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	<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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	<description>Contribution au d&#233;bat sur la philosophie dialectique du mode de formation et de transformation de la mati&#232;re, de la vie, de l'homme et de la soci&#233;t&#233;. Ce site est compl&#233;mentaire de https://www.matierevolution.org/</description>
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		<title>Mati&#232;re et R&#233;volution</title>
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		<title>Les soviets en Roumanie</title>
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		<dc:date>2025-07-26T22:34:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>1917-1919</dc:subject>
		<dc:subject>Roumanie</dc:subject>
		<dc:subject>Gilets jaunes, auto-organisation, comit&#233;s de gr&#232;ve, conseils ouvriers, assembl&#233;e interprofessionnelle, soviet</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Roumtcherod et la pr&#233;paration de la R&#233;volution d'Octobre &lt;br class='autobr' /&gt;
Christian Rakovsky &lt;br class='autobr' /&gt;
Source : (&#233;crit sous le pseudonyme de Kristev) &#171; Roumtcherod v podgatovke Oktjabrsko&#239;- revolioutsii &#187; Le Roumtcherod et la pr&#233;paration de la R&#233;volution d'Octobre, Letopis' revolioutsii, n&#176; 1, janvier 1922, p. 171-183. Traduction et notes MIA. &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.marxists.org/francais/rakovsky/works/1922/01/Roumtcherod_preparation_1922.pdf &lt;br class='autobr' /&gt;
Source : &#171; Roumtcherod v podgatovke Oktjabrsko&#239;-revolioutsii &#187; (&#233;crit sous (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique117" rel="directory"&gt;14 - Livre Quatorze : PROLETAIRES SANS FRONTIERES&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot39" rel="tag"&gt;1917-1919&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot197" rel="tag"&gt;Roumanie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot300" rel="tag"&gt;Gilets jaunes, auto-organisation, comit&#233;s de gr&#232;ve, conseils ouvriers, assembl&#233;e interprofessionnelle, soviet&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le Roumtcherod et la pr&#233;paration de la R&#233;volution d'Octobre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Christian Rakovsky&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : (&#233;crit sous le pseudonyme de Kristev) &#171; Roumtcherod v podgatovke Oktjabrsko&#239;-&lt;br class='autobr' /&gt;
revolioutsii &#187; Le Roumtcherod et la pr&#233;paration de la R&#233;volution d'Octobre, Letopis'&lt;br class='autobr' /&gt;
revolioutsii, n&#176; 1, janvier 1922, p. 171-183. Traduction et notes MIA.&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;Source : &#171; Roumtcherod v podgatovke Oktjabrsko&#239;-revolioutsii &#187; (&#233;crit sous le pseudonyme de Kristev) Le Roumtcherod et la pr&#233;paration de la R&#233;volution d'Octobre, Letopis' revolioutsii, n&#176; 1, janvier 1922, p. 171-183. Traduction et notes MIA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/rakovsky/works/1922/01/Roumtcherod_preparation_1922.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/rakovsky/works/1922/01/Roumtcherod_preparation_1922.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Grande R&#233;volution prol&#233;tarienne russe a cr&#233;&#233;, au cours de son processus, un type particulier d'organisation &#8211; les Soviets &#8211; englobant les larges masses ouvri&#232;res et paysannes et constituant en m&#234;me temps un puissant moteur de sa lutte et une puissante forme positive et cr&#233;atrice de construction d'un nouvel &#201;tat et d'une nouvelle &#233;conomie. De plus, au cours de la r&#233;volution, cette forme d'organisation fut dominante au nord, au sud, &#224; l'ouest et &#224; l'est du vaste ancien empire et les masses russes, longtemps endormies, purent exprimer leur volont&#233;, concentrer leur &#233;nergie r&#233;volutionnaire et la mettre en pratique &#224; travers elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le Sud, cette forme d'organisation avait pour nom le Roumtcherod &#8211; le Comit&#233; ex&#233;cutif central du Front roumain, de la flotte de la mer Noire et de la r&#233;gion d'Odessa. L'activit&#233; du Roumtcherod, ainsi que de l'ensemble de la r&#233;volution russe, sera &#233;tudi&#233;e et clarifi&#233;e en d&#233;tail par les historiens &#224; l'avenir mais pour l'instant, je voudrais partager ici mes souvenirs sur ce Roumtcherod qui a jou&#233; un r&#244;le si d&#233;cisif dans la r&#233;volution dans le Sud du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 10 mai 1917 (1), le premier Congr&#232;s des arm&#233;es du Front roumain, de la flotte de la mer Noire et de la r&#233;gion d'Odessa se r&#233;unit dans cette derni&#232;re ville. L'&#233;crasante majorit&#233; des participants &#233;taient des soldats, suivis par des ouvriers, des marins et, enfin, un petit groupe de paysans. Les mencheviks, les socialistes-r&#233;volutionnaires et le corps des g&#233;n&#233;raux et officiers contre-r&#233;volutionnaires, devenu rose p&#226;le, occupaient une place pr&#233;pond&#233;rante au Congr&#232;s ; les bolcheviks, en tant que tels, &#233;taient presque totalement absents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re s&#233;ance du Congr&#232;s fut ouverte par le capitaine Zaroudny, qui pronon&#231;a un discours ouvertement contre-r&#233;volutionnaire, saluant les &#171; aigles de combat &#187;. Le Pr&#233;sidium du Congr&#232;s &#233;tait compos&#233; comme suit : le Pr&#233;sident ; le capitaine Zaroudny (qui d&#232;s le d&#233;but se retira de la direction active du Congr&#232;s lorsqu'il vit que le Congr&#232;s &#233;tait bien plus &#224; gauche que lui) ; des socialistes-r&#233;volutionnaires (le sieur Kipanidz&#233;, qui dirigea en fait le Congr&#232;s tout du long) ; des mench&#233;viks (Landa, Mose&#239;enko), et le camarade Starostine, un ouvrier d'Odessa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un c&#244;t&#233;, la masse des soldats extr&#234;mement r&#233;volutionnaire, de l'autre, une intelligentsia d&#233;mocratique divis&#233;e en deux p&#244;les, les socialistes-r&#233;volutionnaires et les social-d&#233;mocrates, et enfin le groupe des officiers nobles. La masse grise, &#224; peine &#233;veill&#233;e, des soldats-paysans, tomba naturellement tout de suite sous l'influence de la phras&#233;ologie r&#233;volutionnaire path&#233;tique et color&#233;e de la premi&#232;re fraction, mais sentit instinctivement l'inclination &#224; droite de la fraction des officiers. Le groupe des ouvriers, dirig&#233; par N. N. Mandelstam, &#233;tait noy&#233; dans la masse des soldats, mais il joua n&#233;anmoins un r&#244;le &#233;norme du point de vue id&#233;ologique, r&#244;le qui s'est en fait r&#233;v&#233;l&#233; h&#233;g&#233;monique, bien qu'avec des yeux qui commen&#231;aient &#224; peine &#224; voir clairement, tout en discernant correctement le cours ult&#233;rieur de la r&#233;volution et son essence. Les paysans &#233;taient peu nombreux et leurs interventions se concentraient bien entendu sur la terre, ne se souciant gu&#232;re d'autre chose. Les marins, qui &#233;taient extr&#234;mement z&#233;l&#233;s et profond&#233;ment r&#233;volutionnaires, tomb&#232;rent &#233;galement sous l'influence de l'intelligentsia, s'inclinant involontairement bien su&amp;r &#224; la fois vers la gauche &#171; en paroles &#187; et vers la droite incarn&#233;e par Zaroudny.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Telle &#233;tait le tableau du premier parlement ouvrier et paysan du Sud et il correspondait fid&#232;lement &#224; la r&#233;alit&#233; d'alors, refl&#233;tant l'&#233;tat d'esprit des masses de soldats-paysans, de marins et d'ouvriers nouvellement &#233;veill&#233;es, leurs espoirs instinctifs, leurs aspirations et leurs souhaits. En un mot, le Congr&#232;s &#233;tait un r&#233;servoir d'&#233;nergie r&#233;volutionnaire &#233;norme et inexploit&#233;e, et par son ampleur, cette &#233;nergie &#233;tait tout &#224; fait &#224; la mesure de l'immense th&#233;&#226;tre d'Odessa, o&#249; il s'est r&#233;uni jusqu'au 28 mai. Il aura fallu 18 jours pour que l'intelligentsia socialiste en ait assez de parler et de d&#233;penser en palabres cette &#233;nergie accumul&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les leitmotivs du Congr&#232;s &#233;tait naturellement : &#171; La guerre jusqu'&#224; la victoire ! &#187; et &#171; Soutien au gouvernement provisoire &#187;, c'est-&#224;-dire au gouvernement de coalition bourgeois. Autrement dit, &#171; de compromis &#187;, le &#171; social-patriotisme &#187; et des phrases ronflantes &#224; n'en plus finir. Le Congr&#232;s atteignit son apog&#233;e, son &#233;clat le plus th&#233;&#226;tral qui rappelait les temps chevaleresques, dans le discours prononc&#233; par Kerensky, qui se pr&#233;senta devant lui dans la pose de Napol&#233;on ou de Jules C&#233;sar, accompagn&#233; de bouquets de fleurs et d'un ch&#339;ur de femmes chantant &#171; Gloire ! &#187; &#8211; apr&#232;s tout, nous &#233;tions dans un Op&#233;ra. Ce discours de Kerensky, comme tous les autres, fut cr&#233;pitant, grandiloquent, fanfaron, marqu&#233; d'un pathos hyst&#233;rico-dramatique et il ne parla bien su&amp;r que d'une seule chose : la poursuite de la guerre jusqu'&#224; sa fin victorieuse, l'accord avec la bourgeoisie et des menaces voil&#233;es contre la pr&#233;tention des ouvriers &#224; prendre le pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kerensky et son discours &#233;taient &#233;videmment destin&#233;s &#224; faire, et firent effectivement, une &#233;norme impression sur le Congr&#232;s. Le Congr&#232;s, qui vivait &#224; peine l'aube de la R&#233;volution, ses premi&#232;res sensations du d&#233;but &#224; la fois fortes et douces, avec ses espoirs confus, son apparente unanimit&#233;, ses contradictions de classe encore obscurcies, ne pouvait accueillir autrement alors le &#171; socialiste &#187; Kerensky.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bolchevisme et la r&#233;volution socialiste &#233;taient-ils repr&#233;sent&#233;s au Congr&#232;s ? Sans aucun doute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, ils ne l'&#233;taient pas dans des proportions importantes, mais ils &#233;taient l&#224;, ce qui est d'ailleurs tout &#224; fait naturel. &#201;n t&#233;moigne le discours prononc&#233; au Congr&#232;s par le camarade bolchevik Voronsky, qui eut le courage de lancer aux masses r&#233;volutionnaires mais hostiles ces mots d'ordre : &#171; Tout le pouvoir aux Soviets ! &#187;, &#171; Armistice sur tous les fronts ! &#187; ; puissants slogans qui furent mis en pratique par la suite. Mais comme il semblait alors &#171; petit &#187;, je dirais m&#234;me path&#233;tique, quand il a d&#251; au milieu des cris et du bruit, lancer avec un courage d&#233;sesp&#233;r&#233; ces mots d'ordre dans l'atmosph&#232;re surchauff&#233;e du Congr&#232;s !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre le camarade Voronsky, il y eut aussi des discours d'anarchistes avec des mots d'ordre en faveur de la r&#233;volution sociale, mais ils &#233;taient de nature vague, ind&#233;finie et furent &#233;galement vite oubli&#233;s par le Congr&#232;s. Il y a eu aussi des discours de la droite, qui &#233;taient de nature extr&#234;mement dissimul&#233;e et floue. Tel fut le discours du colonel Verkhovsky, futur ministre de la Guerre, avec des menaces voil&#233;es contre la r&#233;volution et les partis extr&#233;mistes, camoufl&#233;es par une certaine phras&#233;ologie car il n'&#233;tait pas encore temps de r&#233;v&#233;ler dans toute leur ampleur les contradictions de classe d&#233;clench&#233;es par la grandiose lutte r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; le fait que le bolchevisme et la r&#233;volution socialiste occupaient au Congr&#232;s une place encore insignifiante, modeste, &#224; peine perceptible, le Congr&#232;s recelait en lui-m&#234;me, dans sa masse de paysans et d'ouvriers, une haine de classe colossale contre les propri&#233;taires fonciers, les capitalistes et leurs acolytes, les partis politiques et le syst&#232;me d'&#201;tat bourgeois. D'autre part, il y avait aussi l'influence de classe du groupe des ouvriers. La combinaison de ces deux facteurs a fait du Roumtcherod &#233;lu au Congr&#232;s, en d&#233;pit de sa direction quasi-exclusivement menchevik-socialist&#233;r&#233;volutionnaire, un v&#233;ritable organe r&#233;volutionnaire dans les conditions d'alors de notre r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au congr&#232;s furent &#233;labor&#233;es des formes d'organisation du travail du futur Comit&#233; ex&#233;cutif central qui, pour la premi&#232;re fois dans la r&#233;volution russe, pr&#233;sentaient exactement les m&#234;mes formes d'organisation des futurs Comit&#233;s ex&#233;cutifs bolch&#233;viks des Soviets, qui sont &#224; la fois le pouvoir l&#233;gislatif et ex&#233;cutif. Les formes d'organisation et les statuts de Roumtcherod furent &#233;labor&#233;s avec la participation active du camarade Mandelstam, menchevik-internationaliste &#224; l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Comit&#233; ex&#233;cutif central, le Roumtcherod, devait comporter, et comporta effectivement, les sections suivantes : ravitaillement, organisation, culture et instruction, arm&#233;e, foncier, m&#233;decine et sant&#233;, transports, communications, finances et comptabilit&#233;. Ainsi, presque toutes les sections des futurs Comit&#233;s ex&#233;cutifs bolcheviks &#233;taient d&#233;j&#224; pr&#233;sentes au sein du Roumtcherod menchevik-S.R. ; les chefs des sections constituaient le Bureau ex&#233;cutif, tandis que le pr&#233;sidium dirigeait les s&#233;ances du Comit&#233; ex&#233;cutif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le Congr&#232;s menchevik-S.R. et le Roumtcherod, en raison des conditions objectives de notre r&#233;volution, ont d&#251; construire leur travail pratique en d&#233;pit de leurs palabres et de leur propre politique, sur le mod&#232;le des Soviets bolcheviks, et cela d&#232;s le d&#233;but de la r&#233;volution. Toute leur rh&#233;torique et agitation politique se sont r&#233;v&#233;l&#233;es inutiles et d&#233;pass&#233;es, balay&#233;es par la n&#233;cessit&#233; r&#233;volutionnaire imp&#233;rieuse de la r&#233;alit&#233; russe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La composition du premier Roumtcherod correspondait pleinement &#224; celle du Congr&#232;s : la majorit&#233; &#233;tait compos&#233;e de socialistes-r&#233;volutionnaires [S-R], de sociaux-d&#233;mocrates mencheviks et d'internationalistes, avec un petit groupe de sans parti, puis un groupe &#171; ukrainien &#187; incluant des sociaux-d&#233;mocrates, des S.R et m&#234;me un anarcho-syndicaliste (Touz) ; il n'y avait que trois bolcheviks, presque entr&#233;s en contrebande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les socialistes-r&#233;volutionnaires, dirig&#233;s par Bre&#239;-man, un avocat, et Kipanidz&#233;, futur ministre g&#233;orgien, n'ont pas jou&#233; un r&#244;le h&#233;g&#233;monique et ont partag&#233; le pouvoir avec les sociaux-d&#233;mocrates, parmi lesquels les internationalistes, dirig&#233;s par le camarade Mandelstam, jouaient un grand r&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les socialistes-r&#233;volutionnaire, l'aile gauche &#233;tait repr&#233;sent&#233;e par Zmojny Lissovsky et Avramenko.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, tous les courants de la r&#233;volution russe &#233;taient repr&#233;sent&#233;s dans le premier Roumtcherod, avec une forte aile droite, un centre et une aile gauche extr&#234;mement faible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il pouvait sembler alors que le Roumtcherod, avec une telle composition, serait une copie des autres Soviets et Comit&#233;s ex&#233;cutifs mencheviks-S-R. Mais les conditions objectives de notre r&#233;volution, l'&#233;loignement de Petrograd et les exigences de la r&#233;alit&#233; imm&#233;diate firent du Roumtcherod ce que ces m&#234;mes conditions avaient fait du Congr&#232;s qui l'avait mis sur pieds. Le Roumtcherod devint un pouvoir de facto, tant pour le Front roumain que pour la r&#233;gion d'Odessa, qui comprenait trois gouvernements : Kherson, Bessarabie et Tauride. Un pouvoir dot&#233; d'une immense autorit&#233;, reconnu par le gouvernement provisoire, les g&#233;n&#233;raux, les ouvriers et les paysans, et que ni Kerensky, ni les fr&#233;quents d&#233;placements des socialistes-r&#233;volutionnaires et des mencheviks locaux &#224; Petrograd, ni les visites des leaders mencheviks et S-R venant de Petrograd ne purent d&#233;truire. Kerensky, contraint progressivement par le cours de la r&#233;volution &#224; d&#233;voiler ses cartes, proposa dans un t&#233;l&#233;gramme secret au g&#233;n&#233;ral &#201;belov de surveiller &#233;troitement le Roumtcherod, qualifi&#233; par lui de &#171; nid bolchevique &#187;. Ce m&#234;me t&#233;l&#233;gramme secret fut transmis au Roumtcherod par le g&#233;n&#233;ral Marks. C'est l&#224; toute l'ironie de l'histoire et de notre r&#233;volution qui a fait que Kerensky dut qualifier le Roumtcherod S-R.-menchevik, de &#171; nid bolchevique &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sections du Roumtcherod ont men&#233; un travail pratique colossal, exig&#233; par le Front et Odessa, un travail similaire &#224; celui des Comit&#233;s ex&#233;cutifs locaux d'aujourd'hui. Naturellement, malgr&#233; la pr&#233;sence des commissaires de Kerensky sur le Front et dans la r&#233;gion d'Odessa, et m&#234;me contre eux, le Roumtcherod, faute de centre directeur, fut contraint d'agir ind&#233;pendamment de Petrograd. Dans son travail, le Roumtcherod suivait les imp&#233;ratifs du Front et de la r&#233;gion. Seule la flotte de la mer Noire, en phase avec les tendances g&#233;n&#233;rales de notre r&#233;volution, agissait de mani&#232;re autonome, mais lors des moments d&#233;cisifs, elle s'alignait sur le Roumtcherod.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bolchevisme, au d&#233;but de la r&#233;volution &#224; Odessa et dans la r&#233;gion, &#233;tait faiblement d&#233;velopp&#233;. Le Comit&#233; d'Odessa avait peu d'influence sur les &#233;v&#233;nements et sur les masses de soldats et d'ouvriers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seul le progr&#232;s spontan&#233; de la r&#233;volution, apr&#232;s l'aventure de Kornilov, poussa les masses ouvri&#232;res et soldatesques vers la gauche, sur la voie du bolchevisme et de la r&#233;volution socialiste, influen&#231;ant &#224; leur tour les masses d'Odessa en les poussant elles aussi vers les bolcheviks. Le Comit&#233; d'Odessa, qui ne s'&#233;tait d&#233;tach&#233; des mencheviks qu'en juin, n'eut plus qu'&#224; insuffler conscience et organisation aux masses d&#233;j&#224; acquises au bolchevisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les efforts de Mandelstam, la majorit&#233; du Roumtcherod glissa encore plus &#224; droite dans sa ligne politique, poursuivant son travail avec moins d'ampleur et adoptant une position ind&#233;cise et attentiste. Les Ukrainiens se d&#233;marqu&#232;rent &#233;galement &#224; ce moment-l&#224; en adoptant une position &#171; pro-ukrainienne &#187; plus prononc&#233;e et accumulant des forces &#224; Odessa et sur le front. Le bolchevisme se d&#233;veloppa lui aussi tout particuli&#232;rement &#224; Odessa et sur le front et, au moment de la r&#233;volution d'octobre, le Roumtcherod incarnait une force amorphe et ind&#233;finie. Aux premi&#232;res nouvelles du coup d'&#201;tat &#224; Petrograd, il fut d&#233;sorient&#233; et ne sut comment r&#233;agir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des s&#233;ances pl&#233;ni&#232;res interminables eurent lieu, parfois durant deux ou trois jours. C'est l&#224; que se manifesta avec &#233;clat la contradiction entre le cours objectif de la r&#233;volution et la composition du Roumtcherod.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s de longs d&#233;bats, le groupe de gauche, apr&#232;s le rejet d'une r&#233;solution saluant le coup d'&#201;tat, fit adopter une r&#233;solution o&#249; le Roumtcherod, sans condamner ni approuver le coup, refusait d'aider Kerensky avec les troupes du Front roumain. Les S-R de droite exig&#232;rent cat&#233;goriquement le retrait de troupes du front pour les envoyer &#224; Kerensky. Les sociaux-d&#233;mocrates de droite prirent la m&#234;me position, mais le centre, dirig&#233; par le camarade Mandelstam, soutenu par le groupe de gauche, rejeta cette demande par trois voix. Le Roumtcherod ne prit donc aucune mesure pour aider Kerensky. A la question du pr&#233;sident du comit&#233; de l'arm&#233;e, le camarade P&#233;r&#233;krestov, demandant s'il fallait envoyer des troupes, il fut r&#233;pondu : ne pas retirer de troupes des fronts, ne pas les envoyer &#224; Petrograd et attendre les instructions du Roumtcherod.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais lorsque la droite vit que, malgr&#233; sa majorit&#233;, elle avait perdu sur une question aussi cruciale, elle invoqua la discipline de parti et collecta des signatures en faveur d'une r&#233;solution condamnant le coup d'&#201;tat. Apr&#232;s l'avoir adopt&#233;e lors d'une nouvelle s&#233;ance pl&#233;ni&#232;re, malgr&#233; l'opposition acharn&#233;e du centre et de la gauche, elle se r&#233;habilita ainsi &#224; ses propres yeux comme S-R et mencheviks orthodoxes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il &#233;tait trop tard. A Petrograd, le prol&#233;tariat l'emporta. La premi&#232;re r&#233;solution avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; publi&#233;e dans l'organe du Roumtcherod. Le temps passa, et la r&#233;solution de droite n'eut aucun effet pratique, si ce n'est de pr&#233;cipiter la d&#233;composition du Roumtcherod.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s cela, le Roumtcherod cessa d'exister politiquement. Les &#233;v&#233;nements se d&#233;velopp&#232;rent sans lui, la r&#233;volution dans le Sud et sur le Front prenant son envol. Jusqu'au deuxi&#232;me Congr&#232;s, le Roumtcherod se contenta d'observer les choses passivement, tout en poursuivant son travail pratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel fut le r&#244;le du groupe de gauche dans le premier Roumtcherod ? Nous avons tent&#233; de tirer le Roumtcherod vers la gauche et de l'emp&#234;cher de nuire &#224; la r&#233;volution, en tirant profit des luttes entre ses factions, et nous y sommes parvenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, la r&#233;volution progressait. Des soul&#232;vements spontan&#233;s des masses ouvri&#232;res et des soldats se produisirent, la rue devint un acteur central. On sentait que les forces agissant dans l'ombre devaient t&#244;t ou tard jaillir au grand jour et r&#233;gler leur diff&#233;rend par une lutte r&#233;volutionnaire ouverte, les armes &#224; la main. Bref, l'&#171; Octobre d'Odessa &#187; approchait, bien qu'il d&#251;t survenir plus tard. D&#233;but d&#233;cembre, un affrontement entre la Garde rouge et les partisans de la Rada centrale ukrainienne se solda par un match nul : les Ukrainiens &#233;taient plus forts, mais ne purent prendre le pouvoir. Le Roumtcherod, disposant d'une unit&#233; militaire, adopta une position conciliatrice et emp&#234;cha par son autorit&#233; la prise de pouvoir par les Ukrainiens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fallut convoquer un deuxi&#232;me Congr&#232;s pour r&#233;&#233;lire un nouveau Roumtcherod. Une commission fut cr&#233;&#233;e, dont je fis partie. Les autres membres refus&#232;rent de travailler &#224; l'organisation du Congr&#232;s, devinant qu'il serait majoritairement bolchevik. Je dus assumer seul l'organisation de ce Congr&#232;s, qui r&#233;unit environ 1.500 d&#233;l&#233;gu&#233;s (2). Le Roumtcherod ne fit rien pour me faciliter la t&#226;che ; au contraire, il tenta de la saboter avec les autorit&#233;s d'Odessa. Mais le Congr&#232;s eut lieu malgr&#233; tout, et dans un grand &#233;lan d'enthousiasme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au deuxi&#232;me Congr&#232;s, la majorit&#233; des d&#233;l&#233;gu&#233;s &#233;taient bolcheviks et S-R de gauche, mais il y avait &#233;galement un fort groupe ukrainien. Les S-R de droite et les mencheviks &#233;taient en minorit&#233;. La Rada ukrainienne (3), disposant alors d'une grande puissance militaire, aurait pu disperser le Congr&#232;s et s'emparer d'Odessa, mais elle n'osa pas agir ouvertement, sachant que le front &#233;tait avec nous et que les ouvriers d'Odessa nous soutenaient. Cela nous permit d'organiser les forces r&#233;volutionnaires et d'affronter la Rada au moment opportun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le camarade Volodarsky, venu de Petrograd, joua un r&#244;le d&#233;cisif. Lors d'une r&#233;union restreinte, il demanda pourquoi le pouvoir n'avait pas encore &#233;t&#233; pris &#224; Odessa. Le camarade Youdovsky r&#233;pondit qu'il n'y avait pas de &#171; vrais bolcheviks &#187; &#224; Odessa. Mais ni Volodarsky ni Youdovsky n'avaient raison : les conditions objectives, tant sur le front qu'&#224; Odessa, n'&#233;taient jusque l&#224; pas encore m&#251;res pour la prise du pouvoir, car Odessa avait rejoint la r&#233;volution plus tardivement, dans un contexte diff&#233;rent du Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avions face &#224; nous un prol&#233;tariat d'Odessa et des marins qui commen&#231;ant seulement &#224; se lib&#233;rer des illusions droiti&#232;res, ainsi qu'un front o&#249; de vastes arm&#233;es ne savaient que faire : combattre les Allemands ? Les Roumains ? Leurs propres g&#233;n&#233;raux ? Ou bien les Ukrainiens (qui cherchaient une d&#233;mobilisation spontan&#233;e, emp&#234;ch&#233;e par les Roumains et les g&#233;n&#233;raux) ? Malgr&#233; tout, la question du pouvoir fut ouvertement pos&#233;e par Volodarsky au Congr&#232;s et celui-ci adopta r&#233;solument les mots d'ordre de la r&#233;volution d'Octobre en proclamant le Roumtcherod seul pouvoir sur le Front et dans la r&#233;gion d'Odessa. Il n'y avait en r&#233;alit&#233; &#224; ce moment-l&#224; plus d'autre autorit&#233; aussi solide, seulement une lutte pour le pouvoir, encore ind&#233;cise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau Roumtcherod prit imm&#233;diatement une position combative, travaillant dans deux directions : poursuivre le travail pratique du premier Roumtcherod et pr&#233;parer la prise du pouvoir &#224; Odessa en &#233;liminant les obstacles devant lui, comme l'&#233;tat-major du district et la Rada ukrainienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les anciennes sections du Roumtcherod furent rapidement r&#233;activ&#233;es, cette fois avec des forces nouvelles. La r&#233;volution r&#233;v&#233;la avec une force prodigieuse les potentialit&#233;s des masses paysannes et ouvri&#232;res : les soldats, membres du Roumtcherod, s'attel&#232;rent imm&#233;diatement au nouveau travail. Le Roumtcherod bolchevik relan&#231;a tout le travail abandonn&#233; par les mencheviks et les S-R, et la machine fonctionna &#224; plein r&#233;gime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Odessa, le processus r&#233;volutionnaire grandissait dans les masses ouvri&#232;res et chez les marins, exigeant organisation et direction. Nous n'e&#251;mes qu'&#224; prendre les r&#234;nes du mouvement. Un comit&#233; militaire r&#233;volutionnaire fut cr&#233;&#233;, pr&#233;sid&#233; par le camarade Youdovsky, pr&#233;sident du Roumtcherod, incluant bolcheviks et S-R de gauche. Ce comit&#233; mena d'abord une agitation parmi les Ha&#239;-damaks (4) de la Rada ukrainienne, pr&#233;sents &#224; Odessa au nombre de 10.000, bien arm&#233;s et formant une arm&#233;e r&#233;guli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un d&#233;partement frontalier fut &#233;tabli &#224; Kichinev [Chi&#537;in&#259;u] pour guider les arm&#233;es du front et les soustraire aux attaques roumaines, qui bloquaient leur retour en Russie en retenant leurs armes et leurs &#233;quipements, aid&#233;s en cela par les Ukrainiens et les g&#233;n&#233;raux blancs, dont Chtcherbatchev. D&#233;j&#224; alors on pouvait constater que les g&#233;n&#233;raux blancs pr&#233;f&#233;raient vendre le patrimoine national &#224; l'&#233;tranger plut&#244;t que de le laisser au peuple insurg&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la 4e arm&#233;e, le pouvoir fut bri&#232;vement pris par les bolcheviks dirig&#233;s par Kondourachkine, avant d'&#234;tre perdu apr&#232;s son arrestation par les Ha&#239;-damaks et les Roumains. Le comit&#233; bolchevik du Front, &#233;lu &#224; Kichinev, tenta de prendre le pouvoir &#224; IasTi, mais fut arr&#234;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les arm&#233;es, livr&#233;es &#224; elles-m&#234;mes, cherchaient &#224; quitter la Roumanie. Il fallait les &#233;vacuer avec le moins de pertes possible et sauver leur mat&#233;riel, tout en les disposant sur la ligne du Danube et du Prut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour tout ce travail, un d&#233;partement de front fut envoy&#233; &#224; Kichinev, qui devait bient&#244;t devenir un v&#233;ritable quartier g&#233;n&#233;ral de campagne dans la lutte contre les Roumains en Bessarabie, qui lan&#231;aient une offensive sur toute la ligne du Prut, en direction de Kichinev et du Dniestr. &#201;n Bessarabie, o&#249; un congr&#232;s des Soviets avait d&#233;j&#224; adopt&#233; en septembre la r&#233;solution &#171; Tout le pouvoir aux soviets ! &#187;, nous d&#251;mes affronter le Sfatul Ts&#233;ri5, corrompu et attentiste, jusqu'&#224; l'arriv&#233;e des Roumains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des directives furent &#233;galement donn&#233;es au d&#233;partement du front pour concentrer les troupes pr&#232;s de Kichinev et Odessa, afin de disposer d'une force militaire contre les Ha&#239;-damaks et les troupes majoritairement ukrainiennes favorables &#224; la Rada. Dans le m&#234;me temps, une force militaire &#233;tait en train d'&#234;tre cr&#233;&#233;e &#224; Odessa pour la lutte &#224; venir pour le pouvoir. AM Odessa, des navires de la flotte de la mer Noire (Rostislav, Sinop, Almaz) &#233;taient de notre c&#244;t&#233;. Le croiseur Pamyat Merkuria quant &#224; lui arbora le drapeau jaune et bleu et rejoignit la Rada.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ouvriers d'Odessa re&#231;urent 2.000 fusils par l'interm&#233;diaire des comit&#233;s d'usine. La Garde rouge, bien que peu nombreuse, attendait son heure sous la direction du camarade Tchijikov. La population d'Odessa dans son ensemble, de la bourgeoisie aux ouvriers, ha&#239;-ssait la Rada ukrainienne. Le moment de l'affrontement approchait, mais le pr&#233;sidium du Roumtcherod retenait les masses, attendant que le fruit m&#251;r tombe de lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du 23 d&#233;cembre 1917 au 13 janvier 1918, le Roumtcherod bolchevik pr&#233;para &#224; la fois l'insurrection &#224; Odessa et l'&#233;vacuation des troupes de Roumanie. Les Bulgares du sud de la Bessarabie vinrent chercher des armes au Roumtcherod. Les Moldaves, dans leur grande majorit&#233;, &#233;taient &#233;galement pour le pouvoir des Soviets, pour les bolcheviks, contre le Sfatul-Tseri et la Roumanie, r&#233;alisant qu'ils ne pourraient obtenir les terres des propri&#233;taires terriens que sous le r&#233;gime des Soviets. Le comit&#233; bolchevik de Kichinev, constitu&#233; avant les &#233;lections &#224; l'Assembl&#233;e constituante, travailla efficacement parmi les masses juives de cette ville, tandis que les Russes et les Ukrainiens de Bessarabie soutenaient la r&#233;volution russe. Les troupes stationn&#233;es en Bessarabie ont accompli un travail &#233;norme de conscientisation en impliquant la population arri&#233;r&#233;e de Bessarabie dans le processus de la r&#233;volution socialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Telle &#233;tait la situation avant le coup d'&#201;tat r&#233;volutionnaire &#224; Odessa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la nuit du 13 janvier, le pr&#233;sidium du Roumtcherod autorisa le Comit&#233; militaire r&#233;volutionnaire (Revkom) &#224; prendre le pouvoir, &#224; l'insu du Soviet d'Odessa et du Roumtcherod lui-m&#234;me. Tchekhovsko&#239;, envoy&#233; par la Rada, se rendit au Roumtcherod pour lui proposer de conclure un accord de partage du pouvoir. Il lui fut r&#233;pondu qu'une r&#233;union commune pourrait &#234;tre organis&#233;e le lendemain, mais tant Tchekhovsko&#239;- que la Rada savaient que les &#233;v&#233;nements d&#233;cisifs &#233;taient imminents et qu'aucun accord n'&#233;tait plus possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la nuit du 14 janvier, les d&#233;tachements du Revkom occup&#232;rent sans violence les institutions, les arsenaux d'Odessa, la centrale t&#233;l&#233;graphique, etc. La Rada &#233;vacua le Club anglais qu'elle occupait et d&#233;pla&#231;a son quartier g&#233;n&#233;ral. Le colonel Poplavko, chef militaire du district, avait d&#233;j&#224; fui &#224; Kiev.