<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
	<link>https://www.matierevolution.fr/</link>
	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;. Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.org/</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?id_mot=302&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
		<url>https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L144xH69/siteon0-32cbc.jpg?1787709656</url>
		<link>https://www.matierevolution.fr/</link>
		<height>69</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Le g&#233;nocide des Am&#233;rindiens</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7632</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7632</guid>
		<dc:date>2025-12-25T23:11:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Etats-Unis - USA</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rindiens</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pr&#232;s de 100 millions d'autochtones indiens de l'h&#233;misph&#232;re occidental ont &#233;t&#233; tu&#233;s ou sont morts pr&#233;matur&#233;ment du fait des Europ&#233;ens et de leurs descendants en cinq si&#232;cles, affirme l'historien am&#233;ricain et professeur &#224; l'universit&#233; d'Hawaii, David E. Stannard, dans son ouvrage intitul&#233; &#034;Holocauste am&#233;ricain : Christophe Colomb et la conqu&#234;te du Nouveau Monde&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt;
La f&#234;te nationale de l'Action de gr&#226;ce (Thanksgiving), c&#233;l&#233;br&#233;e en novembre, remonterait quant &#224; elle aux ann&#233;es 1620. Il semble, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique29" rel="directory"&gt;3&#232;me chapitre : R&#233;volutions bourgeoises et populaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot250" rel="tag"&gt;Etats-Unis - USA&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot302" rel="tag"&gt;Am&#233;rindiens&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pr&#232;s de 100 millions d'autochtones indiens de l'h&#233;misph&#232;re occidental ont &#233;t&#233; tu&#233;s ou sont morts pr&#233;matur&#233;ment du fait des Europ&#233;ens et de leurs descendants en cinq si&#232;cles, affirme l'historien am&#233;ricain et professeur &#224; l'universit&#233; d'Hawaii, David E. Stannard, dans son ouvrage intitul&#233; &#034;Holocauste am&#233;ricain : Christophe Colomb et la conqu&#234;te du Nouveau Monde&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La f&#234;te nationale de l'Action de gr&#226;ce (Thanksgiving), c&#233;l&#233;br&#233;e en novembre, remonterait quant &#224; elle aux ann&#233;es 1620. Il semble, selon certains historiens, qu'elle soit li&#233;e &#224; un massacre d'indiens d'Am&#233;rique par des colons europ&#233;ens, qui apr&#232;s les avoir invit&#233;s &#224; un festin pour les remercier de leur aide et de leur accueil, les ont ensuite massacr&#233;s et remerci&#233; Dieu de leur avoir permis &#034;d'&#233;liminer les sauvages&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chronologie de la r&#233;volte des Indiens des Am&#233;riques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3128&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3128&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conqu&#234;te de l'Am&#233;rique par l' &#171; Ancien monde &#187; occidental, un grand crime de masse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5318&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5318&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le g&#233;nocide colonial fran&#231;ais des peuples am&#233;rindiens cara&#239;bes des Petites Antilles de 1625-1660&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4110&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4110&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire aussi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9nocide_de_peuples_autochtones&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9nocide_de_peuples_autochtones&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le g&#233;nocide des Am&#233;rindiens&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les actes de g&#233;nocide en Am&#233;rique, parfois rassembl&#233;s sous le vocable controvers&#233; de &#171; g&#233;nocide de peuples autochtones &#187;, d&#233;signent certains meurtres collectifs, directs ou indirects, ainsi que d'autres pers&#233;cutions, perp&#233;tr&#233;s contre des villages, des tribus ou des ethnies am&#233;rindiennes, et qui, sans avoir les modalit&#233;s des grands g&#233;nocides du XXe si&#232;cle, pr&#233;sentent &#224; tout le moins certains caract&#232;res d'un g&#233;nocide. Ces crimes divers et espac&#233;s, commis entre les XVIe et XIXe si&#232;cles par des conqu&#233;rants et colons pour la plupart espagnols ou anglais, puis par des Euro-Am&#233;ricains, ont des causes complexes et ne sont pas la norme coloniale. L'immense majorit&#233; des Am&#233;rindiens tu&#233;s depuis 1492 sont les victimes des &#233;pid&#233;mies, des mauvais traitements inflig&#233;s sans dessein meurtrier et des guerres internes, europ&#233;ennes, intercoloniales, civiles et d'ind&#233;pendance (ces causes de mortalit&#233; &#233;tant par d&#233;finition exclues de la notion de g&#233;nocide). L'ethnocide qui, lui, est une constante coloniale m&#234;me en dehors des Am&#233;riques, fait aussi des victimes indirectes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les recherches sur ces sujets sont difficiles car le d&#233;ni et la culpabilit&#233; complique la collecte d'information. D'abord, les souffrances de descendants de natifs, qui ne forment plus que des minorit&#233;s dans leur pays, et le d&#233;ni des exterminations, m&#234;me s'il est aujourd'hui en g&#233;n&#233;ral absent des d&#233;bats en histoire, entra&#238;nent une r&#233;action importante des peuples concern&#233;s, au premier plan, puis des partisans de l'indig&#233;nisme et de certains militants anticolonialistes. Une des manifestations en est l'irruption, au sein des d&#233;bats, d'analyses et de th&#233;ories qui amplifient au d&#233;triment des faits la dimension g&#233;nocidaire de la colonisation. De natures tr&#232;s diff&#233;rentes, ces deux causes des difficult&#233;s rencontr&#233;es par les historiens se rejoignent malgr&#233; tout : La th&#232;se d'un &#171; g&#233;nocide indien &#187; aux proportions continentales tire en effet ses chiffres &#233;normes des donn&#233;es d&#233;mographiques les plus difficiles &#224; consid&#233;rer, compte tenu des falsifications des faits par les diff&#233;rents romans nationaux des colons au fil des si&#232;cles. Les peuples autochtones vivant le m&#234;me retrait d'humanit&#233; que les peuples noirs, leur consid&#233;ration par les historiens de l'&#233;poque avait un point de vu tronqu&#233; et negligent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'oppression des Am&#233;rindiens en g&#233;n&#233;ral, les actes de g&#233;nocide en particulier, ont donc laiss&#233; des blessures dans la m&#233;moire collective et des tensions dans les &#233;tudes historiques que celle-ci impr&#232;gne. Dans certains pays, leur reconnaissance politique a eu lieu, mais reste souvent h&#233;sitante ou r&#233;serv&#233;e, comme en France ou aux &#201;tats-Unis o&#249; le mot &#171; g&#233;nocide &#187; est pratiquement &#233;cart&#233; du d&#233;bat politique alors que le d&#233;bat scientifique en fait un usage intensif.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les faits et leur interpr&#233;tation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premi&#232;res d&#233;finitions du g&#233;nocide datant seulement du milieu du XXe si&#232;cle, des historiens se sont interrog&#233;s sur la pertinence d'un emploi r&#233;trospectif du terme, par exemple dans des travaux sur la colonisation am&#233;ricaine, ph&#233;nom&#232;ne tr&#232;s long, concernant des populations dont le d&#233;clin a commenc&#233; au d&#233;but du XVIe si&#232;cle, et qui n'est pas, loin de l&#224;, seulement meurtrier. Raphael Lemkin, le juriste qui a forg&#233; le terme, n'&#233;tait pas hostile &#224; cet emploi et travaillait m&#234;me, peu avant son d&#233;c&#232;s, sur le cas des Indiens d'Am&#233;rique1. Certains historiens aujourd'hui usent, souvent avec parcimonie, du mot &#171; g&#233;nocide &#187;, mais ne s'en contentent pas toujours : ils le nuancent parfois, selon les cas l'att&#233;nuent plus ou moins en utilisant et si possible en justifiant &#171; des termes proches de meurtres de masse, qui ont des connotations normatives l&#233;g&#232;rement diff&#233;rentes &#187;2, tels que &#171; g&#233;nocide partiel &#187;, &#171; extermination &#187;, &#171; massacre g&#233;nocidaire &#187; ou &#171; violence quasi g&#233;nocidaire &#187;. Les expressions juridiques &#171; acte de g&#233;nocide &#187; et &#171; acte g&#233;nocidaire &#187; sont souvent employ&#233;es, par exemple pour qualifier des actions de miliciens o&#249; l'intention de tuer plusieurs indig&#232;nes pour la raison qu'ils appartiennent &#224; une tribu d&#233;test&#233;e est manifeste. Toutefois, l'emploi de tels d&#233;riv&#233;s reste controvers&#233; et d'autres historiens les &#233;vitent pour travailler avec des notions moins pol&#233;miques, comme celle de massacre3.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les Espagnols et les habitants des Antilles&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux d&#233;buts de la conqu&#234;te espagnole, les hommes de Christophe Colomb, peu nombreux en 1492 et 1493, sont bien accueillis par les Tainos, des indig&#232;nes de langue arawak qui sont majoritaires sur Hispaniola et les &#238;les alentour. Quelques malentendus dus &#224; la barri&#232;re des langues mis &#224; part, les deux mondes s'entraident et &#233;changent, et les Tainos laissent les colons installer leurs petites villes fortifi&#233;es qui abriteront rapidement les renforts venus d'Espagne. Surviennent les premi&#232;res &#233;pid&#233;mies : non immunis&#233;s contre les maladies europ&#233;ennes telles que la rougeole, la grippe ou le typhus, des autochtones commencent &#224; mourir sans que, pour l'instant, leurs communaut&#233;s soient menac&#233;es ; la menace p&#232;se en premier lieu sur les colons, qui succombent en grand nombre &#224; des maladies[Lesquelles ?]4.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Espagnols esp&#232;rent prendre des territoires riches en ressources et surtout soumettre par l'instruction les habitants qui vont produire les richesses. Ceux-ci doivent &#234;tre &#233;vang&#233;lis&#233;s et prot&#233;g&#233;s, doivent apprendre des techniques de production, travailler comme de bons chr&#233;tiens et accepter de donner en retour une partie des profits &#224; l'Espagne. C'est un projet intenable : eurocentr&#233;, il entra&#238;ne les indig&#232;nes vers une d&#233;culturation qu'ils vivent souvent mal ; en outre, les hommes cessent d'&#234;tre des bienfaiteurs quand ils comprennent qu'une fois arm&#233;s ils peuvent &#234;tre des ma&#238;tres, et les conquistadors ne font pas exception. Colomb et ses successeurs d&#233;couvrent les r&#233;alit&#233;s de la colonisation et essaient de s'y adapter : les Indiens, qui n'appr&#233;cient pas les abus, veulent se d&#233;barrasser des nouveaux venus, lesquels doivent les combattre et en faire des esclaves, m&#234;me si cela irrite le pouvoir en Espagne5,6.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les guerriers du cacique Caonabo, &#233;poux d'Anacaona, intimident les visiteurs devenus envahisseurs, en assassinent certains, assi&#232;gent les autres. Mais les Espagnols r&#233;ussissent une attaque surprise sur un lieu tr&#232;s peupl&#233; en 1495 : cette &#171; bataille de La Vega Real &#187; est un tournant d&#233;cisif. Durant les ann&#233;es qui suivent, les autochtones qui r&#233;sistent encore, d&#233;sunis et affaiblis par les maladies, ne peuvent rien contre des soldats bien &#233;quip&#233;s qui montent des chevaux et dressent des chiens, et qui ont parfois d'autres indig&#232;nes pour alli&#233;s4. Apr&#232;s les massacres, c'est le travail forc&#233; de l'encomienda, accompagn&#233; d'abus gratuits et de brutalit&#233;s qui punissent les tentatives de fuite6. Quand la main-d'&#339;uvre vient &#224; manquer, les colons d&#233;placent les tribus des &#238;les voisines : elles subissent le m&#234;me sort funeste. Les recensements de population alarment les Espagnols qui finalement essaient, mais en vain, de stopper les &#233;pid&#233;miesNote 1. On estime la population d'Hispaniola en 1492 &#224; au moins 300 000 individus4, peut-&#234;tre 500 0007 ou davantageNote 2 ; trente ans plus tard, pr&#232;s de 90 % des Tainos ont d&#233;j&#224; disparu, emport&#233;s par les maladies principalement, ainsi que par les guerres d&#233;s&#233;quilibr&#233;es et les mauvais traitements8.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La population indig&#232;ne de l'&#238;le principale de Porto Rico, nomm&#233;e San Juan Bautista par Colomb, chute de peut-&#234;tre 30 000 en 1508 &#224; 1 148 habitants lors du recensement de 1530 : le d&#233;cret royal pris entre-temps pour &#233;manciper les Tainos n'emp&#234;che pas les colons de poursuivre leur oppression9. Tous les Arawaks des Grandes Antilles sont concern&#233;s par la chute d&#233;mographique, qui se poursuit pendant plusieurs dizaines d'ann&#233;es jusqu'&#224; leur disparition quasi compl&#232;te. Les Indiens Cara&#239;bes des Petites Antilles conna&#238;tront un d&#233;clin plus lent5.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que la plupart des historiens refusent de parler de g&#233;nocide au plein sens juridique du termeNote 3, cette longue s&#233;rie d'&#233;v&#233;nements est dans la litt&#233;rature souvent appel&#233;e &#171; g&#233;nocide des Tainos &#187; ou &#171; g&#233;nocide des Arawaks &#187;. L'anthropologue Christian Duverger, par exemple, estime que l'extinction des Tainos, qui rend exceptionnel cet &#233;pisode de la Conquista, est suffisamment probante et qu'&#171; on peut parler de g&#233;nocide &#187;8. Le militant anticolonialiste Yves Benot imite pour sa part la formule &#171; homicide involontaire &#187; dans son expression &#171; g&#233;nocide involontaire &#187;5, paradoxale pour qui sait combien l'emploi du mot est justifi&#233; par la volont&#233; d'&#233;liminer physiquement un groupe humain : l'extermination des Arawaks, qui repr&#233;sentaient une main-d'&#339;uvre servile pr&#233;cieuse, est de facto et les maladies ont jou&#233; un r&#244;le ; les plus hautes autorit&#233;s en Espagne, malgr&#233; leurs pr&#233;jug&#233;s x&#233;nophobes, abominaient les meurtres de masse ; mais les premiers colons des Am&#233;riques ont r&#233;pandu la mort, par n&#233;gligence parfois, par sadisme lib&#233;r&#233; surtout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'historien Ben Kiernan, sp&#233;cialiste des g&#233;nocides, rappelle une interpr&#233;tation non restrictive de la d&#233;finition juridique, selon laquelle un g&#233;nocidaire peut viser une population particuli&#232;re, en sachant que la destruction au moins partielle de celle-ci s'ensuivra, mais sans que cette destruction le motive n&#233;cessairement, il peut poursuivre d'autres objectifs ; les formules ind&#233;pendantes &#171; extermination &#187; et &#171; crime contre l'humanit&#233; &#187;, dont l'emploi n'exige pas la preuve d'une intention de r&#233;duire un groupe (ethnique ou autre) mais celle d'une planification par une puissante autorit&#233;, peuvent aussi aider &#224; qualifier les violences et les meurtres de masse, sans &#234;tre incompatibles avec la notion de g&#233;nocide10. Dans le cas des Tainos, des conqu&#233;rants s&#233;duits par une id&#233;ologie proche de l'agrarianisme et d&#233;&#231;us de ne pas trouver assez d'or, se sont ent&#234;t&#233;s &#224; disloquer et &#233;puiser une ethnie affaiblie par le choc viral, des hommes et des femmes pr&#233;jug&#233;s inaptes &#224; cultiver la terre &#224; la mani&#232;re des civilis&#233;s, &#224; moins d'avoir ces civilis&#233;s comme ma&#238;tres ; m&#234;me sans connaissance scientifique sur les &#233;pid&#233;mies, ils ne pouvaient pas ignorer qu'un tel traitement entra&#238;nerait une h&#233;catombe11.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alexander Hinton (en), anthropologue tr&#232;s engag&#233; dans l'&#233;tude et la pr&#233;vention des g&#233;nocides, souligne le fait que la Shoah est un g&#233;nocide &#171; prototype &#187;, c'est-&#224;-dire dont l'&#233;tude, fondatrice et toujours intensive, affecte la recherche sur tous les &#233;v&#233;nements qu'on veut ranger dans la cat&#233;gorie du g&#233;nocide. Il estime qu'il s'agit d'un biais, sugg&#232;re la possibilit&#233; de focaliser sur d'autres prototypes et donne quelques exemples, dont la destruction des Tainos12.&lt;br class='autobr' /&gt;
La disparition des empires du continent&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;v&#233;nements des Antilles marquent les conquistadors de Tierra Firme et des contr&#233;es plus lointaines. Si les intellectuels et les observateurs de l'&#233;poque sont partag&#233;s entre la d&#233;nonciation des atrocit&#233;s coloniales qui m&#232;nent &#224; la destruction massive d'&#234;tres humains qui ont des droits (Bartolom&#233; de las Casas) et l'apologie de l'esclavage d'&#234;tres inf&#233;rieurs &#224; prot&#233;ger quand ils s'instruisent, &#224; massacrer quand ils guerroient (Juan Gin&#233;s de Sep&#250;lveda), les aventuriers au plus pr&#232;s des &#233;changes cordiaux puis des conflits avec les Am&#233;rindiens deviennent souvent brutaux en succombant &#224; la fi&#232;vre de l'or et &#224; la d&#233;testation de certaines tribus jug&#233;es dangereuses. Il en est ainsi de Vasco N&#250;&#241;ez de Balboa qui, selon Ben Kiernan, &#171; pr&#233;conise le g&#233;nocide &#187;13 &#224; Ferdinand le Catholique en 1513 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; Ces Indiens de Caribana ont mille fois m&#233;rit&#233; la mort, car c'est une race d&#233;testable. Dans d'autres occasions ils ont tu&#233; nombre de chr&#233;tiens, et m&#234;me quelques-uns des n&#244;tres, qui, en descendant le fleuve, perdirent un vaisseau. Aussi ce que je propose n'est pas de les faire esclaves, ils sont trop mauvais pour cela, mais de les br&#251;ler tous, grands ou petits, pour qu'il ne reste pas trace de si vilaines gens14. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question des exterminations se pose pour les colonies espagnoles du continent : leur histoire contient des &#233;pisodes g&#233;nocidaires15 difficiles &#224; recenser, d'autant plus que les faits ne sont pas connus avec pr&#233;cision. Lorsqu'ils p&#233;n&#232;trent dans les empires de M&#233;soam&#233;rique et des Andes, les empires azt&#232;que et inca principalement, les Espagnols d&#233;couvrent des civilisations raffin&#233;es et de vastes soci&#233;t&#233;s, certes en manque d'unit&#233; et de coh&#233;sion, qui gagnent des guerres et r&#233;duisent des peuplades en esclavage. Ces puissances n'ont rien &#224; voir avec les Arawaks des Antilles. Les chercheurs s'accordent &#224; dire que la difficile conqu&#234;te de ces territoires n'est pas une campagne g&#233;nocidaire programm&#233;e : les petites exp&#233;ditions espagnoles &#233;chouent quelquefois, et d'autres fois doivent leur survie &#224; l'emploi d'une meilleure technologie, aux rivalit&#233;s entre Am&#233;rindiens, aux superstitions de ces derniers. Hern&#225;n Cort&#233;s, notamment, outrepasse les ordres du gouverneur de Cuba Diego Vel&#225;zquez, qui enverra d'ailleurs des hommes &#224; sa poursuite, et parvient p&#233;niblement &#224; rassurer ses troupes. Son projet et sa vie sont mis en p&#233;ril durant sa fuite de Mexico-Tenochtitlan. Les batailles acharn&#233;es, les massacres, les crimes de guerre et les ruses d&#233;loyales ne sont pas pour lui des plaisirs ou des buts mais, tout comme ses alliances avec des chefs indig&#232;nes aussi ambitieux que lui, sont les m&#233;thodes pour parvenir &#224; soumettre un pays tr&#232;s peupl&#233;16,17. Avant le si&#232;ge de Tenochtitlan (dont la r&#233;ussite est facilit&#233;e, si ce n'est permise, par l'&#233;pid&#233;mie de variole qui a affaibli la cit&#233;), Cort&#233;s &#233;vite de tuer des femmes et des enfants quand c'est possible et il repeuple les villes conquises11.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, l'&#233;tude du ph&#233;nom&#232;ne g&#233;nocidaire colonial s'int&#233;resse &#224; plusieurs massacres de la Conquista, notamment ceux qui impliquent &#224; la fois Cort&#233;s, qui comparait les Azt&#232;ques &#224; des barbares et &#224; des Maures et faisait parfois r&#233;f&#233;rence &#224; la Rome antique et &#224; Jules C&#233;sar quand il s'adressait &#224; ses soldats18, et les Tlaxcalt&#232;ques, ennemis de longue date des Azt&#232;ques. En septembre 1519, le conquistador combat dans la province de Tlaxcala. La violence s'intensifiant (il s'est r&#233;solu &#224; br&#251;ler des villages et &#224; massacrer), il demande la paix aux chefs de la cit&#233;, qui acceptent finalement. Selon Bernal D&#237;az del Castillo, les demandes contenaient la menace d'une extermination de la population. En octobre, les Espagnols atteignent Cholula, une des grandes villes de l'Empire azt&#232;que, o&#249; bient&#244;t Cort&#233;s se sent menac&#233;. Confiant en son nouvel alli&#233; tlaxcalt&#232;que qui lui fournit quelques milliers de combattants, il pi&#232;ge et tue des nobles et des chefs de guerre, et ordonne une attaque pour &#233;liminer toute r&#233;sistance dans Cholula. S'ensuit un ample massacre ; les Tlaxcalt&#232;ques saccagent la ville. D'un autre niveau encore, le long si&#232;ge de Tenochtitlan en 1521 tourne au carnage pour la population civile de la capitale, emportant vraisemblablement des dizaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants. L'empereur Cuauht&#233;moc est pendu en 1525. Cort&#233;s reconstruit la capitale d&#233;truite sur un mod&#232;le plus europ&#233;en. Le Mexique conna&#238;t alors, et pour de longues ann&#233;es, un syst&#232;me de servitude militariste et agraire11.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attentif aux r&#233;cits comparant la prise violente de cit&#233;s azt&#232;ques &#224; la destruction de Troie ou de Carthage, Ben Kiernan pense que Cort&#233;s a compris en guerroyant, et aussi gr&#226;ce &#224; son s&#233;jour dans la splendide et puissante Tenochtitlan apr&#232;s le massacre de Cholula, que son entreprise d&#233;marr&#233;e avec quelques centaines de soldats espagnols ne r&#233;ussirait pas sans l'aide d'autochtones et sans faire tomber sur la soci&#233;t&#233; azt&#232;que un ch&#226;timent exemplaire. L'historien parle d'un &#171; g&#233;nocide au Mexique19,Note 4 &#187; qui n'a cess&#233; que graduellement : fin des massacres, prise de conscience des capacit&#233;s d'apprentissage des indig&#232;nes et du caract&#232;re mortif&#232;re de l'encomienda, interdiction timide de celle-ci en 1542, d&#233;clin du syst&#232;me dans les faitsNote 5. Lecteur de Kiernan, Norman Naimark (en) &#233;voque lui aussi un g&#233;nocide &#233;tendu20 ; il estime en outre que, dans le cadre colonial loin de l'Espagne, Cort&#233;s, comme Francisco Pizarro qui s'est perfidement jou&#233; de l'empereur inca Atahualpa, comme d'autres conquistadors encore, avait un &#171; &#233;tat d'esprit pathologique21 &#187;, &#233;tait dispos&#233; &#224; s'affranchir de la morale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chute des empires est accompagn&#233;e par un d&#233;peuplement massif principalement d&#251; &#224; des pand&#233;mies d&#233;vastatrices : l'effondrement d&#233;mographique est impossible &#224; chiffrer encore aujourd'hui mais toutes les sources qui ont avanc&#233; des estimations &#233;voquent plusieurs millions si ce n'est dizaines de millions d'habitants en moins dans l'Am&#233;rique hispanique et portugaise du XVIIe si&#232;cle, ce qui pourrait repr&#233;senter la disparition de 90 % de la population de 1492. Si beaucoup d'Indiens de l'Altiplano, par exemple, ont &#233;t&#233; &#233;pargn&#233;s, des c&#244;tes dens&#233;ment peupl&#233;es ont &#233;t&#233; presque vid&#233;es de leurs habitants22. Il n'est pas prouv&#233; que des colons, comme pris de folie meurtri&#232;re alors qu'ils &#233;taient d'habitude inquiets face &#224; la d&#233;population, aient un jour utilis&#233; les maladies pour punir des autochtones qu'ils exploitaient ou aient sciemment empoisonn&#233; des r&#233;serves d'eau, comme cela a pu &#234;tre soup&#231;onn&#233;8.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le philosophe Alain Brossat, qui a en t&#234;te le d&#233;peuplement mexicain autant que la disparition des Arawaks, m&#234;me si le terme &#171; g&#233;nocide &#187; est &#171; vou&#233; &#224; &#234;tre contest&#233; dans tout contexte o&#249; n'est pas attestable une intention exterminatrice tourn&#233;e contre un groupe humain particulier, demeure dans le cas pr&#233;sent cette notion fondamentale d'un d&#233;sastre que rien ne viendra jamais sauver &#187; : le c&#339;ur biologique et culturel d'une part de l'humanit&#233; a &#233;t&#233; annihil&#233;23.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les massacres britanniques sur la c&#244;te Est&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que les Espagnols ont toujours cherch&#233; &#224; convertir des &#226;mes au catholicisme, les puritains anglais ont &#233;t&#233; rapidement d&#233;courag&#233;s dans leurs tentatives d'&#233;vang&#233;lisation, pas assez fructueuses &#224; leurs yeux. D&#232;s le d&#233;but de la conqu&#234;te britannique, les nouveaux venus sur le continent (c&#244;te est des actuels &#201;tats-Unis), qui entretiennent par ailleurs des relations commerciales n&#233;cessaires avec les tribus rencontr&#233;es, se d&#233;terminent &#224; punir collectivement des Indiens, voire &#224; les massacrer, si un seul ou une poign&#233;e d'entre eux a menac&#233; la survie ou m&#234;me seulement l'expansion de la colonie, ou bien si le groupe a refus&#233; de payer tribut et s'est rebell&#233;. Les Powhatans de Virginie et leurs alli&#233;s subissent les foudres des colons d&#232;s 162224.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre des Pequots, en Nouvelle-Angleterre, est un des &#233;v&#233;nements les plus remarquables de cette p&#233;riode. Frapp&#233;s par des maladies venues d'Europe, les Pequots ne sont plus que quelques milliers en 1636 lorsqu'&#233;clate la guerre, &#224; la suite d'une m&#233;sentente sur le moyen de punir ou de r&#233;parer financi&#232;rement les meurtres de colons. Une escalade dans la violence et la x&#233;nophobie atteint un sommet le 26 mai 1637 : l'an&#233;antissement du grand village pequot de Missituck par le feu et les armes, planifi&#233; par un capitaine anglais et permis par son alliance avec des Am&#233;rindiens ennemis des Pequots, n'&#233;pargne ni les femmes ni les enfants. Il s'apparente &#224; un acte g&#233;nocidaireNote 6, qui n'est pas isol&#233; puisque les autorit&#233;s coloniales d&#233;cident m&#234;me d'en finir avec la nation pequot, qu'elles fantasment alors comme une entit&#233; malfaisante si ce n'est diabolique, en s'assurant, par des primes offertes aux autres tribus contre des scalps, par des r&#233;ductions en esclavage, que les Pequots survivants dilu&#233;s dans d'autres peuples ne pourront plus se regrouper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un n&#233;gationnisme historiographique a longtemps fait des exc&#232;s meurtriers des colons des actes pr&#233;ventifs ou de l&#233;gitime d&#233;fense. &#192; partir des ann&#233;es 1970, l'histoire de la guerre des Pequots est r&#233;vis&#233;e et l'intention exterminatrice soulign&#233;e : la question du g&#233;nocide pequot appara&#238;t25. Les auteurs qui argumentent contre la qualification g&#233;nocidaire, tels Steven T. Katz (en) ou Guenter Lewy, sont souvent des philosophes et des politologues qui se sont sp&#233;cialis&#233;s dans l'&#233;tude des g&#233;nocides mais qui font de la Shoah un arch&#233;type ou un &#233;talon n&#233;cessaire, alors que les nombreux historiens favorables &#224; la qualification g&#233;nocidaire se concentrent sur les d&#233;finitions juridiques et leur &#233;volutionNote 7. D'apr&#232;s Katz, plusieurs &#233;l&#233;ments font douter que, malgr&#233; l'horreur des crimes, les colonies de Nouvelle-Angleterre ont eu l'intention d'&#233;liminer physiquement les Pequots comme tels : ceux-ci ont &#233;t&#233; craints pour la menace qu'ils repr&#233;sentaient (ils attaquaient les Anglais depuis plusieurs mois) plus que par un racisme anti-indien qui, m&#234;me s'il existait chez beaucoup de puritains, ne les emp&#234;chait pas d'avoir des alli&#233;s am&#233;rindiens ; apr&#232;s les tueries impitoyables de mai 1637, les femmes et les enfants pequots captur&#233;s ont souvent &#233;t&#233; &#233;pargn&#233;s, et la disparition de leur nation est culturelle avant d'&#234;tre physique ; en outre, des survivants pequots se sont &#224; nouveau regroup&#233;s quelques ann&#233;es apr&#232;s la guerre et ont m&#234;me &#233;t&#233; aid&#233;s par les colonies25. Ainsi, Katz th&#233;orise un manque de volont&#233; d'exterminer le groupe pequot en tant que tel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'historien Benjamin Madley, qui conna&#238;t &#224; la fois les arguments de ce philosophe et ceux de ses adversaires, d&#233;clare sans h&#233;siter que les Pequots ont subi &#171; un des tout premiers g&#233;nocides dans ce qui deviendra les &#201;tats-Unis &#187;26 : quelle que soit l'origine de leur haine, les puritains ont voulu &#233;liminer et ont &#233;limin&#233; une nation particuli&#232;re, la nation pequot, en partie physiquement, ce qui reste conforme aux d&#233;finitions juridiques ; il est vain de chercher des degr&#233;s dans leur volont&#233; ou de montrer qu'ils l'ont perdue &#224; une &#233;poque. Pour &#201;lise Marienstras, l'intention exterminatrice est indubitable : &#171; Les survivants ont &#233;t&#233; poursuivis jusqu'&#224; la presque compl&#232;te disparition de la nation pequot, pour le plaisir de Dieu qui se r&#233;jouissait, au dire des colons, de la victoire de ses &#233;lus &#187;24. Marienstras accepte avec prudence le mot &#171; g&#233;nocide &#187; : &#171; Si la d&#233;finition du g&#233;nocide consiste [&#8230;] dans la destruction massive de populations d&#233;sign&#233;es &#224; la vindicte par leur qualit&#233; de collectivit&#233; [&#8230;] et s'il suffit de d&#233;cisions d'autorit&#233;s locales [&#8230;], alors on peut dire qu'il y eut un g&#233;nocide &#224; l'encontre des Pequots &#187;27.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre du Roi Philip en 1676 est elle aussi men&#233;e &#224; outrance par la conf&#233;d&#233;ration de Nouvelle-Angleterre, apr&#232;s les attaques massives des Wampanoags contre ses &#233;tablissements. Alors que les Am&#233;rindiens sont vaincus, les Britanniques s'acharnent, massacrent, vendent des captifs comme esclaves. Par la suite et jusqu'&#224; la guerre d'ind&#233;pendance des &#201;tats-Unis, les autorit&#233;s royales, dont la politique est expansionniste autant que protectrice des sujets anglais et des Indiens, contiennent quelque peu la violence des guerres et des massacres auxquels se livrent aussi bien les premiers que les seconds24. Un des signes de la haine grandissante entre Am&#233;rindiens et colons anglais, annonciateur des trag&#233;dies du XIXe si&#232;cle, est la volont&#233; de plus en plus concr&#233;tis&#233;e de se d&#233;barrasser une fois pour toutes de l'opposant, parfois fantasm&#233; comme un mal objectif. Lors du si&#232;ge de Fort Pitt en 1763, quelques officiers et dirigeants dont Jeffery Amherst ont l'id&#233;e, pourtant difficile &#224; mettre en pratique, de d&#233;cimer des tribus en provoquant une &#233;pid&#233;mie de variole. Le capitaine Simeon Ecuyer d&#233;cide de son propre chef d'offrir des couvertures infect&#233;es &#224; des Delawares. On ignore l'efficacit&#233; de cet acte, et les crit&#232;res d&#233;finissant le g&#233;nocide n'y sont pas tous manifestes : aucun plan ni aucun ordre d'extermination n'&#233;tant venus des autorit&#233;s, il est difficile de pr&#234;ter au seul capitaine la volont&#233; et le pouvoir de d&#233;truire un groupe en tant que tel. Cependant, comme le note l'historienne &#201;lise Marienstras, l'intentionnalit&#233; d'une guerre par diffusion d'un agent biologique est attest&#233;e autant chez Amherst le dignitaire que chez Ecuyer le subordonn&#233;28.&lt;br class='autobr' /&gt;
Guerres et &#233;purations ethniques aux &#201;tats-Unis&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant la conqu&#234;te de l'Ouest, le gouvernement f&#233;d&#233;ral des &#201;tats-Unis poursuit une politique expansionniste et doit en th&#233;orie prot&#233;ger les natifs qui en acceptent les principes, mais en pratique il perp&#233;tue l'ethnocide3, tarde parfois &#224; d&#233;couvrir et condamner les spoliations et les meurtres d'Am&#233;rindiens, pousse des tribus &#224; un exil douloureux aux cons&#233;quences parfois tragiques (&#233;pisode de la Piste des Larmes), autant d'&#233;v&#233;nements li&#233;s au ph&#233;nom&#232;ne g&#233;nocidaire colonial mais qui ne peuvent pas &#234;tre appel&#233;s &#171; g&#233;nocide &#187; en raison du manque d'intention de d&#233;truire ces tribus29.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question du g&#233;nocide appara&#238;t ailleurs. Le gouvernement de chaque nouvel &#201;tat membre des &#201;tats-Unis peut contester les vues du gouvernement f&#233;d&#233;ral, parfois jusqu'&#224; nier les droits des Indiens, par racisme ou parce qu'il les croit destin&#233;s &#224; une extinction naturelle : sans solution face aux tensions extr&#234;mes engendr&#233;es par les politiques coloniales et, souvent, par l'afflux impr&#233;vu de chercheurs d'or, certains &#201;tats oppriment plus ou moins s&#233;v&#232;rement la population autochtone, organisent le nettoyage ethnique ou d&#233;clenchent des guerres d&#233;s&#233;quilibr&#233;es3. Le Texas s'est construit entre 1821 et 1845, date de sa premi&#232;re int&#233;gration dans l'Union, en alternant, avec les tribus locales, les bons rapports et les pires (expulsions, exterminations)30 ; ses autorit&#233;s ont longtemps r&#233;compens&#233; les scalps d'Indiens, plusieurs ann&#233;es apr&#232;s la r&#233;int&#233;gration dans l'Union en 1870. Dans le Territoire du Dakota, les Sioux qui r&#233;sistaient &#224; l'internement dans des r&#233;serves pouvaient &#234;tre tu&#233;s par des chasseurs de primes31. Plusieurs massacres imputables cette fois-ci &#224; des militaires ou &#224; des miliciens, comme &#224; Sand Creek (Territoire du Colorado, 1864) et &#224; Wounded Knee (Dakota du Sud, 1890), sont per&#231;us par certains historiens comme des actes g&#233;nocidaires isol&#233;s3.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1846 et 1849, la Californie est un territoire inorganis&#233; pris au Mexique et plac&#233; par les &#201;tats-Unis sous l'autorit&#233; d'un gouverneur militaire. Des immigrants am&#233;ricains, &#233;trangers aux pratiques &#233;conomiques locales, s'installent en nombre et empi&#232;tent sur des terres indiennes. Apr&#232;s la d&#233;couverte d'or se d&#233;veloppe une forme de travail forc&#233; dont les indig&#232;nes, bient&#244;t submerg&#233;s par la Ru&#233;e vers l'or, sont les premi&#232;res victimes. Les tensions sont vives et certains mineurs sont d&#233;termin&#233;s &#224; venger dans le sang toute r&#233;bellion. En r&#233;action au meurtre de deux Blancs par des Pomos et des Wappos qu'ils exploitaient pr&#232;s de Clear Lake en d&#233;cembre 1849, des milices autoproclam&#233;es (vigilantes) et l'arm&#233;e elle-m&#234;me se livrent &#224; des massacres sans discernement : les autorit&#233;s ferment les yeux. La l&#233;gislation du nouvel &#201;tat californien, qui vient de se doter d'une convention, prive rapidement les Indiens de nombreux droits, &#224; tel point que le kidnapping d'enfants ou encore la s&#233;paration forc&#233;e des hommes et des femmes deviennent des actes courants presque impossibles &#224; punir. Le mot &#171; extermination &#187; se lit dans la presse. Selon le premier gouverneur civil Peter Burnett, pionnier euro-am&#233;ricain hostile &#224; la pr&#233;sence des Noirs et des Chinois en Californie, &#171; une guerre d'extermination entre les races se poursuivra jusqu'&#224; l'extinction de la race indienne32 &#187;. Des op&#233;rations des milices anti-indiennes sont financ&#233;es. Le gouvernement f&#233;d&#233;ral est impuissant. Des trait&#233;s sign&#233;s avec 119 tribus pour les rendre propri&#233;taires de r&#233;serves cens&#233;es les prot&#233;ger sont rejet&#233;s par le Congr&#232;s, qui pr&#233;f&#232;re en 1853 autoriser cinq petites &#171; r&#233;serves militaires &#187; au statut l&#233;gal ambigu : les Am&#233;rindiens y sont toujours menac&#233;s de mort, par la faim et par les crimes racistes. Durant la guerre de S&#233;cession et les ann&#233;es qui suivent, des milliers de Californiens engag&#233;s dans l'arm&#233;e poursuivent l'&#233;limination de groupes d'Indiens hostiles ou suppos&#233;s tels. La guerre des Modocs de 1872-1873 est leur derni&#232;re grande campagne33,34.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On estime qu'environ 150 000 Am&#233;rindiens habitaient la Californie en 1846 (ils &#233;taient probablement cinq fois plus &#224; l'arriv&#233;e des Espagnols mais les maladies europ&#233;ennes les avaient d&#233;cim&#233;s). Ils n'&#233;taient plus que 30 000 en 1870 ; les recenseurs en enregistrent 16 277 en 188035. On d&#233;nombre au moins 10 000 morts violentes pendant cette p&#233;riode de trente ans. Un exemple souvent cit&#233; est la quasi-disparition des Yukis : cette tribu, qui comptait entre 7 000 et 11 000 membres en 1850, vivait &#224; Round Valley, une magnifique plaine qui repr&#233;sentait beaucoup aux yeux de ces chasseurs-cueilleurs. L'intrusion des Euro-Am&#233;ricains et de leur b&#233;tail cause de graves incidents qui, en 1856, obligent le gouvernement de Californie &#224; isoler les indig&#232;nes dans le nord de leur vall&#233;e. Certains consentent, d'autres fuient et s'assimilent parfois &#224; des tribus voisines. La faim oblige certains Yukis &#224; retourner dans la vall&#233;e sur les propri&#233;t&#233;s de colons arm&#233;s qui nient leur humanit&#233; et les ha&#239;ssent. Tout s'encha&#238;ne. Une longue s&#233;rie de meurtres, de viols, d'enl&#232;vements, dans ou hors de la r&#233;serve o&#249; s&#233;vissent angoisse, famine et maladies, d&#233;truit la tribu, parfois sous les yeux de militaires et d'employ&#233;s f&#233;d&#233;raux passifs : on ne d&#233;nombre plus que 85 hommes et 215 femmes en 1864. Aujourd'hui, une centaine de Yukis vivent dans la nouvelle r&#233;serve indienne de Round Valley ; quelques locuteurs de yuki sont encore vivants mais on peut consid&#233;rer que cette langue est morte36,37.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas des Indiens de Californie, de nombreux auteurs reconnaissent un g&#233;nocide, et parfois un g&#233;nocide d'&#201;tat selon les d&#233;finitions du terme les plus r&#233;pandues. Plusieurs livres ont &#233;t&#233; &#233;crits sur le sujet, tels que Genocide and Vendetta : The Indian Wars of Northern California par Lynwood Carranco et Estle Beard, Murder State : California's Native American Genocide, 1846-1873 par Brendan C. Lindsay, et surtout An American Genocide : The United States and the California Indian Catastrophe, 1846-1873 par Benjamin Madley, ouvrage volumineux paru en 2016, pris tr&#232;s au s&#233;rieux par l'&#201;tat de Californie. Dans un article33 o&#249; il mentionne les premiers comptes rendus favorables de plusieurs universitaires, Madley r&#233;sume sa th&#232;se : en installant ou en entretenant les conditions des violences, des fonctionnaires et &#233;lus californiens furent &#171; les principaux architectes &#187; d'une &#171; machine &#224; tuer &#187; dont la marche funeste fut ensuite facilit&#233;e au niveau f&#233;d&#233;ral ; la volont&#233; d'exterminer des groupes entiers et pas seulement des combattants est manifeste &#224; maints endroits ; les cinq actes de g&#233;nocide list&#233;s dans la d&#233;finition juridique internationale (le meurtre, l'atteinte &#224; l'int&#233;grit&#233; physique ou psychique, la soumission &#224; des conditions d'existence destructrices, l'entrave des naissances, le transfert forc&#233; d'enfants) sont tous rep&#233;rables. L'historien Alan Taylor a cependant r&#233;dig&#233; une critique o&#249; il estime que l'&#233;tiquette &#171; g&#233;nocide &#187;, trop appuy&#233;e sur une d&#233;finition juridique r&#233;cente et convoquant une comparaison avec les g&#233;nocides du XXe si&#232;cle, masque le caract&#232;re d&#233;centralis&#233; et populiste des crimes californiens : les enl&#232;vements de femmes et d'enfants, les meurtres, massifs, rapides, complets, &#171; presque g&#233;nocidaires dans leurs cons&#233;quences &#187;, ne sont toutefois pas imputables &#224; une machine &#224; tuer &#233;tatique mais &#224; une pluralit&#233; d'acteurs racistes, parfois financ&#233;s et encourag&#233;s, certes, mais aussi parfois contest&#233;s et entrav&#233;s par des autorit&#233;s faibles et divis&#233;es sur leurs objectifs38.&lt;br class='autobr' /&gt;
Autres violences, exterminations et massacres&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#192; la fin des ann&#233;es 1640, gr&#226;ce aux armes &#224; feu qu'ils se sont procur&#233;es, les Iroquois lancent des raids meurtriers contre les Hurons, leurs rivaux dans le commerce des fourrures avec les Europ&#233;ens, et font de nombreux captifs et esclaves. En mars 1649, le massacre cruel et impitoyable des habitants de Taenhatentaron, village o&#249; s'est &#233;tablie la mission j&#233;suite Saint-Ignace, pr&#233;cipite la dispersion des Hurons et la fin de leur conf&#233;d&#233;ration39,40. Tout en recommandant un emploi extr&#234;mement prudent et parcimonieux du mot &#171; g&#233;nocide &#187;, l'ethno-historien James Axtell (en) note que la destruction des Hurons ressemble au pr&#233;c&#233;dent massacre des Pequots dans la m&#233;thode et le r&#233;sultat : c'est une tentative d'annihilation d'une tribu, mais cette fois-ci op&#233;r&#233;e par d'autres Am&#233;rindiens41.&lt;br class='autobr' /&gt; Les autorit&#233;s coloniales fran&#231;aises, qui s'efforcent de garantir des rapports commerciaux pacifiques entre Fran&#231;ais et Am&#233;rindiens, sont pourtant responsables, au d&#233;but des ann&#233;es 1730, de la destruction de deux tribus qui s'opposent violemment &#224; leurs projets : les Natchez du Mississippi et les Mesquakies (Renards) du Wisconsin. Ces campagnes d'extermination exceptionnelles en Nouvelle-France sont, encore une fois, &#224; rapprocher du massacre des Pequots par les Anglais41. La r&#233;volte des Natchez, mat&#233;e radicalement par le gouverneur de Louisiane &#201;tienne de Perier, est probablement l'&#233;v&#233;nement le plus connu, mais la derni&#232;re &#171; guerre &#187; contre les Renards, parfois qualifi&#233;e de g&#233;nocide, a une particularit&#233; : le gouverneur g&#233;n&#233;ral Charles de La Boische fut inform&#233;, deux ans auparavant, que le roi Louis XV croyait en la n&#233;cessit&#233; de d&#233;truire la nation des Renards ; peu apr&#232;s le principal massacre, il renvoya en France une lettre triomphante42.&lt;br class='autobr' /&gt; Durant la conqu&#234;te du D&#233;sert en Argentine, la campagne men&#233;e entre 1879 et 1881 par le g&#233;n&#233;ral Julio Argentino Roca en vue de soumettre les Mapuches qui vivent dans le sud du pays et refusent, parfois violemment, d'&#234;tre assimil&#233;s, entra&#238;ne des abus haineux meurtriers de la part des militaires. Peu de chercheurs approuvent la revendication r&#233;cente de certains Mapuches qui voient dans ces actes un g&#233;nocide. Mais, par exemple, au sein de la th&#233;orie du g&#233;nocide comme pratique sociale de Daniel Feierstein, la qualification de g&#233;nocide se justifie m&#234;me quand le but du crime est de constituer une grande nation &#224; laquelle le groupe humain jadis vis&#233; pourra finalement appartenir43.&lt;br class='autobr' /&gt; Extermination des Selknam : Dans les ann&#233;es 1880, des chercheurs d'or et des &#233;leveurs de moutons europ&#233;ens colonisent la Terre de Feu. Le gouvernement colonial chilien &#8212; tout comme son homologue argentin &#8212; entend chasser les Selknams afin de &#171; civiliser &#187; le territoire, d'accorder des propri&#233;t&#233;s aux &#233;leveurs. S'ensuit une p&#233;riode de violences et de d&#233;placements forc&#233;s. Estimant que leurs biens sont menac&#233;s, ou parfois par simple jeu, des &#233;leveurs engagent des mercenaires pour assassiner les indig&#232;nes, ils les tirent au fusil ou leur envoient des chiens dress&#233;s &#224; tuer ; en 1896, ils sont assist&#233;s de six soldats envoy&#233;s &#224; leur demande pour mater les r&#233;bellions. Un gouverneur local juge la m&#233;chancet&#233; gratuite et les meurtres infond&#233;s et soutient l'initiative de missionnaires d'envoyer les Selknam &#224; l'&#238;le de Dawson44. La population selknam, r&#233;partie &#224; peu pr&#232;s &#233;quitablement en Chili et Argentine, passe de 3 500 ou 4 000 individus en 1880 &#224; 500 en 1905. Les survivants, dans un premier temps concentr&#233;s dans des r&#233;serves et frapp&#233;s par des maladies, s'&#233;teignent au cours du XXe si&#232;cle45. &#171; Extermination &#187; est le terme souvent employ&#233; par les universitaires pour qualifier ces actions contre les Selknams, mais &#171; g&#233;nocide &#187; est parfois rencontr&#233;[r&#233;f. n&#233;cessaire] &#233;tant donn&#233; que la responsabilit&#233; des autorit&#233;s coloniales est grandeNote 8.&lt;br class='autobr' /&gt; En 1982 et 1983, la dictature du g&#233;n&#233;ral Efra&#237;n R&#237;os Montt intensifie la guerre civile guat&#233;malt&#232;que : arm&#233;e et milices, qui recrutent parmi toutes les ethnies du pays et enr&#244;lent donc des indig&#232;nes, rasent des villages entiers et massacrent, souvent avec une cruaut&#233; extr&#234;me (d&#233;membrements, viols, enfants frapp&#233;s &#224; mort), les &#171; ennemis int&#233;rieurs &#187;, des dizaines de milliers de civils majoritairement mayas, suspect&#233;s ou non de supporter la gu&#233;rilla, mouvement insurrectionnel marxiste qui recrute principalement parmi les Am&#233;rindiens et se livre &#224; des massacres largement moins nombreux46,47. Dans leur ensemble, les crimes de R&#237;os Montt constituent aux yeux de nombreux observateurs un politicide davantage qu'un g&#233;nocide : l'appartenance &#224; une ethnie n'appara&#238;t pas comme la principale raison des meurtres collectifs46. Mais un proc&#232;s est intent&#233; contre l'ancien dictateur, qui est condamn&#233; le 10 mai 2013, dans son propre pays, pour divers crimes dont le g&#233;nocide de 1771 Mayas ixils. Selon Reed Brody, conseiller juridique de Human Rights Watch, les preuves montrent bien l'intention de d&#233;truire ces Ixils comme tels, et ces personnes pr&#233;cises (et peut-&#234;tre d'autres) sont les victimes d'un g&#233;nocide46. La d&#233;cision du tribunal est cependant cass&#233;e par la Cour constitutionnelle du Guatemala pour vices de forme ; le proc&#232;s reprend en 201548 mais le d&#233;c&#232;s de R&#237;os Montt en 2018 le laisse inachev&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question du &#171; g&#233;nocide am&#233;rindien &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La violence des actes de g&#233;nocide se prolonge dans le d&#233;ni exprim&#233; aux survivants. Le mal-&#234;tre parfois mortif&#232;re de nombreux descendants de natifs, qui se restructurent autour des id&#233;es floues de g&#233;nocide et d'holocauste, est analys&#233; comme une s&#233;quelle d'&#233;v&#233;nements honteux mal assimil&#233;s par les soci&#233;t&#233;s am&#233;ricaines49. L'insuffisante reconnaissance politique des injustices du colonialisme et de l'ethnocide poursuivi jusque dans l'&#232;re post-coloniale entra&#238;ne, &#224; partir des ann&#233;es 1970, un suremploi du terme &#171; g&#233;nocide &#187; dans le discours des partisans de l'indig&#233;nisme et de l'indianit&#233;, et m&#234;me un &#171; envahissement de l'analyse scientifique par la m&#233;moire &#187;, &#233;crit l'am&#233;ricaniste Fr&#233;d&#233;ric Dorel50.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La controverse dite du g&#233;nocide indien ou am&#233;rindien, tr&#232;s vivante dans les ann&#233;es 1990 aux &#201;tats-Unis, int&#233;resse l'historiographie touchant, d'une part, le d&#233;peuplement am&#233;rindien, et d'autre part le &#171; ph&#233;nom&#232;ne meurtrier &#187;, processus qui amena &#224; plusieurs reprises, dans toutes les Am&#233;riques, la population d'immigration et la population autochtone &#224; se dresser l'une contre l'autre, jusqu'aux d&#233;bordements g&#233;nocidaires de soldats ou de gouvernants ayant perdu toute mesure. M&#234;me la th&#232;se d'un g&#233;nocide indien sur l'ensemble du continent, pourtant rejet&#233;e par l'essentiel des historiens et d&#233;nonc&#233;e pour ses possibles effets pervers, est susceptible de modifier les &#233;tudes dans tous ces domaines et de faire avancer ou reculer la reconnaissance des exterminations et autres crimes3.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le pr&#233;lude de la controverse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant plusieurs si&#232;cles, les acteurs, les t&#233;moins, puis les historiens du d&#233;peuplement am&#233;rindien, incapables de l'expliquer correctement, invoquent la plupart du temps deux th&#232;ses qui tarent les indig&#232;nes et exon&#232;rent les colons : d'abord la th&#232;se providentialiste par laquelle les puritains fondent la doctrine de la volont&#233; divine d'une extinction ; et plus tard une th&#232;se qui s&#233;cularise la premi&#232;re en s'appuyant sur les progr&#232;s de l'humanit&#233; et le n&#233;o-darwinisme51. Parall&#232;lement se r&#233;pand dans le monde la l&#233;gende noire espagnole, qui exag&#232;re les s&#233;vices inflig&#233;s aux &#171; bons sauvages &#187; par des conquistadors cupides. De nos jours encore, ces th&#233;ories et repr&#233;sentations persistent chez de nombreux non-sp&#233;cialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir des ann&#233;es 1960, alors que la m&#233;thodologie scientifique a consid&#233;rablement &#233;volu&#233; et que la majorit&#233; des ethno-historiens, d&#233;laissant toute forme de n&#233;gationnisme, reconnaissent et analysent le ph&#233;nom&#232;ne meurtrier mais aussi les premiers contacts amicaux, fructueux entre Indiens et Europ&#233;ens jusqu'&#224; l'acculturation mutuelle et m&#234;me le m&#233;tissage, le d&#233;bat sur la d&#233;mographie pr&#233;colombienne s'installe, avec sa dimension &#233;pid&#233;miologique51. Dans les ann&#233;es 1970 et 1980 aux &#201;tats-Unis, l'id&#233;e effrayante de holocaust (un francophone dirait plus volontiers h&#233;catombe) fait ponctuellement son apparition, aussi bien dans le c&#233;l&#232;bre r&#233;cit historique de Dee Brown, Bury My Heart at Wounded Knee, que dans quelques publications scientifiques49. Ainsi l'anthropologue Russell Thornton (en) nomme holocaust l'effondrement d&#233;mographique am&#233;rindien principalement d&#251;, comme l'expliquaient avant lui d'autres chercheurs, &#224; des destructions physiques qui, pour la plupart, ont des causes naturelles (les maladies involontairement import&#233;es d'Europe). Thornton &#233;voque aussi longuement les actes de g&#233;nocide et l'ethnocide, ainsi que le repeuplement am&#233;rindien52.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant cette p&#233;riode, la formule &#171; g&#233;nocide indien &#187;, association d'id&#233;es de militants, est raill&#233;e dans des cercles conservateurs am&#233;ricains, et n'est prise au s&#233;rieux par aucun sp&#233;cialiste. Cependant, des glissements de sens sont observables dans les travaux de certains intellectuels, y compris en dehors des &#201;tats-Unis. Par exemple, en 1982, dans La Conqu&#234;te de l'Am&#233;rique, livre de morale qui n'est pas &#224; proprement parler une &#233;tude historique53,54, Tzvetan Todorov pr&#233;sente ainsi l'h&#233;catombe de dizaines de millions d'indig&#232;nes, en Am&#233;rique latine principalement, au XVIe si&#232;cle : &#171; Si le mot g&#233;nocide s'est jamais appliqu&#233; avec pr&#233;cision &#224; un cas, c'est bien &#224; celui-l&#224;. C'est un record, me semble-t-il, non seulement en termes relatifs (une destruction de l'ordre de 90 % et plus), mais aussi absolus, puisqu'on parle d'une diminution de la population estim&#233;e &#224; 70 millions d'&#234;tres humains. Aucun des grands massacres du vingti&#232;me si&#232;cle ne peut &#234;tre compar&#233; &#224; cette h&#233;catombe55,Note 9. &#187; D'apr&#232;s le s&#233;miologue fran&#231;ais, les conquistadors sont plus ou moins responsables selon les causes (il distingue le meurtre direct, les mauvais traitements et le choc microbien), et c'est pourquoi, malgr&#233; les objections qu'il anticipe, il s'autorise &#224; parler de &#171; g&#233;nocide &#187; avec assurance, et n&#233;anmoins ambigu&#239;t&#233;, laquelle sera, en m&#234;me temps que sa courte (non-)comparaison avec les trag&#233;dies du XXe si&#232;cle, instrumentalis&#233;e plus tard par les th&#233;oriciens du g&#233;nocide-holocauste continental56.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre exemple : le politologue Lyman Legters explique que le gouvernement des &#201;tats-Unis pouvait difficilement ignorer les mortifications et les d&#233;c&#232;s caus&#233;s par le &#171; g&#233;nocide culturel &#187; (ethnocide) qu'il imposait aux descendants des Am&#233;ricains natifs, qui dans leur douleur manifeste ont raison de penser qu'ils sont victimes d'un g&#233;nocide57. Legters affirme qu'il utilise &#171; g&#233;nocide &#187; dans son sens premier juridique ; il interpr&#232;te malgr&#233; tout la d&#233;finition49. Ainsi le concept de g&#233;nocide, pris au d&#233;part dans sa vraie signification, s'&#233;tire et devient le temps d'une phrase ou deux &#233;puration, massacre, ethnocide, populicide, esclavagisme ou encore h&#233;catombe. D'autres mots peuvent subir le m&#234;me sort. Selon l'ethno-historien James Axtell (en), qui s'est pench&#233; sur ce probl&#232;me de &#171; langues fourchues &#187; dans le contexte parfois tendu des justes revendications des droits des Am&#233;rindiens, il arrive que des universitaires emploient sans rigueur un vocabulaire charg&#233; id&#233;ologiquement et capable de d&#233;former les faits58.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un g&#233;nocide aux proportions continentales ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le philosophe David Stannard (en), professeur d'&#233;tudes am&#233;ricaines &#224; Hawa&#239;, affili&#233; &#224; la Soci&#233;t&#233; am&#233;ricaine d'histoire, publie en 1992, ann&#233;e du 500e anniversaire de la d&#233;couverte de l'Am&#233;rique par Colomb, un essai au titre provocateur : American Holocaust : The Conquest of the New World. Ce lecteur de Todorov, mais aussi de Thornton entre autres, donne &#224; leurs concepts d'holocauste et de g&#233;nocide le m&#234;me sens et estime que la destruction de dizaines de millions d'Indiens des Am&#233;riques, y compris par des maladies, fut de loin le plus grand g&#233;nocide de l'histoire59. Pour justifier cette audace, il essaie de montrer que les &#233;pid&#233;mies, non r&#233;fl&#233;chies, et les maltraitances et tueries, r&#233;fl&#233;chies par les conqu&#233;rants, ont agi d&#232;s le premier contact entre l'Ancien et le Nouveau Monde et tout au long des si&#232;cles suivants comme deux forces, non pas compl&#233;mentaires comme le pensent la majorit&#233; des historiens, mais interd&#233;pendantes, d&#233;vastant progressivement les populations indig&#232;nes59. Dans certains cas o&#249; microbes et virus ont contribu&#233; &#224; r&#233;duire les possibilit&#233;s de r&#233;sistance de celles-ci, Stannard va jusqu'&#224; sugg&#233;rer que les Europ&#233;ens manipulaient intentionnellement la morbidit&#233;60. Notons que l'id&#233;e, &#233;tir&#233;e &#224; l'extr&#234;me, d'un g&#233;nocide faisant des victimes voulues par les meurtriers et des victimes non voulues incite ce chercheur &#224; ranger la traite n&#233;gri&#232;re atlantique dans cette cat&#233;gorie61.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Succ&#232;s commercial, American Holocaust est un pav&#233; dans la mare qui &#233;clipse rapidement les autres travaux de son auteur. Certains journalistes et commentateurs y voient un discours engag&#233; fascinant, une r&#233;action presque salutaire &#224; certaines &#233;tudes qui &#233;viteraient les mots f&#226;cheux et d&#233;criraient le ph&#233;nom&#232;ne meurtrier sous un angle encore trop favorable aux colons62. Pourtant, &#224; la m&#234;me p&#233;riode, l'anthropologue Gananath Obeyesekere, qui d&#233;crit le contact Europ&#233;ens-Indiens en critiquant les approches de Todorov63, le politologue Rudolph Rummel, qui trouve mati&#232;re &#224; r&#233;flexion chez Stannard sans pour autant accepter son concept de g&#233;nocide64, et d'autres chercheurs publient des travaux qui relativisent American Holocaust. L'historien Richard White (en) r&#233;pond &#224; Stannard que des cas isol&#233;s de g&#233;nocide ne rendent pas g&#233;nocidaire toute la politique &#224; l'&#233;gard des natifs65. Thornton lui-m&#234;me juge que le livre fait oublier que les naissances, les d&#233;c&#232;s et les migrations modifient la taille d'une population66. Des analyses plus r&#233;centes soulignent les inexactitudes et les biais m&#233;thodologiques d'un livre militant qui &#233;choue &#224; convaincre les sp&#233;cialistes mais encourage tout de m&#234;me quelques universitaires, parmi lesquels le militant marxiste cherokee Ward Churchill (en)67.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, l'avocate d'origine colombienne Rosa Amelia Plumelle-Uribe expose, &#224; propos du g&#233;nocide indien, des th&#233;ories proches de celles de Churchill et voit aussi ce qu'elle appelle la &#171; f&#233;rocit&#233; blanche &#187; (c'est-&#224;-dire des supr&#233;macistes blancs) &#224; l'&#339;uvre dans la traite n&#233;gri&#232;re et dans la Shoah68. Il est difficile de savoir si les id&#233;es de vaste g&#233;nocide s&#233;duisent beaucoup, en dehors des &#201;tats-Unis, les personnes pr&#233;occup&#233;es par le sort des Am&#233;rindiens ou de leur culture. Jacques Chirac, alors pr&#233;sident de la R&#233;publique fran&#231;aise, a explicitement parl&#233; en 2005, dans une conversation priv&#233;e avec un journaliste, de l'existence &#8212; selon lui &#8212; d'un g&#233;nocide am&#233;rindien qui aurait &#233;t&#233; perp&#233;tr&#233; apr&#232;s les conqu&#234;tes espagnoles au XVIe si&#232;cle : &#171; Apr&#232;s l'arriv&#233;e des hordes hispaniques en Am&#233;rique, c'est un des plus grands g&#233;nocides de l'histoire de l'humanit&#233;, qui a &#233;t&#233; perp&#233;tr&#233; : 80 millions d'Am&#233;rindiens massacr&#233;s en un peu plus de cinquante ans, du Mexique &#224; la Terre de Feu, voil&#224; le travail ! Tout &#231;a, au nom de l'or et de la pr&#233;tendue sup&#233;riorit&#233; de notre religion ! &#187;69,Note 9.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'analyse historique et sociologique aujourd'hui&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#201;lise Marienstras, sp&#233;cialiste de l'historiographie touchant les rapports entre populations d'immigration et populations autochtones, envisager la th&#232;se d'un g&#233;nocide ou de g&#233;nocides en Am&#233;rique n&#233;cessite de s'appuyer sur des donn&#233;es d&#233;mographiques, lesquelles ont &#233;t&#233; corrig&#233;es au cours du XXe si&#232;cle. Les th&#233;oriciens du g&#233;nocide continental ne proposant pas les r&#233;sultats d'une recherche conventionnelle en histoire, leur d&#233;marche est contest&#233;e par beaucoup. Une des raisons tient aux d&#233;fauts du proc&#233;d&#233; utilis&#233; pour qualifier ce &#171; g&#233;nocide &#187;56 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; dessiner une continuit&#233; entre la conqu&#234;te de Colomb et celle des Fran&#231;ais et des Anglais ;&lt;br class='autobr' /&gt; op&#233;rer par citations sorties de leur contexte, tronqu&#233;es ou interpr&#233;t&#233;es ;&lt;br class='autobr' /&gt; extrapoler le d&#233;sir ultime des colons d'effacer l'Indien de la surface du globe ;&lt;br class='autobr' /&gt; m&#234;ler dans la m&#234;me phrase les causes biologiques de la d&#233;population et les massacres ;&lt;br class='autobr' /&gt; avancer sans preuve des faits dont on n'a qu'une connaissance partielle (comme ceux relatifs &#224; la &#171; guerre biologique &#187; qu'auraient men&#233;e les Anglais).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre raison est que ces auteurs qui trouvent les m&#234;mes mobiles g&#233;nocidaires dans la morbidit&#233;, l'esclavagisme, les guerres, les d&#233;portations, la d&#233;culturation ou encore la destruction des ressources (bisons, r&#233;coltes) et gonflent ainsi le nombre des victimes, c&#232;dent ensuite &#224; la concurrence des m&#233;moires, s'invitent dans la controverse sur la singularit&#233; du g&#233;nocide juif commis par les nazis, et tiennent alors des &#171; raisonnements &#224; la fois contradictoires, confus et fallacieux par abus d'anachronisme ou de comparaisons impossibles &#187;. Dans ce contexte, lorsqu'ils taxent leurs opposants d'un n&#233;gationnisme qui perp&#233;tue la violence raciste des anciens colons, le risque est ensuite un d&#233;placement absurde et pervers de la responsabilit&#233; du malheur des Am&#233;rindiens sur la communaut&#233; juive56. L'historien Anson Rabinbach estime lui aussi que les joutes sur fond de concurrence victimaire, qui opposent des &#171; exclusivistes &#187; (qui excluent les drames am&#233;ricains du domaine du g&#233;nocide et d&#233;fendent l'unicit&#233; de la Shoah) aux &#171; inclusivistes &#187; tels que Stannard, ont tendance &#224; obscurcir le d&#233;bat scientifique70.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup d'Am&#233;rindiens &#224; la recherche de leur identit&#233;, ainsi que de nombreux militants, adoptent aujourd'hui des th&#233;ories plus l&#233;g&#232;res que celle de Stannard : ils rangent dans le &#171; g&#233;nocide &#187; les torts que les colons ont caus&#233;s, et n'y m&#234;lent pas le choc bact&#233;riologique qui a ravag&#233; les Am&#233;riques. En outre, ils s'efforcent de refuser les comparaisons d&#233;raisonnables avec les g&#233;nocides du XXe si&#232;cle. Fr&#233;d&#233;ric Dorel estime n&#233;anmoins que ces personnes fragilis&#233;es, parfois victimes d'une propagande anti-am&#233;ricaine qui obscurcit les aspects de la colonisation, finissent par se m&#233;fier des &#233;tudes historiques m&#233;thodiques : &#171; un voile affectif r&#233;prime l'observation rationnelle et semble autoriser les descendants d'une communaut&#233; opprim&#233;e &#224; d&#233;noncer les travaux des chercheurs au nom du martyre endur&#233;, dans une forme de comp&#233;tition, de guerre de la m&#233;moire et de la souffrance entre une position indig&#233;niste et une position scientifique &#187;. Dorel d&#233;plore cette attitude qui n'est pas du tout &#224; la hauteur de la cause qu'ils d&#233;fendent50.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alfred Cave (en) estime que les approches de Churchill et de Stannard, bien qu'extr&#234;mes, ne sont pas ext&#233;rieures au d&#233;bat scientifique ; il d&#233;laisse cependant l'expression &#171; g&#233;nocide indien &#187; et regroupe dans celle de &#171; g&#233;nocide en Am&#233;riques &#187; diff&#233;rents actes g&#233;nocidaires et exterminations commandit&#233;es par une haute autorit&#233;, visant la plupart du temps une ou des tribus sp&#233;cifiques ; il montre aussi que le racisme anti-indien &#233;tait r&#233;pandu chez les colons71. Les travaux r&#233;cents des historiens t&#233;moignent que la controverse du &#171; g&#233;nocide am&#233;rindien &#187;, si tant est qu'elle soit bien nomm&#233;e, n'est pas &#233;teinte. D'ailleurs l'historien Benjamin Madley &#233;crit en 2015 que le d&#233;bat continue, non seulement pour qualifier des massacres particuliers, mais aussi pour savoir si le colonialisme, la guerre et les maladies ont pu se combiner jusqu'&#224; donner un aspect g&#233;nocidaire au d&#233;sastre d&#233;mographique. Comme la plupart des sp&#233;cialistes, Madley pr&#244;ne un retour aux &#233;tudes, m&#233;thodiques et d&#233;passionn&#233;es, de cas restreints tels que la guerre des Pequots ou l'extermination des Indiens de Californie72.&lt;br class='autobr' /&gt;
Reconnaissance politique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une prise de conscience est n&#233;e dans les ann&#233;es 1970, dans le sillage du mouvement des droits civiques aux &#201;tats-Unis. Souvent, la lutte des descendants de natifs et des activistes sensibles &#224; leur cause ne fait pas de distinction entre Am&#233;riques du Nord, Centrale et du SudNote 10. Les politiciens am&#233;ricains remarquent l'apparition du mot &#171; g&#233;nocide &#187; dans la litt&#233;rature, de la plus militante et passionn&#233;e &#224; la plus m&#233;thodique et savante. En 1992, alors qu'on c&#233;l&#232;bre l'anniversaire de la d&#233;couverte de l'Am&#233;rique, Lynne Cheney, alors directrice du National Endowment for the Humanities, importante organisation charg&#233;e de promouvoir la culture et l'&#233;ducation, d&#233;cide de rejeter tout texte qui comprendra le mot, un refus conforme aux vues du gouvernement r&#233;publicain de l'&#233;poque ; mais la gauche lib&#233;rale se m&#233;fie elle aussi du mot73.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 8 septembre 2000 sont c&#233;l&#233;br&#233;s les 175 ans du Bureau des affaires indiennes au secr&#233;tariat de l'Int&#233;rieur des &#201;tats-Unis. Le directeur du Bureau, Kevin Gover, un Indien Pawnee, pr&#233;sente les excuses de son administration pour &#171; le racisme et les actes inhumains commis dans le pass&#233; &#187; et promet de r&#233;parer les torts, dont ceux de &#171; l'&#233;puration ethnique par la propagation d&#233;lib&#233;r&#233;e d'&#233;pid&#233;mies, la destruction des troupeaux de bisons [...], et le meurtre l&#226;che de femmes et d'enfants &#187;74. En 2004, des s&#233;nateurs proposent que soient reconnus les d&#233;pr&#233;dations, les violations de trait&#233;s, les d&#233;placements forc&#233;s dans les r&#233;serves, les politiques injustes dont le gouvernement f&#233;d&#233;ral est responsable, mais aussi les affrontements arm&#233;s sanglants et les massacres, ainsi que les actes violents commis par des citoyens am&#233;ricains contre des natifs. Ce n'est qu'en 2009 que les excuses de la nation sont sign&#233;es, par le pr&#233;sident Barack Obama, bien que ces excuses, notamment, rendent implicites les massacres commis par des militaires et les d&#233;placements forc&#233;s75. Le mot &#171; g&#233;nocide &#187; n'est prononc&#233; &#224; aucun moment, &#233;crit &#224; aucun endroit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Benjamin Madley, si certains politiciens craignent les cons&#233;quences de la reconnaissance d'un g&#233;nocide, il faut aussi bl&#226;mer le d&#233;bat historique qui n'a pas trouv&#233; d'issue75. Cependant, Robert Przeklasa, chercheur au Centre pour les nations natives de Californie, consid&#232;re en 2015, un an avant la sortie du livre de Madley An American Genocide, que le d&#233;ni est scandaleux dans les cas les plus assur&#233;s : &#171; Des universitaires ont d&#233;montr&#233; avec force que le d&#233;partement d'&#201;tat &#224; l'&#233;ducation de Californie est dans l'erreur quand le bureau d&#233;clare que les &#233;v&#233;nements entourant la ru&#233;e vers l'or en Californie n'&#233;taient pas un g&#233;nocide. Depuis trop longtemps, le d&#233;partement d'&#201;tat a ignor&#233; la recherche et fourni &#224; des millions d'&#233;coliers sur plusieurs g&#233;n&#233;rations une information trompeuse sur cette p&#233;riode en taisant le g&#233;nocide. &#187;76 En juin 2019, le gouverneur d&#233;mocrate de Californie Gavin Newsom pr&#233;sente des excuses devant des repr&#233;sentants des peuples natifs, en d&#233;clarant notamment : &#171; C'&#233;tait un g&#233;nocide. Il n'y a pas d'autre fa&#231;on de le d&#233;crire. Et cela doit &#234;tre d&#233;crit ainsi dans les livres d'histoire. &#187; Apr&#232;s avoir entendu des t&#233;moignages, un &#171; Truth and Healing Council &#187; clarifiera le dossier historique sur la relation entre l'&#201;tat et les Am&#233;rindiens de Californie77,78. Selon Jessica Wolf, agent des relations avec les m&#233;dias &#224; l'UCLA, le pr&#233;d&#233;cesseur de Newsom, Jerry Brown, fut n&#233;anmoins le premier &#224; appr&#233;cier le livre de Madley et &#224; &#233;voquer publiquement le g&#233;nocide79.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'extermination des Selknams et les meurtres de membres d'une autre peuplade tehuelche, les Aonikenks, sont qualifi&#233;s de g&#233;nocide en 2003 par une commission institu&#233;e par le gouvernement chilien : cette &#171; Commission pour la v&#233;rit&#233; historique et un nouveau traitement des peuples indig&#232;nes &#187; demande au gouvernement de prendre des dispositions afin d'&#233;viter que de tels agissements se reproduisent. En 2007, le comit&#233; de l'&#233;ducation du S&#233;nat chilien propose l'adoption d'une loi reconnaissant officiellement le g&#233;nocide45,80.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 13 mai 2013, Navi Pillay, alors haut-commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme, a salu&#233; la condamnation de l'ancien dictateur guat&#233;malt&#232;que Efra&#237;n R&#237;os Montt : &#171; Le Guatemala &#233;crit l'histoire, en devenant le premier pays au monde o&#249; un ancien chef d'&#201;tat est condamn&#233; pour g&#233;nocide par une juridiction nationale &#187;46.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mus&#233;ographie&lt;br class='autobr' /&gt;
Le mus&#233;e du g&#233;nocide am&#233;rindien&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mus&#233;e du g&#233;nocide am&#233;rindien (en) est situ&#233; dans la ville de Houston au Texas, &#201;tat o&#249; la pers&#233;cution des Indiens fut grande. Il se donne pour mission de &#171; mettre en lumi&#232;re la v&#233;rit&#233; historique en ayant recours &#224; une p&#233;dagogie fond&#233;e sur la documentation actuelle &#224; propos des &#233;v&#233;nements li&#233;s &#224; la quasi extermination ou, dans certains cas, l'extermination totale de tribus et de cultures natives. C'est un monument comm&#233;moratif d&#233;di&#233; aux victimes du nettoyage ethnique81. &#187; Le mus&#233;e poss&#232;de entre autres une trace &#233;crite, sur les registres comptables de Fort Pitt, d'un don de couvertures infect&#233;es par le virus de la variole, destin&#233; &#224; des membres de la tribu des Delawares82.&lt;br class='autobr' /&gt;
Autre mus&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le National Museum of the American Indian, cr&#233;&#233; en 2004 &#224; Washington, est une des principales institutions consacr&#233;es &#224; la culture am&#233;rindienne, et porte &#233;galement &#224; la connaissance du public l'oppression dont ces peuples ont &#233;t&#233; victimes de la part des Europ&#233;ens et des Am&#233;ricains. Dans un article intitul&#233; &#171; La repr&#233;sentation mus&#233;ale des g&#233;nocides &#187;, R. Greenberg &#233;crit : &#171; Au NMAI [National Museum of the American Indian], les trag&#233;dies v&#233;cues par les autochtones apr&#232;s le contact sont racont&#233;es et comm&#233;mor&#233;es, mais l'accent est plac&#233; sur l'enseignement des coutumes et des langues indiennes aux jeunes, l'adaptation &#224; la soci&#233;t&#233; contemporaine et la lutte pour l'&#233;quit&#233; [&#8230;]. Le mus&#233;e baigne dans le pass&#233;, mais celui-ci est pr&#233;sent&#233; comme une force positive de l'identit&#233; autochtone contemporaine83. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Cas des peuples de l'Arctique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cas des peuples de l'Arctique (Inuits, etc.) est particulier dans la mesure o&#249; ils ont &#233;t&#233; m&#234;l&#233;s &#224; l'arriv&#233;e des Europ&#233;ens, et parfois rapproch&#233;s des Am&#233;rindiens pour cette raison historique84, mais en n&#233;gligeant les diff&#233;rences de taille que :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; il y a une encore plus grande unit&#233; ethnique et culturelle85 ;&lt;br class='autobr' /&gt; il n'y a jamais eu de conflit arm&#233; avec les peuples europ&#233;ens ;&lt;br class='autobr' /&gt; ils existent aussi en Eurasie, avec une situation politique tr&#232;s diff&#233;rente ;&lt;br class='autobr' /&gt; ils subissent en revanche tous une lente pression sur leur mode de vie ;&lt;br class='autobr' /&gt; toutefois, leur habitat demeure relativement prot&#233;g&#233; d&#251; aux conditions climatiques extr&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; tout, on constate les m&#234;mes sympt&#244;mes sociologiques : toxicomanie86, assistanat87, disparition des valeurs culturelles88.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bibliographie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Roxanne Dunbar-Ortiz (trad. de l'anglais par Pascal M&#233;noret), Contre-histoire des &#201;tats-Unis [&#171; An Indigenous Peoples' History of the United States &#187;], Marseille, Wildproject, coll. &#171; Le Monde qui vient &#187;, 2018 (original 2014), 323 p. (ISBN 978-2-918490-68-5 et 2-918490-68-7).&lt;br class='autobr' /&gt; (en) Norman M. Naimark, Genocide : A World History, New York, Oxford University Press, coll. &#171; New Oxford World History &#187;, 2017, 192 p. (ISBN 978-0-19-976526-3, lire en ligne [archive]), chap. 3 et 4. Document utilis&#233; pour la r&#233;daction de l'article&lt;br class='autobr' /&gt; (en) Benjamin Madley, An American Genocide : The United States and the California Indian Catastrophe, 1846-1873, Yale University Press, coll. &#171; The Lamar Series in Western History &#187;, 2016, 712 p. (ISBN 978-0-300-18136-4, lire en ligne [archive]). Document utilis&#233; pour la r&#233;daction de l'article&lt;br class='autobr' /&gt; (en) Benjamin Madley, &#171; Reexamining the American Genocide Debate : Meaning, Historiography, and New Methods &#187;, The American Historical Review, no 120:1,&#8206; f&#233;vrier 2015, p. 98-139 (lire en ligne [archive]). Document utilis&#233; pour la r&#233;daction de l'article&lt;br class='autobr' /&gt; (en) Alexander Laban Hinton, Andrew Woolford et Jeff Benvenuto, Colonial Genocide in Indigenous North America, Duke University Press, 2014, 360 p. (ISBN 978-0822357797).&lt;br class='autobr' /&gt; (en) Brenden Rensink, &#171; Genocide of Native Americans : Historical Facts and Historiographic Debates &#187;, dans Samuel Totten et Robert K. Hitchcock, Genocide of Indigenous Peoples, &#171; Genocide : A Critical Bibliographic Review &#187; vol. 8, Transaction Publishers, 2011, p. 15-36.&lt;br class='autobr' /&gt; (en) Donald Bloxham et A. Dirk Moses (dir.), The Oxford Handbook of Genocide Studies, Oxford, Oxford University Press, 2010, 696 p. (ISBN 978-0-19-923211-6, lire en ligne [archive]), chap. 15 et 16. Document utilis&#233; pour la r&#233;daction de l'article&lt;br class='autobr' /&gt; Pierre Chaunu, Conqu&#234;te et exploitation des nouveaux mondes, Paris, PUF, coll. &#171; Nouvelle Clio &#187;, 2010, 6e &#233;d. (1re &#233;d. 1969), 445 p. (ISBN 978-2130582465).&lt;br class='autobr' /&gt; (en) Alfred A. Cave, &#171; Genocide in the Americas &#187;, dans Dan Stone (&#233;d.), The Historiography of Genocide, Palgrave Macmillan, 2008, p. 273-296. Document utilis&#233; pour la r&#233;daction de l'article&lt;br class='autobr' /&gt; (en) Ben Kiernan, Blood and Soil : A World History of Genocide and Extermination from Sparta to Darfur, New Haven, Yale University Press, 2007, 724 p. (ISBN 978-0-300-10098-3, lire en ligne [archive]), chap. 2, 6 et 8. Document utilis&#233; pour la r&#233;daction de l'article&lt;br class='autobr' /&gt; Christian Duverger, &#171; Espagnols-Indiens : le choc des civilisations &#187;, L'Histoire, no 322,&#8206; juillet-ao&#251;t 2007, p. 14-21. Document utilis&#233; pour la r&#233;daction de l'article&lt;br class='autobr' /&gt; Fr&#233;d&#233;ric Dorel, &#171; La th&#232;se du &#171; g&#233;nocide indien &#187; : guerre de position entre science et m&#233;moire &#187;, Amnis, revue de civilisation contemporaine Europe/Am&#233;rique, no 6,&#8206; 1er septembre 2006 (lire en ligne [archive], consult&#233; le 1er ao&#251;t 2015). Document utilis&#233; pour la r&#233;daction de l'article&lt;br class='autobr' /&gt; &#201;lise Marienstras, &#171; Guerres, massacres ou g&#233;nocides ? R&#233;flexions historiographiques sur la question du g&#233;nocide des Am&#233;rindiens &#187;, dans David El Kenz (dir.), Le Massacre, objet d'histoire, Gallimard, coll. &#171; Folio histoire &#187;, 2005 (ISBN 978-2070306626), p. 275-302. Document utilis&#233; pour la r&#233;daction de l'article&lt;br class='autobr' /&gt; Pap Ndiaye, &#171; L'extermination des Indiens d'Am&#233;rique du Nord &#187;, dans Marc Ferro (dir.), Le Livre noir du colonialisme (XVIe &#8211; XXIe si&#232;cle). De l'extermination &#224; la repentance, Paris, Robert Laffont, 2003, p. 53-68.&lt;br class='autobr' /&gt; (en) George Raudzens (&#233;d.), Technology, Disease and Colonial Conquests, Sixteenth to Eighteenth Centuries : Essays Reappraising the Guns and Germs Theories, &#171; History of Warfare &#187; vol. 2, Brill Academic Publishers, 2001, 304 p. (ISBN 978-90-04-11745-7). Document utilis&#233; pour la r&#233;daction de l'article&lt;br class='autobr' /&gt; (en) Noble David Cook, Born to Die : Disease and New World Conquest, 1492&#8211;1650, Cambridge, Cambridge University Press, 1998, 264 p. (ISBN 978-0-521-62208-0).&lt;br class='autobr' /&gt; (en) David Stannard, American Holocaust : The Conquest of the New World, Oxford University Press, 1992. Document utilis&#233; pour la r&#233;daction de l'article&lt;br class='autobr' /&gt; (en) Russell Thornton, American Indian Holocaust and Survival : A Population History since 1492, Norman, University of Oklahoma Press, 1990 (1re &#233;d. 1987), 312 p. (ISBN 978-0806122205, lire en ligne [archive]). Document utilis&#233; pour la r&#233;daction de l'article&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes et r&#233;f&#233;rences&lt;br class='autobr' /&gt;
Notes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette pr&#233;occupation est propre aux colons espagnols, selon Noble David Cook.&lt;br class='autobr' /&gt;
Beaucoup d'auteurs reproduisent l'estimation &#171; au moins 500 000 &#187; en rappelant que Bartolom&#233; de las Casas &#233;voquait plus d'un million d'habitants, un chiffre que les d&#233;mographes ne tiennent plus pour fiable.&lt;br class='autobr' /&gt;
Marienstras, par exemple, retient pour son analyse des grands d&#233;peuplements am&#233;ricains sous le joug colonial le jugement plus g&#233;n&#233;ral d'Yves Ternon, sp&#233;cialiste des g&#233;nocides, dans L'&#201;tat criminel. Les G&#233;nocides au XXe si&#232;cle, Seuil, 1995, p. 79 : &#171; La cat&#233;gorie du g&#233;nocide n'est pas celle du maximum ; ce ne sont ni le nombre de victimes ni le degr&#233; de cruaut&#233; dans les pratiques de mise &#224; mort qui d&#233;signent comme tel un meurtre collectif, mais le caract&#232;re voulu et planifi&#233; de ce meurtre et l'identit&#233; des victimes. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Kiernan emploie le mot &#171; g&#233;nocide &#187; dans le sens donn&#233; dans la section pr&#233;c&#233;dente de cet article : ce g&#233;nocide mexicain ou mexica est essentiellement le r&#233;sultat d'actes non programm&#233;s par un &#201;tat ni motiv&#233;s par la destruction elle-m&#234;me ; la soci&#233;t&#233; azt&#232;que, comprise par les conquistadors comme une collectivit&#233; inf&#233;rieure, fut intentionnellement d&#233;truite jusqu'en son centre biologique, politique et culturel afin que la large population survivante, terroris&#233;e et soumise, rende l'Espagne plus riche.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les Tlaxcalt&#232;ques, notamment, ont &#233;chapp&#233; &#224; l'encomienda. Les partisans de cette forme d'esclavage firent entendre leur avis encore longtemps ; au Chili, elle ne fut d&#233;finitivement abolie qu'en 1791.&lt;br class='autobr' /&gt;
M&#234;me Steven Katz, un auteur oppos&#233; &#224; la qualification g&#233;nocidaire, ne nie pas la pertinence d'une comparaison.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les m&#233;thodes des diff&#233;rents acteurs de la controverse du g&#233;nocide indien ou bien des d&#233;bats sur des crimes particuliers tels que le massacre des Pequots sont r&#233;sum&#233;es, par exemple, par Alfred Cave (2008), Brenden Rensink (2011) ou encore Benjamin Madley (2015).&lt;br class='autobr' /&gt;
Par exemple, l'anthropologue Jean Jackson utilise indistinctement les deux mots dans ses comptes rendus des c&#233;l&#232;bres travaux d'Anne Chapman sur les Selknams[r&#233;f. n&#233;cessaire].&lt;br class='autobr' /&gt;
Les chiffres de 70 ou 80 millions de morts sont des exag&#233;rations : ils ont bien leur origine dans des travaux d&#233;mographiques des ann&#233;es 1960, 70 et 80 mais, d'une part, ce sont des travaux parmi d'autres et aujourd'hui la plupart des sp&#233;cialistes &#233;voquent des chiffres r&#233;duits de moiti&#233;, et d'autre part une diminution de la population en valeur absolue n'est pas simplement un &#171; nombre de morts &#187;, encore moins un &#171; nombre de massacr&#233;s &#187;. Voir Cook 1998.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le Comit&#233; de solidarit&#233; avec les Indiens des Am&#233;riques [archive], cr&#233;&#233; en 1978 sur la demande de repr&#233;sentants indiens des &#201;tats-Unis, est une association loi 1901 qui s'efforce de faire conna&#238;tre et de soutenir les peuples autochtones de toutes les Am&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 (en) Michael A. McDonnell et A. Dirk Moses, &#171; Raphael Lemkin as Historian of Genocide in the Americas &#187;, Journal of Genocide Research, vol. 7, no 4,&#8206; 2005, p. 501-529.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 Norman Naimark, cit&#233; dans (en) Ben Kiernan, &#171; Blood and Soil &#187;, The American Historical Review, vol. 113, no 3,&#8206; juin 2008, p. 773.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3 Marienstras 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4 Raudzens 2001, p. 41-42.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5 Yves Benot, La Modernit&#233; de l'esclavage : Essai sur la servitude au c&#339;ur du capitalisme, La D&#233;couverte, coll. &#171; Textes &#224; l'appui / Histoire contemporaine &#187;, 2003, chap. 6, p. 90-98.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6 Naimark 2017, p. 38-39.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7 (en) Karen Anderson C&#243;rdova, Hispaniola and Puerto Rico : Indian Acculturation and Heterogeneity, 1492&#8211;1550, th&#232;se de doctorat, Ann Arbor, Michigan, University Microfilms International, 1990.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8 Duverger 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9 (en) &#171; Puerto Rico &#187; [archive], sur Genocide Studies Program, l'universit&#233; Yale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10 Kiernan 2007, introduction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11 Kiernan 2007, chap. 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12 (en) Alexander Laban Hinton, &#171; Critical Genocide Studies &#187;, Genocide Studies and Prevention : An International Journal, vol. 7, no 1,&#8206; avril 2012, p. 4-15 (lire en ligne [archive]).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13 Kiernan 2007, p. 81.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14 Extrait de la lettre de N&#250;&#241;ez de Balboa au roi Ferdinand du 20 janvier 1513, trad. Paul Gaffarel, N&#250;&#241;ez de Balboa : La Premi&#232;re Travers&#233;e de l'Isthme am&#233;ricain, Paris, Librairie de la Soci&#233;t&#233; bibliographique, 1882, p. 52.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15 Naimark 2017, p. 36.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16 Yves Benot, La Modernit&#233; de l'esclavage : Essai sur la servitude au c&#339;ur du capitalisme, La D&#233;couverte, coll. &#171; Textes &#224; l'appui / Histoire contemporaine &#187;, 2003, chap. 6, section &#171; Effets de la conqu&#234;te de la terre ferme par les Espagnols &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17 Vincent Gr&#233;goire, &#171; La conqu&#234;te du Mexique entre la panique et l'audace &#187;, Sens-Dessous, no 15,&#8206; 2015, p. 65-75 (lire en ligne [archive], consult&#233; le 28 ao&#251;t 2020).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18 Kiernan 2007, p. 73-74.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19 Kiernan 2007, p. 96.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20 Naimark 2017, p. 44.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21 Naimark 2017, p. 47.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;22 Nicholas A. Robins, &#171; Colonial Latin America &#187;, dans Bloxham et Moses 2010, p. 307-308.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;23 Alain Brossat, &#171; M&#233;tissage culturel, diff&#233;rend et disparition &#187;, Lignes, vol. 3, no 6,&#8206; 2001, p. 42 (lire en ligne [archive]).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;24 Marienstras 2005, p. 292.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;25 (en) Steven T. Katz, &#171; The Pequot War Reconsidered &#187;, The New England Quarterly, vol. 64, no 2,&#8206; juin 1991, p. 206-224.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;26 Madley 2015, p. 120.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;27 Marienstras 2005, p. 301-302.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;28 Marienstras 2005, p. 289-290.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;29 Naimark 2017, p. 56.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;30 Kiernan 2007, chap. 8.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;31 Cave 2008, p. 285.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;32 Peter H. Burnett, &#171; Governor's Annual Message to the Legislature, January 7, 1851 &#187;, dans Journals of the Senate and Assembly of the State of California, at the Second Session of the Legislature, 1851-1852, San Francisco, G. K. Fitch &amp; Co. et V. E. Geiger &amp; Co., State Printers, 1852, p. 15.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;33 (en) Benjamin Madley, &#171; Genocide in the Golden State : a response to reviews by William Bauer, Jr., Margaret Jacobs, Karl Jacoby and Jeffrey Ostler &#187;, Journal of Genocide Research, no 19:1,&#8206; 2017, p. 154-163.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;34 (en) Richard White, &#171; Naming America's Own Genocide &#187;, The Nation, vol. 303, nos 11-12,&#8206; 2016, p. 30 (lire en ligne [archive], consult&#233; le 19 ao&#251;t 2020).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;35 Madley 2016, p. 3.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;36 Naimark 2017, p. 56-60.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;37 (en) Benjamin Madley, &#171; California's Yuki Indians : Defining Genocide in Native American History &#187;, Western Historical Quarterly, vol. 39, no 3,&#8206; 2008, p. 303-332.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;38 (en) Alan Taylor, &#171; An American Genocide, by Benjamin Madley &#187;, The New York Times,&#8206; 27 mai 2016 (lire en ligne [archive], consult&#233; le 1er ao&#251;t 2020).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;39 Denys Del&#226;ge, Le Pays renvers&#233; : Am&#233;rindiens et Europ&#233;ens en Am&#233;rique du Nord-Est, 1600-1664, Montr&#233;al, &#201;ditions du Bor&#233;al, 1991, 416 p. (ISBN 978-2890523708), chap. 4.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;40 (en) Roger Carpenter, &#171; Making War More Lethal : Iroquois vs. Huron in the Great Lakes Region, 1609 to 1650 &#187;, Michigan Historical Review, vol. 27, no 2,&#8206; 2001, p. 33-51.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;41 (en) James Axtell, Beyond 1492 : Encounters in Colonial North America, New York, Oxford University Press, 1992, p. 261.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;42 Stephen Jay Fohl, The French and Indian Wars : New France's Situational Indian Policies During the Fox and Natchez Conflicts, 1701-1732 [archive], th&#232;se de ma&#238;trise des arts, Eastern Kentucky University, 2012, p. 23-26.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;43 (es) Daniel Feierstein et Pablo Scatizza, &#171; &#8220;La dictadura se propuso transformar a toda la sociedad&#8221; &#187;, 8300 web,&#8206; 30 juin 2009 (lire en ligne [archive]).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;44 (es) Comisionado Presidencial para Asuntos Ind&#237;genas, Informe Comisi&#243;n Verdad Hist&#243;rica y Nuevo Trato con les pueblos ind&#237;genas, 16 octobre 2008, 684 p. (lire en ligne [archive] [PDF]), p. 486-502.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;45 (en) J&#233;r&#233;mie Gilbert, Nomadic Peoples and Human Rights, Routledge Research in Human Rights Law, 2014, 272 p. (ISBN 978-1-136-02016-2, lire en ligne [archive]), p. 23-24.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;46 Paulo A. Paranagua, &#171; Le g&#233;nocide des Mayas en d&#233;bat au Guatemala &#187;, Le Monde,&#8206; 14 mai 2013 (lire en ligne [archive]).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;47 &#171; Genocide in the Ixil Triangle [archive] &#187;, sur Guatemala Human Rights Commission (consult&#233; le 14 janvier 2019).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;48 &#171; Guatemala : l'ex-dictateur Rios Montt sera jug&#233; &#224; huis clos pour g&#233;nocide &#187;, Le Monde,&#8206; 26 ao&#251;t 2015 (lire en ligne [archive]).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;49 (en) Maria Yellow Horse Brave Heart et Lemyra M. DeBruyn, &#171; The American Indian Holocaust : Healing Historical Unresolved Grief &#187;, Centers for American Indian and Alaska Native Health, Colorado School of Public Health/University of Colorado Anschutz Medical Campus, vol. 8, no 2,&#8206; 1998, p. 60-82 (lire en ligne [archive] [PDF]).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;50 Dorel 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;51 Marienstras 2005, p. 283-284.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;52 Thornton 1990.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;53 Christian Duverger, &#171; Todorov (Tzvetan) La Conqu&#234;te de l'Am&#233;rique. La Question de l'autre &#187;, Archives de Sciences Sociales des Religions, vol. 55, no 2,&#8206; 1983, p. 283-284 (lire en ligne [archive]).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;54 Marianne Mahn-Lot, &#171; Tzvetan Todorov, La Conqu&#234;te de l'Am&#233;rique. La Question de l'autre &#187;, Annales, vol. 38, no 6,&#8206; 1983, p. 1279-1280 (lire en ligne [archive]).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;55 Tzvetan Todorov, La Conqu&#234;te de l'Am&#233;rique. La Question de l'autre, &#201;ditions du Seuil, 1982, p. 170.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;56 Marienstras 2005, p. 287-288.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;57 (en) Lyman Legters, &#171; The American genocide &#187;, Policy Studies Journal, vol. 16, no 4,&#8206; 1988, p. 768-777.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;58 (en) James Axtell, After Colombus : Essays in the Ethnohistory of Colonial North America, New York, Oxford University Press, 1988, chap. 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;59 Stannard 1992, p. x-xii.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;60 Marienstras 2005, p. 286.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;61 Stannard 1992, p. 151.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;62 (en) &#171; American Holocaust : Reviews [archive] &#187;, Oxford University Press Canada (consult&#233; le 15 janvier 2019).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;63 (en) Gananath Obeyesekere, The Apotheosis of Captain Cook : European Mythmaking in the Pacific, Princeton University Press, 1992.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;64 (en) Rudolph Rummel, Death by Government, 1994 (lire en ligne [archive]), chap. 3 (&#171; Pre-Twentieth Century Democide &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;65 (en) Richard White, &#171; Morality and Mortality &#187;, The New Republic,&#8206; 18 janvier 1993, p. 33-35.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;66 (en) Russell Thornton, &#171; American Holocaust &#187;, Journal of American History, vol. 80, no 4,&#8206; 1994, p. 1428 (lire en ligne [archive]).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;67 (en) Guenter Lewy, &#171; Were American Indians the Victims of Genocide ? &#187;, Commentary,&#8206; septembre 2004 (lire en ligne [archive]).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;68 Rosa Amelia Plumelle-Uribe, La F&#233;rocit&#233; blanche : Des Non-Blancs aux Non-Aryens : G&#233;nocides occult&#233;s de 1492 &#224; nos jours, Paris, Albin Michel, 2001.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;69 Jacques Chirac, cit&#233; dans Franz-Olivier Giesbert, La Trag&#233;die du pr&#233;sident : Sc&#232;nes de la vie politique, 1986-2006, Paris, &#233;d. Flammarion, 10 mars 2006, 414 p., 24 cm (ISBN 2-08-068948-7, BNF 40133936), chap. 58 (&#171; Quand les masques tombent &#187;), p. 341.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;70 Anson Rabinbach (trad. Claire Drevon), &#171; Raphael Lemkin et le concept de g&#233;nocide &#187;, Revue d'histoire de la Shoah, no 189:2,&#8206; 2008, p. 511-554 (lire en ligne [archive]).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;71 Cave 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;72 Madley 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;73 Marienstras 2005, p. 285.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;74 Marienstras 2005, p. 297.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;75 Madley 2015, p. 102-103.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;76 Compte rendu du symposium Killing California Indians : Genocide in the Gold Rush Era, 2015, p. 15 (lire en ligne [archive] sur le site de l'universit&#233; de Californie &#224; Riverside).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;77 (en) Jill Cowan, &#171; &#034;It's Called Genocide&#034; : Newsom Apologizes to the State's Native Americans &#187;, The New York Times,&#8206; 19 juin 2019 (lire en ligne [archive], consult&#233; le 1er ao&#251;t 2020).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;78 (en) Taryn Luna, &#171; Newsom apologizes for California's history of violence against Native Americans &#187;, Los Angeles Times,&#8206; 18 juin 2019 (lire en ligne [archive], consult&#233; le 1er ao&#251;t 2020).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;79 (en) Jessica Wolf, &#171; Revealing the history of genocide against California's Native Americans &#187;, UCLA Newsroom,&#8206; 15 ao&#251;t 2017 (lire en ligne [archive]).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;80 Les conclusions et recommandations de la Commission relatives au g&#233;nocide sont dans ce document [archive], p. 619 (p. 39 du pdf) ; voir aussi Steve Anderson, &#171; Slaughter of Chile's Indigenous Was Genocide, Say Legislators &#187; [archive], The Santiago Times, 27 ao&#251;t 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;81 Traduction du d&#233;but du texte &#171; Mission Statement [archive] &#187;, sur le site de l'American Indian Genocide Museum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;82 Brenda Norrell, &#171; Remembering Indian Genocide in Texas &#187; [archive], alternet.org, 23 septembre 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;83 Reesa Greenberg, &#171; La repr&#233;sentation mus&#233;ale des g&#233;nocides : gu&#233;rison ou traumatisme r&#233;actualis&#233; ? &#187;, Gradhiva [en ligne] (Revue d'anthropologie et d'histoire des arts), 5 | 2007, mis en ligne le 15 mai 2010, consult&#233; le 01 ao&#251;t 2015. URL : &lt;a href=&#034;http://gradhiva.revues.org/758&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://gradhiva.revues.org/758&lt;/a&gt; [archive].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;84 Les familles am&#233;rindiennes d'Am&#233;rique du Nord [archive]. Pour une raison de commodit&#233;, la famille eskimo-al&#233;oute est class&#233;e parmi les &#171; familles am&#233;rindiennes &#187;, m&#234;me s'il s'agit d'un cas &#224; part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;85 Les peuples dits &#034;arctiques&#034; (Inuit, S&#226;mes, &#201;venks, etc.) [archive] Quoique ces peuples soient r&#233;partis sur une surface immense, et que leur nombre soit relativement faible, leurs v&#234;tements, leurs outils, leurs techniques, leur organisation sociale, leurs &#233;l&#233;ments culturels ont une ressemblance frappante, qu'ils soient originaires de Sib&#233;rie, du Nord de l'Europe ou de l'Am&#233;rique arctique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;86 Les jeunes autochtones durement touch&#233;s par l'alcoolisme et la toxicomanie [archive].&lt;br class='autobr' /&gt;
