion datant de 1939. En abordant le travail n&#232;gre, Trotsky se basait sur les sentiments des masses n&#232;gres r&#233;elles aux U.S.A. et le fait que leur oppression en tant que n&#232;gres est si forte qu'ils la ressentent &#224; chaque instant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De tous ceux qui souffrent de l'oppression et de la discrimination, les n&#232;gres furent de tout temps les plus opprim&#233;s et les plus discrimin&#233;s au sein m&#234;me du milieu le plus dynamique de la classe ouvri&#232;re. Le parti devrait dire aux &#233;l&#233;ments conscients parmi les n&#232;gres qu'ils ont &#233;t&#233; convoqu&#233;s par le processus historique pour prendre leur place &#224; l'avant-garde de la lutte de la classe ouvri&#232;re pour le socialisme. Trotsky disait aussi que si le parti &#233;tait incapable de se tracer une voie pour atteindre cette couche de la soci&#233;t&#233;, dans laquelle il donnait aux n&#232;gres une place tr&#232;s importante, cela signifierait qu'il s'avoue lui-m&#234;me incapable d'aller vers la r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que conscient du r&#244;le des n&#232;gres dans l'avant-garde, Trotsky, toutefois mettait toujours l'accent sur la conscience que devaient avoir les n&#232;gres d'&#234;tre une minorit&#233; opprim&#233;e &#224; l'&#233;chelle nationale. Chaque fois que cela &#233;tait possible, il insistait sur la conclusion politique qui devait &#234;tre tir&#233;e de la situation politique sp&#233;ciale des n&#232;gres sous le capitalisme am&#233;ricain pendant 300 ans. Il pr&#233;voyait sauvent des r&#233;voltes violentes parmi les n&#232;gres &#224; l'occasion desquelles ils se vengeraient de toute l'oppression et de toutes les humiliations dont ils ont souffert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky s'int&#233;ressa beaucoup au mouvement de Garvey en tant qu'expression des sentiments spontan&#233;s des masses n&#232;gres, sontan&#233;it&#233; qui le pr&#233;occupait essentiellement. Il recommandait sp&#233;cialement au parti d'&#233;tudier l'attitude des n&#232;gres pendant la guerre civile pour comprendre la question n&#232;gre aujourd'hui. Il recommandait l'&#233;tude du mouvement de Garvey en tant qu'indication indispensable pour le parti s'il voulait trouver la voie qui m&#232;ne vers les masses noires. Il approuvait l'id&#233;e d'une organisation ind&#233;pendante de masse du peuple n&#232;gre, form&#233;e gr&#226;ce &#224; l'instrument du parti. La mani&#232;re g&#233;n&#233;rale dont il abordait ie probl&#232;me n&#232;gre peut se caract&#233;riser par le fait suivant : il pensait que dans certaines occasions le parti r&#233;volutionnaire pouvait retirer son propre candidat aux &#233;lections pour le congr&#232;s et soutenir un d&#233;mocrate n&#232;gre pr&#233;sent&#233; par une communaut&#233; n&#232;gre soucieuse d'avoir son propre repr&#233;sentant. Dans toutes ces id&#233;es Trotsky ne fait qu'appliquer &#224; la lutte concr&#232;te le principe fondamental compris dans le droit de l'auto-d&#233;termination.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aucune t&#226;che n'est plus urgente que la collection et la publication des textes et des id&#233;es de Trotsky sur la question n&#232;gre aux &#201;tats-Unis, ainsi que leur &#233;tude s&#233;rieuse par tous les membres du parti et leur divulgation sous une forme organis&#233;e parmi le prol&#233;tariat et les masses n&#232;gres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me partie : Le Workers Party et le travail n&#232;gre dans le mouvement ouvrier organis&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me du parti se divise donc en deux parties : 1&#176;) les luttes du prol&#233;tariat am&#233;ricain pour le socialisme et sus relations avec la lutte des n&#232;gres pour les droits d&#233;mocratiques ; 2&#176;) les luttes ind&#233;pendantes des n&#232;gres pour les droits d&#233;mocratiques et leur rapport avec la lutte du prol&#233;tariat pour le socialisme. Sous aucun pr&#233;texte ces deux &#233;l&#233;ments s&#233;par&#233;s ne peuvent &#234;tre confondus et trait&#233;s ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Workers Party aborde le travail n&#232;gre dans les organisations ouvri&#232;res en basant son action sur la crise sociale et sur la pr&#233;paration du prol&#233;tariat &#224; la r&#233;volution socialiste. Aujourd'hui une des plus grandes faiblesses subjectives du prol&#233;tariat am&#233;ricain vient du fait qu'il n'est pas conscient de l'opposition qui existe entre le travail et le capital dans la direction du pays. Ceci &#233;tant, om s'ensuit que les autres classes, &#233;l&#233;ments et groupes opprim&#233;s et m&#233;contents n'ont pas encore appris &#224; consid&#233;rer la classe ouvri&#232;re comme poss&#233;dant la solution radicale ou m&#234;me &#171; r&#233;formiste &#187; &#224; leur probl&#232;me. Les classes n'apprennent de telles le&#231;ons que par des exp&#233;riences massives &#224; l'&#233;chelle nationale, ce n'est qu'aux derni&#232;res &#233;tapes de la r&#233;volution que la paysannerie russe apprit que le prol&#233;tariat &#233;tait son leader. D&#233;j&#224;, une action ind&#233;pendante des masses n&#232;gres du Nord &#233;veille enfin les organisations ouvri&#232;res et les am&#232;nent &#224; la conscience du fait qu'elles doivent aborder le probl&#232;me n&#232;gre non seulement comme syndical mais comme un probl&#232;me social et national, ce nouveau processus aide a clarifier et &#224; d&#233;finir les t&#226;ches du parti,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parti continue, comme il l'a fait dans le pass&#233;, &#224; faire de l'agitation pour l'&#233;galit&#233; des droits et l'abolition des lois de Jim Crow dans tous les aspects de la vie industrielle et syndicale. Le parti enregistre avec une grande satisfaction les progr&#232;s remarquables faits par le C.I.O. dans son appr&#233;ciation du probl&#232;me n&#232;gre en tant que probl&#232;me syndical. Le parti lutte contre le Klan et les autres &#233;l&#233;ments anti-n&#232;gres dans les syndicats, mais ne laisse pas les &#233;meutes contre les n&#232;gres qui eurent lieu &#224; Detroit, Mobile et ailleurs masquer les progr&#232;s dans ce domaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parti, cependant, va au-del&#224; du simple syndicalisme progressiste. Il place devant le mouvement syndical le grave danger que l'existence m&#234;me d'une question n&#232;gre dans le pays pose pour le mouvement syndical et le pays dans son ensemble.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le parti pr&#233;vient le mouvement ouvrier que les &#233;l&#233;ments fascistes et profascistes, dans leurs efforts pour abattre les organisations ouvri&#232;res, ne manqueront pas d'utiliser la tension raciale croissante dans le pays, comme les Nazis ont utilis&#233; l'antis&#233;mitisme en Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Parti pr&#233;vient le mouvement ouvrier que le ch&#244;mage qui vient cr&#233;era de graves dangers pour le mouvement ouvrier, en particulier en d&#233;veloppant les antagonismes qui existent entre les travailleurs blancs et noirs. Le Parti fait ressortir la situation dangereuse dans le Sud et l'activit&#233; r&#233;actionnaire et antiouvri&#232;re des d&#233;mocrates sudistes et la base qu'a cette activit&#233; dans la d&#233;gradation sociale des n&#232;gres. Le Parti propose donc au mouvement ouvrier l'adoption de son programme transitoire pour un Labor Party comme moyen principal &#224; l'&#233;tape pr&#233;sente pour mettre en &#233;chec ce danger. Le parti demande hardiment au mouvement ouvrier qu'il sente la n&#233;cessit&#233; de d&#233;montrer aux n&#232;gres que les organisations ouvri&#232;res reconnaissent leur responsabilit&#233; de r&#233;soudre les probl&#232;mes n&#232;gres par des mesures radicales. Le monde du travail am&#232;nera ainsi &#224; lui la force militante de la vaste majorit&#233; des N&#232;gres opprim&#233;s et. accro&#238;tra ainsi sa force sociale et politique dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle prise en charge de la cause n&#232;gre attirera l'attention de tous les autres groupes opprim&#233;s dans la soci&#233;t&#233; vers le r&#244;le des organisations ouvri&#232;res. Elle donnera aux organisations ouvri&#232;res une grande confiance en elles-m&#234;mes. Elle cr&#233;era un sentiment puissant de bonne volont&#233; et de respect envers le prol&#233;tariat am&#233;ricain parmi les grandes masses d'Europe, d'Afrique et d'Asie. La propagande du Parti dans ce domaine doit &#234;tre audacieuse, compl&#232;te et puissante dans son insistance sur les dangers pour la soci&#233;t&#233; et la honte continuelle que constitue le probl&#232;me n&#232;gre, la n&#233;cessit&#233; d'une solution prol&#233;tarienne et les bienfaits directs et indirects qui suivront les premiers pas d&#233;cisifs qu'aura fait le monde du travail dans ce domaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parti, dans son agitation quotidienne attire l'attention du mouvement syndical sur le danger concret repr&#233;sent&#233; par les mouvements soudains qui &#233;clat&#232;rent il y a quelques mois et qui, t&#244;t ou tard, recommenceront avec une violence s&#251;rement redoubl&#233;e. Le parti demande instamment au mouvement syndical d'en placer la responsabilit&#233; sur les ennemis des N&#232;gres. Il demande instamment aux syndicats de reconna&#238;tre que l'esprit d'agressivit&#233; du peuple n&#232;gre est le r&#233;sultat de leur oppression interminable. Les organisations ouvri&#232;res ne doivent pas d&#233;courager mais doivent stimuler cette activit&#233; comme &#233;tant la plus s&#251;re d&#233;fense de la d&#233;mocratie non seulement pour les n&#232;gres mais pour les organisations ouvri&#232;res elles-m&#234;mes et les classes opprim&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parti demande au mouvement ouvrier de prendre la t&#234;te de cette activit&#233; et de la lier &#224; la lutte pour la reconstruction de la soci&#233;t&#233;, aux ouvriers blancs qui se plaignent des &#171; exc&#232;s &#187; des n&#232;gres, le parti d&#233;montrera la grande importance de la lutte des masses n&#232;gres et rel&#233;guera ces plaintes &#224; la sph&#232;re subordonn&#233;e qui doit &#234;tre la leur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avant tout, il doit montrer que dans les conflits entre les n&#232;gres et les blancs dans la communaut&#233; n&#232;gre, le mouvement ouvrier doit &#233;viter d'appara&#238;tre d'une mani&#232;re ou d'une autre comme &#171; gardien de la paix &#187; soucieux uniquement de restaurer le statu quo. Ce n'est qu'en aidant le mouvement n&#232;gre &#224; agir dans des voies efficaces et en mettant en avant d'une mani&#232;re efficace un programme &#224; la fols imm&#233;diat et g&#233;n&#233;ral pour les n&#232;gres en g&#233;n&#233;ral que le mouvement ouvrier sera effectivement capable d'agir en cas de crise et d'&#233;viter les multiples dangers de la seule action pacifiste dans ce domaine. Dans toutes les manifestations n&#232;gres de r&#233;sistance les organisations ouvri&#232;res doivent jouer un r&#244;le dirigeant et actif. Le parti doit sans cesse enseigner au mouvement ouvrier que la meilleure fa&#231;on de s'assurer que la r&#233;sistance des n&#232;gres est dirig&#233;e contre le capital et ses alli&#233;s est de l'encourager, de l'organiser et de le soutenir jusqu'au bout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parti se souviendra que la propagande et l'agitation dans ce domaine est d'une importance sp&#233;ciale, car elle n'est men&#233;e par aucun autre groupe. Dans la pr&#233;sente p&#233;riode critique, alors que nombreux sont ceux qui sont pouss&#233;s &#224; penser au-del&#224; de leurs int&#233;r&#234;ts imm&#233;diats, la question n&#232;gre forme un moyen particuli&#232;rement pr&#233;cieux d'&#233;ducation des ouvriers avanc&#233;s dans les principes g&#233;n&#233;raux du socialisme et de la lutte r&#233;volutionnaire des masses. Le parti montrera que parce que les n&#232;gres ont persist&#233; dans leur lutte, et gr&#226;ce &#224; l'attitude sympathique du mouvement ouvrier due au grand nombre de n&#232;gres qu'il renferme dans ses rangs, la lutte des n&#232;gres &#224; D&#233;troit s'est d&#233;velopp&#233;e selon sa propre logique. Ceci est le r&#233;sultat d'une alliance politique aux &#233;lections r&#233;centes entre les organisations ouvri&#232;res et la communaut&#233; n&#232;gre dans son ensemble. En d&#233;pit de l'&#233;chec des &#233;lections, cette combinaison est une des &#233;tapes les plus importantes jamais atteintes dans la lutte des masses ouvri&#232;res et des masses n&#232;gres pour s'&#233;manciper des maux et des injustices de la soci&#233;t&#233; capitaliste. C'est en suivant cette voie et en faisant des efforts actifs des deux c&#244;t&#233;s que le parti doit chercher, selon sa force, &#224; diriger les luttes qui se d&#233;veloppent. Les organisations ouvri&#232;res doivent chercher &#224; gagner, pour leur propre avantage, la conscience et l'organisation radicales croissantes qui accompagnent l'int&#233;gration des n&#232;gres dans les fonctions sociales de la soci&#233;t&#233; capitaliste.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Workers Party et le travail n&#232;gre parmi les N&#232;gres - La lutte des N&#232;gres pour les droits d&#233;mocratiques et le socialisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parti fait une propagande puissante et pers&#233;v&#233;rante aupr&#232;s des N&#232;gres pour leur faire comprendre que la direction des organisations ouvri&#232;res est n&#233;cessaire et indispensable au succ&#232;s de leur lutte pour les droits d&#233;mocratiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
En particulier, dans cette p&#233;riode de crise, il leur indique le socialisme comme seule solution &#224; leurs probl&#232;mes. Il analyse les racines &#233;conomiques de l'oppression raciale. Il d&#233;nonce, avant tout, le r&#244;le de la concurrence entre les membres de la classe ouvri&#232;re, qui d&#233;truit la solidarit&#233; blanche et noire. Il pr&#233;conise une direction nationale ouvri&#232;re sans laquelle l'accomplissement des droits d&#233;mocratiques est impossible. Il souligne la nature de classe fondamentale de l'oppression raciale et l'unit&#233; objective des opprim&#233;s dans la lutte pour le socialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps le parti, avec une tr&#232;s grande conscience de la signification des luttes de masses ind&#233;pendantes des n&#232;gres, consid&#232;re que son principal travail d'agitation parmi les n&#232;gres est la stimulation et l'encouragement de ces luttes de masses. Se basant sur les principes les plus fondamentaux du marxisme, le parti reconna&#238;t que c'est seulement sur la base de l'approfondissement et de l'&#233;largissement continuel de sa lutte ind&#233;pendante de masses que le peuple n&#232;gre sera en d&#233;finitive amen&#233; &#224; reconna&#238;tre que la classe ouvri&#232;re organis&#233;e est la vraie alli&#233;e de ses luttes et que ses luttes font partie de la lutte pour le socialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parti, en stimulant les luttes ind&#233;pendantes du peuple n&#232;gre, lui apprend le marxisme dans les seuls mots dans lesquels il l'apprendra : les mots de ses propres d&#233;sirs et exp&#233;riences. Ainsi, &#224; l'&#233;tape pr&#233;sente du d&#233;veloppement capitaliste en Am&#233;rique, le parti cherche o&#249; il est possible et opportun de concentrer l'attention des masses n&#232;gres sur la responsabilit&#233; du gouvernement pour leur condition d'opprim&#233;s. Il apprend ainsi aux n&#232;gres d'une mani&#232;re permanente que l'Etat est le comit&#233; ex&#233;cutif de la classe dirigeante et sur cette base il cherche &#224; les mobiliser dans leurs propres voies et selon leurs propres d&#233;sirs instinctifs, contre l'&#201;tat capitaliste et son r&#244;le dominant dans la soci&#233;t&#233; contemporaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parti apporte le marxisme aux n&#232;gres en leur montrant que l'&#233;mancipation des travailleurs sera l'&#339;uvre des travailleurs eux-m&#234;mes. Il d&#233;montre aux n&#232;gres que l'&#233;mancipation des n&#232;gres ne peut avoir lieu sans la lutte vigoureuse et le sacrifice des n&#232;gres eux-m&#234;mes. Il condamne vigoureusement la distorsion de la v&#233;rit&#233; marxiste qui d&#233;clare ou sous-entend que les n&#232;gres par leur action ind&#233;pendante ne peuvent arriver &#224; une premi&#232;re &#233;tape sans la direction des organisations ouvri&#232;res.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le parti veille &#224; stimuler et encourager toute tendance instinctive &#224; l'organisation ind&#233;pendante et &#224; la lutte militante des masses n&#232;gres objectivement dirig&#233;es contre le capitalisme am&#233;ricain. L'histoire du peuple n&#232;gre a d&#233;montr&#233; qu'il &#233;tait capable de cr&#233;er et d'organiser de telles luttes. Et c'est sur la base de l'analyse et de la critique de ces efforts cr&#233;ateurs que le parti cherche &#224; guider et &#224; corriger. Ce n'est que par ce moyen qu'il peut aider &#224; la direction des efforts des masse n&#232;gres dans les voies les plus puissantes et les plus profitables pour atteindre leur propre but et celles qui sont les plus capables de d&#233;velopper la lutte g&#233;n&#233;rale pour le socialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parti encourage les masses du peuple n&#232;gre &#224; chercher l'aide des organisations ouvri&#232;res dans l'organisation de leur propre d&#233;fense et &#224; toutes les &#233;tapes de leur lutte pour les droits d&#233;mocratiques. Mais, dans son agitation, il les encourage &#224; agir ainsi dans le but sp&#233;cifique, le premier de tous, d'obtenir satisfaction &#224; leurs propres revendications d&#233;mocratiques. Sous aucun pr&#233;texte il, ne doit submerger le but sp&#233;cifique de cette alliance dans l'esprit du peuple n&#232;gre sous des termes g&#233;n&#233;raux de lutte pour le socialisme. La reconnaissance par les masses du peuple n&#232;gre que les organisations ouvri&#232;res sont leurs alli&#233;e dans leurs luttes pour les droits d&#233;mocratiques peut &#234;tre un plus grand pas en avant vers le socialisme que l'acceptation par quelques n&#232;gres des principes th&#233;oriques du marxisme. C'est par la reconnaissance g&#233;n&#233;rale par les masses de l'alliance entre la lutte des n&#232;gres pour leurs droits d&#233;mocratiques et les organisations ouvri&#232;res que nait la possibilit&#233; de gagner &#224; nous, non pas un ou deux, mais des douzaines de militants n&#232;gres au parti r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le prol&#233;tariat n&#232;gre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#244;le du prol&#233;tariat n&#232;gre fait partie du d&#233;veloppement g&#233;n&#233;ral du mouvement syndical et ouvrier dans son ensemble. Le parti doit &#234;tre sur ses gardes pour analyser toutes les politiques qui peuvent emp&#234;cher le prol&#233;tariat n&#232;gre dans le mouvement ouvrier de se consid&#233;rer comme &#233;tant le premier et au premier rang dans la lutte de la classe ouvri&#232;re pour les droits ouvriers et pour le socialisme. L'oppression des n&#232;gres en tant que minorit&#233; nationale pr&#233;pare sp&#233;cialement le prol&#233;tariat n&#232;gre dans le mouvement ouvrier &#224; avoir une place au c&#339;ur de l'avant-garde pour le socialisme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le prol&#233;tariat n&#232;gre, cependant, a un r&#244;le sp&#233;cial &#224; jouer dans la lutte de la communaut&#233; n&#232;gre pour ses droits d&#233;mocratiques. Le parti doit stimuler le prol&#233;tariat n&#232;gre &#224; l'int&#233;rieur de la communaut&#233; n&#232;gre afin qu'il prenne la t&#234;te de la lutte pour les droits d&#233;mocratiques, en accord avec le r&#244;le des travailleurs dans la soci&#233;t&#233; moderne. La communaut&#233; n&#232;gre et les organisations n&#232;gres doivent &#234;tre stimul&#233;es pour utiliser le prol&#233;tariat n&#232;gre comme repr&#233;sentants aupr&#232;s du mouvement ouvrier organis&#233; dans leurs revendications pour l'assistance et l'organisation de la lutte pour les droits d&#233;mocratiques n&#232;gres. Le lien dans la lutte pour les droits d&#233;mocratiques n&#232;gres r&#233;side entre la communaut&#233; n&#232;gre dans son ensemble et les organisations ouvri&#232;res et non entre le prol&#233;tariat n&#232;gre seulement et le prol&#233;tariat blanc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'&#233;tape pr&#233;sente le parti doit conduire jusqu'&#224; la limite de ses ressources une propagande et une agitation vigoureuse et constante selon les orientations expos&#233;es ci-dessus. La situation actuelle offre un champ fertile pour un tel travail parmi les masses n&#232;gres. L'exp&#233;rience du parti avec son agitation &#224; la manifestation de Harlem a d&#233;j&#224; montr&#233; la r&#233;ceptivit&#233; des masses n&#232;gres et des &#233;l&#233;ments prol&#233;tariens n&#232;gres &#224; une agitation de ce genre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parti est certain de recueillir des r&#233;sultats concrets car &#224; l'&#233;tape pr&#233;sente il n'y a pas une seule organisation ouvri&#232;re ou radicale qui consid&#232;re la manifestation militante des n&#232;gres comme autre chose que, au mieux, justifi&#233;e par des n&#233;cessit&#233;s malheureuses. Ceci signifie que le parti sera &#233;cout&#233; avec attention par les masses n&#232;gres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parti a besoin d'analyser soigneusement et de tirer les le&#231;ons de tels mouvements comme celui de Harlem. Ce n'est qu'ainsi qu'il sera capable de guider les N&#232;gres et le prol&#233;tariat, de pr&#233;parer de futurs mouvements conjointement avec eux, et &#233;tudier conjointement avec eux le d&#233;veloppement r&#233;volutionnaire des masses am&#233;ricaines. Toute crise &#171; mineure &#187; dans un &#233;tat capitaliste, dit L&#233;nine, renferme pour nous en miniature les &#233;l&#233;ments et les germes de batailles qui doivent in&#233;vitablement avoir lieu sur une large &#233;chelle dans une &#233;poque de grande crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La manifestation de Harlem ne fut pas une gr&#232;ve &#171; mineure &#187;. Ce fut, comme cela a &#233;t&#233; d&#233;montr&#233;, une manifestation organis&#233;e, une protestation nationaliste n&#232;gre, &#224; une &#233;tape beaucoup plus avanc&#233;e que le Garveyisme, englobant comme participants actifs ou comme sympathisants des dizaines de milliers de personnes. Le jour de la manifestation on pouvait voir d'un c&#244;t&#233; les masses populaires et de l'autre &#171; maintenant l'ordre &#187; la municipalit&#233; locale (La Guardia), la Social-D&#233;mocratie (Crosswaithe), le Stalinisme (Max Yergan et Hope Stevens), la petite bourgeoisie n&#232;gre (Walter White et Grangen). Dewey annon&#231;a qu'il tenait en r&#233;serve les forces arm&#233;es de l'&#201;tat. Ces derni&#232;res formaient un groupe unique tandis que les masses se ruaient sur eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parti doit r&#233;solument prendre sa place parmi les masses protestataires et expliquer patiemment l'unit&#233; de ceux qui sont rang&#233;es en face d'elles. Le parti ne doit pas se borner &#224; expliquer pourquoi les masses font de telles actions. Il corrige les exag&#233;rations et les erreurs des masses, mais comme quel-qu'un qui en fait partie, en prenant part &#224; la lutte avec elles et en cherchant &#224; accro&#238;tre et &#224; diriger leur col&#232;re justifi&#233;e dans des voies plus constructives. Selon la tradition marxiste il subordonne tout au fait que les masses ont refus&#233; passivement d'endurer l'injustice et ont violemment exprim&#233; leur haine. Le parti propage ces id&#233;es et condamne l'attitude juridique, explicative ou celles des travailleurs sociaux. Ce n'est que sur cette base que le parti, qui est plus certain alors de gagner l'oreille des masses, peut les aider &#224; comprendre leurs erreurs et les aider &#224; organiser des manifestations plus grandes, plus puissantes et plus efficaces, susceptibles en &#233;voluant de devenir des mouvements actifs &#224; l'&#233;chelle nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parti et les mouvements nationalistes n&#232;gres&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parti engage une guerre sans merci contre les mouvements nationalistes n&#232;gres tels que les organisations garveyistes et pro-japonaises, etc. Il d&#233;nonce leurs propositions fantastiques et r&#233;actionnaires pour l'&#233;mancipation n&#232;gre. Il explique en d&#233;tail l'impossibilit&#233; de leur r&#233;alisation et, de plus, prend la peine d'expliquer que, m&#234;me si celles-ci &#233;taient r&#233;alis&#233;es, cela ne serait d'aucun b&#233;n&#233;fice pour les grandes masses du peuple n&#232;gre. Le parti saisit cette occasion d'analyser et de d&#233;noncer l'imp&#233;rialisme japonais et l'oppression des masses japonaises. Ainsi, avec les mots de la vie et des int&#233;r&#234;ts des n&#232;gres, il construit un sentiment de solidarit&#233; des opprim&#233;es &#224; l'&#233;chelle internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, cependant, il doit soigneusement &#233;tudier ces mouvements pour diff&#233;rencier les dirigeants nationalistes n&#232;gres de leur base sinc&#232;re mais &#233;gar&#233;e. Il explique aux masses que le d&#233;sir de voir le Japon victorieux est en r&#233;alit&#233; un d&#233;sir de destruction de la force apparemment in&#233;branlable de leur propre oppresseur, l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain. La d&#233;faite imminente du Japon brisera bien des espoirs d'aide directe ou indirecte au &#171; peuple de couleur &#187;, qu'aurait apport&#233;e une victoire japonaise. Les mouvements nationaux, cependant, m&#234;me avant la d&#233;faite du Japon ont utilise le Garveyisme et le sentiment pro-japonais uniquement comme base id&#233;ologique pour une politique dirig&#233;e vers le renforcement du nationalisme n&#232;gre aux Etats-Unis. Les mouvements qui cherchent &#224; &#171; faire sortir les Juifs de Harlem ou du quartier sud &#187; ont une solide base de classe. Ils constituent les r&#233;actions du n&#232;gre revanchard qui cherche un secours &#233;conomique et quelques rem&#232;des &#224; son orgueil de race humili&#233;. Que ces sentiments puissent &#234;tre exploit&#233;s par des idiots fanatiques, des N&#232;gres antis&#233;mites ou N&#232;gres affairistes, cela ne saurait changer leur base fondamentalement progressive. Cet aspect progressif ne peut en aucune fa&#231;on &#234;tre confondu avec l'insatisfaction de la petite bourgeoisie blanche d&#233;moralis&#233;e qui cherche un refuge dans le fascisme. La r&#233;action am&#233;ricaine peut financer et financera probablement ou encouragera quelques-uns de ces mouvements (Bilbo et Back to Africa) afin d'alimenter la malveillance. Mais les N&#232;gres sont des prol&#233;taires, des semi-prol&#233;taires et des paysans dans leur composition sociale. Le cours g&#233;n&#233;ral de l'histoire am&#233;ricaine est tel que tout mouvement fasciste d'&#233;tendue nationale (aussi d&#233;guis&#233; soit-il) sera oblig&#233; d'attaquer la lutte des N&#232;gres pour l'&#233;galit&#233;. Mais la lutte pour l'&#233;galit&#233; est la force conductrice principale du mouvement de masse n&#232;gre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le parti, tout en attaquent &#233;nergiquement les mouvements nationalistes, ne le fait pas de la m&#234;me fa&#231;on que s'il s'agissait d'un mouvement fasciste. Il les attaque sur la base d'un programme pour une lutte n&#232;gre comme cela a &#233;t&#233; indiqu&#233; pr&#233;alablement. C'est l'absence d'un programme et d'une action compl&#232;te pour les droits n&#232;gres et la lutte n&#232;gre mise en avant par les organisations ouvri&#232;res, c'est la pr&#233;sentation sectaire de la doctrine de lutte n&#232;gre comme une lutte de classe qui donne de la force aux nationalistes. La faillite des programmes &#171; magiques &#187; des nationalistes pour le salut dans toutes les parties du monde est si &#233;vidente que leur force principale, &#224; Harlem par exemple, ne vient pas de leurs programmes, mais du r&#244;le actif qu'ils ont jou&#233; dans les protestations et les manifestations pour am&#233;liorer le sort des N&#232;gres ici en Am&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parti et la petite bourgeoisie n&#232;gre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un examen &#233;conomique de l'Am&#233;rique, d&#233;montrera combien fragiles sont les bases &#233;conomiques de la petite bourgeoisie n&#232;gre. La petite bourgeoisie n&#232;gre est, dans sa majorit&#233;, un groupe pitoyablement disproportionn&#233; d'intellectuels, de personnel domestique bien pay&#233;, d'artistes, etc. La soci&#233;t&#233; bourgeoise les a rigidement exclus, non seulement du contact social avec les blancs, mais &#233;galement des positions et des occasions de prendre une part de la plus-value, et d'obtenir un niveau de distinction, qui lient tant de fonctionnaires petits-bourgeois blancs &#224; la soci&#233;t&#233; bourgeoise. Ils peuvent faire du mal comme dans le Comit&#233; pour une Marche sur Washington, mais leur incapacit&#233; &#224; retenir les masses n&#232;gres lorsque celles-ci veulent bouger, a &#233;t&#233; d&#233;montr&#233;e durant la derni&#232;re p&#233;riode. Une influence comme celle que la bourgeoisie nationaliste indienne, par exemple, a exerc&#233; sur les masses indiennes ne pourra jamais &#234;tre exerc&#233;e par la petite bourgeoisie n&#232;gre sur les N&#232;gres. Le parti observe que l'instinct des masses n&#232;gres pour l'action directe n'a pas pr&#234;t&#233; attention &#224; la N.A.A.C.P. ou &#224; l'Urban League. Mais le parti garde l'&#339;il ouvert pour entrer dans les nouvelles organisations que les N&#232;gres forment aujourd'hui &#224; profusion, m&#234;me si parfois ils le font pour des buts limit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parti attaque sans cesse les dirigeants petits bourgeois n&#232;gres, mais s'attache &#224; le faire, non pas sur des bases g&#233;n&#233;rales, mais parce qu'ils ne m&#232;nent pas une lutte militante pour les droits d&#233;mocratiques et trahissent la lutte &#224; chaque occasion. Sa mani&#232;re de les attaquer est voisine de celle qu'il emploie vis-&#224;-vis de la direction de la social d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les N&#232;gres et le Labor Party&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parti doit mener une agitation parmi les n&#232;gres, en faveur d'un Labor Party ind&#233;pendant. Le fait que le peuple n&#232;gre a effectu&#233; cas derni&#232;res ann&#233;es un changement rapide dans son attitude vis-&#224;-vis des organisations ouvri&#232;res est un signe du r&#244;le sp&#233;cial qu'il joue dans la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine et de sa conscience sociale m&#251;rissante. Si les organisations ouvri&#232;res mettent en avant un programme d'action en vue de la formation d'un Labor Party ind&#233;pendant, l'histoire pass&#233;e des N&#232;gres et les indications actuelles montrent que le mouvement n&#232;gre sera fort en sa faveur et aura peut-&#234;tre la force d'un ouragan. Selon toute probabilit&#233;, les N&#232;gres joueront un r&#244;le dans l'aile gauche de l'organisation. Mais ici aussi la situation des n&#232;gres en tant que minorit&#233; particuli&#232;rement opprim&#233;e doit &#234;tre prise en consid&#233;ration. Un Labor Party ind&#233;pendant aux &#201;tats-Unis, comme dans beaucoup de pays europ&#233;ens, consistera certainement en une f&#233;d&#233;ration de diff&#233;rents groupes, dont la base, la force conductrice et la direction seraient fournies par le mouvement syndical.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Labor Party ind&#233;pendant ne tol&#233;rera aucune distinction de couleur dans ses rangs. Des organisations locales non syndicales de tous les types chercheront &#224; s'y affilier. Les N&#232;gres devraient &#234;tre encourag&#233;s &#224; se joindre &#224; de telles organisations affili&#233;es. Mais le parti doit faire une agitation vigoureuse parmi les organisations militantes n&#232;gres luttant pour les droits d&#233;mocratiques des N&#232;gres, non seulement pour qu'elles se joignent &#224; l'agitation pour le Labor Party ind&#233;pendant mais aussi pour qu'elles prennent une part active &#224; sa formation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'&#233;tape pr&#233;sente de la crise capitaliste aux &#201;tats-Unis, ce travail particulier du parti offre-des moyens exceptionnels pour la formation d'un pont entre la lutte ind&#233;pendante des masses n&#232;gres et le probl&#232;me g&#233;n&#233;ral de la reconstruction de la soci&#233;t&#233;. Les organisations n&#232;gres devraient, elles-m&#234;mes, &#234;tre encou-rag&#233;es &#224; formuler des revendications pour leurs propres droits d&#233;mocratiques et le parti doit insister sur le fait que ni le parti d&#233;mocrate ni le parti r&#233;publicain ne sont le type d'organisation capable de donner aux organisations n&#232;gres l'occasion ds se battre pour ces droits dans un cadre plus large. En m&#234;me temps, m&#234;me &#224; la plus nationaliste des organisations n&#232;gres, le parti doit poser la question de la formation d'un programme, non seulement pour les droits d&#233;mocratiques n&#232;gres, mais pour le pays tout entier. Les organisations n&#232;gres ne doivent regarder ni vers l'imp&#233;rialisme europ&#233;en en Afrique, ni vers l'imp&#233;rialisme japonais, mais vers des alli&#233;s en puissance dans ce pays, et apporter leur contribution &#224; l'&#233;laboration de ce type d'ordre social dans lequel les n&#232;gres trouveraient enfin l'&#233;galit&#233;. Ceci doit &#234;tre pr&#233;sent&#233; de telle fa&#231;on que les organisations n&#232;gres doivent se faire un devoir d'y parvenir. C'est par ce moyen que les n&#232;gres, sur la base de leurs propres pr&#233;occupations nationalistes, sont amen&#233;s &#224; consid&#233;rer leurs propres probl&#232;mes, en relation avec le probl&#232;me fondamental de l'ordre social dans son ensemble. Le parti saisira cette occasion de pr&#233;senter son propre programme transitoire aux n&#232;gres et de le reconsid&#233;rer pour eux &#224; la lumi&#232;re de leur d&#233;sir intense de solution non seulement imm&#233;diate, mais g&#233;n&#233;rale &#224; la d&#233;gradation dont ils ont souffert depuis tant de si&#232;cles. La composition prol&#233;tarienne du peuple n&#232;gre est telle, ce peuple est si hostile a l'ordre social existant, &#224; cause de l'avilissement sp&#233;cial auquel cet ordre le soumet, que l'organisation politique qui sait comment utiliser ses pr&#233;occupations, peut trouver les voies et les moyens pour mener &#224; bien cette propagande pour le socialisme, qui doit toujours constituer l'apog&#233;e de l'effort r&#233;volutionnaire, particuli&#232;rement dans cette p&#233;riode. En partant de la base des luttes ind&#233;pendantes pour les droits d&#233;mocratiques et sans jamais cesser de leur pr&#234;ter attention, le parti trouvera dans les contradictions croissantes de l'ordre social la possibilit&#233; d'unir &#224; des niveaux toujours plus hauts de d&#233;veloppement le mouvement objectif du prol&#233;tariat am&#233;ricainvers la direction de la nation et le mouvement des masses n&#232;gres vers le prol&#233;tariat am&#233;ricain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chauvinisme n&#232;gre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire des N&#232;gres aux &#201;tats-Unis est l'histoire de leur conscience de race croissante, de leur d&#233;sir croissant de d&#233;fendre leur pass&#233; de race n&#232;gre en tant que race. Ceci est l'in&#233;vitable r&#233;sultat de leur position dans la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine, du d&#233;veloppement de cette soci&#233;t&#233; elle-m&#234;me, et ceci n'est pas seulement un processus puissant, mais encore habituel et familier &#224; toutes tes luttes de groupes nationalement opprim&#233;s. Ce ph&#233;nom&#232;ne n'est pas moindre en cas de d&#233;veloppement social des groupes opprim&#233;s et oppresseurs. Au contraire, il s'accro&#238;t en fonction directe du d&#233;veloppement du capitalisme et des possibilit&#233;s de lib&#233;ration. Ceci fut reconnu par le Socialist Workers Party &#224; son Congr&#232;s de 1939, lorsqu'il adopta une r&#233;solution commen&#231;ant ainsi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conscience politique qui s'&#233;veille chez les n&#232;gres n'est pas sans prendre tout naturellement la forme du d&#233;sir d'une action incontr&#244;l&#233;e par les blancs. Les n&#232;gres ont longtemps senti et sentent m&#234;me encore aujourd'hui la n&#233;cessit&#233; de cr&#233;er leurs propres organisations avec leurs propres dirigeants et affirmer ainsi, non seulement en th&#233;orie, mais dans la. pratique, leur d&#233;sir d'avoir une &#233;galit&#233; compl&#232;te avec les autres citoyens am&#233;ricains. Un tel d&#233;sir est l&#233;gitime et m&#234;me lorsqu'il prend la forme d'un chauvinisme assez agressif, il doit &#234;tre bienvenu. Le chauvinisme noir en Am&#233;rique aujourd'hui est tout simplement l'exc&#232;s naturel du d&#233;sir d'&#233;galit&#233;, alors que le chauvinisme am&#233;ricain blanc, expression de la domination raciale est essentiellement r&#233;actionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce d&#233;veloppement est si clair qu'aujourd'hui m&#234;me la bourgeoisie le reconna&#238;t. Dans un An American Dilemma de Gurman Myrdal, malgr&#233; son attitude humanitariste petite-bourgeoise, il appara&#238;t du moins que l'auteur a fait une &#233;tude s&#233;rieuse, compl&#232;te, et qui &#224; beaucoup d'&#233;gards fait autorit&#233; sur la question n&#232;gre. Une de ses conclusions est que &#171; les N&#232;gres commencent &#224; former une nation consciente d'elle-m&#234;me dans la nation &#187; d&#233;finissant chaque jour plus clairement ses griefs fondamentaux contre l'Am&#233;rique blanche &#187;. Un tel mouvement avec de telles racines historiques doit in&#233;vitablement amener des exag&#233;rations, des exc&#232;s, des courants id&#233;ologiques que l'on peut seulement qualifier de chauvinisme. Ce courant a indubitablement des dangers. Le marxisme a d&#233;montr&#233; th&#233;oriquement et pratiquement que le seul moyen de le surmonter est de reconna&#238;tre la tendance fondamentalement progressive de ce courant et de distinguer nettement entre le chauvinisme des opprim&#233;s et le chauvinisme des oppresseurs. Le devoir du parti est non seulement de diriger les aspirations l&#233;gitimes des masses n&#232;gres, mais &#233;galement d'&#233;duquer les organisations ouvri&#232;res dans leur ensemble vis-&#224;-vis de la l&#233;gitimit&#233; de leurs sentiments et de la contribution importante qu'ils peuvent apporter &#224; la lutte pour le socialisme. En d&#233;pit des difficult&#233;s apparentes, une politique audacieuse et confiante de la part de notre parti a toutes les chances de succ&#232;s. La raison en est simple. Tandis qu'en Europe, les mouvements nationalistes ont eu g&#233;n&#233;ralement pour but la s&#233;paration de leur oppresseur, aux &#201;tats-Unis, la conscience de race et le chauvinisme des N&#232;gres repr&#233;sentent fondamentalement une consolidation de leur force, dans le but de s'int&#233;grer &#224; la soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question n&#232;gre en tant que question internationale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question n&#232;gre, c'est-&#224;-dire la question de l'esclavage aux &#201;tats-Unis pendant le 19e si&#232;cle a excit&#233; l'int&#233;r&#234;t et la sympathie agissante du prol&#233;tariat international. L'&#233;mancipation des esclaves n&#232;gres et la guerre civile sont indissolublement li&#233;es &#224; la formation de la l'Internationale, La IIIe Internationale reconnaissait cet aspect de la question n&#232;gre lorsque, dans sa R&#233;solution sur la question n&#232;gre au IVe Congr&#232;s, non seulement elle r&#233;it&#233;ra le soutien du Comintern aux luttes r&#233;volutionnaires noires, mais elle cr&#233;a une section sp&#233;ciale justifi&#233;e par l'importance du r&#244;le que les n&#232;gres des Etats-Unis pourraient jouer dans l'&#233;mancipation des n&#232;gres du monde entier et surtout en Afrique. Aujourd'hui le processus du d&#233;veloppement historique et de la d&#233;sint&#233;gration capitaliste a &#233;lev&#233; le probl&#232;me n&#232;gre aux &#201;tats-Unis &#224; un degr&#233; plus &#233;lev&#233; dans ses relations internationales. Ce n'est pas seulement chez les masses britanniques que la question n&#232;gre occupe une place de choix en tant que t&#233;moignage de la d&#233;mocratie am&#233;ricaine, mais dans le monde entier et particuli&#232;rement dans les pays orientaux, la situation et la lutte du peuple n&#232;gre des &#201;tats-Unis sont devenues un des crit&#232;res gr&#226;ce auxquels les nationalit&#233;s opprim&#233;es p&#232;sent les possibilit&#233;s de leurs propres &#233;mancipation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les N&#232;gres am&#233;ricains eux-m&#234;mes reconnaissent que le r&#244;le et le sort de l'Inde, de la Chine et de la Birmanie dans leurs luttes &#233;mancipatrices sont li&#233;s &#224; leurs propres luttes. La presse n&#232;gre a vou&#233; plusieurs pages aux luttes des peuples orientaux et le &#171; Courrier de Pittsburgh &#187; a deux rubriques hebdomadaires r&#233;guli&#232;res, l'une d'un Indien, l'autre d'un Chinois. Les organisations n&#232;gres, dans leur manifeste commun aux deux Congr&#232;s R&#233;publicain et D&#233;mocrate de 1944, ont fait de &#171; l'&#233;galit&#233; de la Chine avec toutes les nations alli&#233;es &#187; une de leurs revendications essentielles. C'est le r&#244;le de la IVe Internationale de d&#233;velopper et de clarifier ces efforts instinctifs des peuples vers l'internationalisme. Avec le plus grand s&#233;rieux, le parti doit reconna&#238;tre et exposer les racines historiques de ce d&#233;veloppement et le diriger vers l'&#233;ducation et l'organisation du prol&#233;tariat international et de ses alli&#233;s actuels dans les luttes pour le socialisme mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Programme d'action&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Le premier point est l'&#233;ducation syst&#233;matique du parti sur la question n&#232;gre. Dans la p&#233;riode dans laquelle nous entrons, la p&#233;riode des soul&#232;vements mondiaux et des crises raciales en Am&#233;rique, les membres du parti doivent d'abord sur cette question difficile et compliqu&#233;e avoir une claire orientation th&#233;orique. Dans la New International et dans les bulletins int&#233;rieurs, il doit y avoir une s&#233;rie d'&#233;tudes bien document&#233;es sur les N&#232;gres dans l'histoire des &#201;tats-Unis De telles &#233;tudes n'existent pas aux &#201;tats-Unis, sauf quelques d&#233;buts d'&#233;tudes par les staliniens. Il est impossible au parti de progresser un tant soit peu dans le travail n&#232;gre sans quelque pr&#233;paration. Pour l'instant signalons quelques points qui m&#233;riteraient d'&#234;tre imm&#233;diatement consid&#233;r&#233;s :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Les n&#232;gres dans la guerre civile. La guerre civile est l'axe th&#233;orique de l'analyse des &#201;tats-Unis au m&#234;me degr&#233; que la R&#233;volution Fran&#231;aise l'est pour l'Europe moderne. Et au centre de la guerre civile est la question de l'esclavage, c'est-&#224;-dire la question n&#232;gre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Les n&#232;gres dans le mouvement ouvrier organis&#233;, leur d&#233;veloppement historique dans ce mouvement, et la relation de cette communaut&#233; n&#232;gre avec ces luttes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Les organisations n&#232;gres dans le pass&#233; r&#233;cent et &#224; l'heure actuelle, en particulier le mouvement de Garvey en tant que mouvement des masses n&#232;gres, le plus important que l'histoire am&#233;ricaine connaisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Les n&#232;gres dans l'agriculture sudiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Le d&#233;veloppement social n&#232;gre et les luttes politiques en Afrique et en Am&#233;rique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	L'exp&#233;rience concr&#232;te du Workers Party dans le travail n&#232;gre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces &#233;tudes, pour la plupart, concernent tout d'abord des faits positifs, mais elles sont aussi sujettes &#224; interpr&#233;tation. Elles constituent pratiquement un terrain vierge, non seulement pour le parti, mais pour tous les marxistes des &#201;tats-Unis. Elles sont donc et seront pendant longtemps des sujets de discussion. C'est au travers de la discussion de ces probl&#232;mes que le parti &#233;duquera ses membres et leur donnera la possibilit&#233; de repr&#233;senter le marxisme parmi les N&#232;gres et dans les rangs des organisations ouvri&#232;res. C'est par ce moyen aussi que le parti sera capable d'influencer et de diriger l'int&#233;r&#234;t toujours en &#233;veil d'un peuple nationalement opprim&#233; pour tout ce qui touche &#224; l'oppression nationale, aussi impopulaires et &#233;loign&#233;es du sens commun ordinaire que soient par ailleurs les id&#233;es g&#233;n&#233;rales d'un groupe r&#233;volutionnaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme pr&#233;mices, il est n&#233;cessaire de publier les paroles et les observations de Trotsky sur la question n&#232;gre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Le Comit&#233; national doit, en accord avec la tradition au mouvement bolchevique, organiser un rayon sp&#233;cial n&#232;gre s'occupant du travail g&#233;n&#233;ral parmi les n&#232;gres. Ce travail ne doit en aucune fa&#231;on &#234;tre subordonn&#233; au travail parmi les N&#232;gres dans les organisations ouvri&#232;res, travail qui appartient plus sp&#233;cifiquement au rayon syndical. Le travail des deux rayons doit &#234;tre coordonn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rayon n&#232;gre devra &#234;tre responsable d'une rubrique sp&#233;ciale dans le journal sur la question n&#232;gre, et devra inviter les sympathisants en dehors du parti, &#224; participer &#224; son travail th&#233;orique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Notes sur la dialectique</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7438</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7438</guid>
		<dc:date>2024-07-26T22:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Dialectique</dc:subject>
		<dc:subject>C. L. R. James</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C.L.R. James - Notes sur la dialectique &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Chacune des trois sph&#232;res de l'id&#233;e logique s'av&#232;re &#234;tre un ensemble syst&#233;matique de termes de pens&#233;e et une phase de l'Absolu. C'est le cas de l'&#202;tre, contenant les trois degr&#233;s de qualit&#233;, quantit&#233; et mesure. &lt;br class='autobr' /&gt;
La qualit&#233; est d'abord le caract&#232;re identique &#224; l'&#234;tre : si identique qu'une chose cesse d'&#234;tre ce qu'elle est, si elle perd sa qualit&#233;. La quantit&#233;, au contraire, est le caract&#232;re ext&#233;rieur &#224; l'&#234;tre, et n'affecte pas du tout l'&#234;tre. (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique17" rel="directory"&gt;Annexes philosophiques&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot60" rel="tag"&gt;Dialectique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot314" rel="tag"&gt;C. L. R. James&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C.L.R. James - Notes sur la dialectique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Chacune des trois sph&#232;res de l'id&#233;e logique s'av&#232;re &#234;tre un ensemble syst&#233;matique de termes de pens&#233;e et une phase de l'Absolu. C'est le cas de l'&#202;tre, contenant les trois degr&#233;s de qualit&#233;, quantit&#233; et mesure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La qualit&#233; est d'abord le caract&#232;re identique &#224; l'&#234;tre : si identique qu'une chose cesse d'&#234;tre ce qu'elle est, si elle perd sa qualit&#233;. La quantit&#233;, au contraire, est le caract&#232;re ext&#233;rieur &#224; l'&#234;tre, et n'affecte pas du tout l'&#234;tre. Ainsi, par ex. une maison reste ce qu'elle est, qu'elle soit plus ou moins grande ; et le rouge reste rouge, qu'il soit plus clair ou plus fonc&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mesure, le troisi&#232;me degr&#233; de l'&#234;tre, qui est l'unit&#233; des deux premiers, est une quantit&#233; qualitative. Toutes choses ont leur mesure : c'est-&#224;-dire que les termes quantitatifs de leur existence, qu'ils soient si ou si grands, n'ont pas d'importance dans certaines limites ; mais quand ces limites sont d&#233;pass&#233;es d'un plus ou de moins, les choses cessent d'&#234;tre ce qu'elles &#233;taient. De la mesure suit l'avanc&#233;e vers la seconde subdivision de l'id&#233;e, l'Essence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trois formes d'&#234;tre ici &#233;voqu&#233;es, justement parce qu'elles sont les premi&#232;res, sont aussi les plus pauvres, c'est-&#224;-dire les plus abstraites. La conscience imm&#233;diate (sensible), en tant qu'elle comprend simultan&#233;ment un &#233;l&#233;ment intellectuel, est surtout restreinte aux cat&#233;gories abstraites de la qualit&#233; et de la quantit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conscience sensible est en g&#233;n&#233;ral la plus concr&#232;te et donc aussi la plus riche ; mais cela n'est vrai qu'en ce qui concerne les mat&#233;riaux, alors que, par rapport &#224; la pens&#233;e qu'il contient, c'est vraiment le plus pauvre et le plus abstrait&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le processus de mesure, au lieu d'&#234;tre seulement le faux infini d'une progression sans fin, sous la forme d'un recul toujours r&#233;current de qualit&#233; en quantit&#233; et de quantit&#233; en qualit&#233;, est aussi un v&#233;ritable infini de co&#239;ncidence avec soi dans l'autre. Dans la mesure, qualit&#233; et quantit&#233; s'affrontent originellement, comme les uns et les autres. Mais la qualit&#233; est implicitement la quantit&#233; et inversement la quantit&#233; est implicitement la qualit&#233;. Dans le processus de mesure, donc, ces deux &#233;l&#233;ments passent l'un dans l'autre : chacun d'eux devient ce qu'il &#233;tait d&#233;j&#224; implicitement : et ainsi nous obtenons l'&#202;tre mis en suspens et absorb&#233;, avec ses plusieurs caract&#233;ristiques n&#233;gatives. Un tel &#202;tre est l'Essence. La mesure est implicitement l'Essence ; et son processus consiste &#224; r&#233;aliser ce qu'il est implicitement. La conscience ordinaire con&#231;oit les choses comme &#233;tant et les &#233;tudie en qualit&#233;, quantit&#233; et mesure. Ces caract&#232;res imm&#233;diats, cependant, se montrent bient&#244;t non pas fixes, mais passagers ; et l'Essence est le r&#233;sultat de leur dialectique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la sph&#232;re de l'Essence, une cat&#233;gorie ne passe pas dans une autre, mais renvoie simplement &#224; une autre. Dans l'Etre, la forme de r&#233;f&#233;rence est purement due &#224; notre r&#233;flexion sur ce qui se passe : mais c'est la caract&#233;ristique sp&#233;ciale et propre de l'Essence. Dans la sph&#232;re de l'&#234;tre, quand le quelque peu devient un autre, le quelque peu s'&#233;vanouit. Il n'en est pas de m&#234;me dans Essence : ici il n'y a pas de v&#233;ritable autre, mais seulement la diversit&#233;, r&#233;f&#233;rence de l'un &#224; son autre. Le passage de l'Essence n'est donc pas en m&#234;me temps passage : car dans le passage du diff&#233;rent au diff&#233;rent, le diff&#233;rent ne s'&#233;vanouit pas : les diff&#233;rents termes restent dans leur rapport. Quand on parle d'&#234;tre et de n&#233;ant, l'&#234;tre est ind&#233;pendant, le n&#233;ant aussi. Il en est autrement du Positif et du N&#233;gatif. Sans doute ceux-ci poss&#232;dent-ils le caract&#232;re de l'&#234;tre et du n&#233;ant. Mais le Positif par lui-m&#234;me n'a pas de sens ; il est tout entier en r&#233;f&#233;rence au n&#233;gatif. Et c'est la m&#234;me chose avec le n&#233;gatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la sph&#232;re de l'&#234;tre, la r&#233;f&#233;rence d'un terme &#224; un autre n'est qu'implicite ; dans Essence au contraire elle est explicite. Et c'est en g&#233;n&#233;ral la distinction entre les formes de l'&#202;tre et de l'Essence : dans l'&#202;tre tout est imm&#233;diat, dans l'Essence tout est relatif. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G. W. F. Hegel, Encyclop&#233;die des Sciences Philosophiques&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Lire la suite -&gt; &lt;a href=&#034;https://www-marxists-org.translate.goog/archive/james-clr/works/dialecti/index.htm?_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=sc&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www-marxists-org.translate.goog/archive/james-clr/works/dialecti/index.htm?_x_tr_sl=en&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=sc&lt;/a&gt;]&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lire aussi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hegel et la mati&#232;re : le philosophe allemand a-t-il encore quelque chose &#224; nous dire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cairn.info/revue-les-etudes-philosophiques-2006-4-page-537.htm#re9no9&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.cairn.info/revue-les-etudes-philosophiques-2006-4-page-537.htm#re9no9&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dialectique de Hegel, peu connue en France, est-elle toujours d'actualit&#233; pour la pens&#233;e scientifique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article2424&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article2424&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Expliquer en termes simples la doctrine de l'Etre de Hegel</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7113</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7113</guid>
		<dc:date>2024-06-24T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Dialectique</dc:subject>
		<dc:subject>Hegel</dc:subject>
		<dc:subject>C. L. R. James</dc:subject>
		<dc:subject>Contradiction</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Expliquer en termes simples la doctrine de l'Etre de Hegel &lt;br class='autobr' /&gt;
(Un chapitre de &#171; Notes sur la dialectique &#187; de C.L.R. James) &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que je me propose de commencer &#171; La Logique &#187; de Hegel proprement dite, je ressens un l&#233;ger frisson. &lt;br class='autobr' /&gt;
Harris, qui a finalement &#233;crit un tr&#232;s bel ouvrage sur la logique h&#233;g&#233;lienne, &#233;tait professeur de philosophie et conf&#233;rencier sur Hegel de seconde main. Brockmeyer, gouverneur du Missouri, a fait une traduction de la &#171; Grande Logique &#187; et quelqu'un l'a donn&#233;e &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique15" rel="directory"&gt;Dialectique naturelle et sociale&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot60" rel="tag"&gt;Dialectique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot169" rel="tag"&gt;Hegel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot314" rel="tag"&gt;C. L. R. James&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot315" rel="tag"&gt;Contradiction&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Expliquer en termes simples la doctrine de l'Etre de Hegel&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;(Un chapitre de &#171; Notes sur la dialectique &#187; de C.L.R. James)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que je me propose de commencer &#171; La Logique &#187; de Hegel proprement dite, je ressens un l&#233;ger frisson.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Harris, qui a finalement &#233;crit un tr&#232;s bel ouvrage sur la logique h&#233;g&#233;lienne, &#233;tait professeur de philosophie et conf&#233;rencier sur Hegel de seconde main. Brockmeyer, gouverneur du Missouri, a fait une traduction de la &#171; Grande Logique &#187; et quelqu'un l'a donn&#233;e &#224; Harris. Harris dit qu'il a copi&#233; la chose de sa propre main, le tout, et quand il a termin&#233;, il n'a pas compris une ligne, pas une ligne. Je sais exactement ce qu'il ressentait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que je propose de faire, c'est d'utiliser la &#171; Doctrine de l'&#202;tre &#187; comme moyen de mettre en pratique le style et la m&#233;thode de Hegel. &#171; La Grande Logique &#187; est le livre le plus difficile que je connaisse. &#171; La Critique de la raison pure &#187; de Kant est un jeu d'enfant par rapport &#224; la Logique. Mais nous devons &#234;tre capables de g&#233;rer cette difficult&#233;. Ainsi, pendant que nous obtiendrons les points principaux de la &#171; Doctrine de l'&#202;tre &#187;, consid&#233;rons cela comme une sorte d'entra&#238;nement de base, avant de nous attarder dans la &#171; Doctrine de l'Essence &#187;. Je ne donne pas un r&#233;sum&#233; de la &#171; Logique &#187;. Je ne l'&#233;tends pas en tant que doctrine. Je l'utilise et montre comment commencer &#224; la conna&#238;tre et &#224; l'utiliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pensez au monde des &#234;tres humains, pr&#232;s de deux milliards, plus que cela peut-&#234;tre. Quelle est la chose la plus simple que vous puissiez dire &#224; leur sujet ? Ils existent. Deux milliards de personnes existent. Et alors ! Dire cela, c'est dire &#8211; rien. Dire quelque chose d'aussi large, d'aussi complet, d'aussi abstrait, c'est ne rien dire. Quelque chose doit arriver, doit sortir de cette abstraction. Je dis : certains hommes travaillent. L'abstraction pr&#233;c&#233;dente est maintenant devenue quelque chose. Certains hommes travaillent. Regardons les hommes qui travaillent. Ils cr&#233;ent aussit&#244;t, en se distinguant, une autre cat&#233;gorie, les personnes qui ne travaillent pas. Vous ne pouvez pas isoler une cat&#233;gorie sans en cr&#233;er une autre. Cr&#233;er une cat&#233;gorie, c'est &#171; d&#233;terminer &#187; quelque chose. Mais chaque fois que vous d&#233;terminez quelque chose, vous niez quelque chose d'autre. &#192; chaque fois. En choisissant de d&#233;terminer les hommes qui travaillent, nous les nions en tant qu'hommes qui existent simplement, mais nous nions aussi les hommes qui ne travaillent pas. Ce ne sont plus des hommes qui simplement existent. C'est fini. Ce sont des hommes qui ne travaillent pas. Chaque fois que vous faites quelque chose, il y a autre chose vous ne faites pas en m&#234;me temps. Une pi&#232;ce d'argent sur une table verte a annul&#233; la couverture verte &#224; l'endroit particulier o&#249; elle repose. Elle cr&#233;e l'endroit o&#249; se trouve la pi&#232;ce et l'endroit o&#249; la pi&#232;ce n'est pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, nous avons des hommes qui travaillent. C'est la qualit&#233; qui les distingue. Quand quelque chose &#034;devient&#034; hors de la masse, il appara&#238;t une &#034;qualit&#233;&#034;. La qualit&#233; que nous prenons ici, c'est le travail. Des cow-boys, des ing&#233;nieurs. La liste est interminable. Certains travaillent bien, d'autres mal. Certains travaillent bien mais restent &#224; la maison tous les matins. On se retrouve vite concern&#233; par plus que la qualit&#233;, mais la quantit&#233; de travail. Le souci de la qualit&#233; nous a conduits &#224; la quantit&#233;. Mais la quantit&#233;, elle aussi, est limit&#233;e. Plus vous la contemplez, plus vous la traitez, plus vous constatez qu'il est impossible de garder un &#339;il sur la quantit&#233; de travail des tailleurs, des cuisiniers, des plongeurs sous-marins en mesurant le travail dans l'abstrait. Vous devez obtenir une mesure commune. Les trois divisions de la &#171; doctrine de l'&#234;tre &#187; sont la qualit&#233;, la quantit&#233; et la mesure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un exemple grossier, mais &#224; mon avis tout &#224; fait ad&#233;quat, de la m&#233;thode de Hegel. C'est ce que je recherche. Kant et les autres conna&#238;traient et utiliseraient aussi &#171; Qualit&#233;, Quantit&#233; et Mesure &#187;. Ce sur quoi Hegel a insist&#233;, c'est que ces concepts sont indissolublement li&#233;s, que l'un se d&#233;veloppe &#224; partir de l'autre. La quantit&#233; est venue &#224; un certain moment parce que la qualit&#233; sur la qualit&#233; ne continue pas &#224; &#234;tre la qualit&#233; mais, &#224; un certain stade, devient quelque chose de nouveau. Hegel prend &#171; la Qualit&#233; &#187; et &#171; la Quantit&#233; &#187; comme des abstractions pour repr&#233;senter les processus pr&#233;sents dans tous les aspects de la nature, de la soci&#233;t&#233; et de la pens&#233;e. L'eau est une qualit&#233;, un petit ruisseau annihile les terres environnantes. C'est un ruisseau parce que ce n'est plus une terre. S'il grandit et grandit encore, il devient un fleuve, et un certain nombre de fleuves se rejoignant en un seul endroit peuvent devenir une mer int&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cat&#233;gories propres &#224; Hegel sont bien s&#251;r beaucoup plus profondes. Il dit : quand on dit &#171; un &#234;tre &#187;, ne pensez pas aux hommes, mais &#224; tout ce qui existe, qui a un &#034;&#234;tre&#034;. Ne pensez pas au monde entier comme aux hommes, &#224; la terre, au ciel, aux chevaux, &#224; l'air, aux b&#226;timents. Pensez au pur &#171; &#202;tre absolu &#187;. Bien. Mais quand vous pensez cela, vous pensez &#224;&#8230; rien. &#171; &#202;tre pur &#187; &#8211; c'est un rien pur. Quelque chose n'est pas seulement, il &#233;merge, il &#171; devient &#187; et vous avez &#171; un &#234;tre d&#233;termin&#233; &#187;. Il a une qualit&#233;. Mais une pi&#232;ce sur une table annule une partie de la table. De sorte que &#171; l'&#234;tre d&#233;termin&#233; &#187; est &#234;tre-pour-soi mais aussi &#234;tre-pour-autrui. Les hommes qui travaillent sont un &#234;tre, l'&#234;tre-pour-soi, mais ils sont aussi automatiquement l'&#234;tre-pour-un autre, pour des hommes-qui-ne-travaillent pas. La qualit&#233; signifie qu'une limite est impos&#233;e, une barri&#232;re entre elle-m&#234;me et son autre, son contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on regarde de plus pr&#232;s ce qu'implique une limite, on la voit impliquer en elle-m&#234;me une contradiction, et ainsi manifester sa nature dialectique. D'un c&#244;t&#233;, la limite fait la r&#233;alit&#233; d'une chose ; de l'autre, c'est sa n&#233;gation. Mais, encore une fois, la limite, en tant que n&#233;gation de quelque chose, n'est pas un rien abstrait mais un rien qui est &#8211; ce que nous appelons un &#171; autre &#187;. l'autre n'est pas non plus d'une nature telle qu'on puisse penser quelque chose en dehors de lui, un quelque chose est implicitement l'autre de soi, et le quelque peu voit sa limite devenir objective pour lui dans l'autre. Si nous demandons maintenant la diff&#233;rence entre quelque chose et une autre chose, il s'av&#232;re qu'ils sont identiques : une similitude, qui s'exprime en latin en appelant le couple &#171; alia-aliud &#187;, par opposition au quelque chose, est elle-m&#234;me un quelque chose, et donc nous disons quelque autre, ou quelque chose d'autre ; et ainsi d'autre part le premier quelque chose oppos&#233; &#224; l'autre, d&#233;fini aussi comme quelque chose, est lui-m&#234;me un autre. Quand nous disons &#171; autre chose &#187;, notre premi&#232;re impression est que quelque chose pris s&#233;par&#233;ment n'est que quelque chose, et que la qualit&#233; d'&#234;tre autre ne s'y attache que par des consid&#233;rations ext&#233;rieures. Ainsi, nous supposons que la lune, &#233;tant autre chose que le soleil, pourrait tr&#232;s bien exister sans le soleil. Mais en r&#233;alit&#233;, la lune, en tant que quelque chose, a son autre nature implicite en elle. Platon dit : Dieu a fait le monde de la nature de l'&#034;un&#034; et de l'&#034;autre&#034; : les ayant r&#233;unis, il en a form&#233; un troisi&#232;me, qui est de la nature de l'&#034;un&#034; et de l'&#034;autre&#034;.En ces termes, nous avons en termes g&#233;n&#233;raux un &#233;nonc&#233; de la nature du fini, qui, comme quelque chose, ne rencontre pas la nature de l'autre comme s'il n'avait aucune affinit&#233; avec elle, mais, &#233;tant implicitement l'autre de lui-m&#234;me, subit ainsi alt&#233;ration. L'alt&#233;ration pr&#233;sente ainsi la contradiction inh&#233;rente qui s'attache originellement &#224; l'&#234;tre d&#233;termin&#233;, et qui le force &#224; sortir de ses propres limites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230; Mais le fait est que la mutabilit&#233; r&#233;side dans le concept d'existence, et le changement n'est que la manifestation de ce qu'elle est implicitement. Les vivants meurent, simplement parce qu'en tant que vivants ils portent en eux le germe de la mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le c&#339;ur de la &#171; Doctrine de l'&#202;tre &#187; de Hegel. Quelque chose implique imm&#233;diatement une chose contraire. Continuez avec quelque chose comme la qualit&#233;, et son autre, la quantit&#233;, prendra forme. Un quelque chose de compl&#232;tement abstrait est comme rien, c'est-&#224;-dire son contraire. Quelque chose &#171; devient &#187; &#224; partir de rien. Il a toujours sa limite, sa barri&#232;re. Et cette limite, la barri&#232;re, est franchie, &#224; un certain stade, pour &#233;tablir l'autre, son contraire. Tout cela se passe dans la sph&#232;re de l'&#234;tre d&#233;termin&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenons un exemple de ce que signifie la m&#233;thode de la &#171; Logique &#187; de Hegel. Le prol&#233;tariat politiquement est un corps sans distinction de type de prol&#233;taires. Quelque chose &#171; devient &#187;. Certains d'entre eux forment un parti. Du coup le prol&#233;tariat n'est plus parti d'un c&#244;t&#233; et prol&#233;taires de l'autre. Le prol&#233;tariat est devenu parti et sans-parti, ou comme on dit, parti et masse. Le parti cr&#233;e son contraire, la masse. Mais vous pouvez avoir un, deux, trois, quatre partis. Une fa&#231;on &#233;vidente de distinguer est par la taille. Ce n'est cependant pas suffisant. &#192; des fins politiques, nous pouvons juger par le &#034;soutien&#034;, une forme de quantit&#233;. Mais le support change. &#192; partir du soutien, nous pouvons arriver &#224; ce qui, en derni&#232;re analyse, a d&#233;cid&#233; du soutien &#8211; la politique. C'est une forme de &#171; Mesure &#187;. Chaque fois que vous examinez un objet, vous pouvez commencer par rechercher sa qualit&#233; distinctive &#233;vidente, la quantit&#233; de cette qualit&#233; et la mesure de celle-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;) Pour nous la &#171; Doctrine de l'&#202;tre &#187; est un chemin de pratique pour se familiariser avec la m&#233;thode, la m&#233;thode concr&#232;te, la m&#233;thode pour traiter le contenu et la m&#233;thode de la conception de Hegel. Ne vous laissez pas tromper par l'extrait que je vous donne de la &#171; Petite Logique &#187;. L&#224;, il est amical, attentionn&#233; et gentil. Dans la &#171; Grande Logique &#187;, il est impitoyable. Il formule l'id&#233;e la plus difficile et la plus compliqu&#233;e dans une proposition de trois mots. Il cr&#233;e des termes, trois, quatre, cinq, et les utilise comme s'il s'agissait de lettres de l'alphabet. Utilisons donc cet interm&#232;de comme entra&#238;nement. Maintenant pour cette qualit&#233; dans les affaires de quantit&#233;. Hegel utilise &#171; l'Un et le Multiple &#187; comme illustration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bon sens pense que l'un est seul, et ici pr&#233;sent, et que plusieurs sont certains d'&#234;tre plusieurs, et s&#233;par&#233;s. En d'autres termes. L'&#171; Un &#187; a une qualit&#233; sp&#233;ciale d'&#234;tre &#224; part, et les &#171; plusieurs &#187; commencent en &#233;tant ensemble et le restent. Hegel dit non. Sa philosophie nous dit que l'Un pr&#233;suppose le Multiple. Au moment o&#249; je dis &#171; Un &#187;, j'ai ainsi cr&#233;&#233; la cat&#233;gorie &#171; Multiple &#187;. En fait, c'est l'existence du &#171; Multiple &#187; qui rend possible l' &#171; Un &#187;. S'il n'y avait pas plusieurs, Un serait ce que vous voulez mais ce ne serait pas &#171; Un &#187;, signifiant celui-ci, contrairement &#224; de &#171; multiples &#187; autres. L'Un est donc r&#233;pulsif. &#202;tre, il repousse le Multiple. C'est exclusif, mais ce n'est pas tranquille. Il repousse activement le Multiple, sinon sa qualit&#233; sp&#233;cifique d'Un serait perdue. C'est la R&#233;pulsion. Mais, tous les autres Uns qui constituent le Multiple ont une relation de connexion avec lui. Ils ont ainsi une relation de connexion les uns avec les autres ; l'un, en les retenant tous, les fait tous s'unir contre lui. Mais chacun d'eux est aussi un. Ainsi l'Un commence par R&#233;pulsion mais cr&#233;e dans tout autre Un une attraction. Ainsi, l'Un quand vous commencez avec elle est une Qualit&#233;, mais en examinant d'abord et en suivant ce qui est impliqu&#233; jusqu'&#224; la fin, vous vous retrouvez avec une nouvelle cat&#233;gorie, la Quantit&#233;, avec la Qualit&#233; originelle pure et simple supprim&#233;e et remplac&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici l'extrait complet :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'Un, comme on l'a d&#233;j&#224; remarqu&#233;, n'est que l'auto-exclusion et la mise explicite en tant que Multiple. Chacun des Multiples est cependant lui-m&#234;me un &#171; Un &#187;, et, en raison de son comportement, cette r&#233;pulsion totale est d'un seul coup convertie en son contraire &#8211; l'Attraction. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sur quoi Hegel insiste, ce n'est pas de refuser de voir l'Un comme fixe, fini, limit&#233;, isol&#233;. Il est un parce qu'il y en a plusieurs, et &#224; cause de cela, la cat&#233;gorie originale de l'Un commence &#224; prendre de nouvelles facettes et soudain, elles sont tout &#224; l'oppos&#233; de ce avec quoi vous avez commenc&#233;. Comme Hegel le sait et le dit, vous pouvez (si vous le souhaitez) faire beaucoup de blagues sur ces transitions. Sa r&#233;ponse fondamentale est que vous devez l'accompagner et voir o&#249; vous arrivez et ce que vous obtenez. Quiconque a suivi un cours sur le Capital sait qu'il existe certains types qui en contestent passionn&#233;ment chaque phrase, chaque d&#233;duction. Finalement, ils se retrouvent toujours dans le camp bourgeois. C'est la r&#233;volution qu'ils combattent. Les cat&#233;gories h&#233;g&#233;liennes offrent des possibilit&#233;s infinies de ce type. Cependant, nous n'avons pas seulement nos traditions pass&#233;es. Nous avons eu une introduction tr&#232;s substantielle ici, et on peut se permettre de le suivre. En fait, peu de gens remettent en cause les grandes divisions de la &#171; Doctrine de l'&#202;tre &#187;. J'ai vu ces pr&#233;misses de base contest&#233;es, mais l'auteur de cette contestation a dit ensuite que si vous admettiez ces pr&#233;misses, vous ne pourriez pas vous y opposer s&#233;rieusement &#224; la suite du raisonnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant laissons Hegel lui-m&#234;me parler. Je donne quelques longs extraits de &#171; La petite Logique &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le passage de la Qualit&#233; &#224; la Quantit&#233;, indiqu&#233; dans le paragraphe pr&#233;c&#233;dent, ne se retrouve pas dans notre mode de pens&#233;e ordinaire qui consid&#232;re que chacune de ces cat&#233;gories existe ind&#233;pendamment, l'une &#224; c&#244;t&#233; de l'autre. Nous avons coutume de dire que les choses ne sont pas seulement d&#233;finies qualitativement, mais aussi quantitativement ; mais d'o&#249; proviennent ces cat&#233;gories et comment sont-elles li&#233;es les unes aux autres, voil&#224; des questions qui ne sont souvent pas examin&#233;es plus avant. Le fait est que quantit&#233; signifie simplement une qualit&#233; d&#233;pass&#233;e et absorb&#233;e : et c'est par la dialectique de la qualit&#233; examin&#233;e ici que ce d&#233;passement s'effectue. Tout d'abord, nous avons eu l'Etre : comme v&#233;rit&#233; de l'Etre, est venu le Devenir : qui a form&#233; le passage &#224; l'&#202;tre D&#233;termin&#233; : et la v&#233;rit&#233; de cela, nous l'avons trouv&#233;e &#234;tre l'Alt&#233;ration. Et dans son r&#233;sultat, l'Alt&#233;ration s'est montr&#233;e &#234;tre-pour-soi, exempt d'implication d'autrui et de passage dans l'autre ; qu'&#234;tre-pour-soi finalement dans les deux faces de son processus, la r&#233;pulsion et l'attraction, s'annulait nettement, et par l&#224; m&#234;me annulerait la qualit&#233; dans la totalit&#233; de ses &#233;tapes. Pourtant cette qualit&#233; d&#233;pass&#233;e et absorb&#233;e n'est ni un rien abstrait, ni un &#234;tre &#233;galement abstrait et sans traits : ce n'est qu'&#234;tre aussi indiff&#233;rent &#224; la d&#233;terminit&#233; ou au caract&#232;re. Cet aspect de l'&#234;tre est aussi ce qui appara&#238;t comme quantit&#233; dans nos conceptions ordinaires. Nous observons les choses, d'abord, avec un &#339;il sur leur qualit&#233; &#8211; que nous prenons pour le caract&#232;re identique &#224; l'&#234;tre de la chose. Si nous proc&#233;dons &#224; la consid&#233;ration de leur quantit&#233;, nous obtenons la conception d'un caract&#232;re ou d'un mode indiff&#233;rent et ext&#233;rieur, de telle sorte qu'une chose reste ce qu'elle est bien que sa quantit&#233; soit alt&#233;r&#233;e, et la chose devient plus ou moins grande. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis Hegel travaille sur la Quantit&#233; et arrive &#224; la Mesure. Celles-ci, il les r&#233;sume &#224; pr&#233;sent :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ainsi la quantit&#233; par le mouvement dialectique &#233;tudi&#233; jusqu'ici &#224; travers ses diff&#233;rentes &#233;tapes, s'av&#232;re &#234;tre un retour &#224; la qualit&#233;. Le premier concept de quantit&#233; qui nous est pr&#233;sent&#233;e est celle de qualit&#233; abrog&#233;e et absorb&#233;e. C'est-&#224;-dire que la quantit&#233; semblait un caract&#232;re ext&#233;rieur non identique &#224; l'&#234;tre, auquel elle est tout &#224; fait indiff&#233;rente. Ce concept, comme nous l'avons vu, sous-tend la d&#233;finition math&#233;matique de la grandeur comme ce qui peut &#234;tre augment&#233; ou diminu&#233;. A premi&#232;re vue, cette d&#233;finition peut donner l'impression que la quantit&#233; est simplement tout ce qui peut &#234;tre modifi&#233; - augmentation et diminution impliquant de la m&#234;me mani&#232;re la d&#233;termination de la grandeur autrement - et peut tendre &#224; la confondre avec l'&#234;tre d&#233;termin&#233;, le deuxi&#232;me stade de la qualit&#233;, qui dans sa concept est de m&#234;me con&#231;u comme alt&#233;rable. On peut cependant compl&#233;ter la d&#233;finition en ajoutant, qu'en quantit&#233; nous avons un alt&#233;rable qui, malgr&#233; les alt&#233;rations, reste le m&#234;me. Il s'av&#232;re donc que la quantit&#233; implique une contradiction inh&#233;rente. Cette contradiction est ce qui forme la dialectique de la quantit&#233;. Le r&#233;sultat de la dialectique cependant n'est pas un simple retour &#224; la qualit&#233;, comme si c'&#233;tait la vraie, et comme si la quantit&#233; &#233;tait le faux concept, mais un progr&#232;s vers l'unit&#233; et la v&#233;rit&#233; des deux, vers la quantit&#233; qualitative, ou la Mesure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela m&#233;rite r&#233;flexion, ce n'est pas trop difficile. L&#224;, Hegel dit quelque chose qu'il r&#233;p&#232;te souvent, comme je l'ai d&#233;j&#224; montr&#233;. Les hommes, il semble, pourraient &#234;tre aussi stupides &#224; l'&#233;poque qu'aujourd'hui. Il parle de la Nature o&#249; l'&#234;tre simple et d&#233;termin&#233;, la qualit&#233;, abonde. La mesure est un stade tr&#232;s bas de la logique dialectique. Et Hegel dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il peut donc &#234;tre bon &#224; ce stade d'observer que chaque fois que dans notre &#233;tude du monde objectif nous sommes engag&#233;s dans des d&#233;terminations quantitatives, c'est dans tous les cas la Mesure que nous avons en vue, comme le but de nos op&#233;rations. En termes de langage, lorsque la constatation de caract&#233;ristiques et de relations quantitatives, elle est appel&#233;e &#171; Mesure &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici maintenant deux exemples splendides de la relation dialectique entre qualit&#233;, quantit&#233; et mesure :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; On mesure par exemple la longueur de diff&#233;rents accords qui ont &#233;t&#233; mis en &#233;tat de vibration, en tenant compte de la diff&#233;rence qualitative des tons provoqu&#233;e par leur vibration, correspondant &#224; cette diff&#233;rence de longueur. De m&#234;me, en chimie, on cherche &#224; conna&#238;tre la quantit&#233; des mati&#232;res mises en combinaison, afin de conna&#238;tre les mesures ou proportions conditionnant cette combinaison, c'est-&#224;-dire les quantit&#233;s qui donnent naissance &#224; des qualit&#233;s d&#233;finies. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vient ensuite un passage vraiment superbe dans lequel vous voyez ce que la Logique signifiait pour lui et comment il l'utilisait. Elle est tr&#232;s longue. Mais c'est en quelque sorte une anthologie et je la voudrais en :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'identit&#233; entre quantit&#233; et qualit&#233;, que l'on retrouve dans Mesure, n'est d'abord qu'implicite, et pas encore explicitement r&#233;alis&#233;e. Autrement dit, ces deux cat&#233;gories, qui s'unissent dans Mesure, revendiquent chacune une autorit&#233; ind&#233;pendante. D'une part, les caract&#233;ristiques quantitatives de l'existence peuvent &#234;tre alt&#233;r&#233;es, sans affecter sa qualit&#233;. D'autre part, cette augmentation et cette diminution, si immat&#233;rielles qu'elles soient, ont leur limite, en d&#233;passant laquelle la qualit&#233; subit un changement. Ainsi la temp&#233;rature de l'eau est, en premier lieu, un point sans cons&#233;quence quant &#224; sa liquidit&#233; : toujours avec l'augmentation ou la diminution de la temp&#233;rature de l'eau liquide, il arrive un point o&#249; cet &#233;tat de coh&#233;sion subit un changement qualitatif. , et l'eau est convertie en vapeur ou en glace. Un changement quantitatif a lieu, apparemment sans autre signification :mais il y a quelque chose qui se cache derri&#232;re, et un changement de quantit&#233; apparemment innocent agit comme une sorte de pi&#232;ge, pour attraper la qualit&#233;. L'antinomie de la mesure que cela implique a &#233;t&#233; illustr&#233;e sous plus d'un costume chez les Grecs. On a demand&#233;, par exemple, si un seul grain fait un tas de bl&#233;, ou s'il fait une queue chauve pour arracher un seul cheveu de la queue du cheval. D'abord sans doute, consid&#233;rant la nature de la quantit&#233; comme un caract&#232;re indiff&#233;rent et ext&#233;rieur de l'&#234;tre, nous sommes dispos&#233;s &#224; r&#233;pondre &#224; ces questions par la n&#233;gative. Et cependant, comme il faut l'admettre, cette augmentation et cette diminution indiff&#233;rentes ont leur limite : un point est enfin atteint, o&#249; un seul grain suppl&#233;mentaire fait un tas de bl&#233; ; et la queue chauve est produite, si nous continuons &#224; arracher des poils simples.Ces exemples trouvent un parall&#232;le dans l'histoire du paysan qui, tandis que son &#226;ne marchait gaiement, continuait d'ajouter once apr&#232;s once &#224; son chargement, jusqu'&#224; ce qu'il finisse par sombrer sous le fardeau insupportable. Ce serait une erreur de traiter ces exemples comme une futilit&#233; p&#233;dante ; ils tournent vraiment sur des pens&#233;es, dont la connaissance est d'une grande importance dans la vie pratique, en particulier dans l'&#233;thique. Ainsi, en mati&#232;re de d&#233;penses, il y a une certaine latitude dans laquelle un plus ou moins n'a pas d'importance ; mais lorsque la mesure, impos&#233;e par les circonstances individuelles du cas particulier, est d&#233;pass&#233;e d'un c&#244;t&#233; ou de l'autre, la nature qualitative de la mesure (comme dans les exemples ci-dessus de la temp&#233;rature diff&#233;rente de l'eau) se fait sentir, et un cours , qui un instant auparavant &#233;tait tenue pour bonne &#233;conomie, se transforme en avarice ou en prodigalit&#233;.Les m&#234;mes principes peuvent &#234;tre appliqu&#233;s en politique, lorsqu'il faut consid&#233;rer la constitution d'un &#201;tat comme ind&#233;pendante, au moins comme d&#233;pendante de l'&#233;tendue de son territoire, du nombre de ses habitants et d'autres points quantitatifs du m&#234;me type. Si nous regardons, par exemple, un &#201;tat avec un territoire de dix mille milles carr&#233;s et une population de quatre millions d'habitants, nous devrions, sans h&#233;sitation, admettre que quelques milles carr&#233;s de terre ou quelques milliers d'habitants plus ou moins ne pourraient exercer aucune influence essentielle sur le caract&#232;re de sa constitution. Mais d'autre part, il ne faut pas oublier que par l'augmentation ou la diminution continuelle d'un &#233;tat, on arrive enfin &#224; un point o&#249;, en dehors de toutes autres circonstances, cette seule alt&#233;ration quantitative entra&#238;ne n&#233;cessairement avec elle une alt&#233;ration de la qualit&#233; de la Constitution.La constitution d'un petit canton suisse ne convient pas &#224; un grand royaume ; et, de m&#234;me, la constitution de la r&#233;publique romaine ne convenait pas lorsqu'elle &#233;tait transf&#233;r&#233;e aux petites villes imp&#233;riales d'Allemagne. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; peu pr&#232;s tout ce dont nous avons besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, une petite r&#233;capitulation et un tremplin vers l'Essence. &#202;tre signifie qualit&#233;, &#234;tre d&#233;termin&#233;. Il sort de Rien. Il traite des cat&#233;gories d'autres &#234;tres d&#233;termin&#233;s qu'un &#234;tre d&#233;termin&#233; cr&#233;e automatiquement. Mais Mesure comme derni&#232;re &#233;tape d'un tel &#202;tre qui en cr&#233;e d'autres l&#224;-bas. La dialectique de la Mesure la conduit &#224; l'Essence, o&#249; l'&#234;tre n'est plus simplement d&#233;termin&#233;. Cela se refl&#232;te. Nous commen&#231;ons maintenant &#224; voir un objet dont les parties sont s&#233;par&#233;es par la pens&#233;e. Une partie en cr&#233;e une autre, c'est vrai, mais l'autre est inh&#233;rente &#224; l'objet lui-m&#234;me, pas un objet ici et un autre l&#224;-bas, mais l'objet se divise en cat&#233;gories connexes qui sont toutes deux contenues dans l'objet lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela a &#233;t&#233; tr&#232;s doux, tr&#232;s facile. La &#171; Petite Logique &#187; vaut la peine d'&#234;tre lue sur la &#171; Doctrine de l'&#202;tre &#187; en particulier. J'ai volontairement gard&#233; le ton l&#233;ger. Il suffit de lire et de faire connaissance. Car apr&#232;s cela, nous allons commencer &#224; nous d&#233;placer et &#231;a va &#234;tre mouvement&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Lire Hegel :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6570&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6570&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6532&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6532&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3462&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3462&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.google.fr/books/edition/Ph%C3%A9nom%C3%A9nologie_de_l_esprit/knmnn0B5QPgC?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=inauthor:%22Georg+Wilhelm+Friedrich+Hegel%22&amp;printsec=frontcover&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.google.fr/books/edition/Ph%C3%A9nom%C3%A9nologie_de_l_esprit/knmnn0B5QPgC?hl=fr&amp;gbpv=1&amp;dq=inauthor:%22Georg+Wilhelm+Friedrich+Hegel%22&amp;printsec=frontcover&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot169&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot169&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire aussi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1914/12/logiquehegel1.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1914/12/logiquehegel1.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://pedagogie.ac-reunion.fr/fileadmin/ANNEXES-ACADEMIQUES/03-PEDAGOGIE/02-COLLEGE/philosophie/Textes_des_collegues_sur_auteurs/Delu_Hegel.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://pedagogie.ac-reunion.fr/fileadmin/ANNEXES-ACADEMIQUES/03-PEDAGOGIE/02-COLLEGE/philosophie/Textes_des_collegues_sur_auteurs/Delu_Hegel.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6711&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6711&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>C.L.R. James - Notes sur la dialectique</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7474</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7474</guid>
		<dc:date>2023-11-19T23:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Dialectique</dc:subject>
		<dc:subject>Hegel</dc:subject>
		<dc:subject>C. L. R. James</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C.L.R. James &lt;br class='autobr' /&gt;
Notes sur la dialectique &lt;br class='autobr' /&gt;
La doctrine de l'&#234;tre &lt;br class='autobr' /&gt;
Avertissement : cette traduction, pleine d'erreurs, donne seulement une petite id&#233;e du texte et n&#233;cessite de se r&#233;f&#233;rer au document d'origine en anglais : &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1019 &lt;br class='autobr' /&gt;
EXERCICES PR&#201;LIMINAIRES &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que je me propose de commencer &#171; La Logique &#187; de Hegel proprement dite, je ressens un l&#233;ger frisson. &lt;br class='autobr' /&gt;
Harris, qui a finalement &#233;crit un tr&#232;s bel ouvrage sur la logique h&#233;g&#233;lienne, &#233;tait (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique15" rel="directory"&gt;Dialectique naturelle et sociale&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot60" rel="tag"&gt;Dialectique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot169" rel="tag"&gt;Hegel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot314" rel="tag"&gt;C. L. R. James&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;C.L.R. James
&lt;p&gt;Notes sur la dialectique&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La doctrine de l'&#234;tre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avertissement : cette traduction, pleine d'erreurs, donne seulement une petite id&#233;e du texte et n&#233;cessite de se r&#233;f&#233;rer au document d'origine en anglais :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1019&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1019&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;EXERCICES PR&#201;LIMINAIRES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que je me propose de commencer &#171; La Logique &#187; de Hegel proprement dite, je ressens un l&#233;ger frisson.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Harris, qui a finalement &#233;crit un tr&#232;s bel ouvrage sur la logique h&#233;g&#233;lienne, &#233;tait professeur de philosophie et conf&#233;rencier sur Hegel de seconde main. Brockmeyer, gouverneur du Missouri, a fait une traduction de la &#171; Grande Logique &#187; et quelqu'un l'a donn&#233;e &#224; Harris. Harris dit qu'il a copi&#233; la chose de sa propre main, le tout, et quand il a termin&#233;, il n'a pas compris une ligne, pas une ligne. Je sais exactement ce qu'il ressentait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que je propose de faire, c'est d'utiliser la &#171; Doctrine de l'&#202;tre &#187; comme moyen de mettre en pratique le style et la m&#233;thode de Hegel. &#171; La Grande Logique &#187; est le livre le plus difficile que je connaisse. &#171; La Critique de la raison pure &#187; de Kant est un jeu d'enfant par rapport &#224; la &#171; Logique &#187;. Mais nous devons &#234;tre capables de g&#233;rer cette difficult&#233;. Ainsi, pendant que nous obtiendrons les points principaux de la &#171; Doctrine de l'&#202;tre &#187;, consid&#233;rons cela comme une sorte d'entra&#238;nement de base, avant de nous attarder dans la &#171; Doctrine de l'Essence &#187;. Je ne donne pas un r&#233;sum&#233; de la &#171; Logique &#187;. Je ne l'&#233;tends pas en tant que doctrine. Je l'utilise et montre comment commencer &#224; la conna&#238;tre et &#224; l'utiliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pensez au monde des &#234;tres humains, pr&#232;s de deux milliards, plus que cela peut-&#234;tre. Quelle est la chose la plus simple que vous puissiez dire &#224; leur sujet ? Ils existent. Deux milliards de personnes existent. Et alors ! Dire cela, c'est dire&#8230; rien. Dire quelque chose d'aussi large, d'aussi complet, d'aussi abstrait, c'est ne rien dire. Quelque chose doit arriver, doit sortir de cette abstraction. Je dis : certains de ces hommes travaillent. L'abstraction pr&#233;c&#233;dente est maintenant devenue quelque chose. Certains hommes travaillent. Regardons les hommes qui travaillent. Ils cr&#233;ent aussit&#244;t, en se distinguant, une autre cat&#233;gorie, les personnes qui ne travaillent pas. Vous ne pouvez pas isoler une cat&#233;gorie sans en cr&#233;er une autre. Cr&#233;er une cat&#233;gorie, c'est &#171; d&#233;terminer &#187; quelque chose. Mais chaque fois que vous d&#233;terminez quelque chose, vous niez quelque chose d'autre. &#192; chaque fois. En choisissant de d&#233;terminer les hommes qui travaillent, nous les nions en tant qu'hommes qui existent simplement, mais nous nions aussi les hommes qui ne travaillent pas. Ce ne sont plus des hommes qui simplement existent. C'est fini. Ce sont des hommes qui ne travaillent pas. Chaque fois que vous faites quelque chose, il y a autre chose vous ne faites pas en m&#234;me temps. Une pi&#232;ce d'argent sur une table verte a annul&#233; la couverture verte &#224; l'endroit particulier o&#249; elle repose. Elle cr&#233;e l'endroit o&#249; se trouve la pi&#232;ce et l'endroit o&#249; la pi&#232;ce n'est pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, nous avons des hommes qui travaillent. C'est la qualit&#233; qui les distingue. Quand quelque chose &#034;devient&#034; hors de la masse, il appara&#238;t une &#034;qualit&#233;&#034;. La qualit&#233; que nous prenons ici, c'est le travail. Des cow-boys, des ing&#233;nieurs. La liste est interminable. Certains travaillent bien, d'autres mal. Certains travaillent bien mais restent &#224; la maison tous les matins. On se retrouve vite concern&#233; par plus que la qualit&#233;, mais la quantit&#233; de travail. Le souci de la qualit&#233; nous a conduits &#224; la quantit&#233;. Mais la quantit&#233;, elle aussi, est limit&#233;e. Plus vous la contemplez, plus vous la traitez, plus vous constatez qu'il est impossible de garder un &#339;il sur la quantit&#233; de travail des tailleurs, des cuisiniers, des plongeurs sous-marins en mesurant le travail dans l'abstrait. Vous devez obtenir une mesure commune. Les trois divisions de la &#171; doctrine de l'&#234;tre &#187; sont la qualit&#233;, la quantit&#233; et la mesure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un exemple grossier, mais &#224; mon avis tout &#224; fait ad&#233;quat, de la m&#233;thode de Hegel. C'est ce que je recherche. Kant et les autres conna&#238;traient et utiliseraient aussi &#171; Qualit&#233;, Quantit&#233; et Mesure &#187;. Ce sur quoi Hegel a insist&#233;, c'est que ces concepts sont indissolublement li&#233;s, que l'un se d&#233;veloppe &#224; partir de l'autre. La quantit&#233; est venue &#224; un certain moment parce que la qualit&#233; sur la qualit&#233; ne continue pas &#224; &#234;tre la qualit&#233; mais, &#224; un certain stade, devient quelque chose de nouveau. Hegel prend &#171; la Qualit&#233; &#187; et &#171; la Quantit&#233; &#187; comme des abstractions pour repr&#233;senter les processus pr&#233;sents dans tous les aspects de la nature, de la soci&#233;t&#233; et de la pens&#233;e. L'eau est une qualit&#233;, un petit ruisseau annihile les terres environnantes. C'est un ruisseau parce que ce n'est plus une terre. S'il grandit et grandit encore, il devient un fleuve, et un certain nombre de fleuves se rejoignant en un seul endroit peuvent devenir une mer int&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cat&#233;gories propres &#224; Hegel sont bien s&#251;r beaucoup plus profondes. Il dit : quand on dit &#171; un &#234;tre &#187;, ne pensez pas aux hommes, mais &#224; tout ce qui existe, qui a un &#034;&#234;tre&#034;. Ne pensez pas au monde entier comme aux hommes, &#224; la terre, au ciel, aux chevaux, &#224; l'air, aux b&#226;timents. Pensez au pur &#171; &#202;tre absolu &#187;. Bien. Mais quand vous pensez cela, vous pensez &#224;&#8230; rien. &#171; &#202;tre pur &#187; &#8211; c'est un rien pur. Quelque chose n'est pas seulement, il &#233;merge, il &#171; devient &#187; et vous avez &#171; un &#234;tre d&#233;termin&#233; &#187;. Il a une qualit&#233;. Mais une pi&#232;ce sur une table annule une partie de la table. De sorte que &#171; l'&#234;tre d&#233;termin&#233; &#187; est &#234;tre-pour-soi mais aussi &#234;tre-pour-autrui. Les hommes qui travaillent sont un &#234;tre, l'&#234;tre-pour-soi, mais ils sont aussi automatiquement l'&#234;tre-pour-un autre, pour des hommes-qui-ne-travaillent pas. La qualit&#233; signifie qu'une limite est impos&#233;e, une barri&#232;re entre elle-m&#234;me et son autre, son contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on regarde de plus pr&#232;s ce qu'implique une limite, on la voit impliquer en elle-m&#234;me une contradiction, et ainsi manifester sa nature dialectique. D'un c&#244;t&#233;, la limite fait la r&#233;alit&#233; d'une chose ; de l'autre, c'est sa n&#233;gation. Mais, encore une fois, la limite, en tant que n&#233;gation de quelque chose, n'est pas un rien abstrait mais un rien qui est &#8211; ce que nous appelons un &#171; autre &#187;. l'autre n'est pas non plus d'une nature telle qu'on puisse penser quelque chose en dehors de lui, un quelque chose est implicitement l'autre de soi, et le quelque peu voit sa limite devenir objective pour lui dans l'autre. Si nous demandons maintenant la diff&#233;rence entre quelque chose et une autre chose, il s'av&#232;re qu'ils sont identiques : une similitude, qui s'exprime en latin en appelant le couple &#171; alia-aliud &#187;, par opposition au quelque chose, est elle-m&#234;me un quelque chose, et donc nous disons quelque autre, ou quelque chose d'autre ; et ainsi d'autre part le premier quelque chose oppos&#233; &#224; l'autre, d&#233;fini aussi comme quelque chose, est lui-m&#234;me un autre. Quand nous disons &#171; autre chose &#187;, notre premi&#232;re impression est que quelque chose pris s&#233;par&#233;ment n'est que quelque chose, et que la qualit&#233; d'&#234;tre autre ne s'y attache que par des consid&#233;rations ext&#233;rieures. Ainsi, nous supposons que la lune, &#233;tant autre chose que le soleil, pourrait tr&#232;s bien exister sans le soleil. Mais en r&#233;alit&#233;, la lune, en tant que quelque chose, a son autre nature implicite en elle. Platon dit : Dieu a fait le monde de la nature de l'&#034;un&#034; et de l'&#034;autre&#034; : les ayant r&#233;unis, il en a form&#233; un troisi&#232;me, qui est de la nature de l'&#034;un&#034; et de l'&#034;autre&#034;.En ces termes, nous avons en termes g&#233;n&#233;raux un &#233;nonc&#233; de la nature du fini, qui, comme quelque chose, ne rencontre pas la nature de l'autre comme s'il n'avait aucune affinit&#233; avec elle, mais, &#233;tant implicitement l'autre de lui-m&#234;me, subit ainsi alt&#233;ration. L'alt&#233;ration pr&#233;sente ainsi la contradiction inh&#233;rente qui s'attache originellement &#224; l'&#234;tre d&#233;termin&#233;, et qui le force &#224; sortir de ses propres limites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8230; Mais le fait est que la mutabilit&#233; r&#233;side dans le concept d'existence, et le changement n'est que la manifestation de ce qu'elle est implicitement. Les vivants meurent, simplement parce qu'en tant que vivants ils portent en eux le germe de la mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le c&#339;ur de la &#171; Doctrine de l'&#202;tre &#187; de Hegel. Quelque chose implique imm&#233;diatement une chose contraire. Continuez avec quelque chose comme la qualit&#233;, et son autre, la quantit&#233;, prendra forme. Un quelque chose de compl&#232;tement abstrait est comme rien, c'est-&#224;-dire son contraire. Quelque chose &#171; devient &#187; &#224; partir de rien. Il a toujours sa limite, sa barri&#232;re. Et cette limite, la barri&#232;re, est franchie, &#224; un certain stade, pour &#233;tablir l'autre, son contraire. Tout cela se passe dans la sph&#232;re de l'&#234;tre d&#233;termin&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenons un exemple de ce que signifie la m&#233;thode de la &#171; Logique &#187; de Hegel. Le prol&#233;tariat politiquement est un corps sans distinction de type de prol&#233;taires. Quelque chose &#171; devient &#187;. Certains d'entre eux forment un parti. Du coup le prol&#233;tariat n'est plus parti d'un c&#244;t&#233; et prol&#233;taires de l'autre. Le prol&#233;tariat est devenu parti et sans-parti, ou comme on dit, parti et masse. Le parti cr&#233;e son contraire, la masse. Mais vous pouvez avoir un, deux, trois, quatre partis. Une fa&#231;on &#233;vidente de distinguer est par la taille. Ce n'est cependant pas suffisant. &#192; des fins politiques, nous pouvons juger par le &#034;soutien&#034;, une forme de quantit&#233;. Mais le support change. &#192; partir du soutien, nous pouvons arriver &#224; ce qui, en derni&#232;re analyse, a d&#233;cid&#233; du soutien &#8211; la politique. C'est une forme de &#171; Mesure &#187;. Chaque fois que vous examinez un objet, vous pouvez commencer par rechercher sa qualit&#233; distinctive &#233;vidente, la quantit&#233; de cette qualit&#233; et la mesure de celle-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;) Pour nous la &#171; Doctrine de l'&#202;tre &#187; est un chemin de pratique pour se familiariser avec la m&#233;thode, la m&#233;thode concr&#232;te, la m&#233;thode pour traiter le contenu et la m&#233;thode du conception de Hegel. Ne vous laissez pas tromper par l'extrait que je vous donne de la &#171; Petite Logique &#187;. L&#224;, il est amical, attentionn&#233; et gentil. Dans la &#171; Grande Logique &#187;, il est impitoyable. Il formule l'id&#233;e la plus difficile et la plus compliqu&#233;e dans une proposition de trois mots. Il cr&#233;e des termes, trois, quatre, cinq, et les utilise comme s'il s'agissait de lettres de l'alphabet. Utilisons donc cet interm&#232;de comme entra&#238;nement. Maintenant pour cette qualit&#233; dans les affaires de quantit&#233;. Hegel utilise &#171; l'Un et le Multiple &#187; comme illustration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bon sens pense que l'un est seul, et ici pr&#233;sent, et que plusieurs sont certains d'&#234;tre plusieurs, et s&#233;par&#233;s. En d'autres termes. L'&#171; Un &#187; a une qualit&#233; sp&#233;ciale d'&#234;tre &#224; part, et les &#171; plusieurs &#187; commencent en &#233;tant ensemble et le restent. Hegel dit non. Sa philosophie nous dit que l'Un pr&#233;suppose le Multiple. Au moment o&#249; je dis &#171; Un &#187;, j'ai ainsi cr&#233;&#233; la cat&#233;gorie &#171; Multiple &#187;. En fait, c'est l'existence du &#171; Multiple &#187; qui rend possible l' &#171; Un &#187;. S'il n'y avait pas plusieurs, Un serait ce que vous voulez mais ce ne serait pas &#171; Un &#187;, signifiant celui-ci, contrairement &#224; de &#171; multiples &#187; autres. L'Un est donc r&#233;pulsif. &#202;tre, il repousse le Multiple. C'est exclusif, mais ce n'est pas tranquille. Il repousse activement le Multiple, sinon sa qualit&#233; sp&#233;cifique d'Un serait perdue. C'est la R&#233;pulsion. Mais, tous les autres Uns qui constituent le Multiple ont une relation de connexion avec lui. Ils ont ainsi une relation de connexion les uns avec les autres ; l'un, en les retenant tous, les fait tous s'unir contre lui. Mais chacun d'eux est aussi un. Ainsi l'Un commence par R&#233;pulsion mais cr&#233;e dans tout autre Un une attraction. Ainsi, l'Un quand vous commencez avec elle est une Qualit&#233;, mais en examinant d'abord et en suivant ce qui est impliqu&#233; jusqu'&#224; la fin, vous vous retrouvez avec une nouvelle cat&#233;gorie, la Quantit&#233;, avec la Qualit&#233; originelle pure et simple supprim&#233;e et remplac&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici l'extrait complet :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'Un, comme on l'a d&#233;j&#224; remarqu&#233;, n'est que l'auto-exclusion et la mise explicite en tant que Multiple. Chacun des Multiples est cependant lui-m&#234;me un &#171; Un &#187;, et, en raison de son comportement, cette r&#233;pulsion totale est d'un seul coup convertie en son contraire &#8211; l'Attraction. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sur quoi Hegel insiste, ce n'est pas de refuser de voir l'Un comme fixe, fini, limit&#233;, isol&#233;. Il est un parce qu'il y en a plusieurs, et &#224; cause de cela, la cat&#233;gorie originale de l'Un commence &#224; prendre de nouvelles facettes et soudain, elles sont tout &#224; l'oppos&#233; de ce avec quoi vous avez commenc&#233;. Comme Hegel le sait et le dit, vous pouvez (si vous le souhaitez) faire beaucoup de blagues sur ces transitions. Sa r&#233;ponse fondamentale est que vous devez l'accompagner et voir o&#249; vous arrivez et ce que vous obtenez. Quiconque a suivi un cours sur le Capital sait qu'il existe certains types qui en contestent passionn&#233;ment chaque phrase, chaque d&#233;duction. Finalement, ils se retrouvent toujours dans le camp bourgeois. C'est la r&#233;volution qu'ils combattent. Les cat&#233;gories h&#233;g&#233;liennes offrent des possibilit&#233;s infinies de ce type. Cependant, nous n'avons pas seulement nos traditions pass&#233;es. Nous avons eu une introduction tr&#232;s substantielle ici, et on peut se permettre de le suivre. En fait, peu de gens remettent en cause les grandes divisions de la &#171; Doctrine de l'&#202;tre &#187;. J'ai vu ces pr&#233;misses de base contest&#233;es, mais l'auteur de cette contestation a dit ensuite que si vous admettiez ces pr&#233;misses, vous ne pourriez pas vous y opposer s&#233;rieusement &#224; la suite du raisonnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant laissons Hegel lui-m&#234;me parler. Je donne quelques longs extraits de &#171; La petite Logique &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le passage de la Qualit&#233; &#224; la Quantit&#233;, indiqu&#233; dans le paragraphe pr&#233;c&#233;dent, ne se retrouve pas dans notre mode de pens&#233;e ordinaire qui consid&#232;re que chacune de ces cat&#233;gories existe ind&#233;pendamment, l'une &#224; c&#244;t&#233; de l'autre. Nous avons coutume de dire que les choses ne sont pas seulement d&#233;finies qualitativement, mais aussi quantitativement ; mais d'o&#249; proviennent ces cat&#233;gories et comment sont-elles li&#233;es les unes aux autres, voil&#224; des questions qui ne sont souvent pas examin&#233;es plus avant. Le fait est que quantit&#233; signifie simplement une qualit&#233; d&#233;pass&#233;e et absorb&#233;e : et c'est par la dialectique de la qualit&#233; examin&#233;e ici que ce d&#233;passement s'effectue. Tout d'abord, nous avons eu l'Etre : comme v&#233;rit&#233; de l'Etre, est venu le Devenir : qui a form&#233; le passage &#224; l'&#202;tre D&#233;termin&#233; : et la v&#233;rit&#233; de cela, nous l'avons trouv&#233;e &#234;tre l'Alt&#233;ration. Et dans son r&#233;sultat, l'Alt&#233;ration s'est montr&#233;e &#234;tre-pour-soi, exempt d'implication d'autrui et de passage dans l'autre ; qu'&#234;tre-pour-soi finalement dans les deux faces de son processus, la r&#233;pulsion et l'attraction, s'annulait nettement, et par l&#224; m&#234;me annulerait la qualit&#233; dans la totalit&#233; de ses &#233;tapes. Pourtant cette qualit&#233; d&#233;pass&#233;e et absorb&#233;e n'est ni un rien abstrait, ni un &#234;tre &#233;galement abstrait et sans traits : ce n'est qu'&#234;tre aussi indiff&#233;rent &#224; la d&#233;terminit&#233; ou au caract&#232;re. Cet aspect de l'&#234;tre est aussi ce qui appara&#238;t comme quantit&#233; dans nos conceptions ordinaires. Nous observons les choses, d'abord, avec un &#339;il sur leur qualit&#233; &#8211; que nous prenons pour le caract&#232;re identique &#224; l'&#234;tre de la chose. Si nous proc&#233;dons &#224; la consid&#233;ration de leur quantit&#233;, nous obtenons la conception d'un caract&#232;re ou d'un mode indiff&#233;rent et ext&#233;rieur, de telle sorte qu'une chose reste ce qu'elle est bien que sa quantit&#233; soit alt&#233;r&#233;e, et la chose devient plus ou moins grande. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis Hegel travaille sur la Quantit&#233; et arrive &#224; la Mesure. Celles-ci, il les r&#233;sume &#224; pr&#233;sent :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ainsi la quantit&#233; par le mouvement dialectique &#233;tudi&#233; jusqu'ici &#224; travers ses diff&#233;rentes &#233;tapes, s'av&#232;re &#234;tre un retour &#224; la qualit&#233;. Le premier concept de quantit&#233; qui nous est pr&#233;sent&#233;e est celle de qualit&#233; abrog&#233;e et absorb&#233;e. C'est-&#224;-dire que la quantit&#233; semblait un caract&#232;re ext&#233;rieur non identique &#224; l'&#234;tre, auquel elle serait tout &#224; fait indiff&#233;rente. Ce concept, comme nous l'avons vu, sous-tend la d&#233;finition math&#233;matique de la grandeur comme ce qui peut &#234;tre augment&#233; ou diminu&#233;. A premi&#232;re vue, cette d&#233;finition peut donner l'impression que la quantit&#233; est simplement tout ce qui peut &#234;tre modifi&#233; - augmentation et diminution impliquant de la m&#234;me mani&#232;re la d&#233;termination de la grandeur autrement - et peut tendre &#224; la confondre avec l'&#234;tre d&#233;termin&#233;, le deuxi&#232;me stade de la qualit&#233;, qui dans sa conception est de m&#234;me con&#231;u comme alt&#233;rable. On peut cependant compl&#233;ter la d&#233;finition en ajoutant, qu'en quantit&#233; nous avons un alt&#233;rable qui, malgr&#233; les alt&#233;rations, reste le m&#234;me. Il s'av&#232;re donc que la quantit&#233; implique une contradiction inh&#233;rente. Cette contradiction est ce qui forme la dialectique de la quantit&#233;. Le r&#233;sultat de la dialectique cependant n'est pas un simple retour &#224; la qualit&#233;, comme si c'&#233;tait la vraie, et comme si la quantit&#233; &#233;tait le faux concept, mais un progr&#232;s vers l'unit&#233; et la v&#233;rit&#233; des deux, vers la quantit&#233; qualitative, ou la Mesure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela m&#233;rite r&#233;flexion, mais ce n'est pas trop difficile. L&#224;, Hegel dit quelque chose qu'il r&#233;p&#232;te souvent, comme je l'ai d&#233;j&#224; montr&#233;. Les hommes, sur cette question, pourraient &#234;tre aussi stupides aujourd'hui qu'&#224; l'&#233;poque. Il parle de la Nature o&#249; l'&#234;tre simple et d&#233;termin&#233;, la qualit&#233;, abonde. La mesure est un stade tr&#232;s bas de la logique dialectique. Et Hegel dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il peut donc &#234;tre bon &#224; ce stade d'observer que chaque fois que dans notre &#233;tude du monde objectif nous sommes engag&#233;s dans des d&#233;terminations quantitatives, c'est dans tous les cas la Mesure que nous avons en vue, comme le but de nos op&#233;rations. En termes de langage, lorsque la constatation de caract&#233;ristiques et de relations quantitatives, elle est appel&#233;e &#171; Mesure &#187;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici maintenant deux exemples splendides de la relation dialectique entre qualit&#233;, quantit&#233; et mesure :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; On mesure par exemple la longueur de la progression de diff&#233;rents accords qui ont &#233;t&#233; mis en &#233;tat de vibration, en tenant compte de la diff&#233;rence qualitative des tons provoqu&#233;e par leur vibration, correspondant &#224; cette diff&#233;rence de longueur. De m&#234;me, en chimie, on cherche &#224; conna&#238;tre la quantit&#233; des mati&#232;res mises en combinaison, afin de conna&#238;tre les mesures ou proportions conditionnant cette combinaison, c'est-&#224;-dire les quantit&#233;s qui donnent naissance &#224; des qualit&#233;s d&#233;finies. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vient ensuite un passage vraiment superbe dans lequel vous voyez ce que la Logique signifiait pour lui et comment il l'utilisait. Elle est tr&#232;s longue. Mais c'est en quelque sorte une anthologie et je la voudrais en :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'identit&#233; entre quantit&#233; et qualit&#233;, que l'on retrouve dans la Mesure, n'est d'abord qu'implicite, et pas encore explicitement r&#233;alis&#233;e. Autrement dit, ces deux cat&#233;gories, qui s'unissent dans la Mesure, revendiquent chacune une autorit&#233; ind&#233;pendante. D'une part, les caract&#233;ristiques quantitatives de l'existence peuvent &#234;tre alt&#233;r&#233;es, sans affecter sa qualit&#233;. D'autre part, cette augmentation et cette diminution, si immat&#233;rielles qu'elles soient, ont leur limite, en d&#233;passant laquelle la qualit&#233; subit un changement. Ainsi la temp&#233;rature de l'eau est, en premier lieu, un point sans cons&#233;quence quant &#224; sa liquidit&#233; : toujours avec l'augmentation ou la diminution de la temp&#233;rature de l'eau liquide, il arrive un point o&#249; cet &#233;tat de coh&#233;sion subit un changement qualitatif. , et l'eau est convertie en vapeur ou en glace. Un changement quantitatif a lieu, apparemment sans autre signification : mais il y a quelque chose qui se cache derri&#232;re, et un changement de quantit&#233; apparemment innocent agit comme une sorte de pi&#232;ge, pour attraper la qualit&#233;. L'antinomie de la mesure que cela implique a &#233;t&#233; illustr&#233;e sous plus d'un costume chez les Grecs. On a demand&#233;, par exemple, si un seul grain fait un tas de bl&#233;, ou s'il fait une queue chauve pour arracher un seul cheveu de la queue du cheval. D'abord sans doute, consid&#233;rant la nature de la quantit&#233; comme un caract&#232;re indiff&#233;rent et ext&#233;rieur de l'&#234;tre, nous sommes dispos&#233;s &#224; r&#233;pondre &#224; ces questions par la n&#233;gative. Et cependant, comme il faut l'admettre, cette augmentation et cette diminution indiff&#233;rentes ont leur limite : un point est enfin atteint, o&#249; un seul grain suppl&#233;mentaire fait un tas de bl&#233; ; et la queue chauve est produite, si nous continuons &#224; arracher des poils simples.Ces exemples trouvent un parall&#232;le dans l'histoire du paysan qui, tandis que son &#226;ne marchait gaiement, continuait d'ajouter once apr&#232;s once &#224; son chargement, jusqu'&#224; ce qu'il finisse par sombrer sous le fardeau insupportable. Ce serait une erreur de traiter ces exemples comme une futilit&#233; p&#233;dante ; ils tournent vraiment sur des pens&#233;es, dont la connaissance est d'une grande importance dans la vie pratique, en particulier dans l'&#233;thique. Ainsi, en mati&#232;re de d&#233;penses, il y a une certaine latitude dans laquelle un plus ou moins n'a pas d'importance ; mais lorsque la mesure, impos&#233;e par les circonstances individuelles du cas particulier, est d&#233;pass&#233;e d'un c&#244;t&#233; ou de l'autre, la nature qualitative de la mesure (comme dans les exemples ci-dessus de la temp&#233;rature diff&#233;rente de l'eau) se fait sentir, et un cours , qui un instant auparavant &#233;tait tenue pour bonne &#233;conomie, se transforme en avarice ou en prodigalit&#233;.Les m&#234;mes principes peuvent &#234;tre appliqu&#233;s en politique, lorsqu'il faut consid&#233;rer la constitution d'un &#201;tat comme ind&#233;pendante, au moins comme d&#233;pendante de l'&#233;tendue de son territoire, du nombre de ses habitants et d'autres points quantitatifs du m&#234;me type. Si nous regardons, par exemple, un &#201;tat avec un territoire de dix mille milles carr&#233;s et une population de quatre millions d'habitants, nous devrions, sans h&#233;sitation, admettre que quelques milles carr&#233;s de terre ou quelques milliers d'habitants plus ou moins ne pourraient exercer aucune influence essentielle sur le caract&#232;re de sa constitution. Mais d'autre part, il ne faut pas oublier que par l'augmentation ou la diminution continuelle d'un &#233;tat, on arrive enfin &#224; un point o&#249;, en dehors de toutes autres circonstances, cette seule alt&#233;ration quantitative entra&#238;ne n&#233;cessairement avec elle une alt&#233;ration de la qualit&#233; de la Constitution.La constitution d'un petit canton suisse ne convient pas &#224; un grand royaume ; et, de m&#234;me, la constitution de la r&#233;publique romaine ne convenait pas lorsqu'elle &#233;tait transf&#233;r&#233;e aux petites villes imp&#233;riales d'Allemagne. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; peu pr&#232;s tout ce dont nous avons besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, une petite r&#233;capitulation et un tremplin vers l'Essence. &#202;tre signifie qualit&#233;, &#234;tre d&#233;termin&#233;. Cela sort de Rien. Il traite des cat&#233;gories d'autres &#234;tres d&#233;termin&#233;s qu'un &#234;tre d&#233;termin&#233; cr&#233;e automatiquement. Mais la Mesure comme derni&#232;re &#233;tape d'un tel &#202;tre qui en cr&#233;e d'autres l&#224;-bas. La dialectique de la Mesure la conduit &#224; l'Essence, o&#249; l'&#234;tre n'est plus simplement d&#233;termin&#233;. Cela se refl&#232;te. Nous commen&#231;ons maintenant &#224; voir un objet dont les parties sont s&#233;par&#233;es par la pens&#233;e. Une partie en cr&#233;e une autre, c'est vrai, mais l'autre est inh&#233;rente &#224; l'objet lui-m&#234;me, pas un objet ici et un autre l&#224;-bas, mais l'objet se divise en cat&#233;gories connexes qui sont toutes deux contenues dans l'objet lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela a &#233;t&#233; tr&#232;s doux, tr&#232;s facile. La &#171; Petite Logique &#187; vaut la peine d'&#234;tre lue sur la &#171; Doctrine de l'&#202;tre &#187; en particulier. J'ai volontairement gard&#233; le ton l&#233;ger. Il suffit de lire et de faire connaissance. Car apr&#232;s cela, nous allons commencer &#224; nous d&#233;placer et &#231;a va &#234;tre mouvement&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La Doctrine de l'Essence &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'ESSENCE EST UN MOUVEMENT DE N&#201;GATION&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici va donc, droit au c&#339;ur de celui-ci, et prenez le pire en premier. Pr&#233;parez vous :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Devenir dans l'Essence &#8211; son mouvement r&#233;flexif &#8211; est donc le mouvement du Rien vers le Rien et par le Rien vers lui-m&#234;me. Le passage ou le Devenir se transcende dans son passage : cet Autre qui surgit au cours de ce passage n'est pas le Non-&#234;tre d'un &#202;tre, mais le Rien d'un Rien &#8211; qui constitue l'Etre &#8211; l'Etre n'existe que comme mouvement du Rien vers Rien, et ainsi est l'Essence ; et l'Essence ne contient pas ce mouvement en elle-m&#234;me mais est ce mouvement, Spectacle absolu et n&#233;gativit&#233; pure, qui n'a rien sans lui qui puisse le nier, mais ne nie que sa propre n&#233;gativit&#233;, qui n'est que dans cette n&#233;gation. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un passage aussi difficile que possible. Pourtant, nous pouvons lui casser le dos. Essayez juste de vous souvenir. Hegel doit &#233;crire ainsi. S'il disait, comme nous, le mouvement ouvrier ceci et cela, ou l'&#233;nergie atomique, ou la th&#233;orie de l'&#201;tat, il se limiterait aussit&#244;t. Le lecteur y penserait comme de la politique ou quoi que ce soit que Hegel ait choisi. Le mouvement serait de la politique &#224; autre chose, puis &#224; autre chose, et ainsi de suite &#224; l'infini. D'ailleurs cela limiterait, j'en suis s&#251;r, sa libert&#233; d'analyse. Il examine au contraire une infinit&#233; de processus, &#233;tudie la relation entre les &#233;tapes, et extrait, abstrait le mouvement essentiel. D'ailleurs, en le lisant, j'ai l'impression que par l'&#233;tude des ph&#233;nom&#232;nes et les m&#233;thodes d'autres philosophes, il avait appris &#224; manier ces abstractions par elles-m&#234;mes, et comme un homme le fait en math&#233;matiques, les pousser plus loin par leur propre mouvement. Ils doivent donc &#234;tre accept&#233;s comme valides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons prendre ce passage dans tous les sens, l'inqui&#233;ter comme un chien. Quelle est l'id&#233;e centrale ? Ce que je veux que vous remarquiez, c'est l&#224; o&#249; il dit que l'Essence ne contient pas de mouvement, mais c'est ce mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Imaginez un esprit, un g&#233;nie Ariel, un &#234;tre d&#233;sincarn&#233; flottant dans le vide spirituel. Il ne sait pas qui il est ni ce qu'il est. Mais il veut le d&#233;couvrir et on lui a dit qu'&#224; l'int&#233;rieur de sa constellation spirituelle se trouvent un certain nombre d'&#233;l&#233;ments qui explosent p&#233;riodiquement en un objet, une pierre, une fleur, un cheval, un singe, un homme, etc. c'est vrai. Mais il saura si c'est vrai ou non. Si au bout d'un moment il sent que ce n'est pas la vraie chose, il la dissout et il revient dans un esprit pur. Sa seule fa&#231;on de savoir quoi que ce soit sur lui-m&#234;me est de devenir l'une des choses qui sont en lui. Le jour o&#249; il devient quelque chose et sait, sent que c'est &#231;a, alors il est enfin quelque chose de nouveau. Il a, peut-on dire, une id&#233;e de son vrai moi enfin. Mais, sauf comme quelque chose qui est devenu quelque chose pendant un certain temps, lui-m&#234;me est un pur esprit, abstrait, attendant dans ces r&#233;gions froides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'essence est le fait que quelque chose devient continuellement autre chose et le nie parce que ce n'est pas ce que la chose qui devient veut &#234;tre. Cet &#171; &#234;tre &#187; qu'il devient, nous le savons de la Doctrine de l'&#202;tre, est &#171; devenu &#187; du N&#233;ant. Tout &#234;tre imm&#233;diat sort du N&#233;ant et peut revenir au n&#233;ant. La diff&#233;rence avec Essence est qu'elle cr&#233;e beaucoup d'&#234;tres diff&#233;rents ; ils reviennent &#224; rien, mais l'essence continue d'essayer, car le pauvre Essence est le fait qu'il doit continuer &#224; essayer. C'est une sorte d'&#234;tre qui ne se contente pas de devenir rien mais de par sa nature m&#234;me doit continuer &#224; essayer et &#224; essayer encore. Nous pouvons maintenant revenir au passage et nous concentrer sur certaines choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, nous pouvons faire une paraphrase l&#226;che. (Pour l'Essence, le devenir est l'&#234;tre, c'est-&#224;-dire qu'il part du n&#233;ant, reste un temps comme &#233;tant et revient au n&#233;ant, mais par l&#224; revient &#224; lui-m&#234;me, ce qui est l'imp&#233;rieuse n&#233;cessit&#233; de &#034; devenir &#187; une fois de plus.) L'&#234;tre ordinaire est le mouvement du rien vers l'&#234;tre-pour-autrui et continue, ou peut-&#234;tre, simplement devenir et dispara&#238;tre, et c'est tout. Mais Essence essaie &#224; nouveau. Si bien que l'&#234;tre dans lequel l'Essence essaie de se retrouver est pur Spectacle ; cela ne devient pas une qualit&#233;, qui devient une quantit&#233;, qui devient une mesure, etc. Non, monsieur. Spectacle pur. N&#233;gativit&#233; absolue. Montrez n &#176; 1. Pas bon. Ni&#233;. Montrez le n &#176; 2. Pas ce que je recherche - avec &#231;a dans les limbes. Montrez le n&#176; 3. Pas bon. Niez-le. Niez-les tous.Un jour on y arrivera (et on verra plein de choses qu'on ne pouvait pas voir avant). Mais pour le moment, Essence peut vraiment dire : &#171; Moi ! Je sais ce que je suis maintenant. Je ne suis que la n&#233;gativit&#233;, je deviens quelque chose et je la nie. Je suis un mouvement, moi. Oui c'est &#231;a. Je suis mouvement de n&#233;gation. Mais ce n'est pas tout de moi. Un jour, je le saurai. Essence bien s&#251;r ne sait pas qu'il y a une logique &#224; sa n&#233;gativit&#233;. Un philosophe, un philosophe h&#233;g&#233;lien, qui l'observait au microscope atomique dirait : d'abord il &#233;tait une pierre, puis il &#233;tait une fleur, puis il &#233;tait un cheval, puis il &#233;tait un singe, puis il &#233;tait un homme. La pauvre abstraction ne le sait pas, mais je pense qu'un jour il sera un ange. C'est ce que toute cette agitation et cette n&#233;gativit&#233; doivent signifier. Mais cela bien s&#251;r ne nous concerne pas ici.Je sais ce que je suis maintenant. Je ne suis que la n&#233;gativit&#233;, je deviens quelque chose et je la nie. Je suis un mouvement, moi. Oui c'est &#231;a. Je suis mouvement de n&#233;gation. Mais ce n'est pas tout de moi. Un jour, je le saurai. Essence bien s&#251;r ne sait pas qu'il y a une logique &#224; sa n&#233;gativit&#233;. Un philosophe, un philosophe h&#233;g&#233;lien, qui l'observait au microscope atomique dirait : d'abord il &#233;tait une pierre, puis il &#233;tait une fleur, puis il &#233;tait un cheval, puis il &#233;tait un singe, puis il &#233;tait un homme. La pauvre abstraction ne le sait pas, mais je pense qu'un jour il sera un ange. C'est ce que toute cette agitation et cette n&#233;gativit&#233; doivent signifier. Mais cela bien s&#251;r ne nous concerne pas ici.Je sais ce que je suis maintenant. Je ne suis que la n&#233;gativit&#233;, je deviens quelque chose et je la nie. Je suis un mouvement, moi. Oui c'est &#231;a. Je suis mouvement de n&#233;gation. Mais ce n'est pas tout de moi. Un jour, je le saurai. Essence bien s&#251;r ne sait pas qu'il y a une logique &#224; sa n&#233;gativit&#233;. Un philosophe, un philosophe h&#233;g&#233;lien, qui l'observait au microscope atomique dirait : d'abord il &#233;tait une pierre, puis il &#233;tait une fleur, puis il &#233;tait un cheval, puis il &#233;tait un singe, puis il &#233;tait un homme. La pauvre abstraction ne le sait pas, mais je pense qu'un jour il sera un ange. C'est ce que toute cette agitation et cette n&#233;gativit&#233; doivent signifier. Mais cela bien s&#251;r ne nous concerne pas ici. &#187; Essence ne sait bien s&#251;r pas qu'il y a une logique &#224; sa n&#233;gativit&#233;. Un philosophe, un philosophe h&#233;g&#233;lien, qui l'observait au microscope atomique dirait : d'abord il &#233;tait une pierre, puis il &#233;tait une fleur, puis il &#233;tait un cheval, puis il &#233;tait un singe, puis il &#233;tait un homme. La pauvre abstraction ne le sait pas, mais je pense qu'un jour il sera un ange. C'est ce que toute cette agitation et cette n&#233;gativit&#233; doivent signifier. Mais cela bien s&#251;r ne nous concerne pas ici. &#187; Essence ne sait bien s&#251;r pas qu'il y a une logique &#224; sa n&#233;gativit&#233;. Un philosophe, un philosophe h&#233;g&#233;lien, qui l'observait au microscope atomique dirait : d'abord il &#233;tait une pierre, puis il &#233;tait une fleur, puis il &#233;tait un cheval, puis il &#233;tait un singe, puis il &#233;tait un homme. La pauvre abstraction ne le sait pas, mais je pense qu'un jour il sera un ange. C'est ce que toute cette agitation et cette n&#233;gativit&#233; doivent signifier. Mais cela bien s&#251;r ne nous concerne pas ici.C'est ce que toute cette agitation et cette n&#233;gativit&#233; doivent signifier. Mais cela bien s&#251;r ne nous concerne pas ici.C'est ce que toute cette agitation et cette n&#233;gativit&#233; doivent signifier. Mais cela bien s&#251;r ne nous concerne pas ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant de l&#224; dans le mouvement ouvrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous savons ce qu'est le mouvement syndical. C'&#233;tait &#224; une &#233;poque les r&#233;volutions de 1848, dont le chartisme, 1839-48. Elle a pris la forme de la Premi&#232;re Internationale. Elle a pris la forme de la IIe Internationale &#224; son apog&#233;e. Les syndicats &#233;taient &#233;galement organis&#233;s. Il y a des &#226;nes qui diraient : la Commune, par exemple, a eu lieu dans une ville, comment peut-on dire que c'&#233;tait une forme de tout le mouvement ouvrier ? Pensez &#224; tous les millions et millions qui n'avaient aucun lien avec la Commune. Des imb&#233;ciles. Depuis 1917, le mouvement ouvrier, pays apr&#232;s pays, a tent&#233; &#224; plusieurs reprises d'imiter la Commune. L'Europe et l'Asie bouillonnent de futurs communards.Il est donc &#233;vident que la Commune (dans une seule ville) montrait le mod&#232;le de l'avenir - aux millions et millions dans les centaines et milliers de villes qui ne pr&#234;taient peut-&#234;tre que peu d'attention &#224; la Commune - qui &#233;tait une forme de rien en particulier. La Commune les repr&#233;sentait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces formulaires montrent donc que le mouvement syndical va quelque part. Mais les r&#233;volutions de 1848, elles allaient et venaient, la Commune allait et venait. La Premi&#232;re Internationale allait et venait. La IIe Internationale demeure, mais est une relique. Regardez-le en France &#8211; la Troisi&#232;me Force. C'est une blague. En France, les deux forces sont De Gaulle et la Troisi&#232;me Internationale. Qui choisit de se pr&#233;occuper de la IIe Internationale et des ouvriers catholiques est dans la m&#234;me position que ceux qui n'ont pas compris que c'&#233;tait la Commune et non les millions apparemment inertes qui &#233;tait d&#233;cisive pour l'avenir de l'Europe. Marx s'est jet&#233; dessus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, comme je l'ai dit, ces formes disparaissent. Mais le mouvement prol&#233;tarien continue. Ils ont un &#234;tre ext&#233;rieur, et ceux-ci s'&#233;vanouissent, les nouvelles formes ext&#233;rieures apparaissent. Nous pouvons toujours, si nous sommes marxistes, voir la forme et ce que nous appellerons pour le moment l'Essence. Mais l'Essence n'est pas une chose qui change. Non, la forme &#233;tait la Premi&#232;re Internationale ; l'essence &#233;tait le mouvement ouvrier, prol&#233;tarien, r&#233;volutionnaire de 1871, qui &#233;tait diff&#233;rent de celui de 1848. Et nous avons &#233;tabli que le mouvement r&#233;volutionnaire d'aujourd'hui, les ouvriers qui suivent le stalinisme, ne sont pas les m&#234;mes qui ont suivi le mench&#233;visme. Ils sont encore plus avanc&#233;s qualitativement, encore plus avanc&#233;s sur la route de leur but ultime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Commune donc, la Premi&#232;re Internationale, les luttes de 1905 n'&#233;taient qu'Etre, elles n'&#233;taient Rien. Ils n'existaient pas, ils existaient, ils n'existaient plus. Ils &#233;taient de rien et sont revenus &#224; rien. Mais leur exp&#233;rience, ce qu'ils repr&#233;sentaient &#233;tait accumul&#233;. Ce n'&#233;tait pas perdu. L'essence est un mouvement mais un mouvement de l'&#234;tre emmagasin&#233;. Les ouvriers sous le stalinisme ont l'exp&#233;rience du l&#233;ninisme. &#171; L'Essence peut certainement &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme un &#234;tre pass&#233;, en nous rappelant cependant que le pass&#233; n'est pas totalement ni&#233;, mais seulement mis de c&#244;t&#233; et ainsi en m&#234;me temps pr&#233;serv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Troisi&#232;me Internationale r&#233;actionnaire a emmagasin&#233; en elle le pass&#233; du l&#233;ninisme qui n'est plus &#8211; il n'existe plus. Les philosophes, les marxistes, doivent retracer cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce qui continue de bouger, c'est le mouvement ouvrier, le mouvement r&#233;volutionnaire lui-m&#234;me. Il emmagasine l'exp&#233;rience des folies et des faiblesses du proudhonisme et du bakouninisme. Il a appris la valeur de l'organisation. Elle a accumul&#233; l'exp&#233;rience du parlementarisme, de la d&#233;fense nationale, etc. Elle s'est enrichie de plus en plus. (Il a organis&#233; les id&#233;es aussi, mais toujours &#224; la suite du mouvement objectif, changeant, d&#233;veloppant le capitalisme.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A un moment donn&#233;, ce mouvement prol&#233;tarien ressemble &#224; la Premi&#232;re Internationale ou &#224; la Commune ou 1917-20. Et si vous vous arr&#234;tez, regardez, et soyez pr&#233;cis, comme il faut le faire (souvenez-vous que vous ne pouvez penser que si vous avez des d&#233;terminations fixes et pr&#233;cises), alors vous voyez que le mouvement essentiel se refl&#232;te dans la forme. La Premi&#232;re Internationale l'a refl&#233;t&#233;, 1915 l'a refl&#233;t&#233;, etc. Les reflets disparaissent. Ce qu'ils r&#233;fl&#233;chissaient est emmagasin&#233; et fait partie du nouveau prol&#233;tariat. Ce processus, la disparition du reflet, et le nouveau prol&#233;tariat avec son exp&#233;rience du reflet emmagasin&#233; en lui, repartant, ce processus est l'Essence. L'essence d'une chose est qu'elle doit se mouvoir, se r&#233;fl&#233;chir, nier le reflet qui n'&#233;tait rien, devenir &#234;tre, puis redevenir rien, tandis que la chose elle-m&#234;me doit avancer parce que c'est sa nature de le faire. Qu'il doive se d&#233;placer, la direction coh&#233;rente dans laquelle il se d&#233;place, sa n&#233;cessit&#233; de nier ses r&#233;flexions, de les stocker et de poursuivre vers un but ultime, c'est son Essence. L'essence du prol&#233;tariat est son mouvement pour incorporer en lui-m&#234;me l'exp&#233;rience des maux du capitalisme jusqu'&#224; ce qu'il surmonte le capitalisme lui-m&#234;me. L'essence du prol&#233;tariat n'est pas qu'il soit r&#233;volutionnaire et essaie de nombreux partis diff&#233;rents et les rejette parce qu'ils &#233;chouent. Ce n'est pas &#171; un substrat existant &#187;. Il nie non seulement son reflet, il fait plus que cela, il nie davantage ses propres exp&#233;riences et les emmagasine, il est donc toujours plus loin qu'il ne l'&#233;tait auparavant dans son propre but sp&#233;cial. Cela ne nie pas non plus en g&#233;n&#233;ral. (La citation s'affichera.). Et maintenant, phrase par phrase.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devenir dans l'Essence &#8211; son moment de r&#233;flexion &#8211; est donc le mouvement du Rien vers le Rien et par le Rien vers lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;vident. Commune, Premi&#232;re Internationale, L&#233;ninisme, tout, en tant qu'entit&#233;s existantes, tout &#234;tre pur. Le prol&#233;tariat avait un &#234;tre, un certain sentiment, des id&#233;es, des impulsions, des d&#233;sirs, une volont&#233;. Elle les a acquises dans son exp&#233;rience, exp&#233;rience objective avec le capitalisme, avec son pass&#233; emmagasin&#233;. C'&#233;tait l'&#234;tre abstrait, l'&#234;tre prol&#233;taire abstrait. Mais l'&#234;tre abstrait n'est rien. La Nature de l'&#234;tre doit devenir d&#233;termin&#233;e. De m&#234;me que la pens&#233;e organise les impulsions, le d&#233;sir, la volont&#233;, etc., le parti prol&#233;tarien s'organise, se d&#233;termine dans L&#233;nine, Boukharine, Trotsky, Rakovsky, le Parti bolchevik, la IIIe Internationale, &#234;tre d&#233;termin&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le l&#233;ninisme, donc, la Troisi&#232;me Internationale, est une cristallisation de l'&#234;tre abstrait, qui n'est rien. Le l&#233;ninisme nie ce rien en devenant quelque chose. Ensuite, il est remplac&#233; par le stalinisme. Mais le fait que cela se produise est l'essence du prol&#233;tariat. Ses d&#233;sirs, sa volont&#233;, ses pulsions, ses besoins (essentiellement implant&#233;s en lui par sa position vis-&#224;-vis du capitalisme) sont toujours d'abord un &#234;tre abstrait, c'est-&#224;-dire rien, puis prennent une forme d&#233;termin&#233;e, puis ceux-ci s'&#233;vanouissent dans le n&#233;ant, mais leur essence est stock&#233;e en haut. Le prol&#233;tariat, par essence, a un Autre, son reflet, mais celui-ci va et vient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le passage ou le Devenir se transcende dans son passage : cet Autre qui surgit au cours de ce passage n'est pas le Non-&#234;tre d'un &#202;tre, mais le Rien d'un Rien ; et c'est cela &#8211; le fait qu'il soit la n&#233;gation d'un Rien &#8211; qui constitue l'&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un exercice de d&#233;veloppement des id&#233;es de la Doctrine de l'&#202;tre. Ce passage contient la cl&#233;. Lisez-le lentement et obtenez-le :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'&#234;tre n'existe que comme mouvement du Rien vers le Rien, et ainsi est l'Essence- et l'Essence ne contient pas ce mouvement en soi mais est ce mouvement, Spectacle absolu et pure n&#233;gativit&#233;, qui n'a rien sans lui qui puisse le nier, mais nie seulement sa propre n&#233;gativit&#233;, qui n'est que dans cette n&#233;gation. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'en regardant en arri&#232;re, nous pouvons voir que nous avions une sorte d'&#234;tre en qualit&#233;, l'&#234;tre imm&#233;diat, qui a suivi son propre chemin. Maintenant nous avons une autre sorte d'&#234;tre, l'Essence, qui a sa mani&#232;re, la n&#233;gativit&#233; constante du Spectacle, dans laquelle elle doit se retrouver. Le reste d'Essence est de retracer le d&#233;veloppement dialectique de ce Spectacle, et le mouvement qui le nie sans cesse. (Je ne garantis pas ces interpr&#233;tations. Le fait est qu'une fois qu'elles sont en panne, nous commen&#231;ons &#224; parier quelque part. Je n'ai pas peur des erreurs.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors maintenant, nous avons Essence. C'est une forme de R&#233;flexion. Comme Hegel le d&#233;crit dans la plus petite Logique :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce mot &#171; r&#233;flexion &#187; est appliqu&#233; &#224; l'origine lorsqu'un rayon de lumi&#232;re en ligne droite frappant la surface d'un miroir en est renvoy&#233;. Dans ce ph&#233;nom&#232;ne nous avons deux choses, d'abord un fait imm&#233;diat qui est, et deuxi&#232;mement la phase d&#233;l&#233;gu&#233;e, d&#233;riv&#233;e ou transmise du m&#234;me. Quelque chose de ce genre se produit lorsque nous r&#233;fl&#233;chissons ou pensons &#224; un objet ; car ici nous voulons conna&#238;tre l'objet, non dans son imm&#233;diatet&#233;, mais comme d&#233;riv&#233; ou m&#233;diatis&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#233;diatis&#233;. Un joli mot. Serre-le contre ta poitrine. Je dis, nous disons que la conscience des gens est une chose, l'imm&#233;diatet&#233;, une entit&#233; dont nous pouvons dire qu'elle a une &#171; qualit&#233; &#187;. Mais en tant que marxistes, nous savons que la conscience est par essence le reflet de l'environnement &#233;conomique et politique, c'est-&#224;-dire social. L'arri&#232;re-plan social est donc m&#233;diatis&#233; par la conscience. Dans la doctrine de l'&#202;tre, la qualit&#233; &#233;tait, si l'on veut, m&#233;diatis&#233;e en quantit&#233;. Dans la Doctrine de l'Essence, la qualit&#233; est, ou plut&#244;t serait une manifestation de quelque chose qui se refl&#232;te &#224; travers la qualit&#233;. Hegel poursuit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le probl&#232;me ou le but de la philosophie est souvent repr&#233;sent&#233; comme la constatation de l'essence des choses : une phrase qui signifie seulement que les choses, au lieu d'&#234;tre laiss&#233;es dans leur imm&#233;diatet&#233;, doivent &#234;tre montr&#233;es comme m&#233;diatis&#233;es ou bas&#233;es sur quelque chose d'autre. L'Etre imm&#233;diat des choses est ainsi con&#231;u sous l'image d'une &#233;corce ou d'un rideau derri&#232;re lequel se cache l'Essence. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le maestro y va doucement. &#171; Tout, dit-on, a une Essence ; c'est-&#224;-dire que les choses ne sont pas vraiment ce qu'elles se montrent imm&#233;diatement. Il y a autre chose &#224; faire que de simplement vagabonder d'une qualit&#233; &#224; une autre, et simplement d'avancer du qualitatif au quantitatif et vice versa : il y a un permanent dans les choses et ce permanent est en premier lieu leur Essence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est assez simple. Pourquoi n'ai-je pas commenc&#233; par &#231;a ? Non. Parce que cette simple phrase &#171; en premier lieu &#187; couvre beaucoup de choses et cela nous aurait caus&#233; beaucoup de probl&#232;mes. Vous auriez cru comprendre quelque chose que vous ne compreniez pas. L'essence de la conscience est l'environnement social. Mais vous obtenez l&#224; une impression qui est statique. C'est seulement parce que la conscience est une sorte de spectacle, qui doit refl&#233;ter l'environnement, et l'environnement doit continuer &#224; s'exprimer, toujours &#224; la recherche, que nous pouvons l'appeler Essence. L'importance de cela ne peut pas &#234;tre surestim&#233;e. Si vous ne voyez pas cela clairement, vous avez l'id&#233;e d'essayer ceci, d'essayer cela, d'essayer l'autre. Vous dites vite : il semble ne jamais apprendre, car &#171; il &#187; est statique. Alors votre essence devient une chose. Mais quand vous voyez l'Essence comme le mouvement, et le mouvement qui emmagasine l'&#234;tre d&#233;pass&#233;, mais pourtant vous &#234;tes pouss&#233; &#224; continuer, alors vous avez l'Essence en v&#233;rit&#233; et en fait.&lt;br class='autobr' /&gt;