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucune goutte de sang ne fut vers&#233;e lors de la prise de ces &#233;difices. C'est ainsi que le Roumtcherod occupa le pouvoir &#224; Odessa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, la Rada, disposant de forces arm&#233;es, refusa de c&#233;der sans combat. Le 14 janvier, elle lan&#231;a un ultimatum : rendre les institutions ou combattre. Le 15 janvier, les hostilit&#233;s commenc&#232;rent, confirmant que les classes poss&#233;dantes n'abandonnent jamais volontairement le pouvoir et forcent les ouvriers &#224; prendre les armes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un combat in&#233;gal opposa les marins et les ouvriers du Revkom face aux 10.000 Ha&#239;-damaks de la Rada, bien &#233;quip&#233;s en artillerie et en autos blind&#233;es. Odessa fut bombard&#233;e par l'artillerie des navires de guerre. Mais les masses ouvri&#232;res, bien plus motiv&#233;es que leurs adversaires par la justesse de leur cause, l'emport&#232;rent apr&#232;s trois jours de combat. Les Ha&#239;-damaks capitul&#232;rent, la Rada s'&#233;vanouit. C'est bien le prol&#233;tariat d'Odessa qui d&#233;cida du sort de la bataille et non l'artillerie navale ou la petite force militaire des marins et du d&#233;tachement de soldats qui ne d&#233;passait pas les 500 hommes. C'est lui qui conquit le pouvoir et son &#171; Octobre &#187; par le sang.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le prol&#233;tariat d'Odessa, malgr&#233; ses h&#233;sitations avant et apr&#232;s ces &#233;v&#233;nements, s'est montr&#233; digne et capable de commencer sa dure r&#233;volution qui se d&#233;roulait dans des conditions infiniment difficiles. A plusieurs reprises par la suite, le prol&#233;tariat d'Odessa, sous l'influence de ces conditions des plus dures, a h&#233;sit&#233; d'un parti &#224; l'autre, a vu diff&#233;rentes autorit&#233;s au pouvoir, mais au cours des batailles de janvier 1918, il a r&#233;v&#233;l&#233; son v&#233;ritable visage prol&#233;tarien. La victoire de janvier 1918 fut v&#233;ritablement l'&#339;uvre du prol&#233;tariat d'Odessa, et non celle d'un parti ou de tel ou tel groupe particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la victoire des ouvriers, le pouvoir passa enti&#232;rement au Roumtcherod &#224; Odessa et dans sa r&#233;gion. La population de Bessarabie le soutint, combattant aux c&#244;t&#233;s des arm&#233;es et reculant pied &#224; pied avec elles sous la pression des Roumains et des Ha&#239;-damaks vers le Dniestr. Des villages entiers r&#233;sist&#232;rent par les armes jusqu'&#224; leur compl&#232;te destruction par l'artillerie roumaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos troupes de Kichinev, attaqu&#233;es par les Roumains et les bandes Ha&#239;-damaks dirig&#233;es par des g&#233;n&#233;raux russes, les repouss&#232;rent &#224; plusieurs reprises avec la participation de la toute la population, mais notre d&#233;partement du front et nos troupes durent finalement se retirer vers le Dniestr &#224; la mi-janvier. Les 10e et 8e arm&#233;es &#233;vacu&#232;rent la Roumanie sans trop de pertes, tandis que les 4e et 6e abandonn&#232;rent presque tout leur mat&#233;riel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prise du pouvoir et le repli sur le Dniestr, marqu&#232;rent le d&#233;but d'une nouvelle p&#233;riode dans l'activit&#233; du Roumtcherod. Un Sovnarkom (Conseil des commissaires du peuple) r&#233;gional fut cr&#233;&#233;. Les sections du Roumtcherod devinrent des commissariats de la r&#233;gion d'Odessa. Le camarade Youdovsky pr&#233;sida &#224; la fois le Roumtcherod et le Sovnarkom. Le Roumtcherod devint un Comit&#233; ex&#233;cutif r&#233;gional, structur&#233; comme les actuels Comit&#233;s ex&#233;cutifs. Le Soviet d'Odessa, qui n'avait pas jou&#233; un r&#244;le majeur auparavant, continua &#224; occuper une place marginale, bien qu'il y ait eu des tentatives, &#224; chaque fois infructueuses, d'unifier le travail de son pr&#233;sidium avec celui du Roumtcherod.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les premi&#232;res mesures du Roumtcherod apr&#232;s la prise du pouvoir figurait la lutte contre les pogroms et les ex&#233;cutions de bourgeois. Des &#233;l&#233;ments obscurs tentaient d'&#233;veiller la soif de sang et de semer l'anarchie parmi les marins, mais le Roumtcherod emp&#234;cha les massacres. L'ordre r&#233;gnait &#224; Odessa de mani&#232;re exemplaire, grandement facilit&#233; par l'&#233;tat de si&#232;ge et l'&#233;limination des voleurs et des bandits par le camarade Gouriev. Les usines pass&#232;rent sous contr&#244;le ouvrier, le transport, les banques, les communications et le ravitaillement furent r&#233;organis&#233;s. Le travail administratif, h&#233;rit&#233; du premier Roumtcherod, se poursuivit sans heurts entre les mains du second Roumtcherod, puis du Sovnarkom et de ses diff&#233;rents commissariats de la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi un Sovnarkom &#224; Odessa ? Tout simplement parce que Petrograd &#233;tait loin, les liaisons irr&#233;guli&#232;res, Kiev &#233;tait sous la Rada, Kharkov sous le Comit&#233; ex&#233;cutif central (TsIK) des Soviets ukrainiens avec lequel il n'y avait pas non plus de liaison r&#233;guli&#232;re, et enfin, parce qu'Odessa se consid&#233;rait comme faisant partie de la Russie et non de l'Ukraine : par sa composition cosmopolite, elle &#233;tait moins encline au chauvinisme ukrainien. Naturellement, dans de telles conditions, il &#233;tait n&#233;cessaire d'organiser un gouvernement r&#233;gional, comme cela fut le cas dans d'autres r&#233;gions. Comme ailleurs, le cours m&#234;me de la r&#233;volution l'exigeait &#224; l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'attention principale du Roumtcherod ne pouvait se concentrer sur le travail cr&#233;atif et &#233;conomique. Les &#233;v&#233;nements se d&#233;roulaient &#224; une vitesse vertigineuse, il n'y avait pas de temps pour penser &#224; la cr&#233;ativit&#233;, il fallait d&#233;fendre la r&#233;volution par des moyens purement militaires, et les principaux efforts de Roumtcherod et du Conseil des commissaires du peuple furent dirig&#233;s vers l'organisation de la d&#233;fense militaire et sur la politique &#233;trang&#232;re, &#233;troitement li&#233;e &#224; la premi&#232;re t&#226;che.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tel est le sort de notre r&#233;volution qu'elle ne peut faire un seul pas sans se heurter &#224; la politique &#233;trang&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux questions occup&#232;rent toute l'attention en f&#233;vrier et mars 1918 et lorsque le camarade Youdovsky resta pr&#233;sident du Roumtcherod et que le camarade Starostine devint pr&#233;sident du Sovnarkom, le Roumtcherod se s&#233;para alors de ce dernier, lui transf&#233;rant tout le travail pratique et ne se r&#233;servant que la gestion g&#233;n&#233;rale, la politique militaire et la politique &#233;trang&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;n collaboration avec le Sovnarkom et le Coll&#232;ge autonome supr&#234;me pour les affaires russo-roumaines (pr&#233;sid&#233; par le camarade Rakovsky 6), le Roumtcherod organisa la d&#233;fense militaire du Dniestr contre les Roumains et n&#233;gocia avec ces derniers par l'entremise des repr&#233;sentants des Puissances occidentales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;n ce qui concerne la d&#233;fense du Dniestr, les mesures suivantes furent prises : ouverture de l'enr&#244;lement de volontaires dans l'Arm&#233;e rouge ; envoi au front de d&#233;tachements arm&#233;s, bien que non entra&#238;n&#233;s et insuffisamment disciplin&#233;s ; formation de d&#233;tachements arm&#233;s &#224; Odessa ou transf&#233;r&#233;s depuis S&#233;bastopol ; &#224; Tiraspol, un &#233;tat-major de campagne fut organis&#233; &#224; partir du d&#233;partement du front de Roumtcherod tandis qu'&#224; Odessa, l'&#233;tat-major du district fut occup&#233; par Mouraviev. Ce dernier se pr&#233;senta en saveur avec les &#171; arm&#233;es &#187; avec lesquelles, comme il s'en vantait, il avait pris Kiev.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mouraviev fit beaucoup de bruit &#224; Odessa, jouant le r&#244;le de Napol&#233;on, de sauveur de Saint-P&#233;tersbourg face &#224; Kerensky, mena&#231;ant de d&#233;truire la ville plut&#244;t que de la rendre, jouant sur les bas instincts des masses de marins. Il partit finalement pour le Dniestr pour organiser une offensive contre les Roumains. &#201;n g&#233;n&#233;ral, il tenait compte du Roumtcherod, ex&#233;cutait ses ordres et ne s'opposait pas &#224; lui, mais il ne fit rien du tout avec ses arm&#233;es car elles n'existaient que sur le papier et il ne sauva donc pas Odessa de l'offensive allemande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Roumtcherod organisa cependant tant bien que mal une force militaire qui, bien que m&#233;diocre, tint r&#233;ellement en respect les Roumains sur le Dniestr, puis tenta de lutter contre les Allemands. Cette m&#234;me arm&#233;e permit de mener une politique ext&#233;rieure active, dirig&#233;e par le camarade Rakovsky en parfaite coordination actions avec le Roumtcherod.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les relations avec les repr&#233;sentants &#233;trangers commenc&#232;rent en raison de l'arrestation de sujets roumains et de la confiscation des biens roumains se trouvant &#224; Odessa. Lorsque la politique agressive de la Roumanie &#224; l'&#233;gard de nos arm&#233;es, la saisie des &#233;quipements colossaux du Front roumain et, enfin, l'occupation militaire de la Bessarabie devinrent &#233;videntes, nous f&#251;mes contraints de d&#233;clarer la guerre &#224; la Roumanie, d'arr&#234;ter le consul roumain et de nombreux repr&#233;sentants de la bourgeoisie roumaine vivant &#224; Odessa, de confisquer les d&#233;p&#244;ts roumains d'Odessa et, enfin, de protester aupr&#232;s de tous les pays d'&#201;urope occidentale contre le comportement insolent de la Roumanie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les consuls des Puissances occidentales, dirig&#233;s par le consul italien, se rendirent au Roumtcherod avec une demande de lib&#233;ration des citoyens roumains d&#233;tenus sur le navire Almaz. On leur r&#233;pondit que nous &#233;tions en &#233;tat de guerre avec la Roumanie, qui avait occup&#233; la Bessarabie, arr&#234;t&#233; beaucoup de nos camarades &#224; Iasi et au front, et brutalement ex&#233;cut&#233; le camarade Roshal, et que par cons&#233;quent nous &#233;tions oblig&#233;s d'arr&#234;ter des citoyens roumains. Mais nous garantissions leur s&#233;curit&#233; totale, et autoris&#226;mes les consuls &#224; leur fournir de la nourriture. Les marins de l'Almaz trait&#232;rent les Roumains tr&#232;s correctement et aucun d'entre eux ne fut bless&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y eut des tentatives de r&#233;conciliation entre nous et la Roumanie &#8211; une d&#233;l&#233;gation fut envoy&#233;e &#224; Jassy avec Terziev et Brashevan, qui se r&#233;v&#233;l&#232;rent plus tard &#234;tre des espions du gouvernement roumain, mais cette d&#233;l&#233;gation, qui eut une audience avec Bratiano, n'aboutit &#224; rien car elle constituait une pure man&#339;uvre de la part du gouvernement roumain qui voulait gagner du temps et craignait beaucoup notre offensive et le soul&#232;vement en Bessarabie qui y &#233;tait li&#233;, ainsi qu'&#224; l'int&#233;rieur du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y eut plusieurs fois des accords de tr&#234;ve, des officiers roumains vinrent au Roumtcherod, qui, avec l'aide des m&#234;mes repr&#233;sentants occidentaux et avec la participation d'un capitaine fran&#231;ais, (dont je ne me souviens pas du nom), &#233;labor&#232;rent diverses propositions et conditions, mais toutes ces actions se r&#233;duisaient &#224; une seule chose : gagner du temps et retarder le moment de notre attaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la suite de toutes ces n&#233;gociations, un trait&#233; de paix fut pourtant conclu mais jamais respect&#233;, selon lequel la Roumanie s'engageait &#224; &#233;vacuer la Bessarabie dans un d&#233;lai de trois mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis commen&#231;a l'offensive allemande sur Petrograd, puis arriva un t&#233;l&#233;gramme du camarade Trotsky avec la formule &#171; ni paix, ni guerre &#187;, et ensuite un t&#233;l&#233;gramme du camarade L&#233;nine demandant de ne pas n'ex&#233;cuter l'ordre du camarade Trotsky et de conclure la paix. (7)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Odessa, nous sentions que le sort de la ville &#233;tait scell&#233;, qu'elle ne pourrait pas r&#233;sister aux Allemands, qu'elle devrait se rendre et prendre des mesures &#233;nergiques pour &#233;vacuer les &#233;normes &#233;quipements qui s'y trouvaient. Des d&#233;tachements arm&#233;s furent bien envoy&#233;s en direction de Zhmerinka-Birzula, mais il &#233;tait clair qu'il &#233;tait impossible de r&#233;sister aux Allemands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un quartier g&#233;n&#233;ral fut organis&#233;, cens&#233; entourer Odessa de barbel&#233;s et de fortifications, mais sa composition &#233;tait douteuse et il n'organisa pratiquement aucune d&#233;fense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 6 mars, je quittai Odessa par bateau pour S&#233;bastopol afin de me rendre au Congr&#232;s pan-russe des Soviets &#224; Moscou et obtenir des fonds. AM S&#233;bastopol, je trouvai le camarade Spiro, un S.R. de gauche, chef de la flotte de la mer Noire, qui r&#233;primanda avec aigreur le Roumtcherod pour sa pr&#233;tendue reddition d'Odessa, mena&#231;ant de faire sauter la ville avec l'artillerie de la flotte plut&#244;t que de la livrer volontairement aux Allemands. Il affirmait qu'il organiserait la d&#233;fense de l'isthme de Perekop, se retrancherait en Crim&#233;e et ne laisserait pas entrer les Allemands. Toutes ces belles paroles ne l'emp&#234;ch&#232;rent pas de rendre la Crim&#233;e et S&#233;bastopol car, naturellement, face aux Allemands &#224; l'&#233;poque, nous ne pouvions pas r&#233;sister, m&#234;me &#224; l'&#233;chelle de toute la Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Odessa devait fatalement tomber, aucun Roumtcherod ne pouvait la sauver et tel bien fut son sort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 13 mars, les Allemands occup&#232;rent Odessa et le Roumtcherod dut &#233;vacuer la ville en abandonnant une grande partie du mat&#233;riel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir err&#233; quelque temps (8), le Roumtcherod se d&#233;clara dissous et, r&#233;duit &#224; un petit groupe qui, pratiquement, ne fit plus rien, il fut finalement convoqu&#233; &#224; Moscou par le camarade Sverdlov, apportant avec lui une partie de ses archives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;KRIST&#201;V.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Il s'agit de la date du calendrier julien (ou &#171; ancien style &#187;) alors en cours en Russie, en d&#233;calage de 13 jours par rapport au calendrier gr&#233;gorien occidental qui sera adopt&#233; en f&#233;vrier 1918 (&#171; nouveau style &#187;). Le 1er Congr&#232;s s'est donc tenu du 23 mai au 9 juin 1917 selon le calendrier occidental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Le IIe Congr&#232;s s'est tenu du 10 au 23 d&#233;cembre 1917 (23 d&#233;cembre 1917 &#8211; 5 janvier 1918). Il a &#233;lu un nouveau Roumtcherod compos&#233; de 180 membres : 70 bolcheviks, 55 socialistes-r&#233;volutionnaires de gauche, 23 repr&#233;sentants d'organisations paysannes et 32 repr&#233;sentants d'autres fractions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Nom donn&#233; au r&#233;gime en place en Ukraine entre avril 1917 et avril 1918. A la suite de la R&#233;volution de F&#233;vrier 1917 et la chute du tsarisme, une &#171; Rada (parlement) centrale &#187; fut &#233;lue en avril 1917 en Ukraine, majoritairement socialist&#233;r&#233;volutionnaire de droite et menchevique. Elle n&#233;gocia une large autonomie avec le Gouvernement provisoire russe mais, apr&#232;s la r&#233;volution d'Octobre, elle d&#233;clara unilat&#233;ralement l'ind&#233;pendance de l'Ukraine et s'opposa &#224; la Russie sovi&#233;tique en favorisant les forces contr&#233;r&#233;volutionnaires et en se subordonnant &#224; l'imp&#233;rialisme allemand. La Rada centrale fut renvers&#233;e par un coup d'&#201;tat foment&#233; par les occupants allemands en avril 1918 qui mirent au pouvoir leur fantoche, l'hetman Skoropadsky. Le chass&#233;-crois&#233; des divers pouvoirs (Kiev changera de main plus de 6 fois) durera jusqu'en octobre 1920 lorsque la R&#233;publique socialiste sovi&#233;tique d'Ukraine fut proclam&#233;e, avec Christian Rakovsky comme pr&#233;sident du Conseil des Commissaires du peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Milices cosaques du XVIIIe si&#232;cle et surnom donn&#233; aux troupes nationalistes de la Rada centrale ukrainienne puis du Directoire, et plus g&#233;n&#233;ralement &#224; toutes les forces ukrainiennes anti-bolcheviques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. &#171; Conseil du Territoire &#187; ou &#171; Conseil du Pays &#187; ; assembl&#233;e nationale autonome constitu&#233;e &#224; Kishinev le 21 novembre 1917 et 1918. Cet organe n'&#233;tait pas &#233;lu mais constitu&#233; de repr&#233;sentants des partis politiques, des organisations culturelles, &#233;ducatives et autres. La majorit&#233; des si&#232;ges furent attribu&#233;s au Parti national moldave, un parti bourgeois. &#192; la suite de la disparition de l'empire tsariste, proclama l'ind&#233;pendance de la R&#233;publique d&#233;mocratique de Bessarabie, puis sous la pression des autorit&#233;s militaires roumaines, le rattachement &#224; la Roumanie le 27 mars 1918. Le 26 novembre 1918, le Sfatul Ts&#233;ri d&#233;cida de renoncer &#224; l'autonomie de la Bessarabie pr&#233;vue par l'acte du 27 mars et de se dissoudre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. Le &#171; Coll&#232;ge autonome supr&#234;me russo-roumain sur les affaires de Roumanie et de Bessarabie &#187; a &#233;t&#233; constitu&#233; &#224; Odessa en janvier 1918 par d&#233;cision du Conseil des commissaires du peuple de la RSFSR et Rakovsky en fut nomm&#233; pr&#233;sident. Son but premier &#233;tait de favoriser le d&#233;clenchement d'une r&#233;volution enRoumanie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. Rakovsky veut sans doute illustrer ici la d&#233;sorganisation totale des communications et le chaos ambiant puisque l'ordre chronologique r&#233;el de ces &#233;v&#233;nements n'est pas respect&#233; : c'est le 10 f&#233;vrier 1918 que Trotsky quitta Brest-Litovsk en proclamant la formule &#171; ni paix, ni guerre &#187; et en demandant la d&#233;mobilisation des restes de l'arm&#233;e russe. C'est sur ce dernier point que L&#233;nine envoya &#224; la suite un contr&#233;ordre qui n'eut aucun effet. L'offensive allemande ne survint qu'une semaine plus tard, le 18 f&#233;vrier et le trait&#233; de paix fut sign&#233; le 3 mars apr&#232;s bien des p&#233;rip&#233;ties et des divisions au sein du Parti bolchevique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8. Le Roumtcherod fut d'abord &#233;vacu&#233; &#224; Nikolaev, puis &#224; Rostov-sur-l&#233;Don et en avril &#224; Yeisk. C'est en mai 1918 que ses activit&#233;s cess&#232;rent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire aussi : Le mouvement communiste en Roumanie en 1920&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/rakovsky/works/1920/09/communiste_roumanie.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/rakovsky/works/1920/09/communiste_roumanie.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire encore :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment wikipedia raconte le Roumtcherod et la r&#233;publique sovi&#233;tique d'Odessa&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Roumtcherod&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Roumtcherod&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_sovi%C3%A9tique_d%27Odessa&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_sovi%C3%A9tique_d%27Odessa&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le Front Populaire en Roumanie</title>
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		<dc:date>2025-04-05T22:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Roumanie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Front Populaire en Roumanie &lt;br class='autobr' /&gt;
par Barta &lt;br class='autobr' /&gt; Apr&#232;s la troisi&#232;me p&#233;riode de la politique aventuriste &#8211; dont le point culminant r&#233;side dans les &#233;v&#233;nements sanglants de Grivila [1] &#8211; la r&#233;solution prise en f&#233;vrier 1935 par le Comit&#233; Central du parti communiste roumain marque un nouveau tournant, cette-fois-ci dans un sens compl&#232;tement oppos&#233; : le parti sombre dans la boue opportuniste. Il est dit dans cette r&#233;solution que le parti doit lutter pour la cr&#233;ation &#034;d'un front unique et d'un large (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique30" rel="directory"&gt;4&#232;me chapitre : R&#233;volutions prol&#233;tariennes jusqu'&#224; la deuxi&#232;me guerre mondiale&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot197" rel="tag"&gt;Roumanie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le Front Populaire en Roumanie
&lt;p&gt;par Barta&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la troisi&#232;me p&#233;riode de la politique aventuriste &#8211; dont le point culminant r&#233;side dans les &#233;v&#233;nements sanglants de Grivila [1] &#8211; la r&#233;solution prise en f&#233;vrier 1935 par le Comit&#233; Central du parti communiste roumain marque un nouveau tournant, cette-fois-ci dans un sens compl&#232;tement oppos&#233; : le parti sombre dans la boue opportuniste. Il est dit dans cette r&#233;solution que le parti doit lutter pour la cr&#233;ation &#034;d'un front unique et d'un large front populaire, contre l'attaque patronale, la guerre et le fascisme&#034;. Laissons pour le moment de c&#244;t&#233; le &#034;Front unique&#034;. Cette tactique r&#233;volutionnaire, clairement d&#233;finie par le III&#232;me et le IV&#232;me congr&#232;s de l'Internationale Communiste et que les staliniens d'ailleurs ont priv&#233; de tout contenu de combat, ne leur sert que pour mieux brouiller les cartes, pour mieux masquer le tournant pourri : l'abandon complet de la lutte de classe remplac&#233;e dor&#233;navant par le nouveau crit&#232;re : le statu quo sur tous les terrains. La lutte r&#233;volutionnaire du prol&#233;tariat contre la bourgeoisie c&#232;de la place &#224; une alliance de sommets avec les d&#233;mocrates les plus pourris pour la d&#233;fense du r&#233;gime actuel (dictature militaire) contre le fascisme, les actions r&#233;volutionnaires sont remplac&#233;es par des actions l&#233;gales sous pr&#233;texte qu'il faut &#034;utiliser&#034; la &#034;l&#233;galit&#233;&#034; ; et pour ne pas effrayer les alli&#233;s &#034;d&#233;mocrates&#034;, aussi bien dans la presse l&#233;gale qu'ill&#233;gale, le terme marxiste &#034;prol&#233;tariat&#034; est remplac&#233; par le terme vague (si cher aux fascistes ! ) de &#034;peuple laborieux&#034; ! Par son contenu, la presse ill&#233;gale ne se distingue en rien de la presse l&#233;gale, sinon par un langage plus impudent encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour obtenir l'alliance des politiciens bourgeois &#034;d&#233;mocrates&#034; dans la &#034;lutte&#034; contre le fascisme, le Front Populaire devient le d&#233;fenseur du r&#233;gime existant en Roumanie, c'est-&#224;-dire de la dictature militaire qui y s&#233;vit, qui y condamne les ouvriers &#224; la terreur et &#224; la mis&#232;re compl&#232;te. Pour cela ils y ont d&#233;couvert ... des traces de d&#233;mocratie ! [2] Hier ces messieurs hurlaient qu'en Roumanie il y a un r&#233;gime fasciste, aujourd'hui, sur ordre de Moscou et microscope &#224; la main, ils d&#233;couvrent des &#034;traces&#034; de d&#233;mocratie, pour justifier leur bloc infecte avec des personnages odieux, tel ... Dobrescu, ancien maire de Bucarest, ou M. Petre Pandrea, l'exemple vivant du &#034;cam&#233;l&#233;on&#034; politique. [3]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pratiquement, le Front populaire n'a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; que partiellement. Les &#034;unitaires&#034; l'ont repouss&#233;, en lui opposant le &#034;front unique prol&#233;tarien&#034;. [4] D'accord sur le fond du probl&#232;me avec les communistes (collaboration avec les partis bourgeois), mais ne voulant &#224; aucun prix une action commune avec eux (malgr&#233; les efforts de ces derniers qui ont fait toutes les concessions pour obtenir leur adh&#233;sion), les social-d&#233;mocrates ont repouss&#233; le Front Populaire en lui opposant le &#034;Front d&#233;mocratique&#034; (c'est-&#224;-dire l'action commune des partis &#034;d&#233;mocratiques&#034; sans les communistes). Le Front populaire en Roumanie, c'est l'alliance du Parti communiste avec quelques &#233;l&#233;ments du parti national-paysan (on cherche &#224; y entra&#238;ner les dirigeants tel Mihalache [5], etc..., mais jusqu'&#224; pr&#233;sent ils ont refus&#233;), les &#034;Iunianistes&#034; [6], le parti de Gheorghe Br&#224;tianu,[7] et divers personnalit&#233;s d&#233;mocratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voyons maintenant le front populaire &#224; l'&#339;uvre. Une premi&#232;re action a &#233;t&#233; men&#233;e pour obtenir l'amnistie des emprisonn&#233;s politiques. Au lieu de d&#233;clencher une agitation intense dans le prol&#233;tariat en faveur des emprisonn&#233;s, ce qui aurait eu pour r&#233;sultat l'action directe du prol&#233;tariat, on a substitu&#233; &#224; cette lutte r&#233;volutionnaire l'action l&#233;gale. Des personnages tels Mme Elle Negruzzi &#034;premi&#232;re femme avocate&#034; (comme se plait &#224; le rappeler r&#233;cemment La Correspondance Balkanique) soutenue &#034;par toutes les forces d&#233;mocratiques du pays&#034;, ont commenc&#233; une campagne en mendiant au roi Carol, pour la journ&#233;e du 8 juin, [8] l'amnistie des emprisonn&#233;s politiques. Ainsi, m&#234;me si l'amnistie avait &#233;t&#233; accord&#233;e, aux yeux des masses cela serait apparu comme une g&#233;n&#233;rosit&#233; de la part du roi, et aurait contribu&#233; &#224; relever son prestige. Bien entendu, aucune amnistie n'a &#233;t&#233; accord&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une deuxi&#232;me action de Front populaire, d'une importance beaucoup plus grande, c'est la manifestation du parti national-paysan, qui devait avoir lieu &#224; la veille de la rentr&#233;e parlementaire. Pour renverser le gouvernement T&#224;t&#224;rescu, les satrapes nationaux-paysans [9] ont annonc&#233; une grande manifestation, qui devrait r&#233;unir plusieurs dizaines de milliers de paysans &#224; Bucarest. Le Parti communiste a d&#233;cid&#233; d'appuyer cette manifestation, parce qu'elle est &#034;l'expression de l'indignation des masses&#034; ! Le gouvernement a naturellement interdit la manifestation, ainsi que celle des nationaux-chr&#233;tiens qui devait avoir lieu le m&#234;me jour (cette deuxi&#232;me manifestation avait pour but de neutraliser la premi&#232;re). Malgr&#233; cette interdiction, les chefs nationaux-paysans avaient annonc&#233; que la manifestation aurait lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, quatre jours avant, effray&#233;s par la contre-manifestation des nationaux-chr&#233;tiens d'une part, ayant re&#231;u probablement aussi l'assurance du roi Carol que la succession leur reviendra prochainement, sous pr&#233;texte qu' &#034;apr&#232;s cette audience, la situation est compl&#232;tement chang&#233;e&#034;, ils d&#233;commandaient la manifestation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En vue de cette manifestation, on a alert&#233; des couches larges de paysans, on leur promettait que la victoire de cette &#034;r&#233;volution&#034; leur apportera du nouveau, et tout cela, avec l'appui des communistes ! Naturellement, l'indignation des paysans adroitement exploit&#233;e par les fascistes de tout poil, se retourna non seulement contre le parti national-paysan, mais aussi contre son alli&#233;, le parti communiste. Extr&#234;mement &#233;difiant de la d&#233;ch&#233;ance compl&#232;te du parti communiste et ses rampements devant le parti national-paysan, est le fait qu'apr&#232;s avoir constat&#233; que &#034;cette attitude constitue une trahison&#034; (Correspondance Balkanique), au lieu de d&#233;noncer devant les masses prol&#233;tariennes et les paysans pauvres ce parti, il s'accroche d&#233;sesp&#233;r&#233;ment &#224; lui (pour des raisons de politique ext&#233;rieure), sous pr&#233;texte qu'&#034;il faut aider le parti national-paysan &#224; comprendre la gravit&#233; de la d&#233;cision de sa direction, qui compose avec la camarilla (terme bourgeois pour d&#233;signer la clique bonapartiste) et lui faire comprendre la n&#233;cessit&#233; de sa participation &#224; un rassemblement antifasciste&#034; ! (Correspondance Balkanique, 25/11/1935, page 186)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Lothar Radaceanu (chef social-d&#233;mocrate) d'&#233;crire un article dans Lumea Noua en exprimant sa satisfaction que &#034;les communistes aient enfin appris qu'il est utile de collaborer avec un parti bourgeois&#034;, mais en regrettant toutefois qu'ils ne sachent pas encore &#034;quand et comment&#034; soutenir un parti bourgeois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; o&#249; en sont les choses, voil&#224; o&#249; m&#232;ne la politique opportuniste qui ne profite qu'aux fascistes. Le m&#233;contentement de plus en plus grand des paysans pauvres contre les chers &#034;d&#233;mocrates&#034;, (ils ont appris &#224; leur propres d&#233;pens, pendant le gouvernement national-paysan, ce qu'ils valent en r&#233;alit&#233;) sous le fouet de la crise qui s'aggrave constamment, ne voyant pas d'issue &#224; gauche, parce qu'ils voient les communistes alli&#233;s &#224; leurs pers&#233;cuteurs, c'est vers les bandes fascistes qu'ils se tournent, et ces derniers revendiquent d&#233;j&#224; le pouvoir (bloc Vaida-Goga [10] &#224; la Chambre).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce processus de radicalisation &#224; la campagne, qui entra&#238;ne des couches de plus en plus larges, n'en est qu'&#224; ses d&#233;buts. Mais le prol&#233;tariat &#233;cras&#233; de Roumanie, trahi par les social-d&#233;mocrates et par les staliniens, n'est pas capable d'entra&#238;ner les paysans pauvres des villages et la petite bourgeoisie opprim&#233;e des villes, dans la lutte contre la bourgeoisie. La t&#226;che actuelle, pour redresser le prol&#233;tariat est la m&#234;me que partout ailleurs : cr&#233;ation d'un parti r&#233;volutionnaire. Il se cr&#233;era dans la lutte contre le stalinisme et la social-d&#233;mocratie d'une part, contre le centrisme &#034;unitariste&#034; d'autre part. Cette lutte, les bolch&#233;viks-l&#233;ninistes roumains l'ont d&#233;j&#224; engag&#233;e, et par la justesse et intransigeance, ils r&#233;ussiront &#224; vaincre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barta&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] En f&#233;vrier 1933, une gr&#232;ve avait &#233;clat&#233;e aux ateliers de &#034;Grivita&#034;, pour des revendications &#233;conomiques. Apr&#232;s une lutte enrag&#233;e, les cheminots ont r&#233;ussi &#224; arracher des concessions &#233;conomiques ; mais comme les r&#233;solutions de Moscou caract&#233;risaient la situation comme &#233;tant &#034;r&#233;volutionnaire&#034;, ainsi que pour des questions de prestige (la gr&#232;ve a &#233;t&#233; conduite au commencement par le social-d&#233;mocrate Bogatolu), les laquais qui dirigent le Parti communiste roumain ont pouss&#233; les choses &#224; l'aventure en demandant des revendications politiques telle que &#034;La Roumanie Sovi&#233;tique&#034;. En r&#233;ponse, le gouvernement, n'attendant qu'un bon pr&#233;texte, a fait fusiller quelques dizaines de travailleurs [Note de Barta].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Voici la d&#233;claration d'un bureaucrate du Parti communiste roumain : &#034;Tant que des journaux l&#233;gaux comme... peuvent para&#238;tre, il y a encore d&#233;mocratie&#034; [Note de Barta].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Sa biographie, faite par le journal fasciste Ax&#224; [L'Axe] (&#034;O lichea de st&#226;nga&#034; [&#034;Une canaille de gauche&#034;]) nous apprend que ce triste personnage a chang&#233; plusieurs fois de th&#233;orie, correspondant &#224; diff&#233;rentes politiques [Note de Barta].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Malgr&#233; leur position &#034;de principe&#034; juste sur le probl&#232;me (le groupe Popovici a m&#234;me &#233;t&#233; exclu comme partisan du Front populaire), les &#034;unitaires&#034; s'accrochant &#224; tout prix &#224; la l&#233;galit&#233; bourgeoise (leur journal a &#233;t&#233; suspendu par le gouvernement), ils n'ont pas lev&#233; le petit doigt pour lutter pour ces positions [Note de Barta].&lt;br class='autobr' /&gt;