Soutien social et sant&#233; chez les Inuits de l'Arctique canadien [archive].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;87 &#201;crire l'inuktitut pour &#233;viter qu'il ne disparaisse ? [archive]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;source : &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Actes_de_g%C3%A9nocide_en_Am%C3%A9rique&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Actes_de_g%C3%A9nocide_en_Am%C3%A9rique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les multiples r&#233;voltes, r&#233;bellions et r&#233;volutions des Indiens des Andes</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7741</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7741</guid>
		<dc:date>2025-09-02T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volte</dc:subject>
		<dc:subject>Chili Chile</dc:subject>
		<dc:subject>Bolivie Bolivia</dc:subject>
		<dc:subject>Equateur</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rindiens</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les multiples r&#233;voltes, r&#233;bellions et r&#233;volutions des Indiens des Andes &lt;br class='autobr' /&gt;
Avertissement : cette liste de combats des Indiens des Andes est non exhaustive mais tr&#232;s significative. Les Indiens ne se sont jamais laiss&#233;s faire, n'ont jamais baiss&#233; les bras malgr&#233; une r&#233;pression f&#233;roce et sanglante. Leur combat &#224; l'&#233;poque moderne est toujours li&#233; &#224; la lutte sociale des ouvriers, des mineurs et des paysans pauvres dont il est ins&#233;parable. &lt;br class='autobr' /&gt;
Qui sont les Indiens des Andes (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique117" rel="directory"&gt;14 - Livre Quatorze : PROLETAIRES SANS FRONTIERES&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot45" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot139" rel="tag"&gt;R&#233;volte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot144" rel="tag"&gt;Chili Chile&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot154" rel="tag"&gt;Bolivie Bolivia&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot165" rel="tag"&gt;Equateur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot302" rel="tag"&gt;Am&#233;rindiens&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les multiples r&#233;voltes, r&#233;bellions et r&#233;volutions des Indiens des Andes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avertissement : cette liste de combats des Indiens des Andes est non exhaustive mais tr&#232;s significative. Les Indiens ne se sont jamais laiss&#233;s faire, n'ont jamais baiss&#233; les bras malgr&#233; une r&#233;pression f&#233;roce et sanglante. Leur combat &#224; l'&#233;poque moderne est toujours li&#233; &#224; la lutte sociale des ouvriers, des mineurs et des paysans pauvres dont il est ins&#233;parable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui sont les Indiens des Andes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Peuples_indig%C3%A8nes_d%27Am%C3%A9rique_du_Sud&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Peuples_indig%C3%A8nes_d%27Am%C3%A9rique_du_Sud&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1536 : r&#233;bellion de Manco Capac II&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir de 1536, Manco Capac, profitant de divisions entre les Espagnols et de leur petit nombre &#224; Cuzco, organise secr&#232;tement la premi&#232;re r&#233;bellion contre les envahisseurs espagnols &#224; travers tout le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En peu de temps, Manco Capac, qui a quitt&#233; Cuzco sous un pr&#233;texte religieux, revient &#224; la t&#234;te d'une arm&#233;e parfaitement &#233;quip&#233;e dont on estime le nombre &#224; environ 30 000 guerriers. Il campe dans la ville fortifi&#233;e d'Ollantaytambo d'o&#249; il va diriger le si&#232;ge de Cuzco. Lorsque les Espagnols aper&#231;oivent les troupes de Manco Capac aux abords de Cuzco, c'est une surprise totale : ils n'avaient rien d&#233;cel&#233; des pr&#233;paratifs. &#192; leur tour, des groupes de guerriers en armes provenant de toutes les provinces se joignent &#224; l'arm&#233;e qui d&#233;j&#224; encercle la ville. Plus de cinquante mille guerriers assi&#232;gent Cuzco. Ce si&#232;ge sanglant, qui dura huit mois, faillit aboutir &#224; une victoire inca : les renforts envoy&#233;s de Lima sont &#233;cras&#233;s par les tribus am&#233;rindiennes qui ont appris &#224; conna&#238;tre les Espagnols et soutenaient d&#233;sormais les Incas. Traqu&#233;s dans tout le pays, les Espagnols sont poursuivis jusqu'&#224; Lima. Mais l'arm&#233;e am&#233;rindienne, &#233;puis&#233;e par un manque de denr&#233;es, se voit oblig&#233;e de rompre le si&#232;ge de Cuzco et de se replier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Manco_Capac_II&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Manco_Capac_II&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1536 : guerre d'Arauco lors de la premi&#232;re Grande R&#233;volte Mapuche du Chili&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27Arauco&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27Arauco&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;volte, dite de Taki Unquy, dans les Andes p&#233;ruviennes entre 1564 et 1572. Mai 1571, r&#233;volte des Indiens au P&#233;rou : l'inca Titu Kusi Yupanqui (1560-1571) meurt peut-&#234;tre empoisonn&#233; entre mars et juin par les r&#233;volt&#233;s quechuas qui lui reprochent de s'&#234;tre soumis aux espagnols.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Taki_Unquy&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Taki_Unquy&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1572 : r&#233;volte de T&#250;pac Amaru au P&#233;rou contre l'empire espagnol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%BApac_Amaru&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%BApac_Amaru&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/e-spania/21440&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://journals.openedition.org/e-spania/21440&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.alterinfos.org/spip.php?article6237&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.alterinfos.org/spip.php?article6237&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.alterinfos.org/spip.php?article6424&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.alterinfos.org/spip.php?article6424&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lalibre.be/2010/07/03/tupac-amaru-figure-des-andes-CRZDUYVJPRDAFBAERY4K3G5ZWE/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lalibre.be/2010/07/03/tupac-amaru-figure-des-andes-CRZDUYVJPRDAFBAERY4K3G5ZWE/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bataille de Curalaba (&#233;galement connue sous le nom de d&#233;sastre de Curalaba ou victoire de Curalaba) fut un affrontement militaire majeur entre les forces espagnoles et les Mapuches qui se produisit le 23 d&#233;cembre 1598.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Curalaba&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Curalaba&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T&#250;pac Amaru II, est un chef indien qui prit de 1780 &#224; 1782 la t&#234;te d'un mouvement de r&#233;bellion indien contre les colons espagnols au P&#233;rou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%BApac_Amaru_II&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%BApac_Amaru_II&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volte_de_T%C3%BApac_Amaru_II&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volte_de_T%C3%BApac_Amaru_II&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu&#769;pac Katari, le leader aymara de la re&#769;bellion de 1781&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%BApac_Katari&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%BApac_Katari&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cairn.info/revue-critique-internationale-2012-4-page-23.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.cairn.info/revue-critique-internationale-2012-4-page-23.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'occupation de l'Araucanie (ou, anciennement, par euph&#233;misme, pacification de l'Araucanie) &#233;tait une campagne militaire men&#233;e de 1861 &#224; 1883 par l'&#201;tat chilien et visant &#224; mettre sous sa tutelle int&#233;grale et d&#233;finitive la portion de territoire sise entre les fleuves Biob&#237;o au nord et Tolt&#233;n au sud, grande d'environ 30 000 km2, et correspondant aux terres ancestrales du peuple autochtone mapuche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Occupation_de_l%27Araucanie&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Occupation_de_l%27Araucanie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volte de Huancan&#233; (1866-1868) : les Indiens des Andes sur la sc&#232;ne des pr&#233;occupations nationale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.openedition.org/pur/159505?lang=fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://books.openedition.org/pur/159505?lang=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1899, l'arme&#769;e rebelle aymara commande&#769;e par Pablo Zarate &#171; Willca &#187; massacra 130 soldats gouvernementaux a&#768; Mohoza, pre&#768;s de La Paz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geo.fr/voyage/bolivie-el-alto-la-revanche-des-indiens-aymara-169223&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.geo.fr/voyage/bolivie-el-alto-la-revanche-des-indiens-aymara-169223&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La participation des Indiens &#224; la r&#233;volution de 1952 en Bolivie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1557&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article1557&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En octobre 1997, les communaut&#233;s mapuches de Pilil Mapu et de Pichi Loncoyan dans la commune de Lumaco, de Huelle Bajo et de Lleu Lleu en Contulmo et Ca&#241;ete, entam&#232;rent une occupation pacifique de terrains en revendiquant 80 000 hectares des terrains usurp&#233;s. Au total, les communaut&#233;s mapuches revendiquent &#224; l'heure actuelle 400 000 hectares de terres. Le 12 octobre, les communaut&#233;s d&#233;cident de paralyser les activit&#233;s de l'entreprise foresti&#232;re Arauco et, le 14 octobre 1997, la police intervient brutalement. L'occupation se solde par plus de quarante arrestations et plusieurs bless&#233;s, et l'expulsion des communaut&#233;s. Depuis, tout au long de l'ann&#233;e 1998, les conflits se sont succ&#233;d&#233;s et la situation n'a cess&#233; de se d&#233;grader. La solution propos&#233;e par les autorit&#233;s locales avec le soutien financier des entreprises fut la relocalisation des populations indig&#232;nes sur un territoire p&#233;riph&#233;rique plus proche. Ce transfert humain devrait non seulement &#234;tre une solution au conflit mais permettre que les entreprises foresti&#232;res disposent d'une main d'&#339;uvre bon march&#233; &#224; port&#233;e de la main.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://mapuche.free.fr/articles/Schartau.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://mapuche.free.fr/articles/Schartau.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;quateur en 1993-99 : La r&#233;volte des paysans indiens&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article2426&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article2426&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2000 : Les Indiens d'Equateur abattent le pouvoir puis le reconstituent&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article2426&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.matierevolution.org/spip.php?article2426&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;bellion des Aymaras de 2003&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.courrierinternational.com/article/2003/10/23/la-rebellion-de-la-nation-aymara&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.courrierinternational.com/article/2003/10/23/la-rebellion-de-la-nation-aymara&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Emeute aymara &#224; Sucre (Bolivie) en 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2007/12/12/emeutes-a-sucre-en-bolivie-novembre-2007/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://berthoalain.com/2007/12/12/emeutes-a-sucre-en-bolivie-novembre-2007/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ao&#251;t 2008 : r&#233;volte des indiens du P&#233;rou&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article638&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article638&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Affrontements entre les Mapuches et la police au sud du Chili en 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2009/08/13/affrontements-entre-les-mapuches-et-la-police-au-sud-du-chili-aout-2009/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://berthoalain.com/2009/08/13/affrontements-entre-les-mapuches-et-la-police-au-sud-du-chili-aout-2009/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2009/10/08/affrontements-a-cunco-au-chili-octobre-2009/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://berthoalain.com/2009/10/08/affrontements-a-cunco-au-chili-octobre-2009/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2009/10/21/affrontements-en-pays-mapuche-au-chili-octobre-2009/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://berthoalain.com/2009/10/21/affrontements-en-pays-mapuche-au-chili-octobre-2009/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Affrontements en Equateur en 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des affrontements entre la police et des Indiens d'Amazonie qui protestaient mercredi contre des lois sur l'eau, le p&#233;trole et les mines, ont fait caus&#233; la mort d'un Indien et bless&#233; au moins 40 policiers et neuf Indiens, ont annonc&#233; les autorit&#233;s &#233;quatoriennes. Deux civils auraient &#233;t&#233; tu&#233;s selon les Indien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?breve118&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.matierevolution.fr/spip.php?breve118&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;volte Mapuche en 2010&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2010/10/13/mapuches-affrontements-dans-le-sud-de-largentine-octobre-2010/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://berthoalain.com/2010/10/13/mapuches-affrontements-dans-le-sud-de-largentine-octobre-2010/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La marche des indiens de Bolivie en 2011&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?breve278&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.matierevolution.org/spip.php?breve278&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.sciencespo.fr/opalc/node/713.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sciencespo.fr/opalc/node/713.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;volte mapuche en 2012&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2012/07/31/mapuches-affrontements-a-temuco-araucanie-30-juillet-2012/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://berthoalain.com/2012/07/31/mapuches-affrontements-a-temuco-araucanie-30-juillet-2012/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;volte mapuche en 2013&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2013/10/13/dia-de-la-raza-affrontements-a-santiago-12-octobre-2013/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://berthoalain.com/2013/10/13/dia-de-la-raza-affrontements-a-santiago-12-octobre-2013/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2013 : le pouvoir chilien accuse les Mapuches pour les incendies !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.rfi.fr/fr/emission/20130109-chili-incendies-le-sud-pays-le-gouvernement-accuse-mapuches&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.rfi.fr/fr/emission/20130109-chili-incendies-le-sud-pays-le-gouvernement-accuse-mapuches&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.rfi.fr/fr/ameriques/20180209-chili-indiens-mapuche-police-enquete-preuve-falsification-temuco-justice&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.rfi.fr/fr/ameriques/20180209-chili-indiens-mapuche-police-enquete-preuve-falsification-temuco-justice&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manifestants mapuches en 2017&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2017/11/28/mort-dun-manifestant-mapuche-affrontements-a-cordoba-27-novembre-2017/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://berthoalain.com/2017/11/28/mort-dun-manifestant-mapuche-affrontements-a-cordoba-27-novembre-2017/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2017/11/27/mort-dun-manifestant-mapuche-attaque-de-la-casa-de-rio-negro-a-buenos-aires-25-novembre-2017/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://berthoalain.com/2017/11/27/mort-dun-manifestant-mapuche-attaque-de-la-casa-de-rio-negro-a-buenos-aires-25-novembre-2017/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2017/11/26/mort-dun-manifestant-mapuche-emeute-a-bariloche-25-novembre-2017/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://berthoalain.com/2017/11/26/mort-dun-manifestant-mapuche-emeute-a-bariloche-25-novembre-2017/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;bellion des Mapuches du Chili le 18 octobre 2019&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://alencontre.org/ameriques/amelat/chili/chili-deux-ans-apres-le-debut-de-la-rebellion-du-18-octobre-2019-la-lutte-des-mapuches-pour-la-recuperation-de-leurs-territoires-ancestraux-ii.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://alencontre.org/ameriques/amelat/chili/chili-deux-ans-apres-le-debut-de-la-rebellion-du-18-octobre-2019-la-lutte-des-mapuches-pour-la-recuperation-de-leurs-territoires-ancestraux-ii.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;volte mapuche en 2022&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.courrierinternational.com/article/conflit-au-chili-la-poudriere-mapuche-au-bord-de-l-explosion&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.courrierinternational.com/article/conflit-au-chili-la-poudriere-mapuche-au-bord-de-l-explosion&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://berthoalain.com/2022/10/11/mapuches-affrontements-a-santiago-10-octobre-2022/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://berthoalain.com/2022/10/11/mapuches-affrontements-a-santiago-10-octobre-2022/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2023 : la r&#233;volte des indiens Aymaras&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/un-monde-d-avance/le-perou-bascule-dans-l-instabilite-politique-sur-fond-de-revolte-des-indiens-aymaras_5567670.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/un-monde-d-avance/le-perou-bascule-dans-l-instabilite-politique-sur-fond-de-revolte-des-indiens-aymaras_5567670.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/perou/manifestations-au-perou-comment-les-communautes-indigenes-font-entendre-leur-voix-grace-aux-reseaux-sociaux_5777933.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/perou/manifestations-au-perou-comment-les-communautes-indigenes-font-entendre-leur-voix-grace-aux-reseaux-sociaux_5777933.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, l'instauration d'un &#201;tat plurinational par l'indien Evo Morales en Bolivie n'a pas entrain&#233; un plus grand respect des droits ni des territoires des peuples autochtones ni ceux des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.ritimo.org/La-situation-des-peuples-autochtones-dans-la-Bolivie-d-Evo-Morales&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ritimo.org/La-situation-des-peuples-autochtones-dans-la-Bolivie-d-Evo-Morales&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article639&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article639&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve388&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve388&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve133&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve133&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;volte au P&#233;rou en 2023&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/international/article/2023/03/03/au-perou-derriere-la-crise-politique-une-explosion-sociale-aux-racines-profondes_6164047_3210.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/international/article/2023/03/03/au-perou-derriere-la-crise-politique-une-explosion-sociale-aux-racines-profondes_6164047_3210.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Connaissez-vous le peuple am&#233;rindien des Navajos ?</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7396</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7396</guid>
		<dc:date>2025-05-14T22:47:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Etats-Unis - USA</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rindiens</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Connaissez-vous le peuple am&#233;rindien des Navajos ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Hymne navajo &#224; la beaut&#233; : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Les montagnes, j'en deviens une partie... Les herbes, les plantes vertes, j'en fais aussi partie. La brume matinale, les nuages, les eaux qui se rassemblent, j'en deviens une partie. Les gouttes de ros&#233;e, le pollen, j'en fais partie aussi. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Franz de Waal dans &#171; Le singe en nous &#187; : &#171; Dans ces populations &#233;galitaristes, la notion m&#234;me de monarchie est choquante. Je parle des Indiens Navajos, des Hottentots, (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique29" rel="directory"&gt;3&#232;me chapitre : R&#233;volutions bourgeoises et populaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot250" rel="tag"&gt;Etats-Unis - USA&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot302" rel="tag"&gt;Am&#233;rindiens&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Connaissez-vous le peuple am&#233;rindien des Navajos ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Hymne navajo &#224; la beaut&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les montagnes, j'en deviens une partie... Les herbes, les plantes vertes, j'en fais aussi partie. La brume matinale, les nuages, les eaux qui se rassemblent, j'en deviens une partie. Les gouttes de ros&#233;e, le pollen, j'en fais partie aussi. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Franz de Waal dans &#171; Le singe en nous &#187; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Dans ces populations &#233;galitaristes, la notion m&#234;me de monarchie est choquante. Je parle des Indiens Navajos, des Hottentots, des Pygm&#233;es Mbuti, des !Kung San, des Inuit, et j'en passe. Des communaut&#233;s de chasseurs-cueilleurs &#224; celles qui cultivent le sol, ces soci&#233;t&#233;s &#224; petite &#233;chelle ont la r&#233;putation d'&#233;liminer totalement les distinctions &#8211; autres que celles entre les sexes ou entre parents et enfants &#8211; li&#233;es &#224; la richesse, au pouvoir et au statut. L'&#233;galit&#233; et le partage priment. On pense commun&#233;ment que nos anc&#234;tres imm&#233;diats v&#233;curent ainsi pendant des millions d'ann&#233;es. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retracer le pass&#233; des tribus am&#233;rindiennes est un v&#233;ritable d&#233;fi pour les historiens. En effet, leur culture repose sur la transmission orale. Contrairement aux Mayas ou aux Azt&#232;ques, les peuples d'Am&#233;rique du Nord n'utilisent aucun syst&#232;me d'&#233;criture &#224; l'&#233;poque pr&#233;colombienne et demeurent par cons&#233;quent dans la protohistoire. Il existe cependant de nombreux sites avec des p&#233;troglyphes ou les wiigwaasabak (dessins sur des feuilles de bouleaux) qui t&#233;moignent d'une riche illustration. Influenc&#233;s par les Europ&#233;ens, certains peuples d&#233;veloppent toutefois un syst&#232;me d'&#233;criture syllabaire (Cherokees, Pieds-Noirs, Innus, Cris, Inuits) ou alphab&#233;tique pour une trentaine de peuples (Cheyennes, Micmacs, Navajos).&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour autant, &#233;crire une histoire des Am&#233;rindiens n'est pas totalement impossible. Il faut pour cela croiser les sources arch&#233;ologiques et artistiques. L'&#233;tude des sc&#232;nes et des calendriers peints sur les peaux d'animaux ou celle des p&#233;troglyphes du Sud-Ouest am&#233;ricain ou du Nord des Grands Lacs est souvent utilis&#233;e par les sp&#233;cialistes.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'histoire des peuples am&#233;rindiens peut &#233;galement &#234;tre en partie reconstitu&#233;e gr&#226;ce aux r&#233;cits des Europ&#233;ens ayant &#233;tabli les premiers contacts. Missionnaires, explorateurs, officiers, coureurs des bois donnent des informations int&#233;ressantes sur les indig&#232;nes. Par exemple, le m&#233;morialiste de l'exp&#233;dition de P&#225;nfilo de Narv&#225;ez, &#193;lvar N&#250;&#241;ez Cabeza de Vaca a consign&#233; ses observations ethnographiques sur les peuples indig&#232;nes du golfe du Mexique, publi&#233;es en 1555 sous le titre de Naufragios (Naufrages). Ces t&#233;moignages sont toutefois d'une nature bien particuli&#232;re ; ce sont ceux des conqu&#233;rants qui redoutent les autochtones, les m&#233;prisent ou les d&#233;crivent comme des sauvages. Certains &#233;crits de captifs, faits prisonniers des Am&#233;rindiens &#224; la suite de raids, pr&#233;sentent des informations int&#233;ressantes sur les diff&#233;rentes peuples d'Am&#233;rique du Nord. R&#233;duits en esclavage, ces prisonniers vivent au sein des tribus, et ont parfois livr&#233; des descriptions pr&#233;cieuses pour les anthropologues.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les civilisations disparues avant l'arriv&#233;e des Europ&#233;ens se r&#233;partissent en deux r&#233;gions principales. L'une se trouve &#224; l'est du Mississippi, o&#249; s'&#233;panouissent successivement les Mound Builders, les Adenas, les Hopewells et les civilisations du Mississippi ; l'autre occupe le Sud-Ouest des &#201;tats-Unis actuels, o&#249; se c&#244;toient les Mogollons, les Hohokams et les Anasazis.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces civilisations pr&#233;sentent un haut degr&#233; de d&#233;veloppement marqu&#233; par un certain niveau d'urbanisation (Cahokia, Chaco Canyon), une agriculture efficace (irrigu&#233;e dans le Sud-Ouest) et diversifi&#233;e (courge, ma&#239;s, haricot et coton dans le Sud-Ouest), un artisanat raffin&#233; (travail du cuivre) et des lieux de culte monumentaux (tertres en terre des Mound Builders, kivas des Anasazis). Les causes de leur effondrement avant le XVIe si&#232;cle sont contest&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont o&#249; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.jeanavuplus.org/nation-navajo-vers-page?locale=fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.jeanavuplus.org/nation-navajo-vers-page?locale=fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques images&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.alamyimages.fr/photos-images/nation-navajo-nouveau-mexique.html?sortBy=relevant&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.alamyimages.fr/photos-images/nation-navajo-nouveau-mexique.html?sortBy=relevant&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment les USA ont tent&#233; de d&#233;truire le peuple navajo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=UGqWRyBCHhw&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=UGqWRyBCHhw&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les USA ont empoisonn&#233; le pays navajo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=ETPogv1zq08&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=ETPogv1zq08&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tuer l'indien au coeur de l'enfant&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=hus1qfSXllo&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=hus1qfSXllo&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire de la plus grande tribu d'Am&#233;rique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=DCZkJ9XcP8Y&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=DCZkJ9XcP8Y&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise de l'eau pour les Navajos&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=InxHnLrDOKI&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=InxHnLrDOKI&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le g&#233;nocide d'un peuple&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=wSEADfWh9To&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=wSEADfWh9To&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manifestation navajo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=KLNfgy2HhqQ&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=KLNfgy2HhqQ&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anciennes cit&#233;s navajos&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=DRnn7bQh6Zg&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=DRnn7bQh6Zg&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;mocratie des Navajos&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://photo.geo.fr/l-etonnante-democratie-des-navajos-14585&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://photo.geo.fr/l-etonnante-democratie-des-navajos-14585&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une vague f&#233;ministe s'empare de la tribu des Navajos. Ce peuple am&#233;rindien, longtemps pourchass&#233;, b&#233;n&#233;ficie aujourd'hui, en plus de ses terres ancestrales &#224; cheval entre l'Arizona et le Nouveau-Mexique, de son propre syst&#232;me politique. Une d&#233;mocratie qui n'a rien &#224; envier &#224; celle des Etats-Unis en mati&#232;re de parit&#233; puisque dans la Navajo Nation Council, il n'y a pas une, mais deux femmes &#224; sa t&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.sogoodstories.com/actualites/deux-femmes-a-la-tete-de-la-plus-grande-tribu-damerique-du-nord/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sogoodstories.com/actualites/deux-femmes-a-la-tete-de-la-plus-grande-tribu-damerique-du-nord/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les indiens Navajos luttent &#224; mort contre le coronavirus mais sont oubli&#233;s par le pouvoir am&#233;ricain&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.euronews.com/2020/04/27/les-indiens-navajos-luttent-a-mort-contre-le-coronavirus-mais-oublies-par-le-pouvoir-ameri&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.euronews.com/2020/04/27/les-indiens-navajos-luttent-a-mort-contre-le-coronavirus-mais-oublies-par-le-pouvoir-ameri&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui sont les Navajos&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Navajos&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Navajos&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Anasazis et les Navajos&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2314&#034; class=&#034;spip_url auto&#034; rel=&#034;nofollow&#034;&gt;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2314&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=0Ey5worZ3EQ&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=0Ey5worZ3EQ&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Navajos racontent leur histoire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=A0vquIx9YeE&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=A0vquIx9YeE&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=TstDOO7gFEc&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=TstDOO7gFEc&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui sont les Navajos&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=Clg8B0c2DNU&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=Clg8B0c2DNU&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un site sur les Navajos&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://archive.wikiwix.com/cache/index2.php?url=http%3A%2F%2Fwww.medecine-et-navajo.fr%2Fwordpress%2F#federation=archive.wikiwix.com&amp;tab=url&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://archive.wikiwix.com/cache/index2.php?url=http%3A%2F%2Fwww.medecine-et-navajo.fr%2Fwordpress%2F#federation=archive.wikiwix.com&amp;tab=url&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1864, il y a tout juste cent cinquante ans, le peuple navajo fut d&#233;cim&#233; lors de la &#171; longue marche &#187;, connue comme la premi&#232;re d&#233;portation de l'Histoire. Aujourd'hui, cette tribu am&#233;rindienne vit encore dans la plus grande r&#233;serve des Etats-Unis . Un peuple qui tente de concilier son ouverture au monde ext&#233;rieur et la sauvegarde de ses traditions.Les Navajos &#224; La Gacilly&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lefigaro.fr/international/2014/07/04/01003-20140704ARTFIG00116-navajos-la-renaissance-d-une-nation.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lefigaro.fr/international/2014/07/04/01003-20140704ARTFIG00116-navajos-la-renaissance-d-une-nation.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Matriarcat Navajo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://matricien.wordpress.com/geo-hist-matriarcat/amerique-nord/navajo/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://matricien.wordpress.com/geo-hist-matriarcat/amerique-nord/navajo/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Navajos rel&#232;vent la t&#234;te&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geo.fr/voyage/ouest-americain-les-espoirs-retrouves-de-la-nation-navajo-207721&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.geo.fr/voyage/ouest-americain-les-espoirs-retrouves-de-la-nation-navajo-207721&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'habitation navajo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Hogan_(habitation&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Hogan_(habitation&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une association navajo en France&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://navajo-france.com/qui-sommes-nous/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://navajo-france.com/qui-sommes-nous/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un reportage&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=aj4_tBee7vQ&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=aj4_tBee7vQ&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un documentaire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=7dWYIZD8jQw&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=7dWYIZD8jQw&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sacr&#233; navajo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=EnlEB7uPCXg&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=EnlEB7uPCXg&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat navajo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geo.fr/voyage/video-la-nation-navajo-un-etat-dans-l-etat-159348&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.geo.fr/voyage/video-la-nation-navajo-un-etat-dans-l-etat-159348&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vie difficile des Navajos&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/etats-unis-le-calvaire-des-gestes-barrieres-dans-une-reserve-navajo_3986895.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/etats-unis-le-calvaire-des-gestes-barrieres-dans-une-reserve-navajo_3986895.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le territoire navajo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.dailymotion.com/video/x7q54ua&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.dailymotion.com/video/x7q54ua&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Guerre Navajo (1860-1864)&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; &#192; la suite d'accrochages divers dans le Territoire du Nouveau-Mexique entre les Navajos et les troupes f&#233;d&#233;rales, les Navajos se rendent &#224; Kit Carson, qui fait d&#233;truire leurs biens et les d&#233;porte jusqu'&#224; Bosque Redondo, en Arizona. C'est la Longue marche des Navajos : 8 000 Navajos font 620 km &#224; pied. Au bout de quatre ans de sous-nutrition, ils sont autoris&#233;s &#224; revenir sur leurs terres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerres_indiennes&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerres_indiennes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Langue navajo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Navajo_(langue&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Navajo_(langue&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Navajo, film de Norman Foster&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=5KCFffuVYj4&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=5KCFffuVYj4&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Navajo, un documentaire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=PMA64HHQxdc&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=PMA64HHQxdc&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les indiens navajos&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=yHjVLVqBPRg&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=yHjVLVqBPRg&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'eau des Navajos&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=hk8Rm9EsET4&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=hk8Rm9EsET4&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pays navajo, ce n'est pas tout &#224; fait les USA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=J5PLyYVIEpg&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=J5PLyYVIEpg&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La terre vol&#233;e des Navajos&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=cvrUJOcx2eA&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=cvrUJOcx2eA&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un peuple assassin&#233; et dont les femmes sont r&#233;guli&#232;rement enlev&#233;es&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=0JZEQ6QiRis&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=0JZEQ6QiRis&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=jl5s-JkK1M4&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=jl5s-JkK1M4&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Du nouveau sur l'origine des Am&#233;rindiens</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7397</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7397</guid>
		<dc:date>2024-07-14T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Am&#233;rindiens</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Du nouveau sur l'origine des Am&#233;rindiens &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a 40 ans, les chercheurs pensaient que le peuplement des Am&#233;riques avait eu lieu de fa&#231;on plut&#244;t simple. Les Hommes seraient ainsi arriv&#233;s sur le continent par le sud, au cours d'une seule vague de migration 13 000 ans plus t&#244;t. Ce qui co&#239;ncidait avec la propagation en Am&#233;rique du Nord d'outils en pierre particuliers, fabriqu&#233;s par le peuple de la culture Clovis. Toutefois, gr&#226;ce &#224; de nouvelles d&#233;couvertes arch&#233;ologiques et &#224; des techniques de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique33" rel="directory"&gt;D&#233;veloppement et g&#233;n&#233;tique&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot302" rel="tag"&gt;Am&#233;rindiens&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Du nouveau sur l'origine des Am&#233;rindiens&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il y a 40 ans, les chercheurs pensaient que le peuplement des Am&#233;riques avait eu lieu de fa&#231;on plut&#244;t simple. Les Hommes seraient ainsi arriv&#233;s sur le continent par le sud, au cours d'une seule vague de migration 13 000 ans plus t&#244;t. Ce qui co&#239;ncidait avec la propagation en Am&#233;rique du Nord d'outils en pierre particuliers, fabriqu&#233;s par le peuple de la culture Clovis.&lt;br class='autobr' /&gt;
Toutefois, gr&#226;ce &#224; de nouvelles d&#233;couvertes arch&#233;ologiques et &#224; des techniques de datation plus pr&#233;cises, nous savons d&#233;sormais que les Hommes de la culture Clovis qui fa&#231;onnaient ces outils n'&#233;taient pas les premiers Am&#233;ricains. Des fouilles arch&#233;ologiques sur plusieurs sites d'Am&#233;rique du Nord et du Sud ont permis aux chercheurs de prouver de mani&#232;re convaincante que des peuples ant&#233;rieurs &#224; cette culture &#233;taient arriv&#233;s plusieurs si&#232;cles avant l'apparition de ces outils.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;tude d'ADN ancien fournit des informations suppl&#233;mentaires concernant cette p&#233;riode de l'Histoire : elle a ainsi r&#233;v&#233;l&#233; la pr&#233;sence de groupes g&#233;n&#233;tiquement diff&#233;rents qui n'ont laiss&#233; derri&#232;re eux aucune trace physique unique. Toutefois, cela n'offre qu'une vision confuse et &#233;loign&#233;e de l'Histoire. Apr&#232;s tout, les premiers Am&#233;rindiens n'ont pas travers&#233; le continent en une seule fois. Il s'agissait plut&#244;t de petits groupes de chasseurs-cueilleurs qui vagabondaient &#224; travers la r&#233;gion vivant au jour le jour, ramassant de la nourriture, cherchant des abris, fabriquant des v&#234;tements et des outils et rencontrant d'autres peuples.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Il est facile de tomber dans le pi&#232;ge de la simplification &#224; outrance de ce qui &#233;tait probablement un processus extr&#234;mement complexe, en le repr&#233;sentant par des fl&#232;ches orient&#233;es vers le sud &#187;, souligne Jennifer Raff.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.nationalgeographic.fr/histoire/2018/11/nouvelles-revelations-sur-lorigine-des-premiers-americains&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.nationalgeographic.fr/histoire/2018/11/nouvelles-revelations-sur-lorigine-des-premiers-americains&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sp&#233;cialistes ont dans un premier temps pens&#233;25 que l'arriv&#233;e des premiers humains en Am&#233;rique remontait &#224; 12 000 ans environ. Mais certaines donn&#233;es arch&#233;ologiques indiquent que le premier peuplement de l'Am&#233;rique aurait pu avoir lieu pendant le dernier maximum glaciaire (autour de 21 000 ans avant le pr&#233;sent), &#224; l'occasion de l'abaissement des niveaux marins. Venant de Sib&#233;rie, ils auraient travers&#233; le d&#233;troit de B&#233;ring, alors au-dessus de la ligne de rivage maritime en p&#233;riode glaciaire (voir B&#233;ringie). Apr&#232;s une p&#233;riode d'habitation en B&#233;ringie, et apr&#232;s la disparition des masses glaciaires d'Am&#233;rique du Nord, ils auraient pu continuer le peuplement du nouveau continent26. &lt;br class='autobr' /&gt;
D'autres th&#233;ories parlent de peuples oc&#233;aniens qui auraient travers&#233; l'oc&#233;an Pacifique (th&#233;orie avanc&#233;e par Paul Rivet), ou encore de peuples europ&#233;ens (hypoth&#232;se de l'arch&#233;ologue Dennis Stanford). Une analyse ADN pourrait confirmer cette derni&#232;re hypoth&#232;se27. On[Qui ?] estime en effet qu'une peuplade pourrait &#234;tre venue d'Europe il y a 12 000 &#224; 36 000 ans ; elle correspondrait aujourd'hui &#224; un groupe tr&#232;s restreint d'autochtones : les Ojibw&#233;s, les Nuu-Chah-Nulth, les Sioux et les Yakamas. Des &#233;tudes g&#233;n&#233;tiques plus r&#233;centes contredisent cependant cette th&#232;se28,29. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les Am&#233;rindiens, s'appuyant sur leur tradition orale, soutiennent que leurs anc&#234;tres ont toujours habit&#233; l&#224;30. Quoi qu'il en soit, la diversit&#233; des milieux naturels du continent a engendr&#233; des cultures tr&#232;s diff&#233;rentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On notera cependant des d&#233;couvertes qui remettent en cause le sch&#233;ma g&#233;n&#233;ral de la colonisation de l'Am&#233;rique par les Am&#233;rindiens. Certains sp&#233;cialistes pensent que le peuplement du continent am&#233;ricain n'a pas une seule origine : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	Les ossements de la femme de Pe&#241;on (environ 13 000 ans), d&#233;couverts pr&#232;s de Mexico pr&#233;sentent aussi des caract&#233;ristiques europo&#239;des.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	Des momies furent exhum&#233;es sous plusieurs m&#232;tres de d&#233;p&#244;ts de guano dans la caverne de Lovelock en 1911 par des exploitants-r&#233;colteurs. Elles &#233;taient du type europo&#239;de. Elles furent dat&#233;es d'environ 5 000 ans par l'analyse au radiocarbone 14. D'autres furent d&#233;couvertes en 1931 de m&#234;me type non loin de la caverne de Lovelock.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	250 cr&#226;nes et squelettes du site de Cerca grande, sont &#226;g&#233;s de 9 000 ans &#224; 1 000 ans.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'autre question probl&#233;matique est celle de la date du peuplement. L&#224; encore, le travail des arch&#233;ologues semble repousser l'origine du peuplement &#224; des &#233;poques plus anciennes qu'on ne l'a longtemps cru : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	En 2005, dans une ancienne carri&#232;re situ&#233;e pr&#232;s du volcan Cerro Toluquilla (Puebla au Mexique), des traces humaines vieilles de 38 000 ans ont &#233;t&#233; d&#233;couvertes par une &#233;quipe britannique sur une couche de cendres fossilis&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	En 2020, des chercheurs fran&#231;ais et sud-am&#233;ricains datent de 31 000 ans certains artefacts de la grotte de Chiquihuite31,32.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226;	Sur le territoire des &#201;tats-Unis, l'homme de Folsom trouv&#233; au Nouveau-Mexique aurait 20 000 ans. En 1997, l'analyse au carbone 14 de fossiles am&#233;rindiens trouv&#233;s en Virginie les fait remonter &#224; 17 000 ans av. J.-C.[r&#233;f. n&#233;cessaire]&lt;br class='autobr' /&gt;
Les Algonquins seraient apparus il y a 4 500 ans. Des traces de maisons en rondins iroquoises sont attest&#233;es pour le Xe si&#232;cle av. J.-C. En 2019, des charbons de bois et des ossements de grands mammif&#232;res accompagn&#233;s de lames de pierre et de pointes de lance, provenant du site de Cooper's Ferry (sur les rives d'une rivi&#232;re de l'ouest de l'Idaho), sont dat&#233;s &#224; environ 16 000 ans, plus d'un mill&#233;naire avant que la fonte des glaciers n'ait ouvert un corridor sans glace &#224; travers le Canada il y a environ 14 800 ans. Les premiers Pal&#233;oam&#233;ricains ont donc d&#251; venir par voie maritime, en parcourant rapidement la c&#244;te du Pacifique et en remontant les rivi&#232;res33,34.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les peuples autochtones d'Am&#233;rique d'aujourd'hui sont &#233;troitement li&#233;s aux Asiatiques de l'Est. N&#233;anmoins, les chercheurs estiment que 14 &#224; 38 % de l'ascendance am&#233;rindienne provient d'une population semblable &#224; celle qui vivait en Sib&#233;rie il y a 24 000 ans. L'&#233;tude de l'ADN d'un gar&#231;on sib&#233;rien du Pal&#233;olithique sup&#233;rieur d&#233;couvert pr&#232;s du village de Mal'ta, le long de la rivi&#232;re Belaya en Sib&#233;rie a montr&#233; que certaines parties de son g&#233;nome se retrouvent aujourd'hui chez les Eurasiens occidentaux, d'autres se retrouvent chez les Am&#233;rindiens et sont uniques aux Am&#233;rindiens aujourd'hui. L'ADN du gar&#231;on est rare ou absent en Asie centrale et en Asie de l'Est. Le sc&#233;nario le plus probable est celui d'une population telle que celle qui vivait en Sib&#233;rie il y a 24 000 ans qui s'est m&#233;lang&#233;e aux anc&#234;tres des Asiatiques de l'Est. Ainsi, les Am&#233;rindiens sont form&#233;s par la r&#233;union de deux populations - un groupe est-asiatique et des populations ouest-eurasiennes - sans que l'on sache o&#249; ce m&#233;lange a eu lieu35. Le 9 mai 2023, une nouvelle &#233;tude g&#233;n&#233;tique est publi&#233;e dans la revue Cell reports met en lumi&#232;re que les premiers arrivants &#233;taient partis de Chine lors de deux vagues distinctes, durant la p&#233;riode glaciaire et juste apr&#232;s, selon ses auteurs.La premi&#232;re a d&#233;but&#233; il y a 26 000 ans et s'est achev&#233;e il y a 19 500 ans, durant la derni&#232;re p&#233;riode glaciaire. La couverture de glace &#233;tait alors &#224; son pic, rendant probablement le climat du nord de la Chine inhospitalier. La deuxi&#232;me a commenc&#233; durant la p&#233;riode de fonte des glaces, il y a 19 000 ans, et a dur&#233; jusqu'il y a 11 500 ans36.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;25.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2003/man080903.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2003/man080903.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;26.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://archive.wikiwix.com/cache/index2.php?url=http%3A%2F%2Fwww.sfu.museum%2Fjourney%2Ffr%2F05p_secondary%2Fberingia.php#federation=archive.wikiwix.com&amp;tab=url&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://archive.wikiwix.com/cache/index2.php?url=http%3A%2F%2Fwww.sfu.museum%2Fjourney%2Ffr%2F05p_secondary%2Fberingia.php#federation=archive.wikiwix.com&amp;tab=url&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;27.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://archive.wikiwix.com/cache/index2.php?url=http%3A%2F%2Fwww.pubmedcentral.nih.gov%2Farticlerender.fcgi%3Fartid%3D1377656#federation=archive.wikiwix.com&amp;tab=url&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://archive.wikiwix.com/cache/index2.php?url=http%3A%2F%2Fwww.pubmedcentral.nih.gov%2Farticlerender.fcgi%3Fartid%3D1377656#federation=archive.wikiwix.com&amp;tab=url&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;28.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://phys.org/news/2016-01-genetic-ancient-trans-atlantic-migration-professor.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://phys.org/news/2016-01-genetic-ancient-trans-atlantic-migration-professor.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;29.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jennifer A. Raff et Deborah A Bolnick, &#171; Does Mitochondrial Haplogroup X Indicate Ancient Trans-Atlantic Migration to the Americas ? A Critical Re-Evaluation &#187;, PaleoAmerica : A Journal of Early Human Migration and Dispersal, vol. 1, no 4,&#8206; 2015, p. 297&#8211;304&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1179/2055556315Z.00000000040&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1179/2055556315Z.00000000040&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;30.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://esask.uregina.ca/entry/historians_and_historiography.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://esask.uregina.ca/entry/historians_and_historiography.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;31.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.nature.com/articles/s41586-020-2509-0&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.nature.com/articles/s41586-020-2509-0&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;32.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lefigaro.fr/sciences/au-mexique-l-archeologie-fait-reculer-de-15-000-ans-la-decouverte-de-l-amerique-20200722&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lefigaro.fr/sciences/au-mexique-l-archeologie-fait-reculer-de-15-000-ans-la-decouverte-de-l-amerique-20200722&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;33.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.science.org/doi/10.1126/science.365.6456.848&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.science.org/doi/10.1126/science.365.6456.848&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;34.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.science.org/doi/10.1126/science.aax9830&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.science.org/doi/10.1126/science.aax9830&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;35.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.bbc.com/news/science-environment-25020958&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.bbc.com/news/science-environment-25020958&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;36.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geo.fr/histoire/certains-des-premiers-humains-des-ameriques-venaient-de-chine-revele-une-etude-214643&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.geo.fr/histoire/certains-des-premiers-humains-des-ameriques-venaient-de-chine-revele-une-etude-214643&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Autochtones_d%27Am%C3%A9rique&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Autochtones_d%27Am%C3%A9rique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;tudes g&#233;n&#233;tiques du chromosome Y montrent que les premiers Am&#233;rindiens sont venus de Sib&#233;rie centrale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.pourlascience.fr/sd/histoire-sciences/l-origine-des-amerindiens-4168.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.pourlascience.fr/sd/histoire-sciences/l-origine-des-amerindiens-4168.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.pourlascience.fr/sd/prehistoire/l-origine-beringienne-des-amerindiens-enfin-attestee-12800.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.pourlascience.fr/sd/prehistoire/l-origine-beringienne-des-amerindiens-enfin-attestee-12800.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une analyse de dents bouscule une th&#233;orie r&#233;pandue sur l'origine des premiers Am&#233;ricains&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.geo.fr/histoire/une-analyse-de-dents-bouscule-une-theorie-repandue-sur-lorigine-des-amerindiens-206702&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.geo.fr/histoire/une-analyse-de-dents-bouscule-une-theorie-repandue-sur-lorigine-des-amerindiens-206702&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une vaste analyse g&#233;n&#233;tique a r&#233;v&#233;l&#233; aux moins deux migrations entre les Am&#233;riques, la Chine et le Japon, au cours de la derni&#232;re &#232;re glaciaire et de la p&#233;riode de fonte ayant suivi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publi&#233;s dans la revue Cell Reports, ces travaux ont permis de retracer l'une des lign&#233;es fondatrices du peuple am&#233;rindien &#224; travers les continents et le temps, via l'examen de s&#233;quences d'ADN mitochondrial, transmis par la m&#232;re. &#192; partir de quelque 115 000 &#233;chantillons, l'&#233;quipe a pu identifier 216 individus contemporains et 39 individus anciens qui partageaient la m&#234;me ascendance, en cartographiant ses ramifications &#224; l'aide de la datation au carbone et en comparant les mutations survenues en cours de route.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://dailygeekshow.com/origine-amerindiens-adn/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://dailygeekshow.com/origine-amerindiens-adn/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire encore :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d%C3%A9mographique_des_Am%C3%A9rindiens&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d%C3%A9mographique_des_Am%C3%A9rindiens&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.ledevoir.com/societe/science/399828/des-geneticiens-confirment-que-les-amerindiens-venaient-d-asie&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ledevoir.com/societe/science/399828/des-geneticiens-confirment-que-les-amerindiens-venaient-d-asie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;https://kateyaartam&#233;rindien.com/fr/blog/qui-sont-indiens-amerique-du-nord-n9&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/paleontologie-indiens-amerique-seraient-partie-originaires-europe-50402/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/paleontologie-indiens-amerique-seraient-partie-originaires-europe-50402/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/les-amerindiens-ont-aussi-des-ancetres-europeens-28-11-2013-3356507.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.leparisien.fr/culture-loisirs/les-amerindiens-ont-aussi-des-ancetres-europeens-28-11-2013-3356507.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.scienceshumaines.com/amerindiens-une-origine-toujours-en-debat_fr_32117.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.scienceshumaines.com/amerindiens-une-origine-toujours-en-debat_fr_32117.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/sciences/article/2014/05/16/un-squelette-vieux-de-13-000-ans-leve-le-voile-sur-l-origine-des-peuples-des-ameriques_4419689_1650684.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/sciences/article/2014/05/16/un-squelette-vieux-de-13-000-ans-leve-le-voile-sur-l-origine-des-peuples-des-ameriques_4419689_1650684.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cdpdj.qc.ca/storage/app/media/publications/Mythes-Realites.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.cdpdj.qc.ca/storage/app/media/publications/Mythes-Realites.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Canada : le capital p&#233;trolier est l'incendiaire, les Am&#233;rindiens sont les premi&#232;res victimes </title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7318</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7318</guid>
		<dc:date>2023-07-16T22:39:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Capitalisme - capitalism</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rindiens</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Qui est responsable des incendies de la for&#234;t canadienne qui flambe sans discontinuer ? Les classes poss&#233;dantes ! &lt;br class='autobr' /&gt;
570 incendies hors de contr&#244;le, 10 millions d'hectares d&#233;j&#224; br&#251;l&#233;s, vingt fois plus que la moyenne annuelle&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le pr&#233;c&#233;dent record absolu en la mati&#232;re datait de 1989 avec 7,3 millions d'hectares br&#251;l&#233;s, selon le CIFFC. &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis janvier, le pays a d&#233;nombr&#233; 4088 incendies, dont de nombreux brasiers atteignant des centaines de milliers d'hectares. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au total, les for&#234;ts br&#251;l&#233;es (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique38" rel="directory"&gt;G&#233;odynamique et climatologie de la Terre - Protection de la plan&#232;te&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot27" rel="tag"&gt;Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot280" rel="tag"&gt;Capitalisme - capitalism&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot302" rel="tag"&gt;Am&#233;rindiens&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;div class='spip_document_16969 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/png/4c9b163_1686729611733-can-2423-incendies-forets-web-350.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/png/4c9b163_1686729611733-can-2423-incendies-forets-web-350.png' width=&#034;1051&#034; height=&#034;1523&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Qui est responsable des incendies de la for&#234;t canadienne qui flambe sans discontinuer ? Les classes poss&#233;dantes !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;570 incendies hors de contr&#244;le, 10 millions d'hectares d&#233;j&#224; br&#251;l&#233;s, vingt fois plus que la moyenne annuelle&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;c&#233;dent record absolu en la mati&#232;re datait de 1989 avec 7,3 millions d'hectares br&#251;l&#233;s, selon le CIFFC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis janvier, le pays a d&#233;nombr&#233; 4088 incendies, dont de nombreux brasiers atteignant des centaines de milliers d'hectares.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au total, les for&#234;ts br&#251;l&#233;es en six mois et demi seulement repr&#233;sentent une superficie proche de celle du Portugal ou &#233;quivalente &#224; celle de l'Islande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un quart des Canadiens d&#233;clarent avoir &#233;t&#233; touch&#233;s par la saison record des feux de for&#234;t&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/fr/articles/2023/06/23/efet-j23.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.wsws.org/fr/articles/2023/06/23/efet-j23.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Accuser les classes poss&#233;dantes, est-ce une accusation gratuite d'un site r&#233;volutionnaire, naturellement hostile aux classes dirigeantes ? Du tout ! Voici ce qu'&#233;crit un m&#233;dia bourgeois : &#171; Des feux de for&#234;t d'une ampleur exceptionnelle ravagent presque toutes les provinces du pays, sans que les autorit&#233;s se soucient des causes des incendies et des cons&#233;quences sur les populations. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;https://www.letemps.ch/monde/ameriques/canada-causes-dincendies-historiques-ne-debat&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.letemps.ch/monde/ameriques/canada-causes-dincendies-historiques-ne-debat&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les moyens canadiens pour la pr&#233;vention des incendies de for&#234;ts n'ont pas cess&#233; de diminuer d'ann&#233;e en ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un pompier canadien d&#233;clare : &#171; Pour un feu de 110 000 hectares, nous avons 80 pompiers et 6 h&#233;licopt&#232;res, soit beaucoup moins que ce que l'on peut d&#233;ployer en France sur un brasier 100 fois moins gros. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lapresse.ca/actualites/national/2023-07-15/incendies-de-foret/la-barre-des-10-millions-d-hectares-brules-a-ete-franchie-au-canada.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lapresse.ca/actualites/national/2023-07-15/incendies-de-foret/la-barre-des-10-millions-d-hectares-brules-a-ete-franchie-au-canada.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Canada n'a pas construit de canadairs contre les incendies depuis 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1985662/avions-citernes-experts-deplorent-perte-expertise-au-pays&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1985662/avions-citernes-experts-deplorent-perte-expertise-au-pays&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Au Canada, on a 55 appareils canadairs, une combinaison de CL-215 et CL-415 et consid&#233;rant le nombre de feux pr&#233;sentement au pays, c'est absolument insuffisant, a indiqu&#233; M. Gradek, expert en aviation et charg&#233; de cours &#224; l'Universit&#233; McGill, en pr&#233;cisant que l'acquisition de ce type d'&#233;quipement rel&#232;ve des provinces. Il a indiqu&#233; que certains des appareils utilis&#233;s au pays ont &#233;t&#233; construits il y a 50 ans. On ne fabrique plus de ces appareils au Canada. M. Gradek est d'avis que les provinces ont manqu&#233; de vision et auraient d&#251; investir davantage dans l'achat d'avions-citernes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1985662/avions-citernes-experts-deplorent-perte-expertise-au-pays&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1985662/avions-citernes-experts-deplorent-perte-expertise-au-pays&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un rapport gouvernemental de 2016 montre que tout cela a &#233;t&#233; pr&#233;vu de longue date : &#171; En 2005, la Strat&#233;gie canadienne en mati&#232;re de feux de for&#234;t (SCFF) a pr&#233;dit plusieurs des d&#233;fis&lt;br class='autobr' /&gt;
auxquels nous sommes d&#233;sormais confront&#233;s :&lt;br class='autobr' /&gt;
l'accentuation du comportement extr&#234;me du feu,&lt;br class='autobr' /&gt;
la multiplication des cons&#233;quences des feux de&lt;br class='autobr' /&gt;
for&#234;t, l'augmentation des r&#233;percussions des&lt;br class='autobr' /&gt;
changements climatiques et la diminution des&lt;br class='autobr' /&gt;
capacit&#233;s d'intervention. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;https://www.ccmf.org/wp-content/uploads/2020/09/Strate%CC%81gie-canadienne-en-matie%CC%80re-de-feux-de-fore%CC%82t.-E%CC%81valuation-de%CC%81cennale-et-renouvellement-de-lappel-a%CC%80-laction_.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ccmf.org/wp-content/uploads/2020/09/Strate%CC%81gie-canadienne-en-matie%CC%80re-de-feux-de-fore%CC%82t.-E%CC%81valuation-de%CC%81cennale-et-renouvellement-de-lappel-a%CC%80-laction_.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derni&#232;res ann&#233;es, les municipalit&#233;s et le gouvernement provincial ont r&#233;duit les ressources consacr&#233;es &#224; la lutte contre les incendies dans le cadre d'une politique d'aust&#233;rit&#233; impitoyable visant &#224; prot&#233;ger les profits des capitalistes aux d&#233;pens des programmes sociaux. Le conseil de la municipalit&#233; r&#233;gionale d'Halifax (HRM) a vot&#233; une r&#233;duction des services d'incendie de 3,5 millions de dollars en 2020, en se servant de la pand&#233;mie de COVID-19 comme couverture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces coupes, qui ont entra&#238;n&#233; la fermeture d'une caserne de pompiers et la r&#233;duction du personnel dans l'ensemble des services d'incendie de la ville, ont eu un impact d&#233;vastateur sur la capacit&#233; d'Halifax &#224; combattre et &#224; contenir les incendies de for&#234;t de cette ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En septembre 2021, la v&#233;rificatrice g&#233;n&#233;rale de la MRH, Evangeline Colman-Sadd, a publi&#233; un rapport examinant minutieusement le programme d'inspection des pompiers de Halifax. Evangeline Colman-Sadd conclut que Halifax Fire n'a pas respect&#233; les obligations qui lui sont impos&#233;es par la loi. Elle a notamment constat&#233; que Halifax Fire n'avait pas effectu&#233; 40 % de ses inspections dans les d&#233;lais impartis. Elle a constat&#233; que le programme d'inspection des incendies &#233;tait inad&#233;quat dans l'ensemble et que Halifax Fire n'avait pas assez de personnel pour mener &#224; bien les inspections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pompiers de Halifax ont reconnu devant le procureur g&#233;n&#233;ral que plusieurs lotissements avaient &#233;t&#233; &#171; construits sans les sp&#233;cifications appropri&#233;es en mati&#232;re de s&#233;curit&#233; incendie &#187;. Les lotissements d'Indigo Shores, de Westwood Hills et de White Hills ont &#233;t&#233; identifi&#233;s comme ayant &#233;t&#233; construits sans l'infrastructure n&#233;cessaire pour lutter contre les incendies et ont &#233;t&#233; d&#233;truits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; le d&#233;but spectaculaire et record de la saison des feux de for&#234;t, qui a d&#233;j&#224; contraint des milliers de personnes &#224; quitter leur domicile, le premier ministre Trudeau est rest&#233; optimiste quant &#224; la capacit&#233; du Canada &#224; lutter contre les incendies. &#171; Compte tenu des pr&#233;visions, nous devrions disposer de suffisamment de ressources pour passer l'&#233;t&#233; &#187;, a d&#233;clar&#233; Trudeau &#224; la presse. &#171; Si la situation s'aggrave, nous &#233;laborons des plans d'urgence et nous ferons en sorte d'&#234;tre pr&#233;sents pour assurer la protection de tous les Canadiens tout au long de l'&#233;t&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/fr/articles/2023/06/09/hdye-j09.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.wsws.org/fr/articles/2023/06/09/hdye-j09.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme par hasard, les communaut&#233;s indiennes du Canada sont particuli&#232;rement frapp&#233;es par les feux de for&#234;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://ici.radio-canada.ca/espaces-autochtones/1985551/feux-autochtones-atikamekw-anishinabe-innu-cri-quebec-sopfeu&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://ici.radio-canada.ca/espaces-autochtones/1985551/feux-autochtones-atikamekw-anishinabe-innu-cri-quebec-sopfeu&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.la-croix.com/Monde/Canada-peuples-autochtones-premiere-ligne-face-feux-Alberta-2023-05-29-1201269218&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.la-croix.com/Monde/Canada-peuples-autochtones-premiere-ligne-face-feux-Alberta-2023-05-29-1201269218&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=j_n7zdJ8Vds&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=j_n7zdJ8Vds&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les liens entre industrie p&#233;troli&#232;re au Canada et incendies de for&#234;ts&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;tude sugg&#232;re que les 88 compagnies les plus polluantes portent la responsabilit&#233; pour pr&#232;s de 40 % des terres touch&#233;es par les feux de for&#234;t dans l'Ouest canadien. De ces 88, 5 sont des compagnies canadiennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.meteomedia.com/fr/nouvelles/climat/causes/climat-lien-feux-alberta-industrie-petroliere&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.meteomedia.com/fr/nouvelles/climat/causes/climat-lien-feux-alberta-industrie-petroliere&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La revue Alternatives &#233;conomiques parle de &#171; retour de flamme de l'industrie p&#233;troli&#232;re &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.alternatives-economiques.fr/canada-retour-de-flamme-de-lindustrie-petroliere/00107007&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.alternatives-economiques.fr/canada-retour-de-flamme-de-lindustrie-petroliere/00107007&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/fr/articles/2016/05/feux-m10.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.wsws.org/fr/articles/2016/05/feux-m10.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or l'industrie p&#233;troli&#232;re d&#233;tient le pouvoir au Canada&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.courrierinternational.com/article/2006/01/26/le-parti-du-petrole-prend-le-pouvoir&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.courrierinternational.com/article/2006/01/26/le-parti-du-petrole-prend-le-pouvoir&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://lvsl.fr/au-canada-la-fuite-en-avant-du-secteur-petrolier/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://lvsl.fr/au-canada-la-fuite-en-avant-du-secteur-petrolier/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/04/04/petrole-les-etats-et-le-poids-encore-preponderant-des-compagnies-nationales_6168172_3234.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/economie/article/2023/04/04/petrole-les-etats-et-le-poids-encore-preponderant-des-compagnies-nationales_6168172_3234.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/archives/article/1951/08/01/le-canada-nouvelle-puissance-petroliere_2069785_1819218.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/archives/article/1951/08/01/le-canada-nouvelle-puissance-petroliere_2069785_1819218.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.ledevoir.com/opinion/idees/680730/idees-une-politique-canadienne-controlee-par-des-petrolieres-etrangeres&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ledevoir.com/opinion/idees/680730/idees-une-politique-canadienne-controlee-par-des-petrolieres-etrangeres&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un obstacle important &#224; la construction des ol&#233;oducs n&#233;cessaires pour ouvrir de nouveaux d&#233;bouch&#233;s &#224; l'expansion rapide du p&#233;trole des sables bitumineux de l'Alberta &#233;tait toutefois politique : l'affirmation belliqueuse par les conservateurs des int&#233;r&#234;ts des grandes entreprises, envelopp&#233;es en des termes nationalistes et militaristes agressifs, a suscit&#233; une opposition g&#233;n&#233;ralis&#233;e dans la population. En cons&#233;quence, malgr&#233; les v&#339;ux r&#233;p&#233;t&#233;s des conservateurs de soutenir le secteur de l'&#233;nergie, pas le moindre nouveau kilom&#232;tre d'ol&#233;oduc n'a &#233;t&#233; construit pendant les dix ann&#233;es au pouvoir de Harper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'une des principales raisons pour lesquelles les sections d&#233;cisives de la grande entreprise se sont rassembl&#233;es derri&#232;re les lib&#233;raux lors des &#233;lections de 2015. La classe dirigeante a calcul&#233; que l'engagement d&#233;clar&#233; de Trudeau envers une strat&#233;gie d'&#233;nergie propre, la protection de l'environnement et une relation de &#171; nation &#224; nation &#187; avec les autochtones &#8211; en fait sa politique d'int&#233;gration de l'&#233;lite autochtone dans les grandes entreprises et l'&#201;tat &#8211; allait donner aux lib&#233;raux la couverture politique n&#233;cessaire pour superviser un programme acc&#233;l&#233;r&#233; de construction et d'expansion d'ol&#233;oducs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aid&#233;s et encourag&#233;s par les syndicats et le Nouveau Parti d&#233;mocratique (NPD) qui ont pes&#233; de tout leur poids dans la campagne &#171; N'importe qui, sauf Harper &#187; lors de l'&#233;lection de l'an dernier faisant la promotion des lib&#233;raux repr&#233;sentants de la grande entreprise comme une alternative &#171; progressiste &#187;, Trudeau et son cabinet commencent maintenant &#224; livrer la marchandise. S'exprimant &#224; la Chambre des communes mercredi, Trudeau s'est vant&#233; en affirmant que &#171; L'annonce d'hier a d&#233;montr&#233; qu'en un an, nous avons &#233;t&#233; capables de faire ce qu'en dix ans le gouvernement pr&#233;c&#233;dent a &#233;t&#233; incapable de faire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement lib&#233;ral et les grandes p&#233;troli&#232;res esp&#232;rent atteindre un certain nombre d'objectifs li&#233;s &#224; la construction de l'ol&#233;oduc Trans Mountain. Leur premier objectif est de r&#233;duire la d&#233;pendance de l'industrie p&#233;troli&#232;re canadienne &#224; l'&#233;gard du march&#233; am&#233;ricain. Bien que le partenariat Canada-&#201;tats-Unis reste essentiel &#224; l'imp&#233;rialisme canadien &#8211; Ottawa est profond&#233;ment impliqu&#233; dans les principales offensives militaires et strat&#233;giques de Washington et d&#233;pend du march&#233; am&#233;ricain pour les trois quarts de toutes ses exportations &#172;&#8211; une grande partie du secteur &#233;nerg&#233;tique du Canada consid&#232;re les &#201;tats-Unis comme un concurrent direct et est d&#233;termin&#233; &#224; accro&#238;tre l'acc&#232;s du Canada au march&#233; mondial. En effet, 99 % des exportations canadiennes de p&#233;trole sont actuellement destin&#233;es aux &#201;tats-Unis, o&#249; les producteurs canadiens sont oblig&#233;s d'accepter des prix r&#233;duits, un probl&#232;me d'autant plus exacerb&#233; par le faible prix actuel du p&#233;trole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/fr/articles/2016/12/ceal-d08.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.wsws.org/fr/articles/2016/12/ceal-d08.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans cr&#233;diter l'hypoth&#232;se climatique, il est facile de comprendre que de perforer la terre pour faire sortir du p&#233;trole fait monter la chaleur et flamber les for&#234;ts. Il n'est pas n&#233;cessaire de faire appel &#224; l'effet de serre pour comprendre que des forages p&#233;troliers et gaziers entrainent une remont&#233;e de chaleur de la terre, chaleur fournie par le c&#339;ur terrestre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En laissant flamber follement la for&#234;t du Canada, les nations capitalistes d&#233;montrent que leur pr&#233;tendu souci de l'augmentation du CO&#178; atmosph&#233;rique n'est qu'un nuage de fum&#233;e&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin de diminuer son exploitation, le capital p&#233;trolier l'accentue avec l'appui du pouvoir&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lesechos.fr/monde/ameriques/le-canada-donne-son-feu-vert-a-un-projet-petrolier-controverse-1399087&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lesechos.fr/monde/ameriques/le-canada-donne-son-feu-vert-a-un-projet-petrolier-controverse-1399087&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.wsws.org/fr/articles/2018/04/25/trns-a25.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.wsws.org/fr/articles/2018/04/25/trns-a25.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux Am&#233;rindiens canadiens, ce n'est pas la premi&#232;re fois qu'ils sont d&#233;plac&#233;s, bless&#233;s, tu&#233;s m&#234;me pas l'expansion coloniale et capitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article6249&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article6249&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.rcinet.ca/regard-sur-arctique/2020/02/06/des-autochtones-du-nord-canadien-expulses-dun-parc-national-pendant-80-ans-reclament-des-excuses/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.rcinet.ca/regard-sur-arctique/2020/02/06/des-autochtones-du-nord-canadien-expulses-dun-parc-national-pendant-80-ans-reclament-des-excuses/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1137235/autochtones-expulsion-logement-premieres-nations-fishing-lake&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1137235/autochtones-expulsion-logement-premieres-nations-fishing-lake&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lejdd.fr/International/Au-Canada-les-indigenes-contre-les-persecutions-680748-3181502&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lejdd.fr/International/Au-Canada-les-indigenes-contre-les-persecutions-680748-3181502&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pouvoir entretient en m&#234;me temps feux de for&#234;ts et oppression des Am&#233;rindiens autochtones parce que tous deux sont directement li&#233;s aux superprofits p&#233;troliers du grand capital.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quand les enfants am&#233;rindiens du Canada, scolaris&#233;s de force dans des &#171; internats &#187;, &#233;taient en fait, sous-aliment&#233;s, viol&#233;s, tortur&#233;s et &#233;limin&#233;s sous pr&#233;texte d'&#171; int&#233;gration culturelle &#187;</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6249</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6249</guid>
		<dc:date>2021-05-29T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rindiens</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quand les enfants am&#233;rindiens du Canada, scolaris&#233;s et cloitr&#233;s de force dans des &#171; internats &#187;, &#233;taient en fait, sous-aliment&#233;s, viol&#233;s, tortur&#233;s et &#233;limin&#233;s sous pr&#233;texte d'&#171; int&#233;gration culturelle &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce n'est pas de l'histoire ancienne !!! De 1870 &#224; 1996, le gouvernement canadien a arrach&#233; des milliers d'enfants am&#233;rindiens &#224; leurs familles pour en faire de &#171; bons petits Blancs &#187;. (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique99" rel="directory"&gt;08- Livre Huit : ACTUALITE DE LA LUTTE DES CLASSES&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot27" rel="tag"&gt;Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot302" rel="tag"&gt;Am&#233;rindiens&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;div class='spip_document_15910 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/80466063_pjp68e1-d0a78.jpg' width=&#034;400&#034; height=&#034;300&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15909 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/img-2-small580-2.jpg' width=&#034;580&#034; height=&#034;435&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_15911 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/150130_yh4ig_pensionnat-autochtone-alberta_sn1250.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/150130_yh4ig_pensionnat-autochtone-alberta_sn1250.jpg' width=&#034;1250&#034; height=&#034;703&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quand les enfants am&#233;rindiens du Canada, scolaris&#233;s et cloitr&#233;s de force dans des &#171; internats &#187;, &#233;taient en fait, sous-aliment&#233;s, viol&#233;s, tortur&#233;s et &#233;limin&#233;s sous pr&#233;texte d'&#171; int&#233;gration culturelle &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas de l'histoire ancienne !!! De 1870 &#224; 1996, le gouvernement canadien a arrach&#233; des milliers d'enfants am&#233;rindiens &#224; leurs familles pour en faire de &#171; bons petits Blancs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lefigaro.fr/international/2013/02/08/01003-20130208ARTFIG00571-le-canada-ouvre-les-portes-des-orphelinats-de-la-honte.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lefigaro.fr/international/2013/02/08/01003-20130208ARTFIG00571-le-canada-ouvre-les-portes-des-orphelinats-de-la-honte.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leurs familles ne le revoyaient plus jamais et certains &#233;taient violent&#233;s, d'autres carr&#233;ment &#233;limin&#233;s !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lefigaro.fr/international/2013/02/08/01003-20130208ARTFIG00571-le-canada-ouvre-les-portes-des-orphelinats-de-la-honte.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lefigaro.fr/international/2013/02/08/01003-20130208ARTFIG00571-le-canada-ouvre-les-portes-des-orphelinats-de-la-honte.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les restes de 215 enfants (215 !!! pas deux, trois !!!) ont &#233;t&#233; retrouv&#233;s enfouis sur le site d'un ancien pensionnat au Canada cr&#233;&#233; il y a plus d'un si&#232;cle pour &#171; assimiler &#187; les peuples autochtones &#224; la soci&#233;t&#233; dominante, selon une communaut&#233; am&#233;rindienne locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Certains n'avaient que trois ans&#034;, a affirm&#233; la cheffe Rosanne Casimir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelque 150.000 enfants am&#233;rindiens, m&#233;tis et inuits ont &#233;t&#233; enr&#244;l&#233;s de force dans ces pensionnats, o&#249; ils ont &#233;t&#233; coup&#233;s de leurs familles, de leur langue et de leur culture. Plusieurs ont &#233;t&#233; soumis &#224; des mauvais traitements ou &#224; des abus sexuels, et au moins 3200 y sont morts, la majeure partie de tuberculose, selon les conclusions en 2015 d'une commission nationale d'enqu&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La commission avait recueilli plusieurs t&#233;moignages d'Am&#233;rindiens affirmant que la mis&#232;re, l'alcoolisme, la violence conjugale et les taux de suicide &#233;lev&#233;s, lot encore de nombre de leurs communaut&#233;s, sont en grande partie l'h&#233;ritage de ce syst&#232;me de pensionnats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.bfmtv.com/international/amerique-nord/canada/canada-les-restes-de-215-enfants-retrouves-sur-le-site-d-un-ancien-pensionnat_AD-202105290082.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.bfmtv.com/international/amerique-nord/canada/canada-les-restes-de-215-enfants-retrouves-sur-le-site-d-un-ancien-pensionnat_AD-202105290082.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ignoble rafle des petits Am&#233;rindiens du Canada :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.sudouest.fr/international/l-ignoble-rafle-des-petits-amerindiens-du-canada-1565744.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sudouest.fr/international/l-ignoble-rafle-des-petits-amerindiens-du-canada-1565744.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains viennent seulement de retrouver leur vraie famille !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1074824/enfant-autochtone-place-adoption-enlevement&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1074824/enfant-autochtone-place-adoption-enlevement&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fallait &#034;tuer l'Indien dans le c&#339;ur de l'enfant&#034; rapporte Arte :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.europe1.fr/medias-tele/tuer-lindien-dans-le-coeur-de-lenfant-arte-raconte-une-dechirante-histoire-du-canada-4038189&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.europe1.fr/medias-tele/tuer-lindien-dans-le-coeur-de-lenfant-arte-raconte-une-dechirante-histoire-du-canada-4038189&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://journals.openedition.org/rhei/3415?lang=es&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://journals.openedition.org/rhei/3415?lang=es&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelques dates de crimes contre le peuple am&#233;rindien du Canada&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;1859 : le j&#233;suite Paul Durieu, install&#233; en Colombie Britannique, pr&#233;voit d'exterminer tous les chefs indiens non chr&#233;tiens. Un mod&#232;le qui a eu cours ensuite dans les Indian Residential School, des pensionnats pour les enfants indiens dont on va longuement reparler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1862-63 : &#233;pid&#233;mie de variole introduite par un missionnaire anglican, futur &#233;v&#234;que, John Sheepshanks, qui a inocul&#233; le virus &#224; des enfants am&#233;rindiens. Cela, sous la couverture du gouvernement provincial et le commerce de fourrures de la compagnie Hudson Bay, qui parraine les premi&#232;res missions protestantes chez les indiens. C'est aussi la premi&#232;re guerre bact&#233;riologique connue de l'histoire, et elle a permis &#224; des chercheurs d'or de piller les terres de ces milliers d'indiens assassin&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1870 : la couronne anglaise file les terres des indiens aux anglicans et autres missionnaires catholiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1873 : on &#233;tablit une force arm&#233;e (la police mont&#233;e) qui a parmi ses attributions de refouler tous les indiens dans des r&#233;serves, et cela tout le long de la voie ferr&#233;e qui traverse le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1876 : l'Indian Act retire aux indiens le statut de citoyens. Ils ne peuvent pas voter, sont consid&#233;r&#233;s comme mineurs et ne peuvent aller en justice, ce qui est toujours le cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1886 : les c&#233;r&#233;monies indiennes sont interdites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1889 : les &#233;coles indiennes sont interdites, les enfants doivent aller dans pensionnats destin&#233;s aux autochtones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1891 : premiers d&#233;c&#232;s en masse d'enfants indiens dans les pensionnats &#224; cause de tuberculose non soign&#233;e. Le gouvernement s'en fiche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1905 : plus d'une centaine de ces pensionnats sont actifs au Canada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1907 : le Dr Peter Bryce qui est m&#233;decin chef aux Affaires Indiennes, fait une &#233;tude de la sant&#233; des enfants dans ces pensionnats. Il en ressort que plus de la moiti&#233; (entre 35 et 60%) des enfants meurent &#224; cause de tuberculose qui y est introduite d&#233;lib&#233;r&#233;ment par le personnel. Bryce parlait d'un &#171; crime national &#187;. En parall&#232;le, le chef des affaires indiennes Duncan Scott, cherchait une solution finale au &#171; probl&#232;me indien &#187;, ce peuple vu par lui comme une sous race.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est d'ailleurs lui qui a fait passer le rapport Bryce &#224; la trappe. Tout cela &#233;tait donc intentionnel, et le virus &#233;tait introduit expr&#232;s, afin d'&#233;radiquer les indiens. Peut-on imaginer qu'un tel syst&#232;me se poursuive aujourd'hui, par exemple avec le H5N1, le sida, la grippe aviaire, ou les prochains virus qu'on va nous envoyer ? Non bien s&#251;r&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1910 : Duncan Scott confie par contrat la gestion des pensionnats aux cathos, anglicans, presbyt&#233;riens et m&#233;thodistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1919 : fin des examens m&#233;dicaux dans les residential schools.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1920 : tous les enfants de plus de 7 ans doivent &#234;tre envoy&#233;s dans les pensionnats sinon les parents vont en prion et prennent une amende. L&#224;, la moiti&#233; de leurs enfants mouraient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1925 : cr&#233;ation de l'Eglise unie du Canada pour christianiser tout le monde, financ&#233;e par la couronne d'angleterre. Elle h&#233;rite de tous les pensionnats et des terres vol&#233;es par les m&#233;thodistes et les presbyt&#233;riens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1928 : loi sur la st&#233;rilisation en Alberta, qui permet de st&#233;riliser les enfants des pensionnats &#224; leur insu sur d&#233;cision d'un cur&#233;. Au moins 2.800 enfants ont ainsi &#233;t&#233; mutil&#233;s. Une loi similaire est adopt&#233;e en 1933 en Colombie Britannique. Dans les ann&#233;es 30, c'est le boom des pensionnats, il y en aurait environ 130 dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Janvier 1939 : les enfants Cowichan servent de cobayes &#224; des exp&#233;riences men&#233;es par des m&#233;decins allemands au pensionnat Kuper Island &#224; l'ile de Vancouver. Le foyer &#233;tait tenu par des catholiques allemands. Dans les ann&#233;es qui suivent, un futur premier ministre canadien s'est occup&#233; de d&#233;finir le g&#233;nocide de mani&#232;re &#224; ce que le g&#233;nocide des am&#233;rindiens ne rentre pas dans ce cadre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1946-1952 : des centaines de m&#233;decins nazis et SS obtiennent la nationalit&#233; canadienne (projet Paperclip, dont les archives commencent &#224; peine &#224; sortir). Et beaucoup ont men&#233; leurs exp&#233;riences dans les pensionnats d'indiens, centres militaires et autres cliniques comme celle du Dr Ewen Cameron, qui a travaill&#233; sur les projets de manipulation mentale de la CIA MK ultra et Monarch. Sur les patients, on teste l'usage de drogues, les &#233;lectrochocs, la privation de sommeil, les chocs traumatiques, cela pour d&#233;velopper la manipulation mentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1956 : un survivant de la Lincoln Royal Canadian Air Base &#224; Calgary (Alberta) dit qu'un m&#233;decin qui avait un tatouage SS a tortur&#233; des enfants &#224; mort, dont des enfants indiens amen&#233;s par les flics du RMMP (la police mont&#233;e canadienne royale), venant des pensionnats catholiques. Des survivants des bases militaires de Suffield en Alberta, de Nanaimo en Colombie Britannique, de l'h&#244;pital psychiatrique Lakehead en Ontario &#233;voquent des faits similaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1962 &#8211; 1971 : des milliers d'enfants indiens sont enlev&#233;s &#224; leurs familles dans le cadre du programme &#171; sixties scoop &#187; qui aurait concern&#233; officiellement 20.000 enfants. Etrangement, on observe que le programme actuel d'adoptions forc&#233;es aux Etats-Unis ressemble beaucoup &#224; &#171; Sixties Scoop &#187;, ces rafles d'enfants qui pourraient n'avoir &#233;t&#233; qu'un test. Beaucoup de ces enfants sont morts et les circonstances ont &#233;t&#233; dissimul&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1970 : suite &#224; des r&#233;voltes, le gouvernement c&#232;de l'&#233;ducation des enfants indiens aux communaut&#233;s indiennes, petit &#224; petit. En 1972, les affaires indiennes ordonnent la destruction de tous les dossiers personnels des indiens, y compris l'origine et les documents de propri&#233;t&#233;. En 1975, la majorit&#233; des pensionnats &#233;taient sortis de l'orbite des catholiques. Pourtant, les abus ont continu&#233; dans de nombreux &#233;tablissements pass&#233;s aux autochtones, &#224; savoir des &#233;coles maternelles. Le dernier pensionnat ferme en 1996.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1980 : suite &#224; la pression des indiens, le gouvernement &#233;tablit une assembl&#233;e fantoche de chefs non &#233;lus, qui ne cherche pas &#224; enqu&#234;ter sur les abus commis contre les indiens, ni &#224; demander la souverainet&#233; du peuple indien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1986 : l'&#233;glise unie du Canada demande &#034;pardon&#034;. Mais elle ne veut pas indemniser ses victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1989 : Nora Bernard, qui a surv&#233;cu au pensionnat de New Brunswick, d&#233;marre les poursuites contre l'&#233;glise catholique canadienne et le gouvernement. Elle a &#233;t&#233; assassin&#233;e en d&#233;cembre 2007, juste avant les &#171; excuses &#187; du gouvernement pour les pensionnats. Nora Bernard a quand-m&#234;me &#233;t&#233; &#224; l'origine de la plus grosse &#8216;class action' du Canada, repr&#233;sentant 79.000 survivants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1993 &#8211; 1995 : des indiens parlent publiquement de meurtres d'enfants &#224; l'&#233;cole St Andrews de Port Alberni, qui &#233;tait g&#233;r&#233;e par l'Eglise catholique du Canada. C'est l&#224; qu'officie Kevin Annett, ce pasteur qui est tomb&#233; sur une transaction fonci&#232;re entre le gouvernement et l'&#233;glise qui achetait, concernant des terres vol&#233;es aux indiens. Annett est vir&#233; &#224; la suite de son indignation publique au sujet de cette magouille. Puis un autre parle d'enfants battus &#224; mort dans un autre pensionnat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1996 &#8211; 1998 : Annett rend publics des centaines de t&#233;moignages rapportant des crimes dans les pensionnats. A partir de l&#224;, il a plein d'ennuis (divorce, proc&#232;s&#8230;). Des proc&#232;s intent&#233;s par des survivants suivent malgr&#233; tout. Des indemnit&#233;s commencent &#224; tomber pour les 86.000 survivants, &#233;c&#339;ur&#233;s de voir qu'on tente d'acheter leur m&#233;moire. Et des millions de dollars de subventions diverses et vari&#233;es pleuvent sur les r&#233;serves indiennes. Mais l'argent a &#233;t&#233; tr&#232;s mal r&#233;parti, et souvent accapar&#233; par les chefs tribaux et autres administrations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2000 : comme 10.000 survivants avaient port&#233; plainte, l'&#233;glise du Canada a demand&#233; au gouvernement de restreindre le cadre des poursuites et d'assumer la responsabilit&#233; premi&#232;re pour les crimes commis dans les pensionnats. De nombreux tribunaux refuseront d'ailleurs aux indiens le droit de poursuivre l'Eglise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2002 : l'Eglise m&#232;ne une campagne de propagande pour dire qu'elle sera ruin&#233;e si elle doit assumer les cons&#233;quences des poursuites. Du coup, le gouvernement a pris l'enti&#232;re responsabilit&#233; des crimes, y compris les compensations financi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2005 : des survivants d&#233;signent &#224; Annett des lieux de s&#233;pultures de masse, autrement dit des charniers, proches d'anciens pensionnats de Colombie Britannique. On monte alors &#171; Friends and relatives of the disappeared &#187; (amis et proches des disparus). Le film Unrepentant est r&#233;alis&#233; &#224; partir des travaux d'Annett.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2007 : le gouvernement met en place une commission de r&#233;conciliation et de v&#233;rit&#233;, qui refuse de d&#233;dommager plus de la moiti&#233; des survivants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juin 2008 : sous la pression, le gouvernement &#171; s'excuse &#187; pour les crimes, tout en cherchant &#224; les minimiser. Il n'est toujours pas question de faire payer l'Eglise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2009 : un t&#233;moin de meurtre d'enfant, Johnny &#8220;Bingo&#8221; Dawson, est assassin&#233; par la police, qui l'avait menac&#233; au cas o&#249; il parlait.&lt;br class='autobr' /&gt;