Or, savoir que l'Essence est un mouvement qui se refl&#232;te dans un Spectacle (qui est rejet&#233;) puis repart, le savoir, c'est seulement conna&#238;tre l'Essence en g&#233;n&#233;ral. C'est le d&#233;but de l'Essence. L'essence, un mouvement, avance dialectiquement. Le reflet et la chose refl&#233;t&#233;e ont leur vie propre ; ils se d&#233;veloppent en diff&#233;rentes choses et nous les tra&#231;ons, et voyons comment &#224; chaque &#233;tape ils se transforment en quelque chose d'autre. Hegel appelle leur forme la plus importante les R&#233;flexions des D&#233;terminations. Souvenez-vous que pendant longtemps ce sont des cr&#233;ations de la pens&#233;e. Par exemple, lorsque vous regardez la conscience, vous ne la voyez pas divis&#233;e en conscience et existence, pour reprendre le mot de Marx. La conscience est la conscience. Mais la pens&#233;e fait cette s&#233;paration, ces d&#233;terminations de l'objet, en ses parties composantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous voyons le l&#233;ninisme comme une d&#233;termination qui refl&#232;te un certain stade de d&#233;veloppement du mouvement perp&#233;tuel. Mais le l&#233;ninisme est une d&#233;termination de la pens&#233;e. Il y a le prol&#233;tariat, dans la soci&#233;t&#233; capitaliste, &#224; un certain stade de d&#233;veloppement. Isoler ce que nous appelons le l&#233;ninisme est une d&#233;termination de la pens&#233;e. L'isoler comme un fait et lui donner une vie ind&#233;pendante, ah ! J&#233;sus, c'est quelque chose qui apporte un terrible ch&#226;timent. &#201;coutez Hegel avant m&#234;me qu'il ne commence &#224; d&#233;velopper les D&#233;terminations de la r&#233;flexion, nous disant comment certaines personnes se bloquent :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; . . . les d&#233;terminations r&#233;fl&#233;chies sont d'un genre diff&#233;rent des d&#233;terminations simplement imm&#233;diates de l'&#234;tre. De ces derniers, il est facile d'admettre qu'ils sont transitoires et simplement relatifs, li&#233;s &#224; quelque chose d'autre, tandis que les d&#233;terminations r&#233;fl&#233;chies ont la forme d'&#234;tre-en-et-pour-soi. Ils s'affirment donc comme essentiels, et au lieu de passer dans leurs contraires, ils apparaissent plut&#244;t comme absolus, libres et indiff&#233;rents les uns aux autres. Ils r&#233;sistent donc obstin&#233;ment &#224; leur mouvement : leur &#202;tre est leur identit&#233; &#224; soi dans leur d&#233;terminit&#233;, selon laquelle, tout en se pr&#233;supposant l'un l'autre, ils se conservent pourtant comme absolument s&#233;par&#233;s dans ce rapport. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le l&#233;ninisme est le l&#233;ninisme et le stalinisme est le stalinisme ; la Quatri&#232;me Internationale est la Quatri&#232;me Internationale. C'est leur donner la forme de l'&#234;tre-en-et-pour-soi. L'extrait ci-dessus pose probl&#232;me. Il n'est pas n&#233;cessaire de tout prendre phrase par phrase. Une interpr&#233;tation plus l&#226;che est indiqu&#233;e ici. (Et Hegel chantera cette chanson pendant pr&#232;s de cinq cents pages.) Si vous regardez les d&#233;terminations &#171; imm&#233;diates &#187; de l'&#234;tre, vous voyez le l&#233;ninisme, et vous dites : &#231;a passera ; les choses vont et viennent. Je me souviens du consul de France dans une &#238;le o&#249; j'ai s&#233;journ&#233; qui m'a dit que l'homme politique fran&#231;ais Briand &#233;tait un socialiste dans sa jeunesse, mais il y a toujours des gens plus &#224; gauche que vous, ce qui vous pousse &#224; droite. Cette id&#233;e semble avoir du mouvement, mais elle prend Briand et ceux &#171; plus &#224; gauche &#187; que lui comme &#171; imm&#233;diats &#187; - La r&#233;flexion est ext&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Hegel (dans l'extrait complet &#8211; j'ai omis une partie du paragraphe) dit qu'il est facile pour les penseurs s&#233;rieux de mettre de c&#244;t&#233; ces d&#233;terminations externes. Mais quand on r&#233;fl&#233;chit s&#233;rieusement, qu'on voit l'&#234;tre apparent comme de simples reflets de l'essence, alors ces d&#233;terminations deviennent elles-m&#234;mes essentielles. La Commune, la IIe Internationale, le l&#233;ninisme, le stalinisme, etc., deviennent &#171; libres &#187;. Ils deviennent ind&#233;pendants de la vie. Ils vivent apr&#232;s leur mort, et ce qui vit est mort &#8211; pour la Compr&#233;hension. Vous voyez, vous savez que vous &#234;tes un penseur sup&#233;rieur. Ces d&#233;terminations que vous avez trac&#233;es &#224; leurs racines. Ils se &#171; pr&#233;supposent &#187; l'un l'autre &#171; bien s&#251;r &#187;. Le l&#233;ninisme est &#171; en quelque sorte &#187; li&#233; au mench&#233;visme, et le stalinisme vient du l&#233;ninisme. Ils sont indissociables du capitalisme en d&#233;veloppement et du prol&#233;tariat en d&#233;veloppement. &#034;Bien s&#251;r bien s&#251;r&#034;,mais pourtant ils sont maintenus &#034;s&#233;par&#233;s&#034;. Le penseur individuel, apr&#232;s avoir travaill&#233; dur, surmont&#233; le sens commun vulgaire et les a &#233;tablis, s'y accroche fermement. Son &#233;nergie cr&#233;atrice est &#233;puis&#233;e. Ou bien son &#233;nergie d'organisation des choses concr&#232;tes est telle qu'il se lance dans l'organisation &#224; l'int&#233;rieur de ces cat&#233;gories. Il ferait normalement peu de mal. Mais lorsque ces nouvelles cat&#233;gories merveilleuses ont &#233;t&#233; &#233;tablies, elles sont venues des impulsions, de la volont&#233;, du d&#233;sir, etc., des gens. Et il y a toujours des gens qui, pour des raisons objectives, souhaitent rester sur place. Ils s'emparent de cet individu et en font un h&#233;ros. La Logique de la Compr&#233;hension a une base.Ou bien son &#233;nergie d'organisation des choses concr&#232;tes est telle qu'il se lance dans l'organisation &#224; l'int&#233;rieur de ces cat&#233;gories. Il ferait normalement peu de mal. Mais lorsque ces nouvelles cat&#233;gories merveilleuses ont &#233;t&#233; &#233;tablies, elles sont venues des impulsions, de la volont&#233;, du d&#233;sir, etc., des gens. Et il y a toujours des gens qui, pour des raisons objectives, souhaitent rester sur place. Ils s'emparent de cet individu et en font un h&#233;ros. La Logique de la Compr&#233;hension a une base.Ou bien son &#233;nergie d'organisation des choses concr&#232;tes est telle qu'il se lance dans l'organisation &#224; l'int&#233;rieur de ces cat&#233;gories. Il ferait normalement peu de mal. Mais lorsque ces nouvelles cat&#233;gories merveilleuses ont &#233;t&#233; &#233;tablies, elles sont venues des impulsions, de la volont&#233;, du d&#233;sir, etc., des gens. Et il y a toujours des gens qui, pour des raisons objectives, souhaitent rester sur place. Ils s'emparent de cet individu et en font un h&#233;ros. La Logique de la Compr&#233;hension a une base.La Logique de la Compr&#233;hension a une base.La Logique de la Compr&#233;hension a une base.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il y a des cas encore plus path&#233;tiques, et en y repensant, je suis &#233;mu aux larmes. Il y a l'intellect et l'esprit puissants qui se d&#233;placent dans des cat&#233;gories qui, autrefois puissantes en leur temps, n'ont maintenant aucune base objective. Quel effort gaspill&#233; ! Quels vains sacrifices ! Hegel savait. Il n'arr&#234;te pas de dire : &#171; C'est l'ennemi, pensant dans les cat&#233;gories qui &#233;taient pr&#233;cises, mais acqui&#232;rent une vie ind&#233;pendante et ne bougent pas. Il va nous parler des contraires et de la transition. C'est le contenu principal d'Essence. Mais avant de commencer, il dit que ce type de pens&#233;e Compr&#233;hension peut nous &#233;trangler avant que nous puissions commencer. Identit&#233;, diff&#233;rence et contradiction, en particulier contradiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous approchons maintenant du noyau du syst&#232;me de Hegel, dans les trois not&#233;s ci-dessus. Il ne faut cependant pas oublier que le plus grand Logic fait neuf cents pages en tout. Prenons par exemple la question de Ground qui suit ces trois. Le sol, dit Hegel, est la v&#233;ritable auto-m&#233;diation de l'Essence. D'ACCORD. Et puis il est parti. Le Terrain Absolu qui est ensuite d&#233;termin&#233; en Terrain D&#233;termin&#233;, qu'il analyse plus avant en Terrain Formel et Terrain R&#233;el, qui se termine finalement en Terrain Complet. Mais les seules subdivisions du Fond absolu sont (a) Forme et Essence, (b) Forme et Mati&#232;re, (c) Forme et Contenu. Il fait trente-quatre pages en tout. Que diable pouvons-nous faire avec &#231;a ? Et pourtant, il contient des &#233;l&#233;ments aussi cruciaux que la forme et le contenu, l'existence, l'apparence, la substance, etc. Vous le lirez par vous-m&#234;mes. Mes s&#233;lections sont arbitraires. Nous prenons des morceaux.Mais en r&#233;alit&#233;, il n'y a pas de s&#233;lections arbitraires. Mon but, ma connaissance de la Logique, ma connaissance du mouvement ouvrier, ma connaissance de mes lecteurs probables, sont tous &#224; l'&#339;uvre pour d&#233;cider quels morceaux je vais prendre. Si mes connaissances ne sont pas trop superficielles et mon objectif pas trop &#233;troit, un vrai aper&#231;u de la Logique sera donn&#233; et un vrai aper&#231;u du mouvement ouvrier aussi. Mais nous devons conna&#238;tre les limites de ce que nous faisons. On se fait une id&#233;e de la chose, c'est tout. Cependant, quand il s'agit d'Identit&#233;, de Diff&#233;rence et de Contradiction, je pense que nous devrions essayer de suivre sa m&#233;thode abstraite, comme nous l'avons fait dans une certaine mesure dans la Doctrine de l'&#202;tre. Ils sont, comme je l'ai dit, le noyau.sont tous au travail pour d&#233;cider quels morceaux je vais prendre. Si mes connaissances ne sont pas trop superficielles et mon objectif pas trop &#233;troit, un vrai aper&#231;u de la Logique sera donn&#233; et un vrai aper&#231;u du mouvement ouvrier aussi. Mais nous devons conna&#238;tre les limites de ce que nous faisons. On se fait une id&#233;e de la chose, c'est tout. Cependant, quand il s'agit d'Identit&#233;, de Diff&#233;rence et de Contradiction, je pense que nous devrions essayer de suivre sa m&#233;thode abstraite, comme nous l'avons fait dans une certaine mesure dans la Doctrine de l'&#202;tre. Ils sont, comme je l'ai dit, le noyau.sont tous au travail pour d&#233;cider quels morceaux je vais prendre. Si mes connaissances ne sont pas trop superficielles et mon objectif pas trop &#233;troit, un vrai aper&#231;u de la Logique sera donn&#233; et un vrai aper&#231;u du mouvement ouvrier aussi. Mais nous devons conna&#238;tre les limites de ce que nous faisons. On se fait une id&#233;e de la chose, c'est tout. Cependant, quand il s'agit d'Identit&#233;, de Diff&#233;rence et de Contradiction, je pense que nous devrions essayer de suivre sa m&#233;thode abstraite, comme nous l'avons fait dans une certaine mesure dans la Doctrine de l'&#202;tre. Ils sont, comme je l'ai dit, le noyau.quand il s'agit d'Identit&#233;, de Diff&#233;rence et de Contradiction, je pense que nous devrions essayer de suivre sa m&#233;thode abstraite, comme nous l'avons fait dans une certaine mesure dans la Doctrine de l'&#202;tre. Ils sont, comme je l'ai dit, le noyau.quand il s'agit d'Identit&#233;, de Diff&#233;rence et de Contradiction, je pense que nous devrions essayer de suivre sa m&#233;thode abstraite, comme nous l'avons fait dans une certaine mesure dans la Doctrine de l'&#202;tre. Ils sont, comme je l'ai dit, le noyau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le traitement de l'Identit&#233; dans la plus petite Logique est l'une des choses les plus d&#233;concertantes et les plus irritantes de Hegel. Je soup&#231;onne qu'une connaissance approfondie de la logique &#224; l'ancienne serait utile. En tout cas, Hegel semble dire quelque chose comme ceci : &#171; Vous voyez cette nappe ? C'est plus qu'une nappe ; une connaissance approfondie maintenant d'une nappe est absolument n&#233;cessaire pour comprendre la logique ; passons maintenant &#224; la section suivante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon explication, comme beaucoup de mes explications, commettra sans aucun doute des violations. Mais vous en apprendrez probablement quelque chose. J'ai lu nombre de br&#232;ves explications de Hegel et de la Logique en particulier, qui n'expliquaient rien. C'est pourquoi j'utilise ma propre m&#233;thode. Comme le disent tr&#232;s franchement les traducteurs de la Logique plus large : &#171; Nous n'avons aucun doute que nous n'avons pas r&#233;ussi &#224; comprendre la pens&#233;e dans de nombreux endroits. &#171; Moi aussi, je sais &#224; quel point il est facile de mal interpr&#233;ter. Mais cela ne doit pas nous d&#233;courager. Maintenant - Je regarde quelque chose et &#224; mon avis j'en ai une image (comment je pourrais d&#233;chirer cette formulation en morceaux !) &#8211; livre, pierre, cheval, maison, mouvement ouvrier, th&#233;orie scientifique, plat de glace. Je me le d&#233;finis : j'&#233;tablis son identit&#233;. Je peux &#234;tre assez pr&#233;cis. Je dis : cette maison, je l'ai con&#231;ue. Je l'ai construit. J'y vis. Je sais tout &#224; ce sujet. Je peux le d&#233;crire, peut-&#234;tre faire un inventaire. Cette maison est cette maison. Ce que j'&#233;cris sur le papier, les plans, les photographies, les souvenirs, etc., tout correspond &#224; cette maison. Mais le conception &#8211; cette maison, que je crois avoir si clairement &#233;tablie, m'&#233;chappe au moment m&#234;me o&#249; je l'&#233;tablis. La maison change. (Je change aussi, mais oubliez &#231;a, ou plut&#244;t mettez &#231;a de c&#244;t&#233; pour le moment.) Dans deux ans cette maison sera une autre maison : peinture disparue, trous dans le toit, meubles gorg&#233;s d'eau, herbe poussant dans le patio.Au lieu que cette maison soit dans la classe A, cette maison a d&#233;g&#233;n&#233;r&#233; en classe C. Cela s'est produit en deux ans, mais en r&#233;alit&#233;, cela se produisait tout le temps. Toute l'existence de la maison est une lutte contre pr&#233;cis&#233;ment une telle d&#233;g&#233;n&#233;rescence. Or Hegel dit, et c'est le premier (large) &#233;nonc&#233; de sa m&#233;thode h&#233;g&#233;lienne particuli&#232;re, il dit : moi qui sais cela, quand je regarde la maison, je dois dire - cette maison est, mais en m&#234;me temps elle n'est pas, ou pour &#234;tre plus pr&#233;cis, c'est et ce n'est pas ce que c'est, c'est aussi autre chose. Vous le trouvez dans les livres car A n'est pas &#233;gal &#224; A. Cette formule est la formule la plus trompeuse qui puisse &#234;tre. N'importe quel imb&#233;cile peut &#234;tre d'accord avec cela, et n'importe quel imb&#233;cile peut &#234;tre en d&#233;saccord. Simplement parce qu'&#224; lui seul il ne prouve rien. Vous devez prendre tout l'argument h&#233;g&#233;lien ou vous feriez mieux de le laisser de c&#244;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car Hegel, ayant &#233;tabli le caract&#232;re incertain de l'Identit&#233;, passe aussit&#244;t &#224; la Diff&#233;rence. Et ici, il est tout aussi audacieux mais un peu plus facile &#224; suivre. Il dit que si l'identit&#233; implique la diff&#233;rence, alors &#233;galement la diff&#233;rence implique l'identit&#233;. Je ne compare pas un chameau &#224; un dictionnaire fran&#231;ais. Ce ne sont l&#224; que des choses dissemblables ; il n'y a pas de &#034;diff&#233;rence&#034; entre eux. Bien s&#251;r, ils sont &#171; diff&#233;rents &#187;, mais c'est une diff&#233;rence vulgaire, aussi vulgaire &#224; sa mani&#232;re que l'identit&#233; que la maison est la maison. Je peux comparer s&#233;rieusement les diff&#233;rences de deux livres, deux romans, deux romans de la m&#234;me &#233;poque, deux romans du m&#234;me auteur. La diff&#233;rence, la diff&#233;rence dont il faut parler, ne peut exister que sur la base d'une certaine identit&#233;. Et l'identit&#233; &#224; l'inverse ne peut exister qu'&#224; partir de la diff&#233;rence, cette maison est et n'est pas cette maison.Et cette maison d'aujourd'hui n'est pas cette maison de demain ou dans deux ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait Hegel dit qu'au moment o&#249; vous pensez, que vous le sachiez ou non, vous niez l'existant. &#171; Cette maison vaut 5 000 $ &#187; signifie qu'elle valait plus et que demain elle ne vaudra que 4 000 $, ou si l'inflation continue, 10 000 $, n&#232;gres et tout. Si je dis que cette maison vaut 5 000 $, valait toujours 5 000 $ et vaudra toujours 5 000 $, pour toujours et &#224; jamais, je ne dis rien, du moins je ne pense pas s&#233;rieusement. La pens&#233;e n'a de sens que lorsque la maison est en relation avec d'autres maisons qui ne poss&#232;dent pas cet attribut inestimable de maintenir constamment le prix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Identit&#233; signifie diff&#233;rence. La diff&#233;rence signifie l'identit&#233;. Et maintenant, avec un saut, nous pouvons y entrer. Hegel dit que ce principe devient important, en fait d&#233;cisif, lorsqu'on regarde, fait une cognition philosophique, &#224; propos d'un seul objet. Dans l'identit&#233; d'un objet, vous devez &#233;tablir la diff&#233;rence sp&#233;cifique, et dans sa diff&#233;rence sp&#233;cifique, vous devez &#233;tablir l'identit&#233;. Si vous avez &#233;tabli la diff&#233;rence sp&#233;cifique, la diff&#233;rence qui appartient &#224; l'objet, qui le distingue de tous les autres objets et de leurs diff&#233;rences, alors vous avez l'Autre de l'objet. L'autre est la diff&#233;rence qui compte, la diff&#233;rence essentielle. Mais comme il n'est diff&#233;rent (essentiel) d'aucun autre objet, alors Autre est donc identique &#224; son objet. Le d&#233;couvrir, c'est d&#233;couvrir ce qui fait bouger l'objet.Je regarde la soci&#233;t&#233; bourgeoise et je vois le capital, mais le travail est son autre. Dans le capital est la diff&#233;rence essentielle, mais le capital et le travail sont une seule identit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense moi-m&#234;me que tout cela est passionnant. Poussons maintenant ce principe un peu plus loin, en laissant Hegel parler lui-m&#234;me, m&#234;me si je n'utilise pas toujours les guillemets. Il dit que cette question de la diff&#233;rence essentielle au sein de chaque identit&#233; est la n&#233;cessit&#233; indispensable de la cognition philosophique. Plus tard, il nous dira quand vous dites p&#232;re, vous avez &#224; l'esprit fils. Le fils est interp&#233;n&#233;tr&#233; avec le p&#232;re. P&#232;re n'a de sens que par rapport au fils. Le dessus n'a de sens que par rapport au dessous. Si je ne voulais pas dire p&#232;re par rapport au fils, je ne dirais pas p&#232;re, je dirais : homme ou joueur de baseball ou quelque chose comme &#231;a, mais alors je regarde un ou plusieurs autres objets. Alors cette identit&#233; simple et abstraite est une fiction, un pi&#232;ge mortel pour les penseurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est de la plus haute importance de reconna&#238;tre cette qualit&#233; des d&#233;terminations de la r&#233;flexion qui ont &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;es ici, que leur v&#233;rit&#233; ne consiste que dans leur relation les unes avec les autres, et donc dans le fait que chacune contient l'autre dans son propre concept. Cela doit &#234;tre compris et rappel&#233;, car sans cette compr&#233;hension, pas un pas ne peut vraiment &#234;tre fait en philosophie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que la maison n'est pas simplement la maison. La maison est essentiellement une protection contre la nature. De sorte qu'identique &#224; la maison est son Autre, destruction par la Nature. La maison peut &#234;tre un fort contenant des soldats. Si identique &#224; la maison &#224; cet &#233;gard est sa destruction par l'artillerie, etc. La maison peut aussi &#234;tre une source de revenus. De sorte qu'identique &#224; cela est la baisse du loyer. Tout a son propre complexe sp&#233;cifique de relations, et le quelque chose a diff&#233;rents complexes de relations qui continuent &#224; lui donner un Autre sp&#233;cifique, c'est-&#224;-dire &#224; contr&#244;ler son mouvement. C'est un aspect tr&#232;s important de la dialectique. Et comme Hegel aime &#224; le dire, la dialectique n'est pas pratiqu&#233;e que par les philosophes. L'agent immobilier, l'architecte, tous ces gens connaissent tr&#232;s bien l'Autre particulier de leur maison. C'est toujours dans leur concept.Il est vrai que la dialectique de la maison est en r&#232;gle g&#233;n&#233;rale &#224; un niveau tr&#232;s bas, sauf en cas d'ouragans de Floride, d'incendie ou d'inflation galopante. Mais &#231;a, Hegel le sait aussi. Et il sait aussi que l&#224; o&#249; vous examinez les grandes formes sociales et intellectuelles de la soci&#233;t&#233;, alors vous devez vous rappeler que chaque objet contient son Autre dans son propre concept et que toute d&#233;termination de la pens&#233;e a aussi son autre dans son concept. Le travail a toujours du capital dans son concept. C'est pourquoi le travail en 1864 avait le capital de 1864 dans son concept, le travail en 1948 a le capital de 1948 dans son concept. Le menchevisme avait le l&#233;ninisme dans son concept, et le l&#233;ninisme avait le stalinisme dans son concept. Comment le stalinisme ? Car tant que le nouvel organisme, le socialisme, n'avait pas &#233;t&#233; atteint, la d&#233;termination r&#233;volutionnaire, le l&#233;ninisme,serait attaqu&#233; par le reflet en son sein de l'ennemi fondamental du prol&#233;tariat, du capital et du capital d'&#201;tat au sein du mouvement ouvrier est pr&#233;cis&#233;ment le stalinisme, comme le menchevisme &#233;tait le capital monopoliste (dans son stade de super-profits de l'imp&#233;rialisme) au sein du mouvement ouvrier. Vous ne le savez pas ? Vous ne pouvez pas bouger d'un pied. C'est pire. Vous pouvez vous d&#233;placer mais dans la mauvaise direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur v&#233;rit&#233; ne consiste que dans leur relation les uns avec les autres. Chacun contient l'autre dans son propre concept. Saches cela. Lisez-le dans les deux Logiques. R&#233;fl&#233;chissez-y. Car si vous ne le faites pas, vous ne pouvez pas penser. Leur v&#233;rit&#233; ne consiste que dans leur relation les uns avec les autres. La v&#233;rit&#233; du mouvement ouvrier ne consiste que dans son rapport au capital. Comme nous avons su&#233; pour montrer que la v&#233;rit&#233; de la Premi&#232;re Internationale ne peut &#234;tre saisie que par rapport &#224; la capitale sp&#233;cifique de l'&#233;poque, que la IIe Internationale avait un rapport similaire, que la v&#233;rit&#233; de la IIIe Internationale, par rapport &#224; la IVe Internationale , doit &#234;tre le m&#234;me. Comprenez-le et souvenez-vous-en. Souviens toi. Souvenez-vous que le menchevisme en tant que tendance politique dans le mouvement ouvrier avait son oppos&#233; pr&#233;cis, le l&#233;ninisme. C'est l'histoire de la IIe Internationale,de la IIe Internationale et aucune autre. Lorsque le menchevisme a atteint son apog&#233;e, il a p&#233;ri et le l&#233;ninisme a pris sa place. C'est comme &#231;a que &#231;a s'est pass&#233;, et &#231;a ne pouvait pas bouger autrement. Le mouvement ouvrier ne pouvait passer des id&#233;es r&#233;volutionnaires de 1889 &#224; 1917 que par une opposition, une transition par la croissance du mench&#233;visme, et en le surmontant. (Nous savons mais nous devons le r&#233;p&#233;ter que celles-ci repr&#233;sentaient des forces objectives. Mais pour le moment, concentrons-nous sur le processus de la pens&#233;e.) Je ne sais pas si vous l'avez. Une d&#233;termination de la r&#233;flexion est identit&#233; et diff&#233;rence. Et la diff&#233;rence, l'Autre, &#233;merge, devient forte, et l'Identit&#233; doit la surmonter, car l'identit&#233; est le d&#233;but de l'Essence, le mouvement en avant.et il ne pouvait pas bouger autrement. Le mouvement ouvrier ne pouvait passer des id&#233;es r&#233;volutionnaires de 1889 &#224; 1917 que par une opposition, une transition par la croissance du mench&#233;visme, et en le surmontant. (Nous savons mais nous devons le r&#233;p&#233;ter que celles-ci repr&#233;sentaient des forces objectives. Mais pour le moment, concentrons-nous sur le processus de la pens&#233;e.) Je ne sais pas si vous l'avez. Une d&#233;termination de la r&#233;flexion est identit&#233; et diff&#233;rence. Et la diff&#233;rence, l'Autre, &#233;merge, devient forte, et l'Identit&#233; doit la surmonter, car l'identit&#233; est le d&#233;but de l'Essence, le mouvement en avant.et il ne pouvait pas bouger autrement. Le mouvement ouvrier ne pouvait passer des id&#233;es r&#233;volutionnaires de 1889 &#224; 1917 que par une opposition, une transition par la croissance du mench&#233;visme, et en le surmontant. (Nous savons mais nous devons le r&#233;p&#233;ter que celles-ci repr&#233;sentaient des forces objectives. Mais pour le moment, concentrons-nous sur le processus de la pens&#233;e.) Je ne sais pas si vous l'avez. Une d&#233;termination de la r&#233;flexion est identit&#233; et diff&#233;rence. Et la diff&#233;rence, l'Autre, &#233;merge, devient forte, et l'Identit&#233; doit la surmonter, car l'identit&#233; est le d&#233;but de l'Essence, le mouvement en avant.Mais pour le moment, concentrons-nous sur le processus de la pens&#233;e.) Je ne sais pas si vous l'avez. Une d&#233;termination de la r&#233;flexion est identit&#233; et diff&#233;rence. Et la diff&#233;rence, l'Autre, &#233;merge, devient forte, et l'Identit&#233; doit la surmonter, car l'identit&#233; est le d&#233;but de l'Essence, le mouvement en avant.Mais pour le moment, concentrons-nous sur le processus de la pens&#233;e.) Je ne sais pas si vous l'avez. Une d&#233;termination de la r&#233;flexion est identit&#233; et diff&#233;rence. Et la diff&#233;rence, l'Autre, &#233;merge, devient forte, et l'Identit&#233; doit la surmonter, car l'identit&#233; est le d&#233;but de l'Essence, le mouvement en avant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire de la Troisi&#232;me Internationale est l'histoire du d&#233;passement du l&#233;ninisme par le stalinisme. Tenez fermement le mouvement. Vous voyez, ce qui &#233;tait du spectacle est maintenant plus que du spectacle. C'est l'Autre qui forme la montagne d&#233;chirante que l'Identit&#233; doit cr&#233;er et gravir avant de pouvoir atteindre la hauteur pour se r&#233;installer en tant qu'Identit&#233; sur un plan plus &#233;lev&#233;. Ainsi, les reflets de la d&#233;termination doivent &#234;tre consid&#233;r&#233;s. Ne leur donnez pas une vie libre et ind&#233;pendante. Ils vont vous assassiner. Examinez-les. Voir leur Autre, et voir si quand quelque chose de grave appara&#238;t ce n'est pas l'Autre qui sort. Alors vous le savez, vous pouvez le tracer, vous savez pourquoi il est l&#224;, et vous pouvez mobiliser des forces pour le surmonter. Mais si vous ne le voyez pas comme Diff&#233;rence d'identit&#233;, cruelle, meurtri&#232;re, mais (&#233;tant donn&#233; les forces objectives) transition n&#233;cessaire, puis vous vous pr&#233;cipitez dans des explications fantastiques telles que &#171; les outils du Kremlin &#187; ou l'incapacit&#233; des travailleurs &#224; comprendre la politique et ainsi de suite. Une fois de plus. Ce qui devient finalement l'obstacle qu'il faut franchir, c'est un Autre qui &#233;tait en lui, identique &#224; lui et pourtant diff&#233;rence essentielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la Quatri&#232;me Internationale doit supplanter le stalinisme, alors elle doit &#171; contenir &#187; le stalinisme dans son concept d'elle-m&#234;me. Cela part de tout ce que le stalinisme a pris le relais du l&#233;ninisme et conserv&#233; (des forces objectives font ressortir l'Autre &#8211; des forces objectives diff&#233;rentes feraient ressortir un Autre diff&#233;rent). Au moment o&#249; vous pensez, ou laissez se cacher dans votre esprit que les travailleurs sont arri&#233;r&#233;s ou tromp&#233;s, vous r&#233;pudiez deux ou trois d&#233;cennies d'histoire et votre concept contient comme son oppos&#233;, le menchevisme. Vous combattez ensuite un fant&#244;me. Les ouvriers britanniques, les ouvriers am&#233;ricains ne sont pas mencheviks, pas plus que les ouvriers de Norv&#232;ge et de Su&#232;de. Un sondage r&#233;alis&#233; il y a quelques mois dans tous les pays europ&#233;ens montrait que plus de soixante pour cent des populations &#233;taient pr&#234;tes &#224; supprimer les droits de douane, &#224; int&#233;grer les &#233;conomies, etc.Ce qui &#233;tait l'avant-garde &#224; l'&#233;poque de L&#233;nine est maintenant une partie essentielle de l'ensemble des populations. L'Autre du menchevisme &#233;tait le l&#233;ninisme. L'Autre du stalinisme est un ordre &#233;conomique socialiste international, embrassant d&#232;s le d&#233;part des continents entiers. Leur v&#233;rit&#233; ne consiste qu'en relation l'une avec l'autre. Chacun contient l'autre dans son propre concept. Il va de l'avant en d&#233;passant ce contraire sp&#233;cifique. Nous n'avons pas travaill&#233; en vain. Nous avons maintenant (je l'esp&#232;re) saisi sans savoir ce que Hegel entend par son grand principe de contradiction. ContradictionNous n'avons pas travaill&#233; en vain. Nous avons maintenant (je l'esp&#232;re) saisi sans savoir ce que Hegel entend par son grand principe de contradiction. ContradictionNous n'avons pas travaill&#233; en vain. Nous avons maintenant (je l'esp&#232;re) saisi sans savoir ce que Hegel entend par son grand principe de contradiction. Contradiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pages les plus importantes de la Doctrine de l'Essence que j'ai trouv&#233;es sont l'Observation 3 de la Logique plus large. Je pense que lorsque nous en aurons termin&#233; avec cela, la bosse sera derri&#232;re nous, bien qu'il reste encore beaucoup &#224; faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hegel, &#224; sa mani&#232;re all&#233;chante, commence par parler calmement de l'Identit&#233;, de la Vari&#233;t&#233; et de l'Opposition, qu'il appelle les d&#233;terminations primaires de la R&#233;flexion. J'ai pr&#233;f&#233;r&#233; parler de diff&#233;rence et de contradiction identitaires. Allez les chercher vous-m&#234;me si vous le souhaitez. Puis il dit que la contradiction est la racine de tout mouvement et de toute vie et que ce n'est qu'&#224; travers elle que quelque chose bouge et a une impulsion et une activit&#233;. Tout le monde, chaque marxiste, conna&#238;t ces d&#233;clarations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, Hegel fait quelque chose de tr&#232;s caract&#233;ristique. Il dit qu'en ce qui concerne l'affirmation de certaines personnes selon laquelle la contradiction n'existe pas, &#171; nous pouvons ignorer cette affirmation &#187;. Il suffit de laisser. Tout d'abord, il est un homme b&#233;ni, pas un politicien. En politique, vous ne pouvez pas ignorer les opposants. Deuxi&#232;mement, il ne peut pas commencer par prouver une telle affirmation. Lui demander de le faire est, selon lui, non scientifique. La preuve, c'est tout ce qu'il dira et les conclusions auxquelles il parviendra. Si vous n'aimez pas, passez votre chemin. Puis apr&#232;s beaucoup du m&#234;me pan&#233;gyrique &#224; la contradiction, il termine :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La pens&#233;e sp&#233;culative consiste seulement en ceci, que la pens&#233;e tient la Contradiction, et, dans la Contradiction, elle-m&#234;me, et non en ce qu'elle se laisse dominer par elle - comme il arrive &#224; l'imagination - ou laisse ses d&#233;terminations se r&#233;soudre en autre, ou en Rien. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous n'avez pas une &#171; perception assez simple &#187; de ce que cela signifie, je suis tout &#224; fait s&#251;r que lorsque vous comprenez la dialectique. Tant que vous n'avez pas cette simple id&#233;e, vous ne la comprenez pas. Obtenir ce simple aper&#231;u va &#234;tre un travail. Allons-y.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous vous souvenez que chacun contient l'autre dans son propre concept. J'ai parl&#233; d'organisation et de spontan&#233;it&#233;, de parti et de masse, de politique et d'&#233;conomie. Dire que chacun de ces concepts doit contenir l'autre revient &#224; faire une d&#233;claration profonde mais g&#233;n&#233;rale. Beaucoup de travaux ont &#233;t&#233; faits dans le bolchevisme pour montrer que la politique contient l'&#233;conomie dans son concept. Aucun travail, absolument aucun, n'a &#233;t&#233; fait sur les autres, &#224; l'exception de quelques d&#233;buts merveilleux de L&#233;nine. (Les sujets d'organisation et de spontan&#233;it&#233;, de parti et de masse, n'&#233;taient pas urgents &#224; l'&#233;poque de Marx.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme je l'ai dit : dire que la v&#233;rit&#233; de parti consiste dans son rapport &#224; la masse, la v&#233;rit&#233; d'organisation consiste dans son rapport &#224; la spontan&#233;it&#233;, c'est dire une v&#233;rit&#233; abstraite, mais v&#233;rit&#233; importante encore, un commencement. L'un des concepts a vie et mouvement &#224; cause de l'opposition de l'autre. Il bouge &#224; cause de l'autre, parce que l'autre bouge. Il ne peut pas bouger autrement. Et la pens&#233;e doit le savoir et le retenir. Regardez la proc&#233;dure r&#233;elle de Hegel dans la Logique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous commen&#231;ons par Identit&#233;. C'est devenu la diff&#233;rence. Il l'a maintenant port&#233;e &#224; la contradiction. Chacun est pouss&#233; &#224; sa limite et devient ainsi un point de transition pour son contraire. C'est ainsi que la qualit&#233; devient quantit&#233;. C'est ainsi que la quantit&#233; est devenue la mesure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc ce &#224; quoi Hegel veut en venir par son traitement de l'identit&#233;, de la diff&#233;rence, de la contradiction, de la vari&#233;t&#233;, de l'opposition et de son affirmation selon laquelle la contradiction est la source de tout mouvement. Quand vous observez ce qu'est une identit&#233; apparente, sachez qu'en son sein existent des contradictions, des diff&#233;rences essentielles. Comment saurez-vous ? Dans cette section ennuyeuse de la plus petite Logique traitant de l'identit&#233;, il utilise une superbe phrase : &#171; L'identit&#233; est l'id&#233;alit&#233; de l'&#234;tre &#187;. La diff&#233;rence est d'abord dans votre t&#234;te, l'Id&#233;e. (Je vous ai demand&#233;, souvenez-vous, de ne pas oublier cela, mais de le mettre de c&#244;t&#233;.) Ce qui se passe dans votre t&#234;te lorsque vous regardez quelque chose ne peut jamais &#234;tre un simple reflet, une identit&#233; ordinaire avec lui. Vous savez o&#249; il va, ce qu'il vise. Il a son &#234;tre, l'&#234;tre est concret, mais son essence est que, &#224; cause de son Autre,il se d&#233;placera dans une certaine direction et votre Id&#233;e vous dit comment rechercher la Contradiction. Sans cela, vous ne pouvez pas penser. Regardez ce qui se passe dans le mouvement marxiste aujourd'hui comme analyse d'organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky, r&#233;p&#233;tons-le, ayant &#233;chou&#233; pendant des ann&#233;es &#224; comprendre L&#233;nine sur &#171; l'organisation &#187;, s'est converti en 1917 ; et c'est ce qui est vrai, l'a aussit&#244;t converti en un f&#233;tiche, c'est-&#224;-dire un Entendement persistant. Car c'est cela le f&#233;tichisme. (Les staliniens ont fait de m&#234;me.) Les &#171; principes d'organisation &#187; de L&#233;nine sont aujourd'hui sur toutes les l&#232;vres. Ils sont devenus une abstraction compl&#232;te, Compr&#233;hension. Qu'on ne puisse penser l'organisation que par rapport &#224; son contraire, la spontan&#233;it&#233;, dont personne, pas une &#226;me, ne dit jamais un mot. Je reprendrai cela concr&#232;tement sous peu, mais pour l'instant &#233;coutons Hegel et comprenons-le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous dit d'abord la fa&#231;on dont pense l'Imagination et par Imagination (nous l'avons eu il y a quelques minutes) Hegel d&#233;signe le genre de pens&#233;e qui ne traite que de ce qui est familier. Notez ce qu'il appelle cela &#8211; Imagination. &#192; premi&#232;re vue, cela semble incongru. Mais je pense qu'il veut l'opposer &#224; la m&#233;thode scientifique, &#224; l'analyse. Dans tous les cas :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi bien que l'imagination ait partout Contradiction pour contenu, elle n'en prend jamais conscience, elle reste un reflet ext&#233;rieur, qui passe de la Ressemblance &#224; la Dissemblance. . . Il garde ces deux d&#233;terminations ext&#233;rieures l'une &#224; l'autre, et n'a en vue que celles-ci, non leur transition, qui est la mati&#232;re essentielle et contient la Contradiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notez leur transition. C'est l'essentiel. La transition montre la contradiction. Souvenez-vous de la croissance du Bernsteinisme au sein de la Deuxi&#232;me Internationale r&#233;volutionnaire en contradiction avec l'ensemble du but et du but essentiels de l'organisation ; et apr&#232;s cette croissance la rupture de 1914-21, le point de la transition, quand le prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire surmonte cela et r&#233;affirme son but essentiel sur un plan sup&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous hochez la t&#234;te et dites : oui, oui, d'accord. Je l'ai, je l'ai. Balivernes. Vous serez un peu plus ch&#226;ti&#233;, vous serez beaucoup plus ch&#226;ti&#233; plus tard, mais vous serez un peu ch&#226;ti&#233; maintenant quand vous penserez que L&#233;nine n'a jamais vu cela, jusqu'&#224; apr&#232;s, et Trotsky on peut vraiment dire qu'il ne l'a jamais vu - jusqu'en 1923 au moins, il chantait le m&#234;me vieux air. Alors un peu de modestie s'il vous pla&#238;t pendant que nous continuons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'imagination, en tant qu'elle est r&#233;volutionnaire, voit le stalinisme ici et le &#171; socialisme d&#233;mocratique &#187; l&#224;-bas ; et ne les voit jamais, leur identit&#233; ou leur unit&#233; comme des contraires. Il ne voit pas que le mouvement ouvrier, &#233;tant ce qu'il est par essence, la domination bureaucratique, criminelle, organisationnelle du stalinisme, constituera in&#233;vitablement le point de transition vers un autre &#233;chelon sup&#233;rieur. Il voit l'organisation d&#233;gradante et dans le d&#233;sespoir (ou l'espoir) scrute l'horizon &#224; la recherche du salut. La dialectique h&#233;g&#233;lienne garde les yeux riv&#233;s sur l'organisation stalinienne car elle sait que l'Autre est l&#224;. Voyez maintenant le principal ennemi de Hegel, la Compr&#233;hension, tirer sa r&#233;v&#233;rence :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, la r&#233;flexion intelligente, si l'on peut en parler ici, consiste dans la compr&#233;hension et l'&#233;nonciation de la Contradiction. Il n'exprime pas le concept des choses et de leurs relations et n'a que des d&#233;terminations d'imagination pour le mat&#233;riel et le contenu ; mais il les rapporte n&#233;anmoins, et la relation contient leur contradiction, laissant transpara&#238;tre leur concept &#224; travers la contradiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La compr&#233;hension est la m&#234;me que la r&#233;flexion intelligente. La compr&#233;hension ne peut pas, n'exprime pas le concept des choses et de leurs relations. Ses d&#233;terminations sont ce qui lui est familier, non ce qui lui est familier en g&#233;n&#233;ral, mais ce qui lui est familier, ce qu'il a fait une fois. Elle op&#232;re avec des bureaucraties inalt&#233;rablement li&#233;es &#224; la propri&#233;t&#233; priv&#233;e, et des internationales r&#233;formistes qui toujours en crise d&#233;fendent la propri&#233;t&#233; priv&#233;e et l'&#201;tat national, choses qui lui sont famili&#232;res. Mais la Compr&#233;hension relie ces d&#233;terminations &#8211; elle pense, elle a des perspectives. Il dit : &#034;C'est ce que c'est, et c'est ce que cela devrait &#234;tre.&#034; Vous &#234;tes en mesure d'entrevoir le concept authentique. Cela se voit &#224; travers la contradiction. Est-il possible d'avoir une appr&#233;ciation plus juste, plus pr&#233;cise de la nature des &#233;crits de Trotsky ? Et maintenant pour voir ce qu'ils sont, en voyant plus clairement encore ce qu'ils ne sont pas. Voyons comment la vraie dialectique, la raison pensante, g&#232;re ces choses. Il s'agit d'un article article par article. J'esp&#232;re que tu l'auras la premi&#232;re fois. Nous avons travaill&#233; assez dur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Raison pensante, d'autre part, aiguise (pour ainsi dire) la diff&#233;rence brutale de la Vari&#233;t&#233;, le simple multiple de l'imagination, en diff&#233;rence essentielle, c'est-&#224;-dire en Opposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Magnifique. Magnifique. L'imagination voit beaucoup de choses diff&#233;rentes et les voit comme des choses similaires et diff&#233;rentes, une vari&#233;t&#233; multiple. R&#233;flexion, Compr&#233;hension, les relie et montre comment ils se contredisent. Voyez comment le stalinisme contredit une v&#233;ritable organisation r&#233;volutionnaire. Mais la Raison, la Raison, saisit la vari&#233;t&#233; et cherche l'Opposition, la Contradiction, et les pousse ensemble, les lie, fait l'un l'autre de l'autre. Ensuite, les choses arrivent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les entit&#233;s multiples n'acqui&#232;rent l'activit&#233; et la vivacit&#233; les unes par rapport aux autres que lorsqu'elles sont pouss&#233;es sur la pointe aigu&#235; de la Contradiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#231;a. Quand ils sont tous les deux coinc&#233;s, enferm&#233;s l'un dans l'autre, c'est la garantie de leur mouvement. Lorsque vous concentrez toute votre attention sur la contradiction entre le bureaucratisme stalinien et la n&#233;cessit&#233; du prol&#233;tariat pour une activit&#233; cr&#233;atrice libre, alors tous les ph&#233;nom&#232;nes commencent &#224; bouger. Ils ne le font que lorsque la contradiction est &#224; son paroxysme. Hegel veut dire que nous ne pouvons voir le mouvement que lorsque nous avons clarifi&#233; la contradiction &#8211; &#171; de l&#224; ils tirent la n&#233;gativit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout &#224; fait. La n&#233;gativit&#233; de la libre activit&#233; cr&#233;atrice du prol&#233;tariat ne peut entrer pleinement en jeu que lorsqu'elle est en contradiction avec un obstacle concret, quelque chose que, pour lib&#233;rer sa propre nature, il doit surmonter. C'est la nature insupportable de la contradiction qui cr&#233;e la n&#233;gativit&#233;, &#171; qui est la pulsation inh&#233;rente au mouvement et &#224; la vivacit&#233; de soi &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est donc pas une tare, une faute, une d&#233;ficience d'une chose si l'on y trouve une Contradiction. C'est sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au contraire, toute d&#233;termination, tout concret, tout concept est essentiellement une union de moments distingu&#233;s et distinguables, qui passent &#224; travers la diff&#233;rence d&#233;termin&#233;e et essentielle en moments contradictoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me demande si vous avez l'extr&#234;me, l'audace sans pr&#233;c&#233;dent de cette d&#233;claration. Je peux tr&#232;s bien imaginer tant de gens que nous connaissons dire : &#171; Hegel, il y a quelque chose dans ce que vous dites. Mais comme d'habitude, vous exag&#233;rez. Chaque d&#233;termination. Chaque b&#233;ton. Chaque concept. C'est sa fa&#231;on de dire que tout a ces moments, ces oppositions ; l'un d'eux est l'oppos&#233; de ce qui est le r&#233;el, la nature essentielle de l'organisme. Par sa lutte contre cela, l'organisme retrouve davantage sa vraie nature, sa v&#233;ritable nature. &#201;crivains sur l'&#233;conomie politique am&#233;ricaine, &#233;crivains sur l'histoire am&#233;ricaine, &#233;tudiants en th&#233;&#226;tre grec, &#233;crivains sur le d&#233;veloppement des syndicats, vous tous, mettez cela dans vos os. Ce n'est pas simple. Efforcez-vous de le voir, de le voir &#171; simplement &#187;, comme disait Hegel dans l'Introduction. S'il n'y a pas de contradiction flagrante, alors il n'y a pas de mouvement &#224; proprement parler et il y a stagnation, compromis. C'est la seule raison pour laquelle il y a compromis et stagnation &#8211; parce que la contradiction n'est pas assez nette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le paragraphe n'est pas encore termin&#233;, mais je propose de rester ici un moment. Tout d'abord, r&#233;&#233;coutez Hegel, dans la plus petite Logic. Au moment o&#249; il approche du point culminant de son &#339;uvre, son exposition de l'Id&#233;e Absolue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de son processus, l'Id&#233;e cr&#233;e cette illusion, en lui opposant une antith&#232;se ; et son action consiste &#224; se d&#233;barrasser de l'illusion qu'elle a cr&#233;&#233;e. Ce n'est que de cette erreur que la v&#233;rit&#233; surgit. Dans ce fait r&#233;side la r&#233;conciliation avec l'erreur et avec la finitude. L'erreur ou l'&#234;tre-autre, lorsqu'il est d&#233;pass&#233;, est encore un &#233;l&#233;ment dynamique n&#233;cessaire de la v&#233;rit&#233; : car la v&#233;rit&#233; ne peut &#234;tre que l&#224; o&#249; elle se fait son propre r&#233;sultat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous deviez &#233;crire ceci, vous sauriez l'admiration courb&#233;e avec laquelle je lis des phrases comme &#171; &#233;l&#233;ment dynamique n&#233;cessaire de la v&#233;rit&#233; &#187; pour d&#233;crire l'erreur ; et la majest&#233;, la compl&#233;tude de l'expression &#171; la v&#233;rit&#233; ne peut &#234;tre que l&#224; o&#249; elle se fait son propre r&#233;sultat &#187;. Le prol&#233;tariat lui-m&#234;me mettra en pi&#232;ces le stalinisme. Cette exp&#233;rience lui apprendra sa derni&#232;re le&#231;on, que l'avenir est en lui-m&#234;me, et non en quoi que ce soit qui pr&#233;tend le repr&#233;senter ou le diriger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce que les gens &#233;crivent avec d&#233;sinvolture comme th&#232;se, antith&#232;se et synth&#232;se. Qui a jamais compris &#231;a ? Peut-&#234;tre que beaucoup d'autres personnes l'ont bien compris et j'&#233;tais juste stupide. Mais il m'a fallu tr&#232;s, tr&#232;s longtemps pour le voir, pour l'avoir dans mes os, pour en avoir un &#171; simple aper&#231;u &#187; partout, en tout. Qu'est ce que je dis ? La chose m'&#233;chappe constamment, mais je la chasse. Quelques choses de grande importance peuvent &#234;tre dites &#224; la fois, une g&#233;n&#233;rale et une particuli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par cette doctrine, Hegel se d&#233;barrasse de cette tendance &#224; ignorer la r&#233;alit&#233; ou &#224; se laisser submerger par elle, qui r&#244;de toujours pour tenir notre mouvement &#224; la gorge. Il avait le plus grand m&#233;pris pour les gens qui essayaient d'&#233;carter le dur, le cruel, le b&#233;ton amer, le mal apparemment pur. C'est le chemin, et le seul moyen pour que la v&#233;rit&#233; et le bien viennent. Ainsi pouvait-il dire que le r&#233;el &#233;tait rationnel. Si mauvaise que soit la r&#233;alit&#233;, elle avait sa place, sa fonction dans le sch&#233;ma du d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le grand id&#233;aliste, l'homme de l'Esprit-Monde, etc., ne d&#233;pendait pas concr&#232;tement de l'Esprit-Monde pour enseigner quoi que ce soit aux gens. Par cons&#233;quent, il &#233;tait le dernier homme &#224; s'attendre &#224; ce que les gens soient inspir&#233;s, qu'ils voient la lumi&#232;re, qu'ils &#171; reconnaissent &#187; que &#171; nous &#187; avions raison tout le temps, ou pire encore, qu'ils soient &#171; &#233;duqu&#233;s &#187; par quelques personnes dou&#233;es. En fait, il croyait que l'Esprit, la connaissance consciente, n'&#233;tait l'affaire que de quelques philosophes. Dans la mesure o&#249; de grandes masses ou classes de gens ont appris quelque chose, ils l'ont appris concr&#232;tement en luttant contre quelque chose de concret. La doctrine de Hegel &#233;tait r&#233;actionnaire mais ce n'est pas ce qui nous int&#233;resse ici. Ce qui nous pr&#233;occupe, c'est ceci. Il aurait ri pour m&#233;priser l'id&#233;e qu'un parti quelconque enseignerait aux masses l'activit&#233; cr&#233;atrice libre. Il aurait plut&#244;t dit : ils se retrouveront in&#233;vitablement face &#224; un tel syst&#232;me d'oppression, de bureaucratie,manipulation et corruption dans leur propre ar&#232;ne, leur propre existence, qu'ils devront surmonter pour vivre, et l'activit&#233; cr&#233;atrice libre ne peut na&#238;tre que lorsqu'elle est confront&#233;e &#224; quelque chose que seule l'activit&#233; libre et seule l'activit&#233; libre peut surmonter. C'est le point de transition vers un stade sup&#233;rieur de l'existence. Il n'y en a pas d'autre. Les bureaucraties staliniennes deviennent ainsi une &#233;tape de d&#233;veloppement. L'activit&#233; cr&#233;atrice libre devient infiniment plus concr&#232;te dans nos t&#234;tes. Notre conception du socialisme change et nous voyons la dure r&#233;alit&#233; diff&#233;remment.C'est le point de transition vers un stade sup&#233;rieur de l'existence. Il n'y en a pas d'autre. Les bureaucraties staliniennes deviennent ainsi une &#233;tape de d&#233;veloppement. L'activit&#233; cr&#233;atrice libre devient infiniment plus concr&#232;te dans nos t&#234;tes. Notre conception du socialisme change et nous voyons la dure r&#233;alit&#233; diff&#233;remment. C'est le point de transition vers un stade sup&#233;rieur de l'existence. Il n'y en a pas d'autre. Les bureaucraties staliniennes deviennent ainsi une &#233;tape de d&#233;veloppement. L'activit&#233; cr&#233;atrice libre devient infiniment plus concr&#232;te dans nos t&#234;tes. Notre conception du socialisme change et nous voyons la dure r&#233;alit&#233; diff&#233;remment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et enfin, notez que la Logique elle-m&#234;me se d&#233;place par cette m&#233;thode d'opposition, de transition, d'opportunit&#233;. Son analyse de l'identit&#233;, de la vari&#233;t&#233;, de l'opposition, du fondement, de l'actualit&#233;, etc., particuli&#232;rement dans la Doctrine de l'Essence, repr&#233;sente toujours, nous dit-il, des couples de corr&#233;latifs. L'un d'eux devient &#233;crasant, il menace de perturber tout le processus, l'autre le surmonte, et nous nous retrouvons plus loin. C'est ainsi que l'identit&#233; se divise en diff&#233;rence ; la diff&#233;rence appara&#238;t comme de la vari&#233;t&#233;, mais la vari&#233;t&#233;, la vari&#233;t&#233;, la vari&#233;t&#233; partout n'a aucun sens ; ou bien la vari&#233;t&#233; multiple se d&#233;sagr&#232;ge en folie (et cela arrive ; cela veut seulement dire que l'objet comme tel prend fin) ou cette vari&#233;t&#233; multiple se cristallise en opposition. Etc. Je pense qu'on a une place. Revenons maintenant au reste de la page.J'attache une grande importance m&#233;thodologique &#224; cette page. Entre autres raisons, j'ai sur ma conscience la fa&#231;on dont je saute d'un endroit &#224; l'autre et les sauts encore plus gros que je vais faire. (Hegel ne se f&#226;cherait pas trop. Il dirait : Cette impertinence de James, ce mal incontestable est un point de transition n&#233;cessaire &#224; certaines personnes pour qu'elles lisent tout le livre.) Les trente pages de Ground que je sauterai probablement sont sur ma conscience. Mais cette page en dit long qui couvrira Terrain (j'esp&#232;re). Alors voil&#224;. Je pense que je vais &#233;crire librement et ensuite citer longuement.ce mal certain est un point de transition n&#233;cessaire &#224; certaines personnes pour qu'elles lisent tout le livre.) Les trente pages de Ground que je sauterai probablement sont sur ma conscience. Mais cette page en dit long qui couvrira Terrain (j'esp&#232;re). Alors voil&#224;. Je pense que je vais &#233;crire librement et ensuite citer longuement.ce mal certain est un point de transition n&#233;cessaire &#224; certaines personnes pour qu'elles lisent tout le livre.) Les trente pages de Ground que je sauterai probablement sont sur ma conscience. Mais cette page en dit long qui couvrira Terrain (j'esp&#232;re). Alors voil&#224;. Je pense que je vais &#233;crire librement et ensuite citer longuement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque concept l&#224;-bas a ces mouvements oppos&#233;s. On devient r&#233;pr&#233;hensible, mauvais, et cela forme le pont, la transition, pour que la vraie nature du concept, se montre. Mais quand ce d&#233;passement a lieu, que se passe-t-il ? La nouveaut&#233; est une contradiction r&#233;solue. C'est &#231;a, n'est-ce pas ? Le bernsteinisme a &#233;t&#233; vaincu. Cette contradiction est r&#233;solue. Mais dans la mesure o&#249; la nature compl&#232;te de l'organisme n'a pas &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233;e, c'est-&#224;-dire que le socialisme n'a pas encore &#233;t&#233; atteint, le l&#233;ninisme contient une nouvelle contradiction. Or cette chose (pardonnez-moi, amis philosophes &#8211; bon sang, je n'ai pas besoin de pardon, je viens de voir que Hegel lui-m&#234;me l'appelle &#171; chose &#187;). . . maintenant cette chose qui produit toujours des contradictions, les r&#233;sout, et puis trouve de nouvelles contradictions, c'est le sujet ou le concept. Ce n'est pas encore termin&#233;, l'Absolu concret, c'est-&#224;-dire le prol&#233;tariat, conscient de lui-m&#234;me, agissant de lui-m&#234;me, commen&#231;ant la v&#233;ritable histoire de l'humanit&#233;. Les ouvriers russes ne l'&#233;taient pas en 1917. Il est donc fini, encore limit&#233;. Donc contradictoire. Il a encore la n&#233;gation devant lui. La multiplicit&#233; finie, limit&#233;e, dont elle se compose, a une certaine identit&#233;, une unit&#233;. Mais elle constitue une vari&#233;t&#233;, et on voit cette vari&#233;t&#233; se former en opposition ; nous avons une contradiction. Mais en tout cas, il est une fois de plus unifi&#233;, pr&#234;t pour l'entreprise d'une nouvelle division et d'une nouvelle n&#233;gation. (Vous vous souvenez du dernier extrait de la Ph&#233;nom&#233;nologie ?) Ces &#233;tapes d'unification de la contradiction r&#233;solue lorsque l'Essence se pr&#233;pare &#224; la n&#233;gation nous montrent quelle est la vraie nature de la chose &#8211; son Fond. Le fait qu'il continue &#224; trouver des Terres plus &#233;lev&#233;es et plus riches,c'est son Essence. Chaque fois qu'il met en place une bonne &#233;tape concr&#232;te forte de contradiction r&#233;solue, nous pouvons voir quel est son fondement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au contraire, toute d&#233;termination, tout concret, tout concept est essentiellement une union de moments distingu&#233;s et distinguables, qui passent &#224; travers la diff&#233;rence d&#233;termin&#233;e et essentielle en moments contradictoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que cette concr&#233;tion contradictoire se r&#233;sout en rien &#8211; elle repasse dans son unit&#233; n&#233;gative. Or la chose, le sujet ou le concept n'est lui-m&#234;me que cette unit&#233; n&#233;gative : il est contradictoire en soi, mais aussi il est r&#233;solu Contradiction ; c'est le Fond qui contient et soutient ses d&#233;terminations. La chose, le sujet ou le concept, comme intro-r&#233;fract&#233; dans sa sph&#232;re, est sa Contradiction r&#233;solue ; mais toute sa sph&#232;re est encore d&#233;termin&#233;e et diverse ; elle est donc finie, et cela veut dire contradictoire. Elle-m&#234;me n'est pas la r&#233;solution de cette contradiction sup&#233;rieure ; mais il a une sph&#232;re sup&#233;rieure pour son unit&#233; n&#233;gative ou Fond. En cons&#233;quence, les choses finies dans la multiplicit&#233; indiff&#233;rente sont simplement ce fait, que, contradictoires en elles-m&#234;mes, elles s'intro-r&#233;fractent et repassent dans leur Fond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici maintenant un superbe morceau d'analyse, le maestro &#224; son meilleur. Je m'abstiendrai encore une fois de l'analyse article par article, aussi difficile soit-elle. J'interpr&#233;terai librement et vous aurez le passage. Matthew Arnold dans une critique c&#233;l&#232;bre dit que vous devriez conna&#238;tre certains passages de la po&#233;sie par c&#339;ur et les laisser agir comme un test et une pierre de touche pour d'autres po&#233;sies. La m&#233;thode a ses dangers, mais dans l'ensemble elle est bonne. Avec la Logic, c'est encore plus vrai. Vous devez avoir des passages que vous allez lire et relire. Ils sont plus qu'un test. Ils sont une main courante. Avec les passages plus complexes, &#233;tant occup&#233; par d'autres choses, j'oublie ce que je sais. Je dois patiemment me r&#233;&#233;duquer. Ces longues citations, dans un contexte, avec des exemples de mat&#233;riel familier servent aussi &#224; cet objectif.Vous commencez &#224; comprendre et &#224; utiliser la Logique lorsque vous les lisez et commencez &#224; creuser avec eux dans votre propre mat&#233;riel. Base : la Preuve de l'Absolu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons (continue Hegel) inf&#233;r&#233; la n&#233;cessit&#233; d'un mouvement essentiel, continu, infini de l'observation et de l'analyse d'une s&#233;rie fixe et limit&#233;e de d&#233;terminations. Nous aurons &#224; examiner cette proc&#233;dure plus tard. Mais nous devons nous rappeler que nous ne faisons pas cette inf&#233;rence parce que l'&#234;tre, la d&#233;termination, persiste, devient un Fond, se brise, devient un autre Fond, &#233;tant &#224; peu pr&#232;s le m&#234;me tout le temps. Pas du tout. C'est parce que la d&#233;termination limit&#233;e, finie, s'effondre et se transcende constamment que nous pouvons inf&#233;rer un mouvement continu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arr&#234;tons-nous ici une minute. Ce n'est pas une Internationale qui essaie une certaine forme, et quand &#231;a &#233;choue, essaie une autre forme, et quand &#231;a &#233;choue, essaie une autre forme (pas les m&#234;mes personnes bien s&#251;r, mais la m&#234;me organisation). Non. Nous n'avons pu en tirer aucune conclusion. La Premi&#232;re Internationale est une entit&#233;. Il s'effondre. Un nouveau se forme, et cela nous montre le Fondement de ces formations. Elle a la m&#234;me finalit&#233; et la m&#234;me finalit&#233; que la premi&#232;re, quoique d&#233;sormais enrichie, d&#233;velopp&#233;e, concr&#233;tis&#233;e. Cela s'effondre. Un nouveau est form&#233;. Ainsi, quelle que soit la forme qu'il puisse prendre accidentellement (contingence), on voit qu'il lui pose quelque chose de fondamental, c'est-&#224;-dire montre que ce quelque chose appara&#238;tra au cours de la n&#233;gation du fini.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la pens&#233;e ordinaire, la Forme, les Internationales qui apparaissent constamment, semblent &#234;tre un jour le Fond de notre id&#233;e d'un socialisme international pleinement d&#233;velopp&#233; et concret. L'Id&#233;e Absolue existe parce que les concr&#233;tions finies continuent d'appara&#238;tre. Non, dit Hegel (et il a raison comme je vais le d&#233;montrer dans un instant). Le conception Absolue existe pr&#233;cis&#233;ment parce que les Internationales finies s'effondrent toujours. La premi&#232;re pens&#233;e de bon sens dit : l'apparition continue des Internationales montre qu'il y a un Absolu. La dialectique h&#233;g&#233;lienne dit : le fait que toutes ces Internationales manquent de tant, luttent et s'effondrent, c'est la preuve de l'existence d'un absolu. Nous n'ajoutons pas les diff&#233;rents et arrivons &#224; une conclusion. Non. Alors que nous les regardons s'efforcer, &#233;chouer mais toujours s'incorporer, nous reconnaissons qu'ils expriment un mouvement vers quelque chose avant leur apparition contingente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai l'impression d'avoir un peu vulgaris&#233; cela : vous allez lire par vous-m&#234;me. Hegel a affaire ici &#224; un probl&#232;me strictement philosophique et ce que j'ai &#233;crit est horratoire. Cela ne me d&#233;range pas vraiment parce qu'il va revenir l&#224;-dessus et le temps qu'il en ait fini, tous nos adversaires reculeront devant la discussion. J'ai la certitude que la v&#233;rit&#233; du probl&#232;me philosophique pos&#233; est contenue dans ma vulgarisation, et que Hegel l'a derri&#232;re la t&#234;te. Vous ne pouvez pas prouver l'in&#233;vitabilit&#233; ou la certitude simplement &#224; partir de la r&#233;p&#233;tition du concret.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous ne pouvez pas prouver l'in&#233;vitabilit&#233; ou la certitude &#224; partir d'une s&#233;rie constante de faits empiriques, m&#234;me si souvent r&#233;p&#233;t&#233;s. Que le soleil se soit lev&#233; tous les jours depuis un million d'ann&#233;es n'est pas une preuve qu'il se l&#232;vera demain. Pour une certitude absolue, vous devez avoir une conception philosophique, qui a sa propre base in&#233;branlable. Hegel recherchait l'&#233;tanch&#233;it&#233; logique dans l'Esprit-Monde. Marx l'a trouv&#233; dans son concept philosophique de la nature de l'activit&#233; humaine. Je suppose que Hegel dit ici que l'Essence est un mouvement et nous pouvons &#234;tre s&#251;rs qu'elle cherche un Absolu parce que chaque forme est finie, cherchant quelque chose de plus. Mais si votre preuve de l'Absolu est l'apparence simplement finie, alors chaque limitation, chaque effondrement qui n'est pas une r&#233;solution imm&#233;diate et &#233;vidente de la contradiction dans la Base est un coup terrible. Mais pour sauter un peu, si tu as l'Absolu dans la t&#234;te,car c'est &#224; cela que cela revient, alors la finitude, les limitations, etc., deviennent des &#233;tapes du progr&#232;s, et surtout du progr&#232;s de la pens&#233;e. Il est &#233;vident qu'il s'agit ici de l'in&#233;luctabilit&#233; du socialisme. Nous avons vu cette faiblesse contre laquelle Hegel met en garde ces derni&#232;res ann&#233;es si pr&#232;s de chez nous et dans des lieux si hauts que nous pouvons y consacrer un peu plus de temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hegel savait qu'il fallait avoir une certitude qui ne d&#233;pende pas de d&#233;terminations et de cat&#233;gories fixes limit&#233;es. Cela devait d&#233;pendre d'autre chose, et c'est, en derni&#232;re analyse, ce qui l'a conduit &#224; World-Spirit. Ailleurs, nous avons trait&#233; l'in&#233;vitabilit&#233; du socialisme comme une n&#233;cessit&#233; de la pens&#233;e logique en termes dialectiques. Mais il est sage de rappeler ici que cette n&#233;cessit&#233; d'avoir un but ultime entre votre stade actuel en tant que p&#244;les jumeaux entre lesquels vos pens&#233;es doivent se d&#233;placer, c'est aussi le produit de l'exp&#233;rience. Les philosophes et les grands hommes d'action ont toujours pens&#233; ainsi. Peu de choses sont plus amusantes que le passage des Corinthiens, I.15, qui est lu aux services fun&#233;raires &#233;piscopaliens. La &#171; fatalit&#233; du socialisme &#187; de saint Paul &#233;tait que les morts ressuscitent.Il semble que certains radicaux fatigu&#233;s de Corinthe se soient moqu&#233;s des camarades l&#224;-bas, leur demandant : Vous croyez &#224; la r&#233;surrection des morts ? Comment les morts ressuscitent-ils et avec quel corps viennent-ils ? Paul a d&#233;cha&#238;n&#233; toutes ses forces et c'est un tour de force de rh&#233;torique magnifique, de sophisme et de conviction passionn&#233;e. Il a dit &#224; br&#251;le-pourpoint : Laisse tomber &#231;a et tout le reste s'en va.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les puritains &#233;taient pareils. C'&#233;tait ordonn&#233;, disaient-ils. M&#234;me chose avec les philosophes du XVIIIe si&#232;cle. D&#233;barrassez-vous simplement de la r&#233;action et la raison inh&#233;rente &#224; toutes choses prendra le dessus. C'est le m&#233;rite, non la faiblesse de Hegel, d'avoir vu la n&#233;cessit&#233; de lui donner un fondement logique solide. Les empiristes l'appellent t&#233;l&#233;ologie, religion et toutes sortes de noms abusifs. J'en ai trait&#233; dans Le Mat&#233;rialisme dialectique et le destin de l'humanit&#233;, et j'ai montr&#233; les contradictions dans lesquelles ils se trouvent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici l'extrait final.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La nature de la v&#233;ritable inf&#233;rence d'une Essence absolument n&#233;cessaire &#224; partir d'une entit&#233; finie et contingente sera examin&#233;e ci-dessous. Une telle essence ne s'inf&#232;re pas de l'entit&#233; finie et contingente comme d'un &#202;tre qui &#224; la fois est et reste Fond&#233;, mais, comme l'implique aussi imm&#233;diatement la contingence, cette n&#233;cessit&#233; absolue se d&#233;duit d'un &#202;tre simplement effondr&#233; et se contredisant - ou plut&#244;t il est d&#233;montr&#233; que l'Etre contingent repasse automatiquement dans son Fond, o&#249; il se transcende &#8211; et, de plus, dans cette r&#233;gression il pose le Fond de telle mani&#232;re seulement qu'il se fait l'&#233;l&#233;ment pos&#233;. Dans une inf&#233;rence ordinaire, l'&#202;tre du fini appara&#238;t comme le Fond de l'absolu : l'absolu est parce que le fini est. La v&#233;rit&#233;, cependant,est que l'absolu est juste parce que le fini est une opposition auto-contradictoire &#8211; juste parce qu'il ne l'est pas. Dans le premier sens, une inf&#233;rence s'exprime ainsi : l'&#234;tre du fini est l'&#234;tre de l'absolu ; &#8211; mais dans ce dernier : Le Non-&#234;tre du fini est l'&#202;tre de l'absolu. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'esp&#232;re que vous l'aurez compris. Je pense que c'est un bel exemple de la m&#233;thode de Hegel. C'est tout ce que nous pouvons faire : donner une id&#233;e de ce qu'est Ground et pourquoi c'est n&#233;cessaire. L'essence est un mouvement. C'est l'analyse de la Terre qui nous dit exactement ce qu'est ce mouvement : Notre petit esprit abstrait qui ne savait pas ce qu'il &#233;tait par ses devenirs futiles &#233;tait en train d'&#233;tablir peu &#224; peu une Terre. Si vous voulez plus de Ground, c'est l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L&#233;nine, relecteur et interm&#233;diaire de la pens&#233;e de Hegel&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'ESSENCE EST UN MOUVEMENT DE N&#201;GATION&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me sens coupable comme l'enfer. Nous n'en sommes plus qu'&#224; la p. 80 d'Essence. Je passe &#224; c&#244;t&#233; de Ground en regardant fermement de l'autre c&#244;t&#233;. Substance, N&#233;cessit&#233;, R&#233;ciprocit&#233;, je vais passer &#224; c&#244;t&#233; d'eux. Je ferai quelques notes strictement ad hoc sur l'apparence et l'actualit&#233;, puis sur le concept. Mais passons en revue un peu, puis cherchons de l'aide. Nous avons affaire &#224; la pens&#233;e. Nous avons appris &#224; regarder la qualit&#233; d'une chose et son mouvement dialectique vers autre chose. Nous avons alors vu que lorsque nous l'avons regard&#233;, ce que nous avons vu n'&#233;tait pas une photographie, une identit&#233;. Non, nous avons vu la diff&#233;rence dans l'identit&#233; et l'identit&#233; dans la diff&#233;rence. Nous avons vu aussi qu'il y avait dans nos t&#234;tes une Id&#233;e qui nous a permis de distinguer les diff&#233;rences sp&#233;cifiques. Nous avons vu l'importance de la contradiction, la relation fondamentale du bien et du mal, de la v&#233;rit&#233; et de l'erreur, le processus de transition.L'objet ne passe pas &#224; autre chose ; il montre l'Autre contenu en lui. Nous apprenons &#224; examiner un objet et &#224; examiner des pens&#233;es sur un objet. Ground est-il la prochaine transition apr&#232;s Contradiction ? L'Apparence na&#238;t-elle in&#233;vitablement de l'Existence ? Je doute que Hegel maintienne tout cela en d&#233;tail. Ces d&#233;terminations dans l'Essence sont, il faut le rappeler, des D&#233;terminations de la R&#233;flexion. Ce sont des cr&#233;ations de la pens&#233;e, mais des cr&#233;ations qui refl&#232;tent l'objet, permettent de le d&#233;monter et de le reconstituer, et d'abord dans notre t&#234;te. Nous allons au concept de Concept &#8211; le concept de la chose. Nous l'inqui&#233;tons comme un chien s'inqui&#232;te d'un os. C'est ce que l'Essence enseigne.Ground est-il la prochaine transition apr&#232;s Contradiction ? L'Apparence na&#238;t-elle in&#233;vitablement de l'Existence ? Je doute que Hegel maintienne tout cela en d&#233;tail. Ces d&#233;terminations dans l'Essence sont, il faut le rappeler, des D&#233;terminations de la R&#233;flexion. Ce sont des cr&#233;ations de la pens&#233;e, mais des cr&#233;ations qui refl&#232;tent l'objet, permettent de le d&#233;monter et de le reconstituer, et d'abord dans notre t&#234;te. Nous allons au concept de Concept &#8211; le concept de la chose. Nous l'inqui&#233;tons comme un chien s'inqui&#232;te d'un os. C'est ce que l'Essence enseigne.Ground est-il la prochaine transition apr&#232;s Contradiction ? L'Apparence na&#238;t-elle in&#233;vitablement de l'Existence ? Je doute que Hegel maintienne tout cela en d&#233;tail. Ces d&#233;terminations dans l'Essence sont, il faut le rappeler, des D&#233;terminations de la R&#233;flexion. Ce sont des cr&#233;ations de la pens&#233;e, mais des cr&#233;ations qui refl&#232;tent l'objet, permettent de le d&#233;monter et de le reconstituer, et d'abord dans notre t&#234;te. Nous allons au concept de Concept &#8211; le concept de la chose. Nous l'inqui&#233;tons comme un chien s'inqui&#232;te d'un os. C'est ce que l'Essence enseigne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais avant d'aborder les concepts d'Apparence et d'Actualit&#233;, nous ferions bien de voir quelle intelligence remarquable, form&#233;e dans la m&#234;me sph&#232;re que nous avons &#233;t&#233; form&#233;e, faite de la Logique, et d'examiner sa pens&#233;e dans cette perspective. Nous avons besoin d'un peu de repos. L'essence est la partie la plus difficile de la Logique, dit Hegel, et nous avons encore un long chemin &#224; parcourir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;nine en 1914 se retrouve &#224; Zurich, avec le monde qu'il a connu et ses cat&#233;gories qui se brisent. Il ne s'est pas enthousiasm&#233; et a commenc&#233; &#224; faire la r&#233;volution par lui-m&#234;me. Il avait une politique et il s'est battu pour cela, mais il a reconnu que tout &#233;tait dans un creuset. Il &#233;crivit surtout L'imp&#233;rialisme et l'&#201;tat et la r&#233;volution. Il a &#233;tudi&#233; la ph&#233;nom&#233;nologie de l'esprit et a travaill&#233; &#224; Hegelian Logic. Il a pris des notes sur la Logique. Nous avons des extraits et des commentaires. Sidney Hook m'a dit un jour qu'il n'y avait pas grand-chose pour eux. Tout &#224; fait raison. Pour lui, il n'y avait pas grand-chose. Le mouvement marxiste ne jure que par. . . Pl&#233;khanov. Je me souviens de mes voyages entre le Missouri et New York, m'arr&#234;tant &#224; Washington et Rae, appelant une traduction &#224; vue des notes russes de L&#233;nine et que je les ai griffonn&#233;es. J'ai toujours le cahier.Qu'ils ne soient pas publi&#233;s signifie une chose : le m&#233;pris des masses. Oui, justement. Ils n'en ont pas besoin, ils ne sont pas &#224; la hauteur. Et donc le parti n'en a pas besoin. Ce n'est que lorsque vous avez du respect pour les masses que vous avez du respect pour le parti. Il n'y a rien dans ces notes pour Hook l'acad&#233;micien. Il y a beaucoup pour nous &#224; voir ce qui a frapp&#233; l'esprit du grand r&#233;volutionnaire alors qu'il lisait, avec les ann&#233;es de bolchevisme russe emmagasin&#233;es dans son esprit et la perspective de la r&#233;volution mondiale devant lui. Il n'y a de la place que pour quelques choses. Mais ils se d&#233;marquent.Il y a beaucoup pour nous &#224; voir ce qui a frapp&#233; l'esprit du grand r&#233;volutionnaire alors qu'il lisait, avec les ann&#233;es de bolchevisme russe emmagasin&#233;es dans son esprit et la perspective de la r&#233;volution mondiale devant lui. Il n'y a de la place que pour quelques choses. Mais ils se d&#233;marquent.Il y a beaucoup pour nous &#224; voir ce qui a frapp&#233; l'esprit du grand r&#233;volutionnaire alors qu'il lisait, avec les ann&#233;es de bolchevisme russe emmagasin&#233;es dans son esprit et la perspective de la r&#233;volution mondiale devant lui. Il n'y a de la place que pour quelques choses. Mais ils se d&#233;marquent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En lisant sur Qualit&#233; dans la doctrine de l'&#234;tre, L&#233;nine &#233;crit en tr&#232;s gros caract&#232;res :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SAUT&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SAUT&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SAUT&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SAUT&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela l'a visiblement touch&#233; de plein fouet. Il voulait que &#231;a reste grav&#233; dans sa t&#234;te, qu'il s'en souvienne toujours. Il note dessus comme suit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; A la base du concept de gradation de l'&#233;mergence se trouve l'id&#233;e que l'&#233;mergence est d&#233;j&#224; sensible ou r&#233;ellement dans l'existence, uniquement &#224; cause de sa petitesse pas encore perceptible et de m&#234;me avec le concept de la gradation de la disparition. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Regardons l'extrait lui-m&#234;me :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La progressivit&#233; de l'apparition est bas&#233;e sur l'id&#233;e que ce qui se produit est d&#233;j&#224;, sensiblement ou autrement, r&#233;ellement l&#224;, et n'est imperceptible qu'en raison de sa petitesse ; et la progressivit&#233; de l'&#233;vanouissement sur l'id&#233;e que le Non-&#234;tre ou l'Autre qui prend &#233;galement sa place est l&#224;, seulement, n'est pas encore perceptible ; l&#224;, non au sens o&#249; l'Autre est contenu dans l'Autre qui est l&#224; en soi, mais qu'il est l&#224; comme &#202;tre D&#233;termin&#233;, seulement imperceptible. Ceci annule totalement l'apparition et la disparition : ou l'En-soi, ce quelque peu int&#233;rieur dans lequel quelque chose est avant d'atteindre l'&#202;tre D&#233;termin&#233;, est transmut&#233; en une petitesse d'&#202;tre D&#233;termin&#233; externe et la distinction essentielle ou conceptuelle en une diff&#233;rence externe et simplement magnitudinale.Le proc&#233;d&#233; qui rend concevables l'apparition et la disparition de la lenteur du changement est ennuyeux &#224; la mani&#232;re propre &#224; la tautologie ; ce qui surgit ou dispara&#238;t est pr&#233;par&#233; d'avance, et le changement est transform&#233; en simple changement d'une distinction ext&#233;rieure ; et maintenant c'est bien une simple tautologie. La difficult&#233; pour une telle Compr&#233;hension qui tente de concevoir consiste dans le passage qualitatif de quelque chose en son Autre en g&#233;n&#233;ral et en son contraire ; L'entendement pr&#233;f&#232;re croire que l'identit&#233; et le changement sont de ce genre indiff&#233;rent et ext&#233;rieur qui s'applique au quantitatif.La difficult&#233; pour une telle Compr&#233;hension qui tente de concevoir consiste dans le passage qualitatif de quelque chose en son Autre en g&#233;n&#233;ral et en son contraire ; L'entendement pr&#233;f&#232;re croire que l'identit&#233; et le changement sont de ce genre indiff&#233;rent et ext&#233;rieur qui s'applique au quantitatif.La difficult&#233; pour une telle Compr&#233;hension qui tente de concevoir consiste dans le passage qualitatif de quelque chose en son Autre en g&#233;n&#233;ral et en son contraire ; L'entendement pr&#233;f&#232;re croire que l'identit&#233; et le changement sont de ce genre indiff&#233;rent et ext&#233;rieur qui s'applique au quantitatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comprendre une fois de plus prend les coups. C'est un passage d'une grande importance et L&#233;nine l'a parfaitement r&#233;sum&#233; avec son SAUT SAUT SAUT SAUT. La nouveaut&#233; SAUT. Vous ne le regardez pas et ne le voyez pas petit et grandir. Il est l&#224;, mais il existe d'abord dans la pens&#233;e. La pens&#233;e sait qu'elle est l'objet. Vous n'avez pas &#224; le voir (bien que si vous savez qu'il est l&#224;, vous pouvez voir des signes et les signaler). Hegel s'ennuie aux larmes des gens qui continuent &#224; chercher des signes ext&#233;rieurs et &#171; le simple magnitudinal &#187; comme preuve. L&#233;nine ne s'y est pas attach&#233; pour rien. Il a dit : &#171; Transformez la guerre imp&#233;rialiste en guerre civile. Combien d'opposants sinc&#232;res &#224; l'imp&#233;rialisme recul&#232;rent d'horreur. &#034;Trop t&#233;m&#233;raire, trop grossier, pas maintenant.