Le &#034;groupe Popovici&#034; &#233;tait le parti socialiste dissident fond&#233; en 1935 par le dirigeant syndical Constantin Popovici (1876-1940). Dans les ann&#233;es 1935-37 le Partidul Socialist (Popovici) participa &#224; l'action dirig&#233;e par le Parti communiste de Roumanie en vue de former un front commun de lutte antifasciste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] Ion Mihalace (n&#233; en 1883) &#233;tait l'un des chefs historiques du Parti national-paysan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[6] Du nom de Grigore Iunian (1882-1944), un politicien bourgeois membre du Partidul Radical-T&#224;r&#226;nesc (Parti radical-paysan). Il &#233;tablit des liens avec la camarilla du roi Carol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[7] Gheorghe Br&#224;tianu (n&#233; en 1898) avait &#233;t&#233; l'un des fondateurs du Parti national-lib&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[8] Le 8 juin 1930 le roi Carol est revenu en Roumanie [Note de Barta].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[9] Il est suffisamment connu que leurs m&#233;thodes de gouvernement sont les m&#234;mes &#8211; souvent pires &#8211; que celles des lib&#233;raux [Note de Barta].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[10] Alexandru Vaida-Voevod (1872-1950) avait &#233;t&#233; l'un des dirigeants du Parti national-paysan. Premier ministre d&#232;s janvier 1933, il ordonna la r&#233;pression sanglante des gr&#232;ves de janvier-f&#233;vrier. Partisan de la Garde de Fer fasciste, en 1935 il rompit avec le Parti national-paysan pour former un groupement fascisant, le Frontul Rom&#226;nesc (Front roumain).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La question juive en Roumanie</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6735</link>
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		<dc:date>2025-03-29T23:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Religion</dc:subject>
		<dc:subject>Roumanie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quelques &#233;crits int&#233;ressants sur la question juive en Roumanie &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.marxists.org/francais/rakovsky/works/1909/Question_juive.pdf &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1913/08/question%20juive.htm &lt;br class='autobr' /&gt;
https://wikirouge.net/Question_juive_en_Roumanie &lt;br class='autobr' /&gt;
https://wikirouge.net/texts/fr/La_question_juive_(en_Roumanie) &lt;br class='autobr' /&gt;
https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_Juifs_en_Roumanie &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.cairn.info/revue-cites-2007-1-page-160.htm &lt;br class='autobr' /&gt;
ht&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique96" rel="directory"&gt;09 - Livre Neuf : RELIGION&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot98" rel="tag"&gt;Religion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot197" rel="tag"&gt;Roumanie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quelques &#233;crits int&#233;ressants sur la question juive en Roumanie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/rakovsky/works/1909/Question_juive.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/rakovsky/works/1909/Question_juive.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1913/08/question%20juive.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1913/08/question%20juive.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://wikirouge.net/Question_juive_en_Roumanie&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://wikirouge.net/Question_juive_en_Roumanie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://wikirouge.net/texts/fr/La_question_juive_(en_Roumanie&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://wikirouge.net/texts/fr/La_question_juive_(en_Roumanie&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_Juifs_en_Roumanie&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_Juifs_en_Roumanie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cairn.info/revue-cites-2007-1-page-160.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.cairn.info/revue-cites-2007-1-page-160.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cairn.info/revue-revue-d-histoire-de-la-shoah-2007-1-page-379.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.cairn.info/revue-revue-d-histoire-de-la-shoah-2007-1-page-379.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://lhistoireenrafale.lunion.fr/2016/01/19/20-janvier-1941-la-question-juive-provoque-la-guerre-civile-en-roumanie/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://lhistoireenrafale.lunion.fr/2016/01/19/20-janvier-1941-la-question-juive-provoque-la-guerre-civile-en-roumanie/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.france24.com/fr/europe/20210628-80-ans-apr%C3%A8s-le-terrifiant-pogrom-de-ia%C8%99i-la-roumanie-se-confronte-%C3%A0-son-pass%C3%A9-antis%C3%A9mite&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.france24.com/fr/europe/20210628-80-ans-apr%C3%A8s-le-terrifiant-pogrom-de-ia%C8%99i-la-roumanie-se-confronte-%C3%A0-son-pass%C3%A9-antis%C3%A9mite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.persee.fr/doc/mat_0769-3206_2003_num_71_1_920&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.persee.fr/doc/mat_0769-3206_2003_num_71_1_920&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://perspectivia.net/servlets/MCRFileNodeServlet/pnet_derivate_00000837/9783737009775.203.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://perspectivia.net/servlets/MCRFileNodeServlet/pnet_derivate_00000837/9783737009775.203.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Shoah_en_Roumanie&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Shoah_en_Roumanie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cairn.info/revue-revue-d-histoire-de-la-shoah-2011-1-page-16.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.cairn.info/revue-revue-d-histoire-de-la-shoah-2011-1-page-16.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/culture/article/2020/01/16/juin-1941-en-roumanie-le-cauchemar-antisemite-devenu-realite_6026135_3246.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/culture/article/2020/01/16/juin-1941-en-roumanie-le-cauchemar-antisemite-devenu-realite_6026135_3246.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Trotskisme en Roumanie</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6756</link>
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		<dc:date>2023-07-31T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Roumanie</dc:subject>
		<dc:subject>trotskisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Trotskisme en Roumanie &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 1 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 2 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 3 &lt;br class='autobr' /&gt; Texte 4 &lt;br class='autobr' /&gt; Texte 5 &lt;br class='autobr' /&gt; Texte 6 &lt;br class='autobr' /&gt; Texte 7 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 8 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 9 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 10 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 11 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 12 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 13 &lt;br class='autobr' /&gt;
Texte 14&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique113" rel="directory"&gt;12- Livre Douze : OU EN SONT LES GROUPES REVOLUTIONNAIRES ?&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot197" rel="tag"&gt;Roumanie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot312" rel="tag"&gt;trotskisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Trotskisme en Roumanie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1935/11/barta_19351100.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1936/05/roumanie_19360500.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 2&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/barta/1936/05/barta_19360522.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 3&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/rakovsky/works/1925/02/Roumanie_Bessarabie.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 4&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/4int/bios/barta.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 5&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.le-livre.fr/livres/fiche-r320155913.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 6&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://translate.google.fr/translate?u=https://en.wikipedia.org/wiki/Category:Romanian_Trotskyists&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 7&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://translate.google.fr/translate?u=https://en.wikipedia.org/wiki/Paul_Georgescu&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 8&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://translate.google.fr/translate?u=https://en.wikipedia.org/wiki/Christian_Rakovsky&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 9&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://translate.google.fr/translate?u=https://en.wikipedia.org/wiki/%C8%98tefan_Voitec&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 10&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://translate.google.fr/translate?u=https://books.google.fr/books?id=_eUtQjseKaIC&amp;pg=PA667&amp;lpg=PA667&amp;dq=trotskyism+romania&amp;source=bl&amp;ots=AhRMQ--QPD&amp;sig=ACfU3U1fncPAPeQrDWAH8n5RoO33_CYk8A&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=2ahUKEwjWl4-IwrT3AhVGz4UKHWKQBL0Q6AF6BAgCEAM#v=onepage&amp;q=trotskyism%20romania&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 11&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article3985&#034;&gt;Texte 12&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article5514&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Texte 13&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?article576&#034;&gt;Texte 14&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le front populaire en Roumanie</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6908</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article6908</guid>
		<dc:date>2023-04-19T22:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>1936</dc:subject>
		<dc:subject>Barta</dc:subject>
		<dc:subject>Roumanie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Front Populaire en Roumanie &lt;br class='autobr' /&gt;
par Barta &lt;br class='autobr' /&gt;
Fin 1935 &lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s la troisi&#232;me p&#233;riode de la politique aventuriste &#8211; dont le point culminant r&#233;side dans les &#233;v&#233;nements sanglants de Grivila [1] &#8211; la r&#233;solution prise en f&#233;vrier 1935 par le Comit&#233; Central du parti communiste roumain marque un nouveau tournant, cette-fois-ci dans un sens compl&#232;tement oppos&#233; : le parti sombre dans la boue opportuniste. Il est dit dans cette r&#233;solution que le parti doit lutter pour la cr&#233;ation &#034;d'un front unique et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique30" rel="directory"&gt;4&#232;me chapitre : R&#233;volutions prol&#233;tariennes jusqu'&#224; la deuxi&#232;me guerre mondiale&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Front Populaire en Roumanie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;par Barta&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin 1935&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la troisi&#232;me p&#233;riode de la politique aventuriste &#8211; dont le point culminant r&#233;side dans les &#233;v&#233;nements sanglants de Grivila [1] &#8211; la r&#233;solution prise en f&#233;vrier 1935 par le Comit&#233; Central du parti communiste roumain marque un nouveau tournant, cette-fois-ci dans un sens compl&#232;tement oppos&#233; : le parti sombre dans la boue opportuniste. Il est dit dans cette r&#233;solution que le parti doit lutter pour la cr&#233;ation &#034;d'un front unique et d'un large front populaire, contre l'attaque patronale, la guerre et le fascisme&#034;. Laissons pour le moment de c&#244;t&#233; le &#034;Front unique&#034;. Cette tactique r&#233;volutionnaire, clairement d&#233;finie par le III&#232;me et le IV&#232;me congr&#232;s de l'Internationale Communiste et que les staliniens d'ailleurs ont priv&#233; de tout contenu de combat, ne leur sert que pour mieux brouiller les cartes, pour mieux masquer le tournant pourri : l'abandon complet de la lutte de classe remplac&#233;e dor&#233;navant par le nouveau crit&#232;re : le statu quo sur tous les terrains. La lutte r&#233;volutionnaire du prol&#233;tariat contre la bourgeoisie c&#232;de la place &#224; une alliance de sommets avec les d&#233;mocrates les plus pourris pour la d&#233;fense du r&#233;gime actuel (dictature militaire) contre le fascisme, les actions r&#233;volutionnaires sont remplac&#233;es par des actions l&#233;gales sous pr&#233;texte qu'il faut &#034;utiliser&#034; la &#034;l&#233;galit&#233;&#034; ; et pour ne pas effrayer les alli&#233;s &#034;d&#233;mocrates&#034;, aussi bien dans la presse l&#233;gale qu'ill&#233;gale, le terme marxiste &#034;prol&#233;tariat&#034; est remplac&#233; par le terme vague (si cher aux fascistes ! ) de &#034;peuple laborieux&#034; ! Par son contenu, la presse ill&#233;gale ne se distingue en rien de la presse l&#233;gale, sinon par un langage plus impudent encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour obtenir l'alliance des politiciens bourgeois &#034;d&#233;mocrates&#034; dans la &#034;lutte&#034; contre le fascisme, le Front Populaire devient le d&#233;fenseur du r&#233;gime existant en Roumanie, c'est-&#224;-dire de la dictature militaire qui y s&#233;vit, qui y condamne les ouvriers &#224; la terreur et &#224; la mis&#232;re compl&#232;te. Pour cela ils y ont d&#233;couvert ... des traces de d&#233;mocratie ! [2] Hier ces messieurs hurlaient qu'en Roumanie il y a un r&#233;gime fasciste, aujourd'hui, sur ordre de Moscou et microscope &#224; la main, ils d&#233;couvrent des &#034;traces&#034; de d&#233;mocratie, pour justifier leur bloc infecte avec des personnages odieux, tel ... Dobrescu, ancien maire de Bucarest, ou M. Petre Pandrea, l'exemple vivant du &#034;cam&#233;l&#233;on&#034; politique. [3]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pratiquement, le Front populaire n'a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; que partiellement. Les &#034;unitaires&#034; l'ont repouss&#233;, en lui opposant le &#034;front unique prol&#233;tarien&#034;. [4] D'accord sur le fond du probl&#232;me avec les communistes (collaboration avec les partis bourgeois), mais ne voulant &#224; aucun prix une action commune avec eux (malgr&#233; les efforts de ces derniers qui ont fait toutes les concessions pour obtenir leur adh&#233;sion), les social-d&#233;mocrates ont repouss&#233; le Front Populaire en lui opposant le &#034;Front d&#233;mocratique&#034; (c'est-&#224;-dire l'action commune des partis &#034;d&#233;mocratiques&#034; sans les communistes). Le Front populaire en Roumanie, c'est l'alliance du Parti communiste avec quelques &#233;l&#233;ments du parti national-paysan (on cherche &#224; y entra&#238;ner les dirigeants tel Mihalache [5], etc..., mais jusqu'&#224; pr&#233;sent ils ont refus&#233;), les &#034;Iunianistes&#034; [6], le parti de Gheorghe Br&#224;tianu,[7] et divers personnalit&#233;s d&#233;mocratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voyons maintenant le front populaire &#224; l'&#339;uvre. Une premi&#232;re action a &#233;t&#233; men&#233;e pour obtenir l'amnistie des emprisonn&#233;s politiques. Au lieu de d&#233;clencher une agitation intense dans le prol&#233;tariat en faveur des emprisonn&#233;s, ce qui aurait eu pour r&#233;sultat l'action directe du prol&#233;tariat, on a substitu&#233; &#224; cette lutte r&#233;volutionnaire l'action l&#233;gale. Des personnages tels Mme Elle Negruzzi &#034;premi&#232;re femme avocate&#034; (comme se plait &#224; le rappeler r&#233;cemment La Correspondance Balkanique) soutenue &#034;par toutes les forces d&#233;mocratiques du pays&#034;, ont commenc&#233; une campagne en mendiant au roi Carol, pour la journ&#233;e du 8 juin, [8] l'amnistie des emprisonn&#233;s politiques. Ainsi, m&#234;me si l'amnistie avait &#233;t&#233; accord&#233;e, aux yeux des masses cela serait apparu comme une g&#233;n&#233;rosit&#233; de la part du roi, et aurait contribu&#233; &#224; relever son prestige. Bien entendu, aucune amnistie n'a &#233;t&#233; accord&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une deuxi&#232;me action de Front populaire, d'une importance beaucoup plus grande, c'est la manifestation du parti national-paysan, qui devait avoir lieu &#224; la veille de la rentr&#233;e parlementaire. Pour renverser le gouvernement T&#224;t&#224;rescu, les satrapes nationaux-paysans [9] ont annonc&#233; une grande manifestation, qui devrait r&#233;unir plusieurs dizaines de milliers de paysans &#224; Bucarest. Le Parti communiste a d&#233;cid&#233; d'appuyer cette manifestation, parce qu'elle est &#034;l'expression de l'indignation des masses&#034; ! Le gouvernement a naturellement interdit la manifestation, ainsi que celle des nationaux-chr&#233;tiens qui devait avoir lieu le m&#234;me jour (cette deuxi&#232;me manifestation avait pour but de neutraliser la premi&#232;re). Malgr&#233; cette interdiction, les chefs nationaux-paysans avaient annonc&#233; que la manifestation aurait lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, quatre jours avant, effray&#233;s par la contre-manifestation des nationaux-chr&#233;tiens d'une part, ayant re&#231;u probablement aussi l'assurance du roi Carol que la succession leur reviendra prochainement, sous pr&#233;texte qu' &#034;apr&#232;s cette audience, la situation est compl&#232;tement chang&#233;e&#034;, ils d&#233;commandaient la manifestation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En vue de cette manifestation, on a alert&#233; des couches larges de paysans, on leur promettait que la victoire de cette &#034;r&#233;volution&#034; leur apportera du nouveau, et tout cela, avec l'appui des communistes ! Naturellement, l'indignation des paysans adroitement exploit&#233;e par les fascistes de tout poil, se retourna non seulement contre le parti national-paysan, mais aussi contre son alli&#233;, le parti communiste. Extr&#234;mement &#233;difiant de la d&#233;ch&#233;ance compl&#232;te du parti communiste et ses rampements devant le parti national-paysan, est le fait qu'apr&#232;s avoir constat&#233; que &#034;cette attitude constitue une trahison&#034; (Correspondance Balkanique), au lieu de d&#233;noncer devant les masses prol&#233;tariennes et les paysans pauvres ce parti, il s'accroche d&#233;sesp&#233;r&#233;ment &#224; lui (pour des raisons de politique ext&#233;rieure), sous pr&#233;texte qu'&#034;il faut aider le parti national-paysan &#224; comprendre la gravit&#233; de la d&#233;cision de sa direction, qui compose avec la camarilla (terme bourgeois pour d&#233;signer la clique bonapartiste) et lui faire comprendre la n&#233;cessit&#233; de sa participation &#224; un rassemblement antifasciste&#034; ! (Correspondance Balkanique, 25/11/1935, page 186)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et Lothar Radaceanu (chef social-d&#233;mocrate) d'&#233;crire un article dans Lumea Noua en exprimant sa satisfaction que &#034;les communistes aient enfin appris qu'il est utile de collaborer avec un parti bourgeois&#034;, mais en regrettant toutefois qu'ils ne sachent pas encore &#034;quand et comment&#034; soutenir un parti bourgeois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; o&#249; en sont les choses, voil&#224; o&#249; m&#232;ne la politique opportuniste qui ne profite qu'aux fascistes. Le m&#233;contentement de plus en plus grand des paysans pauvres contre les chers &#034;d&#233;mocrates&#034;, (ils ont appris &#224; leur propres d&#233;pens, pendant le gouvernement national-paysan, ce qu'ils valent en r&#233;alit&#233;) sous le fouet de la crise qui s'aggrave constamment, ne voyant pas d'issue &#224; gauche, parce qu'ils voient les communistes alli&#233;s &#224; leurs pers&#233;cuteurs, c'est vers les bandes fascistes qu'ils se tournent, et ces derniers revendiquent d&#233;j&#224; le pouvoir (bloc Vaida-Goga [10] &#224; la Chambre).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce processus de radicalisation &#224; la campagne, qui entra&#238;ne des couches de plus en plus larges, n'en est qu'&#224; ses d&#233;buts. Mais le prol&#233;tariat &#233;cras&#233; de Roumanie, trahi par les social-d&#233;mocrates et par les staliniens, n'est pas capable d'entra&#238;ner les paysans pauvres des villages et la petite bourgeoisie opprim&#233;e des villes, dans la lutte contre la bourgeoisie. La t&#226;che actuelle, pour redresser le prol&#233;tariat est la m&#234;me que partout ailleurs : cr&#233;ation d'un parti r&#233;volutionnaire. Il se cr&#233;era dans la lutte contre le stalinisme et la social-d&#233;mocratie d'une part, contre le centrisme &#034;unitariste&#034; d'autre part. Cette lutte, les bolch&#233;viks-l&#233;ninistes roumains l'ont d&#233;j&#224; engag&#233;e, et par la justesse et intransigeance, ils r&#233;ussiront &#224; vaincre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barta&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] En f&#233;vrier 1933, une gr&#232;ve avait &#233;clat&#233;e aux ateliers de &#034;Grivita&#034;, pour des revendications &#233;conomiques. Apr&#232;s une lutte enrag&#233;e, les cheminots ont r&#233;ussi &#224; arracher des concessions &#233;conomiques ; mais comme les r&#233;solutions de Moscou caract&#233;risaient la situation comme &#233;tant &#034;r&#233;volutionnaire&#034;, ainsi que pour des questions de prestige (la gr&#232;ve a &#233;t&#233; conduite au commencement par le social-d&#233;mocrate Bogatolu), les laquais qui dirigent le Parti communiste roumain ont pouss&#233; les choses &#224; l'aventure en demandant des revendications politiques telle que &#034;La Roumanie Sovi&#233;tique&#034;. En r&#233;ponse, le gouvernement, n'attendant qu'un bon pr&#233;texte, a fait fusiller quelques dizaines de travailleurs [Note de Barta].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Voici la d&#233;claration d'un bureaucrate du Parti communiste roumain : &#034;Tant que des journaux l&#233;gaux comme... peuvent para&#238;tre, il y a encore d&#233;mocratie&#034; [Note de Barta].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Sa biographie, faite par le journal fasciste Ax&#224; [L'Axe] (&#034;O lichea de st&#226;nga&#034; [&#034;Une canaille de gauche&#034;]) nous apprend que ce triste personnage a chang&#233; plusieurs fois de th&#233;orie, correspondant &#224; diff&#233;rentes politiques [Note de Barta].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Malgr&#233; leur position &#034;de principe&#034; juste sur le probl&#232;me (le groupe Popovici a m&#234;me &#233;t&#233; exclu comme partisan du Front populaire), les &#034;unitaires&#034; s'accrochant &#224; tout prix &#224; la l&#233;galit&#233; bourgeoise (leur journal a &#233;t&#233; suspendu par le gouvernement), ils n'ont pas lev&#233; le petit doigt pour lutter pour ces positions [Note de Barta].&lt;br class='autobr' /&gt;
Le &#034;groupe Popovici&#034; &#233;tait le parti socialiste dissident fond&#233; en 1935 par le dirigeant syndical Constantin Popovici (1876-1940). Dans les ann&#233;es 1935-37 le Partidul Socialist (Popovici) participa &#224; l'action dirig&#233;e par le Parti communiste de Roumanie en vue de former un front commun de lutte antifasciste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] Ion Mihalace (n&#233; en 1883) &#233;tait l'un des chefs historiques du Parti national-paysan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[6] Du nom de Grigore Iunian (1882-1944), un politicien bourgeois membre du Partidul Radical-T&#224;r&#226;nesc (Parti radical-paysan). Il &#233;tablit des liens avec la camarilla du roi Carol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[7] Gheorghe Br&#224;tianu (n&#233; en 1898) avait &#233;t&#233; l'un des fondateurs du Parti national-lib&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[8] Le 8 juin 1930 le roi Carol est revenu en Roumanie [Note de Barta].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[9] Il est suffisamment connu que leurs m&#233;thodes de gouvernement sont les m&#234;mes &#8211; souvent pires &#8211; que celles des lib&#233;raux [Note de Barta].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[10] Alexandru Vaida-Voevod (1872-1950) avait &#233;t&#233; l'un des dirigeants du Parti national-paysan. Premier ministre d&#232;s janvier 1933, il ordonna la r&#233;pression sanglante des gr&#232;ves de janvier-f&#233;vrier. Partisan de la Garde de Fer fasciste, en 1935 il rompit avec le Parti national-paysan pour former un groupement fascisant, le Frontul Rom&#226;nesc (Front roumain).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Istoria romilor din Rom&#226;nia : &#536;apte secole de opresiune Sclavia &#238;n &#538;ara Rom&#226;neasc&#259; &#537;i &#238;n Moldova - Histoire des Roms de Roumanie : Sept si&#232;cles d'oppression L'esclavage en Valachie et Moldavie</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5299</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article5299</guid>
		<dc:date>2019-03-17T14:19:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Roumanie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Istoria romilor din Rom&#226;nia : &#536;apte secole de opresiune &lt;br class='autobr' /&gt;
Sclavia &#238;n &#538;ara Rom&#226;neasc&#259; &#537;i &#238;n Moldova [1] &lt;br class='autobr' /&gt;
Particulele din India, &#238;ntre anii 800 &#537;i 950, se estimeaz&#259; c&#259; romii [2] sosesc &#238;n Europa de sud-est &#238;n ultimul trimestru al secolului al XIII-lea. Sosi&#539;i ca oameni liberi &#238;n Principatul &#538;ara Rom&#226;neasc&#259;, ei aduc cu ei m&#259;iestrie (mai ales &#238;n lucrarea de fier) a Indiei &#537;i a Europei bizantine. Aceast&#259; venire a muncitorilor califica&#539;i este apoi o binecuv&#226;ntare pentru domnii vlah &#537;i moldoveni (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot197" rel="tag"&gt;Roumanie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;div class='spip_document_15428 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/gif/tigani-istorie.gif' width=&#034;700&#034; height=&#034;553&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Istoria romilor din Rom&#226;nia : &#536;apte secole de opresiune
&lt;p&gt;Sclavia &#238;n &#538;ara Rom&#226;neasc&#259; &#537;i &#238;n Moldova [1]&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Particulele din India, &#238;ntre anii 800 &#537;i 950, se estimeaz&#259; c&#259; romii [2] sosesc &#238;n Europa de sud-est &#238;n ultimul trimestru al secolului al XIII-lea. Sosi&#539;i ca oameni liberi &#238;n Principatul &#538;ara Rom&#226;neasc&#259;, ei aduc cu ei m&#259;iestrie (mai ales &#238;n lucrarea de fier) a Indiei &#537;i a Europei bizantine. Aceast&#259; venire a muncitorilor califica&#539;i este apoi o binecuv&#226;ntare pentru domnii vlah &#537;i moldoveni care au nevoie de for&#539;&#259; de munc&#259;. Lorzii feudali, &#238;n primul r&#226;nd f&#259;r&#259; temei juridic, &#238;ncep s&#259;-i &#238;nrobeasc&#259; pe ace&#537;ti oameni. Din ce &#238;n ce mai multe m&#259;suri severe sunt luate de proprietari de terenuri, lords &#537;i m&#259;n&#259;stiri pentru a for&#539;a aceast&#259; for&#539;&#259; de munc&#259; s&#259; r&#259;m&#226;n&#259; pe teren. Trebuie remarcat faptul c&#259;, &#238;n fa&#539;a sclaviei, romii au &#238;ncercat s&#259; fug&#259; &#238;n Germania sau &#238;n Polonia, dar din cauza tenului lor plictisitor, ei erau considera&#539;i &#034;musulmani&#034; &#537;i, &#238;n fa&#539;a cruzimii, le-au f&#259;cut s&#259; se ascund&#259; &#238;n mun&#539;ii Carpa&#539;ilor, unde au c&#259;zut &#238;napoi &#238;n m&#226;inile sclavi&#537;tilor. Prima &#238;nregistrare scris&#259; a acestei sclavi dateaz&#259; din domnia lui Rudolf IV &#238;n 1331-1355, unde romii sunt descri&#537;i ca fiind de&#539;inute de m&#259;n&#259;stiri &#537;i proprietari de p&#259;m&#226;nt. Dar numai &#238;n timpul domniei lui Vasile Lupul Moldovei (1634-1654) a fost instituit&#259; o lege de patruzeci de puncte privind sclavii romi. &#206;ncep&#226;nd cu anul 1500, termenul rom&#226;nesc Tsigan devine sinonim cu sclavul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sclavii sunt apoi &#238;mp&#259;r&#539;i&#539;i &#238;n ogor tsigani, sclavi din c&#226;mp &#537;i casali tsigani, sclavi domestici, cei din urm&#259; subdiviza&#539;i &#238;n domne&#537;ti sclavi, sclavi ai nobililor, sclavi curte, sclavi monastivesti, sclavi ai sclavilor Biserica, etc ... Sclavii sunt apoi supu&#537;i diferitelor lucr&#259;ri, cum ar fi muncitori, s&#259;p&#259;tori de aur, fierari, servitori, buc&#259;tari, du&#537;mani sau muzicieni. Trebuie remarcat faptul c&#259;, &#238;n timp ce unii romi erau folosi&#539;i ca muzicieni, era interzis pentru cei care aveau un alt loc de munc&#259; s&#259; de&#539;in&#259; instrumente muzicale. Trecerea Moldovei &#537;i &#538;&#259;rii Rom&#226;ne&#537;ti sub domina&#539;ie turceasc&#259; &#238;n secolul al XVI-lea (p&#259;str&#226;nd &#238;n acela&#537;i timp autonomia relativ&#259;), sub conducerea otoman&#259; direct&#259; &#238;n secolul al XVIII-lea, nu sa schimbat mult pentru sclavii romi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#206;n al 19-lea, codul lui Vasile cel Wolf este uitat, astfel &#238;nc&#226;t apar noi reglement&#259;ri. Astfel, &#238;n 1818, Codul penal valah include urm&#259;toarele articole :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sec&#539;iunea 2 : Tiganii s-au n&#259;scut sclavi. Sec&#539;iunea a 3-a : Fiecare copil n&#259;scut dintr-o mam&#259; slave este o sec&#539;ie sclav&#259; 5 : Fiecare proprietar are dreptul s&#259;-&#537;i v&#226;nd&#259; sau s&#259;-&#537;i dea slavii Sec&#539;iunea 6 : Orice &#539;igan f&#259;r&#259; proprietar este proprietatea Prin&#539;ului. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Codul penal al Moldovei din 1833 prevede :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sec&#539;iunea II.154 : C&#259;s&#259;toriile legale nu pot avea loc &#238;ntre persoane libere &#537;i sclavi. Sec&#539;iunea II.162 : C&#259;s&#259;toriile &#238;ntre sclavi nu pot avea loc f&#259;r&#259; consim&#539;&#259;m&#226;ntul proprietarilor lor. Sec&#539;iunea II.174 : Pre&#539;ul unui sclav va fi stabilit de instan&#539;&#259; &#238;n func&#539;ie de v&#226;rsta, starea &#537;i profesia sa. &#034; Romii sunt v&#226;ndu&#539;i &#537;i cump&#259;ra&#539;i la targurile de sclavi, pre&#539;ul din 19 fiind de obicei o moned&#259; de aur pe kilogram, indiferent de leg&#259;turile de familie care unesc romii &#238;ntre ei (&#238;n ciuda unei legi din 1757 care interzice vinde&#539;i copii separat de p&#259;rin&#539;i), cel mai adesea &#034;lot&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#206;n aceast&#259; privin&#539;&#259;, Kogalniceanu, un tsiganolog rom&#226;n din secolul al XIX-lea, scrie : &#034;C&#226;nd eram t&#226;n&#259;r, am v&#259;zut pe str&#259;zile Ia&#537;i fiin&#539;e umane cu m&#226;inile &#537;i picioarele &#238;nl&#259;n&#539;uite, unii chiar purt&#226;nd inele de fier &#238;n jurul g&#226;tului &#537;i g&#226;tului. cap. Pedepsele crude de biciuire, de foame, de fumat, de &#539;intire goal&#259; &#238;n z&#259;pad&#259; sau &#238;n r&#226;ul &#238;nghe&#539;at, au fost tratamentul aplicat tiganilor. Sfin&#539;enia c&#259;s&#259;toriilor lor &#537;i leg&#259;turile lor de familie nu au fost respectate. Femeia a fost rupt&#259; de la so&#539;ul ei, fat&#259; a fost separat&#259; for&#539;at de mama ei, copiii au fost smul&#537;i din bra&#539;ele p&#259;rin&#539;ilor lor, separa&#539;i &#537;i v&#226;ndu&#539;i &#238;n toate p&#259;r&#539;ile Rom&#226;niei. Nici b&#259;rba&#539;ii, nici legile nu au mil&#259; de aceste fiin&#539;e umane nefericite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;C&#259;s&#259;toriile&#034; dintre romi sunt aranjate cel mai adesea &#238;ntre proprietari pentru reproducerea simpl&#259;, un preot care formalizeaz&#259; uniunea &#238;nainte de a fi for&#539;at s&#259; se reproduc&#259;. Dac&#259; codul lui Vasile cel Wolf prevede c&#259; &#034;un &#539;igan care violeaz&#259; un alb trebuie s&#259; fie ars &#238;n via&#539;&#259;&#034;, proprietarii nu ezit&#259; s&#259;-l violeze pe sclavi, astfel &#238;nc&#226;t &#238;n secolul al XIX-lea, jurnalistul francez F&#233;lix Colson noteaz&#259; c&#259; mul&#539;i Sclavii romi sunt blonzi. Pentru a ob&#539;ine o idee despre condi&#539;iile de trai ale sclavilor, putem men&#539;iona pe F&#233;lix Colson, care, vizit&#226;nd un baron rom&#226;n, indic&#259; &#238;n memoriile sale c&#259; &#034;mizeria este at&#226;t de trup&#259; &#238;nc&#226;t s&#259; le priveasc&#259;, pierde apetitul &#034;. Trebuie remarcat c&#259;, de&#537;i legea nu permitea unui baron s&#259;-l ucid&#259; pe sclavul s&#259;u, aceast&#259; practic&#259; era totu&#537;i obi&#537;nuit&#259; (legea nu interzice oricum pedeapsa corporal&#259;, care ar putea termina &#238;n moartea sclavului). &lt;br class='autobr' /&gt;