2010 : les contacts entre les survivants de l'Eglise canadiens, irlandais, italiens, allemands et anglais se nouent. Il appara&#238;t clairement que Ratzinger, le pape, a &#339;uvr&#233; toute sa vie pour dissimuler ces abus au public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2012 : pendant que le gouvernement fait encore mine de faire de la &#171; r&#233;conciliation &#187; et de la &#171; v&#233;rit&#233; &#187;, les actions en Justice vont d&#233;marrer s&#233;rieusement. Au passage, pr&#233;cisons que les survivants des r&#233;sidential school conchient litt&#233;ralement la &#171; Truth and reconciliation commission &#187; qui tente de les enfumer depuis quelques ann&#233;es d&#233;j&#224;, &#224; grands coups de subventions. Et aujourd'hui, on ne connait toujours pas le nombre d'enfants qui sont pass&#233;s dans ces pensionnats. On parle officiellement de 100.000 &#224; 200.000 enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2015 : Au Canada, les conclusions d'une Commission d'enqu&#234;te v&#233;rit&#233; et r&#233;conciliation sur la scolarisation forc&#233;e de dizaine de milliers d'am&#233;rindiens et d'inuits pendant plus d'un si&#232;cle relancent la question des relations avec le gouvernement canadien. Certains sont all&#233;s jusqu'&#224; parler de g&#233;nocide culturel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que le porte-parole de la Commission v&#233;rit&#233; et r&#233;conciliation a qualifi&#233; la scolarisation forc&#233;e de 150 000 enfants issus des premi&#232;res nations, tout comme une ex-juge de la Cour Supr&#234;me. Au 19e si&#232;cle, les dirigeants canadiens voulaient sortir l'Indien de l'enfant, qu'il devienne un Canadien comme les autres. De 1870 &#224; 1970 environ, les enfants am&#233;rindiens et inuits &#233;taient emmen&#233;s de force dans des pensionnats souvent religieux. 5 &#224; 7% d'entre eux y ont perdu la vie, un taux de mortalit&#233; sup&#233;rieur &#224; celui des soldats canadiens impliqu&#233;s dans la Seconde Guerre mondiale. Loin de leur famille et de leur peuple, on les obligeait &#224; parler anglais ou fran&#231;ais, &#224; adopter les m&#339;urs canadiennes, et incidemment on leur apprenait &#224; lire et &#224; &#233;crire. Quand ils rentraient chez eux l'&#233;t&#233;, plusieurs avaient oubli&#233; leur langue, et les retrouvailles &#233;taient difficiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la fin du 19e si&#232;cle, environ 150 000 enfants indiens, inuits ou m&#233;tis ont &#233;t&#233; retir&#233;s de leur famille et envoy&#233;s de force dans des &#233;coles religieuses. Le dernier pensionnat autochtone, pr&#232;s de Regina, a ferm&#233; ses portes en 1996.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En rendant public le sommaire ex&#233;cutif de la CVR (six volumes de documents seront publi&#233;s), Sinclair a not&#233; qu'entre 5000 et 7000 enfants sont morts &#224; la suite de maladie, de malnutrition, d'incendies, de suicides et de violences physiques alors qu'ils &#233;taient confi&#233;s &#224; la garde des pensionnats. Beaucoup ont &#233;t&#233; enterr&#233;s sans m&#234;me voir leur nom enregistr&#233;. Les parents n'&#233;taient pas inform&#233;s du d&#233;c&#232;s de leurs enfants. Beaucoup d'&#233;coles r&#233;sidentielles n'avaient pas de terrains de jeux pour les enfants, mais elles avaient un cimeti&#232;re. Les enfants en bonne sant&#233; &#233;taient consciemment plac&#233;s dans des dortoirs avec des enfants atteints de tuberculose. Les enfants malades et mourants &#233;taient contraints d'assister aux cours et d'aller &#224; l'&#233;glise. La malnutrition &#233;tait end&#233;mique. Les t&#233;moignages des survivants des pensionnats ont r&#233;v&#233;l&#233; comment les enfants affam&#233;s se pr&#233;cipitaient sur la p&#226;t&#233;e destin&#233;e au b&#233;tail pour trouver &#224; manger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La discipline &#233;tait s&#233;v&#232;re. Les enfants &#233;taient souvent punis physiquement pour avoir parl&#233; leur langue maternelle. Les enseignants les r&#233;primandaient en les traitant d'&#171; Indiens stupides &#187;. L'humiliation et la d&#233;shumanisation &#233;taient le quotidien du r&#233;gime. Un survivant a racont&#233; que se faire &#233;craser le visage dans des excr&#233;ments humains &#233;tait une punition courante pour les enfants. Dans certains &#233;tablissements, les enfants n'&#233;taient pas appel&#233;s par leur nom, mais par un num&#233;ro. Les t&#233;moignages des survivants ont d&#233;crit une vie d&#233;nu&#233;e d'amour et de chaleur humaine, charg&#233;e de peur, de violences corporelles, de d&#233;sespoir et, la nuit, d'agressions sexuelles r&#233;p&#233;t&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; l'objectif pr&#233;sum&#233; du gouvernement de fournir une &#233;ducation aux &#233;tudiants en r&#233;sidence, notamment sous la forme de comp&#233;tences en milieu de travail, les administrations scolaires utilisaient la plupart du temps les enfants comme main-d'&#339;uvre &#224; forfait, leur imposant des corv&#233;es &#233;reintantes jusqu'&#224; la moiti&#233; de leur journ&#233;e scolaire. Les manuels scolaires &#233;taient une raret&#233;, l'endoctrinement religieux chr&#233;tien une priorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2018 : Au Canada, &#224; la fin des ann&#233;es 1980, des r&#233;v&#233;lations sur des s&#233;vices (p&#233;dophilie, viols, violences, torture, mort) inflig&#233;s dans les ann&#233;es 1950 et 1960 &#224; des enfants d'un orphelinat de Terre-Neuve ont suscit&#233; un &#233;norme scandale. &#192; partir des ann&#233;es 1990, des milliers d'Am&#233;rindiens ayant s&#233;journ&#233; dans des pensionnats religieux attaquent en justice le Gouvernement du Canada et les &#201;glises Catholique, Anglicane, Unie et Presbyt&#233;rienne pour &#171; abus sexuels &#187;, maltraitance et &#171; g&#233;nocide culturel &#187; commis entre 1880 et 1984. Le gouvernement avait donn&#233; pour mission aux &#201;glises l'assimilation des Am&#233;rindiens. Les parents autochtones &#233;taient tenus d'envoyer leurs enfants dans ces pensionnats (residential schools) sous peine d'emprisonnement. Dans certaines &#233;coles, les mauvaises conditions et la surpopulation ont caus&#233; des d&#233;c&#232;s par tuberculose allant jusqu'&#224; 69 % des &#233;l&#232;ves. Des all&#233;gations de meurtres en grand nombre ainsi que d'exp&#233;riences m&#233;dicales sont aussi port&#233;es contre les responsables des &#233;tablissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On estime &#224; plus de 100 000 le nombre d'enfants autochtones qui ont fr&#233;quent&#233; ces pensionnats. Ceux-ci ont mis fin &#224; leurs activit&#233;s au d&#233;but des ann&#233;es 1980. Plusieurs anciens &#233;tudiants ont port&#233; plainte, dans la d&#233;cennie suivante, contre le gouvernement et les groupes religieux qui administraient ces &#233;tablissements. La plupart d'entre eux &#233;taient tenus par des responsables catholiques. Ainsi, en 1945, 45 pensionnats sur 76 &#233;taient sous la responsabilit&#233; de l'&#201;glise catholique. Les Am&#233;rindiens ont &#233;t&#233; victimes de brutalit&#233;s et de violences. Une partie des &#233;l&#232;ves a subi des abus sexuels. En 2008, l'&#201;glise catholique a vers&#233; aux anciens &#233;l&#232;ves des indemnit&#233;s s'&#233;levant &#224; 79 millions de dollars canadiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 29 avril 2009, le pape Beno&#238;t XVI a re&#231;u une d&#233;l&#233;gation du peuple am&#233;rindien. Il leur a d&#233;clar&#233; sa peine face &#224; &#171; l'angoisse caus&#233;e par la conduite d&#233;plorable de certains membres de l'&#201;glise &#187; envers les Indiens du Canada. Et &#171; sa peine &#187; devrait leur suffire, pense-t-il !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des manifestations ont &#233;t&#233; tenues &#224; travers le Canada &#224; la suite de l'acquittement de Gerald Stanley, un fermier de la Saskatchewan, pour avoir abattu Colten Boushie &#226;g&#233; de 22 ans, membre de la Premi&#232;re nation du Faisan rouge. La r&#233;action au verdict a &#233;t&#233; motiv&#233;e par le caract&#232;re discriminatoire du syst&#232;me de justice canadien, mais &#233;galement par la compr&#233;hension grandissante du fait que les promesses du gouvernement Trudeau concernant la &#171; r&#233;conciliation &#187; avec la population autochtone sont fausses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Boushie a &#233;t&#233; tu&#233; quand Stanley a tir&#233; un coup de feu par-derri&#232;re le touchant &#224; la t&#234;te en ao&#251;t 2016. L'adolescent passait la journ&#233;e avec ses amis, avec lesquels il s'&#233;tait rendu sur la ferme de Stanley pr&#232;s de Battleford, Saskatchewan apr&#232;s une crevaison. Stanley, qui accuse le groupe d'avoir tent&#233; de voler l'un de ses v&#233;hicules, a sorti une arme semi-automatique de sa remise et a tir&#233; une vol&#233;e de balles d'avertissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stanley a ensuite tent&#233; de confronter le groupe. Se rendant vers le v&#233;hicule, il a tir&#233; le coup mortel tuant Boushie &#224; bout portant. Plus tard, il a affirm&#233; qu'il essayait d'&#233;teindre le moteur par la fen&#234;tre quand l'arme a &#233;t&#233; d&#233;clench&#233;e accidentellement. Stanley a &#233;galement affirm&#233; qu'il pensait avoir tir&#233; toutes les balles qui se trouvaient dans son arme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si c'est Stanley qui a appuy&#233; sur la g&#226;chette, les autorit&#233;s ont r&#233;agi comme si le meurtrier &#233;tait Boushie. La police, armes en main, a fait un raid chez sa m&#232;re, lui demandant si elle avait bu, fouillant sa maison sans permission. La police n'a pas conserv&#233; le v&#233;hicule dans lequel Boushie a &#233;t&#233; abattu, ce qui veut dire qu'ils n'ont pas &#233;t&#233; en mesure d'obtenir des &#233;chantillons de son sang qui auraient pu contenir des indices importants sur les circonstances de sa mort. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est seulement apr&#232;s de longs d&#233;lais et beaucoup de pression de la part des Premi&#232;res nations que des accusations ont &#233;t&#233; port&#233;es contre Stanley pour la mort de Boushie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs mois apr&#232;s la fusillade de 2016, le gouvernement de droite du Saskatchewan Party a d&#233;pens&#233; 6 millions $ pour stationner des policiers dans la r&#233;gion rurale environnant Battleford. Ceci a &#233;t&#233; justifi&#233; au nom du combat contre le &#171; crime rural &#187;, un pr&#233;texte constamment utilis&#233; pour attiser les sentiments anti-autochtones dans l'Ouest canadien. C'est &#233;galement l'argument que Stanley a utilis&#233; pour justifier son utilisation d'une arme &#224; feu, malgr&#233; que Boushie et ses amis n'&#233;taient pas arm&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors du proc&#232;s, l'avocat de Stanley a mis de l'avant l'argument absurde selon lequel le tir mortel fut le r&#233;sultat d'un &#171; tir &#224; retardement &#187; &#8211; un d&#233;lai entre le d&#233;clenchement de la g&#226;chette et le tir. Des experts ont r&#233;fut&#233; cette suggestion, soulignant que de tels incidents ne retardent g&#233;n&#233;ralement le tir que d'une seconde, et qu'ils &#233;taient d'ailleurs extr&#234;mement rares.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; tout ceci et bien d'autres lacunes et contradictions dans le t&#233;moignage de Stanley, le jury l'a non seulement jug&#233; non coupable de meurtre. Il a &#233;t&#233; &#233;galement acquitt&#233; d'homicide involontaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;go&#251;t populaire face &#224; un tel cas d'injustice claire s'oppose aux protestations cyniques et hypocrites du gouvernement lib&#233;ral et l'&#233;lite politique dans son ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2021 ; L'ONU s'inqui&#232;te de la st&#233;rilisation forc&#233;e des femmes autochtones au Canada&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Comit&#233; des Nations unies contre la torture se dit pr&#233;occup&#233; par &#171; la st&#233;rilisation extensive forc&#233;e ou contrainte &#187; de femmes et de filles autochtones au Canada, y compris de r&#233;cents cas en Saskatchewan.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le comit&#233; dit que le Canada doit veiller &#224; ce que toutes les all&#233;gations fassent l'objet d'enqu&#234;tes impartiales et &#224; ce que les responsables soient tenus pour responsables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il estime &#233;galement que l'&#201;tat doit prendre des mesures l&#233;gislatives et politiques pour emp&#234;cher les femmes d'&#234;tre st&#233;rilis&#233;es contre leur gr&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le rapport du comit&#233; est pr&#233;sent&#233; au moment o&#249; des groupes, dont l'Assembl&#233;e des Premi&#232;res Nations, tirent la sonnette d'alarme concernant une violation continue des droits de la personne au Canada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amnistie internationale Canada a demand&#233; au gouvernement f&#233;d&#233;ral de nommer un repr&#233;sentant sp&#233;cial charg&#233; d'entendre des femmes autochtones st&#233;rilis&#233;es contre leur volont&#233; afin de savoir &#224; quoi ressemblerait la justice pour les victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un projet de recours collectif est &#233;galement en pr&#233;paration et vise la Saskatoon Health Authority, le gouvernement provincial, le gouvernement f&#233;d&#233;ral et une poign&#233;e de professionnels de la sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://ici.radio-canada.ca/espaces-autochtones/1140499/sterilisation-forcee-femmes-autochtones-onu&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://ici.radio-canada.ca/espaces-autochtones/1140499/sterilisation-forcee-femmes-autochtones-onu&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Covid, classes poss&#233;dantes et gouvernement contre les autochtones am&#233;rindiens du Canada</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5954</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5954</guid>
		<dc:date>2020-08-13T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Canada</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volte</dc:subject>
		<dc:subject>Lutte des classes- Class struggle</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rindiens</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Plus d'un tiers des autochtones canadiens ont du mal &#224; payer les produits de premi&#232;re n&#233;cessit&#233; pendant la pand&#233;mie &lt;br class='autobr' /&gt;
Un rapport r&#233;cemment publi&#233; par Statistique Canada a r&#233;v&#233;l&#233; que plus d'un tiers des populations autochtones du Canada ont du mal &#224; payer les produits de premi&#232;re n&#233;cessit&#233; pendant la pand&#233;mie. Le rapport, intitul&#233; &#171; Impact &#233;conomique de la COVID-19 chez les populations autochtones &#187;, fait partie d'une s&#233;rie de quatre &#233;tudes publi&#233;es par Statscan ces derniers mois qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique99" rel="directory"&gt;08- Livre Huit : ACTUALITE DE LA LUTTE DES CLASSES&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot27" rel="tag"&gt;Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot139" rel="tag"&gt;R&#233;volte&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot295" rel="tag"&gt;Lutte des classes- Class struggle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot302" rel="tag"&gt;Am&#233;rindiens&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Plus d'un tiers des autochtones canadiens ont du mal &#224; payer les produits de premi&#232;re n&#233;cessit&#233; pendant la pand&#233;mie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un rapport r&#233;cemment publi&#233; par Statistique Canada a r&#233;v&#233;l&#233; que plus d'un tiers des populations autochtones du Canada ont du mal &#224; payer les produits de premi&#232;re n&#233;cessit&#233; pendant la pand&#233;mie. Le rapport, intitul&#233; &#171; Impact &#233;conomique de la COVID-19 chez les populations autochtones &#187;, fait partie d'une s&#233;rie de quatre &#233;tudes publi&#233;es par Statscan ces derniers mois qui examinent comment les Canadiens autochtones ont &#233;t&#233; touch&#233;s par les crises sociales, &#233;conomiques et sanitaires provoqu&#233;es par la COVID-19.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces rapports cherchent &#224; englober les &#233;l&#233;ments suivants : les effets sur la sant&#233; et les conditions sociales des peuples autochtones dans les communaut&#233;s rurales ; les vuln&#233;rabilit&#233;s auxquelles ils sont confront&#233;s dans les zones urbaines face aux impacts socio-&#233;conomiques de la COVID-19 ; l'impact de la pand&#233;mie sur leur sant&#233; mentale ; et l'&#233;tude susmentionn&#233;e de l'effet de la COVID-19 sur leur bien-&#234;tre &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publi&#233;s entre le 17 avril et le 14 juillet, les quatre rapports montrent que plus de 36 % des autochtones sond&#233;s ont d&#233;clar&#233; que la pand&#233;mie avait eu un impact &#171; fort ou mod&#233;r&#233; &#187; sur leur capacit&#233; &#224; payer les produits de premi&#232;re n&#233;cessit&#233;, contre 25 % des Canadiens non autochtones qui ont d&#233;clar&#233; avoir &#233;t&#233; touch&#233;s de la m&#234;me mani&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les rapports ont &#233;galement r&#233;v&#233;l&#233; que par rapport au reste de la population, des pourcentages plus &#233;lev&#233;s d'autochtones disent avoir des difficult&#233;s financi&#232;res, se m&#233;fier des capacit&#233;s d&#233;cisionnelles du gouvernement f&#233;d&#233;ral et avoir demand&#233; une aide f&#233;d&#233;rale au revenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats de r&#233;cents sondages r&#233;alis&#233;s par d'autres groupes, comme l'Association des femmes autochtones du Canada, confirment cette &#233;vidence. Leurs conclusions sugg&#232;rent que les femmes autochtones, en particulier, connaissent de plus grandes difficult&#233;s financi&#232;res que beaucoup d'autres Canadiens, ainsi qu'une augmentation des taux de violence domestique qui est directement li&#233;e &#224; ces difficult&#233;s financi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, les chiffres pr&#233;sent&#233;s par Statistique Canada sous-estiment les horribles conditions sociales auxquelles est confront&#233;e cette partie tr&#232;s opprim&#233;e de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conclusions des rapports ont &#233;t&#233; recueillies &#224; l'aide d'une m&#233;thode de collecte de donn&#233;es connue sous le nom de crowdsourcing. Le crowdsourcing est le processus qui consiste &#224; obtenir des informations et des opinions d'un grand groupe de personnes qui soumettent leurs donn&#233;es via l'internet. Dans ce cas, Statscan a fait participer les personnes interrog&#233;es &#224; un questionnaire en ligne. Cette m&#233;thode exclut automatiquement un grand nombre d'autochtones qui n'ont pas ou tr&#232;s peu acc&#232;s &#224; l'internet en raison de la pauvret&#233; et de l'itin&#233;rance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une petite note de bas de page dans le dernier rapport de la s&#233;rie contient un avertissement &#224; cet effet, d&#233;clarant : &#171; Il est important de noter que les autochtones sont souvent surrepr&#233;sent&#233;s parmi les personnes en situation de logement pr&#233;caire ou d'itin&#233;rance. Ces populations peuvent ne pas &#234;tre repr&#233;sent&#233;es par ces donn&#233;es. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;thode utilis&#233;e pour mesurer la pauvret&#233; dans le rapport est &#233;galement d&#233;pass&#233;e. Le seuil de pauvret&#233; officiel du Canada, la MPC ou mesure du panier de consommation, est bas&#233; sur le co&#251;t d'un &#171; panier &#187; sp&#233;cifique de biens et de services repr&#233;sentant un niveau de vie modeste et de base. Il comprend le co&#251;t de la nourriture, des v&#234;tements, du logement et du transport, ainsi que d'autres articles consid&#233;r&#233;s comme n&#233;cessaires pour qu'une famille puisse vivre dans le Canada d'aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La derni&#232;re mise &#224; jour de la MPC en vigueur au moment o&#249; ces &#233;tudes r&#233;centes ont &#233;t&#233; entreprises a eu lieu entre 2008 et 2010. Une mise &#224; jour de cette MPC a &#233;t&#233; lanc&#233;e en 2018, mais n'a pas &#233;t&#233; achev&#233;e avant juin 2020 ; les &#233;tudes r&#233;centes ont &#233;t&#233; publi&#233;es d'avril &#224; juillet, et donc pour certains rapports, sinon tous, l'indicateur de pauvret&#233; de r&#233;f&#233;rence utilis&#233; &#233;tait d&#233;pass&#233; de plus d'une d&#233;cennie. Le Canada a connu un taux d'inflation national de 19,89 % de 2008 &#224; 2020, ce qui signifie que le co&#251;t de la vie est certainement beaucoup plus &#233;lev&#233; qu'il y a 12 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me rapport de la s&#233;rie indique qu'environ 24 % des autochtones vivant dans les zones urbaines vivent dans la pauvret&#233; ; en comparaison, 13 % de la population non autochtone des zones urbaines vivent dans la pauvret&#233;. Cependant, ces donn&#233;es excluent compl&#232;tement ceux qui vivent dans les territoires et dans les communaut&#233;s des r&#233;serves, m&#234;me si ces derni&#232;res r&#233;pondent absolument aux propres normes de classification g&#233;ographique de Statistique Canada pour ce qui constitue une &#171; zone urbaine &#187; ; un exemple frappant de d&#233;sinformation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Statistique Canada justifie cette exclusion en disant qu'elle est due &#224; un &#171; contexte diff&#233;rent &#187;. Pourtant, il est fort &#224; parier que si les donn&#233;es recueillies aupr&#232;s des peuples autochtones r&#233;sidant dans les territoires et les r&#233;serves &#233;taient incluses dans leurs rapports, les r&#233;sultats mettraient en &#233;vidence une crise beaucoup plus aigu&#235;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Nunavut, par exemple, a le taux le plus &#233;lev&#233; d'ins&#233;curit&#233; alimentaire au Canada, avec d'immenses in&#233;galit&#233;s de salaires et des prix alimentaires criminellement &#233;lev&#233;s qui font que 57 % de la population du territoire conna&#238;t une grave ins&#233;curit&#233; alimentaire. Le dernier recensement du Nunavut a montr&#233; que 83,8 % de la population s'identifie comme Inuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est particuli&#232;rement important de prendre en compte les communaut&#233;s des r&#233;serves confront&#233;es &#224; la menace de la COVID-19 lorsqu'on tente de comprendre les effets de la pand&#233;mie sur les populations autochtones. Par exemple, 55 r&#233;serves des Premi&#232;res Nations dans tout le pays ont des avis d'&#233;bullition de l'eau, mais six autres ont des avis de &#171; ne pas consommer &#187;. Toute personne vivant dans ce type d'environnement trouvera pratiquement impossible de respecter les recommandations en mati&#232;re de lavage des mains et d'hygi&#232;ne visant &#224; limiter la propagation de la pand&#233;mie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les chiffres officiels indiquent que les r&#233;serves des Premi&#232;res Nations ont relativement bien r&#233;ussi &#224; emp&#234;cher la propagation de la COVID-19 jusqu'&#224; pr&#233;sent, cela peut &#234;tre largement attribu&#233; &#224; leur isolement relatif et &#224; la d&#233;cision des autorit&#233;s locales de les isoler en grande partie de la zone environnante. De plus, le manque d'infrastructures sanitaires fait qu'il est probable que les niveaux de d&#233;pistage soient plus faibles parmi les populations des r&#233;serves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pauvret&#233; end&#233;mique et la mis&#232;re sociale auxquelles est confront&#233;e la grande majorit&#233; des peuples autochtones sont le produit direct du capitalisme canadien. Apr&#232;s avoir d&#233;truit les formes de propri&#233;t&#233; collective des peuples autochtones au cours du 19e si&#232;cle pour &#233;tablir les bases de l'expansion capitaliste d'un oc&#233;an &#224; l'autre, l'&#233;lite dirigeante canadienne a chass&#233; les autochtones dans des r&#233;serves, a cherch&#233; &#224; &#233;liminer leurs cultures et a fait mourir de faim des milliers de personnes. Plus r&#233;cemment, la volont&#233; de l'&#233;lite dirigeante d'acc&#233;der aux terres qui restent sous contr&#244;le autochtone s'est intensifi&#233;e gr&#226;ce &#224; la d&#233;pendance du capitalisme canadien &#224; l'&#233;gard des industries d'extraction des ressources, notamment le p&#233;trole, le gaz et les pipelines n&#233;cessaires &#224; l'exportation de ces produits sur le march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans la poursuite de cette politique que le gouvernement Trudeau a annonc&#233; en grande pompe une politique de &#171; r&#233;conciliation &#187; de &#171; nation &#224; nation &#187; avec la population autochtone du Canada. En r&#233;alit&#233;, cette politique &#233;quivaut &#224; un effort pour &#171; r&#233;concilier &#187; la population autochtone de plus en plus agit&#233;e avec l'exploitation capitaliste. &#192; cette fin, les lib&#233;raux ont travaill&#233; depuis leur retour au pouvoir en octobre 2015 &#224; cultiver une &#233;lite autochtone restreinte mais privil&#233;gi&#233;e, repr&#233;sent&#233;e par l'Assembl&#233;e des Premi&#232;res Nations et d'autres groupes avec lesquels elle peut faire des affaires. Le fait que les horribles niveaux de pauvret&#233; et de mis&#232;re sociale r&#233;v&#233;l&#233;s dans les rapports de Statistique Canada persistent constitue une r&#233;futation accablante de l'affirmation des lib&#233;raux selon laquelle ils travaillent &#224; l'am&#233;lioration des conditions de vie de la majorit&#233; des autochtones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le d&#233;but de la pand&#233;mie, le gouvernement f&#233;d&#233;ral n'a fourni qu'une aide suppl&#233;mentaire d&#233;risoire aux autochtones canadiens : 303 millions de dollars pour aider les communaut&#233;s autochtones &#224; se pr&#233;parer au virus en mars, et 285 millions de dollars suppl&#233;mentaires en mai pour &#171; soutenir la r&#233;ponse de sant&#233; publique &#187;. C'est une goutte d'eau dans l'oc&#233;an, &#233;tant donn&#233; que les gouvernements lib&#233;raux et conservateurs successifs ont syst&#233;matiquement sous-financ&#233; les soins de sant&#233; et autres services sociaux essentiels pour les communaut&#233;s autochtones, tant &#224; l'int&#233;rieur qu'&#224; l'ext&#233;rieur des r&#233;serves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La classe ouvri&#232;re doit se mobiliser en tant que force politique ind&#233;pendante dans la lutte pour l'&#233;galit&#233; sociale et pour un gouvernement ouvrier qui r&#233;organisera l'&#233;conomie selon des bases socialistes pour r&#233;pondre aux besoins sociaux de tous, mettant ainsi fin &#224; l'oppression syst&#233;matique des populations autochtones, &#224; leurs mauvais traitements et &#224; la violation de leurs droits.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le premier ministre canadien proclame que &#171; les barricades doivent maintenant &#234;tre lev&#233;es &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lors d'une conf&#233;rence de presse vendredi apr&#232;s-midi, le premier ministre canadien Justin Trudeau a exig&#233; que les blocus autochtones qui ont paralys&#233; le syst&#232;me ferroviaire canadien ces deux derni&#232;res semaines &#171; doivent maintenant &#234;tre lev&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ordonnant &#224; la GRC, &#224; la Police provinciale de l'Ontario et &#224; la Suret&#233; du Qu&#233;bec d'enlever de force les barricades, le premier ministre lib&#233;ral ex&#233;cute les diktats des grandes entreprises, qui ont fait pression avec une fr&#233;n&#233;sie croissante au cours des deux derni&#232;res semaines pour que les manifestations soient r&#233;prim&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques minutes apr&#232;s que Trudeau eut termin&#233; son allocution, la Suret&#233; du Qu&#233;bec est intervenue pour d&#233;molir un barrage mis en place &#224; Saint-Lambert, au sud de Montr&#233;al. Le premier ministre qu&#233;b&#233;cois populiste de droite, Fran&#231;ois Legault, demandait depuis des jours &#224; Trudeau d'ordonner une action polici&#232;re coordonn&#233;e &#224; travers le Canada pour mettre fin aux blocus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conf&#233;rence de presse de Trudeau s'est tenue alors que la clameur de la classe dirigeante pour la fin forc&#233;e de la campagne de deux semaines de manifestations de solidarit&#233; en faveur de la campagne men&#233;e par les chefs h&#233;r&#233;ditaires Wet'suwet'en contre le gazoduc Coastal Gas Link (CGL) eut atteint un point culminant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 6 et 7 f&#233;vrier, des agents arm&#233;s de la GRC ont perp&#233;tr&#233; une violente agression sur un blocus d'une route isol&#233;e du nord-est de la Colombie-Britannique qui avait &#233;t&#233; mis en place par les chefs h&#233;r&#233;ditaires Wet'suwet'en pour protester contre les plans de CGL de traverser leurs terres traditionnelles. Apr&#232;s l'arrestation par la GRC d'une vingtaine de militants Wet'suwet'en, des blocus de solidarit&#233; de lignes ferroviaires ont &#233;t&#233; mis en place &#224; plusieurs endroits du pays, notamment en Ontario et au Qu&#233;bec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que Trudeau ait cherch&#233; &#224; plusieurs reprises &#224; adopter une attitude conciliante au cours des deux derni&#232;res semaines, notamment en insistant sur le fait qu'il souhaitait une solution &#171; pacifique &#187;, son message de vendredi n'aurait pas pu &#234;tre plus clair. &#171; Les injonctions doivent &#234;tre respect&#233;es et la loi doit &#234;tre respect&#233;e &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233; lors de la conf&#233;rence de presse qui a suivi une r&#233;union du groupe secret d'intervention en cas d'incident, un organe compos&#233; de membres du cabinet et de hauts fonctionnaires qui se r&#233;unit lors d'une &#171; crise nationale. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'invocation de l'&#171; &#201;tat de droit &#187; par Trudeau et tous ceux qui, au sein de l'&#233;lite &#233;conomique et politique, ont exig&#233; qu'il l&#226;che la police sur les manifestants est une imposture hypocrite. Pendant plusieurs si&#232;cles, l'&#233;lite dirigeante du Canada a syst&#233;matiquement ignor&#233;, manipul&#233; et r&#233;&#233;crit la loi pour saisir les terres des autochtones et nier leurs droits fondamentaux. De plus, le canard de la d&#233;fense de l'&#171; &#201;tat de droit &#187; est r&#233;guli&#232;rement invoqu&#233; par les gouvernements de toutes tendances politiques pour justifier la criminalisation des gr&#232;ves des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors m&#234;me que Trudeau sanctionnait publiquement une attaque polici&#232;re contre les blocus, il cherchait cyniquement &#224; absoudre son gouvernement de tout bl&#226;me pour une d&#233;cision qui pourrait facilement entra&#238;ner une violence sanglante ou pire, comme le montre l'issue fatale des affrontements d'Oka et d'Ipperwash dans les ann&#233;es 1990. &#171; Toutes les tentatives de dialogue ont &#233;t&#233; faites &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233; avec arrogance, avant d'informer les &#171; dirigeants autochtones &#187; que &#171; c'est s&#251;r eux que repose le fardeau. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exigence de Trudeau d'une r&#233;pression d'&#201;tat justifie pleinement les avertissements r&#233;p&#233;t&#233;s du World Socialist Web Site depuis le d&#233;but des protestations. Comme nous l'&#233;crivions le 19 f&#233;vrier, &#171; La convocation de l'IRG par le gouvernement &#8211; en fait une d&#233;claration selon laquelle les blocages constituent une &#8220;crise nationale&#8221; &#8211; et ses engagements r&#233;p&#233;t&#233;s &#224; faire respecter &#8220;l'&#201;tat de droit&#8221; sont des signes ind&#233;niables qu'il pr&#233;pare la violence d'&#201;tat s'il ne parvient pas &#224; convaincre les manifestants autochtones de d&#233;manteler leurs barricades. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derniers jours, les grandes entreprises canadiennes ont clairement fait savoir qu'elles ne tol&#233;reraient plus les protestations. Une lettre ouverte conjointe des dirigeants du Conseil canadien des entreprises, de la Chambre de commerce du Canada, de la F&#233;d&#233;ration canadienne de l'entreprise ind&#233;pendante et des Manufacturiers et exportateurs du Canada a d&#233;nonc&#233; les manifestations comme des &#171; perturbations ill&#233;gales &#187; et a affirm&#233; que &#171; les dommages inflig&#233;s &#224; l'&#233;conomie canadienne et au bien-&#234;tre de tous nos citoyens augmentent d'heure en heure. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ses remarques de vendredi, Trudeau a clairement indiqu&#233; qu'il partageait l'avis des chefs d'entreprise selon lequel les protestations &#233;taient ill&#233;gitimes. Il a affirm&#233; qu'il existe deux types de protestations : celles motiv&#233;es par de v&#233;ritables &#171; torts historiques &#187; qui cherchent &#224; promouvoir la &#171; r&#233;conciliation &#187; entre les autochtones et le Canada ; et celles, dans ce qui &#233;tait une r&#233;f&#233;rence incontestable aux blocus, lanc&#233;es par des personnes qui &#171; s'attachent &#187; &#224; une question &#171; pour faire avancer un point de vue particulier. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d'autres termes, le gouvernement lib&#233;ral est pr&#234;t &#224; tol&#233;rer des activit&#233;s conformes &#224; son faux programme de &#171; r&#233;conciliation &#187;, qui vise &#224; cultiver une minuscule &#233;lite privil&#233;gi&#233;e au sein de la population autochtone pour fournir &#224; la bourgeoisie canadienne une &#171; licence sociale &#187; pour les grands projets d'&#233;nergie et de ressources naturelles. Toutefois, les protestations qui remettent en cause les int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques fondamentaux imm&#233;diats du capitalisme canadien seront trait&#233;es de fa&#231;on impitoyable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait que le gouvernement Trudeau ordonne la r&#233;pression par l'&#201;tat va renforcer les forces politiques de droite les plus r&#233;actionnaires, qui ont cr&#233;&#233; un climat politique toxique ces derniers jours contre les protestations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mardi, le chef du Parti conservateur Andrew Scheer a d&#233;nonc&#233; les &#171; actions ill&#233;gales &#187; des &#171; activistes radicaux &#187; et a exhort&#233; Trudeau &#224; prendre rapidement des mesures pour faire respecter &#171; l'&#201;tat de droit. &#187; Il s'est &#233;galement pos&#233; avec cynisme en d&#233;fenseur des travailleurs, d&#233;non&#231;ant Trudeau pour ne pas avoir agi lorsque les compagnies de chemin de fer CN et CP ont proc&#233;d&#233; &#224; des licenciements temporaires de leurs employ&#233;s. Cette campagne frauduleuse a &#233;t&#233; amplifi&#233;e par les m&#233;dias d'entreprise, qui ont choisi d'ignorer le fait g&#234;nant que le CN licencie des travailleurs depuis l'ann&#233;e derni&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Erin O'Toole, l'un des principaux candidats pour remplacer Scheer dans la prochaine course &#224; la direction du Parti conservateur, a d&#233;clar&#233; qu'en tant que premier ministre, il promulguerait une loi pour criminaliser le blocus des &#171; infrastructures nationales essentielles &#187; et lui imposer de s&#233;v&#232;res sanctions. Une telle l&#233;gislation, a-t-il soulign&#233;, permettrait &#224; la police de d&#233;manteler les barricades sans avoir &#224; obtenir une injonction du tribunal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marilyn Gladu, une autre candidate &#224; la direction, a d&#233;clar&#233; que l'arm&#233;e devrait &#234;tre appel&#233;e si Trudeau craignait que la police soit incapable d'enlever les barricades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intervention la plus importante sur le plan politique a sans doute &#233;t&#233; celle de Peter McKay, un autre candidat &#224; la direction du Parti conservateur, qui a explicitement fait l'&#233;loge des actions de la milice autoproclam&#233;e de United We Roll:un groupe d'extr&#234;me droite de camionneurs ind&#233;pendants en Alberta. United We Roll a r&#233;pondu mercredi &#224; un petit blocus de solidarit&#233; dans l'ouest d'Edmonton en le d&#233;molissant et en emportant les barricades dans un camion. &#171; Heureux de voir que quelques Albertains avec une camionnette peuvent faire plus pour notre &#233;conomie en un apr&#232;s-midi que Justin Trudeau ne pourrait le faire en quatre ans &#187;, a dit McKay sur Twitter. Apr&#232;s une r&#233;action publique n&#233;gative, il a supprim&#233; le tweet. Cependant, vendredi, il a clairement indiqu&#233; que sa remarque avait &#233;t&#233; bien r&#233;fl&#233;chie lorsqu'il a d&#233;clar&#233; que les militants de United We Roll &#233;taient de &#171; bons samaritains. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En v&#233;rit&#233;, le groupe, qui a organis&#233; un convoi de l'Alberta &#224; Ottawa l'ann&#233;e derni&#232;re pour protester contre ce qu'il percevait comme une r&#233;glementation abusive du secteur p&#233;trolier et gazier, est un refuge pour les forces racistes et carr&#233;ment fascistes. Les protestations du convoi sur la colline du Parlement en f&#233;vrier 2019 ont &#233;t&#233; domin&#233;es par des insignes d'extr&#234;me droite et comprenaient des demandes pour mettre fin &#224; l'immigration au Canada. Le mouvement a &#233;t&#233; salu&#233; par le site web d'extr&#234;me droite Rebel Media, qui est connu pour son soutien au fasciste britannique Tommy Robinson.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le groupe United We Roll s'est senti capable de se faire lui-m&#234;me justice parce qu'il est activement promu par des sections de l'&#233;lite dirigeante canadienne. Scheer a pris la parole lors du rassemblement de protestation du groupe &#224; Ottawa l'ann&#233;e derni&#232;re. Au cours du lock-out en cours de 750 travailleurs de la raffinerie de p&#233;trole Federated Cooperatives Ltd. en Saskatchewan, les militants de United We Roll, ouvertement encourag&#233;s par le directeur g&#233;n&#233;ral de FCL Scott Banda et le premier ministre de droite de la Saskatchewan Scott Moe, ont bris&#233; un piquet de gr&#232;ve secondaire &#233;tabli par des travailleurs affili&#233;s &#224; Unifor sur un site de FCL en Alberta.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants de United We Roll sont bien conscients du r&#244;le que certaines sections de l'&#233;lite dirigeante les encouragent &#224; jouer dans la r&#233;pression de l'opposition populaire, quelle que soit la forme qu'elle prend. Le leader Glen Carritt a &#233;tabli un parall&#232;le direct entre la violation du piquet de gr&#232;ve de FCL et le d&#233;mant&#232;lement du blocus d'Edmonton, en lan&#231;ant un avertissement inqui&#233;tant : &#171; L'Alberta ne va pas tol&#233;rer cela. Nous avons eu la m&#234;me chose &#224; Carseland avec le blocus d'UNIFOR et nous allons continuer &#224; nous battre. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme on pouvait s'y attendre, l'aile &#171; gauche &#187; officielle de l'&#233;lite dirigeante du Canada a resserr&#233; les rangs autour de la r&#233;pression des manifestations. Les n&#233;o-d&#233;mocrates, qui dirigent un gouvernement minoritaire en Colombie-Britannique soutenu par les Verts, ont approuv&#233; la r&#233;pression initiale de la GRC contre le camp de Wet'suwet'en comme une op&#233;ration visant &#224; faire respecter &#171; l'&#201;tat de droit &#187;. Dans sa conf&#233;rence de presse de vendredi, Trudeau a fait sp&#233;cifiquement r&#233;f&#233;rence au premier ministre n&#233;o-d&#233;mocrate John Horgan, soulignant le contact &#233;troit qu'il avait maintenu avec son coll&#232;gue du NPD depuis le d&#233;but des blocus. Pour sa part, le chef f&#233;d&#233;ral du NPD, Jagmeet Singh, a offert une couverture &#171; progressiste &#187; aux pr&#233;paratifs de Trudeau pour la violente r&#233;pression des blocus en participant &#224; une r&#233;union &#224; huis clos avec le premier ministre mardi pour discuter de la mani&#232;re dont les protestations pourraient prendre fin.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Malgr&#233; ses promesses de dialogue, Trudeau pr&#233;pare un assaut de l'&#201;tat canadien contre les manifestations autochtones&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; la consternation des grandes entreprises et des m&#233;dias, une grande partie du r&#233;seau ferroviaire canadien reste paralys&#233;e par les blocages mis en place par les Premi&#232;res Nations pour soutenir l'opposition du chef h&#233;r&#233;ditaire Wet'suwet'en au gazoduc Coastal GasLink (CGL).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a pr&#232;s de deux semaines, la GRC, lourdement arm&#233;e, a d&#233;mantel&#233; une barricade sur une route d'acc&#232;s &#224; un chantier de CGL sur les terres traditionnelles des Wet'suwet'en dans le nord-est de la Colombie-Britannique et a arr&#234;t&#233; deux douzaines de manifestants. Des manifestations de solidarit&#233; ont suivi dans tout le Canada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier ministre Justin Trudeau a convoqu&#233; lundi une r&#233;union du groupe secret d'intervention en cas d'incident (IRG) du gouvernement. Cr&#233;&#233; en 2018, l'IRG est officiellement d&#233;crit comme un &#171; comit&#233; d'urgence sp&#233;cialis&#233; qui se r&#233;unira en cas de crise nationale ou d'incidents ayant des implications majeures pour le Canada &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors d'une br&#232;ve interaction avec les journalistes &#224; la fin de la r&#233;union, Trudeau a d&#233;clar&#233; : &#171; Je comprends combien cette situation est inqui&#233;tante pour de nombreux Canadiens et difficile pour de nombreuses personnes et familles &#224; travers le pays. Nous allons continuer &#224; nous concentrer sur la r&#233;solution rapide et pacifique de cette situation &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les grandes entreprises sont furieuses que Trudeau n'ait pas donn&#233; suite &#224; la demande du chef du parti conservateur Andrew Scheer d'ordonner imm&#233;diatement &#224; la police de d&#233;manteler les barricades &#171; ill&#233;gales &#187;, qui en sont maintenant &#224; leur treizi&#232;me jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dirigeants du Conseil canadien des entreprises, de la Chambre de commerce du Canada, de la F&#233;d&#233;ration canadienne de l'entreprise ind&#233;pendante et des Manufacturiers et exportateurs du Canada ont adress&#233; une lettre commune &#224; Trudeau hier apr&#232;s-midi pour lui demander d'agir imm&#233;diatement. &#171; Les dommages inflig&#233;s &#224; l'&#233;conomie canadienne et au bien-&#234;tre de tous nos citoyens augmentent chaque heure o&#249; l'on permet &#224; ces perturbations ill&#233;gales de se poursuivre &#187;, peut-on lire dans la lettre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des premiers ministres provinciaux, dont le Qu&#233;b&#233;cois Fran&#231;ois Legault et l'Ontarien Doug Ford, font &#233;galement pression publiquement sur le gouvernement lib&#233;ral f&#233;d&#233;ral pour qu'il d&#233;ploie imm&#233;diatement la police contre les manifestants. Qualifiant les blocages des voies ferr&#233;es d'&#171; inacceptables &#187;, le premier ministre du Qu&#233;bec a d&#233;clar&#233; lundi qu'&#171; il doit y avoir des limites &#187; aux n&#233;gociations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personne ne doit avoir foi en les promesses de dialogue du gouvernement lib&#233;ral. Il a &#233;galement affirm&#233; son engagement envers le &#171; droit de n&#233;gociation collective &#187; des travailleurs, tout en pr&#233;parant une loi pour interdire la gr&#232;ve des postiers &#224; l'automne 2018.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La convocation de l'IRG par le gouvernement &#8211; en fait une d&#233;claration selon laquelle les blocages constituent une &#171; crise nationale &#187; &#8211; et ses engagements r&#233;p&#233;t&#233;s &#224; faire respecter &#171; l'&#201;tat de droit &#187; sont des signes ind&#233;niables qu'il pr&#233;pare la violence d'&#201;tat s'il ne parvient pas &#224; convaincre les manifestants autochtones de d&#233;manteler leurs barricades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trudeau n'a pas encore lanc&#233; d'ultimatum ni d&#233;clar&#233; publiquement une date apr&#232;s laquelle il ordonnera une intervention de la police. Mais suite &#224; la r&#233;union de l'IRG de lundi, ses assistants ont sugg&#233;r&#233; aux journalistes que le gouvernement a une date limite secr&#232;te pr&#233;vue &#224; la fin de cette semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CN Rail a obtenu de multiples injonctions des tribunaux contre les barricades, mais pour la plupart, la police n'y a pas donn&#233; suite. La raison en est qu'ils craignent, eux et surtout leurs ma&#238;tres politiques, que la r&#233;pression violente par l'&#201;tat d'une nouvelle manifestation autochtone n'enflamme les relations d&#233;j&#224; tendues entre la population autochtone largement appauvrie et l'&#201;tat canadien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un affrontement violent, potentiellement fatal, avec les manifestants des Premi&#232;res Nations serait particuli&#232;rement pr&#233;judiciable politiquement au gouvernement lib&#233;ral minoritaire. Il briserait toute cr&#233;dibilit&#233; populaire qui subsisterait pour le programme de &#171; r&#233;conciliation avec les autochtones &#187; tant vant&#233; par les lib&#233;raux. Bien qu'il se couvre de la rh&#233;torique de la justice sociale, ce programme a &#233;t&#233; con&#231;u d&#232;s le d&#233;part pour faire avancer les int&#233;r&#234;ts des grandes entreprises canadiennes. Au nom de l'&#233;tablissement d'une relation &#171; de nation &#224; nation &#187; entre l'&#201;tat canadien et les peuples autochtones, il cherche &#224; promouvoir une &#233;lite autochtone petite-bourgeoise qui peut fournir une &#171; licence sociale &#187; pour les projets d'extraction d'&#233;nergie et d'autres ressources sur les terres autochtones traditionnelles, et &#234;tre utilis&#233;e pour d&#233;samorcer l'opposition sociale croissante parmi les travailleurs et les jeunes autochtones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus g&#233;n&#233;ralement, le recours &#224; la violence d'&#201;tat saperait les efforts des lib&#233;raux, fortement encourag&#233;s par les syndicats et le NPD, qui tentent de se pr&#233;senter comme une alternative progressiste aux conservateurs de droite. Il radicaliserait &#233;galement les travailleurs alors qu'un nombre croissant d'entre eux entrent en lutte, comme les 200.000 enseignants et employ&#233;s de soutien scolaire de l'Ontario qui vont organiser une gr&#232;ve d'une journ&#233;e vendredi dans toute la province.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La v&#233;rit&#233; est que les lib&#233;raux utilisent leur relation corporatiste avec les syndicats, la politique identitaire et une rh&#233;torique creuse sur l'in&#233;galit&#233; sociale comme un &#233;cran de fum&#233;e pour mettre en &#339;uvre une politique de droite contre la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est particuli&#232;rement remarquable de voir comment le gouvernement lib&#233;ral, soi-disant pro-dialogue, &#171; f&#233;ministe &#187; et &#171; pacifique &#187;, poursuit impitoyablement les int&#233;r&#234;ts de l'imp&#233;rialisme canadien sur la sc&#232;ne mondiale. Sous Trudeau, le Canada m&#232;ne un programme de r&#233;armement massif, d&#233;pensant des dizaines de milliards de dollars en nouveaux navires de guerre et en avions de chasse. En outre, le Canada est de plus en plus profond&#233;ment int&#233;gr&#233; dans les offensives militaires strat&#233;giques de Washington contre la Chine et la Russie, qui sont dot&#233;es de l'arme nucl&#233;aire, au Moyen-Orient, riche en p&#233;trole, ainsi que dans ses intrigues de changement de r&#233;gime en Am&#233;rique latine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fausse politique de &#171; r&#233;conciliation autochtone &#187; des lib&#233;raux est li&#233;e &#224; leur volont&#233; d'augmenter les exportations canadiennes de p&#233;trole et de gaz naturel et &#224; leur prise de position hypocrite sur le changement climatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gazoduc CGL, qui doit transporter le gaz naturel du nord-est de la Colombie-Britannique jusqu'au port de Kitimat sur la c&#244;te du Pacifique, est essentiel &#224; la r&#233;alisation des plans des gouvernements lib&#233;raux f&#233;d&#233;raux et n&#233;o-d&#233;mocrates de Colombie-Britannique visant &#224; faire du Canada un grand exportateur de gaz naturel liqu&#233;fi&#233; (GNL) vers l'Asie. Trudeau s'est vant&#233; &#224; plusieurs reprises que le projet de GNL de Kitimat, d'un montant de 40 milliards de dollars, serait le plus gros investissement jamais r&#233;alis&#233; au Canada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Prenant la parole au Parlement hier, Trudeau a lanc&#233; un avertissement contre &#171; ceux qui voudraient que nous agissions &#224; la h&#226;te &#187;, appelant en fait la classe dirigeante &#224; donner &#224; son gouvernement plus de temps pour enr&#244;ler les dirigeants de l'Assembl&#233;e des Premi&#232;res Nations et d'autres groupes autochtones reconnus par le gouvernement dans le d&#233;mant&#232;lement des barricades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Scheer, en r&#233;ponse, se moqua de Trudeau, qualifiant son discours de &#171; r&#233;ponse la plus faible &#224; une crise nationale historique du Canada &#187;. Il a d&#233;nonc&#233; Trudeau pour ne pas avoir condamn&#233; les actions &#171; ill&#233;gales &#187; des &#171; activistes radicaux &#187;, et a accus&#233; &#171; le premier ministre d'avoir encourag&#233; ce genre de comportement &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme la direction de CN Rail, Scheer a tent&#233; de fa&#231;on d&#233;magogique de rallier le soutien &#224; l'action de la police en invoquant les difficult&#233;s auxquelles sont confront&#233;s les travailleurs que le CN et d'autres entreprises licencient en raison de l'effondrement du trafic de marchandises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour sa part, le NPD a appel&#233; lundi &#224; un d&#233;bat d'urgence de la Chambre des communes sur les blocages. &#171; Le refus du premier ministre de prendre des mesures plus substantielles et plus rapides a permis aux tensions de monter, d'exercer une pression importante sur l'&#233;conomie canadienne et de menacer les emplois dans tout le pays &#187;, a &#233;crit le leader parlementaire du NPD, Peter Julian, dans sa demande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hier, le chef du NPD, Jagmeet Singh, a rejoint les chefs du Bloc Qu&#233;b&#233;cois et des Verts lors d'une r&#233;union &#224; huis clos avec Trudeau pour discuter de la mani&#232;re de mettre fin aux protestations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sociaux-d&#233;mocrates du Canada, sous la forme du premier ministre de la Colombie-Britannique John Horgan, ont cautionn&#233; la premi&#232;re r&#233;pression violente de la police sur la barricade de Wet'suwet'en les 6 et 7 f&#233;vrier, affirmant qu'elle &#233;tait n&#233;cessaire pour maintenir &#171; l'&#201;tat de droit &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nombre de participants aux blocus et autres manifestations de solidarit&#233; est relativement faible. N&#233;anmoins, la population &#233;prouve une grande sympathie pour les manifestants, car il est largement reconnu que l'&#201;tat canadien a perp&#233;tr&#233; de nombreuses injustices dans l'histoire &#224; l'encontre des peuples autochtones. Il existe &#233;galement une forte hostilit&#233; &#224; l'&#233;gard de la politique bidon des lib&#233;raux en mati&#232;re de changement climatique, sans parler de l'opposition croissante &#224; l'&#233;gard de l'&#233;lite dirigeante dans son ensemble, dans un contexte de lutte croissante de la classe ouvri&#232;re contre l'aust&#233;rit&#233;, les r&#233;ductions d'emplois et de salaires et les attaques contre les pensions et autres droits sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque les politiciens et les m&#233;dias invoquent l'&#171; &#201;tat de droit &#187; pour justifier leurs demandes que la police intervienne pour r&#233;primer la contestation autochtone, c'est le comble de l'hypocrisie. L'&#233;lite dirigeante du Canada a r&#233;&#233;crit et carr&#233;ment viol&#233; la loi &#224; d'innombrables reprises pour saisir les terres des peuples autochtones et les condamner &#224; la pauvret&#233; et &#224; la mis&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec sa rh&#233;torique de la &#171; loi et l'ordre &#187;, l'&#233;lite dirigeante attise les forces politiques les plus r&#233;actionnaires. Un commentaire de la presse a exhort&#233; Trudeau &#224; s'inspirer de Margaret Thatcher quand elle a eu recours &#224; la violence polici&#232;re de masse pour briser la gr&#232;ve des mineurs de charbon britanniques de 1984-85 et de son propre p&#232;re, Pierre Eliot Trudeau, qui a impos&#233; la loi martiale au Qu&#233;bec &#224; l'automne 1970 sous le pr&#233;texte que deux enl&#232;vements perp&#233;tr&#233;s par le Front de lib&#233;ration du Qu&#233;bec constituaient une &#171; insurrection appr&#233;hend&#233;e &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs doivent s'opposer &#233;nergiquement &#224; toute tentative d'&#233;craser violemment les barricades des autochtones. Une telle &#233;volution ne repr&#233;senterait pas seulement une attaque frontale contre les droits d&#233;mocratiques. Elle cr&#233;erait un dangereux pr&#233;c&#233;dent pour la r&#233;pression violente par l'&#201;tat des protestations de masse et d'autres formes d'opposition de toutes les sections de la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela &#233;tant dit, la politique des protestataires, bas&#233;e sur une perspective nationaliste autochtone qui cherche &#224; assurer l'&#171; autonomie &#187; au sein de l'&#201;tat capitaliste canadien sur la base d'appels &#224; l'&#233;tablissement d'une &#171; relation de nation &#224; nation &#187;, n'offre aucune voie d'avenir. Si une telle initiative devait se concr&#233;tiser, elle aboutirait &#224; la consolidation d'une minuscule &#233;lite politique privil&#233;gi&#233;e au sein de la population autochtone, charg&#233;e de maintenir l'ordre aupr&#232;s des travailleurs et des jeunes autochtones appauvris, tant &#224; l'int&#233;rieur qu'&#224; l'ext&#233;rieur des r&#233;serves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'oppression historique des peuples autochtones et la myriade de maux sociaux qu'elle a engendr&#233;s ne peuvent &#234;tre vaincus que par la mobilisation de l'ensemble de la classe ouvri&#232;re, autochtone et non autochtone, dans la lutte pour mettre fin au capitalisme et &#233;tablir l'&#233;galit&#233; sociale pour tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les articles qui pr&#233;c&#232;dent publi&#233; par le Comit&#233; international de la Quatri&#232;me Internationale (CIQI)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La guerre am&#233;rindienne de Pontiac et la r&#233;volution de Neolin</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5412</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5412</guid>
		<dc:date>2019-12-19T23:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Am&#233;rindiens</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lire sur les Am&#233;rindiens &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Nous ne sommes pas vos esclaves. Ces lacs, ces for&#234;ts et ces montagnes sont notre h&#233;ritage et nous n'y renoncerons pas au profit de qui que ce soit. &#187; Le chef indien Pontiac &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Vous ferez bien d'essayer d'inoculer les Indiens au moyen de couvertures (infect&#233;es sciemment &#224; la variole) et de tenter toute m&#233;thode pouvant contribuer &#224; extirper cette race ex&#233;crable. &#187; Le chef anglais Amherst &#224; son second Bouquet &lt;br class='autobr' /&gt; La guerre am&#233;rindienne de Pontiac et la r&#233;volution (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique29" rel="directory"&gt;3&#232;me chapitre : R&#233;volutions bourgeoises et populaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot302" rel="tag"&gt;Am&#233;rindiens&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot302&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire sur les Am&#233;rindiens&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous ne sommes pas vos esclaves. Ces lacs, ces for&#234;ts et ces montagnes sont notre h&#233;ritage et nous n'y renoncerons pas au profit de qui que ce soit. &#187; Le chef indien Pontiac&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_13013 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/49598394d3cce6e69886aa778b8a1527.jpg' width=&#034;503&#034; height=&#034;650&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; Vous ferez bien d'essayer d'inoculer les Indiens au moyen de couvertures (infect&#233;es sciemment &#224; la variole) et de tenter toute m&#233;thode pouvant contribuer &#224; extirper cette race ex&#233;crable. &#187; Le chef anglais Amherst &#224; son second Bouquet&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_13014 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/petition-img-18421-fr.jpg' width=&#034;500&#034; height=&#034;300&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La guerre am&#233;rindienne de Pontiac et la r&#233;volution de Neolin&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un point de vue pro-colonialiste fran&#231;ais aux Am&#233;riques par un professeur fran&#231;ais &#224; l'Universit&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le 10 f&#233;vrier 1763, les pr&#233;liminaires de paix sont devenus trait&#233; de paix. Sign&#233; &#224; Paris par les ducs de Bedford et de Praslin et le marquis de Grimaldi, le trait&#233; donne corps au nouveau rapport de forces mondial apparu pendant le conflit. L'Am&#233;rique fran&#231;aise est morte et enterr&#233;e&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 22 juillet 1763, la &#171; Gazette de France &#187; rapporte des nouvelles en provenance d'Am&#233;rique qui, &#224; n'en point douter, ne sont pas pour d&#233;plaire &#224; ses lecteurs. Les Britanniques &#233;prouvent de s&#233;rieuses difficult&#233;s &#224; ma&#238;triser l'immense espace et les nombreux peuples r&#233;cemment plac&#233;s sous leur domination : &#171; Le chevalier Amherst a re&#231;u un expr&#232;s du fort Pitt, par lequel on l'informe que plusieurs partis indiens se sont r&#233;pandus en divers endroits des environs et qu'ils ont tu&#233; ou fait prisonniers plusieurs Anglais et entre autres le colonel Clapham qu'ils ont &#233;gorg&#233; avec toute sa famille. &#187; Ces lignes font &#233;tat des commencements d'une guerre appel&#233;e &#224; durer deux ann&#233;es et que les historiens ont baptis&#233;e du nom d'un de ses protagonistes, le chef outaouais Pontiac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers accrochages entre Am&#233;rindiens et Tuniques rouges suscitent d'entr&#233;e de jeu l'interrogation des observateurs europ&#233;ens. &#171; On rapporte, note la &#171; Gazette &#187;, plusieurs raisons de ce soul&#232;vement des sauvages : entre autres, la persuasion o&#249; ils sont que nous (les Britanniques) voulons exterminer leur race d&#232;s que nous en aurons l'occasion, et notre affectation &#224; parler du continent de l'Am&#233;rique comme d'un pays qui nous appartient, ce qui leur fait regarder comme prochain le terme de leur destruction. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inqui&#233;tude des Indiens est l&#233;gitime. D&#232;s les lendemains de la chute de Montr&#233;al, le territoire nord-am&#233;ricain est le th&#233;&#226;tre de bouleversements consid&#233;rables. Le pays de la Belle-Rivi&#232;re, o&#249; s'&#233;l&#232;ve d&#233;sormais l'imposante construction du fort Pitt, voit converger un flot croissant de colons, qui empruntent pour acc&#233;der &#224; cette terre promise enfin accessible les voies trac&#233;es par les exp&#233;ditions Braddock et Forbes. A la fin de la guerre, l'embryon de la future Pittsburgh a vu le jour. Afin de renforcer leur contr&#244;le du territoire, les Britanniques s'empressent de cr&#233;er de nouveaux points d'appui militaires : en 1762, un d&#233;tachement quitte le fort Pitt pour fonder une nouvelle base sur le lac Eri&#233;, dans la baie de Sandusky.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Spectateurs de ce vigoureux &#233;lan colonisateur, les Indiens de l'Ohio commencent &#224; regretter d'avoir &#233;t&#233; aussi ouverts aux avances de Sir William Johnson. A des missionnaires venus les &#233;vang&#233;liser, les Delawares, furieux, s'exclament : &#171; Au lieu d'instruire nos enfants, vous coupez les arbres de notre pays ! Vous avez d&#233;gag&#233; un large terrain pour votre colonie, comme le font partout les hommes blancs (&#8230;) Un fort sera bient&#244;t construit pour prot&#233;ger ces intrus et ensuite notre pays sera r&#233;clam&#233; par les Blancs. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partout dans le sous-continent, la peur d'&#234;tre d&#233;poss&#233;d&#233;s des terres des anc&#234;tres gagne les Am&#233;rindiens. Quand, au d&#233;but du mois d'avril 1763, sont connus en Louisiane les pr&#233;liminaires de paix, la stup&#233;faction des autochtones est indescriptible. Le gouverneur de la colonie, le chevalier de Kerl&#233;rec, s'attend &#224; de vives r&#233;actions des Indiens, &#171; qui ont sacrifi&#233; leur vie et leur tranquillit&#233; pour le service des Fran&#231;ais (&#8230;). Tr&#232;s particuli&#232;rement inform&#233;s du contenu de l'article six des pr&#233;liminaires de paix qui c&#232;de leurs terres &#224; l'Angleterre, ils disent hautement qu'ils ne sont pas en droit de les donner et qu'enfin, ils savent ce qu'il leur reste &#224; faire quand il sera question de cette cession. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le message est plus que limpide. Pour les Indiens, la paix de Paris n'a aucun sens. Cette paix n'est pas la leur. Si le Grand Onontio a r&#233;solu d'enterrer la hache de guerre avec son cousin George, c'est son affaire. Mais pour les guerriers qui ont librement choisi de combattre aux c&#244;t&#233;s des soldats du roi de France, il ne peut &#234;tre question de mettre bas les armes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autant que l'attitude du vainqueur n'apaise en aucun cas la crainte d'&#234;tre victimes, comme le soutient la &#171; Gazette de France &#187;, d'une politique d'an&#233;antissement. On se souvient que Jeffery Amherst, qui commande les troupes britanniques en Am&#233;rique, a &#233;t&#233; profond&#233;ment marqu&#233; par &#171; les atrocit&#233;s commises par les Indiens &#187;. Il en a gard&#233; le plus profond d&#233;go&#251;t pour ce qu'il nomme une &#171; race ex&#233;crable &#187;. Les r&#232;gles du jeu qu'il s'efforce d'imposer au sortir du conflit portent la trace de cette aversion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'&#233;coutant pas les conseils de prudence des meilleurs experts du monde am&#233;rindien, Sir William Johnson et George Crogham, Amherst prend &#224; l'automne 1761 la d&#233;cision de restreindre de mani&#232;re drastique la pratique des pr&#233;sents aux autochtones. Simultan&#233;ment, il pose des limites strictes au commerce avec les nations indiennes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;lib&#233;r&#233;e, m&#251;rement r&#233;fl&#233;chie, sa d&#233;cision vise &#224; &#233;tablir sur des bases assainies les relations entre les deux communaut&#233;s. Le premier motif qui le guide est &#233;minemment politique. Pour Amherst, homme d'ordre, il importe &#187; de passer le plus rapidement possible d'une r&#233;gime d'alliances volatiles et incertaines &#224; un r&#233;gime de soumission qui garantira la s&#233;curit&#233; de l'Am&#233;rique britannique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour favoriser cette transformation politique, et c'est le second motif qui sous-tend sa politique, Amherst veut r&#233;former en profondeur les comportements des autochtones. La commercialisation des munitions est strictement r&#233;gul&#233;e pour des raisons &#233;videntes de s&#233;curit&#233;&#8230;En supprimant les pr&#233;sents, il entend introduire de force les Indiens dans le circuit &#233;conomique et leur apprendre la valeur des biens. Par ces mesures radicales, il esp&#232;re faire de &#171; ces sauvages &#187; de paisibles sujets bien int&#233;gr&#233;s dans l'empire de Sa Majest&#233; Britannique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il va sans dire que ces vues ne sont pas partag&#233;es par les premiers int&#233;ress&#233;s. Constern&#233;s, ils voient l'utilitarisme froid des Britanniques succ&#233;der &#224; la politique plus souple de leurs anciens alli&#233;s fran&#231;ais. Le ton employ&#233; par certains Britanniques ach&#232;ve d'aigrir les rapports entre les deux communaut&#233;s : &#171; Ils nous disent qu'ils nous consid&#232;rent comme des chiens, qu'ils sont ma&#238;tres de tout le pays, qu'ils ont renvers&#233; notre p&#232;re de France et qu'ils le regardent comme un chien. &#187; se plaignent les Shawnees&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouverneur du fort de Chartres, Neyron de Villiers : &#171; Un esprit proph&#233;tique s'est introduit chez les Ab&#233;nottes, un homme de cette nation n'a pas eu de peine &#224; convaincre tous les hommes rouges que Dieu lui &#233;tait apparu et lui avait dit : &#171; Je suis le Ma&#238;tre de la Vie, c'est moi qui ai fait tous les hommes, par cons&#233;quent, je dois veiller &#224; leur conservation. C'est pourquoi je vous avertis que si vous souffrez l'Anglais chez vous, vous &#234;tes morts&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les combattants de la guerre de Pontiac se nourrissent en effet du message visionnaire d&#233;livr&#233; depuis quelques ann&#233;es par un proph&#232;te delaware nomm&#233; Neolin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est apr&#232;s avoir re&#231;u une r&#233;v&#233;lation l'indiquant qu'il est instruit par le Ma&#238;tre de la Vie, que Neolin se met &#224; dispenser son enseignement et &#224; proph&#233;tiser. D'entr&#233;e de jeu, le visionnaire propose non seulement aux Delawares, mais aussi, plus largement, &#224; toutes les nations indiennes, un ensemble de r&#233;formes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la base de l'enseignement de Neolin r&#233;side la croyance selon laquelle le Ma&#238;tre de la Vie a cr&#233;&#233; des races diff&#233;rentes. Chacune poss&#232;de une voie sp&#233;cifique vers la f&#233;licit&#233; &#233;ternelle. Le proph&#232;te est cat&#233;gorique : il faut absolument que ces races soient &#224; l'abri des influences ext&#233;rieures. A cet &#233;gard, rien n'est pire pour les Indiens que la corruption par la culture blanche, et en tout premier lieu britannique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Message de Neolin trouve un &#233;cho tr&#232;s favorable chez les Delawares. Le proph&#232;te entra&#238;ne dans son sillage de jeunes disciples qui s'engagent, pendant sept ans, &#224; s'entra&#238;ner au tir &#224; l'arc, &#224; ne manger que de la viande s&#233;ch&#233;e et se purger p&#233;riodiquement des influences mal&#233;fiques venues d'Europe&#8230; Neolin met &#233;galement l'accent sur la guerre que tous les Indiens, une fois pr&#234;ts &#224; en d&#233;coudre, devront mener contre les Europ&#233;ens&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Op&#233;rant sur son passage la conversion des communaut&#233;s indiennes, la bonne parole de Neolin se propage par la vall&#233;e de l'Ohio. Arriv&#233; &#224; D&#233;troit, ce message visionnaire pan-indien marque profond&#233;ment le chef outaouais Pontiac. Appliquant &#224; la lettre l'enseignement du proph&#232;te, Pontiac constitue une vaste conf&#233;d&#233;ration r&#233;unissant Outaouais, Hurons, Pout&#233;ouatamis, Tsonnontouans, Ojibwas, Shawnees, Delawares et Miamis&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 9 mai 1763, la guerre est d&#233;clar&#233;e par une attaque contre le fort D&#233;troit. Puis, op&#233;rant avec une coordination remarquable, les Indiens propagent le feu aux Pays d'En Haut. En l'espace de quelques semaines, ils s'emparent de tous les forts, &#224; l'exception de ceux de D&#233;troit, de Pitt et de Niagara, qui r&#233;sistent &#224; leurs assauts. Reproduisant les op&#233;rations coup de poing de la Guerre de Sept Ans, les Indiens ne tardent pas &#224; lancer des attaques contre les colonies de pionniers, d&#233;clenchant un vent de panique rappelant les pires moments de la &#171; French and Indian War &#187; (guerre franco-indienne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Am&#233;rique britannique, hagarde devant ce d&#233;chainement d'atrocit&#233;s, compte ses victimes : pr&#232;s de 400 soldats britanniques et plus de 2000 civils ont &#233;t&#233; tu&#233;s &#224; la fin de l'&#233;t&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amherst, qui a sous-estim&#233; la menace indienne, est abasourdi. Parant au plus press&#233;, le commandant r&#233;unit toutes les forces dont il dispose. Elles ne sont gu&#232;re brillantes : les troupes britanniques : les troupes britanniques sont rentr&#233;es d&#233;cim&#233;es des exp&#233;ditions men&#233;es aux Antilles &#224; la fin de la guerre. Furieux de s'&#234;tre fait pi&#233;ger par &#171; les sauvages &#187;, il se montre pr&#234;t &#224; toutes les extr&#233;mit&#233;s : &#171; Nous devons utiliser tout stratag&#232;me en notre pouvoir pour les r&#233;duire. &#187; recommande-t-il au colonel Bouquet. Ce dernier est au diapason de son chef : il demande &#171; l'extirpation de cette vermine &#187;&#8230; Gladwin sugg&#232;re &#224; Amherst de laisser se propager l'alcool chez les Indiens : &#171; Si votre Excellence compte tirer encore une nouvelle vengeance de leur cruaut&#233;, il est tr&#232;s facile de le faire sans bourse d&#233;lier : il suffirait d'autoriser la venue libre du rhum, ce qui d&#233;truirait les Indiens bien plus compl&#232;tement que le fer et le sabre. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la solution que pr&#233;conise Amherst d&#233;passe de loin en horreur celle de l'officier britannique : &#171; Vous ferez bien, &#233;crit-il &#224; Bouquet, d'essayer d'inoculer les Indiens au moyen de couvertures (infect&#233;es sciemment) et de tenter toute m&#233;thode pouvant contribuer &#224; extirper cette race ex&#233;crable. &#187; (Lettre du 16 juillet 1763 de Amherst &#224; Bouquet, cit&#233;e par Fred Anderson, &#171; Crucible of War &#187;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est au commandant du fort Pitt, Sim&#233;on Ecuyer, que revient l'honneur monstrueux d'avoir exp&#233;riment&#233; cette forme primitive de guerre bact&#233;riologique. Le 24 juin, profitant d'une tr&#234;ve, il distribue aux chefs indiens des pr&#233;sents parmi lesquels se trouvent des couvertures et des mouchoirs qui ont &#233;t&#233; infect&#233;s par des maladies de la variole&#8230;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La poign&#233;e de militaires anim&#233;s d'une haine inextinguible envers &#171; les sauvages &#187; s'est montr&#233;e pr&#234;te, pendant l'&#233;t&#233; 1763, &#224; utiliser, pour reprendre les lots d'Amherst, tous &#171; les stratag&#232;mes &#187; en son pouvoir pour r&#233;duire ses ennemis&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La guerre de sept ans &#187; de Edmond Dziembowski&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La r&#233;bellion de Pontiac, conspiration de Pontiac ou guerre de Pontiac opposa l'Empire britannique &#224; une conf&#233;d&#233;ration de tribus am&#233;rindiennes de la r&#233;gion des Grands Lacs, du Pays des Illinois et de la Vall&#233;e de l'Ohio entre 1763 et 1766. Le conflit fut caus&#233; par les politiques d&#233;savantageuses qu'imposaient les Britanniques aux Am&#233;rindiens apr&#232;s avoir battu les Fran&#231;ais durant la guerre de la Conqu&#234;te (1754-1763). Les guerriers de nombreuses tribus rejoignirent le soul&#232;vement amerindien dont le but &#233;tait de chasser les troupes et les colons britanniques de la r&#233;gion. La guerre est nomm&#233;e du nom du chef outaouais Pontiac, le plus pr&#233;&#233;minent des chefs am&#233;rindiens durant le conflit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre d&#233;buta en mai 1763 lorsque les Am&#233;rindiens, offens&#233;s par les politiques du g&#233;n&#233;ral britannique Jeffery Amherst, attaqu&#232;rent plusieurs forts et implantations britanniques. Huit forts furent d&#233;truits et des centaines de colons furent tu&#233;s ou captur&#233;s tandis qu'un nombre plus important quitta la r&#233;gion. Les exp&#233;ditions britanniques de 1764 entra&#238;n&#232;rent des n&#233;gociations de paix qui dur&#232;rent deux ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre a &#233;t&#233; brutale et le meurtre de prisonniers, les attaques contre les civils et diverses atrocit&#233;s &#233;taient courantes. Dans ce qui est peut-&#234;tre l'incident le plus connu de la guerre, des officiers britanniques du Fort Pitt tent&#232;rent d'infecter les Am&#233;rindiens assi&#233;geant le fort avec des couvertures ayant &#233;t&#233; utilis&#233;es par des malades de la variole. La sauvagerie et la perfidie du conflit refl&#233;taient l'hostilit&#233; grandissante entre les colons britanniques et les Am&#233;rindiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; la cr&#233;ation d'une r&#233;serve indienne (ou &#171; Territoires indiens &#187;) par la Proclamation royale de 1763, vot&#233;e par le parlement anglais en octobre, le conflit dura jusqu'en 1766 et mena finalement &#224; une impasse militaire : les Am&#233;rindiens ne r&#233;ussirent pas &#224; chasser les Britanniques, et ces derniers &#233;chou&#232;rent &#224; imposer leur souverainet&#233; sur la partie orientale (rive droite du Mississippi) de l'ancienne Louisiane. Cette guerre poussa par la suite le gouvernement britannique &#224; modifier sa politique &#224; l'&#233;gard des Am&#233;rindiens. Les Britanniques cherch&#232;rent &#224; &#233;viter de nouvelles violences en maintenant une stricte fronti&#232;re entre les Treize colonies et la r&#233;serve indienne. Cette mesure se r&#233;v&#233;la impopulaire pour des colons d&#233;sireux de s'installer plus &#224; l'ouest et fut l'une des causes ayant men&#233; &#224; la r&#233;volution am&#233;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Am&#233;rindiens impliqu&#233;s dans la r&#233;bellion de Pontiac vivaient dans une r&#233;gion mal d&#233;finie de la Nouvelle-France appel&#233;e Pays-d'en-Haut qui &#233;tait revendiqu&#233;e par la France jusqu'au trait&#233; de Paris en 1763. Les Am&#233;rindiens de ce territoire &#233;taient regroup&#233;s en de nombreuses tribus. &#192; l'&#233;poque, une &#171; tribu &#187; d&#233;signait plus un groupe ethnique ou linguistique qu'une entit&#233; politique. Aucun chef ne parlait au nom de l'ensemble d'une tribu et les tribus &#233;taient elles-m&#234;mes divis&#233;es. Par exemple, certains chefs outaouais particip&#232;rent au conflit tandis que d'autres rest&#232;rent &#224; l'&#233;cart.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tribus du Pays-d'en-Haut se r&#233;partissaient en trois groupes. Le premier regroupait les tribus de la r&#233;gion des Grands Lacs : les Outaouais, les Ojibw&#233;s, les Pot&#233;ouatamis et les Hurons-Wendat. Ils &#233;taient alli&#233;s de longue date des colons fran&#231;ais, avec qui ils vivaient, commer&#231;aient et se mariaient. Les Am&#233;rindiens des Grands Lacs s'inqui&#233;t&#232;rent de la nouvelle souverainet&#233; britannique apr&#232;s la d&#233;faite fran&#231;aise. Lorsqu'une garnison britannique prit possession du Fort Pontchartrain du D&#233;troit en 1760, les Am&#233;rindiens les avertirent que &#171; Dieu a donn&#233; ce pays aux Indiens &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second groupe correspondait aux tribus de l'Est du Pays des Illinois et incluait les Miamis, les Weas, les Kickapous, les Mascoutins et les Piankashaws. Comme dans la r&#233;gion des Grands Lacs, ces peuples avaient une longue histoire d'amiti&#233; avec les Fran&#231;ais. Durant la guerre de Sept Ans, les Britanniques furent incapables de projeter leurs forces dans le Pays des Illinois qui se trouvait &#224; l'extr&#233;mit&#233; occidentale du conflit et les tribus de la r&#233;gion furent donc les derni&#232;res &#224; n&#233;gocier avec les Britanniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le troisi&#232;me groupe comprenait les habitants de la Vall&#233;e de l'Ohio : les Lenapes, les Shawnees et les Mingos. Ces tribus avaient &#233;migr&#233; dans la Vall&#233;e de l'Ohio au d&#233;but du si&#232;cle pour &#233;chapper &#224; la domination des Britanniques, des Fran&#231;ais et des Iroquois. &#192; la diff&#233;rence des deux autres groupes, les tribus de l'Ohio n'avaient pas d'affinit&#233;s particuli&#232;res avec les Fran&#231;ais et avaient combattu avec eux lors de la guerre de Sept Ans uniquement pour chasser les Britanniques. Ils sign&#232;rent une paix s&#233;par&#233;e avec les Britanniques &#224; la condition que leurs troupes quittent la vall&#233;e. Cependant, apr&#232;s le d&#233;part des Fran&#231;ais, les Britanniques renforc&#232;rent leurs forts plut&#244;t que de les abandonner. Les tribus de l'Ohio repartirent donc en guerre en 1763 pour essayer &#224; nouveau de chasser les Britanniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au nord du Pays-d'en-Haut, la puissante Conf&#233;d&#233;ration iroquoise resta &#224; l'&#233;cart de la guerre de Pontiac du fait de leur alliance avec les Britanniques, connue sous le nom de Covenant Chain. N&#233;anmoins, la nation iroquoise la plus occidentale, les S&#233;n&#233;cas, &#233;tait m&#233;contente de l'alliance. D&#232;s 1761, les S&#233;n&#233;cas avaient commenc&#233; &#224; envoyer des messages aux tribus des Grands Lacs et de la Vall&#233;e de l'Ohio pour leur demander de s'unir pour chasser les Britanniques. Lorsque les hostilit&#233;s commenc&#232;rent en 1763, la plupart des S&#233;n&#233;cas &#233;taient pr&#234;ts au combat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le g&#233;n&#233;ral Amherst, le commandant en chef britannique en Am&#233;rique du Nord, &#233;tait charg&#233; de la politique d'administration des Am&#233;rindiens qui incluait des aspects militaires et &#233;conomiques et en particulier la traite des fourrures. Amherst consid&#233;rait qu'avec la disparition de l'influence fran&#231;aise, les Am&#233;rindiens n'auraient pas d'autres choix que d'accepter la domination britannique. Il pensait &#233;galement qu'ils seraient incapables d'offrir une s&#233;rieuse r&#233;sistance &#224; l'arm&#233;e britannique et il ne d&#233;ploya que 500 soldats sur les 8 000 sous son commandement dans la r&#233;gion o&#249; d&#233;buta la r&#233;volte. Amherst et ses officiers comme le major Henry Gladwin, commandant de Fort D&#233;troit, ne dissimulaient pas leur m&#233;pris des Am&#233;rindiens et les Am&#233;rindiens impliqu&#233;s dans le soul&#232;vement se plaignaient fr&#233;quemment du fait que les Britanniques ne les traitaient pas mieux que des esclaves ou des chiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#233;contentement des Am&#233;rindiens s'accentua en f&#233;vrier 1761 apr&#232;s qu'Amherst eut d&#233;cid&#233; d'arr&#234;ter l'envoi de pr&#233;sents aux tribus. Ces pr&#233;sents &#233;taient un &#233;l&#233;ment essentiel de la relation entre les Fran&#231;ais et les tribus du Pays-d'en-Haut. Suivant une coutume am&#233;rindienne ayant une symbolique importante, les Fran&#231;ais offraient des pr&#233;sents (tels que des fusils, des couteaux, du tabac et des v&#234;tements) aux chefs de village qui &#224; leur tour distribuaient ces pr&#233;sents &#224; leur peuple. Cela permettait aux chefs de renforcer leur position dominante et ils pouvaient ainsi maintenir leur alliance avec les Fran&#231;ais. Amherst consid&#233;rait n&#233;anmoins que cette coutume &#233;tait une forme de corruption qui n'&#233;tait plus n&#233;cessaire en particulier apr&#232;s qu'il eut re&#231;u l'ordre de r&#233;duire les d&#233;penses apr&#232;s la fin des combats. De nombreux Am&#233;rindiens consid&#233;raient ce changement de politique comme une insulte et une indication que les Britanniques les consid&#233;raient comme un peuple conquis et non comme des alli&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amherst commen&#231;a &#233;galement &#224; r&#233;duire la quantit&#233; de munitions et de poudre &#224; canon que les marchands pouvaient vendre aux Am&#233;rindiens. Alors que les Fran&#231;ais avaient toujours rendu cet approvisionnent disponible, Amherst n'avait pas confiance dans les Am&#233;rindiens, en particulier apr&#232;s la &#171; r&#233;bellion cherokee &#187; de 1761 au cours de laquelle les Cherokees avaient pris les armes contre leurs anciens alli&#233;s britanniques. Le soul&#232;vement avait &#233;chou&#233; du fait d'une p&#233;nurie de poudre et Amherst consid&#233;rait que de futures r&#233;voltes pourraient &#234;tre &#233;vit&#233;es en limitant la distribution de poudre. Cette d&#233;cision fut tr&#232;s mal accueillie par les Am&#233;rindiens car la poudre &#224; canon rendait la chasse pour se nourrir et r&#233;cup&#233;rer des fourrures bien plus facile. De nombreux Am&#233;rindiens commenc&#232;rent &#224; croire que les Britanniques les d&#233;sarmaient en pr&#233;vision d'une attaque contre eux. William Johnson, le surintendant du d&#233;partement des Indiens, tenta en vain d'avertir Amherst du danger de mettre un terme aux fournitures de pr&#233;sents et de poudre &#224; canon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La terre fut &#233;galement une des causes de la guerre. Tandis que les colons fran&#231;ais avaient toujours &#233;t&#233; peu nombreux, le nombre de colons dans les colonies britanniques qui voulaient d&#233;fricher les terres et s'installer semblait sans limite. Les Shawnees et les Delawares de la Vall&#233;e de l'Ohio avaient &#233;t&#233; chass&#233;s par les colons britanniques et cela motiva leur participation au conflit. De l'autre c&#244;t&#233;, les Am&#233;rindiens des Grands Lacs et du Pays des Illinois n'avaient pas &#233;t&#233; fortement expos&#233;es aux implantations blanches m&#234;me s'ils connaissaient les exp&#233;riences des tribus de l'est. L'historien Gregory Dowd avance que la plupart des Am&#233;rindiens impliqu&#233;s dans la r&#233;volte de Pontiac n'&#233;taient pas imm&#233;diatement menac&#233;s par les colons blancs et que les historiens ont donc sur&#233;valu&#233; l'importance de l'expansion coloniale britannique dans les causes de la guerre. Dowd consid&#232;re que la pr&#233;sence, l'attitude et les pratiques de l'arm&#233;e britannique, que les Am&#233;rindiens consid&#233;raient comme mena&#231;antes et insultantes, furent des facteurs bien plus importants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les causes de la guerre figuraient &#233;galement un r&#233;veil religieux qui traversa les tribus am&#233;rindiennes au d&#233;but des ann&#233;es 1760. Le mouvement fut nourri par le m&#233;contentement contre les Britanniques, les p&#233;nuries de nourriture et les &#233;pid&#233;mies. Le personnage le plus influent &#233;tait Neolin, appel&#233; le &#171; proph&#232;te delaware &#187;, qui appela les Am&#233;rindiens &#224; rejeter le commerce des biens, des armes et de l'alcool avec les Blancs. M&#233;langeant des &#233;l&#233;ments chr&#233;tiens avec les traditions religieuses am&#233;rindiennes, Neolin d&#233;clara que le Ma&#238;tre de la Vie &#233;tait m&#233;content car les Am&#233;rindiens avaient pris les mauvaises habitudes des Blancs et que les Britanniques mena&#231;aient leur existence : &#171; Si vous tol&#233;rez les Anglais parmi vous, vous &#234;tes des hommes morts. La maladie, la variole et leur poison [alcool] vous d&#233;truiront compl&#232;tement &#187;. C'&#233;tait un message puissant pour un peuple dont le monde &#233;tait chang&#233; par des forces semblant hors de sa port&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Wikipedia&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Chronologie :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La &#034;guerre contre les Fran&#231;ais et les Indiens&#034; commence le 28 mai 1754, par les premi&#232;res escarmouches &#224; &#034;Fort Duquesne de la Sainte Vierge&#034; (emplacement actuel de Pittsburg) et &#224; &#034;Fort Necessity&#034; entre les soldats fran&#231;ais et les milices de Virginie command&#233;es par un jeune planteur de 22 ans nomm&#233; George Washington,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du 19 juin au 10 juillet 1754 se tient le Congr&#232;s d'Albany (ville de l'Etat de New-York), entre les repr&#233;sentants des colons anglais et les chefs iroquois, en vue d'aboutir &#224; un accord. Les d&#233;l&#233;gu&#233;s d&#233;clar&#232;rent que l'union des colonies am&#233;ricaines &#233;tait &#034;indispensable &#224; leur sauvegarde&#034;, ils adopt&#232;rent le &#034;Albany Plan of Union&#034; r&#233;dig&#233; par Benjamin Franklin, pr&#233;voyant qu'un pr&#233;sident, d&#233;sign&#233; par le roi, gouvernerait avec les d&#233;l&#233;gu&#233;s de chaque colonie. L'aspect financier de ce plan fut refus&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1755, de nombreuses escarmouches se d&#233;roulent le long de la vall&#233;e de l'Ohio, territoire revendiqu&#233; par la France. Les anglais &#233;chouent dans leur tentative de prise du &#034;Fort Niagara&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une s&#233;rie d'incidents entre les deux factions rivales, d&#233;coulera une v&#233;ritable guerre maritime entre les b&#226;timents fran&#231;ais et anglais, les uns venant renforcer ou ravitailler leurs colons, les autres les en emp&#234;chant en leur faisant la chasse et en instaurant le blocus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre d&#233;bute en mai 1763 lorsque les Am&#233;rindiens, offens&#233;s par les politiques du g&#233;n&#233;ral britannique Jeffery Amherst, attaqu&#232;rent plusieurs forts et implantations britanniques. Huit forts furent d&#233;truits et des centaines de colons furent tu&#233;s ou captur&#233;s tandis qu'un nombre plus important quitta la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 05 mai 1763, Pontiac appelle les nations am&#233;rindiennes Ouataouais, Hurons et Pot&#233;ouatamis &#224; la guerre contre les anglais, en assi&#233;geant les forts de l'int&#233;rieur d&#233;sormais occup&#233;s par les anglais. Les guerriers autochtones vont semer la terreur pendant cinq semaines avant de s'attaquer &#224; &#034;Fort D&#233;troit&#034; o&#249; ils &#233;choueront.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 juin 1763, r&#233;bellion de Pontiac : les Ojibw&#233;s s'emparent de Fort Michilimakinac. La r&#233;bellion de Pontiac, conspiration de Pontiac ou guerre de Pontiac opposa l'Empire britannique &#224; une conf&#233;d&#233;ration de tribus am&#233;rindiennes de la r&#233;gion des Grands Lacs, du Pays des Illinois et de la Vall&#233;e de l'Ohio entre 1763 et 1766. Le conflit fut caus&#233; par les politiques d&#233;savantageuses qu'imposaient les Britanniques apr&#232;s avoir battu les Fran&#231;ais durant la guerre de la Conqu&#234;te (1754-1760). Les guerriers de nombreuses tribus rejoignirent le soul&#232;vement indien dont le but &#233;tait de chasser les troupes et les colons britanniques de la r&#233;gion. La guerre est nomm&#233;e du nom du chef outaouais Pontiac, le plus pr&#233;&#233;minent des chefs am&#233;rindiens durant le conflit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juillet 1763 : Alors qu'un colonel pr&#233;pare une exp&#233;dition pour lui venir en aide, Amherst lui &#233;crit le 16 juillet : &#034;Ne serait-il pas possible d'envoyer la variole chez les tribus indiennes rebelles ? Nous devons utiliser tous les stratag&#232;mes possibles pour les vaincre &#187;. Le colonel est d'accord et lui r&#233;pond le 13 juillet : &#171; j'essaierai d'infecter ces salauds avec les couvertures qui pourraient tomber entre nos mains, mais en faisant attention &#224; ne pas attraper la maladie moi-m&#234;me &#187;. Ce &#224; quoi Amherst lui r&#233;pond : &#171; &#171; Vous ferez bien d'infecter les Indiens avec des couvertures, de m&#234;me que toute autre m&#233;thode qui permettrait d'extirper cette race ex&#233;crable &#187;. Mais cette &#171; strat&#233;gie &#187; avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; test&#233;e par des officiers assi&#233;g&#233;s de Fort Pitt de leur propre initiative. L'un d'eux avait offert aux repr&#233;sentants Delaware 2 couvertures et un foulard expos&#233;s &#224; la variole en esp&#233;rant transmettre la maladie aux am&#233;rindiens et les forcer &#224; lever le si&#232;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il est certain qu'on a remis des couvertures de varioliques aux Autochtones. &#187; &#233;crit Denis Del&#226;ge, historien sp&#233;cialiste des questions autochtones&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La variole s'est effectivement r&#233;pandue et elle a m&#234;me constitu&#233; un facteur majeur dans la &#171; d&#233;faite relative de Pontiac &#187;, qui n'a pas r&#233;ussi &#224; emp&#234;cher les troupes britanniques de s'installer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;31 juillet 1763 : victoire de Pontiac &#224; Bloody Run pr&#232;s de Detroit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5-6 ao&#251;t 1763 : d&#233;faite de Pontiac &#224; la bataille de Bushy Run, dans le Comt&#233; de Westmoreland (Pennsylvanie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14 septembre 1763 : bataille du Trou du Diable. Les Senecas battent les Britanniques &#224; Devil's Hole, pr&#232;s des chutes du Niagara.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14 d&#233;cembre 1763 : les &#171; Paxton Boys &#187; tuent six Indiens pacifiques &#224; Conestoga, en Pennsylvanie. Le 27, les quatorze survivants mis &#224; l'abri dans la prison de Lancaster sont massacr&#233;s &#224; leur tour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les exp&#233;ditions britanniques de 1764 entra&#238;n&#232;rent des n&#233;gociations de paix qui dur&#232;rent deux ans. Les Am&#233;rindiens furent incapables de chasser les Britanniques mais le soul&#232;vement poussa le gouvernement britannique &#224; modifier les politiques &#224; l'origine du conflit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17-20 octobre 1764 : trait&#233; de paix entre le colonel britannique Henri Bouquet et les Shawnee, les S&#233;n&#233;cas et les Lenapes. Bouquet exige le retour de tous les captifs britanniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;24 juillet 1766 : le chef des outaouais Pontiac signe la paix avec les Britanniques &#224; Oswego. Fin de la r&#233;bellion de Pontiac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5 novembre 1768 : les Iroquois c&#232;dent la vall&#233;e de l'Ohio aux colonies britanniques au trait&#233; de Fort Stanwix ou trait&#233; des six Nations (William Johnson).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20 avril 1769 : le chef des outaouais, Pontiac, alli&#233; des Fran&#231;ais, est assassin&#233; &#224; Cahokia. Il avait mobilis&#233; toutes les tribus de la r&#233;gion des Grands Lacs contre les Britanniques apr&#232;s la victoire de ces derniers sur les Fran&#231;ais scell&#233;e par le trait&#233; de Paris de 1763. Cette r&#233;volte for&#231;a le roi George III &#224; faire la proclamation royale de 1763, qui affirmait les droits illimit&#233;s des Indiens sur les terres qu'ils occupaient et interdisait toute nouvelle colonisation au-del&#224; des Appalaches, entra&#238;nant le m&#233;contentement des marchands et des sp&#233;culateurs am&#233;ricains. Pontiac fut assassin&#233; en 1769 par un Am&#233;rindien illinois &#224; la solde de marchands am&#233;ricains. L'assassinat de Pontiac marque le d&#233;but d'un mythe. Malgr&#233; l'&#233;chec de sa r&#233;bellion, il a inspir&#233; beaucoup d'Am&#233;rindiens dans leur r&#233;sistance &#224; la domination europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;22 d&#233;cembre 1769 : Daniel Boone est captur&#233; par les Shawnees lors d'une exp&#233;dition dans le Kentucky actuel. Il r&#233;ussit &#224; s'&#233;chapper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1774 : La guerre de Lord Dunmore. Au printemps 1774, des Shawnees tentent de se d&#233;barrasser des colons britanniques. 3 mai : en repr&#233;sailles, les colons tuent onze Mingos. Logan tue treize colons en Pennsylvanie. Lord John Murray Dunmore, gouverneur de Virginie, aide les colons de Pennsylvanie &#224; la r&#233;pression : sept villages Mingos sont d&#233;truits, un fort est construit &#224; Little Kanawha River. 10 octobre : bataille de Point Pleasant, les Britanniques battent les Shawnees. Le g&#233;n&#233;ral Amherst donne l'ordre de distribuer des couvertures infect&#233;es de variole. Plusieurs milliers d'Am&#233;rindiens Delaware sont contamin&#233;s et r&#233;pandent la &#171; petite v&#233;role &#187; &#224; d'autres nations indiennes. Dans ces circonstances la paix leur est impos&#233;e. Des miliciens de Virginie d&#233;truisent pendant les n&#233;gociations plusieurs villages Shwanees.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1778 : d&#233;but des &#171; guerres am&#233;rindiennes &#187;. Les guerres am&#233;rindiennes sont l'ensemble des guerres opposant les colons europ&#233;ens puis le gouvernement des &#201;tats-Unis aux peuples Nord-Am&#233;rindiens, de 1778 &#224; 1890. Bien qu'aucune guerre ne f&#251;t officiellement d&#233;clar&#233;e par le Congr&#232;s des &#201;tats-Unis, l'arm&#233;e fut constamment en guerre contre ces peuples &#224; partir de 1778. Elles se sont prolong&#233;es au XIXe si&#232;cle par des violences et de nombreux massacres de la part des deux camps. L'historien am&#233;ricain Howard Zinn rappelle que &#171; les gouvernements am&#233;ricains [ont] sign&#233; plus de quatre cents trait&#233;s avec les Am&#233;rindiens et les [ont] tous viol&#233;s, sans exception &#187;. L'ensemble des combats et massacres livr&#233;s entre les &#201;tats-Unis et les Indiens fait 19 000 victimes chez les blancs et environ 30 000 du c&#244;t&#233; des Indiens, hommes, femmes et enfants. Entre 9 et 11,5 millions &#224; la fin du XVe si&#232;cle, les Indiens d'Am&#233;rique du Nord ne sont plus que 250 000 en 1890. Cette h&#233;catombe d&#233;mographique sans &#233;quivalent dans l'histoire &#233;tant due essentiellement aux &#233;pid&#233;mies et aux famines, provoqu&#233;es notamment par les d&#233;portations et la chasse intensive du bison dont la population passe de 60 000 000 au d&#233;but du XVIe si&#232;cle &#224; 1 000 &#224; la fin du XIXe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.peuplesamerindiens.com/pages/guerres-et-masacres/1754-1763-revolte-de-pontiac.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire aussi&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Et maintenant ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Alors que l'histoire a reconnu le g&#233;n&#233;ral Amherst comme un criminel de guerre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Canada, de nombreux lieux ont &#233;t&#233; nomm&#233;s en l'honneur du g&#233;n&#233;ral :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	&#192; Montr&#233;al, en plus de la rue Amherst, dans le quartier Ville-Marie, il existe une rue du Square Amherst, en arri&#232;re du march&#233; Saint-Jacques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Les villes de Gatineau, Sherbrooke, Saint-Bruno-de-Montarville et Trois-Rivi&#232;res ont elles aussi des rues Amherst.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Il y a une municipalit&#233;, un canton et un village (Saint-R&#233;mi-d'Amherst) dans les Laurentides, ainsi qu'un lac dans Lanaudi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	En Nouvelle-&#201;cosse, on trouve la ville d'Amherst, pr&#232;s de la fronti&#232;re avec le Nouveau-Brunswick, ainsi que le parc provincial d'Amherst Shore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Il y a le site historique de Port-la-Joye&#8211;Fort Amherst, &#224; l'&#206;le-du-Prince-&#201;douard, et la ville d'Amherstburg, dans le sud de l'Ontario.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux &#201;tats-Unis, on trouve des villes appel&#233;es Amherst &#224; New York, au Massachusetts et au New Hampshire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant ? Eh bien, l'ethnocide se fait de mani&#232;re plus sophistiqu&#233;e !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article4182&#034;&gt;Voir ici l'ethnocide des Inuits par l'OMS (Organisation Mondiale de la Sant&#233;) !!!&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_13012 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/1649485-nom-actuel-rue-fait-reference.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/1649485-nom-actuel-rue-fait-reference-bcd34.jpg?1787709919' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_13011 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/fde9c3a3fd9dc4e4a8326b3657325cba-jpg_1200x630.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH263/fde9c3a3fd9dc4e4a8326b3657325cba-jpg_1200x630-3ee6c.jpg?1787709919' width='500' height='263' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_13010 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/rue-amherst-gatineau.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH281/rue-amherst-gatineau-d756f.jpg?1787709919' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_13009 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/image-6.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH320/image-6-64bd4.jpg?1787709919' width='500' height='320' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_13008 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/thumbnail.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH333/thumbnail-2c3a9.jpg?1787709919' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_13007 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/rue-amherst-pancarte.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/local/cache-vignettes/L500xH281/rue-amherst-pancarte-c2015.jpg?1787709919' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La chute de la civilisation Cuicuilco en 100 apr&#232;s J.-C. - La caida de la civilizaci&#243;n de Cuicuilco en 100 d. C</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5495</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5495</guid>