&#034; (Trotsky &#233;tait parmi eux). L&#233;nine ne bougera pas.Le mouvement socialiste contre l'imp&#233;rialisme s'&#233;tablirait sur la transition concr&#232;te &#8211; l'opposition au mal monstrueux de la guerre. Il n'a pas eu &#224; attendre pour voir quoi que ce soit. C'&#233;tait l&#224;. Il sauterait vers le haut. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai &#233;t&#233; particuli&#232;rement frapp&#233; par cela chez L&#233;nine. Hegel est tr&#232;s irritant. Il s'en tient &#224; la m&#233;thode. Il ne crie pas. Mais chacune de ses transitions implique un saut. Il parle tr&#232;s doucement d'impulsion, etc. Mais vous pouvez continuer &#224; lire pendant longtemps et ne pas saisir la v&#233;ritable signification du saut. Je ne l'ai pas soulign&#233;. Il s'y est accroch&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la Doctrine de l'Essence, L&#233;nine s'attache pr&#233;cis&#233;ment &#224; la m&#234;me chose. Regardez cette note remarquable sur l'observation 3.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mouvement et &#171; mouvement de soi &#187; (NB ceci. Un mouvement spontan&#233; ind&#233;pendant, n&#233;cessaire int&#233;rieurement), &#171; alt&#233;ration &#187;, &#171; mouvement et vie &#187;, &#171; principe de chaque mouvement de soi &#187;, &#171; impulsion &#187;, (pulsion) au &#171; mouvement &#187; et &#224; &#171; l'activit&#233; &#187; &#8211; &#224; l'oppos&#233; de &#171; l'&#234;tre mort &#187; &#8211; qui croirait que c'est l&#224; le noyau de &#171; l'h&#233;g&#233;lianisme &#187;, de l'h&#233;g&#233;lianisme abstrait et abscons (difficile, absurde ?). Nous devons d&#233;couvrir ce noyau, le saisir, le &#171; sauver &#187;, le d&#233;voiler, le purifier &#8211; ce que Marx et Engels ont &#233;galement accompli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est quelque chose de vital. Auto-mouvement. Activit&#233; spontan&#233;e. Nous les rencontrerons &#224; nouveau. Tu attends. C'est &#224; cela qu'il faut s'accrocher, saisir, &#171; d&#233;voiler, purifier &#187;. On peut dire qu'on en a fait. Ce mouvement, activit&#233;, spontan&#233;, int&#233;rieurement n&#233;cessaire. L'homme d'organisation savait ce qui faisait bouger le monde, surtout le monde social. Hegel pouvait &#233;crire sur les pens&#233;es pendant des d&#233;cennies, mais c'&#233;tait la motivation, et cela a fait des LEAPS (quatre d'entre eux &#224; la fois).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur l'observation 3, voir les notes entre autres :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NB 1. La perception habituelle comprend la diff&#233;rence et la contradiction mais pas le passage de l'une &#224; l'autre, qui pourtant est le plus important.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous reviendrons encore &#224; L&#233;nine. Mais asseyons-nous et &#233;crivons en gros caract&#232;res sur nos notes : SAUT, ACTIVIT&#201; SPONTAN&#201;E, MOUVEMENT SOI, etc. etc. L&#224; o&#249; il l'a &#233;crit quatre fois, nous devrions l'&#233;crire quarante-quatre. Le point pass&#233; de L&#233;nine est important non seulement en lui-m&#234;me mais pour nous, dans cette &#233;tude. Et &#231;a vient juste ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derni&#232;res notes de L&#233;nine que nous devons reprendre seront assez longues. C'est parce qu'ils ont une valeur &#233;norme pour nous, (a) en eux-m&#234;mes en tant que revue du pass&#233;, (b) en tant qu'enseignement de l'interd&#233;pendance des diff&#233;rentes parties de la Logique et de l'unit&#233; sous-jacente de la m&#233;thode &#224; toutes les &#233;tapes, (c) &#233;clairer les parties finales de la Doctrine de l'Essence &#224; venir, (d) nous montrer la m&#233;thode h&#233;g&#233;lienne de pens&#233;e et d'action de L&#233;nine : c'est-&#224;-dire d'un r&#233;volutionnaire et (e) nous pr&#233;parer &#224; la derni&#232;re &#233;tape historique de cet essai : le propre travail de L&#233;nine , pour laquelle et &#224; partir de laquelle seules nous pouvons sauter et voler pour nous-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une bouch&#233;e mais chaque morceau est juteux. Et j'esp&#232;re que personne n'est impatient. Voyons o&#249; nous en sommes. Nous avons appliqu&#233; la Doctrine de l'Essence jusqu'au sol. Nous avons discut&#233; de la question de savoir comment vous arrivez &#224; l'In&#233;vitable, l'Absolu. Nous avons promis de ne consid&#233;rer que l'apparence et l'actualit&#233; comme deux &#233;tapes suppl&#233;mentaires du concept. Nous sommes ensuite entr&#233;s dans un interm&#232;de et une revue l&#233;ninistes. Nous avons vu l'accent mis par L&#233;nine sur le LEAP (quatre fois) ; et en mouvement constant, auto-activit&#233; spontan&#233;e int&#233;rieurement n&#233;cessaire. Nous avons not&#233; que toute la Logique elle-m&#234;me, les transitions continues de ce Fond &#224; ce Fond, &#224; l'autre Fond au Fond Complet, n'&#233;taient que cette activit&#233; continue, spontan&#233;e et autog&#233;n&#233;r&#233;e, bien que l'activit&#233; ait un certain ordre dont il s'agissait. Pens&#233; pour s'organiser selon les lois qui y sont immanentes, c'est-&#224;-direles lois de son propre d&#233;veloppement. Bon. Nous allons maintenant reprendre une note de L&#233;nine qui ouvrait une formidable perspective de b&#233;n&#233;fices, tant pour le bilan pass&#233; que pour les d&#233;veloppements futurs. Qui est maintenant fatigu&#233; peut se reposer, et apr&#232;s une sieste, peut repartir &#224; z&#233;ro. Allons-y.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La note elle-m&#234;me est tr&#232;s l&#233;g&#232;re. Il d&#233;coule de la section I de la plus large Logique de la qualit&#233;. &#199;a dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'id&#233;e de la transformation de l'id&#233;al en r&#233;el est profonde ; tr&#232;s important pour l'histoire. Mais aussi dans la vie personnelle d'un homme, il est &#233;vident qu'il y a l&#224; beaucoup de v&#233;rit&#233;. Contre le mat&#233;rialisme vulgaire. NB : La diff&#233;rence entre id&#233;e et mati&#232;re n'est en aucun cas inconditionnelle, ni extravagante. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est tout. J'ai recherch&#233; la section et l'ai parcourue &#224; nouveau. Il fait une centaine de pages. C'est dans la Doctrine de l'&#202;tre, remarquez, la premi&#232;re section, en fait, le vrai d&#233;but de la Logique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hegel est aux prises avec des mots qu'il a toujours en t&#234;te, finis et infinis. Quel est le vrai infini ? &#171; Finite &#187; est une d&#233;termination ou une cat&#233;gorie fixe et limit&#233;e. L'infini n'est pas simplement quelque chose qui est au-del&#224; du fini. Ce qu'il dit n'est rien, un mauvais infini. (Mettre de l'ordre dans vos muscles de la pens&#233;e. Asseyez-vous et prenez note). L'infini n'est pas quelque chose en g&#233;n&#233;ral qui soit au-del&#224; de ce que nous appelons actuel. C'est le fait que l'au-del&#224; du fini revienne, accomplisse un retour au fini et continue &#224; le faire, qui en fait un v&#233;ritable infini. L'au-del&#224;, l'infini, n'est pas l'&#202;tre abstrait ou ind&#233;termin&#233;, quelque chose dont nous ne savons rien, notre vieux monstre, le Rien. Lui, l'infini, l'au-del&#224;, c'est l'&#202;tre li&#233; &#224; lui-m&#234;me, car pour na&#238;tre du tout l'infini va devoir nier le fini. C'est donc une force de n&#233;gation.Et tout ce qui nie est quelque chose de pr&#233;sent. Si l'on peut utiliser ici une m&#233;taphore : l'infini est l'Autre du fini. Mais l'Infini n'est pas la n&#233;gation en g&#233;n&#233;ral. C'est le mauvais infini qui nie l'existant et ne met rien &#224; sa place. C'est de la fantaisie vague, du caprice et du non-sens (ou une simple r&#233;flexion). Le socialisme n'est pas une image vague et rose de beaut&#233; infinie, de v&#233;rit&#233; et d'amour, quelque chose au-del&#224; de notre mis&#233;rable vie. Le socialisme, l'au-del&#224;, est la n&#233;gation concr&#232;te de ce que nous avons &#8211; le stalinisme. Le d&#233;passement du stalinisme est la prochaine &#233;tape de l'infini &#8211; et pour ma part la classe ouvri&#232;re aujourd'hui quand elle vainc le stalinisme, c'est-&#224;-dire la &#171; capitalisation &#187; du concept de parti prol&#233;tarien, cette classe ouvri&#232;re, l'ayant surmont&#233;e, est vraiment socialiste. D'ailleurs, quand il vainc son principal ennemi, le capital, et les brutalit&#233;s du fascisme, l'inflation,la guerre imp&#233;rialiste, les &#233;l&#233;ments destructeurs, les &#233;l&#233;ments de classe dans l'industrie moderne, c'est le socialisme &#8211; le seul infini qui soit. Mais pourquoi l'infini reste-t-il pour certains un Au-del&#224;, un tr&#232;s lointain ? Et puis vient un coup de gr&#226;ce. C'est, en derni&#232;re analyse, &#171; fond&#233; sur le fait que le fini en tant que tel est tenu pour existant &#187;. C'est la mentalit&#233; qui voit le socialisme au loin et qui est vraiment encha&#238;n&#233;e &#224; l'id&#233;e que ce que veulent les travailleurs, c'est un niveau de vie plus &#233;lev&#233;, &#034;un seau plein&#034;, &#034;la paix&#034;, &#034;la s&#233;curit&#233;&#034;, &#034;le plein emploi&#034; . Il n'a fait que s'accrocher &#224; l'existant, le rendre tol&#233;rable en colmatant les trous. C'est la prochaine &#233;tape du socialisme. Shachtman est ce type complet. L'opposition, le socialisme qui r&#233;side dans la lutte et le d&#233;passement du stalinisme le d&#233;passe. Mais cela n'&#233;puise pas le type.&#192; l'autre extr&#233;mit&#233; de son &#233;chelle se trouve Trotsky. Il s'accroche &#224; un autre type d'existant, le monde de 1917. Apr&#232;s vingt et un ans de r&#233;volution russe, tout ce qu'il pouvait dire &#233;tait : ranimer les soviets ; r&#233;viser le plan dans l'int&#233;r&#234;t des travailleurs ; lib&#233;rer les syndicats. Si Shachtman est Imagination, qui ne pense qu'avec ce qui lui est familier, Trotsky est Compr&#233;hension, qui ne pense qu'avec ce qui lui est familier. Pour les deux, l'&#233;tape suivante est exclue. Oui, &#224; tous les deux. Et pr&#233;cis&#233;ment &#224; cause de cela, le pr&#233;sent leur &#233;chappe. Ainsi de bonne heure, au commencement, dans la Qualit&#233;, dans la Doctrine de l'&#202;tre, Hegel disait, en g&#233;n&#233;ral, &#224; un niveau tr&#232;s abstrait, ce qu'il dira &#224; un niveau plus d&#233;velopp&#233; dans l'Essence, et &#224; un niveau encore plus &#233;lev&#233; dans le Doctrine du concept. Et pr&#233;cis&#233;ment &#224; cause de cela, le pr&#233;sent leur &#233;chappe. Ainsi de bonne heure, au commencement, dans la Qualit&#233;, dans la Doctrine de l'&#202;tre, Hegel disait, en g&#233;n&#233;ral, &#224; un niveau tr&#232;s abstrait, ce qu'il dira &#224; un niveau plus d&#233;velopp&#233; dans l'Essence, et &#224; un niveau encore plus &#233;lev&#233; dans le Doctrine du concept.ce qu'il dira &#224; un niveau plus d&#233;velopp&#233; dans l'Essence, et &#224; un niveau encore plus &#233;lev&#233; dans la Doctrine du concept.ce qu'il dira &#224; un niveau plus d&#233;velopp&#233; dans l'Essence, et &#224; un niveau encore plus &#233;lev&#233; dans la Doctrine du Concept.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici donc l'extrait complet. L'expression &#171; progresser vers l'infini &#187; est caract&#233;ristique de ceux qui ne voient pas la vraie nature de l'infini. Ils voient l'infini comme une ligne droite. Hegel dit que c'est une s&#233;rie de cercles, chaque cercle, cependant, incluant et excluant pourtant le cercle pr&#233;c&#233;dent, ainsi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Cet infini est le retour accompli sur lui-m&#234;me. En tant que tel, c'est la relation &#224; soi ou l'&#202;tre ; mais pas l'&#202;tre abstrait ou ind&#233;termin&#233;, car il est pos&#233; comme n&#233;gation n&#233;gationniste ; et ainsi c'est aussi l'&#202;tre D&#233;termin&#233;, car il contient la n&#233;gation comme telle, et, par cons&#233;quent, la d&#233;terminit&#233;. Il existe, et existe en tant qu'&#202;tre D&#233;termin&#233;, pr&#233;sent et avant nous. Ce n'est que le mauvais infini qui est l'au-del&#224;, parce qu'il est la n&#233;gation, et rien de plus, du fini pos&#233; comme r&#233;el ; elle est donc abstraite et premi&#232;re n&#233;gation ; il est d&#233;termin&#233; comme simplement n&#233;gatif, et est sans l'affirmation implicite dans l'&#202;tre D&#233;termin&#233; ; et s'il est maintenu comme un simple n&#233;gatif, il est m&#234;me suppos&#233; &#234;tre inexistant et hors de port&#233;e. Mais &#234;tre ainsi hors d'atteinte n'est pas sa gloire mais sa honte ; qui, en d&#233;finitive, repose sur le fait que le fini en tant que tel est tenu pour existant.Ce qui est faux est hors de port&#233;e ; et il est &#233;vident qu'un tel infini est le faux. L'image du &#171; progr&#232;s vers l'infini &#187; est la ligne droite, l'infini restant encore &#224; ses deux limites et l&#224; seulement o&#249; la ligne n'est pas ; or la ligne est l'Etre D&#233;termin&#233;, qui passe &#224; celui-ci son contradictoire, c'est-&#224;-dire dans l'ind&#233;termin&#233;. Mais comme infini v&#233;ritable, repli&#233; sur lui-m&#234;me, il a pour image le cercle, la ligne qui s'est atteinte, ferm&#233;e et toute pr&#233;sente et n'ayant ni commencement ni fin.dans l'ind&#233;termin&#233;. Mais comme infini v&#233;ritable, repli&#233; sur lui-m&#234;me, il a pour image le cercle, la ligne qui s'est atteinte, ferm&#233;e et toute pr&#233;sente et n'ayant ni commencement ni fin.dans l'ind&#233;termin&#233;. Mais comme infini v&#233;ritable, repli&#233; sur lui-m&#234;me, il a pour image le cercle, la ligne qui s'est atteinte, ferm&#233;e et toute pr&#233;sente et n'ayant ni commencement ni fin. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci dit, il continue &#224; dire les choses les plus &#233;tonnantes, pour ceux qui pensent en termes de bon sens. Il dit, par exemple, que ce n'est pas le fini, le fixe limit&#233;, le concret, qui est r&#233;el. C'est l'Infini qui est r&#233;el. Et j'esp&#232;re que personne qui lit ceci n'est assez stupide pour ne pas se rendre compte que c'est le point m&#234;me que nous avons creus&#233; sur Terre o&#249; nous avons discut&#233; de l'Absolu en termes d'&#202;tre et de Non-&#202;tre du fini. Pourtant, c'est le volume II, page 70, et c'est le volume I, page 162. Il y a environ quatre cents pages entre les deux. N'est-il pas merveilleux ? Et bien loin au centre du tome II, il y reviendra, et finira une fois de plus avec lui dans la derni&#232;re section, sur les m&#233;thodes d'enqu&#234;te, ou l'Id&#233;e de la cognition. Il pratique lui-m&#234;me les cercles sans cesse agrandis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'infini v&#233;ritable ainsi pris, en g&#233;n&#233;ral, comme l'&#202;tre d&#233;termin&#233; oppos&#233; affirmativement &#224; la n&#233;gation abstraite, est la R&#233;alit&#233; dans un sens plus &#233;lev&#233; que ne l'est cet infini qui auparavant &#233;tait d&#233;termin&#233; comme simple ; il a re&#231;u ici un contenu concret. Ce n'est pas le fini qui est le r&#233;el, mais l'infini ; et ainsi la R&#233;alit&#233; est en outre d&#233;termin&#233;e en tant qu'Essence, Concept, Id&#233;e, et ainsi de suite. Il est cependant superflu de r&#233;p&#233;ter ces cat&#233;gories ant&#233;rieures et plus abstraites, comme la &#171; R&#233;alit&#233; &#187;, lorsque la plus concr&#232;te est atteinte, et de les employer &#224; des d&#233;terminations plus concr&#232;tes qu'elles ne le sont en elles-m&#234;mes. Une r&#233;p&#233;tition, comme on en fait quand on dit que l'Essence ou l'Id&#233;e est le R&#233;el, a sa raison en ce que, pour la pens&#233;e inculte, les cat&#233;gories les plus abstraites, comme l'&#202;tre, l'&#202;tre d&#233;termin&#233;, la R&#233;alit&#233; et la Finitude, sont les plus familiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vous laisse y penser, et je me d&#233;p&#234;che de passer au dernier passage :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il y a ici une raison plus pr&#233;cise de rappeler la cat&#233;gorie de r&#233;alit&#233;, car la n&#233;gation &#224; laquelle elle se tient dans le rapport d'affirmatif est ici la n&#233;gation de la n&#233;gation : elle s'oppose donc elle-m&#234;me &#224; cette r&#233;alit&#233;, qui est l'&#202;tre D&#233;termin&#233; fini. La n&#233;gation est ainsi d&#233;termin&#233;e comme id&#233;alit&#233; ; ce qui participe de la nature id&#233;ale, c'est le fini tel qu'il se trouve dans l'infini v&#233;ritable, en tant que d&#233;termination ou contenu qui, bien que distinct, n'existe pas ind&#233;pendamment, mais seulement en tant que moment. L'id&#233;alit&#233; a ce sens plus concret, qui ne s'exprime pas pleinement par la n&#233;gation de l'&#202;tre D&#233;termin&#233; fini. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui. Le r&#233;el n'est qu'un moment, quoique fixe, limit&#233;, fini, dans l'Id&#233;al. Ne l'ignorez pas. C'est &#171; distinct &#187;. Mais il n'a pas d'existence ind&#233;pendante. L'identit&#233; a maintenant un sens plus concret, et il ne suffit pas de dire que l'Infini, l'au-del&#224; niera le fini : le socialisme supprimera tout cela en g&#233;n&#233;ral. Non monsieur. Cela signifie seulement que vous n'avez pas supprim&#233; tout cela et que vous ne pouvez pas voir les forces qui le suppriment. Mais il y a des gens qui ne comprennent pas cela. Hegel poursuit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Mais par rapport &#224; la r&#233;alit&#233; et &#224; l'id&#233;alit&#233;, l'opposition au fini et &#224; l'infini est prise de cette mani&#232;re, que le fini est pris pour r&#233;el et l'infini comme nature id&#233;ale ; et telle, en effet, et telle seulement, le concept est plus tard prise pour &#234;tre ; tandis que l'Etre D&#233;termin&#233; en g&#233;n&#233;ral est pris comme r&#233;el. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous pouvez essayer de changer la formulation pour les aider. Vous ne pouvez pas. Ils &#171; restent fix&#233;s dans l'&#202;tre D&#233;termin&#233; affirmatif du fini. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le but de la Logique, pour la milli&#232;me fois : comment rester en dehors des cat&#233;gories fig&#233;es, limit&#233;es, finies. C'est exactement ce que fait Hegel, de mani&#232;re toujours plus concr&#232;te, page apr&#232;s page. C'est tout. Mais quel tout ! Pour sortir de l'emprise des cat&#233;gories fig&#233;es. Ce n'est pas facile. Pr&#233;cis&#233;ment parce que nous devons les fixer et les pr&#233;ciser avant de pouvoir faire quoi que ce soit. On peut y rester fix&#233; quand ils sont happ&#233;s par des gens qui se contentent objectivement d'y rester.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pire encore, nous pouvons rester fig&#233;s en eux lorsqu'ils n'existent plus. Le r&#233;sultat est une frustration totale et un aveuglement face &#224; la r&#233;alit&#233;. Dans ces cat&#233;gories, le trotskisme fonctionne. Le stalinisme, cependant, a trouv&#233; la base objective de ces cat&#233;gories en tant que formes fixes et statiques, finies et limit&#233;es. (Je cherchais &#231;a depuis des semaines et je l'ai). Le stalinisme a trouv&#233; la base objective des cat&#233;gories fixes du l&#233;ninisme. Il fonctionne donc sur une base mat&#233;rielle. Les jeux qu'il jouait avec Trotsky sur le socialisme dans un seul pays &#233;taient la concr&#233;tisation, la stabilisation de son id&#233;ologie. Pour le stalinisme, c'&#233;tait une v&#233;ritable id&#233;ologie. Pour Trotsky, c'&#233;tait essentiellement une fiction sans aucune r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, nous pouvons aller de l'avant et s&#233;lectionner quelques phrases qui contiennent le noyau de l'id&#233;alit&#233; de Hegel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La proposition selon laquelle le fini est de nature id&#233;ale constitue l'id&#233;alisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous voyez ici le lien &#233;troit entre l'id&#233;al et le r&#233;el. Le r&#233;el cr&#233;e sans cesse un id&#233;al qui demain devient r&#233;el et ainsi de suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hegel maudit ceux dont l'id&#233;al est dans leur t&#234;te et leur caprice. Comme il les d&#233;teste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ce qui est &#171; de nature id&#233;ale &#187;, on entend principalement la forme de l'imagination ; et ce nom est donn&#233; &#224; tout ce qui est dans mon imagination en g&#233;n&#233;ral, ou dans le concept, dans l'id&#233;e, dans la fantaisie, et ainsi de suite ; de sorte qu'il en vient &#224; &#234;tre compt&#233; comme &#233;quivalent seulement &#224; des fantaisies - des imaginations qui sont non seulement distinctes du r&#233;el, mais sont suppos&#233;es dans leur essence ne pas &#234;tre r&#233;elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hegel n'en a pas l'utilit&#233;. L'id&#233;e pour lui est si intimement li&#233;e au r&#233;el qu'on ne peut pas les s&#233;parer. Un v&#233;ritable id&#233;al d'aujourd'hui est le r&#233;el de demain. Et c'est ainsi que la vie, et la logique, &#233;voluent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenons donc &#224; la note modeste mais pr&#233;gnante de L&#233;nine sur Hegel. La transformation de l'id&#233;al en r&#233;el est profonde, tr&#232;s importante pour l'histoire. Vous vous souvenez dans le Mat&#233;rialisme dialectique et le destin de l'humanit&#233;, j'ai cit&#233; un passage d'un vieil article de la Nouvelle Internationale montrant comment l'id&#233;al est devenu r&#233;el, etc., en raison des buts et des consolidations et des compromis objectifs des classes et des sections de classes. Mais cette chose m&#234;me deviendra avec le temps pour nous la base d'une enqu&#234;te th&#233;orique attendue depuis longtemps, puis d'une politique pratique concr&#232;te. Nous avons maintenant (a) pass&#233; en revue le pass&#233;, (b) vu l'interconnexion et l'unit&#233; sous-jacente des parties de la Logique. Nous avons &#233;galement promis (c) d'&#233;clairer les derni&#232;res parties d'Essence &#224; venir &#8211; le reste devra attendre. Passons maintenant aux derni&#232;res parties de la Doctrine de l'Essence. (Apr&#232;s de terribles heures de travail, je me sens plut&#244;t bien. Je pense que nous avons un endroit et que nous sommes en route vers de meilleurs endroits).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Apparence et actualit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, apr&#232;s avoir saut&#233; par-dessus Terre et pris des vacances avec L&#233;nine, nous nous retrouvons dans Apparence. Je veux prendre Apparence pour une raison particuli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un de nos travaux les plus importants est l'exposition de l'analyse des partis staliniens comme &#171; outils du Kremlin &#187;. On dit qu'il est vrai que ce sont des &#171; outils du Kremlin &#187;. Mais cela, disons-nous, n'est que l'apparence des choses. Nous disons qu'ils sont essentiellement un produit du travail et du capital &#224; ce stade, comme le mench&#233;visme &#233;tait un produit du travail et du capital &#224; ce stade. Nous le fermons en disant : s'il n'y avait pas eu de r&#233;volution russe, pas de Kremlin, mais que le capitalisme avait continu&#233; &#224; d&#233;g&#233;n&#233;rer sans &#234;tre renvers&#233; par le socialisme, alors serait apparu un parti tel que le stalinisme, pr&#234;chant la r&#233;volution, pr&#234;t &#224; se rallier au-del&#224; des fronti&#232;res nationales. avec d'autres travailleurs, r&#233;pudiant la propri&#233;t&#233; priv&#233;e et la d&#233;fense nationale, mais craignant mortellement les travailleurs et se pr&#233;cipitant pour la protection et le refuge vers un imp&#233;rialisme plus large, bureaucratique, corrompu, monolithique, refl&#233;tant le capitalisme dans son stade de capitalisme d'&#201;tat. Nos adversaires continuent avec ces &#171; outils du Kremlin &#187;. C'est d&#233;go&#251;tant. Pourtant, assez curieusement, ils n'appellent pas les mencheviks actuels &#171; outils de Washington &#187;. Ils ont L&#233;nine pour eux et ils essaient au moins de les relier au travail et au capital &#8211; &#224; tort, mais au moins ils essaient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'importance de notre analyse est &#233;vidente. Cela nous permet de caract&#233;riser le stalinisme comme une &#233;tape de transition &#8211; nous ne sommes pas dans la position ridicule d'expliquer pourquoi ces &#171; outils du Kremlin &#187; s'accrochent sans raison au Kremlin. Nous rejetons la responsabilit&#233; sur le capitalisme. Nous les peignons objectivement et non subjectivement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tellement en g&#233;n&#233;ral. En particulier, nous nous d&#233;barrassons de la gueule de bois russe. Le &#171; socialisme dans un seul pays &#187; est originaire de Russie et n'a jamais suscit&#233; le moindre int&#233;r&#234;t pour le prol&#233;tariat mondial &#8211; jamais. Je me souviens du temps o&#249; nous nous nourrissions de l'illusion &#8211; je l'ai dit souvent &#8211; que lorsque les ouvriers comprendraient enfin que les partis communistes n'&#233;taient que des agents de la politique &#233;trang&#232;re de Staline, ils se tourneraient vers nous. Tout le monde conna&#238;t cette v&#233;rit&#233; maintenant. Ils se tournent plus que jamais vers les staliniens. Toute la m&#233;thode de pens&#233;e &#233;tait fausse. Le socialisme dans un seul pays n'a pas &#171; produit &#187; des partis communistes qui se sont tourn&#233;s vers leur propre bourgeoisie. Que le socialisme ne puisse pas &#234;tre construit &#233;tait une abstraction aussi grande que la th&#233;orie de Trotsky de la r&#233;volution permanente. C'&#233;tait une continuation de sa vieille lutte avec le bolchevisme, &#224; cette &#233;poque corrompu sous Staline.Tout cela, la th&#233;orie de la r&#233;volution permanente, tout le d&#233;bat sur le socialisme dans un seul pays, les masses se tourneraient vers nous quand elles auraient compris, etc., tout cela est la pens&#233;e subjective la plus pure sans contact objectif avec la r&#233;alit&#233;. &#171; Outils du Kremlin &#187; est l'Apparence, l'organisation du travail sp&#233;cifique de l'&#233;poque du capitalisme d'&#201;tat est l'Essence. C'est seulement en g&#233;n&#233;ral. Armons-nous d'une logique dialectique.Armons-nous d'une logique dialectique.Armons-nous d'une logique dialectique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'essence est un mouvement. Ce mouvement doit appara&#238;tre. Son apparition imm&#233;diate, Hegel l'appelle Existence. Quelque chose existe, mais il est transitoire, sans importance, simple Spectacle, jusqu'&#224; ce qu'il persiste et devienne Apparence. L'apparence est l'existence devenue &#034;essentielle&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'essence n'est donc pas quelque chose au-del&#224; ou derri&#232;re l'apparence, mais simplement parce que c'est l'essence qui existe &#8211; l'existence est Apparence (brillant en avant).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il faut faire attention &#224; l'apparence. Vous ne pouvez pas le rejeter - ce n'est qu'une simple apparence. Hegel dit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'apparence est &#224; tous &#233;gards un grade tr&#232;s important de l'id&#233;e logique. On peut dire que la distinction de la philosophie par rapport &#224; la conscience ordinaire est qu'elle voit le caract&#232;re simplement ph&#233;nom&#233;nal de ce que cette derni&#232;re suppose avoir un &#234;tre auto-subsistant. La signification de l'apparence, cependant, doit &#234;tre correctement saisie, ou des erreurs surviendront. Dire que quelque chose est une simple apparence peut &#234;tre mal interpr&#233;t&#233; comme signifiant que, par rapport &#224; ce qui est simplement ph&#233;nom&#233;nal, il y a une plus grande v&#233;rit&#233; dans l'imm&#233;diat, dans ce qui est. Or, &#224; proprement parler, le cas est pr&#233;cis&#233;ment l'inverse. L'apparence est plus &#233;lev&#233;e que le simple &#234;tre, cat&#233;gorie plus riche parce qu'elle contient en combinaison les deux &#233;l&#233;ments de la r&#233;flexion sur soi et de la r&#233;flexion sur l'autre : alors que l'&#234;tre (ou l'imm&#233;diatet&#233;) n'est encore qu'un simple sans relation, et ne repose apparemment que sur lui-m&#234;me. Toujours,dire que quelque chose n'est qu'apparence sugg&#232;re un vrai d&#233;faut, qui consiste en ceci, que l'Apparence est encore divis&#233;e contre elle-m&#234;me et sans stabilit&#233; intrins&#232;que. Au-del&#224; et au-dessus de la simple apparence vient en premier lieu l'Actualit&#233;, le troisi&#232;me degr&#233; d'Essence, dont nous parlerons plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'histoire de la philosophie moderne, Kant a le m&#233;rite de r&#233;habiliter d'abord cette distinction entre le mode de pens&#233;e commun et le mode de pens&#233;e philosophique. Il s'arr&#234;ta cependant &#224; mi-chemin, lorsqu'il attacha &#224; l'Apparence un sens subjectif seulement, et pla&#231;a l'essence abstraite immobile en dehors d'elle comme la chose en soi hors de port&#233;e de notre connaissance. Car c'est la nature m&#234;me du monde des objets imm&#233;diats de n'&#234;tre qu'apparence. Sachant qu'il en est ainsi, nous connaissons en m&#234;me temps l'essence qui, loin de rester en arri&#232;re ou au-del&#224; de l'apparence, manifeste plut&#244;t sa propre essentialit&#233; en d&#233;posant le monde &#224; une simple apparence. On ne peut gu&#232;re se quereller avec l'homme simple qui, dans son d&#233;sir de totalit&#233;, ne peut acquiescer &#224; la doctrine de l'id&#233;alisme subjectif, selon lequel nous ne nous occupons que des ph&#233;nom&#232;nes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un bon passage. &#199;a vaut le coup de travailler dessus. Mais son importance pour nous est &#224; la fois th&#233;orique et pratique. Th&#233;orique parce que nous venons de dire assez longuement que le r&#233;el n'est qu'un moment de l'id&#233;al. Bon. Mais c'&#233;tait en g&#233;n&#233;ral. Maintenant Hegel dit que le monde entier est Apparence mais que l'Apparence est une manifestation de l'Essence. Et lorsqu'il nous a pr&#233;venus que le r&#233;el &#233;tait bien &#171; distinct &#187;, il nous pr&#233;vient d&#233;sormais que l'apparence n'est pas une &#171; simple &#187; apparence. Si c'&#233;tait le cas, ce serait un spectacle (l'un des types de spectacle bon march&#233;, pour Hegel, foutez-le, a beaucoup de &#034;spectacles&#034;). L'avertissement signifie : vous devez relier l'apparence &#224; l'Essence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un avertissement salutaire ! &#171; Outils du Kremlin &#187; est la seule fa&#231;on dont Essence pourrait appara&#238;tre dans le monde contemporain. Ce n'&#233;tait pas cette apparition par hasard. C'est la valeur la plus vraie de Hegel. Il vous fait lutter avec les probl&#232;mes, les approfondir, voir des relations plus profondes et plus compliqu&#233;es (qui tendent cependant &#224; une plus grande simplicit&#233;), et vous aide &#224; r&#233;examiner l'objet. Une vraie apparence est celle qui doit &#234;tre ainsi. Douteux ? Voyons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si une bureaucratie est convaincue que le capitalisme tel qu'elle l'a connu est d&#233;sesp&#233;r&#233; et impuissant, si elle ressent la pression des masses r&#233;volutionnaires, si elle vit dans la terreur mortelle du bouleversement des masses qui lui semble signifier le chaos et la destruction de la civilisation, puis avec sa propre bourgeoisie n'offrant aucune perspective, elle doit se tourner vers une autre. Elle doit se tourner vers le prol&#233;tariat r&#233;volutionnaire ou vers la bourgeoisie. En cas de crise fondamentale, il n'y a pas d'autre endroit o&#249; aller. Il se tourne donc vers l'imp&#233;rialisme majeur inverse. Il cr&#233;e une version id&#233;alis&#233;e de son patron, il s'attache &#224; ce qu'il pense faire comprendre &#224; ses adeptes la n&#233;cessit&#233; de le soutenir. Il devient son avocat, il adopte son id&#233;ologie ; pour sa propre d&#233;fense, il devient d&#233;fenseur de son patron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La preuve en est donn&#233;e par l'observation de ceux qui s'opposent au r&#233;gime russe. Le stalinisme n'a qu'une phrase pour eux : &#171; les outils de l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain &#187;. Dans tous les pays satellites et en Russie sans doute l'opposition qui n'arrive pas &#224; se tourner vers les masses r&#233;volutionnaires mais trouve le r&#233;gime russe intol&#233;rable a fondamentalement la m&#234;me attitude envers la &#171; d&#233;mocratie &#187; et la &#171; puissance industrielle &#187; am&#233;ricaines que l'opposition, les staliniens en le monde occidental, ont &#224; &#171; l'&#233;conomie planifi&#233;e &#187; russe. Sans le r&#233;gime totalitaire impitoyable, nous trouverions vraisemblablement la direction de l'opposition en Russie et certainement dans les pays satellites, telle qu'elle soit, aussi hardie, aussi fanatique, pour la &#171; d&#233;mocratie &#187; que les staliniens le sont pour &#171; &#233;conomie&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'&#233;conomie planifi&#233;e &#187; semble &#234;tre quelque chose de nouveau et est plus en harmonie avec le stade actuel du capitalisme, mais l'opposition est aussi fanatique que le sont les staliniens, et compte tenu du temps, de l'argent am&#233;ricain et de la libert&#233; que les staliniens ont dans le d&#233;mocraties, les dirigeants cr&#233;eraient une id&#233;ologie et une pratique qui permettraient &#224; leurs ennemis de les appeler &#171; outils de la Maison Blanche &#187; de la m&#234;me mani&#232;re que les staliniens sont appel&#233;s &#171; outils du Kremlin &#187;. Ils pourraient tr&#232;s bien le faire sans pr&#244;ner le retour &#224; la propri&#233;t&#233; priv&#233;e de l'industrie lourde. C'est pr&#233;cis&#233;ment pour cette raison que Staline n'autorise rien, pas m&#234;me un coup d'&#339;il d'un journal &#233;tranger. L'opposition au r&#233;gime qui n'est pas r&#233;volutionnaire doit rechercher l'id&#233;ologie de l'imp&#233;rialisme adverse. C'est le mouvement logique. C'est pourtant, comme l'est toujours un mouvement logique,modifi&#233; par toutes sortes de circonstances. Un vieux pays historiquement puissant comme la Grande-Bretagne, avec ses propres traditions profond&#233;ment enracin&#233;es et une classe ouvri&#232;re puissante et unie, ne peut pas pr&#234;cher &#171; l'am&#233;ricanisme &#187; comme les staliniens pr&#234;chent le stalinisme. La bureaucratie ouvri&#232;re, cependant, agit au service de l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain dans toutes les questions importantes. De Gaulle, ce puissant trompettiste du nationalisme fran&#231;ais, est d&#233;sormais devenu un v&#233;ritable admirateur am&#233;ricain. Mais dans des pays plus faibles comme la Roumanie, la Hongrie, etc., l'opposition au stalinisme est sans cette combinaison. Les socialistes sont pour la &#171; d&#233;mocratie am&#233;ricaine &#187;, et combinent cela avec des propositions de nationalisation.ne peut pas pr&#234;cher &#171; l'am&#233;ricanisme &#187; comme les staliniens pr&#234;chent le stalinisme. La bureaucratie ouvri&#232;re, cependant, agit au service de l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain dans toutes les questions importantes. De Gaulle, ce puissant trompettiste du nationalisme fran&#231;ais, est d&#233;sormais devenu un v&#233;ritable admirateur am&#233;ricain. Mais dans des pays plus faibles comme la Roumanie, la Hongrie, etc., l'opposition au stalinisme est sans cette combinaison. Les socialistes sont pour la &#171; d&#233;mocratie am&#233;ricaine &#187;, et combinent cela avec des propositions de nationalisations ne peut pas pr&#234;cher &#171; l'am&#233;ricanisme &#187; comme les staliniens pr&#234;chent le stalinisme. La bureaucratie ouvri&#232;re, cependant, agit au service de l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain dans toutes les questions importantes. De Gaulle, ce puissant trompettiste du nationalisme fran&#231;ais, est d&#233;sormais devenu un v&#233;ritable admirateur am&#233;ricain. Mais dans des pays plus faibles comme la Roumanie, la Hongrie, etc., l'opposition au stalinisme est sans cette combinaison. Les socialistes sont pour la &#171; d&#233;mocratie am&#233;ricaine &#187;, et combinent cela avec des propositions de nationalisation.et combiner cela avec des propositions de nationalisation .et combiner cela avec des propositions de nationalisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette apparence n'est donc pas une simple apparence. C'est le seul moyen par lequel, dans le pr&#233;sent complexe de conditions, l'Essence peut briller. Et Hegel veut dire pr&#233;cis&#233;ment cela. Sinon, l'apparence n'est pas l'apparence. C'est le spectacle ou l'Existence ou quelque chose de foutu. Mais quand sa qualit&#233; grandit et grandit jusqu'&#224; ce qu'elle s'installe dans l'apparence, alors vous avez quelque chose. Et alors que vous apprenez &#224; lire la plus grande Logique et ses pages sur des pages de jargon apparemment abscons et mystifiant, vous le trouverez vous for&#231;ant &#224; voir le mouvement, le mod&#232;le, la connexion, l'ordre, l'in&#233;vitabilit&#233; l&#224; o&#249; auparavant vous ne voyiez rien ou un simple hasard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les implications de tout cela sont &#233;normes pour la pens&#233;e en relation avec le monde moderne. L'id&#233;e que la r&#233;volution russe a attir&#233; tant de monde s'estompe dans la subjectivit&#233; qu'elle est. Cette relation d'Apparence et d'Essence nous apprend &#224; voir que c'est le d&#233;sespoir du capitalisme et le d&#233;sespoir de la r&#233;volution qui ont pouss&#233; les anticapitalistes vers la bureaucratie moscovite. Ils ont trouv&#233; une base et une fonction objectives et ont combattu leurs ennemis. C'est pourquoi la d&#233;faite en Allemagne en 1933 et la d&#233;gradation concomitante des masses ont renforc&#233; l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain. Chaque groupe se targuait de sa propre &#171; nationalisation &#187; ou &#171; d&#233;mocratie &#187;, certains combinant les deux, mais sachant o&#249; l'accent &#233;tait mis. C'&#233;taient les pi&#232;ges tendus aux masses. Les arguments de Trotsky sur le socialisme dans un seul pays n'ont pas seulement conduit &#224; de fausses conclusions.Cela l'a coup&#233; de toute possibilit&#233; s&#233;rieuse d'examiner ce qui se passait en Europe occidentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est impossible de rester ici maintenant et d'examiner toutes les implications. Continuons avec Hegel. Il dit qu'apr&#232;s l'Apparition, l'&#233;tape suivante est l'Actualit&#233;, et il nous dit ce qu'est l'Actualit&#233;. Lorsque l'Apparence n'est plus l'expression de l'Essence mais assume une existence ind&#233;pendante qui lui est propre, et que l'Essence sort aussi en son propre nom et droit, alors nous avons l'Actualit&#233;. Les voiles sont arrach&#233;s, deux totalit&#233;s se font face. Hegel &#233;crit : Il n'y a pas de transition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, cette unit&#233; est explicitement pos&#233;e, et les deux c&#244;t&#233;s de la relation identifi&#233;s. Ainsi l'actuel est exempt de transition, et son ext&#233;riorit&#233; est son &#233;nergisant. Dans cet &#233;nergisant, il se r&#233;fl&#233;chit en lui-m&#234;me : son existence n'est que la manifestation d'elle-m&#234;me, pas d'une autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a maintenant aucune transition interne, aucune r&#233;flexion. Les forces fondamentales sont en conflit au grand jour. Dans l'Actualit&#233;, l'essence, le mouvement vers la r&#233;alisation, est vu clairement. L'apparence qui &#233;tait, la fa&#231;on dont l'Essence avait l'habitude de briller, est maintenant quelque chose &#224; part enti&#232;re. Dans l'organisme que nous avons suivi, le prol&#233;tariat, l'Actualit&#233; est aussi simple que le jour pour un dialecticien. Le mouvement du prol&#233;tariat, sa recherche de la r&#233;alisation de ses potentialit&#233;s est clair, m&#234;me Shachtman peut le voir. Mais les bureaucraties, les organisations, les partis, ceux-l&#224; n'expriment plus le mouvement. Ils ont maintenant acquis une existence propre et ind&#233;pendante au sein de la totalit&#233;. Le conflit est &#224; son paroxysme. Il n'y a pas de transition. Il faut maintenant la r&#233;organisation totale en quelque chose de nouveau. Comme Marcuse le remarque dans Reason and Revolution,la cat&#233;gorie d'Actualit&#233; signifie lutte sans merci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je dois vous laisser le soin d'&#233;tudier avec Hegel comment une &#233;tape comme l'Actualit&#233; s'exprime dans la Substance, puis dans la Causalit&#233; o&#249;, contrairement &#224; l'Entendement qui voit perp&#233;tuellement cause ici et effet l&#224;, Hegel ne voit la cause comme mesurable que par l'effet. Cette cause est cet effet. Mais cet effet est une autre cause. L'effet est incit&#233; &#224; l'action par la cause. Mais la cause aussi est incit&#233;e par l'effet. Vous ne pouvez pas les s&#233;parer. Les unit&#233;s adverses sont trop coinc&#233;es. De la causalit&#233;, le pas est facile &#224; l'action et &#224; la r&#233;action, ce que Hegel appelle la R&#233;ciprocit&#233;. C'est une &#233;tape plus intensive de cause &#224; effet. De la r&#233;ciprocit&#233; Engels &#233;crit : &#171; Ce que Hegel appelle l'action r&#233;ciproque est le corps organique, qui forme donc le passage &#224; la conscience, c'est-&#224;-dire de la n&#233;cessit&#233; &#224; la libert&#233;, &#224; l'id&#233;e : voir Logique II, Conclusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et sous le stress de cette violente pression de va-et-vient, car ni l'un ni l'autre ne peut c&#233;der, l'organisme d&#233;borde dans le concept. Il se sait pour ce qu'il est. Cette &#233;tape n'est pas loin pour le prol&#233;tariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant que vous travaillez sur la Substance, la Possibilit&#233;, la N&#233;cessit&#233;, la Contingence, etc., ne vous handicapez pas en essayant d'ins&#233;rer chaque paragraphe dans une phase du d&#233;veloppement du prol&#233;tariat vers le socialisme. Ce n'est pas n&#233;cessaire. Hegel a examin&#233; tout le mat&#233;riel disponible de son &#233;poque, dans toutes les sph&#232;res majeures de la nature et de la soci&#233;t&#233; pour faire abstraction de ce mod&#232;le essentiel. Ce qu'il faut faire, c'est noter ce qu'il dit de l'Actualit&#233; et de l'Id&#233;e. Il veut que vous les gardiez aussi proches que vous avez gard&#233; l'apparence et l'essence. Il met en garde contre toute grande s&#233;paration entre l'Actualit&#233; et l'Id&#233;e. Ils sont ferm&#233;s. Nous devrions nous en souvenir aujourd'hui. Son commentaire est facile, familier, tr&#232;s diff&#233;rent de celui de la Logique plus large. Il dit pourtant ce qu'il veut dire.Remarquez comment l'Id&#233;e &#233;pouse l'Actualit&#233; &#8211; l'id&#233;al et le r&#233;el (vous vous souvenez de notre interm&#232;de avec L&#233;nine ?) dans les g&#233;n&#233;ralit&#233;s abstraites de l'&#202;tre sont maintenant devenus plus concentr&#233;s dans la sph&#232;re plus d&#233;velopp&#233;e de l'Essence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;alit&#233; et pens&#233;e (ou Id&#233;e) sont souvent absurdement oppos&#233;es. Comme nous entendons couramment des gens dire que, bien qu'aucune objection ne puisse &#234;tre soulev&#233;e contre la v&#233;rit&#233; et l'exactitude d'une certaine pens&#233;e, il n'y a rien de la sorte &#224; voir dans la r&#233;alit&#233;, ou cela ne peut pas &#234;tre r&#233;ellement r&#233;alis&#233; ! Les gens qui utilisent un tel langage prouvent seulement qu'ils n'ont pas correctement saisi la nature ni de la pens&#233;e ni de la r&#233;alit&#233;. La pens&#233;e dans un tel cas est, d'une part, synonyme d'une conception subjective, d'un plan, d'une intention ou similaire, tout comme l'actualit&#233;, d'autre part, est synonyme d'existence externe et sensible. C'est tr&#232;s bien dans la vie courante, o&#249; un grand laxisme est permis dans les cat&#233;gories et les noms qui leur sont donn&#233;s : et il peut bien s&#251;r arriver que, par exemple, le plan, ou la soi-disant id&#233;e, dise d'un certain mode d'imposition,est bonne et conseill&#233;e dans l'abstrait, mais que rien de tel ne se trouve dans la soi-disant r&#233;alit&#233;, ou ne pourrait &#233;ventuellement &#234;tre r&#233;alis&#233; dans les conditions donn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais quand la compr&#233;hension abstraite s'empare de ces cat&#233;gories et exag&#232;re la distinction qu'elles impliquent en une ligne de contraste dure et rapide, quand elle nous dit que dans ce monde r&#233;el nous devons nous arracher les id&#233;es, il faut &#233;nergiquement protester contre ces doctrines, aussi bien au nom de la science que de la saine raison. Car d'une part les Id&#233;es ne sont pas confin&#233;es &#224; nos t&#234;tes simplement, et l'Id&#233;e, dans l'ensemble, n'est pas assez faible pour laisser la question de son actualisation ou de sa non-actualisation d&#233;pendante de notre volont&#233;. L'Id&#233;e est plut&#244;t l'absolument actif aussi bien que l'actuel. Et d'un autre c&#244;t&#233;, la r&#233;alit&#233; n'est pas si mauvaise et irrationnelle que l'imaginent des aspirants r&#233;formateurs aveugles ou mal avis&#233;s et embrouill&#233;s. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, la r&#233;alit&#233;, distincte de la simple apparence, et pr&#233;sentant principalement une unit&#233; de l'int&#233;rieur et de l'ext&#233;rieur,d'&#234;tre en contradiction avec la raison, qu'elle est plut&#244;t tout &#224; fait raisonnable, et tout ce qui n'est pas raisonnable doit pour cette raison m&#234;me cesser d'&#234;tre tenu pour actuel. Le m&#234;me point de vue se retrouve dans les usages de la parole instruite, qui refuse de donner le nom de vrai po&#232;te ou de vrai homme d'&#201;tat &#224; un po&#232;te ou &#224; un homme d'&#201;tat qui ne peut rien faire de vraiment m&#233;ritoire ou raisonnable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre nous, il est tr&#232;s m&#233;ritoire et raisonnable quand Hegel discute de ces choses de cette fa&#231;on. Les traducteurs de la plus grande Logique disent que parfois dans ce travail, il semblait &#234;tre obscur et myst&#233;rieux dans sa langue pour de la pure diablerie. Mais ici, il est calme et facile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pour nous la fin de l'Essence. Nous l'avons vu grandir &#224; partir de Show, nous avons creus&#233; dans son Base (nous n'avons pas creus&#233; trop profond&#233;ment), nous sommes pass&#233;s &#224; Apparence. Nous avons vu dans Actualit&#233; les diff&#233;rents &#233;l&#233;ments sortir au grand jour. D&#233;sormais, aucun compromis n'est possible. Guerre jusqu'au bout. Une autre fois, vous verrez les investigations philosophiques et la m&#233;thode que Hegel a utilis&#233;es pour obtenir cela. Vous aborderez peut-&#234;tre le probl&#232;me fascinant de la fa&#231;on dont ce d&#233;veloppement philosophique a eu lieu, et comment il se compare &#224; un homme intelligent examinant sans philosophie un objet et apprenant de plus en plus d'exp&#233;rience. Vous verrez plus tard comment des individus dou&#233;s, exprimant leurs propres idiosyncrasies psychosomatiques, se sont r&#233;v&#233;l&#233;s incapables d'aller au-del&#224; d'un certain stade de la pens&#233;e, et comment des classes ou des sections de classes en ont fait leurs porte-parole. Tout cela est pour l'avenir. Mais maintenant nous avons, conform&#233;ment &#224; notre pratique, pour utiliser l'Essence, nous &#233;levons d'un niveau, juste un niveau de plus. Je propose de faire deux choses : (1) examiner le travail de L&#233;nine, car jusqu'&#224; ce que nous l'ayons parcouru et que nous l'ayons fait n&#244;tre, nous ne pouvons pas continuer ; (2) apr&#232;s avoir fait ce pas en avant un peu, en g&#233;n&#233;ral, par nous-m&#234;mes, en restant bien dans l'Essence. Quand vous lisez Cause et Effet dans l'Essence, un stade tr&#232;s &#233;lev&#233; de l'Essence, vous vous souviendrez que dans la Logique Hegel avait &#233;galement expos&#233; la Cause et l'Effet, en g&#233;n&#233;ral, &#233;tape par &#233;tape, &#233;tape par &#233;tape. Que j'ai appris.Quand vous lisez Cause et Effet dans l'Essence, un stade tr&#232;s &#233;lev&#233; de l'Essence, vous vous souviendrez que dans la Logique Hegel avait &#233;galement expos&#233; la Cause et l'Effet, en g&#233;n&#233;ral, &#233;tape par &#233;tape, &#233;tape par &#233;tape. Que j'ai appris.Quand vous lisez Cause et Effet dans l'Essence, un stade tr&#232;s &#233;lev&#233; de l'Essence, vous vous souviendrez que dans la Logique Hegel avait &#233;galement expos&#233; la Cause et l'Effet, en g&#233;n&#233;ral, &#233;tape par &#233;tape, &#233;tape par &#233;tape. Que j'ai appris.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La doctrine du concept&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La Doctrine du Concept est la Logique Subjective, la logique de l'Esprit, de la pens&#233;e elle-m&#234;me. Dans la Doctrine de l'&#202;tre, nous traitions de la pens&#233;e telle qu'elle observait et ressentait l'influence d'objets simples et d&#233;termin&#233;s. Dans Essence, nous avons examin&#233; un processus plus complexe, les objets &#233;taient &#171; refl&#233;t&#233;s &#187; par la pens&#233;e dans des d&#233;terminations de pens&#233;e repr&#233;sentant des parties de l'objet ; passage d'une &#233;tape &#224; l'autre. Passons maintenant au Concept. L'objet n'est plus l'&#234;tre pur et simple. Elle n'est plus divis&#233;e en d&#233;terminations-pens&#233;es. C'est un tout une fois de plus, mais un tout enrichi par nos pr&#233;c&#233;dents combats avec lui. Et l'objet &#233;tant maintenant un tout, examin&#233; &#224; fond, l'examen passe non pas &#224; la logique de la pens&#233;e par rapport &#224; l'objet, mais &#224; la logique de la pens&#233;e elle-m&#234;me, du concept, en tant que concept.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de m&#234;me le concept peut, si l'on veut, &#234;tre qualifi&#233; d'abstrait, si le nom concret se restreint aux faits concrets de sens ou de perception imm&#233;diate. Car le concept n'est pas palpable au toucher, et lorsque nous y sommes engag&#233;s, l'ou&#239;e et la vue doivent tout &#224; fait nous faire d&#233;faut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Hegel insiste, le concept est concret, un &#171; vrai concret &#187; pour la pens&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les doctrines pr&#233;c&#233;dentes avaient un triple mouvement. Ainsi la Doctrine de l'&#202;tre &#233;voluait entre Qualit&#233;, Quantit&#233; et Mesure. La Doctrine de l'Essence se d&#233;place entre Identit&#233;, Diff&#233;rence et Opposition (qui repasse dans le Fond) ; il y a une relation entre Qualit&#233; et Identit&#233; ; entre la quantit&#233; et la diff&#233;rence ; entre Mesure et Opposition (ou Terrain).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la Doctrine de l'&#202;tre, le mouvement dialectique se bornait &#224; passer &#224; autre chose. Dans la Doctrine de l'Essence, le mouvement dialectique se borne &#224; passer &#224; quelque chose qui appartenait &#224; la chose m&#234;me que nous examinions &#8211; &#171; l'autre chose &#187; est le quelque chose lui-m&#234;me ; mais son Autre, nous l'avons d&#233;terr&#233;. Tout cela est li&#233; entre eux, opposition, &#233;tapes sup&#233;rieures, etc. Je n'en ferai rien. Ceci n'est pas un r&#233;sum&#233; de l'exposition de la Logique. C'est une introduction &#224; la Logique, une illustration de la fa&#231;on dont nous devrions l'utiliser et une d&#233;monstration de sa validit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais nous devons &#234;tre pr&#234;ts maintenant &#224; chercher un triple mouvement dans le concept. Elle est l&#224;, et ces divisions sont tr&#232;s anciennes dans les examens de pens&#233;e. Ils sont Universels, Particuliers et Individuels. Puis Hegel va passer de longues pages sur le Jugement, sur le syllogisme : Tous les hommes sont mortels, Gaius est un homme, donc Gaius est mortel. Il les poursuit sous toutes leurs formes et formes diff&#233;rentes, mais elles ne sont pas abstraites, formelles, finies, fixes, limit&#233;es. Il montre comment ils se sont d&#233;velopp&#233;s les uns par rapport aux autres, par contradiction, etc., en utilisant toutes les lois qu'il a &#233;labor&#233;es dans la logique objective. Prenez le Jugement. Quand vous dites, &#171; une maison est bonne, selon son caract&#232;re &#187;, vous portez une sorte de jugement ; quand vous dites &#171; la maison, si de tel ou tel personnage, est bonne &#187;, vous avez d&#233;velopp&#233; ce jugement et ainsi de suite. Il a quatre classes principales de Jugement,le Jugement d'Inh&#233;rence, le Jugement de Subsomption, le Jugement de N&#233;cessit&#233;, le Jugement du concept ; mais le Jugement d'Inh&#233;rence, par exemple, se divise en Jugement Positif, Jugement N&#233;gatif, Jugement Infini ; et chacun des autres a ses trois divisions. Je n'ai pas travaill&#233; sur les Jugements, mais je sais que le Jugement d'Inh&#233;rence correspond &#224; la Qualit&#233; dans la Doctrine de l'Etre et &#224; l'Identit&#233; dans la Doctrine de l'Essence ; que le Jugement de Subsomption et de N&#233;cessit&#233; correspondent &#224; la Quantit&#233; dans la Doctrine de l'Etre et &#224; la Diff&#233;rence dans la Doctrine de l'Essence. La m&#234;me chose avec le syllogisme et ainsi de suite. Hegel dit, dans les livres de logique ordinaires qu'ils vous disent, voici ces formes : appliquez-les ou apprenez-les ou faites quelque chose avec elles. Il dit : ils ne sont pas seulement tomb&#233;s du ciel, ils sont venus chacun de quelque part,&#224; un certain stade de d&#233;veloppement ; ils sont pass&#233;s &#224; des formes plus &#233;lev&#233;es et plus compliqu&#233;es, ils sont pass&#233;s &#224; ces formes sup&#233;rieures par un certain processus. Dans Dialectique de la nature, Engels a ce qui est &#224; mon humble avis un passage tr&#232;s satisfaisant sur le Jugement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, si vous avez pr&#234;t&#233; attention, vous saurez maintenant de quoi parle la Doctrine du concept ; il traite de ce d&#233;veloppement des normes de conscience en tant que telles. Vous vous souvenez de la Pr&#233;face et de l'Introduction &#224; la Ph&#233;nom&#233;nologie, de la chose test&#233;e et de la chose testante. Le concept traite de la chose qui teste &#8211; l'appareil de la pens&#233;e. Et malgr&#233; tous les ravissements de Hegel sur le fait que nous sommes maintenant dans la sph&#232;re bleue de l'Esprit-Monde, etc., dans la Logique Subjective, il trace un d&#233;veloppement aussi logiquement objectif qu'on peut le souhaiter. Mais il est bon de se rappeler que nous sommes dans le domaine de la pens&#233;e. Son caract&#232;re destructeur est le d&#233;veloppement, par lequel Hegel veut dire qu'il ne montre que ce qui est immanent en lui, par exemple, la plante se d&#233;veloppe &#224; partir de son germe. Rien n'appara&#238;t dans la plante qui ne soit contenu dans le germe. Des jumeaux identiques le montrent tr&#232;s clairement.A cinquante ans, ils se ressemblent souvent exactement, ce qui veut dire que leur germe contenait tout ce qu'ils sont devenus par la suite. Hegel dit qu'alors que dans la Doctrine de l'&#202;tre la chose se change en autre chose, mais autre chose qui bien qu'&#171; autre &#187; en fasse vraiment partie, elle refl&#232;te un autre int&#233;rieur ; dans la Dialectique du concept, la petite chose, le commencement abstrait, s'&#233;tend constamment et se d&#233;veloppe en &#233;tapes de plus en plus larges, plus concr&#232;tes, plus riches, plus compliqu&#233;es, plus globales, qui &#233;taient en elle depuis le tout d&#233;but. Pens&#233;e, tu te souviens ? Pens&#233;e. Des id&#233;es en tant qu'id&#233;es.il refl&#232;te un autre int&#233;rieur ; dans la Dialectique du concept, la petite chose, le commencement abstrait, s'&#233;tend constamment et se d&#233;veloppe en &#233;tapes de plus en plus larges, plus concr&#232;tes, plus riches, plus compliqu&#233;es, plus globales, qui &#233;taient en elle depuis le tout d&#233;but. Pens&#233;e, tu te souviens ? Pens&#233;e. Des id&#233;es en tant qu'id&#233;es.il refl&#232;te un autre int&#233;rieur ; dans la Dialectique du concept, la petite chose, le commencement abstrait, s'&#233;tend constamment et se d&#233;veloppe en &#233;tapes de plus en plus larges, plus concr&#232;tes, plus riches, plus compliqu&#233;es, plus globales, qui &#233;taient en elle depuis le tout d&#233;but. Pens&#233;e, tu te souviens ? Pens&#233;e. Des id&#233;es en tant qu'id&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec cette contradiction tr&#232;s modeste, nous pouvons maintenant commencer. J'interpr&#233;terai librement et puis collerai le passage vers le bas. Nulle part, pas m&#234;me chez Marx, je n'ai &#233;t&#233; aussi enthousiasm&#233; par le pur pouvoir de divination logique et d'interpr&#233;tation de l'intellect humain. Si vous voulez l'essayer vous-m&#234;me, le passage est en p. 242 de la plus grande Logique o&#249; il reprend le Particulier ; il a d&#233;j&#224; trait&#233; avec Universel. Nous n'avons pas &#224; traiter sp&#233;cialement avec Universel. Nous le connaissons bien. L'&#201;tat est un universel &#8211; il englobe tous les types de gouvernement politique. C'est tout &#224; fait concret. C'est tout &#224; fait abstrait. Tel autre est &#171; la r&#233;volution &#187;. Un autre universel est le socialisme. Cela signifie tout. Pourtant, cela ne signifie rien de particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le socialisme est donc un Universel (en pens&#233;e, remarquez, un concept). C'est comme un germe, il contient beaucoup de choses dedans. Ce germe prend une forme d&#233;termin&#233;e, une forme particuli&#232;re. C'est son &#234;tre, comme par exemple dans Le Manifeste Communiste ou dans le Manifeste de la Premi&#232;re Internationale. Le concept comme Universelle devient une concept d&#233;termin&#233;e. Mais dans la Doctrine de l'&#202;tre quand rien ne devenait quelque chose, c'&#233;tait un simple &#171; imm&#233;diat &#187;. Ce n'est pas le cas dans le concept. Lorsque l'Universel du socialisme devient d&#233;termin&#233;, il ne s'agit pas d'une simple imm&#233;diatet&#233;. Il est &#171; &#233;gal &#224; lui-m&#234;me &#187;. C'est une forme de m&#233;diation qui est absolue. (Il faut le ressentir.) Il n'est pas l&#224; qu'&#224; attendre d'&#234;tre transform&#233; en un Autre. Il est vrai qu'il contient Intro-Reflection ou Essence. Il ne va pas y rester &#233;ternellement. &#199;a va changer, &#231;a va bouger. Mais pour donner quelques exemples approximatifs : quand Marx a &#233;crit ses concepts et les a d&#233;finis, il ne l'a pas fait en cherchant &#224; y voir des contradictions, &#224; partir desquelles il trouverait une v&#233;rit&#233; sup&#233;rieure. Non, c'&#233;tait du socialisme d&#233;termin&#233;. Le l&#233;ninisme en tant que concept et doctrine &#233;tait le socialisme concret. Vous le voyez dans la distinction entre la r&#233;volution bourgeoise et la r&#233;volution prol&#233;tarienne (exemples seulement). La r&#233;volution bourgeoise en Russie telle que L&#233;nine la concevait, visait &#224; faire quelque chose qui cr&#233;erait, lib&#233;rerait la possibilit&#233; pour le prol&#233;tariat de s'organiser librement (comme en Europe) et de lutter pour le socialisme. C'&#233;tait une transition. Mais la r&#233;volution prol&#233;tarienne est la r&#233;volution prol&#233;tarienne. Ce n'est pas fondamentalement une transition vers quoi que ce soit d'autre. Il est vrai qu'il a &#224; un moment donn&#233; des faiblesses, des d&#233;fauts ; ceux-ci seront supprim&#233;s. Mais il se pose &#224; part enti&#232;re. C'est une m&#233;diation, elle ne comprend pas l'Universel dans sa totalit&#233;, mais c'est une m&#233;diation absolue. C'est le concept en &#171; principe &#187;, mot que Hegel utilise souvent dans cette section, et il dit que toute Concept dont la forme particuli&#232;re n'est pas le concept en principe n'est pas bonne. C'est &#171; st&#233;rile &#187;. Vient maintenant un brillant usage de la dialectique, qui donnera des r&#233;sultats &#233;tonnants. Le socialisme est un Universel qui, en 1864, prend une forme d&#233;termin&#233;e et concr&#232;te. Mais, dit Hegel, elle est &#171; rev&#234;tue &#187; de l'Universel. La forme d&#233;termin&#233;e, ce qu'&#233;crit Marx, a des faiblesses, des d&#233;fauts, des &#171; diff&#233;rences &#187; avec l'Universel. Lui et tous ceux qui ont du bon sens le savent. Les doctrines sont concr&#232;tes mais elles ne sont pas du socialisme complet. Mais ils sont &#233;crits en termes d'Universel : ceci, cela et cela, c'est le socialisme. Donc les doctrines de 1864 deviennent contenu et l'Universel devient forme,et donc abstrait. Dans l'Universel pur, ce n'est que la n&#233;gativit&#233; absolue, le socialisme dont nous savons qu'il devra nier et nier jusqu'&#224; ce qu'il le trouve r&#233;alisation totale. Mais lorsqu'elle trouve en principe un contenu d&#233;termin&#233;, ce contenu est d&#233;termin&#233;, ce qui rend l'Universel en lui abstrait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici le paragraphe complet :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La d&#233;terminit&#233; du particulier est simple comme principe (on l'a vu) ; mais c'est simple aussi comme moment de totalit&#233; &#8211; comme d&#233;terminit&#233; contre l'autre d&#233;terminit&#233;. Le concept, en tant qu'elle se d&#233;termine ou se distingue, d&#233;signe n&#233;gativement son unit&#233; et prend la forme d'un de ses moments (qui est de nature id&#233;ale) d'&#234;tre : comme Concept d&#233;termin&#233;e elle a un &#202;tre D&#233;termin&#233; en g&#233;n&#233;ral. Mais cet &#202;tre ne signifie plus l'imm&#233;diatet&#233; nue mais l'Universelit&#233; &#8211; imm&#233;diatet&#233; qui par m&#233;diation absolue est &#233;gale &#224; elle-m&#234;me et contient &#233;galement l'autre moment, Essence ou Intro-R&#233;flexion. Cette Universelit&#233; qui rev&#234;t le d&#233;termin&#233; est l'Universelit&#233; abstraite. Le particulier contient l'Universelit&#233; comme Essence ; mais, en tant que la d&#233;terminit&#233; de la diff&#233;rence est pos&#233;e, et a par l&#224; l'&#234;tre,cette Universelit&#233; est li&#233;e &#224; la diff&#233;rence comme forme, et la d&#233;terminit&#233; comme telle est contenu. L'universelit&#233; devient forme en tant que la diff&#233;rence existe comme l'essentiel - tandis que dans l'universel pur elle n'existe que comme n&#233;gativit&#233; absolue, et non comme diff&#233;rence qui se pose comme telle. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant pour continuer. La premi&#232;re phrase que je n'arrive pas &#224; comprendre &#8211; accordez-moi quelques instants &#8211; mais apr&#232;s &#231;a va bon train. (Pourquoi toute cette effervescence ? Car juste au-dessus de la page, la Compr&#233;hension s'emballe, s'expose, d'une mani&#232;re qui fait du bien au c&#339;ur.) Dans le concept d&#233;termin&#233;e, le concept est hors d'elle-m&#234;me. C'est le socialisme, la n&#233;gativit&#233; pure. Mais c'est d&#233;termin&#233;. Les doctrines, les id&#233;es de Marx sont suffisamment concr&#232;tes. Ils appara&#238;tront dans la Commune dans quelques ann&#233;es. Et bien qu'il y ait des diff&#233;rences entre le socialisme, en tant qu'universel pur, et le socialisme dans sa forme d&#233;termin&#233;e, il n'y a pourtant pas d'autre socialisme et l'identit&#233; est assez proche. Mais l'identit&#233; est simplement &#171; imm&#233;diate &#187;. Ce n'est pas la totalit&#233;, en 1864, pas l'id&#233;e pleine, compl&#232;te. (Aujourd'hui, nous sommes beaucoup plus proches de cela. Un monde, le socialisme international, etc.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En soi, c'est cette compl&#233;tude puisque le germe est en soi la plante. Elle est pour soi, sous la forme d&#233;termin&#233;e, pour soi en principe. Mais s'il y a m&#233;diation, il va y avoir d'autres &#233;tapes, mais ces &#233;tapes ne sont pas &#171; pos&#233;es &#187;, l'essentiel n'est pas de d&#233;velopper ce qui est inh&#233;rent et appel&#233; &#224; appara&#238;tre. L'affaire principale est ce qui est. Mais pr&#233;cis&#233;ment parce que nous avons affaire &#224; quelque chose en principe, le contenu a la forme de l'indiff&#233;rence &#224; son Universelit&#233;. Ce n'est pas la totalit&#233;. D'ACCORD. Mais il n'est pas, comme dans la Doctrine de l'Essence, incapable de faire un pas sans regarder en arri&#232;re pour voir ce qu'il refl&#232;te, et impatient de voir ce qui va arriver. Bien s&#251;r, nous allons arbitrer, mais cette chose ici et maintenant est assez bonne pour nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et maintenant, mes amis, nous approchons. Laissons le maestro parler pour lui-m&#234;me maintenant et nous suivrons notre chemin. (Vous obtiendrez cependant quelques chocs.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ici aussi le lieu de mentionner la circonstance qui a fait que l'entendement a &#233;t&#233; tenu en si peu d'estime ces derniers temps et qu'il a &#233;t&#233; rang&#233; apr&#232;s la raison, &#224; savoir la fixit&#233; qu'il donne aux d&#233;terminit&#233;s, et donc aux finitudes. Cette fixit&#233; consiste dans la forme d'Universelit&#233; abstraite qui vient d'&#234;tre consid&#233;r&#233;e : par elle ils deviennent immuables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Trotskysme, voyant que la Deuxi&#232;me Internationale (r&#233;formiste) et la Troisi&#232;me Internationale (r&#233;volutionnaire) et la bureaucratie ennemie de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e &#233;taient des incarnations &#171; en principe &#187; du socialisme, de l'Universel, qu'ils ont sans aucun doute compl&#232;tement omis d'&#233;tudier p. 244 de la Logique et reconna&#238;tre que ceux-ci, aussi concrets qu'ils fussent, &#233;taient pourtant des Universaux abstraits au sens o&#249; Hegel l'a si soigneusement expliqu&#233;. Ils n'&#233;taient qu'une forme. Ils n'&#233;taient pas la totalit&#233;. Et pr&#233;cis&#233;ment parce qu'ils &#233;taient l'Universelit&#233; abstraite, ils pouvaient devenir terriblement fixes et f&#233;rocement finis. Le fait m&#234;me qu'ils soient universels est ce qui leur donne leur t&#233;nacit&#233; et leur endurance. Dans l'&#202;tre simple et l'Essence r&#233;flexive, le mouvement est plus facile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car la d&#233;terminit&#233; qualitative, et la d&#233;termination de la r&#233;flexion, existent essentiellement comme limit&#233;es, et, dans leur barri&#232;re, ont un rapport avec leur Autre ; ils contiennent ainsi la n&#233;cessit&#233; de la transition et de la disparition. Mais l'Universelit&#233; (qu'ils ont dans l'Entendement) leur donne la forme d'Intro-R&#233;flexion, qui les soustrait au rapport &#224; autrui et les rend imp&#233;rissables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Socialisme ! Un socialisme mondial, une internationale r&#233;volutionnaire une internationale r&#233;formiste, mon Dieu ! Ce ne sont pas des exemples parfaits, mais ce ne sont pas des manifestations ordinaires. Ce sont des Universaux. Et ainsi la Compr&#233;hension s'en tient &#224; eux. Ils &#233;taient des universaux, mais des universaux limit&#233;s. Comme le dit Hegel, l'entendement rend &#224; ces choses un respect qui n'appartient qu'au concept &#171; pur &#187; et qu'&#224; une d&#233;terminit&#233; elle-m&#234;me universelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, dans le concept pur, cette &#233;ternit&#233; appartient &#224; sa propre nature, et ainsi ses d&#233;terminations abstraites ne seraient des essentialit&#233;s &#233;ternelles que selon leur forme ; mais leur contenu n'est pas ad&#233;quat &#224; cette forme, et par cons&#233;quent ils ne sont pas v&#233;rit&#233; et imp&#233;rissabilit&#233;. Leur contenu n'est pas ad&#233;quat &#224; la forme, parce qu'il n'est pas la d&#233;terminit&#233; elle-m&#234;me comme universelle ; c'est-&#224;-dire qu'elle n'est pas en tant que totalit&#233; de la diff&#233;rentiation du concept, ou pas elle-m&#234;me la forme enti&#232;re. . .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant je ne sais pas, mais il me semble que Hegel, ayant examin&#233; des ph&#233;nom&#232;nes et des totalit&#233;s de toutes sortes, a ici extrait le processus de la pens&#233;e de l'Entendement d'une mani&#232;re qui nous fait voir nos probl&#232;mes sous un jour nouveau et infiniment plus riche. . Il y en a d'autres &#224; venir qui vont nous surprendre et nous illuminer. Mais Hegel est un dialecticien. Il n'y a pas que la diff&#233;rence, il y a l'identit&#233;, il y a le lien. Voyez comment Hegel, qui travaillait l'Entendement, nous montre maintenant qu'il a une place indiscutable &#8211; oui, monsieur &#8211; indiscutable dans la dialectique :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'entendement repr&#233;sente alors la force infinie qui d&#233;termine l'Universel, ou au contraire conf&#232;re une persistance fixe par la forme de l'Universelit&#233; &#224; ce qui dans la d&#233;terminit&#233; n'a en soi et pour soi aucune stabilit&#233; ; et ce n'est pas la faute de la compr&#233;hension s'il n'y a plus de progr&#232;s. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est assez clair. La compr&#233;hension alors m&#234;me dans le Concept est le genre de pens&#233;e qui d&#233;termine l'Universel. C'est une qualit&#233; positive. &#199;a dit : les gar&#231;ons, &#231;a y est. Regardez comment cela incarne l'Universel. Voyez comment il repr&#233;sente le socialisme ici, l&#224; et l&#224;-bas. Voyez comment cette Internationale r&#233;formiste est le r&#233;formisme incarn&#233;. La compr&#233;hension en fait est v&#233;ritablement r&#233;volutionnaire, et dans l'&#233;tablissement d'un Universel d&#233;termin&#233;, vous ne pouvez pas faire la diff&#233;rence entre elle et la Raison. La raison utilise en fait la compr&#233;hension &#224; cette fin. (N'est-ce pas merveilleux ! L'arri&#232;re-pens&#233;e, les choses que je dis et ne dis pas.) Mais l'entendement est accabl&#233; par ces magnifiques d&#233;terminations de principe. Il veut s'installer maintenant et se mettre au travail. Quand Universel commence &#224; vouloir sortir de ce Particulier, la Compr&#233;hension fait rage furieusement. Celui-ci, mes amis, dit-il, est Universel. Il a des d&#233;fauts, mais il est Universel. Enfin, quand l'Entendement peut y rester, il ne bouge plus, mais pour quoi faire ? Il dit : &#171; Mes amis, nous n'avons aucune r&#233;flexion ennuyeuse &#224; faire. Les plans sont l&#224;. Le grand architecte de nos Universaux malheureusement d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;s, il nous a laiss&#233; les plans d&#233;finitifs. Tout ce que nous avons &#224; faire est de repousser les imposteurs et de &#171; redresser l'ancienne structure &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La compr&#233;hension conf&#232;re alors une &#171; persistance fixe &#187;. Mais, dit Hegel, et c'est salutaire si totalement inattendu :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est une impuissance subjective de la raison qui permet &#224; ces d&#233;terminit&#233;s de compter de cette mani&#232;re, et est incapable de les ramener &#224; l'unit&#233; par la force dialectique qui s'oppose &#224; cette Universelit&#233; abstraite, c'est-&#224;-dire par la nature propre (autrement dit, le concept) de ces d&#233;terminit&#233;s. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici deux id&#233;es d'une importance consid&#233;rable pour nous. La raison laisse la mauvaise Compr&#233;hension coinc&#233;e dans ses finitudes. La raison subjective est responsable. Il est trop faible pour combler l'&#233;cart. L'effort doit &#234;tre fait. Et comment ? En voyant la nature particuli&#232;re, c'est-&#224;-dire le Concept de ces d&#233;terminit&#233;s fixes, limit&#233;es. C'est assez clair. Le concept est une classe ouvri&#232;re libre et cr&#233;ative, une classe ouvri&#232;re qui n'est pas ce qu'elle est dans le capitalisme. Le Concept d&#233;termin&#233;e fait de son mieux, mais quand celle-ci est &#233;puis&#233;e, il faut revenir au socialisme, &#224; votre Universel du commencement, et ainsi vous d&#233;barrasser d'un particulier &#233;puis&#233;, fini, limit&#233;. Un nouveau particulier est n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comprendre est malicieux. C'est exact.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai qu'&#224; travers la forme de l'Universelit&#233; abstraite, l'entendement leur donne ce qu'on peut appeler une duret&#233; d'&#202;tre telle qu'ils n'en poss&#232;dent pas dans les sph&#232;res de la Qualit&#233; et de la R&#233;flexion ; mais par cette simplification l'entendement les spiritualise aussi et les aiguise tellement qu'ils ne re&#231;oivent qu'&#224; ce point extr&#234;me la capacit&#233; de se dissoudre et de passer dans leur contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comprendre, par son obstination, son adh&#233;sion aux cat&#233;gories finies, les pr&#233;pare &#224; l'&#233;tape o&#249; elles doivent se dissoudre et passer dans leur contraire. Gardez &#224; l'esprit que l'Universel utilise un particulier. Quand ce particulier n'est pas bon, il le jette. Ce particulier p&#233;rit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La maturit&#233; ou le stade le plus &#233;lev&#233; que quelque chose puisse atteindre est celui o&#249; il commence &#224; p&#233;rir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; ce stade que la Raison subjective est oblig&#233;e, OBLIGEE, d'intervenir. Nous aurons souvent besoin de cette id&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est la propri&#233;t&#233; particuli&#232;re du Concept.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'entendement commet la b&#233;vue des b&#233;vues en rendant imp&#233;rissable le concept d&#233;termin&#233;e. La seule chose imp&#233;rissable est l'Universelit&#233; du concept. Cette qualit&#233; appartient au Concept seul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et par cons&#233;quent la dissolution du fini s'exprime en lui-m&#234;me et dans une proximit&#233; infinie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'Universel qui indique clairement que les cat&#233;gories finies vont &#234;tre d&#233;truites, aussi fond&#233;es qu'elles soient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette Universelit&#233; argumente d'embl&#233;e la d&#233;terminit&#233; du fini et exprime son insuffisance &#224; lui-m&#234;me. Ou plut&#244;t, l'ad&#233;quation du fini est d&#233;j&#224; donn&#233;e ; le d&#233;termin&#233; abstrait est pos&#233; comme ne faisant qu'un avec l'Universelit&#233;, et non pour lui seul, car alors il ne serait que d&#233;termin&#233;, mais seulement comme unit&#233; de soi et de l'universel, c'est-&#224;-dire comme Concept.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'argument g&#233;n&#233;ral est clair. Si ce n'est pas le cas, r&#233;solvez-le vous-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hegel dit : &#171; La pratique ordinaire de s&#233;parer l'entendement et la raison doit donc &#234;tre condamn&#233;e &#224; tous &#233;gards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La compr&#233;hension a sa place. C'est l'abus de la cat&#233;gorie fixe et limit&#233;e qui est criminel. Et Hegel joue sur une note triste mais salutaire. Comprendre, en portant la chose aux hauteurs qu'elle fait, pr&#233;pare ainsi la voie &#224; la Raison pour faire le saut. Si vous n'&#234;tes pas en mesure de dire que notre cat&#233;gorie tr&#232;s fond&#233;e sur des principes, la propri&#233;t&#233; nationalis&#233;e, et une cat&#233;gorie fond&#233;e sur des principes, cela peut sembler &#234;tre, si vous n'&#234;tes pas en mesure de dire : &#171; Compte tenu de ce qu'est le socialisme, je dois r&#233;pudier cette cat&#233;gorie et obtenir revenir aux fondamentaux et cr&#233;er un nouveau crit&#232;re &#187;, si vous ne pouvez pas faire cela, alors vous persistez dans la d&#233;termination et finissez par faire de la fausse d&#233;termination le moyen par lequel vous d&#233;truisez tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne vois pas comment une personne raisonnable peut nier autant : que Hegel, face aux th&#233;oriciens de l'&#201;tat ouvrier, puisse dire : &#171; Je connais ces gens. J'ai vu ce genre de chose arriver des dizaines de fois. J'en ai parl&#233; dans le Concept.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce n'est pas tout. Le concept a, vous vous en souvenez, une troisi&#232;me division, Individuelle. Vous vous souvenez des trois, Universel, Particulier, Individuel. L'individu est le m&#234;me que l'Actualit&#233;. Le b&#233;ton. (Mais nous avons affaire &#224; la pens&#233;e, le concret est l'&#233;tape concr&#232;te de la pens&#233;e.) &#192; mon avis, nous avons le socialisme, l'Universel, qui cherche un endroit o&#249; se placer. Le marxisme, en g&#233;n&#233;ral, propose un programme g&#233;n&#233;ral. Formons une Internationale de tels ou tels principes. C'est un Particulier. Mais le 14 mai 1871, Karl Marx n'&#233;crit pas en g&#233;n&#233;ral mais concr&#232;tement un document sur la Commune de Paris, et exprime certaines id&#233;es, propositions et pr&#233;visions concr&#232;tes. Dans la sph&#232;re de la pens&#233;e, ce document est un concret, un Individu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, le Particulier est &#224; mi-chemin entre l'Universel et l'Individuel. Lorsque vous en sortez, vous pouvez en sortir, soit en revenant &#224; l'Universel - puis l'Universel, sans tenir compte du particulier, &#034;monte au genre le plus &#233;lev&#233; et le plus &#233;lev&#233;&#034; - ou vous &#171; descendre &#187; (mot de Hegel) dans l'Individu concret. J'esp&#232;re que le point est clair. Et puis vient une superbe d&#233;claration :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; A ce point se produit la divagation par laquelle l'abstraction quitte la route du concept et d&#233;serte la v&#233;rit&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pr&#233;cis&#233;ment la th&#233;orie de la r&#233;volution permanente de Trotsky. La lutte concr&#232;te en Russie, il a ignor&#233;. &#201;tait-ce une r&#233;volution bourgeoise ? L&#233;nine disait que c'&#233;tait et menait concr&#232;tement la guerre prol&#233;tarienne contre la bourgeoisie lib&#233;rale et les mencheviks, leurs agents. Son programme, ses id&#233;es, son Concept de socialisme, oui, de socialisme, pouvaient trouver sa profondeur la plus profonde pr&#233;cis&#233;ment &#224; cause de cette concr&#233;tude. Mais la th&#233;orie de Trotsky de la r&#233;volution permanente ? Hegel imm&#233;diatement, le cloue imm&#233;diatement. &#192; ce stade, dit-il, se produit la divagation de la v&#233;rit&#233;. Et quelle forme prend-il ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son universel le plus &#233;lev&#233; et le plus &#233;lev&#233; auquel il s'&#233;l&#232;ve n'est que la surface qui a de moins en moins de contenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;cis&#233;ment. La r&#233;volution permanente n'avait aucun contenu. La seule chose concr&#232;te qui en est ressortie, c'est qu'elle a conduit Trotsky toujours vers les mencheviks et contre le l&#233;ninisme, dans toutes les ann&#233;es longues, dures, difficiles o&#249; s'est martel&#233; le bolchevisme. Il m&#233;prisait le b&#233;ton. Comme Hegel poursuit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'Individualit&#233; qu'il m&#233;prise est cette profondeur dans laquelle le concept se comprend et se pose comme Concept. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si quelqu'un peut comprendre cela, nous le pouvons. Trotsky s'est envol&#233; dans les minces abstractions de la r&#233;volution permanente. Il n'en est rien sorti. Rien. Et ce sont les th&#233;ories concr&#232;tes de L&#233;nine, traitant de l'actuel, de l'Individu, d'o&#249; sont venues toutes les merveilleuses intuitions et lumi&#232;res qui ont enrichi le concept de socialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Concept est concret. C'est pens&#233; mais c'est du concret. C'est un jugement, une d&#233;cision, une action, une intervention. Ce n'est pas la connaissance dans la t&#234;te pour la t&#234;te. La mati&#232;re, la soci&#233;t&#233;, agit par impulsion, fait ses n&#339;uds, les n&#339;uds forment de vieilles cat&#233;gories, les vieilles cat&#233;gories font de nouvelles cat&#233;gories, de nouvelles cat&#233;gories clarifient la mati&#232;re et la soci&#233;t&#233;, car la pens&#233;e m'apprend l'action intelligente. Les cat&#233;gories sont la forme la plus haute de la mati&#232;re, en tout cas ins&#233;parable de la mati&#232;re, la forme d'aujourd'hui, qui sera contenue demain parce qu'elle est d&#233;j&#224; un contenu, un contenu pos&#233;. Sans cette concr&#233;tude, le concept n'a pas sa place. Vous ne pouvez pas l'appr&#233;hender par abstraction. L'abstraction reste immobile sans individualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Vie, l'Esprit, Dieu, et aussi le concept pur ne peuvent donc pas &#234;tre appr&#233;hend&#233;s par l'abstraction, car elle &#233;loigne de ses produits l'Individualit&#233;, principe de singularit&#233; et de personnalit&#233;, et n'atteint ainsi que des universelit&#233;s d&#233;pourvues &#224; la fois de vie et d'esprit, de couleur et de contenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#233;orie de Trotsky de la r&#233;volution permanente y manquait pr&#233;cis&#233;ment. C'est L&#233;nine qui tirait de la vie concr&#232;te, l'esprit, la couleur, le contenu. Mais ce ne sont pas seulement les luttes de 1905-1917. Les luttes d'aujourd'hui &#233;clairent ces analyses absolument incroyables de Hegel, incroyables parce que si universellement valables. La Quatri&#232;me Internationale officielle n'a aucune conception du socialisme. Tout ce que Trotsky peut dire sur la Russie apr&#232;s vingt-cinq ans, c'est : r&#233;viser le plan, r&#233;int&#233;grer les soviets. Il n'a rien appris. Le m&#234;me vieux contenu, pas de vie, pas d'esprit, pas de couleur. Et nous, avons-nous une vie, un esprit, une couleur particuliers ? Que d'autres devront juger. J'aborderai ce probl&#232;me avant que nous ayons termin&#233;. Mais je le r&#233;p&#232;te maintenant comme nous l'avons dit dans The Invading Socialist Society : Si vous r&#233;imprimez &#171; L'Etat et la R&#233;volution &#187;, &#171; La catastrophe imminente &#187;, &#171; Les bolcheviks peuvent-ils conserver le pouvoir d'&#201;tat &#187; et &#171; Les T&#226;ches imm&#233;diates du gouvernement sovi&#233;tique &#187;, vous obtenez une image plus claire du socialisme concret, des perspectives concr&#232;tes, des actions concr&#232;tes &#224; suivre pour les travailleurs que dans tous les &#233;crits de la Quatri&#232;me Internationale depuis vingt-cinq ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hegel est impitoyable. Et je m'&#233;merveille constamment de la quantit&#233; de travail qu'il a d&#251; faire pour que la chose soit si simple, dans les abstractions. Il continue ainsi &#224; d&#233;chirer la Compr&#233;hension :&lt;br class='autobr' /&gt;
Vous ne pouvez pas &#233;chapper aux cons&#233;quences du concept. Un concept est une concept. Il embrasse toutes les parties et elles sont ins&#233;parables. La compr&#233;hension obtient d'abord des Universelit&#233;s d&#233;pourvues de toute couleur, contenu, vie et esprit. Mais ces produits de l'abstraction qui ont m&#233;pris&#233; l'Individu, le concret, sont des individus eux-m&#234;mes. La compr&#233;hension prend le concret et en fait un universel. Il ne voit donc l'Universel que comme l'Universelit&#233; d&#233;termin&#233;e : et donc le concret, l'Individu, qu'il a &#233;lev&#233; dans cette position, s'est charg&#233; de l'immense t&#226;che de se d&#233;terminer (rapport &#224; soi). Pour cela le b&#233;ton ainsi pouss&#233; dans la situation d'Universel est tout &#224; fait inadapt&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela vous semble-t-il plut&#244;t abstrait ? Pas &#224; moi. Nous avons vu la propri&#233;t&#233; nationalis&#233;e, le b&#233;ton en Russie, pris et pouss&#233; dans la position d'Universel. Qu'est-ce que le socialisme, qu'est-ce qu'il vise, qu'est-ce qu'il signifie pour moi, tout cela est pass&#233; &#224; la trappe. C'est devenu la plus pure abstraction : les partis ouvriers rivalisant pacifiquement dans leurs soviets, le plan r&#233;vis&#233; dans l'int&#233;r&#234;t des travailleurs, etc. il y a. Vous faites remarquer qu'en 1928 quand ils &#233;taient revenus au niveau de 1917, il n'y en avait peut-&#234;tre que quelques milliers, voire plus, dans les camps de concentration, etc. Mais &#224; chaque fois que le charbon, l'acier, etc. la corruption augmente, et nous avons donc un graphique. Au fur et &#224; mesure que la production planifi&#233;e augmente, ainsi chaque mal bourgeois augmente jusqu'&#224; ce que nous ayons quinze &#224; vingt millions dans des camps de concentration, des camps de travaux forc&#233;s, etc., et un &#233;tat aussi monstrueux qu'aucun mortel n'avait jamais imagin&#233;. Il est s&#251;rement temps de penser au socialisme &#8211; d'examiner ce que nous entendons par lui et ce que nous entendons par lui. Non, pas pour eux. Le tout tourne autour de la propri&#233;t&#233; nationalis&#233;e et si, si la propri&#233;t&#233; nationalis&#233;e continue &#224; pr&#233;server la bureaucratie et &#224; commettre ces monstruosit&#233;s, alors allons-nous enfin revenir en arri&#232;re pour r&#233;examiner notre universel, le socialisme ? Par Christ, non. En finir avec le marxisme &#224; la place. Jetez-le. Cela nous a fait d&#233;faut. La propri&#233;t&#233; nationalis&#233;e reste ma&#238;tresse du terrain.Il est s&#251;rement temps de penser au socialisme &#8211; d'examiner ce que nous entendons par lui et ce que nous entendons par lui. Non, pas pour eux. Le tout tourne autour de la propri&#233;t&#233; nationalis&#233;e et si, si la propri&#233;t&#233; nationalis&#233;e continue &#224; pr&#233;server la bureaucratie et &#224; commettre ces monstruosit&#233;s, alors allons-nous enfin revenir en arri&#232;re pour r&#233;examiner notre universel, le socialisme ? Par Christ, non. En finir avec le marxisme &#224; la place. Jetez-le. Cela nous a fait d&#233;faut. La propri&#233;t&#233; nationalis&#233;e reste ma&#238;tresse du terrain.Il est s&#251;rement temps de penser au socialisme &#8211; d'examiner ce que nous entendons par lui et ce que nous entendons par lui. Non, pas pour eux. Le tout tourne autour de la propri&#233;t&#233; nationalis&#233;e et si, si la propri&#233;t&#233; nationalis&#233;e continue &#224; pr&#233;server la bureaucratie et &#224; commettre ces monstruosit&#233;s, alors allons-nous enfin revenir en arri&#232;re pour r&#233;examiner notre universel, le socialisme ? Par Christ, non. En finir avec le marxisme &#224; la place. Jetez-le. Cela nous a fait d&#233;faut. La propri&#233;t&#233; nationalis&#233;e reste ma&#238;tresse du terrain.La propri&#233;t&#233; nationalis&#233;e reste ma&#238;tresse du terrain.La propri&#233;t&#233; nationalis&#233;e reste ma&#238;tresse du terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici l'extrait, jugez par vous-m&#234;me :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Mais l'unit&#233; du concept est si ins&#233;parable que m&#234;me ces produits de l'abstraction, alors qu'ils sont cens&#233;s omettre l'Individualit&#233;, sont eux-m&#234;mes des individus. Elle &#233;l&#232;ve le concret en Universelit&#233; et ne prend l'universel que comme Universelit&#233; d&#233;termin&#233;e : mais alors c'est justement l'Individualit&#233; qui a abouti &#224; la forme d'une d&#233;terminit&#233; se rapportant &#224; elle-m&#234;me. Par cons&#233;quent l'abstraction est une s&#233;paration du concret et un isolement de ses d&#233;terminations : elle ne saisit que des propri&#233;t&#233;s et des moments individuels, car son produit doit contenir ce qu'elle est elle-m&#234;me. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous obtenez la derni&#232;re phrase ? Cet Universel Abstrait d&#233;chire le b&#233;ton en morceaux. Il en prend des morceaux isol&#233;s, et avec cela comme base de sa pens&#233;e, tout ce qu'il peut maintenant produire, c'est ce qu'il a repris et transform&#233; en un Universel. C'est toute la proc&#233;dure des &#233;tatistes ouvriers. Germain ne pense qu'en termes de propri&#233;t&#233; nationalis&#233;e, de plan, de double caract&#232;re de la bureaucratie. Il pouvait dire : en Pologne, la nationalisation avait eu lieu avant l'arriv&#233;e des Russes. Les Russes ont d&#233;truit le pouvoir sur lequel les ouvriers avaient la main et ont ramen&#233; des &#233;l&#233;ments de la classe bourgeoise. Tout ce que Germain a &#224; dire, c'est : c'est ou n'est pas exactement la propri&#233;t&#233; nationalis&#233;e et voil&#224; en tout cas le double caract&#232;re de la bureaucratie. Son Universel n'est pas l'&#233;laboration minutieuse du concept de base que Marx et Engels ont fait apr&#232;s tout &#233;v&#233;nement - Marx sur la Commune, L&#233;nine dans &#201;tat et r&#233;volution. Non monsieur. Son Universel est d&#233;sormais propri&#233;t&#233; nationalis&#233;e et tous ses produits portent ce sceau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voyez maintenant ce qui se passe. Cet Universel a pris en lui le concret, l'Individuel, poussant l'Universel r&#233;el dans l'air rar&#233;fi&#233; de la plus abstraite des abstractions. L'individuel comme contenu et l'universel comme forme sont distincts l'un de l'autre. Vous vous souvenez qu'au d&#233;but l'Universel est entr&#233; librement dans la Premi&#232;re Internationale. Ce programme, cette conception n'&#233;taient pas parfaits, mais tel qu'il &#233;tait, on pouvait en parler en termes de socialisme. Vous avez pris l'Universel comme une forme dans laquelle vous avez plac&#233;, &#233;labor&#233; le contenu particulier que vous aviez. Vous vous souvenez aussi que cela rendait l'Universel abstrait, mais une abstraction qui &#171; rev&#234;tait &#187; le contenu particulier. Mais ici, l'Universel en tant que forme est une chose. Le contenu en est une autre. M&#234;me Germain ne peut pas utiliser les termes du socialisme pour d&#233;crire la barbarie russe,et personne aujourd'hui n'a le culot de dire que le prol&#233;tariat en Russie est la classe dirigeante. L'Universel de l'entendement, de Germain, n'est pas la forme absolue. Il ne peut m&#234;me pas parler de ces n&#233;cessit&#233;s absolues du socialisme, des travailleurs, du pouvoir, de l'action ind&#233;pendante, des travailleurs ma&#238;tres d'eux-m&#234;mes, en opposition fondamentale au capitalisme, o&#249; le syst&#232;me industriel est leur esclavagiste. Non. Germain ne peut le faire que par abstraction. Si inad&#233;quate que f&#251;t la Premi&#232;re Internationale, en tant que conception, elle pouvait se &#171; rev&#234;tir &#187; de ces choses. (Je consid&#232;re que c'est le sens g&#233;n&#233;ral du passage. L'original doit &#234;tre recherch&#233; en allemand.) Mais tandis que nous poursuivons l'examen, nous voyons finalement que cette compr&#233;hension abstraite a produit une sorte particuli&#232;re d'universelit&#233;. En le rendant si abstrait et en le liant ensuite au concret,l'Universel abstrait lui-m&#234;me est devenu un concret.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici l'extrait :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La distinction entre cette individualit&#233; de ses produits et l'Individualit&#233; du concept est que, dans la premi&#232;re, l'individuel comme contenu et l'universel comme forme sont distincts l'un de l'autre - simplement parce que le premier n'existe pas comme forme absolue, ou comme le Concept elle-m&#234;me, ni celle-ci comme totalit&#233; de la forme. Mais cette consid&#233;ration plus approfondie montre l'abstrait lui-m&#234;me comme unit&#233; du contenu individuel et de l'Universelit&#233; abstraite, c'est-&#224;-dire comme concret &#8211; ce qui est le contraire de ce qu'il est cens&#233; &#234;tre. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et en 1948 on n'op&#232;re pas dans le vide. Au moment o&#249; vous perdez l'Universel socialiste, aucun pouvoir sur terre ne peut vous sauver de la barbarie capitaliste d'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant pour le passage final. Cela nous offre une bonne occasion de r&#233;sumer. Souvenez-vous que le mouvement du concept est le d&#233;veloppement. C'est le pouvoir gratuit. C'est la pens&#233;e, remarquez, le concept qui recherche l'accomplissement dans la pens&#233;e. Le Manifeste communiste, le Manifeste et programme de la Premi&#232;re Internationale, Marx sur la Commune, L&#233;nine dans l'&#201;tat et la r&#233;volution. C'est le concept qui se d&#233;veloppe. L'Etat et la R&#233;volution de L&#233;nine est une forme particuli&#232;re de l'Universel comme l'est le programme de l'Internationale Communiste et des 21 points. Mais l'Individuel concret, ce sont les lois, les d&#233;cisions, les articles, les d&#233;crets, les discours, etc. au jour le jour. C'est le concret, le concept individuelle. Pour que l'Universel du socialisme et la forme particuli&#232;re de l'&#201;tat et de la R&#233;volution se concr&#233;tisent dans les actes individuels, les id&#233;es, les lieux, les programmes et les conflits, etc.L'abstrait est l'&#226;me de l'Individu, le concret. Pourquoi ? Car sans l'Universel et le Particulier, le concret n'a aucun sens. C'est un cas avanc&#233; de la relation entre l'Id&#233;e et la R&#233;alit&#233; dont nous avons trait&#233; dans la Doctrine de l'Essence.&lt;br class='autobr' /&gt;
Voici l'extrait :&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais l'Individualit&#233; n'est pas seulement le retour du concept en elle-m&#234;me ; c'est aussi imm&#233;diatement sa perte. Dans l'Individualit&#233;, c'est en soi ; et, &#224; cause de la mani&#232;re dont il est en soi, il devient ext&#233;rieur &#224; lui-m&#234;me et entre en acte. L'abstraction est l'&#226;me de l'individualit&#233; et, en tant que telle, est le rapport du n&#233;gatif au n&#233;gatif ; et elle, comme on l'a vu, n'est pas ext&#233;rieure &#224; l'universel et au particulier, mais immanente ; et &#224; travers elle, ils sont concrets, contenus et individuels. Et l'Individualit&#233; en tant que cette N&#233;gativit&#233; est la d&#233;terminit&#233; d&#233;termin&#233;e, c'est la distinction en tant que telle ; &#224; travers cette introR&#233;flexion de distinction, elle se fixe ; la d&#233;termination du particulier n'a lieu que par l'Individualit&#233;, car c'est cette abstraction qui maintenant, en tant qu'Individualit&#233;, est l'abstraction pos&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je vous conseille de ne pas &#234;tre press&#233;. Lisez les passages encore et encore, surtout les plus difficiles. Familiarisez-vous avec eux. Il y a une grande tentation. Il s'agit de les lire, de n'avoir qu'une id&#233;e g&#233;n&#233;rale, puis de s'accrocher &#224; ce qui est familier &#8211; l'analyse purement sociale et politique que je fais &#224; la suite de ces sections techniques. Si vous faites cela, vous n'apprendrez jamais &#224; g&#233;rer la Logique. Travaillez sur ces passages techniques pour ce qu'ils enseignent mais aussi en tant qu'exercices, jusqu'&#224; ce qu'ils s'impr&#232;gnent, et vous commencez &#224; penser en ces termes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il nous reste maintenant &#224; faire un dernier passage de cette Introduction &#224; le concept. Ne soyez pas induits en erreur par mes sauts et sauts comme je dois le faire, en oubliant que la coh&#233;rence interne, la logique structurelle de la logique elle-m&#234;me est merveilleuse. D&#233;veloppement en d&#233;veloppement, en g&#233;n&#233;ral, puis s'est divis&#233; en ses parties, et le d&#233;veloppement du premier a &#233;t&#233; repris, mais maintenant &#224; un niveau plus &#233;lev&#233; et une p&#233;n&#233;tration plus profonde, pour exploser, sauter dans quelque chose de plus &#233;lev&#233;, apr&#232;s quoi les anciens processus gagnent de nouvelles profondeurs, etc. C'est pr&#233;cis&#233;ment la logique. Ce n'est pas la vie, c'est-&#224;-dire l'histoire. Et ce n'est que lorsque la logique est un mouvement logique et impeccable que vous pouvez alors faire face aux innombrables manifestations de la vie. Je ne peux que le mentionner et le signaler ici et l&#224; en passant. Mais pour le d&#233;montrer, non, pas moi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, avant de terminer le concept en g&#233;n&#233;ral, Hegel revient sur quelque chose qui l'a toujours concern&#233;. Il l'a commenc&#233; dans la Doctrine de l'&#202;tre &#8211; Qualit&#233; &#8211; avec l'infini r&#233;el et l'infini mort. Il y est revenu dans la Doctrine de l'Essence en Fond, et l'&#202;tre ou le non-&#202;tre du Fini comme base du Fond. Maintenant, il nous a montr&#233; comment l'Universel prend un particulier dans le Particulier et devient concret dans l'Individu. trouvera la base d'autres abstractions encore. Car l'individu va passer &#224; autre chose. Maintenant :&lt;br class='autobr' /&gt;
L'individu, alors, en tant que n&#233;gativit&#233; en rapport avec lui-m&#234;me, est l'auto-identit&#233; imm&#233;diate du n&#233;gatif ; c'est-pour-soi. Autrement dit, c'est l'abstraction qui d&#233;termine le concept, selon son moment (qui est de nature id&#233;ale) d'&#202;tre, comme imm&#233;diat. Ainsi l'individu est un Un ou Ceci qualitatif.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il la ram&#232;ne &#224; la qualit&#233;, la Doctrine de l'&#202;tre. Souvenez-vous maintenant de votre Doctrine de l'&#202;tre :&lt;br class='autobr' /&gt;
Selon cette qualit&#233;, c'est d'abord l'auto-r&#233;pulsion, par laquelle les nombreux autres Un sont pr&#233;suppos&#233;s ; et deuxi&#232;mement, c'est une relation n&#233;gative contre ces autres pr&#233;suppos&#233;s ; et, dans cette mesure, l'individu est exclusif.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais &#8211; comme l'&#233;crivait Rosa Luxemburg &#8211; attention ! L'universelit&#233; doit surveiller sa relation avec ces Uns concrets. L'universelit&#233; est un moment du concret, l'Individu. Mais ce n'est pas simplement un &#233;l&#233;ment de l'Individu.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si par universel on entend ce qui est commun &#224; plus d'un individu, alors le commencement se fait de leur persistance indiff&#233;rente, et l'imm&#233;diatet&#233; de l'&#202;tre se m&#234;le &#224; la d&#233;termination du concept. L'image la plus basse possible de l'universel dans son rapport &#224; l'individuel est ce rapport ext&#233;rieur de celui-ci comme simple &#233;l&#233;ment commun.&lt;br class='autobr' /&gt;
Vous dites que, quelle que soit la forme que peut prendre un &#201;tat ouvrier concret, il se distingue toujours par la propri&#233;t&#233; nationalis&#233;e. C'est la forme la plus basse possible de l'Universel. Le reste de la section reprend cela en d&#233;tail. Hegel, en particulier ici dans le concept, insiste sur le fait que l'Individualit&#233; est pos&#233;e &#171; non dans l'ext&#233;rieur mais dans une distinction conceptnelle &#187; &#8211; la propri&#233;t&#233; nationalis&#233;e doit &#234;tre consid&#233;r&#233;e &#224; la lumi&#232;re de votre concept de ce qu'est le socialisme. Ne fais pas &#231;a. Ne commettez pas l'erreur de prendre ce concret, cet &#233;l&#233;ment persistant simplement commun pour l'Universel ! Vous finirez alors, aussi s&#251;rement que le jour, par en faire toute votre id&#233;e. Alors vous dites : le monde a maintenant atteint un stade o&#249; le capitalisme ne peut plus continuer. De l&#224; vous dites que cette &#233;conomie doit &#233;videmment &#234;tre nationalis&#233;e et planifi&#233;e. Vous dites alors que si la bureaucratie russe perdure longtemps,apr&#232;s la guerre, c'est &#233;videmment le pr&#233;curseur d'une nouvelle classe dirigeante. Ensuite, nous devons convenir que l'attente marxiste du socialisme est une utopie. C'est l&#224; que vous atterrissez dans la pens&#233;e et nous avons affaire &#224; la pens&#233;e. Que Trotsky en tant qu'individu se serait jet&#233; du c&#244;t&#233; des masses et aurait r&#233;pudi&#233; le pessimisme et le d&#233;faitisme dans le feu de la lutte des classes, dont nous n'avons pas &#224; discuter. Mais toute la m&#233;thodologie avait en elle la destruction de la base sur laquelle il se tenait. Car il d&#233;clara plus pr&#233;cis&#233;ment que la bureaucratie russe restaurerait la propri&#233;t&#233; priv&#233;e. De sorte que bien que le temps de sa continuation ne soit pas trop important (la situation mondiale &#233;tant ce qu'elle est) la d&#233;termination &#233;vidente de la bureaucratie &#224; maintenir la propri&#233;t&#233; nationalis&#233;e et &#224; mener une autre guerre mondiale pour elle, ceci,ronge le c&#339;ur de ceux qui insistent pour continuer la m&#233;thode de Trotsky. Il a fait d'un fini un infini. Il a pris l'&#234;tre du fini et en a fait un Absolu. Il a pris un moment de l'Universel et en a fait l'Universel lui-m&#234;me. D'o&#249; ces larmes. Hegel n'en a pas fini avec &#231;a d'ailleurs. Dans sa derni&#232;re section de l'Id&#233;e de la cognition, il prend cette persistance finie et finie, &#234;tre et non-&#234;tre de l'Absolu, persistance commune dans le concept et l'enracine finalement dans un &#233;talage magistral sur la D&#233;finition. Mais je peux vous dire &#224; l'avance que je laisserai de c&#244;t&#233; la D&#233;finition. Trop est impliqu&#233;.Hegel n'en a pas fini avec &#231;a d'ailleurs. Dans sa derni&#232;re section de l'Id&#233;e de la cognition, il prend cette persistance finie et finie, &#234;tre et non-&#234;tre de l'Absolu, persistance commune dans le concept et l'enracine finalement dans un &#233;talage magistral sur la D&#233;finition. Mais je peux vous dire &#224; l'avance que je laisserai de c&#244;t&#233; la D&#233;finition. Trop est impliqu&#233;.Hegel n'en a pas fini avec &#231;a d'ailleurs. Dans sa derni&#232;re section de l'Id&#233;e de la cognition, il prend cette persistance finie et finie, &#234;tre et non-&#234;tre de l'Absolu, persistance commune dans le concept et l'enracine finalement dans un &#233;talage magistral sur la D&#233;finition. Mais je peux vous dire &#224; l'avance que je laisserai de c&#244;t&#233; la D&#233;finition. Trop est impliqu&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et maintenant, avant de continuer, faites-moi une petite faveur, mes amis. Asseyez-vous et lisez toute cette section pr&#233;c&#233;dente. Non ? D'ACCORD. Comme Marx l'a dit dans le dernier paragraphe de la Critique du programme de Gotha, faites ce que vous voulez maintenant. J'ai sauv&#233; ma propre &#226;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le l&#233;ninisme et le concept&lt;br class='autobr' /&gt;
Le lecteur perspicace (le lecteur sceptique que nous pouvons ignorer, le lecteur hostile &#224; qui nous portons des blessures meurtri&#232;res dans chaque paragraphe), le lecteur perspicace dira maintenant : &#171; Incroyable, je suis d'accord. Ce Hegel semble avoir &#233;labor&#233; un moyen par lequel les hommes, une fois qu'ils ont d&#233;raill&#233;, peuvent &#234;tre vus suivre comme s'ils &#233;taient envo&#251;t&#233;s certains sch&#233;mas de pens&#233;e. Vos illustrations dirig&#233;es contre le trotskisme &#233;clairent certainement le trotskisme. Mais dans l'ensemble, ceci, si pr&#233;cieux qu'il soit, est ici n&#233;gatif. Vous dites, par exemple, que l'Universel de Trotsky est sans couleur, sans contenu, etc. &#8211; pure abstraction. Quel est le v&#244;tre, en utilisant la m&#233;thode dialectique ? Montrez-moi comment vous, en ne montant pas au &#171; genre le plus &#233;lev&#233; et le plus &#233;lev&#233; &#187;, mais en vous en tenant &#224; l'Individualit&#233;, enrichissez votre Universel. Vous dites, L&#233;nine l'a fait en Russie avant 1917. Je suis d'accord, plus ou moins. Je suis un lecteur averti.Je vois que vous &#233;laborez, &#233;tape par &#233;tape, une position positive. Je pense qu'il est grand temps que nous accordions plus d'attention &#224; cela et moins au trotskisme. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Correct dans l'ensemble, mais seulement dans l'ensemble. Mais nous allons maintenant nous installer dans un expos&#233; concret et non g&#233;n&#233;ral de la pens&#233;e dialectique qui nous montrera le concept en action. La preuve sera le r&#233;sultat. Et pour dissiper tout doute, permettez-moi de dire ici tout de suite : je propose, &#233;tape par &#233;tape, de construire une ligne de d&#233;veloppement positive, je l'ai fait, qui aboutira &#224; une concept incontestablement concr&#232;te du socialisme comme universel et la lutte r&#233;volutionnaire aujourd'hui, et demain, pas demain en g&#233;n&#233;ral, mais notre demain. Ce travail serait inutile, en fait r&#233;actionnaire (je ne peux pas rester pour expliquer) s'il ne faisait pas cela. Mais la bonne m&#233;thode pour le faire est la m&#233;thode que je suis. Ce sera plus facile pour ceux qui suivront. Je pars de z&#233;ro.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais ce travail est pr&#233;liminaire &#224; cela. Patience. Patience. Patience. Frayez-vous un chemin. Nous devons avoir une concept du socialisme, le concept de 1948. Mais nous devons travailler &#224; travers le l&#233;ninisme. Aujourd'hui, notre mouvement n'est pas au-del&#224; du l&#233;ninisme. Le prol&#233;tariat est bien au-del&#224; du prol&#233;tariat du temps de L&#233;nine. Mais notre mouvement ne l'est pas. Pour le d&#233;passer, nous devons entrer en lui et &#224; travers lui. Mais le processus exige, pour nous, l'exposition compl&#232;te et patiente du trotskysme de toutes parts. On n'en a pas fini avec &#231;a. Apprenez de Hegel. Apprenez &#224; revenir et revenir &#224; la Compr&#233;hension, jusqu'&#224; ce que la m&#233;thode devienne une partie de la structure, la structure de l'esprit. Efforcez-vous d'avoir un &#171; aper&#231;u assez simple &#187; de l'ensemble de l'entreprise. Vous lirez la Logique et d&#233;couvrirez des choses par vous-m&#234;me. Si vous n'avez ni le temps ni l'&#233;nergie pour cette grande t&#226;che, lisez ces extraits,maintes et maintes fois, en travaillant les interpr&#233;tations, en en faisant de nouvelles, en les connaissant presque par c&#339;ur. Ce serait une catastrophe si vous lisiez ceci avec l'id&#233;e que ce n'&#233;tait qu'une justification, une pr&#233;paration &#224; nos th&#233;ories concr&#232;tes. Pire encore, si quand tout &#233;tait fini, quelqu'un disait : &#171; Bien. Maintenant, que faisons-nous maintenant. Comment la mettre en pratique dans la lutte des classes ? Dieu nous aide, cette attitude serait assez horrible. Je pense qu'aucun d'entre nous ne l'aura.cette attitude serait assez horrible. Je pense qu'aucun d'entre nous ne l'aura.cette attitude serait assez horrible. Je pense qu'aucun d'entre nous ne l'aura.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais j'&#233;cris en famille et comme ces id&#233;es me frappent, je les pose. Je suis un peu nerveux, voyez-vous, qu'&#224; mesure que nous &#233;largissons notre th&#233;orie et que nous nous clarifions politiquement, tout le travail sur la Logique semble avoir &#233;t&#233; fait dans ce but. Assez de cela. Logique pour th&#233;orie, mais &#224; ce stade aussi, pour nous, logique pour logique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ceci &#233;tant dit, nous pouvons maintenant nous d&#233;placer dans la sph&#232;re th&#233;orique. Nous sommes maintenant &#233;quip&#233;s pour lutter contre le l&#233;ninisme, le point culminant de notre mouvement jusqu'&#224; pr&#233;sent. Nous devons monter &#224; cette hauteur pour avancer dans l'infini, l'infini inexplor&#233; qui nous fait face.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si la discussion fait rage autour des conclusions politiques en tant que telles, et non autour des conclusions politiques en termes juridiques, alors, du moins dans l'imm&#233;diat, le temps est perdu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;https://translate.google.fr/translate?u=&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://translate.google.fr/translate?u=&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1019&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1019&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www-marxists-org.translate.goog/archive/james-clr/works/dialecti/index.htm?_x_tr_sl=auto&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=nui&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www-marxists-org.translate.goog/archive/james-clr/works/dialecti/index.htm?_x_tr_sl=auto&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=nui&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>CLR James - &#171; Trotskysme &#187;</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7092</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7092</guid>
		<dc:date>2023-09-30T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Stalinisme</dc:subject>
		<dc:subject>trotskisme</dc:subject>
		<dc:subject>C. L. R. James</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;CLR James - 1937 - &#171; Trotskysme &#187; &lt;br class='autobr' /&gt; L&#233;nine, qui n'&#233;tait ni Dieu ni Staline, a commis une grave erreur en s'opposant pendant douze ans &#224; la th&#233;orie de Trotsky de la R&#233;volution permanente. Il pensait que la R&#233;volution russe allait lib&#233;rer le capitalisme russe, mettre la bourgeoisie russe au pouvoir. Dans ses &#171; deux tactiques &#187;, il le dit une douzaine de fois. Par exemple, il &#233;crit : &#171; Les marxistes sont absolument convaincus du caract&#232;re bourgeois de la R&#233;volution russe. Qu'est-ce que &#231;a (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique81" rel="directory"&gt;4- Ce qu'est le socialisme et ce qu'il n'est pas&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;Stalinisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot312" rel="tag"&gt;trotskisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot314" rel="tag"&gt;C. L. R. James&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;CLR James - 1937 - &#171; Trotskysme &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L&#233;nine, qui n'&#233;tait ni Dieu ni Staline, a commis une grave erreur en s'opposant pendant douze ans &#224; la th&#233;orie de Trotsky de la R&#233;volution permanente. Il pensait que la R&#233;volution russe allait lib&#233;rer le capitalisme russe, mettre la bourgeoisie russe au pouvoir. Dans ses &#171; deux tactiques &#187;, il le dit une douzaine de fois. Par exemple, il &#233;crit : &#171; Les marxistes sont absolument convaincus du caract&#232;re bourgeois de la R&#233;volution russe. Qu'est-ce que &#231;a veut dire ? Cela signifie que les changements d&#233;mocratiques du r&#233;gime politique et les changements sociaux et &#233;conomiques qui sont devenus n&#233;cessaires pour la Russie n'impliquent pas en eux-m&#234;mes la sape du capitalisme, la sape de la domination bourgeoise ; au contraire, ils ouvriront pour la premi&#232;re fois le terrain d'un d&#233;veloppement large et rapide du capitalisme europ&#233;en et non asiatique ; ils permettront, pour la premi&#232;re fois, &#224; la bourgeoisie de r&#233;gner en tant que classe. Il dit : &#171; La r&#233;volution bourgeoise exprime les besoins du d&#233;veloppement capitaliste, et non seulement elle ne d&#233;truit pas les fondements du capitalisme, mais au contraire, elle les &#233;largit et les approfondit. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky, comme nous le savons, s'y est oppos&#233; et a ainsi cr&#233;&#233; le trotskysme. Il a dit que le prol&#233;tariat devrait faire la r&#233;volution bourgeoise, mais qu'il devrait d&#233;tenir le pouvoir et passer &#224; la dictature du prol&#233;tariat. Il n'y aurait pas de d&#233;veloppement de la d&#233;mocratie bourgeoise, pas de d&#233;veloppement du capitalisme dans la Russie r&#233;volutionnaire. Le temps pour cela &#233;tait pass&#233;. La Russie arri&#233;r&#233;e commencerait la r&#233;volution socialiste et serait sauv&#233;e des cons&#233;quences de son propre retard par la r&#233;volution socialiste en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui a sauv&#233; L&#233;nine des cons&#233;quences f&#226;cheuses d'un tel pronostic erron&#233;, c'est sa conception claire du r&#244;le des classes. Les bourgeois arriveraient au pouvoir mais c'&#233;tait le prol&#233;tariat qui les y mettrait, et il se battait pour une organisation prol&#233;tarienne qui ferait le travail de la bourgeoisie par dessus les t&#234;tes de la bourgeoisie et malgr&#233; eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait cette intransigeance, cette hostilit&#233; &#224; la bourgeoisie, bien que luttant pour une r&#233;volution bourgeoise, qui maintenait le Parti bolchevik implacablement hostile &#224; la bourgeoisie lib&#233;rale. Trotsky n'a jamais pu construire un parti &#8211; fondamentalement parce que le Pasty bolchevique, bien que se pr&#233;parant &#224; la r&#233;volution bourgeoise, &#233;tait, sous la direction ferme de L&#233;nine, essentiellement un parti, dans son organisation et ses perspectives, pr&#234;t pour la dictature du prol&#233;tariat. Les mencheviks croyaient aussi &#224; la r&#233;volution &#224; venir en tant que bourgeois. Mais ils pensaient que les bourgeois devaient le diriger. Pour cela, L&#233;nine et Trotsky s'y sont oppos&#233;s. Trotsky, donc, en dehors des deux groupes, r&#233;sumait ainsi sa position. Le caract&#232;re contre-r&#233;volutionnaire du mench&#233;visme, c'est-&#224;-dire son id&#233;e de la bourgeoisie en t&#234;te, se manifestera avant la r&#233;volution.Mais la nature contre-r&#233;volutionnaire du bolchevisme, c'est-&#224;-dire son id&#233;e d'une r&#233;publique d&#233;mocratique, se manifestera apr&#232;s la r&#233;volution. L&#233;nine et Trotsky ont tous deux convenu que la contre-r&#233;volution en Russie serait assez forte pour d&#233;truire la r&#233;volution si la r&#233;volution europ&#233;enne ne venait pas en aide aux Russes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1917, Zinoviev, Kamenev, Staline et les autres face au gouvernement provisoire s'en tiennent &#224; l'ancienne formule. Mais le Parti bolchevik avait &#233;t&#233; tellement entra&#238;n&#233; &#224; l'action de classe ind&#233;pendante du prol&#233;tariat qu'il &#233;tait relativement facile pour L&#233;nine de le basculer vers la dictature du prol&#233;tariat. Trotsky a rejoint le Parti et a accept&#233; les id&#233;es de L&#233;nine sur l'organisation du parti. Mais dans une pr&#233;face &#224; son livre, 1905, publi&#233; par l'Internationale Communiste en 1921, il souligna la fausset&#233; ant&#233;rieure de l'analyse bolchevique et la justesse de sa propre th&#233;orie. Personne ne l'a remis en question. Mais la r&#233;volution europ&#233;enne n'a pas triomph&#233; et les tendances bureaucratiques du r&#233;gime sovi&#233;tique ont augment&#233;. Staline en &#233;tant le centre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;faite de la R&#233;volution allemande en 1923 brisa les espoirs de l'avant-garde prol&#233;tarienne, seul soutien de l'opposition de gauche, comme on appelait alors les trotskistes, et permit ainsi &#224; Staline, avec Zinoviev et Kamenev, de se rendre ma&#238;tre de l'appareil du Parti sovi&#233;tique et du gouvernement. La bureaucratie, toute-puissante dans un pays arri&#233;r&#233;, soutenait Staline. Tenter dans un article de cette longueur de tout dire reviendrait &#224; ne rien dire. Il suffit de dire qu'entre 1923 et 1927, les trotskystes pr&#244;naient (a) un plan quinquennal d'industrialisation, (b) la restriction politique du koulak et une collectivisation progressive, en commen&#231;ant par la paysannerie pauvre, (c) une rupture avec les Britanniques. Conseil g&#233;n&#233;ral apr&#232;s la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale en Angleterre de 1926 et la dissolution du Comit&#233; anglo-russe,(d) l'ind&#233;pendance du Parti communiste chinois lors de la r&#233;volution de 1925-1927 et la r&#233;pudiation de Chiang-Kai-Shek et du Kuomintang en tant que dirigeants de la r&#233;volution chinoise, (e) la d&#233;mocratie du Parti comme seul moyen de trouver et mener une politique correcte. Staline, soutenu par la bureaucratie, les a combattus avec succ&#232;s sur chaque point, avec des r&#233;sultats d&#233;sastreux pour la Russie et la r&#233;volution mondiale. Sa m&#233;thode consistait &#224; purger le Parti des &#233;l&#233;ments d'opposition et &#224; le remplir par la bureaucratie de personnes d&#233;vou&#233;es au stalinisme. Avant la 15e Conf&#233;rence du Parti, l'opposition a &#233;t&#233; expuls&#233;e.soutenus par la bureaucratie, les ont combattus avec succ&#232;s sur chaque point, avec des r&#233;sultats d&#233;sastreux pour la Russie et la r&#233;volution mondiale. Sa m&#233;thode consistait &#224; purger le Parti des &#233;l&#233;ments d'opposition et &#224; le remplir par la bureaucratie de personnes d&#233;vou&#233;es au stalinisme. Avant la 15e Conf&#233;rence du Parti, l'opposition a &#233;t&#233; expuls&#233;e.soutenus par la bureaucratie, les ont combattus avec succ&#232;s sur chaque point, avec des r&#233;sultats d&#233;sastreux pour la Russie et la r&#233;volution mondiale. Sa m&#233;thode consistait &#224; purger le Parti des &#233;l&#233;ments d'opposition et &#224; le remplir par la bureaucratie de personnes d&#233;vou&#233;es au stalinisme. Avant la 15e Conf&#233;rence du Parti, l'opposition a &#233;t&#233; expuls&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de 1927 et au d&#233;but de 1928, les Koulaks &#233;taient devenus suffisamment puissants pour menacer l'&#201;tat sovi&#233;tique. La politique de l'Internationale fut un &#233;chec flagrant. Staline s'est retourn&#233; et a frapp&#233; ses alli&#233;s de droite. Boukharine, Rykov et Tomsky, qu'il avait utilis&#233;s contre la gauche ; et s'est lanc&#233; dans le plan quinquennal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1924, il avait introduit une th&#233;orie selon laquelle il &#233;tait possible de construire le socialisme en Russie sans l'aide de la r&#233;volution europ&#233;enne. C'&#233;tait, dit-il, le l&#233;ninisme. Maintenant, il tentait de le mettre en pratique. Les paysans ont &#233;t&#233; collectivis&#233;s en masse. Le capitalisme europ&#233;en devait &#234;tre d&#233;pass&#233; en dix ans. L'Internationale fut forc&#233;e d'adopter la th&#233;orie du social-fascisme : la social-d&#233;mocratie, et non le fascisme, &#233;tait l'ennemi principal. De grands succ&#232;s ont &#233;t&#233; remport&#233;s &#224; l'int&#233;rieur de la Russie, mais la port&#233;e du plan a conduit &#224; un chaos inutile dans l'industrie et &#224; la destruction de grandes quantit&#233;s de produits agricoles. Le mouvement ouvrier allemand a &#233;t&#233; encourag&#233; &#224; laisser Hitler prendre le pouvoir car il allait bient&#244;t s'effondrer. Les trotskistes de ces ann&#233;es se sont battus pour un plan et une collectivisation dans le cadre des pouvoirs de la Russie et pour le Front uni en Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s 1927, personne en Russie ne pouvait pr&#234;cher ouvertement le trotskisme. Mais ceux qui en suivaient les doctrines &#233;taient organis&#233;s en groupes &#224; l'&#233;tranger connus sous le nom d'Opposition de gauche. Apr&#232;s la d&#233;faite allemande, l'Opposition de gauche a d&#233;clar&#233; la n&#233;cessit&#233; de construire une Quatri&#232;me Internationale. Les lecteurs de &#171; Controverse &#187; savent comment la bureaucratie sovi&#233;tique non seulement a rejoint la Soci&#233;t&#233; des Nations, mais apr&#232;s le Pacte franco-sovi&#233;tique, a invent&#233; le Front populaire, a commenc&#233; &#224; soutenir le r&#233;armement capitaliste en France, et soutient aujourd'hui toute section de la bourgeoisie qui exprime la moindre opposition au fascisme. Les trotskystes ont pr&#233;dit et combattu am&#232;rement de telles trahisons. Ils continueront de le faire. Mais cet abandon de la lutte des classes enseigna enfin un peu de sens &#224; beaucoup de ceux qui &#233;taient rest&#233;s insensibles aux longues ann&#233;es de propagande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans chaque pays, des groupes et des partis commenc&#232;rent &#224; prendre position &#224; la gauche des partis communistes. Ce n'&#233;tait pas difficile parce que les partis communistes &#233;taient aussi &#224; droite que la bourgeoisie voulait les laisser partir. Mais l'ILP en Angleterre, le POUM en Espagne, la gauche socialiste en France &#233;taient tous diversement hostiles au stalinisme. Ils s'opposaient maintenant &#224; la Troisi&#232;me Internationale, mais ne se d&#233;claraient pas pour une Quatri&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'int&#233;rieur de l'Union sovi&#233;tique, la bureaucratie, allant sans cesse &#224; droite, &#233;crasait tout &#224; gauche et d&#233;truisait les acquis politiques de la R&#233;volution en augmentant constamment les privil&#232;ges de la caste dirigeante. Le mouvement stakhanoviste a &#233;t&#233; une acc&#233;l&#233;ration drastique et les salaires &#233;lev&#233;s pay&#233;s &#224; une partie des ouvriers les ont d&#233;tach&#233;s de la masse et ont apport&#233; un soutien aux bureaucrates surpay&#233;s. L'insatisfaction des masses (comme on l'a ni&#233; !) s'est continuellement impos&#233;e dans le Parti, qu'il a fallu maintenir docile par des purges incessantes. Quelque 300 000 ont &#233;t&#233; purg&#233;s en 1935. C'est contre cette menace du dedans et du dehors qu'il faut voir les proc&#232;s qui ont tant fait pour mettre le trotskisme au premier plan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'il soit entendu qu'aucun trotskyste d&#233;clar&#233; en Russie n'est libre. Ils sont peut-&#234;tre 20 000 en prison. Le Bureau de la Quatri&#232;me Internationale a perdu contact avec eux pendant trois ans. Mais ils connaissaient la Quatri&#232;me Internationale, et leur hostilit&#233; au stalinisme et leur temp&#233;rament r&#233;volutionnaire peuvent &#234;tre jug&#233;s par le fait que Staline n'a jamais os&#233; les traduire en justice. Tous les trotskistes jug&#233;s &#8211; Zinoviev, Kamenev, Radek, Piatakov &#8211; sont des hommes reconnus partisans de Staline depuis des ann&#233;es. Certains, comme Radek et Piatakov, l'ont servi fid&#232;lement. Mais Staline, bien qu'ignorant, est l'inverse du stupide. C'est un homme singuli&#232;rement rus&#233;. Quand ces hommes disent que la politique de L&#233;nine a toujours &#233;t&#233; de construire le socialisme dans un seul pays, que le socialisme se construit en Russie, que le Front populaire est la politique l&#233;niniste,que Staline est un grand marxiste, ils savent qu'ils mentent, et Staline le sait aussi. La clique de Staline, Vorochilov, Molotov, Kaganovitch, etc., n'a et n'a jamais eu aucun principe &#224; perdre et dira ou fera quoi que ce soit. Mais les vieux trotskystes sont principalement des Juifs, des internationalistes, des hommes qui connaissent l'Europe et les langues europ&#233;ennes, connaissent les normes de vie en Europe occidentale, et tandis qu'ils voient ce qui a &#233;t&#233; fait en Russie, ils ne se font aucune illusion quant &#224; l'influence d&#233;sastreuse du stalinisme. eu sur l'ensemble du mouvement. Les difficult&#233;s internes s'accumulaient, la guerre pointait &#224; l'horizon, la R&#233;volution espagnole faisait de la politique &#233;trang&#232;re de l'Union sovi&#233;tique et de la politique de l'Internationale des enjeux vivants.et n'a jamais eu, aucun principe &#224; perdre et dira ou fera quoi que ce soit. Mais les vieux trotskystes sont principalement des Juifs, des internationalistes, des hommes qui connaissent l'Europe et les langues europ&#233;ennes, connaissent les normes de vie en Europe occidentale, et tandis qu'ils voient ce qui a &#233;t&#233; fait en Russie, ils ne se font aucune illusion quant &#224; l'influence d&#233;sastreuse que le stalinisme a eu sur l'ensemble du mouvement. Les difficult&#233;s internes s'accumulaient, la guerre pointait &#224; l'horizon, la R&#233;volution espagnole faisait de la politique &#233;trang&#232;re de l'Union sovi&#233;tique et de la politique de l'Internationale des enjeux vivants.et n'a jamais eu, aucun principe &#224; perdre et dira ou fera quoi que ce soit. Mais les vieux trotskystes sont principalement des Juifs, des internationalistes, des hommes qui connaissent l'Europe et les langues europ&#233;ennes, connaissent les normes de vie en Europe occidentale, et tandis qu'ils voient ce qui a &#233;t&#233; fait en Russie, ils ne se font aucune illusion quant &#224; l'influence d&#233;sastreuse du stalinisme. eu sur l'ensemble du mouvement. Les difficult&#233;s internes s'accumulaient, la guerre pointait &#224; l'horizon, la R&#233;volution espagnole faisait de la politique &#233;trang&#232;re de l'Union sovi&#233;tique et de la politique de l'Internationale des enjeux vivants.et tandis qu'ils voient ce qui a &#233;t&#233; fait en Russie, ils ne se font aucune illusion quant &#224; l'influence d&#233;sastreuse que le stalinisme a eue sur l'ensemble du mouvement. Les difficult&#233;s internes s'accumulaient, la guerre pointait &#224; l'horizon, la R&#233;volution espagnole faisait de la politique &#233;trang&#232;re de l'Union sovi&#233;tique et de la politique de l'Internationale des enjeux vivants.et tandis qu'ils voient ce qui a &#233;t&#233; fait en Russie, ils ne se font aucune illusion quant &#224; l'influence d&#233;sastreuse que le stalinisme a eue sur l'ensemble du mouvement. Les difficult&#233;s internes s'accumulaient, la guerre pointait &#224; l'horizon, la R&#233;volution espagnole faisait de la politique &#233;trang&#232;re de l'Union sovi&#233;tique et de la politique de l'Internationale des enjeux vivants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans n'importe quelle crise &#8211; et les ex&#233;cutions massives de l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e prouvent &#224; quel point la crise &#233;tait imminente &#8211; n'importe lequel des vieux trotskystes, m&#234;me s'il n'avait aucun lien avec Trotsky, pouvait s'av&#233;rer un centre de ralliement pour une opposition. La r&#233;cente purge de masse de la jeunesse pour &#171; immoralit&#233; &#187; montre qu'il y avait l&#224; aussi une grande hostilit&#233; envers le r&#233;gime de Staline. Staline r&#233;solut donc d'&#233;carter les hommes les plus connus de l'ancienne gauche, Zinoviev, Kamenev et Smirnov, de les accabler de disgr&#226;ce, de les rattacher &#224; la Quatri&#232;me Internationale et de discr&#233;diter le trotskysme croissant &#224; l'&#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;moire des gens est vraiment courte. Le proc&#232;s menchevik de 1931 &#171; a prouv&#233; &#187; par des &#171; aveux &#187; que L&#233;on Blum, Vandervelde, le Parti travailliste britannique avaient tous organis&#233; le d&#233;molition de l'Union sovi&#233;tique en tant que pr&#233;liminaire &#224; une guerre d'intervention. Ces b&#234;tises malhonn&#234;tes et maladroites sont typiques de Staline.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le proc&#232;s s'&#233;tait bien d&#233;roul&#233;, Staline aurait eu tout ce dont il avait besoin. Une fois qu'il aurait arrach&#233; les aveux de quelques trotskystes, les crimes du trotskysme seraient &#233;tablis et quiconque aurait jamais &#233;t&#233; qualifi&#233; de trotskyste pourrait &#234;tre renvoy&#233;, emprisonn&#233; et trait&#233; sous l'accusation g&#233;n&#233;rale de trotskysme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me &#233;tait que ce proc&#232;s fut un &#233;chec d&#233;sastreux &#224; l'int&#233;rieur et &#224; l'ext&#233;rieur de la Russie. Lorsque Staline envoya au Parti des informations sur la propagation du trotskysme, les pr&#233;parant pour le proc&#232;s, le Parti fut abasourdi par ce grossier mensonge. &#171; Les faits ont montr&#233; que nos camarades regardent ces signaux et avertissements avec apathie. &#187; Ainsi dit Staline lui-m&#234;me &#224; la p. 7 de la brochure FSU, Sweep Away Obstacles. &#171; La lettre d'un vieux bolchevik &#187; nous dit que Staline a pr&#233;par&#233; le proc&#232;s en secret avec l'aide de Yezhov dans le dos de Yagoda, et que m&#234;me tous les membres du Politbureau ne le savaient pas. Le proc&#232;s Radek-Piatakov a suivi au d&#233;but de 1937, mais la fa&#231;on dont cela contredit Zinoviev et Kamenev, la tentative de cr&#233;er un nouveau centre et de nouveaux crimes, montre que les organisateurs n'avaient pas envisag&#233; le second lorsqu'ils ont organis&#233; le premier. Cet essai a &#233;t&#233; plus efficace. Le petit-bourgeois a lu le chef-d'&#339;uvre de fiction de Radek et, secouant sa t&#234;te stupide, a dit &#171; Oui, c'est vrai &#187;, et a ainsi r&#233;solu un probl&#232;me politique. Mais dans le Parti en Union sovi&#233;tique, quelque chose n'allait pas. La r&#233;solution adopt&#233;e le 27 f&#233;vrier n'a &#233;t&#233; publi&#233;e que le 6 mars ; Le discours de Staline a &#233;galement &#233;t&#233; retard&#233; pendant des semaines. Quand ils sont apparus, ils contenaient une attaque f&#233;roce contre le trotskysme et la bureaucratie du parti, la tyrannie, violation des r&#232;glements du parti, nominations d'en haut, etc. Maintenant, Staline et les autres savaient que ces choses se passaient. Ils duraient depuis des ann&#233;es. Mais cet astucieux man&#339;uvre, sentant le danger, se mettait &#224; la t&#234;te du m&#233;contentement des masses, et se tournait contre la bureaucratie, appelant le plus possible trotskystes, naufrageurs, etc. Mais cette fois ce n'&#233;tait pas si facile. Ordjonikidze &#233;tait &#171; mort &#187;. Yagoda a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;. Personne n'&#233;tait trop haut pour &#234;tre en s&#233;curit&#233;. Il semble &#224; peu pr&#232;s certain que les plus gros bureaucrates et une partie solide de l'arm&#233;e ont d&#233;termin&#233; &#224; &#233;liminer Staline en pure l&#233;gitime d&#233;fense. L'histoire nous a donn&#233; un parall&#232;le exact en juillet 1794, lorsque l'ensemblesentant le danger, se mettait &#224; la t&#234;te du m&#233;contentement des masses, et se tournait contre la bureaucratie, appelant le plus possible trotskystes, naufrageurs, etc. Mais cette fois ce n'&#233;tait pas si facile. Ordjonikidze &#233;tait &#171; mort &#187;. Yagoda a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;. Personne n'&#233;tait trop haut pour &#234;tre en s&#233;curit&#233;. Il semble &#224; peu pr&#232;s certain que les plus gros bureaucrates et une partie solide de l'arm&#233;e ont d&#233;termin&#233; &#224; &#233;liminer Staline en pure l&#233;gitime d&#233;fense. L'histoire nous a donn&#233; un parall&#232;le exact en juillet 1794, lorsque l'ensemblesentant le danger, se mettait &#224; la t&#234;te du m&#233;contentement des masses, et se tournait contre la bureaucratie, appelant le plus possible trotskystes, naufrageurs, etc. Mais cette fois ce n'&#233;tait pas si facile. Ordjonikidze &#233;tait &#171; mort &#187;. Yagoda a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;. Personne n'&#233;tait trop haut pour &#234;tre en s&#233;curit&#233;. Il semble &#224; peu pr&#232;s certain que les plus gros bureaucrates et une partie solide de l'arm&#233;e ont d&#233;termin&#233; &#224; &#233;liminer Staline en pure l&#233;gitime d&#233;fense. L'histoire nous a donn&#233; un parall&#232;le exact en juillet 1794, lorsque l'ensembleIl semble &#224; peu pr&#232;s certain que les plus gros bureaucrates et une partie solide de l'arm&#233;e ont d&#233;termin&#233; &#224; &#233;liminer Staline en pure l&#233;gitime d&#233;fense. L'histoire nous a donn&#233; un parall&#232;le exact en juillet 1794, lorsque l'ensembleIl semble &#224; peu pr&#232;s certain que les plus gros bureaucrates et une partie solide de l'arm&#233;e ont d&#233;termin&#233; &#224; &#233;liminer Staline en pure l&#233;gitime d&#233;fense. L'histoire nous a donn&#233; un parall&#232;le exact en juillet 1794, lorsque l'ensemble Convention, Jacobins et Droite, crient Robespierre et le livrent &#224; la guillotine. Le lendemain, ils continu&#232;rent leur lutte interne, mais pour le moment tous sentaient que la premi&#232;re t&#226;che &#233;tait d'&#233;carter le sinistre dictateur avec qui aucun homme n'&#233;tait en s&#233;curit&#233;. Staline a frapp&#233; avant que ses ennemis ne puissent l'atteindre ; depuis quand il a lanc&#233; une attaque g&#233;n&#233;ralis&#233;e. Des hommes sont jug&#233;s pour avoir empoisonn&#233; des moutons et opprim&#233; des paysans, tandis que les paysans sont assis dans la cour et applaudissent et b&#233;nissent Staline ; d'autres sont licenci&#233;s des postes de cadres et des ouvriers nomm&#233;s &#224; leur place. Staline est maintenant l'homme du peuple. Et chaque fois que cela est possible, il appelle ces hommes des trotskystes. Mais il faut comprendre qu'il n'y a aucune raison de croire qu'un seul de ces bureaucrates ait quoi que ce soit &#224; voir avec l'opposition en Russie.Leur politique aurait probablement &#233;t&#233; un nettoyage de l'appareil en leur faveur et un rel&#226;chement de la tyrannie. Toukhatchevskv a peut-&#234;tre favoris&#233; une alliance russo-allemande. Mais tout cela n'a rien &#224; voir avec le trotskysme, qui dans le langage stalinien signifie simplement contre Staline.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Staline est maintenant en grave danger. Comme toujours, la r&#233;volution commence d'en haut. Les hommes refusent les postes. Ils ont peur. Les bureaucrates se faisaient presque face ouvertement. D&#232;s qu'elles entreront en conflit ouvert, les masses se joindront &#224; elles, car elles seront invit&#233;es de chaque c&#244;t&#233; &#224; les soutenir. Cela, cependant, est un autre sujet. Il suffit que la seule section avec une politique pour les masses soit les trotskystes, et que les deux ailes de la haute bureaucratie s'y opposent, comme les lib&#233;raux et les conservateurs s'opposent &#224; la r&#233;volution socialiste. La solution de ce conflit est cependant li&#233;e &#224; la r&#233;volution europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On voit une situation parall&#232;le sur le terrain international. Tous ceux qui sont pour la r&#233;volution socialiste sont condamn&#233;s par les staliniens &#224; la destruction. &#171; Nous ne sommes pas des trotskystes &#187;, crient continuellement le POUM et l'ILP. Que cela leur fasse beaucoup de bien. Les staliniens n'auront rien &#224; leur gauche, et Maxton, Brockway et Marceau Pivert peuvent guetter le sort de Nin. Il semble que Trotsky ait un mauvais caract&#232;re, ce qui emp&#234;che les gens de rejoindre le Bureau de la Quatri&#232;me Internationale. Piffle de colportage. Seules les masses peuvent construire une Quatri&#232;me Internationale. Mais les dirigeants doivent les aider en montrant la voie. La bureaucratie stalinienne et la Troisi&#232;me Internationale sont maintenant une tumeur gangren&#233;e dans le mouvement ouvrier. Ils doivent en &#234;tre coup&#233;s. Il n'y a plus qu'une chose maintenant &#8211; la lutte pour la Quatri&#232;me Internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www-marxists-org.translate.goog/archive/james-clr/works/1937/trotskyism.htm?_x_tr_sl=auto&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www-marxists-org.translate.goog/archive/james-clr/works/1937/trotskyism.htm?_x_tr_sl=auto&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="en">
		<title>C.L.R. James August The Voice of Africa</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6797</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6797</guid>
		<dc:date>2022-06-19T12:39:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		


		<dc:subject>English</dc:subject>
		<dc:subject>C. L. R. James</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Facing Mount Kenya &lt;br class='autobr' /&gt;
by Jomo Kenyatta, with an introduction by B. Malinowski &lt;br class='autobr' /&gt;
Secker &amp; Warburg. 12/6. &lt;br class='autobr' /&gt;
If ever there was a book that students of Africa needed, this is it. The book describes an African people, the Gikuyu, as they were forty years ago just before British imperialism descended on them. Similar books have been written before? Yes; but by white men chiefly, of varying intelligence and honesty. But even the best, like the late Emil Torday, wrote from the outside. Mr. Jomo (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique88" rel="directory"&gt;20- ENGLISH - MATERIAL AND REVOLUTION&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;English&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot314" rel="tag"&gt;C. L. R. James&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Facing Mount Kenya&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;by Jomo Kenyatta, with an introduction by B. Malinowski&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Secker &amp; Warburg. 12/6.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If ever there was a book that students of Africa needed, this is it. The book describes an African people, the Gikuyu, as they were forty years ago just before British imperialism descended on them. Similar books have been written before? Yes; but by white men chiefly, of varying intelligence and honesty. But even the best, like the late Emil Torday, wrote from the outside. Mr. Jomo Kenyatta is an unusual African. He is an anthropologist trained at London University, and even an unscientific reader can see the scrupulously scientific approach, the order, the method, the objectivity. But Mr. Kenyatta grew up not as a little missionary prot&#233;g&#233; but as a native African, with African ideas and African social ideals. He remains defiantly the same: his dedication is to the dispossessed youth of Africa &#8220;for perpetuation of communion with ancestral spirits...on the firm faith that the dead, the living, and the unborn will unite to rebuild the destroyed shrines.&#8221; He is ideologically rooted in the social and religious ideals of the civilisation which is being so ruthlessly destroyed by the united front of settler, official and missionary. Politically, I believe that there are the seeds here of an immense confusion. Anthropologically, it is, in addition to Mr. Kenyatta's knowledge and method, the main source of his strength. Here, indeed, Africa speaks.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It would be futile to attempt to give any idea of what a book so packed with facts contains. The economic life of the Gikuyu, their system of education, their marriage laws, their religious life, their system of government, all are treated with the same intimate knowledge, sense of proportion, and illuminating detail. But behind the even tones of the exposition can be felt the fierce resentment of one who has been able to compare the old with the new, and who more than most can appreciate the fluent lies with which imperialism has sought to hide the traces of its bloody claws.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Take, for instance, education. The children were carefully given not only vocational training but were taught the history of the country by parents far more sensitive to child psychology than any European teacher up to twenty years ago. Mr. Kenyatta shows the economic necessity for polygamy. The sexual laws and conventions allowed the young people certain intimacies short of sexual intercourse, which was strictly forbidden, though the young people often slept in the same bed. After marriage, however, if men of the same tribal status (the age-group, to which both husband and wife belonged and all the members of which knew each other well), if male members of this group came from afar to visit the husband, custom permitted a wife to entertain one of them. Adultery under other circumstances could result in a divorce, though if there were children, the custom was to try and arrange a reconciliation. It was into this eminently sane and highly intelligent solution of what is always a complex problem that the missionary came, shouting his seventh commandment that he had got from Mount Sinai; foaming at the mouth because young people of different sexes slept in the same bed (for him that could only mean one thing); and calling on the bewildered husbands to abandon a second wife &#8220;in the name of Christianity.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The whole civilisation, however, not only industry, but social organisation and religious practices, rested on land tenure and the description of this is the most valuable part of Mr. Kenyatta's book. In taking the land away, the Europeans have done more than rob the native of his means of livelihood. They have disorganised his whole conception of life and substituted here and there a smattering of education and Christianity, totally unfitted for the people, and as vicious in its own sphere as the fourpence a day and systematic exploitation of native labour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;What is the remedy? All friends of the African know the first necessity. They must have their land back. But for what? Are they to go back to the old life, merely selecting what they approve of in European civilisation? This seems to be Mr. Kenyatta's view. That religion and that life, vilely slandered as they have been and admirable as they are, rested on a certain method of industry. When the land is won the African will have to modernise his method of production, and his religion will inevitably follow. It is as well if his leaders recognise this frankly. This by no means implies bewildering the masses of the Gikuyu people with atheistic propaganda. But leaders must know where they stand. To an African listening to the elaborate tomfoolery of the Coronation ceremony, it will look as if the Europeans still carry on ancestor worship. But Mr. Kenyatta knows of the merciless greed of &#8220;Christian&#8221; imperialism. Does he consider his own the &#8220;true&#8221; religion? How does he see the future of a free Kenya? He must let us know, so that all of us, Africans and friends of Africa, can thrash the problem out. After so good a book as this what he says will carry enormous weight, not only among his own people but here in Europe as well.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="en">
		<title>Trotsky's Place In History</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6651</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6651</guid>
		<dc:date>2022-01-17T23:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		


		<dc:subject>English</dc:subject>
		<dc:subject>Trotsky</dc:subject>
		<dc:subject>Stalinisme</dc:subject>