Spre Desrrobireja (emancipare) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Foarte adesea, povestea unui popor asuprit este scris&#259; doar ca succesiunea opresiunilor pe care le supun, f&#259;r&#259; nici o problem&#259; de rezisten&#539;&#259;. Acest mod de scriere a istoriei, chiar dac&#259; este realizat pentru un scop progresist, poate, cu toate acestea, s&#259; transmit&#259; ideea c&#259; cei oprima&#539;i ar fi &#034;&#238;n mod natural&#034; supu&#537;i. Prin urmare, este important s&#259; subliniem faptul c&#259; nu to&#539;i romii sufer&#259; sclaviv &#238;n mod pasiv. Astfel, &#238;n Carpa&#539;i, romii elibera&#539;i sau evacua&#539;i, uneori lega&#539;i de Gadje [3], au format comunit&#259;&#539;i semi-nomade, Netoci. Considerate de ideologia dominant&#259; drept &#034;cei mai depravi&#539;i&#034; romi, acuza&#539;i de canibalism [4], ei sunt v&#259;zu&#539;i ca eroi de c&#259;tre poporul romani supus sclaviei. Mai mult, c&#226;nd la &#238;nceputul secolului al XIX-lea baronii au &#238;ncercat s&#259;-i reduc&#259; din nou la sclavie, Netoci s-au angajat &#238;ntr-un r&#259;zboi de gheril&#259; care se va sf&#226;r&#537;i numai cu desfiin&#539;area sclaviei. Au avut loc &#537;i multe revolte de sclavi &#238;mpotriva proprietarilor lor [5].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#536;i &#238;n societatea rom&#226;neasc&#259; se dezvolt&#259; idei progresiste, iar vocile &#238;ncep s&#259; fie auzite pentru a denun&#539;a sclavia. Astfel, Kogalniceanu a scris &#238;n 1837 : &#034;Europenii organizeaz&#259; societ&#259;&#539;i filantropice pentru abolirea sclaviei &#238;n America, iar pe propriul lor continent 400.000 de &#539;igani sunt &#539;inti&#539;i &#238;n sclavie&#034;. &#206;n plus, trecerea de la modul feudal de produc&#539;ie la modul de produc&#539;ie capitalist face sclavia din ce &#238;n ce mai dep&#259;&#537;it&#259;. Proprietarii de terenuri &#537;i Biserica &#238;ncep s&#259;-&#537;i elibereze sclavii, prefer&#226;nd o for&#539;&#259; de munc&#259; salariat&#259;. Astfel, &#238;n 1844, Biserica Moldovei &#537;i-a eliberat sclavii, imita&#539;i &#238;n 1847 de Biserica Valahiei. Revolu&#539;ia burghez&#259; democratic&#259; din 1848 a fost condus&#259; de &#034;bonjouristii&#034;, patrio&#539;i radicali, &#238;mpotriva Imperiului otoman. Liderii revolu&#539;ionari proclamau c&#259; &#034;poporul rom&#226;n respinge practica inuman&#259; &#537;i barbar&#259; a propriet&#259;&#539;ii sclavice &#537;i anun&#539;&#259; eliberarea imediat&#259; a tuturor &#539;iganilor apar&#539;in&#226;nd proprietarilor priva&#539;i&#034;. Dar, &#238;nc&#259; din 1849, for&#539;ele turce&#537;ti din sud &#537;i ru&#537;ii din nord au reocupat cele dou&#259; principate &#537;i au reintrodus vechile legi, inclusiv sclavia. Baronii sosesc f&#259;r&#259; mari dificult&#259;&#539;i s&#259; &#238;&#537;i recupereze fo&#537;tii sclavi. Cu toate acestea, &#238;n ciuda reac&#539;iei, lupta pentru abolirea sclaviei continu&#259;, iar sclavia devine ilegal&#259; la 23 decembrie 1855 &#238;n Moldova &#537;i la 8 februarie 1856 &#238;n &#538;ara Rom&#226;neasc&#259;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#206;n 1856, Tratatul de la Paris a recunoscut autonomia celor dou&#259; provincii rom&#226;ne&#537;ti &#238;n cadrul Imperiului Otoman. Noul lider al provinciilor, numit Rom&#226;nia din 1861, prin&#539;ul Ioan Alexandru Couza, stabile&#537;te din nou sclavia pentru romi &#537;i ierarhia pentru &#539;&#259;rani. Abia &#238;n 1864, dup&#259; lovitura de stat condus&#259; de Koglniceanu, sclavia &#537;i iob&#259;garea au fost definitiv anulate &#238;n Rom&#226;nia. Reprezent&#226;nd cea mai radical&#259; aripa a burgheziei, Koglniceanu a prev&#259;zut chiar o reform&#259; agrar&#259; care, teoretic, ar trebui s&#259; beneficieze de iobagi &#537;i sclavi liberi. &#206;n prezent, cele mai reactive fac&#539;iuni ale burgheziei &#537;i ale baronilor au complotat s&#259; dea putere &#238;n februarie 1866 regelui Charles I al lui Hohenzollern. &#206;n plus, &#238;n ciuda autonomiei, Rom&#226;nia r&#259;m&#226;ne foarte dependent&#259; de Imperiul Otoman &#537;i de structurile sale feudale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Astfel, chiar elibera&#539;i de sclavie, romii continu&#259; s&#259; tr&#259;iasc&#259; &#238;n condi&#539;ii dramatice. Mul&#539;i sunt romii care au fugit din &#539;ar&#259;, tem&#226;ndu-se s&#259; se &#238;ntoarc&#259; la sclavie, mai &#238;nt&#226;i &#238;n &#539;&#259;rile vecine, apoi &#238;n Scandinavia sau Europa de Vest, chiar &#537;i &#238;n America. Romii care nu p&#259;r&#259;sesc Rom&#226;nia locuiesc de obicei &#238;n satele &#238;n care locuiau c&#226;nd erau sclavi &#238;n apropierea m&#259;n&#259;stirilor. Toate rapoartele timpului vorbesc despre mizeria &#238;n care tr&#259;iesc romii : &#238;mbr&#259;ca&#539;i &#238;n c&#226;rpe, supu&#537;i foamei, &#034;libertatea&#034; ofer&#259; romilor un statut cu mult mai de invidiat dec&#226;t cel pe care l-au cunoscut ca sclavi. Pe l&#226;ng&#259; s&#259;r&#259;cie, romii trebuie s&#259; sufere rasism &#238;mpotriva lor. De exemplu, doi c&#259;l&#259;tori americani, la &#238;nceputul secolului al XX-lea, spun c&#259;, atunci c&#226;nd au oferit ciocolat&#259; celor doi mici cer&#537;etori de rromi, cei doi copii au fugit strig&#226;nd &#034;Moarte ! Moarte ! (Moartea, moartea !) &#206;ntr-adev&#259;r, de multe ori dup&#259; &#034;emanciparea&#034; lor, romilor le-au fost oferite m&#226;ncare otr&#259;vit&#259;, un mijloc folosit pentru a sc&#259;pa de ele, astfel &#238;nc&#226;t una dintre primele lec&#539;ii pe care le cunosc copiii romi Timpul este s&#259; nu accepta&#539;i niciodat&#259; alimente de la un str&#259;in.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la sf&#226;r&#537;itul secolului al XIX-lea, romii, &#238;n special cei care au reu&#537;it s&#259; studieze, au &#238;nceput s&#259; se organizeze pentru a cere egalitatea cu gadjele.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dictatura lui Antonescu &#537;i deportarea &#238;n Transnistria&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#206;n aceast&#259; atmosfer&#259; de mizerie &#537;i rasism, romii traverseaz&#259; istoria Rom&#226;niei, independen&#539;a ei (recunoscut&#259; de Congresul de la Berlin &#238;n 1878), participarea Rom&#226;niei la primul r&#259;zboi mondial &#238;ntre anii 1916-1918 laturile alia&#539;ilor, apoi ata&#537;amentul Rom&#226;niei la Bucovina &#537;i Transilvania (preluat din Ungaria), precum &#537;i din Basarabia (dus &#238;n Rusia).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#206;n fa&#539;a crizei mondiale din 1929 &#537;i a grevelor muncitorilor care contracareaz&#259; mizeria (inclusiv grevele feroviare &#537;i lucr&#259;torii din industria petrolier&#259;), partidul &#034;G&#259;rzii de Fier&#034;, un grup fascist creat &#238;n anii 20 de Horia Sima (inclusiv Ionesco, Mircea Eliane &#537;i Cioran) este sus&#539;inut&#259; de o parte din ce &#238;n ce mai mare a burgheziei. O atmosfer&#259; rasist&#259; devine din ce &#238;n ce mai greoaie &#238;n &#539;ar&#259;, cu pogromuri frecvente &#238;n Moldova &#537;i Basarabia &#238;mpotriva evreilor &#537;i a romilor. Prin influen&#539;a nazismului &#537;i &#238;n special a tezelor lui Ritter, rasismul anti-romi construie&#537;te un corpus &#034;&#537;tiin&#539;ific&#034; ideologic. Nu mai este doar o chestiune de descriere a romilor drept &#034;ho&#539;i&#034; &#537;i a so&#539;iilor acestora ca &#034;dezn&#259;dejde&#034;, ci, ca &#537;i Ion Facaoaru, principalul teoretician rom&#226;n al rasismului anti-rom, pentru a lupta &#238;mpotriva &#034;pericolului &#539;iganilor&#034; &#034;s&#259;r&#259;cirea genetic&#259; a poporului rom&#226;n&#034;. &#206;nc&#259; din 1938, a fost creat un Comisariat General pentru Minorit&#259;&#539;i, cu o responsabilitate deosebit&#259; pentru &#034;&#238;ntrebarea &#539;iganilor&#034;. Universit&#259;&#539;ile, &#238;n special cea a Clujului, se &#238;ndreapt&#259; spre studiul antropologiei eugenice. Ideologia &#034;s&#226;ngelui pur&#034; al &#034;rasei rom&#226;ne&#034; amenin&#539;at&#259; de &#034;impuritatea &#539;iganilor&#034; se dezvolt&#259;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#206;n 1940, regele Carol al II-lea a abdicat &#238;n favoarea fiului s&#259;u Mihai I, care a chemat la putere pe fascistul Antonescu, sus&#539;inut de Garda de Fier, care sa proclamat el &#238;nsu&#537;i Conduc&#259;tor al Rom&#226;niei, &#238;n timp ce URSS, &#238;n cadrul Pactul german-sovietic ocup&#259; Basarabia &#537;i Bucovina, iar Horty-ul fascist al Ungariei se &#238;nvecineaz&#259; cu nordul Transilvaniei. Rom&#226;nia devine stat na&#539;ional &#034;legionar&#034; &#537;i este aliat cu Germania nazist&#259;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#206;n anul 1940, Ministerul de Interne a interzis romilor &#034;nomazi&#034; s&#259; &#034;se hr&#259;neasc&#259; &#238;n timpul iernii&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#206;n 1941, Hitler a oferit Transnistriei &#238;n Rom&#226;nia, ca o compensa&#539;ie pentru Transilvania. &#206;n acela&#537;i an a fost instituit&#259; sterilizarea femeilor rome. &#206;n mai 1942, Antonescu a ordonat un recens&#259;m&#226;nt general al popula&#539;iei rome, 208.700 de romi fiind enumerate &#238;n &#539;ar&#259;. La 1 iunie, a &#238;nceput deportarea romilor &#034;nomazi &#537;i semi-nomazi&#034; din Transnistria. La 11 august, inspectorul general al recens&#259;m&#226;ntului afirm&#259; c&#259; 84% dintre romii &#034;nomazi &#537;i semi-nomazi&#034; au str&#259;b&#259;tut Nistrul. Comenzile precizeaz&#259; c&#259; nu vor informa &#238;n niciun fel deporta&#539;ii la destina&#539;ie. Odat&#259; ajuns &#238;n Basarabia, trebuie s&#259;-&#537;i schimbe banii &#238;n Reichsmarks &#537;i apoi sunt repartiza&#539;i &#238;ntr-o localitate. Un primar al comunei a publicat &#238;n 1945 amintirile sale despre aceast&#259; perioad&#259; : &#034;La sf&#226;r&#537;itul lunii august 1942 a &#238;nceput s&#259; soseasc&#259; la Trihai, pe r&#226;ul Bug, Roma. Acestea au fost distribuite &#238;n fermele din jur ; &#238;ntr-o s&#259;pt&#259;m&#226;n&#259; au fost cincisprezece mii de romi s&#259; ajung&#259;. Ei se aflau &#238;ntr-o stare de mizerie incredibil&#259;. Au fost mul&#539;i b&#259;tr&#226;ni, unii erau goi. Din 12 septembrie 1942 a &#238;nceput deportarea romilor sedentari. Sunt deporta&#539;i cu trenul, inclusiv copiii ne&#238;nso&#539;i&#539;i. Ei au voie s&#259; ia doar o singur&#259; bucat&#259; de bagaj de m&#226;n&#259;, restul (terenuri, case, animale etc.) este confiscat. R&#226;ndul sedentar de romi dureaz&#259; opt zile. Singurii romi care evit&#259; deportarea sunt cei ai familiilor solda&#539;ilor, o m&#259;sur&#259; luat&#259; &#238;n urma revoltelor solda&#539;ilor romi de pe front, c&#226;nd au aflat despre deportarea familiilor lor.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#206;n Transnistria, condi&#539;iile de trai sunt dramatice : foametea, frigul &#537;i tifosul, f&#259;r&#259; a men&#539;iona pe aceia care sunt uci&#537;i deoarece &#238;ncearc&#259; s&#259; scape. Unii, inclusiv iernile, erau goi. Foametea este de a&#537;a natur&#259; &#238;nc&#226;t unii romi m&#259;n&#226;nc&#259; cai, &#238;n timp ce pentru majoritatea acestora carnea de cal este tabu. &#206;ntre 1941 &#537;i 1943, trei sute de mii de evrei au fost deporta&#539;i &#537;i &#238;n Transnistria. P&#226;n&#259; la sf&#226;r&#537;itul anului 1943, Antonescu a &#238;n&#539;eles c&#259; Germania nu va c&#226;&#537;tiga r&#259;zboiul, deport&#259;rile au &#238;ncetat, iar regele Mihai a dizolvat guvernul Antonescu la 23 august 1944 &#537;i a declarat r&#259;zboi Germaniei. Din 1941 p&#226;n&#259; &#238;n 1943, aproximativ 36 000 de romi au murit &#238;n deportare &#238;n Transnistria [6].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Stalinismului&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Armisti&#539;iul a fost semnat la 13 septembrie 1944, iar ministrul de interne a cerut romilor s&#259; &#238;&#537;i reia activitatea tradi&#539;ional&#259; &#238;n Rom&#226;nia. &#206;n 1948, Rom&#226;nia a devenit o democra&#539;ie popular&#259; sub jugul URSS stalinist. Multe asasinate, torturi, arest&#259;ri arbitrare etc. sunt organizate pentru a permite unui PC care a adunat doar c&#226;teva sute de membri &#238;n 1945 pentru a-&#537;i lua puterea. Nu pare c&#259; sub autoritatea lui Gheorghiu Dej, apoi secretar al PCR, exist&#259; o diferen&#539;&#259; &#238;ntre soarta rezervat&#259; romilor &#537;i celor ale altor cet&#259;&#539;eni din Rom&#226;nia, discriminarea rasist&#259; fiind &#238;ndreptat&#259; &#238;n special &#238;mpotriva maghiarilor, S&#226;rbii sau croa&#539;ii. Rromii r&#259;m&#226;n totu&#537;i &#238;n principal folosi&#539;i ca muncitori necalifica&#539;i ai industriei &#537;i agriculturii.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#206;n 1965, Nicolae Ceau&#537;escu a preluat conducerea PC-ului. Rom&#226;nia are cea mai puternic&#259; cre&#537;tere economic&#259; din toate &#539;&#259;rile europene &#537;i se distan&#539;eaz&#259; de URSS. Singura &#539;ar&#259; din Pactul de la Var&#537;ovia care nu &#537;i-a trimis tancurile &#238;n Praga &#238;n 1968, Rom&#226;nia lui Ceau&#537;escu a devenit cea mai potrivit&#259; &#539;ar&#259; din est pentru Occident. De Gaule, &#238;n c&#259;l&#259;toria oficial&#259; &#238;n Rom&#226;nia &#238;n 1968, proclam&#259; &#034;Rom&#226;nia pentru rom&#226;ni&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mai degrab&#259; independent de URSS, Rom&#226;nia dezvolt&#259; o ideologie ultra-na&#539;ionalist&#259;. Ceau&#537;escu declar&#259; &#238;n mod repetat superioritatea cursei &#034;Dace&#034; [7]. &#206;n afar&#259; de campania na&#539;ional&#259; din 1977 care a confiscat toate aurul (&#238;n particular bijuterii) apar&#539;in&#226;nd romilor, exist&#259; pu&#539;ine documente despre situa&#539;ia particular&#259; a romilor &#238;n timpul dictaturii lui Ceau&#537;escu, dar se dovede&#537;te un fapt : dintre cei 80.000 de copii g&#259;site &#238;n orfelinatele din Rom&#226;nia &#238;n anul 1990 (de fapt domiciliile autentice), 80% erau copii romi (&#238;n timp ce romii reprezint&#259; doar 10% p&#226;n&#259; la 20% din popula&#539;ia rom&#226;neasc&#259;). &#536;i &#537;tim condi&#539;iile &#034;vie&#539;ii&#034; &#238;n aceste orfelinate : un minim de aten&#539;ie, &#238;ngrijire &#537;i confort, epidemii de SIDA, hepatit&#259; &#537;i holer&#259; cauzate de echipamente de transfuzie nesterile etc. Deci, se estimeaz&#259; c&#259; &#238;ntre 50 &#537;i 60% din rata anual&#259; a mortalit&#259;&#539;ii &#238;n aceste orfelinate. Potrivit articolului lui Ian Hancok, &#034;Rasa domnilor lui Ceau&#537;escu &#537;i a for&#539;ei de munc&#259; robotice &#539;ig&#259;ne&#537;ti&#034;, acest num&#259;r incredibil de mare de copii romi din aceste orfelinate ar fi rezultatul unei politici consecvente rasiste a regimului totalitar. &#206;n numele superiorit&#259;&#539;ii rasiale a dacilor, ar fi fost necesar s&#259; transform&#259;m romii &#238;ntr-un popor al slujitorilor servili, cu un statut apropiat de cel al sclaviei, iar aceste orfelinate ar fi fost destinate s&#259; extermine surplusul muncii rom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la &#034;revolu&#539;ie&#034; p&#226;n&#259; &#238;n prezent&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revolu&#539;ia rom&#226;neasc&#259; din decembrie 1989 a fost &#238;n cele din urm&#259; o lovitur&#259; de stat, o clique aproape de puterea de a sc&#259;pa de cuplul Ceau&#537;escu. C&#259;derea regimului Ceau&#537;escu este marcat&#259; de o atmosfer&#259; de rasism, dintre care romii sunt primele victime. Zvonurile circul&#259; c&#259; romii ar fi to&#539;i agen&#539;i ai Securit&#259;&#539;ii sau chiar c&#259; Ceau&#537;escu &#238;nsu&#537;i ar fi fost un rom. &#206;n acela&#537;i timp, presa continu&#259; s&#259; publice articole despre mul&#539;imea de romi, f&#259;r&#259; bilete, dar &#238;narmate cu cu&#539;ite, care ar face teroare pe trenul Sofia-Bucure&#537;ti sau c&#259; Orient Express ar trebui s&#259; fie plasat sub supravegherea poli&#539;iei pentru a evita Raidurile romilor. &#206;n aceast&#259; atmosfer&#259; de ur&#259; rasist&#259;, mul&#539;i rom&#226;ni sunt, de asemenea, con&#537;tien&#539;i de faptul c&#259; sf&#226;r&#537;itul regimului Ceau&#537;escu se materializeaz&#259; &#238;n esen&#539;&#259; prin condi&#539;ii de via&#539;&#259; &#537;i mai precare. De atunci, &#238;n &#238;ntreaga &#539;ar&#259; se dezvolt&#259; o adev&#259;rat&#259; campanie de pogromuri &#238;mpotriva romilor. La 24 decembrie 1989, &#238;n satul Virghie, s&#259;tenii ucid doi romi &#537;i &#238;&#537;i ardeau casa. La Turulung, la 11 ianuarie 1990 au fost incendiate 36 de case apar&#539;in&#226;nd romilor. La 29 ianuarie au fost focate cinci case &#238;n Reghin, patru romi au fost uci&#537;i &#537;i &#537;ase case au fost arse &#238;n Lunga la 5 februarie &#537;i a&#537;a mai departe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#206;ntre 13 &#537;i 15 iunie, minorii au fost lua&#539;i cu trenul &#238;n Bucure&#537;ti de c&#259;tre guvern pentru a opri protestele &#238;mpotriva lui Illescu (apoi &#537;ef al guvernului). Supraveghea&#539;i de ofi&#539;eri de poli&#539;ie, ace&#537;ti mineri s-au deplasat &#537;i la a&#537;ez&#259;rile de romi din suburbiile Bucure&#537;tiului : taberele au fost distruse, b&#259;rba&#539;ii b&#259;tut p&#226;n&#259; c&#226;nd au pierdut cuno&#537;tin&#539;a &#537;i femeile au fost violate. Mul&#539;i romi au fost apoi &#238;ncarcera&#539;i &#537;i elibera&#539;i doar c&#226;teva s&#259;pt&#259;m&#226;ni mai t&#226;rziu, f&#259;r&#259; ca acuza&#539;iile s&#259; fie aduse &#238;mpotriva lor. &#206;n Cuza Voda, 34 de case apar&#539;in&#226;nd romilor sunt arse, iar la 12 august, la Catinul Nou, 29, etc. Astfel de violen&#539;&#259;, aproape zilnic, are loc, uneori &#238;nso&#539;it&#259; de linsare. Se &#238;nt&#226;mpl&#259; c&#259; cauza oficial&#259; a acestor izbucniri de violen&#539;&#259; rasist&#259; este o simpl&#259; b&#259;taie de cap &#238;ntr-o promisiune &#238;ntre gadje &#537;i romi. &#206;n acest caz, poli&#539;ia intervine, dup&#259; pogromuri, pentru a opri romii care au participat la lupt&#259;. Dup&#259; un astfel de pogrom &#238;n noaptea de la 12 p&#226;n&#259; la 13 octombrie 1993, o comisie guvernamental&#259; public&#259; un raport care spune c&#259; &#034;evenimentele nu au motiva&#539;ii etnice&#034;, apoi explic&#259; faptul c&#259; comunitatea rom&#259; are partea sa de responsabilitate de la :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;- Este un pericol pentru stabilitatea etnic&#259; a satului, deoarece acestea au &#238;ntre cinci &#537;i zece copii pe familie ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Nu sunt nativi din sat &#537;i s-au stabilit acolo dup&#259; 1977.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ei nu de&#539;in teren &#537;i astfel &#034;unii tr&#259;iesc din furt&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Nivelul cultural este foarte sc&#259;zut, iar mul&#539;i sunt analfabe&#539;i. &lt;br class='autobr' /&gt; Acestea apar&#539;in religiei ortodoxe, dar nu respect&#259; ritualurile &#537;i ceremoniile tradi&#539;ionale ale acestei religii.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Spre deosebire de rom&#226;ni &#537;i maghiari, ei nu au format o societate agrar&#259;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ei distrug ordinea prin violen&#539;&#259; verbal&#259;, discu&#539;ii obscene, limbaj trivial, fur&#259; proprietatea altora &#537;i, uneori, comit&#259; lovituri &#537;i r&#259;ni. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Acest raport, o adev&#259;rat&#259; sintez&#259; a prejudec&#259;&#539;ilor rasiste &#238;mpotriva romilor, este semnificativ&#259; &#238;n modul &#238;n care poli&#539;ia &#537;i justi&#539;ia rom&#226;neasc&#259; se ocup&#259; de aceste pogromuri mortale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Acest tip de violen&#539;&#259; pe scar&#259; larg&#259; &#238;mpotriva romilor a continuat pe parcursul anilor 1990. De atunci, potrivit raportului Comisiei Europene &#238;mpotriva rasismului &#537;i intoleran&#539;ei (publicat la 23 aprilie 2002) violente, cum ar fi cele care au avut loc &#238;n anii 1990 &#238;ntre majoritatea &#537;i grupurile minoritare ale popula&#539;iei, inclusiv comunitatea romilor / &#539;iganilor, au &#238;ncetinit &#034;. Cu toate acestea, discriminarea persist&#259; la toate nivelurile : violen&#539;a poli&#539;ieneasc&#259; obi&#537;nuit&#259;, politicile municipale care au ca scop scoaterea romilor din ora&#537;, segregarea &#238;n &#537;coli, discriminarea &#238;n angajare (chiar &#537;i &#238;n ANPE, uneori se &#238;nt&#226;mpl&#259; ca ofertele de locuri de munc&#259; arat&#259; clar c&#259; nu sunt destinate romilor), discriminarea &#238;n ceea ce prive&#537;te accesul la asisten&#539;&#259; medical&#259; sau anumite beneficii sociale, articole de pres&#259; &#537;i rapoarte de televiziune care prezint&#259; &#238;n mod regulat romi ca delincven&#539;i etc. . La acestea se adaug&#259; partidele rasiste de extrem&#259; dreapt&#259;, &#238;n special Partidul Rom&#226;nia Mare (Marele Rom&#226;nia) &#537;i propaganda lor anti-rom&#259; (&#537;i antisemit&#259; &#537;i anti-maghiar&#259;). Noul Drept apare postere cu sloganuri &#034;Moartea tiganilor ! Sau &#034;romii din Rom&#226;nia !&#034; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#206;n aceast&#259; situa&#539;ie, c&#226;t de surprinz&#259;tor este faptul c&#259; romii din Rom&#226;nia sunt &#238;n continuare victime ale violen&#539;ei rasiste ? Pe 13 martie, aproximativ 15 b&#259;rba&#539;i &#238;narma&#539;i cu lilieci de baseball au atacat un cartier romani &#238;n satul Sabolciu, la 8 mai 2002, aproximativ 200 de fani ai fotbalului au atacat un cartier de romi din Bucure&#537;ti. &#206;n timp ce striga &#034;&#539;iganii din Rom&#226;nia&#034;, atacatorii au b&#259;tut romi, au zdrobit casele &#537;i au distrus u&#537;ile pentru a intra &#238;n case.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Romii Desrrobireja din Rom&#226;nia continu&#259; s&#259; cucereasc&#259;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Unele surse : Ian Hancock, &#034;Sclavia romilor&#034; &#537;i &#034;Sindromul pariei&#034; din &#034;Patrin&#034; Claire Auziaz &#034;Samudaripen, Genocidul &#539;iganilor&#034;, Editions L'esprit Frappeur, Paris 1999&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Articolul din HOBOCTb nr. 10 - decembrie 2002&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] Termenul oficial al Rom&#226;niei nu apare dec&#226;t &#238;n 1861, dup&#259; unirea principatelor &#538;&#259;rii Rom&#226;ne&#537;ti &#537;i Moldovei. &#538;ara Rom&#226;neasc&#259; este regiunea Bucure&#537;tiului, &#238;n timp ce Moldova este cea din Ia&#537;i. &#538;ara care se nume&#537;te ast&#259;zi Moldova se na&#537;te din unitatea Basarabiei &#537;i a Transnistriei.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] &#034;Rom&#034; &#238;nseamn&#259; &#034;om&#034; &#238;n limba romani, &#537;i prin acest termen se desemneaz&#259; ei &#238;n&#537;i&#537;i. Ca &#537;i &#238;n limba rom&#226;n&#259;, termenul &#034;Tsigan&#034; a devenit sinonim cu sclavul, folosim cuv&#226;ntul francez &#034;&#539;igan&#034; doar pentru a traduce sclavia &#537;i / sau textele rasiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Gadj&#233; : plural de &#034;gadjo&#034;, termenul pentru to&#539;i romii care nu sunt din &#034;popoarele c&#259;l&#259;toriei&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] Aceast&#259; acuza&#539;ie se g&#259;se&#537;te &#238;nc&#259; &#238;ntr-un articol din 1929 despre descenden&#539;ii lui Netoci !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] Un roman al lui Mat&#233;o Maximoff &#034;Pre&#539;ul libert&#259;&#539;ii&#034; se ocup&#259; tocmai de o revolt&#259; a romilor &#238;n secolul al XIX-lea &#238;n Rom&#226;nia (edi&#539;ia Wallada).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[6] Se estimeaz&#259; c&#259; 500.000 de &#539;igani europeni au fost victime ale genocidului &#238;n timpul nazismului, o cifr&#259; propor&#539;ional&#259; cu cea a genocidului evreiesc. &#206;n majoritatea &#539;&#259;rilor, soarta romilor era similar&#259; cu cea a evreilor : masacrarea de c&#259;tre unit&#259;&#539;ile SS &#238;n URSS, exterminarea &#238;n lag&#259;rele de deten&#539;ie pentru romi &#537;i sinti din Germania, Austria &#537;i Polonia etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[7] Dacii erau poporul care locuia &#238;n Rom&#226;nia de ast&#259;zi &#238;nainte de cucerirea roman&#259; &#238;n anul 101.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Histoire des Roms de Roumanie : Sept si&#232;cles d'oppression
&lt;p&gt;L'esclavage en Valachie et Moldavie [1]&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Partis d'Inde entre l'an 800 et 950, on estime que les Roms [2] arrivent dans le sud-est de l'Europe dans le dernier quart du 13&#232;me si&#232;cle. Arriv&#233;s comme des hommes libres dans la principaut&#233; de Valachie, ils apportent avec eux des savoirs-faire artisanaux (en particulier dans le travail du fer) d'Inde et de l'Europe byzantine. Cette venue de travailleurs qualifi&#233;s est alors une b&#233;n&#233;diction pour les seigneurs valaches et moldaves qui ont besoin d'une force de travail. Les seigneurs f&#233;odaux, tout d'abord en dehors de toute base l&#233;gale, commencent &#224; r&#233;duire en esclavage ce peuple. Des mesures de plus en plus s&#233;v&#232;res sont alors prises par les propri&#233;taires terriens, les seigneurs et les monast&#232;res pour obliger cette force de travail &#224; rester sur place. Il est &#224; noter que face &#224; l'esclavage, des Roms ont tent&#233; de fuir vers l'Allemagne ou la Pologne, mais, &#224; cause de leur teint mat, on les consid&#233;rait comme des &#171; musulmans &#187; et, face aux cruaut&#233;s qu'on leur infligeait, ils sont repartis se cacher vers les montagnes des Carpates, o&#249; ils sont retomb&#233;s entre les mains des esclavagistes. Les premi&#232;res traces &#233;crites de cet esclavage date du r&#232;gne de Rudolf IV en 1331-1355, o&#249; les Roms sont d&#233;crits comme &#233;tant la propri&#233;t&#233; de monast&#232;res et de propri&#233;taires terriens. Mais ce n'est que sous le r&#232;gne de Basile le Loup de Moldavie (1634-1654) qu'est institu&#233;e une loi en quarante points concernant les esclaves Roms. A partir de 1500 d'ailleurs, le terme roumain tsigan devient synonyme d'esclave.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les esclaves sont alors divis&#233;s en tsigani de ogor, esclaves des champs, et tsigani de casali, esclaves de maison, ces derniers se subdivisant en sclavi domnesti, les esclaves des nobles, sclavi curte, esclaves de la cour, sclavi monastivesti, esclaves de l'Eglise, etc&#8230; Les esclaves sont alors soumis &#224; diff&#233;rents travaux, comme laboureurs, chercheurs d'or, forgerons, serviteurs, cuisiniers, montreurs d'ours ou musiciens. Il est &#224; noter que, si certains Roms &#233;taient utilis&#233;s comme musiciens, il &#233;tait interdit &#224; ceux qui avaient un autre travail de poss&#233;der des instruments de musique. Le passage de la Moldavie et de la Valachie sous administration turque au 16&#232;me si&#232;cle (tout en conservant une autonomie relative), puis sous domination ottomane directe au 18&#232;me si&#232;cle, ne change pas grand chose pour les esclaves romani.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au 19&#232;me, le code de Basile le Loup est oubli&#233;, si bien que de nouvelles r&#233;glementations apparaissent. Ainsi, en 1818, le code p&#233;nal de Valachie inclut les articles suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#187; Section 2 : les tsiganes naissent esclaves. Section 3 : tout enfant n&#233; d'une m&#232;re esclave est esclave Section 5 : tout propri&#233;taire a le droit de vendre ou de donner ses esclaves Section 6 : tout tsigane sans propri&#233;taire est la propri&#233;t&#233; du Prince. &#171; Quant au code p&#233;nal moldave de 1833, il pr&#233;cise :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#187; Section II.154 : des mariages l&#233;gaux ne peuvent avoir lieu entre des personnes libres et des esclaves. Section II.162 : Les mariages entre esclaves ne peuvent avoir lieu sans le consentement de leurs propri&#233;taires. Section II.174 : Le prix d'un esclave doit &#234;tre fix&#233; par le tribunal, selon son age, sa condition et sa profession. &#171; Les roms sont vendus et achet&#233;s &#224; des foires aux esclaves, le prix, au 19&#232;me &#233;tant g&#233;n&#233;ralement d'une pi&#232;ce d'or par kilo, sans &#233;gard pour les liens familiaux qui unissent des Roms entre eux (malgr&#233; une loi de 1757 qui interdit de vendre les enfants s&#233;par&#233;ment de leurs parents), le plus souvent &#187; par lot &#171; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce propos, Kogalniceanu, tsiganologue roumain du 19&#232;me si&#232;cle, &#233;crit : &#171; Quand j'&#233;tais jeune, je voyais dans les rues de Iassy des &#234;tres humains aux mains et pieds encha&#238;n&#233;s, certains m&#234;me portant des anneaux de fer autour du cou et de la t&#234;te. Des peines cruelles de fouet, de privation de nourriture, d'enfumage, de maintien nus dans la neige ou dans la rivi&#232;re gel&#233;e, tels &#233;taient les traitements inflig&#233;s aux Gitans. La saintet&#233; de leurs mariages et de leurs liens familiaux n'&#233;taient pas respect&#233;s. On arrachait la femme &#224; son mari, la fille &#233;tait s&#233;par&#233;e de force de sa m&#232;re, on arrachait les enfants des bras de leurs parents, on les s&#233;parait et on les vendait aux quatre coins de la Roumanie. Ni les hommes, ni les lois n'avaient piti&#233; de ces malheureux &#234;tres humains&#171; Les &#187; mariages &#187; entre roms sont le plus souvent arrang&#233;s entre les propri&#233;taires pour de simples questions de reproduction, un pr&#234;tre officialisant l'union avant qu'on les force &#224; se reproduire. Si le code de Basile le Loup pr&#233;voit que &#171; un tsigane qui viole une blanche doit &#234;tre br&#251;l&#233; vif &#171; , les propri&#233;taires ne se g&#234;nent pas pour violer des esclaves, si bien qu'au 19&#232;me si&#232;cle, le journaliste fran&#231;ais F&#233;lix Colson note que de nombreux esclaves roms sont blonds. Pour avoir une id&#233;e des conditions de vie des esclaves de maison, on peut citer F&#233;lix Colson qui, en visite chez un baron roumain, indique dans ses m&#233;moires que &#187; la mis&#232;re se lit tellement sur leurs corps qu'&#224; les regarder, on risque de perdre l'app&#233;tit &#171; . Il est &#224; noter que si la loi n'autorisait pas un baron &#224; tuer son esclave, cette pratique &#233;tait n&#233;anmoins courante (la loi n'interdisant pas de toute fa&#231;on les ch&#226;timents corporels qui pouvaient se terminer par la mort de l'esclave).