		<dc:date>2019-09-22T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Mexique</dc:subject>
		<dc:subject>Am&#233;rindiens</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La chute de la civilisation Cuicuilco en 100 apr&#232;s J.-C. - La caida de la civilizaci&#243;n de Cuicuilco en 100 d. C. &lt;br class='autobr' /&gt;
EN FRAN&#199;AIS &lt;br class='autobr' /&gt;
La civilisation de Cuicuilco (pr&#232;s de Mexico) est l'une des plus anciennes de m&#233;soam&#233;rique. C'est la principale de cette vall&#233;e vers 600 avant J.-C. et la premi&#232;re soci&#233;t&#233; urbaine de la r&#233;gion. Elle a chut&#233; en 200 avant notre &#232;re et s'est compl&#232;tement achev&#233;e en 100 apr&#232;s J.-C., disparaissant alors totalement. Le volcan de Xitle, certainement &#224; l'origine des (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique27" rel="directory"&gt;2eme chapitre : R&#233;volutions de la Pr&#233;histoire et de l'Antiquit&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot128" rel="tag"&gt;Mexique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot302" rel="tag"&gt;Am&#233;rindiens&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;div class='spip_document_13396 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/cuicuilco.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/cuicuilco.jpg' width=&#034;900&#034; height=&#034;600&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_13395 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/cat9.jpg' width=&#034;152&#034; height=&#034;199&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_document_13393 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/cat19-1.jpg' width=&#034;283&#034; height=&#034;339&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_13392 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/Huehueteotl.jpg' width=&#034;420&#034; height=&#034;535&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La chute de la civilisation Cuicuilco en 100 apr&#232;s J.-C. - La caida de la civilizaci&#243;n de Cuicuilco en 100 d. C.&lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;EN FRAN&#199;AIS&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La civilisation de Cuicuilco (pr&#232;s de Mexico) est l'une des plus anciennes de m&#233;soam&#233;rique. C'est la principale de cette vall&#233;e vers 600 avant J.-C. et la premi&#232;re soci&#233;t&#233; urbaine de la r&#233;gion. Elle a chut&#233; en 200 avant notre &#232;re et s'est compl&#232;tement achev&#233;e en 100 apr&#232;s J.-C., disparaissant alors totalement. Le volcan de Xitle, certainement &#224; l'origine des croyances des habitants, est aussi la cause premi&#232;re de la chute de l'agriculture r&#233;gionale et de la chute de la civilisation. Cependant, cela ne dit pas, comme pour toutes les soci&#233;t&#233;s disparues de m&#233;soam&#233;rique, que cette chute l'ait &#233;t&#233; li&#233;e aussi &#224; des troubles &#233;conomiques, sociaux et politiques. M&#234;me les catastrophes naturelles, volcaniques mais aussi climatiques, &#233;tant interpr&#233;t&#233;es comme un d&#233;saveu des classes dirigeantes th&#233;ocratiques, cela a pu servir de preuve que celles-ci n'avaient plus le soutien des dieux et que les populations opprim&#233;es et exploit&#233;es pouvaient les renverser. Contrairement aux guerres, les r&#233;volutions laissent peu de traces. On ne b&#226;tit pas des monuments en leur honneur, surtout quand ces r&#233;volutions m&#232;nent &#224; l'abandon de tout le syst&#232;me social, de tout le mode de production, de toute la soci&#233;t&#233; et m&#234;me &#224; l'abandon de la soci&#233;t&#233; urbaine. Personne n'&#233;crit sur ces r&#233;volutions. Elles ne laissent pas des t&#233;moins, &#224; part l'abandon de toute la soci&#233;t&#233; et des ruines que l'on mettra de longs si&#232;cles &#224; red&#233;couvrir. Bien s&#251;r, on pourrait se dire que le site, encombr&#233; par les effets du volcan, a pu se d&#233;placer un peu plus loin, maintenant en place exactement la m&#234;me soci&#233;t&#233;, les m&#234;mes m&#233;thodes d'exploitation agraire et d'urbanisation, les m&#234;mes croyances et la m&#234;me culture. Mais ce n'est pas le cas. Le volcan n'a pas, directement et physiquement, &#233;radiqu&#233; la soci&#233;t&#233; de Cuicuilco : ce n'est pas Pomp&#233;i ! Le volcan a frapp&#233; en 200 avant J.-C. et il en est r&#233;sult&#233; une chute &#233;conomique et civilisationnelle &#233;vidente, mais la soci&#233;t&#233; a finalement chut&#233; en 100 apr&#232;s J.-C. Le volcanisme est donc une source d'affaiblissement mais la chute finale est d'un autre ordre : une rupture sociale et politique li&#233;e &#224; un &#233;v&#233;nement brutal, une rupture de l'ordre impos&#233; par les classes poss&#233;dantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nul doute qu'&#224; son apog&#233;e, la soci&#233;t&#233; de Cuicuilco avait des classes poss&#233;dantes et des classes exploit&#233;es, des luttes de classes et un syst&#232;me d'oppression d&#233;velopp&#233;. Une telle soci&#233;t&#233; d&#233;veloppe un conservatisme organisationnel, de r&#233;pression et d'id&#233;ologie qui ne dispara&#238;t pas de lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La construction et le d&#233;veloppement d'une soci&#233;t&#233; humaine, de sa civilisation mais aussi de son mode de production, de son mode de vie, de ses conceptions, de ses classes sociales &#233;ventuellement, de ses relations politiques, de son id&#233;ologie, tout cela n'&#233;tant pas des ph&#233;nom&#232;nes simplement naturels, l'effondrement de tout cela ne peut pas &#234;tre consid&#233;r&#233; simplement comme un fait naturel, ni volcanique, ni climatologique, ni seulement reli&#233; &#224; des changements de la v&#233;g&#233;tation, des vents, etc. Ce sont des faits sociaux et politiques qui seuls peuvent permettre de comprendre de tels changements brutaux, de telles discontinuit&#233;s de la vie sociale et politique des peuples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, les habitants de Cuicuilco ont parfois &#233;t&#233; tu&#233; par l'&#233;ruption volcanique mais plut&#244;t rarement. Certains l'ont fui mais pas la plupart. Certains ont-ils &#233;t&#233; des migrants qui ont fond&#233; d'autres villes. Aucun h&#233;ritage clair de la soci&#233;t&#233; de Cuicuilco dans les soci&#233;t&#233;s suivantes ne le prouve, aucune continuit&#233; ni culturelle, ni cultuelle, ni sociale n'en t&#233;moigne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuicuilco pr&#233;c&#232;de &lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5238&#034;&gt;Teotihuac&#225;n&lt;/a&gt;, puis &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article5247&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Tula&lt;/a&gt; et enfin &lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5262&#034;&gt;Tenochtitlan&lt;/a&gt;, mais on ne peut pas &#233;tablir aucune continuit&#233; entre ces sites et ces soci&#233;t&#233;s qui ne sont pas dans une continuit&#233; les unes par rapport aux autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme Cuicuilco tr&#232;s probablement, les soci&#233;t&#233;s dont les capitales &#233;taient Teotihuac&#225;n, Tula et Tenochtitlan sont mortes de la guerre civile int&#233;rieure &#224; la soci&#233;t&#233; civile, une crise aig&#252;e caus&#233;e par les oppositions de classes au sein de la soci&#233;t&#233; d'exploitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#232;se de Gazzola, 2009, sur la chute de Teotihuac&#225;n est rapport&#233;e ainsi dans un texte qui suit : &#171; Nous soup&#231;onnons qu'entre 600 et 650 apr&#232;s J.-C., le manque de m&#233;canismes de r&#233;glementation efficaces faisant face &#224; une agitation sociale g&#233;n&#233;ralis&#233;e aurait &#233;t&#233; &#224; l'origine de l'exode et finalement de l'incendie dans les b&#226;timents publics et les temples, qui seraient progressivement devenus des ruines puis d&#233;mantel&#233;s. et pill&#233; de ses offrandes fondatrices, qui seraient utilis&#233;es pour accompagner les nouvelles migrations. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela fait seulement 87 ans qu'on &#233;tudie le site de Cuicuilco et il reste certainement bien des d&#233;couvertes majeures &#224; faire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous diffusons ici les th&#232;ses des sp&#233;cialistes sur la civilisation du site de Cuicuilco et sa chute. Les textes en fran&#231;ais et en espagnols s'intercalent en se suivant.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;EN ESPA&#209;OL&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La civilizaci&#243;n de Cuicuilco (cerca de la Ciudad de M&#233;xico) es una de las m&#225;s antiguas de Mesoam&#233;rica. Es el principal de este valle alrededor del a&#241;o 600 a. C. y la primera sociedad urbana de la regi&#243;n. Cay&#243; en 200 a. C. y se termin&#243; por completo en 100 d. C., y luego desapareci&#243; por completo. El volc&#225;n Xitle, ciertamente en el origen de las creencias de los habitantes, es tambi&#233;n la causa principal de la ca&#237;da de la agricultura regional y la ca&#237;da de la civilizaci&#243;n. Sin embargo, esto no significa, como para todas las sociedades extintas de Mesoam&#233;rica, que esta ca&#237;da tambi&#233;n estuvo vinculada a problemas econ&#243;micos, sociales y pol&#237;ticos. Incluso los desastres naturales, volc&#225;nicos pero tambi&#233;n clim&#225;ticos, que se interpretan como una desautorizaci&#243;n de las clases dominantes teocr&#225;ticas, podr&#237;an servir como prueba de que ya no ten&#237;an el apoyo de los dioses y que las poblaciones oprimidas y explotadas pod&#237;an derrocarlos. A diferencia de las guerras, las revoluciones dejan pocas huellas. Los monumentos no se construyen en su honor, especialmente cuando estas revoluciones conducen al abandono de todo el sistema social, de todo el modo de producci&#243;n, de toda la sociedad e incluso del abandono de la sociedad urbana. Nadie escribe sobre estas revoluciones. No dejan testigos, aparte del abandono de toda la sociedad y las ruinas que tardar&#225;n siglos en redescubrirse. Por supuesto, se podr&#237;a decir que el sitio, afectado por los efectos del volc&#225;n, podr&#237;a avanzar un poco m&#225;s, ahora en el lugar exactamente la misma sociedad, los mismos m&#233;todos de explotaci&#243;n agr&#237;cola y urbanizaci&#243;n, las mismas creencias. y la misma cultura. Pero no es el caso. El volc&#225;n no ha, directamente y f&#237;sicamente, erradicado la sociedad de Cuicuilco : &#161;no es Pompeya ! El volc&#225;n golpe&#243; en el 200 a. C. y esto result&#243; en una evidente ca&#237;da econ&#243;mica y civilizatoria, pero la sociedad finalmente cay&#243; en el 100 d. C. As&#237; que el vulcanismo es una fuente de debilitamiento, pero la ca&#237;da La final es de otro orden : una ruptura social y pol&#237;tica vinculada a un evento brutal, una ruptura del orden impuesto por las clases poseedoras.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;No hay duda de que en su apogeo, la sociedad Cuicuilco ten&#237;a clases ricas y clases explotadas, luchas de clases y un sistema de opresi&#243;n desarrollado. Tal sociedad desarrolla conservadurismo organizacional, represi&#243;n e ideolog&#237;a que no desaparece por s&#237; sola.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La construcci&#243;n y el desarrollo de una sociedad humana, de su civilizaci&#243;n pero tambi&#233;n de su modo de producci&#243;n, su forma de vida, sus concepciones, sus posibles clases sociales, sus relaciones pol&#237;ticas, su ideolog&#237;a, todo esto. Al no ser simplemente fen&#243;menos naturales, el colapso de todo esto no puede considerarse simplemente como un hecho natural, ni volc&#225;nico ni climatol&#243;gico, ni solo relacionado con cambios en la vegetaci&#243;n, vientos, etc. Estos son hechos sociales y pol&#237;ticos que por s&#237; solos pueden permitir comprender cambios tan brutales, tales discontinuidades en la vida social y pol&#237;tica de los pueblos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ciertamente, los habitantes de Cuicuilco a veces han sido asesinados por la erupci&#243;n volc&#225;nica, pero rara vez. Algunos huyeron pero no la mayor&#237;a. Algunos de ellos eran migrantes que fundaron otras ciudades. Ning&#250;n legado claro de la sociedad de Cuicuilco en las siguientes sociedades lo demuestra, no hay continuidad ni evidencia cultural, cultural o social de ello.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuicuilco precede a &lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5238&#034;&gt;Teotihuac&#225;n&lt;/a&gt;, luego &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article5247&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Tula&lt;/a&gt; y finalmente &lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5262&#034;&gt;Tenochtitlan&lt;/a&gt;, pero no podemos establecer ninguna continuidad entre estos sitios y estas empresas que no est&#233;n en continuidad entre s&#237;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Como Cuicuilco muy probablemente, las compa&#241;&#237;as cuyas capitales fueron Teotihuac&#225;n, Tula y Tenochtitl&#225;n murieron a causa de la guerra civil civil dentro de la sociedad civil, una crisis aguda causada por oposiciones de clase dentro de la sociedad explotadora.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tesis de Gazzola, 2009, sobre la ca&#237;da de Teotihuacan se informa en un texto que sigue : &#034;Sospechamos que entre 600 y 650 DC, la falta de mecanismos reguladores efectivos que enfrentan los disturbios sociales El resultado fue un &#233;xodo generalizado y finalmente un incendio en edificios p&#250;blicos y templos, que gradualmente se convertir&#237;an en ruinas y luego se desmantelar&#237;an. y saqueado de sus ofertas fundacionales, que se utilizar&#237;an para acompa&#241;ar nuevas migraciones. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Solo han pasado 87 a&#241;os desde que estudiamos el sitio de Cuicuilco y ciertamente hay muchos descubrimientos importantes por hacer ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publicamos aqu&#237; las tesis de los especialistas sobre la civilizaci&#243;n del sitio de Cuicuilco y su ca&#237;da. Los textos en franc&#233;s y espa&#241;ol se interponen sigui&#233;ndose.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;IN ENGLISH&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;The civilization of Cuicuilco (near Mexico City) is one of the oldest of Mesoamerica. It is the main one of this valley around 600 BC and the first urban society of the region. It dropped in 200 BC and was fully completed in 100 AD, then disappearing completely. The Xitle volcano, certainly at the origin of the beliefs of the inhabitants, is also the primary cause of the fall of regional agriculture and the fall of civilization. However, this does not mean, as for all the extinct societies of Mesoamerica, that this fall was also linked to economic, social and political troubles. Even natural disasters, volcanic but also climatic, being interpreted as a disavowal of the theocratic ruling classes, this could serve as proof that they no longer had the support of the gods and that the oppressed and exploited populations could overthrow them. Unlike wars, revolutions leave few traces. Monuments are not built in their honor, especially when these revolutions lead to the abandonment of the entire social system, of the whole mode of production, of the whole of society, and even to the abandonment of urban society. Nobody writes about these revolutions. They do not leave witnesses, apart from the abandonment of all society and the ruins that will take centuries to rediscover. Of course, one could say that the site, encumbered by the effects of the volcano, could move a little further, now in place exactly the same society, the same methods of agricultural exploitation and urbanization, the same beliefs and the same culture. But this is not the case. The volcano has not, directly and physically, eradicated the society of Cuicuilco : it is not Pompeii ! The volcano struck in 200 BC and this resulted in an obvious economic and civilizational fall, but the society eventually fell in 100 AD So volcanism is a source of weakening but the fall Final is of another order : a social and political rupture linked to a brutal event, a rupture of the order imposed by the possessing classes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;There is no doubt that at its height, the Cuicuilco society had wealthy classes and exploited classes, class struggles and a system of oppression developed. Such a society develops organizational conservatism, repression and ideology that does not disappear on its own.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The construction and development of a human society, of its civilization but also of its mode of production, its way of life, its conceptions, its possible social classes, its political relations, its ideology, all this Being not simply natural phenomena, the collapse of all this can not be considered simply as a natural fact, neither volcanic nor climatological, nor only connected with changes in vegetation, winds, etc. These are social and political facts that alone can make it possible to understand such brutal changes, such discontinuities in the social and political life of peoples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certainly, the inhabitants of Cuicuilco have sometimes been killed by the volcanic eruption but rather rarely. Some fled but not most. Some of them were migrants who founded other cities. No clear legacy of Cuicuilco society in the following societies proves it, no continuity or cultural, cultural or social evidence of it.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuicuilco precedes &lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5238&#034;&gt;Teotihuac&#225;n&lt;/a&gt;, then &lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article5247&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Tula&lt;/a&gt; and finally &lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5262&#034;&gt;Tenochtitlan&lt;/a&gt;, but we can not establish any continuity between these sites and these companies that are not in continuity with each other.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Like Cuicuilco most likely, the companies whose capitals were Teotihuac&#225;n, Tula and Tenochtitlan died from the civil civil war inside civil society, an acute crisis caused by class oppositions within the exploitative society.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gazzola's thesis, 2009, on the fall of Teotihuacan is thus reported in a text that follows : &#034;We suspect that between 600 and 650 AD, the lack of effective regulatory mechanisms facing social unrest The result was a widespread exodus and finally a fire in public buildings and temples, which would have gradually become ruins and then dismantled and looted from its founding offerings, which would be used to accompany new migrations. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It's only been 87 years since we studied the Cuicuilco site and there are certainly many major discoveries to be made ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;We publish here the theses of the specialists on the civilization of the site of Cuicuilco and its fall. The texts in French and Spanish are interposed by following each other.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.laiesken.net/arqueologia/pdf/2019/AI4201.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Read in english&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.laiesken.net/arqueologia/archivo/2016/30/4_en&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Read also&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;EN FRAN&#199;AIS&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Selon Zelia Nuttall, &#171; Cuicuilco &#187; signifie : &#171; Lieu de chant et de danse &#187;. Dans le bassin du Mexique, &#224; partir de 700 avant J.- C., certains &#233;tablissements humains ont commenc&#233; &#224; &#233;merger qui ressemblaient &#224; des villages ruraux, comme Zacatenco, Xico, Papalotla, Chalco, Ticom&#225;n, Atoto, Tetelpan, etc. C'est &#224; cette &#233;poque que naissent les premiers centres c&#233;r&#233;moniels, tels que El Cerro del Tepalcate, Tlapacoya, Ecatepec, Chimalhuac&#225;n et bien s&#251;r Cuicuilco, dont nous discutons dans cette section.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi commen&#231;a le d&#233;veloppement culturel dans la vall&#233;e du Mexique. La population a commenc&#233; &#224; se regrouper autour de ces centres, constituant la base de leur &#233;conomie, de l'agriculture, de la p&#234;che, de la chasse et de la cueillette. &#192; Cuicuilco, les bases des plateformes ont &#233;t&#233; construites avec des corps en escalier bas en terre. Par la suite, ils ont &#233;t&#233; construits avec un rev&#234;tement en pierre volcanique et des cr&#234;tes de rivi&#232;re, &#224; la fois pour les plantes circulaires et rectangulaires sur lesquelles des temples ont &#233;t&#233; construits, faisant partie des premiers &#224; appara&#238;tre. Par la suite, les superpositions de plates-formes rectangulaires et circulaires ont commenc&#233;, cr&#233;ant des escaliers et des rampes pour gravir le temple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; l'an 800 avant J.-C., Cuicuilco montre une croissance en taille et en population ; 500 ans plus tard, il s'agira probablement du plus grand centre de la vall&#233;e du Mexique. &#192; partir de l'an 200 avant J.-C., la chute du site commence et, en l'an 100 apr&#232;s J.-C., commence sa disparition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Bien que, &#224; l'&#233;poque, il &#233;tait entour&#233; de terres agricoles productives, Cuicuilco se trouve d&#232;s lors dans un environnement d&#233;favorable, form&#233; par le manteau de lave irr&#233;gulier qui l'a recouvert pendant l'&#233;ruption du volcan Xitle. Cet &#233;v&#233;nement devait acc&#233;l&#233;rer l'abandon du site, vers le IIe si&#232;cle avant J.-C., depuis que les laves en flammes ont enseveli la plupart de ses monuments, dont seul le grand sous-sol circulaire a &#233;t&#233; soumis &#224; une exploration &#224; grande &#233;chelle. &#192; proximit&#233; de la zone arch&#233;ologique, il existe d'autres structures plus petites, bien que leurs caract&#233;ristiques indiquent qu'elles datent d'une &#233;poque diff&#233;rente de celle de la splendeur de Cuicuilco ; certaines d'entre elles ont &#233;t&#233; excav&#233;es et restaur&#233;es lors des travaux de construction du village olympique, en 1968, situ&#233;s en face du site.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; Cuicuilco qu'appara&#238;t l'une des premi&#232;res repr&#233;sentations de Huehuet&#233;otl (ancien dieu du feu), repr&#233;sent&#233; comme un vieil homme bossu portant un brasier pour se br&#251;ler le dos. &#192; cet endroit, des enterrements radiaux ont &#233;t&#233; trouv&#233;s, c'est-&#224;-dire l'avant du sous-sol circulaire avec des offrandes d'articles personnels et de nourriture. La sculpture trouv&#233;e sur le site est l'une des plus anciennes repr&#233;sentations connues de ce dieu ancien, recroquevill&#233; et assis, qui porte un &#233;norme brasier sur la t&#234;te. Il n'est pas surprenant que la divinit&#233; repr&#233;sente, d'une certaine mani&#232;re, le volcan dont le crat&#232;re jette le feu comme un brasier qui l'appuie, Cuicuilco ayant d&#251; vivre l'activit&#233; volcanique, avec toutes ses cons&#233;quences (tremblements, cendres, lave), d'un petit volcan situ&#233; au sud de Mexico, le Xitle. L'&#233;ruption de ce volcan a pris fin avec la colonisation de Cuicuilco, ses habitants devant &#233;migrer vers d'autres lieux tels que Teotihuac&#225;n o&#249; nous retrouvons la figure de Huehuet&#233;otl en pierre et avec les m&#234;mes &#233;l&#233;ments qui la caract&#233;risent. Un fait important est que ce dieu habite le centre de l'univers et que l'un de ses symboles est la figure cruciforme avec ses quatre c&#244;t&#233;s, qui symbolisent les quatre parties ou directions de l'univers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La zone arch&#233;ologique de Cuicuilco, au sud de la ville de Mexico, se distingue par son premier grand sous-sol en pierre connu en M&#233;so-Am&#233;rique. Il s'agit d'une construction ronde d'environ 17 m de hauteur et de plus de 100 m de diam&#232;tre, qui a &#233;t&#233; escalad&#233;e au moyen d'une rampe construite &#224; l'ouest de la ville. La hauteur du site est possible de placer environ 600 avant J-C., p&#233;riode au cours de laquelle il s'agissait de la plus importante colonie de la vall&#233;e du Mexique, et il est vraisemblable que c'&#233;tait aussi le premier endroit &#224; certaines caract&#233;ristiques urbaines de la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jeu de balle faisait partie des rituels compliqu&#233;s qui souillaient la vie religieuse des peuples pr&#233;hispaniques. Tradition ancestrale, le jeu de balle est l'une des nombreuses caract&#233;ristiques culturelles qui ont permis &#224; Paul Kirchhoff d'unifier le vaste territoire qui s'&#233;tend du centre de la R&#233;publique mexicaine &#224; l'Am&#233;rique centrale, sous le m&#234;me terme : M&#233;so-Am&#233;rique. M&#234;me des terrains de jeu de balle ont &#233;t&#233; trouv&#233;s dans le sud des &#201;tats-Unis, d&#233;montrant que le jeu d&#233;passait les fronti&#232;res culturelles de l'Am&#233;rique centrale. Le tlachtli, comme on l'appelle dans la langue nahuatl, n'&#233;tait pas pratiqu&#233; comme un simple sport.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Elle transcendait sur un plan presque mythique, dans lequel le jeu lui-m&#234;me &#233;tait la repr&#233;sentation th&#233;&#226;trale d'une grande guerre cosmique entre pouvoirs de jour et de nuit, plong&#233;s dans la double conception pr&#233;hispanique de la lutte des contraires. La repr&#233;sentation du joueur qui tient une balle dans la main de Cuicuilco nous parle de l'antiquit&#233; de cette activit&#233; rituelle, c'est-&#224;-dire qu'il s'agit d'une petite sculpture r&#233;alis&#233;e il y a environ 700 ans. La bouche est entrouverte et ses grands yeux sont simul&#233;s par des lignes incis&#233;es caract&#233;ristiques de l'&#232;re pr&#233;classique. Les cheveux et la coiffe sont marqu&#233;s au moyen de la technique du pastillage, c'est-&#224;-dire qu'il s'agit d'applications de la m&#234;me boue ; la m&#234;me chose que la ceinture ou le protecteur caract&#233;ristique des joueurs de la balle et de la balle elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La naissance du jeu de balle remonte beaucoup plus loin, entre 1500 et 1000 ans avant J.-C., pendant le d&#233;veloppement de la civilisation olm&#232;que de La Venta, au sein de la p&#233;riode pr&#233;classique ; culture n&#233;e dans les for&#234;ts sauvages, qui fournissait le latex pour fabriquer les balles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pyramide de Cuicuilco est un sous-sol circulaire de 20 m&#232;tres de haut avec quatre c&#244;nes tronqu&#233;s en gradins de diff&#233;rentes hauteurs. Sa base mesure 135 m&#232;tres de diam&#232;tre. Il a une rampe du c&#244;t&#233; ouest et un escalier du c&#244;t&#233; oppos&#233;. Sur le dernier corps de la plateforme, se trouvait le temple circulaire et &#224; l'int&#233;rieur se trouvaient deux autels de boue. Par la suite, un quatri&#232;me corps tr&#232;s bas a &#233;t&#233; construit, le premier temple a &#233;t&#233; d&#233;truit et un nouveau temple a &#233;t&#233; construit. &#192; l'int&#233;rieur, deux autels ovales reposant sur des pierres de rivi&#232;re ont &#233;t&#233; plac&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fouilles arch&#233;ologiques montrent que les constructeurs de Cuicuilco ont profit&#233; de la topographie du lieu, puisque le centre a commenc&#233; dans la partie ouest, relativement plate. L&#224;, ils ont construit une base de boue et des pi&#232;ces rudimentaires. Plus tard, avec l'augmentation de la population, ils ont profit&#233; de la partie est o&#249; se trouvait une colline de faible &#233;l&#233;vation, &#224; c&#244;t&#233; desquels ils ont fix&#233; le sous-sol circulaire d&#233;crit ci-dessus, de sorte que la rampe &#233;tait plus haute que l'escalier au niveau du sol. Cette base reposait &#224; son tour sur une plate-forme remplie artificiellement sur laquelle se trouvaient plusieurs autels. Des fouilles ont permis de conclure que la population s'est initialement install&#233;e dans la partie ouest.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;EN ESPA&#209;OL&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Seg&#250;n Zelia Nuttall, Cuicuilco significa : Lugar donde se hacen cantos y danzas. En la cuenca de M&#233;xico, a partir del a&#241;o 700 a. de C. Comenzaron a surgir algunos asentamientos humanos que se asemejaban a aldeas rurales, entre ellos Zacatenco, Xico, Papalotla, Chalco, Ticom&#225;n, Atoto, Tetelpan, etc. Es en este periodo cuando surgen los primeros centros ceremoniales como El Cerro del tepalcate, Tlapacoya, Ecatepec, Chimalhuac&#225;n y por supuesto Cuicuilco, lugar del que nos ocupamos en esta secci&#243;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As&#237; comenz&#243; el desarrollo cultural en el Valle de M&#233;xico. La poblaci&#243;n comenz&#243; a agruparse alrededor de estos centros, siendo la base de su econom&#237;a, la agricultura, la pesca, la caza y la recolecci&#243;n. En Cuicuilco se levantaron basamentos con bajos cuerpos escalonados hechos a base de barro. Posteriormente se edificaron con revestimiento de piedra volc&#225;nica y cantos de r&#237;o, tanto para los de planta circular como rectangular sobre la cual se constru&#237;an los templos, siendo de los primeros en aparecer. Posteriormente comenzaron las superposiciones de plataformas rectangulares y circulares, creando escalinatas y rampas para poder subir al templo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Hacia el a&#241;o 800 a. C., Cuicuilco presenta un crecimiento en tama&#241;o y poblaci&#243;n, 500 a&#241;os m&#225;s tarde, es probable que fuera el centro m&#225;s grande en el Valle de M&#233;xico. A partir del a&#241;o 200 a. de C. Comienza la ca&#237;da del sitio y para el a&#241;o 100 inicia su desaparici&#243;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Si bien en su momento se encontraba rodeada por productivas tierras agr&#237;colas, Cuicuilco hoy se ubica en un medio poco propicio, formado por el irregular manto de lava que la cubri&#243; durante la erupci&#243;n del volc&#225;n Xitle. Este evento debi&#243; acelerar el abandono del sitio, hacia el siglo II a. C., ya que las candentes lavas sepultaron la mayor&#237;a de sus monumentos, de los cuales s&#243;lo el gran basamento circular ha sido objeto de exploraciones a gran escala. En las cercan&#237;as de la zona arqueol&#243;gica, existen otras estructuras de menor tama&#241;o, aunque sus caracter&#237;sticas indican que son de una &#233;poca distinta a la del esplendor de Cuicuilco ; algunas de ellas fueron excavadas y restauradas durante los trabajos de construcci&#243;n de la Villa Ol&#237;mpica, en 1968, situada frente al sitio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fue en Cuicuilco donde aparece una de las primeras representaciones de Huehuet&#233;otl (dios viejo del fuego), el cual era representado como un anciano jorobado que llevaba un brasero para el fuego sobre la espalda. En este lugar se han encontrado entierros radiales, es decir, el frente del basamento circular con ofrendas de objetos personales y alimentos. La escultura encontrada en el sitio es una de las representaciones m&#225;s antiguas que se conocen de este dios anciano, encorvado y sedente que lleva un enorme brasero sobre la cabeza. No es de extra&#241;ar que la deidad represente, en cierta forma, el volc&#225;n cuyo cr&#225;ter arroja fuego a manera del brasero que porta encima de &#233;l, ya que Cuicuilco debi&#243; de vivir la actividad volc&#225;nica, con todas sus consecuencias (temblores, cenizas, lava), de un peque&#241;o volc&#225;n que se encuentra el sur de la Ciudad de M&#233;xico, el Xitle. La erupci&#243;n de este volc&#225;n acab&#243; con el asentamiento de Cuicuilco, teniendo sus pobladores que emigrar a otros lugares como Teotihuac&#225;n en donde nuevamente vemos la figura de Huehuet&#233;otl hecho en piedra y con los mismos elementos que le son caracter&#237;sticos. Un dato importante es que este dios habita el centro del universo y uno de sus s&#237;mbolos es la figura cruciforme con sus cuatro lados, que simbolizan las cuatro partes o rumbos del universo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La zona arqueol&#243;gica de Cuicuilco, al sur de la ciudad de M&#233;xico, sobresale por contar con el primer basamento de piedra de grandes dimensiones conocido en Mesoam&#233;rica. Esta es una construcci&#243;n redonda de aproximadamente 17 m de altura y m&#225;s de 100 m de di&#225;metro, a la que se sub&#237;a por medio de una rampa, construida en su costado oeste. El apogeo del sitio es posible situarlo alrededor del a&#241;o 600 a. C., periodo en el que fue el asentamiento m&#225;s importante del Valle de M&#233;xico, y es plausible que tambi&#233;n fuera el primer lugar con ciertas caracter&#237;sticas urbanas en esta regi&#243;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; El juego de pelota form&#243; parte de los complicados rituales que ti&#241;eron la vida religiosa de los pueblos prehisp&#225;nicos. De tradici&#243;n ancestral, el Juego de Pelota es uno de los muchos rasgos culturales que permitieron a Paul Kirchhoff unificar el vasto territorio que abarca desde el centro de la Rep&#250;blica Mexicana hasta Centroam&#233;rica, bajo un mismo t&#233;rmino : Mesoam&#233;rica. Inclusive se han encontrado canchas de Juego de Pelota en el sur de Estados Unidos, lo que demuestra que el juego rebas&#243; las fronteras culturales de la Am&#233;rica media. El tlachtli, como se le conoce en lengua n&#225;huatl, no era practicado como un mero deporte. &lt;br class='autobr' /&gt; Trascendi&#243; a un plano casi m&#237;tico, en el que el juego mismo era la representaci&#243;n teatral de una gran guerra c&#243;smica entre los poderes nocturnos y diurnos, inmersa en la concepci&#243;n dual prehisp&#225;nica de la lucha de los contrarios, los opuestos. Sobre la antig&#252;edad de esta actividad ritual nos habla la representaci&#243;n del jugador que lleva una pelota en la mano proveniente de Cuicuilco, es decir, hablamos de una peque&#241;a escultura manufacturada en un periodo de hace 700 a&#241;os, aproximadamente. La boca est&#225; entreabierta y sus grandes ojos son simulados por l&#237;neas incisas caracter&#237;sticas de la &#233;poca precl&#225;sica. Por medio de la t&#233;cnica del pastillaje se marca la cabellera y el tocado, es decir, son aplicaciones del mismo barro ; lo mismo que el cintur&#243;n o protector caracter&#237;stico de los jugadores de pelota y la pelota misma.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El nacimiento del Juego de Pelota se remonta mucho m&#225;s atr&#225;s, entre 1,500 a 1,000 a&#241;os a. C., durante el desarrollo de la civilizaci&#243;n olmeca de La Venta, en el Precl&#225;sico Interior ; cultura nacida entre selvas huleras, que prove&#237;an el l&#225;tex para manufacturar las pelotas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La llamada Pir&#225;mide de Cuicuilco es un basamento de planta circular de 20 metros de altura con cuatro conos truncados escalonados de diferentes alturas. Su base mide 135 metros de di&#225;metro. Tiene una rampa en su costado occidental y una escalinata del lado opuesto. Sobre el &#250;ltimo cuerpo estaba el templo circular y en su interior hab&#237;a dos altares de lodo. Posteriormente se edific&#243; un cuarto cuerpo muy bajo, se destruy&#243; el primer templo y se construy&#243; otro nuevo. En su interior se colocaron dos altares ovalados bas&#225;ndose en piedras de r&#237;o.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Las investigaciones arqueol&#243;gicas muestras que los constructores de Cuicuilco aprovecharon la topograf&#237;a del lugar, ya que el centro comenz&#243; en la parte occidental, que era relativamente plana. Ah&#237; levantaron un basamento de lodo y algunos cuartos rudimentarios. ;m&#225;s tarde, con el aumento de la poblaci&#243;n aprovecharon la parte oriental donde hab&#237;a una loma de poca elevaci&#243;n, junto a ella adosaron el basamento circular anteriormente descrito, por lo cual la rampa quedaba a una mayor altura que la escalinata a nivel del terreno. Este basamento descansaba a su vez sobre una plataforma rellena artificialmente en la cual hab&#237;a varios altares. Por excavaciones realizadas, se ha llegado a la conclusi&#243;n de que el lado occidental fue donde se asent&#243; inicialmente la poblaci&#243;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://sites.google.com/site/historiadelartemexicano/cuicuilco&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;EN FRAN&#199;AIS&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cuicuilco est un site arch&#233;ologique situ&#233; sous la lave basaltique du volcan Xitle et dont nous ne connaissons que quelques-uns de ses vestiges. Il a &#233;t&#233; vu comme faisant partie d'une s&#233;quence culturelle unilin&#233;ale allant de Tlatilco &#224; Cuicuilco, Teotihuacan, Tula et enfin Tenochtitlan. Cuicuilco a &#233;t&#233; consid&#233;r&#233; comme le plus ancien exemple de d&#233;veloppement urbain, qui s'est arr&#234;t&#233; en raison d'une &#233;ruption volcanique. L'analyse d'informations g&#233;ologiques et arch&#233;ologiques permet d'&#233;tudier les aspects d'une agglom&#233;ration pr&#233;sentant des caract&#233;ristiques particuli&#232;res, diff&#233;rente de celle de Teotihuacan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuicuilco est un site arch&#233;ologique tr&#232;s peu connu, recouvert sur la majeure partie de sa surface par les coul&#233;es de lave basaltique associ&#233;es au volcan Xitle, qui a form&#233; le San Angel ou Tlalpan Pedregal. Avant les premi&#232;res fouilles arch&#233;ologiques de Byron Cummings, entre 1922 et 1925, au d&#233;but du XXe si&#232;cle, la partie sup&#233;rieure de la pyramide principale entour&#233;e de lave, connue &#224; l'&#233;poque sous le nom de &#171; sanctuaire de Tlalpan &#187; &#8221;, Sur lequel son origine naturelle ou humaine a &#233;t&#233; discut&#233;e. De plus, &#224; environ 500 m au sud-ouest, la pyramide Pe&#241;a Pobre se trouve, &#224; proximit&#233; d'une coul&#233;e de lave et dans la m&#234;me direction sud-ouest, &#224; 1 km, de la pyramide de Tenantongo, &#233;galement d&#233;pourvue de lave. Les deux pyramides sont plus petites que la principale, appel&#233;e Cuicuilco A ; Enfin, &#224; 450 m&#232;tres au sud-ouest se trouve la zone appel&#233;e Cuicuilco B, qui comprend une autre pyramide partiellement recouverte de lave, des plates-formes r&#233;sidentielles dispos&#233;es en grille, des restes de murs, des excavations coniques tronqu&#233;es, des s&#233;pultures, des mat&#233;riaux c&#233;ramiques, des m&#233;tates, obsidienne et silex.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le Pedregal, des vestiges arch&#233;ologiques ont &#233;t&#233; d&#233;couverts dans plusieurs carri&#232;res de blocs de basalte, notamment &#224; San &#193;ngel, Coyoac&#225;n, Tlalpan, Chimalistac, Tizap&#225;n, Copilco et Santa &#218;rsula ; &#192; cet &#233;gard, la Direction des &#233;tudes arch&#233;ologiques et ethnographiques a entrepris en 1917 une s&#233;rie d'explorations syst&#233;matiques des vestiges arch&#233;ologiques du Pedregal (Beyer, 1918). Plusieurs g&#233;ologues, arch&#233;ologues et sp&#233;cialistes de la fin du XIXe et du d&#233;but du XXe si&#232;cles, tels Ernest Wittich, Hermann Beyer, Ezequiel Ord&#243;&#241;ez, Mariano B&#225;rcena et Alfonso Herrera, entre autres, ont men&#233; des &#233;tudes sur le Xitle et le Pedregal de San &#193;ngel et ont enregistr&#233; la stratigraphie sous la lave en plusieurs points, en relation directe avec la pr&#233;sence de l'homme de l'&#233;poque -Pedregalense, Pedregalense et Pos-Pedregalense ; diff&#233;rents arch&#233;ologues les ont &#233;galement appel&#233;s &#034;Olmecs&#034;, culture de la montagne ou des collines, horizon archa&#239;que et culture ant&#233;rieure &#224; Teotihuacan. L'&#233;tude d&#233;taill&#233;e de la s&#233;quence &#233;ruptive du Xitle et de sa zone d'implication est essentielle pour comprendre le paysage et la topographie occup&#233;s par les &#233;tablissements humains du Pr&#233;-Pedregalense et leurs cons&#233;quences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;ruption du Xitle&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mat&#233;riaux volcaniques associ&#233;s &#224; l'&#233;ruption du Xitle ont quitt&#233; le flanc nord de la montagne d'Ajusco et sont descendus de 3 150 &#224; 2 250 m&#232;tres d'altitude ; Des fleuves de lave liquide incandescente, entre 500 et 800, ont rempli une d&#233;pression entre Tlalpan, Coyoac&#225;n, San &#193;ngel et Tizap&#225;n, couvrant une zone globale de malpas de plus de 70 km&#178;, d&#233;finie &#224; ce moment-l&#224; comme la plus r&#233;cente &#233;ruption du Le bassin de Mexico (nous savons aujourd'hui qu'une &#233;ruption ult&#233;rieure a &#233;t&#233; celle de Cerro Pelado, situ&#233;e &#224; 10 km au sud de Xitle). Ernest Wittich, dans une &#233;tude magnifique et d&#233;taill&#233;e de la g&#233;ologie du Pedregal, a d&#233;clar&#233; : &#171; C'est une conviction g&#233;n&#233;rale que cet immense courant volcanique tire son origine du crat&#232;re d'un volcan appel&#233;&#171; Xitle &#187; (qui signifie le nombril), mais c'est comme &#231;a ; ce crat&#232;re est rond et absolument intact et ne vomit jamais un ruisseau de lave mais uniquement des tufs et des cendres volcaniques. Le magma des &#233;boulis s'est fray&#233; un chemin entre les Xitle et les Ajusco, par une ou plusieurs fissures &#187; (Wittich, 1919, p. 101). Cette affirmation int&#233;ressante n&#233;cessite actuellement des &#233;tudes d&#233;taill&#233;es. Des fragments de lave, des roches et des bombes volcaniques ont &#233;t&#233; dispers&#233;s autour du crat&#232;re du Xitle ; En outre, diverses &#233;manations de lave pumitique &#224; forte teneur en v&#233;sicules &#224; gaz (tezontle) et en cendres, qui sont les mat&#233;riaux les plus nobles, ont &#233;t&#233; dispers&#233;es dans l'atmosph&#232;re et transport&#233;es principalement par les vents dominants du sud-ouest-nord-ouest. D&#233;j&#224; dans la plaine, la lave recouvrait les lomer&#237;os et entourait les collines pr&#233;existantes d'and&#233;site, telles que Zacayuca et Zacatepec. Dans les coupes des carri&#232;res &#224; plusieurs endroits du Pedregal, il a &#233;t&#233; enregistr&#233; qu'avant l'expulsion des coul&#233;es de lave, une forte &#233;ruption de tufs et de cendres se produisait, probablement projet&#233;e par le crat&#232;re du Xitle. Les pluies de cendres &#233;taient abondantes et les d&#233;p&#244;ts de tuffeau occupaient plusieurs endroits dans le bassin du Mexique ; il est possible que des personnes et des animaux soient morts &#224; la suite de ces &#233;ruptions, car des restes de squelettes humains et animaux ont &#233;t&#233; rapport&#233;s dans la couche de cendres recouverte de lave. Les coupes stratigraphiques des carri&#232;res ont &#233;t&#233; enregistr&#233;es en plusieurs points, g&#233;n&#233;ralement situ&#233;s au bord des d&#233;versements de lave, par exemple &#224; San &#193;ngel et Chimalistac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La coupe stratigraphique d'une autre carri&#232;re de San Lucas Chimalistac, &#233;tudi&#233;e par Ernest Wittich et Hermann Beyer (Beyer, 1918, p. 5), montre une stratigraphie similaire &#224; la pr&#233;c&#233;dente et pr&#233;sente &#233;galement des s&#233;diments de tourbe ou de boue mar&#233;cageuse &#224; forte teneur en l&#233;gumes, un processus de d&#233;composition. Il est mentionn&#233; que les &#034;t&#233;palcates noirs&#034; trouv&#233;s dans la couche de tourbe ont &#233;t&#233; noircis par la chaleur de la base de lave et par la teneur &#233;lev&#233;e en mati&#232;re organique v&#233;g&#233;tale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces profils, la lave recouvre directement une couche de fines cendres provenant d'une &#233;ruption ant&#233;rieure et celles-ci reposent sur des formations de tourbe allant de l'ancien lagon &#224; la r&#233;gion de San Angel. Il est n&#233;cessaire de rechercher si cette &#034;ancienne lagune&#034; correspond &#224; l'&#232;re pr&#233;-&#233;ruptive de ce qui &#233;tait le lac de Xochimilco en 1521 ou s'il s'agit d'une lagune qui se situait peut-&#234;tre &#224; environ 15 m au-dessus, au pied de la basse montagne de l'Ajusco. &#192; notre connaissance, &#224; l'&#232;re Teotihuacan, apr&#232;s l'&#233;ruption de Xitle, les plages du lac Xochimilco se trouvaient &#224; 2 ou 5 km plus au nord de la population actuelle de San &#193;ngel et du lac ou de la nappe d'eau d&#233;tect&#233;s. &#224; Cuicuilco, il est situ&#233; &#224; 24 m au-dessus du lac de Xochimilco, comme on le verra plus loin (Lugo-Hubp et al., 2001).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sence de tourbe ou de mar&#233;cage avec des restes de v&#233;g&#233;tation lacustre, la pr&#233;sence de nombreux blocs de ruisseaux dans la stratigraphie et l'architecture de Cuicuilco indiquent clairement que la colonie de Cuicuilca et d'autres villages et hameaux tels que Copilco se trouvaient au centre rivi&#232;re, lac et riche en v&#233;g&#233;tation. Il est &#224; noter que dans la couche ou les couches de tourbe de mar&#233;cage ou de s&#233;diments lacustres, la teneur &#233;lev&#233;e en charbon et en cendres, dont l'origine peut probablement &#234;tre expliqu&#233;e par les incendies de for&#234;t et de v&#233;g&#233;tation caus&#233;s par les &#233;ruptions volcaniques ; Une autre possibilit&#233; est que les pratiques agricoles des cultures pr&#233;-Pedregalenses incluaient un certain type de br&#251;lage pour nourrir les cultures. L'exp&#233;rience et les &#233;tudes sur le processus &#233;ruptif de Paricut&#237;n en 1943-1952, similaires &#224; celles du Xitle, bien que dans des conditions topographiques et culturelles diff&#233;rentes, montrent qu'il n'y a pas eu de morts humaines et que la population a eu le temps de d&#233;manteler des parties utiles de leurs maisons , mais les cendres pluies ont ruin&#233; la v&#233;g&#233;tation et les sources d'eau dans une vaste zone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alejandro Pastrana Arch&#233;ologue de l'ENAH. Chercheur &#224; la Direction des &#233;tudes arch&#233;ologiques de l'INAH. Ses recherches portent sur l'exploitation, la production et la distribution d'obsidienne par les soci&#233;t&#233;s pr&#233;hispaniques en M&#233;so-Am&#233;rique. Il a men&#233; des &#233;tudes sur Cuicuilco et ses relations avec la s&#233;quence &#233;ruptive du volcan Xitle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pastrana, Alejandro, &#034;L'&#233;ruption de Xitle et son affectation &#224; Cuicuilco&#034;, arch&#233;ologie mexicaine no. 151, pp. 46-55.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;EN ESPA&#209;OL&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cuicuilco es un sitio arqueol&#243;gico que yace bajo la lava bas&#225;ltica del volc&#225;n Xitle y del que conocemos &#250;nicamente algunos de sus restos. Se le ha visto como parte de una secuencia cultural unilineal que va de Tlatilco a Cuicuilco, Teotihuacan, Tula y finalmente Tenochtitlan. Cuicuilco ha sido considerado como el ejemplo m&#225;s temprano del desarrollo del urbanismo, que se detuvo debido a una erupci&#243;n volc&#225;nica. El an&#225;lisis de la informaci&#243;n geol&#243;gica y arqueol&#243;gica permite estudiar aspectos de un asentamiento con caracter&#237;sticas particulares, diferentes de Teotihuacan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuicuilco es un sitio arqueol&#243;gico muy poco conocido, cubierto en la mayor parte de su superficie por los flujos de lava bas&#225;ltica asociados al volc&#225;n Xitle, que formaron el Pedregal de San &#193;ngel o de Tlalpan. Antes de las primeras excavaciones arqueol&#243;gicas de Byron Cummings, entre 1922 y 1925, a principios de siglo XX se pod&#237;a observar directamente en el malpa&#237;s del pedregal la parte superior de la pir&#225;mide principal rodeada de lava, conocida en esa &#233;poca como &#8220;el Adoratorio de Tlalpan&#8221;, sobre el que se discut&#237;a su origen natural o humano. Asimismo, a 500 m aproximadamente, al suroeste, se sit&#250;a la pir&#225;mide de Pe&#241;a Pobre, cercana a un flujo de lava y en la misma direcci&#243;n suroeste, a 1 km, la pir&#225;mide de Tenantongo, tambi&#233;n libre de lava. Ambas pir&#225;mides son de menor volumen que la principal, llamada Cuicuilco A ; por &#250;ltimo, a 450 m al suroeste de &#233;sta se localiza el &#225;rea llamada Cuicuilco B, que comprende otra pir&#225;mide parcialmente cubierta de lava, plataformas habitacionales dispuestas en una traza de ret&#237;cula, restos de muros, excavaciones troncoc&#243;nicas, entierros, materiales cer&#225;micos, metates, obsidiana y pedernal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En el Pedregal se descubrieron restos arqueol&#243;gicos en varias canteras de bloques de basalto para construcci&#243;n, como en San &#193;ngel, Coyoac&#225;n, Tlalpan, Chimalistac, Tizap&#225;n, Copilco y Santa &#218;rsula ; al respecto la Direcci&#243;n de Estudios Arqueol&#243;gicos y Etnogr&#225;ficos emprendi&#243; en 1917 una serie de exploraciones sistem&#225;ticas de los yacimientos de restos arqueol&#243;gicos bajo el Pedregal(Beyer,1918).Varios ge&#243;logos, arque&#243;logos y estudiosos de finales del siglo XIX y principios del XX, como Ernest Wittich, Hermann Beyer, Ezequiel Ord&#243;&#241;ez, Mariano B&#225;rcena y Alfonso Herrera, entre otros, realizaron estudios del Xitle y del Pedregal de San &#193;ngel y registraron la estratigraf&#237;a bajo la lava en varios puntos, en relaci&#243;n directa con la presencia del hombre de las &#233;pocas Pre-Pedregalense, Pedregalense y Pos-Pedregalense ; diferentes arque&#243;logos les llamaron tambi&#233;n &#8220;olmecos&#8221;, cultura de la Monta&#241;a o de los Cerros, horizonte Arcaico y cultura pre-teotihuacana. El estudio detallado de la secuencia eruptiva del Xitle y su &#225;rea de afectaci&#243;n es b&#225;sica para comprender el paisaje y la topograf&#237;a que ocupaban los asentamientos humanos del Pre-Pedregalense y las consecuencias que sufrieron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La erupci&#243;n del Xitle &lt;br class='autobr' /&gt;
Los materiales volc&#225;nicos asociados con la erupci&#243;n del Xitle salieron del flanco norte de la monta&#241;a del Ajusco, y descendieron de 3 150 a 2 250 msnm ; los r&#237;os de lava l&#237;quida incandescente, de entre 500 y 800 oC, rellenaron una depresi&#243;n entre Tlalpan, Coyoac&#225;n, San &#193;ngel y Tizap&#225;n, abarcando una superficie global de malpa&#237;s de m&#225;s de 70 km2, definida en esa &#233;poca como la erupci&#243;n m&#225;s reciente de la Cuenca de M&#233;xico (hoy sabemos que una erupci&#243;n posterior fue la del Cerro Pelado, ubicado a 10 km al sur del Xitle). Ernest Wittich, en un magn&#237;fico y detallado estudio de geolog&#237;a del Pedregal, plante&#243; que : &#8220;Era creencia general, que esa inmensa corriente volc&#225;nica tom&#243; su origen del cr&#225;ter de un volcancito llama- do &#8216;Xitle' (que significa el Ombligo), pero no es as&#237; ; ese cr&#225;ter es redondo y [se halla] absolutamente intacto y nunca vomit&#243; una corriente de lava sino solamente tobas volc&#225;nicas y cenizas. El magma del pedregal se abri&#243; camino entre el Xitle y la poblaci&#243;n Ajusco, por una o varias grietas&#8221; (Wittich, 1919, p. 101). Esta interesante afirmaci&#243;n requiere actualmente de estudios detallados. Fragmentos de lava, rocas y bombas volc&#225;nicas fueron esparcidos alrededor del cr&#225;ter del Xitle ; adem&#225;s, diversas emanaciones de lava pum&#237;tica con un alto contenido de ves&#237;culas de gases (tezontle) y cenizas, que son los materiales m&#225;s finos, fueron esparcidas en la atm&#243;sfera y transportadas principalmente por los vientos dominantes del sureste-noroeste. Ya en la llanura, la lava cubri&#243; lomer&#237;os y rode&#243; los cerros preexistentes de andesita, como el Zacayuca y el Zacatepec. En los cortes de las canteras en varios puntos del Pedregal, qued&#243; registrado que antes de la expulsi&#243;n de los flujos de lava, tuvo lugar una fuerte erupci&#243;n de tobas y cenizas, probablemente arrojadas por el cr&#225;ter del Xitle. Las lluvias de ceniza fueron abundantes y los dep&#243;sitos de tobas ocuparon varios lugares en la Cuenca de M&#233;xico ; es posible que a causa de esas erupciones murieran personas y animales, pues se reportaron restos &#243;seos humanos y animales en la capa de ceniza que fue cubierta por la lava. Se registraron los cortes estratigr&#225;ficos de las canteras en varios puntos, generalmente ubicados en los bordes de los derrames de lava, por ejemplo en San &#193;ngel y Chimalistac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El corte estratigr&#225;fico de otra cantera en San Lucas Chimalistac, estudiada por Ernest Wittich y Hermann Beyer (Beyer, 1918, p. 5), muestra una estratigraf&#237;a similar a las anteriores y tambi&#233;n presenta sedimentos de turba o lodo pantanoso con alto contenido de vegetales en proceso de descomposici&#243;n ; se menciona que los &#8220;tepalcates negros&#8221; encontrados en la capa de turba se ennegrecieron por el calor de la base de lava y el alto contenido de materia org&#225;nica vegetal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En esos perfiles la lava cubre directamente una capa de cenizas finas de una erupci&#243;n anterior y &#233;stas descansan encima de formaciones de turba de la antigua laguna hasta la zona de San &#193;ngel. Es necesario investigar si esa &#8220;antigua laguna&#8221; corresponde a la &#233;poca pre-eruptiva de lo que fue el lago de Xochimilco en 1521 o bien si se trata de una laguna que posiblemente estaba ubicada unos 15 m m&#225;s arriba, sobre el pie de monte bajo del Ajusco. Hasta donde sabemos, en la &#233;poca teotihuacana, despu&#233;s de la erupci&#243;n del Xitle, las playas del lago de Xochimilco se encontraban de 2 a 5 km m&#225;s al norte de la poblaci&#243;n actual de San &#193;ngel, y el lago o cuerpo de agua que se detect&#243; en Cuicuilco se encuentra 24 m arriba del lago de Xochimilco, como se ver&#225; m&#225;s adelante (Lugo-Hubp et al., 2001).&lt;br class='autobr' /&gt;
Las evidencias de turba o pantano con restos de vegetaci&#243;n lacustre, la presencia de numerosos cantos rodados de arroyos en la estratigraf&#237;a y en la arquitectura de Cuicuilco, son claros indicadores de que el asentamiento cuicuilca y otras aldeas y caser&#237;os como Copilco estaban en un medio eminentemente fluvial, lacustre y rico en vegetaci&#243;n. Es de notar en la capa o capas de sedimentos de turba pantanosa o bien lacustres el alto contenido de carb&#243;n y cenizas, cuyo origen posiblemente se pueda explicar por los incendios del bosque y vegetaci&#243;n provocados por erupciones volc&#225;nicas ; otra posibilidad es que las pr&#225;cticas agr&#237;colas de las culturas Pre-Pedregalenses incluyeran alg&#250;n tipo de quema para nutrir de carb&#243;n los cultivos. La experiencia y los estudios del proceso eruptivo del Paricut&#237;n en 1943-1952, que fue similar al del Xitle, aunque en condiciones topogr&#225;ficas y culturales diferentes, nos muestran que no hubo muertes humanas y que la poblaci&#243;n tuvo tiempo de desmantelar partes &#250;tiles de sus casas, pero las lluvias de ceniza arruinaron la vegetaci&#243;n y fuentes de agua en una gran &#225;rea.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alejandro Pastrana. Arque&#243;logo por la ENAH. Investigador de la Direcci&#243;n de Estudios Arqueol&#243;gicos del INAH. Sus temas de investigaci&#243;n son la explotaci&#243;n, producci&#243;n y distribuci&#243;n de la obsidiana por las sociedades prehisp&#225;nicas en Mesoam&#233;rica. Ha realizado estudios sobre Cuicuilco y su relaci&#243;n con la secuencia eruptiva del volc&#225;n Xitle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pastrana, Alejandro, &#8220;La erupci&#243;n del Xitle y su afectaci&#243;n a Cuicuilco&#8221;, Arqueolog&#237;a Mexicana n&#250;m. 151, pp. 46-55.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://arqueologiamexicana.mx/mexico-antiguo/la-erupcion-del-xitle-y-su-afectacion-cuicuilco&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;EN ESPA&#209;OL&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://mparalelos.jimdo.com/2013/02/22/cuicuilco-una-piramide-de-una-civilizacion-desconocida/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Leer aqui : Cuicuilco, una piramide de una civilizacion desconocida&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;EN FRAN&#199;AIS&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un sentier de pr&#232;s de quatre m&#232;tres de haut, situ&#233; dans la zone arch&#233;ologique de Cuicuilco, pourrait signifier la premi&#232;re apparition de l'axe mondial dans la r&#233;gion des hauts plateaux m&#233;soam&#233;ricains, a d&#233;clar&#233; l'arch&#233;ologue Mario Antonio P&#233;rez Campa, qui dirige le projet arch&#233;ologique dans la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La st&#232;le, situ&#233;e sur le sol originel de la vall&#233;e o&#249; se trouve le principal tertre ou pyramide de la r&#233;gion de Cuicuilco, au sud de cette ville, est une longue pi&#232;ce de 3,85 m&#232;tres qui pr&#233;sente des symboles grav&#233;s &#224; sa surface (cercles et losanges) qui, selon Une th&#233;orie de l'arch&#233;ologue Marisela Ayala pourrait signifier l'une des premi&#232;res repr&#233;sentations cosmologiques du pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours d'une conf&#233;rence qu'il a donn&#233;e au Mus&#233;e national d'histoire, dans le cadre du dipl&#244;me de Chapultepec, Histoire d'un ch&#226;teau, P&#233;rez Campa a d&#233;clar&#233; que, selon des figurines d&#233;couvertes il y a longtemps par d'autres chercheurs, Cuicuilco pourrait &#234;tre l'un des premiers villages install&#233;s la r&#233;gion de l'Altiplano.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;fini par le sp&#233;cialiste comme un site &#034;malchanceux&#034; parce que les tentatives pour &#233;tudier la r&#233;gion &#224; travers l'histoire ont toujours eu une fin d&#233;sesp&#233;r&#233;e, a-t-il not&#233;, est particuli&#232;rement important car il ant&#233;c&#233;dent plus direct de la culture de Teotihuacan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuicuilco, a-t-il ajout&#233;, &#034;a un poids sp&#233;cifique pour la c&#244;te du Pacifique, est une culture qui constitue le pr&#233;c&#233;dent clair de Teotihuacan, en termes de planification, d'architecture pr&#233;coce de Teotihuacan et de divinit&#233;s&#034;. La chute de la r&#233;gion apr&#232;s avoir &#233;t&#233; recouverte de lave du volcan Xitle, a permis &#224; Teotihuacan de se renforcer, a-t-il ajout&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuiculco &#233;tait &#224; l'origine situ&#233;e dans une zone de 6 &#224; 7 kilom&#232;tres carr&#233;s et a v&#233;cu son &#233;poque de splendeur dans les ann&#233;es 250 &#224; 400 avant JC, lorsqu'elle est devenue compos&#233;e de 11 collines et d'un village environnant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Malheureusement - a not&#233; le sp&#233;cialiste &#8211; ce site a &#233;t&#233; sacrifi&#233; apr&#232;s le projet du village olympique&#034; dans les ann&#233;es soixante, compos&#233; de seulement trois b&#226;timents et demi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, la principale d&#233;couverte dans les ann&#233;es vingt, r&#233;alis&#233;e par l'arch&#233;ologue mexicain Manuel Gamio, contient des caract&#233;ristiques sp&#233;cifiques qui la rendent unique dans toute la r&#233;gion m&#233;soam&#233;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi ceux-ci, a-t-il dit, un b&#226;timent en pierre de 25 m&#232;tres, ainsi que deux d'une plate-forme en terre compact&#233;e d'un diam&#232;tre de 110 m&#232;tres au sommet, ce qui en fait un lieu o&#249; tout le village a particip&#233; lors de c&#233;r&#233;monies religieuses, &#034;parce que c'est un espace o&#249; mille personnes pourraient facilement s'int&#233;grer.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuicuilco, qui, selon le sp&#233;cialiste qui a travaill&#233; sur divers projets arch&#233;ologiques dans le pays, principalement issus de la culture maya, a atteint 20 000 habitants, est encore inconnue de la grande majorit&#233; des habitants et des chercheurs de la ville, qui, &#224; d&#233;faut Les informations sur la r&#233;gion ne pouvaient pas l'&#233;tudier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cette raison, depuis qu'il a repris le projet dans la r&#233;gion, en 1996, en tant que directeur, lui et son groupe de collaborateurs ont effectu&#233; une s&#233;rie de fouilles et d'investigations dont ils ont l'intention de publier les r&#233;sultats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Nous r&#233;capitulons, nous avons le sillage, nous allons publier tout ce que nous avons &#233;tudi&#233; afin que les gens aient enfin une vision de Cuicuilco avec sa totalit&#233; et sa complexit&#233; ; cette ann&#233;e la premi&#232;re phase se terminera et je pense que nous aurons deux grandes r&#233;alisations correspondantes &#224; la suite et ce que nous publierons &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cela, il a estim&#233; qu'il faudrait deux ou trois g&#233;n&#233;rations pour savoir r&#233;ellement ce qu'est Cuicuilco, car la plupart des terres sur lesquelles elle se trouve sont ensevelies sous la lave du volcan Xitle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a peut-&#234;tre &#034;nous allons trouver d'autres structures, des temples, des divinit&#233;s, le jeu de balle, l'architecture que nous n'avons pas encore trouv&#233;, je pense que nous allons trouver une grande diversit&#233; d'&#233;l&#233;ments qui pourront nous situer dans la fa&#231;on dont le village a &#233;t&#233; atteint ville et comment Teotihuacan a &#233;t&#233; configur&#233; &#224; partir de l&#224; &#034;, a-t-il ajout&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dipl&#244;m&#233; de &#034;Chapultepec, Histoire d'un ch&#226;teau. De l'arch&#233;ologie au XXIe si&#232;cle&#034; se poursuivra jusqu'au 25 mai avec la participation d'intervenants renomm&#233;s dans les domaines de l'anthropologie, de l'histoire et des sciences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuicuilco&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plus ancienne occupation connue &#224; Cuicuilco, &#034;le lieu de fabrication des chants et des danses&#034;, s'est d&#233;roul&#233;e de 2100 &#224; 1 800 ans av. J.-C. A cette &#233;poque, le centre c&#233;r&#233;moniel a &#233;t&#233; construit, dont l'occupation s'est &#233;tendue &#224; environ 100 av. J.-C. Autour de 1000-800 av. J.-C., les premi&#232;res plates-formes coniques-tronqu&#233;es, ovales, en terre sont apparues. Apparemment, ces groupes de structures formaient des centres de plus grande hi&#233;rarchie et fonctionnaient comme des en-t&#234;tes r&#233;gionaux. &#192; Cuicuilco, il y avait un culte aux morts, comme l'indiquent les s&#233;pultures d&#233;couvertes devant le sous-sol circulaire, dans lesquelles se trouvaient des offrandes constitu&#233;es d'objets personnels et de nourriture. Au d&#233;but de la p&#233;riode classique (100 av. J.-C.), avec le d&#233;veloppement de Teotihuacan, la population de Cuicuilco semble avoir connu un stade de d&#233;clin. Apparemment, le site a &#233;t&#233; abandonn&#233; apr&#232;s l'&#233;ruption du Xitle, environ 400 apr&#232;s J.-C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pyramide principale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une pyramide conique tronqu&#233;e de grand plan circulaire, form&#233;e de quatre c&#244;nes tronqu&#233;s superpos&#233;s et reli&#233;s par des escaliers et des rampes ; Sa fa&#231;ade principale fait face &#224; l'est. Ce b&#226;timent a &#233;t&#233; construit en pierre et rempli de terre, ce qui forme un noyau tr&#232;s comprim&#233;. Dans chacune des quatre phases de construction, un autel &#233;tait inclus dans la partie centrale sup&#233;rieure de la pyramide. Sa plate-forme sup&#233;rieure, o&#249; se trouvait un autel, &#233;tait atteinte par une rampe d'acc&#232;s &#224; l'est. Cette construction &#233;tait recouverte de deux couches superpos&#233;es qui se sont effondr&#233;es pour former les corps d&#233;cal&#233;s qui sont actuellement observ&#233;s. Les quatre constructions diff&#233;rentes ont eu lieu entre 800 et 600 av. J.-C. Sur le dernier corps de la pyramide, un temple circulaire a &#233;t&#233; construit, construit en deux &#233;tapes, dans lequel deux autels ovales de rochers ont &#233;t&#233; plac&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plate-forme sur&#233;lev&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une plate-forme circulaire a &#233;t&#233; construite &#224; partir du dernier &#233;tage du c&#244;ne tronqu&#233;, entre 550 et 500 av. La garniture recouvrait compl&#232;tement l'autel de rochers. Pour monter, une rampe a &#233;t&#233; construite &#224; l'ouest du grand sous-sol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Structure E-1&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec une autre structure, situ&#233;e plus &#224; l'est, elle formait un petit carr&#233;. On a retrouv&#233; ici deux figurines serpentines entre 150 et 250 de notre &#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuicuilco B.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est situ&#233; &#224; l'int&#233;rieur du logement de Villa Ol&#237;mpica. Il se compose de 11 b&#226;timents de diff&#233;rentes &#233;tapes, dont quatre ont &#233;t&#233; sauv&#233;s. La structure IX correspond &#224; la pr&#233;classique moyenne (1000-800 av. J.-C.) et est partiellement recouverte de lave. C'est un c&#244;ne tronqu&#233; avec un sol ovale et une fa&#231;ade en escalier sans rev&#234;tement en pierre. Les b&#226;timents VI et VIII forment un groupe appel&#233; th&#233;&#226;tre grec. &#192; l'int&#233;rieur du second, une plate-forme terrestre a &#233;t&#233; trouv&#233;e entre 800 et 600 av. L'aspect actuel de ces b&#226;timents correspond &#224; 100 av. J.-C.-1 apr&#232;s J.-C. Dans la structure II, deux niveaux d'occupation ont &#233;t&#233; identifi&#233;s ; la plus ancienne correspond &#224; 400-200 avant J.-C, lorsque les pi&#232;ces &#224; plancher carr&#233; et une cl&#244;ture de protection commencent &#224; &#234;tre utilis&#233;es ; la seconde survient entre 200 et 100 av. J.-C., avec l'apparition du plan rectangulaire et des murs int&#233;rieurs pour la division des appartements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pe&#241;a Pobre Mound&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Comme le b&#226;timent principal ou la pyramide de Cuicuilco, il a une forme de c&#244;ne tronqu&#233;, avec un sol ovale, caract&#233;ristique du pr&#233;classique moyen (1000-800 av. J.-C.). Cette structure n'a pas &#233;t&#233; explor&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Preuves probables de l'origine de la dualit&#233;, dans les cultures m&#233;soam&#233;ricaines&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les vestiges r&#233;cemment &#233;tudi&#233;s, il y a une s&#233;rie d'autels qui correspondent aux diff&#233;rentes &#233;poques du Grand Basament ou de la Pyramide Circulaire de Cuicuilco.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les &#233;tudes multidisciplinaires men&#233;es jusqu'&#224; pr&#233;sent dans la zone arch&#233;ologique de Cuicuilco - l'un des premiers &#233;tablissements de la vall&#233;e du Mexique, dont l'&#233;mergence se situe en l'an 200 (avant J.-C.) - le d&#233;but de la dualit&#233; dans la mythologie de la Les cultures m&#233;soam&#233;ricaines pourraient y &#234;tre document&#233;es arch&#233;ologiquement, a d&#233;clar&#233; Mario P&#233;rez Campa, responsable depuis 1996 des fouilles sur le site.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de son discours au &#034;Ch&#226;teau de Chapultepec&#034; au Mus&#233;e national d'histoire, le sp&#233;cialiste a expliqu&#233; que parmi les vestiges r&#233;cemment &#233;tudi&#233;s, il existe une s&#233;rie d'autels correspondant aux diff&#233;rentes &#233;poques du Grand Basament ou de la Pyramide circulaire de Cuicuilco. , qui a deux rampes, et que, avec d'autres &#233;l&#233;ments tels que des peintures et des glyphes, ont &#233;t&#233; interpr&#233;t&#233;s comme l'origine possible de la dualit&#233; dans la mythologie des cultures m&#233;soam&#233;ricaines : jour et nuit par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon P&#233;rez Campa, les recherches commencent &#224; &#233;tablir des points de vue diff&#233;rents de ceux propos&#233;s au d&#233;but du XXe si&#232;cle. Un exemple en est la d&#233;couverte d'une pi&#232;ce appel&#233;e Estela de Cuicuilco, situ&#233;e &#224; environ 40 centim&#232;tres au-dessus de la Terre, dans un couloir situ&#233; du c&#244;t&#233; est de la pyramide, ce qui en principe &#233;tait consid&#233;r&#233; comme une sorte de repr&#233;sentation associ&#233;e aux cycles. de la nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Mais ce n'est pas ainsi, at-il poursuivi, nous avons fouill&#233; et nous avons d&#233;couvert qu'il s'agissait d'une &#339;uvre plac&#233;e au d&#233;but de la construction de la pyramide, c'est-&#224;-dire en l'an 800 ou plus (avant JC).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Sur l'un des c&#244;t&#233;s d&#233;couverts, nous avons identifi&#233; une s&#233;rie de glyphes et de marques que nous avons &#233;tudi&#233;s au cours des derni&#232;res ann&#233;es. Comme il s'agit d'un travail interdisciplinaire, le travail arch&#233;ologique est fond&#233; sur les hypoth&#232;ses de divers sp&#233;cialistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Ils nous ont donn&#233; plusieurs d&#233;finitions, allant de celles associ&#233;es aux dates - peut-&#234;tre au d&#233;but de la construction - ou &#224; un autre &#233;v&#233;nement pertinent. Mais celui qui me semble le plus exact est celui qui propose que ce soit la repr&#233;sentation du mythe qui explique l'origine de l'univers dans le monde m&#233;soam&#233;ricain &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P&#233;rez Campa a soulign&#233; plus tard que cette th&#233;orie explique l'une des premi&#232;res repr&#233;sentations de l'axe mundi, pla&#231;ant l'arbre comme origine de l'univers et la grotte, la m&#226;choire du monstre d'o&#249; na&#238;t la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;L'&#233;tape suivante consistera &#224; extraire le sillage et &#224; voir ce qui se cache en dessous. Nous pensons qu'une offre pourrait &#234;tre localis&#233;e, dont l'analyse nous aidera &#224; d&#233;terminer plus pr&#233;cis&#233;ment sa signification.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arch&#233;ologue a comment&#233; les recherches effectu&#233;es ces derni&#232;res ann&#233;es dans la r&#233;gion, en particulier dans la pyramide situ&#233;e sur le site de l'&#201;cole nationale d'anthropologie et d'histoire (ENAH), qui ont donn&#233; lieu &#224; diverses interpr&#233;tations des origines. de l'ancienne ville pr&#233;hispanique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuicuilco, a-t-il d&#233;clar&#233;, est un exemple du processus d'&#233;volution d'un village &#224; une ville, car bien que la pr&#233;sence humaine dans la r&#233;gion se situe &#224; la date susmentionn&#233;e, la p&#233;riode de construction de ses b&#226;timents correspond &#224; l'an 800 (avant J.-C.). et sa floraison jusqu'&#224; 400 av. J.-C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paradoxalement, cette colonie prosp&#232;re succomb&#233;e par la force des montagnes voisines depuis environ 200 av. J.-C., le volcan Xitle est entr&#233; en &#233;ruption, enterrant partiellement la r&#233;gion de lave, ce qui a permis sa conservation jusqu'en 1922, date de sa red&#233;couverte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premi&#232;res investigations ont &#233;t&#233; men&#233;es par l'arch&#233;ologue am&#233;ricain Byron Cummings, qui a travaill&#233; et restaur&#233; diff&#233;rents b&#226;timents tels que le Grand Basique Circulaire de Cuicuilco entre 1922 et 1925.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la construction de cette ville, les Cuicuilcas ont utilis&#233; des sables et des pierres dans leur forme originale, ainsi que certains principes architecturaux de base, tels que le placement de chaque pi&#232;ce en fonction de ses caract&#233;ristiques physiques et de son poids. N'oubliez pas que les habitants de la r&#233;gion ne connaissaient pas la taille de la pierre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les &#233;tudes de P&#233;rez Campa, les pi&#232;ces de la pyramide sont orient&#233;es vers l'ouest, en parfaite synchronisation avec les p&#233;riodes du solstice d'&#233;t&#233;, comme cela a &#233;t&#233; fait par la suite dans des villes comme Teotihuacan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Ces caract&#233;ristiques constructives d&#233;finissaient le style architectural et l'utilisation des b&#226;timents afin de cr&#233;er une proto-ville - car elle ne poss&#232;de pas de trace d&#233;limit&#233;e ni de drainage - pratiquement unique dans le moment historique dans lequel elle s'est produite, puisqu'un autre peuple m&#233;soam&#233;ricain ne poss&#233;dait pas un tel d&#233;veloppement constructif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Perez Campa a d&#233;clar&#233; qu'une superficie de 24 hectares est actuellement prot&#233;g&#233;e, un chiffre qui repr&#233;sente moins du quart du total occup&#233; par Cuicuilco &#224; l'origine, et qui ne peut plus &#234;tre explor&#233; en raison de la croissance de la zone urbaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, a-t-il dit, &#224; travers les vestiges &#233;tudi&#233;s, d'importantes caract&#233;ristiques de son organisation religieuse et politique ont &#233;t&#233; &#233;tablies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un exemple de ceci est l'orientation de la pyramide elle-m&#234;me, &#034;parce que si vous vous placez au sommet, vous pouvez appr&#233;cier ce que pourrait &#234;tre le premier Calendrier Horizon M&#233;so-am&#233;ricain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, P&#233;rez Campa a d&#233;clar&#233; que beaucoup de choses trouv&#233;es &#224; Cuicuilco sont consid&#233;r&#233;es comme uniques ou comme principe de d&#233;veloppement d'autres communaut&#233;s ; &#034;Simplement parce qu'il n'y a aucune r&#233;f&#233;rence avec laquelle nous puissions le comparer. Cela indique que nous le sommes aussi avant les d&#233;buts des villes du bassin de Mexico.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;EN ESPA&#209;OL&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Una estela de casi cuatro metros de altura, localizada en el &#225;rea arqueol&#243;gica de Cuicuilco, podr&#237;a significar la primera aparici&#243;n del axis mundo en la zona del Altiplano Mesoamericano, revel&#243; el arque&#243;logo Mario Antonio P&#233;rez Campa, quien dirige el proyecto arqueol&#243;gico de la zona.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Una estela de casi cuatro metros de altura, localizada en el &#225;rea arqueol&#243;gica de Cuicuilco, podr&#237;a significar la primera aparici&#243;n del axis mundo en la zona del Altiplano Mesoamericano, revel&#243; el arque&#243;logo Mario Antonio P&#233;rez Campa, quien dirige el proyecto arqueol&#243;gico de la zona.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La estela, ubicada sobre el piso original del valle donde se encuentra el mont&#237;culo principal o pir&#225;mide del &#225;rea de Cuicuilco, al sur de esta ciudad, es una larga pieza de 3.85 metros muestra s&#237;mbolos grabados en su superficie (c&#237;rculos y rombos) que, seg&#250;n una teor&#237;a de la arque&#243;loga Marisela Ayala, podr&#237;an significar una de las primeras representaciones cosmol&#243;gicas del pasado.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durante una conferencia que dict&#243; en el Museo Nacional de Historia, como parte del diplomado Chapultepec, Historia de un Castillo, P&#233;rez Campa dijo que de acuerdo con figurillas encontradas tiempo atr&#225;s por otros investigadores, Cuicuilco podr&#237;a ser una de las primeras aldeas que se asentaron en la zona del Altiplano.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Definido por el especialista como un sitio que &#034;ha corrido con mala suerte&#034; debido a que los intentos por estudiar la zona a trav&#233;s de la historia siempre han tenido un final funesto, la zona, anot&#243;, reviste especial importancia debido a que se trata del antecedente m&#225;s directo de lo que fue la cultura de Teotihuacan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuicuilco, abund&#243;, &#034;tiene un peso espec&#237;fico hacia la costa del Pac&#237;fico, es una cultura que es el claro precedente de Teotihuacan, en t&#233;rminos de planeaci&#243;n, de arquitectura teotihuacana temprana, de las deidades&#034;. La ca&#237;da de la zona despu&#233;s de ser cubierta con la lava del volc&#225;n del Xitle, permiti&#243; que Teotihuacan se fortaleciera, agreg&#243;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Originalmente Cuiculco estuvo localizada en un &#225;rea de 6 a 7 kil&#243;metros cuadrados y vivi&#243; su &#233;poca de esplendor en los a&#241;os 250 a 400 antes de Cristo, cuando lleg&#243; a estar compuesta por hasta 11 mont&#237;culos y una aldea circundante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Desgraciadamente -anot&#243; el especialista- fue sacrificada en pos del proyecto de la Villa Ol&#237;mpica&#034; en la d&#233;cada de los sesenta, quedando compuesta por s&#243;lo tres y medio edificios.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sin embargo, el principal descubierto en 1os a&#241;os veinte, hecho por el arque&#243;logo mexicano Manuel Gamio, contiene caracter&#237;sticas espec&#237;ficas que lo hacen &#250;nico en toda la zona de Mesoamerica.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre &#233;stas, precis&#243;, un edificio de piedra de 25 metros, m&#225;s dos de plataforma de tierra compactada que tiene un di&#225;metro de 110 metros en la parte superior, lo que supone que se trataba de un lugar donde toda la aldea participaba durante las ceremonias religiosas, &#034;pues se trata de un espacio donde f&#225;cilmente pudieron caber mil personas&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuicuilco, que seg&#250;n el especialista que ha trabajado en diversos proyectos arqueol&#243;gicos del pa&#237;s, principalmente de la cultura maya, lleg&#243; a atener 20 mil habitantes, es a&#250;n desconocida para la gran mayor&#237;a de los habitantes de la ciudad y los investigadores, quienes a falta de informaci&#243;n sobre la zona no han podido estudiarla.