		<dc:subject>C. L. R. James</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Trotsky's Place In History, By C.L.R. James &lt;br class='autobr' /&gt;
THE bourgeoisie, perforce lacking historical method and suborning all aspects of life to the maintenance of power, has not only confused the proletariat but has confused itself in the estimation of what constitutes greatness in contemporary men. Woodrow Wilson, Poincar&#233;, Stanley Baldwin and similar mediocrities have all been crowned with the laurel, not excluding Nicholas Murray Butler, on the score presumably that he had dined often with the (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique88" rel="directory"&gt;20- ENGLISH - MATERIAL AND REVOLUTION&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;English&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot29" rel="tag"&gt;Trotsky&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;Stalinisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot314" rel="tag"&gt;C. L. R. James&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Trotsky's Place In History, By C.L.R. James&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;THE bourgeoisie, perforce lacking historical method and suborning all aspects of life to the maintenance of power, has not only confused the proletariat but has confused itself in the estimation of what constitutes greatness in contemporary men. Woodrow Wilson, Poincar&#233;, Stanley Baldwin and similar mediocrities have all been crowned with the laurel, not excluding Nicholas Murray Butler, on the score presumably that he had dined often with the others. So often and so conspicuously have the bourgeois theorists blundered that in the face of a sceptical world they confess bankruptcy; always to their biographies and obituary notices they add a saving clause, that posterity alone can tell.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;No such tendentiousness, hesitancy, hit or miss judgments have discredited the estimates of those who use the method of historical materialism. Marx and Engels judged heir contemporaries, Darwin, Proudhon, Abraham Lincoln, Napoleon III, Balzac and Dickens, Palmerston, Gladstone, Thiers, Bismarck, Shaw, with incisiveness and precision, and their judgments have stood the test of time. The most famous of all their pronouncements on persons, Engels' judgment on Marx, &#8220;mankind is shorter by a head, and the greatest head of our time at that.&#8221; would have seemed presumptuous to many, the usual exaggeration of a friend, collaborator and a Communist fanatic. Today that judgment might be questioned by some but with caution and respect. Marx's name rings incessantly in the ears of all, capitalists and workers alike. His book, Capital, is high on the sales-list of popular classics. Stanley Baldwin, the English Prime Minister, on his retirement, indicated what he considered the main characteristics of his period: In the year that I was born two events occurred which were the beginnings of the two forces competing in the world today; the one was Disraeli's Reform Bill with its doctrine of expanding freedom and the other the publication of Capital, with its doctrine of economic determinism. Thus Marx had at last arrived, being recognized as a world force by a Conservative Prime Minister only fifty years after his death. Trotsky is easier to recognize immediately. All men, Marxist or otherwise, will agree that between 1917 and 1923 he played a great role in the history of our times. Before that his life had made no exceptional impression on the general consciousness. During his last decade he was an exile, apparently powerless. During those same ten years, Stalin, his rival, assumed power such as no man in Europe since Napoleon has wielded. Hitler has shaken the world and bids fair to bestride it like a colossus while he lasts. Roosevelt is the most powerful President who has ever ruled America, and America today is the most powerful nation in the world. Yet the Marxist judgment of Trotsky is as confident as Engels' judgment of Marx. Before his period of power, during it, and after his fall, Trotsky stood second only to Lenin among contemporary men, and after Lenin died in 1924, was the greatest head of our times. That judgment we leave to history.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Theory of the Permanent Revolution&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky's first claim to the attention of mankind is his theory of the permanent revolution, and if he had fallen dead after correcting the last proof over thirty years ago, his place in political thought was safe. Marx and Engels for fifty years had made their profound and brilliant predictions of the future disintegration of capitalist society. Engels in 1887 had predicted the 1914 war, the revolution in Russia first, the revolutions in Europe and crowns rolling with no one to pick them up, the formation of the Third International. In 1889 Plekhanov declared that the coming revolution in Russia would be a revolution of the working class and could be no other. But in 1905 Trotsky, then 26 years old, in an essay of a few thousand words, unfolded the course which history was to follow.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Let us consider the mental climate of that period. Previous to that time, 1905, Europe and America had seen no revolutions of any importance since the Civil War of 1861 and the Commune of 1870. The Civil War was not then recognized for what was, and what Charles Beard has since called it, the Second American Revolution. The Commune, except to the Marxists (and the French bourgeoisie), had seemed an unpleasant episode growing out of the war. In 1905 the spectre of Communism was not haunting Europe. And the bourgeois writers and statesmen of those days, Viscount Bryce, the expert on democracy, Maximilian Herden, Beatrice and Sidney Webb, for whom Socialism would come if you just kept her inching along, H.G. Wells, Bernard Shaw, Lloyd George, Theodore Roosevelt, Woodrow Wilson, Benedetto Croce, Anatole France, Miliukov, the Manchester Guardian, the New York Times, the London Times, the Corriere del Sierra, all the finest bourgeois thinkers, and the distinguished organs of bourgeois thought, what a monumental pile of rubbish and nonsense they, reactionaries and progressives, were producing in this very 1905 about the world and its future. They and their successors are a little more sensible today, though to do them justice they lie more. From those bourgeois who took notice of it, the theory met with derision. Miliukov, the Russian savant, gave it a name and thus &#8220;Trotskyism&#8221; was born.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Despite all the evidence piled up under his eyes, the bourgeois of today cannot accept the theory; tar less the bourgeois of 1905. Capitalism, said this theory, was approaching its end and society was ripe tor the socialist revolution. This view Trotsky held in common apparently, but only apparently, with all Marxists. But, and here he broke sharply with all of them, Lenin included, Russia, the most backward of the great European states, would be the scene of the first socialist revolution. Where all the great European Marxists looked upon the coming Russian Revolution as one which would give Russia a bourgeois republic, Trotsky stated that this was impossible. A revolution in Russia, to be successful, would have to be a socialist revolution. True, Russia, a backward country with a hundred million peasants, was not ready for socialism. Left to itself the Russian Revolution would certainly collapse. But the Russian Revolution would unloose proletarian revolutions in Europe which would come to the assistance of the Russian. It would initiate the era of permanent social revolution until the establishment of worldwide socialism. Either this, or the collapse of capitalist civilization into barbarism.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In analytical power and imaginative audacity the theory is one of the most astounding productions of the modern mind. The bourgeoisie makes a great to-do about de Tocqueville who foresaw that America would one day free itself from England, Goethe, who recognized the significance of Valmy, and of Seward, who foretold &#8220;the irrepressible conflict.&#8221; How pitiable these are besides the work of Trotsky who foretold the future of a world. Except in the work of Marx, Engels and Lenin there is no comparable piece of political prophecy anywhere. After Marx's discoveries political thinkers were limited to the use of his method. It has never been better used. As for the bourgeoisie, its writings of 1905 remind us of the days when all the young men were for Racine, so remote are they from the terrible modern reality.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Verdict of the Years&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;What is more important for us than the limitations of the bourgeoisie is the limitations of the Marxists. They wrote and taught the socialist revolution but we know today that in reality Kautsky, for instance, did not believe in any such thing. Trotsky himself relates the deadly politeness of Austro-Marxism when, an exile in Vienna, he ventured to suggest to them the coming collapse of the world they knew. Such was 1905. In the genuinely revolutionary wing of socialism the theory met with fierce opposition. Lenin never ceased to deride it. As late as November 1915 he was slashing at Trotsky &#8220;who repeats his original 1905 treaty without stopping to think why life during a whole decade has passed by this beautiful theory ... amusing example ... incorrect ... To what limits Trotsky's confusion goes ...&#8221; Lenin believed that the revolution in Russia would be a democratic revolution, though he as confidently as Trotsky expected that it would unloose the socialist revolution in Europe, without which, he stated over and over again, the Russian democratic revolution would collapse. Trotsky refused to concede an inch. To the Mensheviks who preached that the Russian bourgeoisie would lead the revolution he said that the counter-revolutionary character of their ideas would show itself before the revolution. To the Bolsheviks who taught that the proletariat would destroy Tsarism but install the bourgeoisie in power he said that the counter-revolutionary character of their theory would appear after the revolution. The years have justified him. The Russian Revolution followed his road. After it came the post-war revolutions in Germany, Austria and Hungary, in Turkey and Italy, in Egypt and India, in China, in Spain. The Russian and other proletarian and nationalist revolutions have shaken the structure of capitalism. Two-by-four political thinkers attribute all to &#8220;the war.&#8221; As if the war fell from the sky and was not itself a product of capitalist disintegration; as if Lenin, long before 1914, had not watched the growing industrialization of India and China and predicted the coming proletarian struggles in those countries. But for these upheavals the socialist revolution in Russia would have been annihilated. True the socialist cause has suffered a succession of defeats. But the struggle is not over. In every chancellery in the world, Stalin's included, the spectre of Communism, grown to Arabian Nights proportions, sits at every conference. Read the bourgeois press carefully. Always between the lines and sometimes in them snarls the fear that the coming years will see the consummation of the audacious theory put forward by the young Marxist thirty-five years ago.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky's Creative Power&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The theory of the permanent revolution was no isolated spurt of inspiration. In abstract creative imagination and range of thought Trotsky excelled Lenin. Today we accept the idea of the single economic plan as an indispensable part of the socialist reorganization of society. Trotsky first put it forward in his little history of the Russian Revolution written during spare moments at Brest-Litovsk. Lenin at first opposed it as he opposed the theory of the permanent revolution. But that most realistic of men, though often wrong, was never wrong for long in the face of reality, and soon he recognized the value of the single economic plan as opportunely as he had accepted the permanent revolution in April 1917.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Besides the theory with which his name will always be associated, the outstanding example of Trotsky's analytic and creative power was the New Course, the outgrowth and flowering of the single plan proposal. It is characteristic of him that, immersed in his work, he never saw the dangerous growth of bureaucracy until Lenin, with an agonized urgency, pointed it out to him and asked for help. Lenin's immediate preoccupation was to take the political and practical steps necessary to break up Stalin and his clique. Here Trotsky failed completely &#8211; we shall deal with that later &#8211; but in the course of a few months he outlined a course of action which is one of the most profound and masterly plans of reconstruction ever laid before the rulers of a state in crisis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A succession of good harvests was dangerously increasing the weight of the peasantry and capitalism. Unless checked this would lead inevitably to the overwhelming of the proletariat and the Soviet power. The last great turn Lenin had given to the party had been towards the appeasement of the peasantry. But the retreat had gone far enough. It was necessary to embark on a bold plan of industrialization, using part of the wealth accumulated by the rich peasants. Collectivization, in proportion to the strength of the industrialization, should be the aim. Inseparably intertwined with the industrial was the political reorganization. He analyzed the dangers of bureaucracy, its causes and consequences, the relation of the youth to the older party comrades, the role of the masses in maintaining the revolutionary morale and integrity of the party. He called for a systematic education of the peasantry in the aims of the Soviet power. He set the whole against the background of the struggle for world socialism under the leadership of the Communist International. It is one of the classic documents of socialist literature. Socialism in a single country is impossible but Victor Serge, who knew Russia well, has drawn attention to what would have been the result of such a program not only in Russia but among the peasant millions of Central Europe. With Lenin's authority and the political skill which Trotsky so sadly lacked such a plan would have altered the whole history of Russia and the world. Trotsky fought for it for five years, and it received its final and most perfect expression in the Platform of the Left Opposition. It was only in 1929 that Stalin, having brought Soviet Russia to the brink of disaster, adopted some parts of it and carried them out with the brutality and exaggerations of the Third Period. Today the Russian Five-Year plans, the New Deal (Roosevelt's New Course), the Goering Four-Year Plan, Petain's Three-Year Plan, all are the misshapen offspring, conscious and unconscious, of the ideas contained in the New Course. But in the multifarious writings which expound these experiments, nowhere appears a hint of the comprehensive grasp of society as a whole, the political penetration, the breadth and humanity that are contained within the pages of that slender volume which is concerned more with the political approach than the actual economic plan. What Is To Be Done, The State and Revolution, and Imperialism are Lenin's greatest books, all analytical, all, profound as they are, compact of determination for immediate action. Trotsky's Results and Perspectives, in which is contained the theory of the permanent revolution, and his New Course, though written in the heat of action, broaden out, the first on an international and the second on a national scale, into the perspectives of the future. Here he was excelled by only two men in history, Marx and Engels, and by them only because they covered so much ground that they had limited the range of all successors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin's Successor&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;With the death of Lenin, the prime responsibility for Marxist analysis of contemporary events devolved upon Trotsky. He tells us himself that he had learnt from Lenin and the evidence is clear in his work. To his faculty for synthesis, of seeing history from a height, he had by now added a closer coordination between the general line of development and the immediate practical conclusions to be drawn at the different stages, though he never attained Lenin's superb mastery in this field. How deeply he had absorbed the lessons of the Russian Revolution and Lenin's method, is visible in his analysis of the Chinese Revolution, not so much in the Problems as in the essays in The Third International After Lenin. There is, as always, the same wide sweep and comprehensive generalization, but there is also a precision, a definiteness and a certainty in the handling of the specific problems which are absent from the pre-October work. The chief weakness in the presentation of the theory of the permanent revolution, the slurring over of the bourgeois-democratic stage, is brilliantly created.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We do not propose to give here any connected or complete account of Trotsky's work. Trotsky wrote on all the great issues of the day, turned them inside out, so that students of his writings have cinematic x-rays into the physiology and anatomy of twentieth-century society. But some example of his maturer method must be given in any evaluation of his place in history. The first that springs to mind his analysis of the Soviet bureaucracy. Despite the differences which developed between Trotsky and the Workers Party in the very last year of his life, despite unceasing criticism of his methods and his conclusions from all quarters, the fact remains that over the years, there is simply no analysis of the Soviet Union worth bothering about except his own. It is a lesson in Marxism to read not only Trotsky, but also &#8220;educated opinion&#8221; on the Soviet Union from 1917 to the present day. The howls of coming disaster at the N.E.P.; the struggle of the Left Opposition &#8211; when Trotsky was exiled to Turkey the London Times said that Stalin had sent him there to organize a revolt in the Near East; the colossal sneers at the Platform and Trotsky's plans for industrialization, to be followed by bulging eyes and hyperbole at Stalin's fabricated statistics; Sidney and Beatrice Webb on Russia in 1923 and then in 1933; Louis Fischer and Vincent Sheean; the thousands of &#8220;trained observers&#8221; who went to Moscow and saw for themselves through Stalin's spectacles; Barbusse and Remain Rolland; the bourgeois intellectuals on the Moscow Trials &#8211; those clumsy, brazen, incredibly impudent falsifications which were exceeded in stupidity only by the comments of the intelligentsia; as one looks back at Trotsky's writings on the one hand and the rows of dustbins on the other, one realizes what it is to be a Marxist in these days. But there are Marxists and Marxists. In the revolutionary Marxist movement his writings on Russia stand alone, for we are still without (perhaps shall be forever) the work of Rakovsky, Sosnovsky and others persecuted by Stalin. Outside of Russia there is nothing. Many people opposed what Trotsky wrote. They had a brief importance only through opposition to him. This one opposes Trotsky in 1934 on this point, another opposes him in 1936 on that. But a connected body of comprehensive thought in opposition? It does not exist. This, the strongest part of his theoretical work, is, however, so closely intertwined with the struggle for the Fourth International, that it can be treated adequately only in a special article or rather series of articles. It is more convenient and more opportune to illustrate Trotsky's role after his expulsion from Russia by his analysis of the rise and victory of German Fascism. To read those half-dozen slender volumes today is to wonder how a voice so strong and so clear should have cried in the wilderness.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The First Four Congresses on Fascism&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;He did not start from scratch. The first four Congresses of the Comintern, in which he took so preponderant a part, laid the foundation for all future analysis of the economics and politics of our age. The Platform of the Communist International (1919) in its second paragraph repeated the by then familiar thesis of Lenin. &#8220;Monopoly supplants free competition. The isolated capitalist is transformed into a member of a capitalist association. Organization replaces wild anarchy.&#8221; From the First Congress there is an insistent reiteration of the tendency to complete statification of all aspects of society by the imperialist state. The Manifesto of the Congress laid down the line. &#8220;If the absolute subjection of political power to finance-capital has led humanity to the imperialist butchery, this butchery has given finance-capital the chance not only to militarize the state completely, but to militarize itself in such a manner, that it can continue to fulfill its economic functions only by fire and blood.&#8221; The military state, what Lenin called &#8220;the vast state-capitalist military trust and syndicate&#8221; was the ultimate to which capitalism was moving. These states would inevitably seek &#8220;wholesale military decisions of a violent nature.&#8221; It was from there that Lenin and Trotsky began, while all the democrats carolled about parliamentary democracy and the League of Nations. Of German parliamentary democracy, specifically, the Second Congress (1920), said that &#8220;it is merely a gap between two dictatorships.&#8221; It would be no parliamentary dictatorship. The Second Congress, using its eyes, pointed out that besides the capitalist state, &#8220;other counterrevolutionary organizations of a private character formed under its aegis and placed at its disposal, work to put a violent end to strikes, to commit provocations, to bear false witness, to destroy revolutionary organizations, to do away with communist institutions, to massacre and to set afire and take other measures to defend private property and democracy.&#8221; The personnel of these bandits consisted of &#8220;the sons of the big proprietors, big bourgeois, petty bourgeois who do not know what to do with themselves and, in general, declassed elements ... the twenty thousand officers of the Hohenzollern army.&#8221; These counter-revolutionaries would be destroyed only by &#8220;the smashing hammer of the dictatorship of the proletariat.&#8221; This was in 1920. In that year the great masses were following the Communist Party. But by 1921 the revolutionary wave had subsided and in 1921, at the Third Congress, came the theses on the united front. In 1922 Italian fascism took power and at the Fourth Congress, in 1923, a section in the resolution on tactics analysed the danger of Fascism. &#8220;Legal methods of constraint no longer are sufficient for the bourgeoisie ... the fascists are not only fighting organizations, mainly counter-revolutionary and armed to the teeth, but they try by means of social demagogy to create for themselves a base among the masses in the peasantry, in the petty bourgeoisie and even in certain parts of the proletariat, utilizing adroitly for their own counter-revolutionary ends the disillusionment provoked by so-called democracy.&#8221; It can't happen here and could only happen there? Lenin and Trotsky knew that barring the socialist revolution it is going to happen everywhere. The Fourth Congress stated that there was a danger of Fascism among other countries beside Italy. In Germany; and &#8220;under one form or another fascism is no longer impossible in countries like France and England.&#8221; Such was the leadership that the great Bolsheviks gave to the international proletariat. Today one has to listen to solemn and presumptuous idiots who will tell you that Marxism has failed or is lacking in understanding of the modern world. We may pass them by. Lenin stopped work in March 1923. One year afterward, Stalin, having seized the power, informed the world that Social-Democracy and Fascism were twins. One can therefore appreciate the motives of those who, using the name of Marx, complacently ask, &#8220;What difference would it have made to Russia if Trotsky had won in the struggle with Stalin?&#8221; We shall soon see what difference it would have made to the German proletariat. Behind the sham determination of their determinism, these enemies of Bolshevism conceal a genuine determination to defend bourgeois society.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Menace of Hitler&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Such was the basic analysis. Therefore when at the September 1930 elections in Germany, Hitler's vote jumped from 800,000 in 1928 to 6 million, Trotsky, an exile in Turkey, was immediately on the alert. He knew at once what millions are now learning in blood and suffering and death. We do not propose to spend time here on the Stalinist crimes and responsibilities of that period. What we want to recall is the Marxist method in the hands of a great master applied to a social crisis which has since grown so that it dominates the world.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Writing after the September elections, Trotsky indicated the menace which Hitler represented and called upon the Communists to stop their attacks on the Social Democracy as the twin of Fascism and to struggle for the united front. But in the course of the following months Stalin held the Communist Party of Germany to its course and in August 1931 forced it, against its own wishes, to form an alliance with the fascists against the Social Democrats. The Social Democracy, in its turn, preached an abiding faith in one God, democracy, with Bruening as its prophet. Later they would exchange Bruening for Hindenburg. More than any other living being Trotsky saw the whole frightful catastrophe which loomed, and in November 1931 he finished his first great document on Fascism: Germany, the Key to the International Situation. He calls it &#8220;hastily sketched reflections.&#8221; There was no false modesty here. He merely wrote down what seemed to him the crying obviousness of the situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;He begins with the Spanish revolution which was then eight months old. How the pseudo-Marxists and the liberal democrats beat the air when Hitler and Mussolini intervened in Spain! Trotsky begins his essay on Germany with Spain where he sees the struggle as likely to be of a more or less protracted character. England also shows the possibility of years of partial ebbs and flows. France occupies a secondary role in world economics, with immense privileges and pretensions in world politics. This contradiction will heap dangers upon dangers and upset the internal stability of France. In America the economic crisis has laid bare frightful social contradictions. At the first sign of a rise in economic depression, the trade union movement will acutely feel the necessity of tearing itself loose from the of the despicable A.F. of L. bureaucracy. (Here is the C.I.O predicted.) American capitalism itself will enter an epoch of monstrous imperialism, uninterrupted growth of armaments, of intervention in the affairs of the entire world, of military conflicts and convulsions. Japan's adventure in China can lead to revolution in Japan for the Chinese, despite their weakness, will always improvise new armies. This is the background on which stands out in bold relief the situation in Germany. On the solution of the German crisis hangs the fate not only of Germany but of Europe and the entire world. Socialist construction in the USSR, the revolution in Spain, the fate of France and Britain, China and India, the development of the working class movement in America, all this rests &#8220;directly and immediately&#8221; on who will be victorious in Germany, Fascism or Communism. [1] The Communist Party, said Trotsky, must announce the danger, must unite the working class by a struggle for the united front with the social-democratic leaders. It must let the international proletariat and the Red Army know in advance, &#8220;Fascism can come into power only after a merciless, annihilatory civil war to the bitter end.&#8221; The German Communist Party had at one period over 300,000 members.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It was more than enough. But instead of seeking the united front, Stalin's minions declared every minute of the day that the Social-Democracy, not Hitler, was the main enemy. They were counseling a retreat. Let Hitler come to power. After will be our turn. They got that from Stalin who did not want to be bothered with any German revolution. It was in response to this that Trotsky uttered a warning which is the most poignant in all the historic literature of our times and day by days tolls louder in our ears.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;14. The coining into power of the German &#8220;National Socialists&#8221; would mean above all the extermination of the flower of the German proletariat, the disruption of its organizations, the extirpation of its belief in itself and its future. Considering the far greater maturity and acuteness of the social contradictions in Germany, the hellish work of Italian Fascism would probably appear as a pale and almost humane experiment in comparison with the work of the German National Socialists.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Retreat, you say, you who were yesterday the prophets of the &#8220;third period&#8221;? Leaders and institutions can retreat. Individual persons can hide. But the working class will have no place to retreat to in the face of Fascism, and no place where to hide. If one were really to assume the monstrous and improbable to happen: that the party will actually evade the struggle and thus deliver the proletariat to the mercy of its mortal enemy, this would signify only one thing: the gruesome battles would unfold not before the seizure of power by the Fascists but after it, that is: under conditions ten times more favorable for Fascism than those of today. The struggle of the proletariat, taken unawares, disorientated, disappointed and betrayed by its own leadership, against the Fascist regime would be transformed into a series of frightful, bloody and futile convulsions. Ten proletarian insurrections, ten defeats, one on top of the other could not debilitate and enfeeble the German working class as much as a retreat before Fascism would weaken it at the given moment, when the decision is still impending as to the question of who is to become master in the German household.&#8221; (Germany, the Key to the International Situation)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;How To Stop Fascism&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Fascists consisted of the petty-bourgeoisie, and the new middle class, artisans, shopkeepers, the technical personnel, the intelligentsia, the impoverished peasantry. One thousand Fascist votes equalled one thousand Communist votes on the scale of election statistics. But on the scales of revolutionary struggle, a thousand workers in one big factory represent a force a thousand times greater than a thousand petty officials, clerks, their wives and their mothers-in-law. &#8220;The great bulk of the Fascists consist of human rubbish.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Away from the centre of things, dependent upon newspapers days old, and unable to feel the pulse of the masses, as he complained, he followed events as best he could and in the next twelve months produced a succession of articles which were like a series of powerful searchlights in the prevailing darkness. Never for one moment did Trotsky falter on the supposed division between different sections of the bourgeoisie and the possibility of Bruening crushing Hitler or controlling him. He based himself on the crisis of German capitalism which demanded that the bourgeoisie get rid of the workers' organizations altogether. Capitalism at a certain stage has to &#8220;smash all independent and voluntary organizations, to demolish all the defensive bulwarks of the proletariat, and to uproot whatever has been achieved during three-quarters of a century by the social democracy and the trade unions.&#8221; German capitalism had reached that stage. Since 1918 he and Lenin had been awaiting it and only the proletarian revolution could stop it. (Look and learn if you can while there is still time, Messrs. Democrats of 1940, look and learn.) Trotsky wasted no breath in shouting imprecations on Fascist brutality and sadism, or making psycho-analytic researches into Hitler's ambition. He knew what German capitalist economy imperatively needed in order to survive. It would be overthrown by a socialist revolution or it would smash everything before it. In Germany and out-side Germany, before Hitler and after Hitler, the fools and the wise men, some very exalted statesmen indeed, besides the usual riff-raff of bourgeois intellectuals, speculated on the control that would be exercised over Hitler, on the pressure from the left, the balance of the center, the restraint of the right. Trotsky kicked this out of the way almost without looking at it. &#8220;What relationships would develop in the early days between Hitler, Schleicher and the Center leaders, is more important for them than it is for the German people. Politically, all the conceivable combinations with Hitler signify the dissolution of bureaucracy, courts, police and army into Fascism.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It would take too long to detail how, article by article, he foresaw move after move, and prescribed the course of action necessary to unite the Stalinist and the social-democratic workers in common struggle against the fascist bands. Together these workers had forty per cent of the votes. In actual struggle they were overwhelmingly the strongest section of the country. They controlled transport, production and distribution. The transport workers could paralyze the small Reichswehr. Millions of workers were trained for war by their experiences in 1914&#8211;1918.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hitler and The Outside World&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On the international scale he was as usual at his best. A special conference of the Communist International to place the crisis before the revolutionary workers everywhere; a joint plan for coordination of Soviet and German industry to be worked out by German and Soviet engineers with the participation of the German working class movement; a declaration by Stalin that in view of the repeated expressions of hostility to the USSR by Hitler, the Soviet government would consider Hitler's accession to power as a threat to its future existence and would mobilize the Red Army on the borders of Poland. Trotsky had done the same thing under similar circumstances in 1923. In 1932, the economic crisis had every country by the throat, none more so than the &#8220;new society&#8221; of Italian Fascism. A fierce bitterness against the imperialist governments burned in the hearts of millions of workers in every country. The revolution crackled in Spain, ready to blaze, a tremendous revolutionary ferment was shaking India. Never at any time was there less fear of capitalist intervention in a revolutionary Germany. Of the success of a Communist Germany the bourgeoisie had no doubt. Doubt it left to the intellectuals. Lloyd George said, after Hitlers coming to power, that it was just as well, for these Germans would know how to manage their communism.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky made some mistakes e.g., in Germany, the Key to the International Situation, he thought that in the first period of its rule if victorious, German Fascism would be the tool of France. But this &#8211; and nearly all his other mistakes &#8211; flowed from a constant incapacity to acknowledge perhaps even to himself, the full depravity of Stalinism. He did not think it possible that the Stalinists in Germany would capitulate so completely as they did. Who else thought so? About the social-democratic bureaucrats he had no illusions. He knew and said in advance that their upper layer preferred the victory of Fascism to the socialist revolution. When Wels, Liepart and Co., offered their services to Hitler it was no surprise to him. Knowing the future that awaited Europe he had to sit and watch the catastrophe unroll itself before him.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;He wrote rarely on bourgeois foreign policy. Every line in What Next? and The Only Road, the two brochures in which were collected the articles which followed Germany, the Key to the International Situation, is addressed, like ninety-nine per cent of his writings, to the workers. They could stop Fascism, nobody else could. But some months after Hitler came to power he completed his analysis in a pamphlet. What Hitler Wants. Hitler had astonished the world by a most pacific speech, which, following on a bellicose piece of rhodomontade by Von Papen, fell like a soothing lotion on Europe's troubled ears. Trotsky, with mathematical precision, itemized Hitler's foreign policy. The inevitability of the new conflict between Germany and France; his immediate aim: to restore the military power of Germany; the use of Italy, &#8220;but with the Italian crutch alone German imperialism will not rise to its feet&#8221;; the splitting of England from France by the coming German departure from the League of Nations; England to be bribed by Hitler taking upon himself &#8220;the protection of European civilization, of the Christian religion, of the British colonies, and other moral and material values, against Bolshevik barbarism ... Hitler is convinced that on the scales of Great Britain the danger of German Fascism to Western Europe weighs less than the danger of the Bolshevik Soviets in the East. This evaluation constitutes the most important key to the whole foreign policy of Hitler&#8221;; Hitler would strive to unite the vanquished nations only the more pitilessly to crush them after; and, rearmament being accomplished, should the East be difficult, the explosion might take place along a different direction. &#8220;For if it is still possible to discuss to what degree offensive means are distinguished from defensive means, it is already beyond dispute that the military means suitable for the East are equally suitable for the West.&#8221; The essay ended with another warning. Europe needs a new organization. But woe betide it if this work falls into the hands of Fascism. The historians of the Twenty-first Century would then have to write that the war of 1914, called the &#8220;war for democracy&#8221; soon led to the triumph of Fascism which became the instrument of the destruction of Europe's economic and cultural organizations. He hoped that the old continent still had enough vital strength to open for itself a different historical road. This is the man who three years afterwards was accused by Stalin and Browder of being in alliance with Hitler. And the intellectuals read and shook their heads and said &#8220;It is possible.&#8221; He made only one serious error. He laughed to scorn the idea of an alliance between Hitler and Stalin and that is a question that demands detailed treatment. Enough for the moment that Trotsky was writing in the summer of 1933 He knew then that Stalin had openly asked for the alliance in March. And Hitler had refused. The Soviet Union of 1933 was not the Soviet Union of 1939.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Idiots and bourgeois scoundrels always emphasize Trotsky's personal brilliance whereby they seek to disparage Trotsky's method. The two are inseparable. His natural gifts were trained and developed by Marxism and he could probe these depths of understanding and ascend to these peaks of foresight because he based himself on the Marxian theory of the class struggle and the revolutionary and predominant role of the proletariat in the crisis of bourgeois society. The choice is still yours, Messrs. Democrats, the choice between Fascism and socialism. And if you say that instead you choose democracy, then the lesson of the rise of German fascism is still lost upon you, though you know very detail of German history since 1933 and can point out the absurdities of Mein Kampf.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Organizer&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is difficult, it is impossible to write about the career and achievements of this extraordinary man without the instant use of superlatives, and yet they are rigidly and soberly applicable. Marx and Engels were the guiding spirits of the First International but their work was largely literary &#8211; the exposition of ideas. In that field Lenin and Trotsky continued and developed on foundations which had been well and truly laid. But history prevented Marx and Engels from being men of action on the grand scale. Trotsky, his theoretical writings apart, belongs to that small company of human beings who have been instruments in assisting new worlds to be born. We have no need to retail here the leadership of the revolution which earned him the title of the Man of October, or his organization of the Red Army. What we have to do in order to get an approximate evaluation of his historical significance is to compare his role with that of other great political figures at similar historical rises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Russian Revolution is the greatest revolution in history and among the political events which have been decisive in altering the course of human society, come what lay, it takes a high place. As we look back over the history of Western civilization, we can see the high spots, the German Reformation, the Thirty Years War which ruined Germany and laid the basis of modern Europe, the English Revolution, the First American Revolution, the French Revolution, Bolivar's liberation of Latin America, the American Civil War. There are others, and there is scope for argument, but it is incontestable that each of these marks the beginning of a new epoch in human relations. The dynastic wars of the eighteenth century, even such a war as the Franco-Prussian War, shrink into insignificance as times marches on. It did not extensively matter to the world who conquered India, the British or the French, but it was matter of life and death to Western civilization whether the North conquered the South or vice versa: it is not spleen that makes Hitler foam at the mouth when he speaks of the Northern victory. The success of the Russian Revolution ushered in a period of crisis for Western civilization such as never existed before since the third century of the Roman Empire. And this time not only Western civilization but the fate of the world is at stake. Among the men who played the decisive parts at these historic climaxes Trotsky easily takes his place as one of the foremost.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;He is not in the very first rank. Cromwell and Lenin stand towering above all others. Lenin organized the Bolshevik Party, was the strategist of October, and again and again saved the revolution. Cromwell was indispensable, statesman and soldier as well. But Marat was a journalist and agitator of genius and that was all he did; Robespierre as a politician; Danton was a politician but his chief contribution was his tactical leadership of the revolution. Washington was a soldier and much of the politics of the revolution was in other and more capable hands. Lincoln ad the enormous advantage of always being in control of the state-power. He had neither to overthrow nor rebuild. Trotsky on the other hand was second in command of those who planned the greatest overthrow of the existing order recorded in history. During the crucial months the tactical decisions on which depended success or failure were entirely in his hands. War and revolution are the two greatest social crises. At this business of leading a revolution he showed himself a great master, all the more because twelve years before he had correctly disentangled the main motive forces and direction of the revolution: he masters tactics best who has most profoundly mastered strategy. And as if that were not enough he proceeded almost overnight to show himself one of the greatest war ministers in history. Any historical study or analysis of war and armies must of necessity give a high, in some respects a unique place, to Carnot the &#8220;organizer of victory.&#8221; But Carnot was no politician. He was a trained army officer. Trotsky, previous to the revolution, having done his share of the work done by Rousseau, Voltaire and Mably, then turned to the revolution to do the work of Danton, immediately dropping that to do the work of Carnot, all this on a scale infinitely surpassing the limitations of eighteenth century France, at the helm of a revolution which directly changed the lives of over a hundred and fifty million people and administered a shock to society the echoes of which are still reverberating in its remotest corners. Prickly and poisonous as are such analogies to handle, yet they are indispensable in arriving at any conclusion as to the historical stature of any great actor on the human stage. But by these or any other standards one conclusion emerges. Trotsky was one of the most powerful agents of social dynamics who has lived in this or any other time. [2]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Man of Ideas&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Here is a list of achievements which can challenge comparison with that of most men in history, without our taking into account the History of the Russian Revolution. There is no need to dilate on his intellectual and physical endowment, his iron self-discipline, his devotion. And yet this superbly gifted theoretician, executive, and leader of men on the grand scale, who achieved so much in the realm of politics, was a very defective politician. We do not refer to the fact that he had built no organization of importance before 1905. There was no room for a second Bolshevik Party in Russia. Lenin might be wrong on the imminence of the socialist revolution in Russia. But his party was the proletarian party and Trotsky, who repudiated the Menshevik doctrine and the Bolshevik practice, was of necessity left in a no man's land of small dimensions: two Bolshevik parties in any country at the same time is impossible. Nor do we refer to the weakness of the Fourth International to which he devoted his last years. It is possible to differ with Trotsky on some of the organizational conflicts of the Fourth International during the last period, and yet it is easy to recognize for what they are, those who place the responsibility for the smallness of our forces on him and his &#8220;methods&#8221; and his weaknesses. They are for the most part disgruntled backsliders or people looking for excuses to get out of the movement. But recognition of his genius does not preclude the obvious fact that 1905 found him outside of an organization; 1917 found him again without an effective organization in which to function; in 1923, at the greatest crisis of his career, though he was, after Lenin the most famous and popular leader of Russia in the party, among the proletariat, and among the peasantry, Trotsky found himself pushed out of power as if he were a fourth-rate bureaucrat. It was Trotsky's reputation with the great masses of the people that Stalin and his friends of the moment feared and systematically destroyed. Actual power Trotsky had none. Second-raters like Zinoviev and Kamenev were rooted, the one in the Leningrad Soviet, the other in the Moscow Soviet. Stalin had to do a deal of digging to get them out. Trotsky was rooted nowhere, not even in the army he had built from the ground up. No sooner was Lenin ill than Trotsky's power in the party was seen for what it was &#8211; a glittering shell. Such failures were not due to superficial characteristics. If they were, a man of his devotion and his will would have conquered them. They were organic and his work is not fully comprehensible without seeing them as an essential part of the man he was and the things he did. The weakness was not all on the debit side.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Let us look at his style, for words were his greatest weapons as a man of action. He expressed himself always amply, completely and with care, writing and re-writing and re-writing. Man of action though he was, the whole of him is contained in his books. The false way in which the chairman of a Soviet district committee approaches the kulak is only a small link in the chain whose largest links are constituted by the attitude of the Red trade unions towards the General Council or of the Central Committee of the C.P.S.U. towards Chiang Kai-Shek and Purcell.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;How magnificent it is. Range and precision, but above all range. These and similar superb generalizations are scattered all over his works. He could bring the whole world situation to bear upon the single point he was discussing. Here is a longer example.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Caesarism, or its bourgeois form, Bonapartism, enters the scene in those moments of history when the sharp struggle of two camps raises the state power, so to speak, above the nation, and guarantees it, in appearance, a complete independence of classes &#8211; in reality, only the freedom necessary for a defense of the privileged. The Stalin regime, rising above a politically atomized society, resting upon a police and officers' corps, and allowing of no control whatever, is obviously a variation of Bonapartism &#8211; a Bonapartism of a new type not before seen in history.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Caesarism arose upon the basis of a slave society shaken by inward strife. Bonapartism is one of the political weapons of the capitalist regime in its critical period. Stalinism is a variety of the same system, but upon the basis of a workers' state torn by the antagonism between an organized and armed soviet aristocracy and the unarmed toiling masses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;As history testifies, Bonapartism gets along admirably with a universal, and even a secret, ballot. The democratic ritual of Bonapartism is the plebiscite. From time to time, the question is presented to the citizens: for or against the leader? And the voter feels the barrel of the revolver between his shoulders. Since the time of Napoleon III, who now seems a provincial dilettante, this technique has received an extraordinary development. The new Soviet constitution which establishes Bonapartism on a plebiscite basis is the veritable crown of the system.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;In the last analysis. Soviet Bonapartism owes its birth to the belatedness of the world revolution. But in the capitalist countries the same cause gave rise to fascism. We thus arrive at the conclusion, unexpected at first glance, but in reality inevitable, that the crushing of Soviet democracy by an all-powerful bureaucracy and the extermination of bourgeois democracy by fascism were produced by one and the same cause: the dilatoriness of the world proletariat in solving the problems set for it by history. Stalinism and fascism, in spite of a deep difference in social foundations, are symmetrical phenomena. In many of their features they show a deadly similarity. A victorious revolutionary movement in Europe would immediately shake not only fascism, but Soviet Bonapartism. In turning its back to the international revolution, the Stalinist bureaucracy was, from its own point of view, right. It was merely obeying the voice of self-preservation.&#8221; (The Revolution Betrayed, pp. 277&#8211;279)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;One writer alone of modern times had the same range &#8211; Spengler. [3] A horizon separated him from Trotsky in precision. We who know his work may perhaps be a little dulled by familiarity. That page, however, is the summary of two thousand years of history ending in judgments of the two major phenomena in modern society, which are as startling as a picture suddenly flashed on a screen and as precise and incontrovertible as a proof in geometry. Trotsky, man of action, was therefore, above all, an intellectual, a man of theory. Thus he was a man for whom ideas had far more reality than people. Vulgar minds like Louis Fischer say that he had his head in the clouds. There is just a germ of truth in it. But he was never dreaming or admiring himself. He was always conscious of the panorama of history, not as an antiquarian but in its bearing on the problem in hand. He said so. He deplored his weak memory for faces but admitted to his memory for ideas. That sentence in his autobiography tells as much. He has made still more revealing confessions. He says openly that for him power was an inescapable burden. &#8220;In prison with a book or a pen in my hand, I experienced the same sense of deep satisfaction that I did at the mass-meetings of the revolution.&#8221; Such a spirit is absolutely foreign to the genuine homo politicus. He even goes so far as to say that he found prison a perfect place for writing: &#8220;It was so quiet there, so eventless, so perfect for intellectual work;&#8221; it was the one place where he was certain not to be arrested. It is a joke but a joke perfectly in harmony with his general approach to life. In the midst of one of the most difficult periods of the revolution he had on his desk some of the latest books on science and chafed that he could find no time to read them. (Joseph Stalin, we may be sure, was not worried at his ignorance of Einstein's theory.) After the October Revolution, when Lenin asked him what position he wanted, he had never thought of it because he had always wanted to be a writer. That was his trend of mind. In a different age he would not have been a politician at all. Compare Lenin who never finished The State and Revolution because, as he gayly writes in the introduction, it was far more enjoyable to be going through a revolution than to be writing about it. Lenin, it is known, loved conventions, conflicts over resolutions, the wear and tear and hurly-burly of political strife. Trotsky, it is clear, hated them. He would have preferred to be elsewhere, at his desk. His political work was a duty. He saw the moving forces of history and played his part. Conscious that it was a great part, he was glad to be able to give so much in a struggle where gifted men are so few. He could throw his cloak about his shoulder in superb style as when, at a difficult moment in the History he remarks: it seems easier at times to have captured Petrograd in 1917 than to write the history of the event. (How his small bright blue eyes would have gleamed just before he said it.) But in this consciousness of himself there was not the slightest meanness nor conceit. His writings against Stalin are evidence. There is rage and indignation at the degradation of the Russian Revolution, but there is not one line, not a comma, of personal bitterness. The confinement irked him but he was as happy at his desk in Coyoacan as he was in the Kremlin. It was true, too true. He loved learning, knowledge, theory for their own sake, whereas Lenin, more learned and more profound than Trotsky, loved them for the sake of the revolution. He could not resist a theoretical disquisition. &#8220;What constitutes the essence of a dual power? We must pause upon this question, for an illumination of it has never appeared in historic literature.&#8221; Follows a rather lengthy digression in the History and, feeling guilty, he is at pains to assure the reader at the end to have patience, it will be worth it. &#8220;It may seem as though this theoretical inquiry has led us away from the events of 1917. In reality it leads us right into the heart of them ... Only from a theoretical height is it possible to observe it fully and correctly understand it.&#8221; At the tensest moments of revolution and war he way always looking at events from a theoretical height. Stalin, his rival, never ascended to any theoretical height. He was always crawling about down below. And to be successful, politicians must learn to grub.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Man of Feeling&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;That is one key to Trotsky's character and his work. Another was his attitude to the masses. He had a passionate faith in them and no great work for socialism, theoretical or practical, can be done without it. On one occasion he spoke of them with an unsurpassable dignity and restraint. &#8220;Mr. Attorney,&#8221; he told Finerty during the sessions of the Dewey Commission, &#8220;France and Great Britain are not my allies. They can be the allies of the Soviet state. My allies are the workers of all countries, and the only allies I recognize are the workers of all the other countries. My politics are established not for the purpose of diplomatic conventions, but for the development of the international revolutionary movement of the working-class. I cannot put hopes in the allies of the Soviet Union, in France and England. They can betray one another. They can separate from one another. But I am sure that the workers who understand very well the situation &#8211; they will be free and they will win one hundred workers, and the hundred workers a thousand soldiers. They will be victorious at the end of the war. It seems to me very simple, but I believe it is a good idea.&#8221; But though he had no illusions about them his general attitude was one of explosive indignation at their oppression and sufferings. &#8220;Workers to the shops! Such is the iron-clad egotism of the educated classes, liberals and socialists alike. These people believed that millions of workers and soldiers lifted to the heights of insurrection by the inconquerable pressure of discontent and hope, would after their victory tamely submit to the old conditions of life.&#8221; More than once the History refers to the freedom from drudgery of the domestic servants. Of many passionate outbursts in the History one of the most remarkable is the description of the horny hands and hoarse voices of the Paris workers intruding themselves on the political stage where the silken gentlemen are settling the fate of the nation. His chapters on the revolution in the autobiography are instinct with a hot sympathy for humanity in the mass. It is often a characteristic of the gifted intellectual, and particularly of men who are somewhat aloof from their fellows. It is the chief ingredient in the complex of psychological traits which make the great mass orator. You can feel it in every page of Burke and Demosthenes. But neither of these were great politicians in the small sense of that word. Most young men have it.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky never lost it. The possessor of it can usually lead men to accomplish the impossible, but a certain tendency to rashness goes with it. With all his self-discipline Trotsky's feelings could outrun his discretion. To demonstrate by contrast, read Lenin's writings. There is the same passion but it is controlled. Rage at Mensheviks and petty-bourgeois radicals? Yes. But outbursts of moral indignation, of outraged sympathy are singularly few. But if he was never the orator that Trotsky was, he was never the man to be swept off his feet. He lost his head once only, and that in a personal question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;And finally, quite in keeping with Trotsky's passion for ideas, his generous indignation at injustice, was his sense of personal rectitude, his idealistic approach to life. All who knew him intimately even when he was one of the rulers of Russia speak of it. Max Eastman and also Souvarine, who, a fierce opponent of Trotsky's politics, has said of him that there was nothing &#8220;mesquin&#8221; in his character, not a trace of rascality. It is a noticeable characteristic of many great writers and philosophers, but a fatal weakness in a politician. You can see it in all his writings. Was any other politician of similar eminence capable of saying at a public investigation, &#8220;I can say that never in my life did I take the interest take the contrary of the truth. If you will, in plain words, a lie. I believe, in our society, which is very contradictory, that the conventional rules of conduct in family, society, or corporation &#8211; everybody from time to time is obliged not to say the truth. I committed it sometimes. I believe the question can be decided only by comparison of the lies I was obliged to give, and the truth. I believe that in the balance my truths are more heavy than the lies. It seems to me so in the more important questions, the decisive questions, in the questions upon which depend the actions of many people, of friends, of their fate &#8211; it seems to me that I never committed such crimes.&#8221; Trotsky had been through much, but the fundamental honesty of his character, his inner sensitiveness, as he quite unconsciously expresses them here, are very moving, but very revealing also. He was a materialist but none of the great idealist philosophers ever surpassed the conclusion of his address to the Dewey commission. &#8220;Esteemed Commissioners! The experience of my life, in which there has been no lack either of successes or of failures, has not only not destroyed my faith in the clear, bright future of mankind, but, on the contrary, has given it an indestructible temper. This faith in reason, in truth, in human solidarity, at the age of eighteen I took with me into the workers' quarters of the provincial Russian town of Nikolaiev &#8211; this faith I have preserved fully and completely. It has become more mature, but not less ardent. In the very fact of your Commission's formation ... in this fact I see a new and truly magnificent reinforcement of the revolutionary optimism which constitutes the fundamental element of my life.&#8221; Caesar, Cromwell, Napoleon, Lenin, men of deeds, his place is among them. But he was not one of them really. By nature and inclination he would have preferred the company of Plato, Aristotle, Spinoza, and Goethe. History was not unkind to him personally. He got his chance before he died and took it with both hands. Men make history and to understand history we must understand men.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin and Trotsky&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;With an understanding of Trotsky as that type of person we can now better understand his successes and his failures. After the 1905 revolution, he met Lenin in Finland. They discussed politics and found themselves in general agreement against the Mensheviks on the political issues of the day. Lenin, always suiting the action to the word, taunted Trotsky with refusing to join the Bolsheviks. Trotsky preferred to wander around for twelve years between Bolsheviks and Mensheviks. He remained untaught by his experience of 1905 when the Mensheviks and Bolsheviks divided between them the leadership of the proletariat. Especially after 1905 a man intent on political power, on political influence, which is the first business of any politician, would have joined one or the other of these parties. Trotsky could not. And his reasons were essentially the reasons of a man repelled by Lenin's toughness and what seemed to him the unscrupulousness of the Bolsheviks. How bitterly he complains! &#8220;During the last three to four years of intense party frictions, the life of very many committees has consisted of a series of coups d'&#233;tat in the spirit of our court revolutions of the eighteenth century. Somewhere way up on top somebody is incarcerating, replacing, choking somebody else, somebody proclaims himself something-and as a result, the top of the committee house is adorned by a flag with the inscription, &#8216;Orthodoxy, centralism, political struggle'.&#8221; He accused the central apparatus itself of starting a new discussion every month, &#8220;the apparatus supplies the topic for it, feeds it by false materials, draws its summary, dispenses justice, postpones congress for a year, and is now preparing a congress from among its own apparatus workers previously appointed, who are to authoritate the people on top to continue this work in the future as well.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thus 1917 found him in an insignificant organization. But for the Bolshevik Party, created by Lenin, he would have been helpless, and his grasp of the situation and his gifts would have run to waste. Trotsky has stated emphatically that without Lenin there would have been no October Revolution. He was fully capable of leading a revolution alone, but all the evidence points to the fact that without Lenin he would not have been able to handle the Bolshevik Party. Trotsky never minimized the personal weakness which kept him out of the Bolshevik Party till 1917. Lenin mitigated its consequences while he lived. When he died Trotsky paid heavily.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky rendered inestimable services to Russia but twice his enthusiasm, his love of the idea, nearly wrecked the Russian Revolution. Despite his somewhat ingenuous explanation of Brest-Litovsk in My Life, the fact remains that he made a terrible error in 1918. That Russia would be saved by the international revolution Lenin knew as well as he. Lenin knew as well as he also that the October Revolution had to hold itself free of any stain of imperialist dealing. But Lenin said, &#8220;Peace now, for we cannot fight.&#8221; Trotsky persisted in chasing a mirage of his own imagination and his obstinacy cost Russia dearly. Had he voted with Lenin earlier the peace would have been signed weeks before. He tries in places to balance Lenin's mistakes in urging the attack on Poland in 1920 with his own in 1918. The comparison is quite false. Soviet Russia could afford a gamble in 1920. The whole point of 1918 was that the country was on the edge and could not take the slightest chance. In 1920 during the dispute on the Trade Union question, oblivious to the reality, he let his imagination run away with him again. He did not want to militarize labor as the Stalinist liars report, but he wanted to fuse the trade unions with the state administration. His basic argument was that Russia was a workers' state and therefore the trade unions, as the workers' organizations, could administer the state. Lenin's reply was devastating. &#8220;Comrade Trotsky says that Russia is a workers' state. Excuse me, that is an abstraction.&#8221; Had Trotsky had his way he would have placed the Soviet state in mortal peril.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lenin saved Russia from the political consequences of such a blunder. He could not save the party from the organizational consequences. Trotsky had taken up the cause with his usual enthusiasm, single-mindedness and the emotional drive which had swept everything before it in 1905, 1917 and in the formation of the Red Army. For a moment Lenin was in a minority. But Trotsky had to be stopped, and Lenin fell back on Zinoviev, Stalin and others who had long been waiting their chance to discredit Trotsky. The falseness of Trotsky's position, the recklessness with which he advocated it, Lenin's political generalship soon put an end to Trotsky's adventure. But Lenin, though recognizing Trotsky's invaluable qualities, sought to guard against any more of these volcanic eruptions. There was a reorganization of party functionaries. Krestinsky, Preobrajensky and others of Trotsky's supporters, able and powerful men, were &#8220;distributed.&#8221; Less than two years afterwards Lenin fell ill and at the crisis which followed his incapacitation, Trotsky, never concerned with his strength in the party organization, found himself isolated. The whole episode is one of the most instructive in the history of the Bolshevik Party, and in the political biography of Trotsky. He brought it on himself not only in the political error &#8211; during the debates Lenin carefully pointed out that they all of them made theoretical errors &#8211; but in the way he behaved.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trotsky Without Lenin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finally, in the crisis of 1923, Trotsky conducted himself like a philosopher who had spent his life in a study and had suddenly been asked to take charge of a policy at a party conference. We do not wish here to raise the question of whether this policy by Trotsky or that could have succeeded or had better results than the one he followed. He himself, and, for the immediate political aim, very rightly, always insisted on the economic and social factors at work, minimizing the personal factors. But his political naivet&#233; and the idealism of his character are almost incredible but for his own unsuspecting documentation. Trotsky tells us how, over forty, with his head packed with history and a lifetime of political struggle behind him, he hesitated to make a bid for power because he did not want people to think that he was too anxious to step into Lenin's shoes. The rest of his strategy is no less amazing. In the hands of Kamenev and Stalin he was a child. Exaggeration? Then characterize these two incidents. Lenin sent him a private letter dealing with an urgent political question in which Stalin and his clique of the moment were intensely interested. Trotsky immediately proposed to show the letter to Kamenev and would have done so but that Lenin stopped him, pointing out that Kamenev would show the letter to Stalin who would inevitably deceive them. All who knew Stalin knew him for what he was. Trotsky knew that Stalin had attempted to poison Lenin's mind against him. He knew all the intrigues that were going on even before Lenin had the final stroke. Yet read his autobiography. He himself reports not one single action of his own to counter Stalin's intrigues. Instead he sent the following message to Stalin by Kamenev. &#8220;I am against removing Stalin ... But there must be an immediate and radical change. Let (Stalin) not overreach himself. There should be no more intrigues, but honest co-operation.