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers la Desrrobireja (&#233;mancipation) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien souvent, l'histoire d'un peuple opprim&#233; n'est &#233;crite que comme la succession des oppressions qu'il subit, sans qu'il soit question de r&#233;sistance. Cette fa&#231;on d'&#233;crire l'histoire, m&#234;me si cela est fait dans un but progressiste, peut toutefois faire passer l'id&#233;e que les opprim&#233;s seraient &#187; naturellement &#187; soumis. Il est donc important de souligner que tous les Roms ne subissaient pas l'esclavage passivement. C'est ainsi que dans les Carpates, des Roms affranchis ou &#233;vad&#233;s, parfois li&#233;s aussi &#224; des gadj&#233; [3], ont form&#233; des communaut&#233;s semi-nomades, les Netoci. Consid&#233;r&#233;s par l'id&#233;ologie dominante comme &#187; les plus d&#233;prav&#233;s &#187; des Roms, accus&#233;s de cannibalisme [4], ils sont vus comme des h&#233;ros par le peuple romani soumis &#224; l'esclavage. D'ailleurs, lorsque au d&#233;but du 19&#232;me, les barons tentent de les r&#233;duire &#224; nouveau en esclavage, les Netoci se lancent dans une guerre de gu&#233;rilla qui ne cessera qu'avec l'abolition de l'esclavage. De nombreux soul&#232;vements d'esclaves contre leurs propri&#233;taires ont &#233;galement eu lieu [5].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la soci&#233;t&#233; roumaine aussi, les id&#233;es progressistes se d&#233;veloppent et des voix commencent &#224; se faire entendre pour d&#233;noncer l'esclavagisme. C'est ainsi que Kogalniceanu &#233;crit en 1837 : &#171; Les Europ&#233;ens organisent des soci&#233;t&#233;s philanthropiques pour l'abolition de l'esclavage en Am&#233;rique, alors que sur leur propre continent 400.000 Tsiganes sont maintenus en esclavage &#171; . De plus, le passage du mode de production f&#233;odal au mode de production capitaliste rend l'esclavage de plus en plus d&#233;pass&#233;. Des propri&#233;taires terriens et l'Eglise commencent &#224; affranchir leurs esclaves, pr&#233;f&#233;rant une force de travail salari&#233;. C'est ainsi qu'en 1844, l'Eglise Moldave lib&#232;re ses esclaves, imit&#233;s en 1847 par l'Eglise de Valachie. La r&#233;volution d&#233;mocratique-bourgeoise de 1848 est men&#233;e par les &#187; bonjouristes &#171; , des patriotes radicaux, contre l'empire ottoman. Les leaders r&#233;volutionnaires proclament que &#187; Le peuple roumain rejette la pratique inhumaine et barbare de la possession d'esclaves, et annonce la lib&#233;ration imm&#233;diate de tous les tsiganes appartenant &#224; des propri&#233;taires priv&#233;s &#171; . Mais, d&#232;s 1849, les forces turques au sud et russes au nord r&#233;occupent les deux principaut&#233;s, et r&#233;introduisent les anciennes lois, dont l'esclavage. Les barons arrivent sans trop de peine &#224; r&#233;cup&#233;rer leurs anciens esclaves. Cependant, malgr&#233; la r&#233;action, la lutte pour l'abolition de l'esclavage continue, et l'esclavage devient ill&#233;gal le 23 d&#233;cembre 1855 en Moldavie et le 8 f&#233;vrier 1856 en Valachie.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1856, le trait&#233; de Paris reconna&#238;t l'autonomie des deux provinces roumaines dans le cadre de l'empire ottoman. Le nouveau dirigeant des provinces, qui s'appellent Roumanie &#224; partir de 1861, le Prince Ioan Alexandru Couza, instaure &#224; nouveau l'esclavage pour les Roms et le servage pour les paysans. Ce n'est qu'en 1864, suite au coup d'Etat men&#233; par Koglniceanu, que l'esclavage et le servage sont d&#233;finitivement abolis en Roumanie. Repr&#233;sentant de l'aile la plus radicale de la bourgeoisie, Koglniceanu pr&#233;voit m&#234;me une r&#233;forme agraire qui, en th&#233;orie, devrait profiter aux serfs et esclaves lib&#233;r&#233;s. Or, les fractions les plus r&#233;actionnaires de la bourgeoisie et les barons complotent pour donner en f&#233;vrier 1866 le pouvoir au roi Charles 1er de Hohenzollern. De plus, malgr&#233; l'autonomie, la Roumanie reste tr&#232;s d&#233;pendante de l'empire ottoman et de ses structures f&#233;odales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, m&#234;me lib&#233;r&#233;s de l'esclavage, les Roms continuent de vivre dans des conditions dramatiques. Nombreux d'ailleurs sont les Roms qui fuient le pays, craignant un retour &#224; l'esclavage, d'abord dans les pays voisins, puis jusqu'en Scandinavie ou en Europe de l'Ouest, voire en Am&#233;rique. Les Roms qui ne quittent pas la Roumanie restent le plus souvent dans les villages o&#249; ils vivaient quand ils &#233;taient esclaves, pr&#232;s des monast&#232;res. Tous les reportages de l'&#233;poque parlent de la mis&#232;re dans laquelle vivent les Roms : habill&#233;s de guenilles, soumis &#224; la faim, la &#187; libert&#233; &#187; offre aux Roms un statut gu&#232;re plus enviable que celui qu'ils connaissaient esclaves. En plus de la pauvret&#233;, les Roms doivent subir le racisme &#224; leur encontre. C'est ainsi par exemple que deux voyageurs am&#233;ricains, au d&#233;but du 20&#232;me si&#232;cle, racontent comment, alors qu'ils offraient du chocolat &#224; deux petits mendiants roms, les deux enfants se sauvent en criant &#187; Moarte ! Moarte ! &#187; (Mort ! Mort !). En effet, &#224; de nombreuses reprises apr&#232;s leur &#187; &#233;mancipation &#171; , les Roms se sont vus offrir de la nourriture empoisonn&#233;e, un moyen utilis&#233; pour se d&#233;barrasser d'eux, si bien qu'une des premi&#232;res le&#231;ons qu'apprennent les enfants roms &#224; cette &#233;poque est de ne jamais accepter de nourriture d'un &#233;tranger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir de la fin du 19&#232;me, des Roms, essentiellement ceux qui ont r&#233;ussit &#224; faire des &#233;tudes, commencent &#224; s'organiser pour exiger l'&#233;galit&#233; avec les gadj&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dictature d'Antonescu et la d&#233;portation en Transnistrie&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est dans cette atmosph&#232;re de mis&#232;re et de racisme que les Roms traversent l'histoire de la Roumanie, son ind&#233;pendance (reconnue par le congr&#232;s de Berlin en 1878), la participation de la Roumanie &#224; la premi&#232;re guerre mondiale de 1916 &#224; 1918 aux c&#244;t&#233;s des alli&#233;s, puis le rattachement &#224; la Roumanie de la Bucovine et de la Transylvanie (prises &#224; la Hongrie) ainsi que de la Bessarabie (prise &#224; la Russie).&lt;br class='autobr' /&gt;
Face &#224; la crise mondiale de 1929 et aux gr&#232;ves ouvri&#232;res qui ripostent &#224; la mis&#232;re (notamment les gr&#232;ves des chemins de fer et des ouvriers de l'industrie p&#233;troli&#232;re), le parti de la &#187; Garde de Fer &#171; , groupe fasciste cr&#233;&#233; dans les ann&#233;es 20 par Horia Sima (et o&#249; on trouve notamment Ionesco, Mircea Eliane ou Cioran) est soutenu par une fraction croissante de la bourgeoisie. Une atmosph&#232;re raciste devient de plus en plus pesante dans le pays, avec des pogroms fr&#233;quents en Moldavie et en Bessarabie &#224; l'encontre des juifs et des roms. Par le biais de l'influence du nazisme et en particulier des th&#232;ses de Ritter, le racisme anti-rom se construit un corpus id&#233;ologique &#187; scientifique &#171; . Il ne s'agit plus seulement de d&#233;crire les Roms comme des &#187; voleurs &#187; et leurs femmes comme des &#187; d&#233;bauch&#233;es &#171; , mais aussi, comme Ion Facaoaru, le principal th&#233;oricien roumain du racisme anti-roms, de lutter contre &#171; le p&#233;ril tsigane d'appauvrissement g&#233;n&#233;tique du peuple roumain &#171; . D&#232;s 1938, un Commissariat G&#233;n&#233;ral aux Minorit&#233;s est cr&#233;&#233;, charg&#233; particuli&#232;rement, de la &#171; question tsigane &#187;. Les universit&#233;s, et en particulier celle de Cluj, se tournent vers l'&#233;tude de l'anthropologie eug&#233;niste. L'id&#233;ologie du &#171; sang pur &#187; de la &#187; race roumaine &#187; menac&#233;e par &#187; l'impuret&#233; tsigane &#187; se d&#233;veloppe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1940, le roi Carol II abdique en faveur de son fils Michel I, qui appelle au pouvoir le fasciste Antonescu, soutenu par la Garde de Fer, et qui se proclame Conductator de la Roumanie, tandis que l'URSS, dans le cadre du pacte germano-sovi&#233;tique occupe la Bessarabie et la Bucovine, et que la Hongrie du fasciste Horty annexe le nord de la Transylvanie. La Roumanie devient un Etat &#171; National-L&#233;gionnaire &#187; et s'allie avec l'Allemagne nazie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1940, le minist&#232;re de l'int&#233;rieur interdit aux Roms &#171; nomades &#187; de &#171; r&#244;der pendant l'hivers&#171; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1941, Hitler offre la Transnistrie &#224; la Roumanie, en compensation de la Transylvanie. C'est cette m&#234;me ann&#233;e que la st&#233;rilisation des femmes roms est institu&#233;e. En mai 1942, Antonescu ordonne un recensement g&#233;n&#233;ral de la population rom, 208.700 Roms sont recens&#233;s dans le pays. Le 1er juin, commence la d&#233;portation des Roms &#171; nomades et semi-nomades &#187; en Transnistrie. Le 11 ao&#251;t, l'Inspecteur G&#233;n&#233;ral du Recensement d&#233;clare que 84% des Roms &#171; nomades et semi-nomades &#187; ont travers&#233; le Dniestr. Les ordres pr&#233;cisent de n'informer en rien les d&#233;port&#233;s sur leur destination. Une fois en Bessarabie, ils doivent changer leur argent en Reichsmarks et sont ensuite assign&#233;s &#224; une localit&#233;. Un maire de village publie en 1945 ses souvenirs sur cette p&#233;riode : &#171; Fin ao&#251;t 1942 commenc&#232;rent &#224; arriver &#224; Trihai, sur le fleuve Bug, des Roms. Ils furent r&#233;partis dans les fermes environnantes ; en une semaine, ils furent quinze milles Roms &#224; arriver. Ils &#233;taient dans un &#233;tat incroyable de mis&#232;re. Il y avait beaucoup de vieillards, certains &#233;taient nus&#171; . A partir du 12 septembre 1942, commence la d&#233;portation des Roms s&#233;dentaires. Ils sont d&#233;port&#233;s en train, y compris les enfants non accompagn&#233;s. Ils ne sont autoris&#233;s &#224; prendre qu'un seul bagage &#224; main, tout le reste (terrains, maisons, animaux, etc.) est confisqu&#233;. La rafle des roms s&#233;dentaire dure huit jours. Les seuls Roms qui &#233;vitent la d&#233;portation sont ceux des familles de soldats, une mesure prise &#224; la suite de mutineries de soldats roms sur le front lorsqu'ils apprenaient la d&#233;portation de leur famille.&lt;br class='autobr' /&gt;
En Transnistrie, les conditions de vie sont dramatiques : famine, froid, et typhus, sans compter ceux qui sont abattus parce qu'ils tentent de s'&#233;vader. Certains, y compris l'hivers, &#233;taient nus. La famine est telle que certains Roms mangent des chevaux, alors que pour la majorit&#233; d'entre eux la viande de cheval est taboue. Entre 1941 et 1943, trois cent mille juifs furent &#233;galement d&#233;port&#233;s en Transnistrie. D&#232;s fin 1943, Antonescu comprend que l'Allemagne ne gagnera pas la guerre, les d&#233;portations cessent, le roi Michel dissout le gouvernement Antonescu le 23 ao&#251;t 1944, puis d&#233;clare la guerre &#224; l'Allemagne. De 1941 &#224; 1943, on estime &#224; 36.000 le nombre de Roms morts en d&#233;portation en Transnistrie [6].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le stalinisme&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'armistice est sign&#233; le 13 septembre 1944, et le ministre de l'int&#233;rieur exhorte alors les Roms &#224; reprendre leurs activit&#233;s traditionnelles en Roumanie. En 1948, la Roumanie devient une d&#233;mocratie populaire, sous le joug de l'URSS stalinienne. De nombreux assassinats, tortures, arrestations arbitraires, etc. sont organis&#233;s pour permettre &#224; un PC qui ne regroupait que quelques centaines d'adh&#233;rents en 1945 de prendre le pouvoir. Il ne semble pas que sous le pouvoir de Gheorghiu Dej, alors secr&#233;taire du PCR, une diff&#233;rence existe entre le sort r&#233;serv&#233; aux Roms et ceux des autres citoyens de Roumanie, les discriminations racistes s'exer&#231;ant plus particuli&#232;rement &#224; l'encontre de Hongrois, de Serbes ou de Croates. Les Roms restent n&#233;anmoins essentiellement utilis&#233; comme main d'&#339;uvre non-qualifi&#233;e de l'industrie et de l'agriculture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1965, Nicolae Ceausescu prend la t&#234;te du PC. La Roumanie conna&#238;t la plus forte croissance &#233;conomique de tous les pays d'Europe, et prend ses distances avec l'URSS. Seul pays du pacte de Varsovie qui n'envoie pas ses chars &#224; Prague en 1968, la Roumanie de Ceausescu devient le plus convenable des pays de l'Est pour l'Occident. De Gaule, en voyage officiel en Roumanie en 1968, proclame &#171; La Roumanie aux Roumains&#171; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plut&#244;t ind&#233;pendante par rapport &#224; l'URSS, la Roumanie d&#233;veloppe une id&#233;ologie ultra-nationaliste. Ceausescu d&#233;clare &#224; plusieurs reprises la sup&#233;riorit&#233; de la race &#171; Dace &#187; [7]. En dehors de la campagne nationale de 1977 qui confisqua tout l'or (bijoux en particulier) appartenant aux Roms, il existe peu de documents sur la situation particuli&#232;re des Roms durant la dictature de Ceausescu, mais un fait est av&#233;r&#233; : sur les 80.000 enfants trouv&#233;s dans les orphelinats roumains en 1990 (en fait de v&#233;ritables mouroirs), 80 % &#233;taient des enfants Roms (alors que les roms ne repr&#233;sentent que 10% &#224; 20% de la population roumaine). Et on conna&#238;t les conditions de &#187; vie &#187; dans ces orphelinats : un minimum d'attention, de soin, et de confort, des &#233;pid&#233;mies de sida, d'h&#233;patites, et de chol&#233;ra provoqu&#233;es par du mat&#233;riel de transfusion non st&#233;rile, etc. Si bien qu'on &#233;value entre 50 et 60% le taux de mortalit&#233; annuelle dans ces orphelinats. Selon l'article de Ian Hancok, &#171; La race des seigneurs de Ceausescu et la force de travail robotis&#233; des tsiganes&#171; , ce nombre incroyablement &#233;lev&#233; d'enfants roms dans ces orphelinats serait le r&#233;sultat d'une politique raciste coh&#233;rente du r&#233;gime totalitaire. Au nom de la sup&#233;riorit&#233; raciale des Daces, il aurait fallu transformer les Roms en un peuple de travailleurs serviles, avec un statut proche de celui de l'esclavage, et ces orphelinats auraient eu pour but d'exterminer le surplus de main d'&#339;uvre rom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la &#187; r&#233;volution &#187; &#224; nos jours&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; r&#233;volution &#187; roumaine de d&#233;cembre 1989 n'a finalement &#233;t&#233; qu'un coup d'Etat, une clique proche du pouvoir se d&#233;barrassant du couple Ceausescu. La chute du r&#233;gime Ceausescu est marqu&#233; par une atmosph&#232;re de racisme dont les Roms sont les premi&#232;res victimes. Des rumeurs circulent comme quoi les Roms auraient tous &#233;taient des agents de la Securitate ou m&#234;me que Ceausescu lui-m&#234;me aurait &#233;t&#233; un Rom. La presse, elle, ne cesse de publier des articles sur des foules de Roms, sans tickets mais arm&#233;s de couteaux, qui s&#232;meraient la terreur dans le train Sofia-Bucarest, ou que l'Orient express devra &#234;tre plac&#233; sous surveillance polici&#232;re pour &#233;viter les raids romani. Dans cette atmosph&#232;re de haine raciste, de nombreux roumains se rendent en plus compte que la fin du r&#233;gime Ceausescu se mat&#233;rialise essentiellement par des conditions de vie plus pr&#233;caires encore. D&#232;s lors, une v&#233;ritable campagne de pogroms anti-roms se d&#233;veloppe dans toute la Roumanie. Le 24 d&#233;cembre 1989, dans le village de Virghie, des villageois assassinent deux Roms et br&#251;lent leur maison. A Turulung, 36 maisons appartenant &#224; des Roms sont incendi&#233;es le 11 janvier 1990. Le 29 janvier, ce sont cinq maisons qui sont incendi&#233;es &#224; Reghin, quatre Roms sont assassin&#233;s et six maisons incendi&#233;es &#224; Lunga le 5 f&#233;vrier, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du 13 au 15 juin, des mineurs ont &#233;t&#233; amen&#233;s en train &#224; Bucarest par le gouvernement pour r&#233;primer des manifestations anti-Illescu (alors chef du gouvernement). Encadr&#233;s par des officiers de police, ces mineurs se sont aussi dirig&#233;s vers les campements roms de la banlieue de Bucarest : des campements ont &#233;t&#233; d&#233;truits, des hommes battus jusqu'&#224; ce qu'ils perdent connaissance et des femmes viol&#233;es. De nombreux Roms ont alors &#233;t&#233; emprisonn&#233;s et rel&#226;ch&#233;s seulement quelques semaines plus tard, sans qu'aucune charge ne puisse &#234;tre retenue contre eux. A Cuza Voda, 34 maisons appartenant &#224; des roms sont incendi&#233;es et 29 &#224; Catinul Nou le 12 ao&#251;t, etc. De telles violences, quasiment quotidiennes, ont lieu, parfois accompagn&#233;s de lynchages. Il arrive que la cause officielle de ces flamb&#233;es de violences racistes soit une simple rixe &#224; une sortie de bal entre gadj&#233; et roms. Dans ce cas la police intervient, apr&#232;s les pogroms, pour arr&#234;ter les roms qui avaient particip&#233;s &#224; la rixe. Apr&#232;s un tel pogrom dans la nuit du 12 au 13 octobre 1993, une commission gouvernementale publie un rapport o&#249; l'on peut lire que &#171; les &#233;v&#232;nements n'ont pas motivations ethniques&#171; , puis expliquent que la communaut&#233; romani a sa part de responsabilit&#233; puisque :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#187; &#8211; Elle est un danger pour la stabilit&#233; ethnique du village puisqu'ils ont entre cinq et dix enfants par famille ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ils ne sont pas natifs du village et ne s'y sont install&#233; qu'apr&#232;s 1977.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ils ne poss&#232;dent pas de terre, et donc &#187; certains vivent du vol &#171; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le niveau culturel est tr&#232;s bas et nombreux sont ceux qui sont illettr&#233;s &#171; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ils appartiennent &#224; la religion orthodoxe mais n'observent pas les rites et c&#233;r&#233;monies traditionnels de cette religion .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Contrairement aux Roumains et aux Hongrois, ils n'ont pas form&#233; de soci&#233;t&#233; agraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ils perturbent l'ordre par des violences verbales, des discussions obsc&#232;nes, un langage trivial, volent le bien d'autrui et commettent parfois des coups et blessures. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce rapport, v&#233;ritable synth&#232;se des pr&#233;jug&#233;s racistes dont sont victimes les Roms, est significatif de la fa&#231;on dont la police et la justice roumaines traitent alors ces pogroms meurtriers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce genre de violences de grandes envergures &#224; l'encontre des Roms a perdur&#233; pendant toutes les ann&#233;es 90. Depuis, si on en croit le rapport de la Commission Europ&#233;enne contre le Racisme et l'Intol&#233;rance (rendu public le 23 avril 2002), &#171; les affrontements violents, comme ceux qui se sont produits durant les ann&#233;es 90 entre les groupes majoritaires et minoritaires de la population, notamment avec la communaut&#233; rom/tsigane, se sont apais&#233;s&#171; . Pourtant, les discriminations subsistent &#224; tous les niveaux : violences polici&#232;res r&#233;guli&#232;res, politiques municipales dont le but est de chasser les Roms de la ville, s&#233;gr&#233;gation dans les &#233;coles, discriminations &#224; l'embauche (m&#234;me dans les ANPE, il arrive que des annonces d'offres d'emplois pr&#233;cisent clairement qu'elles ne s'adressent pas aux roms), discriminations quant &#224; l'acc&#232;s aux soins ou &#224; certaines aides sociales, articles de presse et reportages t&#233;l&#233;vis&#233;s pr&#233;sentant r&#233;guli&#232;rement les roms comme un peuple de d&#233;linquants, etc. A cela s'ajoute les partis d'extr&#234;me droite raciste, essentiellement le Parti Romania Mare (Parti de la Grande Roumanie) et leur propagande anti-roms (et aussi antis&#233;mite et anti-magyars). La Nouvelle Droite colle r&#233;guli&#232;rement des affiches avec pour slogans &#171; Mort aux tsiganes ! &#187; ou &#171; Les roms hors de Roumanie !&#171; .&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans cette situation, comment s'&#233;tonner que les Roms de Roumanie restent toujours victimes de violences racistes. C'est ainsi que le 13 mars, une quinzaine d'hommes arm&#233;s de battes de base-ball ont attaqu&#233; un quartier romani dans le village de Sabolciu, le 8 mai 2002, environ 200 supporters de foot ont attaqu&#233; un quartier rom &#224; Bucarest. Tout en criant &#171; les tsiganes hors de Roumanie&#171; , les agresseurs tabassaient des Roms, cassaient les carreaux des maisons et d&#233;truisaient les portes pour entrer dans les habitations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Desrrobireja des roms de Roumanie reste toujours &#224; conqu&#233;rir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques sources : Ian Hancock, &#171; Roma Slavery &#187; &amp; &#171; The Pariah Syndrome &#187; in &#171; Patrin&#171; Claire Auziaz &#171; Samudaripen, le g&#233;nocide des tsiganes&#171; , Editions L'esprit Frappeur, Paris 1999&lt;br class='autobr' /&gt;
Article de HOBOCTb n&#176; 10 &#8211; d&#233;cembre 2002&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[1] Le terme officiel de Roumanie n'appara&#238;t qu'en 1861, apr&#232;s l'unification des principaut&#233;s de Valachie et de Moldavie. La Valachie est la r&#233;gion de Bucarest, tandis que la Moldavie celle de Iasi. Le pays qui aujourd'hui s'appelle Moldavie est par contre n&#233; de l'unit&#233; de la Bessarabie et de la Transnistrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] &#187; Rom &#187; signifie &#187; homme &#187; en langage romani, et c'est par ce terme qu'ils se d&#233;signent eux-m&#234;mes. Comme en roumain le terme &#187; tsigan &#187; est devenu synonyme d'esclave, nous n'employons le mot fran&#231;ais &#187; tsigane &#187; que pour traduire des textes d'esclavagistes et/ou de racistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Gadj&#233; : pluriel de &#187; gadjo &#171; , terme d&#233;signant pour les Roms tous ceux qui ne sont pas originaires des &#171; peuples du voyage &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
[4] Cette accusation se retrouve encore dans un article de 1929 sur les descendants des Netoci !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] Un roman de Mat&#233;o Maximoff &#187; Le prix de la libert&#233; &#187; traite justement d'une r&#233;volte romani au 19&#232;me si&#232;cle en Roumanie (&#233;dition Wall&#226;da).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[6] On estime &#224; 500.000 le nombre de tsiganes d'Europe victimes du g&#233;nocide sous le nazisme, un chiffre qui, en proportion, est &#233;quivalent &#224; celui du g&#233;nocide juif. Dans la majorit&#233; des pays, le sort r&#233;serv&#233; au Roms fut semblable &#224; celui des juifs : massacre par des unit&#233;s de la SS en URSS, extermination dans les camps de la mort pour les Roms et Sintis d'Allemagne, d'Autriche et de Pologne, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[7] Les Daces &#233;taient le peuple qui habitait l'actuelle Roumanie avant la conqu&#234;te romaine l'an 101.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;volte sociale et politique dans les ex &#171; pays de l'Est &#187;</title>
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		<dc:date>2017-03-24T13:01:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Roumanie</dc:subject>
		<dc:subject>Serbie</dc:subject>
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		<dc:subject>Bi&#233;lorussie</dc:subject>
		<dc:subject>Slov&#233;nie</dc:subject>
		<dc:subject>Lutte des classes- Class struggle</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;D'o&#249; viennent les &#171; pays de l'Est &#187;Bi&#233;lorussie &lt;br class='autobr' /&gt;
Roumanie &lt;br class='autobr' /&gt;
Bosnie &lt;br class='autobr' /&gt; Slov&#233;nie &lt;br class='autobr' /&gt;
Serbie &lt;br class='autobr' /&gt;
Kosovo &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;volte sociale et politique dans les ex &#171; pays de l'Est &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
En Bi&#233;lorussie &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis le 17 f&#233;vrier, des manifestations se succ&#232;dent dans plusieurs villes bi&#233;lorusses, bravant les interdictions et les arrestations muscl&#233;es. La col&#232;re des manifestants s'est rassembl&#233;e autour du &#171; d&#233;cret num&#233;ro 3 &#187; portant sur &#171; l'assistanat social &#187;. Celui-ci pr&#233;voit une taxe annuelle de 235 &#8364; pour tous les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique99" rel="directory"&gt;08- Livre Huit : ACTUALITE DE LA LUTTE DES CLASSES&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot197" rel="tag"&gt;Roumanie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot203" rel="tag"&gt;Serbie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot204" rel="tag"&gt;Bosnie Herz&#233;govine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot212" rel="tag"&gt;Tch&#233;coslovaquie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot247" rel="tag"&gt;croatie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot249" rel="tag"&gt;Bi&#233;lorussie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot292" rel="tag"&gt;Slov&#233;nie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot295" rel="tag"&gt;Lutte des classes- Class struggle&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique51&#034;&gt;D'o&#249; viennent les &#171; pays de l'Est &#187;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8191 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/-2723.jpg' width=&#034;728&#034; height=&#034;485&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Bi&#233;lorussie&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8192 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/-2724.jpg' width=&#034;299&#034; height=&#034;168&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Roumanie&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8190 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/-2722.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/-2722.jpg' width=&#034;1023&#034; height=&#034;578&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Bosnie&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8187 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/-2718.jpg' width=&#034;398&#034; height=&#034;224&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Slov&#233;nie&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8189 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/png/-188.png' width=&#034;768&#034; height=&#034;384&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Serbie&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_8188 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/-2721.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/-2721.jpg' width=&#034;1024&#034; height=&#034;578&#034; alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Kosovo&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;volte sociale et politique dans les ex &#171; pays de l'Est &#187;&lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;En Bi&#233;lorussie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis le 17 f&#233;vrier, des manifestations se succ&#232;dent dans plusieurs villes bi&#233;lorusses, bravant les interdictions et les arrestations muscl&#233;es. La col&#232;re des manifestants s'est rassembl&#233;e autour du &#171; d&#233;cret num&#233;ro 3 &#187; portant sur &#171; l'assistanat social &#187;. Celui-ci pr&#233;voit une taxe annuelle de 235 &#8364; pour tous les individus travaillant moins de six mois par an, soit environ 470 000 personnes. Inspir&#233; des lois sovi&#233;tiques contre le parasitisme social, ce texte a aussit&#244;t &#233;t&#233; rebaptis&#233; de &#171; d&#233;cret sur les parasites &#187; par ses nombreux opposants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Bi&#233;lorussie vit des heures inhabituelles. Depuis plusieurs semaines, le pouvoir d'Alexandre Loukachenko fait face &#224; un mouvement de contestation sociale qui est exceptionnel pour ce pays ferm&#233; et autoritaire. Encore plus insolite, M. Loukachenko, qui tient son pays d'une main de fer depuis vingt-trois ans, a recul&#233; devant la rue pour la premi&#232;re fois de sa longue carri&#232;re, sans toutefois que cela suffise &#224; calmer la contestation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant la grogne de la population, le r&#233;gime a recul&#233; en suspendant son d&#233;cret jusqu'&#224; fin 2017. Ce retrait n'a cependant pas d&#233;samorc&#233; la mobilisation. Le 15 mars, ils &#233;taient encore 3 000 dans les rues de la capitale, avant que l'intervention muscl&#233;e d'hommes sans uniforme ne perturbe le rassemblement. Une quarantaine de personnes ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;es et plusieurs condamn&#233;s &#224; 15 jours de prison. Le mouvement donne rendez-vous &#224; pr&#233;sent au 25 mars, jour de l'ind&#233;pendance de l'ancienne r&#233;publique sovi&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le conflit s'est nou&#233; autour de l'introduction par le pr&#233;sident du &#171; d&#233;cret num&#233;ro 3 &#187; portant sur &#171; l'assistanat social &#187;, qui pr&#233;voit que les individus travaillant moins de six mois par an s'acquittent d'une taxe annuelle de 235 euros. Les fortes r&#233;miniscences entre ce texte et les lois existant en Union sovi&#233;tique contre le parasitisme social ont eu t&#244;t fait de le voir rebaptis&#233; &#171; d&#233;cret sur les parasites &#187;. Les consid&#233;rations morales avanc&#233;es par le pr&#233;sident pour justifier son d&#233;cret, en plus de la mauvaise sant&#233; financi&#232;re du pays, sont d'ailleurs proches de celles promues du temps de l'URSS, o&#249; l'inactivit&#233; de quelques-uns ne devait pas ternir l'image du paradis des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, le projet concerne aussi bien des entrepreneurs ind&#233;pendants, des grands-m&#232;res vendant des champignons sur les march&#233;s que les sans-emploi non inscrits sur les registres du ch&#244;mage, d&#233;marche qui implique de r&#233;aliser des travaux &#171; communautaires &#187; pour une r&#233;tribution de moins de 10 euros par mois. En tout, cela concerne environ 470 000 personnes sur une population de 10 millions, et parmi elles l'embl&#233;matique &#233;crivaine Svetlana Alexeievitch, laur&#233;ate du prix Nobel en 2015, ainsi rebaptis&#233;e &#171; parasite sociale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derni&#232;res semaines, plusieurs manifestations contre le d&#233;cret ont eu lieu, attirant de quelques centaines &#224; quelques milliers de personnes. Le mouvement n'est pas massif, mais il d&#233;passe largement les cercles de l'opposition traditionnelle, et les manifestations touchent jusqu'aux villes moyennes de province qui n'avaient jamais dans le pass&#233; &#233;t&#233; le t&#233;moin de contestations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette grogne inattendue, le pouvoir a recul&#233;, fait in&#233;dit l&#224; encore. Jeudi 9 mars, M. Loukachenko a annonc&#233; la suspension de la mesure, tout en assurant que celle-ci &#171; ne sera pas annul&#233;e &#187;. En attendant, les citoyens qui avaient commenc&#233; &#224; verser le montant de leur taxe seront rembours&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur fond de crise &#233;conomique, le mouvement rassemble des milliers de personnes qui exigent pour certains la d&#233;mission d'Alexandre Loukachenko et d&#233;noncent pour d'autres une taxe controvers&#233;e visant les citoyens qui travaillent moins de six mois par an. Apr&#232;s avoir laiss&#233; faire, le gouvernement a multipli&#233; les peines pour &#171; d&#233;sob&#233;issance &#224; un ordre l&#233;gitime d'un fonctionnaire qui exerce ses fonctions officielles &#187; ou &#171; conduite d&#233;sordonn&#233;e &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les opposants redoutent que les derni&#232;res interpellations soient punies plus s&#233;v&#232;rement en tombant sous le chef d'accusation de trouble &#224; l'ordre public, dont les peines varient de 3 &#224; 8 ans de prison. Au moins 17 personnes sont accus&#233;es d'avoir voulu provoquer des &#171; troubles massifs &#187; lors des prochaines manifestations antigouvernementales pr&#233;vues samedi 25 mars dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?breve524&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire encore&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;En Roumanie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis le 1er f&#233;vrier, la place de la Victoire, &#224; Bucarest, un des