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Por tal raz&#243;n, desde que se hizo cargo del proyecto en la zona, en 1996, como director, &#233;l y su grupo de colaboradores han realizado una serie de excavaciones e investigaciones cuyos resultados planean editar pr&#243;ximamente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Estamos recapitulando, tenemos la estela, vamos a publicar todo lo que hemos investigado para que la gente tenga, por fin, una visi&#243;n de Cuicuilco con su totalidad y complejidad ; este a&#241;o se terminar&#225; la primera fase y creo que tendremos dos grandes logros correspondientes a la estela y a lo que publicaremos&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A pesar de ello, consider&#243; que pasar&#225;n de dos a tres generaciones para conocer realmente lo que fue Cuicuilco, pues la mayor parte del terreno donde se ubic&#243; se encuentra sepultada bajo la lava del volc&#225;n del Xitle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ah&#237; tal vez &#034;encontremos otras estructuras, templos, las deidades, el juego de pelota, la arquitectura que no hemos encontrado todav&#237;a, pienso que vamos encontrar una enorme diversidad de elementos que nos van a poder situar en c&#243;mo se lleg&#243; de la aldea a la ciudad y como se configur&#243; Teotihuacan a partir de ah&#237;&#034;, a&#241;adi&#243;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El diplomado de &#034;Chapultepec, Historia de un Castillo. De la arqueolog&#237;a al siglo XXI&#034; continuar&#225; hasta el 25 de mayo con la participaci&#243;n de destacados ponentes en las ramas de la antropolog&#237;a, la historia y la ciencia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuicuilco&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ocupaci&#243;n m&#225;s antigua de que se tiene conocimiento en Cuicuilco, &#8220;lugar donde se hacen cantos y danzas&#8221;, ocurri&#243; entre 2100-1800 a.C., con el establecimiento de aldeas de agricultores que alcanzaron su apogeo entre 800-600 a.C. Por esa &#233;poca se construy&#243; el centro ceremonial, cuya ocupaci&#243;n se extendi&#243; hasta aproximadamente 100 a.C. Hacia 1000-800 a.C. aparecieron las primeras plataformas de tipo c&#243;nico-truncadas, de planta ovalada, hechas con tierra. Al parecer estos grupos de estructuras formaban centros de mayor jerarqu&#237;a y funcionaban como cabeceras regionales. En Cuicuilco hab&#237;a culto a los muertos, como lo indican los entierros encontrados frente al basamento circular, en los que hab&#237;a ofrendas formadas por objetos personales y alimentos. A principios del Cl&#225;sico (100 a.C.), con el desarrollo de Teotihuacan, la poblaci&#243;n de Cuicuilco parece haber vivido una etapa de decaimiento. Al parecer, el sitio fue abandonado luego de la erupci&#243;n del Xitle, cerca del a&#241;o 400 de nuestra era.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pir&#225;mide Principal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se trata de una pir&#225;mide troncoc&#243;nica de planta circular de grandes dimensiones, formada por cuatro conos truncados superpuestos y unidos mediante escaleras y rampas ; su fachada principal est&#225; orientada hacia el este. Este edificio fue construido con piedra y rellenado con tierra, con lo cual se form&#243; un n&#250;cleo muy comprimido. En cada una de las cuatro etapas constructivas se incluy&#243; un altar en la parte superior central de la pir&#225;mide. A su plataforma superior, donde hab&#237;a un altar, se llegaba por una rampa situada al oriente. Esta construcci&#243;n qued&#243; cubierta por dos superposiciones que al derrumbarse formaron los cuerpos escalonados que actualmente se observan. Las cuatro diferentes construcciones tuvieron lugar entre 800 y 600 a.C. Sobre el &#250;ltimo cuerpo de la pir&#225;mide se levantaba un templo circular, construido en dos etapas, dentro del que se colocaron dos altares ovalados de cantos rodados.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plataforma Elevada. A partir del &#250;ltimo piso del cono truncado, entre 550-500 a.C., se construy&#243; una plataforma circular. El relleno cubri&#243; por completo al altar de cantos rodados. Para ascender se construy&#243; una rampa al poniente del gran basamento.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Estructura E-1. Con otra estructura, situada m&#225;s al oriente, formaba una peque&#241;a plaza. Aqu&#237; se encontraron dos figurillas de serpentina de entre 150-250 de nuestra era.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuicuilco B. Se encuentra dentro de la unidad habitacional Villa Ol&#237;mpica. Est&#225; compuesto por 11 edificios de diferentes etapas, de los que se rescataron cuatro. La Estructura IX corresponde al Precl&#225;sico Medio (1000-800 a.C.) y est&#225; parcialmente cubierta por lava. Se trata de un cono truncado con planta ovalada y una fachada escalonada sin recubrimiento de piedra. Los edificios VI y VIII forman el conjunto denominado Teatro Griego. Al interior del segundo se encontr&#243; una plataforma de tierra de entre 800 y 600 a.C. La apariencia actual de estos edificios corresponde a 100 a.C.-1 d.C. En la Estructura II se han identificado dos niveles de ocupaci&#243;n ; el m&#225;s antiguo corresponde a 400-200 a.C., cuando se comienzan a utilizar las habitaciones de planta cuadrada y un bardeado de protecci&#243;n ; el segundo se da entre 200-100 a.C., con la aparici&#243;n de la planta rectangular y muros internos para la divisi&#243;n de los aposentos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mont&#237;culo de Pe&#241;a Pobre. Al igual que el edificio principal o Pir&#225;mide de Cuicuilco, tiene forma de cono truncado, con planta ovalada, caracter&#237;stica del Precl&#225;sico Medio (1000-800 a.C.). Esta estructura no ha sido explorada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Probable Evidencia del Origen de la Dualidad, en las Culturas Mesoamericanas&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre los vestigios recientemente estudiados, se encuentra una secuencia de altares que corresponden a las diferentes &#233;pocas del Gran Basamento o Pir&#225;mide Circular de Cuicuilco.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De acuerdo a los estudios multidisciplinarios realizados hasta el momento en la zona arqueol&#243;gica de Cuicuilco -uno de los primeros asentamientos del Valle de M&#233;xico, cuyo surgimiento se ubica en el a&#241;o mil 200 (a.C.)- el inicio de la dualidad en la mitolog&#237;a de las culturas mesoamericanas podr&#237;a estar documentado arqueol&#243;gicamente ah&#237;, coment&#243; Mario P&#233;rez Campa, responsable desde 1996, de las excavaciones en el sitio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Al ofrecer una conferencia magistral en el Museo Nacional de Historia (MNH) &#034;Castillo de Chapultepec&#034;, el especialista detall&#243; que entre los vestigios recientemente estudiados, se encuentra una secuencia de altares que corresponden a las diferentes &#233;pocas del Gran Basamento o Pir&#225;mide Circular de Cuicuilco, misma que presenta dos rampas, y que, junto con otros elementos como pinturas y glifos, se han interpretado como el posible origen de la dualidad en la mitolog&#237;a de las culturas mesoamericanas : como el d&#237;a y la noche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De acuerdo con P&#233;rez Campa, actualmente las investigaciones comienzan a establecer puntos de vista distintos a los que fueron propuestos a principios del siglo XX. Un ejemplo de ello es el descubrimiento de una pieza denominada Estela de Cuicuilco, que sobresal&#237;a unos 40 cent&#237;metros sobre la tierra, en un pasillo localizado en el costado oriente de la pir&#225;mide, que en principio se pens&#243; ser&#237;a un especie de representaci&#243;n asociada a los ciclos de la naturaleza.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Pero no es as&#237;, continu&#243;, excavamos y encontramos que se trata de una obra colocada al principio de la construcci&#243;n de la pir&#225;mide, es decir en el a&#241;o 800 o m&#225;s (a.C.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;En uno de los costados descubiertos identificamos una serie de glifos y marcas que hemos estudiado en los &#250;ltimos a&#241;os. Como el nuestro es un trabajo interdisciplinario, la labor arqueol&#243;gica se apoya en hip&#243;tesis de diversos especialistas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Ellos nos han dado varias definiciones, que van desde las asociadas a fechas -quiz&#225; al comienzo de la construcci&#243;n- o alg&#250;n otro acontecimiento relevante. Pero la que me parece m&#225;s acertada es la que propone que se trata de la representaci&#243;n del mito que explica el origen del universo en el mundo mesoamericano&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P&#233;rez Campa resalt&#243; m&#225;s adelante, que esa teor&#237;a explica una de las primeras representaciones del axis mundi, ubicando al &#225;rbol como el origen del universo, y a la cueva, como las fauces del monstruo del cual surge la vida.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;El siguiente paso ser&#225; extraer la estela y ver qu&#233; hay debajo. Consideramos que podr&#237;a localizarse una ofrenda cuyo an&#225;lisis nos ayudar&#225; a determinar con mayor precisi&#243;n su significado&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El arque&#243;logo coment&#243; en cuanto a las investigaciones desarrolladas en los &#250;ltimos a&#241;os en la zona, en particular en la pir&#225;mide que se localiza en el predio perteneciente a la Escuela Nacional de Antropolog&#237;a e Historia (ENAH), que han generado diversas interpretaciones acerca de los or&#237;genes de la antigua ciudad prehisp&#225;nica.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuicuilco, dijo, es un ejemplo del proceso de evoluci&#243;n de una aldea a una ciudad, porque si bien la presencia humana en la zona se ubica en la fecha antes mencionada, el periodo de construcci&#243;n de sus edificios corresponde al a&#241;o 800 (a.C.), y su florecimiento hasta el 400 (a.C.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De manera parad&#243;jica, este pr&#243;spero asentamiento sucumbi&#243; por la fuerza de las monta&#241;as vecinas ya que alrededor del a&#241;o 200 (a.C.), hizo erupci&#243;n el volc&#225;n Xitle sepultando parcialmente la zona con lava, lo que permiti&#243; su conservaci&#243;n hasta 1922, cuando fue redescubierta.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Las primeras investigaciones fueron realizadas por el arque&#243;logo estadunidense Byron Cummings, quien trabaj&#243; y restaur&#243; distintas edificaciones como el Gran Basamento Circular en Cuicuilco, entre los a&#241;os 1922 y 1925.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Para la construcci&#243;n de esta ciudad, los cuicuilcas emplearon arenas y piedras en su forma original, as&#237; como algunos principios b&#225;sicos de arquitectura, como el colocar cada pieza de acuerdo a sus caracter&#237;sticas f&#237;sicas y peso. No hay que olvidar que los habitantes de la zona desconoc&#237;an el tallado en piedra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seg&#250;n los estudios de P&#233;rez Campa, las salas de la pir&#225;mide est&#225;n orientadas hacia el poniente, en perfecta sincron&#237;a con los periodos de solsticio de verano, como posteriormente se hizo en ciudades como Teotihuacan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Esas caracter&#237;sticas constructivas definieron el estilo arquitect&#243;nico y el uso de los edificios, para crear una protociudad -porque no cuenta con una traza delineada ni drenajes- pr&#225;cticamente &#250;nica en el momento hist&#243;rico en que surgi&#243;, pues ning&#250;n otro pueblo mesoamericano pose&#237;a tal desarrollo constructivo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P&#233;rez Campa se&#241;al&#243; que actualmente se encuentra protegida un &#225;rea de 24 hect&#225;reas, cifra que representa menos de la cuarta parte del total que ocup&#243; originalmente Cuicuilco, y que ahora no puede explorarse debido al crecimiento de la mancha urbana.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sin embargo, dijo, por medio de los vestigios en estudio, se han podido establecer importantes caracter&#237;sticas de su organizaci&#243;n religiosa y pol&#237;tica.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ejemplo de ello, es la orientaci&#243;n de la propia pir&#225;mide, &#034;pues si uno se coloca en la parte superior, alcanza a apreciar lo que podr&#237;a ser el primer Calendario de Horizonte de Mesoam&#233;rica.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Por &#250;ltimo, P&#233;rez Campa dijo que muchas cosas que se encuentran en Cuicuilco se consideran como &#250;nicas o como el principio del desarrollo de otras comunidades ; &#034;sencillamente porque no existe ninguna referencia con la que podamos compararlo. Esto indica que estamos tambi&#233;n, ante los inicios de los pueblos de la Cuenca de M&#233;xico&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://terraeantiqvae.blogia.com/2005/030407-m-xico.-estela-en-cuicuilco-ofrece-nuevos-datos.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;EN FRAN&#199;AIS&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cuicuilco est une zone arch&#233;ologique m&#233;soam&#233;ricaine de la p&#233;riode pr&#233;classique (800 av. J.-C. &#224; 250 apr&#232;s J.-C.) situ&#233;e dans le coin sud-ouest du bassin de Mexico et &#224; proximit&#233; de ce qui &#233;tait le lac Chalco-Xochimilco, dans l'actuelle ville de Mexique Selon la chronologie pr&#233;c&#233;dente, Cuicuilco pourrait &#234;tre l'une des plus anciennes populations importantes de la vall&#233;e du Mexique, contemporaine de la culture olm&#232;que de Tabasco, dans ce qu'on appelle la zone nucl&#233;aire olm&#232;que.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant que l'on sache, c'&#233;tait l'un des premiers grands centres religieux civils de l'axe n&#233;ovolcanique ; sa population comprenait probablement toutes les couches sociales et tous les traits culturels qui caract&#233;riseront les altepetl (villes-&#233;tats) de la M&#233;soam&#233;rique classique. Cuicuilco a &#233;t&#233; d&#233;truit et abandonn&#233; Apr&#232;s l'&#233;ruption du volcan Xitle, qui a provoqu&#233; des migrations et des r&#233;arrangements de la population dans le bassin du Mexique, l'aboutissement a &#233;t&#233; la consolidation de Teotihuac&#225;n en tant que centre directeur de la p&#233;riode classique de l'axe n&#233;ovolcanique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sont conserv&#233;s dans le site 8 de nombreux b&#226;timents religieux et r&#233;sidentiels existants et m&#234;me les vestiges du syst&#232;me hydraulique qui alimentait la ville y sont pr&#233;serv&#233;s. L'une des pyramides ou temple a &#233;t&#233; construit dans une position strat&#233;gique, repr&#233;sentant la premi&#232;re tentative des peuples pr&#233;hispaniques de relier les concepts religieux aux &#233;v&#233;nements cosmiques &#224; travers une cr&#233;ation monumentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait l'un des premiers et des plus importants centres c&#233;r&#233;moniels de la vall&#233;e du Mexique. Il poss&#232;de un sous-sol pyramidal construit entre 800 et 600 av. J.-C., qui est la structure principale de la place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuicuilco a &#233;t&#233; fond&#233;e &#224; l'origine comme une colonie agricole, mais il existe des preuves de pratiques religieuses anciennes, notamment des offrandes de pierres et l'utilisation de la poterie comme Ajuar fun&#233;raire. La ville s'est d&#233;velopp&#233;e autour d'un grand centre c&#233;r&#233;moniel avec des pyramides et de la zone urbaine associ&#233;e, qui comprenait des places et des rues bordant une s&#233;rie de r&#233;servoirs d'eau peu profonds et peu profonds aliment&#233;s par l'eau des collines voisines de Zacayuca et Zacaltepetl. &#192; son apog&#233;e, une population de 20 000 habitants est estim&#233;e. Le site comporte des terrasses, plusieurs b&#226;timents et des canaux d'irrigation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que ce site ait &#233;t&#233; le producteur d'une nouvelle tradition c&#233;ramique (environ 600-200 av. J.-C.), il est normal de consid&#233;rer que l'environnement de la r&#233;gion a &#233;t&#233; fa&#231;onn&#233; par plusieurs g&#233;n&#233;rations qui l'ont habit&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des preuves arch&#233;ologiques, &#224; la fois c&#233;ramiques et architecturales, indiquent que Cuicuilco s'est d&#233;velopp&#233; comme une colonie datant du premier mill&#233;naire avant notre &#232;re, pendant la p&#233;riode pr&#233;classique, en tant que petite colonie : ses habitants interagissaient avec d'autres sites du bassin de Mexico et de ses r&#233;gions relativement &#233;loign&#233;es, par exemple Chup&#237;cuaro &#224; l'ouest et Morelos au sud-est.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les p&#233;riodes d'occupation estim&#233;es pour Cuicuilco ne peuvent &#234;tre consid&#233;r&#233;es que provisoires. La premi&#232;re occupation est estim&#233;e &#224; l'an 800 avant J.-C. Il y avait beaucoup de villages de fermiers avec une configuration et une distribution d'espaces similaires. Au cours de la p&#233;riode 800-600 avant J.-C. structures tronconiques-coniques avec plan circulaire ou ovale ont &#233;t&#233; construits. Les sp&#233;cialistes appellent ces sites des vedettes r&#233;gionales. Consid&#233;rant qu'ils avaient une hi&#233;rarchie sup&#233;rieure et fonctionnaient comme des centres d'int&#233;gration, ils sont finalement devenus des en-t&#234;tes r&#233;gionaux plus grands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'&#233;norme pyramide de Cuicuilco est une expression de cette augmentation, cela signifie que ce niveau de d&#233;veloppement a &#233;t&#233; atteint entre 600 et 400 avant J.-C., comme c'est la date de sa construction. Si tel &#233;tait le cas, le caract&#232;re proto-urbain, caract&#233;ristique de ce niveau, aurait &#233;galement pu &#234;tre prolong&#233; par le terminal pr&#233;classique jusqu'&#224; l'affaiblissement de Cuicuilco en 250 de notre &#232;re. &#192; cette &#233;poque commen&#231;a le d&#233;veloppement de Teotihuacan, qui, dans la p&#233;riode classique, &#233;tait un centre urbain tr&#232;s important.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au milieu du milieu pr&#233;classique (environ 800 ans av. J.-C.), des villages ont &#233;merg&#233; dans ce lieu qui a lentement &#233;volu&#233; et grandi, se transformant en villes, pour donner ensuite naissance &#224; un grand centre urbain civique-c&#233;r&#233;monial vers la fin du pr&#233;classique (environ 200 apr&#232;s JC) En tant que centre urbain, il est devenu tr&#232;s important, avec une soci&#233;t&#233; avanc&#233;e et hi&#233;rarchis&#233;e de paysans, d'artisans, de pr&#234;tres et de membres des classes dirigeantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains pensent que le d&#233;veloppement du lieu, depuis sa fondation, est d&#251; &#224; sa position strat&#233;gique, dot&#233;e de ressources abondantes et contr&#244;lant les entr&#233;es des vall&#233;es de Toluca, de Morelos et des rives du lac Chalco-Xochimilco.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ce point de vue, bien que l'endroit ait &#233;t&#233; un producteur, vers 600-200 avant J.-C., d'une nouvelle tradition de la c&#233;ramique, il est &#233;galement &#233;vident que le paysage avait &#233;t&#233; fa&#231;onn&#233; par la succession de plusieurs g&#233;n&#233;rations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers l'an 100, &#224; la fin de la p&#233;riode pr&#233;classique, Cuicuilco acquiert le caract&#232;re d'un centre urbain r&#233;gional dont la population, comme on l'a d&#233;j&#224; dit, est estim&#233;e &#224; environ 20 000 habitants, comparable &#224; Teotihuac&#225;n &#224; cette &#233;poque (cf. Sanders, 1981), un d&#233;veloppement qui est tronqu&#233; au sud du bassin du Mexique apr&#232;s l'&#233;ruption du Xitle, formant une couche de lave recouvrant partiellement ou totalement les structures architecturales civiques et c&#233;r&#233;moniales et r&#233;sidentielles de la ville de Cuicuilca, dont l'extension est les infers sont devenus 400 hectares&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son d&#233;clin a commenc&#233; au d&#233;but du deuxi&#232;me si&#232;cle de notre &#232;re. C., promouvant la mont&#233;e de Teotihuac&#225;n en tant que centre d'influence culturelle et religieuse. Entre 250 et 300 apr&#232;s J.-C., le volcan Xitle, situ&#233; &#224; proximit&#233; imm&#233;diate de la cha&#238;ne de montagnes d'Ajusco (Nahuatl : atl, xochitl, co, 'eau, s'&#233;panouir, o&#249;' 'for&#234;t d'eau' '), &#233;galement connu sous le nom de Sierra del Ajusco-Chichinauhtzin, est entr&#233; en &#233;ruption ensevelir et d&#233;truire Cuicuilco et Copilco (un village mineur contemporain). Cette catastrophe a provoqu&#233; la dispersion de la culture Cuicuilca vers Toluca et Teotihuac&#225;n, o&#249; l'on suppose qu'ils ont h&#233;berg&#233; une grande partie des Cuicuilcas et incorpor&#233; de nombreuses caract&#233;ristiques de cette culture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On consid&#232;re que le d&#233;clin de Cuicuilco a commenc&#233; en raison de l'&#233;mergence du volcan Xitle, qui se traduit par la pr&#233;sence de divinit&#233;s au feu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;pit de l'abandon de Cuicuilco en tant que grand centre c&#233;r&#233;moniel, les offrandes continu&#232;rent jusqu'&#224; ce que la ville soit recouverte par les laves du volcan Xitle, datant d'environ 250 ans av.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but du XXe si&#232;cle, El Pedregal &#233;tait un lieu attrayant pour d&#233;finir les cultures ancestrales des formations socio-&#233;conomiques Teotihuacan et Mexica dans le bassin du Mexique. Dans les ann&#233;es 50, les recherches sur Cuicuilco B ont montr&#233; que le d&#233;veloppement du site est le produit d'une dynamique interne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les arch&#233;ologues ont conclu que Cuicuilco &#233;tait une communaut&#233; importante avant l'&#233;mergence de Teotihuac&#225;n en tant que centre urbain, avant que six petites communaut&#233;s qui, selon certains arch&#233;ologues, se soient finalement associ&#233;es pour devenir Teotihuac&#225;n, &#233;taient d&#233;j&#224; fond&#233;es et avec des signes de croissance modeste au cours de la tandis que Cuicuilco construisait d&#233;j&#224; des pyramides et des monuments publics. La ville semble avoir &#233;t&#233; abandonn&#233;e vers 250 apr&#232;s J.-C., apr&#232;s l'&#233;ruption d'un volcan proche, Xitle, malgr&#233; le fait que le territoire ait &#233;t&#233; r&#233;occup&#233; beaucoup plus tard. Des c&#233;ramiques et d'autres preuves sugg&#232;rent que les r&#233;fugi&#233;s de la catastrophe volcanique ont migr&#233; vers le nord et sont devenus une partie de la population de Teotihuac&#225;n, pr&#232;s de la rive nord du lac Texcoco.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;EN ESPA&#209;OL&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cuicuilco es una zona arqueol&#243;gica mesoamericana del periodo precl&#225;sico (800 a. C. a 250 d. C.) localizada en el extremo suroeste de la Cuenca de M&#233;xico y cercana a lo que fue el lago de Chalco-Xochimilco, en la actual Ciudad de M&#233;xico. Seg&#250;n la anterior cronolog&#237;a, Cuicuilco podr&#237;a ser una de las poblaciones importantes m&#225;s antiguas del Valle de M&#233;xico, contempor&#225;nea con la cultura Olmeca de Tabasco, en lo que se conoce como la zona nuclear Olmeca.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hasta donde se sabe, fue uno de los primeros grandes centros c&#237;vicos religiosos del Eje Neovolc&#225;nico, su poblaci&#243;n probablemente inclu&#237;a todos los estratos sociales y rasgos culturales que caracterizar&#225;n a los altepetl (ciudades-Estado) de la Mesoam&#233;rica Cl&#225;sica Cuicuilco fue destruido y abandonado a partir de la erupci&#243;n del volc&#225;n Xitle, ocasionando migraciones y reacomodos de la poblaci&#243;n en la cuenca de M&#233;xico, la culminaci&#243;n fue la consolidaci&#243;n de Teotihuac&#225;n como centro rector del periodo cl&#225;sico en el Eje Neovolc&#225;nico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se conservan en el sitio 8 de los m&#250;ltiples edificios religiosos y habitacionales que existieron, e incluso los restos del sistema hidr&#225;ulico que abastec&#237;a a la ciudad. Una de las pir&#225;mides o templo fue construida en una posici&#243;n estrat&#233;gica, representando el primer intento entre los pueblos prehisp&#225;nicos por relacionar los conceptos religiosos con el acaecer c&#243;smico a trav&#233;s de una creaci&#243;n monumental&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fue uno de los primeros y m&#225;s importantes centros ceremoniales en el Valle de M&#233;xico. Cuenta con un basamento piramidal construido entre el 800-600 a. C., que es la principal estructura del lugar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuicuilco fue originalmente fundado como un asentamiento agr&#237;cola, pero existe evidencia de pr&#225;cticas religiosas tempranas, incluyendo ofrendas de piedra y el uso de cer&#225;mica como Ajuar funerario. La ciudad creci&#243; alrededor de un gran centro ceremonial con pir&#225;mides y el &#225;rea urbana asociada, que inclu&#237;a plazas y calles bordeando una serie de reservorios de agua peque&#241;os y poco profundos alimentados por agua desde las colinas cercanas de Zacayuca y Zacaltepetl. En su auge, se estima una poblaci&#243;n de 20,000 habitantes. El sitio tiene terrazas, varios edificios y canales de riego.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aunque este sitio fue productor de una nueva tradici&#243;n cer&#225;mica (hacia 600-200 a. C.), es normal considerar que el entorno de la zona fue configurado por las varias generaciones que habitaron el lugar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La evidencia arqueol&#243;gica, tanto cer&#225;mica como las estructuras arquitect&#243;nicas, indican que Cuicuilco se desarroll&#243; como asentamiento desde el primer milenio antes de Cristo, durante el Precl&#225;sico, como un peque&#241;o asentamiento : sus habitantes interactuaban con otros sitios tanto de la Cuenca de M&#233;xico como de regiones relativamente distantes, por ejemplo Chup&#237;cuaro al oeste y Morelos al sureste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Los periodos de ocupaci&#243;n estimados para Cuicuilco s&#243;lo pueden ser considerados tentativos. La ocupaci&#243;n m&#225;s temprana se estima en el a&#241;o 800 a. C. Hubo muchas aldeas de agricultores con similar configuraci&#243;n y distribuci&#243;n de espacios. Durante el periodo 800-600 a. C. se construyeron estructuras c&#243;nico-truncadas con planta circular u ovalada. Los especialistas llaman a estos sitios cabeceras regionales ; al considerar que ten&#237;an mayor jerarqu&#237;a y funcionaban como centros de integraci&#243;n, eventualmente se convirtieron en mayores cabeceras regionales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la enorme pir&#225;mide de Cuicuilco es expresi&#243;n de este incremento, entonces ello significa que este nivel de desarrollo se alcanz&#243; entre 600-400 a. C., ya que es la fecha en que se construy&#243;. En caso de ser cierto, el car&#225;cter protourbano, caracter&#237;stico de este nivel, podr&#237;a haberse extendido, tambi&#233;n, por el Precl&#225;sico Terminal hasta el debilitamiento de Cuicuilco en el 250 d. C. En este momento comenz&#243; el desarrollo de Teotihuacan, que en el Cl&#225;sico fue un centro urbano muy importante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A mediados del precl&#225;sico medio (ca. 800 a. C.), surgieron aldeas en este lugar, que lentamente evolucionaron y crecieron, transform&#225;ndose en villas, para posteriormente dar lugar a un gran centro urbano c&#237;vico-ceremonial hacia fines del precl&#225;sico (ca. 200 d. C.). Como centro urbano, lleg&#243; a ser muy importante, con una sociedad avanzada y jerarquizada en campesinos, artesanos, sacerdotes y gobernantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Existen opiniones de que el desarrollo del lugar, desde su fundaci&#243;n, es por su posici&#243;n estrat&#233;gica, con recursos abundantes y controlando las entradas a los valles de Toluca, Morelos y a la orilla del lago Chalco-Xochimilco.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bajo esta perspectiva, aunque el lugar era productor, hacia 600-200 a.C., de una nueva tradici&#243;n cer&#225;mica, tambi&#233;n es evidente que el paisaje hab&#237;a sido configurado por la sucesi&#243;n de varias generaciones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hacia 100 d.C., a fines del periodo Precl&#225;sico, Cuicuilco llega a adquirir el car&#225;cter de un centro regional urbano con una poblaci&#243;n, como ya se dijo, que se estima en cerca de 20,000 habitantes, comparable con Teotihuac&#225;n en esa &#233;poca (cf. Sanders, 1981), desarrollo que se ve truncado en el sur de la Cuenca de M&#233;xico a ra&#237;z de la erupci&#243;n del Xitle, form&#225;ndose una capa de lava que cubri&#243; parcial o totalmente las estructuras arquitect&#243;nicas c&#237;vico-ceremoniales y habitacionales de la ciudad cuicuilca, cuya extensi&#243;n se infiere lleg&#243; a ser de 400 hect&#225;reas&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Su declive comenz&#243; a principios del siglo II d. C., propiciando el auge de Teotihuac&#225;n como centro de influencia cultural y religiosa. Entre el 250 y 300 d. C. el volc&#225;n Xitle, ubicado en las inmediaciones de la serran&#237;a del Ajusco (n&#225;huatl : atl, xochitl, co, 'agua, florecer, el donde' &#8216;floresta de aguas'), tambi&#233;n conocido como Sierra del Ajusco-Chichinauhtzin, hizo erupci&#243;n sepultando y destruyendo a Cuicuilco y Copilco (una aldea menor contempor&#225;nea). Este desastre provoc&#243; la dispersi&#243;n de la cultura cuicuilca hacia Toluca y a Teotihuac&#225;n, donde se especula que acogieron a una gran parte de los cuicuilcas e incorporaron muchos rasgos de esta cultura.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se considera que el declive de Cuicuilco comenz&#243; a ra&#237;z del surgimiento del volc&#225;n Xitle lo cual se ve reflejado con la presencia de deidades del fuego.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A pesar del abandono de Cuicuilco como gran centro ceremonial, se continu&#243; haciendo ofrendas hasta el momento en que la localidad fue cubierta por las lavas del Volc&#225;n Xitle, lo que ocurri&#243; alrededor del a&#241;o 250 despu&#233;s de Cristo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A principios del siglo XX, el Pedregal fue un lugar atractivo para definir las culturas antecesoras a las formaciones socioecon&#243;micas teotihuacana y mexica en la cuenca de M&#233;xico. En los 50tas., las investigaciones en Cuicuilco B demostraron que el desarrollo del sitio es producto de una din&#225;mica interna.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Los arque&#243;logos concluyen que Cuicuilco fue una prominente Comunidad antes de la aparici&#243;n de Teotihuac&#225;n como centro urbano, antes de que seis peque&#241;as comunidades que algunos arque&#243;logos creen eventualmente se combinaron para convertirse en Teotihuac&#225;n, estas comunidades ya estaban fundadas y con pruebas de modesto crecimiento durante el tiempo que Cuicuilco ya estaba construyendo pir&#225;mides y monumentos p&#250;blicos. La ciudad parece haber sido abandonado alrededor de 250 d. C. despu&#233;s de la erupci&#243;n de un volc&#225;n cercano, Xitle, a pesar de que el territorio fue reocupado en una fecha muy posterior. Cer&#225;mica y otras pruebas, sugieren que los refugiados de la cat&#225;strofe volc&#225;nica migraron hacia el norte y se convirtieron en parte de la poblaci&#243;n de Teotihuac&#225;n, cerca de la orilla norte del lago de Texcoco.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://es.wikipedia.org/wiki/Cuicuilco&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;EN ESPA&#209;OL&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://prezi.com/7qftvjzaqe-s/habitantes-de-cuicuilco/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Habitantes de Cuicuilco&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;EN FRAN&#199;AIS&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Introduction&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les chercheurs en sciences sociales et humaines, l'&#233;tude de l'effondrement de soci&#233;t&#233;s complexes est l'un des sujets de recherche r&#233;guli&#232;rement &#233;tudi&#233;s depuis le d&#233;but du XXe si&#232;cle. Il reste encore aujourd'hui difficile de comprendre comment une soci&#233;t&#233;, apparemment stable dans ses formes (culturelle, politique, &#233;conomique et sociale), se d&#233;compose irr&#233;m&#233;diablement. C'est un sujet de d&#233;bat et de recherche en cours qui transcende le champ de l'acad&#233;mique. L'effondrement est sans aucun doute un sujet &#233;galement appr&#233;ci&#233; du grand public et est utilis&#233; par les m&#233;dias pour perp&#233;tuer cet imaginaire du pass&#233; romantique des civilisations disparues ou des avertissements de futurs catastrophistes si nous n'apprenons pas les le&#231;ons du pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet article traite de l'effondrement de la culture teotihuacan et de sa reconfiguration dans un nouvel ordre m&#233;soam&#233;ricain. Consid&#233;rant que Teotihuacan, au cours de la p&#233;riode classique, a marqu&#233; le d&#233;veloppement culturel d'une grande partie des hauts plateaux mexicains et qu'il recouvrait un large &#233;ventail d'influences sur d'autres cultures m&#233;soam&#233;ricaines contemporaines, son effondrement est un enjeu fondamental pour la poursuite du d&#233;veloppement de cet espace culturel. Cependant, l'&#233;tude de l'effondrement de la culture Teo-Tihuacan, bien qu'il s'agisse d'un sujet connu et accept&#233; par les m&#233;so-am&#233;ricains, a &#233;t&#233;, &#224; mon sens, moins bien trait&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fin de Teotihuacan est l'un des exemples classiques de l'historiographie arch&#233;ologique sur l'effondrement de soci&#233;t&#233;s complexes. Le fait qu'une soci&#233;t&#233; apparemment active et dynamique, en pleine splendeur de son d&#233;veloppement culturel, s'effondre imm&#233;diatement a rempli de pages de litt&#233;rature sp&#233;cialis&#233;e et de diffusion. Les diff&#233;rentes hypoth&#232;ses g&#233;r&#233;es vont de causes simples &#224; multiples, en incluant une combinaison de facteurs internes et externes (Moragas, 2009). Des propositions invasionistes et diffusionnistes aux conflits sociaux internes entre le peuple et les &#233;lites. Ces derni&#232;res ann&#233;es, les mod&#232;les qui mettent l'accent sur les relations de coexistence entre Coyotlatelcos et Teotihuacanos et les conflits entre &#233;lites ont &#233;t&#233; int&#233;gr&#233;s &#224; la crise sociale de la ville (Moragas, 2005). Actuellement, le consensus g&#233;n&#233;ral des chercheurs est que l'effondrement est un ph&#233;nom&#232;ne politico-id&#233;ologique qui se produit parmi les &#233;lites de Teotihuacan et qui affectera la population dans son ensemble.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, nous devons &#234;tre en mesure de red&#233;finir ce mod&#232;le en incorporant davantage de facteurs pour son analyse et son &#233;valuation. Dans ce travail, le concept de crise dans le monde de Teotihuacan et les preuves de changements politiques dans la ville seront pris en compte. Ma proposition consid&#232;re que nous devons prendre en compte deux acteurs qui r&#233;agiront diff&#233;remment &#224; la crise finale de la culture de Teotihuacan en raison de leurs propres moments historiques. D'une part, les Teotihuacans qui, apr&#232;s 600 ans de domination id&#233;ologique sur les hauts plateaux mexicains, ne semblent pas en mesure de r&#233;orienter la situation. D'autre part, les coyotlatelcos, les derniers villages qui atteignent la vall&#233;e du Mexique et qui sont int&#233;gr&#233;s &#224; l'orbite de Teotihuacan de 450 &#224; 500 apr&#232;s J.-C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Teotihuacan : un monde ordonn&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Teotihuacan est situ&#233; dans le nord-ouest du bassin du Mexique, dans une petite vall&#233;e situ&#233;e &#224; 19 &#176; 34 'de latitude nord et 99 &#176; 40 de longitude ouest, avec une altitude comprise entre 2 400 et 3 100 m&#232;tres d'altitude. Le r&#233;gime pluviom&#233;trique s'&#233;tend de la fin mai &#224; la fin octobre. Durant l'ann&#233;e, les temp&#233;ratures moyennes atteignent 5-15 &#176; C &#224; des niveaux plus &#233;lev&#233;s et 12-18 &#176; C en dessous de 2 800 m&#232;tres d'altitude. La r&#233;gion occup&#233;e par la ville est d&#233;limit&#233;e par la colline de Gordo au nord et la cha&#238;ne de montagnes du Patlachique au sud (Mooser, 1968 ; McClung de Tapia et al., 1996 : 21).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Teotihuacan reproduit sans aucun doute un mod&#232;le cosmique du monde des hautes terres am&#233;ricano-mexicaines &#224; la fin du classique pr&#233;classique sup&#233;rieur et du d&#233;but du classique. Il est possible qu'il soit tr&#232;s difficile pour nous de conna&#238;tre la cause exacte de l'origine de la ville, mais les enqu&#234;tes successives men&#233;es &#224; Teotihuacan, Cuicuilco et plus r&#233;cemment dans la vall&#233;e de Poblano-tlaxcalteca nous ont montr&#233; que la mobilit&#233; des populations des hautes terres &#233;tait d&#233;terminante dans la constitution de la ville (Carballo, 2009 ; Carballo et Pluckhahn, 2007). Plusieurs facteurs entrent en jeu, tels que les mouvements volcaniques et tectoniques &#224; la fin de la p&#233;riode pr&#233;classique, le d&#233;veloppement culturel de ces populations, le changement des r&#233;seaux d'&#233;changes et la disposition de la future ville, dont la vall&#233;e est peut-&#234;tre r&#233;invent&#233;e dans le cadre d'une vision du monde particuli&#232;re. Il pourrait &#234;tre risqu&#233; d'affirmer que l'&#233;mergence de Teotihuacan est une cons&#233;quence exclusive de facteurs ext&#233;rieurs &#224; la vall&#233;e elle-m&#234;me, car nous n'avons que peu de preuves de populations pr&#233;-p&#233;ruviennes. Et nous disons risqu&#233; car les donn&#233;es arch&#233;ologiques sont insaisissables en raison probablement de l'impact de la construction de la ville et du remodelage architectural successif. L'installation de plus de 100 000 habitants pendant plusieurs si&#232;cles suppose un impact continu sur le territoire le plus proche et complique donc la d&#233;couverte des phases de preteotihuacan. Quoi qu'il en soit, on peut consid&#233;rer que l'origine de Teotihuacan est la r&#233;solution d'une grande crise de la population du centre du Mexique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs facteurs cl&#233;s contribuent &#224; la vitesse de consolidation du mod&#232;le de Teotihuacan. Traditionnellement, le contr&#244;le de la Sierra de las Navajas et le monopole de l'exploitation de l'obsidienne verte en tant que moteur &#233;conomique de la ville ont &#233;t&#233; g&#233;r&#233;s (Spence, 1981, 1984, 1987). &#192; cela, il faut ajouter le caract&#232;re sacr&#233; de la ville avec la grotte de la pyramide du soleil dans le cadre d'un axe mundi (Cowgill, 1988). Ren&#233; Millon a conceptualis&#233; le mod&#232;le du march&#233; du temple des p&#232;lerins autour des ensembles de trois temples dans le cadre d'un mod&#232;le authentique de Teotihuacan (Millon, 1973, 1976). Aujourd'hui, nous savons que ce mod&#232;le doit &#234;tre nuanc&#233;, puisqu'il a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; &#224; une &#233;poque o&#249; Teotihuacan &#233;tait consid&#233;r&#233;e comme une soci&#233;t&#233; &#233;minemment th&#233;ocratique et que des mod&#232;les reconnus &#233;taient appliqu&#233;s dans d'autres cultures telles que le Mexica ou le Proche-Orient. Nous proposons aujourd'hui un syst&#232;me de lignage dans lequel l'organisation Teotihuacan comprenait un mod&#232;le de r&#232;glement diff&#233;renci&#233; des autres soci&#233;t&#233;s contemporaines1 (Manzanilla, 2006). Les Teotihuacans &#233;taient conscients d'occuper un espace privil&#233;gi&#233; d'un point de vue cosmogonique et l'ont reproduit pendant six cents ans dans ce que nous pourrions maintenant qualifier d'excellent design marketing pour les entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense qu'il est int&#233;ressant de repenser certaines des questions clefs de Teotihuacan afin de r&#233;fl&#233;chir &#224; la mani&#232;re dont son histoire a &#233;t&#233; &#233;crite et &#224; l'image construite et diffus&#233;e. Un des arguments qui, je pense, a marqu&#233; la vision de cette ville est la difficult&#233; de pouvoir en &#233;tablir une histoire politique (Cowgill, 2008). Dans les repr&#233;sentations humaines, la classe et la fonction qu'elles remplissent sont plus identifi&#233;es que leur individualit&#233; (Cowgill, 1997, 2008 ; Manzanilla, 2005 ; 2006), nous ne pouvons donc pas identifier clairement les noms des dirigeants identiques. Comme ils ont pu le faire dans la culture maya par exemple. Les causes sont connues depuis l'Antiquit&#233; par les chercheurs et font r&#233;f&#233;rence au manque apparent d'individualit&#233; dans les repr&#233;sentations de Teotihuacan ou &#224; l'absence d'&#233;criture comparable &#224; celle d'autres cultures m&#233;soam&#233;ricaines. Dans les soci&#233;t&#233;s anciennes, l'&#233;criture a plusieurs fonctions, mais elle est li&#233;e &#224; la gestion des actifs de la ville et &#224; la repr&#233;sentation du pouvoir des &#233;lites. Dans le cas m&#233;soam&#233;ricain, l'&#233;criture semble li&#233;e aux repr&#233;sentations politiques et &#224; son exercice par les &#233;lites et appara&#238;t donc souvent li&#233;e &#224; l'architecture monumentale et aux contextes des &#233;lites et du pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'un probl&#232;me essentiel, car les deux facteurs, combin&#233;s dans la m&#234;me culture, compliquent grandement notre compr&#233;hension des actions politiques des &#233;lites et de leurs d&#233;cisions, &#233;l&#233;ments n&#233;cessaires &#224; la connaissance de l'histoire de la ville. Si cette question est importante pour n'importe quelle culture, elle l'est encore plus lorsque Teotihuacan est &#233;galement consid&#233;r&#233; comme marquant l'&#233;volution politique et culturelle d'une grande partie de la M&#233;so-Am&#233;rique au cours des cinq cents premi&#232;res ann&#233;es de l'&#232;re chr&#233;tienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Crise et effondrement : une &#233;valuation historiographique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Historiquement, durant la plus grande partie du XXe si&#232;cle, la p&#233;riode classique du haut plateau a &#233;t&#233; construite sur la base de la culture connue de Teotihuacan, son d&#233;veloppement culturel historique &#233;tant li&#233; au pouvoir exerc&#233; par les Teotihuacans sur le territoire. Cette connaissance a &#233;t&#233; d&#233;termin&#233;e par le d&#233;veloppement de l'arch&#233;ologie dans son moment historique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est int&#233;ressant de noter que, d&#232;s le d&#233;but, les chercheurs et les historiens de l'antiquit&#233; de Teotihuacan ont consid&#233;r&#233; que la ville avait &#233;t&#233; conquise par les Tolt&#232;ques en 674 (Chavero, 1984) et / ou d&#233;truite par des tribus envahissantes ou abandonn&#233;es (Batres, 1889). Et selon les &#233;poques, les propositions de diffusion-invasionnistes sont celles qui ont connu une plus grande vulgarisation en raison des preuves arch&#233;ologiques les plus remarquables et les plus &#233;videntes, telles que : l'incendie du centre c&#233;r&#233;monial, le pillage des structures et le changement de la culture mat&#233;rielle. Sans vouloir trop influencer, nous avons envisag&#233; d'abord de diviser les interpr&#233;tations concernant l'effondrement de Teotihuacan en deux facteurs majeurs, externes et internes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les facteurs externes associent essentiellement la casuistique diffusionniste et / ou invasioniste, ainsi que l'id&#233;e que la soci&#233;t&#233; Teotihuacan ne peut pas survivre &#224; des facteurs d&#233;riv&#233;s de questions ext&#233;rieures &#224; sa structure culturelle. Sans aucun doute, la pr&#233;sence d'un complexe de c&#233;ramique compl&#232;tement &#233;tranger &#224; l'existant signifiait la pr&#233;sence d'un groupe culturel diff&#233;rent qui s'impose sous la force et a pour cons&#233;quence les incendies et les pillages d&#233;tect&#233;s. Les coyotlatelcos originaires probablement du shoal occidental (Acosta, 1972 ; Braniff, 1972) ou peut-&#234;tre Otomi (Jim&#233;nez Moreno, 1966 : 51-53) attaqueront et d&#233;truiront la ville qui sera abandonn&#233;e par les Teotihuacans Continuum culturel m&#233;soam&#233;ricain. Cependant, progressivement, certains doutes ont &#233;t&#233; exprim&#233;s tant par la magnitude des forces arm&#233;es coyotlatelcas qui ont d&#251; attaquer et conqu&#233;rir une ville &#224; la structure urbaine tr&#232;s complexe qui aurait n&#233;cessit&#233; une strat&#233;gie de conqu&#234;te de rue en rue et de carr&#233; en carr&#233;. D'autre part, il est difficile de savoir comment les Teotihuacans disparaissent de la ville car les coyotlatelcos ne prennent pas les &#233;l&#233;ments du pouvoir de Teotihuacan comme un exemple de l&#233;gitimation locale. D'autres propositions, de nature externe, ont &#233;t&#233; largement accept&#233;es, telles que des causes environnementales et climatiques allant d'approches catastrophiques aux ph&#233;nom&#232;nes climatiques continentaux (Lorenzo, 1968 ; Messenger, 1990 ; Millon, 1973 ; Palerm et Wolf, 1972 ; Siebe et al., 1996 : 402). L'id&#233;e du changement climatique global &#233;tait attrayante, mais compliqu&#233;e lorsqu'il s'agissait d'&#233;tablir des donn&#233;es et des indicateurs arch&#233;ologiques clairs ; entre autres, en raison de la morphologie de la vall&#233;e de Teotihuacan, ce qui rend difficile la conservation des macro-cultures de plantes et de pollen qui pourraient affecter la ville. Un autre groupe d'hypoth&#232;ses concerne l'&#233;rosion du maintien d'une macro-ville comme Teotihuacan dans la vall&#233;e et dans le bassin m&#234;me du Mexique (Cook, 1947 ; Lorenzo, 1968 : 57 ; Mooser, 1968 : 37). Fondamentalement, ce corpus de th&#233;ories est influenc&#233; par les travaux du projet de la vall&#233;e de Teotihuacan dirig&#233; par William Sanders et plaidant pour que la croissance rapide de Teotihuacan surexploite le territoire environnant et rende la ville d&#233;pendante d'une grande p&#233;riph&#233;rie (Sanders, 1979). ). Malgr&#233; tout, les facteurs externes n'expliquent pas &#224; eux seuls le r&#244;le des coyotlatels ou de la chute de la ville et de son abandon, car il n'existe aucune preuve concluante d'un changement climatique aussi extr&#234;me. C'est pourquoi un autre groupe de chercheurs a sugg&#233;r&#233; que les facteurs qui expliquent l'effondrement de Teotihuacan doivent &#234;tre internes &#224; la ville et notamment dans le r&#244;le des &#233;lites, dont la fonction principale dans la soci&#233;t&#233; serait de garantir la stabilit&#233; du cycle agricole. gr&#226;ce &#224; sa connexion sp&#233;ciale avec les dieux et au contr&#244;le des rituels n&#233;cessaires au maintien de la ville. De nouveaux &#233;l&#233;ments sont &#233;galement ajout&#233;s, tels que le militarisme progressif dans les repr&#233;sentations de Teotihuacan, l'instabilit&#233; r&#233;gionale et le contraste entre villes (Matos, 1996 ; Millon, 1967, 1973 ; Sanders, 1964 ; Sanders et Price 1968 ; Webb, 1978). Enfin, la perte de routes commerciales, le discr&#233;dit de la ville et les &#233;lites r&#233;gionales &#233;mergentes repr&#233;sentent un processus de d&#233;sint&#233;gration du pouvoir de Teotihuacan et du syst&#232;me id&#233;ologico-politique qui le soutenait (Cohodas, 1989 ; Litvak, 1970, 1978 ; Sanders, 1956). , 1964 ; Sanders et Price, 1968).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ann&#233;es 90 &#233;taient une r&#233;vulsion pour l'&#233;tude des phases post&#233;rieures &#224; l'effondrement de Teotihuacan gr&#226;ce aux recherches issues du projet Teotihuacan Underworld dirig&#233; par Linda Manzanilla (UNAM) et du projet sp&#233;cial Teotihuacan 92-94 (Manzanilla et Arrell&#237;n, 1999). ; Moragas, 1995). Les deux projets ont d&#233;marr&#233; avec des objectifs diff&#233;rents, le premier &#233;tant clairement ax&#233; sur la recherche sur le syst&#232;me de tunnels et de grottes, le second &#233;tant le r&#233;sultat d'un sauvetage visant &#224; conditionner l'acc&#232;s &#224; la porte 5. Dans le premier projet, l'int&#233;r&#234;t principal consistait &#224; : trouver les premi&#232;res phases de l'occupation de Teotihuacan pour comprendre les processus qui seraient impliqu&#233;s dans le d&#233;veloppement de l'&#201;tat, ainsi que pour appliquer diff&#233;rentes techniques g&#233;ophysiques (Manzanilla, 1994a, 1994b, 1996). Parall&#232;lement, l'intervention de l'INAH a permis d'&#233;tendre les travaux initi&#233;s par Basante, Munera et Soruco dans le cadre de la fouille de la grotte astronomique, en pr&#233;cisant que cette grotte est compl&#233;t&#233;e par deux autres, d&#233;finissant ainsi un complexe souterrain c&#233;r&#233;monial de l'&#233;poque classique avec une r&#233;occupation tardive par Coyotlatelco. Mazapa (Basante, 1986 ; Moragas, 1995). Les ann&#233;es suivantes nous ont permis de continuer &#224; progresser dans la typologie des c&#233;ramiques des phases Coyotlatelco et Mazapa et, d'autre part, nous avons commenc&#233; &#224; repenser certaines questions li&#233;es aux changements et aux transformations culturelles qui ont imm&#233;diatement suivi la chute de la ville (Moragas, 1995 ; L&#243;pez , 2003 ; Nicol&#225;s, 2003). En outre, au cours de ces ann&#233;es, Luis Gamboa a fouill&#233; la p&#233;riph&#233;rie de la ville, o&#249; la pr&#233;sence pr&#233;coce de ces c&#233;ramiques de coyotlatelcoas sur des sols de phases classiques est d&#233;montr&#233;e sans preuve d'abandon ni de discontinuit&#233; (Gamboa, 1998). Pour ces dates, de nouvelles donn&#233;es sur la chronologie du postclassique dans le bassin du Mexique sont publi&#233;es. Elles indiquent qu'il faudrait passer en revue la s&#233;quence chronotipologique qui implique un changement du mod&#232;le explicatif s&#233;quentiel Metepec-Azteca III et contemporan&#233;it&#233;s et discontinuit&#233;s en dehors des mod&#232;les culturels (Parsons et al., 1996). Tout cela signifiait une r&#233;vulsion dans la conception de la s&#233;quence de l'effondrement de Teotihuacan, ainsi que dans le r&#244;le de ses &#034;envahisseurs&#034; suppos&#233;s. La bipolarisation du discours sur les facteurs qui ont conduit &#224; l'effondrement de la culture de Teotihuacan a &#233;t&#233; compliqu&#233;e par la preuve de la pr&#233;sence pr&#233;coce de coyotlatelcos avant la date mythique de 750 apr&#232;s JC. C'est la raison pour laquelle la discussion jusqu'alors avait &#233;t&#233; centr&#233;e sur la consid&#233;ration des coyotlatelcos comme causes directes ou indirectes de ces crises et leur implication dans des facteurs externes (crises climatiques) ou internes (crises sociales et id&#233;ologiques). La v&#233;rit&#233; est que ces derni&#232;res ann&#233;es, aucune nouvelle proposition concernant l'effondrement de la culture de Teotihuacan n'a &#233;t&#233; formul&#233;e. La r&#233;cente publication de Gazzola maintient le mod&#232;le traditionnel de l'effondrement, soumis au conflit vertical opposant les &#233;lites aux non-&#233;lites et au m&#233;contentement social2 (Gazzola, 2009).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ajout de nouveaux facteurs &#224; la discussion sur l'effondrement de Teotihuacan. Processus et &#233;v&#233;nements&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les diff&#233;rentes explications ne finissent pas de conceptualiser un cadre clair de l'effondrement de Teotihuacan, en particulier au moment o&#249; il est tent&#233; de s'agglutiner sous un seul mod&#232;le explicatif partant des indicateurs arch&#233;ologiques les plus visibles : l'incendie, le pillage et le changement de la culture mat&#233;rielle . Cependant, je pense que l'effondrement est plus compr&#233;hensible si nous ajoutons d'autres facteurs qui compl&#232;tent le sc&#233;nario historique et d&#233;finissons ce que les indicateurs arch&#233;ologiques que nous prenons comme base de cet argument signifient vraiment. Il est ind&#233;niable que la visibilit&#233; arch&#233;ologique de l'incendie, le pillage et le changement de la culture mat&#233;rielle marquent beaucoup les interpr&#233;tations, mais nous devons &#233;galement observer avec soin les processus par lesquels ces preuves sont atteintes. Il ne s'agit pas tant de r&#233;aliser une s&#233;quence des facteurs, mais de les int&#233;grer dans un sc&#233;nario dans lequel les diff&#233;rents acteurs qui interviennent les ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes et lors de l'effondrement sont incorpor&#233;s. C'est la raison pour laquelle j'estime que nous devons distinguer les &#233;v&#233;nements, les ph&#233;nom&#232;nes rapides dans les archives et les processus arch&#233;ologiques, peut-&#234;tre moins &#233;vidents mais plus longs et contribuant aux pr&#233;c&#233;dents. Autrement dit, nous ne pouvons pas atteindre les &#233;v&#233;nements sans prendre en compte les processus historiques arch&#233;ologiques moins visibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques propositions d'indicateurs de processus historiques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les soci&#233;t&#233;s de Xolalpan et de Metepec, r&#233;cemment disparues, montrent d&#233;j&#224; des probl&#232;mes non r&#233;solus dans la soci&#233;t&#233; de Teotihuacan qui impliquent, d'une part, le d&#233;peuplement &#224; la p&#233;riph&#233;rie et la r&#233;occupation de coyotlatelco &#224; l'&#233;poque classique (Gamboa, 1998) centre avec l'occupation des rues par les colonies en terrasses et la fermeture des quartiers ethniques. Ils peuvent &#234;tre interpr&#233;t&#233;s comme une augmentation de la population ou plut&#244;t par un regroupement de ceux-ci dans une dynamique diff&#233;rente3. Au niveau r&#233;gional, nous devons prendre en compte la pr&#233;sence pr&#233;coce de coyotlatelca dans la vall&#233;e du Mexique, les colonies de Teotihuacan dans la vall&#233;e de Toluca, la diminution de l'influence de Teotihuacan sur la route du d&#233;but de l'Orange (Garc&#237;a Ch&#225;vez, 1998 ; Gonz&#225;lez de la Vara, 1999 ; Parsons et al., 1993, 1996 ; Rattray, 1998 ; Sugiura, 1996). Certaines p&#233;nuries de produits li&#233;s aux offres et aux accessoires fun&#233;raires sont &#233;galement d&#233;tect&#233;es pour la phase Metepec (Sempowski, 1992, 1999 ; Sempowski et Spence, 1994). Un cas int&#233;ressant est la pr&#233;sence pr&#233;coce de colonies de coyotlatelcos dans le sud du bassin du Mexique &#224; des dates o&#249; le pouvoir de Teotihuacan est cens&#233; rester pr&#233;sent et au moins ils ne per&#231;oivent pas les coyotlatelcos comme une menace sur le territoire imm&#233;diat. L'interpr&#233;ter comme une preuve de la faiblesse du capital ou d'une autre incorporation dans une soci&#233;t&#233; multiethnique fait d&#233;j&#224; l'objet de propositions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, nous souhaitons int&#233;grer d'autres &#233;l&#233;ments &#224; la discussion sur l'effondrement, notamment des processus progressifs dans le temps. L'un d'entre eux est la crise type de la ville de Teotihuacan, qui implique la d&#233;sacralisation, la d&#233;t&#233;rioration et l'abandon partiel de la ville. Nous ne pouvons pas ignorer que la culture de Teotihuacan est profond&#233;ment marqu&#233;e par la capitale elle-m&#234;me et par la concentration de la population. De m&#234;me, il convient de rappeler que la ville est la repr&#233;sentation cosmologique et politique d'un mod&#232;le tr&#232;s particulier de son gouvernement. De la multiplicit&#233; des facteurs impliqu&#233;s par la fondation d'une ville et son maintien, nous devons &#233;galement consid&#233;rer tous ceux qui se combinent &#224; la fin de celle-ci4. L'analyse de Graulich qui analyse le mythe du cinqui&#232;me soleil et qui, bien qu'il s'agisse de r&#233;interpr&#233;tations du postclassique, est suggestive, les dates le sont toujours5 (Graulich, 1990 : 90-92).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le processus d'abandon progressif de la ville, nous devons souligner les offres de d&#233;mant&#232;lement et d'assassinats localis&#233;es dans diff&#233;rents endroits de la ville. Des changements substantiels sont observ&#233;s dans la chauss&#233;e des morts et la citadelle ainsi que la rupture syst&#233;matique de sculptures &#224; cet endroit et &#224; Xalla. Des th&#233;&#226;tres de type censeurs perturb&#233;s et intentionnellement red&#233;pos&#233;s ont &#233;t&#233; d&#233;couverts &#224; Oztoyohualco et &#224; Tlamimilolpa (Linn&#233;, 1942 : 172 ; Manzanilla, 1993). Dans les deux cas, il semble que nous trouvions un rituel &#233;tabli autour d'un contexte domestique fun&#233;raire. D'autre part, nous n'avons aucune trace d'incendies g&#233;n&#233;ralis&#233;es dans la ville jusqu'&#224; son effondrement. L'abandon progressif des structures est un autre processus qui indique la rupture de l'organisation interne de la ville. Les fouilles de la Ventilla C montrent une inondation dans le grand espace d&#233;gag&#233; qui sugg&#232;re un manque d'entretien des grandes structures (G&#243;mez et N&#250;&#241;ez, 1999 : 112). On peut mentionner le changement des techniques de construction et la localisation des b&#226;timents attribu&#233;s &#224; le coyotlatelcos, qui sugg&#232;re &#233;galement la perte de savoir-faire et l'organisation de travaux sp&#233;cialis&#233;s impliqu&#233;s dans la construction et la conception de grands b&#226;timents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;v&#233;nements r&#233;sultent de la pr&#233;sence d'incendies concentr&#233;s dans le centre c&#233;r&#233;monial de la ville, principalement li&#233;s aux b&#226;timents du pouvoir religieux et politique de la ville, li&#233;s &#224; l'exercice du pouvoir &#224; Teotihuacan. Les incendies et les pillages sont tr&#232;s visibles sur le plan arch&#233;ologique et marquent donc l'interpr&#233;tation d'&#233;v&#233;nements violents, mais nous ne pouvons toujours pas d&#233;terminer s'il s'agissait d'incendies rapides ou lents. C'est-&#224;-dire si elles r&#233;sultent d'une attaque ou d'une ritualisation de la fermeture li&#233;e &#224; la d&#233;cralisation du b&#226;timent. Sans aucun doute, les coyotlatelcos qui r&#233;occuperont des secteurs de la ville contribueront &#224; une r&#233;invention du m&#234;me dans lequel apparemment la zone de la pyramide du soleil est importante &#224; la fois &#224; cause de la r&#233;occupation des grottes situ&#233;es &#224; l'est et au sud-est de la m&#234;me construction des b&#226;timents autour de la pyramide du soleil et des b&#226;timents annexes de la place du pirate de la lune ou de la structure 1B de la citadelle6 (Cabrera Castro, 1990 ; Manzanilla et Arrell&#237;n, 1999 ; Moragas, 1995 ; Matos, 1995, 1999).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La transition du classique &#224; l'&#233;piclassique &#224; Teotihuacan. Trop de questions et peu de r&#233;ponses&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, le passage du classique &#224; l'&#233;piclassique repr&#233;sente une scission du contr&#244;le central des grands centres urbains du classique et, par cons&#233;quent, r&#233;v&#232;le les conflits entre les factions que, libres du cadre de soumission impos&#233; par l'&#201;tat classique, d&#233;velopper leurs propres cadres d'action politique et sociale. Il nous reste encore beaucoup &#224; d&#233;couvrir sur la soci&#233;t&#233; de l'&#233;piclassique &#224; Teotihuacan et sur le type d'organisation politique g&#233;n&#233;r&#233; sur ce territoire auparavant domin&#233; par une grande m&#233;tropole au complexe mat&#233;riel homog&#232;ne et &#224; la distribution centralis&#233;e7. Dans ce mod&#232;le, nous devons comprendre que, dans le m&#234;me sc&#233;nario, nous trouvons deux soci&#233;t&#233;s culturellement diff&#233;rentes et &#224; deux moments de d&#233;veloppement socioculturel diff&#233;rent : les Teotihuacans dans un processus de d&#233;composition politique rapide et les coyotlatelcos en cours de colonisation territoriale dans le pays. zone qui formait la capitale et la p&#233;riph&#233;rie imm&#233;diate, sous le contr&#244;le de la ville. Il est possible qu'il s'agisse de deux traditions culturelles diff&#233;rentes, mais cela ne signifie pas n&#233;cessairement qu'elles sont exclusives au d&#233;but. Ici, nous allons pr&#233;senter quelques-unes des questions qui sont pertinentes lorsque l'on consid&#232;re la soci&#233;t&#233; &#233;piclassique de Teotihuacan et les probl&#232;mes d'identification des diff&#233;rents groupes &#224; partir de sources arch&#233;ologiques et historiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;rement, les mouvements de population en M&#233;so-Am&#233;rique et leurs relations avec Teotihuacan. Nos principaux protagonistes sont les coyotlatelcos, une ville d'origine non encore identifi&#233;e mais g&#233;n&#233;ralement consid&#233;r&#233;e comme provenant d'une partie du Baj&#237;o8. Sans aucun doute, les coyotlatels sont l'un des indicateurs cl&#233;s de la conformation de cette p&#233;riode, mais ils ne sont pas les seuls9. Nous devons tenir compte des mouvements des groupes de Teotihuacan qui quittent la ville et que nous pouvons identifier avec l'arriv&#233;e de nouveaux habitants dans la vall&#233;e de Toluca, de la phase de Tlamimilolpan &#224; Metepec. La diff&#233;rence est que m&#234;me s'ils n'affectent pas la m&#233;tropole &#224; son heure de splendeur, ils pourraient &#234;tre un lieu d'accueil pour les derni&#232;res phases du classique10.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres propositions sugg&#232;rent d'associer les Teotihua-Canos &#224; la fin du classique aux Olmeca-Xicallangas mentionn&#233;s dans les ouvrages des chroniqueurs tels que Fray Bernardino de Sahag&#250;n, Domingo Chimalpahin, Fernando del Alva Ixtlilxochitl, Diego Mu&#241;oz Camargo, le codex Matritense, pour ne nommer que quelques-uns des exemples. Celles-ci seraient li&#233;es &#224; la fondation de Cacaxtla, la conqu&#234;te de Cholula. Cependant, d'autres auteurs tels que Chadwick sugg&#232;rent que ces Olmeca-Xicallangas sont des descendants de Teoti-Huacanos d'origine Mixtec et Chochopopoloca11 (Chadwick, 1966 : 8-9). Rivas Castro, L&#243;pez Austin et L&#243;pez Luj&#225;n estiment toutefois qu'il devrait exister dans les Olmeca-Xicallangas un groupe constitu&#233; de diverses entit&#233;s ethniques, comprenant des groupes du tronc linguistique ottoman, des Mixtecs, des Mazatecos, des Chochopopolocas et des personnes de Origine Nahuatl (L&#243;pez Austin et L&#243;pez Luj&#225;n, 1996 : 166 ; Vargas, 1998). Dans cette &#233;quation de villes, les otomies sont &#233;galement pr&#233;sentes en tant que causes de la chute de Teotihuacan, th&#232;se d&#233;fendue par Jim&#233;nez Moreno12. Cependant, pour Pi&#241;a Chan, les Otomis qui utilisaient la poterie coyotlatelco vivaient avec les Teotihuacans et d&#233;velopperaient d'autres styles locaux (Pi&#241;a Chan, 1975 : 543).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette variabilit&#233; refl&#233;terait, parmi de nombreux autres facteurs, les mouvements de population du bassin d&#233;j&#224; &#224; la fin du classique et la visibilit&#233; d'autres identit&#233;s r&#233;gionales apr&#232;s la perte du monopole culturel et &#233;conomique de Teotihuacan. Dans tous les cas, nous devons consid&#233;rer qu'il existe deux sc&#233;narios de l'effondrement : celui qui est d&#233;termin&#233; au centre de la ville et celui qui se produit &#224; la p&#233;riph&#233;rie imm&#233;diate. Dans le centre urbain de Teotihuacan, la chose la plus remarquable n'est pas la construction ex novo dont il existe peu d'exemples, mais le remodelage de l'espace int&#233;rieur observ&#233; dans les constructions classiques de Teotihuacan. Nous ne savons pas exactement pourquoi cela est fait. Cela est plus &#233;vident lorsque le remodelage de l'espace fait r&#233;f&#233;rence &#224; une modification de la viabilit&#233; interne de tout un ensemble, g&#233;n&#233;ralement &#224; la suite de la fermeture de plusieurs corridors. Cela peut &#234;tre li&#233; &#224; l'organisation de r&#233;installation qui implique des id&#233;es telles que la redistribution de l'espace &#224; la suite des nouvelles activit&#233;s men&#233;es &#224; l'int&#233;rieur. Si les anciens b&#226;timents consacr&#233;s aux activit&#233;s administratives et c&#233;r&#233;moniales sont le si&#232;ge de familles ou de groupes de familles, des activit&#233;s domestiques et artisanales devraient &#234;tre d&#233;velopp&#233;es. Le remodelage de l'espace peut &#234;tre d&#251; &#224; la n&#233;cessit&#233; de r&#233;adapter l'espace &#224; ces nouvelles activit&#233;s. Les changements de la viabilit&#233; interne peuvent &#234;tre interpr&#233;t&#233;s comme un moyen de r&#233;organiser les unit&#233;s r&#233;sidentielles pour contr&#244;ler les mouvements de personnes en dehors de ce groupe ou comme une d&#233;limitation spatiale des diff&#233;rents groupes et activit&#233;s r&#233;alis&#233;es au sein de ceux-ci. En r&#233;sum&#233;, des changements dans la viabilit&#233; interne peuvent r&#233;pondre &#224; des changements dans la fonctionnalit&#233; des chambres, dans l'h&#233;bergement des diff&#233;rents sous-groupes familiaux et dans des probl&#232;mes de d&#233;fense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville perd son aspect de globalit&#233;. Au cours de la Classique, la ville a &#233;t&#233; con&#231;ue comme un ensemble dans lequel, sous le r&#232;gne de certaines &#233;lites, rien n'est laiss&#233; au hasard. Les coyotlatelcos r&#233;occuperont des parties de la ville, rompant avec cette globalit&#233; dans laquelle elle a &#233;t&#233; con&#231;ue pour d'autres usages, bien que les grands chantiers de construction ne soient pas appr&#233;ci&#233;s ou, en tout &#233;tat de cause, ils continuent d'utiliser les anciennes infrastructures. C'est le gros probl&#232;me pour d&#233;terminer plus clairement la pr&#233;sence des coyotlatelca et l'utilisation de la ville pour eux, puisqu'ils utilisent souvent les structures de Teotihuacan pour remodeler leurs espaces13. Un autre des grands doutes est de rendre visible une propre &#233;lite coyotlatelca, car il ne serait peut-&#234;tre pas n&#233;cessaire de cr&#233;er un projet id&#233;ologique puissant comme le faisaient les Teotihuacans. Il en va de m&#234;me pour identifier les &#233;l&#233;ments d'&#233;lite de la culture mat&#233;rielle sugg&#233;rant la pr&#233;sence d'artisans sp&#233;cialis&#233;s dans les objets de luxe, comme le faisait auparavant Teotihuacans. Ce qui implique &#233;galement des changements substantiels dans les circuits commerciaux dans le cadre des nouvelles relations de pouvoir. La pr&#233;sence de treuils &#224; Teotihuacan n'est pas retrouv&#233;e avant la p&#233;riode &#233;piclassique (Smith et Hirth, 1988). Au cours de l'&#233;piclassicisme, la situation sociopolitique a permis le d&#233;veloppement de march&#233;s r&#233;gionaux dans lesquels les &#233;lites rurales de la vall&#233;e du Mexique demandent des textiles, notamment des ichcahuipilli, et dans lesquels la production de coton est rendue plus &#233;vidente du point de vue arch&#233;ologique par la pr&#233;sence de treuils, aiguilles &#224; coudre et certains types de c&#233;ramique 14. &#192; Hacienda Metepec, la production de points de San Marcos d&#233;passe sa propre consommation interne et Rattray propose de cr&#233;er un produit d'&#233;change entre les habitants de la ferme de Metepec et d'autres localit&#233;s. &#192; Oxtoticpac, une exploitation des mines de tezontle et un atelier de poterie sont d&#233;termin&#233;s (Garc&#237;a Ch&#225;vez, 1995 : 126 ; Rattray, 1981 : 215). Rattray identifie plusieurs ateliers de poterie coyotlatelco avec une sp&#233;cialisation dans un type donn&#233; (Rattray, 1981 : 215-216). Peut-&#234;tre que les r&#233;gions de Maquixco, de la paroisse de San Juan de Teotihuacan et de Puxtla ont fourni des exc&#233;dents agricoles pour le commerce, malgr&#233; le manque d'&#233;tudes suppl&#233;mentaires pour prouver cette hypoth&#232;se. Enfin, la partie nord de la vall&#233;e de Teotihuacan, avec ses grottes et ses cavit&#233;s, a pu servir de lieu de stockage des exc&#233;dents, offrant &#224; ses habitants la possibilit&#233; de g&#233;rer des exc&#233;dents pour l'&#233;change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ra&#250;l Garc&#237;a Ch&#225;vez a &#233;tabli la typologie des c&#233;ramiques coyotlatelco dans la vall&#233;e de Teotihuacan, en identifiant les complexes r&#233;gionaux et en les associant aux trois unit&#233;s politiques diff&#233;rentes estim&#233;es par le Projet du bassin de Teotihuacan (Figure 3) (Garc&#237;a Ch&#225;vez, 1995). Si les preuves mentionn&#233;es par Garc&#237;a Ch&#225;vez sont exactes, l'occupation des localit&#233;s classiques telles qu'Azcapotzalco, Xico, Cerro Portezuelo, Cerro de la Estrella et Teotihuacan t&#233;moigne de l'occupation par les habitants de la tradition de Teotihuacan et par ceux qui ont produit la poterie Coyotlatelco (Garc&#237;a Chavez, 1995 : 292). Cela indique que s'il existait une coexistence temporaire entre des personnes de tradition classique de Teotihuacan et des personnes utilisant principalement de la c&#233;ramique de Coyotlatelco, celle-ci avait un caract&#232;re fondamentalement pacifique et d&#233;terminait initialement un paysage politique caract&#233;ris&#233; par le d&#233;placement de la population r&#233;sidente dans le pays. Ville de Teotihuacan. &#192; cette &#233;poque, de nouvelles alliances politiques, ethniques et territoriales devaient &#234;tre &#233;tablies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne savons pas grand-chose non plus sur les croyances particuli&#232;res des coyotlatelcos. L'environnement de ces cultes est d&#233;termin&#233; par l'occupation des grottes, les structures trouv&#233;es sur la plate-forme en &#034;U&#034; de la pyramide du Soleil et l'existence de certains &#233;l&#233;ments dans la r&#233;gion de la pyramide de la lune, qui sugg&#232;rent que l'occupation Cette r&#233;gion avait des caract&#233;ristiques diff&#233;rentes de la r&#233;occupation des espaces dans les complexes d&#233;partementaux de Tetitla, Zacuala, Yayahuala, Ventilla. Dans la grotte des tiges, une structure a &#233;t&#233; trouv&#233;e sous le trou dans le toit de la chambre s&#233;pulcrale qui doit avoir un jet d'eau important au moment de la pluie15. Sous cette structure, plusieurs s&#233;pultures de nouveau-n&#233;s ont &#233;t&#233; trouv&#233;es, dispos&#233;es dans une orientation est-ouest et entourant la forme de cette structure (Manzanilla, 1994a : 59). La datation de cet ensemble est dat&#233;e de Coyotlatelco tardif (Manzanilla et Arrell&#237;n, 1999 : 429-431). Cependant, il existe des preuves de ce culte dans des phases post&#233;rieures &#224; celle de Coyotlatelco, selon les interpr&#233;tations de Jarqu&#237;n et Mart&#237;nez, des offrandes de vaisselle juxtapos&#233;e et de la sculpture de Xipe Totec, le dieu &#233;corch&#233;, de la procr&#233;ation de la terre, qui sugg&#232;re que la survie de ce culte, avec des variations, s'est d&#233;velopp&#233;e tout au long de la p&#233;riode pr&#233;hispanique de la r&#233;gion de Teotihua-Cana (Jarqu&#237;n et Mart&#237;nez, 1991). La r&#233;occupation ou tout au moins la pr&#233;sence de mat&#233;riaux coyotlatelcos dans des zones &#224; caract&#232;re religieux marqu&#233;, telles que la zone de la pyramide du Soleil et de la Lune et l'ensemble de la citadelle, nous montre une certaine activit&#233; rituelle davantage li&#233;e aux id&#233;es de tradition et vision du monde que par la repr&#233;sentation symbolique de l'Etat Teotihuacan. D'autres &#233;l&#233;ments rituels &#224; consid&#233;rer sont la pr&#233;sence de nouveaux types de formes sp&#233;cifiques pour les rituels, tels que les sahumadores et les louches qui sugg&#232;rent de nouveaux rituels dans lesquels le copal et le pulque sont mentionn&#233;s (Garc&#237;a Ch&#225;vez et al., 1998b : 78). Les excentriques trilob&#233;s semblent rester dans cette p&#233;riode bien que, &#224; mon avis, il soit n&#233;cessaire de prendre en compte le fait que les contextes semblent m&#233;lang&#233;s, de sorte que la continuit&#233; de cet &#233;l&#233;ment n'est pas aussi claire (Stocker et Spence, 1973 : 195-198). Barbour croit que deux traditions diff&#233;rentes peuvent &#234;tre d&#233;tect&#233;es pour les figurines Teotihuacan &#224; la fin de Xolalpan et dureront jusqu'au postclassique, qui constitue un indicateur des changements politiques survenus dans la ville (Barbour, 1998 : 253).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sacrifices humains continuent avec des preuves de d&#233;capitations et l'utilisation de cr&#226;nes humains comme vaisseaux. Des calotas de la m&#234;me &#233;poque et des traces de d&#233;capitation se retrouvent dans des mat&#233;riaux apparus dans la zone de la pyramide de la lune et des grottes au sud-est de la pyramide du soleil (Moragas, 1995). La pr&#233;sence de chiens associ&#233;s aux s&#233;pultures perdure. Dans la grotte III, le cr&#226;ne d'un chien directement associ&#233; &#224; une s&#233;pulture indirecte secondaire d'un individu m&#226;le a &#233;t&#233; d&#233;couvert (Moragas, 1995 : 50). La m&#234;me chose est indiqu&#233;e par la camomille pour la grotte de Pirul, dans laquelle elle d&#233;termine deux squelettes de chien et un squelette de loup, li&#233;s &#224; diverses s&#233;pultures. Cette grotte a une chronologie post-Tihuacan avec des contextes coyotlatelcos, mazapas et azt&#232;ques16 (Manzanilla, 1994a : 59 ; Manzanilla et Arrell&#237;n, 1999 : 431 et 448).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusions : (Re) Construire l'histoire de Teotihuacan&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il reste encore de nombreux probl&#232;mes &#224; analyser pour construire l'histoire de Teotihuacan. D'un c&#244;t&#233;, analyser plus attentivement les ph&#233;nom&#232;nes de r&#233;silience et de procrastination qui se produisent dans les deux soci&#233;t&#233;s, envisager de r&#233;inventer et de r&#233;habiliter l'espace urbain (la ville) et la p&#233;riph&#233;rie (la campagne) ou d'analyser plus en d&#233;tail le niveau de complexit&#233; sociopolitique des coyotlatelcos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les soci&#233;t&#233;s en transition sont des p&#233;riodes complexes, int&#233;ressantes et significatives, mais beaucoup plus difficiles &#224; caract&#233;riser arch&#233;ologiquement par la pr&#233;sence et l'absence de certains mat&#233;riaux. Dans certains cas, il semble que cette p&#233;riode ne puisse &#234;tre caract&#233;ris&#233;e que par ce qui est perdu culturellement de la p&#233;riode pr&#233;c&#233;dente. Nous devons mettre en &#339;uvre notre propre m&#233;thodologie qui prend en compte la vitesse du changement dans les soci&#233;t&#233;s impliqu&#233;es et leur reflet dans la culture mat&#233;rielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Teotihuacan est une &#233;tude de cas, donc paradigmatique pour l'&#233;tude de l'effondrement dans des soci&#233;t&#233;s complexes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rences cit&#233;es&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Acosta, Jorge R. 1964 Le palais de Quetzalpapalotl. Rapports INAH n &#176; 10. Mexique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Basante, Oscar 1986 Occupation dans des grottes &#224; Teotihuacan, th&#232;se de doctorat ENAH. Mexique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barbour, Warren 1998 &#034;La chronologie de figurine de Teotihuacan, Mexique&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Brambila, Rosa et Cabrera, Rub&#233;n (coords) Les rythmes du changement &#224; Teotihuacan : r&#233;flexions et discussions sur sa chronologie. Collection scientifique INAH N &#176; 366 Mexique, pp. 243-253.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Batres, Leopoldo 1889 &#034;Teotihuacan ou la ville sacr&#233;e des Tolt&#232;ques&#034;. Ateliers de l'&#233;cole nationale des arts et m&#233;tiers (monographies d'arch&#233;ologie mexicaine), Mexique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Braniff, Beatriz 1972 &#034;S&#233;quences arch&#233;ologiques &#224; Guanajuato et dans le centre du Mexique, tentative de corr&#233;lation&#034;. teotihuacan : XI&#232;me table ronde de la SmA : Mexique, pp. 273-319.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cabrera Castro, Rub&#233;n 1990 &#034;Le projet arch&#233;ologique Teotihuacan 80-82. R&#233;sum&#233; de ses r&#233;sultats dans la citadelle&#034;. A. Card&#243;s de M&#233;ndez (cood.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#232;re classique : nouvelles d&#233;couvertes, nouvelles id&#233;es : MNA, INAH M&#233;xico, pp. 73-80.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chadwick, Robert 1966 &#034;L'Olmeca-Xicallanga de Teotihuacan : Une &#233;tude pr&#233;liminaire&#034;. notes m&#233;soam&#233;ricaines 7-8, pp. 1-23.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chavero, Alfredo 1987 &#034;Histoire ancienne et conqu&#233;rante du Mexique&#034;, le Mexique &#224; travers les si&#232;cles, vol. Dos, Mexico, Sommet &#233;ditorial, pp. 106-110.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Carballo, David M. 2009 &#034;M&#233;nage et statut dans le centre du Mexique en formation : Structures, assemblages et pratiques domestiques &#224; La Laguna,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tlaxcala&#034;. Antiquit&#233; latino-am&#233;ricaine 20 (3), pp. 473-501.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Carballo, David M. et Thomas Pluckhahn, 2007) &#034;Couloirs de transport et &#233;volution politique en M&#233;so-Am&#233;rique des montagnes : analyses de peuplement int&#233;grant un SIG pour le nord de Tlaxcala&#034;, Mexique. Journal of Anthropological Archaeology 26 (4) pp. 607-629.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cohodas, Marvin 1989 &#034;Le probl&#232;me &#233;piclassique : une revue et un mod&#232;le alternatif&#034;. Diehl (modifier). m&#233;soam&#233;ricaine apr&#232;s le d&#233;clin de teotihuacan aD700-900. Dumbarton Oaks. Washington, pp. 219-239.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cowgill, George 2008 &#034;Une mise &#224; jour sur Teotihuacan&#034;. Antiquit&#233; 82, pp. 962-975.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cook M. 1947 &#034;Interrelation de la population, des disponibilit&#233;s alimentaires et de la construction avant le centre du Mexique&#034;. Antiquit&#233; am&#233;ricaine 8 : 45-52.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Garc&#237;a Ch&#225;vez, Ra&#250;l 1995 Variabilit&#233; c&#233;ramique dans le bassin du Mexique pendant l'&#233;piclassique. M&#233;moire de ma&#238;trise ENAH, Mexique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gamboa Cabezas, Luis Manuel 1998 la distribution de la c&#233;ramique de phase coyotlatelco dans la vall&#233;e de Teotihuacan. M&#233;moire de fin d'&#233;tudes ENAH-INAH, Mexique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Garc&#237;a Ch&#225;vez, Ra&#250;l ; Felipe Ram&#237;rez ; Lorena G&#225;mez et Luis C&#243;rdoba 1998 chimalhuacan : le sauvetage d'une histoire. Municipalit&#233; de Chimalhuacan, INAH, Mexique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gazzola, Julie 2009 &#034;Une proposition sur le processus, les facteurs et les conditions de l'effondrement de Teotihuac&#225;n&#034;, dans Anthropological Dimension, INAH, n &#176; 31, 2009 (voir &lt;a href=&#034;http://www.dimensionantropologica.inah.gob.mx&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.dimensionantropologica.inah.gob.mx&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Graulich, Michel 1990 mythes et rituels du Mexique ancien. Itsmo 8 University College, Madrid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G&#243;mez Ch&#225;vez, Sergio Jaime 1999 &#034;Analyse pr&#233;liminaire du sch&#233;ma et de la r&#233;partition des s&#233;pultures dans le quartier de Ventilla&#034;, &#224; Manzanilla, Linda et Serrano, Carlos (ed.). Les pratiques fun&#233;raires dans la cit&#233; des dieux. les s&#233;pultures humaines de l'ancienne teotihuacan : IIA-UNAM-DGAPA, Mexique, pp. 81-147.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gonz&#225;lez de la Vara, Fern&#225;n 1999 la vall&#233;e de Toluca jusqu'&#224; la chute de Teotihuacan. Collection scientifique Wah : 389, Mexique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jarqu&#237;n Pacheco, Ana Mar&#237;a et Enrique Mart&#237;nez Vargas, 1991 &#034;Sacrifice d'enfants. Une offrande &#224; la divinit&#233; de la pluie &#224; Teotihuacan.&#034; Archaeology 6 : 69-85, INAH, Second Era, Mexico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jim&#233;nez Moreno, Wigberto 1966 &#034;La M&#233;so-Am&#233;rique avant les Tolt&#232;ques&#034;. Paddock, John (ed.) Ancien oaxaca. D&#233;couvertes d'arch&#233;ologie et d'histoire mexicaines : Stanford University Press, Stanford, Californie. pp. 1-83.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Linn&#233;, Sidwald 1942 Cultures des hauts plateaux mexicains. recherches arch&#233;ologiques &#224; teotihuacan, calpulalpan et chalchicomula en 1934-1935. Mus&#233;e ethnographique de Su&#232;de, Nouvelle s&#233;rie, publication n &#176; 7, Stockholm.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Litvak King, Jaime 1970 &#034;Xochicalco &#224; la chute du classique : une hypoth&#232;se&#034;. Annales d'anthropologie : UNAM, pp. 131-144.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Litvak King, Jaime 1978 &#034;Le centre du Mexique fait partie du syst&#232;me g&#233;n&#233;ral de communication m&#233;soam&#233;ricain&#034;. Lee, Thomas Navarrete, Carlos (eds), voies de communication et contacts culturels m&#233;soam&#233;ricains : 115-122. Papiers de la NewWorld Archaeological Foundation n &#176; 40, Utah.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#243;pez Austin, Alfredo et Leonardo L&#243;pez Luj&#225;n 1996 le pass&#233; indig&#232;ne. Coll&#232;ge du Mexique Histoire de confiance des Am&#233;riques, s&#233;rie d'essais. FCE, Mexique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lopez, Claudia ; Claudia Nicol&#225;s et Linda Manzanilla 2006 &#034;Attributs morphologiques et stylistiques de la c&#233;ramique de Coyotlatelco dans le centre c&#233;r&#233;monial de Teotihuacan&#034;, le ph&#233;nom&#232;ne de coyotlatelco au centre du Mexique : temps, espace et signification, Laura Solar (&#233;d.), INAH, Mexico, pp . 215-230.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorenzo, Jos&#233; Luis 1968 &#034;Climat et agriculture &#224; Teotihuacan&#034;. J.L. Lorenzo (ed.) Mat&#233;riaux pour l'arch&#233;ologie de teotihuacan : 53-72, Research Series 17, INAH, Mexique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manzanilla Naim, Linda 1993 &#034;Les complexes r&#233;sidentiels de Teotihuacan&#034;. Camomille, Linda (coord.). Anatomie d'un complexe r&#233;sidentiel Teotihuacan &#224; Oztoyohualco : vol. I-Excavations, IIA-UNAM, Mexique, p. 31-41.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manzanilla Naim, Linda 1994 &#034;G&#233;ographie sacr&#233;e et enfers &#224; Teotihuacan&#034;. Anthropologique N &#176; 11, Nouvelle &#233;poque : 53-66, UNAM. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manzanilla Naim, Linda 1994 &#034;Caves and Geophysics : Une approximation des enfers &#224; Teotihuacan, Mexique&#034;. arch&#233;om&#233;trie, vol. 36, n &#176; 1, Universit&#233; d'Oxford, Londres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manzanilla Naim, Linda 1994 &#034;Les grottes du monde m&#233;soam&#233;ricain&#034;. Science n &#176; 36 : 59 &#224; 66. Facult&#233; des sciences-UNAM. Mexique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manzanilla Naim, Linda 2001 &#034;Groupes sociaux et gouvernement &#224; Teotihuacan, Mexique central&#034;, dans : la reconstruction de la ville maya : l'urbanisme dans les soci&#233;t&#233;s anciennes, Andr&#233;s Ciudad Ruiz, Ma. Josefa Iglesias Ponce de Le&#243;n et Ma. Del Carmen Mart&#237;nez Mart&#237;nez (&#233;ds.), Publications de la Soci&#233;t&#233; espagnole d'&#233;tudes mayas n &#176; 6. Madrid, pp. 461-482.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manzanilla Naim, Linda 2006 &#034;&#201;tats corporatifs archa&#239;ques. Des organisations exceptionnelles dans des sc&#233;narios exclusifs&#034;, Cuicuilco Magazine, vol. 13, n &#176; 36 (janvier-avril), ENAH : 13-45.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manzanilla, Linda et Leonardo L&#243;pez Luj&#225;n 2001 &#034;Explorations dans un possible palais de Teotihuacan : le projet Xalla (2000).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manzanilla, Linda, Claudia L&#243;pez et Claudia Nicol&#225;s 2006 &#034;La c&#233;ramique du bassin du Mexique pendant la p&#233;riode &#233;piclassique / transition au d&#233;but de la p&#233;riode postclassique (650900 apr&#232;s J.-C.)&#034;, dans : production de poteries dans le Mexique ancien, vol. Beatriz Leonor Merino Carri&#243;n et &#193;ngel Garc&#237;a Cook (&#233;d.), Collection scientifique, Institut national d'anthropologie et d'histoire : 169-186 (remis en juin 2000 ; ISBN 968). -03-0144-3).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Camomille Naim, Linda, Arrellin, Roc&#237;o 1999 &#034;Les inhumations des tunnels &#224; l'est de la pyramide du soleil : Projet UNAM 1987-1996&#034;. Manzanilla, Linda et Serrano, Carlos (dir.), Les pratiques fun&#233;raires dans la cit&#233; des dieux. les s&#233;pultures humaines de l'ancienne teotihuacan. IIA-UNAM-DGAPA, Mexique, p. 427-458.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Matos Moctezuma, Eduardo 1990 teotihuacanla m&#233;tropole des dieux. Corpus pr&#233;colombien La section des civilisations m&#233;soam&#233;ricaines. Jaca Book Spa Milano.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Matos Moctezuma, Eduardo 1995, la pyramide du soleil, teotihuacan. Anthologie, Arts du Mexique pour l'Institut culturel Domecq, INAH, Mexique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Matos Moctezuma, Eduardo 1996 &#034;Emergence et chute de Teotihuacan : deux hypoth&#232;ses&#034;. Mastache, Alba Guadalupe et autres (coords.), Arch&#233;ologie m&#233;soam&#233;ricaine. hommage &#224; W. t. Sanders vol. I : 210-212, INAH et l'arch&#233;ologie mexicaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Matos Moctezuma, Eduardo 1999 &#034;Teotihuacan&#034;. Dossiers de larch&#233;ologie, n &#176; 245 : 82-89, juillet-ao&#251;t 1999. &lt;br class='autobr' /&gt;