&#8221; Never was the leopard more sincerely asked to change his spots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This is not being wise after the event. Lenin saw to the ultimate end what Stalin stood for. His last writings show it without possibility of argument and it is only within recent years that we have been able to understand their full urgency. Trotsky, warned and warned and warned again, wandered about like a child in a forest of wild beasts. An embittered American anti-Trotskyite [4] gives meaning to his life by ceaseless attacks on Trotsky as having entered into a pact with Stalin to deceive the Russian people. Undoubtedly owing to the political situation Trotsky, rightly or wrongly, submitted to the suppression of Lenin's testament, and assisted Stalin to get out of the hole he was in on the National Question. But such compromises, though there can be arguments and differences of opinion about them, are inevitable in the most principled party in the world, and no political party was ever more concerned with principle than the Bolshevik Party in its heroic days. What this critic fails to see is that whatever policy Trotsky was following, whatever tactical compromises he found it necessary to make, he himself, being the man he was, was bound to fail. That he was able to use his magnificent gifts in the way he did was due to the fact that Lenin had created the Bolshevik Party. Who does not understand that does not understand the letter B in Bolshevism.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The last of his blunders which may be conveniently dealt with here was his political position on the Russian invasion of Poland and, particularly, of Finland. As in 1920, pursuing an idea to the end, he repeated his formula: Russia is a workers' state and therefore it must be defended. Unfortunately for his followers he did not stop there. He condemned the invasion and perhaps for the only time in his long career found himself in an insoluble intellectual contradiction. For if Finland was an outpost of imperialism and Stalin was justified in crushing it then Trotsky's condemnation of the invasion was a mere gesture to the widespread disapproval and dismay of the workers. But sharp as were the differences between the present Workers' Party which was expelled from the Socialist Workers Party, a split was not necessary on this question alone. Trotsky knew that, but despite his unwillingness he was cunningly maneuvered into a position in which his authority and energy were unscrupulously used for an aim he did not have in mind. When he recognized what was happening, it was too late. To the end he remained what he was, a man incapable of leaving his main work and concentrating his powerful intellect on the tricks and dodges which are inseparable from politics. Unscrupulous men not fit to clean his pen could gain his confidence and get the better of him. Not the least significant was the tragic circumstances of his death. He had been warned against his murderer but this GPU agent earned his favor by an exaggerated devotion to Trotsky's political position. For six months he discussed politics with the greatest living master of politics and Trotsky never detected a false note, apparently set no trap for him. We can be certain that whoever else might have been deceived by an imposter, Mr. Joseph Stalin would not have been. In the end the idea expressed was more important and interesting to Trotsky than the person expressing it. It was his strength, the cause of some of his greatest triumphs, but it was his weakness, the cause of some of his greatest failures. We must have him as he was. If you agree with this interpretation of his political character, then you will agree that the power of will and self-discipline with which he devoted himself to a type of work for which he so often expressed a personal distaste is, like so much about him, probably unsurpassed by any other figure of similar stature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;From a Theoretical Height&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;What we are trying to do here is to make an historical evaluation of Trotsky and his work. Nowhere is it so necessary and fruitful as in a consideration of the History. The bourgeoisie, particularly, in this age, lives from hand to mouth. Philosophy it has none &#8211; Mussolini's writings on Fascism enjoy a merited obscurity. Mein Kampf is no more than the political card-sharping of Machiavelli, adapted to the age of mass production, finance-capital and imperialism. No bourgeois critic can properly evaluate Trotsky's book. For any kind of historical evaluation you need an end &#8211; for example, socialism; a material force &#8211; the revolutionary proletariat and the colonial peoples; a political method &#8211; Bolshevism. This is ours, it is from there that we begin: others may have their own and are welcome to it. But having nothing the bourgeoisie is at a loss not only with politics but with writing of all kinds. Today the Fascists are making history and the Stalinists with them. Why have they not had anything very important or interesting to say? Molotov's &#8220;Fascism is a question of taste&#8221; is at least original. Even that cannot be said of Stalin's also solitary contribution to recent literature: the brilliant phrase that Russia would not pull anybody's chestnuts out of the fire. Against this and similar curiosities set the body of Trotsky's writings. On the one hand brutality, hypocrisy, lies and cunning, clumsily and coarsely expressed; on the other strength, honesty, high aspiration and a sparkling intelligence, dynamic power, all portrayed through the medium of a style whose miracles we know even in translation. [5] The bourgeois critic will explain it in terms of personal ability. A patent and far-reaching error. The style is the man, and men like Hitler and Trotsky speak for a social order. An age, a class, a political system expresses itself through its great books. The Declaration of Independence and Lincoln's Gettysburg Address are two of the greatest pieces of writing in any language. Beside them Winston Churchill's rhetoric is shoddy. Yet Churchill is a greater master of language than either Jefferson or Lincoln and wants to win his war as much as they wanted to win theirs. His weakness lies in his historical circumstances. They had enormous historical confidence. Churchill has none. He is doubtful of the past, fearful of the future. It is historically that we must approach Trotsky's History of the Russian Revolution. We do not only take it as our own and judge it by its own standards. We compare it to other literary and political writings of this and other ages. We make a genuinely historical comparison. We shall find that in the same way as Marx and Engels stand above all who have concerned themselves with the analysis of society, as Lenin and Trotsky rank with the greatest of those who have helped to alter the lives of large masses of human beings, so Trotsky's History is far more than a brilliant history of a great event. It is the greatest history book ever written and one of the most stupendous and significant pieces of literature ever produced in any language.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We do not intend merely to assert. We shall demonstrate. But we must not be short-sighted about these things. These tremendous achievements were the achievements of men, but these men could do the things they did because they represented something &#8211; a method, a system of ideas, they could do them because they were the advance guard of something infinitely greater than their individual selves &#8211; a new society. At a time when our forces are small we need to maintain the Marxist tradition ready for the day. The best way to maintain it is to understand it and one sure way to understand is through the History.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But your pseudo-Marxist will certainly ask: What use is it that Trotsky wrote so well and Hitler and Stalin write so badly? What does it prove? It proves a hundred times over the historic significance of the ideas which Trotsky stood for. Great books do not drop from the sky. Messrs. pessimists are soused to the marrow in the vinegar of bourgeois empiricism and trained from childhood to worship the established fact. That is why to the greatest problem of the present day, the future of Marxism, they come armed with the scientific weapon of primitive man: the philosophy of simple addition. The Marxists have six hundred members here, eighty here and twenty there. And on the other side look at Hitler's thousands of airplanes and millions of men. Obviously, oh, how obviously, the Fourth International is doomed to failure. Trotsky, looking at Marxism since 1840 and all that it had done, faced the future with confidence and looked upon the ready reckoners as a man looks upon little boys playing at marbles. They do no harm until they try to introduce their infantile accounts into the records and perspectives of mature men. We cannot judge history by its probable effect on our own tender hides. Any hill-billy in the wilds of Arkansas can do that. We must have historical perspective, look a long way back and a certain distance forward. It will not then be difficult to see what the History of the Russian Revolution represents. It is the climax of two thousand years of European writing and study of history. It is these and similar things that were in Trotsky's mind when with his last words he said that he was confident of the victory of the Fourth International.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Western Civilization and History&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;First a brief review of the historical hierarchy. Herodotus was the first. And he set himself to tell the history of the war between the Greeks and Persians before the material was forgotten. He was not an Athenian citizen. He was an impressionable intellectual, widely read and widely travelled, who was caught by the romance of history. He wrote down what he gathered and from that day he has been the model and inspiration, whether they know it or not, of countless historians, inside Europe, inside Asia, and inside everywhere else. But we lose sight of what is essential in him if we allow his love of the picturesque to obscure the purpose of his book &#8211; the victory of Greece over Persia. It was the defense of civilization against barbarism, the greatest peril that the Greeks had ever faced. He had a great theme, one which every civilized man on the Mediterranean coast could understand and feel. Thirty years after, Thucydides, in his very first paragraph repudiated Herodotus. With singular acerbity for so urbane a man, Thucydides in that paragraph says that before the Peloponnesian War nothing of importance had ever happened. It was as if a modern American historian watching the world situation had called upon the American people to stop reading about Columbus and to study his history of the 1914 war. Man of affairs, politician, soldier, this sober Athenian was sick of all this old tale-telling in the face of the threat to Athens. He wrote a book which to this day is not excelled for gravity, lucidity, proportion and knowledge of politics. He wrote with one aim &#8211; the glorification of Athenian democracy. &#8220;Our country is governed in the interests of the many instead of the few. That is why it is called a democracy.&#8221; How those words have echoed down the years, drowning the sighs and groans of the Athenian slaves! The great Romans, Livy and Tacitus, wrote within a few years of each other. They hated the autocracy and depravity of the Empire, and Livy, in particular, glorified the constitution of the Roman republic and the stern virtues of ancient Rome. He gives one of his best speeches to Cato denouncing a law which allowed freedom of attire to Roman women. As Rome went to pieces without any future, men clung to the past which Livy had idealized by forty years of labor. Rome fell but Latin literature remained and when the Renaissance brought back the study of the classics, all the growing forces of liberalism in Europe nourished themselves on the vivid artistry and republican sentiments of Thucydides, Livy and Plutarch and cursed tyranny in the language of Tacitus. By the end of the nineteenth century Livy had been translated some five hundred times. The Elizabethan age was famous for its translations. Amyot translated Plutarch and North translated Aniyor, giving Shakespeare rich material for plays. To all these people Livy and Plutarch were far more important than Hoinshed and Froissart. The heroes of the French Revolution conceived themselves as heroic Romans of the republican days. So did Babeuf. The finer shades of European history are a closed book without an understanding of what the classics meant to all the educated classes. For generations they learned nothing else at school. The climax came with Gibbon, who gathered together all the learning and classical consciousness of centuries in his justly celebrated book. But a hundred years ago Guizot knew that for the scientific history of Rome you had to look elsewhere than in the Decline and Fall. Gibbon's history was the historical peak of the age of enlightenment. He was a member of that cosmopolitan society of Voltaire, Frederick the Great, Catherine and the French aristocracy which flourished before the French Revolution. Even the Bourbon monarchy enjoyed this culture and Gibbon's devastating attack on Christianity was characteristic of educated society in his day, not excluding French bishops. Aristocrat though he was, he represented progress. Voltaire was a prolific historian of the same school. Two generations after Gibbon, Michelet wrote of the French Revolution with an erratic passion that made him a French classic. Macaulay made his political reputation in the struggle for the Reform Bill of 1832 and his history so dominated bourgeois English thought for a century that it is only since October 1917 that the whig tradition has ceased to reign over all English academic writing. Yet he was so biased that his great history is fittingly called a whig pamphlet in four octavo volumes. Green was less crude, but of the same school. His Short History of the English People first made history popular among all classes. All the English prejudices of the last sixty years, their belief in English history as one long struggle for liberty culminating in the British constitution, their conception of themselves as a Germanic people born to freedom, the Magna Carta legend, the Cromwell Protestant legend, all come straight from Green. These histories are some of them good, some of them bad. Green, the most popular, is very bad. But that is not their importance. What they do is to hold not a mirror but a banner up to society. They give society or more often a class an image of itself, not as it was but as it thought it was, or as it would have liked to be. In them is written the history of an age, but not in the sense that they thought they were writing. Gibbon portrays eighteenth century Europe as well as the Roman Empire. These writers were great artists, powerful personalities, preaching a cause, and &#8220;they wrote so well because they saw so little.&#8221; [6] But all of them represented some powerful progressive idea, and the great classics first, and these and their satellites after, dominated the thought of the bourgeoisie for over four hundred years. Even Gibbon, aristocrat though he was, was an English aristocrat and praised the Roman constitution in which he thought he saw the model of the British. Then suddenly, with Michelet and Macaulay the line comes to a dead stop and is taken up again only with Trotsky. Why? A few dates will help us.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michelet's book appeared in 1847&#8211;50 and the fiery History of the French Revolution was directly inspired by the 1848 revolution, the events leading up to it and his own belief in Communism. Macaulay's first volume of the History of England appeared in 1848. But 1848 was the year when the socialist revolution first appeared. It was the year of the Communist Manifesto. The spectre began to haunt Europe. Sharp eyes were watching, and the call for liberty vanished from bourgeois historical writing on the grand scale. Mommsen's History of the Roman Republic appeared in 1854, six years after 1848. Not at all accidentally, he was a German. He loved parliamentary democracy but he hated the proletariat, especially after 1848. There was only one refuge for him, Bonapartism, and the climax of his learned work on Rome is his description of Caesar as &#8220;the entire, the perfect man.&#8221; Bismarck and Napoleon III did their best to emulate if not the perfection at least the entirety of Caesar. Carlyle before 1848 had been so sympathetic to the workers as to win favorable notice from Marx and Engels, but 1848 drove him into the reaction and henceforth he was the advocate of the hero, essentially Mommsen's entire and perfect man. The domination of the world market enabled Britain to be a little more liberal and Green published in 1874. But six years after Green came Seeley's Expansion of the British Empire, whose idiotic thesis that the British founded their empire in a fit of absence of mind, did not prevent his book from being one of the most widely read of the day. Mahan's Influence of Sea Power in History, though not widely popular, was scarcely less influential. Mommsen, Carlyle, Bismarck, Nietzsche, Seeley, Mahan, all that they had to say of political importance was gathered into one tremendous volume &#8211; Spengler's Decline of the West, which was completed in 1917. During the very hours that Spengler was writing finis to bourgeois civilization, Lenin was completing The State and Revolution and Imperialism in preparation for the Russian Revolution. In face of the grandiose movement of social revolution, the slow accumulation, the dramatic confrontations, statements of position, retreats and advances, battles across a world for the future of society, in the face of all this, how mean and piddling are the smug calculations of our sneering accountants, blind to the historical process as a whole and unable to rise above their own insufficiency!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is, as Trotsky would say, from this theoretical height that we can see what the History has restored to historical writing. To Gibbon, to Macaulay, to Trotsky, liberty meant different things. Trotsky's conception is the widest. That is not the point at issue now. What matters is that the proletariat at least calls for liberty. The bourgeoisie cannot find one great writer to do so. Marx's claim that the future of society rests with the proletariat is demonstrated as clearly in historical writing as in economic analysis. This guarantees nothing. To show where the future of any liberty that we may look forward to lies, is no guarantee of its success. But this reactionary and cowardly sentiment, masquerading as realism, draws strength as reaction always does, from ignorance. There is something very concrete to the great historians, propagandists though they were. Not a single broad political step forward in modern European history has ever been taken in the name of tyranny. The exalted sentiment of the popular historians always related to economic expansion and political progress. Even Christianity, the ideological successor to the Roman Empire, spoke in the name of the liberty of the individual, his right to the disposition of his own soul; opposed the Roman State and slavery. The Reformation saw itself as a revolt against papal tyranny. The absolute monarchy was the first political resource of the bourgeoisie against the feudal lords. Its misconceptions of Thucydides, Livy, Plutarch and Tacitus seemed like heaven on earth to the bourgeoisie. No taxation without representation; life, liberty and the pursuit of happiness; liberty, equality and fraternity; government of the people, by the people and for the people, contained falsities, conscious and unconscious, but they broke monstrous and avowed tyrannies. Workers of the World Unite, aims at doing the same. But for the first time for over five centuries, a political system with a great fanfare of newness and solution to crisis, makes a political virtue out of tyranny, inequality; class, racial and national prejudice; and decries everything that European civilization has striven for, in theory at least, since the Renaissance. During Europe's worst periods of reaction, the period of the counter-reformation and the Holy Alliance, the most reactionary writers could find something plausible to say in defense of their cause. German imperialism plunders in order to live. Fascism is the decline of the West and its protagonists know it in their souls. Their writings on all subjects except the seizure of power are nothing else but lies and nonsense, cold-blooded deliberate falsification. Not a flower blossoms on their arid heaths. There is no soil in which anything can grow. They are just a thin cover for exhausted bourgeois society. They can have nothing to say. Mommsen and Carlyle said all when the bourgeoisie still could preserve some illusions. If Trotsky's History does not guarantee the inevitability of socialism, Mein Kampf guarantees the fraud of Fascism as a solution to the ills of capitalist society.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Not Only Art But Science&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We have carefully avoided hitherto dealing with the scientific aspect of Trotsky's History. It is familiar to all Marxists, and gives the final endorsement to its value as propaganda on the grand scale. For whereas the other historians in the pursuit of their aim shaped their material as an artist shapes his figures Trotsky claimed and irrefutably demonstrated that his history was scientific in that it flowed from the objective facts. He challenged anyone to question his documentation and the challenge has never been taken up. In method and presentation the book is as scientific as the Origin of Species. It may be challenged as Darwin was challenged, but on concrete not on abstract grounds. No herald of liberty and progress ever stood more firmly with both feet on the earth. And yet in pure style, this materialist, as rigid with facts as Scaliger, is exceeded in no sphere by any one of his ancestors, not by Thucydides in proportion and lucidity, nor by Tacitus in invective, nor Gibbon in dignity, nor Michelet in passion, nor by Macaulay, that great bourgeois, in efficiency. There is a profound lesson here not only in history but in aesthetics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;And finally, the book is not only a propagandist tract, the expression of an attitude to society, and a scientific thesis. It is besides, what none of the others is. It is a summons to action. It is not only a banner and a blueprint. It is a roll of drums. Through it breathes not only the spirit of this is what we aimed at, this is the way it was done, but also, this is the way to do it. Every aspect of the struggle is scientifically analyzed and expounded, and the reader is not so much rhetorically exhorted to join up, but as he sees the difficulties and feels the unbounded confidence and unshakeable will which attacks and overcomes them, the knowledge and the power, he becomes part of this wonderful adventure. Resentment at oppression smoulders in hundreds of millions of people all over the world. What they lack is confidence in their own powers. How can we fight and win? The answer is in the History. And by and large, the advance guard of this generation have been ready for that answer. In translations, for the author had no country, it has sold thousands upon thousands of copies. On the shelves of many rank and file Social-Democrats it occupies an honored place, and it has penetrated into the homes of numerous Stalinists, the only book by Trotsky since his exile to do so, despite their copious denunciation of all his writings. This is not one of its least triumphs. Had the Third International been a revolutionary organization, this book, with its knowledge, its confidence and its will, would have inspired, directly and indirectly, millions of political leaders all over the world. History has deemed otherwise, but it is another proof of what we know in so many other fields, that it is Stalinism above all which confuses the working class and keeps away from it that knowledge and understanding without which it cannot conquer. The new class is willing to listen. What it requires to know is there. An excrescence stands in the way. Powerful though it is it is still an excrescence. To see the History in perspective is to realize that it is Stalinism which is the accident and that the proletariat and its spokesman are a sequence in the movement of European life and thought as we have known them for five centuries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;How a Classic Is Born&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Now a book could be a propaganda tract on the grand scale, an attempt at a scientific treatise, and a summons to action, could be written by a highly gifted participant in a great event, and yet be merely one of many other books. The memoirs of all who took part in the last war are there to show that these are not sufficient to write a great book. That the History is what it is due certainly to Trotsky's power as a writer. There is no substitute for a great artist. But that for us is the least consideration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;With the Communist Manifesto began something entirely new in historical method. Specially to show how the new method should be used, Marx deliberately wrote the Eighteenth Brumaire, but afterwards he and Engels wrote specifically on history only as the occasion presented itself, and always to the point and no more. Bernstein and Kautsky wrote historical works which were illuminating but academic. The Marxist method enables you to write a scientific history. But it is not a talisman. Kautsky and Bernstein were bureaucrats, the one a concealed and the other an avowed reactionary. And Marxist method or no Marxist method only passionate conviction can write a great book. Neither Lenin nor Rosa Luxemburg wrote history. Men of action must cease being men of action to write history, which demands a certain tranquility. But during all these years, there was accumulated in books, articles and correspondence, a vast amount of thinking on history; isolated sketches, scholarly works, deductions and observations about classes, states, insurrections, mass movements, which formed the Marxist corpus. It was not collected anywhere but the students of Marxism knew it. It was in the background of Lenin's mind always. He studied the proceedings of Cromwell's Long Parliament and the proceedings of the Paris Commune during the French Revolution, and thus tested and amplified the principles laid down by Marx. Trotsky followed this example, only whereas Lenin seemed by nature inclined to economic and statistical studies, Trotsky's natural instincts as we have seen drove him to history and writing. Trotsky also had met and talked with all the great European Marxists of his time. In 1905 came the theory of the permanent revolution, and from that time on, not to mention the earlier years, how the Russian Revolution would develop was the main preoccupation of the Social Democrats in Russia and of European Marxists as a whole. But whereas everyone, according to his gifts and opportunities, contributed and analyzed, no one, not even Lenin, analyzed more deeply than Trotsky. He had his theory to test and to defend and he was above all a man of theory. Thus the structure and movement of the Russian Revolution was the very structure of his mental make-up, the axis around which he lived intellectually and emotionally. Came 1917 and for seven intense months, first outside and then inside Russia, he saw and helped and guided. Thus it is safe to say that no previous writer was ever so much completely master of a great subject as Trotsky was of the Russian Revolution. Politically mankind came of age with the Russian Revolution. Caesar, Cromwell, Marat, Robespierre and other famous men had worked largely by instinct. For the first time in history, a man had foreseen the main lines of a great historical event, and then had himself been instrumental in carrying it through to a successful conclusion. Lenin had to revise his conceptions. Not Trotsky. Any writer, any artist would know the extraordinary power and confidence, the certainty of direction, that would be Trotsky's when he sat down to write. Such was the background. The interplay of class as a whole and individual artist are fused here as nowhere else that we know in writing. But that is only half the book.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A revolution is the greatest event in the life of all those who experience it. It alters the food that you eat, the way you eat it, the clothes that you wear, even the way of a man with a maid. And never were so many people jerked so far and with such violence as were the people of Russia by the October Revolution. Thus from 1917 onward an unending stream of reminiscence, memoirs, documents, conferences, conversations, contributed unceasingly to the consciousness of the leaders of a historical event who from the beginning were as conscious of their historic selves as no other leaders in history. Politicians, diplomats, aristocrats and merchants wrote, the official historians collected, but worker-Bolsheviks, ordinary workers, ordinary peasants, ordinary soldiers, all poured their contributions in. How often Trotsky must have talked about the revolution to ordinary folks. How glad they were to talk to the man of October! Too much material can swamp. But to Trotsky who since 1905 had the main lines of the map clear, it defined, clarified, enriched, illustrated. Had he remained a ruler of Russia, the book would never have been written. But driven into exile he settled down to it. (He was at his desk at last, with a pen in his hand.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Into the book went all the historical knowledge and understanding which Marx and Engels had started to accumulate, and which the Marxists had continued, step by step, as the proletariat and peasantry of the whole world moved slowly forward. All that Marx and Engels and Lenin had written and thought about great revolutions in the past and Trotsky's own discoveries, Lenin's studies of 1905 and the period in between, 1905 and 1917, all the erudition, conflicts, thoughts of the Russian Social-Democracy, the writings and analyses that followed 1917, of Lenin, of Bucharin, of Rakovsky, and scores of other gifted men, and of all the millions of the Russian people, all this Trotsky gathered together. The artist in him, suppressed for forty years by the needs of the revolution, now opened out, and with the same personal force, discipline and will which always distinguished him, he hammered this mountainous mass of facts and ideas around the theme of the class struggle into one of the most powerful, compact and beautiful pieces of literature that exists in any language, prose or poetry. Milton says that a great book is the precious life-blood of a master spirit. True. But in the History is the precious life-blood of many master spirits; and also of the Russian people, of the French proletariat, in 1848 and 1870, of Ironsides and Jacobins and sansculottes, of the abortive German revolution of 1918, of the Chinese and other nationalist revolutions. All, all are there. All had contributed their sufferings, their hopes, the wisdom that was drawn from their experiences. A hundred years of socialist thought and proletarian struggles have gone into the making of that book, the first of its kind. No one will ever be able to write like it again for generations. Historians will write, their wine will be new, but their bottles will be old. It is the first classic of socialist society and it will never be superseded. For there may come a time when Capital will be of historic interest only, when What is to be Done will be pondered over by students who will seek in vain to recapture the remote circumstances which produced Bolshevism of the imperialist age. But the History will remain the bridge between the long line which leads from the Old Testament and Homer, Greek tragedy, Dante and Cervantes, to the books which will be written when, in Marx's famous phrase, the history of humanity begins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Voice of the Revolution&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;With the conclusion of the History it might have seemed that Trotsky had done enough for one man. And yet, infatuated exaggeration though it may sound, his last phase is the most unprecedented of his wonderful career. He was the most powerful and celebrated exile in history. Napoleon at St. Helena was out of it. Bismarck walked down the gangway and was rowed into oblivion. Napoleon III finished like the last discord of a modern jazz composition. Kaiser Wilhelm added a beard to his moustache. These men ruled tremendous empires for many years and then sank from public affairs like stones. As for the social-democratic rubbish, the Kerenskys, the Chernovs, the Bauers, Caballeros, Negrins and Prietos, what a miserable down-at-heel assortment of discards, old curs with scarcely spirit enough to yelp at the moon &#8211; for nobody wants to hear them. All of them, kings and bureaucrats, could find a place to stay. Great organizations, sometimes great states, backed them. Yet all added together they amount to nothing. Trotsky could not rest anywhere. No country wanted him until Mexico added lustre to its history by giving him a home. He was pursued by all the resources of the Soviet state. Despite the devoted solicitude of his supporters he was often in financial straits, for though their devotion was unlimited, their numbers were few. Yet from all these difficulties he emerged as a veritable tribune of the international working class, speaking for the proletarian revolution and for socialism as no private individual ever spoke for any public cause. First was the gigantic conflict with Stalin and the Soviet bureaucracy. Never did any state spend so much time, energy and resources, to blacken the reputation and silence the ideas of a single individual. His supporters were systematically murdered. Unprecedented trials were arranged for the purpose of getting rid of internal enemies and utterly discrediting him. Huge political parties all over the world carried out the orders and repeated the slanders of Moscow. Almost single-handed, Trotsky, aided only by a small and devoted band of followers (they did a great historic work), fought Stalinism to a finish and inflicted upon it a resounding defeat. Today the whole world knows that Stalin lied, that Trotsky was no enemy of the Soviet Union, that he stood for the revolution as it was originally conceived, and though they hate him for his unswerving devotion to revolution, yet his sincerity and his loyalty to the cause of socialism are not questioned. He fought for that, not on account of his personal reputation &#8211; he was always confident of the judgment of history &#8211; but because he knew that in attempting to discredit him, the Stalinists, inside and outside Russia, sought to discredit the ideas for which he stood &#8211; the ideas of revolutionary socialism. Periodically the front pages of every newspaper in the world were covered with the records of this great conflict, and Stalin, the ruler of a hundred and seventy millions and Trotsky primus inter pares of a few scattered thousands, met as equals on the arena of world public opinion. It will be said that historical events helped him to win his final victory. What infinite wisdom! As if Trotsky did not know that history was moving in a certain direction, as if all his efforts were not directed towards hastening and clarifying the process.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Stalinists claimed that he gained all this publicity because he was an enemy of the Soviet Union and the bourgeoisie used him. It is a pitiable self-deception. At the time of the Moscow Trials, the Manchester Guardian was advocating an alliance between Great Britain and the Soviet Union. Yet it threw open its pages to him, for in the confusion all felt that only one man could help to elucidate the mystery and that man was Trotsky himself. That was the secret of his power. He could clarify the world bourgeoisie, in the confusion in which it finds itself. It learned something from him. He was prepared to speak whenever asked, because he knew the limitations of bourgeois wisdom; through their organs he spoke to the workers about every important event, not only on revolutions on which he was an authority, but on every development in the steady progress to war. Journalists came from all over the world to interview him, certain that people would read eagerly what he said. His books were literary events, simultaneously reviewed everywhere and pondered over.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;To attribute it all to his personal brilliance, the vigor and incisiveness of his expression, is an absurdity we have already dealt with earlier. Trotsky represented something &#8211; represented it adequately, magnificently, with a power that was all his own, but yet he was only a representative. He represented the proletariat in the period of the decay of capitalism. The proletariat is a mighty force in the modern world. If the radical intellectuals do not know it, the bourgeoisie does. The bourgeoisie listened to Trotsky because whether it recognized this or not he represented the point of view of the world revolution. The bourgeoisie does not accept Marxism. It cannot. But it was obvious to many bourgeois thinkers that on any knotty tangle of international politics he always had something of value to say. Why had Hitler come so easily to power in Germany? What was the significance of Hitler? Why, why the Hitler-Stalin pact? How would the war end? He told them what he thought. They listened to his predictions because these turned out so often to be true. But if they were hazy as to the source of his ideas they had no illusions as to what use he intended to make of them and they carefully excluded him from their shores. When he died, in their news columns and obituary notices they recognized the greatness of the figure that had so dominated a social epoch, in their editorials they vented their spleen against the implacable enemy of their society.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For those who can understand history there is a tremendous significance in this last period of Trotsky's life. Like some bold reconnoiterer he forced his way into the enemy's camp, and using every trick, wile and dodge at his command, and giving away practically nothing, he carried on the battle, cleared paths, exposed dangers, charted a course, knowing that though the great armies had fallen behind and were stumbling, they were coming, slowly but inexorably they were coming. And that almost alone he could do so much was a testimony not only to his personal qualities but to the great forces which he represented. How little some of his friends knew it, and how well his enemies! Stalin, aware of the state of his regime and in what a tottering world he lived, did not count Trotsky's meagre following and then sit back in comfort. He knew that as long as Trotsky lived and could write and speak, the Soviet bureaucracy was in mortal danger. In a conversation just before war broke out. Hitler and the French ambassador discussed the perils of plunging Europe into conflict and agreed that the winner of the second great war might be Trotsky. Winston Churchill hated him with a personal malevolence which seemed to overstep the bounds of reason. These men knew his stature, the power of what he stood for, and were never lulled by the smallness of his forces. If some of our radical intelligentsia will not learn from Marxism, perhaps they will ponder on the view of Trotsky held by Stalin, Hitler and Churchill.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Fourth International&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;And yet his work as spokesman of the revolution was not his main occupation in this period. Not at all. For him that was secondary. What interested him most was getting his ideas directly to the masses through revolutionary organizations. This work is a chapter in itself and is treated elsewhere in this memorial number. It is almost unknown to the general public. All of it is included in the words &#8211; the struggle for the Fourth International. We of the Fourth International know what was the quality and quantity of that work; the enormous labor, the knowledge and wisdom, the enthusiasm he put into it. Always he saw history from a great height. Yet a dispute between ten struggling young comrades, five thousand miles away from him, whom he had never seen or heard of until they wrote to him, would occupy his devoted attention for hours and hours at a time. People accuse Trotsky of impatience and domineering. They do not know what they are talking about. He had his opinions and fought for them. In ideological struggles he was a relentless foe. With him theories were not interesting ideas to be played with, as is the detestable habit of the bourgeois intellectuals. They were weapons in the class struggle. But to know and to appreciate his powers and his past, the enormous force of this many-sided and yet perfectly integrated personality, and to see him listening patiently to some inexperienced comrade putting forward his inexperienced ideas, to read letters in which he took up some apparently minor point and elaborated it meeting all possible objections one by one, was to have a great lesson in the difference between the superficial arrogance which often characterizes essentially sensitive men, and the ocean of strength, patience and resiliency which can come from complete devotion to a cause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;That is the secret of his life and achievement &#8211; we cannot state it too often &#8211; the fact that he was not only gifted above his fellows but that he early abandoned a bankrupt society and embraced a cause which used all that he had and placed no limits on his development. Bourgeois society limits and cramps and distorts. Winston Churchill is a man who in energy and diversity of natural gifts, courage, and spirit, executive capacity and artistic instinct, could not have been anything if at all inferior to Trotsky. Yet look at the result. His whole great British Empire has throttled instead of developing him. It has debarred him from understanding history: he has no historical method. He was at the head of the British navy in the last war and knew everything from the inside, yet his World Crisis is commonplace, and full of a windy rhetoric. His recent speeches are far above anything bourgeois democracy has produced in this crisis. He describes with clarity and style. Yet, at the conclusion of one of his best efforts, all he can tell the British people is so to bear themselves that if they lived a thousand years, men shall say this war was their finest hour. It is not a chance phrase. Men in such times as these do not use chance phrases. Perspective he has and can have none, unless, like Hitler, he turns himself definitely and consciously round and tramples upon everything that humanity has aimed at, however unsuccessfully, in thousands of years of painful effort. All the gifts in the world would not have saved Trotsky from a similar fate had he limited himself to bourgeois society. Being determines consciousness. In the struggle for socialism he strides through the world, a titan among men, excelling in every field he touched. An exile half his life, persecuted as no man has been persecuted, he lived the fullest life of any human being hitherto. The field of being which he chose developed his consciousness to a pitch reached by few men. That consciousness he did his best to pass on to us. It is ours to guard, from each according to our abilities. Let us see to it that we do our share. He himself now belongs to history and this is an historical evaluation. But his death is recent enough and each of us is personally indebted to him for too much to exclude a personal note. Motley closed his noble history of the Dutch Republic by saying of William the Silent that for thirty years he was the guiding star of a whole great nation, and when he died the little children cried in the streets. Whatever the fate of our movement, whatever its successes or failures, whatever our personal lives may hold, to us who knew him and worked with him, now that he is dead, the world will never be the same again.&lt;br class='autobr' /&gt;
Footnotes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Germany, the Key to the International Situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. There is a characteristic and diverting passage in My Life (p. 358) on Trotsky's estimate of his work as War Commissar. He says that if anyone could be compared with Carnot it is his assistant, Sklyansky. Trotsky knew that the natural comparison was not Sklyansky but himself, and knowing that Carnot's role in the French Revolution was important but confined, carefully disentangled himself by giving the role to Sklyansky. He need not have worried. But he was always careful of the verdict of history.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. And Spengler had it not only in the history of society but in music, art and literature. It Is to be hoped that the fog of mysticism does not obscure for Marxists the colossal learning, capacity for synthesis and insight of Spengler's book.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. George Marlene.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. This does not mean that this writer, for instance, is in complete agreement with everything Trotsky wrote. There are not negligible sections to which he is absolutely opposed. These will be taken up in good time. But the disagreements are family disagreements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. See the Introduction to the Black Jacobins by C.L.R. James.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="en">
		<title>A FOURTH INTERNATIONAL, THE ONLY HOPE</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6585</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6585</guid>
		<dc:date>2021-12-29T04:17:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		


		<dc:subject>English</dc:subject>
		<dc:subject>Russie</dc:subject>
		<dc:subject>Espagne Espa&#241;a</dc:subject>
		<dc:subject>Stalinisme</dc:subject>
		<dc:subject>IV&#176; Internationale</dc:subject>
		<dc:subject>Parti r&#233;volutionnaire</dc:subject>
		<dc:subject>trotskisme</dc:subject>
		<dc:subject>C. L. R. James</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C.L.R. James &lt;br class='autobr' /&gt;
A FOURTH INTERNATIONAL, THE ONLY HOPE &lt;br class='autobr' /&gt;
THERE IS A LOGIC IN HISTORY AND DESPITE ALL THE rich and strange episodes of historical evolution there is a consistent line which can be followed. We can see the future of the Third International in the role it plays in the Spanish revolution. THE SPANISH REVOLUTION &lt;br class='autobr' /&gt;
When Franco launched his attack on the Popular Front Government, that hybrid showed exactly what is to be expected from these political combinations of bourgeoisie and (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique88" rel="directory"&gt;20- ENGLISH - MATERIAL AND REVOLUTION&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;English&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot25" rel="tag"&gt;Russie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot28" rel="tag"&gt;Espagne Espa&#241;a&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;Stalinisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot105" rel="tag"&gt;IV&#176; Internationale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot173" rel="tag"&gt;Parti r&#233;volutionnaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot312" rel="tag"&gt;trotskisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot314" rel="tag"&gt;C. L. R. James&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;C.L.R. James
&lt;p&gt;A FOURTH INTERNATIONAL, THE ONLY HOPE&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;THERE IS A LOGIC IN HISTORY AND DESPITE ALL THE rich and strange episodes of historical evolution there is a consistent line which can be followed. We can see the future of the Third International in the role it plays in the Spanish revolution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE SPANISH REVOLUTION&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;When Franco launched his attack on the Popular Front Government, that hybrid showed exactly what is to be expected from these political combinations of bourgeoisie and workers in a revolutionary period. Two Governments seeking to negotiate with Franco fell in quick succession, and but for the workers and peasants the Popular Front would have been swept off the stage. But instead of calling upon the workers to lead the peasants in the Socialist revolution, the Third International, in and out of Spain, has continued with an intensive propaganda for Spanish democracy. The drive of the revolution in Spain has thrown the bourgeois one by one out of the Popular Front Government in Madrid. In Catalonia, the industrialised section of Spain, the workers, though not knowing Marxian economics, had instinctively seized bourgeois property in the very first days of the counter-revolution &#8211; as clear an indication of the future course of proletarian revolutions as the stay-in strikes in France &#8211; and Companys could remain in the Government only by pretending to be a Socialist. The Third International, however, continues to hold up the revolution with its new love for democracy. The Stalinists today do not want a Red Spain. It will only fail. Worse still a Red Spain will start the revolutionary movement surging in Europe again. It would mean an upheaval in France. Not only do they not want a Red Spain, they will fight to prevent it. The Stalinist bureaucracy was willing to support non-intervention at first, just one stage beyond its German policy of letting Fascism come in. But the workers in Western Europe could not understand the neutrality of the Soviet Union; then came the tardy realisation of the fact that Fascism in Spain might weaken the free, strong and happy democratic France, which the Soviet bureaucracy needed so badly as an ally against Germany. Stalin and the bureaucracy decided to assist Spain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bourgeois democracy is doomed in Spain. It is the breakdown of parliamentary democracy which breeds Fascism. Before the actual conflict the Social Democratic workers can be rallied on the slogans of the defence of their democratic rights, yet to attempt to crush Fascism by the maintenance of parliamentary democracy is to lead the workers to ruin. The choice lies between the capitalist Fascist dictatorship, or the Socialist Workers' State. If the workers are to win against Franco and his German and Italian allies, they can win only as the Bolsheviks won, on the slogans of the land for the peasants, the confiscation of bourgeois property, and the revolution of the Moors in Franco's rear. The war must be a revolutionary war by workers and peasants organised in Soviets or other workers organisations. But the Soviet bureaucracy made the fight for a democratic Spain a condition of assistance; and the bureaucracy and its agents, though active against Franco, are now preventing Spanish workers and peasants from doing the very things that created Soviet Russia. They want no change in Europe. The Third International pushes yet another revolution to disaster. Blum also supports Caballero against Franco.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The United Front between Spanish Social Democracy, French Social Democracy and the Soviet bureaucracy controlling the Third International is established in defence of bourgeois democracy, i.e. Capitalism, in Spain. But the Soviet bureaucracy with more to lose is much the most reactionary of the three. In Catalonia the P.O.U.M., a centrist party, has taken a leading part from the early days of Franco's attack. It had committed the error of joining the Catalonian Government, but it stood for the Socialist revolution, it issued revolutionary slogans. Such danger as there was of a Red Spain came from the P.O.U.M. leadership. P.O.U.M. was not Trotskyist but held the Trotskyist view of the Soviet bureaucracy and the Third International. The Stalinists in Spain instigated a murderous attack on P.O.U.M. as Fascist provocateurs. [1] Not content with using all their force to keep the revolution within the bounds of bourgeois democracy, they are and will henceforth be the implacable enemies of the Socialist revolution and all those who fight for it. The masses in Spain may push them further but they will resist and hamper and impede the progress of the revolution, and that today is their role in Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Everywhere they are carrying on strenuous propaganda for unity, one large unified party. Stalin is ready to sink the identity of the Third International into the Second, if only he can get Trotsky and his great reputation out of the way. The lesser Trotskyists can be dealt with, their voices have no international significance. But Trotsky, the man of October, and his Fourth International bar the way. The Stalinists want him silenced. He may be murdered in Mexico. And once he is out of action the Stalinist struggle for the League of Nations and collective security calculates on being able to ignore the Fourth International, the workers can be led into the coming war for democracy and the defence of the U.S.S.R., and the Third International will assist the capitalists to crush colonial revolts, the sign-manual of the counter-revolution. Only the determined opposition of the capitalist bourgeoisie to forming or implementing a Soviet pact will prevent the Soviet bureaucracy and the Third International from this course, the traditional path of the Social Democracy. But the road has a gap, a gap across which at present there is no bridge &#8211; for while the workers' bureaucracies of Western Europe are based on a capitalist system, the bureaucrats of the Soviet are based on a Socialist system. The Russians may get their alliances, and Cachin and Pollit will stand on the recruiting platforms side by side with Laval, Daladier, and Blum, Churchill, Lloyd George and Citrine. La Rocque will be there and Mosley also. For when war does begin, Fascists and Social Democrats will sink their different views of foreign policy and fight the common enemy of the system they support. But the policy of the Soviet bureaucracy will break owing to the very nature of the Soviet State. For British Capitalism may, despite all its efforts, be drawn into a war against Germany side by side with the Soviet Union. But all Capitalists, German and British, know what happened after the last war and what will happen after this one. They know that if Russia survives the confusion and ruin of the war as a Workers' State, the Socialist revolution in Europe is half-way to victory before it has begun. For them, victor and vanquished, however the war ends, the Soviet Union must be destroyed. And as soon as the war enters a decisive phase, and one side has established a claim to domination, perhaps before, a capitalist coalition will destroy the common enemy. The two systems cannot live side by side for any extended period, still less can they fight side by side. Cannot Stalin and the bureaucracy see this? The wisest bureaucrat remains a bureaucrat, and the bureaucrats have their policy whose roots lie deep. They will follow it until it breaks in their hands. Today nothing can change that. What is of far more importance is the corrupting influence they exercise on the workers of Europe through the venal Third International.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abyssinia taught the workers a great lesson, Spain taught them more. The advanced workers of the Social Democracy, slowly, as workers do, are beginning to see the real nature of Imperialism, to see what democracy, constitution, law and order means in the mouths of capitalists. The Edinburgh Conference of the Labour Party shows the ferment. But as the workers turn to the Left, instead of meeting a revolutionary party, firm and uncompromising in doctrine, clear in theory, but fighting for the clarification of ever greater masses of the workers on the common experiences of the United Front, they meet the Third International backed by all the resources of the Soviet State and the revolutionary traditions of October, driving them back to collective security, back to democracy, back to the illusions of Socialism through the Social Democracy. It is the crying shame and tragedy of our age. Only at the moment of violent repudiation of the Stalinist bureaucracy by the bourgeoisie will the policy of the International undergo any change. But that moment will be chosen by the Imperialist bourgeoisie who will use Stalinism or discard it at their will. It is to this that the Stalinist bureaucracy has led the Third International, in its time the greatest revolutionary force that history has ever seen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;RUSSIA TODAY&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But if all this is so, does there remain any justification for the theory of the Permanent Revolution which this book maintains? Under the ablest Marxist leadership would the position of international Socialism have been much better? Has the Revolution on the world-scale justified itself? Why should we still pursue this course? These questions must be answered.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Let us look rigorously at the Soviet Union today.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;After nearly twenty years of unparalleled effort, turmoil and suffering, the Workers' State presents a spectacle which is a caricature of Socialism. Grain production is little more than it was before the war, and the twelve millions of tons exported before 1914 is more than accounted for by the increase of population. Livestock is actually less than before the war, and the amount of food per head of the population is less than it was in 1913. The production of cotton goods is only twenty-one per cent more than it was in 1913, while the population is nearly forty per cent more. Housing accommodation is incomparably worse than it is in the advanced capitalist countries, and prospects are not good. As any municipal councillor knows, with a fast growing population and limited resources, housing schemes fall behind, old houses decay as fast as new ones can be built, and the excess of population, greater in the Soviet Union than elsewhere, throws the plans for re-housing still further behind. Road mileage is roughly one to three in comparison with advanced capitalist countries, railway mileage is less. We have paid full tribute to the industrial progress. But a society is founded on production and not on percentages of increase. There were 11,000 motor cars in the Soviet Union in 1926. This year the plan aims at building 161,000. This in percentages is a triumph. A chart will show how between 1929 and 1935 the production of cars in the U.S.A. has declined. But the Soviet propagandist does not state that the U.S.A. production declined from over five and a quarter million to over four million. The consumption of petroleum and related fuels in the U.S.A. in 1935 was 970,000 thousands of barrels, in Russia it was 168,000. Production in the U.S.A. was 1,020,500 thousands of barrels, in Russia it was 168,000. Steel production in the U.S.A. fell from 56.43 million in 1929 to 33.43 million in 1935. Russia hopes to produce sixteen million tons in 1936.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Soviet Union remains a backward country, and it cannot be too often repeated that the level of law and justice can never rise higher than the technical level of production. The idiocy of Stalin's overtaking and outstripping should not need to be demonstrated. Today a huge armament bill drains the country. Europe will go up in flames in a few years, perhaps months. When will Soviet Union production approach that of the U.S.A. far less rise to such a pitch as to give that standard of life to the worker without which all talk of Socialism is a mockery? &#8220;God grant that our children or perhaps: our children's children will see Socialism in this country,&#8221; [2] said Lenin. He had confidence in collective ownership but he knew its limits. Long before the Soviet Union can approach even advanced capitalism, its fate will be decided by the results of the class-struggle in Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The average worker is still dreadfully poor. True he has the seven-hour day, but excessive overtime makes this merely a nominal advantage. He has educational and cultural facilities far beyond anything that was dreamed of under Tsarism. But when the most generous allowance is made for all that the State provides him with, &#8220;the Socialised wage,&#8221; the worker's average income is no more than sixty shillings a month. And he lives under a political tyranny without parallel in Europe. A hierarchy of bureaucrats exploit him, with superior wages, privileges, better houses, better education for their children, and such power in economics and politics as no other rulers in Europe wield. The whole country must think as the bureaucracy demands. Stalin will say that the Social Democracy cannot rule without Fascism and Fascism cannot rule without the Social Democracy, make it party policy, and the worker must swallow it. The secret police, whose budget was increased by thirty per cent in 1936, is supreme. Disobedience in production or politics can be punished by dismissal, with loss of housing and all other prospect of employment. The gross inequality is proved to be Socialism and the worker must accept it. The bureaucracy changes the divorce laws by decree, so great is its contempt for the worker. He must obey or perish. On August 11, Pravda reported the arrest of some young Communist workers who had been &#8220;impudent&#8221; enough to discuss the theory of Socialism in a single country. We could multiply instances of this revolting tyranny. Let us for a moment neglect the possibilities of victorious revolution that have been so ignorantly and wantonly thrown away. Let us admit that under the best leadership and administration they might have failed, and Socialist Russia left still solitary. Under the best internal administration the standard of production after twenty years in a hostile capitalist world could have been far higher, but even at the very least, there would still have been scarcity as compared to Britain or France, with the resulting social and political tension. But whereas Lenin aimed at making the Bolshevik Party, based on the working-class, the mediating factor between workers, peasants and bureaucracy, Stalin from the very start aimed at making the party the servant of the bureaucracy, and has systematically destroyed its working-class basis. Today it is no more than a militia of the Stalinist clique, and so long as he protects the privileges of the bureaucracy, the bureaucracy is well content. The new constitution is liberal in appearance. Actually it destroys the Soviets, the chief political gain of the revolution. It proves that, far from withering away, the State is more omnipresent than ever. It ensures the rule of the party by restricting nominations to the organisations it controls.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finally there is the intellectual life which has grown out of this regimentation of a whole population. The hopeful visitor to Moscow is charmed by the independent attitude of the workers and the spirit of camaraderie that exists between all classes of society. Though it will diminish with time nothing, not even a return to Capitalism, will ever change that, as nothing, not even the return to Capitalism, will ever give the land &#8211; back to the landlords. It is the heritage of the revolution, and has passed into the life of the nation. Nearly a hundred and fifty years after 1789 something similar pervades the atmosphere of France, and even Fascism there will not be able to destroy it.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But it is Russian intellectual life which is one of the most dreadful features of the Stalinist regime, and bears the impress of his insecure position and his personal limitations. What other mind could have conceived the rewriting of the whole history of Russia from 1905 to the present day to prove that he and Lenin prepared the Russian Revolution, led it between March and October, and that the Red Army victories in the civil war were due to him? His laboured absurdities are hailed in the Russian press as models of Russian prose. If you wish to write model Russian, model your style on Stalin's, is the recommendation of a literary journal. He is mentioned with Hegel and Spinoza in articles on philosophy. Trotsky, in an article written while Lenin was alive but ill, compared Lenin to Marx and has recorded the satisfaction that the dying leader felt at that comparison coming from a pen so profound and a character of such integrity as Trotsky's. But Marx-Engels-Lenin-Stalin is the new hierarchy in the Soviet Union. Pravda of February 1, 1935, carried a report of a speech made by one Avdeyenko at the Seventh Congress of the Soviets. Molotov greeted it with joy in his summary.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Centuries shall elapse and the Communist generations of the future will deem us the happiest of all mortals that have inhabited this planet throughout the ages, because it is we who have seen Stalin, the leader-genius, Stalin the sage, the smiling, the kindly, the supremely simple ...!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;When I met Stalin, even at a distance I throbbed with his forcefulness, his magnetism and his greatness. I wanted to sing, to shriek, to howl from happiness and exaltation.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;He concluded:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Our love, our devotion, our strength, our heart, our heroism, our life &#8211; all these are thine, great Stalin! Here take them, all this is thine, chief of the great fatherland! Dispose of thy sons, capable of heroic feats in the air, under the earth, on the waters, and in the stratosphere ... Men of all time and of all nations shall call by thy name all that is beautiful, strong, wise and pretty. Thy name is and shall remain on every factory, every machine, every bit of land, and in the hearts of every man ... &#194;&#183; When my beloved will bear me my child, the first word I shall teach him will be &#8211; STALIN!&#8221; (Frenzied applause)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;That is the intellectual level of Stalin's Socialism. All men in the Soviet Union are reduced to it. The articles of Rakovsky, Radek and Piatakov after the trial, when they stood in fear of their lives, tell the history of Stalin's Russia as clearly as the official documents. These men, the revolutionaries of 1917, two of them among the most gifted men of this generation, cringed and crawled and grovelled in the dust before Stalin, called him the greatest and best and most brilliant of men, and called Trotsky mad dog, Fascist, and conspirator with German, Japanese and Fascist. Sidney and Beatrice Webb, Romain Rolland, Andr&#195;&#169; Gide, Sir Charles Trevelyan and all these staunch supporters of Stalin's Socialism should live there and enjoy this new society for a year or two. History would be enriched by some of the documents they would sign their names to.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE GAINS OF OCTOBER&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;All this is gloomy enough. But there is the other side. A semi-mediaeval country has been brought into the circle of the modern world, the accumulated dust and impediments and superstitions of centuries have been swept away, and this has been possible on so sweeping a scale by the economic revolution in October, 1917, and the changes it brought in its train. Much less has been done than the Stalinist megaphones persistently blare, but a basis has been laid, and scores of millions stirred out of the slough of backwardness and ignorance by the two five-year plans. The heritage of Tsarism, the historical developments we have described, have prevented the effort from being translated into corresponding widespread and concrete improvement in the living standards of the great millions. One-fifth of the budget devoted to unavoidable war-preparations, the increasing privileges of the bureaucracy, will continue to retard this. But the new towns that have sprung up, the construction and use of the turbo-generator, the aeroplane, the tractor and the motor-car, it is on these that a modern civilization rests. We have said enough to show how much the October Revolution has justified itself. But these things, valuable as they are, are not the ultimate significance of the Russian Revolution. It is not that which makes it the centre of attention of hundreds of millions of exploited people all over the world. Its significance lies in the attempt to build and maintain a Workers' State, to lay the foundation of the Socialist society, resting on an economy in which private ownership was abolished. The solution of that problem, the biggest question-mark of our generation, is still hanging in the balance. It is not that there is inequality. That was to be expected. It is that the inequality is growing. The International Committee of Employees Bulletin, published in Moscow, for June 1936, shows that a typist gets 175 to 250 roubles a month, the head of a department 700 to 1,000; the workman's pay is about 250 roubles, allowances and all included. A recent report of Ordjonokidze, Commissar of Heavy Industry, derides the very idea of equality of pay among the workmen and openly glorifies higher pay for better work. The Stakhanovite Movement is based on the same non-Socialist principle. Inequality is inevitable in a society based on a low economy. But it must be seen for what it is and fought, not discussed as Socialism. Chamberlain tells us that he has seen, at one of the great official parades, a Commissar's wife wearing a dress that cost the pay of a Russian worker for four months. She could not have passed safely through the streets in Leninist Russia, far less mount the platform. Every honest visitor from Moscow brings back the same tale. The Stalin motor-plant will for 1936 make seven thousand limousines, triumphantly announces the Stalinist regime. For what and for whom? And there are the far more ominous financial indicators. Deposits in the Savings Banks rose from 1,700 million roubles in 1935 to 1,500 million in 1936. It is not the sixty shilling a month workman who is saving money. The public debt service rose from 1,300 millions in 1935 to 2,00 millions in 1936. The peasant on the basis of low production fights for his individual personal property and slowly but steadily is gaining. The Russian proletariat, after its Herculean efforts, seems to have exchanged one set of masters for another, while the very basis of the proletarian State is being undermined beneath its feet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;That is the position today. Where is it going to end? The Zinoviev-Kamenev Trial, and not so much the trial but the purge, shows us clearly. For it shows that in however disorganised and confused a form the international Socialist revolution is still alive in Russia and gathering strength.