th&#233;&#226;tres de la r&#233;volution de 1989 qui fit tomber Ceausescu, continue de servir de point de ralliement aux manifestants anticorruption. Pr&#233;sents par centaines de milliers dans plusieurs villes de Roumanie d&#233;but f&#233;vrier, les protestataires ne se comptent plus, physiquement, que par milliers, un mois plus tard. Mais, soutenus par un fort mouvement d'opinion et malgr&#233; d'importantes concessions du gouvernement, ils n'ont pas d&#233;sarm&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un d&#233;cret de ce gouvernement qui a mis le feu aux poudres. Fin janvier, celui-ci a tent&#233; de limiter l'offensive contre la corruption de la haute fonction publique et des responsables politiques, men&#233;e depuis trois ans par la tr&#232;s d&#233;termin&#233;e chef de la direction nationale anticorruption, Laura Codruta K&#246;vesi. Aux termes de ce d&#233;cret ne seraient d&#233;sormais passibles de peines d'emprisonnement que les responsables mis en cause pour un pr&#233;judice sup&#233;rieur &#224; 44 000 euros. Ce seuil n'&#233;tait pas choisi au hasard : le chef du Parti social-d&#233;mocrate au pouvoir (PSD), Liviu Dragnea, soup&#231;onn&#233; de corruption dans une affaire dans laquelle la somme en jeu est &#233;valu&#233;e &#224; 24 000 euros, aurait pu ainsi passer au travers des mailles du filet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous la pression des manifestants, auxquels le pr&#233;sident de la R&#233;publique, Klaus Iohannis, de centre-droit, a apport&#233; son soutien, le gouvernement a retir&#233; le d&#233;cret, le 5 f&#233;vrier, puis, la col&#232;re ne passant pas, a accept&#233; la d&#233;mission du ministre de la justice, le 9 f&#233;vrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces reculs, cependant, ne convainquent plus les contestataires. La cr&#233;dibilit&#233; du gouvernement est atteinte ; les opposants n'ont plus confiance dans ses promesses et craignent que le gouvernement tente de nouveau de freiner la campagne anticorruption lorsque la soci&#233;t&#233; civile et ses ONG auront baiss&#233; la garde. Ils demandent aujourd'hui le soutien de l'Union europ&#233;enne, seule vraie protectrice, &#224; leurs yeux, de leurs libert&#233;s et de l'Etat de droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles le&#231;ons tirer de cette nouvelle r&#233;volte roumaine ? La premi&#232;re : la corruption est au c&#339;ur du combat d&#233;mocratique des classes moyennes des pays en phase de transition politique ou/et d'&#233;mergence &#233;conomique. Qu'il s'agisse de la Chine, du Br&#233;sil, de la Tunisie ou de la Roumanie, la lutte contre la corruption cristallise les aspirations d'une soci&#233;t&#233; civile qui acc&#232;de &#224; un meilleur niveau de vie et d'&#233;ducation. La r&#233;alit&#233; d'un pouvoir confisqu&#233; par des &#233;lites s'enrichissant aux d&#233;pens de la population n'est plus supportable. Internet et les r&#233;seaux sociaux jouent un r&#244;le crucial dans ce combat, en multipliant l'effet mobilisateur des initiatives civiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pour l'instant, la rue compte deux victoires. Le 5 f&#233;vrier, le premier ministre social-d&#233;mocrate, Sorin Grindeanu, a abrog&#233; un d&#233;cret qui limitait le pouvoir des procureurs. Le 9, le ministre de la justice, Florin Iordache, a d&#233;missionn&#233;, le gouvernement esp&#233;rant ainsi calmer la rue. Mais les manifestants n'ont pas abandonn&#233; la lutte pour autant, ils ont seulement chang&#233; d'agenda. Dimanche 26 f&#233;vrier, ils ont manifest&#233; pour le renforcement de l'Union europ&#233;enne, qu'ils per&#231;oivent comme une garantie de leurs libert&#233;s civiques. Les manifestants ont form&#233; un &#233;norme drapeau &#233;toil&#233; de l'UE qui en dit long sur l'espoir d'une nouvelle g&#233;n&#233;ration de conserver les acquis europ&#233;ens. C'est &#224; partir de 2007, lorsque la Roumanie a adh&#233;r&#233; &#224; l'UE, que les choses ont commenc&#233; &#224; changer dans ce pays gangren&#233; par une corruption institutionnalis&#233;e. Sous la pression de Bruxelles, le pays, consid&#233;r&#233; comme le mouton noir de l'Europe, a r&#233;form&#233; radicalement son syst&#232;me judiciaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.fr/spip.php?breve746&#034;&gt;Lire encore&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Bosnie-Herz&#233;govine&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est en f&#233;vrier 2014 que la r&#233;volte sociale a explos&#233; en Bosnie&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Tuzla, au nord-est de la Bosnie-Herz&#233;govine, une manifestation de ch&#244;meurs a d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;, faisant une vingtaine de bless&#233;s et autant d'arrestations. Dans un pays o&#249; la situation sociale est critique, cet &#233;v&#233;nement a marqu&#233; le d&#233;but d'une grande vague de protestations. D&#233;j&#224;, une manifestation &#233;tait pr&#233;vue &#224; Sarajevo ce jeudi, en soutien aux concitoyens de Tuzla. Puis la r&#233;volte sociale a inond&#233; tout le pays&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La cause de la r&#233;volte est clairement et ouvertement la mis&#232;re et le ch&#244;mage&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pouvoir a r&#233;prim&#233; violemment, faisant de nombreux bless&#233;s et arr&#234;t&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la base, le mouvement part d'une manifestation contre le ch&#244;mage ayant lieu dans la ville de Tuzla, situ&#233;e dans la F&#233;d&#233;ration de Bosnie-Herz&#233;govine, le 5 f&#233;vrier. Cet &#233;v&#232;nement va jusqu'&#224; l'occupation du si&#232;ge gouvernemental dans la ville et son incendie. Les manifestants accusent les autorit&#233;s locales d'avoir d&#233;truit de nombreux emplois par la privatisation de plusieurs entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une situation &#233;conomique pr&#233;occupante qui refl&#232;te la situation du pays. En 2008, le taux de ch&#244;mage du pays &#233;tait de 23%, il est d&#233;sormais &#224; 44%. Ces derni&#232;res ann&#233;es, la Bosnie-Herz&#233;govine poss&#232;de des indicateurs macro-&#233;conomiques catastrophiques : d&#233;croissance r&#233;currente, 20% de la population vit encore sous le seuil de pauvret&#233;, baisse la consommation, explosion de la dette&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, les autorit&#233;s de Sarajevo n'ont pas pu r&#233;aliser les &#233;conomies exig&#233;es par le Fonds mon&#233;taire international. Ce dernier avait notamment demand&#233; &#224; Sarajevo de r&#233;former sa loi sur les pensions pour les anciens combattants. En effet, les transferts sociaux pour les anciens combattants repr&#233;sentent 4% du PIB bosnien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, les Bosniens manifestent pour l'am&#233;lioration des conditions sociales et &#233;conomiques du pays. Mais aussi pour la fin de la corruption et des b&#233;n&#233;fices au seul profit de la classe politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les manifestants ont r&#233;ussi &#224; pousser &#224; la d&#233;mission les gouvernements des cantons de Tuzla et de Zenica mais demandent un r&#233;el changement dans toute la F&#233;d&#233;ration. Ainsi, suite &#224; la r&#233;volte sociale, les citoyens bosniens d&#233;noncent d&#233;sormais les politiciens du pays, accus&#233;s d'immobilisme, de client&#233;lisme et de corruption.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mouvement a r&#233;uni les diff&#233;rentes minorit&#233;s du pays. Depuis de nombreuses ann&#233;es les responsables politiques cultivent un discours nationaliste afin de mieux diviser la population et obtenir les suffrages. En effet, les principaux partis du pays souhaitent avant tout repr&#233;senter une population avant de tenir un discours id&#233;ologique qui r&#233;unirait l'ensemble des Bosniens. Cette technique est totalement remise en cause aujourd'hui. Peu importe la minorit&#233;, l'ensemble des Bosniens manifeste et ne r&#233;clame pas forc&#233;ment plus de droits en fonction de leur origine mais souhaitent plus de justice sociale, d'emplois et un renouv&#232;lement de la classe politique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Dans l'ex-Yougoslavie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au Kosovo le mouvement part de nouveau des &#233;tudiants. Ce sont eux qui, pendant les ann&#233;es 1980-1990, avaient initi&#233; les mouvements de r&#233;voltes et viennent maintenant de remporter un nouveau combat. Ils d&#233;noncent la l&#233;gitimit&#233; du recteur de l'Universit&#233; de Pristina, Ibrahim Gashi, accus&#233; d'avoir viol&#233; l'autonomie de l'Universit&#233; et d'avoir falsifi&#233; ses dipl&#244;mes. Apr&#232;s de violents heurts avec la police, le recteur a remis sa d&#233;mission le 8 f&#233;vrier 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, les &#233;l&#232;ves et leaders de ce mouvement souhaitent continuer. Ils esp&#232;rent une enqu&#234;te sur l'ensemble du personnel scientifique et acad&#233;mique de l'Universit&#233; afin d'observer si leur nomination r&#233;pond &#224; la proc&#233;dure normale. De nombreux doutes sur la qualit&#233; des enseignants et la l&#233;gitimit&#233; de leur nomination en fonction des affinit&#233;s politiques qu'ils auraient pu avoir sont avanc&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, la d&#233;nonciation du syst&#232;me du Premier ministre kosovar Hashim Tha&#231;i prend de l'ampleur. L'ancien recteur &#233;tait tr&#232;s proche du chef du gouvernement et celui-ci l'avait pouss&#233; &#224; la t&#234;te de l'&#233;tablissement. De nombreuses voix, notamment parlementaires, se sont &#233;lev&#233;es depuis des mois sur la nomination d'Ibrahim Gashi. Cependant, la coalition gouvernementale a tout fait pour prot&#233;ger son homme, notamment en s'opposant &#224; la cr&#233;ation d'une enqu&#234;te. Apr&#232;s les &#233;lections municipales, c'est un nouvel &#233;chec pour Hashim Tha&#231;i qui voit dans la population le souhait grondant d'un changement de pratiques politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Serbie, des mouvements spontan&#233;s apparaissent. R&#233;cemment, les syndicats ont oblig&#233; le gouvernement &#224; retirer son projet de loi sur le travail, jug&#233; ultralib&#233;ral et destructeur d'acquis sociaux. De plus, Belgrade observe avec attention la crise qui secoue la F&#233;d&#233;ration de Bosnie-Herz&#233;govine de peur que celle-ci s'&#233;tende &#224; la Republika Srpska, qui pourrait &#224; son tour contaminer la Serbie. Les autorit&#233;s serbes ont assur&#233; qu'elles ne laisseraient pas la situation s'envenimer dans le pays. Cette inqui&#233;tude est notamment justifi&#233;e par les mouvements de protestations envers le Vice-Premier ministre, Aleksandar Vu&#269;i&#263;, accus&#233; de museler la vie politique serbe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les revendications sont nombreuses et le terreau est fertile. L'avenir de cet &#233;pisode et sa propagation d&#233;pendront de la r&#233;ponse de la classe politique balkanique m&#234;me si les diff&#233;rents mouvements de protestations souhaitent justement mettre fin &#224; la pratique politique qui r&#232;gne dans les Balkans.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;En Slov&#233;nie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les probl&#232;mes ont commenc&#233; lorsque la Yougoslavie s'est effondr&#233;e et que les industries de la ville ont perdu leurs acc&#232;s aux march&#233;s des Balkans. De 1992 &#224; 2009, 257 entreprises ont ferm&#233; &#224; Maribor et des milliers de personnes ont perdu leurs emplois. Aujourd'hui, 16% de la population locale vit en dessous du seuil de pauvret&#233;. &#171; La plupart des familles ont au moins un membre de leur famille qui travaille hors de Slov&#233;nie &#187;, explique Simon. &#171; La proximit&#233; de la fronti&#232;re procure un sentiment de s&#233;curit&#233; aux familles et aux individus. Mais d'un autre c&#244;t&#233; cela ne r&#233;sout pas les probl&#232;mes de la r&#233;gion et de la ville. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la chute des grosses industries &#224; Maribor, tous se sont vus forc&#233;s de trouver des alternatives pour gagner leur vie, pas seulement les jeunes. Quelques-uns esp&#233;raient que le statut de Maribor comme Capitale europ&#233;enne de la culture en 2012 aiderait &#224; am&#233;liorer l'image de la ville et &#224; stimuler le tourisme industriel. Une grosse somme d'argent - 21,9 millions d'euros &#8211; fut investie dans des pi&#232;ces de th&#233;&#226;tre, des concerts et des expositions. Au total il y eut plus de 405 projets et 5264 &#233;v&#233;nements culturels dans la ville. Pourtant, malgr&#233; les 4,5 millions de visiteurs qui se rendirent cette ann&#233;e-l&#224; &#224; Maribor, les retomb&#233;es &#233;conomiques furent minces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les habitants frustr&#233;s de Maribor sont de plus en plus f&#226;ch&#233;s contre la classe politique corrompue et inefficace qui semble incapable de r&#233;gler les r&#233;els probl&#232;mes. Fin 2012, la d&#233;cision du Maire d'installer un grand nombre de radars d&#233;clenche une vague de protestations. La d&#233;sob&#233;issance civile se propage alors dans toute la Slov&#233;nie, o&#249; la population se r&#233;volte contre la politique inefficace du gouvernement et les sombres perspectives &#233;conomiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Apr&#232;s les manifestations, les gens de Maribor ont commenc&#233; &#224; participer plus activement &#224; la vie politique locale, &#224; travers un syst&#232;me de d&#233;mocratie directe, bas&#233; sur les &#171; pl&#233;nums &#187;. Les pl&#233;nums sont inspir&#233;s par le mouvement international &#171; Occupy &#187; - et par la repr&#233;sentation d'une d&#233;mocratie horizontale. Leur but est de donner &#224; chaque personne le m&#234;me pouvoir dans le processus de d&#233;cision. &#192; partir de 2013, les habitants de Maribor ont commenc&#233; &#224; se r&#233;unir r&#233;guli&#232;rement lors de rencontres de voisinage, soutenues par des mod&#233;rateurs &#171; neutres &#187;. Les gens prenaient ensemble des d&#233;cisions concernant des probl&#232;mes publics et communs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chute du gouvernement conservateur, ma&#238;tre d'&#339;uvre des politiques d'aust&#233;rit&#233;, sous la pression populaire est r&#233;v&#233;latrice d'un mouvement de fond traversant la soci&#233;t&#233; slov&#232;ne : entre luttes massives, mouvement spontan&#233; et absence de perspective politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; Suisse des Balkans &#187;, le qualificatif correspond moins que jamais &#224; la situation sociale et politique de la Slov&#233;nie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En l'espace d'un an, le pays a connu quelques-unes des plus grandes gr&#232;ves de leur histoire, un mouvement &#171; citoyen &#187; spontan&#233; massif pendant que son gouvernement &#233;tait renvers&#233; sous pression populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Slov&#233;nie a longtemps &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; comme l'&#233;l&#232;ve mod&#232;le &#224; l'Est : un mod&#232;le social-lib&#233;ral co-g&#233;r&#233; par de puissantes centrales syndicales, une population peu encline &#224; la protestation dans un pays qui fut le premier pays de l'ex-Yougoslavie &#224; adh&#233;rer &#224; l'UE (2004) puis &#224; l'Euro (2007).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;difice s'est depuis &#233;croul&#233; sous la pression de la crise capitaliste et de l'int&#233;gration europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2008, le gouvernement conservateur de Janez Jansa imposait des plans d'aust&#233;rit&#233; que l'on conna&#238;t ailleurs : baisse des salaires des fonctionnaires de 15%, coupes drastiques dans l'&#233;ducation et la sant&#233;, allongement du temps de travail et d&#233;remboursements massifs dans la S&#233;curit&#233; sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps, le processus de privatisations s'acc&#233;l&#232;re, notamment dans le secteur bancaire o&#249; la principale banque du pays NLB devrait &#234;tre c&#233;d&#233;e au priv&#233;, tandis que le projet de recul de l'&#226;ge de d&#233;part &#224; la retraite &#224; 65 ans reste la prochaine &#233;tape pour le patronat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En parall&#232;le, des scandales de corruption &#233;claboussaient le personnel politique, de droite comme le premier ministre Jansa, ou de centre-gauche comme le maire de Ljubljana, Zoran Jankovic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre gr&#232;ves g&#233;n&#233;rales et r&#233;formes n&#233;goci&#233;es : les ambivalences du puissant mouvement syndical slov&#232;ne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re contestation est venue du puissant mouvement syndical slov&#232;ne, impliqu&#233; dans la co-gestion du pays depuis l'ind&#233;pendance, dans un pays o&#249; &#8211; cas rarissime en ex-Europe de l'est &#8211; plus d'un salari&#233; sur trois est syndiqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mouvement syndical fort, organis&#233; notamment dans l'Association slov&#232;ne des syndicats libres ZSSS), avait obtenu le maintien d'une partie des acquis sociaux de l'&#233;poque socialiste, de certains pans de l'&#201;tat social en &#233;change de sa participation &#224; la gestion loyale des affaires du capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement syndical, pouss&#233; par la pression populaire, a &#233;t&#233; &#224; l'origine de deux victoires sur le gouvernement et l'aust&#233;rit&#233; : les r&#233;f&#233;rendums de 2011 respectivement sur les contrats pr&#233;caires pour les jeunes et sur la r&#233;forme des retraites pr&#233;voyant le recul de l'&#226;ge de la retraite &#224; 65 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derniers mois, les journ&#233;es de gr&#232;ves lanc&#233;es dans le secteur public ont &#233;t&#233; les plus suivies depuis 1991 : plus de 100 000 gr&#233;vistes en avril 2012 et en janvier 2013 pour protester contre les coupes dans le public, sur les 160 000 fonctionnaires que compte le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, la culture du compromis du mouvement ouvrier slov&#232;ne, du &#171; dialogue social &#187; pr&#244;n&#233; par la CES (Conf&#233;d&#233;ration europ&#233;enne des syndicats) conduit d&#233;sormais le mouvement &#224; une impasse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une part, 14 des 21 syndicats de la fonction publique ont accept&#233; de signer un accord d' &#171; amendement &#187; de la r&#233;forme en mai 2012 pr&#233;voyant des baisses r&#233;duites de salaire (8% au lieu de 15%), et un plan de licenciement revu &#224; la baisse dans l'&#233;ducation nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, si les syndicats ont longtemps fait planer la menace d'un r&#233;f&#233;rendum sur le budget 2013, ils ont retir&#233; cette menace en d&#233;cembre dernier &#171; montrant leur respect de l'&#201;tat du droit, et exigeant en retour du gouvernement le m&#234;me respect de l'&#201;tat social &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, en d&#233;pit d'un potentiel de lutte in&#233;dit, le mouvement syndical, en particulier dans le bastion de la fonction publique, est priv&#233; de toute perspective politique hormis celle de la r&#233;sistance conduisant &#224; l'amendement des r&#233;formes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vstaja : la naissance d'un mouvement spontan&#233; d'indignation face &#224; la corruption&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En parall&#232;le &#224; la lutte organis&#233;e des syndicats, est n&#233; en Slov&#233;nie un mouvement spontan&#233;, empruntant certains traits aux &#171; Indignados &#187; espagnols ou au partisans du mouvement 5 &#233;toiles en Italie, mais avec des sp&#233;cificit&#233;s locales incontestables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement est n&#233; d'une r&#233;volte contre les scandales de corruption, d'un rejet indiff&#233;renci&#233; de la caste politique slov&#232;ne &#8211; centre-gauche ou droite &#8211; ainsi que d'une vague et puissante aspiration au changement, motiv&#233; par le rejet des politiques d'aust&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mouvement voit le jour &#224; Maribor, deuxi&#232;me ville du pays, en novembre 2012. Une ville dirig&#233;e par un politicien de droite Franc Kangler, chantre des mesures de lib&#233;ralisation et de privatisation, adepte des mesures autoritaires et tremp&#233; dans de multiples scandales de corruption.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dernier a mis le feu aux poudres : un partenariat public-priv&#233; conclu par la Mairie pour &#233;quiper la ville d'une cinquantaine de radars dont 95% des recettes auraient &#233;t&#233; engrang&#233;es par l'op&#233;rateur priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volte (vstaja) de Maribor est un mouvement spontan&#233;, n&#233; de l'indignation face &#224; la corruption de la caste politique locale, anim&#233; par de jeunes &#233;tudiants &#224; partir des r&#233;seaux sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De d&#233;but novembre &#224; la mi-d&#233;cembre, de 10 &#224; 20 000 &#171; citoyens indign&#233;s &#187; occupent la place de la Libert&#233; pour exiger le d&#233;part du maire qui, apr&#232;s avoir tent&#233; de s'accrocher, doit d&#233;missionner sous la pression populaire fin d&#233;cembre 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fort de ce succ&#232;s historique, la &#171; r&#233;volte citoyenne &#187; (vstaja) s'&#233;tend aux autres villes du pays, Kranj, Nova Gorica et surtout la capitale Ljubljana o&#249; chaque premier samedi du mois, depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e, 10 &#224; 20 000 manifestants exigent le d&#233;part de toute la &#171; caste politique &#187; nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Slov&#233;nie, comme ailleurs en Europe de l'Est, dans ce qui fut jadis l'&#238;lot de prosp&#233;rit&#233; paisible de l'ex-Yougoslavie, toutes les illusions sont toutefois d&#233;j&#224; tomb&#233;es sur les bienfaits de la restauration capitaliste et de l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?breve359&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lire encore en Slov&#233;nie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;En Croatie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?breve145&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mouvements sociaux en Croatie en 2010&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;En Ukraine&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Impasse parlementaire, crise &#233;conomique, corruption end&#233;mique&#8230; Trois ans apr&#232;s la chute du pr&#233;sident Viktor Ianoukovitch, le syst&#232;me oligarchique et ultralib&#233;ral domine toujours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois ans apr&#232;s le mouvement de protestation sur la place centrale de Kiev, que reste-t-il de Ma&#239;dan ? &#171; Nous sommes encore une fois trahis. En 2004, lors de la &#8220;r&#233;volution orange&#8221;, ou &#8220;premier Ma&#239;dan&#8221;, nous &#233;tions convaincus de pouvoir enfin pr&#233;tendre profiter du mod&#232;le europ&#233;en. En 2014, c'est le syst&#232;me des oligarques, de Viktor Ianoukovitch, de la corruption que nous avions combattu. Encore une fois, seules les t&#234;tes ont chang&#233; &#187;, s'emporte Svetlana, qui a particip&#233; aux rassemblements place de l'Ind&#233;pendance (Ma&#239;dan) &#224; Kiev.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'immense r&#233;volte qui a d&#233;but&#233; en octobre 2013 a abouti, quatre mois plus tard, &#224; la fuite surprise de l'ancien pr&#233;sident Viktor Ianoukovitch, le 22 f&#233;vrier 2014. Le lendemain, la prise du pouvoir par Oleksandr Tourtchynov et Arseni Iatseniouk, les alli&#233;s de l'ancienne &#233;g&#233;rie de 2004, Ioulia Timochenko, est act&#233;e. &#171; Encore une fois, ce soul&#232;vement n'a rien r&#233;gl&#233;, notamment d'un point de vue social. &#192; l'&#233;poque, nous avions d&#233;j&#224; les plus faibles salaires en Europe et 40 % de la population vivant en dessous du seuil de pauvret&#233;. Ces chiffres ont empir&#233; et les promesses de dialogue social ont &#233;t&#233; rapidement abandonn&#233;es &#187;, constate Olga, qui a particip&#233; avec la Conf&#233;d&#233;ration des syndicats ind&#233;pendants d'Ukraine (KVPU) aux nombreux rassemblements et &#224; l'&#233;laboration de revendications sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s leur arriv&#233;e au pouvoir, les nouvelles autorit&#233;s ont pourtant promis une am&#233;lioration rapide de l'&#233;tat de l'&#233;conomie gr&#226;ce &#224; l'accord d'association avec l'Union europ&#233;enne, pr&#233;f&#233;r&#233; &#224; celui avec la Russie (Union eurasienne). Les r&#233;formes impos&#233;es en &#233;change sont connues : privatisations, coupes budg&#233;taires, r&#233;formes structurelles&#8230; &#192; l'&#233;poque, de nombreuses &#233;tudes annon&#231;aient que cette zone de libre-&#233;change ouvrirait des perspectives de croissance in&#233;dites et un assainissement des milieux d'affaires. R&#233;sultat : l'inflation a atteint quasiment 50 % en 2016. La monnaie ukrainienne (grivna), ne p&#232;se plus qu'un tiers de sa valeur d'avant 2014 et le produit int&#233;rieur brut est pass&#233; de 183 &#224; 90 milliards de dollars (de 173 &#224; 85 milliards d'euros) entre 2013 et 2015, selon la Banque mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, l'Ukraine a obtenu en 2015 une restructuration partielle de sa dette et un pr&#234;t de 16,4 milliards d'euros aupr&#232;s du Fonds mon&#233;taire international (FMI). Pour la politologue Elena Tchaltseva : &#171; Ma&#239;dan n'a &#233;t&#233; qu'une simple redistribution des cartes entre les oligarques. Ce gouvernement pr&#244;ne les m&#234;mes valeurs capitalistes que le pr&#233;c&#233;dent et n'a jamais eu l'intention de lutter contre la corruption. Si, afin de poursuivre leur enrichissement personnel, les oligarques doivent d&#233;fendre d&#233;sormais les int&#233;r&#234;ts des Europ&#233;ens et non des Russes, cela ne les d&#233;range gu&#232;re. &#187; Ils se plient ainsi aux exigences du FMI et de l'UE. Les restructurations dans l'industrie comme dans les services d&#233;truisent l'appareil productif ukrainien, qui fait face &#224; la concurrence accrue des produits europ&#233;ens. Aucune aide &#224; l'adaptation n'a &#233;t&#233; envisag&#233;e. &#171; Car avec 46 millions d'habitants, l'ancienne R&#233;publique sovi&#233;tique repr&#233;sente aux yeux des investisseurs et des analystes de Bruxelles un eldorado &#233;conomique, agricole et &#233;nerg&#233;tique aux portes de l'Union europ&#233;enne &#187;, rappelle Evgueni Tsarkov, du Parti communiste ukrainien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les oligarques continuent de s'appuyer sur les m&#234;mes syndicats, &#233;lus, juges et m&#233;dias pour &#233;viter tout changement malgr&#233; deux soul&#232;vements en l'espace de dix ans. M&#234;me le FMI a &#233;chou&#233; &#224; imposer ses r&#233;formes comme la lutte contre la corruption. En contrepartie, l'Ukraine n'a re&#231;u qu'une partie de &#171; l'aide &#187;, en raison de son incapacit&#233; &#224; lutter contre ce mal end&#233;mique qui ronge tous les secteurs du pays. &#171; M&#234;me notre pr&#233;sident, milliardaire &#224; la t&#234;te du groupe Rochen, a &#233;t&#233; pris dans le scandale des Panama Papers. Il n'a pas vendu ses entreprises comme il s'y &#233;tait engag&#233; et appara&#238;t dans une soci&#233;t&#233; offshore dans le paradis fiscal des &#238;les Vierges britanniques &#187;, s'insurge Evgueni depuis Odessa, sur les bords de la mer Noire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sident Porochenko et son gouvernement sont dans une impasse politique. Au plus bas dans les sondages, il doit &#233;galement faire face &#224; une crise dans sa propre coalition puisque le dirigeant du Front populaire, Arseni Iatseniouk, a &#233;t&#233; &#233;cart&#233; de son poste de premier ministre. Le gouvernement s'est maintenu gr&#226;ce &#224; l'appui au Parlement du parti Renaissance, contr&#244;l&#233; par l'oligarque Igor Kolomo&#239;sky&#8230; &#171; Il est clair que, pour r&#233;tablir la confiance des citoyens, il faudrait organiser un nouveau scrutin afin de sortir de cette impasse &#187;, constate Anatoli Sokoliouk (voir ci-contre). Seulement, les chancelleries occidentales s'y refusent par peur de l'instabilit&#233; que cela susciterait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles pr&#244;nent ouvertement la formation d'un gouvernement technocratique au nom de la lutte contre la corruption. &#171; L'Ukraine a besoin des efforts constants d'une &#233;quipe de professionnels qui placent les int&#233;r&#234;ts du peuple ukrainien au-dessus des leurs pour garantir au pays un avenir stable et prosp&#232;re &#187;, affirmaient neuf ambassadeurs en soutien au ministre de l'&#201;conomie d&#233;missionnaire Aivaras Abromavicius, en avril 2016. Autre cas qui ne plaide pas en faveur du pouvoir actuel, le pr&#233;sident Porochenko, qui s'est r&#233;cemment rendu en Allemagne o&#249; il a rencontr&#233; la chanceli&#232;re Angela Merkel, a d&#251; officiellement interrompre sa visite en raison des &#233;v&#233;nements dans l'est de l'Ukraine. Mais selon certaines sources, ce retour impromptu du chef de l'&#201;tat ukrainien serait d&#251; en r&#233;alit&#233; &#224; un accueil tr&#232;s froid des dirigeants allemands du fait du non-respect des accords de Minsk.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant l'impasse politique, le gouvernement entend rester populaire en maintenant un discours anti-russe ou qui fait de la Russie l'ennemi principal. La reprise du conflit dans l'est du pays et la plainte d&#233;pos&#233;e en janvier devant la Cour internationale de justice (CIJ), l'instance judiciaire la plus &#233;lev&#233;e de l'ONU, qui accuse la Russie d'avoir &#171; soutenu le terrorisme &#187; dans le Donbass r&#233;pond &#224; cette strat&#233;gie. &#171; Je doute aujourd'hui que, face aux difficult&#233;s sociales, les Ukrainiens se contentent de ces &#233;ternels &#233;crans de fum&#233;e &#187;, conclut Olga.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Qui &#233;tait Christian Rakovski ?</title>
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		<dc:date>2016-06-24T23:51:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Russie</dc:subject>
		<dc:subject>Roumanie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Qui &#233;tait Christian Rakovski ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Les dangers professionnels du pouvoir (1928) &lt;br class='autobr' /&gt;
Probl&#232;mes de l'&#233;conomie de l'U.R.S.S. (1931) &lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;volution turque (1908) &lt;br class='autobr' /&gt;
Les socialistes et la guerre (1915) &lt;br class='autobr' /&gt;
Les relations entre republiques sovietistes (1921) &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;claration au comit&#233; central et &#224; la commission centrale de contr&#244;le (1929) &lt;br class='autobr' /&gt;
La lutte de classes sur Rakovsky page 1 &lt;br class='autobr' /&gt;
La lutte de classes sur Rakovsky page 2 &lt;br class='autobr' /&gt;
Qui &#233;tait Christain Rakovski &lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#233;volutionnaire-diplomate de la r&#233;volution (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique81" rel="directory"&gt;4- Ce qu'est le socialisme et ce qu'il n'est pas&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot25" rel="tag"&gt;Russie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot197" rel="tag"&gt;Roumanie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;div class='spip_document_6481 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/-1519.jpg' width=&#034;165&#034; height=&#034;264&#034; alt='' /&gt;