Messenger, Lewis C. 1990) &#034;Vents de changement antiques : contextes climatiques et complexit&#233; sociale pr&#233;historique en M&#233;so-Am&#233;rique&#034;. ancienne m&#233;soam&#233;rique 1 : 21-40, Cambridge University Press, &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Millon, Ren&#233; 1973 Urbanisation &#224; teotihuacan, mexique. Volume 1, Le texte de la carte de Teotihuacan. Universit&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mooser, F. 1968 &#034;G&#233;ologie, nature et d&#233;veloppement de la vall&#233;e de Teotihuacan&#034;. JL Lorenzo (ed.), Mat&#233;riaux pour l'arch&#233;ologie de teotihuacan : 29-37. S&#233;rie d'enqu&#234;tes 17, INAH, Mexico of Texas Press. Austin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moragas Segura, Natalia 1995 contributions chronologiques et c&#233;r&#233;moniales dans deux grottes au sud-est de la pyramide du soleil, Teotihuacan, Mexique. Th&#232;se de Bachelor. Universit&#233; de Barcelone&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Palerm, &#193;ngel et Eric Wolf 1972 agriculture et civilisation en M&#233;so-Am&#233;rique. &#201;ditorial Gernika, Mexique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parsons, Jeffrey ; Elisabeth Brumfield et Mary Hodge 1996 &#034;Incidences sur le d&#233;veloppement des dates ant&#233;rieures pour les premiers azt&#232;ques dans le bassin du Mexique&#034;. ancienne m&#233;soam&#233;rique 7 : 217-230. Cambridge University Press, &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pi&#241;a Chan, 1975 romaine teotenango : L'ancienne place du mur. m&#233;moire des fouilles arch&#233;ologiques, volume I-II. Direction du tourisme, gouvernement de l'&#201;tat de Mexico, Mexique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rattray, Evelyn Ch. 1981 &#034;L'industrie de l'obsidienne pendant la p&#233;riode de Coyotlatelco.&#034; Revue mexicaine d'&#233;tudes anthropologiques XXVII : 2 : 213-223, Mexico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rattray, Evelyn Ch. 1998 &#034;Datation au radiocarbone de Teotihuacan&#034;. Brambila, Rosa, Cabrera, Rub&#233;n (coords.), Les rythmes du changement chez teotihuacan : r&#233;flexions et discussions sur sa chronologie. Collection scientifique INAH N &#176; 366 : 255-281, Mexique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sanders, William T. 1965 : l'&#233;cologie culturelle de la vall&#233;e de teotihuacan. D&#233;partement de sociologie et d'anthropologie, Universit&#233; d'&#201;tat de Pennsylvanie, University Park, Pennsylvanie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sanders, William T. et Barbara Price 1968 : l'&#233;volution d'une civilisation. Random House, New York.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sempowski, Martha 1992 &#034;Cons&#233;quences &#233;conomiques et sociales des variations dans les pratiques mortuaires &#224; Teotihuacan&#034;. Berlo, J. (ed.) Art, id&#233;ologie et la ville de teotihuacan. 27-57 Dumbarton Oaks.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sempowski, Martha et Michael Spence 1994 pratiques mortuaires et restes squelettiques &#224; teotihuacan. Universit&#233; de l'Utah, Salt Lake City.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sempowski, Martha 1999 &#034;Le r&#244;le potentiel de l'inhumation humaine dans le rituel domestique &#224; Tetitla&#034;. Manzanilla, Linda et Serrano, Carlos (&#233;d.). Les pratiques fun&#233;raires dans la cit&#233; des dieux. Les s&#233;pultures humaines de l'ancienne Teotihuacan. 473-499, IIA-UNAM-DGAPA, Mexique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Siebe, Claus ; Michael Abrams ; Jos&#233; Luis Mac&#237;as et Johannes Obenholzner 1996 &#034;Catastrophes volcaniques r&#233;p&#233;t&#233;es &#224; l'&#233;poque pr&#233;hispanique &#224; Popocatepetl, dans le centre du Mexique : la cl&#233; du futur ? Geology, vol. 24, n &#176; 5 : 399-402.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Smith, Michael et Kenneth Hirth, G. 1988 &#034;Le d&#233;veloppement de la technologie de la filature du coton pr&#233;hispanique &#224; Morelos occidental&#034;. Journal of Field arch&#233;ology : 15 : 349-358.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stocker, Terrance ; L. Michael W. Spence 1973 &#034;Excentriques trilob&#233;s &#224; Teotihuacan et Tula&#034;. Antiquit&#233; am&#233;ricaine : 195-198, vol. 38, n &#176; 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sugiura Yamamoto, Yoko 1996 &#034;L'&#233;piclassique et le probl&#232;me du Coyotlatelco vus de la vall&#233;e de Toluca&#034;. Mastache, Alba Guadalupe et autres (arm&#233;es) arch&#233;ologie m&#233;soam&#233;ricaine. Hommage &#224; W. t. Sanders vol. I : 233-255, INAH et l'arch&#233;ologie mexicaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Webb, Malcolm 1978 &#034;L'importance de la p&#233;riode&#034; &#233;piclassique &#034;dans la pr&#233;histoire m&#233;soam&#233;ricaine.&#034; Browman, La continuit&#233; culturelle dans la m&#233;soam&#233;rique : 155-178. &#201;diteurs Mouton, La Haye, Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NOTES&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 &#034;Une caract&#233;ristique qui distingue Teotihuacan de nombreuses soci&#233;t&#233;s contemporaines et post&#233;rieures est le logement multifamilial. Chacune des diff&#233;rentes familles li&#233;es les unes aux autres par la parent&#233;, les activit&#233;s communes et les relations d'affinit&#233;, dispose d'un groupe de pi&#232;ces, de porches et de cours et reproduire &#034;(Manzanilla, 2006 : 20).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 Nous soup&#231;onnons qu'entre 600 et 650 apr&#232;s J.-C., le manque de m&#233;canismes de r&#233;glementation efficaces faisant face &#224; une agitation sociale g&#233;n&#233;ralis&#233;e aurait &#233;t&#233; &#224; l'origine de l'exode et finalement de l'incendie dans les b&#226;timents publics et les temples, qui seraient progressivement devenus des ruines puis d&#233;mantel&#233;s. et pill&#233; de ses offrandes fondatrices, qui seraient utilis&#233;es pour accompagner les nouvelles migrations (Gazzola, 2009).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3 En p&#233;riode de crise, les mouvements de concentration des groupes familiaux ont &#233;t&#233; observ&#233;s comme strat&#233;gie de r&#233;ponse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4 Dans les temps anciens, la constitution de la ville appara&#238;t souvent comme un pacte entre hommes et dieux et est li&#233;e &#224; un &#233;v&#233;nement sanglant. Les mythes et l&#233;gendes fondateurs ont souvent recours &#224; cet &#233;l&#233;ment. La ville est donc pr&#233;sent&#233;e comme un lieu s&#251;r d'une part, o&#249; l'&#233;rection d'un temple ou d'une structure architecturale se fait selon certaines r&#232;gles et avec un certain nombre d'acteurs. Mais, d'autre part, il n'est pas d&#233;tach&#233; d'un pass&#233; mythique-historique dans lequel certains faits de nature sanglante et chaotique sont mentionn&#233;s. Bien que nous ne sachions pas quels &#233;taient les mythes et les rites de la fondation proprement dite Teotihuacans, nous savons qu'ils ont probablement pris leur origine dans la partie nord de la ville et dans laquelle les grottes ont jou&#233; un r&#244;le cl&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5 Dans l'origine des relations entre les Mexicains et la g&#233;n&#233;alogie, les dates de 712 et 765 de notre &#233;poque sont formul&#233;es, Chimalpahin propose celle de 670, Motilina d&#233;taille que le quatri&#232;me soleil a p&#233;ri en 694 et le cinqui&#232;me soleil est n&#233; en 719. Enfin, les Annals of Cuauhtitlan 751 (Graulich, 1990 : 90-92).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6 Sur ce dernier exemple, il est n&#233;cessaire de rappeler qu'elles proviennent d'anciennes fouilles et qu'elles ne sont mentionn&#233;es qu'en tant que posteotihuacanos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7 Plusieurs sc&#233;narios historiques m&#233;soam&#233;ricains pour l'&#233;piclassique ont &#233;t&#233; d&#233;finis, &#224; savoir : le centre du Mexique avec une importance particuli&#232;re dans les bassins du Mexique, de Tula et de Cholula ; l'expansion de Tarascan &#224; Michoac&#225;n : Oaxaca et conflits avec les manoirs mixt&#232;ques ; le nord du Yucat&#225;n ; l'expansion de la quiche, des cakchiqueles et des religieux dans les hautes terres du Guatemala. Dans tous les cas, les conflits entre groupes de tradition classique et autres groupes &#224; l'origine de nouvelles tendances sont interpr&#233;t&#233;s (L&#243;pez Austin et L&#243;pez Luj&#225;n, 1999 : 38).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8 L'&#233;chantillon de s&#233;pultures est petit, mais c'est le seul qui ait &#233;t&#233; fouill&#233; de mani&#232;re extensive &#224; l'&#233;poque de Coyotlatelco et de Mazapa dans la vall&#233;e de Teotihuacan. La richesse des informations sur les zones d'activit&#233;s associ&#233;es, les dates, les vestiges botaniques et fauniques permet de mieux conna&#238;tre les pratiques fun&#233;raires des groupes arriv&#233;s dans la vall&#233;e &#224; la suite de la chute de la ville de la Classique. Des &#233;tudes g&#233;n&#233;tiques, nous pouvons supposer que ses origines &#233;taient diverses, mais pas de la vall&#233;e. Ils sont peut-&#234;tre arriv&#233;s peu de temps avant l'effondrement du syst&#232;me Classic, participant m&#234;me au chaos. Elles peuvent aussi avoir &#233;pous&#233; des femmes dans la r&#233;gion, comme le sugg&#232;re l'&#233;tude sur les isotopes du strontium. Nous sommes donc enclins &#224; l'hypoth&#232;se que des groupes du Baj&#237;o et du centre-nord du Mexique pourraient &#234;tre arriv&#233;s par vagues dans le centre du Mexique vers le sixi&#232;me si&#232;cle de l'&#232;re chr&#233;tienne (Manzanilla et Arrel&#237;n, 1999 : 451). &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9 Les propositions vont de consid&#233;rer les coyotlatelcos comme les descendants des populations de Metepec, les immigrants qui d&#233;placent les intrus et / ou les classiques qui occupaient un Teotihuacan abandonn&#233; (Diehl, 1989 : 13-14). Traditionnellement, les causes de l'incendie qui a affect&#233; le centre c&#233;r&#233;moniel &#224; la fin de Metepec et celles qui g&#233;n&#232;rent un type de c&#233;ramique compl&#232;tement diff&#233;rent du complexe classique de Teotihuacan ont &#233;t&#233; examin&#233;es (Millon, 1973, 1988).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10 Depuis la fin de la phase Xolalpan, la population commence &#224; d&#233;cliner et des groupes de personnes quittent la ville pour s'installer ailleurs, notamment la vall&#233;e de Toluca, qui conna&#238;t alors une acc&#233;l&#233;ration de sa croissance d&#233;mographique. Dans la derni&#232;re phase de la p&#233;riode classique, Teotihuacan a moins de contr&#244;le sur la vall&#233;e de Toluca ; dans des endroits comme Ojo del Agua, situ&#233; au pied de la future forteresse de Teotenango, des c&#233;ramiques locales sont cr&#233;&#233;es qui imitent les styles de Teotihuacan et sont r&#233;parties dans une vaste zone. &#192; la fin de l'&#232;re Teotihuacan, seul le site de Santa Cruz Atzapotzaltongo dispara&#238;t ; Le reste des sites reste habit&#233; et augmente m&#234;me consid&#233;rablement. Au d&#233;but de l'&#233;piclassique, la population aurait pu quadrupler, cr&#233;ant de nombreux nouveaux sites (Gonz&#225;lez de la Vara, 1999 : 194).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11 Chadwick soutient que la pr&#233;sence de personnes parlant le chochopopoloca &#224; San Juan de Teotihuacan au cours de la colonie est symptomatique de situations ant&#233;rieures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12 Ces Otomi seront accultur&#233;s par les habitants du centre de San Miguel Amantla &#224; Azcapotzalco, les soi-disant Amanteca-Teotihuacans mentionn&#233;s dans certaines sources r&#233;centes. Ces Amanteca-Teotihuacanos ont r&#233;alis&#233; des figurines avec des coiffes tr&#232;s orn&#233;es de plumes, des encensoirs et de grands vaisseaux orn&#233;s de figures de dieux ayant surv&#233;cu &#224; la phase classique de Teotihuacan. D'autres influences otomi doivent &#234;tre per&#231;ues dans le futur. Les poteries Coyotlatelco pourraient &#234;tre fabriqu&#233;es par les Tepanecas (&#233;galement d'origine Otomi) (Jim&#233;nez Moreno, 1966 : 52-53 ; 1999 : 1-6).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13 Diff&#233;rents t&#233;moignages de l'architecture proprement &#233;piclassique dans la vall&#233;e du Mexique, o&#249; les colonies de peuplement ex-novo s'identifient &#224; l'architecture civique-c&#233;r&#233;monielle et r&#233;sidentielle avec leurs caract&#233;ristiques propres et diff&#233;rentes de celles de Teotihuacan. Pour Pati&#241;o, l'&#233;piclassique est la persistance de la tradition classique, des traditions indig&#232;nes et de la pr&#233;sence de traditions exotiques dans le centre du Mexique, dont certaines sont vraisemblablement de tradition septentrionale (Pati&#241;o, 1994 : 200).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14 Il en aurait r&#233;sult&#233; une augmentation de la demande globale de coton alors que le coton non local produit dans des zones telles que la c&#244;te du golfe du Mexique aurait peut-&#234;tre &#233;t&#233; moins facilement disponible en raison de la diminution du commerce interr&#233;gional. L'apparition de m&#339;urs sp&#233;cialis&#233;es dans la filature au sein des sites Epiclassic &#224; Morelos peut refl&#233;ter une augmentation de la demande et de la production de coton au centre du Mexique (Smith and Hirth 1988 : 355) .J'aimerais pr&#233;ciser que, &#224; Teotihuacan, beaucoup de os des aiguilles, mais les treuils semblent &#234;tre moins fonctionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15 Le Tlalocan &#233;tait la terre des Tlaloques, propri&#233;taires des montagnes et des grottes. Graulich mentionne que les &#233;lus de Tlaloc ont &#233;t&#233; enterr&#233;s dans une grotte et que les victimes offertes &#224; ce dieu ont souvent &#233;t&#233; enterr&#233;es dans des grottes ou jet&#233;es &#224; l'eau (Graulich, 1990 : 270).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16 Manzanilla mentionne non seulement l'existence d'os de rongeurs et de li&#232;vres, d'&#233;cureuils, de lapin, de serpents, de divers oiseaux, de musaraignes, de chauves-souris et m&#234;me d'un maxille de moufette (Manzanilla et Arrell&#237;n, 1999c : 445-446). L'association des restes de ces animaux avec divers individus datant des contextes du Coyotlatelco r&#233;cent &#224; Mazapa indiquerait qu'ils font partie du m&#234;me complexe cosmique bien que leurs r&#244;les soient diff&#233;rents. La plupart de ces animaux sont li&#233;s au monde souterrain, bien que tous ne soient pas associ&#233;s &#224; la m&#234;me divinit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;EN ESPA&#209;OL&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Introducci&#243;n&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Para los investigadores de las ciencias sociales y humanas el estudio del colapso de las sociedades complejas es uno de los t&#243;picos de investigaci&#243;n que se ha estudiado de manera recurrente desde principios del siglo XX hasta la actualidad. A&#250;n supone hoy un reto comprender c&#243;mo una sociedad, aparentemente estable en sus formas (culturales, pol&#237;ticas, econ&#243;micas y sociales), decae de manera irremediable. Este es un tema de debate e investigaci&#243;n actual que trasciende el campo de lo meramente acad&#233;mico. Sin duda alguna, el colapso es un t&#243;pico querido tambi&#233;n por el p&#250;blico en general y que es utilizado por los medios de comunicaci&#243;n para perpetuar ese imaginario del pasado rom&#225;ntico de civilizaciones desaparecidas o admoniciones de futuros catastro-fistas si no aprendemos las lecciones del pasado.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Este art&#237;culo trata del colapso de la cultura teotihuacana y de su reconfiguraci&#243;n en un nuevo orden mesoamericano. Considerando que Teotihuacan, durante el per&#237;odo Cl&#225;sico, marc&#243; el desarrollo cultural de gran parte del altiplano mexicano y que abarc&#243; un amplio radio de influencia en otras culturas mesoamericanas contempor&#225;neas, su colapso supone una cuesti&#243;n fundamental para el desarrollo posterior de esta &#225;rea cultural. No obstante, el estudio del colapso de la cultura teo-tihuacana si bien es un t&#243;pico conocido y aceptado por los mesoamericanistas, siento que se ha tratado en menor medida.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El final de Teotihuacan es uno de los ejemplos cl&#225;sicos de la historiograf&#237;a arqueol&#243;gica sobre el colapso de las sociedades complejas. El hecho de que una sociedad aparentemente activa, vibrante, en pleno esplendor de su desarrollo cultural colapse de manera inmediata ha llenado p&#225;ginas de bibliograf&#237;a especializada y de difusi&#243;n. Las diversas hip&#243;tesis que se han manejado han oscilado entre las causas monocausales a multicausales, y entre ellas una combinaci&#243;n de factores internos y externos (Moragas, 2009). De propuestas invasionistas y difusionistas a conflictos sociales internos entre el pueblo y las &#233;lites. En los &#250;ltimos a&#241;os se han incorporado modelos que enfatizan relaciones de convivencia entre los coyotlatelcos y los teotihuacanos y los conflictos entre &#233;lites como causa de la crisis social de la ciudad (Moragas, 2005). Actualmente el consenso general de los investigadores es que el colapso es un fen&#243;meno pol&#237;tico-ideol&#243;gico que surge en el seno de las &#233;lites teotihuacanas y que afectar&#225; en mayor o menor medida en el conjunto de la poblaci&#243;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sin embargo, debemos poder ir redise&#241;ando este modelo incorporando m&#225;s factores para su an&#225;lisis y evaluaci&#243;n. En este trabajo se va a considerar el concepto de crisis en el mundo teotihuacano y las evidencias de cambios pol&#237;ticos dentro de la ciudad. Mi propuesta considera que debemos tener en cuenta dos actores que responder&#225;n de manera distinta a la crisis final de la cultura teotihuacana debido a sus diferentes momentos hist&#243;ricos propios. Por un lado, los teotihuacanos que despu&#233;s de 600 a&#241;os dominando ideol&#243;gicamente el altiplano mexicano no parecen ser capaces de reconducir la situaci&#243;n. Por otra parte los coyotlatelcos, los &#250;ltimos pueblos que llegan al valle de M&#233;xico y que se van incorporando a la &#243;rbita teotihuacana a partir del 450-500 d.C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Teotihuacan : un mundo ordenado&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Teotihuacan se encuentra situado en el noroeste de la cuenca de M&#233;xico en un peque&#241;o valle situado a 19&#176; 34' N, 99&#176; 40W con elevaciones que oscilan entre los 2.400 y 3.100 msnm. El r&#233;gimen de lluvias va de finales de mayo hasta finales de octubre y durante el a&#241;o se suceden unas temperaturas medias de 5-15 &#176;C en cotas superiores y un promedio de 12-18 &#176;C en cotas inferiores a 2.800 msnm. El &#225;rea que ocupa la ciudad se encuentra circunscrita por el cerro Gordo al norte y por la sierra Patlachique al sur (Mooser, 1968 ; McClung de Tapia y otros, 1996:21).&lt;br class='autobr' /&gt;
Sin duda alguna Teotihuacan reproduce un modelo c&#243;smico del mundo del altiplano me-soamericano a fines del precl&#225;sico superior y principios del cl&#225;sico. Es posible que nos sea muy complicado saber la causa exacta del origen de la ciudad, pero las sucesivas investigaciones llevadas a cabo en Teotihuacan, Cuicuilco y m&#225;s recientemente en el valle poblano-tlaxcalteca nos muestra que la movilidad de las poblaciones del altiplano fueron determinantes para la constituci&#243;n de la urbe (Carballo,2009 ; Carballo y Pluckhahn, 2007). Hay diversos factores involucrados como ser&#225;n los movimientos volc&#225;nicos y tect&#243;nicos de fines del precl&#225;sico, el desarrollo cultural de dichas poblaciones, el cambio de las redes de intercambio y la propia disposici&#243;n de la futura ciudad, cuyo valle posiblemente sea reinventado bajo una particular cosmovisi&#243;n. Podr&#237;a ser algo arriesgado afirmar que el surgimiento de Teotihuacan es consecuencia exclusiva de factores externos al propio valle, ya que tenemos pocas evidencias de poblaciones preteoti-huacanas. Y decimos arriesgado porque los datos arqueol&#243;gicos nos son esquivos debido probablemente al impacto que supone la construcci&#243;n de la urbe y las sucesivas remodelaciones arquitect&#243;nicas. El asentamiento de m&#225;s de 100.000 personas durante varios siglos supone un impacto continuado en el territorio m&#225;s cercano y, por lo tanto, complica el hallazgo de fases preteotihuacanas. En todo caso s&#237; que podemos considerar que el origen de Teotihuacan es la resoluci&#243;n de una gran crisis de parte de la poblaci&#243;n del centro de M&#233;xico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Varios factores clave contribuyen a la rapidez de la consolidaci&#243;n del modelo teotihuacano. Tradicionalmente se ha manejado el control de la sierra de las Navajas y el monopolio de la explotaci&#243;n de la obsidiana verde como el motor econ&#243;mico de la ciudad (Spence,1981,1984,1987). A ello hay que a&#241;adirle el car&#225;cter sagrado de la ciudad con la cueva de la pir&#225;mide del Sol como parte de un axis mundi (Cowgill, 1988). Ren&#233; Millon conceptualiz&#243; el modelo de peregrino-templo-mercado en torno a los conjuntos de tres templos como parte de un genuino patr&#243;n teotihuacano (Millon, 1973,1976). Hoy sabemos que dicho modelo debe de ser matizado, ya que se conform&#243; en un momento en el que se consideraba a Teotihuacan como una sociedad eminentemente teocr&#225;tica y se aplicaban modelos reconocidos en otras culturas como la mexica o el Pr&#243;ximo Oriente. Hoy proponemos un sistema de linajes en el que la organizaci&#243;n teotihuacana comprendi&#243; un modelo de asentamiento diferenciado de otras sociedades contempor&#225;neas1 (Manzanilla, 2006). Los teotihuacanos eran conscientes que ocupaban un espacio privilegiado desde el punto de vista cosmog&#243;nico y lo reprodujeron durante seiscientos a&#241;os en lo que podr&#237;amos definir actualmente como un excelente dise&#241;o de marketing corporativo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Creo que es interesante para replantearse algunas de las cuestiones claves de Teotihuacan considerar c&#243;mo se ha escrito la historia de la misma y la imagen que se ha construido y que se ha difundido. Uno de los argumentos que creo que han marcado la visi&#243;n de esta ciudad es la dificultad de poder establecer una historia pol&#237;tica de la misma (Cowgill, 2008). En las representaciones humanas se identifica m&#225;s la clase y la funci&#243;n que realizan que la individualidad de los mismos (Cowgill, 1997, 2008 ; Manzanilla, 2005 ;2006), por lo que no podemos por ahora identificar con claridad nombres de gobernantes en la misma medida que se han podido hacer en la cultura maya por ejemplo. Las causas son conocidas desde antiguo por los investigadores y se refieren a la aparente falta de individualidad en las representaciones teotihuacanas o como en la falta de una escritura comparable a las de otras culturas mesoamericanas. La escritura en las sociedades antiguas tiene varias funciones, pero se ha vinculado a la gesti&#243;n de los bienes de la ciudad y a la representaci&#243;n del poder de las &#233;lites. En el caso mesoamericano, la escritura parece vinculada a las representaciones pol&#237;ticas y el ejercicio del mismo por parte de las &#233;lites y por ello aparece a menudo vinculado a la arquitectura monumental y en contextos de &#233;lites y poder.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Es una problem&#225;tica clave, ya que ambos factores, combinados en una misma cultura, nos complica sobremanera la comprensi&#243;n de las acciones pol&#237;ticas de las &#233;lites y sus decisiones, que son elementos necesarios para conocer la historia de la ciudad. Si esta cuesti&#243;n es importante para cualquier cultura, a&#250;n lo es m&#225;s cuando adem&#225;s se considera que Teotihuacan marca el devenir pol&#237;tico y cultural de gran parte de Mesoam&#233;rica durante los primeros quinientos a&#241;os de la era cristiana.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Crisis y colapso : una evaluaci&#243;n historiogr&#225;fica&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Historiogr&#225;ficamente durante gran parte del siglo XX el per&#237;odo Cl&#225;sico del altiplano se construy&#243; a base de lo que se conoc&#237;a de la cultura teotihuacana, ya que se hab&#237;a vinculado el desarrollo hist&#243;rico cultural del altiplano al poder ejercido por los teotihuacanos en el territorio. Dicho conocimiento ven&#237;a determinado por el propio desarrollo de la arqueolog&#237;a en su momento hist&#243;rico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Resulta interesante observar que desde un principio los investigadores e historiadores de la antig&#252;edad teotihuacana consideraron que la ciudad fue conquistada por los toltecas en 674 (Chavero, 1984) y/o destruida por tribus invasores o abandonadas (Batres, 1889). Y acorde a los tiempos, las propuestas difusionistas-invasionistas son las que tuvieron una mayor popularizaci&#243;n debido a las evidencias arqueol&#243;gicas m&#225;s sobresalientes, y evidentes, como son : el incendio del centro ceremonial, el saqueo de las estructuras y el cambio de la cultura material. Sin querer incidir en demas&#237;a, hemos considerado que en un primer momento podr&#237;amos dividir las interpretaciones sobre el colapso de Teotihuacan en dos grandes factores, como son los externos y los internos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Los factores externos combinan b&#225;sicamente casu&#237;sticas difusionistas y/o invasionistas, as&#237; como la idea de que la sociedad teotihuacana no puede sobrevivir a factores derivados de cuestiones ajenas a su estructura cultural. Sin duda alguna, la presencia de un complejo cer&#225;mico completamente ajeno al existente supuso la presencia de un grupo cultural diferente que se impone bajo la fuerza y cuya consecuencia ser&#225;n los incendios y saqueos que se detectan. Los coyotlatelcos originarios probablemente en el occidente/baj&#237;o de M&#233;xico (Acosta, 1972 ; Braniff, 1972) o tal vez otom&#237;es (Jim&#233;nez Moreno, 1966 : 51-53) atacar&#225;n y destruir&#225;n a la ciudad que ser&#225; abandonada por los propios teotihuacanos diluy&#233;ndose en el continuo cultural mesoamericano. Sin embargo, progresivamente se fueron declarando algunas dudas tanto por las magnitudes de las fuerzas coyotlatelcas armadas que debieron de atacar y conquistar una ciudad con una estructura urban&#237;stica muy compleja que hubiera requerido de una estrategia de conquista de calle a calle y de plaza a plaza. Por otro lado, no queda claro de qu&#233; manera los teotihuacanos desaparecen de la ciudad porque los coyotlatelcos no toman los elementos del poder teotihuacano como un ejemplo de legitimaci&#243;n local. Otras propuestas, de car&#225;cter externo, tuvieron mucha aceptaci&#243;n, como son las causas medioambientales y clim&#225;ticas que van desde planteamientos catastrofistas hasta fen&#243;menos clim&#225;ticos de car&#225;cter continental (Lorenzo, 1968 ; Messenger, 1990 ; Millon, 1973 ; Palerm y Wolf, 1972 ; Siebe et al., 1996 : 402). La idea de un cambio clim&#225;tico global resultaba atractiva, pero complicada a la hora de poder establecer datos e indicadores arqueol&#243;gicos claros ; entre otras cosas, por la propia morfolog&#237;a del valle de Teotihuacan que hace dif&#237;cil la conservaci&#243;n de macrorrestos vegetales y pol&#237;nicos que pudieran afectar a la ciudad. Otro grupo de hip&#243;tesis inciden en el desgaste que supuso el sostenimiento de una macrociudad como Teotihuacan en el propio valle y en la propia cuenca de M&#233;xico (Cook, 1947 ; Lorenzo, 1968 : 57 ; Mooser, 1968 : 37). En el fondo, este corpus de teor&#237;as est&#225;n bajo la influencia que tuvo el trabajo del Teotihuacan Valley Project dirigido por William Sanders y que propugnaba que el r&#225;pido crecimiento de Teotihuacan sobreexplot&#243; el territorio circundante e hizo la ciudad dependiente de una amplia periferia (Sanders, 1979). A pesar de todo esto, los factores externos por ellos solos no terminan de explicar el papel de los coyotlatelcos ni tampoco de la ca&#237;da de la ciudad y el abandono de la misma, debido a que no hay evidencias concluyentes de un cambio clim&#225;tico tan extremo. Es por ello que otro grupo de investigadores sugirieron que los factores que explican el colapso de Teotihuacan deben encontrarse interno a la ciudad y sobre todo en el papel de las &#233;lites, cuya funci&#243;n principal dentro de la sociedad ser&#237;a la de garantizar la estabilidad del ciclo agr&#237;cola gracias a su especial vinculaci&#243;n con los dioses y el control y dominio de los rituales necesarios para el sostenimiento de la ciudad. Asimismo se a&#241;aden nuevos elementos como son el progresivo militarismo en las representaciones teotihuacanas, la inestabilidad regional y el contraste campo-ciudad (Matos, 1996 ; Millon, 1967, 1973 ; Sanders, 1964 ; Sanders y Price 1968 ; Webb, 1978). Finalmente, la p&#233;rdida de las rutas comerciales, el desprestigio de la urbe y las emergentes &#233;lites regionales suponen un proceso de desintegraci&#243;n del poder teotihuacano y el sistema ideol&#243;gico-pol&#237;tico que la sustentaba (Cohodas, 1989 ; Litvak, 1970, 1978 ; Sanders, 1956, 1964 ; Sanders y Price, 1968).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Los a&#241;os 90 fueron un revulsivo para el estudio de las fases posteriores al colapso de Teotihuacan gracias a las investigaciones derivadas del proyecto sobre el inframundo teotihuacano dirigido por Linda Manzanilla (UNAM) y las del proyecto Especial Teotihuacan 92-94 (Manzanilla y Arrell&#237;n, 1999 ; Moragas, 1995). Ambos proyectos se iniciaron con finalidades distintas, el primero con clara vocaci&#243;n de investigaci&#243;n acerca del sistema de t&#250;neles y cuevas, mientras que el segundo fue consecuencia de un salvamento para condicionar el acceso a la puerta 5. En el primer proyecto el inter&#233;s principal consist&#237;a en encontrar fases tempranas de la ocupaci&#243;n teotihuacana para entender as&#237; los procesos que se involucrar&#237;an en el desarrollo del estado, as&#237; como para aplicar diferentes t&#233;cnicas geof&#237;sicas (Manzanilla, 1994a,1994b,1996). Paralelamente, la intervenci&#243;n realizada por el INAH permiti&#243; ampliar los trabajos iniciados por Basante, Munera y Soruco en la excavaci&#243;n de la cueva astron&#243;mica determinando que dicha cueva se complementa con otras dos, definiendo un complejo subterr&#225;neo ceremonial de la &#233;poca cl&#225;sica con una reocupaci&#243;n Coyotlatelco tard&#237;o-Mazapa (Basante, 1986 ; Moragas, 1995). Los a&#241;os subsiguientes permitieron seguir avanzando en la tipolog&#237;a de las cer&#225;micas de la fase Coyotlatelco y Mazapa, y por otro lado empezar a replantearse algunas de las cuestiones vinculadas a los cambios y transformaciones culturales inmediatas a la ca&#237;da de la ciudad (Moragas, 1995 ; L&#243;pez, 2003 ; Nicol&#225;s, 2003). Asimismo, en estos a&#241;os Luis Gamboa excava la periferia de la ciudad en donde se muestra la presencia temprana de estas cer&#225;micas coyotlatelcoas sobre pisos de fases cl&#225;sicas sin evidencias de abandono o discontinuidad (Gamboa, 1998). Para estas fechas se publican nuevos datos acerca de la cronolog&#237;a de lo Poscl&#225;sico en la cuenca de M&#233;xico que indican que se debe hacer una revisi&#243;n de la secuencia cro-notipol&#243;gica que suponen un cambio en el modelo explicativo secuencial de Metepec a Azteca III y que muestra contemporaneidades y discontinuidades fuera de modelos culturales (Parsons y otros, 1996). Todo ello supuso un revulsivo en la concepci&#243;n de la secuencia del colapso en Teotihuacan, as&#237; como del papel de sus supuestos &#034;invasores&#034;. La bipo-larizaci&#243;n del discurso acerca de los factores que conllevaron al colapso de la cultura teotihuacana se complicaba con las evidencias de la presencia temprana de coyotlatelcos antes de la fecha m&#237;tica del 750 d.C. Es por ello que la discusi&#243;n hasta esos momentos se hab&#237;a centrado en considerar a los coyotlatelcos como los causantes directos o indirectos de estas crisis y su implicaci&#243;n con los factores externos (crisis clim&#225;ticas) o factores internos (crisis sociales e ideol&#243;gicas). Lo cierto es que en los &#250;ltimos a&#241;os no se han presentado nuevas propuestas sobre el colapso de la cultura teotihuacana. La reciente publicaci&#243;n de Gazzola mantiene el modelo tradicional del colapso, bajo el conflicto vertical de las &#233;lites versus no &#233;lites y el descontento social2 (Gazzola, 2009).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A&#241;adiendo nuevos factores a la discusi&#243;n del colapso de Teotihuacan. Procesos y eventos&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Las diferentes explicaciones no terminan de conceptualizar un marco claro del colapso de Teotihuacan sobre todo en el momento en que se intenta aglutinar bajo un &#250;nico modelo explicativo que parte de los indicadores arqueol&#243;gicos m&#225;s visibles : el incendio, el saqueo y el cambio de la cultura material. Sin embargo, creo que el colapso es m&#225;s comprensible si a&#241;adimos otros factores que complementan el escenario hist&#243;rico y definimos lo que realmente significan los indicadores arqueol&#243;gicos que tomamos como base de dicho argumento. Es innegable que la visibilidad arqueol&#243;gica del incendio, el saqueo y el cambio de la cultura material marcan mucho las interpretaciones, pero hemos de observar tambi&#233;n con cuidado los procesos por los cuales se llegan a estas evidencias. No es tanto conseguir una secuenciaci&#243;n de los factores, sino la integraci&#243;n de estos en un escenario en donde se incorporen los diferentes actores que intervienen en los a&#241;os previos y durante el colapso. Es por ello que considero que hay que distinguir los eventos, fen&#243;menos r&#225;pidos en el registro arqueol&#243;gico y los procesos, tal vez menos evidentes pero m&#225;s largos en el tiempo y que contribuyen a los anteriores. Es decir, no podemos llegar a los eventos sin tener en cuenta los procesos hist&#243;ricos arqueol&#243;gicamente menos visibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Algunas propuestas de indicadores de procesos hist&#243;ricos&lt;br class='autobr' /&gt;
La sociedad del Xolalpan tard&#237;o y Metepec muestran ya evidencias de problem&#225;ticas no resueltas en la sociedad teotihuacana que suponen, por un lado, el despoblamiento en la periferia y la reocupaci&#243;n coyotlatelco en tiempos cl&#225;sicos (Gamboa, 1998) como una mayor densidad de poblamiento en el centro con la ocupaci&#243;n de las calles por asentamientos adosados y el cierre de los barrios &#233;tnicos. Pueden ser interpretados como un aumento de la poblaci&#243;n o en cambio por un rea-grupamiento de la misma en una din&#225;mica distinta3. A nivel regional hemos de considerar la presencia coyotlatelca temprana en el valle de M&#233;xico, los asentamientos teotihuacanos en el valle de Toluca, la disminuci&#243;n de la influencia teotihuacana en la ruta del Anaranjado temprano (Garc&#237;a Ch&#225;vez, 1998 ; Gonz&#225;lez de la Vara, 1999 ; Parsons y otros, 1993, 1996 ; Rattray, 1998 ; Sugiura, 1996). Tambi&#233;n se detecta para la fase Metepec cierto desabastecimiento en algunos productos vinculados a las ofrendas y ajuares funerarios (Sempowski, 1992, 1999 ; Sempowski y Spence, 1994). Caso interesante es la presencia temprana de asentamientos coyotlatelcos en el sur de la cuenca de M&#233;xico en fechas en las que supuestamente el poder de Teotihuacan sigue estando presente y cuando menos no perciben a los coyotlatelcos como una amenaza en el territorio inmediato. Interpretarlo como una evidencia de debilidad de la capital o una incorporaci&#243;n m&#225;s dentro de una sociedad multi&#233;tnica es ya una cuesti&#243;n de las propuestas.&lt;br class='autobr' /&gt;
No obstante, queremos incorporar otros elementos a la discusi&#243;n del colapso que comprenden procesos graduales en el tiempo. Uno de ellos es la crisis del modelo de ciudad teotihuacana que involucra la desacralizaci&#243;n, deterioro y abandono parcial de la ciudad. No podemos obviar que la cultura teotihuacana est&#225; profundamente marcada por la propia capital y la concentraci&#243;n de la poblaci&#243;n en la misma. Asimismo, hay que recordar que la ciudad es la representaci&#243;n cosmol&#243;gica y pol&#237;tica de un modelo muy particular de gobierno de la misma. Desde la multiplicidad de factores que implica la fundaci&#243;n de una ciudad y su mantenimiento tambi&#233;n hemos de considerar todos aquellos que conjugan en el final de la misma4. Resulta sugestivo el an&#225;lisis de Graulich que analiza el mito del Quinto Sol y que aunque sean reinterpretaciones del Postcl&#225;sico, las fechas no dejan de resultar sugestivas5 (Graulich, 1990 : 90-92).&lt;br class='autobr' /&gt;
En el proceso de abandono progresivo de la ciudad hemos de destacar la desmantelaci&#243;n y las ofrendas matadas que se localizan en lugares diversos de la ciudad. Se observan cambios sustanciales en la Calzada de los Muertos y la Ciudadela as&#237; como la ruptura sistem&#225;tica de esculturas en este lugar y Xalla. Incensarios tipo teatros desbaratados y redepositados intencionalmente se han encontrado en Oztoyohualco y Tlamimilolpa (Linn&#233;, 1942 : 172 ; Manzanilla, 1993). En ambos casos parece que nos encontramos con un ritual establecido alrededor de un contexto dom&#233;stico funerario. En cambio, no tenemos constancia de incendios generalizados de la ciudad hasta el colapso de la misma. El abandono progresivo de las estructuras es otro de los procesos que nos indican la ruptura de la organizaci&#243;n interna de la ciudad. Las excavaciones de la Ventilla C muestran inundaciones en el gran espacio abierto que sugieren falta de mantenimiento de las grandes estructuras (G&#243;mez y N&#250;&#241;ez, 1999:112).Una menci&#243;n cabe hacerse sobre el cambio de las t&#233;cnicas constructivas y localidad de los edificios atribuidos a los coyotlatelcos, lo que sugiere tambi&#233;n la p&#233;rdida del savoir-faire y de la organizaci&#243;n el trabajo especializado involucrado en la construcci&#243;n y dise&#241;o de los grandes edificios.&lt;br class='autobr' /&gt;
Los eventos resultan de la presencia de los incendios concentrados en el centro ceremonial de la ciudad vinculada principalmente a los edificios del poder religioso y pol&#237;tico de la ciudad, relacionados con el ejercicio del poder en Teotihuacan. El incendio y los saqueos resultan muy visibles arqueol&#243;gicamente y por lo tanto marcan la interpretaci&#243;n con hechos violentos, pero a&#250;n no podemos determinar si fueron fuegos r&#225;pidos o lentos. Es decir, si son resultados de un ataque o de una ritualizaci&#243;n del cierre vinculado a la desacralizaci&#243;n del edificio. Sin duda alguna los coyotlatelcos que reocupar&#225;n sectores de la ciudad contribuir&#225;n a una reinvenci&#243;n de la misma en la que aparentemente el &#225;rea de la Pir&#225;mide del Sol es significativa tanto por la reocupaci&#243;n de las cuevas situadas al este y sudeste de las mismas as&#237; como de la construcci&#243;n de los edificios alrededor de la Pir&#225;mide del Sol y los edificios anexados en la Plaza de la Pir&#225;mide de la Luna o la estructura 1B de la Ciudadela6 (Cabrera Castro, 1990 ; Manzanilla y Arrell&#237;n, 1999 ; Moragas, 1995 ; Matos, 1995, 1999).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La transici&#243;n del Cl&#225;sico al Epicl&#225;sico en Teotihuacan. Demasiadas preguntas y pocas respuestas&lt;br class='autobr' /&gt;
En t&#233;rminos generales, la transici&#243;n del Cl&#225;sico al Epicl&#225;sico representa una escisi&#243;n del control central de los grandes centros urbanos del Cl&#225;sico y, en consecuencia, pone al descubierto los conflictos entre facciones que, libres del marco de sujeci&#243;n impuesto por el Estado cl&#225;sico, han de desarrollar sus propios marcos de acci&#243;n pol&#237;tica y social. A&#250;n nos queda mucho por averiguar acerca de la sociedad del Epicl&#225;sico en Teotihuacan y el tipo de organizaci&#243;n pol&#237;tica que se genera en este territorio dominado anteriormente por una gran metr&#243;polis con un complejo material homog&#233;neo y de distribuci&#243;n centralizada7. En este modelo hemos de entender que en un mismo escenario nos encontramos con dos sociedades culturalmente distintas y en dos momentos de desarrollo sociocultural distinto : los teotihuacanos en un r&#225;pido proceso de descomposici&#243;n pol&#237;tica y los coyotlatelcos que se encuentran en un proceso de asentamiento territorial en el &#225;rea que conformaba la capital y la periferia inmediata, bajo el dominio de la ciudad. Es posible que sean dos tradiciones culturales distintas, pero no implica necesariamente que sean excluyentes en un primer momento. Aqu&#237; vamos a introducir algunas de las cuestiones que son pertinentes a la hora de considerar la sociedad epicl&#225;sica en Teotihuacan y las problem&#225;ticas de identificar a los diferentes grupos desde la arqueolog&#237;a y las fuentes hist&#243;ricas.&lt;br class='autobr' /&gt;
En primer lugar, los movimientos poblacionales en Mesoam&#233;rica y su relaci&#243;n con Teotihuacan. Nuestros protagonistas principales son los coyotlatelcos, pueblo de origen no identificado a&#250;n pero que mayoritariamente se consideran de alguna zona del Baj&#237;o8. Sin duda alguna los coyotlatelcos son uno de los indicadores clave en la conformaci&#243;n de dicho per&#237;odo, pero no son los &#250;nicos9. Hay que considerar los movimientos de grupos teotihuacanos que salen de la ciudad y que podemos identificar con la llegada de nuevas gentes al valle de Toluca desde la fase Tlamimilolpan hasta Metepec. La diferencia es que si bien no afectan a la metr&#243;polis en su momento de esplendor, s&#237; que podr&#237;an ser lugar de acogida para las fases tard&#237;as del cl&#225;sico10.&lt;br class='autobr' /&gt;
Otras propuestas sugieren asociar a los teotihua-canos de final del Cl&#225;sico a los Olmeca-Xicallangas mencionados en las obras del los cronistas como fray Bernardino de Sahag&#250;n, Domingo Chimalpahin, Fernando del Alva Ixtlilxochitl, Diego Mu&#241;oz Camargo, el c&#243;dice Matritense, por citar algunos ejemplos. Estos estar&#237;an vinculados a la fundaci&#243;n de Cacaxtla, la conquista de Cholula. Sin embargo otros autores como Chadwick sugieren que estos Olmeca-Xicallangas son descendientes de teoti-huacanos de origen mixteco y chochopopoloca11 (Chadwick, 1966 : 8-9). Rivas Castro, L&#243;pez Austin y L&#243;pez Luj&#225;n sin embargo consideran que en los Olmeca-Xicallangas debe verse a un grupo compuesto por diversas entidades &#233;tnicas, en los que cabe abarcar a grupos del tronco ling&#252;&#237;stico otomange, a mixtecos, a mazatecos, chochopopolocas y a gentes de procedencia n&#225;huatl (L&#243;pez Austin y L&#243;pez Luj&#225;n, 1996 : 166 ; Vargas, 1998). En esta ecuaci&#243;n de pueblos tambi&#233;n se hacen presentes los otom&#237;es como los causantes de la ca&#237;da teotihuacana, tesis defendida por Jim&#233;nez Moreno12. Sin embargo para Pi&#241;a Chan los otom&#237;es que usaban cer&#225;mica coyotlatelco, convivieron con los teotihuacanos y a su ca&#237;da desarrollar&#237;an otros estilos locales (Pi&#241;a Chan, 1975 : 543).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dicha variabilidad ser&#237;a reflejo, entre otros muchos factores, de los movimientos poblacionales de la cuenca ya a fines del cl&#225;sico y la visibiliza-ci&#243;n de otras identidades regionales despu&#233;s de la p&#233;rdida del monopolio cultural y econ&#243;mico de Teotihuacan. En todo caso hemos de considerar que hay dos escenarios del colapso : el que se determina en el centro de la ciudad y el que sucede en la periferia inmediata. En el centro urbano de Teotihuacan lo m&#225;s destacable no es la construcci&#243;n ex novo de la que se tienen pocos ejemplos, sino la remodelaci&#243;n del espacio interior que se observa en las construcciones cl&#225;sicas teotihuacanas. No sabemos exactamente por qu&#233; se realiza esto. M&#225;s evidente resulta cuando la remodelaci&#243;n del espacio se refiere a una modificaci&#243;n de la viabilidad interna de todo un conjunto, normalmente a consecuencia del cierre de varios pasillos. Ello puede relacionarse con la organizaci&#243;n del reasentamiento que implica ideas como redistribuci&#243;n del espacio a consecuencia de las nuevas actividades que se realicen dentro. Si las antiguas construcciones dedicadas a actividades de tipo administrativo-ceremonial son sedes de familias o grupos familiares, es de esperar que se desarrollen actividades de tipo dom&#233;stico y artesanal. La remodelaci&#243;n del espacio puede deberse a la necesidad de readaptar el espacio a estas nuevas actividades. Los cambios en la viabilidad interna pueden interpretarse como una manera de reorganizaci&#243;n de las unidades residenciales para el control de los movimientos de gentes ajenas a ese conjunto o como en una delimitaci&#243;n espacial de los diferentes grupos y actividades que se realizan dentro. Resumiendo, los cambios en la viabilidad interior pueden responder a cambios en la funcionalidad de los cuartos, al acomodo de los diversos subgrupos familiares y a cuestiones defensivas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ciudad pierde su aspecto de globalidad. Durante el Cl&#225;sico la ciudad fue concebida como un todo en el que, bajo el gobierno de unas &#233;lites, nada se deja al azar. Los coyotlatelcos reocupar&#225;n partes de la ciudad rompiendo esa globalidad en la que fue dise&#241;ada para otros usos, aunque no se aprecian grandes obras de construcci&#243;n o en todo caso que siguen utilizando las infraestructuras anteriores. Este es el gran problema para determinar con mayor claridad la presencia coyotlatelca y el uso de la ciudad por los mismos, ya que a menudo utilizan las propias estructuras teotihuacanas remodelando sus espacios13. Otra de las grandes dudas es visibilizar una &#233;lite coyotlatelca propia, ya que posiblemente no habr&#237;a la necesidad de crear un proyecto ideol&#243;gico de gran alcance como lo hicieron los teotihuacanos. Lo mismo sucede para identificar elementos de &#233;lite en la cultura material que sugieran la presencia de artesanos especializados en objetos de lujo, como nos acostumbraban los teotihuacanos. Lo que implica tambi&#233;n cambios substanciales en los circuitos comerciales bajo las nuevas relaciones del poder. La presencia de malacates en Teotihuacan no se encuentra hasta el per&#237;odo Epicl&#225;sico (Smith y Hirth, 1988). Durante el Epicl&#225;sico la situaci&#243;n sociopol&#237;tica permiti&#243; el desarrollo de mercados regionales en las que las &#233;lites rurales del valle de M&#233;xico demandan piezas textiles, sobre todo ichcahuipilli,,y en las que la producci&#243;n de algod&#243;n se hace m&#225;s evidente arqueol&#243;gicamente por la presencia de malacates, agujas de coser y ciertos tipos cer&#225;micos14. En hacienda Metepec la producci&#243;n de las puntas San Marcos excede la propia consumici&#243;n interna, y Rattray propone que es un producto de intercambio entre los habitantes de hacienda Metepec y otros asentamientos. En Oxtoticpac se determina una explotaci&#243;n de las minas de tezontle y un taller de cer&#225;mica (Garc&#237;a Ch&#225;vez, 1995 : 126 ; Rattray, 1981 : 215). Rattray identifica varios talleres de cer&#225;mica coyotlatelco con cierta especializaci&#243;n en un tipo determinado (Rattray, 1981 : 215-216). Tal vez las zonas de Maquixco, la zona de la parroquia de San Juan de Teotihuacan y Puxtla proporcionaron excedentes agr&#237;colas para el comercio, a pesar de que faltan mayores estudios para probar esta hip&#243;tesis. Finalmente, la zona del norte del valle de Teotihuacan, con sus cuevas y oquedades, pudo fungir como lugar de almacenamiento de excedentes dotando de esta manera a sus habitantes de una posibilidad de manejar excedentes para el intercambio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ra&#250;l Garc&#237;a Ch&#225;vez estableci&#243; la tipolog&#237;a de la cer&#225;mica coyotlatelco en el valle de Teotihuacan, identificando complejos regionales y asociando a estos a las tres unidades pol&#237;ticas diferentes estimadas por el Teotihuacan Basin Project (Figura 3) (Garc&#237;a Ch&#225;vez, 1995). Si las evidencias que menciona Garc&#237;a Ch&#225;vez son correctas, la ocupaci&#243;n de los asentamientos del Cl&#225;sico como Azcapotzalco, Xico, cerro Portezuelo, cerro de la Estrella y Teotihuacan muestra una ocupaci&#243;n por gente de tradici&#243;n teotihuacana y por la gente que produc&#237;a la cer&#225;mica coyotlatelco (Garc&#237;a Ch&#225;vez, 1995 : 292). Ello nos indica que si existi&#243; una convivencia temporal entre gentes de tradici&#243;n teotihuacana cl&#225;sica con las gentes que utilizaban principalmente cer&#225;mica coyotlatelco, esta ten&#237;a un car&#225;cter b&#225;sicamente pac&#237;fico y que determin&#243; en un primer momento un panorama pol&#237;tico caracterizado por el desplazamiento de la poblaci&#243;n residente en la urbe teotihuacana. En ese momento debieron de establecerse las nuevas alianzas pol&#237;ticas, &#233;tnicas y territoriales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tampoco sabemos mucho de las creencias particulares de los coyotlatelcos. El entorno de estos cultos viene determinado por la ocupaci&#243;n en cuevas, las estructuras encontradas en la plataforma en &#034;U&#034; de la Pir&#225;mide del Sol y la existencia de determinados elementos en la zona de la Pir&#225;mide de la Luna, que sugieren que la ocupaci&#243;n en esta zona tuvo unas caracter&#237;sticas diferentes a la reocupaci&#243;n de los espacios en los conjuntos departamentales de Tetitla, Zacuala, Yayahuala, la Ventilla C . En la cueva de las Varillas se encontr&#243; una estructura bajo el agujero del techo de la c&#225;mara sepulcral que deb&#237;a de tener un chorro de agua importante en el momento de llover15. Bajo esta estructura se encontraron varios entierros de neonatos, dispuestos en una orientaci&#243;n este-oeste rodeando la forma de esta estructura (Manzanilla, 1994a : 59). La dataci&#243;n de este conjunto se fecha en Coyotlatelco tard&#237;o (Manzanilla y Arrell&#237;n, 1999 : 429-431). No obstante hay evidencias de este culto en fases posteriores a la de Coyotlatelco, seg&#250;n las interpretaciones de Jarqu&#237;n y Mart&#237;nez, de las ofrendas de vajillas yuxtapuestas y la escultura de Xipe Totec, el dios desollado, de la procreaci&#243;n de la tierra, lo que sugiere que la pervivencia de este culto, con variaciones, se desarroll&#243; a lo largo de todo el per&#237;odo prehisp&#225;nico en la zona teotihua-cana (Jarqu&#237;n y Mart&#237;nez, 1991). La reocupaci&#243;n o al menos la presencia de materiales coyotlatelcos en &#225;reas de marcado car&#225;cter religioso, como son la zona de la Pir&#225;mide del Sol y de la Luna y el conjunto de La Ciudadela, nos muestra una cierta actividad ritual tal vez m&#225;s relacionada con ideas de tradici&#243;n y cosmovisi&#243;n que por la representaci&#243;n simb&#243;lica del Estado teotihuacano. Otros elementos rituales a considerar son la presencia de nuevos tipos de formas espec&#237;ficas para los rituales, como son los sahumadores y cucharones que sugieren nuevos rituales en los que el copal y el pulque aparecen mencionados (Garc&#237;a Ch&#225;vez y otros, 1998b : 78). Los exc&#233;ntricos trilobulados parecen mantenerse en este per&#237;odo aunque en mi opini&#243;n hay que tener en cuenta que los contextos aparecen mezclados, por lo que la continuidad de este elemento no es tan clara (Stocker y Spence, 1973 : 195-198). Barbour considera que se pueden detectar dos tradiciones diferentes para las figurillas teotihuacanas a fines de Xolalpan y que perdurar&#225; hasta el Postcl&#225;sico, lo que vincula como indicadores de cambios pol&#237;ticos en la ciudad (Barbour, 1998 : 253).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Los sacrificios humanos siguen con evidencias de decapitaciones y del uso de cr&#225;neos humanos como recipientes. Calotas del mismo tiempo y evidencias de decapitaci&#243;n se hallan en materiales aparecidos en la zona de la Pir&#225;mide de la Luna y las cuevas al sudeste de la Pir&#225;mide del Sol (Moragas, 1995). La presencia de perros asociados a entierros perdura. En la Cueva III se encontr&#243; el cr&#225;neo de un perro directamente asociado a un entierro secundario, indirecto de un individuo masculino (Moragas, 1995 : 50). Lo mismo indica Manzanilla para la Cueva del Pirul, en la que determina dos esqueletos de perro y un esqueleto de lobo, relacionados con diversos entierros. Esta cueva tiene una cronolog&#237;a posteo-tihuacanas con contextos coyotlatelcos, mazapas y aztecas16 (Manzanilla, 1994a : 59 ; Manzanilla y Arrell&#237;n, 1999 : 431y 448).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusiones : (Re) Construyendo la historia de Teotihuacan&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quedan a&#250;n muchos temas por analizar para poder construir la historia de Teotihuacan. Por un lado analizar con m&#225;s cuidado los fen&#243;menos de resiliencia y de procrastinaci&#243;n que se presentan en ambas sociedades, considerar la reinvenci&#243;n y readaptaci&#243;n del espacio urbano (la ciudad) y la periferia (el campo) o analizar con mayor detalle el nivel de complejidad sociopol&#237;tica de los coyotlatelcos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Las sociedades en transici&#243;n son per&#237;odos complejos, interesantes y significativos, pero mucho m&#225;s dif&#237;ciles de caracterizar arqueol&#243;gicamente por las presencias y ausencias de determinados materiales. En algunos casos parece que solo se puede caracterizar este per&#237;odo por lo que se pierde culturalmente del per&#237;odo precedente. Debemos implementar una metodolog&#237;a propia que considere la velocidad del cambio en las sociedades involucradas y su reflejo en la cultura material.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Teotihuacan es un estudio de caso, por lo tanto paradigm&#225;tico para el estudio del colapso en las sociedades complejas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Recibido : 16 de diciembre de 2012. Aceptado : 20 de marzo de 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Referencias Citadas&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Acosta, Jorge R. 1964 El Palacio del Quetzalpapalotl. Memorias INAH no 10. M&#233;xico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Basante, Oscar 1986 Ocupaci&#243;n en cuevas en Teotihuacan.Tesis de Licenciatura ENAH. M&#233;xico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barbour, Warren 1998 &#034;The Figurine Chronology of Teotihuacan, Mexico&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Brambila, Rosa y Cabrera, Rub&#233;n (coords) Los ritmos de cambio en Teotihuacan : reflexiones y discusiones de su cronolog&#237;a. Colecci&#243;n Cient&#237;fica INAH N&#176; 366 M&#233;xico, pp. 243-253.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Batres, Leopoldo 1889 &#034;Teotihuacan o la ciudad sagrada de los toltecas&#034;. Talleres de la escuela nacional de artes y oficios (monograf&#237;as de arqueolog&#237;a mexicana), M&#233;xico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Braniff, Beatriz 1972 &#034;Secuencias arqueol&#243;gicas en Guanajuato y el Centro de M&#233;xico, intento de correlaci&#243;n&#034;. teotihuacan : XI Mesa Redonda de la SmA : M&#233;xico, pp. 273-319.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cabrera Castro, Rub&#233;n 1990 &#034;El Proyecto Arqueol&#243;gico Teotihuacan 80-82. Resumen de sus resultados en la Ciudadela&#034;. A. Card&#243;s de M&#233;ndez (cood.) La &#233;poca cl&#225;sica : Nuevos hallazgos, nuevas ideas : MNA, INAH M&#233;xico, pp. 73-80.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chadwick, Robert 1966 &#034;The Olmeca-Xicallanga of Teotihuacan : A preliminary Study &#034;. mesoamerican notes 7-8, pp. 1-23.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chavero, Alfredo 1987 &#034;Historia antigua y de la conquista de M&#233;xico&#034;, m&#233;xico a trav&#233;s de los siglos, vol. Dos, M&#233;xico, Editorial Cumbre, pp. 106-110.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Carballo, David M. 2009 &#034;Household and Status in Formative Central Mexico : Domestic Structures, Assemblages, and Practices at La Laguna, Tlaxcala&#034;. latin American Antiquity 20 (3), pp. 473-501.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Carballo, David M. y Thomas Pluckhahn 2007)&#034; Transportation Corridors and Political Evolution in Highland Mesoamerica : Settlement Analyses Incorporating GIS for Northern Tlaxcala&#034;, Mexico. Journal of anthropological archaeology 26 (4) pp. 607-629.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cohodas, Marvin 1989 &#034;The Epiclassic Problem : A review and Alternative Model&#034;. Diehl (edit). mesoamerican after the decline of teotihuacan aD700-900. Dumbarton Oaks. Washington, pp. 219-239.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cowgill, George 2008 &#034;An Update on Teotihuacan&#034;. Antiquity 82, pp. 962-975.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cook M. 1947 &#034;The interrelation of population, food supply, and building Preconquest Central Mexico&#034;. american antiquity 8 : 45-52.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Garc&#237;a Ch&#225;vez, Ra&#250;l 1995 Variabilidad cer&#225;mica en la cuenca de m&#233;xico durante el Epicl&#225;sico. Tesis de Maestr&#237;a ENAH, M&#233;xico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gamboa Cabezas, Luis Manuel 1998 la distribuci&#243;n de la cer&#225;mica de fase coyotlatelco en el valle de teotihuacan. Tesis de Licenciatura ENAH-INAH, M&#233;xico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Garc&#237;a Ch&#225;vez, Ra&#250;l ; Felipe Ram&#237;rez ; Lorena G&#225;mez y Luis C&#243;rdoba 1998 chimalhuacan : rescate de una Historia. Municipio de Chimalhuacan, INAH, M&#233;xico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gazzola, Julie 2009 &#034;Una propuesta sobre el proceso, factores y condiciones del colapso de Teotihuac&#225;n&#034;, en Dimensi&#243;n antropol&#243;gica, INAH, N&#176; 31, a&#241;o 2009 (Ver &lt;a href=&#034;http://www.dimensionantropologica.inah.gob.mx&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.dimensionantropologica.inah.gob.mx&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Graulich, Michel 1990 mitos y rituales del m&#233;xico antiguo. Colegio Universitario de ediciones Itsmo 8, Madrid.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G&#243;mez Ch&#225;vez, Sergio Jaime 1999 &#034;An&#225;lisis preliminar del patr&#225;on y la distribuci&#243;n de entierros en el barrio de la Ventilla&#034;, en Manzanilla, Linda y Serrano, Carlos (ed.). pr&#225;cticas Funerarias en la ciudad de los Dioses. los enterramientos humanos de la antigua teotihuacan : IIA-UNAM-DGAPA, M&#233;xico, pp. 81-147.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gonz&#225;lez de la Vara, Fern&#225;n 1999 el Valle de toluca hasta la ca&#237;da de teotihuacan. colecci&#243;n cient&#237;fica Wah : 389, M&#233;xico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jarqu&#237;n Pacheco, Ana Mar&#237;a y Enrique Mart&#237;nez Vargas, 1991 &#034;Sacrificio de ni&#241;os. Una ofrenda a la deidad de la lluvia en Teotihuacan&#034;. arqueolog&#237;a 6 : 69-85, INAH, segunda &#233;poca, M&#233;xico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jim&#233;nez Moreno, Wigberto 1966 &#034;Mesoamerica before the Toltecs&#034;. Paddock, John (ed.) ancient oaxaca. Discoveries in mexicanarchaeology and History : Stanford University Press, Stanford, California. pp. 1-83.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Linn&#233;, Sidwald 1942 mexican highland cultures. archaeological researches at teotihuacan, calpulalpan and chalchicomula in 1934-35. Ethnographical Museum of Sweden, New Series, Publication N&#176; 7, Stockholm.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Litvak King, Jaime 1970 &#034;Xochicalco en la Ca&#237;da del Cl&#225;sico : Una hip&#243;tesis&#034;. anales de antropolog&#237;a : UNAM, pp. 131-144.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Litvak King, Jaime 1978 &#034;Central Mexico as a Part of the General Mesoamerican Communications System&#034;. Lee, Thomas Navarrete, Carlos (eds) mesoamerican communication routes and cultural contacts : 115-122. Papers of NewWorld Archaeological Foundation N&#176; 40, Utah.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#243;pez Austin, Alfredo y Leonardo L&#243;pez Luj&#225;n 1996 el pasado ind&#237;gena. El Colegio de M&#233;xico. Fideicomiso Historia de las Am&#233;ricas, serie Ensayos. FCE, M&#233;xico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#243;pez, Claudia ; Claudia Nicol&#225;s y Linda Manzanilla 2006 &#034;Atributos morfol&#243;gicos y estil&#237;sticos de la cer&#225;mica Coyotlatelco en el centro ceremonial de Teotihuacan&#034;, el fen&#243;meno coyotlatelco en el centro de m&#233;xico : tiempo, espacio y Significado, Laura Solar (ed.), INAH, M&#233;xico, pp. 215-230.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorenzo, Jos&#233; Luis 1968 &#034;Clima y Agricultura en Teotihuacan&#034;. J.L. Lorenzo (ed.) materiales para la arqueolog&#237;a de teotihuacan : 53-72, Serie investigaciones 17, INAH, M&#233;xico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manzanilla Naim, Linda 1993 &#034;Los conjuntos residenciales teotihuacanos&#034;. Manzanilla, Linda (coord.). anatom&#237;a de un conjunto residencial teotihuacano en oztoyohualco : vol. I-Las excavaciones, IIA-UNAM, M&#233;xico, pp. 31-41.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manzanilla Naim, Linda 1994 &#034;Geograf&#237;a Sagrada e Inframundo en Teotihuacan&#034;. antropol&#243;gicas N&#176; 11, Nueva &#201;poca : 53-66, UNAM. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manzanilla Naim, Linda 1994 &#034;Caves and Geophysics : An Approximation to the Underworld at Teotihuacan, M&#233;xico&#034;. archaeometry, vol. 36, N&#176; 1, Oxford University, London.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manzanilla Naim, Linda 1994 &#034;Las cuevas en el mundo mesoamericano&#034;. ciencias N&#176; 36 : 59-66. Facultad de Ciencias-UNAM. M&#233;xico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manzanilla Naim, Linda 2001 &#034;Agrupamientos sociales y gobierno en Teotihuacan, Centro de M&#233;xico&#034;, en : reconstruyendo la ciudad maya : el urbanismo en las sociedades antiguas, Andr&#233;s Ciudad Ruiz, Ma. Josefa Iglesias Ponce de Le&#243;n y Ma. del Carmen Mart&#237;nez Mart&#237;nez (eds.), Publicaciones de la Sociedad Espa&#241;ola de Estudios Mayas N&#176; 6. Madrid, pp. 461-482.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manzanilla Naim, Linda 2006 &#034;Estados corporativos arcaicos. Organizaciones de excepci&#243;n en escenarios excluyentes&#034;, Revista cuicuilco vol. 13, N&#176; 36 (enero-abril), ENAH : 13-45.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manzanilla, Linda y Leonardo L&#243;pez Luj&#225;n 2001 &#034;Exploraciones en un posible palacio de Teotihuacan : el Proyecto Xalla (2000).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manzanilla, Linda, Claudia L&#243;pez y Claudia Nicol&#225;s 2006 &#034;La cer&#225;mica de la cuenca de M&#233;xico durante el Epicl&#225;sico/transici&#243;n al Poscl&#225;sico temprano (650900 d.C.)&#034;, en : la producci&#243;n alfarera en el m&#233;xico antiguo, vol. III (La alfarer&#237;a del Cl&#225;sico tard&#237;o [700-1200 d.C.]), Beatriz Leonor Merino Carri&#243;n y &#193;ngel Garc&#237;a Cook (eds.), Colecci&#243;n Cient&#237;fica, Instituto Nacional de Antropolog&#237;a e Historia : 169-186 (entregado en junio del 2000 ; ISBN 968-03-0144-3).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manzanilla Naim, Linda, Arrellin, Roc&#237;o 1999 &#034;Los entierros de los t&#250;neles al este de la Pir&#225;mide del Sol : Proyecto UNAM 1987-1996&#034;. Manzanilla, Linda y Serrano, Carlos (eds.), pr&#225;cticas funerarias en la ciudad de los Dioses. los enterramientos humanos de la antigua teotihuacan. IIA-UNAM-DGAPA, M&#233;xico, pp. 427-458.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Matos Moctezuma, Eduardo 1990 teotihuacanla metr&#243;poli de los Dioses. Corpus Precolombino. Secci&#243;n Las Civilizaciones Mesoamericanas. Jaca Book Spa Milano.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Matos Moctezuma, Eduardo 1995 la pir&#225;mide del Sol, teotihuacan. Antolog&#237;a, Artes de M&#233;xico para el Instituto Cultural Domecq, INAH, M&#233;xico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Matos Moctezuma, Eduardo 1996 &#034;Surgimiento y ca&#237;da de Teotihuacan : dos hip&#243;tesis&#034;. Mastache, Alba Guadalupe y otros (coords.), arqueolog&#237;a mesoamericana. homenaje a W. t. Sanders. vol. I : 210-212, INAH y Arqueolog&#237;a Mexicana.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Matos Moctezuma, Eduardo 1999 &#034;Teotihuacan&#034;. Dossiers de larch&#233;ologie, N&#176; 245:82-89, juillet-auot 1999.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Messenger, Lewis C. 1990) &#034;Ancient Winds of Change : Climatic settings and prehistoric social complexity in Mesoamerica&#034;. ancient mesoamerica 1 : 21-40, Cambridge University Press, USA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Millon, Ren&#233; 1973 Urbanization at teotihuacan, m&#233;xico. Vol. 1, The Teotihuacan Map Text. University&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mooser, F. 1968 &#034;Geolog&#237;a, naturaleza y desarrollo del valle de Teotihuacan&#034;. JL Lorenzo (ed.), materiales para la arqueolog&#237;a de teotihuacan : 29-37. Serie investigaciones 17, INAH, M&#233;xico of Texas Press. Austin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moragas Segura, Nat&#224;lia 1995 aportaciones cronol&#243;gicas y ceremoniales en dos cuevas al sudeste de la pir&#225;mide del Sol, teotihuacan, m&#233;xico. Tesis de Licenciatura. Universitat de Barcelona.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Palerm, &#193;ngel y Eric Wolf 1972 agricultura y civilizaci&#243;n en mesoam&#233;rica. Editorial Gernika, M&#233;xico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parsons, Jeffrey ; Elisabeth Brumfield y Mary Hodge 1996 &#034;Developmental implications of earlier dates for early aztec in the Basin of Mexico&#034;. ancient mesoamerica 7 : 217-230. Cambridge University Press, USA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pi&#241;a Chan, Rom&#225;n 1975a teotenango : El antiguo lugar de la muralla. memoria de las excavaciones arqueol&#243;gicas, tomo I-II. Direcci&#243;n de Turismo, Gobierno del Estado de M&#233;xico, M&#233;xico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rattray, Evelyn Ch. 1981 &#034;La industria de la obsidiana durante el Per&#237;odo Coyotlatelco&#034;. Revista mexicana de Estudios antropol&#243;gicos XXVII : 2 : 213-223, M&#233;xico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rattray, Evelyn Ch. 1998 &#034;Fechamientos por Radiocarbono de Teotihuacan&#034;. Brambila, Rosa, Cabrera, Rub&#233;n (coords.), Los ritmos de cambio en teotihuacan : reflexiones y discusiones de su cronolog&#237;a. Colecci&#243;n Cient&#237;fica INAH N&#176; 366 : 255-281, M&#233;xico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sanders, William T. 1965 the cultural Ecology of the teotihuacan Valley. Departament of Sociology and Anthropology, Pennsylvania State University, University Park, Pennsylvania.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sanders, William T. y Barbara Price 1968 mesoamerica : the Evolution of a civilization. Random House, New York.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sempowski, Martha 1992 &#034;Economic and Social Implications of Variations in Mortuary Practices at Teotihuacan&#034;. Berlo, J. (ed.)art, Ideology and the city of teotihuacan. 27-57 Dumbarton Oaks.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sempowski, Martha y Michael Spence 1994 mortuary practices and skeletal remains at teotihuacan. University of Utah, Salt Lake City.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sempowski, Martha 1999 &#034;The potential role of human interment in household ritual at Tetitla&#034;. Manzanilla, Linda y Serrano, Carlos (eds.). pr&#225;cticas Funerarias en la ciudad de los Dioses. Los enterramientos humanos de la antigua teotihuacan. 473-499, IIA-UNAM-DGAPA, M&#233;xico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Siebe, Claus ; Michael Abrams ; Jos&#233; Luis Mac&#237;as y Johannes Obenholzner 1996 &#034;Repeated volcanic disasters in Prehispanic time at Popocatepetl central Mexico : Past key to the future ? Geology, vol. 24, N&#176; 5 : 399-402.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Smith, Michael y Kenneth Hirth, G. 1988 &#034;The development of prehispanic cotton -spinning technology in Western Morelos&#034;. Journal of Field archaeology : 15 : 349-358.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stocker, Terrance ; L. Michael W. Spence 1973 &#034;Trilobal eccentrics at Teotihuacan and Tula&#034;. american antiquity : 195-198, vol. 38, N&#176; 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sugiura Yamamoto, Yoko 1996 &#034;El Epicl&#225;sico y el problema del Coyotlatelco vistos desde el valle de Toluca&#034;. Mastache, Alba Guadalupe y otros (coords) arqueolog&#237;a mesoamericana. Homenaje a W. t. Sanders. vol. I : 233-255, INAH y Arqueolog&#237;a Mexicana.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Webb, Malcolm 1978 &#034;The Significance of the 'Epiclassic&#034; Period in Mesoamerican Prehistory&#034;. Browman, L cultural continuity in mesoamerica : 155-178. Mouton Publishers, The Hague, Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NOTAS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 &#034;Una caracter&#237;stica que singulariza a Teotihuacan frente a muchas sociedades contempor&#225;neas y posteriores son las viviendas multifamiliares. Cada una de las diversas familias relacionadas entre s&#237; por parentesco, actividades comunes y relaciones de afinidad, tienen un grupo de cuartos, p&#243;rticos y patios para vivir y reproducirse&#034; (Manzanilla, 2006 : 20).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 Sospechamos que entre los a&#241;os 600 y 650 d.C., la falta de mecanismos de regulaci&#243;n eficientes que enfrentaran el descontento social generalizado habr&#237;a provocado el &#233;xodo y finalmente el incendio tanto en edificios p&#250;blicos como de templos que paulatinamente se habr&#237;an convertido en ruinas para luego ser desmantelados y saqueados de sus ofrendas fundacionales, mismas que ser&#237;an utilizadas para acompa&#241;ar las nuevas migraciones (Gazzola, 2009).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3 En &#233;pocas hist&#243;ricas de crisis se han observado movimientos de concentraci&#243;n de grupos familiares como una estrategia de respuesta.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4 En la antig&#252;edad la constituci&#243;n de la ciudad aparece a menudo referida a un pacto entre hombres y dioses y que se relaciona con alg&#250;n hecho sangriento. Los mitos y leyendas fundacionales recurren a menudo a este elemento. La ciudad se presenta, por lo tanto, como un lugar seguro por un lado, en donde la erecci&#243;n de un templo o estructura arquitect&#243;nica se hace bajo unas determinadas normas y con una serie de actores. Pero, por otro lado, no queda desvinculada de un pasado m&#237;tico-hist&#243;rico en el que se menciona a alg&#250;n hecho de naturaleza sangrienta y ca&#243;tica. Aunque no sabemos cu&#225;les eran los mitos y ritos de fundaci&#243;n propiamente teotihuacanos, s&#237; sabemos que muy probablemente ten&#237;an su origen en la zona norte de la ciudad y en la que las cuevas tuvieron un papel primordial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5 En el Origen de los mexicanos y la Relaci&#243;n de la Genealog&#237;a se formulan las fechas de 712 y 765 de nuestra era, Chimalpahin ofrece la de 670, Motol&#237;nea detalla que el Cuarto Sol pereci&#243; en el 694 y el Quinto Sol naci&#243; en el 719. Finalmente, los &#193;nales de cuauhtitlan el 751 (Graulich, 1990 : 90-92).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6 Sobre este &#250;ltimo ejemplo hay que recordar que proceden de excavaciones antiguas y que se mencionan solo como posteotihuacanos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7 Se han determinado varios escenarios hist&#243;ricos mesoamericanos para el Epicl&#225;sico que son : El centro de M&#233;xico con especial importancia en la cuenca de M&#233;xico, Tula y Cholula ; la expansi&#243;n tarasca en Michoac&#225;n : Oaxaca y los conflictos con los se&#241;or&#237;os mixtecos ; el norte de Yucat&#225;n ; la expansi&#243;n de quich&#233;s, cakchiqueles y rabinales en los Altos de Guatemala. En todos ellos se interpretan conflictos entre grupos de tradici&#243;n cl&#225;sica y otros grupos que encabezaban nuevas tendencias (L&#243;pez Austin y L&#243;pez Luj&#225;n, 1999 : 38).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8 La muestra de entierros es peque&#241;a, pero es la &#250;nica excavada de manera extensiva para tiempos Coyotlatelco y Mazapa en el valle de Teotihuacan. La riqueza de la informaci&#243;n de las &#225;reas de actividad asociadas, los fechamientos, los restos bot&#225;nicos y faun&#237;sticos permiten conocer mejor las pr&#225;cticas funerarias de los grupos que llegaron al valle a ra&#237;z de la ca&#237;da de la ciudad del Cl&#225;sico. Por los estudios gen&#233;ticos podemos suponer que sus or&#237;genes eran diversos, pero no del valle. Pudieron haber llegado poco antes de colapsarse el sistema del Cl&#225;sico, incluso participar del caos. Tambi&#233;n se pudieron haber casado con mujeres de la regi&#243;n, como lo sugiere el estudio de is&#243;topos de estroncio. As&#237;, nos inclinamos hacia la hip&#243;tesis de que grupos del Baj&#237;o y centro-norte de M&#233;xico pudieron haber llegado en oleadas al centro de M&#233;xico hacia el siglo sexto de la era cristiana (Manzanilla y Arrel&#237;n, 1999 : 451)&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9 Las propuestas van desde considerar a los coyotlatelcos como los descendientes de poblaciones Metepec, inmigrantes que desplazan a los pobladores cl&#225;sicos y/o intrusos que ocuparon un Teotihuacan abandonado (Diehl, 1989 : 13-14). Tradicionalmente se consideraron los causantes del fuego que afect&#243; al centro ceremonial a fines de Metepec y los que generan un tipo de cer&#225;mica completamente distinto al complejo cl&#225;sico teotihuacano (Millon, 1973, 1988).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10 Desde la fase Xolalpan tard&#237;o, la poblaci&#243;n comienza a disminuir y grupos de personas abandonan la ciudad para asentarse en otros lugares, uno de ellos pudo ser el valle de Toluca, que experimenta entonces una aceleraci&#243;n de su crecimiento demogr&#225;fico. En la &#250;ltima fase del per&#237;odo Cl&#225;sico hay un menor control de Teotihuacan sobre el valle de Toluca ; en sitios como Ojo del Agua, situado al pie de la futura fortaleza de Teotenango, se elaboran cer&#225;micas locales que imitan los estilos teotihuacanos y se distribuyenen una amplia &#225;rea. Cuando la era teotihuacana llega a su fin, solamente el sitio de Santa Cruz Atzapotzaltongo desaparece ; el resto de los sitios permanece habitado e incluso aumenta notablemente de extensi&#243;n. En los inicios del Epicl&#225;sico la poblaci&#243;n pudo haberse cuadruplicado, cre&#225;ndose numerosos sitios nuevos (Gonz&#225;lez de la Vara, 1999 : 194).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11 Chadwick argumenta que la presencia de gentes hablando el Chochopopoloca en San Juan de Teotihuacan durante la Colonia es sintom&#225;tico de situaciones anteriores.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12 Estos otom&#237;es ser&#225;n aculturados por los habitantes del centro de San Miguel Amantla en Azcapotzalco, los denominados Amanteca-teotihuacanos mencionados en algunas fuentes tard&#237;as. Estos Amanteca-teotihuacanos produjeron figurillas con tocados muy adornados con plumas, incensarios y grandes vasos adornados con figuras de dioses que tienen pervivencias de fases cl&#225;sicas teotihuacanas. Otras influencias otom&#237;es se deben percibir en la futura cer&#225;mica coyotlatelco que pudo ser hecha por los Tepanecas (tambi&#233;n de origen otom&#237;) (Jim&#233;nez Moreno, 1966 : 52-53 ; 1999 : 1-6).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13 Distintas evidencias de arquitectura propiamente Epicl&#225;sica en el valle de M&#233;xico en donde se identifican asentamientos ex novo con arquitectura c&#237;vica-ceremonial y habitacional con caracter&#237;sticas propias y diferentes de las teotihuacanas. Para Pati&#241;o el Epicl&#225;sico es la persistencia de la tradici&#243;n cl&#225;sica, las tradiciones ind&#237;genas y la presencia de tradiciones ex&#243;ticas en el centro de M&#233;xico, algunas de ellas muy probablemente de tradici&#243;n norte&#241;a (Pati&#241;o, 1994 : 200).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14 The result would have been an increase in the aggregate demand for cotton at the same time that non-local cotton produced in areas such as the Gulf coast may have been less readily avalaible due to decreased interregional trade. the appearance of mores specialized spinning equipment within Epiclassic sites in morelos may reflect an increase in the demand and sacle of cotton production in central mexico (Smith y Hirth 1988 : 355).Sin embargo, quisiera matizar que en Teotihuacan durante el Cl&#225;sico se identifican numerosas agujas de hueso, pero los malacates parecen ser menos funcionales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15 El Tlalocan era la tierra de los tlaloques, due&#241;os de las monta&#241;as y de las cuevas. Graulich menciona que los elegidos de Tlaloc eran inhumados en una cueva y que las v&#237;ctimas que eran ofrecidas a este dios a menudo eran enterradas en cuevas o lanzados a las aguas (Graulich, 1990 : 270).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16 No tan solo se identifican huesos de perros en los entierros, sino que Manzanilla menciona la existencia de huesos de roedores y liebres, ardilla, conejo, serpientes, diversas aves, musara&#241;a, murci&#233;lago e incluso un maxilar de zorrillo (Manzanilla y Arrell&#237;n, 1999c : 445-446). La asociaci&#243;n de los restos de dichos animales con diversos individuos fechados en contextos de Coyotlatelco tard&#237;o a Mazapa, indicar&#237;an que forman parte del mismo complejo c&#243;smico aunque con papeles diferentes. La mayor&#237;a de estos animales se relacionan con el inframundo, aunque no todos se asocian a la misma deidad.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://scielo.conicyt.cl/scielo.php?script=sci_arttext&amp;pid=S0719-26812013000100012&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;EN FRAN&#199;AIS&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;CUICUILCO est un site arch&#233;ologique m&#233;soam&#233;ricain tr&#232;s important de la p&#233;riode pr&#233;classique ; 700 av. 150 apr&#232;s JC, situ&#233; &#224; l'extr&#233;mit&#233; sud de ce qui &#233;tait LAC TEXCOCO, dans le sud de la ville de Mexico, district f&#233;d&#233;ral. Sur la base de la chronologie pr&#233;c&#233;dente, CUICUILCO pourrait &#234;tre l'une des plus anciennes villes de la vall&#233;e du Mexique, contemporaine et en relation probable avec la culture OLMECA, sur la c&#244;te du golfe du Mexique, Veracruz et Tabasco, ce que l'on appelle Zone nucl&#233;aire OLMECA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant que l'on sache, il s'agissait du premier grand centre civique religieux des hauts plateaux mexicains. Sa population comprenait probablement tous les strates sociales et tous les traits culturels qui caract&#233;riseraient l'ALT&#201;PETL : cit&#233;s-&#233;tats de la m&#233;soam&#233;rique classique. CUICUILCO a &#233;t&#233; d&#233;truit et abandonn&#233; apr&#232;s l'&#233;ruption du volcan XITLE, qui a provoqu&#233; des migrations et un d&#233;placement de la population dans le bassin du Mexique. Le point culminant a &#233;t&#233; la consolidation de TEOTIHUAC&#193;N en tant que centre de guidage de la p&#233;riode classique dans les Hautes Terres centrales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe sur le site 8 de nombreux &#233;difices religieux et r&#233;sidentiels et m&#234;me les vestiges du syst&#232;me hydraulique qui alimentait la ville. L'une des PYRAMIDES a &#233;t&#233; construite dans une position strat&#233;gique, repr&#233;sentant la premi&#232;re tentative des peuples pr&#233;hispaniques de relier les concepts religieux &#224; l'acc&#232;s cosmique par le biais d'une cr&#233;ation monumental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon l'INAH, Zelia Nuttall estime que CUICUILCO signifie : &#171; Lieu de fabrication des chansons et des danses &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;HISTOIRE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait l'un des premiers et des plus importants centres c&#233;r&#233;moniels de la vall&#233;e du Mexique. Il a une base de pyramide construite entre les ann&#233;es ; 800 &#224; 600 ans avant J.-C., qui est la structure principale du lieu connu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CUICUILCO a &#233;t&#233; fond&#233; &#224; l'origine comme une agglom&#233;ration agricole, mais il existe des preuves de PRATIQUES ANCIENNES RELIGIEUSES, notamment des offrandes en pierre et l'utilisation de la c&#233;ramique comme trousseau fun&#233;raire. La ville s'est d&#233;velopp&#233;e autour d'un grand centre c&#233;r&#233;moniel avec des pyramides et la zone urbaine associ&#233;e, qui comprenait des places et des rues bordant une s&#233;rie de petits r&#233;servoirs d'eau peu profonds. Ils &#233;taient aliment&#233;s par l'eau des collines voisines de Zacayuca et de Zacaltepetl. La population au sommet de la ville est estim&#233;e &#224; 20 000 personnes. Le site comporte des terrasses, plusieurs b&#226;timents, des fortifications et des canaux d'irrigation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que ce site produise une nouvelle tradition de la c&#233;ramique, au fil des ans ; 600 &#224; 200 av. J.-C., il est normal de consid&#233;rer que l'environnement de la r&#233;gion a &#233;t&#233; configur&#233; par les diff&#233;rentes g&#233;n&#233;rations qui ont habit&#233; le lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les p&#233;riodes d'occupation estim&#233;es pour CUICUILCO ne peuvent &#234;tre consid&#233;r&#233;es que provisoires. La premi&#232;re occupation est estim&#233;e &#224; l'an 1200 av. Il y avait beaucoup de villages de fermiers avec une configuration et une distribution d'espaces similaires. Pendant la p&#233;riode ; 1 000 &#224; 800 av. J.-C. des structures coniques-tronqu&#233;es avec une plante ovale ont &#233;t&#233; construites. Les sp&#233;cialistes appellent ces sites des vedettes r&#233;gionales ; Consid&#233;rant qu'ils avaient une hi&#233;rarchie sup&#233;rieure et fonctionnaient comme des centres d'int&#233;gration, ils sont finalement devenus des en-t&#234;tes r&#233;gionaux plus grands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'&#233;norme pyramide de CUICUILCO est une expression de cette augmentation, cela signifie que ce niveau de d&#233;veloppement a &#233;t&#233; atteint entre 800 et 600 avant J.-C., puisqu'il s'agit de la date &#224; laquelle il a &#233;t&#233; construit. Si cela &#233;tait vrai, le caract&#232;re Protourbano, caract&#233;ristique de ce niveau, aurait pu &#234;tre &#233;tendu &#233;galement par le pr&#233;classique tardif jusqu'&#224; l'affaiblissement de CUICUILCO entre 100 av. J.-C. &#192; cette &#233;poque commen&#231;ait le d&#233;veloppement de TEOTIHUACAN qui, dans le classique, &#233;tait un centre urbain tr&#232;s important.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#201;BUT DE LA CULTURE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au milieu du milieu pr&#233;classique ; 800 av. J.-C., des villages ont surgi dans ce lieu qui a lentement &#233;volu&#233; et grandi, se transformant en villas, pour cr&#233;er plus tard un grand centre urbain civico-c&#233;r&#233;monial vers la fin du pr&#233;classique ; 100 apr&#232;s J.-C. En tant que centre urbain, il est devenu tr&#232;s important, avec une soci&#233;t&#233; avanc&#233;e et hi&#233;rarchis&#233;e de paysans, d'artisans, de pr&#234;tres et de dirigeants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les p&#233;riodes de d&#233;veloppement &#233;tablies pour CUICUILCO doivent &#234;tre consid&#233;r&#233;es comme provisoires. Selon cela, la plus ancienne occupation remonte &#224; 1200 avant J.-C. Dans le bassin, il y avait un certain nombre de villages d'agriculteurs dont la configuration et la r&#233;partition dans l'espace sont similaires. Environ 1000 &#224; 800 av. J.-C. Des plates-formes de terre coniques et tronqu&#233;es avec une plante ovale apparaissent. Les sp&#233;cialistes appellent ces sites des vedettes r&#233;gionales ; c'est-&#224;-dire qu'ils appartenaient &#224; la hi&#233;rarchie sup&#233;rieure et fonctionnaient comme des centres d'int&#233;gration, ce qui entra&#238;nait la formation d'en-t&#234;tes r&#233;gionaux plus vastes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si CUICUILCO et ses grandes structures expriment cette augmentation, cela signifie probablement que ce niveau de d&#233;veloppement a &#233;t&#233; atteint entre 800 et 600 avant J.-C., date &#224; laquelle il a &#233;t&#233; construit. Si cela &#233;tait vrai, le caract&#232;re proto-urbain, typique de cette &#233;poque, aurait pu &#234;tre prolong&#233; jusqu'&#224; la chute de CUICUILCO, d&#233;but du d&#233;veloppement de TEOTIHUAC&#193;N en tant que centre urbain classique important.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains pensent que le d&#233;veloppement du lieu, depuis sa fondation, est d&#251; &#224; sa position strat&#233;gique, pr&#232;s de l'entr&#233;e de TOLUCA et sur les rives du lac TEXCOCO.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette perspective, bien que l'endroit soit producteur, vers les ann&#233;es ; 600 &#224; 200 avant J.-C., d'une nouvelle tradition c&#233;ramique, il est &#233;galement &#233;vident que le paysage avait &#233;t&#233; fa&#231;onn&#233; par la succession de plusieurs g&#233;n&#233;rations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A PYRAMIDE CIRCULAIRE DE CUICUILCO&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant que l'on sache, Cuicuilco &#233;tait le premier grand centre religieux civique de l'Altiplano mexicain. Sa population comprenait probablement toutes les couches sociales et tous les traits culturels qui caract&#233;riseraient les Alt&#233;petl (cit&#233;s-&#233;tats) de la M&#233;soam&#233;rique classique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuicuilco a &#233;t&#233; d&#233;truit et abandonn&#233; apr&#232;s l'&#233;ruption du volcan Xitle, situ&#233; pr&#232;s des montagnes de l'Ajusco, provoquant des migrations et des r&#233;arrangements de la population dans le bassin du Mexique. Le point culminant a &#233;t&#233; la consolidation de Teotihuac&#225;n en tant que centre directeur de la p&#233;riode Classique dans les hauts plateaux du centre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuicuilco est un site arch&#233;ologique m&#233;soam&#233;ricain tr&#232;s important de la p&#233;riode pr&#233;classique (800 &#224; 150 av. J.-C.) situ&#233; &#224; la pointe sud de ce qui &#233;tait le lac Texcoco, au sud de Mexico, dans le district f&#233;d&#233;ral. Sur la base de la chronologie pr&#233;c&#233;dente, Cuicuilco pourrait &#234;tre l'une des plus anciennes villes de la vall&#233;e du Mexique, contemporaine et en relation probable avec la culture olm&#232;que, sur la c&#244;te du golfe du Mexique, Veracruz et Tabasco, connue sous le nom de Zone nucl&#233;aire olm&#232;que.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa d&#233;couverte, Cuicuilco, signifie : &#034;Lieu de chant et de danse&#034;, mais le nom donn&#233; par ses anciens habitants et la langue parl&#233;e par eux sont ignor&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette pyramide circulaire a &#233;t&#233; d&#233;couverte vers 1917 &#224; la p&#233;riph&#233;rie de Mexico par le grand pionnier de l'anthropologie et de l'arch&#233;ologie du Mexique, Manuel Gamio (1883-1960), lorsqu'il observa dans le sud de Mexico un petit monticule recouverte de terre volcanique aux formes trop d&#233;finies pour &#234;tre d'origine naturelle. (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuicuilco est actuellement recouvert d'une &#233;paisse couche de lave volcanique, connue sous le nom de San Angel Pedregal. La lave couvre une superficie d'environ 80 km&#178;, y compris le pied de la Sierra del Ajusco et s'&#233;tend jusqu'&#224; la rive du lac &#224; proximit&#233;. Une &#233;tude de 1956 a conclu que les d&#233;p&#244;ts de lave in&#233;gaux, atteignant une profondeur de plus de 10 m dans certaines zones, constituaient un facteur important de la pr&#233;servation de Cuicuilco. Le site est &#233;galement situ&#233; dans une zone urbaine moderne et est partiellement recouvert par des b&#226;timents associ&#233;s &#224; l'Universit&#233; nationale du Mexique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seules des recherches arch&#233;ologiques partielles ont &#233;t&#233; possibles, la construction moderne ayant endommag&#233; la ville pr&#233;historique. Plusieurs d&#233;couvertes arch&#233;ologiques de 1990 ont &#233;t&#233; d&#233;truites &#224; Cuicuilco, consistant en une pyramide circulaire construite dans un carr&#233; aux structures plus petites, associ&#233;es au syst&#232;me agricole, pour la construction d'un complexe de bureaux. Par cons&#233;quent, il peut &#234;tre difficile de d&#233;terminer la taille et la complexit&#233; r&#233;elles de Cuicuilco.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville s'est d&#233;velopp&#233;e autour d'un grand centre c&#233;r&#233;moniel avec des pyramides et de la zone urbaine associ&#233;e, qui comprenait des places et des rues bordant une s&#233;rie de petits r&#233;servoirs d'eau peu profonds. Ils &#233;taient aliment&#233;s par l'eau des collines voisines de Zacayuca et de Zacaltepetl. La population au sommet de la ville est estim&#233;e &#224; 20 000 personnes. Logement dans la r&#233;gion avec les cultures environnantes un total de 75 000 personnes. Le site comporte des terrasses, plusieurs b&#226;timents, des fortifications et des canaux d'irrigation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des preuves arch&#233;ologiques, &#224; la fois c&#233;ramiques et architecturales, indiquent que Cuicuilco s'est d&#233;velopp&#233; comme une colonie datant du premier mill&#233;naire avant notre &#232;re, &#224; l'&#233;poque du pr&#233;classique, en tant que petite colonie. Ses habitants ont interagi avec d'autres sites du bassin de Mexico et de ses r&#233;gions relativement &#233;loign&#233;es, par exemple Chup&#237;cuaro &#224; l'ouest et Monte Alb&#225;n au sud-est.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les p&#233;riodes d'occupation estim&#233;es pour Cuicuilco ne peuvent &#234;tre consid&#233;r&#233;es que provisoires. La premi&#232;re occupation est estim&#233;e &#224; 1 200 av. J.-C. Il y avait beaucoup de villages de fermiers avec une configuration et une distribution d'espaces similaires. Selon &#034;l'histoire officielle&#034; au cours de la p&#233;riode 1000-800 av. J.-C., des structures coniques-tronqu&#233;es avec une plante ovale ont &#233;t&#233; construites. Les sp&#233;cialistes appellent ces sites des vedettes r&#233;gionales ; Consid&#233;rant qu'ils avaient une hi&#233;rarchie sup&#233;rieure et fonctionnaient comme des centres d'int&#233;gration, ils sont finalement devenus des en-t&#234;tes r&#233;gionaux plus grands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'&#233;norme pyramide de Cuicuilco est une expression de cette augmentation, cela signifie que ce niveau de d&#233;veloppement a &#233;t&#233; atteint entre 800 et 600 avant JC, puisque c'est la date &#224; laquelle il a &#233;t&#233; construit. Si cela &#233;tait vrai, le caract&#232;re protourbano, caract&#233;ristique de ce niveau, aurait &#233;galement pu &#234;tre prolong&#233; par le Pr&#233;classique tardif jusqu'&#224; l'affaiblissement de Cuicuilco entre 100 av. J.-C. C'est &#224; cette &#233;poque que d&#233;buta le d&#233;veloppement de Teotihuac&#225;n, qui, dans la p&#233;riode classique, &#233;tait un centre urbain tr&#232;s important.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En raison de sa situation g&#233;ographique, ses habitants ont acc&#232;s aux ressources naturelles du lac (flore et faune), situ&#233;es &#224; environ 4 km du lac Xochimilco. Obtenir du bois aurait d&#251; &#234;tre simple &#224; travers les for&#234;ts voisines, avec des terres agricoles &#224; proximit&#233; imm&#233;diate de la partie nucl&#233;aire du site, aujourd'hui sous des compteurs de lave volcanique et des b&#226;timents. On pense que leur r&#233;gime alimentaire consistait principalement en ma&#239;s, haricots, courges, tomates, poissons et animaux sauvages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les arch&#233;ologues concluent que Cuicuilco &#233;tait une communaut&#233; importante avant l'apparition de Teotihuac&#225;n en tant que centre urbain, soulignant que les six petites communaut&#233;s que certains arch&#233;ologues ont finalement combin&#233;es pour devenir Teotihuac&#225;n &#233;taient d&#233;j&#224; fond&#233;es et pr&#233;sentaient des signes de croissance modeste au cours de l'ann&#233;e, l'&#233;poque o&#249; Cuicuilco construisait des pyramides et des monuments publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les arch&#233;ologues ont &#233;t&#233; surpris de d&#233;couvrir toute la structure de la pyramide et comme isolant de la lave, une couche de terre jaune d'un peu plus d'un m&#232;tre d'&#233;paisseur, ce qui indiquerait que les habitants de Cuicuilco avaient connu d'avance la catastrophe de la Xitle volcan et essayer de pr&#233;server le b&#226;timent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des c&#233;ramiques et d'autres preuves sugg&#232;rent que les r&#233;fugi&#233;s de la catastrophe volcanique ont migr&#233; vers le nord et sont devenus une partie de la population de Teotihuac&#225;n, pr&#232;s de la rive nord du lac Texcoco.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son importance est reconnue par tous les historiens et arch&#233;ologues, et pourtant elle a &#233;t&#233; peu &#233;tudi&#233;e, surtout si elle est compar&#233;e &#224; d'autres zones arch&#233;ologiques telles que Teotihuac&#225;n et Tula. Le principal obstacle de son &#233;tude est que la zone est presque enti&#232;rement recouverte d'une couche de lave d'une &#233;paisseur comprise entre 9 et 10 m&#232;tres, ce qui rend les travaux de recherche sur le site difficiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas d'int&#233;r&#234;t r&#233;el &#224; fouiller les alentours de la plus vieille pyramide d'Am&#233;rique et, jour apr&#232;s jour, comme strat&#233;gie perverse de destruction progressive de la m&#233;tropole, sans scientifiques oppos&#233;s &#224; la r&#233;sistance, seul un petit mus&#233;e a &#233;t&#233; construit. lorsque le parc arch&#233;ologique de Cuicuilco a &#233;t&#233; d&#233;clar&#233;. Vient ensuite une destruction syst&#233;matique qui a commenc&#233; avec la construction du village olympique entre 1966 et 1968, lorsque tous les b&#226;timents apparus autour de la pyramide circulaire ont &#233;t&#233; dynamit&#233;s, o&#249; 180 millions de kilos de roche volcanique qui recouvraient les ruines ont &#233;t&#233; expuls&#233;s, d'une superficie de 64 mille m&#232;tres carr&#233;s ; et plus r&#233;cemment, des entreprises priv&#233;es ont &#233;t&#233; autoris&#233;es &#224; d&#233;molir la zone arch&#233;ologique de leurs constructions : l'Universit&#233; autonome de Mexico, Colonia Isidro Fabela, Perisur et le b&#226;timent moderne Electra. Toutes les urbanisations situ&#233;es directement au-dessus du site arch&#233;ologique, telles que le b&#226;timent de la soci&#233;t&#233; Telmex et le centre commercial Cuicuilco, en 1997.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que le monde assiste tacitement &#224; la destruction du monument, qui peut &#234;tre plus vieux de plusieurs milliers d'ann&#233;es que ce que dit &#034;l'histoire officielle&#034;, un souvenir d'une autre humanit&#233; en train de se d&#233;truire peu &#224; peu, entour&#233; chaque fois d'un num&#233;ro. les plus grands centres commerciaux, viaducs, zones industrielles et logements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se peut que nous ne sachions jamais quels autres artefacts enfouis pourraient nous avoir permis de mieux comprendre l'origine de la pyramide circulaire, son objectif et ses constructeurs. Cuicuilco est devenu un paradoxe auquel la &#034;science officielle&#034; n'a pas de r&#233;ponse et choisit de garder un silence prudent. Les conflits concernant son antiquit&#233; et les personnes qui l'ont b&#226;tie se poursuivent &#224; ce jour dans un myst&#232;re retentissant.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;EN ESPA&#209;OL&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;CUICUILCO es un muy importante sitio arqueol&#243;gico Mesoamericano del Periodo Precl&#225;sico ; 700 a.C. a 150 d.C., localizado en el extremo sur de lo que fue el LAGO DE TEXCOCO, en el sur de la CIUDAD DE M&#201;XICO, Distrito Federal. Con base a la anterior Cronolog&#237;a, CUICUILCO podr&#237;a ser una de las Ciudades M&#225;s Antiguas del Valle de M&#233;xico, contempor&#225;nea, y con probables relaciones con la Cultura OLMECA, en la costa del Golfo de M&#233;xico, Veracruz y Tabasco, lo que se conoce como la Zona Nuclear OLMECA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hasta donde se sabe, fue el Primer Gran Centro C&#237;vico Religioso del Altiplano Mexicano, su poblaci&#243;n probablemente inclu&#237;a todos los Estratos Sociales y Rasgos Culturales que Caracterizar&#237;an a las ALT&#201;PETL : Ciudades-Estado de Mesoam&#233;rica Cl&#225;sica. CUICUILCO fue destruido y abandonado, a partir de la erupci&#243;n del volc&#225;n XITLE, ocasionando Migraciones y Reacomodos de la Poblaci&#243;n en la Cuenca de M&#233;xico, la culminaci&#243;n fue la Consolidaci&#243;n de TEOTIHUAC&#193;N como Centro Rector del Periodo Cl&#225;sico en el Altiplano Central.