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE TRIAL&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Late in 1935 the campaign against Trotskyism had passed from the stage where Trotsky had made mistakes on every front, to be rectified only when Stalin came, to histories by Marshal Voroshilov in which Trotsky was shown to be the planter of counter-revolutionary nests in the Red Army during the civil war, which were exposed only by the vigilance of Comrade Stalin. And, inevitable concomitant of these ideological victories, went the organisational terror. No other way was now open to Stalin. There were in 1935 well over five million men in concentration camps in the Soviet Union. [3] The budget for 1936 showed the increase of thirty per cent in the funds for the secret police. Some such explosion as the Zinoviev-Kamenev trial was inevitable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Left Opposition had lost contact with Russia for two years. The repression of international Socialism in the first Socialist State was too great, a cruel irony of history. But its strength was seen by the violence with which it was denounced and the numbers of Trotskyists purged from the party. On June 5, 1936, Pravda announced the new constitution. This constitution destroyed the workers' Soviets, giving power to a parliament which would consist of persons nominated by Soviet officialdom. It gave the vote to priests, white guards, ex-nobles and ex-merchants. Of all this Pravda approved. Classes had been abolished (or nearly abolished), and these were not dangerous. But against the Trotskyists Pravda breathed fire and slaughter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The struggle continues. Too weak for a direct attack, the remains of the counter-revolutionary groups, the White Guardists of all colours, especially the Trotskyists and Zinovievists, have not given up their base, spying, sabotaging and terrorist work. With a firm hand we will continue in the future to strike down and destroy the enemies Of the people, the Trotskyist reptiles and furies, however skilfully they may disguise themselves.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Left Opposition, now organised into sections working for the Fourth International, knew what this meant. At its conference in the last week in July 1936, it issued an appeal to the toilers of the whole world, demanding an international commission of enquiry into the charges against the Trotskyists in Russia. It was not too soon. Less than one month after, Stalin had murdered sixteen, including Zinoviev and Kamenev, for Trotskyism. The strength of the movement against the crimes and incompetence of the Stalinist regime was shown by the greatest purge in the history of Russia since 1918. [4] Thousands were arrested, many holding high official position and for months Pravda has been a curious compound of loyal addresses and mass arrests for Trotskyism. Two significant examples will suffice. Long after the trial, Pravda of Jan. 4th reported that (despite ten years of purgings), the Communist Party organisations of the great cities of Kiev and Rostov-Don had been captured by the Trotskyists; four Soviet generals were arrested, despite the critical international situation and the inevitable ruin to discipline and morale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the face of these things, the cry of &#8220;why did they confess?&#8221; loses significance. Furthermore, confessions are a feature of Stalinism. Friedrich Adler has proved, in The Witchcraft Trial in Moscow, that Abramovitch in a trial in 1931, confessed to committing crimes in Russia at a time when he was being photographed at a conference of the Second International. On June 9th, 1934, Izvestia published the decree by which, if a soldier left the country, not only the members of his family who knew about it would be punished, but &#8220;the other adult members of the family of the traitor, living with him or at his expense at the time of the treason are deprived of electoral rights and deported for five years to the distant regions of Siberia.&#8221; Under Stalin a child of twelve is liable to the death penalty. That is the published law of the land. What crimes against innocent relations would the G.P.U. not threaten in the secrecy of a prison?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A conspiracy of thousands to murder Stalin is an absurdity, but it is not impossible that some were guilty of plotting to change the regime. Stalin knew, however, that they had all broken with Trotsky, that the Trotskyists condemned the Stalinism of Zinoviev, and the rest. But he took the opportunity to slander the growing Fourth International abroad and the spectre which haunts him at home, the return to Leninism, which he calls Trotskyism. His position is desperate. A political crisis was inevitable. The second five-year plan was drawing to a close. There had been progress, but the great hopes raised in 1928-1929 and again in 1933, when the Second Plan began, were now seen to be only Stalinist lies. In October 1932 Manuilsky at the Twelfth Plenum of the E.C.C.I. had told the world &#8220;Do not forget that we shall enter class-less society only with the completion of the second Five-year Plan.&#8220; The Russians had been choked with these promises. Now they were spitting them out. Where was Stalinism leading Russia? The discontented youth were responding to Trotskyism, the only alternative to Stalinism. Mass discontent might even be anti-Trotskyist but would rally in a crisis round the old associates of Lenin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stalin struck fiercely at all who might form a rallying point for the opposition that has forced its way into the party itself. And by this very means he only ensures that the dissatisfaction will next time be more organised. For no man is safe in Russia today. Radek lied faithfully for years, only to be struck at like the rest. And these experienced revolutionaries know now, and every thinking man in Russia, that Stalin is far more insecure than could possibly have been thought by those who were not Trotskyists. And the cleavage grows wider. Today the right of inheritance has been legally restored. But the advanced workers of Russia see these things clearly, as they must. Isolated as they are, the bureaucracy can scarcely hold them down. A revolution in Germany, relieving them of external pressure and giving them allies, would give them the chance to conquer Stalinism, lessen inequality, ensure that collective ownership remains. The battle in the Soviet Union has entered a new phase and will be solved, as Lenin knew it would be solved, by the revolution in the West. That battle must be won by the Russian workers. If the Soviet Union goes down, then Socialism receives a blow which will cripple it for a generation. And therefore, though seeing the Soviet Union as it is, the Trotskyists, uncompromising enemies of Stalinism, will defend the Soviet Union in peace-time as in war.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE PERMANENT REVOLUTION&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The economy of the Soviet Union is based on collective ownership and therefore, despite Stalinism, the Soviet Union must be defended. It is a basis for the international State, for the abolition of war, for possibilities of existence as yet undreamed of. Alone in the world today it is a force for peace. Tsarist Russia, with more territory, embroiled itself in imperialist competition on every frontier. The Soviet Union has a huge army, but for self-defence only. Britain, France, Japan and America, if they remain capitalist, have no choice but imperialist war after imperialist war. They know its dangers, yet move steadily to it. Never was a civilisation so glaringly and humiliatingly bankrupt. But a proletarian revolution, in Germany for instance, will at once remove another great country out of the imperialist scramble, broaden the basis of Socialism, drive the economy of both countries forward, relieve the internal tension, and strengthen the force for peace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Permanent Revolution or permanent slaughter, Trotsky has written. What other prospect is there? The Tories accept the permanent slaughter. The international Socialists accept the Permanent Revolution. Liberals and Social Democrats are the comedians of the modern political world. They are on the side of the permanent slaughter, but want it dignified by the League of Nations or Collective Security or some such twaddle. Their special technique lies in being deceived. They were deceived by Grey before 1914, they were deceived by Lloyd George and Wilson in 1919, they were deceived by John Simon over Manchuria in 1931, they were deceived by Samuel Hoare, by Baldwin, by Anthony Eden. If Beelzebub stood on the Treasury Bench without troubling to disguise his horns and tail in coat and topper, and swore to them that this coming war would be a war fought for Christianity, they would rush to support it, to bewail after that they were deceived.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;He is a credulous fool indeed who accepts this transparent subterfuge. They support the capitalist system. In imperialist war one must go either with the capitalists or with the revolution. They go with the capitalists, but seek moral justification for doing so. They see the war coming and they will fight for Capitalism. But to fight with Nazi Germany will be gall and wormwood for them. They could not justify that even to themselves; the Social Democrats will find it difficult to line up the workers to fight side by side with Fascists. Hence these gentlemen want an alliance with the democratic countries. But the British capitalists pursue their intrigues abroad unbothered by these noisy salvationists. British Capitalism knows that these moralizing politicians will come to heel. They always have, they always will. Here and there a few, out of personal integrity, will refuse to fight or save their consciences by some equally brave and futile gesture. Rut organised Liberalism and Radicalism and the Social Democratic bureaucracy rose with Capitalism and will stick to it and go down with it, doing their best to bring the workers in their train.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Despite Stalinism, despite everything, the Russian workers still love their revolution, and will fight for it and the revolution in the West or the East. Neutrality in the Spanish struggle was not the policy of the Russian proletariat but the policy of the Stalinist bureaucracy. As in the beginning so it is today. The Russian Revolution depends on the revolution in Western Europe. The Stalinists seek to kill Leninism. It cannot be done, for it draws its strength not from the memories of the October Revolution, but from the economic, social and political chaos of the modern world. Capitalism will solve this and live or perish before the Socialist Revolution. Cowards and cynics talk of an age of barbarism, as if mankind will destroy itself in the coming war for Hitler, for Mussolini, or for king and country. Let 80,000 civilians, one per cent of the population of Greater London, be massacred in war, and the revolution is on the order of the day, and the same applies to every other great European city. The result it is impossible to foretell, but the conflict is certain. Stalin may try to discipline the Russian proletariat and the Russian army to fight with this or that bourgeoisie. But the peril of war will imperil the bureaucracy. It will fight as the leader of a revolutionary people or it will go under. And the possibilities are that after months or years of war, Europe will have the unprecedented phenomenon of an army of a million highly-trained men, equipped with arms, trained in a revolutionary tradition, offering their help to the armies on the opposite side to wipe Capitalism off the face of Europe. The will and courage of a few men will make history within the given circumstances, but the people will be ready. If the ideological basis of the new International is so quickly ready it is due not only to the objective circumstances, but to the energy and determination and courage of one man who has given his life to the movement. But it would have come all the same. Fascism may win in France and Spain, and throw back humanity for decades. But if even it does, what then? The Liberals and the Social Democrats, cowering in Iceland or sitting under the trees in some desert island, will continue to write their theses on Democracy. But the proletariat will have to lift itself, as the Italian proletariat is already lifting itself today. It is a sea of blood and strife that faces us all, and shrinking from it only makes it worse. Turn the imperialist war into civil war. Abolish capitalism. Build international Socialism. These are the slogans under which the working-class movement and the colonial peoples will safeguard the precious beginning in Russia, put an end to imperialist barbarity, and once more give some hope in living to all overshadowed humanity.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Footnotes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] See The Red Flag, January, 1937.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] This immensely important statement is quoted by Trotsky in his History of the Russian Revolution, Appendix II, p. 1240, the single volume edition. It was made in the spring of 1920 at a congress of Agricultural Communes. Lenin was not a sanctimonious person, but his earnestness to impress his hearers that Russia's economic and therefore social development would remain backward for many many years, and undoubtedly the cause of his slipping into the traditional expression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Walter Duranty, whose Stalinist sympathies must be borne in mind, wrote in the New York Times of Feb. 3rd, 1931, that in 1929&#8211;1930, the number of kulaks and others exiled was two million; and the &#8220;liquidation of the kulak&#8221; continued without relaxation for years after. Souvarine also relates that a brochure of B. Chirvindt, director of prisons, incautiously revealed the number of the various punishments meted out in 1929. It was 1,216,000 against 955,000 for the preceding year. This was for the republic of Russia alone, excluding the Ukraine, the Caucasus, etc., and excluding the penalties inflicted by G.P.U. The sentences of death had increased in year by 2,000 per cent. The reader can consult Bilan de la Terreur en U.R.S.S. (Faits et chiffres), Librairie du Travail, 17, rue de Sambre-et-Meuse. Paris X.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] &#8220;What, really, is the meaning of this new drive in the U.S.S.R.? Is it that &#8216;Trotskyism' is more widespread and more serious than we had been led to suppose? That seems to be the implication of an article a day or two ago in Pravda by Mr. Roginsky, who prosecuted the wreckers at the recent trial.&#8221; New Statesman and Nation, Editorial paragraph, Nov. 18, 1936. For years in its various journals and in the writing of Trotsky, the Trotskyists abroad had been tracing this growth with unimpeachable evidence. The Moscow Trial itself is dealt with in Le Livre Rouge du Proces de Moscou by Sedov Trotsky (Paris) and Behind the Moscow Trial by Max Schachtman (New York). Both books are obtainable through the offices of Fight, the British Trotskyist Journal, 97 King's Cross Road. See also, the Witchcraft trial in Moscow by Friedrich Adler, the Secretary of the Second International.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="en">
		<title>LENIN AND SOCIALISM</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6586</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6586</guid>
		<dc:date>2021-12-25T23:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>en</dc:language>
		


		<dc:subject>English</dc:subject>
		<dc:subject>L&#233;nine</dc:subject>
		<dc:subject>Socialisme</dc:subject>
		<dc:subject>Stalinisme</dc:subject>
		<dc:subject>C. L. R. James</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C.L.R. James &lt;br class='autobr' /&gt;
LENIN AND SOCIALISM &lt;br class='autobr' /&gt;
THOUGH BEFORE VERY LONG THE SOVIET UNION WAS TO be the only Workers' State in the world, the international Socialist revolution had begun. As time passed and the isolation of the Soviet Union became clear, it might have been thought that the dictatorship of the proletariat in Russia enforced by the situation inside the country was premature. Difficult and dangerous as was its position, liable to collapse at any time, yet the Soviet Union fitted into the (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique88" rel="directory"&gt;20- ENGLISH - MATERIAL AND REVOLUTION&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;English&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot31" rel="tag"&gt;L&#233;nine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot97" rel="tag"&gt;Socialisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot99" rel="tag"&gt;Stalinisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot314" rel="tag"&gt;C. L. R. James&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;C.L.R. James
&lt;p&gt;LENIN AND SOCIALISM&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;THOUGH BEFORE VERY LONG THE SOVIET UNION WAS TO be the only Workers' State in the world, the international Socialist revolution had begun. As time passed and the isolation of the Soviet Union became clear, it might have been thought that the dictatorship of the proletariat in Russia enforced by the situation inside the country was premature. Difficult and dangerous as was its position, liable to collapse at any time, yet the Soviet Union fitted into the basis of Lenin's first consideration, the economic condition of world Capitalism. He had during the war worked it out very carefully in his little book, Imperialism, the Last Stage of Capitalism, one of his most important theoretical works.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE SOVIET UNION HISTORICALLY JUSTIFIABLE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In it he traces the inevitable development of Capitalism into huge monopolies, the dominant and decisive feature of world economy today. These monopolies gradually control the whole economic and financial life of the great Capitalist countries. It is a characteristic of Capitalism to separate the ownership of capital from its application to production, financial capital from industrial, the rentier who lives on his income from the entrepreneur and those who share in the management of capital. Imperialism is that highest stage of Capitalism in which this separation reaches vast proportions. Capital and finance tend to greater and greater amalgamation. The supremacy of finance capital over all other forms means the rule of the investor and of the financial oligarchy on a national scale, and on the international, the crystallisation of a small number of financially powerful States out of the general body. In the old type of Capitalism, that of free competition, the export of goods was the most typical feature. In the modern Capitalism of monopolies the typical feature is the export of capital. The surplus of capital is not put aside to raise the standard of living of the masses; this would mean a decrease of profits. The surplus capital is used to increase profits by the export of capital abroad to backward countries where capital is scarce, wages low, land and raw materials cheap. In proportion as the surplus of capital in each country increases, the competition between the monopolies for more colonies and greater spheres of influence increases. Finance capital has to divide up the world, not from original sin, but because the concentration of capital makes this method of getting profit a necessity. New imperialisms like Japan and America emerge. The competition between imperialism and imperialism goes on peacefully at first, first by industrial and commercial and then by political negotiation; this competition becomes more acute and ends in war, war being only a continuation of politics by other means. By 1914 the world had been divided up. Nothing was now possible but a redivision, and that redivision could take place only according to the strength of the competing imperialisms. Capitalism had reached its limit. Henceforth it would be imperialist war after imperialist war, until the destruction and slaughter or the economic chaos and social misery which would inevitably follow such wars would drive the international proletariat section by section to overthrow Capitalism and build international Socialism. The waste of armaments, the colossal destruction involved in unavoidable imperialist wars, the evils these brought in their train, were the unmistakable signs of the breakdown of the old system and the necessity for the new. As always the change would be accomplished by violent revolution, this time on an international scale. As Lenin was to say later, the new era which was opening was the era of imperialist wars and proletarian revolution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Soviet Union, viewed as a beginning, was therefore historically justifiable. If Capitalism proved to be still progressive, then the Soviet Union was premature andwould undoubtedly fail. It was simple Marxism that the new Society could not exist for any length of time unless the old had reached its limits. But the conflict was not a conflict of entities already fixed. Capitalism in decay might be still powerful enough to overthrow the first Socialist State, whence it would gain a longer ease of life. Or the Soviet State might so establish itself and organise the international proletariat as to strike great blows at Capitalism. All this would depend on the opportunities that the development of history presented and the use men made of them.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LENINISM: THE THEORY OF THE STATE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yet in the struggle for survival, the weakness and isolation of the workers' State might well seem insuperable barriers to Socialism. It was not only defence against imperialist countries; it was a question of the internal economy of the country. Lenin at first hoped for at least one advanced Capitalist economy to become Socialist. As he had reminded his readers in one of his early articles during the war: &#8220;It is impossible to pass from Capitalism to Socialism without breaking national frameworks, as it was impossible to pass from Feudalism to Capitalism without adopting the idea of a nation.&#8221; During 1917, 1918 and 1919 he did confidently expect the revolution in Western Europe, particularly in Germany. While he was in hiding during the summer and autumn of 1917 he, as usual, was very methodically clearing his mind (and the minds of his followers) about the immediate future in his book, The State and Revolution. It was under this expectation that he had made the notes before the March revolution, and there is a reference to them in one of the early Letters from Afar. So that while in January he contemplated the possibility of not seeing the revolution in his lifetime, he was getting everything ready in case it came.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Whereas formerly his writing had been directed towards the achievement of a successful insurrection, now he is concerned with what will happen after &#8211; the forming of the dictatorship of the proletariat. Marx and Engels had always considered this problem from the point of view that this task would be begun by the proletariat of one of the advanced countries, and it is from this basis that Lenin, expecting his revolution in one or more advanced countries besides Russia, prepares his notes. It is characteristic that the final draft of the book, though written while he was preparing for the Russian Revolution, devotes seven chapters to advanced countries. Only in the last two chapters did he intend to deal with Russia, and events prevented him.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;An advanced country meant a country highly industrialised, and therefore with a proletariat urban and agricultural, but chiefly urban, which, with the petty bourgeoisie closest to it, constituted a majority of society. A majority was necessary because it was this class, working through its representatives, which had to remould society. The first thing was to smash the bourgeois State machinery. On the experience of the Paris Commune Marx had seen that the proletariat could not use the bourgeois State as a means of introducing Socialism. Its main purpose, however disguised, however modified by the organised force of the working class, was to keep the working poor in subjection. Its army, police and prisons, were mainly for the protection of the rich against the poor. As we have seen Lenin recognised that in England there was complete political liberty, but this was only on the surface. In reality democracy was democracy for the small minority, the rich. When the rich had been dispossessed a new type of State was wanted &#8211; a State which, being a State, would be the instrument of class domination, the executive committee of the ruling class, only this time the ruling class would be the working class. The content of this rule by the workers would vary as the rule of the rich varies from democratic Switzerland to Fascist Germany. The form of the new State, however, Lenin saw in the Soviet of workers' and peasants' deputies. The absence of wealthy property owners would make for real political equality among the proletariat, a real majority of the people. There would be among them real freedom of the Press, and an intimate control over their political representatives. There was to be no army set up against the people, the people would be armed in a national militia. The first business of this new State organisation was to dispossess the rich, and suppress their inevitable attempts at restoration. But he stated many times that this was essentially a subordinate task. Socialism did not aim at substituting the rule of the poor for the rich, justified as this might be on the score of a majority. The real task of the dictatorship of the proletariat was to increase production and create such abundance that first the petty-bourgeoisie would be drawn, on the basis of their own experience, to support the proletariat, and by a series of economic transformations extending over many years ultimately the new system would be so obviously superior to the old that there would be no danger of a restoration to a system of society based upon the private ownership of the means of production. The whole system would stand or fall by the increased productivity of labour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;This expropriation of the means of production will make a gigantic development of the productive forces possible. And seeing how incredibly, even now, Capitalism retards this development, how much progress could be made even on the basis of modern technique at the level it has reached, we have a right to say, with the fullest confidence, that the expropriation of the capitalists will inevitably result in a gigantic development of the productive forces of human society.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If Lenin returned today, he would not waste a minute on Stalin's propaganda, but would calculate the income and expenditure per head of the population and from it grasp at once the social and political character of the regime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Neither Marx nor Engels, Lenin nor Trotsky, cultivated any illusions as to the difficulties of the task. They looked forward with supreme confidence to the gradual change of human society and the whole psychology of mankind, but very strictly in relationship to the development of the forces of production. It will have been noted that in the passage quoted above Lenin underlined the word possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As Marx carefully explained (and Lenin quoted it with emphasis) this mere seizure of the property of the bourgeoisie and the maintenance of the State-power did not mean Socialism. Bourgeois ideas of right were not entirely abolished, but &#8220;only in part, only in proportion to the economic transformation so far attained, i.e. only in respect of the means of production. &#8216;Bourgeois right' recognises them as the private property of separate individuals. Socialism converts them into common property. To that extent, and to that extent alone, does bourgeois right disappear.&#8221; It was a fundamental postulate of Marx that, whatever the political system, the law and justice of no society can rise higher than the technical level of production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There was, however, another aspect of this development of production to which too little attention has been paid &#8211; the part the workers were to play in it. The great value of the Soviet form of State was not only the nearness of government to the masses, but the opportunity it gave them to enter into the main business of any society &#8211; production. Ultimately the standard of education, of fitness for the complicated duties of citizenship, rested on the level of production. As Lenin wrote later, the discipline of slave society was the whip, the discipline of capitalist society was hunger. &#8220;The Communist organisation of labour &#8211; to which Socialism is the first step &#8211; is based upon the free and conscious discipline of the workers themselves who have thrown off the yoke of landlords and Capitalists.&#034; The creative capacity of the masses &#8211; he believed in it as no other leader of the workers ever did. That creative capacity had hitherto been seen only in revolution. The Soviet system based on the masses in the factories was to organise this creativeness not only for purpose of government but also for production, linking the two closer and closer together until ultimately the all-embracing nature of production by the whole of society rendered the State superfluous. Thus the inherent development of the productive forces which was &#8220;possible&#8221; under collective ownership would be immensely stimulated by the direct participation of workers in the business of accounting and control. The higher the productivity of labour, the greater would be the leisure, the education, the capacity for service of the worker, and his emancipation from bureaucracy, leading in turn to a still greater productivity of labour and increasing opportunities. It was from this interaction, the development of the productive forces and the continually increasing active participation and capacity for participation in that work by the millions, that would be evolved the Socialist society. &#8220;The narrow horizon of bourgeois rights&#8221; which compels one to calculate, with the hardheartedness of a Shylock, whether he has not worked half an hour more than another, whether he is not getting less pay than another &#8211; this narrow horizon will then be left behind. There will then be no need for any exact calculation by society of the quantity of products to be distributed to each of its members. Each would take freely &#8216;according to his needs.'&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It was under those conditions with every member of society doing his share of work, with war and its huge unproductive expenditure abolished by the international character of production, with society reconstructed on the basis of such abundance as to minimize and abolish the competition for goods which breeds struggle, it was under such conditions only, that the State, the instrument of class domination, in this case of working class domination, would gradually become superfluous and wither away. There would not be any one class to oppress another, for classes would have been abolished. People would behave decently and the few abnormalities (for the most part the product of a grossly unequal society) could be dealt with by society without any apparatus of prisons and police, but by the mere good sense and general will of the community, as they were dealt with in the only known form of classless society, primitive Communism.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;When would this take place? &#8220;We do not and cannot know,&#8221; words which Lenin very frequently used. It was not going to come smoothly. The very name Permanent Revolution implies the constant recurrence of great social and political upheavals. But Marxists did not make the world. They found it as it is. And their policy was the only policy because based on the decisive factor, the inescapable development of production. Meanwhile the greatest enemy to the development of the productive forces was Capitalism. And when Capitalism was conquered and the economic revolution began, the greatest enemy to the creative capacity of the masses was bureaucracy. And yet as we have seen, in the most advanced stages of capitalist society, owing to the fact that production barely exceeded the minimum requirements of the whole population, some such administrative group was inevitable. Lenin was quite aware of this, but writing in August 1917 and having the world revolution in mind he was confident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE DANGEROUS ISOLATION OF THE WORKERS' STATE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;By 1920, however, it was clear that support from an advanced proletarian State in Europe was not coming for some time, and a task which would have strained the energies of the most advanced proletariat in the world had now to be faced by one of the most backward with an economy that was almost in ruins. The Russian proletariat was too weak to accomplish the building of Socialism. It was a small minority of the population, between two and three million workers and their families, so that what would have been in Germany the rule of a majority meant the political domination of a minority in Russia. There was no help for this, neither then nor for many years to come. The capacity to lead the nation in every sphere, the discipline that Lenin counted on so much &#8220;was not born of good intentions.&#8221; It sprang &#8220;from the material conditions of great Capitalist production and from these alone. Without these conditions it is inconceivable. The power destined to turn these conditions to account is an historical class created, organised, trained and hardened by Capitalism.&#8221; Under the best of conditions this was a small and backward class in Russia. And in 1920 the proletariat was at its last gasp. Output was only 18 per cent of the pre-war level, the output of pig-iron was 2.5 per cent. Then in 1921, to add to the destruction caused by the war, the two revolutions, the allied blockade, the civil war, came one of the most terrible famines in the whole history of Russia. It is in the weakness of the proletariat and these terrible conditions that we have to look for the disappointment that the workings of the Soviet system brought to Lenin and other Bolsheviks. The Capitalist world outside sneered, the Social Democrats thundered at the absence of democracy even among the workers in Russia. Even inside Russia a section of the Communist Party at the Eleventh Congress brought forward a resolution reminding the party that &#8220;according to the law the Trade Unions participate in all the local and central organs of industrial management.&#8221; Lenin, who saw it far more clearly than they, rebuked them with grave words:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;We know that Capitalist production has been built up by decades with the assistance of every advanced country in the world. Have we fallen back into infancy to think that at the time of the greatest need and impoverishment of the country in which the workers constitute a minority, in a country with the proletarian vanguard worn out and bled white, and with a mass of peasants, we will be able to complete this process so quickly ... a year or two of rest from starvation, a year or two of regular supply of fuel so that the factories should work, and we will get a hundred times more support from the working class and no one among its ranks doubts or can doubt this. At present we do not get this support, not because we do not want it ... but we know that the need is desperate, that we have hunger and poverty everywhere and this constantly leads to passiveness. Let us not fear to call an evil and a calamity by their real names. That is what prevents the use of energy among the masses.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But the lack of energy among the masses meant the increase of bureaucracy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bureaucratic control from above by the party was wholly due to the necessity of holding the power. It was to some degree forced upon it. Lenin applied the only antidote: a rigid, an almost fanatical honesty before the masses, of which the quoted extract is an example from hundreds. Not only the party but the proletariat, small and dispirited as it was, had to be kept aware of the real dangers of the State and the necessary measures of guarding against them. And the greatest danger to Socialist Russia was Capitalism, not only outside, but the seeds of it inside &#8211; the peasantry. It is still the danger today, with the peasant disguised as collective farmer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The peasant had fought for his land, he had fought against the Tsarist regime side by side with the Bolsheviks, he had submitted to the premature Socialism known as War Communism, forced on the cautious Lenin by the pressure of war. But the moment the civil war was over and the land was safe, the peasant first of all refused to produce and then revolted. Democratic dictatorship of the proletariat and peasantry, or Permanent Revolution, Lenin and Trotsky had all through the years long foreseen these troubles. In 1920 Trotsky, whose work took him about the country, had observed that the economy of the country could stand the forced requisition no longer and had proposed the first outlines of the New Economic Policy. The Central Committee rejected the proposal. [1] Now Lenin abolished the system of requisition, allowed the peasant to pay a tax in kind and by degrees gave him the right to trade. And with the restoration of the right to trade Capitalism was on its way again. Lenin knew that, until the revolution in the west, there had to be an alliance between proletariat and peasantry, but he had no illusions whatever as to the nature of the conflict between these two classes. In April 1920 a year before the N.E.P. and while the system of War Communism was still in being, he let the Russians know what to expect. The peasants would be grateful for the emancipation given them by the workers,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;but on the other hand under the conditions of commodity production the peasants remain owners, property holders; every instance of the sale of bread in the open market, every sack of flour or other food carried from place to place by private traders, every speculative deal means the restitution of commodity production and therefore the restitution of Capitalism. The overthrow of Capitalism involved and brought about the emancipation of the peasantry, but against this overthrow there was the petty bourgeoisie &#8211; in old Russia undoubtedly a large class. The peasantry remain private owners as far as their production is concerned, and are establishing new capitalistic relations. These are the principal features of our economic position, and it is this that gives rise to those absurd speeches emanating from men who fail to understand the real position; speeches on liberty, equality and democracy. We are conducting a class struggle and our aim is to abolish classes; so long as there still exist two classes, those of peasants and workers, socialism cannot be realised, and an irreconcilable struggle goes on incessantly.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;If this was so in 1920 under War Communism, the N.E.P., which established free trading, would intensify the danger in geometrical progression. But Lenin was not afraid of it &#8211; at first. The Socialist proletariat held the great industries, the transport system, the banks. And in the struggle between the development of peasant Capitalism and the development of Socialist industry; the party representing the proletariat had the enormous advantage of controlling the State-power. State-power cannot permanently defeat economic development but it can exercise an immense influence, and the Russian proletariat had absolute control, perhaps too much, Lenin warned. The Soviet constitution gave one Soviet representative to 25,000 workers, but one to 125,000 peasants, thus ensuring the dominance of the proletariat. With energy, economy and flexibility industry could be improved, the balance could be held, and the standard of life raised until help came from the revolution in the West.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Everything, until the revolution in the West. But while so many know of the change, of equal importance for the building of Socialism was the method of the change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the spring of 1921, Lenin proposed the N.E.P. and called it by its name &#8211; a retreat. In October he weighed up the question and stated that it was necessary to retreat still further, passing from the first concessions to the creation of purchases, of sales, and of monetary circulation regulated by the State.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;To conceal from oneself, from the working class, from the masses, that in the economic domain, in the Spring of 1921 and at present, too, in the Spring&#8211;Winter of 1921&#8211;22, We are still continuing to retreat, is to condemn ourselves to complete unconsciousness, is to be devoid of the courage to face the situation squarely. Under such conditions, work and struggle would be impossible.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;How many in Western Europe can understand these words? Certainly those who gloss over Stalin's monumental falsifications do not understand the elements of Leninism.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On March 6, 1922, he said that he hoped the retreat was completed and that the party congress would be able to say so officially in the name of the party. The congress presented the resolution and every party member, every worker in the State, every peasant knew the exact position and could take his share in the measures that the party advocated for the progress of the country. With the enormous responsibility which lay on the party exercising the dictatorship of the proletariat, it had to keep itself clean like a sword. Speaking of the retreat in 1921, Lenin said:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;It is not the defeat which is so dangerous as the fear of admitting one's defeat, the fear of drawing from it all the conclusions ... Our strength in the past was, as it will remain in the future, that we can take the heaviest defeats into account with perfect coolness, learning from their experience what must be modified in our activity. That is why it is necessary to speak candidly. This is vital and important not alone for the purpose of theoretical correctness, but also from the practical point of view. We cannot learn to solve the problems of today by new methods if yesterday's experience has not made us open our eyes in order to see wherein the old methods were at fault.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;He viewed every aspect of the new State in the same sternly critical way. At first he defended the Soviet regime, but when as time passed he began to see its shortcomings, he exposed them to the masses. No severer or more consistent criticisms of Soviet Government were made by any Social Democrat. He said over and over again that it was bad, that there was a thin surface of democracy above, but that below it was the same old Tsarist bureaucracy over again. He pointed out the reasons, the ignorance and backwardness of Russia, far behind the Capitalist countries. Even in Lenin's time, the Soviets were being deprived of power by the party and the bureaucracy. Lenin preached ceaselessly of the main reason &#8211; the backwardness of the people. There could not be democracy, far less Socialism, in such a country, and without democracy there could be no Socialism. The Russians had first to learn, secondly to learn, and thirdly to learn, not proletarian art and proletarian culture and such like nonsense on which he poured a contemptuous scorn, but simply to read and write. The Communist Party reflected this backwardness and added to its incompetence an arrogance which he continually denounced before the masses. For him this Communist arrogance was the chief danger, next came corruption and thirdly the ignorance of the people. The internal remedy was increase of production. No sentimentality was to stand in the way of this. He advocated dismissal from high posts of Communists who had suffered years of imprisonment under Tsarism for the revolution, and the substitution for them of competent bourgeois. He pointed out the Communist lack of culture in comparison with the bourgeoisie, the necessity to use these bourgeois, at high salaries (the secret police would deal with them if they were in any way disloyal), to help the Soviet State until it had trained its own Communist personnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;He could see the bureaucracy and the corruption growing around him. The party would have to fight them. No party member could draw more than 270 roubles, the pay of the skilled workmen. Thus he strove to keep the self-seekers out of the party. And by precept and example he showed the party the Socialist way, facing the truth fearlessly before the masses and encouraging them to feel that the State was theirs. His great error &#8211; and he saw it too late &#8211; was to have taken too lightly that filching of their power from the people in the Soviets. Yet the underlying remedy for all this, the pressing necessity for every aspect of life in the Soviet Union, was the restoration of Soviet economy. Under his direction the party set itself to this task. But while he did so and called on the country to bend all its energies to this work, he lost no opportunity of telling the party and the workers and peasants that not only the external safety but the internal development of the State towards Socialism depended in the last analysis upon the international proletariat. From every conceivable angle, with unwavering insistence he never let them forget it.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LENINISM: THE IMPOSSIBILITY OF SOCIALISM IN A SINGLE COUNTRY&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;At first his emphasis was on the impossibility of the two systems, Capitalism and Socialism, existing side by side.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In March 1918 he told the Seventh All-Russian Congress of Soviets: &#8220;International Imperialism ... could in no case and under no conditions live side by side with the Soviet Republic.&#8221; And a year later, at the Eighth Congress, &#8220;We live not in a State but in a system of States, and the existence of the Soviet Republic side by side with imperialist States for an extended period is unthinkable.&#8221; The danger, however, was not only external but internal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;In a number of writings, in all our speeches and in our Press, we have emphasised the fact that this is now the position in Russia, that in Russia we have a minority of industrial workers and a vast majority of small agriculturalists. In such a country a social revolution can be definitely successful only under two conditions. The first condition is that it be supported by a modern social revolution in one of the several advanced countries. The other condition is an agreement between the proletariat which is exercising its dictatorship, or which holds the power of the State in its hands, and the majority of the peasant population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;We know that only an agreement with the peasantry can save the Socialist revolution in Russia until such time as the revolution takes place in other countries.&#8221; [2]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;When the revolution was seen to be further away than had been expected he shifted the argument to the international character of modern production. Socialist or Capitalist, Russia was tied to world economy. At the Eighth Congress of the Soviets in December, 1920 he told the delegates: &#8220;Whilst our Soviet Russia remains a solitary suburb of the whole Capitalist world, during that time to think of our complete economic independence and the disappearance of all danger would be an utterly ridiculous fantastry and utopianism.&#8221; And not only was Russia tied to world production, but the collective system in isolated backward Russia was at a disadvantage against even Capitalist anarchy on an international scale. For the time being the Russian State could keep out foreign goods and protect backward Russian industry by the rigid control of everything exported or imported, the monopoly of foreign trade. But this was an unnatural device. The ultimate test of a new civilisation was the higher productivity of labour in comparison with the old.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;We are confronted with a test which is being prepared by the Russian and international market, to which we are subordinate, with which we are bound up, from which we cannot break away. This is a serious test for here they may beat us both economically and politically.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;And in the last article he ever wrote:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Shall we succeed in maintaining ourselves with our petty peasant production, with our ruined condition, until the Capitalist countries of Western Europe complete their development to Socialism? Such is the question which faces us at this moment. We are not civilised enough to pass directly to Socialism though we have the political premises for it.&#8221; [3]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We could quote dozens more of the same type. Why was he so insistent? It was because he knew that ideas are not a force until they are seized upon by the masses, and knew the difficulty of maintaining the international Socialist conception and the pitfalls that awaited any deviation from it. While he lived he held the party there, and the Russian proletariat followed faithfully. [4] But in July 1922 Lenin fell ill and was away from work until October. When he came back he noted in a draft for a speech: &#8220;There is no evil without good. I have been sitting quiet for half-a-year and looking on &#8216;from the side-lines'.&#8221; What he had seen was not only the degeneration of the Soviet system, but also the degeneration of the party. And if that were not checked then the dictatorship of the proletariat was in grave peril. From his sick-bed he set himself to fight it &#8211; the last and, without a doubt, what would have proved the greatest battle of his life. The next two or three years were critical for the Soviet Union and remain the most difficult years on which to form a judgment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE DICTATORSHIP OF THE PROLETARIAT&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;No more vicious mistake in Socialist theory can be made than the too prevalent habit of using the term dictatorship of the proletariat as synonymous with the personal dictatorship of a Lenin or worse still of a Stalin. Mussolini's regime in Italy, the democracy in the Scandinavian countries, are equally the dictatorship of the bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The dictatorship of the proletariat is a formula whose evaluation depends at a given time in a given country upon the relationship between the classes on a national and international scale. We have seen the national and international reasons for the harsh form it of necessity assumed in Russia between 1918 and 1922. The dictatorship of the proletariat in Russia, Germany and France, all Socialist at the same time, would result, if by any conceivable chance a Capitalist Britain should survive for any length of time, in such Fascist tyranny in Britain that not only the working class but all except the Fascists themselves and bourgeois would have less freedom that street-sweeper in the emancipated States. The political content of the dictatorship in any particular country rests on the rate and successes of the economic transition to Socialism, which in turn depends upon the natural and industrial resources of the Socialist country, its relationship abroad with other countries, Socialist or Capitalist &#8211; in fact the whole international background against which any political form in any European or other highly developed State must be judged today. While ultimately it is the economic situation and the class-relationship resting on this which is the deciding factor, yet the State-power exercises a powerful influence. The regulator of all these relationships in a Socialist State is the Communist Party which controls the State-power and, in close association with the representatives of the international proletariat, governs the country in the interests of international Socialism. Until the abolition of classes a Communist Party must function. It is composed of the ablest and most trustworthy elements of the working-class movement in each country, some Marxist intellectuals, but the majority workers from the bench, in order to keep the party in the closest contact with the working class through which, not from inherent virtue but from its role in production, the regeneration of society is to be attained. Though the party will in the last analysis reflect the general stage of development of the country, yet its leadership can, as Lenin's case proves so conclusively, rise to heights of character and insight which will help to maintain the party at a high level and accomplish tasks of worldwide importance; or it can, as within a few months of Lenin's illness, drag the party down until it is nothing but the docile instrument of a degrading tyranny. The precise relationship between dominating individuals and social forces, always a difficult thing to determine, is exceptionally important here. For the moment it is enough to say that we do not accept the view that the degeneration of the Bolshevik Party was inevitable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;THE PARTY IN POWER&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In the years before October 1917 Lenin's insistence on the discipline necessary for illegal work and armed insurrection, then the ruin of the war, the civil war and military intervention, the temporary failure of the world revolution, the relative weakness of the Russian proletariat, had driven the Communist Party of Russia steadily along the path of becoming almost a military organisation ruled from above. Yet in the most desperate times of the civil war Lenin had insisted on maintaining what we can see today to have been an astonishing freedom of discussion. He dominated, but only by his personal authority. Immediately the civil war was over he initiated a resolution calling for party democracy, or as it was euphemistically called workers' democracy. He knew that it was necessary to curtail the freedom he had promised in Russia, to hold on at all costs for the sake of the international revolution. Yet the party had to remain a free instrument; with the enormous power that it wielded ossification would be a disaster. How far could there be full and continued freedom in the party if there was restricted political freedom in the working-class as a whole? This was the danger of which Rosa Luxemburg was always aware in her struggle for a full democracy against Lenin's centralism. Lenin in his resolution stated that with the same energy and decisiveness with which the party had militarised itself it should now set to work to have free democracy within itself. But in 1921 came the rebellion at Kronstadt and all the troubles that led to the N.E.P. For a moment the situation was more dangerous than ever before, and for the first time in nearly twenty years Lenin had to forbid factions or organised groups in the party. The resolution on democracy within the party remained in abeyance. Now after his return from his illness he was appalled to find that the party was being corrupted from above as well as from below.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The head of the bureaucratic fungus was Stalin, now General Secretary of the party, Commissar for Nationalities, and Commissar of the Workers' &amp; Peasants' Inspection. He dominated the party machine. In the vast, backward and unsettled country, party members and officials of the Soviet State had great power, and by a system of appointing from above, unparalleled even in the harshest times of the civil war, he had built up in the organisational apparatus of the party a powerful support for himself. He was also in close relationship with Djerzhinsky, the head of the all-powerful secret police. Lenin's authority was no sooner impaired by illness than he found himself in constant conflict with Stalin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The monopoly of foreign trade was the only safeguard of the Soviet State against the higher productive system of Capitalism. To this day Russian production is so backward that if goods from Germany, Britain or the U.S.A. were allowed in, they would ruin Russian economy. Yet as soon as Lenin was away Stalin, Zinoviev and Kamenev, as incompetent in economics as in organising insurrection, introduced important exceptions into this monopoly. Trotsky opposed them unsuccessfully. Lenin, as always when he found himself in difficulties, turned to Trotsky, and asked him to defend the position at the party conference in April. Trotsky did so and it was established that the monopoly of foreign trade is &#8220;one of the pillars of the Socialist dictatorship in the circumstances of capitalist encirclement,&#8221; the phrasing being a clear indication that in those days no one in the Soviet Union dreamt of surpassing capitalist productivity of labour while the workers' State was surrounded by world Capitalism.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On December 25, Lenin wrote the famous Testament [5] in which he characterises Stalin. &#8220;Comrade Stalin, having become General Secretary, has concentrated an enormous power in his hands; and I am not sure that he always knows how to use it with sufficient caution.&#8221; Then came the Georgian affair and Lenin's swift realisation that the party, if it were to save itself, must get rid of Stalin. Stalin and Djerzhinsky had been entrusted with the mission of smoothing out the difficulties which were being experienced in the admission of the smaller republics to the U.S.S.R. Stalin, sent to Georgia, had behaved with such brutality as to call forth the strongest censure from Lenin. Ordjonikidze (today Commissar of Heavy Industry and one of chief supporters of the Stalinist regime) had continued Stalin's policy in Georgia and had even struck a Georgian comrade. &#8220;We live in a sea of illegality&#8221; was one of the first letters the sick Lenin had written to the Politbureau, and now he could see where the chief danger was coming from. He demanded that Ordjonikidze should be expelled from the party for two years. That such a thing could happen showed &#8220;to what a morass we have fallen.&#8221; He asked that the persecuted subject nationalities should be protected from the Diejimordes (tyrants and brutes). The tyrants and brutes were Stalin and Djerzhinsky. To the Georgians he wrote: &#8220;I am working for you with all my heart&#8221; ... and while, for the time being careful in public statements, in his private correspondence he showed the anger and distrust he felt for the coarse, ignorant, and immoral Georgian ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Internationalism from the side of the oppressing, or so-called great nations (although they are great only in their violations), must consist in observing not only a formal equality, but an equality which would destroy upon their side that inequality which is created factually in real life. The hastiness and administrative impulsiveness of Stalin played a fatal role here, and also his spite against the notorious &#8216;social-chauvinism'; spite in general plays the worst possible role in politics. It behoves us to hold Stalin and Djerzhinsky politically responsible for this genuine great Russian nationalistic campaign.&#8221; [6]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;He wrote these letters in the last days of December, and on January 4 he added a note to the Testament, more restrained in tone but unmistakable in intent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Postscript: Stalin is too rude, and this fault, entirely supportable in relations among us Communists, becomes insupportable in the office of General Secretary. Therefore I propose to the comrades to find a way to remove Stalin from that position and appoint yet another man who in all respects differs from Stalin only in superiority &#8211; namely, more patient, more loyal, more polite and more attentive to comrades, less capricious, etc.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Once again he turned to Trotsky. Enclosing all his notes he wrote:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;That affair (the Georgian affair) is now under investigation at the hands of Stalin and Djerzhinsky. I cannot rely upon their impartiality, indeed just the contrary. If you would agree to undertake its defence, I could be at rest.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LENIN STRUGGLES TO DESTROY STALIN&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The last three months of his working life Lenin spent in a vain attempt to reorganise the party machinery for the fight against Stalin and bureaucratic corruption. He began as always from below. On December 26 he recommended that the Central Control Committee should consist chiefly of workers in close touch with the masses and not those who have had a long period of Soviet employment &#8220;because these workers have already acquired certain traditions and prejudices which are just the ones we want to struggle against.&#8221; And having decided that Stalin should go, he in January took the struggle into the open but still with caution. The Government represented &#8220;to a very large degree a survival of the past ... It has only been slightly painted up on top and in all the other respects it represents the most typically old of our old government machinery.&#8221; The party must concentrate its best forces and, as it did in the period of the most dangerous times of the civil war, find new forces &#8220;where our dictatorship had its deepest roots.&#8221; The reference to the civil war showed how seriously he estimated the position and knew what so few Communists know, that the greater the danger the greater the necessity of mobilising the great masses of the people. It was the personal power of the brutal and disloyal General Secretary which had to be curbed first. Lenin therefore proposed to elect between 75 and 100 new members of the Central Control Committee from among the workers and peasants, who should be given full rights as members of the Central Committee. The Workers' and Peasants' Inspection (the organisation Stalin controlled) should be reduced and the two bodies fused. In all these arrangements there is as far as we can see today only one serious error. He gave his authority to the idea of fusing the party with the State apparatus. Even with the party as it might have been this plan was dangerous, and we have little doubt that with the increasing growth of the Soviet bureaucracy Lenin would have changed his mind about this, as he so frequently did about many things. But all this meant the end of Stalin's use of his position to bribe people to support him. Stalin, already disgraced as Commissar of Nationalities, attempted to use his chief political argument &#8211; suppression of the article. One of Stalin's confederates, Kuibyshev, proposed that a special copy of Pravda should be printed and shown to Lenin to pacify him. Trotsky opposed this so vigorously that Stalin had to give way and the article appeared in Pravda of January 15. Lenin then decided to destroy Stalin and showed how serious he considered the position by taking the struggle into the open.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In his last and perhaps the very finest article he ever wrote [7] he combined a profound warning of the necessity of getting the very best elements and training them carefully for government with a series of bitter attacks on Stalin's Workers' and Peasants' Inspection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;The People's Commissariat of Inspection does not enjoy even a shadow of authority at present. It is well known that there are no institutions working worse than our Commissariat of Inspection and that under the modern conditions there is nothing to expect from this Commissariat.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;And, &#8220;Why indeed form a Commissariat that will work without any efficiency, so that it will not arouse any confidence and the work will not enjoy the least prestige?&#8221; and&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Our new Commissariat of Inspection will leave behind the quality which the French call pruderie, that is ridiculous affectation, of trying to look important, which plays very much into the hands of our bureaucracy, both in the Soviets and in the party. It should be said parenthetically that we have a bureaucracy not only in the Soviet institutions but in the party institutions as well.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;And then, as was his habit, almost abruptly, he concluded the article by a long dissertation relating the matter in hand to the international Socialist revolution, ending with the quotation we have given above. [8]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;Vladimir Ilyich is preparing a bomb against Stalin at the Congress,&#8221; wrote Lenin's secretary. He wrote a letter, his last, breaking off all comradely relations with Stalin. But he was seized by another attack and he could not speak at the congress. His last strength had been spent in a vain endeavour to drive from the high councils and confidence of the party the man who concentrated in himself all the evil tendencies that Lenin feared for the future. In those few critical and uncertain months that Lenin lay ill Stalin and his clique used their only weapon &#8211; the consolidation of their personal hold by the intensive bureaucratisation of the party apparatus. It was in the beginning nothing else but a struggle for power. [9] Even before Lenin died in January 1924 power was in the hands of Stalin, whom Lenin feared most, and Zinoviev and Kamenev, whom in his Testament he had told the party never to trust. These three, the Troika, ruled Russia and ruling Russia controlled the Communist International. We have seen how in March 1917 Stalin and Kamenev had switched the Bolshevik Party on to a road that would have imperiled the Russian Revolution, which had been served only by the timely appearance of Lenin. We shall see them acting in the identical way when faced with the German Revolution in October.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;But in October 1923 Lenin lay on his bed, dying, and, though neither he nor anyone else knew it, the defeat of the German Revolution in that month heralded the death of international Socialism in his party, its creed of twenty-five years.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Footnotes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] This was the origin of Trotsky's insistence on organizing the Trade Unions as organs of the State. If War Communism continued, he foresaw collapse unless the unions were knit tightly into the fabric of the Soviet State. The moment Lenin agreed to N.E.P., Trotsky accepted Lenin's Trade Union policy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] V.I. Lenin, The Food Tax, a speech delivered to the Tenth Congress of the Russian C.P. on March 15, 1921.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Better Less but Better, Pravda, April 4, 1923. The writer has used an MSS. translation. Many of the most important articles by Lenin, written after 1918, have to be tracked down in obscure publications or translated afresh. The present Soviet regime dare not publish them or, when it does so, truncates them.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] In face of the mass of evidence quoted above it is clear that as a rule when Lenin said Socialism he meant that highly developed form of society based on a productivity of labour far beyond Capitalism, and impossible in the isolated economy of Soviet Russia. Today, however, Stalin claims the final victory of Socialism. Having to explain away the gross inequalities existing under this Socialism, he propounds that by Socialism Lenin meant collective ownership and planned economy only. The thesis is the usual Stalinist falsification, and Stalin himself, as can be seen from the photograph reproduced after the Preface, used the word for years in precisely the sense that Lenin so often used it. But it should be noted that Marx and Engels and Lenin did use the words Socialism and Communism interchangeably, at other times making a distinction between Communism as the highest stage of Socialism. For an able study on the use of the words at different times by Marx, Engels and Lenin see The Socialist Standard, August 1936. For the most plausible version of the Stalinist falsification, see The Theory and Practice of Socialism, by John Strachey, p. 113.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] There are references to it by Stalin himself in the International Press Correspondence of November 17, 1927, and in The Truth about Trotsky, by R.F. Andrews, London 1934, p. 68.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[6] Cp. The Theory and Practice of Socialism, by John Strachey, p. 430. &#8220;The way in which the Soviet Union has known how to reconcile the claims for cultural, educational and administrative economy made by the subject peoples of the Tsarist Empire, without sacrificing any of its essential strength and unity, has been one of its greatest triumphs. This work has been, above all, inspired by Stalin.&#8221; Stalin, claiming to hate social-chauvinism i.e. excessive nationalism was as harsh to the nationalities as any Great Russian.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[7] Better Less, but Better.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[8] Page 26.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[9] The best short treatment of this last period of Lenin's life can be found in The Suppressed Testament of Lenin, by Leon Trotsky, Pioneer Publishers, New York. See also Since Lenin Died, by Max Eastman, London 1925, a well-documented survey; and Staline, by Boris Souvarine, Paris 1935, Chapter VII, a book with an anarchist bias against the dictatorship of the proletariat but irreproachably documented, very fair, and full of insight.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