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&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Qui &#233;tait Christian Rakovski ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article558&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les dangers professionnels du pouvoir (1928)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/rakovsky/works/pb_urss/pb_urss_2.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Probl&#232;mes de l'&#233;conomie de l'U.R.S.S. (1931)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/rakovsky/works/1908/08/rako_19080801.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La r&#233;volution turque (1908)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/rakovsky/works/soc_guerre/index.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les socialistes et la guerre (1915)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/rakovsky/works/ukraine.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les relations entre republiques sovietistes (1921)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/4int/ogi/corr_opp/ogi_19290822.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D&#233;claration au comit&#233; central et &#224; la commission centrale de contr&#244;le (1929)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.association-radar.org/IMG/pdf/18-001-00034-09.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La lutte de classes sur Rakovsky page 1&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.association-radar.org/IMG/pdf/18-001-00034-10.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La lutte de classes sur Rakovsky page 2&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Christian_Rakovski&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Qui &#233;tait Christain Rakovski&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://books.google.fr/books?id=KJFBBwAAQBAJ&amp;pg=PA309&amp;lpg=PA309&amp;dq=Christian+Rakovsky+racont%C3%A9+par+Trotsky&amp;source=bl&amp;ots=3Yl36Woff6&amp;sig=wnDJgkEv3c4tNae6eRTMPTu89CA&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;ved=0ahUKEwjv_-OcuInLAhVIOBoKHfj4D2UQ6AEISTAJ#v=onepage&amp;q=Christian%20Rakovsky%20racont%C3%A9%20par%20Trotsky&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le r&#233;volutionnaire-diplomate de la r&#233;volution prol&#233;tarienne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/rakovsky/index.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Biographie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1920/10/lt19201010.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L&#233;on Trotsky, Lettre aux camarades Yougo-Slaves (1920)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.org/spip.php?article3719&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les proc&#232;s de Moscou de Staline contre Rakovsky et autres bolcheviks&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://en.wikipedia.org/wiki/Christian_Rakovsky&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Who was Christian Rakovsky&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/rakovsky/1915/07/x01.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Bulletin Of The Social-Democratic Workers&lt;br class='autobr' /&gt;
Federation Of The Balkans. No. 1 (July 1915)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/rakovsky/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Writings&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/rakovsky/biog/biog1.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Biographical Introduction&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/rakovsky/biog/biog2.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Following of the Biographical Introduction&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/rakovsky/biog/biog3.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Part three of the Biographical Introduction&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/rakovsky/biog/biog4.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Part four of the Biographical Introduction&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/rakovsky/biog/biog5.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Part five of the Biographical Introduction&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/trotsky/1933/05/rakovsky.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L. Trotsky, What's Happened to Rakovsky ? (May 1933)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/reed/1919/rakovsky.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;John Reed, upon Rakovsky&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/rakovsky/1930/04/situation.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The Russian Bolshevik-Leninists on the Present Situation (April 1930)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/rakovsky/1920/xx/roumania.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The Communist Movement in Roumania (1920)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/bryant/works/1923-mom/rakovsky.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Christian Rakovsky, by Louise Bryant&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/rakovsky/1926/autobiog/autobiog.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;An Autobiography (1926)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.liquisearch.com/christian_rakovsky/biography/persecution_and_internal_exile&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Christian Rakovsky - Biography - Persecution and Internal Exile&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/rakovsky/1928/08/prodanger.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The &#8220;Professional Dangers&#8221; of Power (August 1928)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/shachtma/1933/09/rakovsky.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;60th Birthday of Rakovsky &#8211; His Activities During War&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/archive/trotsky/profiles/rakovsky.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Leon Trotsky, Political Profiles (October 1915)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://rosswolfe.files.wordpress.com/2015/05/leon-trotskii-collected-writings-1933-1934.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Upon the capitulation of Rakovsky (1934)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/espanol/rakovski/1928/08-1928.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Los peligros profesionales del poder&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/espanol/rakovski/1906/sept09.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;1905 en Rumania&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/espanol/rakovski/index.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Obras de Rakovski&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;on S&#233;dov dans &#171; Le livre rouge du proc&#232;s de Moscou &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La capitulation est un plan inclin&#233;. Nul n'a encore r&#233;ussi &#224; s'y maintenir. Une fois qu'on y est, il faut glisser jusqu'au bout. Rakovski qui a r&#233;sist&#233; plus longtemps que les autres vieux bolch&#233;viks, &#8212; il n'a capitul&#233; qu'en 1934, &#8212; en est arriv&#233; &#224; r&#233;clamer aujourd'hui l'ex&#233;cution de Zinoviev, de Kamenev et de Trotsky ! Une telle attitude, pr&#233;cis&#233;ment de la part de Rakovski, a rencontr&#233; une incompr&#233;hension toute particuli&#232;re en Occident : un homme honn&#234;te, d'une grande puret&#233; morale, et soudain... Comment s'expliquer cela ? Comme si Rakovski pouvait s'&#233;chapper de dessous la pesante meule bureaucratique, qui a broy&#233; les anciens r&#233;volutionnaires ! Il faudrait plut&#244;t se demander comment Rakovski, qui fut &#224; la t&#234;te de l'opposition jusqu'en 1934, a pu tout ignorer du terrorisme, si celui-ci avait r&#233;ellement exist&#233; ? Rest&#233; dans l'opposition jusqu'en 1934. Rakovski se r&#233;f&#232;re, comme preuve de l'existence de la &#171; terreur &#187;, &#224;... Zinoviev, Kamenev, etc., avec qui l'opposition avait rompu depuis 1928. L'absolutisme staliniste n'admet pas de demi-capitulations : tout ou rien, il n'y a pas de milieu. L' &#171; art &#187; de Staline de briser les caract&#232;res r&#233;volutionnaires consiste &#224; aller prudemment, progressivement, en poussant les gens de degr&#233; en degr&#233;, toujours de plus en plus bas... Et quel stimulant ces hommes pouvaient-ils avoir pour lutter ? Ils avaient non seulement renonc&#233; &#224; leurs propres id&#233;es, mais aid&#233; Staline &#224; les tra&#238;ner dans la boue. Si le mouvement ouvrier international ne s'&#233;tait pas trouv&#233; &#224; un niveau si bas, sans aucun doute ces gens se seraient conduits tout autrement. Isol&#233;s du mouvement r&#233;volutionnaire, et m&#234;me du monde en g&#233;n&#233;ral, ils ne voyaient que la mont&#233;e et le renforcement du fascisme, et en U.R.S.S. la nuit opaque du stalinisme. La mis&#233;rable conduite des accus&#233;s est avant tout l'expression du profond d&#233;sespoir qui enlevait toute perspective &#224; ces hommes. Et comment des hommes de l'U.R.S.S., m&#234;me les meilleurs, ne pourraient-ils pas se d&#233;moraliser ? Est-ce que des r&#233;volutionnaires se sont jamais forg&#233;s dans le vide ? Non, il faut pour cela un travail collectif, des relations mutuelles, des rapports avec la masse, une formation th&#233;orique, etc. Ce n'est que dans de telles conditions qu'a pu se former le type du r&#233;volutionnaire et du bolch&#233;vik. Mais c'est un pass&#233; lointain. Dans les dix derni&#232;res ann&#233;es, il se produit en U.R.S.S. un processus inverse. L'absence de vie sociale, de pens&#233;e libre et d'action collective soud&#233;e par une discipline consciente et non pas servile, &#8212; tout cela ne peut pas ne pas mettre les vieux au rancart et, en m&#234;me temps, emp&#234;cher la formation des jeunes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Khristian Rakovsky
&lt;p&gt;Discours au XIIe congr&#232;s du PCUS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avril 1923&lt;/p&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Camarades, de quoi s'agit-il ici ? A mon avis, parler de pr&#233;jug&#233; communiste est une explication encore insuffisante. Je pense que Staline n'est rest&#233; qu'au seuil d'une explication de l'&#233;tat r&#233;el des choses dans la question nationale. Il aurait d&#251; aller plus loin et poser la question : pourquoi soulevons-nous cette question au congr&#232;s pour la troisi&#232;me fois ? Non seulement en relation avec la NEP ou avec la situation internationale qui a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e au d&#233;but de la NEP, il y a une autre raison, plus importante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je r&#233;p&#232;te qu'il y a une seconde raison, plus importante, &#224; savoir l'opposition fondamentale cr&#233;&#233;e chaque jour et devenant de plus en plus grande entre notre parti et notre programme, d'une part, et notre appareil d'Etat de l'autre. C'est la question centrale, la question cruciale. Nous disons souvent que le parti doit diriger et nous appuyons ces mots en mentionnant nombre de faits de second ordre. Mais il y a un fait qui doit renforcer cent fois la conviction que notre parti doit avoir une direction ferme dans notre Etat &#8212; c'est pr&#233;cis&#233;ment le fait que, souvent, particuli&#232;rement dans la question nationale, nos camarades du parti sont guid&#233;s non par une psychologie de parti prol&#233;tarien, mais par ce qu'on pourrait appeler, pour le dire avec mod&#233;ration, une psychologie &#233;troite d'ex&#233;cutant bureaucratique, c'est-&#224;-dire par la psychologie des organes &#233;tatiques. Ces organes &#233;tatiques centraux, que repr&#233;sentent-ils ? Dans ses articles, Vladimir Iliitch en a donn&#233; une description appropri&#233;e. C'est un m&#233;lange d'administration tsariste et d'administration bourgeoise, rehauss&#233;e d'un vernis sovi&#233;tique et communiste, mais seulement &#224; la surface et rien de plus2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous direz que ce sont des communistes qui sont &#224; la t&#234;te des organes sovi&#233;tiques. Mais ce qui est en cause, c'est le fait que ces m&#234;mes communistes c&#232;dent devant la psychologie de leur propre appareil et deviennent eux-m&#234;mes &#233;troits d'esprit. Je vous invite &#224; lire l'introduction d'Engels &#224; &#171; La guerre civile en France &#187;, sa description g&#233;n&#233;rale de la bureaucratie. Nos autorit&#233;s centrales commencent &#224; voir l'administration de tout le pays de point de vue du confort de leurs fauteuils de bureau. Naturellement, il est p&#233;nible d'administrer vingt r&#233;publiques ; si le tout &#233;tait unifi&#233;, ce serait beaucoup plus commode, si vous n'aviez qu'&#224; appuyer sur un seul bouton pour administrer tout le pays. Du point de vue de la bureaucratie, ceci serait plus simple, plus commode, plus agr&#233;able.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si je devais vous raconter l'histoire de la lutte que les r&#233;publiques doivent mener avec notre administration centrale, ce serait l'histoire d'une lutte pour la survie. Combien de ces appareils centraux connaissent-ils la Constitution sovi&#233;tique ? Je re&#231;ois un document du Conseil des Commissaires du peuple : &#171; Au Pr&#233;sident de la R&#233;publique socialiste sovi&#233;tique d'Ukraine &#187;. J'en re&#231;ois un du Comit&#233; central &#171; Aux comit&#233;s des provinces, aux comit&#233;s des districts et aux Comit&#233;s centraux des R&#233;publiques autonomes &#187;. L'appareil du Comit&#233; Central ne va pas au-del&#224; ; pour lui rien n'existe en dehors des R&#233;publiques autonomes. Je ne parle m&#234;me pas de la lutte que nous sommes oblig&#233;s de mener contre l'appareil bureaucratique. Camarades, je ne suis pas seulement concern&#233; par le sort de l'Ukraine, mais je parle de toutes ces fautes parce que la ligne correcte ou incorrecte sur la question nationale refl&#232;te directement le r&#244;le r&#233;volutionnaire du parti. Qu'est-il arriv&#233; apr&#232;s la cr&#233;ation de l'Union des R&#233;publiques ? &#171; Union &#187;, cela fut compris par beaucoup d'organes centraux comme signifiant qu'ils pouvaient s'abattre de tout leur poids sur les diff&#233;rentes r&#233;publiques. Je pourrais donner beaucoup d'exemples illustrant cette attitude. Par exemple, tel Commissariat du Peuple et tel autre Commissariat du Peuple signent un accord international au nom de l'Ukraine bien que personne ne leur ait donn&#233; le pouvoir de le faire. M&#234;me lorsque l'Union fut fond&#233;e, la Constitution ne leur donna pas ce droit. Qu'est-il arriv&#233; d'autre ? Je vais vous donner encore quelques faits. Peu apr&#232;s que fut adopt&#233;e la Consiitution de l'Union, les Commissariats commenc&#232;rent leur travail de centralisation. Dans les Izvestia, un communiqu&#233; de presse annon&#231;a que des secr&#233;tariats &#233;taient cr&#233;&#233;s dans les Commissariats russes suivants pour diriger les R&#233;publiques : &#233;conomie nationale, travail et finances. Qu'est-ce que cela signifie ? Cela veut dire que cela sera pire qu'avant, et c'est seulement quand le secr&#233;tariat du Comit&#233; Central arr&#234;ta ces secr&#233;tariats qu'ils renonc&#232;rent &#224; leurs op&#233;rations initiales. Vous pouvez dire, camarades, qu'il y a le Comit&#233; Central, mais je dois dire que notre trag&#233;die r&#233;side dans le fait que le point de vue &#233;troit &#8212; selon lequel ce n'est pas une question politique nationale ou internationale, mais une question de commodit&#233; pour la direction du pays &#8212; ce point de vue exerce une pression si forte sur le Comit&#233; Central qu'il devient quelquefois un obstacle. Nous avons eu quelques &#233;v&#233;nements typiques assez extraordinaires. Au Pl&#233;num du Comit&#233; Central du 24 f&#233;vrier, on d&#233;cide : &#171; Il est confirm&#233; dans la proc&#233;dure du parti que, avant l'&#233;tablissement des organes normaux de l'Union, le syst&#232;me existant des rapports entre organes sovi&#233;tiques resterait inchang&#233; &#187;. C'est ce qui fut d&#233;cid&#233; en f&#233;vrier : pas de changement dans les relations mutuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mars, nous nous trouvons confront&#233;s &#224; toute une s&#233;rie d'actes l&#233;gislatifs sign&#233;s par l'Union sovi&#233;tique. A propos, le d&#233;cret le plus typique concernait le Comit&#233; des Concessions ; qu'est-ce que cela voulait dire ? Cela voulait dire que le Comit&#233; des Concessions s'occuperait des richesses de toutes les R&#233;publiques, il s'occuperait de l'acier de l'Ukraine, du charbon, du p&#233;trole, du mangan&#232;se, etc. des r&#233;gions isol&#233;es. Tel est l'objet du Comit&#233; des Concessions. Bien s&#251;r, dans le fond, je ne suis pas oppos&#233; &#224; la cr&#233;ation d'un Comit&#233; pan-Union des Concessions, en fait je le d&#233;fendrais. Mais pas de fa&#231;on indiff&#233;rente &#224; la mani&#232;re dont il sera cr&#233;&#233;. J'ai re&#231;u une r&#233;ponse du Secr&#233;tariat du Comit&#233; Central disant que le Congr&#232;s pan-Union des soviets avait d&#233;cid&#233; que les t&#226;ches de cr&#233;ation de l'Union seraient temporairement sous le contr&#244;le du Comit&#233; Ex&#233;cutif central russe dans lequel il n'y a pas de repr&#233;sentation d'une seule nationalit&#233; ou d'une seule R&#233;publique, et qui maintenant d&#233;cide comment disposer des richesses des diff&#233;rentes r&#233;publiques. Je pose la question : la r&#233;solution du Pl&#233;num du Comit&#233; Central &#233;tait-elle connue de tous les membres du Comit&#233; ex&#233;cutif central de l'Union ? Je ne sais pas ce que le secr&#233;tariat r&#233;pondra &#224; cela, mais le fait que ce fut omis dans la premi&#232;re r&#233;ponse est une preuve directe. Bien que nous ayons eu dans le pass&#233; de telles preuves claires que nos organes sovi&#233;tiques centraux capitulaient devant une &#171; psychologie d'esprit &#233;troit &#187;, ils re&#231;urent dix fois, m&#234;me vingt fois plus de droits dans la Constitution de l'Union qu'ils n'en avaient auparavant. Au lieu de limiter ou de restreindre leurs droits, ils ont re&#231;u au contraire comme une r&#233;compense, comme une d&#233;coration, comme une prime pour la fa&#231;on stupide dont ils sabotent la question nationale au d&#233;triment du parti et de la politique &#233;tatique, au d&#233;triment de notre politique ext&#233;rieure (et j'ai beaucoup de mat&#233;riel montrant comment notre politique est vue &#224; l'ext&#233;rieur), ils ont re&#231;u m&#234;me davantage de fonctions. Depuis d&#233;cembre, apr&#232;s le premier congr&#232;s pan-Union des soviets, ils sont devenus les ma&#238;tres de nos vies &#224; tous. Il n'y a pas une seule mesure qui puisse &#234;tre prise par les R&#233;publiques nationales dont on pourrait dire par avance qu'elle serait autoris&#233;e. Les comit&#233;s ex&#233;cutifs de district connaissent mieux leurs droits que les r&#233;publiques nationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Camarades, ma position est que notre construction de l'Union a &#233;t&#233; incorrecte. Comme vous le savez, ce n'est pas seulement mon opinion mais aussi celle de Vladimir Ilitch. J'avais mis en garde en septembre, contre cette grande erreur qui allait &#234;tre commise, dans un m&#233;morandum sp&#233;cial adress&#233; au Comit&#233; Central.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Camarades, quelle est la conclusion de tout cela ? La conclusion est qu'on peut &#233;crire encore dix r&#233;solutions, mais &#224; part les ranger dans les biblioth&#232;ques et dans les archives, il n'en sortira rien. Nous devons r&#233;soudre cette question de fa&#231;on pratique, Le camarade Staline a d&#233;j&#224; introduit ici un grand amendement, en faveur d'un syst&#232;me bi-cam&#233;ral (&#224; deux chambres). Mais nous devons aller r&#233;solument plus loin, nous devons enlever les neuf dixi&#232;mes des pouvoirs aux commissariats de l'Union et les remettre aux R&#233;publiques nationales. (Applaudissements) Camarades, comme je propose le premier amendement, permettez-moi de l'expliquer. Le camarade Staline, dans son premier discours, non dans celui d'aujourd'hui, qui va en sens contraire, mais dans le premier, o&#249; il a manifest&#233; une attitude prudente sur la question nationale, a indiqu&#233; qu'outre les circonstances internes il y a aussi des circonstances de nature ext&#233;rieure et, en m&#234;me temps, il a indiqu&#233; l'importance colossale que la question nationale aurait dans les r&#233;volutions &#224; venir, en raison de la confrontation in&#233;vitable entre les nations de l'Est et les Etats imp&#233;rialistes occidentaux. On pourrait aussi ajouter un autre aspect, peut-&#234;tre insignifiant mais qui rend n&#233;cessaire de traiter la question nationale avec un soin particulier, c'est la question nationale &#224; l'Ouest. Mais malheureusement, le camarade Staline ne s'y r&#233;f&#232;re m&#234;me pas maintenant. Il n'y a rien ni au sujet de l'Est ni au sujet de l'Ouest. Aujourd'hui, dans la commission, le camarade Staline a dit que si nous ajoutions un amendement sur l'Ouest cela pourrait peut-&#234;tre affaiblir ses aspects orientaux, comme si ces aspects &#233;taient inclus dans ses th&#232;ses. Mais cet aspect n'est pas dans ses th&#232;ses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cette raison, camarades, je consid&#232;re qu'il est n&#233;cessaire qu'il y ait dans ces th&#232;ses &#8212; sous une forme ou sous une autre, je ne veux pas discuter ici &#224; quelle th&#232;se il faut l'ajouter, cela d&#233;pend de Staline ou du CC &#8212; mention de ce que Vladimir Illitch n'a cess&#233; de nous r&#233;p&#233;ter dans la p&#233;riode pass&#233;e, &#224; savoir que si nous sommes appel&#233;s &#224; devenir le centre de la lutte des nationalit&#233;s opprim&#233;es hors des fronti&#232;res de l'URSS, nous devons int&#233;rieurement, &#224; l'int&#233;rieur des fronti&#232;res de l'URSS, adopter une d&#233;cision correcte sur la question nationale. Car si nous parlons d'auto-d&#233;termination nationale sur le front ext&#233;rieur, mais que nous ne la permettons pas &#224; l'int&#233;rieur, alors tout le monde nous reprochera &#233;videmment notre hypocrisie. Je vous rappelle les paroles de Vladimir Ilitch : &#171; Nous ne pouvons nous permettre de faire la plus petite erreur dans ce domaine parce que, tout en sapant notre sinc&#233;rit&#233; principielle &#8212; telles sont ses paroles &#8212; elle peut aussi miner notre lutte pour la d&#233;fense des nationalit&#233;s opprim&#233;es par l'imp&#233;rialisme &#187;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi je propose que vous ins&#233;riez la th&#232;se suivante. Aujourd'hui, &#224; la commission, elle &#233;tait trop longue, nous l'avions reprise de nos th&#232;ses ukrainiennes, mais je l'ai raccourcie et je la propose ainsi modifi&#233;e :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'importance r&#233;volutionnaire colossale qui transforme les luttes des nations et colonies orientales pour se lib&#233;rer du joug des Etats imp&#233;rialistes et aussi la reconstitution des mouvements de lib&#233;ration europ&#233;ens dans diff&#233;rentes provinces occup&#233;es, rendent d'autant plus n&#233;cessaire que le parti assume la responsabilit&#233; de r&#233;aliser une solution th&#233;orique et pratique correcte de la question nationale &#224; l'int&#233;rieur des fronti&#232;res de l'Union sovi&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seule une concordance la plus stricte entre notre politique sur la question nationale dans le pays et la politique que nous propageons hors des fronti&#232;res sur la question nationale dans notre Etat et dans la ligne du parti, peut donner &#224; l'Union sovi&#233;tique et au Parti communiste l'autorit&#233; morale et la sinc&#233;rit&#233; principielle qui en feront, dans le sens le plus large, la base de la lutte du prol&#233;tariat mondial contre l'imp&#233;rialisme. &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Cet amendement a &#233;t&#233; repouss&#233; apr&#232;s une intervention de Staline demandant au Congr&#232;s de le rejeter.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Camarades, mon second amendement a une importance plus grande bien que le premier amendement &#233;tait aussi tr&#232;s important. Le second amendement concerne notre situation int&#233;rieure. Nous consid&#233;rons &#8212; je parle ici au nom des camarades ukrainiens &#8212; que la plus grande erreur a &#233;t&#233; commise aujourd'hui dans le passage o&#249; la formulation de Staline a &#233;t&#233; accept&#233;e concernant le syst&#232;me bi-cam&#233;ral. Tout d'abord, camarades, afin d'&#233;viter toutes sortes d'arguments, nous sommes les d&#233;fenseurs les plus d&#233;cid&#233;s du syst&#232;me bicam&#233;ral. La question n'est pas l&#224;, elle est autre part. Pourquoi un syst&#232;me bicam&#233;ral a-t-il &#233;t&#233; cr&#233;&#233; ? Afin de donner des garanties aux diff&#233;rentes r&#233;publiques. Telle est la base du syst&#232;me bi-cam&#233;ral. Mais, dans la r&#233;solution qui a &#233;t&#233; accept&#233;e aujourd'hui, non seulement le syst&#232;me bi-cam&#233;ral ne donne pas aux diff&#233;rentes r&#233;publiques la moindre garantie, mais au contraire elle renforce m&#234;me le syst&#232;me qui existe d&#233;j&#224;, un syst&#232;me qui op&#232;re de la fa&#231;on suivante : sur les 360 d&#233;put&#233;s provenant du Comit&#233; Central pan-Union, 280, si ce n'est plus, proviennent de la RSFSR, 80 autres appartiennent &#224; toutes les autres r&#233;publiques ind&#233;pendantes prises ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce que la commission a accept&#233; aujourd'hui ? Que dans la seconde cat&#233;gorie de nationalit&#233;s &#8212; retenez ce mot &#8212; les nationalit&#233;s participeront avec un nombre &#233;gal de voix. Ainsi chacune des 15 r&#233;publiques autonomes et des districts de la RSFSR auront 4 voix. La r&#233;gion centrale aura 4 voix, l'Ukraine 4 voix et la Russie blanche 4 voix. A quoi arrivons-nous ici ? En fait, la RSFSR aura 64 ou 70 voix, l'Ukraine 4 et la Russie blanche 4. Vraiment, la position du camarade Staline se r&#233;v&#232;le tr&#232;s confortable et pourtant il dit : &#171; Je reconnais toutes les nationalit&#233;s et vous ne voulez pas reconna&#238;tre les Kirghizes &#187;. (Interruptions : &#171; C'est vrai ! &#187;) Si tel est le cas, permettez-moi de vous dire : je suis pr&#234;t &#224; permettre &#224; la Kirghizie, au Turkestan et &#224; toutes les autres r&#233;publiques autonomes de devenir des r&#233;publiques ind&#233;pendantes. Alors chacune d'elles pourra entrer dans la seconde cat&#233;gorie sur une base &#233;gale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais qu'avons-nous r&#233;ellement ici ? Pourquoi cr&#233;ons-nous cette seconde cat&#233;gorie ? Afin que les diff&#233;rentes r&#233;publiques puissent recevoir, selon leurs besoins et leur capacit&#233; de taxation, une aide allou&#233;e par le centre. Mais les r&#233;publiques autonomes ont une allocation dans la RSFSR, elles ont un commissariat central dans la RSFSR, elles ont un Conseil g&#233;n&#233;ral des ministres de la RSFSR &#8212; elles sont automatiquement reli&#233;es &#224; la RSFSR. De telle sorte que, dans une Chambre du Comit&#233; ex&#233;cutif central de l'Union, elles marchent toutes le long d'une ligne pr&#233;cise ; ensuite elles entrent dans la deuxi&#232;me chambre et disent qu'elle sont des r&#233;publiques distinctes ind&#233;pendantes. Non, permettez-moi de le dire, si elles sont ind&#233;pendantes, elles doivent &#234;tre r&#233;ellement ind&#233;pendantes, en coupant les liens avec la F&#233;d&#233;ration (russe). Je consid&#232;re cela comme absolument n&#233;cessaire, &#233;tant donn&#233; les diff&#233;rents niveaux de d&#233;veloppement politique et culturel et qu'en d&#233;fense de la R&#233;publique, dans la seconde cat&#233;gorie, il doit y avoir non des nationalit&#233;s mais des unit&#233;s &#233;tatiques. Nous avons dit &#224; Staline depuis longtemps que nous ne voulons pas d'un vote semblable &#224; celui de la RSFSR. Non, nous sommes beaucoup plus humbles. Nous serions satisfaits si la RSFSR se contentait de n'avoir pas plus de deux cinqui&#232;mes des votes dans la seconde cat&#233;gorie, et si ces deux cinqui&#232;mes &#233;taient divis&#233;s entre les r&#233;publiques. C'est son affaire, mais si la RSFSR veut donner un exemple de lib&#233;ralisme et de nationalisme d&#233;mocratique, que Staline emploie comme argument contre notre syst&#232;me bicam&#233;ral, alors la RSFSR doit cr&#233;er, dans son propre Comit&#233; Ex&#233;cutif pan-Union, une seconde cat&#233;gorie &#224; laquelle ces r&#233;publiques seraient invit&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous nous opposons fermement aux propositions du camarade Staline, ce n'est pas parce que nous avons un sentiment d'&#233;galit&#233; moindre que d'autres. Pour parler librement et franchement, il n'est pas n&#233;cessaire de cr&#233;er une seconde cat&#233;gorie et il n'est pas n&#233;cessaire de dire qu'elle d&#233;veloppera une base pour garantir les droits des diff&#233;rentes r&#233;publiques. C'est pourquoi je soutiens la r&#233;solution suivante : &#171; Aucune unit&#233; &#233;tatique participant &#224; une seconde cat&#233;gorie ne peut avoir plus de trois cinqui&#232;mes de voix &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 La lettre de L&#233;nine sur cette question &#233;tait connue des d&#233;l&#233;gu&#233;s au Congr&#232;s, mais pas de l'ensemble du parti ni de la population sovi&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2 &#171; On pr&#233;tend qu'il fallait absolument unifier l'appareil. D'o&#249; &#233;manaient ces affirmations ? N'est-ce pas de ce m&#234;me appareil de Russie, que, comme je l'ai d&#233;j&#224; dit dans un num&#233;ro pr&#233;c&#233;dent de mon journal, nous avons emprunt&#233; au tsarisme en nous bornant &#224; le badigeonner l&#233;g&#232;rement d'un vernis sovi&#233;tique ? &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#233;nine, La question des nationalit&#233;s ou de l' &#171; autonomie &#187;, 1922. (Note de la MIA)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.matierevolution.org/spip.php?article6605&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Speech to the Fifteenth Party Congress &lt;br class='autobr' /&gt;
(December 1927)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Au fait, vous connaissez les &#233;crivains roms ?</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2928</link>