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Existen en el Sitio 8 de los m&#250;ltiples edificios religiosos y habitacionales que existieron, e incluso los restos del sistema hidr&#225;ulico que abastec&#237;a a la Ciudad. Una de las PIR&#193;MIDES fue Construida en una Posici&#243;n Estrat&#233;gica, representando el primer intento entre los Pueblos Prehisp&#225;nicos por relacionar los CONCEPTOS RELIGIOSOS con el ACAECER C&#211;SMICO A TRAV&#201;S DE UNA CREACI&#211;N MONUMENTAL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De acuerdo con INAH, Zelia Nuttall opina que CUICUILCO significa : &#8220;Lugar donde se hacen cantos y danzas&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;HISTORIA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fue uno de los Primeros y M&#225;s Importantes Centros Ceremoniales en el Valle de M&#233;xico. Cuenta con un Basamento Piramidal Construido entre los a&#241;os ; 800 al 600 a. C., que es la Principal Estructura del Lugar Conocida.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CUICUILCO fue originalmente fundado como un asentamiento agr&#237;cola, pero existe evidencia de PR&#193;CTICAS RELIGIOSAS TEMPRANAS, incluyendo ofrendas de piedra y el uso de Cer&#225;mica como Ajuar Funerario. La Ciudad creci&#243; alrededor de un Gran Centro Ceremonial con Pir&#225;mides y el &#225;rea urbana asociada, que inclu&#237;a plazas y calles bordeando una serie de reservorios de agua peque&#241;os y poco profundos. Estos eran alimentados por agua desde las colinas cercanas de Zacayuca y Zacaltepetl. La Poblaci&#243;n en el Pico de la Ciudad se estima en 20,000 personas. El Sitio tiene terrazas, varios edificios, fortificaciones y canales de riego.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aunque este sitio fue productor de una Nueva Tradici&#243;n Cer&#225;mica, hacia los a&#241;os ; 600 al 200 a.C., es normal considerar que el entorno de la zona fue configurado por las varias generaciones que habitaron el lugar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Los Periodos de Ocupaci&#243;n estimados para CUICUILCO solo pueden ser considerados tentativos. La OCUPACI&#211;N M&#193;S TEMPRANA se estima en el a&#241;o 1200 a.C. Hubo muchas aldeas de agricultores con similar configuraci&#243;n y distribuci&#243;n de espacios. Durante el periodo ; 1,000 al 800 a.C. se construyeron estructuras c&#243;nico-truncadas con planta ovalada. Los especialistas llaman a estos sitios cabeceras regionales ; al considerar que ten&#237;an mayor jerarqu&#237;a y funcionaban como centros de integraci&#243;n, eventualmente se convirtieron en mayores cabeceras regionales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la Enorme Pir&#225;mide de CUICUILCO es expresi&#243;n de este incremento, entonces ello significa que este nivel de desarrollo se alcanz&#243; entre los a&#241;os 800 al 600 a.C., ya que es la fecha en que se construy&#243;. En caso de ser cierto, el car&#225;cter Protourbano, caracter&#237;stico de este nivel, podr&#237;a haberse extendido, tambi&#233;n, por el Precl&#225;sico Tard&#237;o hasta el debilitamiento de CUICUILCO entre 100 a.C. y 1 d.C. En este momento comenz&#243; el desarrollo de TEOTIHUACAN, que en el Cl&#225;sico fue un Centro Urbano Muy Importante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;INICIO DE LA CULTURA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A mediados del Precl&#225;sico Medio ; 800 a. C., surgieron aldeas en este lugar, que lentamente evolucionaron y crecieron, transform&#225;ndose en villas, para posteriormente dar lugar a un Gran Centro Urbano C&#205;VICO-CEREMONIAL hacia fines del Precl&#225;sico ; 100 d. C. Como Centro Urbano, lleg&#243; a ser muy importante, con una sociedad avanzada y jerarquizada en campesinos, artesanos, sacerdotes y gobernantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Los periodos de desarrollo establecidos para CUICUILCO deben ser considerados tentativos. De acuerdo con &#233;sta, la OCUPACI&#211;N M&#193;S ANTIGUA se remonta hasta el 1200 a.C., en la cuenca hubo una serie de aldeas de agricultores cuya configuraci&#243;n y distribuci&#243;n en el espacio es similar. Hacia el a&#241;o 1,000 al 800 a.C. aparecen plataformas de tierra c&#243;nico-truncadas con planta ovalada. Los especialistas llaman a estos sitios cabeceras regionales ; es decir, eran de mayor jerarqu&#237;a y funcionaban como centros de integraci&#243;n, lo que resulta en la formaci&#243;n de cabeceras regionales mayores.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si CUICUILCO y sus Grandes Estructuras son Expresi&#243;n de este Incremento, probablemente significa que este nivel de desarrollo se alcanz&#243; entre los a&#241;os 800 al 600 a.C., fecha en que se construy&#243;. De ser cierto, el car&#225;cter Proto-urbano, t&#237;pico de esta &#233;poca, podr&#237;a haberse extendido, tambi&#233;n, hasta la ca&#237;da de CUICUILCO, momento en que da inicio el desarrollo de TEOTIHUAC&#193;N, como Centro Urbano importante del Cl&#225;sico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Existen opiniones de que el desarrollo del lugar, desde su fundaci&#243;n, es por su posici&#243;n estrat&#233;gica, cerca de la entrada de TOLUCA, y a la orilla del Lago de TEXCOCO.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bajo esta perspectiva, aunque el lugar era productor, hacia los a&#241;os ; 600 al 200 a.C., de una NUEVA TRADICI&#211;N CER&#193;MICA, tambi&#233;n es evidente que el paisaje hab&#237;a sido configurado por la sucesi&#243;n de varias generaciones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LA PIR&#193;MIDE CIRCULAR DE CUICUILCO&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hasta donde se sabe, Cuicuilco fue el primer gran centro c&#237;vico religioso del Altiplano Mexicano, su poblaci&#243;n probablemente inclu&#237;a todos los estratos sociales y rasgos culturales que caracterizar&#237;an a las Alt&#233;petl (ciudades-Estado) de Mesoam&#233;rica Cl&#225;sica.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuicuilco fue destruido y abandonado, a partir de la erupci&#243;n del volc&#225;n Xitle, ubicado en las inmediaciones de la serran&#237;a del Ajusco, ocasionando migraciones y reacomodos de la poblaci&#243;n en la cuenca de M&#233;xico, la culminaci&#243;n fue la consolidaci&#243;n de Teotihuac&#225;n como centro rector del periodo cl&#225;sico en el Altiplano Central.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuicuilco es un sitio arqueol&#243;gico muy importante mesoamericano del periodo precl&#225;sico (800 a.C. a 150 d.C.) localizado en el extremo sur de lo que fue el Lago de Texcoco, en el sur de la Ciudad de M&#233;xico, Distrito Federal. Con base a la anterior cronolog&#237;a, Cuicuilco podr&#237;a ser una de las ciudades m&#225;s antiguas del Valle de M&#233;xico, contempor&#225;nea, y con probables relaciones con la cultura Olmeca, en la costa del Golfo de M&#233;xico, Veracruz y Tabasco, lo que se conoce como la zona nuclear Olmeca.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Su descubrimiento&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuicuilco significa : &#8220;Lugar donde se hacen cantos y danzas&#8221; pero se ignora el nombre que le daban sus antiguos habitantes y que lenguaje hablaban.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Esta pir&#225;mide circular fue descubierta alrededor de 1917 en las afueras de la ciudad de M&#233;xico D. F. por el gran pionero de la antropolog&#237;a y arqueolog&#237;a de M&#233;xico, Manuel Gamio (1883-1960), al observar en la zona sur de la ciudad de M&#233;xico un peque&#241;o mont&#237;culo cubierto de tierra volc&#225;nica con unas formas demasiado definidas para ser de origen natural. (&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuicuilco actualmente est&#225; cubierto por una densa capa de lava volc&#225;nica, conocido como el Pedregal de San &#193;ngel. La lava cubre un &#225;rea de aproximadamente 80 km&#178;, incluyendo el pie de la Sierra del Ajusco y se extiende a la orilla del lago cercano. Un estudio de 1956 lleg&#243; a la conclusi&#243;n de que los dep&#243;sitos de lava desigual, llegando a una profundidad de m&#225;s de 10 m en algunas zonas, fueron un factor importante en la preservaci&#243;n de Cuicuilco. El sitio tambi&#233;n se encuentra dentro de una moderna &#225;rea urbana y est&#225; parcialmente cubierto por edificios asociados con la Universidad Nacional de M&#233;xico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S&#243;lo ha sido posible una investigaci&#243;n arqueol&#243;gica parcial, ya que la construcci&#243;n moderna ha da&#241;ado la ciudad prehist&#243;rica. Se destruyeron varios hallazgos arqueol&#243;gicos de 1990 en Cuicuilco, consistente en una pir&#225;mide circular construida dentro de una plaza con estructuras m&#225;s peque&#241;as, asociadas con el sistema agr&#237;cola, para la construcci&#243;n de un complejo de oficinas. En consecuencia, puede ser dif&#237;cil determinar el tama&#241;o real y la complejidad de Cuicuilco.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ciudad creci&#243; alrededor de un gran centro ceremonial con pir&#225;mides y el &#225;rea urbana asociada, que inclu&#237;a plazas y calles bordeando una serie de reservorios de agua peque&#241;os y poco profundos. Estos eran alimentados por agua desde las colinas cercanas de Zacayuca y Zacaltepetl. La poblaci&#243;n en el pico de la ciudad se estima en 20.000 personas. Albergando en la comarca con los cultivos aleda&#241;os un total de 75.000 personas. El sitio tiene terrazas, varios edificios, fortificaciones y canales de riego.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La evidencia arqueol&#243;gica, tanto cer&#225;mica como las estructuras arquitect&#243;nicas, indica que Cuicuilco se desarroll&#243; como asentamiento desde el primer milenio antes de Cristo, durante el Precl&#225;sico, como un peque&#241;o asentamiento, sus habitantes interactuaban con otros sitios tanto de la Cuenca de M&#233;xico como de regiones relativamente distantes, por ejemplo Chup&#237;cuaro al oeste y Monte Alb&#225;n al sureste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Los periodos de ocupaci&#243;n estimados para Cuicuilco solo pueden ser considerados tentativos. La ocupaci&#243;n m&#225;s temprana se estima en el a&#241;o 1.200 a.C. Hubo muchas aldeas de agricultores con similar configuraci&#243;n y distribuci&#243;n de espacios. Seg&#250;n la &#8220;historia oficial&#8221; durante el periodo 1000-800 a.C. se construyeron estructuras c&#243;nico-truncadas con planta ovalada. Los especialistas llaman a estos sitios cabeceras regionales ; al considerar que ten&#237;an mayor jerarqu&#237;a y funcionaban como centros de integraci&#243;n, eventualmente se convirtieron en mayores cabeceras regionales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la enorme pir&#225;mide de Cuicuilco es expresi&#243;n de este incremento, entonces ello significa que este nivel de desarrollo se alcanz&#243; entre 800-600 a.C., ya que es la fecha en que se construy&#243;. En caso de ser cierto, el car&#225;cter protourbano, caracter&#237;stico de este nivel, podr&#237;a haberse extendido, tambi&#233;n, por el Precl&#225;sico Tard&#237;o hasta el debilitamiento de Cuicuilco entre 100 a.C. y 1 d.C. En este momento comenz&#243; el desarrollo de Teotihuac&#225;n, que en el Cl&#225;sico fue un centro urbano muy importante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Por su ubicaci&#243;n, sus pobladores tuvieron acceso los recursos naturales lacustres (flora y fauna), ya que se encontraban a aproximadamente 4 km del Lago de Xochimilco. La obtenci&#243;n madera debi&#243; ser sencilla por los cercanos bosques, con terrenos agr&#237;colas en las inmediaciones de la parte nuclear del sitio, hoy bajo metros de lava volc&#225;nica y edificios. Se piensa que su dieta consist&#237;a principalmente en ma&#237;z, fr&#237;jol, calabaza, tomate, pescado y animales silvestres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Los arque&#243;logos concluyen que Cuicuilco fue una prominente comunidad antes de la aparici&#243;n de Teotihuac&#225;n como centro urbano, tomando nota de que las seis peque&#241;as comunidades que algunos arque&#243;logos creen, eventualmente se combinaron para convertirse en Teotihuac&#225;n, ya estaban fundada y con pruebas de modesto crecimiento durante el tiempo que Cuicuilco estaba construyendo pir&#225;mides y monumentos p&#250;blicos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Caus&#243; sorpresa entre los arque&#243;logos cuando encontraron toda la estructura de la pir&#225;mide y a modo de aislante de la lava, una capa de tierra amarilla de poco m&#225;s de un metro de grosor, lo que indicar&#237;a que los pobladores de Cuicuilco hubieran sabido con antelaci&#243;n la cat&#225;strofe del volc&#225;n Xitle y tratasen de preservar el edificio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cer&#225;mica y otras pruebas, sugieren que los refugiados de la cat&#225;strofe volc&#225;nica migraron hacia el norte y se convirtieron en parte de la poblaci&#243;n de Teotihuac&#225;n, cerca de la orilla norte del lago de Texcoco.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Su importancia es reconocida por todos los historiadores y arque&#243;logos, y sin embargo ha sido poco estudiado, sobre todo si se le compara con otras zonas arqueol&#243;gicas como Teotihuac&#225;n y Tula. El principal obst&#225;culo de su estudio es que la zona est&#225; cubierta casi por completo con capa de lava de entre 9 y 10 metros de espesor, dificultando con esto los trabajos de investigaci&#243;n en el sitio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;No existe un real inter&#233;s en excavar los alrededores de la pir&#225;mide m&#225;s antigua de Am&#233;rica, y d&#237;a a d&#237;a, como una estrategia perversa de destruir poco a poco la metr&#243;polis, sin que los cient&#237;ficos opongan resistencia, s&#243;lo se hizo un peque&#241;o Museo que se construy&#243; cuando se declar&#243; el Parque Arqueol&#243;gico de Cuicuilco. Luego vino una destrucci&#243;n sistem&#225;tica que se inici&#243; con la construcci&#243;n de la Villa Ol&#237;mpica entre 1966 y 1968, cuando se dinamitaron todas las edificaciones que aparec&#237;an en torno a la pir&#225;mide circular, donde se desalojaron 180 millones de kilos de roca volc&#225;nica que cubr&#237;a las ruinas, de una superficie de 64 mil metros cuadrados ; y m&#225;s recientemente, se autoriz&#243; a empresas privadas para demoler la zona arqueol&#243;gica para sus construcciones : la Universidad Aut&#243;noma de M&#233;xico, Colonia Isidro Fabela, Perisur y el moderno edificio de Electra. Todas urbanizaciones directamente encima del sitio arqueol&#243;gico, como fue el edificio de la empresa Telmex y la Plaza Comercial Cuicuilco, en 1997.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As&#237; es como el mundo asiste t&#225;citamente a la destrucci&#243;n del monumento que tal vez sea miles de a&#241;os m&#225;s antiguo que lo que declara la &#8220;historia oficial&#8221;, un recuerdo de otra humanidad que est&#225; siendo destruido poco a poco, rodeado de un n&#250;mero cada vez mayor de centros comerciales, viaductos, pol&#237;gonos industriales y unidades de vivienda.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Es posible que jam&#225;s sepamos qu&#233; otros artefactos enterrados nos pueda haber dado mejores indicios acerca del origen de la pir&#225;mide circular, su prop&#243;sito y sus constructores. Cuicuilco se convirti&#243; en una paradoja para la que la &#8220;ciencia oficial&#8221; no tiene respuesta, y opta por guardar un prudente silencio. Los conflictos respecto a su antig&#252;edad y al pueblo que la edific&#243; contin&#250;an hasta el d&#237;a de hoy en un rotundo misterio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://origenhumano.blogspot.com/2013/01/misterio-de-la-piramide-de-cuicuilco.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://arqueologiamexicana.mx/mexico-antiguo/huehueteotl-xiuhtecuhtli-en-el-centro-de-mexico&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Leer aqui&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Oppositions de classes chez les Mixt&#232;ques - Oposiciones de clases entre los Mixtecos</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5375</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5375</guid>
		<dc:date>2019-06-08T22:31:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Am&#233;rindiens</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Lire sur les Am&#233;rindiens &lt;br class='autobr' /&gt;
Oppositions de classes chez les Mixt&#232;ques - Oposiciones de clases entre los Mixtecos &lt;br class='autobr' /&gt;
Avertissement : textes en fran&#231;ais et en espagnol alternent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Se alternan textos en franc&#233;s y en espa&#241;ol. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les origines de la civilisation mixt&#232;que, Andrew K. Balkansky, Felipe de Jes&#250;s Nava Rivera et Mar&#237;a Teresa Palomares Rodr&#237;guez : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; La culture de la Mixteca Alta, dans l'Etat actuel d'Oaxaca, au Mexique, est connue pour son d&#233;veloppement au cours de l'&#232;re postclassique ; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique27" rel="directory"&gt;2eme chapitre : R&#233;volutions de la Pr&#233;histoire et de l'Antiquit&#233;&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot302" rel="tag"&gt;Am&#233;rindiens&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?mot302&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire sur les Am&#233;rindiens&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12690 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/png/Mixtecs.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/png/Mixtecs.png' width=&#034;1074&#034; height=&#034;789&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12689 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/organizacion-social-mixteca4.jpg' width=&#034;570&#034; height=&#034;439&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12688 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/Codice_Vindobonensis.jpg' width=&#034;500&#034; height=&#034;421&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12687 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/Sociedad-Mixteca.jpg' width=&#034;650&#034; height=&#034;421&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12686 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/png/organizacion-social-mixteca-desarrollo.png' width=&#034;512&#034; height=&#034;456&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12685 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/cultura-mixteca-9.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/cultura-mixteca-9.jpg' width=&#034;1067&#034; height=&#034;712&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12684 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/Sociedad-Mixteca-rey.jpg' width=&#034;400&#034; height=&#034;284&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12683 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/cultura-mixteca-10.jpg' width=&#034;500&#034; height=&#034;286&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12682 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/organizacion-social-mixteca-estratificacion.jpg' width=&#034;512&#034; height=&#034;288&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12681 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/organizacion-politica-mixteca.jpg' width=&#034;570&#034; height=&#034;427&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Oppositions de classes chez les Mixt&#232;ques - Oposiciones de clases entre los Mixtecos &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avertissement : textes en fran&#231;ais et en espagnol alternent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se alternan textos en franc&#233;s y en espa&#241;ol.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les origines de la civilisation mixt&#232;que, Andrew K. Balkansky, Felipe de Jes&#250;s Nava Rivera et
Mar&#237;a Teresa Palomares Rodr&#237;guez :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; La culture de la Mixteca Alta, dans l'Etat actuel d'Oaxaca, au Mexique, est connue pour son d&#233;veloppement au cours de l'&#232;re postclassique ; Cependant, des &#233;tudes r&#233;centes ont abord&#233; ses origines dans les sites de Fonnativo Early, Middle et Late, fournissant un excellent &#233;ventail de donn&#233;es sur les d&#233;buts de l'une des plus importantes civilisations de la M&#233;so-Am&#233;rique. Les premi&#232;res soci&#233;t&#233;s poss&#233;daient d&#233;j&#224; des caract&#233;ristiques culturelles et une identit&#233; uniques, mais ils pr&#233;sentaient &#233;galement des caract&#233;ristiques similaires &#224; celles des premiers sites d'autres r&#233;gions, ce qui les pla&#231;ait dans une dynamique culturelle r&#233;gionale et interr&#233;gionale. L'&#233;tude sur les changements culturels d'une organisation villageoise en un centre urbain ou une ville est analys&#233;e &#224; travers deux sites du Mixteca Alta : Huamelulpan et Tayata. L'&#233;vidence d'importants changements structurels sur le site de Tayata au cours de la p&#233;riode du Fonnativo moyen a &#233;t&#233; mise en relation avec le d&#233;veloppement de nouveaux centres politiques dans la r&#233;gion de Mixteca Alta, semblables &#224; un &#201;tat urbain, comme ce fut le cas pour Huamelulpan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#233;v&#233;nements se sont produits parall&#232;lement &#224; l'&#233;mergence de soci&#233;t&#233;s complexes dans la vall&#233;e d'Oaxaca, telles que la relation San Jos&#233; Mogote-Monte Alb&#225;n. Gr&#226;ce &#224; l'&#233;tude de ces processus culturels, de nouvelles donn&#233;es peuvent &#234;tre produites pour mieux analyser et comprendre les origines et le d&#233;veloppement de la civilisation Mixt&#232;que, ainsi que les relations avec le reste de l'Oaxaca et de la M&#233;so-Am&#233;rique depuis les temps les plus recul&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est au cours de la p&#233;riode de formation que les premi&#232;res soci&#233;t&#233;s villageoises se sont transform&#233;es en &#201;tats urbains en M&#233;so-Am&#233;rique (de 1500 &#224; 200 av. J.-C.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Nous connaissons l'&#233;mergence de civilisations gr&#226;ce aux &#233;tudes arch&#233;ologiques globales men&#233;es dans tout le Mexique. Cependant, &#224; ce jour, nous ne connaissons pas beaucoup d'aspects concernant l'ancienne Mixteca, principalement avant le d&#233;veloppement spectaculaire de sa cit&#233;-&#233;tat de la p&#233;riode postclassique, comme l'indiquent les codex et les archives historiques Mixtec du XVIe si&#232;cle (Spores 2007).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En comparaison, les origines de la civilisation zapot&#232;que dans la vall&#233;e d'Oaxaca sont &#233;tudi&#233;es depuis plusieurs d&#233;cennies. Des arch&#233;ologues mexicains, tels que Alfonso Caso, Ignacio Bernal et Jorge R. Acosta, ont fouill&#233; la ville antique de Monte Alb&#225;n, recueillant des informations.&lt;br class='autobr' /&gt;
sur le syst&#232;me d'&#233;criture, le calendrier et diff&#233;rents aspects li&#233;s &#224; l'histoire du peuple zapot&#232;que (Bernal 1965 ; Caso, Bernal et Acosta 1967). De leur c&#244;t&#233;, des arch&#233;ologues nord-am&#233;ricains tels que Kent Flannery et Joyce Marcus ont distingu&#233; les d&#233;buts de l'&#232;re pr&#233;-urbaine dans la civilisation zapot&#232;que, ainsi que la s&#233;quence de d&#233;veloppement des villages anciens tels que San Jos&#233; Mogote (Etla, Oaxaca) jusqu'&#224; l'urbanisation de Monte Alb&#225;n. (Flannery et Marcus 1983 ; Marcus et Flannery 1996). De plus, nous connaissons la succession de changements culturels, qui se manifestent dans le sch&#233;ma de peuplement de toute la vall&#233;e de Oaxaca et des r&#233;gions voisines (Blanton et al., 1999). En outre, les r&#233;centes contributions qui ont accru les connaissances sur la culture zapot&#232;que sont le r&#233;sultat de recherches interdisciplinaires (voir Marcus 2008, Robles 2001, hiver 1994).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, ce sont Caso et Acosta qui ont dirig&#233; les premi&#232;res &#233;tudes pionni&#232;res r&#233;alis&#233;es dans l'ancien Mixteca, dans les ann&#233;es trente, au sommet du site de Monte Negro, &#224; Tilantongo, &#224; Oaxaca (Acosta et Romero 1992). R&#233;cemment, lorsque les arch&#233;ologues ont fourni de nombreuses informations sur la p&#233;riode de formation qui traitait de l'origine de la civilisation Mixt&#232;que, principalement &#224; partir d'&#233;tudes scientifiques sur le mod&#232;le de peuplement et de fouilles approfondies, informations pouvant &#234;tre utilis&#233;es pour :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;tudes comparatives avec la vall&#233;e de Oaxaca (Spores 1972, 1983a, 1983b, Zarate 1987, Blomster 2004). Le but de cet article est de fournir au lecteur des donn&#233;es r&#233;centes sur les &#233;tudes arch&#233;ologiques sur les premi&#232;res mixt&#233;es (par exemple, Balkansky et al., 2000, Balkansky et al., 2009, Duncan et al., 2008), mettant en &#233;vidence l'existence de changements culturels similaires et m&#234;me connu dans la soci&#233;t&#233; zapot&#232;que qui habitait San Jos&#233; Mogote et qui &#233;tait un &#233;l&#233;ment fondamental de la transition qui a conduit &#224; la fondation de Monte Alb&#225;n dans le&lt;br class='autobr' /&gt;
Vall&#233;e d'Oaxaca.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet &#171; Formativo en la Mixteca Alta &#187;, que nous r&#233;alisons actuellement, teste l'hypoth&#232;se selon laquelle la vieille ville situ&#233;e &#224; proximit&#233; des communaut&#233;s actuelles de Santa Cruz et de Santa Catarina Tayata a subi un important changement structurel, entra&#238;nant un abandon partiel du site autour de &#224; partir du 4&#232;me si&#232;cle avant JC C ; En cons&#233;quence, de nouveaux centres politiques ont &#233;merg&#233;, l'un d'entre eux &#233;tant Huamelulpan, un site pr&#233;sentant les caract&#233;ristiques d'un &#201;tat urbain (Balkansky 1998, Gaxiola 1984). Ces &#233;v&#233;nements se sont produits parall&#232;lement &#224; l'&#233;mergence de soci&#233;t&#233;s complexes dans la vall&#233;e d'Oaxaca, ce qui sugg&#232;re que la solution du probl&#232;me des origines de la civilisation m&#233;soam&#233;ricaine r&#233;side dans la r&#233;alisation d'&#233;tudes traitant des interactions et des interconnexions au niveau macro-r&#233;gional. Interr&#233;gional. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Los or&#237;genes de la civilizaci&#243;n mixteca, Andrew K. Balkansky, Felipe de Jes&#250;s Nava Rivera y Mar&#237;a Teresa Palomares Rodr&#237;guez :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; La cultura de la Mixteca Alta, en el actual estado de Oaxaca, M&#233;xico, es conocida por su desarrollo durante la &#233;poca del Poscl&#225;sico ; no obstante estudios recientes han abordado sus or&#237;genes en sitios del &lt;br class='autobr' /&gt;
Fonnativo Temprano, Medio y Tard&#237;o, aportando una gran &lt;br class='autobr' /&gt;
gama de datos sobre los inicios de una de las civilizaciones m&#225;s importantes de Mesoam&#233;rica. Los primeros mixt&#233;eos ya presentaban caracter&#237;sticas culturales singulares y de identidad, sin embargo tambi&#233;n contaban con rasgos similares a sitios tempranos de otras regiones, lo cual los ubica como parte de una din&#225;mica cultural regional e interregional. El estudio sobre los cambios culturales de una organizaci&#243;n aldeana a un centro urbano o ciudad, es analizado a trav&#233;s de dos sitios de la Mixteca Alta : Huamelulpan y Tayata. La evidencia de cambios structurales importantes en el sitio Tayata, durante el Fonnativo Medio, la hemos relacionado con el desarrollo de nuevos centros pol&#237;ticos en la Mixteca Alta, asimilables a un estado urbano, como lo fue Huamelulpan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Estos acontecimientos se produjeron paralelamente a la aparici&#243;n de sociedades complejas en el Valle de Oaxaca, como la relaci&#243;n San Jos&#233; Mogote-Monte Alb&#225;n. A trav&#233;s del estudio de estos procesos culturales, se podr&#225;n producir nuevos datos para conocer y entender de una mejor manera los or&#237;genes y desarrollo de la civilizaci&#243;n mixteca, as&#237; como la relaci&#243;n con el resto de Oaxaca y Mesoam&#233;rica desde tiempos tempranos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fue durante el periodo Formativo cuando las sociedades aldeanas tempranas se desarrollaron convirti&#233;ndose en estados urbanos en Mesoam&#233;rica (1500 a. C. al 200 d. C.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Sabemos sobre el surgimiento de civilizaciones gracias a estudios arqueol&#243;gicos globales en todo M&#233;xico, sin embargo hasta la fecha desconocemos muchos aspectos sobre la antigua Mixteca, principalmente antes del espectacular desarrollo de sus ciudades-estado del periodo Poscl&#225;sico, seg&#250;n consta en c&#243;dices mixt&#233;eos y archivos hist&#243;ricos del siglo XVI (Spores 2007).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En comparaci&#243;n, los or&#237;genes de la civilizaci&#243;n zapoteca en el valle de Oaxaca han sido estudiados durante varias d&#233;cadas. Arque&#243;logos mexicanos como Alfonso Caso, Ignacio Bernal y Jorge R. Acosta excavaron la antigua ciudad de Monte Alb&#225;n, recabando informaci&#243;n &lt;br class='autobr' /&gt;
sobre el sistema de escritura, calendario y diferentes aspectos vinculados con la historia del pueblo zapoteca (Bernal 1965 ; Caso, Bernal y Acosta 1967). Por su parte, arque&#243;logos norteamericanos como Kent Flannery y Joyce Marcus distinguieron los comienzos de la era preurbana en la civilizaci&#243;n zapoteca, as&#237; como la secuencia del desarrollo desde aldeas tempranas, como San Jos&#233; Mogote (Etla, Oaxaca), hasta la urbanizaci&#243;n de Monte Alb&#225;n (Flannery y Marcus 1983 ; Marcus y Flannery &lt;br class='autobr' /&gt;
1996). Adem&#225;s, conocemos la sucesi&#243;n de los cambios culturales, manifiesta en el patr&#243;n de asentamiento de todo el valle de Oaxaca y regiones vecinas (Blanton et al.1999). Asimismo, contribuciones recientes que han aumentado el conocimiento sobre la cultura Zapoteca son resultado de investigaciones interdisciplinarias (v. g. Marcus 2008, Robles 2001, Winter 1994).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;No obstante, fueron Caso y Acosta quienes dirigieron los primeros estudios pioneros en la antigua Mixteca, llevados a cabo en la d&#233;cada de los a&#241;os treinta en la cima del sitio Monte Negro, Tilantongo, Oaxaca (Acosta y Romero 1992), pero ser&#225; en a&#241;os recientes cuando los arque&#243;logos generen una amplia informaci&#243;n sobre el periodo Formativo abordando el origen de la civilizaci&#243;n Mixteca, bas&#225;ndose principalmente en estudios cient&#237;ficos del patr&#243;n de asentamiento y realizando excavaciones extensivas, informaci&#243;n que puede ser utilizada en &lt;br class='autobr' /&gt;
estudios comparativos con el valle de Oaxaca (Spores 1972, 1983a, 1983b ; Zarate 1987 ; Blomster 2004). Este art&#237;culo tiene como objetivo brindar al lector datos recientes de estudios arqueol&#243;gicos sobre los primeros mixt&#233;eos (v. g. Balkansky et al. 2000, Balkansky et al. 2009, Duncan et al. 2008), evidenciando la existencia de cambios culturales semejantes e inclusive paralelos a los conocidos en la sociedad zapoteca que habit&#243; San Jos&#233; Mogote, y que constituyeron parte fundamental en la transici&#243;n que dio pie a la fundaci&#243;n de Monte Alb&#225;n en el &lt;br class='autobr' /&gt;
valle de Oaxaca.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El proyecto Formativo en la Mixteca Alta, que llevamos a cabo actualmente, est&#225; poniendo a prueba la hip&#243;tesis de que el antiguo pueblo cercano a las actuales comunidades de Santa Cruz y Santa Catarina Tayata sufri&#243; un cambio estructural importante, provocando un abandono parcial del sitio alrededor del siglo IV a. C ; como resultado, emergieron nuevos centros pol&#237;ticos, siendo uno de ellos Huamelulpan, sitio con caracter&#237;sticas de un estado urbano (Balkansky 1998, Gaxiola 1984). Estos acontecimientos se produjeron paralelamente a la aparici&#243;n de sociedades complejas en el valle de Oaxaca, lo cual sugiere que la soluci&#243;n al rompecabezas sobre los or&#237;genes de la civilizaci&#243;n mesoamericana se encuentra en la realizaci&#243;n de estudios que manejen contecimientos e interconexiones a nivel macro-regional e interregional. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://archive.org/stream/arqueologia_iberoamericana_02/AI02_djvu.txt&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Leer aqui&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment &#233;tait l'organisation sociale des Mixt&#232;ques ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'organisation sociale des Mixtecos se faisait par un syst&#232;me de hi&#233;rarchies. Celles-ci ont &#233;t&#233; constitu&#233;es sous la forme de castes qui, finalement, sont entr&#233;es en conflit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les peuples mixt&#232;ques sont l'un des plus importants de la M&#233;so-Am&#233;rique ; sa profondeur culturelle et sa persistance dans l'histoire le rendent diff&#233;rent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Mixt&#232;ques sont &#224; l'origine de plusieurs des plus importants codex pr&#233;hispaniques connus dans l'histoire indig&#232;ne de l'Am&#233;rique, avant la colonisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils constituent la plus grande tribu apr&#232;s les Nahua, les Maya et les Zapot&#232;ques. Dans leur langue, ils s'appelaient &#209;uu Savi, ce qui en espagnol signifie &#034;Pueblo de la lluvia&#034; ou peuple de la pluie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La civilisation Mixt&#232;que a habit&#233; les territoires de la M&#233;so-Am&#233;rique pendant une p&#233;riode de plus de 2 000 ans, entre 1 500 ans av. J.-C. et le d&#233;but du XVIe si&#232;cle, lorsque la conqu&#234;te espagnole a mis un terme violent &#224; la continuit&#233; de ces cultures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'ils fussent une civilisation avanc&#233;e en termes de savoir et de qualit&#233; extraordinaire de leur art, les Mixt&#232;ques n'&#233;taient pas un peuple organis&#233; en ce qui concerne l'&#233;tablissement de classes sociales et leur organisation politico-territoriale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Mixt&#232;ques cessaient d'&#234;tre un peuple nomade et commen&#231;aient &#224; s'installer dans les territoires connus aujourd'hui sous le nom de La Mixteca (&#209;uu Dzahui, dans l'ancien Mixtec), une r&#233;gion montagneuse qui comprend les &#201;tats mexicains de Puebla, Oaxaca et Guerrero.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Organisation interne&lt;br class='autobr' /&gt;
Les Mixt&#232;ques, avant m&#234;me d'&#234;tre colonis&#233;s, avaient une organisation sociale identique &#224; celle des Europ&#233;ens ; c'est-&#224;-dire qu'ils avaient mis en place un syst&#232;me f&#233;odal et vivaient sous un r&#233;gime monarchique. Ils avaient rois, noblesse, seigneuries, hommes libres et servitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que les chroniques espagnoles repr&#233;sentent de nombreuses couches sociales dans l'organisation mixt&#232;que, en gros, l'ordre social des Mixt&#232;ques &#233;tait divis&#233;, hi&#233;rarchiquement, comme suit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En premier lieu, il y avait un gouverneur, un roi ou un &#034;seigneur&#034; de chaque cacicazgo, appel&#233; &#034;yya&#034;, pour chaque royaume ou ville mixt&#232;que.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, la noblesse &#233;tait charg&#233;e de r&#233;pondre aux demandes du roi et &#233;tait appel&#233;e &#034;dzayya yya&#034;. Ils formaient la m&#234;me cat&#233;gorie avec le roi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le prochain article de la pyramide correspondait &#224; des peuples libres, &#233;galement appel&#233;s artisans et marchands, connus sous le nom de &#034;tay &#241;uu&#034;, qui poss&#233;daient leur propre commerce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les rois &#233;taient les plus grands dirigeants et exer&#231;aient leur pouvoir par les villes : dans chaque ville, selon le peuple Mixt&#232;que, il existait un dictateur qui exer&#231;ait son pouvoir aupr&#232;s des seigneurs sujets responsables des processus p&#233;nibles, tels que le paiement de taxes et l'offre, la vente et le stockage. &#233;changer des soldats quand il y avait la guerre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque peuple mixt&#232;que avait un cacicazgo qui variait selon le territoire. Chaque cacique &#233;tait entour&#233; d'un groupe de nobles charg&#233;s de remplir les fonctions mineures du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, il y avait les Indiens sans terre, les paysans, les agriculteurs, les assistants ou &#034;terrazgueros&#034; des artisans, connus sous le nom de &#034;tay situndayu&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y avait aussi les serfs Mixt&#232;ques, appel&#233;s &#034;tay sinoquachi&#034; et, enfin, les esclaves Mixteco, un groupe appel&#233; &#034;dahasaha&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que, pendant la p&#233;riode pr&#233;hispanique, les Mixtecos se caract&#233;risaient par une hi&#233;rarchie stricte, les diff&#233;rences se sont manifest&#233;es au cours du d&#233;veloppement de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela d&#233;coule de la s&#233;dentarisation et de la naissance des processus politiques, historiques, &#233;conomiques et culturels intervenus depuis le XVIe si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Curiosit&#233;s sur l'organisation sociale des Mixtecs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y avait aucune possibilit&#233; d'ascension sociale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La possibilit&#233; d'un statut social ascendant n'existait pas. Les mariages entre les &#034;dzayya yya&#034; impliquaient que leur groupe serait conserv&#233; tant qu'ils seraient reproduits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; un moment donn&#233;, ils ont pratiqu&#233; la consanguinit&#233; pour que cela se produise, ce qui a g&#233;n&#233;r&#233; un royaume et des alliances beaucoup plus forts, ce qui a accru les in&#233;galit&#233;s sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gens libres vivaient dans les villes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les peuples libres &#233;taient souvent des habitants des villes. Ils ont recrut&#233; les travailleurs de la terre et leur ont permis, en fonction de leur travail, d'am&#233;liorer leur qualit&#233; de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'&#233;tait pas le cas pour les serviteurs et les esclaves, condamn&#233;s &#224; appartenir &#224; un autre royaume, puisqu'ils venaient presque toujours des captures lors de luttes contre d'autres tribus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tay &#241;uu, en tant que peuple libre, &#233;taient propri&#233;taires de leur volont&#233;, de leur propri&#233;t&#233; et de ce qu'ils produisaient sur leur propri&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre groupe, appel&#233; les terrazgueros, &#233;tait compos&#233; de personnes qui avaient perdu le pouvoir sur le produit de leurs efforts, car elles devaient rendre hommage aux nobles &#224; cause de la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#034;gnou&#034; en tant que groupe dominant&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but, le &#034;yucu&#241;udahui&#034; a remplac&#233; le &#034;yucuita&#034; en tant que groupe dominant. Cependant, plus tard, la figure du &#034;&#241;uu&#034; a &#233;t&#233; &#233;tablie, qui est aujourd'hui connue comme la majorit&#233; des peuples Mixt&#232;ques.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#034;gnous&#034; se sont concentr&#233;s sur la structure du mariage, pour &#233;tablir des unions plus fortes entre eux et pour d&#233;velopper un pouvoir leur permettant de combattre d'autres peuples voisins, m&#234;me s'ils &#233;taient mixt&#232;ques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aspects politiques et &#233;conomiques de l'organisation sociale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne leur organisation politique, comme mentionn&#233; ci-dessus, les Mixtecs n'&#233;taient pas tr&#232;s organis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils n'avaient pas de gouvernement &#034;parapluie&#034; pour centraliser leur mandat et unifier les royaumes ou les tribus du m&#234;me peuple. Au contraire, les peuples Mixt&#232;ques &#233;taient divis&#233;s en plusieurs tribus qui, &#224; plusieurs reprises, entretenaient des conflits internes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des principaux facteurs de son syst&#232;me politique pr&#233;hispanique est li&#233; &#224; la fragmentation de nombreux &#201;tats sur de petits territoires, qui se sont souvent affront&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne son infrastructure communautaire, il est structur&#233; (notamment &#224; Oaxaca) par des groupes appel&#233;s &#034;tequios&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont &#233;galement divis&#233;s hi&#233;rarchiquement, de m&#234;me que l'organisation sociale susmentionn&#233;e : d'abord les dirigeants, ensuite la noblesse et enfin les agriculteurs et les esclaves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Mixteca a une g&#233;ographie peu adapt&#233;e &#224; l'agriculture. Les anc&#234;tres se sont install&#233;s sur un immense territoire qui comprenait le nord-ouest d'Oaxaca, l'extr&#233;mit&#233; sud de l'&#233;tat de Puebla et une partie &#224; l'est de l'&#233;tat de Guerrero.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cette raison, les Mixtecs ont d&#233;velopp&#233; des syst&#232;mes d'irrigation et des terrasses pour la conservation optimale de leurs cultures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Alfonso, C. (1996). Rois et Royaumes de la Mixteca. Mexico, D.F. : Fondo de Cultura Econ&#243;mica.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Austin, A. L. et Luj&#225;n, L. L. (1999). Mythe et r&#233;alit&#233; de Zuyu&#225;. Mexico, D.F : FCE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. J&#225;uregui, J., &amp; Esponda, V. M. (1982). Bibliographie chronologique et onomastique. New Anthropology, 251-300.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Ravicz, R. (1980). Organisation sociale des Mixt&#232;ques. Anthropologie sociale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. Terraciano, K. (2001). Les Mixt&#232;ques d'Oaxaca coloniale : histoire des Nudzahui du XVIe au XVIIIe si&#232;cles. Stanford : Presses universitaires de Stanford&lt;br class='autobr' /&gt;
&#191;C&#243;mo era la Organizaci&#243;n Social de los Mixtecos ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La organizaci&#243;n social de los mixtecos fue a trav&#233;s de un sistema de jerarqu&#237;as. &#201;stos se constitu&#237;an en forma de castas que, eventualmente, entraron en conflicto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El pueblo mixteco es uno de los m&#225;s importantes de Mesoam&#233;rica ; su profundidad cultural y su persistencia en la historia lo hacen diferente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Los mixtecos son la fuente de muchos de los c&#243;dices prehisp&#225;nicos m&#225;s importantes de los que se tiene conocimiento en la historia ind&#237;gena de Am&#233;rica, antes de la colonizaci&#243;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son la tribu m&#225;s grande despu&#233;s de los nahuas, los mayas y los zapotecos. En su idioma se llamaban &#209;uu Savi, lo que en espa&#241;ol significa &#8220;Pueblo de la lluvia&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La civilizaci&#243;n mixteca habit&#243; los territorios de Mesoam&#233;rica por un per&#237;odo mayor a los 2.000 a&#241;os, entre 1.500 a.C. e inicios del siglo XVI, cuando la conquista espa&#241;ola trajo un violento final a la continuidad de estas culturas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A pesar de que fueron una civilizaci&#243;n avanzada en cuanto al conocimiento y la extraordinaria calidad de su arte, los mixtecos no fueron un pueblo organizado con respecto al establecimiento de las clases sociales y su organizaci&#243;n pol&#237;tico-territorial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Los mixtecos fueron dejando de ser un pueblo n&#243;mada y se empezaron a establecer en los territorios que hoy se conocen como La Mixteca (&#209;uu Dzahui, en mixteco antiguo), una regi&#243;n monta&#241;osa que comprende a los estados mexicanos de Puebla, Oaxaca y Guerrero.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Organizaci&#243;n interna&lt;br class='autobr' /&gt;
Los mixtecos, incluso antes de ser colonizados, ten&#237;an una organizaci&#243;n social exactamente igual a la europea ; es decir, ten&#237;an establecido un sistema feudal y viv&#237;an bajo un r&#233;gimen mon&#225;rquico. Ten&#237;an reyes, nobleza, se&#241;or&#237;os, hombres libres y servidumbre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aunque las cr&#243;nicas espa&#241;olas dan cuenta sobre numerosos estratos sociales en la organizaci&#243;n mixteca, b&#225;sicamente el orden social de los mixtecos se divid&#237;a, jer&#225;rquicamente, de la siguiente manera :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En primer lugar hab&#237;a un gobernador, rey o &#8220;se&#241;or&#8221; de cada cacicazgo, al que se le llamaba &#8220;yya&#8221;, para cada reino o pueblo mixteco.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Por otro lado se encontraba la nobleza, que se encargaban de cumplir las peticiones del rey y eran llamados &#8220;dzayya yya&#8221;. Ellos formaban una misma categor&#237;a con el rey.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El pr&#243;ximo puesto de la pir&#225;mide correspond&#237;a a las personas libres, llamadas tambi&#233;n artesanos y comerciantes, conocidos como &#8220;tay &#241;uu&#8221;, quienes ten&#237;an sus propios negocios.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Los reyes eran los m&#225;ximos mandatarios y ejerc&#237;an su poder por ciudades : en cada ciudad, dependiendo del pueblo mixteco, hab&#237;a un dictador que ejerc&#237;a su poder con se&#241;or&#237;os sujetados que se encargaban de los procesos molestos, tales como pagar los tributos y ofrecer, vender e intercambiar soldados cuando hab&#237;a guerra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cada pueblo mixteco ten&#237;a un cacicazgo que variaba seg&#250;n el territorio. A cada cacique lo rodeaba un grupo de nobles, que se encargaban de cumplir las funciones menores del gobierno.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Luego estaban los indios sin tierras, campesinos, agricultores, ayudantes o &#8220;terrazgueros&#8221; de los artesanos, a quienes se les conoc&#237;a como &#8220;tay situndayu&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tambi&#233;n exist&#237;an los siervos mixtecos, a los que se les dec&#237;a &#8220;tay sinoquachi&#8221; y, finalmente, estaban los esclavos mixtecos, grupo llamado &#8220;dahasaha&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A pesar de que, durante el per&#237;odo prehisp&#225;nico, los mixtecos se caracterizaron por tener una jerarquizaci&#243;n estricta, las diferencias se hicieron visibles durante el desarrollo de la sociedad.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Esto deriv&#243; de la sedentarizaci&#243;n y del nacimiento de los procesos pol&#237;ticos, hist&#243;ricos, econ&#243;micos y culturales que ocurrieron desde el siglo XVI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Curiosidades sobre la organizaci&#243;n social de los mixtecos&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;No hab&#237;a posibilidad de ascenso social&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La posibilidad de ascender de categor&#237;a social no exist&#237;a. Los casamientos entre los &#171; dzayya yya &#187; implicaba que su grupo se conservar&#237;a siempre y cuando se reprodujeran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En un momento practicaron la endogamia para que eso sucediera, cosa que gener&#243; un reino y alianzas mucho m&#225;s fuertes, que aumentaba la desigualdad social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gente libre viv&#237;a en las ciudades&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gente libre era, con frecuencia, habitante de las ciudades. Ellos reclutaban a los trabajadores de la tierra y les permit&#237;an, seg&#250;n su trabajo, subir de calidad de vida.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Esto no era as&#237; para los sirvientes y esclavos, quienes estaban condenados por ser de otro reino, ya que proven&#237;an, casi siempre, de capturas en luchas contra otras tribus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Los tay &#241;uu, como gente libre, eran due&#241;os de su voluntad, de su propiedad y de lo que produc&#237;an en su propiedad.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Otro grupo, llamado los terrazgueros, eran personas que hab&#237;an perdido la potestad sobre el producto de su esfuerzo, porque ten&#237;an que pagar tributos a los nobles a causa de la guerra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Los &#171; &#241;uus &#187; como grupo dominante&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En un principio, los &#171; yucu&#241;udahui &#187; sustituyeron a los &#171; yucuita &#187; como grupo dominante. Sin embargo, m&#225;s adelante se estableci&#243; la figura de los &#171; &#241;uu &#187;, que hoy se conoce como la mayor&#237;a de los pueblos mixtecos.&lt;br class='autobr' /&gt;
Los &#171; &#241;uus &#187; se enfocaron en la estructura del matrimonio, para establecer uniones m&#225;s fuertes entre ellos y poder desarrollar un poder que les permitiera combatir a otros pueblos vecinos, aun siendo mixtecos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aspectos pol&#237;ticos y econ&#243;micos de la organizaci&#243;n social&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cuanto a su organizaci&#243;n pol&#237;tica, como se mencion&#243; anteriormente, los mixtecos no fueron muy organizados.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;No ten&#237;an un gobierno &#171; paraguas &#187; que centralizara su mandato y unificara los reinos o tribus de los mismo mixtecos. Contrariamente, el pueblo mixteco se divid&#237;a en muchas tribus que, en varias ocasiones, mantuvieron conflictos internos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Uno de los factores principales de su sistema pol&#237;tico prehisp&#225;nico tiene que ver con la fragmentaci&#243;n de muchos estados en peque&#241;os territorios y que, muchas veces, se encontraban en conflictos entre ellos mismos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Respecto a su infraestructura comunitaria, es estructurada (especialmente en Oaxaca) por grupos llamados &#171; tequios &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tambi&#233;n se dividen de manera jer&#225;rquica, al igual que la organizaci&#243;n social mencionada anteriormente : en primer lugar los gobernantes, despu&#233;s la nobleza y finalmente los agricultores y esclavos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mixteca tiene una geograf&#237;a poco acorde para la agricultura. Los antepasados se radicaron en un enorme territorio que abarcaba el noroeste de Oaxaca, el extremo sur del estado de Puebla y un pedazo en el oriente del estado Guerrero.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Por esta raz&#243;n, los mixtecos desarrollaron sistemas de riego y terrazas para la &#243;ptima preservaci&#243;n de sus siembras.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Referencias&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.	Alfonso, C. (1996). Reyes y Reinos de la Mixteca. M&#233;xico, D.F. : Fondo de Cultura Econ&#243;mica.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.	Austin, A. L., &amp; Luj&#225;n, L. L. (1999). Mito y realidad de Zuyu&#225;. M&#233;xico, D.F. : FCE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3.	J&#225;uregui, J., &amp; Esponda, V. M. (1982). Bibliograf&#237;a cronol&#243;gica y onom&#225;stica. Nueva Antropolog&#237;a, 251-300.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4.	Ravicz, R. (1980). Organizaci&#243;n social de los mixtecos. Antropolog&#237;a Social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5.	Terraciano, K. (2001). The Mixtecs of colonial Oaxaca : Nudzahui history, sixteenth through eighteenth centuries . Stanford : Stanford University Press.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lifeder.com/organizacion-social-mixtecos/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les Mixt&#232;ques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; 1- &#201;conomie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Quant &#224; l'aspect &#233;conomique, les Mixt&#232;ques &#233;taient bas&#233;s sur l'agriculture. Parmi les graines qu'ils ont plant&#233;es, il y avait du ma&#239;s, du piment, des haricots et des courges. En outre, ils cultivaient le cacao et le coton, en particulier dans les climats tropicaux de la r&#233;gion Mixteca Baja (au nord-ouest de Oaxaca et au sud-ouest de Puebla). Dans une moindre mesure, cette civilisation a &#233;galement eu recours &#224; la p&#234;che, &#224; la cueillette de fruits sauvages et &#224; la chasse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette civilisation &#233;tait &#233;galement d&#233;di&#233;e au b&#233;tail. Elle a r&#233;ussi &#224; domestiquer un grand nombre d'esp&#232;ces animales, dont le guajolote ou meleagris, dinde aux caract&#233;ristiques domestiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Organisation sociale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ayant une &#233;conomie bas&#233;e sur la chasse et la cueillette, cette civilisation s'est &#233;tablie dans des villages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette soci&#233;t&#233; &#233;tait constitu&#233;e en strates ou hi&#233;rarchies. Au sommet de cette pyramide hi&#233;rarchique se trouvaient le cacique et le gouverneur de chaque r&#233;gion Mixt&#232;que. Ensuite, il y avait les nobles, qui &#233;taient en charge de l'administration. Les marchands, les artisans et les paysans &#233;taient sur une marche inf&#233;rieure. Dans cette hi&#233;rarchie se trouvaient aussi des serviteurs et des esclaves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Organisation politique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;tant donn&#233; que les peuples m&#233;soam&#233;ricains &#233;taient des peuples dot&#233;s d'une grande organisation militaire, leur organisation politique a &#233;tabli des seigneuries de mani&#232;re ind&#233;pendante dans chaque r&#233;gion. N&#233;anmoins, ils ont maintenu un dialogue fluide avec les autres cultures m&#233;soam&#233;ricaines et &#233;tabli diff&#233;rentes alliances militaires avec elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces alliances comprenaient &#233;galement la conclusion de mariages entre les peuples m&#233;soam&#233;ricains et des pactes commerciaux. Ils ont &#233;galement proc&#233;d&#233; &#224; des &#233;changes d'objets pr&#233;cieux et manufactur&#233;s. En bref, la culture mixt&#232;que a fond&#233; son organisation sur des termes d'&#233;changes commerciaux et militaires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Los Mixtecas&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; 1- Econom&#237;a&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En cuanto al aspecto econ&#243;mico, los Mixtecas se basaban en la agricultura. Entre los granos que sembraron se encontraba el ma&#237;z, el chile, el frijol y la calabaza. Adem&#225;s cultivaban cacao y algod&#243;n, espec&#237;ficamente en los climas tropicales que se encontraban en la mixteca baja. Tambi&#233;n en menor medida esta civilizaci&#243;n recurri&#243; a la pesca, la recolecci&#243;n de frutos silvestres y a la cacer&#237;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Esta civilizaci&#243;n se dedic&#243; adem&#225;s a la ganader&#237;a. Logr&#243; domesticar gran cantidad de especies animales, entre ellos se destac&#243; el Guajolote o Meleagris, pavo de caracter&#237;sticas dom&#233;sticas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.	Organizaci&#243;n social&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dado que ten&#237;an una econom&#237;a basada en la cacer&#237;a y la recolecci&#243;n, esta civilizaci&#243;n se estableci&#243; en aldeas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Esta sociedad estaba constituida en estratos o jerarqu&#237;as. En la c&#250;spide de esta pir&#225;mide jer&#225;rquica se encontraba el cacique y el gobernador de cada regi&#243;n mixteca. Luego se encontraban los nobles, estos se encargaban de la administraci&#243;n. En un escal&#243;n inferior se hallaban los comerciantes, artesanos y campesinos. M&#225;s abajo en esta jerarqu&#237;a estaban los siervos y esclavos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3.	Organizaci&#243;n pol&#237;tica&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dado que los pueblos mesoamericanos eran pueblos con una gran organizaci&#243;n militar, su organizaci&#243;n pol&#237;tica estableci&#243; se&#241;or&#237;os de forma independiente en cada regi&#243;n. No obstante mantuvieron un di&#225;logo fluido entre las otras culturas mesoamericanas y entablaron diferentes alianzas militares entre ellos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Estas alianzas tambi&#233;n inclu&#237;an el arreglo de matrimonios entre los pueblos mesoamericanos y pactos comerciales. Tambi&#233;n realizaban intercambios de elementos preciosos y manufacturados. En pocas palabras, la cultura mixteca bas&#243; su organizaci&#243;n en t&#233;rminos de intercambio comercial y militar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://es.wikipedia.org/wiki/Cultura_mixteca&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le postclassique : l'&#226;ge d'or du monde Mixt&#232;que&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'apog&#233;e et le point culminant de la culture pr&#233;hispanique mixt&#232;que ont eu lieu entre 950 et 1520 de notre &#232;re, au cours de l'appel postclassique (phase de la Nativit&#233;). &#192; cette &#233;poque, les grandes r&#233;alisations du &#241;u dzahui sont beaucoup plus visibles et reconnues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;l&#233;ments les plus importants de la culture mixt&#232;que sont notamment : l'organisation politique ; le syst&#232;me de stratification en trois grandes classes sociales : les rois (yya tnuhu ou yya toni&#241;e), les nobles (tay toho) et les gens ordinaires (tay &#241;uu ou tay yucu, y compris terrazgueros ou tay situndayu) ; l'&#233;criture incorpor&#233;e dans des manuscrits, des objets, des monuments, ainsi que des &#233;l&#233;ments architecturaux grav&#233;s ou peints ; science astronomique et calendriers ; une religion avanc&#233;e qui met en valeur les croyances, les offrandes et les sacrifices, ainsi que d'autres rituels centr&#233;s sur la fertilit&#233; et les forces de la nature, la v&#233;n&#233;ration des anc&#234;tres et la permanence de l'univers ; un art d&#233;licat incarn&#233; dans la peinture, les bijoux, la pierre, le bois, la c&#233;ramique et la coquille miniature ; une technologie agricole remarquable, qui comprend l'expansion et l'utilisation du syst&#232;me de grandes terrasses coo-yuu ; la structure &#233;conomique des march&#233;s r&#233;gionaux et, enfin, le commerce &#224; longue distance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de la p&#233;riode postclassique, la plus grande colonie du Mixteca est apparue et l'une des plus grandes villes d'Am&#233;rique centrale : Inguiterria-Coixtlahuaca. Cette ville est soudainement apparue des deux c&#244;t&#233;s du Rio Grande de Coixtlahuaca, au m&#234;me endroit que San Juan Bautista Coixtlahuaca serait assis pendant la colonie, sur la colline d'Inguiterria. La zone urbaine d'origine mesurait environ 6 km dans le sens nord-sud et 3 km dans l'est-ouest, soit 18 km2 ou 180 000 ha. Bien que tr&#232;s vaste et diversifi&#233;, il n'&#233;tait pas aussi monumental que les grandes villes du centre du Mexique. Le centre civique et c&#233;r&#233;monial ne couvrait pas plus de 10 hectares et le reste de la ville comptait des milliers de maisons du peuple, des maisons occasionnelles des nobles repr&#233;sentants des rois, des places ouvertes, des chemins agricoles et des terrasses. On estime que cette ville est n&#233;e et s'est d&#233;velopp&#233;e &#224; partir de 1250 ; &#192; un moment donn&#233;, ce fut une r&#233;ception hommage &#224; l'empire Culhuamexica. Les autres centres urbains de la Mixteca &#233;taient : Tututepec, dans la Mixteca de la Costa ; San Juan Laguna de Putla, Teposcolula, Tamazulapan, Yanhuitlan, Achiutla, Barri&#232;re de San Pedro de Tlaxiaco et Tilantongo, dans le Mixteca Alta ; et Santiago Huaxolotitlan, dans la Mixteca Baja. Tututepec et San Juan Laguna &#233;taient de grandes villes et &#233;taient tr&#232;s importantes politiquement et &#233;conomiquement pendant le postclassique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que la ville de Yucundaa (Teposcolula), r&#233;cemment fouill&#233;e, soit plus petite (environ 500 ha) que Coixtlahuaca, Tututepec et la lagune de San Juan, elle &#233;tait plus monumentale et diversifi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il convient de noter que, du d&#233;but de la p&#233;riode classique au postclassique et &#224; l'arriv&#233;e des Europ&#233;ens, il existait dans l'urbanisme Mixteca et un syst&#232;me politique de villes, villages et &#034;rancherias&#034;, int&#233;gr&#233;s par des alliances matrimoniales, des trait&#233;s politiques, des annexions, commerce et un mod&#232;le bien &#233;tabli de p&#232;lerinage et de rituels religieux et sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 950 apr&#232;s JC et la conqu&#234;te espagnole a produit une r&#233;volution culturelle et artistique. C'est l'&#226;ge d'or des &#201;tats-se&#241;or&#237;os, des rois et des reines comme M. 8 Deer ou Mme 9 Zacate ; de la grande convergence de la philosophie, de la religion, de la politique, de la technologie et de la sensibilit&#233; esth&#233;tique, qui a donn&#233; naissance &#224; &#034;l'art mixt&#232;que&#034; des codex, de la c&#233;ramique polychrome, de l'os grav&#233; de figures et de textes fins, de l'art lapidaire, des bijoux les plus impressionnants de La M&#233;so-Am&#233;rique et, en outre, l'art mural presque inconnu de la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tir&#233; de Ronald Spores, &#034;La Mixteca et les Mixtecos. Trois mille ans d'adaptation culturelle &#034;, Arqueolog&#237;a Mexicana, N&#250;m. 90, pp. 28-33.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El Poscl&#225;sico : La &#233;poca dorada de la Mixteca&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El apogeo y la culminaci&#243;n de la cultura mixteca prehisp&#225;nica tuvo lugar entre 950 y 1520 d.C., durante el llamado Poscl&#225;sico (fase Natividad). En esta &#233;poca son mucho m&#225;s visibles y reconocidos los grandes logros de los &#241;u dzahui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre otros, los elementos m&#225;s importantes de la cultura mixteca son : la organizaci&#243;n pol&#237;tica ; el sistema de estratificaci&#243;n en tres grandes clases sociales : reyes (yya tnuhu o yya toni&#241;e), nobles (tay toho) y gente com&#250;n (tay &#241;uu o tay yucu, incluidos terrazgueros o tay situndayu) ; la escritura plasmada en manuscritos, objetos, monumentos, as&#237; como elementos arquitect&#243;nicos grabados o pintados ; la ciencia astron&#243;mica y los calendarios ; una religi&#243;n avanzada que pone de relieve creencias, ofrendas y sacrificios, as&#237; como otros rituales enfocados a la fertilidad y las fuerzas de la naturaleza, la veneraci&#243;n de los ancestros y la permanencia del universo ; un arte delicado plasmado en pintura, alhajas, piedra, madera, cer&#225;mica y concha en miniatura ; una notable tecnolog&#237;a agr&#237;cola, que incluye la ampliaci&#243;n y uso del gran sistema de terrazas coo-yuu ; un patr&#243;n econ&#243;mico de mercados regionales y, por &#250;ltimo, el comercio a larga distancia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durante el Poscl&#225;sico surgi&#243; el asentamiento m&#225;s grande de la Mixteca y una de las ciudades mayores de Mesoam&#233;rica : Inguiterria-Coixtlahuaca. Esta ciudad apareci&#243; repentinamente a ambos lados del r&#237;o Grande de Coixtlahuaca, en el mismo sitio en donde estar&#237;a asentado San Juan Bautista Coixtlahuaca durante la Colonia, en la loma grande de Inguiterria. El &#225;rea urbana original med&#237;a aproximadamente 6 km en direcci&#243;n norte-sur y 3 km en la este-oeste, 18 km2 o 180 000 ha. Aunque muy grande y diversificada, no era tan monumental como las grandes ciudades del Centro de M&#233;xico. El centro c&#237;vico-ceremonial cubr&#237;a no m&#225;s de 10 ha y el resto de la ciudad ten&#237;a miles de casas de la gente com&#250;n, una que otra casa de los nobles representantes de los reyes, plazas abiertas, caminos y terrazas agr&#237;colas. Se calcula que esta ciudad surgi&#243; y se desarroll&#243; a partir de 1250 d.C. ; en alg&#250;n momento fue puesto de recepci&#243;n de tributo para el imperio culhuamexica. Otros centros urbanos de la Mixteca fueron : Tututepec, en la Mixteca de la Costa ; San Juan Laguna de Putla, Teposcolula, Tamazulapan, Yanhuitl&#225;n, Achiutla, Loma del Barrio San Pedro de Tlaxiaco y Tilantongo, en la Mixteca Alta ; y Santiago Huaxolotitlan, en la Mixteca Baja. Tututepec y San Juan Laguna fueron ciudades grandes y pol&#237;tica y econ&#243;micamente muy importantes durante el Poscl&#225;sico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aunque la reci&#233;n excavada ciudad de Yucundaa (Teposcolula) era m&#225;s peque&#241;a (m&#225;s o menos 500 ha) que Coixtlahuaca, Tututepec y San Juan Laguna, era m&#225;s monumental y diversificada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Debe destacarse que desde el Cl&#225;sico Temprano hasta el Poscl&#225;sico y la llegada de los europeos, exist&#237;a en la Mixteca el urbanismo y un sistema pol&#237;tico de ciudades, pueblos, aldeas y &#8220;rancher&#237;as&#8221;, integrado por medio de alianzas matrimoniales, tratados pol&#237;ticos, anexiones, comercio y un patr&#243;n bien establecido de peregrinaci&#243;n y rituales religiosos y sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 950 d.C. y la conquista espa&#241;ola ocurri&#243; una revoluci&#243;n cultural y art&#237;stica. Es la &#233;poca dorada de los se&#241;or&#237;os- Estados, de reyes y reinas como el se&#241;or 8 Venado o la se&#241;ora 9 Zacate ; de la gran convergencia de filosof&#237;a, religi&#243;n, pol&#237;tica, tecnolog&#237;a y sensibilidad est&#233;tica, que dio lugar al &#8220;arte mixteco&#8221; de los c&#243;dices, la cer&#225;mica policromada, el hueso grabado con figuras y textos finos, el arte lapidario, la joyer&#237;a m&#225;s impresionante de Mesoam&#233;rica y, adem&#225;s, el casi desconocido arte mural de la regi&#243;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tomado de Ronald Spores, &#8220;La Mixteca y los mixtecos. Tres mil a&#241;os de adaptaci&#243;n cultural &#8221;, Arqueolog&#237;a Mexicana, N&#250;m. 90, pp. 28-33.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://arqueologiamexicana.mx/mexico-antiguo/el-posclasico-la-epoca-dorada-de-la-mixteca&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Wikipedia :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#192; l'&#233;poque pr&#233;hispanique, la soci&#233;t&#233; mixt&#232;que se caract&#233;risait par son niveau &#233;lev&#233;. Cependant, les diff&#233;rences sociales n'apparaissent pas imm&#233;diatement. Le processus de stratification a &#233;t&#233; parall&#232;le au d&#233;veloppement de la soci&#233;t&#233; Mixt&#232;que. Les couches de la soci&#233;t&#233; mixt&#232;que trouvent leur origine dans la s&#233;dentarisation de la soci&#233;t&#233; et l'ubanisation et ont &#233;t&#233; influenc&#233;es par les processus politiques, historiques, &#233;conomiques et culturels qui se sont d&#233;roul&#233;s dans la soci&#233;t&#233; Mixt&#232;que &#224; partir du XVIe si&#232;cle avant J.-C. Au d&#233;but, les populations mixt&#232;ques avaient une stratification naissante. Les vestiges des populations pr&#233;classiques et moyennes tardives ne montrent pas de grandes diff&#233;rences sociales lorsque l'on compare certaines habitations &#224; d'autres, et l'utilisation des constructions de ces &#233;tablissements ne semble pas trop sp&#233;cialis&#233;e. Les biens que les Mixt&#232;ques poss&#233;daient au cours de ces si&#232;cles semblent avoir &#233;t&#233; limit&#233;s, et rien ne permet de distinguer clairement les zones habitables de l'&#233;lite du reste de la population, bien qu'il soit possible d'admettre l'existence d'une gradation dans les niveaux de bien-&#234;tre parmi les habitants de la m&#234;me localit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La transition vers la p&#233;riode classique marque le d&#233;veloppement de la vie urbaine dans cette r&#233;gion et dans la majeure partie du territoire m&#233;soam&#233;ricain. La consolidation des organisations &#233;tatiques au sein de la soci&#233;t&#233; Mixt&#232;que impliquait un processus de diff&#233;renciation accrue qui tendait &#224; &#234;tre l&#233;gitim&#233; par le recours &#224; une id&#233;ologie et &#224; des alliances au niveau de l'&#233;lite dans le but de reproduire les in&#233;galit&#233;s entre les couches de la soci&#233;t&#233;. L'&#233;mergence du style &#241;ui&#241;e dans la Mixteca Baja - la r&#233;gion la plus prosp&#232;re de la soci&#233;t&#233; Mixt&#232;que dans la p&#233;riode classique - est un signe de la volont&#233; des groupes au pouvoir de clarifier leurs diff&#233;rences avec le reste de la population. Les chroniques coloniales espagnoles parlent de nombreuses couches de la soci&#233;t&#233; mixt&#232;que, cependant, toutes peuvent &#234;tre r&#233;duites aux grands groupes suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; yya est le titre re&#231;u par le seigneur de chaque cacicazgo mixt&#232;que ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; dzayya yya &#233;tait le groupe constitu&#233; par la noblesse mixt&#232;que, ils formaient la m&#234;me cat&#233;gorie avec le roi ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; tay &#241;uu, peuple libre ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; tay situndayu, fermiers louant la terre ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; tay sinoquachi et dahasaha, serfs et esclaves respectivement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En g&#233;n&#233;ral, il n'y avait pas beaucoup de possibilit&#233;s de gravir les &#233;chelons sociaux. Les mariages entre les dzayya et les yya impliquaient que ce groupe conserverait toujours sa position privil&#233;gi&#233;e et sa prog&#233;niture en h&#233;riterait. Les nobles de diff&#233;rents peuples mixt&#232;ques pratiquaient la consanguinit&#233;, ce qui g&#233;n&#233;rait &#233;galement un r&#233;seau compliqu&#233; d'alliances au niveau de l'&#233;lite, qui permettait de reproduire les in&#233;galit&#233;s sociales tout en maintenant l'ordre dans la r&#233;gion. Les gens libres, tay &#241;uu, &#233;taient leurs propres propri&#233;taires et le produit de leur travail sur la terre, dont la propri&#233;t&#233; &#233;tait commune. Les terrazgueros, en revanche, &#233;taient des personnes qui, &#224; cause de la guerre, avaient perdu le pouvoir sur le produit de leur travail et devaient rendre un hommage &#224; la noblesse. Les derniers groupes de la classe sociale des Mixt&#232;ques poss&#233;daient moins de droits que les autres et leur vie pouvait &#234;tre organis&#233;e par la noblesse aux fins n&#233;cessaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Organisation politique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'une des caract&#233;ristiques les plus accentu&#233;es du syst&#232;me politique des Mixt&#232;ques pr&#233;colombiens &#233;tait la fragmentation en de nombreux &#201;tats qui dominaient de petits territoires et qui ont &#233;t&#233; &#224; plusieurs reprises en conflit les uns avec les autres. &#192; partir du pr&#233;classique moyen, une structure hi&#233;rarchique appara&#238;t parmi les populations appartenant au m&#234;me &#201;tat. La place que chaque communaut&#233; occupe dans cette structure se manifeste dans le nombre de constructions monumentales qu'elle a eues. En revanche, le pouvoir de chaque petite ville n'est pas statique, il est constamment en jeu dans la comp&#233;tition entre les diff&#233;rents centres de population. De cette mani&#232;re, on peut comprendre que lors du passage du pr&#233;classique au classique, certaines populations ont conf&#233;r&#233; leur position privil&#233;gi&#233;e &#224; d'autres, comme ce fut le cas avec le Yucuita, remplac&#233; par le Yucu&#241;udahui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#241;uu (Mixteco : peuple, communaut&#233;) &#233;taient la principale unit&#233; de relations politiques entre les Mixt&#232;ques post-classiques. Un gnou peut &#234;tre ou ne pas &#234;tre le chef d'un &#201;tat. La vie politique des &#201;tats Mixt&#232;ques s'est d&#233;velopp&#233;e dans un r&#233;seau appel&#233; yuhuitayu (le si&#232;ge, le tapis). Cette unit&#233; politique consistait en l'union dynastique de deux lignages locaux issus du mariage d'un yya toni&#241;e (noble seigneur) et d'une yya dzehe toni&#241;e (noble dame). Les &#233;lites dirigeantes ont eu recours &#224; de nombreuses strat&#233;gies pour conserver leur pouvoir. L'une d'elles &#233;tait l'&#233;tablissement d'alliances entre personnes d'&#233;lite. Les alliances &#233;taient g&#233;n&#233;ralement scell&#233;es par des mariages entre membres des nobles lignages, qui impliquaient souvent des mariages incestueux. L'&#233;tablissement des affinit&#233;s de parent&#233; s'effectuait dans le but de se rapporter aux lignages les plus prestigieux de la nation Mixt&#232;que et m&#234;me &#224; la noblesse &#233;trang&#232;re, comme en t&#233;moignent les mariages r&#233;currents entre membres de la royaut&#233; Mixt&#232;que et Zapot&#232;que au fil des ans des vingt si&#232;cles d'histoire pr&#233;hispanique de ces peuples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le militarisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Mixt&#232;ques d&#233;velopp&#232;rent leurs propres arts de la guerre, invent&#232;rent leurs propres armes et firent leurs propres conqu&#234;tes, tout en d&#233;fendant leur territoire contre tous les envahisseurs. Leurs conflits et leurs alliances se situaient principalement entre les villes mixt&#232;ques et les villages zapot&#232;ques. Le h&#233;ros le plus remarquable de l'histoire des Mixt&#232;ques est Venado, souverain de Tututepec et conqu&#233;rant ; ses exploits sont racont&#233;s dans le Codex Nuttal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les codexs nous donnent un aper&#231;u des armes et des uniformes utilis&#233;s par les Mixt&#232;ques :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Armes d'attaque &#224; distance : Parmi les armes d'attaque &#224; distance utilis&#233;es par les Mixt&#232;ques, il y avait les arcs et les fl&#232;ches typiques, dont les points auraient d&#251; &#234;tre en obsidienne, en silex ou en silex. L'utilisation de &#225;latl, une arme commune dans toutes les peuples m&#233;soam&#233;ricains, &#233;tait &#233;galement pr&#233;sente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Armes d'attaque en m&#234;l&#233;e : Parmi les armes d'attaque en m&#234;l&#233;e, les Mixt&#232;ques se sont battus avec une vari&#233;t&#233; de b&#226;tons et de lances, dont certaines ressemblaient &#224; Mexica tepoztopilli, mais de taille plus petite. Il s'agit d'une arme qui appara&#238;t fr&#233;quemment dans les codex. Il s'agit d'un b&#226;ton de bois courb&#233; &#224; 90 &#176;, avec des feuilles de pierre (silex, silex ou obsidienne) au sommet. Cette arme semble avoir &#233;t&#233; d'usage fr&#233;quent dans la r&#233;gion des Mixt&#232;ques et des Zapot&#232;ques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; V&#234;tements militaires : les guerriers sont repr&#233;sent&#233;s dans les codex v&#234;tus de costumes zoomorphes, allant des peaux de jaguar aux casques en forme de t&#234;te d'aigle en passant par les peaux de daim. Les uniformes zoomorphes &#233;taient courants en M&#233;so-Am&#233;rique, les exemples les plus repr&#233;sentatifs &#233;tant les ordres Mexica des guerriers &#171; aigle &#187; et &#171; jaguar &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la culture mixt&#232;que, la p&#233;riode classique couvre approximativement le laps de temps qui s&#233;pare les si&#232;cles I &#224; VIII / IX, avec quelques variations en fonction de l'histoire locale de chaque zone culturelle. Dans toute la M&#233;so-Am&#233;rique, il existe des villes de taille et de population consid&#233;rables, avec une nette sp&#233;cialisation dans l'utilisation de l'espace et une diff&#233;renciation sociale qui se refl&#232;te dans les diverses caract&#233;ristiques des vestiges des b&#226;timents. L'influence culturelle de Teotihuacan se fait sentir dans toute la r&#233;gion, bien que la domination politique et militaire de cette m&#233;tropole n'ait &#233;t&#233; d&#233;montr&#233;e que dans certains endroits. Les liens commerciaux se sont resserr&#233;s entre les diff&#233;rents peuples d&#233;j&#224; sp&#233;cialis&#233;s dans la production de certains biens de subsistance et de luxe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme pour la p&#233;riode pr&#233;classique, l'histoire du peuple mixt&#232;que dans cette phase d'urbanisation et d'&#233;mergence des grands &#201;tats de la M&#233;so-Am&#233;rique est peu connue. La p&#233;riode classique de la r&#233;gion Mixt&#232;que est marqu&#233;e par un processus de remplacement des centres de pouvoir politique dans toute la r&#233;gion. Certaines caract&#233;ristiques des &#201;tats pr&#233;classiques Mixt&#232;ques ont &#233;t&#233; h&#233;rit&#233;es de leurs successeurs, parmi lesquelles la fragmentation du contr&#244;le sur le territoire entre de nombreuses populations organis&#233;es de mani&#232;re hi&#233;rarchique. &#192; la Mixteca Alta (nord-est de Guerrero et ouest de Oaxaca), Yucuita a &#233;t&#233; remplac&#233;e par Yucu&#241;udahui en tant que si&#232;ge du pouvoir politique dans la vall&#233;e de Nochixtl&#225;n ; dans d'autres r&#233;gions de la Mixteca Alta, telles que la vall&#233;e de Huamelulpan, ce remplacement n'a pas eu lieu et Huamelulpan, qui &#233;tait l'une des principales populations de la p&#233;riode du Ramos tardif, s'est effondr&#233; et a perdu une partie importante de sa population, bien que l'occupation de la ville &#233;tait continue jusqu'au Postclassique. Dans toute la r&#233;gion de Mixteca Alta, la densit&#233; de population a augment&#233;, ce qui a entra&#238;n&#233; l'apparition de nouveaux centres urbains dans les vall&#233;es et les montagnes de la r&#233;gion. Parmi ceux-ci figurent Monte Negro, Diquiy&#250;, Cerro Jazm&#237;n au centre ; et le bassin de la rivi&#232;re Poblano dans la vall&#233;e de Coixtlahuaca.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que, pendant la p&#233;riode pr&#233;classique, le processus d'urbanisation de r&#233;gion Mixt&#232;que et de Los Valles ait des caract&#233;ristiques similaires, la situation est diff&#233;rente pour la p&#233;riode classique. Dans certaines &#233;tudes, on voudrait voir dans le Yucu&#241;udahui un &#233;quivalent mixt&#232;que de Monte Alban. Cependant, contrairement &#224; la soci&#233;t&#233; zapot&#232;que, avec une seule capitale &#224; Monte Alb&#225;n, les Mixt&#232;ques &#233;taient organis&#233;s dans de petites cit&#233;s-&#233;tats d&#233;passant rarement 12 000 habitants. Selon Spores, le Yucu&#241;udahui n'&#233;tait qu'un des nombreux &#201;tats bas&#233;s dans la vall&#233;e de Nochixtl&#225;n. D'autre part, dans certains cas, la densit&#233; de population dans la r&#233;gion de la r&#233;gion Mixt&#232;que &#233;tait sup&#233;rieure &#224; celle dans les vall&#233;es, comme le montre l'&#233;tude des mod&#232;les de peuplement dans la r&#233;gion de Mixteca Alta. Au cours de la p&#233;riode Classique Mixt&#232;que, des &#233;chantillons d'une soci&#233;t&#233; clairement stratifi&#233;e apparaissent et les caract&#233;ristiques de la religion mixt&#232;que se renforcent, parmi lesquelles le culte de la pluie et de la foudre, condens&#233; dans la divinisation de Dzahui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, dans la Mixteca Baja est venu un complexe culturel avec des caract&#233;ristiques qui se propagent dans toute la r&#233;gion et l'&#201;tat est de Guerrero. Le Cerro de las Minas (au nord de Huajuapan de Le&#243;n), dont les origines remontent &#224; la p&#233;riode pr&#233;classique tardive, a &#233;t&#233; le centre principal de cette culture, appel&#233; &#241;ui&#241;e par Paddock &#171; pour la diff&#233;rencier de la culture mixt&#232;que &#187;, fut Cerro de las Minas. Il pr&#233;sente des caract&#233;ristiques urbaines similaires &#224; celles des villes de la Mixteca Alta. Il a &#233;t&#233; construit autour d'un ensemble de plusieurs petites places autour desquelles le reste de la population a &#233;t&#233; r&#233;parti - c'est l'une des diff&#233;rences de l'urbanisme mixt&#232;que par rapport &#224; celui d'autres villes m&#233;so-am&#233;ricaines dont les villes &#233;taient organis&#233;es autour d'une seule et m&#234;me grande ville. L'espace sur lequel il a &#233;t&#233; construit a &#233;t&#233; modifi&#233; par la construction de terrasses, appel&#233;e coo Yuu (pension de lama), de sorte que la ville a de nombreuses &#233;tapes. Cerro de las Minas &#233;tait orn&#233; de nombreux reliefs contenant des inscriptions dans un syst&#232;me d'&#233;criture peu connu &#224; ce jour, appel&#233; &#241;ui&#241;e. Les similitudes entre ces inscriptions et les Zapot&#232;ques de Monte Alban sur des st&#232;les sugg&#232;rent une relation forte entre les vall&#233;es et la Mixteca Baja au cours de la p&#233;riode Classique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;San Pedro et San Pablo Tequixtepec, la grotte de Tonal&#225; et le pont Colosal &#224; Oaxaca ont &#233;galement retrouv&#233; des traces de la culture &#241;ui&#241;e dans la Mixteca Baja. Acatl&#225;n de Osorio, Hermengildo Galeana et San Pablo Anicano (Puebla) ; et de nombreux sites Guerrero Mountain, comme Copanatoyac, Malinaltepec, Zoyatlan, Metlat&#243;noc et Huamuxtitl&#225;n. Dans de nombreux cas, il s'agit d'&#233;chantillons en c&#233;ramique de caract&#233;ristiques similaires &#224; celles produites &#224; Cerro de las Minas : fragments de r&#233;cipients peu ou pas d&#233;cor&#233;s, fabriqu&#233;s avec une p&#226;te orange brun&#226;tre dont la composition est semblable &#224; celle de la c&#233;ramique Orange Delgado produite &#224; Ixcaquixtla (Puebla), &#224; la fronti&#232;re nord de la Mixteca Baja. Parmi les autres &#233;l&#233;ments caract&#233;ristiques de la culture &#241;ui&#241;e, on peut citer les t&#234;tes dites colossales, de petites sculptures en pierre repr&#233;sentant des t&#234;tes anthropomorphes - dont certaines sont des objets de culte de la part des communaut&#233;s autochtones de la Mixteca guerrero (sur la c&#244;te) - ; ainsi que certaines urnes repr&#233;sentant le dieu du feu et une version locale de Dzahui, dont les caract&#233;ristiques &#233;taient similaires aux effigies contemporaines de Pitao Cocijo, produites par les zapot&#232;ques de Los Valles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de la p&#233;riode classique, la Mixteca Baja &#233;tait le si&#232;ge des principaux centres politiques de la soci&#233;t&#233; Mixt&#232;que. Le remplacement des &#201;tats de la Mixteca Alta semble s'&#234;tre traduit par une s&#233;rie d'&#233;v&#233;nements qui ont d&#233;stabilis&#233; la r&#233;gion sur le plan politique, de sorte que l'une des caract&#233;ristiques principales des villes de &#209;ui&#241;e est leur localisation &#224; des points strat&#233;giques facilitant leur d&#233;fense. De la m&#234;me mani&#232;re que Huamelulpan et ses satellites &#224; la fin du pr&#233;classique ; Cerro de las Minas, Diquiy&#250; et d'autres villes de la Mixteca Baja avaient des fortifications et leurs b&#226;timents administratifs et religieux ont &#233;t&#233; construits sur les pentes des collines, tandis que les zones habitables ont &#233;t&#233; sur&#233;lev&#233;es dans des zones relativement plus faciles d'acc&#232;s. La guerre dans la Mixteca Baja pendant la Classique aurait pu &#234;tre caus&#233;e non seulement par la concurrence entre les &#201;tats de la r&#233;gion, il est &#233;galement probable que la rivalit&#233; avec les Zapot&#232;ques de Los Valles ait &#233;t&#233; une cause de conflits dans la zone. Il faut ajouter &#224; cela que l'activit&#233; guerri&#232;re aurait &#233;galement pu &#234;tre li&#233;e au ritualisme du sacrifice humain et au jeu de balle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au septi&#232;me si&#232;cle de l'&#232;re chr&#233;tienne, la plupart des peuples m&#233;soam&#233;ricains se trouvaient confront&#233;s &#224; de graves crises qui avaient entra&#238;n&#233; le d&#233;clin de plusieurs des &#201;tats les plus puissants, dont Teotihuacan et Monte Alb&#225;n. Les &#201;tats Mixt&#232;ques ont &#233;galement &#233;t&#233; confront&#233;s &#224; ces perturbations g&#233;n&#233;ralis&#233;es. Dans la Mixteca Baja, la culture &#241;ui&#241;e a disparu vers la fin de la p&#233;riode classique et plusieurs des villes les plus importantes ont &#233;t&#233; partiellement ou totalement abandonn&#233;es, &#224; la fois dans la Mixteca Baja et dans la Mixteca Alta. Cependant, peu de villes telles que Cerro Jazm&#237;n et Tilantongo ont eu une occupation continue dans la transition du classique au postclassique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La p&#233;riode Postclassique est de loin la p&#233;riode la plus connue de l'histoire mixt&#232;que pr&#233;hispanique, gr&#226;ce &#224; la pr&#233;servation de l'histoire orale dans les documents coloniaux, mais aussi aux codex qui ont surv&#233;cu &#224; la destruction apr&#232;s l'arriv&#233;e des Espagnols chez les Mixt&#232;ques. En M&#233;so-Am&#233;rique, la p&#233;riode post-classique est marqu&#233;e par l'&#233;panouissement des &#201;tats militaristes. Cela ne veut pas dire que les soci&#233;t&#233;s des stades pr&#233;c&#233;dents n'avaient pas connu la guerre, car les cit&#233;s-&#201;tats de la r&#233;gion Mixt&#232;que &#233;taient prot&#233;g&#233;es par des murs datant du premier mill&#233;naire avant l'&#232;re chr&#233;tienne. Ce qui se passe, c'est qu'au cours de cette p&#233;riode, l'activit&#233; militaire semble avoir gagn&#233; en importance, comme en t&#233;moigne la prolif&#233;ration des accessoires associ&#233;s &#224; la guerre et au culte des divinit&#233;s guerri&#232;res dans toute la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin du VIIIe si&#232;cle, le style &#241;ui&#241;e a commenc&#233; &#224; d&#233;cliner dans la Mixteca Baja jusqu'&#224; ce qu'il soit progressivement remplac&#233; par le style iconographique des codex Mixt&#232;ques. L'apparition d'un nouveau style artistique, accompagn&#233;e d'autres changements culturels tels que l'enracinement de la v&#233;n&#233;ration du Serpent &#224; plumes et la construction d'alliances interethniques n'est pas exclusive au Mixt&#232;que postclassique ancien et a ses ant&#233;c&#233;dents dans les changements politiques et sociaux de la fin de la classique au centre du Mexique. Dans l'ensemble de la ville de Mixteca, la population a commenc&#233; &#224; augmenter de fa&#231;on spectaculaire, bien que les changements d&#233;mographiques les plus importants se produisent dans la r&#233;gion de Mixteca Alta. Selon les recherches arch&#233;ologiques, dans le Mixteca Alta, le nombre de localit&#233;s correspondant &#224; la phase de la Nativit&#233; (X-XVIe si&#232;cle de notre &#232;re) aurait doubl&#233; par rapport &#224; celles de la phase pr&#233;c&#233;dente, &#224; savoir la phase de Las Flores. De la m&#234;me mani&#232;re, la surface occup&#233;e par ces localit&#233;s a consid&#233;rablement augment&#233; pour atteindre 10 450 hectares d'urbain. Ces populations &#233;taient organis&#233;es dans de petits &#201;tats hostiles les uns aux autres, chacun dirig&#233; par une ville de premi&#232;re importance qui r&#233;gnait sur les autres villes soumises &#224; son autorit&#233;. La construction d'une structure hi&#233;rarchique dans les relations entre les sources des seigneurs mixt&#232;ques - appel&#233;s &#241;uu - et leurs satellites - appel&#233;s siqui- est constante dans l'histoire des Mixt&#232;ques, m&#234;me si &#224; cette p&#233;riode elle est accentu&#233;e en raison de l'augmentation de la population et des strat&#233;gies politiques des &#233;lites dirigeantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le postclassique, les Mixt&#232;ques ont eu des contacts plus larges avec d'autres peuples qu'aujourd'hui &#224; Oaxaca, m&#234;me en d&#233;pit des diff&#233;rences linguistiques et ethniques. Le cas des relations entre Mixt&#232;ques et Zapot&#232;ques, pr&#233;sentes dans les temps anciens mais maintenant plus intenses, est sp&#233;cial. Ces relations n'&#233;taient pas seulement le r&#233;sultat de leur voisinage dans la m&#234;me r&#233;gion, elles avaient des objectifs &#233;conomiques et politiques. L'existence d'un r&#233;seau dense d'alliances matrimoniales au niveau des &#233;lites mixt&#232;ques et zapot&#232;ques a &#233;t&#233; document&#233;e. Par exemple, le Codex Nuttall raconte le mariage de Tres Lagarto avec un noble zapot&#232;que de Zaachila, dont le mariage est n&#233; Cocijoeza, futur seigneur de cette ville qui a forg&#233; une arm&#233;e combin&#233;e de Mixt&#232;ques et de Zapot&#232;ques et a entrepris une campagne d'expansion dans les Vall&#233;es. Central d'Oaxaca. De nombreuses villes de Los Valles montrent des signes de la pr&#233;sence de Mixtec, y compris Monte Alb&#225;n m&#234;me, o&#249; Alfonso Caso a sauv&#233; le tr&#233;sor de Tomb 7. L'existence d'&#339;uvres d'influence Mixtec &#224; Los Valles a &#233;t&#233; une source de sp&#233;culation de la part des sp&#233;cialistes. Pour certains, cela t&#233;moigne d'un expansionnisme mixt&#232;que, de sorte que les zapot&#232;ques de Los Valles auraient &#233;t&#233; domin&#233;s politiquement par les Mixt&#232;ques. Cependant, il est &#233;galement plausible que les alliances matrimoniales et politiques entre Mixt&#232;ques et Zapot&#232;ques aient favoris&#233; la diffusion de l'art mixt&#232;que sur le territoire zapot&#232;que, art utilis&#233; comme &#233;l&#233;ment de prestige par l'&#233;lite des villes zapot&#232;ques. Outre Monte Alb&#225;n, les autres villes de Los Valles pr&#233;sentant des objets arch&#233;ologiques de fabrication ou d'influence Mixt&#232;que sont Mitla, Lambityeco, Yagul, Cuilapan et Zaachila ; cette derni&#232;re &#233;tait la plus importante des villes zapot&#232;ques jusqu'&#224; sa conqu&#234;te par les Mexica au XVe si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Colonisation de La Costa (costa Chica)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le pr&#233;classique, la c&#244;te d'Oaxaca &#233;tait occup&#233;e par des peuples de langue zapot&#232;que. Selon les analyses glottochronologiques (technique visant &#224; calculer la distance temporelle ou la divergence entre deux langues que l'on suppose apparent&#233;es), la s&#233;paration entre la langue chatino et le reste des langues du groupe zapot&#232;que devrait avoir eu lieu autour du Ve si&#232;cle avant J.