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		<dc:date>2013-10-19T02:02:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Roumanie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Vous connaissez des &#233;crivains roms, c'est-&#224;-dire Rrom, idoine, atsingano, gens du voyage, tsigane, y&#233;niche, zingeuner, zingaro, jenische, kalo, chib romani, gyfto, gypsy, gitan, romanichel, sintis, manouche, kal&#233;, boh&#233;mien ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur les Roms, nouveaux Juifs de l'Europe &lt;br class='autobr' /&gt; Beaucoup d'auteurs parlent ou ont parl&#233; des roms mais on lit peu de choses sur les auteurs roms&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais peut-&#234;tre n'y a-t-il pas d'auteurs roms&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Vous connaissez certainement Jaroslav Ha&#353;ek mais vous ne saviez pas qu'il (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique117" rel="directory"&gt;14 - Livre Quatorze : PROLETAIRES SANS FRONTIERES&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot197" rel="tag"&gt;Roumanie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Vous connaissez des &#233;crivains roms, c'est-&#224;-dire Rrom, idoine, atsingano, gens du voyage, tsigane, y&#233;niche, zingeuner, zingaro, jenische, kalo, chib romani, gyfto, gypsy, gitan, romanichel, sintis, manouche, kal&#233;, boh&#233;mien ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.matierevolution.fr/spip.php?article2824&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sur les Roms, nouveaux Juifs de l'Europe&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Beaucoup d'auteurs parlent ou ont parl&#233; des roms mais on lit peu de choses sur les auteurs roms&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais peut-&#234;tre n'y a-t-il pas d'auteurs roms&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous connaissez certainement Jaroslav Ha&#353;ek mais vous ne saviez pas qu'il &#233;tait boh&#233;mien&#8230; Comme l'&#233;crivait Jean-Richard Bloch, pr&#233;facier de &#171; Le brave soldat Chveik &#187; pour Folio : &lt;i&gt;&#171; Ce Ha&#353;ek, mort jeune et dans la mis&#232;re, avait &#233;t&#233;, de son vivant, un parfait et sympathique d&#233;voy&#233;. Bien qu'il f&#251;t n&#233; boh&#233;mien, son go&#251;t pour la vie de boh&#232;me ne lui avait pas attir&#233; la sympathie de ses compatriotes. &#187;&lt;/i&gt; En fait, devenu communiste durant la guerre, il avait rejoint la r&#233;volution russe et l'arm&#233;e rouge&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3060 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.matierevolution.fr/IMG/jpg/hasek2_2440624b.jpg' width=&#034;620&#034; height=&#034;387&#034; alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ha&#353;ek, un &#233;crivain boh&#233;mien&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais vous ne connaissiez pas les auteurs roms : Karl et Ceija Stojka, Ra&#1112;ko &#272;uri&#263; , Bronis&#322;awa Wajs, Delaine et Damian Le Bas, Lumini&#539;a Cioab&#259; , Esm&#233;ralda Romanez, K&#225;roly Bari, H&#233;lios G&#243;mez, Stefan Horvath, Mat&#233;o Maximoff, Coucou Doerr...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une saisissante description par Gustave Flaubert d'un campement de Roms, ou plut&#244;t de Boh&#233;miens install&#233;s &#224; Rouen en 1867 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Je me suis p&#226;m&#233;, il y a huit jours, devant un campement de Boh&#233;miens qui s'&#233;taient &#233;tablis &#224; Rouen. Voil&#224; la troisi&#232;me fois que j'en vois. Et toujours avec un nouveau plaisir. L'admirable, c'est qu'ils excitaient la haine des bourgeois, bien qu'inoffensifs comme des moutons. Je me suis fait tr&#232;s mal voir de la foule, en leur donnant quelques sols. Et j'ai entendu de jolis mots &#224; la Prudhomme. Cette haine-l&#224; tient &#224; quelque chose de tr&#232;s profond et de complexe. On la retrouve chez tous les gens d'ordre.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;C'est la haine qu'on porte au B&#233;douin, &#224; l'H&#233;r&#233;tique, au Philosophe, au Solitaire, au Po&#232;te. Et il y a de la peur dans cette haine. Moi qui suis toujours pour les minorit&#233;s, elle m'exasp&#232;re. Du jour o&#249; je ne serai plus indign&#233;, je tomberai &#224; plat, comme une poup&#233;e &#224; qui on retire son b&#226;ton. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Boh&#233;miens en voyage de Baudelaire :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La tribu proph&#233;tique aux prunelles ardentes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Hier s'est mise en route, emportant ses petits&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Sur son dos, ou livrant &#224; leurs fiers app&#233;tits&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le tr&#233;sor toujours pr&#234;t des mamelles pendantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les hommes vont &#224; pied sous leurs armes luisantes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le long des chariots o&#249; les leurs sont blottis,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Promenant sur le ciel des yeux appesantis&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Par le morne regret des chim&#232;res absentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Du fond de son r&#233;duit sablonneux, le grillon,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les regardant passer, redouble sa chanson ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Cyb&#232;le, qui les aime, augmente ses verdures,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Fait couler le rocher et fleurir le d&#233;sert&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Devant ces voyageurs, pour lesquels est ouvert&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'empire familier des t&#233;n&#232;bres futures.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B&#233;ranger &#233;crivit une chanson intitul&#233;e &#8216;'Les boh&#233;miens'' commen&#231;ant par :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;i&gt;&#171; Sorciers, bateleurs ou filous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Reste immonde&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; D'un ancien monde,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Sorciers, bateleurs ou filous,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Gais boh&#233;miens, d'o&#249; venez-vous ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; D'o&#249; nous venons ? L'on n'en sait rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; L'hirondelle&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; D'o&#249; nous vient-elle ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; D'o&#249; nous venons ? L'on n'en sait rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; O&#249; nous irons, le sait-on bien ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jaroslav Ha&#353;ek&lt;/strong&gt; (30 avril 1883 - 3 janvier 1923) est un romancier, un humoriste et un journaliste boh&#233;mien d'origine tch&#232;que, rendu c&#233;l&#232;bre par son chef-d'&#339;uvre satirique Le Brave Soldat Chv&#233;&#239;k. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tr&#232;s vite dans sa carri&#232;re, Ha&#353;ek s'affirma activement en tant qu'anarchiste et publia de tr&#232;s nombreux textes dans la presse politique de langue tch&#232;que. En 1907 il devint r&#233;dacteur en chef du p&#233;riodique anarchiste Komuna. Il est ensuite journaliste aux p&#233;riodiques &#381;ensk&#253; obzor (L'Horizon de la femme, &#224; partir de 1908), Sv&#283;t zv&#237;&#345;at (Le Monde des animaux, un journal satirique), &#268;esk&#233; slovo (Le Mot tch&#232;que, &#224; partir de 1911), mais aussi et de mani&#232;re irr&#233;guli&#232;re aux : &#268;echoslovan, Pochodn&#283;, Humoristicky listy.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il fonde en 1911 le Parti du lent progr&#232;s dans les limites de la loi (Stranu m&#237;rn&#233;ho pokroku v mez&#237;ch z&#225;kona) et se pr&#233;sente comme son candidat tout en caricaturant les autres partis et le mode de scrutin.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;sireux &#224; un moment de retrouver une existence moins mouvement&#233;e, il &#233;pousa Jarmila Mayerov&#225;, elle-m&#234;me une &#233;crivaine, mais sans grand succ&#232;s. Il se fit une sp&#233;cialit&#233; du vol et du trafic de chiens, allant jusqu'&#224; inventer de faux pedigrees pour revendre des b&#226;tards &#224; un meilleur prix, comme le fera Chv&#233;&#239;k dans son roman.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les pulsions suicidaires ne lui &#233;taient pas &#233;trang&#232;res et on l'emp&#234;cha un jour de justesse de se jeter du pont Cech &#224; Prague. Suite &#224; cet incident, il passa une courte p&#233;riode en &#233;tablissement psychiatrique, ce qui l&#224; aussi constituera plus tard pour lui une source d'inspiration.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ha&#353;ek eut un enfant de Jarmila, Richard. Mais sa femme le quitta peu apr&#232;s pour retourner chez ses parents, emportant Richard avec elle. Jaroslav en fut r&#233;duit &#224; louer une chambre dans un bordel, le U Valsu.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1915, Jaroslav Ha&#353;ek, qui avait acquis une solide r&#233;putation de noceur, fut enr&#244;l&#233; dans l'arm&#233;e autrichienne. Il fut incorpor&#233; au 91e r&#233;giment autrichien sur le front de Galicie en 1915 et n'h&#233;sitera pas plus tard &#224; ridiculiser ses sup&#233;rieurs, dans Le Brave Soldat Chv&#233;&#239;k, sous leurs v&#233;ritables noms.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ha&#353;ek servit &#233;galement en Boh&#234;me du sud avant de gagner la Hongrie. En septembre 1915, son unit&#233; fut isol&#233;e &#224; la suite d'une perc&#233;e des troupes russes et Ha&#353;ek se rendit aux Russes. Il fut emprisonn&#233; dans un camp en Ukraine, puis dans l'Oural.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1917, la R&#233;volution russe mit fin &#224; la guerre sur le front de l'Est. Ha&#353;ek, lib&#233;r&#233;, s'engagea volontairement au service des bolcheviks en 1918, qui en firent un commissaire politique dans la 5e arm&#233;e russe. &lt;br class='autobr' /&gt;
Jaroslav Ha&#353;ek fut de retour &#224; Prague en 1920, capitale de la nouvelle Tch&#233;coslovaquie et s'engagea plus que jamais dans la politique, guid&#233; par ses id&#233;aux communistes et nationalistes. De Russie il ramenait, entre autres, une nouvelle femme, bien que n'ayant jamais divorc&#233; d'avec Jarmila.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout en continuant &#224; boire &#233;norm&#233;ment, Ha&#353;ek entama l'&#233;criture rapide des aventures du brave soldat Chv&#233;&#239;k, un personnage qu'il avait d&#233;j&#224; cr&#233;&#233; dans d'autres histoires, aujourd'hui perdues. La verve noire et comique de Jaroslav Ha&#353;ek s'adressait directement au petit peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ECRITS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Le Brave Soldat Chv&#233;&#207;k,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Nouvelles aventures du brave soldat Chv&#233;&#239;k&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Derni&#232;res Aventures du brave soldat Chv&#233;&#239;k&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	De Prague &#224; Budapest&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Les Aventures dans l'Arm&#233;e rouge&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Histoire du Parti pour un progr&#232;s mod&#233;r&#233; dans les limites de la loi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mat&#233;o Maximoff&lt;/strong&gt; (n&#233; le 17 janvier 1917 &#224; Barcelone et d&#233;c&#233;d&#233; le 24 novembre 1999) est un &#233;crivain rom.&lt;br class='autobr' /&gt;
Maximoff est le premier et l'un des plus prolixes romanciers roms avec une douzaine de romans. Il est aussi (avec Menyh&#233;rt Lakatos de Hongrie) le plus traduit.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant sa vie, il est &#233;galement grand voyageur et traducteur du Nouveau Testament et des Psaumes dans le parler keldera&#347; de la langue romani.&lt;br class='autobr' /&gt;
La plupart de ses &#339;uvres s'inspirent de faits r&#233;els ou colport&#233;s par la m&#233;moire traditionnelle. Son premier ouvrage est aussi le plus connu Les Ursitory (nom roumain de f&#233;es comparables aux Parques) ; la r&#233;daction en remonte &#224; son incarc&#233;ration, &#224; l'&#226;ge de 21 ans, suite &#224; un dramatique fait divers en Auvergne. Une s&#233;rie de contes &#224; faire peur (Darane paramis&#462;) a &#233;t&#233; refondue dans le roman La poup&#233;e de Mamaliga. Son ouvrage le plus puissant est toutefois Le prix de la libert&#233;, narrant la r&#233;volte des esclaves roms neto&#355;i dans ces principaut&#233;s roumaines qui avaient r&#233;duit, cinq si&#232;cles durant, les Roms au statut de b&#233;tail bip&#232;de.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il a &#233;crit occasionnellement de la po&#233;sie, o&#249; se refl&#232;te la condition tr&#232;s dure de la plupart des Roms autour de lui. Bien que publi&#233; avant tout en langue fran&#231;aise (et traduit dans plus d'une dizaine d'autres), il avait souvent gard&#233; une version romani de ses principaux &#233;crits. Il fut aussi photographe de talent pendant pr&#232;s d'un demi-si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publications&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Les Anges du destin Texte de Mat&#233;o Maximoff, photos de Claude et Marie-jos&#233; Carret&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Les Ursitory &#233;crit en 1938, publi&#233; en 1946&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Le prix de la libert&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Savina (Wall&#226;da) une farouche histoire de femmes tziganes racont&#233;e par un tzigane&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	La septi&#232;me fille une histoire de sorcellerie dans le camp d'internement de Lannemezan&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Condamn&#233; &#224; survivre une histoire de vengeance dans l'Europe secou&#233;e par les guerres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	La poup&#233;e de Mam&#233;liga les histoires &#233;pouvantables que se racontent les Roms au cours des veill&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Vinguerka Le destin tragique d'une petite danseuse tsigane dans les Balkans au XIX&#232; si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Dites-le avec des pleurs roman &#224; caract&#232;re autobiographique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Ce monde qui n'est pas le mien Les aventures d'un enfant Rom entre la Russie, les Balkans, la France, l'Angleterre...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Routes sans roulottes R&#233;cit autobiographique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Les Gens du Voyage photographique (noir et blanc)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2007 a &#233;t&#233; publi&#233;e une biographie de Mat&#233;o Maximoff, sign&#233;e de l'un de ses anciens compagnons, G&#233;rard Gartner. Editions Alteredit. Les Roms de Montreuil - du 6 mars au 6 avril 2013 Photographies de Mat&#233;o Maximoff Cette exposition est compos&#233;e d'une s&#233;lection de photographies noir et blanc r&#233;alis&#233;es par Mat&#233;o Maximoff, entre 1920 et 1960. N&#233; en 1917 d'un p&#232;re Kalderash venu de Russie et d'une m&#232;re manouche de France, l'artiste est surtout connu en tant que romancier. Il a cependant cumul&#233; des fonctions aussi vari&#233;es que chaudronnier, journaliste, conf&#233;rencier, conteur, pasteur, photographe. Ces clich&#233;s ont &#233;t&#233; pris &#224; Montreuil, o&#249; Mat&#233;o v&#233;cut avec sa famille pendant de nombreuses ann&#233;es. Sans recherche esth&#233;tique, ni mise en sc&#232;ne de la r&#233;alit&#233;, l'artiste photographie les siens et porte un regard authentique et original sur sa communaut&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bronis&#322;awa Wajs&lt;/strong&gt;, dite Papusza (Lublin, 17 ao&#251;t 1908 - Inowroc&#322;aw, 8 f&#233;vrier 1987) est une po&#233;tesse et chanteuse polonaise-rom.&lt;br class='autobr' /&gt;
Issue d'une famille de harpistes itin&#233;rants, elle exprime pour elle-m&#234;me sa po&#233;sie dans des soliloques au c&#339;ur de la nature et un jeune critique litt&#233;raire, Jerzy Ficowski, la d&#233;couvre peu apr&#232;s la guerre. Il l'encourage alors &#224; noter sur papier ses compositions et &#224; les lui envoyer. C'est ainsi que ses cr&#233;ations na&#239;ves et spontan&#233;es paraissent dans la revue &#171; Perspectives &#187;, ce qui jette la confusion parmi les Roms de son groupe, puis dans un volume r&#233;&#233;dit&#233; plusieurs fois, &#171; Chants de Papusza &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tiraill&#233;e et victime de pressions capricieuses, Papusza tombe malade et br&#251;le tous ses manuscrits. Elle &#233;crira quelques derniers po&#232;mes &#224; la veille de sa mort. Papusza reste une des figures les plus importantes de l'histoire de la litt&#233;rature rromani, en tant que premi&#232;re po&#233;tesse et en tant que premi&#232;re voix litt&#233;raire rrom apr&#232;s la Seconde Guerre mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lumini&#539;a Cioab&#259;&lt;/strong&gt; (dont le noms r&#233;el est Maria Mihai) (n&#233;e le 1er octobre 1957, &#224; T&#226;rgu C&#259;rbune&#537;ti, jude&#539; de Gorj) est une &#233;crivaine roumaine de langue romani et de langue roumaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lumini&#539;a Cioab&#259; est la fille de Ion Cioab&#259;, chef d'une faction des roms c&#259;ld&#259;rari. Elle a fait des &#233;tudes de lettres &#224; la Facult&#233; de Philologie de Sibiu.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les livres en romani de Lumini&#539;a Cioab&#259; ont &#233;t&#233; traduits en roumain et en anglais. Lumini&#539;a Cioab&#259; est membre de l'Union des &#233;crivains de Roumanie (Uniunea Scriitorilor din Rom&#226;nia).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Livres publi&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	O angluno la phuveako. R&#259;d&#259;cina P&#259;m&#226;ntului (Ed. Neo Drom, Sibiu, 1994) - po&#232;mes en romani et en roumain&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	O manu&#227;i kai bitinel bri&#227;&#238;nd. Negustorul de ploaie (Ed. Neo Drom, Sibiu, 1997) - po&#232;mes en romani et en roumain&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Ghid de conversa&#539;ie rom&#226;n - &#539;ig&#259;nesc (Ed. Teora, Bucure&#537;ti, 2000)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Curs intensiv de limba rromani (Ed. Neo Drom, Sibiu, 2001) - &lt;br class='autobr' /&gt;
cours de langue romani&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	&#538;ara pierdut&#259; (Ed. Etape, Sibiu, 2002) - nouvelles&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Deportarea &#238;n Transnistria. M&#259;rturii (Ed. Neo Drom, Sibiu, 2006) - sur la d&#233;portation des roms en Transnistrie pendant la Deuxi&#232;me Guerre mondiale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Th&#233;&#226;tre&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Blestemul &#537;arpelui&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Delila&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Macul ro&#537;u&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ra&#1112;ko &#272;uri&#263;&lt;/strong&gt;, en serbe cyrillique &#1056;&#1072;&#1112;&#1082;&#1086; &#1026;&#1091;&#1088;&#1080;&#1115; (n&#233; le 3 octobre 1947 (66 ans) &#224; Malo Ora&#353;je), est un &#233;crivain et un homme politique rom serbe. Il dirige l'Union rom de Serbie, l'un des partis qui d&#233;fendent la minorit&#233; rom en Serbie. Il est d&#233;put&#233; au Parlement de Serbie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ouvrages&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Bi kheresko-Bi limoresko, 1979&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Purano svato o dur themestar, 1980&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	A i U - A thai U, 1982&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Kultur der Roma und interkulturelle Beziehungen, 1988-1990&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Paradigmen in der Kultur der Roma, 1992&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;	Die Kultur der Roma und Sinti, 1993&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Esm&#233;ralda Romanez&lt;/strong&gt; (1949- France) est l'auteure de Les Chemins de l'arc-en-ciel (&#233;dition wallada) et De coups de c&#339;ur en coups de gueule (&#233;dition Lacours &#224; N&#238;mes).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enfant nu de Esm&#233;ralda Romanez&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au terrain vague des Tsiganes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O&#249; papillonne l'enfant nu,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux marches froides des ghettos,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux usines o&#249; l'on encha&#238;ne&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hommes et femmes pour la soupe,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux fonds des prisons politiques,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la caserne &#034; troisi&#232;me &#226;ge &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O&#249; l'on exil le vieillard,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la r&#233;serve des indiens&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Crevant au coeur d'un peuple &#034; neuf &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Indiff&#233;rents &#034; civilis&#233;s &#034;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux trottoirs noirs des rues des ports,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux piloris naus&#233;abonds&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O&#249; pourrissent des innocents,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la braderie de l'amour,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux cris des chambres de torture,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux vieux bordels de Tha&#239;lande&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O&#249; se consument des enfances,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la merde des bouges noirs,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la longue d&#233;sesp&#233;rance&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la putain de quatorze ans,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il me faudrait gueuler l'espoir... !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le bleu tendre du matin,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au terrain vague des Tsiganes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O&#249; papillonne l'enfant nu,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'entends un orchestre d'oiseaux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;... Ecoute ami, entends la vie,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle serait belle...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Respecte l&#224; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.fabula.org/revue/document7122.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La suite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://en.wikipedia.org/wiki/Ceija_Stojka&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sur Ceija Stojka (en anglais)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://uncahierrouge.wordpress.com/tag/karl-stojka/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Et en fran&#231;ais&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://en.wikipedia.org/wiki/Delaine_Le_Bas&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sur Delaine et Damian Le Bas (en anglais)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://thegypsychronicles.net/karoly-bari/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sur K&#225;roly Bari&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Et on remercie vivement les lecteurs qui nous demandent de ne pas oublier l'&#233;crivain Alexandre ROMANES, directeur du cirque du m&#234;me nom, qui pr&#233;sente en ce moment un spectacle intitul&#233; &#034;Voleurs de poules&#034;&lt;br class='autobr' /&gt;
Alexandre Roman&#232;s a sorti en 2011 un magnifique recueil de po&#232;mes &#034;Un peuple de promeneurs, histoires tziganes&#034; (Gallimard ). Cet opus faisait suite &#224; deux autres ouvrages : &#034;Paroles perdues&#034; (2004) et &#034;Sur l'&#233;paule de l'ange&#034; (2010) tout aussi beaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Roumanie : Dacia en gr&#232;ve illimit&#233;e</title>
		<link>https://www.matierevolution.fr/spip.php?article296</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.matierevolution.fr/spip.php?article296</guid>
		<dc:date>2008-03-25T07:20:34Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Robert Paris</dc:creator>


		<dc:subject>Gr&#232;ve Strike</dc:subject>
		<dc:subject>Roumanie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Gr&#232;ve ouvri&#232;re en Roumanie &lt;br class='autobr' /&gt; ROUMANIE &lt;br class='autobr' /&gt;
mars 2008 &lt;br class='autobr' /&gt;
Dacia en gr&#232;ve Dix mille ouvriers du constructeur automobile roumain Dacia-Renault qui affiche un b&#233;n&#233;fice annuel de 100 millions d'euros sont en gr&#232;ve apr&#232;s une premi&#232;re &#171; gr&#232;ve d'avertissement &#187; de deux heures. La gr&#232;ve est massive : &#224; 80% ! Le salaire de base d'un ouvrier de Dacia est en moyenne de 410 euros par mois brut. Les salari&#233;s r&#233;clament pour leur part une augmentation fixe de 200 euros par mois pour cette ann&#233;e et une (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?rubrique99" rel="directory"&gt;08- Livre Huit : ACTUALITE DE LA LUTTE DES CLASSES&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot46" rel="tag"&gt;Gr&#232;ve Strike&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.matierevolution.fr/spip.php?mot197" rel="tag"&gt;Roumanie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.youtube.com/watch?v=_vHu0nWm4UA&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Gr&#232;ve ouvri&#232;re en Roumanie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ROUMANIE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;mars 2008&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dacia en gr&#232;ve&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; Dix mille ouvriers du constructeur automobile roumain Dacia-Renault qui affiche un b&#233;n&#233;fice annuel de 100 millions d'euros sont en gr&#232;ve apr&#232;s une premi&#232;re &#171; gr&#232;ve d'avertissement &#187; de deux heures. La gr&#232;ve est massive : &#224; 80% ! Le salaire de base d'un ouvrier de Dacia est en moyenne de 410 euros par mois brut. Les salari&#233;s r&#233;clament pour leur part une augmentation fixe de 200 euros par mois pour cette ann&#233;e et une majoration des primes. Au lieu de 50% demand&#233;s par les salari&#233;s, Dacia propose une augmentation de &#8230; 9% !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction de Renault r&#233;pond que, lors de la derni&#232;re gr&#232;ve, la justice avait estim&#233; la gr&#232;ve ill&#233;gale. Elle compte donc sur le pouvoir roumain pour casser la gr&#232;ve !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, Renault a engrang&#233; de superprofits gr&#226;ce &#224; Dacia. En 2007, Dacia a fait un profit de 150 millions d'euros mais les salari&#233;s n'ont b&#233;n&#233;fici&#233; que d'une hausse de 7 % des salaires ce qui est loin de couvrir l'inflation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dacia se porte bien au sein du groupe Renault. En 2007, l'entreprise de Mioveni a &#233;tabli un nouveau record de vente avec 230 000 voitures commercialis&#233;es en Roumanie et &#224; l'&#233;tranger, soit une hausse de 17,4 % par rapport &#224; 2006. En janvier et f&#233;vrier 2008 les ventes ont augment&#233; de 62 % par rapport &#224; la m&#234;me p&#233;riode de 2007, et la direction souhaite produire cette ann&#233;e 350 000 voitures parmi lesquelles le nouveau mod&#232;le Sandero pr&#233;sent&#233; au salon automobile de Gen&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dacia repr&#233;sente 10% des profits du Renault. Son chiffre d'affaires ets en hausse de 30%. Le profit de Dacia augmente. Les salari&#233;s sont loin d'avoir b&#233;n&#233;fici&#233; de ces hausses, sauf en termes de charge de travail ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voil&#224; ce que rapportait la presse roumaine :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Roumanie : un CA possible de 2 milliards d'euros pour Dacia en 2007&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bucarest, 26 mars -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La compagnie roumaine Dacia pourrait r&#233;aliser un chiffre d'affaires de 2 milliards d'euros en 2007 si la taxe de premi&#232;re immatriculation n'est pas &#233;limin&#233;e, a d&#233;clar&#233; ce lundi le vice-pr&#233;sident de la soci&#233;t&#233;, Constantin Stroe.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si la taxe est &#233;limin&#233;e ou sa valeur diminuera bien, les ventes de la Dacia en Roumanie pourraient baisser de 50 pc, a estim&#233; le directeur g&#233;n&#233;ral de la compagnie, Fran&#231;ois Fourmont, &#224; une conf&#233;rence de presse de l'Asscoiation des Producteurs et des Importateurs d'Automobiles (APIA).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Fourmont a expliqu&#233; que les plus affect&#233;es seront les ventes de voitures du segment de prix sous 10 000 euros dont les clients sont les plus sensibles aux prix et les plus tent&#233;s &#224; acheter de l'&#233;tranger des autos plus anciennes de 10 ans. Il a donn&#233; pour exemple la Pologne, o&#249; apr&#232;s l'adh&#233;sion, dans la p&#233;riode 2004-2006, les ventes de voitures neuves sous 10 000 euros ont baiss&#233; de 100 000 unit&#233;s &#224; 20 000 unit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La compagnie Dacia a enregistr&#233; en 2006 un chiffre d'affaires de 1,549 milliard d'euros, de 29 pc plus que le niveau de 1,199 milliard d'euros en 2005. La soci&#233;t&#233; a r&#233;alis&#233; l'an dernier un r&#233;sultat financier positif, presque double que celui de 2005. Le profit net apr&#232;s l'imposition a &#233;t&#233; de 100,6 millions d'euros, soit 6,5 pc du chiffre d'affaires. La marge op&#233;rationnelle s'est situ&#233;e &#224; 107,2 millions d'euros, soit 6,9 pc du chiffre d'affaires. L'an dernier a &#233;t&#233; le second de profit pour la Dacia, apr&#232;s une p&#233;riode de 5 ans de manques &#224; gagner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; a r&#233;alis&#233; l'an dernier le meilleur r&#233;sultat commercial de son histoire, les ventes se chiffrant &#224; 187 215 unit&#233;s dont 107 777 en Roumanie et 79 438 export&#233;es. Par raport &#224; 2005, les ventes de la Dacia ont cru de 9,3 pc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le Code fiscal, la taxe de premi&#232;re immatriculation varie en fonction de l'anciennet&#233; de la voiture, du degr&#233; de pollution et de la capacit&#233; cylindrique, allant de 160 &#224; 8 600 euros, rel&#232;ve la page internet du minist&#232;re des Finances publiques. Une taxe similaire est appliqu&#233;e aussi dans 16 autres &#201;tats membres de l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Commission europ&#233;enne a transmis mercredi dernier aux autorit&#233;s de Bucarest une lettre de notification visant la taxe de premi&#232;re immatriculation ; c'est le premier pas de la proc&#233;dure officielle de constatation de la transgression du Trait&#233; de l'Union par la Roumanie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La compagnie Dacia, dont les salari&#233;s ont entam&#233; ce lundi la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, peut perdre chaque jour d'interruption de l'activit&#233; la production de 1 300 voitures, dont la vente signifierait des encaissements d'environ 8,5 millions d'euros.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les syndiqu&#233;s de la compagnie Automobile Dacia sont entr&#233;s en gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale ce lundi &#224; 07h00, &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e, la fin de la protestation &#233;tant conditionn&#233;e par l'acceptation par la patronat fran&#231;ais des sollicitations salariales formul&#233;es par las employ&#233;s, ont annonc&#233; les leaders syndicaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;La protestation a commenc&#233; conform&#233;ment &#224; notre annonce. Nous avons d&#233;j&#224; visit&#233; la moiti&#233; des sections et je pourrais dire que l'activit&#233; est paralys&#233;e&#034;, a d&#233;clar&#233; le leader syndical Nicolae Pavelescu. Selon ses estimations, &#224; la protestations participeront environ 7 500 salari&#233;s de tous les 3 rel&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la mi-janvier dernier, les usines Dacia-Renault de Mioveni (sud de la Roumanie) ont atteint un rythme de production d'une auto par minute. Le rythme de fabrication est de 61,3 voitures par heure, record dans l'histoire de l'usine. Pratiquement, &#224; pr&#233;sent, une voiture quitte les lignes de montage toutes les 52 secondes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndiqu&#233;s d'Automobile Dacia ont annonc&#233; ce lundi l'organisation d'un meeting de protestation si leurs revendications n'&#233;taient pas accept&#233;es par le patronat. Selon le leader syndical Nicolae Pavelescu, la date du meeting qui se tiendra &#224; Mioveni n'a pas encore &#233;t&#233; &#233;tablie. Il a ajout&#233; s'attendre &#224; une radicalisation du conflit de travail les prochains jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Une gr&#232;ve n'est pas un ballet, les hommes peuvent dire des choses plus graves. Peut-&#234;tre pas au premier jour, mais il est tr&#232;s possible de le faire les prochains jours. Les gens savent qu'ils peuvent obtenir leurs droits seulement par la gr&#232;ve et sont pr&#234;ts &#224; protester plusieurs jours&#034;, a d&#233;clar&#233; Nicolae Pavelescu.&lt;/p&gt;
&lt;/i&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&#232;s quinze jours de gr&#232;ve ...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte paie&lt;br class='autobr' /&gt; La direction de Dacia-Renault a recul&#233; devant la mobilisation des salari&#233;s en gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale : ils obtiennent une augmentation de 97 euros (le salaire est de 285 euros) et une prime de 243 euros. Ils en r&#233;clamaient plus mais ils ont bel et bien battu Renault. Les chantages de Renault et sa plainte (d&#233;bout&#233;e) en justice ne les ont pas fait reculer. &lt;br class='autobr' /&gt; A croire &#171; One voice &#187; et autres m&#233;dias de propagande de Renault, les salari&#233;s roumains seraient maintenant bien pay&#233;s. Un salari&#233; de Dacia augment&#233; devra encore payer 19 mois de salaire pour s'offrir la Logan &#171; bas prix &#187;&#8230; C'est pas encore le P&#233;rou !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

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