-C. En revanche, les vari&#233;t&#233;s c&#244;ti&#232;res du monde Mixt&#232;que semblent avoir &#233;t&#233; s&#233;par&#233;es du reste du groupe Mixteca Alta vers le dixi&#232;me ou onzi&#232;me si&#232;cle de l'&#232;re chr&#233;tienne, d'o&#249; il est d&#233;duit que la pr&#233;sence des Mixt&#232;ques sur la c&#244;te est relativement tardive. &#192; la lumi&#232;re de ces donn&#233;es et de l'analyse des objets arch&#233;ologiques trouv&#233;s dans la r&#233;gion, il est probable que l'identit&#233; linguistique des habitants de la vall&#233;e du Bas-Verde pendant les p&#233;riodes pr&#233;classique et classique &#233;tait Zapot&#232;que, d&#233;plac&#233;e du centre d'Oaxaca. Bien que les relations entre la vall&#233;e du bas Rio Verde et la Mixteca Alta ne soient pas compl&#232;tement exclues en raison de la proximit&#233; g&#233;ographique, la pr&#233;sence des Mixt&#232;ques dans la r&#233;gion de La Costa est le produit d'une colonisation tardive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement massif des Mixt&#232;ques vers les populations de La Costa a provoqu&#233; un changement des relations de pouvoir dans ces communaut&#233;s. Les peuples zapot&#232;ques, comme les Chatinos, sont pass&#233;s sous le contr&#244;le politique des &#233;lites mixt&#232;ques. Les chefferies mixt&#232;ques de La Costa poss&#233;daient donc une population multiethnique, comme dans le cas de Tututepec. Bien que cette localit&#233; f&#251;t occup&#233;e avant le postclassique, elle montre des signes d'une croissance d&#233;mographique spectaculaire entre le IXe et le Xe si&#232;cle, pr&#233;cis&#233;ment li&#233;e &#224; la migration des Mixt&#232;ques depuis les hauts plateaux. &#192; partir du XIe si&#232;cle, Tututepec jouerait un r&#244;le fondamental dans l'histoire des Mixt&#232;ques, &#233;tant le premier quartier g&#233;n&#233;ral d'Ocho Venado, seigneur Mixt&#232;que, qui dominera un territoire de plus de 40 000 kilom&#232;tres carr&#233;s apr&#232;s avoir unifi&#233; de nombreux &#201;tats hostiles et les gagner militairement, &#233;tablissant d&#233;j&#224; des alliances politiques avec eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reigne des caciques &#224; Ocho Venado (Huit Cerf)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fragmentation politique du peuple mixt&#232;que &#224; l'&#233;poque pr&#233;hispanique fut une constante qui transcenda les si&#232;cles. Cependant, entre les XIe et XIIe si&#232;cles de notre &#232;re, de nombreux seigneurs dans les trois zones Mixt&#232;ques form&#232;rent une unit&#233; sous le contr&#244;le de Ocho Venado &#8211; Guara de Jaguar (en mixt&#232;que, Iya Naacua Teyusi &#209;a&#241;a, Tilantongo, 1063-1115). Ce personnage est fondamental dans l'histoire post-classique de la M&#233;so-Am&#233;rique, non seulement &#224; cause du pouvoir qu'il a acquis dans la soci&#233;t&#233; Mixt&#232;que, mais aussi &#224; cause des relations qu'il a &#233;tablies avec d'autres peuples, notamment les Nahuatlacas du centre du Mexique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'alliance entre Ocho Venado et Quatre Jaguar a permis de l&#233;gitimer l'arriv&#233;e du premier sur le tr&#244;ne de Tilantongo apr&#232;s le d&#233;c&#232;s de Deux Pluies, cacique du lieu. Pour &#233;viter les revendications probables des descendants de Dos Lluvia, Ocho Venado les &#233;limina tous et devint l'unique h&#233;ritier de la seigneurie. La conqu&#234;te de la place du vrac de Xipe, o&#249; se trouvait une branche de la lign&#233;e royale du Tilantongo, rev&#234;tait une importance particuli&#232;re. En rouge et blanc Bundle dirig&#233; Eleven Wind-Jaguar Sangriento, mari&#233; &#224; six Lagartija-Jade Fan (demi-soeur de Huit Cerfs) et Guerre des Six Mono-quexquemitl (h&#233;ritier du tr&#244;ne de Jaltepec). Le 12&#232;me jour de la 11&#232;me maison (1101), Ocho Venado a d&#233;fait les d&#233;fenseurs de la Place du Bundle de Xipe. On ignore comment Six Monkey et Eleven Wind sont morts. Leurs enfants Dix Chien-Aigle de Burning Tobacco et Six House-String de Pedernales ont &#233;t&#233; sacrifi&#233;s, le premier par sacrifice gladiateur et le second par fl&#232;che rituelle. De cette mani&#232;re, Ocho Venado a ajout&#233; les importantes seigneuries de Jaltepec et de Lugar del Bulto de Xipe aux territoires sous leur contr&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant son r&#232;gne &#224; Tilantongo, Ocho Venado a r&#233;ussi &#224; conqu&#233;rir une centaine de seigneuries Mixt&#232;ques. En outre, il a &#233;tabli un important r&#233;seau d'alliances par le biais de leurs mariages. Les &#233;pouses &#233;taient, entre autres, les dames Treize serpent-serpent aux fleurs, fille du premier mariage du onzi&#232;me vent de la place des Ardennes de Xipe (annee 13, 1103) ; Six Eagle-Jaguar Cobweb et dix Zopilote-Quexqu&#233;mitl de coquillages. Son premier fils est n&#233; dans la 6&#232;me maison (1109) de son mariage avec Six Eagle et h&#233;ritier du tr&#244;ne de Tilantongo. Huit Cerfs sont morts, sacrifi&#233;s en 1115, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; vaincus par une coalition de seigneurs rebelles sous son r&#232;gne. L'alliance des rebelles &#233;tait dirig&#233;e par Cuatro Viento, le seul fils de Once Viento et Six Mono qui avait &#233;chapp&#233; &#224; la mort apr&#232;s la chute de Xipe's of Bulk. Les restes de huit chevreuils ont probablement &#233;t&#233; d&#233;pos&#233;s dans la grotte royale de Chalcatongo. &#192; sa mort, le royaume mixt&#232;que fut dispers&#233; en de nombreux &#201;tats, mettant ainsi fin &#224; la seule p&#233;riode d'unit&#233; politique de l'histoire pr&#233;hispanique de la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conqu&#234;te par les Mexica&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la mort d'Ocho Venado, ses fils ont h&#233;rit&#233; de certains des plus importantes seigneuries faisant partie du royaume sous le r&#232;gne de Tilantongo. Dans d'autres villes de la zone Mixt&#232;que, les anciennes &#233;lites locales ont retrouv&#233; leur pouvoir. La restauration de l'ancien syst&#232;me d'organisation politique en petits &#201;tats a entra&#238;n&#233; la renaissance de conflits entre certains d'entre eux ou la cr&#233;ation d'alliances ou de conf&#233;d&#233;rations. &#192; cette &#233;poque, la r&#233;gion Mixt&#232;que - et en particulier la Mixteca Alta - &#233;tait l'une des r&#233;gions les plus prosp&#232;res de la M&#233;so-Am&#233;rique. Elle exporta des articles de grand luxe vers d'autres r&#233;gions, telles que la poterie polychrome, l'art des plumes, l'orf&#232;vrerie, les sculptures en cristal de roche, en os et en bois ; ainsi que des produits de subsistance typiques des r&#233;gions tropicales et des zones temp&#233;r&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;gion Mixt&#232;que est strat&#233;giquement situ&#233; entre la partie centrale du Mexique et le sud-est m&#233;soam&#233;ricain. Ainsi, au cours de la p&#233;riode expansionniste de la Triple Alliance form&#233;e par Mexico-Tenochtitlan, Tetzcoco et la conf&#233;d&#233;ration Tlacopan appel&#233;e Excan Tlatoloyan-, les Mexicas et leurs alli&#233;s dans le bassin du lac Texcoco. Vers la seconde moiti&#233; du XVe si&#232;cle, une grande partie de la r&#233;gion Mixt&#232;que &#233;tait sous le pouvoir politique et militaire de Tenochtitlan. Certaines des villes les plus importantes de la r&#233;gion ont &#233;t&#233; converties en centres de concentration pour le tribut exig&#233; par les conqu&#233;rants, parmi lesquels Coixtlahuaca, qui &#233;tait devenue l'une des plus grandes villes de la M&#233;so-Am&#233;rique avant la conqu&#234;te de Mexica. L'avanc&#233;e des Mexica dans la Mixteca Alta leur a permis de dominer &#233;galement les vall&#233;es centrales d'Oaxaca, soucieuses de leur pr&#233;dominance sur les routes commerciales entre les hauts plateaux mexicains et la c&#244;te pacifique du Guatemala et du Chiapas. Les Mexicas ont &#233;galement tent&#233; de conqu&#233;rir la c&#244;te Mixt&#232;que et l'isthme de Tehuantepec, mais ont &#233;t&#233; vaincus par une alliance entre les Zapot&#232;ques et les Mixt&#232;ques dans leurs campagnes contre Tututepec, qui dominait &#224; l'&#233;poque un territoire d'environ 25 000 kilom&#232;tres carr&#233;s sur la Costa Chica. Oaxaca- comme dans ceux fabriqu&#233;s dans l'isthme. La victoire de l'alliance Mixt&#232;que-Zapot&#232;que &#224; Guiengola, une forteresse o&#249; les Mexicas ont &#233;t&#233; d&#233;finitivement vaincus par les d&#233;fenseurs de l'isthme de Tehuantepec, a &#233;t&#233; particuli&#232;rement importante&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Wikipedia en espa&#241;ol :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Durante la &#233;poca prehisp&#225;nica, la sociedad mixteca se caracteriz&#243; por su alta jerarquizaci&#243;n. Sin embargo, las diferencias no aparecieron espont&#225;neamente. El proceso de estratificaci&#243;n fue paralelo al desarrollo de la sociedad mixteca. Los estratos de la sociedad mixteca tienen su origen en la sedentarizaci&#243;n de este pueblo y fueron influidos por los procesos pol&#237;ticos, hist&#243;ricos, econ&#243;micos y culturales que ocurrieron en la Mixteca desde el siglo XVI antes C. En su inicio, las poblaciones mixtecas contaban con una incipiente estratificaci&#243;n. Los restos de las poblaciones del Precl&#225;sico Tard&#237;o y Medio no presentan grandes diferencias cuando se comparan unas viviendas con otras, y el uso de las construcciones de estos asentamientos no parece ser demasiado especializado. Los bienes de los que dispon&#237;an los mixtecos en aquellos siglos parecen haber sido limitados, y no hay evidencia que permita distinguir claramente las zonas habitables de la &#233;lite con respecto al resto de la poblaci&#243;n, aunque s&#237; es posible admitir la existencia de una gradaci&#243;n en los niveles de bienestar entre los habitantes de una misma localidad.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La transici&#243;n al Cl&#225;sico marca el desarrollo de la vida urbana plena en esta regi&#243;n y en la mayor&#237;a del territorio mesoamericano. La consolidaci&#243;n de las organizaciones estatales en la Mixteca implic&#243; un proceso de mayor diferenciaci&#243;n que tendi&#243; a legitimarse por medio del uso de la ideolog&#237;a y de las alianzas a nivel de la &#233;lite con el prop&#243;sito de reproducir las desigualdades entre los estratos de la sociedad. El surgimiento del estilo &#241;ui&#241;e en la Mixteca Baja &#8212;la zona m&#225;s pr&#243;spera de la Mixteca en el Cl&#225;sico&#8212; es una muestra de la voluntad de los grupos gobernantes de hacer patentes las diferencias entre ellos y el resto del pueblo Las cr&#243;nicas espa&#241;olas coloniales hablan de numerosos estratos de la sociedad mixteca, sin embargo, todos ellos pueden ser reducidos a los siguientes grandes grupos :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	yya es el t&#237;tulo que recib&#237;a el se&#241;or de cada cacicazgo mixteco ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	dzayya yya era el grupo constituido por la nobleza mixteca, formaban una misma categor&#237;a con el rey ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	tay &#241;uu, la gente libre ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	tay situndayu, terrazgueros ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	tay sinoquachi y dahasaha, sirvientes y esclavos respectivamente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En general, no hab&#237;a demasiadas posibilidades de ascender de categor&#237;a en la escala social. Los matrimonios entre los dzayya yya implicaban que este grupo conservar&#237;a siempre su posici&#243;n privilegiada y la heredar&#237;a a su descendencia. Los nobles de distintos pueblos mixtecos practicaban la endogamia, lo que adem&#225;s gener&#243; una complicada red de alianzas a nivel de la &#233;lite que serv&#237;a como medio de reproducci&#243;n de la desigualdad social as&#237; como para mantener el orden en la regi&#243;n. La gente libre, los tay &#241;uu, eran due&#241;os de s&#237; mismos y del producto de su trabajo en la tierra, cuya propiedad era comunal. Los terrazgueros, por su parte, eran personas que, a causa de la guerra, hab&#237;an perdido la potestad sobre el producto de su trabajo y deb&#237;an pagar tributo a los nobles. Los &#250;ltimos grupos en la escala social de los mixtecos pose&#237;an menos derechos que los otros y sus vidas pod&#237;an ser dispuestas por la nobleza para el fin que fuese necesario.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Organizaci&#243;n pol&#237;tica&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Una de las caracter&#237;sticas m&#225;s acentuadas del sistema pol&#237;tico de los mixtecos precolombinos era la fragmentaci&#243;n en numerosos estados que dominaban peque&#241;os territorios y que en varias ocasiones se encontraban en conflicto entre s&#237;. Desde el Precl&#225;sico Medio aparece una estructura jer&#225;rquica entre las poblaciones que formaban parte de un mismo Estado. El lugar que cada comunidad ocupaba en esta estructura se manifiesta en el n&#250;mero de construcciones monumentales que cada una de ellas pose&#237;a. Por otra parte, el poder de cada peque&#241;a urbe o pueblo no era est&#225;tico, sino que se encontraba en juego constante ante la competencia entre los diferentes centros de poblaci&#243;n. De este modo, puede entenderse que en la transici&#243;n del Precl&#225;sico al Cl&#225;sico algunas poblaciones cedieran su posici&#243;n de privilegio a otras, tal como ocurri&#243; con Yucuita, reemplazada por Yucu&#241;udahui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Los &#241;uu (mixteco : pueblo, comunidad) eran la unidad primaria de las relaciones pol&#237;ticas entre los mixtecos del poscl&#225;sico. Un &#241;uu pod&#237;a ser o no la cabecera de un Estado. La vida pol&#237;tica de los Estados mixtecos se desenvolv&#237;a en una red conocida como yuhuitayu (el asiento, el petate). Esta unidad pol&#237;tica consist&#237;a en la uni&#243;n din&#225;stica de dos linajes locales a trav&#233;s del matrimonio de un yya toni&#241;e (noble se&#241;or) y una yya dzehe toni&#241;e (noble se&#241;ora). Las &#233;lites gobernantes recurr&#237;an a numerosas estrategias con el prop&#243;sito de mantener su poder. Una de ellas era el establecimiento de alianzas de &#233;lite. Las alianzas se sol&#237;an sellar mediante el matrimonio entre los miembros de los linajes nobles, lo que con frecuencia implicaba casamientos incestuosos. El establecimiento de afinidades de parentesco sol&#237;a realizarse con el prop&#243;sito de relacionarse con los linajes m&#225;s prestigiosos de la naci&#243;n mixteca e, incluso, con la nobleza extranjera, como muestran los recurrentes casamientos entre miembros de la realeza mixteca y zapoteca a lo largo de los m&#225;s de veinte siglos de historia prehisp&#225;nica de estos pueblos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Militarismo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Los mixtecos desarrollaron sus propias artes de guerra, inventaron sus propias armas y realizaron sus propias conquistas, as&#237; como defendieron sus territorios de cualquier invasor. Sus conflictos y alianzas fueron principalmente entre ciudades de la mixteca y pueblos zapotecos. El h&#233;roe m&#225;s destacado en la historia mixteca fue Venado, gobernante de Tututepec y conquistador ; sus haza&#241;as son relatadas en el C&#243;dice Nuttal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Los c&#243;dices nos dan un vistazo de las armas y uniformes que usaron los mixtecos :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Armas de ataque a distancia : Entre las armas de ataque a distancia que los mixtecos usaron estaban los t&#237;picos arcos y flechas, cuyas puntas debieron haber sido de obsidiana, pedernal o s&#237;lex. Tambi&#233;n estuvo presente el uso del &#225;tlatl, arma com&#250;n en toda Mesoam&#233;rica.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Armas de ataque cuerpo a cuerpo : Entre las armas de ataque cuerpo a cuerpo, los mixtecos pelearon con una variedad de garrotes y lanzas, algunas semejantes al tepoztopilli mexica, pero de menor tama&#241;o. Llama la atenci&#243;n un arma que aparece con frecuencia en los c&#243;dices, se trata de un palo de madera doblado en un &#225;ngulo de 90&#176;, con hojas de piedra (ya haya sido s&#237;lex, pedernal u obsidiana) en la parte superior ; esta arma parece haber sido representativa del &#225;rea mixteca y zapoteca.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Vestimenta militar : Los guerreros son representados en los c&#243;dices vistiendo trajes zoomorfos, desde pieles de jaguar, a yelmos en forma de cabeza de &#225;guila, hasta pieles de venado. Los uniformes zoomorfos eran comunes en Mesoam&#233;rica, los ejemplos m&#225;s representativos fueron las &#243;rdenes mexicas de los guerreros &#225;guila y jaguar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En la cultura mixteca, el Per&#237;odo Cl&#225;sico abarca aproximadamente el lapso de tiempo comprendido entre los siglos I y VIII/IX, con algunas variaciones seg&#250;n la historia local de cada &#225;rea cultural. En toda Mesoam&#233;rica aparecen ciudades de dimensiones y poblaciones considerables, con una clara especializaci&#243;n en el uso del espacio y una diferenciaci&#243;n social que se refleja en las caracter&#237;sticas diversas de los restos de las construcciones. La influencia cultural teotihuacana se hace sentir en toda la regi&#243;n, aunque s&#243;lo en algunas localidades se ha probado la dominaci&#243;n pol&#237;tica y militar de esta metr&#243;poli. Los lazos comerciales se hicieron m&#225;s fuertes entre los distintos pueblos, ya de por s&#237; especializados en la producci&#243;n de ciertos bienes de subsistencia y de uso suntuario.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Al igual que ocurre con el per&#237;odo Precl&#225;sico, la historia del pueblo mixteco en esta fase de urbanizaci&#243;n y emergencia de los grandes Estados en Mesoam&#233;rica es poco conocida. El per&#237;odo Cl&#225;sico en la Mixteca est&#225; marcado por un proceso de sustituci&#243;n de los centros del poder pol&#237;tico en toda la regi&#243;n. Algunas caracter&#237;sticas de los Estados mixtecos del Precl&#225;sico fueron heredadas a sus sucesores, entre ellos la fragmentaci&#243;n del control sobre el territorio entre numerosas poblaciones organizadas de manera jer&#225;rquica. En la Mixteca Alta, Yucuita fue reemplazada por Yucu&#241;udahui como sede del poder pol&#237;tico en el valle de Nochixtl&#225;n ; en otras zonas de la Mixteca Alta, como el valle de Huamelulpan, no ocurri&#243; este reemplazo, y Huamelulpan, que fuera una de las principales poblaciones durante la fase Ramos Tard&#237;a, se colaps&#243; y perdi&#243; una parte importante de su poblaci&#243;n, aunque la ocupaci&#243;n de la ciudad fue continua hasta el Poscl&#225;sico. En toda la Mixteca Alta, la densidad de poblaci&#243;n aument&#243;, lo que provoc&#243; la aparici&#243;n de nuevas localidades urbanas en los valles y monta&#241;as de la zona. Entre estas se encuentran Monte Negro, Diquiy&#250;, Cerro Jazm&#237;n en el centro ; y la cuenca del r&#237;o Poblano en el valle de Coixtlahuaca.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aunque durante el per&#237;odo Precl&#225;sico el proceso de urbanizaci&#243;n en la Mixteca y Los Valles tuvo caracter&#237;sticas similares, para el per&#237;odo Cl&#225;sico la situaci&#243;n es diferente. En algunos trabajos se quiere ver en Yucu&#241;udahui un hom&#243;logo mixteco de Monte Alb&#225;n. Sin embargo, a diferencia de la sociedad zapoteca, con una sola capital en Monte Alb&#225;n ; los mixtecos estaban organizados en peque&#241;as ciudades estado que pocas veces rebasaron los doce mil habitantes. De acuerdo con Spores, Yucu&#241;udahui s&#243;lo fue uno de los muchos estados que tuvieron su sede en el valle de Nochixtl&#225;n. Por otro lado, en algunos casos la densidad de poblaci&#243;n en la Mixteca era mayor que en los valles, como demuestra el estudio de los patrones de asentamiento en la Mixteca Alta. Durante el Cl&#225;sico mixteco aparecen muestras de una sociedad claramente estratificada y se consolidan los rasgos caracter&#237;sticos de la religi&#243;n mixteca, entre ellos, el del culto a la lluvia y el rel&#225;mpago, condensados en la divinizaci&#243;n de Dzahui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Por otro lado, en la Mixteca Baja apareci&#243; un complejo cultural de caracter&#237;sticas propias que se difundi&#243; por esa zona y el oriente del actual estado de Guerrero. El principal centro de esta cultura &#8212;que Paddock llam&#243; &#241;ui&#241;e para diferenciarla de la cultura mixteca &#8212; fue Cerro de las Minas (al norte de Huajuapan de Le&#243;n), poblaci&#243;n cuyos inicios se remontan al Precl&#225;sico Tard&#237;o, pero cuyo florecimiento ocurri&#243; a partir del segundo siglo de la era cristiana. Cerro de las Minas posee caracter&#237;sticas urbanas similares a las ciudades de la Mixteca Alta. Fue construida en torno a un conjunto de varias plazas peque&#241;as alrededor de las cuales se distribu&#237;a el resto de la poblaci&#243;n &#8212; y es esta una de las diferencias del urbanismo mixteco en comparaci&#243;n con otros pueblos mesoamericanas cuyas ciudades se organizaban en torno a una sola y gran plaza principal &#8212;. El espacio sobre el que se construy&#243; fue modificado mediante la construcci&#243;n de terrazas, llamadas coo yuu (lama-bordo), por lo que la ciudad cuenta con numerosas escalinatas. Cerro de las Minas fue embellecida con numerosos relieves que contienen inscripciones en un sistema de escritura poco conocido hasta la fecha, llamado &#241;ui&#241;e. Las similitudes entre estas inscripciones y las de las estelas zapotecas de Monte Alb&#225;n sugieren una relaci&#243;n muy fuerte entre Los Valles y la Mixteca Baja durante el Cl&#225;sico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Otros sitios en los que se han encontrado vestigios de la cultura &#241;ui&#241;e en la Mixteca Baja son San Pedro y San Pablo Tequixtepec, la cueva de Tonal&#225; y el Puente Colosal en Oaxaca ; Acatl&#225;n de Osorio, Hermengildo Galeana y San Pablo Anicano (Puebla) ; y en numerosos sitios de La Monta&#241;a de Guerrero, como Copanatoyac, Malinaltepec, Zoyatl&#225;n, Metlat&#243;noc y Huamuxtitl&#225;n. En muchos casos se trata de muestras de cer&#225;mica de caracter&#237;sticas similares a la producida en Cerro de las Minas : fragmentos de vasijas con escasa o nula decoraci&#243;n, confeccionadas con una pasta de color anaranjado parduzco cuya composici&#243;n es similar a la cer&#225;mica Anaranjado Delgado producida en Ixcaquixtla (Puebla), en la frontera norte de la Mixteca Baja. Otros elementos caracter&#237;sticos de la cultura &#241;ui&#241;e son las llamadas cabecitas colosales, peque&#241;as esculturas de piedra que representan cabezas antropomorfas &#8212;algunas de las cuales son objeto de culto por parte de las comunidades ind&#237;genas de la Mixteca guerrerense&#8212; ; as&#237; como ciertas urnas que representan al dios del fuego y a una versi&#243;n local de Dzahui, cuyas caracter&#237;sticas eran similares a las efigies contempor&#225;neas de Pitao Cocijo producidas por los zapotecos de Los Valles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durante el per&#237;odo Cl&#225;sico, la Mixteca Baja fue sede de los principales centros pol&#237;ticos de la Mixteca. El relevo de los estados de la Mixteca Alta parece haber implicado una serie de eventos que desestabilizaron pol&#237;ticamente a la regi&#243;n, de modo que una de las principales caracter&#237;sticas de las ciudades en &#209;ui&#241;e es su ubicaci&#243;n en puntos estrat&#233;gicos que facilitaban su defensa. Del mismo modo que Huamelulpan y sus sat&#233;lites durante el Precl&#225;sico Tard&#237;o ; Cerro de las Minas, Diquiy&#250; y otras ciudades de la Mixteca Baja contaban con fortificaciones y sus edificios administrativos y religiosos fueron construidos en las laderas de los cerros, mientras que las zonas habitables se levantaron en zonas de acceso relativamente m&#225;s f&#225;cil. La guerra en la Mixteca Baja durante el Cl&#225;sico pudo haber sido ocasionada no s&#243;lo por la competencia entre los estados de la regi&#243;n, tambi&#233;n es probable que la rivalidad con los zapotecos de Los Valles haya sido motivo de conflictos en la zona de to. A ello se le debe sumar que la actividad b&#233;lica tambi&#233;n podr&#237;a haber estado relacionada con el ritualismo de los sacrificios humanos y el juego de pelota.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hacia el siglo VII de la era cristiana, la mayor parte de los pueblos mesoamericanos se enfrentaron a graves crisis que llevaron al declive a varios de los Estados m&#225;s poderosos, entre ellos Teotihuacan y Monte Alb&#225;n. Los Estados mixtecos tambi&#233;n se enfrentaron a estas perturbaciones generalizadas. En la Mixteca Baja, la cultura &#241;ui&#241;e desapareci&#243; hacia el final del per&#237;odo Cl&#225;sico y varias de las ciudades m&#225;s importantes fueron parcial o completamente abandonadas, tanto en la Mixteca Baja como en la Mixteca Alta. Sin embargo, no fueron pocas las ciudades que como Cerro Jazm&#237;n y Tilantongo tuvieron una ocupaci&#243;n continua en la transici&#243;n del Cl&#225;sico y el Poscl&#225;sico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El Poscl&#225;sico es, con diferencia, el per&#237;odo mejor conocido de la historia mixteca prehisp&#225;nica, gracias a la conservaci&#243;n de la historia oral en documentos coloniales, pero tambi&#233;n a los c&#243;dices que sobrevivieron a la destrucci&#243;n y al tiempo posterior a la llegada de los espa&#241;oles a la Mixteca. En Mesoam&#233;rica, el poscl&#225;sico est&#225; marcado por el florecimiento de los Estados militaristas. Ello no quiere decir que las sociedades de las etapas anteriores hubiesen desconocido la guerra, pues las ciudades-Estado de la Mixteca estaban protegidas por muros desde el primer milenio antes de la era cristiana. Lo que ocurre es que en este per&#237;odo, la actividad militar parece haber cobrado una importancia mayor, como demuestra la proliferaci&#243;n de la parafernalia asociada con la guerra y el culto a las divinidades guerreras en toda la regi&#243;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Para el final del siglo VIII, el estilo &#241;ui&#241;e comenzaba a declinar en la Mixteca Baja, hasta que fue suplido paulatinamente por el estilo iconogr&#225;fico propio de los c&#243;dices mixtecos. La aparici&#243;n de un nuevo estilo art&#237;stico, acompa&#241;ado de otros cambios culturales como el arraigo de la veneraci&#243;n a la Serpiente Emplumada y la construcci&#243;n de alianzas inter&#233;tnicas no es privativo de los mixtecos del Poscl&#225;sico Temprano y tiene sus antecedentes en los cambios pol&#237;ticos y sociales del final del Cl&#225;sico en el centro de M&#233;xico. En toda la Mixteca la poblaci&#243;n comenz&#243; a aumentar dram&#225;ticamente, aunque los cambios demogr&#225;ficos m&#225;s importantes tienen lugar en la Mixteca Alta. De acuerdo con las investigaciones arqueol&#243;gicas, en la Mixteca Alta el n&#250;mero de localidades correspondientes a la fase Natividad (siglo X-XVI d. C.) se duplic&#243; con respecto a los existentes en la fase anterior, es decir, la fase Las Flores. De la misma manera, la superficie ocupada por estas localidades se increment&#243; de modo importante, alcanzando las 10 mil 450 hect&#225;reas de superficie urbana. Estas poblaciones estaban organizadas en peque&#241;os Estados hostiles entre s&#237;, encabezados cada uno por una ciudad de primera importancia que reg&#237;a sobre otros poblados sujetos a su autoridad. La construcci&#243;n de una estructura jer&#225;rquica en las relaciones entre las cabeceras de los se&#241;or&#237;os mixtecos &#8212;llamadas &#241;uu&#8212; y sus sat&#233;lites &#8212;llamados siqui&#8212; es constante en la historia mixteca, aunque en este per&#237;odo se acent&#250;a debido al aumento de la poblaci&#243;n y a las estrategias pol&#237;ticas de las &#233;lites gobernantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir del Poscl&#225;sico, los mixtecos tuvieron contactos m&#225;s amplios con otros pueblos de lo que hoy es Oaxaca, incluso a pesar de las diferencias ling&#252;&#237;sticas y &#233;tnicas. Es especial el caso de las relaciones entre mixtecos y zapotecos, presente en &#233;pocas anteriores pero ahora m&#225;s intensa. Estas relaciones no eran solamente resultado de su vecindad en la misma regi&#243;n, ten&#237;an prop&#243;sitos econ&#243;micos y pol&#237;ticos. Se ha documentado la existencia de una densa red de alianzas matrimoniales a nivel de las &#233;lites mixtecas y zapotecas. Por ejemplo, en el C&#243;dice Nuttall se da cuenta del casamiento de Tres Lagarto con una noble zapoteca de Zaachila, de cuyo matrimonio naci&#243; Cocijoeza, futuro se&#241;or de esa ciudad que forj&#243; un ej&#233;rcito combinado de mixtecos y zapotecos y emprendi&#243; una campa&#241;a expansionista en los Valles Centrales de Oaxaca. Son numerosas las ciudades de Los Valles que muestran indicios de la presencia mixteca, incluida la misma Monte Alb&#225;n, donde Alfonso Caso rescat&#243; el tesoro de la Tumba 7. La existencia de obras de influencia mixteca en Los Valles ha sido motivo de especulaci&#243;n por parte de los especialistas. Para algunos, es evidencia del expansionismo mixteco, de modo que los zapotecos de Los Valles habr&#237;an sido dominados pol&#237;ticamente por los mixtecos. Sin embargo, es plausible tambi&#233;n que las alianzas matrimoniales y pol&#237;ticas entre mixtecos y zapotecos hayan favorecido la difusi&#243;n del arte mixteco en el territorio zapoteca, arte que fue empleado como elemento de prestigio por la &#233;lite de las ciudades zapotecas. Adem&#225;s de Monte Alb&#225;n, otras ciudades de Los Valles que muestran objetos arqueol&#243;gicos de manufactura o influencia mixteca son Mitla, Lambityeco, Yagul, Cuilapan y Zaachila ; esta &#250;ltima fue la m&#225;s importante de las urbes zapotecas hasta su conquista por parte de los mexicas en el siglo XV.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Colonizaci&#243;n de La Costa&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Desde el Precl&#225;sico, la costa de Oaxaca estuvo ocupada por pueblos de habla zapotecana. De acuerdo con an&#225;lisis glotocronol&#243;gicos, la separaci&#243;n entre el idioma chatino y el resto de las lenguas del grupo zapotecano debi&#243; ocurrir alrededor del siglo V antes C. En contraste, las variedades coste&#241;as del mixteco parecen haberse separado del resto de las hablas de la Mixteca Alta hacia el siglo X u XI de la era cristiana, de donde se infiere que la presencia de los mixtecos en la costa es relativamente tard&#237;a. A la luz de estos datos y del an&#225;lisis de los objetos arqueol&#243;gicos encontrados en la regi&#243;n, es probable que la identidad ling&#252;&#237;stica de los habitantes del valle del bajo r&#237;o Verde durante el Precl&#225;sico y el Cl&#225;sico haya sido zapotecana, desplazados desde el centro de Oaxaca. Si bien las relaciones entre el valle del bajo r&#237;o Verde y la Mixteca Alta no est&#225;n completamente descartadas por cuestiones de vecindad geogr&#225;fica, la presencia de los mixtecos en la regi&#243;n de La Costa es producto de una colonizaci&#243;n tard&#237;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El movimiento masivo de los mixtecos a las poblaciones de La Costa ocasion&#243; un cambio en las relaciones de poder en estas comunidades. Los pueblos zapotecanos, como los chatinos, quedaron bajo el dominio pol&#237;tico de las &#233;lites mixtecas. Los cacicazgos mixtecos de La Costa pose&#237;an, por ello mismo, una poblaci&#243;n multi&#233;tnica como el caso de Tututepec. Si bien esta localidad tuvo ocupaci&#243;n anterior al Poscl&#225;sico, presenta indicios de un crecimiento demogr&#225;fico espectacular entre los siglos IX y X, relacionado precisamente con la migraci&#243;n mixteca desde las tierras altas. A partir del siglo XI, Tututepec jugar&#237;a un papel fundamental en la historia mixteca, al ser la primera sede de Ocho Venado, se&#241;or mixteco que habr&#237;a de dominar un territorio de m&#225;s de 40 mil kil&#243;metros cuadrados despu&#233;s de unificar numerosos estados hostiles, ya venci&#233;ndolos militarmente, ya estableciendo alianzas pol&#237;ticas con ellos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cacicazgo de Ocho Venado&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fragmentaci&#243;n pol&#237;tica del pueblo mixteco en la &#233;poca prehisp&#225;nica fue una constante que trascendi&#243; los siglos. Sin embargo, entre los siglos XI y XII de la era com&#250;n, numerosos se&#241;or&#237;os en las tres Mixtecas forman una unidad bajo el dominio de Ocho Venado-Garra de Jaguar (en mixteco, Iya Naacua Teyusi &#209;a&#241;a ; Tilantongo, 1063-1115). Este personaje es fundamental en la historia poscl&#225;sica de Mesoam&#233;rica, no s&#243;lo por el poder que adquiri&#243; en la Mixteca, sino por las relaciones que estableci&#243; con otros pueblos, especialmente con los nahuatlacas del centro de M&#233;xico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ocho Venado naci&#243; del segundo matrimonio de Cinco Lagarto-Dzahui Ndicahnd&#237;&#237;, sacerdote del Templo del Cielo que se encontraba en Tilantongo (en mixteco, &#209;uu Tnoo Huahi Andehui). Se encontraba, por tanto, fuera de la l&#237;nea sucesoria al trono del se&#241;or&#237;o de Tilantongo. Gracias al prestigio obtenido en las campa&#241;as militares &#8212;de acuerdo con el C&#243;dice Nuttall, la primera de ellas ocurri&#243; en 1071, cuando Ocho Venado ten&#237;a ocho a&#241;os de edad&#8212;, Ocho Venado ocup&#243; en 1083 el trono de Tututepec (mixteco : Yucudz&#225;a), en el valle del bajo r&#237;o Verde, cerca de la costa del Pac&#237;fico. Posteriormente, Ocho Venado sell&#243; una alianza con los toltecas, de quienes recibi&#243; el rango de tecuhtli en &#209;uu Cohyo. El d&#237;a 13 lagarto del a&#241;o 7 casa (1097), Ocho Venado se entrevist&#243; con Cuatro Jaguar que fue un importante aliado en su ascenso al poder.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La alianza entre Ocho Venado y Cuatro Jaguar ayud&#243; a legitimar la llegada del primero al trono de Tilantongo despu&#233;s de la muerte del se&#241;or Dos Lluvia, cacique del lugar. Para evitar las probables reclamaciones de los descendientes de Dos Lluvia, Ocho Venado los elimin&#243; a todos y se convirti&#243; en el &#250;nico heredero del se&#241;or&#237;o. De especial importancia fue la conquista de Lugar del Bulto de Xipe, donde radicaba una rama del linaje real de Tilantongo. En Lugar del Bulto de Xipe reg&#237;a Once Viento-Jaguar Sangriento, casado con Seis Lagartija-Abanico de Jade (media hermana de Ocho Venado) y con Seis Mono-Quexqu&#233;mitl de Guerra (heredera del trono de Jaltepec). El d&#237;a 12 mono de 11 casa (1101), Ocho Venado derrot&#243; a los defensores de Lugar del Bulto de Xipe. Se desconoce como murieron Seis Mono y Once Viento. Sus hijos Diez Perro-&#193;guila de Tabaco Ardiendo y Seis Casa-Sarta de Pedernales fueron sacrificados, el primero mediante sacrificio gladiatorio y el segundo mediante flechamiento ritual. De este modo, Ocho Venado sum&#243; los importantes se&#241;or&#237;os de Jaltepec y Lugar del Bulto de Xipe a los territorios bajo su dominio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durante su reinado en Tilantongo, Ocho Venado logr&#243; conquistar alrededor de cien se&#241;or&#237;os mixtecos. Adem&#225;s, estableci&#243; una importante red de alianzas por medio de sus matrimonios. Entre otras, fueron esposas suyas las se&#241;oras Trece Serpiente-Serpiente de Flores, hija del primer matrimonio del Once Viento del Lugar del Bulto de Xipe (a&#241;o 13 ca&#241;a, 1103) ; Seis &#193;guila-Jaguar Telara&#241;a y Diez Zopilote-Quexqu&#233;mitl de Conchas. Su primer hijo naci&#243; en el a&#241;o 6 casa (1109) de su matrimonio con Seis &#193;guila y fue heredero al trono de Tilantongo. Ocho Venado muri&#243; sacrificado en 1115, despu&#233;s de ser derrotado por una coalici&#243;n de se&#241;ores rebeldes que se hallaban bajo su dominio. La alianza rebelde era encabezada por Cuatro Viento, el &#250;nico hijo de Once Viento y Seis Mono que se hab&#237;a librado de la muerte despu&#233;s de la ca&#237;da de Lugar de Bulto de Xipe. Los restos de Ocho Venado probablemente fueron depositados en la gruta real de Chalcatongo. A su muerte, el reino mixteco se disolvi&#243; en numerosos estados, lo que puso fin al &#250;nico per&#237;odo de unidad pol&#237;tica en la historia prehisp&#225;nica de la regi&#243;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conquista mexica&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la muerte de Ocho Venado, sus hijos heredaron algunos de los m&#225;s importantes se&#241;or&#237;os que formaban parte del reino bajo el dominio de Tilantongo. En otras ciudades de la Mixteca, las antiguas &#233;lites locales recobraron su poder. El restablecimiento del antiguo sistema de organizaci&#243;n pol&#237;tica en peque&#241;os estados implic&#243; el renacimiento de los conflictos entre algunos de ellos o el establecimiento de alianzas o confederaciones. Por esta &#233;poca, la Mixteca &#8212;y en especial la Mixteca Alta&#8212; era una de las regiones m&#225;s pr&#243;speras de Mesoam&#233;rica. Exportaba art&#237;culos de gran lujo a otras regiones, como la cer&#225;mica policroma, arte plumario, orfebrer&#237;a, tallas en cristal de roca, hueso y madera ; as&#237; como bienes de subsistencia propios de las regiones tropicales y las zonas de clima templado.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Mixteca se encuentra estrat&#233;gicamente entre la parte central de M&#233;xico y el sureste Mesoamericano, por lo que en la &#233;poca de expansionismo de la Triple Alianza formada por M&#233;xico-Tenochtitlan, Tetzcoco y Tlacopan &#8212;confederaci&#243;n llamada Excan Tlatoloyan&#8212;, r&#225;pidamente despert&#243; los intereses de los mexicas y sus aliados de la cuenca del lago de Texcoco. Hacia la segunda mitad del siglo XV, una gran parte de la Mixteca estaba bajo el poder pol&#237;tico, as&#237; como militar de Tenochtitlan. Algunas de las ciudades m&#225;s importantes de la regi&#243;n fueron convertidas en centros concentradores del tributo exigido por los conquistadores, entre ellos Coixtlahuaca, que hasta antes de la conquista mexica se hab&#237;a convertido en una de las mayores urbes de Mesoam&#233;rica. El avance de los mexicas en la Mixteca Alta les permiti&#243; dominar tambi&#233;n los Valles Centrales de Oaxaca, en su af&#225;n por asegurar su predominio en las rutas comerciales entre el altiplano mexicano y la costa del Pac&#237;fico de Guatemala y Chiapas. Los mexicas intentaron conquistar tambi&#233;n la costa mixteca y el istmo de Tehuantepec, pero fueron derrotados por una alianza entre los zapotecos y mixtecos tanto en sus campa&#241;as contra Tututepec &#8212;que por la &#233;poca dominaba un territorio de aproximadamente 25 mil kil&#243;metros cuadrados en la Costa Chica de Oaxaca&#8212; como en las realizadas en el istmo. De especial importancia result&#243; la victoria mixteco-zapoteca en Guiengola, una fortaleza donde los mexicas fueron definitivamente derrotados por los defensores del istmo de Tehuantepec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://arqueologiamexicana.mx/mexico-antiguo/la-guerra-entre-los-zapotecos&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les arch&#233;ologues ont propos&#233; un large &#233;ventail de th&#233;ories pour expliquer l'origine des &#201;tats m&#233;soam&#233;ricains. Pour eux, la guerre est consid&#233;r&#233;e comme fondamentale, car ils croient qu'elle s'est d&#233;velopp&#233;e avec les premi&#232;res chefferies de la r&#233;gion, durant la p&#233;riode pr&#233;classique (de 1500 &#224; 200 avant J.-C.). Les nombreuses recherches men&#233;es &#224; Oaxaca r&#233;v&#232;lent que la guerre &#233;tait un facteur essentiel pour que les premiers teritoires aux mains des caciques (cacicazgo) deviennent des &#201;tats, comme dans le cas de Monte Alb&#225;n. &#192; mesure que la population augmentait et que l'agriculture devenait intensive dans la vall&#233;e d'Oaxaca, les terres fertiles se rar&#233;fiaient. Les caciques zapot&#232;ques ont alors commenc&#233; &#224; organiser leurs hommes les plus forts pour faire des raids et s'emparer des terres des voisins. Les peuples vaincus sont devenus une source importante de main-d'&#339;uvre et les chefs les plus puissants ont r&#233;clam&#233; un tribut, sous forme de biens ou de services, en &#233;change de ne pas exercer plus de violence. Cela a conduit &#224; une intensification de la guerre, alors que de nouvelles d&#233;fenses et de nouvelles m&#233;thodes de combat ont &#233;t&#233; construites pour les d&#233;sactiver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les groupes dirigeants qui ont r&#233;ussi &#224; dominer la vall&#233;e d'Oaxaca ont commenc&#233; &#224; s'&#233;tendre dans d'autres vall&#233;es et les vainqueurs ont form&#233; les premiers &#201;tats de la M&#233;so-Am&#233;rique. Ce processus de d&#233;veloppement est illustr&#233; graphiquement dans les monuments de Monte Alb&#225;n. Parmi les c&#233;l&#232;bres &#034;danseurs&#034; figurent des portraits de captifs du cacicazgos ennemi, vaincu et sacrifi&#233; rituellement. Plus tard, la d&#233;faite de communaut&#233;s enti&#232;res a &#233;t&#233; proclam&#233;e en enregistrant son nom de lieu avec la t&#234;te d&#233;capit&#233;e du chef vaincu. Au fur et &#224; mesure que les patrons devenaient plus puissants et que les soci&#233;t&#233;s se stratifiaient davantage, des arm&#233;es &#224; plein temps apparaissaient, ce qui entra&#238;nait l'&#233;mergence d'&#201;tats militaristes, toujours pr&#234;ts au combat. Au cours de la p&#233;riode classique, entre 200 et 700 apr&#232;s J.-C. environ, les seigneurs de Monte Alb&#225;n domin&#232;rent les affaires politiques de la majeure partie de l'actuel Oaxaca, atteignant m&#234;me la Mixteca Alta au nord et Teotihuacan par la vall&#233;e de Tehuac&#225;n. .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers 1500 apr&#232;s J.-C., l'organisation politique des Zapot&#232;ques &#233;tait tr&#232;s diff&#233;rente de celle qu'ils avaient lors de la p&#233;riode classique. Monte Alb&#225;n, en tant que capitale, avait &#233;t&#233; abandonn&#233;e vers 800 apr&#232;s J.-C. et les Zapot&#232;ques s'&#233;taient organis&#233;s en plusieurs petits &#201;tats gouvern&#233;s par plusieurs rois et reines reconnus comme li&#233;s les uns aux autres, descendants des diverses maisons multiethniques r&#233;gnantes qui existaient &#224; Oaxaca. Les mariages entre les Zapot&#232;ques de Zaachila et les Mixtecos de Tilantongo ont &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;s parmi les plus prestigieux. Le terrain en activit&#233; &#233;tait consid&#233;r&#233; comme un bien pr&#233;cieux dans un terrain aussi escarp&#233;. Les nobles de rang inf&#233;rieur rendaient toutes sortes d'hommages aux grands seigneurs : de la nourriture &#224; l'or en passant par l'aide militaire. Les mariages parmi les &#233;lites &#233;taient donc un moyen d'acqu&#233;rir le statut et &#233;taient fr&#233;quemment pratiqu&#233;s pour avoir acc&#232;s &#224; plus de biens et &#224; de meilleures terres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre concernait presque toujours les maisons dirigeantes : les paysans y participaient, forc&#233;s par leur condition de servitude, et seuls des adultes forts d'un certain &#226;ge &#233;taient recrut&#233;s. Des arm&#233;es d'un millier d'hommes au maximum ont &#233;t&#233; recrut&#233;es et organis&#233;es en sept unit&#233;s, dirig&#233;es par des nobles de haut rang. La guerre &#233;tait souvent officiellement d&#233;clar&#233;e et un champ de bataille &#233;tait fix&#233;, g&#233;n&#233;ralement aux limites des deux royaumes. Comme la guerre &#233;tait presque toujours due &#224; des conflits de terres ou d'h&#233;ritage, le roi (ou la reine) attaqu&#233; pr&#233;f&#233;rait confier ses conseillers de guerre face &#224; l'agresseur. Une fois les fronts d&#233;termin&#233;s, les meilleurs guerriers d'un royaume choisissaient des ennemis de rang similaire, souvent li&#233;s &#224; eux ; les pl&#233;b&#233;iens se font face.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pohl, John M.D., &#034;La guerre entre les Zapot&#232;ques&#034;, arch&#233;ologie mexicaine no. 84, pp. 48-53.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; John M.D. Pohl. Peter Jay Sharp, conservateur et conf&#233;rencier, expose l'art des Am&#233;riques anciennes au Museum of Art de l'Universit&#233; de Princeton. C'est l'une des principales autorit&#233;s &#224; d&#233;chiffrer les codex Mixt&#232;que et le groupe Borgia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Los arque&#243;logos han propuesto un amplio abanico de teor&#237;as para explicar el origen de los estados mesoamericanos ; en ellas se considera fundamental la guerra, pues creen que se desarroll&#243; a la par de los primeros cacicazgos de la regi&#243;n, durante el periodo Precl&#225;sico (1500 a.C.-200 d.C.). La abundante investigaci&#243;n en Oaxaca nos revela que la guerra fue un factor esencial para que los primeros cacicazgos se convirtieran en estados, como en el caso de Monte Alb&#225;n. Conforme aument&#243; la poblaci&#243;n y la agricultura se hizo intensiva en el Valle de Oaxaca, la tierra f&#233;rtil se volvi&#243; m&#225;s escasa ; los caciques zapotecos comenzaron entonces a organizar a sus hombres m&#225;s fuertes para hacer incursiones y apoderarse de las tierras de los vecinos. Los pueblos derrotados se convirtieron en una importante fuente de mano de obra, y los jefes m&#225;s poderosos les exigieron tributo, en bienes o servicios, a cambio de no ejercer m&#225;s violencia. Esto llev&#243; a una intensificaci&#243;n de la guerra, pues se construyeron nuevas defensas y nuevos m&#233;todos de combate para inutilizar estas defensas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Los grupos gobernantes que lograron dominar el Valle de Oaxaca comenzaron a expandirse hacia otros valles, y los vencedores formaron los primeros estados de Mesoam&#233;rica. Este proceso de desarrollo se muestra gr&#225;ficamente en los monumentos de Monte Alb&#225;n. Entre los afamados &#8220;danzantes&#8221; hay retratos de cautivos de los cacicazgos enemigos, derrotados y sacrificados ritualmente. M&#225;s adelante, la derrota de comunidades enteras se proclam&#243; grabando su top&#243;nimo con la cabeza decapitada del dirigente derrotado colocada hacia abajo. En la medida que los jefes se volvieron m&#225;s poderosos y las sociedades m&#225;s estratificadas, aparecieron ej&#233;rcitos de tiempo completo, que propiciaron el surgimiento de estados militaristas, siempre listos para el combate. Durante el Cl&#225;sico, aproximadamente entre 200 y 700 d.C., los se&#241;ores de Monte Alb&#225;n dominaron los asuntos pol&#237;ticos de gran parte de lo que ahora es Oaxaca, llegando incluso hasta la Mixteca Alta, por el norte, y hasta Teotihuacan, por el valle de Tehuac&#225;n.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hacia 1500 d.C. la organizaci&#243;n pol&#237;tica de los zapotecos era muy distinta de la que tuvieron durante el Cl&#225;sico. Monte Alb&#225;n, como capital, hab&#237;a sido abandonada alrededor de 800 d.C. y los zapotecos se hab&#237;an organizado en m&#250;ltiples estados peque&#241;os, regidos por m&#250;ltiples reyes y reinas que se reconoc&#237;an como emparentados entre s&#237;, descendientes de las diversas casas reinantes, multi&#233;tnicas, que hab&#237;a en Oaxaca. Los matrimonios entre los zapotecos de Zaachila y los mixtecos de Tilantongo se consideraban entre los m&#225;s prestigiosos. La tierra laborable era vista como una valiosa mercanc&#237;a en tan escarpados terrenos. Los nobles de menor rango pagaban toda clase de tributos a los grandes se&#241;ores : desde alimentos hasta oro, e incluso con ayuda militar. Los matrimonios entre las elites, por tanto, eran una forma de adquirir estatus y se practicaban con frecuencia para tener acceso a m&#225;s bienes y mejores tierras.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerra era exclusiva, casi siempre, de las casas gobernantes : los campesinos participaban en ellas obligados por su condici&#243;n de servidumbre y s&#243;lo se reclutaba a adultos fuertes de cierta edad. Se reclutaban ej&#233;rcitos de hasta mil hombres y se organizaban en siete unidades, encabezadas por alguno de los nobles de alto rango. Con frecuencia se declaraba la guerra formalmente y se fijaba un campo de batalla, por lo general en los linderos de los dos reinos. Ya que la guerra se deb&#237;a casi siempre a disputas sobre tierras o sobre herencias, el rey (o reina) que era atacado prefer&#237;a encomendar a sus consejeros de guerra el enfrentar al agresor. Una vez determinados los frentes, los mejores guerreros de un reino eleg&#237;an a enemigos de rango similar, muchas veces emparentados con ellos ; los plebeyos se enfrentaban entre s&#237;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pohl, John M.D., &#8220;La guerra entre los zapotecos&#8221;, Arqueolog&#237;a Mexicana n&#250;m. 84, pp. 48-53.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; John M.D. Pohl. Curador y conferencista Peter Jay Sharp en el arte de las antiguas Am&#233;ricas en el Museo de Arte de la Universidad de Princeton. Es una de las principales autoridades en el desciframiento de los c&#243;dices mixtecos y del grupo Borgia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://raices.com.mx/tienda/revistas-la-guerra-en-mesoamerica--AM084&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Selon les chroniques espagnoles, la culture mixt&#232;que comportait de nombreuses couches sociales mais, fondamentalement, l'organisation sociale &#233;tait dirig&#233;e par le gouverneur ou yya de chaque royaume, &#224; c&#244;t&#233; de la noblesse ou dzayya yya, qui comprenait d'abord les parents, puis des personnes partageant les m&#234;mes id&#233;es et un petit groupe de sp&#233;cialistes form&#233;s de marchands, de pr&#234;tres, de bureaucrates et de chefs de guerre, qui servaient directement &#224; l'administration des services &#233;conomiques, politiques et religieux du palais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, dans l'organisation sociale Mixteca, il y avait les gens libres ou tay &#241;uu, qui, ayant leurs propres terres, des entreprises d'artisanat ou des entreprises, recrutaient des travailleurs appel&#233;s Indiens sans terres ou tay situndayu, qui int&#233;graient la production, comme les paysans, p&#234;cheurs et agriculteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, les assistants des artisans ou terrazgueros, ayant perdu le pouvoir sur le produit de leur travail, ont d&#251; rendre des hommages aux nobles participant &#233;galement aux guerres. D'autre part, il y avait les serviteurs ou tay sinoquachi et les esclaves ou dahasaha, qui venaient des captures lors des luttes contre d'autres populations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, l'organisation sociale mixt&#232;que se caract&#233;risait par une stricte hi&#233;rarchie dans chacun des manoirs, qui, par leur richesse ou leurs forces militaires, avaient r&#233;ussi &#224; rassembler une s&#233;rie de populations soumises &#224; la fid&#233;lit&#233; et au service du pouvoir monarchique. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Seg&#250;n las cr&#243;nicas espa&#241;olas, la cultura mixteca contaba con numerosos estratos sociales, pero fundamentalmente la organizaci&#243;n social la encabezaba el gobernador o yya de cada reino, junto a la nobleza o dzayya yya, que inclu&#237;a en primer lugar a los parientes, luego, a las personas afines y a un peque&#241;o grupo de especialistas formado por mercaderes, sacerdotes, bur&#243;cratas y jefes guerreros, quienes serv&#237;an directamente en la administraci&#243;n de los servicios econ&#243;micos, pol&#237;ticos y religiosos del palacio.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seguidamente, en la organizaci&#243;n social mixteca estaban las personas libres o tay &#241;uu, quienes teniendo sus propias tierras, negocios de artesan&#237;a o comercios, reclutaban a los trabajadores llamados indios sin tierras o tay situndayu, que integraban la fuerza de producci&#243;n, tales como los campesinos, los pescadores y los agricultores.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adem&#225;s, los ayudantes de los artesanos o terrazgueros, habiendo perdido la potestad sobre el producto de su trabajo, deb&#237;an pagarle tributos a los nobles participando tambi&#233;n en las guerras. Por otra parte, exist&#237;an los siervos o tay sinoquachi y los esclavos o dahasaha, quienes proven&#237;an de las capturas en las luchas contra otras poblaciones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De esta manera, la organizaci&#243;n social mixteca se caracteriz&#243; por tener una jerarquizaci&#243;n estricta en cada uno de los se&#241;or&#237;os, que por medio de sus riquezas o fuerzas militares, hab&#237;an logrado aglutinar una serie de poblaciones sujetas a guardar fidelidad y servicio al poder&#237;o mon&#225;rquico. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cultura10.org/mixteca/organizacion-social/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Cependant, &#224; la fin de l'&#232;re pr&#233;hispanique, les paysans et les seles &#233;taient d&#233;sign&#233;s par tayyuco camo,&#034; les hommes de la montagne &#034;et aussi par tayfluhu,&#034; les hommes de la terre &#034;, ce qui signifie &#233;galement&#034; les hommes du peuple &#034;, et il fait r&#233;f&#233;rence &#224; la fois &#224; son activit&#233; agricole et &#224; sa classe sociale, ainsi qu'&#224; sa qualit&#233; ethnique (selon les anciens mythes, les Mixt&#232;ques ont laiss&#233; le nombril de la terre). Ils vivaient dans des maisons &#233;parpill&#233;es sur la montagne, tandis que les nobles qui contr&#244;laient la terre r&#233;sidaient de pr&#233;f&#233;rence dans les centres c&#233;r&#233;moniels situ&#233;s au pied de la montagne (Pohly Byland -1990). Les nobles s'appelaient yya ou toho. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Sin embargo, al final de la &#233;poca prehispanica, a los campesinos ya seles designaba camo tayyuco, &#034;los hombres dei monte &#034; y tambi&#233;n como tayfluhu, &#034; los hombres de la tierra &#034;, la que significa ademas &#034;hombres dei puebla &#034;, y se refiere tanto a su actividad agricola y a su clase social, coma a su cualidad &#233;tnica (segun los mitos antiguos, los mixtecos salieron dei ombligo de la tierra). Ellos vivian en casas dispersas en el monte, mientras que los nobles, quienes tenian el control de la tierra, residian de preferencia en los centros ceremoniales, ubicados en el pie de monte (Pohly Byland -1990). A los nobles, se les llamaba yya ou toho. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers17-06/010028838.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source : &#171; De los mixtecos : medio ambiente y grupos sociales &#187;, Esther Katz&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La (ou les) soci&#233;t&#233; mixt&#232;que : un r&#233;cit de la complexit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En bref, dans le cas de la r&#233;gion Mixt&#232;que, la litt&#233;rature sugg&#232;re que depuis la domination espagnole se v&#233;rifie une situation de crise socio&#233;cologique - crise double et simultan&#233;e -, ainsi que la structure de domination de type cacique et &#233;galement environnementale en vertu de la forme d'appropriation de l'environnement naturel. Enfin, tout un corpus culturel original qui a r&#233;sist&#233; &#224; l'imposition de la culture espagnole et qui subsiste jusqu'&#224; aujourd'hui, m&#234;me sous forme d'iconographie ou de codex (Hermann, 2009).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, comment se situe le caract&#232;re culturel de cette r&#233;gion du Mexique dont la solidit&#233; a pu rester sous domination coloniale et &#224; l'&#233;poque de la modernisation du pays ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vision du monde d'origine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En termes simples, dans la r&#233;gion Mixt&#232;que, il existe une tradition orale forte en tant que moyen de reproduction culturelle des connaissances ancestrales et des pratiques traditionnelles, qui a &#233;t&#233; transmise de g&#233;n&#233;ration en g&#233;n&#233;ration &#224; travers des histoires, des l&#233;gendes et des histoires (L&#243;pez Castro &amp; Ruiz Medrano, 2012) et cela, entre autres choses, a permis la reproduction de la vision du monde originale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, la force culturelle mixt&#232;que a un impact quotidien, par exemple sur la configuration de l'identit&#233; socio-ethnique des professionnels de la r&#233;gion, o&#249;, qu'il s'agisse de m&#233;tis ou d'origine, l'auto-identification en tant que &#209;uu Savi est plus importante que celle de Mexicaine (Ramos, 2010). ).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, les repr&#233;sentations sociales &#233;tudi&#233;es dans le &#209;uu Savi semblent montrer un noyau identitaire solide, non pas avec la r&#233;gion, mais avec leur propre ethnie (Kearney, 1992). Il en r&#233;sulte que l'identit&#233; elle-m&#234;me est construite par l'origine m&#234;me de la communaut&#233; et par opposition aux communaut&#233;s environnantes, comme s'il s'agissait d'une identit&#233; en conflit, pour ainsi dire. Mais cela se traduit concr&#232;tement par une s&#233;rie de luttes et de revendications allant des conflits contre les cacicazgos et en faveur de l'organisation paysanne &#224; la mobilisation syndicale des enseignants et des travailleurs urbains, en passant par le militantisme des &#233;tudiants. , la participation aux organisations de gauche et la conformation de collectifs populaires de banlieue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mani&#232;re plus g&#233;n&#233;rale, la vision du monde Mixtec est donc impr&#233;gn&#233;e dans les domaines les plus reconduits de la conformation du sujet social dans la r&#233;gion du m&#234;me nom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dans le Mexique pr&#233;hispanique, l'enregistrement rigoureux du mouvement des corps stellaires &#233;tait &#224; la base de la connaissance math&#233;matique, qui &#233;tayait l'id&#233;ologie&#034; religieuse &#034;(Le&#243;n-Portilla, 1985), qui servait &#224; son tour &#224; l'agriculture. , m&#233;decine (Cook, 1988), architecture (Broda, 1991), administration et politique (Graulich, 1998) (...) En tant que pilier fondamental de l'id&#233;ologie &#034;religieuse&#034;, &#233;tait la conception de la nature en tant qu'entit&#233; vivante et sacr&#233;e, puisque de l&#224; viennent nourriture, abri, v&#234;tement et essence m&#234;me de la culture (Alarc&#243;n-Ch&#225;ires, 2003) &#034;(Hern&#225;ndez, Mariaca, V&#225;zquez et Eroza, 2009, p.17).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, &#233;tant une r&#233;gion &#224; forte biodiversit&#233;, le processus de co-&#233;volution entre les cultures indig&#232;nes et la nature, fait de La Mixteca un territoire hautement privil&#233;gi&#233; en termes bioculturels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;La combinaison de la m&#233;ga-diversit&#233; biologique et culturelle engendre une connaissance, une utilisation et une gestion &#233;tendues des ressources naturelles ; par exemple, on estime qu'environ 3 000 esp&#232;ces de plantes sont utilis&#233;es &#224; Oaxaca &#034;(V&#225;zquez-D&#225;vila, 2010, p. 311).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cosmovision et l'h&#233;ritage bioculturel d'origine des peuples &#209;uu Savi sont li&#233;s au savoir ancestral et aux m&#233;thodes traditionnelles de gestion de leur environnement. Une action collective fondamentale contestataire dans la r&#233;gion consiste &#224; revendiquer l'exclusion de ces connaissances et pratiques en tant que strat&#233;gies de gestion durable des &#233;cosyst&#232;mes (Kleiche &amp; Waast, 2015).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si la vision du monde de &#209;uu Savi a un contenu bioculturel et socio&#233;cologique &#233;lev&#233; dans ses connaissances et ses pratiques, comment le processus de d&#233;sertification de La Mixteca a-t-il &#233;t&#233; v&#233;rifi&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;sertification et anthropogen&#232;se&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque la v&#233;g&#233;tation qui pousse sur le sol et aide &#224; la r&#233;parer est r&#233;duite, l'&#233;rosion caus&#233;e par la pluie et le vent augmente. Cela se produit lors de la destruction des for&#234;ts, du travail du sol inappropri&#233; et du pi&#233;tinement excessif du b&#233;tail (surp&#226;turage). D&#233;j&#224;, lorsque les pluies intenses et les pentes ont entra&#238;n&#233; un ralentissement de la couche plus fertile, il est apparu que l'eau n'arrivait pas &#224; s'infiltrer et coulait &#224; la surface, entra&#238;nant ainsi le peu de sol restant. Ensuite, apparaissent des rainures de quelques centim&#232;tres de profondeur, dont le compactage emp&#234;che la filtration de l'eau pour recharger les aquif&#232;res, tel a &#233;t&#233; le ph&#233;nom&#232;ne &#224; La Mixteca, o&#249; pr&#232;s de 50% de la r&#233;gion montre des signes d'&#233;rosion mod&#233;r&#233;e et grave (Valdez, Badii et Acu&#241;a, 2015).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'on ait d&#233;j&#224; pr&#233;vu qu'au cours de la colonie espagnole un processus de d&#233;forestation ait &#233;t&#233; observ&#233; &#224; La Mixteca, on ne voit pas comment cela pourrait conduire &#224; des zones aussi vastes et d&#233;sertifi&#233;es, dans un contexte socioculturel et cosmogonique hautement bioculturel et d'une telle richesse socio&#233;cologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans Chapela (2012), on signale la grave situation des for&#234;ts au Mexique, dont les chiffres n'ont pas de place pour se reproduire ici. Cependant, il est &#233;vident que la d&#233;forestation et la mauvaise gestion foresti&#232;re r&#233;pondent &#224; un r&#233;seau complexe de causes et d'effets impliquant les d&#233;saccords des diff&#233;rents niveaux de gouvernement, le d&#233;mant&#232;lement des programmes de promotion du d&#233;veloppement rural, le march&#233; concurrentiel. la foresterie, l'inexp&#233;rience des entreprises foresti&#232;res, le malentendu dans la gestion et la compr&#233;hension des &#233;cosyst&#232;mes forestiers, entre autres. C'est-&#224;-dire qu'il s'agit d'un ensemble de probl&#232;mes aux multiples facettes dans lesquels la gestion des for&#234;ts doit &#234;tre abord&#233;e de mani&#232;re multidimensionnelle et dans lesquels la participation des gouvernements, des entreprises et des communaut&#233;s est fondamentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, la bibliographie met en &#233;vidence les d&#233;faillances d'un acteur important en la mati&#232;re, l'&#201;tat (Ru&#237;z, Tamariz, Calder&#243;n, Ticante et Cruz, 1998). Principalement parce que dans le souci de g&#233;n&#233;rer de la croissance &#233;conomique, par la promotion du d&#233;veloppement rural, en particulier par le biais de l'&#233;levage, des subventions ont &#233;t&#233; accord&#233;es &#224; des projets ruraux qui ne tenaient pas compte des cons&#233;quences environnementales de l'abattage immod&#233;r&#233; de la for&#234;t, de la perte de la couche la v&#233;g&#233;tation, le surp&#226;turage et l'&#233;rosion et la perte de sources qui en r&#233;sultent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De leur c&#244;t&#233;, les communaut&#233;s rurales, d&#233;sireuses d'obtenir des subventions et des ressources mon&#233;taires pour surmonter leur sous-d&#233;veloppement, ont ignor&#233; les cons&#233;quences d'une gestion inad&#233;quate de leur environnement, ce qui a pour cons&#233;quence que les populations se sont maintenant install&#233;es dans des zones d&#233;sertifi&#233;es, avec des sols &#233;rod&#233;s et non labour&#233;s, sources d'eau, et avec une pauvret&#233; et une marginalisation plus grandes que celles qu'ils avaient subies &#224; l'origine ; ainsi, nous avons que les pressions vers les for&#234;ts et les zones de haute biodiversit&#233; s'accentuent avec&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Avancement de la fronti&#232;re agricole dans les municipalit&#233;s o&#249; les incitations ou les dissuasions de consacrer les terres &#224; des activit&#233;s agricoles semblent &#234;tre plus importantes que celles qui existent pour en tirer parti aux fins de la foresterie, de la production de bois ou non ; L'avancement des prairies, qui pourrait &#234;tre associ&#233; &#224; des processus entra&#238;nant des d&#233;faillances chroniques dans la r&#233;g&#233;n&#233;ration de la v&#233;g&#233;tation bois&#233;e, associ&#233; &#224; des p&#226;turages mal g&#233;r&#233;s ou &#224; la r&#233;p&#233;tition d'incendies (...) et &#224; la d&#233;sertification dans certaines municipalit&#233;s de Zacatecas et de Mixteca Poblana &#187;(Chapela, 2009, p.10).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, s'il est relativement facile de conna&#238;tre les causes imm&#233;diates des processus de d&#233;gradation des &#233;cosyst&#232;mes, il est plus compliqu&#233; de comprendre la dynamique sociale qui les cr&#233;e ; en partie parce que cela implique de prendre des responsabilit&#233;s et aussi parce que, &#233;tant donn&#233; que le probl&#232;me imm&#233;diat est de nature technique, foresti&#232;re et &#233;cologique, on suppose cependant que la solution doit &#233;galement &#234;tre de cette nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le moyen le plus direct d'atteindre ce relancement d'une strat&#233;gie de d&#233;veloppement forestier semble &#234;tre la cr&#233;ation d'espaces de coordination des actions aux niveaux local ou r&#233;gional pour l'utilisation durable &#224; long terme des ressources foresti&#232;res, par le biais de processus de d&#233;centralisation d&#233;mocratique dans le pays que le concours des divers acteurs soit recherch&#233; en faveur d'un d&#233;veloppement humain authentique, l&#233;gitime et durable (Chapela, 2009, p.16).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous voyons ainsi un probl&#232;me multidimensionnel et proposons une solution en soi tr&#232;s complexe, car elle suppose une convergence d'int&#233;r&#234;ts et une dynamique institutionnelle et communautaire, c'est-&#224;-dire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Au Mexique, la question de la gouvernance environnementale est li&#233;e &#224; celle du d&#233;veloppement social et &#233;conomique par la souverainet&#233; alimentaire et cela de mani&#232;re complexe (...) la gouvernance environnementale n&#233;cessite une analyse &#224; la fois synchronique et diachronique de la structure de la La production agricole mexicaine dans son ensemble, ainsi que la structure du monde paysan &#034;traditionnel&#034; et du monde rural autochtone. &#187;(Kleiche &amp; Waast, 2015, p.124).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;pit de tout ce qui pr&#233;c&#232;de, nous continuons &#224; nous interroger sur le sujet communautaire, ses pratiques et la situation de d&#233;gradation de l'environnement &#224; La Mixteca. Que s'est-il pass&#233; dans la vie des populations rurales et des communaut&#233;s d'origine de &#209;uu Savi qui ont &#034;oubli&#233;&#034; leurs connaissances socio&#233;cologiques et ont dilapid&#233; leur patrimoine bioculturel ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Modernisation rurale : &#233;migration et reproduction sociale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons d&#233;j&#224; appris que les processus de modernisation rurale ont transform&#233; la dynamique de la reproduction sociale dans le secteur rural au Mexique et que ces changements sont de nature h&#233;g&#233;monique, tandis que les modes de vie traditionnels et les moyens de subsistance ancestraux sont pr&#233;serv&#233;s de mani&#232;re subalterne et durable r&#233;silient (Espinosa S., 2014). &#192; La Mixteca, le cas n'est pas diff&#233;rent de celui des affaires Michoac&#225;n, Quer&#233;taro, Hidalgo ou Jalisco.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un ph&#233;nom&#232;ne fondamental est l'&#233;migration de &#209;uu Savi vers d'autres r&#233;gions du Mexique ou des &#201;tats-Unis et, partant, ou parall&#232;lement, la conformation de ce que (Meneses &amp; Angeles, 2014) appelle la n&#233;oindianit&#233;, &#224; savoir l'&#233;mergence d'un sujet. Collectif bilingue, &#224; forte mobilit&#233; migratoire, install&#233; dans des villes en dehors de La Mixteca, qui consid&#232;re l'&#233;ducation comme une alternative au d&#233;veloppement personnel et communautaire, et qui s'identifie fortement avec sa langue et sa communaut&#233; d'origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;pit de la forte charge ethnique du ventre de la famille &#209;uu Savi, ce sujet social original devient un contexte de modernisation et s'est appropri&#233; certaines valeurs et pratiques modernes, en tant que synth&#232;se. En d&#233;finitive, bien que la tradition pointe vers une certaine pratique, la modernisation dominante en implique une autre et, pour survivre, il est n&#233;cessaire de recourir aux comportements appropri&#233;s, selon le cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le mouvement des mixtecos implique &#233;galement le mouvement de leur culture, de leur langue, de leurs liens personnels et familiaux, de leur sentiment d'appartenance &#224; une communaut&#233;, qui, ensemble, deviennent des m&#233;canismes qui ont permis la reproduction sociale du groupe ethnique. &#187;(Anguiano, 1991, p.67).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, ce n'est pas une perte de sa cosmogonie holistique nature-humanit&#233;, mais dans les communaut&#233;s de La Mixteca, il y a une reformulation de son noyau culturel, qui a eu pour r&#233;sultat l'appropriation de la tendance &#224; la modernisation rurale - monocultures, m&#233;canisation agricole, exploitation for&#234;ts, &#233;levage d'activit&#233;s paysannes, etc., avec certains accents dans sa matrice culturelle, mais ayant pour but la subsistance de la famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d'autres termes, bien que l'on sache que l'exploitation foresti&#232;re immod&#233;r&#233;e et le surp&#226;turage causent des dommages &#233;cologiques qui rendront &#233;ventuellement l'activit&#233; - foresterie ou &#233;levage - non viable, l'urgence d'obtenir des ressources mon&#233;taires pour la subsistance quotidienne de la famille finit par neutraliser la conscience &#233;cologique. et le savoir traditionnel &#209;uu Savi. L'imm&#233;diatet&#233; d'assurer la survie de la famille semble &#234;tre un &#233;l&#233;ment cl&#233; du d&#233;sint&#233;r&#234;t apparent vis-&#224;-vis de la d&#233;vastation &#233;cologique &#224; La Mixteca, comme dans d'autres r&#233;gions du Mexique (Espinosa S., 2014).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la recherche de ce revenu &#233;conomique pour la survie de la famille, un ph&#233;nom&#232;ne possible est l'&#233;migration qui implique l'abandon des terres de la famille ou de leur revenu - &#233;ventuellement leur vente - permettant ainsi d'accro&#238;tre la capacit&#233; de consommation de biens et de services (Salgado , Gonz&#225;lez, Infante, M&#225;rquez, Pelcastre et Serv&#225;n, 2010) ; souvent avec le co&#251;t de souffrir de conditions de travail tr&#232;s p&#233;nibles (Gardu&#241;o, 1991).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En raison de ce qui pr&#233;c&#232;de, l'&#233;migration vers les villes - au Mexique ou aux &#201;tats-Unis - a eu un impact sur la dynamique des communaut&#233;s ethniques &#224; La Mixteca et sur la construction d'une territorialit&#233; de &#209;uu Savi dans d'autres villes, comme d&#233;crit (Gissi, 2012). pour le cas de l'Union des colons de San Miguel Teotongo dans la banlieue de Mexico. Ceci pourrait expliquer l'abandon des terres h&#233;rit&#233;es, malgr&#233; leur d&#233;gradation &#233;cologique ou peut-&#234;tre de ce fait, en raison d'un int&#233;r&#234;t croissant pour l'am&#233;lioration de leur nouveau territoire urbain et de leur recherche d'une plus grande int&#233;gration sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, les processus actuels de reproduction sociale &#224; La Mixteca ne tiennent pas seulement compte de la subsistance familiale et communautaire, mais &#233;galement du redressement de la d&#233;t&#233;rioration &#233;cologique de la r&#233;gion et de la gestion durable du territoire, comme le montrent les analyses de (Rojas, Mart&#237;nez). , Ocampo et Cruz, 2010) pour le cas des produits artisanaux et de leurs intrants sauvages, de (N&#250;&#241;ez, Fuente et Venegas, 2012) dans la conservation et la gestion bioculturelle de (Hern&#225;ndez, Franco, Villareal, Camacho et Pedraza, 2011) dans la production caprine, de (Mendoza, 2002) &#224; la gestion du b&#233;tail communal, de (Rivera &amp; Marin, 2013) pour diverses entreprises commerciales et de (Le&#243;n, 2015) dans la production de sel, entre autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme il a &#233;t&#233; possible d'analyser les cas dans d'autres r&#233;gions du Mexique, la d&#233;vastation &#233;cologique et la perturbation environnementale de certains biomes d&#233;passent de loin, en ampleur et en dimension, les processus ou projets de restauration des for&#234;ts et des sols (de Bauer, 1998) ou de toute autre nature qui pointe vers la durabilit&#233; dans les meilleurs d&#233;lais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas de La Mixteca, divers projets ont &#233;t&#233; entrepris - intervention communautaire ou recherche - pour am&#233;liorer la situation&lt;br class='autobr' /&gt;
la situation d'&#233;puisement &#233;cologique de la r&#233;gion et de r&#233;duire son impact sur la qualit&#233; de vie des familles et de leurs communaut&#233;s (tableau 1)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La(s) Mixteca(s) : una geonarrativa de las complejidades&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En definitiva, para el caso de La Mixteca, la literatura sugiere que desde la dominaci&#243;n espa&#241;ola se verifica una situaci&#243;n de crisis socioecol&#243;gica &#8211;crisis doble y simult&#225;nea-, social en tanto la estructura de dominaci&#243;n de tipo caciquil y tambi&#233;n ambiental en virtud de la forma de apropiaci&#243;n del entorno natural. Finalmente, todo un corpus cultural originario que resisti&#243; la imposici&#243;n de la cultura espa&#241;ola y que subsiste hasta hoy, inclusive bajo la forma de iconograf&#237;a o c&#243;dices (Hermann, 2009).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sin embargo, &#191;c&#243;mo es el car&#225;cter cultural que reside en esta regi&#243;n de M&#233;xico cuya solidez ha sido capaz de permanecer a&#250;n bajo la dominaci&#243;n colonial y en los tiempos de la modernizaci&#243;n del pa&#237;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cosmovisi&#243;n originaria&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dicho de manera extremadamente sencilla, en la regi&#243;n Mixteca existe una fuerte tradici&#243;n oral como medio de reproducci&#243;n cultural, de los saberes ancestrales y de las pr&#225;cticas tradicionales, lo que se ha transmitido de generaci&#243;n en generaci&#243;n mediante cuentos, leyendas e historias (L&#243;pez Castro &amp; Ru&#237;z Medrano, 2012) y que, entre otras cosas, permiti&#243; la reproducci&#243;n de la cosmovisi&#243;n originaria.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As&#237;, la fuerza cultural mixteca tiene impacto cotidiano, por ejemplo, en la configuraci&#243;n de la identidad socio&#233;tnica de profesionistas oriundos de la regi&#243;n, en donde, sean mestizos u originarios la autoadscripci&#243;n como &#209;uu Savi es m&#225;s importante que la de mexicano (Ramos, 2010).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En efecto, las representaciones sociales estudiadas en los &#209;uu Savi parecieran mostrar un s&#243;lido n&#250;cleo identitario no con la regi&#243;n sino con la etnicidad propia (Kearney, 1992). Esto redunda en que la identidad propia se construye por el origen comunitario propio y en oposici&#243;n a las comunidades circundantes, como si fuera una identidad en-conflicto, por decirlo as&#237;. Pero que, en la pr&#225;ctica, se traduce en una serie de luchas y demandas que van desde las disputas en contra de los cacicazgos y a favor de la organizaci&#243;n campesina, hasta la movilizaci&#243;n sindical del magisterio y de los trabajadores urbanos, pasando por el activismo estudiantil, la participaci&#243;n en organizaciones de izquierda y la conformaci&#243;n de colectivos populares suburbanos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En t&#233;rminos m&#225;s amplios, entonces, la cosmovisi&#243;n mixteca se encuentra impregnada en los m&#225;s rec&#243;nditos &#225;mbitos de la conformaci&#243;n del sujeto social en la regi&#243;n del mismo nombre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En el M&#233;xico prehisp&#225;nico, el riguroso registro del movimiento de los cuerpos estelares fue la base del conocimiento matem&#225;tico, en el que se sustentaba la ideolog&#237;a &#8220;religiosa&#8221; (Le&#243;n-Portilla, 1985), que serv&#237;a, a su vez, a la agricultura, la medicina (Cook, 1988), la arquitectura (Broda, 1991), la administraci&#243;n y la pol&#237;tica (Graulich, 1998) (&#8230;) Como pilar fundamental de la ideolog&#237;a &#8220;religiosa&#8221;, se encontraba la concepci&#243;n de la naturaleza como una entidad viva y sagrada, dado que de &#233;sta provienen el alimento, el refugio, el vestido, y la esencia misma de la cultura (Alarc&#243;n-Ch&#225;ires, 2003) &#187; (Hern&#225;ndez, Mariaca, V&#225;zquez, &amp; Eroza, 2009, p. 17).&lt;br class='autobr' /&gt;
Entonces, siendo una regi&#243;n altamente biodiversa, el proceso co-evolutivo entre las culturas originarias y la naturaleza, hacen de La Mixteca un territorio altamente privilegiado en t&#233;rminos bioculturales&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La conjunci&#243;n de la megadiversidad biol&#243;gica y cultural resulta en un amplio conocimiento, uso y manejo de los recursos naturales ; por ejemplo, se estima en cerca de 3,000 las especies vegetales a las que se les otorga alg&#250;n uso en Oaxaca &#187; (V&#225;zquez-D&#225;vila, 2010, p. 311).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cosmovisi&#243;n originaria y al patrimonio biocultural de los pueblos &#209;uu Savi se encuentran consignados en los saberes ancestrales y las formas tradicionales de manejo de su medioambiente. Una acci&#243;n colectiva contestataria fundamental en la regi&#243;n consiste en el reclamo de la exclusi&#243;n de tales conocimientos y pr&#225;cticas como estrategias para el manejo sustentable de los ecosistemas (Kleiche &amp; Waast, 2015).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pero si la cosmovisi&#243;n &#209;uu Savi tiene un alto contenido biocultural y socioecol&#243;gico, en sus saberes y pr&#225;cticas, &#191;c&#243;mo se ha verificado el proceso de desertificaci&#243;n de La Mixteca ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Desertificaci&#243;n y antropog&#233;nesis&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cuando se reduce la vegetaci&#243;n que crece en el suelo y que ayuda a fijarlo, aumenta la erosi&#243;n causada por la lluvia y el viento. Esto sucede con la destrucci&#243;n de los bosques, la labranza inapropiada y el pisoteo excesivo del ganado (sobrepastoreo). Ya cuando se obtiene un arrastre de la capa f&#233;rtil mayor con las lluvias intensas y en las laderas, resulta que el agua no alcanza a infiltrarse y fluye por la superficie arrastrando el poco suelo que a&#250;n queda. Luego, aparecen surcos de pocos cent&#237;metros de profundidad cuya compactaci&#243;n impide la filtraci&#243;n del agua para que se recarguen los mantos acu&#237;feros, este ha sido el fen&#243;meno en La Mixteca, en donde casi el 50% de la regi&#243;n muestra signos de erosi&#243;n moderada y grave (Valdez, Badii, &amp; Acu&#241;a, 2015).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si bien ya se anticip&#243; que durante la colonia espa&#241;ola se verific&#243; un proceso de deforestaci&#243;n en La Mixteca, no es claro c&#243;mo pudo ello resultar en &#225;reas desertificadas tan vastas, en un contexto sociocultural y cosmog&#243;nico altamente biocultural y de tal riqueza socioecol&#243;gica.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Chapela (2012) se da cuenta de la grave situaci&#243;n de los bosques en M&#233;xico, cuya numeralia no tiene caso reproducir aqu&#237;. Sin embargo, se evidencia que la deforestaci&#243;n y mal manejo de los bosques responde a una compleja red de causas y efectos en donde est&#225;n implicados los desencuentros de los diversos niveles de gobierno, la desarticulaci&#243;n de los programas de fomento al desarrollo rural, el competitivo mercado forestal, la inexperiencia de las empresas forestales, el desacierto en el manejo y comprensi&#243;n de los ecosistemas forestales, entre otros. Esto es, un cl&#250;ster de problemas con muchas aristas en donde la gesti&#243;n forestal tiene que ser abordada de manera multidimensional y en el que la concurrencia gubernamental, empresarial y comunitaria es fundamental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;No obstante, la bibliograf&#237;a apunta hacia los desaciertos de un actor relevante en la materia, el Estado (Ru&#237;z, Tamariz, Calder&#243;n, Ticante, &amp; Cruz, 1998). Principalmente porque en el af&#225;n de generar crecimiento econ&#243;mico, a trav&#233;s del fomento al desarrollo rural, en particular mediante la ganader&#237;a, se han otorgado subsidios a proyectos rurales que no contemplaban las consecuencias ambientales de la tala inmoderada del bosque, de la p&#233;rdida de la capa vegetal, del sobrepastoreo y la consecuente erosi&#243;n y p&#233;rdida de manantiales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Por su parte, las comunidades rurales, en su af&#225;n de obtener subsidios y recursos monetarios para superar su subdesarrollo, hicieron caso omiso de las implicaciones de un manejo inadecuado de su medioambiente, resultando en poblaciones ahora asentadas en &#225;reas desertificadas, con suelos erosionados y sin fuentes de agua, y con mayor pobreza y marginaci&#243;n que la que originalmente padec&#237;an ; as&#237;, tenemos que las presiones hacia los bosques y zonas de alta biodiversidad se ven acentuadas con el&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Avance de la frontera agropecuaria en municipios donde los incentivos o desincentivos para dedicar la tierra a actividades agropecuarias, parecen ser mayores a los que existen para aprovecharla con fines de producci&#243;n forestal, maderable o no maderable ; Avance de pastizales, lo cual podr&#237;a estar asociado a procesos en donde hay fallas cr&#243;nicas en la regeneraci&#243;n de la vegetaci&#243;n arbolada, asociadas a un pastoreo mal manejado o la ocurrencia recurrente de fuego (&#8230;) y Desertificaci&#243;n en algunos municipios de Zacatecas y de la Mixteca Poblana &#187; (Chapela, 2009, p. 10).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Y, mientras que es relativamente sencillo conocer las causas inmediatas de los procesos de degradaci&#243;n de los ecosistemas, m&#225;s complicado es entender las din&#225;micas sociales que las originan ; en parte porque implica asumir responsabilidades y tambi&#233;n porque, dado que el problema inmediato es de car&#225;cter t&#233;cnico-forestal-ecol&#243;gico, se supone que la soluci&#243;n tambi&#233;n debe ser de esa &#237;ndole, sin embargo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La manera m&#225;s directa de lograr este relanzamiento de una estrategia de Desarrollo Forestal, parece ser el establecimiento de espacios para la concertaci&#243;n a niveles local o regional de acciones para el aprovechamiento sostenible de largo plazo de los recursos forestales, mediante procesos de descentralizaci&#243;n democr&#225;tica en los que se busque la concurrencia de los diversos actores a favor de un desarrollo humano genuino, leg&#237;timo y sostenible (Chapela, 2009, p. 16).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De tal forma, se advierte un problema multidimensional y se propone una ruta de soluci&#243;n que es, en s&#237; misma, harto compleja porque supone concurrencia de intereses y din&#225;micas institucionales y comunitarias, esto es que&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En M&#233;xico la cuesti&#243;n de la gobernanza ambiental se relaciona con la cuesti&#243;n del desarrollo social y econ&#243;mico a trav&#233;s de la soberan&#237;a alimentaria y ello de manera compleja (&#8230;) la gobernanza ambiental necesita un an&#225;lisis a la vez sincr&#243;nico y diacr&#243;nico de la estructura de la producci&#243;n agr&#237;cola mexicana en conjunto, as&#237; como de la estructura del mundo rural &#8220;tradicional&#8221; campesino y aut&#243;ctono. &#187; (Kleiche &amp; Waast, 2015, p. 124).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A pesar de todo lo anterior, seguimos pregunt&#225;ndonos acerca de el sujeto comunitario, sus pr&#225;cticas y la situaci&#243;n de degradaci&#243;n ambiental en La Mixteca. &#191;Qu&#233; ha sucedido en la vida de las poblaciones rurales y de las comunidades originarias &#209;uu Savi que han &#8220;olvidado&#8221; sus saberes socioecol&#243;gicos y derrochado su patrimonio biocultural ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Modernizaci&#243;n rural : emigraci&#243;n y reproducci&#243;n social&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ya hemos conocido que los procesos de modernizaci&#243;n rural han venido transformado la din&#225;mica de reproducci&#243;n social en el sector rural en M&#233;xico y que dichos cambios son de car&#225;cter hegem&#243;nico, mientras que los modos de vida tradicional y medios de vida ancestral se conservan de manera subalterna y resiliente (Espinosa S., 2014). En La Mixteca, no es diferente a los casos en Michoac&#225;n, Quer&#233;taro, Hidalgo o Jalisco que hemos abordado.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un fen&#243;meno fundamental es la emigraci&#243;n &#209;uu Savi, a otras regiones de M&#233;xico o a los Estados Unidos y &#8211;por ello o paralelamente a ello, la conformaci&#243;n de lo que (Meneses &amp; Angeles, 2014) denominan neoindianidad, o sea, la emergencia de un sujeto colectivo biling&#252;e, de alta movilidad migratoria, asentados en ciudades fuera de La Mixteca, que considera a la educaci&#243;n como una alternativa de crecimiento personal y comunitario, y que se autoidentifican fuertemente con su lengua originaria y comunidad.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A pesar de la fuerte carga &#233;tnica del seno familiar &#209;uu Savi, este sujeto social originario deviene en un contexto de modernizaci&#243;n y se ha apropiado de algunos valores y pr&#225;cticas modernos, a manera de s&#237;ntesis. En &#250;ltima instancia, aunque la tradici&#243;n se&#241;ale cierta pr&#225;ctica, la modernizaci&#243;n dominante implica otra y, para subsistir, necesariamente hay que recurrir a las conductas pertinentes seg&#250;n el caso&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; el movimiento de los mixtecos supone tambi&#233;n el movimiento de su cultura, de su idioma, de sus lazos personales y familiares, de su sentimiento de pertenencia a una comunidad, que en conjunto se transforman en mecanismos que han permitido la reproducci&#243;n social del grupo &#233;tnico &#187; (Anguiano, 1991, p. 67).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;As&#237;, no es una p&#233;rdida de su cosmogon&#237;a hol&#237;stica naturaleza-humanidad, sino que en las comunidades de La Mixteca existe una reformulaci&#243;n de su n&#250;cleo cultural cuyo resultado ha sido la apropiaci&#243;n de la tendencia hacia la modernizaci&#243;n rural &#8211;monocultivos, mecanizaci&#243;n agr&#237;cola, explotaci&#243;n de bosques, ganaderizaci&#243;n de la actividad campesina, etc.-, con ciertos acentos en su matriz cultural, pero cuya finalidad es la subsistencia familiar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dicho de otro modo, aunque existe entendimiento de que la tala inmoderada y el sobrepastoreo causa estragos ecol&#243;gicos que, eventualmente, har&#225;n inviable la actividad &#8211;forestal o pecuaria-, la urgencia por obtener recursos monetarios para la subsistencia familiar cotidiana termina por neutralizar la conciencia ecol&#243;gica y los saberes tradicionales &#209;uu Savi. La inmediatez por lograr la sobrevivencia familiar parece ser pieza clave en el aparente desinter&#233;s hacia la devastaci&#243;n ecol&#243;gica en La Mixteca, como lo ha sido en otras regiones de M&#233;xico (Espinosa S., 2014).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En la b&#250;squeda de estos ingresos econ&#243;micos para la sobrevivencia familiar, un fen&#243;meno posibilitador de ello es la emigraci&#243;n que implica el abandono de las tierras familiares o su renta &#8211;eventualmente, su venta- logrando as&#237; tener mayor capacidad de consumo de bienes y servicios (Salgado, Gonz&#225;lez, Infante, M&#225;rquez, Pelcastre, &amp; Serv&#225;n, 2010) ; frecuentemente con el coste de sufrir condiciones de trabajo muy arduas (Gardu&#241;o, 1991).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Por lo anterior, la emigraci&#243;n hacia las ciudades &#8211;en M&#233;xico o en los EEUU- ha repercutido en un trastocamiento de las din&#225;micas &#233;tnico-comunitarias en La Mixteca y en la construcci&#243;n de una territorialidad &#209;uu Savi en otras ciudades como describe (Gissi, 2012) para el caso de la Uni&#243;n de colonos de San Miguel Teotongo en la periferia de la Ciudad de M&#233;xico. Lo anterior, podr&#237;a explicar el abandono de las tierras heredadas &#8211;a pesar de su situaci&#243;n de deterioro ecol&#243;gico o quiz&#225;s por ello- por un creciente inter&#233;s hacia la mejor&#237;a de su nuevo territorio urbano y su b&#250;squeda de mayor integraci&#243;n social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sin embargo, los procesos actuales de reproducci&#243;n social en La Mixteca no s&#243;lo consideran la subsistencia familiar y comunitaria, si no tambi&#233;n la recuperaci&#243;n del deterioro ecol&#243;gico de la regi&#243;n y el manejo sustentable del territorio, como se aprecia en los an&#225;lisis de (Rojas, Mart&#237;nez, Ocampo, &amp; Cruz, 2010) para el caso de las artesan&#237;as y sus insumos silvestres, de (N&#250;&#241;ez, Fuente, &amp; Venegas, 2012) en la conservaci&#243;n y manejo biocultural, de (Hern&#225;ndez, Franco, Villareal, Camacho, &amp; Pedraza, 2011) en la producci&#243;n caprina, de (Mendoza, 2002) en el manejo del ganado comunal, de (Rivera &amp; Marin, 2013) para diversos emprendimientos comerciales, y de (Le&#243;n, 2015) en la producci&#243;n de la sal, entre otros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Como se ha podido analizar para los casos en otras regiones de M&#233;xico, la devastaci&#243;n ecol&#243;gica y la disrupci&#243;n medioambiental de ciertos biomas, superan por mucho, en magnitud y dimensi&#243;n, a los procesos o proyectos de restauraci&#243;n forestal y del suelo (de Bauer, 1998) o de cualquier otra &#237;ndole que apunte hacia la sustentabilidad de forma puntual.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Para el caso de La Mixteca, se han emprendido diversos proyectos &#8211;de intervenci&#243;n comunitaria o investigaci&#243;n- para mejorar la situaci&#243;n de agotamiento ecol&#243;gico de la regi&#243;n y reducir su impacto en la calidad de vida de las familias y sus comunidades (Tabla 1).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://manuelantonioespinosa.wordpress.com/2016/07/25/las-mixtecas-una-geonarrativa-de-las-complejidades/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Source&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_12696 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/cocijo.jpg' width=&#034;415&#034; height=&#034;447&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12695 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/gif/260px-Pectoral.gif' width=&#034;260&#034; height=&#034;363&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12694 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/cultura-mixteca-22.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/cultura-mixteca-22.jpg' width=&#034;2560&#034; height=&#034;1703&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12693 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/slide-15-1024.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/slide-15-1024.jpg' width=&#034;1024&#034; height=&#034;768&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_12692 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/Pectoral.jpg' width=&#034;350&#034; height=&#034;372&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
